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                  <text>C.I.D.O.
BÊZIERS
NUMERO 6

—

PRIX 2 F

LUTTE OCCITANE
OME D'OC AS DRECH A LA PARAULA

ORGANE D'INFORMATION ET DE COMBAT DE

«

LUCHA OCCITANA

DECEMBRE 1972 ET JANVIER

1973

CONTRA L ARMADA TÛTES
F L ESTAT COLONIAL

PARIS'
(VOIR PAGES 4, 5 ET 6)
Debré

vieni

de

prendre le décret
d'expulsion. Les paysans du Larzac ont
décidé de monter à Paris en tracteur
le 7 janvier. Ils seront à Paris les 13
et 14 janvier.
Pour une fois que des Occitans mon¬
tent à Paris autrement que comme
exilés cherchant du travail, nous serons
nombreux avec eux pour lancer ce déii
au Pouvoir.

Nautres totes,

liquidacion del

lutam contra la
contra l'armada

que

pais,

dels ries que nos vol
contra Testât colonial,
que se

volon

pas

embrigadai
sarem

e

amb los

laissar escampar de

sa

terra.

LUCHA OCCITANA

BP

21

38-

Dins la manifestacion granda per
saludar lor arribada a Paris, sarem de
milièrs e de milièrs que cridarem :

MONTPELHiÊR

«

GARDAREîM LO LARZAC ï

»

s
B. Lambert, J. Vialade et les luttes paysannes
®

É
C

Le mouvement occitan et les législatives
*

I

0

Dossier Béarn

Echos

-

Roman

-

-

Le Luberon et les promoteurs

Ecologie

-

Culturel

-

A
L

Rallye des Cévènes, Malvesy, Draguignan
pages

Amour

�LUTTE OCCITANE

Bona

page

»,

2

COKRIER d

annada
Ben

granada

STOP

acompanhada

s

pas mai,
siaguem pas mens...
se

sem

Caminaïres

Sud.

pas

Mas

avem

que

sarem

a

legir

e

a

«

nos

«

commissaires d'Oc

»

n'ont

fisança
»

recampar

per prene en mans

Vous

Pays d'Occident

au «

faites

une

» au

autocritique mais

vous

n'en tenez

tellement compte : malgré quelques améliorations,
le journal est toujours aussi e pavé », il manque encore
un
peu d'articles en Oc, mais surtout les caractères
sont trop petits... »
Le groupe Lutte occitane de Toulouse.
pas

nostra vida.

&lt;bien
il

d'accord... mais il

nous

faudrait

faudrait

plus de pages,

paraître plus souvent, donc il nous
plus d'argent 1 C'est là tout le problème !)

LES RICHES NE SONT PAS DE NOTRE COTE.

demandez des sous, mais hélas, cela nous
fait défaut. Les riches ne sont pas de notre côté. Cela
t... vous

comprend fort bien. H suffit d'observer comment
ils ont acquis leur fortune et comment Qs la protègent.
En attendant acceptez ma collaboration sous la forme
de ces quelques dessins sans prétention-.
Bien sûr. je ne vous demande rien en échange de
ces dessins. Il est inutile de me retourner les dessins
publiés.
J'espère vous apporter un jour une « subvention »
plus substancielle. Pour l'instant ,ie ne peux faire
plus que l'abonnement. Mais n'est-ce pas dé à un
gage de confiance en l'avenir de « Lutte occitane »
et d'espérance pour la réalisation des idées qu'elle met

se

valeur ?

Avec toute

PERCE VAL

Un certain

de ne pas

CALENDIÈR

Vos tornam senhalar que

metre dins
lo cop e veire l'annada que ven en occitan, podetz
comprar e afichar lo calendièr occitan illustrât
per

1973

publicat

lo

per

per vos

grop

de Tarn.

(10 F l'exemplar — a comandar a :
I. E. O., Route nationale. 81 Le Garric)

sur l'Occitanie et sa réalité
connaissance en même temps de
votre mouvement... et je désirerais militer en son sein...

J'ai découvert la vérité

ethnique

nombre d'abonnés

se

plaignent

qui sont dans ce cas nous le signa¬

lent.

Merci !
Toutes nos excuses enfin pour les coquilles
du dernier numéro du journal.:, inutile de les énumérer toutes !
«

eu

Michel

L'« ECHO

DES CORBIERES

...

Précisons seulement aue
l'auteur de
l'article
Ou'allez-vous faire de cette région ? &gt;• était

l'incroyable initiative des C. A. de l'Hérault qui reçoi¬
le ministre" ! ! 1 Inouï... prendre un de ces cons
pour interlocuteur valable... on aura tout vu : bientôt

vent

l'Aude et l'Hérault seront
ministres de
Ils

ne

voient pas que

c'est là du

:
à ce mouvement, Maclouf
successivement d'être trop languedo¬
cien. trop paysan (ce qui est un peu vrai)
pas
assez
marxiste ! Trop spontanéiste. Enfin quoi,
c'est l'anti-P N.O
(le P N.O. ayant peu de mi¬

litants. mais des sérieux. « l'élite » et Lutte Oc¬
citane ayant beaucoup de militants mais des far¬
felus). A partir de là. l'analyse est simple L'Oc¬
citanie

a besoin de structures politiques, écono¬
miques et sociales que les deux grands mouve¬
ments sont incapables de créer
11 faut les fa¬
briquer Serge Mailet est là : ft a perdu son or¬

je n'ai jamais rencontré
L'idée germe dans

dernier, prend contact

ganisation, il
d'avoir

l'esprit de Mallet qui. l'été

avec les Occitanistes pour
tâter le terrain sur une éventuelle
organisation en
Occitanie des gens de gauche Sans vouloir entrer
dans les détails, notons que le P. S. U se désa¬

Projet de création d'un P. S. U occitan sur une
effrayer les Occitans,
lequel
P S. U. O
enfanterait
rapidement
un
M.S.O (Mouvement Socialiste Occitan) lequel
serait

l'étape dernière avant le fameux F L N.O.
(Front de Libération National Occitan). Mais, me
direz-vous. tout ça. avec q'ùT9

S. Mallet devait apporter les opposiîionnels du
P. C. F des militants du P S sympathisants occi¬
tans. des anciens F. T P
(Francs Tireurs Parti¬
sans) des réformateurs « de gauche » et des

Bonjour à tous...
Lutte occitane » : c'est trop serré,
colonnes trop larges. Mais le fond
est bon : je le trouve ainsi en dépit que je sois plus
socialiste
humaniste que doctrinaire intransigeant,
mais cela vous regarde bien entendu. A bientôt les
une

remarque pour «

trop

copieux,

amis

!

Henri F.

NOTRE CADEAU
DU IOTJR DE L'AN
«

Il

n'y

a pas de place pour les langues régio¬
dans
une
France destinée
à
marquer

nales

l'Europe de

son

sceau.

G. POMPIDOU

travailleurs
Maclouf apportait les cadres, les matières

pri¬
pensait que Lutte Occitane apporterait
la troupe.

ses.

il

un

a

ayant tout nationaliste

On

Pour cela,

Occitan du P. N. O.
mauvaise réputation (à tort ou à raison),
cause de son appartenance, le P N. O. étant
est

De plus, Maclouf est

fallait

prendre contact.

Une

première réunion s'est tenue à Bordeaux
en
novembre, avec des militants du P S. U. H
semble qu'elle n'ait pas soulevé l'enthousiasme

un

vieux de ta vieille à qui
l'expérience a profité.
11 fait une analyse simple à partir de deux faits :

La._ deuxième

réunion

le 19 novembre, devait

réunir • Claude Alranq (le théâtre)
Delbeau e'
Marti (la chanson) Esquieu et Rouquette (la lit¬
térature), moi-même (syndicalisme viticole) tout
cela autour de Mailet et Maclouf

1° Le P. N. O. c'est. dit-il. la seule
organisation
à avoir théorisé lès
grandes lignes, à avoir

posé

les questions de base, mais (c'est
toujours Ma¬
clouf qui parle) le P N O ne s'agrandit
pas.
il reste un club et
ça, on s'en seràit douté, ca'
le gêne.

janvier 1972.

A UGES !...
Rouquette me contacte pour savoir ce que je
compte faire et demande une réunion commune
avec Marti, Alranq, Rouquette et Huillet. Les deux
premiers ne viennent pas (et n'iront pas à Bor¬
deaux) Après avoir contacté des copains de Lutte
Occitane, je rencontre Yves Rouquette.
.

Là, j'ouvre une parenthèse

et m'adresse aux
chroniques de Rouquette. Il a joué le
jeu et n'a pas voulu prendre de décision avant
d'avoir l'avis de Lutte Occitane. Il aurait pu très
bien aller à Bordeaux de sa propre initiative. Il
est bien évident que Rouquette surprend dans cer¬
taines actions, que je ne suis pas. d'accord avec
tout ce qu'il dit ou écrit, mais il est Rouquette
et sans lui peut-être certains d'entre nous ne
seraient pas ce qu'ils sont.
Après une longue discussion, nous décidons de
ne pas aller à Bordeaux.
détracteurs

Le plus beau de l'histoire, je l'ai gardé pour
la fin : on demandait à trois militants partis du
P S. U. pour s'occuper d'occitanisme d'adhérer, à
un P. S. U.... occitan.
Ces trois militants étaient
Que dire de tout cela ?

.

Quand ? Comment ? Où ? Je n'en sais rien,
Mallet rencontre Maclouf (Détail amusant, c'est
Mallet qui a « vidé » Maclouf lors des réunions
de Narbonne organisées par le P. S. U. sur le
pro¬
blème des minorités nationales)

iui,

»

.

les structures.

Pierre Maclouf,

a découvert l'Occitanie ? M a besoin
plateforme Et c'est parti...

base fédérale pour ne pas

grège et que bientôt, il ne restera plus que Rocard
et le sigle.
Serge Mallet. toujours prévoyant, cher¬
che sa reconversion. Notons aussi qu'if est
origi¬
naire de Bordeaux, que Bordeaux est en Occitanie.
Notons enfin que Mallet est un fin tacticien, un
autodidacte de la politique qui s'épanouit dans

Il
à

une

désamorçage de

l'action...

discours de

2° Lutte Occitane

personnages principaux : Mallet. du P. S. U avec
qui j'ai collaboré pour le film de son face-à-face
avec Fouché ; l'autre
personnage est Maclouf que

promenade préférée des

la

l'Agriculture.

président du C.D.J.A. de la Haute-

reproche

Rassurons les spécialistes, c'est maintenant
chose faite. En voici les péripéties : D'abord, les

;
j'en
numéro,

je pense que vous n'y voyez pas d'inconvénients car
c'est solide, lucide, etc._ et aussi cela fera pendant à

La sopa es couda 1 A V
Depuis que le mouvement occitan est intervenu
le plan politique, on avait assisté à des réu¬
nions houleuses, à de braves engueulades, à des
prises de position farouches, mais jamais à de la
bonne petite magouille, à des enfants dans le dos
et autres cochonneries de ce
style

NOUS ECRIT

»

Bravo pour votre interview de Vialade
ferai de très larges extraits dans le prochain

Garonne.

sur

V., Paris

Salut les enfants 1

—

Z. ESPAGNE,

j'ai

:

(Lauzerte-Haute-Garonne)

recevoir le journal ; nous allons remé¬

dier à ça.
Gue ceux

1973

que

Pour 1'« Echo »,

EXCUSES...
—

parents sont des ruraux et j'ai été habitué
je suis né à entendre parler « patois ». J'ai
toujours été attiré par cette langue que j'affectionne.
Et
depuis peu j'ai découvert les origines de ce
« patois »...
et la raison qui fait dire à mon père lors¬
qu'il emploie en français des mots patois et qu'on le
lui reproche : « Je ne suis pas Français mais Patois ».

sympathie.

ma

ans.

depuis

faudrait

nous

en

19

Mes

lieu de « Pays occi¬
tan * on râle quand un journal parisien fait cette
confusion : ce n'est donc pas la peine d'en faire
autant. Bon passons : je pense que ce ne sera pas la
première lettre à ce sujet...

nostres afaires
e

appelés

dû aussi être bien contents !

Quant

sempre mai
Lucha Occitana

d'Oc,

d'origine périgourdine ; j'y ai vécu pendant
J'en ai 20 et je suis depuis un an à Paris, pour
pas su ou pas pu trouver du travail dans le

Je suis

n'avoir

...

PERIGOURDIN

LETTRE D'UN

COQUILLES !

D'abord essayez

d'éviter les coquilles ! Il y en a
un nombre effrayant dans le numéro 5 et l'empereur
« Haité Sélassié » n'a
pas apprécié lui non plus ! Les
«

Per l'an que ven

I

AUX

LEGEIRES

s

■

La convocation de Mallet manouait de préo»
sions et ie nensa's d'abord p une vanne réunion
sur le problème des minorités nationales.
Yves

Que des gens naissent magouilleurs, restent
magouilleurs jusqu'à leur fin.
Que

Serge Mallet ne représentant que lui-même
presque, cherche désespérément une structure
aussi petite soit-elle pour se réoxygéner.
ou

Que Pierre Maclouf

pleine, mais

manque

a

une

forte belle tête bien

de jambes et de bras et

cherche

à s'en procurer par tous les moyens,
fussent-ils de s'allier avec les francimands i
Que l'on prend les militants occitans pour des
cons

Que, peut-être, Lutte Occitane gêne et qu'il faut
s'en débarrasser.

Que, j'ai fait cet article pour les militants mais
bien entendu, (es travailleurs occitans ' s'en
foutent et ils ont bien raison.
que.

Jean HUILLET
.

Viticulteur

�■

LUTTE OCCITANE

ÉDITORIAL:

oc*

1

wo

PÇRe NOCC ?

Les pièces :
—

—

Mort e resurreccion d'Occitania » (dernière
version après les débats publics) (3" édition)
« La
Guerra
del vin » (actualité viticole.
Création été 1972).
«

seront

en

vente dès

Résolution de Lutte Occitane

sujet
des élections législatives
au

janvier.

Lutte Occitane » cherche à développer toutes
les formes de lutte contre la ruine de l'Occitanie
«

5 F

l'exemplaire

f 1 F

frais d'envoi.

Ecrire : TEATEE DE LA CARRIER A, THEA¬
TRE POPULAIRE OCCITAN, Association d'édu¬

cation populaire agréée par le ministère de la
Jeunesse et des Sports. Villa l'Occitane - Le
Boucanet 30240 Le Grau-du-Roi. Tél. (66) 88.42.43
C.C.P. 1929.74 Montpellier 34.

par

l'impérialisme. Dans le cadre du VIe Plan,

entre autres les

dernières

avec
concernant

mesures

l'extension des camps militaires, la dépossession
«
Midi de la France » s'accentue.

du

Il est

de

important de saisir toutes les occasions

en échec le Gouvernement actuel
;
ainsi, lors des prochaines élections législatives,

mettre

défaite de la majorité gaulliste ne pouvant
qu'accroître les difficultés de la bourgeoisie fran¬
çaise, nous ne prônerons ni le boycott ni l'abs¬
tention systématique,
mais appellerons à voter
contre les forces de droite (gaullistes ou « réfor¬
mateurs » de tout poil)
une

LUTTE OCCITANE
Directeur-Gérant

Cet

appel n'implique pas pour autant une adhé¬
un quelconque
soutien au programme
commun de gouvernement de l'Union de la Gau¬
che étant donné que — d'une part nous n'entre¬

:

sion

Gaston BAZALGUES
Le

2,00 F
15,00 F

numéro

L'abonnement à 12 numéros

tenons et

«

LUTTE OCCITANE

ne

électoraliste

voulons entretenir

aucune

illusion

d'ouvrir la voie
socialisme » ptr les bulletins de vote,
et que d'autre part nous ne trouvons dans
«
programme commun » aucune prise en con¬

au

C.C.P.

ou

»

sur

la possibilité

«

—

Montpellier 158248
Adresser tout courrier à
«

LUTTE OCCITANE

B. P. 2138

—

34026

ce

sidération
nistes.

:

réelle de

nos

revendications occita-

»

Montpellier-Cédex

En

conséquence

«

Lutte Occitane

»

:

■ interviendra activement lors de la campagne

électorale pour
par
■

dénoncer le sort fait à l'Occitanie
la bourgeoisie impérialiste ;
poursuivra la lutte avant, pendant et après

les élections pour que prenne corps
AUX

DIFFUSEURS DE

«

LUTTE OCCITANE

»

Peuple d'Occitanie

un

au

sein du

projet véritable de trans¬

formation socialiste.
Un

gros effort pour la diffusion' de ce numéro :
l'imprimerie ne nous fait pas de cadeaux de Noël !
(ni de Jour de l'An !). Réglez rapidement les numèroa
vendus. Merci.

Le Comité de coordination de

■

Lutte Occitane

Montpellier le 18 décembre 1972

•

»,

page

3

�LUTTE OCCITANE

-,

page

4

LARZAC

•

décembre,

Début
Sénat

le

«Les
un

l'Hystérique a révélé

grand secret de Polichinelle

devant

le

LO CANTON
DEL NOTABLE

:

commissaires-enquêteurs unanimes, ont donné

avis favorable et

On s'en serait

réserve à notre plan ».

sans

douté,

l'avait même annoncé avant

011

lui, vu que les unanimes

en

question sont des U. J. P.

Lei. cwemtuAeó
de Malice Julien

et des U. D. R. de bonne sale race.

LE POINT.

Debré peut maintenant prendre le

quiétude, et
La

ça ne

saurait tarder.

riposte se prépare, et

la marche

en

décret en toute

tracteurs

sur

faire la preuve aux yeux

étape de la lutte était

elle

est

d'envergure

Résumé

Paris. Mais avant, il fallait

de tous

cette nouvelle

que

légitime défense, en épuisant

une

Maître Julien

décidé de

(imite)

porter candidat
aux élections législatives. Pendant l'été, il a assu¬
ré une présence discrète mais efficace sur le pla¬
teau, un bon mot par ci, une tape amicale par là.
C'est à la fête
de la Blaquèrerie
que, aux rênes
d'une carriole à âne, il a pris le chemin des urnes

:

tout l'arsenal des démarches légales.

:

a

se

et des honneurs.
Le 29 novembre au

réprésentants
«

Lutte

soir, Maître Julien recevait les
l'exclusion du journal
auquel il reprochait de dire la

de la presse, à

Occitane

».

vérité.

déclara

: « Je ne veux pas faire la belle.' Mais je
disponible et libre ». Diable ! Notre héros ôteraitil un
temps sa robe noire pour se livrer au plus
offrant ? Le plus offrant (ou le seul qui ait voulu de

Il

suis

lui ?...)

trouve

se

être le

Centre

Démocrate

« avec

l'appui effectif du Centre National des Indépendants,
et l'étiquette des réformateurs ».
Rassurez-vous : Maître Julien « refuse la complexité
des petites astuces ». Il préfère la simplicité des gran¬
des. Car sa philosophie est celle du compromis. Il cite
Gandhi : « A force de chercher l'absolu et l'infini, j'ai
rencontré la beauté du compromis ». A ne pas con¬
fondre avec la compromission (l'affaire de l'adduc¬
tion d'eau sur le Larzac est là pour nous en convain¬
cre). De toute façon, même dans ce cas, en homme de
vaste
culture, il a sa réponse toute prête et cite

Péguy

: « Ils ont peut-être les mains
n'ont pas de mains. « Ce qui serait un

pures, mais

ils

comble pour un

élu,

car comme le déclarait monsieur Rives-Henry :
On a peut-être les mains sales, mais on les a cro¬
chues ».
«

Moralité. La droite

ne met pas tous ses œufs dans
panier. D'un côté Delmas l'U.D.R. qui vend
le pays sans s'en cacher (de quoi saurait-il se cacher,
le brave homme à l'air si... innocent...) ; de l'autre,
Julien, dans la manche des*réformateurs à la J.J.S.S.,
qui ont les dents longues et de la pommade à reven¬

le même

dre.
Nous

quittons

notre héros vendeur de

Comment le retrouverons-nous ?
lisant notre prochain numéro.

Vous

le

pommade.
saurez

en

(à suivre)

«LÀ COHABITATION»

Après

les ministres, un sénateur-maire (Républi¬
Indépendant), celui de Rodez, Boscary-Monservin'
unanja-favas pour les intimes). Le standing est moin¬

DES DEMARCHES AVANT LA GRANDE MARCHE
I

—

A

Paris,

au cours du mois de

délégation de paysans du Larzac est

novembre,

une

OPÉRA

reçue au minis¬

tère des

armées. Elle n'en attendait pas un résultat
spectaculaire ni une crise de repentir de l'Hystérique.
Masson, chef de cabinet de Debré, l'accueille cavaliè¬

aux

ennemis du camp, il répond par un
geste condes¬

cendant et

petit sourire qui veut dire : « soyons
sérieux, cette enquête, on s'en fout. » Il déclare avoir
le

décret

un

«

dans

la

poche

»,

dont

ce

n'avons

nous

jamais douté. Et pour congédier ces culs-terreux
qui
ont osé venir salir les lambris de son

tionnaire leur aboie

un

«

irrévocable

maître, le fonc¬
»

devenu

elle aussi, irrévocable

Chirac, ministre de l'Agriculture,

Villefranche-de-Rouergue. Bruel, de

écho

à

Masson,

d'autres

aboiements

»,

répon¬

;

l'état-

major de l'armée de terre déclare à T. A. M. et à la
revue de

droite

«

Valeurs actuelles

»

:

«

C'est irrévoca¬

ble. Toute cette affaire du Larzac n'est
qu'un prétexte
à

l'agitation.

»

PIN DU 1er ACTE.

la

ménagé cette entrevue. Point de Chirac

a

vous.

cher' homme

Ce

séquestrer

comme

aurait-il

divers

eu

de

doit
visite

en

F.D.S.E.A.,
de

se

faire

l'Agriculture

l'ont été par des paysans bretons ? Avec la
FD.S.E.A.,
pas de danger...
«

interlocuteur

chien

quand même

de garde du

»

ministère des

:

en

opposition

bâtons, c'est le

caniche frisoté du ministère des carottes. Un monsieur

courtois

à

camembert

lités,

se

souhait, onctueux et
bien fait.

Il

ne

aussi, poli et

coulant

raconte

que

comme

des

un

bana¬

dérobe devant les vrais problèmes, n'est respon¬

sable de rien, et renvoie les agriculteurs à leurs
avec cordialité.

FIN DU H' ACTE.

n'en est

vraiment

ruse

pour

pas

conscients).

Une

certains, mais surtout, dans

capter

l'attention et la

bien-

veplance. Car le notable, surtout le notable majori¬
de sucre

un

sur

animal auquel il faut mettre un grain
la queue avant d'entendre .la-son h'ârmo-

hîeux de s*a vahc~Boscary pontifié" : « j'ai été contacté
lors du 14 juillet pour appuyer votre action. C'était

trop tôt. Maintenant, je

peux

intervenir.

»

rendez-

au

peur

ministres

très bien, ce Pérols, chef de cabinet lui
En

l'ensemble,

de temps de là, une autre délégation

peu

aller voir

à

Un

dent les agriculteurs.

on

taire, est
A

au

Notre décision est,

(nous,

ombre de sincérité chez

rituel

chez cette race de chiens.
«

BOUFFE
ACTES
j

un

agriculteur qui lui fait remarquer que
l'enquête d'utilité publique a été largement favorable

dre, mais la discussion tout aussi gratinée. Certains
membres de la délégation du Larzac se disent «cons¬
cients des impératifs de la Défense Nationale » —

-

EN 5

rement. Ce petit monsieur a toute la
morgue de son

patron. A

cain

foyers

L'intervention

question a lieu le 4 décembre, lors
de la discussion sur le budget militaire au Sénat.
Notre brillant magouilleur y propose «la cohabitation
entre l'agriculture et l'armée ». « Je suis intimement
convaincu que, à partir du jour où vous aurez détendu
en

l'atmosphère, ce que nous souhaitons tous, M. le Mi¬
nistre, il vous serait très facile de procéder amiable-

ment à l'acquisition de tout ce
qui pourrait être néces¬

saire pour

l'implantation de points fixes. » Nous n'en
imposteur qui nous

sommes pas convaincus du
tout,
vend en faisant des
promesses.

«
Quand aurem fach Occitania,
Ambé los cans manjaras... » (Marti)

(Quand

nous aurons fait

l'Occitanie,

Tu mangeras avec les chiens...
R est vrai que le cher
porcs dans la mangeoire

FIN DU III* ACTE.

homme mange déjà avec les
de la majorité.

�«

Novembre 1972

:

1000

brebis

à

la Cavalerie

LUTTE OCCITANE

»,

5

paqe

PASSONS

pendant l'enquête d'utilité publique

AUX CHOSES

SÉRIEUSES

Ces

entrevues, plus d'autres à divers niveaux, syn¬
ou politiques, n'ont
pas été, loin de là, la seule

dicaux

activité des 103

ce

résultat tangible
attendre

?

démontré

sans

pas

—

mois-ci. Si elles n'ont pas donné de
le fond, — et qui pouvait en

sur

elles auront

eu

encore

«l'opinion publique»

en

Fouvoir

paysans

et

«

de

bonne

elles

ont

volonté

général,

».

Maintenant, plus

aucune poli¬
de grande envergure : la
Paris. (La F. N.S. E. A. n'a

s'oppose à l'action

ne

marche

utilité

que la position du
est inconciliable. Elles
négociations, mais des démarches

celle des

n'ont pas été des

tique

une

ambiguïté à tous ceux qui n'en étaient
convaincus, tant en Aveyron que dans

tracteurs

en

sur

accepté de mauvaise grâce de soutenir ce projet
qu'elle
désapprouvait-, qu'à la condition que « tout serait
tenté légalement pour obtenir
satisfaction », espérant

bien

que des négociations
raient ou stopperaient la

elle est prise à

MailïÍ€»tatiim

à

s'engageraient qui freine¬
lutte.

Mais

c'est

raté,

et

jeu).

La marche sur Paris, annoncée
par Gastal le 14 juil¬
let à Rodez, demande une préparation
minutieuse et

Cavalerie

la

son

longue qui est

(photo À.P.L.)

en cours. Les gendarmes font bien du
porte-à-porte pour essayer de dissuader les partants,
mais avec tant de tact et d'habileté
que tout le monde
leur rigole au nez. Le départ est prévu
pour la premiè¬
re quinzaine de janvier,
peut-être un peu plus tard si
le décret n'est pas
pris d'ici-là. Ce sera la première

riposte

décret-diktat,

au

et pas la dernière. Tous les
monteront pas à Paris : ils sont dans
époque de travail intensif (agnelages), et il faut
aussi qu'une « réserve » veille au
grain sur place pour

agriculteurs

ne

une

Cal intensificar lo
L.U.,

meetings Larzac

e

semaine,

las accions de propag&amp;nda

îruiltiplican :
Meeting. Larzac amb 300

se

déjouer toutes les manœuvres. 25 tracteurs, un pour
exploitations, monteront. Au cours d'un trajet d'une

4

sosten

—

personas

à Nimes

a

la

mieg de novembre.
Empegatge d'una afichia dins lo rodol de Ginhac
—

sus

!o rotle de collaboraire

jogat

per

la SAFER.

Exposicion publica sus la mercat de Pezecas, amb
e venda del jornal L. Oc-, per
un grop de viticultors.
Meeting Larzac fin de décembre a La Volta, en
Ardecha, organizat per la Comitat d'Accion Occitan
—

distribucion de tractes
—

Larzac

e los sendicats.
Exposicion de fotos e de documents a Marsellia,
per lo Comitat Larzac-Canjuers.
Meeting a Montpelhier amb de païsàBs del
—

—

Larzac. de teatre-tract e de cantaires occitans, aca...
Quel sosten multiple deu esse encara intensificat
per capital1 una mobilizacion del mond al moment de
la montada en tractors eap a Paris. Podetz comandar

le

s'arrêtera à Rodez, Saint-Flour.
Nevers et Orléans, où des meetings
chaque soir avec la participation des

convoi

Clermont-Ferrand,
seront

tenus

comités

Larzac et des syndicats.

L'arrivée
ta tion

de

à

Paris sera accompagnée d'une nvani""es¬
et d'un grand meeting. Une déléga¬

masse

tion ira porter

une

motion

au

président de la Répu¬

blique, geste symbolique dont nous n'avons absolument
rien à attendre, et qui représente aussi un défi au
pouvoir.
C'est contre l'extension du camp du
Larzac, l'expro¬
priation des paysans, contre la liquidation de I'Occi-

tanie. contre l'armée école d'abrutissement, et contre
le pouvoir qu'elle sert, que nous serons des dizaines
de milliers à crier : « GARDAREM LO LARZAC ! »

—

Les «retombées» du

de

Camp

20 centimes caduna

an

Ces derniers

exploser

sur

sur

Payence

t.

village

:

plusieurs obus

eux

al

pretz de

31, Toulouse.
de Tarn

Los grops

e

décidât de Trabalhar

d'Avairon de Lucha Occitana
en comun, per l'accion Lar¬

La primiera résulta n'es un montatge de diapositivas amb benda sonora que sera leu acobat Ne tornarem par'.ar e direm las condicions per se lo
procurar.

zac.

seraient venus

Var).

tombé à 15
d'une maison, dans le domaine de Borigaille ;
darmerie aurait même fait une enquête.
L"un

d'entre

un

jours

(al mens 50)

2, rue A. Fourtanier

Canjuers
—

Des obus tombent

a :

l'aficha de Lucha Occitana
Lucha Occitana

serait même

mètres

la

gen¬

Le Général
c!e La Boifard ière
à MILIEU

information précise sur cette affaire n'est
à la télé, la radio, et chose curieuse dans, les
presses locales : y aurait-il eu des pressions ?
Aucune

apparue

Il semble
que la
proximité du champ de tir de
Canjuers devienne dangereuse : faudra-t-il exproprier

aussi tous les abords du camp qui ne parait plus suffi¬
samment
A

grand ?

Le dimanche 17

qui le tour ?
Le terrain de tour de Malmont, entre

Canjuers

va

Draguignan et
être agrandi ; déjà la population de Figa-

nières en a été avisée.
Elle constitue un
comité de défense : des bois, des
terrains cultivables, des espaces habités seraient tou¬
chés par les expropriations.
Des bruits avaient

courus

que ce terrain serait sup¬

primé, mais....
A

décembre, le Général La Bollardière
Millau, une conférence-débat sur « Le
Larzac et la défense nationale ». Il faut
préciser que
La Bollardière est un général (à la retraite)
peu com¬
mun
:
dénonçant Ma.ssu et. la torture pendant la
guerre d'Algérie, témoin de la défense au procès du
animait,

qui le tour maintenant ?

(Nous tenons ces informations de la bouche
d'habitants agriculteurs de Figanières).

même

à

F. L. B„ etc...
Il a apporté son soutien à la lutte contre le
camp
du Larzac. Les Millavois et les agriculteurs étaient là.
M. E. Paloc, agriculteur de La Cavalerie, dans une
in ervention

en

situation

la

Occitan, faisait la relation entre la
rég'on envahie par les militaires et
liquidée et la situation du pays de La Bollardière : la
de

Bretagne.
■

TOTES A PARIS !
A la veille du décret

peut-être pris lorsque
tenons

à affirmer que

d'expropriation, qui
vous lirez ce journal,
les

directement concernés, nous sommes partie pre¬
nante dans la lutte au même titre que les
agricul¬

nous

ennemis du camp du
Larzac se mobiliseront et
agiront par tous les
moyens jugés utiles, et que notre détermination
en sera renforcée.
Le pouvoir colonial et son armée ne se heur¬
teront pas seulement aux 103 paysans menacés
d'expropriation. En effet, nous n'apportons pas
un « soutien désintéressé » à une lutte
qui nous
serait proche, mais extérieure.
Nous
sommes

qu'Occitans,

vostra bandiera, la voli pas. »
(ves défilés, je n'irai pas — votre drapeau, je

teurs, et pour des raisons convergentes bien

partie différentes
se^a

qu'en

fasciste et dégradante que représente pour nous
l'armée où l'on veut nous incorporer de force.
Passa-carriera. i anirai pas

—

nous

En tant

:

qu'Aveyronnais,

refusons la

en tant

colonisation

militaire dont le

Larzac est le

symbole, et qui partout chez nous
(Canjuers, Albion, Landes. La Courtine, Pic
St-Loup, etc.) exproprie, stérilise, transforme en
déserts des régions (campagnes et villes) qui
veulent vivre.

En tant que
que nous

jeunes, nous refusons à la fois
impose la liquidation économi¬
que qui va de pair avec la mainmise de l'armée
et l'embrigadement, l'abrutissement,
l'oppression
—

l'exode

«

n'en veux pas).
Cela les agriculteurs du Larzac l'ont compris
et l'ont résumé dans leur
réponse à l'enquête
d'utilité publique : « Ce projet est une catastro¬
phe pour la région et pour tous les hommes. »
La résistance n'est plus le fait d'isolés. Ce sont
aussi des milliers
de travailleurs
occitans, ce
sont les

décidé

jeunes de

une

pour que

le

ce pays

et d'ailleurs, qui ont

bonne fois pour toutes de tout faire
camp du Larzac ne se fasse pas.

