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PRIX

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Le feu sous la
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Le P.C.F.
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Rencontres
Occitanes d'Avignon

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LES PAYSANS
FOL QUAL CREIRIA QUE POT DESRABAR

LE LARZAC

PAGE 5

LO POBLE DE LAS CARDABELAS...
U tfatipH

NOGUERE

fyMfate du

-

HP

ET L'OCCITANIE
Cette nouvelle

travailleurs, est
de Paris
C'est

la

4"

marche

importante

le

1", le 9 mai 1970, au tout début de la
lutte, a manifesté l'engagement des jeunes aux
La

contre l'expropriation, la
militarisation, et le colonialisme intérieur.
La

2", la montée à Rodez le 14 juillet, a cris¬

régionale et occitane.

3", la montée sur Paris, a rassemblé un

grand courant de solidarité à travers tout
l'hexagone. Les paysans du Larzac, forts d'un
soutien régional ; de plus en plus portés par
l'enthousiasme
populaire à mesure qu'ils
avançaient, sont allés donner au pouvoir cen¬
tral un

solennel avertissement.

Aujourd'hui, le pouvoir a reculé, mais sans
lâcher le morceau. Le soutien populaire à la
cause du Larzac n'a pas fondu avec la neige
de l'hiver.

se

reconstitue

en

renforçant, les dimensions apparues alors
s'affirment (autonomie par rapport au syndi¬
calisme officiel, liaison avec les ouvriers et les

jeunes).
Elle

C'est

double

signification

:

grand rassemblement à initia¬
claire¬
exploi¬
écono¬
mique et agricole, à travers son armée, à tra¬
vers son
exploitation coloniale des nationa¬
—

un

tive paysanne, non corporatiste mais
ment dirigé contre le système qui nous
te et nous liquide à travers sa politique

lités.
—

C'est

une

répétition générale

en cas

d'ex¬

propriation, et en tout cas un coup de semon¬
ce. Depuis 2 ans, peu à peu, la lutte du Larzac
est passée de la défensive à l'offensive. Depuis
Paris, et cette fois-ci nettement, la tendance
est à l'offensive.
A

départ, intégrés par l'évolution économique,
ils ont pris conscience qu'ils n'étaient pas de
petits patrons comme le dit l'idéologie offi¬
cielle, mais des travailleurs exploités de l'agri¬
culture. Et ils

se

tuer

au

une

force

sont

organisés pour consti¬
sein de la paysannerie.

En tant que paysans

a une

paysans

tallisé la conscience
La

l'élan de solidarité

se

pour

Larzac.

côtés des

:

marche, celle des paysans réponse en écho à celle

une

l'origine de cette nouvelle action, les Pay¬
Paysans de Bretagne au

sans-Travailleurs.

exploités, en tant que
Bretons, les P.T. de l'ouest ont soutenu depuis
longtemps les paysans du Larzac. En LoireAtlantique par exemple, des meetings Larzac
se sont tenus dans le moindre village. Pendant
la montée sur Paris, tandis que la FNSEADebatisse et les partis « de gauche » laissaient
tomber le Larzac qui leur brûlait les doigts,
les P.T. ont été de ceux qui ont aidé la marche
à atteindre son objectif.
En

Occitanie, les P.T. existent surtout dans
et le Lot-et-Garonne, où ils sont
ritaires dans la F.D.S.E.A. Ailleurs, dans la
plupart des régions occitanes, une frange de
paysans qui se renforce depuis quelques
années, tend à poser les luttes dans l'agricul¬
ture comme participant directement à la lutte
pour le renversement du système du profit.
la

Drôme

Suite à la page 2

�façon de poser les problèmes tient
compte de la situation concrète différente
dans les divers secteurs agricoles et dans les
diverses régions. (Cf. N" 9 de L-OC).
Cette

Chez les producteurs de lait ou les éleveurs
intégrés soumis à des trusts, la lutte est une
lutte de classe de prolétaire de l'agriculture

(lutte contre Sanders...)
Ces secteurs sont des ilôts réduits. Dans la

majorité du domaines agricole occitan, la si¬
tuation est bien plus complexe. Le drame prin¬
cipal, c'est la liquidation des agriculteurs.
C'est « l'agriculture assistée » qui représente
des « problèmes humains », comme dit pudi¬
quement le pouvoir qui veut la tuer en dou¬
ceur. Les aides de misère, les bonnes paroles
des notables syndicaux et politiques ( « petits
et
restons unis » ), l'attentisme des
gros
structures
professionnelle, permettent une
«
propre » planifiée à Paris et à
liquidation
Bruxelles. Et la liquidation brutale, par expro¬
priation due à l'armée ou aux promoteurs,
n'est qu'une accélération de ce qui se passe
chaque jour.
Pour tous
me

fit

ces

paysans que

l'Europe suppri¬

parce que l'Occitanie rapporte plus de pro¬
comme territoire de
vacances, l'objectif

premier est de rester au pays et d'y vivre dé¬
cemment ; le premier allié, c'est l'ouvrier de

petite usine du coin qui va plier elle aussi,
c'est le petit commerçant du village qui va
partir faute de clients, ce sont les jeunes qui
ont le choix entre le chômage et la valise.
Quand des régions entières sont transfor¬
en désert, que le départ des jeunes et la
dépopulation limitent les luttes d'envergure,
la défense pied à pied de chaque exploitant
contre le crédit agricole, le cumulard, le pro¬
moteur, est souvent un point de départ. La
revendication de création d'emplois sur place
vaut aussi pour les agriculteurs. Car l'exode
ici n'est pas seulement un « exode rural » :
c'est un exil des campagnes comme des villes,
c'est une émigration vers le Nord. Comme le
disait un syndicaliste de Millau : « il n'y a pas
mées

de différence entre les chômeurs de la terre
et les

expropriés du travail

VIURE AL PAIS

ficateur,

un

»

devient

Ce mot d'ordre manifeste

une

prise de

cons¬

cience

occitane, ou dans un premier temps
une prise de conscience « régionale », facteur
fonldamental qui permet de ne pas se résigner
à

partir

dans le piège
petit patron,
tu seras sauvé »...). C'est elle qui peut lever la
méfiance mutuelle entre paysans et ouvriers,
et permettre de réaliser l'unité populaire.
du

«

ou de ne pas tomber
modernisme » (« deviens

dirigeants

nos

». Et « VOLEM
mot d'ordre uni¬

point de départ.

Les 103 du Larzac
«Nous donnons

un

«

n'est

conscience

cette

Et

la

économique

».

ralliement et de

pas

seulement

La langue occitane, signe de
dignité retrouvée, la culture

populaire d'oc, outil de contestation des va¬
leurs établies, le sentiment d'appartenir à un
peuple de pauvres, permet à la fois de relier
des luttes qui sans cela seraient atomisées et
locales, et de déboucher sur une compréhen¬
de classe et

sion des contradictions

sur

un

projet politique qui permette de les dépasser.
Les paysans d'Occitanie sont placés sur des
terrains différents, plus ou moins intégrés au

capitaliste, plus ou moins prolétari¬
sés, plus ou moins combatifs. Mais ils ont en
commun, mis à part la bourgeoisie agricole,
d'être exploités en tant que travailleurs occi¬
tans. C'est en partant de ces conditions con
crêtes et de la nécessité d'envisager le cadre
de la nationalité opprimée comme opération¬
nel, que la clarification du combat pour le so¬
cialisme pourra se faire, dans l'alliance indis¬
pensable avec les ouvriers et les autres tra¬
marché

vailleurs.
Une lutte solidaire
avec

peut et doit être menée
qui en France du Nord ,en Breta¬
etc..., se battent contre le capitalisme
ceux

gne,
dans les conditions concrètes différentes de la

France du Nord

de la

ou

Bretagne.

La marche pour le Larzac en
des plus importantes.

OUI SONT LES Mi

est une étape

ijfill

contre les marchands de canons

notre

contre l'utopie d'une armée moder¬

plein

aux

accord»

TRAVAILLEURS ?

et

ne

qui est archaïque par rapport
supers-grands

contre la force soi-disant de dissua¬
sion et

qui n'est que ridicule et dispen¬

dieuse
contre l'Etat centralisateur dont les
décisions dites d'utilité

Nous

nous

félicitons de la décision

prise par les Paysans Travailleurs
d'organiser une marche sur le LAR¬
ZAC à la fin de l'été ,et nous y don¬
nons notre plein accord.
En effet, à mesure que la lutte du
Larzac

se

prolonge et s'amplifie,

une

publique vont
à rencontre de l'intérêt des régions et;
spécialement des plus défavorisées.
De plus en plus, nous prenons cons¬
cience que notre lutte rejoint celle de
tous les travailleurs pris dans l'engre¬

nage d'un

profit

effectuée

de conscience s'est

parmi nous.

