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                  <text>LUTTE OCCITANE
OME D'OC AS

NUMERO 8

—

PRIX 2 F

ORGANE

D'INFORMATION

A LA PARAULA
DRECH

ET DE COMBAT DE

«

LUCHA OCCITANA

MARS-AVRIL 1973

C.I.D.O.
BEZIERS

)|f résistance

aux

expropriations
(Naussac-Larzac).

* p:|r

itères victoires
pourries travailleurs immigrés

# soulèvement de la jeunesse :

GARDAR

CONQUISTAR
INVENTAR

DRECH

LO

DE

élections avait été le
temps du silence plus encore que celui
Le temps des

des illusions. Mise

grévistes de la faim dans de nombreu=
ses villes d'Occitanie pour leur droit au
travail, attestent que dans la société
bloquée de la France capitaliste, garder,
conquérir ou inventer le droit de vivre,
ça ne peut oas passer par les urnes.
Le soulèvement de la jeunesse avait

silence des luttes

au

réelles, des aspirations profondes, au
profit du spectacle clos des politiciens.
Pendant un mois, tout avait été recou=
vert par le ronflement de la Marseillaise
chantée en choeur
c'était à qui la
crierait le plus fort — par tous les par=
tis parlementaires, de la droite au P. C.
en passant par la social démocratie. Les
peuples colonisés n'étaient pas vrai=
ment concernés par la querelle de partis
qui convoitent l'état capitaliste de Paris
—

sans

penser

à

son

renversement. Les

jeunes n'étaient oas vraiment concernés
par des calculs d'alliances électorales
alors qu'ils n'ont même pas de bulletin
de voie. Les travailleurs n'étaient pas
vraiment concernés par des promesses
de nationalisations qui ne changeraient

grand chose à leurs conditions de
vie et à leur pouvoir dans l'entreprise.
pas

VIURE

De cette hibernation, nous venons de
sortir. Et d'emblée le printemps est
chaud. A la veille de la rentrée parle=
mentaire. les forces tenues à l'écart du

jeu électoral

se

manifestent. Des

cen=

taines de milliers de jeunes dans les ly=

cées, les facultés, le C. E. T. et dans la
contre l'embrigadement, les 0. S. de
Renault en grève contre leur condition
de bagnards, des travailleurs immigrés
rue,

été préparé nar toutes les luttes antim!=
litaristes de l'année. Par son ampleur et
sa radicalîsatinn. il a nové les bureau»
rraties réformistes de l'U. N. E. F. et
de la F. E. N.. bousculé les schémas
des groupuscules, effrayé la bourgeoL
sie qui après le sucre d'orge sort la ma=

traque.
Les lycéens sont bientôt suivis des
étudiants et des aoorentis des C. E. T.
Le mot d'ordre du début « Maintien et
extension des sursis » qui défendait «»n
privilège, est bientôt remplacé par « Li=
bre choix de la date d'incorporation »,
revendication commune ries ieunes «co^
(Lire la suite

en

page

7)

�«

LUTTE OCCITANE

2

page

LUTTE OCCITANE
N° 8

:
Plus de 1 500 instituteurs et institutrices viennent de
retrouver à Aix-en-Provence pour le congrès annuel
du mouvement Freinet (école moderne) : un travail

Un militant

occitaniste, excédé

la discrimination

par

se

enfants occitans par l'école, a écrit la lettre
suivante le 14-11-72 à la directrice de l'école Jean Gio¬

jeune mouvement de se complaire dans
l'empirisme et dans le travail au jour
le jour : un premier bilan que nous pou=

intense, des débats d'une grande richesse, une remise
en cause toujours plus profonde du rôle de l'école dans
cette socie'té... et une présence occitaniste fort remar¬
quée : des salles de travail spécialement réservées aux
Occitans, aux Catalans et aux autres Minorités.

no

tirer de la parution de ces huits
numéros fait déjà apparaître la néces=
sité d'une profonde évolution, d'une
réelle diversification de notre système
de presse... la prochaine Assemblée
Générale de « Lutte Occitane » qui se
tiendra le mois prochain apportera sans
aucun doute des réponses nouvelles à

Une soirée sur le problème de Fos, qui permit
dénoncer ce double phénomène de colonisation ;
Marti et Jean-Paul Verdier avaient également
invités... etc.

II

ne

saurait être

question

pour

notre

vons

ces

problèmes.

aider envoyezmous vos
critiques, vos suggestions sur la presse
dont a besoin l'occitanisme révolution
naire... et n'oubliez pas de vous abon=
ner !
Pour

L'I.E. O.

nous

DE LA

REGION PARISIENNE

organise, le dimanche 6 mai à 15 h 15 au théâtre
Mouffetard (76, rue Mouffetard, Paris 5e) UNE SOIREE
DE CHANSONS OCCITANES (entrée : 10 F) avec :

(Languedoc)

LOSIANA VICENZUTTO

—

JOAN

—

PAU VERDIER (Limousin)

LONGAMAI (Provence).

—

de

—

—

Les militants d'Aix de Lutte
le tract suivant :

été

Occitane distribuèrent

du

quartier d'Encagnante à Aix.

Madame

«

Je commencerai par la citation d'un poète québécois
Fernand Ouelette : « La langue est l'expression la plus

profonde et la plus nécessaire d'une collectivité puis¬
qu'elle caractérise sa façon de penser et son pouvoir
de structurer le monde, d'assimiler le nouveau. » (...)
J'aurais pu

Non,

répondre Oui, à votre question ; je dis
fille ne participera pas à la fête de Noël parce
je récuse l'enseignement imposé arbitrairement de
ma

Je

ne

vous

apprendrai rien

nalité de l'enfant

moderne

proclame la nécessité
d'« un dialogue ouvert non seulement entre les éduca¬
teurs de toutes tendances, mais avec tous ceux dui sont
concernés par l'avenir de leurs enfants pour que, tous
efforts conjugués, nous construisions ensemble une
école et une société d'où seront proscrits la guerre, le
racisme et toutes formes de discrimination et d'exploi¬
tation de l'homme.

aux

que
Paris aux enfante provençaux.

AUX CONGRESSISTES
La charte de l'école

faite

»

Très belle déclaration dont la sincérité n'est pas, pour
nous, à remettre en cause mais qu'il nous soit permis
de poser quelques questions.
Tout d'abord, en tant qu'Occitans, la langue occitane
est une de nos préoccupations majeures, mais notre
but ici sera de la poser en tant qu'exemple de langue

opprimée. Nous pensons que ce n'est pas pas pour rien
que Marti est invité à ce congrès. Nous demandons pue
le mouvement Freinet prenne nettement position sur
le fait que certains enfants trouvent leur langue niée
à l'école. A quand la possibilité pour un enfant de
culture occitane de participer à la vie de sa langue ?
Pourquoi l'Arabe, le Portugais, toutes les autres mino¬
rités travaillant dans l'hexagone, n'ont-elles pas droit
d'existence dans l'école, et pourquoi, surtout, ce droit
n'est pas formulé comme exigence première ? N'est-ce
pas brimer l'individu dans ses besoins les plus pro¬
fonds que lui refuser ce droit ?
Et que dire alors de l'enseignement du Français à
l'école française ?

se

nous, provençaux, en

enfants
pre

Nous

pays.

disant que la person¬

et en celle de nos
étrangers dans notre pro¬
langue, LE PROVENÇAL,

notre

traités

sommes

en

forme dès te plus jeune âge. Or

avons

personne

en

une

L'OCCITAN.
suis

Je

entièrement d'accord

lorsqu'elle dénonce

comme un

avec

de donner à une ethnie tes moyens
nes de sa langue et de sa culture.
Ce n'est pas avec
sons

en

provençal

dans la classe de
Ce que

nous

I'U. N. E. S. C. O.

génocide culturel le refus
de diffusion moder¬

l'enseignement d'une ou deux chan¬
(la chose ne s'est pas encore faite
fille) que nous serons satisfaits.

ma

exigeons, c'est la parité, c'est le bilin¬

guisme.
SIAM

OCCITANS, PAS FRANCHIMANDS 1
agréer... »

Veuillez

J. G. ZUP

ENCAGNANE, 13 Aix

On relève, dans « La pédagogie Freinet et l'Institut
coopératif de l'école moderne » cette phrase : « Nous
espérons que de tels apprentissages seront aussi solides
que celui de la langue maternelle dans un milieu où
l'on parle correctement devant l'enfant et avec lui. »

CARCASSONNE

:

Samedi 5 mai de 18 h à 24 h, à Carcassonne, une
soirée exceptionnelle : « 6 h pour le Larzac » FilmsThéâtre-Chanteurs organisée par le Comité d'Action

Larzac, le Parti Socialiste, Lutte Occitane etc...
P.S. : en conséquence, la marche pour la défense
de l'occitan, prévue pour le dimanche 6 mai aux alen¬
tours de Montpellier est une nouvelle fois reportée.

6

H. POUR LE LARZAC

N'est-ce point là faire appel à un Français éiitaire ?
Il y aurait donc pour les freinetiistes, un « bon » et
un « mauvais » Français !

Gageons que les petits occitans, qui parient ce fran¬
çais provençalisé (la France a imposé sa langue comme
langue maternelle) eux, ne parlent pas te « bon » fran¬
çais. Nié dans sa culture, l'enfant du Midi voit, à l'éco¬
le, 1e français que parlent ses parents, dévalorisé.
Alors, nous,

on

refuse

à .croire que

l'école est
permettre à
l'enfant'd'cxprimer le milieu dans lequel il vit. Inutile
de dire que nous refusons de « repenser dans leur
ensemble les problèmes de
l'éducation pour mettre
ouverte

i'éeole

se

la -vie et que son but est de

sur

service de la nation.

au

»

D'ailleurs, quelle nation ?

\

A \

„/;

v

/;

\-j~y;

v

Convention européenne
des droits de l'homme

^

r UNIVERSITÉ
./hjJÙ\Vv

fèJj

Au cours de la dernière
campagne
électorale, le
Président de la République a promis que la France
allait ratifier la Cotivention européenne des droits de
l'homme (20 ans après sa création).

OCCITANE D'ÉTÉ
La Ile Université Occitane d'été se tiendra au
lycée
de Villeneave-sur-Lot ( Lot-et-Garonne) du lundi 27
août au mercredi 5 septembre 1973, sous la direction de
—

Pierre

Bec,

président

de l'Institut

des

Etudes

Occitanes

Jacques Boisgontier, secrétaire général de l'I. E. O.

—

—

Robert Lafont .directeur des Etudes de l'I. E. O.

Les
9

journées seront conçues

h

LANGUE
10 h

—

sur

le modèle

-

PRATIQUE (mise

12 h

en

in.

Théâtre.
V. Radio
14 h 30
16 h 30
-

Le groupe

:

qui tes

Le

2,00 F
15,00 F

numéro

L'abonnement à 12 numéros
C.C.P.

«

LUTTE OCCITANE

»

Montpellier 158248
Adresser tout courrier à
•

LUTTE OCCITANE

B P.

2138

—

34026

:
.

Montpellier-Cédex

d'Aix-en-Provence de Lutte Occitane pu¬

à se droguer, la répression, l'incompré¬
Ça doit sortir très bientôt, dès qu'il y aura
d'argent pour payer l'imprimeur. Une souscrip¬
pousse

assez

tion

est ouverte :
Michel d'Alverny — « L'Escobilhaire
de la Blaque - 13100 Aix-en-Provence.

-

18 h

»

—

Chemin

:

physique nucléaire, sociologie, philosophie, études bibli¬
ques, dessin industriel, etc.).
:

D'EXPRESSION

OCCITANE

:

chanson,

théâtre, cinéma, conférences, récital de poésie.
Conçue comme une rencontre sur 1e programme de
recherches de l'I. E. O. comme un lieu d'échanges libres

Gaston BAZALGUES

RENCONTRE DE TOXI¬

Anthopologie.

17 h

21 h

intervenir auprès

hension.

Géographie économique

SOIREE

:

Cour

un dossier de témoignages et une réflexion sur la
toxicomanie et tes toxicomanes, leurs problèmes, ce

mathématiques

Directeur-Gérant

la

15 signataires

blie

Télévision.

APPLICATION DE L'OCCITAN A DES MATIERES
NON OCCITANES : suivant, les intérêts manifestés et
les possibilités pratiques (exemples :

—

devant

les

sur

actuels ?

€
JE N'AI MEME PAS
COMANES HEUREUX ».

B. Histoire.
C. Langue et dialectes.
D. Texte littéraire.

LUTTE OCCITANE

individuels

pays

ET D'ANIMATION.

ETUDES SECTORIELLES
DE LA MATIERE OCCITANE

E.

11

train linguistique).

Pédagogie.
-

—

recours

Nous préparons un dossier pour
de cette Cour européenne.

I. Cinéma.
H. Chanson,

A.

les

comme

:

TECHNIQUES D'EXPRESSION

—

mettra-t-elle

européenne,

signature de principe.

:

10 h :

-

convention comporte des
langues et cultures
minoritaires, recommandations dont la France, pays
de génocide culturel, ne tient aucun compte.
La France signera-t-elle cette convention et peraux

Si elle n'admet pas que ses ressortissants se pré¬
sentent devant la Cour, sa signature ne sera qu'une

PROGRAMME JOURNALIER
—

Comme l'UNESCO, cette
recommandations relatives

entre chercheurs et militants occitanistes, comme une
occasion de contacts avec le milieu sociologique occi¬

tan et aussi

comme un moyen de formation d'anima¬
teurs de l'action occitane, cette Université est ouverte
à tous ceux que son programme intéresse, qu'ils soient

enseignants, étudiante ou non.
Comme la précédente elle sera distribuée en groupes
de travail et d'échanges, à l'initiative de moniteurs.
Pour tout renseignement
supplémentaire (contenu,
inscription etc). s'adresser :
INSTITUT D'ETUDES OCCITANES
11 bis, rue de la Concorde, 31 Toulouse

« La
nationalité méridionale française différait au
Moyen Age de la nationalité du Nord, tout autant
aujourd'hui la polonaise de la russe. Cette nationalité
méridionale n'avait pas seulement atteint un déve¬
loppement éclatant ; elle se situait à la pointe du
développement de l'Europe.
Avant les autres nations, elle disposait d'une langue
bien formée. Sa poésie offrait à tous les peuples par¬
lant une langue romane et même aux Allemands et
aux Anglais, un modèle alors inégalé. Dans l'élabora¬
tion de l'idéal chevaleresque, elle rivalisait avec les
Castillans, elle ne le cédait en rien aux Italiens.
En elle, ce n'était pas seulement une phase de la
réalité médiévale qui arrivait à sa plénitude ; c'était
un fragment éclatant de l'antiquité grecque qui péné¬
trait
profondément le
Moyen Age. La nationalité
méridionale française n'a pas seulement rendu de
grands services à la famille des peuples européens.
Son apport est proprement illimité... t

Frédéric ENGELS

"N

�LUTTE OCCITANE

«

page

S

TOULOUSE
POÏ. POÌ.

Je crois que, heureusement, je venais juste de digé¬
tarte (mettez du rhum pour parfumer les pom¬
mes) au moment de l'occupation de la
fac de lettres.

POL

par

Et puis ailleurs, j'ai failli me faire
frapper parce que
j'émettrais une opinion un peu trop critique. Devant
ça, merde, on en envie de sortir son opinel à
2,50 F ou
mieux son Bargon suisse à six lames
et de jouer à
plein le jeu de ces débiles, mais on se tasse très vite
parce qu'on se rappelle qu'ils sont
beaucoup plus vio¬
lents

rer ma

Mesadier, qui tourne en ce moment avec impatience
autour de moi, parce que
je décuve à peine et que
j'écris lentement et qu'il voudrait que je me mette
rapidement à tourner la ronéo parce que « ce-journal-

RMMON XIII

ça va faire quatre fois que je recommence cet article
je commence à en avoir marre. Chaque fois, j'englou¬
au moins une ramette dans son élaboration. Il faut
dire que cet an-ci (ces temps-ci) un article sur l'armée
vieillit vite. Bon je vais pas vous raconter en détail car
vous avez tout suivi sur votre « Dépêche »
quotidienne,
et vous en savez plus que moi. Mais quand même, il y a
eu des choses qui m'ont étonné. Le 22
mars, manif
géante, 35 000 personnes
gueulant dans la rue que
Debré, si ils le trouvent, ils vont lui faire très mal car
ils sont plus nombreux que lui. Place Wilson, un petit
vieux trépignait de joie : « c'est comme en 34, nom
de Dieu, c'est comme en 34 ! » et d'ajouter : « les
jeunes vous avez raison, j'ai été militaire de carrière et
pourtant je suis avec vous, l'armée, maintenant ça sert
à quoi, hein ? faut la refuser ! »
Nous, tout ému, on rentre dans la manif et on se met
à crier : « refusez l'armée ! » et alors, il y a eu des
petits ducons derrière nous qui ont dit : « hé, oh oh
oh !... doucement, on est là pour les sursis, nous. »
D'accord, il y avait bien aussi Pissadreit qui gueulait
«
lère-quinzaine-com-mer-ciale » mais lui, il croyait
qu'on allait tirer au sort les Hondas 125 qu'il y avait
sur la place du Capitole.
Ecoutez, les p' tits gars, je sais que Mai 63 vous avez
pas connu ça (moi non plus d'ailleurs, j'étais cloué au
lit par la varicelle) mais croyez-vous que les gens ont
saisi nettement la nuance de votre critique. J'en veux
pour exemple les premiers échos de ces manifs recueil¬
lis dans « le paysan du Cantal
», organe d'expression
de la ligue des paysans d'Auvergne, où il était dit en
substance : « alors les lycéens ne veulent plus de l'ar¬
mée ; mais si c'est pour que nous on continue à la
faire
alors d'accord, nous aussi on descend dans la
rue ; » alors quoi les
gars, dans le Cantal on commence
à dire :&lt; Mai 73 on remet
ça » et vous en êtes toujours
aux sursis ? vous allez me dire c'est
déjà vieux tout
ça, ça a changé !... pas si sûr. Enfin de toute
façon
la manif du 2 avril m'avait
quand même pas mal
regonflé, malgré toutes les magouilles qui ne furent
pas contrebalancées par les quelques cacahouètes lan¬
cées aux officiers derrière leurs
grilles ; à tel point que
le soir, hop !, je me .fais une tarte aux
pommes pour
fêter ça... tenez, là je parie que Mesadier va me cen¬
surer ce passage ;
chaque fois que j'apporte un article
avec des recettes, il se met à hurler
que le Rictus Occi¬
tan n'est pas « le
petit écho de la mode », qu'il y a
une école hôtelière à
Toulouse, que ça m'irait bien à
moi qui suis un, ptui !,
manuel, et que la tarte aux

que

ne-se-fera-jamais-nom-de-Dieu

serre ses

ANAR... » Ils en étaient tout fiers. Anars de mes deux !
vous n'avez pas honte de vous
approprier une idée qui

ment

», a déjà fait un truc
dessus, et je vais pas vous raconter mes petites misè¬
res personnelles. N'empêche que
je digérerai pas avant
longtemps le coup du drapeau occitan qu'on nous a
arraché des mains alors qu'on le faisait flotter sur la
fac, comme à Rennes le drapeau Breton domine les
débats. « Nous on veut
pas de ces
trucs-là. on est

et

tis

ne vous

appartient

pas

soi-même

on

ne

le

jamais

sera

;

et

on

petites fesses d'idéalo-utopiste en battant en
retraite, jurant que l'An 01 c'est pas pour demain. Les
gars, je crois que j'ai pris un méchant
coup de pessi¬
misme, mais ça va mieux maintenant, merci.
Allez, je
vous invite à prendre un
pot au Peyrou...
RAIMON VIII

(Extrait du Rictus Occitan n» 3
incontrôlé
Adresse :
Jean
8, place St Roch 31400 Tolosa).

?

-

journal parfaite¬

-

Michel

Mesadier

...

pommes n'a rien

à faire dans mon « Unité rédaction¬
nelle ».
Devant ce genre de grossièreté, moi
je me tais, mais
pour la pâte à tarte, vous mettez des
œufs, du sucre et
du beurre, et ne la
travaillez pas
trop, sinon elle

durcirait.

Les retombées de "Concorde"
Depuis 11 ans, Toulouse vit sous l'ombre de Concor¬
Toulouse, ville du Concorde, Toulouse, capitale de
l'aéronautique (sic) tel est le style 'de la propagande
qui veut masquer la situation économique effective de
Toulouse. L'annonce, par les Américains,
de leur renon¬
cement à leurs options, a provoqué la stupeur,
puis le
de.

front uni pour défendre «Concorde» de René
Piquet,
secrétaire «national» du P.C.F., candidat à Toulouse
aux Législatives à
Sanguinetti, autre destin national
qui cherchait à capter les voix toulousaines. Aujour¬
d'hui, le cirque est parti mais les problèmes restent
pour Toulouse
et au premier chef, pour la classe
ouvrière : le taux de chômage, dans
Midi-Pyrénées,
un des plus élevés de
l'hexagone, va encore s'accroître :
l'aéronautique licencie (Latécoère) mais à la sauvette,
opération facilitée par l'enchevêtrement de cette
industrie.

L'aéronautique, à Toulouse,
entreprise

publique

certain nombre
a
été endossé

de

c'est d'abord, la S.N.I.A.S.
à 100 %, jusqu'à la faillite d'un
« boites »
privées, dont le déficit

(S. E. R. E. B.)
mais qui détiennent
aujourd'hui 1/3 du capital. La S.N.I.A.S., («Sud-A »i
emploie à Toulouse 9 000 salariés (3 000 ouvriers, 4 000
dessinateurs

1000 cadres et ingénieurs, 1000 cadres
administratifs). Cela représente 1/5 des effectifs de la
branche aéronautique mais cela
n'implique pour Tou¬
louse aucun pouvoir de contrôle ; (à
peine 1.2 % des
salariés dépendent de sièges sociaux localisés à Tou¬
louse.)

Les décisions d'études et de fabrication sont
prises à Paris. Le partage de la charge de travail entre
les
usines de la S.N.I.A.S.
(Nantes-Saint-Nazaire,
Paris-Courbevoie, Cannes et Marignane pour l'essen-tiel) obéit à des impératifs complexes où la
docilité
attendue de la main-d'œuvre et la situation
locale de
l'emploi jouent le rôle dominant. La même politique
se
retrouve au niveau de l'organisation de la soustraitance : la sous-traitance à
Sud-A.-Toulouse vise
d'abord à éviter le gonflement des effectifs
durant les
périodes où la capacité de production pourrait être
utilisée à fond, et, à cet effet, la direction n'hésite
pas
à sous-traiter, très cher et très loin
(Etats-Unis, par

exemple) des pièces qu'elle pourrait produire

sur

place,

directement ou en faisant appel à la sous-traitance
locale. Ensuite, la sous-traitance est utilisée
au niveau
de la stratégie gouvernementale des
marchés locaux
de l'emploi
ainsi Sud-A. a sous-traité à Ratier
:

(Figeac)

sur

consigne élyséenne. Enfin,

Sud-A. connaît la sous-traitance

«

comme

briseuse de

financières et de rentabilité commerciales que la presse
a

largement développé

sur

; par contre, elle a été discrète
les retombées toulousaines. Or, depuis 1966, Sud-A.

fait

Concorde », c'est-à-dire que depuis 7 ans, la
du potentiel de production de l'usine
était employé aux prototypes, fréseries etc. de Con¬
corde. Jusqu'au dernier moment (le « non » de la Panam
et de la T.W.A.) la direction a fait «comme si»
:
l'usine travaillait comme si elle devait effectivement
«

quasi-totalité

sortir

l'assemblage

final. Cela
emploie peu de monde, même si on compte les came¬
ramen de la télé régionale
qui ne rate pas une sortie.
Le

prestige de l'Etat français importe peu aux Occi¬
tans. plus préoccuppant conjoncturellement est la situa¬
tion de l'emploi ainsi crée à Toulouse et structurellement la mise en question de la place de
Sud-A. dans
l'industrie Midi-Pyrénées. A court terme, Sud-A.
qui
employait 1 000 à 2 000 personnes temporaires a entre¬
pris leur liquidation. De même, la sous-traitance est
rapatrié : ainsi ce n'est pas Sud-A. qui licencie mais
Latécoère. A
à 1975
3 000

La

moyen

terme

Sud-A.

devait

créer

.

,

de

nouveaux

emplois.

