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                  <text>Aicí

e

ara

Revue trimestrielle

indépendante

toujours
dans l'opposition

ous sommes

�Aicí

e

ara

REVISTA TRIMESTRALA

INDEPENDENTA

Director

N° 11
Lo

:

■

Romièg PACH.
Mai 1981.

numéro :

15 F.

(Païses catalans : 170 ptas).
Redaccion e administracion :
B.P. 9Û07, 34041 Montpelhièr-Cedex.

Comitat de Redaccion
Romièg PACH,
Miquèu GÒSSA,

:

Joan-Pèire LAVAL,
Maria-Clara

VIGU1ÈR.

Abonament per 4 numéros :
Occitania, Estât francés,
Païses catalans

55 F
65 F

Estrangièr
Abonament de sosten

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Précisai' lo

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a

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l'ordre de Aicí

l'estrangièr

;

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e ara per

chèe, mandat,

355.59.C. Montpelhièr.

virament postal internacional.

passats se pôdon comandar

numéros

15 F

a

:

13 F del

partir del n° 8.

Per tota correspondéncia que demanda una responsa,
jónher imperativament una envelopa timbrada.

L'abonament
tament

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partis l'abonament.

nòstre C.C.P.

a

n° 1 al n° 7

que

100 F

un

de

sosten

permet

d'abonar gratui-

amie per un an.

Los articles

se

pôdon

pas

reprodusir

sens

l'autori-

sacion escricha de la Redaccion.

N° Contission paritària

:

61092

® Aicie

ara.

1981.

�Nous sommes toujours
dans l'opposition

L'accession de François Mitterrand aux fonctions de
chef de l'État est un événement historique comparable à
la victoire du Front Populaire en 1936.
L'ensemble des mouvements nationalistes et autono¬
mistes ont pris leur part à la défaite de Valéry Giscard

d'Estaing. Nous-mêmes, dans
appelions à
du

notre précédent numéro,
le pouvoir giscardien ». Mais /'Union
le mouvement Volèm Viure al Païs, le Parti

« renverser

Peuple d'Oc,

Nationaliste,

/'Institut d'Études Occitanes, pour ne citer
principales organisations, ont également appelé à
voter pour François Mitterrand, tout comme une trentaine
de personnalités
regroupées dans un « comité occitan de
soutien à la candidature de François Mitterrand ».
que les

Notre soutien au candidat socialiste n'avait évidemment
don d'inconditionnel.

�2

Quoi qu'il en soit, rien ne sera possible tant que les
législatives du mois de juin n'auront pas confirmé
le vote du 10 mai. Aussi les mouvements occitanistes ontils tout intérêt à prolonger leur soutien à la Gauche nonélections

communiste, au lieu de se lancer dans de suicidaires
candidatures lors du premier tour.
Mais, dès que M. Mitterrand aura à sa disposition les
outils nécessaires à sa politique de changement, nous
serons

nôtre

droit d'attendre que soient prises certaines
concernant les minorités de l'Hexagone, et la

en

mesures
en

particulier.

Ces urgences, les voici :
1. Introduction dans les programmes
télévisées en langue d'oc.

de FR3 d'émissions

2. Démarrage des trois heûres hebdomadaires d'occitan
de l'école primaire à l'université, proposées dans les pro¬

jets de loi du P.S.
3. Octroi à chacune des langues
de langue nationale de l'État.

de France d'un statut

4. Dissolution de la sinistre Cour de Sûreté de l'État,
machine de guerre anti-autonomiste, et vote d'une loi
d'amnistie pour les cent vingt prisonniers autonomistes

corses, basques, bretons et guadeloupéens
sent dans les prisons jacobines.

qui croupis¬

Nous

ne réclamons pas « tout, et tout de
marche d'une, nouvelle politique rend

suite ». La mise
nécessaire une
période de transition. Nous savons en outre que, pour M.
Mitterrand, les questions sociales auront la priorité, au
détriment des réformes régionales que nous souhaitons.
Cependant, nous veillerons à ne pas devenir les Harkis de
la Gauche, et trouverions extrêmement fâcheux que les
mesures d'urgence énumérées ci-dessus soient renvoyées
à la « St-Pépusque ».
en

* *

*

*

Mais il faut voir plus loin. La grande ouverture démo¬
cratique que l'on nous promet doit inciter les mouvements
occitans à sortir de leur ghetto, et apparaître publiquement

�3

dans la vie politique. L'élection au suffrage universel direct
et à la proportionnelle des Conseils régionaux,
lorsqu'elle

décidée, pourra peut-être permettre au mouvement
occitan de passer du rêve à la réalité. Pour cela, seule une
coalition occitaniste adoptant une plate-forme commune
peut nous donner les moyens de notre ambition.
sera

Se déchirer selon toutes les palettes de nos diverses
sensibilités serait le meilleur moyen de rester à l'écart
d'une vie politique organisée sur des bases plus favorables.
Le bon

impose donc de réaliser un front com¬
d'objectifs modérés, réalistes, constructifs.

sens nous

mun autour

La tâche ne sera pas facile, mais il serait désastreux
que nous ne profitions pas des possibilités qui nous sont
offertes de faire entendre notre voix. Félicitons-nous de

l'éviction de Giscard
mêmes.

d'Estaing, mais sachons rester
AICÍ

nous-

E ARA.

MYSTÈRES
A présent que les élections sont passées, souhaitons
que puissent être révélés au public les dessous de cer¬
taines affaires apparemment enterrées pendant la
course à l'Elysée. Nous pensons au très mystérieux

«coup» de la rue Copernic et au non moins curieux
attentat contre Valéry Giscard d'Estaing à l'aéroport

d'Ajaccio («/-//'c fecit cui prodest» ??), mais aussi, par
exemple, au vitriolage de Michel Caignet, agressé en
pleine rue par un commando parfaitement identifié et
nullement inquiété.

�Jaume Bartumeu :
«

Décider nous-mêmes

»

État pyrénéen, apparaît à nos yeux
îlot de prospérité dans un monde occidental
crise. Son indépendance n'est pas totale, puisqu'elle

L'Andorre, petit
comme un
en

est dirigée à la fois par le Conseil Général (élu par les
Andorrans), et par les représentants permanents des
deux co-princes étrangers : le président de la

République française et l'évêque d'Urgell.
Néanmoins, /'«affaire des radios» a révélé au public
l'existence, dans le pays, d'un courant national qui
propose une reprise en mains par les Andorrans de
leurs propres affaires. Cette tendance est animée par le
Parti Démocrate Andorran (seule organisation politique
dans un pays où le droit d'association n'existe pas),
dont Jaume Bartumeu est le président.

AICÍEARA. — Depuis quelques années semble s'affirmer,
Andorre, une prise de conscience nationale. Quelles en
sont les origines et les formes d'apparition ?
en

—

Jaume BARTUMEU. — Ce réveil du sentiment national
chez les jeunes surtout — est apparu dans les années

il y a des
les unes
on enseignait aux jeunes Andorrans que Napoléon était le
père de notre pays ; dans les autres tout le contraire. Nous
nous apercevions que personne ne nous expliquait notre
histoire, et que personne ne nous parlait dans notre langue
à nous. Alors est né un petit mouvement de jeunesse, et de

70. L'Andorre n'a pas de système éducatif propre :
écoles françaises et des écoles espagnoles. Dans

�5
là est apparu le mot d'ordre : « /Assez de colonisation cultu¬
relle ; nous voulons le catalan à l'école. »
Depuis 1973, le
Conseil Général a pris conscience de nos
et

revendications,

programme d'andorranisation de l'enseignement fait
chemin petit à petit. Il fonctionne plus ou

un

son

moins, bien

que très limité. Je crois que le processus de prise de
conscience nationale a démarré ainsi. Nous en sommes
arrivés à des revendications plus politiques : pour assurer

enseignement andorran, il faut plus d'autonomie interne,
gouvernement bien à nous, une réforme des institu¬
tions ; il faut pouvoir décider nous-mêmes ce que nous
un

un

voulons faire de l'Andorre.
Les événements qui se déroulent ici sont répercutés
assez faiblement dans la presse
française, catalane ou

espagnole, que nous recevons. Il nous faut des organes de
presse bien à nous, qui parlent de nos affaires. Plusieurs
tentatives ont eu lieu : plusieurs hebdomadaires, plusieurs
mensuels sont nés et ont disparu. Le problème n'est tou¬
jours pas réglé.
A. E A.

—

Voici

qui amène à parler des radios.

Cela fait des années que les Andorrans suppor¬
tent deux postes émetteurs qui émettent en
français et en
J.B.

—

espagnol, et très rarement en catalan, ce qui est grave.
Nous voudrions essayer de reprendre le contrôle de ces
postes — installés sur notre territoire
afin d'avoir des
émissions totales en catalan.
Dans les années 50, il n'y avait qu'un seul poste : RadioAndorre. Il appartenait à un certain M. Trémoulet, lié à La
Dépêche du Midi. Radio-Andorre n'entretenait pas de bons
rapports avec le général de Gaulle, ni avec le gouvernement
français. Trémoulet bénéficiant du soutien du co-prince
Evêque, la France essaya d'installer son propre poste ici.
—

Ceci

se

fit contre les Andorrans et contre le

co-prince Evê¬

que, entre 1955 et 1956. En 1958 éclata la «guerre des
radios» : comme le Conseil Général d'Andorre refusait la
présence de cette « Radio des Vallées » (c'était son nom),
la France prit des mesures de rétorsion à la frontière, en

multipliant les contôles douaniers et autres pressions
réglé en 1961, par un accord

assez fortes. Tout cela fut

��7

passé entre le Conseil et les co-princes. Chacun d'eux pré¬
une société à laquelle fut concédée
pour une durée
de vingt ans l'exploitation de chaque poste. Le co-prince
français présenta la SOFIRAD, et le co-prince épiscopal une
société espagnole nommée EIRASA, laquelle apparut bien¬
tôt comme appartenant à l'État espagnol.
Mais les Andorrans ont été bernés, car les
co-princes
n'ont pas ratifié les conventions pssées entre ces sociétés
senta

et le Conseil. Celles-ci

ne

valent donc rien. Les sociétés

exploitantes ont pu, de cette manière, nous escroquer. Fin
janvier 1981, Radio-Andorre-EIRASA devait au Conseil,
comme arriérés des redevances
prévues dans la Conven¬
tion de 1961, 2 685 338 N.F.
Cependant, nous ne voulons pas rester dans le cadre
économique d'un contrat privé. Ils nous doivent cet argent,
et c'est grave. Mais le problème est que rien de ce
qui était
prévu dans les contrats n'a été respecté: ni la société
mixte qui devait être créée entre le Conseil et les exploi¬
tants, ni les deux heures journalières de catalan...
Actuellement, le Conseil ainsi que toutes les tendances
politiques du pays s'entendent pour que l'Andorre reprenne
le contrôle de la radiodiffusion. En outre, nous sommes
conscients que, derrière le problème des radios, vient celui
de la télévision et, demain, celui des satellites de télévision
directe. C'est aussi pour cette raison que les sociétés
espagnole et française (surtout la seconde, à cause de la
bataille pour le contrôle des média qui se déroule en Fran¬
ce) ne veulent en aucune façon que les Andorrans puissent
contrôler directement leurs fréquences de radio et de télé¬
vision.
C'est la lutte d'un petit peuple pour essayer d'être maître
chez lui, contre la main-mise de
grandes sociétés étatiques

étrangères. Dans
ne sommes

A. E A.
et

quelle
J.B.

—

ce

combat de David contre Goliath, nous

pas certains de vaincre.

Comment est né le Parti Démocrate Andorran,
l'orientation politique ?

en est

Andorre est

un pays qui a subi en l'espace de
profond changement : nous sommes passés
d'une société espagnole presque patriarcale, féodale, à
une société
capitaliste avancée. Ce processus historique a

vingt

—

ans un

�8

il a donné un pays difficilement
gouvernable, et où personne, d'ailleurs, ne cherche réelle¬
ment à gouverner... C'est l'application totale du plus pur
libéralisme : « Laissez faire, laissez passer ». C'est la loi du
plus fort. Parallèlement, nous assistons à une agression
directe contre l'identité nationale par les forces d'argent :
immigration, radiodiffusion, etc.
Dans ces conditions, bien que notre prise de conscience
ait été au départ culturelle, nous risquions de nous trouver
placés devant cette alternative : l'identité ou le progrès. En
ce qui nous concerne, nous n'allons pas jusqu'à opposer
l'identité aux progrès, mais nous disons : d'abord l'identité,
ensuite le progrès. Nous voulons préserver notre person¬
nalité et contrôler un peu ce progrès économique, lequel
est d'ailleurs condamné à terme, car il n'a aucune base
solide. Notre économie étant totalement dépendante de
l'extérieur, la prospérité andorrane peut disparaître aussi
vite qu'elle est apparue.
Tous ces problèmes : identité nationale et culturelle,
accroissement trop rapide de la population, situation éco¬
nomique d'expansion brutale et sauvage ont rendu néces¬
saire la création d'un mouvement politique. Ainsi est né le
Parti Démocrate Andorran qui est, bien entendu, nationa¬
liste, mais possède également un programme économique
et social qui permet de le définir, dans le cadre des idéolo¬
gies occidentales, comme un mouvement social-démocrate.
été

«

difficile à digérer » :

Dans le modèle de société que nous proposons, nous vou¬
concilier le développement économique avec des

lons

qui aillent dans le sens d'une plus
grande justice sociale.
Il est difficile, dans un pays comme le nôtre, où tout le
monde a eu sa part du gâteau, où tout semble aller pour le
mieux, de jeter un cri d'alarme et de dire : Attention ! Il nous
faut une économie moins dépendante, peut-être moins
prospère, mais plus sûre, et qui évite à l'Andorre de som¬
réformes de structure

brer tôt

ou

une

crise définitive.

