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                  <text>LUTTE OCCITANE
OME D'OC AS DRECH A LA PARAULA

ORGANE

NUMÉRO 11

PRIX

—

:

D'INFORMATION ET DE COMBAT DE « IJJCIIA OCCITANA »

AUTOMNE 1973

2 F.
Encart

Réponse à " Politique Hebdo

;

C.I.O.O.
BÊZIERS

•

Page 3 :

Offre publique
sur

f

•

d'achat

le mouvement occitan

Page 2 :

'

,Vv•'

..

Régionalisation,
i"

v

•

ViVre

P-eS5^

***

.

Robert Lafont

Page 14 :

Cançons
o

•

par

*

Occitania
cançons per los Occitans
sus

Pages 8 et 9 :

Larzac

il

iWA'.W

•

!«:#&amp;

Pages 4 et 5 :

Documents

P5i»iu??vîv«

•

Noguères

-

Pechiney

Page 12 :

Viticulture
Nouvelle offensive du négoce
•

IMMOBILIERE
OCCITANE

Page 13 :

Chile
•

Page 6 :

Limousin
PPPhf ;

mm.r.
•

Page 7 :

Gascogne
Soussouéou
•

-

Côte Aquitaine

Page 11 :

Provence

Ventoux
non au

DETRUIRE
•

#$*■

•

chaple dau pais

Page 10 :

Languedoc
Saint-Gervais, Rieucros,
Cévennes, etc...
Encart

prise de conscience socialiste
occitane
s'élargit
considérablement
chez les travailleurs et les jeunes.
La

commence à
qui, sur un plan
socio-économique, politique, culturel,
se battent pour la libération réelle des
Une lutte

:

L'Aquitaine n'est

pas

à vendre

commune

rassembler tous ceux

Occitans.

dénonçons les groupus¬
cules de droite qui, au nom de « L'U¬
nité du mouvement occitan »,
vou¬
draient engager le peuple d'oc et son
organisation politique dans une im¬
Mais

passe

nous

historique.

Nous

comme

masque par ceux
ou les complices

L'unité du
en
«

l'utilisation

dénonçons

l'Occitanie

alibi et

de

comme

qui sont les artisans
de notre liquidation.

peuple occitan, elle est
travaillons.

chantier et nous y

L'union sacrée » ? Nous

la com¬
intran¬

battons et la combattrons avec

sigeance.

LE COMBAT

OCCITAN
ET

L'UNITÉ
(Tiré de

«

Poble d'Oc •)

�Chez Albin Michel

LETTRE OUVERTE
AUX FRANÇAIS

«

Robert

(16,50 F)

D'UN OCCITAN

»

Le dernier livre

LAFO NT

de Robert LAFONT

Convient-il que l'O.R.T.F. organise
propagande des démembreurs de
la France ? Nous avons entendu quel¬
ques absurdités dogmatiques et déma¬
gogiques au sujet de l'Occitanie. Que
«

On

dit et

a

la

répété depuis quatre

Née

dans les milieux politiques fran¬

ans

çais, y compris dans les rangs de la
majorité,que les aspects «régionaux»
de

la

démocratie

aspects

ses

Si

sont

nationaux

«

démocratique,

Pourtant,

».

elle

doit

tenant

assemblée

une

beaucoup plus

consultative que capable de décisions,
soumise à un exécutif désigné en devhors

d'elle, le Préfet de région.

Comme pour sanctionner cette dé¬
cision de démocratie, l'installation du
Conseil régional est faite, à Montpel¬
lier par exemple, par le Ministre lui-

même, M. Peyrefitte.

Imagine-t-on une Assemblée Natio¬
nale saluan tavec déférence un hom¬
me du Gouvernement qui vient de lui
donner l'autorisation de siéger ? Quel
scandale c'eût été si de Gaulle lui-mê¬
me s'était installé à la présidence du

Palais Bourbon pour dire aux dépu¬
tés : « Messieurs, vu l'ordre du jour

préparé

par mon gouvernement,
donne la parole. »

vous

Imagine-t-on
nale saluant

je

Assemblée Natio¬

une

déférence un hominstance supranatio¬

avec

tionnaire d'une
nale ?

On voit bien que

l'Etat est l'Etat,
qui ne laisse rien décider à d'autres
que lui, ni au-dessus, ni au-dessous
de lui. Avec une superbe inconscience,
il vient de l'avouer.
On

peut donc qu'approuver Roudéputé - maire communiste
d'Alès quand il déclare : « La réforme
régionale, telle qu'elle a été conçue
par le pouvoir et sa majorité gouver¬
nementale ne constitue pas une véri¬
table décentralisation, mais une dé¬
concentration du pouvoir autoritai¬
ne

caute,

re.

Il

»

dit là rien de communiste.

ne

Il constate que

la démocratie se faus¬
se jusqu'à devenir son contraire à cet
échelon régional qui vient d'être dé¬
cidé.

LES TEMPS MODERNES

Août-septembre
MINORITES
Le numéro

triple

:

26, Rue De-Condé
Un très
Une

de

Ponté
tière.

plus de 550

occasion

parfaire

ses

M.

pour

connaissances

pages.

Vianssonen

la

ma¬

Ce numéro contient en effet, outre une étude
sur la vocation minoritaire des Juifs et une ré¬
flexion

la

une

l'histoire
vements

géographie,

à

décoloniser elle
d'informations sur
et la problématique actuelle des mou¬
breton, corse, occitan, alsacien, basque,

sur

aussi,

somme

imposante

nord-catalan...
L'on

également un excellent travail
de synthèse — sous les plumes de R. Lafont,
d'Yves Person, de L. J. Calvet, d'A. Le Rouz,
etc... —i sur le thème « colonialisme et impéria¬
lisme linguistique » à l'intéreur de l'hexagone et
de par le monde. A lire absolument.
Enfin, ce numéro des « Temps modernes »
constitue une tentative, sérieuse, de fonder théo¬
riquement la lutte des minorités, à partir notam¬
ment d'une clarification du concept de nation à
travers
«

trouve

y

Seule,

une

double lutte politique, écrit en
Terray —■ d'une part à l'in¬

des

mouvements

nationaux

les
déviations petites bourgeoises, d'autre part
à
l'intérieur du mouvement ouvrier contre les pré¬
contre

jugés centralistes hérités de l'idéologie bour¬
geoise —i assurera l'union des deux mouvements
contre leur adversaire commun.

S'il
teurs

C'est

ne

fait

aucun

»

doute que les différents au¬

atteignent parfaitement la

deuxième cible,

portant un coup sévère aux stupidités réaction¬
naires qui ont généralement cours à propos de

leur affaire.

qui voient plus loin, et qui com¬
exemple à concevoir une

Ne

leur

décolonisation de l'Occitanie.

propo¬

de morale politique. Mais
soyons désormais très attentifs. Les
instances régionales sont en place. El¬

Certes, les premiers sont la quasitotalité, mais les seconds ne sont pas
inexistants. Les analyses occitanistes

les vont être le lieu d'un certain nom¬
bre de contradictions déjà bien ap¬

ont commencé à être crédibles à gau¬
che. Elles peuvent semer des doutes

parentes

intellectuels, quand les
concrets
d'aménagement
posés.

pas

:

1) Il y a déjà contradiction entre
ceux — même à droite et au centre

qui siègent avec l'idée qu'ils sont
tombés volontairement dans un piège,

4), Car

—

et

qui envisagent des améliora¬
futures, un élargissement des
pouvoirs régionaux.
ceux

tions

Ainsi Ph. Lamonc

:

«

2) Il y a contradiction entre

qui

considèrent

se

comme

la

problèmes
être

vont

contradiction

la licence parce qu'ils veulent que la
société soit vicieuse, ou dégradent la

l'exiguïté de leurs

le colonialisme

avec

en

ce

chose

la

est

colonisation

(col¬

:

les élus ré¬

ou

»

est en

• L'IMPOSSIBLE

pos

train

vateur

Parti
tout

nées
re

»,

tuée

l'un

va

de

par

Souyris (CTDT).
par

Huillet.

L'aménagement du littoral,

par

Bazalgues.

Parc

National des

Cévennes,

-h

La France et

régions,

ses

36, Rue

de

«

l'Université, 67

par

par

M.

R. Lafont.

Parole et Société

Strasbourg.

que

«

LUTTE OCCITANE
ses

efforts

:

mais

# N'oubliez

Lafont)

sur trois sujets

brûlants

"CINÉMA OCCITAN"
transmettre

Bas-Rhône Languedoc,

r

analyse très claire et compréhensive par
du (sous) déve¬
loppement régional ; c'est-à-dire, malgré le ca¬
des mécanismes' essentiels

ractère contestable

sagées,

un

livre

de

que

certaines

chacun de

solutions

envi¬

doit

avoir

nous

lu.

tfAl
groupe de Montpellier et le bu-

•

de coordination de

i

«

-

'•'p
i

Gaston BAZALGUES

Occitane

prendre

»

et n'est donc

aucune

L'abonnement à 12 numéros

position

C.C.P.

«

mouvement.

2,00 F.
15,00 F.

LUTTE OCCITANE

»

Montpellier 158248

habi-

au nom

Adresser tout courrier à

:

LUTTE OCCITANE »
B.P. 2138
34026 Montpellier-Cédex
«

—

2

:

Lutte Occi-

signalent que le camarade surîé Olivier n'est plus membre de

&gt;•

pas sans

occnaNE
Directeur-Gérant

à

siège s 99, rue

au

Le numéro

»

il

20 F,

LUTTE

L'opération Eos.

tons

;

Didot—PARIS 75014

sillon,
—•

d'adhérer à

:

L'aménagement du littoral Languedoc-Rous-

—•

pas

«

L'aménagement du

—•

pour autant

ne

région Languedoc-Rous-

Monod.

de la Commission
Régions » du
Socialiste, Yves Durrieu présente dans ce
nouveau
livre'une vue générale de dix an¬
de politique « d'aménagement du territoi¬
ainsi que les résultats d'une enquête effec¬
auprès de responsables locaux (dont notre

Robert

ami

l'autre.
Car s'il est vrai que « la volonté de vivre » n'a
pas à prouver son droit à la vie », elle doit ce¬
pendant s'accompagner en permanence cfurte
claire compréhension de toutes les forces parmi
lesquelles elle grandit. Afin de rester fidèle à
tous les espoirs progressistes et révolutionnaires
qu'elle suscite.
»...

la

la viticulture,

Le

-

sur

désindustrialisation,

La crise

-

25 F)

-

Une

d'orienter tous

pas

Un dossier
sillon :

La

-

REGIONALISATION

Secrétaire

:

but

-

CAPITALISTE par Yves Durrieu (Editions Anthro-

de « quitter le terrain
du débat pour celui du combat » comme le sug¬
gère un peu vite le critique du « Nouvel Obser¬
ne

s'agit

ce

—t

Tiré à part de la revue

»

vers

ESPOIRS OU ILLUSIONS ?

MOUVEMENT D'ACTION RURALE

beaucoup

il y a

scène.

REGIONALISATION

LA

qui concerne la lutte con¬

surtout cet immense problème,
c'est, je crois, le passage à une pratique de
masse. Je
ne sais pas comment vous le pensez,
mais l'Occitanisme, c'est fini les chapelles, les
querelles, les trucs comme ça I II faut passer è
un
grand mouvement et nous, on le ressent
d'une manière d'autant plus vive quand on joue
sur

be¬

Robert LAFONT.

petites bourgeoises

Libération

l'Occitanie avait

vous.

que

...et

Michel Debré.