Conscience de n'être soutenus par le

syndicalisme

agricole

officiel

que

ne

sommes

gênants et que nous ne met¬
tons pas réellement en cause des déci¬
sions gouvernementales à notre sujet
(extension du camp). Bien que soute¬
nus dans notre lutte par la F.D.S.E.A.
de l'Aveyron dans la mesure de ses
moyens, nous avons conscience d'être
pas trop

trahis

au

niveau national.

qu'au Larzac, nous dé¬
fendons plus que notre terre comme
outil de travail.

de

l'ouvrier

vent soumis à

à

enchaîné

une

une

cadence de travail

Nous avons conscience également
d'être les défenseurs d'une certaine

qualité de la vie et non pour la mort,
tous les travailleurs.

défendre

revendications.

le prix des produits agricoles

que

talistes
mais

Le

en

(privées ou coopératives),
fonction du revenu nécessaire

revenu minimum à
chaque paysan, c'est-à-dire au prix de

aussi

revient.

une

nos

pour assurer un

Paysans-Travailleurs, c'est
pratique syndicale : luttes

le lait, luttes foncières...
La paysannerie n'est pas un

»

sur

Extrait de Vent d'Ouest

milieu

N" 40

petits et moyens
paysans sont opposés à ceux des gros,
et les uns et les autres ne peuvent pas
être défendus ensemble. Le syndica¬
lisme unitaire ne sert qu'aux gros. (...)

Spécial (juin).

-

Sur cette question et celle des syndi¬
cats, voir aussi :
Lutte Occitane N" 6

:

«

La

parole à

Bernard Lambert » et Lutte Occitane
N° 7 : « Les paysans et le syndicat, les

:

questions et les doutes

la terre aille à ceux qui en ont
le plus besoin pour vivre ; qu'elle ne
soit pas un moyen de spéculation et
d'exploitation ;
—

juin 1973,

».

que

VENT D'OUEST

Journal des paysans-travailleurs

que

46 bis, rue des Hauts-Pavés 44 Nantes.
Abonnement

:

20 francs.

que le paysan ait un revenu stable,
sans être obligé d'augmenter constam-

—

Les Paysans du Larzac.

aidez à

sa

construction par l'achat

de

CONSTRUIÏE
du

malgré

le

refus

administratif

permis de construire,
AVEC

paysans
sion
du

LE TRAVAIL

effectif et bénévole des

du Larzac menacés par le projet d'exten¬
camp militaire, aidés par de nombreux

jeunes et moins jeunes,
AVEC L'AIDE

FINANCIERE

de beaucoup de
des dons, soit en reversant
à l'Association pour la Promotion de l'Agriculture
"sur le Larzac 3% de leurs impôts, veulent protes¬
ter contre la politique militaire
actuelle de la
•

Français qui, soit

par

France.

CETTE

..dans

la

BERGEHiE est une oeuvre commune,
manière et le style dès constructions

paysannes

du Larzac.

TEMOIGNE

quelques

que
l'union et la sagesse de
paysans, soutenus par toute une région

qui veut continuer à vivre et de nombreux Fran¬
çais épris, de justice et de' liberté, peut triompher
de l'entêtement des
DEVIENDRA
de la
Les dons,
de

l'Agriculture

qui sont leurs seules subventions, sont également
sur

le Larzac

»,

Ferme de l'Hopital-du-Larzac,

reçus par

le Trésorier de

12230 MILLAU

ses

soient fixés, non pas en fonction du
marché et des intérêts des firmes capi¬

le paysan puisse travailler en
sécurité, sans craindre de perdre ses
outils de travail et de production ;

garderons le Larzac.
Le 19

BERGERIE
DE LA BLA

—

nous

Nous voulons

Conscience

que nous sommes en
lutte contre une armée au service de

de

travail ni de détériorer

mouvement

—

avec

à

son

conditions de vie ;

de¬
qui

exploiter et nous
éliminer. Comme l'a montré l'expé¬
rience
des
paysans
ces
dernières
années, seules les luttes permettent
contribue

inhumaine.

Nous

meant

Nous n'avons pas le choix. Si nous

voulons pas être écrasés, nous
vons nous défendre contre tout ce

uni. Les intérêts des

entreprise dans la gestion de laquelle
il n'a aucune part et qui est bien sou¬

unis

Conscience

paysan

moment ;
—

dans la mesure où nous

du

écrasé d'emprunts
dont la terre, son premier outil de
travail, risque de lui échapper à tout
—

véritable montée

système basé sur le seul

:

«

ne

«

L'Association pour la promotion

Compte 101 106 40 Crédit Agricole

-

Millau.

Paix pour

le

princes qui nous gouvernent.

symbole de la

construction

le bonheur dè tous les hommes.

�Travail, Famille, Patrie,
Progrès...

D

de la « défense opérationnelle
territoire ») ; elle ne règne plus
souverainement sur les consciences, il
lui faut contenir par des moyens plus
violents les forces qui la remettent en
cadre

telle que ne pas reculer

signifie mul¬
tiplier la prise de conscience en four¬
nissant un objectif aussi clair et aussi
populaire que la défense du Larzac.
En effet, là se réunissent dans un

du

cause

I

lo mond
vièlh
s

O

même combat des forces sociales et

:

idéologiques au départ différentes. La
mobilisation récente et massive à
cette occasion témoigne dé la puis¬
sance d'une telle protestation
même
si elle n'est en elle-même que défen¬

cellin (cf.

sive.

Communiste).
—

Le

rôle tout

aussi

grandissant,

espeta

colonialistes vient d'être nommé

militaire

Cette évolution
est
de première
importance : dans les luttes ouvrières
qui prennent une dimension nouvelle
(les grèves de chez Lip), et dans les
mouvements de libération des natio¬
nalités opprimées de l'hexagone qui

la

de

de

en

un

en une

la lutte des minorités nationales.

Paris. Que les «méchants» tremblent
et que les « bons » se rassurent. En
cas
de reprise de
la contestation
comme

transformer

provoquent le déclin de l'idéologie de
la bourgeoisie, les luttes ouvrières et
paysannes et la montée, nouvelle, de

com¬

place

comment

défensif, si large soit-il,

offensive victorieuse dans la situation
actuelle ? Cette situation se caracté¬
rise essentiellement par la conver¬
gence de 3 types de luttes : celles qui

même si pour l'instant c'est simple¬
ment une mise en réserve pour l'ave¬

mandant

Mais

combat

nir, qui est dévolu à l'Armée. Le géné¬
ral Bigeard vieux baroudeur qui s'est
illustré dans toutes les répressions

Travail, Famille, Patrie, Progrès...
Depuis quelques années, le système de
valeurs élaborée par la bourgeoisie et
qui lui servait à faire collaborer les
classes
populaires
à leur propre
exploitation, est remis en cause et
s'effondre par pans entiers. Depuis
1968, un nouveau front de lutte a été
ouvert, le front idéologique.

I

voir

;

le rôle

grandissant joué par Marl'opération de manipulation
provocation qu'a représenté l'autori¬
sation du meeting raciste de Ordre
Nouveau et l'interdiction de la Ligue
—

Le passage de

la défensive à l'offen¬
implique que soit apportée une
réponse collective
aux
problèmes
angoissants que se posent nos contem¬
porains en liaison avec cette crise de
sive

68 la loi et l'ordre seront

maintenus !
C'est

sur cet arrière-fond qu'il faut
replacer l'affaire du camp du Larzac.
Le gouvernement se trouve dans l'obli-

la société et les conditions de vie de
en plus
connaissons.

plus

inhumaines

que

nous

Camps Militaires
OCCITANIE, base de FEurope de la répression
des marchands de

et

canons.

.

trouvent des raisons

supplémentaires
légitimer leur combat.

pour

A

RÊGIVNAI)

Les

étapes de cette crise des valeurs
correspondent aux points chauds de
la vie politique de ces derniers temps ;
LA COURTÌNE

l'école apparaît de plus en plus
un
carcan sans vie et sans

—

L.. J BORDEAUX

comme

justification profonde ; la lutte des
lycéens et des étudiants au printemps
passé est allé loin dans la dénoncia¬

L.

•Biscarosse

tion de cette machine de conditionne¬
ment et de sa liaison avec une autre
machine

:

l'armée.

Pour

nous

LAR2A"

jARCA,chon
TOULOU b E

occi¬

tans, l'école a de plus servi à la plus
grande tentative de génocide culturel
qu'a connue l'Europe.

