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                  <text>Aicí

e

ara

Langue, culture, histoire &amp; avenir
des Pays de langue d'oc.
BtZIERS
N° 3

Entre

(Segonda tièra)

-

Novembre de 1982.

l'espoir et l'absence

�Aicí

e ara

Langue, culture, histoire et avenir
Pays de langue d'oc.

des

Directeur
N° 3

:

Rémi PACH.

(Seconde Série)

—

Novembre 1982.

Rédaction et administration
B.P. 9007

-

34041

:

Montpellier Cedex.

Comité de rédaction

:

Rémi PACH
Jean FOURIÉ

Jean-Frédéric BRUN
Michel GOSSE

Thérèse ROUSSE
Jean DOMAGÉ.

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France, Pays catalans

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© Aici

e

ara,

N° CPPAP

:

1982.

61092.

�Revu

àlSuaplément SNoéuvreile 610°2
CP AP

Cenuspoeéntvradimlai.t,lrbèu+mepoaycgnls,Pib!pOial:toyntsruée) fFr1an5c.o0lêeEé:pgvtorlmesimxcdé. 18Fi7na1°®ul.5s.

CMOENTPDELIXR EA1m9RIC8ai, ccoomleplètitnss 6d1ncoummepr4eénrost (hpa-géterise :ccoolmeptliètne snoumluéévrons F2:spé0ci.al dF11na:s°éuur.3ie lF1:seém8ré.ireo. QSUOINZUAE.

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&amp;AICI

B.P. 340Zf

dmeois quel s

ldemain". dea Numéro Premiè Seconde EXPÉDITON
Prix

Au

El es 96
de

Les

-

-

-

��EDITORIAL
C.l.D.Q.
8ÉZIERS

Entre

l'espoir et l'absence

Je relisais récemment, dans une vieille collection de la
revue

teur et

Òc, les orientacions du docteur
directeur, fixant dans

Girard, son fonda¬

langue un peu archaïque
les ambitions des occitanistes d'après-guerre, qui avaient
bon espoir de réussir là où, à leurs yeux, le Félibrige avait
une

échoué. La France sortait à peine du double désastre de
l'Occupation et d'une épuration bien trop sanglante, bien

trop aveugle pour ne pas exciter les rancœurs. Les patrio¬
tes d'oc repartaient à zéro, avec un enthousiasme neuf :
dans un pays qui se reconstruisait, tous les espoirs étaient
permis.
Pour ceux qui, comme moi, n'étaient pas encore nés,
ces années d'après-guerre sont une préhistoire à la fois
très lointaine et très proche. Il est instructif et émouvant
de s'y plonger : c'est dans les pages jaunies des vieux
périodiques qu'on prend la mesure du chemin parcouru.
Or, les phrases de Girard prennent un goût amer lors¬
qu'on s'aperçoit qu'aujourd'hui encore nous pourrions
les écrire, tout comme si depuis trente ans et plus, loin de
progresser vers de brillants lendemains, nous ne faisions
que ressasser les mêmes phrases incantatoires, les
mêmes poncifs, les mêmes vieux idéaux jamais concré¬
tisés...
Rien n'aurait-il

changé depuis les années cinquante ?
l

�N'aurions-nous pas avancé
été vains ?

d'un pas ? Tous nos efforts

au raient-ils

Où

en

Notre

sommes-nous, à présent

?

chemin est celui de l'espoir et de

l'absence.

Espoir d'une reconnaissance de notre identité ; absence
pouvoir et de moyens pour forcer les décisions des
gouvernants, influencer les élus, mettre au point des
moyens de pression. Nous avons la tête pleine d'idées, le
cœur débordant d'espérance, mais les mains vides. La
renaissance d'un peuple étant une aventure très aléatoire,
aucune certitude ne nous soutient. Il nous reste une cer¬
taine idée de l'homme, et le sentiment d'un devoir — tou¬
tes choses qui nous rendent infiniment respectables et
de

infiniment pauvres.
Entre l'espoir et l'absence...

Depuis que nous agissons,

aussi loin du but — aussi seuls,
non plus. Paradoxalement peut-être — insistons sur le
peut-être —, le gouvernement socialiste, voulu par les
nous

n'avons jamais été

occitanistes, enterre nos revendications légitimes dans
les sables mouvants de son inépuisable, arrogante et

méprisable mauvaise foi. Ceux qui, lorsqu'ils étaient dans
l'opposition, réclamaient avec nous l'autonomie des
régions ; ceux qui demandaient qu'une large place soit
accordée aux langues ethniques dans le système édu¬
catif ; ceux qui avaient signé des deux mains la pétition
exigeant, pouf ces idiomes, un statut de langues natio¬
nales ; ceux qui parlaient d'une France au pluriel; ceux
qui, pour finir, savaient caresser les occitanistes dans le
sens du poil pour s'en faire d'indéfectibles alliés se sont
tus, et se couvrent chaque jour davantage de la honte des
renégats.
Nous n'avons jamais été aussi seuls, entre une Droite
franchimande que nous avons eu tout loisir d'apprécier
à sa juste valeur, et une Gauche aussi franchimande que
sa

sœur,

mais que nous découvrons incompétente,

dog-

�matique, mesquine, hypocrite, et qui achève conscien¬
massacre ethnique entamé par ses prédé¬

cieusement le
cesseurs.

Les occitanistes

politisés n'avaient pas apprécié

—

pour

la plupart — que la couverture d'Aicí e ara, au lendemain
de la victoire socialiste, proclamât : Nous sommes tou¬

jours dans l'opposition. Peut-être reconnaîtront-ils, à pré¬
sent, que nous avions raison de vouloir garder nos dis¬
tances, de refuser toute allégeance, tout compromis face
au pouvoir de la capitale. Car Paris n'a pas changé depuis
le jour où la France est devenue république.

les occitanistes ont
d'Études et d'Action,
«Parti nationaliste», Pôble d'Oc, Lutte occitane, Volèm
Viure al Pais, Union du Peuple d'Oc, pour ne citer que les
groupuscules les moins inconsistants. Mais peut-être
est-il vrai que nous sommes des rêveurs, des bracejaires,
de beaux parleurs... Chaque organisation rêvait de devenir
importante («de masse», comme l'on dit). L'une après
l'autre, pourtant, elles se sont enfermées dans les sché¬
mas politiques stéréotypés hérités d'un mai 1968 mal
digéré, dans les idéologies venues d'ailleurs, dans les
impasses de la marginalisation. Un grand élan semblait
Leurs propres forces politiques,
tenté de les créer : Comité Occitan

soutenir Lutte Occitane dans les années

soixante-dix1 ;
le sque¬

l'enthousiasme s'étant éteint, il ne reste plus que
lette d'un souvenir, le fantôme d'un espoir déçu.

L'Union du Peuple d'Oc fut créée pour redonner vie et
flamme, sur des bases nouvelles, à la cause que nous
défendons. Loin d'être un «parti», elle se présentait
comme une fédération de militants, d'organisations et de
1. Le mensuel de Lutte

des années soixante9000 exemplaires. Ceux qui
de la presse occitaniste d'au¬

occitane tirait, au début

nos informations, à plus de
connaissent les difficultés et la situation

dix, selon

jourd'hui apprécieront...

3

�périodiques réunis autour d'une plate-forme suffisam¬
ment large pour que tous les défenseurs des pays d'oc (y
compris les félibres) s'y trouvent à l'aise. Aicí e ara était à
l'origine de cette initiative, et s'en honore. Mais l'U.P.O.
partait sur des bases œcuméniques, en dehors des sen¬
tiers battus et des idéologies à la mode ; elle dénonçait
implicitement l'esprit néo-féodal de certains petits lea¬
ders
d'organisations ectoplasmiques ayant autant
d'adhérents que d'initiales ; elle dénonçait également le
clientélisme de ces condottieri à la petite semaine qui,
depuis vingt ans et plus, retiennent le mouvement occitan
dans l'orbite des partis communiste et socialiste. L'U.P.O.
était une menace directe pour leur petit pouvoir et leurs
mesquines ambitions. Aussi se heurta-t-elle d'emblée à
leur hostilité, à leur volonté féroce d'hégémonie dans les
domaines culturel et politique.
Elle a survécu. Pourtant
rien n'étant plus fragile et
facilement récupérable qu'une organisation désirant ras¬
sembler toutes les bonnes volontés, toutes les sensibili¬
tés politiques autour d'une cause qui dépasse les petits
égoïsmes de chapelle —, l'U.P.O. n'est plus aujourd'hui
que ia dépendance d'un petit « parti», qui l'a phagocytée
et s'occupe attentivement qu'elle ne fasse plus parler
—

d'elle.
On

me

pardonnera, je l'espère, d'être rentré dans ces
grands espoirs, et

détails. Mais l'U.P.O. avait fait naître de
son

inactivité étonne de nombreux lecteurs d'Aicí

convenait donc
au

e ara.

Il

qu'ils sachent comment elle a été réduite

silence.

S'il est vrai que tout échec est une leçon, celle-ci est
claire : l'unité politique des défenseurs du pays d'oc est
un

rêve irréalisable. Une fois de plus, il faut se

résigner à
réfugier dans le domaine plus serein de la
ne fréquentent ni les arlèris, ni les bastards.

la division, se

culture, que

4

�Mais la situation de i'occitanisme n'est que le reflet

générale. Au cœur de nos insuffi¬
il y a la grande décadence, la grande fatigue d'un
peuple endormi, francisé, qui singe les modes et les vices
de ceux qui ont gagné, à Toulouse, Arles, Marseille, Pau,
le pouvoir de tout régenter. Face à cette immense rési¬
gnation nous ne pouvons opposer, comme dans la para¬
bole de Joan Bodon, que les caps trencats de ceux qui
espèrent encore.
Faibles et divisés que nous sommes, nous n'avons pas
pour autant cessé d'œuvrer pour les idées qui nous sem¬
blent justes, pour la survie d'une personnalité collective
qui n'a rien — nous le savons — d'immortel ni d'irréduc¬
tible. Le temps presse : les jeunes promotions occitanistes
et félibréennes d'aujourd'hui verront demain le succès ou
l'effondrement définitif de la Cause. Contre ceux qui arra¬
chent à l'Homme d'oc le souvenir de son passé, qui lui
nient son identité dans le présent et dans le futur, nous
combattrons. Et nous saurons distinguer parmi nous les
défenseurs de la Cause de ceux qui tuent en plein élan les
espoirs d'unité, se font les complices des pouvoirs, retien¬
nent notre lutte dans le cadre étroit d'idéologies fanées
ou mendient, comme tel universitaire que nous connais¬
sons, une carrière politique hexagonale en paiement des
d'une situation plus
sances,

services rendus.
Entre l'espèr e l'abséncia, dins lo vent de l'istòria o a
contra-corrent, jamai seràn pas de despava los valents e
los majoraus.

Rémi PACH.

�Les lecteurs

«

Ai bèn reçaupu

Ai estudia emé

nous

écrivent

lou numerò 2 de A ici e

suen

ara que m'a proun agrada.
voste article saberu sus La doctrine de Mistral à

travers "L'Aiòli". Vese emé

grand plesi qu'avès treva lis estùdi que
Prouvençau avien facho avans vous. [...] Vôsti counclusioun,
coume li de M. André vo de C.
Rostaing, dison proun clar que Mistral
nous a adraia vers lou regiounalisme e lou
fédéralisme, mai que nous a
pas baia lou biais pouliti pèr endrudi nòsti pensado,
« Aro coumençan de
parla proun de " decentralisacioun
e la Cor¬
so es en tèsto d'aquelo pensado. Nautre,
esperan que de mai en mai se
fara l'espelido de la lengo nostro dins lis escolo e à la telé. [...]
« Avès resoun de dire e marca
que fau que, d'à cha pau, óucitan e
felibre fagon la pas — pèr oubra miès tóutis ensèn, qunto que siegue
la grafio. »
proun

Marcello DRUTEL, Cuers (83).

«

A ici

e ara es

un

periodic qualitadós.

Vos reprocharai pas de cercar a tota fôrça l'unitat entre i'occitanisme e lo felibritge provençal. Totes los occitanistas son pas d'acòrdi,
mas ieu cresi que tôt çô que va dins lo sens de l'unitat d'accion entre
«

aparaires de la meteissa lenga es una bona causa. E lo provençal es
d'occitan, que s'escriga lou prouvençau o lo provençau. E, logicament,
acceptatz de tèxtes en occitan provençal escrit segon la grafia mistralenca-romanilhenca. Aquò es plan audaciós, mas avètz rason, estrategicament.
« Ara, perqué de
tèxtes en francés ? Coma, rasonablament, cal saber
l'occitan per tal de legir vòstra revista, tôt article en francés me dona
l'impression d'una ocasion de perduda d'emplegar la lenga nòstra.
Dualitat de grafia, ôc ; dualitat de lenga, non.
« Me daissa tôt
pensatiu de legir, jos la pluma de Charles de Belleserre, a la pagina 29 del numerò 2 : " M.-C. Viguier suit d'ailleurs

6

�aveuglément les 'recommandations' orthographiques de Taupiac, ce
qui rend la lecture assez pittoresque... ". Vesi pas brica çò qu'i pôt aver
de pintoresc dins ma grafia qu'es, tôt simplament, la d'Alibèrt [...].
« Autra causa, del meteis autor, a la pagina 35 del meteis numerô :
on peut regretter au passage que l'occitan soit la seule langue minori¬
taire d'Europe occidentale qui n'ait pas été unifiée, ce qui contraint tes
éditeurs, etc. ". Sabi que A ici e ara m'es dubèrta per parlar justament
de tôt aquò, qu'es una question fondamentala. Es sonque la manca de
temps [...] que m'a empachat de redigir l'article que m'èra estât
demandât. Çaquelà, en quatre mots pòdi dire qualques causòtas
importantas. la prumièra es que pôt pas èstre question d'unifjcar la
lenga occitana d'una manièra centralista, coma lo francés : totas las
varietats dialectalas de nòstra lenga son respectablas e se dévon ensenhar. La segonda, es qu'existis en mai dels diferents dialèctes — e
jamai de la vida a la plaça — l'occitan referencial. E, efectivament,
seriâ estât una plan bona causa qu'aquel libre pédagogie gascon,
L'Esquira, portèsse la fôrma occitana referenciala de cada mot, en plus
de la fôrma gascona. Tôt aquô es explicat en detalh dins l'introduccion
del Pichon diccionari francés-occitan de 1977. »
"

Jacme TAUPIAC,

Prenètz,

o

Sanl-Marçal (82).

cal ben dire, dins vòstras recomandacions ortograficas, de
amb l'Alibèrt. Pensi subretot al problèma de las

libertats pro grandas
vocalas de sosten (e,

segondàriament, al de l'accentuacion). Çaquelà
reganti d'aver emplegat lo mot «pittoresque», qu'avià, dins lo contèxt, un sentit pejoratiu, Reganti tanben d'aver botat dins la meteissa
saca vòstre diccionari e lo de Piat — qu 'es una caricatura de diccionari.
Se pensi que l'òbra de Barta dins lo domeni de la normalisacion es plan
superiora a çô que s'èra fach avant, me vesètz fòrça macat de çà que
mas paraulas agèsson despassat ma pensada a vàstre prepaus.
Caries de Bèlasèrra.

deishar shens responsa çô que ditz Caries de Bèla¬
deus diccionaris de Barta, Piat e Taupiac [cf. n° 2, p.
29], Voler o non, la valor d'un diccionari bilingue que's mesura a las
possibilitats d'arrevirar corrèctament ua lenga dens ua auta, donc mei
que mei au nombre de mots e de locucions arrevirats d'ua lenga dens
l'auta. E se lo Lexic francés-occitan de Barta e cap 10000 entradas, lo
Pichon diccionari francés-occitan de Taupiac — qui n'a 16000 — qu'ei
un progrès sus lo de Barta. Barta qu'a lo gran meriti d'estar estât
lo prumèr occitanista a véder la nécessitât de partir deu francés enta
reconquistar l'occitan, pr'amor la màger part deus Occitans e autan
«

Non

sèrra

a

poish

pas

prepaus

7

�plan deus occitanistas que sabèm miélher lo francés que non pas la
lenga nosta. E qu'a tanben lo merili d'aver hcit, peu purmèr còp, un
tribalh seriós. Mès diser que lo diccionari de Taupiae
qu'ei superior au
de Barta qu'ei lot simplamem diser la vertat shens abaishar
briga lo
meriti de Barta.