(Le 17 novembre 1973, aux assises
U.D.R. de Nantes.)

négligeons donc pas de surveil¬
ler ce qui se passe dans notre Parle¬
ment croupion de région soumise. Et
pensons que la pression sociale sur
ce cénacle académique devient désor¬
mais un élément majeur de la vie po¬
litique. Messieurs les Conseillers ré¬
gionaux, le peuple occitan pense à

beaucoup de choses restent encore à inven¬
ter, et principalement à concrétiser.
Nous le faisons nôtre, ce vœu qu'André Bénédetto formulait l'autre jour dans les colonnes
«

trop fragile pour que le gouvernement
ferme les yeux sur tous les excès. »

Ne

ne

«

de

et notre société fort bien libérée. Mais
la nation est trop exposée et la liberté

colonisation. Des déchirements dou¬
loureux se préparent, à l'intérieur
même de l'opposition.

combat national et lutte de classes.
Tout est bien loin d'être réglé : en ce domai¬

de

sent-ils mieux arriver à leurs fins. Ne
tombons pas dans le panneau de ces
tartufes ! Notre République est libre

étatique et

L'échéance est là

l'on appelle pudiquement « les dé¬
» : pourquoi ne pas
appeler un chat un Chat et parler tout simpilemqnt du danger — bien réel si nous n'y prenons
garde — de voir se développer un nationalisme
ou un fédéralisme rétrogrades
ayant pour objet
de servir de caution idéologique à une politique
capitaliste des plus réactionnaires ?
Ce n'est pas rendre un grand service aux
mouvements
des
nationalités
opprimées que
d'exagérer leurs vertus spontanément libératrices
ou
que sous-estimer les difficultés quotidiennes
l'articulation entre
que nous rencontrons dans
ce

France parce qu'ils veulent que la
France n'ait plus d'âme. Ainsi pen¬

collaboration
de classes), et d'autre part l'urgence
des problèmes d'emplois, de maind'œuvre, de promotion sociale, de
sauvetage de l'agriculture posés par
la vie régionale.

des politi¬

[...] Nos adversaires encouragent

»

responsa¬

coupe pas forcément la précédente.
En effet, les élus de droite vont néces¬
sairement rejoindre les fonctionnaires

nationale,

?

nies par

soin, ou ils vont commencer à conce¬
voir, en leurs sièges dérisoires, la dé¬

évidente

ser

majeure

gionaux vont être les garants dont la

question

nos

des manuels abais¬
l'enseignement de l'histoire de

France

laboration

personnalités désignées pour
proclamer l'apolitisme des tâches ré¬
gionales. Ils ont déjà commencé. L'or¬
chestre de l'apolitisme a joué l'ouver¬
ture sous la baguette du Préfet. En
face, on considère la réalité des rap¬
ports de force : le Conseil régional du
Languedoc - Roussillon comporte 26
socialistes, 11 communistes, 2 socialis¬
tes indépendants, 4 radicaux - socialis¬
tes, 2 républicains indépendants, 2 C.
N.I., 1 C.D.P., 7 modérés sans étiquet¬

Convient-il de laisser dans

est entre les instances régionales tel¬
les qu'elles existent désormais, défi¬

laboration

les

leur

écoles des maîtres,

ques et ceux qui se proclament ges¬
tionnaires. Cette contradiction ne re¬

et

trie.

habitué à cette soumission et à la col¬

ceux

dans

»
Il n'appartient cependant pas à
l'O.R.T.F. de leur donner le privilège
de la télévision aux dépens de la pa¬

bilités, par leur soumission à l'Etat
et au pouvoir qui tient l'Etat, définies
aussi par leur composition à base de
personnel politique de longue date

Il

s'agit d'une
première étape. De son succès ou de
son échec dépendront les possibilités
de nouvelles étapes vers une plus
grande autonomie régionale. » Les
premiers vont jouer le jeu pour le dé¬
noncer, les seconds vont le jouer avec
l'objectif d'une récompense. Le heurt
est inévitable
entre l'esprit-élus et
l'esprit-fonctionnairej

C'est

Emmanuel

Il y a contradiction entre ceux
qu'anime un simple dévouement à la
cause du développement régional
et
ceux

déclament

enseignement ou dans leurs articles
des injures contre la France, c'est la
liberté de la République. Peut-être
pourrait-on rappeler de temps à autre
que plusieurs de ces beaux dénigreurs
touchent chaque mois leur traitement,
postulent leurs avancements d'éche¬
lon et de classe, bénéficieront de leurs
retraites; le tout aux frais de la Fran¬
ce, à la figure de qui ils crachent ?

3)

dénonçant qu'elle
rien. Ils acceptent de jouer
d'otages du pouvoir autori¬
» en

messieurs

ces

sert à cacher cela.

mencent par

sons

l'histoire.

conclusion
térieur

rôle

viations

Paris (6e).

communistes,

taire.

tre

gros morceau,

excellente

vaut

ce

moins

24 F.
-

ne

la

1973.

NATIONALES EN FRANCE
la direction de Yves Person.

sous

participation

«

délibérante élue au
suffrage universel et un exécutif dé¬

signé par elle et responsable devant
elle. Au lieu de cela, nous avons main¬

élus

les

les autres, acceptent de siéger
Conseil régional. Ils acceptent la

au

être
comporter

assemblée

une

qui empêche qu'il y ait à Mont¬
pellier un pouvoir de gauche, c'est
tout simplement qu'il n'y a pas de
pouvoir du tout. L'apolitisme régional

comme

réforme régionale doit

une

te. Ce

tutelle. On la crée

en

pour la soumettre.

à

semblables

administrativement, la région

est aussitôt mise

�premier mouvement peut venir ensuite :
l'émission « Italique », non uti¬
lisés, on fabrique des interviews imaginaires qui.
auraient été accordés à l'hebdomadaire gaulliste :
« Le Point » et on illustre le reportage par la photo
qui met en valeur un futur héros de l'Occitanie
libre avantageusement appuyé sur un présentoir
de librairie où s'étale complaisamment le titre plu¬
sieurs fois répété d'une revue occitane bien préci¬
se. Une telle opération porte un nom : fabriquer
les fantoches dont on aura un jour besoin.
Le

avec

lùnotm

OFFRE

les scripts de

Deuxième mouvement

:

on

organise pour le

printemps, à Nice, un grand congrès panoccitan pour la défense de la langue d'oc et de
début du
«

nos

vieilles traditions

».

temps, le « Rotary-Club
décide d'ouvrir des cours d'occitan.
Pendant

PUBLIQUE

ce

»

local

Le troisième mouvement
fectuer. Nous laissons à la

peut dès lors s'ef¬
sagacité de nos lecteurs

le soin de le découvrir.
***
» L'explication d'un tel revirement est simple :
l'idée occitane en s'emparant des masses devient
une force matérielle et rentre dans l'histoire de la

D'ACHAT...

lutte des classes. Celle-ci dans la France de 1973
vient de connaître

Nous

avons eu un bel été. Rappelons-nous :
Montségur 73 fut la première fête populaire de
l'Occitanie en lutte. Au lieu symbolique où l'his¬
toire s'arrêta pour nous et qui scella la défaite de
la véritable Révolution culturelle que représen¬
tait pour l'Europe féodale d'alors l'éclat de la ci¬
vilisation occitane médiévale, nous avons affirmé
publiquement que l'Occitanie entendait renaître de
ses cendres en s'identifiant aux buts historiques

une

mutation considérable.

Après mai-juin 68 avait commencé une longue
phase de destruction des valeurs de la vieille socié¬
té bourgeoise, menée par la jeunesse intellectuelle,
tandis que la classe ouvrière multipliait les grèves
sauvages avec séquestrations de cadres. La bour¬
geoisie put manipuler alors les générations plus
âgées et les classes moyennes au nom de la soitdisante « majorité silencieuse ».

marche

victorieuse

prétendent enchaîner

d'une semaine de réflexion fructueuse

bases

théoriques et pratiques

de la culture
nouveau

type

occitane d'été

bourgeois de

la

sur

les

d'une

renaissance
occitane fut élaboré le projet d'un
de fonctionnement de l'Université
qui entend rompre avec le schéma
répartition du savoir.

notre espace.

pris peur. Comme elle ne peut plus nous
ignorer et qu'elle se sent par ailleurs menacée par
les récents développements de la lutte des masses
populaires dans tout l'Hexagone, elle tente aujour¬
d'hui une opération de récupération qui ressemble
fort à une offre publique d'achat sur l'ensemble
a

,La bourgeoisie française en est réduite à utili¬

éprouvées qu'ont utilisé avant
possédantes qui ont senti le
sol se dérober sous leurs pieds : diviser les tra¬
vailleurs par le racisme et la xénophobie. C'est la
signification véritable de l'incitation à la haine ra¬
ciale un peu partout dans l'Hexagone et plus par¬
ser

les vieilles

Voyons les faits...
Au niveau commercial, c'est évident. L'affaire
Verdier sert de révélateur à toute une offensive
de récupération mercantiliste de la révolte occi¬
tane. Comme les guaranis ne se vendent plus, on
voudrait faire donner les Caminaïres d'oc. Mais
les chanteurs militants ont refusé de se laisser
acheter. On lira avec intérêt leur ferme prise de
position. Aux autres de prendre leurs responsabi¬
lités ! Mais au niveau politique, la transaction est
plus subtile et s'effectue en deux temps et trois
mouvements.
»

temps, c'est l'habile montage de
l'émission « Italique », à la TV, qui fait apparaître
en vedette américaine ceux d'entre les créateurs
de la culture d'oc contemporaine qui cultivent un
Premier

splendide isolement quant au déroulement des
péripéties de la lutte des classes. Deuxième
temps : la même direction de l'O.R.T.F. prend le
risque calculé de procéder à une rediffusion_ d'une
émission explosive s'il en est : « Les Cathares ».
C'est une très bonne dramatique qui fait compren¬
dre à des milliers d'Occitans que leur pays fut (il
y a sept siècles) conquis par le fer et le sang. Mais
on espère ainsi' susciter un
réflexe nationaliste,
celui par lequel nous sommes tous passés : « Vive
l'Occitanie libre et incréée ».

armes

elle toutes les classes

en

Provence.

l'opération s'avère

difficile

comme un
une

moindre mal.

Ils veulent

re¬

base

se

sent menacée. Le début de l'offensive de

récu¬

pération dans notre direction ne peut être perçue
comme telle que si l'on additionne une série d'ini¬
tiatives apparemment dispersées.

du Mouvement occitan.

futiles

un

» Il n'y a pas de chef d'orchestre clandestin
dirigean tcette véritable O.P.A. de la bourgeoisie
française sur le mouvement occitan. La situation
est bien plus complexe et par exemple les récents
discours de M. Messmer en Bretagne ou ceux de
M. Druon en Languedoc ne s'inscrivent pas dans
cette direction. Nous sommes plutôt en présence
de la réaction instinctive d'une classe sociale qui

On comprend mieux dès lors la réaction de
bourgeoisie française qui préside aux destinées
de l'Etat qui a tenté de nous nier en tant que peu¬
ple et qui détruit les équilibres fondamentaux de
la

Elle

sait qu'en Occitanie le C.I.D.U.N.A.T.I. y
de ses terrains d'action les plus favo¬
rables comme jadis le poujadisme, on comprend
mieux également certains événements récents qui
nous concernent en premier lieu.
que l'on
a trouvé

idéologique de masse à partir
de laquelle ils pourront passer à la contre-offen¬
sive en cas de changements socio-politiques impor¬
tants. Ils veulent commencer à créer, dès aujour¬
d'hui, les conditions d'une nouvelle Vendée contrerévolutionnaire et pour eux le moyen est simple :
exalter le nationalisme occitan pour se rallier une
fraction des classes moyennes et diviser du même
coup les travailleurs. C'est ce qu'avait compris à
sa manière l'intellectuel
libéral qu'est M. Pierre
Viansson-Ponté et c'est ce qui lui avait fait con¬
damner le projet occitan comme étant une chi¬
mère dangereuse.

force puissante qui s'est levée sans eux au char
embourbé de la collaboration des classes. Au ter¬
me

objectifs de l'occitanisme révolutionnaire. Dès

lors, on comprend mieux la signification politique
précise que contient le projet de loi Royer. Et lors¬

constituer

Dès le; lendemain commençait l'Université Oc¬

autre,

des

occitan

citane d'été de Villeneuve-sur-Lot. On y assista à
la déroute idéologique de ceux qui, sous une for¬
une

Il ne s'agit donc pas, pour le prolétariat, de
placer sur leur terrain comme en 1936, ou com¬
me au Chili, mais de les gagner à une nouvelle vi¬
sion du monde qui sache s'appuyer sur la manifes¬
tation de sa puissance et sur l'instauration d'une
situation nouvelle d'hégémonie. Cela doit être un
se

réaction des travailleurs arabes, de par

devant le fribunal de l'Histoire.

