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                  <text>C.I.D.O.
BÉZIERS

Numéro 2

—

Prix

:

LUTTE OCCITANE
OME D'OC AS DRECH A LA PARAULA
ORGANE D'INFORMATION ET DE COMBAT

1 F

DE

«

LUCHA

OCCITANA

JUIN

»

PIS D'ILLUSIONS
i

a

mai
la lucha
paga !

pas

que
que

(EDITORIAL,

LARZAC

page

Grand DELTA

JEUNES

Granda colhonada

Repression

Escanarem los que
vendon

VITICULTURE
—

—

—

(page 2).

DORDOGNE
TOURISME
LOZERE

(page 7).

(page 4).

(page 3).

—

2).

:

:

:
«

nouveau

un

nos

rauban la terra

le scandale du

MADAGASCAR

:

Larzac

«

" Francès :

(page 3).

(page 5).

»

Clos du Nid

»

lenga d'esclaus "

(page 6).

(page s).

1972.

�«

LUTTE OCCITANE », page

2
Le 14

juillet, l'Aveyron qui ne veut pas
"crever", doit compter ses forces, ses alliés
et ses ennemis en vue de luttes plus dures.
Les

paysans du
Larzac, les
Millau, les Comités d'Action

de

Larzac

EDITORIAL

leur rôle à

ont

Rodez ON

N'ENTERRE

LES ILLUSIONS DE
Le

14, à Rodez,

montrer

jouer pour
QU'UNE

le 14 à
CHOSE :

que

L'ARMEE !

n'irons

nous

ter seulement contre

aussi

travailleurs
occitans du

les

manifes¬
mais

pas

expropriations,

notre volonté de

mettre

les

ar¬

mées

LES doryphores du tourisme
problèmes,descendent
où il
dans

un

bon vivre

—

Les

«

Une oasis

du Sud sont

mers

de

Languedoc

Drôme,

«

loisirs

en

France

entre

insolites

en

Cela c'est la façade officielle

l'Espagne de Franco,
Mais la réalité,

Rouergue

sont contraints

comme

»,

des

pour

Grèce des colo¬

Occitanie,

en

l'année

toute

la

ou

nels.

:

est

tout

milliers de jeunes

chômage et à l'exil, les ou¬
vriers ne reçoivent que des gages de misère,
les paysans sont de plus en plus ruinés.
au

Sur le Larzac, Debré
aux

a

déclaré la

guerre

Par les promesses, par la me¬
la répression, le pouvoir et ses flics

paysans.

nace, par

décidé

ont

d'en finir

avec

la

résistance des

et des travailleurs de Millau.

paysans

le décref

d'expropriation, les

Après

manœuvres pour

pair avec des arresta¬
quotidiennes à Millau. De bons conseil¬

leurs de tout poil
sans

que

viennent prêcher aux pay¬
leur cause étant juste, ils n'ont pas

s'aggrave. En cinq ans le revenu
agriculteurs a dégringolé de 50 %. Les
caves
coopératives sont pleines de vins non
vendus ; sans doute pour améliorer la situa¬
tion, le gouvernement impose maintenant une
patente aux coopératives.
La dette au Crédit Agricole dans le seul
département de l'Aude atteint 58 milliards.

Pas d'illusions
d'être liquidée !

:

la viticulture

Ainsi,
d'hectos

mépris des lois, des millions
importés sont jetés sur le
malgré les garanties concédées aux

au

de

marché

—

vins

viticulteurs.
Le

ils savent

qu'il y a d'un côté la lé¬
galité du pouvoir, c'est-à-dire l'arbitraire, et
de l'autre la légitimité du peuple et de sa

viticole,

permettait de freiner,

d'imposer certaines limites

au

capitalisme

des vins
réintroduisent

commerce

communautaires

liquidation du
directement
ruine

marqué

contre

faut pas

qu'il

le

gagne

—

—

point magistral dans
peuple d'Occitanie. Il ne
: il ne gagnera pas.

Larzac), le moment est venu d'une offensive
d'envergure. La manifestation du 14 juillet à
Rodez pourrait
répondre à cette nécessité.
Elle est organisée à

l'appel du Comité dépar¬
temental de sauvegarde. Une
publicité énor¬
me va
se faire sur tout
l'Hexagone. (Le ser¬
vice d'ordre est assuré par le P.C. en
grande
partie).
Baroud
Millau

le

6

de

comme

1re

pour

classe

Decaze-

comme

à

novembre dernier,
avec
oraison
responsables ayant plus « le sens
responsabilités » que le sens de la lutte ?

funèbre
des

d'honneur

enterrement

NON !...

de

à

:

contre

la

contre

l'invasion

d'occupation

le 14 juil¬

:

liquidation de la viticulture

;

touristique.

Lutte Occitane » soutient toutes les for¬
de lutte qui seront menées par le peuple

«

mes

occitan.

Sur

tous les fronts nous saurons
montrer
détermination à nous battre contre la
colonisation.

partir

des

vins

:

les
le

en

accords

Pas d'illusion
que paga

un

i

:

a

mai

pas

la lucha

que

!

coupage

chiffon de

OCCITANE».

«LUTTE

industriels italiens,

papier
Une assemblée générale de

OCCITANE»
24 et

Tout

ce

des

qui avait été obtenu

vignerons depuis 1907

totalement remis

en

25

la lutte

est

seront

donc

travaux

publiés

Occitane

tiendra

Quels sont les responsables ?
Les affairistes
Les

et

leur gouvernement

financiers et commerciaux
seul but : gagner plus d'argent !
il faut liquider les trois quarts
ou
plus des exploitants occitans, ils n'hésite¬
ront pas
: ils ont le pouvoir politique à leur
service, ils sont soutenus par ceux qui, à l'in¬
térieur du mouvement agricole profiteront le
plus du Marché Commun : les gros céréaliers
français ! Ceux-ci se désintéressent totalement
du sort des productions des paysans occitans :
la vigne, les fruits, les légumes et le tabac, et
celles des paysans bretons : le lait, etc...
groupes

aux

faux amis

!

et

qui sont, de fait, des agents du
:
c'est le cas d'Auzias, le faux

de

Pennautier.
hésitations des

gouverne¬
«

dossier

juillet-août de

nouvelle assemblée
au

«

Lutte

générale

mois d'octobre.

Directeur-Gérant

révolté

:

Gaston BAZALGUES
Le

numéro

L'abonnement à 12 numéros

...

1,00 F.
12,00 F.

C.C.P. «LUTTE OCCITANE»

Montpellier 158248
Adresser tout courrier à

:

LUTTE OCCITANE

B.P. 2138

Il y a dans nos rangs des gens qui font
semblant de vouloir résoudre nos problèmes
ment

assemblée

de

LUTTE OCCITANE

«

Attention

cette

forme

!

n'ont qu'un
Si pour cela

•

les

».

Une
•

de

sous

dans le numéro de

cause.

LUTTE

«

s'est tenue à Toulouse

juin.

Les
par

un

Après la consolidation de l'unité des pay¬
sans, après
les diverses actions de masse
(fermes ouvertes) et de ripostes coup pour
coup, après
le développement du soutien à
travers
toute
l'Occitanie (Comités d'Action

ville,

Il faut engager la lutte
responsables de notre
Lézignan, Azille ou Maules

contre les armées
let à Rodez ;

Car si le pouvoir colonial gagne sur le Lar¬
aura

fermement

prononce

etc...

LUTTONS

duction, des plantations.

actions,
quelle qu'en soit la forme, seront légitimes.

il

se

pays.

contre

comme

reilhan,

efficacité, liquident toute possibilité de
contrôle des fraudes de la fiscalité, de la pro¬

Et ils savent que toutes leurs

lutte

»

notre

statut

matière de

Lutte Occitane

le Marché Commun et soutiendra toutes
les formes de lutte des vignerons contre la

train

en

contre

sans

Mais les paysans ne veulent pas se laisser
:

est

Les responsables de cette situation : ce
les puissances d'argent, celles qui domi¬
nent le marché et qui
dictent sa conduite au
gouvernement.

font du cadastre viticole

sa

préparei

liquidation.