«Tà las "recommandations

orthographiques de Taupiae", qu'ei
Taupiae d'emplegar dens lo son diccionari réglas qui
non son
pas esladas oficialisadas per l'Institut d'Estudis Occitans,
donc, a maugrat per jo de las aprovar, impossiblas a seguir se non
volém pas càder dens ua anarquia mauhasenca. Et
que's pot diser en
passant de qu'ei de déu har que l'I.E.O. non hasqui pas çô qui eau
entà que la Comission de linguistica foncioni normalament e democraticament. [...]
«En çé qui ei deu Dictionnaire
français-occitanien de Piat, plan
définit peu quite Barta ("...d'une richesse désordonnée,
anarchique,
chaotique ") ne pét pas comparà's aus autes. Mès, a maugrat d'aqueth
barrejadis, que demora totun, dab los sons 38 000 mots, lo diccionari
mei hornit dens lo sens francés-occitan, e ua hont preciosa entà tots.
« Esperem, dens
las annadas qui viénen, de véder espelir mei diccionaris francés-occitan mei complets, e tanben lo tan necessari diccionari
generau de la lenga occitana. »
sovent arcastat au

Gilabèrt NARIOO, 09 Quièr.
N.D.L.R.
Sembla que balhatz força importància als critèris quantitatius. Las causidas lexicalas e normalisatritz cómpton tanben, pr'aquô, e un diccionari pot èsser superior a tal autre pr'amor que sas
causidas son milhoras. A cadun de jutjar segon son èime.
Pels problèmas tocant la Comission de lingiiistica de l'I.E.O., vos
remandam a Testudi de Romièg Pach, dins aqueste numéro.
—

Enfin, per çô del « diccionari général de la lenga occitana», sembla
l'avèm déjà : es lo Tresér de Mistral !
A l'ora d'ara, çô pus util serià fin finala de preparar
una novèla edicion (revista, corregida, completada) del Tresérf Lo trabalh es
fach ;
sufls de « finholar». Un diccionari tôt en occitan, coma d'unes que i a
i pénson, serià hic et nunc una fantasia pedagogicament
pro inutila,
cresètz pas ? En mai d'aquô, serià un gorg financièr, e l'argent manca
per la propaganda.
que

Qiian legi la présa deu Sénher Lois Bayle, pareguda dens lo numed'aquô ! Lo nacionalisme pét pas èsser
doble : lo francés e lo provençau (pensi qu'aqueth sénher m'arrefusarà
l'identificacion provençau-occitan). Lo nacionalisme deu borrèu e lo
«

ré passât, me eau diser : Brica

8

�[...] Ei impossible de diser a ua persona sincèra, qu'a
apregondit son occitanitat (o provençalitat...), de se consi-

de la victima !

realament

derar tan francés

coma

occitan (o provençau...).
Danís

«

En estent que vosto

revisto

»

TRENCACÒSTA, Condom (32).

es aro

duberto en tóuti e que se vòu lou

poulemico de touto meno ; en
li dous proumié numéro fan la provo que fasès ço que disès
acé es pas soulamen de mot, vous demande de me manda

rebat eisa de nosto vido culturalo, senso

estènt que
e

que tout

d'aro enlai cade numéro.

»

P. BERENGIER, Marsiho (13).

l'agressivitat del sénher Pach quand parla del nom
pel periodic La Bonhela, a la pagina 45 del numerò 2. Una revista
drechament quilhada sus la pedagogia aviá totas las rasons que cal per
se dobrir voluptosament a la penetracion d'una tematica sexuala,
aspècte que los regents d'ara an inserit dins l'ensenhament balhat a
nôstres enfantons. [...]
« Eretièrs de la civilisacion de l'Amor, devèm pas eludar aquesta
question essenciala. Mon egrègi mèstre Norbèrt Lapompa prepausava
recentament que s'integrèsse a la sociòlinguistica los capitols mai gostoses e novèls de la sexòlingiiistica e de la cuniUngiiistica. Séria, aqui,
lo biais de renovelar una sciéncia un pauc insipida, car la lenga es pas
sonque una abstraccion... Los cercaires de poncha tre ara se n'ocúpon,
«

M'estoni de

causit

a

l'Institut d'Estudis Excitants.

la lenga, mas lo sèxe, que deu èsser lo lum del
[...] Emai tota una tendéneia afrosament falocratica del movement foguèsse en favor del vièch, aquô's de tôt segur la
diusenca bonheta que mérita d'èsser orgiacament celebrada coma la
suprèma rason d'èsser de l'occitanisme. Aquò farà lo ligam entre nòstre
temps e las originas matriarcalas de nôstra civilisacion. En mai, la deliciosa allusion del periodic incriminât a l'organ féminin s'apària plan
amb las nocions de tèrra maire, de lenga mairala, e autres eslogans
modernistas presats pels occitanistas "branchais". [...]
« Vos infôrmi per acabar que mon jornal Lo Badarèl socialista e
tresanant, tribuna critica revolucionària per un occitanisme excitant,
sortirà lèu son prumièr numerò, amb en cobèrta la bonheta d'una cantaira lengadociana coneguda, pintrada en blau, blanc, roge. L'allusion
literària a l'ôbra immortala d'un poèta famés vos escaparà pas... ».
«

Pasmens,

movement

es pas

occitan.

Abraham ROQUETA.

9

�A la suite de la

publication, dans le dernier numéro, d'un compte

rendu de notre collaboratrice Sylvia Rebière consacré à Pòble d'òc,
nous ayons
reçu de la Rédaction de ce périodique une longue lettre
dont voici les passages essentiels

(orthographe, syntaxe et ponctuation

été corrigées).

ont

Nos motivations n'ont rien de flou et, si la tendance libertaire ne

«

plaît

pas à certains

vement ouvrier

occitanistes, c'est

un courant

authentique du

mou¬

[...].

« Nous
n'avons pas à recevoir de leçons sur [notre] présence dans
les luttes concrètes, que ce soit au niveau anti-impérialiste, au niveau
social [...] ou au niveau anti-nucléaire, le combat occitan

intégrant à

yeux tous ces aspects [...].
Nous n'avons pas la volonté d'être

nos
«

sommes pas.
nous

marginaux] et [nous] ne le
Notre faiblesse numérique traduit un certain échec que

reconnaissons.

Nous attiserions à

vos yeux les divisions
(entre qui et qui ?). Par
contre, là où nous pouvons voir que vous mentez délibérément, c'est
lorsque vous parlez de "divagations de ce périodique provocateur".
«

Nous

vous

mettons au défi de décrire

militant occitaniste

autre

une

seule provocation dont un

ait eu à

pâtir de notre part.
[...] La mort de Jean-Louis [Lin] n'aurait rien à voir — d'après

«

—

ou

et Le Nouvel Observateur

—

—

avec

vous
la cause occitane. Que certains occi¬

tanistes, réactionnaires et sionistes, essaient d'empêcher ainsi toute
solidarité occitane vis-à-vis de la mort de notre camarade en dit long
sur

leur occitanisme et

l'Occitanie.

sur

le

type de société [dont] ils rêveraient

pour

»

Pour Pòble

d'òc, J.-P. RICHAUDEAU.

Il est de notoriété

publique que M. Lin se livrait, à Paris, à des acti¬
pro-palestiniennes sur la nature desquelles vous êtes sans doute
mieux informés que quiconque, mais dont on chercherait en vain un
vités

écho dans votre feuille. Enoncer cette vérité n'a rien de « réactionnaire»,
ni de « sioniste ». On voit mal comment les activités occitanistes de
votre camarade

au demeurant fort limitées
auraient pu le conduire
tragique. Je regrette son décès autant que vous, mais
trouve assez ambiguë l'exploitation que vous en faites.
Quant aux «provocations » auxquelles je faisais allusion, vos encou¬
ragements permanents à la lutte armée, ainsi que l'amalgame que vous
—

—

à une fin aussi

opérez entre le

cas

occitan et la situation

d'autres pays du monde, en
d'abondants exemples.

—

totalement différente

fournissent, à chacune de

vos

—

parutions,

Sylvia Rebière.

�Consideracions

sus

la decadéncia

de l'occitan escrich*

Nosto

lengo, lou sabèn, se pòu escriéure de dous biais difenormo felibrenco, bèn respetado, pauso ges
de proublèmo à sis utilisatour, ne poudèn pas dire autant de la normo
óucitano. Aquest article vôu faire lou poun subre li questioun
tihouso de nourmalisacioun lenguistico e grafico. En estènt
qu'uno bono couneissènço de la lengo implico de la counsidera
dins tóuti si varianto, pensan que lis idèio de Roumié Pach
saran utilo en tóutis aquéli que volon agué uno enfourmacioun
coumplèto e imparcialo.
rènt. Se la

Rogièr Teulat rapelava utilament, dins lo n° 1 d'Aicí e

ara,

la

nécessitât de milhorar, cada côp qu'es possible, l'ortografia de
l'occitan. Es évident que, quand comparam la nôrma de l'epôca
d'Antonin Perbôsc amb la d'ara, mesuram lo camin complit e

podèm pas qu'aprovar globalament las reformas adoptadas,
qu'an rendut la grafia perbosquina 1 a l'encôp pus simpla e pus
précisa.
Lo sénher Teulat rapelava tanben qu'existis, al dintre de
l'Institut d'Estudis Occitans, una comission de normalisation
filologica, cargada d'estudiar e de milhorar la grafia. A l'ora
que las publicacions occitanistas devénon lo jardin ont búton
las pus salvatjas flors de la fantasiá ; a l'ora que nàisson tantas
ortografias coma d'escrivans novèls ; a l'ora que los professors

*Un

organisme cultural fins ara incontestat es mes en causa dins aqueste
e ara, qu'aima la polemica sonque quand es constructiva, li ofris de

estudi. A ici

presentar dins lo n° venent sos prôpris arguments, car la sola objectivitat possibla es dins la multiplicitat dels punts de vista puslèu que dins una sembla-neutralitat enganaira (N.D.L.R.).

11

�d'occitan dins los licèus escarràunhon lor lenga a plaser ; a l'ora
enfin que la bandièira negra de l'anarquia lingiiistica floteja sus
nôstre paure pais, es

instància cargada
d'o dirigir tôt.

Çô

pus

—

vergonhable

tans marque a

bon de rapelar qu'existís endacôm una
principi — d'o regentar, d'o armonisar,

en

es que

lo quite Institut d'Estudis Occi¬

totes sos nivèls un mesprètz total de la lenga

escricha. Sa publicacion oficiala, la revista Occitans, es una

antologia periodica de barbarismes, d'ipèrcorreccions, de fantasiás graficas de tota mena. Me soveni d'un temps que la publi¬
cacion de l'I.E.O. èra Òc e que la lenga èra digna. Qui t'a vist
e qui te vei !
Un anti-intellectualisme dessenat e rabiós fa flôri, d'aquesta
passa, dins aqueste organisme. Tant i a que fariá benlèu milhor
de remplaçar, dins son sigle, la E d'estudis per la B de bolegadissa, en vertut del principi que cal apelar las causas per son
nom.

D'unes que

i a preténdon que l'ortografia auriá ges d'imporseriá solament lo vestit de la lenga. Las aparéncias
comptariân pas. Supausi que lor fariá pas res de s'anar passejar
vestits de pelhas, coma d'ipís atardats. Trobarián saique que fa
mens borgés atal. Aquesta concepcion laxista, a mon vejaire,
manca fort de dignitat. Ieu, tant qu'a far, m'estimi mai d'anar
amb una drolleta faròta e propreta que non pas amb una monina espelhandrada. E m'agrada de véser ma lenga plan vestida,
tôt parier.
tància,

que

DOS CONCEPCIONS DE L'ORTOGRAFIA

Cal ben remarcar, amb aquô, que los provençalistas respècla nôrma mistralenca plan milhor que nautres la nôstra. Las

ton

d'aquesta actitud diferenta son pro complèxas, mas
podèm destriar dòs menas de causas.
Prumièirament, i a l'immens prestigi de Mistral. Aquô li val
una autoritat incontestada, que los lingliistas occitanistas an
pas jamai aguda. La nôrma mistralenca — plan fixada dins un
Trésor dóu Felibrige que, coma Barta o rapelava2, es un trésor
vertadièr
se respècta per çô que lo mèstre es respectât. L'ar¬
gument Magister dixit es benlèu pas tan piôt quand lo mèstre es
un Frédéric Mistral... Los occitanistas d'ara, a la revèrs, per
tissa populista, refúson tota constrencha, donc tota nôrma.
rasons

—

12

�Fòrça se pensarián desonorats de consultar un obratge de referéncia. Sèm venguts reborsièrs : refusam tota disciplina intellectuala collectiva. L'ignorància e l'incultura son vengudas de
vertuts !