LA BU6ADA
Journal

en

occitan et

en

français, du

Comité d'Information et de Défense
de la Provence Intérieure. »
«

vènde 2 F e parèisse 2 cops per trimestre ». « Nous
sommes
paysans
pour la
plupart,
.enseignants, ouvriers ou employés. Et
«

Aquèu journau

nous en avons

se

assez

de voir

nos

villa¬

lentement, les jeunes
les écoles qui se fer¬
ment, les exploitations agricoles aban¬
données, notre langue qui se perd.
Nous voulons pouvoir décider de ce
que sera notre pays demain. »
ges qui meurent
forcés de partir,

Abonnement
25
Francs.
d'Information et de Défense
83132 MONTMEYAN.

Comité

:

Gaston BAZALGUES
Le

1,00 F.

numéro

L'abonnement à 12 numéros
C.C.P.

«

...

15,00 F.

LUTTE OCCITANE

»

Montpellier 158248
Adresser tout courrier à :
«

LUTTE OCCITANE

B.P. 2138

—

»

34026 Montpellier-cédex.

fQEZ |ER&lt;&gt;

hnKiblU\£ORTWRtfftjRopE2

PARtnicrioNM,

NARBQN NE

PORT LEUCATE

^ARCARE5

LOUIS

Pouvoir

a
pris peur devant l'écho
grandissant de la prise de conscience
des femmes qui découvraient la
légi¬

LEGENDE
La personnalité

timité du droit à la libre disposition
de leur corps et celui du droit à une
maternité volontaire.
Les

déclarations

fracassantes

IMPLANTATION DE L'ARMEL

MAÌN MISE ou CAPITALISME

de

M.

Druon, le nouveau ministre de la
culture, ont encore plus accentué le
divorce entre l'état bourgeois et les
intellectuels et artistes. Lorsque l'on
sait le rôle immense que ces derniers
ont joué pour l'équilibre passé de la
société hexagonale, une telle défection
est le signe avant-coureur de crises
encore plus graves.
La

Directeur-Gérant

v

La polémique ouverte par le droit à
l'avortement a mis à nu l'hypocrisie
de la bourgeoisie et a permis de faire
reculer une législation répressive. Le

les

LUTTE OCCITANE

/X

PARC
REOIONAL

polémique entre l'Episcopat et

chefs

militaires

à

propos
des
dans le Pacifi¬

explosions nucléaires
que illustre la profonde dissidence
que choisit, vis-à-vis du pouvoir, une
part grandissante de l'Eglise catholi¬
que.

Ainsi, dans tous
révolution des

les

mœurs

domaines de
et des menta¬

lités, le régime actuel apparaît de plus
en plus comme un régime
profondé¬
ment réactionnaire n'ayant plus que le
recours à la raison du plus fort alors
que son masque est tombé. La domi¬
nation de la bourgeoisie est sans cesse
plus brutale à travers son appareil
judiciaire (la loi «anti-casseurs»),
policière, et demain militaire (dans le

TOURisTtÇUe

occitane retrouvée,
complexe d'infériorité surmonté,
les valeurs progressistes de la société
occitane traditionnelle récupérées, et
la promotion de celles qui se forge¬
le

ront

au

peuple,

cours de

la lutte de tout

un

gation de ne pas céder dans ce do¬
maine. Il y a bien eu des voix impor¬
tantes qui se sont élevées, au sein

cimenter un nouveau
bloc historique capable de réaliser,
solidairement avec les autres travail¬
leurs et les autres nationalités en
lutte, un renouvellement socialiste de

même de la haute hiérarchie militaire

la société.

pour critiquer
décision aussi
les

a

le bien-fondé d'une
mégalomane. Mais on

fait taire. Il faut bien

se

rendre

Ainsi, le Larzac ne saurait etre le
domaine d'un groupe, d'un parti, ou
d'une tendance. La multiplicité des

compte que le maintien de la décision

thèmes

d'extension

25-26

du camp

représente un
enjeu idéologique de 1° grandeur pour
l'avenir de toute la société française.
En effet ce n'est pas au moment où de
toutes parts s'élèvent des voix qui re¬
mettent en question, la légitimité du
règne de la bourgeoisie et de ses faus¬
ses valeurs, que le gouvernement va
céder là où le prestige et l'autorité de
l'armée, garant suprême de l'ordre
(ou plutôt du désordre établi) est me¬
nacé. Plutôt

se débarasser d'un minis¬
tre gênant que de consentir à ce qui
serait une défaite grave.

Mais il faut aussi être conscient que
la crise de la société

hexagonale est

vont

abordés par la marche du
août montre une fois de plus

qu'il permet que convergent des luttes
qui, d'un biais différent, s'en prennent
aux divers aspects de l'oppression
que
nous
subissons (mouvement paysan,
lutte anti-militariste, lutte des natio¬
nalités, lutte écologique.) Une pers¬
pective unifie tout cela
l'expropria¬
tion à empêcher coûte que coûte, et la
prise de parole de tout un peuple, le
peuple occitan, qui entend vivre et
construire, avec tous ses alliés, et ils
seront nombreux le 26 sur le Larzac,
l'avenir auquel il a droit, libéré de
l'exploitation dè l'homme par l'hom¬
me.

�MILLAU
I
L
H
A

vécu

sur ses acquis sans chercher à
moderniser, ni à reconvertir, ni à in¬
vestir à long terme.

Millau, 20 000 habitants, 1 200 chô¬
Cet été : le jour, des commer¬
çants en costume folklorique accueil¬
meurs.

lent les touristes sur un air de bour¬
rée. La nuit, c'est l'occupation : les
C.R.S.
trées

patrouillent, bloquent les en¬
arrêtent tout le

de la ville, et
monde.

Un de

ses

d'œuvre

atouts était que la « mainmontrait
particulière-

se

»

melnt docile. A cela

fondamentales

:

l'échec de la grande grève de 1935 :

—

après une grève dure de 6 mois ( 1 gar¬
de mobile sera tué à Millau), c'est la
capitulation et la défaite. « En 35, la
classe ouvrière

GANTERIE
LE

:

Millau,
« capitale
c'était la
du
gant ». Depuis la fermeture de Jonquet, celui que les Allemands appe¬
laient « le Fiirher de la ganterie », per¬
sonne ne croit plus au maintien de la
monoindustrie millavoise ; en quel¬
ques mois, plus de 100 emplois sup¬
primés. Il n'y a plus que le député
U.D.R. Gabriac et son acolyte réfor¬
mateur Julien pour prétendre « pro¬
poser des solutions pour sauver la
ganterie ».
L'histoire de la ganterie, c'est celle
de la déconfiture d'un ilôt de capita¬
lisme occitan résiduel. Vaincu d'avan¬
ce.

La

bourgeoisie gantière a réagi à

retardement

comme

l'ensemble de la

bourgeoisie occitane ; celle-ci a été
vaincue politiquement par la bour¬
geoisie française pendant la révolu¬
tion de 1789 (guerre fédéraliste) et
intégrée financièrement pendant la
première moitié du 19° siècle. Elle a
cherché à maintenir le plus longtemps
possible ses positions acquises, sur le
dos des ouvriers, et en même temps
a cherché à investir ailleurs, pour « du
meilleur rapport ». Elle a pu se main¬
tenir jusqu'à il y a 5 ou 6 ans, grâce à
la colonisation outre-mer. La laine sur
les peaux venues d'Algérie payait déjà
le travail de la peau. Intéressée seule¬
ment par le profit immédiat, elle a

a eu

l'après-guerre

—

SAUVE-QUI-PEUT

plusieurs raisons

tion nationale

»

et

les reins brisés

la

«

»

reconstruc¬

dans la collaboration

de classes préconisée par les partis de
gauche, n'a pas favorisé l'essor des
luttes
le-

—

machinisme-

récent-

(introduc

tion du «bloc ») a introduit à la fois
la notion de rendement et l'espoir de
salaires
—-

la

:

le travail à domicile est favo¬

contre

laisse

le

travail

en

usine ;

on

gantiers une fausse liberté
qui développe l'individualisme et em¬
pêche la formation d'une nouvelle
conscience de classe ; on introduit le
travail
des gants
à la campagne,
appoint pour les familles paysannes,
ce qui constitue une masse de
pres¬
sion

aux

sur

les ouvrières de Millau. A la

première crise, on refuse les gants de
la campagne ; les patrons se sont
opposés, par l'intermédiaire de la
chambre de commerce, à l'implanta¬
tion

d'industrieas

nouvelles

(I.B.M.)

pour maintenir les bas-salaires.
Aux

premiers assauts de la concur¬
(Italie, Japon), c'est la déban¬
dade, le chacun pour soi des patrons,
les rats quittent le navire. Restent les
petits -patrons, qui tiennent en surex¬
ploitant leurs ouvriers (conventions
collectives non respectées quand elles
rence

mêmes facteurs pour régner en maî¬
tres absolus. La « rotation du person¬
nel » chez Henfer, usine de chaudiè¬

mois.