sous

hétérogène de couches sociales
particulièrement développé en Occitanie est en
perpétuel état d'oscillation entre les deux classes
fondamentales de la société : la bourgeoisie et le
prolétariat. Elles se rallieront tout ou partie à celle
qui saura apparaître, sur tous les plans, comme la
classe la plus forte et porteuse d'avenir.

de par la
la solida¬
rité avec eux des forces progressistes et de par la
menace agitée par le gouvernement algérien. Dès
lors, on comprend que certains aient été tentés de
faire la part du feu en récupérant le mouvement

le

un militant de « Lutte Occitane », seule
organisation politique s'exprimant en tant que
telle, dressa au nom de ses camarades paysans et
ouvriers l'acte d'accusation historique qui con¬
viait, daïls la nuit silencieuse du Causse devant
80.000 personnes réunies, l'état bourgeois français

ou

Cet ensemble

Mais

sur

Larzac où

me

pulaire dans l'organisation des « cordons » indus¬
triels) ce qui s'est traduit par un gain aux élec¬
tions législatives, elle n'a pas su gagner l'adhésion
ou, au minimum, la neutralisation des couches
moyennes. Dans les périodes de mutation, au Chili
pomme en France, celles-ci deviennent lé nouvel
enjeu de la lutte des classes.

ticulièrement

du mouvement ouvrier international.
Ce fut ensuite la

3° L'isolement ainsi obtenu de la classe ou¬
vrière : en effet, si elle a pu progressivement réa¬
liser son unité à la base (par exemple entre ou¬
vriers démocrate-chrétiens et ceux de l'Unité Po¬

Aujourd'hui, ce n'est plus possible : le conflit
de Noguères puis celui de Lip ont fait apparaître
la positivité nouvelle qu'incarne désormais pour
les plus larges masses le combat du prolétariat.
En faisant fi de la notion bourgeoise de propriété
les « Lip » ont tout simplement montré à tous que
l'on pouvait se passer des patrons ! En se mettant
à l'heure de Besançon, les travailleurs ont décou¬
vert à leur tour que l'autogestion sociale des
moyens de production n'était plus une chimère.
C'était accentuer d'autant l'usure du régime com¬
me devait en témoigner la poussée de gauche aux
élections cantonales.
Le moment de

vérité

approche ; comme il
plus tôt au Chili, dans
d'autres circonstances. Le précédent est exemplai¬
re même si les conditions ne sont pas tout à fait
les mêmes. L'échec du gouvernement d'Unité Po¬
pulaire est bien sûr dû à des causes multiples, on
peut cependant en discuter trois :
s'était

produit trois

ans

1° Les

complots de l'impérialisme américain
(I.T.T.) relayées sur
place par la haine de classe des possédants locaux.
et des firmes multinationales

2° L'illusion

pacifiste répandue par une partie
de l'Unité Populaire qui a désarmé idéologiquement les
armes

et

masses

avant même de leur refuser les

l'organisation nécessaires pour

dre.

se

défen¬

Quelle doit être l'attitude de l'Occitanisme fon¬
dé

sur

dans

la reconnaissance de la lutte

une

des

classes

telle situation ? Tout d'abord reconsidé¬

les

projets confusionnistes comme celui pré¬
Mallet et que certains entendent
revendiquer en héritage. Démasquer également les
pseudos révolutionnaires occitans qui usent et abu¬
sent des termes à la mode aujourd'hui, comme au¬
togestion et société libertaire, tout en se gardant
bien de préciser dans leurs écrits — et plus encore
dans leurs actes
que de tels objectifs ne peu¬
vent être atteints que par une lutte des classes
conséquentes appuyée sur une théorie scientifique
débarrassée de tout dogme. Du même coup, ils
sont les agents, ou les complices, de l'entreprise
de récupération du mouvement populaire occitan
par la bourgeoisie française qui est, ne n'oublions
jamais, une des plus habiles du monde. L'unité po¬
litique du mouvement occitan ne peut se faire que
dans la claire perspective de la lutte des classes
qui postule l'unité de combat lai plus grande de
rer

senté par Serge

—

la

classe

fait de la

ouvrière

contre

l'internationalisme

de

bourgeoisie.

Le développement en grand du mouvement
populaire occitan participe de la troisième étape
de la lutte des classes à

une

échelle de

masse.

La

première étape fut celle de la reconnaissance par
le prolétariat de la réalité de son exploitation et
(suite page 15)

.3

�4

DOCUMENTS

Pechiney-Noquères :
Vivre al païs, oc.
Crebar dins las usinas,
5Ï
&lt;Aa.

CREBAR DIN
Après les illusions données par le
complexe de Lacq pour le développe¬
ment de la région, les travailleurs du
Béarn ont brutalement pris conscien¬
ce cet été de la façon dont leur pays
a été mis à sac, et ont
commencé à
mettre sérieusement en question l'en¬
semble d'un
bêtes

me en

système qui les transfor¬
à produire et à consom¬

mer.

Cinquante-quatre

jours de grève
ouvriers dé¬

leur ont appris que des
terminés
et conduisant

eux-mêmes

leur lutte peuvent venir à bout d'une
Grâce à
Nous

publions quelques documents
envoyés par le groupe de SALIES sur
la grève de 55 jours de Péchiney-Noguères cet été.
Péchiney-Noguères, ce sont les plus
mauvaises conditions de travail et les
salaires les

plus bas du complexe de

vailleurs,

la détermination

à

la

solidarité

des

de nombreuses usines dans tout l'he¬

jours

de

grève

nourriture et

organisé avec
vailleurs des ventes directes de pro¬
duits (lait, viande notamment), aux

tions

soirées de

boter

et notamment
des groupes du pays

Basque, du Béarn, Los Caminaires,
etc..., la victoire a été acquise le 10
août. En particulier la plainte contre
X. que le patronat avait déposée pour
détérioration de l'outil de travail est

Pour la pre¬

retirée.

Point très

mière fois, les travailleurs refusaient
le chantage.

travers

ça

important, car à
était directement visé le
droit de grève.

de travail, et

de remettre en
question leur attitude même devant
le travail

solidarité

Depuis 14 ans, le patronat de Noguères-Péchiney brisait toutes les grè¬
ves en invoquant la nécessité de pré¬
server l'outil de travail, les cuves à
électrolyse qui ne peuvent être arrê¬
détérioration.

Cinquante - quatre

leur ont donné le temps de se parler,
de prendre conscience de leurs condi¬

occi¬
de la
les tra¬

celle de Pau

sans

rien céder.

régionale

Lacq.

tées

épreuve de force déclenchée par un
patronat vache et brutal, décidé à ne

tra¬

xagone, au soutien de paysans
tans et basques qui ont apporté

avec

!

non

en

ils ont vu la direction sa¬
toute lucidité et pour une
:

question de prestige un outil de tra¬
vail qu'ils avaient tenu à préserver
en

mai

68.

Ces 54

jours de grève leur ont ap¬
pris surtout à relever la tête, à regar¬
der tels qu'ils
étaient leurs petits
chefs parasites, leur ont donné enfin
le temps de vivre...

Le cuviste

—

ter et

participe

à alimen¬

cuves

décrassage des cu¬
une grue vélocipédique et est soumis à des trépida¬
sur

tions intenses qui ont entraîné des
de vertèbres, des défor¬

tassements

mations de la colonne vertébrale.
Les ouvriers

qui en ont été victimes
avec des pertes de
salaire allant jusqu'à 30 °/o.
été reclassés

ont

Les grues ont été « améliorées » par
des commandes à boutons si peu pra¬

tiques qu'elles ne sont pas utilisées.
T 40 (Cuviste) : 1.277,00 P.
—

Le couleur

a

jour et par poste

48

cuves

à faire par

il aspire le métal
(par le vide) dans une poche de cou¬
lée. L'aspiration, est très bruyante et
a

entraîné des

cas

;

de surdité d'où des

reclassements. Un silencieux toutefois
a

été

posé.

T 40 (couleur)

:

1.332,00 P.

Le

dégougeonneur enlève et rem¬
place les gougeons. Il est directement
en contact avec les gaz qui montent
de la cuve. Lorsqu'il relève les gou¬
geons, la pâte liquide qui est souvent
de mauvaise qualité entre en contact
direct avec le bain, ce qui provoque
une explosion ;
d'où un risque per¬
manent de brûlure, qui maintient, en
plus, l'ouvrier qui fait ce travail dans
—

état constant de tension

T 40

(dégougeonneur)

:

nerveuse.

1.397,00 P.

qu'ei la

Pais de BEARN hens l'OCCITANIA
lo noste aviener traçat p'us tecnicians
de l'estat centralisator franchimande

parisienc qu'ei aquesta :
L'OCCITANIA que

sera partatjada
l'explotacion maximum enter los
promotors e l'armada en ta devienèr :
ta

lo camp d'entrainament de las
armadas europeanas en ta poder escanar mei plan las volentats de libe—

racion

deus poples, deu pople. (Au
LARZAC los Ingles vienen avant d'anar combater los Irlandes de l'IRA).

rA PERPAUS DE PEC H
A NOGUERAS que i avè un exemple
en
OCCITANIA
d'industrialisacion

trust e dàb obrèrs deu
pais. Quan aqueths omis an volut sor¬
tir de la situacion d'exploitats, quan
an heit la greva, la direccion deu gran
trust capitalista internationau PECHIper un gran

NEY

-

dut lo

UGINE
son

-

KULMAN n'a pas per-

temps en discutidas raso-

nables dàb los obrèrs

:

que s'ei refusada a acceptar
demandas d'aumentacion.
—

Lo loc

poiran passar vacanças racionalament organisadas p'u
mei gran profieit de las enterpresas
capitalistas que's ocuperan deu voste
plasèr. (Amenatjament de las costas
mediteraneanas e aquitanas, marinas,
VVT, VVF, clube mediteranea...)
—

on

se

—

l'industria, tà las possibilitadas
de vivèr au pais, sus noste terra a
noste. ARREN.

qu'a destruisit l'utis de tribalh

deishan estupar los horns ; ço que
hica l'usina en situacion non productiva

pedent 3 a
dias de greva.

tà aidar las
granas enterpresas capitalistas. Eras
ne pensan pas a la gent, mes parlan
de rentabilisacion, racionalisacion, en
tà mei plan escanar l'obrèr e plenhar's las pothes. Un exemple : FOS
qui ne va dar que chic d'emplecs aus
pas

occitans de Provença ; tots los obrèrs

qualifiais viennent de Lorraine

o

d'al-

TA PECHINEY :

Pechiney n'a pas besonh de Notà ganhar pron de sos.

gueras en
—

Tà

Pechiney, Nogueras qu'era in¬
obrèrs mau pagats e

téressent dàb

boca barrada.
—

Tà

usinas

en

Pechiney

que

TA'US OBRERS
Obrèr occitan

mielhèr

qu'es considérât
de podèr d'ex-

sonque en concurença

4

vau

Africa o alhors on l'obrèr

poderà estar exploitât.
—

hors.

6 mes shens contar los

QUE SIGNIFIA AQUO ?

—

n'ei

las

en

Tà

ARREN quan

L

au

Il travaille

ves.

un

Co que's passa a Nogueres
noste mort si's deisham har.

18

a

.

�s

Cancers de ludia
Pechiney qu'a bastit usina
çà-viet Vascons e Bearnés
esclaus navèths de la maquina
hum e gas en mei deus arnés !
Que seratz òmis modèrnes
mecanizats e emposoats
usclats deu cap entiò las pèrnas.

Rendament^ productivitat !
Arrepic
Negre de hum, negre de prova
Laganha aus uelhs e pòt usclat
lo huec

au

vente

boca amara

e

hens lo caumàs, l'esquiau copat.
Se te'n sab mau, se te'n sab mau

[a cbp s
hòu, paisanàs, torna't hicar esclops !

LAS USINAS...

Pechiney hè l'usina neta
taus Russes, taus Americans.
Mes tà nosauts, n'a pas moneda

pòden crèvar los Occitans !