Mas i

a

tanben de

causas

sociò-lingiiisticas,

que

ténon

a

l'idèia

que

l'òm

pus

prigondas

fa de la lenga. La nôrma
felibrenca es relativament simpla, e s'adapta pro plan al dialècte
provençal, que favorisa. Los primadièrs de Font-Segunha, ni
per saupre que tota lenga es totjorn un conjunt de dialèctes — e
que lo parlar d'Arles es sonque una branca de la lenga d'òc —,
obrèron subretot per Provença e pel provençal. Perbòsc e sos
sucessors, a la revèrs, partiguèron del dialècte pus vesin de la
lenga d'ôc classica — lo lengadocian — e, d'aqui, volguèron
restablir un sistèma que poguèsse capelar la lenga dins son
entièr. Avèm donc un sistèma que, tôt permetent la notacion
dels traches dialectals pus importants, sacrifica volontàriament
los particularismes considérais coma minors. La volontat de
ligar lenga enciana e lenga modèrna fòrça tanben de daissar de
caire las particularitats dels parlars pus evoluïts. Fa que compreni fòrt plan qu'un molon de Provençals refúsen la nôrma
occitanista, dins la mesura que se sentisson gaire de ligams amb
los autres païses d'ôc. Lo provençal mistralenc es devengut
tanben una lenga classica. De l'utilisar reven a afortir un parti¬
cularisme respectable. Que siá justificat o pas es un problèma
diferent
e plan tilhós ! — ont jôgon de consideracions extràlingiiisticas que son pas de negligir. (Mas ma tôca aici es pas de
trencar la question, ni de jutjar : prègui donc mos legeires de me
far pas dire çô que disi pas.)
benlèu,

se

—

Çô segur es que cada ortografia, puèi que correspond a una
idèa de la lenga, ajuda ipso facto a l'impausar. Lo fach d'escriure en grafia perbosquina — que se pôt définir coma generala e unificatritz — se pôt pas apariar amb lo respècte estricte
de las

particularitats dialectalas (provençalas o autras) dins lor

totalitat ; a la revèrs, l'usatge de l'ortografia felibrenca per
notar lo lengadocian (o qualque autra varianta de la lenga)

implica una particularisacion dialectala e, plan sovent, una
cèrta provençalisacion. Cada sistèma es especialisat.
N'arribam aqui al picar de la dalha. Fins a las annadas 50 o
60, lo campanilisme èra pas de môda dins los mitans occitanistas : l'ortografia, donc, corresponde precisament a l'idèia que
los occitanistas se fasián de la lenga. Mas l'anti-centralisme
13

�politic s'es recentament mudat, dins lo domeni de la lenga — per
de rasons qu'es pas aicí lo luôc de detalhar —, en esperit de
cloquièr. L'amor que portam al parlar de nôstra familha es infinidament respectable ; mas apariar aqueste estacament natural
amb la promocion d'una lenga de cultura implica de destriar
rigorosament l'usatge parlât de la lenga e son emplec literari.
Èra l'idèia de Perbòsc e d'Alibèrt
tanben de lors discipols —
de définir per l'occitan una nôrma escricha minimala (e infinidament mai liberala que çô que se fa endacôm mai — o cal
dire), que poguèsse respondre a las exigéncias d'una lenga de
cultura, modèrna e veïculara. Coneissi ges d'idiôma literàriament cultivât que non aja una nôrma generala diferenta de la
nôrma parlada, cambiadissa segon la région e lo nivèl cultural
—

dels locutors.
Reconéisser la nécessitât d'una tala disciplina — dins l'abséncia d'un poder que l'impausèsse — demanda una consciéncia lingiiistica qu'existis pas pus en çô nôstre, ara que triômfon
lo populisme, l'anti-intellectualisme e lo campanilisme que
disiam. Las causas júnton pas pus : avèm d'un band un sistèma

linguistic général e unificaire ; de l'autre, d'usatgièrs (que
Lengadôc, en Provença o endacôm mai) que l'utilison tôt
en volguent botar en relèu las fantasiás
pus descabestradas de
lor idiolècte personal. Cadun fa de son sicap. La nostalgia
d'una lenga perduda — força occitanistas l'an tornada aprene —,
siá

en

la recèrca de las racinas dins
ni gosta, son pas sens

un

mond

ont tôt

sembla

sens

gost

ligam, tanpauc, amb aquesta confusion.

La trista situacion de l'occitan escrich es donc pas lo fruch
d'un «asard», mas la résulta ineluctabla d'una evolucion de la

pensada occitanista, que l'abdicacion de l'Institut d'« Estudis»
Occitans n'es pas la causa, mas la consequéncia. Fa que la prumièra causa a far, per arrestar lo chaple de nòstre idiòma, seriá
de cambiar las mentalitats occitanistas
s'encara aquô se pot
far, de tant que sembla prigonda la decadéncia.
—

PRACTICA

LIBERALA, MAS RIGOR

Siaguem optimistas, e imaginem que lo daissar-anar e la
vulgaritat an pas triomfat encara d'à fons. Demôra pas mens
que, coma los lingùistas normalisaires prepàuson sovent de
solucions divergentas, los que se vôlon plegar a una régla se
14

�mai d'un còp, de causir. Lois Alibèrt, los abats
Negre, Jacme Taupiac, Rogièr Teulat e Rogièr Barta,

tròbon forçats,

Salvat

e

citar pas que los lingiiistas qu'an volgut innovar, son pas
totjorn del meteis vejaire. Taupiac e Teulat se son mostrats for¬
ça audacioses dins lors reformas recentas — tant talament que
per

d'unes «alibertins» de la bona refúson lors innovacions (que

amb l'aval de la comission de normalisacion filolo«oficialas» en principi). D'autres seguisson Barta,
coma Aie! e ara, mai o mens1. D'autres encara, principalament
los escrivans del Collègi d'Occitania, recampats a l'entorn de la
revista Lo Gai Saber, adôpton las solucions preconisadas pel
paure abat Salvat, força influenciat per Perbôsc.
Poiriá semblar, tôt aquô, una terribla mica-maca ont una
cata retrobariá pas sos catons. Pasmens, los punts de divergéncia entre aqueles especialistas demôron fin finala pro limitais.
Lo pus seriós, a mon vejaire, seriá benlèu lo de las trop famosas
« vocalas de sosten », causa tilhosa qu'a pas finit de far rajar de
tinta
e de nos far patir. Las diferentas escôlas, a despart
d'aquô, per pauc qu'una volontat d'unificacion se manifestèsse,
finirián ben per s'entendre, entre sacrificis pichons e concespasmens,

gica,

son

—

cions minoras.
D'unes se poirián demandar s'aquò ne val
comptât e rebatut, d'escriure doas (Alibèrt),
tôt bonament dos (Barta) bota pas en perilh

la pena. Tôt plan
doás (Taupiac) o
l'estructura de la
lenga. Parièr per farmacia e farmacia (solucion de Salvat e
Negre), o encara Dieu e Diu ; fiera e fièira ; poguèsse e posquèsse ; parlan, pàrlan e pàrlon ; parlaràn e parlaran, etc.
Rogièr Barta4 estimava qu'« una normalisacion estricta [...],
qu'impausa la dignitat de la lenga, enebls pas l'emplec d'au iras
formas [...] dins una practica liberala », car « quicòm de natura! es çà sol que compte. L'occitan général unitari de nòstre
temps se pòt pas concebre dins l'artifici, la farlabica ».
Me sembla que cal pas aici confondre (coma tròpes encara o
fan) lo domeni de la lenga amb lo de sa grafia. La « practica
liberala » dont parlava Barta val per las causidas lexicalas — e,
tanben, morfologicas. Las divergénciaspurament graficas, elas,
pòrton pas res a la lenga e son un empach per sa difusion, son
ensenhament.

la bona causida es pas totjorn
de convencions, e cal saufaguèron los Catalans que, eles, se pàuson

Reconeissi, amb aquô,

que

evidenta. Mas tota ortografia es afar
pre trencar coma o

15

�de questions sul biais d'escriure lor lenga. E se lors
ortograficas sémblon de còps un pauc arbitràrias
(mas sèm pas aici per ne parlar), an pasmens lo meriti d'existir e
d'èsser universalament practicadas.
pas pus

convencions

PER UNA

«

COMISSION DE NORMALISACION

»

EFICAÇA

Lo problèma es que, en çò nòstre, la comission de normalisacion filologica de l'I.E.O. a pas, actualament, lo poder d'o

es pas qu'una instància d'un organisme déca¬
contestât, los que fan pas partida de l'I.E.O. li reconéis-

reglar tôt. Coma
dent
son

e

pas

gaire d'autoritat (e los qu'i son ne fan pas grand cas
— es estât

tanpauc !). Son biais de recrutament — la cooptacion
criticat. Devi dire que me sembla pas marrit, a aquel

nivèl,

que

coôpten ; al contrari, trop de democracia formala
finiriâ per la negar. (E me soveni d'una mocion acceptada dins
una recenta Amassada generala de l'I.E.O., reclamant que las
décisions de la Comission foguèsson somesas al vote dels aderents : imaginatz de mond compétents jutjats e censurais atal !
Aponcharà pas un fus.) Non ! Çô que truca dins la Comission
es que recruta pas pro. Un fum de lingiiistas compétents demôron en defòra e pôdon pas participar als trabalhs. Òr, dins totes
los domenis, la sola garantia per prene de décisions definitivas e
incontestablas es de recampar l'ensemble dels especialistas. Es
lo sol biais d'evitar l'escampilhament dels esfôrces, de s'impausar als editors, als escrivans, als publicistas, de condemnar amb
autoritat las negligéncias dels plumitius, de fixar rapidament de
réglas aisidament acceptablas e d'eliminar las divefgéncias inude pars se

tilas.
Me sembla clar qu'aquò rend implicitament necessari que la
Comission prenga sas distàncias rapôrt a l'I.E.O. Sèm pas pus
al temps que l'Institut èra la sola organisacion culturala occita-

situacion de monopôli. En mai d'aquô, coma l'I.E.O.
en granda partida a sas ambicions intellectualas, e
qu'a quitat la rega fixada per sos fondators, lo vesi mal plaçai
per capelar los trabalhs filologics ; las reticéncias que sa novcla
orientacion li val dins los mitans intellectuals l'empacharián de
s'impausar dins aqueste domeni.
Nos cal donc, aquô's clar, una instància filologica independenta, liura de totas pressions, largament dubèrta, qu'entretennista,
a

e en

renonciat

16

�gue de relacions amb totas las organisacions culturalas sens
pr'aquò èsser ligada a cap. Seriá lo sol mejan de rendre a l'occi¬
tan la dignitat deguda a una lenga de cultura e d'empachar que
los illetrats de tota mena engrunèsson encara mai l'edifici
pacientament bastit per Perbòsc, Alibèrt e lors discipols.
Sens aquò, contunhariam lo cabús, oberariam l'avenir e
empachariam finalament tota possibilitat de respelida.

Romièg PACH.

1. Cal rendre a César çò qu'es de César. Lo paire de l'orlografia occitana
modèrna es Antonin Perbôsc. Lois Alibèrt milhorèt lo sistèma, mas pòt pas, en
tota

justlcia, n'èsser tengut pel creator. Fa que la

grafia alibertina

es,

de fach, la

grafia perbosquina.
2.

Lexique occitan-français, segonda edicion

(Paris, 1973), p. 25.

prumièrs numéros de la prumièira tièira à'A ici e ara èron descarats
per un fum de barbarismes, de dialectalismes inutils, de « simplificacions » ortograficas pro dobtosas. Rogièr Barta sapièt nos mostrar la nécessitât d'escriure
una lenga pus digna. Li devèm força.
3. Los

Lexique occitan-français, nouvelle édition revue et augmentée (Paris,
p. 16. Aqueste obratge, que Barta acabèt qualques setmanas avant de
morir, pòt èsser considérât coma son testament de linguista. Las innovacions
ortograficas que prepausa se meritarián d'èsser estudiadas atentivament pels
linguistas normalisaires. 1 vesi, ieu (encara que d'unes punts de detalh àjon pas
mon adesion) un modèl de clartat, un aggiornainento rasonable que ten compte
a l'encòp de la tradicion e de la nécessitât de simplificar çò qu'o pot èsser.
4.

1980),

AICÍ E ARA recherche, pour compléter ses
archives, toutes collections de périodiques félibréens ou occitanistes, du xixi ou du xxi siècle,
et remercie d'avance tous ceux qui pourraient
l'aider. S'adresser à la revue :
B.P. 9007, 34041

MONTPELLIER CEDEX.

�Les civilisations
du
I.

préhistoriques
Languedoc méditerranéen
PALÉOLITHIQUE &amp; MÉSOLITHIQUE

l'observateur attentif, le paysage des
garrigues évoque le passé préhistorique : caver¬
nes au sol jonché de tessons et d'ossements mégalithes,
enceintes, cabanes, tumulus de pierres sèches, silex taillés...
Chasseurs, puis pasteurs et cultivateurs, les anciens habi¬
A

chaque

pas, pour

causses

et des

tants de

nos

contrées formèrent des communautés stables,

adaptées à leur milieu, qui persisteront — d'avatars en avatars —
jusqu'au XXe siècle finissant. La complexité des courants cultu¬
rels, étrangers ou autochtones, qui façonnèrent leur histoire
est de mieux en mieux connue depuis cent-cinquante ans
mais ces données sont parfois d'accès malaisé.
C'est la raison pour laquelle un panorama rapide, mais non
excessivement schématique, de ce lointain passé nous a sem¬
—

blé à même d'intéresser les lecteurs d'Aicí

e ara.

LE VILLAFRANCHIEN

quaternaire, c'est en Afrique de l'Est, dans la
grands lacs de la Rift Valley, qu'on trouve les premiers
hominidés : Australopithecus afarensis de - 6 à - 3 millions
d'années, Australopithecus africanus de - 3 à - 2,3 millions
d'années, Australopithecus robustus de - 3,5 à 1 million d'an¬
nées. L'Australopithecus africanus avait donné naissance à
l'Homo habilis (- 2,5 à - 1,2 millions d'années), espèce afri¬
caine à qui l'on attribue les premiers outils, c'est-à-dire l'indus¬
trie olduvaienne composée de galets grossièrement taillés
(pebble culture). Les prédécesseurs d'Homo habilis utilisaient
A l'orée de l'ère

zone

des

18

�doute déjà des massues, des ossements, et peut-être des

sans

galets brisés1.
Ce schéma actuellement admis du «berceau africain» de

l'humanité est à

nuancer. On trouve en Asie (Chine, Java) des
vestiges osseux pouvant correspondre à des Australopithèques,
et la grotte provençale du Vallonnet (à Roquebrune-Cap Martin)
a fourni des outils villafranchiens. A Chilhac (Haute-Loire), on a
décrit une industrie sur galet vieille de - 1,8 million d'années.

LE

PALÉOLITHIQUE INFÉRIEUR

- 1,7 million d'années, c'est
qui se répand en Afrique, en Asie et en Europe.
Cette espèce, qui regroupe les variétés locales jadis appelées
Pithécanthrope, Sinanthrope, etc., formera de puissantes hor¬
des de chasseurs qui ne craindront pas d'affronter l'ours, le
lion des cavernes, le rhinocéros de Merck et l'éléphant antique.
Nomades, ils ont abandonné les vestiges de leurs campe¬
ments sur les terrasses alluviales dominant les berges des
fleuves. Malheureusement, l'évolution des sols a remanié ces
stations, détruisant les ossements et les structures calcaires,
et ne laissant que l'outillage sur galet, comme au Bois des
Orgnes à Montfrin (Gard), site vieux de plus de 400000 ans.
Ces industries primitives appelées abbevilliennes (ou, ancien¬
nement, pré-chelléennes) évolueront au cours des glaciations
de Mindel et de Riss, passant progressivement des galets amé¬
nagés (choppers ou chopping tools) aux bifaces (poétiquement
dénommés jadis coups de poing).