�•

LUTTE OCCITANE

-,

page

6

LES GUIGNOLERIES

un

et

DE LA «JUSTICE»
était
S. et
du
P.C., inculpés d'avoir écrit sur des murs des
slogans hostiles à l'extension du camp, étaient condam¬

Le 28 novembre, la salle du tribunal de Millau
à nouveau pleine. Les militants du P. S. U., du P.

nés à

une

amende.

jeunes

4

de Sauclières

les voitures
Larzac » ou
« Oc », se trouvent un jour ou l'autre en infraction,
leur propriétaire se voit gratifié d'un P. V. dont le

D'autre part, par un hasard singulier,
un triangle « nous garderons le

portant

à proportion

montant est

comparaissaient sous une

inculpation semblable. Les faits remontent

à près de

C'est sur plainte,du maire (commerçant à
Millau, étranger à la commune mal accepté de la
population qui l'a élu sur de vagues promesses) et du
2

!

ans

(vieille baderne, lui aussi partisan

curé

LE CONSEIL

du camp) de

avocat
devant
les juges que ceux qui défendent les droits des traivailleurs, et dénonce la « justice comme machine à
couper les poings ou les têtes qui dépassent.
Sauclières. que ces jeunes sont accusés. Leur
démonte le mécanisme répressif qui n'amène

MUNICIPAL
S'ENFONCE
DANS LA M....

ajouter qu'à Sauclières, au bord du Larzac,
désaffecté de la S. N. C. P. sert pour des
expériences secrètes et explosives de l'armée. Qu'y
Il faut

un

tunnel

prépare-t-elle? Secret militaire, évidemment. Jugement
en

du calibre des triangles.

Quand des camions militaires entravent la circu¬
lation, roulent à fond de train dans Millau ou sur le
plateau, ou écrasent des automobilistes (comme dans
le Tarn récemment), ce ne sont que des incidents
mineurs bien pardonnables vu la mission d'intérêt
général de l'année. Les gendarmes ferment les yeux,
et nous nous ouvrons la gueule pour crier « ça suffit ! »

délibéré.

Peu de paysans du Larzac étaient descendus, mais
la salle du tribunal était pleine à craquer de jeunes

qu'une mobilisation sur Millau
peut rassembler pas mal de monde. Faudra-t-il pren¬
dre un abonnement au tribunal, car les affaires de ce
genre se multiplient ? De toutes façons, il est proba¬
ble que la riposte à la répression pourra prendre
et de Millavois. Preuve

d'autres formes, et que nous ne nous contenterons
plus longtemps d'assister au numéro de cirque gratuit
(non comptées les amendes) donné par « les gens de

justice

»

sous

le grand chapiteau du

tribunal.

pourrait même dire qu'il s'y englue, incapable

On

d'attirer le moindre emploi et de réaliser la moindre

promesse,

divisé et agité par des heurts d'intérêts par¬

(cf. la démission de Diaz qui a d'autres chats

ticulier

fouetter dans l'immobilier parisien), compromis par
scandales (Esperce, brillant premier adjoint, fait

à

les

beurre dans la Compagnie générale des eaux
malgré les incompatibilités), de plus en plus détesté par
les travailleurs pour sa trahison (il aliène à l'armée
une partie du territoire communal) et son incapacité.
son

Mais ça ne lui suffit pas. Il s'enfonce maintenant

«

Les vexations
officielle ».

continuent, à côté de la

répression

commerçants opposants au camp ou militants
Cid-Unati actifs, se retrouvent devant les juges pour
une étiquette mal collée. Tandis que les vrai fraudeurs,
ou plutôt les voleurs et les trafiquants U. D. R. gonflent
leur compte en banque sans peur et sans reproches :
Des

COMMENT SE PAIT-IL que Pujol, boucher à La
Cavalerie fournisseur du camp du Larzac, qui avait
fourni consciemment de la viande avariée il y a quel¬
ques

années, et avait de

ce

fait été radié à vie des

fournitures militaires, se retrouve à nouveau

fournis¬
seur
agréé après la disparition mystérieuse de son
dossier ? Réponse : c'est un grand ami de l'intendant
Lapeyre, et un membre éminent du Comité pour
l'extension du camp. Vous aviez peut-être deviné.
DEUXIEME

DEVINETTE

:

pourquoi

Migayrou,

arrêté par les gendarmes il y a deux ans au volant
d'un camion plein de fournitures volées au camp du
Larzac (couvertures notamment — avec une fausse

des piliers du réseau de trafic dirigé par
Lapeyre, est toujours propriétaire respectable et respec¬
té d'un coquet hôtel à Millau, (en face de la gare) ?

facture),

Nous

un

n'expliquerons

pas

pourquoi, nous ne

pas nos lecteurs pour des idiots.
A la prochaine inculpation injustifiée

prenons

de commer¬
çants ou d'artisans pour « fraude », nous pourrions bien
publier un dossier documenté sur divers trafics à
Millau et au camp du Larzac, dont les deux devinettes
ci-dessus ne sont qu'une petite introduction...

dans la merde au sens propre (!) et concret du mot.
La merde en question, c'est les mines de la Penarroya

(Rotschiîd principal actionnaire). Ces messieurs du
conseil, accompagnés de délégués de «La Gaule millavoise », sont descendus visiter les mines de Trêves
la houlette de cadres de la compagnie.

sous

Ces

mines, très riches (zinc, plomb, traces de mine¬

rais radio-actifs)

ont été en partie exploitées jusqu'à
il y a quelques dizaines d'années. Les conditions de
travail y étaient si dures et la manipulation du mine¬
rai si dangereuse, que plusieurs travailleurs furent
atteint de semi-cécité, de troubles respiratoires et
circulatoires. L'année dernière, la Dourbie et le Trévezel ont été pollués, et le rapport officiel n'a jamais
été

publié. Aux conseillers

risette

venus

faire

à la Penarroya, et à tous les millavois,

nous

rappelons

:

que le minerai extrait à

—

municipaux

Trêves et dans les envi¬

serait traité ailleurs que dans la région, et l'exploi¬
tation de ces mines serait un pillage sans profit pour

rons

nous.
que le chiffre de 200
ment fantaisiste. D'ici 1977
—

de

emplois à créer est totale¬

(date prévue pour le début
l'exploitation), la «progression» de la technicité

entraînera une exploitation mécanisée avec très peu
de main-d'œuvre. De plus, il est connu que la Penar¬
roya fait subir à ses ouvriers des conditions de vie
de bagnards.

(CP la grève de l'usine de Lyon)

que le danger représenté n'est combattu que par
vagues promesses : la pollution de la Dourbie,

—

de
de l'alimentation en eau de Millau,
du réseau hydrographique millavois

et de l'ensemble
des déchets
de la Penarroya (qui se moque bien de nous et de
notre région, pourvu qu'elle fasse du profit), est
par

absolument certaine.
Nous

n'accepterons

pas

d'être pillés, exploités, empoi¬

sonnés. Ce que nous avons à proposer est simple :
—

une

exploitation des mines

aux

mains des travail¬

leurs régionaux, avec création sur place des usines de
traitement et de transformation.
—

des mesures, que la

technique rend gogsibles-rpour
conditions de travail soient décentes, et pour
les déjections ne soient pas mises dans le circuit

que les
que

hydrographique régional.
Mais

ces

pouvoir

mesures ne

sera

peuvent être prises tant que le
des
intérêts
des trusts

l'expression

la Penarroya.

comme

Une sec! ion de l'Institut d'Etudes Occitanes vient
de se créer à Millau. Elle ouvre un cours public
et gratuit d'Occitan, pour les jeunes qui le con¬
naissent mal, pour tous ceux qui considère l'Oc¬
citan

curiosité folklorique, mais
conditionne notre avenir.
Cours le jeudi soir à 21 heures. Ecole du Sa¬
cré-Cœur, 1« étage, rue du Sacré-Cœur, Millau.
non

comme

un

comme

une

choix qui

�LUTTE OCCITANE

ECHOS D'OCCITANIE

-

su

PH. LAMOUR
SE FAIT CHAHUTER

leur

mener

conseillé de planter,

a

affaire

à

l'heure

où

débat ouvert

:
«

enregistrement pour

France-

Indicatif futur », sous forme de

jeunes des lycées. Le thème
nagement du Rhône et l'avenir ».
aux

:

«l'amé¬

Deux vedettes :

Philippe Lamour et Gilbert Tournier,
qui développent deux thèmes :
parce

—

pour

—

aménagé le Rhône :
que nous avions un besoin urgent d'électricité;
améliorer la navigation »

mer

Lors des

réponses aux questions qui suivirent Phi¬
lippe Lamour fera un aveu : on ne peut pas prévoir
ce que sera cette navigation, ni si elle rendra service
à la région Languedoc-Roussillon.
Pour l'électricité, il n'a pas été précisé qui en avait
besoin si pressant : tout le monde a compris qu'il
s'agissait des régions déjà industrialisées mais pas de
l'Occitanie qui avait pourtant là une énergie capable
de créer les industries qui lui manquent.
Les réponses de P. Lamour aux questions embarras¬
santes sur la dépossession des Occitans,la fermeture
des houillères, des usines, la disparition des petits
paysans, la non-rentabilité
(au sens capitaliste du
terme) de l'irrigation, la colonisation par les groupes
immobiliers et touristiques... etc. ont été noyées dans
des flots de paroles, très souvent désapprouvées dans
la salle. Notamment que Ph. Lamour envisage pour
l'avenir une exploitation agricole idéale de 40 hectares;
quand il considère que les paysans endettés ou désem¬
parés -par la contrainte où ils sont d'arracher les

que

leur

politique n'était

—

Dempuèi

quora

N.B.

hautain

:

a

déclaré

certaine habitude de
ce « folklore contestataire
occitan » nue l'on rencon¬
trait lors de toutes les réunions etc. etc...
une

Occitans, c'est bon signe !

TOTA NUSA DINS

LO LUBERON
la veritat. Mai serià estât la femma
Aqueu que diferentament
[amai la boca e ansin risca
pas de s'encogordar. Es una d'aqueleis istorias
que contan a Ate a la velhada e que provan, un
cop de mai. en de que serve lo cors prefectorau.
Li avia doncas aquela femma que d'estiu dins lei
jardins de la sota-prefectura que es Tancian evesNon.

es pas

dau sot-prefect d'Ate.
de son prefect duerbe

existis lo conserva¬

cat H

agradava de

nuda

coma

se

se far bronzar dau soleu. Tota
deu. Soncament, vaqui, e mai li

de muralhas e de baranhas, aqueu jardin
forças que podiàn espinchar dedins :
obriers, emplegats vesins, curios. La sota-prefecte
obriers, emplegats, vesins, curios. La sota-prefecte
un pichot campas dau Leberon. E cada
jorn que
Dieu fai o quasi, Io caufur de Monsur lo
sot-prefect
mena sa bela dama ailamondaut sus
plana, puei
un cop que le veitura es
garada, s'asseta dins un
canton e legis. E la patrona,
que s'es despulhada
pausa seis abits au sou e vai per s'alongar dessus
aguesse
li avia

una

li

a

cuberta. Soleta amb lo solèu. Oc, mai pasmens
encara

quauquei pâstres dins lo Leberon e
fedas per aqui. A la força
femma nuda que sembla
vouguer se semondre, un jorn li pren una enveja
terribla e vou assajar de tentar le cop.
Foguèt
un drama espaventable :
la naturista, espaurugada, corris en quielant, mai dau marrit costat,
aqui ont li avià pas seis abits. E puei s'atroba
soleta dins la cola, perduda, desvariada, mai
pas
violada. Aquo es un conte morau que vos fau,
oblidetz pas. E vaqui una bastida e un brave

just

un que gardava sei
de veire aquela polida

paisan que te vefarribar aquela femna espelofida,
nuda e bofant coma una alabrena : « siàu la sot-

prefecta, li fai, siàu la sot-prefecta ». E ieu, siàu
Pompidor, li respond tôt d'una, un pauc sosprès
d'aquela presentacion. E vaqui. Serià una bela
istoria d'acabada, ont podriam tirar de conclusions
dessus l'utilitat dau sot-prefect e dei missions
fisadas a son caufur. Mai pasmai ! Dison que
aquela istoria aurià agut una fin laida, laida. Son
orne, d'aquela femma que ama tant lo solèu, aurià
fach passar lo pastre dabans lo tribunau. E
aqueu
serià estât condemnat. Se
aquo es verai, serà una
rason de mai de demandar
qu'abolissem lo cors
prefectorau.

:

LO CONSERVATORI OCCITAN

despausat a l'iniciativa dels
« Balets Occitans &gt; de Françoise Lague, fa ja qualques
ans en 65,66 ;
a n'aquela epoca, la munidpaîitat èra
tenguda per los « socialistas tolosencs » de Bazerque ..
mais eaiguèt esperar fins a 70 per veire
quicôrn de
fach. Çâ que la, los balets ja fonccionavan amb una
pichota subvencion de débuta (costumes, organisacion
projecte foguèt

Lo

beau affir¬

eu

départ, P. Lamour

au

qu'il commençait à avoir

tôri occitan ?
—

de

pas

UNA TRAUCADA DE LA &lt;1 fit IRA A LOI.OSA
Occitana.

n'ont pas

région.

un

Luta

«

convient

celle du Gouver¬
nement, que leur rôle était plus modeste qu'on ne
pouvait le penser, que même ils ont dû « comploter »
pour faire admettre certains points du programme
d'aménagement du Rhône... personne n'a été convaincu
pour autant
qu'ils œuvraient dans l'intérêt de la

nous avons

«

il

s'adapter au marché » !
Malgré une intervention malheureuse dans la salle
(parce que sans aucune nuance sur l'implantation de
Pieds-Noirs traités tous de colonisateurs de la région)
la situation de la région Languedoc-Roussillon a été
présentée sous son triste jour véritable par les divers
intervenants... gageons que l'émission ne sera jamais
programmée !
D'autre part Lamour et Tournier ont

Lundi 4 décembre
culture de l'émission

page 7

-

pommiers qu'on leur

NIMES:

»,

de l'espectacle...).
L.O.
—

—

Quantes d'espectacles avètz donat de la débuta

duscas uèi ?
Se pôt dire

Avern Bravament Besonh

qu'avèm donat gaireben un vintenat

d'espectacles cada an... Sèm passats dins Occitània
tota, aquô subretot nôu meses dins l'annada. Cal pas
doblidar tanben las viradas de totas menas en

França

defôra, Grècia. Alemanha, Turquia, Suissa, Israël,
Bretanha Olanda... (lo darrièr estiu, avèm virât per
Corsica, èreni présents tanben als festenals Montaiban,
e

en

de

Confolens en terra
lemosina...) de tal biais que la
tôca dels balets s'espandis de mai en mai al prèp d'un

SOUS !!!

public totjorn mai larg.
Avèm parlât dels Balets Occitans, mas son pas
qu'una part del conservatôri. Atal, eonsi foncciona
lo conservatôri, qualas son sas activitats ?
Coma l'ai dich,
nasquèt lo « Conservatôri Occi¬
tan » en 70 mercè a une subvencion de la municipalitat
L.o.

—

—

-VOS!

même biais lo local ont sèm a
comitat director de 4 personas
pagadas pel Conservatôri, doas a temps-plen, doas a

tolosenca, que donèt del
l'ora a'ara. I a aqui un

mièg-temps.
Las- activitats, las podèm partejar en 4 ramas :
M l'estudi e lo trabalh

musical, que fasèm la recerca e
tant suis instruments populars occi¬
tans (cabreta, grades, bombarda, flauta d'Ossau.).
coma suis instruments çlassicas (guitarra, violon, perla pratica

cucion....).
m Lo cant

L.O.

popular

d'encoïitre de ïa
cuitura populara

puiit

—

■ La dansa

dempuèi aquesce an l'iniciacion a l'artesanat ont
avem 4 talhièrs, de téissatge e de corses d'art plastica : dessenhs, pinturas, gravaduras sus boès, ma-

■ E

quefisma Organisant tanben periodicament de velhadas, de récitals, de cançons, de parladissas cada
setmana sus l'etnografia riôstra, e pel moment pré¬
para m una môstra suis colombièrs...
Se pôt aprene la lenga, afortir sas coneissenças sens
pagar cap d'argent.
Mas i a mai. De m ora m pas sonque aqui, e se fa de
trabalh en defôra del Conservatôri. Per exemple ani¬
mant forças corses de
danças, a Tolosa, Rabentens,
Muret.
e dempuèi mai d'un an, trabalham dins lo
barri gitan de Ginestos dins l'encastre de las activitats

L.O.

—

e

Qualas son las relacions entre la Conservatôri

los

autres

organismes

culturals

de la vila :

a

formai- de

membres d'èsser
L. O.

—

tanben

a

l'I.E.O.

o

al CR.E.O.

lo mot Conservatôri pôt semblâtmai estranh. benleu dangerôs, pensam a

Aver causit

mai que

.

autonôm, es pas
professons, çô qu'empacha pas sos

Lo Conservatôri es totalament

—

quicôm coma a un museu, un espécia d'aseptisacion, acceptada
per lo poder
justament perqué
remenarià pas gaire mai que lo « folklore ».

educativas.

Aquô's segur que dins l'encastre ont sèm, las limi¬
a la mesura de l'accion qu'avèm causida ! Mas
sul mot Conservatôri, soi pas d'accôrdi amb tu ; çô
primièr, disi que Conservatôri a pas la meteissa signi—

—

l'exemple de Bretanna

sauput trobar dins lo passât los instruments per una
Sauput trobar dins lo passât los instruments per una
que siague çô primièr
bretona. Lo
revelh de l'arpa celtica, pensam naturalement a Alan
Stiveli, mas cal pas doblidar que n'i a força autres

pratica musicala

coneguts, e l'ensag d'una musica de qualitat deu,
exemple per nosautres....
La creacion artistica occitana se farà si donam al
mond los mejans de
tornar trobar l'expression que
siague la de lor propri biais.
mens

èsser

un

tas

son

ficacion quora es empiegat pels conservators coma los
que

pôdes coneisser

e

quora es

empiegat per çô que

fasèm aici. Lo Conservatôri Occitan de Tolosa, lo
primièr d'aquala mena qu'existis en Occitania. vôl
eSser un punt
d'encontre de la cultura populara. A
nostra idéia, avem a représentai- un ensag particular ;
per exemple ai'çf se pôt aprene a jogar de musica sens
passar per la musica. E d'aquô n'avem bravament
besonh ara.

originala, per despertar la reflexe creatiu del pôble
d'aqui, sadol d'una cultura que sentis pas prigondament
coma seuna.
Alavetz sus aquel
sicut;
pensas qu'un organisme coma lo Conservatôri pôt
èsser l'instrument d'aquel regrelh cultural ?
A l'ora d'ara, la presa de consciença s'espandis,
çô qn'avem besonh es tanben d'una creacion de
qualitat, en descubrent nôstre eiretatge non pas d'un
biais passeista e folklorista — aquô foguèt fach per
—

mas

I.E.O., C.R.E.O. ?

abilitat

—
Per totes aqueles biaisses, s'agis d'afortir una
creacion artistica e culturala que siague diferenta,

los felibrencs
d'un biais

e serviguèt pas a res, al contrari — mas
operatiu per lo présent. S'agis mai que mai

de libérai- la creativitat del pôble occitan. Aquô vôl pas
dire que totes los que venon trabalhar amb nosautres
an una

la,

se

consciença clara del problema occitan. Çà que

fa pas tôt sol

mas te

donarai l'exemple d'un

jove que venguèt aqui per far de percucion e solament

la débuta res mai l'interessava, mesclat a d'au¬
força d'escambis, s'interessèt pauc a pauc a la
musica populara, n'en sentiguet lo besonh, atal... uèi
jôga de flauta d'Ossau e va al cors de lenga... lo tra¬
aquô,
tres

a

e a

balh d'un Conservatôri

Occitan

es

ni

mai ni mens

d'ajudar a los escambis, es aquela tasca qu'es la nostra.
Çô qu'es intéressant, tanben, es que sus las 500 à 1000
personas que venon aici, mai de la mitât seguisson una
activitat regulara.
Al cors d'etnografia, i a un calfaire de camion, un
médecin qualques emplegats de la comuna. podem dire
que nôstras activitats trôban una tôca dins totas las
classas de la societat tolosenca.

�LUTTE OCCITANE

i

».

8

page

Lot-el-Garonne

:

DECEMBRE

T OULOUSE LE 13

LE PAYSAN

MEETING BRETANHA-OCCITANIA

SE FACHE

VOLEN VIVRE AL RAÏS
Aquo's lo crit que se pot ausir cada jorn mal fort
païsans sul Larzac, tanplan coma dels
obrièrs del Joint Français de St Brieuc, dels pescai-

de la boca dels

de Leucata o

res

d'aqueles Bascos que fasian la cauma

de la fam a Baiona.

SERIA DE CREBAR
poiria plan creire quand om vei, tant en Bre¬
coma en Occitania, los problèmas mai grèus que

LO NOSTRE DEVENIR
Om

tanha
se

pausan

:

Consi lutar contra

—

l'exilh

recesion, lo

la

caumatge e

ristics
vendre

Lengadoc, aquo's lo vin : d'aquea temps
que los trusts s'enriquessisson, la viticultura coneis una
passa de crisa grèva.
Un litre de vin de 12° es crompat 80 centimes ai
païsan del Narbones.
Un litre de vin de 9"5, es vendut 1,60 F dins los
Dins lo

—

supermercat^

identitat. fargauna istoria e una civilisa-

especificas.

DEL

Los obrièrs amb los païsans e los joves, Bretons o
Occitans, volon pas mai crebar o se faire exilhar sensdire

LA SITUACION

de joves forçats a i'exilh
endacom mai dins lo Nord peé trobar

PAIS, PER LO DREIT DE VIURE

res.

SE REVOLTAR

De milierats de caumaires,
devai Paris

o

de trabalh.

barran e las qu"amenaçan de barrai...
Aquestes darrièr meses en ço nostre :
Brevex (Tolosa) 173 licenciaments ;
Briquetaria Puech Blanc (Oit) 119 licenciaments ;
Teulièras Bories (Viviers, Avairon) 60 licencia¬
Las usinas que

—

—

—

ments
—

Milhau,

que

riscan de

Lacq, que un cop lo gas pompât, i aura quelques
1975 ;
Per lo meteis trabalh,
los obrières d'aici son
pagats mitât mens, de cops, qu'aqueles de Paris (Cas¬
—

milierats d'orbrières al caumatge en
—

Cornac

:

voler del

Renault-Billancourt a Paris)

;

Agricola. amenaçats d'expropriation
(Larzac, Canjuërs...) los promotors to-

Crédit

l'armada

per

e

païsans que crèban sus lors terras al bon

Los

—

Se

revoltèron

Bretanha

en

:

Joint Français,

Big

Duchmann, Kaoling.
Los obrièrs èran susexpleitats per ço qu'èran Bre¬
tons, Ganhéron per ço qu'avian tota la Bretanha amb
cles, per ço que tota la Bretanha sera coneguda dins
lu ta.

lor

païsans que faguèron la cauma de la lait per
un pretz just, una
paga de la lait que los
poguésse far viure.
Aici n'i a pas gaire. los obrièrs de Malvesin, a Narbona, ganhéron contra Ugine — Kulhmann aprep un
Los

l'unitat s'èra faita dins
lo çomitat de la cauma. e amb lo sosten dels Comicats,
fargats dins tota Occitania.
Los païsans'del Larzac que tenon cap contra io guvernament dempuèi gaireben dos ans, con:ra l'exodi
de tota una populacion.
mes

de

encaura que

cauma per

VOLEM VIURE AL PAIS

!

contrôlée

ciétés
internationales
anglo-français.
F

du contrat,

que

elle aurait pu en rester là.

L'histoire est simple et

petit agriculteur qui a du mal à joindre les deux
bouts sur une petite ferme de 20 à 25 ha, se laisse
prendre aux offres des « sociétés puissantes ». Il
souhaite pouvoir faire un peu plus de revenus, ne
pouvant etendre sa surface, faute de moyens ou
faute de terres à vendre. Sa formation profession¬
nelle et un encadrement technique et économique in¬
suffisant, ne lui permettent pas toujours d'apprécier
la situation exacte dans laquelle il se trouve. De plus,
l'élevage dit « industriel » suppose une maîtrise que
la pratique traditionnelle ne peut fournir.
Le

de vendre le plus possible d'ali¬
ments du bétail. Pour cela, il faut
des animaux,
des bâtiments, des éleveurs, qui puissent mettre en
objectif est

œuvre

éléments.

ces

d'argent ? Qu'à cela ne tienne ! On
La Société servira de caution au¬
près des banques pour acheter les porcelets à crédit ;
Ils n'ont

leur

pas

fournira.

en

aliments et assurera une assis¬

elle fera l'avance des
tance

technique.

Au

bout

150

de

jours, les porcs venus, le paysan

petu vendre directement sur le marché ou passer par
les services de la Société Sanders. Celle-ci a des ac¬

chevillards.

les

avec

C'est

LE GAZODUC

Les acquisitions des étrangers en Lauguedoc-Roussillon ». c'est un rapport de la SAFLR. Voyons d'abord
«

octobre, organisé par quelques jeunes, une
d'agriculteurs se réunissaient pour s'orga¬
niser. face à un projet de gazoducs prévu dans les vi¬
gnes alors que ces agriculteurs avaient proposé un
Le

23

trentaine

autre

dans

Plusieurs
ainsi :

ia

colline.

décisions

ont

été

prises qui se résument

Gaz de France (à l'unanimité de l'assemblée).

par

Accord total pour un autre tracé dans les bois (qui
ne touche aucun terrain cultivé).
Création d'un comité de défense regroupant les

—

—

personnes touchées
d'un bureau.

Toucher

le
adhèrent à

—•

par

maximum
ce comité.

Inscription

sur

de tous, de

ce

—-

ce

de

projet

et la

personnes

afin

création
qu'elles

le cahier d'enquête publique du refus

tracé (cahier déposé en mairie).
Demander à chacun de refuser de signer indivi¬
duellement avec Gaz de France.
Etudier de près le tracé proposé pour les agricul¬
teurs hors toute culture.
Une autre réunion de conciliation organisée par la

—-

—

•-

Chambre d'agriculture, entre Gaz de France et les
agriculteurs a vu ceux-ci refuser toute discussion
sur les premiers tracés, « les gaziers s en sont res¬
tés sur leurs frais et n'ont pu convaincre aucun
agriculteur.
LE COMITE DE DEFENSE

(Alors que cette affaire avait fait peu de bruit au

début, et semblait

se dérouler comme toujours, tran¬
les expropriants qui « dialoguaient »
niveau départemental ; la réaction d'un petit groupe

quillement,
au

réussi

à

pour

informer

les

agriculteurs touchés et les
autres au début, puis à s'organiser en comité de dé¬
fense, obligeant toutes les organisations locales ou
départementales à intervenir, risquant de se fane cri¬
tiquer fortement si elles n'aeissaient pas.
a

Actuellement les

agriculteurs semblent avoir

mar¬

qué beaucoup de points.
Cet

exemple de combativité, montre qu'il ne faut pas
sur les autres, mais s'organiser sur place,
le terrain, moyennant quoi les autres vous suivent.)

trop compter
sur

faits qu'il énonce.

De 1964 à 1972 environ 30 000 hectares ont été acquis

1 4C0 étrangers Les acquéreurs son' sur¬
tout des Belges '1/3 des achats mais 80 % des surfa¬

par environ

et des Hollandais

ces)

M.

S.

forêts...)

...

mons

les entraves

administratives..

Sur quelle

Minerve, c'est notre histoire, c'est notre cœur, c'est
Tous les viticulteurs connaissent
site émouvant, que les mots

Minerve, et aiment
sont impuissants à

décrire.
Il

est

Minerve soit protégée, en
dépit des désagréments que cela provoque pour ceux
qui y vivent (quand il faut refaire une façade, cons¬
truire une grange, un. garage, etc.) car l'autorisation
Indispensable des Beaux-Arts peut mettre des années
&amp; venir...

Quelle n'est pas nqtre stupeur et notre colère de
voir s'elever à la « Gasque », plateforme - historique
où les mercenaires de Simon de Montfert stationnaient

passage).

producteur n'est pas compté.

simple soustraction, et le résultat — positif
négatif — est inscrit au compte du paysan.

Une
ou

solde est négatif, c'est-à-dire que
n'est pas compté

En l'occurrence, le

travail du paysan, non seulement
mais il est débiteur de 3 732 F. Il lui

faut donc payer

travailler.

pour

directeur de la

Le

Ces

lables

conventions

i'eleveur.

culteurs

explique

boîte

:

lisez ces contrats

—

—

chaque opération, laissent entière

à

Nous

ainsi de transformer les agri¬

évitons

salaries.

en

»

renouve¬

liberté à

supporter les risques

A eux de

économiques de la libre entreprise.
Les

choses

Les

jeunes

se

sont

passées autrement.

agriculteurs

se

Il

fallait

dernière

bureau

et

exigent- que les choses

différemment. Le directeur doit s'incliner.

passent
«

occupé le

ont

l'usine de Port Sainte-Marie et

bien

l'ois,

en

passer

là, mais c'est la

par

dit-il.

»

Mais c'est aussi la première. Et il faut saluer ce
précéd=nt. Les agriculteurs en colère réclamaient :
—

remise

La

de

ia

dette

l'arrêt des poursuites

et

judiciaires contre l'éleveur ;
et surtout, la rémunération de son travail
de 450 heures, soit 2 000 F).
—

Ils

ont

Jacou
ont été

le sort

(prés

obtenu.

tout

n'est pas mort. Les châteaux
remplacés par- des sociétés qui font retomber
sur le plus faible. Mais celui-ei est fort lors¬
Le

Croquant

qu'il sait -s'unir.
RGPARS

*.

s la création de
d'hô'els de restaurants.
de parcs de jeux devrait offrir à la population locale

POUR

plusieurs emplois, tout au moins durant la
saison
touristique. » Serveurs, gardiens, indiens... les indigè¬
nes auront de plus une chance de se civiliser, du fait
rie la présence sur place d'hommes et de femmes
venus
d'autres milieux sociaux, qui n'est pas sans
incidence.

Cette horreur

propriété

sance

le

et

(».»««

se

découvre insolite et provocante sur

achetée,

l'été précèdent, au maire de
un citoyen Hollandais, dont la connais¬
respect des paysages historiques parait

être le cadet de

LE JOURNAL

ses

soucis.

de «l'Echo des (

:

Nous

sommes

Nous

..

.

..

devons

empêcher

sa

tragique beauté.

demandons

:

L'arrêt immédiat des travaux !

—

Des

explications sur la façon dont le maire ou
octroyé le permis de construire.
Connaître l'opinion des Beaux-Arts, du Syndicat

quête

.....

et

Minerve, c'est notre affaire.

furoncles de béton

..."

concernés

Minerve doit rester, intacte dans

—

qui entoureront notre capitale his-

tous

hicres»)

of

cette abomination

immobilier..

.

»»

ENVOYEZ DES DESSINS !

alors, y a-t-il deux lois ? Une draconnienne
pour les gens du pays, et une toute de complicité
(ou de duplicité)pour les étrangers de notre terre ?
Si nous laissons ce crime s'accomplir, ee seront bien¬
tôt hélas, une ceinture de chalet, villas et déplorables
Mais

tor^ue.

AERER

»

lors de l'investissement de notre capitale «aithare. un

la

«

ENVOYEZ DES PHOTOS !

»

Minerve, par
donc normal que

travail du

le

raient aux étrangers la garantie de s'occuper et de
garder toute l'année leurs résidences. » Et de plus :

cliàlet préfabriqué de style-pur-hideux XXe siècle !

affaire..

ce

ana¬

lyse se fonde cette opinion • « Il est certain que les
régions touchées par les acquéreurs étrangers n'ont
aucun avenir du point de vue agricole. Seul le "ourisrop les empêchera d'être désertées. ». En effet •« l'acqui¬
sition par les étrangers de fermes encore habituées
devrait permettre le maintien des fermiers sur «.les
zones déshéritées. Ceux-ci. en contrepartie, apporte¬

SCANDALE A MINERVE
notre

Mais

«

ou

financiers

prix des frais vétérinaires — prix des frais
(les banques ne peuvent pas s'oublier au

(1 2 des achats. 10 °o des our-

non agricoles «garri¬
agricoles abandonnées, parce que
non « rentables » au sens capitaliste du terme.
L es achats se font le plus souvent par l'intermédiai¬
re d'agents immobiliers,
étrangers ou
locaux, qui
réalisent de juteuses opérations, à la limite de l'escro¬
querie : entre achat au
propriétaire et revente a
l'étranger les prix vont jusqu'à être multipliés pan 4 !
Quelques grandes unités servent parfois à la réalisa¬
tion de zones de loisir (Cantagrils. Serralongue. Les
Valarédes...) plus ou moins concentrationnaires ou l'on
t
aménage » (?) la nature pour vous en faire payela consommation. Les achats privés sont le fait de
gros bourgeois aux loisirs importants. D'après enquê¬
te ils viennent : pour le soleil, le prix, le calme, l'ar¬
rière pays et
la situation politique calme !
La SAFER a son opinion : i'accueil des étrangers
doit être favorisé au maximum : aménageons, suppri¬

gues.

au prix de vente, on met les charges
:
prix d'achat des porcelets — prix des aliments —

le

faces). Les terres achetées sont

Refus du tracé du gazoduc dans les vignes proposé

—-

les

prix de vente est bloqué.

qu'il faut faire les comptes.

Face

COLIIONAT SERAS !
(un cop de mai)

CONTRE

industrielle.

la Société

intervient

Alors

Mais dans les deux cas : le

PER LA SALER

capitaux

des

commercialisés, un déficit de
l'éleveur « devrait » aux
à la Société Sanders.

constaté,

est

termes

cords

VAR:

par

Une fois les animaux
3 732

Son

oblener

:

Henfer amb Samex. a
mudar. 200 licenciaments ;

tras

L'AREOINAMENT

NOS CAL LUTAR CONTRA

;

das dempuèi de sègles per
cion

produccion, encara quand la podon

la

:

Consi servar la sia lenga, la sia

—

mal

Pendant six mois, un éleveur de porcs du Lot-eta éleve 66 porcs, avec un contrat signé avec
la Société Sanders (belge), qui vient de passer sous
contrôle de la Générale occidentale, une de ces so¬
Garonne

d'Aquitania, Lengadoc, Cervièras...) que

(costa

vendan

:

tout autre autorité ont
—

Ces
raient
tions.

autorités
bien

inconscientes

avisées de

prendre

ou

complaisantes

se¬

au. sérieux notre re¬
avant que l'affaire ne prenne d'autres propor¬
Un groupe d'ocGitans indignés.
.