Cela

est,

d'autant

grève

à-vis

du

toujours été de maintenir un fort volume de demandes
d'emploi de façon à pouvoir choisir. D'où la politique
de sous-traitance, évoquée
plus haut, d'où l'appel au
travail temporaire, d'où surtout la
politique de forma¬
tion : Sud-A.
emploie très peu d'O. S. et assure la
formation de nombreux O. P. dans une école
(Epia »
interne mais pour garder sa
marge de manœuvre, la
direction a, il y a quelques années, donné un
terrain
à la mairie et
poussé à l'édification d'un C. E. T. (Saint-

Exupéry)

dont

la

formation

est

pratiquement toute

».

que le capitalisme français
pouvait rivaliser sur le plan technique avec tous les
autres. Inutile de revenir sur les erreurs de
prévisions

PARTICIPEZ
A LA VENTE MILITANTE DE

»

Le programme Concorde a été lancé en 19S2.
Son but
était de disputer la supériorité
technique des U.S.A.,
montrer de façon éclatante

plus

qu'en raison de la politique de la direction vismarché de l'emploi local, la formation des
jeunes ouvriers de la région est orientée très fortement
vers l'aviation. En effet, la
politique de la direction a
grave,

partout,

politique de prestige de l'Etat français et Toulouse

d'ici

emplois industriels ; aujourd'hui, cela
parait exclu, or cela représentait la moitié des emplois
industriels crés de 62 à 68, la quasi-totalité des prévi¬
sions

Argenteil, pour les apprentis du C. E. T. Saint-Exupéry,
comme pour tant d'autres Occitans, la formation
risque
de se révéler un
piège à cons,
n'ouvrant le choix
qu'entre la déqualification ou l'exil.
«

exemplaires du supersonique par mois. Pour

prendre un exemple, a contrario, Sud-A. n'est que
sous-traitant du projet Airbus même si, pour des
raisons de prestige local, le Gouvernement a choisi un
travail
.&lt;
:
spectaculaire »

★
«

3

tournée vers l'aviation. Or, aujourd'hui Sud-A. a du
mal à embaucher les « produits » de sa propre école,
Latécoère licencie ou mute d'autorité de Toulouse à

La

Lutte de classe

et

capitalisme périphérique

crise actuelle fait éclater au

»

grand jour la place

de Sud-A. à Toulouse dans le cadre des luttes ouvrières.
Grosse concentration ouvrière, personnel qualifié, on

pourrait s'attendre à une forte combativité ouvrière.
En fait, elle existe, s'exprime par des actions
ponctuelles
très dures, mais en dehors de cela elle semble
paralysée

et à Sud-A. dernière usine de la S. N. I. A. S. à débrayer
en

68

chacun

et première
cherche à «

à

reprendre, aujourd'hui encore
sa soupe ». Le phénomène

sauver

est impossible à analyser si on
et Toulouse dans le cadre des

ne replace pas l'usine
rapports « capitalisme
capitalisme périphérique. A l'intérieur
d'une zone de développement périphérique du capi¬
talisme, la grande entreprise joue un rôle spécial dif¬
férent de la grande entreprise dans la zone centrale.
A la périphérie, la grande
entreprise représente une
forme d'exploitation alternative à l'émigration. Et la
direction fait sentir aux ouvriers la « chance »
qu'ils
ont d'être exploités sur
place. («Actuellement, Laté¬
coère mute son personnel à Argenteuil, mais s'il n'y a
pas d'agitation à Sud-A. il y aura du travail ! » C'est
à peu près le chantage de la direction !). Et ce
type
de chantage marche dans la mesure où les luttes
poli¬
tiques et syndicales se situent, à l'heure actuelle, quasiexclusivement dans un cadre hexagonal.
Dans ces
conditions, la grande entreprise ne joue, même pas,
un rôle moteur du point de vu salaires sur
la région :
il est fréquent de voir des offres d'emploi assorties de
salaires supérieurs à ceux de Sud-A. provenant de peti¬
tes boites, mais Sud-A. offre un unique avantage, la
stabilité de l'emploi dans une zone de chômage struc¬
turel. La politique de l'entreprise est. alors, bien sur,
de chercher à perpétuer cette situation, d'où, par
exemple, l'achat de machines coûteuses à la renta¬
bilité incertaine mais qui permettent de réduire les
besoins en main-d'œuvre, d'où le noyautage, (publique¬
ment préconisé par Sanguinetti) du syndicat F. O. et
la tentative d'en faire un syndicat-maison garantissant
à ses protégés l'emploi contre la docilité

de

:

Métropole

Dans

ces

»

conditions, les analyses de certains groupes

révolutionnaires plaquant mécaniquement les schémas

«

Lutîe Occitane

de

»

Renault-Billancourt-Paris sur Sud-A. Toulouse appa¬
raissent erronnées. Il apparaît urgent pour les militants
révolutionnaires occitans de développer leur analyse
de la place de la classe ouvrière dans la formation

sociale occitane et d'ouvrir des perspectives...

�Le

PER PARLAR DE

gaire de temps espelissèt a cô

Fa pas
un

:

VERDIER

del trust Philips

par

Nord-Occitan (de Peiregûs) Joan Pau

dise del cantaire

i a

pération...
Avèm frovat, a Niça,

de n'en

de mai

saupre un pauc

a-n-

autres

l'air

ont

».

là de quoi fouetter

raisons

regas

de s'enavisar

son,

es

a

li sôus

cô dels borgeses. sembla plan
da segur. li autres cantal-es occitans

dire

a

fermé

».

Grop de Lucha Occitana de Niça

un

POUR TOUS DISQUES

DES CHANTEURS OCCiTANS

:

:

Tout d'abord entendons-nous bien
pas

travèrs d'aicesti

cantaires. Tanben lo sieu biais d'anar querre

Je n'ai

chat. Je te ferais remarquer
que je n'ai en aucun cas cité l'i.E. O. donc Ventadorn. Je
pensais beaucoup plus à une autre maison de disque occi¬
tane dont le fonctionnement n'est pas celui de Ventadorn et
qui me semble reprendre en plus petit les mêmes erreurs
que le circuit commercial — je dis bien « me semble • ! —
C'est d'autant plus con que j'étais en relation avec les gars
de Ventadorn à cette époque et que j'étais loin de penser
qu'ils le prendraient pour eux. Je n'ai rien contre Ventadoren,
bien au contraire, et si j'ai pu faire un disque et préparer
ceux qui suivent chez Philips,
c'est en grande partie grâce
au travail
qu'ils ont effectué avant.
Si j'ai choisi Philips c'est essentiellement pour
deux
pas vu

a

que

...

en

vesedor

defendible, (non son,
vendran contrapondre aquô) a cura per el de non si
laissar engolir per lo sistema, de tôt biais n'en piiha lo risc
e la responsabllitat.
P. S. Pichina question en aquels de Ventadorn : perqué
non faite
espandir li dises Ventadornencs per un ostal gros
d'espandiment ? Aquô permeteria de si salvar l'autonomia e
de pertocar un pauc un public nôu amor que coma ôu ditz
J.-P. Verdièr viram per l'ora d'aûra mai ô mens en « circuit

Lorsque j'ai écrit mon article sur la Nouvelle Chanson
« Occitanie Libertaire » N° 4), )e devais effec¬
tivement enregistrer chez Ventadorn. Ce n'est qu'après que
j'ai pris la décision (avec l'accord de mes camarades de la
F. A. C O.) d'enregistrer chez Philips. J'avoue avoir été très
surpris de la réaction des gars de Ventadorn à mes soitdisant allusions, d'autant plus qu'elles ne leur étaient
pas destinées. Les Languedociens m'ont l'air bien suscep¬
tibles... Qu'ai-je écrit ? «
des maisons de disques occi¬
tanes (...) qui présentent l'avantage d'être occitanistes et
elles

sous-

»

es

aqui dont

«

moins

faisant de la sous-chanson et de la

en

ne

la concepcion del rotle del cantaire occitan d'ancuèi
que si fa J.-P. Verdièr, valent-a-di.re tocar lo mai de mond
qu'es possible d'où far, diferisse gaire gaire de la dels

Occitane (dans

au

toujours cherché à nous faire passer pour des

—

que

aquel prepaus, e ai Verdièr, li avèm escrich. Aqui qualques
troçes de la sieu respôsta.

désintéressées. Tout

on

Philips.

Adonc

Aquô faguèt força bosin en Occitània occitanista :
que bramèron a l'escàndol, a la tradison, a la récu¬

Verdièr.
n

a

fait qu'apporter de l'eau à son moulin. Or.
le fric pour de bons enregistrements, pour payer les musi¬
ciens etc., on le trouve pas sous la queue d'un cheval. Je
vais sortir un 30 cm en avril qui me coûterait 3 millions
si je n'étais en cheville avec un gars qui est en plein dans
le système. Les Bretons qui, à mon avis, sont en avance
sur nous ont parfaitement compris le truc. Sans parler d'un
Stivell qui ne donne que dans le folklore, un gars comme
Servat qui, est pourtant loin d'être une pute est exactement
dans le même cas que moi : produit par Kelenn et distribué
culture,

PAU

JOAN

pouvoir

sous-hommes

engagé

moi-même

comme

sur

un

point

:

je ne suis

s'adresser à

artiste par la maison Philips. Je produis

disques comme producteur indépendant, c'està-dire que je leur donne une bande qu'ils n'ont plus qu'à
presser, ce qui fait que je suis mon seul maître. Leur
mes

travail est essentiellement au niveau de la distribution et la
promotion ce dont ils ont l'air de s'acquitter fort bien.
J'en ai marre du ghetto dans lequel, non seulement la

Chanson occitane est laissée par le pouvoir mais aussi
dans lequel elle a l'air de se complaire. J'en avais marre
de passer devant les intellectuels de cabaret ou devant
toujours le même public occi-taniste venu se faire plaisir. Je
ne crois
pas que l'on peut donner une conscience au peuple
occitan avec des moyens aussi restreints, avec une vue
aussi étroite, face à l'énorme
potentialité du système capi¬
taliste. On vit dans un monde dominé par les médias que

plaise ou non il raut s y taire, et le seul moyen à mon
avis est de pouvoir s'insinuer dans ces machines à bourrages
de crâne que sont la télé et la radio.
La plupart des occitanistes ont trop tendance à penser
qu'ils sont le nombril du peuple occitan et que lorsqu'ils ont
pu rassembler 500 personnes (toujours les mêmes d'ailleurs)
ils ont fait un grand pas vers la libération alors que 90 %
du peuple d'oc à l'heure actuelle n'a même pas conscience
de sa personnalité, qu'il ne sait rien de son histoire, qu'il

26,

rue

de la Rotonde

—

34 BEZIERS

grands

chez
ne

VENTADORN

toujours parler un patois dégradant. Et bien merde I
maux les grands remèdes et depuis que je suis

pense
aux

Philips

pourra

avec

ça

:

nous

mon disque passe régulièrement en radio. On
tuer un système qu'en luttant à armes égales

lui.

m

bande

La

R E S U M E
L'Histoire

se

passe

n'y

va pas bien : une
écrase les viticulteurs.

Dès

dans les Corbières. Tout
conjoncture désespérante

Pourtant, dans ce pays, rien ne bouge. Le syn¬
dicalisme viticole, manque d'agressivité.
Deux personnages
Pierre Arcens,
situation précaire,
—

apparaissent

s'arrêta

plein

Est,

au

versant

du

plateau.

:

agriculteur, mécontent de

sa

sous

un

que

soleil levant parut, ils glissèrent

abri rocheux dans des taillis de chênes-

verts.

Arcens, à la première garde, réfléchit en silen¬
tandis que les gamins dormaient. L'histoire
des poissons dans l'eau que Ménard lui avait ra¬
contée le tracassait. Sans l'appui de la population,
leur équipée ne durerait pas.
ce,

Surtout l'hiver venant, il faudrait plonger, trou¬
ver une base secrète, recruter du monde. Ménard

les cacher, il savait où : dans la vallée de Molières, avant l'abbaye de Rieunette, on prend un
chemin qui s'enfonce dans une vallée adjacente.
Seul qui y a chassé peut connaître. On tombe
sur une
maison, abandonnée, il y a des..., mais
bien debout. Par derrière, on se défile par les
bois de Villar, vers Greffeil ou Clermont-surLauquet, des kilomètres d'épineux à sangliers.
Dans ce fouillis, attendre le calme. Dès que ça
grouillerait moins, à pied ou en voiture, on verrait,
direction la

l'après-midi il secoua les jeunes,
qui cassèrent la croûte, et leur dit son plan.

avait raison.

Veziat, président du syndicat, riche notable
qui, malgré tout, est conscient de la ruine inéluc¬
table de sa région, de son dépeuplement. Mais
l'aisance ne fait pas le révolutionnaire et Véziat
ne dépasse pas les limites de la
légalité.
—

Plus les
mieux ça vaudrait. Il

journaux parleraient d'eux,
ajoutait ; « Rester sympatiques à l'opinion publique », puis drôlement avait
conclu ; « Le couple le plus efficace dans l'action,
c'est Don Quichotte et Sancho Pança quand Sancho commande

»

Que voulait-il

dire ?

pinède.

Vers 4 heures

Les révoltés

se

séparèrent

au

crépuscule.

☆ ☆ ☆
Léon
mille :

Joye; le journaliste, avait mis dans le
un grand événement. Le coup de

c'était

Pourtant, devant le refus du ministère d'accor¬
le moratoire des dettes agricoles envers le

der

comptoir rural, il décide d'organiser une vaste
à Carcassonne. Discours, déléga¬
tion des notables à la préfecture...
...mais la base exige d'être présente : les CRS
chargent alors sauvagement et dispersent les
manifestants qui résistent.
La nuit suivante la gendarmerie de Mouthoumet
est attaquée par des inconnus'; leur but : s'em¬
manifestation

parer
«

des

armes.

L'HEURE DE LA REVOLTE SONNAIT

»

A droite de la départementale 40, passé Lairière,
bifurque un chemin de terre qui gravit le plateau
de la Camp. Arcens se souvient de la guerre d'Al¬
gérie ; aller vite et loin. Avant-hier, la rencontre
avec les garçons qui le suivent : Jean Ménard, le
barbu blond, et Paul Bouisset, un rouquin maigre,
deux étudiants en sciences économiques, a été

décisive. Des discours, des motions puis tout le
monde fout le camp devant les flics comme des

lapins. Il faut savoir

qu'on veut. On reste chez
soi, on se couche ; ou bien, on va plus loin. Ar¬
cens, après les coups reçus, ne pardonnera pas.
Respectueux des développements théoriques des
deux « révolutionnaires », il a, à sa façon, pompé
leurs idées. Son tour venu, il leur a donné un pre¬
mier plan d'action, le coup de la gendarmerie.
Pour ce qu'on devra écrire, à eux le travail. Lui
les fera passer à travers les mailles. Quant au
Just Fabrega, son père est saisi, demain vendu.
Sa famille n'a rien à perdre. Cette bonne recrue
équilibrera les deux grosses têtes. Marchons.
Marchons. Le plateau ne vaut rien. De jour, on ne
cacherait pas un nain sous ses herbes courtes,
mais les pentes en sont extra au-dessus de Jonquières, un fouillis de rocs, de buissons et d'ar¬
bres. Il y a de l'eau. On se déplacera de nuit en
dehors des routes.

ce

Le bruit de

l'hélicoptère monta d'abord comme
L'appareil s'approcha. On distigua le halètement rythmé des pales. Les ar¬
bustes plièrent sous le coup de vent. Aux dor¬
meurs relevés, Arcens fit signe de
se coller au
plus profond de cette demi-grotte et les rejoignit.
On devrait s'habituer, il le savait, ce serait chaque
jour pareil.
Couchez-vous », dit-il.
Arcens n'eut pas le cœur de se faire remplacer.
Sa décision était prise. Quatre hommes ensemble,
c'était trop. Le groupe divergeait. Ménard, Fabre¬
ga d'un côté ; Bouisset et lui de l'autre. Ceux-là
se perdraient dans l'AIaric. Au
passage, ils célé¬
bourdonnement.

un

«

breraient une cérémonie — monument aux morts
à Serviès ou au Rieux-en-Val — et recruteraient
des jeunes. Deux jours d'incognito puis quelque
chose sur la nationale 113 ; arrêter des Voitures,
remettre des tracts et, tout de suite, à marche

forcée,

la pinède de Boutenac,

au cœur du cru
plus grande initiative
Là, qu'on l'attende.

vers

Corbières. Bien entendu, la
en

route.

A lui la part

la plus scabreuse ; voler une voi¬
puisque Bouisset savait conduire, descendre
sur Limoux pour rafler chez l'armurier, à l'heure
de la fermeture, carabines et munitions. Ensuite,

ture ;

Lairière avait été exécuté de main de maître. La
presse parisienne envoyait des correspondants

spéciaux, vieux amis pour la plupart, dont le pre¬
mier geste serait de lui rendre visite.
Les révoltés agissaient le soir ? Joye lança une
édition spéciale de midi, couverte de photogra¬
phies : la maison d'Arcens à Salza, le monument
de Lairière, le père de Fabrega qui s'était refusé
à toute
Pouvoirs

déclaration.

L'éditorial

s'adressait

aux

publics : « Agir vite », merveille d'astuce
où, après un salut à la légalité, on exposait lon¬
guement et clairement le malaise économique et
social, imense pyramide de malheurs dont les
quatre « desperados » formaient l'ultime pointe.
Arcens est-il, Arcens sera-t-il le « Robin des
Bois des Corbières » ? Que l'on ne se méprenne
«

pas, en haut lieu, un processus est engagé que
l'on n'arrêtera pas avec les traditionnels emplâ¬

des jambes de bois. »
L'après-midi, des quatre coins du département,
les dépositaires de presse montèrent au « ras¬
sort ». L'édition spéciale était épuisée dans les
kiosques. Sur le bureau de Joye s'accumulaient
les communiqués des formations politiques ;
même dans le factum du parti gouvernemental, on

tres sur

ne

trouvait

aucune

condamnation

explicite des

�LUTTE OCCITANE

MONTPELLIER

Marti

mars

le groupe

de Lutte Occi¬

de

Montpellier avec le concours du C. E. O. M.
a organisé deux soirées culturelles.
Une soirée avec C. Marti qui a réuni au Pavillon
populaire environ 600 personnes. Au cours de cette soi¬
rée il y a eu d'une part une intervention de Lutte
Occitane
suivie
intervention de R. Laiont
d'une
(reproduite en dernière page) enfin les travailleurs
de Malvesy ont tiré le bilan de la grève qu'ils avaient
menée en novembre dernier. Ces prises de paroles se
plaçaient entre des séries de
chansons
de
Marti
orientées par le slogan * Volem viure al pais ».
L'autre

soirée,

une

semaine après la soirée Marti,

réunissait Paco Ibanez. I.e groupe de Jaime Torrès et
le Cuarteto Cedron et avait été organisée en solidarité
avec
les peuples d'Espagne. L'organisation de cette
soirée a rencontré une grande difficulté qui provient
du

Montpellier

de

s'agit d'une
malgré cet

fait qu'il est carrément impossible à
trouver une salle d'autant plus s'il
soirée à caractère politique.
Toutefois

obstacle c'est plus de 1.500 personnes qui se retrouvè¬
rent
Au

au

Foyer rural de Saint-Mathieu-de-Tréviers.

cours

de cette soirée où le

drapeau occitan cô¬

toyait le drapeau basque, le drapeau catalan et le
drapeau de la République espagnole, les spectateurs
ont pu apprécier le groune de Jaime Torrès qui, à tra¬
vers une musique
traditionnelle d'Amérique du Sud,
a su montrer que
c'est le peuple d'Amérique du Sud
qui s'exprime dans cette musique, redonnant ainsi à
cette musique son caractère profondément populaire.
Après le groupe de Jaime Torrès, le Cuarteto Cedron
a évoqué dans un
long chant de plainte et de révolte,
la situation dans les prisons d'Argentine. Au préala¬
ble Paco Ibanez avait fait la présentation politique
de cette cantate.
Plusieurs
communiqués
ont été
attentivement écoutés par le public et en particulier
un
communiqué du F.R.A.P. et un de 1*E.T.A.
C'est

d'ailleurs

en
basque que
chansons, par la
présentation politique qu'il en fait, Paco Ibanez a
montré durant cette soirée sa volonté d'exprimer à
travers sa musique et ses poèmes ce que la culture a
toujours signifié pour les peuples opprimés, c'est-àdire la volonté de prendre la parole.
Le bilan de ces deux soirées peut être fait à partir

par

une

chanson

Paco commence. Par le choix de

ses

de

deux éléments.
D'une part l'audience qui s'est réalisée au cours de
ces deux actions culturelles a montré l'existence d'une
réalité collective de nature nationale-culturelle per-

événements
donné le ton.
«

».

Le

«

Sarraut socialiste

page

5

cinéma occitan

Paco fan de

e

Au cours du mois de

tane

:

»,

»

avait

☆ ☆ ☆
Le

préfet de l'Aude, à peine eut-il lu le rapport
de l'adjudant Robineau comprit que de sérieux
ennuis lui tombaient sur la tête. Paris, fut bien
entendu, alerté, et les Renseignements généraux
se mirent en
campagne. Une première conférence
rassembla autour de lui le commandant de la gen¬
darmerie audoise, le chef de la compagnie de
C. R. S. de Boutegach et le directeur départemen¬
tal de la sûreté. On arrêta de ne pas dramatiser.
Nul ne pouvait prévoir les réactions de la popu¬
lation. Dans un premier temps, on mettrait en

place un quadrillage discret de la région Lagrasse,
Saint-Hîlaire, Arques et Mouthoumet. On péche¬
rait les renseignements.
Le préfet signa un arrêté d'assignation à résf-

politica...

Pour tout renseignement sur le cinéma occitan, une

adresse

:

99,

Diderot, 75014 Paris.

rue

mettant
propre
vers la

à chaque personne la redécouverte de sa
identité ; tant pour l'occitan qui retrouve à tra¬

nouvelle chanson occitane sa propre occitanité que pour l'espagnol, le basque qui retrouve grâce
aux chansons de Paco Ibanez son identité
d'Espagnol
ou

de

Basque réfugiés.

D'autre part la langue ainsi retrouvée devient por¬
teuse d'une

signification subversive

par

rapport à

la

langue qui est celle de l'état capitaliste.
La langue occitane réduite par le capitalisme fran¬
çais a seulement un patois juste bon à assumer les
besoins frustres des classes populaires (exprimant un

culte excessif de la virilité à travers l'exhaltation du

rugby-sport-national-de-l'occitanie

objet-pornographique-pour-1

et

de

la

Quittant à 3 heures du matin un préfet épuisé,
le « Président » regagna sa maison par la natio¬
nale 113, notant au passage les « V. R. » (Vivent
les Révoltés ») qui fleurissaient les murs mieux

des fleurs d'automne.

que

Le

Syndicat de la vigne audoise communique

femine-

s-super-males-du-m i d i),
est repris en main par les classes populaires pour lui
redonner sa signification de langue exprimant la joie
mais aussi la révolte.
Les soirées occitanes

du

type de celles qui ont

eu

lieu récemment à Montpellier se multiplient partout
en Oecitanie. Cependant il persiste dans le Front Cul¬
turel deux lacunes. En effet si ces soirées rencontrent
un impact profond, aucune
structure n'est encore réa¬
lisée pour les concrétiser. C'est ainsi que les gens ve¬
nus à ces soirées se perdent dans la nature du fait
de l'inexistence de relais.
Le

groupe

de

Montpellier

a

uoutefois

proposé

au

de la soirée Marti un relai à ces soirées en
mettant sur pied un programme de réunion publique
cours

sur le syndicalisme, la vie à
rents problèmes qui se posent

Montpellier, les diffé¬
à la jeunesse...
La seconde lacune provient du fait
que l'on n'est
pas encore capable de sortir du cadre spectacle-spec¬
tateur, alors que le but du front culturel est d'arriver
à un changement de conception de l'art : d'un groupe
d'élite qui détient l'art dans la conception bourgeoise,
l'art doit passer à la collectivité. Et ainsi refaire de
la langue d'oc le véhicule d'une libération collective.
L'action du front culturel de Lutte Occitane doit
les perspectives d'une révolution culturelle
qui sera un des facteurs décisifs de l'évolution de l'Occitanie vers le socialisme.
avancer

NIMES : le centre culturel occitan
vient de commencer ses activités : cours public d'occi¬
tan :
tous les mardis à 21 heures.
tous les mercredis à 13 heures,
au 30, rue Mareschal (rue parallèle à la rue EmileJamais.)