LA FONDERIE

près travaillent

120 ouvriers à peu
à la fonderie.
Il y a 7 postes
à billettes et 4 à

lo

de coulée, 3 métiers
plaques.
1.275 F

T 40 conducteur de four :
coef. 135
couleur

polyvalent : 1.329 F.
Ces ouvriers sont aptes à tenir cha¬
cun des trois
postes, les remplace¬
ments sont fréquents, tous estiment
que les différences de salaire sont in¬
justifiées.
couleur

d'explosion par contact

Les risques

de l'aluminium

en

fusion

avec

l'eau

grands. Le plus souvent, ce sont
projections de métal, provoquées
par! des traces d'humidité, mais les
explosions peuvent être beaucoup
plus importantes (en 1972, un tiers de
sont
des

la fonderie

a

sauté).

ouvriers du décrassage cas¬
burin, à la masse, à la barre
à mine les pointes qui se forment sur
l'anode. Ce travail s'effectue au-dessus
—

sent

Les

au

de la

d'où montent la chaleur et

cuve

les gaz.
T 40
—

Le

ceaux

fait

se

(décrassage)
colleur

i

1.270,00 F.

remplace

les

d'anode déficiente. Ce travail
contact avec la pôte de brai

toxique qui fait peler la peau et les

de brai qui attaquent les

T 40 (colleur)

:

1.236,00 F.

l'American,

(s'at credetz pas anatz-ac véder)
usina neta e tribalh san.
Lo hum blavàs e l'emposoèra
entau negre

Cameronés

;

anbdas crudas : la galèra
taus negres Vascons e Bearnés !
A Pechiney, plega l'esquina :
qu'as a créder, pas a pensar !

mei qu'un òmi-maquina
venguts tà colonizar.
E n'anes pas parlar ta lenga
que sias Vascon o Occitan !
Parla ponchut o sinon cara't !
Pechiney n'ei que Franciman !
Quan ajes l'esquina esglaishada
per las maquinas de picar
pensaràn a ta retirada
auràs pas mei a herrucar :
escobador, sautada prima !
Que hès lo mus arrevendit ?
Vèn, se crèvas tà l'auta prima
qu'ei planifiât : qu'ès amortit !
N'ès pas

son

Desliuraram l'Occitania
e

mor¬

en

vapeurs
bronches.

La moneda entà la moneda :
tau Holandès,

1.275 F-coef. 145

:

qu'an arren a diser
prefèct o lo députât ?
Tribalharàn pas a l'usina
i dèisharàn pas la santat !
E credetz

l'Euskadi deus mauvenguts.
mèstes en nosta usina

seram

i aurà pas mei parla-ponchuts
Entà herrucar las anbdas

!

lo director, los de Paris !
Picar las cuvas, minjar prova
dinca que'n sian estarits !

Arrepic finau
Negres de hum, negres de prova
laganha aus uelhs e pbt usclat
lo huec

C HINEY-NOGUERES-

au

vente

boca amara

e

l'esquiau copat.
Qu'arribarà, qu'arribarà un cbp
que'us foteram dehbra a cbp d'esclbp!
hens lo caumàs,

ploitacion los Espanhous, Magrebians,
Portugues, Africans...
Obrèr occitan que't eau partir
si vos tribalh plan pagat, si vos son—

aunesta.

que paga

Quitatz la França e trobatz un aupais on las leis sont mei plan », disè lo jutge franchimand aus Vascos
arrestats a ORTES... nos auts tabei
nos eau partir cap au nord.
«

ta

Obrèrs de Pechiney n' avetz pas
arren a har hens un pais qui deut es—

arrid

tar

se

cantas

folkloricastaus

Aqueras montanhas » que
eau cantâr en crevant de hami mes
pas l'internacionala contra l'ordi capitalista.

toristas.

«

qu'arriva a l'obrèr de NOGUEqu'ei ço qu'ens pot arrivar a nosautas tots quan la SNPA, TURBOMECA, la caussura ANDRE... decideran que n'ei pas mei
intéressent ta
Co

RAS

d'eths de damorar en BEARN.

amassam' n' se dàb los
Pechiney, aidam los a combater, pelejam'n'se dàb eths, ta d'eths,
Alavetz,

obrèrs de
tà

nos.

aquesta combat ! BEARNES,
OCCITANS que lutam tau noste pais.
Hens

Los

cans

de Pechiney

Tôt

dia, tôt dia
cans de Pechiney
Nhacaban lo tropeth
Lo mesta plan content
Tôt dia, tôt dia
Lo mesta plan content
Los

Pielaba

sos

tà d'eth

Lo

tropeth maluros
Un dia,un dia
Lo tropeth maluros
Digo : que n'i a pron
Los obrèrs deu tropeth
'Queth dia, 'queth dia
Los obrèrs deu tropeth
Deisheran lo trivalh

Pechiney

a sons cans
De tira, de tira

Pechiney a sons cans
: copatz l'usina
E deus horns estupats
Adara, adara
E deus horns estupats
Crida heit pus obrèrs
Pechiney mentidor
Betleu, betleu
Pechiney mentidor

Dit

e

Balheras la vertàt
E los

sos

qu'

as

panât.
5

cJqp LÎP/ BÌ2€"J3W-HA t "RENAULT

�Au

grand, meeting de la marcne, le

août

25

sur le Larzac
au Rajal
del
Gorp (60.000 personnes), 5 interven¬

tions centrales

intervention des pay¬

:

travailleurs, intervention des
paysans du Larzac, intervention ou¬
vrière (un syndicaliste de Millau, un
ouvrier de Lip), intervention de Lutte
sans

-

Occitane
nale

et

intervention

(délégations

DU

internatio¬

irlandaise

et

LARZAC

réu¬

nionnaise).

Texte de l'intervention de « Lutte
Occitane », lue par C. J..., viticulteur
dans l'Hérault :
Le Larzac est à la croisée des che¬

mins, à la croisée des luttes. Dans la
résistance inlassable des paysans du
Larzac, tout un peuple s'est reconnu.
La jeunesse en lutte contre l'armée
s'est retrouvée ; le mouvement pay¬
s'est assemblé. Nous

san

sommes

au¬

jourd'hui sur le plateau : que le pou¬
voir le sache, s'il veut exproprier,
nous

*&gt;

■-■f

htetf

-ms?

r:

reviendrons.

Nous

ici

sommes

des

milliers

de

paysans, paysans - travailleurs venus
de plusieurs régions de l'hexagone, et
paysans progressistes d'Occitanie liés
au mouvement occitan.
Une fois encore, les

Occitans repré¬

sentés

par Lutte Occitane sont sur
le Larzac. Leur solidarité est un peu

spéciale. En effet,

Of

défendons no¬
projet de déman¬
préconisé par le
pouvoir. En tant que paysan occitan,
je dénonce les plans gouvernemen¬
taux, je dénonce la colonisation de
nous

tre terre contre le
tèlement du pays

Í'W

,|.^V

.ÙÍW/^ífcJll

.

""

'Clf

11 **

à M 8MCt/fCBC
(Photo Baudet J.-L.)

notre pays.

J'accuse l'Etat français d'occu¬
notre pays en implantant partout
des camps militaires, de livrer la côte
et l'arrière-pays aux spéculateurs du
tourisme, de piller nos ressources na¬
turelles, nos matières premières.
—

per

J'accuse l'Etat

français d'utiliser
modernisme, la technique, la course
à la rentabilité, afin d'anéantir ou
—

le

d'asservir les travailleurs de la terre.
—

J'accuse

en

outre les valets

du

pouvoir, représentés par la F.N.S.A.,
le C.N.J.A., les S.A.F.E.R., le Crédit
Agricole et autres parasites des agri¬
culteurs, de traîtrise envers les tra¬
vailleurs de la terre.

C'est à

Occitane.
Au

place, il crée ainsi un
volant de chômage pour lutter contre
les grèves des autres travailleurs, il
donne nos régions en proie aux usines
pirates qui surexploitent les ouvriers
comme des négriers.
sur

J'accuse l'Etat français de vou¬
embrigader la jeunesse par son
armée et par ses écoles, de vouloir lui
imposer son idéologie dépassée.
—

loir

—

J'accuse l'Etat
les

ser

travailleurs

la presse et la télé,
sur

ceux

Nous saluons et
soutenons aussi
des luttes plus lointaines, comme le
combat des Irlandais ou des Indiens,

lui cachant

son

contre

les

travailleurs

im¬

migrés, quand il fait taire les peuples :
occitans, bretons, basques, catalans,
corses, antillais, polynésiens...
Camarades,
La

marche

d'aujourd'hui est une
étape. Les Occitans mènent la lutte
depuis des siècles contre l'oppression
et le colonialisme intérieur.

Aujourd'hui, alors que notre exis¬
tence même est menacée, que des jeu¬
nes par milliers sont
déportés .vers
?aris et vers le Nord, la lutte prend
un

caractère de plus en plus radical.

terme.

Un premier signe

,

prise de conscience débouche
plus directes :

La

grèves combatives se déclen¬
chent à Malvésy, Gelbon, Noguères,
Cayssiols, Romans... Des actions con¬

traversé

rues

de

d'Azille et

les

vignes enlevées aux paysans par
vin, sont anéanties.

De plus en plus
vailleurs prennent

-

parfaite de la marche,
malgré cette intoxication, a quelque
peu secoué la base, et pousse la Fédé¬

,

ration à l'action afin de tenir les trour

pes en

les autres. NON.
C'est

croiront.

«

peuple, une nationalité op¬
se lève contre le capitalis¬
me pour conquérir tous
ses droits :
celui de construire son propre avenir,
avec sa propre personnalité, dans un
socialisme qui nous libérera de l'ex¬
ploitation de l'homme par l'homme.
LO

LARZAC

PER GANHAR OCCITANIA !

main.

POULETS

un

primée qui

GARDAREM

les

La réussite

i

«

Le 7 novembre, une centaine

se

d'agri¬

discute le budget de l'agriculture,

S pour protester contre la baisse catas¬
trophique du prix de
duction.

« Quand nous disons aux pouvoirs
pu¬
blics que vous avez des difficultés, ils
ne veulent pas nous croire. »
»

Peut-être

maintenant

ils

nous

»

Quelques jours plus tard, ces mes¬
sieurs, dans leur déjeuner avec Pom¬
pidou, entre la poire et le fromage,
ont dû avoir quelques mots sur la
colère qui monte. Le bilan de satis¬
faction qui suivit laisse peu de doute
à ce sujet.
ROQUEFORT, PAS D'ACCORD
Les industriels de Roquefort, pour
rentabiliser leur affaire, centralisent
les laiteries. La répartition des pro¬
ducteurs entre les laiteries a été faite

consulter les intéressés. Ça n'a
d'importance puisque ce sont les
producteurs qui paient les transports.
La centralisation permettra d'obli¬
ger les paysans à acheter à Roquefort
des tanks de réfrigération et de leur
enlever un sous-produit traditionnel
du lait, la « gaspa », le petit lait avec
lequel ils faisaient la recuite et que
Roquefort transformera à son profit.
sans

PARISIENS
CONTRE
BOURRUTS » AVEYRONNAIS
»

culteurs partent de Rodez manifester
à Paris devant le Palais Bourbon où

8

Les pontes de la F.N.S.E.A. sont au

ration et tentait d'assimiler

dent, affirmait n'être pas anti-milita¬
riste disant que si on avait bien vou¬
lu discuter avec les organisations agri¬
coles, on aurait trouvé entre le sud
du Larzac et le nord de l'Hérault, de
quoi faire un camp sans problèmes.

i

trust du

la haie d'hon¬

depuis Rodez. Cela ne les empê¬
chera pas de se regrouper malgré les
barrages, devant la Chambre des dé¬
putés et d'y descendre 2 « bourruts »
amenés en fourgon banalisé immatri¬
culé 75. A ce moment, 400 C.R.S. char¬
gent, matraque en main. Les paysans
se
regroupent et défilent en distri¬
buant des tracts, encadrés par une
armée de gardes mobiles.
Le soir, les députés ne seront qu'une
dizaine pour discuter.