Quoi qu'il en soit, à partir de

l'Homo erectus

Cette évolution de
rels
—

(Grotte du Lazaret à Nice, Grotte d'Aldène2
Minervois, sites gardois du Cros de Peyrolle et de

L'Acheuléen
dans le

Fontarêche)
—

l'outillage donnera trois courants cultu¬

:

;

L'Évenosien et le Tayacien, largement répandus dans notre

région3.
grands chasseurs du Paléolithique inférieur nous sont
depuis les fouilles récentes de Henry de Lumley4.
Dès
400000 ans, ils savaient allumer des feux et aménageaient
confortablement leurs huttes en plein air(plage niçoise de Terra
Amata) ou les cavernes (dallages, rigoles d'écoulement, murets)
comme à l'Arago4 ou à Lunel-Viel (Hérault).
Ces

mieux

connus

-

19

�Ils

devaient

comme

déjà pratiquer des cérémonies mystérieuses,
Tautave!4, qui semble avoir

l'atteste le crâne humain de

été utilisé comme masque.

PALÉOLITHIQUE MOYEN

LE

Ces industries

évoluent

vers

lithiques, à la fin de la glaciation de Riss,

des cultures de transition qui donneront, au cours

premiers stades de la glaciation de Wurm ( - 90000 à
ans) la civilisation moustérienne, caractéristique de
l'Homme de Néanderthal qui supplante alors les derniers Homo
erectus5.
Les Néanderthaliens aménageaient de vastes campements
en plein air ou en grotte, au centre de leur territoire dans lequel
ils rayonnaient, établissant des haltes de chasse et des habi¬
des deux
-

35000

grands chasseurs ont été les premiers à
sépultures à leurs morts (La Chapelle aux Saints6).
Mais, à la grotte de l'Hortus7, ils ont aussi abandonné des
ossements brisés de femmes, d'enfants et de vieillards au
milieu de leurs déchets culinaires, ce qui laisse penser qu'ils
pratiquaient l'anthropophagie, sans doute rituelle.
Les cultures moustériennes, classées selon leur outillage,
forment un ensemble complexe. Depuis les travaux de F. Bor¬
des, on sait y distinguer Moustérien typique, Moustérien de tra¬
dition acheuléenne, Moustérien à denticulés, Moustérien de
type Quina, de type Ferrassie... Globalement, les groupes eth¬
niques moustériens semblent avoir évolué de façon parallèle,
occupant de vastes territoires giboyeux, sans grands contacts
tats secondaires. Ces
donner des

culturels les

LE

uns avec

les autres.

PALÉOLITHIQUE SUPÉRIEUR

Au cours des stades III et IV de la

glaciation de Wurm, on ne
plus trace des Néanderthaliens, qui ont laissé la place
aux Homo sapiens modernes, représentés par le populaire
Homme de Cro-Magnon. Aux communautés cloisonnées et peu
évolutives des millénaires précédents, fait place un foisonne¬
trouve

ment culturel intense.
D'où est venu l'Homo sapiens ? Dans la région méditerra¬
néenne, le Paléolithique supérieur commence avec les cultures
aurignaciennes, d'origine extérieure (peut-être orientale) ; mais
en Dordogne et dans les contrées septentrionales, l'Aurignacien

20

�coexiste

avec

le

Pêrigordien (Gravettien), qui semble dériver

directement du Moustérien de tradition acheuléenne autoch¬
tone. Il est tentant

d'imaginer que cette industrie moustérienne
particulière, qu'on n'a pas trouvée associée à des restes
humains, ait pu déjà être le fait des premiers Homo sapiens
coexistant avec les Néanderthaliens, puis survivant à leur
extinction.

L'Aurignacien (- 35000 à - 20000 ans) est bien représenté
région : grottes de l'Esquicha - Grapaud8 et de la Lausa8. Il disparaît, en même temps que le Pêrigordien, vers là fin
du Wurm III, alors que se développe la belle civilisation solu¬
tréenne ( - 18000 à - 15000 ans) caractérisée par la finesse de
la taille du silex (lames foliacées) et dont les origines ne sont
pas claires. Elle proviendrait de l'évolution de certains rameaux
périgordiens, ou d'un Moustérien attardé, et reste localisée à
l'ouest du Rhône. Le Solutréen persiste dans la région, sous la
forme du Salpêtrien (Grotte du Salpêtre de Remoulins, Gard)
alors que partout ailleurs se développent les premiers stades
du Magdalénien. La disparition brutale des Solutréens, à l'ou¬
tillage lithique raffiné, et l'apparition des premiers Magdalé¬
niens, piètres tailleurs de silex, est une énigme. De - 15000 à
10000, cette civilisation de chasseurs développera un riche
outillage sur os (harpons, aiguilles, lissoirs, sagaies) qui permet
d'y distinguer sept stades (0 à VI). Le fait marquant de cette
culture est le développement de l'art (gravures et peintures
rupestres, statues de corne ou d'argile), où les Magdaléniens
ont fait preuve d'une maîtrise stupéfiante. Bien qu'il existe trois
foyers principaux de l'art magdalénien (Pyrénées, Périgord, pla¬
teaux calcaires du Gard et de l'Ardèche), on rencontre des grot¬
tes ornées dans les gorges de l'Hérault (La Roque II9) et de la
dans la

-

Cesse

(Fauzan2).

MÉSOLITHIQUE
Après - 10000 ans, le réchauffement de l'Allerôd met fin à la
glaciation de Wurm. Les puissantes communautés du Magda¬
lénien

se modifient dans un paysage qui se couvre de forêts.
L'outillage s'adapte au gibier tempéré qui a remplacé la faune
glaciaire : cerf, sanglier, chevreuil, seront chassés par de petits
groupes utilisant un armement léger (industries microlithiques

21

�Sauveterrien). Il semble que ces populations,
qui persistent dans les Grands Causses jusqu'à - 5000 ans
(Puech Margue sur le Causse Noir) aient pratiqué une forme
rudimentaire d'élevage.
de VAzitien et du

(A suivre dans le prochain numéro).
Jean-Paul PALOC, Elisabeth BRUN-MICALLEF,
du G.E.R.S.A.M.10.

NOTES
1. L'authenticité des

outillages très primi-tifs sur galet, qui constituent en

Afrique Orientale

l'industrie kafouenne, est en

général contestée.
2. La grotte d'Aldène, dite de Fauzan, de la Coquille ou de Minerve, commune de Cesseras
(Hérault), contenait une telle accumulation d'ossements d'animaux quaternaires qu'elle donna
lieu à l'exploitation industrielle des phosphates. Partiellement saccagée, on y trouve une
stratigraphie paléolithique surmontant un niveau acheuléen à bifaces. Deux galeries ont révélé
des gravures et des peintures rattachées au groupe pyrénéen, et des traces de pas d'hommes
paléolithiques conservées dans l'argile.
3. L'Acheuléen (de Saint-Acheul, Somme), qui englobe actuellement l'ancien Chelléen, est
la principale industrie du Paléolithique inférieur. Comme \'Abbevillien qu'elle continue, elle
utilise des bifaces. En opposition avec l'Acheuléen, on définit d'autres cultures n'utilisant pas
le biface : tels sont l'Evenosien (de la Foux d'Evenos, Bouches-du-Rhône) et le Tayacien. La
classification de ces industries est complexe et discutée.
4. La Cauna de l'Aragô, à Tautavel (Pyrénées Orientales), a livré à Henry de Lumley les
restes de campements épisodiques des Homo erectus au cours de la glaciation de Mindel
(- 450000), associés à une riche industrie tayacienne et à de nombreux ossements humains
dont le célèbre crâne Aragó XX/, appartenant à un individu de 18 ans, et dont toute la partie
postérieure avait été arrachée pour extraire le cerveau. Comme certains Océaniens du XXe
siècle, les hommes de l'Aragô ont pu utiliser des masques façonnés dans la portion antérieure
d'un crâne humain.
5. Si les premiers Homo erectus ressemblaient au pithécanthrope classique, les vestiges
européens de l'Aragô, de Montmaurin, de Mauer, du Lazaret, indiquent une évolution de ces
races anténéanderthaliennes qui forment un ensemble très hétérogène, mal connu, d'où sor¬

séparément le rameau des Néanderthaliens, promis à l'extinction, et les Homo sapiens.
Chapelle aux Saints (Corrèze) est célèbre pour son squelette de vieillard néanderthalien, presque complet, découvert dans une tombe. A Combe Grenal, c'est un enfant qui a été
tiront

6. La

région aquitaine a révélé des tombes néanderthaliennes, alors que la
trentaine de restes humains trouvés entre les Pyrénées et la Ligurie étaient associés pêle-mêle
inhumé. Mais seule la
ossements

aux

7. Grotte de
ans

épars du gibier consommé.
l'Hortus, à Valflaunès (Hérault), campement épisodique de

de chasseurs moustériens dont l'environnement écologique a pu être

- 35000 à - 55000
reconstitué par une

fouille minutieuse de H. de Lumley.
8. En

français

:

L'Esquicho-Grapaou (commune de Sainte-Anastasie, Gard) et La Lauze

(commune de Sanilhac, Gard).
9. Grotte N° 2 de Laroque, à Laroque (Hérault) dans le massif du Taurac. Gisement solu¬
tréen et magdalénien où Michel Lorblanchet découvrit en 1967 la seule gravure paléolithique
de la

région montpelliéraine. La grotte Chabot, la grotte d'Oullins, la grotte Bayol, la Baume
(Gard), la grotte du Figuier (Ardèche), sont également ornées de dessins paléolithiques.
Groupe d'Etudes et de Recherches Spéléologiques et Archéologiques de Montpellier.
tous contacts, s'adresser à Aici e ara, qui transmettra.

Latrone
10.
Pour

�Sèrp reflam

Sortissi del blau, sèrp reflam,
de las nivas, del verd, ò ! planta magiciana,
de las nautas catedralas de lava e de silèx,
de las arquitecturas ambiguas, arcadas, esvasticàs,

la fuèlha i es pèira, l'esperit movement
orquidèa,
e preni lo camin de la granda eretgià
tambors, rebats, e bandièras de fum —
cap a l'òssa de l'èrm,
montanha capitosa
monument pels gigants
adjutòri me cal —
que
e

lo flam

—

—

e
a

disi calmament

sota-votz benlèu

ò !

bufada del vent

miraudiosa foliá

de la luna,

parangon

s'escapa lo veren
de la boca
grand cais
bufi lo solelh
sus la plana del vent.
—

e

Grand gaug que grape pas
lo mostre espelofit
canhàs reguèrgue e pur
de l'illustre monarc

egrègi demòni
de la lutz esclau viu

degalhat tôt entièr
rodant

a

l'avalida

sul cingle dels escuts
a la lutz dels perfums

23

—

�gargamèla de fuòc
esperança de sòm
e

de marmús divenc
tumada esbalausida

encontre e

ganhavida

ò ! despelha-camin !

Récupérât~ lo void
e glaçar los confinhs,
redimir los pefons
aglanar dins la nuèit
pèiras de diamant
esclaire, gravenàs —
—

lo ciclòtron de Diu
e sornas
nos

pimparèlas

cal esparnhar sang
e

ganhar los acrins.
Cristian RAPIN,
lo 12 d'abril de 1982.

L'OCCITAN D'AICÌ E ARA

Aici e ara ten per acabadas totas las contèstas sul biais
d'escriure. La novèla generacion a quicôm mai a far. Totas
las varietats de
vestit
mens

Aici

leriga d'ôc

«occitanista»
de

o

son

aici acceptadas, dins lor

«mistralenc».

Recomandam

pas-

defugir los dialectalismes inutils.

e ara

tèn

d'escriéure.

La

pèr acabado tóuti li countèsto sus lou biais
novo generacioun a quaucarèn d'autre à
faire. Tduti li parla de la lengo d'O soun aceta, eici, dins
soun

vièsti «ôucitanisto»

pamens

vo

«mistralen». Recoumandan

de defugi li dialeitalisme inutile.

�L'aucèu de nèblo

Un jour que l'orne se descounsoulavo davans lou cros d'aquelo qu'avié amado, l'Ancian de la tribu ié venguè :
« Decèsso de ploura. Te vau counta la legèndo de l'aucèu de
nèblo. Que siegue toun soulas. Car es la verita eterno, l'universalo verita que nous ensigno la legèndo. E se noun t'es un sou¬
las, que te siegue dôu mens un envit à la resignacioun. »
E l'Ancian diguè :

Dins un nivo de fiô, l'aucèu de nèblo radavo sus uno mar de
glas. Mai quand lou fiô aguè fa se foundre lou glas dins lou
meme tèms que lou glas amoussavo lou fiô, l'aucèu de nèblo,
perdu entre li dous noun-rèn di causo qu'èron estado, pleguè sis
alo pèr intra dins la niue. Dins la niue de sa mort.
Dins la niue e lou silènci de sa mort l'aucèu de nèblo despleguè tournamai sis alo. Sis alo, qu'avien garda lou rebat dôu fiô
d'antan, fuguèron dous tra de lumiero radant sus un mounde
de nivo. L'aucèu de nèblo èro un aucèu de flamo iluminant sa
mort.

Pièi l'aucèu de flamo sourtiguè de sa mort. Pèr intra dins la
Entant-lèu lou lume de sis alo s'amoussè, car la mort

mort.

esbrihaudavo, flamo escafant tóuti li flamo, lume escafant tóuti
li lume. E li flamo ié rimèron sis alo, e pousquè plus voula. Lou
lume ié brulè lis iue, e pousquè plus ié vèire. lue claus, alo plegado, cabussè au caraven dubert souto éu, sènso saupre mounte, dins l'oumbro, lou menavo sa davalado.
Lou mené

au

à la liuenchour

rode fatau dis erranço sènso

termino. E leissant

s'estoumpa pau à cha pau lou remèmbre
25

d'un

�tèms

un nivo de fiò sus uno mar de glas,
qu'èro esta éu, desenant l'aucèu de nèblo
ineisistènt lou gourg di niue eterno e dis óublit definitiéu.

ounte

avié rada dins

despuia de tout
trevè

ço

«
Vaqui, diguè rAncian à l'orne que se descounsoulavo, la
légèndo de l'aucèu de nèblo, que me countè moun grand, qu'èro
masc de sa tribu, sabié legi dins lis estello, couneissié la voues
dis uiau e lou lengage di tron, di nivo e dis aigo, lou secrèt dôu
lesert, de la pèiro, e dôu grame. Crese en éu. »

(Leva de

«

Brèvis istôri »

—

inédit)

Louis BAYLE.

DU NOUVEAU DANS LA PRESSE D'OC

Depuis novembre 1978, Aicf e ara s'impose comme
des revues occitanes les plus régulières et les
plus exigeantes. Abordant sans parti-pris tous les
problèmes qui nous inquiètent, nous passionnent ou
excitent notre intérêt, elle joue un rôle déterminant
dans la vie occitaniste et sert de plus en plus souvent
une

de référence.