L'agriculture autochtone a-t-elle survécu à tous
changements ?

A. E A.
ces

tard dans

J.B.

—

—

Les

agriculteurs, auparavant majoritaires dans

le

�9

pays, se sont retrouvés dans une étrange situation. Dans la
vallée centrale du pays, le commerce était florissant ; son
évolution

a entraîné une spéculation foncière
importante
et, à un moment donné, l'agriculteur a été placé devant un
choix : soit vendre son lopin de terre et devenir rentier, soit
continuer à travailler péniblement des champs qui sont

difficiles à labourer sans aucune aide réelle de l'Adminis¬
tration. Alors l'agriculture est devenue de moins en moins
rentable ; les gens sont devenus des entrepreneurs liés au
tourisme (hôtellerie, etc.), et les champs ont été abandon¬
nés ou vendus aux spéculateurs. Mais les vrais coupables
sont moins les agriculteurs que les gens qui ont jusqu'à

présent dirigé le pays sans se préoccuper de donner à
l'agriculture une autre issue.
A.

Ce qui fait qu'Andorre, aujourd'hui, importe
produits agricoles dont elle a besoin ?

E A.

tous les

—

J.B. — Exactement. Nous sommes obligés de nous four¬
nir ailleurs. Ici, on ne fait pratiquement plus rien. Sauf
abandonner les champs et permettre que les spéculateurs

y

fassent n'importe quoi, n'importe comment.
A. E A.

—

Le but du Parti Démocrate est donc de

changer

cet état de fait ?

J.B. — C'est cela. Il faut secouer une tranquillité de
conscience un peu trop répandue au niveau des respon¬
sables politiqués, et aussi persuader la population que ce
niveau de vie trop prospère dans un monde occidental en
crise risque de ne pas durer longtemps. Il nous faut démon¬

trer que ça ne peut pas

A.

E A:

—

Y a-t-ii

durer.

une

lutte réelle pour

tique ?
J.B.

—

Oui. Elle est la suivante

:

le pouvoir poli¬

est-ce que

le pouvoir

politique doit appartenir aux autorités qui émanent du suf¬
frage populaire andorran, c'est-à-dire du Conseil Général

(avec les transformations qu'il est nécessaire d'y apporter,
ainsi que la création d'un exécutif qui soit responsable
devant cette assemblée), ou est-ce que le pouvoir doit

�10

appartenir aux représentants des co-princes, c'est-à-dire
aux délégués permanents et aux viguiers ? Or, l'évolution
actuelle, avec la promulgation du dernier décret sur la ré¬
forme des Institutions, édicté par les représentants des
co-princes le 15 janvier dernier, nous porte à croire que le
pouvoir politique des autorités non-andorranes, désignées
par les co-princes mais non contrôlées par les Andorrans,
sera renforcé. Parallèlement, un rétrécissement des pou¬
voirs des autorités élues par les Andorrans est à craindre.
Il y a déjà un divorce entre la réalité du pays, où chacun fait
ce que bon lui semble, et l'autorité officielle du Conseil, qui
édicté des normes qui, en général, ne sont jamais appli¬
quées. Et comment ce Conseil pourrait-il gouverner effica¬
cement, puisqu'il est toujours laminé par les autorités qui
dépendent des co-princes ?
Nous avions avancé, vers 1977-1978, vers une plus gran¬
de prise en charge par nous-mêmes de nos propres affaires,
mais il y a actuellement un renversement de tendance : les
co-princes, profitant des divisions internes des différentes
'tendances andorranes, sont en train d'imposer une réforme
constitutionnelle caduque avant de naître. Les co-princes
bénéficient, en outre, de la complicité de certains secteurs
andorrans représentés au Conseil, qui mènent une politi¬
que contraire aux intérêts nationaux du pays.
A. E A.

—

Alocs, quel avenir pour l'Andorre ?

L'Andorre sera ce que les Andorrans auront dé¬
qu'elle soit. Nous souhaitons qu'ils décident d'établir
un modèle de société économiquement moins dépendante
de l'extérieur, plus axée vers un renouveau de l'agriculture
traditionnelle. Car, si l'évolution de notre pays a été à
contre-courant de l'évolution des autres États occidentaux
(crise pour eux, prospérité pour nous), cela risque de ne
pas durer. Les circonstances favorables dont nous avons
bénéficié ne joueront pas éternellement. Déjà, l'entrée de
l'Espagne dans le Marché Commun nous portera un coup
J.B.

—

cidé

sérieux.
Dans le cadre de cette économie repensée, il faut aller
aussi vers une renationalisation de la neige, en tant que
richesse nationale, actuellement spoliée par des promo-

�11

privés. Sur le plan culturel, notre parti veut proposer
réforme du système éducatif qui, en permettant une
andorranisation progressive de l'enseignement dans notre
teurs
une

établisse tout de suite l'école maternelle unifiée en
langue catalane.
C'est une affaire politique. Il suffirait d'avoir, au Conseil
Général, une équipe d'hommes déterminés pour y parvenir.
pays,

Interview

Lo G.E.R.S.A.M.
•

«

Recèrcas

région dels
1976-1978).

:

R. Pach et J.-P. Lavai

a

publicat:

espeleologicas dins la part miègjornala de la
Causses. » (Activitats del G.E.R.S.A.M.
26

pajas. Prètz : 6 F franco.

Bulletin n° 7 du Groupe d'Etude et de Recherche
léologiques et Archéologiques de Montpellier. »
•

«

80 pajas.

Spé-

Prètz : 35 F franco.

Las prumièras publicacions espeleologicas en lenga
occitana : una inovacion scientijica importanta.
De comandar a la revista.

�1871

:

la

comuna

de Narbona

Joan Forlèr

Dempuèi mai de cent annadas, s'es escrit
un

montairat de

de 1871. An

causas

fum de libres

e

dit

curiôs de constatar que la sang dels
pôble. Se Paris joguèt
le rôtie essenciai e paguèt força car aquela embriaganta set de
libertat, de defolament e de justicia sociala, cal pas debrembar que,
en çô nôstre tanben, le ventàs de la revolucion faguèt tremolar
las assisis de força ciutats.
martirs

aquel

un

subre les tarribles eveniments de la Comuna

es encara

prepaus, es

fresca dins la memòria del

Duscas als jorns de uèi, s'es pas gaire trapat d'istorians

qu'an près en consideracion coma se deviá las Comunas de
provincia, e que n'an saput tirar les ensenhaments necessaris, a l'abric de las passions. Sols, qualques autors coma
Lissagaray, L. Dubreuilh, Joan Maitron o Maurici Dommanget an ensajat de véser un bricon çô que s'èra passât
vertadièrament en defòra de la capitala, balhant explicacions e conclusions un pauc fosigadas.
De lor costat, les istorians occitans modèrns (Espieu,
Nèlli, Armengaud, Lafont...), an pas negligit l'importància
e les ressons qu'agèt dins tota l'Occitania la Comuna de
Paris ; n'an joslinhat la longa perenitat, basada sus una
anciana tradicion de libertat municipala e d'aspiracion
federalista. Una analisi pel menut d'aquel fenomèn nos
menariá tròp luènh e podèm pas, uèi, i consagrar le temps
e la plaça que s'amerita.

Malgrat les biais novèls de pensar l'istòria que puntéjon
pauc pertot, malgrat les esfòrces entrepreses, dins

ara un

�13
una pontannada pro recenta, per demistificar e desalienar
l'istòria occitana, malgrat les estudis e las recèrcas d'una
côlha de furnaires, las Comunas de provincia sémblon
demorar quitament desconegudas del grand public, e cap
de sintèsi o de tablèu général existis pas subre un subjècte

parièr.
Ai pas

brica la pretencion, dins aqueste pichon article,
de portar informacions ineditas. Vau ensajar tôt simplament, aprèp una corta compilacion, de vos contar la
Comuna de Narbona, tala que les documents nos perméton
de la descobrir e de l'aprigondir. Benlèu qu'aquesta plan
modèsta evocacion gitarà qualqua lusor sus las autras
Comunas de provincia e, qui sap, donarà idèa a d'autres de
faire çò meteis per d'autras vilas.
LAS CAUSAS

Quand òm gaita la carta de França, vesèm en primièr que
faguèt subretot escôla en Occitania, o
pauc se'n manca. D'afèit, las principalas Comunas de
provincia an remenat subretot las grandas vilas del Sud :
Lion, Sant-Estève, Lemòtges, Tolosa, Marselha, Narbona,
etc. Es vertat qu'un bèl tròç del pais èra alavetz ocupat
militarament per les Prussians, e que las gents d'aquelas
pauras encontradas non podián que plegar l'esquina e se
téner muts. Mas en Bretanha, en Auvèrnha, dins las Aups
e les
departaments atlantics, quitament pas res ! Atal, a
despart de Paris, la Comuna fosquèt un eveniment essencialament occitan.
la Comuna parisenca

I

unicament an aquô de rasons geograficas o sociòi a tanben (e subretot) de rasons istoricas,
sorgidas del passai, Sens que les actors ne prenguèsson
benlèu consciéncia. Le vièlh esperit federalista miègjornal,
veire autonomista emai separatista, qu'aviá grelhat jos la
revolucion de 1789, deviá pas èstre completament mort
o doblidat.
Tornarà d'alhors espaurugar les politicaires
a

pas

politicas

;

aparisenquits quand, en 1907, tronarà la justa révolta dels
viticultors lengadocians. E som pas segur que uèi encara
le bufal d'aquel crâne esperit libertari âge disparegut...

�14

A Narbona donc, coma dins tôt le departament, les
eveniments de Paris del 18 de març de 1871,.tanlèu coneguts, provoquèron una emocion prigonda. Dins las vilas
e les gros vilatges, las gents s'amassèron e de discutidas
enrabiadas agitèron la populacion e principalament le

pichon pôble, déjà macat
vergonhosa.

per una

guèrra ferotja

e una

patz

An

aquela epòca, Narbona èra una ciutat de gaireben
estatjants, que viviá dins le remembre de sa glôria
passada, e ont una poderosa borgesiá d'afars començava de
s'enriquesir seriosament gràcia al comèrce del vin, alavetz
en plen desvolopament. En setembre de 1870, la Republica
aviá menât al cap de la vila, a la plaça del conservator
Eugèni Peyrusse, un ôme encara jove, sortit del pôble, mas
que rosegavon las ambicions : Marcelin Coral. Pichon
proprietari que, a l'ocasion, fasiá bèl-bèl a la dreita e manejava una pluma occitana plan trempada, Coral apareis fin
finala coma un republican modérât, per dire pas un oportunista. Sabiá nadar dins la politicalha e tornariá èsser conse
20.000

de

sa

vila de 1882

a

1888.

A Narbona, èron establits les fraires Antòni e Teodôr

Raynal. Aqueste darrièr, ancian députât d'Aude

a l'Assemd'esquèrra
avançada, aviá lèu revirat sa vèsta e feniguèt per sosténer
l'orra politica del général Cavainhac. Aprovèt même
l'arrestacion e la condemnacion de son compatriôta e amie
Barbés. Exilhat volontari aprèp le còp d'Estât del 2 de
décembre de 1851, s'establiguèt a Barcelona mas tornèt
sovent a Narbona ont fosquèt pas jamai inquiétât per la
policia imperiala. Revengut defenitivament al lendeman
del 4 de setembre de 1870, Raynal agis en dejós e se fa
nomenar prefècte d'Aude, a la plaça de Marcon,
son
companh d'exilh e cap-mèstre del Partit republican audenc.
Arribat an aquel pôst, Raynal vira l'esquina als republicans
e sosten a fonze les reaccionaris. Es el qu'empacha que la
garda nacionala de Narbona siágue armada, e manca pas
una ocasion per bravar e provocar l'opinion publica de la
jos-prefectura.

blada Constituanta de 1848

sus

un

programa

�15

Le fraire de Teodòr, Antôni Raynal, dit Raynal ainat,
èra estât elegit al Conselh municipal de Narbona en mai de

1870,

e

i demorava

en

setembre de la meteissa annada ont,

tranquillôt, proclamèt la Republica aprèp èsser estât un
bon subjècte de l'Emperaire. Sostenguèt sempre son fraire
totes dos, menèron una activa campanha unicament
destinada a servir lor interès Personal.
e,

Teodòr Raynal se presentèt sens cap de succès a las
eleccions legislativas de 1871 e, mocat per la « vox populi »,
se demetèt de sa carga de prefècte e
faguèt metre a sa

plaça Trichant, avocat arrivista

que

li èra tôt devoat.