c'est l'enfer

La branche d'activité la moins me¬
nacée pour l'instant est la mégisserie,
liée

travail des peaux. Les mégisconstituent un sous-prolétariat
issu de la campagne, sans conscience
de classe ni tradition de lutte. Mais la
concurrence les condamne aussi. On
au

siers

parle à Millau de machines qui s'ex¬
porteraient à l'étranger avec leur pa¬
trons millavois. En attendant, ici, ils
crèvent les ouvriers comme le maté¬
riel pour en tirer le maximum...
Dans la

ganterie, une masse ouvriè¬
re
assez
âgée en moyenne, semble
inerte. Beaucoup attendent la pré¬
retraite.

politique sociale des patrons
mieux tenir les ouvriers a été

pour
efficace
risé

plus élevés

existent, réduction au minimum des
charges sociales...). Les ouvrières et
les ouvriers ne peuvent pas bouger à
cause du chômage : ils doivent parfois
accepter des salaires de 300 F par

Certains

viennent

aux

manifesta¬

tions, en même temps que les petits
patrons. Ambiguité d'une « défense »
qui est celle6 de la « profession »...
Beaucoup ne bougent pas ou ne peu
vent pas bouger, mais se retrouveront
sur la brèche quand le fragile
équili¬
bre s'effondrera.
Mais c'est d'ailleurs que la ganterie
condamnée que peut venir l'impulsion
et l'étincelle.

res, était proverbiale, comme le

pris

féroce

des

ouvriers.

mé¬
Henfer,

».

Sont embauchés des
nes

«

jeunes, des jeu¬

filles souvent, venant de la campa¬

gne

quelquefois,

sans

qualification

(cf. L. Oc N° 1). Avec ces usines se
généralise le travail à la chaîne et les
cadences infernales, forme de travail
inconnue à Millau. Les conditions de
travail et de sécurité sont dignes du
XIX0 siècle. Chez ces jeunes sans tra¬
dition de lutte et sans expérience de
classe, la révolte était latente.
Vers

luttes

l'automne

71, la montée des

le Larzac et tout

un bouil¬
lonnement militant (enquête des jeu¬
nes chez les paysans et les ouvriers,
passage de Teatre de la Carriera...).
ouvrent une brèche dans la résigna¬
tion
ambiante.
Dans
ce
contexte,
l'action de quelques militants de là
Cause du Peuple embauchés
chez
sur

Henfer, sert de catalyseur. Ces actions
dures (ouvrières s'enchaînant à l'outil
de travail, grève de la faim, tentative
de séquestration du patron, etc...) ont
cristallisé une combativité qui mar¬
que un nouveau départ des luttes
ouvrières.
Mais pour les ouvriers d'Henfer, la
lutte est un échec ; la situation géné¬
rale
rend
chaque combat perdu

CONTRE LES NOUVEAUX

NEGRIERS, DES LUTTES
NOUVELLES

d'avance s'il est isolé

La

ganterie à l'agonie, Millau se re¬
trouve comme beaucoup
de villes
moyennes d'Occitanie : la masse des
chômeurs attire comme des vautours
les patrons d'usines-pirates

chasse-pri¬

(primes d'installation + bas-sâlaires maintenus par le
chantage à
l'emploi). Ainsi la Sâmex, usiné élec¬

mes

torale de Gabriac. Des patrons locaux
en-dehors de la ganterie jouent sur les

: le patron, Lavabre, déménage pour ne plus avoir
de mésaventures, et va s'installer à la
Grand-Combe pour toucher d'autres
primes, accueilli avec satisfaction par
la C.G.T. locale qui n'a su ni n'a voulu
organiser une solidarité régionale...
Henfer, ça aura été la première vague

d'assaut "sacrifiée.
Au printemps 72, les ouvrières de la
Samex, poussées à bout par les brima-

�des et l'accentuation des cadences, se
mettent à leur tour en grève. L'opéra¬
tion

Ouvertes

Fermes

est

l'occasion

elles de prendre des contacts
avec les paysans du Larzac qui visi¬
tent l'usine occupée, découvrent ce
qu'est l'exploitation ouvrière, et ap¬
portent soutien et nourriture. Sur le
coup, c'est une victoire des revendica¬
tions ; la liaison ouvriers-paysans a
fait peur à la bourgeoisie de Millau et
de l'Aveyron. La C.F.D.T. se renforce.
Mais le patron, peu à peu, grignote les
acquis ; cependant, la conscience ou¬
pour

vrière dans
cran,

en

ce

secteur est montée d'un

même temps que celle des

paysans du Larzac.
LE PISTON COMME INSTITUTION

Trouver un emploi devient un privi¬
lège. La municipalité U.D.R. généreuse
en crée... Plus de 400
employés à la
mairie. Le piston peut seul permettre
d'accéder aux salaires du Crédit Agri¬
cole ou des administrations, avec les
primes et les privilèges que cela com¬
porte. Dans un article récent, la C.F.
D.T. de Saint-Afrique dit : « Dans la
région, l'emploi est tombé sous la cou¬
pe du piston, et ce qui est un droit
fondamental devient
On

une

humiliation.

mange plus son pain ici qu'en
abdiquant sa dignité de travailleur, »
ne

MILLAU VILLE OCCITANE
Pour les jeunes de Millau, faire la

sont

bagarrés contre les C.R.S. et
attaqué le commissariat. Très vite,
les gens ont trouvé les formes d'une
se

ont

résistance calme et forte dans la vie
: ils ne cèdent pas devant
l'intimidation et les flics ne trouvent

dans la population que quelques
cistes pour collaborer avec eux.

fas¬

Dans la

LE POIDS DU LARZAC

Depuis la deuxième moitié du XIX"
siècle, s'était développé à Millau une
tradition ouvrière combative et
trice.

nova¬

Des

coopératives
ouvrières
avaient été créées, les moeurs et les
mentalités étaient plus ouvertes que
dans le reste du Sud-Aveyron, le socia¬
lisme se répandait. Puis, par vagues
successives, l'exode rural surtout du
Levézou, au Nord, avait amené de nou¬
velles couches
trices.

Le

cléricales

et

Mais

aujourd'hui,

intérieùré
dation

a

fait-

menace

son oeuvre,

une

ville très occi¬

centre urbain animé et

plaque
régionale depuis le MoyenAge, il s'y est développé une sociabi¬
tournante
lité

et

ouverture.

une

barrières

sur

contact des

Millavois

a

avec

acharnement

: «

leur

outil

de

travail

te, le fait important est que la lutte du
Larzac est la première dans le SudAveyron qui soit une résistance d'en¬
vergure, et c'est la première fois que
une

lutte de paysans.

Larzac

ses

dimensions

:

anti-militaris¬

te, écologique, anti-coloniale. En re¬
tour, la longue lutte des paysans du
Larzac, avec toutes ses solidarités, est
devenue
l'assise sur laquelle
s'ap¬
puient les Millavois. Les ouvriers sont
les plus exploités, les prolétaires, et ils
sont porteurs de la possibilité que soit
détruite radicalement l'exploitation de
l'homme par l'homme.
Leur poids
idéologique est fondamental. Le Lar¬
zac, lui, représente la continuité d'un

nale. Les
se

et les autres

s'épaulent,
rendent plus forts et se radicali-

sent. Il

a

uns

fallu deux

ans

pour que ce

processus s'enclenche vraiment. Mais
les articulations sont trouvées pour
un combat commun et une commune

perspective

Millavois

:

vivre au pays, et debout.

paysans du Larzac et les
deviennent combatifs, plus

les traque. Rondes, contrôles, vexa¬
tions, perquisitions, jeunes contrôlés
de nuit jusque dans les couloirs, des
militants brutalisés et menacés ; tous

Et la

première bataille est gagnée.
Péchiney de Noguères (près
de Pau), 600 ouvriers ont mené une
lutte longue et victorieuse. Us se bat¬
taient pour de meilleures conditions
de travail, pour 24 jours ouvrés de
congés payés, pour les classifications
et le 13° mois garanti.
A l'usine

«

On

tion

».

Cabaret Occitan du Buffarel
(itinéraire Millau-Boyne-Massegros)

qui bougent sont une fois ou

Una plan

gardés à vue. Les gens disent :
se
croirait pendant l'occupa¬
Et ça depuis bientôt deux ans.

