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                  <text>&gt;&lt;

C.I.D.G.
BÈZ1EP.S

NUMERO 4

—

LUTTE OCCITANE
OME D'OC AS DRECH A LA PARAULA

PRIX 1,50 F

ORGANE D'INFORMATION ET DE COMBAT DE

«

LU JHA OCCITANA

■

SEPTEMBRE-OCTOBRE 1972

ESCOLONIZA
EN
• CCITAMI A
o

oWfo

nlVA
N° SPÉCIAL
—

il

RENTRÉE

16 pages

—

il

ÉDITORIAL
page 5

11

U

/OLOtVTKAO

—

ALLONS, ENFANTS DE LA PATRIE...

Une femme

Viticulture
pages

Un été

sur

le Larzac
pages

de

4 et 5

6 et 7

pages

8 et 9

page

12

page

15

Naussac

Le

Cervières

ménage parle

de la carrièra
1 université d'été

teatre

et

page

Méjannes-le-Clap

14

Documents Bretagne
page 10

page

16

�LUTTE OCCITANE

»,

page

2

Corrier «Ici* leffrires
Annémasse le 20-6-72.

la parution du journal « Lutte Occita¬
ne ». J'espère qu'il nous permettra de nous rendre plus
solidaires les uns des autres et de pouvoir avoir un
impact plus grand sur les graves questions concernant
la colonisation capitaliste de notre région.
pour

Le

Cordiales Salutations.

7

envoie le tract expliquant ce qui se passe

Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées) où le j es¬
tival gratuit préparé depuis mars et qui devait se
dérouler en juillet-août a été interdit par le préfet au
dernier moment, sous prétexte d'« hygiène »•..

sur

Encore une preuve qite la Révolution reste à faire !
fête libre et surtout gratuite ne peut exister dans

Une

système... l'utopie d'une fête est morte avant de

naître. Bagnères reste une ville de tourisme, avec tout
ce que cela signifie d'un point de vue socio-économi¬
que : le « cadre naturel » comme parc national et ses
habitants agriculteurs sont maintenus — pour la cou¬
leur locale
Seule erreur esthétique) ! ) : les CRS de

plus

plus nombreux, n'ont pas été déguisés en ber¬
des Pyrénées...
en

Adieusiatz

Lutte Occitane

Le

prisons d'Israël et de cer¬
Peuple privé de ses droits
droit d'avoir une terre et
un travail ; ce peuple dont la culture et la ci¬
vilisation ont été ruinées, violées par les coloninistes sionnistes, devient aux yeux des bourgeois
terroriste et criminel. Alors qu'Israël est devenu
défenseur de la paix et de l'humanité : les mas¬

mauritaniens de l'Union
Stagiaires

et

Mauritaniens

vingtaine de blessés dont 4

(le dernier avait causé 20 000 morts en Jordanie.»
sont vites oubliés... et qui parle des dizaines et
(le dernier avait causé 20 000 morts en Jordanie)
des dizaines de morts palestiniens de ces der¬

lendemain, deux étudiants sont kidnappés à do¬

Le

niers

jours !
peuple palestinien n'a plus rien à perdre .
on lui a tout pris ! il se battra jusqu'à la libéra¬
tion de son pays, jusqu'à l'indépendance natio¬
nale, jusqu'à la Révolution.
Le

mauritanien décide d'incorporei
4 d'entre eux sont déjà aux
déclenché une grève de la

gouvernement

Des amis

faim pour protecter contre leur détention et la mesure
d'incorporation. L'un des grévistes a été transporté à
l'hôpital où son été est jugé grave.

progrès

l'arbitraire.

en-

Montpellier le 9 septembre 1972

Mais

Chers amis,

de

Depuis les événements de Munich tous les

transformé

en une

ma

Oc.

il est

:

je n'ai rien abandonné ni de mes pensées, ni
ferveur et, à 66 ans passé, je me sens jeune,

jeunes assurent la relève. La génération
ouvriers et jeunes paysans.

Je serais heureux de

nien et ses organisations révolutionnaires qua¬
lifiées de terroristes t d'ennemis de la paix et
C'est ainsi que ce peuple déporté de sa patrie
de la civilisation.
il y a 25 ans,

de L.

le n» 1...

sur

parce que des
de 68... jeunes

d'informations organisent une campa¬
de presse raciste contre le peuple palesti¬

moyens

giés vivant à moitié dans des

3

n"

Je suis, par ma mère, d'origine cévenole. Militant ré¬
volutionnaire depuis 50 ans, retraité, je suis venu en
Provence-y finir mes jours.

Septembre 1972

gne

recevoir votre

formidable ! La relation sur le 14 juillet à Rodez ! et
surtout le document sur « A vous qui partez en va¬
cances » qui décèle un sens de classe assez rare et avec
lequel je me sens d'accord. Plus tout le reste ! C'est en

qu'ils dénoncent les agissements inhumains du gou¬
vernement mauritanien et qu'ils apportent leur sou¬
tien au peuple mauritanien en lutte contre l'oppression

suggère de demander à Marcellin l'inter¬
polluantes,

viens de

Je

démocratiques de travailleurs et d'étudiants, à tous les
démocrates, à tous les hommes épris de justice pour

diction de toutes les industries

Arabes-

Pélissanne...
Chers Camarades,

U.G.E.S.M. lance un appel à l'opinion publique
française et internationale, à toutes les organisations
L'

:

perpétrés contre le peuple palestinien et

sacres

gra¬

12 étudiants dans l'armée ;
mains de la police et ont

et

(36 Cours Soleya 06 Niça

nous

étudiants

Etudiants

:

Puisqu'on parle d'hygiène : la solet jornal occitan

—

et à moitié dans les
tains pays arabes, ce
les plus simples : le

micile et conduits dans les locaux de la police ; parmi
ces 9 détenus 2 sont sauvagement torturés.

tierament en bendas desenhadas (o « lo solet jornal de
bendas desenhadas entièrament en occitan ») « L'ES¬
TE AÇA »

NICE.

vement atteints.

M. J...

gers

des

des

arrestations, une

Bagnères le 11-7-72.

ce

-

(U.G.E.S.M.) ont organisé devant le ministère de l'en¬
seignement supérieur à Nouakchott un sit-in qui s'est,
transformé en une manifestation pacifique. Ils furent
violemment attaqués par la police et la garde. Bilan :

Veuillez trouver ci-joint un chèque de 12 F pour mon

vous

5-8-72,

Générale

abonnement.

Je

36, cours SALEYA 06

:

DES AMIS MAURITANIENS en lutte contre l'imperialisme français nous
ont
adressé ' le communique
suivant :

Camarades,
Bravo

adresse

une

de

prendre contact avec un groupe

coin, s'il en existe !

mon

De toutes

façons, je suis votre lutte et y participerai.

Fraternellement à l'équipe,

armée de réfu¬
exil.

J. M.

camps, en

P.S.

:

«

Lo solelh me

fa cantar ! e Debré me fa ca-

gar... »

A
Lutte

«

Occitane

est

propos

l'amorce

du

mouvement

des

travailleurs et des

du Journal
reconnaissent

jeunes pour la décolonisation du
pays. Son journal est réalisé par des équipes qui tra¬

notamment

vaillent et

le

Il

doit,

au

à

battent

se

la base.

des mois, marquer les étapes de
sera ce que tous en ensem¬

cours

notre lutte de libération. Il

ble nous en ferons...

»

le journal. Cet appel s'adresse
militants qui .sont en plein cœur des

dans

aux

coins où ça bouge...

mais qui ont tendance à oublier

journal...
■

«

Occitane

Lutte

est

»»

journal

un

de

masse,

largement diffusé (tirage du numéro 4 : 6 000 exem¬
plaires) : mais cela n'exclut pas la publication d'arti¬

Ainsi se terminait l'éditorial du N° I de « Lutte
Occitane » ; aujourd'hui, après la parution de trois
numéros, il convient de revenir sur cette idée et de

cles dits

« de fonds », d'études variées ; bien au contrai¬
jouranl doit permettre l'approfondissement des
principes essentiels de notre ligne politique, au fur
et à mesure des problèmes rencontrés dans la prati¬

préciser

que

quelques points. Tout

d'abord

de souligner

l'importance du rôle du journal.
et surtout
demande d'insérer :
« Vosautres qu'avetz d'idées o que sabetz
dessenhar,
mandats nos vostres trabalhs ».
nous

—

UsUiritz, juillet 1972
Monsieur,
Veuillez me faire parvenir votre journal s'il
piait à cette adresse : M. C... Pays Basque Nord.

vous

tivement faible.

P. S. J'ai

(14,

pris votre adresse sur le journal ENBATA
des CordeUers, 64 - Bayonne.)

rue

Car il est une réalité évidente : le mouvement poli¬
tique révolutionnaire occitan, sans lequel l'explosion
culturelle
(chanteurs, théâtre, Université Occitane,
festivals de l'été etc.) ne serait qu'un simple pétard
mouillé, sans lequel les luttes engagées contre i'état
colonial et tous les exploiteurs du peuple occitan ne
seraient que des sursauts désespérés pouvant aboutir
aux pires
déceptions, ce mouvement politique vient
à peine de naître il est tout
jeune, donc encore rela¬

;

Notre volonté c'est de le construire, G'est d'en faire
force

une

Orsay le 17-6-72
Au directeur du

journal Lutte Occitane.

Monsieur,
J'ai
*

vu

Orne d'Oc

Journal

surprise le sous-titre de votre journal

avec
as

drech

a

la paraula

•»...

Il est curieux

que des gens en lutte pour changer des structures so¬
ciales et les mentalités s'arrêtent à

mi-chemin, s'a-

■dresserit

seulement à la moitié

soient

que

les femmes

D'autant plus curieux que le même journal contient
un article qui s'appelle «
SAMEX, les ouvrières par¬
lent ». Ça signifie que pour trouver la substance de
vos articles, vous êtes bien content de
faire appel aux

femmes. Quant à reconnaître explicitement leur exis¬
tence et leur travail ça c'est une autre histoire ! C'est
un pas que des mâles (ou des machos
?) tels que vous
ne peuvent sans doute franchir sans déchoir.
Je

vous

gique

suggère,

pour que vous soyez tout à fait lo¬
vous-même de remplacer votre sous-titre

avec

celui-ci

par

:

OME D'OC AS DRECH A LA PARAULA,
FEMNA D'OC TAISA-TE COMA TOTJORN !
«

»

Une occitane émigrée M. R...
et

son

époux.

Lutte Occitane

:

Cette lettre pernitente appelle une remise en ques¬
tion de quelques idées bien ancrées !... ainsi
qu'une
modification du sous-titre du journal : à la prochaine
A. G. de LUTTE OCCITANE d'en décider.
NICE

le

18-8-72.

COMMUNIQUE

:

Pour toute correspondance avec :
le Centre Culturel Occitan &lt; Pais Nissart *
le journal &lt; LA BELUGA »
DISCESPER et le chanteur nissart MAURIS

—

—

—

avec

laquelle il

va

falloir compter.
»

d'information, mats aussi instrument d'ana¬

lyses et de combat,

«

Lutte Oeeitane

»

peut jouer

un

rôle essentiel dans le développement et l'organisation
de

ce

Pour

de la population, et

même incapables d'imaginer
parlent quelquefois.

populaire

Dans la phase actuelle le journal de « Lutte Occitane
constitue la colonne vertébrale de ce travail.

mouvement

politique.

cela, il faut le répéter,

SEUL UN TRAVAIL

COIoLECTIF
PEUT
DONNER
DES
RESULTATS
SATISFAISANTS. Le journal ne se fera pas tout seul,
ou par quelques spécialistes en chambre : il est l'affai¬
re de tous les groupes « Lutte Occitane », de tous les

quotidienne ( par exemple. : problème des objectifs
intermédiaires, ' question de l'articulation entre lutte
de libération nationale et lutte pour le socialisme,
définition du socialisme occitan pour lequel nous
luttons etc.)
Nous attendons -aussi

il

AU NIVEAU DE

LA REDACTION

AU NIVEAU DE LA DIFFUSION

9 il est vital de prendre

de

préciser

les

points

:

le Larzac.

Il faut

M le journal est un moyen privilégié pour inter¬
venir dans les diverses luttes, pour contacter de nom¬
breuses personnes : il serait bon de multiplier dans

occasions les témoignages, les enquêtes, de sortes

reportage

et là un principe constant doit nous
interpréter les événements selon nos
propres désirs mais donner le plus largement possible
la parole aux gens qui se battent afin que ceux-ci se
:

»

ne pas

oser

oublier de

pas

diffuser largement &lt; L. Oc. »... puis ne
payer au CCP (158 248 Montpellier)

l'intégralité des exemplaires vendus

:

rien versés depuis le numéro I

encore

certains n'ont
!

'■ il convient aussi d'en déposer quelques exemplaires
dans certains kiosques et dans certaines librairies, en
laissant le pourcentage habituel au vendeur ; «L. €&gt;c. »-

s'y vend généralement bien s'il est correctement exposé,
une centaine
Corbières...)

à

paraître

à la Maison de la Presse de Lézignan-

!
le journal ne pourra continuer
si les rentrées d'argent se font régu¬

que

assurer

prenons

deux

un

équilibre financier

mesures

au

journal,

nous

:

I. Lancement d'une campagne d'abonnements :
(le journal continuant à paraître sur 12 ou 16 pages,
son prix reste fixe à 1,50 F).
—

12 n°"
vront

:

15 F

(les abonnés précédents à 12 F rece¬

normalement les 12 n")

abonnement de soutien

—

acquérir le « réflexe-journal », et faire parve¬
nir systématiquement à la boîe postale (BP 21 38 34026 Montpellier-Cédex) : articles coupures de presse,
tracts, informations, photos, caricatures...

guider

régulière

des groupes de Millau et de Rodez : 800 n8 3 vendus
sur

la «grande presse»

II faut

«

main de façon

lièrement.

I les luttes populaires, les actes de résistance se
multiplient ces derniers mois à travers toute l'Oecitanie ; « Lutte Occitane » doit s'en faire l'écho et les
populariser afin de briser le silence organisé autour

de

en

et offensive la vente militante sur les marchés, dans
les quartiers, lors des rassemblements de toutes sortes...
comme l'ont fait par exemple cet été nos camarades

Pour

ces

de contribution.

I ATTENTION

C'est pourquoi
suivants :

d'eux par

genre

ce

Remarque les articles rédigés en OC sont publiés en
OC, ceux rédigés en Français passent en Français.

leeteurs et amis du journal.

est bon

le

re

:

12 n-"

30 F

:

50 F
formule

—

—

—

5

d'abonnements-diffusion

exemplaires ( 5

ou

12 n°»)

:

75,00 F

10 exemplaires (10 x 12 n0')

:

150,00 F

x

plus !

:

II. Ouverture d'une SOUSCRIPTION PERMANENTE
pour

le journal, dont il

Nous remercions
versé de l'argent ;
est

décisif pour

sera

fait état régulièrement.

tous les amis qui

nous ont déjà
cette souscription
le développement de notre -travail.

le

succès

de

AMICS, NOS CAL EMPUNHAR LO MARQUE !

�LUTTE OCCITANE

Heureusement que Messmer est là pour nous
rappeler sur « Europe 1 » que « les hommes ne

il a déclaré (sans doute à un cours pour futur
candidat aux élections) que le meilleur program¬
me électoral c'était de promettre tout ce que piomettait l'adversaire.

parfaits, que
l'opposition ».

sont pas

(chiffres officiels).
Le choeur de Messmer, E.
card d'Estaing nous chante

Faure, Chirac Gis¬
les priorités du
gouvernement concernent le domaine social ».

soit dans la majorité ou

ce

Merci pour le château gratuit offert en cadeau
à M. Chirac pour ses bons offices dans certaines
affaires (il a des amis qui ont les moyens).
aussi pour Tomasini, ancien secré¬
général de l'UDR qui se démène très fort
ses amis qui construisent l'autoroute de

Merci

—

taire
pour

X

Narbonne

un

Quelle franchise !

ministre

la

Messmer, l'ancien chef de votre -arti
certains ministres de votre gouvernement ne

Donc M.

parfaits !

sont pas

Mais

c'est

tout

depuis longtemps

I

votre
—

système qui est pourri
moins depuis votre coup

Messmer est là pour préparer les législatives ;
trois hommes clés : Edgar Faure chargé de faire

qu'il pourra
d'Estaing de faire l'anti-inflationniste

Giscard

et

de choc.

T

.Alors souvent on demande
faire « Lutte Occitane »,

.

va

proposez

Car la situation est sérieuse pour

tous ouvriers
paysans, employés. Et en Occitanie encore plus.
Tel journal qualifie le vin de Bordeaux « d'or
rouge », parle de la valse des milliards à l'expor¬
tation (entre nous soit dit, on aimerait comparer
le chiffre exact de la production en Bordeaux
VDQS et le chiffre total des vins vendus sous

appellation, on comprendrait mieux les im¬
portations de certains « vins »),
maïs en attendant les 12 000 salariés agricoles de
la Gironde sont toujours payés au SMiC.

0
R

d'ouvriers, combien
payés au SMIC.

combien

Et

nous ne sommes pas du tout, vraiment
du tout (mais vous l'aviez compris) pour le
régime actuel sous quelques formes que ce soit
on peut y rajouter Palmolive-Lecanuet et Colgate-J.-J. S. S. — et d'autres.

Alors Mitterrand-Marchais et leurs
me

d'empioyées

arrivent à peine.

y

affaires

sur

Prenons un

exemple

:

la Lozère. On dit toujours

Lozère pays de misère ». On y est passé de
144 700 habitants en 1851 à 77 300 en 1968 : il n'y
«

ligne SNCF La BastideMende va être supprimée, tous les jeunes sont
obligés de s'exiler, l'agriculture disparaît peu à
peu. En apparence un os sur lequel il n'y a plus
rien à ronger. Et bien ce n'est pas vrai, on s'enr"chit en Lozère, on y spécule, on va vous louristifier tout ça (comme par hasard le président de
industrie, la

aucune

a

l'Office de Tourisme est aussi candidat UDR aux
élections
aucun rapport, voyons!).
—

place des paysans et des vaches de l'Au
brac, on y mettra bien du touriste belge, on va
exproprier quelques exploitations pour créer plus
vite des plans d'eau comme à Naussac, b~ef le
A la

malheur des uns fait le bonheur des autres
ma¬
lheureusement c'est toujours à sens unique le
malheur du peuple d'Occïtanie fait le bonheur de
la

bourgeoisie impérialiste.

Là-dessus les gouvernements
endormir avec la participation,

cherchent à nous
les contrats de
progrès le SMIG devient SMIC ou SMAC, on éla¬
bore plan social sur plan social.
Examinons là dernière nouveauté du sac à ma¬
lices d'Edgar Faure :
—

rélèvement à 12 F par jour de l'allocation

versée

aux

Nous,

personnes

âgées

suppression des abattements de zone pour

les allocations familiales
—

LUTTE OCCITANE

retraites

calculées

les

sur

dix

meilleures

années.

l'argent qui

va

servir à tout çà ?

:
—

Gaston BAZALGUES

et la

1.50 F
15,00 F

Le numéro
L'abonnement à 12 numéros

2 milliards actuels

pris à la sécurité sociale

vignette auto augmente.

Et ce n'est pas

tout : pour montrer l'attention
gouvernement pour l'agriculture occitane :
augmentation des bases de l'impôt sur Tes béné¬
fices agricoles entre 20 et 30 %.
du

»

Montpellier 158248

2138 —' 34026

:

Allons M. Messmer c'est

vous

le farceur !

»

Montpellier-Cédex

voulons

nous

Et

nous

liste des

pourrions faire ensemble une lonyue
augmentations au cours des deux der¬

la

reconnaissance

des

port.
ia

Le résultat est bien connu : l'aménagement
côte, la touristification en masse.

de

M. Vedel aussi faisait des plans régionaux pour
l'agriculture. Et puis le programme commun pré¬
voit bien des assemblées régionales élues, mais

super-préfet (ex-igame) devient commissaire

budget de cette Assem¬
harmonie avec la politique
fiscale nationale ». On risque de changer la for¬
me de la bouteille et l'étiquette mais que le con¬
tenu reste le même. Et puis voyons les choses
d'encore plus près : des gens qui soutiennent
ce programme en Occitanie, nous en connaissons
pas mal. Et si le pays est dans cet état-là, ils
en
sont aussi responsables, car ici ils sont au
pouvoir depuis des années, à la tête des muni¬
blée

est fixé

en

«

cipalités, du Conseil général, des organisations
professionnelles, sénateurs, députés, et par leur
attitude complice (au minimum) ils font aussi
crever

le pays.

Alors, vraiment, nous ne croyons pas que ce fa¬
« programme commun »
nous serve dans
le nécessaire combat décolonisateur et socialiste
des Occitans.
meux

façon que changent des

De toute

élections :
capitaux
si long¬

pourrons empêcher les
de fuir (comme ils l'ont fait il n'y a pas
est-ce que nous

temps) ?

les élections nous pourrons nous
pouvoir économique ?

Est-ce que par
saisir du

Est-ce que par les élections nous
saisir du Pouvoir politique ?
Est-ce que par

pourrons nous

les élections, les Occitans pour¬

construire un pays où il y aura du travail
pour tous, où nos richesses serviront à le déve¬
lopper, où les agriculteurs ne seront plus en
concurrence avec des spéculateurs pour la terre ?
Donc où la liberté des capitalistes pour nous ex¬
ront

ploiter, pour nous prendre notre outil de travail
sera supprimée et remplacée par notre liberté,
notre

droit

au

travail ?

Est-ce que par
de la répression

les élections, les

professionnels

impéraliste française, brigades
d'intervention, corps anti-guérilla, flics, barbouzes
en tous genres et S. A. C. divers remettront leurs
au

peuple ?

C'est la pierre d'achoppement de tous les ré¬
gimes populaires. Nous sommes clairs sur ce
point : le pouvoir ne se prend pas avec un filet
à papillon, le bulletin de vote ne remplace jamais

la lutte des
Mais d'où vient

program¬

Sur la réforme régionale, il est indiqué que les
plans régionaux prendront place dans l'éiaboration du plan national. Grand merci, mais les com¬
missions régionales ont fonctionné pour l'élabo¬
ration du VI Plan : M. Taulelle super-préfet du
Languedoc-Roussillon a présidé rapport sur rap¬

armes
—

«

»

droits culturels du peuple occitan. Et pas qu'on
nous foute au musée des curiosités régionales
entre le confit d'oie et la farandole !

du Gouvernement, et le

beaucoup

?

Il y a peine une petite phase sur la sauvegarda
des langues régionales. (Programme p. 159 é. s)

le

bourgeoisie française fait de bor¬
notre dos, les trusts du vin ne
sont toujours pas en faillite, Perrier absorbe tant
et plus.
Les spéculateurs spéculent (merci pour eux)
Tout ce beau monde se porte bien : il n'y a que
l'Occitanïe qui crève.

Li

de gouvernement

commun

Et les chômeurs
Et les paysans ?

nes

A

LUTTE OCCITANE

mais qu'esl-ce que
qu'est-ce que vous

?

sont en Occitanie

Par contre la

1

B. P.

:

pas

cette

«

politique bourgeoise est

bien une affaire de démagogues. Pompidou en
avait promis des merveilles pour être élu, d'ail¬
leurs !

Chirac de

risette aux travailleurs mécontents,
faire des promesses aussi longtemps

Adresser tout courrier à

été plus franc,

—

au
d'Etat du 13 mai 1958.

LUTTE OCCITANE

a

D'abord

et

«

«

Moi les oreilles m'en sifflent.

—

C.C.P.