A la comuna, Antôni Raynal se garda plan d'abandonar
son fraire e agis de tôt son pes per que las reformas
promesas a la populacion pendent las eleccions
municipalas de la

prima passada posquèsson pas abotir. Totes dos fan çô que
pôdon per contrar les republicans e favorisar las entrepresas de la borgesiá reaccionària.
Cada jorn, al club Lamorguièr, les elements progressistas de la vila bramàvon tant que mai contra la clica dels
Raynal, Coral, Trinchant e les autres, que fasián tôt per
amudir la Republica e contrariar les projèctes dels democratas. Le jornal narbonés Le Courrier de l'Aude, qu'èra
dirigit per de conservators legitimistas (Lambèrt de Santa-

Crotz, Rocairôl...)
e

de butar

a

mancava pas

de

se

mesclar

a

la batèsta

la rôda dels antirepublicans.

Vesèm que, a la fin de l'ivèrn de 1871, l'ambient a

Narbona èra

pas

especialament

a

la serenitat. Mas le foc

sarà mes a la podra quand, cap al 22 de març de 1871, son
enfin coneguts les eveniments de Paris. La Prefectura e la

Municipalitat refúson un côp de mai d'autorisar la remesa
de las armas a la garda nacionala luôga que, ço disián dins
le pôble, le partit legitimista-orleanista èra, el, largament
provesit.
LES EVENIMENTS

Le 23 de març, le burèu del club Lamorguièr, jos la
pression populara, envia una letra a Emili Digeon, redactor
de La Fraternité a Carcassona, vièlh militant
republican,

�16

amie de Marcon

de Barbés que,

pendent le règne de
Napoléon III, èra partit viure en Espanha. Un dels fondators del Partit republican d'Aude, es conegut per sas
opinions d'esquèrra. Aquela famosa letra presentava pas
cap d'ambigiiitat, e demandava a Digeon de venir a Narbona per i proclamar «la Comuna centrala de l'arrondise

sament amb l'union

a

la de Paris

».

Digeon arriba dins l'anciana capitala de la Septimania le
meteis jorn a sèt oras del vèspre e, tanlèu quilhat a la
tribuna del club Lamorguièr, se met d'acôrdi amb la populacion per exigir la démission de sièis membres antirepublicans de la comission municipala, la remesa immediata de
las armas a la garda nacionala e l'adesion de la majoritat
del Conselh municipal a la Comuna de Paris.

Aquelas exigéneias

son

portadas d'arrèu

a

l'Ostal

comunal le lendeman, 24 de març, per Joan-Pèire Limozy,

jardinièr, director del club Lamorguièr e conselhièr munici¬
pal. Mas le conse Coral es pas aqui e l'Antôni Raynal,
primièr adjunt, refusa de se bolegar. Tota la jornada se
passa dins Patenta e dins de tractacions negativas. Al
calabrun, la fola, exasperada per totas aquelas tergiversacions, ocupa la plaça de la comuna e dintra dins le bastiment. Las armas son descobèrtas e balhadas sul còp a la
garda nacionala. Digeon, enrodat de sos amies, arriba a son
torn, pren le cap del movement, plaça postes de garda e,
del balcon, clama, al lum de las entòrchas e al mièg dels
picaments de mans, la creacion de la Comuna de Narbona
en ligason amb la de Paris. Le drapèl roge ven ondrar la
torre de l'antic palais dels arcavèsques. Tôt aquel jorn, las
autoritats legalas môstron pas le nas. Le conse Coral es a
Montpelhièr per un procès ; le comandant de la plaça, le
luôctenent-coronèl Vilar, demòra embarrat dins la casèrna
Sant Bernât amb la tropa del 52en de linha ; quant al josprefècte, Obissièr Sant-Martin, a disparegut e sarà trapat
que le lendeman, amagat dins un vagon a la gara.
La jornada del 25 de març es subretot marcada per
l'ataca dels soldats del 52en de linha. Dins le corrent de la
matinada, dès colonas de mai d'un centenat d'òmes

�17

caduna, prénon posicion dabans la comuna. Las campanas
sónon d'arrèu le branle e una granda partida de la populacion narbonesa, ont s'arremàrcon milierats de femnas e
de mainatges, envasisson la plaça e se mèsclon a la tropa
que, lèu, sarrada de prèp, lèva la cròssa en l'aire e pactisa
amb la fola. Les oficièrs son faits presonièrs. La Comuna
triomfa !

Òm ensaja alavetz, sens cap de succès d'alhors, de se
en rapòrt amb la Comuna de Paris e, le 26, Raynal
ainat es debuscat e arrestat. Dins la lançada, Digeon pren
possession de la jos-prefectura, ont i daissa qualques òmes
per la gardar. Dins la seguida, passa a la gara, ont se fa
metre

reconéisser coma sol mèstre de la vila. Tôt, duscas ara, s'es
debanat sens cap de violéncia ni de chapardatge ; tôt es
suau

de pertot.

Le 27 de març, delegats de las comunas vesinas vénon a
las novèlas. Digeon organisa las requisicions, que fa pagar
per

le receveire municipal. Res

es

panat. Aquel jorn,

un

cartèl signât del prefècte Trinchant e del substitut Herail
invita la populacion a renegar les menaires e a combatre

l'anarquia. Digeon respond
verinós

e

coma se

deviá

an

las afichas demòron pas longtemps

aquel rampèl
pegadas a las

parets de la ciutat.
Le lendeman, 28 de març, las gents de la Comuna de
Narbona prénon la casèrna de l'Arsenal, qu'èra estada
vujada e ont, solet, se trapava un piqueton de garda, lèu
fait presonièr. La casèrna Sant-Bernat, ont èra cantonat le
52en de linha, posquèt pas èstre ocupada. Un côp de mai,

Digeon fa

una visita a la gara ont pren de mesuras per
empachar l'arribada de trens de soldats. Dins la vesprada,
las autoritats, per la votz del banquièr August Claron, de
Limós, ensàjon d'entemenar una conciliacion qu'es refusada per les comunards.

Pasmens, l'estoc de l'armada de repression sarra la vila.
debàrcon tropas venent de Montpelhièr, de
Perpinhan e de Tolosa. Abans miègjorn, l'abat Gardèl, ritor
de la catedrala Sant-Just, vol predicar la saviesa a Digeon,
Le 29 de març

�18

que

l'escota borgalament e demòra inflexible.

Le 30 de març,

le capitani Perrossièr es mandat a Nar-

bona, ambe dòs companhiás de turcòs, per le général

Raybaud, comandant la segonda division militara a Perpinhan. Òm telegrafia tamben a Foish per far venir una
companhiá del 17en d'infantariá. Las temptativas de conciliacion fan mèuca un còp de mai, e le prefècte amenaça
encara lo pòble d'una tarribla repression. Digeon li torna
respondre sens lanternejar e, sens tremolar ni s'encolerir,
se môstra fèrme ; tota la jornada, barricadas son enairadas
dins las carrièras menant a la plaça de la comuna. Dins la
nèit del 30 al 31, una brèva fusilhada espèta carrièra del
Pont, entre turcòs e gents de la Comuna. I a dos tuats e très
nhafrats.
Cal dire que, la mèma nèit, èra arribat a Narbona le
général Zentz, qu'aviá acabat la velha de matar la Comuna
de Tolosa. Es un militar dur que s'embarrassa pas de filosofxa ni de trop de consideracions umanitàrias. Thièrs a
enviât un telegrama ont précisa clarament que ne cal finir
lèu amb aquela insurreccion. Çò que Zentz vòl faire rapidament e sens trantalhejar. Dispausa per aquò de mai d'un
milierat de soldats, gendarmas e doganièrs, e tanben d'una
seccion d'artilhariá. En fàcia, les comunards son a l'entorn
de 250.
La batalha sembla

l'autre, tôt le monde

preparar e, d'un costat coma de
prèst. Pr'aquò, las autoritats civilas

se

es

crenhisson de destruccions

e

rúfon le

morre

dabans l'em-

plec de la fòrça. Voldrián plan evitar un banh de sang que
fariá que virar tota la populacion contra le poder. Le mètge
Marti e Isidòr Ròcas son enviats alprèp de Digeon per una
ultima discutida d'arrengament.
Mas las tropas e le général Zentz trefosisson. Le procuraire général ven per las terrassas e fa sonar las très somacions. Les insurgits an una mièja-orada per se rendre. Dins
Postal de la comuna s'enseguis una confusion extrèma. Les
desertors del 52en fugisson e Digeon, qu'a comprés l'inutilitat d'una resisténcia, fa partir tôt le mond e pren sol la

�19

responsabilitat de la Comuna. Se vol tampar dins le burèu
del conse. Enlevât per la fola, es carrejat dins un ostal de la
carrièra del Pont, ont les gendarmas le vendràn arrestar le

primièr d'abril. A l'ora dita, les turcôs dintrèron dins la
comuna baioneta al canon e pilhèron tant e mai. La Comuna
de Narbona aviá viscut uèit jorns !
LA FIN DE L'AVENTURA

Les menaires de la Comuna, al nombre de trenta dos,

fosquèron empresonats e, aprèp uèit meses de detencion
preventiva, siaguèron jutjats per la Cort d'Assisi de Rodés
en novembre de 1871 e aquitats. Les desertors del 52en de
linha fosquèron amnistiais e afectats dins d'autres régi¬
ments. Emili Digeon, per sa part, un còp libérât, partiguèt
per l'Espanha ont demorèt duscas a 1880. Tornat en
França, escriguèt divèrsas brocaduras ont afortissiá sa fe
anarquista. En 1883 se presentèt a las eleccions legislativas
de Narbona ont aguèt 1.790 voses. Retirât a Trèbas, proche
de Carcassona, i moriguèt en 1894 a l'atge de 80 ans.
La Comuna de Narbona

podiá pas capitar, per divèrsas
Manquèt de preparacion e, le primièr jorn, Digeon
aguèt pas l'idèa de s'emparar de totes les bastiments
publics e de sonar l'alarma dins las vilas prêchas. La
Comuna èra isolada e privada de tota ajuda exteriora. Les
Republicans de las ciutats vesinas (Carcassona, Besièrs,
Perpinhan) ensagèron pas solament d'empachar las tropas
de la repression de partir. Èra tamben un movement
popular força limitât, apiejat sus de causas d'isanha locala
mai que sus una revindicacion politica e sociala organisada.
rasons.

La Comuna èra enfin minoritària dins la vila
a las tropas regularas.

e

minoritària

fàcia

L'estrambôrd dels primièrs jorns

casèt lèu e, fin finala,
trapèt quitament solet a l'ora de las grandas
décisions. Urosament la sang gisclèt pas, e aquela simpatica aventura aguèt almens le meriti de dobrir largament a
Narbona le talh del socialisme e d'anonciar la venguda de
Ferrol, le conse roge.
L'ôme de la Comuna de Narbona demofarà le CarcasDigeon

se

�20

republican sincèr que voliá le bonur
pôble, propagandista d'une Republica d'esquèrra
egalitària e antí-relìgiosa. D'unes an tractat Digeon d'utopista, de romantic atardat, de dangeirós perturbator,
d'anarquista enrabiat. D'autres an pas agut paur dels mots
e, tal le coronèl Perrossièr, an escrit : « Auriá melhor valgut,
benlèu, ofrir tôt simplament an aquel allucinat un asili dins
le Charenton departamental, allôc de le mudar en una
sòrta de boc emissari per le mai grand profièit dels que
l'actitud èra estada mai que curiosa e que, eles, èron meses
en defòra d'acusacion. Atal, òm auriá almens rendut a
Digeon le servici de le metre a l'abric de la misèria ont
trigossèt a la fin de sa vida. »
sonés Emili Digeon,

del

En tôt cas, se pòt dire que, pendent tota la durada de la
Comuna, Digeon donèt pas l'idèa d'un destimborlat ;
fasquèt la pròva d'un sens agut de las responsabilitats,
d'un mestritge segur dins la direccion dels eveniments,
d'un coratge, d'una onestetat, d'una saviesa e d'un respècte dels autres que s'ameriton d'èsser mençonats.
Sachèt evitar le piri e, fisançós dins la justicia dels ômes,
acceptèt son astrada sens mormolhar, en perfièita armonia
ambe sas conviccions prigondas. ■

SORGAS
Pels que serián intéressais e que ne voldrián saupre mai suis eveniments
resumits dins aqueste article, aici los documents que lor recomandam de legir :
Coronèl E. Perrossièr : « La Commune de 1871 à Narbonne » (Tula, imp.
J. Mazeyrie, s.d., 66 pp.) ;
—

—

Prospèr Nègre

: «

Une voix de prison...

»

(Rodés, imp. H. de Broca, 1871,

88 pp.);
La vérité sur les événements de Narbonne, en réponse à l'acte d'accusation
de M. Le Procureur Général de la Cour d'Appel de Montpellier» (Rodés, imp.
N. Ratery, 1871, 40 pp.) ;
Archius departamentals d'Aude (Tièira M.) ;
—

«

—

—

—

Archius municipals de Narbona ;
Jornals : «Le Courrier de l'Aude» (Narbona) e «La Fraternité»

(Carcas-

sonna);
—

«

noticia

Dictionnaire de
sus

Digeon

pp.

biographie française
340-341 ).

