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                  <text>/

LUTTE OCCITANE

OME D'OC AS DRECH A LA PARAULA

Numéro 3

—

Prix

:

1 F.

ORGANE D'INFORMATION ET DE

GARDAREM

COMBAT DE

«

LUCHA OCCITAN A

LO

JUILLET-AOUT 1972

LARZAC
RODEZ

-

14 JUILLET

UNE FETE NATIONALE
OCCITANE
Après La Cavalerie (Sept. 71), Millau (6 nov. 71),
Comité de Sauvegarde avait choisi Rodez pour ré¬
pondre aux attaques du pouvoir colonial (la carotte
Tournier et le bâton Sanguinetti, comme dit M. Massebiau) par une grande manifestation, les 14 juillet, Fê¬
le

te de

l'armée, entre foins et moissons,

saison

au

milieu de la

touristique.

PREPARATION DE LA MANIF A RODEZ

Préparation minutieuse qui

a regroupé autour du
Sauvegarde (ensemble assez hétéroclite de
personnalités, d'élus, d'indépendants comme Ramade),
tous les partis politiques (sauf l'U.D.R.), les syndicats,
les organisations
professionnelles, un non-violent et
des représentants des comités d'actions Larzac.

comité de

Ceux-ci

tâches

se

voient

pratiques dans

confiés

un

certain

l'organisation:

nombre

de

service d'ordre,

affiches, tracts, stands d'information, choix de la ban¬
derole de tête. Ils s'opposeront à la manœuvre du
P.C. demandant à prendre la parole au nom des partis
de gauche: « Il ne s'agit pas de faire de la manif une
tribune électorale ». Proposition qui fera l'unanimité
les

de
maximum
ment

3

représentants P.C., C.G.T., et mouve¬
paix. Il s'agissait surtout de donner le
parole aux paysans eux-mêmes et de ne
recommencer la prise en main par les notables

contre

la
la

pas
de la manif du 6 novembre

(Photo L.OC.)

avec une

série de discours

indigestes.
PREPARATION

SUR

Le Limousin

donner tout

même, les paysans avaient

son

tracteurs.

LA

page

6

MANIF

6

VITICULTEURS

ANNULEE

manifestation
annoncée par les viticulteurs
le 14 (en solidarité avec le Larzac) sera annulée
quelques jours avant. Pression du pouvoir sur les no¬
tables
du Comité Régional!1 d'Action Viticole ? Cette
manifestation devait avoir lieu dans plusieurs v.lles sur
7 départements. Sanguinetti craignait l'insurrection du
Midï. Elle fut désamorcée à temps. Un communiqué
de
solidarité passera dans la presse Aveyronnaise,
terminé
par un slogan:
« Volom v-iure al pais », le
même que les tracteurs du Larzac tireront pendant le
La

à

nombreux

page

DES

pour

défilé

Gourdon (Lot)

PLATEAU

décidé,
poids à la manifestation, d'aller
du Larzac à Millau (100 km) avec leurs tracteurs. Des
agriculteurs voisins prêtaient -leurs tracteurs quand cer¬
tains manquaient. En tout 72 tracteurs pour 106 ex¬
ploitants. Ceux qui sont dans l'impossibilité devenir
envoyent des délégués. Chacun se répartit le travail.
Ceux qui rentreront en voiture après la manifestation
pour soigner les bêtes. Ceux qui se relayeront sur les
Sur le Larzac

pour

à l'heure des promoteurs

LE

Rodez .Et les
du Bas-Pays.

viticulteurs

(Suite

étaient

p.

4 et 5)

ASSEMBLEE GENERALE
DE LUTTE OCCITANE

Chalandonada ?

page

2

page

montés

6

�LUTTE OCCITANE » page

«

2

Editorial
Pompidou a été obligé de changer de façade :
remplace CHABAN. Le play-boy de la
nouvelle société a échoué ; c'est le légionnaire,
un des artisans du coup d'état du 13 mai 58, ce¬
lui qui a réprimé dans le sang les manifestations
pour l'indépendance à Djibouti, qui lui succède.
MESSMER

s'occuper de nous » dit-on sur le
Larzac. C'est sûr ! pour s'occuper, on va s'occu¬
per: Messmer - Debré - Marcellin - Sanguinetti :
du beau travail en perspectives !
On

«

va

Quel beau, fiasco que cette nouvelle société !
Depuis le début du gouvernement Pompidou le
chômage a doublé en Occitanie : pendant ce
temps le personnel politique se partage les mil¬
liards de la Villette et des opérations immobiliè¬
res.
Rives-Henry n'est pas le seul : un exemple
significatif: notre ministre des armées, M. Michel
Debré lui-même, a un petit procès sur les bras !
Qu'on se le dise !
Cette situation

et

comme

va

un

préparer les législatives ;

donc

bon militaire colonial n'en est tout

de même pas à une élection prés (les
bon pour la façade, sans plus) il peut

élections :
aussi pré¬
parer les suites d'un échec possible de l'UDR aux
législatives : souvenons-nous que le nouveau pre¬
mier ministre

a

fait des

déclarations

»

au

De

ce

tout

car

soutien Messmer

ne

pompidolien

va

pas pour

en

aura

le mieux

bien besoin

pour

le régime

LA

«

PARTICIPATION DANS LES

ENTRE¬

grèves ouvrières sont les plus lon¬
gues depuis longtemps: 36 jours à Cardinal (Ni¬
ce), prés de 2 mois à Batignolles (Nantes), 9 se¬
maines aux Nouvelles Galeries à ThionviMe, 9 se¬
maines encore à Neyrpic (Grenoble)....
souvent
pour peu de résultats parce que le patronat a dur¬
ci ses positions, que face à 1a, concurrence il ne
veut plus rien accorder ;

Rodez

née à Bruxelles

DE

.«

L'EUROPE VER¬

le signe

de l'assassi¬
l'ordre, elle se
paysannerie li¬
quidée par le système : les grandes manifestations
viticoCies, les démonstrations des producteurs de
lait, l'enlèvement de Guichard par des paysans
bretonsj autant de signes de cette bataille contre
la ruine de l'agriculture bretonne, de l'agricul¬
ture occitane,..; décidées par le plan Mansholt
TE

»

?

sous

d'un paysan par les forces de
heurte à la révolte légitime d'unie
nat

revu
—

«

CHARD

REFORME FAURE
POUR

»

ET POLITIQUE GUI¬

L'ENSEIGNEMENT? Rendues

effet par la révolte des jeunes qui
sans s'essouffler depuis mai-juin 68

sans

poursuit
dans les ly¬
se

cées, dans les CET (comme celui de « la Colli¬
ne &gt; à Montpellier) contre la discipline stupide,
contre l'enseignement bourgeois, contre
le chô¬
mage des jeunes.

• Des difficultés,

principalement d'or¬

le

14

du

PCF

s'accompagne trop souvent d'arrières
pensées électorales plus ou moins bien camou¬
flées ; les professionnels de l'élection sont déjà
au travail ; des émissaires du PS,
conscients du
développement rapide de nos idées dans le Midi
viticole sont même venus prendre
le pouls de
«
Lutte Occitane &gt; : &lt; présenterez-vous des can¬
didats Lutte
rault

?

&gt;

à voter

Occitane dans l'Aude et dans l'Hé¬

Sinon, pour qui pensez-vous appeler

&lt;

?, etc...

»

dans les semaines à venir ,l'oc¬
et d'exposer de façon dé¬
point de vue sur ces questions.

Nous aurons,

casion

de

déterminer

taillée notre

indispensable, notamment au niveau
tactique, de nous prononcer sur l'utilisation que
nous pourrons
faire de cette campagne électora¬
le : jeter les bases d'un authentique programme
anti-coilioiiial ? Un programme pour que l'Occita¬
nie vive, élaboré par le Peuple d'Occitanie luimêmei au cours d'assemblées populaires, de réu¬
nion de villages ?...
sera

fait

L'idée

son

chemin.

d'envoyer leurs articles, informa¬
tions, etc... avant le 7 septembre,

et

Pour deux bonnes raisons

res

la

première c'est

annoncées

que

:

l'essentiel des

les nationalisations

—

—

mesu¬

ne

sont

pour nous la panacée universelle. Exemple :
Renault: usine nationalisée: le sort des travail¬
pas

est pas pour

autant vraiment changé;

allez-donc discuter avec les OS occitans de Re¬
nault à Castres, ouvriers «nationalisés» pourtant :
ils

sont

lancourt,

payés deux fois moins que
ce qui n'est pas peu dire

Allez discuter

les

ceux

de Bil¬

!

cheminots

d'Avignon,
d'Orange « nationalisés » eux aussi : des payes de
800 F. ! En régime capitaliste, nationalisation n'a
jamais voulu dire « socialisme »,
avec

Directeur-Gérant

:

de régler l'intégralité des
exemplaires vendus au C.C.P. de LOC
groupes

• Pour les copains qui ne pensent pas
pouvoir utiliser tous les journàux in¬
vendus, nous demandons de les ren¬
voyer.

• N'oubliez
tions et

pas d'envoyer
apprécia¬
critiques du journal.

« grandeur de la France
drapeaux tricolores et Marseillaise...

»,

avec

L'Occitanie ? Ils ne connaissent pas. Ou plu¬
tôt ils connaissent trop bien : l'on retrouve en ef¬
fet au sein de cette gôche de biens tristes person¬
nages : — pensez à Béchard, membre
a fait voter par le Conseil
Général du

du PS qui
Gard des
crédits pour l'expropriation de terrains destinés
à être mis en valeur et xendus par des sociétés
immobilières

privées&gt; livrant ainsi à la spécula¬

magnifique vallée de la Cèze (affaire Méjannes-le-Ciap).
pensez à Doumeing, le « banquier du PCF »
qui a lui tout seul importe, après avoir passé des
accords avec le trust Magnat-Kiravi, le 1/liOème
des vins étrangers, soit 1 m. d'hl. de vins algé¬
—

riens.
Merci pour
Des

la viticulture occitane

exemples de

ce genre,

nous

!
en

connais¬

malheureusement beaucoup.

sons

Autant dire que

pour nous,

si les législatives

représentent une échéance politique cer¬
taine, si d'autre part elles peuvent permettre un
changement politique appréciable à plusieurs
points de vue, elliels n'apporteront en aucun cas
de

1973

des

les

radicaux.

bouleversements
Il

saurait donc être

ne

luttes

populaires

en

question d'y sacrifier

cours.

à

plus forte raison le long combat que
entrepris pour urne Occitanie socia¬
liste, combat qui passera certainement par d'au¬
tres voies que le combat
électoral : comme le
chante MARTI : On ne chasse pas les corbeaux
avec un filet à papillonsEt

nous

avons

corbasses

Los
del

vos
sera

un

païs d'occitania

cantar

vau

cançon

una

d'un cop era

conte

funebra oracion
i avia un

una

Jos io solelh

ni

mai

amb

ni

mens

sola

una

que nosaus

diferencia

d!el

mèstre

pôble

grand

ostal

seu

Vaqui qu'un jorn de tramontana
arribèt lo pôble corbâs
disènt:

«

demorarem

pas

gaire,

sol per vos ajudar... »
Demorarèron mai de set segies

venem

chapèron tôt, vinhas e blats,
bosques e camps, ômes e femnas
ges de païs mai ajudat
ôme d'oc, escota, mon fraire
se
dins ton ort_ i a un corbâs

rapela-te d'aquela istoria:
ton fusilh, lo manques

pren

1

pas

MARTI

4 VERTATS

Gaston BAZALGUES

B.P. 172
Le numéro

Pour tout

1,00 F.

paiement

C.C.P.

dernier délai.

aux

trompette! de la

era

)•

.

12,00 F.