�«

A TITRE

CEVENNES:

UN

LETTRE

-

dire

:

«

Chasseuil. On a
entendu
L'an prochain, le Rallye des

fera pas. Et s'il

se

pas.

fait je

se

des

pilotes
Cévennes ne
n'y participerai

»

MIDI-LIBRE
la

:

Ceux qui avaient

«

jeté des clous

des pierres contre les voitures
et qui avaient enflammé de l'essence étaient des
criminels en puissance. Et en outre, des imbé¬
ciles... »
sur

route

et

fois de

dividus que l'on ne

pas

en

l'air

un

chat

un

«

chat

».

Mais, qu'ont-ils donc ces c.. de Cévenols, ou
comme on les appelle dans la
presse courante
ces inconscients »
qui s'attaquent lâchement à
une
compétition automobile aussi appréciée que
le Rallye des Cévennes ? Qui sont-ils ?
Sûr qu'ils ne vont pas laisser leur carte d'iden¬
tité sur les lieux, mais à connaître le
coin, on
peut se risquer à quelques pronostics.
Ouvriers, gauchistes, paysans, allez donc sa¬
voir ? En 70, on avait fermé
plusieurs usines. En
71, on avait parqué dans les Cévennes les sau¬
vages de Palavas (ils y ont fait des petits). En
72, on a terminé le Parc des Cévennes et décrété
l'extension du camp du Larzac tout proche, maïs
quel que soit le malheur cévenol, chaque année
«

les fadas viennent « foutre leur bordel ».
Chacun avait de quoi marquer sa mauvaise hu¬
meur, et ça n'a pas raté.

Midi-Libre ! Flics pas rassurants ?

ciement collectifs.

et nuit sur les

Quand, d'un côté, on ruine un pays et que de
l'autre, on l'utilise pour gaspiller des millions en
essence, bolides, pneus, etc., il ne faut pas s'éton¬
ner qu'il y ait des réactions.

peut-être aussi sur les semeurs ?)
Bref, on a tout fait pour rassurer mais ça n'a
pas marché. La semence a fait son chemin.

faire AUCUNE information véritable
les causes de ces « perturbations ».
ne

population
dans la
région de Ganges, Le Vigan, environ 1 500 licen¬

(dont le point de vue, une
différent de celui de
« la bétise d'un groupe d'in¬
ne saurait qualifier », les deux

plus, n'est
MIDI-LIBRE : parle de

il y a eu des

y a eu

LA MARSEILLAISE

:

il fallait le savoir.
Il faut savoir qu'en 5 ANS, pour une
TOTALE de 10 000 personnes, il

sur

MONDE : « Des adversaires des rallyes
et de leurs nuisances - à moins que ce ne soient
de mauvais plaisantins. »

UNE
QUI CONCERNE

Pourtant du côté tenants du rallye, on s'était
(avec l'aide du Pouvoir public et des autorités
policières) évertué à rassurer car on sentait çà
et là des réticences.
Un article paru dans le Midi Libre du 21-11-72

décidé de

LE

A. O. PUBLIE

Ouvriers, gauchistes, qui ?

Libre et la Marseillaise) savent
incidents, savent qu'il
ne s'agit ni de
plaisantins, ni d'imbéciles mais de
Cévenols désespérés de voir leur pays crever sur
place au milieu des pétarades de bolides.
Ces deux journaux (Midi Libre est payé pour
se taire : regardez la
publicité de Renault après le
Rallye) (La Marseillaise est aux mains du P. C.
qui s'intéresse aux élections et qui se fout pas
mal des Cévennes qui
crèvent), ont contrairement
POURQUOI

page 9

qui vendent leur presse journalière, « foutu
»
pour ceux qui ont l'habitude d'appeler

ceux

journaux (Midi

■

:

».

Pour la troisième fois consécutive, le
rallye des
Cévennes a été « perturbé » pour les
gens bien,

RALLYE,

Une véritable hécatombe
des
clous, des
pierres - de l'essence enflammée - de l'huile
répandue - Résultat : de nombreux pilotes aban¬
donnent et non des moindres : Larousse
Fio-

D'INFORMATION

REÇUE CES JOURS-CI ET

LE PROBLEME EVOQUE

DES CLOUS,
UNE REVOLTE ?
rentino

LUTTE OCCITANE

nous

apprenait que la

On
Si

ce

ne

pilotes

ne

sont

«

gendarmerie

»

veille jour
»
(et

en « reconnaissance

s'explique pas

pas des

inconscients, ceux qui

l'ont fait, de quoi sont-ils conscients ?
Peut-être

pensent-ils que :
de bruit quand on peut être
tranquilles ;
les visiteurs d'un jour, contrairement à ce
que
dit M.L., n'apportent pas de devises au
pays
mais plutôt des « emmerdements » (murs
éboulés, feux pour se chauffer la nuit dans
les jardins potagers et piétinement des cuL
c'est beaucoup

-

-

tures), il

-

faut voir cette ruée !
Les accidents avec ces fous, c'est pas rare.
Et puis, qui paie les impôts pour l'entretien
des routes et pour le régiment de flics du
service d'ordre ?

Il

suffit pas de payer un bon repas aux mai¬
des communes, mais aussi savoir le
pourquoi
du mécontentement de la population.
On se préoccupe en haut lieu du Rallye, mais
ne

res

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qui

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DU

MNtiëiffi. / NflRBONÌ

"-v^*
sssr*

ELECTORALS
Doas

vengudas

Montpellier

Alara i a una batèsta de menar a senestra quora
las eleccions. E sem pas d'acordi, pas brica, amb
d'occitanistas que dison que val mai J.-J. S.-S.
Benlèu que J.-J. S.-S. donarà de compensacions

culturalas, que d'autors occitans se veiràn dins
un Lagarde et Michard del
temps que lo païs, lo
pople, seràn escanats per lo capitalisme.
G. BAZALGUES.

QUI

NOUS

EX¬

COMMUNIQUÉ
Lo grop

CFDT,

:

Lucha Occitana de Tarn (81 lo Garric)

communica

nos

:

L'an passât, dos camaradas, J. Vigouroux et J.
Blanc,
ensenhaires al Licèu Tecnic Rascol d'Albi an vist lor
nota administrative passar de 17 à 10 per l'un e de 17

3 per l'autre, sens cap
sions a de rapports de

d'explicas, si que non d'allu¬
policia. Per J. Vigourous, un
Çè !»
li foguét meme mes jol nas per l'administracion. Los
représentants de lor sindicat, lo S.N. E.S., mestrejat
pe! P. C. F., s'acontentèron d'aquelas semblarasons.
a

PARIS:

cors

d'occitan

A las

A

se

es

Paris, cada dimècres

dobèrt

a

totes al

a 19 oras 30, un cors d'occitan
Licèu Lavoisier, 18, carrièra H.

Barbusse VI.
Per comprar de libres, de dises, una adreça a Paris :
I. E. O., 24 avenguda de Joan Molin XIV.
Un cors audio-visual d'occitan es en preparacion
amb un libre de 25 leiçons, de dises o de mini-caissetas.
Es una maison d'edicion anglesa que ven de lo deman¬
der.

.

verbal per « pneu-lisse » trapat à La Cavalaria

Aquo foguét un Comitat de sosten qu'acampava de
militants del S. G. E. N., de « L'Ecole Emancipée » e
d'inorganizats, qu'assegurèt vertadièrament lor defensa en faguent una informacion dins totes los licèus e
C. E. S. del

despartiment. Lo S. N. E. S., el, cridava que
i aviâ pas repression e « qu'èra perdre son temps que
de s'ocupar de problémas individuals » (sic)
...

local.

Piiblicacions del Centre d'Estudis Occitan
(Facultat de las letras. Montpellier)

Amb Sarre i aguèt mens de nacionalisme fran¬

,

Son a man

ces ;

comentari.

CEUX

Extrait d'Action Ouvrière, organe de la
numéro de décembre.

a

la condemnacïon de l'armada al Larzac foguèt clara mas quora se parlèt de l'amainatjament
de la Costa e del païs vendut per los notables
del P. S., aguèrem aquela responsa de! senator
Péridier : « Sem dins l'operacion per defendre
son costat social e farem
que per lo dedins de!
païs i aura mai de realisacions sociales ». Sens

POUR

PLOITENT.

de novembre e a la débuta de décembre

questions occitanistas, avem agut ço que
podia esperar : un nacionalisme a la Debré
amb Leroy que parlèt de salvar l'unitat nacionafa
e
que calia pas opausar una autra lucha a la
lucha de las classas. Nacionalisme e centralisme
frances, paternalisme per lo fach occitan consi¬
dérât coma una mena de cassolet, ren i manquât
pas. E ren sus aquelas questions dins lo rendutcompte de La Marseillaise
lo jornal comunista

POUVOIR, VIENT UNE NOUVELLE FOIS D'EN

SUPPLEMENTAIRE

la fin de! mes
: Leroy,
del Partit Comunista e Sarre per lo Partit Socialista. Dos acamps per Leroy, un per lo poble, l'au¬
tre davant los estudiants e un vin d'onor
per los
universitaris. Un acamp per Sarre.
a

préoccupe du chômage, des bas salaires,

FAIRE LA DEMONSTRATION. SEULS LES IMBECI¬
LES S'INTERROGENT SUR LA SIGNIFICATION DE
CETTE ACTION. LE RALLYE EST MORT, VIVE LE
PEUPLE CEVENOL. C'EST UN AVERTISSEMENT

/yvw^c%... cr^

ACAMPS

se

des impôts de plus en plus lourds, des difficultés
des paysans ?
LA GRAINE SEMEE UN CERTAIN MOIS DE NO¬
VEMBRE 70 CONTRE LE GASPILLAGE DU RALLYE,
POUR LE DROIT AU TRAVAIL, A PORTE SES
FRUITS. LA BONNE TERRE CEVENOLE, FIDELE A
SA TRADITION DE LUTTE CONTRE L'OPPRESSION

—

—

de sortir :
Dos pichons elassics
1. La cançon de la crosada per C. Campros.

2. Romieu per G. Basalgas e F. Gardy.
Una antologia critica dels Trobadors per

R. Lafont.

CINEMA
Dos cineastas occitan venon d'acomençar un film
documentari sus la région de Canjuers e un film etnografic sus la mort del porc en Gavaudan.

Podèm pas que dire de oc a sa presa de posicion de!
15-11-72 ont la « collaboracion &gt; administracion escolara —.policia es enfin denonciada e ont es dich clarament que » la nota administrativa pot a l'ocasiou
servir a sanccionar las opinions o activitas poliMcas
(en l'ocurencia Movement occitan o Campanha peî

Larzac). La trapam ça que la un bocin tardièra ara
que J. Vigouroux es estada mutada a Lemotges - Hic
Blanc,

mes

aver un

en

poste !

disponibilitat,

es pas segur de to nar

�l'appliquer, c'est l'ensemble des classes régionales. Il
faut

ARA PARLA VIALADA..
Dans la forme de système économique actuel,
qu'un Gouvernement pourrait faire pression

Q.

tu crois

Voici la suite de l'interview que nous a accor¬

responsable des Comités d'ac¬

dé Jean VIALADE,

dont la première partie a
publiée dans le n° 5 de « Lutte Occitane ».

tion viticole, et

les

sur

Que penses-tu des dernières mesures ou pseudo¬
de Chirac en faveur de la viticulture ?

mesures

syndicalisme,
je dis que c'est des promesses pour rendre les enfants
joyeux ; mais à moi, tant que ça ne sera pas concrétisé
par des faits je ne le croirai pas. J'étais à une réunion,
en tant que responsable des Comités d'action, avec le
ministre de l'Agriculture, à Carcassonne ; nous étions
allés demander quelque chose de bien précis, le minis¬
tre avait été informé sur ce que nous demandions, c'est
pour ça qu'il était venu, il l'avait accordé, et, quand
par la suite on fait le bilan de ce qui a été accordé
on s'aperçoit qu'on a obtenu pratiquement rien !
Depuis 7 à 8 ans que je fais du

R,

Je n'ai pas plus confiance en un ministre de ce
Gouvernement-ci qu'en qui que ce soit, et tant que

je ne verrai pas se concrétiser dans les faits ce qu'a

promis, Chirac, je ne croirai rien.
Comment tu vois

Q.

la

solution

économique

du

problème viticole ?

faillite certaine

R.

teur

certaines

;

les grands trusts économiques qui
tête de la France. Il n'y a qu'une façade

Non. Ce sont

à la

c'est ici que se gagnerait 1-a partie et je crois que c'est
vrai. Nous ne gagnerons la partie que dans la mesure
où nous serons tous unis et que nous formerons un
front face à ces puissances. Au point de vue électoral,
nous

ferons

ne

rien.

C'est

une

lutte

de

toute une

français qui vont faire les frais.

Q.

lutte est

La

donc aussi

bien économique que

Le cadre économique actuel ne permet pas une
solution du problème viticole ?
R.

Non.

Pour

les vins

d'appellation je crois que
malgré le contexte économique européen, avec l'ouver¬

R.

armes. A une

Oui

mais dans

la

lutte est économique et aussi

une

politique

politique régionale. L'Occitanie n'est pas

faite d'une seule tendance

politique. Elle

faite
par les types d'extrême gauche, ni par la droite, ni
par une classe plutôt qu'une autre. Elle doit se faire
par l'ensemble des gens, de toutes les forces vives qui
doivent se mettre autour d'une table, s'entendre et
tous tirer dans le même sens, avec un but de lutte
sera pas

Q.

Que penses-tu des Législatives.

R.

Pas

grenades à bout portant comme à des lapins ;
malgré que la loi l'interdise, eh bien ! on se demandait
si
ce jour-là
la France, les Pouvoirs publics nous
des

Pennaulier et la charte des viticulteurs. Dans l'ordre

Béziers

!

avait

éveillé

de

plus de 100 000 viticulteurs,
espoirs. Quant on compare

ou non,

grands

au

mouvement de 68 à Paris :

Champs-Elysées pour une
population de 8 millions d'habitants (et peut être les
mêmes ou une grande partie qui vont défiler 3 jours
après sous une autre bannière !) On s'aperçoit que
sur environ 1 million de vignerons du Midi il y avait
plus de 100 000 personnes à Béziers. Je dis que c'est sur
le

plan occitan une manifestation plus importante que

68 à Paris à l'échelon national

même

pouvait

des Français ?

pas

aller plus loin. Faudra-t-il pren¬

"...

armes

Q Le problème se pose aussi comme ça pour les
agriculteurs du Larzac ! Malgré les manifestations
de Rodez le Gouvernement les exproprie quand-même.
Et ils

R.

est

on

plus

exproprieront parce que maintenant
régime démocratique, on est en régime

les
en

policier.
Pennautier qui est-ce, pourquoi y a-t-il eu un
en particulier dans la région de

Q.

bien !

Eh

ça a rapporté quand
quelque chose à la masse ouvrière. A l'échelon

vous

savez

que

et devant des gens

quand oh fait de la
qui sont prés de se

qui s'accrochent à toutes les branches !...

a reproché aux C. A. V.
trop de virulence et peut-être une
prise de position un peu trop politique. Il ne faut pas

Ce mouvement de Pennautier

peut-être

un peu

oublier que ces

Cette manifestation de Béziers qui avait rassem¬

blé, qu'on le veuille

comme

Ça. été très dur. Il y a eu de nombreux blessés de
part et d'autre et je crois ou'à moins de prendre les

noyer,

R.

millier de manifestants, et qui nous tiraient

pour un

démagogie,

!

Si on reprend l'année en plus de Béziers il y a
deux faits marquants : la création du comité de

donc d'abord

comme Fran¬

certain écho à la base
Limoux ?

Q.
eu

considérais

çais j'ai répondu qu'il n'avait qu'à faire le tour des
monuments aux morts de nos villages : il verrait tout
ceux qui s'étaient crevés pour la France. Et j'ai ajouté
que peut être, si c'était à refaire, ils ne le referaient
pas. Cette même presse nationale je lui ai dit que
quant à Lézignan, il y avait 1500 C. R. S. en armes

R.

grand chose

millier
C. R. S.

certaine presse qui était venue et qui

demandé si je me

dre les
R.

barrage de Lézignan : là aussi nous deman¬

Le

dions notre droit, et pas des privilèges. Pour un
de viticulteurs qui ont manifesté, il y avait 1 500

armes on

politique !

600 000 manifestants sur les

Q.

arrêté ?

avaient considérés

région.

cette mannif de Béziers

Pourtant, je ne vois pas de solution pour chez nous
à moins de reprendre les manifestations et de plus
en plus violentes. Et advienne
que pourra...

Après Béziers il y a eu d'autres formes de mani¬
: Le Perthus, Lézignan, Azille et puis ça s'est

Q.

en

politique. Un point c'est tout ! Pour notre région la
lutte se situe à un niveau régional et on a dit que

le
où

étant donné que
ce
sont les produits agricoles que l'on bloque, pour
éviter cettie augmentation du S. M. I. G. qui augmente
les produits agricoles que l'on
bloque, pour éviter
cette augmentation du S. M. I. G. qui augmente les
produits industriels et qui fait que ces produits ne
sont plus vendables, c'est encore une fois les agricul¬
une

à

région.

festation

m'avait

étant donné la récolte de cette

que cette augmentation ne sera pas, étant donné
contexte économique très défavorable de la France,
allons à

trusts

contraintes.

année-ci, autre chose qu'une augmentation substan¬
tielle du prix du produit pour garantir le minimum
vital à tous les agriculteurs. Et, de ce côté-là, je pense

nous

les

commun.

Je ne vois pas,

R.

obliger

et

été
sont

Q.

trusts

qu'une région ensemble se batte pour une

Chacun trouvera alors le venant-bon de ce qu'il aura
arraché aux Pouvoirs publics.

gens-là de Pennautier... Bon ne soyons

trop méchants...

pas

Disons que dans le comité de Pennautier la grande
des viticulteurs ce sont des gens honnêtes. Si

masse

en a beaucoup qui ont suivi le C. A. V. pendant
longtemps, et qui y ont. bien travaillé, je crois qu'il y
a aussi des gens qui les manœuvrent. Dans ce comité
rie Pennautier il y a quand même des gens, qui, si ils

il y

étaient

suivis, détruiraient notre région.

on en voit certains qui achètent une propriété
de 100 hectares eh bien ! ça paie 10 petits viticulteurs
de 10 ha chacun.

Quant

Je

ne

suis pas

contre la grosse exploitation. Il y a

ture des frontières il y a un débouché pour ces vins.
Mais pour les C.C.C., et notamment les vins du Midi,
il n'y a pas de solution. Il faut se rapporter au V' Plan

qui prévoyait la disparition, dans le secteur Montpel¬
lier-Perpignan, de 27 000 exploitation. Or, pour les
faire disparaître le mieux c'est de maintenir le prix
du produit très bas. Oes 27 000 exploitations n'ont
pas

disparues

encore

parce que nous nous sommes battus
des gueux. On a fait voir qu'on voulait vivre
chez nous et ça a été retardé, mais
je crois que si nous
ne nous battions plus, cette
politique de pression sur

comme

les

prix va s'accentuer ou continuera jusqu'à ce que
plus grande partie de ces petits producteurs qui
«ont indépendants, qui sont
autonomes, et qui sont ce
qu'est l'Occitanie disparaissent.
la

En tant qu'Occitan, je défends à fond cette
petite
exploitation et je me battrais toujours pour elle parceque

c'est

un mode

de vie qu'on détruirait et qu'on ne

retrouverait plus jamais.

—.

Q. Que penses-tu des A. O. S. (Appellation
d'Origine
simple)
R.

Je crois

chose

qu'il faut servir

au consommateur

de

quel¬

bon. Nous devons nous
discipliner. Il
faut produire un vin de
qualité, consommable en
que

l'état,

exempt de tout produit chimique, d'hybrides. Cette
production existait autrefois. H faut y revenir. Encore
faut-il qu'elle soit payée à sa
juste valeur.
Q.

Est-ce qu'on donne aux viticulteurs les
moyens
production. Où est-ce que ce n'est
quelque chose qui accroît leur endettement ?

de revenir à cette
pas
R.

H

faudrait que les Pouvoirs publics fassent faire
ces vins de qualité
qui devraient se

la promotion de

vendre

un

éviter

l'augmentation

plus chers. Us ne le feront pas pour
du S.M.I.C.
Nous sommes
victimes d'une politique
qui ne voudra pas la promo¬
peu

tion de ces vins.

Q.

Promouvoir la qualité sans en donner les
moyens
financiers, c'est un moyen détourné d'éliminer des
viticulteurs en accroissant leur endettement.

a

R.

Oui, je suis d'accord

un

tel

ment

point où

sans

on

avec

vous.

On

est

arrivé

ne

peut plus faire d'investisse¬
avoir de subvention. On est tombé
trop bas !

Le rôle de la

coopérative c'est de produire du vin bon,

et nature], puis il y a un commerce pour vendre
ce vin. Il faudrait
que les Pouvoirs publics imposent
a chacun des
règles. Or, actuellemnet il y en a que
pour les grandes sociétés de
distribution, sans tenir
compte de la production. Nous sommes victimes du
trustage à la distribution.
pur

régional la manifestation est plus importante et qu'estce que ça nous a rapporté ? Je dis que ça n'a rien
rapporté du tout. Ce qui me confirme que nous som¬
mes victimes de puissances qui veulent étrangler notre
région. Surtout que nous ne demandions qu'une
augmentation du produit qui nous permette non pas
de

nous

de

nos

enrichir mais seulement de ne pas disparaître

exploitations.

je crois qu'à travers ces puissances ce qu'on
veut c'est, en faisant disparaître ces populations occi¬
tanes, c'est détr uire un mode de vie, une forme de civi¬
lisation, qu'on ne comprend pas ou qu'on nous repro¬
che parce qu'étant mieux que partout ailleurs.
Béziers,

plus important relativement

68 à
rien
tu as dis. Alors quelles leçons en avez-vous tiré et
comment les appliquer ces leçons ?
que

Paris, qu'a-t-il apporté au mouvement viticole :

Q.

La lutte est à
et contre les trusts.
R.

mener

contre

le Gouvernement

Nous ne sommes victimes que du Gouvernement.
Les trusts, si j étais à leur place, je ferais pareil. Du
moment qu'on les laisse libres. C'est au Gouverne¬
ment à imposer à ces gens-là des règles
économiques.
Es ne font que ce qu'on leur laisse faire.

R. Les leçons c'est que maintenant il faut faire en
sorte que ce soient toutes les couches socio-profession¬

nelles de la région qui se battent contre un pouvoir

qui

ne

désarmera

que

gros et des petits : il faut de tout monde. Mais
quelqu'un qui achète d'un seul coup 100 hectares et
qui se dit défenseur de la petite exploitation, je ne
suis pas d'accord ! Il y a des gens qui se battent et
il y a ceux qui profitent du contexte pour s'agrandir
au

détriment des autres.

Aussi dans ce mouvement de Pennautier il faut faire

bien attention

Donc

Q.

des

devant la force. Et cette force

maintenant c'est pas les viticulteurs seuls qui pensent

: on nous a reproché une option poli¬
tique mais il est bien possible justement que Pennau¬
tier ait été déclenché dans une autre option politique.

Q.

On remarque d'ailleurs qu'ils ont

été créés au

moment du référendum
R.

Eh

oui

prenait parti

! Au moment où

contre

une

partie du C. A. V.

le Gouvernement. Non pas en

tant que politique mais
de ce gouvernement.

contre la politique économique

En tant que

C. A. V. nous n'avons pas à nous immis¬
dans les opinions politiques des viticulteurs, qui sont
très variées. Mais nous ne pouvions pas, en tant que

cer

syndicalistes, approuver la politique économique d'un
gouvernement qui nous détruisait.

�LUTTE OCCITANE

«

Q.

Effet de Pennautier sur l'action des C. A. V.

R.

Eh bien les C A. V. sont restés

en

faire.

Alors

trent

le chemin

ne pas avoir fait ce qu'il fallait
attendions que les autres nous mon¬

nous

!

Jusqu'à maintenant- je vois qu'ils
fait grand-chose ! Pennautier n'a rien rap¬

n'ont pas

porté à la viticulture

! Ce qui est certain c'est que
les manifestations qui ont été faites avant ont amené
le ministre dans le Midi et si nous avons eu la distil¬
lation à 7,10 F c'est aux C.A. V. qu'on le doit. Et c'est
la région de Limoux qui en a surtout profité.

Q. A chacun de ces refus le Gouvernement a pré¬
texté l'absence de revendication unitaire. Maintenant
il y a la charte qui porte surtout sur les règlements
communautaires pas encore appliqués : Place de cette
charte ? Possibilités d'obtention de ce « statut » ?
R.

A l'initiative des C.A.V. cette charte a été élaborée. Elle interdit désormais les dérobades classiques

des Pouvoirs publics. Cette charte a été élaborée pour
l'ensemble du syndicalisme viticole (poussés par les
C. A. V., qui sinon l'auraient fait seuls).
Cette charte représentant l'ensemble des revendica¬
tions pour tont le Midi nous attendons les Pouvoirs
publics qui sont face à leurs responsabilités.

Q.

A part les règlements communautaires, que de¬
la charte par exemple vis-à-vis du problème

mande
du

DN SUCRAGE QUI RISQUE

sommeil, car

reprochait de

on nous

trustage de la commercialisation.

récolte de l'année 1972 n'a été satisfaisante ni
sur le plan de la qualité, ni sur celui de la
quantité.
Les bilans auxquels ont procédé les caves coopérati¬
ves sont des plus alarmants. En moyenne les récoltes
ont baissé de 30 à 50 p. 100 suivant les régions. Et le
dëgré moyen des caves se situe bien en-dessous des plus
La

mauvaises années. La

cave de « X » des Corbières (on
comprendra aisément que la discrétion est de rigueur)
passe de 11,5" de moyenne à 8,3°. Une région des Hautas-Còrbières réputée pour ses vins n'a fait que 12 p.

100 de ses rentrées habituelles.
Au moment des

récolte

vendanges,

au

fur et à mesure que la

avançait, les viticulteurs ont pris conscience

de l'étendue du désastre

:

il fallait trouver

une

Car non seulement les rentrées étaient des

solution.

plus mé¬

« proprié¬
privées qui sucrèrent leur vin : alors

les coopérateurs se sentant frustrés décidèrent de faire
de même, de chaptaliser. Ainsi différentes caves
coopé¬
ratives ont
1" De la
2" De

pris cette décision

en

raison

:

grande quantité de « petits vins ».
l'impossibilité de concentrer certains

vins in¬

trouver des voies autres que les voies habituelles ; et

su

le

regain que connaissent ces groupes d'action sont
symptoma tiques : car les solutions tardant à venir, on
se tourne vers ceux qui
agissent et rapportent quelques
résultats. C'est bien sûr là
sure

FERMENT LES YEUX :
COMPLAISANCE OU CALCUL?
L'altitude de laisser faire des services de Répression
des fraudes n'est rien d'autre que la façon pour le

Gcuvernemen. d'échapper à ses responsabilités : la
préfecture de l'Aude a pris comme prétexte la mutation

préfectorale et

justifications ne manquaient pas ;
£3 Certains grands vins du Bordelais ont l'autori¬

niques faites

De

toute

façon

nous

LA COLERE ET LA DETERMINATION

inactifs si
appliquée, surtout avec la récolte

cette charte n'est pas

72

resterons

des grossistes qui flairent la bonne
affaire affluent chez les propriétaires et dans les caves.
(La transaction se faisant sans facture avec
paiement
en liquide à la livraison.)
Les grandes surfaces, par lots de 20 ksr, distribue
plu¬
sieurs tonnes de sucre par jour, jouant ainsi un
jeu
qui leur rapporte gros...

ne

pas

Il est vrai que la

Faut-il attendre les

Législatives

pour

passer

à

action plus offensive ?

une

R.

Tout ça

rons. S'ils sont

dépend du mécontentement des vigne¬
mécontents, étant d'abord une émana¬

tion de la base (nous
font de la subversion

sommes pas des gens
qui
des manifestations pour les
manifestations. Nous les faisons pour obtenir quelque

chose),

nous,

ne

ou

viticulteurs de

chaptalisation

permis

a

aux

petits

les meubles » du moins pour
un temps limité. Mais n'aurait-il
pas été plus sage de
demander une indemnité gouvernementale ? (Cette
idée a été défendue dans « L'Echo du Languedoc &gt;
par
un groupe de viticulteurs du Narbonnais.)
En effet cette « chaptalisation sauvage »
présente
des dangers : une fois de plus ceux qui ont pu sucrer en
?

sauver

parce

qu'une

action de

qui se

contrôle

aurait

en

période pré¬

au moment
où le Gouvernement
tente de récupérer le Midi viticole ; à meilleure preuve
candidature de « Castera », l'ex-leader du poujadismo viticole, avec la bénédiction de l'U. D. R.).
A*ai$ surtout parce que du moment que les viticul¬

sucrent, le Gouvernement n'a

à

pas

verser

d'in¬

demnités !
Ainsi ce problème de la chaptalisation a mis en évi¬
dence le désarroi dans lequel se trouve le mouvement
viticole (pas de décision unitaire mais des initiatives
partielles, et bien souvent malheureuses, qui font le jeu
d'un gouvernement qui procède à la
liquidation du
Midi ).

Il aura

gers que
celui des

permis de faire prendre conscience des dan¬
peuvent constituer des mouvements comme

dissidents de Pennautiers.
permis de constater qu'il faut aller plus loin
dans '. analyse à l'intérieur des comités d'action viticole.
afin de trouver des solutions réelles.
L'augmentation du vin n'est pas une solution véri¬
table ; peut-être que la remise en cause de la taxe de
l'Etat (le vin est une des marchandises la plus taxée)
et que la prise en main des circuits commerciaux dans
le système actuel où les trusts du vin régnent en
maîtres ?
LOS EMPECHAIRES DE TORNAR REDOND
Il

DES VITICULTEURS

catastrophique.
Q.

par

côté,

ce

électorale (surtout

teurs

viticulteurs.

fermé les yeux sur tout

provoqué des heurts, toujours malvenus

impossible de faire.

Les

13 Introduction de vins frelatés italiens sur le Mar¬
ché commun, etc.
La ruée sur le sucre fut immédiate ; on vit se créer
un marché noir du sucre, le kilo
passant de 1.60 F à
2.30 ï" dans le Carcassonnais. Les propositions
télépho¬

R.
Ces moyens je crois que sont des moyens qui
sont à déterminer sur le moment. Les C. A. V. ne sont
pas des groupes de pression, aussi nos moyens d'action
sont fonction du moment et de l'état d'esprit des

a

était

D'un

de produit

Moyens pour obtenir la charte ?

voie corporative

une

LES AUTORITES

la

Q.

s'enlisera dans

poujadiste. et xi perdra la partie.

sation.

cable.

compensatrice) ne résoudra en rien le problème
viticulture ; mais si rien d'autre n'est proposé,

le monde viticole

c'est-à-dire des vins du pays en

des 116 articles qui bloque le prix du vin au détail. Il
serait un peu plus cher mais sa qualité serait impec¬

vision à court terme :
(ou toute autre me¬

passait.

Eh bien je crois que là ce qu'a voulu la charte
c'est que les trusts fassent la promotion des articles 26,

l'état, purs, exempts
chimique, garantissant ainsi une qualité dans
vin, étant garanti, échappant à la liste

une

l'augmentation du prix du vin

car

férieurs au degré établi.
3 • Mécontentement de voir les privés faire ce
qui leur

R.

un V. C. C. Ce

disposer de fonds nécessaires.

D'autre part plusieurs actions ont été menées par
frange corporatiste et poujadiste du mouvement viti¬
cole pour empêcher les contrôles ; de nombreux viti¬
culteurs se sont tournés vers ce genre d'actions qui
prêtent le flanc à toutes les récupérations...
De plus en plus la viticulture s'enlise : elle n'a
pas

et
»

furent les gros propriétaires, car

la

pétés)

Face à cette situation, nombreux furent les

ce

ils étaient les seuls à

de ia

taires de caves

D'ÊTRE SALÉ !

grande quantité,

diocres. mais en plus les pluies répétées avaient entraî¬
né des traitements fréquents et coûteux (sulfatages ré¬
.

page 11

».

aura

n'hésiterons pas une seconde à passer à

l'action que ce soit avant

ou

après les élections.

Etat d'esprit actuel des vignerons ?

Q.
R.

Pour le moment il y a un

grand découragement
plutôt une colère sourde
qui gronde et qui va en s'amplifiant. Je crois que si
jamais un jour il y avait des manifestations, eh bien !
ce seraient les plus violentes
que nous aurions vues.
et

esprit de révolte

un

;

ou

Q. En cette période de préélection c'est la démago¬
gie; et chacun cherche à accaparer le soutien des
C. A. V. Est-ce que

plus la
R.

g.'

le mouvement viticole

soutiendra

auche qu'autre chose.

De toute façon les mouvements viticoles seront

contre la

politique économique des

gens

au

pouvoir

aujourd'hui.
Q.
autre

Est-ce que les C.A.V. soutiendraient alors un
type de Gouvernement dans le cadre du système

actuel

R.
une

Lecanuet,

:

J. J. S. S., Mitterrand

En tant que C. A. V.

nous

?

n'avons pas à soutenir

classe d'opposition plutôt qu'une autre.

