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                  <text>(SUITE)

Le cadre de ces articles ne me permet pas de reproduire
les interrogatoires — qui ne manquent pourtant pas d'intérêt — du procès qui se plaida à Montfort, mais je ne résiste
pas au désir de résumer, d'après M. Cazamayor-Dufaur, (')
les détails d'un autre procès qui eut lieu devant le Parlement
de Pau, en 1609, parce qu'ils jettent un jour vraiment
curieux sur la mentalité des hommes de loi de cette époque.
Disons, tout d'abord, que la sorcière inspirait une si
grande crainte et un si profond mépris qu'il était permis à
tout le monde de se débarrasser d'elle en la tuant. Le meurtrier devait toutefois démontrer que sa victime entretenait
des rapports avec l'esprit malin. Il y réussissait assez facilement, les juges étant, presque toujours, prévenus en sa
faveur, et alors il était considéré comme un bienfaiteur de
l'humanité.
C'est ainsi qu'un nommé Ramonet de Lola avait tué sa
femme. Le crime était certain, et, d'ailleurs, avoué en toute
humilité. Seulement l'accusé invoquait comme excuse que
sa femme était sorcière ; cpie la nuit du meurtre elle s'était
transformée en chèvre, que cette chèvre lui avait craché au
Visage, l'avait mordu et égratigné, et qu'alors il avait frappé
cet animal immonde sans se douter que ce fût sa femme.
Messire de Gassion faisait fonction de Procureur du Roi.
Après avoir exposé les faits avec d'interminables digressions, avec force citations latines et grecques, il finit par
s'arrêter, hésitant et troublé, devant ces deux graves questions
d'où dépendait la solution du procès :
1° Y a-t-il des sorciers et des sorcières '?
2c Les démons peuvent-il convertir les sorciers et les sorcières en telle forme que bon leur semble '?
Sur la première question, le Procureur général conclut
(1) Conférence faite à Oloron Ste-Marie, en 1899.

�— 66 —
sans hésiter pour l'affirmative. Mais il estime que, sur la
seconde, il existe des doutes très sérieux, et, de son ton le
plus solennel, il s'exprime ainsi :
« J'accorde que voilà une des plus hautes questions qui
aient été jamais agitées entre les savants, et pour ce que^
c'est une matière fort imposante et qui sert grandement à la
décision de cette cause, il est à propos de s'y arrêter curieusement. »
Et M. le procureur s'y arrête et s'y complaît longtemps. Il
établit en citant plusieurs auteurs, tant sacrés que profanes,
que le pour et le contre peuvent être soutenus ; « mais,
ajoute-t-il, en supposant que le démon ait le pouvoir de se
changer en bête, il ne prendrait jamais la forme d'une
chèvre et voici pourquoi :
« Son naturel malin recherche les formes et les figures
des bêtes de même malignité. Le propre des démons est de
nuire au genre humain et de lui procurer toute sorte de
ruines : les lions, les ours, les sangliers des bois, les loups
affamés et autres bêtes cruelles et farouches sont propres à
cet usage; la forme du bouc lui a été aussi fort plaisante,
parce que c'est un animal puant. Mais de prendre la figure
d'une chèvre, d'une brebis, d'un agneau, ce n'est pas ce
qu'il affecte, ce sont des animaux trop bénins. »
Sur ces raisons qui lui paraissent irréfutables, le Procureur
général termine sa harangue en demandant la peine de mort.
Le défenseur se lève, et la plaidoirie est à la hauteur du
réquisitoire.
Après un exorde pathétique, — apostrophe à ses chevrettes
qu'il a « mené paître si souvent par monts et par bocages »
— il entre dans la discussion des deux points principaux du
procès.
La femme de l'accusé était-elle sorcière ? Oui, évidemment. Et la preuve en est que : « environ un mois avant son
décès, sa voisine, après avoir devisé un peu de temps avec
elle, prit garde qu'elle l'avait regardée fixement, et en même
temps sentit une grande douleur descendre du haut de sa
tête en bas, sur ses yeux et sur ses épaules, dont elle demeura
toute étourdie ».
A-t-elle été changée en chèvre ? Ici l'avocat triomphe.
Le Procureur du roi a fait cette maladroite concession que

�— 67 —
la transformation en bouc eût été possible ; pourquoi ne le
serait-elle pas pour la chèvre? Jl n'y a pas si loin; et puis
« ne sert de rien, ajoute le défenseur, d'alléguer la bénignité
naturelle de cet animal, son utilité et nécessité pour la nourriture de l'homme... La chèvre a bien quelques cordes tendues vers le bien, mais elle en a un plus grand nombre
débandées et disposées au contraire, qui est cause qu'entre
elle et le démon il y a une grande sympathie ».
Et il donne les raisons suivantes :
«Elle a, dit-il, les sens tous pervertis: elle respire par
l'oreille, comme remarque Pline ; entend par le gosier,
comme a écrit Diodore de Sicile ; a lesyeuxplus clairvoyants
de nuit que de jour, semblable au hibou, oiseau funeste et
de mauvais augure, qui voit la nuit où le diable exerce ses
rondes ; Varron et Servius remarquent encore qu'elle a la
dent venimeuse, or les plaies que fait le démon sont brûlantes, disent les médecins », etc., etc.
Tels furent les principaux arguments produits de part et
d'autre, dans ce mémorable procès.
Pour ceux de mes lecteurs qui seraient désireux de savoir
comment la cour se prononça, en présence d'arguments contradictoires de cette importance, j'ajouterai que le dispositif
de son arrêt considère que le crime commis par Lola avait
été fortuit et involontaire ; mais en raison de ses conséquences, décide que le meurtrier serait banni et exilé du ressort
de la Cour à perpétuité.
On a quelque peine à se convaincre aujourd'hui, que
des hommes occupant une situation sociale relativement
élevée aient pu croire à la réalité des puissances occultes.
Le fait, cependant, se justifie dans une certaine mesure.
Pendant des siècles, les phénomènes de sorcellerie formèrent comme la base de toutes les croyances : phénomènes
étranges, coïncidences bizarres, faits matériels inexpliqués.
Les imaginations en étaient frappées d'autant plus vivement
que la plupart des prétendus sorciers avouaient, dès leur
premier interrogatoire, leurs relations avec Satan, et que
beaucoup allaient au-devant du supplice, qu'ils considéraient comme le juste châtiment de leurs crimes. Le mal
gagnait de proche en proche et devenait en quelque sorte
contagieux. 11 fallait une explication à cet ensemble de faits