«

LUTTE OCCITANE

»

vient de

publier

Adresser tout courrier à

:

ENFANÇA INDIANA

parle

aux

Rouges d'Occitanie
• A. Franc

:

LUTTE OCCITANE

UNE

;

Un indien du Canada

Montpellier 158248

«

34003 MONTPELLIER-CEDEX

9 W. Pelletier

:

pes

• Un journal se paie. Pous assurer sa
continuité, nous préférons demander

damentalement en cause la structure coloniale de
l'était français; la « gôche » embouche la même

Cents

déjà nous pouvons préciser
que si nous sommes partie prenante de l'aspira¬
tion populaire à reinverser le régime actuel, nous
sommes quelque peu septiques vis-à-vis de ce pro¬
gramme commun de la gauche.
—

de la gauche ne

commun

raison,
le pro¬
remet pas fon¬

tion la

L'abonnement à 12 numéros

• Le n" 4 du journal doit sortir mi-sep¬
tembre. Nous demandons aux grou¬

com¬

Ainsi dans les milieux viticoles la défense des

dre

technique (changement momen¬
tané d'imprimerie, etc...) ne nous ont
pas permis de sortir le dossier touris¬
me que nous avions annoncé.

le programme

«

Il y a à notre méfiance une seconde
aussi fondée sinon plus : c'est que

gramme

viticulteurs

leurs n'en

version Vedel.

objectif: les législatives

un

arme :

juillet dernier, on a pu
de l'Aveyron défiler
sous une immense
bamiderolle : « pour sauver le
Larzac : une seule solution :
gouvernement d'u¬
nion populaire &gt;.

Mais d'o-res

LA MISE EN PLACE

—

ont
une

de gouvernement &gt;.

Ainsi à

11

PRISES ? les

ont

voir la Fédération

:

:

Ils

de 73.

très fer¬

«

congrès de l'UJP à Royan en 1970; de
plus, les cabinets ministériels qu'il est entrain de
mettre en place sont truffés d'anciens coloniaux;
de son côté Marcellin ne cesse de perfectionner
sa police
de guerre civile; Debré, quant à lui,
poursuit ses manœuvres anti-guérilla sur le pla¬
teau du Larzac
et
Sanguinetti, dont le moins
qu'on puisse dire est qu'il ne porte pas l'Occitanie dans son cœur, s'est empressé de procla¬
mer son soutien le plus
chaleureux à Messmer.
mes

du

;

cristalliser; ils
mun

Messmer

l'accroissement

provoque

et ce mécontentement le Parti
Socialiste et le PCF l'exploitent au maximum : ils
déclenchent une vaste offensive pour tenter de le
mécontentement

—

toute

»

Peaux3 F.

:

ES MORT LO GRAND PAN

.

.

..2F.

avec

B.P. 2138

—'•

34026

Montpellier-Cédex

Réalisation technique de ce numéro ;
LE GROUPE DE NIMES

LUTTE OCCITANE

des dessins de Pierre François

• LE PETIT LIVRE DE L'OCCITANIE
Réédition Maspéro.
librairies

Dans toutes les
6,50 F.

4 VERTATS

C.C.P. 1299-65

Montpellier

i

�LUTTE OCCITANE

«

Echos

L'aménagement de

morte

CARDINAL A NICE

et

36 jours de grève avec occupation (17 mai juin).
17 mai : les ouvriers sachant qu'il y aura la
grève de l'EDF organisent le travail. S'ils savent
organiser le travail, ils savent aussi s'organiser
pour la grève quand le patron méprise ce travail.
Ainsi quand le patron
refuse de payer ce
travail de 75 minutes, ils débrayent immédiate¬
ment et étalent les nombreux griefs qui s'accu¬
mulaient tant sur les salaires que sur les condi¬
tions de travail (treizième mois ; 8 % d'augmen¬
tation).
Le lendemain la grève avec occupation des
locaux devient effective : seule une partie de la
maîtrise se déclare non-gréviste (30 sur 184).
Après une semaine de grève un comité1 de sou¬
tien regroupant individuellement les groupes ré¬
volutionnaires est formé : collecte
popularisa¬
tion, et soutien des paysans en légumes, fruits et
roses qui seront vendues au profit des grévistes.
Deux manifestations et un meeting font con¬
naître la, grève au niveau du département.
Au
quartier de la Madeleine toute la population sou¬
tient les grévistes activement : petits commer¬
çants, ménagères, ouvriers de la SFER ; environ

s'empare de tous les le¬
y faire de l'immobilier
toutes les rengaines connues:
qui

de commande

ressasse

ciété

pour

Président du Conseil Général il crée la So¬

—

26

2

notable

un

—

d'économie

administrateur des colonies » il
maire de la commune de Méjanes

cien
re

«

dont sept acolytes qu'il entraînera dans
municipal, six verront leur élection
invalidée
mais passons !).
Alors

président de la SEMAG
emprunte pour commencer un milliard et de¬
mi (à l'intérêt dérisoire de 390 et remboursable
dans dix ans)... au Conseil Général
! Qui n'y
voit que du feu : que pouvaient faire ces notables
incapables et séniles
sinon béer d'admiration
quand il leur sussurait : « dans dix ans nous pour¬
rons dire :
c'est nous qui avons réalisé tout ce¬
la ! » (session d'automne 70).
—

en

tant

que

il

petits malins
qui ont acheté des terres sur Méjannes peu avant
l'opération, les paires du coin à qui il promet
gloires et subventions,
quelques entrepreneurs
crédules et ignorants qui se voient déjà brasseurs
d'affaires ; enfin la presse locale qu'il musèle (elle
a promis de faire une « enquête objective » sur
la question en janvier 72 et nous invite à « apprécer l'objectivité de
son atttitude »: nous atten¬
dons toujours !).
Il

—

millions ont été récoltés.

Les diverses propositions du patron aux délé¬
gués CFDT ont été successivement repoussées
pat" les ouvriers jusqu'à ce que la reprise soit vo¬
té après 39 jours de grève.
Le patron a cédé1 140 F. de paiement pour 39
jours de grève ( !)
Augmentation de 70 F. par mois.
150 F. de prime annuelle.

met dans

se

bienfaits de la coloni¬
emplois (jardiniers et femmes de ména¬

sation

:

ge), pognon
(les pourboires)
danse la farandole de joie !

et tout le

monde

Base

Les
—

—

ferment

ou

concentrent:

Noilly-Prat (pris par Martel), se déplace à Marseillan: 15 ouvriers mis à la retraite anticipée.
Saint-Raphaël: l'embouteillage part à Ivry: 25 per¬
au

sonnes

Il y

le

de vin

maisons

a

chômage.

5 ans, DUBONNET

fermait: 105 ouvriers sur

pavé...
Avant

tenant

une

SECTEUR

AUTRE
—

—

—

:

Bordelaise ferma

La
sur

—

340 maisons de vin et liqueurs, main¬
trentaine de vin, 2 à 3 de liqueurs.

1914,

en

août, 20 ouvriers

gardés

140.

fermé, 200 ouvriers sur le tapis.
Les
Transports Nocca ont vend leur fonds de
charbon, 50 ouvriers balancés.
La S.O.L.U.C.O. a une usine de 70 employés. En 1
C.G.T.E.

La

a

près de 600 ouvriers sont passés cfans son en¬

an

treprise.
—

—

•

Boyer: même système qu'à la
S.O.L.U.C.O., faut 3 mois pour monter en grade,
Les

vêtements

pour l'empêcher.
(entreprise de construction), res¬
ponsable de l'effrondrement d'une maison, les ac¬
tionnaires devant la peur des poursuites s'en sont
retirés. Elle a fait faillite, les ouvriers n'ont pas
été payés.

alors

virer

on

est

La

CAMARICA

COMOLIVES, DELIEUZES, GRAS, etc.

Gironde-Languedoc. 200
bouée crevée dans le naufrage.
En outre toutes ses entreprises vont chercher leurs
nègres dans les maisons spécialisées pour le louage
du
personnel, le travailleurs n'est plus alors qu'un
objet qu'on leur loue, suivant les besoins, 2 heures
ici, 3 heures là: plus de respect de la personne, en
outre le salaire est payé directement à ces maisons
qui prennent un pourcentage.
L'action syndicale est-elle possible ? La C.F.D.T.
dont les membres se sont fait vivrer collectivement
de
certaines
boîtes
(ex.: S.O.L.U.C.O.) voit ses
moyens d'intervenir restreint, en outre un gars syn¬
diqué est mal vu sauf s'il est en syndicat bien pen¬
sant (F.O.) dans beaucoup de boîtes Gras et autres.
La tendance est: un gars se fait virer, il s'écrase,
il est seul, la peur de ne pas trouver un autre emploi
y est pour beaucoup.
SETE AU « BAISER DE SEL », aujourd'hui: baiser
plutôt fade, car les Salins du Midi (Pechiney) ont ven¬
du les marais salants avec l'aide de la municipalité
«
Populaire &gt;&gt; pour en faire des terrains de camping
plus rentables (pour eux) ; maintenant le sel on l'im¬

des

Projet de faire un nouveau port de plaisance au
le plouc sera escampé — Sète sera aménagée,

Lazaret :
ses

habitants

déménagés.

QU'EN EST-IL

DE

PLAN CHALANDON

CONSTRUCTION ?

Albin Chalandon, Ministre de l'Equipement et du Logement,
ce concours devait constituer le coup d'envoi du
«

Lancée le

31

mars

1969 par M.

nouvel urbanisme...
«...Le concours devait

permettre de rendre la

maison individuelle accessible au plus

grand nom¬
bre, notamment aux travailleurs, aux jeunes mé¬
nages » tels sont les termes du commentaire dif¬
fusé par le Ministre de l'Equipement et du Loge¬
ment

(Moniteur des T.P. du 24-1-1970).

qu'il s'agissait pour les orga¬
qui y particpaient de définir la maison la
plus parfaite pour le moindre prix et d'en per¬
mettre l'acquisition aux revenus les plus modes¬
tes. Le projet était au départ très louable et par¬
Concours parce

nismes

fait.

EXACTEMENT A JUVIGNAC

(PRES DE MONTPELLIER) ?

I
Sur
vent

un

terrain de 28 hectares, 450 villas
1972 dont 150 en juillet

être livrées fin

(types F4(

F5

doi¬
1972

principalliement). En fait, quatre seu¬

terminées et à la fin de
villas seront
et peut-être livrées.
Cela révèle les
problèmes qui se cachent derrière cet¬

lement sont actuellement
ce

mois-ci, à peine la moitié de ces

terminées
nombreux

entreprise :
lo) Ces retards entraînent des conséquen¬
ces
financières importantes pour les acquéreurs
ne disposant que de faibles revenus ;
2°) Les acquéreurs sont de plus en plus
inquiets devant la montée régulière des prix (ac¬
tuel ement de l'ordre de 20 %); ils ne connais¬
sent ni la date de la livraison ni les prix défi¬
te

LE

—

traîner

3o) Ces augmentations et retards vont en¬
des désistements des coopérateurs
(ac¬

quéreurs) qui disposent

des plus bas revenus ;

(près de Montpellier).

SAINT-LOUP

Et surtout

:

LARZAC
17.000

Et chez

300 personnes chassées de leurs
l'économie d'une région ruinée.

nous

CANJUERS

camp ;

de

:

:

les 35.000
ha déjà inclus dans le
village tué (Brovès), des agricul¬

Malgré
teurs

:

ha ;

terres ;

un

Cornps, Tourtour, Ampus, Aups, VériAiguines, Trigance expropriés.

gnon,

VEUT AGRANDIR LE CAMP

L'ARMEE

Et, bien sûr,
officielle.

personne

n'est averti

de façon

tout sera prêt, l'armée abattra ses
Au dernier moment. Comme d'habitude...