Chaque soir à 21 h : poèmes et chan¬
sons en occitan et en français.

l'autre

ont plusieurs fois réagi
violemment, comme cette nuit de l'an¬
née dernière, où, après une provoca¬
Les jeunes

tion des flics au

bal, 200 d'entre eux

patron avait essayé son chanta¬

ge : « si vous faites grève, vous détrui¬
sez votre outil de travail ». En effet,

on

ceux

à l'heure de Lip et
Larzac, la combativité croissante
des travailleurs de la région depuis 2
ans, va s'affirmer dès la rentrée toute
proche :
Chez

Cayssiôls à Rodez, chez Ratier-

Forest à Capdenac, aux A.U.M.D. à Decazeville ; partout où les travailleurs
refusent le chantage à
de l'indifférence,

sent

l'emploi et pas¬
du décourage¬

ment à la lutte.

C'EST
LA GUERRE

Le

les

Nul doute que,

du

Noguères:

L'ORDRE REGNE A MILLAU
Plus

».

la campagne ont en commun la même
condamnation à mort. Dans ce contex¬

la nature

qui les entoure, et une connaissance
approfondie du milieu naturel à partir
de la chasse de la pêche et de la cueil¬
lette, de groupes d'archéologie et de
géologie.

distribuant un tract
Pendant 120 jours, les
travailleurs de Lip ont défendu avec
en

d'explication

cette manifestation prouvera que nous

(seul le Larzac semblait à l'abri parce

facilité le

de

la

nous

« rentable »)
que
que
la ville de
Millau. Travailleurs de la ville et de

combat en profondeur que des explo¬
sions comme celle de Henfer ne sau¬
raient donner seules à la lutte régio¬

L'absence

les Causses

Cavalerie ;

et la liqui¬

D'emblée, par la marche du 9 mai
71, les jeunes de Millau ont donné au

:

sur

comme

aussi bien les paysans

c'est

Millau est resté

tracteurs

en

N. 9 entre la ferme de la Jasse et La

colonisation

la

et ont défilé

ner

les idées nouvelles et la Réaction.

plus, des jeunes ne se rési¬
plus
gnent pas,, et font le choix de rester à
tout prix. Ça veut dire refuser le mira¬
ge de la promotion sociale à Paris, et
être surexploité ici eh passant d'un
travail à l'autre. Ça veut dire aussi
avoir des raisons de rester : l'esprit de
résistance, et le besoin de plus en plus
ressenti, de rester enraciné dans le
mode de vie occitan ; le refus d'être
un émigré.'
tane

voulons continuer

de l'outil du tra¬

Quand les C.R.S. ont occupé l'usine,
les paysans du Larzac qui connaissent
aussi l'occupation policière et militai¬
re du plateau, ont arrêté de moisson¬

Millau-campagnes
reposait sur une contradiction entre

de¬

tance contre le vol

viendront à plus de 200 à la marche.

conserva¬

le nôtre

puis 3 ans... Nous avons soutenu les
travailleurs de Lip dans leur lutte et

vail. Les paysans du Larzac ont envoyé
du Roquefort. Les ouvriers de Lip

rapport

défendons

préparation de la marche,
avec des ouvriers de Lip
date: * Paysans
fera
du Larzac et
ouvriers de Lip : Deux types de résis¬
la rencontre

malle était le seul avenir. Aujourd'hui,
en

DE LIP

A

quotidienne

bona idea :

Tous les

jours : repas campagnards
et promenades à cheval à travers
le Causse de Sauveterre.

(Téléphone

:

60 07 21)

l'usine,

qui produit) de l'aluminium,
production continue, et un
arrêt complet des installations revient
marche à
à

détruire

matériel d'une valeur
considérable. Le patron a fait jouer
cet argument en arrêtant progressive¬
ment toutes les cuves, alors que les
un

de pommes de terre) apportée par des
paysans progressistes du Béarn et du

Pays Basque.
La nouvelle combativité des travail¬
leurs de Noguères, leur acquis dans la

gestion d'une grève, sont lourds de
conséquence pour cette région d'Occitanie qui, comme les autres, connaît
la récession, et attend le démantèle¬
ment du complexe industriel de Lacq,
donc prépare des luttes d'envergure.
Dans le soutien à Noguères, des mi¬
litants des mouvements du Pays Bas¬
que proche se sont retrouvés aux
côtés des Béarnais. Cette solidarité

internationaliste
coup

ouvriers avaient décidé de laisser les
cadres et les

agents de maîtrise nongrévistes dans l'usine pour maintenir
les

cuves en

état de marche. Il

ne res¬

tait

plus aux ouvriers qu'à reprendre
sagement le travail. Us n'ont pas
marché.
Une

aura

encore

à jouer, et dans les deux

beau¬
sens.

(Par manque de place, nous publie¬
dans le numéro de septembre un

rons

dossier-bilan sur la lutte de Noguères,
et ses conséquences, réalisé par des
camarades ayant
à son soutien).

participé à la lutte et

grève unitaire et démocratique.

Si les

grévistes ont pu tenir long¬
temps, c'est grâce à leur unité, basée
sur la prise de décision en assemblées
générales régulières de tous les tra¬

Communiqué
à Millau le 26 juillet a
cès

eu

lieu le pro¬

Hubert

Coudray. C'est une
suite de la bagarre générale des jeu¬
nes

vailleurs.

de

de Millau

avec

les flics

en mars

1972.

MILLAU CREVE

i'L'ARNEE L'ACHEVE1

a

La C.F.D.T., majoritaire à
laissé largement l'initiative

Noguères,
à la base,

et la cohésion s'est renforcée tout

au

des 2 mois, notamment face

à la
C.G.T., qui tentait de saboter la grève :
le 18 juillet,- 152 ouvriers contre 147
refusent de « reprendre le travail et
trouver d'autres formes de lutte » ;
une semaine plus tard, sur la même
proposition, le résultat des votes est
de 195 contre 105. Finalement, le tra¬
vail n'a repris qu'avec une victoire.
cours

L'aide
sous

de la

extérieure

diverses formes

manifestée
popularisation

s'est
:

grève et Collectes par le comité

de soutien, et, pour la première fois
dans la région, aide en nature ( 1 tonne

Que dire sur le procès ? Les C.R.S.
quadrillaient Millau, il faut dire que
la, ville est bouclée depuis de longs
mois, surtout lé soir.
Au

procès, Me Monteil

reposé

a

inlassablement une question, comme
l'an dernier : pourquoi n'avoir arrêté

quelques militants connus alors
c'était une bagarre générale où il
avait au moins 300 jeunés ?

que
que
y

Hubert, Coudray, qui avait été con¬
un an par contumace, s'est
vu confirmer la peine. Pour lui écrire :
damné à

.

Hubert

Coudray

Maison d'Arrêt
12000 Rodez.

�N'acabar amb

l'exploration de
I bme, bastir la nation

l'òme per

MONTSEGUR:
L'AFFIRMATION

occitana,

D'UN

inventar l'ome

iiovèl...

PEUPLE

La mai granda part d'aquel text

x

Plus de 6 000 personnes des 4 coins

torna prendre la declaracion de Lucha
Occitana a Montsegur.

Au

du

pays : la première fête de Lutte
Occitane a été une affirmation politi
que

segle 12, lo sens universau de la

nacionalitat

occitana

era

d'inventar

Le

economicas,

socialas.

juridicas, que
la barbaria feudala.

sait d'affirmer non pas une vague
revendication nationale intemporelle,
mais une stratégie claire, partant de
nos

lo

passât per lo
despassar, per afortir que la rasic de
nostre malur es pas dins una fatalitat
de totjorn, mai pren naissença dins
l'istoria. Ço que d'ornes an
fach^d'autris bmes lo saupran desfaire ; ço que
d'bmes an pas fach, d'autris bmes lo
faran.

Apres la conquista, los païs occitans
fogèron sempre una societat dominada. Las classas dominantas, noblessa
e borgesiá, passan l'una après l'autra
del costat del poder de Paris. Mai lo
poble, el, escrachat per las taxas, per
las guerras, per los explotaires de
França e sos complicis d'aici, raubat
de sas libertats e de sa personalitat,
arrèstet pas de se batre de mila biais.
Cent révoltas que sabon pas son nom,
cent soslevaments que trobam pas
dins los libres d'istoria, mòstran que
lo pople occitan, del segle 12 fins a
uei, patis pas l'opression l'esquina
sopla.

lenga e nostra cultura pâtisson lo mai
grand genocidi cultural d'Europa.
Mai, dins lo même temps, lo sisteque nos escracha farga las armas
que lo sagataran.
ma

Occitania

participa de la crisi de
tremolar las fondarie. Lo desrasigament, la deportacion, las condicions
de vida de mai en mai inumanas, fan
petar lis ancians mites, e lo mond
podon pas mai creire a un ordre establit per totjorn. Las valors dé messorga que son lo cernent social s'espetan : l'idea de patria es morta. La
familha, lo trabalh, son pas mai de
valors sagradas. L'armada, l'escbla, e
totes los aparelhs de la societat apacivilizacion que fa
mentas del mond

reisson
son

:

de
de

x

A l'ora

d'ara, lo desvolopament del

servici del

mai

mai

en

per

ço

que

maquinas d'encloscatge al
poder de l'argent.

