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                  <text>LUTTE OCCITANE
OME D'OC AS DRECH A LA PARAVLA

NUMERO 5

—

PRIX 1,50 F

ORGANE D'INFORMATION ET DE COMBAT DE

«

LUCHA OCCITANA

NOVEMBRE 1972

*

LARZAC

:

SEULE LA LUTTE

EST D'UTILITE

PUBLIQUE !

—

—

_

OCCITANIE
TERRE D'EXPROPRIATION

»« 3

LE P C F. CONTRE L OCCITAN1E ?

mûe 3

LA PAROLE A J. VIALADE pages 4 - 5
Responsable des Comités d Action Viticolé
GREVE A NARBONNE

page 6
pages 7-8-9

PER SAFER

COEHONAT SERAS !

page ,0

CANJUERS

&gt;"E11

POUR UN SOCIALISME OCCITAN

page 12

L'ECOLE CONTRE
LA CULTURE
EUZKADI

-

CATALUNYA

LE PROCES BRETON

™GE 13
pages m et is
page ig

�LUTTE OCCITANE

«

page

»,

2

LE POINT SUR

LE P.C.F. CONTRE L'OCCITANIE ?
Voici

deux

documents

le premier est

:

parue dans le c Courrier des lecteurs »
nité &gt; le 6 septembre 1972, signée d'un

de

lettre

une

«

Le deuxième

membre émifrançais du Gard et de

nent du Parti communiste
l'Université de Montpellier.

document

L'Humanité

«

juge utile de la publier

encore

;

par M. Bourderon seraient-elles
de la direction du P. C. P. ?

mais a refusé de présenter ce

»,

de

larges

extraits de la réponse à cette lettre adressée par un
lecteur de « L'Humanité » au rédacteur en chef de ce

Cette lettre se passe de commentaires ! Nous npus
contenterons de préciser que Patrie n'a pas « obtenu

de lettres

constitué

est

journal. A notre connaissance

le Capes

«LUTTE OCCITANE»

dont l'obtention conduit dans la presque tota¬

concours

lité des cas à l'exil..

L'Huma¬

n'a pas

»

les positions exprimées
les positions officielles

Nous recevons à la boîte postale un
de lettres d'encouragements :

une amie de Pau : « Nous avons beaucoup apprécié
l'ensemble au numéro 4 »
un ami de Toulouse
: « Bon courage pour votre
—

—

travail

exilé de Paris : « Je suis Occitan, partisan
liberté et des causes justes. Je suis solidaire de
Lucha Occitana ; aussi je voudrais m'abonner au

problème

spécialement

La

revue

—

Languedoc-Roussillon

l'agriculture

le

«

Aquitaine

—

—

départ de 100.000 actifs de l'agri¬

:

départ de 72.000 actifs de l'agriculture ;

départ de 110.000 actifs de l'agriculture ;
Limousin et Provence : pas de précision commu¬
:

niquée.

—

renseigne (en 1970)

que dans celle du « Midi Libre » nous a valu
plusieurs demandes de renseignements, des abonne¬
ments...

revenir

pouvons que

pour

:

»

sur ce que nous

cela

nous

disions dans

le numéro 4.
■

nous

recevoir

à

commençons

articles,

dossiers

(merci pour le gros envoi sur l'Aquitaine !) et carica¬
tures (merci à Arasa et à Jymary) mais trop de mili¬
tants et lecteurs' n'ont pas encore le « réflexe-journal ».
Un vide inquiétant du côté des régions nord-occitanes
et... du Languedoc viticole,
de l'Aude notamment,

(incroyable mais vrai

exemple

;

n'avons encore

: nous

rien reçu sur la grève des ouvriers de Malvesi à Nar-

2.230 hectares (dont 2.000 pour Fos) ;

:

comparaison

Haute-Normandie
Nord

:

Pas-de-Calais

-

:

hectares, etc.

2.350

:

rapport à la France entière est passée de 23.1 p.
en 1801 à 25,6 p. 100 en 1901 et 22,9 p. 100 en 1962

d)

En

1962

qui concerne le

annuel des menais
5 régions programmes occitanes sur 6 ont des

ce
:

revenu

inférieurs à la moyenne

revenus

leur usine

depuis

à la vente militante sans oublier de payer '.es
exemplaires vendus, versez à la souscription perma¬
nente pour le journal : l'appel laneé dans le dernier
pez

6.770 hectares

:

numéro

IL

sujet étant resté lettre morte,

ce

nous

le

!

FAUT AMELIORER

portées

:

l'ensemble

précédents numéros

aux

nous

des

critiques

conduisent

aux

conclusions suivantes :
K il faut aérer la présentation du journal, le
pré¬
senter de façon moins &lt;&lt; pavé », y introduire l'humour
(ouaf

'!

ouaf

tures et

veiller

!)

et

plus grand nombre de carica¬

un

de photos

d'autre part il est nécessaire de
style de certains articles et d'utiliser plus

au

;

fréquemment la lenga nôstra
■

voulons faire de

nous

nal de masse...

ce

qui

ne

«

;

Lutte Occitane

nous

dispense

un

»

pas,

jour¬

tout au

contraire, d'un effort d'analyse et d'approfondissement
des

(9.700 N. F.).

à

renouvelons

I. N. S.E.E.).
en

MAINTENANT IL FAUT TENIR

«

■

(I.N. S.E.E.).
Le chiffre des actifs de moins de 25 ans en 19K8
atteint seulement 16 p. 100 alors qu'il est de 24 p. 100
au nord de la Loire ; de même en 1969 il y a un e-cè¬
dent des naissances sur les décès de plus 4 à plus 8 p.
1.000. sauf «n
Occitanie moins 2 p.
1000
(source

un concours de

ainsi

Provence

par
100

fonctionnaire, apparaît passablement
indécent, surtout quand cette assimilation se fait par
référence aux graves problèmes de main-d'œuvre nés
de la sous-industrialisation régionale, et qui condui¬
sent effectivement de nombreux jeunes à partir, contre
leur désir, pour tenter de trouver du travail hors de

&lt;&gt;
commence à s'imposer.
« On en parle » : pour
exemple la présentation du numéro 4 dans la rubri¬
que occitane de la «Dépêche du Midi» (17 octobre),

alors

tion).
C'est ainsi que la population des six régions occitanes

de

tane

question finances, c'est vraiment la corde laide ;
abonnez-vous, (15 F pour l'année, ce n'est tout
de même pas une fortune !&gt;, faites abonner, partici¬

695 hec¬

:

-

-

c) Ceci a pour conséquence l'exode massif des jeunes,
du Sud vers le Nord (alors que l'inverse est l'excep¬

l' € Occitanic »(?, alors que cette nomination n'est,que
l'une des conséquences du? choix fait par l'étudiant

si nous sommes encore loin de l'objectif des 1600
abonnés, il semble bien que nous avons pris la bonne
voie... Plus généralement il semble que « Lutte Occi¬

bonne, alors que ceux-ci occupent
plus de deux semaines ! ! !)

à titre de
—

nous

industrielles :

zones

Midi
Pyrénées - Aquitaine
les trois régions ;
Auvergne : 90 hectares ;
Languedoc - Roussillon : 93 hectares ;

—

—

Entreprise

«

et

tares pour

Limousin

—

—

revue

l'étendue des

sur

tation des personnels.
Assimiler de ce fait à une « déportation » une pre¬
mière nomination de fonctionnaire titulaire hors de

passer

:

Aquitaine

—

limite considérablement les injustices en matière de mu¬

de

départ de 50.000 actifs de

:

»

Les abonnements nous parviennent à un rythme
croissant (une cinquantaine pour le mois d'octobre) ;

ne

culture ;

passant le C.A.P.E.S., concours de recrutement
national, tout candidat s'engage à accepter l'un des
postes vacants dans l'ensemble du territoire national.
Cette règle, qui est celle de tous les concours nationaux
de la fonction publique, ne compromet ni l'avenir -du
fonctionnaire ni la qualification qu'il a acquise ni la
sécurité de son emploi ni même ses chances de retour,
s'il doit la quitter momentanément, dans la région où il
souhaite passer sa carrière. Est-il besoin de dire, tant
cela va de soi, qu'elle ne compromet pas non plus le
développement scolaire régional, qui obéit à de tous
autres impératifs ? En oiitre, l'existence de commissions
paritaires nationales, si elle ne les évite pas totalement

décidé

présente

»

;

Midi-Pyrénées

—

En

a

des

pour le VI' Plan ;
(pour les six régions occi¬

a) Tendances à l'emploi
tanes) :

b) La

lorsque celui-ci

Aménagement, du territoire

«

quelques options régionales

Fos-sur-Mer.

recrutement

ressources

méridionales.
Il suffit pour se convaincre de cette fuite des riches¬
ses et des hommes, de se pencher sur les études de
FI. N. S. E. E. et sur quelques revues spécialisées :

occitan » : les
sidéruigistes lorrains, face à la crise de l'économie lor¬
raine, conséquence, comme la crise des houillères, du
système capitaliste, refusent leur transplantation auto¬
ritaire dans V « occiton » (?) complexe sidérurgique de
pas

et

cela est vrai pour toutes les régions de l'hexa¬
gone, mais particulièrement marqué, pour les régions

déséquilibres régionaux, guident l'action des

n'est-il

richesses

s'exiler ;

—

de la

journal...
les

sur

par le grand capital international s'accompagne
d'une autre dépossession, celle des hommes obligés de

exemple, être déporté ! »
Que de confusions dans ces quelques lignes ! La dé¬
fense de l'outil de travail, la reconversion sur place
selon un plan rationnel d'équipement industriel, notam¬
ment par l'utilisation des possibilités de la carbochimie,
le refus de déplacements autoritaires exacerbant l'in¬
sécurité de l'emploi et facilitant les opérations de
déqualification des travailleurs, la lutte contre l'aggra¬
des bassins houillers menacés. Aussi bien

de faire

régions

crûment les mineurs des Cévennes ou de Decazeville

mineurs

L'Hu¬

point :

au

La mainmise

par

vation des

mise

«

est bon. Continuez. Maintenant

»

un

—

«

une

Le numéro 4

il faut tenir...

C. A. P. E. S. de lettres et l'Occitanie » dans
manité » du 6 septembre 1972, je me permets

ET L'OCCITANIE
la lecture de l'article
consacré au chanteur occitan Patrie, dans « L'Huma¬
nité » du 26 août 1972. Il est écrit en effet qu'ayant
obtenu le C. A. P. E. S. de lettres, Patrie « aurait dû,
comme la plupart des jeunes du pays qui ont une spé¬
cialité, partir pour au moins trois ans dans le Nord ou
l'Est de la France, c'est-à-dire, ainsi que l'expriment
LE C. A. P. E. S. DE LETTRES
J'avoue avoir vivement réagi, à

certain nombre

les

problèmes. Donner clairement notre

position

sur

problèmes permettrait de plus de donner à l'ensem¬

ble

du

numéro

cohérence plus grande ;
Lutte Occitane » ne doit pas se cantonner
et à analyser les luttes actuelles : nous

■ enfin

une

«

à

décrire
devons aborder la dimension idéologique des problè¬
mes, la question des rapports entre les gens, c'est-à-

dire rechercher collectivement le Socialisme
voulons pour l'Occitanie de demain.

tu1*

que nous

v»

COMITE
DE COORDINATION
ELARGI
La 5" réunion du C. C.E. de Lutte occitane s'est
tenue récemment à Nîmes : elle a été l'occasion de
faire le point sur la situation du mouvement quatre

après l'A. G. de Toulouse.

mois

Assemblée générale

—

If

A

/III

leur région (mais notons que ce problème n'a rien
d'&lt; occitan » et qu'il existe =r- la Lorraine en témoigne
également dans des régions autrefois hautement in¬
dustrialisées.
Que l'on puisse souhaiter une meilleure ventilation
des premières nominations dans l'enseignement secon_daire est une chose : cet aspect est cependant bien mi¬
neur en regard de l'insuffisance des j&gt;ostes iiiis aux
concours de recrutement, du scandale de l'auxiliaruit
ou du sous-équipement et du sous-encadrement sco¬
laires dont souffre, non pas la seule « Occitanie », mais
la France entière (y compris le Nord et l'Est, particu¬
lièrement mal lotis en maints endroits) ; à moins que

Même tendance

(source I. N. S. E. E.).
Nous arrêterons là cet examen ! Il est donc prouvé,
chiffres à l'appuj, qu'une situation coloniale existe,

—

l'on

ne verse

dans les thèses

gauchistes

sur

le colonia¬

lisme intérieur et leur corollaire, c'est-à-dire, derrière
la

phrase pseudo-révolutionnaire, un régionalisme
passéiste réactionnaire qui conduit, sous couvert des
personnalités et spécificités régionales, à la remise en
cause

de l'unité nationale dans tout

plus fécond (y compris

ce qu'elle a eu de
plan de l'unification de la

au

langue).

dans certaines

.

Occitanie.
Affirmer
tionnaire...
En ce

en

la matière d'éliminer toute

démagogie,

France

même dans
saurait y avoir de pro¬
Occitanie », bretons pour la

démocratique, il

ne

fesseurs occitans pour V «
Bretagne, lorrains pour la Lorraine, etc..
ne

et que nous

confondons pas le développement et la démocratisa¬

tion

des

à

l'image

régions

maurrassiennesj,

avec

les rêveries mistraliennes

fussent-elles ravalées

par

un

(ou
badi¬

geon P. S. U. ou trotskyste.

Roger BOURDERON,
à

maître assistant
l'Université Paul-Valéry,

Montpellier.
A Monsieur le rédacteur en chef de « L'Humanité
»,
6 boulevard Poissonnière, Paris 9*.
Suite à la lettre de R. Bourderon au sujet du

gauchiste

de

ou

réac¬

il serait souhaitable que la
Etats progressistes, permette

des
des

civilisations

des

differ ntes

de

l'Est

le

sorabe

avec

700.000

usagers est langue d'Etat avec l'allemand ;
l'U. R. S. S. assure l'enseignement d'une

centaine
de langues parlées sur son territoire.
au Viet Nam. le F. N. L. en implantant ses ma¬
quis a rendu leurs écoles à 17 minorités (la v;e de la
recherche scientifique,
F. E. N.
numéro
Viet Nam.
février 1968), etc.
—

—

(de

bien

Franco)

langues,

le

connu

est le

que

seul

statut

de

la France,

langues et cultures,

ceci

en

Convention internationale contre
tions en matière d'enseignement ».
De même la France refuse de
tion européenne
des
droits de

devrait appliquer

l'enseignement

l'Espagne

violation de la
les

signer la

discrimina¬

«

Conven¬

l'homme ». car elle
recommandations
relatives à

les

des

avec

état d'Europe à refuser ses
l'U. N. E. S. C. O. reconnaît à

langues

minoritaires

(breton,

occitan...)...
est

surprenant de lire dans un grand journal
démocratique des propos dignes d'un A. Sanguinetti,
qiui proclame à qui veut l'entendre que « sans cen¬
tralisation il ne peut y avoir de France », et met en
avant « l'unité nationale » pour justifier des restric¬
tions

aux

Occitans,

aux

Bretons

en

matière

d'ensei¬

gnement...
G.

DUMAS, le 9 septembre 1972.

d'un

• articulation entre lutte de classes et lutte de
libérat'on nationale, intervention dans les villes occitanes,
place du culturel etc... il s'agit de faire la synthèse

se

de toutes les données que nous a fourni
l'expérience.
Un choix s'est clairement dessiné : celui de régler

questions

ces

fonction des problèmes réels rencon¬
fonction de références politiques
abstraites ; d'autre part il a été réaffirmé la nature
d'organisation politique de masse de Lutte ..occitane L
tré.: et

non

en

pas

en

de transmission d'un parti
quelconque
Français ou Occitan), ni «avant-garde»
auio-proclamée
avec
son
chapelet
de
dogmes

courroie

(qu'il soit

théoriques.

Un texte politique de base est en préparation : les
contributions de tous les groupes doivent se
multiplier,
avant la prochaine A. G.
;
personne ne
tenant à
«

recommencer
Toulouse », sa tenu a été
repoussée
(fin de l'année ?)
le bulletin intérieur : le B. I. sera
l'instrument
de ce travail. Sa réparution a été
décidé, le journal
—

pouvant remplacer

ne

il

ment.

doit

débat et la

premier
position

en aucun cas

favoriser

le BI du

mouve¬

le

développement d'un large
pleine utilisation de la critique. Dans un

temps,

il

permettra

la

définition

de

notre

les élections législatives de 73. Parallèle¬
ment la décision a été prise de réunir le C. C.
sur

(élargi

aux

nouveaux

groupes) de façon régulière et plus fré¬

quemment.
de norfibreux autres

problèmes ont été abordés
journées de travail : notons seule¬
ment. qu'une demi-journée a été consacré à l'affaire
du Larzac : un très intéressant exposé du
groupe de
Millau a précédé la discussion sur le lancement d'une
large campagne de soutien aux paysans du plateau.
—

...il

nécessité a été unani¬
approfondissement et
ligne politique de Lutte

une

occitane, chaque pas en avant au sein de la vie réelle
du pays nous posant toute une série de
problèmes
auxquels il est vital d'apporter des éléments de répon¬

ni

Allemagne

—en

«

nationale », et de dire tout crûment que,

de

communautés.

toutes

une France

rien

en

qui concerne le problème des langues mino¬

l'épanouissement

pétences de la région

porte (pas) atteinte à l'unité

n'a

particulier

en

ritaires (occitan, breton...)

de rappeler clairement, ainsi que le fait le
programme
commun de gouvernement, que « le domaine des com¬
ne

régions de France, et

cela

Or il est

Il convient

1965

en

:

mement soulignée : celle
d une clarification
de la

lors

de

ces

deux

Plusieurs mesures ont été arrêtées dont la sortie.d'une
affiche «centrale» : la commander à : « Lutte Occi¬
tane », 2, rue Alexandre-Fourtanier, 31 Toulouse.

�LUTTE OOCíTANC

«

FD

».

pege

OCCITANIE

II

TERRE D'EXPROPRIATION
Dans

Lutte Occitane

«

écrivions

en

le Larzac

»

»

du mois dernier

conclusion de l'article

nous

Un été

«

sur

:

Course de fond

«

ou

course

de vitesse ? On

croit

généralement que Debré va attendre les
législatives, qu'en attendant il ne faut pas bouger
pour ne pas effrayer, faire confiance aux notables
qui magouillent en silence.
On s'installe dans

calme trompeur. Car il ne

un

faut pas croire que Debré a
si attend les législatives.
Mais attention

près, la situation
Alors il faut
mobiliser

se

73.

mars

ne

se

et

au

que

lui

aus¬

lui

aussi favorable.
vigilants, être prêts à
à l'action dès avant

sera pas

passer

A
fi,

clandestin

«

bilier ! Et pour bien prouver que ce
obsession de militant occitaniste

nisation,

»

? Quel

spectacle

que

celui de

enquêteurs n'osant pas pénétrer dans les
propriétés et comptant les brebis... à la jumelle !).
ces

L'impudence et le dédain scandaleux de Debré
restera pas sans réponse : la détermination
des paysans du plateau reste inébranlable (et
c'est là le facteur fondamental) mais pour tenir,
pour résister à toutes les pressions, à tous les
marchandages il est vital de continuer à dévelop¬
per un soutien de masse — et c'est le rôle que
ne

s'étaient fixés les Comités d'Action Larzac.

PARTOUT, QUE TOUS LES AMIS DU LARZAC SE
AU PLUS VITE !

MOBILISENT

partir de maintenant tout peut se passer très
qu'on se le dise : M. Debré aura la
partie dure... très dure !
A

du Larzac est la plus
connue, la plus populaire ; mais ce n'est pas
seulement 106 exploitations qui sont expropriés
La lutte contre le camp

du Centre d'Etudes et de pro¬
économique montre que « les surfaces
achetées par les non-agriculteurs ont dépassé en
1971 celles achetées par les agriculteurs » (cité
par l'Express-Méditerranée).
Pourquoi cette razzia des agents immobiliers ?
les Belges, les Hollandais etc. consti¬

parce que

tuent une clientèle

He

Notre

Debré

qui profite cette « liberté d'entreprise »
du système capitaliste ? Tout le monde étant « li¬
bre » d'acheter la terre, lorsqu'il y a concurrence
entre un agriculteur qui s'endette et des agents
immobiliers soutenus par des grandes banques
qui l'emportent ? les banques bien entendu. Le
système capitaliste n'a jamais été un régime de
liberté paur les petits, pour les travailleurs : il
a toujours été un
système qui permet, en toute
liberté aux gros d'éliminer les petits, aux trusts
d'exploiter les travailleurs.
A

destin national
tout

»

tanie

n'y
:

a

pas

(que nous attribue

cas) coûte maintenant 47 000 ha

il y

a

Debré qui exproprie en Occi¬
encore quelqu'un de plus puissant
que

cas

de

arrivé ?

jeune paysan de Vallespir

ce

des touristes.
Minervois
de véritables agents racoleurs écument systémat¬
iquement la région pour le compte d'Agence de

Toute le
Dans

étant

reste

possédé

par

les Corbières, les Cévennes, le

ou

de Bruxelles.

Alpes-Maritimes en zone de recon¬
la spéculation immobilière fait
monter le prix à l'ha à 25 millions anciens.
A Minerve
haut-lieu de la résistance cathare
Dans

version

alors

les

florale,

que

refuser toute

les habitants du village se voient
modification de leur maison sous

prétexte que le village est classé site protégé, un
une maison style mo¬

touriste hollandais construit

Ce

«

le

en est-on

qui reste un des seuls agriculteurs de sa vallée.

derne

(soit 15 000 ha de plus que déjà prévu) sur le
plateau du Canjuers (Var) Et ce n'est pas tout !
A r.rnît-e que tous les mercenaires de Debré (et
des autres) vont venir s'entraîner, manœuvrer en
Or~u~-ïe Comme une armée d'occupation quoi !
Il

quel point

Il y a

les agri¬

sont

en

qui rapporte beaucoup.

Alors à

dépossédés sous différentes for¬
leur outil de travail, la terre.

Occitanie, partout dans notre pays

me^

n'était à des fins

ductivité

—

~

cas ce

—

NON ! LE CAMP NE SE FERA PAS î!

cole

mal de colo¬

on peut se

préciser que dans aucun
d'exploitation agricole.

Paris

vite... mais

en

en

référer à des rapports tout ce
qu'il y a de plus « officiel » : ainsi un rapport de
la S. A. F. E. R. Languedoc-Rouissillon nous apprend
que : « dans l'Hérault en 1968 et 1969, sur 5 ha
vendus, un l'a été à un étranger ». Et il faut bien

»

ministre
grandis¬
sante au camp et de la détermination des 103
paysans concernés, vient de faire afficher à la
Cavalerie l'enquête dite d' « utilité publique »,
dernière formalité avant les menaces d'expropria¬
tions (cette enquête a été faite clandestinement !
Depuis quand l'utilité publique est quelque chose
de

lui, la spéculation capitaliste sur l'immo¬
n'est pas là une

que

Un autre rapport

contraire. Debré sait qu'a¬

montrer

à

désarmé,

Debré ne nous a pas fait mentir : M. le
des Armées faisant fi de l'opposition

qui domine la perspective du village.
petit fait peut prendre valeur de

Celui de la

symbole.
le

dépossession de l'Occitanie par

capitalisme.
Les spéculateurs sont organisés pour mettre no¬
tre pays en coupe réglée, il n'y a rien à attendre
du système actuel, c'est à nous Occitans de s'or¬
ganiser pour faire respecter par tous les moyens
notre droit à travailler, où vivre dans notre pays.
La terra al

poble
pais.

Volem vivre al

Avèrn Bravament Besonh

de

LUTTE OCCITANE
Directeur-Gérant

SOUS !!!

:

Gaston BAZALGUES

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15,00 F

Le numéro

L'abonnement à 12 numéros
C.C.P.

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LUTTE OCCITANE

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Montpellier 158248
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LUTTE OCCITANE

B. P.

2138

—

34026

S

:
-

Montpellier-Cédex

AB0NATZ - VOS !

�LUTTE OCCITANE

page

-,

4

PAROLE
Loc

ARA PARA

«

YIALADA EMISSION
OCCITAN A »
Lutte occitane

Vialade

viticulteur dans l'Aude

opinion sur la situation du mouvement viticole.
Vialade a fait partie du groupe de Costere qui avait
relancé les C. A. V. Il anime de façon active le C. A. V.
son

qui depuis Béai ers ont mené des manifes¬
tations « célèbres »
comme
celles de Lézignan ou
Azille.
Vialade est président de la Cave coopérative de
sa commune. Il est fils
d'ouvrier
agricoles. Il a
lui-même débuté comme ouvrier agricole ; il est actuel¬
lement propriétaire de 13 ha de vignes, et régisseur
d'un domaine de 120 ha.
de l'Aude

Loc

»ttp occitane
Situation

rapport

aux

Vialade

:

:

une qualité constante à la clientèle Certaines
qui vendaient au commerce traditionnel (les 3/4)
n'avaient pratiquement pas de stock, et ce stock ce
n'est pas 1 revenu de
l'année, c'est un manque à
gagner sur cette année, c'est une privation sur les ren¬
assurer

:

Au point de vue situation économique des vi¬
gnerons occitans après vendange, elle est ni plus ni
moins que catastrophique par rapport à l'an dernier,
et du point de vue prix, puisque déjà nous sommes
en retard en tant que prix sur tous les autres produits
:

Loc

R

liens

...

ce

tenant, car lorsque il y avait baisse de la quantité,
H y avait augmentation
de la qualité. Alors cette
année-ci il y a baisse sur la quantité et une baisse sur
qualité c'est-à-dire

une

hecfcos.

perte énorme

Nous pouvons dire que pour certains

il

les 3/4 de leur revenu.

degrés-

en

va manquer

de

l'éleotoralisme

dans

les

mesures

annoncées

29

septembre à l'intention de l'agriculture et ce
qui serait le résultat d'une nouvelle politique. Toutes
ces

mesures

sont

des

flatteries

électorales.