«

sont

prix dans
d'autres, comment partir dignement.

zac,

se

contre

-—

massif à

d'autres, qu'il faut rester à tout
la
légalité quoi qu'il arrive ;

colère.

rejeter les illusions et

l'autre, la légitimité de notre colère

La crise

à s'en faire ;

endormir

Il faut

de

des

acheter les élus vont de
tions

tionnelles.

notre

».

etc...

autre

Une démonstration s'impose
:
qui sera
premier rang de la lutte ? Et la lutte, ce
n'est pas dans les salons de ministères ou de
Préfectures qu'elle a lieu, c'est sur le terrain.
Béziers 1971 a été une leçon : nous n'obtien¬
drons plus rien par les manifestations tradi¬
au

D'un côté il y a la légalité du pouvoir,
c'est-à-dire l'arbitraire de l'impérialisme, et,

VITICULTURE

Provence

vieille ferme typique à amé¬

Vacances

«

pas en cause

viticole par

statut

résolument à la lutte.

».

nager ».
—

la liquidation
les accords communau¬
taires, la liquidation des acquis depuis 1907.
Il ne désigne surtout pas l'ennemi principal :
les groupes financiers et commerciaux et leur
gouvernement impérialiste français !
surtout

remet

ne

du

:

et
—

les

fait

pays sans

«

—

d'occupation hors du Larzac et de tous
camps militaires d'Occitanie.

il

ou

2,

rue

—

»

34 Montpellier

Alexandre-Fourtanier,

31 Toulouse.

Réalisation
technique de
GROUPE DE NIMES.

ce

numéro

:

»

Profitant de l'ambiguïté, des
notables
sociaux-démocrates,

IMPRIMERIE

4,

RUE

DES

BARNIER

LOMBARDS, 30

-

NIMES

LE

se

�«

:

s'adresse à leurs élus,

ou

curité

fait miroiter

des

mairies,
premier citoyen

du

aller jusqu'au bout
ira plus loin encore.

réussite

de

l'opération

»

fermes ouvertes », et
surtout le soutien des paysans du Larzac aux ou¬
vrières de la S.A.M.E.X. à Millau, - a fichu une trouille
bleue
aux
patrons, aux notables et aux fanatiques
de la prospérité par l'armée. Ils ont lancé une contreattaque depuis avril.
C'est la guerre d'usure qui
«

»

commence.

•

DRAPEAUX

MIDI

LE
Il

FRONT

COLONIAL

rassemble Debré

de

novembre

71

avaient

et

avaient

réveillé

encore

des

ble à cet endroit. Un tract

annoncé

signé F.L.O.

a

U.D.R.

mené à

locaux

une

de

la

colonisation.

ESCANAREM

ou

victoire

des

LA TERRA
Pour

éviter,

«

Sanguinetti — encore lui — au congrès
régional de l'U.D.R. à Toulouse déclarer : •&gt; L'émotion
populaire à propos de l'extension du camp du Larzac
ne dépasse
pas les limites de i'Aveyron et de quel¬
ques groupes de farfelus universitaires. Derrière l'af¬
faire
du Larzac, il y a le gauchisme
qui manifeste
ainsi son intention de saper
les bases mêmes de la
Société. Et, à côté du gauchisme, on trouve une cer¬
taine partie du clergé, ce qui ne m'étonne pas et ce
qui est rigoureusement sans intérêt ». Après avoir
affirmé que le gouvernement ne reculerait pas devant
insuffisants glandulaires », Sanguinetti a attaqué
ces
ces
demeurés intellectuels
qui comptent sur
les
Causses du Larzac pour sauver l'Occitanie ».
Laissons

comme

aux

l'armée.

Manifestation du 14 Juillet
Le Comité

de

Sauvegarde prévoit une
procession silencieuse. Des trains spé¬
ciaux sont prévus de
Millau. Plus de

ou¬

le démarrage

QUE NOS VENDON I

POBLE!

directement

350.000 tracts et 30.000 affiches
diffusés.

attend

20.000

actions

légalité

«

qui

ont

personnes

Le P.C. et la C.G.T. ont

moins.
des

On

restent

été

propriétaires

Le

Docteur

même

constitué

réclamé

dans

outil

les

veuillent

vendre, cela est
Galtier, maire de Saint-Affrique,
association des propriétaires
une
leurs intérêts face à

de

spéculation et

non

un

dénoncer vigoureusement

Restent

les

comme

propriété des communes.
C'est capital pour l'agriculture du plateau, car ils four¬
nissent
les
« parcours »
où les troupeaux broûtent.
Sans eux,
dit M. Paloc, on ne peut plus vivre ».
Quoi qu'il arrive, ces terres doivent rester propriété
communaux,

«

collective
#

«

de

ceux

qui

en

vivent.

TOURNIER, NEGRIER, ON TE

«

BOUFFERA

».

Tournier, c'est le commis du gouvernement envoyé

«

Sembla
culasses

!

que

lo

Larzac,

aquò

prusis,

a

çô de/s

de

la

les indigènes du Larzac
pacotilles. Aux belles heures de la
colonisation, on achetait les esclaves avec de la ver¬
roterie et quelques étoffes. On sait s'adapter aux indi¬
contre

Les

PORCAS

maires

des

connu

!

déboires

considérablement

a

aussi !

du

ces

front

colonial,

mois-ci.

Sa vente

diminué

et

certains

sur

nement.

Aussi

l'arrivée

Prix
Grand
cycliste » Midi
Millau, depuis une semaine, une
foule de sportifs, gendarmes, policiers en civil ou en
uniforme, R.G., C.R.S., etc... On attendait, paraît-il,
une
manifestation des agriculteurs. La veille, de jeu¬
nes
militants de Millau avaient été gardés à vue huit
heures pour avoir regardé une
affiche au sujet des
emprisonnés
de
Rodez.
Interrogations et relevés
d'empreintes. Des paysans avaient été arrêtés en train
de peindre sur les routes : « Larzac libre », mais rien
Libre

avait

»

attiré

du

à

à Millau. C'est

sur la route entre Nîmes
clous ont été lancés qui ont crevé
des
pneus
de toute la caravane de « Midi Libre » ;
deux heures de retard. A Millau, des tracts sont lan¬
cés, à l'arrivée, du haut des toits, pour expliquer le
ne

et

se

passa

Millau que des

rôle

du

heures
sortie

Midi Libre
dans la colonisation. Quelques
après, nouvelle arrestation de cinq jeunes à la
du café. Fouille de voiture et garde à vue plu¬
»

heures.

sieurs

«

«

DORDOGNE

:

un

nouveau

Larzac à Saint-Astier.

la

outil de travail.
des com¬
plices de l'armée, qui vendent les paysans du Larzac
et toute la région.
un

faut

discret.

au

l'armée, c'est-à-dire de mieux vendre. Ces propriétai¬
res
sont des ennemis, des parasites pour qui la terre
Il

éblouis

yeux

A

du Larzac afin de mieux défendre

est

aux

le Larzac, lassés de voir leurs communi¬
qués tronqués ou supprimés, ont renvoyé leur abon¬

sont

avait

élus voisins. Dans l'obs¬

Libre, toujours à l'assaut

Millau

paysans

veut

certain.

aux

des

LIBRE

semble avoir

».