3

nières années : encore un seul exemple de
jan¬
vier 70 à janvier 72 la viande au détail -f 29 %

dans

Directeur-Gérant

page

Pas de chance les gaullistes. Ils viennent à
peine de ravaler leur façade de respectabilité —
pour faire oublier les Rives-Henrys et consorts —
que crac ! ça recommence et du beau monde :
deux députés UDR (un de Lyon, l'autre de l'Hé¬
rault) des maisons closes, des truands mains
dans les mains avec la flicaille d'élite PJ. Brigade
anti-gang etc...

Remarquez bien

D

».

masses.

Ceci dit, les élections peuvent être l'occasion
d'une bagarre concrète - conjoncturellement im¬
portante même.
Lutte occitane est

décidée à la mener.

Nous proposerons donc à tous ceux qui sont
dans les luttes d'élaborer ensemble un program¬
me immédiat contre la situation de sous-dévelop¬

pement de ('Occitanie, programme s'appuyant
une mobilisation et surtout un contrôle réel
pouvoir à la base.

sur
du

LUTTE OCCITANE

�LUTTE OCCITANE

-

»,

page

4

VITIC ULTURE
liticnltciirs

Amis
lié! \ ^itciMui rappelle -loi
le 14 juillet !
.Alors

Cette démonstration de force et
C. A.V. ? Fuitt
rien !

14 juillet?

ce

.dîunité des

mérite d'en discuter sérieusement,
même si c'est un peu long, dans
chaque syndicat, dans chaque comité, entre nous tous.

C'est grave, ça
•très sérieusement,

Cette lettre est adressée à tous les viticulteurs ren¬
contrés durant nos tournées et qui ne ménagent pas
leurs- efforts pour sauver la vigne et notre région.

après cette grande manifestation de Bé¬
dont le monde répétait qu'il fallait en tirer

ziers
les

etc.,

—

cette forme d'action était dépassée,

leçons, que
etc.

'D'aucuns -à

Lézignan ont montré d'autres formes.

le début 72 la fameuse force des coviticole a réussi à accoucher... d'une
neuf feuillets. A • croire que la conception

Mais depuis
.mités díaction

•Charte en
•n .dû être .douloureuse.

Et d'ailleurs cette charte concerne seulement L'ap.plication des règlements communautaires au marché
■vitinvinicole. C'est important, mais c'est quand même
limité puisqu'il n'est rien développé contre le contrôle
.du marché -du vin par des grands trusts financiers et
commerciaux, contre la politique du gouvernement
augmentant .les forfaits à l'hectare de 20 , à 30 % .par
exemple, encore un aspect particulier de la volonté
•de liquidation de notre agriculture, contre l'attitude
du Crédit agricole qui trouve que le tourisme rapporte
:

plus que la vigne.

Si aujourd'hui Lo Teatre de la Carriera prend la
responsabilité de tirer la sonnette d'alarme, c'est qu'il
pèse dans ses débats quotidiens sur les places des vil¬
lages viticoles la gravité-de la situation.

« Mort et résurrection d'Occitania » est
plaidoyer pour la cause viticole et régionale.
Lo Teatre de la Carriera a produit 200.fois cette pièce
devant la population méridionale, 200 fois le public
lui a réservé un accueil chaleureux. Les comédienstravailleurs ont payé chèrement "leur attachement à
cette cause. C'est à force de sacrifices, de résistances
aux calomnies, aux diffamations de toutes sortes, aux
provocations policières, au boycott passif de person¬
nes pourtant
sensibles à la catastrophe ; actuelle-que
nous avons pu créer le teatre -de la vigne et de la
régions

La

Vignerons, il faut que chacun parle, décide.
répétons toujours qu'il n'y a pas de chêf, niais
•nous attendons toujours des consignes, des directives.
La force des paysans bretons dans la guerre du lait
•est leur organisation à la base. A nous d'en prendre
culture.

•Nous

•exemple. ~Et ainsi, nous'ferons véritablement'échec aux
•manœuvres

démagogiques de l'U.D.-R. par 'Auzias in¬

terposé.
■Nous .-publions

deux lettres : celle d'un viticulteur
.qui -décrit comment il-a vu échouer le 14 Juillet mais
conclusion, et une lettre cîu
Teatre de la Carriera qui propose déjà une certaine
-analyse des problèmes du mouvement viticole-et tente
•ne

tire

encore

d-'amorcer
Cette

une

aucune

^discussion.

discussion,

nous

l'avons

déjà

dit,

nous

la

jugeons vitale.

pièce

ardent

Lettre i
Pourquoi

pas

un

viticulteur

de 14 juillet ?

Le Comité diction viticole avait décidé le principe
d'une manifestation pour appuyer la préparation de
la Charte de la Viticulture, pour commencer à pré¬

de gauche et le manque d'initiative des co¬
mités d'action viticole pour récupérer le mécontente¬
ment et l'entraîner dans les voies de garage du cor¬
notables

poratisme et du poujadisme. Le
est le chef d'orchestre de cette
battre sévèrement. Mais

découragé.

pourquoi l'attentisme, pourquoi les hési¬
tations, pourquoi les comités d'actions viticoles sont
le fer de lance émoussé de la viticulture et du Midi,
pourquoi ils ne soutiennent pas plus directement le
teatre, les chanteurs occitans, tous ceux qui sont en¬
gagés dans le combat de notre droit de vivre.
correctement

a

plusieurs causes -à -cela :

jusqu'à l'année der¬
de masse. Béziers en est
l'aboutissement. Mais ee -combat n'est pas arrivé au
résultat souhaité. Alors, trois alternatives se posaient :
Le mouvement viticole a mené

nière

un

soit

—

le .Marché

commun

souhaitent

la liquidation de notre viticulture. La concurrence ca¬
pitaliste assassine nos industries régionales les unes
après les autres. Les ouvriers ont des salaires de 40
à 50
moin élevés que ceux de la région parisienne.
Les petits commerçants et artisans sont éliminés par
les grandes surfaces et voient du fait de l'exode et
du chômage leur clientèle s'amoindrir. Les jeunes quit¬

tent-leur pays nátál pour les grandes villes du Nord
où une petite vie de petit fonctionnaire les attend. Des

ferment,-des voies ferrées sont supprimées, des
villages sont effacés de la carte. Nos richesses régio¬
nales sont pillées. Les banques du tourisme s'appro; prient, notre -côte. L'armée se jette sur nos .garrigues,
notre langue d'Oc se meurt. Notre culture oecitane
crève sous les coups de la civilisation du fric, du cy¬
nisme, de L'artifice et des cubes de béton.
'écoles

combat

se

population méridionale est consciente de toute
sinistre réalité, confusément encore, mais nous
•en avons la preuve dans-chacune de nos représenta¬
tions que chaque vigneron, chaque 'fils de vignerons,
chaque homme de notre terre d'Oc vit ce drame et se
l'explique toujours mieux.

faisaient leur manifestation

ce

jour-là.

Le principe étant acquis, le -C. A. V. convoque tous
les .départements à Montpellier pour préparer les gran¬
des lignes de ces manifs. Le tour de table commence :

Var, annulé ; Vaucluse, .anniilé ; Bouches-du-Rhône,
Gard, annulé ; Pyrénées-Orientales, annulé ;
Aude, annulé ; l'Hérault, excepté la Fédération des
caves coopératives, restant le seul à maintenir.

annulé ;

Stupeur, colère et demande d'explication ; la raison
invoquée par tous : « Les agriculteurs ne veulent
■pas manifester, ce sera un échec, il vaut mieux ne
rien faire que-d'aller à une catastrophe... etc. » C'est
vrai en partie, une grosse partie des viticulteurs en
-ont

poursuivre le combat et tacher d'arracher le
de façon
plus efficace et en gagnant à notre combat tous les
travailleurs, les jeunes du Midi.
soit

morceau

Il

ne

de haute lutte mais en s'organisant

fait pas de doute que les éminences
viticole ont choisi la deuxième

pour le

prestige de la profession. De plus, les ouvriers
l'on avait eontactés, ne voulaient pas
venir et enfin les commerçants Cid-.Unati ne bou¬
geaient pas non plus car en Juillet ils « vendangent ».
(C. G. T.) que

Ajoutons à cela qu'il

a

dû y avoir manœuvre de

la part du Pouvoir et l'on obtient la décision d'annu¬
lation de la manifestation.
•Par

contre, le point positif, c'est que le C.'A.V. a
lancé le mot d'ordre d'aller à Rodez et on n'a jamais
autant

parlé du Larzac.

Le C..A. V.,.malgré sa puissance, a montré son point
faible : un manque de racines profondes Sans le mi¬
lieu.

solution.
tous leurs atouts dans l'électoralisme. feg
juillet-, ils ont renoncé au combat et en cela écœure

Us engagent
14

encore

davantage des vignerons déjà bien aigris par

mois durant lesquels
la télévision, ont pu
manœuvrer impunément. Ces éminences grises ne réa¬
lisent aucunement que le combat syndical de type tra¬

seize mois d'attente stérile, seize
les diviseurs, les beaux parleurs,

ditionnel est à reconsidérer parce que aujourd'hui le
Midi doit faire face à une volonté politique de liqui¬
dation

et

non

C'est une prise de conscience sans précédent dans
l'histoire de ce peuple mais une prise de conscience
de condamné à mort. Un profond découragement, le
fatalisme mine les forces vives de notre région. Les
plus combatifs des travailleurs s'épuisent. Nous n'obte¬
nons-que des miettes-et ces miettes sont sans cesse re¬
mises en question.

Il

nous

faut .comprendre les

causes

de

ce

malaise.

Certes, la population méridionale vieillit et un peuple
âgé a moins de flamme...

Face à la liquidation, les moyens de lutte tradition¬
nels et l'organisation traditionnelle tournent vite
court. Les maintenir tels quels, c'est ne pas vouloir

répondre aux impératifs de l'heure, c'est reculer, c'est
laisser la porte ouverte au désespoir et à la défaite.
Il ne s'agit pas non plus de'tomber dans l'aventurisme.
Il ne s'agit pas non plus de croire que les choses se
feront spontanément. La question est sérieuse. Tout
doit être pensé et organisé correctement. Le mouve¬
ment viticole dans son
ensemble et ses ambiguïtés
est incapable de franchir cette étape. Il crève de ne
pas savoir la franchir. C'est aux viticulteurs les plus
combatifs, les plus attachés à la cause viticole et oc¬
citane de regrouper au sein des comités d'action viti¬
cole une force dynamique, organisée qui impulsera La
lutte, en prendra la direction, fixera les objectifs. Les
viticulteurs les plus combatifs, les plus attachés a la
viticole et occitane doivent d'abord se regrouper.
S'ils ne le font pas rapidement les notables électoralistes et les diviseurs de Pénautier auront tôt fait de
déchirer le mouvement montant de notre peuple. Les
viticulteurs les plus combatifs, les plus attachés à la
viticole et occitane doivent s'organiser," posséderleurs bulletins, leurs mots d'ordre. S'ils ne le font pas,
le mouvement viticole restera la maison de la confu¬
cause

Certes,

on

Certes,

on se

s'en remet toujours à une promesse, à
une.élection,.à une illusion et on remet.au lendemain...

sion, ouverte à toutes les manœuvres.

coopératives...,

bouffe encore le nez entre nous, entre
et on doute de l'unité.
Une autre cause de la pagaille et du décourage¬
tient à la réalité des organisations poli¬

ment actuel

Certes,
le Crédit

qualité

»

on

se

berce encore de quelques panacées

agricole, la modernisation, la
et on attend le Père Noël.

«

:

politique de

tiques hexagonales. Elles ne voient le problème de la
région qu'à travers la lorgnette parisienne et sont in¬
capables de comprendre fondamentalement le vérita¬
ble mal de cette terre. Leurs actions

Certes,

obtient quelquefois une retraite anticipée,
une petite distillation, un floc de jardin ou une con¬
ciergerie et on se dit : -« que tôt - se negue... ».
Mais cette explication du découragement et de la
passivité n'est pas suffisante ni satisfaisante. Les faits
demeurent : peuple du Midi, le gouvernement des ban¬
quiers te mange la panelle et maintenant tu n'arrives
à survivre qu'en vendant les derniers lambeaux. Il ne
on

restera rien

à

tes

enfants.

-Quant
encore

occitan, il ne parvient pas

lancer dans une

tives de la lutte sont au découragement, au repli sur
•ou -à l'électoralisme.
Comme nous le disions, tes

ces deux

Attendons la rentrée pour en dire plus.

mouvement

pratique vraiment populaire, vraiment occitane. Il en¬
gage le combat à un moment où les conditions subjec¬

leur isolement. Le

« non » et l'abstention massive au
référendum prouve encore leur colère -mais ils sont
maintenus le bec dans lteau «ans que les organisations

au

cà déliasser ses origines-pour se

instruments, de telles

feraient peut-être

réduisent:de

cifiques du Midi, c'est pourquoi elles sont inefficaces et
incapables de stimuler l'énergie populaire.

soi

cent

se

en plus à des mobilisations électoralistes alors que
la crise s'aggrave et que les militants s'épuisent, sans
véritable résultat. Elles ne coiffent pas les.réalités spé¬

plus

mille vignerons sont descendus
à Béziers pour protester contre cet état de fàits. Mais
depuis, ils sont dans l'attente, ils sont abandonnés à

se

de

cause

Certes, il existe toujours dans nos familles un papé
qui touche l'I. V.D. ou une pension, ou une veuve de
guerre... et on boucle bon an mal .an les deux bouts.

L'an dernier,

erreurs ne

plus seulement à tel ou tel aspect

agricole.

La

'•En effet, si les gens des villages savaient la cons¬
cience S'être des éléments dynamiques plutôt que des
•pas.

grises du

mouvement

cette

de manifester pour .des tas de

raisons et
les notables ne peuvent pas faire des manifs ridicules
-

résigner,

soit remettre
aux élections donc
attendre en
faisant en sorte de ne pas « effrayer l'électeur »,

—

assez

syndical

—

—

Gouvernement,

Le

pour

comité de Pénautier

division. Il faut la com¬
cela, il faut expliquer

nous nous

parer la rentrée du mois d'octobre. La data du 14 juil¬
let a été enfin choisie par solidarité avec les paysans
du Larzac qui

politiques entreprennent un
ambiguïté pour la vigne et

région. A la base, c'est donc le pessimisme, le pié¬
la confusion. Pourtant la situation se dé¬
grade. L'U. D. R. et les réactionnaires se servent de
cet attentisme, de ces hésitations pour diviser le mou¬
vement viticole. Démagogiquement, ils attaquent les

la politique
Le journal * Lucha occitana » est prêt à ouvrir ses
colonnes à tous ceux qui voudront s'exprimer.

ou
sans

la

Il y

demandons s'il est nécessai¬
re de continuer, non-pas que nous baissions les bras
•devant les difficultéwS matérielles et financières, mais
surtout parce que nous ne voyons pas se dessiner
dans notre monde .viticole, dans notre pays occitan
l'organisation viticole eefc- régionale qui saura répondre
.à la-catastrophe, qui saura regrouper les plus comba¬
tifs, mener coûte que coûte le combat, ensemencer l'es¬
poir dans le cœur de notre peuple du Midi bien déçu
Aujourd'hui,

et

Il faut être clair : il faut se défendre d'accord, mais
•surtout il faut attaquer les vrais ennemis de la viti¬

syndicales

tinement,

un

Car enfin

viticoles,

combat conséquent,

conditions objectives sont celles d'une liquidation
d'une nécessité de répondre .au coup pour coup.

raisons,

donc
Four
le mouvement occitan est confronté
(Suite page 5)

�«

La
teatre de la Carriera n'a eu guère

Cette année, lo

Occitanis

et

persévérer c'était déjà mie victoire.

conditions

des
«

Il

Pourtant
bre

quotidiens avec le
a-permis de tirer un certain nom¬

année de contacts

une

nous

totale

15

en

jours la

».

s'agissait, de faire autour de 3 tableaux posant
procès du blocage actuel.

la situation viticole le
Nous

monde viticolé

démunition

de

du vin

guerre

d'enseignements.

l'actualité
la

—

choisi

avons

trois aspects fondamentaux de

des

panacées (politique de

négli¬

L'agitation culturelle laisse des traces non

geables mais d'une année sur l'autre nous avons pu
constater que bien des viticulteurs sont devenus plus
pessimistes, plus isolés, plus découragés.

la

porte

en soi

l'incapacité du

mouvement

occitan

déborder la crise.

à

pro¬

de la- parole. Il se

s'avère-indispensable de faire le point.
fournit les

éléments

même

dans

ses

Mais une nouvelle

le Marché

commun

(comment

on

tue

un

duit occitan)
—

Elle

qua¬

lité)
—

5

Avec les vendanges, « la guerre du vin »
sera
reprise. Le public a bien réagi à l'exposition des faits
mais « la guerre du vin » ne donne pas de solutions.

Pourtant il
La pièce en
insuffisances.

:

surenchère

page

du vin

guerre

le temps de s'attacher à une nouvelle création. Devant
les difficultés, l'important demeurait de pouvoir jouer

LUTTE OCCITANE

nemis

modernisation

et

la course

rendement,

au

et

encore

fois le teatre a pris le
risque
retrouvera avec encore plusd-ènmoins de possibilités officielles de

survie.

l'Aude, par exemple, la tournée 1971 avait eu

Dans

soutien indirect mais efficace des Comités d'àction

un

viticole. La tournée 1972 s'est réalisée sans leur aide,

malgré notre sollicitation.
Très souvent le débat qui clôture la représentation
théâtrale devenait un constat des faits où les viticul¬
teurs

présents, démoralisés,

ne voyaient aucune perspec¬

tives, aucune issue à la crise, aucune riposte à la po¬

litique anti-viticole et anti-régionale.
Les gens restaient, discutaient, mais rien de vérita¬
blement concret n'en sortait. Les ambiguïtés du Co¬
Penautier, les

mité de

de Cointat autour

manœuvres

de la-, distillation,, la proximité des législatives
aggraver

allaient

cette situation.

Malgré son attachement à la cause vigneronne, Lo
Tèatre

de

la

mouvement

Caméra

viticole. A

recevait

appui

aucun

du

l'organisation viticole

Des viticulteurs combatifs bais¬
redevenaient la proie des campa¬

devenait invisible.
saient les bras et
gnes

ne

la base

mensongères et des panacées gouvernementales.

L'unité régionale

et la cause occitane n'avaient de

réalité que dans les discours. Il fallait donc convenir
d'une triste réalité : le mouvement viticole qui avait
en

connu

1970-71

un--

regain de combativité

se

sclé¬

rosait.

Lo Tèatre de la Carriera avait plus que jamais l'im¬
pression que l'action culturelle devenait don quichofctesque et que sans relais syndical et politique elle
n'avait pas les moyens de marquer durablement.

Nous décidions donc

Après la modernisation

d'envoyer une lettre (lettre ci-

nos

deux viticulteurs

affronter,

vont

sur

le marché, le gros négoce.

jointe) à mie centaine de vignerons. Il ne s'agissait
de « donner des leçons » mais de tirer la sonnette
d'alarme en analysant les causes du malaise actuel.

-pas

et

L'arrivée de camarades bretons et lorrains dans la

troupe d'été nous offrait alors la possibilité de porter
sur la scène l'analyse développée dans la lettre.

nous

fait évoluer

avons

Sans recul

suffisant mais

blic portera des
troupe se divisait donc en

La

poursuivait avec

«

deux équipes. L'une

Occitania ». L'autre montait dans

donné

critiques

4

ces

trois

ta¬

l'espoir

avec

que

le pu¬

constructives le théâtre a
d'essai
(Cabrières, Octon,

représentations
St-Jean-de-la-Blaquière, Minerve).

Amis viticulteurs

Sans

situation délicate. Il faut briser le cercle vi¬
incapacité de répondre au coup pour coup donc
recul, donc découragement, donc sur-incapacité de ré¬
pondre au coup pour coup, donc mobilisation de plus
en plus difficile et population de plus en plus aban¬
donnée aux mensonges de la propagande gouverne¬

quoi il n'y

il Mil lo !
île lait Union !

H II

mentale.

s
Ces

mois, de nombreuses actions ont été

derniers

par les producteurs
meilleure rémunération de

de lait, pour obtenir une
leur

travail

en

augmen¬

tant le prix du lait.

partir de son expérience quotidienne que Lo
teatre de la Carriera se. permet d'afficher ses opinions.
La situation est grave. Pour la viticulture, nous ne
C'est à

l'avenir que dans le rassemblement et l'orga¬
nisation des vignerons les plus combatifs, les plus pen¬
chés sur la situation régionale, leur adhésion à. un
manifeste communément rédigé, le combat à partir
dé ce manifeste dans les comités d'action et le monde
viticole, le soutien de tout le mouvement occitan à ce
combat, l'élargissement de ce combat à tous les au¬
voyons

tres travailleurs et les jeunes de

la région.

Comment ont-ils

agi ?
Quels procédés ont-ils adopté ?
Us ont étudié

1"

indiquer votre opinion et si vous nous

certain nombre
de viticulteurs à une réunion où tous les vignerons pré¬
sents jugeront de ce qu'il convient de faire.
rappellerons pour finir que les ouvriers- et pay¬
bretons ont montré cette année à toute la France

Nous
sans

qu'une lutte organisée
vaincre alors que

loralistes n'ont

régionalement a été capable de

élecde la division et du

les. piétinements corporatistes,

fait

le jeu que

découragement.

En

comptant

dit

oui

»

«

rouge

»

deviendra-t-il le Midi du

«

béni-oui-

?

LO TEATRE DE LA

CARRIERA

P.S. —Nous regrettons beaucoup que ce soit le Tea¬
tre de la Carriera qui soit amené à prendre la parole.
Mais puisque la barque viticole et régionale est à la

dérive, il faut bien quelqu'un pour donner l'alerte.
Sans quoi...

puis de s'as¬
réaugmenler
les prix, soit d'empêcher les groupements de vendre,
en contrôlant les super-marchés, ou encore, casser les
cours par des importations de produits à base prix, etc.
cette concurrence, les coopératives
plus en plus exigeantes avec leurs coopérateurs, et obligent ceux-ci à toujours plus de qualités,
soutenir

Pour

les charges

toutes

:

le travail fait,

de

quantités

les moins

travail.

tir).

annuités

2" C'est à

Des

au

Crédit

décidé

l'augmentation

de déclencher des actions pour

de leurs revenus.

actions ont d'abord été faites contre

le négoc?

tous les moyens et petits producteurs, c'està-dire, blocage des laiteries privées, blocage des ca¬

du lait, par

mions de transport, etc.. ce qui a eu pour effet d'ar¬
rêter complètement la marche des industries laitières,
donc des bénéfices de ces grosses boites.
( Il faut reconnaître le courage de ces producteurs

hésité à agir au risque de perdre leur
production, ce qu'il s'est d'ailleurs passé).

qui n'ont
propre

pas

En même temps, des actions
contre les coopératives.

identiques ont été me¬

nées

diront que les coopératives
agriculteurs, sont leur outil (posi¬

s'étonneront,
aux

tion surtout de la F. N. S.E. A. et du C. N.J. A.).
Mais les

producteurs ont expliqué leur position.