Beaucoup d'agriculteurs à
n'ont pas compris
l'attitude de dénigrement et le refus
de soutien de la part de la F.D.S.E.A.
qui, par la bouche de Louis Massebiau
délégué de Millau, parlait de récupé
pay¬
travailleurs à des provocateurs
excités. Raymond Lacombe, le prési¬

Lézi-

de jeunes et de tra¬
conscience que no¬
tre lutte n'est pas celle d'une région
simplement un peu plus pauvre que

a fait
l'intérieur

Les flics leur feront
neur

Comité d'accueil. Ils se félicitent de
l'action des agriculteurs aveyronnais.

sans

gnan sont inondées par le vin trafiqué
desJ négociants. A Gourgazeau enfin,
un

préparation de la marche

tous les niveaux

passages

de

l'élection

Millau

des organisations agricoles F.D.S.E.A.

jannes-le-Clap, par le sabotage des
bateaux de plaisance des bourgeois
occitans au Cap-d'Agde, le Rallye des
est

été
de

et C.O.J.A.

Provence... Le mouvement de la

Cévennes

a

cantons

mûrir les contradictions à

tre les cumulards et les accapareurs
de terres se multiplient en Auvergne
en

deux

des
candidats socialistes qui ont battu le
député U.D.R. Gabriac et son adjoint
à la mairie de Millau aux élections
cantonales.

Des

et

les

sur

des actions

cloutés, les

histoire.

J'accuse l'Etat français de des¬
potisme quand il emprisonne arbitrai¬
rement, quand il laisse faire des ra¬
tonnades

Cette
sur

Cette offensive est ponctuée par la
destruction des villas-témoins de Mé-

—

août, la force et le calme de la
manifestation ont eu un impact qui
se mesurera à plus ou moins long

i

Ici, dans notre situation spécifique,
aspects multi¬
ples : les chanteurs sillonnent le ter¬
ritoire, les gens réapprennent leur
langue et leur histoire et créent une
nouvelle culture pour changer la vie.

jeunesse devient particulièrement dur.

J'accuse l'Etat

L'immense succès de la marche des

le combat prend des

Larzac

sus

25-26

représentés.

diffusant par
des mensonges

qui luttent.

ARA,

ils ouvrent la voie à de nouvelles for¬
mes d'action.

français de divi¬
en

français de géno¬
cide culturel envers le peuple occitan
en appelant la langue un patois, en
—

de cette

solidarité, nous sa¬
exemplai¬
re des travailleurs de Lip
ici repré¬
sentés. Pour toute la classe ouvrière,
nom

luons et soutenons la lutte

—

traitement

besoin de s'organiser en

leurs, que correspond le développe¬
ment du mouvement occitan, de Lutte

ici

J'accuse l'Etat français de liqui¬
der la classe ouvrière occitane. Il fer¬
me les usines existantes, il expédie nos
matières premières vers le Nord sans

ce

tant que peuple, en solidarité avec les
autres peuples et les autres' travail¬

veau

à la pro¬

pas

(suite à la

page

9)

�3-

Les paysans du Larzac, en voulant
garder leur outil de travail, nous ont

Déjà avant la marche entre toutes
engagées dans le dégage¬
ment d'une gauche paysanne,
s'est
instauré un débat de fond qui se con¬
tinue sur la stratégie à adopter.
les forces

amenés à remettre en cause l'armée
et la société répressive et hiérarchi¬

sée, la

à la production au dé;
qualité de la vie, et à
partir d'une lutte défensive, ont ame¬
né à vouloir une autre vie possible
que le système empêche.

syndicat hexagonal

per en un

sur

des

bases de lutte des classes et réaliser
à partir de cette structure l'unité des

Les ouvriers de Lip, en se battant
contre le démantèlement de leur usi¬

petits et moyens paysans.

ont été amenés à produire des
sans patrons, sans cadences,
sans contremaîtres, sans" la
concur¬
rence pour les primes, dans une soli¬
darité impensable auparavant.
ne,

L'autre voie est l'élargissement de
celle suivie jusqu'ici par les paysans
travailleurs

constituer

:

des

montres

groupes

d'action, de réflexion et d'explication,
à partir de noyaux de paysans luttant
contre le système et utiliser les struc¬
tures syndicales de la Fédération se¬
lon le rapport des forces : soit s'en
emparer pour les
faire fonctionner
démocratiquement et pas dans l'inté¬
rêt des plus gros (Loire Atlantique,
Lot-et-Garonne) ; cetet dernière Fédé¬
ration ayant été exclue de la F.N.S.E.
A. peu après la marche pour des « ir¬
régularités dans les élections », la lé¬
galité bourgeoise est toujours au ser¬
vice des mêmes), soit y être présent
mais

en

vail à

menant l'essentiel de

l'extérieur,

son

Les

Et

courant, soit

en

travailleurs définis comme
tels, et des paysans progressistes liés

investis

ler dans

la

des paysans

direction
-

du mouvement

travailleurs leurs

ana¬

Outre que nous ne considérons pas
juste la constitution d'un mouvement
révolutionnaire unique au niveau he¬
xagonal, cette stratégie et la pratique
qui s'ensuit nous paraît ne pas tenir
compte de la nécessaire autonomie
du front des luttes paysannes dans un
premier temps.

(suite

de la

page

lait de la F.D.S.E.A.
La recherche du prix de revient du
lait de brebis,

l'analyse du prix payé
par Roquefort, la dénonciation des
centralisations faites

sur

le

dos

des

producteurs et qui vont supprimer ce
qui était un centre de vie dans de
nombreux villages, peuvent amorcer
une revendication plus
large sur le
prix du lait et contre l'élimination des
petits producteurs.
SUL LARZAC, LOS

CORBASSES
Galley, imperturbable, a répété la
leçon de son maître : « Le Larzac est
désert

».

se

sont

rejoints.

Ceci dit (et certains dans l'extrême

Mais quelque chose s'est passé au
niveau de l'impact populaire du moins

nommé

en

dans le cadre

de l'Oceitanie n'exclue bien
un

travail

paysans

-

en commun avec

sûr pas
les autres

travailleurs de l'hexagone.

Nous avons parlé tout à l'heure de
l'importance d'une unification politi¬
que ; mais elle exclue également tous
ceux qui, dans la nationalité et même
s'ils se disent occitans, représentent
les intérêts de la bourgeoisie (les pay¬
sans

-

travailleurs du

Parti Nationaliste Occitan

«

»

et les viticulteurs progressistes savent
comment un autre groupuscule « Po-

ble d'oc

essaie

de

flatter

qu'il
peut y avoir de sentiment poujadiste
dans leur région, afin de tirer le mou¬
»

ce

lutte

des

classes.

Rouergue et

Languedoc, quand
Lip est apparu sous un nouveau jour
grâce au relais du Larzac, notamment
la jonction de la marche du 26 août.
Tous

en

qui le Larzac re¬
combat fondamental :
paysans luttant contre la liquidation,
présente

ceux

pour

un

ouvriers occitans

Enfin,

une

telle lutte

commune

né¬

cessite le maintien de l'autonomie du
front paysan qui doit s'organiser en
fonction des

niveaux divers de prise
de conscience ou de prolétarisation.
Ainsi pourra se

développer une stra¬
tégie occitaniste de classe dans la pay¬

contre l'exil

et

le

chômage, jeunes contre l'embrigade¬
ment par l'armée et les contraintes
technologiques (pollution, etc...) de
larges couches de populations peu
touchées par les meetings et les col¬
lectes, ont fait la relation et compris
le mot d'ordre.

et les autres

préfigurent la
possibilité d'une vie quotidienne au¬
tre, et, sans employer *le mot tarte à
la crème « d'autogestion », d'une pri¬
se

uns

main des

en

travailleurs par les
C'êst-à-dire que la ren¬

travailleurs.
contre

possible entre

une

grande lut¬

te ouvrière et les travailleurs de cette

région d'Occitanie qui n'avait pas pu
faire

se

sur

le terrain socio-économi¬

que ou politique au sens étroit a pu
se réaliser sur le terrain de l'idéolo¬

gie. Et chez nous, cette aspiration
confuse des travailleurs et des jeunes
à

changer la vie quotidienne est de
plus en plus intimement mêlée à la
prise en mains de nos affaires en tant
qu'Occitans.
A

partir de cette méditation, devient
possible un travail de clarification po¬
litique, de la définition des cibles où
porter les coups.
Si cette

leçon confirme certaines de
analyses, elle ouvre surtout un
champ immense et nouveau au dur¬

nos

cissement de la lutte des classes.
Les visites mutuelles, les actions de
solidarité l'ont montré. Lip - Larzac,
même combat. En fait, est-ce que ce
sont deux combats de même nature ?
Les paysans du Larzac se battent pour
conserver

leur outil de travail et ont

soutenu les Lip sur cette base.
Les
n'est

Lip font plus
«

à

eux »

de travail. Et

si
«

ce

que cela : rien
n'est leur force

produire, vendre,

se

payer » est un acte qui met en cause
la propriété privée de l'outil de tra¬

vail, et donc la base économique du
système.
La menée de la grève à Lip a repré¬
senté, par le fait de l'Assemblée gé¬
nérale du Comité de grève, un carac¬
tère de démocratie que reconnaissent
plusieurs paysans du Larzac, le fonc¬
tionnement du Bureau des 103 ne pré¬
senté pas.

Enfin, l'autonomie de Lip vis-à-vis
syndicats est exemplaire par rap¬
port à la situation des 103 vis-à-vis
des

d'une

F.D.S.E.A. dont

tous

connais¬

sent les limites.

9)

Certains
producteurs, lassés des
compromissions du S.E.B. (syndicat
bidon des éleveurs de brebis, suscité
par les industriels, ouvert à n'importe
qui, viennent d'en démissionner et se
sont regroupés dans la section ovin-

un

fronts

pourront vous dire le tort que leur a
fait le groupuscule pompeusement dé¬

indispensable.

commune

vement occitan hors de la

lyses.

deux

Lot-et-Garonne

Cette lutte

d'extrême

sont

Les

liquidation.

solidarité pour Lip
en Occitanie, à
tra¬
vers
collectes, meetings, puis plus
tard, appels pour participer à la mar¬
che de Besançon. Mais on doit recon¬
naître, contrairement aux triompha¬
listes de profession, que l'exemple de
Lip n'a pas suscité du moins ici d'oc¬
cupations d'usines, ni amené au com¬
bat pour le socialisme tous ceux qui
sont encore résignés à leur sort d'ex¬
ploités. Ceux qui avaient vraiment
bougé pour Lip étaient comme d'ha¬
bitude les convaincus, les militants.

luttes

aux paysans travailleurs et essaient de faire circu¬

contre leur

Bien sûr, une
s'est manifestée

envisageable et nécessai¬

peut se faire que selon les
conditions concrètes des régions oc¬

et éviter les pièges d'un
syndicalisme pour ne pas
dire d'une nouveau corporatisme. Dès
lors que ce choix est fait au niveau
de l'organisation, se pose le problème
de la stratégie d'ensemble.

se

consacrait l'offensive des nationalités

tre les luttes paysannes et les autres
couches populaires occitanes. C'est un

est

en

ne

facteur d'unité

G.O.P.

l'hexagone. Celle du Larzac à travers
103 paysans et ceux qui les aident,

citanes et le sentiment occitan et anti¬
colonial est un facteur de liaison en¬

Il

re.

voie

technique

thodes des luttes ouvrières dans tout

gauche l'ont en partie vu, mais en sont
restés là) on n'a pas tout dit. Si ces
deux combats ne sont pas de même
nature, vu les différences de situa¬
tions, ils sont dirigés contre un enne¬
mi commun : l'Etat capitaliste, sys¬
tème du profit.

commun

nouveau

de la

Lip, depuis plusieurs
mois, renouvelait le sens et les mé¬

-

mouvement occitan. Un travail

au

paysannes

dans l'aide

La lutte de

effet variables (cf. L. Oc. n° 9 et 10)

paysans

sur

gauche,
la G.O.P. voit dans les paysans - tra¬
vailleurs l'aile paysanne du futur par¬
ti révolutionnaire hexagonal dont elle
croit représenter l'embryon. C'est ain¬
si que la plupart des cadres et mili¬

suivent pas.

sannerie, ce qui renforcera la lutte du
peuple occitan et le poids de son or¬
ganisation.