☆ ☆ ☆

Le refus des Pouvoirs

publics de recevoir, le
dernier, les représentants élus des
viticulteurs, suivi d'une injustifiable répression
policière, est responsable du mouvement de ré¬
volte armée qui semble gagner les Corbières. Le
Bureau syndical, réuni extraordinairement, affirme
que l'Etat ne résoudra pas ce conflit par la force.
Seules des mesures d'urgence, économiques et fi¬
nancières, peuvent encore apaiser les esprits. De¬
main il sera trop tard. »
«

15 novembre

Joye mit en valeur, dans l'édition du matin, le
communiqué de Véziat, encadré à la première pa¬
ge. Après les politiciens, les notables montraient
le dos au Pouvoir. Quant à lui, trouverait-il la fi¬
lière pour interviewer ce mystérieux Arcens, le
photographier agitant un fusil de gendarme. Plus
que sa fortune, cette image et quelques autres
feraient sa réputation de journaliste, dans le mon¬
de entier peut-être. Il se prit à rêver, attendant le
soir et des nouvelles qui, vers minuit, tombèrent.
Extrait du

—

—

dence contre Fenouillet, chef des « Derniers
cathares », leader fort âgé d'un groupuscule fol¬

klorique qui fulminait en pleines Corbières vertes,
de son donjon de Valmigère, d'étranges condam¬
nations contre la France et les

«

francimans

».

La saisie de l'ouvrage abscons du Professeur
Renato sur l'Occitanie qui vient, ressortit de la
même diversion. Sur ces précautions policières
et cet intermède de
tants

des villes, le

:

e

propagande destiné aux habi¬
préfet retourna aux affaires

courantes.

L'incident de Lairière le consterna. Où allait-on ?

Sans vergogne,

J'ai,

journal de marche de Jean Ménard

moi, cette nuit,

en

veilleuses

fond de

au

sous

l'Alaric,

les étoiles

mer¬

joie immense
qui me porte comme une vague sans fin. Le plan
d'Arcens restait raisonnable. Ce qui se passe ne
l'est plus. Cela s'appelle-t-il une révolution ?
une

Au coucher du soleil, descente comme
prévu.
Marche pénible dans cette garrigue. On glisse
sur la gauche. Le « pifomètre » de
cabegra décou¬
vre le chemin de terre
qui, jadis, reliait Mayronnes

Serviès-en-Val

et

aux fermes de la Camp.
Vingt
d'écart, l'un à droite, l'autre à gauche.
Progression. Grillons dans le soir. Les lumières
de Serviès-en-Val. Attention !
Fabrega me donne
le fusil, part en éclaireur, revient. Pas de gen¬
darmes. Nous avançons. Personne dans les rues.
A droite, un café éclairé. Bientôt 8 heures, l'heure
de la discussion, l'heure du forum. J'entre. Quin¬
ze, vingt têtes, des hommes, immobiles, me dévi¬

mètres

sagent.

il appela Véziat par téléphone.
avez deux jours de retard, Monsieur le
motion est dépassé. »

Nous sommes un détachement des révoltés
des Corbières. Comme nous, vous voulez vivre
libres, sans dettes et sans misère. »

Véziat, ayant fait sa phrase, accepta l'entrevue
une joie secrète. Depuis la manifestation,
l'indécision l'accablait. On avait matraqué les vi-

Je continue sur ce ton. Tout y passe : les im¬
pôts, les cotisations, les mauvaises vendanges,
les fils qui partent pour ne pas crever de faim.
Quand j'ai fini de parler, silence. Près de moi,
quelqu'un se lève, grand, brun de teint, avec aux
yeux cette flamme assurée, cet air de liberté des
petits propriétaires :
Enfin, vous voilà. Eh ! bé, ce n'est pas malheu¬

Vous
Préfet. La
«

avec

«

«

reux.

»

Du coup, ils ont ri. Du coup, chacun se dresse.
On nous offre à boire. Pas question de refuser.
On nous inspecte sur toutes les coutures. Je dois
raconter nos aventures. Du dehors, ameutés je
ne sais comment, arrivent des femmes, des en¬
fants. On nous porte du ravitaillement. Je de¬
mande : ■ Où est le monument aux morts ? »

Le premier qui a parlé répond : « Allons réveil¬
ler ceux
d'Arquettes. Saria domatge que vesen
gnerons ! Le Bureau syndical flottait !
devenus harpies critiquaient le « pas
de la marche sur la préfecture.

Les bonzes
du clerc »

L'attaque de la gendarmerie le transporta d'a¬
bord, le soulagea ensuite. Cela bouleversait la
situation
les Pouvoirs publics négocieraient
avec

lui.

pas aquo. »

C'est la
Les motos
concert

parle de

fut donc

Véziat

triomphant qui monta
jusqu'à l'appartement du préfet, s'inclina, mais ne
tendit pas la main. Le préfet avala la couleuvre.
Prenez un siège, mon cher Président.
Je tiens d'abord, Monsieur le Préfet, à pro¬
tester contre l'odieuse agression dont nous avons
été victimes avant-hier de la part des forces de
police.
Croyez-m'en, Monsieur le Président, navré
autant que vous. Nous avons été les jouets de
un

d'avertisseurs. Tout le monde dehors. Je
ceux dont les noms couvrent les plaques.

Seront-ils tombés pour
de canons ?
«

Ce

procession. On nous met en voiture
pétaradent. Sur la place d'Arquettes,

Tous

en

rien, pour les marchands

route, à Montlaur.

»

Nous repartons. Que se passera-t-il
darmes patrouillent sur la route ?

si les gen¬

«

—

—

provocateurs

»

La glace ainsi rompue, Véziat s'installa, bien
décidé à faire longuement payer à son interlocu¬
teur, par les détours d'une dialectique de discus¬
sion où iT était passé maître, sa déroute devant la

garde mobile ; bien décidé à ne rien engager en¬
à laisser, sans jamais rompre, la situation
se décanter et la force des choses se faire jour.
core ;

Hm»

r joie sur tous les
visages.
l'espoir. Je demande que Ton orga¬
nise partout des pétitions sur trois points : mora¬
toire, relèvement des prix, amnistie pour les ré¬
voltés. Maintenant, que les poissons des Corbiè¬
res s'esquivent, chargés de vivres. Nous sommes
trois ! Fabrega a rencontré un copain qui s'engage

Montlaur,

Nous

chez

idem

sommes

nous.

De Montlaur, nous prenons

ostensible¬

Pradelles. Détour ensuite. Nous
piquons vers l'Alaric de l'est. De notre abri ce
ment la

route de

matin, sous les pins noirs, je distingue Fontcouet Moux, Moux, patrie d'Henri Bataille et

verte

de Jean Lebrau.

Poètes,

ce

pays

de soleil et de mort revivra !
A SUIVRE

�LUTTE CXITANE

•,

page

6

LAS REVISTAS
OBRADORS

:

DECLARATION

Obradors revista culturala de recerca

—

del CEO de l'universitat de Montpelhièr,

et de creacion

primièr numéro de sa novèla tièra. La revista
de textes diverses : poemas, critica literara,
iinguistica. prosas, taula redonda a l'entorn dels probiemas del teatre militant occitan. La toca de la re¬
vista es a l'uncop de fargar las fondamentas e l'otis
d'una recerca scientifica sus la materia occitana, de
publicar la produccion contemporanea literaria, et de
textes d'agach critic sus aquela produccion dins lo
mesme
temps que se fai. Toca ambiciosa, amb una
certa tecnicitat de lenga que rend la causa utilizabla
pas que per una part dels que emplegan la lenga ;
mas tanben promessa d'una rigor d'analisi sus lo fach
cultural occitan que contribuira a nos sortir d'una
sortis lo

recampa

occitana sentimentala
e
provencialista que
tan patit. De legir. Lo numéro (trimestral) :
Abonament anadièr : 20 P.
Centres d'Etudes occitanes. Université Paul Valéry
B.P. 5043 — 34032. Montpelhièr-Cédex.
cultura

n'avem
7 P.

OC
irala

Dos numéros de la revista literaria trimesOC » acaban de sortir. Lo numéro 7 recampa

«

poemas,

vida

Occitania

en

a sas

e

contradiccions. Lo numéro 8

recampa mai que mai de poemas, de textes de critica,
sus la literatura, la lenga, las revistas. las opeions po-

liticas de l'occitanisme.
Abonament : 20 F. 11, rue

Croix-Baragon

—

31000,

ARTISTES

THEATRE

BRETONS

A l'initiative de
En novembre dernier une quarantaine d'artis.es
bretons (Glenmor, Kirjuhel, Servat etc.) déclaraient :
« Depuis quelques années, la montée des luttes a fait
apparaître une nouvelle pratique de la chanson, ce qui
a
entraîné une réunion des chanteurs, musiciens et
poètes Bretons.
Un chanteur Breton doit être solidaire de la lutte
libération politique, économique, sociale et culturelle

peuple Breton (par exemple : soutien au Joint fran¬

du

çais, Batignolles, Oraly à guidel, Kaolins à Plemet, pro¬
P. L. B, meetings en faveur de la langue bretonne...).
Cette position vis-à-vis de notre lutte entraine notre

cès

soutien à toutes les luttes semblables dans le monde.
Nous soutenons donc la lutte de tous les peuples et mi¬
norités contre le capitalisme et l'impérialisme et contre

l'oppression politique et culturelle. (Basques, Catalans,
Corses, Irlandais, Kurdes, Occitans, Vietnamiens...)
—

Nous constatons :
un étouffement de la créativité
(«

—

populaire

1 uti¬

par

fait des massmaedia
journaux, télé, radio, maisons de disques, s)...
asservissement de l'aspiration sexuelle au profit

lisation

—

de cronicas et de critica literarias, e, mai
que mai, de troces de romans per sortir : Bedon, Chapduelh, Manciet, Nelli, Pessamessa. es intéressant de
trobar de prosa moderna sus de subjectes tocant a la
de

DES

un

la bourgeoisie

que

jÛïïfS

Bulletin de Commande

"

«

le mandat à :
Chanlcbelle,

A TOTS »,

Si vergues,

la santa

-

1

-

2.

-

estèla del centenari

81 SAIGNON)

plega

-

4.

-

-

I

:

GOUGAUD

:

(roman

UNIVERSITARI OCCITAN
VENTURA J.-Jacques
Cité universitaire TRIOLET B 21
34000 MONTPELLIER

»

Festival international de Nancy, sont

le « THEATRE DE LA CARRIERA
La guerre du
vin », pièce créée à

qui présentera
la fin de 1972

»

le CENTRE

DRAMATIQUE OCCITAN DE PRO¬

VENCE, qui prépare un nouveau spectacle : « DON
ESQUICHOTE Ou le tour de Provence de Balthazar »,
pièce de Robert Lafont qui reprend le thème de Don
Quichotte poursuivant une Dulcinée au pays des pro¬
moteurs jusqu'à l'élection de Miss Côte d'Azur à Antibes, au plateau à fusées d'Albion et à la Camargue

(Ecrire à Théâtre

:

Onze

Ile

:

verse

Carmes, 6 place des Carmes.

dits

«
socialistes ». H y a toujours des points noirs,
voulez-vous. Pour contruire Aix, il fallait des tra¬
vailleurs... On ne peut pas s'en passer, voyez-vous.
Mais il faut les cacher, ils ne font pas bien dans le
cadre. Or en ville il y a encore un point noir : ceux
qu'on appelle les bougnoules, qui vont bien quand ils
travaillent, mais que notre municipalité de notables

foie

orns

-

des

Avignon).

que

possédai
de cinc (volume double, deux
autres â paraître)
Tome I

dits « socialistes » (on insiste) voudraient bien voir
ailleurs. Parce qu'un ghetto arabe (créé par qui ?) à
côté de la cathédrale, ça pourrait choquer les poules
et autres coqs bien sapés. Voyez-vous, les mains sales,

b.

SECTEUR LITTÉRAIRE de

l'I.E.O.,
34000

contre

(luttes

TEATRE

«

84

(nouvelle policière

pas

inédite).
PESSAMESSA

qui parlent arabe ou patois, c'est du vulgaire !
on parque tous ceux
qui travaillent dans la
périphérie, la Pinette, la Pioline. Corsy — ce sont les
quartiers qu'on bougnoulise, où vont se retrouver les
travailleurs dans les conditions les plus déplorables —
immigrés ou Provençaux d'ailleurs. La Z. U. P. c'est
autre chose. Ce sont des travailleurs auxquels on ré¬
serve un autre sort question habitat — il est un
peu
moins pourri. Mais quelle est la vie de quartier qui
est proposée : rien ! En réalité, on ne crée rien parce
ceux

1666.32,

C.C.P.

menées

Neyton.

If Cap del
inédit).

DELTE1L' : Nàstre Sénher
lo Segond (traduction de Jé¬
sus 11,
préface nouvelle de
l'auteur):
VASELHAS : Coma perdo-

au

actions

prochain,

n

amb de cendre.

et

certaines

festival qui verra une animation occitane permanente
et un stage de théâtre occitan avec Alranq,
Benedetto,

:

Santa Kstela
Centenari (roman).

nam

5.

île la collec¬

»

A TOTS»

camin
3.

de

La nouvelle pièce de BENEDETTO « Nostra Dona del
Bordilhas » (la Madone des Ordures), créée au théâtre
des Carmes d'Avignon le samedi 3 mars passe en ce
moment avec succès à Paris au théâtre de la Tempête.
Nous donnerons la parole
à Benedetto au sujet de
cette pièce et du Festival d'Avignon de l'été

constituant

volumes

del

cadre

expropriations, luttes dans les usines, etc...) ou plus
généralement à tous les militants de nous écrire en
vue d'organiser la chose.
D'autre part nous envisageons une tournée en Occitanie au mois de juillet. Nous n'avons pas encore pris
de décision mais nous demandons à tous ceux qui peu¬
vent nous organiser 3, 4 jours, une semaine de 'tour¬
née dans leur coin, de nous écrire au plus vite.
Four que notre action continue.
Pour tous renseignements, écrire à :

—

exemplaires
la

recevoir

BODON

1.

le

de Fos.

primièra

tion

gens rencontrés des problèmes de
question la plus difficile à résou¬
dre étant de prendre contact avec des organisateurs
possibles d'une ou plusieurs représentations dans les
villes et villages, le « teatre » demande aux lecteurs
qui pensent que notre venue pourrait s'inscrire dans
La

(cf Lutte Occitane n° 4).

Adresse

«

».

les

avec

EOCCITANIE.

«

...

«lcBÌrc
&lt;les 5

occitan

Cette année, au
invités :

■4»'L$'VH'I^

Nom

et discute

tirer profit.
Nous
refusons
cette entreprise
d'abrutissement
orchestrée par le « show-business ».
Notre expression a toujours été et sera toujours au
service du peuple. »

Bodon

(« détacher et envoyer
«&lt;

universitari

Depuis le mois de janvier, la troupe joue la pièce

—

le chèque ou

avec

tre

de la consommation (« chansons » d'amour indus¬
trielles, pinces-fesses lucratifs... etc.).
La classe possédante le fait délibérément pour en

Toulouse.

Lycéens de Béziers, maintenant étu¬

diants, qui avaient l'an dernier remonté la pièce du
«
TEATRE DE LA CARRIERA », « mort et résurrec¬
tion de Monsieur OCCITANIA », s'est formé le « tea¬

Alors

MONTPELLIER.
Date, et

signature,

que ce genre de cité H. L. M. amélioré ne doivent être
que des cités-dortoirs où ceux qui travaillent viennent

Aix

ghetto de prestige

Aix, ghetto bourgeois et universitaire, ville épargnée
les fumées de Fos comme par miracle, où seuls les
travai'leurs n'ont pas droit de cité.
Quf.rle belle ville qu'Aix, d'accord, mais à quel prix ?
par

Aix, c'est

une

beile ville,

ça

!

un

beau musée même.

Sa vocation ne date pas d'aujourd'hui : Aix, ville de
la justice au temps de l'ancien régime, hôtels particu¬
liers, milieu aristocratique et son entourage immédiat,
le milieu intellectuel.
Aix avait une place toute trouvée dans une Provence
de rêve. Marseille, rôle commerçant et de trafic, point

de

départ des expéditions coloniales ; la région Aixoise,
et Aix même, ville représentant toute la fonction para¬
site et importée par un système qui a besoin de ses ju¬
ristes, ses intellectuels fossiles, et une fonction de
prestige.
A l'heure actuelle, ça change un peu : Marseille, ils
sont bien embêtés parce que le boum colonial ça joue
plus, la paysannerie c'est fini, et Aix, avec son secteur
tertiaire dans une « Provence de rêve » devenue région
en récession pouvait devenir ville TROP parasitaire.
Pos arrive qui va régler tous ces problèmes de la
région — enrayer soi-disant le chômage à Marseille, etc.
Ce n'est pas le moment de s'étendre sur le parachutage
de Fos, ce serait long. Déjà on peut voir que toute une
région est reconstruite pour l'univers concentration¬
naire de Fos. Trajet quotidien Aix-Fos Marseille-Pos.
Vie précaire sur place (caravane, travail intensif).
Mais le plus important de tout ce qui se fait à Fos
n'a rien à voir avec les désirs des gens du coin, les

Provençaux.
Les travailleurs de force destinés à Fos
de partout et surtout des colonies. Pendant

viennent

Provençaux

tent toute leur colère

sur

les'nouveaux esclaves immi¬

grés qui viennent prendre leur place. Les Provençaux
ont trouvé plus exploités
qu'eux, et le pouvoir se
frotte les mains de voir que tout le monde se tapent
entre eux en oubliant de lui taper dessus.
Aix est un exemple type de la politique gouverne¬

mentale. D'un côté on crée une foule de villes et de
centres industriels où viendront s'entasser les robots
du travail sans que rien ne soit fait
pour leur accueil :
c'est l'urbanisme sauvage, incohérent, pollueur. C'est
la destruction lente d'une partie de la Camargue ou
de la région de la Crau (Cf scandale de l'Etang des
Aulnes).
De

l'autre, des zones vertes, cette éternelle « Pro¬
pour touristes aliénés qu'il faut bien conserver.

vence »

des dialogues...
L'idée de ces cités-dortoirs,

Aix, dans cette mesure, accentue simplement son rôle.
Sa Fac et le milieu lycéen, ça fait 30 à 50.000 per¬
la moitié de la ville. Mais ce milieu à qui
essaie de faire bien entrer le bourrage de crâne
d'une culture bourgeoise coupée de la vie réelle des
sonnes

—

on

gens,

est de plus

plus calfeutré dans

en

un

ghetto,

dans des lieux qu'on a soigneusement construits hors
de la

ville, et les habitants ont peur de ce labyrinthe
on ne sait quelles choses horribles se pas¬

lointain où

sent. Et comme les étudiants ne font aucun effort au
niveau de leur langage et de leur manière de pré¬

senter leur lutte, le fossé s'accentue et aboutit à ces
sorties régulières de cortèges que l'on regarde passer
et

qui deviennent partie prenante du folklore aixois.
Avant, c'était le Rachimbourg,
réactionnaire,
féte
maintenant ce sont les défilés de l'extrême-gauche.
L'intention n'est plus la même, mais fait le même
effet

sur la population.
En dehors de çà, la ville dort. Le centre de la ville,
la mairie ciccolinienne en fait un bijou de prestige,
où il fait bon se reposer et se détendre. Aix doit au
maximum soutenir cette réputation mondiale de ville-

bijou où l'on
fatigues de

bêtes,

finir ses jours ou bien se reposer des
(pour les cadres bien sûr, pauvres

va

Fos

d'ailleurs,

venus

arrivés

sans

nous

demander

Aix, c'est aussi

la

prestige, ville-musée
drale,
un

cours

tentative

de

faire

une

ville

de

déjà le matériel — cathé¬
Mirabeau, vieux hôtels, etc. On ajoute
;

entretien coûteux
on

il

y a

(toute construction doit être

en

met des fleurs partout, des pro¬

jecteurs la nuit...).
L'ambiance du centre doit être agréable et teintée
d'un certain snobisme. On fait des zones piétonnières
le cours Mirabeau c'est le centre joli des rencon¬
—

tres, du

repos

aux

terrasses des cafés, d'un commerce

de luxe et de repos, destinés aux classes bourgeoises,
cadres et autres personnes ayant le temps de vivre.
Le

«

prestige

*

de la ville atteint

son summum

en

été

—
le festival de musique classique, c'est la perle
le décor prête à ce tourisme de luxe, on y pousse
rien que par le prix. Le festival n'est même pas conçu
pour l'amour de la musique, il est fait pour perpétrer
une tradition de riches où les bourgeois de toute l'Eu¬
—

rope

viennent

pavaner

en

Au milieu des fleurs et des

smoking et robe de soirée.

hôtels, on te met le spec¬
perroquets ambulants. C'est le prestige
rapporte.
On dépense des millions pour ça, mais c'est bien
clair que tout n'est pas parfait aux yeux des pontes

tacle

et ça

de

ces

pour le pouvoir, c'est :
repose-toi bien pour repartir te faire couillonner
demain, et ainsi de suite, surtout que rien ne se crée
pour que le dialogue et une vie active s'instaurent
entre les gens — regarde bien ma télé, comme ça le
bourrage de crâne sera plus efficace. Couillonnés au
travail, couillonnés le soir pendant les « loisirs », que
rêver de mieux pour le pouvoir ?...
On éloigne de plus en plus les travailleurs du centreprestige. On supprime les rares usines qui existent car
elles pollueraient l'image de marque d'Aix.
La

Mais

zone

industrielle des Milles accueillera tout ça.

la

pollution est-elle différente et moins Insup¬
portable à Fos qu'à Aix ?
D'un côté le ghetto étudiant, de l'autre le ghetto
ouvrier. L'incompréhension entre ces deux ghettos, et
Aix pourra devenir une ville « propre ». Vous avez
regardé l'urbanisme : du côté de la Z.U.P. on détruit
un paysage, on aligne des rangées entières d'H.L.M.
à la file
c'est plus rentable pour installer les grues.
—

côté

Du

de

de Sainte-Victoire, par

longs bâtiments hideux

contre,

pas

question,

—
tout
le
est
paysage
villas de riches et il est bien interdit de
défigurer et détruire le paysage... sauf avec de grosses

réservé

aux

villas.

Travailleurs de la Z.U.P. de Corsy, de Besson, on
Interdit votre propre
région,
on choisit une
orientation en dehors de vos volontés. Dans les cla¬

vous

notre avis).

pierre de Rogne,

ce temps,
doivent plier bagages. Ils ne com¬
prennent rien à tout ce qui se passe d'ailleurs, et rejet¬

les

un
peu reprendre de leurs forces pour le lendemain
matin et ainsi de suite.
Cités-dortoirs où l'on se rencontre à la boulangerie,
à la boucherie, entre deux paquets. Oh ! profondeur

piers qu'on vous à construits, pour enfermer tous vos
rêves, vous ne vous demandez pas parfois si des archi¬
tectes ne pourraient pas imaginer et réaliser un urba¬
nisme populaire où le paysage ne serait pas un désert
bétonné et où la vie s'exprimerait ? Mais non, dans
ce système pourri où règne le
profit, faire ça pour
vous et avec vous serait une perte de temps
et de fric
pour le pouvoir. On vous a parqués entre quatre murs,
soyez contents ! Vous vous sentez brimés ? Calmezvous, il y a Guy Lux à la télé. Vous pensez que la vie
pourrait être autre chose ? Regardez les films d'aven¬
ture à la télé. La télé, la télé, la télé, la télé...
A qui la faute pour tout çà ?
A Aix, le maire est socialiste (« socialiste », Ciccolini ?)
(c'est drôle, je m'en étais jamais rendu
compte). Son électorat, c'est une partie des milieux
petit-bourgeois, la campagne aixoise vote notable S. F.
I. O. (nouvelle vague,
c'est P. S.) par tradition, les
pieds-noirs un peu, etc. Une clientèle électorale où
peuvent faire que çà ! En fait, au niveau des mairies
tout marche par relations, promesses, entraide... Us ne
et députés, le pouvoir échappe aux municipalités.
—

Lucha occitana

�LUTTE OCCITANE

.

lo drech de viure
et par
Non à

l'embrigadement de la jeunesse

»

qui

situe le véritable ennemi bien au=delà
d'une loi ou d'un décret.
Le mouvement a su trouver ses for*
mes

d'organisation

:

élus et révocables, n'ont pas empê=
ché l'unité d'action, au contraire. La

ve

larisés et des jeunes travailleurs,
« Non à l'armée du
capital », «

Paris ni les grou*

puscules n'ont pas été le centre qui a
pensé pour tous : le mouvement n'est
pas parti de Paris. La prise en main à la
base de luttes autonomes, le fonctionne*
ment démocratique de comités de grè*

jonction avec les travailleurs a été par*
fois difficile, mais toujours tentée (par*
ticioation des centrales syndicales aux
manifestations grâce au rapport des
forces, créé, travail d'explication du
mouvement à la population...).
Dans le mouvement, deux niveaux

complémentaires

se

mêlent

:

niveau de revendications : libre
choix de la date de départ au service,
un

suppression des diplômes sans valeur
(DEUG) et de la sélection dans l'ensei*
gnement qui mettent au chômage tou=

jours plus de jeunes

;

suppression de

tout le train de mesures qui augmente
la difficulté à trouver un emploi, et qui
pour nous

page

7

néocapitalisme et récupérer la révol»
anti*hiérarchique en faisant partici*
per les jeunes et les travailleurs à leur
propre exploitation.
C'est pour cela que le contenu radical
de la révolte des jeunes contre les insti*

du
te

Gardar, conquistar, inventar
(Suite de la page 1)

-,

Occitans obligent immanqua*

blement à faire la valise pour partir
vers le Nord.
un niveau de révolte contre toutes
les institutions qui nous étouffent :
l'école=caserne et l'armée=bagne au ser*
vice des riches où se font le dressage,
l'usine et le bureau où l'on nasse le res*
te de sa vie à obéir et à exécuter.
I.a jeunesse en a assez des anciens
carcans.

tutions et les valeurs de la société bour=

geoise (armée, école, « obéissance,
respect, sens du devoir, de sacrifice, de
la compétition... ») est à l'heure actuel*
le fondamentale : il empêche la récupé*
ration réformiste et permet au mouve*
ment de déboucher sur des perspec*
tives : changer le système, changer la
vie.
11 faut créer un rapport de forces qui
arrache des concessions à court terme

(Choix de la date d'incorporation, amé*
lioration des conditions de vie dans les
C. E. T., arrêt des mesures de rentabili*
sation de l'université, création d'emploi
sur

place

pour

les jeunes qui ont fini

leurs études...). Mais en même temps
sont justes toutes les formes de lutte
radicale comme le refus complet du ser¬
vice militaire (ceux qui ont peur que ça
fasse le lit de l'armée de métier savent
bien que l'armée de métier existe déjà)
et la dénonciation active de l'école et de
la morale bourgeoise.