Ansin, s'afortir revolucionaris occi¬
uèi, vol dire luchar per la liberacion vertadièra dels occitans vertatans

•dièrs. Siám

dins

situacion especi-

una

capitalisme acaba de desfatar Occitania a un ritme jamai conegut. Las
industrias, l'agricultura pichota, se'n
van en tròç. Los joves de las campanhas e de las vilas devon partir per lo

fica, ni païs del Terç-Mond ni mai
région de l'Europa rica. D'aquela si¬

Nord. Un fielat de

cion dels trabalhaires

zonas

toristicas, de

camps militars, de fabricas piratas e
colonialas nos embarra. Aqueste can¬
ton d'Europa es mes a

l'encan

;

nostra

tuacion concreta volem tirar la nostra

estrategia, e condemnam lo nacionalisme coma una esplecha de mistificae

de collabora-

cion amb la

borgesiâ.
Ço qu'es en jòc per lo primier cop,

es

nostra existèneia

coma

poble. Mai

lo

primier cop tanben que l'enemic
es
tan enfangat dins sas contradiccions, qu'una volontat comuna de
cambiment es tan fòrta, que la lucha
dels occitans es pas mai una defensa
o una resistèneia, mai una ofensiva
conquistaira e portaira d'un projecte
es

d'avenir.
Ara per ara, la toca dels occitans es
de très nivels ; gardar, conquistar e
inventar lo drech de viure. Gardar lo
drech de viure, aquo's la toca dels tra¬
balhaires dels sectors

liquidais ; con¬
quistar lo drech de viure, la dels tra¬
balhaires, obriers e emplegats dels
sectors mai solids, que se bâton per
arrancar de concessions al patronat e
a l'Estat ; inventar lo drech de viure,
es la toca de toti los explotats, e mai
que mai dels joves, que per sas révol¬
tas e sas experiencias de tota mena,
ensajan de cambiar la vida, de prefigurar

una

opresions

e

societat liberada de
de la morala borgesa.

las

Aqueles très nivels de lucha s'unifican dins

una

destinada

comuna e un

projecte comun ; la comunitat occi¬
tana
qu'es l'espaci ont s'articulan
totes los combats, e la societat socia¬
lista a bastir. L'otis d'aquela unificacion de las classas popularas a l'entorn del prolétariat, es lo sentiment
nacional occitan, es la cultura occi¬
tana en procès de venir una contracultura : facia al poder de la borgesia,
es ço que pot aici recampar las mas¬
sas.

RENCONTRES OCCITANES A
A la suite de l'initiative d'André Benedetto de faire
«

officielle

»

du

partie de la sélection
Festival et de jouer

ainsi dans le cloître des Carmes, d'im¬

portantes rencontres entre des créa¬
teurs de la culture d'Oc, des militants
des organisations occitanistes et un

public de curieux ou
sants ont pu se dérouler
du festival d'Avignon.
un

de sympathi¬
dans le cadre

participation occitane
au
festival d'Avignon est largement
positif : « Les rencontres » quotidien¬
nes et le forum permanent de l'idée
occitane, qu'était devenu la place des
Carmes, ont permis que s'élaborent
une conception et une pratique renou¬
velées du travail occitaniste de masse.
De ce point de vue, la parution quoti¬
dienne

du

journal

des

«

Esclarmonda

»

et

tante ont constitué

diffusion mili¬

sa

leçon précieu¬
du mouvement
L'animation
des
quartiers
populaires ou les soirées dans les vil¬
lages avoisinants ont témoigné que les

se

pour
occitan.

une

l'ensemble

fnilitants du mouvement culturel occi¬
tan n'étaient pas venus dans la vieille
cité provençale que pour le seul béné¬
fice des habitués de la

Le bilan de la

rencontres

conditions

concrètes, et engageant
présentes et à venir.

les luttes

societat d'a-fons novela:
coneisser

de

autre chose

Uèi, estre fidèls a l'esprit d'aqueu
temps, vî)U dire manifestar una volontat de rompedura, e n'acabar amb la
barbaria capitalista per la revolucion
socialista : S'agis pas de retrobar las
formas ancianas, mai de bastir una
Volem

choix

Montségur était bien
qu'une référence histori¬
que. Dans ce lieu symbolique de la
lutte de libération occitane, il s'agis¬

de novelas valors, de novelas formas
n'acabavan amb

de grande ampleur.

place de l'Hor¬
loge. Il faut souligner également que
ces rencontres ont signifié l'échec de
la tentative de récupération réaction¬
naire par le félibrige de l'idée occitane
qui s'était amorcée l'an passé à l'oc¬
casion du festival d'Oc. Avignon 73 a
ainsi rappelé l'importance d'un théâ¬
tre révolutionnaire qui ne doit pas
oublier la qualité de la forme artisti¬
que comme moyen de communication
Suite à la page 8

Dins aquel caminament, avem per
aligats totes los que son explotats dins
los païs ries e en França, que lo nivel
europens de las luchas es de mai en
mai clar ; avem tanben totas las nacionalitats oprimadas que dins l'exagòn
e alhors se bâton per se liberar. Nos¬
tra solidaritat es amb eles, e non pas
amb los partits politics, e mai se se
dison
revolucionaris, per que son
empegats dins los vielhs mites e los
mécanismes de l'Estat borgés.
Lucha occitana

es

dins aquelas bole-

L'étape précédente était celle d'un
départ de combats partiels,
sectoriels, où la compréhension des
nouveau

mécanismes du colonialisme intérieur
se faisait jour peu
ment occitan était

à peu, où le senti¬
encore

réelles commencent à s'éta¬
blir entre ouvriers et petits paysans,
entre les campagnes et la ville, entre
lutte économique et le désir de
changer la vie. L'Occitanie apparaît de
moins en moins comme un poids
mort ou une « province » où les com¬
bats de la région parisienne retenu sla

sent

en

mencent

écho affaibli. Les gens com¬
à donner un nom à leurs

corftbats et à leurs

espoirs. La culture

renouvelée et le sentiment
national naissant interviennent pour
cimenter
les classes
exploitées et
offrir la perspective d'un socialisme
occitane

authentique. A ce moment, seul un
occitan autonome peut
prendre en charge ce projet.
mouvement

passage à une nouvelle
étape que Lutte Occitane a voulu mar¬
quer par le rassemblement de Mont¬
ségur. Les bilans de lutte n'étaient pas
séparés de la dimension culturelle au
sens large, de la fête, et c'est en occi¬
tan que cette liaison a été dite et
vécue. Peut-être quelques flottements
dans l'organisation, mais c'était la
première fête occitane de cette impor¬
C'est

ce

tance...
La presse
de faire une

bourgeoise a été obligée

place importante à Mont¬
ségur 73. Si l'article de Midi-Libre
était des plus! puants (ça n'est pas
étonnant de la part du journal le plus
« vendu »
du « Midi », il était cu¬
rieux de trouver
tonneau

dans

juin, sous

«

un article du même
Libération », du 27

la signature de Le Bris.
s'explique. Des révo¬

Une telle attitude

lutionnaires-missionnaires

liberator.

mouvement occitan

ont

podem

las condicions

istoricas

devem nos batre per
l'explotacion de l'orne
per l'bme, bastir la nacion occitana,
inventar l'ome novel, e dire dins nos¬
tra lenga reconquistada aquela experiencia a totes los pòbles de la terra.
n'acabar

e

amb

flou.

liaisons

gadissas que traversan lo poble occi¬
tan. Nostre objectiu es de sintetisar
las experiencias de lucha, de faire
avançar l'analisi dins un vrai-e-ven
sens
relambi entre l'organizacion e
las gents, e de formular en clar una
estrategia per que las classas popu¬
laras d'Occitania pòscan un jorn exerçar sens intermediaris tôt lo poder
dins son païs, e bastir un socialisme
Siam dins

assez

Depuis environ deux ans, un niveau
supérieur a été atteint. Des luttes de
grande portée (Larzac, Malvézy- Noguères, luttes de la jeunesse...) cris¬
tallisent la combativité populaire, des

Révolution à

venus

en¬

sous-développés mentaux d'Occitans se sont
cassés les dents, après le fiasco de
leurs Longues Marches, sur une réa¬
lité qu'ils ne connaissaient pas et ne
voulaient pas vraiment analyser. Us
seigner la

se

ces

sont retrouvés en marge des luttes
se dissoudre dans la

réelles avant de

nature, et ça les gêne de voir que le
se développe sans
besoin de missionnaires para¬
chutés. Et? Le Bris déverse sur nous

avoir
tout

son

fiel...