Mais, étant victimes, depuis plus de 10 ans
Gouvernement est

place, de

en

que

ce

politique économique,

sa

nous ne

pouvons que soutenir les gens qui sont contre
Gouvernement, de quelque bord qu'ils soient.

ce

Nous avons lu... dans l'ECHO DES CORBIERES,
tribune des Comités d'action viticole, un excel¬
lent article sur l'aménagement touristique du Lan¬

C3

IAN6IIC D'OC CT CR FfAACAIS

guedoc et intitulé « Gangsters du tourisme »,
qu'une chronique
littéraire
occitane...
(L'ECHO, 51, avenue Wilson 11200 Lézignan-Cor-

ainsi

bières —Abonnement 12 nos

:

12 F.)

Dans le budget dé l'agriculture, figurent des" têtes de
chapitre qui s'intitulent « Soutien des marchés »,
« Dépenses d'intervention
», etc.
En général ces « titres » sont suivis
d'explications très
embrouillées et confuses,

pourtant il n'est pas si com¬

pliqué de les présenter.
Les dépenses de soutien des marchés ou d'interven¬
tion sont les dépenses faites par l'Etat, pour aider les
productions.
Voici
à

un

tableau explicatif des aides faites par l'Etat

quelques produits

:

cnrrcc
d'intervention

»

et

le

prix auquel les céréales ont été

vendues.

EXEMPLE

quintal
quintal
48 F
A

—

(en

:

Si le prix d'intervention est : 48 NF le

nouveaux

: 22 F, l'Etat
22 F = 26 F.

cela, il

faut

francs), le prix de vente du

prend à

sa

charge la différence

:

préciser qu'une petite partie des

livreurs de céréales ont des superficies immenses dans
le Bassin parisien et les plaines du Nord, et ramassent
donc la ma'eure

partie de cette aide !

(Oui, vous

6,5 %
de la

aide

avez bien lu ! : céréales 265.3 milliards,
3,5 milliards- ! Ce n'est pas une erreur...)
De quelle manière l'Etat aide-t-il les produits ? :

cat

POUR LE

rieur à celui de la F. N. S. E. A...

:

VIN

:

par

l'aide

au

stockage de 1,00 F

hectolitre si le prix est moins de 7.10 F.
POUR LES CEREALES : l'Etat, par l'intermédiaire

1973, une augmentation de 6 % des soutiens des

! !
On ne s'étonnera pas que

encore

prévoie

(pour

l'ensemble

que ce sont les productions les
le plus et touchent le moins,

plus étonnant de tout, c'est qu'aucune organisa¬
personne, n'ait dénoncé ce scandale et ne lutte

tion

ou

pour le faire cesser

Dans
est
que

plus pauvres qui versent
et... inversément (taxes

le vin, 150 à 200 milliards que prend l'Etat par an).

sur

!

prochain article, nous essayerons de voir
plus près, pour le vin, la différence entre ce qui
un

versé » aux viticulteurs et ce qu'ils versent, ainsi
les raisons du silence des organisations.

«

Michel Jeanraine

par

d'un

qu'il

Organisme (le F. O. R. M. A.), dorme la différence
entre un prix fixé chaque année, appelé « prix

(en anciens francs)

1969

1970

1971

y a

CEREALES
LES AIDES FABULEUSES DE L'ETAT
A CERTAINES PRODUCTIONS AGRICOLES

CEREALES

-

SUCRE

141

SUCRE
FRUITS
VIN

61
ET

LEGUMES

milliards

des

Il serait curieux de comparer l'aide que touchent,
et les taxes que versent, d'une part, les viticulteurs et
d'autre part, les céréaliers, on s'apercevrait peut-être,

de

le seul budget d'un syndi¬
départemental d'un département céréalier soit supé¬

est

productions).

Le

PAR EXEMPLE : Pour la campagne 1969-70,
des livreurs de céréales ont livré plus de 50 %

collecte totale, ils ont ainsi raflé pius de 50 % de cette
et vin

En

marchés

171,9 milliards

»

75

4,75

»

12,15

2,15

»

2,65

265,3

milliards

63,3

»

»

11,75

»

»

35

»

»

-

Var

�.

LUTTE OCCITANE

»,

page

12

PAROLE
Le mouvement a la
Au cours de la guerre du lait en Bretagne, le Centre
régional des Jeunes Agriculteurs et certaine F. D. E.
S. E. A. comme celle du Finistère ont eu une position
en
pointe en conflit ouvert avec le très gaulliste
M.

Debatisse.

différentes grèves comme celle des vendeuses
de Thionville des groupes d'agriculteurs se réclamant
des Paysans Travailleurs — ou de Paysans en lutte —
sont allés pour la première fois dans leur région, sou¬
tenir des ouvriers en grève.
Un des artisans actifs de cette nouvelle tendance
dans le monde rural est connu : Il s'agit de Bernard
Dans

Teillé (Loire-Atlantique) il a
de la Jeunesse Agricole Catho¬
lique en 1954, secrétaire adjoint du C. N. J. A. (54-58),
député de
Chateaubriand (Loire-Atlantique) s'est
courageusement battu contre la guerre d'Algérie, puis
secrétaire général de la F. R. S. E. A. de l'Ouest. Il est
enfin l'auteur de &lt; Les Paysans dans la lutte des clas¬
Lambert : agriculteur à
été responsable national

ses ».

qu'agriculteur, en tant que militant, Ber¬
bien placé pour tirer quelques
enseignements de la guerre du lait en Bretagne. Nous
lui avons donc demandé l'autorisation de publier une
discussion qui a eu lieu au cours d'une rencontre avec
—

En tant

nard Lambert était

Travailleurs».
D'autant plus que l'expérience de la guerre du lait
en Bretagne peut aider les
agriculteurs occitans du
Puy-de-Dôme dont le président de Coopé laitière s'ap¬
pelle
Debatisse : et également tous les agriculteurs
qui luttent contre la main-mise du marché par les
des «Paysans

...

LUTTE OCCITANE

hors des structures. On
peu' dire qu'il est parti de la base, mais il n'est pas
part sans organisation. Vous n'imaginez pas les pay¬
sans, isolés les uns des autres et se battant sans orga¬
nisation : un certain nombre de militants se sont pris
par la main pour organiser les rassemblements, etc.
Les appareils syndicaux ont joué un rôle faible au
niveau de l'entrée en action des paysans. Par contre, là
où dans les appareils syndicaux, des éléments pro¬
gressistes étaient les plus agissants ou étaient domi¬
nants, — c'est-à-dire en Finistère, Morbihan, LoireAtlantique —, l'action a pu se développer. Là où les
appareils syndicaux étaient entre les mains de la
F. N. S. E. A. ou de l'équipe Debatisse, — d'abord Maineet-Loire, Vendée, Ille-et-Vilaine et secondairement
Sarthe, parce que les gars tenaient quand même le
secteur production du lait — il ne s'est quesque rien
passé. Nous avons constaté sur le terrain que la répres¬
sion à partir des appareils était efficace et bougre¬
ment. En revanche, quand un appareil comme celui de
la F. N. S. E. A. du Finistère jouait complètement le
jeu, sans pour autant être le grand directeur qui dit
ce qu'il faut faire, la lutte prenait sa forme pleine et
entière.
CADIOT

Jean
En
avec

Nous voudrions

d'abord tenter

une

qui

ce

concerne

l'évolution

vers

la répression, il faut compter
de

la droite de certains membres

Que l'on pense par exemple à la lettre
de Debatisse à Landerneau, accusant le syndicalisme
agricole de mener des actions gauchistes ; les délégués
de ce dernier dans des départements comme le Maineet-Loire, l'Tile-et-Vilaine, la
Sarthe, ont matraqué
la F. N. S. E. A.

dur, ont été jusqu'à envoyer des sommations aux C. D.
J.A.. les menaçant d'exclusion ou d'asphyxie financière.

UNE GRÈVE
BRETONNE ?

Parmi les

phénomènes intéressants de cette grève,

il faut enregistrer ceci : dans beaucoup de cas, les mili¬
tants les plus actifs pour impulser le mouvement
été les paysans gros producteurs, contactant le capita¬
lisme au travers de l'entreprise qui les intègre, mais
le contactant en plus au travers de la banque qui les

ont

tient,

contactant donc aussi le capitalisme

bancaire

couverts d'emprunts. Ce n'est pas tous
les producteurs importants qui étaient sur cette ligne ;
le partage s'est fait et un certain nombre étaient sur
la ligne Gourvenech, « petit patron est devenu grand,
parce qu'il a eu de l'argent, de la compétence... ».
Mais leur présence a été assez importante pour impul¬
ser la lutte ;
ils ont en général plus d'avance dans
l'analyse de classe que le reste. Mais il faut ajouter
tout de suite que les militants les plus durs dans la
lutte étaient les petits paysans pauvres dépendant eux
parce

qu'ils sont

aussi de l'industrie laitière, mais beaucoup moins en¬
dettés vis-à-vis du Crédit agricole ; ils ont été les élé¬
ments très durs, sinon les éléments politiques de la
lutte. Et on a assisté pour la première fois, ce qui
méritera une lecture attentive, à l'unification des deux
groupes.
La liaison modernistes, traditionnels. Tu as dit que
dans l'ensemble, surtout dans le pays breton, eela a été
dans l'ensemble très interpénétré, qu'il n'y a pas eu
de fossé entre les deux. Pourtant, dans le cadre d'Uni

Copa qui est une coopérative peuplée de coopérateurs
dynamiques, modernistes, très évolués et ayant fait
beaucoup d'investissements sur des productions assez

importantes, la participation au mouvement a été
beaucoup plus faible. Ce qui veut dire que s'il n'y a
des modernistes dans un secteur donné,
très loin : tout de suite les gars cherchent
promis.

çà n'ira
le com¬

que
pas

LA GUERRE DU

lecture politique

de l'événement qui s'est présenté à nous,
grève du lait ; on pourrait ensuite essayer
en est la situation actuelle.

plupart du temps été impulsé par

équipes plus ou moins

des

lors de la
de voir où

Nous avons été parmi les premiers à produire des
analyses sur la prolétarisation paysanne. Il faut cons¬

tater qu'il y a dix ans, 70 à 80 p. 100
laitière de Bretagne était à base de

de la production
lait transformé
dans l'exploitation elle-même et vendu sur un marché
très hétéroclite, qui allait de la clientèle sur le plan
local au beurre porté au marché, etc., sans parler bien
entendu de l'auto-consommation qui était dominante.
une structure comme celle-là, il est bien évident
qu'on""Waurait pas eu une grève du lait chez les pay¬
sans. Il suffit de se poser le problème pour se rendre
compte que la situation dans le processus même de
production du travailleur paysan n'est plus la même.
Aujourd'hui, il reçoit tous les mois une fiche indiquant

combien il est payé et les gens parlent de manière cou¬
rante et non politisée de la paye du lait. S'ils avaient

fabriqué le beurre à la ferme pour le conduire au
marché de manière traditionnelle, il n'y aurait pas eu
d'action collective et de grève du lait, les paysans n'au¬
raient pas identifié l'adversaire capitaliste, ils ne se
seraient pas identifiés eux-mêmes en tant que travail¬
leurs exploités.
Cela est important et implique une première observa¬
tion, c'est que le champ de la prolétarisation paysanne
dépasse et de beaucoup le simple phénomène d'entre¬
prises technicisées. Même les producteurs archaïques
dans les moyens de production employés et dans les
méthodes, sont soumis quant à leurs revenus au con¬
trôle de l'entreprise à laquelle ils livrent leurs produits.
Cette première constatation est importante pour les
analyses que nous, militants, faisons du monde paysan
et nous ne devons pas nous tromper. Lorsqu'on ren¬
contre en face de nous des paysans producteurs de
viande par exemple, soumis au marché traditionnel,
il faut savoir que ces paysans ne sont pas porteurs de
la lutte des classes ; ils peuvent être les alliés de la
classe ouvrière, de manière classique, mais ils ne peu¬
vent être porteurs eux-mêmes de la lutte des classes.
La seconde observation est que

le mouvement

a

LES FEMMES AUSSI
La

grève,

paysan
de

représcnte-t-elle ? Il faut savoir qu'un
qui perd un litre de lait, qui perd sa journée
que

lait, perd beaucoup plus qu'une journée de travail.

crois que c'est une explication politique qu'on doit
à la classe ouvrière. Les gars estiment qu'en gros, sur
le litre de lait, puisqu'il faut payer les engrais qu'on a
Je

terre, le travail de culture du sol, pour faire
le maïs qui sert à l'ensilage, l'herbe, etc., les
réparations de tout le matériel mais aussi les rembour¬
sements des emprunts qui ont été nécessaires pour
avoir ce matériel, (remboursements des étables, ali¬
ments du bétail, comme les farines complémentaires),
il faut enfin payer le travail, cet ensemble est consi¬
dérable. On compte en gros qu'une journée de perte
en lait doit représenter en gros autour de 7 jours de
revenu de perdus dans l'année. Ceux qui ont fait la
plus longue grève, ont fait 13 jours, ce qui veut dire
90 jours de perte de revenu dans leur année. Un pay¬
san ne peut pas faire deux mois de grève, parce que
mis dans la
pousser

son

année serait totalement foutue.

Ajoutons

encore

que pour

qui ont porté l'essentiel de
fassent

ce

les camarades militants
combat, il fallait qu'ils

le même

grève et

en

travail quand ils étaient en pleine
plus, les manifestations et l'action mili¬

Bernard LAMuatiT
Autre point à souligner :
connaissance que dans les

c'est la première fois, à ma
luttes des travailleurs, une
catégorie des travailleurs manifeste de manière- entiè¬
autonome.
Je
veux
rement
dire que les manifestations
de femmes qui ont existé à l'Ouest ont été autonomes
ar rapport aux hommes, c'est-à-dire par rapport aux
travailleurs avec lesquels elles bossent tous les jours
dans l'entreprise agricole. Cela n'est pas, à mon avis,
un accident mais exprime une aliénation importante,
vécue en tant que travailleurs sur l'exploitation qui a
conduit à des manifestations en tant que telles. Je n'ai
jamais vu des ouvrières d'usine manifestant en disant :
« les hommes n'ont pas à être présents dans notre ma¬
nifestation ». Ce qui s'est passé là devrait permettre à
certaines
pas

femmes

du

M. L. F.

ou

d'ailleurs, d'en tirer

mal de leçons.

L'EXEMPLE DU JOINT

FRANÇAIS

Autre chose encore : personne n'avait prévu
milieu paysan qu'il y aurait une grève d'une
ou d'une douzaine de jours, y compris ceux
lancé le premier acte. Ce qui est fantastique,

dans le
dizaine
qui ont
c'est de
premier acte,

voir que les travailleurs ayant lancé ce
étaient très unanimes sur l'analyse suivante : on s'est
trop engagé pour aujourd'hui se mettre à la remorque :
si on veut avoir un certain respect par rapport à nous

mêmes, il faut qu'on aille jusqu'au bout. Et il faut dire
-qu'il y avait sous-jacent : « les gars du Joint français,
ils ont bien tenu deux mois, il n'y a pas de raison de
ne pas faire comme eux ». L'ennui c'est que les gars du
Joint n'ont pas participé par une action du Joint fran¬
çais à l'action.

MABCELLIN AND Co...

pris

nature différente
suivant les
départements de
1 Ouest et il faut se demander
pourquoi. Le mouve¬
ment a été très fort dans le Finistère et le Morbihan
et on a assisté là à la première grève paysanne de
1 h;stoire des paysans de l'Ouest. Nous-mêmes dans nos

analyser le rôle des pouvoirs publics, très
désarçonnés : Marcellin faisant un discours de com¬
préhension intense à l'égard de ces « pauvres paysans
qui avaient beaucoup de difficultés » en tant que pré¬

analyses, n'avions jamais pensé qu'il était possible que
les gens aillent jusqu'à interrompre la livraison de leur
produit. C'est seulement dans le Morbihan et le Finis¬
tère que ceci a eu lieu, nulle part ailleurs et il
y a à
cela des raisons très précises. Il
y a eu des actions d'une
autre nature dans la
Loire-Atlantique, à un degré
moindre dans la Sarthe et la Mayenne. Il n'y a eu
que
très peu d'actions dans l'Ille-et-Vilaine et les

perdu sa fonction de ministre de l'Agriculture,
hésitant beaucoup à intervenir, si ce n'est par un mou¬
vement de colère à l'Assemblée pour dire que Pékin
était derrière tout çà. Les pouvoirs publics ont tenté
de mettre d'accord les divers partis sans rien céder
par des manoeuvres d'appareil. Il est important de
constater que les paysans qui étaient sur les piquets
de grève dans la plupart des cas, redoutaient qu'un

Il

une

sident
y

Côtes-du-Nord, rien dans le Maine-etLoire, presque
en Vendée.
Pourquoi ? Il ne faut sûrement pas

sentent

res¬

des

aliénations plus fortes, compte tenu de
leur situation de Bretons, mais il nous faut reconnaî¬
tre très honnêtement
que
le
problème breton n'a
jan ai
été mis en avant dans l'action. C'est çà qui est
important. S'il est vrai par exemple que dans le pays
gallo, la frange francisée depuis longtemps du Mor¬
bihan, 1 action a été moins unanime, parce que c'est
viai et qu il s'agit d'une différence de
degré non négli¬
geable, en revanche, dans la partie la plus bretonnante
des Côtes-du-Nord, il n'y a pas eu d'actions et il a
même failli y avoir des actions contre

nous.

A mon

avis, cela signifie que de manière très dominante, le
phénomène oppression culturelle en Bretagne a été
porté par des gens qui le présentaient comme valeur
en soi;
pour faire l'unanimité des Bretons, on avait
tendance à évacuer du problème la lutte des classes,
ce qui permettait d'avoir avec soi la bourgeoisie.

du Conseil général du Morbihan ;

Cointat qui

a

accord se fasse sans eux à Rennes lors de la rencontre
avec l'administration et quand celle-ci n'a rien donné
et que les gars ont commencé à enfoncer le front

rien

mésestimer le fait que inconsciemment les Bretons

faut

On

lactation d'une vache, jus¬
du contraire. Je suis sûr que ces militants
accueilleront avec beaucoup de plaisir les étudiants de
la Longue marche
qui viendront pendant le mois
d'août ; ils leur diront : — « c'est vachement efficace
de vous voir maintenant ». Ainsi, l'aide à des tra¬
vailleurs qui ne peuvent pas se. dispenser de leur tra¬
vail quand ils sont en grève pour mener une action
militante, a presque été inexistante et c'est une réalité
tante.

qu'à

n'arrête pas la

preuve

dont il faudra également se souvenir.

adverse, ils ont ressenti une grande joie d'avoir gagné.
On l'a peut-être encore plus remarqué en Loire-Atlan¬
tique qu'ailleurs, l'attaque frontale contre la coopéra¬
tion a un effort de libération sur les paysans qui est
absolument étonnant. Même les paysans qui ne vont
pas aux manif disent : « Depuis le temps, ils nous
tenaient et bien c'est bien fait, on y est allé et ils ont
vu qu'on était là ».
Disons encore que de manière de plus en plus claire,
combat s'est fait sur le salaire : « on n'est pas payé
de notre travail ». Ajoutons d'ailleurs qu'on voit paral¬

ce

lèlement

dans d'autres secteurs notam¬
autre forme de prise de conscience, qui est
nouvelle en milieu paysan, c'est celle qui consiste à
dire : « on travaille trop ». La religion du travail a
ment,

apparaître,

une

tellement

été

forte

dans

le

milieu

paysan,

qu'il est

étonnant de voir apparaître des gars qui disent : « le

�.

LUTTE OCCITANE

»,

page

13

Bernard LAMBERT
boulot, il y en a trop

».

On peut donc dire qu'on

s'est

trouvé devant une lutte réellement prolétarienne qui a
concerné travailleurs, travailleuses, aides familiaux,
total plus de 50.000 personnes. Réfléchissons ce que
représenterait une usine ou un trust avec 50.000 per¬
au

récupérée

sera

menant une action !

sonnes

avec

PAYSANS LIClNeHS DE LA

COOPERATIVE

existe au cours de ce mouvement.
C'est aussi la première fois que 7 militants paysans
ont été mis à la porte, licenciés. On a vu beaucoup de
paysans partir sous le coup de la misère, on n'avait
jamais vu des paysans chassés par une entreprise, la
Coopérative agricole de Landerneau, qu'on appelle le
Saint office de Landerneau, c'est-à-dire la coopérative
de droite faite par les comtes et les marquis. Cette
Coopérative a chassé 7 paysans en s'organisant pour
qu'aucune autre entreprise ne les reprenne. Il y avait
parmi eux notre camarade Francis Hall, dont le
F. A. E. C. produit entre 800 et 1.000 litres de lait par
jour, tout cela à base d'emprunts ; aucune entreprise
du Finistère ne devait reprendre son lait, ce qui repré¬
répression

La

a

sentait la ruine en moins d'un mois. Bien sûr ces pay¬
sans ont été réintégrés avec le succès du mouvement.

TENTATIVE D'ASSASSINAT
CONTRE DIS MILITANTS PAYSANS

Répression relativement molle, sauf en ce qui con¬
notre camarade François Gourmelon qui a été
agressé volontairement, en étant désigné nommément

cerne

par l'officier de police : le gendarme l'a loupé la veille
et le lendemain l'a eu à 8,50 m à bout portant, en lui

faisant perdre

oeil ;

un

il est d'ailleurs à nouveau ma¬
les

lade et il semble qu'il y ait eu des problèmes dans
è£

LAIT

une

par

les pouvoirs publics. Toute alliance

organisation paysanne est donc inutile au

mouvement ouvrier à tous les niveaux... »
Il est vrai

qu'il ne s'agit pas d'un texte officiel, c'est

l'élaboration du sommet du bureau fédéral F. G. A.,
C. F. D. T. à l'heure actuelle, proposé à ses militants,
(24 mai 1972). Cadiot et moi avons pu vérifier la réa¬
lité de cette orientation, pour avoir essayé d'établir
des contacts depuis un certain temps et de faire en
sorte que

certaines équivoques soient levées entre les

travailleurs qui, tant
eux, ne

l'hôpital, puisque les
depuis trois jours.

fractures

Sur un plan plus global, constatons que la solidarité
finalement peu joué dans l'environnement du mouve¬
ment : solidarité financière égale à peu de chose, un

peu paysanne, sans

tefois

aller plus loin. Il

nous

faudra tou¬

si le fait d'avoir tenu la grève, ne

mesurer

part

chez

pour une

les Bretons,

tient

fait qu'ils
avaient
des écrémeuses et des baratte et qu'ils
ne perdaient pas tout le produit ; il faudrait savoir
quel pourcentage a été transformé en beurre durant
la grève. Feu de solidarité extérieure ; une forte com¬
préhension des chauffeurs de camion à l'égard du
mouvement ; quand les gars confondent classe ouvrière
et chauffeurs de camion, ce n'est pas étonnant, parce
que ce sont eux qui tous les matins sont dans la ferme
et avec qui éventuellement on prend un verre, quand
les temps qui sont de 4-5 minutes à ne pas dépasser
pour 7-800 km, permettent au gars de se rafraîchir
durant sa tournée ; la connaissance des uns et des
autres et donc la solidarité est beaucoup plus forte
qu'avec les ouvriers de la chaîne : donc, une assez
forte compréhension, fort peu d'incidents, les chauf¬
feurs acceptant que leurs camions soient ramassés et
que les paysans les reconduisent en voiture chez eux,
pas

au

encore

en

attendant que

Par

rapport

çà

se passe.

ouvriers, quelques actions communes,
mais très secondaires : par exemple à la coopérative
de Ploudaniel, il y a eu un engagement des ouvriers à
se mettre en grève si les 60 centimes n'étaient
pas obte¬
aux

et devant cela la direction a reculé.
Il est important de connaître ce qu'a écrit la F. G. A.
de la C. F. D. T. sur le problème : (1)
« L'action
menée par les petits producteurs de lait
nus

justifiée, parce que provoquée par les mêmes causes
l'action menée par les travailleurs salariés. Elle
considère cette action légitime mais etsime qu'elle ne
peut être efficace que si elle s'attaque aux causes mêmes
en même temps qu'aux effets, c'est-à-dire si elle s'ins¬
est

que

crit

dans

le

cadre

d'une

orientation

casseront la gueule entre

talisme.
A propos

des réactions de la F. G. A., il semble tout

de telles réactions.

sommet touchent
les militants et à plus forte raison l'ensemble
paysans, heureusement d'ailleurs car il serait facile

de même que ces analyses faites au
assez peu

des

L'UNITE NECESSAIRE AVEC LES OUVRIERS

de réveiller toutes les vieilles réactions anti-ouvrières.
Pour

ce

Nous sommes bien conscients que cette fois, il faut
absolument réussir les contacts avec les ouvriers ; cela

qui nous concerne, l'ensemble des militants qui

étaient réunis encore avant-hier à Rennes, l'essentiel
du débat est de réaliser un certain nombre de contacts
et d'actes de solidarité avec les ouvriers, directement
dans les usines ; peu importe les structures, on s'en fout
Bernard LAMBERT

peut se faire que s'il y a débordement des structu¬
la nôtre d'abord, c'est-à-dire les C. D. J. A., et
F. D. S. E. A., mais
aussi des structures syndicales
comme la F. G. A. On a remarqué que quand il y a eu
des mouvements ouvriers dans les coopératives, on met¬
tait quand même du temps avant d'informer les pay¬
sans. Je ne sais pas pourquoi, mais je me trouve comme
les autres concerné dans ce truc-là ; je ne sais pas
pourquoi çà se passe comme cela ; c'est pourtant pas
une peur d'être débordés par l'action, parce qu'après
tout, on se sent assez à l'aise quand il y a une action
de menée, c'est du corporatisme, c'est tout ce qu'on
ne

res,

Pour

analyser les choses plus loin, lors de la grève
Joint, en l'espace de cinq jours les camarades pay¬
sans de la région de Quimper ont réuni 7.500.000 F en'
argent liquide pour les gars du Joint ; l'action n'a pas
été théorique malgré la distance entre Quimper et
Saint-Brieuc. Des ouvriers du Joint ont essayé de faire
un débrayage symbolique de 24 heures pour en même
temps indiquer aux ouvriers d'aller voir les paysans sur
les piquets de grève ; quelques ouvriers sont venus indi¬
viduellement, mais les organisations syndicales ont fait
échouer le débrayage. C'est grave, parce que c'est vrai
que les gars du Joint français étaient attendus.
Au niveau des comités de soutien populaire, on a
été faible, à part quelques actions limitées dans la
région de Brest notamment et relativement réussies
mais qui demanderaient
une
lecture politique plus
attentive. Dans l'ensemble, on n'a pas su susciter d'ac¬
tions collectives pour faire en sorte que les populations
du

se

voudra. D'où cette nécessité de créer la solidarité
les autres secteurs, notamment avec l'industrie

intervenir

L'UNITE POLITIQUE
Il

dehors du comité

lai¬

nous

DES PAYSANS

faut travailler à l'unité politique des paysans,

trop de tentations d'opérations tous azimuths.
certain nombre de gars qui travaillent effecti¬
vement dans des équipes C. D. J. A., F. D. S. E. A., des
militants qui sous prétexte d'aider à l'information d'une
part, à la mobilisation d'autre part, se servent des
structures pour faire en sorte que beaucoup de gens
il y a
Il y a un
car

sentent concernées. Il faut dire

en

avec

tière qui nous touche le plus.

qu'on est nous-mêmes dans un milieu qui a des tra¬
ditions corporatistes fortes ; il faut dire aussi que les
militants révolutionnaires ont peu l'habitude de savoir
qui

a

se

Jean CADIOT

comment

SOLIDARITE

qu'ils

pourront qu'assurer ainsi le triomphe du capi¬

dans leur ensemble
soins qu'il a reçus à
n'ont été connues que

Ce dont on est sur, c'est qu'il s'agit d'un travail à
long terme : l'essentiel encore une fois c'est, dans cette
bagarre, de ne pas perdre de vue l'objectif de se battre
sur la rémunération de notre travail, le salaire. Nous
souhaitons faire en sorte que le mouvement soit le plus
large possible : c'est reparti du Finistère, Morbihan et
Côtes-du-Nord mais nous, en Loire-Atlantique, on n'a
pas le droit de ne rien faire : on a déjà entrepris des
diffusions de tracts, dans la région de Redon où il y a
une entreprise Negobeureuf, afin d'informer tout de
suite les gars, mais également pour les autres entre¬
prises qui, elles aussi, vont baisser comme La Cana.
On souhaite des opérations peinture sur les entrepri¬
ses et sur les routes, mais la volonté d'éviter au maxi¬
mum
les actions irréfléchies (le camion qui tombe
dans la flotte ou qui saute), parce qu'on sait que c'est
une grève qui va être très longue. A la limite, c'est notre
dernière ressource. Or la colère est grande : on entend
des réactions de ce type : « ils rompent les contrats, on
cassé tout » ; on sait bien qu'on n'évitera pas toujours

de pouvoir, pour qu'une alliance à égalité puisse
leur participation à des comités de soutien,
grèves, emploi régional est une duperie et un geste
théorique. Les organisations syndicales resteront tou¬
jours à la solde des intérêts des plus riches, leur action
nus,

s'établir ;

soient concernés. Mais

quand il y

a une

action de me¬

née, eh bien ils sont très embêtés parce qu'ils ne savent
plus quelle direction çà doit prendre. Il n'y a pas
d'idées, la structure les bloque semble-t-il. D'un autre
côté, il y a des équipes « paysans en lutte s dans tout
l'Ouest, qui, elles, n'ont pas besoin de structures pour
démarrer l'action. Il faut reconnaître qu'une des carac¬
téristiques de la grève du lait dans l'Ouest, c'est que ce
sont des équipes paysans en luttes, vraiment autonomes,
qui ont lancé le mouvement, pas les structures. Même
en Loire-Atlantique où l'on
avait décidé en conseil
fédéral que ce serait le lundi prochain que l'action
démarrerait, le samedi matin les équipes « paysans en

de soutien

souvent des conséquences catastrophiques, parce
qu'il apparaît comme récupérateur. Là-dessus, on a
été très faible politiquement. On peut se demander s'il
n'y aurait pas lieu de faire en sorte que les militants
révolutionnaires quels qu'ils soient soient conduits à
se réunir sous l'initiative des paysans pour que ceux-ci
engagent un débat avec eux sur les formes d'action de
soutien, etc., sur ce qu'il faut faire et ne pas faire. En
tout cas le mouvement ne peut pas repartir sans des
garanties plus solides quant à ce soutien collectif.
Notons aussi à propos de Landerneau et d'Ancenis
que la séquestration est une arme volontiers et très
spontanément employée par les paysans, sans doute
plus spontanément que par la classe ouvrière, parce
que la légalité bourgeoise n'est pas notre légalité, elle
ne nous a jamais touché ni de près ni de loin, elle est
étrangère à notre modèle culturel.
a

lutte » bloquaient les camions. Ces équipes ne sont pas
liées directement au journal « Paysans en lutte », elles
sont plus larges, mais ce sont des gars qui bouffent de
la structure : ils peuvent pas l'encaisser ; ils coupent
les cheveux en quatre pour trouver la dernière faille de
la structure. Ce sont des militants qui se mobilisent
très vite et sont régulièrement prêts. Seulement ils ne

toujours où aller : le fameux samedi, ils ont
bloqué les camions à Pontchâteau, puis ils n'ont pas su
qu'en faire. Au total, autant il y a des militants qui
sont dans les structures et qui sont capables de faire
avancer celles-ci, autant il y a des militants qui sont
dans la nature
et
qui sont capables de lancer des
actions, mais il n'y a personne pour faire l'unité poli¬
tique de tout cela. C'est là un des objectifs à atteindre
en même
temps que l'action qu'on mène, sinon on
savent pas

Sur un autre plan, le mouvement a été incapable
d'échapper à l'accusation de localisme. Immédiatement
tout l'appareil
d'Etat et l'appareil du syndicalisme
F. N. S. E. A. a joué ; cela ne fait qu'un d'ailleurs : la
liaison entre les renseignements généraux, la police et
la F. N. S. E. A. est constante, structurelle, le directeur
est un ancien préfet ; ils ont tiré un rideau sur l'Ouest
et on n'a pas pu du
tout étendre.
CE N'EST QU'UN DEBUT

n'aboutira à rien.

est de relancer l'action
sur une base simple, la rémunération du travail, n faut
savoir que quand on défend le prix de revient 76 cen¬
times 73, cela revient à être payé 4 F de l'heure (cal¬
culs faits à partir d'une exploitation d'une productivité
L'élément essentiel pour nous

NOUS

des paysans tra¬
Hauts-Pavés, 44 Nantes), un
bon article sur le Larzac... ainsi que de nombreuses
informations sur les derniers développements de la
vailleurs

relativement bonne). A 59 centimes, on est payé 2,80 F
et à 57 comme maintenant, 2,40 F, heures supplémen¬
taires comprises. Ainsi, on est loin du S. M. I. G. On

plus les congés qu'on n'a pas
sociales qu'on paye tout seuls.
compte

en

AVONS LU...

...dans

guerre

et les charges

«

Vent d'Ouest », journal

(46,

rue

des

du lait.