Sanguinetti dans une réunion publi=
que à Toulouse, disait à un paysan du
Larzac : « Si vous êtes contre l'armée
c'est que vous êtes contre la Nation »

m
•
.

Le carcan que nous subissons tous
est celui des institutions et de l'état au*
toritaire bonapartiste et militairement

Et bien oui ! De même qu'on ne peut pas
révolutionner l'armée bourgeoise pour
faire une armée populaire dans le même

organisé. Cette forme d'état a rempli son
rôle historique. La bourgeoisie voudrait

cadre, de même qu'on

le moderniser. Empêtrée dans ses con=
tradictions, dans le même temps elle le

les besoins de sa sécuri*
té, et elle voudrait le rendre plus souple
par la participation, la régionalisation,
la dénationalisation
universités. El=
le ferait nîtisi d'une nierre deux coups :
rendre l'état n'os adanté aux besoins
conserve pour

CAUDA, CAUDA... QUE LA

AVANT EST RETABLISSEMENT ET EXTENSION
A TOUTES LES COUCHES DE LA JEUNESSE, ET

des C. E. G. annexés de Toulouse et de Muret. Vendredi
16 mars, 13 000 lycéens
à l'appel des comités de grève
descendent dans la rue. En solidarité avec eux et pour
lutter contre le Deug la faculté de Lettres vote la grève.
Jeudi 22 mars, nous sommes 35 000, 2" manifestation natio¬

sant

:

lycées

en

grève. Mars

s'annonce chaud

et

nale

après Paris. Pour la première fois depuis le 15° siècle,
la faculté de Droit Sciences Eco débraye... fait d'autant

pius notable qu'en 68 elle avait été la seule à assurer les
cours sous la
protection des bandes fascistes. Le doyen
Marty suspend les cours.
La semaine suivante verra l'approfondissement du mouve¬
ment avec

des campagnes d'information et

de popularisation

de la lutte.

DE LA DATE

Durant

son

DES SURSIS

LIBRE CHOIX

D'INCORPORATION.
déroulement la grève progressera,

des sauts qualitatifs. Ainsi

accomplis¬

à côté des mots

d'ordre

comme :
—

—

Abrogation des lois scélérates
Non à l'embrigadement de la jeunesse

Debré aux cochons le Larzac aux moutons etc...
apparaissent d'autres mots d'autres plus politiques,
—

la progression

de la lutte

liés à

:

NON A L'ARMEE DE METIER
La manifestation du 2 avril verra à Toulouse 25 000 jeunes
dans la rue, où le cortège se grossissait des délégations
de la C. G. T. et de la C. F. D. T. ralliées au mouvement de
masse

dirigé

par

les comités de grève.

Pour maintenir l'état de mobilisation, la grève fut animée
LA LOI DEBRE AFFECTE EN PREMIER LIEU LES LYCEENS,
ELLE FRAPPE AUSSI LES APPRENTIS. LES JEUNES

MAIS

TRAVAILLEURS,

POUR

CELA

LE

MOT

D'ORDRE MIS

EN

dans chaque
de chanteurs

cipant

aux

par des débats, la venue d'orchestre,
Les militants de Lutte Occitane, parti,

faculté
etc.

finir

avec

ne pourra pas en
le matraquage de l'école sans

supprimer en même temps l'école, le
rapport d'autorité enseignanfs=enseN

gnés. de même on ne pourra pas en finir
l'état bourgeois autoritaire sans en

avec

finir en même temos avec la Nation avec
ani il est confondu, sans faire péter la
clef de voûte de notre oppression : l'Efat=Nation « France ».

PRIMA SERA CAUDA !

Le
mouvement fait tâche d'huile. Jeudi 15 mars devant l'ampleur
du mouvement le recteur Chalin ordonne pour 3 jours la
fermeture des établissements du second cycle, des C. E. T.

Toulouse

{"•&gt;

comités d'animation, organisèrent des débats sur

l'Occitanie et la situation des minorités

chanter
soutien

nationales. Marti vint

régulièrement, à la Fac de Droit, dans les cités, en
à la grève de Beaupuy dans la fac de Lettres occupée

après les incidents de Strasbourg.
Jeudi 5 avril, un millier de lycéens et d'étudiants tentent
d'occuper la station régionale de l'O. R. T. F. Les C. R. S. sont
là protégeant l'entrée, un débat s'établit entre journalistes
et étudiants pendant qu'une délégation est reçue à l'O. R. T. F.
Ce soir-là pour la première fois, et sous la pression du
mouvement de masse, les informations ne consistèrent pa3

chrysanthèmes.
sont
faite que la lutte déterminée
lycéens étudiants apprentis peut être payante.

seulement

en

défilés mode et inauguration de

Aujourd'hui après les mobilisations inégalées qui se
déroulées partout, la preuve est
des

I A PAS MAI QUE LA LUTA

QUE PAGA

estudians e travalhares, avein quicom a
dire, aquela luta es la nostra. Disèm non a l'exiJh, non al
Joves occitans

:

caumatge, non a l'escola del poder e dais patrons, non a
l'armada que matrasa la joinessa e rauba lo pais.

�.

LUTTE OCCITANE

»,

page

8

La

JOVENTUT

OCCITANA
De

dins

pertot

dire

-

e

una

exagon,-

la

s'es levada

joventut

lei

per

« non » en primier a una le;, sus la conscription
reforma universitaria. Enlôc, ça que la. lo .fuoc s'es
alucat tan lèu que dins Occitania e Bretanha. I a pas cap de
a

Occitania, que foguet, al segle passât « La
»
(pensatz, lo poble i parlava pas frances !)
ccmpren, uei, las academias las mai- esColarisadas de l'hexagon arnbe Bretanha : es que pas mai
dins Occitania que
dins Bretanha es aisit per los joves de trobar de trabalh.
Atal contunhan lors estudis. tan luenh coma o pôdon. Las
novetats militaria e universitaria que vôlgon for raubar aquela
darriera possibilitat d'escapar al caumatge eran pas per
lor agradar.
En primier, la lei Debré vol obligar los joves de partir a
l'armada entre 18 e 21 ans : es a dire aprep lo bachelierat o
al mieg de lors estudis universitaris. Aquo es pas fach al
segur per ajudar los joves a acabar lor estudis. Per los joves
de familias obrieras o païsanas i aura un empach enorme
per e.ntreprene d'estudis,
subretot d'estudis longa. Aprep
l'armada, benleu marridats, quant n'i aura per aver vam de
se tornar metre a estudiar sens cap de sous ? E es benleu
çô qu'es volgut : arribar a una sélection de fach sens gausar

AfDÏEU

PAUME,

AIMEU PAURIE €ARÍNIAiVAIL.„

dire

son

nom.

Degun

se

pôt empachar d'i soscar quora se vel, al meteis

espelir

moment

una

reforma dels estudis

que

buta del meteis

biais : lo Deug cerca a descoratjar los joves d'entemenar
d'estudis longs e a descoratjar lors estudiants de contunhar
al cap de las doas primeras annadas. Atal om vel que la

per

la conscription e la reforma universitaria se complereservar los estudis longs a
una minoritat
:
los

drôlles de las familhas ricas.
Mas la

misteri aqui :
France obscure

«o

sus

tan

non »,

joventut estudianta n'en demora pas an aquel nivel

superficiel,

;

-

a butât l'analysa mai prigond. Vei mai que mai
claramant quin es lo rôtie de l'escôla dins la societat e
quin es lo rôtie que lo governàment vôl i far jogar : divisar
la joventut, aqueles que trabalhan de lors mans e aqueles

qu'an fach d'estudis e puei aqueles qu'an fach d'estudis longs
e aqueles que n'an fach de corts, tôt
aquô per sotmetre la
joventut als besonhs de l'economia coma fonctiona uei.
D.'as Occitania, aquô torna de dire ; formar de joves per
anar trabalhar fora pais, lo cap asclat
per j'ideologia « nacionala », assodolats de discorsis sus « la mobilitat que libéra
los trabalhaires'» (J.- Jeanneney). Es de tôt aquô que la
joventut vôl pas mai, Tanben, coma o disiân, i a pas cap
de misteri se la révolta sembla mai. assolida dins Occitanai,
se
la bandiera occitana (que se troba esse aquesta del

obrier, la crotz occitana en mai, ço que fa doas
per agradar als joves) flotava sus totes los passacarrieras que i ajet a Tolosa e si
peijot i ajet de discutidas
movement
rasons

la lenga, l'istoria e l'economia occitana. Es que per lo
poble occitan e sa joventut. « cambiar la vida » vol dire :
abolir la vergonha d'esse occitan, de parlar la lenga nostra,
descolonizar l'istoria, prenne lo contrarôtle de l'economia.
sus

La

joventut, unida, valenta, montra lo camin,

de caminar fins

a

la libération économies,

demora

nos

polftica, culturala.

DES INSOUMIS
PARLENT :
En Occitanie le front anti-militariste

est

largement

ouvert.

Le combat du « Larzac Canjuers, Albion... »
reste bien entendu spectaculaire. Mais dans de nom¬
breuses villes occitanes
(Nimes, Montpellier, Toulou¬
se,

etc...)

rieurs

des groupes

anti-militaristes

s'organisent,

préoccupations sont multiples et à la fois

com¬

plémentaires qu'il s'agisse d'objection de conscience,
d'insoumission totale, de désertion, de défense des ap¬
pelés, etc... De jour en jour de nombreuses manifes¬
tations se déroulent et à l'heure actuelle le pouvoir
ne peut les ignorer. Pendant longtemps le silence s'est
lait sur les luttes de ce type.
C'est d'abord les objecteurs de conscience qui ten¬
tèrent de sensibiliser l'opinion à leur situation. La
plupart d'entre eux ayant rejeté la nouvelle applica¬
tion de leur statut (affectation autoritaire à l'office
national des forêts) se voient rejetés dans une situa¬
tion de hors-la-loi et d'insoumis. Par ce geste ils con¬
crétisent leur.désir de voir s'établir une société plus

juste, ne reposant plus désormais sur la violence et l'ex¬
ploitation envers l'homme. Ces jeunes refusent d'être
une main d'oeuvre bon marché (pour ne pas dire gra¬
tuite) au service de l'état français rentabilisant « ses
forêts

».

Mais

depuis quelque temps apparaît

un phénomène
: l'insoumission totale. A Lyon, Montpellier,
etc., des jeunes décident de s'insoumettre collective¬
ment. Ils organisent de temps à autre des « sorties »
publiques au cours desquelles ils exposent leur atti¬
nouveau

tude face à l'armée et où

ils brûlent leur livret mili¬
taire. Chaque fois qu'ils prennent la parole, c'est pour
dénoncer les véritables fonctions sociales de l'Institu¬
tion bourgeoise armée. L'armée est au service de l'état
bourgeois français et elle reste un instrument d'em¬

brigadement de
rences

l'école,

la jeunesse.

Pour remédier

aux

répressives et idéologiques de la famille

et

ca¬

de

abaissant la moyenne d'âge d'incorpora¬
tion (suppression des sursis) le pouvoir tente d'inté¬
grer très rapidement une jeunesse qui depuis 1968 ne
cesse de s'agiter et de se rebeller contre l'ordre établi.
en

L'insoumission totale devient une des formes de lutte
1s plus radicalisées. Ces jeunes de
plus en plus nom¬
breux expriment par leur attitude catégorique le refus
total de notre vieille société où l'armée reste l'insti¬
tution fondamentale d'oppression et de
répression.
C'est donc un contrat contre l'embrigadement de la
jeunesse qui est déclaré. Les insoumis refusent l'ar¬
mée où on tente de faire des esprits malléables et
dociles, qui deviendront de « bons » producteurs et ci¬
toyens « disciplinés ». Ils dévoilent clairement les

d'actions qu'utilise l'armée pour arriver à ses
(le décervelage intégral), car c'est par le déra¬
cinement, la dépersonnalisation, le bourrage de crâne

moyens

fins

que l'armée

triomphe et transforme l'individu en mou¬
un autre service à l'état
bourgeois,

ton. L'armée rend

soùs couvert de patriotisme, d'indépendance na¬
tionale, de dissuasion nucléaire et de protection civile,
elle prépare à la guerre civile.
(Organisation de la
car

D.O.T.

défense opérationnelle du territoire, organis¬
spécialement créé Dour éviter tout retour aux
événements de mai 1968).
Les insoumis totaux refusent
d'appartenir à une
conscription qui n'est rien d'autre qu'une main d'oeu¬
vre bon marché (protection civile et
marée noire) et
qui systématiquement est employée pour briser les
grèves et permettre de modeler l'afflux des jeunes
travailleurs sur le marché (volant de chômage). La
France est le troisième pays exportateur mondial de
matériel militaire. Servir l'armée revient à
coopérer
au renforcement des intérêts des trusts
financiers qui
effectuent de scandaleux profits en fabriquant du
me

matériel d'armement et de mort. Aussi les insoumis
ne peuvent servir une armée
engendrant ignorancemisère et injustice. Leur refus systématique n'est
pas

seulement de principe, il est avant tout acceptation
de la lutte, celle des lycéens face à la loi Lebré, celle
de tous les jeunes du contingent encarsernés.

Partout lycéens, étudiants, apprentis sont entrés en lutte.
cibles à abattre. Coïn¬

«

Loi Debré, réforme Fontanet sont les
cidence ? Nullement. La mise en
montre

le service national et
leur convergence et leur

étudiants avait

aux

de

ces

l'enseignement

C. F. P. M., cette année elle a pour

nom

D. E. U. G. (Diplôme universitaire
En fait derrière ces réformes ce qui
tation de l'Ecole et de l'Université aux

d'études générales).
apparaît c'est l'adap¬

nom

besoins

de la bour¬

geoisie française. Cette adaptation prend aujourd'hui plusieurs
formes

:

t

LA SELECTION EST UNE LOI DE LA NATURE »
LA SELECTION : par l'instauration de la vieille séparation
chère à M. Gulchard entre un cycle court de masse, et un
«

cycle long réservé à l'élite. Fontanet déclare : ■ Il faudrait
prévoir pour les étudiants qui abandonnent ou échouent avant
la fin du 2' cycle, un cycle leur permettant d'acquérir une
formation se suffisant à elle-même. Ils pourraient ainsi
entrer directement dans la vie », Inutile d'insister sur le
fait que si la sélection a pour but d'accentuer la hiérarchie
parmi les étudiants, elle a aussi pour but d'aggraver la
sélection sociale. D'ailleurs l'obligation militaire (avec la
«

suppression des sursis) est là
classes

laborieuses

LA RENTABILISATION

:

pour

désireux

encore

études.
D'une pierre deux coups ;
les problèmes de sélection,
à la sortie de l'Université.

dissuader les fils des
de poursuivre leurs

Deug et Loi Debré en réglant
règlent aussi céux du chômage
;

Mieux

sélectionner en deux ans plutôt qu'en fin d'études
que de bourses en moins ! D'autre part en contrô¬
lant rigoureusement l'entrée dans le deuxième cycle le
pouvoir fait le tri ne conservant que le nombre exact dont
il a besoin pour les fonctions de gestion et de reproduction

(Capes...)

du

système.

Quant à la

masse

maniable, docile et bon marché.
De

plus

créant

en

un

diplôme-bidon, le pouvoir

garantit

se

corps d'encadrement subalterne qui ne doit qu'à sa sou¬

mission
Autre

sa

garantie d'emploi.-

conséquence directe du décret Fontanet

des jeunes travailleurs

:

(C. E. T..

détermine ie

contenu

la

et

forme

de

l'ensei¬

gnement.

a) le découpage des DEUG
Il existe à l'heure actuelle
Administration

Deug (Droit-Sciences Eco ;
Sociale : Mathématiques

7

Economique

et

: Sciences Sociales ; Sciences ; Lettres ; Sciences
Humaines).
L'ensemble des actuelles U. E. R. de Lettres et Scien¬
'

Humaines se trouvent

regroupées

en

2 petits Deug. Ce

de sections non productives ne sont pas intéressantes ;
des profs, et puisqu'on le répète, contre
toute évidence, qu'il y a trop de profs, liquidons : De plus,
des ,U. E. R. de recherche, comme linguistique, sont réduites
à une valeur de 15 1., d'une sous-option d'un Deug. La réduc¬
tion en importance d'un bastion révolutionnaire est acquise.
On conserve un seul Deug de Sciences dont la fonction
semble devoir être de préparer des chercheurs, à l'exclusion
genre

elles

fournissent

*

-de quiconque
*

*

on

crée

des

qui

structures

aux

force des maths et stats.
Recherche ? On peut en douter lorsqu'on sait ce que sont
les mathématiques appliquées, les - statistiques sociales »

qui sont particulièrement à l'honneur. Lorsque, en Sciences
Sociales, on met l'accent sur les maths et stats, le but
poursuivi n'est pas neutre : les futurs administrateurs de
l'économie capitaliste auront une caractéristique fondamen¬
tale

réduire le chômage en paramètres. C'est
de tournure d'esprit qu'on n'a jamais aucune
inquiétude devant le phénomène social du chômage, qu'on est
un
parfait technocrate... c'est-à-dire quelqu'un d'infiniment
rentable pour le patron.
La modification du contenu des enseignements dans ces
disciplines est particulièrement significative : autant l'aspect
théorique constituait un facteur de remise en question du
système, autant l'aspect technique peut faire contre-feu. Le
géographe par exemple fera beaucoup moins de géographie
politique et beaucoup plus de stats ou de géo-physique. Il
est prêt alors à expulser 103 paysans du Larzac « puisque
le sol est aride, que les statistiques de production y sont
plus faibles qu'ailleurs. »
Enfin loi Debré et réforme Fontanet convergent sur deux
points fondamentaux :
avec

—

lis

ce

L'ORDRE
La

sauront

genre

MORAL

principale de

L'EMBRIGADEMENT DE

ET

ces mesures,

celle qui

LA JEUNESSE

été l'étincelle de

a

la colère lycéenne c'est la suppression des sursis. Prise en
juillet 1970, elle est applicable à partir du 1er janvier 1973.

principal c'est Debré, l'indicible, le fou à l'enton¬

noir, la cible h" 1 de la colère lycéenne.
il

est

aujourd'hui

évincé

de l'échiquier politique

bourgeoisie pompidolienne, mais

par

la

loi demeure, et le pouvoir
n'a reculé que sur des clauses de forme. La déclaration du
général Vanuxem reste toujours la clé de voûte et le reflet
sa

de la volonté de la bourgeoisie :
La famille et la religion font aujourd'hui défaut pour
apporter à nos jeunes le pain des nécessités morales et
civiques (...) Il est nécessaire d'associer l'armée et l'école.
Il faut les faire se suivre dans leur action avec le moins
de coupure possible et ii faut pour cela que l'armée refa¬
çonnée face à son problème et que l'âge d'incorporation des
jeunes se situe vers la fin de leur 18' année, permettant à
l'adolescent de passer de l'école à l'armée sans transition,

d'autre.

Par contre,

on

'
consacre

évitant ainsi certaines contagions désastreuses. •
Mais pourquoi cette mesure et de quoi ont-ils donc
peur

Depuis 68, la jeunesse
elle

mais

a

montré

sa

craint

?

détermination, désor¬
le pouvoir ; l'affaire

plus d'affronter
preuve de la capacité de la jeunesse
bourgeoisie et ses morpions (flics, juges...)
Aujourd'hui l'armée paraissait le seul bastion au sein
duquel le pouvoir n'était pas contesté. Armée d'embriga¬
dement de la jeunesse, armée briseuse de grève (éboueurs
parisiens, contrôleurs aériens...) armée du capital, armée
coloniale (répression dans les T. O. M., D. O. M., au Tchad)
ne

Guiot, naguère,

a

fait

à braver la

armée

:

Appliquées

ces

»,

la réorientation est
présidents des universités,
b) le découpage à l'intérieur des Deug :
Òn assiste dans l'ensemble des Deug à une montée en

soumise

en

classes de transition) doit
maintenant s'étendre à l'enseignement classique et aux facul¬
tés. D'ailleurs l'implantation systématique d'I.U.T. (Instituts
universitaires de Technologie) s'inscrit dans ce sens. A
Clermont:Ferrand par exemple les techniciens et ingénieurs
sont directement sous la coupe de Michelin, qui choisit ses

'

incitation

et encadrement. Ajoutons que

gestion

LA PRIVATISATION et la main-mise du patronat sur l'Univer¬
sité. Cet impératif, déjà appliqué dans les filières dé formation

cadres, qui

simple

«

d'étudiants éliminés avant l'obtention du
Deug, ils n'en formeront que mieux un » volant de chômage »..
Déqualifiés, chômeurs, voilà une masse de main-d'œuvre

un

«

préparent majoritairement à un type de carrière productive :

Son artisan

C'est d'abord l'économie

vaut

*

Imprimerie CAUSSE &amp; C"
7, rue Dom-Vaissette. Montpellier

place

projets
supérieur
profonde complémentarité.
Depuis 1966, du plan Fouchet aux arrêtés de Fontanet, en
passant par la réforme
Faure et les amendements de
Guichard, la bourgeoisie au pouvoir essaye par tous les
moyens d'instaurer un système sélectif par le biais d'un
cycle court de formation. L'an dernier la pillule à faire avaler
touchant

comme

'
5

Deug

,

aux

.

carrières de

la

garante de l'unité nationale et des frontières natu¬
relles. Nous autres occitans connaissons ce langage. Terre
d'accueil pour les chars de Debré, l'Occitanie et ie peuple
occitan

savent

mieux que

quiconque

d

représente la
Canjuers, le

Larzac,

un

au

cours

face à face Auban (P. S. U.) Sanguinetti s'est vu traité
dernier » d'analphabète ».

SEIM

TOTES

D AN VfJEASBETAS

!

quand la question de l'Occitania fut abordée fl fut encore
répondu : « Je vois ce que vous voulez, vous refusez la
et

défense nationale, parce que vous refusez la Nation ».
Le mot est lâché. Le développement des luttes ouvrières,
paysannes,

étudiantes et lycéennes

l'hexagone (Occitanie, Bretagne)

juriste au chef du personnel.

plus

parlant de l'orientation

que

par ce

gestion administrative et sociale, sous toutes ses formes, du
Coïncidence ? Non pas ! Tout en

ce

vermine en uniforme. Aujourd'hui le Larzac,
Pic Saint-Loup, (...) demain... ?
Hier encore à Toulouse, un paysan du

ces

en

plus

luttes.

les

revendications

périphérie de
charge de
nationales spécifique à
dans la

prennent

en

�——

BOLEGA!

LUTTE OCCITANE

«

.

»,

page 9

I
LE C.E.T., LA CASERNE.