»

(Paris, Letouzey et Ane, 1967, T. XI,

�Pages d'histoire
d'un village occitan
Pierre David

Au nord de

Montpellier, le Pic Saint-Loup, dernière sen¬
Cévennes, domine la plaine
proche, de ses 658 mètres d'altitude. Visible de fort loin, sa
silhouette bleutée barrant l'horizon du plat pays dessine un
grand fauve accroupi. Les habitants du voisinage ont long¬
temps rendu hommage à leur montagne sacrée, en s'assemblant à son sommet le jour de la Saint Joseph.
tinelle avancée des Causses et

La légende raconte que trois frères, Alban, Loup et Guiral,
s'éprirent de la même jolie «damoiselle» ; ils ne voulurent
pas sacrifier cet amour à leur fraternité et décidèrent de
renoncer au monde en devenant ermites, choisissant pour

demeurer trois sommets de montagnes. Une fois l'an, les
trois frères com'muniquaient entre eux en allumant, la nuit
venue, un grand feu sur chacun des trois pics Saint-Loup,
Saint-Alban et Saint-Guiral.
Dans les alentours du Pic Saint-Loup, des châteaux se
vers l'an 1000 : Montferrand (avant 1132) et
son voisin Viviourès (avant 1124). Contemporains des châ¬
construisent

teaux, des villages s'édifient ou reprennent vie, ceinturant
le Pic Saint-Loup et formant la communauté de la «Val de
Montferrand

»

dont le chef-lieu devient bientôt les Matelles.

Entre cette petite république, qui reçoit ses

franchises

premières

1276, et la terre des seigneurs de Montlaur,
dans un bassin de collines qu'emprunte le chemin de Mauguio à Alès, une population se groupe sur un vieil habitat,
en

�22
autour d'une

église fraîchement sortie de terre, dédiée à

l'exaltation de la Sainte Croix. Le terroir de la paroisse
naissante n'est pas vierge, et de nombreuses découvertes

archéologiques témoignent que, depuis le dolmen chasséen, les cabanes des pasteurs de Ferrières, la nécropole
gallo-romaine de Quintilius, jusqu'au cimetière wisigothique, nombreuses ont été les civilisations qui se sont suc¬
cédées sur son emplacement.
★ ★ ★
★

1138, Raymond Guilhem de Montpellier, évêque de
Maguelone, consacre l'église de Sainte-Croix de Quintillargues. Huit ans plus tard, le 11 novembre 1146, le Pape
Eugène III confirme la donation des églises de Ste-Croix de
Fontanès faite par Raymond, évêque d'Uzès, au monastère
d'Aniane ; la réunion des deux églises dans la même dona¬
tion est à l'origine du prieuré Sainte Croix — Fontanès,
dépendant de l'abbaye bénédictine des bords du fleuve
En

Hérault.
Les comtes de Mauguio et leurs successeurs, en 1172,
les comtes de Toulouse, détiennent à Ste-Croix de Quintil-

largues un important
marchandises allant

péage où est prélevé
ou

venant de France

:

un droit sur les
le cuir de Cor-

doue, les étoffes, les charges d'alun, transportés par les
muletiers, sont taxés 12,8 ou 6 deniers suivant l'importance
du chargement. Pendant la croisade albigeoise, le comté
de Mauguio est confisqué en 1211 par le Saint Siège, et
inféodé aux évêques de Maguelone le 14 avril 1215. Les pré¬
lats héritent du péage de Ste-Croix, ce qui devait leur
procurer bien des ennuis dans la jouissance paisible de
leur nouvelle terre. Très rapidement, en effet, le sénéchal
de Beaucaire, en s'emparant de Ste-Croix en 1236, se saisit
du péage, source de profit, mais aussi point stratégique du
chemin d'Alès. Il faut l'énergique intervention du Pape
Grégoire IX pour calmer l'ardeur des troupes royales. Louis
IX s'incline lorsque le Pape Clément IV, dans une lettre du
12 septembre 1266, lui démontre que le comté de Melgueil
est bel et bien possession de la papauté.

�23
Tout rentre dans l'ordre

jusqu'au règne de Philippe IV le

Bel. C'est alors que le roi, désirant une ouverture

sur

la

Méditerranée, échange en 1293 la partie épiscopale de la
ville de Montpellier :« Montpellieret », estimée 500 livres,
contre la baylie de Sauve, Durfort, Poussan et la seigneurie
de Ste-Croix

—

Fontanès. Toutes les transactions entou¬

rant

l'échange de seigneuries enfin terminées, les habitants
Ste-Croix, réunis devant l'église le 9 mai 1294, procla¬
ment leur attachement à leur seigneur, aux cris de «Ste
Croix ! Ste Croix pour l'évêque de Maguelone ! ». En fait,
comme les terres qu'ils cultivaient, les gens
de Ste-Croix
changent de seigneur dominant et, après avoir été pendant
plus de quatre-vingts ans sujets de la papauté, les voilà
devenus à présent sujets du roi de France.
de

Face à la puissance royale, le comte-évêque perd insen¬
son autorité au cours du XVe siècle; c'est

siblement de

d'abord la monnaie de Melgueil qui, peu à peu, est rem¬
placée par la livre tournois, puis l'insécurité régnant sous
l'effet des passages répétés des Routiers, les officiers
royaux s'immiscent de plus en plus dans les affaires du
comté ; en 1428, le sénéchal de Beaucaire ordonne de cons¬
truire les fortifications de Viols-le-Fort. Quant au chemin de

Ste-Croix, il est délaissé bientôt par les marchands montpelliérains qui lui préfèrent la route du Rhône ou le chemin
d'Auvergne, transitant par le Larzac.
★ ★ ★
★

Les plaies de la guerre de Cent Ans cicatrisées, le pays
au début du XVIe siècle une période de prospérité

connaît

dont

le compoix de 1554 de la «Val
qui chante l'ardeur des nouveaux défri¬
chements : blé, vigne, olivette, grignotent la garrigue atta¬
quée par d'incessantes « rompudes ».
nous avons

l'écho par

de Montferrand»

Après cette accalmie de courte durée, les premières
Religion instaurent le trouble. Déjà, en 1563, la
famille Jean, du mas de Lancyre, ayant adhéré à la Réforme,
refuse de payer la dîme au prieur. Dès 1568, les châteaux
guerres de

�Le pic

Saint-Loup

�25
de Montlaur, St-Drézéry et Prades reçoivent des garnisons
de soldats catholiques. Les Huguenots s'emparent de

Sommières

1572.

L'évêque A. de Subjet, constatant que
depuis dix-huit ou vingt ans la seigneurie de Ste-Croix
dépendant de son évêché ne lui rapporte plus rien, décide
en 1592 de la vendre à Françoise de la Croix, dame de Figaret et de Guzargues : « Estant ceux des lieux écartés de la
ville de Montpellier, aux frontières des Cévennes qui sont
occupés par ceuls de la religion prétendue réfformée, estan
les lieux des bourgades et maisons écartés dans un pays
rudde montagneux et bouscayeux tout favorable aux lar¬
rons et brigands tellement couvert qu'il ne sert que de
passage aux gens de guerre...».
en

Quelques années plus tard, le duc de Rohan, à la tête
Huguenots, commet des «dégâts», suivant l'expres¬
sion consacrée des chroniques de l'époque. Le 24 mars
1622, il rase Montlaur ; en avril 1622, il attaque Montferrand
défendu par l'évêque P. de Fenouillet. Le duc échoue dans
son entreprise, bat en retraite, et au passage saccage le
village des Matelles et brûle quelques églises.
des

La prise de Montpellier par Louis XIII, le 20 octobre 1622,
impose définitivement la monarchie française en Langue¬

doc.

L'évêque Fenouillet, que nous avons vu tenir tête à
Rohan, est umdes derniers grands seigneurs. Il gouverne
son évêché d'une main de fer, n'hésitant pas à emprisonner,
dans son repaire de Montferrand, ceux qui le gênent. En
1628, il obtient l'annulation de la vente de la seigneurie de
Ste-Croix conclue en 1592 par son précédesseur.
Les successeurs de Fenouillet seront gens plus pai¬
sibles. Ils visitent régulièrement leur diocèse et sont reçus

grands honneurs à Ste-Croix — Fontanès (en 1657,
Mgr Bosquet, en 1677 Mgr de Pradel, en 1699 Mgr de Colbert, en 1743 Mgr de Charancy).
Ils se contentent, comme Mgr de Charancy, en janvier
1744, de réglementer les horaires du régent qui ouvrira
l'école deux heures tous les matins à Ste-Croix, et deux

avec

�2b

heures tous les soirs à Fontanès ; ou bien, comme Mgr
Renaud de Villeneuve, d'établir dans la paroisse un bureau
de charité et la Confrérie du Rosaire, en 1761.

★ ★ ★
★

Le vrai pouvoir appartient dorénavant à l'administration
royale. Le roi ayant ordonné la tenue des registres des nais¬
sances, mariages et décès, le curé de Ste-Croix lui obéit à
partir de l'année 1600. Versailles confirme, l'an de grâce
1688, une déclaration des habitants de Ste-Croix dénom¬

le four, la place et
la cour des Comp¬
tes, Aydes et Finances de Montpellier, autorisent et homo¬
loguent le nouveau compoix de la communauté de SteCroix
Fontanès, le 6 avril 1713. En ce début du XVIIIe
siècle, le livre cadastral nous indique que la culture des
céréales tient une grande place dans le finage de Ste-Croix :
102 ha sont des terres labourables, alors que la vigne ne
recouvre que 18 ha.
brant les biens
une

possédés en commun,
fontaine. Les conseillers royaux de

—

★ ★ ★
★

L'Ancien

Régime s'écroule, regretté par les uns, honni
utilise le calendrier républi¬
mais on l'abandonne le 1er

par les autres. A Ste-Croix, on
cain dès le 2 prairial de l'an II,
frimaire de l'an XIV.

République voit la séparation des deux
paroisses qui s'érigent en communes distinctes : Fontanès,
d'un côté, Croix (le mot «Sainte» n'ayant plus bonne répu¬
tation est provisoirement abandonné) de l'autre.
L'an III de la

Poinsard, ancien
Originaire de Nîmes, il avait exercé son
ministère pendant trente-cinq ans, et sa mort paisible dans
la paroisse semble prouver qu'il n'a pas été inquiété par les
lois révolutionnaires ; il est vrai que, si l'abbé Poinsard est
resté à Ste-Croix, on peut se demander s'il en est toujours
le prêtre, puisque, quelque temps avant sa disparition, sa
Le 16 brumaire An IV décède Joseph

curé de Ste-Croix.

�27

signature dans
tion

:

un

acte de naissance est suivie de la

men¬

marchand.

Si la Révolution amène la

propriété réelle de la terre aux
répartition plus égalitaire de l'impôt, elle
n'empêche pas les riches de se rendre, seuls, acquéreurs
des Biens Nationaux, au détriment d'une réforme agraire.
paysans et une

Le domaine de Puech Arnaud des Dominicains de Mont¬

pellier (50 sétérées de terre, estimé 8 950 F) est acquis par
le plus grand propriétaire de Fontanès, Jacques Coulet,
pour le prix de 15200 F. La maison et le jardin du prieur de
Ste-Croix sont achetés par Ferrier, de St-Bauzille-de-Montmel.