Lorsque
cartes.

Elle

îécupère déjà

des

terrains

sous-main

en

pour commencer ; ensuite, elle
expropriera.
si nous
étions
Nous a-t-on demandé
d'ac¬

cord

?
Où
»

sont

la

«

concertation

»,

la

«

participa¬

?

les « retombées économiques » qui
promises pour la région, lors de la
première implantation de Canjuers ?
sont

avaient été

chômeurs à

1.200

Draguignan ; des usines fer¬
;
d'autres licencient

(Le Trappeur»

ment

(GIMAC).
COMME

AU LARZAC,

ORGANISONS

NOTRE

DEFENSE
NOUS

!

LAISSERONS-NOUS

TOUJOURS COUILLONER?

Comités d'Action Occitane

CLERMONT

grève à '.a Société cen¬
de caoutchouc de Cournon
(zone industrielle de Clermont). 200 salariés: lut¬
te menée par la CFDT, la CGT s'étant mise sur
Neuvième semaine de

trale de Plastique

et

touche.
L'intervention des forces de l'ordre lors de la
huitième semaine de grève n'a aucunement alté¬
ré le mouvement..
Solidarité et soutien jouent un très grand rô¬
le : C.C.P. 125-784 de Jacques Souty, ClermootFerrand — Mentionner: Comité Soutien SPCF.
la

dévié de son ob¬
Quant au point de vue du « nou¬
vel! urbanisme », il suffit d'al'er voir sur place
l'agglomération de logements à la sortie de Mont¬
pellier ;
4«) Interviennent des modifications tech¬
niques, pour Iesque'les les acquéreurs ne sont
pas consultés, par exemple,
cloisons livrées en
placoplan — sorte de plâtre armé par du carton
alors qu'elles étaient en briques au concours ;
5«) En fait, 'es acquéreurs ne sont là que
Plan Chalandon, » est

«

jectif initial.

—

—

—

contestent la
payer une maison dont ils
qualité et ignorent la date de livraison et le prix.
Au départ, en octobre 1969&gt; les prix étaient les
pour

suivants

:
-

-

720 F. le m2
950 F. le m2
(surface entre 85 et 100 m2).
Villa

type

économique

Villa

type

moyen

:

:

la complexité de &lt; l'Organisme pro¬
(Challandonada), il n'y a aucun recours
efficace et gratuit possible.
(Un dossier est en
cours
d'élaboration sur ces problèmes et sera
présenté ultérieurement).
Devant

moteur »

;

bombes

(près de Toulouse)
PIC

—

nitifs

les

transportant

VE.NTOUX, LURE, GOLFECH

ainsi le

II

Mirages

atomiques.

une

porte.

:

atomiques.

:

Base

OFFERTE:

DRAGEE

UNE

emplois créés:

CHAEANDONADA ?
QU'EST-CE QUE LE

Nouveaux Né¬

missiles

des

ORANGE

tion

griers. La liste encore longue...

qui dénature tout le massif.

ALBION-SAINT-CHRISTOL

Où

•SÈTE: SETORI FAI TA MALA !

se

:

Tour hertzienne

la poche les

il chante les

Enfin

—

SAINTE-BAUME

fait éli¬
(31 habi¬

Conseil

son

poursuit active¬
(Nimes, Tou¬
lon, Fréjus, Camp d'Essais des Landes, Levant),
de nouvelles implantations militaires sont faites :

se

tants)

Midi

du

En. plus des bases existantes

ment.

mixte d'aménagement du Gard

(SEMAG) dont il est bien sûr président ! Ne né¬
gligeant aucun détail, lui, l'ancien ministre, an¬

3

CANJUERS:
La militarisation

plateau désertique dans une région
depuis le déclin de l'industrie de la soie;

page

L'ARMÉE VEUT TOUT !

semble
qu'on a pu

un

—

viers

•

Méjannes-le-Clap

fait pour prouver a posteriori tout ce
dire sur la colonisation,

d'Occitanie
9

Méjannes-le-CIap

©

»

�La Líoertat passa
(Suite de la

GASTAL

1)

page

LA LONGUE MARCHE DES TRACTEURS

LA

heures du matin, 72 tracteurs,
veille partent de la ferme de

7

A

la

arrivés

Grand,

Millau, les tracteurs vont tourner autour de la
maison de Tournier. Ceux que le pouvoir prend pour

et

qui

I

ouvre

avec

des

explicatifs, et

panneaux

les

une

conscienscieusement
La

A

numéros

les

des

les flics

spontanéité

avec

faire du folklore

sommes

détermination
«

Même

venus

3.000 F.

avec

prouver

Parlant

».

par

des

mois

avec nos

tracteurs

».

&lt;Le

appris à nous connaître et à nous
aimer, mais aussi à connaître les méthodes de
Debré... Il fa,ut que cesse le scandale, et en faire
une
affaire gigantesque &gt;. Il terminait par deux
slogans en occitan :
La libertat passa per lo Larzac !
Gardarem lo Larzac !
que la foule reprenait et
scandait de longues

note

tracteurs.

Primaube, arrêt casse-croûte. On discute de

les

pour

:

nous

à Paris le 11 novembre
Larzac

la manif tout en vidant les biaças. La descente sur
Rodez et l'arrivée en ville est impressionnante autant

nous

a

,

minutes.

paysans sur les tracteurs que pour les mani¬
massés sur le foirail.
Pour un jour,
la ville

festants

parlant

pourri et nous enfermer dans des
à lapins, nous ne serons pas heureux ». &lt; Le
camp n'est pas uni berceau, c'est un tombeau ca¬
ché par des fleurs artificielles »... Il sait ce qu'est
la guerre. &lt; J'ai fait le con deux ans pendant la
guerre d'Algérie ». &lt; S'il le faut nous monterons

halte à Pont-de-Salars, c'est le départ

vivats, tandis qu'à une fenêtre,

!

cages

les touristes nombreux et ébahis. Beaucoup de voitu¬
res de la région qui se dirigent vers Rodez.
Sur le trajet, les gens des villages et les
paysans
en train de faire les foins, saluent.

Après

LARZAC

de votre argent

gonette avec du ravitaillement. La chaleur est intense,

sous

vigeureuse

indemnisations

four-

une

tracteurs,

nos

notre

exceptionnel DES PAYSANS DU LARZAC EN COLERE »,
suivi d'un tracteur qui porte le drapeau occitan et une
banderolle « L'ARMADA DEFORA ». En queue une voi¬
ture-balai

sec et osseux,

Nous ne sommes pas venus

&lt;

marche porte * Convoi

a

LO

humour, il soulèvera des tonnerres d'applau¬

avec

l'armée et la colonisation.

sur

tracteur

PER

dissements.

des Indiens à éliminer ont déterré la hache de guerre.
Le missionnaire Tournier pourrait bien finir scalpé. Un
tracteur de La Cavalerie porte un panneau. « Tournier,
tornaràs d'ont venes ».
Un train spécial est prévue pour les Millavois. A
l'heure du départ, le Teatre de la Carriera jouera des
Le

PASSA

GARDAREM LO LARZAC

A

sketches

L1BERTAT

dont certains
l'Hôpital. Ils

exploitants.

portent sur des pancartes les noms des

:

LACOMBE

bourgeoise de fonctionnaires, la capitale parasite est
peuple. Les tracteurs, tous phares allumés sous le

:

au

soleil,

arrivent
dans

comme

LE

DEFILE

au

une

milieu de la foule
ville libérée.

NOUS

qui les acclame,

DE 20.000 PERSONNES

tracteurs

foule

La

La

les

va

Occitan

en

tation

tournant dans

en

aussi

le

tout

sur

cilement
Son

et de bandero¬

cortège, frappe.B-ien mieux,

la première fois dans
large, les slogans en Occitan
pour

une

manifes¬

seront

repris

Gardarem lo Larzac », « L'Armada défé¬
», « Debré, te penjarem ». Les tracteurs se sont
groupés 2 par 2. Une large banderole VOLEM VIURE
AL PAIS. Un panneau dit « DEBRE VOL LO
LARZAC,
LO Ll LAISSAREM PAS PRENE ». Derrière, le
groupe de
tous :

par

«

ra

lutte Occitane

avec

une

banderole:

NI

«

(Photo L.OC.)

D'AR¬

CAMP

NI POMADA TORISTICA, DE TRABALH AIÇI »,
banderole qui sera applaudie par des
spectateurs en
bas de la rue St~Cyrice et sur la
place d'Armes. Puis
le groupe des élus. Derrière, celui des
agriculteurs aux¬
quels se sont joints de nombreux viticulteurs, reprend
en Oc les
slogans. Puis, le P.C., puis sur 1 km, les
partis, les associations de protection de la nature, les
non-violents, les Sociétés de chasse, l'Ecole Emancipée

MADA,

et

les gauchistes parisiens

l'Internationale et des

avea

slogans originaux du style:

Ce

«

n'est qu'un début,

continuons le combat », les Comités d'Action LARZAC
de toute l'Occitanie, de Paris, sont disséminés dans
le défilé avec eux aussi des
pancartes en Occitan. On
lit parmi les pancartes « Non à la

déportation

«

I.R.A.-LARZAC même combat », « Occitan résisti

LE

DRAPEAU

Devant

remplacé

OCCITAN ACCLAME PAR LA
le lycée Fabre, un drapeau

par

un

des manifestants.
il semble que le

plus
en

en

Les manifesta,nits arrivent sur la place du
Les tracteurs se rangent. Sur la tribune,

jeunes montent mettre un
Quelqu'un veut l'enilever.
i

Laisse-le

français

drapeau Occitan soit reconnu par de
plus de monde comme le symbole des luttes

EST-CE

En

drapeau noir.

abondamment sifflée. Un membre de service
en profitera pour enlever les 2
drapeaux.

bas de la

pendu à

son

rue

balcon

paysans du Larzac

St-Cyrice,
une
»

pancarte:

—

«

Solidarité

30

avec

jeunes agriculteurs du LARZAC
organisent une « OPERATION SOURIRE »
faire connaître la réalité du plateau.

Des stands seront

accueillir

premier à parler est M. COULON, agricul¬
Saint-Germain, au-dessus de Millau, un des
soutiens las plus actifs des paysans du
L,arzaci qui
a
remplacé dans la lutte J.-M, CASSAN.
&lt;

sans

et

disposés

les informer.

à

De

Paris va-t-on décider de notre destin
demander notre avis ? Les esclaves
révolter ».

nous

se

RAMADE

pour

les

s'adressant
rocailleux

accent

en

occitan

cessant

occitans.

aux

d'être

un

accent

devenir langue naturelle capable de soule¬
ver les masses. Mais
qu'en diraient la F.N.S.E.A.
et M. BRUEL, bon ami de Debré. Il commence :
&lt;
Tout un peuple debout, fier et déterminé,
se rebiffe et dit non à
l'amputation de cette ré¬
gion, non aux ministres qui décident seuls dans
le silence, et le seoret des bureaux parisiens.
Du paysan à
l'ouvrier&gt; de l'enseignant au ca¬
dre, du commerçant à L'artisan, de l'Aveyronniaîis
au Parisien,
die tous les coins de France, et mê¬
me de i'étrager,
tous nous avons compris l'enjeu
du combat : Défendre une région avec ses hom¬
mes, ses familles, ses richesses économiques, ses
voies de communication, et surtout
l'espoir qu'el¬
le porte pour l'avenir.
&lt; 'Nous
ne voulons pas devenir une colonie
de l'intérieur » que l'on utilise au gré du bon
vouloir des nantis.
Ce département a déjà trop
perdu de ses forces humaines et économiques pour
que nous supportions encore qu'il soit amputé.
Il nous faut à tout prix arrêter
l'hémorragie. Rap¬
pelons nous Decazeviil'.e, il y a. dix ans, Caipdeniac, voici cinq ans, la crise latente des industries
de Millau. Tout ceci est amplifié par un exode

REFUSONS LE

TROC DIABOLIQUE

Le président du Comité de Sauvegarde, qui se
dévoue entièrement pour
défendre le Larzac,
d'une intégrité et d'une honnêteté reconnue de

Dans la foule,
monocorde crient :

des- jeunes,

lassés par le ton
parole aux paysans &gt;. —
Après un délégué (C.G.T.) des syndicats et une
agricultrice du Larzac, qui a choisi d'y venir tra¬
vailler, et qui dénoncera le chantage social
utilisé sur; Millau, la parole est à un agriculteur
de La Cavalerie.

rural massif.
En faits, ce combat du Larzac devient le
sym¬
bole de la lutte des régionaux contre' les abus du
pouvoir central. C'est là où nous posons1 lai ques¬
tion de l'équilibre
socio-économique du p&lt;ays tout
entier.
Nous n'accepterons plus
des zones de

prospérité côtoyant des zones de pauvreté. Le
temps des seigneurs et des serfs ne serait-il pas
révolu

C'est à la

encore ?

conscience

nationale

que nous posons cette question.
La justice sociale et la

:

tous,

31 JUILLET

Les

pour

COLONIE FRANÇAISE ?

mais asisez piètre orateur, dénoncera l'ac¬
tion psychologique menée par Tournier.