L'USINE
Nous avons, nous, élèves des C.E. T.,
depuis le début

soutenu le mouvement
de
nos
camarades
contre la Loi Debré, et nous avons eu
raison.
Mais si le sursis
par

contre
sont

nous

nous

l'enseignement
—

ne

nous

avons

propres,

concerne

bien

des

à nous,

pas

lycéens

directement,

revendications qui

les parents

pauvres

de

:

diminution des horaires et des effectifs
droit de redoubler
sécurité plus grande alors qu'elle est
si souvent

déficiente
—

liberté d'expression
droit de réunion, d'affichage, de lire la
presse de
notre choix

remplacement du service militaire par appren¬
tissage du maniement des armes sur le lieu de
travail ou le quartier i
et de plus :
aucune sanction pour fait de grève
Pour agir, nous nous sommes donnés une
organi¬
sation propre à défendre nos intérêts (collectif natio¬
—

—

nal des C. E. T.)

car personne

ne

les défendra à notre

place.
Mais

appelons les professeurs à se joindre à
quotidiennement en contact avec nos
problèmes. Ils doivent bien comprendre que si nous
faisons grève et manifestons, ce
n'est
pas
pour le
plaisir de nous agiter, mais parce que nos problèmes
nous.

nous

Ils

sont

sont réels.
Nous
souvent

appelons
nos

enfin

Nous

Montpellier

:

voulons

Et forts

ment, nous
défendre.

DES LYCEENS

les travailleurs

parents, et auprès de qui

trouverons à l'atelier
voir

au

ou
nos

revendications

de

l'expérience que
resterons organisés

a

permis aux

•

lycéens de se rencontrer sur leur lieu de travail :
les lycées et C.E.T. et de discuter en toute liberté
de leurs problèmes réels, ce qui
tranche d'avec les
«
cours chloroformes » qu'ils
subissent à longueur
d'année. Dans tout l'hexagone se sont créés des com¬
missions traitant de la sexualité ; de l'armée,
de
l'idéologie véhiculée par
l'enseignement etc.
et à
Montpellier, au Lycée JofEre, s'est créée une commis¬
sion OCCITANIE au sein de laquelle des dizaines
de grévistes (Occitans en majorité) ont pu s'exprimer
seulement

non

en

tant que victimes d'un enseignement

de classe mais aussi en tant qu'Occitans
le poids de l'impérialisme français.

Lors

d'un débat de

ce

subissant tout

genre, un lycéen,

fils d'agri¬

culteurs, nous disait : « Quand je rentre chez moi et
que j'entends parler occitan, il
me
semble que je
change de personnalité. Pour moi l'Occitan, c'est ma
langue ! » La discussion s'engageait alors autour du
problème de la colonisation culturelle, de la renais¬
sance
de la langue occitane ; un
lycéen trouvait

dommage qu'il y ait plusieurs langues dans l'hexa¬
gone : « le fait que le Français tende à être la langue
unique facilite la marche vers la révolution socialiste
en unifiant les systèmes de pensée «
régionaux » et
en évitant la séparation des luttes en luttes nationa¬
listes et luttes des classes. En fait, l'idéal serait une
langue internationale unique ». Plusieurs lycéens lui
firent alors remarquer « qu'à l'heure actuelle existent
des centaines de langues dans le monde
est l'une d'entre elles au même titre que

et l'occitan

le breton, le
basque ou le catalan. Les Occitans n'acceptent pas
que leur soit imposée une autre langue que la leur au
même titre que les Guadeloupéens ne veulent parler
que le créole, leur langue nationale. H faut cesser de
raisonner à coup de schémas, de dogmes et
avoir un
peu une vision réaliste du quotidien.
Et la réalité
c'est que des millions d'Occitans parlent même si ce
n'est qu'occasionnellement, la langue d'oc. Nous vou¬
lons faire la révolution socialiste

en fonction des par¬
ticularités de notre pays, ce qui d'ailleurs n'exclut pas
la collaboration avec les autres nations victimes de

l'impérialisme et du capitalisme, travailleurs français
compris

y

Le

du

que

».

débat
pays

s'engage alors sur la colonisation économi¬
d'oc : un lycéen: pose la question de savoir

dit-il
l'Occitanie serait viabie sans la France car
« les
matières premières, les capitaux, les techniciens,
tout est dans le nord. Ici qu'est-ce que nous avons ? »
«
Du vin et du roquefort ! » c'est la boutade lan¬
cée par un autre lycéen, ce qui fait
rire tout le
monde et détend l'atmosphère. Il poursuit, plus sé¬
rieux : « Nous avons du vin et du roquefort, mais ces
produits ne constituent qu'une infime partie de no¬
tre patrimoine économique. Toute la bauxite, tout
le gaz, les métaux non-ferreux, l'électricité, etc. ne
partent-ils pas alimenter les usines du nord pour
le plus grand profit des capitalistes français ? »
si

Et d'enchaîner, « moi je crois que si nous, Peuple
occitan, nous étions maîtres de notre économie, il y aurait
des usines en Occitanie qui donneraient des emplois à
tous, des usines qui produiraient non plus de façon
anarchiques mais dans l'intérêt des travailleurs occi¬

tans... Et puis,

si on faisait comme les Algériens qui
remplacé la culture du vin issu du colonialisme
par celle du blé et de produits dont ils ont besoin ;
l'agriculture occitane pourrait vivre. »
ont

Un
pays,

lycéen : « Moi, je veux vivre dans mon
je ne veux pas être obligé d'aller boulonner à

autre

qu'il n'y a pas de travail ici. D'ailleurs,

Paris parce

préfère

je

tion

de

encore

travailler

sur

la petite exploita¬

parents, même si elle ne

mes

me

permet

de vivoter... »

que

Beaucoup

de

lycéens s'intéressaient également

au

politique occitan et on voyait vraiment
qu'ils avaient le désir de se battre politiquement pour

mouvement

réalisation

la

de

l'occitanie socialiste.

parallèle de cette commission, Patrick a chanté
l'Occitanie devant 600 lycéens avant que le théâtre
universitaire occitan ait joué « Mort et résurrection'
En

de

Monsieur

Occitania

».

...

TU TMN

ViAÊ&gt;, NT ÏEIU DWVIOKI »

sont bien

pour

satisfaites.

vivons en ce mo¬
continuer à nous

Collégiens

DE L'OCCITANIE
grève de masse contre la Loi Debré

nous

du C. E. T.

PARLENT
La

qui

nous nous re¬

chantier à nous soutenir.

en

grève

Clémenceau

�.

LUTTE OCCITANE

page 10

»,

DEBRÉ S'EN VAI

LARZAC :

DEMORAN...

URNES PIEGEES

I FS,

gaulliste, d'Etat fort au service
accéléré la ruine de notre région
occitanes : le chômage, la
fermeture des dernières industries, l'exode des jeunes,
la mainmise militaire avec le projet d'extension du
camp du Larzac, la mise en désert dè tout un pays,
sont systématiquement organisés par le pouvoir.
15

PAÏSANS

LOS

de pouvoir

ans

du grand capital, ont
et de l'ensemble des régions

LA RELANCE

législatives sont une occasion de renver¬
la droite et d'accroître les contradictions de la
bourgeoisie française. Dans notre circonscription, les
notables U. D. R. nous ont vendu sur la place publique,
les notables « réformateurs » voudraient nous vendre
dans les corridors. Aussi nous voterons contre eux,
Les élections

ser

le candidat le mieux placé de l'Union

pour

de la

gauche,

AIR, TERRE, ROUTE

Cependant, ce choix réaliste n'implique aucun soutien
notre part au progamme commun : celui-ci ne

de

prévoit aucun développement sérieux (économique et
culturel) des régions colonisées ; il ne donne pas l'ini¬
tiative au peuple, ni ne porte vraiment atteinte au
pouvoir de l'argent.

La décolonisation de l'Occitanie et la fin de l'exploi¬
tation de l'homme par l'homme ne sortiront pas des
urnes comme le lapin du chapeau du prestidigitateur.

REPARTIR FERME...

:
La

VIGILANCE !

ouvriers,

précédents numéros de Lutte Oc.) continuent.
On parle de l'éventualité d'une participation du Génie
Militaire à ces travaux très prochainement. Tout ce
que nous pouvons dire, c'est qu'il n'est pas question
que le génie travaille sur le Larzac, nous saurons lui

jeunes.

mener

Après le 11 mars, et quel que soit le résultat, la
luta es pas acabada !

de l'ar¬
part du
Pouvoir, alors que le désenclavement de la région au
profit du développement économique civil ne sont bien
sûr pas envisagés : les lignes de chemin de fer sont
toutes supprimées à terme ; il faut que Millau s'étouf¬

E'ies viendront d'une lutte commune, à la base, des
paysans,
petits commerçants et artisans,

(Position de Lutte occitane groupe
Millau - publiée pendant
la

de

des législatives).

campagne

(CF les

et crève ainsi que les

fe

battu au deuxième tour, mats
majorité des voix sur Millau et

le Larzac.

ses

être justement
s'en occupe, elle
l'aviation d'affaires... Voyez-vous ça,
quelle Chambre dynamique nous avons dans notre
ville en expansion !... Le bizarre de la chose, c'est que

L'aéroport de Millau-Larzac doit
agrandi. La Chambre de Commerce
besoin pour

en a

Julien le « Réformateur » renvoyé aux poubelles de
l'histoire dont il n'aurait jamais dû sortir, malgré
l'intervention personnelle de notables syndicaux de la
F. D. S. E. A. pour faire voter pour lui les paysans

(peut-être préféraient-ils une « majorité

élargie

»

qui

problème humain du Larzac »
risque socialiste »...)

réglerait en douceur « le

plutôt

que

le

«

l'avion actuel de la Chambre est utilisé

Cependant, l'Aveyron est le département de l'hexa¬
où 1TLR.P. a perdu le plus de voix depuis 1968.

gone

réalité
qu'on ne changera pas avec les urnes. Près d'un mois
d'attentisme sur le Larzac et à Millau avant les élec¬
tions, puis un traumatisme post-électoral dont les gens
Tous

se

retrouvent

commencent à

maintenant face à une

remettre

se

:

temps des illusions électoralistes est passé ; le
temps de la lutte revient ; le temps de passer aux
Le

choses

importantes.

à 15 •/• de sa

capacité.

N'y aurait-il pas l'armée là-dessous, demandent
à un jeune technocrate de la Chambre

paysans

venu

leur faire guili-guili pour

bourgeoisie locale, tan¬
électorale a causé plusieurs se¬

plient avec la complicité de la
dis que la campagne
maines

d'attentisme, freiné la lutte sur le Larzac, en

mot servi d'étouffoir, et que

un

La riposte des paysans sur le terrain est efficace
et de tous les instants. Mais sur un plan plus large,
il faut donner une leçon au pouvoir, et surtout retrou¬
ver et renforcer l'alliance avec les autres paysans, les

ouvriers, les jeunes, l'ensemble des travailleurs d'Occitanie et de l'Hexagone contre l'expropriation, con¬

ploite et liquide notre pays.
Pour répondre à ces objectifs qui seuls permettront
de gagner sur le Larzac et de faire un pas à la lutte
des travailleurs et du peuple occitan, la marche des
paysans sur le Larzac proposée par les paysans bre¬
tons et dont nous avons
ro

sera

une

des extraits de la

sous

paysans

parlé dans le dernier numé¬

étape importante. Nous

publions ci-des¬

plateforme rédigée par divers

travailleurs, et devant servir de
qui viennent à la préparation

les semaines

base dans
de l'action.

de

Eh bien messieurs,

refusent catégoriquement aussi bien

paysans

cette opération que

l'expropriation que nécessiterait

le principe même de l'agrandissement. La Collabora¬
tion des notables locaux ne se démentit pas : après
la complicité de Julien pour le projet d'adduction
d'eau de l'armée, la complicité d'éléments de la Cham¬

Commerce pour un aérodrome militaire. La
manœuvre est déjouée, d'autres l'ont précédée, d'au¬
tres la suivront. La vigilance reste plus que jamais
nécessaire.
bre

contre l'ar¬

les expropriations arbitraires,

toutes

tre

mée au service des riches et école d'abrutissement pour
la jeunesse, contre le pouvoir capitaliste qui nous ex¬

«Une marche

pourquoi

mée. Sans commentaire.
Les

la FDSEA assaie de

récupérer et de falsifier la lutte.
Il faut repartir ferme.

les

les ama¬
douer.
c'est-à-dire... ne confon¬
dons pas tout... je suis moi-même fils de paysan et
loin de moi l'intention... » Baste ! Au bout du compte :
20 °,'o de financement de la Chambre de Commerce,
et 80 % de fonds publics se divisant comme suit :
32 % du ministère des Transports, et... 48 % de l'Ar¬
Commerce
«

Gabriac élu de justesse grâce au découpage électoral
qui noie un Millau progressiste dans un Lévézou et un
Saint-Afnicain restés traditionnalistes.

environantes :
autoroutes et des

campagnes

ruines, l'armée bâtira des
aéroports à son usage.

sur

Deruy le socialiste
après avoir rallié la

la vie dure.

Les moyens de communications au service
mée sont l'objet d'un intérêt croissant de la

d'extension du camp suit son cours,

de l'armée pour mettre la main sur
terres et les voies de communications se multi¬

les

Mil¬

Sur place, les travaux de réfection de la route
lau-La Cavalerie, entreprise avec des crédits de l'ar¬
mée selon un plan dévoilé par le rapport Tournier

procédure

manœuvres

les

de

vers

le Larzac

faire ?

»

Remettre en cause le « soutien » F.N.S.E.A-C.N.J.A.
et le CNJA soutiennent le Larzac comme
la corde soutient le pendu (...) Comme si le choix
d'un camp militaire n'était pas un acte éminemment
—

La FNSEA

politique... Comme si le refus de ce camp n'était pas
en fait la remise en cause de la politique militaire de
Il s'agit donc de rompre publiquement avec
ce type de soutien.

l'Etat...
—

Poser un acte

politique clair.

Dès le départ, la responsabilité politique
nettement déterminée, ce
qui permettra
sans

doit être
d'appeler

ambiguïtés toutes les couches sociales qui se sen¬

tiront concernées à participer.
Affirmer publiquement
l'existence de la
d'une gauche paysanne.
II Bases politiques de l'appel à la marche

force

—

LE C.DJ.A. CENSURE...
On attend, â cette assemblée générale du CDJA à
Rodez, le bilan de la Marche sur Paris par des jeu¬
nes agriculteurs du Larzac. Sur le plateau on se sou¬
vient des pressions syndicales pour empêcher la mar¬
che, du lachàge d'Orléans, des silences de Fau, ex-se¬
crétaire général du CDJA, des prédications de Deba-

tisse, et des jeunes disent :

prendre plein la gueule

«

Il y en a qui vont en

»

Bernât, président du
Il tient son monde. Bruel respi¬
re : le texte initial attaquait Debatisse « qui nous a
soutenu le temps d'un discours ». A la place on encen¬
se le CDJA &lt;t qui a fait son travail ». Fau respire : le
concours national de labour n'a pas pu avoir heu sur
le Larzac « pour des raisons d'organisation » et non
comme des
mauvaises
langues du Larzac l'avaient
d'abord écrit « pour des raisons politiques ». Les CRS
à Orléans ? : « La preuve que la Vérité a fait peur ».
On

attendra

vainement

CDJA, est serein

—

:

Oui, et elle fait encore peur. Peur de l'entendre
pour les uns, peur de la dire pour les autres.
Mieux valent

les satisfactions et les félicita¬
tions mutuelles. Comme dit Anne-Marie Fouquin du
encore

CDJA du Loiret : « Les jeunes du CDJA
ont de la chance ; ils sont soutenus par
Ils

eux.

Le

n'ont

chemin

aveyronnais
leurs ainés,

plus qu'à suivre le chemin tracé
de

la

».

récupération syndicale. Certains,

«NOUS NE SOMMES
PAS AMIABLES»
majorité réactionnaire est reconduite, mais affai¬
blie. Le fasciste le plus en vue du régime est mis au
rancart
pour donner des illusions de libéralisme :
Debré est renvoyé à sa collection d'entonnoirs.

Les 103 ont reçu récemment une lettre officielle
avertissant que l'enquête parcellaire (inventaire

les
des

parcelles donnant lieu à expropriation) avait été réali¬
sée sur le cadastre. Les géomètres des Domaines ne
se

le terrain. D'après
document, la solution proposée est la vente des par¬

sont pas

le
celles

terrain

litige
Ce
—

risqués à des

mesures sur

à l'amiable. L'inventaire et
ne se
feraient que pour

l'évaluation sur le
les parcelles « en

qui implique :
que

les

agriculteurs qui

voudraient vendre en

douce pourraient le faire : « discrétion assurée ». Mais
aucun n'a marché dans la combine. Le pouvoir sera
donc contraint de passer à l'enquête parcellaire sur
le terrain : il risque d'y avoir du sport.
que le pouvoir n'a pas reculé face à la mobili¬
sation des paysans et de tous ceux qui se battent
contre le projet d'extension ; il faut donc que la mobi¬
—

lisation passe

à une étape supérieure.

peut-être quelques places dans la bureaucratie syndi¬
cale. Mais la

expliquant ce geste et en le replaçant dans son contexte

prix de la soumission et du silence y gagneront

contre eux.

lutte du Larzac continuera

sans

eux

ou

le

LE LARZAC NOUS
Dans notre
En France,

CONCERNE

situation de travailleurs colonisés.

des régions, des peuples, ayant leur cul¬

ture, leur moyen d'expression sont doublement colo¬
nisés : ils sont condamnés â perdre leur identité pour
se

fondre dans le grand moule imposé de Paris...

(...) '

Dans

l'usage des sols
Brutalement, l'armée veut arracher à des paysans
leur premier outil de travail : le sol. Tous les jours
en France, ce
qui ont les moyens financiers, ceux
qui spéculent, en font autant. (...)
Dans notre existence de travailleurs exploités.
De plus en plus, les paysans découvrent qu'ils

ne

sont pas des petits entrepreneurs indépendants, mais
des travailleurs dépendant des firmes capitalistes qui

fournissent de

l'approvisionnement et qui reprennent
produits. C'est Roquefort qui impose sa loi éco¬
aux
nomique
paysans du Larzac. (...)
nos

».

La première riposte des paysans est l'annonce qu'ils
renverront leurs livrets militaires publiquement en

au

—

La

Mais malgré des concessions de forme, le régime
continue la même politique. Debré parti, procédure
d'extension du camp du Larzac suit son cours.

sur

Larzac

anti-militariste.

C'est imminent.

—

L'ARMEE NOUS CONCERNE

L'armée
C'est

«

une

prépare les jeunes à la vie civile
école intensive de

».

discipline. Le jeune tra-

ouvrier ou paysan, 2e classe naturelle¬
ment, apprend à obéir sans discuter. Il découvre l'im¬
portance d'une hiérarchie qui a toujours raison. Il
comprend que son rôle essentiel est d'être un fidèle

travailleur,

exécutant. (...)

L'armée, moyen de répression contre le peuple.
Notre lutte contre le camp du Larzac
contre la militarisation de la nation. (...)

est

L'armée est celle des marchands de canons.

une

lutte

�LU lit

OCCITANE

page

».

11

Mania-terras, déiora
i..o

ue

M» MSCtTI

INaussac

à mum romr «

^pKTMTDSI
NO !

:

Après les élections

»

Le 17 février

l'Association

présenté le

«

a eu lieu à Langogne
une réunion de
de défense contre le barrage où il
fut
Livre blanc »

rappel des conséquences du barrage (cf. «Lutte

—

Occitane

n"4)

»

présentation

d'un enregistrement de l'émission
Bonjour M. le Maire », réalisé à Langogne il y a
3 ou 4 ans dans lequel le maire de
Langogne, l'abbé
Viallet (U.D.R.) s'était prononcé pour le barrage en
ajoutant :
«
C'est une affaire d'or pour l'avenir touristique de
Langogne » !
Quelle blague quand on sait que le barrage sera vidé
en période estivale sur une surface de 300 ha.
Il fut demandé à l'adjoint du maire (le maire s'était
excusé, bien sûr) pourquoi la municipalité ne s'était
pas encore prononcée ouvertement ; il répondit que
le Conseil municipal n'avait pas assez d'éléments d'in¬
—

«

formations pour se prononcer.

Quelle duperie

le maire de Langogne est membre

:

de la Commission des

Loire-Bretagne
guedoc-Roussiilon

soutien

Occupation militaire des Corbières
En

Front

commun :

esquerra

catalan a dels treballadors
et

Lutte occitane

Les organisations - Esquerra Catalana dels treballadors » et
Lucha Occitana » appellent les peuples catalans et occi¬
tans à s'unir pour dénoncer et combattre l'implantation du

militaire dans les Corbières

:

nes

occitana » 'et
décident de mettre

Lucha
»

•

l'Esquerra cata¬

en

commun

leurs

militants : Presse (Lutte Occitane et la Falç), tractages, affichages, organisation de réunions d'information et
de meetings pour dénoncer l'armée comme force de répres¬
sion et combattre l'occupation militaire des Corbières.
Groupe de Lutte Occitane de Narbonne continue

et amplifie un travail de sensibilisation et d'informa¬
tion contre l'extension du camp militaire des cor¬

bières (Aude et Pyrénées-Orientales) par des réunions

publiques dans les villages concernées, des meetings,
des articles de presse, des tracts, et des affiches (Stde Barrou, Castelmaure, Ambre, Fitou, etc...).