En Occitanie existent à la fois des

qui nous paraît
seule tenir compte des conditions con¬

tants

ne

paysans sible : ces conditions concrètes sont

tra¬

point de vue l'emporte large¬
parmi les paysans - travailleurs,
et c'est celui qui a été exposé par An¬

Un mouvement

faits

de structuration des
travailleurs rend cela pos¬

Ce

crètes différentes des diverses

sont

Une souplesse

ment

cette

projets

Ce qui caractérise une démarche ef¬
ficace pour changer la société, c'est
de partir des conditions concrètes.

ou

toine Richard lors de la marche
le Larzac le 26 août.

grands

ces

le dos de l'ensemble des paysanstravailleurs qui soit ne sont pas au
sur

contre, lorsqu'on
est peu nombreux dans une région, ce
qui assure l'unité du mouvement ;
dans ce cas, ce n'est pas une structure
syndicale commune, mais l'échange
d'informations et de bilans, le débat
permanent : ce qui entraîne une uni¬
fication politique.

C'est

course

triment de la

Au sein des paysans - travailleurs,
le choix est entre deux solutions : ou
bien quitter la Fédération, se regrou¬

Et il envoie des

missaires du Gouvernement

»

«

com¬

visiter

les

propriétaires en leur promettant

des

sommes
mirobolantes. Quant à
Millau, les millions tombent : travaux
d'assainissement de Millau, un lycée
technique pour former aux frais de
la région, les futurs prolétaires des
régions industrielles.

AVIS AUX AMATEURS !
La détermination des
inébranlable

«

103

»

de¬

Si

quelqu'un
se laissait séduire par
l'armée, nous
lui ferions suffisamment de publicité
pour que sa position dans le pays ne
soit plus tenable. »
meure

Et

:

«

de

rappeler, pour ceux qui
mirages : « A l'Ile Lon¬
gue, en Bretagne, l'armée a « mis le
paquet » pour faire une base sousmarine. Dans la population, certains
se sont laissés acheter, malgré l'oppo¬
sition des municipalités, 3 ans après,
croient

aux

(suite à la

page

11)

pntiM
9

HO

fe* H*tÍ9HA(ítci

(Photo J.-M. Andrewjesky)

�RIEUCROS :

(driège)

P£0PVCTe&lt;/&amp; EN O/TTÉ
pou* œuz

seulement d'être payés,
d'imposer la tenue d'une
Assemblée générale extraordinaire où
le Comité de défense présente et fait
teurs,

non
mais aussi

élire ses candidats au niveau du Con¬
seil d'administration.
Il y a 20 ans, le syndicalisme agri¬
cole créait, contre un certain nombre
Le matin du 15 août, les nouveaux

Exemple

propriétaires de Gourgazaud, dans la
commune de la
Livinière, apprirent
avec joie que 2.600 pieds d'un plantier
avaient été sectionnés à la base : cinq
millions de dégâts, a-t-on estimé.

bole de la

C'était

un

des

qu'est-ce
gazaud ?
Lloubet met

en

l'affaire

bénéficiant

d'appellations pour
truquer le vin, falsifier les ap¬
pellations et spéculer sur le dos des
producteurs :

mieux

Gour¬

en

—

vente dans le

cou¬

rant de l'année 73 la totalité du

mai 73, dans

maine de Gourgazaud (80 ha dont 66
de vignes). La S.A.F.E.R. évalue à 210

voir les

né¬

acheté

Champagnes Taittinger, qui a
mois plusieurs centaines

en un

gociants, à savoir la Société Bonniéroise qui fait le vin Chantovent, dont
le siège social est à Paris et dont le
représentant dans la région se nomme
Piquet offre 350 millions. Devant une
telle somme, les éventuels acheteurs,
petits viticulteurs de la région sont

d'hectares

évidemment hors de combat.

dent
—

abon¬
Claret,

dans l'Hérault encore, à

payés « cash » par Georges BONFILS,
négociant en vins à Sète ;
à Clermont-l'Hérault, un grand
domaine est racheté par Guibal, ou
plutôt par sa famille, pour mieux dé¬
jouer la loi sur le cumul de profes¬

d'industriels, et avec très peu de
moyens, la Coopérative Laitière de
l'Ariège (Rieucros).
Cette coopérative a connu une pro¬
gression constante jusqu'en
1971,
progression marquée par le lance¬
ment du fromage de Montségur, d'un
certain
nombre
de produits frais
(yaourts)... et surtout par l'extension

réseau commercial couvrant
plus grande partie de l'Occitanie.
d'un

sion ;

Bordelais, le domaine
Caillavet, 78 ha d'A.O.C. estimé à six
millions de N.F. par la S.A.F.E.R. est
racheté par la Société japonaise Suntory à 11.717.740 N.F., c'est-à-dire plus
—

riposte des C.C.J.A. les plus
dynamiques : réunions de cantons,
campagnes d'affiches et communiqués
Seule

de presse-

qu'aura amené le bruit fait

dans

le

d'un milliard d'anciens francs.

avis
défavorable de la commission des
structures suivi d'un refus du préfet
de l'Hérault du cumul de professions;
un

—

dans le Vaucluse, à

domaine

en

Chantovent ne peut
pas exploiter directement sa proprié¬
té, à moins de payer une amende an¬
nuelle tellement dérisoire qu'elle n'a
jamais entravé aucun cumul. A Ameuteau, par exemple, dans l'ouest, de¬
puis dix ans, un cumulard continue
son exploitation en payant régulière¬
ment ses amendes. N'ayant plus rien
à attendre de la justice, les paysans,
alors, pour appliquer la loi des cu¬
muls et empêcher effectivement le cu¬
mulard d'exploiter ses terres, ont la¬
bouré les prés de la propriété et passé
au désherbant tous
les champs de

—

dans

Valréas, un

A.O.C. estimé à

lions par la
250 millions.

que

150 mil¬

S.A.F.E.R. est racheté à

la

Drôme, la Société des

l'Arbalestier veut louer
des terrains communaux en friche :
domaines de

la vigne, et l'on pense
qu'ils comptent aller jusqu'à 1.000 ha.
140 ha pour

(Pourquoi se gêner ? Si la S.A.F.E.
n'a pas droit de pré-emption sur
les terres en friche : et les achats de
monts boisés se multiplient ainsi dans
le Vaucluse); comme par hasard, Grignan et Réauville qui, jusqu'à mainte¬
nant étaient en V.D.Q.S. passent sous
l'étiquette A.O.C., en devenant depuis
le 27 juillet 73 : COTEAUX DE TRIR.

maïs.

CASTIN.

mot, la légalité bourgeoise
n'offre que des simulacres de défense
paysans. La seule légalité,
l'action directe sur le terrain.

paysanne.

yaourts dans l'hexagone.
Dans le même temps, les investisse¬
ments supplémentaires et d'agrandis¬
sement de l'usine provoquent un em¬
prunt de 1 milliard 700 millions au
Crédit Agricole (ce qui n'a rien de
catastrophique) : la C.L.A. était de¬
venue une des plus fortes entreprises
coopératives du secteur laitier en Oc¬

sannerie par la concentration
liste dans les firmes laitières,

citanie.
En 71, le bilan se trouve déficitaire
de 45 millions. Le directeur, en place

depuis 20 ans, est licencié pour « in¬
capacité de gestion ».
En même temps que les possibilités
d'absorption de la coopé augmen¬
taient, la collecte du lait en Ariège di¬
minuait, de par la structure démogra¬

phique des producteurs. La C.L.A. se
trouve
donc
devant la
nécessité
d'agrandir sa zone de collecte.
Or, elle n'est pas la seule coopérati¬
ve
:
elle a en face d'elle d'autres
trusts coopératifs ou industriels, en
particulier la puissante Union Laitiè¬
re Coopérative (U.L.C.) qui cherche à
contrôler l'ensemble du secteur coo¬
pératif de la région, dans le cadre de
la concentration du secteur laitier fa¬
vorisée par le Ve et le Vie Plan.
Ces intérêts antagoniques vont ame¬
ner 1'U.L.C. à prendre le contrôle de
la C.L.A., en s'appuyant sur le Conseil
d'administration
de celle-ci (formé
surtout
notables opportunistes)
de
qui, pratiquant délibérément une ges¬
tion désastreuse, aboutit à la liquida¬
tion de la plupart des secteurs d'ac¬
tivité de la coopérative, ne préservant
que le secteur fromager. Cette situa¬
tion, le fromage pourrissant en stock
(à la suite de la liquidation du circuit
commercial), donne lieu à un manque
d'argent liquide pour payer les pro¬
ducteurs).

Ce ne sont que quelques
tous les moyens sont bons
est ouverte.

c'est

exemples,
et la voie

Crédit Agri¬
peut être fait qu'avec la ga¬
de l'U.L.C., accompagnée de la

ne

rantie

Le

Rallye Automobile des Cévennes

ce

que «

la sécurité des pilotes ne

peut pas être assurée ».
Etape victorieuse dans la lutte que
mènent les Cévenols contre la
et

la

Cette

mort

touristification de leur région.
année, comme les précédentes,

journal « régional »,
parle « d'énergumènes, assassins en
puissance » ; mais vu l'écho populai¬
re favorable, il est obligé, au milieu
d'un flot d'insultes, de publier des
lettres de ses lecteurs approuvant ces
actions. Aux journalistes, les paysans
répondent que les rochers qui encom¬
braient les pistes « sont tombés à
«

Midi Libre »,

des clous et des rochers lors des es¬

cause

sais, des inscriptions : « Rallye des
riches, clous des pauvres — Les Cé¬

les

vennes

veulent vivrent

—

OC.

»

Elle l'a

des

éboulements

enquêteurs

La Cévenne

sur
veut

»

% de la paye

pendant 3 mois, à partir de
juin 1973.
Les producteurs, que le C. A. et
Terres d'Ariège » (journal officiel
«
de la D.D.S.E.A.), avaient écarté des
livres de comptes et endormis par des
informations
plus rassurantes
les
unes que les
autres, se regroupent
du lait

LE RALLYE EST MORT !
VIVENT LES CEVENNES !

défense des
Producteurs, créé par le fondateur de
autour d'un Comité de
la

coopérative, Ernest Giret.

Us décident d'obtenir le paiement
intégral du lait, par des formes qui
rappellent la guerre du lait des pay¬
sans bretons en mai-juin 72.

et mettent

de fausses pistes.
être autre chose

occupation de l'usine
séquestration du Conseil d'admi¬
nistration, permettent aux produc¬
Grève du lait,

qu'un luna-park pour privilégiés...

et

dit, et le dira...
12

Ce n'est pas un conflit isolé; il s'ins¬
le combat commencé l'an¬

crit dans

née dernière en Bretagne et en Euzkadi, contre la ruine de la petite pay¬

capita¬

coopé
privées.
Lutte exemplaire aussi parce qu'elle
se déroule dans une des
régions les
plus défavorisées de l'Occitanie, dans

ou

milieu

un

réformiste

traditionnel,

dynamique de « desaimanatjament » enclenché depuis plusieurs
années. Dans ce contexte, la dispari¬
tion de la C.L.A., c'est 4 milliards de
chiffre d'affaires qui disparaissent de
l'Ariège.
Cela correspond à une accentuation
de la liquidation de la petite paysan¬
nerie ariéjeoise, et ne peut aboutir
qu'à transformer les paysans qui res¬
teront en gardiens folkloriques du
« patrimoine touristique », ce qui ren¬
tre tout à fait dans le cadre du projet
dans

une

de Parc de la haute Ariège.
La lutte de Rieucros montre la voie

l'asphyxie de l'Ariè¬
plus globalement, elle donne des
enseignements sur le combat global
pour la survie des paysans occitans.
de la lutte contre
ge, et

Actuellement, la crise s'accentue :

coopérative est
à
85.000 par jour : en effet, le Comité
de défense des producteurs a décidé
de boycotter la coopérative devant le
refus de prise en compte des votes
des A.G. Il est à prévoir (selon la di¬
rection actuelle), que la production
tombera aux alentours de 60.000 litres
par jour, et que la faillite devra être
la collecte de la

—

tombée de

120.000 litres par jour

déclarée.
« Il est évident que les producteurs
qui ont quitté la coopé seront consi¬
dérés comme les principaux respon¬
sables » déclarent les usurpateurs du

C.A. actuel.

producteur
responsable 5 fois sur chacune de
ses parts sociales.
Autrement dit, il
va s'agir de faire payer la liquidation
de la coopé, et donc des petits pro¬
ducteurs, par les producteurs euxStatutairement, chaque

est

Un nouvel emprunt au
cole

décision de retenir 20

73 n'aura pas lieu. Les organisateurs
le suppriment au dernier moment par¬

producteurs ne sont pas déci¬
capituler. Leur lutte est exem¬
plaire, non pas tant par son origina¬
lité, mais plutôt par son caractère ty¬
pique d'une nouvelle forme de lutte
Les

dés à

1970, le chiffre d'affaires attei¬
gnait 6 milliards, et la C.L.A. se liait
à ce moment, au niveau de la com¬
mercialisation, au groupe GAMMANOUA (11 % de la distribution des
En

un

aux

la

—

procès en révision de prix qui,
tout le monde le sait, sont régulière¬
ment perdus.