Que des
mai

LOS

AL

à
Canjuers, que l'armée
propriétaires, sur leur dos,
les paysans du Larzac, en majorité fermiers, ont de¬
mandé à leurs propriétaires de signer un papier où
ceux-ci s'engagent
à leur vendre en priorité à eux,
par l'intermédiaire
de la S.A.F.E.R., et non pas à
n'achète

Millau,

le 24

3

été distribué

les
boites aux
lettres
de
Millau
expliquant
qu'avait été brûlé le symbole de l'occupation militaire

surprises.
a

ont été

dans

•

les

de la
procédure devant aboutir à l'extension. Cela n'a pas
troublé le moins du monde les paysans sur le plateau.
De toutes façons, on ne part pas. La lutte ne fait
que commencer ! ».
Debré

drapeaux français

brûlés
place du « Mandarons », le 6 mai à Millau. Une
inscription « OCCITANIA LIBERTAT » est encore visi¬

plie et va s'installer
à La Grand'Combe. « Climat plus favorable et maind'œuvre plus qualifiée » dit le patron Lavabre. Surtout
des primes d'installation qui pleuvent de partout (muni¬
cipalité, aménagement Languedoc-Roussillon, etc...) et
une
population prête à accepter n'importe quel travail
dans n'importe quelles conditions. Lavabre pourra re¬
prendre ses chères méthodes. Mais il pourrait avoir
vriers

de

centaine

:

régio¬
naux, le Préfet et les notables, comme d'habitude. Ils
portent leurs coups dans le Conseil Général, où l'on
cherche à tirer le maximum de contreparties pour le
Département, contre l'évêque (Sanguinetti veut l'en¬
voyer en Chine faire le martyr),
contre les paysans
directement : garde à vue d'une agricultrice qui traver¬
sait le camp un dimanche, ce qui avait toujours été
accepté, provocations (des militaires jouent au foot
sur une pâture :
« Il y a trop de pierres chez nous ».
Le paysan les a chassés : « Moi je les ai enlevées.
Foutez le camp ! »), menaces (Sanguinetti dit qu'il faut
chasser les
paysans par la violence, s'il le faut). A
Millau, le maire U.D.R., Gabriac, vante les aménage¬
ments de Canjuers. L'usine HENFER où les luttes dures
et

:

sur

Une

et

«

FRANÇAIS BRULES A MILLAU

la

sur

on

M. Tournier est

sait.

Midi
A

page

merveilles : usines, piscines,
terrains de sports,
terrains de camping, maison de
jeunes, etc... Combien résistent au mirage? Nul ne le

«Debré peut

I

»,

gènes occitans. On ne va pas voir directement les in¬
téressés, des fois qu'ils soient cannibales, mais on

LARZAC
Nous, on

LUTTE OCCITANE

métropole
quelques

pour troquer

Saint-Astier, la gendarmerie mobile
s'approprier 115 ha. : 49 propriétaires
concernés, dont 1 possède 86 ha.

Pas d'informations
le Larzac

spéciales,

comme

pour

(20 ha.

intéressent l'armée particu¬
lièrement) pour s'entraîner à la lutte contre
la « guérilla urbaine sans être vu par tout le
monde » (le Colonel de gendarmerie mobile
dixit). Le reste doit servir pour expérimenter
des véhicules

tout

Protestations

terrains.

contre
le
déboisement (les
expropriations sont indemnisées au prix du
terrain nu), pour la protection de la nature,
contre le développement des forces de répres¬
sion. Les commerçants disent : « En dehors du
pot que les gendarmes prennent de temps en
temps, des cartes postales, des journaux, des
pellicules qu'ils achètent ,ils ne nous font pas
vraiment vivre ». Des pressions ont été exer¬
cées sur le « Comité "apolitique" de protes¬
tation » : visites à domicile, circulaires disant
qu'ils étaient abusés et manipulés par le

P.S.U..

�LUTTE OCCITANE

«

»,

4

page

tes de façade ?) souhaitaient
la dispersion ;
d'autres voulaient marcher sur la Faculté des
Sciences où les 500 P.D.G. tenaient une « im¬

Grand delta ? Granda

galéjada

portante séance de
enfin prise mais au
flottement ;

le

bloquaient
La

daus

crema

d'observators

patrons

U.S.

d'Europa

japonés venon prospectar ia région.
De « Midi Libre » a « La Mar¬
seillaise », de
M1' Delmas a M. Bene, toti
cantan la lausenja d'aquel afaire.
«

Nos dison

venon

matge

donar d'emplecs, acabar lo caul'exilh daus joves,

per
e

cal èsser braves

—

los

troban aie!

es

ròdol de

Paris,

es

pas cara

:

que

pas

de poiits

Milhau),

beneficis

—

lo caumatge
l'exilh daus

amb l'industria dau to-

:

serà pas acabat,
joves serà pas arrestat per los

—

los

païsans-irabalhaires
plegar,
las

matèrias

primàrias

sal...),

de crebar.

d'aquô s'installan las armadas eude repression dins lo rèire-païs (los

A costat
ropencas

lo Larzac, puèi van en
los promotors prenon la côsta e los
naturals ».

Anglés guerrejan sus

(Irlanda),
«

pargues

I

pas

Car

e

a

sos

qu'es
se fan

reser-

mina

las pagas de misèria.
dau pilhatge dau païs.
que la lucha que paga.

pron

viure

al

japonais ont
de

le leur

toute

«

a

Larzac.

non

ce

lever leur

l'Occitanie

les

festivités pour que

une

détermination de

notre

coupe

réglée du

ainsi admirer les char¬
région à vendre », comme

pu

«

hien

Pourtant, à Montpellier, il
la

fête

:

y eut une ten¬
à l'appel de la

C.F.D.T., du P.S.U., de la L.C., de « Poli¬
tique Hebdo », de « Lutte Occitane », etc...
quelque 500 personnes se retrouvèrent au
Peyrou (centre ville )et manifestèrent aux cris
de
:
« P.D.G.,
promoteurs, hors d'ici ! »,
« Grand
Delta = Grand bluff ! », « Gardarém
lo Larzac ! », « Salaud, Salaud,
Salaud! »...
C'est Debré répondit l'écho, etc...

(trop) long tour de Montpellier,
d'hésitation : certains (occitanis-

un

moment

un peu

pays.

plus nous sommes tombés dans
le panneau légaliste de la manifestation du
type « sermon - procession - bénédiction - dis¬
persion », comme l'appellent certains camara¬
nous

avons

choisi le

gentil et tradi¬

petit défilé inoffensif qui ne dérangeait
personne (même pas le Commissaire de Police
qui ne l'a pas caché !), à travers une ville

déserte ; alors qu'il est évident que
n'était pas une grande protestation
de masse (les gens savaient à peine ce qu'était
le
Grand Delta » !) mais une action de pro¬
pagande permettant le déclenchement d'une
longue campagne d'explication... C'est ainsi
que
les 500 P.D.G. ont pu continuer dans la
sérénité la plus totale leur visite de Montpel¬
presque

l'objectif
«

lier
un

bouffer à l'aise à la tombée de la nuit
méchoui monstre
dans le parc de La

et

Valette,

».

troubler

déranger

la presse fasse écho à
s'opposer à la mise en

Une fois de

De fait

«

Après

Messieurs aient un avantqui les attend s'ils tiennent à pré¬
part de gâteau dans le pillage de

Il fallait que ces

goût de

tionnel

bien... et, malheureusement, tout s'est

un

pas

des paysans.

si franchement déclaré Ricard. Toutes

de

qu'il fallait faire c'était aller mani¬
sous les yeux des P.D.G. et
en ville, à plus de 3 kilomètres de

leur lieu de réunion.

païs.

huiles », tous les notables du coin (à
quelques très rares exceptions) ont rivalisé de
zèle pour séduire ce beau monde : aucun
effort n'a été négligé pour que tout se passe

e

ce

Il fallait faire du bruit et

aquela
générais

coma

La première opération d'envergure « Pro¬
Grand-Delta » vient de se terminer :
les 500 P.D.G. européens, américains, soviéti¬
mes

ma¬

fester directement

bace-

una

MONTPELLIER.

tative

totjorn raubadas,
Los centres de produccion carbonièra contu¬
nharàn

»

motion

de

seràn
—

Debré

a

passé

contunharàn
(baucita,

Delta

que

bacelada

N'i

ques,

capitalistas europencs o americans,
—

Grand

«

Debré defôra dau

les

Nosautri disém

au

Non al caumatge e a

®

dau caumatge,

a

qu'un biais de
région, e non pas de la desenlos besonhs daus trabalhaires.
pas

la

d'escampar defôra los païsans dau Larzac.

a

sortaient les

et

passage

dispersion fut immédiate... La décep¬

La

gaire de

risme.

—

Una

la paga d'un traque dins lo

romega

Delta, aquô's

aquela

coma

a

: une

habits

traques.

tria del lach.

bassa

primas de descentralizacion (un côp la
prima dins la pocha, plegan la fabrica e
van endacôm mai
:
cf. VENTEX a Ganges
HENFER

segon

Volèm

man-d'ôbra
paur

mouse

los obrièrs, los païsans,
e los
emplegats de Bretanha donèron als pa¬
trons dau « Joint Français » e a los de l'indus¬

per que

de

o

—

installar,

l'esper de faire
trabalhaires dau

aux

tion aussi...