Mais

11

n'est-

pas impossible qu'un ministre soit intelligent.
E n'est- pas inconcevable que des mesures électorales

soient astucieuses.
La
bien
avec

première constatation à faire c'est qu'il s'agit
d'un succès du syndicalisme agricole acoquiné
l'U. D. R. et le pouvoir parisien. Michel Debatis-

se

qui,

se

faire passer

pour
Intitulé « La

était

ces

avoir

en

d'autres temps signé

Révolution silencieuse

avait

»

un

livre

réussi à

le père de cette révolution, en
derniers temps à se satisfaire de « primes
pour

à la vache tondeuse

Le voici remonté

altitudes
historiques grâce à la naïveté tenace des militants
de base qu'il trahit et à la volte-face discrète de
quel¬
ques

économistes

».

en

renom.

qui l'ont imposée à la F.N. S.E.A. Mais celle-ci au¬
rait probablement noyé le
poisson comme elle sait
si bien le faire si,
d'aventure, cette exigence n'avait
coïncidé avec la découverte (tardive !) de la
chance que représente pour la survie d-u
capitalisme,
l'existence de nombreuses petites exploitations fami¬
liales.
pas

«

L'Information

agricole

sont

train

en

d'acheter

des

veaux

à

un

prix

»,

organe

«

l'ensemble

:

Eh bien ! Les autres causes sont que le viticul¬

:

teur méridional est endettée depuis de longues années
au Crédit agricole ; il est tout le temps à bout de souf¬
fle au point de vue finance ; et que dès qu'il y a un
déficit de 15 à 20 % sur son exploitation il ne peut

le supporter. Autrefois quand les viticulteurs
une réserve d'argent en banque, eh bien
!
Quand il arrivait une mauvaise année ils passaient le
plus

la réserve d'argent. Parce que je crois qu'être
viticulteur, je crois que c'est comme dans toutes les
administrations où partout c'est d'abord prévoir. Les
viticulteurs prévoyant avaient toujours une récolte
d'avance, soit dans la cave, soit en réserve d'argent et
ils passaient le cap des mauvaises années, ce qui expli¬
que qu'autrefois une mauvaises année ne se sentait
pas. Tandis que maintenant, étant endetté jusqu'à
250-300 000 F l'ha, avec les
intérêts qu'ils payent,
même quand il y a une bonne récolte, lorsqu'il arrive
une mauvaise récolte ils accusent le coup beaucoup plus
vite qu'autrefois, ce qui
explique que les gens sont
prêts à tout pour rentrer leur récolte ou pour ven¬
dre à n'importe quel prix.
:

Précision

sur

le taux d'endettement à l'hectare ?

Vialade
R

:

En

règle générale, le taux d'endettement est
très élevé. Je peux vous dire que 2 villages ont plus
d'un milliard d'emprunt à eux deux, sur eh gros 1 400
:

habitants. La

production de 40 000 hl de vin est cet'..e

année-ci 15 à 20 % plus basse de quantité et 1 à 1,5"
de perte en qualité. Alors ?...
Pour les chiffres précis, faudrait voir le Crédit agri¬
cole.

L'endettement, dans le contexte économique où

le monde est en dette. Même les
la maison, la voiture. Mais ils ont
des salaires garantis et partent en se disant : avec les

nous

sommes, tout
fonctionnaires pour

salaires que nous avons, nous pouvons nous
tant. En viticulture on a emprunté pour
pour le matériel, parce que nous étions

endetter de
la euverie,

sinistrés
jamais savoir l'année d'après le revenu que nous
pour rembourser. Ce qui certaines fois fait
peur à certains
viticulteurs. Us
préfèrentmieux
...

sans

aurons

abandonner que d'emprunter car ils ne savent pas
s'ils auront les moyens de rembourser
étant donné
que

nous

n'avons pas

de revenu

garanti

Dans le

c

marché

QUE L'EAU MINERALE !

des

petits producteurs fournissent au
produits alimentaires à un prix plus
bas que ne le fourniraient des entreprises capitalis« tes ».
Certes, une certaine adaptation des structures
de l'agriculture s'impose ; elle est en train, du reste,
d'être en partie résolue et s'accélérera par le départ
des agriculteurs les plus âgés. Mais le principal pro¬
blème est celui de la rémunération de l'activité agri¬
cole. Il faut poser correctement le problème des rap¬
ports des agriculteurs familiaux avec le système éco¬
nomique, c'est-à-dire essentiellement celui du niveau
de leurs revenus. C'est dire que nous croyons à la
nécessité d'une politique des prix ».
Et l'auteur de l'article ainsi présenté, M. Servolin,

On le sait depuis longtemps, ce dernier ne peut
être considéré comme un entrepreneur au sens
rigoureux du terme. Contrairement à l'entrepreneur,
il lui suffit, pour continuer à produire, de pouvoir as¬
surer, à chaque cycle de production, son entretien et

directeur

sociologie rurales de Paris, de continuer après avoir
évoqué la déception de ceux qui comptaient sur l'in¬
tégration pour asservir puis rayer de la carte les pay¬

fait, le petit producteur continue à produire
le prix à la production qui lui est offert
lui assure la réalisation de ces objectifs, même si
ce prix ne « réalise » que très partiellement la « va¬

sans

leur

des

de

la

Station

centrale

d'économie

et

de

:

officiel

de

la

Chacun

sait

les paysans considèrent le ni¬
prix à la production qui leur sont offerts
comme « injustes » et « inéquitables ». Ils résument
leur sentiment d'insatisfaction
dans un slogan qui
fut très populaire il y a quelques années : « Comment
«

que

des

veau

fait-il qu'un litre de lait puisse être vendu moins
cher qu'un litre d'eau minérale ? ». Us entendent

«se
«

dire par là

que le
l'ait est inférieur à

prix à la production du litre de
sa « valeur ». Sans le savoir, ils

rallient par là à la vieille théorie des classiques
anglais, de Ricardo et de Marx, pour laquelle, en
effet, chaque produit possède une « valeur » fondée
sur la quantité de travail dépensée pour le produire.
se

Valeur

Les entreprises agricoles de type « capitaliste »
n'ont pas apporté la preuve qu'elles étaient suscepti¬
bles de fournir des produits agricoles à des
prix

compétitifs

que

au

mois de juin dernier

:

dont

diverger,

«

plus

que les exploitations familiales car elles
doivent assurer la rémunération du capital. La
part
Insuffisante de l'agriculture dans la production inté¬
rieure brute qui est invoquée pour justifier une di¬

minution du nombre des exploitants
moins à une faible productivité des

san.

pas

celui

agricoles, tient

exploitations fa¬

en

la plus avancée, à la suite notamment des tra¬

vaux

de

l'Ecole

de

»

Nous pensons aujourd'hui que ce que l'on appelle
la crise agricole » ne peut être compris qu'en ad¬
mettant que les produits agricoles, ont, comme tout
«

autre

ceux-ci ne

tiellement couverte
«

produit,

C'est

dans

une

ce

valeur qui peut n'être que par¬
le prix à la production.

par

cadre

théorique que

nous

devons

interpréter les particularités du petit producteur pay¬

sa

famille

qu'il

le

remboursement

des

matières

consommées, l'amortissement de
ses équipements fixes et, dans les conditions actuelles,
la constitution
d'une provision pour les investisse¬
ments nouveaux qui lui sont nécessaires pour répon¬
dre aux exigences sans cesse grandissantes du mar¬
ché. Il n'exige pas d'obtenir, pour son capital, le
profit que les « véritables » entrepreneurs considè¬
a

rent, eux, comme le but même de leur activité.
De ce

«

tant

que

»

du produit.

Examinons

maintenant

le

cas

du

même

bien,

capitaliste

produit par un entrepreneur

qui doit, au
contraire du petit producteur, assurer la-réi«unéra(-ion
de l'ensemble du capital qu'il a avancé, au moins au
taux de profit moyen. Or, nous savons que dans l'état
actuel des techniques, il n'existe en général pas de
méthode de production, qui, pratiquée à très grande

échelle,

et en

recourant

capital, permette

à

de grandes

quantités de

amélioration décisive de la pro¬
ductivité. En d'autres termes, il n'existe pas, sauf ex¬
ception très particulière, dans l'état actuel des tech¬
niques de la production agricole, de possibilités im¬
portantes d'économie d'échelles.
La F. N. S. E. A. a donc su tirer parti de la nou¬
veauté de ces théories et du fait qu'elles sont accep¬
tées par le pouvoir pour s'attribuer le mérite et l'ini¬
tiative

de

une

revendications

depuis plus de 15

ans

rées ou éludées.
Tout le mérite de
a

«

miliales qu'au système des prix agricoles en vigueur,

correspondent pas, en effet, à la « valeur
réelle » de la production. Ils ne tiennent pas compte
de la rémunération du
capital. « C'est pourquoi, écrit
« M.
servolta, à productivité sensiblement égale,

Cambridge.

de

premières

«

le prix de marché peut effectivement
plus ou en moins sous l'influence d'un
grand nombre de facteurs. Or, il se trouve que cette
théorie, après une longue éclipse, fait actuellement
une réapparition remarquée dans la théorie économi¬

écrivait

..R

aux

La nécessité de garantir le revenu des travailleurs
de la terre, ce sont en effet les militants de la base

F. N. S. E. A.,

Vialade

de l'année.

LES DERNIERES MESURES
DU GOUVERNEMENT EN AGRICULTURE : DE¬
MAGOGIE EN PERIODE ELECTORALE ET CON¬
TRADICTIONS DU CAPITALISME
Il serait illusoire d'essayer de départager ce qui re¬
le

les importations, quels sont les autres causes

de la mauvaise situation ?

Loc

:

LE LAIT MOINS CHER

lève

:

A part

Le vin étant 1 monnaie d'échange avec les autres

supérieur sur le marché français. Pendant qu'eux font
une politique agricole, nous nous faisons une politi¬
que de destruction puisqu'un ministre donne des pri¬
mes pour abattre les vaches. Je crois que du vin il
n'y en a pas en Italie et il n'y en a pas non plus en Espa¬
gne puisque dans certaines régions notamment dans
la Manche où sont les gros producteurs, ils ont une
récolte déficitaire puisque nous avons des vendangeurs
de là-bas qui nous ont dit qu'il y avait eu des grosses
pluies qui ont détruit une grosse partie de la récolte.
Je crois qu'il n'y a pas de vin en Europe. Ce qui expli¬
que une hausse et que le commerce va bloquer les prix
pour
essayer de gagner davantage sur la marchan¬
dise. On va se retrouver en rupture de stock à la fin

15 à 20 %, dans certains endroits 50 %, avec 20 degrés
de moins, chose qui ne s'était jamais vu jusqu'à main¬

la

:

produits industriels dans le cadre communautaire, le
gouvernement français n'hésitera
pas 1 seconde
faire entrer des vins de n'importe quel pays du monde
pour faire la contrepartie en produits
industriels,
comme il l'a fait depuis qu'il est au pouvoir. Mais je
crois que cette année-ci il
aura une plus mauvaise
récolte en Italie. De plus le pouvoir de vie augmen¬
tant, ces gens-là étant jusque-là en sous-consomma¬
tion, par l'augmentation des salaires, ces gens-là con¬
somment de plus en plus de vin et se nourrissent de
mieux en mieux. Ce qui vous explique que les Ita¬

les
« enquiquiner » durant les ven¬
qui est inadmissible. Au point de vue de
la production générale je ne peux parler
que des Corbières, nous pouvons compter qu'il y a une perte de
venus

importations ?

Vialade

supérieure, cette année-ci avec 10° ces gens-là sont
purement et simplement ruinés. Je pourrais vous ci¬
ter le cas d'une cave de la Hte Corbière,
qui cette
année ayant été grêlée, et sinistrée aussi au point de
vue intempéries, avant les vendanges, ce village qui
représente dans les 100 habitants aura en tout et pour
tout, pour vivre cette année-ci, 2 000 hl de vin de T.
Non content de ne pas avoir eu de la quantité et la
qualité ils ont encore des ennuis avec des inspecteurs
...

:

.Rôle des

.

tains endroits comme elle a été cette année-ci. A titre
d'exemple, nous pouvons dire que certaines caves de
la Haute Corbières, qui certaines années rentraient
du 12, se sont trouvées avec à peine du 10 de moyen¬
ne. Etant donné les rendements de ces régions, étant
donné les prix auxquels ils
vendaient leur qualité

danges

dernier.

trées de l'an

agricoles dans le cadre communautaire, et ensuite du
fait des intempéries qui cette année-ci se sont abat¬
tues sur le Languedoc.
Et... Personne ne se serait
attendu à une baisse de qualité et de quantité en cer¬

qui sont

Loc

cap avec

:

caves

R.

:

R : Sur le plan économique la situation de la viti¬
culture méridionale n'a jamais été aussi mauvaise.

stocks de l'an dernier

Eh bé ! Certaines caves qui vendaient aux par¬
ticuliers sous contrat sont obligées d'avoir 1 stock pour

économique viticole après les vendanges ?

Vialade

des viti¬

avaient

R

I

par

:

Vialade

:

:

Situation

:

Cette année la situation économique
culteurs est plus catastrophique ?
Q

conjoncturelle à

lait que les vins de consommation courante soient déjà
depuis 2 ans à 800 F le degré-hecto, et ce que l'on paie
actuellement ce n'est pas 1 hausse c'est seulement
1 rattrapage. Et l'an dernier certains viticulteurs ont
vendu, notamment dans cette région, des vins de 9'8
à 6,70 le degré-hecto. Alors les cours que l'on donne
actuellement, en fonction des augmentations du coût
de la vie et des salaires et
charges de 20 % à la
mutualité, cette augmentation du prix ne correspond
en rien à l'augmentation des frais d'exploita1 ion.

responsable régional des Comités d'Action viticole

et

hausse

..R : Cette hausse conjoncturelle ce n'est pas une
hausse, puisque dans le cadre communautaire il fal¬

:

L'Oc a demandé à Vialade,

Loc

:

Q. : Pourtant il y a une
rhecto ?

su

tirer

parti

de

posées par ses adhérents
habilement diffé¬

et jusqu'ici

Chirac

cette

réside dans le fait qu'il

situation.

Ceci

dit, il reste à voir ce que sont les limites ou
dangers des mesures annoncées. Il faudrait pour
cela les passer en revue une par une. On verrait
ainsi que « l'Office de la viande » qui constitue sans
conteste le projet le plus inattendu et le plus « ré¬
volutionnaire » dans la bouche de nos Parisiens, n'a
que peu de chances de porter remède à la situation
les

(Suite page

�LUTTE OCCITANE

VIALADE

page

5

...

Partout où

on a pris du vin à
l'étranger, ça été pour
contrepartie de produits industriels. Nous avons
vu il y a 2 ans le ministre des Finances
espagnol. Bra¬
vo Lopez se réjouir à la T.V. d'un contrat
signé avec
la France qui devait lui prendre en 10 ans une
ving¬

une

cadre

communautaire le via est peut-être la seule
production qui n'a pas eu un statut garantissant ou
réglementant le salaire du producteur. Quand on
voit la façon dont on a réglé les problèmes agricoles
et notamment dans la viande où il y a à peine 2 ans
on a payé les gens pour tuer le bétail sans
prévoir
qu'après il manquerait de la viande, c'est inadmissible.
En viticulture et ailleurs on a laissé la production
entre les mains de gros trusts ou de gros commerçants

scrupule qui

sans

tenir compte des

ne

pensent qu'à leur profit sans

problêmes que pose la production.

taine de millions d'hl de vin et bien quelques temps
vu

le

vendu 24

ou

on

a

vendu

:

pays industriel

rence
un

Comment ces gros trusts arrivent à mettre la main
sur la viticulture occitane ?

centrale nucléaire aux

Espagnols

? S'il l'est il doit subir la concur¬

loyale des étrangers, s'il

ne

Q

:
C'est pour ça que les viticulteurs de l'Aude et

:

Hérault

apportent leur

soutien

l'est pas qu'on reste

pays agricole et qu'on parte à la conquête du oays

agricole.

Vialade
R

Je les

:

Parce que

ment,

:

comprends très bien

si on le voit

avec

Loc

:

R : La meilleure façon de mettre la main sur la viti¬
culture occitane ça a été d'abord de monopoliser la
distribution. Une fois que la distribution a été mono¬

polisée, ça a été un jeu d'enfant pour eux de mono¬
poliser les achats étant donné que maintenant il n'y
a que quelques grosses maisons qui distribuent le vin
en France et même à
l'étranger, ces grosses maisons
décident le prix qu'on va payer à la production et tout
le monde s'aligne sur elles. Etant donné que ces gros¬
ses maisons, pour éviter la hausse du coût de la '-ie
en France, ont joué le jeu avec le gouvernement, qui
a eu avec eux peut-être des
égards a point de vue
impôt sur les bénéfices, ils ont maintenu le prix très
bas au détail, ont prélevé leur marge puis ont payé
au producteur que le restant en bout de course
après
avoir déduit les transports et les droits de régie.
Par ce procédé, la production viticole des V. C. C.
est tombée pieds et poings liés entre les mains de ces
grosses maisons qui font la pluie et le beau temps.
Ces grosses maisons qui ont une orientation politique

font des affaires avec des banques d'Etat ou des gens
qui sont en place, tout ça sur le dos de la production
régionale. C'est inadmissible.
C'est pourquoi
nous
devons nous battre à l'échelon régional avec tous les
hommes de bonne volonté et poser le problème régio¬
nal dans son oontexte. Toutes les forces

vives, syndi¬

Les

Loc

produits agricoles

Vialade

Vialade

:

R : En quelque sorte oui, c'est les grands trusts avec
l'appui du gouvernement. Nous sommes victimes d'un

occitans payent l'industria¬

gens-là

le même travail

avec

les 5 % des subventions agricoles. Et ils sont les
plus nombreux pendant que certaines productions du
Nord se partagent 25 à 30 % des subventions et ils ne
sont que quelques milliers. Nous sommes avec les pro¬
ducteurs de viande et de lait les plus mal loti? de
l'Agriculture française. Chaque fois qu'on vend des
produits industriels à l'étranger en contrepartie de
vin eh bé ! Je dis que c'est le Midi qui soutient l'indus¬
trie du Nord. Nous sommes exploités par le Nord d'une
façon détournée. Autrefois l'exploitation c'était par
les hommes, aujourd'hui c'est l'exploitation par l'éco¬
nomie c'est encore pire.

Loc

de Paris.

qu'on exproprie sur le littoral, avec tous les gens qui
victimes

sont

la guerre

«
:

: Je crois que dans l'ensemble, maintenant que
industries locales
sombrent les unes
après les

autres, le problême se pose maintenant d'une façon
très pressante à l'échelon régional et je crois qu'il
faudrait que les gens comprennent que cette lutte ce
n'est pas la lutte d'une seule classe de la société méri¬
dionale c'est une lutte de l'ensemble des classes socio¬

Cali ors

Président du C. D. J. A. de la Haute-Garonne
Le

de

développement rural de cette région notamment

son

m es m es

dans

agriculture est gravement compromis par les
de « sélectivité » du Crédit prévues à Bruxelles

le cadre

du Plan

de

modernisation des struc¬

tures.
Ces

déjà appliquées progressivement
par le gouvernement français. Elles confirment les
orientations définies par le VI' Plan qui prévoient d'ac¬
corder en priorité les aides à l'industrialisation. Ce n'est
pas contre une telle orientation que nous nous élève¬
mesures

dans la mesure où il s'agira d'une industrialisation
décentralisée et équipablement répartie sur l'ensemble

rons

du territoire. Mais nous ne pouvons

admettre que cette

politique sacrifie le développement de l'agriculture dans
des régions comme la nôtre, qui ont pris un grand
retard.

LE DEVELOPPEMENT DE LA REGION EN PERIL

Il existe des régions où l'économie agricole a atteint

développement tel, que les exploitations de dimen¬
sion importante rationnellement équipées et à la pointe
du progrès
technique, dégagent un autofinancement
un

suffisant pour poursuivre leur courbe d'expansion. Ce
n'est pas le cas de Midi-Pyrénées où les structures trop
exiguës, une majorité de chefs d'exploitation très âgés,
des

équipements vétustés et inadaptés laissent prévoir

une mutation
au

cours

profonde déjà engagée, qui

va

s'accentuer

des prochaines années.

Cette mutation va nécessiter un effort de finance¬
ment double voire triple, que par le passé ; si ce finan¬
cement n'est pas

mis à la disposition des rares jeunes
qui sont encore décidés à tenter leur chance, dans
l'agriculture, c'est la faillite de cette région. C'est peutêtre le désert dans certaines zones défavorisées„ c'est
probablement une concentration de terres telle que
deux siècles en arrière avant 1789.
C'est dans le meilleur des cas l'exode ou la prolétarisa¬
tion des autochtones ruraux voire les deux.
nous serons revenus

Si

tous

gissent vigoureusement, pour que ceux qui nous gou¬
vernent changent de cap, c'est la voie dans laquelle
nous sommes engagés.

sont

les habitants

et

les

responsables de cette

région n'en prennent pas rapidement conscience, et réa-

Le

«

UN INSTRUMENT DE SEGREGATION
Crédit » agricole et mutuel, en fonction des

sions des

:

Commencée

le

du lait

»

laiterie Solavert

:

lundi

23

octobre

par

600 produc¬

teurs, l'occupatioń des locaux de la laiterie se pour¬
suit à l'heure où nous mettons sous presse. Piquets
de grève de 60 à 70 travailleurs. La direction serait

les

fallu prendre aux
produits ind'.is-

ces

:

problème viticulture, problème occitan ?

DES HOMMES
DE CETTE REGION ?

a

prenaient

puissances d'argent, qui n'ont

LA PAROLE A

coloniale

nous

ces

DANS LE NUMERO 6

QU'ALLEZ-VOUS FAIRE

étrangers qui

de

scrupule.

aucun

HAUTE-GARONNE

industriel si bien qu'il

pays

pays

celui des gens qu'on exproprie au Larzac,

rons, avec

triels la contrepartie en produits agricoles. Et en ce
qui nous concerne on est allé prendre du vin n'impor¬
te où puisqu'on est allé prendre du vin en Argentine.
C'était pas par souci de rentabilité parce que je vou¬
drais bien savoir combien coûte l'importation d'un "al
de vin d'Argentine.

un

moi je les soutiens

je lis le problème de Malvezy avec celui des vigne¬

que

professionnelles de eette région qui doivent se battre
et je crois que tous ces problêmes sont liés entre eux,
et quand une classe de cette société méridionale souf¬
fre, c'est l'ensemble de cette société qui souffre et qui
doit les soutenir parce que la meilleure façon de régner
c'est de diviser et faut faire en sorte d'être toujours
unis pour nous défendre, puisque dans le cadre des
institutions il n'est plus possible de rien faire et nous
avons vu que ce que tout le Midi a arraché jusqu'à
maintenant, il ne l'a arraché que par des manifesta¬
tions, et ces manifestations qui ont été violentes, sont
la seule chose qui fait peur aux pouvoirs publics. On
nous dit que ça sert à rien maintenant. Mais mois je
crois que c'est toujours en manifestant qu'on obtien¬
dra quelque chose et pas par les moyens légaux.

contexte politique. On a voulu que la France soit un
pays industriel. On a industrialisé à outrance, pour
trouver des débouchés à ces produits. Dans le cadre
européen il y a des gens qui travaillent à meilleur
compte que nous, qui peuvent vendre à l'étranger sans
acheter des contreparties. La France, elle, n'était pas

payés

dans le Midi fait les mêmes

BERNARD LAMBERT

:

Liaison

R

sont

de raison que

moralement et si nous le pouvons financièrement parce

que

les

y a pas

Et c'est pour cette raison-là que

:

R : Evidemment d'ailleurs quand on voit la réparti¬
tion des subventions à l'Agriculture nous savons que
les viticulteurs occitans à eux tous ne se partagent

Q :Ces viticulteurs sont donc pratiquement les sala¬
riés des grands trusts.
Leur production est achetée
d'avance et les trusts fixent le revenu du viticulteur.

que nous

bénéfices paye les ouvriers du Midi moins que ceux

Vialade

:

soutiens.

industrie qu'on a transplanté dans le

une

la même industrie qui

lisation du nord de la France ?

cales etc... doivent prendre conscience de ce problème.

les

sont des grévistes qui gagnent plus

ce

mais c'est

Midi où ces

:

et je

des idées étroites, évidem¬

beaucoup moins qu'à Paris. Il

Vialade

grévistes de

aux

Malvezy ?

en contre¬

partie de produits viticoles. Nous avons pris aussi du
vin à l'Italie en contrepartie de produits industriels.
Chaque fois le vin a été la contrepartie de produits
industriels qui dans un marché vraiment libre n'aura't
pas pu encrer en concurrence. Est-ce que la France est
un

loc

une

ministre français annoncer qu'on avait
34 mirages à l'Espagne. Nous avons aussi

Loc

prête à négocier. « Afin de renforcer leur pouvoir
économique et leur force de négociation, les pro¬
ducteurs ont décidé la oréation d'une coopérative
de vente qui doit être un groupement de produc¬
teurs. Les éleveurs adhérents s'engagent à livrer leur
lait à ce groupement qui négociera globalement avec
une laiterie de vente &gt;.
(Dépêche de mardi 24 oc¬
tobre)
Il ne
.

revenir
litre

de

peut être question
leur décision

sur

pour les producteurs de
d'obtenir les 63 centimes du

lait.