Rendez -vous
MONTSEGUR

pour

74 !

�UN SALUT DU

peuple muras
Les Long Kesh

Ramblers, chanteurs

et militants de la lutte irlandaise ve¬
naient apporter le salut d'un peuple
frère
les

au Larzac et à l'occitanie.
Après
chansons irlandaises
(Folk) et

occitanes (Patrie et Serge) le débat a
duré longtemps, sur la lutte démocra¬

tique (en Irlande, le mouvement des
droits civiques) et la lutte violente,
sur la liaison de plus en plus
pronon¬
cée entre lutte des classes (en Irlande
du Sud et du Nord) et lutte de libéra¬
tion nationale

(unification de l'Irlan¬
de). Des situations différentes (la mi¬
sère est moins grande chez nous qu'en

Irlande, le rôle des valeurs nouvelles,
« changer la vie » est plus
important chez nous, la lutte armée
n'existe pas... mais en commun la colo¬
du thème

nisation à abattre et le socialisme à
bâtir.
Ce sont les mêmes soldats anglais
qui viennent occuper le Larzac pour
s'y entraîner, et vont ensuite massa¬
crer nos frères, les travailleurs d'Ir
lande. L'échange du drapeau occitan
et du drapeau de l'I.R.A. ne sera pas
sans

lendemain. La solidarité des peu¬

ples pauvres à la périphérie de l'Euro¬
pe capitaliste, peut peser d'un grand
poids dans le rapport des forces inter¬
national.

Le PC F et les Nationalités

TOTAi Ute

«

covo

Ignorer la revendication des natio¬
nalités et leur remise
nature du

fawtfihiZAM9 (a tm*
délégation de cinq Indiens, ve¬
nus rencontrer les paysans du Larzac,
ont découvert les problèmes occitans,
semblables aux leurs par plus d'un
Une

: exode des jeunes, expropriation
l'armée ou le capitalisme indus¬
triel, folklorisation de leur culture et
de leur mode de vie, destruction des
langues indiennes.

peuples qu'on croyait en marge
ou en arrière se réinsèrent dans l'his¬
toire, en avant du combat pour une
autre vie... C'est ce qui, à la demande
des paysans du Larzac, a été exprimé
aux Indiens en occitan, puis traduit en
anglais.
Des

Un
sera

dossier

édité

Occitane

»

sur

le problème indien

dans un prochain « Lutte
à partir des documents et

des échanges que nous avons eus.
«

A la Jasse du Larzac avec

les Paysans

de la

pouvoir d'Etat, et entrete¬

l'illusion qu'un changement de
système peut se faire par les urnes,
cela sert un projet : s'emparer de
l'Etat bourgeois tel qu'il est, et le gé¬
rer un peu plus « démocratiquement »
sans le changer en profondeur. C'est
le projet des dirigeants du P.C.F.

faits

Quelques
l'illustrer
—'

viennent

récents

:

Dans la

«

Marseillaise

»

(organe

régional du P.C.F.) de juin, à propos
de la fête d'Issanka, un long article
présente le problème occitan comme
culturel au sens étroity et traite de
«

nationalistes

et

aventuristes

»

ceux

qui mènent ici un combat plus large ;
cela reçoupe le Programme Commun
où les droits nationaux des Occitans
se

résument à quelques heures supplé¬

mentaires

d'enseignement

de

notre

langue.
A

Avignon, Roland Leroy est
jouer les grands Inquisiteurs et
condamner, à travers Bénedetto, les
—

venu

»

cause

nir

côté
par

en

Rescontres

Occitans

d'Avenhon

».

Qu'en marge du festival puisse se
développer une culture 1) non fran¬
çaise, et 2) populaire, est un grand ris¬
que .quand on sait que les dirigeants
du P.C.F. ont pour ambition de rendre
la culture bourgeoise française - (&lt; ac¬
cessible à tous les travailleurs
«

—

Nous

connaissons

»

d'hui à la

désagrégation de nombreu¬
ses valeurs auxquelles ils étaient atta¬
chés. Le patriotisme est caricaturé,
lettre

bafoué...

»

(Extraits

envoyée récemment

cadres de l'armée). Sans
taires...
aux

—

Les mouvements

d'une

le P.C.F.

par

commen¬

corses

la

LET

m'emmerde

se

sont

préparation

de

la

que

Serge est
des

ont

un camarade
quand j'étais
il a préparé

est

quand

Occitanie

riences

et

bien

a

de

combat

au

P.S.U.
face à

son

d'autres

ceux

qui

que

j'ai

1968,

en

face

en

occasions.

voilà les origines politiques ; les expé¬
de chacun étant, les analyses divergent

Serge

et

n'en déplaise à
hatifs.

ami,

un

aprécier

puis

sérieusement.

jugements

Serge
pu

choisi

a

différentes

des

des

méthodes
il

miennes,

alliés que beaucoup
dèrent comme étant

d'action
choisi

aussi

a

de militants occitans
dans l'erreur la plus

très
des

consi¬
com¬

plète.
Si je m'attarde un instant sur cet aspect des
choses c'est que dans Politique Hebdo du mois
d'août je suis cité.
Il n'a jamais été question pour moi de consi¬
dérer Serge MALLET comme un ennemi de l'ocde

tion concrète.
Pendant

hasard, en lisant le jour¬
j'ai appris la nouvelle. Inutile
d'épiloguer sur les divers sentiments que j'ai
ressentis, çà n'intéresse personne. Par contre
je peux dire que la disparition de Serge MAL¬
local

citanie

récemment constitués en collectif qui
demande, soutenu par le peuple de
l'île, l'autonomie
interne. Aussitôt
l'Union Régionale C.G.T. de la Corse
a fait paraître dans les journaux un
communiqué se déclarant hostile à
l'autonomie, et claironnant que « il
n'est pas vrai que la Corse est une
colonie française ;
ce
département
comme tous les autres départements
français, est exploité par le système
capitaliste ». Question : le capitalisme
exploite-t-il de la même manière la
Martinique et la région parisienne ?
En général, quand on prétend vouloir
changer la société, on analyse la situa¬

—

C'est tout à fait par

nal

Mais

l'honnêteté

Serge Mallet
par Jean HUILLET

!

morale de la grande majorité des ca¬
dres de l'armée. Us assistent aujour¬

l'honneur

La mort de

mais

quelqu'un qui s'est trompé

comme

chemin et qui risquait de perdre du
d'en faire perdre à quelques militants.

et

Notre

divergence porte
de

sur

—

Je

—

Je refuse de considérer

refuse

temps

:

qu'une organisation poli¬
tique de type hexagonal puisse devenir la base
d'une organisation occitane.
croire

les syndicats comme

des organisations pouvant sous-tendre une prise
de conscience occitane car le type même de
leurs structures ne peut aboutir qu'à des reven¬
dications de type sectoriel.
Je refuse

—

pas
titre

comme

alliés les gens qui ne posent

le

problème de lutte de classe au même
que le problème national car c'est la porte

ouverte

de la
Alors?

au

nationalisme

chauvin

arme

de

choix

bourgeoisie.

Je pars

c'est-à-dire au niveau
Occitane »
l'enfant
du
COEA. Construire à partir de cette structure
une
organisation en fronts couvrant les diffé¬
rents secteurs de la production. Ce qui n'exclut
pas le militantisme dans des structures syndicaSuite à la page 8
politique

de
de

ce qui existe
«

Lutte

marche du Larzac, la C.G.T. de Millau
a brûlé 500 tracts qu'elle ne voulait
pas distribuer (tract des C.A. Larzac),
et celle de Rodez a vidé d'une réunion
le Comité Larzac
sans

doute

de Rodez.

Il

était

pernicieux de répandre un

tract faisant la liaison entre le Larzac
et le colonialisme intérieur ;

d'autant
plus pernicieux que le tract avait été
reçu avec beaucoup de sympathie par
les

adhérents

de

base de la C.G.T.
dans diverses usines de l'Aveyron.

Quelques faits parmi d'autres, et
qui montrent une chose : quand on
veut devenir un « parti de Gouverne-

ment », c'est-à-dire s'installer dans les
meubles de l'U.D.R., il est nécessaire
de reprendre à son compte le système
de valeurs bourgeois qui sert de ci¬
ment

à « l'Unité Nationale », c'ést-àdire d'outil de collaboration de classes
et d'oppression des Nationalités.
Les

militants et adhérents de base

du P.C.F. et de la C.G.T.

en

Occitanie,

qui vivent comme tous les travailleurs
occitans la situation coloniale, sont de
plus en plus déchirés de questions, et
ça risque bien d'empirer...