En

exemples

tre cent cinquante mille N.F. par la
S.A.F.E.R. est enlevé à 700.000 N. F.

—

c'est-à-dire

Occitanie, les
:

le domaine de Lavabre estimé à qua¬

.

sera

et

le

dans

En

problè¬
pré-empter à prix égal
me insoluble quant à la rétrocession
des terres,

de cette affaire

Loir - et - Cher

250 millions.

—

ce

le

Beaujolais, une société
allemande vient d'acheter 10 ha pour
—

l'affaire, les divers C.C.J.
A. de la région font pression sur la
S.A.F.E.R. pour obtenir de
celle-ci
qu'elle utilise son droit de préemp¬
tion. Pour la S.A.F.E.R., 2 solutions :

Tout

dans

dans l'Indre-et-Loire.

Saisis de

autour

le Loir-et-Cher,

manifestation
d'agriculteurs
contre
l'achat d'une propriété de 87 ha par
la Compagnie Générale Viticole, à sa¬

do¬

millions. Alors, un consortium de

résistance contre l'offensive

la viticulture autrement dit de domai¬
nes

aspects de l'affaire
que

une

généralisée du négoce : celui-ci s'em¬
pare peu à peu des places fortes de

Gourgazaud.
Mais

à

ce

plantier anéanti, sym¬
justice populaire et prémi: ce

la préfecture, le
Agricole, fidèles serviteurs de
1'U.L.C., installent un C.A. fantoche,
qui écarte le Comité de défense. Celuici réagit, installe ses délégués à la
coopérative et fait connaissance avec
les C.R.S., qui rétablissent l'ordre ca¬
pitaliste des choses.
Immédiatement,

Crédit

mêmes.

Déjà, des mesures d'exclusion ont
prises contre les producteurs qui
ont cessé de livrer leur lait à la coopé.
Us sont exclus de leur coopé, mais
pas des retombées de la faillite, puis¬
qu'ils ne peuvent pas abandonner
leurs parts sociales.

été

Pour

chaque producteur, cela

re¬

à 4.000 N F à
payer. Encore une fois, c'est bien la
survie de ces paysans qui est en jeu,
et la survie même de l'Ariège.

viendra

Le

en

moyenne

Comité de défense des produc¬

teurs en est bien conscient et tente
d'assurer la popularisation de sa lutte
sur

tion

toutes les couches de la

ariégeoise.

popula¬

�Voici deux bons mois maintenant, nous

avions
parvenir cette « réponse à Mallet » au journal
« Politique Hebdo ». Elle n'a jamais été publiée,
malgré certaines promesses qui nous avaient été
fait

Politique-Hebdo

faites alors.

plus, ce même hebdomadaire (dont nous
toujours apprécié les efforts) publie début
septembre un compte rendu de la marche du Larzac où la forte participation occitaniste (forums,
stands, une dizaine de chanteurs, une intervention
de « Lutte Occitane » des plus applaudies, etc...)
est systématiquement passée sous silence. Derniè¬
rement, le numéro spécial, un bilan depuis 1968,
se contente de cinq lignes pour traiter du phénoDe

avions

mènne nationalitaire

pas
soit

dogmatisme abstrait et le caractère pro¬
idéaliste de la démarche « gauchis¬
te » dans la France
contemporaine contribue,
paradoxalement, à accentuer le blocage général
de la société (que l'on songe à la manipulation
de la soi-disante « majorité silencieuse » par le
pouvoir et l'enlisement consécutif dans le nihi¬
lisme d'une grande partie de la jeunesse).
Le
paradoxe n'est peut-être qu'apparent si l'on re¬
place le « gauchisme » en tant que manifesta¬
tion supplémentaire du blocage de
la société
en général.
Le

fondément

!

Alors, nous tenons à réagir très durement :
question pour nous de mendier quoi que ce
: nous ne réclamons que notre dû. Car nos

camarades parisiens se

comportent, en ce domai¬

de véritables et dangereux irresponsa¬
bles, d'une part en publiant le projet de Serge
Mallet, baptisé un peu rapidement « testament po¬
litique » de Serge (alors que ce dernier s'apprêtait
à peine à proposer ce qui n'était qu'un projet au
mouvement occitan et les rencontres prévues avec
«Lutte Occitane» s'annonçaient fructueuses), P.H.
donne une caution de gauche spectaculaire aux di¬
verses tentatives frontistes dont on se
sait que
trop où elles mènent ; le terrain sur lequel nous
nous battons est un terrain dangereux, le phéno¬
est un véritable carrefour
mène nationalitaire
idéologique, nécessitant une vigilance de chaque
instant. Nous aurons l'occasion d'en reparler
ne, comme

c) De ce fait, nous récusons l'analyse, un mo¬
présentée dans les colonnes de « Politique
Hebdo », de la théorie des « fronts secondaires
dont l'Occitanie serait un exemple.
Que
cela
plaise ou non à ceux qui continuent à envisager
l'évolution de l'hexagone à partir de celle
de
Paris, nous pensons détenir une des clés essen¬
tielles pour contribuer à un déblocage général
ment

de cette société. Mais une telle perspective pas¬
d'abord par une remise en question radicale
des schémas de la pensée politique hexagonale
se

pour

sieurs

l'hebdomadaire
A cette occasion,Hebdo a publié un document émanant

Politique

de ce di¬
rigeant du Parti Socialiste Unifié qui a été pré¬
senté

comme

Comme

ce

son « testament politique ».
constituait, en fait, la plate¬

étant

texte

occitaniste politique
nouveau, « Lutte Occitane » entend préciser son
point de vue sur une question aussi importante.
D'emblée, nous entendons préciser que pour
Lutte Occitane », l'unité souhaitable du mou¬
vement occitan politique ne pourra se faire au¬
tour de quelques personnalités, si
illustre que
soit leur passé politique. Pour nous, l'unité
né¬
cessaire ne pourra se réaliser
qu'autour d'un
projet politique global et à partir d'une réelle
pratique révolutionnaire de masse.
forme pour un regroupement

«

1) Un tel projet politique global ne peut
qu'être extrêmement ambitieux et cette exigence
découle de notre analyse de la situation histo¬
rique objective qui est celle de l'Occitanie con¬
temporaine. Aussi bien notre taille géographique
à l'intérieur de l'hexagone (et de ce fait notre
poids politique » potentiel) que l'ampleur des
tâches qui sont les nôtres si nous voulons faire
revivre une civilisation qui fut, un moment, une
des premières de toute l'Europe, font que la dé¬
marche occitane ne peut se réduire à un simple
«

regroupement politique traditionnel (même
s'il
s'agissait d'un regroupement souhaité de toutes
les forces politiques occitanistes): Les militants
Lutte Occitane » ont senti la justesse die
de
«

l'attitude d'Huillet refusant de
cautionner
une
telle entreprise hâtive : l'occitanisme provient du

régionalisme
gionalisme est
«

où

les

tous

»

et nous savons tous que le ré¬
un

grand

carrefour idéologique

desseins politiques peuvent espérer

S'affirmer « occitan » réclame
véritable révolution intellectuelle
de la logique de pensée hexaH
gonale (même d'extrême gauche) pour ne pas
être trop prudent face à de telles tentatives si

trouver

pâture.

d'autre part une
du point de vue

séduisantes soient-elles

en

apparence.

Le projet occitan tel que nous
l'entendons,
dépasse la conception habituelle de) la politi¬
que. Il s'agit tout au contraire de l'unie de ces
utopies dont la réalisation peut seule permettre
d'éviter le pourrissement catastrophique de l'his¬
toire qui a déjà commencé.

a) Le point de départ de notre analyse con¬
le blocage profond des mécanismes d'évo¬
lution de la société française (ou pour employer
une
formulation marxiste plus rigoureuse de la
formation
sociale »
appelée communément
France »).

cerne

«

«

Au

niveau

nouveau

constater

de

la

probalité de réalisation d'un

projet de civilisation, force nous est de
que nous appartenons à l'un des états

bourgeois qui

à

une

accélérée

l'on le veuille

Une

telle

constatation

est

réclamant du

se

tel

limité à

en

est arrivé

essor

à

parait

devenue

tristement

r&gt;e

laisse supposer

tel

constat de

tendons
développer une action autonome mais
en
liaison avec le déroulement de la lutte des
classes à tous les niveaux en France comme
de

l'Europe.

conditions, les luttes politiques
l'hexagone sont, selon notre ana¬
lyse, privés de perspectives politiques réelles
malgré les illusions électoralistes un moment

ces
à l'intérieur de

entretenues.

La Gauche traditionnelle prétend
simplement
gérer la crise et son objectif ultime demeure à
essayer de s'en servir pour arriver par la voie
électorale au pouvoir d'Etat. Il se trouve simple¬
ment que les visées réformistes du Programme
Commun sont inacceptables, dans l'état
actuel
des choses pour une
bourgeoisie traumatisée
par la grande peur de 68 et qui entend se réser¬
la

l'exclusivité

des

leviers

de

commande

dans

période de crise qui s'est ouverte.
Le réformisme traditionnel

frir

ou

de fait du

mou¬

français est donc incapable d'of¬
alternative réelle au système capitaliste.

ouvrier

vement
une

Quant à la nouvelle extrême gauche, au-delà
ses
clivages désormais traditionnels et qui
font que ses différentes chapelles s'excommu¬
nient réciproquement, on ne peut que constater
un bilan général d'échec.
de

L'épithète de « gauchisme » n'est pas un ju¬
gement moral, c'est simplement constater son
Incapacité à se lier aux masses populaires et
même

à

la

jeunesse.

nouveau

pour

mouvement

qu'elle permet. C'est une dimension pourtant
capitale pour comprendre dans toute sa poten¬

que

tialité

la

Or,

richesse de la

la

problématique occitane ?

d'Oc, nous sommes, en
présence de la seule grande langue de l'Europe
occidentale (qui est à la fois langue vivante po¬
pulaire et langue de haute culture toujours opé¬
rationnelle) qui ait largement échappé au pro¬
cessus d'évolution qui a frappé
toutes les autres
superstructures linguistiques du mode de pro¬
duction capitaliste. Cet élément culturel est de
première importance.
avec

langue

seulement

qu'il peut permettre de
cimenter un projet collectif (l'on songe à l'extra¬
ordinaire émotion qui étreint le peuple occitan
lorsqu'il s'agit de sa langue) mais encore parce
qu'il est la voie obligée pour que s'accomplisse
une véritable révolution culturelle :
la langue du
peuple — le « patois » — devenant celle des
superstructures d'un autre mode de production,
socialiste

parce

enjeu prend toute son importance lors¬
l'on saisit tout ce que cette langue vivante

que

fait

en

société dominée

une

ma¬

particulier dans le domaine culturel,
des traits coloniaux. Le flou du projet publié par
Politique Hebdo », et nécessaire pour permettre
le regroupement de toutes les forces idéologi¬
ques envisagées, débouchait en fait sur l'inter¬
prétation « tiers-mondiste » habituelle du colo¬
nialisme intérieur (qui séduit tant des
intellec¬
tuels de gauche parisiens ravis de découvrir un
nouvel espoir
de révolution exotique à leur
porte) mais qui peut à terme également donner
une caution progressiste à une politique de col¬
laboration de classes dans un prétendu « Front
en