�— 68 mystérieux et étranges, et, comme la science, à ce moment,
ne pouvait la fournir, on la cherchait dans l'intervention
d'une puissance surnaturelle et occulte, dans l'influence du
démon.
C'est ainsi que la croyance en la sorcellerie gagna toutes
les couches sociales, et pénétra particulièrement dans le
magistrature. D'Espagnet et de Lancre eux-mêmes n'échappèrent pas à la contagion, et « l'assesseur criminel de
Rayonne laissa faire le sabbat chez lui ». (') Le seigneur de
Saint-Pé, Urtubi, l'autorisa également dans son château,
« mais sa tête en fut ébranlée au point qu'il s'imagina qu'une
sorcière lui suçait le sang ».
Il est à peine utile d'ajoulcr que la science, qui explique
maintenant les phénomènes les plus extraordinaires, a complètement détruit les idées superstitieuses dans les classes
cultivées. Il en reste dans le peuple, et certaines pratiques y
ont encore quelque crédit, ainsi que nous l'avons constaté
au début de cette étude très sommaire, mais les temps ne
sont pas éloignés où tous nos paysans seront complètement
affranchis de ces croyances et de ces préjugés surannés.
L.

LACOUTURE.

3^r&amp;

hou îBe&lt;siaî
(Parlâ de Lanes)

'Ayre, souben, coan èri drôle,
Pitsaulan coum un petit brau,
Que se m tardèbe, arroun l'escole,
De courre au soum de la tucole
Qui s'aperèbe : à Pourtugau.
D'équi, que besen la mountagne
Qui cope la Fransse e l'Espagne,
E, s'ou bèt miey, en delà Pau,
Aquilhe un bielh tros de cacliau.
(1) Michelet. La Sorcière.

�- 69 —

Couscut, (') coum soun en aquet adje,
— Qui doun n'éy pas estât maynadje ? —
Que bouley sabé, mourt ou biu,
Perqué lou cachau ère aquiu.
Un sé qu'at demandey, qu'ère perbregnes
— En d'equet tems que hasen bin —
Tan qui bouribe lou toupin
Deban un abrassat de legnes,
A la mamete de Mouney :
Tems a que drom la praube d'ère
Per débat l'erbe dalhedere ;
Mes lou men co que sab oun ey.
Que-m bey eucoère la mamete
Dise-m tout dous, chens se pressa,
En bèt sus la taule plissa
Ent'ou dimencbe la cournete :
— « Aquiu, d'ancien tems, a biscut,
P ou mens à cen lègues lou meste,
Un gran oumias, pas trop auneste,
Qui pourtèbe noum : Lou Becut.
N'abè qu'un oelh en miey la teste ;
Qu'ère chens amie ne besin.
(iouluts ne gn'abè pas dous majes :
Dous drôles qui n'èren pas sajes
Ne-n nasè pas sounqu' un boucin.
« Qu'abè ne sey pas coan de crabes
Toutes grasses coum benarrits ! ("-)
Tout hourrup qui basé, lous Gabes
E-n damourèben estants.
Cade estournuguet qui hasèbe,
S'an dit lous bielhs, que s'entenèbe
Mey louy que Toulouse e Bourdèu.
Enta bastoun qu'abèbe un casse
Brouncut coum lou nit d'ue agasse :
Lou cap qu'où trebuquèbe au cèu.
(I) Couscut : curieux.
{2) Benarrtt : ortolan.

�— 70 Qu'abè, per toute coumpanie,
Calou l'estiu e nèu l'iber,
E que balhèbe la sacnie
Sounque de bese lou soun er.
« Escuts que-n abèbe à cestères
Coum ne-u an pas la brabe jen,
E las crabes, toustem leytères,
Qu'abèn cornes d'or e d'arjen.
Que las barrèbe, se in soubien,
En clols pregouns oun las goutères
E-s dèchen pêne en arjen biu. (')
Gare au praubot qui s'esbarribe
Tan de neyt coum de luts pr'aquiu.
Lou Becut que l'estambourribe
E que l'esbrigalhèbe à tros
Crounte las pèyres arrougnouses :
Las cars que humèben sacnouses
E que-s minjèbe car e os.
« A tout pas que basé cen lègues.
L'estiu, que-s bagnèbe à la ma :
Qu'aymèbe à ha s entercama
Per nau balenes en arrègues. »
E jou, qui-n sabèy trop atau,
En tan qui la biellie mamete
E s'assajèbe la cournete,
M'estujèbi s'ou debanlau.
Qu'abèy tan pou de Came-Cruse
Coan anèbem au piquepout
Pourta lou disna, pan e tout !
Que me la besey s'ou sarpout (')
S'ou castay, sus la lane nuse,
E la pou, qui-m hasè balen,
E m basé courre à perde len.
D'entene un bécut que panèbe
Atau drôles ent'ous minja,
Sourtin lou cap de-m estuja
(1) Stalactites et stalagmites.
(2) Sarpout ! serpolet.

�— 71

—

Que disey : — « Mamete ? — Que j'a ?
— Labets, lou Becut se tournèbe ?
Aco d'at sabé que-m escots
Coum de pana cese à la gaje. »
E la mamete, dit s'ous pots :
— « Que tournera... se nés pas saje ! »
C.
s^ie*

DAUGÉ.

.

La Tor de Leytour®
(Parla d'Armagnac).
S'arribalz a Leytouro pel la bio deou pount de Pièlo, a cadsus de
la coste de Peberet, beyatz setud sus arrocs escalats pelatz è regagnatz yo grano tor coumm'un crum de ploujo, carrado, maougraciouso dambe sa murailho negro entaomado pellas pèriglèros,
que ta bielho qu'es. Sou miey un l'rinestou qu'espio sul la ribero
croutzat en biech dé barros de her.
Au temps dus Sénous, achy qu'èro lou castet dé la Coumuno,
hisat apey as Comtes d'Armanach. Plen de gens d'armes ibrognos
é leou preslis a la maloheyto, de cabalos, que lus pagesdioueouon
neuri de soundeque, d'espasos, è picots, de canous é autos, armos
qu'esglasiouon las brabos gens. Lous Sénous soun morts é enterratz. Lou Castet dé la guerre s es cambiat en Espitaou ; aou loc dus
soullatz y an acarat las Probidentos en ta guari lus malaous, é
pensa lus maynadjouots dou cla de luo. Aou loc deou répounpit
dus chibalassis, dou carrinquet dus picocroustos, é dou rounadis
dus canous, n'y entenoun ja qu'un Abèrot canta brèspos, è las
maynadetos la letanio de la Biergè. La pas s es sétudo sou fracadjé.
Baou praco meilbou-n dé tôt lou moun.
(Las Belliados de Leytouro.)