SOURIRE
ET

».

Le

habitant de Rodez

qui est longuement acclamée.

OPERATION
LES 29

un

occitans ici

QUE L'AVEYRON VA DEVENIR

UNE

vont
un

est tous

COULON:

teur

FOULE

aux

alors hisser

on

Foi¬
des
grand drapeau occitan.
Un paysan lui dit
:

»

Occitanie.

Elle est
d'ordre

les

rail.

».

est
acclamations
Comme pendant la Féria de Nimes,

drapeau Occitan,

Une anarchiste monte

a

LE MEETING

A

Canjuers, 35.000 ha, le camp va être agrandi ».
Tout au long du défilé, le Teatre de la Carriera conti¬
nuera les
improvisations.
«

L'INTERIEUR

pour

2 km.

sur

DE

président de la F.D.S.E.A., petit, trapu1, le
menton volontaire,
s'exprime avec puissance et
des formules fortes et lyriques. On l'imagine fa¬

le foirail.

sur

Rodez

présence de drapeaux Occitans

peut-être

et

arrivent, le goudron fond
défiler

VOULONS PAS DEVENIR

Le

Vers midi, le teatre de la Carriera
rejoue ses sket¬
ches pour les milliers de jeunes arrivés ta veille ou le
matin à Rodez. A 2 heures, les manifestants du train
de Millau arrivent avec leurs pancartes en criant en
Occitan « GARDAREM LO LARZAC ». A 2 h. 30, quand

les

NE

UNE COLONIE

&lt;

La

paisse,

prospérité de tous
répartition des
les individus, mais aussi entre

certes, par une meilleure

ressources

entre

les

régions.
&lt; Aujourd'hui,
grâce à la solidarité de tous les
paysans de France, grâce à la solidarité des vi¬
gnerons du Midi qui n'ont pas hésité à différer
leur propre manifestation pour participer à cel¬
le-ci, grâce à l'union des travailleurs des champs
de l'usine, des bureaux et des universités,
nous
de gagner une nouvelle bataille du Larzac.
Mais lai route sera, longue et dure, nous ne

venons

sommes pais

de collier.
vons

ce

de

ceux

qui détellent

au

premier coup

Fils d'une terré caillouteuse,
que veut dire le mot : TENIR ».

nous sa¬

�A
La

MILLAU,

foule

LA

FETE

CONTINUE

A 7 heures, la radio
dispersait.
annonçait) 5.000 manifestants à Rodez et des inci¬
dents graves. Pendant ce temps les C.R.S. com¬
mençaient à regagner leurs cages, encore urne fois
se

Tant que vira
Fai de torns î

frustrés de leur divertissement favori.
Les

tracteurs

revenus en cortège à Mil¬
Millau, la sirène du beffroi
a
été volontairement bloquée tandis qiue s'allu¬
maient sur la montagne des inscriptions : « S.O.S.
LARZAC » en lettres de fleiu. La| sirène ne s'arrê¬
tera qu'au bout de 45 minutes après que l'E.D.F.
ait coupé le courant à tout le bloc d'immeuble.
Tout ne reviendra en ordre que tard dans la nuit.
A l'arrivée du train
(10 h. 15),
un cortège
s'est formé, à la lueur, de feux de Bengale, tandis
que huit tracteurs attardés tournaient autour du
Mandarous, poursuivis par les gardes-mobiles ;
deux cans de ces derniers qui
remontaient au
camp, se retournaient immédiatement.
En ville, quatre cars devant le Commissariat.
Des gardes-mobiles rendus nerveux par les évé¬
nements et les coups de klaxons des automobilis¬
tes. De plus, d'es clous avaient, été jetés sous les
sont

(AVENTURAS

lau. A leur arrivée à

cars.

Le

feu

d'artifice était retardé,

piers éteignaient le feu

car

les

pom¬

la montagne.
Plusieurs voitures de particuliers, virées par
les flics étaient arrêtées et fouillées. Ils essayaient
de trouver du matériel inutilisé pour la manif.
sur

UN PAS DE
VERS

PLUS

DECOLONISATION

LA

pouvoir codonial a réussi à désamorcer l'u¬
lutte vignerons-paysans du Larzae.
Les comités d'action du Larzac n'ont pas eu droit
à la parole, C'étaient les deux steules actions qui
Le

nité dans ia

auraient fait

les luttes dans la seule di¬
celle d'un combat de décolo¬

avancer

décisive

:

Au lieu de cela,, il y a eu les illusions
électoraliistes et peut-être ce qui est une illusion
aussi de croire: que monter à Paris, porterait un

CO

D'UN

DELS

lo

Ena

MISSIONARI, TORNIER,

INDIANS

Debré lo mandèt

i

D'OCCITANIA)

dos meses, lo Tornièr.
mai
avenent,
mai petit,
a

missonari,
mai frnôt que posquèron trapar amoradaut,
per
pacifiar las ferotges tribùs refractaris del Larzac.
De vielh rainais i avian daissat las plumas. Mas
el venià amb de promessas le de crédits. Se rn.esfisavat dels indians. Se disià que manjàvan. sos
enemies, Causiguèt de virar lalientorn, e de tocar
pas que los cotises.

Aqui) prometia un telefôn. Aquii,

a

La Paoo-

ostalarià. Aiai,
a Sauclières,
d'usktas.
A un cotise, baila de sôus. Aquô se pot pas refusar. A un autre,
un terrenc de camping. Promet
la lunia, qué !
sa,

una

Un joraii, un polit jorn de prima, rescontrèt
Julien l'onchôs, ancien députât e conise de Nant.
Se

parlèron, s'agradèron, s'endevenguèroti,

Julien

s'en

ainet

als

pal-

si possible, siens lo camp &gt;. Lo paître1 el,
de qu'avià dich ! Aguèt pas temps de polsar que
Palôc lo Jove iè rebecava :
&lt; Val plan mai
los

l'aiga que l'aigà e pas ca,p de
». L'Omctuôs boissèt lo na,s e se tornèt a
Tornièr coa entrecambas. Aquel li conselhèt de
far uni article contra ei dins los j ornais per toraar
trapar la situacion. Çô que faguèt. E Tornièr tornèt torraejar.
e

pas

SECONDA

ATACA

résoudra.
n'est pas
militarisation. Les
Car

la

ce

simplement le problème de
paysans ont écrit partout

les routes LARZAC LIBRE. Leur volonté affir¬
mée est de VIVRE CHEZ EUX. Un Larzac libéré de
l'armée ne sera pas forcément libéré de la touristification! ni des dictats, du trust Perriar-Sapiem et
des industriels d e Roquefort, Et peut-on penser à
un Larzac libre au milieu d'une Occitanie qui crè¬
sur

livrée au pillage des requins de toute l'Europe.
pen'^îr à une libération du Midi viticole
avec un camp militaire géant au-dessus de lui où
les forces de répression n'auraient qu'un pas à fai¬
re pour un entraînement non simulé ?
C'est le problème de
la décolonisation de
l'Occitanie qui est posé, non plus par quelques
militants politiques, mais par ceux qui luttent, et
l'unité populaire se réalise naturellement et pour
se réaliser, elle a besoin de se dire occitane. C'est
ce que montre cette manifestation,. Cela aurait été
encore plus évident si...
De toutes façons, le mouvement est irréversi¬
ble. C'est aux comité Larzac de l'amplifier. Sans
oublier que c'est un. combat de; longue haleine.
Pour l'été, un travail d'information auprès des
touristes est nécessaire.
L'Europe est chez nous,
il faut en profiter pour leur faire comprendre que
leur paradis, c'est peut-être un peu notre enfer,
que là où eux viennent se distraire, nous on crève
et que nous ne voulons pas' être leur camp d'en¬
traînement, à la guerre ou au! bronze-cul.
Sur le plateau, les paysans continuent à mon¬
trer leur détermination:. Ils ont coincé Toumier à
l'Hospitalet. A Millau, une jeep anglaise a été at¬
taqué au coktail Molotov. T.R.A. WTTH US ! La
lutte contre l'occupant va
s'amplifier.
ve,

Peut-on

LA LTBERTAT PASSA

PFR LO LARZAC !
Comme le chante STLVTANA, à Marseille :
La Libertat non se demanda
Fia se nrenv res la comanda
TA

TTBFRTAT

Un dels
caps de la révolta s'apelavaj Tarlier.
Aquel Tarlier avià un fraire, que lo podià pas
veire e que collabora,va de tôt côr. Tornièr irraaginèt de se far invitar per aquel d'à,qui ; un biais

de s'assabentar

sus

lô fraire

e

de far molinar las

lenigas, Veinguèt donc a Creissels, dins l'ostalàs
luxuôs cl'aquel" notable, acompanhat per lo quite
commandant del camp, Zahouanii aquô's èra plan
mai segur. Aquel dinnar aipaisimèt lo côr dolent
del Tornièr.
Pecaire

! Lo, landeman, vos

aurià calgut veire

la veitura de! Tarlier. Cal saupre que los
Indians del Larzac (e de son enviranament) an
acostumat de cobrir lais parets dels ostals amb
dé pintuiras diras soin, leragatge estrainih. Atal trapèron « Tarlier porcàs », « Te fairem la pèl », &lt; Lois
l'ostal

e

pagaràn ». Tornièr se faguèt revirar. Diguèt pals res, per! de qué èra un ôme qu'avià lo
sens de las s'ilàs
responsabilitats, mas galinejèt
per lo dédiras. E tornèt tomejar.
traites

A

Milhiau,

la

creacion

d'un

façons, sur les photos qu'il a publiées, un
artistique empêche de lire les banderolles.
Pas une pancarte occitane,
ni un drapeau occi¬
tan. Cest comme si nous n'y
avions pas été.
Dans le compte-rendu des discours, les deux
passages sur la colonisation de Coulon et Lacombe sont supprimés. Il y a seize lignes pour le
toutes

flou

discours de Gastal. Par contre

drapeaux brûlés

par

une

photo

sur

les

les anarchistes.

façons, seuls les Aveyronnais le li¬
locale. Le viticulteur de l'Hérault
ou
ne verra que ça en première
page :
La photot d'une petite partie du défilé avec une
seule banderollie, neutre, sans aucun tracteur :
Une manifestatO'in comme il y en. a des centai¬
en

Au-dessus : 20.000 manifestants à Rodez. AuLa manifestation s'est déroulée dans
dessous :
l'ordre.
Seuls quelques centaines de gauchistes
ont tenté de le troubler en brûlant des drapeaux,
mais ils se sont heurtés au service d'ordre orga¬
nisé par la F.D.S.E.A.
nes.