�L'OFFENSIVE
Elle

commencée

a

avec

la marche

sur

Paris, qui a démontré la solidarité au
niveau hexagonal et a démasqué le
rôle des syndicats hexagonaux (P.N.
S.E.A. et C.N.J.A.).
Les paysans

ont continué en ren¬
voyant leur livrets militaires à Debré
pour marquer leur désacord avec la
politique militaire du pouvoir. Des
gendarmes sont passés dans chaque
ferme pour le leur rendre. Tous, indi¬
viduellement, ont refusé de le repren¬
—

dre.
Un groupe clandestin, le R.A.L.
(Résistance Action Larzac) passe à
-—

l'offensive
Les

de manière spectaculaire.
papiers confidentiels de l'envoyé

ministériel

Tournier sont cambriolés

MOBILISATIOn GEBERALE

à la

sous-préfecture de Millau. Dans
ces
papiers se révèle l'embarras du
pouvoir dans l'affaire du Larzac. 6
plans sont proposés, allant du simple
retrait de l'armée du camp actuel
pour aller plus au Sud-, vers La Vacquerie- dans l'Hérault) au statu quo
(décrit comme impensable vu l'action
des groupes extrémistes) en passant
par un projet suggéré par Gabriac,
beaucoup plus vicieux, qui prévoit à
long terme l'implantation discrète des
militaires, La Cavalerie devenant une
vitrine

LA TENDANCE GENERALE EST A1 OFFENSIVE:
Après la marche

militaire destinée à rénover
les contacts jeunesse-armée et redon¬
«

le

»

le LARZAC !

l'appel des paysans - travailleurs, de paysans du Larzac, du
Comité de Défense de Millau, et des Comités d'Action Larzac, des
milliers de travailleurs qui luttent contre d'autres oppressions, d'autres
exploiteurs et d'autres injustices dans leur région, viendront sur le

sens

miable, on s'installerait. Le pourissement de la lutte ferait le reste et

sur

A

patriotique au cœur des
citoyens. On achèterait ce qu'on pour¬
rait, puis par remembrements à l'a¬
ner

PARIS, la marche

sur

on

grignoterait ensuite plus facilement.

Larzac les 25 et 26 août.

Les militaires
cord

sur

ne sont pas tous d'ac¬
l'utilité pratique d'un camp

tel que le Larzac, mais il semble que
la solution de laisser pourrir ait été

TOUS AU LARZAC

adoptée. Le pouvoir peut difficilement
reculer maintenant.

Pour réaffirmer notre

—

Autre offensive spectaculaire, la
construction illégale d'une bergerie
—

située
mis

détermination, notre soutien et

PREVENIR TOUTE EXPULSION.

le domaine du camp (le per¬
été refusé évidemment). La

sur

a

construction

Pour lutter contre la

—

durera

près d'un an
grâce au soutien bénévole des jeunes
venus de partout. Inaugurée par une
grande fête avec Graeme Allwright,
elle continuera à être le lieu de
semblement des

liquidation de MILLAU, de notre région
par le colonialisme intérieur.

et de toute L'occitanie
—

ras¬

énergies.

Pour dénoncer la fonction sociale de l'armée et des camps
militaires (Canjuers, Larzac, Fontrevault).
GARDAREM LO LARZAC
LES COMITES D'ACTION LARZAC

(Suite)

FESTIVAL D'AVIGNON
de

masse

suivant

tradition d'un

cela

en

Brecht

ou

la

grande

d'un

PROGRAMME

Sean

o'casey.

SAMEDI 25-à 14 h.

Meetings à MILLQMNT-LODEVE — En soirée: Rendez-vous sur le Larzac-Orande veillée populaire
(Ctianleurs bretons, occitans - Film racontant nos luttes - Théâtre populaire, etc...)
DIMANCHE 26 Marche et prise de parole - Exposition-stands (Prévoir matériel de camping et pigue-nigue).

Nous estimons que notre organisa¬
tion a assumé une position responsa¬
ble en accordant dès le départ notre

-

plein appui au principe même de ces
rencontres et

en

refusant d'intervenir

publiquement sur tel ou tel point mi¬
neur qui n'aurait pu que semer la con
fusion dans les esprits de ceux qui se
découvraient pour la première fois
occitans.

Avignon 73 aura été ainsi un banc
d'essai de notre capacité pratique à
traduire en actes ce qui est devenu de¬
puis les débats préparatoires à notre
dernière assemblée générale, une des
tâches essentielles de notre organisa¬
tion : savoir combler le hiatus qui
existe

encore

dans le mouvement occi¬

tan et si nous voulons

cesser

de voir

profiler le spectre de notre récupé¬
ration par la gauche "hexagonale tradi¬
tionnelle à chaque fois que des intel¬
lectuels progressistes prendront cons¬
se

cience de leur occitanité, il faut sim¬

plement que par la cohésion de nos
analyses et par l'impact de masse de
nos initiatives politiques nous soyons
perçus comme l'avant-garde réelle et
pas seulement auto-proclamée.

AFFICHE

ARTYPO

—

12100 MILLAU

DES

COMITÉS

D'ACTION

LARZAC

\

ARDECHE : Pourtant que la montagne
c.i.d.o.
est belle !...
8ÊZIERS

5 Mai

:

les agriculteurs manifestent

contre l'envahissement par le désert.
Plusieurs centaines d'agriculteurs de

montagne, d'habitude peu enclins ici à
manifester. Ils revendiquent une pri¬
me de 200 F à la vache, une
réglemen¬
tation stricte des reboisements, le
classement en zone de montagne de
toutes les communes qui remplissent
les critères, la taxe de luxe sur les
terres achetées par les touristes et
laissées incultes.
La

IMPRIMERIE

:

F.D.S.E.A., qui sentait venir le
mécontentement, avait organisé la ma¬
nifestation ; mais pourquoi avoir fait
venir les réputés U.D.R. et sénateurs,

notables vendus et vendeurs du pays ?
Pourquoi une manifestation silencieu¬
se sous les flonflons de la
quinzaine
commerciale ?... Mais les agriculteurs
de l'Ardèche, surtout les jeunes

qui

restent

(peu...) se détachent des offi¬
ciels ; l'un d'eux disait : « Nous som¬
mes à genoux depuis 20 ans ».
Ceux
que l'on disait morts se relèvent.
Août

l'Ardèche est le premier dé¬
partement de l'hexagone à n'avoir
:

plus de trains. La liquidation est en
train d'atteindre le point zéro. Celui
où les tergiversations ne veulent plus
rien dire. Ce sera la mort radicale, le
crime parfait, ou, à brève échéance, la
révolte.

LA MORT DE SERGE
les

la

(suire)

MALLET

locale

Le

but

final

de montrer les contradictions de
vements face à la situation particulière

ces

mou¬

si

situation

l'exige.

étant

de l'occi-

tanie.

Il faut unir

forces

des militants poli¬
lutter contre l'impé¬
rialisme, il faut accepter chez nous des militants
appartenant à des organisations de type hexago¬
nal en tant'qu'alliés. '
II. faut continuer le travail de prise de cons¬
cience et d'action avec Le théâtre, les chanteurs,
l'action politique.
Je "crois que notre divergence aurait fini par

tiques

nos

internationaux

avec

pour

diminuer.

Quand

paraîtra l'événement qui nous
déjà vieux, le hasard a fait que
je sois le dernier à avoir publiquement critiqué
Serge que le hasard fasse que je ne sois pas
a

ce texte

touchés 'sera

le dernier à

lui rendre
.

hommage.
JEAN

HUILLET

avons reçu plusieurs textes à
de la mort de Serge Mallet,
que nous ne pouvons pas passer dans
ce numéro faute de place et que nous
passerons dans le prochain, notam¬
ment un texte de Robert Lafont qui
aide à mieux comprendre la pensée
politique de Mallet.

Nous

propos

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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Journal d'information, &lt;em&gt;Lutte occitane&lt;/em&gt; contient des articles contre l'extension du camp militaire du Larzac, il aborde aussi les probl&amp;egrave;mes de la viticulture et du tourisme en Occitanie. &lt;br /&gt;&lt;em&gt;Lutte occitane&lt;/em&gt; publie aussi des interviews et des articles de fonds permettant un appronfondissement des principes essentiels de sa ligne politique.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, AE V</text>
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          <name>Contributeur</name>
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      <name>Larzac = Larzac</name>
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