Lassée des excès révolutionnaires, la France se livre à
Bonaparte. Pour mieux asseoir l'impôt, Napoléon prescrit
la confection du cadastre parcellaire, après l'assentiment
du corps législatif en 1808. Un quart de siècle plus tard, le
cadastre de Ste-Croix de 1832 enregistre une certaine évo¬
lution des cultures. La vigne engage une conquête certaine
du terroir au détriment du blé ; elle est déjà plantée sur 50
ha ; les terres labourables s'étendent sur 98 ha ; 35 parcelles
de mûriers recouvrent plus de 7 ha, démontrant l'impor¬
tance c}e l'élevage du ver à soie. Le gâteau communal se
partage inégalement entre 4 gros propriétaires qui détien¬
nent près de 80 % du sol, et le reste de la population, 5
petits propriétaires et 15 travailleurs.
Sous Napoléon III on assiste à une offensive

magistrale
le clergé organise de grandes fêtes
qui mobilisent tout le village : on érige une croix en 1857, on
installe une. vierge dans l'église en 1858, on bénit une clo¬
che en 1870 ; ces manifestations sont généreusement sub¬
ventionnées par une population qui vend bien son vin.
de

l'église catholique

;

★ ★ ★

★

Le phylloxéra sonne le

détruite, les viticulteurs
gent dans

un

glas de l'abondance

;

la vigne

sont ruinés et leurs familles plon¬
embarras terrible. Les plus miséreux aban-

�28

village et émigrent vers la ville. Enfin le puceron
la vigne est replantée de plus belle, si
de 1931, malgré tous les aléas des
méventes antérieures, la crise de 1907 en particulier, on
comptera dans la commune 120 ha de vignes pour 50 ha de
terres labourables. Le recensement agricole de 1955 dé¬
nombre 20 exploitants agricoles, 123 ha de vignes et 47 ha
de terres labourables. La vigne est alors à son zénith, mais
par suite d'une conjoncture économique défavorable au vin
français, aggravée par deux années de gelée (1956 - 1963)
bientôt le nombre d'agriculteurs de la commune de SteCroix diminue spectaculairement. Le remembrement des
terres accompli de 1966 à 1969 ne laisse subsister que 10
exploitants et une évolution s'amorce : au mas du Mounié,
créé lors de la nouvelle répartition du terroir, on élève des
taureaux camarguais ; le mas du Greffier se tourne vers
l'élevage des chèvres et la production du fromage, tout en
introduisant dans le vignoble des cépages recommandés
producteurs de vins de qualité classés V.D.Q.S. Le choix de
nouveaux cépages se fait sous l'impulsion de la cave coo¬
pérative «des Coteaux de Montferrand» installée à SaintMathieu-de-Tréviers, cave qui reçoit la vendange des vigne¬
donnent le

ravageur est vaincu,
bien qu'au cadastre

rons

de Ste-Croix.

politique de production d'un
qualité démarre.
Le « Pic St-Loup », réputé pour son vin rouge, son vin rosé
et son vin d'une nuit, est essentiellement produit par le
grenache qui apporte un fort degré, du bouquet et de la
finesse, auquel on adjoint le cinsaut donnant un vin souple
et sans acidité. Mais la qualité est-elle plus payante que la
quantité ? Telle est la question que l'on peut se poser en
constatant que les 8 exploitants agricoles de Ste-Croix ne
représentent plus que 40 % des actifs de la commune en
Vers les années 1970, une

vin de

1972.

de la population fait appa¬
augmentation du nombre d'habitants, il n'y a
plus dans le village que 3 exploitants agricoles.
En 1975, si le recensement

raître

une

Comme nombre de

communes

rurales de la région

du Pic

�29

St-Loup, Sainte-Croix-de-Quintillargues, en perdant sa vo¬
cation millénaire agricole, change de visage et devient
satellite de la grande cité : Montpellier.
Pourtant, en flânant dans sa rue tranquille, bordée de
maisons basses au triple rang de génoises, en contemplant
sa vieille église romane, en écoutant la paisible rumeur du
village que vient parfois troubler le beuglement des tau¬
reaux, tout semble encore immuable.

La

rue

principale

�Preïstòria e linguistica
en Occitania
Alan Novèl

Las recèrcas dels substrats lingûistics dins las lengas

d'Euròpa
fòrça dificilas. Dempuèi lo début del XXn sègle, un fum
d'especialistas ensagèron de trobar de résultats précisés, mas
malurosament arribèron solament a de résultats sovent diferents,
amai contradictòris. Aquí las principalas etapas d'aquelas recerson

cas.

Lo

primièr qu'ensagèt d'estudiar vertadièrament aqueles

pro-

blèmas es un Italian, A. Trombetti, que publiquèt en 1924 un libre
sul « Substrat mediterranean » en toponimia. Coma aviá remarcat

qu'un fum de noms de luôcs d'Italia e del Pais Sarde s'explicàvan
pas pel latin ni tanpauc per las lengas indô-europeanas, coma
Cagliari, Alba, etc., escriguèt que devián èsser de vestiges de las
lengas pre-indô-eiiropeanas parladas del temps de la preïstòria.
Aquelas recèrcas siaguèron conoscudas en França en 1931 amb la
publicacion per V. Bertoldi, italian el tanben, d'un article dins lo
B.S.L.P. que présenta la racina substratica GANDA («travers
rocalhós »). Aquò siaguèt considérât en França coma « extraordinari » e même tanben un pauc caluc ! Pr'aquò, n'i agèt dos per
comprene qu'aquelas recèrcas èran plan interessantas : Dauzat e
Fouché. A. Dauzat agèt alara l'idèia d'organisar a Paris en 1938
lo primièr congrès internacional de toponimia, per far conéisser
melhor aquela question. Fouché i presentèt una comunicacion que
s'inspirava dels trabalhs dels Italians, e sustot de los d'Alessio, e
qu'estudiava lo pre-indò-european KAL- (« pèira »). Aquô fasquèt
grand bruch dins lo mitan dels linguistas franceses qu'èran pas ges
acostumats a aquelas recèrcas. Fouché foguèt donc atacat, criticat
e los que pensèron qu'aviá
une chança d'aver rason siaguèron pas
nombroses. De qué reprochàvan a Fouché ? Tôt simplament de
parlar de questions qu'èra pas possible d'estudiar, que la preis-

�31
tòria de la França èra pas pro conoscuda

: per eles mancava de
prôvas. Los lingiiistas se separèron donc en dos camps : los que
cresián al pre-indò-european (los Italians, Fouché e Dauzat) d'un
ban, los autres franceses de l'autre. Lo temps passèt e, en 1950, un
disciple de Fouché, C. Rostaing, sostenguèt sa tèsi d'Estat sul preindô-european en Provença que siaguèt considerada coma sens
valor pels franceses e per de «Germanics» coma lo Suisse J.
Hubschmid que s'èra el tanben especialisat dins aquelas recèrcas
de substrat. Los Italians diguèron simplament qu'aquel trabalh*
èra un pauc « leugièr». Aquô's vertat que, se lo material reculhit
es intéressant, i a pas jamai de prôvas del punt de vista sostengut.
Per exemple, C. Rostaing, per lo nom de Marselha (Massalia al
Vin s. avant J.-C.), prepausa una racina MASS-, pre-i.-e., que
voldriá dire «sôrga, «font», perque i a força sôrgas dins la
région de Marselha ! Cal ben reconéisser qu'es ben «leugièr».
D'onte ven aquela racina ? Perqué vol dire «sôrga» e non pas
«pèira», «arbre», «ostal», «vila», etc., que trapam tôt aquô
tanben dins la région de Marselha ? C. Rostaing ne ditz pas res ;
dins son Diccionari dels noms de luôcs de França (1963), torna
presentar la meteissa explicacion sens cap de prôvas, un côp de
mai. Per acceptar aquel résultat, caldriâ quicôm de mai solide.
Puèi, d'autres lingiiistas se metèron a estudiar aqueles problèmas
de substrats, mas, al luôc de simplifiar lo problèma, aquô lo compliquèt, car per la meteissa racina parlàvan de realitats diferentas.
Per la racina KAL- («pèira»), Battisti e G. Alessio pàrlan de
«pre-indò-european » coma Fouché dins lo temps, J. Hubschmid
parla de «pre-celtic », Flutre de a pre-gallés », alara que Corominas e Alcover-Moll pàrlan de «pre-roman». Perqué aquelas
diferenças ? Perqué an pas de basas solidas e los mai prudents se
conténtan de dire « pre-gallés » amai « pre-roman » per qualifiar
aquela racina que sembla força anciana. Lo résultat siaguèt que
finalament sabiam pas grand causa sus aquelas racinas, se que
non que
semblàvan ancianas, pre-latinas.
★ ★ ★

★

Cossi far per ensajar d'i veire un pauc pus clar ? Caliá donar a
aquelas recèrcas de basas solidas en defôra de la lingiiistica que,
sola, podiá pas anar mai luènh. Pensèri alara que deviài partir de
sciénças devengudas solidas dempuèi quauquas annadas, coma la
preïstôria e l'etnologia, per conôisser los pôbles ancians que
viviàn dins nôstre pais avant l'arribada dels Romans, qu'aquelas
racinas s'explican pas pel latin. Puèi, compararem los résultats

�32
amb los de la

lingiiistica e veirem ben se trobam quicôm.
primièr, cal partir de la preïstòria e conéisser lo poblade l'Occitania. Per resumir, pòdi dire aquô.

Donc,
ment

en

Los primièrs omò-sapiens venguèron en Occitania al paleolitic
superior a partir de 35 000 avant J.-C. Son de cromanhoïdes que
sortissián del Proche-Orient. Del meteis luôc, de pôbles aparentats
venguèron per vagas successivas pendent tôt lo paleolitic superior,
lo mesolitic e lo neolitic. Mas a la fin del paleolitic, vèrs 10000
avant J.-C., i agèt la fin de la glaciacion de Wûrm, que la tèrra se
rescaufèt. Los renes montèron cap al Nord seguits per força
monde. Donc, la majoritat d'aquels cromanhoïdes del ProcheOrient encara aqui son principalement venguts al neolitic. Los
Basques son los descendents dirèctes d'aquels ômes del paleolitic
e neolitic. Pr'aquô, al neolitic, d'autres pôbles venguèron dins
nôstre pais, de l'Eurôpa Centrala, de braquicefales, que se sônan
Toranians o Alpins.
Donc avèm doas menas de pôbles :
1. De cromanhoïdes dolicôcefales sortits del Proche-Orient,
sonats « Mediterraneans », qu'anèron tanben en Africa del
Nord e en Dravidia (sud de l'índia) a partir del paleolitic
superior. Mas lor importança actuala es sustot neolitica.
2. De Toranians o Alpins venguts de l'Eurôpa Centrala al neo¬
litic, que s'installèron sustot dins lo Massis-Central, la broa
de las Alpas, de las Pirenèas e un pauc tanben en Italiadel

Nord.

Ara, caliá far l'aira de las racinas dichas del substrat

e super-

los résultats de la preïstôria, de l'antropologia e de la lin¬
giiistica comparada. Devi dire tanben que, per precisar las airas
lingiiisticas, me serviguèri pas que d'apellatius que conoissèm lo
sens, per evitar las racinas omonimicas (los toponimes perméton
pas aquô, lor sens es pas jamai conoscut, es tojorn supausat).
Prenem per començar lo nom de las Alpas qu'es considérât
coma « d'origina desconoscuda » per von Wartburg, « gallés » per
Hubschmid (que defend aqui la tèsi de son paire) o «pre-indòeuropean » per Bertoldi e Pokôrny. En primièr, cal veire se podèm
trapar d'apellatius que nos balharián lo sens d'aquela racina que
lo latin explica pas. Òc, n'i a. Dins las Alpas occitanas, italianas o
suissas, precisament, podèm citar de mots coma alp/aup («montanha », « pasturatge de montanha nauta », etc.). S'agis donc aqui
d'una racina oronimica. Endacôm mai, pas cap d'apellatius ; pas
que de toponimes coma dins las Pirenèas (Alp en Cerdanha). Dins
las Alpas avèm l'Aup de l'Infernet. En tôt, podèm trobar un
vintenat de toponimes en Occitania. En França (al Nord de Leire)
pausar

�33

podèm citar que dos o très coma Le Pecq (Seine-et-Oise), atesAlpicum al Vlln s., e Alpec dusqu'al XVIIIn s. Mas una causa
siaguèt remarcada per Dauzat, Bertoldi e Pokorny : aquela racina
a una varianta curiosa : ALB-, atestada força sovent dins lo nom
de las Alpas, escrich Alpes o Albes dins l'antiquitat, que nos
empacha de la considerar coma indò-europeana, qu'aquela
varianta i es pas possibla. La tèsi gallesa de Hubschmid es donc
impossibla foneticament. Per lo metôde de las airas que parlavi es
çô meteis ; coma aquela racina es atestada principalament en zòna
sud e sustot dins las Alpas, las Pirenèas e l'Italia del Nòrd, pot pas
èstre indô-europeana, car a mesura que davalam cap al miègjorn
l'influença indô-europeana es mens fòrta. I a donc doas rasons
sufisentas per que siága pre-indò-europeana. (Una sola sufiriá).
Es déjà un bon résultat. Mas podèm anar encara mai luônh ?
Podèm precisar ? Avèm vist que i a dos substrats pre-indô-europeans en Occitania. Podèm saupre de quante substrat ven aquela
racina ? Del mediterranean d'origina prôche-orientala o de l'alpin
d'origina centre-europeana ? Per trapar la solucion, vegèri donc
pas qu'un metôde, trapar son aira, mas amb d'appellatius que
coneissèm lo sens.
Aital, anam veire se ALP-/ALB- (« aussada »,
«montanha». Cf. oc. alp/aup «montanha») se trapa dins las
lengas mediterraneanas, coma per exemple las lengas camitône

tat

semiticas

o

lo dravidian. E ben !

qu'uria possibilitat

non.

Pas

res.

Nos demôra pas

las lengas d'Eurôpa centrala, que se sônan
oralô-altaïcas. Teoricament, l'i devèm trapar. Es çô que se passa.
Es una racina força espandida dins aquelas lengas ; en mai d'aquô,
i trapam las doas variantas ALP-/ALB-, que i son normalas. Aqui
quauques exemples : oïgôr = alp («naut»); tchagataï = alp
(« grand ») ; tchovache = olip (« grand ») ; koibal = alêp (« erôs ») ;
turc = alp (« naut ») ; iakote = albat (« augmentar »), etc.
De

:

qué p.odèm conclure ? que l'aira d'aquela racina correspond
a l'aira dels pôbles venguts d'Eurôpa centrala. ALP-/
ALB- («naut», «montanha»), es donc una racina d'origina cen¬
tre-europeana e d'epôca neolitica. Ara cal contunhar segon lo
meteis mejan. Prenem la racina KAN-T- que pausa tanben un
problèma etimologic. Avèm aqui una autra racina d'origina centreeuropeana ? Cal far son aira. Mas devèm constatar qu'es completament inconoscuda dins las lengas oralô-altaïcas. Es donc pas de
la meteissa origina que ALP-/ALB-. Deu donc èstre una racina
mediterraneana d'origina prôche-orientala. Per veire un pauc dins
aquelas lengas ? E ôc. La trapam facilament. Mas aquô nos estona
pas, qu'èra la sola possibilitat que demorava. Trapam tanben la
exactament

�34

varianta GAN-D- qu'estonava los etimologistas, que disián qu'una
sorda initiala pot pas se sonorisar (K- inicial podriá pas devenir Gper

eles, qu'aquela varianta

Aicí quauques

Berbère

:

exemples

es pas

explicabla

per

l'indò-european).