L'O.R.T.F. fait mieux

! Les manifestants qui,
heures onit ouvert leur poste en sont res¬
tés comme dieux ronds de flan,, &lt; A Rodez, ça n;'a
7

vers

nisation.

coup plus grand. C'est en Occitanie, par l'unité
populaire occitane, que le problème du Larzac se

Cette pancarte sur un tracteur, «Midi-Libre»
s'est bien gardé de la montrer le lendemain. De

De toutes

«

païsans
païsains

dites-vous pas
la VËRITË?
ne

page
de l'Aude

l'aiga

propausar

Pourquoi

ront

PRIM1EIRA DECEPCION

saras

En vain.

rection

A

Midi-Libre et la T.V.

sindicat

inter-

comuraal per l'alimentacion en aiga
del plafceu
amb participacion de l'armlalda votada per los
va il et? del Gabria c amb 1 votz contra
menèt uin
,

boçin d'aiga al sèu molin,

pas été l'émeute, mais des incidents sérieux ont
troublé la mianif de 5.000 personnes. Le s,ervice
d'ordre a fait le coup de poing contre les gauchis¬
tes brandissant le drapeau noir qui ont brûlé des

drapeaux français. Il

y

a eu

16 blessés

».

Voilà comment, dams la métropole&gt; on rend
compte dé la protestation des colonisés. Quant à
« Midi-Libre »,
prostitué à ceux qui nous pillent,
la photo eri première page de Delmas a plus de
VALEUR que 20.000 personnes en, colère. Un jorn,
la colèra del pôble se virarà contra el. Farem plegair los messorguièrs !

petat aital. Dintran dins la corauna. Tor¬
prenguèt la tactica del caméléon. Se faguèt
gris coma la pairèt, puèi blanc coma la carnisa,
puèi vend coma lo géranium sus lo balcon. Mas
aquô oapitèt pas. Eran aqui, los Indians, impassi¬
bles e tranquiles,
que l'aga chavan.
Defôra, li
descoflavan los pneus, e i agafavan una plancarda : « A VENDRE » dessus. Puèi, li parlèron. Polidament. Amb de &lt; Monsur Tornièr &gt; de pertot.
tor que

nièr

Moinsur Tornièr, avetz finit vôstre trabalh.
podetz escampar. Avetz pas res mai far aiçi.
Tornatz d'onte venetz, lo podetz dire al vôstre
«

LA

DANÇA DEL SCALP

Vos

Quand trapèt una aficha pegada sus la sià
veitura&gt; comprenguèt que los Indians aviiàn descobert 'onte s'amagava.
Quand, lo 14 de julh, 72 tractors tomejèron
a l'entorn del seu ostal,
comprenguèt que avian
desterrafl la destral de la guerra.

lo

Se preparèt, mas

quitèron. Era una mena d'avertissament.
TORNIER, TOR'NARAS D'ONTE

VENES

Alarai, decidiguèt de tustar un grand côp.

E
lo quite domèni dels
tarribles salvatges. Causiguèt l'Hospitalet. Fecairôt, de qu'avià faich.
de montar

Era

2

sul platèu, dins

ora.S 1/2 e

veniàn juste de coinimençar
quant t'ausisson una pé¬

de discutir a la, comuina

tarada que' se podiàn pas
106

mai entendre. Son los

païsans que son aqui, defôra. Es un

motocul-

patron ».
Mais

«

le ministre

patron n'est pas le préfet,

c'est

».

Nos en fotem,

&lt;
ara

mon

I podetz dire qu'avetz

finit

&gt;.

atal que lo tenguèron a i escampar
coleras. A la fin, trapèron quauqu'un per torconflar los pneus, e lo daissèron partir amb
amies los flics. Tant tremolava, lo pavre el,

Doas aras
sas
nar

sos

que

côp

tombèt las dans de sa veitura. Aqueste
partiguèt amb son scalp.

ne

Comprendra ? comprendra pas ? Tornarà ?
Tornarà pas ? Lo côp que ven, serà a Nant, à cô
del Julien. Benilèu serà acompanhat. Déu estre un
problema doâorôs par l'onchôs.

�LUTTE OCCITANE » page

«

6

Le Limousin
Le Limousin est la région la plus pauvre par son
économie de tout l'hexagone. L'activité principale, l'éle¬

de boucherie — ovins et bovins
a
poignardée par la politique gouver¬
nementale: il n'y a plus moyen de vendre sa viande,
concurrencée par le Marché Commun, par les impor¬
tations d'Afrique du Sud, d'Argentine, etc... Pas ques¬
tion de se tourner vers les céréales, ni le climat, ni
les terrains ne le permettent, du moins à un niveau
vage d'animaux
été proprement

rentable.

plus, n'est pas brillante: les
partent
vers
Occitanie
oblige... La porcelaine et la SAVIEM sont impuissantes
à absorber l'exode rural (4.505 emplois créés en 71
dans les 3 départements).
L'industrie,

elle

non

naturelles
(Uranium, électricité)
le Nord sans rien laisser dans le pays.

ressources

Or notre région
possède un gros atout: « voir
Treignac, c'est vouloir y revenir et y rester toujours »
proclame une affiche publicitaire .Et c'est vrai, pour
tout le Limousin. Calme, verdure, bois, vallées, villes
au
passé « prestigieux »... De plus, la Creuse et la
Haute-Vienne passent pour être les départements les
moins pollués de « France ». Tout ceci créé évidem¬
ment une situation plus que favorable à l'expansion

touristique

».

c'est possible, on en arrache aux
l'égide, bien sûr, de la préfecture.
opérations plus ou moins vaste sont menées un
partout, dans le but clairement exprimé, de ren¬

fonds

d'accueillir
Mais

cette

époque semble

sur

le point de s'ache¬

promoteurs s'emparent, avec l'appui des au¬
de tout ce que la région possède et qu'ils

les

ver:

flot de visiteurs...

un

torités,

puissènt exploiter. La situation est donc sans doute
moins grave que celle de la Grande Motte ou du Cap
d'Agde, mais elle se détériore d'autant plus facile¬
ment que les arguments du tourisme portent plus sû¬
rement à cause de la misère régionale.
la

publicité pour tous les nouveaux centres,
sur les travaux se font-ils de plus en
plus nombreux dans la presse. Les promoteurs parlent
maintenant d' « industrie touristique du Limousin » et
Condat, le président du SI de Tulle peut déclarer:
« La Corrèze a été méconnue jusqu'à maintenant, mais
dans un avenir proche, le tourisme va devenir la clé
Aussi

les

Des

peu

économie

son

».

sous

maximale.

tabilisation

Dans

ce

la SOMIVAL,

sens,

en¬

treprise chargée des travaux du Lac de Vassivière, va

Eymoutier » et
Incroyable mais vrai !
(réaction d'un journaliste local : « c'est sans doute
là le prix de l'expansion touristique »).

jusqu'à changer
«

Vauveix

en

»

Alors
Chamberét

«

Eymoutiers

«

Voveix

les

réinvente

on

» en «

!

»

vacances

roulottes

en

à

(remarquons, fait rare, qu'elles seront fa¬
briquées sur place), on construit des gites ruraux, des
lotissements ,des cages à touristes, pour riches sur¬
tout. (Nous qui habitons les vieilles fermes, nous sou¬
haitons bien du plaisir aux gens qui iront habiter ces
gamelles !), on crée des pièces cfeau partout.
sans

plus importantes
Pompadour et Vassivière.

réalisations

deux

Les

doute

aucun

les

sont

Pompadour, c'est, depuis Louis XV, la ville du
(par analogie peut-être avec la Marquise ?)
Le trop célèbre Club-Méditerranée vient d'y implanter
son premier centre équestre. Des travaux fabuleux ont
été menés à « bien » pour que, sur 60 hectares, puis¬
cheval

vivre

millionnaires munis de 110 chevaux,

400

1

les promoteurs et la1 Presse régionale
cette opération a pour but « la rénovation et l'ouver¬
ture du Limousin à une forme originale et intelligente
(sic) du tourisme. Pour le maire (Taillandier) », la
Club-Méditerranée et de son village « Che¬
venue du
val-roi est la preuve S'IL EN FALLAIT UNE, que Pom¬
padour est décidé à s'engager à fond dans l'industrie
touristique en se dotant pour cela des infrastructures
nécessaires et indispensables ».
Pour

4.

pour

expropriés, de l'intérêt pour la po¬
n'en parle d'autant moins que la¬
dite infrastructure nécessaire et indispensable a déjà
été implantée par des grands trusts (supermachés...).
Comme ailleurs, comme cf'habitude, la population aura
quelques miettes.
Des

paysans

pulation locale,

reportages

de voûte de

partout où

collectivités,

sent

jusqu'à présent le Limousin n'était qu'une
région de passabe. Oh ne s'arrêtait pas ( en 4 jours,
il passe près de 50.000 voitures à
Bessines sur la
N.20). D'ailleurs le pays n'avait rien qui lui permette
Pourtant

à l'heure des promoteurs

cela

on

exproprie,

on

bâtit,

on

récolte dés

L'aménagement de Vassivière est

en

train de

Gourdon en Quercy: 5.000 habitants. Sous-préfec¬
du Lot. A la limite du Quercy et du Périgord.
L'arrondissement le plus touristique (Paridac, Rocamadour) ; et celui qui se dépeuple le plus (moins 460
1962 et 1968). Une petite ville qui se maintient
l'augementation du nombre de fonctionnaires.
Deux employeurs principaux: l'hôpital et 'e lycée, ce

entre

par

dernier tout neuf servant de

relais à

l'exode

entrepôt de tabac brut qui n'emploie,

Un

nes.

des jeu¬
en

plei¬

de culture tabacole, que 7 ou 8 personnes.
Un cinéma miteux. Les gens que l'on dit « biens » vont
montrer leurs toilettes
à Sarlat, se retrouvent dans
un
club d'équitation et les villages voisins
peuvent

ne

zone

parfois voir la prétention et la suffisance faisant du
tape-cul. Pour les jeunes: rien.
Une

petite ville occitane

Mais aussi
dans

le

«

Guena

ze,

comme

beaucoup d'autres.

ville clé pour l'implantation de l'U.D.R.
centre »: M. Chardonnel et Chirac en Corrè¬
une

en

Dordogne. Dans le Lot, deux places de

députés.
L'une,

c'est pris;

l'agriculture.
restée pour

M.

Pons,

secrétaire d'Etat

à

l'endroit le plus pauvre de la province. Jusqu'à pré¬
sent il n'était fréquenté que par les quelques person¬

qui le connaissaient. La base nautique du Tou-ring
Club était à peu près le seul aménagement qui y exis¬

Le

kilomètres de Gourdon, dans le
fief de M. Pons. Mais l'important pour un candidat à
la députation c'est la municipalité de Gourdon qu'il
faut prendre et par tous les moyens. L'ancienne mu¬
nicipalité peu dynamique mais honnête n'est pas de
taille à résister au chantage et à la démagogie de
Monsieur le Commissaire général au tourisme et de
son chef de cabinet, M.
Pierre Chapou, toujours bien
mis, toujours mignon et, selon la presse de cul,
amoureux

Ainsi

tions
et

quarante

Dannaud fait du porte à porte et distri¬
des gadgets.
Tous les électeurs sont gracieuse¬
ment abonnés à Centre-Presse, journal au service de
l'U.D.R. Qui

listes

municipales:

une

réussi

palité.

s'affrontent

aux

Goufdon Renouveau

dernières élec¬
pour

l'U.D.R.

liste d'union de la gauche. La liste Dannaud a
à embaucher un membre de l'ancienne munici¬

Pour la

électorale, l'U.D.R. amène,
parfois, quelques « supporters incondition¬
recrute quelques jeunes chômeurs qui seront
campagne

?

paye

Gourdon-Renouveau inonde a'orr

(l'un deux

la

en

Le

jour du vote, les vieux ne sont pas oubliés. Ceux
de l'hôpital que l'on a su convaincre. Pour les autres,
un service de
ramassage à cfomicile est organisé. Nous
avons vu pleurer un grand-père qui avait
toujours vo¬
té à gauche: pris en charge par le service de ramas¬
sage, il allait voter U.D.R. afin de faire réformer son
petit-fils; ce qui fut fait !
RESULTAT

Gourdon
Liste

de

Passons

palité:
DES

:

sur

les

méchouis, fois gras,

PROMESSES

de

on

de

la

nouvelle

Champagne. Qui

ELECTORALES AUX

promettait

munici¬

paye

?