Qu'on se le dise !

anticapitaliste,

,donc des leçons), en retour, elle souhaite que les petits
producteurs de lait comprennent (!), respectent (!) et
n'entravent pas les actions menées par les travailleurs
des entreprises laitières pour lutter contre l'exploita¬
tion permanent dont ils sont l'objet. D'ores et déjà,
certaines

directions

d'entreprises ont laissé entendre

la satisfaction des revendications des producteurs

que

de lait se ferait au détriment de celle des salariés.
Estimant que les salariés ne sont aucunement respon¬
sables de cette situation, elle mettra tout en œuvre
pour

exiger

avec ses

syndicats la garantie du paiement

des salaires et le refus de mise en chômage technique
des salariés des entreprises laitières, la garantie de leur

emploi

et

la

satisfaction

salariés ».
Il est également important
texte de même origine :

des

revendications des

de connaître

un

autre

Les

paysans, même exploités et aliénés, restent,
individuellement, soit collectivement des patrons.
A ce titre, ils chercheront toujours à mieux s'en sortir
sur le dos des salariés de l'agriculture ; ainsi, ils cher¬
chent toujours à agrandir leurs moyens de production
avant d'augmenter la part des salariés. Entre paysans
et salariés, il y a trop d'intérêts contradictoires de reve¬
«

soit

(1) Plus exactement, les Fédérations
alimentation C. F. D. T.

agriculture et

Lé\

UOVVflU

&amp;AÎCf\NCK

tOMfieRtifV-t

i Lt.

Ua'sT MôTns ilitR QU£

l. tftO

Mi

£ P,A»-£

!3

--JJ

�LUTTE OCCITANE

«

»,

page

14
d'action

Pierre aime la chasse, menée longuement en novem¬

Un groupe de viticulteurs
cients des limites des grandes

exaspérés, cons¬
manifestations de
prennent le fusil et déclenchent une gué¬

...

masse,

rilla dans les Corbières... c'est le thème du roman
de politique-fiction de Louis Meyniel que nous
allons publier en quelques numéros.

la Corbière ?
disent. Ceux qui savent préfèrent

Les Corbières, ou

L'un et l'autre se

Corbière, pour l'ensemble

; les Corbières, pour les
? Un grand carré qui exige de jx pei¬
ne et au temps pour se laisser connaître, le sud est de
l'Aude, on Languedoc.
Côte un, ls vallée de l'Aude, de Carcassonne à Quilla

Le pays

nuances.

lnn.

est

rodé

;

on

négocie

avec

les

Pouvoirs

bre et décembre dans les taillis roux de l'automne qui

publics. S'ils renâclent, on organise de grandes mani¬

descendent de

festations à Carcassonne ou à Narbonne. On y pro¬
nonce d'excellents discours. Finalement, on extorque

d'Orbieu.

Les

Salza à Vignevieille, au fond du val
coûtent. En
cartouches
septembre,

l'aggravant, reporte à plus tard

la

tic du temps. Les patrons en avaient assez de salarier
des gens pour entrer de la pourriture. Sa chasse est

L'aménagement du littoral, en plein boom, a octroyé
quelques places de domestiques aux indigènes, mais
sur la côte, on boit plus de coca-cola ou de Champa¬
gne que de vin des Corbières.
Cette année, Véziat, rond, jeune, intelligent, bon
orateur, honnête, riche, trop, a été pour la n' fois réélu
président du Syndicat. Sa famille se fonde sur la saga¬
cité de générations notariales qui ont su investir y
compris en terres, quand la vigne rapportait. Le fait
est là : l'aisance ne fait pas le révolutionnaire. Véziat
est déchiré, pignon sur rue, mais sens aigu de la rui¬
ne inéluctable de cette région, de son sous-développe-

largement fichue.
Un car l'a posé à Mouthoumet, chef-lieu de canton,
sur le premier plateau. Pierre a fait, mécontent, les
'7 km qui montent vers Salza. Le Cers, déjà fort, est
devenu là-haut insupportable. Mieux aurait valu, avec
plus d'instruction, « faire
fonctionnaire », devenir
fainéant robuste comme les gendarmes de Mouthou¬
met avec voiture, au chaud dans leur vaste caserne,
au bord de la
route, là où finit la rangée d'arbres.
«
Non, tout cela né va pas bien. »

aumône

qui,

Arcens part vendanger dans les basses Corbières. Arias
au voisin. C'est du net. On l'a renvoyé à la moi-

une

confié

en

difficulté.

la nationale 113, de Carcassonne a Nar-

Côte deux,
bonne.

trois, la Méditerranée.

Côté

Ccté quatre, la frontière du roi
te nord des Pyrénées-Orientales,
I

Saint-Louis, la limi¬

approximatif : que les puristes ne se fâchent.

tout

&lt;

ensemble, les nuances : le relief, âpre et
désordonné, les vallées anarchiques dont les eaux iouient vers l'Aude ou vers l'Agly ou vers la Têt ; ce qui
est en deçà ou au-delà de l'anticyclone : Corbière" hu¬
mide Corbière sèche, Hautes-Corbières, Corbières ma¬
ritimes ; ce qui est avant ou après l'Alaric et Bugameh
ce qui est à vigne ; ce qui ne l'est pas ; ce qui
est à i'abri ; ce qui est au vent. Monts et merveilles.
Les touristes croient les parcourir.
Toute l'année, le vieux pays nourrit des hommes.
Leur subsistance dépend, pour la plupart, de la vigne
cet

Dant

.

du

e-

vin.

De

la

vigne. Que sera la récolte ? Que
vendanges ?

seront les

? A quel prix se vendra-t-il ?
Parfois, tout va bien. La Corbière rutile. Souvent,
ça va mal. On courbe l'échiné, on gémit, on patiente.
Si, un jour, la patience était à bout ?
Ce serait une autre histoire. Peut-être celle qui va
Du vin

suivre.

Donc, la Corbière a commencé.
A partir du 20 août, le marin a soufflé, sans relâche,
ses brumes, sa
pluie fine, jusqu'à Carcassonne. Les
vendanges ont été faites dans un bourbier, amer para¬
doxe après deux années de sécheresse. Au 10 octobre,
un peu partout, on a renoncé à couper. La récolte a
coulé

pied.

sur

Puis,

la fin du mois, un vent de terre formida¬

sur

ble, le Cers, s'est levé, balayant collines et montagnes,

disloquant les nuages, cassant les arbres
■
A

Salza, sur les hauts plateaux, la vigne ne pousse
: trop d'altitude, trop d'air.
A Salza, vient dix personnes, dont neuf vieux. Jadis
le village comptait cent cinquante habitants. Les rues
existent encore, mais les maisons grises des épaules
aux pieds, croulent, l'une après l'autre: Les toits de
tuiles partent les premiers. Les murs s'effritent.
pas

■
Pierre

Arcens, né, voici trente-deux ans, à Salza où
ses parents sont morts, sait écrire et
lire, un peu. Un
voisin, retraité des postes, lui prête le journal. A sup¬
poser qu'il y ait songé, cet homme n'a pu trouvé fem¬
me qui veuille partager sa solitude et sa misère : quel¬
ques champs de mauvais blé ou de pommes de terre,
un jardin, le cochon de l année.
Puisque personne,
là-haut, n'a la télévision, il ignore les cathares. De
'.otite façon, il s'en moquerait. L'Etat lui a donné le
service militaire, en Algérie, une guerre sur laquelle
ii n'a pas d'opinion. Souvent on a marché
pour rien.
Revenant à l'automne, la feuille jaune du percepteur,
reçue ce coup-ci le 17 octobre, « en majoration ». Plus
le permis de chasse qui, depuis les 18 ans de Pierre,
augmente chaque année. Son compagnon est Arias,
chien courant, basset rogneur pour le lapin, le lièvre,
le sanglier. Un soir, Pierre l'a trouvé devant la porte,
crevant de faim. Guère de caresses, il l'a nourri. Le
chien est resté

Dans
sent
rons

le quadrilatère de la Corbière, combien pen¬

ment, de son dépeuplement.
Les idées l'étouffent,
comment les mettre en pratique ? Qui plus qualifié
que lui pour discuter avec le ministère ? Son autorité
s'appuie sur cette science profonde des textes que

ainsi ? Cette fois, pas de jérémiades de vigne¬
: la vérité. On gst à bout, les gros, les moyens, les

petits, pris jusqu'au cou dans le Comptoir rural. Les
neuf dixièmes des agriculteurs se trouvent à la merci
de la banque qui attend. Elle n'étranglera pas tout le
monde, tout de suite. Elle prêtera moins et plus cher
sur une récolte malade. Comment vivra-t-on pendant
l'hiver et le printemps ? Comment payera-t-on les
traites, les salaires des ouvriers agricoles ? Se recon¬
vertir ? Où. quand, comment ? Une conjoncture déses¬
pérante écrase les viticulteurs Pour atermoyer devant
les réformes de structure, accord parfait entre l'Oppo¬
sition et le Pouvoir. D'ailleurs, dans l'Aude : Qui est
au Pouvoir ? Le parti socialiste occupe le Conseil géné¬
ral, longue cohorte d'instituteurs. Les mairies des ter¬
res à vigne, toutes les Corbières, sont socialistes. Les
Conseils d'administration des Coopératives viticoles
sont aux socialistes. Porter la carte du Parti, lui appar¬
tenir du bout des lèvres, voilà la condition d'une car¬
rière locale. Les radicaux ont disparu ; leurs métho¬
des demeurent. Un lourd carcan, conservateur et diri¬
giste, serre le département. Pour l'administration cen¬
trale, dédaigneuse et agacée, existe là une réserve
d'étranges peaux rouges. On n'y peut mais. On par¬
que. Les habitants, ceux qui ne sont pas les caciques
du système, subissent de mauvais gré l'étroite tutelle
du Parti. Peu y croient. Quelques-uns en profitent. Que
faire contre une telle machine ? Dieu est trop haut ;
Paris, impuissant, aux mains de commis d'industrie
que cette agriculture exaspère.

donnent les traditions

juridiques.

Il sait

bien, hélas ! qu'existe une limite infran¬
chissable ; la légalité qui, si on l'outrepasse, expulse
du logis et envoie courir les routes de l'aventure.
Fin octobre, c'est l'échec. Véziat voulait le moratoi¬
re des dettes agricoles envers le Compoir rural. Aux
ministères de l'Agriculture et des Finances, on s'est
esclaffé. Où irions-nous ! Allons, la situation n'est pas
si mauvaise ! Hausser le prix de campagne du vin ?
Y songe-t-on ? Que demanderont les autres produc¬
teurs ? Comment
réagiraient les indices
? Et le
S.M.I.C. ?
On est bien

et

décidé, cher Monsieur, mais ceci entre

très confidentiellement,

à ne pas appliquer
vignerons les plans Mansholt ou Vedel. Tout Je
même, on en prendra le bon Que diable ! On deman¬
de du monde dans la
région parisienne et dans le
Lyonnais. La mobilité de l'emploi, vous savez. Le mi¬
nistre parle d'or, homme frais et gras, fort optimiste.
Véziat a fait une colère rentrée et s'est juré de lui
organiser, le 15 novembre, à Carcassonne, une réunion
mémorable. Au retour, sa harangue au Conseil n'a
pas rencontré de résistance. La manifestation es' dans
nous

aux

l'ordre des choses. Les adhérents viendront nombreux
avec

les

tracteurs,

sur

la place d'Armes. Le soir même,

les Renseignements généraux ont alerté îe préfet qui

téléphoné au ministre de l'Intérieur qui a souri,
poupin, petit marquis poudré, à la
narine
ouverte. Entendu, quelques centaines de C.R. S et la
gendarmerie mobile suffiront. Feu vert au préfet pour
recevoir l'habituelle délégation et la motion de pro¬
testation. Les cafés resteront ouverts. Cela liquidera
un peu les excédents
(sourires;. Et l'histoire suivra
a

Le

syndicalisme viticole, issu du mouvement de 1907,
mais assagi depuis longtemps, administré plus qu'ani¬
mé par un quarteron de gros propriétaires, pèche par
manque d'agressivité et de renouvellement. La tête
est immuable. Les statuts y ont pourvu. Dirigeants de
la vigne,
dirigeants du Parti : un point commun,

homme

l'inamovibilité.

son cours.

Dans

ce

pays

de vent, à part les arbres, rien

ne

bouge.

De

Mouthoumet,

festants
Est-ce à dire que les Syndicats subissent les mau¬
vaises récoltes ou les méventes ? Non, non : le schéma

un car

à Carcassonne.

spécial conduisit les mani¬

Arcens s'embarqua. Puisque,

gratuitement, on le conviait à dire son mécontente¬
ment, d'accord même si la vigne ne l'intéressait pas.

Wfà '

AGIR POUR VIVRE !
Si

une

Pe

que

veut cette

de

150 millions

manifestation

Si la seule façon de nous défendre est de faire de
telles actions, il faudra continuer d'en faire. C'est
un scandale que des
terres restent en friche, alors

beaucoup d'entre
partir d'ici peu.

que

de

nous

risquent d'être obligés
Les jeunes agriculteurs

du canton de La Roquebrussanne.

est

organisée
aujourd'hui
mardi 12 décembre, ce n'est pas
pour rien. Une soiété immobilière possédé à
Mazaugues près de 50 ha,
I jnt 30 de cultivables.

■

i.irle

~'pla fait 20
:

itivables

en

ans que ça

tout.

dure, et les 30 ha de terres

depuis en

sont

iutout

société, c'est vendre, puisqu'elle

les

/suis, les domaines et les sociétés immobilières
'ient.
1)2

toute façon, les vrais agriculteurs
ne veulent
s'accaparer les terres. Ils sont d'accord pour

I

ces

• Lier

'

■

1

terres

de

irs

tous

fermage,

en

mais là,

S

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v

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»

»

+
*

spé-

! i is

II vages,

&lt;■

,,

.

V Çx-yAv::;

agriculteurs ne s'en sortent pas, leur
baisse, ils ne peuvent acheter aucune terre,

l'frenu

ç

friches,

...

*

y

s.fr'sr

ou avec de véritables méest pire : les spécula-

.

la situation

poils empêchent de faire de véritables

à

ferme ou métayage; de très nombreux mé'.jyers ou fermiers se font « vider » ou risquent de
aux

i

i tre.
lelle

n

est

cette

■'

la

catégorie professionnelle qui aecepte-

situation ?

\uant à ceux qui ne s'en sortent pas et qui voulouer, on leur répond en général ; « Vous

aient

l'.vez

qu'à acheter!...

Autant
C'est
.ouer

nous

ce

dire

;

l'on

a

».
«

Allez

crever...

».

proposé à ceux qui ont voulu
les terres à Mazaugues, lettres diverses et ren¬
que

i

contres

U-

Quant à la loi sur les terres
tiquement inapplicable.
Nous
notre

vailler.

n'y ont rien fait.

ne

outil

sommes

de

en

friche, elle est pra¬

pas des spéculateurs,
travail.
Nous voulons

,

la terre est
pouvoir tra¬
LES TRACTEURS

EN ACTION A MAZAUGUES

(Var)

»

�LUTTE OCCITANE

.

Place

d'Armes, plus de 20 000 paysans débordaient
Courtejaire, loin, et de par et d'autre du

temps sur un banc de boulevard rendu à la solitude
de la nuit.

dans la rue

boulevard.

nouvelle

La

l'exigeait. Le permanent tira le préfet
de téléphone en provenance du bureau
auxiliaire de Mouthoumet, communication urgente de
l'adjudant de
gendarmerie, rapport à la première
du

Véziat monta à la tribune.

6

La passion du peuple, un courant survolté, frémis¬
sant, l'exalta. Il fut sublime. On applaudit, on gueula,
on s'indigna.
Pour la

lit

:

coup

heure.

motion, Véziat ralentit, martelant les mots,
GENDARMERIE NATIONALE

rayant les adjectifs lénifiants imposés par les bonzes.
Une clameur immense suivit l'élan de sa péroraison.
L'orateur la laissa

bouillonner

la. reprit le micro :

plaît.

motion,

mes

amis,

»
Le

gendarme Paccagnela, pensant à un accident
d'automobile, s'est rendu à la porte d'entrée qu'il a
ouverte. Un coup violent lui a été immédiatement assé¬
né sur le haut du crâne avec un objet contondant non
identifié qui lui a fait perdre conscience. Revenu à
lui à deux heures du matin, ainsi qu'il a
pu le noter à
l'horloge du bureau, son ou ses agresseurs invisibles
avaient disparu. Le
gendarme
Paccagnela nous a
«

Compagnie de Carcassonne
Cette

allons la remettre
â qui de droit. Vous entendez bien, elle exige le mora¬
toire de vos dettes au Comptoir rural. Notre délégation
«

appel venant de l'extérieur sous la for¬
appelant : « La gendarmerie, s'il vous

immédiatement éveillés. Nous avons mis en état d'aler¬
te l'ensemble de nos effectifs et
procédé aux constata¬
tions suivantes :

Département de l'Aude

puis, quand elle défer¬

attirée par un
d'une voix

me

Î5

page

»,

1° Notre système de liaison radio a été saboté et
trouve inutilisable. Son remplacement s'impose d'ur¬

«

nous

se

Brigade de Mouthoumet.

gence

;

2"

Cinq fusils de dotation et leurs munitions, soit
le pistolet du
gendarme Paccagnela, contenant six cartouches, ont
«

environ six cents cartouches, ainsi
que
été

volés ;
3"

«

Le

portrait de M. le Président de la Républi¬

que, qui

figure réglementairement
demeure introuvable :

salle,

sur un mur

de notre

4" Une feuille

blanche, de 30 x 40 cm, était posée
l'embrasure d'une fenêtre. Elle porte
l'Inscription
suivante : « Nous en avons assez. Les choses doivent
«

sur

Cornières

changer. Les révoltés des Corbières.
Nous

«

ginal au capitaine Rivière)

de nos véhicules de fonction étaient
crevés. Us sont à l'heure actuelle réparés.
«
L'état du gendarme Paccagnela semble satisfai¬
sant.

Nous

de la

caserne

l'acheminons ' cependant

l'infirmerie

vers

La Perrine pour examen de son héma¬

tome et suite à donner.
Nous avons

«

immédiatement commencé notre enquê¬

auprès de la population et transmettrons

de la Préfecture. Ne vous dispersez pas.
avec la réponse du
gouvernement
que nous demanderons sur l'heure. »
Il fonça dans ia vaste troupe qui s'écarta, traînant
dans sa foulée un Bureau syndical mi-figue, mi-rai¬
sin, stupéfait.
Pierre Arcens en restait bouche-bée. Jamais pareil¬
le musique, jamais auparavant des mots ne lui avaient
donné ce frisson. Vrai, juste, ce que l'autre avait dit.
Ces hommes noirs de Paris se moquaient de nous, de

vite

notre misère.

posa

rue

reviendrons

Nous

(ori¬

;

5" Les pneus

«

te

prendra la

».

cette feuille à notre rapport

annexons

second

un

au

plus

rapport.

La

presse réagit
crait son titre à un.

diversement, France-Soir

consa¬

rapt d'enfant. L'attaque de la gen¬
darmerie (une demi-colonne) était relatée en quatriè¬
me

page, en

L Aurore

compagnie de

l'annonça à la

faits divers

crapuleux.

et traita

en dernière page
(deux demi-colonnes) la dépêche A. F. P., l'agrémen¬
tant de commentaires sur le malaise viticole et la
violente manifestation de l'avant-veille. A
Parié-Jour,
feuille du milieu, une secrétaire de rédaction
lyrique

une

la question : « De nouveaux cathares ? » rappe¬
son public de
téléphiles le massacre des inqui¬

lant à

Séparé de ceux de Moulroumet, le Salzanais se tenait
sur le boulevard, à l'Angle de la rue de la Préfecture,
entouré de jeunes hommes silencieux. Les remous de
la foule annoncèrent l'approche de la délégation. Au
milieu des jeunes, une voix lança :
« Venez, les amis, on les accompagne. »
D'autres voix reprirent :
«
Oui, oui, ne les laissons pas seuls. »-

siteurs
Les

à Avignonet.
journaux locaux donnèrent la vedette à l'évé¬

nement.
Léon

Joye se pencha sur lui dès 8 h du matin. Il

cumulait les

titres de

directeur-rédacteur

«

en chef

»

du

quotidien Le Languedoc vendu dans l'Aude, l'Hé¬
rault, les Pyrénées-Orientales.
Léon Joye, grand journaliste d'un
petit journal,

Le mot d'ordre fusa. Contre leur gré, Véziat et ses
acolytes prirent la tête d'une colonne compacte qui
emplissait à ras bords la rue étroite et se noyait dans
la mer humaine du boulevard. Les premiers rangs
aperçurent alors, barrant l'accès de la préfecture, à
quatre cents mètres de là, les lignes bleu foncé, bieu
ciel des gendarmes mobiles.
Véziat et ses voisins n'eurent pas le choix : la foule,
exacerbée, poussait, rang après rang. Le cortège avan¬
ça sur les gendarmes.
Crosses brandies comme des sabres, samouraïs, sous
leurs cuirs, leurs lunettes, leurs casques, les gardes
chargèrent au trot. L'impact catapulta Véziat contre
une porte dont la fermeture vola en éclats. Les mani¬
festants s'affaissèrent par grappes. Arcens reculait de
biais. Un terrible coup de mousqueton le crocha par
l'épaule gauche. Il riposta à l'aveuglette dans les pan¬
talons bleus et reçut en retour une grêle d'horizons
sauvages qui l'assommèrent.
Moulu, il reprit plus tard connaissance. La manifes¬
tation s'était dispersée. L'ordre régnait à Carcasson¬
ne. Deux jeunes, le
hâlant sous une porte cochcre,
l'avaient préservé du piétinement des cognes et de
l'arrestation. Ses sauveteurs et lui
parlèrent long-

menait carrière avec cette volonté de

notables audois

aux

radicalisme.

Mais

qui

en

imagination ardente

son

part du rêve », disait-il
d'accommoder le monde.
Les bureaux du
ne,

—

trahissait

—

souvent

»

la

lart

Languedoc donnaient, à Carcasson¬

le boulevard du

sur

mières

prudence propre
fit les tenants décidés du

Commandant-Roumens,

pre¬

constater l'âpreté des bagarres de
vignerons s'étaient battus comme
jamais ils ne l'auraient osé un an avant. La misère

loges

pour
l'avant-veille. Les

rend

L'attaque de Mouthoumet ? Inouï
gendarmes territoriaux d'habitude estimes
de ea population. Le « canard » tenait là un gros truc,
l'amorce d'une série, plus peut-être, d'un virage. Joye
se souvint de ses « pairs » qui n'avaient su, en 19421944, évoluer à temps et l'avaient longuement payé.
courageux.

contre

RAPPORT
«
Nous, soussigné Robineau Jacques, adjudant de
gendarmerie, commandant la brigade de Mouthoumet
(Aude),
«
Rapportons les faits suivants qui se sont dérou¬
lés entre 1 h 30 et 2 h du matin, ce jour 17 novem¬

bre

197...

:

gendarme Paccagnela Robert a assuré durant
la nuit du 16 au 17 novembre ia veille de garde dans
la salle principale de la gendarmerie ainsi que le ser¬
vice de liaison radio. Vers 1 h 30, son attention a été
«

Le

des

t
Attention ! attention ! hâtons-nous lentemen:. »
Restaient quelques heures pour réfléchir avant l'édi¬

tion de demain.
On lui apporta le communiqué du Parti. L'homme
fort, celui qu'on surnommait le « Sarraut socialiste »,
se perdait dans une longue diatribe contre le gouver¬
nement. La légalité certes, mais jusqu'à quand ? En
clair, cela signifiait que le pontife pesait à son poids
la gravité des faits de la nuit.

quand Le Languedoc
inscriptions à la craie
ou
à la peinture se multipliaient spontanément de
Carcassonne à Narbonne. En plusieurs endroits, on se
contentait de deux lettres : « V.R. » («
Vivent les
Le

novembre

18

au

matin,

s'afficha dans les kiosques, les

VAR

Les tracteurs

Révoltés »)

labourent les terres

en

!
■

GENDARMERIE NATIONALE

friche d'une société immobilière:

RAPPORT
«

Nous, soussigné, Robineau Jacques,

gendarmerie, commandant la brigade de
plus en plus, la terre est employée à tout, sauf
à
l'agriculture :
constructions, expropriations de
toutes sortes, autoroutes, gazoducs, camps militaires,
De

leur

terre

en

journées ;

l'agriculteur,

dans

ce

cas,

La solution de facilité est souvent choisie, par
exemple, pour les gazoducs, G. D.F. passe dans les
plaines amputant chaque fois plus, les terres culti¬

n'est, ni plus, ni moins, qu'un sous-prolétarisé (sans
sécurité d'emploi, sous-salarié, etc.).
Des terres sont en friche, alors que dans le même
village, ou à côté, des jeunes ne s'en sortent pas !
Les lois prévues sur les terres en friche, comme sur
les cumuls, sont inappliquées, car rien n'a été prévu

vables.

pour sévir

etc.

Devant
Rares

sont les

d'un côté
res ;

les

véritables

agriculteurs qui achètent,

grands domaines et sociétés immobiliè¬

de l'autre, les professions libérales, commerçants

et même des salariés : tous pour placer leur argent !
Pris entre deux feux, les agriculteurs ne vivent que
du
le

produit de leur récolte ; ce sont eux qui achètent
moins, ou à des prix n'ayant aucun rapport avec

peut procurer la parcelle achetée.
Que reste-t-il ?... Il n'est possible que de louer !.Mais pour les mêmes raisons, c'est-à-dire que beau¬
coup achètent pour placer leur argent et veulent pou¬
voir vendre quand
bon leur semble, il refusent de
louer avec bail valable aux agriculteurs.
Voilà pourquoi les métayages qui se font, sont
«
bâtards », et le propriétaire peut facilement vider
l'agriculteur.
Les fermages se font rarement, pour les mêmes rai¬
le

revenu

que

des

formes

plus,

de nombreux propriétaires font travailler

que

pouvons-nous

outreque

régresser

faire, sinon

employer

d'actions non légales ?

que tout avait été fait durant ces
derniers mois pour faire les choses légalement : con¬
tacts puis rencontres avec cette société, rien n'y a fait,

D'autant plus

jeune intéressé n'a pu faire louer.
parlons ici, que du problème foncier, mais
il est bien certain que c'est indissociable d'avec la si¬
tuation économique. Si nos produits se vendaient mieux,
nous pourrions acheter, et ies agriculteurs âgés ven¬
draient moins de terre pour vivre décemment.
Il n'est pas sûr que ce soit un hasard que nos pro¬
duits soient à des prix si bas et que l'on nous « ma¬
traque » avec des importations chaque fois qu'ils sont
aucun

Nous ne

en hausse.

Cela arrange

tout le monde, négociants, et sociétés

immobilières.

(100

sons.

De

nous,

pour

ceux qui passeraient
situation qui ne fait

contre
cette

agriculteurs

l'action).

et

10

tracteurs ont

participé à

(Aude), etc.
«
En complément de notre rapport
17 novembre 197..., nous exposons ce qui
«
Ce jour, vers 17 heures, un groupe
mes,

adjudant de
Mouthoumet

de ce matin
suit :

de trois hom¬
probablement du vol de
de brassards tricolores, a deman¬

armés de fusils provenant

cette nuit et

porteurs
population du village de

Lairière de se rassem¬
silence devant le
les Allemands en
juillet 1944. L'un des trois hommes, âgé d'environ 20 à
22 ans, blond et barbu, a déclaré aux assistants que,
«
dans ce pays »
puisque seule la violence payait
(sic), l'heure de la révolte sonnait. Cette révolte aurait
pour but d'obtenir le moratoire des dettes agricoles et
le juste prix de tous les produits du sol. Selon nos
Informations, quelques applaudissements ont suivi ce
dé à la

pour observer une minute de
monument des maquisards tués par
bler

discours.

ont demandé du ravitaillementla nuit tombée, vers une destina¬
tion inconnue, réussissant à persuader le jeune Fabrega Justin (20 ans) de venir avec eux. Nous avons été
alertés par M. le Maire de Lairière, vers 21 heures.
Nos recherches n'ont pas abouti. Nous les repren¬
drons au lever du jour. L'intervention d'un hélicoptère
d'appui est souhaitable en raison de l'importance du
«

Les trois hommes

puis sont partis, à

territoire à contrôler.
Il semble que j'un de ces
«
trois hommes soit
dénommé Arcens Pierre, 32 ans, résidant à Salza.
Suite

au

prochain numéro.

le

�•

LUTTE OCCITANE

»,

page

16

VICTOIRE POUR LES TRAVAILLEURS
DE LA COMURHEX

COMURHEX

Après 35 jours de grève, les travailleurs de la
Comurhex ont repris le travail la tête haute.
En effet ils ont obtenu une augmentation uni¬
forme de 70 F indexés, une réduction du
temps
de travail hebdomadaire à 41 heures,
qui
doit

:

passer à 40 heures en 1973, une prime de vacan¬
ces de 140 F, et une amélioration des conditions

NARBONNE

d'hygiène et de sécurité,
d'une clause anti-grève.

ainsi que

Cette victoire est aussi celle du

ouvriers, paysans et intellectuels,
cipé activement au soutien.
De

VICTOIRE
DELA
SOLIDARITE

plus

l'annulation

peuple occitan :
qui ont parti¬

la spécificité de ses formes d'ac¬
tion, tout comme la grève de Mammouth-Montpel¬
lier et celle de la Samex à Millau, cette
grève est
une leçon pour les luttes du
peuple occitan.
Cette grève a
été remarquable à plusieurs
points de vue :
D'abord par ces objectifs. Les
travailleurs
de la Comurhex ont en effet
imposé une augmen¬
tation non
hiérarchisée, manifestant ainsi leur
opposition à la hiérarchie des salaires.
Ils ont aussi
ajouté à cette revendication
salariale une revendication touchant de plein fouet
l'exploitation capitaliste : la réduction du temps
de travail à 40 h notamment dans notre
région de
par

—

—

chômage.

Cette grève
manière dont elle
—

déroulée selon les

a

été remarquable aussi par la
été conduite. La grève s'est

principes de la démocratie

pro¬

grévistes.

C'est parce que les travailleurs de la Comurhex
autogéré entièrement leur grève, sans mot

ont

L'historique du «Trappeur

..

Disram»

En

1923, M. Gorini crée une fabrique de chaussures.
45 ans plus tard, après avoir survécu aux
années de
guerre, l'affaire familiale est rachetée par « Le
Trap¬
peur a qui est spécialisé dans la fabrication de chaussu¬
res de ski. La production atteint 2
000 paires par mois.
Puis

à

une

partir de

nouvelle orientation est donnée à l'usine
mars 1971 et l'atelier se

chaussons de

cuir

avec

spécialise dans les

une

moyenne journalière de
3 paires par ouvrier. Nous sommes
alors 41 travail¬
leurs : 35 femmes et 6 hommes.
Le 24 décembre 1971, les
employés se trouvent devant
le fait accompli :
chômage technique faute de livraison
de matières premières. La raison
de fermeture avan¬
cée : « Trop loin de la maison mère située à
Grenoble ».
La vraie raison, la connaîtrons-nous
Le

crée

12
à

janvier
la

politiques,
locaux

jamais ?

1972, un Comité de Soutien se
Bourse du Travail regroupant les
partis
syndicaux et la P. E.N. L'occupation des

empêche

l'enlèvement

des

patron.

machines. par

le

Le 19

janvier 1972, l'Inspection du Travail confirme
qu'elle refuse le chômage partiel.
Sous la pression des travailleurs et
du Comité de

Soutien, les Pouvoirs publics s'intéressent à la situa¬
tion et commencent à chercher un
remplaçant pour
cette

usine vide.

Il

est

à

rappeler

les ouvriers
n'ont jamais reçu un préavis, un
licenciement.
Le
19
février 1972
les
établissements
Disram
rachètent l'usine « Trappeur », leurs services commer¬
que

ciaux sont à Lyon. L'ouverture
pourrait se faire début

avril, mais déjà l'usine tourne pour
préparer les
ouvriers, qui fabriquent maintenant des sacs de coucha¬

ge

et des anoraks.

Mi-mai 1972, les ouvriers cessent de
travailler : le
personnel n'a pas été payé depuis le 1er
avril...
Un nouveau Comité de Soutien se
crée et s'organise.
Le 23 juin la Préfecture fait savoir
que les indemnités
de chômage seront versées. Le
Comité de Soutien

organise
sur

le

une

distribution de vivres, fait

marché, distribue

des

Un

tracts

une

collecte

à la population.
Travail au local

marché est créé à la Bourse du
C.P. D. T. grâce à des
commerçants qui accep¬
tent de vendre à des
prix très bas leurs marchandises.
Le 9 juin 1972, la
municipalité accorde un colis de
vivres, (charité, aumône ?) et la cantine scolaire
gra¬
tuite pour les enfants des
ouvriers, mais elle refuse de
voter une subvention. Elle essaie
d'étouffer l'affaire.
Le 11 août 1972 le personnel
adresse une
de la

tribunal de commerce de
Lyon.
Le

requête

au

-

13

septembre 1972 la C.G.T. fait connaître que
à Disram n'a
pas évolué depuis de longs
mois. Les salaires et congés ne sont
toujours pas payés ;
en
la situation

outre s'ajoutent de graves
problèmes

de Sécurité
sociale, d'Allocations
espère que les Pouvoirs publics

cette affaire.