Reservam
lada

atal

filantropia ? De fach,

de 32% mai

balhaire

la

sus

buta, aquô's
l'esquina daus

Lo Grand
mai de

:

de man-d'ôbra

per
—

d'argènt
païs.

vada

benlèu per

de patrons se venon

de

:

gardarém.

Vendrián
se

l'esquina

plegar

e

los

que

volopar

:

région nôstra es benastrada : de patrons
d'Europe tota van venir montar de fabricas,

—

—

e

la

—

—

»

Çô

amb

dizaine de
flambant neufs,

il était trop tard

de C.R.S.,

cars

travail »... La décision fut
bout d'une demi-heure de

retourner

avant
de s'embarquer
à leurs basses besognes

à Sète

pour

d'exploiteurs

internationaux.
Nous les

attendoons

pour

leur prochaine

randonnée ! et nous retiendrons la leçon. Déjà
les horticulteurs avaient fait l'expérience de
ces
manifestations-bidon qui
n'ont comme
seul

résultat de

renforcer

possible de lutter,
changer.
pas

Il faut

profiter de

ces

l'idée
que

-

n'est
peut

expériences ! Halte
procession - bé¬

manifestations « sermon
nédiction
dispersion » !
aux

qu'il
rien ne

-

�•

Ne pouvant s'étendre s,ur le
dans les Cévennes.

«

certains

pays » ;

mois

:

douze

sur

En fait il

Le tourisme

nuancent

:

fait

Il

«

vivre le
vit

en

en quelques semai¬
du Poht du Tarn à
Florac pouvait afficher complet ; en effet, une
cinquantaine de grosses tentes et du matériel
militaire occupaient les lieux.

trois

crève 12 mois

en

sur

12

:

«

la

touristique » cela veut dire la liqui¬
dation de notre agriculture et de nos usines,
car c'est
avec l'industrie
touristique que l'im¬
périalisme français et le capitalisme interna¬
tional peut faire le plus de fric ici. Cela veut
dire la suppression progressive de toutes les
autres activités ; cela veut dire le
chômage et
l'exode croissant ; cela veut dire la spécula¬
tion foncière, la montée des prix (25 millions
l'hectare dans les A.-M.) ; cela veut dire que
les Occitans qui restent doivent se transformer
pour « survivre » en indigènes
pittoresques ;
cela veut dire :
Pays à vendre, prostitution
et "clochardisation" de tout un
peuple.
«

Diverses

LOZERA-MOTAS JUMELÉES POUR CREVER

formes de lutte

pées et se développent
touristique.

dévelop¬
cet été contre l'inva¬
se

Le

Nous ne voulons pas que notre pays soit
bronze-cul de l'Europe riche, et ses habi¬
tants des cireurs de « godasses ».

le

27 mai

lieu à Florac le

eu

a

de l'Office de tourisme de la
l'Office municipal de tourisme
Motte.
Une
impressionnante

jumelage

Lozère

et

de

de La Grandebrochette de
notables avait effectué le déplacement et venait
s'occuper » de l'avenir de notre région.
«

Au

les « Raouillets » de
folklorique et deux
joueurs d'accordéon et de cabrette ; un peu
de bourrée et un peu de patois, c'est ce que
certains appellent la culture cévenole.
programme

Le

Docteur

Mourgues, maire de Florac :
Les gavots sont heureux d'accueillir les gens
de La Grande-Motte ». [Venez voir les Indiens
dans le Parc des Cévennes.]
«

Le Docteur

Blanc, qui cumule les fonc¬
tions : « Il est possible d'organiser des visites
éclair rail, route, air ». [Alors que l'état de
nos
routes est déplorable et que la fermeture
de la ligne S.N.C.F.
Le Monastier-MendeLa Bastide est
imminente
après celle de
Florac Sainte-Cécile.]
M.

Dannaud,

tourisme

:

la Lozère

160 PERSONNES DEPORTEES.

La contsruction

de

qui doit être le
barrage de NAUSSAC se base sur les études
faites vingt ans plus tôt (début 1950 et 1952).
La

—

de

cette

actuelle

conjoncture économique
région n'est pas étudiée.

La

population n'a jamais été amenée à
prononcer sur ce projet.
—

se

ce

190 millions de m3 d'eau recouvriraient

—

d'une vallée fertile : disparition
Naussac et de plusieurs hameaux.
1.100 ha.

de

Général

Commissaire

L'état des

«

routes

n'est pas

au

Opération sourire

Aucune

indemnisation

n'est

définie.

Le

barrage tel qu'il doit être construit ne
jouera aucun rôle protecteur en cas de crues.
Une convention prévoit une prélèvement de
10 m3/seconde au profit du Bassin Parisien ;
en
outre, la Haute et Basse-Loire demandent
de l'eau mais sont déjà en concurrence pour
l'utiliser. Si le barrage était construit il fau¬
drait restreindre la consommation

handicap majeur, la Bourgogne a
perdu 10 % de sa fréquentation touristique
depuis la réalisation de l'autoroute ». [La Lo¬
zère peut donc continuer à crever, il suffit que
deux

mois

les touristes

12

sur

venir
et

ges

remplir les caisses des
des hôteliers.]

continuent à

commerçants

gros

Ce qui n'a pas été dit c'est que les villa¬
continuent à crever à 10 kilomètres de La

Grande-Motte

ils continueront à

comme

crever

à

quelques kilomètres de Florac dans le Parc
National des Cévennes tant qu'il y aura des
notables pour « s'occuper » du pays.

Cévennes occupées ?

•

VALLE DU LOT.

Environnement

protégé et

«

réservé

».

D'abord, lancement d'une opération anti¬
pollution — c'est bien — puis opération sau¬
vegarde de l'habitat rural, c'est toujours bien :
et

l'on obtient

une

zone

de tourisme de luxe.

Le projet consiste à s'imposer un nombre
limité de plans-type dans la vallée et on est

cela obligé de

pour

De Caiarc à
Les

architecte.

Puy-L'Evêque les
du régime

technocrates

et

passer par un

agriculteurs,

eux,

financiers
investir.
laissés pour

pourront

seront

compte.
La

al

terra

pòble !

•

REGION
La

DE

TOULOUSE.

champs. »
la Chambre d'Agriculture,
la bourgeoisie toulousaine
d'acquérir de « vieilles pierres ».
Se désaisissant peu à peu de ses outils de
travail, le paysan n'aura plus qu'à mettre la
«

clefs

aux

Sous l'égide de
la formule permet à

clef

sous

la porte.

GOLFECH.

La résistance

en

Auver¬

Paris.

Si

parlez occitan.
parle chez vous.
L'orthographe est très simple et se résume à :
—

notables

far d'argent !

»

nos

en

—

ò

se

a,

:

ou

gions, se
(la porta
—

nh

Pour vous infor¬
M. SAPIIY, Comité de

se

Ih

se

porti)

la porto)

=

=

;

selon

les

ré¬

:

;

=

un

maisons

:

ensemble de résidences secondaires
de vacances. Un plan d'eau de

prévu. Un vaste projet est prévu
le promoteur, M. Chavanier. Bien sûr, les
notables : Poudevigne, député, Rancel, maire
d'Uzès, les services départementaux donnent
la main à cette opération. Pour qui tout cela t
A qui cela va-t-il profiter ?
qui est sûr c'est qu'un site particuliè¬
beau, ouvert à tous, réservera désor¬
mais son calme, sa fraîcheur, sa verdure à
ceux qui auront l'argent pour acheter un bun¬
galow ou un studio dans ce super-centre de
Ce

:

la mountagno) ;

II :
la paillo)

le "r" de l'infinitif

(cantar

en

concerne le site de la Fontaine
70 hectares doivent être transfor¬

projet

7 hectares est

prononce

(la palha
—

et

prononce a, o

(la montanha
—

Un

par

=

pononce gn

du Jardin-Public, 47 Agen.

UZES.

més

roumegous,

du .féminin,
:

•

de l'Eure

:

:

je porte

marque

rue

:

vous

on

prononcent

se

prononce o

(pòrti

refusant

rauban nòstra tèrra

o

comme

(romegós : ronchon =
lop : le loup = loup) ;

Une fois de

entendent bien le faire savoir
l'exode.