Alcée
e^s&amp;sn

M. J.-M. Moncassin, maire, Lalanne-Arqué, (Gers).
Bibliothèque de la ville d'Oloron-Ste-Marie.

DURRIEUX.

�(l'aria de fìiarn)
Cruèle ! puch que m lies gemi,
Malaye nou-m hésses mouri !
Despuch qui-t bedouy, méchante,
Dansa dab gn-aude pastou,
Tuut die adare que-s banle
Que s'en a pourtat la flou.
Las ! que demourare ta jou
Si dounc s'en a pourtat la flou !
Ue flou mourte ou fletride
N'a mes la mendre sabou,
D'esparpalha-s n'aye ahide
Quoand seré la flou d'amou.
E t soubiés deu sé de Nadau
Quoand me digous : « Moun co que-t dau » ?
Labeths be cregouy bouladge
Que seré countrat passât ;
Lou qui da soun co ta galge
Da so qu'a de més sacrât.
Be credi que la to boentat
Hasè pendént a ta beutat !
Qu'ère de gracie tan pure,
D'amou, de fidélitat
Que lou Cèu ni la nature
Coum tu nou-n abèn créât !!
Car lou cloutét deu to mendou
Que sémble ûe estéle d'amou !
Touns oèlhous coum perles fines
Coum dus diamants frésc talhats
Aquère estéle dibine
liens moun co que-us a grabats.
Puch qui moun co nou pot ayma,
Diu boulhe que sie mourt doumâ !
Permou chéns tu la so bite
N'a més la lugou deu sou
Praube d'éth ! tan que perpite
Que pot mouri chéns doulou.
Jacques

CASASSUS.

�autos en

dù
(Parla de Bigorrc).

Endret malat qui s'en arrenyo
Sensé apresta-s ta ra rebenyo,
Endret qui sensé arreguitna
S'ad dècho à bèts drins tout pana ;
Sué noum, sués us, dentiò sua lengo!
N'a pas ed dret qu'on lou sustengo
E nou merito u tau endret
Que prènio ed Cèu partit per ed.
Ed qui nou sab balba cragnenço
Nou pot balé nade plagnenco.
PHILADELI'IIE

de Gerde.

^&amp;e

Célébrités et Notabilités duBéarn et Gascogne
par l'Escole Gastou-Febus
L'Idée
A. — Le ii septembre 1910, notre collègue, J. V. Lalanne, félibre
majorai, secrétaire général de l'Escole Gastou-Fébus, était à
Capbreton pour rédiger le compte rendu de la Félibrée de ce jour.
Se promenant il entra dans l'église en curieux. Tout-à-coup son
esprit est frappé par le spectacle qui s'offre à ses yeux ; il en garde
le souvenir et, dans les Reclams du 1er octobre, il nous révèle,
avec son ardeur juvénile de félibre méridional, ce que furent ses
impressions du moment.
Veuillez le lire : «
quelle agréable surprise m'attendait sur
« le seuil !
« Les murs du porche sont tapissés de plaques en marbre sur
« lesquelles sont inscrits en lettres d'or les noms des Capbreton« nais qui ont péri en mer. Tout y est, noms, prénoms et dates.
« Dans l'intérieur du bâtiment, c'est bien autre chose. Une série
« de tableautins courent le long du mur, à hauteur d'homme, où
« une main intelligente et pieuse a écrit, époque par époque,
« l'histoire du monument.

�— 74 —
« La voilà l'Action Fébusienne, la glorification de la patrie dans
« ce qu'elle a de plus précieux! La voilà restaurée, réformée, la
« mentalité ancestrale qui faisait les grandes choses, sans en léguer
Î&gt; le souvenir pour servir de leçon

et d'exemple aux hommes de

« l'avenir! qu'il soit félicité, qu'il soit béni, le curé gascon quia
« exécuté celte belle pensée, qui a posé cette pierre sur l'autel de
« notre chère petite patrie.

Qu'il

lui surgisse du

sol gascon,

« en foule, partout, dans les églises, dans les écoles, dans les
« mairies, dans les grandes maisons paysannes, dans les familles
« beaucoup d'imitateurs et notre pays sera un jour le premier du
« monde au point de vue de la documentation historique.
« Avec une généreuse ardeur qui ne se dément jamais, M. Bibal
« cherche à enrichir de choses intéressantes notre Musée Fébusien
« de Mauvezin. J'exprime le vœu qu'il fasse copier les inscriptions
« de l'église de Capbreton, pour les exposer à la vue des visiteurs
« avec cette invitation : Béarnais et Gascons, écricez ainsi l'histoire
ff dz vos familles».
B. — L'année suivante, le 28 août 1911, nous étions à la Félibrée
de Mauvezin-Capvern. L'idée de notre secrétaire général avait fait
du chemin ; les escholiers de Gastou-Fébus étaient-là, réunis dans
la cour de leur château et je leur tenais ce langage : « ... Le vieux
« château-fort de Mauvezin, celui qui détient, depuis près de six
(( siècles, la devise immortelle de Febus — .l'ay belle dame —
« aujourd'hui la propriété de l'Escole, devient, petit à petit, le
« musée gascon. Sa réputation s'étend, elle dépasse Paris ; on
« parle de nous en Bretagne.
« La Bouts dé la Terre, le vaillant journal de Béarn et Gascogne,
« n'a pas manqué de nous le faire savoir. Qu'il me soit permis, en
« passant, de féliciter et de remercier les créateurs et rédacteurs de
« notre petit journal gascon qui consacrent à son succès leur acti« vité, leur intelligence et leurs ressources.