Dans les régions où- ces actions ont été menées, les
coopératives sont très importantes- et ramassent le
lait sur un département entier, certaines sur plusieurs
départements (ce que l'on veut faire pour lé vin dans
notre région).
Les producteurs bretons malgré l'importance de leurs
coopératives, n'étaient pas plus payés qu'avant ! La
question se pose de savoir pourquoi ?' Selon eux, et
l'expérience le montre, pour s'en sortir, ces groupe¬
ments coopératifs sont obligés de concurrencer les
grosses entreprises privées qui, elles, font partie d'en¬
sembles
économiques qui comprennent : banques,
super-marchés, etc. Ce qui leur permet; soit avec

en

outre, mais ce sont les plus

petits,

compétitifs qui n'y arrivent pas et sont obli¬
gés de s'endetter ou partir (et aussi s'endetter et par¬

aujourd'hui, ne
fait que d'an¬
plus petits ne s'en sortent plus
catégorie qui suit, à qui l'on dit

Or, ce qui est1 valable et compétitif
plus quelques années après, ce qui

partir de cette constatation que ces syn¬

ont

Certains

rappellerons aussi qu'une politique de re¬
culade permanente donne des habitudes de laquais et
Qu'un laquais vote toujours pour son maître (fut-il
terrible) pour les pourboires. Le Midi de Tfencavel,
des Camisards, des croquants, de 1907, le Midi qu'on

durant quelques

temps, pour casser les cours des produits,
surer ainsi le contrôle du marché et de

agricole, les charges sociales,
etc., ils se sont rendu compte alors que le prix qui
leur était donné, ne rémunérait pas suffisamment leur
les

appartiennent
Nous vous

l'aide des banques, de vendre à&gt; perte

sont- de-

exiger
Veuillez nous

leur coûtait un litre de

lait.

dicalistes

donnez carte blanche pour inviter un

combien

d'action culturelle mais
non-occi-

de la récupération

taniste.

:

faites

aura pas

seulement du suicide et

une

cieux

a

C'est au mouvement
occitaniste
qu'il appartient
maintenant de prendre ses responsabilités
face au
« front culturel » et de faire le pas politique
qui nous
assurera l'audience indispensable des masses.

Quelle action

(Suite de la page 4)
à

autour de

bleaux l'histoire de la viticulture de 1968 à 1972.

l'est

nées

en

et il

y

aimées,

les

toujours une

compétitive...
gestionnaires de
leurs-coopératives (malgré que certains soient de petits
producteurs) qui disent aux autres qu'ils ne sont pas

à

tour qu'elle n'est plus

son

Finalement, ce sont les agriculteurs

valables.

après cette constatation que les paysans bre¬
décidé d'exiger de leurs coopératives, une
augmentation du lait. Ce qui les a obligés, pour s'en
sortir, d'être très durs avec le négoce et lorsque celuiC'est

tons

ont

veut pas augmenter, c'est la

ci ne

nistrateurs)

H-

coopérative (admi¬

les syndicalistes qui entrent en scène

par des actions telles que
usines, des importations.

blocage des camions, des

schéma proposé est simple :
Obliger le négoce et les coopératives à payer va¬
lablement et que ces derniers fassent pression sur les
industriels du lait, et non pas sur leurs propres pro¬
Le
1"

ducteurs.
2«

Si

le

sont

rectes

négoce n'est pas d'accord, des actions di¬
menées à la base par les producteurs

a porté ses fruits puisque des augmen¬
prix du lait ont été arrachées.
le vin, des actions identiques pourraient être

Ce schéma
tations du
Pour

menées, et si des actions à la base ne sont pas orga¬

nisées, tous les petits producteurs seront éliminés par
leurs

propres

organisations.
GASPARD

Pour les Comités d'action occitane du

Var

�.

LUTTE OCCITANE

-,

pege 6

UN ETE
Erlande

=

près du pont du Tarn à Millau, ils ne se déplaçaient
plus que de jour, par groupes, dans leurs camions, ré¬

Occifanie

Au mess des officiers

pondant aux gestes hostiles et significatifs des popula¬
tions par le V de la victoire.

de la Cavalerie, les drapeaux

des occupants français et anglais ont flotté côte-àcôte pendant tout l'été. Mais cette année, les Anglais,
tous des engagés qui viennent s'entraîner avant d'aller

Contre eux des
inscriptions partout :
IRLAND5OCCITANIE même combat. I. R. A. WILL WIN IRA

Irlande, arrivés discrètement par petits groupes,
avaient reçu des consignes strictes. On n'en a pas vu
dans les moissons. Après l'attaque de la jeep anglaise
en

AMB NAUTRES. Un tract d'accueil

trilingue occitan-

anglais-irançais.

étouffée par ordre venu d'en haut.
■ A l'Hospitalet, à la fin juillet, le

CDJA avait or¬

ganisé une « opération Sourire ». Vente de produits
rouergats et stand d'explication sur le Larzac. On a
noté les visites électorales — du Conseil général, qui a
signé la pétition — du premier au dernier, Sirgues
compris.
le Parlafin, qui s'est acheté un
Sauvons le Larzac ». Parions qu'il l'en¬
dossera pour le grand sprint des législatives.
du brillant jeune député Brianne qui disait à
qui voulait l'entendre que Lecanuet — Souriez Gibbs !
lui avait affirmé que rien n'était encore décidé
quand au Larzac — faîtes-moi confiance !
de Maître Julien,

—

joli tee-shirt

«

—

—

SOLDAT BRITANNIC!

B A Pierrefiche-du-Larzac — où les agriculteurs
s'opposent au détournement d'un chemin vicinal pour

Aici sias dins l'Irlanda francesa !

d'extension du camp militaire — le Teatre de la
devait jouer « Mort et Résurrection de
M. Occitania». A cause de la pluie, ils jouèrent pas
loin, au centre aéré de La Salvatge ;
accompagnés

cause

Aici Irlanda se ditz Occitania !
Aici

coma

Carriera

Irlanda foguèrèm invasits aquo fa set

en

sègles.

los Caminaires d'Oc » devant une centaine de
Le soir, à Pierrefiche, des jeunes de Saintpassèrent un film sur la manifestation du 14
juillet, un film qui contredit la présentation répandue
par les flics et par certains journaux comme « Poble
d'Oc » qui taxe cette manifestation de « gauchiste et
par

Aici coma en Irlanda, nostre pais es estât colonizat.
Aici

coma

metre la
Aici

coma

que

vol

pus,

suis ornes, e sur las tèrras.

Irlanda, l'imperialisme vol plegar los

en

los caçar de lor pais.

ornes o

Aici

coma en

Aici

coma

en

Aici coma

en

Lèu,

Irlanda, l'armada mai

en

man

Irlanda,

française

Irlanda tustan per nos faire calar.

Julien, d'une simplicité bon enfant touchante pour un
homme de cette classe, prendre par la main le maire
de La Couvertoirade, monter sur une carriole pour

lo Vietnam sera Occitania.

o

enfants tirée par un âne et faire ainsi le tour du
lage. Certains, qui n'avaient pas vu ça depuis les

LIBERADA

Liberada

coma

liberats eles

se son

o

se

nières

cal.

Aici

aprestas la guèrra contra la valenta I. R. A.

irlandés.
la sia batalha

monsieur qui rentre chez les

gens,

E la familla. va plan ? » Et
aquel orne. Pas fier. Es anat
a las escolas »
!... Un hurlement général : « Julien,
Julien ! » Mais Julien, vexé qu'on ne l'appelle pas
Maitre, est déjà parti...

Aici, lo poble occitan sap qu'es lo fraire del poble
sèm solidaris de

un

leur tape sur le ventre :
les gens disent. « Es plan,

tustar suis trabalhaires irlandeses.

Aici

élections, pleuraient.

notable, c'est

te. venes entrainar

per

e

l'I. R. A.

B Nous le retrouvons à La Pezade, à la Mostra del

es

Larzac où chantent Patrie et Mans de Breish. Peu de

amiga nostra.

una

vil¬
der¬

Marti chante : « Monsur Lassèra vol pas la luna, Sap
consi èsser députât ». Il présente « la seule culture
florissante en Occitanie, la culture du notable ». « Le

BRITANNIC !

SOLDAT
Aici

».

H A La Blaquèrerie, à la fin août, le comité des fê¬
tes avait invité Marti. Nous vîmes à cette fête Maître

poble lucha per se liberar.

Irlanda, la resistencia creis.

ITrlanda

coma

un

«

paysans.
Etienne

monde. Aussi

se

laisse-t-il aller à des confidences.

Oui, le Larzac, c'est un problème humain très
douloureux. Il est certain qu'il y en aura qui vendront.
—

SOLDAT BRITANNIC !
Coma sias

soldat,

Coma fas partida

de l'armada capitalista.
partida de l'armada imperialista,
Coma fas partida de l'armada colonialista,
Coma représentas l'opression e la repression.
Tant mens que diguem

eux,

il

faut pas qu'ils se sentent

des

prévoir des structures

passait par là.
Vous, je ne vous connais pas, mais ce que vous
—

dites-là ne me plait pas du tout, mais alors, pas du
tout. Si je n'avais pas été invité, je vous aurais déjà

mal vengut !

VAI-T-EN !

mis

poing sur la figure.
je suis Maître Julien !
Que vous soyez le pape, je m'en fous. Et écoutez
bien ceci : quand il y a une grève et que les jaunes
veulent briser la grève, il n'y a pas de structure d'ac¬
cueil pour les recevoir, mais des coups de poings sur la
mon

Mais

—

Nos forcesses pas...
VAI-T-EN !

Sur le

faudrait

Pour

Manque de pot, ces propos humanitaires tombent
dans l'oreille de l'écrivain occitan Yves Rouquette qui

—

lo

ne

parias.

d'accueil.

Coma fas

Sias

C'est humain. Mais il

—

littoral, un autre tract

(Comitat revolucionari

en

figure.

anglais, signé C.R.O.C.

Occitan)

a

été distribué

Et la

—

aux

courtoisie !

Depuis 700

Et la courtoisie !

les Occitans ont inventé la cour¬
toisie. ils ont fini par comorendre qu'il fallait frapper

touristes anglais.

ans que

d'abord, être courtois ensuite.
Last month a military
bomb on the Larzac...
You

spending

are

destroyed by

a

holidays in Occitania,

a

car

your

was

Hors du Larzac

French colony.
that country, not far from here, you can find
military ground, the Camp of Larzac, where the
British army is training.
In

■ A Millau, la C.F.D.T. organise dans les campings
débats avec des paysans" du Larzac, après une
courte pièce sur Tournier.
■ Les non-violents ont organisé une marche de Nî¬
des

a

The people from Occitania refuses to help the Bri¬
tish soldiers, who will go and kill in Ulster.

They
the

Pancartes

the side of I. R. A. in its fight against

are on

English colonization and exploitation.

They

are

avant d'être

determined to help I. R. A., to the best of

their power, to

■ Du 25

fight against the English murderous

Occitania is reduced to be the European « Bron¬
Cul »

—

ze

Our language and
nothing but a joke.
—

Like Ulster
—

We

are

Like Ulster
We
nized

are

we

are

our

a

culture

are

Il

have chosen to take up arms...

concerned in the fight for freedom of colo¬

ours

too.
C.R.O.C.

Un soutien continu
Sur le

plateau se sont multipliés les rencontres entre

gens venus

apporter leur soutien.

M Les milliers de touristes passant sur la N. 9 pou¬
vait s'arrêter au centre d'information à la Cavalerie,
discuter et acheter livres et journaux sur le Larzac.
Plus loin, à la Jaça, une bergerie aménagée en expo¬
sition

sur

3a

pollution

Larzac et des panneaux
personnes par jour. A la

de splendides photos du
explicatifs a reçu près de 5000
Cavalerie, les paysans avaient

les paysans qui expliquaient l'histoire de leur lutte, et
comment ils entendaient la continuer. Des expositions,

de tapisseries dans la ferme fortifiée de Brouzes, des
peintures de la Blaquière, faisant découvrir aux visi¬
teurs

l'intérieur

■ Aux
personnes.

Larzac.

Baumes, une grande fête devait réunir 2000
Mais, préparée sans les paysans, mal orga¬

nisée, elle n'eût
de

du

pas

l'impact souhaité, malgré la venue

Moustaki.

prêté un champ où sont venus camper des centaines
de jeunes. D'autres, comme les Bretons, venus très
nombreux, étaient logés dans des granges. Le soir, des
veillées ou des spectacles réunissaient les visiteurs avec

sud de l'Aveyron, de 3 000 à plus de 17 000
personnes réparties dans une centaine
d'exploitations sont menacées d'expulsion.
L'armée vole aux agriculteurs leur outil de travail !
Debré présente la décision comme irrévocable !... La
vague de protestations s'amplifie :
En novembre 1971, 6 000 manifestants défilent à
Millau. Le Conseil général de l'Aveyron vote une mo¬
tion par laquelle il déclare « refuser le projet d'exten¬
sion du camp ». Debré tient bon. Les actions com¬
munes se multiplient. Les agriculteurs du Causse ra¬
vitaillent les ouvriers en grève de la S. A. M. E. X. A
P ques 1972, r « Opération Fermes ouvertes » attire
des milliers de participants venus voir ce « désert »
annoncé par la Défense nationale, la télé et les jour¬
naux. Us repartent «
déçus » ! Ce qu'ils découvrent,
ce n'est pas une région sur le déclin, mais au contraire
une population active, dynamique, organisée
au sein
des

avec

seul

moment

intéressant

quand 2 paysans,
parler devant 300 personnes,
et expliquer le trafic de couvertures qui avait été dé¬
couvert, en faisant arrêter par la gendarmerie un
camion, en provenance du camp plein de couvertures,
avec une fausse facture, et comment l'affaire a été

l'après-midi, sont

venus

:

400

G. A. E. S.

Les

Le

étendre la superficie du camp militaire du

au

hectares.

people.

fight of I. R. A. is

les flics.

FRANÇAIS A DECIDE !

veut

Larzac,

Beware ! ! !
The

par

15 août au Vigan, le groupe action

L'Etat français a décidé de franchir un pas de plus
dans la colonisation de l'Occitanie.

land...

acting in self-defence
we

au

reduced to be
L'ETAT

colonized

embarqués très vite

juillet

Larzac de Marseille a organisé, par une série de spec¬
tacles-débats une information sur la tentative d'anéan¬
tissement de l'économie et de la culture en pays occi¬
tan. Voici son tract :

in Ulster.

army

à

Avignon dans la période du retour de vacances.
et information dans chaque village. D'au¬
tres jeunes sont allés à Aurillac et ont réussi à couper
le discours de Pompidou « Et le Larzac ! Et le Larzae »
mes

Debré

se

fâche.

d'intimidation, les tentatives de mani¬
pulation, les arrestations arbitraires et les détentions
préventives se succèdent. A ces provocations perma¬
nentes, les agriculteurs opposent une solidarité et une
conscience politique qui font échec à la pression goumesures

(Suite

page

7)

�LUTTE OCCITANE

page

».

7

LE LA
(Suite de la
vernementale.

Debré

page

6)

Toute la vérité

fusil d'épaule... Il
promet des emplois nouveaux et nombreux. Une cou¬
verture pour la piscine de Millau, un terrain de sport
et un réseau d'eau potable...
A

quoi et à qui sert

armée

change

une

son

armée aujourd'hui

en

France

industrie d'armement ?

eu

Pour l'affaire

du Larzac, « des intérêts supérieurs
déclare le ministre de la Défense natio¬
nale. En cela, il a raison. Des intérêts qui se chiffrent
par milliards pour les industries de l'armement qui
exportent au Portugal, au Pakistan, en Afrique du
Sud, et ailleurs, et pour l'Etat français qui, au préju¬
dice de l'économie locale, rentabilise la région en
louant le camp et ses installations aux armées euro¬

priment

»,

De voir des

l'école

le Larzac

l'Irlande du Nord où ils accomplissent la

«

avec ce
qu'on leur a appris à
gendarmes. Comme c'était spectacle cou¬

des

fouillés par les gendarmes. L'Occupation, quoi !

partisans du

nifestés,

se sont

en

jetant des tracts

de

«

Qui

qui

camp,

sur

s'étaient jamais ma¬

ne

enfin signalés

clandestinement

—

»

C'est

:

n°

formidable

comble...

un

réservoir de

répression ». L'Etat fran¬
par la force la liquidation économi¬

«

Contre les terres volées, contre le chômage, contre
les bas salaires, contre l'exode de tout un peuple,

Les

hippies, payés

Non

LA RIPOSTE

drapeau

au

Dehors les

Repartez

!

été distribué par
L.C. — Lutte Occi¬
a

6 organisations. (E.E. — F.A.G. —
tane — Maos — P.S.U.) le 11 août à la foire de Caminel.

sommes

à vendre

pas

sur

Nant et Saint-Martin !

églises !

fainéants, dehors du Larzac.
votre

avec

drogue

et votre

crasse !

Evidemment, rien

ne

vaut les militaires travailleurs

du

fusil, aseptisés, bromurisés, tricolorisés ! Les hip¬
pies en question, c'est un groupe de jeunes venus oc¬
à Saint Martin du Larzac, que la
municipalité déclare insalubre et refuse de salubriser
cuper une maison

cause

de l'extension du camp. Le

par une

drapeau, qui flottait

discussion juridique serrée

les gendarmes,

avec

à faire enlever une pancarte au café des Sports à La
Cavalerie « Interdit aux hippies ». Us ont tenu contre
arrêté d'expulsion autant qu'ils l'ont voulu malgré

la venue quotidienne des flics.

Io

pretexte que prenon : Dins

un

contrarotle, la fil-

que

raubada
e

dison

que

l'inculpar.

D'aquel temps, de raubaires, de bandits de prumièra
e

taulejan amb lo prefecte

lônse de La Cavalarià
dent

d'annadas,

a

es

e

D'accusacions messorguièras per

borgeses, los collabos,

justicia

&lt;

es

en

»

de

«

preson, es

lucha

Lapeira,

protegit. L'enquista commençada

arrestada per las « autoritats d'en

Per los

:

intendant del camp, que pen¬

desvirat de mercandisas (cobertas

de l'armada, etc.) es

França

».

e

naut

».

d'unes, l'impunltat

los notables. Aquo's la

De fach, s'aquel camarada

flicalha li reprôchan la

per que la

activa que mena

contra tôt aquô que nos fa

crebar

: la Iiquidacion del païs, los joves que parton,
l'occupacion militara, l'opprecion de cada jorns, la
colonisacion qu'embarra l'avenidor dels jeves occitans.

El

a

causit de dire

de mai

en

mai

doas solucions

creba,

la solidarité

par

l'arrestar

El

o se
a

:

de

n'aquel esclavatge, coma
Avem pas qu'aquelas
vivotejar dins un païs que

« non »

mond

partir

o

a

aici.

batre, totes.

causit, nautres tanben

les paysans du

avem

causit.

LUCHA OCCITANA

Larzac manifesteront envers Maurice.

:

touristes : qui aident seulement les Lotois
à survivre mais n'apportent pas de solution sérieuse
aux

sous-développement

;

Ni aux notables :

qui, tel Maurice Faure, sont prêts
à toutes les compromissions pour sauver leur
siège de

député

LES PAYSANS SOUTIENNENT
UN JEUNE DE MILLAU EMPRISONNE

:

Le

qui, depuis le parachutage de Geor¬

ges Pompidou et de vassaux (B. Pons et J.-P. Dannaud) tentent de faire main basse sur le Lot ;
Ni à l'armée,

—

—

déjà solidement implantée à Gramat-

—

Viroulou, à Caylus et à Bèdes.
Serons-nous

un

nouveau

Larzac ?

leurs

Quand

on

Quand

on

Quand

on se

de l'aide que

s'agit

concertée

»

pas

de faits isolés, mais d'une politique

visant à liquider l'Occitanie.

Après l'avoir vidée de ses richesses, après l'avoir
lonisée, l'Etat bourgeois veut faire d'elle :
Une vaste zone touristique ;
Un gigantesque camp militaire.

est Ouvrier

juge d'instruction. Et c'est le front haut et souriant,

est occitan

malgré les menottes, qu'il descendra les marches pour

bat pour son pays.

retourner à Rodez. Il ne sera mis en liberté provisoire

emprisonnent.

qu'au bout de 24 jours.

Course de fond

justice pourrie ; nous exigeons la libération

après l'arrestation d'un jeune ouvrier Millavois à son
domicile le 1er août

co¬

On croit

NOS LAISSAREM PAS TORCER
Cette affiche du C.A. Larzac de Millau a été collée

vant

:

Un tract distribué le samedi sui¬

Nous refusons

Le Lot

ne

le diktat !
de force, nous garderons le Larzac !
crèvera pas

!

qu'il faut des victimes pour la bonne mar¬
che de la société actuelle parce qu'il faut, ramasser les
gens. Les juges, les flics, les matons font le boulot pour
lequel ils sont payés, ils ne cherchent pas à compren¬
dre ce n'est pas leur rôle, ils ne vivent pas ils fonc¬
tionnent. C'est ce manque de désir, de responsabilité
qui fait ce monde si absurde et si con. On punit les
victimes, personne ne touche aux coupables les Pompi¬
dou qui massacrent au Tchad, les Ryves-Henrys, les
Tomasini. Tous ces grands voleurs restent impunis.
Cela tous ici le comprennent même si parfois ils sont
trop marqués par la morale capitaliste. Le Pouvoir est
assassin par nature, il faudra un jour tomber les por¬
tes des prisons, de toutes les prisons de la vie. Je suis
toujours plus déterminé qu'avant contre ce monde de
riches
Un
gouvernement capable de mettre des
hommes en prison, capable de transformer des hom¬
mes en chien de garde, flics, soldats doit disparaître,
on doit tous le refuser, montrer qu'on peut faire autre
chose, quelque chose de plus humain. Voilà. Ici je
—

calme trompeur.

mobiliser et à passer

partisans du camp puisque l'on

a pu

la part des

voir, vers 5 h du

de las

journées à discuter, à lire les livres de la biblio¬
thèque, les périodiques subversifs autorisés (jours de
France. Paris-Match
;
j'en passe et des meilleurs ! )
Le soir on va au dortoir, où on est 5, à 7 h. Comme
on se lève le matin à 7 h, ça nous fait 12 h en cellule»
12 h en dortoir. On a le temps de dormir, ils nous don¬
nent même des gouttes de somnifère si l'on veut mais
je n'en ai pas besoin.
Une demi-heure de promenade le matin, une le soir

parce

attendre les

Car il ne faut pas

trouvé là

m'emmerde pas trop. Les copains sont sympa, je passe

de camarades dans une cellule plus vaste : c'est
mieux, c'est quand même plus vivant, on peut discu¬
ter. J'essaie de comprendre les gars qui sont avec moi.
Aucun n'est mauvais : Tous ont leur place dans la so¬
ciété. C'est le résultat d'un système qui punit les pau¬

Debré va

tract était bilingue, occitan-français.

accueil particulièrement chaleureux de

a

trouve maintenant avec une dizai¬

ne

que

matin, certains d'entr'eux en train de ramasser fié¬
vreusement, peut-être pour en faire la collection. Ce

un

La Cavalerie une nuit,

Ça fait deux jours que l'on m'a sorti de la cellule
me

Course de vitesse ?

croire que Debré a désarmé, que
lui aussi attend les législatives.
Mais attention au contraire, Debré sait qu'après la
situation ne lui sera pas aussi favorable.
Alors il faut se montrer
vigilants, être prêts à se

sur

Tombar las portas
-d'isolement. Je

généralement

On s'installe dans un

expliquait pourquoi. Ce tract, dont un bon millier

été diffusé

a

—

ou

ou

législatives, qu'en attendant il faut ne pas bouger
pour ne pas effrayer, faire confiance aux notables qui
magouillent en silence.

—

Debré

pour lui

de Maurice.

terme ;

mépris des intérêts du plus grand nombre,

au

palais de justice,

faire une haie d'honneur, lors de sa venue devant le

poches.

NON à la

le pouvoir central impose souverainement ses décisions.
ne

rappelant

Lapeyre, les mêmes juges ferment leurs yeux, ouvrent

agriculture jeune et dynamique est irrémé¬

diablement condamnée à court

Où,

du Larzac, se

vertes, seront là, devant le

Quand on s'appelle Leroy, Mayeur, Rives-Henry ou

Où des milliers d'hectares et des voies de commu¬
aux chars d'assaut ;
une

soutien d'un Jeune de Millau emprisonné

Les flics et les juges vous

nications vont être livrés
Où

Les paysans

Maurice leur avait apporté au moment de Fermes ou¬

;

Ni à l'U. D. R.

vres

en preson.

es

dequé ?

fan la bomba

Cette campagne anti-jeunes soigneusement orches¬
trée par les notables et les flics sera mise en échec de

façon éclatante
ne

rouge

Association pour la vérité sur le Larzac

un

U

Per

certaines sociétés de Roque¬

était le drapeau vert de l'I.RA. Ces jeunes ont réussi,

Le groupe « Action Larzac » affirme son soutien
inconditionnel aux agriculteurs pour la sauvegarde de
leur terre.