ó et

s'adresser à

Lutte, 15,

parlez patois,

vous

Lisez l'occitan

pas

et

mer

PER LEGIR...

—

plus, les Autorités n'hésitent
à piller une région fertile, mécanisable, à
vouer une population à l'exode pour le profit
de gros industriels du Nord de l'Hexagone.
Les notables de tout poil agitent la carte
du tourisme, mais les paysans n'y croient pas

s'organise contre l'implanta¬

tion de la centrale nucléaire.

gne, le barrage
ne répondant
qu'aux seuls
intérêts des industries de la Basse-Loire et de

per

ou

personnes

paraître.

Los

presse

un

—

«

la

Parc.

pour

directement
seraient
touchées et vouées à la déportation.
40 exploitations sont condamnées à dis¬
—

dans

glorifiant l'armée et ses élèves sousofficiers tous brevetés parachutistes et fiers de
l'être qui donnent une image rayonnante à
notre jeunesse ». L'armée a aussi (un
notable
l'a dit) proposé de faire des travaux pour le

•

160

—

articles

et

locale

:

-

Naussac (Lozère)

marches », « camping sau¬
Présentation par les notables locaux

?

Florac déguisés en costume

sont

sion

Longues

«

vage »

du Parc National

».

vocation

Pour la deuxième fois
le terrain de camping

nes

per faire d'argent
dit

Larzac, l'ar¬

mée s'installe

Nos rauhan la terra

nous

L'ETE,

L'ARMEE L'HIVER.

TOURISME
(Ln

LE TOURISME

ne

;
se

prononce pas

rement

résidences secondaires.

canta).

agriculteur, est-ce toi ouvrier de
Peytavit ?...

Est-ce toi
chez

�«

LUTTE OCCITANE

Lozère
Il

page

»,

6

L'affaire du

:

quelques années, un homme « dynamique »
sphères ecclésiastiques, décide de créer un cen¬

des

y

a

colonies

de

Lozère.

La

direction
de l'Action Sanitaire et Sociale et la Sécurité Sociale
de

tre

vacances

en

Militaire proposent

des subventions pour créer un Ins¬
médico-pédagogique pour handicapés mentaux.

titut

Clos du Nid » est géré par une association
1901 : Conseil d'Administration, capital à la
manipulation délicate et contrôlable. Dès le départ se
fait jour une anomalie financière : les subventions ne
suffisent pas à la création des locaux et c'est sur le
prix de la journée des enfants admis dans cet I.M.P.
qu'est prélevé un pourcentage pour le paiement de

Le

«

type loi

l'établissement.
La

à l'appui, dénonce le manque
financière Le Préfet de la
Lozère (en 1969), M. Claudius Brosse, déclare : « La
gestion est artisanale mais honnête », l'abbé Oziol
confond ses deniers propres et ceux du « Clos du
Nid
La gestion artisanale se faisait en réalité sur un
budget de 1.500.000 F. annuel.
de

C.F.D.T.,

sérieux

de

preuves

la

gestion

».

Le Conseil d'Administration avait conféré au direc¬
du « Clos du Nid », l'abbé Oziol,
le même pou¬

teur

qu'au Président du C.A.

voir

pensait tout tout seul

Oziol contrôlait et dé¬
il était à la fois ordonnateur et

;

:

signataire. Il s'agit bien d'une gestion
Par exemple :

hébergeait des
devait

Nid

sa

»...

sur

L'apport de

vacances.

dans

les

du

caisses

«

Clos

re¬

du

de ses pleins pouvoirs, le
compte Association dont il dispo¬

usant

un

guise.

Le

—

pour

Oziol,

verser

à

sait

colonies de

rentrer

M.

or

»,

faisait

à l'amiable

Pendant la période des vacances scolaires des
du
« Clos
du
Nid » (I.M.P.), l'établissement

—

enfants
cettes

«

«

Clos du Nid

emprunte 40 millions d'A.F.
de roulement (l'opération est légale).

fond

son

Oziol achète

»

«

présenter
ce

société

une

immobilière...

dont

Oziol

par

la

détient

majo¬
parts et dont M. Rougon (membre du C.A. de

rité des

l'I.M.P.) fait également partie !
—

Une société d'AIbi voulait louer

vétusté appartenant

peu
«

d'accord,

«

Clos

ferez

vous

du

Nid

faire

»

aux

au

«

le

payerez

Clos du Nid

sur

son

un

Oziol dit
prix de la location et le
»

;

payera
les réparations que vous
locaux ».
Lorsqu'Oziol demande le

paiement de la location il demande
versé

maison

une

que

l'argent soit

compte bancaire personnel !

retrouve à l'actif la réimputation des 40 mil¬
d'emprunts pour fond de roulement et une partie
de l'argent provenant des recettes sur les colonies de
vacances. Ce qui prouve que le modeste curé de cam¬
pagne était capable de faire un trou de 50 à 60 mil¬
lions d'A.F. dans le budget sans trop de difficultés et
sans
que
quiconque ne s'en préoccupe ! Dans ce
bilan nous trouvons au passif les 762 millions de sub¬
ventions versés pour les créations de lits ; en regard,
à l'actif, ce qui a été réellement créé avec cet argent.
On relève avec stupeur dans cet actif une soi-disant

villa

d'Antibes

l'automne 1969, ayant les preuves des malver¬
sations
financières,
l'U.D.-C.F.D.T. Lozère
demande
une

enquête. Le C.A.

se

en

décide enfin

à

paraula

Lozèra

«

»

En

possession de la preuve d'un détournement de
plus de 80 millions, face à la complicité et à l'inaction
de la Justice, le Secrétaire général de la C.F.D.T. de
Mende, au nom de son organisation, lance une cam¬
pagne d'information dans toute la Lozère. Il fait face
à plusieurs reprises aux troupes de choc de
l'abbé
Oziol. Dans le village de La Canourgue le docteur
Blanc, Conseiller Général U.D.R., Directeur de l'Asso¬
du Tourisme

députation

juin,

la

occitanes. Très vite des discussions
sur le sort
de notre

passionnées
déroulaient en
occitan ;
les paysans présents sur le marché
achetaient notre journal et demandaient les
tracts. Certains
paysans déclaraient : « On ne
donne des subventions
qu'aux gros ! ».
pays

se

Les flics intervenaient
aussitôt, donnant
l'ordre de filer, relevant nos identités.

Au

Ils

rité

sur

Lozère, futur candidat à la

défense

de

«

l'honnête

Abbé

moment

où

l'action

devenait de

plus
difficile à cause des méthodes
fascistes employées
contre les campagnes d'information ;
l'enquête est or¬
donnée. Cette enquête a été diligentée certainement à

plus

en

la suite d'une lettre du représentant C.F.D.T. à la Sé¬
Sociale au Garde des Sceaux. L'enquête a eu
lieu au début du mois de mars 1971 ; elle aboutit à

curité

l'inculpation.
Ce

qui est intéressant n'est pas seulement de
qu'un abbé a été inculpé pour détournement
d'argent et abus de confiance. Plus intéressant est de
savoir

nêteté

taux

qui

par
:

a

presque

été couverte et
les

toutes

huiles

«

la

soutenue
»,

souvent

sort

venu

de la Lozère

du

reste

l'Occitanie.
«

Grop de Lozèra

».

de

au

se

les

tables

servent

trop souvent de

petits copains

«

maison

mais

a

le coup

»

aux

ces

œuvres

situations

les

pour

pla¬

mieux

ré¬

certainement

de balai

est

dérangé quelques

«

L'intervention

certain nombre de

d'un

militants révolutionnaires occitans et français,
a

quelque

peu

bouleversé

ce

discours.

Le ministre n'a pas

répondu aux ques¬
1'« aménageemnt » du
territoire occitan par l'armée
:
le Larzac,
Canjuèrs, la Sainte-Baume, le littoral pro¬
«

tions

quant à

posées

vençal...
Il n'a pu également expliquer sa parti¬
cipation plus que directe dans la "vente" à
Péchiney, des Baux et des Alpilles.
«

De plus, tout le monde
gouvernement sur Fos
Delta".
«

du

connaît la vision
et le 'Grand

«
Le lendemain un tract était distribué
dans la ville d'Aix, expliquant cette attitude

de soutien aux paysans du Larzac en lutte
contre les
armées impérialistes et répressives
du capitalisme (non seulement français, mais
aussi européen).
«
Cette intervention fut favorablement
cueillie par la population touchée ce jour.
«

Il faut

lisation

est

ac¬

préciser qu'un travail de sensibi¬
depuis plusieurs mois par le

mené

Comité de Soutien

au

Larzac.