:

ta-kenn-ut (« molon de pèiras ») ; guanche : gando

(« rocàs ») ; arabe : djand-el (« pèira de talha ») ; fenician : gona
(« montanheta ») ; basque : gand-or (« cima ») ; ibère : ganda
(« pèira dura », mot atesta coma ibère per Plina) ; telogó : konda
(« montanha ») ; canara : konda (« montanha ») ; malaialam kanda/ganda (« mont ») ; tamol : kund-u (« mont »), etc.
Trapam tanben aquela racina dins

una

autra atestacion antica,

dins lo ligure gando-bera (« travèrs peirós ») e cant-al-on (« pèira
de cavòt », atestat dins las inscripcions lepontianas). Dins las len-

relèva de mots que los etimologistas dins los dicd'origina inconoscuda », « pre-latina », « pregallesa », « pre-celtica », etc. : italian cantone (« pèira per bastir »),
ganda (« maça de ròcs ») ; espanhòl e portugués canto (« pèira ») ;
galician gandara (« tèrra rocalhosa », « ermàs ») ; occitan cantal
(« peirassa », « mont » — d'aqui lo nom de la montanha), cantena
(« molon de pèiras »), cantarèl (« molon de pèiras dins un camp »),
etc. Dins las Pirenèas, trapam de noms de montanhas coma Canigó, Canoa, etc.
gas romanas se

cionaris dison

«

Segon son aira, aquela racina es donc mediterraneana d'ori¬
gina pròche-orientala. Per l'epôca exacta de son arribada en Occitania, es un problèma. Avèm vist que los Mediterraneans venguèron dempuèi lo paleolitic superior per vagas successivas. De
tôt biais, avèm vist que força Paleolitics que vivián del rene montèron cap al nord quand venguèt la fin de la glaciacion de Wtirm al
Xn millenari. Donc, la partida mai granda dels Mediterraneans
que fôrmon los Occitans d'ara an de mesolitics e sustot de neolitics
coma ancessors. La màger part d'aquelas racinas mediterraneanas
son donc d'epôca neolitica. Mas per destriar las racinas paleoliticas de las neoliticas, aquô's un problèma força dificile. Vesi pas
qu'un mejan. Sabèm que los pòbles mai ancians dins un pais se
tràpan totjorn dins los endreches mai recuolats, dins las monta¬
nhas sustot, que s'i refugièron quand d'autres pòbles venguèron.
Aquô se vei pels Basques refugiats dins las Pirenèas dempuèi de
millenaris o pels Berbères que trapam dins las montanhas d'Africa
del Nòrd o dins los desèrts. Donc, caldriá estudiar la frequéncia
d'aquelas racinas segon los luôcs que las trapam : las mai fré¬
quentas dins las montanhas aurián de chanças d'èstre vengudas a

�35

l'epòca paleolitica. Mas pel moment, pòdi dire simplament qu'aquelas racinas son d'epòca preïstorica.
Dins un article venent, explicarai de racinas pre-indò-europeanas, de noms de ròcas, de rius, de plantas e d'abitacions.

lère FOIRE DU LIVRE
ET DE

L'ÉDITION RÉGIONALE
Vendredi 12 juin :
FILMS/DÉBATS - CHANSONS:
14 h 30 : L'édition régionale, une réalité culturelle (Salle Rabelais)
21 h
: Film Vive Joseph Delteil de J.M. Drot (Salle Rabelais)
21 h 30 : Jacmelina (Salle Molière)
—

—

—

Samedi 13 juin :
FILMS/DÉBATS
CONCERT
14 h 30 : Les vins du Languedoc (Salle Rabelais)
17 h 30 : Les mouvements ouvriers en Languedoc (Salle Rabelais)
21 h
: Les Camisards de René Allio (Salle Rabelais)
21 h 30 : Polyphonia Antiqua, musique des XIIIe et XIVe siècles
—

—

—

—

—

(Salle Molière)
Dimanche 14 juin :
FILMS/DÉBATS
THÉÂTRE:
14 h 30 : Coutumes et légendes du Languedoc (Salle Rabelais)
17 h 30 : Musique et Troubadours (Salle Rabelais)
21 h
: Les Cathares (Salle Rabelais)
21 h 30 : Comèdia Occitana Tolzana dans « Lo Mètge per fòrça »,
Le Médecin malgré lui en Oc (Salle Molière)
-

—

—

—

—

Des expositions (delteil, baissette, dubout, les relieurs, la b.d.,
— des livres (présentés par 50 éditeurs),
des films, des débats, des spectacles, pour une quinzaine littéraire
Les protestants, Les camisards

languedocienne.

MONTPELLIER

12,13&amp;14 JUIN
1981

�Nouvelles d'ici et d'ailleurs

•

MORT DE TELESFORO DE MONZÓN

Jusque dans son dernier voyage,
l'État espagnol aura persécuté
Telesforo de

sion

et

venaient

se

réfugier

en

Euskadi-Nord.
Comme le notait, au lendemain
de

sa

mort, l'éditorialiste d'En-

Monzón, mort le 9
mars dernier à Bayonne. Le cer¬
cueil du
leader basque a été
«enlevé» par la Guardia Civil, et
c'est encadré par un convoi mili¬
taire qu'il fit son entrée dans la
ville de Bergara, pour l'inhumation.
Né en Biscaye en 1903, ce fils
de noble famille s'engagea très tôt
dans le combat nationaliste, et

bata : « Ayant en permanence une_
vision historique du drame basque,

devint ministre de l'Intérieur dans

pas non plus le poète, dont nom¬
bre de textes sont aujourd'hui sur
toutes les lèvres en Euskadi.
Le peuple basque a perdu son

le

premier gouvernement basque,

issu

du

1935.

Âme

Statut d'autonomie de
de la résistance armée
contre les troupes franquistes, il
fut l'un des tout derniers à quitter
son

pays

après la victoire fasciste.

Installé à Saint-Jean-de-Luz dès

après la Seconde Guerre Mondiale,
il continua à diriger le Parti Natio¬
naliste Basque (P.N.V.) puis, après
la naissance de l'E.T.A., il soutint
ces patriotes qui continuaient le
combat des gudarris de 1936. Il
joua également un rôle important
au sein de l'association Anai Artea,
pour soutenir ses compatriotes
persécutés qui fuyaient la répres¬

il savait dépasser ou négliger les
contingences de l'heure, pour dé¬
finir les voies évidentes de l'ac¬
tion. »
Telesforo de Monzôn était ré¬
cemment devenu l'un des leaders
de la coalition Herri Batasuna, et
avait été élu député. N'oublions

chantre national. Il

ne

l'oubliera

pas, non plus que les nationalistes
de toutes les patries opprimées,

qui savent tout ce qu'ils doivent
au Pays basque.
Et, parmi les appels de Teles¬
foro de Monzôn, nous ressentons,
nous autres Occitans, la portée de
ce
message : «Comment allonsnous

atteindre

la

liberté

pour

l'Euskadi, si nous, les Basques, si
nous, les patriotes, à l'intérieur de
notre propre maison, n'arrivons
pas à nous mettre d'accord ? »

�37
•

10000 BRETONS POUR L'AMNISTIE

Vingt militants bretons, condam¬
nés par la Cour de Sûreté de l'Etat
à 200 années de prison, sont tou¬

jours détenus dans les prisons
françaises. C'est pour exiger leur
libération, ainsi que la dissolution
de la Cour, que les comités Amnis¬
tie Bretagne avaient appelé à un
rassemblement, les 14 et 15 fé¬
vrier, à Guingamp. Dix mille per¬
sonnes sont venues apporter leur
soutien.

La

manifestation

était

placée sous le signe de la solida¬
rité internationale, et une confé¬
rence de presse des peuples en
lutte a réuni diverses organisa¬
tions, dont l'Union du Peuple
d'Oc. Une plate-forme commune a
été rendue publique : elle dénonce
la répression exercée par les di¬
verses polices politiques et juri¬
dictions d'exception contre les
militants nationalistes, dans toute
l'Europe. Le succèide ce rassem¬
blement a été un grand encoura¬
gement pour les Comités Amnistie
Bretagne.

titres

et

25

culs-de-lampe, ainsi

que de quatre dessins pleine page
de la talentueuse Sylvette Bérin-

guier.
Parution

: vers

Adresser 25

F

la mi-81.
à M. Soulhié,

24200 Ste-Nathalène
l'ordre de Novelum).

•

(chèques à

PROCÈS

Ayant renvoyé pour la seconde
fois son livret militaire, Serge Viaules, trente et un ans, a comparu en
avril devant la cour d'appel de
Haute-Garonne. C'est le procès
d'un autonomiste occitan plutôt
que celui d'un insoumis qui a été
fait. A l'audience, Serge Viaules
refusa de s'exprimer en français
et, pour la première fois à notre
connaissance, on a eu recours
dans

un

tribunal

français à

un

interprète chargé de traduire... de
l'occitan. Les Corses du F.L.N.C.
n'avaient pas eu

août, à Penne-d'Agenais. Au pro¬
gramme : cours d'occitàn, confé¬
rences, débats, théâtre, danse,

autant de chance.
Serge Viaules a donc exprimé
en langue d'oc son refus d'appar¬
tenir à l'armée française tant que
l'Occitanie ne serait pas autonome.
Son avocat, M® Estelin, conclut
sa plaidoirie en occitan
égale¬
ment : « Tant que lo governament
francés contunharà de negar nòstres dreches, avèm pas a collabo¬
rai a nòstra pròpria alienacion. »
L'arrêt de la cour d'appel sera

ateliers divers. Pour tous rensei¬

connu

gnements

les frais de justice
présents et à venir (car Viaules est
têtu et ne s'arrêtera pas là), un dis¬
que du groupe Riga-Raga est mis
en souscription, au prix de 15 F
l'exemplaire (120 F pour dix dis¬
ques). On peut adresser les sous¬
criptions au Comité de Soutien à
Serge Viaules : «La Talvera», 16,
rue du Vieux-Colombier, 81600 GAIL-

•

ESCÒLA OCCITANA

L'École Occitane d'Été se dé¬
roulera cette année, du 23 au 29

:

E.O.E., Lycée Georges-

Leygues, 47307 Villeneuve-sur-Lot.
•

EN SOUSCRIPTION

:

Contes del Sarladés, recueillis
Sylvette Beringuier et Jacques

par

Boisgontier.
(145

x

210

Un livre de 128 pages

cm), comprenant 25

contes illustrés de 25 bandeaux-

le 27 mai.

Pour payer

�38
LAC. Aicí e Ara
recommander à

saurait trop
lecteurs de
souscrire massivement car, pour
une

ne

ses

fois, la musique occitane est

vraiment

au

service

d'une

lutte

d'aujourd'hui.
•

dont on connaît
au

tribalisme

groupusculaire, ont su s'unir le 14
mars à Toulouse pour réclamer
que la langue d'oc trouve sa place
à la télévision. Les militants du
mouvement
provençal Parlaren

également participé en grand
nombre à cette action ; pour la pre¬
mière fois, «provençalistes» et

ont

«occitanistes» se retrouvaient la
main dans la main pour défendre
leur langue. Deux mille cinq cents

personnes

création, en septembre 1980.

L'union des occitanistes serat-elle durable ? Nul ne le sait, mais
il n'est pas interdit de l'espérer.
En laissant aux vestiaires les idéo¬

logies de mauvais goût

MANIFESTATION UNITAIRE

Les occitanistes,
bien la tendance

sa

environ ont défilé dans

les rues aux cris de : « Volèm l'oc¬
citan a la télévision ! ». Les mani¬
festants se retrouvèrent ensuite
dans les locaux de FR3, d'où ils

furent

expulsés sans ménagement
troupe de C.R.S. occitanophones, mais non pas occitanistes.
C'est l'Union du Peuple d'Oc qui

pour ten¬

ter de faire aboutir des revendica¬
tions concrètes et réalistes, les

défenseurs de la

langue d'oc ont
avant. Etre nationa¬
liste occitan, c'est avant tout dé¬
fendre une langue et une culture.
Devant le succès remporté par la
mobilisation de Toulouse, une se¬
fait

un

pas en

conde manifestation a été décidée.
Elle se déroulera à Marseille le

samedi

pouvoir

13
y

vençaux

juin. Nous espérons
rencontrer nos amis pro¬

de l'Institut

d'Études Oc¬

citanes, qui n'avaient pas cru bon
de faire le déplacement de Tou¬
louse.