Plus axée que par

le passé sur les questions d'or¬

culturel, mais toujours indépendante de tous
partis ou tous mouvements, aicî e ara est surtout
soucieuse d'objectivité et de réalisme.
aicl e ara est une revue qui fait parler d'elle : son
indépendance irrite les chapelles, son ton libre scan¬
dalise les tartuffes. Elle est libre de ton et d'esprit.
Aicf e ara est bilingue. Pour les articles en occitan,
tous les dialectes sont acceptés, en orthographe
occitaniste ou mistralienne. Diffusée dans tous les
pays d'oc, elle est le lieu d'expression privilégié de
tous ceux qui ont quelque chose à dire.

dre

�Lo

despièch de Sant Rôc

Anicet, lo vièlh cosin de la montanha, nos veniá faire visita lo
jorn de la. fièra de Santa Catarina, a la fin de novembre.
Risiam quand lo vesiam arribar ambe sa grôssa panièra d'ont
sortissiá un sol salcissôt, sec coma un òs e un quilò de «pàmias»,
fàvols ronds e lusents, que poriam, a son dire, metre ambe
qualquas codenas, aqueste ivèrn.
«Vos anatz regalar» çô nos disiá.
E gara-t-aqui lo cabàs escorrit, el que, sens tròp cachar, auriá
tengut gaireben la mitât d'un pôrc.
L'aimàvem plan, lo cosin Anicet, e sa venguda nos fasiá totjorn plaser. L'ôme èra pas brica piòt e passàvem velhada res
qu'a escotar los siunis racontes.
«
Qué i a de nòu, cap amont ? Demandàvem.
Hôp !... Hòp !... E, tèni-te manhac qu'anam trotar. »
E lo cosin, sens quitar sa casqueta, entemenava d'arrèu :
—

«Garatz qu'aquò fa dos ans qu'èri pas vengut... Un còp la
familha, un còp un brave raumàs que te junta quand caldriá
pas, e los ans pàsson. »
Puèi, après s'èsser rotlat un pipet :
« La Comtessa èra pas mòrta, lo còp passât. E benlèu vos
soven que lo bôsc de fajàs, a la sortida de Pèchnaut, èra seu...
Coma tustava a son camp de " La Dalha ", Bosquet lo crompèt
als eiretièrs. E dins aquel bôsc èran demoradas qualquas pèiras
d'una capèla anciana. Òh ! pas grand causa : un tròç de muralha e una pèira dreita qu'òm disiá èsser l'estatua de Sant Rôch.
Res, an aquel endreit, s'es pas fait desempuèi sabi pas quora e
las rominguèras an rescompassat las lausas de l'autar que
cobrissián las tombas dels castelans d'un còp èra.

27

�« Pareis que s'i
èra fait processions, a l'epòca. Mas Bosquet,
qu'aviá eiretat d'aquelas roinas, n'èra pas pus fièr e ne fasiá pas
gaire cas de la dita capèla, podètz creire. " Manqui pas de trabalh endacòm mai sens m'anar mainar se Sant Rôch a perdut
son gos o una camba", disiá.

se vos parli de Sant Ròc, reprenguèt Anicet, de Sant
d'aquelas pèiras es que las femnas, a Pèchnaut, n'èron
vengudas a s'imaginar que totis los malurs que tombàvon sul
vilatge venián de çô qu'aviam daissat périr la capèla e qu'ara lo
Sant se venjava. S'aviatz ausit la vièlha Loïsa ! " Es pas brica
natural, tôt çô qu'arriba ! " fasiâ ela. — " Se'n manca, afortissiá la Zèli del fornièr. Se'n manca !"
" Los signes trômpon
pas ! " s'i metiá la mameta Oliva.
« Cal dire, faguèt lo cosin,
qu'una passa dolenta èra tombada

«Ara,

Ròc

e

—

Pèchnaut

las bôrdàs vesinas ; anatz véser

: al mes d'octo¬
s'èra virât sus un jove que servissiá Ramèl :
mòrt. Dins l'ivèrn lo Jacme, un jorn, venguèt coma fat. Prenguèt lo fusilh e partiguèt ne desquilhar un de Rivèl que sabiá
que se fasiâ ambe la siuna femna. Lo paure Jacme, lo còp fait,
s'anèt penjar al palhièr de la borda... Vos en soven d'aquela,
s'en parlèt plan pro dins La Despacha.
«A qualque temps d'aqui la paura Adèla de l'Andriu se planhissiâ del ventre. L'operèron e la tornèron tampar. Era trop
tard. Aquò, tè, se passèt al mes d'agost. Agost qu'es lo mes de
la Sant Ròc... Alavètz, ja !
Cal faire quicôm, diguèt la Maria Capitèla a son ôme. N'i a
pro de tôt aquò. Lo Sant nos va punir a totis de l'aver daissat se
demesir. Sabes pas ? Vau anar véser Monsur '1 ritor. " — "Maina-te de çô teu, non pas ", li respondèt Pèire, son ôme. — " Se
demoram atal, i passarem totis !" — " Un jorn o l'autre, diguèt
el, aquô's tôt çô que i a de segur. "
sus

bre,

e

un tractor

"

« Mas
sabètz cossi son las femnas de Pèchnaut ! Aquela
anguèt véser l'autra, l'autra sa cosina e la neboda de la Bèrta,
ela, l'anèt trapar, lo ritor. Òc, el rai, dins tôt aquô, vegèt l'ocasion de tornar balhar a Sant Ròch, qu'aviâ de son temps, pareis,
fait fugir la pèsta, son rôtie de garissèire... Sustot se los parroquians de Pèchnaut passàvon qualques capelets e veniân a la
messa del dimenge per i pregar fèrme e fèrmament.
Entemenarem una novena e, se la quista es un pauc de
rapôrt, dirai una messa lo 16 d'agost, per la fèsta del Sant",
diguèt lo prèire.
"

28

�«
Faguèron atal, e miracle ! L'estiu se passèt sens autre malur.
d'aquel jorn, vietase, siaguèt coma se una pagina s'èra virada.
Al mes d'octobre lo vièlh Marc passèt ben, mas lo pauràs èra
dins l'atge e desempuèi qu'èra a l'espital, paralisat, sa mort sia¬
guèt coma una benesida.

E

«Aquel an l'ivèrn venguèt d'ora. Très meses passât la Sant
Roc, cap al quinze de novembre, doncas, una virada de vent
marin menèt un nevàs... un nevàs que se posquèt pas sortir de
l'ostal d'una bona setmana. Digús aviá pas vist tant de nèu a
l'un còp.
«Passèt... E, coma cada an, pardi, l'estiu arribèt el tanben.

Mas, causa curiosa, lo solelh tornat, òm s'avisèt que plan de
femnasde Pèchnaut èron gròssas... Jès !...
« Ongan tôt un costat del registre de la Comuna siaguèt garnit

de la Sant Ròc a la fin d'agost. E n'i agèt ! Nadina cô del
Marquèt pels Garrics, bessons ; Pascal e Renat a çò de
Pibol, e anavi debrembar la Marieta a la borda de Cassan.
« Aquô, probable, deviá venir del nevàs. Lo vent que canta fa
s'arremicolar ômes e femnas... Fa talament bon jol plumon...
Mas n'èrem al mièg d'agost... fèsta de la Sant Roc... aniversari
de la novena del prèire de Pèchnaut e que deviá, ela tanben, aver
fait son dacòs, vertat ? Quina melhora prôva ? Lo monde se
morissián, e aqui qu'ongan los mainatges nàisson dins las familhas del vilatge.
Siaguetz benesit, Sant Ròc", teniá de dire l'abat que batejava los tostonets e qu'èra convidat als repais de familha, çò que
li èra pas arribat desempuèi bèl temps, a l'òme.
En dos meses a près sièis quilòs, lo ritor, disià pertot Josèp,
lo sacrestan... Fa plaser de véser. "
«Mas aquela novèla situacion menèt sos problèmas. Cassan
n'avià très de mainatges, e déjà que b'avià malaisit... Als bes¬
sons lor-z-i cal plaça e Pibol lo Vièlh se n'es partit per l'asili, atal
embestarià pas digús. La Teresa, ela, s'en serià passada tanben,
cresi. Es pas maridada e la causa a Pèchnaut es pas gaire presada, m'avètz sasit. E, esperatz... L'ivèrn passât a pas fait cap de
nevàs de res, mas per Sant Roc, ongan, aqui, avèm agut cinc
res

que
Faure ;

"

"

novèls Pèchnautièrs !

»

Sant, qué ne ditz de tôt aquô, cosin Anicet ?
Hôp !... Hôp !... Aquelas femnas auriàn melhor fait de lo
daissar ont èra. A Pèchnaut nos arriba d'èsser malauts. Aquô
«E lo vôstre de
—

29

�rai, disi

totis mòrts, pr'aquò ! E ara que nos
i a un mont de novèls, tôt va mal.
Tanplan benlèu aquel Sant Rôch a causit de se venjar d'aquel
biais... Vai-t-en véser, tu, çô que se pòt imaginar un Sant. »
pas, mas

sèm

pas

morrisèm pas e qu'encara

Lendeman de la Santa Catarina, lo cosin tornèt prene sa gròs-

panièra e s'entornèt cap a Pèchnaut ont, causa curiosa per un
vilatge montanhòl, avián un problèma de surpopulacion !
Mas agetz pas d'èrnha... Per la fièra que ven, Anicet, segur,
sa

nos

E

contarà cossi vira l'afar.

ieu, i podètz comptar,

vos

tendrai al corrent.
Ramon GOGAUD,

AVIS IMPORTANT
Nous

recommandons

instamment

aux

lecteurs

dont l'abonnement arrive à terme de se réabonner
sans attendre Les envois de circulaires de rappel
grèvent notre budget (certains ne réagissent qu'au
bout de quatre ou cinq avis !). L'argent ainsi gaspillé
pourrait être mieux utilisé — on en conviendra.

afin d'éviter tout retard dans l'achemine¬
ara, il convient de signaler à l'Adminis¬
tration de la revue tout changement d'adresse dans
En outre,

ment á'Aicí

e

les plus brefs

délais.

Enfin, nous remercions par avance tous ceux qui
communiqueront des adresses de personnes
susceptibles de s'abonner à Aici e ara.
nous

�Nouvelles brèves

IDENTITAT

associacion occitanista de Narbona, imitant l'exemple dels Cor¬
de carias occitanas d'identitat. Per la reçaupre, sufis de
mandar los rensenhaments que figúron sus la carta nacionala francesa,
Una

ses, prepausa

amb

una

fotografia

chèc de vint francs. En prima, un Òc norma¬
S'adreiçar a R. Cazilhac, 7, Av. des Pyrénées,

e un

lisât per la veitura.
11100 Narbona.

DESTINCIOUN
Emé

grand

gau

aprenèn que lou rèire-capoulié Reinié Jouveau es
dins la proumoucioun de la Legioun d'Ou-

flouca dóu riban rouge
nour dóu 14 de juliet.

esta

De

mai, lou Près Jaufre Rudèl i'es esta

D'amour e de Lagno, que se
libre.
Mandan à Segne Jouveau

qu'ounouron, em'eu, lou

n'en parlo aqui,

atribui pèr soun recuei
mai liuen, à la rubrico di

nòsti felicitacioun pèr aquéli destincioun
Felibrige.
I.E.O.

-

BIS

Aprenèm la creacion d'una novèla associacion lafontiana : Obradors
(Lo professor Lafont, demissionari de l'Institut d'Estudis
Occitans, fa pas partida del Conselh d'administracion, mas cadun sap
que n'es lo cap «ocult».) Fin finala, s'agis pas que d'una scission de
I'I.E.O., amb de mond que se plàçon diferentament rapòrt a la
cariá franchimanda. Veirem ben se las grandas ambicions d'aquel
organisme se concretíson o pas ; per ara, es sonque una etapa
dins la division de Poccitanisme.
occitans.

politi-

de mai

31

�ELITISME
Lou Menistèri de I'Educacioun vèn d'abilita l'Universita de z-AisMarsiho à deliéura un nouvèu diplomo naciounau de tresen cicle : un
D.E.A. d'estudis óucitan.

Acò, bèn segur, es mai eisa que de respeta lis engajamen sus l'enside nosto lengo dins lou segoundàri. Li lengo di pople à l'Uni¬
versita, vaqui li mesuro poupulàri que prenon nòstis enarco soucialisto
pèr ié tourna vido e forço...
gnamen

ELECCIONS
Es amb

plaser

los nacionistas dels païses d'òc an après lo
regionalas del mes
d'agost. La proximitat geografica a donat fòrça resson a aqueste eveniment en Provença. Fa que nòstres confraires de Prouvènço
dau
elûdon pas la possibilitat de tremudar lor movement en partit proven¬
çal, per «èstre presènt quand vendra l'escasènço».
que tots

succès dels nacionalistas còrses dins las eleccions

MAJOURAU
Lou counsistòri dóu Felibrige, acampa à Niço à l'óucasioun de la
Santo-Estello d'aquest an, a nouma de majourau : Roubert
Joudoux,
de Tulo ; Pèire-Celestin Delrieu, de Roufiac ; l'abat

Andriéu Dupuis, de Bouiargue
quauquié.
S'es fa peréu dous mèstre en Gai-sabé
Carladés, e Gabrié Larose, de Brignolo.
gnoun ;

Grangé, de Sauva-

; e

:

l'abat Daumas, de Four-

Jan de Cabanos, de Vic-en-

ÉDITION
On

la parution, pour décembre 1982, d'un album
Languedoc, qui réunit cent photographies en noir et
blanc d'André Hampartzoumian. Chacune d'elles est
accompagnée
d'un petit texte en français ou en occitan signé de quelque
vingt écri¬
vains de la région, parmi lesquels : Durrell, Chabrol,
Joubert, Rouquette,
Larzac, Carrière, etc. Voici une excellente idée de cadeau de fin d'année.
nous

annonce

intitulé Gens du

�Vient de

paraître

Albert Dauzat

NOMS ET

PRÉNOMS

:

DE FRANCE

(Larousse, Paris, 1980)

Foguèsse pas un obratge de referéncia, valdriá pas la pena de
aquel títol. Vôli pas criticar lo paure Albèrt Dauzat qu'èra
pas que çò que son educacion lo faguèt, es a dire un òme plan
ensenhat que metèt tôt son saber al servici de l'assimilacionisme
francés. Mas per Maria-Teresa Morlet que corregiguèt e aug¬
se ne cresèm la pagina de garda — la présenta edicion
mentât
es pas çô meteis. En 1982, ôm pot pas atierar tranquilament las
contravertats e se trufar del public sens se far recastenar. L'esperit scientific sembla, d'efièch, estrangièr als autors d'aquel
libre. Legissi per exemple, dins l'introduccion, aquô que tiba :
« Tre lo sègle noven, la quasi totalitat dels pichons noms èron
germâmes dins la mitât septentrionala de la França... » Curiosa
rigor scientifica ! Aquò vol dire que i aviá la mitât miègjornala
enbàs : un aprendis istorian sap plan qu'a aquela epôca las
régions occitanas èron pas sentidas coma francesas, nimai pels
Francs ! Passem. Çô mai grèu, e qu'avèm devinât amb la remarca precedenta, aquô's l'ideologia que capèla l'ensemble : ideologia francôcentrica piniastra, que pot pas èstre unencament lo
citar