A la rentrée

scolaire, les

avec

la Caisse

familiales, etc. Elle
préoccuperont de

se

enfants des ouvriers n'ont

plus droit à la cantine scolaire gratuite.
Le 28 septembre 1972 deux
délégations du personnel

sont reçues par

Le

22

la mairie qui promet d'intervenir.

octobre

Et c'est

même raison qu'ils ont pu
pressions de l'union locale de la
C.G.T. voulant jeter des exclusives sur les co¬
mités de soutien. Ainsi grâce à la détermination
des grévistes de refuser le sectarisme, les orga¬
nisations révolutionnaires
ont pu
participer au
sein du comité de soutien à la popularisation Je
cette grève en liaison étroite avec le comité de
grève.

le

personnel fait savoir qu'il n'a
toujours rien perçu bien qu'une liquidation des biens
ait été décidée et qu'un
syndic ait été nommé à Lyon.
D'autre part, l'inquiétude est d'autant
plus grande
qu'une société de prêt-à-porter qui se
proposait de
prendre la succession daus l'usine devait
être présente
le 2 octobre, mais le
personnel a attendu

en

vain. Puis.

pour cette

repousser les

Le précédent que crée cette
lutte à la base
dans des actions longues et dures, doit montrer à
tous les travailleurs qu'il est maintenant
possible
de porter des coups au capitalisme et cela
grâce
ausi
à la solidarité de tous
les
travailleurs

ouvriers, paysans et intellectuels.
Cette solidarité s'est concrétisée sous la forme
de collectes dans les grands magasins, dans les

entreprises et sur les marchés ainsi que sous la
forme d'une fête populaire le 29 octobre à « L'Œil
de Mer

Marti et Los Caminaires d'Oc (qui
concours à une veillée le
21 octobre à la Bourse du travail de
Narbonne).
»

ont aussi

avec

apporté leur

Elle a permis de répartir la somme de 10 millions
d'anciens francs. Avec
cette
somme d'environ
600 F par

a

létarienne : comité de grève élu
par les travail¬
leurs syndiqués et non syndiqués, ne tenant
pas
compte du niveau de responsabilité syndicale, et
décisions prises uniquement en assemblée
géné¬
rale des

d'ordre télécommandé, qu'ils ont pu se démarquer
des organisations de « gauche » dont les seules
préoccupations électorales n'ont été qu'un frein à
cette lutte et à la solidarité.

employé, ils ont

faire face

pu

au

chan¬

tage de la direction.
La dernière

leçon de cette lutte est tirée par
grève qui écrit à propos de la soli¬
Nous tenons avec cette grève la
preuve

le comité de

darité : «
de la solidarité effective du monde des travail¬
leurs conscient que si le monde des

capitaux sait
grands trusts européens et interna¬
tionaux, le monde des ouvriers (dans le sens large
du terme] sait au besoin
s'unir et souder ses
efforts.
se

souder

cette

en

entreprise de confection

feste, mais elle décide

de

ne

«

Confectabur

»

se mani¬

reprendre que 12 employés

qui seraient rémunérés au S. M. I. C. Cette fois-ci les
employés décident de passer à l'action après une

réunion
1972 !

au

local

C. P. D. T.

le

samedi

18

novembre

Depuis le lundi 20 novembre
les locaux jour

et nuit

:

les ouvriers occupent
des lits sont installés dans

l'usine, les repas sont préparés
sont réalisées

sur place, des affiches
localement, des tracts sont distribués.

Parmi les ouvrières 3 femmes sont
enceintes, et une

jeune-fille, malade,

a

été évacuée.

Les revendications, sont
simples et fermes :
1) Paiement des 3 mois de
salaire, des congés payés»
des préavis et licenciements (soit 29 millions
d'anciens

francs)
2)
aux

;

Que tout le personnel soit repris conformément
promesses qui avaient été faites et
publiées par

voie de presse en août 1972
;

3)

Que les salaires soient maintenus au même tarif
chez l'employeur précédent : tous les ouvriers
étant qualifiés pour le travail
qu'on leur demande ;
Dans cette lamentable
histoire, on peut se poser
quelques questions, et en particulier :
comment une usine peut-elle
s'installer alors
qu'elle ne possède pas d'immatriculation au
que

—

Registre

du commerce ?

qu'elle n'a jamais effectué
Sécurité sociale ?
—

—

son

son

de

versement

la

qu'elle a fait des chèques sans provision et
que
directeur continue à exercer ses activités dans
asine de Lyon ?

comment a-t-elle pu emprunter
lyonnaise 18 millions d'anciens francs
—

à

à

la

sans

Société

que

DRAGUIGNAN

cette

�LUTTE OCCITANE
à dent, mon

PROVOCATION OU DERISION ?

blème.
Un matin

le P. D. G. de la Comurhex arrive

téléphone des Renseignements généraux disant :
Il paraît que vous avez séquestré votre patron.
■

Si cette idée de

Après

ce

coup

en

de téléphone, ils allèrent voir
:

Monsieur,

«

demande de téléphoner aux

néraux, pour les

rassurer

COMURHEX ET LA MEDECINE

c'était vraiment

une

DU TRAVAIL

Montpellier

Extrait d'un tract distribué à la faculté de médecine

provocation et qu'ils l'avaient

déjouée.

Renseignements gé¬
car

ils

HIERARCHIE DES SALAIRES
HIERARCHIE DE LA

Pour

Les travailleurs de la seule usine française raffinant
l'uranium viennent de mener avec succès une grève de

=

5 semaines.

QUALIFICATION ?

pas perdre certains produits
la Direction avait obtenu
des grévistes
ne

fragiles
le droit
de rallumer la chaufferie. Un ingénieur (non gré¬
viste) de la Boîte s'y est employé pendant tout
un jour :
en vain.

Malgré cette victoire, il
problèmes à Malvezy ;
Les cadences

—

se pose encore

effet sont

en

en

de nombreux

constante augmen¬

tation. L'usine

qui était prévue pour sortir 3 tonnes
par jour au début, tourne maintenant avec des pointes
de 24 tonnes par jour, alors que le matériel est à peine
modifié et que le nombre d'ouvriers a diminué.
Les 3x8 sont étalés sur 7 jours alors que des
études scientifiques ont montré que la sécurité exige
—

sont très

in¬

»

même si

toute

partir de ce
moment-là que les tra¬
Malvezy ont pris conscience que

vailleurs de

on vous

A ceci le P. D.&lt;"G. leur répondit : « Vous
vous voulez
me
séquestrer, de
manière, j'ai dans ma serviette ma brosse

quiets.
savez,

de

C'est à

17

aucun pro¬
LA

séquestrer

lui disant

pose

page

»

le patron était
venue à l'esprit de certains militants, la majorité
des grévistes avaient considéré que cela ne ferait
qu'accélérer la venue des forces de police. Us
avaient donc décidé de
ne pas le séquestrer ;
pourtant ce n'était pas l'envie qui leur manquait.

le P. D. G.

ça ne

»

à

l'usine et rentre pour travailler avec le compta¬
ble. Le soir le comité de grève reçoit un coup de

On voudrait des précisions.

pyjama,

»,

Plein de

pitié l'ouvrier chauffeur (gréviste) lui
coup de main : en un quart d'heure
le chauffage marchait.
Moralité :
les ouvriers
sont moins payés parce
qu'il leur faut moins
d'heures pour faire un boulot qu'à un ingénieur ?
donné

a

un

rotations beaucoup plus lentes.
Certains ateliers sont noyés dans une poussière
contenant beaucoup de métaux lourds. Comme les
travailleurs séjournent 8 heures de suite dans ces
locaux, il leur est impossible de garder le masque de
protection en permanence. Dans d'autres ateliers ce

des

—

sont les solvants qui sont toxiques. Dans les ateliers
enfin où l'on utilise
l'acide fluorhydrique pour le

complexer à l'uranium, si on est obligé de changer les
tuyauteries tous les 15 jours, les travailleurs eux ne peu¬
vent ni

changer de place ni changer leurs

poumons.

De

plus tous les produits traités sont susceptibles de
contenir de l'uranium radioactif, sans que les travail¬
leurs puissent savoir le degré de radio-activité de ce
qu'ils manipulent. Bien sûr ia direction fait contrô¬
ler la teneur en poussière de l'air et la radioactivité
au moyen de film porté par les travailleurs, mais
depuis
quelques années les résultats sont tenus secret.
Quelques fois, bien sûr, certains travailleurs, dont le
a été dépassé, sont mis au « vert &gt;,
mais la direction semble cependant ignorer que les
effets des radiations s'ajoutent au fil de la vie. On
seuil d'irradiation

ne

se

Ce

désintoxique jamais.
problème

semble

peu

préoccuper

la

direction

puisqu'elle vient de supprimer la brigade qui effectuait
ces opérations de surveillance.
Le médecin du travail dans cette entreprise, embau¬
ché et payé par le patron, se moule consciencieusement
sur

qu'on

ce

direction

devient

l'allié

de

la

Parce qu'il donne une caution

—

validité

de

attend de lui et

:

de scientificité et
contrôles médicaux de la direction.

aux

Parce qu'il

connaît les risques courus dans les ate¬

liers, et qu'il se tait.
Parce qu'il participe à l'encouragement à la délation
niveau de la consommation de vin ou de cigarettes
des travailleurs, entraînant ainsi une auto-répression,
au

dont

le

but n'est pas

la santé, mais l'augmentation

des cadences..

Travailler à l'usine de Malvézy est un gage de bonne

santé car le médecin du travail n'y a jamais déclaré
qui que ce soit de malade ! (De toute manière, il ne
peut pas le faire car l'absence de quelques ouvriers
suffit à paraliser la production du fait de la spéciali¬
sation du travail. De plus l'embauche d'un nouvel
ouvrier
ments

banque ne prenne des renseignements sérieux ? Qui a
M. Cataruzza, directeur de la Disram ?
pourquoi cette affaire traine-t-elle depuis I an ?
pourquoi l'inspecteur du travail a-t-il volontaire¬
ment fermé les yeux et tenté d'endormir les ouvriers ?
pourquoi, trois mois après la liquidation, le syndic

cautionné

Notre lutte est la vôtre ! Nos salaires
nous être payés.

sont dus

nous

AIDEZ-NOUS

nommé
—

ne s'est

pas

manifesté ?

pourquoi P. O. a-t-il écrit :

d'avoir

«

Le Trappeur vient

Comment pouvez-vous nous aider :
en versant une aide financière, même

grâce à l'action de P. O.
s'opposant à certaines manœuvres » (Le Provençal) ?
Pourquoi « Le Provençal » du 21-2-72 parlait-il de
« l'action discrète, mais efficace de la
municipalité... ? »
Pourquoi ces déclarations qui ne préparaient que la
venue

d'un

Un dossièr de 55 paginas que cada militant deu aver.

chez les

L'Oecitanie,

—

pourquoi, alors

que

de la situation dès le lundi 20.

venant

en

nous

;

voir à la Disram, 99, rue Saint-

réalité

d'hier et d'aujourd'hui.

Commandez-le à l'Atelier occitan

Hermentaire,. Draguignan (derrière l'Eglise NotreDame du Peuple) ;
en organisant une réunion d'information et de

celui-ci ne s'est-il pas

discussion

manifesté ?

vous

tion

sur

Pefre d'Auverhna

7, rue Victor-Hugo
94 190

Villeneuve-Saint-Georges

C. C. P.

thème dans votre usine, dans votre
quartier, dans votre administration, ou même chez
—

encore

commerçants qui les accepteront

—

?

escroc

les travailleurs ont invité le
maire à venir lui-même se rendre compte sur place
—

QU'ES AQl O ?

très faible

(1 P, 2 P, à la C. F. D. T. n- 32 50 154 U Crédit lyonnais
Union locale!
ën versant dans les troncs qui seront déposés
—

heureuse issue

une

!

LOCCITANISME,

!

—

—

longue enquête des renseigne¬

une

:

ils doivent

—

—

demande

généraux.) ! !

ce

33470-69

La

Source.

(3 F plus les frais d'envoi)

;

demandant à votre syndicat de

eu

par

un

communiqué de

presse

prendre posi¬

;

en demandant à votre syndicat de venir en délé¬
gation à l'entreprise, comme l'a déjà fait le S. N.E. S. ;
en signant la pétition, en la faisant circuler et
—

EST-CE

DE

LA

NEGLIGENCE,

EST-CE

COMPLICITE ?
_es
travailleurs qui

DE

LA

occupent l'usine jour et nuit
constatent que leur action et celle du Comité de Soutien
(C. P. D. T., P. S. U., Lycéens) a permis déjà un pre¬
mier recul des exploiteurs :
1) Le paiement des préavis et des indemnités de
licenciement sont choses acquises, mais non versées !
2) Le syndic, après avoir dormi 3 mois aurait trouvé
un acquéreur en 3
jours !

—

en

l'envoyant

nous

—

en

prenant

;

toute

autre initiative

pour

nous

soutenir...
MERCI
Les ouvriers de la DISRAM

99,

rue

Saint-Kermentaire
DRAGUINAN

A. P. L.

Provence,

6,

rue

★

Barthélémy, 13001 Marseille

A LA VENTE MILITANTE DE

«

LUTTE

LA

PARTICIPEZ
:

Lune Occitane

CONTRE
imprimerie

LIQUIDATION

7

ni»

CAI SSK &amp; Cw

lïnro- Vaissette

vtnntiwlíie»

»

�LUTTE OCCITANE

-

18

page

»

OU, L'ECOLOGIA, I PENSATZ?
rubrique : « Pour un
lecteurs ouvrent des

Dans ce journal il y a une
socialisme occitan », où des
débats sur l'humanisme, la

libération des fem¬
l'éúucation des enfants... afin que le socia¬
lisme pour lequel
nous luttons n'oublie pas ces
mes,

problèmes.
que s'ouvre
débat sur l'ECOLOGIE. Nous pensons qu'il est

(1)

Pour notre part
un

aimerions

nous

vital que

le socialisme occitan prenne en compte
rapidement (pour le résoudre) le problème de
l'actuelle CRISE ECOLOGIQUE.

plupart des maux dont souffre notre pays
l'exploitation des travailleurs et à l'iné¬
gal développement industriel des régions, tous
deux engendrés par le capitalisme international.
La

sont dus à

persuadés qu'il faut
(commencer par ?)
supprimer l'exploitation de
l'homme par l'homme, nous sommes aussi con¬
vaincus que l'industrialisation telle que nous la
Mais si

nous

ginel. On

autre équilibre stable. Comme la

Nous avons les moyens de maîtriser la nature
paraît-il ? Peut-être mais dans l'état d'esprit ac¬
tuel nous avons surtout les moyens de la détruire.
Or nous ne pourrons survivre
qu'en respectant
l'équilibre entre les millions de choses et d'êtres
dont nous dépendons. Nous ne sommes adaptes
qu'à un type d'équilibre écologique.

Le système social
capitaliste et totalitaire,
l'idéologie de la consommation et de la technicité
qui en découle, le mode de vie auquel nous som¬

contraints, tout cela

mes

tuelle crise

nous

conduit à l'ac¬

a

écologique.
:

:

C'est l'ensemble des
rapports avec
animé et inanimé qui permettent à des
vants d'exister et de se reproduire.
A notre niveau

le milieu
êtres vi¬

d'hommes, par exemple, c'est

l'ensemble des relations avec les autres hommes
(femmes ?),, les animaux, les plantes et le milieu
inanimé (air, eau...)
et de

nous

qui nous permettent de vivre
reproduire.

plus de cette définition, il faut ajouter que
l'écologie sous-entend une notion d'équilibre sta¬
ble : s'il y a un petit accroc la tendance sponta¬
née est quand même le retour à l'équilibre oriEn

PARC

la prière

on

s'en fout. Le problème est

Chaque jour beaucoup plus l'activité industriel¬
et agricole intensive balance dans la nature des
tonnes de produits chimiques toxiques (D.D.T.,
Fluor, parathion...), et de polluants (pétrole, en¬
grais, déchets, fumées de voitures...). Sans con¬
trôle, aveugles nous massacrons
ainsi des mil¬
liards d'êtres vivants, plusieurs
espèces dispa¬
raissent définitivement, nous polluons nos (mai¬
gres) ressources d'eau et d'air... Et d'une !
le

De même
sions
nes

oui

chaque jour se multiplient les agres¬
physiques : rayonnements ionnisants (usi¬

nucléaires, radios du docteur, T. V.
(eh
!) ...), bruits, forêts rasées (ah le papier

journal !), collines éventrées

par

n'échappent

que

ses

pas à la règle. Et cette règle veut
habitants aient un complexe d'infériorité,

que

commande»

QUAND LE PREFET DE VAUCLUSE
CHAPERONNE

DES

LO PARGUE DAU
SERIA DONCAS

PROMOTEURS

ALLEMANDS...

LEBERON
DE PROMOTORS

UN AFAIRE

?...

Il y a deux ans ou trois, l'idée d'un parc naturel
régional vit le jour. Les ministres parisiens sautèrent
sur 1'occa.se,
avec tout une vache
de réthorique
:
protection de la nature, zone de silence et de nature,
environnement. Un chargé de mission fut nommé. Des
crédits de quelques dizaines de millions débloqués. Les
populations en conçurent quelques soupçons. Tôutes
ces prévenances toute cette
attention, le fric largué
pour faire des rapports où l'on apprend que le citadin,
le dimanche préfère un pré sans aucun bruit au milieu
de la montagne plutôt que les embouteillages du Prado
à Marseille. Bref, on y avait mis tout le paquet. « C'est
vous qui ferez le parc, qui déciderez ce qu'il doit être »
nous avait assuré le grand aménageur du Territoire
Jérôme Monod. A ses côtés, le sieur Erignac, préfet du
Vaucluse

acquiesçait

et

allait

de

couplet,
à la noce de Tante Victorine. Bref, tout était
parfait. Deux syndicats intercommunaux furent créés,
un pour le versant Nord, l'autre
pour le versant Sud.
y

son

comme

Et l'on retroussa les manches et on
Des commissions furent mises sur

agricole

et

environnement,

mit

se

au

boulot.

pied : culturelle,
auxquelles participèrent

les délégués des conseils municipaux concernés. Et les
rapports qui en découlèrent furent étudiés au cours
de séances plénières où le délégué d'une commune,
aussi

petite soit-elle

—

comme

Sivergues 35 habitants

—

avait droit à

la parole au même titre que celui d'Apt
ville déjà célèbre par ses fusées. Le syndicat intercom¬
munal du Nord-Lubéron avait donc
déjà défini ses
buts : déclaration d'intention et de tout cela il ressor¬
tait que dans le massif du Lubéron versant
nord la
grosse
ment

majorité des habitants

touristique lourd,

ne

désirait pas

d'équipe¬

tourisme dilué, à pied", à
cheval. Mais grand Dieu, pas de bagnoles, pas de
routes, par de luna-park. Et très peu de constructions
nouvelles. Certains conseils municipaux
prenant les
devant avaient d'ailleurs réclamé
jusqu'à 25 hectares
un

d'un seul tenant pour toute construction
nouvelle. Les
paysans concernés ne tenaient pas à ce
que leur uni¬
vers change, quitte à ne
pas profiter de la hausse du
prix de la terre, dans ce coin-là. Des zones de nature

et de silence étaient instaurées

ou zone

d'intérêt biolo¬

gique majeur où les papillons et les fourmis auraient
la vie belle. Bref, pour une fois, c'était vraiment la
population qui mettait la main à la patte. Oui, mais

voilà roccitanie est une
Provence faisant partie

colonie

des

de la France et

pays

de

langue

la

d'Oc

bombe, etc.) on pourrait, avec toutes les terres
en culture, à peine nourrir les 3,5 milliards d'au¬
jourd'hui. Et il n'y a quasi plus de terres culti¬
vables... Et de trois !

«

croyez

»

commune

de

Sivergues. Deux

ou

sur

la

personne

de son mari avait fini par

quelque 400 hectares et cinq ou six bastides.
C'était, il y a une quinzaine d'années. Les paysans à
qui depuis la naissance on a répété qu'ils parlent un
mauvais patois et qu'ils vivent dans un pays abomina¬
ble lui avaient tout bazardé. Aujourd'hui, ils peuvent
suivre la larme à l'œil, la résistible ascension de la
amasser

inquiets

? Vous n'y

Vous pensez que seul le capitalisme pollue et
qu'il suffit de le ficher par terre pour que tout
soit résolu ? Vous croyez que la technologie in¬
dustrielle et la science sont seulement mal

ployées

em¬

l'instant mais qu'elles sont par na¬
ture les garants de notre bien-être ? Vous avez
foi dans le progrès ? Vous avez confiance
en
Poujade ? Croyez-vous, contrairement à Brassens,
qu'il y a une chance de détrôner le roi des cons ?
pour

De toute

façon dites-le nous. Ecrivez. Ne nous
dans l'angoisse. Expliquez-nous com¬
ment vous concevez un
socialisme qui abolisse
non seulement
l'exploitation de l'homme par
l'homme mais aussi l'exploitation de tout par tous.
Tenez-nous au courant de vos pollutions locales.
laissez pas

(1) Maurice et Christian LOC Montpellier

tion

indispensable pour la survie, le préfet faisait tout
coup donner la grosse Bertha. On ne pourrait

d'un

Lubéron dans

moitié de la

pas

?

pas

bonne

trois millions une bastide avec dix, vingt ou trente
hectares. La pauvre femme, aujourd'hui veuve, en dépit

n'êtes

vous

se

des marques d'infamie que la justice de son pays avait

paye

(? !...) Pyrénéens. Et de deux !

»

Enfin, pour dessert, nous serons dans le meil¬
leur des cas 7 milliards dans 25 ans. En y met¬
tant tout le paquet (fini la
lune, Concorde, la

se désertifie, que l'on produise et exporte
des fonctionnaires et que la spéculation fleurisse. C'est
ainsi qu'une bonne femme Mme Sciarlo ayant quelques
économies en dépit que son mari était impliqué dans
le crach Jacquet-Franciilon avait réussi à acheter une

apposées

«Celui qui

chasseurs

«

les carrières,

l'arrière-pays

duLUBERON

d'énergie

supportent pas les saunas ! Et les oiseaux qui
survivent à tout ça nous les massacrons. 40 mil¬
lions meurrent chaque année dans les filets des

Alors
Nous ne voulons pas parler ici des papiers gras,
ni de la soi-disant crise de la Foi : les corbeilles

à papier et

QU'ES AQUO ?

la consommation

:

OU ÇA ?

ailleurs.

L'ECOLOGIE

barrages, chaleur

double tous les huit ans et
réchauffe les cours
d'eaux et l'atmosphère.
Mais les poissons ne

ET ALORS ?
UNE CRISE ECOLOGIQUE

sommes

connaissons est à abattre !

a un

balance.

ficher mieux de

la

gueule des gens. Et les beaux

discours d'il y a deux ans, où en présence du grand

aménageur du territoire le même préfet avait entonné
son

couplet à la gloire de la nature et de l'environ¬
? « C'est vous qui déciderez de l'avenir du

nement

reniés,

le

cadre

au rancart !

du

parc

régional

Oubliés,

».

Evidemment, les délégués

fâchè¬
s'emporta et alla jusqu'à les traiter
de «Mauvais Français». Bravo, M. le Préfet. Il ne
leur reste plus qu'à devenir de bons Occitans et le
tour sera joué. Les naïfs ont été pas un peu surpris
que le Préfet sorte de son rôle d'arbitre (sic). Or, dans
un pays
colonisé, un Préfet ne peut que répercuter
les ordres venus d'en haut. La concertation, la partici¬
pation, ce sont de beaux discours à l'usage des badauds.
La réalité c'est que l'Etat
français, au mépris des inté¬
se

rent M. le Préfet

dame Sciarlo qui a déjà revendu deux desdites proprié¬
tés quinze à vingt fois le prix qu'elles lui ont coûtées.
L'une est devenue colonie de vacances belges. Mais

rêts mêmes des habitants du pays rêve encore une
fois d'une Floride ou d'une Arcadie occitane. C'est la

restait le gros morceau. En plein cœur de la zone de
silence et de protection de la nature du futur parc
régional. 144 hectares. Un million ancien l'hectare,
au moins. De quoi s'assurer une fin de vie
tranquille.

de

Petite devinette

:

qui pouvait donc acheter

ce terrain

d'un seul coup à ce prix-là ?

On a cherché et on a
trouvé : un grand industriel allemand Georg Hill. de
Francfort, un bienfaiteur de l'humanité aimant la
nature et le silence. Un spécialiste des parcs puisque
en

Forêt-Noire il aurait fait don à

son

pays

d'un grand

complexe de détente et de loisirs, dont la nation alle¬
mande avait un besoin urgent. Et le mardi 7 novembre,
en mairie d'Apt Raoul
Esparon, le maire de Sivergues
ainsi que la commission environnement du

syndicat
intercommunal du Nord-Lubéron que préside Charpen¬
tier étaient convoqués par la préfecture en toute hâte.
Devant les yeux ébahis des délégués, ces messieurs de
Francfort

déployaient

propriétés de la

un

veuve

plan

Sciarlo

de Sivergues où les
étaient divisées : en

quatre grands lois A-B-C-D et où sur ce terrain sojtdisanl déjà achetés étaient prévus les grandioses réali¬
sations que voilà : un hôtel de 250 chambres, avec
piscine, salle de conférences et tout le confort ultra¬
moderne, six immeubles d'habitation où le citadin

ébahi pourrait acquérir son appartement à la
campagne
pour le prix d'un super-H.L M., enfin 300
bungalows

harmonieusement répartis sur le restant du terrain,
soit plus de 60 000 mètres carrés de surface habitable
d'un coût évalué à 67 000 000 deutsehe Mark (à
1,45 F
le Mark, faites vous-même le
compte). D'ailleurs le
sieur Hill signalait à toutes fins utiles
qu'il possédait
en biens immobiliers et autres
l'équivalent de 36 OCO 000

Deut.sche Mark. C'était donc pas de la
plaisanterie, ce
projet de ville nouvelle au cœur même du Lubéron.
D'ailleurs le préfet du Vauclu.se lui-même
qui avait
convoqué les élus locaux était là pour prouver tout le
sérieux de l'affaire. Il appuyait chaleureusement
les
promoteurs allemands, il les chaperonnait avec
amour,
oh le beau petit projet que voilà
pour ranimer l'écono¬
mie d'une région en perte de vitesse ! Et vive
Alphonse
Allais qui avait proposé de bâtir les villes à la
campa¬
gne. L'effet sur les élus locaux membres du
syndicat
fut toutefois tout autre. Alors
que ces gens-là

passaient

d'une séance de travail à l'autre pour définir la zone
de nature, et de silence, et qu'on cherchait le
moyen
de dédommager les petits
propriétaires pour qui la
vente d'une

parcelle

représente

souvent

une

opéra-

courroie de transmission

l'Europe riche

que,

—

en

faveur

des

gros

intérêts

France du Nord, Allemagne, Belgi¬

Hollande, Angleterre

—

en vue de

déposséder défi¬

nitivement les Occitans de leurs terres et de leur pays.
Cu paga manda : « Celui qui paye commande ». On ne
sort

pas de là. Qu'importe les milliers de réunions
auxquelles les élus locaux et les personnes de bonne
volonté ont participé bénévolement sur l'instigation

des pouvoirs établis. Arrive le gros Teuton ou le Pari¬
hâbleur, avec leur artillerie lourde et M. le Préfet
convoque ses manants pour leur présenter le projet
sien

mirifique. Quelques places de cireurs de bottes sont
réservées pour les indigènes du coin.

�DOSSIER:

PRENDRE L'AIR ? MAIS QUEL AIR ?

LE BÉARN

:

AGRESSION-

Pollution

RESISTANCES-

Aquitaine

ERREURS

ESPÉRANCES

ET
Le combat des

Basques pour le droit de vivre dans
leur propre pays a, dans une certaine mesure, détourné
l'attention du public des difficultés économiques de la
partie béarnaise des Pyrénées-Atlantiques.
Dans la plaine, on assiste au retrait progressif des
sociétés d'Etat ou nationalisées, de telle ou telle entre¬

prise au bénéfice de sociétés privées, accompagné d'une
prise de conscience des travailleurs du complexe de
Lacq qui replacent leur revendications dans un con¬
texte régional. Ceci, qui est assez nouveau pour être
signalé, n'est pas exceptionnel dans un Béarn où se
multiplient les conflits sociaux.
Simultanément, en haute vallée d'Ossau, un projet
de station de ski dévoyé de son économie première
est l'occasion d'un confiit dans lequel la population
se range aux côtés d'un promoteur.

Dans les Landes comme dans le

DE

LA S. N. P. A.

Béarn, la monocul¬

ture du maïs se

pratique sur des milliers d'hectares.
La plupart du temps, surtout dans les
Landes, les
hectares mis en culture doivent être au préalable

défrichés
—

:

soit par coupe puis passage au bail dans le cas
: le paysage se transforme en une mer
de

de forêt

maïs, le gibier disparaît faute d'habitat (pour
membrer
—

Soit,

fait

on

»

lorsqu'il

tomber

les

«

s'agit de taillis, par l'emploi de

traces ! ?... de la dioxine dont
1 milligramme suffit à tuer net 10 hommes.

(sables)

des

sols

défrichés oblige

à

l'emploi massif d'engrais (le département des Landes
est le premier consommateur en France). Les cours
d'eau et les étangs récoltent les phosphates et les ni¬

en

Tandis que le P. D. G. de la Cie générale de

l'Azote

annonçait officiellement le passage d'Azolacq sous le
contrôle de la COFAZ, le Dr Plantier, député UNR
désireux de tirer les marrons du feu, était obligé de
reconnaître que ce résultat était dû à l'action intelli¬
gente et résolue du comité d'entreprise d'Azolacq.
Cette dernière société était près de fermer ses portes
après le transfert à Toulouse de l'unité de production
de mélamine malgré d'innombrables protestations.
Uné usine de panneaux de bois plastifié devrait fonc¬
tionner à

Jusqu'ici,
A. P. C.

place.

sa

Azolacq dépendait de la Société d'Etat

Désormais, l'A. P. C. et la COFAZ, société pri¬

vée, auront des parts égales dans la nouvelle société,
mais c'est la COFAZ qui en assumera seule la direc¬
tion. Cette situation se prolongera pendant trois ans
au terme desquels A. P. C. s'effacera presque totale¬
ment

puisque

sa

:

d'où eutro-

phisation des étangs à brève échéance (sur-développe¬
ment des algues, qui bouffent tout l'oxygène et font
tout crever autour d'eux, par asphyxie, avant de crever
aussi). Demandez aux riverains des grands lacs amé¬
ricains, du lac de Genève, du lac d'Aix-les-Bains...
comme

c'est

beau

un

lac

atteint

de

d'eutrophisation. Le plus embêtant est

cette maladie
que ces eaux

polluées sont, elles, utilisées pour les besoins de la
population : l'étang de Sanguinet fournit l'eau pour
Arcachon.
La culture du

jeter

les

épuration ! !...) dans

faire ce beau collecteur de

qu'il

a

fallu

se

eaux usées
de la région
la mer. Et qui c'est qui va

plus de 200 millions

?

Une

autre filiale du trust St-Gobain, dont
dépend La Cel¬
lulose du Pin (qui sera le principal utilisateur du col¬
lecteur) : rien ne se perd...
LE TOURISME POLLUE

surpopulation

Le bassin d'Arcachon dont on

a

général d'ailleurs.

en

déjà parlé plus haut,

reçoit 500 000 personnes dont les deux mois d'été. De¬
puis des années, il est pollué. Cette pollution, tous
les habitants la connaissent, mais elle fut portée à
la connaissance

du

grand

public

par

la

SEPANSO

(Société d'étude de protection et d'aménagement de
la nature du Sud-Ouest), en août 1972. Par une ma¬
nifestation sur les plages, et par la divulgation d'un

rapport confidentiel de l'ISTPM (Institut scientifique
et technique des pêches maritimes). Ce
rapport, mon¬
trait :
D'une

—

part, la forte concentration

des eaux du bassin

tocoques

:

bactérienne

20 000 colibacilles et 10 000

fécaux par litre.

(Les

normes

de l'Office mondial de la Santé sont
tones 10 000 colibacilles et 200

:

strep¬

de salubrité

pour les autoch¬

streptocoques

par litre,

les estivants 5000 colibacilles, pas de streptoco¬
ques fécaux !). Dans sa majorité, la pollution du bas¬
sin dépasse le seuil de salubrité. Toutes ces
petites
bètes ne sont pas pathogènes (sauf les colibacilles)
pour

mais elles créent un bouillon de culture où les agents

pathogènes

peuvent se développer facilement.
baigneurs du bassin barbottent ainsi dans une
fosse septique à peine diluée.
D'autre part, la forte concentration bactérienne des
huîtres. Ainsi, le rapport de l'ISTPM affirme : « Si
une maladie quelconque
transmissible par l'eau se
répandait dans la région, il faudrait fermer les 252
Les

maïs nécessite une irrigation abon¬

dante

(toujours le sable) dès juin

tique

dans

:

la nappe phréa¬

laquelle puise la fragile forêt landaise,
menace de s'épuiser. Surtout qu'elle est fortement mise
à contribution pour « l'aménagement » de la côte.

participation symbolique

hera qu'une activité
bien certifier

trates lavés par la pluie ou l'irrigation

tel lac de merde

un

Le tourisme et la

l'état de

pauvreté

(sans

re¬

terratogène et mutagène pour l'homme (monstres,
mort-nés...), il multiplie par 3 ou 4 les cancers du
foie (chiffres fournis par les médecins de Hanoï) et
il contient à

chon est devenu
résoudre à aller

haies)...

2-4-5 T. Ce défoliant est celui que les U. S. A. utili¬
sent au Viet-Nam. U est efficace sur tous les plans :

La

LACQ ET LE DEMANTELEMENT

en

annexe.

ne concerLe P. D. G. d'A. P. C. peut

Comité d'entreprise que le personnel
avantages de son statut actuel supé¬
rieurs à ceux de la COFAZ, certains se demandent si
les promesses qui leur sont faites seront tenues... après
conservera

au

les

les élections.
«Chat échaudé craint l'eau froide

ici,

qu'un certain

».