(Suite de la

page

4)

éleveurs de nos régions :
garantir le prix de la viande, est-ce: que ce sera ga¬
rantir le prix des jeunes veaux que les céréaliers ven¬
dront en bœufs gras ? Est-oe que ce sera garantir
que subissent les

agneaux

On

et

les porcelets?

constaterait

tion des

les primes à l'installa¬
permettront d'Installer 2 000
maximum alors qu'il faudrait en

aussi

que

jeunes prévues

jeunes par an au

installer 10 000... On constaterait enfin que

la fameuse

système de remplacement qui doit per¬
mettre aux agriculteurs de prendre des vacances res¬
semble fort à la création d'une société de louage de
main-d'œuvre temporaire. C'est la pire forme d'ex¬
ploitation des hommes qu'ait jamais inventée le ca¬
innovation du

déci¬

finances, est contraint de restreindre les prêts

fonciers bonifiés aux agriculteurs au moment où les
textes lui permettent d'étendre ses activités aux autres
catégories socioprofessionnelles, ce qui est un paradoxe.
Ne deviendrait-il pas l'instrument privilégié du minis¬
tère des Finances pour la mise eii application de sa

pitalisme !
Il faudrait enfin noter que chacune
est destinée à satisfaire des individus
Rien n'a été prévu ni promis pour

trent la volonté des pouvoirs publics d'accentuer l'écart
entre l'agriculture développée et celle en voie de déve¬

de oes mesures
pris isolément.
permettre aux
hommes de mettre en commun les moyens dont ils
disposent pour satisfaire leurs besoins également com¬

loppement.

muns.

politique. Les quotas imposés aux Caisses régionales
en fonction de la dite « Référence historique » démon¬

Les sévères
restrictions
des
prêts bonifiés pour
l'achat du foncier (alors qu'aucune solution de recharge
sérieure n'a été offerte aux agriculteurs contraints
d'acheter leurs moyens de vivre à des prix spéculatifsJ,
démontrent là aussi le choix de Idisser glisser l'exploi¬
tation du sol entre les mains des bien nantis et pos¬
sesseurs de capitaux.

Enfin, les lourdeurs administratives, la lenteur dans
la

réalisation

des

prêts, l'obligation inadmissible de

bloquer l'autofinancement au compte pendant plusieurs
mois, n'ont d'autre conséquence sinon pour objectif que
celui de décourager les jeunes qui croient encore en
leur métier et dont on connaît par

ailleurs les énormes

difficultés.
Un inspecteur général des Finances en tournée cet
été dans notre Sud-Ouest, remettait ouvertement en
cause le financement de l'agriculture dans une région
où elle n'est pas « rentable » : c Pourquoi subventionner
l'équipement hydraulique pour obtenir 70 quintaux de
maïs alors qu'en Normandie on obtient 80 quintaux
sans

irriguer ?

»

réplique qui s'imjposait logiquement fusa bru¬
talement sous forme de question :
« Qu'allez-vous faire des hommes de cette région t »
une question qui resta sans réponse.
Et la

Subventions, primes, plans de développement, prêts,
pour la formation sont autant de moyens de
renforcer le fameux « individualisme paysan ». Les
seules mesures de portée collective sont des mesures
aides

s'est bien gardé de donner à
mutualisme quelques possibilités
dans des réalisations, structures
et méthodes, non moins récupérées par le système
que le syndicalisme agricole.
Mais il n'est pas possible, dans le cadre de cet ar¬
ticle de passer en revue chacune de ces mesures en
trompe-l'œil. H suffit de se rapporter à ce que nous
disions au début de la façon dont elles ont été mises
au point •: il s'agit d'une nouvelle démonstration de
la manière dont le capitalisme sait récupérer à son
profit les situations dans lesquelles les hommes
étaient sur le point d'aboutir à démontrer son absur¬
dité. On veut aujourd'hui c sauver l'exploitation fa¬
miliale », et on parle d'aider les régions colonisées,
parce que c'est le seul moyen de pouvoir les exploiter
d'assistance mais on
la coopération ou au
de ne plus se trahir

encore

demain.

TRUSSOCEBAB

�LUTTE OCCITANE

-,

6

page

GRÈVE A NARBONNE:
ILS TIENNENT DEPUIS
T.
et F.A. de la Comurhex-Malvezy (Industrie chimique)
lançaient un mot d'ordre de grève par postes pour
appuyei leurs revendications sur les horaires et les sa¬
Le 6 octobre

dernier, les syndicats C. G. T., C. F. D.

volonté de s'adresser à un
Société. La grève intimida¬
tion s'arrêta comme toujours à l'arrivée du P.-D. G. de
la Société Comurhex, Coste. Mais celui-ci déclara can¬
didement qu'il aurait démissionné.
Les négociations
auraient donc autant d'effet qu'à « Armes égales » à
et voir aboutir leur
véritable responsable de la
laires

la télévision...
aux

tion des locaux. Les 160

ouvriers

se

sont mis en grève

employées dans l'usine. Les nongrévistes sont tous cadres ou agents de maîtrise.
246

sur

personnes

Outre la réaction aux manœuvres patronales le type
de revendications est lui aussi exemplaire :
Réduction du temps de travail .-.semaine de 40 h :
—

« régions »
l'industrie chimique.
Augmentation de salaire non-hiérarchisée (jus¬
qu'au salaire de Malvezy en-dessous du minimum de
1TJ. I. C.) 150 F pour tous : pas de division par la grille

égalité du nombre d'heures pour toutes les

de Vexagone dans
—

vousles continuiez par la suite, vous
nous,

sont pas tranquilles, nous le savons,
lorsqu'une grève éclate et « marché » dans la région.
Nos revendications sont aussi les vôtres. Quant à nous,
nous sommes
prêts à vous aider le moment venu,
comme vous nous

Les

aidez

».

travailleurs ont répondu : meeting et manifes¬
solidarité, soirée occitane pour les grévistes
Haité et les commissaires d'oc, collectes au porte

tation de

porte jusqu'à 100 km,

à

tournées dans les villages de

La C. O. M. U. R. H. E. X. n'est pas un cas isolé. Déjà
les luttes de Mammouth Montpellier de la Samex à
Millau ont montré la détermination des travailleurs
de notre région de lutter contre l'avenir de chômage
et d • misère que leur offre la bourgeoisie. L'opération

cadre : Utiliser
de la bourgeoisie les condi¬
déplorables d'emploi et les bas salaires.
réclamant les 40 heures tout de suite les travail¬
posent le problème de la création d'emploi nou¬

Grand-Delta se situait déjà dans ce

le meilleur profit

pour
tions
En
leurs
veaux

région.

la

sur

réclamant 150 F pour tous ils
tout les travailleurs de l'usine.

En

réalisent l'unité

En fait ce type de revendications sert à dévoiler le
banditisme capitaliste, à dénoncer l'exploitation de type
colonial d'une région où le chômage est trois fois plus

à céder les travailleurs de la Comurhex se

pour leur droit à un emploi sur place avec les mêmes

avantages

les travailleurs du Nord.
l'égalité ne se mendiait pas : elle

pour eux que pour

Ils ont compris que

s'arrache par la lutte.
Les

grévistes, qui

se

sont donné

un

comité de grève

ont lancé un appel à l'unité.
« Camarades
travailleurs narbonnais, notre combat
est celui de tous. Nos revendications sont les mêmes

LE COMBAT A

LA COMURHEX

MALVESi

-

Comurhex-Malvési est
une usine qui
raffine de
l'uranium, provenant des mines du Forez, qui est ache¬
miné ensuite à l'usine de Pierrelate qui le transfor¬
me

utilisations civiles (E.D.F.) ou similaires.
de Malvési emploi 246
personnes,
cadres

pour

L'usine

compris.

viticulteurs, etc.

de

cette lutte jusqu'au bout les travailleurs de la Comu¬
rhex se battent pour tous les travailleurs d'Occitanie,

DE GREVE

Vos patrons ne

hiérarchique.

important que dans le reste de l'hexagone. En menant

DU COMITE

tous. Si nous les avons démarrées, c'est pour que
aussi, mieux que
peut-être. »

pour

avec

travailleurs leur a fait clairement
comprendre qu'on les prenait pour des imbéciles. Us
ont réagi immédiatement : grève illimitée avec occupa¬
Cette gifle

COMMUNIQUE

QUATRE SEMAINES !

Sans attendre les

élections et pour obliger le patron
sont mis en

grève et occupent leur usine. Comme à Mammouth
et à la Samex le soutien des travailleurs, des étu¬
diants., des lycéens des paysans... peut être décisif
(déjà les comités d'actions viticole de l'Aude ont appor¬

tés leur soutien matériel !) !. Ne laissons pas pourrir
cette grève dans un isolement complet. C'est pourquoi
des comités de soutien se mttent en place dans toute
la région (Carcassonne, Perpignan, Béziers etc.).
Combat sans faiblesse, lutte contre le chômage pour

emploi décent sur place, pour la défense d'une
région occitane, la grève de la Comurhex dessine peutêtre les grandes lignes d'une stratégie ouvrière pour
un

l'Occitanie.

Depuis le 5 octobre, 160 travailleurs sont en

grève

et occupent l'usine.

?

Pourqv

septembre 1972 les trois organisations syn¬
dicales FUC-CFDT, CGT, F.O., avaient envoyé une
lettre revendicative à la direction portant sur :
Le 27

—

perte de salaire.
uniforme
des salaires

les 40 heures sans

—

une

—

augmentation

de

150,00 F par mois pour tous.
Les 3 et 4 octobre, insistance des délégués pour
obtenir une entrevue avec la direction générale.
Celle-ci se dérobant il a fallu une grève tour¬
nante de 4 heures par poste le 5.10.72 pour que l'insai¬
sissable président directeur général soit brusquement
libre et puisse venir le 6 octobre à Narbonne.
—

—

Ce premier point marqué, les travailleurs repren¬
nent le travail en attendant la venue de leur P.D.G.

D'entrée de séance le P.D.G. déclare que depuis la
poste et qu'il ne vient ici

veille il a démissionné de son

qu'en

AMI

«

»

V ! !

réaction immédiate
reconduite par

Cette déclaration provoque une

des travailleurs qui décident une grève
24 heures avec occupation des locaux.
La

grève dure depuis 17 jours ; une entrevue a eu

lieu le lundi 16 octobre avec la Direction représentée
par son

P.D.G. (cette fois dûment mandaté)

Aucun accord n'a pu

! ! !

être conclu, du fait de l'intran¬

sigeance de la Direction portant ainsi la responsa¬
bilité de la continuité

du mouvement.

seconde entrevue est prévue pour le lundi
octobre 1972..
Une

La Direction veut

jouer

sur

23

deux tableaux :

traîner en longueur les
négociations. Mais les travailleurs ne sont pas dupes.
1° 6ur l'usure, en faisant
Ils iront jusqu'au bout !
2°

Narbonne

sur

revendications
destinées à nous divi¬
particuliers par exemple).

la division, en remplaçant nos

unitaires par des propositions
:

(étude de

ser

palais du travail
De gauche à

cas

Là aussi elle échoue
en

droite :

!
réunissant tous les jours les non-grévistes

1

chanteur breton
caminaire d'Oc
Claude MARTI

Car, comme partout le patronat essaye d'implanter

1

—

—

Cliché

J.

(bap¬

»).

tisés par nos soins « Les Renards
—

des

syndicats Jaunes.

si rares, la région
sous-industrialisée, où le chômage règne, le sous-em¬
ploi, les bas salaires, les ouvriers lèvent la tête.
En Occitanie où les usines sont

Fagedet
Narbonne

Us veulent du temps pour

vivre, et des

salaires

décents.
C'est un combat pour la justice, pour que les
du pays d'Occident aient le droit de vivre.

hom¬

mes

La solidarité doit être entière

les travailleurs

avec

Malvésy-Comurhex. Us demandent la
réduction du temps de travail, ils luttent contre le
chômage dans notre région. En demandant une aug¬
mentation de 150,00 F mensuel uniforme pour tous, ils
luttent pour la revalorisation des bas salaires. Leur
en

grève de

combat est le combat de tous.

vive l'Occitanie ;

Pour que

Tous unis derrière les travailleurs de la Comurhex-

Malvési.

Signé

CERVIERES:
déjà longuement parlé de la résistance
cette petite commune des Hautes-Alpes
menacée d'expropriation par l'Etat français pour la
construction d'une superstation
de ski pour gros
Nous avons
de Cervières,

bourgeois.
Voici aujourd'hui

une

lettre des syndicalistes agri-

Goles de Cervières adressée au Congrès F. N. S. E. A. de

l'Agriculture de haute mantagne (Clermont).
Elle constitue un témoignage éloquent de la volonté
des gens de notre peuple à sauver son pays :

«

FORCES A TOUT PROJET D'EXPROPRIATION

plus, nous ayons appris par la presse locale au mois
juin 1972 des décisions nous concernant : c'est-àdire que le préfet des Hautes-Alpes avait demandé à
l'Institut national d'études rurales montagnardes à
Grenoble une étude agricole, et au secrétariat au
de

étude touristique sur Cervières.
Nous affirmons notre soutien au conseil municipal
une

et

approuvons
tembre 1972.

totalement

sa

délibération du 9 sep¬

Nous, soussignés exploitants agricoles de m. commune
Cervières, affirmons que nous n'accepterons aucune
concertation, aucune discussion avec les représentants
des autorités, tant que LA MENACE D'EXPROPRIA¬
TION qui pèse sur nous depuis le 11 janvier 1972,
de

ne

sera

Nous

pas
nous

levée.
indignons de ce

notre lutte contre l'expropriation et contre la
Zone d'aménagement différé
(créée en 1969 contre
l'accord du Conseil municipal), qui bloque toute initia¬
tive de notre part, qu elle soit agricole ou touristique.
Nous demandons que les richesses qui sont sur notre
dans

sol,

sur

Alors

culture
que aucune

réponse offi¬

cielle n'ait été donné à la commune depuis la clôture
de l'enquête d'utilité publique et de ce que, une fols

que
-

notre commune restent sous notre contrôle.
que

de

»

reconnaître. Que l'on nous aide à faire quelque chose
à notre mesure : développer l'élevage en intensifiant
et en modernisant la production par une opération de
rénovation rurale, qu'on nous aide à construire des

gîtes ruraux, à remettre

en

la Z. A. D. nous interdit de

état

nos

que l'agriculture de montagne
puisque nous en vivons.

même

sur

si

chalets, auxquels

toucher, et nous montre¬

rons

C'est

Nous demandons à la F. N. S. E. A. de nous soutenir

Cervières, le 1er octobre

LE COMITE DE GREVE.

NOUS NOUS OPPOSERONS DE TOUTES NOS

de

tourisme

:

n'est

morte

elle avant tout que nous voulons miser,
certaine forme de tourisme peut nous

une

apporter des revenus complémentaires
d'abord

pas

compter

sur nos propres

;

il nous faut

forces.

Nous réaffirmons que nous nous opposerons

de toutes

forces à tout projet d'expropriation et de grande
station dans la vallée des Fonts qui nous est indispen¬

nos

sable pour

notre élevage.

le gouvernement dit vouloir aider l'agri¬

montagne

l'état veut

nous

Notre commune
les experts de l'I.

a

nous

sommes

choqués de voir

chasser de nos terres.
de

grandes possibilités agricoles

N; E. R. M.

-

sont les premiers à le

Les membres du

syndicat agricole de Cervières
des agriculteurs de Cervières
écrire à M. Michel Brunet ou M. Alphonse FaureGïgnov, 05 Cervières.
Pour tout contact

avec

�«

LUTTE OCCITANE

page

»,

7

lArzAc
SEULE
LUTTE

LA

EST

D'UTILITE

^U ELI QUE !

Comme

annoncé dans

l'avions

nous

le

GROUPEMENT

numéro

POUR

précédent, Debré veut aller vite. Le 11 octobre était

l'enquête d'utilité

pris l'arrêté de
vait

s'ouvrir

le

16

publique qui de¬

12230

toute

une

série de basses

qui chaque fois ont provoqué la solidarité
et des opposants au camp.

agriculteurs

Vous

Tous

les

du

prêtres

Sud-Aveyron

connu pour son

régional pour le camp du Larzac : tous ont reçu un

exemplaire du
nale

»

velle

avec

bible

«

Livre blanc

introduction
en

Voici
:

somme

la gentille

45, route du Camp
CAVALERIE

LA

de

sur

la défense natio¬

Michel

connaissez

Debré. La nou¬

!

petite lettre qui accompagnait le

à

plusieurs

éneigumenes

»

pour

illustrer

Draper le goût

pour

la fainéantise

dans

une

philosophie

nos

idées.
et la

crypto-marxiste

pour

luxure

avoir

bonne conscience ne peut nous séduire. On ne
défend pas une cause juste en pourrissant l'atmos¬

phère de notre Sud-Aveyron comme cela

a

été fait

ments fondamentaux de cette

plus que quiconque
au

renonce¬

individuelles.

indépendance. Issue du

peuple, elle est l'expression d'une collectivité prête à
défendre
Il

apparaît que dans une très large mesure
menée actuellement contre l'extension
du Camp du Larzac (1/10 seulement de la totalité
du plateau) ect surtout une campagne de dénigre¬
ment systématique contre l'armée...
la

nous

campagne

En

espérant vous avoir montré qu'il reste de nom¬
Aveyconnais qui ne veulent pas se faire abu¬
par 'une poignée d'agitateurs, nous vous prions

breux
ser

de croire.

sciemment

patriotisme amène

un pays au

domination par l'étranger et enfin

C'est donc entre ces deux limites que doit se situer
l'action d'un Etat moderne. L'armée est un des élé¬

une

savons

l'abandon complet de

que

nationale amène

raisons parmi lesquelles le

fait qu'aucune très importante Société ne nous vient
en aide et que nous
nous refusons
à utiliser des
«

aussi

savons

à la perte des libertés collectives et

l'Abbé,

tient

nous

conscience

ment, donc à la

notre

Nous
tout

Mais
la

se

(sauf un

opposition irréduc¬
tible au camp et son action au sein du C. M.R.) ont
eu
droit à un petit cadeau du Groupement local et

particulièrement

REGIONAL

LARZAC

sans doute moins
bien les buts
Association que les agitations perpétuelles
et outrancieres des « défenseurs du Larzac ».

de

Cela
—

:

ET
DE

octobre.

C'était la conclusion de

des

CAMP

Sicge social
Monsieur

manœuvres

LOCAL

LE

que

l'excès de

Monsieur

l'Abbé,

à

l'assurance

de noa

profonds respects.
Le Groupement.

chauvinisme lui-même causeur

de guerres.

(Suite page t)

e/\NJUERS

:

QUELQUES
CONSEQUENCES

NOTE SUR

ECONOMIQUES
DU DEVELOPPEMENT
DES CAMPS MILITAIRES
DANS
LE DEPARTEMENT
DU VAR ( l)
par

M. PARODI

(Professeur à Aix-en-Provence)
Fonder une
partie importante du développement
économique du département du Var sur l'extension des
bases, militaires existantes ou la création de nouvelles
bases comme celle du plateau de Brovès et de Canjuers

aberration du
point de vue économique. En
effet, c'est placer ce département dans une situation
de type colonial, c'est-à-dire dans une situation carac¬
térisée par des déséquilibres structurels
graves, par
des effets de domination, enfin par une désarticulation
est une

des divers secteurs de l'économie
I

—

AGGRAVATION DES DESEQUILIBRES
STRUCTUREL

peut prévoir l'aggravation de tendances

On
nes

1"

malsai¬

de l'évolution de l'emploi dans la Var :

développement hypertrophique des emplois
de certains services
apparaît d'ores et déjà que, sous l'influence du
-

Le

dans le secteur du commerce et

Il

tourisme

étaient

saisonnier, les activités de service du Varhypertrophiées non seulement par

fortement

rapport à la situation de la France toute entière mais
encore par rapport à celle de la Provence-Côte-d'Azur
où la situation est pourtant considérée comme mal¬
saine

(Suite page 11)

(1) Cette note n'aborde que de manière tout à fait Ineidente les problèmes de la protection de la nature
et des sites qui fera l'objet d'une autre étude.

�-

LUTTE OCCITANE

.

page

&gt;,

NOUS

la garde à vue de Simone et jusqu'à sa
les 103 agriculteurs sont venus devant le
Palais de justice, avec des gens de Millau. Les gen¬
darmes firent venir le juge d'instruction à la gen¬
Pendanr

(Suite de la page 7)

libération,

leçon de catéchisme militariste a été plutôt
par les prêtres du Sud-Aveyron.

Cette

appréciée

DE

Les

MILLAU

A

:

Palais

mille. Bilan

pour

cette lettre

du père

qu'il

tasse

se

».

A

la suite

PROVOCATEURS

AUX

plusieurs profanations de monuments
région, acte que nous avons tous

de

morts dans la

aux

.unanimement condamné, ma fille, moi-même et deux
personnes île Millau ont été interrogé par la gendar¬
merie. Une perquisition a été faite chez
moi. Ma
fille a été gardée à vue une vingtaine d'heures.
Je dénonce
l'attitude des gendarmes et spéciale¬
ment du capitaine Poët qui ont été incorrects à mon
égard et à l'égard de ma fille qu'ils ont essayé par

prennent position. Les élus sauront du moins que
l'eau du Larzac risque
d'être amére pour eux s'ils
acceptent de vendre à ce prix les paysans.

.

d'intimider et d'humilier.
d'instruction s'est déplacé à la gendarme¬
rie parce que, devant le Palais de justice, les paysans
du Larzac et des gens de Millau
étaient
présents
pour manifester leur indignation.
En effet, ni ma
fille, ni moi-même
ne sommes
mêlés ni de près ni de loin à cette affaire. Si nous
avons été inquiétés, c'est que le pouvoir veut rejeter
la responsabilité de ces actes
sur les
paysans du
Larzac qui se battent pour leur droit à la vie et ceux
qui le soutiennent, pour les couper, de l'opinion pu¬
blique. Ces méthodes de provocation
sont à con¬
damner et à combattre. Que les
gendarmes
et la
justice se tournent du côté des partisans du camp,
qui voudraient voir ma
fille «
pendue
haut et
court ».
Ils auraient plus de chances de découvrir
tous

Le

'

la

la solidité de la mobilisation,
le pouvoir veut prendre l'offensive. Après plusieurs
échecs, après la manœuvre manquée de l'emprison¬
nement de Maurice, cet été, qui visait à couper les
paysans des jeunes de Millau, après l'affront fait à
la municipalité U. D. R.
de Millau, au cours de
télévisée

de

prestige
spontanées,

«

Camion-Stop

les commerçants de Millau, qui avaient

poussés

par

voient le néant de
tiennent plus.
mage,

la peur panique
promesses

ses

LA VOIX
DE SON MAITRE
l'avis de la mairie à la commission d'en¬
quête, ils voteront contre l'extension.
Ce vote a lieu le jeudi 26 octobre. 200 personnes se
pressent dans la petite salle du conseil municipal. Beau¬
coup ne peuvent même pas rentrer.
La veille, un conseiller,
démissionné, à
Dias,
a
cause
de l'extension. On parle de 3 conseillers qui

les

moyens

juge

suivraient.
Gabriac présente la motion. Très parternaliste

rissent

sur

les divers

monuments

aux

morts

région. Les anciens combattants hurlent

agriculteurs, au début. Puis à la fin, favorable à
l'extension, parce que, expliquera Gabriac, c'est « la
seule chose positive proposée à Millau depuis long¬
temps ».
Un conseiller s'indigne
parce
que la motion de
« oui, mais » est passée
au « non mais » et il ajoute
que : « les paysans n'ont pas à se plaindre : ils ne
seront pas déracinés et seront indemnisés. Alors que
les

Français d'Algérie,

eux... ».

Deruy attaque la prostitution des notables. Gabriac
avant le vote, semonce ses troupes, et leur rappelle,
menaçant, la décision de vote qu'ils ont prise en
commun.

Les

conseillers,

chiens

fidèles, écoutent la voix de

maître et votent la motion 21 voix pour, 2 contre
(dont celle de Deruy) et 1 abstention.
A la fin de la réunion, les agriculteurs iront expri¬

son

leur

mer

gens

veut

on

des

solidarité

de Millau

a

encore

agriculteurs du
joué à fond. Elle

Larzac

et

dégoût à quelques-uns.

des

renforcera

se

si

nous

provoquer.
lo Larzac !