Donc la Bouts de la

« Terre a fait connaître comment on parlait de nous en Bretagne.
« Les Bretons voulaient avoir un inusée à eux, pour leur vieille
« province. Ils ont questionné, consulté, et M. Gaidoz, le savant,
a professeur des Hautes Etudes à Paris leur a répondu ceci : Faites
« comme à Mauvezin, dans les Pyrénées. Là, l'Escole Gastou Febus,
« constituée sous le régime de la loi du Ier juillet 1901, possède un
« château; elle en fait le musée historique de toute la Gascogne...
« La Province doit trouver, en elle-même, sa force et sa vie ; elle
« doit faire les frais de son affranchissement, de son embellisse
« ment et ne demander à l'Etat que la liberté

�— 75 -

«
«
«
ci
«
«
«
«
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«
«
«
«
«
«
«
«
«
«
«
«
«
«
h

«
«
«
«

« Eh bien ! mes chers confrères, nous sommes libres; mettons
nous à l'œuvre pour Mauvezin, notre bien commun. Beaucoup
y sont venus en pèlerinage ; nous y sommes aujourd'hui en fête ;
quelques uns lui ont déjà confié leurs ouvrages ou de vieux souvenirs. C'est là que nos successeurs aimeront à venir encore. 11
faut que Mauvezin devienne réellement le musé impérissable de
tout ce qui concerne la Gascogne, dans sa plus grande étendue
de l'Océan au pays de Foix, des Pyrénées à la Garonne.
« Simin Palay, un des nôtres, qui est en voie de se faire une
célébrité, se plaignait précisément, il y a quelques jours, que les
noms des Gascons, même les plus célèbres, se perdaient
dans l'oubli. Eh bien ! il ne faut pas que cela soit : il faut que
les vieux murs de notre château, désormais à l'abri des ravages
du temps et des hommes, conservent précieusement les œuvres
que les gascons font et le souvenir de celles qu'ils ont faites.
« Voici ce que je propose, pour répondre spécialement à la juste
préoccupation de Simin Palay, qui est celle de notre Président
et la nôtre : que chacun de nous, que tous les Félibres dressent
la liste des Gascons célèbres, connus d'eux par l'histoire étudiée
ou à étudier, avec ces renseignements : lieu et date naissance,
date du décès et leurs principaux faits, en une ligne, et envoient
ces listes à notre Président, et par suite au Bureau de l'Escole.
De toutes ces indications écrites, il en sera fait un choix, une
condensation. Cette condensation, ce panorama, pour ainsi dire
de la vie passée de la Gascogne, sera peint sur des tableaux qui
viendront garnir les murs de notre salle historique.
« Ainsi, nous aurons le plaisir vécu d'avoir sous les yeux, et
tout le monde le verra, ce que la Gascogne a produit de beau,
de grand, d'utile, dans toutes les voies qui conduisent à la célébrité: les armes, les sciences, les lettres et les arts.
« Et alors, quand nous nous rencontrerons, nous ou nos successeurs, nous pourrons, avec raison et avec fierté, nous féliciter de
l'œuvre accomplie et nous rallier toujours, avec joie, au vieux
cri de la patrie Gasconne : Fébus aban, Toustem Gascous... ».
L'Exécution

Quelques uns de nos collègues ont adopté l'idée et l'ont mise a
exécution. Ils ont fourni des notes, des noms, des notices biographiques. Parmi les plus empressés et les plus actifs, il y a lieu de
citer en première ligne, M. Batcave pour les liasses-Pyrénées. M.
Lauzun pour le Gers, M. l'Abbé Foix pour les Landes, les abbés

�-

76 —

Paillié, Marsan et Ricauu1 pour les Hautes-Pyrénées, M. Lacoste
notre artiste peintre, professeur a l'école des Beaux-Arts à Bordeaux. Us ont droit à notre reconnaissance.
J'ai travaillé, moi aussi, sur des annuaires départementaux, des
encyclopédies, des revues, et coordonné le tout par ordre alphabétique. Mais on ne saurait trop remercier et féliciter notre distingué Président, M. Batcave, des avis de renseignements qu'il a
donnés sur l'ensemble de la liste à faire.
Cette liste, cependant, est encore incomplète, inachevée, imparfaite. Il y aura beaucoup à ajouter, quelque peu à eiïacer, des lacunes à garnir.

11

ne faut pas, sans doute, le regretter, puisque cela

va permettre à tous les Escholiers de Gastou Fébus de prendre part
à l'œuvre commune.
Je fais un appel pressant, aux plus vaillants, aux mieux avisés
pour qu'ils fassent connaître au plus tôt à notre secrétaire général
M. Lalanne à Bidache, les modifications qu'ils jugeraient convenable d'apporter à la liste provisoire qui va suivre, au fur et à
mesure que les Réclams en feront la reproduction.
Ensuite,

la

liste sera définitivement arrêtée

et fera l'objet

d'une brochure spéciale qui sera envoyée gratuitement à tous les
membres de l'Escole Gastou Fébus, afin qu'ils aient un souvenir
de la collaboration commune.
Plus tard, le texte sera concrété ou réduit de façon à former les
inscriptions concises qui figureront, dans des tableaux de peinture, sur les murs du musée de Mauvezin.
BIBAL.

La liste provisoire
1.

A H A DIE (Melchiord)

1748-1820,

né à Castelnau-Magnoac(H.-P.)i

maréchal de camp, Directeur général des fortifications ; prit
part à la guerre de l'indépendance des Etats-Unis, commanda
le génie à l'armée du Nord.
2.

ABADIE D'ARRAST

(Antoine d'),

(B P.), Président de

1810-1897,

la Société de Géographie et de l'Académie des Sciences, explorateur, collectionneur,

donateur

du

domaine

et

château

d'Abadie, près d Hendaye, à l'Académie.
■ \.

ABBADIE

(Jacques),

1654-1727,

né à Nay, mort à Londres., célè-

bre théologien et moraliste prolestant,
Française à Berlin, puis à Londres.

pasteur de l'église

�— 77 —
4.

ADER

(Guillaume), 1578-1645, né à Gimont,

mort à Toulouse,

médecin, poète gascon, auteur des poèmes : « lou gentilhome
gascoun », « lou cantounet gascoun ».
5.

Cette famille des B.-P. se distingua aux xve et xvie
siècles, par :

AGUERRE.

(Menaud), chambellan du duc de Lorraine, capitaine
d'Epinal.

AGUERRE

(Gracien), capitaine général du duché de Lorraine,
chambellan du roi de France.

AGUERRE

(Jean), capitaine de Fismes. lieutenant de la C'8 du
duc de Guise.

AGUERRE

6.

ALARD

(Jean Delphin),

18154887, de Bayonne, violoniste et

compositeur de musique, professeur au Conservatoire de Paris.
7.

ALBARADE

(Jean d'), 1745-1819, de Biarritz, corsaire, contre-

amiral, ministre de la marine 1793 1795.
8.