On

se

rappelle

duc

d'Aquitaine s'était employé à
calmer la légitime inquiétude des ouvriers d'Azolacq.
Tout

sera sauvé ! » leur disait
imprudemment —
fringant Premier ministre. Ce qui est apparem¬
ment sauvé, c'est l'intérêt d'une société privée à la¬
quelle une société nationale cède ses parts. Du sort
des travailleurs, on s'en inquiétera demain.
«

—

le

LA
A

LIQUIDATION DE SCHLUMBERGER

Billérè, dans la banlieue paloise,

un même pro¬
conduit les travailleurs de Schlumberger à af¬
firmer qu'ils ne sont pas à vendre. C'est en 1963 que
la Société Aqmel a été créée à la suite d'un accord
S.N. P. A. (toujours elle), cie des Compteurs (C. D. C.)
Il s'agissait d'exploiter le brevet d'un appareil élec¬
cessus

tronique mis
che

de

la

au

point dans les laboratoires de recher¬

S. N. P. A.

à

Pau. Une fois

encore, cette
d'Aqmel. Deux
clauses du contrat constitutif n'ont pas été respectées
société

et

une

possédait 20

%

des

actions

entreprise qui aurait dû être florissante

a com¬

mencé de décliner.
1" Les recherches

qui devaient permettre l'améliora¬

tion de l'appareil afin de mieux le vendre n'ont guère
été poursuivies.

Hier

F\

o u r

d

u i

2"

Et, ceci découle de cela, 200 emplois devaient être
créés de 1963 à 1967 pour être portés à 300 au terme
de 1971 ; or, il n'en existe que 180 à ce jour.
Pour des raisons « opérationnelles », le siège com¬
mercial de la compagnie fut transféré à Mont-rouge
en 1966, et la participation de la S.N. P. A. doubla
de 20 à 40 %.
A travers ces deux mesures, un mauvais esprit pour¬
rait
discerner
le désintérêt de la Compagnie des

Compteurs

l'Aqmel en même temps qu'une sub¬
vention provisoire de la S. N. P. A., à la Cie des Comp¬
teurs. Subvention provisoire de 40 %, la participation
pour

de la S.N.P.A.
commenceront
et

la

Cie des

ramenée à 19 % et dès l'été 1971

sera

des

transactions

entre

Schlumberger

Compteurs

pour aboutir dès la fin de
cette même année à la création d'une filiale dans la¬

quelle la participation de la S. N. P. A. société natio¬
nale est convertie

en

obligations Schlumberger.

Aujourd'hui, la puissante Société internationale
Schlumberger Ltd » a beau jeu de déclarer, pour
regrouper sa production à Massy : « Tout le matériel
fabriqué à Pau a vieilli : il est difficilement cornmercialisable ». Ce à quoi le Comité d'entreprise ne man¬
que pas de répliquer que, dés la prise en charge de
l'usine par Schlumberger, le service commercial a été
délibérément désorganisé et la prospection supprimée.
Quoi qu'il en aient pu dire ou penser, 70 ingénieurs
et cadres, 110 ouvriers d'une usine qui pourrait être
«

rentable si elle était modernisée comme le dit son pa¬
tron, 180 travailleurs sont à vendre. A qui ? A la

(Suite page 20)

L'ELEVAGE

POLLUE

établissements

Dans le Béarn surtout, on est passé d'un élevage

sin.

d'expédition d'huitres autour du bas¬

»

extensif à un élevage industriel, en « batterie » :
camps de concentration où les animaux sont gavés.
D'où la pollution du site, et, surtout, de la viande
mise sur le marché. Ces pauvres bestiaux ont une vie
tellement saine qu'il faut les maintenir en vie à coup

publication de ces rapports a fait des remous :
nié que les stations d'épu¬
ration ne fonctionnent pas (comme le rapport de
l'ISTPM l'établit pourtant formellement), on a nié le
danger pour quiconque de se baigner ou de consom¬

d'antibiotiques. Pour les « forcer » on leur donne aussi
des hormones (affaire rapportée par Sud-Ouest). Plus
besoin de piqûres ou de pillules : mangez du porc
(même s'il a goût à pharmacie ou si vous en crevez).

mer

L'INDUSTRIE POLLUE

nié la pollution, on a

a

des huîtres. MAIS

:

de la Gironde interdit, par voie
juillet 72 (15 jours avant la manif de la

La préfecture

—

de presse, en

Sépanso), la consommation des coquillages sur toute
d'Aquitaine, à cause de la pollution.
Huit jours après la manif. d'août, l'ISTPM in¬
terdit à 72 ostréiculteurs de vendre leurs huîtres : trop
polluées.
la côte
—

Lacq, menacé de fermeture à moyen terme, nous
distribue en attendant, 400 tonnes de gaz (anhydride,
H2S...). Signalons que les spécialistes, heureusement,
s'en occupent : un' des experts au ministère de l'en¬
vironnement de M. Poujade est M. Bapser, ingénieur
à la Société nationale des pétroles d'Aquitaine dont
dépend... Lacq. Rien ne se perd...
Pechiney pollue le Béarn avec son usine qui dégage
du fluor dans la nature : les habitants et les vaches
survivants de la vallée de la Maurienne, savent comme
est bon le fluor de Pechiney.
A Pau, le projet d'usine pour incinérer
de la ville fait peser sur le « Met Seu »
de 700 000 litres de chlore par jour : la

La

on

les ordures
la menace
dépollution

pollue, quelle misère !
L'usine de pape à papier « La Cellulose du Pin » re¬
jetait jusqu'à l'an dernier ses effluents dans le bassin
d'Arcachon. Jusqu'à l'an dernier, car le bassin d'Arca-

d'Arcachon s'est préoccupé d'apaiser les
de cette affaire : déclaration à l'ORTF, dans
la presse... Il faut dire qu'en projet il y a la vente
Le

maire

vagues

à 80 000 personnes

de plus d'ici 1980 de ce qui reste

de bassin !

MORALITE
La

course

au

rendement

et

au

profit

provoque

rural, l'urbanisation et la pollution. Le peu de
nature « propre » qui subsiste est vendue aux touristes
qui s'entassent et polluent ce dernier bastion.
Quand le désert agricole et le béton urbain se seront
rejoints (dans 10, 20, 50 ans ? ) où irons-nous prendre
l'exode

l'air ? Quel air ?
Une solution :
vous

?

les parcs

naturels? Vous y croyez,

�LUTTE OCCITANE

20

page

-,

De

L'AGRICULTURE DE MONTAGNE

iot

voler !

noslrc
Lo

:

american a la caganha de la paur de
sala guerra » del Vietnam : e caga de
encara
mai. maudespieg las parladissas de

govern

perdre la
bombas

«

G

patz, sus una populacion matrassada mas que ten
plan en main lo fusilh e l'escainparà pas que per la

».

Il 0

Victoria.
La
tres

Qu'a dit la presse sur les journées de l'agriculture
de montagne qui ont eu lieu début octobre à ClermontFerrand, aux portes de l'Occitanie ?... Rien ou si peu.

borgesiâ americana a una man copada, ios au¬
pobles en lucha se i atacan. per li copar totes

los membres.
cara de cops
Vietnamians
l'enemic
De

E

se

nos

Occitans donam

nautras

sabem

tan grands,

en¬

L'agriculture de montagne !... Des agriculteurs âgés
qui ont vu partir leurs filles puis leurs fils vers la
pia:ne, vers les villes ; des longs mois d'hiver sans sor¬
tir ; des routes qui ne sont pas déneigées faute de ma¬
tériel ; des routes mauvaises qui isolent un peu plus
ces hommes et ces femmes
; des terres en pente, diffi¬
ciles à cultiver ; des rendements très faibles auquels
s'ajoutent un prix de revient très élevé (transport,
équipements spéciaux, etc.) ; des villages où l'on retire
peu à peu l'école, la poste-

Victoria dels
de primiera contra
que la

ajuda

una

es

pas

comun.

tôt

nostre

voler, sem amb

grands de

eles.

Mais où sont ces

le

on

UNE

AGRESSION

CONTINUE

Lorsque la section syndicale C.F. D.T. de la S. N.
P. A. fait état d'une agression
continue, elle n'évoque
pas les pollutions qui, à la faveur du brouillard de
la fin octobre, a réveillé l'ardeur de l'A. D.P. R.
(As¬
sociation de défense des populations de la
région de
Lacq» et du Comité d'union pour l'étude des problè¬
mes agricoles du
complexe de Lacq. Pourtant, pendant
trois journées, les 16, 17 et 18
octobre, la population
au
complexe a respiré un mélange de brouillard et
ûe fumées
toxiques responsables de malaises divers.
Contre ce phénomène connu, les Pouvoirs
publics
n'ont rien fait, montrant ainsi
que la santé des hom¬
mes passe au second
plan de ses préoccupations. Le

maintien

activité d'usines polluantes est primor¬
diale, la notion de profit prend le pas sur des consi¬
en

dérations

humanitaires
régime capitaliste.

rien

:

n'est plus normal

en

L'agression dont il est question a des aspects mul¬
tiples. C'est celle des décisions arbitraires de la S. N.
F A. et d'autres sociétés du
complexe, celle d'un pou¬
voir exorbitant, celle des
licenciements abusifs, celle
du chômage endémique
qui touche d'une manière per¬
4 000

manente

quels

à

6 000

travailleurs

au

nombre

des¬

figurent pas les jeunes, chômeurs avant
travaillé, agression du déracinement pour es¬

ne

d avoir

sayer de trouver du

ploitation

des

l'on

imaginer,

peut

travail

ailleurs, agression

travailleurs, au-delà
agression

de l'ex¬

de tout ce que
la dignité des

contre

hommes, agression des bas-salaires qui maintiennent
des familles entières, des
villages entiers dans un

sous-développement

et une médiocrité
insoupçonna¬
bles. agression de sociétés
nationales et de leurs filia¬
les qui investissent loin de
Lacq et même à l'étranger
les bénéfices réalisés dans le
complexe.

Face

à

situation particulièrement
tragique, il
naît une solidarité de fait
entre les travailleurs de la
S. N. P. A. et
d'Azolacq, de Schlumberger et d'A. P. C.
ou
d'Aquitaine-Organico. Tout se passe comme si les
sociétés nationalisées voulaient se désintéresser
de
l'activité économique du Sud-Ouest
aquitain et en
confier le
toute

une

«

destin

facilité

»

pour

à
en

des groupes
assurer la

privés qui auront

liqu'.dation

de notre région et celui de ses
habitants

sort

car
ne

intéressent pas.
Les
gers

jeunes agriculteurs
que

courent

Lacq vient à

leurs

cesser.

artisans et des

Il

le
les

sont fort

conscients des dan¬
exploitations si l'activité de

n'en

va

commerçants

pas

encore

ainsi

des

des hôteliers et des
pouvoir survivre si le nau¬

restaurateurs

ou

qui croient
frage survient.
Tous sont embarqués sur la même
galère, mais, tandis que les ouvriers et les jeunes
pay¬
sans crient leur
révolte devant l'injustice du sort
qui leur

est

fait, les autres, trop nombreux, crèvent

dans une inconsciente euphorie
pour le moins inquié¬
tante.

LE

TOURISME ? REALITE

Il n'est pas douteux
que le

l'activité
d'accord
fruit

les

voulaient

principale
sur

MAIS

PAS

tourisme

ne

PANACEE !
saurait être

d'un

pays. Tout le monde est
ce point. Dans la Vallée
d'Ossau nais-

divergences lorsque
construire

une

des

station

montagnards qui
de ski avec leurs

propres deniers où, plus exactement avec ceux
leur
commune, se voient dessaisis de leur
projet par la
majorité U. D. R. de la municipalité de Lar«-«i
.oute-

place jusqu'en 1971, elle peut

y

parvenir

maintenant que le maire est U. D. R. et cheminot de
surcroit ! Depuis les dernières
élections, la Régie mu¬

nicipale des sports de montagne exploitant les remon¬
tées mécaniques pour le compte de la commune a été

supprimée. Une étude inutile revenant à plusieurs
millions de francs a été commandée dans le seul but
de prouver que la station n'était
pas viable. Le men¬
songe était si gros qu'il ne pouvait passer. La popu¬
lation n'a pas marché d'autant qu'il lui
parait cha¬
jour plus curieux que son cheminot de maire,
bénéficiant de la compréhension et de la sollicitude
de son employeur, passe le
plus clair de son temps à
la mairie. Ce « détachement »
inquiète ou intrigue la
plupart des gens et sous la pression de la population,
que

la

municipalité

de

station de

a

ski

été contrainte de

d'Artouste,

non

voter

sans

le projet

livrer à

un

promoteur qui n'en demandait pas tant, les remon¬
tées mécaniques existantes. Les
dépenses de la com¬
mune n'étant que des
cautionnements, la participa¬
tion de la S. N. C. F. sera réduite. Les habitants me¬
nacés

d'avoir à quitter le pays faute d'y

emploi, acceptent cette solution

non

trouver

comme

dre

un

mal, mais comme un homme en passe
noyer, s'accroche à une bouée de sauvetage.
UNE

pour

et aux

toi

ERREUR LOURDE DE

moin¬

de

se

CONSEQUENCES

Sud-Ouest parait ani¬

mée des meilleures intentions mais ceux de
ses mem¬
bres partis en guerre contre la station d'Artouste ont
certain

un

nombre

de réalités. La première,
les avoir consultés, du sort
d'hommes traditionnellement jaloux de leurs
préroga¬
tives. La seconde, que les hautes vallées
béarnaises
ont atteint un degré de
dépeuplement, de colonisa¬

qu'ils

mêlaient,

se

sans

tion, de sous-développement où l'on est à la fois
trop
misérable et trop isolé
pour penser à se révolter au
lieu de tendre la main à qui donne l'aumône.
La troi¬
sième erreur était de croire
que des
montagnards
confinés dans

leurs vallées ont

une

culture

politique

égale à celle de militants informés mais étourdis au
point d'imaginer qu'une jacquerie puisse naître
spon¬

tanément et se développer contre celui
qui promet
des emplois dans un pays qui n'a
plus que quelques
habitants au km2.
A cette analyse erronée, il faut
ajouter l'offre d'une

solution de remplacement dont la validité ne
résiste
pas à l'examen. Certes, le site retenu
par la S. E.P.
A. N. S. O. n'a pas la valeur de celui
d'Artouste du
point de vue écologique mais il n'en a pas non plus
les attraits sportifs. Y réaliser un
ersatz de station
ne résoudrait aucun des
problèmes de pollution, et le

domaine skiable parsemé d'innombrables dolines man¬
ne pourrait être bâti. Cette caractéristi¬
que provoquerait des réactions en chaîne.
L'obligation
de construire la station dans le vallon de
Laruns en¬
traînerait la disparition de terres
indispensables à
la survie de
troupeaux dont ne se passerait une mon¬
quant d'eau

tagne déjà sous-pacagée

qu'au risque d'être bientôt
avalanches. Les responsables des
organisations agricoles n'ont pas manqué de relever
cette contradiction. Alors que le
cheptel a diminué
dévastée

depuis

par

que

les

les jeunes

que

tagne

betteraves du Nord : 300 milliards environ... et
demandais c deux concordes pour la mon¬

(1).

»

»,

abandonnent

une
transhumance hivernale multiséculaire, le
pro¬
blème qui se pose aux éleveurs est,
précisément, de
conserver dans la
vallée, des pacages d'hiver suffi¬

sants et

d'augmenter, par tous les moyens, leur ren¬
dement duquel dépend celui de leurs
troupeaux. Leur
vie

est

liée à cette double exigence.
de la S. E. P. A. N. S. O. doit

L'erreur
nous

une

progressivement

valeur

d'exemple de

ce

avoir pour
que nous ne devons

faire. Une action dont les motivations sont fon¬
dées dans le désir clairement
exprimé de protéger
l'environnement de toutes les exactions ne doit pas
pas

oublier l'homme. Dans le cas
qui nous occupe, il aurait
fallu un effort préliminaire de

compréhension

des

réalités locales et, surtout, des mentalités des
monta¬

gnards

concernés.

Ensuite, il fallait expliquer pour
jeunes à une prise de conscience des dan¬
que porte en lui le tourisme, pour les inciter à

amener les

gers

lutter contre ces dangers et les
vaincre, en se
nant pour but la conservation
ils ne

se

don¬

pire, la

recon¬

sont pas

encore

ou, au

quête d'un patrimoine dont

dessaisis. Une minorité agissante
s'employait dans ce
sens. En
quelques jours, par des déclarations irres¬
ponsables, des menaces de croisade nationale voire
même internationale, la S. E. P. A. N. S.
O. a
rejeté
tout le monde dans le
camp du promoteur « qui ap¬
porte du travail ». Ceci est très grave !
LES BETES MEME SAUVAGES
NE SE REVOLTENT PAS !

un

Ici surgit un malencontreux malentendu entre
des
gens qui veulent à la fois protéger la nature et
s'oppo¬
ser à une
entreprise capitaliste et les habitants pour
lesquels tout vaut mieux que de s'expatrier.
La S. E. P. A. N. S. O. (Société
pour l'aménagement
et la protection de la nature du

ignoré

ton.

sur ce

t'a berné. Tu étais là devant les

moyens pour essayer de ne pas payer les impôts lo¬
caux qu'elle doit et
qui représentent 90 % d
res¬
sources de Laruns. N'y réussissant
pas aveu les muni¬
en

embrayé

Les transports seront au même
prix, le ramassage
scolaire, toujours à tes frais, le déneigement à ceux de
la commune, les équipements, tu les
paieras comme
avant par le centime additionnel. Toutes ces mesures
seront discutées à Bruxelles, puisque c'est là où l'on
y noit le poisson.
Le budget pour 73 est déjà établi dans ses
grandes
lignes, le soutien des marchés ira encore aux céréales,

un

la S. N. C F. ! Encore une société fiafwfciale !
Non contente d'avoir confisqué à son
profit l'c*ctricité produite par les sept centrales qi'Vle dètie*»* sur
le territoire de la commune, elle a usé de ti_»s les

cipalités

qui paraissait précis, clair et net revenait
ce n'était plus que des idées géné¬

emprunts.

nue par....

qu'il n'y aura pas de licenciements. Personne ne les
croit. A quelques mois des élections, ils ne sauraient
avoir l'imprudence de dire le contraire !

après que

Pour avoir des avantages, il faudra que tu achètes,
que tu construises, c'est-à-dire que tu dépenses, puis¬
que les avantages
essentiels sont consentis sur les

culteur.

S. F. E.M. de Lourdes? Quand et dans quelles condi¬
tions ? Les Pouvoirs publics et la direction affirment

ce

Et les ministres ont

les interventions, tout le monde a senti
que
langage différent, une autre conception du
problème qui ressortait : les uns voulant une montagne
accueillante, les autres voulant vivre du métier d'agri¬

BE ARN

paraîtront im¬

vous

brumeux, vague,

Quel malentendu !

on

qui

rales. de grandes idées.

Dans

nouvelle fois

points

énonçant
fois, il repris la

parole, et

financement,
aides, va-t-on en parler ? Des charges supplémen¬
taires que nous subissons, en est-il question ? Nous

une

ne

un

«

Il t'a paru normal qu'il reprenne la
parole
tu te sois exprimé devant les ministres, en
la liste de ce que tu voulais. Par deux

les

simple, mats de parole et d'honneur...

recom¬

ministre, ça se reçoit bien, ou sinon
l'invite pas. il faut manifester votre accord lors¬
:

j'énoncerai des
portants ».

sidents de diverses associations, les montagnards sont
les gardiens de la nature, les cantonniers et les
jardi¬
niers gratuits de ces zones de vacances hiver-été.
...« Mais nous sommes
agriculteurs, le

Homme

montagne.

en

que

pouvoir s'absenter deux jours, laissant les plus
vieux ou les femmes s'occuper des bêtes... Ces hommes
et ces femmes donc, se sont entendu louer leur air
pur,
leur beau paysage ?... Eh oui, pour la
plupart des pré¬

«

travail

mandations

pour

c'était

seule grandeur l'hon¬

Il t'a paru normal que Debatisse te fasse les

beau slogan. Tous les paysans qui avaient fait des mil¬
liers de kilomètres, qui avaient fait de gros sacrifices

faire

avec comme

appris. Aussi as-tu applaudi Giscard d'Estaing, et tu as
C'est tellement justifié ce
que tu demandes ; cela te parait tellement logique : la
compensation des frais supplémentaires engagés par

Pyrénées, Vosges. Jura. En grande partie en Occitanie.
« Agriculture active, montagne accueillante »...
Quel

va-t-on

pays

applaudi Jacques Chirac.

montagnes ? Massif-Central. Alpes,

payons tout plus cher, comment
être compétitif sur le marché ?

ce

nêteté et la crédulité de ta race. Une idée exprimée avec
concision doit
être prise
en
considération t'a-t-on

On ne peut dissocier le sort
de l'ouvrier de Lacq
de celui du montagnard
ossalois, celui de l'artisan
béarnais de la survie des agriculteurs

de

menacés

par

la monoculture du

maïs

si

la

le

des

plaine

nombre

travailleurs de l'industrie, en diminuant soudai¬
nement, les privait de débouchés pour les produits
de leur culture maraîchère ou
leur petit élevage.
L'énergie électrique et le gaz qui ne sont pas utilisés
sur place, le maïs
expédié dans les usines anglaises
du Nord de
l'Espagne qui nous revient sous forme
«
d'aliment complet » pour notre
bétail, les veaux
nés dans le pays
qui partent en Italie pour y être
.

engraissés

de

afin

les

que

bifteck, voilà

autant

Français
de

ne

preuves

manquent
concrètes

pas

d'une

colonisation contre laquelle nous ne
lutterons effica¬
cement que si une population
suffisamment nombreu¬
se

survit

en

Béarn.

Or, personne ne peut ignorer les
« à
tout prix ». C'est pourquoi

dangers d'une survie
ceux

dans
sure

qui sont informés doivent connaître les milieux
lesquels ils prétendent agir afin d'être en me¬
d'accomplir un effort constant d'information, de

formation et de mobilisation. Pour être
menées à bon¬
fin, les luttes idéologiques ont besoin de combat¬

ne

tants

qui ne crèvent pas
et l'on ne se bat bien
que
core

de faim. On

s'accroche

ne

dans le pays où il est

en¬

possible de vivre.

Pour peu que l'on ne se perde
pas en actions sté¬
riles même si leur bien-fondé est
indiscutable dans

l'idéal, la situation économique du Béarn
caire

est

si

pré¬

portes d'un Pays Basque agité de secousses
plus nombreuses et plus Intenses chaque jour que
le moment viendra ou les hommes des
pays de l'Adour
songeront à secouer ensemble, le joug d'un centra¬
lisme désuet et de tous les impèrialismes. C'est à cela
aux

qu'il faut
le

Après, il sera temps de reprendre
depuis longtemps engagé par les autoch¬

œuvrer.

combat

tones dans leurs
ra

montagnes pour

être sauvé d'une

nature

en

sauver

butte

ce

qui pour¬
les ou¬

à tous

trages.
Ce jour-là, les anciens systèmes locaux de
gestion
communautaire seront retrouvés. Mais, il ne faut sur¬
tout pas vouloir mettre la charrue avant les bœufs
et prétendre sauver les ours au détriment des
hom¬
mes.

Les

bêtes, même

sauvages,

J.-B.

ne

se

révoltent pas.

SASSOUTS-LASSALLE

�LUTTE OCCITANE

POURQUOI:
Le tract du Dr
Ici

Carpentier que
déjà une histoire.

a

Il

valu

nous

suspension d'exercer d'un an
par l'Ordre des Médecins à son auteur (mais pas
a

Il vaut

inculpation (mais pas de sanction
administrative) à un jeune professeur de philo
qui l'a commenté à la demande de ses élèves.
une

Et vaut

Car c'est le chemin du bonheur !

C'est la plus merveilleuse façon de

une

d'inculpation).

plainte de l'Association des Pa¬
rents d'élèves d'un lycée de Nice et une demande
d'isolement sanitaire » du lycée.
Alors, pourquoi publier ce tract ?
une

«

Par solidarité

avec

cation

apprendre

parler et de

Un garçon et une fille sont
surpris en train de s'em¬
brasser, tancés vertement, leurs parents reçoivent des
lettres de l'Administration leur faisant
part de la chose.
Les deux lycéens sont furieux et veulent
écrire un tract

de

protestation,

tract

un

«
un peu agressif
qui en
qu'un gars et une fille peu¬
vent faire ensemble. On écrit un
tract sur un coin

rajoute », qui dit tout
de table

ce

lui donnant une forme de
cours, un peu

en

sec, premièrement, deuxièmement...
choses » sans « faire de sentiments

Carpentier, le prof de philo,

une

«

leçon de

».

1°

L'homme possède un organe fait de tissu érectile :
possède un organe beaucoup plus
petit, mais équivalent, situé au-dessus de l'orifice ex¬
la verge. La femme

grands spécialistes parlent d'édu¬

térieur du vagin, le clitoris.

à faire

sexuelle, le seul tract véritablement « édu¬
catif » soit l'objet d'une si grande répression :
ou alors, c'est donc que cette fameuse « éduca¬
tion sexuelle » ne vise pas à
apprendre à accom¬
plir de façon satisfaisante l'acte sexuel, ne vise
pas à apprendre à faire l'amour : elle vise donc
à perpétuer la répression sexuelle.
Apprendre à faire l'amour ?
Est-ce que ça s'apprend ?

Ces deux organes sont de
tailles variables suivant
les individus : mais cela n'a
pas d'importance, il n'y
a pas lieu de s'en
inquiéter, 1 IMPORTANT EST DE

SAVOIR S'EN SERVIR. En
effet, ce qui est important
c'est leur excitation par toutes
formes de caresses pro¬

duisant

plaisir croissant qui provoque du même

un

coup le désir de continuer. Ce plaisir se
traduit : lo¬
calement par une érection de ces deux
organes, c'est-àdire un durcissement et une
augmentation de leur
taille et de leur chaleur, ainsi
que chez la femme, une

sécrétion importante qui humidifie
l'intérieur du vagin
(ce qui va favoriser la pénétration
éventuelle et les
mouvements de la verge : le coït) ;
généralement, ce
plaisir croissant envahit l'ensemble du
corps et se

Beaucoup vont rigoler — tous des hommes
bien entendu
car, enfin, c'est pas si difficile
que ça de tirer son coup. Etant donné le nombre
important (70 %) de cas de (soi-disant) frigidité
féminine, il faut croire qu'il y aurait tout intérêt
à ne pas « tirer son
coup » mais à apprendre à
faire l'amour (les hommes surtout). Et d'ailleurs,
étant donné le nombre « d ejaculation précoce »
et d'impuissance chez les hommes, il
y a tout lieu
de croire qu'en général ce n'est pas si brillant
—

termine par l'orgasme (jouissance
suprême)
tation n'est pas
interrompue.

l'amour

que ça.
Vouloir apprendre

se

se connaître !

les lycéens, il faudrait que tout le monde demande
à ses profs de le commenter publiquement. En¬
suite parce qu'il est pour le moins
étrange qu'au
moment où de

COMMENT

et

publions

page 1

2"

En dehors

sexuels, le
dont
ou

de

ces

deux

si l'exci¬

organes, spécifiquement

corps possède d'autres zones dites

érogènes

l'excitation par des caresses
procure du plaisir
plus intense le plaisir obtenu par l'excitation

rend

des organes sexuels. Ces zones
érogènes varient selon
les sexes et les individus (elles sont

d'autant plus

à faire l'amour, c'est aussi

nombreuses et utiles que les individus sont
moins re¬
foulés sexuellement : les lèvres, la
bouche, les oreilles,

vouloir de meilleurs rapports entre les
gens, vou¬
loir construire un autre type de société.

la nuque, les

seins, la face interne

des

fesses, le ventre, etc.).

cuisses, les

3° Le caresses peuvent être faites

prodiguées par soi(masturbation) ou par un ou une partenaire
homosexuelle ou hétérosexuelle : filles-

même

(relation

garçon). L'intérêt de la masturbation est notamment
son corps et les
plaisirs qu'il peut
nous procurer, ce qui parait
indispensable à la con¬
naissance de notre corps (il faut noter
par ailleurs,
qu'elle peut permettre de combler le vide d'une heure
de classe ou d'une soirée ennuyeuse).
L'homosexualité,

«NOOS SOMMES DES GENS DE TOUS LES JOURS» ?
lettre

La

du

camarade

ment le problême

d'Ollioules

pose

du type de société

de bien connaître

concrète¬
laquelle

pour

comme

luttons.

nous

exprimer, à
titre entièrement per¬
sonnel, quelques réflexions qui elles aussi ne doivent
pas être comprises comme une « réponse » finale,
mais comme un élément supplémentaire à critiquer,

jours

pour encourager les relations sexuelles, du baiser au
coït, en passant par les caresses les plus variées entre
les individus de sexes différents : car. comme le
reste,

tous

les

aspects de l'oppression dont nous sommes
; donc aussi bien sur le plan économique
que politique ou idéologique. Le capitalisme lui nous
prend en compte sous un seul aspect, en tant
qu'agent de production, c'est-à-dire objet dans le
procès social de production. C'est là le but suprême
pour qu'il empoche la plus-value créée : on nous
fait manger, boire, défouler un
peu
sexuellement,
réparer, élever (au sens d'élevage) uniquement pour
que nous ne soyons pas de trop mauvais produc¬
teurs.
Comme les machines
Tout
cette

«

«

Nous sommes
des gens de tous
les
Notre lutte doit donc prendre en compte

victimes

qu'on huile, répare, etc.

l'enseignement

reçu

nécessité

Alors lorsqu'on parle

»

—

cialisme, il faut parler de

nous

son

fait

but

—

intérioriser

dès

de so¬
main¬

tenant.
Je crois
limiterait

profondément qu'une

révolution qui se
économiques de production,
à de nouvelles institutions politiques sans changer
les rapports sociaux dans le sens d'une libération —
aux

rapports

une telle révolution nous donnerait à moyen terme
le même spectacle cruel que la société bourgeoise.
La Révolution d'Octobre 17 en Russie avait libéré

formidable envie de vivre autrement avec Véra
Schmidt au sujet de l'éducation des enfants, Alexan-

une

de

création

urbanisme,

de

vie

communautaire,

un

autre

etc.

Ces

tentatives, maladroites parfois (mais ce n'est
là l'aspect principal) ont été étouffées au bout
de quelques années au nom des nécessités économi¬
de

construction

du

socialisme. Et maintenant

l'Union

Soviétique donne l'image lamentable de rap¬
sur l'arrivisme, la passivité, la
concurrence, l'égoïsme, le but du profit individuel et

ports humains basés

4TT1 lllillll TTT7T
A&gt; s,. A
/

l'hypocrisie sociale.
C'est pourquoi s'il

est fondamental

de

développer

lutte sur le plan économique et politique dans
perspective de la prise du Pouvoir par le peuple

notre
la

d'Occitanie, il est aussi fondamental d'apporter des
éléments

construire la société nouvelle après
du pouvoir. Personnellement je ne crois
pas que « le socialisme c'est les Soviets plus l'automation » (phrase du programme
de la Ligue), le
socialisme est une nouvelle étape stratégique dont
ie but est de lutter pour l'établissement de
rap¬
ports sociaux d'un type nouveau entre les humains.
Je ne crois pas non plus qu'il faille attendre le
pour

cette prise

«

«LÀ

PAX

ÀMERICANA»

(1111a enfança Iiufiana)
«Sessenli de P. François

Grand Soir

»

pour commencer à combattre les rap¬

ports bourgeois car attendre c'est en fait reconduire
ces mêmes rapports plus ou moins intacts au sein
des Soviets par ex après la prise du pouvoir.
La révolution
Salut

apprend

4°

L'aboutissement des

et

»

à faire l'amour et
caresses

on

fait des

constitue

progrès.

s'il n'y a

d'interruption, l'orgasme, qui se traduit chez
l'homme par une éjaculation de sperme et dans les
deux sexes, par un
mouvements et des

état d'abandon complet avec des
paroles involontaires. Cet état de

jouissance maxima et de courte durée est plus ou
moins intense. Il est suivi d'un état de relâchement
(relaxation)

très

agréable et calmant.

5° La

pénétration du vagin par la verge (coït) est
une forme d'acte sexuel complet : elle
présente ce¬
pendant le risque de grossesse si l'éjaculation de sper¬
me a lieu pendant la période de fécondité de la femme
(à mi-distance des règles, mais il faut se méfier de
cette approximation, surtout lorsque les cycles mens¬
truels ne sont pas réguliers, ce qui est fréquent notam¬
ment chez la jeune fille). A notre époque, cet incon¬
vénient peut être facilement dépassé par l'utilisation
de contraceptifs efficaces (pillules, « capotes »). Ceux-

ci, utilisés correctement, évitent la crainte toujours
présente d'une grossesse prématurée et des pratiques
barbares (retrait du garçon avant l'éjaculation, par
exemple) qui, outre qu'elles sont peu sûres, sont gé¬
néralement défavorables à l'atteinte de l'orgasme. Les
pillules, notamment, peuvent être prises par les filles
dés que le désir des relations hétérosexuelles apparait.
6° Il faut noter dans

veut

qu'il

souligner

un

avec

chapitre d'autant plus court
force que les notions de

normal » et « d'anormal » ne sont nullement fon¬
dées. En toute pratique sexuelle, ce qui compte c'est
le désir qu'on en a et le plaisir qu'on y trouve, la plus
«

pas

ques

on

pas

dra Kollontaï pour les femmes, l'union libre, des es¬
sais

une source de

me un fléau l'homosexualité).
L'hétérosexualité paraît
cependant la plus riche de plaisir. Ce papier est fait

—

—

hétérosexuelles, est

perversion comme l'entend l'auto¬
(qui d'ailleurs interdit et pourchasse com¬

non une

rité morale

à préciser au cours de la discussion.
La deuxième chose dont je voudrais parler : c'est
de « l'humanisme ». Notre Occitanie est celle de tous

les jours

les relations

plaisir, et

voudrais

Je

c'est

fraternité

la

vie

*

grande liberté doit guider la variété de nos choix (ho¬
ou relations hétérosexuelles). Il n'y a qu'un
danger : c'est le refoulement des désirs. Il n'y a pas
mosexualité
d'anormal.
7" Ces quelques lignes sont bien schématiques et par¬
tielles, mais nous engagent à agir. Faites lire ce papier
autour de vous, discutez-en. Méprisez et plaignez ceux

qui en riront

et ne croyez pas sur parole ceux qui
feront comme s'ils connaissent : nous savons que les
deux tiers des gens sont impuissants et l'acceptent.
C'et contre cela que nous luttons.
Au

cas

interrogez

où

vous

auriez des

explications à demander,

vos parents ou vos

professeurs.