REALISATIONS

:

en

6

ans

la

créa¬

emplois (ce qui

parle de novembre
Il

s'agit

en

fait

en

attendant la Trinité.

d'un atelier

de

confection

qui

occupefait 100 piqueuses; la direction à ioué une sal¬
le au dépôt de la SEITA et se contente pour l'heure
de

faire

de

sacrifiée

la

formation professionnelle; les caden¬
ces
sont très dures et
de nombreuses jeunes filles
sont éliminées. Il semble bien que cette usine vienne,

nels

décentralisation

et

aux

trou¬

y

à

l'engraissement de grandes socié¬
tés, aux dépens des autochtones expropriés et du pay¬
sage. Une véritable ville doit se créer d'ici à l'an pro¬
sera

chain,

avec

lotissement,

centres

de

privés

vacances

(déjà deux de prévus: Lorraine-Vacances et Club-Va¬
cances). Les plages ont déjà été recouvertes de cen¬
taines

de tonnes de sable fin... Ce n'est pas le lieu
ici de décrire toutes les possibilités modernes en cet¬
te matière. Ici non plus l'avenir de la' région n'est pas

envisagé

forme

autre

sous

éventuels.

de futurs

de conditionnels

que

ou

problème est pourtant urgent
à régler à cet endroit. Ce sont les collectivités locales
qui financent, de plus ou moins bon gré cette opéra¬
tion. Elles sont soutenues par la Banque de Suez. (La
commune de Faux-la-Montagne qui
ne retirera rien du
Le

lac, doit pourtant verser 5.000 F.; c'est vraiment pour
elle de l'argent jeté à l'eau (?!). Pour la question fi¬
nancière, le préfet du Limousin, Philip, tente de rassu¬

généraux:

dès l'an prochain

miné,
de

Conseillers

les

rer

rénovation

rurale

se

« Pompadour étant ter¬
la majeure partie des fonds

portera

Vassivière.

sur

«

Si¬

gnalons, parce qu'elle en vaut la peine, la plaquette
publicitaire: « de l'eau pure, de l'herbe verte, des
truites, une vache grandeur nature et son veau, (..)
des sabots,
la poté limousine, un champignon, un
œuf juste pondu, des myrtilles, un beau nuage (...)
une
foire primée, une omelette, un bois de Crozat,
une
presqu'île de Chaussagnas (...), un lac de Vass'vière

».

Ce

de Vassivière serait trop complexe et trop

cas

long à expliquer en détails. Il n'est en somme qu'un
exemple de plus de la mainmise des marchands de va¬
cances sur
notre pays, au mépris: le plus total de sa
beauté et de son intérêt économique...
conclure

Pour

dignement, tout en constatant l'im¬
la population de réa-glr, due à la

possibilité

où

fois

vieillissement

à

un

est

considérable

à

et

un

manque

d'expérience de lutte, nous citerons le PDG des fer¬
metures
à glissières Pressyl :
« La
Creuse ne peut
être

industrialisée.

vie-ge

Elle

doit

rester

îlot de

un

nature

centre d'un pays

au

E n'i

aura

degun

per

voué à la pollution ».
fanar tas pelosas, vier fadar?

de m. dannaud
Tourisme

au

VOCATION
Car

TOURISTIQUE

la

don avait

cpa'ité,

nouvelle
une

:

municipalité a décidé que Gour¬
touristique. La nouvelle muni-

vocation

c'est à dire

Dannaud.

Les

deux

indigènes

hommes:

de

M.

Gourdon

Chapou

et

Renouveau

se

dé siuvre le bon vouloir des nouveau maî¬
qui les pousse à se taire, à faire de la
figuraiton à la TV régionale (qui s'intéresse beaucoup
à M. Dannaud). Pourquoi les commissions, urbanisme,
finances, etc., se réumssent-elles si peu souvent ?
contentent

Qu'est-ce

tres.

Comme

nés

les

travaux

de

restauration

ont

été

don¬

adjudication, nous ne savons que ce que
l'U.D.R. en place affirme; le Ministère de l'Agricultude de restaurer les églises ? Qu'en pense M. Pons ?
sans

148.000
Le

F.

viendraient de

Club du1

ce

ministère.

Vieux

Manoir, bénévolement, a parti¬
cipé à cette restauration, mais une auto-stoppeuse,
restauratrice volontaire, nous a dit qu'elle devait payer
8 F. par jour pour travailler dans ce Club à
qui la mu¬
nicipalité a donné une petite subvention.
Enfin la

profitant du chômage local, à la chasse

et

plement dire que la relative tranquilité qu'on

municipalité aurait emprunté (5 % sur 20
Cet emprunt, ajouté à d'autres,

ans) 228.000 francs.

est dérisoire) et l'instal¬
lation d'une usine. Mais l'usine qui devait ouvrir en
mars dernier n'est toujours pas commencée et seul le
terrain a été acheté 5 F. le m2 à la municipalité; on
300

une noto¬
veut sim¬

Cela

».

élus

festivités

Gourdon-Renouveau
tion

13

renouveau:

gauche: 10 élus.

de fort loin
»

ville de tracts

langue d'oc), d'affiches et fait courir
les bruits les plus infamants sur l'ancienne municipa¬
lité. En plus petit, les procédés de Puteaux
ajoutés à
un électoralisme
des plus mauvais moments des 3ème
et 4ème Républiques.

LE

nationale, voire internationale

vait

Madame

bue

silencieux de la princesse Anne d'Angleterre.
deux

riété

Commissaire Général

ensuite à des places qui ne semblent pas cor¬
respondre à leur qualification professionnelle.

Et

quelques

le règne

sous

casés

L'autre, convoitée par M. Dannaud, est
quelque voix à Maurice Faure.

pour le parachuté Dannaud le combat continue.
voilà conseiller général de Lauzes, canton situé à

l'équipement serait susceptible d'atteindre

se

faire; Vassivière, c'est un lac d'environ 1.000 ha, sur
la Maulde; II sert de « frontière » à la Creuse et à (la
Haute-Vienne:
donc en pleine Montagne Limousine,

Gourdon (Lot)
ture

petits commerçants de Peyrat-le-Château et d'Eymoutiers. Cette période a vécu. Vassivière devient, commel
le souhaitait le Vlème Plan « le pôle prioritaire dont

on

nes

Pour

Sa faible notoriété l'avait préservé de la venue
de « supermarchés », de sorte que le tourisme constituaait un revenu supplémentaire
au moins pour
les

tât.

aux

travailleurs dociles.

entraîner une augmentation d'environ 50 %
des
impôts locaux. Les travailleurs payent a:nsi la naissan¬
ce du «
premier Festival Internationnal de Gourdon-enQuercy » Festival couplé avec le 21ème Festival de jeux
du Théâtre de Sarlat. Le prix des places entre 10 et
40 F. (entre 25 et 40 F. pour
le récital Cziffra).
va

A

Gourdon,

seules

quelques très

rares

personnes

peuvent être intéressées par ces spectacles. Ne par¬
lons pas des nouveaux riches qui trouveront là l'occa¬
sion de pêter plus haut que leu
cul. Toute la politi¬

de formation artistique et des Festivals est à
à fond !

que

voir,

A

sions
pour

Gourdon,

s'achève,
bientôt.

il semble bien
et

que

que

re¬

le temps dies illu¬

le balayage des roitelets soit

primes de
Lutte

occitane

-

Gourdon

�LUTTE OCCITANE

«

Assemblée
En

let 71.

C'est pour cela

COMMISSION
Occitanie, la femme
—

tant

en

tant que

des

objectifs

femme.

qu'il
au

geoise et le système capitaliste

Or

deux

journées de travail

sont révélées

se

bien trop courtes pour atteindre de tels objectifs ;
un
travail préparatoire insuffisant n'a
permis

qu'une approche
Nous

des buts

A.

la

A

-

I.

commissions

mises

-

—

Gaston

BAZALGUES

campagne
Dans le cadre
nous

de

Nous

reconnu

com¬

plus

de

à

travail,

un

exploitation

des

salaire

un

2

ou

II.
Nous

substituons

nous

court terme

-

paysans

à la juste revendica¬
travailleurs du CDJA:

»

«

par:

personnes
Les

sommes

produisent

salariées

contre

2

2 salaires

sur

ménage,

vrais

La

partie des exemples de lutteî à Mil¬
(Henfer, Samex), à Draguignan, à Ganges et à

discussion est

lau

Perrier

Vergèze.

Très

de groupes de Lutte Occitane partici¬
paient à cette commission ce qui est révélateur du peu
d'intervention de L. Oc auprès dles ouvriers en Occipeu

tanie.
coloniale

situation

de

l'Occitanie

se

le chômage dont est victi¬

caractérise notamment par
me sa dasse ouvrière:

déjà
plus

brisant la combativité

prises du

ouvrière

au

sein des entre¬

pays.

créé par la situa¬
leurs classe )pour faire pres¬

patrons utilisent le chômage

Les

tion

coloniale

sion

sur

les

(donc

par

salaires, les luttes, les conditions de vie

de la classe ouvrière. Ainsi de grosses
dernes ne créent dans notre pays que

entreprises mo¬
des petites uni¬
tés de production. Les petits patrons, également, pro¬
fitent particulièrement de cette situation (ex. : Hen¬
fer, Samex) ; les diverses subventions
—
primes de
créations d'emplois,
d'installation, facilités d'acquisi¬
tion de terra ns, exemption d'impôts locaux etc., font
de l'Occitanie le terrain privilégié des petites entre¬
prises utilisant un matériel déjà amorti : seuls les in¬
téressent des bénéfices rapides.
Comme

des

ceux

grosses

entreprises;

petits

maintien de la
situation coloniale, seule celle-ci leur permettant de
s'enrichir à ce rythme (ainsi que le déclare le patron
d'Henfer, M. Lavabre).

patronis

fortement intéressés

ces

sont

au

D'autre part en cas de lutte ouvrière importante,
n'ont aucune peine à transporter leur entreprise

ils

loin (voir la totation importante des usines à
Ganges) : ils utilisent ainsi toujours la menace de li¬
cencier ou de fermer pour briser les luttes, empêchant
plus

et

des

amélioration

toute

les

conditions

de

vie,

de travail,

possibilités d'organisation de lutte.

OCCITANE se donne pour tâche de soute¬
développement des luttes de tous les ouvriers,
quelles que soient leurs origines nationales, dans tou¬

le

les

tes

pour

vail

entreprises

liant celles-ci avec les luttes
exiger et imposer la création, le maintien de tra¬

au

pays.