N.B.

—

nous

Au

moment

apprenons que

d'imprimer,
la manifesta¬

avait lancé l'idée d'une manifesta¬

de la tenue probable
des élections légis¬
latives, est reportée à une date
ultérieure, peut-être en septembre.

tion

Nous

par une

sur ce

thème, le jour même de

tion,

en raison
le treize juin,

en

informerons

nos

lecteurs.

�Les livres
Emmanuel Le Roy-Ladurie :
L'ARGENT, L'AMOUR ET LA MORT EN PAYS D'OC

:

JOAN-L'AN-PRES

(Le Seuil, Paris, 1980, 590 pp.)

Lo Joan-Baptista Fabre es un
d'aquestes curats occitans de la
bona, pauc confits en devocion, e
que sémblon practicar, despuèi
l'Edat-Mejana, la filosofia d'aquel
paure secutat que déclara davant
l'Inquisicion : « Bevi lo vin, renègui, raubi mas practicas, fau

l'amor ambe

ben,

ma

femna...

o

vesètz

soi un bon crestian ! ».
Entre l'eretgiá integrista e la vida
vidanta pas tròp morala, avián
causit, e la causida durèt de sègles.
que

Aital

nos

balha

una

istôria per-

fectament imorala, la d'un parroquian unicament preocupat de
venir

riche,

per

totis los mejans.

Lo mejan causit es lo maridatge
ambe una femna laida e malauta
al punt de

pudir. Lo maridatge es
purament simbolic, la femna es
grôssa d'un autre. Quand la femna
moris, aprèp aver balhat lo jorn a
de drollets nascuts sens viure, l'espós es urós de se poder maridar,
ambe l'argent de son esposa, ambe
sa mestressa
engrossada per el.

La tèsi de Le

Roy-Ladurie es
malgrat las aparéncias e una
evidenta parentat ambe tota la
literatura d'epòca vesina en lenga
d'òc, se tracta pas d'un roman, se
tracta d'un demarcatge d'un conte
populari europèu : la Môrt-Pairin.
Pairin e non pas mairina : lo païs
d'origina del conte es nordic e germanic, der Tod es masculin. Çaquelà, la forma literària del conte
empacha pas l'enrasigament : se
los eveniments son del folclôre, los
personatges sortisson tôt dreit del
païs de l'abat, que los pren coma
son. Son intencion es pas l'edificacion, es la vertat.
que,

L'autor

enumera

una

infinit'at

d'istòrias similàrias escrichas

en

lenga d'òc al sègle XVIII, e que,
totas, tràcton de la quista d'una
posicion sociala, a travèrs de la
dòt ligada a l'institucion del mari¬
datge. Ges de politica ; es solament
la societat civila. La civilisacion es

patriarcala, la femna vei pas la
color de l'argent que li es nomina-

�40
lament atribuït, mas se'n va a son
ôme. Le Roy-Ladurie formalisa

trabalh
.

aquò ambe lo «carrat d'amor»,
ont

l'amor

a pauc

a

véser

:

l'ôme

quista de femna, la femna cercada, la femna, òme, o obstacle de
en

tota natura que

pot

empachar lo

maridatge, e enfin lo paire, que
balha la filha, excepcionalament
liura de disposar de sa persona.
Dins Joan-l'an-pres, l'obstacle es

demostrar la

consacrât a

filiacion de l'istôria amb un conte
populari, non nomat coma se deu
en tradicion orala. Los legeires de

l'epòca lo devián saupre. De tôt
biais l'impregnacion pel conte es
pus prigonda que çô qu'ôm crei : e
quitament dins la literatura romanesca, la correspondéncia tematica
se poiriá trapar, totis los grands
tèmas de la vida

e

de la

mort son

literatura primitiva,
o puslèu considerada coma tala.
Una evidéncia que se deuriá pas-

Barba-Garolha (parpalhôta sens
ba diser clarament), la femna cercada Babau, filha d'un riche pro-

dins aquesta

prietari, e que, benlèu, serà esposada aprèp la fin de l'istôria, mas
aquô es pas dich.
Çô estonant dins lo libre es lo

sar

de demostracion.

Maria-Clara

Pèire Bec

VIGUIÈR.

:

SEBASTIAN

(« Federôc

Sébastian. Quai es
A bèls uèlhs vesents,

Sébastian ?
carreja los

sentiments e, subretot, las experiéncias de l'autor. Mas l'autobioes pas aqui qu'un pretèxte.
Sébastian aquô's lo lôc géométrie,

grafia

literari, ont dos corrents se côd'escaire : lo corrent nostalgie
de l'enfança enanada apariada a
una Occitania rurala e palficada ;
e, d'un autre costat, lo corrent
intellectual, eminentament modernista, dins la mesura ont l'autor es
cogit de far lo punt e ont l'intemporalitat li es refusada. Un jôc
enganaire de miralhs e de carrièras
ôrbas. De tota faiçon, un bilanç
e

pan

»

1981)

espiritual. E aquô es força novèl :
i a pas la mendra copadura ambe
las fonts mai vivas de la creacion
actuala e, ça que là, nos encaminam d'à passât cap a de vias novèlas que mai d'un las mofidèron
sens las trepar vertadièrament. Vòli
parlar naturalament d'una litera¬
tura ont ôm escarpis d'idèias, un
pauc en defôra de la militança e
un pauc al délai de las idèias recebudas. Curiosament, los que escrivon

en

occitan

perpensar

mai

se

dàissan anar a

que

mai dins d'ar¬

d'estudis especialisats. I a,
a l'ora d'ara, coma una trencadura
morbosa entre la reflexion e la
ticles

o

�41

creacion romanesca. Seriá una causida que ne valdriâ una autra s'aviam, a costat, una colleccion
d'ensages. Mas l'avèm pas.
Dins lo roman de Pèire Bèc, nos

briga que los dos
principals mascles sián
desrasigats, que son totjorn lo

estonarem pas

personatges
de

cuol

doas cadièras. D'Ema-

entre

nuèl, lo josiu, seguissèm plan lo
combat espiritual exemplar. Se

vol

plaga rosenta. Tanplan, om s'estonarà pas que faga la meteissa
causida que son amie. Òm pòt preveire la seguida e, se i aguèsse un
tome segond, son avaliment o son
rescontre amb

Las

l'istôria.

femnas, dins Sébastian, i

fan la contra als ômes. Son

mens

introvertidas, donc mai generosas
e mai disponiblas. Mai resignadas
tanben, e, tôt ben plegat, mens
d'un Sébastian

assimilar, li cal rebofar fòrt e mort
tôt çô que ven de las çònas sornas
de l'arma, que lo poirián tornar
insidiosament a son atavisme etnic :
« Que'm hèn necèra,
ça ditz, las
construccions lucidas de l'esperit,

absoludas. A

tà

eficacitat, sos ornes
acoentats e qui suputàvan çô qui
podèvan « rénder », sos ômes qui
se servivan de las idèas tà justificar l'adirança ancestrala que noirivan l'un de cap a l'aute, o la
paur viscerala qui avèvan de morir.
Mès aci deguens, qu'èra la calor

me

dehéner contra las desbor-

dadas, tostemps perfidas, qui demòran a las portas de l'an ma. »
Aquel ôme sap donc escurament

i a pas que dos camins per un
allogèn : o l'intellectualisme, que
que

condús inevitablament a esposar
una de las doctrinas a la môda a

costat

que sap pas trencar

dins lo viu,

testimôni aquela faussa causida
entre la « realitat » e la « vita » :

«Dehòra,
dab

sos

usinas

qu'èra la «realitat»,

ostaus e sas

carrèras,

sas

e son

anar

primordiala, l'amor sens calculada
ni rason, l'amor per l'amor... », i
a lo comportament opausat de las

relèvan d'una cultura minoritària

femnas. La lar rèsta lo centre del
monde mas es tanben lo punt de
reféréneia a partir del quai òm pòt

Paris ; o lo retorn a
mai luènh. En

las fonts, per
l'ocurréncia,
Israël. O siá : èstre josiu per èstre
ôme. Causida indefugibla pels que
e

que manca pas

quites

de far pinçon als
créson mai

moments que se

embarrats dins lors certituds.

s'assimilar lo monde. Lo soscadis
de Sébastian demôra

donc ambigu

:

atanplan pretèxte
de replegament com lôc de renaissença o de co-naissença. Ambigiiitat a la quita mesura de l'Occitania
Postal pot èstre

Sébastian, çô

que

de el, es un
L'Israël

occitan de la tripa vièlha.
que porta

de

dins sos sòmis es la terra
a las termièras de Gas-

Casèras,

conha. Se Emanuèl fai partida de
la diaspora geografica, Sébastian,

el, fai partida de la diasporà de

l'esperit

que porta

tnent de sa

l'escampilha-

consciéncia

coma una

de uèi.

Que tôt i es possible e que la
temptacion n'esparnha pas lo Sé¬
bastian : «Alavètz, qu'estoc l'a¬
ventura, la vertadèra. Sébastian
que camina sus las rotas, dins la

�42

granda nueit mairala e silencio-

un gascon

remirable.

ditz dins

Es Bèc que nos o

sa... ».

Cristian RAPIN.

L. Julliot, M. Esquieu, C. Rapin :
VALÈRIBILHONE JOAN FARGAS
(E.O.E., Vilanuèva d'Òlt, 1980, 64 pp. )

L'E.O.E. ven de durbir una
nòva colleccion
que
li dison
Traces de Silenci. Lo titol es clar :
vòl balhar la paraula als mòrts o
als vius qu'an pas pogut se far
ausir. Noble prètzfach que, capi-

tèsse, mostrariá que la comunitat
occitana para enfin l'aurelha a
l'umilitat e concèp son discors
coma
discors
un
pluralista.

conscient que pr'aquò manca pas
de santat, enfin un fum d'actituds
de constrenchas que

fan que lor
de bon questionar
e que lo furgaire mai esbèrt s'i
pot daissar enganar. Es a l'encôp
passionant e decebent.
Aquela edicion représenta un
e

tèxt

non es

pas

trabalh collectiu, dins lo biais de

l'E.O.E.,- que

la

collaboracion

intellectuals de mestièr e
non-intellectuals i es pas excepcionala. Très personas i partici-

Aquela temptativa es normala e
onorabla. Respond, al fons, a una
espéra, collectiva seriá parlar

entre

pro comuna.

Ja que
ò ! modèstament !
d'aver las òbras màgers dels
grands e dels chanuts, dels que se
son impausats gràcias a lor gaubi
o a lor engèni, nos caldriá, ara,
renosar lo dialòg ambe los
mai
escurs, ambe los qu'escriguèron

pèron

—

los documents, Marcèu

mas

gros,

començam
—

de tèrra

a ras

e a

flor de vida,

grands aprèstes
ambicions

fòrman,

;

sens

sens

nautas

amb aquel monde que

per

batalhons

e

parlar

compactes

aliteratura. An de

atal, los
de nòstra

causas

a

nos

porgir

: un

certan regard, un testi-

mòni

mai

mena

de fidelitat reborsièra, un

o

mens

ingénu,

una

estil de côps que i a elementari,
un cèrt refus de l'intellectualisme,
un

minimalisme

mai

o

mens

Lois Juliàt salvèt e copièt
Esquiu los
presentèt e Cristian Rapin n'analisèt la lenga. L'ensems fa un
quasèrn espés de 64 paginas. La
:

lectura de Valèri Bilhon

e

de Joan

Fargas permet d'apreciar mai
justament lo fenomèn Gensemin.
Perque aqueles ômes son d'imitators del poëta perruquièr. Òm vei
aqui l'evidenta originalitat de
l'Agenés, mas òm devina tanben
un briconèl çò que poguèt èstre
lo mitan felibrenc agenés, las
influéncias

las

e

tissas

que

lo

traversèron, las referéncias que lo
fondàvon.
document de

En

conclusion,

primièra borra.
Bertrand

MASÈL.

un

�43

Francisco-J. Oroz Arizcuren

:

ROMANIA CANTAT

(Tiibingen, R.F.A., 1980)
Fa pas
setmana

gaire,

l'ocasion de la

a

occitana celebrada a
l'Universitat de Tiibingen,
en

Bada-Wurtemberg,
poguèrem
aquel libre recentament
publicat pel Seminari de Filologia
veire

Romanica de la meteissa universitat. Romania

Cantat, dins

sos

dos tomes, conten

gaireben très
cents cançons amb voses per còrs
mixtes per çò qu'es del primièr, e
setanta interpretacions per quant
al segond. Los tèxtes causits
coménçon amb Vergèli, Oraci e
Catul, per contunhar amb l'Edatmejana e arribar duscas a uèi. A
costat de poëtas e de compositors
classics figúron de cançons de tipe
popular causidas dins totas las
lengas de la Romania. La lirica
dels trobadors i es representada
amb dès cançons de Giraut de
Bornèlh

e

d'Arnaut Danièl,

sens comptar la
dança anonima A l'entrada del
Temps clar. Las melodias ne son
armonisadas amb simplicitat e
dignitat. Al total, tretze cançons

occitanas son estadas inclusas
dins l'antologia. I trobam Aquelas
Montanhas en version lengado-

ciana, très cançons gasconas

e

dès provençalas en grafia afrancimandida.
L'editor
nos
fisèt
d'alhors que, pel tòme tresen

qu'es

a

alestir, aviji l'intencion

d'utilisar unicament per l'occitan
la

grafia classica.
Aquela òbra es dedicada al
quasiment nonagenari Gerhard
Rohlfs, plan conegut dels occitanistas per son libre Le gascon,
que portava força causas als
estudis gascons.
Cristian RAPIN.

amb la célébra sextina

Fritz-Peter Kirsch

:

OKZITANISCHE ERZÀHLER DES 20. JAHRHUNDERTS

(Gunter Narr edit., Tiibingen, 1980)

Totes sabèm çò que la cultura
d'òc deu a Fritz-Peter Kirsch.