Jean

Catalunya Nord : 2 200 hectares pris sur les commu¬
:
Opoul-Perlllos. Salses, Cases, Cases-dePene, Tautavel, Vingrau, Espi.ra de l'Agly...
—

«

moyens

Le

«

camp

conséquence

lana dels Treballadors

En

suivantes

En Occitanie : 1 400 hectares concernant les communes
suivantes : Embres-Castelmaure, St-Jean-de-Barrou, Paziols...
Ceci avec l'appui des notables locaux qui se font les
—

Complices de l'occupation militaire et d'un scandaleux chan¬
tage à l'industrialisation.
l'heure où l'on parle tant de l'environnement, il est
incontestable que ce projet d'implantation du camp militaire
va à rencontre des intérêts des populations : nature sacca¬
gée et polluée, voies de communications coupées, risques
d'accidents, suppression de fait des droits de chasse et de
promenade, empiétement de l'armée dans tout le voisinage
A

Deux

sensibilisation, qui rencontre un large écho,
gène les notables collaborateurs et permet de relier
les problèmes de la militarisation à ceux de la liqui¬
dation de la région et de l'exode des jeunes, sera pré¬
sentée dans un dossier complet du groupe de Nar¬
bonne dans le prochain numéro, avec les projets d'ac¬
En

Ara

Utilité

dins Var, aguetz

plus

obrieras l'usina es estada barrada. Mai lo mai
grèù dins tôt aquo es li a totjorn de trabalh per lei obriers
de la Gimac
Dison que lo quasernet de commandas es
encar plen per de mès. Solament.. L'usina dèu estre « rapa¬
triée » dins la banlèga de Lion. Fau de plaça per leis escôlas
militarias...
dei

sarà barrada lo 1° d'Abriu.
E 300 obriers saràn garçats deforà... Dempuei dos mes ja
aquô era esperat.
Mai tôt es bensai pas jogat ; quora leis obriers après que
La

Seyne

la Gimac
per

era

:

•

La Provençale

clavada

empachar

que

—

»

lo 16 d'Abriu

lo matériau

e

—

an

ocupat son usina

lei maquinas si.echesson

enlevais (Son estats crompats per una societat americana).
son
lests per iuchar per la mantenança de la fabrica.
A la Senha un comitat de sosten es constituit. E lei Senhencs
Et

an

pas

1972

et

ils" s'opposent à cette

Une plaquette raconte ce qui s'est passé. Les frais
de publication n'ont pu être totalement couverts : un
certain nombre de souscriptions est donc nécessaire
pour

assurer

un

tirage à 4.000 exemplaires.
5 F minimum —
(mentionner « pla¬

quette Servières s.)

oblidat la lucha de 1965

:

lei. chantiers

directement 4000 familhas son restais
tota la vila e tôt lo Var s'est levât.

a

la

que

fan viure

Senha perqué

Canjuers, Verdon, lei paîsans, Draguignan, la Senha... Farà
caud aquesta prima dins Var.
Lei Comitats Occitans de Var

utilité capitaliste

l'arrêté d'uti¬

:

Grandrieu)
Un

important

tenir

le

meeting contre le
à Langogne.

barrage

doit

se

vendredi 21

SIGEAN

:

ATTENTION

Nous avons pris goût
à la victoire depuis

Malvezy-Comurnex I
dossier a été déposé à ia
zoologique : tout au long
s'évertue à nous dire que
cette affaire est très rentable pour les promoteurs... mais
pas un mot sur la protection de la nature ; pas un mot sur
les retombées économiques pour les habitants de cette
légion ; pas un mot sur les privations de terres où nous
pouvions circuler librement ; étrange !
Du 10

janvier au 10 février,

Oui sont ces promoteurs ? MM. de la Panouse, de Montfreid et Galon (sous-préfet honoraire).
Ces trois personnes physiques ont créé un groupement
d'intérêt économique, et espèrent bien réaliser de gros béné¬
fices (coût total de l'opération : 8 millions - recette annuelle

Offensive

6.5 millions. Rentable il

:

générale

sont

Après le plasticage de la villa-témoin à la mi-jan¬
vier, trois faits nouveaux à signaler :
tout d'abord une prise de position très nette du
Maire de Carsan, M. André Vincent, contre l'opéra¬
tion de Méjannes. M. Vincent déclare notamment dans
un communiqué paru dans Midi-Libre : « ce n'est pas
à des étrangers au pays mais aux gens du pays euxmêmes qu'il faut donner les moyens de mettre en
l'arrière-pays gardois
—

un

second

»

fait d'importance,

discerne

encore

mal l'ensemble de

aménagement de Peyriac de Mer ;
de

aména¬
Bages ;
et de fameux zoo de l'œil

Ca-Sigean :
la spéculation foncière commence :

—

terrains à

l'achat

:

prix moyen des

1,50 ie m2. Prix moyen de vente du m2

à Port Leucate : 150 F. Soit une plus-value
pour 1 000 !
un complexe commercial est prévu, afin que te visiteur
dépense exclusivement son argent dans le parc créé : rien
donc pour le petit commerce et l'artisanat des village'

de plancher
foncière de 1
—

voisins !

c'est l'information

laquelle le Conseil d'Etat reconsidérerait la dé¬
« d'utilité publique », non seulement pour Mé¬
jannes, mais pour toute opération de spéculation tou¬
ristique... qu'on se le dise !
selon
cision

enfin l'on a appris avec un certain plaisir que
l'inventeur » de Méjannes-le-Clap, M. ELLIA (quelle
triste idée a-t-il eu ce jour-là !), vient de porter plain¬
te pour escroquerie contre M. Paul Béchard, qu'il ac¬
cuse de « s'être emparé de ses terres de Méjannes par
des manœuvres malhonnêtes, après l'avoir dépossédé
de son projet de villas de vacances ».
—

«

Ah ! vieux

on

se

qui sont arrachés aux Occitans.
Quatre opérations commencent à être connues :
gement de la Nautique ; aménagement de l'étang de

—

valeur, et à leur profit, les richesses touristiques de

:

trame. Mais il est bi.en évident que ce
les étangs de Bages et de Sigean après ceux de Leucate

l'opération qui

MEJANNES-LE-CLAP

un

Mairie pour la création d'un parc
des 30 feuillets de l'enquête on

escomptée

Draguignan : La darniera usina de la ville « GIMAC france » garçarà totei lei obriers defora a compar dau 20

tancia

janver

paur :

d'aquesto mes. Es BO trabalhaires de mai que se van trobar
au caumatgi. Dins una vila
onte n'i a ja 1300 ! (Chifra oficiala) Aquela fabrica que si barra era la darniera de Draguinhan. Ven après la Sibat (Entrepressa de bastiment qu'a
cabuçat l'an passât), le » Trappeur » onte maugrat la resis-

=

les soi-di¬

Une pétition a été lancée par le Comité de défense
de la Vallée de Naussac (adresse : C. D. V. N., Briges 48

l'Esquerra Catalana dels Treballa¬
de sauvegarde des Corbières (car¬
d'organisations) font un travail parallèle dans la
partie catalane des Corbières.

Une
souscription est lancée :
C. C. P. C. Durrleman 5545.81 Lyon

lei. eleccions son fachas (e qu'Occitania a, un
eôp de mai oblidat de votar per lei candidats dau govern) se
pot anonçar la bôna nôva. V'autrei que vos fasietz de marrit
sang per sacher se lo torisma e l'amada auràn pron de plaça

publique

:

lité publique doit être pris le 27 avril et les enquêtes
auront lieu du 21 mai au 21 juin ;
formalité ! Les
résultats sont connus d'avance : Poujade a déjà an¬
noncé lors d'une réunion de « L'Agence du Bassin »
en décembre dernier « la mise en service du barrage
de Naussac au début de 76 ».

le Comité

mesure.

que

des élections,

tel

l'Etat, depuis

l'armée

jours après le deuxième tour

garenne, et toujours la même pommade
sant avantages touristiques du barrage.

Roussillon,

dors et

Les paysans et la commune de Cervières sont mena¬
cés d'expropriation dite d' « utilité
publique » par

et à

bassin

tion.

CERVIERES

nette au tourisme

du

S. O. M. I. V. A. L. revint à Naussac pour une réu¬
nion d'information : elle parlotta sur la
possibilité
d'un nouveau « Naussac » reconstruit à la cime d'une

Cette

tm

place

Comité

la

Ce combat entre dans le cadre des luttes menées par
les paysans du Larzac et les collectivités locales de Cerdagne et du Capcir (Barres).

;

du

»,

Quant aux résultats des élections le député sortant
(majorité) fut à nouveau élu, ce qui fit dire aux pay¬
sans : « Les élections ça sert à rien »

du camp.

VAR

eaux

membre de la C. O. D.E. R. Lanetc. et a peut-être participé à la
prise de décision du projet ! La municipalité de Lan¬
gogne fut longuement huée.
Candidats à la députation d'engager
leur mandat
d'élu si Je barrage se faisait : ia majorité s'y refusa
prétextant le
«

Popol ! Ça tourne au vinaigre !

POUR QUE LE PROJET DU

ZOO SOIT ACCEPTABLE,

profite à notre peuple, nous demandons :
1° municipalisation des sols afin que la collectivité
profite de la plus-value foncière ;

et

2°

restriction

du

locale

complexe commercial pour donner

regain aux commerces et à l'artisanat

un

des villages

emplois réservés aux habitants de notre région y compris
celui du directeur (la formation professionnelle des diffé¬
rents personnels devant être assumée par les auteurs du
projet)
4° libre circulation de tous les Audois dans la réserve
3°

créée.

(L. Oc

Narbonne)

�n
:

LUTTE OCCITANE

s

»,

page

'

12

BOUES ROUGES
pêcheurs marseillais

et

COLONIZATS DEL DEFORA
CO LOIN IZ ATS DEL DEDINS

à Marseille une centaine de pêcheurs au Vieux

Il y a

Port, une vingtaine aux Goudes, autant à l'Estaque,
d'autres à la Pointe-Rouge, la Vieille Chapelle etc. Des
pêcheurs corses venus de Bastia sont venus les voir à
la mi-février. Une délégation de provençaux doit se
prochainement en Corse pour envisager un mou¬
vement de toute la côte.
rendre

«
Ça ne fait pas
contre la pollution.

de problèmes. Nous aussi sommes

D'ailleurs si les Corses font un
mouvement, ils savent très bien qu'on les suivra. S'il
faut fermer le port, on le fermera,

s'il faut faire des

manifestations, on les fera. On est bien obligés de les
suivre, car, avec le courant, les boues peuvent être chez
h. »
C'est tout chimique maintenant... La mer, c'est une

nous en 24
«

poubelle. Regardez tout ce qu'on prend dans les filets ;
j'arriverais pas à vous dire combien de marques de fro¬
mages ou de yaourts il y a. Il arrive qu'on doive net¬
toyer les filets 4 à 5 jours de suite. Avec les bouteilles
en plastique sur des kilomètres, la mer ressemble des
fois à un champ de betteraves. Et au fond, du côté du
grand collecteur, ça fermente : de temps en temps
il y a une bulle grosse de plusieurs mètres, une boufigue, qui vient éclater à la surface... »
Et, en prime,, 3 000 tonnes par jour de boues rouges,
déversées dans la Méditerranée par une usine italienne
(la Montedison). depuis avril 72, soit... un million de
tonnes ! ET LA FETE CONTINUE !
(A.P.L. Provence)

PROVENCE

:

PAS D'USINE TOXIQUE A BOULBON

las

condicions de vida

sevas

de

e

trabalh. Aital los

Aquel estec
d'obra

man

patrons podon exigir
remandar

naissera

ço que volon jos l'amenaça de
aquel, sense
carta de trabalh,
non poira aver de carta de sejorn e s'en deura tornar
dins son pais.
Las caumas foreguen menadas per de trabalha¬
dors qu'èran en situacion falsa en facia de la lei.
La toca de las caumas èra d'arrancar per èli de tra¬
balh e de cartas de sejorn.

l'obrièr

;

En Occitania los obrièrs imigrats se cargan dels
emplegs tenguts pels mai bas dins l'escala dels trabalhs : los del bastiment subretot. Los joves Occi¬
tans que la manca d'usinas força de perslègue d'estudis secondaris o superiors se devon forabandir per
trapar d'emplegs dins l'administracion parisenca mal

joslinhar que la luta forec tanben menada
veson dins aquelutas democraticas los mejan
de
congrear de

d'estudiants nord-africans que

per
las

!

trabalhadors revolucionaris per lors païs. D'eteit, la
luta pels memes dreits coma los dels obrièrs francès,
es dins lors païs, una luta revolucionaria.
De mes en mes los imigrats devenon la basa de
l'economia dels païs imperialistas : en Occitania lo
melhor exemple n'es Fos ont la
màger
part dels
trabalhaires non
seran
provençals mes
pas
de
d'obrièrs africans, turs, iogoslavas.

contra el.

que mai.
Es de

Poubelle Je la France
«

Valença, Ais de Frovença, Avinhon, Tolosa, Marselha, Nimes, Montpelhier... de pertot en Occitania,
de trabalhadors imigrats meneguen de caumas de la
talent. Per aquel mejan volian lutar contra la circularia Fontanet que los força d'aver una carta de
trabalh per aver una carta de sejorn e una carta
de sejorn per la carta de trabalh. La toca d'a'quel
édicté es força linda : jol pretext de
contrarotlar
melhor l'imigracion dels trabalhaires vol
agreujar

l'impérialisme de

pervesir de

se

bon mercat poiria un jorn se

revirar

Quora, dentre ios espleitats del Terç Mond
levem

un

Vaqui

de

a

sense

de

révolta.

comentaris

trapat dins la

qu'avem

ço

Despacha del Miegjorn.
Bayonne.

—

Un berger a

découvert vendredi soir,

dans la forêt d'Itxassou, les corps sans vie de deux
Africains de race noire.
On pense qu'ils ont succombé à l'épuisement et à
la famine après une longue marche dans la montagne
qui leur avait permis un passage clandestin en France.
Cette tragique fin met en relief le drame quasi quo¬
tidien de tous les émigrants des pays d'Afrique noire
qui tentent de franchir, par leur propre moyens la
frontière franco-espagnole pour tenter de trouver du
travail en France.
Us sont d'ailleurs, la plupart du temps abandonnés
à leur triste sort par les passeurs.

»

Le mot « pollution » est passé à la mode, mais il a
différentes significations selon ceux qui l'emploient.
Pour les ouvriers, pour les exploités concentrés dans

les

villes,

qui vivent

ceux

sans

H. L. M.

espoir, encagés dans

et qui baignent dans la puanteur d'une
industrielle » (lieu de
leur exploitation) le
terme pollution signifie :
un' lent
empoisonnement
une
«

zone

pour

le profit de quelques-uns.

Le régime des trusts privés engraisse une nouvelle
noblesse : les industriels et toute la faune qui vit
dans leur sillage. A mesure que le « fric » tombe dans
l'escarcelle de ces profiteurs, l'air devient irrespirable,
les

rivières, les fleuves, ies mers, le sol

se

couvrent de

déchets.
Bien sûr l'Etat a mis son nez à l'affaire : unique¬
ment pour apaiser les esprits et s'il s'est doté d'un
ministre de l'Environnement, c'est pour servir d'écran
à l'ordure des exploiteurs.
POLLUTION

DANS

L'ARRONDISSEMENT D'ARLES

SOUSSOUEOU
Une nouvelle

Objectif

—

PRES DE

BOULBON

Le projet d'installation

d'une
usine à émanations
(émanation de gaz carbo¬
déchets chimiques sous forme de
poussières

particulièrement

niques,
à

toxiques

forte teneur cancérigène...) près de Boulbon, village
de 900 habitants au flanc des Alpilles à 15 km d'Avi¬
gnon. vient ajouter une nouvelle pierre à l'édifice de
la pollution dans notre
région...
Une pétition a alors circulée, et la Mairie, sous la

pression
dossier
été

des événements

été forcée

a

d'enquête d'utilité publique

remplis, presque

en

d'ouvrir

deux cahiers ont
totalité par des opposants au

fermer

de

portes à la suite de multiples plaintes et
n'est pas en se retrouvant près de Boulbon

procès... ce
qu'elle va perdre

nocivité !
Il faut continuer à faire signer des
pétitions, expli¬
quer partout la lutte à Boulbon et ailleurs et se tenir

prêts à agir :

sa

aucune

mesure

d'intimidation

ne

fois, des

de

pement

7 500

lits.

Dépenses

croire

doit apporter

»

SOUSSOUEOU

:

25 milliards
D'OSSAU ?

!

AIDE

Aujourd'hui,

farfelus », « irréalistes »,

«

agriculteurs

de montagne
que cet «équi¬
habitants de la vallée.

bien-être

au

aux

lis se sont regroupés
Soussoueou-Ossau.

dans le Comité
SOCIALE

A

de défense

LA

VALLEE

le Soussoueou, haute vallée pyré¬

néenne protégée par
un isolement
naturel,
où le
droit de passage se paie de 3 heures
de marche,
abrite une flore et une faune abondantes
(isards,
ours, grands-ducs, gypaètes). Utilisée par les bergers
surtout pendant les années sèches, elle constitue une
réserve indispensable à un renouveau pastoral.
Demain 70 hectares de béton

—

7 000

des

lits

entassés

commerces,

bureau

un

de vente,

un

poste de

police,

un

On

ville

une

comme

Mourenx

en

promoteur privé pour piller la vallée
tunnel

de 3160

interdit

m

aux.

touristes

confisque tout le pouvoir de décision desOssa»
au promoteur
(moins de
5 000 habitants dans la vallée, plus de 7 000 dans la
station !)

lois, désormais subordonnés

pleine montagne,
d'un

jour
des pistes pour
skieurs-suicides, sur pentes avalanclieuses
25 milliards de dépense totale
300 millions
donnés
par
l'Etat
et le
Conseil

On

d'entre

Soussoueou ?

Artouste S. A., station de

ski

ding)
6 000

goût

(Soussoueou

revu

par

gadget et grand stan¬

sélectionnées,

personnes

leur c bon
pour
payer le
studio le
(somme correspondant

c'est-à-dire capables de

»

cela
eux

des manoeuvres et des
avec

tout

domestiques.

le consentement de bon nombre
du moins jusqu'à maintenant.

Conditionnés à l'avance par les notables locaux et

Qui ira à

—

fait

en

Tout

général.

peut

faire plier la détermination de toute une foule !
H ne s'agit pas de rêver le retour à un
âge d'or :
l'âge des cavernes ! Des usines sont nécessaires, mais
des usines de ce genre ne peuvent être installées
qu'à
plusieurs kilomètres de toute habitation ; et les dé¬
chets rejetés ne peuvent l'être qu'au moment où
par
une série d'épuration, ils auront perdu
la plus grande
partie de leur nocivité.
Groupe GERMINAL, 19, rue des Suisses 13200 Arles.

nouvelle

refusent

un

ses

veut mettre

»

-,

écologistes,

projet.
Il faut savoir qu'après avoir infecté
pendant un cer¬
tain temps les Avignonnais cette usine a été forcée

SOUSSOUEOU,

:

occitanistes,

un

:

à fric

pompe

«

etc.

—

PROJET D'USINE

fois, la

montagne.

25 milliards.

Une

Aujourd'hui, la Provence vient
d'être élue,
avec
FOS en tête et tout ce qui vient s'y greffer autour,
Poubelle de la France.
Nous étions déjà suffisamment gâtés avec Péchiney,
les camps militaires, une usine de produits chimiques :
Procida qui tue lentement ses ouvriers et qui empeste
Beaucaire et Tarascon
la Cellulose enfin dont les
fumées pestilentielles couvrent un rayon de 20 km.

ia

valeur

en

moins cher 6 millions d'A. F.

d'après les

calculs

du promoteur,
au gain annuel
minimum des futurs acheteurs....) Cette « élite » ne
représente que 1,5 % des Français.

tous les moyens

d'information (presse, télévision, etc)

qui leur ont inculqué depuis longtemps l'idée de l'in¬
fériorité de leur culture, de
la
non-rentabilité de
leurs exploitations, ils se
raccrochent à
ce
qu'ils
croient être leur bouée de sauvetage : le tourisme.
On

leur

promet 1800

emplois

dans

la

station, de

l'embauche pour le tunnel, alors que tout le person¬
nel spécialisé viendra d'ailleurs et que les Ossalois
n'auront qu'un
petit nombre
sulbaternes et sous-payés.

d'emplois

saisonniers,

Qui paiera Soussoueou ? En cas de faillite, les
banques sont assurées
l'Etat remboursera le
que
déficit. Le Soussouéou étant inscrit au «
plan nei¬
ge », classé d'intérêt national, comme si c'était une
—

UZES

:

Non

réalisation
Comme

aux

nagement

partici¬

(M:ti .prise donc ils

C'est

res

touristique des

Gardon,

gorges

du

à proximité du château de Castille et sur l'iti¬
néraire du Pont du Gard au « 1" duché de
France ».
Ils rejettent discours et articles rassurants

quant à
qui parlent d'usine propre
gardant bien de demander son implantation sur leur

l'absence de nuisance,

se

territoire communal.

ceux

«

amé¬

0CCITANISME

Et

les

des

Ossaloîs

?
Si

leur vole leurs pâturages
vendus à 1 F le m2)

(plus de 100 hecta¬

elles doivent

s'aggrandir

car

plus difficile

il devient de plus

et intolérable aux bergers de partir
5 à 6 mois avec leur
troupeau dans le Gers ou la
Gironde, comme on le
faisait
traditionnellement.
Pour pouvoir passer l'hiver dans la vallée, il faut
du fourrage complémentaire, des pâturages près des

villages,

or

dès maintenant

ces

équilibré de la vallée.

les

Ossalois n'ont

laisser

faire,

Nous

nous

en

biens

ferions

pas

conscience de cela, doit-

espérant qu'un jour ils pourront
qui leur ont été
confisqués ?
ainsi ies complices objectifs des

promoteurs ; lorsque la civilisation rurale sera tuée
par le tourisme, lorsque la vallée sera devenue un
terrain de jeux et un musée folklorique, il sera trop
tard.

LA
DE

VALLEE D'OSSAU ET L'AGRICULTURE
MONTAGNE NE SONT PAS CONDAMNEES

terrains, vitaux pour

l'économie ossaloise, sont vendus très chers pour des
résidences secondaires de Parisiens, Bordelais etc.
On supprime toutes chances d'un
développement
ultérieur

on

reprendre les

On accentue la spéculation sur les terres cultiva¬
bles de la vallée, alors que les
exploitations actuel¬
le! ont environ 6 à 8 hectares. Pour
pouvoir subsis¬

en

voix.

son

national-affairisme,

socialisation

On

ter,

de pet are des

Us font valoir a juste titre la
dégradation des lieux
que ne manquerait pas d'occasionner
l'implantation de
cette usine tout prés du lieu

»,

—

que

communes

d'Aquitaine, et

»...

le
« capital-socialis¬
risques, socialisation des in¬
vestissements, et capitalisation des bénéfices. Far
l'intermédiaire de l'Etat, les grandes banques met¬
tent en place de gigantesques « pompes à fric » dont
le caractère « social » n'est qu'un grotesque alibi.
me

n'acceptent pas d'être la
adhérentes et beaucoup plus
peuplees fis ont le sentiment d'être visés parce qu'ils
sont les moins nombreux et
qu'ainsi est réduit le ris¬
ci"

le

I

Concorde, c'est donc le contribuable

qui paiera le déficit.
Comme pour la Côte

orJ ures

Une usine de traitement des ordures
ménagères doit
être construite dans la région d'Uzès. Elle intéresse
&lt;! ! il une douzaine de communes dont Uzès et Remou.lins. Plusieurs projets d'implantation ont été abandon¬
nés à ;a
suite du
mécontentement des habitants ;
notamment le projet d'implantation près de St-Siffret
où M. Jean Poudevigne a acquis un domaine.
Le projet du Gard vient
d'approuver la construction
à Ai'giiLers. Les habitants nous écrivent leur mécon¬
tentement Leur Conseil municipal a refusé sa

pation a
poubelle

à but social
pour

Il y a d'autres solutions
que l'exode ou la trans¬
formation en robots sous-payés sur place, un autre
avenir que celui de la prolétarisation.

�LUTTE OCCITANE

«

page 13

»,

VALENSOLE:

!

DE

Valensole
1 800 habitants dit le calendrier. En
fait
; le reste formant la population des hameaux et
de quelques fermes. Fin du 19e siècle 3 000 habitants
:
Valensole comme tous les autres
villages du Midi c'est
—

1 500

travail

TOULON

UN VILLAGE
COMME LES AUTRES

plus vite possible

le

nouvelle délégation à la
en
attendant l'audience

:

l'attente

;

se

prolongeant,

Sous-Préfecture avec sit-in
(2 heures)
et décision de

grève de la faim.

Franca,

«

Devant le refus

Déroulement cl

une

lutte

La grève de la Xalm qui a réuni 5 tunisiens et un sym¬
pathique maoïste, a commencé le lundi 5 février et
a
duré 12 jours. Les grévistes ont ensuite été admis à
l'hôpital Brunet pour une « remise en forme ».
Pourquoi cette grève ?
Pour la délivrance de cartes de travail.
En effet, les

Tunisiens arrivent en France avec des cartes de tou¬
risme valables trois mois ; on
leur affirme qu'elle

suffit pour travailler, or il n'en est rien
; sans carte de
travail ni carte de séjour, ils n'ont aucun recours en

d'exploitation et de chômage ; ils peuvent se faire
licencier à toute occasion.
Un groupe
de jeunes gauchistes « français » a,
comme à Valence et à La
Ciotat, créé un mouvement
dit d'alphabétisation ; mais
bientôt, cela leur est ap¬
paru comme insuffisant. S'est alors posé le
problème
des cartes de travail : plusieurs
délégations de 50 à
100 personnes se sont adressées au
Sous-Préfet, qui
les a renvoyées au Préfet
; celui-ci a donné sa parole
que les 5 tunisiens mécontents auraient leur carte de
cas

des organisations à fournir un lo¬
cal, les grévistes se sont repliés sur les églises catho¬
liques ; le prêtre de St-Jean-du-Var était tout à fait
d'accord en tant qu'individu, mais il a préféré la voix
de ses ouailles-vote à mains levées à
chaque fin de
messe ; majorité de « pour
» écrasante ; l'Eglise était
donc aux grévistes.
Dans la journée beaucoup de jeunes et
sympathi¬
sants de tous âges certains sautent leur
repas ; tous
les soirs, des réunions s'organisent pour faire le
point
de la journée ; les mouvements
d'alphabétisation et
les mouvements politiques de gauche sont représen¬
tés, à l'exception de la CGT et du PC ; des collec¬
tes sont organisées au profit des familles restées en
Tunisie. Un entrepreneur de maçonnerie, ayant
em¬
ployé un gréviste tunisien, s'accuse publiquement de
l'avoir exploité, et se propose de lui
rendre l'argent
dûment gagné.
Après avoir obtenu gain de cause, une grande veil¬
lée rassemblant sympathisants et
tunisiens, a eu lieu
méchoui offert par les amis tunisiens.
Réussite totale :
obtention des cartes de travail et de
séjour
visite médicale passée en France (normalement
celle-ci se passe dans le pays dont on est
originaire).
avec

—

—

moarts

son

a

tei guerras

gérie, combien sont partis et
Morts pour quoi, pour
qui ?
De travalh

«

tares ne

ne

14-18, 39-45, l'Al¬

»

sont

pas

».

suffisent plus pour vivre

cinquante

maintenant,

?

revenus

pais, plus ges, fau partir

au

Dix hec¬

décemment, il en faut
quatre-vingts en monocul¬

«

ture céréalier

»
dit M. Vedel Les exploitations fami¬
liales doivent « évoluer », c'est-à-dire disparaître.
Voilà
pourquoi les prix agricoles stagnent alors que les

prix
produits industriels augmentent à une'allure ver¬
tigineuse. La baisse du
pouvoir d'achat touche les
petits, pas les gros qui eux augmentent la superficie de
des

ieurs terres d'année

année.

en

Un paysan ne se reconvertit
pas :

la retraite. Ce sont les jeunes
la France. Paris, Lyon, l'Est,

administration,

il vivotera jusqu'à
qui partent : direction
rentrera

on

dans

une

une usine ; ou la police, on sera un dé¬
ce sera Fos O
: l'air pur parfume

raciné. Maintenant
aux

de pétrole, le chant des oiseaux et les
de ferraille, de belles cages à lapin
appelées
l'urbanisme moderne quoi.

vapeurs

bruits

H. L. M.

Rien n'a été fait pour retenir la
population. Si tu
n'est pas maçon, tu t'en iras ailleurs, chercher
du tra¬

vail. Dans les Basses-Alpes,
Tu vis dans une région

rien,

pas ou peu

de travail.

sous-développée.