■ Dans le Lot, le tract suivant

par

Non à l'amour libre dans les cimetières et les

à

ORGANISONS

«

jove de Milhau

pahavan una maquina de picar,

fort pourrissent notre région.

centre exact du pays occitan, d'un

au

çais veut assurer
que de l'Occitanie.

au

Un

5.

nostra miseria.

sus

Per les flics n'ia pro per

que l'on sait...

»

c'est-à-dire

Nous

son

—

les routes. Le premier deman¬

Voici le texte du second

contre la

iiquidacion del pais s'alarga. Aquo agrada pas a tôt
lo monde, amenaça les interesses de los que s'engrais-

les excités du Larzac et les affiches de

paye

la manif de Rodez ?

mi-chemin entre le Val d'Aran et la vallée piémontai¬

Ni

La luta contra lo camp del Larzac amai

Aussi a-t-on pu voir

vacances.

à la Cavalerie, la nuit, des jeunes, mains sur la tête,

paci¬

Ainsi, le Larzac vient grossir la liste déjà longue
des dépendances militaires en Occitanie. L'impéria¬
lisme français, chassé des territoires d'Outre-mer, en
a fait sa terre de
prédilection. C'est donc le peuple
occitan tout entier qui doit manifester sa solidarité
avec les paysans menacés et dénoncer l'installation, à
se,

»

calha trapèron dins la voitura dels joves que l'acom-

Les « Paras » anglais viennent régulièrement se
faire la main sur le plateau du Larzac, avant de ga¬

fication

FRANÇA

«

des paysans, ça cadre pas dans la

avec

péennes.

gner

DE

»

gendarmes,

rant, ça a gâté leurs

Les

JUSTICIA

«

jeunes, souvent à cheveux longs, discuter

tranquillement
tête des

sur

mes

..

de 20 m sur 15 m entourée de murs de
étonnant que certains camarades marchent

dans

une cour

5

Pas

m.

de long en large de la cellule la moitié de la journée.
C'est la
solution
si l'on
veut pas
perdre l'ha¬
bitude de marcher sans doute. Je fais un peu de gym

laisse pas aller. On a la radio
jour. C'est toujours la même
chose, toujours les mêmes trucs débilitants, on a quand
même les informations, scandales, corruption de poli¬
ciers, trafics, toujours le même train-train UDR habi¬
tuel. Notre PDG Pompidou (paillasson en occitan, je
mets ça pour la censure) a envoyé un télégramme au
sàlopard employé comme roi du Maroc. .S'il était mort,
il (notre cher Georges) aurait envoyé un télégramme
à Oufkir. Ce n'est pas cela qui trouble le big boss.
Enfin un tortionnaire en moins, c'est bon pour le
peuple. Ainsi va la France. Je te dirais qu'ici on voit
chaque soir

car je ne me
deux à trois heures par

à l'action dès avant mars 73.

presons

çà de loin en sages, on s'en fout à peu près, on pense
aux gueuletons qu'on fera en sortant. Je suis en pleine
forme quand je
suis entré je pesais 60 kg mainte¬
nant je pèse 64 kg. J'étais vraiment maigre. Faut dire
qu'avec la vie monastique qu'on mène ! J'ai reçu la
lettre en occitan des copains ouverte évidemment. Ceux

qui nous enferment ici ont tellement bonne conscience
qu'il faut qu'ils ouvrent les lettres. A l'usine ces bandes
de feignants avec une pelle et une pioche sur le Lar¬
zac ! Ça leur apprendrait à vivre, c'est fou ce qu'ils
peuvent être vieux, moches, ratatinés comme leurs
idées. Je sais le travail de soutien qui a été fait sur
Millau pour moi, je m'y attendais bien sûr. Je sais que
plus personne n'ignore mon histoire. C'est comme
cela que lesgehs
apprennent ce que c'est que la Justice.
Aucun des types qui nous enferment ne pourraient es¬
pérer le centième du soutien, de l'amitié que j'ai reçu.
Tu me donneras des nouvelles de Millau, des cama¬
rades. Ici ça va, j'ai l'espoir en un monde meilleur et
même en étant en taule, je sais que je participe au
mouvement qui foutra le monde capitaliste en l'air, qui

supprimera toutes les oppressions, je sais que je sa¬
bote la société pourrie.
Bon. je termine ma lettre,

ils ne m'auront pas plus

qu'ils n'auront le Larzac. Je suis plus libre qu'eux.
Maurice
Maison d'arrêt de Rodez, le 18

août 1972.

�LUTTE OCCITANE

•

A*

'

'

* •

page

8

«

&gt;

*

Nous

'«

»,

voilions

ne

devenir

plongeurs

pas
»

Depuis le 11 janvier 1972, Cervières (Hautes-Alpes)
est menacé d'expropriation par
l'état français, qui
prétend pour cause « d'utilité publique » construire une
superstation de ski de 15.000 à 40.000 lits sur ses
pâturages.
Depuis cette date, ses habitants 110 (22 exploitants
agricoles) s'opposent à ce projet.

Cervières est un exemple précis des
méthodes coloniales employées par l'Administration de
Pans dans les zones rurales de montagne et spéciale¬
ment ici dans le Briançonnais. Elle permet également
L'affaire

de

de démontrer la complicité de l'Etat avec les intérêls
des capitalistes français et européens qui cherchent
à répéter avec la neige les opérations qui leur ont si
bien réussi avec le sable et le soleil, plus au Sud, en
Occitanie méridionale. On retrouve les mêmes élé¬
ments : convoitise des promoteurs, mépris des gens du
pays qu'on cherche à priver de leurs terres, interven¬
tion de l'Etat pour mater la résistance des Cerveyrins.

1967, un groupe de banques dont le chef de file
est le banquier belge Lambert s'intéresse à la création
d'un grand complexe touristique dans le périmètre de
Mont-Genèvre
Sestrières, Clavières, Cervières. Une
roule relierait l'Italie à la France ; à terme il s'agit
En

«

-

dit-on de créer 30 000 lits

9.

Cette résistance est exemplaire à bien des

d'abord à travers l'institution com¬
munale, qui retrouve toute sa valeur et son sens.
les paysans y refusent, de façon de plus en plus
consciente, l'aliénation économique et culturelle que
représente le tourisme.

—

Que s'est-il passé depuis 7 mois ?
Cervières (10 km à l'Est de Briançon

la résistance et l'entêtement de quelques Cervey¬
rins ne pourront empêcher la réalisation d'un projet
d'intérêt national ». Pour obtenir les premières signa¬
tures, il use de promesses séductrices : 500 F à celui-ci
(de la main gauche) un magasin dans le futur ensem¬
ble à celui-là ; à un autre il parle d'achever sa mai¬
que «

son

...

»

le lundi de

Pâques 1968, dans l'après-midi, n'ayant
après deux mois de prospection recueilli aucune signa¬
ture, notre acheteur réunit les Cerveyrins dans l'une
des
salles
de
l'école communale
en
présence de
M Diioud, député-maire de Briançon qui tente une
dernière démarche. On apprend qu'il s'agit d'une opé¬
ration privée et non d'une expropriation ; qu'en cas
de refus, d'autres stations se créeront ailleurs, le pro¬
jet sera remis à plus tard
...

ou

vallée des Fonts

Cerceyrins, le ministère de

l'Equipement reprend aujourd'hui à son compte le
projet Lambert pour une station de tourisme « suscep¬

—

—

entre 1800 et 2000 m d'altitude,

Cerveyrins «se changent» encore (c'est-à-dire
montent en alpages) durant l'été. Le fourrage ramas¬
où

les

permet l'élevage à l'étable dui-ant les 6 mois
—

100 chèvres

—

1000 brebis).

(plus exactement du ministère
de l'équipement) prévoit d'exproprier 1150 ha appar¬
tenant à des particuliers, au prix de 30 centimes le
mètre carré !, terres à bâtir, tandis que les 6000 ha
projet de l'état

Le

qui serait créée seraient
utilisés gratuitement par les promoteurs pour y instal¬
ler des remontées mécaniques .Les chalets seraient
rasés, les terrains remodelés, la même surface à quel¬
ques pages d'intervalle du dossier soumis à l'enquête
d'utilité publique devant tantôt être drainée, tantôt
constituant la réserve foncière

aménagée

plan d'eau...

en

exploitants agricoles» qui seraient
confinés au chef-lieu, où ils n'ont que quelques champs
cultivés. La route menant à la station, éviterait le
village — type même de la route coloniale — pour
conduire 10 km plus loin à cette ville située à 2000 m
d'altitude, qui vivrait sur elle même quelques mois par
Ce serait la fin des

an.

Les
Devant la résistance des

11.000 ha de

—

1650 m d'altitude) vit exclu¬
sivement de l'agriculture. Celle-ci est assez prospère,
malgré un fort dépeuplement (depuis 1870) grâce aux
riches pâturages de la Haute vallée de la Cerveyrette
pâturages et de forêts

d'hiver (100 bovins

Les banques envoient sur place leur acheteur de ter¬
rains. Il offre 0,74 F le mètre carré. Il prospecte sans
prononcer le mot d'expropriation, mais annonce déjà

égards :

elle s'exprime

—

sé alors

...

énarque aux dents longues, jeune député
giscardien des Hautes-Alpes, qui répète partout que
Supercervières est une pièce maîtresse de son pro¬
gramme. Devant l'obstination des Cerveyrins, « on »
leur avait brandi la menace de l'expropriation d'utilité
publique. Mais eux, avec leur bonne foi et leur respect
de l'Etat, n'avaient jamais cru cela possible. Et c'est
pourtant arrivé.
M. Dijoud,

de leurs instruments de
terres et chalets, où ils engrangent leur foin

dépossédés

paysans

travail

:

n'auraient
leur « réserve
—

plus qu'à s'expatrier ou à vivoter dans
». Ils perdraient même leurs droits à la

Il

faut

*

fl

reconnaître

c'est grâce au soutien de
l'AESC (Association pour l'étude et la sauvegarde de
la vallée de Cervièréfc) constituée depuis 1969, et des
sociétés de protection de la nature que dans un premier
temps, les Cerveyrins ont pu faire le poids face à
l'Etat, car les syndicats agricoles ne les ont soutenus
que modérément, en demandant surtout une indem¬
nisation plus correcte.
que

Cette

association, coupée des Cerveyrins avant la
menace d'expropriation, put établir le contact avec
eux grâce
à quelques intermédiaires, et leur permet¬
tre
et

de sortir de leur

isolement

en

alertant la presse

leur donnant les moyens d'exprimer leur oppo¬
sition. L'article paru dans « Le Monde » le 1er avril
donna une dimension nationale au problème. Mais
cette information fut mieux distribuée au niveau
en

national

local par des gens, dont la plupart des
notables, qui s'étaient mobilisés au départ pour défen¬
dre la nature plus que l'agriculture, sans remettre en
tout cas en question le tourisme, et qui comprennent
mal
les hésitations des paysans
devant un projet
touristique (quel qu'il soit, même s'il est modeste et
proposé par des membres de l'AESC.)
que

Aujourd'hui la situation des Cerveyrins est à la fois
solide et délicate.
Ils sont relativement isolés dans le

Hautes-Alpes

(encore

département des

la création en cours du
Parc des Ecrins pose les problèmes du tourisme dans
une bonne partie du département). Ce dernier, dépour¬
vu d'industries, est un département — cimetière, souspeuplé, mais « bouffé » par le tourisme, qui déferle sur
lui durant quelques mois de l'année. Le député-maire
de Briançon ne cache pas dans ses écrits et ses discours
qu'il veut exploiter le potentiel touristique de la région.
Bref en faire un Lunapark.
que

L'AESC, mal implantée localement, à Briançon
surtout, craint consciemment ou non, par peur d'une
politisation de fait, d'étendre l'action sur place. L'exode
rural a été ici très rapide et violent depuis la guerre
de 39, et même si les partis politiques de gauche et

tible d'attirer une clientèle de classe internationale. »
La force publique vient au secours des intérêts privés

promouvoir des affaires. Toutefois le mauvais
coup s'effectue en plusieurs temps. En mai 1970 créa¬
tion d'une Z. A.D. (zone d'aménagement différé) qui
entraîne un blocage des constructions dans le périmè¬
tre intéressé. Le prétexte
officiel était le suivant :
protéger la vallée de Cervières contre la prolifération
anarchique des résidences secondaires. Quelle sollici¬
tude de la part de nos technocrates parisiens et de
leurs amis ! Vraiment touchant, surtout quand on sait
ce qui se passe partout ailleurs chez nous !
pour

AMIS TOURISTES ET CITADINS,

Regardez bien la vallée des Fonts. Vous ne la verrez
peut-être plus telle quelle.
Elle risque d'être massacrée, saccagée
tion d'une superstation de luxe...

par

la créa¬

cela, l'Etat veut exproprier les Cerveyrins, leur
prenant leurs instruments de travail : terres et chalets.
Pour

En fait, on a pu dénombrer 3 bâtisses neuves ser¬
vant de résidences d'été et construites par des Cervey¬

(Si les autorités ne parlent plus depuis

rins d'origine. La conséquence la plus immédiate de la
ZAD c'est qu'elle constitue un véritable carcan pour
les Cerveyrins et qu'elle bloque toute initiative de leur

d'exproprier pour une station, mais pour une réserve
foncière, afin d'éviter — disent-elles — la « spécula¬
tion » qu'elles déclencheront par la suite, elles pour¬
raient reprendre leur projet, si elles avaient le chèque

part ; elle fournit l'occasion de brimades humilian¬
tes (un éleveur de Cervières s'est vu récemment infli¬
ger une amende
par le tribunal
de Briançon pour
avoir construit une remise en
bois pour protéger sa
cliarette. La ZAD a été créée de la façon la plus arbi¬
traire, contre l'avis du Conseil municipal. « Il (le Con¬
seil municipal) rappelle que la ZAD créée en mai 1970
l'a été contre sa volonté : lors d'une réunion en
janà laquelle assistaient M.
Dijoud, M. le sous-préfet,
M. Frémey ingénieur des Ponts-et-Chaussées, M. Blein,
conseiller général, le Conseil municipal avait refusé de
prendre une décision sans l'avis de M. Dies, directeur
départemental de l'Agriculture. Une nouvelle réunion
avait été fixée au 10 février avec la
présence de ce der¬
nier. Le Conseil municipal s'est retrouvé seul à la mai¬
rie

;

personne

n'est

venu

en

1970, le Conseil municipal fut très surpris
d'apprendre la création de la ZAD. »

PAS

autrement

en pays

conquis !

Le second coup de
date du 11 janvier.

force, c'est l'arrêté préfectoral en
Art. I : « Il sera procédé à une
enquête sur l'utilité publique du projet d'acquisition
par l'état (ministère de l'équipement )des immeubles

nécessaires à la constitution d'une réserve foncière en
vue de l'aménagement des espaces
naturels et de la
de tourisme

L'administration centrale
elle impose ses ordonnances
leur

mutualité

ne

aux

sur

la Commune

gêne même plus :
Cerveyrins qui crient

se

indignation.

et

comme

à

Conseil municipal, après en avoir délibéré et

l'unanimité, n'étant

contre une réalisation quel¬
conque, proteste énergiquement contre ce procédé qui
consiste à faire obstacle aux libertés municipales et à
lui imposer par la force une solution
qu'il désapprou¬
ve

»

Cerveyrins.

—

Soutenez les

—

Sauvez cette vallée.

pas

à

exploitants agricoles...

Comme au Larzac, c'est par la presse locale qu'ils
ont appris ce projet d'expropriation, le jour même où
il était notifié au maire.
C'est

alors,

delà le traditionnel

individualis¬
me »
(à vérifier d'ailleurs) du monde paysan, les
Cerveyrins ont découvert leur solidarité. Fait remar¬
quable : alors que l'expropriation porte sur des terrains
privés, c'est la commune qui s'oppose à celle-ci depuis
7 mois. Le conseil municipal, à l'unanimité a protesté
dans une délibération du 24 janvier, contre cette mesu¬
re, en rappelant que la ZAD, créée en 1969, l'avait
été autoritairement, malgré le conseil municipal donc
illégalement.
zone

que par

d'aménagement différé
nouvelle

«

interdisait

et même toute
amélioration de l'habitat existant, ce qui
dérablement les agriculteurs).

toute
réfection ou

gêne consi¬

Malgré diverses pressions de la part des autorités,
les Cerveyrins tiennent bon !

Le maire de Cervières nous l'a confirmé : « Nous
ne vouloirs pas devenir perchmen ou
plongeurs ». On
ne saurait être plus clair,
c'est comme en Bretagne ou
au Larzac le refus de l'exode et de
l'asservissement.

Face à ceux qui veulent prendre leurs terres pour se

remplir les poches, les Cerveyrins affirment leur droit
de vivre chez eux, de leur travail, en
hommes dignes et
libres.

Le maire, qui n'est pas

notable, mais un paysan comme les autres,
déplace jamais sans ses 2 adjoints.
un

Ce

ne se

de force n'était pas inattendu. Il vient
après les tentatives infructueuses de divers promo¬
teurs, qui depuis 6 ans environ, avaient tenté d'ache¬
ter individuellement la terre aux paysans, qui ont
toujours refusé — Certains de ses promoteurs avaient
été
introduits
et accompagnés
à Cervières
par
coup

L'administration, qui n'a donné aucune suite à
l'enquête close depuis le 3 février, a adopté par la
suite un silence gêné. Aujourd'hui elle tente une offen¬
sive de charme en proposant la concertation, que
l'association des propriétaires a refusé clairement au
mois de juillet. Les Cerveyrins peuvent mesurer la
signification du mot « concertation », quand ils savent
qu'ils n'ont eu aucune information officielle de la part
des autorités depuis le 3 février. C'est encore par la
presse locale (« Dauphiné libéré » du 15 juin)
qu'ils
ont appris que le préfet des Hautes-Alpes lors de la
réunion du Conseil général des départements, avait
annoncé qu'il avait chargé d'une mission d'étude agri¬
cole

• ••

...

syndicats (CFDT) ont dénoncé lè projet d'expro¬
priation, ils n'ont pas compris dans leur ensemble la
signification réelle de cette opposition à l'Etat. Un
soutien extérieur plus large est nécessaire (le mouve¬
ment occitan peut jouer ce rôle), qui comprendrait
bien à la fois l'exploitation économique et culturelle
dont sont victimes les paysans de Cervières, comme
les

tant d'autres.

construction

Le

D'EXPROPRIATION DU TOUT !

l'assurance vieillesse agricole, car ils
n'auraient plus la superficie nécessaire pour être consi¬

(La
«

l'expropriation).

Joignez-vous à l'association pour l'étude et la sau¬
vegarde de la vallée de Cervières, Le Mélézin, boule¬
vard du Lautaret, 05 Briançon.

dérés

création d'une station
de Cervières. »

blanc de

du côté de l'Administration.

En mai

On n'en use pas

quelque temps

sur

Cervières

l'INERM

études rurales montagnardes

(Institut

national

des

à Grenoble, qui dépend

du ministère de

l'agriculture), et d'une mission d'étude
touristique le secrétariat d'état au tourisme (qui ne
fait qu'un à présent avec le ministère de l'équipement).
Ainsi, comme au Larzac, l'Etat essaie d'utiliser comme
médiateurs des «experts agricoles». Mais le principe
de constitution d'une réserve foncière subsiste : ce qui
ne
change rien au fond du problème, car si l'Etat
devient maître des sols, il peut faire ce qu'il veut par
la suite.
Comment

expliquer

cette
d'une poignée de paysans ?

résistance

inattendue

�LUTTÉ OCCITANE

■

petite

une

lutte
Elle

s'explique d'abord

et force

tant proche.

La

qu'on retrouve
encore

commune,

elle loue une

vers

choc
les

les

de

mentalités, et

l'expropriation.

a

la

pour¬

bien.

assez

de

'

provençal et dauphinois d'une part, au
monde alpin en général d'autre
part, qui a été long¬
temps la plus forte, car fondée sur un mode de vie

C'est ainsi que

pas.

il n'y

a pas

monde

au

signifie rien pour eux,

les relations avec les Italiens étaient fort anciennes

commun.

A

présent ils connaissent

sud

la

de centimes

façon massive,

de sports

mettant

en

tants d'origine urbaine et

édictait

une

ses

propres

originale

règles auparavant. Une civilisation
se

maintint jusqu'à

la

guerre

aisés. Il y a donc peu de moyens de pression écono¬

ments de liberté

mique

"ne

civilisation

encore

de

1939-45, qui gardait les anciennes structures mentales
et sociales, mais n'avait plus dans la réalité ses fonde¬

sur eux.

tourisme

de ses forêts et de ses alpages, alors que la commune

paysanne

d'aliments pour le bétail, qu'ils
Ils sont eux aussi relativement

le

car

le

l'Etat depuis la Ire guerre mondiale avait déve-

du

pays

aliénation

—

dangereuse

pour eux,

d'hiver s'implanterait

de

jeu des capitaux impor¬
introduisant brutalement

en

en

détruirait la

civilisation

rurale

vivante.

Il faudrait

économique et politique. D'autant plus

qui

touristique

très

—

tous les

comme

la menace de l'invasion

économique et culturelle

Après la révolution de 1789, Cervières connut le
laminoir administratif de l'état jacobin et parisien,
qui prit en mains progressivement l'administration

Enfin les paysans, à cause de l'abondance du fourra¬
vendent

ne

les frais

qu'avec les gens du Queyras).

additionnels.

peu

de contrebande

faire

(les mariages étaient plus nombreux avec les Italiens

pâturages (dont
partie à des transhumants) et ses forêts

achètent très

l'impression de

eu

de ses

ressources

est assez aisée : fait assez
rare,

ge,

notion

car

ressurgi

De plus

toujours

querelles qui ne les concernaient

tradition d'une démocratie paysanne
d'ailleurs dans toutes les Alpes, est

le

avec

ont

été longtemps isolée

a

fréquemment de Briançon

vivante dans

soudain avec

Plus ouverte

commune.

Queyras, elle

durant l'hiver, même

existence

pour son

la relative indépendance

par

économique de la

l'Italie que vers le

ici

l'Etat

9

de haute montagne

commune

contre

», page

analyser sérieusement

tourisme, dans les

pays de

ce

que représente

langue d'oc notamment,

mode de destruction du monde
paysan en parti¬
culier. A Cervières le cas est clair,
comme

presque caricatural:

veut

on

saisir

se

de

ses

outils

de travail, terres et

chalets. Les exploitants refusent la
AMIS

de la

touristes,

montagne,

promeneurs,

campeurs,

amoureux

soumission à

nous savons que vous venez

chercher
dans la vallée des Fonts le calme, la beauté, le silence
ce qui vous manque dans les villes
polluées.
Ces

mois d'été sont

et du repos ;

ils sont

pour vous
pour

nous

ceux
ceux

quatre mois, il nous faut rentrer le plus de
fourrage possible pour nourrir le bétail à l'étable pen¬
dant les six mois d'hiver.