Vous comprendrez d'après leurs réactions (en géné¬
ral gêne ou hostilité), pourquoi vous n'y avez pas
pensé plus tôt.
Vous

comprendrez

Vous

saurez

ce

que vous

êtes déjà

«

grands

».

qu'il vous reste à faire.

N. D. L. R.
Le M. L. F. lait remarquer que ce texte
reflète surtout le point de vue de la sexualité mas¬
—

culine.

�LUTTE OCCITANE

-,

page

22

UN NOUVEL
ECUSSON «OC» !

ECHOS

Le

Cercle

vient

«

futuriste

31390

et

!

plupart d'entre vous, la place de la Giiingette signifiait quelque chose : une placette agréa¬
ble où l'on passait, dans le temps, pour aller dan¬
ser ; un coin typique, poétique, riche en souve¬
nirs, particulièrement au cœur de nos anciens.
Mais aujourd'hui, aucune attache sentimentale
ne
lie M. Robert Manuel à Roquebrune ; aussi
ne se gêne-t-il pas pour détruire un souvenir roquebrunois et le remplacer par un décor de cir¬
que, à tel point qu'un docteur roquebrunois, con¬
seiller municipal et de surcroît responsable du
projet, a qualifié lui-même cette réalisation de

P. S. :
de cette

paravent publicitaire derrière lequel M. Robert
Manuel, spécialiste incontesté des inaugurations
de places « Maurice Chevalier » dans toute la
France
au fait, à quand
l'inauguration de la
place « Guy Lux »? — cherche à cacher la réa¬
lité de la gestion municipale.
ROQUEBRUNOIS, est-ce vous qui l'avez décidé ?
—

Avez-vous été consultés ?
Ferez-vous partie du « gratin

» invité, vous
qui payez la note ?
Viticulteurs, pensez-vous qu'une place « Mauriche Chevalier » ou un gala Mireille Mathieu
—

?

Chasseurs, quand tous les Pétignons, les
Blavets, les Cavalières, seront vendus et cons¬
—

truits, où irez-vous chasser ?
Salariés ou jeunes qui êtes obligés de vous
—

expatrier faute d'emploi valable, pensez-vous que
c'est à coup de spectacles que vous trouverez du
travail ?

Vous

temps

tous,

vous

mener par ces

laisserez-vous

long¬

encore

comiques ?

ROQUEBRUNOIS, ne laissez pas votre village
devenir une réserve folklorique où les estivants
viendront voir vivre les autochtones en liberté.
Exigez le respect de votre personnalité avant
que toutes les rues pittoresques de votre cité ne
soient

rebaptisées selon les caprices de M. Ro¬
et d'un conseil municipal
amorphe.

bert Manuel

Point n'est besoin ici de retracer les limites de l'Occitanie, fait culturel primordial entre tous puisqu'elle
s inscrit dans la
bi-partition oil-oc porteuse dès le mo¬
ment où se fixèrent les délimitations
linguistiques de
l'Europe occidentale de toutes les valeurs humaines de

l'homme méridional.
Mais au-delà de cette délimitation qui fixe les fron¬
tières toujours opérantes entre des mentalités collec¬
tives différentes, il convient d'insérer notre action dans
le contexte socio-économique d'un pays qui meurt et
qui
refuse cette mort. La

prospérité apparente de la

«

Côte

d'Azur » ne doit pas faire illusion. Nous appartenons à
la « France pauvre &gt; comme la
Bretagne ou la Corse, et

département des Alpes-Maritimes a eu le triste
privilège de détenir, le nombre de chômeurs le plus
élevé par millier d'habitants. Notre jeunesse n'a plus
de perspective d!emploi et quel que soit son niveau
de formation ou de scolarisation, son seul horizon est,
pour reprendre les mots de Jean Ferrât, de « devenule

fonctionnaire

» et de s'installer dans
quelque
septentrionale. Une jeunesse qui est en même
temps confrontée comme toute celle du monde occi¬

H.L.M.

dental à l'érosion accélérée de l'ensemble des valeurs
qui ont donné pendant des siècles force et cohésion à
l'ensemble hexagonal que l'on a coutume d'appeler

français. Face à cette crise globale de la société nous
entendons organiser un large débat sur la signification
de notre culture

l'on

nous

a

»...

commandez-le

Cercle occitan

au

-

20 F les 10

-

1 F chacun à partir du 50").

DICTIONNAIRE
dictionnaire Occitan-Français vient de
paraître, réalisé par Roger Barthes et édité par « Les
amis de la langue d'Oc » à Paris. Cet ouvrage pra¬

tique, maniable, comprenant le vocabulaire de base,
complète le « Dictionnaire Français-Occitan » du
même auteur paru

l'année dernière. Ces deux ouvra¬

d'un prix abordable et très utiles pour qui ap¬
prend l'Occitan, sont disponibles dans les librairies
spécialisées en Occitanie et à Paris.
ges,

XXIVe

JORNADAS

NACIONALAS
DEL M.A.R.
Del 24 al 26 de novembre lo M. A. R.

(Moviment
protestanta de
França) tenguèt dins la Cevena, al Vigan, un
acamp sus lo tèma : La Reglonalizacion, espèr ©
d'accion rurala de la Federacion

illusion ?
Los trablhs

d'aquelas jornadas seran publicats
legeires a las publicacions de!
M. A. R. (36, rue de l'Université, 67 Strasbourg).
S'esperava dona Bonnamour del Vie Plan e venguèt pas. Vaqui une part del programa estampai
per los organizaires : Lo 24, « Une région dépos¬
sédée de son industrie par Souyris (CFDT) ; dont
on
liquide l'agriculture, par O. Faidherbe et
J. Huïliet ; Livrée aux professionnels du tourisme
par M. Monod et G. Bazalgues ; La France et ses
régions, par R. Lafont. »
Lo 25 : « La régionalisation, espoir ou illusion,
e

mandam nostres

avec

M. Carrière et R. Lafont.

journée

Larzac

au

et

»

assemblée

Lo 26

:

«

générale

Une

du

M. A. R. ».
Avem arremarcat

qu'es totjorn dificil de parlar
d'economia davant un public de païsans que se
veson escanats e que demandan una accion de
salvament sul pic. Mas es important de veire lo
M. A. R. prendre cada jorn mai de posicions sociaiistas e s'interessar al problèma de las nacïonalitats, ço qu'agradèt pas a totes e mai que mai
a

passée alors que se lézarde celle que
imposée progressivement depuis le XVI*

UN
PARLA

INDIAN

D'AMERICA

ALS PELS ROGES D'OCCITANIA

Dessenhs de Peire François
Revirada de Ives Roquetá.
4 vertats BP 172
34003 Montpellier-Cédex

C.C.P. 1299-67 Montpellier

los que venian dins la Cevena faire de torisme

iganaud.

siècle. Et au-delà de
voulons par un

ce retour sur nous-mêmes nous
effort de créativité original retrouver

nous-mêmes des raisons de vivre et d'espérer.
Aussi à l'heure où sous les forces conjuguées des mu¬
tations socio-économiques et socio-culturelles la carte
de l'Europe des états-nations tend à perdre chaque jour

en

davantage

de

sa

signification

nous

entendons

faire

à Nice dont la vocation internationale ne doit
cesser de s'affirmer la voix
profonde de l'occitanité de
nctre terre.
Aussi la référence à notre dialecte niçard est-elle pour
nous fondamentale. Elle seule permettra d'enraciner les
niçois de vieille souche qui l'ont oublié comme ceux
sonner

(Editorial de la BELUGA, 36,

ou

lettres

nouveau

LA PROVENCE ET LE PAIS NICARD FONT
PARTIE INTEGRANTE DU PAYS D'OC

flic

:

UN NOUVEAU

CAGADE ».
Cette inauguration, ainsi que les spectacles de
variétés annoncés à grand fracas, ne sont qu'un

vin

»

la défense
Roquebrune
Robert Manuel, « l'artiste », est le maire
commune de Roquebrune.

«

feront mieux vendre votre

OC

de

Un

Pour la

—

«

Comité d'action pour

Koquebrune lors d'un spectacle)

—

(Haute-Garonne)

autocollant

Roquebrune ne soit définitivement

que votre

(liracl distribué cet été

souvenez-vous

Carbonne

défiguré.

CE SOIR

ROQUEBRUNOIS,

de

nouvel

Cftrbonà

(3 F l'un

CULTURELS
à

un

noires sur fond blanc, le O rempli par une croix occi¬
tane

AU GUIGNOL

occitan

de sortir

cours

Saïga 06-MlGE)

ici plus récemment et qui ne l'ont jamais parlé,
dans l'amour de leur région car elle seule permet cette
communication affective indispensable pour que les
hommes de notre temps puissent ici résoudre positi¬
vement les grands problèmes écologiques qui commanvenus

nt

partout la survie de l'humanité. Elle seule per¬
mettra que fleurisse la réponse que doit élaborer

badours ou l'écrivain niçois du XV' siècle Frances Pellos. Nous pensons que c'est la seule qui permette à la
fois de préserver, compte tenu des conventions de pro¬

nonciation,

l'originalité dialectale de chaque parler
permettant l'unification et donc l'intercommucat-ion au niveau de l'écrit entre tous les pays de
langue d'Oc, seul garant de la dimension européenne
tout en

de notre

projet culturel.

A ce sujet nous considérons comme

particulièrement

et arbitraire la décision qui a été prise dans
l'Académie de Nice, sous l'influence des milieux féligrave

bréens, d'interdire l'emploi de cette graphie aux fins
scolaires

et

universitaires.

Nous

n'aurons

de

cesse

qu'une telle décision soit rapportée et que l'on accepte
l'utilisation conjointe de cette graphie avec celle plus
traditionnelle qui réduit notre langue commune à un
statut dévalorisant de « patois » folklorique. Libre aux
féiibres s'ils veulent sur ce point trahir la pensée pro¬
fonde de Mistral et préférer suivre les idées étroites de
I?V umanillë son disciple réactionnaire.
Mais au-delà de ces péripéties la BELUGA ne pren¬
dra tout son sens, comme nous le disions déjà dans le
numéro 2, que lorsque notre journal sera devenu véri¬

tablement celui du Païs-Niçard tout entier et de ses
habitants. Nous sommes conscients de l'ampleur et de
la difficulté de cette tâche. Déjà des progrès ont été

accomplis : nous avons reçu des articles, des sugges¬
tions dont nous pensons avoir tenu compte. Lorsque de
chaque ville, de chaque quartier, de chaque village du
département nous parviendront des informations, alors

l'homme de la fin du XX* siècle s'il veut devenir maî¬
tre de la technologie.
'""est à cette problématique qui se situe aux antipo¬
des du passéisme que la BELUGA voudrait répondre
a- ec l'aide de tous ses lecteurs. Mais tout de suite une

la BELUGA sera devenue l'instrument collectif dont
ont besoin le Païs-Niçard et la Provence orientale pour
redevenir eux-mêmes. Trop longtemps nos régions à
cause de certaines circonstances historiques ou géo¬

précision, celle de la graphie utilisée étant bien en¬
tendu qu'en ce qui concerne la langue, nulle censure
normative ne nous guidera. Nous avons adopté la gra¬
phie classique qui retrouve celle dont usaient les trou¬

La Provence et le Païs-Niçard font de
intégrante des Pays d'Oc.

graphiques ont vécu repliées sur elles-mêmes.
nouveau

partie

LA BELUGA

■

�LUTTE OCCITANE

«

TBATRE

CINE

-

Le « ceatre de la ©arriéra »
vient de publier son
bilan d'une année de travail : le président de l'Asso¬
ciation des amis du théâtre le présente ainsi :
,

Ainsi de

a pas de solution Mais
Nous disons ce que
vont penser les censeurs et
après ? Nous choisissons

deux

En octobre 1971 le teatre de la carriera s'installe à
Jonquières. En octobre 1972, le groupe éclate et se scin¬
de en deux. Les uns continuent le
théâtre, d'autres
ouvriers

comme

per.

ou

aux

sants.

une

partie de la troupe a choisi

une

:

option

Le grand enseignement que nous
pouvons tirer de
cette année d'agitation culturelle est

turelle confrontée à elle-même
des

«

potentialités militantes

faire prendre

»,

aider

que l'action cul¬
peut que soulever

ne

cons¬

tant

Recherche

politiques

que

traditionnel

?

théâtre et le théâtre

L'institutionalisation signifie

d'où risque d'être

«

vendus

3" abandon des buts. Le

_

ce

totalement.
.4" tout le monde part de

sagesse

:

Mr

».

—

Occitania

»

son côté.

LA GUERRE DU VIN

Cette réunion

solelh

coma un

qu'om vei jamai,
qu'existïs pas.
Tu los uolhs barrats, donant tas mans

coma

una

mar

Dintrant dins l'ort d'un mond
E t'aimi, oc !

plan mantener

per

création collective d'un cinéma occitan sont invi¬
tés à y

».

son

nom d'aquel canton
vielh, d'un mond fol, e t'aimi.

De trabalh dins ton

II

aquel blat qu'an semenat
jamai dona de fruch.
Tu coma aquel lum qu'om crei
perdut
coma un aucel que sembla mut.
E t'aimi, oc !
e

coma

que

Tu

coma

coma una

Tu

III
passât tant amagat,
istoria sensa vertat.

du

a una pluma
plan escriure sul jornal.
Monsur Lasserra vol pas la Iuna.
Sap consï esser députât.

roge es

solanent del

nas.

Monsur Lasserra se ditz de gaucha
en dedins es blanc coma un nap.
Monsur Lasserra
sias

plan

Quand
ambe

es

un orne

pas per

aurem fach Occitania
los gosses manjaras !

MARTI

Le

Qui

se

DES CHANTEURS OCCITANS

équipe d'étudiants qui

:

chez

nous

sortez

vos

.

à la

et

morveux

folklore

se

mouchera

débile,

autres

Marius
grands mouchoirs !

TOUT SUR

47000

de

»

:

felibres

;

et

notables « bien de
et Olive du terroir,

—

d'Agen, 32,

rue

Grenouilla,

Agen.

-

-

travaillé deux années à cela.

:

VENTADORN
rue

de la Rotonde

—

34 BEZIERS

dans

le

volume, vingt leçons

permettant

une

perception et une acquisition méthodique de la phono¬
logie occitane dans une forme languedocienne centrale
et du lexique de base ; des exercices d'utilisation ;
des lectures ; le tout orienté dans un sens de conver¬
sation contemporaire ;
sur les disques, le texte des vingt leçons eh décou¬
page permettant la répétition en écho des phrases ;
ces disques peuvent être utilisés soit par des auditeurs
isolés, soit par des groupes travaillant en laboratoire
(établissements scolaires. Facultés.
Nous espérons ainsi rendre service aux personnes
qui, veulent apprendre rapidement à parler ©eeitan,
—

.élèves et étudiants

en langue d'oc, aux Instituts
qui trouveront là un document .nou¬
veau sur une langue latine moderne.
L'ensemble est livré au prix de 150 F + port.
aux

d'études

Langue et littérature d'Oc'- RégioftiUi::me - Cátha'Histoire
Politique - Sociologie - Disques Folk
Presse parallèle.
rjsme

s'adresser à

26,

L'OCCITANIE..

librairie occitanç

a

On trouvera

provinciale passéiste, le chauvinisme de

sentira

nous

de 220 pages et de 5 disques ; les enregistrements
ont été faits, autour de l'écrivain Léon Cordes, par une

finir un piedde-nez aux « imbéciles heureux
qui sont nés quelque part » qui déchire à belles dents

maiuteneurs

Montpellier

me

pour

mentalité
clocher.

occitanes de

«Il existe une méthode d'apprentissage rapide de
l'Occitan parlé ; élaborée par Robert Latent et Chris¬
tian Bayîon elle se présente sous la forme d'une volu¬

femme-s'emmerde-en-baisant-et-c'est-pas-tous-ies.-•ours-je-vous-en-confesse-qu'on-lui-deride-les-fesse)

Centre d'études

prie d'insérer :

Brassens

chansons de style nouveau : un
hymne au » Roi des Cons », avec chœurs, très sa¬
voureux ;
un clin d'œil au MLF (95-fois-sur-10G-îa-

la

dire

del passât.

traditionnel. Trois

et

Didot 75014 Paris.

Monsur Lasserra

POUR TOUS DISQUES
satiriques

»

APPRENEZ
L'OCCITAN !

précédents !
et

rue

CINEMA OCCITAN

païs !

Notre compatriote francophone GeoFges Brassens
vient, de publier son disque annuel. Bon, comme les
tendres

Henri MOLINE, 99.

«

20 Francs, à adresser à

bestial.

UNE CONTRIBUTION
INATTENDUE

chansons

:

per

eu

un

e

Des

cotisation annuelle

Monsur Lasserra, ventre defora

un

marin qu'om cresia mort
puei un jorn que dintra al port.
E t'aimi, oc !
REPIC
leu, vaquï que canti ton retorn.
Vaqui que canti mon amor e t'aimi.
PATRIC
coma

participer

Aidez-nous. Adhérez à

Pren la carta, e veiras.
Pren la carta, mon amie.
Pren la carta, e tendras

leu, cridant ton

Tu

Montpellier dans le

mort

REPIC
D'un mond

l'an¬

MONSUR LASSERRA
Monsur Lasserra a plan de borias
Monsur Lasserra, un ostalas
Monsur Lasserra a una corda

I
Tu

lieu à

aura

pour

les militants
participer à la

Le teatre occitan continue !

OCCITANIA !

production de films

courant du mois de novembre. Tous
occitans et les personnes voulant

...

«

place d'un réseau étendu de distri¬

programme de
née 1973.

vient d'être remontée par une
jeune
et d'autres militants essaie¬

raient de mettre sur pied

mise en

—

syndicales.

troupe de Montpellier

groupe se marginalise alors

de travail) qui ont

bution

...

Mais quelle différence entre

groupes

—

C'est à ce travail et avec
d'autres, en toute modestie,
qu'une partie de ceux qui n'ont pas pris
l'option théâ¬
trale vont s'attacher
pour le plus grand d'ailleurs
d'un futur théâtre
régional ! »
Pour l'instant la pièce « Mort et
résurrection de

appui surtout insti¬

ou

sources

Il est temps maintenant
que ces potentialités, cette
prise de conscience débouchent sur des luttes claires

qui s'installent

(isolés

ceux

des idées mais n'ont pas de moyens
techniques.
La réflexion de la
prochaine réunion portera
tout particulièrement sur les
points suivants :
étude des possibilités
sérieuses de res¬

cience aux travailleurs de notre
région de l'ampleur
de leur exploitation tant
économique que culturelle
Le teatre de la carriera, il faut le
souligner, a fai:; le
travail le mieux possible.

domaine des autres organisations
politiques, syn¬
dicales. Parler au nom de quoi : ceux

tutionnel.

autre

«

d'information beaucoup plus puis¬
au nom de qui : on
empiète sur

directe.

films occitans.
Elle a confirmé une totale identité de vues sur
l'orientation des films : faire connaître l'Occitanie, et dénoncer les abus dont elle est victime.
Pour cela il faut produire et diffuser des films, et

plus adéquates de leur création et de leur ani¬
mation... »

différente

Jean Fléchet.

:

Secrétaire trésorier :
Henri Moline.
Cette réunion rassemblait des cinéphiles, des
spécialistes de l'audio-visuel, des auteurs de

les

;

sont-ils de la région ?
2° abandon de
l'implantation
d'une structure régionale et d'un

développement

nant d'abord

...

le

Vice-président

laissés-pour comp¬
culturel, en y rete¬

social et
les créateurs et les artistes
qui y font
école, et en leur permettant de rechercher les formes

d'une

; au

insuffisance de structures populaires

moyens

appellation
«
Cinéma
du
transformée d'un commun
accord en « Cinéma Occitan ».
Après que le bureau ait été formé comme suit :
Président : Georges Rouquier

—

du

semblent

Enfin, l'ancienne
Pays d'Oc » a été

—

»

etc.)

Moline.

par

—

te

d'été,

aujourd'hui cette réalité ; la création
de l'association devenait nécessaire.
Les statuts ont été
adoptés à l'unanimité. Le
secrétariat est 99, rue Didot, Paris 14e, chez Henri

les générations actuelles.
à l'utilisation encore actuelle de la
langue d Oc
dans de larges couches de la
population méridionale.
à la nécessité de son enrichissement
pa&gt;- l*s
apports de notre époque et de la vie de sa
population.
au devoir de doter
les régions des moyens qui lui
permettront de ne pas être les «
connu

projections, les stages audio-visuels (CALEN

Marseille, Université

concrétiser

—

niveau des moyens :
insuffisance du soutien des organi¬

Mais, parler

de

revues, des journaux...
à l'existence d'un patrimoine culturel
occitan très

D'où une série de choix possibles :
1° abandon plus ou moin total de
l'animation cultu¬
relle par le théâtre. Seul le choix
politique parait
essentiel et doit se faire au niveau d'une
animation
locale.
Mais la méthode de tâche d'huile
parait inefficace

face

de

«

—

2'- animation culturelle
par le théâtre.
on a pu se rendre compte, et nous
avons été
d'accord sur la présentation des faits
qui est commune
aux deux groupes, au niveau
de l'analyse que celle-ci
avait présumé du

absence
d'accueil.

est
la déclaration offi¬
cielle de l'Association « Cinéma Occitan »
et le
dépôt des statuts. Ceux-ci étaient préparés depuis
l'hiver 69-70, mais la création de
l'association
n'avait pas alors paru
correspondre à une réalité
concrète. Les réalisations de films, les demandes

recou¬

partie du teatre. se dirige vers la
théâtre régional d'expression
françai¬
» dont « la
justification tient à la fois. :
aux besoins suscités
par la chanson occitane, le
teatre, l'extension dans les écoles de la langue
d'OC,
certains festivals et manifestations
artistiques, des

Or,

en occitanie

—

»

riche et mal

TEAT

-

L'objet de la réunion

nous

Alors qu'une

—

—

divergent apparemment, mais

aussi que nos chemins vont souvent
se

création d'un
se et occitane

D'un but à atteindre : la
prise de conscience occi¬
tane et la population des luttes.
Pour cela, deux moyens ont été définis :
1" implantation au sein de la
population avec un
travail d'ouvriers agricoles.

absence ou
sations politiques

qui

page 23

COMPTE RENDU DE LA REUNION DU
29-9-1972
AU SIEGE DE LT. E. O.
REGION PARISIENNE

récusons.

J. VERDEIL

de l'analyse d'une situation
donnée, la situation
viticole et son soutien par une organisation
polirique
occitane.

développement,

nous les

agricoles.

—

—

voies

savons

Faillite ? Non. Echec ? Oui. Les
pages qui suivent
essayent d'en analyser les causes et en tirent les con¬
séquences. On peut dégager cependant quelques gran¬
des lignes.
Le groupe s'installe en fonction :

prise de conscience politique

CINE

-

façon statique, il n'y

analyses,

ces

«

s'installent dans la région

TEATRE

-

».

,

romanes

'Université

Paul-Valéry, Centre dindes occitanes

B.P. 1685, 34 Montpellier

—

C.C.P. 1033-«6 Montpellier

�LUTTE OCCITANE

«

-,

page

24

Les

EUZKADI:
LE CAS DES REFUGIES POLITIQUES BASQUES

—

Les Basques

n'ont pas de nationalité reconnue.
C'est pourquoi ils possèdent des passeports tan¬
tôt espagnols, tantôt français, tantôt vénézuéliens
ou chiliens. C'est-à-dire que légalement, s'ils se
réclament de leur identité basque, ils sont partout
des étrangers.
Les Basques, à cheval depuis le traité des Py¬
rénées sur la frontière de deux empires, se sont
vus obligés à plusieurs reprises de fuir sous la
contrainte

:

Révolution

française (plusieurs milliers de
déportés et de réfractaires) ;

—

Guerres carlistes ;
Insoumis de la guerre de 1914-18, etc.
3e mouvement s'est donc fait tantôt dans un sens,
:antôt dans l'autre.

leur propre patrie, mais doivent servir
celle de leur plus proche commissariat
de police...

Parce que, contre elles, il

—

BASQUES n'ont pas le droit d'avoir

possible ! On

n'y

a aucun re¬

peut attaquer devant un
tribunal administratif que les motivations de ces
cours

ne

arrêtés.

cience nationale est
térieur du pays).
fait

Le

d'aller

pris la Bastille,

un certain

14 juillet.

TOUT CET ARBITRAIRE VIENT DE LA SERVILITE
DU GOUVERNEMENT DE PARIS A L'EGARD DES
FASCISTES DE MADRID.
POURQUOI ?

—

dans

peu

plus élevé qu'à l'in¬

leur

village,

chez eux,
dialogue,
et de montrer aux masses paysannes basques
que
le problème des réfugiés Basques était en fait
leur problème, et que le motif des expulsions était
étroitement lié à leur situation économique, et au
sous-déveioppement industriel de la région.
Dès lors, on va assister à un clivage dans la
population. Tout le monde presque dans les plus
petits villages du Pays Basque nord va prendre
position pour ou contre, mais personne ne restera
sans opinion ».
parmi les leurs,

OR L'ARRETE N'EST JAMAIS MOTIVE !
C'est, en fait, rétablir la terrible LETTRE DE
CACHET à cause de laquelle des Français ont

un

a

permis d'établir

un

«

—

la France vend des avions « Mi¬
à l'Espagne et veut lui placer son système

parce que

—

rage -

de T. V. couleur

;

La majorité de la jeunesse se sentira concernée
et solidaire. On va assister toutes les fins de

maine, à

se¬

véritable invasion de jeunes dans les
églises de tout le pays, venus observer des jeû¬
nes symboliques de soutien.
une

Ils briseront ainsi

l'isolement dans

autorités voulaient coincer les
lant les faire passer pour « une

lequel les
réfugiés, en vou¬

poignée d'exaltés
espagnols qui n'ont qu'à retourner chez eux s'ils
ne sont pas contents en France ». C'est ainsi
qu'à
Mauléon (5 000 hab.) 450 personnes
(1/10 .de
la population !) manifesteront leur soutien dans
les

rues

de

la ville.

Dans le

clergé et chez les notables aussi! des
prises de position vont se multiplier : le bas
clergé se rangeant aux côtés du peuple et des
jeunes ; l'évêque (qui, par sa prise de position
aussi lamentable que maladroite, s'attirera les
critiques de nombreux chrétiens) et quelques
(rares) curés, préférant appuyer les initiatives du
préfet Gilly (policier ayant fait ses classes sous
Vichy) et ses sbires. Quant aux notables et aux
élus, de la « gauche » à la droite, on s'évertuera
à réclamer une solution d'apaisement. Certains
iront même jusqu'à descendre dans la rue avec
leurs (futurs) électeurs.

Aujourd'hui, la grève de la faim s'est

terminés
bout de 24 jours. C'est maintenant qu'il faut
en tirer les conclusions. Ce mouvement a-t-il été
positif ? ou non ?
au

Les

grévistes de la faim à Ntol re-Dame de Paris

En 1937, beaucoup de Basques, démocrates
vaincus par le dictateur Franco, ont repris les
chemins de montagne et les voies maritimes pour
chercher asile chez leurs frères du Pays Basque

nord provisoirement épargnés.
Ils ont été parqués au camp de concentration
de Gurs, en attendant l'arrivée des nazis Alle¬
mands. Certains leur ont été livrés, la

majorité

a

réussi à fuir

la Résistance

française

grande

encore

sous

pour entrer dans

le drapeau basque

du bataillon de Gernika (combats du
Verdon,
Pointe de Grave, décorations par De Gaulle,

En 1960,
tants

une

basques

a

la
etc.).
deuxième génération de combat¬
repris le combat contre Franco,

la patrie basque.
répression odieuse (prison, tortures, condam¬
nations à mort, assassinats) a contraint
beaucoup
de ces jeunes à fuir de nouveau chez leurs
frères
basques qui, depuis deux siècles, vivent sous les
grands principes de Liberté, d'Egalité et de Fra¬
pour
La

ternité.
Pour eux, ce

ne fut pas le camp de Gurs.
L'administration policière française choisit tout
simplement de les expulser.
Les mesures administratives ont été diverses :
éloignement de 12 départements ;
assignations à résidence ;
expulsions.
Une constante : les
expulser de leur pays, le
Pays Basque, parachever au nord ce que Franco

—

-

En ce qui concerne les réfugiés, ils n'ont
pas
officiellement obtenu gain de cause mais il sem¬
ble qu'ils soient arrivés à un statu
quo avec les
autorités. Il ne faut pas oublier qu'ils réclamaient :
1° Le droit de vivre en
Pays Basque ;
2° Le respect, par la
France, de la Convention
de Genève, donc l'annulation des mesures d'ex¬

(plioto AJP.'L.)

parce qu'il existe des accords entre les minis¬
de l'Intérieur et les chefs de la Police des

tres

d'expulsion d'Euskadi-nord et
d'assignation à résidence dans divers départe¬
ments français, ainsi qu'à l'expulsion
pure et sim¬
ple du territoire hexagonal (ce'st le cas de Julien
Madariaga) s'est ajoutée l'interdiction de l'orga¬
nisation révolutionnaire basque : E.T. A.
ces

mesures

Cette dernière
nement

d'E.T. A.
non

des

mesure

permettant

au

gouver¬

français de considérer les militants
réfugiés comme des droits communs et
réfugiés politiques.

C'est pour protester contre

ces

mesures

;

3° Que ces annulations des mesures administra¬

tives,

deux Etats.
A

pulsion.et d'éloignement
se

litique.

manifestent par un statut de réfuqié po¬

Si

toutes les revendications des
réfugiés polir,
tiques n'ont pas été satisfaites, il n'en reste pas
moins que les mouvements n'ont pas été
néga¬
tifs : en ce qui concerne la
popularisation des pro¬
blèmes en Pays Basque et une
participation plus
accrue du peuple
basque à la lutte.
(Texte communiqué par le Comité de soutien
aux
réfugiés politiques de Pau).

admi¬

nistratives que le 8 octobre, 4 jeunes Basques du
nord ont entrepris une grève de la faim illimitée
dans la cathédrale de Bayonne. Cette grève devait
durer 18 jours, au bout desquels ils durent être

hospitalisés. Le

gouvernement n'ayant pas assou¬
position, au contraire, de nouvelles expul¬
sions ayant été notifiées, une soixantaine de Bas¬
ques (dont 16 réfugiés politiques) s'enfermèrent
aussitôt dans la cathédrale de Bayonne pour
pren¬

pli

sa

dre la relève de leurs camarades.

—

—

—

avait si bien réussi

au

sud.

Depuis 1963, on compte ainsi une cinquantaine
d'expulsions administratives, qui touchent en fait
plus de 150 personnes, puisque en plus des in¬
téressés, il faut compter les femmes et les en¬

fants.
Il faut souligner
que tous ces expulsés avaient
trouvé chez leurs compatriotes une
nouvelle rési¬
dence, du travail, un milieu semblable à celui
qu'ils avaient quitté.
TOUTES CES MESURES ADMINISTRATIVES
SONT

ARBITRAIRES

POURQUOI ?
Parce

qu'elles ne procèdent jamais de la justice
décidées par un ministre de la Police, un
fonctionnaire du ministère, un fonctionnaire de
passage (préfet), un policier. Jamais par un juge.
et sont

Le lendemain 27 octobre, profitant de la démo¬
bilisation des gens à l'heure des repas, la
police
encercle la cathédrale (5 cars de C.R.S. et
plu¬
sieurs fourgons). Elle essaye d'enfoncer les
grilles
de la petite chapelle où sont retirés les
grévistes,
avec des bancs
d'église, puis fait usage de gre¬
nades lacrymogènes pour déloger les
grévistes.
Cette intervention s'est faite sans l'autorisation
du curé qui s'élèvera contre l'intrusion des flics
dans un lieu de culte. Ce déploiement de forces
a pour but
d'appréhender Julen Madariaga, réfugié
politique Basque de nationalité chilienne, expulsé
de France en mars dernier.
Jugé en flagrant délit
il sera condamné à 3 mois de
prison fermes. Une
manifestation de protestation rassemblera 2 000
personnes à Bayonne le soir même.
Dans l'après-midi, une quinzaine de
grévistes
quittèrent la cathédrale de Bayonne pour rejoin¬
dre leur village d'origine dans l'intérieur du
Pays
Basque nord (Mauléon, St-Palaîs, Socoa et Hasparren). Ils s'instalèrent donc dans l'église de
leur commune afin de populariser leur lutte et
d'éviter ainsi que le problème des réfugiés resta
confiné à la Côte Basque (où le niveau de cons¬

C. 1.0.0.
8 £ ZIH R S

«Vive le

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              <text>&lt;em&gt;Lutte occitane&amp;nbsp;&lt;/em&gt; &lt;a href="https://occitanica.eu/items/show/21630" target="_blank" rel="noopener"&gt;(Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue)&lt;/a&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Journal d'information, &lt;em&gt;Lutte occitane&lt;/em&gt; contient des articles contre l'extension du camp militaire du Larzac, il aborde aussi les probl&amp;egrave;mes de la viticulture et du tourisme en Occitanie.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Lutte occitane&lt;/em&gt; publie aussi des interviews et des articles de fonds permettant un appronfondissement des principes essentiels de sa ligne politique.&lt;/div&gt;</text>
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