Seul Saint-Auban. Et encore faut-il
analyser les con¬
ditions dans lesquelles, il y a fort longtemps, a été creée
cette usine. Et puis embauche-t-elle encore
beaucoup ?
Et la pollution ?

Cadarache aussi : véritable fiasco, en voie de vente
Américains. Combien de milliards y ont été inves¬
tis pour rien ? Combien
d'emplois nouveaux cela a-t-il
aux

apporté,
Les

solutions que nous devons rechercher doivent
être encore celles de 1985. Elles doivent être envisa¬
gées en fonction de la montagne et de ses habitants
et non des villes et de l'économie urbaine.
Elles

pourraient être axées

:

—

des stades

ne.?

de neige,

autogérés par les
équipements légers.

avec

commu¬

Quelques éléments de ces solutions peuvent dès à
présent être mis en pratique : on manque actuel¬
lement de produits régionaux
de
qualité
(viande,
produits laitiers), il est possible d'organiser des coo¬
pératives de distribution des produits biologiques. Le
G. A. B. S. O.

(Groupement

des agriculteurs
commercialise très bien

biologi¬

du sud-ouest)
ses pro¬
duits ; les agriculteurs de montagne de 1'A.S.S.A.M.
ques

travaillent

dans

ce

sens.

Mais nous sommes parfaitement conscients et nous
devons le dire quitte à n'être pas compris de la plu¬
part, qu'il n'y a pas en fait de
solutions dans le
cadre du système économico - politique actuel. Tout

qui

ce

être tenté

pourra

sera

tourné

de

qu'elle

d'implanté chez- elle.

société autoritairement et militairement organisée,
division forcenée du travail et des clauses socia¬

une

—

—

tes volontés humaines. Comme dans la société
nazie,
la logique propre des moyens est devenue une fin.
Le but du système actuel est de construire un mi¬
lieu de vie entièrement artificiel car cela
nécessite
une

sur

agriculture saine,
nombreuse,
diversifiée,
avec élevage de qualité, amendements
biologiques des
sols (un pas a déjà été fait dans ce sens avec l'ins¬
cription au Herd-Book de la « Blonde d'Aquitaine »
destinée ainsi à la reproduction et non
plus seule¬
ment à la viande et au lait) ; elle se vendra 2 à 3
luis plus cher),
des industries dispersées, transformant sur pla¬
ce. s'inspirant de la technologie douce,
non polluan¬
te et ne produisant pas de gadgets,
des
gîtes ruraux pourraient permettre de mul¬
tiplier les contacts ville-campagne sans qu'il y ait
invasion, et de sauver le patrimoine architectural.
une

—

les. Pour

le

tout c'est le chantage : ou le
progrès par le système ou le chaos préhistorique.
couronner

CONTRE LES

ECODICTATEURS

La survie humaine dans ce système est de
plus en
plus précaire et va connaître des à-coups considéra¬
bles : catastrophes industrielles, travail au
masque à
gaz, maladies par l'atome pacifique, désintégration de
la vie sociale dans les grandes villes. A cette réalité

le système

répond

par son

idéologie

mensongère

:

multiplication d'experts rassurants, de T.U. abrutis¬
sante. En dernier lieu, ce ne sont plus les bureaucrates
pi les technocrates mais les écologues qui tireront les
ficelles avec leur caution scientiste et non scientifi¬
que. La tâche réelle des
écodictateurs
est de faire
durer le système en mettant des seuils
de pollution
s'accordant au profit maximum. Ainsi un des prin¬
cipaux experts de chez Poujade pour la pollution par
le soufre n'est autre que
le chef de sécurité de la
S. N. P. A. à Lacq... Idem pour les centrales nucléaires
ou

le

En

C.E.A.
fait la réalité

écologique est toute autre

:

le

développement des sociétés techniciennes est absolu¬
ment incompatible avec les systèmes
écologiques pla¬
nétaires et

avec

une

vie décente pour l'homme.

D'un

des

non

ses

faut

nous

faux

rechercher

des

solutions

remèdes-miracles

qui

globales et

seraient

cette

démarche qui

nous

amène à

problème des liens entre l'occitanisme

et

poser

vence)
Et

Canjuers, Saint-Christo, pour quand
d'un camp
militaire doit ré¬
jouir tout le monde ». Regardez les paysans du Larzac
Valensole

et

vous en serez

■%«

»-(««■*«

&lt;w»n

côté les ressources forment
libre

et

accroître

leur

puissance, les

trusts sont

prêts à produire n'importe quoi et à tout
prendre sur la nature pour assurer leur profit.
Plus que jamais l'exploitation
du prolétariat leur
est nécessaire mais la situation n'est plus celle de 1917.
Les

trusts cherchent à

faire croire
besoins
que les
qu'ils créent de toutes pièces profitent à tous alors
qu'ils n'ont d'autres raisons
que
l'auto-développe¬
ment (2) systématique et absolument
incontrôlé (3)
si ce n'est sur le plan financier.
Les moyens techniques sont devenus une fin ; la
technique est devenue autonome par rapport à tou-

convaincus.

paysans, cela apporte-t-il du travail aux
une économie purement touristique ne saurait faire
vivre un pays. Il faut que Valensole et les Basses-Alpes
vivent. Il faut pour cela que des entreprises viennent
effectivement s'installer dans notre région. Dans un
système économique où les intérêts
des gens sont
subordonnés aux intérêts du capital, cela est-il possi¬
ble ?
Tract de « LUTTE OCCITANE » (Sota-Seccion de
Z-AIS) distribuit à Valensole pèr una vesprada de cansons occitanas Lo 16-3.

Comme l'a montré

technique

Survivre », chaque découverte

«

scientifique est transformée

ou

veau

fléau social. Marx

assez

proches.

Exemples

d'ailleurs

a

en un nou¬

écrit des

choses

:

construire en hauteur. Les requins de
l'immobilier détruisent le centre de Paris, délogent les
travailleurs qu'ils expédient dans les dortoirs de Sar¬
—

sait

on

chaque massacre technique (de la nature, du tissu

les

sources

polluées

«

obligent

»

à vendre de l'eau

tonnes de bouteilles

plas¬
tiques qu'il faudra brûler dans des usines d'incinéra¬
tion d'un milliard-pièce qui rejetteront 700 000 litres
de chlore par jour dans l'air et. des cendres dans les
nappes phréatiques encore plus
polluées. Cercle vi¬
cieux, gaspillage écologique, gaspillage humain, éco¬

Face à un ennemi commun
il est
temps de se
regrouper. En effet, le pillage du tiers monde, lemas-

militaro-industriel.
Pour maintenir

venue

piscine
de tou¬
problèmes
jeunes ? Non,

—

multiples facettes d'un système international que ses
défenseurs eux-mêmes
(1)
appellent le
complexe

:

La

«

minérale et surtout 300 000

OCCITAMSME ET ECOLOGIE :
MEME COMBAT REVOLUTIONNAIRE
CONTRE LE COMPLEXE MILITARO-INDUSTRIEL

de la nature, la dégradation de la qualité et du
milieu de vie, la colonisation culturelle ne sont que les

?

Le tourisme enfin : on nous a fait une belle
qui a coûté bien cher et qui attire un peu plus
ristes chaque année. Mais cela résout-il les

A

le

sacre

?

puis l'armée

de relation sociale, etc.) le système réplique par l'in¬
troduction d'une nouvelle technique encore plus coû¬
teuse et plus dévastatrice.

l'écologie.

ET ECOLOGIE

aux gens du pays (et non
pas aux
jouir du climat de la Haute-Pro¬

venus

veurs.

pure

démagogie.
C'est

définitive

celles, qu'il faut donc construire ainsi que des routes,
des autoroutes, des voitures... Suivront des prisons, des
hôpitaux psychiatriques pour les inadaptés, puis l'ur¬
banisation touristique de la côte du Languedoc et de
la côte d'Aquitaine pour faire oublier l'inhumanité de
Sarcelles. Chaque étape est
une
occasion pour les
trusts de s'en mettre plein les poches en se
faisant
passer pour des gens indispensables et pour des sau¬

intégré, récupéré, dé¬

fins et n'évitera pas la solution finale
déjà établie) : la prolétarisation. En effet la société
technicienne capitaliste se nourrit de son contraire :
la nature et les sociétés originales. On n'a jamais vu
une telle
société résister à
l'américanisation
lors¬
H

en

techniciens

nomie artificielle de rackett
d'eau et à Tokyo I yen 3 »

wrtrtttrU

un

tout limité et

un

équi¬

écologique fini, de l'autre, l'expension économi¬
est incontrôlée.

que
Ceci nous amène donc à dénoncer les fausses solu¬
tions proposées par les écodictateurs : la technologie
au service de l'écologie. On
dépollue à 30 % tel type
d'usine mais on crée en même temps, 2, 3, 4 usines
de ce genre.

(1) Galbraith, conseiller de Kennedy
(2) Ellul : la technique ou l'enjeu du siècle.
Coilin 1954.
(3) Kende : l'abondance est-elle
possible

renforcer

l'appareil étatique

Il faut que

solutions

on

achète
»

1 F le litre

d'oxygène...

QUE NOUS VOULONS

les révolutionnaires comprennent que les

miracles

des

années

1960

proposées

par

le

système ont montré leur faillite : la monoculture du
maïs a dépeuplé le Béarn et a intégré les paysans aux
industries du bétail : Sanders-Unilever. Le complexe
de Lacq n'a pas rénové le pays. Le tourisme n'a pas
ralenti l'exode. En fait ces fausses solutions n'existent
que parce qu'il y a destruction de la nature et cons¬
truction d'un milieu artificiel conçu sous le mode du

Armand

spectaculaire-marchand et radicalement incompatible
avec

? idées

1970.

solution de Gal¬
braith ou des pays socialistes, l'état hyper-développé,
mais qui ne pourrait se créer et se maintenir que par
la violence (propagande plus police)
éduquer le public : (Poujade) illusion ou hypo¬
—

CE

:

bouffes

:

—

crisie

? con ou salaud ? c'est l'apprentissage d'une
société policière. Nous n'avons pas besoin d'un C.R.S.
dans le dos, ni pour notre travail, ni pour nos loisirs.
socialisation de la mature : ce n'est que repous¬
ser le problème. Même en réorientant l'économie c'est
insuffisant si l'on poursuit
l'expansion
démogra¬
—

le maintien

des

sociétés

occitanes

originales,

d'hommes libres.

Quelques éléments positifs se dessinent qui parais¬
mais sont
révolutionnaires car ils
préparent la société de demain : coopérative de pro¬
duits biologiques par le G. A. B. S. O., élevage de qua¬

sent réformistes

lité

de montagne, comité de dé¬
les bergers d'Ossau.

les agriculteurs

avec

fense du Benou par

Face à une économie déficitaire de gaspillage et
d'autodestruction, face à une
société en régression
pour tout ce qui n'est pas matériel, qui n'en parle que
d'avoir et

non

d'être, il faut

oser

dès maintenant la

RUPTURE individuelle et collective.

phique.
CONTRE LES NOUVELLES MISERES SOCIALES

Groupe Lutte Occitane de Pau
(Documentation S.E.P.A.N.S.O.-Bearn)

�ï

LUTTE OCCITANE

».

page

14

échos

ILS VENDENT L'IflNlTAINE...
LE TOURISME SUR LA COTE AQUITAINE
ET LA COTE BASQUE : AIR CONNU...
Le P. S. U. et le Comité d'Action Occitan

Landes, Pays
suivante, dont
«

Le 20 avril

les infrastructures aux promotteurs. Ensuite les
impôts locaux vont peser sur les habitants (de 1968 à 1972
les impôts ont déjà augmenté de 66 °,0 dans les communes
du département des Landes).
Mais l'exploitation touristique de la côte est confiée au
secteur privé :
promoteurs immobiliers, banques et leurs
préparer

de

Basque ont adopté la plateforme
nous publions de larges extraits :
1972 l'ex-ministère Chaban-Delmas

Gironde,
commune

a

approuvé

le plan d'aménagement Biasini de la côte Aquitaine.
UN PRINCIPE GENERAL

Fonder la promotion économi¬
que et sociale de l'Aquitaine sur le tourisme (Biasini)
C'est-à-dire : vendre l'Aquitaine et les Aquitains : • L'Aqui¬
taine

peut

s'offrir

aux

:

«

Japonais,

aux

Américains

-

(le même

Biasini)

LA

la

MECANIQUE COLONIALISTE

citaires

Lo diluns 19 de Febriér s'entamena una
C. G. T. V'aqui li revendicacions :
aumentacion de 10 % de la paga
classificacion lo 1er de Març

cauma au

reclam de

:

plus

aucune

et

en

Aquitaine pour y

sous-développées

la

logique capitaliste

continuent

à

:

sous-

se

:

pays va crever (la seule agriculture qui sur¬
en grande
surface du maïs)
parallèlement le tourisme populaire, tel qu'on le retrou¬
certaines

formules

des

place

sa

en

associations

de

Résulta

aumentacion de 7 °/o de la graïsilha dai pagas

:

Lo travalh

!

repilat...

a

Un

loisirs

obrièr

occitan

de

Nicoletti

(transmes per L. Oc Niça)

Aquitaine...

Touristes des classes laborieuses et autochtones ont les
intérêts. Une certaine forme de tourisme qui ne
léserait pas le développement équilibré de la
région et la
protection de l'environnement est possible. Mais ce ne peut
mêmes

être
en

un

plus

nouvelle

tourisme

bourgeois style côte d'Azur,

du

pays, de
pays conquis

20

La

une
en

région devrait aussi permet¬
communication

avec

les gens

les comprendre et non de s'établir comme en
et d'y instaurer un régime de ségrégation...

publication

du projet Biasini a pourtant suscité un
dans la population. Celle-ci ne nous a pas
attendu pour prononcer certaines des
critiques que nous
ne
reprenons pas ici. Il devrait être possible de faire naître
un vaste mouvement de
résistance.
malaise

les déroga¬

la destruction des sites irrem¬

certain

Pour

résister à la nouvelle forme de colonisation de
et du Pays
Basque, l'aménagement touristique,
rejoignez « le Comité de défense Côte Aquitaine ».

plaçables.

l'Occitanie

QUI VA PAYER L'IMAGE DE MARQUE ?
La collectivité nationale (c'est-à-dire

les contribuables)
devra payer 65 milliards pour une période de 10 ans
pour

Constituez des Comités locaux de Défense.
Pour tous contacts
11, rue Dupaty, Bordeaux
—

GELB0N TIENT BON !

la copie

ou

pauvre de ce tourisme. Il faut définir une doctrine
du tourisme populaire : un tourisme qui s'inté¬

grerait naturellement dans
tre aux vacanciers d'entrer

étrangers,
destiné à des

réglementation n'empêchera

tions pour les gros sous

«

EN GUISE DE CONCLUSION

port de plaisance,

touristique,

plus nombreux

(sic)

populaires n'aura plus

canal de navigation. La porte ouverte aux capitaux
à la privation d'un patrimoine
touristes de luxe.

en

l'arrière

dans

ve

dau budget dau C. E. de 1,5 %
1 000 emplegats, 800 som en cauma.
En seguida una manifestacion si debana dau cantiér de la
voie rapide » fins a co dau Nicoletti (un dei slogans era
Nicoletti eau pagar » — la mager part dei obriers estent
occitans).
Lo dimécres une nova manifestacion si desrotla despi la
prefectura fins a la Cambra patronala. La setmana tota lu
obriers occupan lu cantièrs. Fins finala li negociacions son
duberti au cap d'una setmana de cauma.
aumentacion

—

Es de notar que sus

vivra est la culture
—

—

«

plus

régions

développer
—

Japonais,

hères accablés de pollution.

Cet aménagement est conforme à

les

AN,

100) création d'équipements de luxe

pauvres

aux

:

Venez de
vivre seuls »

expériences du côté Méditerranée prouvent bien qu'il
s'agit d'une vaste mystification !
Le plan d'aménagement prévoit d'ailleurs la diminution
des habitations principales, U faut laisser le terrain libre
aux spéculateurs, le pouvoir organise le
déménagement.
(diminution des campings de

;

»

Les

QUEL TOURISME ?
Un tourisme de classe

l'a dit Biasini, de vendre depuis les

vendre la côte, Biasini invente des formules publi¬
il en a récemment trouvé une qui vaut la peine

d'être citée

concentration

«

comme

Champs-Elysées, la Côte-Aquitaine

Américains,

Et pour

quitté l'agriculture.

VIVRE A GENOUX DEUX MOIS PAR
CREVER LES DIX AUTRES »...

s'agit bien,

aux

L'exil des jeunes est reconnu de tout le monde même du
pouvoir. Quel remède ? le tourisme ?

De

«NIC0LETTI CRU PAGAR»

bureaux des

capitaliste engendre l'élimination des
petits et moyens paysans, le déséquilibre dans l'économie
locale, l'appauvrissement de régions entières. Depuis 1955,
l'Aquitaine a perdu 60 000 exploitations agricoles soit 35 %
des exploitations agricoles de la région.
Le taux de chômage ne cesse de croître. Le sous-dévelop¬
pement s'amplifie, surtout en raison du pMIage systématique
des matières premières industrielles et agricoles (gaz naturel,
pétrole, maïs, viande, etc.

p.

:

—

OU
EXIL
Le tourisme est le masque des pays sous-développés colo¬
nisés. La volonté gouvernementale de donner priorité au
tourisme afin de promouvoir le pays, supprime et condamne
les activités agricoles et le début d'industrialisation.
Cette volonté de livrer toute une région au tourisme entre
bien dans la stratégie du pouvoir capitaliste.
De 1954 à 1968. en Aquitaine. 125 000 personnes actives
La

NICE

filiales touristiques.
Mais, bien sûr, les bénéfices exhorbitants réalisés par ces
parasites ne seront pas réinvestis sur place.
C'est là qu'on reconnaît

Il

AMENAGEMENT-DEMENAGEMENT-RECONVERSION

ont

:

GELBON,

c'est une entreprise montpelliéraine qui
sous-traitance différents matériaux (no¬
tamment des câbles) pour l'usine I. B. M. locale.
chez GELBON, les cadences sont infernales
;
seule le rendement compte, les ouvriers doivent fabri¬
quer le maximum de pièces en un minimum de temps
ce qui entraîne une très grande fatigue nerveuse.
chez GELBON, beaucoup d'ouvriers qui font un
travail de P2 ou P3 gagnent un salaire d'O.S.
chez GELBON, pour le même travail, une ou¬

fabrique

en

—■

—

—

vrière gagne moins que son camarade masculin.
chez GELBON, même sans tenir compte de la
sous-qualification de la plupart des ouvriers, ont des
salaires de misère ;
chez GELBON, les conditions de travail, notam¬
ment les questions de sécurité, sont désastreuses...
C'est contre cet arbitraire que 150 ouvriers sur 200
se sont mis en grève : ils exigent :
—

—

(33).

—

la

suppression des cadences et du travail

au ren¬

dement ;
la reconnaissance de la qualification réelle en
fonction du travail effectué :
l'amélioration des conditions de travail ;
à travail égal salaire égal pour hommes et fem¬
—

Plutôt que de rompre le front commun européen de
la profession ,1a FNSEA (qui
représente la France au
COPA
comité des organisations
professionnelles de
la CEE) a préféré aligner sa position sur celle — ma¬

BRUXELLES :
comment

on nous

—

joritaire — des autres organisations agricoles des neuf
pays du Marché Commun.

défend !

Les

dirigeants de
s'en sont expliqué :

des agri¬
culteurs français... les éleveurs de porcs de leur côté
espéraient obtenir une hausse de 15 % dès cette an¬
née ; (6,5 % demandés)
; quant aux producteurs de
lait, ils réclamaient eux aussi une hausse de 15
(8

%

défavorable

-

ARDECHE:

Il y a un an à peine, ils étaient
bien peu nombreux
ceux qui, ici, se savaient et se
sentaient occitans ! Au¬
nous

assistons à des prises de
position, à des

actions qui se réclament du
mouvement.
Il faut dire que la situation
économique

n'y est pas
très brillante : la Drôme-Ardèche constitue
une réser¬
ve de main-d'œuvre et de
cerveaux pour les trois pôles
d'attraction qui sont
St-Etienne, Lyon et Grenoble.
Zone de passage ,elie ne connaît aucune
expansion
économique réelle... mais elle voit par contre partir
de plus en plus de jeunes et
s'accentuer
son exode
rural.
Au non de la rentabilité la
ligne de chemin de fer
Die-Valence a été supprimée (en fait l'autorail du soir
a été mis vers
le Midi pour éviter aux touristes des heu¬
res d'attente à Valence... et
l'autorail du soir ne rem¬
plit donc plus sa fonction initiale
qui était de rame¬
ner les travailleurs chez
eux, après la journée de tra¬
vail) mais pendant ce temps le
rapide Parfs-Briançon
a été doublé, voire
triplé, pour permettre aux Parisiens
de se rendre en foule aux
sports d'hiver !
Le lycée de Die a
été, à plusieurs reprises, menacé de
sous
fermeture,
prétexte qu'il a trop peu d'élèves. La
décision n'a d'ailleurs jamais été
prise en raison du
violent refus de la
population, notamment à travers
—

une

manifestation en février 72.
L'Ardèche connaît un exode
paysan
des plus
importants et se voit un peut partout rachetée
par le
tourisme belge, hollandais ou
allemand, comme à Valbergue et qui agit comme en pays conquis au
mépris
de ceux qui restent
encore au pays !
Durant l'hiver très rude de
70-71, les Ardéchois ont
vécu des situations
dramatiques.
de neige avait bloqué toutes les L'importante couche
voies de communica¬
tion. Les autorités locales
refusèrent
de mettre en
—

œuvre les

travaux et les secours nécessaires pour réta¬
blir les liaisons, laissant ainsi et de
façon délibérée des
fermes isolées et sans ressources
tandis qu'un hélicop¬
tère promenait Monsieur le Préfet
au-dessus de leur
tête !

Par

QUE ÇA !

l'on s'empressa vite
au
printemps 72
d'ériger un monument à la mémoire des ingénieurs de
la C.E.A. (énergie
atomique) morts durant le fameux
hiver dans un accident d'avion : cet accident
donna
lieu à un déploiement inhabituel de secours
que l'on sût
où aller chercher cette fois, alors que tout était
Le

contre

monument

générale,

par

fut

inauguré,

M.

Debré

au
Venu

mes ;
—

flation.
Un comité de soutien s'est créé, qui a organisé plu¬
sieurs collectes sur les marchés.

UNE DE PLUS !
Annoncée depuis deux ans, la fermeture de la savon¬
nerie Massilia, appartenant au groupe d'origine mar¬
seillaise Unipol est effective, malgré tous les efforts du
Comité d'entreprise et des organisations syndicales
pour la maintenir en service. Une nouvelle industrie
traditionnelle, qui a fait le renom de Marseille, dispa¬
raît. Seules restent les savonneries du groupe Salador.
Les activités de l'usine Massilia seront transférées à
Yainville, près de Rouen. Ainsi en a décidé la nou¬
velle équipe dirigeante du groupe Unipol. D'ailleurs
une partie du matériel de l'usine
phocéenne doit pren¬
dre le chemin de la Normandie, nouvelle « patrie »
du savon de Marseille.

(Information découpée dans le Provençal)

bloqué.

milieu de

l'hostilité

spécialement.