«
D'autre part,
la presse
"régionale"
(« Marseillaise »,
« Provençal »,
« Méridio¬
nal ») a rendu compte, chacune à sa manière,

de

notre

dait pas

intervention. Le ministre

à entendre

ne

s'atten¬

milieu des petits

pa¬
faune bêlante, la voix du peuple
occitan. L'une de ses réflexions est bien signi¬
ficative : "...heureusement,
ce
n'est qu'une
trons et

au

autre

minorité de la France".
«

Sans commentaire.

LUCHA OCCITANA

»

»,

(seccion d'Ais-de-Provènça).

Teatre

de la Carrièra

no¬

loin d'avoir laissé la

A
Laval-Atger, M. Clavel, pourtant
détournement de fonds, est chef du
personnel d'un I.M.P. ; au Pompidou, dans un centre
propre.

condamné

pour

de

cas

jeunes

sociaux, un Directeur condamné pour
enfants a dû quitter sa situation de Direc¬
teur (c est sa femme qui le
remplace I) mais est de¬
venu
Président du Conseil d'Administration de l'éta¬
blissement.
sévices

sur

En Lozère

comme

partout chez

nous,

catdrà far la

granda bugada...

Communiqué

«

:

Notre but de militants

occitanistes

faire prendre conscience aux Occitans de
réalités par une agitation culturelle.
L'expérience nous a montré qu'il fallait conti¬
nuer dans cette voie et même aller plus
loin.
Pour cela il faudrait qu'il n'y ait pas un,
mais plusieurs "Teatres de la Carrièra".
leurs

Dans

but

organisons un stage
formation début juillet : si vous êtes in¬
écrivez-nous
téressés,
le plus
rapidement

PARTICIPEZ
A

LA VENTE MILITANTE DE

a

:

Lutte Occitane

est

de

ce

nous

de

«

col¬

même

étouffer la vé¬

et

discours de clôture

prononcer un

loque de l'Institut Régional d'Aménagement,
colloque qui regroupait un "auditoire choisi".

ont trempé dans l'affaire.
Nous déplorons
des établissements comme les I.M.P. ne soient
directement gérés par la Santé (comme les hôpi¬
publics) au lieu d'être laissés à des associations

cer

*

à la Faculté de

juin 1972.

d'Aix-en-Provence, Bettencourt, Secré¬
taire d'Etat chargé de l'Aménagement, était

malhon¬

vous

le

Vendredi 2

élus

qui

arrêtent parce que c'est la vé¬
rité et ça les embête ! ». Les
paysans ont
raison ! Nous ne laisserons
pas
«

la

prend

la

«

munérées.

Place du Marché, un
groupe de militants de « Lutte Occitane » dé¬
nonçaient par des panneaux le tourisme, le
parc des Cévennes, les expropriations du Larzac ;
un magnétophone
diffusait des chansons
sur

de

».

Cette affaire

Le 3

d'Anciens Francs.

millions

«

pas

la

80

l'enquête menée à la conservation des hypothè¬
ques à Grasse,
par la C.F.D.T. montre que ni &lt;■ Le
Clos du Nid », ni l'abbé Oziol ne possèdent une
villa dans cette ville. Monsieur Oziol. à titre personnel,
est détenteur d'une
hypothèque de 40 millions sur
cette villa (suite à la ténébreuse affaire des carrières
de Sainte-Enimie dont Oziol était actionnaire),
l'abbé,
soutenu par une personnalité
aussi influente que M.
Claudius Brosse (alors Préfet de la Lozère) présente
à l'esbrouffe
cette hypothèque comme titre de pro¬
priété ; et le C.A. n'en est pas choqué. Les personnaltiés savent oublier la loi bourgeoise quand elle ne
les sert pas suffisamment.

que

a

à

Or

des

Lo drech

évaluée

:

Droit

savoir

A

l ouverture d

1969

On

Oziol

est fait

COMMUNIQUÉ
;

lions

Oziol est directeur).

Officiellement, l'achat

les règles habituelles

Ce bilan est le premier

présenté depuis la création de l'établis¬
(soit 12 ans !).

sement

ciation

cet

13 décembre

AIX-EN-PROVENCE

»

véritable bilan

argent la propriété de Pineton à
Maruéjols (maintenant « Atelier de la Colagne », dont
avec

bilan fait selon

un

le

sera

Clos du Nid

«

»

Teatre de la Carrièra »,

3, carrièra de la Font,
34

-

Jonquières.

�LUTTE OCCITANE

«

•

voit

contestation

«

rien...

stérile,
mythe

et ce

»,

les

tous

En

la

souvent

lutte

qui

une

comme

mène

ne

soigneusement entretenu

les jeunes

leurs

ont

à
par

problèmes

ils

:

leur mot à dire ! Et ils le disent ! Surtout dans les

ont

Collèges d'Enseignement Technique
prépare à la discipline militaire de
ies

exploite

sans

(C.E.T.) où l'on
l'usine, et où on

MILHAU, des élèves d'un C.E.T., ont créé un
de lutte ; à MONTPELLIER, beaucoup de jeu¬
disent que l'année prochaine, « on ne se laissera

Comité

plus faire

».

Déjà
filles
de

en

,au

C.E.T.

ont

assez ;

La Colline

«

»

de

Montpellier, des

après le renvoi

arbitraire

d'une

camarades, elles se sont mises en grève.
a employé
le chantage et la répres¬
:
elles n'ont pas cédé ; un Comité de lutte a été
:
il regroupe aujourd'hui 60 élèves sur 350 ; dans
dernier tract, le « Comité de lutte » explique :

sion

créé
son

Au

«

«

«

C.E.T.

A "La Colline"

«

le recteur

«

nistre

«

etc...

en

du

«

Beau

«

Mais

travail,

•

&amp;

"huiles" de passage :

fois par semaine, le mil'O.R.T.F., l'armée, les sénateurs,

s'appelle exploiter les élèves !

ça

n'est

ça

qu'un

scandale

sociales

et

parmi

et

hôteliers

son

d'été

25.000 F.

2

:

font

laient leur mère

de stage pendant la sai¬
des
horaires
impossibles,

par mois tout juste !

;

les

employées de collectivité : elles travaillent
toute l'année,
entretiennent "La Colline", font
le service et ne sont même pas
rémunérées,
pourtant si ce travail était assuré par le per¬
sonnel de service, il faudrait bien le payer !

—

Bilan

«

«

ET NOUS,

«

Des

pas

aucune
"la boucler".

ON

foyer,

«

de

.

NOTRE VIE FUTURE !
Le

»

«

•

«

c'est

pourri,

de

sort

"La
de

EST

BIEN

turs

pas

Colline"
les

tous

PREPARES

n'est

pas

un

C.E.T.,

parce
certains

C.E.T., c'est fait, comme disent
irrécupérables et les incapables I".
«

«

cas

le

A l'école, on

douleur.

los fraisses

de
de

POUR

isolé,
les
"pour les
cas

que

soigne les futurs cadres et les fu-

techniciens, mais les ouvriers,

s'en fout !

on

«

Sommes-nous des irrécupérables

«

Alors

?

«

«

"

I

Réagissons ! Ne
Non à

faire de

nous

l'exploitation !

nous
«

laissons
Non à

dans les C.E.T.

Le Comité

de

pas
ce

exploiter !

qu'ils

veulent

»

lutte de

La Colline.

fracture du crâne

et

32,

Deux de

emprisonnés,

camarades

ses

blessés,

ont été

au secret.

Midi Libre

BAC
En 1962, il y avait
pour l'ensemble de
l'Occitanie 342 candidats. En 1972, ce chiffre
doit être multiplié

au

6 septembre.

Renseignements et inscriptions

:

C.E.O., Université Paul-Valéry,
B.P.

34032

5043.
-

MONTPELLIER C.E.D.E.X.