NE PIETINEZ

PAS et

les

prés non fauchés
impossible à faucher.
NE

roulez pas en voiture
toute herbe écrasée est

:

qu'on

leur dos. Le mythe

sur

beaucoup fait miroiter

a

de

béton, et sont conscients qu'une

haute

montage

aux

de l'or

yeux

marche

ne

plus.

des

Les

Briançonnais qu'ils sont allés voir,

leur

ont dit clairement qu'ils avaient

sans

contre-partie

par

—

été spoliés

—

la création de station (sauf

dépréciation constante du

monde paysan et de

culture depuis la seconde guerre mondiale et

sa

plus depuis le Marché

encore

explique le départ des

commun

hommes et surtout celui des femmes. Cette dévalori¬

KLAXONNEZ PAS EN VOUS' IMPATIEN¬

sation de soi apprise à l'école, a été intériorisée : c'est

temps à décharger

aspect de la mentalité du colonisé, qui est incapa¬

un

ble de s'en débarrasser seul et d'un

NE LAISSEZ PAS TRAINER des papiers sales,
des boîtes de conserve, des emballages en
plastique
dans les champs et les bois : les vaches avalent les
boîtes de conserve et autres objets ; il faut ensuite les

En même

coup.

temps elle correspond à la nécessité économique de
l'exode rural, en raison de l'industrialisation de l'agri•

»

culture et de la concentration capitaliste (au niveau
des produits d'alimentation du bétail) par exemple.

opérer.
LAISSEZ PAS VOS CHIENS en LIBERTE
apeu-

troupeaux.

nos

—

ferait

La

—

rer

se

leur

nous

ne

TANT. parce que nous mettons du
le foin de nos véhicules.

—

spéculation

transformation de

à Ceillac dans le Queyras).

L'été, c'est le temps de notre gagne-pain. Ne
gênez pas, s'il vous plaît.

—

terre à

autres paysans du

En

sur

en

paysans

intense labeur.

—

terre fertile

blanc

de la détente
du plus dur et

patron, la

un

prolétarisation, la

Les

Respectez les CHALETS.

Cerveyrins ont

eu

en

tout

cas

un

réflexe très

sain de fierté ils refusent d'être des
paysans

d'opérette.

MERCI.

L'élevage
grâce à

ce

que

pratiquons n'est possible
c'est notre vie.

nous

fourrage

;

•

Nous ne sommes pas

•

^

®

.

'

que

1

La nouvelle

.

(janvier

gne

contre vous.

reuses

Vous

qui aimez cette vallée encore vierge et cul¬
tivée, aidez-nous à la sauver, pour qu'elle ne devienne

x

pas

politique gouvernementale de la monta¬

pour

1972), devant les

le tourisme de l'exode rural catastrophi¬

que en montagne (risques

d'avalanche etc.) promet un

traitement de faveur

quelques paysans qui reste¬

aux

ront, pompeusement baptisés
—

—

une

ville

une

banlieue offerte

Luttez

avec

à

la montagne

nous

au

gne », chargés de faire

trafic des promoteurs.

contre l'expropriation

dont

Mesure incroyable par
de nos terres.

Les paysans

de

de Cervières ont dit clairement qu'ils

telles conditions, si cette

était

serions chassés

nous

couleur locale et d'entretenir les

refusaient de continuer à exploiter leurs terres dans

!

laquelle

jardiniers de la monta¬

nous

l'Etat depuis janvier 1972 pour construire sur
meilleures terres à fourrage une superstation de

ski d'au moins 15 000 lits

«

pelouses des touristes.

menace
nos

conséquences dange¬

en

ville,

ce

monde étranger

implanté dessus. Us ne se laisseront pas mettre

réserve. Certains ont dit qu'ils partiraient,

d'autres

qu'ils prendraient le fusil.

Si

réexamine

on

comprend

mieux

le

passé

de

cette résistance.

libertés

communales est forte

Durant

4 siècles

(1346-1789)

Les peuples

la

commune,

on

tradition de

La

loppé

mentalité d'assisté

une

dans le monde paysan

a

fait partie

République des Escartons, sorte d'état fédéral

organisé autour de Briançon, qui comprenait 5 escar¬

coup dur. Reconstruit seulement 5 à 6 ans après, les

la

tons

(dont

2

italiens), où

l'on parlait

le provençal

alpin, dérivé de la langue d'oc. Cette république vit
le

jour officiellement

franchises

en

1346, lorsque une charte des

communales fut

octroyée

(ou arrachée ?)

inondations

comptait

alors

d'argent. Cet Etat rassemblait

tants passa

montagnards, qui avaient une unité de langue et

110 en 1970.

de mode de vie. Us avaient une grande

à

dommages. L'exode devint massif

900

habitants

siècle). De 459 habitants

annuel
des

1957 lui causèrent

après 1945, alors qu'il était progressif depuis 1860 (il
19*

somme

catastrophiques de

de graves

nouveau

par le Dauphin Humbert II, moyennant le versement
d'une

susceptibilité ombrageuse.
Il reste maintenant

L'incendie du village (aux 2/3) en 1945 fut le premier

de

humiliés pendant longtemps sont d'une

français.

dans le Briançonnais.
Cervières

f

à 324

en

comme

au

cours

du

1911, le nombre d'habi¬

1936, 180 en 1946, pour atteindre

en

la reprise en
de leur

mains

peut être le plus difficile à faire :

par

les Cerveyrins de leur destin,

avenir auquel ils

recommencent peut être à

croire. C'est dur car il faut aller à contre
cette démoralisation

courant de

psychologique du monde paysan

et d'une volonté délibérée de l'Etat de les supprimer

économiquement. Ce n'est pas impossible, car ils ne
sont pas seuls dans ce cas.

Il leur faut du temps et

de l'imagination.

liberté d'admi¬

économique et politique, vivaient de l'agricuiture, l'artisanat et du commerce actif par les cols
autant que par les vallées grâce aux échanges entre
la France et l'Italie. Ignorant pratiquement le régime
seigneurial, ils accueillirent assez mal la révolution
de 1789, qui signifia pour eux la perte de ces libertés
communales, qui restaient vivaces malgré la perte des
nistration

2

escartons italiens en

1713

au

traité

d'Utrecht. Au

frontières naturelles, chère aux
révolutionnaires de 1789
et qui est une aberration
pour des pays de montagne — on créa une barrière
entre gens de la même communauté que des nationa¬
lismes croissants allaient de plus en plus séparer. Dans
cette zone frontière dévastée par les gens de guerre
des 2 côtés, les habitants et parmi eux les Cerveyrins
nom

de la théorie des

—

jeunes surtout sont partis.

Les

décidés
a

aujourd'hui sont des quinquagennaires. Il

de jeunes exploitants

qui

de ceux

les

Les Cerveyrins les

se

sont

«

y

Pour tout

célibataires. Une bonne partie

exilés

» ne

sont

pas

allés loin :

supplémentaire, s'adresser

Cerveyrins de Briançon forment une colonie qui

aide

des

lors des

travaux d'été.

occitan

peut

et

apporter

à

cette

avons

sauvegarde de la vallée
de CERVIERES

LE MELEZIN

déjà dit

que

les Cerveyrins parlent le

provençal alpin, dérivé de la langue d'oc. Au point
de' vue

la

:

résistance

exemplaire ?
Nous

:

Association pour l'étude

Cerveyrins de Cervières à vivre, notamment

Quelle force et quels éléments d'analyse le mouve¬
ment

renseignement

géographique, ils ont une double appartenance :

05

Boulevard du Lautaret
-

BRIANÇON

�LUTTE OCCITANE

«

page

10

Echos

Occitanie
joue aussitôt pour couvrir. Les personnalités

DEBRÉ STOP

précipitamment

FOS-sur-MER

pour

lèvent

se

quitter la tribune. L'émission est

terminée.
l'émission

Pour

APPEL
DE G. PICCA
ouvrier délégué C. G. T.

en

direct

Camion-Stop

du

A

de

gardes mobiles arri¬

dimanche 17 septembre, les paysans du Larzac avaient

vent derrière les manifestants et

attaquent deux milî-

choisi de ne

tantd

«

l'opinion

—

pas saboter l'émission

millavoise

—

—

pour ménager

—

mais d'assurer

une

présence

qui tiennent

chômage

visible. Aidés par les jeunes du Comité d'Action Lar¬

C. R. S.

zac, ils avaient préparé des

deux

chapeaux de papier

«

moment une dizaine

ce

Gar-

une

banderole

Coups de poings. La

».

qui réintègrent la

Millau, capitale du
foule

poursuit les

de l'école avec leurs

cour

otages.

darem lo Larzac », des ballons pour les enfants, des

I entative de meurtre

esquilas

«

Pour

sur

un

piquet

au
Fo?

énorme chantier où les patrons veulent cons¬

:

truire le plus grand ensemble

agrandir leurs profits

pour
F os

:

ble est

était gardé depuis 2 jours comme

énorme désert

sur

balayé

sidérurgique d'Europe
le dos des travailleurs.

par

le vent où l'eau pota¬

rare.

Fos : ou les patrons avec l'aide de la
propagande
gouvernementale attirent les ouvriers en leur promettan c monts et merveilles et quand on y est on
s'aper¬

çoit

c'est la jungle !

que

depuis janvier 72 il y a eu 5 morts sans
compter les blessés graves ou bénins, pour 5 000 ouvriers
une seule ambulance est prévue '
pas d'eau potable,
routes intérieures des chantiers non goudronnées
;
rien n'est prévu pour chauffer les
gamelles, le comble
c'est les salaires, un ouvrier hautement,
qualifié gagne
:

ou

le

:

jour de l'émission,

en

en

civil. Le camion

chés. Des gosses

un

char AMX. Ré¬

le car.

de personnes, la plupart venues soutenir les paysans.
Les gardes mobiles sont parqués dans l'école de jeunes
sur

la

place. D'autres patrouillent

corniche du beffroi. Une ambiance sinistre
fête

«

»

«

populaire

sur

règne

la

Certains

les

trouver.

Si vous

«

ne

les

continuent à lancer des pierres dans

».

retrouvent

se

les

avec

paysans

devant

l'entrée de la Mairie où sont accueillis les patrons de
l'émission.
lk

-

«

Une haie d'honneur

-

.

compagnés de

*

et des bêlements

de clochettes accueillent les

sons

tons du Pouvoir. Tout le monde scande
Au

sur

total,

une

action

une

démonstration

commune

de

ac-

mou¬

T.V. intox

:

discipline

!

dans

paysans-jeunes.

Les paysans distribuent les chapeaux de papier. Cela
doit être considéré comme subversif car aussitôt un

jeune

sera

jeu

déroule. Les Millavois boudent

se

amené

dans

uno

fourgon de la police. Le
en

ne

répondant

pas aux questions.

6.40 F l'heure.

A

CONTRE TOUTES CES CONDITIONS D'EXPLOI¬
TATION, AVEC MES CAMARADES LE 22 JUIN
NOUS AVONS COMMENCE UNE GREVE POUR :

va

soit contre le

face du podium de

Millau et Delmas, député, il y avait quelques centaines

filles située

du Larzac)

(le seul qui

lâciiez pas, c'est l'émeute. » Et ils sont aussitôt relâ¬

la Place Emma Calvet où trônaient Gabriac, maire de

cette

Fos : rien pour le logement, on nous parque dans
dos bidonvilles sans hygiène ; des caravanes station¬
nent de ci de là, sur les chantiers c'est
pareil.
Fos

sultat

conseiller municipal

camp

un

armée de flics en uniformes et

une

de grève

Un

jeu « populaire » comme celui-ci, le Pou¬
avait déplacé des centaines de
gardes mobiles,

voir

ouvrier

et des banderoles.

»

la

sont

fin

de l'émission, comme convenu, les ballons

lâchés, les banderoles déployées. Tout le monde

scande

«

Gardarem lo Larzac

».

La Fanfare Millavoise

LIMOUSIN
ont envahi, le 18 juillet en fin d'aprèsmidi, la gare de Saint-Yriex (Hte-Vienne) au moment
de Tentarée en gare des autorails desservant la ligne
600 personnes

Limoges-Brive.
Cette manifestation

la décision prise par
voyageurs sur cette

avait pour

but de s'oppôser à
la S.N.C.F. de supprimer le trafic

ligne.

les salaires

—

L'hygiène et la sécurité.
Le goudronnage des pistes
Les primes de déplacement
Pour avoir de l'eau potable
Et pour que soit engagée une lutte efficace
contre
les moustiques qui provoque le paludisme et la
mala¬
—

—

—

—

—

ria

Le 22 juin à 2 h 45 j'étais avec des
copains au piquet

de grève pour garder une des
cinq portes du chantier.
A 6 h 45 une camionnette est arrivée
; je
me suis
approché pour lui remettre un tract et lui
expliquer
les motifs de la grève. A ce moment là le
chauffeur a
regardé derrière moi vers le lieu où se trouvait le bras
droit du patron (Menet). Le chauffeur a

accéléré, m'a accroché et traîné

brusquement

sur

J'ai eu la tète coincée contre le

ron.

be

50 mètres envi¬

portail et la jam¬

gauche prise entre le pare-chocs et la roue avant.
Résultat, traumatisme crânien, 9 h dans le coma et
triple fracture de la jambe gauche.

Franco prépare

un nouveau

Caries GARCIA-SOLE, 23 ans, célibataire, coursier ;
et Ramon

LLORCA-LOPEZ, 32

marié et père d'un enfant en

tenir

au

bas-âge, accusés d'appar¬

FRONT de LIBERATION CATALAN (F.A.C.),

organisation

de

revendiquent

une

contre

ouvrier du textile,

ans,

les

forces

jeunes

catalans

longue série

antifascistes
institutions

d'autres villes de Catalogne, viennent d'être inculpés
par

de

propagande du régime franquiste à Barcelone et dans

le Tribunal Militaire pour activités

sécessionistes

«

terroristes et

(art. 294 bis du Code de Justice Mili¬

»

taire) et risquent la PEINE DE MORT.

qui

d'actes de résistance

répressives et les

Burgos contre les catalans

Comme

pour

énergiques
pourra

de

Burgos,

les

seules

protestations

l'opinion démocratique internationale

sauver

la vie de Caries et

Ramon.

DENONCEZ CE DOUBLE CRIME QUI SE PREPARE

Profitant de la confusion des ouvriers, les gardes
armés ont permis la fuite de la camionnette en
fer¬
mant les grilles derrière celle-ci.

.v.v.y

Depuis cette tentative de meurtre, je suis immobilisé.
Au début le patron a refusé de me mettre en
accident
du travail ou en
maladie. Je viens d'apprendre par le
directeur de la Sécurité sociale qu'on me
paierait en
maladie seulement à partir du 2 août !

W/

Je sais que plusieurs collectes ont
été organisées et
centralisées par la C.G.T. (plusieurs centaines
de

milliers d'anciens francs)
là-dessus jusqu'à aujour¬
d'hui je n'ai touché que 58 000 anciens
francs; les
autres soi disant serviraient à
payer l'essence de ceux
qui ont fourni leur voiture pour le piquet de
grève.
En fait le responsable C. G. T.
(Ferrer) a dès le dé¬
but voulu étouffer mon
affaire. Et moi j'ai voulu que
tout le peuple sache
qu'à Fos les patrons ne reculent
pas devant un assassinat d'un ouvrier
pour briser une
greve.
■Je suis marié, j'ai une fille de
14

santé

très bonne,

pas.

enfant et

a

ma

femme

besoin de soins.

Depuis le 22 juin je

ne

touche plus

mois qui a une
attend un
autre

Caiiiés GARCIA

salaire et je
ressources. Pourtant entre le loyer et les trai¬
tes. j'ai 80 000 anciens francs à
payer par mois.
Pour mon foyer, d'ici que
tout revienne dans l'ordre
pour moi j'ai confiance dans la solidarité de tous les
suis sans

travailleurs

mon

SOp

sîiBYagftrasn* tort'iH

•

!

CREDIT LYONNAIS 28660 199 L
.

SALON-DE-PROVENCE

13

Gilbert PICCA

Répression

Ancienne route de Pellissanne
Pont de Coustier
Ville les Catalans
Salon-de-Provence 13
—

Appel diffusé

COMMUNIQUE DE SOUTIEN

contre

par l'Union

nationale des comités
de lutte d'atelier.

AUX

les agriculteurs

de

bretons

Us

tats

de 13 militants du Front
Bretagne va débuter à Paris le

la

vant

(C. O.L. I. V.)

la
ont

Cour

de Sûreté

été arrêtés à la

de

de Libération
2

octobre de¬

l'Etat.

suite d'une série

d'atten¬

Bretagne dont un contre la villa de M. Bouyghes, promoteur parisien bien connu dans le fameux
milieu de la spéculation immobilière.
en

Nous réaffirmons notre solidarité de
principe avec
tout ceux qui mènent un réel combat
anti-impéria¬
liste pour une Bretagne libre et socialiste.

Pierre Sellier, de Bréal
et Briand, de St-Ouen

:

BRETONS

Le procès

Retombée de la guerre du lait : deux agriculteurs
adhérents de la coopérative laitière d'Ile-et-Vilaine

★ PARTICIPEZ
A LA VENTE MILITANTE DE

EMPRISONNNES

Nous

«

Lutie Occitane

ont

»

été

exclus

de

cette coopérative.

Une

délégation

composée d'adhérents de la coopé et des membres du
Comité syndical des producteurs du lait, s'est fendu
au siège de la C. O. L. I. V. pour
demander leur réinté¬
gration. La direction

a

refusé.

exigeons la libération immédiate de tous les
militants bretons emprisonnés.

Peuple d'Occitanie, Peuple de Bretagne
solidaires contre le colonialisme !
Lutte

Occitane

�LUTTE OCCITANE

.

L'affaire
Béchard (ancien député à étiquette

Socialiste) faisait savoir que la Société d'Economie
Mixte (SEMAG) dont il est le président allait se ren¬
dre acquéreur de 8 000 ha - au nom de l'utilité

publique

».

L'AGRICULTURE DE
LA VALLEE DU VAR REPRESENTE
435

—

Actuellement il est maire de la

Méjannes (avec un conseil municipal invalidé de 6 membres
sur 8, ce qui le rend inapte à toute décision) et prési¬
dent de la commission départementale d'Etudes de
commune

de

fusion des Communes. (1)
Devant l'avidité de cet ancien gouverneur des colo¬
nies une journée de Protestation a eu lieu le dimanche
6 août 72 à Méjannes-le-Clap, à l'appel du Comité

occitan, Comité de défense de la Vallée de la
Cèze, du Comité d'action occitane de Bagnols.

cevenol

Protestation contre

—

1"

l'affectation

des

:

fonds

publics

départementaux
à une Société d'Economie Mixte (SEMAG) qui a déjà
pompé 1 milliard et demi au contribuable gardois, et
dont le programme est la construction d'un ensemble
de résidences secondaires réservées surtout aux riches

étrangers alors que les communes manquant des sub¬
ventions indispensables à leurs besoins quotidiens (ad¬
duction d'eau, réfection des chemins etc...)
2" contre l'expropriation au profit de la SEMAG des
habitants de Méjannes qui tenaient à conserver leurs
terres
3° contre la dégradation du site naturel tant pour
l'implantation d'un nombre excessif de villas sur le
plateau de Méjannes que par le calibrage inutile de
la Cèze entre St-André et Goudargues
4° contre
les perspectives de main mise par la
SEMAG sur les terrains limitrophes de Méjannes par
le biais de plans d'occupation des sols et de fusion des
communes...

300

environ ont répondu à cet appel !
domaine de la Taillade, les manifestants

personnes

Réunis

au

entendent successivement M. Angeras au nom des ex¬
propriés du plateau de Méjannes-le-Clap ; M. Chambelîand au nom du comité de défense de la Vallée de

la Cèze, et M. Mazodier.
Chaque orateur fait

ressortir

l'opération en
cours n'est en fait qu'une
première tranche et que les
projets risquent de s'étendre par le biais du regroupe¬
ment des communes et des plans d'occupation des
sale et qu'ainsi le département du Gard devrait faire
face à de nouvelles dépenses énormes.
—

que

envoyé

une

délégation qui

exploitations agricoles

qui

COMMENT ENVISAGE-T-ON DE
PARTIR L'AGRICULTURE?

:

vivent sans

subvention, et n'ont jamais détruit

cune

aucune

La ville de Nice

au¬

Il 000 dans les
Alpes-Maritimes, avec une
tion de 14 % de 1970 à
1971, taux le

ré¬

A-t-elle besoin de toute cette superficie
pour réaliser
des

augmenta¬

une

zone

l'environnement
particulière ;

se

pose

avec

importance toute

une

protection naturelle de la nappe phréatique
du Var, qui alimente en eau
potable toute la zone côtière et qui ne manquerait pas d'être polluée
par l'in¬
dustrialisation de la Vallée.
une

rétrocédés

ront

sous

l'implantation d'entrepôts et d'industries suppri¬
meraient l'agriculture et tout ce qu'elle représente
sans rien apporter dans
le domaine de l'emploi, en
particulier, puisqu'il s'agit, en général, de transferts

Nous voulons

une

de Z. A. D. qui,
une

vaste

zone

Vous

tous, qui aimez notre région, êtes concernes
par ce problème. Soutenez nos efforts et nos démar¬
ches auprès des Pouvoirs publics
pour que, partout,
le béton ne détruise pas nos
espaces verts et nos coin11 y va

de notre intérêt commun,

nécessaire, à

prix très abordable,

un

la zone in¬
dustrielle de Carros. Serait-il raisonnable de
suppri¬
mer les 2 000 emplois
agricoles et de laisser les casiers

Les Syndicats
de

la

agricoles

Vallée du Var.
Le

boite

des exploitants

agricoles.
La

postale de

une

:

Le

«

ATTENTION

=

AU TOURISME

Lutte Occitane » nous est
réalisée par l'Union Démo¬
«

lancement de votre

l'occasion de réaffirmer
avec le combat anti-colonialiste
que
Occitanie. »
pour

nous

journal est
solidarité

notre
vous

menez

er.

—

Dans

centaine de pages, cette brochure pré¬
des éléments d'information et de réflexion sur

sente
le

une

réservé

sort

peuple breton par le capitalisme
et l'Etal centralisé.
Comprenant de plus de nom¬
breuses « réponses à quelques objections », elle
prësenie une description
une analyse du problème
et
breton Ecrite à l'intention des Bretons, elle est des¬
tinée en outre à tous ceux qu'intéresse et
que préoc¬
cupe le problème.
Vous pouvez la commander à l'adresse suivante :

PROVENCE:
Son

Saint-Laurent la Vernède - Gard -, un village com¬
me beaucoup d'autres,
qui a vu et voit partir ses jeu¬

! les habitants morts ou
sont à vendre !

nes

B. P. 713

:

35000

partis, la terre, les maisons

Le tourisme est une nouvelle raison pour les étran¬
gers de s'emparer du territoire, et ils ne s'en privent
pas ! on achète, on répare, on construit... Cela don¬
ne un semblant de vie et puis le vendeur occitan non

averti croit avoir fait

une

bonne

opération financière.

Seulement voilà, il y a l'Autochtone qui travaille dur

au

U. D. B.

vivre, et l'étranger à la recherche des loisirs. Et
un beau jour c'est la mauvaise
surprise pour les agri¬
culteurs occitans restés au village : les étrangers, tou¬
ristes et C1-, constituent une liste et s'emparent de la
mairie ; ces Messieurs qui disposent maintenant des
deniers de la commune, veulent en priorité des aména¬
gements pour leurs loisirs ! les ouvrages nécessaires
aux travaux agricoles attendront !
pour

Rennes

Travailleurs de la Terre, convertissez-vous en amu¬

Eureau 31. Maison

du Peuple
rue de l'Harteloire, 29200 BREST
prix de 4 F (C. C. P. 2365-76 Rennes)
ou

Confédération

de défense contre l'expropriation.

notamment

parvenue

Var.

La Fédération

sur

BRETAGNE
COLONIE
la

Groupement de défense
de la Vallée du

dé Carros vides ?

A

aujourd'hui

pour

et pour demain.