—

résultat del confusionisme sabentament entretengut dins las
oficinas de l'Estat, mas que deu èstre, çô'm par, una causida

personala, un partit-pres plan arrestat de forviar lo legeire.
Senon, cossí s'explicarià un parièr trantalhament dins la nomenclatura ? Qu'ôm ne jutge d'ausida. Los noms Cauçada, Estieu,
33

�Estanh, Fetge, Caçaire son

miègjornals

Farja es del
Daurat,
Pèire, Papon son occitans mas Chauçada es limitât a la Cruèsa
e la Corrèsa. Per contra, Farigola es del Sud-Est, dementre que
Massis Central

Fan ton

e

«

»,

mas

Chabrièr lemosin. Miracle ! Los

e

Casson

son

del Sud-Oèst. I

a

noms

tanben de mots gascons

Laguarda es solament pirenenc. Òm apren amb plaser que
fau e glèisa son de lenga d'ôc. Grandmercé. Vos cal saber que
faudet es d'ancian francés e que Colrat es de racina escura.
Cresiái ieu, paure pesca-luna, qu'èra la forma occitana de
Conrad. Aquô rai ! Vos cal saber qu'un bigard, aquô's un ipocrit. Tant i a que caldriá benlèu apelar « anti-ipocrits » los insecticidis que coneissèm. Seretz ufanoses d'aprene que l'origina de
Colau es escura. Totes los Nicolaus d'Occitania, solide que van
mas

repotegar...
Sauretz tanben, bravas gents qu'avètz lo pial brun, que lo
matronim Bru proven d'un ostal menât per una nôra, mot que,
coma cadun o sap, se diguèt bru en çò nòstre, de tôt temps

ençai. Figuratz-vos

que dins lo Medôc, un pau es un estac o una
barrièra. Cal donc imaginar que los pals e los paus que i a endacôm mai son unicament de simbòls fallics. Aquel obratge es
claufit de bonas causas que las pôdi pas totas citar e o planhi :

quai plaser

pas, çaquelà, passar jos silenci
exemple, l'autor nos apren que
cortès se prononciava (fa temps, saique) cortés, que ranc « a via
dos valors en ancian occitan » : ròc e gôi. Conclusion : uèi non
a pus ges de valor, es çò que cal entendre. Una informacion de
primièra : vos cal saber que batlle es rosselhonés. Me demandi
cossi se ditz en catalan ! L'autora se tròba tota empruntada
davant lo nom d'ostal Dayde : botem qu'es la forma gascona de
Daidièr... ? Nos ditz al passatge que la santa Cecília auriá agut
un culte tardièr perque se li coneis pas cap de forma populara :
qué pôt voler significar Ceselha alavetz ? Ieu defendi lo drech
imprescriptible a l'ignorància, quitament quand es una ignorància satisfacha. Mas ne cal pas abusar. Quai disiá donc que la
sciéncia èra apolitica e que 2 e 2, aquò fasiá pertot 4 ? Dins
aquel diccionari de tèrmes sovent panoccitans, trenta-un departaments, son reduches a dos o très, de cops que i a cinc o sièis,
mas pas mai. Maginatz ! Lo primièr nèci vengut poiriá devinar
la realitat de son pais, en palimpsèst ! En un virât de man, lo
mite exagonal ne seriá abocat. La lingùistica fantasmatica a
encara un grand avenir.
vos

restariá ? Vòli

d'informacions chanudas. Per

Cristian RAPIN.

34

�Jacques Roudil :
OEUVRES

POÉTIQUES

languedociennes et françaises,

publiées
retrouvé,

pour
avec

la première fois

sur un

manuscrit

introduction, notes et glossaire

par

Marcel Barrai.
(L'Entente Bibliophile, Montpellier, 1981. 226-111 p.)

Jacme Rodil (1612-1685 ?) èra conegut enjusca uèi coma
editor de la segonda edicion dei Foliés dau Sage de Montpelhièr

(1651), e poëta minor qu'auriá rimejat en òc e en francés. La
legènda vòu tanbèn qu'aja fach un diccionari patoés dau lengatge de Montpelhièr, que s'es perdut entre mans e margas. Se
coneissiá d'eu un pichon ramelet de textes causits éditais pèr
Léon Gaudin en 1870 dins la Revue des Langues Romanes (tòm
I, p. 249). Gaudin lei teniâ d'un manescrich d'un nomat Mar¬
tin, qu'auriâ agut entre lei mans, eu, dos manescrichs originaus,
ara perduts, sèmbla.
Marcèu Barrai fai donc òbra utila, e tras qu'utila, en éditant
en 1982 una rejoncha larga tirada d'un tresen manescrich destoscat pèr Gaston Vidal, de la Societat Arqueologica de Mont¬
pelhièr. Barrai dòna l'integrala dei sonets (62, quora en francés,
quora en ôc) e una causida de 22 pèças mai lôngas. De segur,
auriam mai amat una publicacion compléta, mai cadun saup lei
dificultats que i a pèr editar d'occitan au tèmps que siám ; e
d'un autre costat Barrai s'es esforçat de far la causida mai
representativa que se pôsca*.
Rescontrar un novèl escrivan es totjorn una emocion, un
tuèrt. Encara mai quand salhis tôt d'una de l'ombra, derrabat
au passât ancian. Amb Rodil, descobrissèm de tôt segur un deis
autors mèstres dau Barrôc occitan, a l'auçada d'un Godolin,
d'un Belaud o d'un Despuèg-Sage. Versets e rimetas, Rodil leis
escriu pèr se divertir, quand son trabalh de jurista i laissa de
léser e quita de ne far un ase embastat. Son sorire epicurian,
Barrai lo compara amb justesa a aqueu dau latin Oraci : carpe
*Aprenèm qu'un segond volum, ont seràn publicadas totas las autras pèças,
formarà donc lo segond tòm d'una edicion compléta, es en preparacion e
sortirà dins pauc de temps (N.D.L.R.).
e

que

35

�diem, mediocritas aurea, e lo rèsta. Tota ocasion i es bòna per
portar sus lei causas un agach d'estèt refinat, emplit de sensibilitat

e

de

generositat.

mai a son aise dins lo registre de la preciositat, ont se
regala d'alternar lo cascalhejar ensucrat dei marqués de Molièra
amb la bòna galejada triviala e coquinôta que nôstra cara lenga
saup engendrar tôt naturalament.
Mai es tanbèn capable d'auçar sa musa a de nivèus de granda
esmoguda, coma quand se rosega de crenhènça davant la
malautiá de sa cara esposa, poëticament nomada Rosinda. De
ges de biais, Rodil pou pas èstre considérât coma un poëta de
segonda zona, un epigôn rimejaire de sei grands aujôus. La
sensibilitat modèrna se chalarà mai que mai de l'omenatge sensuau que quita pas de portar, dins un paraulis d'una deliciosa
fluiditat, ai bèlei dônas de son tèmps, e que vàlon a nôstre poëta
una plaça onorabla entre lo Larada de la Margalida e l'Aubanèu dei Fiho d'Avignoun, au panteon dei grands poëtas amorós
de lenga nôstra.
Rodil

es

Joan-Miquèu BRISSET.

Alain Touraine,

François Dubet,
Hegedus, Michel Wieviorka :
LE PAYS CONTRE L'ÉTAT

Zsuzsa

Luttes occitanes

(Coll. «Sociologie permanente», Le Seuil, Paris, 1981. 329 p.)

Cette étude a une histoire : elle n'a pu être réalisée que contre
la volonté des ténors de l'occitanisme politique, qui avaient

la réalité du mouvement qu'ils prétendent
diriger reste dans l'ombre. Aussi n'est-ce qu'après plus d'un an
de discussions, d'atermoiements, de palabres et de marchan¬
dages à l'arabe que les sociologues Touraine et Dubet ont pu
mettre en place des groupes de discussion et de réflexion,
selon une méthode déjà utilisée pour étudier le mouvement
tout intérêt à ce que

ces débats sont d'ailleurs
documents «bruts» sont du

étudiant. De nombreux extraits de
retranscrits dans le

livre, et

ces

plus haut intérêt.

36

�incombe pas aux auteurs,
doit être soulignée, mais aux

Le livre est décevant. La faute n'en
dont la rectitude intellectuelle

occitanistes, qui leur ont fourni un terrain d'observation bien
peu cohérent. Ce que l'on remarque avant tout, c'est la soumis¬
sion des jeunes générations aux schémas imposés depuis plus
de vingt ans par des maîtres à penser de travers. On a fait aux
auteurs le reproche de ne prêter attention qu'au « discours » des
leaders : ce n'est pourtant pas leur faute si ces discours sont
ressassés par des militants de base qui trouvent plus commode
de répéter que de réfléchir.
Seconde déception : l'étiquette «occitaniste» étudiée ici
recouvre une infinité d'espèces, aussi différentes entre elles
que le cheval peut l'être du hérisson. Il y a des pro-communistes,
des pro-trotskystes, des pro-socialistes, des pro-Pincemi et des
pro-Pincemoi, qui presque tous sont d'ailleurs soumis aux
idéologies hexagonales, au socialisme technocratique et apa¬
tride dont on voudrait nous faire croire qu'il est l'héritier de
l'humanisme d'un Jean Jaurès... En fait, seul Caries de Bèla-

(qui participait au «groupe» de Montpellier, et que les
bien) tient dans ces pages un
discours irréductible aux modes qui séduisent tant certains
esprits. Pour les autres, l'occitanité n'est qu'un supplément
d'âme. On est d'abord communiste, d'abord viticulteur, d'abord
socialiste, d'abord ouvrier, d'abord chômeur, d'abord rêveur...
Aussi la logique de M. de Belleserre est-elle étrangère à la
sensibilité des spécimens intelligemment observés par nos
sociologues. S'ils reconnaissent qu'il est le seul à avoir un
langage cohérent, ils ne peuvent que constater sa marginali¬
sation au sein d'un groupe où l'occitanisme tient surtout lieu
de colorant, et que domine l'idée de « lutte des classes» : «Dans
son groupe, Caries occupe une place à la fois centrale, dans la
mesure où de longs débats sont commandés par ses positions,
et excentrée, dans ta mesure où il est refusé et mis à la marge. »
De nombreuses lignes de rupture traversent donc le mouve¬
ment occitaniste, qui apparaît incohérent et divisé. De l'aveu
même des auteurs, « l'intervention sociologique a démontré à
la fois l'échec de toutes les tentatives faites pour unifier le
mouvement occitan et la constance des efforts faits pour par¬
venir à cette unité». Cependant, les efforts d'unité se réduisent
à des batailles de chefs, à des luttes d'influence...
Ce livre nous donne donc une image honnête du mouvement
occitan. Aura-t-il servi ce mouvement ? Je ne le crois pas, car,
sèrra

lecteurs d'Aici e ara connaissent

37

�qui fuit les miroirs, l'occitanisme
trop écrasé de contradictions et d'insuffisances pour sup¬
porter le reflet de ses tares. D'où l'hostilité manifestée contre
cette étude par ceux qui, au contraire, devraient l'utiliser pour
mieux se diriger.
Mais le mouvement occitaniste (sous sa forme politique)
veut-il vraiment l'Occitanie ? Cette étude montre indubitable¬
tout comme une femme laide

est

première fois — que les idéologies priment
ethnique («nationale», diraient certains, en
Corse ou en Catalogne). Peut-être certains n'ont-ils pas intérêt
à ce que les données soient inversées. Ainsi nos pauvres
régions occitanes sont-elles souvent le prétexte à d'autres
luttes. Trahies par bon nombre de ceux qui prétendent lutter
pour elles, et ne font que s'en servir, leur avenir est noir.
et pour la
la conscience

ment
sur

—

Giancarlo SCHMIDT.

Claude Achard

:

LES UNS ET LES A UTRES
des

Dictionnaire satirique
sobriquets collectifs de VHérault

(C.I.D.O. Ed. Besièrs, 1982. 126 p.)

S'aquô's vertat que lo folclòre pot èstre a l'encôp la melhora
piéger de las causas, lo libre de Glaudi Achard es exemplar
per mai d'un aspècte. La quantitat e lo sériés del trabalh son
évidents : avèm aqui 343 comunas erautencas presentadas amb
francés e occitans, los escais-noms pintoresques
sos
noms
donats a lors estatjants, e sovent un pichon desvolopament enciclopedic ont Achard nos dona de citacions, de detalhs desconeguts e delicioses.
Òm vei que l'autor s'es regalat de far aquel trabalh, e capita
de nos far partejar son estrambòrd : aqué's pas tant évident
qu'aquô, de far un diccionari que se legiga coma un libre
d'images, emai siá un diccionari ieraldic. E aqui, ges de dobte :
ni per conóisser perfièchament los vilatges d'Erau, lo legeire i
aprendrà de molonasses de causas que lo faràn soscar. Car cal
pas anar creire que l'usatge del blason dins los vilatges es una
e

la

38

�curiositat

arqueologica. A

una

valor de senhal d'identitat

encar

viva, quitament dins los cases ont pòt semblar injuriés. Me

rapèli d'un vièlh d'Erépia a quai disiái : — A ! Erépia, que los
abitants son los Tuquièrs ! — Oc, monsur, me respondèt. E ne
siáni fiers, de nòslra bestiesa... Aqué dich amb un èr trufandièr
que significava que los non-tuquièrs èron raça talament inferiora e negligibla que lo plaser de se far galejar per eles n'èra
doble, a la semblança de Pau Valéry qu'afortissià que i aviá pas
cap de voluptat pus granda que la d'èsser considérât coma un
abestit per un colhon...
E los traches d'aquela mena son légion, qu'indicon que lo
trabalh d'Achard restituis una matèria viva, emai quand va
boscar de referéncias del sègle XV11I. E a l'ora que la vida associativa de néstras comunitats ruralas conois

una mena

de revis-

mai cristallisât a l'entorn de las votas, ne trobam
encara de perlongaments saboroses, coma aqueles T-shirts : « A
Montpeirós, per un ase i van dos », citats per l'autor dins son
prefaci.
1 a los escaisses comuns que tòrnon sovent : Sautaràcs, Bartassièrs, Bramaires, Bècafigas, Enfangats, Ases, Bancarotièrs,
Manjacastanhas, Ventres-blus, Febroses... E puèi i a de pichons
tresaurs, sovent oblidats : los Janfemnas de Colébres (païs ont
son las femnas que ménton sus los ornes), los Escorjaròssas de
Lauret, los Manjaraca de Mudason... Per la Grand-Mota l'au¬
tor prepausa Cuols de bronze o cuols de burre. Me demandi
s'aquel escais-nom es força emplegat per los indigèns...
L'autor prepausa tanben lo nom de Motàs per aquela ciutat :
direm jamai pro qu'es una inexactitud. Lo Motàs èra un monticul dins la palun, prudentament rasclat per los promotors en
1965 per que son interès arqueologic venga pas metre d'empach
dins las construccions (dempuèi an pas bastit res dessus : èra de
destruccion a gratis, per pur vandalisme coma aqué's d'usatge
en contèxt colonial). La ciutat se bastiguèt sul terren de dos
bérias : la Pichona Mota a e la Granda Mota, que i an donat
son nom, pas forçadament dérivât d'aquel del Métas.
cél, mai

que

Malurosament, un obratge de tant granda qualitat présenta
grand défaut, absoludament inadmissible en tala escasença :
l'abséncia de rigor ortografica dins los tèxtes en occitan. Que
l'I.E.O., qu'a joiosament renonciat au labèl de societat sabenta
un

per

venir una tropelada barjaira d'illetrats (se ditz,
organisme de massa...) ; que l'I.E.O. adonc

ment :

39

mai pudicadecidiguèsse

�l'occitan se deu escriure coma que siâga, emai dins sas
publicacions oficialas, aquò's son afar. Mas que lo C.I.D.O.,
organisme al servici de la cultura occitana, arma demest las pus
essencialas per nôstra reconquista, faga parier, nani ! Seriá pas
estât dificil de corregir las alternàncias Causse/Cauce, Laurens/
Laurenç, etc. I a en teoria una seccion de normalisacion filologica, qu'a ges d'audiéncia dins un I.E.O. «de massa», mas
qu'a la pretencion d'existir. E los ômes compétents que la compàuson aurián degut èstre sollicitats per corregir lo tèxt (aquô se
fasiá totjorn i a dètz ans per los libres literaris. Se podriâ far per
los libres de referéncia, emai ara ! ). Me respondretz que nôstres
linguistas son mai a son aise per metre d'embolh que d'òrdre e
que son eles qu'an précipitât nôstra lenga dins lo garagalh.
Sembla que, oficiosament, lo bon usatge en 1982 siá que l'occi¬
tan aja una grafia encara mai flotejanta que los dialèctes africans. Aquô's donc una remarca de pura forma. Per far retrô, se
volètz : ex fan de las sixties... Del temps que cresiam que l'occi¬
tan èra una lenga de cultura.
Demôra qu'avèm amb aquel libre d'Achard un obratge d'una
rara qualitat, que fa onor a son autor.

que

Jacme ESCARPIT.