20.

par

s'est

12 RODEZ.

-

Par rapport simplement à l'année der¬
nière nous assistons à un bond en avant
spec¬
taculaire. Ainsi, pour l'Académie de Mont¬

visant à établir toute la vérité sur cette
affaire : a) pour l'inculpation des agresseurs
d'Yves Bonnaterre ; b) pour la libération im¬
médiate des deux jeunes emprisonnés. (Soute¬
nons l'action des
jeunes et de la population de
La Paillade).

1.217 ;

»

MILLAU-RODES.

Dimècres 21 de junh, très joves passan
davant lo tribunal de Rodés. An escampat de
« coktails
Molotov » sus la Prefectura de Ro¬
dés per protestar contra l'espandiment del
camp

de! Larzac.

Per

l'afar del bal de Milhau

(dempuèi

pellier
1.337

son

a

joves

l'an

pas une
ment

de

plus

que

maire ;
pas

réalité plus amère
—

ou

de très nombreux

degré où les

:

si peu

pas
—

d'enseigne¬
pri¬

dans le

établissements
d'occitan ne

cours

du
sont

assurés.
nous

faut exiger, partout,

un enseigne¬
langue d'oc et lutter contre les
freins apportés par l'administration rectorale.
ment

de la

la fin de

conta

:

«

POUR TOUS DISQUES
DES CHANTEURS OCCITANS

batuts directament pel
n'an un sadol de se veire
percaçats tôt lo Sant Clame del jorn, a l'usi¬
la

familha, dins la

:

MARTI, PATRIC, MANS DE BREISH,
BELTRAME, DAUMAS, NICOLA,

LONGAMAI,
s'adresser à

:

VENTADORN
26, Rue de la Rotonde

—

34 BEZIERS

CERCLE OCCITAN

Per lo bal,

pas

dins

Provence,

en

etc...

d occitan

second

•

per que

l'escòla,

On dénombre 348 candidats
Nice, 205 à Limoges (100

dernier),

en

saute

empresonats).

Un obrièr de Milhau

a

on

Pour la première fois nous
voyons des
candidats à Lyon. Il y en a eu aussi à Paris.
Tout cela est significatif de cette montée
du fait occitan. Mais que cela ne nous cache

aquela epòca, se vei pas que de C.R.S.
un
:
gendarme, un C.R.S., per
parelhs, coma de perdigalhs a la prima. Se
pot pas passejar anuèch sens se veire arrestat.
E los papièrs, e ont anatz, e d'ont venètz ?
Aqueste ser sentis a cramat. Los policièrs que
se
vôlon desbarassar de militants
politics
coneguts, provòcan. Son sacats defòra per 300
joves en colèra e lo Comissariat es atacat e
saquejat. Los C.R.S. davalan de sul Larzac.
La caça al jove s'esperlongarà fins a l'auba.
Lo lendeman, un papièr dins la premsa :
Tout citoyen digne de ce nom est invité à
déposer discrètement au sujet de cette affaire.
Des témoignages aideraient à extirper les ra¬
cines du mal présent ». Bilan : 6 policièrs a
l'espital, dont un d'un côp de pè plan mandat.

na,

de 817 candidats

1971 à
de 679 à
pour Bordeaux de 952 à 1.038.
passe

1972. A Toulouse

120 à

dins Milhau

son

on

en

Il

A la débuta de julh, benlèu, quatre
de Milhau i passaràn tanben.

joves se
Larzac, mas

du 23 aoûr

:

empressé de faire
l'amalgame entre cette affaire et celle du bal
de Saint-Matthieu-de-Tréviers,
pour
justifier
la répression. Contre cette
propagande men¬
songère est entamée une enquête populaire
«

los

MONTPELLIER,

a

de l'Embergue

rue

des lésions

multiples.

»

UNIVERSITE OCCITANE D'ETE

pagar

«COMITE D'ACTION LARZAC»,

«

luttons

per

:

Mandar d'argent

Yves

—

los de Milhau,

per

»

A

internat

un

de salle de réunion, pas
activité, juste de quoi "s'écraser" et

sport,

de

Rodés,

las familhas, cal ajudar

per

repres¬

c/o Cestici,

double

une

la fin de

a

poder vòl la guèrra ? Contra la
tôt lo
pòble !

Per los de

Bonnaterre, vingt ans, est hospita¬
depuis une semaine dans le coma avec

DANS QUOI ON VIT ?

préfabriqués,

de

terrain

Lo

:

—

lisé

març
«

hurlaient

et

tenguèt

se

sion, la lucha de

qu'ils donnaient des coups sur du bois pour
leur faire peur, mais leurs cris déchirants me
firent changer d'avis, car tous les deux appe¬

un

mois

avec

brutalité inouïe. Un

tant

stage de un
demi, leur bus n'est même pas payé ;

les

une

tapant me fit penser

•

sanitaires

mois

flfil

sert les

on

:

les

—

"V"

retirent

ne

moyenne une

Gabon,

d'autres !
—

i".'

travaillent, ils

leur travail, pourtant,
ils appartiennent tous à des familles modestes
qui auraient
besoin d'un soutien financier.
«

&lt;■

élèves

les

bénéfice de

aucun

avec

procès

Las matracas que tustèron suis
joves de
Milhau, son tanben reservadas als païsans del
Larzac, als vinhairons, al obrièrs.

:
« Les
voyant taper si sauva¬
gement, je ne pus m'empêcher de crier car le
bruit qu'ils faisaient en

leurs

L'administration

«

lice intervenait
témoin déclare

Dètz

7

La repression creis, la révolta tanben.

(cf. La Marseillaise du 9-06-1972).

vergogne.

A

nes

juin, la police de Mar-

quelques bousculades entre l'orchestre et des
jeunes un peu gais qui demandaient que le bal
se
poursuive après 2 heures du matin, la po¬

réactionnaires.

réalité,

ventiva.

page

junh.

cellin trouve le moyen de s'illustrer à la fête
de La Paillade.
Saisissant le prétexte
de

jeunes

agitation

une

est

des

MONTPELLIER.

-

Dans la nuit du 4

J eunes
On

PALHADA

»,

LIMOUX

(Aude).

Création d'un Cercle Occitan.

car-

de Limoux
M. Jean
mettre sur pied

Une cinquantaine de personnes
des villages voisins ont,
avec

rièra. An vist los flics que tustavan una filha,
an vist un jove
gardat al Comissariat, an vist

et

los C.R.S. que lançavan de
granadas bassas
dins la sala. Avèm pas l'Archa per nos empe-

qui veulent pra¬
tiquer la langue d'oc et être informés sur tout
ce
qui concerne l'occitan. Une bibliothèque
va se constituer.
Des unités de travail sont
déjà mises en place.
Cette initiative devrait
servir d'exemple
et amener tous ceux qui — où qu'ils soient —
veulent vivre en Occitans, à se regrouper.

gar

los

aici. Comptam
païsans amont,

per pas res,
per

Debré

nosautres, e
los autres,

e

comptan pas mai ».
Son los mai tocats per la repression que
los que preparavan la resisténcia entre

tustèt

genièr

e mars.

An ja fach très

meses

de

pre-

Garrigue, fondé
un

outil destiné

ce

à

cercle
tous

pour

ceux

�«

LUTTE OCCITANE

page

»,

8.
1/

Madagascar

:

Mohamed prends ta valise

De KATEB YACINE

Pourquoi

«

Francès,

lenga d'esclaus.