—

redoublent

30.

voulons pas

ne

agricole protégée pour vingt
ans afin de continuer notre métier
pour le plus grand
bien de la population et préserver
ainsi ces espaces
verts, situés en plein cœur de la grande agglomération
qui s'étend de Cannes à Menton.

d'activités du centre de Nice vers l'extérieur ;
les entrepôts et autres activités disposent, à
quel¬
ques kilomètres de la Vallée du Var, de toute la place

citans frappe. Quelques groupes de badauds se joignent
à la manifestation et reprennent en O.C. les
slogans.
En passant devant les bureaux de la SEMAG les cris

-

des particuliers.

nes.

brochure
cratique Bretonne : « Bretagne = colonie », accom¬
pagnée d'une lettre dans laquelle le responsable aux
relations internationales de cette organisation écrit

d'Omiols

la

—

ment

(1) pour plus amples détails voir le N" 5 de « Vallée
de la Cène » Directeur Guy Chambelland, la Bastide-

toute

la Z. A. D. se¬

couvert

—

quelques pancartes sont arrachées, un
représentant de la SEMAG est conspué. Cependant les
forces de gendarmeries (et pompiers) relativement
importantes n'interviennent pas.
Le cortègé reprend sa marche et se disloque à
l'autre extrémité du village à la demande des
orga¬
nisateurs, qui projettent des actions de plus grandes
envergures dans les prochaines semaines.

bénéficiera

d'intérêt général, favorisera
spéculation au bénéfice d'intérêts privés.

POUR QUELLES RAISONS?

porter
toute son aide à cette nouvelle forme de dépossession
des terres, en organisant une campagne d'information
et par signatures de pétitions.
Vers 16 heures les participants à ce rassemble¬

et

à

C'est pourquoi nous

;

verte indispensable à la Ville de Nice
et à toute la région à un moment où le
problème de

assure

organisent une manifestation dans les rues du
village, La présence de banderolles et de drapeaux oc¬

dont

La majorité des terrains inclus dans

départements limitrophes

—

collectifs

Non !

une

—

équipements

population laborieuse niçoise ?

valeur, au départ, de deux milliards d'A. F. et
35 % de la production commercialisée sur le
marchégare de Nice, alimentant ainsi, dans des conditions
de fraîcheur exceptionnelle, les
Alpes-Maritimes et
les

a

plus élevé de

France ;
—

FAIRE

demandé le classement en Z. A. D.
(zone d'aménagement différé) de 550 ha, c'est-à-dire
5 millions et demi de mètres carrés. Pour
quoi faire ?

colté, 2 000 personnes actives et 6 à 7 000 personnes
de population agricole. Ces 2 000
emplois permanents
sont à rapprocher des demandes
d'emplois non sa¬
tisfaites qui, officiellement, dépassaient le chiffre de

Les comités de soutien contre l'extension du camp

du Larzac ont

11

LE MAINTIEN DE L'AGRICULTURE
DANS LA VALLÉE DU VAR

Méjanes-Ie-CIap (Gard)

En août 1970 M.

page

ailleurs...

et
de

»,

seurs

publics, le riche étranger aime le pittoresque et

le folklore !...
R. C.

Danger de mort atomique
A

Marcoule, dans quelques mois un sur-régénérateur
atomique industriel (réacteur rapide à plutonium) va
être mis en service, il sera de la taille et avec le même
système de refroidissement que le réacteur « Enrico
Fermi

»

construit

U.S.A. en 1966.

aux

type de sur-régénérateur atomique.
Le 5 octobre 1966, le blocage de refroidissement, alors
Que le réacteur ne fonctionnait qu'à 34 000 kw
(il
est prévu pour 430 000 kw) a fait fondre une partie
ce

du combustible du réacteur : obtenant une demi-tonne
d'uranium 235 (assez pour faire 40 bombes d'Hiroshi¬
ma).

11 est bien connu que quand une masse critique
d'uranium 235 se rassemble à un endroit, il subit une

réaction en chaîne spontanée. Il aurait suffit d'une
disturbance quelconque (pour essayer de retirer le fuel

endommagé par exemple) pour y former une masse
critique trop grande pour pouvoir être contenue par les
barres de contrôle.
pour

résultat
faire

une explosion suffisante
structure en
acier et béton du

pourrait

éclater la

être

réacteur. Les gaz radioactifs se libéreraient alors dans

l'atmosphère et seraient véhiculés
les vents.
Le Directeur-général

sans

contrôle

par

adjoint du « Power reaction
development corp » a déclaré à ce sujet : « - c'est un
de ces accident dont les conséquences sont si terri¬
bles que sa probabilité doit être très petite. »
Courage Provençaux, notre gouvernement de Paris
ne
reculant devant aucun sacrifice
(le mistral ne
souffle pas là-haut) va vous construire pour la modi¬
que somme d'à peu-près 600 millions de N.F. un réac¬
teur

«

Enrico Fermi

».

En

mars-avril

71

une

nouvelle

revue

«

ronéotée

JEUNE LANGUEDOC
fai¬

sait son

Or, à la suite d'un accident qui a failli détruire les
villes de Détroit et Tolédo, les U.S.A. ont renoncé à

Le

AU SUJET DE

apparition sous le nom de « Jeune Langue¬
doc ». Depuis juillet 72 deux autres numéros sont sor¬
tis sous le nom de « Jeune
Languedoc
Poble d'Oc ».

proposition contenue dans l'édito du n" 6 de « Jeu¬
ne Languedoc », à savoir la publication des curriculum
vitae de ceux que nous avons accusé.
la

Nous dénoncerons fermement toute tentative d'infil¬

-

♦

Lutte Occitane

veaux

x

»

occitanistes

a
»

été très surpris de voir
—

car

ces nou¬

beaucoup sont très

con¬

»

tration
De

du

mouvement occitaniste

par les

adeptes de

Saint-Loup !

le retour

s'est entendu pro¬
poser par « Jeune Languedoc » de faire une grande

particulier l'un des principaux animateurs de
«
Jeune Languedoc » a, avant de se réclamer de la
révolution occitane, déployé beaucoup d'énergie
(la
matraque en renfort souvent) dans les divers courants
fascistes locaux. Et il n'est pas le seul dans ce cas à
« Jeune Languedoc ».
Alors il ne faudrait pas trop nous faire le coup de
l'éditorialiste du n" 6 de « Jeune Languedoc », « il faut
toujours avoir ses fascistes à vouer à la vindicte pu¬
blique, ça évite de penser à autre chose ».
Cessez de jouer aux idiots du village ; le problème
est le suivant : il y a depuis sa fondation dans « Jeune
Languedoc » un certain nombre d'animateurs des mou¬
vements fascistes en Occitanie. Nous craignons que la
création de « Jeune Languedoc » ne soit pas sans
rapport avec l'influence idéologique du nazi occitan.
De Saint-Loup (1), ou encore avec l'influence politique
certains mouvements fascistes « régionalistes » (2).
Alors afin de lever toute ambiguïté nous acceptons
(ainsi que nous l'avions déjà dit au directeur de « Jeu¬
ne Languedoc » en juillet 72 et répété au cours d'une
entrevue qui nous a été demandée en septembre 72)

lieu à Toulouse au
celle de « Lutte Occi¬
tane ?), réunion qui grouperait tous les représentants
de la presse ou des groupes occitanistes.
Cette proposition a été également faite au P. N. O.

nus comme

du

vieux chevaux sur le

retour,

sur

fascisme montpelliérain.

En

Autre chose :

«

Lutte Occitane

réunion « comme celle qui a
mois de juin » (sans doute

à

Demain l'Occitanie

«

»

»

eu

Occitania Nova

fusé, Vivre, etc., pour constituer une
Notre refus est clair :

«

«

(qui a re¬

coordination

Lutte Occitane

»

est

».
une or¬

ganisation de lutte de classe contre l'impérialisme pour
la construction
du
socialisme
en Occitanie : nous
sommes prêts à faire l'unité dans l'action sur des bases
précises avec tous ceux qui, quelles que soient nos di¬
vergences idéologiques, luttent objectivement dans le
même

sens.

Mais pas d'unité-bidon au sommet !
S'il s'agit de l'unité organisationnelle

ment occitaniste

—

du mouve¬

il faudrait au moins que la discus¬

politique soit plus claire — que par exemple « Jeu¬
ne Languedoc » exprime publiquement ses points de
désaccords avec « Lutte Occitane ».
sion

(1) « Les nouveaux Cathares
(2) Voir Reggio de Calabre.

».

�LUTTE OCCITANE

«

-,

12

page

S ETE...
Depuis quelques temps, certaines employées de mai¬

prennent conscience de leur exploitation. Parti¬
culièrement à, Sète où ces deux tracts rédigés en Espa¬
gnol et en Français ont été distribués.
Une employée de maison et un délégué C.F.D.T. de
Sète nous présentent le problème des gens de maison.
L.OC. :
Combien y a-t-il d'employées de maison à
Sète ?
« Le nombre ne peut pas être précisé. On
essaie de voir l'ensemble des personnes ayant une pro¬
fession leur permettant d'avoir une employée, mais ce
ne peut être fait qu'au
coup d'ceil. Nous
aimerions
qu'un organisme officiel nous indique le nombre de
ces personnes pour entrer en contact avec elles et les
informer. Il y a beaucoup d'étrangères : Espagnoles,
Portugaises ; mais aussi des Françaises : jeunes venant
son

—

—

de 1? campagne.

employée de maison parle.

une

»

très lourd qui ne peut pas faire

évoluer la personne ni
physiquement ni d'une façon culturelle. Je ne vois pas
l'avantage de commencer à-, faire employée de maison
surtout si on se trouve seule ou qu'on vient d'un pays
étranger.

le col blanc, les surnoms...
«J'ai dû servir dans une maison de campagne
les Invités de mes patrons : lorsque ceux-ci sont ar¬
rives, je n'avais pas mon tablier, ils n'ont pas recon¬
nu en moi la bonne et se sont adressés à moi comme
à une personne. Je les ai servi. Lorsqu'ils sont par¬

tis, ils

une française, payée 650 F par mois,
jour de congé. Elle travaille avec des per¬
âgés et n'ose pas demander de sorties. Bien

sonnes

qu'elle ne soit
pris qu'elle se
trouve

pas

trouvait

travail

un

satisfaite, elle
on

a

rien. J'ai

ne dit

com¬

trop isolée, alors quand
de le perdre.- »

on

peur

contacté

J'ai

des

espagnoles qui
travaillent à
terminent à 9 heures,
9 h 1/2, et si « madame » a le plaisir d'apporter des
amis, l'employée doit rester obligatoirement jusqu'à ce
que les invités soient bien servis, minuit, 1 h... Ceci
en don gratuit et avec
amabilité. Le lendemain, il
«

temps complet. Le soir elles

faut recommencer le travail à la même heure.

travail

on

diminue

«Nous

travaillons

le dimanche

si

»

cela plait

fois

amie

une

avait

demandé le droit de

se

—

privé.

Si c'est un endroit privé
i' l'est aussi pour le nettoyer.

gner,

pour se

—

Nous ne sommes même pas

ouvriers. On est

considérées

classe encore

bai¬

à

(le patron ne rentrant pas dans ces af¬
faires), ou si celle-ci connaît une amie qui est en
« panne ». Elle lui
prête son employée. »

un

peu

ne la considère pas comme une per¬
normale. C'est une catégorie qui ne peut rien
faire d'autre que les assiettes,
l'aspirateur, sortir le
chien... etc. Du matin jusqu'au soir nous sommes à
la. disposition de notre employeur.»

travail, on

son

C.F.D.T.

:

«

—

Il faut marcher comme

re. Or

l'an dernier, seulement 5 employeurs versaient
à la caisse complémentaire de retraite. »

Les conditions matérielles

dehors du travail

:

de l'employeur, elles n'ont pas le droit d'amener de ca¬
marades chez elles. Si elles souhaitent avoir des con¬
tacts elles doivent se déplacer. Pourtant nous payons

notre travail la chambre.

pai

H faudrait que tout le monde hors de son travail
ait une vie privée orientée suivant ses
aspirations,
car on est plongé uniquement dans le
travail, ce n'est
pas possible, on travaille puis on s'enferme dans une

chambre pour se reposer, le lendemain on recommence
et

on

devient

déséquilibrée.

en

«

comme

«

en

nuestras regiones o

Falta de

teniclo

formacion profesional

alejamiento

Necesidad de ganar la vida, aun antes de poder

mismos deréchos sociales que los
trabaj adores
El codigo del trabaj ado es el. estatuto que defiende los intereses de lors trabajadores pero...
No es aplicable a las empleadas de Hogar.
Consecuencias

découverte,

une avance

et il y a une bonne

Grand

pris

mitida

conscience.

»

:

la

«

perspective la plus dure qui se pré¬
ces personnes et de les

est de trouver

syndicale

avez-vous

Cela dépend, j'ai eu toutes les réactions. Une
fois, j'ai demandé à être payée le 1er mai, la réponse
de la patronne a été qu'elle n'en avait
pas l'habitude
mais qu'elle voulait me donner un pourboire, un ca¬
deau parce que cette semaine j'avais fait un
gros tra¬
vail. donc si elle me payait le 1er mai elle ne me ferait
pas ce petit cadeau. Je lui ai répondu que je ne voulais
pas recevoir en cadeau, ce qui m'était dû par le tra¬
vail. J'ai pu ainsi obtenir le paiement de la
journée du
«

—

1er mai.

nuestra profesion.

para

No bénéficiâmes del ASSEDIC

(indemnizacion de

paro).
Los obreros estan

—

En tant que militante
eu des ennuis dans le travail ? »

de 40 horas esta muy lejos de ser ad-

semana

neral del
«

taies.

como

La

—

»

:

à la Inspectio del

El SMIG no se aplica. Concierne solo a lors traba¬
jadores. Y las empleadas de hogar no estan recono-

cidas

une

dificultad. para recurrir

Trabaj,o.

partie d'employées de maison qui sont déjà arrivé à
cela et qui luttent en partant de cela, et qui ont déjà

L. OC.

:

:

hogar hay
«
aj.us.tado

por el Regimen Ge¬
pero... para las empleadas de
regimen especial ! el forfaitaire » o

un
».

De donde

—

ciente

o

sigue

se

: que

el retiro

es muy

insufi-

440 francs por trimestre.

:

Y que en caso
mas

protegidos

Segunp Social,

menos

de enfennedad, la prestacion se eleva
una cuarta parte del salario.

a

Mientras nosostras somos las esclavas de esta pro¬
fesion.
—

Permitimos

—

lors patronos el liberarse de sus obli-

a

gaciones materiales... para, asegurar su nivel de vida y
su propioenriquecimierfto... profesional y social.
O para quel el « CAP Employée de Maison » (Certificado de Aptitut Profesional) que el Ministro y la
Asociacion Patronal quieren imponernos ?
—

Par

contre

ils disent

:

l'employeur peut aller jusqu'au renvoi,

—

cette, personne ne me convient pas, elle

connait trop la loi.

—

En nada cambiara nuestra condicion.
Decimos :
—

dû quitté une maison parce que j'ai demandé

pour

No

a

lars 14 horas de

trabajo

y de presencia en la

casa.

l'avenir.

Il y a aussi

Cela dépend de la personne, de son âge. Lors¬
qu'elles commencent à seize ans, 18 ans, c'est un poids
—

hemos

No

—

—

le dimanche complet. Mais j'ai préparé cette maison

problème

empleos

—

Ce que nous

C est une

J'ai

Qu'est-ce- que cela pose
tant que femme ? »
:

hay ostros

demas

découvrons ici est très bon, par
toutes ces personnes qui ont été amenées
à découvrir la classe ouvrière, à prendre conscience de
leur classe, ont ensuite les moyens de se réunir et de
mieux comprendre ce qu'est la classe ouvrière.
«

exemple

»

Les gens de maison sont surtout des femmes.

L. OC.

No

—

—

réunir.

La plupart ont leur chambre dans l'immeuble

DE HOGAR,

NECESIDAD

paises de origen

—

logement : est souvent sommaire, les conditions
d'hygiène n'étant pas souvent respectées. Il n'y a- pas
de douche, et pas toujours d'eau courante. La porte
ne doit pas être fermée car il faut
que la patronne
puisse jeter un coup d'œil.

POR

escoger un oficio
No tenemos los

La prise de conscience
des employés de maison

C.F.D.T.

psychologiques

en

ES

machine.

une

position de leur patron est comparable à celles des
anciens colons qui traitaient les indigènes du pays
à coup de pieds et de cravache. Ici on ne les bruta¬
lise pas parce que c'est passé de mode. »

sente à nous

I^e

«

SI SOMOS EMPLEADAS

La

—

C.F.D.T. : « Les employées de
maison doivent tra¬
vailler 10 ans chez le même patron pour pouvoir béné¬
ficier de la caisse complémentaire de retraite, si tou¬
tefois cet employeur cotise à la caisse complémentai¬

—

gobierno
nos-quiére-imponer
que et

des

comme

d'esclavage.
L'employée de maison est une personne qui doit faire
une

Pas de retraite décente.

Pas le droit de vivre

de la sociédad-nueva

—

la patronne

et

No queremos
se r-las-esc lavas

comme per¬

Les heures supplémentaires ne sont pas payées.
—

« Il
nous faut aussi l'appui des autres travail¬
leurs. Notre travail syndical est pour l'instant un tra¬
vail d'information. »

sonne

Pas d'horaires fixes.

»

m'ont dit ni au revoir, ni merci.

ne

Dès qu'on fait ce

sans aucun

L&amp;as

très peu
l'isolement des travailleuses.

sonne.

droit

«J'ai contacté

Les conventions collectives sont mal

—

pratiquement jamais appliquées. Il y a
de syndiquées, la difficulté étant toujours

—

je fais un travail comme tout le monde,
je suis une personne avec les mêmes besoins, je vou¬
drais prendre une douche — les patrons sont alors
étonnés et répondent que la salle de bain est un en¬

600 à 650 Fr par mois.

:

«

»

Diminution de la personne par ce travail : le tablier,

Une

Un salaire dérisoire

:

et

—

ba'gner,

Les conditions de travail

C.F.D.T.
connues

difficulté de

une

étrangère et

que

dû que l'on

nous

langue, quand

l'on demande des conditions

comprend

on

on

est

No a estar hasta las 2 o las 3 de la
rando que marchen los invitados.
No

nous

a

manana

espe-

servir el rango de esas senoras que juegan al

bridge.

pas. »

No

esta humiliacion constante

a

de

la que somos

victimas.
No

a

No

cada

como

In forma Iion
des femmes de

Vous avez droit à quatre semaines de
congés payés
an, soit : 24 jours ouvrables à raison de deux

par

journées

par

les

congés payés
ménage el employés de maison
sur

mois, plus lès dimanches.

Logement

par nuit : 1
Soit un total de revenu

fois le S. M. I. G.
en

:

ocuparnos
vez

del

que

perro.

somos

depersonalizadas, tratados

ninas.

No

a

No

a

todo lo que nos ridiculiza.
ordones que nos rebajan constantements,

esas

Y que ignoram nuestra condicion de trabajadoras.
No a esa vigilancia llena de desconfianza durante

el

trabajo.
No à la comida mala o insuficiente.
No a lors regalos que quierem compensar

4,30 F.

nature égal à 16,90 F par

jour.

siquiera la opinion publica.
No à la explotacion de las
—

L'inclusion d'un jour férié chômé et
dans

non

récupéré

Pour
24-

une

période de congés payés, soit

longer cette période de congé d'un jour supplémentai¬

450 francs 60 centimes.
Nous vous rappelons que :

re

Pour

une

période de congé payé

a pour

effet de

pro¬

de repos.

Exemple

:

le 14 juillet

ou

le 15 août tombant cette

année (1972), un vendredi et un mardi, ce jour s'ajou¬
te aux quatre semaines de congé annuel et doit être
indemnisé au même titre qu'une journée de travail
(article 54 J du Code du Travail, livre II).

espèces s'ajoutent les avantages en
nature pour le personnel logé et nourri.
Les deux

principaux

repas se

calculent

comme

suit :

16,90 F x

votre

obtenir

tous

profession,

désormais

une

les

renseignements

concernant

notre

syndicat C. F. D. T. assurera
permanence tous les mercredi de 15 h

à 18 heures.
A

Montpellier

Union locale, Bourse du Travail, 7,

:

du Carré-du-Roi.

Béziers : Union locale, Bourse du travail, avenue
Frédéric-Mistral.

Sète

:

Union

locale, Bourse du Travail, 16,

rue

4,30 F x 4
5,73 F

:

3&gt;
Deux repas à. 5,73 F
A

:

5,73 F x 2

=.

11,46 F.

ajouter î petite déjeuner, un cinquième du repas,
soit : 5,73 F divisé par 5 et multiplié par 1 =
1,14 F.

Employés,

gens

obtenir

de maisons,

vos

employeurs fônt

va¬

Faites valoir les vôtres !

les

avantages que les patrons et le
refusent, et obtenir lès mêmes
droits que les autres travailleurs, adhérez à la C.F.
Gouvernement

D. T.

femmes de ménage »

Que estan pagadas à 3,85 F por hora, en condi-

Queremos
Que nuestra profesion este al servicio de aquellos

—

que

tienen

necesidad de nosostras

mas

Madrés de familia que ejercen una
nismos colectivos, hogaros, guarderias
o

de

:

profesion, orgade ninos, can-

fabricas, hospitales, etc.

Queremos, pues, beneficiarnos de todos los derechos adquiridos por el combate de la clase
obrera,
puesto que de ella formanos parte.
Somos conscientes de que todo ello nos concierne
primeramente mismas. Pero, para que nuestro esfuerzo sea eficaz, necesitamos la accion del
conjunto de
todos los t-rabajadores manuales e intelectuales.
—

—

loir leurs: droits ?
Pour

«

:

ciones de trabajo muy duras.

tinas escoîàres

A

A

las empresas

—

Jean-Jaurès.
Quatre tiers du S. M. I. G.

en

^

rue

Aux salaires en

:

las horas

extraordinirias.
No a esta profesion, puesta que el ministro y les
Patronos no la reconocen como profesion obrera, ni

vous

Un
—

équipo sindjcalistà de Empleadas de Hogar.
mayor informacion, dirigirse a la Bourse

Para

du Travail, Union locale C. F. D. T., 16, rue
Jean-Jaurès,

Sète.

�LUTTE-OCCITANE

Du
du

Lai'zac

néo ^colonialisme

aux

Depuis quelques années, la Lozère, comme toute
l'Oecitanie, est confrontée à un grave problème, un
problème crucial puisqu'il est essentiellement humain...
C'est

celui

d'une sorte

de néo-colonialisme

qui s'ag¬

chaque année pour les raisons diverses.
De nombreux projets d'édification de campus mi¬
litaires, de barrages et sûrement de centrale nucléaire
voient le jour et deviennent, hélas ! réalités, ce qui
grave

à

élus prévaricateurs, il

n'y

encore ;

kilomètre carré
tion

—

cales.

la densité actuelle de 12 habitants au
n'est pas loin du seuil de désertifica¬

La productivité atteint des taux élevés
grâce au dy¬
namisme de la région qui se retrouve d'ailleurs dans

le remplissage du barrage, il y

pour

nécessité de dévier plusieurs cours d'eau de tous

les environs par galeries
souterraines,
la destruction de l'harmonie de toute

Les conséquences désastreuses

Ainsi,

de riches prairies

paraître

tions

on

n'en fait

qu'à

sa

guise.

Sous le camouflage de l'intérêt général, des « grou¬
pes financiers », société d'économie mixte (SOMIVAL),
club méditerranée et spéculateurs de tout poil, s'appro¬

prient les restes fie vitalité

pour créer et orienter leur
d'aération pour technocrates (Z. A. T.) et pallier
aux
désirs de leur civilisation dévastatrice de créa¬
tion de besoins (golf,...).

cela provoquera
la région.

:

sous

seront condamnées à dis¬

les eaux, de même que la commune de

Seront condamnées aussi une

agricoles

700 bovins et

dont le

trentaine

Actuellement, il est projeté d'effectuer
la vallée de

Naussac

barrage-

évalué

à

le

cours

—

—

une

grande réserve d'eau,

de l'Allier pour

ment.