ALBRET.

Cette famille originaire de Labrit (Landes), se distingua par:

9.

ALBRET

(Charlesd'), commandant d'armée, tué à Azincourt

(1415), connétable de France.
10.

ALBRET

(Louis), évèque de Cahors, cardinal, mort en 14(i."&gt;.

11.

ALBRET

(Alain d), dit le Grand, prend part à toutes les guerres

de son temps, mort en 1522.
12.

ALBRET

(Jean d ), roi de Navarre, par son mariage avec Cathe-

rine de Foix en 1484.
13.

ALBRET

(Charlotte d'), fille d'Alain, sœur de Jean Ier, roi de

Navarre, épouse de César Borgia, fils du pape Alexandre VI.
Elle fut d'après Brantôme, l'une des plus belles filles de la Cour.
14.

ALBRET

(Henri II d ), compagnon du roi François Ier à Pavie

(1525), à Madrid (1526), épouse sa sœur Marguerite d'Angoulême, grand père d'Henri IV.
15.

ALBRET

(Armaniel d ), évèque de Lescar et d'Oloron, cardinal

(xvie siècle).
16.

ALBRET

(Jeanne d ), 1528 1572, fille d'Henri II d'Albret et de

Marguerite d'Angoulême, sœur de François Ier, née à Pau.
morte à Paris, reine de Navarre en 1850, traversa les plus rudes
épreuves des guerres de religion. On a pu croire qu'elle fut
empoisonnée par Catherine de Médicis. «Ainsi, dit d'Aubigné,
« mourut cette reine, n'ayant de femme que le sexe, l'âme
« entière aux choses viriles, l'esprit puissant aux
« affaires, le cœur invincible aux adversités ».

grandes

�—
17.

78 -

(Henri de Bourbon d'),

ALBRET

1553-1610.

Henri III de Navarre,

Henri IV de France, fils de Jeanne d'Albret et de Antoine de
Bourbon, né à Pau. mort à Paris sous le

poignard d'un

assasin. Comte d'Armagnac et roi de Navarre en
France en
llenric ».

1595,

11

grand capitaine,

grand roi,

1572,

roi de

« lou nouste

disait à ses soldats: « Suivez mon panache blanc,

vous le trouverez toujours sur le chemin de l'honneur ».
Voltaire a dit de lui : « Seul roi de qui le peuple ait gardé la
mémoire ».
18.

(César Phœbus d ), souverain de Bédeille, sire de Pons,

ALBRET

prince de Mortagne, maréchal de France en
de Guyenne en

mort en

1670,

1676.

1653,

gouverneur

En lui s'éteignit la descen

dance mâle de la maison d'Albret. Son portrait et le sceau de
ses armes sont au musée de Mauvezin.
19.

AMAN»

[Saint), apôtre des Basques, évèque de Bayonne.

20.

AMAT,

évèque d'Oloron, archevêque de Bordeaux, légat du

pape

(1074-1010).

11

joua un rôle important dans les affaires

de son temps.
21.

AMESQUETA

22.

ANDICHON

(Jean d ), seigneur de St-Pé en Labourd, ambassa-

deur d'Angleterre en Castille
(Henri d

),

(1430).

1712-1777),

archiprêtre

de

Lembeye,

poète béarnais.
23.

ANDOINS

(Diane d

) 1555-1620,

dite la belle Corisande, comtesse

de Gramont à Bidache (B.-P.), amie d'Henri IV, a inspiré à ce
roi ses meilleures lettres qui ont été imprimées dans « l'Esprit
d'Henri IV »
24.

(1775,

ANGEL DE KLEINFELD

in

8)

et rééditées plusieurs fois depuis.

(Henri Alfred)

1798-1864,

marin, puis militaire, sous lieutenant
général de brigade
25.

ANGOS

(1814)

né à Bayonne,
colonel

(1814)

(1850).

(Le chevalier d')... (H. P.) chevalier de Malte, astronome

réputé, correspondant de l'Académie des Sciences (xviir3 siècle)
26.

ANGOSSE

27.

ANSELME

(Paul Marquis de),

mousquetaire

(1752),

(Antoine),

1732-1798,

maréchal de camp

1652 1737,

de Lembeye (B.-P.),
(1784).

né à L'Isle Jourdain (Gers) sa-

vant distingué, prédicateur célèbre à Toulouse et à Paris, de
vant la Cour, surnommé « le petit prophète », historiographe
des bâtiments, membre associé des Inscriptions et belles lettres
mort à l'Abbaye de St-Sever.
28.

ANTIN

(Armand de Pardaillan et Gondrin, marquis de Montes-

pan et d') xvic siècle ; premier maréchal de camp, gouverneur
d'Agenais et du Cordomois,

&lt;^ suivre).

�-

79 —

fêtes Félibréennes à Morlaàs le 18 Mai 1913
Programme des Jeux Scolaires
Ces jeux sont réservés aux Elèves (garçons et filles) des Ecoles primaires
et primaires supérieures du Vic-Bilh et du Madiranais. Ils seront dotés de
prix offerts par MM. les Ministres de l'instruction Publique et des Beaux-Arts.
La langue employée sera celle des cantons de Garlin, Lembeye, Montamer,
Moriàas, Thèze, des Communes du Vic-Bilh situées dans les Hautes-Pyrénées,
et du Madiranais.

HORS LA FÉLIBRÉE (écrit)
a] traduire littéralement en prose française le morceau qui suit:
" L'Oustau dou nouste Crabe" de LABAIGT-LANGLADE.
bj traduire littéralement en prose béarnaise le morceau qui suit;
" La renie îles Bœufs " de René

BAZIN.

Ces deux compositions devront être adressées avant le 15 Avril, à M. Michel
Camelat, félibre majorai, à Arrens, par Aucun, (Hautes-Pyrénées). ?
En tète de son devoir, chaque élève, devra inscrire les mentions suivantes:
Ecole 'primaire ou supérieure de
Nom, prénoms, âge
L'âge devra être certifié, sur les feuilles même de composition, par la
directrice ou le directeur de l'Ecole.
Le jury tiendra compte, dans les corrections des épreuves, de l'âge des
concurrents et de la force de l'Ecole qu'ils fréquentent.