Madagascar cridavan :
Fiancés, lenga d'esclaus ! » e « acòrdis de
cooperacion, acbrdis d'esclaus ! » quora a
començat lo trebolum de mai 1972 a Tanade

•

L'ARMADA

FRANCESA, DEFORA !

de

AU

Sota la
ment

ponha dura dau Tsirana, lo movide l'iscla granda s'es pauc a

français a fait savoir
que la France n'interviendra pas dans les af¬
faires malgaches : or la France est déjà inter¬
venue puisque
:

amadurat : las revendicacions de 1971 e
prima de 1972 son estadas despassadas
per una consciéncia clara dau malastre qu'ensuca
lo païs, es a dire la dominacion neôcoloniala francesa

sus

12 de mai

a

1) Des
actuellement
—

enfuôcat l'afaire

;

lo

lo 13, los estu¬

agarrissián durament la policia, ajudats
los jorns d'après per los obrièrs de Tananariva. I aguèt de desenas
de morts de cada
diants

costat.

des

çais à Ivato
—

cauma

de

où
ces
peuples disent assez à
systématique de richesses et de leur
force, et à l'ignorance dans laquelle a tenté de les
plonger le colonialisme, l'impérialisme et les féodalités

escondre la raubadissa,

la rasclada

coloniala,

lo biais d'un semblant de govèrn local, es
ara ben amalugada.
Es aquò l'important.
Verai, la cooperacion es pas qu'una masca
de l'imperialisme.
Un colon francés de
Madagascar disiá : « Cal saber partir per demorar
solide » ; aquò a pogut marcliar una
per

desena d'annadas.
Era finôt es segur,

parlant « d'ajuda
au
desenvolopament » de formar un elèit per
los païs recentament independents,
amb la
sola cultura francesa e d'aquel biais, de los
asseparar de son pôble e de far naisser una
classe de pelòts, ben arribada e ben abaurada,
adonc ben estacada a la metropòli anciana.
Per pimentar tôt aquô los militars francés, a
pena esconduts, son ben plaçats per ajudar los
complots e tôt lo trebolum que se pòt devinar.
Es verai que Paris decidis totjorn dau

installées

forces françaises sont
à Madagascar même :

navale

parachutistes et des aviateurs fran¬
aux portes de Tananarive ;

des légionnaires à Diego-Suarez
française.

base

:

de

la

d'Algérie, spécialiste de la ré¬

guerre

pression.

colonias

africanas.

guinhòl, Eocart, que tira las
cordetas de los Senghòr, Tombalbalh, Tsirana
e de los autres
guinholets.
La cooperacion culturala es la fusta mèstra d'aquel neò-colonialisme francés. Los estu¬
diants de Madagascar l'an ben vist.
Obligats
de renegar sa lenga mairala, sa cultura prôpria e obligats de prene las idèas e los biais
de viure dels borgeses de França, se son revoltats d'un bel alanç. La vigor de sa lucba,
la presa de consciéncia qu'a provocat dins lo
pôble, los botan a la tèsta dels combats antiEs lo trist mèstre

colonialistas.
Los obrièrs

seguit la batalha dels estu¬
diants, mas amb un vejaire mai économie e
son
pas anat tan luenb ;
an
abandonat los
primièrs. Los païsans se son acontentats de
regardar de luenh.
Lo camin
que
menarà a l'unificacion
estudiants
obrièrs
païsans, serà long e rocalhós, mas l'enemic es conegut ; lo néo¬
colonialisme serà ben un jorn a son darrièr
-

badalh.

an

-

2) L'armée malgache, la gendarmerie, les
forces Républicaines de Sécurité (ces forces
de Tordre qui ont tiré sur les étudiants et
écoliers sans armes) sont encadrées par des
officiers français. Exemple : le Chef d'EtatMajor particulier à la Présidence est un fran¬
çais : le général Bochino ; le général Ramanant.soa :
Chef d'Etat-Major général de l'ar¬
mée malgache, bien que malgache d'origine,
dirige l'armée malgache en tant que coopé¬
rant technique français.
Tous les

centres

de

décision

l'armée

de

malgache sont aux mains d'officiers français
l'uniforme malgache : tout ceci en
vertu des accords de coopération... »
portant

Extrait de
organe

Samy Isika

«

»,

émigrés sont importés comme des matières
premières par le capital pour grossir les bénéfices.
Les pays colonisés voient leurs richesses
pillées et,
sur place,
"on crève". »
LA

ERIGEE

LOI

TRAITE

DES

ESCLAVES

émigrés on ne respecte ni les
d'hygiène là où ils travaillent
émigré ne vaut pas cher...

sécurité

d'un

chien

ET

crions

,nous,

de

JUSTICE

a

de

marre

Vous

:

comédie

Pour toutes

encore

Y'en

:

dit

nous

Cette

».

durer.

EN

L'ARBITRAIRE

on

;

vlan !

cidé

ni

Nous

«

de

la

la vie

:

cette

de

faites

mesures
:

la

bourgeoisie

ne

Malgaches.

contribuer

Voilà

débat

au

actuel

Leur

quels termes
qu'ils font.

en

expliquent

ce

sur

l'émigration.

Deux bénédictins

voit

camarades

algériens

la société poujadiste, raciste
laquelle se débat l'émigré. On y
général et la clique de la bourgeoisie, les

un

racistes

nos

les

et

dans

faux

démocrates.

La pièce est écrite en arabe dialectal et s'adresse
directement à tous ces ouvriers émigrés.
pour
retourner vivre dans un pays
soit plus pillé, l'affirmation de leur patrimoine
culturel, de leur langue, est le même que le nôtre.

qui

ne

n'y

a

pas

que

le Tiers-Monde qui est colonisé

qui fournit des émigrés...

Legissètz las revis tas occitanas

qui résidaient

prieuré
PyrénéesOrientales, ont été interdits de séjour par
décision de M. Marcellin dans les cinq dépar¬
tements
qui touchent
à l'Espagne, plus
l'Aude

et

dans

au

les

l'Hérault.

Ainsi la chasse aux Basques et aux Cata¬
lans indésirables continue
sur
les territoires
frontaliers par les polices française et espa¬

Occïtània
11 bis, rue de la

:

Nova

Concorde,

31 TOULOUSE.

C.C.P. A. BRU, 2-944-14

Toulouse

BIMESTRAL
•

gnole.

Abonnement

6

nos

15 F.

Viure
COMMUNIQUÉ

8,

rue

de la

Salle-l'Evêque,

34, Montpellier.
Le numéro 3 de «LUTTE
sera

un

numéro

spécial

sur

OCCITANE»

le Tourisme.

C.C.P. BRINGUIER 1566-54,
Montpellier.

Envoyez le plus rapidement possible des
TRIMESTRAL

documents, articles, témoignages de lutte
à

«Lutte

34026

Occitane»

—

B.P.

2138

Montpellier-Cédex.

CJ.Û.0.
8 É Z i £ P. S

»

pièce attaque

colonialiste

et

Il

PYRENEES-ORIENTALES.

Saint-Michel-de-Cuxa

peut

raisons-là, et pour bien d'autres
travailleurs du théâtre, nous avons dé¬
ces

CATALOGNE

de

de

vie

politique,

*

et

•

EST

:

les

Pour
de

NOUVELLE

EN

Leur combat

national de l'Association

des Etudiants

:

Les

—

Ces forces armées sont placées sous le
commandement du général Bigeard, un ancien

CE MÊME MOMENT

A

—

en

endevenir de las ancianas

moment

l'exploitation

—

los eveniments se son acabats
per la victôria de la reaccion,
es verai que
l'union obrièrs-estudiants es estada rompuda,
es verai tanben que la reaccion a
colhonat lo
pôble en li balhant un général enfrancescat,
mas
demùra solid qu'aquela estinhassada
es
un bon
pas en abans dins la lucha contra lo
Colonialisme francés a Madagascar.
Jamai los acòrdis de cooperacion amb
França son estats tan clarament e vigorosament denonciats. L'engana d'una independéncia, acordada amb bona deguèina per mièlhs
Es verai que

leur histoire.

AU

—

«

Madagascar.

L'incarceracion dau Comitat de

où de nombreux peuples prennent
plus conscience de la nécessité d'être les

locales.

estudiant

pauc
de la

Le gouvernement

«

:

moment

en

maîtres

«

nariva.

plus

réalisation ?

cette

AUJOURD'HUI
—

Los estudiants

rr

•
—

Abonnement 4

nos

20 F.

�</text>
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              <text>&lt;em&gt;Lutte occitane&amp;nbsp;&lt;/em&gt; &lt;a href="https://occitanica.eu/items/show/21630" target="_blank" rel="noopener"&gt;(Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue)&lt;/a&gt;</text>
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              <text>Larzac, Causse du (France) -- 1971-1981 (Mouvement contre l'extension du camp militaire)</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Lutte occitane&lt;/em&gt; contient des articles contre l'extension du camp militaire du Larzac, il aborde aussi les probl&amp;egrave;mes de la viticulture et du tourisme en Occitanie.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, AE V</text>
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          <name>Contributeur</name>
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