Gardarem

EVESQUE Robert

»

Le

Mas Bas

12

Creyssels

I I I

de la

FONTEVRAULT

viol, la
psychose du rouge avec son couteau entre les dents
réapparaît. Mais très vite les organisations populai¬
res

au

Le

ce

Comité

contre l'extension du Camp 'de Fontevrauît, près de Saumur dans le Val de Loire,
organisait une manifestation avec visite des lieux
le 8 octobre. Une
délégation
des
paysans du
Larzac ainsi que
des
paysans de
St-Maixent
étaient venus apporter leur soutien. Un tract de

condamnent

pour

cette
action qui
apparaît à tous
est : une provocation
des bandes
(S. A. C.,
« Association
pour la
C. D. R.,

qu'elle

fascistes
vérité sur le Larzac »).

Lutte

«

COMMUNIQUE DE
A

La
ont

semaine

été

«

LA

LUTTE

OCCITANE

»

sions

des

monuments

aux

morts

souillés dans plusieurs villages du Larzac, à

la désapprobation générale. Hier, une jeune fille de
Millau, militant contre l'extension du camp a été
gardée à vue 24 heures et présentée au juge d'ins¬
truction. Hier, un agriculteur du Larzac a été in¬
terrogé pendant plusieurs heures et son domicile a
été perquisitionné. Sa fille est
gardée à vue à la
gendarmerie. Le prétexte en est l'enquête en cours
sur la déprédation des monuments aux morts. C'est
une odieuse
provocation. La répression s'abat sur
des gens qui n'ont rien à voir, ni de près, ni de loin
avec cette affaire. Nous exigeons
que la gendarme¬
rie libère immédiatement la jeune fille incarcérée et
lui fasse des excuses, ainsi qu'aux deux autres per¬
sonnes qui ont été inquiétées. Nous voulons que les
vrais coupables
soient
découverts. Nous pouvons
donner à la gendarmerie une piste : qu'elle enquête
donc auprès des partisans du camp, des S. A. C., des
C. D. R.

ou de la société secrète
fasciste
mité pour la vérité sur le Larzac ».

dite

«

Co¬

En

période pré-électorale, pour
faire
oublier la
pourriture foncière du régime et exciter la répres¬
sion contre ceux qui se battent pour leur droit à la
vie, le pouvoir et ses partisans emploient
et em¬
ploieront des méthodes provocatrices que nous dé¬
nonçons fermement et que nous saurons combattre.
Gardarem lo Larzac.
Lutte Occitane.
La manœuvre

darmes

a,

une

perquisitionnent

proche interrogent plusieurs personnes connues
pour leurs activités occitanistes contre le camp, gar¬

me

dent

jeune

à

vue

et

inculpent

sans

fille de Millau et la fille

aucune

preuve

SOIREE

CHEZ

LES

»

était

distribué.

Les

discus¬

Le soir

au X... les paysans se rendent à une séan¬
publique au Conseil municipal de Millau. Le capi¬
taine de gendarmerie est caché dans l'antichambre
des w.c., ies renseignements
généraux
stationnent
sous les platanes,
et les flics déambulent deux par
deux (par couple). A se demander s'il n'y avait pas
des agents du contre-espionnage dans les lustres.
ce

Un tract

demande

distribué

dire

NON

seul

conseiller

Gabriac,
«

On

au

ne

non

débat

La séance

à

nement,

Au cours de la

camp.

maire et

U. D. R.

ses

(P)

de

séance, Deruy,

demande

le

débat.

fidèles cire-bottes le refusent

pas sous

est

conseillers et à l'assistance

aux

de revenir "sur leur décision et

élus

aux

la pression »

consacrée

aux

affaires

:

!
de

fonction¬

projet de parking souterrain sous la
Place du Mandarous (dépense de prestige- pour une
ville qui meurt), et à une longue discussion sur la
un

construction
morts de

c'est

là

du

nouveau

cimetière.

Pour les croque-

Millau, les enterreurs U. D. R. de la région
centre du débat... mais c'est
eux qu'on

le

enterrera

bientôt.

lendemain, Gabriac accepte de
recevoir une
délégation de paysans. Il leur faiF perdre leur temps
pour enfin leur dire : « Millau fflèurt (quelle clair¬
voyance, M. Gabriac !) — seule l'armée peut sau¬
ver notre ville. La réponse
des
paysans
est toute
aussi ferme

DE DIGNITE QUE DANS
LA RESISTANCE »
Répondant à l'invitation du Groupement de Dé¬
de la Forêt de Fontevrault, une délégation de
paysans du Larzac et de la région de Saint-Maixent
a
effectué la première concertation nationale entre
ceux qui,
depuis quelques années, ont à souffrir di¬
fense

rectement

,

s

PRENEZ

VOS

RESPONSABILITES.

JE NE SORTIRAI

DÉ CHEZ MOI

QUE LES PIEDS DEVANT I »
CONCLUT JONQUET DE LA BLAQUIERE

indirectement

à

d'une

manière

nous

gouverner.

vouloir

étendre

de

leur

la

frénésie des mili¬

de
manœuvres
unilatérale et inconsi¬
dérée. Nous estimons que cette
hégémonie militaire
est en contradiction flagrante avec la politique de
paix, de désarmement, d'environnement et d'équili¬
bre naturel que semblent proclamer ceux qui veulent
camp

systématique,

Paysans et Habitants de Fontevrault, du Larzac,
de Saint-Maixent et tous ceux qui se sentent con¬
cernés, nous serons désormais unis pour défendre le
cadre de notre vie, le visage de nos pays respectifs,
notre outil de travail. L'extension des camps militai¬
«

fait de nos combats un seul combat et la défense
des villages et des terres qu'on semble mépriser fait
de nos luttes une seule lutte quotidienne et résolue.
res

Nous
veut

et

fi

ou

taires

sommes

dégrader

nos

notre

d'exploitants agri¬

engagées aussi

IL N'Y A PLUS

«

ENTERREURS

une

coles du Larzac.
La répression et les manœuvres de divisions tou¬
chent maintenant directement les paysans du Lar¬
zac après avoir touché leurs
plus proches alliés.

sont

se

MILLAU
UNE

Le

fois encore, échoué. Les gen¬
à Millau et dans une fer¬

Occitane

bien dans la zone
de Fontevrault qu'à Saumur
et
à Tours. Le
communiqué final est un pas
de plus dans le
front anti-armée qui est en train de se consti¬
tuer dans l'hexagone.

PRESSE

dernière,

pour

les

intervention des
gardes mobiles), le pouvoir avait besoin de diviser et
d'affaiblir ses ennemis. Le prétexte est bientôt trou¬
vé : des inscriptions providentielles (la faucille et le
marteau), accompagnées de drapeaux rouges, fleu¬
Larzac

(manifestations

du chô¬

et ne le sou¬

vérité.
La

Devant l'ampleur et

l'émission

élu Gabriac,

pour envoyer

OUVERTE

LETTRE

des flics de tout poil et deux cars de gardes mobiles

FINISSA

travailleurs et

Un nouveau rendez-vous est pris avec certains con¬
seillers. Six conseillers sont hésitante et déclarent que
la discussion leur a ouvert les heux et que, lors du vote

eau

Le

UNA PROVOCACION

Quelques jours après, re-réunion entre une délé¬
gation de paysans et les conseillers les moins bornés.
Quelques-uns d'entre eux (sans étiquette) sont prêts
à faire scission, se voient bernés et veulent dire non
au camp au
cours du prochain débat.
Les contra¬
dictions s'aiguisent dans le Conseil municipal.
L'U. D. R., ici comme ailleurs, se retrouve de plus
en plus seule face aux forces populaires. De plus les

pour

ne
«

NE PARTIRONS

qu'il aille dire à M. Evesque que le journal
pouvait pas publier sa lettre et qu'il valait mieux

ves

qu'un Larzac sans paysans.
sous-préfet en personne et, le commissaire vien¬
nent arracher les pancartes et le micro. Brève al¬
tercation. Le texte sera lu jusqu'à la fin, tandis que
sans

qu'elle

pour

les flics : l'indignation publique et
de Simone qu'aucun
journal,
hormis « La volonté paysanne » et « Le Rouergat »,
n'a intégralement passé. Centre Presse a même fait
intervenir un des candidats aux prochaines législati¬

marchander l'adduction d'eau. Le
problème est connu :
l'armée et le missionnaire
Tournier promettent d'installer
l'eau sur le Larzac
(ce que les élus demandaient
depuis des années),
sauf dans les fermes incluses dans le périmètre d'ex¬
tension. Accepter cette adduction
c'est accepter le
camp. Les élus-collabo (Lapeyre, Gabriac, etc.) sont
pour. Les autres sont indécis ou contre. Des pancar¬
tes, un texte commun lu par un paysan, expliquaient
que l'eau et le camp sont deux problèmes qui doi¬
vent être absolument séparés et qu'il vaut mieux un
sous-préfct pour

Larzac

d'elle

collaborer.
La répression se durcit. Poët, capitaine de gendar¬
merie, ancien de la Répression en Algérie, pensait
pouvoir faiie parler Simone et impressionner sa fa¬

et en particulier ceux concer¬
projet d'extension du camp, étaient venus
devant la sous-préfecture.
Les élus lo¬
les conseillers
généraux rencontraient le

et

d'intervenir auprès

»

parle. L'agriculteur en question refuse de

par le
manifester

caux

pour ne

et

considéié

103 exploitants

nés

pas avoir à amener
Simone au
demandent à un agriculteur « influent et

darmerie

LA SOUS-PREFECTURE
LE CHANTAGE A L'EAU

MANIFESTATION

--

--

8

«

mal

--

une

partie vivante de la terre qu'on
prenant nos forêts, nos terres

en nous

maisons. L'Armée

lutte

est

nous

menace

directement

:

légitime défense.
Vive l'union des paysans du Larzac, de Fontevrault
et de Saint-Malxente,
de Canjuers et de tous les
points de France où notre vie est menacée ! Il n'y
a plus,
maintenant, de dignité que dans la résis¬

tance.

une

�«

JAMAIS

régionale, exploitation du peuple par
poignée de colons et de collabos, cette situation
de l'Occitanie est aussi celle de la Bre¬

de Millau et

tagne. Les Millavois sont bien placés pour compren¬
les

dre

motivations de la lutte du P. L.B.

Pendant le

procès à Paris des militants de cette
Lutte Occitane » (en commun avec

organisation,
le

P. S. U.

«

et

la

C. D. P.)

dans Millau

mun

PROCES

LE
DE

distribué

a

un

F. L. B,

DU

C'EST

C'EST LE PROCES
AUSSI LE NOTRE...

ce moment se déroule devant la Cour de Sûreté
l'Etat, le procès de 11 militants du Front de Li¬

En
de

beration
Us
les

la

de

ont

Bretagne.

réalisé

des

responsables de

(l'Etat

les

et

commandos contre

de

actions

liquidation de la

la

trusts)

et

leurs

collabos,

Bretagne

les notables

locaux.

Qui sont-ils ? Plusieurs petits paysans, un jeune
militant syndicaliste, un petit entrepreneur,
un petit commerçant ancien
résistant, un jeune mé¬
decin, un jeune étudiant, un représentant de com¬
merce.
Ils représentent, par leur situation sociale,
l'ensemble du peuple breton ; face à cette situation
coloniale, la lutte du peuple breton revêt de multi¬
ples aspects et se traduit en particulier par des ac¬
«

ouvrier

populaires très dures et révélatrices :

tions

des

Lutte

—

conscience de

qui prennent

paysans

exploitation en tant que travailleurs (guerre du

leur

lait).

ouvriers du Joint français, détermi¬
grévistes,
parfois contre les directions
syndicales, et unité de toutes les catégories de tra¬
vailleurs bretons qui se sont senti concernés par cette
grève et ont manifesté leur soutien actif, faisant la
première grève nationale bretonne.
Lutte

—

des

Lutte

—

artisans

et

petits commerçants bre¬

tons.

d'oppression et à l'existence d'une

à cet état

Face

institutionnalisée vis-à-vis du peuple breton,
la lutte de celui-ci est fondamentalement libératrice.
L'action des militants du F. L. B. s'inscrit naturelle¬

violence

ton.

de libération du peuple bre¬

dans le processus

ment

9

Era préparât coma una

:

accion de comando. Un

dels joves paisans qu'an menât l'accion conta :
Era montât coma sur de papièr a musica. Avèm
trabalhat sus un plan de Paris, coma per un « holdup
».
Aqui, i avià pas que los paîsans
qu'o sabiàn. A Paris, pas que 10 personas. Siàm
montats amb lo camion banalisat. Avans 3 oras,
siàm passats sus un baloard causit. Dins cada

café, esperava

amie que, tanlèu nos veire,
jornal o a la T. V. A 3 oras
petantas, lo camion montava sul trepador del
camp de Mars. Dins l'afar d'una minuta, 60 fedas
davalan e s'escampan sus lo pelenc jos la torre
Eiffel ont te commençan a paisser pasiblament.
Lo camion se va pausar a 2 km enlà. A tal los flics
passaràn 2 oras a cercar lo camion dins lo quartièr. E traparan pas'res.
Las fedas refusan l'aiga de Paris :
un

tellefonar

anava

a

un

las fedas se regalavan, te vesem
pelenc que començan de
nos volon sacar defora. I disiàm que
far un film publicitària e que lo produc-

Del temps que

arribar los gardians del
romegar e
venèm per
tor tardarà pas
Siàm

responsables d'aquelas fedas. Se las nos

escampatz, sarà vautres los responsables.

Aquel mond, quand i parlas de responsabilitat,
plega... Escampam de milh qu'avèm portât.
Los gardians volon empachar los enfants que
volon veire aquelas bestias que d'unes n'an pas
jamai vistas. E mai n'i a un que questions :
Maman, c'est des dromadaires ?
Demandam se podèm plaçar de barrièras. Acceptan, que i agrada mai de veire de fedas rasar
son prat, que nonb pas de drolles a i prautir dei
se

—

dedins.

Photo L. Oc.

n

TOURNIER,, fonctionnaire zélé mais dépité, quitte la
mairie de l'Hospitalét-du-Larzac.

»

du

(Citation

L'Occitanie
les

po¬

aussi

train

en

d'être liquidée

par

capitalisme.

EN

COMME

détenus

aux

Rennes).

-

est

plans du

de soutien

Comité

bretons

litiques

BRETAGNE, les matières premières
sont traitées ailleurs, sans créer

extraites chez nous

sur place (bauxite, etc.).
Les dernières industries ferment (ganterie et

d'emploi
fer

de

Una accion de comando

des

des

nation

page

LAS FEDAS OCCUPAN
LO CAMP DE MARS

tract com¬

:

BRETAGNE,

LA

»,

»

Liquidation
une

LUTTE OCCITANE

Hen-

Lodève, Béziers...), menace

Millau, Bédarieux,

à

liquidation définitive sur le Bassin houiller.
petits paysans, artisans et commerçants dis¬

Los

paraissent.
Les travailleurs et
mage,

jeunes sont réduits au chô¬

les

salaires de misère et à l'exode.

aux

Un gardian a menât d'aîga per las
ben ! Cal que los Parisencs o sachon !
refusèron son aiga !
Doas

oras

los flics

contra

abeurar. E
Las fedas

:

qualquls minutas après, los flics qu'arriban
Primièr una veitura de flics
Où est le responsable
—

en

?,

:

civil.
ço

ditz a Tarlièr.

Un, dos, très, quatre, cinq, sièis. Siàm totes

—

responsables.
—

Vous êtres le

plus gros et le plus grand :
le responsable ! Vous allez partir im¬

C'est vous
médiatement.
Podèm pas,

pays.
COMME EN

lo camion es partit. Tornarà pas
O alara, trapatz-nos un camion !...
Las veituras atal se seguiràn quatre cops ; A
cada cop los que son aquite fan. petar un « gardeà-vous » davans los qu'arriban. Finirà omb lo

devenir

Presfecte de Policia.

—

BRETAGNE, l'armée accapare les ter¬
res (Larzac, Pic Saint-Loup, Canjueurs...), les promo¬
teurs du tourisme envahissent le littoral et l'arrièreCOMME EN

BRETAGNE, nous sommes destinés à
immigrés déportés dans l'Europe riche,
ou, en restant au pays, des amuseurs pour touristes.
COMME EN BRETAGNE, face à
cette situation,
la révolte éclate chez les jeunes, chez les paysans,
chez

des

travailleurs.

les

COMME EN BRETAGNE, notre langue et notre
culture, mises hors-la-loi, deviennent un signe de
prise de conscience de peuple.
LO
POBLE
OCCITAN E LOS POBLES OPRI-

VOLON

MATS

Comme

VIURE !

Bretagne,

en

qu'a 5

oras.

A 4 oras, la T. V., la radio que venon. Lo mond
s'acampan. Interview. Distribuissém de tracts per
explicar tôt.

policia. Portan de sus las cuoispistolets de très palms de long. Arriba lo
camion. Era temps. Darrièr, vaqui la forrièra.
Vos cal venir al commissariat per las identiArriban de la

de

sas

—

tats.

lutterons sur

nous

et par tous les moyens pour devenir
de notre destin, pour que notre pays ne
transformé en désert et pour y vivre en
fronts

tous les

mait'res
soit pas
hommes

libres.

mas per lo camion ?
podetz pas garar.
Es pas la pena de far flic, se podetz pas mènos far una plaça per lo camion.

—

—

Oc,
Lo

—

na

emmerdats. Nos dison de
escampar. Partirèm, entre doas veituras de
gendarmarià, cap a l'autorouta del sud.
Mas

los avèm trop

nos

Encara

una

nuech de camin.

Manœuvres
l'enquête «
d'utilité publique »
(sic) est
depuis le 16 octobre.. Durée 15 jours seule¬
ment. Un dossier de trente pages dans toutes les
mairies du plateau. Le plan du camp, les raisons du
choix du Larzac, le projet d'utilisation du camp :
un
dossier plein de mensonges et de contradiction,
des enquêteurs triés, sur le volet (parmi eux, un motaire membre de l'U. J. P.). On ne tient aucun comp¬
Donc,

ouverte

des

te

auparavant établis par les intéres¬
quart d'heure à chaque personne pour aller

dossiers

sés. Un

signer, sous l'œil attentif des flics en civil. Un fort
contingent de gardes mobiles est au camp. Les jours
d'ouverture de l'enquête, ils étaient à tous les coins
de rue à la Cavalerie, avec tàlkie-walkies et armes :
l'occupation. Depuis les articles publiés
par « La
Dépêche », ils se cachent, au camp et dans la Mai¬
Les paysans ont immédiatement
réagi : 2 000
devant la Mairie ont fait fuir les gardes mo¬

rie.

brebis
biles

cidé

(c'est

signe)

bon

d'aller signer

font pas

d'illusion

tiennent

leur

de

vue

avec

les 103 agriculteurs ont dé¬

;

le cahier de doléances. Us ne se
sur

l'utilité de l'enquête et main¬

résolutioh de faire connaître leur point
le calme, la détermination et l'humour

qu'ils ont depuis deux ans. En plus de leurs appré¬
ciations personnelles, ils ont écrit sur le cahier un
texte

commun

:

soient les moyens

jet est
les

une

hommes

«

Je ne

partirai jamais, quels que

employés pour me chasser. Ce pro¬

catastrophe

pour

la région et pour tous

»

L'enquête d'utilité publique ne fait pas illusion.
commissaires enquêteurs, triés sur le volet,
ne se sont pas montrés à La Cavalerie. Le résul¬
tat de l'enquête, à supposer qu'il ne soit pas fixé
d'avance, pourrait au mieux retarder l'application

Les

du décret.
FLICS ET JUGES,

TOUS UNIS !

DEBRE

Pour

bondée
P. S.

fois la salle

une
:

et

jeunes

du

P. S. U.,

membre

du

P. C.

des
un

de police était

du Tribunal

pour

les routes autour
de Millau. L'avocat Monteil, dans sa plaidoirie, de¬
mandait : s S'ils étaient de l'U. D. R. et qu'ils aient
écrit Oui au camp, seraient-ils là ? » et il insistait
sur
la répression qui s'instaure dans les gestes les
plus banals de la vie quotidienne, contre tous ceux
qui veulent une autre société. Et d'illustrer la légi¬
time défense en parlant du F.L.B.
Les
inculpés
parlaient du droit de vivre au pays de la lutte con¬
tre la liquidation et terminaient : « Quelle que soit
avoir

la

écrit

décision

un

s

Non

nous

au

camp

»

sur

continuerons

!

»

Jugement dans

mois.

Une

vingtaine

s'étaient

cachés

de
dans

C. R. S.
le

protéger la justice contre

Palais,

casqués
sans

et
armés
doute pour

toutes les pressions !

LARZAC

faite par

deux militants du

comparaissaient

DECIDE SEUL DU SORT DES PAYSANS

la Loi pour lui. Cette loi est
: il a
les profiteurs pour mieux nous exploiter.
En face, nous avons notre bon droit : il ne faut
pas que nous négligions les moyens « légaux »
DU

de le faire admettre.

LES ARBRES
DE L'ENRACINEMENT
Samedi 28 octobre, un meeting a rassemblé un
millier de personnes à La Cavalerie. Réaffirmation
du refus solennel de partir, à n'importe quel prix.
Des

envoyés

de

Fontrevault expliquent qu'ils
parcellaire, com¬

refusent actuellement l'enquête
mencée après l'expropriation.

Après le meeting, une marche de 4 km pour
planter 103 arbres, symbole de l'enracine¬

aller

ment et de la détermination

des 103 paysans.

Mais

nos

ennemis, l'armée et l'état colonial, ne

l'admettront pas de cette façon. Le décret d'ex¬
propriation sera pris rapidement. Debré est pres¬
sé. Alors, quand nous aurons vu l'échec de toutes
les voies légales, il ne restera plus que la lutte
sous toutes ses formes : les paysans du Larzac
en
sont conscients : tous les travailleurs occi¬
tans le sont ou le seront.
«
LUTTE OCCITANE » demande à tous les co¬
mités Larzac d'être prêts à soutenir cette lutte.
Nous sommes et nous serons présents, sur le
terrain et dans toute l'Occitanie, pour y partici¬
per aux

côtés des paysans.

�LUTTE OCCITANE

«

page

».

10

Pour

la

DOCUMENTS

Lozère

été

achetées

dans

ractère

RAPPORT

Tarn,

de

l'Hérault et

mettant à

en

de francs...

la

S. A.F.E.R

professionnel

de

»

sur

le ca¬

ces

orga¬

exploitation de 1 543 ha dont 10 % de bois a

été achetée

en

,

prés de la

Vacquerie, dans l'Hérault... de quoi faire

X. A I ARMADA

VII. Dins l'usina

IL ai son deldormiras
CANON

DESCENTRALISADA
Irabalharas.

1, 22 3/72

n"

:

Ton ostal quuoras

donaras

le

grand secret, à M. Gustave Espmasse,

vivre trois familles.

DE TOURN1ER

DEBRĹ

TRANSMISES RAR LE TOUT PUISSANT
CL
2&gt;OTl AeAvìteun/'fAOISt DELMAS
/êwi (t

disposition

sa

dit long

qui en

ce

«

la

sur

TABLES DE LA LOI

terres

!

Une

D'ACTIVITE

des

que

reclasser les expropriés.

strictement

nismes

»

directement intervenu

est

millions

le

pla¬

le

sur

l'intermédiaire

par

T. A. M.

«

Languedoc-Roussillon
4

résistance

la

annoncer

armées

pour

Debré

fait

a

des

revue

avaient

EXCLUSIFS

d'entamer

essayer

Debré

teau,

VIII. Quand lusinq.plégara
srA nasPROMESSAS
le fisaras
Doc.

1

Les

1" Présentation de la mission cf. N. obs.

Conclusion

«

Ire

:

§ 1.

d'information

phase

de

et

contacts, prudente et discrète,
pour
préparer une
ambiance de travail «instructive qui devrait prendre
naturellement, le relais de l'agitation présente à une
échéance plus ou moins lointaine. »
(«

les
bée.

la

population

actuellement

très

pertur¬

Nous

Le P. A. R.

diffusé

sera

sur

(projet d'aménagement rural).
après accord du Préfet et du Direc¬

un

général de l'Agriculture
puis travail avec chaque commune
puis désignation par le Préfet de la Commission
d'élaboration

P. A. R.

du

Les

projets d'adduction d'eau seront intégrés dans
le plan (pour les dépolitiser). Le choix sera fait au
moment

des

discussions

de

financement

au

suivante de
adressée

Cap al NORD partiras

pro¬

C. D.

au

IV. p- la SAPER
coihonal

Se la Lei

que

i;t

i!5

E

Programme spécial
Pian

de

travail

s'aquò sufis

Es I "ARMADA que

quelconque reclassement.

Nous

réaffirmons

vei;dre

pas

pas

sentiras.

niveau

:

nous

sommes

ne

pas

à

î

PIC SAINT LOUP

Les 183
«

tagrada

iornaras

CRS lastards.