CONCOURS A LA FÉLIBRÉE
cj Lecture : lire (intonation, émission, articulation, cxpressioìì) et expliquer en français une page béarnaise du choix de la commission.
d) Récitation : réciter (diction) une poésie ou un conte béarnais du choix
du concurrent.
Chant et Musique; 1°, chanter une chanson béarnaise du choix du concurrent; 2°, concours de chants et d'airs béarnais (orphéons et fanfares scolaires).
(Chacune de ces épreuves sera récompensée par des prix spéciaux. Les
inscriptions seront reçues pour ces épreuves (c, d, e,) jusqu'au jour du concours à midi, par M. Trouilhé, directeur de l'Ecole primaire de Morlaàs).
Le Jury sera composé, pour le concours hors la félibrée, de félibres de
1'« Eacole Gastou-Fébus », de félibres du « Parsàa » et île maîtresses et
maîtres d'Ecole.

CONCOURS DE LÉGENDES
Un concours de légendes béarnaises est ouvert à tous les félibres du VicBilh et du Madiranais, inscrits ou non à 1' • Escole Gastou-Febus » ou au
« Parsàa ». Les seules conditions imposées aux concurrents sont les suivantes: les épreuves devront être écrites en langue béarnaise, et adressées avant
le 15 Avril 1913 à M. J.-V. LALANNE, félibre majorai, Secrétaire-général de
l'E. G. F., à Bidache (B. P.).

�— 80 —

CONCOURS DE FANFARES ET D'ORPHÉONS
Une section spéciale est créée pour tous orphéons et ianfares de. la région
(airs et chants béarnais).
Pour tous renseignements, s'adresser à M. GHAPEROT, Conseiller général,
à Morlaàs, Président du Comité des fêtes félibréennes, qui recevra les inscriptions jusqu'au 3 Mai.

EXPOSITION d'ART LOCAL BÉARNAIS &amp; GASCON
Pour tous renseignements, s'adresser à M. AFFRE, publiciste, 51, rue
Gassies, Pau.
NOTA. — Les prix consisteront en espèces, objets d'art, diplômes, livres
béarnais ou en toute autre récompense dont le Comité pourra disposer. Ils
seront distribués à l'issue do la félibrée.
Le Secrécaire-Général,
DE MENRIRY.

Louis

Le Président du « Parsàa »
Président de l'E. 0.

BATCAVE,

L'CDusteia â@u nûuslê Crabê
Abet yamey bist lou castèth
Oun lou nouste crabè demoure ?
Que-b bouy amucha quin ey bèth
L'Oustauoun dauneye pastoure !
D'u soul constat parade au sou,
Sus la cautère de la lane,
Coum u nid d'ausith au bruchou
S'estuye l'escure cabane.
Dab dits pachèts ta cabirous,
De loses de yung caperade,
Coum pod que-s bire las calous,
Lou bent, la plouye ou la tourrade.
Chens l'ayude de très piquets,
La muralhe de cocs bastide.
Qu'auré lèu heyt dus biroulets
Entau touya près l'abourride !
Dab dus bencilhs atourmerats
Qui tiénen loc de bartabères.
Dus clédous torts soun apuillats
E serben au parc de barrères.
LABAIG-LANCLADE.

F.

�— 81 —

Le métayer Noëllet s'en va vendre ses plus beaux bœufs pour
payer une dette de son fils, un déclassé, à Paris.
Le domestique passa une blouse par dessus ses vêtements, car il
bruinait, et poussa les bœufs hors de l'etable
Le métayer s'en allait
derrière, appuyé sur son bâton d'épine roussie, qu'une cordelette de cuir
rattachait au poignet. Le plus souvent il baissait les yeux. Quand il les
levait, et qu'il apercevait les croupes fauves de ses bœufs préférés, leur
poil bien tacheté, leur mufle balancé de droite et de gauche par la
cadence de la marche et d'où s'élevait un souffle blanc dans l'air glacé
du matin, un soupir lui gonflait la poitrine....
René

BAZIN

(Les Noëllet).

seýsaa

1er Mars. — Lourdes. Counference per M. Dufaurets sus lou gascon lions
la pèce Cyrano de Bergerac.
2. — Pau. Inauguraciou do dues maysous d'hospitalitat. M. Annet qu'a
beroy laudat lou bielh Biarn.
3. — Corbet, homi-auseigt, que boule de Pau tio Biarritz en ue lioro.
4. — Pau. M. Probst qu'ey heyt doctou per la Facultat de lettres de
Grenoble.
G. — Orthez. Mourt de daune Bacquè, 85 ans, beude do M. Braïda : prumè
prêts dou Counserbatori qu'a cantaten hère d'endrets d'Europe e d'Amérique.
— Masseube. Haunous dou yenerau Combes. 'M. Bibal que laude plâ lou
liaient aufflciè de Madagascar e dou Soudan. — Bagnères. — Tros de manne
hicat a la maysoun oun s'este lou gran musicayre Rossini en 1832.
~'- — Pau. Lou Counscil coumunau que balhe ue médaille d'or à M. Verdenal, interne medeci.
8. — Lescâ. Amassade amistouse dous escoulias anciens de l'Escole dous
reyens : que s'y ey beroy debisat de tout e sustout deu Biarn.
9. — Sen-Cla. Beroye chibalgade : atau que-s deu dise so qui ey en
irances : cavalcade. — Au Moun-de-Marsan. Course de taus a la mode dou
I'ourtugau.
10. — Aulourou. Moui't de daune Fadeuille, beude d'u noutari de Nabarrenexs. Gran hoec au bosc de Goës: 25.000 liures de pertes tau coumu.
H. — Ibos. Lou bosc dou Coumandedou que s'ey creraat. N'y habou pas
nat pepi ta decha ha lou houec.
"12. — Aulourou. Lous negouciants que hèn ue assouciance ta da mey de
halans au coumerce dap l'Espagne, coum d'autes cops, quoan la cabale nègre
e passi las Pyreneus.
13. — Tarbes. La Soucietat académique, en la soue amassade que mande
lou classement de la capère de Garaisou coum mounument histourique ; —
que s'y debise de las coutumes antiques de Bigorre en feyf de bâties, maridatyes e enterramens. — Petite segoutide de terre-trem. — A Manciet daune
Gastaing que s'emporte lou prêts Bibal de 100 liures.