Dempuèi d'annadas,

a

botat

a son

servici tôt lo pes de son erudicion
e una consciéncia
exemplara. E a

l'ocasion

de la setmana occitana

de
Tiibingen, sa contribucion
foguèt dobla : d'un bòrd faguèt
charradissa passionanta e
una
pauc banala sus «Las siloètas
femeninas dins la literatura occi¬
tana
dels segles XIX e XX»,

�44

(Frauengestalten in der okzitaniErzàhldichtung des 19. und

longament pré¬
biografia, bibliografia,
res i manca pas. Los tèxtes son
escrupulosament traduits en alemand.
Un
prefaci
excellent
permet d'introduire lo lector non
Cada

schen

20. Jh.), e d'un autre,
lo sieu darrièr libre que

presentèt
veniá de

sortir : Okzitanische Erzàhler des
20. Jahrhunderts (Contaires Occi¬
tans del segle XX). Aqueste es un

sus

naufragi ; De l'utopia a 1 'istòria
( Von der Utopie zur Geschichte) ;
Lo Pais viu al présent. Aquel
descopatge constituïs en se una
lo

la reflexion,

Robèrt
e

una mena

Lafont,

las òbras. Fin finala,

es

un

obratge de dubertura,
que son rôtie en païs germanic
pot èstre immens, coma o poguèrem verificar sus plaça en Wur¬
temberg. Se pot comandar, se ne
vira, a Gunter Narr Verlag,
D 7400 Ttibingen, R.F. A.

provocacion. Lo darrièr capitol
réunis per exemple Pèire PessaRoqueta

dins
l'univèrs literari
lo punt i es fach, per

excellent

de

messa,

:

exemple, sus la prôsa occitana e
suis problèmas de codificacion ;
a la fin de l'obratge, en mai d'una
bibliografia generala, òm tròba
una preciosa agaitada cronologica

tèmas : Vida vidanta ; Retorn a
l'elementari ; Lo Monde d'avant

a

es

:

avertit
occitan

libre de 208 paginas, d'un
manejament agradiu, e que re¬
campa de tròces espesses
de
15 prosators. L'ensems es orga¬
nisât a l'entorn de 5 capítols o
gros

invitacion

autor

sentât

Ives
Cristian RAPIN.

Joan Bernât Vaselhas.

Marcèu Esquieu :
FOTÈM D ÈSTRE MORTALS !
(I.E.O. &amp; E.O.E., Coll. « A Tots », 1980)
E NOS

L'ôbra de Marcèu Esquiu se
bastis a borradas, o, per dire
melhor, a bassacadas, segon los
traucs e los lésers, las pausas e los
revirals de sa vida. L'essencial
n'es
o

escampilhat dins de revistas

dins de brocaduras de la collec-

cion
cions

«

Forra-borra
de

l'Escôla

màger part
bar. Lo

son

numéro

comença

»

o de las edid'Estiu, e la

de plan mal tro58 de

donc de li far

«

A Tots

son

»

drech.

justament
l'importància de son ôbra. Cresi
qu'es granda. Cresi qu'avèm aqui
una prôsa fôrta, que vai tôt drech
a son objècte, que veïcula tot-bèljust çô que cal d'intellectualisme
per èstre de plen pè dins lo
modernisme, mas pas mai; e
que sap, quand ôm i pensa lo
Permet de valorar mai

mens, se
nas,

e

revirar
retrobar

e

far lo pam de
los elements.

Lenga granada, d'alhors. Lenga

�45

d'estiu. Vòli dire lenga d'opti¬
misme e de valentiá. E nos fotèm
d'èstre mortals. Òc-ben, s'avèm
sabut aimar e lutar. Tôt aquò dich
ambe de mots pesucs coma de

vairats. La lenga es bêla, en
efècte. E servis, aquela lenga
nòbla, pigalhada d'ençai d'enlai

gruns

de

çò

que

Robèrt Lafont apèla de

resisténcias connotativas, a brossar una tièra de novèlas que prénon a la garganta. Pensi a aquela

antropomorfica Brocelianda, tèrra
forana de la legenda e de la joinessa, tota prenhs de tempèstas e
de personatges muts ; a aquel
Cadastre qu'es l'agre ont l'escrivan pòt far' lo torn de sa vida ; a

aquela sôbria

aquel Silenci qu'es, al mieu
vejaire, un de'is grands tèxtes sus
la

colonisacion

;

o

aquelas Segasons

que

far de lor autor

un

encara

a

sufirián

per

escrivan de

tria. Per totas

aquelas rasons, soi
solide que l'edicion de E nos
fotèm d'èstre mortals! es un
eveniment. Met a posita de totes
lo melhor de las òbras de pròsa de
Marcèu Esquieu escrivan. Una
aventura de las letras.

Cristian RAPIN.

Francisco-J. Oroz Arizcuren
LA

salvatja Domai-

e

sèla que cadun i retròba las separacions que l'esquicèron ; o a

:

LÍRICA RELIGIOSA EN LA LLTERATURA PROVENZAL ÁNTIGA
(Diputación Forai de Navarra, Pámplona, 1972)

Donat qu'ai
sovenir d'aver

lo mendre
aquel libre
figurar dins una bibliografia
occitana, e que ne demòran qualques exemplaris, cresi bon de lo
senhalar.
Fa 496
paginas e,
malgrat lo titol un pauc ambigu,
es estât fach per un amie vertadièr
de la renaissença occitana. Es una
pas

vist

soma
remarcabla : vint e sèt
trobadors ténon dins aquel gros
volum e, per Guiraut Riquièr, per

suis problèmas de sintaxi o
d'interpretacions. Aitant dire que
per caduna de las poësias, Fran¬
coma

cisco

-

J. Oroz

a

establit amb

una

granda rigor l'edicion critica a
partir de las fonts manuscritas, çò
que permetèt a l'epôca de tornar
plantejar o de resòlvre un fum de
pichons problèmas, e de donar de
mantuna d'aquelas poësias
un
tèxte mai

en

acôrdi amb las exi-

exemple, son catôrze pèças que
nos son presentadas ! Cada pèça
es pervesida d'una traduccion en

géneias actualas. Los Occitans,
avèm, amb aquel obratge, un
reculh preciós que pot urosament
completar los obratges de Pèire

castelhan,
abondosas

Bèc e de Robèrt Lafont. Gràcias
a el, los amators non especialisats

emai
tant

d'observacions
vocabulari

sul

�46

de

literatura

medievala

poiràn
dispausar d'un rie ventalh de
tèxtes. Cal avertir l'usatgièr que
la grafia i es pas unificada : al
lòc de veraias rasons, mudança,
reis, com a sas faiçons, ôm trobarà verayas razos, mudansas.
reys, cum a sas faissos, etc. Son
que
pas
parpèlas d'agaças.
Anavi oblidar de senhalar qu'a la

fin

del

ramosats

libre,
totes

óm pot trobar
los
elements

biografics dels trobaires citats.
Tôt aquô per conclure que ignorail'ôbra

de Francisco
J. Oroz
Arizcuren seriá se privar d'un
utis de primièra borra que n'aurem

pas

-

l'équivalent

de

long¬

temps enlai.
Cristian RAP1N.

C.l.0.0.
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Despièi Aubanha
Jusqu 'au Vêlai, fins qu 'au Medòc,
La gardarem ribon-ribanha
Nòsta rebèla lenga d 'òc ! »
Frédéric MISTRAL.

�47

Périodiques
JORN

(Lo Garn, 30130 Pont-Sant-Esperit)
N° 2

Una novèla revista

literària, dau

temps que de gents que i a combàton lo quite concèpte de literatura

occitana, òsca ! Aquô's pas mauvengut. Consequéncia probabla
de las condicions financièiras, l'estampatge n'es un pauc trist. La
construccion tanben de la revista
es

un

pauc

desequilibrada,

e ga-

nhariá a quichar un pauc mai sus
las cronicas.
Lo prumièr numéro presentava
très

polits tèxtes, de Gardi, de

Joan-Pau Creissac (un de sos melhors poëmas) e de Francesa Joanà
que se
e

môstra aqui poëta autentic

escrivana d'una

tat.

Lo

pesuc ;

nauta sensibili-

-

1981

Lo numerô dos ten pas las prodau prumièr. Çò sol que ne

messas

retène, una entrevista amb JoanPèire Denis, realisator dau remirable Histoire d'Adrien. Esperem
que lo numerô très comolarà nôstra espéra. Per lo moment, una
revista que se cèrca, de seguir.
Ajustarem que l'amie Abraham
Roqueta, que i aviá mandat un
tèxt, es estât censurât per lo comitat de redaccion que i reprocha
d'èsser un escrivan dau sègle XVIII
et que i damanda de progressar
fins au sègle vint. Adreiçam totas
nôstras condolenças a la victima
d'aquel ostracisme.

demai, lo trobère puslèu
cadun ne jutjarà

Joan-Frederic BRUN.

.

PROJETS ET RÉFÉRENCES
(C.E.D.A.D.E., B.P. 89, 84100 Orange)
N° 7

Cette

petite

çale, éditée

par

revue

-

Mars-avril 1981

proven-

le Cercle

Éco-

logique des Amis de l'Europe,
poursuit son combat pour le

�48

régionalisme, l'écologie et l'Eu¬
rope des ethnies. Au sommaire
du numéro 7 on remarque avec
intérêt
quelques excellents
articles sur des sujets aussi
divers que les élections prési¬
dentielles («La loi des rigolos»),
les radios libres, la manipula¬
tion de l'information, l'écrivain
Drieu la Rochelle («L'intelli¬

persécutée»), l'écologie,
le nucléaire, la drogue et l'im¬
migration. Un tour d'horizon
très complet, on le voit, des
principaux problèmes qui nous

gence

touchent. Projets et Références
ne veut
«rouler» ni pour la
Droite, ni pour la Gauche, et
c'est tout à son honneur. Té¬
moin de cette indépendance

Références, récemment créé ;
on y retrouve des personnalités
extrêmement
diverses, dont
quatre occitanistes très en vue
Philippe Assaël (directeur de
Prouvènço Prouvençalo), Fernand Lebrat (animateur de)'U-

niversité
Ardéchoise
d'Été),
Gérard Rolland (directeur de

i'Escoube), et Rémi Pach. La
liste complète et définitive de
ce Comité d'Honneur sera pu¬
bliée dans le numéro 8 de Pro¬

jets et Références : souhaitons
que d'autres personnalités oc¬
citanes soutiennent sincère¬
ment l'action de cette revue
courageuse, libre de toute su¬
jétion envers le pouvoir ou le
contre-pouvoir.

d'esprit et de ce pluralisme : le
Comité d'Honneur de l'Asso¬
ciation des Amis de Projets et

WRAD.

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T'acontentes pas

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�Estampariá dels Quatre-Senhors.
29,

carr. Maurici Chauvet,
34100 Montpelhièr.

�N° 11
■

Mai 1981.

SOMMAIRE

Editorial

:

Nous

sommes

Jaume Bartumeu
1871

:

:

toujours dans l'opposition

«Décider nous-mêmes»

La Comuna de Narbona

(Joan Forièr)

Pages d'Histoire d'un village occitan (Pierre David)
Preïstòria

e

linguistica

en

Occitania (Alan Novèl)

Nouvelles d'ici et d'ailleurs
Les livres

(M.-Cl. Viguièr, Cr. Rapin, B. Masèl)

Périodiques (J.- Fr. Brun, Wrad)

En couverture

:

Manifestation de Toulouse le 14 mars.

....

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              <text>&lt;a href="https://occitanica.eu/items/show/22597" target="_blank" rel="noopener"&gt;&lt;em&gt;Aic&amp;iacute; e ara&lt;/em&gt; (Acc&amp;eacute;der &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue)&lt;/a&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Aic&amp;iacute; e ara&lt;/em&gt; contient des enqu&amp;ecirc;tes, des articles de r&amp;eacute;flexion et de critique ainsi que des textes litt&amp;eacute;raires afin de d&amp;eacute;montrer comment sont li&amp;eacute;es les diverses manifestations, culturelles et sociales, de l'occitanisme moderne.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Aic&amp;iacute; e ara&lt;/em&gt; conten enquistas, articles de reflexion e de critica mas tanben de textes literaris, per tal de mostrar cossi son ligadas las diversas manifestacions, culturalas e socialas, de l'occitanisme moderne.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, B 6</text>
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