Los

fermement déterminés à rester
terres et il est donc inutile d'envisager

ministériel.
3'

end,

de Paris

Tas fedas vendras

sommes

nos

IX. p=r caçar lo week.

seras

La
S. A. F. A. L. T.
(Société
aménagement
foncier Aveyron, Lot et Tarn) l'a compris, elle
a refusé tout crédit dans ce sens.
Outrés de cette trahison de la S. A. F. E. R.

teur

intercommunale

signe la lettre

la presse et la rumeur
la S. A. F. E. R Languedoc-Roussillon avait accepté de
collaborer avec l'armée
pour le reclassement des paysans du Larzac.
publique

»)

2'

ont

»

Chers amis,
Nous avons appris par

A suivi en cela l'avis des administrations loca¬
seul moyen pour récupérer l'adhésion de la ma¬

jorité de

103

«

testations contre la S. A. F. E. R.,
J. A. d l'Hérault :

agriculteurs du Larzac

Millau

municipalité. Les contacts

avec

PICHON CAMP

sont
des

permanents. La position de la municipalité est
plus inconfortables. Un démenti de presse ne
ferait qu'envenimer la polémique. Il s'agit donc d'ac¬
célérer les

études pour que tout cela se concrétise. »
esprit, avec la C.G. E... accélération est
donnée à l'assainissement.
Dans

La

«

Direction

départementale

de

l'Equipement

n'était pas en mesure de le faire face à tous les be¬
soins d'études, compte tenu des
ii tenir. Un appui du « Génie

militaire

»,

cf. N.
Abandon de 4 voies
Rôle Génie militaire

—■

obs.

Il est

important que le Directeur de la S.A.F.E.R.
de Montpellier reçoive
de sa
direction de tutelle,
l'assurance qu'une trésorerie spéciale sera mise à sa
disposition, pour mener à bien les éventuelles opé¬
G"

La

»

«

décision

MM. Bruel

et

Alric, est à 2 volets

Abandon de la partie Ouest.
les raisons de la population inquiète
dessus de la N. 9

:

—

les tirs

au-

M.

Acquisition à l'amiable des autres terrains.
Démangé de la D. D. A.
qui dirige actuelle¬
les enquêtes agricoles sur le Larzac me fai¬

ment
sait
remarquer...

cf

teurs

Nouvel

La

Compte tenu

observateur

—

de l'intérêt
votre

cette affaire. Il serait

sur

nagement rural

l'occasion

prêts

aux

de

la

distribution de

la

encore

compte

agriculteurs

a

été

prochaine tranche des crédits 72
définitivement arrêtée, il convient
de cette position.

reconnue

Commissaire à
de faire éeai°ment
au

tard

dès

1973.

la
un

Ganges,
de 1700

de St Martin
l'armée une fois
en place ne
pense qu'a grignoter du terrain. Ainsi à
Canjuers le camp actuel de 35 000 hectares ne lui suffit
pas et elle veut l'agrandir de
12 000 hectares. Il faut
noter aussi que l'armée s'entraîne sur le Parc National
des Cevennes, non loin du Larzac. Est-ce que les parcs
nationaux, escroqueries touristiques sont des terrains
militaires

«

camouflés

».

je

l'opportunité de demander

rénovation rurale (M
Algis)
effort dans cette zone, ah plus

Au Pic St Loup, lors des dernières manœuvres de
l'école d'application d'infanterie de Montpellier, l'ar¬
mée s'est surtout entraînée autour du camp. Les ca¬
mions camouflés » circulaient à toute allure sur tou¬
tes les routes du bassin de St Martin.

efffet souhaitable que

régionalisation des crédits
envisage
d'attribuer

permette

d'octroyer,

à

la

le mentant des crédits de

S. A. F. E. R.

avec

les

nôtres !....

équipement

matériel : bazooka,
fusées de couleurs,
ques

dans la

complet et

garrigue hors du
usage de tout

centaines de mètres de N.D. de Londres. Il faut

remarquer que le « plâtre » des grenades est un
sant herbicide et que les cultures en souffrent.

prêts.

route de la

De plus sur la
tonnes,

Bourcaresse, limitée â 5

fait sur des camions d'environ 15
tonnes ! La rou'e
étant très étroite, l'escalier extérieur des maison- a
été emporté a plusieurs reprises dans le hameau. L'ar¬
mée en territoire conquis !
Sur le camp en

(N. D. L. R.)

Doc. 3

Compte rendu de la reunion
du 24-11-71
intermi¬
nistérielle par le Directeur du Cabinet civil et

1°

Paul

Le Ministère
une

aide

Masson

de l'Agriculture s'engage

exceptionnelle

une

—

aide

à

certains

assainissement

—

jeunes

aux

pour

exploitants

pour

-

:

équipe¬
aména¬
se

réins¬

taller
—

l'attribution

d'I. V D.

dans

les

conditions

puis¬

l'apprentissage des chauffeurs du contingent se

général.

La cueillette des champignons, la chasse
autorisées que le dimanche quelquefois

militaire. M.

le

grenades à plâtre, mitrailleuses,
hélicoptères, etc. On tirait à quel¬

de

l'Hérault

de

Les troupes manœuvrent
camp avec

au

qui lui

Avec mes remerciements
M. Debré

(adduction d'eau
gement des villages)

nous ferons un effort sous l'angle du Cré¬
dit évoqué plus haut en
précisant toutefois que cet
effort ne pourrait probablement qu'être limité. Si la

Enfin, il

en

S. A. F. E. R....

ments

rance que

de

du projet,

bienveillante attention

Préfet du Languedoc-Roussillon une dotation

—

Une douzaine devra être réinstallée
; il existe des
difficultés avec la S A. F. A. L. T. dont le
président,
M. Bruel, est opposé â
l'opération envisagée
Des
contacts ont été pris avec la S. A. F. E. R.
Languedoc-Roussillon et il apparaît possible de
compter sur
son
intervention ; il nous est demandé de faire un
effort en sa faveur, des 1972, dans la distribution
des prêts du Crédit Agricole, réservés aux S.A.F.E R
;
M. Lannehoa
prendra, d'autre part contact direc¬
tement avec M. Granier, directeur de cette
S.A.F.E.R.,
pour préciser son intervention
II a
donné l'assu¬

pas
tenir

par

à

prise par M. Tournier, agent du B.D.P.A. qui
bénéficie, à ce titre, d'un contrat financier di¬
rectement pris sur nos crédits d'études d'amé¬

n'est

aurait,

puisse obtenir, à ce titre,
pour l'année 1972, une enveloppe de prêts de l'or¬
dre de 4 millions de F (plus
de la moitié pour le
prieuré d'Azirou et le reste à l'acquis d'autres ex¬
ploitations « susceptibles de convenir au recensement
des gens du Larzac »). Bien entendu ce chiffre n'est
qu'un ordre de grandeur...

(et

1" adduction d'eau
2" réinstallation des

militaire

de Londres. Partout, il semble bien que

S. A. F. E. R. de l'Hérault

signé

la réunion
interministérielle Armée'
Agriculture (27-4-72) établie par M. Torrion. chef
du Service d'Aménagement
rural au ministère
de l'Agriculture... l'ébauche d'un P. A. R.... entre¬

national

permets d'appeler

me

Tournier.

Doc. 4
Note suite

S. A. F. E. R.

du Larzac...

A

«
il serait excellent de l'abandonner, même en se
réservant la possibilité de créer une zone de tir par
acquisition à l'amiable dans quelques années... »
—

ce

pourparlers en vue d'acheter
d'autres terres sur lesquelles pourraient aussi être
réinstallés valablement un certain nombre d'agricul¬

la

d'acquisition et la Motion Coder
Cette motion, dont la paternité est à
partager

entre

sur la route de

un camp

ailleurs, engagée des

Contacts avec les S. A. F. E. R.
Une note a été rédigée à ce sujet.

rations de réinstallation.

point particulier, les S.A.F.E.R. auront
évidemment un rôle primordial à jouer. Des con¬
tacts ont, du reste, déjà été pris avec celles dont la
compétence s'étend sur les secteurs concernés. Dés
à présent, la S. A. F. E. R. de l'Hérault serait dis¬
posée à procéder à l'acquisition d'une exploitation de
1800 hectares prés de La Vacquerie au prieuré de
Sur

«

d'installer

hectares, en grande partie sur la commune

Réinstallation

—

St-Martin-d'Azirou...

5"
«

Montpellier,

Au nord de
l'armée vient

sur

Aménagement de la N. 9

—

Doc. 2

Lettre de M. Debré à M. le ministre de l'Agriculture
31-3-72

impératifs de délais

le
pian purement technique, a été proposé. La D. D.E.
n'y voyant aucun inconvénient, cette foi-mule qui
présente de nombreux avantages,
sera
étudiée au
paragraphe suivant.
4l

VENDRA GRAND

cet

les

plus libérales
Solution â trouver pour permettre à la S.A.F.E.R
de disposer d'un fonds de roulement pour construire
des exploitations viables aux agriculteurs expropriés.

due

aux

sont

devait avoir à ('origine
Cette réduction (temporaire?) semble
intervention de M. Pépin, maire de Viols en

Le camp de
hectares.

2930

ne

1700 hectares

Laval, presque unique propriétaire de la commune, ain¬
si que du Relais des
Chênes (route de Ganges' Le
bruit court qu'il était, parmi les plus
farouchement
opposé au camp qui empiétait sur ses terres (en par¬
ticulier autour du Relais des Chênes), Rapidement il
avait organisé avec M Prunet (maire de St Martin)
d'autres

et

au

Syndicat qu'il

a

syndicat
intercommunal de défense.
plus ou moins quitté quand le camp a

sa surface réduite. Le
lotissement du Relais des
chênes (enclave dans le camp' se fait
vu

—

2"
3-

Transports
Plan et aménagement du territoire

4"

Intérieur

5" Affaires culturelles
6" Environnement
—

dier

«

confier

a

la

Défense

nationale le soin d'étu¬

les conséquences

pollution due

au

sur le plan du bruit et de la
rejet des eaux usées...

les conditions d'exercice
du droit
de chasse
feront aussi l'objet d'une étude de la Défense natio¬
nale

Le camp a ete acnete par i'arinee a ûe petites com¬
dont le budget était en déséquilibre. Ce déséqui¬

munes

libre. est dû a de

maigres ressources

(troupeaux

vi¬

gnes) mais surtout au phénomène des résidences se¬
condaires. Les
communes
payent
l'équipement des
lotissements

qui

iOtissements

de

ne

profitent qu'à des promoteurs Les

Cantagrils, Mas de Bouys, Croix de
Massargues sont à la charge des communes. Ces lotis¬
sements appartiennent à des belges, peut être un seul
promoteur avant des Drete-noms.

—

Conclusion à

la

prochaine réunion.

Notons enfin que le camp intéresse 6 Km de routes
départementales, 5 km de route nationale (route de
Ganges) 10 km de lignes électriques. 1 réservoir d'eau
intercommunal, 3 km de canalisation d'eau

�«

"

L'ADMINISTRATION
L'Occitanie

toute

entière

est

un

vaste Larzac

;

UN

à

propos nous sommes tombés sur un document confi¬
dentiel de l'administration fort instructif : il s'agit
d'un bilan de l'expropriation de Canjuers écrit par

LUTTE OCCITANE

page

-,

11

MODELE "

ce

D'EXPROPRIATION

maître es-expropriations : M. R. Arrago, directeur
divisionnaire des impôts.
un

En voici quelques
commentaire.

NOUS

extraits, qui se passent de tout

CANJUERS

COMMUNIQUE

A LIRE ATTENTIVEMENT !

C'est

dans cette

région que le ministre des Armées
en 1902, d'implanter un terrain de manœu¬
et de tir, d'une superficie approximative de 35 000

décidé,

a

vres

hectares,

correspondant

besoins

aux

réalisation

de

d'une

armée

cette

opération dans la
partie nord et montagneuse du département du Var
moderne.

La

conditionnait, en outre, le transfert et le regroupement
à Draguignan des écoles d'artillerie dispersées sur le
territoire métropolitain.
Exproprier un tel dcsert n'aurait pas dû, semblet-il, présenter de sérieuses difficultés. En réalité, cette
région montagneuse du Var, remarquablement située
entre la Côte d'Azur et les gorges du Verdon et parti¬
culièrement appréciée des chasseurs, bénéficiait en 1962
d'une des activités

agricoles les plus rentables de l'épo¬
ne faut-il pas s'étonner

l'élevage des ovins. Aussi

que :

le Secrétaire général de la Chambre d'Agriculture

Que

du Var ait pu

soutenir que l'expropriation de Canjuers
certain caractère de catastrophe, entraî¬
nant pour les expropriés les mêmes conséquences que
l'effondrement du barrage de Malpasset
pour les
sinistrés de Fréjus. Il faut reconnaître, en effet, que
les possibilités de réinstallation des exploitants agri¬
coles de Canjuers étaient rendues très incertaines,
sinon improbables, par les nombreuses expropriations
qui avaient considérablement réduit le patrimoine
foncier agricole de cette région (barrage de SainteCroix sur le Verdon, projet d'installation d'un synchroton à. Vidauban et au Canet-des-Maures, zone
comportait

un

industrielle de Toulon). Ces difficultés de réinstallation
des
rées

exploitants agricoles n'étaient d'ailleurs pas igno¬
du service expropriant qui avait prévu, dans la
déclaration d'utilité publique, l'application éventuelle
de l'article 10 de la loi du 8 août 1962 complémentaire
à la loi d'orientation agricole.

L'acquisition, réalisée à l'amiable, de plus de 28 000
hectares d'immeubles ruraux moyennant un prix moyen
à l'hectare, toutes indemnités comprises, de 1 346 F
constitue la meilleure preuve que les agents de l'Admi¬
nistration ont su concilier l'intérêt général et celui des

expropriés.
Par les difficultés

qu'elle

a

soulevées et la façon dont
générale, cette

elles ont été surmontées à la satisfaction

En

supposant résolu

ce problème de personnel, il
s'agissant d'une opération
d'ensemble, à
politique qui permît, dans un souci d'effi¬
cacité, de concilier deux impératifs apparemment
contradictoires : d'une part, la rapidité des acqui¬
sitions, d'autre part, une indemnisation qui ne fût pas
excessive et susceptible, par contrecoup, de provoquer
une hausse des prix du marché foncier.
En troisième lieu, la législation sur l'expropriation
prévoit l'attribution, en faveur de l'exproprié, d'une
indemnité qui devrait normalement lui permettre de
se rétablir dans la situation la
plus voisine du statu
quo ante. Or, ce but ne saurait être atteint lorsque les
exploitants agricoles expropriés se trouvent, comme
ceux de Canjuers, dans l'impossibilité de se réinstaller...
...Il restait ensuite à adopter la politique d'acqui¬

restait,

adopter

une

sitions

la mieux

appropriée à l'opération

à réaliser.

Le

Syndicat de défense des expropriés réclamait que
les expropriations se fissent globalement et appelait
ses adhérents à se grouper pour faire face à l'acheteur
unique qu'est l'Armée.
A LIRE TRES ATTENTIVEMENT

Dès

fut

:

printemps 1962, le projet
d:implantation d'un polygone de tir et de manœuvre,
que

connu,

au

syndicat de défense fut constitué. Le 7 décembre
suivant, un Comité de salut public fut créé et la Fédé¬
ration des
syndicats d'exploitants agricoles, suivie
d'autres
organismes
(syndicat
ovin,
apiculteurs,
chasseurs, certaines associations touristiques, etc.) prit
fermement parti contre le projet. De son côté, la
Chambre d'Agriculture émit à l'unanimité de ses
un

membres

un

avis très défavorable

à la réalisation de

l'opération. Le 16 avril 1963, 18 maires des
concernées

communes

l'expropriation décidèrent la grève
administrative à partir du 22 avril.
Une manifestation organisée le 15 août 1963 devait
conduire le cortège des opposants avec leurs troupeaux
jusqu'aux portes de la Préfecture. Le Syndicat de
défense des propriétaires et habitants du Haut-Var
par

opération permet, sans nul doute, de retirer de précieux
enseignements pour la conduite générale des grandes
opérations foncières. Une telle réussite est due, d'une
part, à la désignation judicieuse des experts que

mener une action de défense solide et active.
Plus tard, tout en réaffirmant sa position selon laquelle
les propriétaires et habitants de la zone du polygone
de Canjuers restent opposés à tout départ, il admit

l'Administration a effectés à cette importante opéra¬
tion et à la parfaite coordination qui a été réalisée des
diverses tâches foncières concernant le Domaine, les

que si ce départ doit se faire, les propriétaires souhai¬
tent que les expropriations se fassent globalement dans
un délai
assez rapide. Il publia à cet égard une liste

Hypothèques et le Cadastre, d'autre part, à l'adoption
d'une politique foncière appropriée, et, enfin, aux solu¬
tions humaines apportées au problème posé par la
réinstallation des exploitants agricoles. S'agissant, en
effet, de l'opéraiton la plus importante en superficie
qui

n'ait jamais été

réalisée

en

France,

l'Adminis¬

tration, très sollicitée par des expropriations de plus
plus en nombreuses, devait néanmoins trouver le
personnel nécessaire pour accomplir pendant plusieurs
en

années

des tâches aussi

considérables que diverses

étude

:

du marché, expertise immobilière, révision des
plans cadastraux, inventaire des surfaces bâties, des
matériels, des bois, négociations, rédaction des actes,
formalités hypothécaires, procédure judiciaire.

Ces tâches exigeaient un personnel non seulement
nombreux mais surtout qualifié. Le climat social provo¬

qué

par l'annonce du projet impliquait notamment
fussent désignés des agents connaissant parfai¬
tement les problèmes agricoles de la région et capables,
par leur compétence, leur diplomatie et leur sens des
responsabilités, de gagner la confiance et la consi¬
dération des éleveurs de Canjuers.

que

CANJUERS

(Suite de la page 7)

l'extension et la création de
peuvent que renforcer ce déséqui¬
seulement par le nombre d'emplois de type

Mais il est certain que
camps

libre

militaires

non

ne

tertiaire directement créés, mais encore par les effets
d'entrainement
exercés sur 1s
diverses activités
de
service.
2°

-

La sous-industrialisation

Ce trait de l'économie

économies
trait
On
ve

peu

varoise,

développées, est

complémentaire du

employée dans les industries de transformation (à

l'exclusion du bâtiment et des travaux publics et des
industries extractives mais activités de l'arsenal com¬
que

18 % de la

active totale contre 28 % pour

population
la France entière. De ce

situation est assez comparable avec
région Provence-Côte d'Azur (20 %).
On constate, au contraire, pour le Var comme pour
l'ensemble de la région un pourcentage de population
active employée
dans le
bâtiment et les travaux
publics sensiblement supérieur à celui que connaît la
France
entière : à peu près 15 %
et 14 % contre
10.5 %. Ceci est en particulier le résultat de la spécu¬
lation foncière et immobilière
qui sévit si fortement
dans toute la région côtière.
3°
Le développement exagéré des emplois relevant
point de vue la

l'ensemble de la

-

de l'Etat ou des administrations

diverses

situation respective du Var et
en

1968

:

à

atténuer seulement

préjudice matériel subi par les expropriés.
Bref, on assista au déroulement du processus habi¬
tuel : dans un premier temps, une opposition véhé¬
mente au projet lui-même et une mise en cause de
l'utilité publique de ce dernier puis une promesse plus
ou moins tacite d'abandonner les menaces de troubler
l'ordre public en compensation d'une indemnisation
substantielle. Dans de telles conditions, l'établissement

d'un
faire

barème général

d'indemnisation

Qu'offre-t-o«

préféreraient des

Canjuers.
Var considère que,
de mettre un terme
aux
expropriations réitérées qui ont pour conséquence
de diminuer le potentiel économique de la nation et
d'enlever à l'agriculture un outil de travail qui lui est
chaque jour plus nécessaire.
La Chambre de commerce du
dans l'intérêt du pays, il convient

Elle

pense

aussi

en

toute hypothèse qu'il est plus

préjudiciable et plus coûteux de créer en totalité que
d'adapter.
L'expansion des villes, la constitution d'infrastruc¬
tures collectives
(autoroutes, aérodromes, etc.), la
recherche par les citadins de résidences secondaires
contribuent au transfert de la surface agricole à des
usages non agricoles.
Devant le caractère parfois
désordonné de ce mouvement, les ruraux ont l'impres¬
sion que leur terroir devient une réserve de terrains
pour les villes comme le groupe social auquel ils appar¬
tiennent
devient lui-même un'e réserve
de maind'œuvre pour les industries. Ainsi se constitue contre
la pénétration des campagnes une stratégie de défense.
Les organisations professionnelles demandent, d'une
part, la création de zones exclusivement réservées à
l'agriculture, d'autre part, une planification à moyen
terme ou à long terme des expropriations frappant
les superficies agricoles.
Par ailleurs, l'agriculteur ne voit pas dans l'expro¬
priation la perte d'un bien, mais davantage la dispa¬
rition de son emploi. Du fait de l'expropriation, il
peut se retrouver dans l'impossibilité de se réinstaller
dans la région ou, en raison de son âge, de se recon¬
vertir dans une autre activité professionnelle.
L'insécurité de l'emploi pouvait ne paraître

Aussi ne faut-il pas s'étonner que les dirigeants de
la
profession agricole estiment que les indemintés
même substantielles ne parviennent pas à réparer le

sation en nature ou d'une reconversion.
Ces prétentions
paraissent parfaitement
mais elles ne peuvent recevoir satisfaction

difficilement y souscrire. De même, la fermeté du
service expropriant a empêché que se renouvellent des

d'ordre humain et social.
Conclusion
du
document

tentatives d'obstruction telles que le refus de commu¬
nication de documents de l'état civil ou le sabotage

Canjuers

l'Armée, soit du fait de certains travaux de l'E. D. F.
ou d'autres administrations n'accélèrent le rythme des
migrations rurales qui est devenu manifestement exa¬
géré dans tous le Haut Var pour ne pas parler de la
bande côtière soumise à la spéculation foncière inten¬
sive. De ce fait la vocation agricols de micro-régions
apparaît compromise à terme.
Enfin les régions entières se vident de toute popula¬
tion naturelle, c'est-à-dire des meilleurs défenseurs
des sols et de l'environnement.
II

-

qu'un

risque qui menaçait le salarié : elle devient une hypo¬
thèse que le paysan doit envisager et dont il rend la
collectivité publique responsable.

pouvait se
dans une recherche objective d'un quelconque
équilibre entre l'intérêt général et l'intérêt particulier
des expropriés. C'est ainsi que les rapports établis
par un collège d'experts désignés par le Syndicat de
défense des
expropriés de Canjuers constituaient
davantage une plaidoirie ardente et passionnée qu'un
document technique et objectif émanant d'hommes
de l'art et les experts de l'Administration pouvaient
ne

préjudice entraîné par une expropriation. De plus en
Vis recherchent les possibilités d'une indemni¬

plus,

fondées,
l'état
actuel de notre législation ; d'où les difficultés consi¬
dérables que rencontrent les agents de l'Administration
pour trouver un solution équitable à un problème
restera le type
parfaitement réussie.
3°

Le

-

:

en

l'expropriation

de l'opération

de

d'ensemble

développement des activités militaires,

après

de l'arsenal, qui cependant n'est
mettre sur le même plan du fait
qu'il s'agit d'une véritable activité industrielle, accen¬
tue la dépendance très forte du Var
vis-à-vis des
centres de décision qui se trouvent non seulemeni à
Paris mais encore
dans les milieux qui relèvent le
plus directement de décisions politiques
quasiment
incontrôlables par les autorités locales (Ministères des
le développement
absolument pas à

Armées....)

sions

militaire aggrave donc
économique du département, c'est-àdépendance totale vis-à-vis de centres de déci¬
parisiens.

III

UNE ECONOMIE

Cette nouvelle implantation
la vulnérabilité
dire

EFFETS DE DOMINATION

là, selon la terminologie de F. Perroux, des effets asymétriques et irréversibles
exercés
par le reste du pays sur le département du Var.
le

Avec

sa

POPULATION ACTIVE PAR STATUT
PROFESSIONNEL EN 1968

l'année),

traduisant notamment :
du coût de la vie avec

des hausses saisonnières
« effet de cliquet », (le niveau
des prix ne retrouve pas étayage normal après la flam¬
bée de l'été) ; par la spéculation foncière qui fait obs¬
par

tacle

à la restructuration des exploitations agricoles
compromet les finances communales qui ne peu¬
vent suivre le train ; par la
dilapidation des réserves
foncières, etc.
1°
Le développement des camps militaires aura les
mêmes conséquences sur les prix comme cela a pu ètrq
et

-

observé dans certaines grandes villes de garnison et
notamment celles qui reçoivent de nombreux effectifs
passagers, ce qui sera le cas des installations du Haut
Var.

On y remarque pour le Var une très forte dépendan¬
ce des salariés vis-à-vis de l'Etat et des administra¬
tions et la faiblesse relative de la population salariée

dépendant des activités privées.
"De même on remarque l'importance de la population
des non-salariés ou population indépendante qui tra¬
duit le poids exagéré des petits patrons de l'industrie et
,

(structure de petites entreprises) :
13,4 % de la population
active en 1968 contre
9,6 % pour la France et 10,0 % pour les Bouches-duRhône.

sont
2°

-

seront

le
développement des camps militaires
évidemment
pourvus par la
main-d'œuvre

avec

immigrée du reste de la France
ciers et soldats de l'extérieur du

: officiers, sous-offi¬
département.