Plus

de

amener

l'eau

aux

de

Clermont-

Ferrand ;
—

permettre
ter leurs

—

encore seront les

conséquences du bar¬
tous les pourtours de la zone immergée :

-Langogne, petite ville qui est .le centre d'écoule¬
produits de la vallée, va subir une récession
économique (estimation à 200 millions d'anciens francs
ment des

régularisant

;

industriels

graves

rage sur

aux bourgeois du Val d'Allier -d-'alimenpiscines ;

Création d'un micro-climat néfaste .aux exploitations
environnantes : "fenaison, parasitisme.
Toute la région va donc entrer dans un -processus de
désertification prononcée.

LA TARTE A LA CREME

:

d'utilisation militaire en

installant

d'hydravions Charmée vient d'acheter
non

loin

une

un

base

terrain

fie Naussac).

tution

de

Lorsque le projet fie barrage fut connu, certains
pensaient (car appâtés par un gain immédiat) que le
tourisme

s'en

la

S. O.M.I. V. A.L.

LE MAITRE

D ŒUVRE

:

LA SOMIVAL

trouverait

fie mise

été confiée à la S. O.M. I. V. A. L.

a

en

valeur de

la Lozère soit

(Société

l'Auvergne et-Limousin) bien

dehors de

que

périmètre d'action. Elle
entend, bien entendu, venir exploiter les paysans de
en

Lozère comme elle
de Vassinères.
Elle
à

va

le

nu

a

bien

son

pu

le faire autour du lac

avec sa soi-disant « utilité publique » limer
schéma classique de la spéculation. C'est si

facile lorsque on est contrôlé financièrement.
D'autre part, la S. O. M. I. V. A. L. a fait preuve-de
démocratie sauvage.
Elle a cru bon de

LA COLERE DES HOMMES
Telles sont dans leurs grandes lignes les principales
caractéristiques de ce futur barrage dont les consé¬
quences inéluctables en cas de réalisation définitive

LE TOURISME

et, qui sait ? n'y a-fc-il pas un projet à long ter¬
nie

syndicalisme ? Ils ne s'opposent même pas &amp;
disparition d'une trentaine d'exploitations. Tout
au contraire, ils
essaient d'activer la réalisation du
barrage en parlant des problèmes d'expropriations
qu'ils n'osent, de plus, exposer aux réunions publiques.
Quant à la S. A. P. E. R. Lozère, on peut la mettre
dans le même sac et ses sondages tendancieux d'opi¬
nions tronquées cadrent bien dans son rôle de substi¬

les informer lorsque la décision
parait irrévocable. La population concernée est donc
mise devant le fait accompli sans autre ressource -que
de protester après coup, c'est-à-dire trop tard.

an).

Disparition de l'artisanat local.

:

irriguer le maïs fie la Limagne

pro

la

L'étude

Ajoutons à cela la déportation d'une population si¬
nistrée de 300 personnes et d'une centaine indirecte¬

par

Construire

se

millier d'ovins.

un

—

un

(Lozère).

département ont refusé de

noncer.

d'exploita¬

cheptel peut être

.zone

réservoir dans
Les motifs :

du

lutte

Quel

D'autre part,
aura

On fait fi des intérêts vitaux des populations lo¬
On écoute attentivement, certes, les doléances

haut-lieu

C. D.J. A.

et

même

une

population elle-même. A Naussac, il y a 65 % d'ac¬
tifs contre 40 % pour l'ensemble du
département.

Naussac.

en

13

la

(11 hab./-km2).

exprimées mais

et

a qu un pas

—

minue

page

Kaiissac,

—

caractérisé, en outre, la Lozère comme un champ d'ex¬
périence, peu louable en général.
La population, déjà faible (60 000 habitants), di¬

»,

grandement favorisé. Seule-

ont déclenchés des discussions à travers tout le

entre Langogne et Auroux jusque dans la

traverse l'Allier

que

Pour

sur une

pays

Haute-Loire

grande largeur.

la défense, il existe deux associations

:

une,

.composée du maire et de quelques notables, -qui -est
pour le barrage ; l'autre qui est contre, mais elle a
un rôle passif et un comité de défense de la vallée
de Naussac composé de quelques jeunes qui marquent
une hostilité
absolue au projet de barrage.
Un paysan déclare notamment : « Nous sommes
ici cernés par la zone périphérique du parc des Cévennes et par le plateau du Larzac. Voilà qu'on veut
maintenant noyer notre belle vallée et la transformer

NAUSSAC

en

màrécage

aux

plus beaux jours de l'été.

»

Victimes d'une politique absurde, notre devoir est-de
lutter contre ce vandalisme barbare et spéculateur.

NOUS SOUTENONS MAUSSAC
1° Parce que nous

tielle,

comme
avec

2"
une

jugeons l'expropriation, même par¬
la bourgeoisie locale et les notables élus,
une mesure illégale, en contradiction flagrante

par
le

droit de vivre.

Parce

que

l'implantation d'un tel

réalisation purement

négafîVë

ouvrage

pour la

sera

région.»

3" Parce que nous nous révoltons face aux mirobo¬
lants propos préconisant la défense de l'environnement.

C'est un peu à la manière du curé de Cucugnan
qui pratique ce qu'il défend. On prône à tous les vents
la défense de la nature et on s'acharne à la détruire.

Les

réalités

période
à celui
escompté. Feut-on parler de tourisme pendant la sai¬
ment l'eau stockée en "hiver sera vidangée en
de sécheresse, ce qui aura un effet contraire

:

Immersion de 1100 ha d'une vallée fertile et
plusieurs rivières seront asséchées sur une partie de
—

leurs parcours ;

son

estivale

900

ha ?

avec

Alors

Lozère

—

la vallée de Naussac est une fies

régions des plus

riches de la Lozère.

comparaison entre la valeur des terres inondées
celle du département est une donnée irréfutable :

La
et

grâce à
et l'agriculture,
agriculteurs et

Terres labourables
Prairies naturelles
et

pâturages

Landes

Superficies boisées
Autres (jardins,...)

Dépar¬

inondée

tement

17,06 %

.7,6 %

à

leur

Quel scandale ! Noyer une vallée fertile, stocker des
millions de mètres cubes d'eau, pourquoi et pour .qui ?
Pour satisfaire
financiers et de

l'appétit financier de quelques groupes
spéculation.

Lo grop « Lucha Occilana » de Lozero
Amos de païsans de Naussac

essaie de duper les paysans et on se base sur
docilité et leur conservatisme pour pouvoir les

tromper davantage.
UNE HISTOIRE DE GROS SOUS

VOUS POUVEZ COMMANDER

L'AUTOCOLLANT
52,26 %
3,16 %

•21,34 %
0,18 %

Ce n'est pas trop dire que l'on noierait
•partie du territoire agricole lozérien.

13,3
42,9
35,9
0,3

%

Comme toute affaire

%

ment n'est bien souvent

%

que sordide affaire
dozer et du béton.

-%

la plus belle

Facilement mécanisables, les exploitations sont bien
regroupées et les parcelles sont de dimensions impor¬
tantes.

bourbier de 800

parle de faire revivre la
un juste équilibre entre le tourisme
ce barrage va faire fuir à la fois les
les touristes pour les remplacer par
Le tourisme, voilà la pommade pour
l'on

des moustiques.
faire passer le projet.
On

Zone

l'existence d'un

que

4" Parce que nous n'admettons pas et n:admettrons
jamais la tactique parfois dictatoriale des pouvons
publics qui nous placent devant le fait accompli.

à l'heure actuelle, h'aménage-

qu'un prétexte à réaliser quel¬
moyen de bull¬

d'argent par le

certains nota¬
étrangers à la prise de décision
du projet. Aussi déjà fleurissent sur de nombreuses
Toutes des inscriptions comme « non au barrage &gt;,
•« Viallet, dehors"» qui est le maire de Langogne (UDR)
•«t bien d'autres. Face à cela, les syndicats F. D. S. E. A.
A cela,

bles

il faut ajouter la pression de

qui* ne sont

pas

"Sauvons MAUSSAC"
A L'ADRESSE SUIVANTE :

Comité de défense de la
de Naussac BRIGES
48 - GRANDIEU

vallée

�LUTTE OCCITANE

.

»,

14

page

culturel

Fi'oiit

LTJNIVERSITÉ OCCITANE D'ÉTÉ

générale de l'I.E.O.

l'assemblée

et

AQUITAINE
Nous

avons

frappée d'un
La

VIURE » devant publier un important
cette première Université Occitane
nous
contenterons, pour
l'heure, de

revue

«

relatif à

dossier

d'Eté, nous

quelques remarques.

timidesa,

porta d'un Ministèri. La

la

pas

paga

ara

occitana, que se

(environ 300 participants venus de
occitanes, y compris italiennes) et
nouveauté des effectifs ont permis l'éclatement de
« famille occitane » réunie
pour une traditionnelle

L'importance

toutes les régions
la
la

l'I. E. O.

Sainte-Estelle de

A

partir cie cet éclatement

important sem¬

un pas

bla avoir été franchi par le
mouvement occitan ;
l'Université Occitane d'été a été une université cri¬

tique

vin, mise

dépasse¬

bourgeoise,

critique de l'idéologie

:

tripe, nationaliste chau¬

d'un occitanisme de la

ment

place d'une recherche occitane décolo¬

en

nisatrice et désaliénante.

remettant en cause l'en¬
été fait jusqu'à ce jour, abordant
variés du fait occitan, n'a pu
être en fin de travaux capitalisé et synthétisé cor¬
rectement, il n'en reste pas moins que l'espoir d'ob¬
tenir des outils pratiques pour le combat décoloni¬
sateur peut devenir réalités. Cai
il devient chaque
jour plus évident que l'urgence n'est pas de publier
des romans et des poèmes, mais des études histori¬
ques, sociologiques, économiques directement utilisa¬
Si

ble dans

A

lutte de tous

la

fin

la

de

les jours.

l'Université

s'est

Nos

plantejam davant un fenomèn
tôt nou, e
évident, que, tôt préparai
que sia
estât,

pasmens

càmbia

d'à

fenomèn

es

1962

fons

nostras

Aquel

responsabilitats.

l'explosion de consciéneia occitana, entre

que

las

de la

condicions

produccion

literària occitana ne son boloversadas ; uèi lo libre
occitan,
quin
que sia
son
contengut, aprofecha
aquela pojada nova que talha
dins la populacion
occitana de troces largs de curiositat a d'esvèlh.

l'espaci occitan comença de s'occirecepcion de la cançon coma de l'es¬
pectacle a pas encara concebut sos limits, que la
chifra dels escolans fa pas que crèisser, que de libres
s'agotan en qualques meses.

a

Creire pr'aquo que tôt es ganhat séria s'abandonar
una Illusion perilhosa. Una explosion per èsser de

apparèlh de sosten. Fauta
d'aquel aparèlh, las forças individualas se degalhan
de durada demanda

un

s'alassan. L'I.E.O. a lo dever
de sostenir, coma
collectivitat, totas las produccions occitanas : que se

o

trache d'edicions de libres,
de
disques, d'activitat
cinematografica, radiofonica, de télévision, de teatre,
de cançon, devon saber los productors occitans
que

çai troban

un

luoc d'escambis

e

aquo demanda que s'aborde
sens ipocrisia e
precaucion lo problèma de la fonccion de l'I.E.O.
fàcia a l'entremesclament del cultural e del politic.
Mas

das

:

grand journal bordelais :

C'EST

vont

être

de

la

d'una analisi socio-economica
coloniala d'Occitània. Contràriament

situation

s'èra vist

a ço que
d'analisis

l'analisi

de

la

del

la fin

a

subjeccion

fach

del

sègle

provinciala

colonial

locale réussie dans

mation
la

Mission,

amb
regionala,

de

sectors

largs de l'opinion

En qualques ans s'es facha credibla e mobilizaira S'es acordada tanplan a l'actualitat exagonal : las luchas bascas, bretonas, catalanas, e la mesa en question de
la centralizacion
qu'ocupèt tota l'opinion francesa entre 1967 e 1969.
Mas aquela actualitat, io movement occitan dins son
ensems
a
sa varietat la fa tant
coma l'approfecha.
La consequéncia n'es clara
: lo
resson
public de
l'occitanisme es
o literaris,

plus

tics

1967

coma

ges

fach

fa

dètz

multiplicats

se son

d'arguments linguisans

libres,

encara.

de revistas

numéros

tocat força mai de personas que non pas l'occitanisme
linguistico-literari dins tota son istoria. E se son
formadas d'equipas d'accion d'una mena nova que

globala
2.

—

lenga e

En

pausani

tanisme s'es
téncia
S'es

literatura

Nos

religat

de tota u»a

partir

a

nos

trobam uèi preses entre

doas nécessitais, que

cal enfrontar.

primiéra, es que l'I. E. O. sia pas desacordat de
direccion presa per la consciéneia occitana collectiva. S'èra
desacordat, séria una
acadèmia, una
La

la

clubs
lo¬
caux
qui depuis des années maintiennent dans les
bourgs landais et girondins
de la
zone' concernée
une vie sociale et culturelle qui a jusqu'ici empêché
le désert de sable et de pins de devenir un
désert
foyers de

raux,

jeunes,

de

i amira

d'aseptizacion de la Renaissença d'oc. Aquo vol dire
que i a una rara de passada, sus laquala se pot pas
tornar : que l'activitat de l'I.E.O. es de desalienacion e de descolonizacion, qu'aquela
activitat es una
mesa en question dels esquèmas intellectuals qu'enebiguèron als Occitans la vista de son istoria. Tôt son
programa d'estudis va dins aquela

humain

prêts à cesser nos lamentations

Nous étions même

auprès des services départementaux et régionaux de
la

loisirs desquels nous

jeunesse, des sports et des

obtenons

Hélas

quelquefois
!

joie fut de courte durée : ces crédits

notre

intéressent

encadrés

dérisoires subventions.

de

uniquement des

commandos culturels

«

»

unité
mobile, basée dans la cour des Tuileries à Paris.
Equipés des derniers gadgets visuels, complétés par
des artistes et comédiens choisis
parmi les profes¬
sionnels parisiens, ces « commandos » bénéficieront
la Mission

par

dirigés

et

une

par

de toutes les aides officielles nécessaires pour mener

de

opérations culturelles d'animation. Quant

associations
cirer

leurs

locales

il

leur

restera

la ressource

échasses.

très peu d'emplois et de

En somme

nos

fonctions nou¬
Aquitains à cette occasion et

aux

de culture et de jeunesse continue¬

mouvements

ront à mendier leur ration

de

survie.

C'est

toujouz's à Versailles ou aux Tuileries que se

décide le sort du pays landais. C'est ça la
lisation

d'une

vista

descolonizacion, l'occi¬

la lucha concrèta
pcr l'exispart de la populacion
occitana.
a

régiona¬

!

H. GONTHIER

SE LO MAZOT VOS FA ESCOVRER LEGISSETZ

direccion.

La

segonda, es que l'I. E. O. prenga pas en

LE COURPATIER

carga

d'activitats que

son pas de sa tripla competéncia :
estudis, ensenhança, sosten de la produccion literaria
e artistica. Aqui i a una rara de pas passar : la que
nos tiraria una accion de tip politic o a una tirannia

ideologica quina

que

A nostra idéa, d'una rara a l'autra, i a tôt l'ample
d'una pratica actualament possibla : la d'un orga¬

nisme

regulator, interior

SURVIVRE et VIVRE

sia.

a

l'esparpalh sanitos de la

vida occitana...

6 NUMEROS

5 F

:

LE GOURPATIERi

b. p. 2 84 rasteau

SURVIVRE et VIVRE mediterranee

verificat la

vertat plan conoguda que las gents
mobilizan suis problèmas concréts del viure, e
prenon son que indirectament lo
partit de lor lenga a
de lor cultura. Aital se vei
ara, en qualques rodols

se

de

folkloriques,

groupes

sportifs, sociétés culturelles, artistes et créateurs

societat sabenta, e lèu vendria de fach une esplecha

del fach occitan.

politizada

e

notre

joie à tous ces responsables bénévoles de foyers ru¬

Despuèi

de gros tiratge, enquèslas de premsa, de radio e de
télévision. En cinc ans aquela mena d'occitanisme a

sostenon

l'aide de

secteur avec

ce

étions prêts à communiquer

nous

la

de quelques expériences d'ani¬

Côte aquitaine. Forts

XIX

o

rencontrât

a

disposition des équipes

la

sens

L'espandiment

—

d'importants crédits (plusieurs

mis à

d'animation culturelle œuvrant dans le secteur de

velles s'ouvriront
1.

LA REGIONALISATION !

ÇA

Nous apprenons que
millions)

aux

Aquela explosion, la définissèm segon quatre dona-

d'un

extraite du courrier des

de presse,

coupure

à bien les

d'ajuda.

1972.

e

Cette
lecteurs

Aqui sèm que

tanizar, que la

rassemblée

tenue

générale de l'I.E.O. (Institut des études occitanes) ;
nous publions ci-dessous
quelques extraits du rap¬
port présenté par Robert Lafont, directeur des étu¬
des de l'I. E. O. et adopté à l'unanimité :

vesedoi

Es

entrepris,

travail

le

semble de ce qui a
les aspects les plus

OCCITAN ! »

QU'EM GASCONS QUE PARLAM

«

Es nascuda

—

magnifique enveloppe

une

pèr ara,

gaire

despuèi 1968 una nova expression
destria de l'anteriora, per sa dimen¬
sion publica e son contengut de combat :
combat
amb la lenga a per la lenga dins
un encastre de
combat descolonizaire. Los joves
cantaires occitans,
que se son multiplicats, en très ans an recorregut la
totalitat del tcrritori occitan, butant la conscientizaction de las massas a un ponch que se podia pas
esperar sens eles Son ara de desenats de milièrs los
Occitans qu'an recebut la votz
occitanista per lo
cant e lo dise. S'es apondut una experiénea teatrala :
lo teatre bilingue de combat, inaugurât en 1966 en
Provença, es montât a cima amb
l'experiéneia del
« Teatre de
la Carrièra » De Vilanova-d'Olt a Tolon.
en passant
per Lengadoc, a pojat l'espectacle mili¬
tant occitan, aculhit a Avinhon e a Paris.
4.

dans

reçu,

large tampon

PRETZ

2 F

:

5,

-

rue

Thorel, 75002 PARIS

nostre

pais, prene vam un occitanisme popular,
1 cabis lo partit près per la lenga sens n'èsser
l'essencial. En consequéncia, es impossible desenant
que

als

intellectuals, occitanistas

faguèron de temps,

o

tanisme. Se devon

de

en

de

sols

définir

se

presentar,

coma

On
POUR TOUS DISQUES

—

prie d'insérer

Le numéro

:

(Nouvelle série)

6

d'OC

«

»

comptables de l'occi¬
autrament lor

vient de paraître

rotle

DES CHANTEURS OCCITANS
3.

nous

La dobla mudason aquela

a

pas

OC

«

enebit quila-

son

ment los progresses d'una accion
que se ten a l'escart
de la lucha politica.
L'exemple mai clar n'es

des lettres occitanes,

revue

»,

numéro d'été

publie dans

:

l'en-

senhament.

A

de 1964 los efectius d'escolans
an
crescut dins las classas d'occitan.
L'organisacion
descentralizada de la Seccion pedagogica de l'I.E.O
(en Centres regionals d'Estudis
Occitans) a permés
la

multiplicacion dels estagis de formacion. En 1972,
dels candidats a l'esprova
del Bachalairat
doblat sus 1971. Del band del
delargament de la
de 1961, dos amainatjaments favorables
foguèron

Jen

s'adresser à

partir

VENTADORN

la chifra
a

lèi

donats.

Dins

cresèm que joga
la lèi de la
pression que totes los poders publics la sentisson. De
tant qu'a l'avança militanta respond
pas la repres¬
sion, un progrès global dins l'opinion pot quichar a

26,

rue

de la Rotonde

—

34 BEZIERS

Encaminament,

Notas entre tant per un centenari,
Trois textes inédits

Des
J.-P.

de

poèmes de Christian

Rouquette,

Francés Dezeuze,

Los Beures dau

:

Mabèlli et Los

Tardif, Pierre

Occitània libra,
Max

Rei

Reinièr,

Quatre Senhors.

Anatole,

Alan Pelhon,

Rouquette, Pierre Casaus,

Guy

Mathieu.

A noter

:

la

sortie

ces

jours-ci du 1er 33

tours de PATRIC avec 7 nouvelles

chansons

et 5

Et

les

chroniques

signées

:

Ismaël

Girard,

J.-P. Baldit,

Claude Barsotti,
Pierre
Pessemesse,
Raymond Chabbert, Georges
Kremnitz,
Christian
Rapin, Marcel Carrières et André Lagarde.

reprises
Direction

7, rue Dom-V'aissette. (Vlontndlie*

Baldit,

L'Escamandre

aquo

Imprimerie CAÍISSE &amp; C«*

Mouzat, Lo Mot, Ana Rapin,

Jean-Pierre

31000

«

Toulouse.

d'OC

»,

11,

rue

Cròix-Baragon,

�LUTTE OCCITANE

COMMUNIQUÉ A LA PRESSE D OC
Le 8

juin 1972 le Centre Culturel Occitan, au

niste qui ne se
transmission de
d'autres lieux.

cours

Au-delà de

ces

de

ce

groupe

politique à diriger

région hyper-

occitan se condamnerait à
l'impuissance "historique s'il
n'était pas capable de sortir du folklore
ethnogra¬
phique pour poser avec force les problèmes économi¬
ques, sociaux, culturels, écologiques qui sont ceux

qui

définissent le discours politique du dernier tiers du
XX* siècle et permettre ainsi de rendre crédible le
projet d'une Occitanie libérée de ses chaines.

un

concevoir

vie

une

culturelle

Pour le théâtre de

la rue le principal ennemi reste
système capitaliste colonial français qui
pratique dans nos campagnes un véritable génocide
restera le

culturel et masque cette sombre réalité en
monnayant

chaque année,
relle

pourrait être

justement l'apport essentiel

Le

cultu¬

millions d'A. F. à des troupes « parisiennes » qui
parisiennement des spectacles parisiens pour
public parisien pendant que chanteurs, théâtres

jouent
un

occitans mènent toute l'année un
travail véritable
auprès des travailleurs
méridionaux
sans
aucune
aide.

Ce préalable posé, « lo teatre de la carriera » de¬
les difficultés qui l'assaillent, a tenu bon de

vant

rappeler

occitanistes

aux

un

certain nombre de réa¬

lités.
difficultés

financières

Les 9

comédiens du théâtre n'ont vécu cette année
par mois (sans compter les répa¬
rations du camion, les frais d'entretien, essence, etc.),

qu'avec 250 000 AF
soit moins de 300

11/9/1972. Comitat Niçart d'Estudis Occitans.

A

quelques

aucune

F par personne

exceptions

rares

!

n'avons

nous

reçu

aide matérielle.