Lequel

monument sauta quelques temps après.
Allez savoir pourquoi ?
Le parc naturel du Vercors est à lui seul
une énor¬
me mystification. Promettant " monts
et
il
—

PAU

merveilles,

n'a

répondu en aucune façon à la situation de l'Agri¬
culture de montagne, mais confirme de
plus en plus,
alors qu'il se vide de ses
habitants, sa destination de
chasse gardée pour
touristes-à-pognon.
Enfin il faut dire qu'ici
plus qu'ailleurs l'occitan

non

meurt ;

condamnée, niée, expatriée dans l'axe rho¬
danien, la langue occitane n'est plus parlée qu'en Ardèche et dans quelques coins de la Drôme.
Seul le « bedeau » parle «
patois » ; le bedeau des
Ardéchois sont appelés ainsi parce
que c'est eux qui
remplissaient cette fonction dans les églises) est le
stéréotype péjoratif et très usité du paysan ardéchois,
personnage grossier, arriéré, ignorant, roublard, qui ne
parle pas français et habite au milieu des
chèvres, dans
un coin perdu du
plateau !
PAS SI BEDEAU QUE ÇA !
Condamnée à l'asphyxie, la région prend lentement cons¬
cience de sa situation en cul de sac,
malgré les crapuleries
de la presse «
régionale ». dignement représentée par le
Dauphiné Libéré »... le Comité d'Action Larzac qui est né
«

à Valence

l'an dernier a joué un rôle catalyseur essentiel
(invitation du théâtre de la carriera. du • darrier moton ».
de Patrie, de
Françou Mescla — jeune chanteur occitan
d'Ardèche
organisation d'expositfon, vente de disques et
de livres, expositions de
photos sur l'Occitanie et le
Larzac etc), cours d'occitans à la M. J. C. et dans
plusieurs
lycées de Valence, venue de paysans du Larzac,
montage
dune piécette sur le Larzac jouée
depuis' 2 mois dans les
villages où elle soulève les discussions et étend les contacts,
vente de « Lutte Occitane »).
COMITE D'ACTION LARZAC-DROME
(B. P. 01 Châteauneuf-sur-lsère 20)
—

à

:

la fermeture des

foyers

de jeunes travailleurs

—

se

augmentation des salaires pour faire face
pouvoir d'achat provoqué par l'in¬

une

à l'érosion de leur

FERMETURE DE LA SAVONNERIE MASSILIA

SANS COMMENTAIRES.

PAS SI BEDEAU
jourd'hui

».

%

demandés)...

DR0ME

la

centrale syndicale française
« nous étions les seuls parmi les
« 9
» à demander une hausse de
15 % du prix du lait
et de la viande ; aussi nous a-t-il
paru préférable de
préserver un front uni face aux autorités de Bruxelles,
même si les chiffres sont inférieurs aux revendications
françaises, plutôt que de faire appel à la commission
européenne, qui aurait tranché d'une façon encore

(extrait de la France agricole des 23-2-73)
En prévision des négociations sur les
prix agricoles
dès la prochaine campagne,
les organisations profes¬
sionnelles des « 9 » viennent de mettre au
point leur
cahier de revendications ; et
celle-ci, sur plusieurs
points, sont sensiblement en-deçà des espoirs

—

—

Après le foyer d'Agen et tant d'autres, c'est main¬

tenant nous les 75 résidents du F. J. T. de
l'agglomé¬
ration palcise qui sommes directement menacés d'ex¬

pulsion dès juin 1973.
Sous prétexte de « non
C'est la
social

destruction, à

:

-

rentablité

3 point de chute
viennent d'autres

»...

travers cet acte, de leur rôle

indispensable
régions ;

pour

les jeunes qui

U conditions financières nécessaires pour les
jeunes
t
démarrant » dans la vie professionnelle ;
0 Lieu de contacts humains,
culturels
à tous les
niveaux.
VOILA

POURQUOI

1. Le maintien du

NOUS

foyer

DEMANDONS

préserver
financiers (plus de 20 apprentis).
pour

nos

:

moyens

2. Un

dialogue permanent et constructif avec les
pouvoirs publics en vue d'une amorce de règlement.

3. La nécessité de l'existence
pour une aggloméra¬
tion telle que Pau d'une œuvre sociale et culturelle...
Voilà brièvement les problèmes auxquels nous nous
trouvons
confrontés,
et
c'est
pourquoi vous sou¬
tiendrez à nos côtés la lutte contre « le rouleau com¬

administratif », ceci par la signature de péti¬
tions, l'organisation dans votre région et avec les F.J.T.
s'y rattachant, de campagnes d'information et dp sou¬
presseur

tien. Merci d'avance.

(Notre adresse

:

F.J.T. Logis des 'e-nes 64 Gelos)
Comité des Résidents

Ì

�RIFIFI

a la

REUNION

REPUBLIQUE FRANÇAISE
Mairie, le 6 mars 1973

Le Maire de la Commune
CILAOS
Monsieur PAYET Mario
Conseiller municipal

à

de

PETERBOTH

Mon

OU LE COLONIALISME SANS
Comme

le

Debré a été réélu dans .a
première circonscription. Cependant il a perdu 8.000
voix par rapport à 1968 et 13.000 par rapport à 1967.
l es résultats sont les suivants : 38.000 voix en
1967,
33.000 en 1968 et 25.000 en 1973. Cette perte de voix a
vous

savez,

lieu malgré un
l'O. R. T. F. (baptisée
eu

gne

matraquage

précédent

sans

Debré
»

ou

«

(comme

pendant trois semaines sur le
Votez pour moi, ou ce sera la misère ». Le
chantage permanent en quelque sorte. L'opposition
est bafouée, insultée. Le mot « démocratie » n'existe
par à La Réunion.
:

«

Pour le

jour du scrutin,

on

fit venir des gardes mo¬

biles et les forces françaises stationnées à Madagas¬

qui

s'ajoutèrent aux C.R.S. et aux gendarmes
de « contenir » la
population. L'armée avait
d'ailleurs repris ses manœuvres au cirque de Mafète
contre les supposés rebelles !
car

afin

Enfin les

méthodes

d'intimidation

et de fraude les

plus traditionnelles : les patrons des entreprises font
pression sur les ouvriers en les menaçant de licencie¬
ment, les maires obligent les employés communaux à
assister

aux

ne sont

pas

réunions de Debré et à voter comme il
faut. Les listes électorales sont trafiquées. Les cartes

pas
pas

distribuées

sous

prétexte qu'on

ne

trouve

l'adresse de l'électeur (50 p. 100 des cartes ne sont
distribuées
pour
certains
bureaux de Saint-

Denis).

Les nervis font le « carroussel », technique
qui consiste à faire le tour des bureaux et à voter à la
place des électeurs. On bourre les urnes, on expulse
les délégués voire les assesseurs des candidats d'op¬

position.

Mais le cirque fut encore plus complet dans la deu¬
xième circonscription. En effet au
soir
du 4 mars,
Paul Vergés, leader de la gauche et partisan de l'au¬
tonomie, arrivait en tête avec 221200 voix devant Jean
Fontaine, U.D.R.-U.R.P.
qui
a 20.200 voix. Vergés

bénéficie du désistement du socialiste (mais le journal
de l'ile annonce froidement qu'il se désiste
pour Fon¬
taine), Lauret, réformateur se désiste pour Fontaine.

Vergés pouvait donc être élu

au

second tour.

Entre le premier et le second tour, un cyclone » pro¬
videntiel », Lydie, passe à 300 km des côtes de l'île,
entraînant des pluies importantes et la crue des riviè¬
res... mais on a eu plus fort l'an passé. La
tempête

E. T. A.
la lutte des

et

de

violence

dans

la

nuit

du

au samedi 10 mars. La samedi 10 au
soir,
depuis midi la météo annonçait que Lydie
s'éloignait, le préfet Vieillecazes décide d'ajourner les
élections et de les reporter au 18 mars.

alors que

Tout démontre dans
de l'administration

cette

Je vous serai très reconnaissant
de bien vouloir
informer M1" DRULA
Bernadette, que la Commune
se passera de ses Services à
compter du mardi 7 mars
973, celle-ci ayant distribué des tracts
de
Vergés
dans Penterboth,
Je vous prie donc de lui réclamer les
clefs de la
Cantine scolaire, et la licencier à
partir de demain.
Avec mes remerciements
anticipés, je vous prie de
croire, Mon Cher Mario, en l'expression de mes sen¬
timents les meilleurs.
Le Maire

I. ACCOT
mars

dimanche quand le beau temps revenait mais
pas ies

dans les écoles le samedi quand il pleuvait
en¬
core. Qui porte la responsabilité des morts ?
cours

Le samedi soir et le

dimanche,

sans

port de Gillot.

avions
d'Ali
aucune difficulté à l'aéro¬

les

Cher

Monsieur,

Sans doute n'avez-vous pas pu
participer aux opé¬
rations électorales et suivre les résultats du
premier
tour de scrutin dans la deuxième
circonscription de

La Réunion. Certainement vous êtes
intéressé à les
connaître. Je me permets, donc de vous les
indiquer
ci-dessous :
Inscrits : 65 610
Abstentions : 18 275
Votants : 47 206
Exprimés : 46 499
—

—

Le

préfet avait

interdit la circulation dans toute
l'ile pour isoler la deuxième
circonscription mais les
voitures des mairies
purent
passer
partout pour
annoncer que les élections étaient
reportées.
Entre

le

premier

premier et

tour dans

la

le second tour Debré élu

au

première circonscription, s'est

permis d'envoyer

une

dat ait

listes

lettre

personnelle (que nous
reproduisons) à tous les abstentionnistes de la deuxiè¬
me circonscription ! Comment se fait-il
qu'un candi¬
accès

aux

d'émargement.

Enfin, la préfecture rappela que la carte d'A. M. C.
(Assistance médicale gratuite) n'était pas valable com¬
me pièce d'identité. Cela
revenait en fait à empêcher
de voter beaucoup de petites gens
pour qui la carte
d'identité représente un achat coûteux. Mais le
plus
extraordinaire c'est que la carte d'A. M. C. avait été
reconnue

valable au premier tour : quand 1U. D. R.
gagne ; la carte d'A.M.G. est valable,
quand le can¬
didat de gauche a des chances de
l'emporter, elle ne
l'est plus.

M.

Jean

M.
M.
M.

Edmond

Fontaine,

U.R. P.,

20 200

voix

Lauret, Réformateurs, 2 377 voix

Paul

Vergnes, Communistes, 22 252 voix
Alix Fontaine, Radical, 1670 voix.
Il y a ballottage,
c'est-à-dire qu'il n'y a pas de
candidat actuellement élu.
C'est donc, le dimanche 11 mars que se jouera le

sort de l'élection,
mais au-delà d'une simple élec¬
tion, c'est aussi l'avenir de La Réunion.
La première et la troisième circonscription ont, en
grande majorité, voté pour La
Réunion,
pour la
France. Que la deuxième
fasse de
circonscription
même. Tel est l'appel pressant et solennel
que je
vous adresse. Chacun de nous a, en
effet, sa part de
responsabilité dans cette affaire.
Croyant deviner vos sentiments
et les
sentant
proches des miens, je viens, par
cette lettre, vous
demander, avec insistance, de tout mettre en œuvre
pour pouvoir accomplir
devoir
votre
électoral le
dimanche 11 mars en votant pour M. Jean FON¬

TAINE, seul candidat national.

Alors

conformément à votre conscience et à
Dans de telles

conditions, Fontaine l'a emporté sur
mars. En dehors de cela, la
été prodigieuse, agressions et
expulsions nom¬
breuses, les morts ont voté, les vieillards impotents ont
été traînés aux urnes par les hommes de main du
Gouvernement et de nombreuses charges de C. R. S
ont eu lieu.
Vergés de 4.000 voix, le 16

fraude

a

Voilà comment
fait élire dans la

les
«

candidats du pouvoir se
Perle de l'Océan Indien ».

Indians de

Un dernier mot
Votre sécurité sera
sant

aux

à

les

craignez

pas
les menaces.
chemin condui¬

le

sur

Monsieur, l'expression de

mes

sen¬

meilleurs.

votant

en

—

ne

assurée

urnes.

Recevez, Cher
timents

:

voterez
intérêts.

vous
vos

dimanche, pensez à votre famille et

enfants.

vos

Avec

sympathie.

ma

sont

Michel DEBRE.

las colors,
descolonizarem la terra...

ouvriers

basques

totas

Mardi 16 janvier 1973, M. Felipe Huarte 143 ans) richissi¬
me industriel de Navarre a été enlevé à
Pampelune (province

(Marti)

de

Navarre) par un commando de l'organisation basque
(organisation socialiste révolutionnaire basque de
libération nationale).
Cette arrestation intervient alors que les 300 ouvriers de
l'entreprise « Torflnasa », en grève depuis te 27 novembre
E. T. A.

1972, viennent d'être licenciés : l'entreprise • Torflnasa »
appartient, au trust Huarte. Quelques heures à peine, après
l'enlèvement et malgré le quadrillage de la Guardia civil
et de l'armée, E. T. A. parvenait à distribuer le tract c'y

Ils étaient 250 000 vers les années 1900 ; ils sont
aujourd'hui plus de 800 000...
Il est vrai qu'il y a 4 ou 5 siècles, les Indiens vi¬
vant sur le

territoire actuel des USA étaient 12

mil¬

dessous à Pampelune.
La lutte héroïque,
que
nos
compagnons de Torflnasa.
poursuivent depuis le 27 novembre, ne peut rester dans
l'oubli. Les revendications de nos compagnons sont les

lions !
Et c'est

suivantes :
3 000 Ptas
100 % de

litante de l'American Indian Movement (A.I.M.) ont
décidé le mois dernier d'occuper le village de Wounded Knee, le déclarant &lt; Etat souverain, nation sioux
oglala »... Wounded Knee, dans le Dakota du Sud (USA
où, en 1890, les rafales de mitrailleuses Hotckiss des
soldats américains assassinèrent près de 200 Sioux,
mettant pratiquement un point final à la lutte armée
des Indiens contre l'envahisseur européen.

—

d'augmentation

par

mois.

remboursement en cas de maladie.
de congés payés.
Réintégration de tous les ouvriers licenciés ;
Un mois et demi de lutte ne peuvent échouer par faute de
moyens efficaces pour défendre les intérêts de notre classe
ouvrière. Le capital nous a habitué à perdre toutes nos
batailles. Il utilise pour cela deux instruments fondamentaux :
—

—

1

mois

—

le

syndicat vertical fasciste pour désorienter, abuser,
vendre nos hommes les plus combatifs dans la lutte contre

—

et

le patronat.
les forces de répression, moucha'ds, police et Guardia
civil pour étouffer dans le sang tout essai de manifestation
massive de la classe ouvrière contre l'exploitation capitaliste.
—

Le

capitaliste compte sur ces moyens, et se sent sûr de
position personnelle et de l'exploitation qu'il réalise. Notre
devoir de révolutionnaire est de doter la classe ouvrière de
moyens qui lui permettent de satisfaire ses légitimes aspi¬
rations jusqu'à la prise du pouvoir politique, et la construc¬
tion d'un état socialiste.
Pour cela notre bras armé a arrêté, le plus grand exploi¬
sa

teur dé

Navarre. Felipe Huarte, un des plus grands capi¬
contrôle presque toute l'industrie de

taliste d'Euskodi qui
Navarre
•

1973

Saint Denis

Ministre d'Etat
chargé de la Défense Nationale
Le

En effet, le samedi matin les
classes eurent lieu
normalement : six élèves sont morts noyés en ren¬
trant chez eux à midi (le vice-rectorat avait sans
doute oublié
Lydie). On annule les élections le

France atterrissaient

:

Paris, le 5

affaire la mauvaise foi

le

Le Créole »).

Debré s'est démené

slogan

maximum

Mario,

à

ici, Radio Debré), une campa¬
d'intoxication dans les journaux dont certains ne

sont que les &lt; faire-valoir » de
« Journal de l'Ile de La Réunion

atteint son
vendredi 9

MASQUE

Cher

et

dans

ce

cas

concret, actionnaire et fondateur

de

Torfinasa.
»

•

•
•

GORA EUZKADI AZKATUTA »
POUR UN ETAT SOCIALISTE BASOUE »
VIVE LA CLASSE OUVRIERE D'EUZKADI
EN AVANT OUVRIERS DE NAVARRE »

n'ont

entre

autres

choses

montrer qu'ils
oublié, qu'ils n'oublieront jamais ce mas¬
génocide blanc que certains d'entre eux, mi¬
pour

pas

sacre, ce

Mais s'ils

occupent ce village, résistant depuis deux

mois au siège des forces de police qui jusqu'à ces der¬
niers jours n'avaient pas oser attaquer .c'est avant
tout pour attirer l'attention de l'opinion publique amé¬
ricaine et internationale sur leur lutte actuelle con¬
tre la colonisation blanche.
Ne reconnaissant plus les notables des tribus, com¬

plètement intégrés et vendus

au

pouvoir américain,

leur programme s'articule autour de quatre axes es¬
sentiels :
la lutte pour le respect de leurs langues et de
—

leurs cultures ;
la lutte pour la mise en œuvre d'un vaste pro¬
gramme d'aide et de développement pour les réser¬
ves et communautés indiennes ;
—

—

la

suppression du

«

bureau gouvernemental des

affaires indiennes » et la mis en place d'une com¬
mission bi-partite USA-nations indiennes ;
car le
mouvement indien frappe haut : sa revendication prin¬

cipale c'est le respect des traités passés au 19e entre
les USA et les Indiens, dont la validité juridique reste
entière ; c'est la lutte pour le respect des Nations In¬

»

•

E. T. A.

»

diennes, le refus radical de l'intégration.
pour ceux qui ont du émigrer vers les villes à
cause du sous-emploi dans les réserves, devenus ainsi
des défavorisés parmi les défavorisés de la société amé¬
ricaine, une idée prend corps celle du « Red Power &gt;,
—

celle de la lutte
-

POSTER DE L'IRA

Pour

12,

toute commande, s'adresser à
Cordière, 22000 Saint-Brieuc.

rue

Prix

:

4 F

pièce.

commune

avec

les autres minorités

:

Noirs. Portoricains, Chicanas etc...

—

Christian

Lemoine,

« LOOK
! A NATION IS COMING » titrait récem¬
ment le journal des Indiens Mohawks... le réveil des

minorités

opprimées est

d'ampleur mondiale !

décidément un

phénomène

�«

LUTTE OCCITANE

»,

page

16

11= Inl ^

Il

\5~y

u

(Frédéric MISTRAL)
Pour donner une signification à cette soirée,
à cette rencontre je peux vous rappeler très rapi¬
dement l'histoire d'un mouvement qui nous a
amené là où nous sommes. Je remonterais à une
...

date, c'est la date de 1951 parce que cette année
là une loi votée à l'unanimité du Parlement don¬
nait suivant les termes de la loi « aux langues et
dialectes locaux un début de statut d'enseigne¬
ment dans lêécole

française. Ainsi était mis fin à

campagne punitive que des apôtres de
culture avaient conduite contre ces langages
étaient taxés de patois contre ces langues sur
une

la
qui

qui
sociale. Nous avons été quel¬
cette loi, et je voudrais dire
des années ce qu'a été cette
expérience double et qui est
sans commune mesure avec sans doute la pensée
du législateur qui croyait que nous allions ensei¬
gner quelque folklore désuet, que nous allions
entretenir les enfants, les jeunes gens dans le
souvenir d'une culture à plus qu'aux trois quarts
défunte. Je voudrais dire que la gravité est appa¬
pesait l'opprobre
ques-uns utilisant
aujourd'hui après
expérience. Cette

rue tout de suite. Tout de suite dans ces classes
de lycée où nous apportions : un texte comme la
chanson de la croisade qui est un des plus beaux

textes, des plus grands, des plus forts

politique¬
européenne ; des textes
contemporains qui menaient une bataille pour que
la langue de notre pays fut la langue d'une litté¬
rature contemporaine. Quelque chose était donné,
quelque chose était reçu. Mais il y avait encore
quelque chose de plus grave et de plus important
c'est que de jeunes occitans qui arrivaient avec
le langage de famille, le langage maîtrisé pas¬
saient à la parole et il ne s'agit pas alors seule¬
ment d'enseigner une littérature dont après tout
bien des peuples se passent. Mais il s'agissait
ment

de

la

littérature

aussi de donner la

parole à des enfants qui vou¬
prendre et par-delà cette prise de parole
il y avait tout un peuple qui pouvait reprendre la
parole et cette prise de parole a continué. 5 000
jeunes occitans l'année dernière ont passé dans
toutes les académies occitanes l'épreuve d'occi¬
laient la

tan

au

baccalauréat. Naturellement cela

sait pas,

c'est

il

ne

suffi¬

d'autres étapes. Une autre étape
A cette époque-là les écrivains occi¬

y a eu

1962.

à reconstituer une littérature
moment-là l'enseignement occi¬

tans avaient réussi

moderne.

A

ce

progressait et nous étions tout de même dans
l'impasse. Il manquait quelque chose et ce quel¬
que chose c'était de comprendre, comprendre audelà d'une prise de parole, au-delà d'un enseigne¬
ment, comprendre au-delà d'oeuvres écrites ou
d'œuvres jouées sur scène, comprendre ce qui se
passait dans le pays car, à quoi sert de sauver
une langue si les hommes qui parlent cette lan¬
gue s'en vont S'en vont vivre ailleurs, s'ils ne
peuvent pas vivre sur leurs terres. Et je dois dire
que comme il arrive toujours quand l'analyse d'in¬
tellectuels piétine, la solution est ailleurs. La so¬
lution est tout simplement dans les grèves de
Decazeville, dans cette première prise de cons¬
cience populaire en Occitanie (la seconde après
1907) cette prise de conscience qui a fait que
des hommes ont voulu pour la première fois dire
clairement « Volem vivre al païs ». Depuis la for¬
mule s'est répandue et nous avons été à l'écoute
de ce qui allait se passer II fallait comprendre
d'avantage, il fallait relire l'Occitanie. La relire
sur les cartes géographiques, sur les cartes de
géographie économique. Il fallait comprendre l'his¬
toire qu'on nous avait caché. Il fallait comprendre
non seulement le temps de notre gloire et de no¬
tre malheur (le 12= et le 13! siècle) mais il fallait
tan

comprendre la longue période pendant laquelle le
peuple occitan n'a jamais cessé de combattre.
Toute l'Occitanie était à désoccuper, à ramener
à la iumière. Cela s'est fait peu à peu, difficile¬
ment. Il y eut un certain nombre d'étapes. Il y eu
1966. Vous vous souvenez peut-être. Ils ne sa¬
vaient pas ce qu'ils faisaient. A la télévision ils
nous donnaient une fresque historique qui s'ap¬
pelait : « les Albigeois ». Ils nous faisaient par¬
ticiper pathétiquement à la geste du peuple occi¬
tan. Et puis il y eu l'étape 1968. Il y eut dans
l'explosion, dans la grande prise de parole, une
nouvelle prise de parole occitane. Il y eut 1969
el la prolifération des comités d'action occitane.
Il y eût enfin la jonctioiventre le combat occitan
et le peuple occitan. Et je pense que la preuve en
est donnée ce soir car désormais, qu'il s'agisse
de la défense du monde paysan, qu'il s'agisse de
la défense du Larzac, qu'il s'agisse de la défense
des ouvriers de Malvezy, de toute façon, le com¬
bat de la classe ouVrière, le combat des paysans,
le combat de la Jeunesse en Occitanie prend son
visage occitan et devient d'autant paus promet¬
teur qu'il est plus occitan. C'est cela que chante
Marti et Marti est arrivé dans cette période avec
d'autres chanteurs, il est arrivé

comme

une

Nous sommes ce soir
monde où l'on parle des

dans le seul pays du
problèmes du pays {ce
que je viens de faire) dans une autre langue que
la .arigtie du pays. Tout le monde a trouvé cela
normal : mais « La normalitat sera quand parlarem nostra langa ».
Robert
avec

LAFONT

(intervention à une soirée occitane
Claude MARTI, à Montpellier, le 13 mars 73)

L

IL

M
mit,

a\\i,

'if'
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V
U
R

RETOUR

voix

que vous avez reçue

PEU

PROBABLE

�</text>
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              <text>&lt;em&gt;Lutte occitane&amp;nbsp;&lt;/em&gt; &lt;a href="https://occitanica.eu/items/show/21630" target="_blank" rel="noopener"&gt;(Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue)&lt;/a&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Journal d'information, &lt;em&gt;Lutte occitane&lt;/em&gt; contient des articles contre l'extension du camp militaire du Larzac, il aborde aussi les probl&amp;egrave;mes de la viticulture et du tourisme en Occitanie. &lt;br /&gt;&lt;em&gt;Lutte occitane&lt;/em&gt; publie aussi des interviews et des articles de fonds permettant un appronfondissement des principes essentiels de sa ligne politique.&lt;/div&gt;</text>
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