Le développement des consommations de cette nou¬

population

«

active

tension du territoire

» se traduira surtout par l'ex¬
déjà hypertrophié (cf. le point I.)

développement des camps militaires aura
d'activité de la popu¬
lation du département qui est très bas : 35,1 % contre
40 % pour la France.
Donc

le

très peu d'influence sur le taux

DE PLUS EN PLUS

1°

-

Le

développement des activités militaires dans

dissocié du développement
mais encore incompati¬
ble avec l'extension ou la création d'autres activités.
Ainsi on ne peut faire vivre ensemble le Haut Var
des camps militaires
gigantesques (35 000 ha) et des
activités touristiques permanentes ou semi-permanen¬
tes (villages de vacances, maisons
familiales de va¬
cances, gites ruraux, résidences secondaires).
2°
Ces fausses solutions, si elles satisfont certains
commerçants ou agents immobiliers de Draguignan, ne
le Var est non seulement

économique du département,

-

peuvent exercer aucun effet
sur le reste de l'économie.

d'entrainement durable

élus locaux, l'adminis¬
d'inventer de véritables
le Var. Certes les solutions

3° - Cela dispense certains
tration et les « élites » locales

solutions

s'amplifieront les tensions inflationnistes qui
tellement préjudiciables à l'économie varoise.
La plupart des emplois
permanents créée en

liaison

velle

-

DESARTICULEE

rush

touristique saisonnier (deux à trois
ces effets de
domination ont déjà
soumis l'économie varoise à des fièvres malignes se
mois de

Ainsi

TABLEAU 3

du commerce

destinées

le

périmètre à exproprier.
aux expropriés ? des indemnités ? Ils
« propriétés équivalentes », soutenait
en
1962 le Syndicat de défense des expropriés de
Canjuers. De son côté, la Chambre d'Agriculture du
Var, dans un rapport nettement défavorable au projet
militaire
de Canjuers,
alertait ainsi les Pouvoirs
publics :
Le déplacement d'une population agricole laborieuse
établie depuis plusieurs générations sur ces régions
pose un grave problème de réinstallation qui ne sera
résolu que tout autant que les familles déplacées
puissent s'installer à nouveau dans des régions et sur
des exploitations comparables.
Ces régions avec leurs exploitations, à la suite de
l'exode des Français de l'Afrique du Nord, sont actuel¬
lement toutes largement peuplées et ne peuvent, en
conséquence, recevoir, faute d'espace, les migrants de
du bornage du

On entend par

peut lire dans le tableau 1 que la population acti¬

Voici quelle était la
des Bouches du Rhône

d'indemnités diverses

caractéristique des

précédent.

prises) ne représentent

décida de

De plus sur un autre plan, on peut redouter que les
expropriations
qui se multiplient soit du fait de

:

:

économiques pour

sont pas faciles à mettre en œuvre surtout dans le
cadre du système français actuel caractérisé à la fois
ne

par une

centralisation

administrative

libéralisation sans frein de nos relations

abusive et la
extérieures...

effort de réflexion n'est pas mené rapidement
tout le
courage
politique nécessaire, nous
n'hésitons pas à
dire que le département du Var
Si

un

et avec

deviendrait alors le prototype le

plus achevé du Dépar¬

tement Colonisé.
Maurice PARODI
Professeur à la Faculté de Droit et des
Sciences Economiques d'Aix-en-Provenee
Directeur de l'I. T. R. E. S.

�LUTTE OCCITANE

-,

12

page

SOCIALISTE

UN

POUR

DANS L'HOMME D'OC , IL Y A TOUJOURS
LE BESOIN DE VIVRE...
Texte écrit par un militant de Toulon, il y a un an
au moment du texte de base de Lutte Occitane. Nous

publions ici pour servir de base de rélexion.

le

qui suit que de quelques ré¬
flexions qui demandent à être développées et pré¬
cisées... de nombreux points ne sont pas abordés...
C'est un point de départ.
Au travers de ses déclarations et des buts qu'elle
S'il

s'agit, dans

ne

ce

privilège, Lutte occitane apparaît comme un parti
polilique avec les défauts, les fai¬

essentiellement

blesses et l'insuffisance des partis de gauche fran¬

çais

; et sans

autre originalité par rapport à certains
a fiançais » le mot « d'oc¬

que de substituer au mot
citan

».

A l'heure où les

gens sont de plus en plus écœurés

l'intégration des syndicats et des partis dans le
» il serait peut-être important d'aban¬
donner le jeu stérile qui s'articule essentiellement

par

Système

«

l'économie » et la « politique » pour considérer
le fait Occitan, (comme celui d'ailleurs de toutes les
sur

«

ethnies)
;
dans 1 'épanouissement
d'un
véritable
humanisme.
Dans le cadre étroit du parti politique, froid, rigide,

contraignant par son jargon imbuvable, comme par
son ton silencieux de mandarin, il n'est à aucun mo¬
ment question du bonheur des hommes, de la joie de
vivre, de l'épanouissement dans un cadre dont il serait
le

gesfcionaire

«

»

:

lutte, c'est redonner à l'homme d'Oc sa dignité

socialiste ». Où qu'on se trouve, quoiqu'on
dise, les notions de biens et de mal surgissent, ailleurs
c'est la e ligne juste », le déviatinnisme, le Diable et le
Bon Dieu... Les censeurs trouvent toujours leur place.

taliste que «

Nous avons trop d'exemples (je ne parle pas des
systèmes capitalistes ou bourgeois !) dans le monde
dit « socialiste » où la .primauté ayant été donnée
au politique et à l'économique a permis la prise du
pouvoir : mais l'échec est flagrant : les critères
« moraux » n'ont pas été
changés, la liberté des hom¬
mes non reconnue, la tolérance n'a pas sa place.
—

la

détendre suivant ses propres aspirations, ses pro¬

nature

la

réelle

profonde

et

d'un

humanisme résident dans le fait que l'homme se re¬
connaît dans cet humanisme ; il y trouve toute à la

fois

force, son dynamisme, sa liberté.

sa

L'homme d'Oc, ne se reconnaît pas dans la morale
chrétienne (teintée de libéralisme bourgeois) qui l'op¬

prime. Il

primauté

à

l'humanisme

dans

DES FEMMES
Beaucoup ont été surpris, sauf sans doute les in¬
téressées elles-mêmes, de la participation des femmes
à

L'originalité,

reconnaît pas non plus dans la froide

ne se

( ! ?) « • des élucubrations politiques » des
partis (où les mots * français » sont mensonges). Il
ne
se
reconnaît
pas
dans cette vie cloisonnée
t
hachée-menu » que, lui font les partis, les groupe¬

la grève du

lait. Jusqu'ici on ne les voyait guère,
part quelques exceptions considérées comme origi¬
nales : s'occuper de syndicalisme et qui plus est, de
syndicalisme agricole. S'occuper d'éducation, de vul¬
garisation, voilà qui leur convient bien. Mais le
syndicalisme comme la politique reste encore l'apa¬
nage des hommes.
Or, qu'a-t-on vu pendant la grève ?
à

logique

Mais, la prise

et

en main de son propre

destin

—

lieu,

qui

rend

plus important encore la réa¬

lité d'un humanisme : si dès maintenant l'Huma¬
nisme n'occupe pas la place prépondérante qui lui
revient demain

nous

qui
une

ont compris que ce que l'on
reconnaissance de

serons les victimes de

notre pro¬

lutte.
Et qu'on ne me dise pas qu'il s'agit d'utopie, de
manque de réalisme quand on peut parler (je cite

et

Des femmes qui ont permis que cette grève ait
si elles ne s'étaient pas organisées entre elles

car

n'avaient pas accepté de bon cœur un surcroît de

travail, la
—

grève n'aurait

tings,

piquets de grève, prés des camions ou des
montrant une grande fermeté dans leur
détermination au soutien de cette grève, ce qui a fait
aux

dire

à

dures

certains

que

:

«

les

les hommes

femmes sont

La

grève

du

l'agriculture de
laiteries.

lait

a permis
aux
travailleurs de
défendre de la domination des
permis aussi aux femmes de sortir
se

Elle a
leur simple rôle d'exécutantes, pour se faire re¬
connaître comme des travailleurs qui ont à défendre

Lutte Occitane) de « l'abolition du système impéria¬
liste par l'internationale des prolétaires et des peu¬

de

ples opprimés et de la place que la lutte du mouve¬

leur salaire et leurs conditions de travail.
Il est important que les femmes soient

ment

populaire occitan arrachera dans cette

nationale

inter¬

».

G. B.

OMioules...

LE DEBAT EST OUVERT

l'ogre du foyer,

LIBRES ENFANTS DE SUMMERHILL

elle dit

»

v-ieil instituteur anglais, psycholo¬
gue ; il a fondé il y a 50 ans une école « Summerhill »,
avec pour seul but de
« servir les besoins de l'en¬
fant » ; c'est une école où règne la liberté : les en¬
fants sont même libres de ne pas aller en classe !
Dans ce livre qui se lit somme un roman, il ré¬
sume toutes les observations qu'il a pu faire sur de
jeunes enfants éduqués dans la liberté... il a consta¬
té que seuls des enfants élevés sans contrainte peu¬
vent être heureux en tant
qu'enfant, et plus tard
Neill, c'est

un

qu'adulte.
Nous n'approuvons pas tout ce qu'il écrit... mais à
coup sûr les problèmes qu'il a mis en évidence sont
importants pour l'avenir.
en

tant

Ma femme et moi n'avons jamais tergiversé en
qui concernait l'éducation de notre fille Zoé sur la
question de l'acte sexuel et de la naissance.
Toute semblait si simple, évident et charmant,
même dans les moments embarrassants, comme lors¬
que Zoé informa une vieille fille qui visitait l'école
qu'elle, Zoé, était née parce que papa avait fécondé
maman, ajoutant avec intérêt : « Et vous, qui est-ce
qui vous fertilise ? ».

comme votre femme

à égalité avec les hommes, des décisions
qui doivent contribuer à rendre vivable un monde
qui l'est de moins en moins. Ce monde pensé par
minorité de gens qui empochent des profits sur

...

Un enfant difficile

est

un

enfant

malheureux

;

beaucoup de la mauvaise volonté des enfants vient
de ce qu'on ne les traite pas intelligemment...
...Il se peut que la plus grande découverte que nous
avons faite à
Summerhill, c'est qu'un enfant naît
sincère.

Je

crois

que

c'est l'instruction morale

qui

rend

l'enfant mauvais. J'ai découvert que quand je
démolissais l'instruction que l'enfant avait
reçu, il
devenait bon...

l'indique quand

...Toutes les chambres d'enfants sont pleines de
jouets cassés et inutiles. En fait tous les jouets qui
coûtent plus de quelques francs sont du
gaspillage...
VOS ENFANTS NE SONT PAS VOS ENFANTS.
ILS SONT LES FILS ET LES FILLES DE L'APPEL
DE LA VIE ELLE-MEME.
ILS VIENNENT A TRAVERS VOLS MAIS NON DE

VOUS.

VOUS, ILS

(K. Gibran)

C'est

neux.

triste

pouvoir de choisir d'être bon.
...Les adultes sont vaniteux ; ils veulent traiter les
enfants comme des vassaux. Les parents devraient

toujours

se demander s'ils n'imposent pas de direc¬
tives par désir de domination et par besoin de satis¬
faire ce désir en façonnant quelqu'un...
...La tét-ée à heures fixes est maintenant abandon¬
né même par les médecins : c'est une

un

donnent l'ordre...
...L'enfance c'est le temps du jeu... il serait curieux
d'estimer le dommage causé aux enfants auxquels on
n'a pas permis de jouer tout leur
de souvent si toutes ces masses

soûl. Je me deman¬
qui se pressent aux
matches de foot-ball ne cherchent pas à revivre
leur enfance arrêtée dans sa croissance, en s'identifiant aux joueurs et en jouant par procuration...
...Les enfants aiment les mots du terroir. Plus d"ua
enfant m'a demandé pourquoi on ne doit
pas dire
merde en

public et pourquoi il faut dire selles
créments. Vraiment je n'en sais rien...
...L'enfant

ou

ex¬

façonné, conditionné, discipliné, refoulé,

l'enfcnt prisonnier est légion... il est assis devant un
bureau plus ennuyeux encore, dans
quelque entre¬
prise, ou bien il travaille à la chaîne dans une usine ;
il est docile, prêt à obéir à toute autorité,
dans

fanatique

son

désir d'être normal, conventionnel,
correct,

et il craint les

critiques. H accepte

qu'on lui a en¬
seigné sans jamais se poser de questions, et il passe à
ses enfants tous ses
complexes, toutes ses peurs...
...La majorité des enfants se masturbent : et il
n'y
a rien de plus grave
que d'interdire à un enfant de
se masturber ;
aucun enfant puni pour s'être mas¬
turbé ne peut être sexuellement équilibré...

...N'essayons

jamais d'être

le

ce

patron, le

censeur,

dire mais la plupart des gens

que

Ainsi

de la chambre des petits quand ils m'en

à

l'enfant veut être mauvais : ils croient
qu'avec l'aide de Dieu ou d'un bâton, l'enfant a le
pensent

pide et anti-vie.

sors

NE

...Les enfants répondent à l'amour par de l'amour,
à la haine par de la haine. Us réagiront facilement
à la discipline consentie. Je soutiens que la méchan¬
ceté n'est pas fondamentale dans la nature humai¬
ne... enchaînez un chien et de bon chien il deviendra
chien méchant ; disciplinez un enfant et cet enfant
à priori sociable deviendra mauvais, menteur et hai¬

juste et dangereuse. Si
et ne

pratique '"n-

un

enfant crie de faim à i h

peut manger avant que son horaire le lui per¬

mette, il s'est assujetti à

une discipline,
Le bébé doit têter quand

enfant qui suce son

fant qui a

pouce

cruelle,

stu-

il le désire...

longtemps est

un

en¬

été nourri à heures fixes...

...Peu de mariages sont heureux : quand la sexua¬
lité est considérée comme sale des la prime
enfance,
elle ne peut être propre dans le lit nuptial. Les en¬
fants les plus difficiles sont ceux dont les
parents ont
une mauvaise relation sexuelle...
...Nous adultes, avons été corrompus dés notre en¬

fance

:

cerne

la sexualité...

nous ne serons

jamais libres

en

ce

qui con¬

...Les adultes

qui craignent la corruption des jeunes
qui sont eux-même eorrompus : si un
scandalisé, c'est toujours par la chose qui
l'intéresse le plus. Les parents qui veulent des écotes
sont

ceux

homme est

strictes sont des parents autoritaires...
...Les
enfants

gens
«

de la vie ?

disent toujours

libres

»

et

:

«

s'adapteront-ils

mais comment des
au côté fastidieux

»

J'espère bien que
mais

serons

seront

ces

enfants

les pionniers

ne

s'y adapteront ja¬
ce qui

de l'abolition de

est fastidieux...

(Extrait

du

SCANDALE

là

leur rappeler nos

conditions de

pour

«

A

Paysan Morbihannais »).

MONTPELLIER

H y a 15 jours, J.-L. Maurin et Sylvie C à qui on
reprochait d'avoir fait connaître la loi sur les ob¬
jecteurs cite conscience, faisaient l'objet d'un procès
scandaleux où devant les machinations
tion de témoins, faux témoignages) les

(non

audi¬

avocats fu¬
rent contraints de refuser de plaider. Le 25 octo¬
bre, les deux jeunes Sétois passent à nouveau devant
les juges.
«
Lutte Occitane » dénonce ce procès infamant et
lance un appel pour soutenir J.-L. Maurin et Syl¬
vie C

en

les

aidant

C.C.P.

à

payer les frais du
773 337 PARIS.

procès.

GUYOT

LETTRE

D'AFRIQUE

Le 30 septembre 1972
fait extrêmement plaisir et m'a mon¬
tré que beaucoup d'autres gens avaient le même idéal
et le même combat que moi. Chez moi favais
beaucoup
de copains, d'amis qui luttaient contre l'oppression et
Vexploitation ; maintenant que j'en ai le plus besoin :
plus rien... et pourtant si tu savais comme quelques
mots sur un bout de papier peuvent
faire du bien à
quelqu'un qui est perdu en pleine brousse au milieu
...Ta lettre m'a

d'un monde complètement différent de celui où
j'ai
vécu pendant 22 ans. Si j'ai voulu tenter cette
expé¬
rience, ce n'est pas parce que je me se?i-tais mal chez
ce n'est pas non plus par esprit colonisateur, ni
esprit de dominateur de celui qui vient tout appor¬
ter. Est-ce par peur du monde moderne qui n'empêche
de vivre ? Non... ce n'est pas cela,, mais il arrive un cer¬
tain moment dans la vie où justement tu te laisses
trop prendre par ce que tu fais, par ce que tu vis et
où tu ne vois rien d'autre que le petit monde dans
lequel tu vis et o justement tu combats, où tu veux
faire régner l'amour, la vie, la fête, la paix ; tu sais
ce signe de la paix, je le
connais, et ça fait longtemps
que je l'ai autour du cou.
Tu vois, dans la vie il arrive un moment où il
y a
un grand trou, plus rien : même
l'idéal, ou le combat
que tu mènes ne te comble pas.
Alors tu fuis... j'ai eu l'occasion d'arriver en
Afrique
et là j'y ait découvert un monde nouveau,
plein de
sagesse, d'accueil, d'attention, d'amitié, un monde oû
nous...

par

tout le monde

fric,

se

connaît ; un monde où la course

au

standing, à la mort n'existe pas ; un monde
où tout est vie, où tout est naturel, où l'argent n'est
pas encore le maître ; ce qui me fait un peu peine tout
de même, c'est que le monde s'européanise de plus en
plus et il faut aller loin dans la brousse pour trouver
au

encore ce

...Il y

monde naturel.

ici un esprit colonisateur chez certains blancs
et même chez des noirs parvenus ; enfin je ne peux pas te

ENFANTS DES AGES A VENIR
EN LISANT CETTE PAGE INDIGNEE,
SACHEZ QU'AU TEMPS JADIS
L'AMOUR, LE TENDRE AMOUR,

a

parler de n'importe quoi, sache seulement que l'on ne
peut pas dire n'importe quai, même autour de soi...
Surtout courage, continue dans la lutte et le combat.
Vive la vie f Amitiés.

ETAIT JUGE COMME UN CRIME.
'

nos

Marthe MORVAN.

:

...Beaucoup de parents ne comprennent pas la dis¬
tinction entre liberté et anarchie. Dans le foyer dis¬
cipliné, les enfants n'ont aucun droit ; dans le foyer
désordonné ils les ont tous. Le foyer équilibré est ce¬
lui où les enfants et les adultes ont des droits
égaux.
je

Désormais ! Nous

Attends que ton père rentre, tu verras ! ». N'accep¬
tez pas cela : vous recevrez de la haine... si vous êtes
le patron vous aurez leur respect, mais ce sera
pas
le bon respect ; ce sera du respect mêlé de crainte...

...«

ce

faire de

droits !

«

ET BIEN QU'ILS SOIENT AVEC
VOUS APPARTIENNENT PAS.

là, partie

prenante,

vie.

L'EDUCATION DES ENFANTS
«

beaucoup plus

».

Tout cela est la preuve qu'elles aussi ont bien leur
place dans le syndicalisme. Dans la plupart des ex¬
ploitations, ce sont les femmes qui font la traite dJj
vaches, depuis toujours c'étaient les hommes qui
allaient discuter et revendiquer le prix du lait.

pre

notre

:

durer si longtemps.

laiteries,

une

du livre de A. Neill

pu

Des femmes qui sont venues aux différents mee¬

notre travail et n'ont que

A propos

leur travail

rémunération minimum de ce travail par l'in¬
termédiaire du prix de revient garantissant un sa¬

la conscience d'homme libre, par la reven¬
dication de cet état, et sa réalisation. A ce niveau,
l'humanisme peut gêner, car il est souvent question
de « lutte » de classe, de priorité à la lutte politique :
engagement de tous dans les luttes de masse..., à
aucun moment il n'est question de l'attitude qu'auront
les gens. Après... Battez-vous contre ceux qui vous
oppriment et demain... vous serez opprimés par les
nouveaux
vainqueurs (Les exemples ne manquent
mence par

ce

femmes

une

com¬

C'est

Des

—

défendait, c'était

laire.

ments, les syndicats-

pas&gt;...

chrétienne, dans ses aspects aussi bien bourgeois, capi¬

Donner

EXPLIQUE LA LUTTE

:

pres besoins.

A aucun moment on ne remet en cause la morale

—

UNE FEMME

l'his¬
toire de l'Occitanie est porteuse d'un humanisme qui
n'est pas mort avec sa colonisation. Dans l'homme
d'Oc d'aujourd'hui, il y a toujours le besoin de Vivre
(et vivre c'est manger,
aimer, faire l'amour, parler,
se

OCCITAN

(K. Blakei

G. T.

�«

L'école

LE FESTIVAL DE SIROS:

:

...le

appelle culture

...

Un ensemble de façons de faire, d'habitudes, de cou¬
tumes, d'idées propres à un groupe humain donné.
Il y a ainsi une culture algérienne et
citane. Mais il y a aussi la culture (les

une culture oe-

façons de vivre
et de penser) d'un avocat, d'un patron et celle d'un
manœuvre, d'un ouvrier ou d'un employé.
Chaque classe de ta société possède donc des façons
différentes.

de vivre et des idées

regarde les idées qu'un P.D.G. (ou un mem¬
général, de la classe dominante), se fait de la
société, on remarquera que. d'une façon générale,
Il trouve normal : Qu'il y ait une hiérarchie.
Qu'il y ait des gens qui obéissent et des gens qui
Si l'on

bre,

en

commandent.

Que le profit soit le moteur de l'économie.
Que la police soit à son service en cas de

grève etc.

pourrait dire que dans la culture d'un patron
tout cela est normal, naturel et même quasiment iné¬
On

vitable.
Prenons maintenant

ces

mêmes idées en passant du

côté de la classe ouvrière.
Un ouvrier qui trouverait normal : qu'il y ait une
hiérarchie, qu'il y ait des riches et» des pauvres, que
le profit etc.... ne penserait Jamais à se plaindre, se

révolter.
Plus le

système lui paraît normal plus il l'accepte.
c'est quant il s'aperçoit que ce n'est
pas normal qu'il le refuse.
Le gros problème pour la classe dominante est de
maintenir sa domination. Le meilleur moyen n'est pas
d'imposer par la force mais, au contraire, d'arriver à
persuader, a convaincre la classe dominée que sa do¬
mination est normale, naturelle. Le problème est donc
de communiquer à la classe dominée la culture de la
Au

camarades,

(cette culture

est :

Il est normal

que... )
Tel est le rôle de l'école.

Trois exemples

-

l'histoire de France.
(obligatoire, cela par laquelle pas¬

en apprenant

L'Ecole Primaire

essentiellement

ou

de leurs

C'est ainsi

—

conquit

ce

dit-il à

village

ses

troupes,

maintenant, il faut construire des routes, labourer
et semer»),

la vie de ses

qu'il

a

visage

jamais
a

été

sujets sont à lui

(on dit aussi de lui
fière allure », de « riches habits » que « son
est sérieux et noble ») mais ils ne sauronten lisant leur livre d'histoire que leur ville
mise à sac, pillée, la population
massacrée

Dans

manuel actuellement

dans l'ensei¬
gnement primaire et qui est composé d'une soixantai¬
ne de récits indépendants les uns des autres il y en a :
un

»

a

en

usage

qui font l'apologie des chefs militaires.
qui font l'apologie des chefs d'état (rois,
reurs, etc
)

...Quant à

toute exposition ou vente

nous

a

Ur

qui concernent des révolutions.

2

qui concernent des grands écrivains (V. Hugo et

pays colonisé.
mentale
La colonisation économique
Les terrains militaires.

Annexes : adresses de différentes
organisations.
Un dorsièr que cada militant
occitan
deu aver.
Un

reproche

: L'A. O.P. A. vol. pas donar sonvejaire
los organismes occitans assenhalats.
Costa 3 F — C.C.P. 33470-69 La Source.

sus

LA
HOMME FEMPLOtS

LO REVELH D'OC
Lo

talhièr

et

costat

a

piehon.

Art

de

(Art et

Abonnement

Culture
10

:

Culture
Tolosa,

F

—

d'Oc de

de

aquel jornal
d'Oc, Mairie de Balma, 31
publica

C.C.P. Mme

E.

Couloumies,

2785-97 P Toulouse.)

Dins

lo

N'

2-3

trapam :

Rebats d'Occitania.
I Festivals
II

Estagi

4c 5000 i 10 000

MU

4« 16 000

ce

cccitans

e cançons de Patrie.
Qu'est-ce que l'Occitanie de J. Vedel.
co

topinimia

nostre

:

vida culturala

e

istoria de Balma,

BEZ1ERS :
SERADA CULTARALA

.

CALENDRIER DE 1973
La seccion de

Dubraua
Tarn

e

es

:

Tarn de l'I. E. O. ven de publicar un

calendièr de l'annada de 1973.
en

L'a

imatjat Cohen
venda al pretz de 10 F. Seceion de

de l'I. E. O. 81

Lo Garric.