La

violence

de

fait

du

système colonial

en

ainsi

quand

patron utilise son droit d'e transfert
d'entreprise que lui donne l'impérialisme français, nous
imposerons le droit légitime des ouvriers de travailler
dans

LUTTE

afin de développer son soutien
aux luttes de l'ensemble de la classe ouvrière en Occitanie décide la création d'une Commission ouvrière et
essaiera d'impulser une conférence ouvrière pour inté¬
grer

çais

OCCITANE

concrètement la lutte
aux

luttes

au

sein des

l'impérialisme fran¬
entreprises.
contre

problèmes

venant

de

la

trophique du
que

encore

tion

situation

C.

-

au

contre

la

éducation

L

taurant,

on

les

gnants,

des

reconnu

dénonçons le

du
se

travai

REVENDIQUONS DONC

sa

16-17
On

DE

LA

que

cuisinier,
font payer

les

le

pour

de

entre

:

la femme

»,

la

femme

«

militan¬

ne

:

doit pas être en contradiction entre
société plus juste et équita¬

pour une

donc

nous

militante

une

refusons

ou

être possible

être

le

au

choix imposé

sein

de conidier

de

sa

entre

famille.

les deux

par

Il
une

ont

toujours des rôles

secondaires

de

secrétariat

ou

dans le secteur social. Nous refusons cette division.
Toute réunion de LUTTE OCCITANE doit avoir
une garderie tenue par les hommes et les femmes.
Nous
autonome

noir, sous-payé fait

au

chaque

nous

égale;

des

pour

front de femmes

un

:

1) situé dans le cadre plus global des luttes.
2) pris en charge par l'ensemble de lutte occitane
même titre qu'un autre front,
3) et qui tende à participer à l'organisation d'un
Et

promotion

prononçons

qui soit

mouvement

de

masse

autonome

pour

commencer,

militants

dans leurs

nous

des

femmes.

demandons

attitudes

par

un

effort

rapport à

problème.
OUVRIERE

COMMISSION PAYSANNE

groupe

envoie

d'envoyer le journal à l'imprime¬
toujours pas reçu, malgré nos
demandes réitérées; le rapport de la COMMIS¬
SION PAYSANNE adopté à l'A.G. de Toulouse.
Nous publierons ce rapport, ainsi que plusieurs
articles sur les problèmes paysans dans le no 4
de « LUTTE OCCITANE » qui paraîtra au mois
de septembre.
Au moment

MONTPELLIER
un

congrès.
BP

femme

meilleure répartition des tâches familiales, et de la
bonne volonté.
D'autre part, dans les organisations, les femmes

leur

Ordre du jour: mise en place de la commis¬
sion pour le journal; pour la préparation du

Envoyez

la

maman

militante, le militant

militant

foyer,

devrait

ensei¬

représentant.

la

de
«

s'affirmer

pour

exigeons le droit à la libre disposition de

vie militante

être

dépendance économi¬

COMMISSION

Septembre 1972 à

demande

la femme

l'objet

ble et sa vie quotidienne (division des tâches quoti¬
diennes à la maison).
La femme qui milite est difficilement admise dans

:

travail égal, salaire égal,
la garantie de l'emploi;
REUNION

continuellement

—

à la maison.

—

est

court

Le

enfants et le travail ménager
productifs : (dans un res¬

travail).

NOUS

elle

véritable

La femme

comme

paye le travail
gardes d'enfants

Nous

comme

corps.

catas¬

que totale de la femme au foyer par rapport à
son
mari. Elle n'ai aucune vie sociale si ce n'est
la liberté
de régimenter ses casseroles.

doivent être

femme

terme, l'avortement libre et g-atuit, et
information officielle et bien faite sur
les moyens contraceptifs, ainsi que le droit à l'éduca¬
tion sexuelle pour tous.

foyer

sommes

la

etc...

A

enfant malade.
Nous

:

même rendent

morcellement

lit »,

».

une

toutes

La femme
—

au

son

pression spécifique: par exemple, le droit de
cuissage
du patron, perte de
l'emploi à cause d'une maternité
d'un

«

Nous

Les

ou

part entière.

te

ses formes.
conditions de travail y sont encore
plus
déplorables, et la femme est donc soumise à une ré¬

sous

à

Le

pays, accentué par la vocation touristi¬
et militaire de l'occitanie accroît
déjà la prostitu¬

un

leur pays.

les

l'éducation

L'agression dont

—

Tous

corps

(physiquement, psychologiquement).
L'obligation de singer les hommes

—

français

légitime toute résistance violente à l'oppression:

l'est

son

dénonçons la femme objet (la publicité, la

chose, passive).

une

période de chômage fort, ce sont les pre¬
licenciées;
en
période de revendications, de luttes, ont
les embauche en remplacement des hommes
parce qu'elles ont pas ou peu de tradition de
lutte, et qu'elles sont plus dociles.
Les
emplois qu'elle trouve en occitanie sont
dans des secteurs de travail très dur et en
général
dans des secteurs en déclin ou faible
expansion (tex¬
tile, gant, alimentation, administrations
commerce...).

en

rend

mode,
accen¬

mières

—

LUTTE

nir

occitanie

femme y est une main d'oeuvre
d'appoint:

La

—

—

en

difficile parce qu'on est occitane,
parce qu'on est femme.
—

forçant les 3/4 des jeunes travailleurs à l'exil

—

différences de salaires

femme et
Nous

d'autant plus les bas salaires féminins.
Quand la femme a un emploi, la
promotion

—

la

RAPPORT:

La

emploi qu'un homme.
Les

est

ticulteurs ont participé, et actuellement sur le
Larzac,
autant les femmes
que les hommes se battent contre
l'extention du camp militaires).

L'exode occitan féminin est plus
important car
lié à sa condition plus
spécifique. La femme en
occitanie a beaucoup plus de difficultés à trouver un
—•

la

cas où
elles se sont organisées, elles ont été à la
pointe des revendications, les plus dures et fondamen¬
tales dans les luttes
(grèves dans certaines usines,
dans la zone viticole, les comités d'action viticole ont
pris un véritable essort le jour où les femmes de vi¬

est

tuent

sont en général des loisirs productifs
faire du tricot, de la couture, de la
des pâtisseries, etc....).
Nous dénonçons la moral
et les lois qui oppri¬
ce

les

—

il

so¬

fille-mère, la femme divorcée.
fondamental de faire prendre conscience
aux femmes du rôle
qu'elles doivent jouer dans la via
familiale et sociale; puisque nous constatons
que dans

l'industrie

Dans

dans la

que

ou

Il

femme.
-

VIE SOCIALE

grand débouchés) ainsi

sans

loisirs,

—

—

B.

LA

faible

une

(par exemple:
cuisine

qu'elle n'a en général qu'un statut de saisonnière
(ce qui n'est donc pas un statut).
Nous revendiquons la
disparition du travail à
la tâche (forfait) car il a d'autant
plus d'incidences
défavorables et importantes sur le salaire
pour la

OUVRIÈRE

FEMME ET

a

ciété: on dit souvent d'une mère qui travaille qu'elle
délaisse ses enfants; la femme n'ose pas prendre de

fait

COMMISSION

LA

-

femme

—

ment

suivant qu'en est
homme ou femme, pour le même travail. Dans
l'agri¬
culture, la femme n'a aucune garantie d'emploi, ce qui

(la¬

la femme dans la discrimination au niveau de l'éduca¬
tion orientation vers
le littéraire, le secrétariat, le

».

agricoles

un

ni¬

participation dans la vie
sociale. Elle a des problèmes d'expression liés à son
éducation et à l'idéologie bourgeoise.
Ceci explique en Occitanie que les femmes
ont
encore
plus honte de parler occitan et cherchent à
oublier leurs origines (perte de l'accent bien
plus ra¬
pide dès qu'on monte à Paris, prises d'habitudes, de
mode de vie français, etc....).
Nous dénonçons le rôle traditionnel
imposé à

un«

tarifs

abolition de la double jour¬

répartition des tâches ména¬

une

garde d'enfants, etc...).

vage,

tel ;

tion
«

de la femme doit être

terme,

par

et d'éducation des enfants
pour arriver à
maximum de mise en commun de ces
besognes au
veau d'un
quartier, d'un village, d'un immeuble

l'exploitation familiale

revendiquons donc:

le travail

—

plus long
travail

gères

prononçons

potager, de la traite,

me

de

II.

etc...

une

exclure

sans

à

—

LA FEMME ET LE TRAVAIL

-

contre la division actuelle
du travail qui laisse à la femme les travaux de « bou¬
che-trou » et toutes les tâches fastidieuses de ména¬
ge et tenue de la maison. De plus le travail fournit
sur
la ferme n'est pas reconnu comme
participant à
la production: la femme dite « sans
profession » en
fait s'occupe de la basse cour, du

—

d'ores et déjà tous les militants et
sympathisants de Lutte Occitane se mettent au
travail : envoyer critiques, propositions, sugges¬
tions à BP 2138
34026 Montpellier Cédex; nous
nous devons
de répondre correctement et dans
les délais les plus brefs à la montée sensible de
la prise de conscience populaire occitane.

foyer,

La

Nous

ultérieurement.

Mais que

l'idéologie bour¬

concourrent à consi¬
dérer la femme et son travail comme inférieurs. D'où
la division du travail entre les postes de décisions et
de responsabilités données aux femmes.
I.

publions

lutte des classes,

l'allocation » de salaire uni¬
rénumération du travail
la possibilité de travailler à
«

à court terme,

l'extérieur.
née

L'histoire de la

remplacement de

par,

au

mes.

recherchés.

cependant ici les travaux de
(paysans - femmes - ouvriers)
adoptés par l'A.G. : ces textes ne sont pas des do¬
cuments figés : ils me constituent qu'une ébauche :
les commissions restent en place ^et poursuivent
leur1 travail, (de même que les commissions «cul¬
turel» et «enseignement»), en vue de la tenue de
la. prochaine A.G. prévue pour octobre prochain,
et dont les modalités de préparation seront tramtrois

de dé¬

niveau politique, culturel, syn¬
le problème spécifique des fem¬

et

sur

que

est autant nécessaire

dical,

etc... ,que

suppression du travail à la tâche;

—

—

plus un travail par commissions, par sec¬
teurs de lutte, devait aboutir à la définition d'ob¬
jectifs transitoires et à uin. plan d'action à court
moyen terme.

7

"FEMMES"

exploitée:

est

qu'occitane

en

—

finir

page

Générale

assemblée générale de
Lutte Occitane
s'est tenue le 24 et 25 juin. Son objectif était la
mise a.u point d'un manifeste de &lt; Lucka Occitana » qui compléterait et préciserait
le texte de ba¬
se élaboré lorsi de la fondation de L. O'C en
juil¬
Une

De

»

le plus tôt possible les réponses à
Montpellier.

rie

nous

n'avions

ce

�«

LUTTE OCCITANE » page

A

8

qui partez en vacances

vous

lot, un repos bien gagné ! Pouvoir1
qu'on veut, quand on veut !

enfin faire ce

les habitants du pays, si nous en parlions

Et

...Enfin, la liberté ! Après oinze! mois die bou¬
un

accéléré, de tension nerveuse... vous
avez bienl besoin de récupérer et vous aspirez
à
quitter l'atmosphère empoisonnée de la capitale.
Mais c'est aussi doublement utile au patron¬

où vous allez
s'empare dei
« merveilles de la nature &gt; dont il fait une publi¬
cité tapageuse (exemple : &lt; Les mers du Suld sont
en France ») et cela tant au détriment de la po¬
pulation du pays qu'il chasse ou exploite comme
main-d'œuvre subalterne et saisonnière, que des
touristes
(plages et îles privées réservées aux

nai

riches).

Dans les

Ce n'est pas

un

cadeau

après des mois de

:

rendement

:

allez

Vous

—

rendement

en

refaire

sera

Et surtout,.,

—

rien de temps vos
iront-elles ?