Enri (sic)

Barthès

:

LAS BEZIEIRENCOS

L'istòri de Beziès countado per sous pouëtos
(Chez l'auteur, Sant Geniès de Fontarecho, 1981. 198

p.)

partie de ces érudits locaux qui consacrent
étudier l'histoire de leur petit pays, avec tout

Henri Barthès fait
leurs loisirs à

l'esprit et le sérieux des autodidactes passionnés. Ces Bezieipause dans ses études : « Ai
ai plantai mous pergamis e
mous papiés per culhi las Bezieirencos dins las obros des
pouetos de nostro vilo e de soun rode. » Il nous présente donc,
de Matfre Ermengaud à Fernand Birot, une sorte d'anthologie
ou de compilation. Nous regrettons toutefois que l'appareil cri¬
tique soit réduit au strict minimum : rien, en effet, ne nous
rencos, nous dit-il, marquent une
fa soulas de mas estudis d'istòri,

40

�paraît plus incomplet qu'une anthologie sans notes bio-biblio¬
graphiques qui puissent diriger le lecteur intéressé, lui permet¬
tre de mieux découvrir tel auteur, telle époque d'une littérature.
On peut regretter aussi que le choix effectué par Barthès ne
soit pas plus sévère : auteurs de talent et rimailleurs du diman¬
che sont présentés pêle-mêle, et les premiers n'émergent qu'à
grand-peine.
Telle qu'elle nous est offerte, cette compilation sans préten¬
tion savante se lit pourtant avec plaisir ; écrite dans une ortho¬
graphe simple, elle trouvera peut-être un public populaire.
Mais le vrai morceau d'anthologie, c'est dans la préface
qu'on le trouvera. Le doux félibre Barthès s'y déchaîne et, tel un
tigre mangeur d'hommes, charge furieusement les occitanistes
et l'orthographe occitane. Le sang coule à gros bouillons. Nous
apprenons donc à distinguer deux sortes d'occitanistes : « D'un
coustat i a lous saberuts, mirgalhats de diplômes. Escrivoun
uno lengo retipado de l'Age-Mejan, preciouso e tastounejairo,
que degus pot pas legi [...]. De l'autre coustat, I a lous barataires. Sa lengo es d'aigo passado sus la raco que pudis lou franciman de pacoutilho batejat a la lesto. »
Ecrite en langue d'oc, cette préface vengeresse prend une
saveur inattendue : l'idiolecte de M. Barthès, en effet, n'est luimême qu'une curieuse bouillie de provençal et de languedo¬
cien ; quant à l'orthographe, s'il prétend avoir suivi le Trésor
dôu Felibrige et la grammaire de Ronjat, c'est certainement en
chaussant ses lunettes à l'envers... Son languedocien proven-

çalisé, très divertissant, est le pendant du provençal languedocianisé que certains occitanistes ont répandu au-delà du
Vidourle, et ne vaut pas plus cher. Quoi qu'il soit possible
d'écrire convenablement n'importe quel dialecte en orthographe
félibréenne ou occitaniste, il n'en reste pas moins que ces deux
systèmes semblent s'être spécialisés ; en passant de l'un à
l'autre, il semble difficile d'éviter l'intrusion de formes dialec¬
tales étrangères. Réserver le «mistralien» à la Provence et le
«perbosquien» au Languedoc me semblerait être une sage
solution, susceptible d'apaiser les vaines querelles que M.
Barthès attise à plaisir. Laissez-nous donc écrire notre dialecte
comme nous l'entendons, cher félibre ; ne cherchez pas à nous
imposer une orthographe qui ne nous convient guère — et vous
fait écrire un languedocien trop contaminé pour servir de
modèle à qui que ce soit.
Rémi PACH.

41

�LES 194 CHANSONS DIALOGUÉES
DES TROUBADOURS

Recueillies par

Bernard Bonnarel

(Chez l'auteur-éditeur, Paris, 1981. 205 p.)

Aqueste obratge recampa la totalitat de las cançons dialogadas dels trobadors — siá prèp de dos cents tèxtes. Modèstament, l'autor d'aquesta compilacion présenta son trabalh coma
una ôbra de copista, sa sola originalitat portant sus l'ordre de
presentacion e las réglas de transcripcion.
L'ordre es extrèmament rigorós, e los tèxtes força logicament
classais
amai benlèu trop. De tôt biais, aquô càmbia del
forra-borra al quai sèm acostumats dins las antologias corren—

Bernard Bonarèl, al contrari, dins son edicion

tas, trop sovent.

exaustiva, se vol mai « scientific », mai « estructuralista » : puslèu que de negar los tèxtes dins un aparelh critic detalhat, s'es
estimât milhor de los far parlar d'espereles. Aquesta actitud es
intellectualament onèsta e permet al legeire d'evitar, tant coma
se

pot,

l'intermediari del comentari.

çô de la transcripcion, l'autor a causit de modernisar
l'ortografia dels tèxtes segon las nôrmas actualas : « Nous avons
mis à profit, pour une lecture plus pénétrante, le fait que la
langue occitane est encore pratiquée. » Soi plan d'acòrdi que
l'occitan se parla encara un pauc, mas aquesta tissa de moder¬
nisar l'ortografia anciana a pas mon adesion. Los tèxtes
ancians an pas lo meteis gost quand son vestits a la modèrna.
(Las edicions de Rabelais en grafia d'ara ne son un bon exem¬
ple.) Aquô me fa pensar al teatre classic quand la mesa en scèna
Per

es

«

actualisada

»

! Sens comptar que la

metrica

se

tròba aici

traïda, mai d'un côp. Atal, Bonarèl escriu la desinéncia condicionala -ia en notant lo recent desplaçament d'accent tonic :
poiriá, auciriá, siá, etc. Òr, aquesta evolucion, anacronicament
aplicada a la lenga anciana, rend força vèrses garrèls. Parivament, l'ignorància de l'evolucion del vocalisme francés fa que
força actors franchimands (amai los de la Comédie française !)
escarràunhon vergonhablament los vèrses dels autors classics.
E lo paure Molièra se deu revirar dins son crôs quand ausis, per
exemple :
«Moi ? Parbleu ! je n'suis de taill' ni d'humeur
«A pouvoir d'un' belle essuyer la froideur. »
42

�De tôt biais, coma aqueste
a

de mond

qu'an

una

libre

es

destinât

—

a

l'evidéncia

—

cèrta cultura, l'actualisacion de la grafia

una (raison) se justifica pas de cap de biais. Lo que pòt
dintrar atal dins la tematica trobadoresca, tanplan pòt far l'es-

(qu'es

fôrç de s'acostumar

a

qualques divergéncias e arcaïsmes gra-

fics
Bonarcl

nos balha gcs de traduccions. Solas de notas nombrosas, en occitan modem, ajúdon la lectura. 1 vesi ges d'inconvenient, mas reguitni quand ditz que « l'intercompréltension
de l'occitan médiéval à l'occitan moderne [se pot evaluar] à
75 % environ ». Aicí quicòm de curiós ! Me sembla que las évo¬

foneticas, lexicalas, morfologicas e sintaxicas qu'an
plan mai ipotetica l'intercompreneson que ditz. Cal almens una iniciacion per enten¬
dre la lenga escricha dels scgles XII e XIII. Mas i a, coma aquò,
de mites qu'an la vida dura.
luerions
marcat

l'istòria de nòstra lenga réndon

biais, malgrat aquestas réservas de detalh, sem forçats
benastrugar Bernard Bonarcl per son òbra de vulgarisacion
qu'es de granda qualitat, e que met a la portada del public culti¬
vât un conjunt coërenl de textes. Nos ditz, dins sa prefàcia, que
« ce recueil de chansons dialoguées est un premier pas vers une
édition complète du corpus des troubadours ». Es de desirar
que lo succès d'aqueste prumicr volum li balhe lo vam necessari
per contunhar son prctzfach.
De tôt

de

Romièg PACH.
N.B.
Lo libre se comanda a l'autor : B. Bonnarel, 27, rue
des Petits-Champs, 75001 Paris, per 60 F, franc de port.
—

Amis lecteurs, ne vous contentez pas d'acheter AICÍ E
au
numéro. Abonnez-vous, faites-nous connaître,

ARA

communiquez-nous des adresses pour l'expédition de spé¬
cimens. AICÍ E ARA s'auto-finance et n'a aucun lien avecquelque organisation que ce soit : pour un périodique indé¬
pendant, tout lecteur doit être un militant.

43

�Zefir Bòsc
LA
Dichas

e

:

VINHA ELO VIN

provèrbis del païs costovin
del Roèrgue, 1981. 43 p.)

(Centre cultural occitan

majorai Zefir Bôsc nos balha dins aqueste pichon fascicle
polida molonada de dichas e provèrbis que, totes, se rapôrton a la vinha e al vin. Ne trobam de coneguts, e d'autres mens
usitats, que fan una brava garba culhida en Roèrgue, dins lo
païs costovin, qu'es lo de l'autor.
Lo librilhon es benlèu un pauc teunhe, mas engimbat menimosament e amorosament per un ôme que coneis plan sa lenga
e qu'aima son terrador. Dins son introduccion, Zefir Bôsc daissa tanben entendre que perseguirà son trabalh de recèrca locala,
e que d'autres librilhons coma aqueste seràn publicats,
sus
d'autres tèmas. En esperant, avèm aici una pèira de mai a
l'edifici ja grandàs de la nôstra tradicion orala.
Lo

una

Joan

Reinié Jouveau

FOURIÉ.

:

D'AMOUR E DE LAGNO
Conte ancian e nouvèu
(Imp. Bené, Nîmes, 1981. 212 p.)

Vaqui lou proumié libre de proso prouvençalo de Reinié
Enjusqu'aro, l'ancian capoulié dóu Felibrige avié
publica quàuqui conte dins de revisto, mai jamai lis avié pas
rejoun en voulume.
Aquélis istôri courteto (n'i a cinquanto-sièis), countado dins
uno lengo armouniouso e bèn aliscado, farien pensa, de cop, à
de crounico pescado dins la vido pulèu qu'à de ficioun puro.
L'ôusservacioun es agudo, e à cado pajo trasparèis l'amour de
l'autour pèr de persounage quàsi de car e de sang. Me sèmblo
que l'obro d'imaginacioun es pas tant grando aqui que, pèr
eisèmple, dins li conte d'un Daudet. Mai quau saup ? Acò lèvo
Jouveau.

44

�talent de l'autour, countaire plen de sensibleta, de finesde biais, que, pèr mai d'un cousta, rapello Pau Areno.

rcn au

so e

dóu conte, dins nòsti Lelro, tèn uno plaço bèn pus
grando que dins d'àutri literaturo, coume la franceso, mounte
es marginau. Reinié Jouveau se ié mostro un mèstre. Aro qu'a
quita sa cargo aclapanto de capoulié — mounte es esta lou digne
sucessour dóu paure Marius Jouveau, soun paire —, souvetan
que posque trouba proun de lesi pèr countunia uno obro lileràri
gaire aboudouso enjusqu'aro, mai de bono tengudo.
Lou genre

Carie de BELLO-SERRO.
e de Lagno se pòu coumanda encô de
28, carr. dóu Maréchal-Joffre, 13100 Aix-enProvence, pèr 60,50 F franc de port.

N.B.

—

D'amour

Dono Jouveau,

Henriette Dibon

(Farfantello)

:

FOLCO DE BARONCELLI

(Imp. Bené, Nîmes, 1982. 429 p.)

Lis estùdi literàri prouvençau soun un camp

mai

o mens

vier¬

à despart dis autour de proumiero grandour, gaire de mounougrafio soun estado publicado. Fai que demoro forço causo
à dire e à descubri, forço courrespoundènci à publica, forço
archiéu à despuia.
Aura faugu espera aquest an pèr qu'uno pouëtesso óutougenàri nous escrigue lou proumié libre counsacra au marqués
Folco de Baroncelli-Javon, auto figuro de la Camargo literàri,
countempouran de Mistral, escampa en quàuqui rego pèr lou
proufessour Lafont dins sa Nouvelle histoire de la littérature
occitane, emé tout lou mesprés que li pouëtastre e li escrivassié
porton is orne de valour — e li revouluciounàri salounard i
pourtaire de particulo...
Mai basto. Lou libre d'Enriqueto Dibon — mai counegudo
souto l'escais de Farfantello — refoufo de detai precious subre
la vido estounanto dóu baile de L'Aiòli, descendènt d'uno
grando famiho touscano qu'a leissa quàuqui noum dins l'istôri,
ami dóu legendàri Buffalo-Bill e dôu capoulié sious Jacob

ge :

45

�White-Eyes, purificatour de l'antico raço di biòu de Camargo,
coumpan de Jóusè d'Arbaud, emé quau cantè la misteriouso,
primitivo e legendàri Camargo di palun sôuvage — aro esvalido.
Es verai que Farfantello fai belèu un pau d'agiougrafìo e
qu'a tendènci, de cop, à passa lis subre de causoto un pau geinanto, coume aquel afaire de mour que faguè proun de brut à
Nime en 1925. Aqui, l'autour cerco pas trop de nous n'en faire
saupre mai que la versioun embarassado dóu paure Folco...
Demoro que, en pousant dins d'archiéu e de doucumènt iné¬
dit, Farfantello a fa l'obro la mai completo que se poudié faire.
Aquest travai menimous es un mounumènt à la glòri d'un orne
que, bèn counsciènt de viéure la decadènci d'un mounde, ajudè
à ié faire uno ufanouso fin.