�— 82 —
14. —Autes cops l'histouriâ Yan Froissart que biencou bede Febus a
Mouncade. Ye e oey u Biarnes que tourne la besite aus Flamans de Gan e
M. Berard qu'ous amuche que lous de Saubaterre ne s'an pas desbroumbat
de debisa autan plâ coum hesè Espainy dou Leu d'Oraas a Yan Froissart.
15. — Eysus. Pascal Galin, badut en 1827, qu'ey lou mey antic dous
medalhats de l'armade. N'ey pas lou mey riche.
16. —Dimenye d'/irrams. Autes cops, a misse haute, qu'anaben da u tour
penden l'Ebanyeli ta bede doun bouhabe lou bent ! Qu'ère u indic ta l'an. —
Pau. — Grane partide de pelote dab cantes bascous e lous dansayres de
Barcus e Gheraute. Ta quoan lous d'Aussau '?
17. — Que doublen la bie dou camî de hè enter Puyoo e Dax, meeban
endret oun trope d'u cop e s'y ey heyt capihouncs.
18. —Pau. A las escoles coumunalesde las maynades bounes idées qu'haboun : ha aprene, sus lou boulebart de las Pyreneus de cap a la mountagne
tout so qui ey a sabe, dab ue taule d'aurientatiou panouramique e cartographique. — Bayoune. Trobe d'ue beroye frineste dou segle xviau e de pesses
de boys beroy amenusades liens la maysou dou canounge Veillet. — Tarbes.
Mourt a Naples de daune Marne, hilhe de la caritat, so de défunt M. Marne,
aboucat e counseilhè yenerau. —Sen-Sebé. M. Justin Lalanne qu'ey heyt
ayent de chanye a Lyon.
19. — Magescq. Qui s'y trobe encouère sourciès, Mous de Lacouture! Ue
crabe, nègre, plâ encournade que debare per la chimeneye d'ue maysou.
Qu'ère ta espauri lous mestes de l'oustau.
20. — Sen-Sebé. Lou gran marcat d'autes cops qu'ey perdut. Que s'y benè
malhuques e lou canalhè de canta : Truque malhuque darrè Ion pourtau,
Pasques qu'arribe au gran trot de chibau.
22. — M. L. Barthou qu'ey heyt presidén dou Gounseil dous menistres :
qu'es hoayte M. Berard au ras d'eigt.— Lou maysoau d'Agnoas, bey deu
département de las Lanes que ba esta assanit per u ahoalh d'oubrès balhat
p'ou menistre de l'agriculture enta ha coumprene au nouste peys quin soun
î'rutècs lous tribalhs de tau escantilh. —■ Pau. H. Perron, sourdat au 593 de
ligne, qu'ey recebut sots-chef de musique n° 1.
23. —Pasques ! E s'y a minyat hort mouletes dab lardous ? Amies de
Bigorre ne disits pas trop : Pasques marsesques, era hami pesques !
24. — Pau. Heste dou patac de flous ! se poden ha pataqueya flous dab
las arridentes e resquetes Biarnescs. — Lalanne-Arqué. M. A. Moncassin,
mayre, e counfray nouste, qu'ey decourat dou parpalhou briulet.
25. — Sen-Cricq-Chalosse. Haunous de la baroune Raymond de Latauladc,
de bielhe souque !
20. — Pau. Haunous de M. Albert Monguilan, badut a Theze, noutari o
homi d'ahas entenut. — A Mourlaas, maridatye de Damisèle Coré dab M. Le
Gorne, hilh d'u ingeniur en pè dous pounts e camis. — A Cère de Damisèle
Marguerite de Poeyferrè dab M. de Rivoiro, enseigne de marine.
27. — Mouncla. Maridatye dou doctou Loumaigne, de Riscle, ray dou
counseillè yenerau, dab Damisèle Yane Dufaurets.
28. — Orthez. M. Martin, capitène brebetat au Maroc, qu'ey lièyt coumandant au chouès.
30. — Pau. Gran patac de pelote e dansayres de Sen-Yoan-de-Luz. —
Mounlory, coum d'autes cops en hère de billatyes dou parsâ d'Orthez que s'y
vogue ue pastourale : Lous très Imperatous ou la campagne d'Austerlitz. —
Gimbréde. En han ue goule ta basti ù emban ta l'escole que desentèrrefl
dèts squelettes hère plâ counserbats, badoun que n'y ayi pas abut nat cemiteri aquiu. — Arudy. M. Ugène Pujalet, directou dous Musées naciounaus,
qu'ey heyt directou de la Suretat yenaraie.

�Rebiste de Gascougne. Mars /. Dufour, La bite de la campagne en
&lt;ïascougne au ségle XVMau p. 97. — V. Foix, U pamphlet se disen gascon
■countre lous huguenauts, p. 113. — G. de Luppé, Imbentari dou casteigt de
Castelmore, seguide, p. 121. — A. Deyert, Cartes nou publicades de Ch. de
îaNeuvile, darrè abesque de Dax, p. 136.
Rebiste histourique e archéologique dou Biarn e dou Peys
Basque. /. knnat. Lou Clergé de la Reboluciou hens lou diocèse de Lesca,
p. 99. — L. Batcave, Las Bâches-Pyrénées hens ue bente de libis, p. 120. —
J'.-B. Laborde. L'abat Puyoo, autou dou Bèbe ou la Bertat, satire biarnése
sus lous gentius de Bearn, p. 123. — L. Batcave, Lou proucès Lichigaray
au sègle XVIIlau.
Bulleti de la Souciétat de las Sciences, Lettres e Arts de Pau
(Nos 3-4). G. Loirette, Prouyet d'establissament d'ue fabrique reyale de mou•cadés e linye de taule à Pau au sègle XVIIlau, p. 201.— L. Batcave et
Samaran, Imbentari apuch lou décès de Peyre de Marca (4 Août 1662), p. 219.
G. Loirette. Lou Tractât d'alliance de 1365, entre Caries lou Méchant e Amanieu, sire d'Albret, p. 237.
Rebiste de las Hautes Pyreneus. Yenè. Lou yenerau Foch, p. 5. —
Rosapelly, Brigaillèrcs d'histoere dou pays, p 7. — Pambrun, Cauques
usatyes disparescuts à Sent Lezer, p. 9 (souliès dats aus mayre e cossous,
aus sourdats en 1793, 1813, ha bebe lous chantres, porte-crouts a las Rougatious. — Marsan, Notes sus cauques epizooties hens la baigt d'Aure aus
sègles XVIII e XVIIIaus.
Heurè. — Pantin, Milon de Mesne et Jahan, dus préfets ta u departemen,
p. 33. — Dufauret, Lou gascou hens Cyrano de Beryerac, p. 44. — H. Louchet, Recensamen de la bille de Tarbes en 1765, p. 59. — G. Balencie, U
untament d'incounegude (à Gaillagos), p. 61.
Bra Bouts dera Mountanho, n° de Yè e Heurè : At Pais de Kagiro,
paëtourale ; Prougram dous Yocs Flouraus enta 1913.
La Terro d'Oc. A. Uxullodurum, J. Charles Brun. Qu'y an célébrât las
hèytes batalhères dous ayòus countre César.
La Bouts de la Terre. Dechém la poulitique oun éy, Lou Cardinat.
Anounce dous Yocs Flouraus de l'Escole Gastou-Febus, de l'Escole de las
Pyreneos ; Lous Coundes de Yan Palay en Belgique. Lous d'Ibos, Abadie ;
Lous Anyous, Lou Cap-Couy de Baigts ; Martiri de Sent-I.eoun, Denizet. Lou
Yanic en reoplane. L. Lacouture, Bèrs de Noulens. Ço de bielh, libi de resou dou curé Tarride de Berénx, etc..
La Cigalo Langadouciano. La lengo d'Oc e lous Grans Quoutidiens.
La mantieneuce dou Languedoc qu'a escribut a toutes las gazétes dou Mieydie enta demanda-lés de balha cade semmane ûe place a la letradure d'Oc.
Dues qu'an respounut : L'Eclair de Montpellier en disén o ; la Dépêche de
Toulouse en disén qu'anabe susméte la questiou au sou cousélh d'administraciou. Que souhetam boune fourtuneauscameradesnoustes dou Languedoc