Dimarc 17 de octobre, al « Palais des
400 a 500 personas — de joves mai que
ausir très cantaires occitans.

canta de

neit), e tanben Gerart Franco, de Meza que
poëmas de Cordas e que repren de cançons

mezencas

vielhas amb de musicas modem as. Bon tra-

per

Gérard

de

Montpellier)

45

torn. A

torn. Fin

de

man

de sortir.

novembre.

Marti

Marti

deu

anar

cantar

Toni (de Caramaus)
Provença) 45 torn.

en

Olanda, Patrie en

Alc-manha.

AVIGNON

.-

LES SLOGANS
DU LARZAC

« Mouloud est un bon ouvrier, Il gagne 150 F par
semaine »... « Larbi a trouvé une place dans une usi¬
ne. Il travaille au magasin. Il est content »... « Ahmed

OUVRIERE,
journal de l'U. L. C. F. D. T.

de militants.
Ventadorn sortiguèt 43 000

En préparation : Rodriguez
45 torn, J.-P. Belmon (de Air de
Viradas

Tirées d'un manuel d'alphabétisation à l'usage des
phrases qui sont

d'ACTÏON

e

ans,

torn, Patrie 33 torn, fin de l'an.

45

travailleurs migrants ces quelques
tout un programme :

«extrait

3

novas.

Franco.

patrie de toute notre force»).

chir est content d'avoir bien travaillé»

de

Caminaires d'Oc 45

Los

L'école des travailleurs migrants :

garde avec attention le travail qui se fait tout seul.
Quand la pièce est finie, Ahmed arrête le moteur
électrique ; il enlève la pièce et, très vite, il remet un
autre morceau de fer »... « Il ne perd pas une minute:
plus il fait de pièces, plus il gagne d'argent»... « Ba-

de cantaires

l'afaire

Publicacions

comprendre qu'une tâche est utile afin de l'ac¬
complir sans ennui») et l'amour de la patrie («Nous

grande usine. Toute la journée, il

:

dises.

offerte par l'école.

fait des pièces d'auto, ri n'est pas manœuvre, il est
ouvrier, il travaille sur une machine »... « Ahmed re¬

»,

oer

Lo 14 e lo 15 del mes d'Octobre, Ventadorn, seccion
de dises de l'I. E. O. (26, rue de la Rotonde, 34 Bëziers)
s'es transfonmada oficialament en coopérattva de dises,

faut

une

—

A Costat de Patrie, un dels primièrs cantaires de la
cançon occitana nova, i avia Josiana Vicenzutto. de
Carcassona que son primièr dise ven d'espelir en co
de Ventadorn (Miseria, l'erba d'agram, Tu mon païs.

VENTADORN

concerne les qualités morales que l'on
comme indiscutables, citons : le travail (« il

travaille dans

Congrès

mai

valh del Cercle Occitan de Besiers.

qui

servirons notre

« 30 000 II plus

Presentacion

tion, celle des ouvriers, des employés des grandes villes,
qui vivent dans des H.L.M. et autres blocs.

En

k 3000

Wwn*

m

Occitania.

en

n'existe pas, un monde où il n'y a aucune trace de la
lutte des classes ni même la moindre description de la
réalité de la vie menée par la majorité de la popula¬

présente

LA DÊCEKTRAllSATIOM

6 1964

:

la vilota

Dins

»

PAR

C...

gerada

réalité

CRÉES

bientôt. Amitiés.

A

image systématiquement déformée

«

H DÉCENTRALISATION *
DE 1S56

de la réalité. C'est-à-dire que la réalité quotidienne est
oubliée au profit d'un monde qui n'existe plus ou qui

Voici donc la

un

complexe de Lacq fonctionnera, et que le mais (mono¬
culture à base de plus en plus d'engrais chimique)
continuera de fournir des revenus appréciables, les
signes de la colonisation seront masqués...

La Fontaine)
L'Ecole offre une

:

La colonisation

De toutes façons nous sommes très loin de la situa¬
tion du mouvement occitan en Languedoc. Tant que le

qui font le récit d'une guerre où s'illustrent d'au¬
tres chefs de guerre et chefs d'état et

4

:

sous-développe.

pays

L'Occitanie

Tolosa la

qui concernent des inventeurs utiles (Pasteur, etc.)
qui concernent des constructions.

Somari

été inter¬

empe¬

5

—

dite même à l'extérieur de l'enceinte du festival : ainsi
cette année nous nous sommes contentés de la distributioji d'un tract lors de la veillée, et le dimanche : il
a été assez bien reçu... il nous faudra aller plus loin
l'an prochain.

9

5

l'I. E. O.

langue.

pu pronon¬

13
13

de

sa

Le génocide culturel.

»

des français lors de la Croisade des albigeois.

par

Per Noste

L'Occitanie

Il semble que l'esprit particulariste béarnais que veu¬
lent stimuler les organisateurs, ne soit pas un facteur
d'accélération d'une prise de conscience occitane, au
contraire...

En

C'est ainsi que les petits bitterois apprendront que
Louis XIV est c le maître de la France, les biens et

—

«

La Seccion IV

applaudies !

N»

avez

leur langue. Chaque

Aquela plaqueta de 55 paginas
es
la
represa e
per L'Atalhièr Occitan Pèire d'Alvernba (A. O. P. A., 7, rue
Victor-Hugo, 94190 Villeneuve-St-Georges), d'un dorsièr fach primièr
per

un

tigieux, beaux intelligents, courageux du groupe do¬
minant dans n'importe quelle société.

Vous

13

actualizacion

plaidoyer pour la langue occitane. Mais tous
cela a été fait avec le moins de publicité possible. Les
spectateurs (800 à 1.000) s'attendant à une classique
€ veillée béarnaise » ont été assez
surpris et l'accueil a
été mitigé. Le spectacle s'est terminé par des chansons
à boire « bien béarnaises », c'est-à-dire en français, et
la
plupart sans doute d'origine françaises... fort
cer

Balma

&lt;

parlent

la revue culturelle occitane

apprend aux petits français à
admirer les grands soldats, les rois et les reines, les
conquérants («rien n'est plus beau que de mourir
pour sa patrie ») c'est-à-dire les représentants pres¬

C'est ainsi qu'on n'apprend pas ce qu'à été la colo¬
nisation de l'Afrique mais qu'on justifie cette colo¬
nisation (extrait d'un manuel qui met dans la bou¬
che de Bugeaud, pendant la conquête de l'Algérie :

—

qui

ans.

Béarnais

s'agit d'un folklore soigneusement trié et absolument
neutre. On est frappé finalement par le contraste entre
cette foule qui vient visiblement chercher quelque
chose à Siros, et la pauvreté du spectacle qui lui est
offert.
Une innovation a eu lieu cependant cette année ; les
organisateurs du festival, se rendant compte euxmêmes qu'ils ne peuvent rejeter indéfiniment le même
spectacle, ont invité le samedi soir, veille du grand
rassemblement, quelques jeunes chanteurs occitans
(dont Estève, Toni du Larzac). Un des responsables de

représentants.

qu'on

et

des

personnes,

année cette foule assiste à un spectacle qui comprend
des
chants
traditionnels béarnais, entrecoupés de
« bonnes histoires ». bien contées souvent, mais assez
lourdes... l'intérêt des chants est également limité : il

sent tous les enfants) a habitué les enfants à considé¬
rer le monde toujours du point de vue des groupes do¬
minants

festival de Siros existe maintenant depuis 6

Ce festival attire 5 à 6.000

contraire

classe dominante

page

L'OCCITANIE,
QU'ES AQUO ?

Pau, le 12 octobre 1972
Chers

On

»,

ÉCHOS CULTURELS

contre

la culture

LUTTE OCCITANE

Dans le hall d'exposition
ration avec le Théâtre des
Frances

Í éwJUJTohw de

yvJUA^T

CMAL

-IzLV

qu'elle anime e» collabo¬
Cannes (A. Bcnedetto)

Ashley a exposé pendant le mois d'octobre

photos originales en grand format : Les slogans
du Larzac, photos d'inscriptions murales prises sur Je
plateau.
Dans le même hall était exposée une réalisation de
Robert Jaulin et de son équipe :: 3« panneaux, de
textes et de photos qui peuvent être regroupés sous le
titre Depossession et ethnocide (amazoniens, bretons,
les

bà

occitans).
Etait présentée aussi
de Wilfred Pelletier : (Jn*
enfança Indiana, publiée par 4 vertats et illustrée par
Pierre

François.

�LUTTE OCCITANE

page

-,

14

CATALOGNE

CINE D OC

Nous

SUR LE

ON

avons

marades

du

reçu

:

de Barcelone, de la part de ca¬

F. S. A. N.

(Parti

socialiste

de

libération

nationale), clandestin, le dossier suivant.

NOUS
Un

COMMUNIQUE

scandaleusement irrégulier.

BULLETIN DE LIGASON DE CINE D'OC —
INVENTARI PER UN CINEMA OCCITAN

FRONT

N° 1

Le 6 septembre dernier, le Conseil de Guerre s'occupant de l'affaire n° 59-1V-72 instruite par le Tribu¬
nal Militaire Permanent

INTRODUCCION
cinéma représenta per
otilh privilégiât :
modernitat dau mejan

Lo
un

dau

maniabilitat

—

los mitans occitanistas
a
l'importancia militanta
d'aquela uisina coma l'an mostrat clar las sessions
darrèras de l'Universitat Occitana d'Estiu organizadas per l'Institut. d'Estudis Occitans a Montpelhier.
Benleu tamben plan
de
gents son retenguts per
l'obstacle tecnologic a pensan
que los
mejans de
metre en obra es pas possible de se los agantar.
Pasmens n'es pas
res a
las experiencias d'organs
coma Sien
(Christ Marker) e lo CREPAC (Centre
de Recherches et d'Education pour une action cul¬
turelle) de Roger Louis provan qu'una informacion
parallela e militanta pot estre producha e difusida
per lo biais dau cinéma.
Es dins la toca
d'ajudar a l'elaboracion d'una
practica coma aquesta en pais occitan que son redigidas aquelas notas.
I

INTER¬

que

QLANES SON LOS FILMS OCCITANS

—

cade film es donat l'autor, lo titol, lo format
durada, la sonorizacion, lo subjecte e lo mejan de

Sus

A la

NATIONAL

—

FOS

16 mm ; son db band « Los

»

— 16 mm, 15 mn. N e B ;
La presa de consciéncia occitana en
Provença » — parla occitan e francés
Tocant l'Auripa (1971) — 16 mn, 22 mn, colors,
son optic
: « Peinier (Boca de Rose) vitalitat mas
pas qu'aparenta, inquietud
pertot » — en fiances

Luberon, mars 70 (1970)

optic •

son

«

occitan

e

Philippe HAUDIQUET

—

Sansa (1970) — 16 mn, N e B ; son optic : « Un
vilatge a tocar Prada que moris : 9 abitants pas¬
mens.... » — parla francés
Transhumance dans le
: « un
al mond sonat

ARLAUD
Gens

—

—

20 mn,

«

16 mm

occitan

e

(1970)

jove pastre e son tropel de
modem » — parla francés

color, son optic
s'acarar

Luberon

GUIFFRE

e

patron des fiévreux
(1971) — 28 mn,
color, son' manhetic colgat — « Una tradicion pro¬
vençale pagana o reliosa ?» 16 mm
Sant

Non

color, son optic : « Un pais que volria pas

—

morir

Olot

:

garona nord

e

Er.sajam de constituir una ret de militants que
podan dispausar localament dels mejans de produecion necescaris

a la realizacion
de
film-documents
las iuchas e los problèmas occitans. Lo material
existis dinr divers organismes socio-culturals ; s'agis
de l'emplegar
sus

D'autres
donar

biais, lo

una

«

movement

«

estructura

de

»

occitan

deu

se

produccion centrala

refus

commun

a

ment du

«

la

Norvégiens d'entrer dans le

aes

été
Oui

rencontre

effacé

bien

vite

danois et par

»

par

le

parisien. C'est pourtant un
; ça n'est pas un
faille qui se répond dans la

sommet

au

événement qui doit nous instruire

simple refus, mais
consttruction
J'étais

une

européenne.

Norvège à l'automne de 1970 pour par¬
Bien vite, j'ai reconnu que
la grande question qui préoccupait
mes
interlocu¬
teurs, des étudiants surtout, était
de lire dans la
situation occitane socio-économique, ce
qui mena¬
çait la Norvège. J'ai entendu des preuves de coloni¬
sation en écho à celles que j'apportais : la crise de
l'emploi, la fragilité de l'agriculture que l'intégration
européenne risquait de ruiner, la présence des capi¬
taux allemands, anglais, américains dans l'industrie
du tourisme- qui tend à faire des forêts et des fjords
un parc de loisirs pour les populations fortunées des
pays riches Ces preuves sont particulièrement net¬
tes dans le Nord, qui joue en Scandinavie le même
rôle que le Sud dans les pays latins. Les Lapons ne
sont pas les moins prêts à lutter contre la colonisa¬
ler

de

tion.

en

culture occitane.

«

Tous

arguments je les ai reconnus dans le vote
récent. Et je sais comment ils ont pris place dans
la

ces

campagne.
C'est

de cette façon

qu'il faut lire, suivant une
rigoureuse, deux faits
contradic¬

politique

toires que

la

presse

a

signalées.

D'abord que le « Non » â l'Europe a été le fait de
trois catégories essentiellement
de citoyens norvé¬

giens

:

le? paysans et les pêcheurs qui défendaient
de travail, le territoire sol et le territoire

leur outil

mer
contre l'invasion
du
capitalisme
extérieur ;
d'autre part, les jeunes qui vivent la crise de l'emploi,

et

qui ne se sont

pas

laissé prendre aux mirages de

l'élargissement capitaliste du marché.

» que

briser

de

besonh

de

de

preveire una cellula

produccion en relacion amb la produccion comer-

ciala dins la

III

mesura

utilizat/revirat

estre

ont lo
per

«

sistéma

»

pot tôt cops

de tocas militantas.

fite

quand

de

S'il

Correspondent generala per tôt ço
d'adreçar a :
MONNIER J.-Ph., 171,

que

pertoea

Puéi

per

Albi

:

Michelet, Marseille

bd

de

classes est

mal

une

de

développemrnt.
somme

vue

si l'on n'y fait désormais entrer,

composantes,
les inégalités de
Le « Non »
norvégien contrôle en
ses

de loin la

justesse du point de vue occitaniste.

(9)

:

VIE

Simone, 152 bis, av.

du

R. L.

Cel-Teyssier,

Albi.

81

BLOT

Brageirac :
Bergerac

Jean-Paul,

25,

rue

Berthelot,

:

Montpelhiier : BRENGUIER, 8, rue de la SalleMontpelhier, tél. 72-89-76 — SEVEILLAC, 8, rue François-Perrier, 34 Montpelhier, tél. :

★

MOLINE

Henri, 99,

rue

Aquela liera demora de compietar per constituir
de ponch de relransmession dins tôt lo pais.
Rotle de jogar : metre a la dispausicion dau mili¬
tant un inventari dels mejans disponibles.
Un

cinéma dau

colltctiva,

efectivament dins aquel sens
Demandam especialament a
versitat

tionari

Occitana

suí

«

Lutte Occitane

d'Estiu

Cinéma

Digon, J. Garcia, A. Cervera, J. Soriano
quelques autres réussirent à s'enfuir

à

Le 27 mai,

Pelayo Ros,

le

de

(Marselha).

presse que

Barcelone, T.
« le groupe

remptoirement attribués à des accusés
jugés, et ce dès le départ de l'enquête.
La seule chose permettant

non

encore

d'engager un procès

con-

arrachées par
la torture, comme c'est habituellement le cas dans les
tre les

détenus étaiUdes-déclaratîons

cachots de la Direction Supérieure de la Police. C'est
Ramon Llorca qui a été victime des tortures les plus
sauvages : il souffre d'une lésion lombaire très grave
et pour laquelle il ne reçoit aucun traitement adéquat,

dépit des sérieuses prescriptions médicales
mais
faut pas reconnaître qu'il y a eu torture i. Le
texte de ces déclarations a été par la suite récusé par
les accusés lorsqu'ils ont été, en prison, interrogés par
en

il

.

ne

l'autorité judiciaire.
L'acte d'accusation
dresse par 1'autonte
militaire
était ambigu, imprécis et
inadmissible. Il se conten¬

tait d'ébaucher ce qu'est le FAC, de

le mettre en rela¬
inculpés et de les rendre tous ensemble

tion avec les

coupables d'actes de terrorisme. Les recours contre cet
d'accusation (16 juin) ont été
tous immédiate¬

acte

ment refusés.

Après quoi le Tribunal militaire s'est dessaisi en fa¬
du Tribunal d'Ordre public en ce qui
concerne
sept des accusés : ainsi le jugement aurait moins de
retentissement, mais il pourrait demeurer pareillement
« exemplaire »,
s'il imposait des peines très dures. Le
fantôme de la peine de
mort a plané pendant long¬
temps sur les deux principaux inculpés
veur

Conseil de guerre ?
connaissent pas bien l'appareil
répressif de l'Etat fasciste espagnol, il peut sembler
extraordinaire que deux civils soient jugés en temps
de paix (la fameuse «paix» du
franquisme) par un
tribunal militaire, surtout quand il existe une juri¬
diction spéciale (dénoncée à plusieurs reprises, mais
Pourquoi
Pour

sons

un

ceux

qui ne

succès, par diverses entités

juridiques) nommée

Tribunal d'Ordre
Public (TOP).
Il se trouve que le
tristement célèbre
TOP n'est encore,
aux yeux
du

central, ni assez

manipulable

&lt;!» ni

dur parce que, en dépit de son caractère, il
reste pas moins un tribunal civil. C'est pourquoi,
les cas supposés de
terrorisme, et quand il faut
assez

n'en
dans
des

châtiments exemplaires, le gouvernement n'hésite pas
à faire juger les inculpés rien
moins que par un Con¬
seil de guerre, parfaitement contrôlé et avec l'absence
de scrupules que cela suppose. Sans parler du caractè¬
re sommaire du jugement et de l'extraordinaire rigueur
des peines, un
Conseil de Guerre peut ne pas "tenir

compte, sans donner d'explications, de toutes les preu¬
ves favorables aux incùlpés que les
avocats de la dé¬
fense peuvent fournir
il faut bien admettre que cela
doit être agréable
de « travailler »
quand on a les
libres

..

1

Garcia Soie et

Llorca

»

Les

avocats ont été avertis dans le courant de l'après-midi
du dimanche 24. Le Conseil était public mais « contrô¬
lé » : les places que les policiers habillés en civils lais¬
saient libres ont pu être occupées par des personnes

nombreuses — qu'on avait au préalable fouil¬
on avait contrôlé d'identité, etc L'avocat de
Ramon Llorca, M' Marc Palmés I Giro. qui ne s'était
peu

lées, dont

présenté par suite d'une indisposition, fut sommé
le président du Conseil de Guerre de faire acte
de présence s'il ne voulait pas être emprisonné immé¬
pas
par

los

MONNIER

Gouverneur civil de

annonçait à la

FAC avait été efficacement démantelé ». Et il présen¬
tait les neuf détenus comme les
responsables de plus
de trente actions de terrorisme, clairement énumérées
afin de faire bien
comprendre que « la police
avait
tout découvert». A la suite de cette déclaration offi¬
cielle le bureau du Collège des
Avocats de Barcelone
éleva une énergique
protestation, des faits étant pé¬

—

Imprimerie CAUSSE &amp; C'«
que eran a l'Uni¬
tornar mandat- loQues-

permanent du massacre fran¬

end, le samedi 23 septembre pour le lundi 25 ( ! &gt;

:

Pais d'Oc poira estre pas qu'una
a
vosautres
tots
de
trabalhar

es

qui, au mois
71, avait rassemblé en une session histo¬
rique plus de 300 représentants de tous les mouve¬
ments politiques et civiques du pays. Cet échec allait
encore se faire plus patent avec l'explosion
qui détrui¬
sit partiellement, le 18 mai dernier, le « Monument aux
Morts tombés au cours de la guerre de Libération »

Lopez a été fixé par surprise, et en profitant du week-

Didot, Paris (14)

Tél. 533-72-64

obra

PARTICIPEZ
A LA VENTE MILITANTE DE

:

précédent

Le Conseil de Guerre
Le Conseil de Guerre contre

92-53-09.
Paris

L'action

tenait. Cette Assemblée

se

manifestation sans

mains absolument

MONNIER.

l'Evêque, 34

voisines.

.

24

Marselha

une

gouvernement
un

enseignement que nous puissions reti¬
l'affaire norvégienne, c'est que la lutte des

est

comme

io cinéma

qu'il pro¬
avantages liés à la prospérité capi¬

le monde du travail ressent

certains

taliste.

rer

QU'AU S'ADRECAR DINS SON RODOL ?

A

—

était

retentisse¬

le grand spectacle de

combina.
sera

de découvrir le lieu où elle

Marché

Ensuite que les milieux ouvriers d'Oslo et de
sa
région ont pu voter « Oui ». H s'agit là des zones
de pointe économique. On y voit, comme ailleurs en
Europe ou dans le monde, la solidarité populaire se

mai

dans des localités

policière avait échoué aussi en se montrant incapable
d'empêcher la réunion de l'Assemblée de Catalogne et

alors lancée dans une série d'arrestations désespérées.
L'opération s'est soldée par la détention de neuf per¬
sonnes : C. Garcia, R. Llorca, J.
Planxart, J.R. Carre¬
ras, L. Torné,
J. Castellà, J. Caldueh, J. Almeda et

permetésse de metre la dispausicion de los que ne
fan la demanda de mejans
de viratge
(pellicula,
aparelhs, eca, eca...) que dins las perspectivas d'ara
podan estie obtenguts pas per un biais desvirat e de
De

police s'était révélée
les
responsables
qui s'étaient produites
sur

M. Cruells. J.

analyse
COMA FAIRE DE PRODUCCION MILITANTA

—

de mai 1972 la

mois

quiste pendant !a guerre de 36-39). Mettant à profit
renseignements fournis, semble-t-il, par la police
française, la Brigade Politico-social de Barcelone s'est

DE LA NORVEGE

Derevelha-te.
II

nouvelle fois sentir.

une

des

A PROPOS

parla occitan 8 mm.

»

fin du

(témoignage cynique et

:

Complexes (1972)
provençaus e

i Sole et

de novembre

Le

HENRI

MOLINE

lieu la veil¬

eu

Garcia

i

à Barcelone et

o

—

Llorca

impuissante à mettre la main
d'un grand nombre d'explosions

et

procuraiPrimier inventari

Caries

sentence :

de l'Etat fasciste se faisait
Histoire d'une arrestation

COMA SE LOS PROCURA» ?

QUE EXISTISSON E

rendu sa

Lopez étaient condamnés, respecti¬
vement, à 20 et à 30 ans de prison « en tant qu'au¬
teurs de crimes répétés de terrorisme ». La répression

d'expression

document.

Sembla pas fins
ara
sian estât: sensibilizats

se

le, a

poder de l'image

—

3 de Barcelone, à la suite

n°

l'interrogatoire des accusés qui avait

Ramon

—

la

de

militant occitani&amp;ta

un

tribunal militaire condamne deux militants du
Libération Catalan (FAC) après un procès

Front de

7.

rue

Oom-Vaissette. Montpellier

(!) ; voilà les
conditions darts
administrée la justice ».

diatement

s'est

«

lesquelles

(Suite page 15)

�LUTTE OCCITANE

-

PROCES

Le procureur a demandé dans son réquisitoire 305
de prison
pour Ramon
Llorca et 180 ans pour
Caries Garcia. Les défenseurs,
maîtres
Pa.més et

ans

Feliu, ont centré leur défense sur les points suivants :
le délit de terrorisme n'existe pas pour le code mili¬
taire mais pour le civil et par conséquent ce tribunal
était

incompétent

avait un défaut de procédure
dans l'absence de rapport d'expertise concernant les
dommages prétendument causés par les accusés ; il
n'existait

il

;

y

les inculpés fussent les
auteurs des actes jugés : l'existence du FAC restait à
démontrer et par
conséquent personne ne pouvait
aucune

preuve que

permettait à la défense d'intervenir qu'à ce niveau,
alors que dès le début il n'avait fait que mettre des
entraves à la mission des avocats, comme si la han¬
ne

tise d'en

finir

rapidement » avait été sa principale
Tout cela est apparu évident avec le
fait que sur 37 preuves présentées par la défense, 3
seulement furent acceptées, et avec cette circonstan¬
ce extraordinaire que dans
l'instruction on
accusait
«

préoccupation.

Ramon Llorca d'avoir commis deux actions différentes
le même jour et à la même heure ! Il a insisté
aussi
la

question des
tortures et
arrachées par la force.
sur

sur

peut-être
basque ?
Si

voulu mentionner

la situation du

«

:

pays

».

Enfin, après une bonne préparation psychologique,
pouvoir sort le grand jeu : sept réfugies politi¬
ques basques sont assignés à
résidence le
6 octo¬
bre

la Navarre 1 284 km.