Carie de BELLO-SERRO.
N.B.
Lou libre se coumando à dono Jouveau, 28, rue
Maréchal-Joffre, 13100 Aix-en-Provence, pèr 122 F, franc de
—

port.

LO

Felip Gardy :
PAÏSA TGE ENDEMIC

(Federop Ed., Lion, 1982)

Felip Gardi es incontestablament un de nôstres milhors poëS'es lançat pacientament dins la granda aventura de l'exploracion atentiva de la lenga, per i far nàisser d'orisonts nous,
desaviants e comols d'embriaguesa.
Perque l'occitan es pas quana lenga que siá : es un ôrt tornat
ermàs, emplit d'èrbas desconegudas, un univers a descobrir.
D'unes, dins d'amiras diferentas, an comprés las possibilitats
fabulosas qu'aquel empèri quasi vèrge ofrissiá au poëta : Max
Roqueta, Renat Nèlli, Ives Roqueta, Joan-Pèire Tardiu, Robèrt
tas.

Allan...

de l'oralitat o dau païsatge
quand sufiriâ de se dinar per amassar de garbas
plenas d'associacions verbalas novèlas, drudas, intactas, que
cruississon voluptosament entre los caissaus.
Força, pasmens, demòran proches

literari francés,

46

�L'itinerari de Gardí, dempuòi sos primièrs tèxtes (L'Ora de
Paciéncia, Laberint) s'es desvolopat dins aquela perspectiva.
Au travèrs dels jardins luxurioses dau lengatge, visita pacientament las estratas mièg inconscientas de son sicap, aqui que se
congrèon e se resòlvon los sòmis. Tôt se barreja coma dins la
construccion d'un pantais : l'obsession carnala de l'amor sempre que

desfauta, las angoissas prigondas de l'èsser que resur-

gisson au lindau de

l'endorminent, quand las certituds de la

jornada se brigàlhon coma de cristal, e de païsatges estonants
de seuvas, de mars, d'aubas malanconiosas, qu'an en filigrana
los contorns infinidament trebolants de la femna desirada.
Après s'èstre un pauc fòraviat dins lo trobar lèu (Caramentrant au Mes d'Agost) o dins l'abstraccion desincarnada e secarosa (Boca Clausa/Còr), Gardi nos tôrna aqui d'images d'un
pais plenament sieu qu'el solet a lo biais de nos far visitar.
Compte aqueste libre demest los pus significatius d'aqueles
dètz ans de poësia occitana. Marca un camin de perfeccion e de
maduresa. Illustra çô que pot èstre una cèrta poësia de lenga
nôstra, quand es intensament volguda e viscuda poësia, e irreductiblament occitana.
En mai d'aquô, la presentacion

(cobèrta en colors, estampatpolit) est excellenta. Dos rasons per possedir dins sa bibliotèca aquel libre important de literatura nôstra.

ge

Josiana SAUSSENAC-RIBET.

Lo Jai

:

MUSIQUES TRADITIONNELLES DU LIMOUSIN
(Disc Revolum REV 038, Tolosa, 1982)
prumièrs assages dels grops neô-folclorics occitans dins
èron pas gaire estrambordants. En volguent
se demarcar a tota força del folclorisme classic, tombàvon
sovent dins l'a-pauc-près. En assajant de ligar las formas musicalas eretadas d'una tradicion païsana a las mòdas gauchò-ecologistas en onor dins los mitans estudiants politisats, podián pas
balhar qu'una bolhaca cabretejaira per balètis a bon mercat.
Fort urosament, de grops mai ambicioses se son formats dins
totas las régions. Lo Jai n'es un. Avèm aqui quatre musicaires
Los

las annadas setanta

47

�talent qu'an près la pena de se passejar pels camps, de
frequentar los darrièrs musicians locals (violonaires, cabretaires,
acordeonistas), de pescar força musicas e força cants que, sens
eles, se serián perduts. (Dins aquesta besonha de recèrca etnografica, son estais ajudats per l'associacion dicha dels Musiciens
routiniers).
de grand

Avèm donc un dise d'una granda autenticitat, amb una
pocheta que planhls pas las explicas de tota mena suis instru¬
ments, las melodias e lor interpretacion. Los que conéisson la
musica veiràn que res aqui es pas daissat a l'asard, e que totas
las causidas instrumentâtes o melodicas an lor justificacion.
Los musicians del Jai an una idèa précisa de lor trabalh,
qu'es de « choisir certains traits musicaux, certaines constantes
observées, de les amplifier, d'en proposer une image à la fois
authentique et stylisée », per tal de balhar « une proposition de
musique limousine interprétée, une possibilité parmi d'autres de
concevoir un répertoire et son interprétation ».
L'amor del terrador, lo respècte de las tradicions e la volontat de far per uèi una musica populara que — coma auriá dich
Perbôsc

pesque a

—

las vièlhas fonts sens s'i negar al fons, fan

d'aqueste dise una reiissita totala.
Silvià

PERLINPINPIN

FÒLC

:

ALS

REBIÈRA.

CURIÓS

(Disque Revolum REV 040, Toulouse, s.d.)

folkloriques respectent assez scrupuleu¬
musiques traditionnelles, d'autres s'inspirent de
sources populaires, mais nous proposent des musiques plus
personnelles. C'est le cas de Perlinpinpin Fòlc, dans ce disque
qui se démarque de ses enregistrements précédents et « se vou¬
drait l'expression d'une musique populaire occitane vivante».
Airs traditionnels et compositions du groupe sont donc ici
mêlés dans un ensemble harmonieux; pareillement, les textes
sont, soit populaires et anonymes, soit puisés dans l'œuvre du
Si certains groupes

sement les

48

�poète Paul Froment, dont on connaît le destin tragique: il se
suicida en 1897, à l'âge de vingt-deux ans, à Lyon, où il était
exilé.

C'est d'ailleurs sur le Sonet d'un Poèta avant de s'anar negar
que s'achève ce 33 tours attachant: la composition musicale
des musiciens de Perlinpinpin Fòlc exprime très éloquemment

l'angoisse d'un texte qui, s'il n'est pas d'une très grande valeur
poétique, n'en reste pas moins extrêmement émouvant.

Sylvia

L'abondance des services de presse,

REBIÈRE.

qui se sont

depuis un an alors que notre revue
cessait de paraître, est responsable du retard de
parution de certains comptes rendus. Nous prions
MM. les lecteurs et MM. les éditeurs de bien vouloir
nous en excuser. Nous rappelons en outre qu'il ne
saurait être rendu compte dans cette rubrique que
des ouvrages et disques envoyés en service de
presse à notre adresse postale :
accumulés

AICÍ
34041

B.P. 9007,
Montpellier-Cedex.

E ARA,

�Périodiques
LA BRETAGNE

RÉELLE

N° 455

(22230 Merdrignac)

Cette excellente petite revue ronéotée, qui paraît depuis
1954, se veut le catalyseur des revendications régionalistes
bretonnes.
Nous

particulièrement apprécié, dans ce numéro 455,
: Contre l'Homme gris. M. Lanza
établit une subtile distinction entre racisme et racialisme -, il
rappelle utilement que les Blancs n'ont pas non plus à avoir
honte de la couleur de leur peau, et que l'estime que nous por¬
tons aux autres peuples ne doit pas nous entraîner à mépriser
avons

l'éditorial de Bernard Lanza

le nôtre.
Il

va sans

toutes les

dire que l'avènement de l'Homme gris, mélange de
de la planète, souhaité par certains politiques,

races

impliquerait la disparition de toutes les ethnies minoritaires,
Or, les mélanges de populations auxquels nous
assistons actuellement (l'Etat français compte près de cinq
millions d'immigrés, dont une majorité de non-Européens) sem¬
blent annoncer une ère où seules les ethnies fortes pourront
survivre. Notre solidarité envers le Tiers-monde, bien naturelle,
n'implique pas pour autant que nous puissions accepter une
invasion de populations inassimilables. Ce que les peuples
africains et asiatiques ont refusé en rapatriant, lors de la
période de décolonisation, les populations européennes, pour¬
quoi l'accepterions-nous ?
dont la nôtre.

50

�Il

existe un

complexe de la colonisation, qui nous donne
Or, celle-ci est une bien mauvaise base

mauvaise conscience.

pour l'évolution future des relations internationales. Le respect
de l'autre doit être basé sur la reconnaissance de sa spécificité.

Voici

ce

que nous

rappelle fort à propos La Bretagne réelle.
Rémi PACH.

LA FRANCE LATINE
N° double 88-89

—

Premier trimestre 1982

(11, rue de l'Estrapade, 75005

Notre excellent confrère La

Paris)

France latine publie dans ce

Vrièze, sòci du Félibrige, qui nous paraît du plus haut intérêt : «Coupo santo» et
Franc-maçonnerie. Il y réhabilite la figure de Jean Brunet, primadié du Félibrige, injustement marginalisé — selon lui — par
les historiens du mistralisme. Jean Brunet mérite certes qu'on
se souvienne de son oeuvre littéraire et ethnographique1 ; mais
les révélations de M. de Vrièze portent sur l'appartenance du
félibre à la Franc-maçonnerie. On se souviendra peut-être (ou
peut-être pas, car la chose n'a été que très rarement imprimée)
que c'est chez Brunet que fut reçu le patriote catalan Victor
Balaguer, exilé de sa patrie. Or, Balaguer, ainsi que le prouve
M. de Vrièze, était lui-même franc-maçon. Le glorieux épisode
qui nous valut la Coupo, où tant de cléricaux ont bu depuis,
est en grande partie l'histoire d'une fraternité maçonnique : on
convient que certains aient jugé préférable d'occulter ce fait
gênant ». Remercions donc l'auteur de l'article pour sa perspi¬
numéro double un article de M. René de

«

cacité et son érudition.

signale aussi, d'ailleurs, l'existence2 au musée
Geltrù, au sud de Barcelone, d'un magnifique
album offert à Balaguer par ses amis provençaux, document
historique dont l'intérêt n'échappera pas aux félibres d'aujourCelui-ci

nous

de Vilanova i la

1. Son œuvre maîtresse reste inédite, hélas ! Il s'agit de La Sagesso prouvençalo,
prouverbi, travail monumental contenu dans deux volumes manuscrits abondamment
pillés et plagiés, selon M. de Vrièze. par Paul Roman dans un recueil paru en 1908.
2.

Déjà révélée par M.

Boutière en 1957.

51

culido di

illustrés,

�d'hui. Voici la description qu'il en donne : « Il s'ouvre [...] par un
poème de Mistral et un beau dessin au crayon, de la Coupo, par
J. Brunet. Les

plus proches félibres y écrivirent un poème, mais
les Balaguer ont connus durant leur
séjour, ou rencontrés dans ce "salon" littéraire et artistique
que fut la maison de J. Brunet. Y figurent Emmanuel des Essarts,
Mallarmé par un long poème de six strophes intitulé Les
Fleurs,
Aubanel, Mathieu, N. de Semenov, Roumanille et Rose-Anaïs,
Bonaparte-Wyse, F. Gras, Théophile Gautier avec trois pages
de prose, e.a. [...]. Plusieurs autres dessins,
signés de J. Brunet,
ornent l'album. Pour bien marquer à son hôte Balaguer le lien
fraternel qui les unissait, J. Brunet a fait suivre trois de ses
signatures des trois points habituels.»
Voici, on s'en rend compte, quelques beaux spécimens d'au¬
tographes. M. de Vrièze nous laisse d'ailleurs entendre que la
publication du précieux album, en «édition offset de luxe»,
pourrait s'effectuer prochainement.
aussi d'autres amis que

Dans

ce

même numéro de La France

latine, on lira avec
quatre quatrains «inconnus» de Nostradamus,
dont nous penserions plutôt qu'ils émanent de la
plume d'un
provençaliste bien connu, chez qui on ne soupçonnait pas tant
amusement

d'humour.
La vièlha voliá pas jamai morir, dit-on
couramment, que totjorn apreniá quicòm. Si l'on donne à apreniá un sens transitif,
on conviendra
que La France latine est une vieille dame qui se
porte bien...

Giancarlo SCHMIDT.
Au moment de mettre

infiniment de tristesse

sous

presse, nous apprenons avec

la

disparition de Marcel Carrières,
collaborateur fidèle de la première série d'Aicí e ara. Nous
rendrons hommage, dans le prochain numéro, à cet
infatigable
défenseur de la culture d'oc.

La colleccion

compléta de la prumièra tièira d'AICf E ARA
disponibla : onze numerôs e un numerô especial
170 F, franc de pôrt e de plegatge. Passatz comanda a
AICl E ARA : B.P. 9007, 34041 MONTPELHIÈR-CEDEX
(CCP Montpelhièr 255 59 C).

es encara

per

��N° 3

(Seconde série)
novembre 1982.

C.i.D.û.
BÉZIERS

SOMMAIRE

ÉDITORIAL

:

Entre

l'espoir et l'absence

1

Les lecteurs

nous

écrivent

6

Consideracions

sus

la decadéncia

de l'occitan escrich
Les civilisations

(R. Pach)

11

préhistoriques du Languedoc

méditerranéen (l) J.-P. Paloc, E. Brun-Micallef

18

Sèrp reflam (Cr. Rapin)

23

L'Aucèu de nèblo

25

Lo

(L. Bayle)

despièch de Sant Ròc (R. Gougaud)

Nouvelles brèves

27
31

Vient de

paraître (Cr. Rapin, J.-M. Brisset, G. Schmidt,
Escarpit, R. Pach, J. Fourié, C. de Bello-Serro,
J. Saussenac-Ribet, S. Rebière)
33
J.

Périodiques (R. Pach, G. Schmidt)

Photo de couverture

:

André

Hampartzoumian.

50

�</text>
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              <text>Bayle, Louis (1907-1989)</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Aic&amp;iacute; e ara&lt;/em&gt; contient des enqu&amp;ecirc;tes, des articles de r&amp;eacute;flexion et de critique ainsi que des textes litt&amp;eacute;raires afin de d&amp;eacute;montrer comment sont li&amp;eacute;es les diverses manifestations, culturelles et sociales, de l'occitanisme moderne.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Aic&amp;iacute; e ara&lt;/em&gt; conten enquistas, articles de reflexion e de critica mas tanben de textes literaris, per tal de mostrar cossi son ligadas las diversas manifestacions, culturalas e socialas, de l'occitanisme moderne.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, B 6</text>
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          <name>Contributeur</name>
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      <name>Cultura occitana = Culture occitane</name>
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