�e que preném la libertat de broumba que Mous de Mendiry, l'an passât qu'a
demandât en lous Reelams cause parière; quoand lou counsélh nouste e s'en
sie debisat que heram so qui callii enta demanda l'entrade aus yournals
regiounaus de nouste.
Le Midi Mondain et la Vie Méridionale. Counferénce dou nouste!
counfray en Gastou-Febus, lou duc de la Salle de Rochemaure a Mountpeliè;
sus " l'Auvergne intellectuelle des âges lointains " ; qu'a dit: «comment
nacquit et grandit, à travers les épaisses ténèbres des siècles de 1er, la véritable renaissance médiévale génératrice des poètes », e quefenéch pèr aquéstes paraules bertadères : « La langue d'un peuple, c'est son âme même extériorisée, c'est son génie incarné dans le .Verbe. La langue, c'est la Patrie
renaissant indéfiniment du passé, façonnant nos âmes à son image. » Hère
aplaudit l'ouratou, aquero n'estounera arrés d'ous qui counéchen lou sou.
gran talén.
Occifania. Que grapigne encoère Philadelpbe de Gerde e que fenéch ataa
lou sou artigle : « Avec personne il (le Felibrige) ne signera un pacte, aucun
parti ne pouvant, aujourd'hui, lui offrir des garanties acceptables». Que
proumét de dise bellèu si sera poussible ù die de ha alliance dab ù partit.
Qu'aténdi dab û curiousè mayou. Badoun que Mous de Villeneuve quesémblj
deberti-s dab so qui éy a malayse enta-us autes, qu'où calera beroye habillésse enta ha-s audi que lou felibrige que pot aliença-s ù partit chens trahi la
soue beroye renoumade.
Beroy arride que m'a hèyt ha La République des Travailleurs dab la
soue mustre titulade Le Chou a i'usance dous pintounès Leyéts e diséts se
ba ha fourtune p'ou peys dou bî e de l'aygue de bite ! « I .e suc filtré du chou
rouge cuit avec le double d.' son poids de sucre, fait un sirop aux vertus
adoucissantes et béchitiques. Quelques cuillerées de ce sirop suffisent pour
dissiper l'ivresse ».
Vivo Prouvenço ! Lu Cansoun doit Veut, pouesie de l'an Félix. L'Eseolo e lou Felibrige, Jousè de Fouent-Vierrano, artigle plà pensât sus la
mustre de la patrie a las escoles purmères. Visio Felibrenco sus lis Escasénço
ili Balcan, Jùli Rounjat. Espai, pouesie de Jan de la Vaulongo. Nosto Epoco,
pouesie de Laforèt. Un Felibre dou siècle XVIIIe", Jùli Veran. P&lt;y'o d'Islori
Miejoumalo, P. I). etc.
L'Action Régionaliste. Conférences et. Réunions. Doutnadye que n'y
sien pas noutades las counferénees hèytes a nouste : Armagnac, Lanes
Biarn. Le Congrès Régionaliste de t912, etc.
Lou Galoi Prouvençau. Un Troubaire Marsihés pèr L. Faber. Ço qu'es
lou Felibrige, amou plâ coumprés de la patrie e de l'abiéne de la race. l'an
Félix La Familio Banounwa en Serado, Louis Foucàrd. Parladuro Poupulàri, Pèire Mazièro. La Respelido 'dou Tambourin, Antoni Esclangon.
.Musique de Rodolphe Serre. Bèrs de Sfenora, Enri Kaluèkos, Pascaloun,
Marguerite Aymès-Nadal, etc.
Lou Yérant: E. MARRIMPOUEY.
PAU, EMPRIMEItlE V1GNANCOUR,

E. MARRIMPOUEY, EMPRIMUR.

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              <text>Gerde, Philadelphe de (1871-1952)</text>
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              <text>&lt;p&gt;Bibliot&amp;egrave;ca de l'Esc&amp;ograve;la Gaston Febus&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.reclams.org/" target="_blank" rel="noopener"&gt;&lt;img style="height: 97px;" src="http://occitanica.eu/images/omeka/gaston_febus.jpg" height="97" /&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;</text>
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              <text>Vignette :&amp;nbsp;&lt;a href="http://www.occitanica.eu/omeka/files/original/e472a8c919c77eed6b76d1205b58246f.jpg"&gt;http://www.occitanica.eu/omeka/files/original/e472a8c919c77eed6b76d1205b58246f.jpg&lt;/a&gt;</text>
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              <text>&lt;a class="link_gen    " href="http://www.sudoc.fr/039860345" target="_blank" rel="noopener"&gt;http://www.sudoc.fr/039860345&lt;/a&gt;</text>
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              <text>Reclams de Biarn e Gascounhe&amp;nbsp;&lt;a href="http://www.occitanica.eu/omeka/items/show/2019"&gt;(Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue)&lt;/a&gt;</text>
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