2» Les difficultés

Legissètz las revistas occitanas

pseudo-animation

une

étrangère à la vie régionale. Il verse

des

Occitanistes niçois à la renaissance de la terre d'Oc
toute entière que cette volonté de
reconquérir leur
pays par un vaste mouvement collectif de création sans
rien renier des traditions
populaires vivantes.

occita-

été,

en

totalement

1° Les

Ce

poèmes de Joan-Luc Sauvaigo et les débats sur la
signification de la crise de la culture contemporaine.
T1 semble que les méthodes de vie
bureaucratique en
usage au PNO (pas de congrès
depuis sa création)
de

que

urbanisée, où les habitants de vieille origine occitane
soit de plus en plus une minoritée et où le mouvement

mique et créateur (cf les journaux la BELUGA et
l'ESTRACA, le disque et les chansons de Mauris, la
pièce de théâtre et les poèmes d'Alain
Pelhon, les

interdise

déjà dans

III. Le paradoxe (qui n'est sûrement
qu'apparent car
tout ce qui est réel est rationnel » est
que ce mouve¬
ment d'idées se soit maintenu dans mie

d'activités occitanes à
partir du moment où celui-ci devient réellement dyna¬

lui

et

«

convient de tirer quelques
dans la ville où
dizaine d'années fut créé le PNO et qui béné¬
ficia des fréquents séjours de son secrétaire
général :

représentations dans les villages et
«

jouer

200

survenus

recherches et

Après 1 an de
villes d'occitanie

probléma¬
tique de la crise de l'homme et de la cité si la réponse
une Occitanie incréée et mythique,
l'on persévère, comme depuis une
bonne dizaine d'années déjà à barbouiller les murs
d'inscriptions incantatoires ?

une

I. Incapacité
mouvement de

en

lo teatre de la carriera » est venu
mort et résurrection de Mr occitania à l'uni¬
versité occitane d'été. Pourquoi ?

pcurvu

péripéties il

événements

ces

simple courroie de

et d'idées élaborées

15

II.
Incapacité du même PNO de concevoir une
culture occitane résolument contemporaine et cela en
raison des limites historiques qui sont celles du natio¬

réside

d'Etudes occitanes, pais
Niçart Terra d'Oc
(CNEO), à la même adresse, 36, Cours Saleya, préfé¬
rant abandonner le sigle disputé et devenu
équivoque
aux partisans de
François Fontan.

leçons de

à la

nalisme en Europe. A quoi bon élaborer une réponse
culturelle occitane originale à partir de la

Niçois

voici

réduise pas
mots d'ordre

pa§3

LO TEATRE
DE LA CARRIERA
ET L'U.O. D'ÉTÉ

LETTRE DE NICE
d'une Assemblée générale extraordinaire, renouvellait
sa confiance à son
président et élisait un nouveau
bureau d'où étaient exclus les membres se réclamant
du PNO. C'était l'aboutissement d'une crise latente
depuis plusieurs mois dans une organisation pourtant
vieille d'un an à peine. Ce fut aussi le
signal d'une
lutte ouverte pour contester la légitimité de ces élec¬
tions : lettres successives des partisans du Parti natio¬
naliste Occitan au Procureur de la
République françai¬
se, mystérieux cambriolage des livres de la librairie,
réunions fractionnelles qui amenèrent les occitanistes
résolument hostiles aux discours félibréens ou nationalitaires à créer une nouvelle
organisation, le Comité

-,

professionnelles

«

»

N'ayant ni un statut de comédien, ni un statut
agricole, ni la sécurité sociale, nous étions
maintenu dans une semi-marginalité vis-à-vis de la
oopulation et le manque de temps aliénait le travail

:

l'ouvrier

l'animation culturelle.

Occiiània Aôv.i

3*

Les difficultés

Dans

11

bis,

de la Concorde,
31 TOULOUSE.
C.C.P. A. BRU, 2-944-14 Toulouse
rue

—

—

ne

se sont

n'ont

Us ont assisté

—

Il

de la Salle-l'Evêque,

Montpellier

suffit pas de parler

jourd'hui sortira

DEL MOND

Iinguistica francesa

per'cmbolhar las
establir la sia

a

Lo domeni de la

lenga d'oc (e oecitaH) cobris
Lemosin, Auvernha, Gasconha, Lengaàec, Provença,
Delfinat bas e de vais piemontesas del band italian..

faguêt pas tôt
causas
en
ajudant l'Etat francés
dominacion sul poble occitan ?

exemple ensenbaire
s'atissèt

danar

contra

tôt

recensament

dels

subièetes que parlavan occitan. Dins l'obratge «■ Les
», el contrabat l'opinion
del grand L. Tesnière que
considerava indispensable

langues de l'Europe nouvelle
un

ta] recensament.

Per

lo

parlars

linguista oficial de
occitans

éran

pas

la

que

Ille Republica.
«

sabir

».

los

M. Bréal

avia ja tractât

l'occitan
de
« latin del
paubre »
latin del paubre », o cal plan dire, es gaireben pas ensenhat dins los establiments eseolars fran-

Aquel
ceses

un

ne

«

:

en

Itàlia, al contrari, los

occitans aprofechan

estatut sai que pus libéral.

La

Mejana

pr'aquo existis e viu, qué que
Meillet e sos segueires.

lenga occitana

pensèsson A.

verser une

multiplier

ses

interventions

d'organiser des stages de formation

■ de contribuer au développement

d'autres noyaux

plan fonnada.
d'Europa tant
e

autras

■ de populariser dans tout l'hexagone le sens de
combat et arracher
la reconnaissance
d'un

nacions,

aguèt a

aquela de la medicina, del drech
de las sciéncias (matematicas compresas).
coma

A! sègle xni, la Crosada contra los Albigeses marquét la débuta de la colonizacion. L'Edicté de Villers-

Cotterèts

en

1539

foranbandiguêt l'occitan dels

oficials.

L'escrancament

borgesia

se

économie

actes

cultural, a la
seguida de las desfachas militaras, es entamenat. La

Al

théâtre

lenga literaria e administrativa
Foguèt la primièra lenga poëtica

e

—

sègle XIX,

La

poble occitan

es

trait.

l'entorn de Frédéric Mistral, d'escrivans conscients de la situacion
dels païses d'oc,
s'agropan per fondar lo « Felibritge » e assajan de
tornar als occitans lo creire dins lor
passât.
a

Politique

Lo teatre de la carriera » a constaté avec satis¬
faction que les personnes
présentes s'engagent à

soutenir le front culturel.
Nous
un

espérons

tacion

».

culturel

sa

pleine efficacité.

l'immédiat,

Dans

ligne politique occitane et

ambiguïté donneront au front

exemple, le théâtre attend
positions claires

par

du mouvement politique occitan des
sur les prochaines législatives. Plus
mouvement
si

ses

généralement, le

culturel occitan n'aura d'avenir réel quo

politiques

positions

crédibles dans les

«

occitanistes

deviennent

masses.

LUTTE

OCCITANE

»

sociologs, d'istorians denoncian la colo¬

en dobrissent aital un proGès de « reabiliSon pas los darrièrs los linguistas.

appelle
nistes

a

carriera
Semblava

qu'une

militantisme sans

Uéi se vei una presa de consciència pus
larga, e mai
que mai pus fonsa.
Les escrivans d'oc sorton de la
soîesa e de la clandestinitat que fins ara los i avian

nizacion,

français.

«

bota al servici de la cultura oficiala impau-

l'Estat fiancés.

acantonats. De

qu'aristocratique et

autre

una

lo del célébré A. Meillet

es

à

notre

Occitania, abans maitas

sada par

Un

que

oficiala

moj'ens,

l'effort financier consenti
par le mouvement
est suffisant le théâtre pourra se permettre

■ de

l'Edat

La

ses

QU'ES OCCITANIA ?
■

una tièra longa de sègles, lo
poble occitan
patit d'una opression de biais colonial, économie»
e politica,
Iinguistica e culturala. Es, pr'amor d'aquo,
passible qu'om sià linguista en desconoissent debona
ie la quita existéneia d'Occitania e de la sia lenga.

de

mesure

Professionnel

Si

:

Dins

des « Amies del tea¬
dont le but est de soutenir maté¬
culturelle (tout OGCitaniste sera

occitan

distribué à l'eecasion du

a

musée où il est

cotisation).
—

linguistas de

sauver

l'Association
»

l'action

convié, dans la

RAMPELADA ALS LINGUISTAS

linguistas occitans saludan los

pour

Financier

riellement

Los

specta-

Qu'est-il sorti de cette discussion ?

20 F.

Constitution de
de la carriera

totes les païses amassais dins lor Xle Congrès. Los
convidan a la mostra de libres, obratges e publica¬
tions de iinguistica occitana.

occitan

l'occitanisme du

tre

Congrès international des Linguistes

en

considérer

sans
devrait être

ne

—

été

représentations

aux

classiques

menacé d'être momifié.

TRIMESTRAL
# Abonnement 4 n°"

a

de façon mili-

.'occitanisme. Encore faut-il être
présent dans les
.uttes réelles, les comprendre dans leur spécificité et
savoir que seule la victoire des luttes engagées au¬

C.C.P. BRINGUIER 1566-54,

Le texte ei-dessous

venue

visme stérile.

34 MONTPELLIER.

Xle

comme

l'agitation politique

qu'une
agitation
culturelle
reliée à une pratique politi¬
que sérieuse et ignorant une
leçon pourtant évi¬
dente dans notre histoire
(félibrige)
; sans rclai
politique fort le travail culturel est voué à un acti¬

Viurc
rue

servis du travail culturel

•

eurs

8,

fait jouer dans leur secteur

pas

pas

préparé notre

pas

.ante

»

occitanistes

contribuant à

arme

—

les

ont

nous

l'une

BIMESTRAL

l'ensemble

ne

politiques

«

convenant

cional dels

Linguistas

d'Occitania

nova

Gengrès Internafaguèsse ausir la sonada

qu'ai Xle
se

tous les militants et sympathisants occitasoutenir financièrement »c « teatre de ■»
».

Envoyer

l'argent à l'adresse suivante :
Teatre de la Carriera

:

Bolonha-Italia

Agort de 1972

3; Carriera de la Font

�LUTTE OCCITANE

s

page

»,

16

Document s Breiaffiie
réseau ferroviaire en Bretagne.

Nous présentons ici deux documents sur un aspect
particulier de la lutte du peuple breton. Pourquoi ?
Parce que, au Joint Français, à Paris-Nantes, aux Batignolles, les petits commerçants du Cid-Unati, la
guerre du lat, toutes ces luttes ont été violentes : sé¬
questrations de patrons, attaques de camions-laitiers,
heurts avec les forces de l'impérialisme français, etc.
Mais avec le Front de Libération de la Bretagne (Ar¬
mée révolutionnaire bretonne), s'est répandue une nou¬

et la situation du

velle forme de lutte.

révolutionnaire bretonne, le Parti

Sept attentats en neuf mois dans le seul départe¬
ment d'Ille-et-Vilaine. 11 membres présumés du FLB
arrêtés.
Le dernier attentat pendant les vacances
le 5 août à la gare de Rennes.

(rien à

publions donc le

Nous

point, une nouvelle période d'action put s'ouvrir dé¬
but 71, avec des objectifs plus vastes et selon des prin¬
cipes plus durs, les actions ne visant plus seulement
les bâtiments administratifs mais aussi des agents de
l'impérialisme en Bretagne (plasticage d'un cabinet

publions aussi une analyse plus complète du
sur sa propre histoire récente et le
sens qu'il donne à son combat et au
type de lutte
particulier qu'il développe.
Nous

de

F. L. B.-A. R. B.

voir

d'une autre organisation

texte émane

troisième

Le

son

avec

un

communiste breton

des paysans de l'est de la Bretagne, mais le cloison¬
nement a permis d'éviter que ne se renouvelle le de¬

ensemble

souvent

assez

dans les

luttes, il

entraînant l'arrestation momentanée de près de deux
cents

a

nous

intéressant de présenter un texte qui analyse de

suite

plus belles réussites de celte

ainsi dë suite. Une des

de

la

CRS

13

par

commando très entraîné qui

un

parvint à investir le bâtiment, à immobiliser les véhi¬
cules et à réduire le tout en

contre

la

gare

:

période, fut la destruction le 27 avril 1968 du garage

die l'attentat

de Rennes

Les hauts fonctionnaires français des

«

chemins de

pour

justifier

une

fermeture de ces lignes. Fidèle à

devoir, l'ARB frappe et décrète que seul l'avène¬
ment d'une Bretagne libre rendra leur chemin de fer
son

aux

Bretons.

»

De

nouvelles

L'émotion suscitée dans l'opinion française par cette
dernière action détermina le pouvoir à déclencher un

de filet qui aboutit à l'arrestation de 53 militants
parmi lesquels plusieurs responsables régionaux de
l'organisation. L'ensemble de ces militants devaient
d'ailleurs être libérés dans les mois qui suivirent, le
pouvoir ayant reculé devant les risques d'un procès
public et ayant fait voter une loi d'amnistie lors de
l'élection Pompidou.
coup

de

ces

C'est au début de 1966 que s'est

à notre organisation fut très dur. Nos
décimés, d'autant plus que de très

constitué le premier

Pourquoi la violence ?
éditorial extrait de
«
«

commis

pour

diverses une ampleur
tentats et plus encore les
mes

nous

une

inespérée. De fait, les at¬
arrestations qui firent la

»
»

un

certain nombre d'erreurs dans l'utilisation
C'est un devoir pour nous de les re¬

de la violence.

lever afin de les éviter.
«

fut là aussi

période riche
d'enseignements. Elle nous montre d'abord que les
masses bretonnes
comprenaient et souvent approu¬
vaient notre action et les manifestations de sympathie
et de soutien aux prisonniers revêtirent sous des for¬
ce

Bretagne révolutionnaire
Breizh ha dispach n° 14

«
Les militants du FLB aujourd'hui emprisonnés,
représentant l'ensemble des couches populaires bre¬
tonnes. bien qu'ayant eu le mérite d'oser lutter, ont

répression.

Mais

noyau du Front de Libération de la Bretagne. Il s'agis¬
sait d'ouvrir une nouvelle voie à la longue lutte de
Libération nationale du peuple breton et de franchir

la

avec

étapes furent franchies en septembre

nombreux militants qui avaient échappés à l'arresta¬
tion n'en étaient pas moins connus désormais des for¬

depuis 66

actuellement très tendue en Bre¬

sauvages,

FRONT DE LIBERATION DE LA BRETAGNE.

poussière, causant ainsi

l'organisation d'actions simultanées en six points
différents puis en octobre en portant la lutte en France
même (plasticage de conduite d'eau dans la région
parisienne).

Le coup porté
réseaux étaient

Rétrospective du F.L.B.

grèves

plus d'un' million de NF de dégâts.

par

fer ont anéanti une grande partie du réseau breton,
fermant sans cesse de nouvelles gares, supprimant des
trains dits « secondaires », mettant tout en œuvre

:

affrontements

le
janvier, Saint-Pol et Plouescat le 27 janvier et

dont de nombreux élus locaux,-^

est

séquestrations de patrons,
police se multiplient. Le conflit
du Joint Français à Saint-Brieuc est à cet égard
exemplaire par sa dureté et l'extraordinaire solidarité
ouvriers-paysans-commerçants-étudiants qu'il a susci¬
té. La violence populaire qui se rassemble autour du
drapeau breton recueille l'adhésion de couches sans
cesse plus nombreuses. Le FLB-ARB y voit une con¬
firmation de ses options et une évolution vers une si¬
tuation révolutionnaire dans laquelle il a un rôle à
jouer comme avant-garde et à laquelle il fera face.
tagne

les bâtiments de l'administration française
Quimper et Saint-Brieuc le 12 janvier, Plouvézédé
16

personnes,

La situation

communiqué du FLB-ARB
la S. N. C. F. tique l'action du FLB.

contre

la

d'une activité policière intense

sastre de 69 en dépit

du PCB se retrouvant

qui fait le lien entre cette action contre

à

nos réseaux a été particulièrement démantelé
l'arrestation de treize militants, essentiellement

de

avec

homonyme français).

Les militants du FLB et ceux

paru

Communiqué F.L.B.-A.R B.

géomètres experts responsables d'expropriation à

Paris, de la villa du promoteur affairiste Bouygues a
Saint-Malo). A la suite de cet attentat (la campagne
en
cours en
ayant déjà compté près de cinquante,
dont certains dus à des éléments isolés non contrôlés),

Le but de leurs

des Bretons

sur

la

actions

était d'attirer l'attention

manière dont

ils

sont

exploités.

Pour ce faire, les objectifs visés auraient dû être choi¬
sis de façon à être compris spontanément par les
masses. Si tel fut le cas à Saint-Malo pour la villa de

Bouyghes, riche promoteur parisien mêlé à de

nom¬

breuses affaires financières à scandale dont le dernier

de la base populaire du recrutement de l'ARB
provoquèrent une très nette accélération de la prise
de conscience de l'oppression nationale en Bretagne,

date fut le passage du prix du « Parc des Princes »
de 30 à 90 F, étroitement lié aux milieux politiques
U. D. R., célèbre dans la région malouine par ses ten¬
tatives d'achat- spéculatif de terres agricoles afin de

taines sont purement et simplement menacées de dis¬

confirmant notre

créer

parition, le durcissement des luttes de masse créaient
en effet une situation nouvelle de type pré-révolution¬
naire à laquelle l'action légaliste des années précéden¬
tes n'apportait plus de réponses satisfaisantes. Le FLB
est né de la prise de conscience de cette situation et
de la nécessité d'y répondre par la lutte armée, et
non d'un désespoir individualiste ou d'un quelconque

époque que datent la popularisation du combat lin¬
guistique, la radicalisation dans un sens breton des
luttes sociales, l'affirmation généralisée de la person¬

une étape dans le déroulement de celle-ci. La décom¬
position de l'impérialisme français incapable de sur¬

monter efficacement

ses

contradictions, l'aggravation

des conditions de vie des classes

populaires dont

cer¬

romantisme révolutionnaire.
La lutte armée n'est pas pour nous le fait d'une mys¬
pas le fruit d'un désir uto-

tique militariste. Elle n'est

pique de vaincre l'impérialisme
elle est

un

par

les armes. Mais

élément essentiel de la prise de conscience

du

peuple breton : elle doit, par la mise en lumière
qu'elle provoque des contradictions du système oppres¬
seur,

cristalliser le mécontentement populaire, susciter

l'action concertée des masses et

développer leur

com¬

bativité. En posant le peuple breton et l'impérialisme

français des forces irréductiblement antagonistes, elle
réintègre la Bretagne dans l'histoire et, plaçant cha¬
que Breton devant ses responsabilités en les contrai¬
gnant à choisir

camp, elle permet le passage d'une
situation pré-révolutionnaire à une situation révolu¬
son

tionnaire.

En

1966, cette nécessité de la lutte armée était de
plus en plus largement ressentie par les militants bre¬
tons et une première action menée par des isolés con¬
tre la sous-préfecture de Saint-Nazaire (BretagneSud) laissait prévoir l'apparition d'une forme spon¬
tanée et inorganisée de terrorisme.
C'est pour parer aux dangers de ce type de
lutte,
pour coordonner, organiser et orienter ces actions que
le FLB se constitua et
signala sa création par un pre¬
mier attentat contre la perception de Saint-Brieuc le
18

juin 1966.

L'activité du Front pendant les 18 premiers mois de
son existence se limita
essentiellement à la mise en

place de l'organisation et à l'intégration des groupes
isolés qui s'étaient formés spontanément. Les
quelques
actions

menées en 1967 furent le fait de ces
groupes
auteurs de certaines d'entre elles nous sont

et les
même restés

inconnus. Ce n'est qu'au début de 1968
que commença l'action du FLB par l'intervention de
ces groupes rassemblés au sein de
ce qui devait de¬
venir

l'aile militaire

attentats

se

du Front,

dénommée ARB. Les

multiplièrent alors, essentiellement dirigés

preuve

nalité

analyse

de départ. C'est de cette

nationale.

Cette période nous fit sentir aussi nos faiblesses. Sur
le plan militaire : cloisonnement mal assuré, impré¬

paration des militants à affronter l'appareil policier
recrutement trop hâtif et ne présentant pas toujours
les garanties nécessaires. Sur le plan politique aussi
et peut-être surtout : la mise en place de la direction
politique avait été un peu négligée au profit de l'aile
militaire. Idéologiquement composite, elle était insuffi¬
samment structurée et plutôt en retrait par rapport à
certains

éléments marchants de l'aile militaire. Ces
contradictions étaient apparues, avant même les ar¬
restations, lors de la diffusion à la presse du « Ma¬
nifeste » de FLB dont le contenu socialiste et démo¬

cratique avait été sensiblement édulcoré par certains
éléments nationalistes bourgeois de la direction poli¬

tique, provoquant ainsi
notre

un

début

de

scission

dans

organisation

1969 et 1970 furent donc des années de réflexion
ét d'autocritique qui se traduisirent par un travail

en

une rade privée pour son yacht (le
plus cher
de Saint-Malo). Si d'autres attentats furent compris

certaines couches de la population (entrepôt de
Chevet, étude de Massart, liquidateur de l'entreprise
Martenot à Fougères...) d'autres nécessitaient des
connaissances historiques sur la Bretagne que n'ont
pas et pour cause l'ensemble du peuple breton, tel

par

l'attentat contre la statue de Hoche. Ceci était d'au¬
tant plus net que ces camarades, bien que visant
des buts propagandistes, ne se sont pas donné les

d'expliquer leur geste, laissant libre cours à ia
contre-propagande bourgeoise. De plus, ces camarades
ont réalisé des actions qui étaient au-dessus du ni¬
veau de conscience des masses et ont ignoré le
prin¬
cipe « partir des masses pour retourner aux masses ».
ce qui n'est applicable que si l'action est
précédée d'une;
enquête minutieuse et objective réalisée par des ca¬
marades parfaitement liés aux masses.
moyens

«

Ces

critiques, rappelons-le,

fut

cloisonnement et
mise

en

place

une

des

—

éléments

34 003
vient de

en

Euskadi

imposer

un

et

en

Montpellier-Cédex

publier

:

F

D Le petit livre de l'Occitanie
Réédition

Irlande. Nous ne prétendons

Maspéro

Dans toutes les librairies 6 F 50

modèle à la société bretonne qui devra

déterminer elle-même selon les principes de l'auto¬
gestion socialiste et de la démocratie à la base, mais
nous rejetons toute solution
bourgeoise du problème
breton qui aboutirait à transférer le pouvoir à une
bourgeoisie collaborationniste du type irlandais ainsi
que toute solution autoritaire prétendument socialiste
qui ne pourrait que dégénérer en fascisme.

—

UNA ENFANCA INDIANA 3

de type traditionnel et se déclarant solidaire
des forces révolutionnaires qui, hors de
Bretagne,
combattent l'impérialisme et le capitalisme, notam¬
pas

4 VfiRTATS

D W. Pelletier

geoise

ment

destinées

BP 172

droitiers.
Cette direction a approfondi le sens spécialiste ré¬
volutionnaire de notre combat, affirmant la nécessité
de mener de front lutte de libération nationale et
lutte de classes, rejetant une politique de collaboration
de classes inspirée par une idéologie nationaliste bour¬

pas

les erreurs commises par des camarades de combat

véritable direction politique

après l'élimination

sont

faire le procès des militants du FLB, la Cour de
Sûreté de l'Etat s'en charge. Nous ne visons qu'un but,
accroître l'efficacité politique de notre action et de
celles des forces révolutionnaires en Bretagne, relevant

souterrain dë remise en ordre logistique et
théorique.
La reconstitution de nos réseaux fut
entreprise sur
des bases saines, notamment quant au recrutement et
au

ne

à

se

Après cet effort de restructuration

et

de

mise

au

«

Le petit livre que

j'aurais aimé écrire
Mao T. T.

4 Vertats
C.C.P. 1299-65 Montpellier

•

»

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              <text>&lt;em&gt;Lutte occitane&amp;nbsp;&lt;/em&gt; &lt;a href="https://occitanica.eu/items/show/21630" target="_blank" rel="noopener"&gt;(Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue)&lt;/a&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Journal d'information&lt;em&gt;, Lutte occitane&lt;/em&gt; contient des articles contre l'extension du camp militaire du Larzac, il aborde aussi les probl&amp;egrave;mes de la viticulture et du tourisme en Occitanie. &lt;br /&gt;&lt;em&gt;Lutte occitane&lt;/em&gt; publie aussi des articles de fonds permettant un appronfondissement des principes essentiels de sa ligne politique.&lt;/div&gt;</text>
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