La tenue

du

Conseil de Guerre
avant la
reprise
« convocation par surprise »
avec

universitaire et
moins de

les accusés

avec

la

quarante-huit

heures de délai, y compris

dimanche, voilà des preuves évidentes par l'Etat
franquiste — il y a quelques années omnipotent —
craint aujourd'hui les mobilisations populaires. L'ex¬
périence de Burgos a constitué pour lui une leçon amèun

qu'il n'est pas aisé d'oublier. Et cette crainte
justifiée puisque, malgré tout, les manifestations
de protestation, organisées avec une rapidité fulguran¬
te ont atteint une ampleur peu courante. D'abord, le
17 septembre, dans les rues de Perpignan et d'autres
villes du Roussiilon est apparue une grande quantité
d'affiches dénonçant le Conseil, et le 22 trois manifes¬
tations ont eu lieu en des points différents de Barce-

est

lon.e

C'est, cependant, le jour même où s'est tenu le Con¬
de Guerre, l'après-midi, que s'est produit le ras¬
semblement le plus
important de manifestants. Des
milliers de personnes se sont rassemblées précisément
sur la place dite de la Victoire (commémorant la vic¬
toire du facisme espagnol sur les troupes progressistes
des Pays Catalans en 1939). Le fait que le trafic ait
été interrampu par des chaînes fermant les rues a pro¬
voqué des embouteillages monstres qui ont rendu ex¬
trêmement difficile
l'arrivée des jeeps de la
police,
habilement désorientée par ceux qui avaient appelé à
la manifestation. L'obélisque commémorant la victoire
fasciste a été peint en rouge, on a accroché des pan¬
seil

cartes en des endroits difficilement accessibles et dis¬
tribué des milliers de tracts. Ces manifestations ont
été organisées
d'abord
par les partis
ouvernement

nationalistes catalans (PSAN, FRONT, etc.), mais avec
une forte collaboration du
PSUC, parti communiste or¬

thodoxe, plutôt réticent

les problèmes du natio
nalisme, et celle aussi des Commissions ouvrières (syn¬
sur

dicat clandestin).

En

dépit de cela, très
nombreux sont encore les
qui n'ont qu'une idée superficielle de la
façon dent s'est déroulé le procès contre le FAC, et de
Catalans

que représente réellement le mouvement de libéra¬
tion nationale des Pays Catalans. La dictature fran¬
ce

quiste contrôle étroitement

les moyens de

tous

com¬

munication de masses et

maintient le peuple, depuis
absolument sous-informé et subju¬
gué. Un des principaux objectifs des citoyens cons¬
cients (du FAC, par exemple», est d'en finir avec cet
état de choses, c'est de faire connaître à tout le monde
la vérité : il est bien connu, en
effet, que « la vérité est
trente-rois

ans,

révolutionnaire

».

(à suivre)

pour nous, leur éloignement d'Eusà une expulsion pure et simple, car
ils sont chez eux ici, en terre basque. Cet acte est
totalement injustifié dans tous les cas, car ces ré¬
fugiés ne s'occupent pas, dans la pratique, de la po¬
litique d'Euskadi-nord, qui a son mouvement propre,
Enbata. La responsabilité de E. T. A. sur les 3 pro¬
vinces septentrionales s'est limitée jusqu'ici à une
pétition de principe, elle n'a jamais été que théo¬
rique.
Le 10 octobre, quatre Basques du nord ont entre¬
pris à la cathédrale de Bayonne une grève de la
faim qui a pour objet le droit pour les réfugiés poli¬
tiques du sud de vivre et de circuler librement ici.
Un premier résultat vient d'être obtenu ce 15 octo¬
bre : les 7 expulsés, qui ont
introduit un recours
contre l'arrêté d'expulsion du Ministère de l'Inté¬
rieur. pourront rester au Pays Basque tant que la
juridiction compétente n'aura pas statué. La grève
se
poursuit, en dehors de toute organisation, mais
soutenue activement par tous les patriotes d'Euska-

té du

peuple basqpe : violation en 1937 de cette volon¬
té par Franco qui
rattache le Pays Basque Sud a
l'Espagne par la force. Il écrase l'armée basque (5Ô00G
hommes) et le gouvernement basque s'exile à Paris
«gouv. D'Euzkadi 17, rue Singer Paris 12e). Les pro¬
vinces basques du Sud sont au nombre de 4 :
le Guipuzkoa

—

(forte concentration de nationalis¬

basques) 1 997 m2.

tes

la Bizkaye (capitale Bilbao» 2 210 km2.
l'Alaba 3 047 km2.

—

—

la Navarre (4- deux demi provinces) 12 517 km2.
l'Euzkadi avec ses 7 provinces a une super¬

ficie de
4+3

plus

km2

de 20 000

(plus

qu'Israël)

:

1!

=

dit, je pense que vous avez compris pourquoi
voulais recevoir votre journal avec la mention PAYS
BASQUE nord. Merci.
P.S. : Je dois vous signaler qu'il y a quelques jours
la sous-préfecture de Bayonne a sauté et quelques
jours avant une barraque de C.R.S. à St-Jean-de-Luz.
J'ai montré votre journal à environ une centaine de
Gascons qui travaillent avec moi :
deux seulement
Ceci

ont

su

FALÇ

Revista
d'accion

catalana bimestrala
e

de desaJifnacion

10, Carrer Foy

-

66 Perpinya

C.C.P.

Miqiiel Mayol

:

militaire française conduite par
François Maurin, chef d'Eiat-Majar

des Armées est arrivée à Madrid le

d'une semaine

(« Dépêche du Midi

»

2)

:

presse,

nationalistes catalans de St-Michel-de-Cuxa,

vient d'interdire l'E. T. A.
expulse les nationalistes basques.

et

en

33 octobre

Espagne.

du 34 octobre)

politiques
situe

se

—

basques

au

la

—

confluent de

a

REPRESSION
s'intensifier la répression

vu

basque.

inadapaté des réfugiés politiques, qui
d'exception prise à une épo¬

mesure

Le

problème

parmi d'autres qui
la disparition en
tant que telle par 2 Etals capitalistes et centralistes.
Des solutions partielles peuvent être obtenues dans
l'immédiat. Aucune action, aucune
chance de vic¬
toire ne doit être négligée. Mais nous n'aurons de
solution globale que dans une société basque démo¬
cratique sur tous les palans — politique, économique
niée, divisée

est

cuturel

tes

—

avec

chez nous

Ce

nous

les rivières

combat,

nation

pouvoir populaire basque, qui
étape vers le socialisme. Les lut¬
mènent à
ce
combat
global,

un

une

ponctuelles

comme

d'une

et condamnée à

vont à la

mer.

privilèges. Chaque fois que son

Euskadi, concerne les Basques au
premier chef. Mais il est solidaire de celui des autres
peuples et tout particulièrement de son grand voi¬
sin du nord, le peuple
occitan que nous saluons

pouvoir totalitaire est remis en question, elle réagit
par la violence : le masque de la fausse libéralisa¬
tion tombe alors, mettant à nu le visage grimaçant

fraternellement. Nous devons organiser ensemble un
solide internationalisme, pour la démocratie, pour la
libération nationale
des peuples
opprimés et
leur

dans
Au
sans

céder

d'un
En

et l'autre partie du Pays

d'une

troublée.

que
3)

sera

FACES DE LA MEME

DEUX

La fin de l'été 1972

Le statut

résulte

et

EUSKADI,

EN

l'une

sud, l'oligarchie monopoliste espagnole régne
partage. Avec ou sans Franco, elle n'entend
de ses

aucun

fascisme

sans

association

fard.

trois jeunes « gudari »
des E. T. A. ont rejoint dans

mois de septembre,

ce

(combattants

basques)
leurs camarades
C r.ikœtxea. les militants de
E. G.I.
la

maternelle

terre

ques)
les
La

anonymes assassines
Guarcha civil.

sance

mes.

nord,

de
D

dégradé

Euskadi Azkatua

!

société sans

Vive l'Occitanie libre

!

ENBATA

(jeunesses bas¬

ces

dernières

la

répression

l'évolution
des

moins

est

actuelle de l'Etat français vers la
activités et
du
pouvoir dans un

cachées mais toutes puis¬
santes. Si l'on \ ajoute la grande peur de mai 68, on
comprend le raidissement de la
classe dirigeante,
devant toute manifestation de contestation, et mê¬
me de simple opposition. A fortiori, elle ne saurait
tolérer l'expression de sentiments nationaux, radio¬
actifs en quelque sorte, comme le sentiment basque.
nombre de

fluence

peut

ne

mains

de la

pas

famille

et

à

relations

de

se

se

réduit

comme

une

peau

socialisation croissante de la

mesure

que se

de

vie.

développent, d'une part
d'autre part
la

'd'un
A

basque moderne
chez

nous

manifestations

Dans

en
sa

Euskadi-nord, l'Etat
repression : interdic¬

pacifiques

(célébration de

statut

l'immédiat,
en

décent de

fortes

les

tous

commun

une

tous les

l'approche des législatives,

de

une

démocrates

action

en

faveur

réfugiés politiques.
telle action aurait

chances de succès.

AFFICHE

D'EUZKADI !
Il est rappelé, une dernière fois, aux Basques :
1" qu'ils ne sont pas propriétaires du Pays Basque,

simplement locataires à titre précaire. Us peu¬
expulsés de leurs domiciles par les re¬
présentants des deux Etats adjudicataires. (Voir Trai¬
té des Pyrénées, Décrets de Franco, Arrêtés de Gilly,

mais

vent donc être

etc

...

&gt; :

seuls les carabiniers, garde-civils, douaniers,
gendarmes et C.R.S. ont le droit d'être armés et de
tirer sur tout Basque qui passe d'une province à l'au¬
2" que

tre, sans autorisation des « maîtres » ;
3"

qu'en cas de décès du Basque, aucune réclamation
à rencontre de son assassin, en

peut être élevée

ne

du principe colonial qui donne à tout fonction¬
allogène le droit de vie et de mort sur l'indigène :
4" que les Basques n'ont pas le droit d'avoir leur pro¬
pre patrie, mais doivent servir la
patrie de leur olus
proche commissariat de police ;
5° que les Basques n'ont pas le droit de faire îeurs
études en basque, mais dans la langue parlée par les
juges et les policiers de leur résidence, de façon à pou¬
voir comprendre les
motifs de leur emprisonnement
vertu

naire

de leur condamnation à mort :
6" que les Basques n'ont pas le

ou

franco franquistes,

durcit

—

pourraient mener

cette démocratie à l'époque où nous som¬
surcroît, il n'eehappe à personne qu'elle se
dangereusement.

concentration

P.S.

années par

L'oligarchie française tend à monopoliser l'écono¬
mie
En même temps, elle exerce de plus en plus
directement le pouvoir politique,
en
effaçant les
embrayages traditionnels : affairisme
et scandales,
destruction du pouvoir des élus et de ce qu'il y avait
d'autonomie (sinon d'indépendance)
dans la justi¬
ce, renforcement de l'exécutif et de la centralisation,
puissance croissante de
la police, tout cela révèle

petic

Gora

la construction d'une
oppression nationale.

pour
sans

Etxebarrieta et

brutale, plus
hypocrite aussi. Nous n'avons pas affaire à une dic¬
tature, mais à une démocratie « bourgeoise », c'està-dire uniquement politique, sans contenu économi¬
que et culturel. Nous voyons par là même l'insuffi¬
Au

classes et

en

Artajc et Asurmendi, ainsi que les ouvriers et

conscience

mission

réfugiés

genre

l'Etat français.

Gouvernement français

le

français

pour un voyage

conférence de

dernière

sa

sion des

tions
Général

des

du

problèmes plus larges :
Le manque total de démocratie dans l'Etat es¬
pagnol, son insuffisance
et
sa
dégradation dans

Pompidou
a
déclaré qu'il était favorable à l'entrée de l'Espa¬
gne franquiste dans le Marché commun. La colla¬
boration économique est complétée par une collabo¬
ration fraternelle dans la répression. Après l'expul¬
Dans

Au fur

Une

di-nord.

L'affaire

POMPIDOU
INTERDIT L E. T. A.

les

le

façon

1)

chagrin devant la

DERNIERE MINUTE

toute

correspond

éniemme

manifester publiquement, en
loue cas su: le plan politique. Le pouvoir veut abso¬
lument- le réduire a une affaire
privée, ce qui ne
lient absolument pas debout à une époque où l'in¬

17.533.45 Paris

De

kadi

3

Celui-ci

Abonament 10 F

la

l'Etat français.

lire l'entête
C. N...

assez

LA

dans des départements du nord et de l'est
France, avant d'être expulsés du territoire de

réalité EUZKADI) indépendant en 1936 par la volon¬

et

re

1972

de

je
Les actions de solidarité

perquisitions ont lieu chez un réfugié bas¬
du sud et chez quatre Basques du nord, mili¬
tants d'Enbata.. Quelques
jours
après,
mystérieux
cambriolagt s au siée d'Enbata, à Bayonne, puis dans
un
magasin appartenant à un groupe de patriotes
basque. d'Euskadl-nord : ça sent le barbouze à plein

le

Ainsi

prévu

nuit du

Le pays basque sud, c'est ce que l'on appelle aujour¬
d'hui le pays basque espagnol (pays basque se dit en

—

Inutile de dire que, en dépit de l'évidence, tout s'est
révélé inutile et s'est déroulé d'accord « avec le pian

la

nez...

voulez, c'est ce qu'on appelle le Pays Bas
Français », avec ses trois provinces :
le Labourd, 800 km2 ;
la Soûle, 785 km2 ;

vous

—

lieu dans

eu

que

que «
—

a

16

Mais des

Pays Basque Nord

«

ne comprenez-vous pas

mystérieux attentat

au

septembre 1972
à la
sous-préfecture de
Bayonne. Il n'est l'œuvre ni d'E. T. A., ni d'ENBATA.

Lors de votre dernier envoi de Lutte Occitane vous

déclaration

les

15

Monsieur,
n'avez pas

—

fait ressortir l'attitude du tribunal qui

a

:

Ustraritz, octobre 72

être accusé d'y appartenir.
M' Palmés

Un

PROTESTATION

14)

page

t5

E) U K K A 1) I

A BARCELONE
(Suite de la

page

droit de

«

à l'occuoation étrangère. Ils ont, par contre,
de « collaborer » avec les autorités de tutelle à
pre

résister »
le devoir
leur pro¬

débasquisation ou totale disparition.

l'AbeiTi-Eguna.

ou jour de la patrie, à Pâques 1971
1972, rassemblement en faveur des réfugiés poli¬
tiques le 23 février 1972 devant la mairie de Bayon¬
ne), provocations policières, séjours dans les com¬
missariats de colleurs d'affichés et de tracts, procès
et

de

militants,

ne se

comptent plus.

—

Fait à l'île des Faisans, ce 12 octobre 1972,
fête de la Pilar. patronne de la « Guardia civil » —
Paco MATAVASCO. gouverneur
Gilles du FLIC, préfet

�LUTTE OCCITANE

page 16

-,

LETTRE DE BRETAGNE:

UNE VICTOIRE A ETE REMPORTEE

«

Rennes, octobre 72
Chers
Nous

de

camarades
faisons

vous

d'exemplaires du texte

cinquantaine

une

le F. L. B. et les comités

sur

votre appui et la propagande que vous

faites autour de vous en Occitanie.

Peuple Occitan et peuple breton solidaire dans la
lutte

Le
la

procès fait du 3

anti-colonialiste

Vive l'union des

et

anti-impérialiste

de Sûreté

Cour

F. L B.

de soutien.
Merci pour

Robert Lof ont, témoin du procès du F.L.B.

par

Occitana,

Lucha

parvenir

intéresse

10 octobre derniers devant

au

de l'Etat à

militants

onze

du

plus haut point l'Occitanie. Non
pas seulement parce que d'Occitanie il a été souvent
question dans les débats,
en
parallélisme avec la
Bretagne. Mais aussi et surtout parce que ce qui s'est
passé à Paris pour la Bretagne, s'est aussi passé pour
nous. Et une victoire a été remportée.
au

On

!

peuples libres !

Comités de soutien 30, place des Lices 35000 Rennes.

Preuve
décolonisatrice dans

donc

a

été

l'hexagone

faite

atteint

la

que

sa ma¬

jorité politique.

bien

connu

France. Bécassine est

en

stupide, un peu
ment dévouée

bouche

sans
ne

dit

domestique

maîtres ;

ses

le dessinateur l'a faite

car

Bécassine c'est l'esclave muette qui

que trois

mots bretons. Pendant des dizaines

d'années
les

une

roublarde, très pratiquante, totale¬

à

bande

cette

aventures

dessinée

lamentables

réactionnaire

de

ce

a

conté

fallot,

personnage

symbole de la Bretagne opprimée et caricaturée par
ses

aventures

révolte
elle

Aujourd'hui commencent les

oppresseurs.

velles

et

en

Bécassine

révoltant

se

pulvérise

dans Le

de

les images

»

de

du

La

:

D'autres pensent qu'il s'agissait de prouver l'isole¬
des accusés dans la population. Le pouvoir ne
s'attendait-il pas à la mobilisation des témoignages
ment

bandes dessinées

de

personnage

façon

«

nou¬

Bretagne

aussi

se

générale

passé.

(Dessins

Trognon, journal de jeunes

rennais).

parus

Le

la défense

que
tes

ceux

réussie ? Témoignages de deux sor¬

a

des

catégories

socio-professionnelles

de
Bretagne qui ont été présentes avec leurs problèmes
concrets dans une dénonciation implacable de la si¬
:

tuation

coloniale. Caro,

l'avant-dernier

jour, les

a

synthétisés dans une très longue déposition, sans
que la Cou-: puisse l'interrompre
pour le contredire.
Témoignages « moraux » qui ont apporté aux accu¬
sés les garanties d'une analyse politique globale et
la solidarité des ethnies
engagées dans la même lut¬
te. Sans arrêt, il a été souligné que la population ne
marquait pas de désapprobation massive pour des
actes qui en d'autres temps l'auraient
indignée.
En

fait, le Pouvoir, pris

dans

l'alternative

d'une

section

de l'Institut d'Etudes Occitanes

,de se créer à Millau. Elle ouvre un cours public
et gratuit d'Occitan, pour les
jeunes qui le con¬
naissent mal, pour tous ceux qui considère l'Oc¬
citan

non

-

comme

une curiosité folklorique, mais
choix qui conditionne notre avenir.
Cours le jeudi soir à 21 heures. Ecole du Sa¬

comme

FRANCES
L'IMPFRJAUSME
ASSASSINA !

vient

un

cré-Cœur, 1" étage,

rue

du

Sacré-Cœur, Millau.

PREN

UN

moyens
un

colonisation

où

les

accusés

devenaient

La

«

eu

l'impression que les juges,

Tribune d'histoire

»

ans

avec

sursis,

sanctionnait

reconnaissance de
lonisiteur.
une

ce

qui s'était

breton

hissé sur Notre-Dame. La
presse parisienne
« L'Humanité » n'a rien dit ;
« Le Figaro »
commencé à ironiser, puis est quand même passé

divisée
a

:

à des propos sérieux,

économiques ; « Le Monde » a
dans l'impartialité. Mais le silence total de
la presse régionale (à la seule exception du « Dauphiné Libéré », à ma connaissance) est révélateur :
comme s'il valait mieux ne pas parler de cette cons¬
cience juvénile des
peuples opprimés... En
force
d'étouffement, la presse dite libre a dépassé le Pou¬
louvoyé

voir lui-même.

Un dernier point : une des grandes questions du
procès a été celle des « notables » de la politique.
Joseph Marlray les a incarnés à la barre en se dis¬
sociant des accusés, disant qu'ils s'étaient trompés
de vingt années. La question a été posée à tous, à
moi

aussi

:

si l'on craignait que l'activisme
d'une grande vague politique nova¬

comme

voile l'avance

dans l'opinion bretonne...

ou

occitane.

nha

ùé' \&gt;

C.i.B.O.
8ÍZIERS
Legissètz las revistas occitanas

Occiliiiiia i\ôva

estats condemnats per 2 a 5 annadas de
pre(amb respièch), per la iucha

11 bis, rue de la Concorde,
31 TOULOUSE.

qu'an menada °.nchaple linguistic e économie dau sieu pais
FRANCES COLLABORA !
Amb l'estat fascista de Franco.
Pompidor ta refus
lo

C.C.P. A. BRU, 2-944-14 Toulouse

L ESTAT

34 003

dau territori francès a E. T. A. (la
patria basca e sa
libertat) e liura despuèi lo procès de
Burgos. lei Bases

vient de

publier

L'ESTAT FRANCHIMANl) VEND OCCITAN1A
Ais armadas europeani. Sus lo Larzac, ont l'armada

ar.glèsa adoba lo chaple dau poble irlandès, lei paisans an decidit de resistir.

UNA ENFANCA INDIANA 3 F

L'assassinat dei nacionalitats estrangoladi

precion encontra lei revolucionaires

Réédition Maspéro

«

Ce livre est

l'Etat

une

atteinte à

cada
»

la sûreté de

Ramonet de la Marcelina.

4 Vertats
C.C.P. 1299-65 Montpellier

a la relucha per lo
en

ma1

jorn.

'

Siam bensai de trop dins aquela
Europa de ries !
Uèi, aici en Occitania, coma tôt parrièr ais Antilhas.
en

Gulhana,

en

Base, lo perilh

».

en

dreit de viure dau poble sieu s'alarga de mai

Dans toutes les librairies 6 F 50

livre que j'aurais aimé écrire

1 iiire

CEI,

0 Le petit livre de l'Occitanie

Le petit

15 F.

quisti.

:

# W. Pelletier

«

BIMESTRAL

Q Abonnement 6 n°"

espanyous aici escapats ai presons e ai torturas fran-

Montpellier-Cédex

:

FUSILH, LO MANQUES PAS

son

concra

BP 172

A

La lucha

galèra !

es

es

Bretanha.

en

Catalhona,

en

LEI

Païs

lo meteis.

lo mejan solet per se desliurar d'aquela

ENCONTRA LO COLONIALISME FRANCES
VIVA

LUCHAS

DE

LIBERACION

PER LO SOCIALISME
LUCHA OCCITANA

nous

Robert LAFONT

!
FRANCES ASSASSINA!
Quora lo « légionnaire » Messmer es anat o Fort de
França, l'armada assassinava un licean martiniquès.
Fer aver dich ben aut aqueu crim. lo
revolucionaire
antilhès Courbain es ara jut jat.

!

NACIONALï,

:

De tout cela le public français a été mal informé.
Rien à la T. V., sinon une brève image du drapeau

LO COLONIALISME

son

—

passé

la légitimité du combat déco-

de comprendre.

LO COLONIALISME FRANCES CONDAMNA !
militants dau Front de Liberacion de Breta-

4 VERTATS

accusateurs.

était occupée. On a parfois

Finalement le verdict, mettant en liberté leso ac¬
cusés le soir même, avec des peines au plus de cinq

trice,

-

de

réagissant mollement,
parler les témoins avec une courtoisie re¬
marquable à laquelle les tribunaux provinciaux ne
nous ont pas habitué, devenaient
des
spectateurs

Onze

—

d'en limiter la

retournement

retournement

N»*.

Une

les

ne

la

ne

libération à la sauvette comme ç'avait été le cas avec
les premiers emprisonnés du F. L. B. en
1968, et d'un
procès sérieux, a choisi la seconde solution encou¬
rant les risques d'une explication publique. Il est vite

pas

d'empêcher

était acquis dès le premier jour.
parlait plus que rituellement du problème de
violence illicite. Le vrai procès était celui de la

On

a "-.entifs.

cohérent, médité.

même

situation.

accusés et les ridiculiser. Dans ce cas, c'est perdu.
Les deux militants qui se réclamaient d'un nationa¬
lisme chauvin de style Ancien Régime se sont peu

lutte

un

ni

laissant

AVENTURES
est

qu'il n'avait

portée,

se perd en conjectures sur les raisons qu'a eues
pouvoir de permettre ce grand procès public. Cer¬
tains croient qu'il espérait démontrer la division des

LES NOUVELLES

Bécassine

apparu

le

exprimés. Par contre l'affirmation d'une décolonisa¬
tion socialiste de la Bretagne a été incessante. On
a
remarqué comment certains intervenaient, depuis
leur « box » pour exposer un
programme politique

DE BECASSINE

»

8,

rue

de la Salle-l'Evêque,
34 MONTPELLIER

C.C.P. BRINGUIER 1566-54,

Montpellier
TRIMESTRAL
O Abonnement 4 n°"

20 F.

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              <text>&lt;em&gt;Lutte occitane&amp;nbsp;&lt;/em&gt; &lt;a href="https://occitanica.eu/items/show/21630" target="_blank" rel="noopener"&gt;(Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue)&lt;/a&gt;</text>
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              <text>1 fasc. (16 p.) ;  43 cm</text>
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              <text>Larzac, Causse du (France) -- 1971-1981 (Mouvement contre l'extension du camp militaire)</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Journal d'information, &lt;em&gt;Lutte occitane&lt;/em&gt; contient des articles contre l'extension du camp militaire du Larzac, il aborde aussi les probl&amp;egrave;mes de la viticulture et du tourisme en Occitanie. &lt;br /&gt;&lt;em&gt;Lutte occitane&lt;/em&gt; publie aussi des interviews et des articles de fonds permettant un appronfondissement des principes essentiels de sa ligne politique.&lt;/div&gt;</text>
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          <name>Source</name>
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              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, AE V</text>
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          <name>Contributeur</name>
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      <name>Larzac = Larzac</name>
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      <name>Occitanisme = occitanisme</name>
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