QUI
née,
sirs
des

«

meilleur

et votre

;

allez dilapider en un
économies de l'animée : à qui
vous

»

Producteur! par votre travail le reste de Tan¬
vous allez devenir consommateur de « loi¬
», industrie en plein essor, surtout aux malins
grandes sociétés et des banques (chaînes

les

leurs capitaux qui
davantage.

patrons réinvestissent

leur rapporteront encore

Ainsi, les congés payés, conquête des1 travail¬
en 1936, deviennent de plus en plus utnie oc¬
casion de profit
supplémentaire pour quelquesuns : les capitalistes.
leurs

EN FAIT LES FRAIS 1

QUI

LE

PLUS

GRAND

casion de profit maximum,
leur coût élevé en
limite l'accès à une grande partie de la popula¬
tion (quatre ouvriers sur 10 et un enfant sur deux
seulement partent en vacances)
Qui ne choisissez pas vos vacances. Les

tra¬

qui partent vont le plus souvent chez des
parents ou s'entassent' dans des terrains de cam¬
ping plus ou moins aménagés. Seule, unie mino¬
rité det privilégiés peut s'offrir l'hôtel de luxe, la
vailleurs

bord de la mer,

ou

la croisière;

Qui prenez de fausses vacances. Vous espé¬
trouver pendant! un mois le calme, un ryth¬
moins dément, une vie plus humaine, peut-

rez
me

découvrir

être

Et

que

autre

un

et

pays

ses

habitants...

? L'entassement, le
les routes, les drugstores

retrouvez-vous

bruit, les bouchons

sur

Or, le tourisme, présenté

un monde artificiel où vous ne rencontrez que
d'autres vacanciers comme vous !

et

terranéen

population d'agriculteurs
la déportation, des travailleurs
locaux favorise: l'exploitation touristique qui n'a
pas besoin de la main d'œuvre locale ;
et de

F.A.C.
ment

Pour

édifié

à

la

gloire

détruit

a

a

deuxième fois le

un

a

los caïdos

»

été précédés par unie centaine
lesquels sont à remarquer :
I) Actes de destruction de l'appareil fasciste :
destruction de la voiture d'un capitaine de
la &lt; poli ci a armada » (police armée) avril
1972;
destruction des bureaux de

septembre 1971;
-

deux

Radio National

Nimes

guardia, de

et

—

vous ne serez

nous

en

NOTRE

Comité

destruction

du

transformateur

de Terrassa,

nombreux

quand elle

était

LUTTE

en

grève

le

18

juillet 1971

des

ateliers

de

La

à

la

;

Vanguiardia

de Barcelone) mars 1972;
destruction de la &lt;Magistratura del Trabajo»
(conseil des proid'hommes) mars 1972;
destruction d'installations industrielles à Tesrassa au cours d'une grève (avril 1972) ;
destruction
d'installations
frigorifiques de
Barcelone en solidarité avec une grève contre
la montée des prix (novembre 1971).
Il

plus de trente ans que nous sommes
étouffés par un régime qui ne connaît pas d'au¬
tre réponse que les mitrailleuses aux revendica¬
tions démocratiques des peuples opprimés (bas¬
ques, galliciens, catalans, habitants des îles Ca¬
naries), et des travailleurs surexploités.

e.uo.

NOS

et

20-Ajaccio.
(L.O.C.)

-

Occitane

-

se

LA

croient

VOTRE

d'animation

Paris-9* et Alex

-

qui

ENNEMIS COMMUNS

d'étude

Roussil'lonnais

ceux

:

(C.R.E.

du Faubourg

rue

Govi, 35, route du

B.P. 2138 Montpellier. Cédex

34 026.
Mouvement

(Paris)

Basque ENBATA

Cordeliers

14, rue des

—

64-Bayonne.

-

Bonnedoû'

Breton

Mouvement

mouvements

ci-dessus

Dorénavant

nous

ru

Ecrire

à l'un

des

qui transmettra.

répondrons à l'arbitraire et

légale, par lia violence légitime des

le régime franquiste soit

ce que

abattu.
FAC luttera sans trêve en faveur d'un vé¬

catalan où tout le pouvoir ap¬
travailleurs. Dans lia lutte armée
le FAC ai tâché1 et tâchera d'épargner tout dom¬
mage inutile aux biens et aux personnes, ses ac¬
tes étant uniquement dictés par
la volonté de
mettre fin à l'oppression que subissent les pays
catalans
(Prinicipat, Valence, Baléares, RousSsilritable socialisme
aux

lon).
Le FAC

est

de la lutte de tous les

solidaire

peuples opprimés du monde, en particulier de
l'héroïque résistance du peuple vietnamien, face
à l'impérialisme yanki.
de la lutte de libération du peuple basque
—

la

sous

valeureuse

conduite de

l'ETA;

de la lutte de libération' du peuple irlan¬
dais sous le leadership de la valeureuseï IRA.
—

Cette

solidarité

possible par des
C'est
irlandais
l'Institut

par

se

manifestera

autant

que

actes concrets.

ainsi que la solidarité avec le peuple
a
amenés à mettre une bombe à

nous

Britannique de Barcelone.

....Contrairement

y a

BfZIERS!

de

AUSSI

EST

CONTRE

Montmartre

l'usine

;

attentats

(chemins de fer espagnols)

destruction

de

pas

conquis

pays

A.) 10, carrer Foy - Perpinya.
Front Régionaliste Corse (F.R.C.), 8,

partiendra

(mars 1972).

non con¬

mais contre notre exploitation

la leur.

Le

;.

développe,

Partout, la résistance se
les vacanciers,

ENSEMBLE

;

sièges de districts de la

(grand journal

—

—

&lt;

destruction de l'oficiinia de informaeion y turismo (agence d'information et de tourisme)

I.C.S.A.

de

de Terrassa

RENFE

ont

de E.spana » (octobre 1972) et de la Télévision
espagnole, ainsi qui des locaux de la Télévi¬
sion espagnole (juillet 1971) ;
—

(septembre 1971)

(juillet 1971)

—

—

»

archives de la

destruction de la caserne de &lt; Maeztraoza, de
» et de lai caserne de la police ar¬

A.E.G.

de

d'autres parmi

tre

opprimés, jusqu'à

;

destruction

;

pour

de touristes les moins favorisées.

vement)

II) Actes de destruction de l'appareil de domina¬
tion capitaliste :

—

Corsas luttent

à La violence

&lt;

l'installation d'une énor¬

d'un tourisme populaire

commune
Les

destruction de la
&lt; Jefaitura. provincial
de]
movimieinto (Direction provinciale du mou¬

mée

—

actes

—

Barcelone

Terrassa.
Ces

la

par

Vittulo

destruction, des

(Basses-Alpes), 'ensemble des

contre

station, de ski de luxé et demande la gestion

me

été.

Q Notre langue, notre culture — donc noussont méprisées et le tourisme
ne
re¬
tient de nos civilisations qu'un folklore vieillot,
présenté aux touristes pour les amuser, éliminant
ainsi toute expression moderne.

—

Cervières

A

habitants s'élève

Lutte

du

&lt;

:

0 Si le tourisme ne fournit à la population
que peu d'emplois mal payés
(d'autant
que les clubs et sociétés apportent leur propre
personnel !), il leur offre par contre des prix
élevés durant la saison touristique.
De plus, les
habitants du pays et les travailleurs immigrés
ont du mal à trouver un logement toute Tannée :
le propriétair les oblige souvent à faire plane aux

monu¬

los caïdos

monument

et

plastiquée ;

locale

mêmes

avec

;

A

Aussi,

en

pour

Saint-Malo, Bouygues, gros promoteur
(Parc dies Princes, Tour Montparnasse)
accapareur de terres bretonnes, a eu sa villa

chez

touristes

pêcheurs de Port-Leucaitie luttent
bloquant le port de plaisance

parisien

tiques.

—

en

le maintien de
leur réseau ferré1, qui transporte les catégories

9 Le tourisme est souvent un motif pour ne
créer d'activités sous prétexte de sauvegar¬
de du site, des monuments (et les gens ?) dans
des pays où seuls les camps militaires et les parcs
naturels disputent le terrain aux stations touris¬

Phalange (mars 1972)

LIBERATION CATALAN)

Lies

leurs bateaux

une

car

qui restent

ceux

Franco

Le 18 mai 1972 le F.A.C.

el monument»

—

survivre

pas

—

fascisme espagnol :
»
(monument aux
morts franquistes)
de Barcelone ; un transfor¬
mateur électrique de la ville de Terrassa
et le
Siège du &lt; Juzgado de Paz » (Tribunal de Premiè¬
re Instance)
de cette même ville.
Le 21 mai, le F.A.C, faisait sauter
pour la

«

pêcheurs,

PEUPLES

nous ne
nous laisserons pas faire.
Déjà,, des luttes sont internées :
Comme les agriculteurs
du Larzac, comme
ceux de Bretagne
(bataille du lait), comme les
ouvriers du Joint Français à Saànt-Brieue ;

—

de chez elle

vement

—

DE

atlantique, îles bretonnes et corses)

et

pour) l'exploitation des clubs, ports de plaisance,
aéroports pour milliardaires, etc..., chasse massi¬

INFERIORISE CERTAINS

ET

Ma'is

—

Communiqué du
(FRONT

LES INEGALITES SOCIALES
ELIMINE

la solution

des terres (littoral médi¬

L'accaparement

—

—

&lt;

comme

à tous nos maux, ne contribue pas à retenir et à
faire vivre décemment la population,
bien au
contraire :

NOMBRE

Vous, les travailleurs :
Qui ne partez pas. Les vacances étant une oc¬

au

vailleurs.

—

—

villa

d,u fait d'une mainmise ancienne sous dif¬
férentes formes (conquête militaire, administra¬
forcé

supermarchés, etc...)

vacances,

par

LE TOURISME TRADUIT ET AGGRAVE

Bretagne, Occitanie, Pays Basque,
Catalogne, Corse, ce phénomène est encore ren¬

économique, étouffemient culturel). Nos
pays connaissent un fort exode de) la jeunesse et
un abandon de plus en plus précipité de la terre.

LES VACANCES ?

devant l'envahissement

:

tourisme, des populations réputées accueillan¬
tes ont un réflexe de défense, d'autant que
le
comportement des touristes laisse souvent à dé¬
sirer (certains1 travailleurs eux-mêmes,
relative¬
ment privilégiés par rapport aux gens
du lieu,
trouvent ainsi une compensation
à l'oppression
qu'ils subissent toute l'année).
Le tourisme de¬
vient donc encore un moyen de diviser les tra¬

Chez nous,

tive,

ORGANISE

d'hôtels, clubs de
où

travail

votre

régions touristiques

(mer, montagne...), le capitalisme

VACANCES ?

QUEL PRIX, CES

MAIS A

0 Pis encore
le

?

peu

aux

informations

la police franquiste, le F.A.C.

n'a

désarticulé et les militants actuellement
vis par la police saiuiemt le combat que
marades continuent à mener.
Front d'Alliberament

données
pas été
poursui¬
leurs ca¬

Catala

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              <text>Larzac, Causse du (France) -- 1971-1981 (Mouvement contre l'extension du camp militaire)</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Lutte occitane&lt;/em&gt; contient des articles contre l'extension du camp militaire du Larzac, il aborde aussi les probl&amp;egrave;mes de la viticulture et du tourisme en Occitanie.&lt;br /&gt;Ce num&amp;eacute;ro publie le compte-rendu de l'assembl&amp;eacute;e g&amp;eacute;n&amp;eacute;rale de &lt;em&gt;Lutte occitane &lt;/em&gt;qui s'est tenue les 24 et 25 juin 1972.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, AE V</text>
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          <name>Contributeur</name>
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      <name>Larzac = Larzac</name>
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      <name>Occitanisme = occitanisme</name>
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