«

de

National

Libération

C'était déjà

».

tentation du temps du réfor¬
misme
régionaliste antérieur à l'apparition de
l'organisation que nous représentons et qui s'est
lucidement constituée en rupture avec une telle
perspective d'évolution. Cela le sera encore bien
davantage au fur et à mesure que le mouvement
de masse du peuple occitan, prenant conscience
de son destin différent, effrayera les intérêts en
place au sein même de la société méridionale.
Faire fi ainsi des clivages idéologiques fonda¬
mentaux qu'ont connu pourtant tous
les autres
une

de

mouvements

libération

minorités

des

natio¬

Europe (comme ailleurs), et que l'on
déjà dans le mouvement occitan nais¬
sant, était peut-être payant pour propulser sur
le devant de la scène politique hexagonale un
certain nombre de personnalités mais contenait
des dangers potentiels énormes.
nales en
discerne

particulier, quelle est l'orientation qui au¬
prévalu ? Aurait-ce été le nationalisme occi¬
tan dont se réclame ouvertement
en en privé
certains responsables d'organisations occitanistss et qui avaient été invités par Serge Mallet
d'une conception marxiste, bien que obliga¬
ou
toirement renouvellée à cause de l'originalité de
notre situation, mais se fondant sur la lutte des
classes dans tous les domaines, de l'économique
en
au culturel
passant par le politique ?
En

rait

—

—-

Un

problème aussi fondamental

tel

évacué

être

en

faisant référence

au

ne

peut

seul passé

politique de celui qui voulait être le protagoniste
principal du regroupement.
Nogs

savons

conscience

par

occitane

expérence

la prise de
peuple s'accom¬

que

dans notre

de la levée d'une véritable vague de fond
qui risque de balayer tout l'ac¬
quit historique progressiste du traditionnel « Midi
Rouge ». Nous savons également qu'en Europe,
le nationalisme a toujours été manipulé, en der¬
nière analyse, par la bourgeoisie qui s'est servi
comme tremplin pour mystifier les travailleurs et
leur faire oublier les impératifs de la lutte des
pagne

néo-nationaliste

classes.

Nous

en

sommes

conscients

également conscients

sont

comme

en

déguisent

qui

ceux

sciemment, dans le mouvement occitan, une telle
une phraséologie marxiste anti¬
anarchiste-européiste. C'est mê¬
me un des premiers résultats de notre action que
d'imposer le port de tels masques.

idéologie sous
colonialiste ou

Il

ainsi

est

visagé, à

probable

supposer

Occitane

Lutte

»

que

qu'il ait
l'aurait

le regroupement
vu le jour —

en¬
car

combattu —-, aurait
ce type de contra¬

éclaté à cause "même de
diction interne, semant ainsi

vite

d'autant plus de
qu'il aurait fait naître d'espoir préma¬

confusion
turé.

L'unité du mouvement occitan

faire

un

ne

pourra se

jour qu'autour d'une conception vérita¬
blement révolutionnaire des perspectives d'évo¬
lution de cette partie du monde et à partir d'une
réelle

mobilisation

Nous

Un tel

véhicule

sommes

industriel dévelop¬
entretient avec le
se définit comme
à la périphérie du

des

masses.

celui-là.

avec

elle

comme

valeurs collectives

de

aujourd'hui refoulées et son com¬
portement humain largement pré-capitalistes qui
peuvent constituer un terreau profond pour que
reparte dans une autre direction le
développe¬
ment social aujourd'hui arrivé dans une impasse.

sommes

fait conscients d'en être

tout à

très

encore

éloignés. Alors pourquoi tant d'insis¬
vouloir mettre à tout prix la charrue

tance

à

avant

les

bœufs ?

communication

C'est cette utopie-là qui

b) Dans

ver

un

Et même si d'autres propositions
sont plus
crédibles, quelle place était prévue à la culture
occitane et à l'approche renouvelée de la politi¬

Non

société

dans le reste

tâches habituelles nécessaires

Nous

nifestant,

«

socialisme.

blocage « structural »
hexagonale ne veut évidemment
pas dire que « Lutte Occitane » entend théo¬
riser de manière idéaliste un « splendide isole¬
ment des luttes populaires en Occitanie par rap¬
port au reste de l'hexagone auquel nous appar¬
tenons. Cela signifie simplement que nous en¬
un

des

une

idéologique de la bourgeoisie et
poids de la stagnation de ce qu'il est advenu
de la troisième internationale ont été tels qu'ils
n'ont pas permis que se développe une alterna¬
tive globale pouvant laisser espérer une issue
positive à la crise actuelle.
la

servir du mouvement

politique.
que penser de la proportion d'éta¬
blir des axes
économiques
inter-régionaux à
l'échelle européenne aux confins de l'Occitanie
ou
de celle visant à s'appuyer sur l'autonomie
accordée depuis 68 aux universités et qui n'a
fait que renforcer leur caractère mandarinal ?

La main-mise

Faire

se

b) En effet, le contenu programmatique d'un
regroupement apparaît comme singulièrement

qu'apparaisse
En particulier,

le

de

à

qu'implique le projet occitan.

qu'une alternative réelle soit proposée, dans le
cadre de la vie politique hexagonale,
les
par
forces

non,

rant, en position renouvelée, mais de
manière
traditionnelle dans la vie politque
hexagonale
habituelle. C'était ignorer la nouveauté radicale

pour

Malheureusement, rien

ment.

ou

sans

lancement pour

nombre d'intellectuels qui se sen¬
impuissants pour infléchir un tel développe¬

tent

essen¬
ou

déjà constitué comme d'une rampe de
déclencher une opération s'insé-

occitan

devoir pas s'arrêter.

banale

comme

groupements

telle

impasse même si le rythme de son
ne

nous est apparu être
celui de personnalités

de
audience réelle. Une
juxtaposition d'éléments isolés revenait, que

petits

a

vitesse

:

a) Un tel projet

été le mieux réalisé, au cours
de son histoire, les conditons les plus parfaites
de ce type d'hégémonie d'une classe sociale sur
l'ensemble de la société. Le type de développe¬
ment économique, social et culturel qui se pour¬
suit

raisons

tiellement

domaine aussi ,il faut choisir.

appris avec tristesse la dispari¬
tion de Serge Mallet qui demeurera une grande
figure du mouvement progressiste et révolution¬
naire français.

et

Si le contexte historique général est bien
que nous venons d'esquisser, le projet de
Serge Mallet apparaît comme singulièrement en
retrait face aux exigences de notre situation et
à l'ensemble des responsabilités qui doivent être
celles du mouvement occitan. Et cela pour plu¬

silence notre combat : nous
quand, face aux nationalistes,
aux poujadistes et aux fédéralistes de tout
poil,
nous essayons de prouver que nos alliés naturels,
ce sont les prolétaires et les progressistes français,
ou que nous avons le même ennemi et combattons
le même état bourgeois, etc... etc... !
Ohé ! Réveillez-vous ! Fini le temps où, visà-vis de ce qui se passe chez les « minorités natio¬
nales », l'on pouvait sans trop de risques de can¬
tonner dans une douce attitude dubitative.

avons

occitane

2)

classe et passe sous
avons belle figure ici

Nous

réalité

celui

Et d'autre part, P.H. ne se contente pas d"un
tel faux pas, ne voit pas l'importance de faire écho
à notre point de vue qui se veut une position tie

ce

pouvoir appréhender la
pouvoir la transformer.

pour

souvent.

En

à part entière du monde
pé. Le rapport que l'Occitanie
mode de production capitaliste
un rapport d'inclusion passive
système.
zone

fait peut-être l'essen¬
l'apport du mouvement occitan dans la
vie de cette partie de l'Europe.
Mais cette dimension-là, non immédiatement exploitable pour
une opération politique à courte vue,
ne figurait
pas au programme du regroupement envisagé.

tiel

de

c) C'est seulement un projet historique d'une
ampleur qui peut seul permettre de sortir

telle

réellement

collectivement, au terme d'un pro¬
transformation socialiste de la so¬
ciété, de la situation de pourrissement catastro¬

cessus

phique

et

de

l'histoire dans laquelle nous nous
dont le blocage de la société fran¬
çaise ne constitue que l'une des manifestations.
Nous sommes bien conscients que vouloir pro¬
mouvoir un tel projet n'est- rien moins que facile
et que s'écarter ainsi des sentiers balisés de là
pratique politique habituelle ressemble singuliè¬
rement à une utopie délirante ; mais c'est juste¬
ment par une telle ambition que se justifie notre

trouvons

de

et

démarche.
Le

proj,et que l'on nous proposait était infini¬
plus sage. C'était en fait un mélange éclec¬
tique de propositions réformistes - régionalistes
et de référence « tiers-mondiste » pour caracté¬
riser notre situation. L'accepter aurait été pour
nous
une
régression par rapport aux analyses
que nous avons faites : nous ne sommes ni une
colonie faisant partie du « tiers-monde » ni une
ment

3) On comprend mieux que « Lutte Occitane »
n'ait pas voulu cautionner une telle entreprise,
non que
nous nous prenions pour l'organisation
d'avant-garde capable de mener victorieusement
le combat libérateur, mais à cause même des
ambiguïtés et des insuffisances qui sont les
nôtres, dans la mesure justement où elles reflè¬
tent

la

celles

de tout

le

occitan

mouvement

dans

phase actuelle.
Nous

entendons

au

contraire

:

a) Elaborer une théorie inspirée d'un marxisme
dogmatique et qui soit capable de rendre
compte de toute la complexité du fait occitan.
non

effet conscients que la si¬
sommes en
historique qui est la nôtre nous place
à une position charnière du point
de vue de
l'évolution de la pensée politique révolutionnaire
en
Europe. En particulier nous sommes obligés
de renouveler entièrement la conception même
de la politique tant du point de vue des rapports
qu'elle entretient avec la culture que du point
de vue du type d'insertion des masses populai¬
res dans un tel processus, etc... C'est pour cela
dernière assemblée générale,
que lors de sa
Nous

tuation

«

Lutte Occitane

qu'

»

a

tenu

à

se

définir

en

tant

intellectuel collectif organiquement lié aux
masses
populaires ».
«

b) Impulser
ce

du

fait

au travers

occitan

une

de la prise de conscien¬
véritable

et

nouvelle si¬

d'hégémonie des masses populaires dans
cette région du monde dans la perspective d'une
révolution socialiste. L'ampleur de la crise histo¬
rique que connaît le mode de production capi-

tuation

�À

Réponse à Politique-Hebdo
taliste est telle

qu'elle ne peut se résoudre que
par l'émergence
du prolétariat révolutionnaire
s'affirmant comme porteur d'un projet social ra¬
dicalement différent de celui de la bourgeoisie.
C'est cette émergence, au sein de la vieille
société,

d'une

classe

sociale

encore

subalterne

encore dominée sur les plans économique et
politique mais qui conquiert la direction intellec¬
tuelle et morale qui permettra que se réalise la
conquête du pouvoir politique, puis après la des¬
truction de l'appareil d'état bourgeois une situa¬
tion d'autogestion durable et authentique par les
masses populaires de la nouvelle société socia¬

et

liste.
ne

voulons donc

leurs mais proposer un

diviser les travail¬
raccourci historique pour
pas

le mûrissement du socialisme
nu

française véhicule,

comme

dans

ses

en

:

fait,

alors que la cul¬
dans son conte¬

modes de diffusion,

leurs de l'idéologie bourgeoise dominante,

les

va¬

la pri¬

INQUIETUD EN

de conscience de leur occitanité par les mas¬

Nous

sommes

moment

au

exact

où

ceux-ci

tane

ont

commencé à se défaire et où apparaît un
nouvel internationalisme. Ce n'est donc pas par

de

hasarcj si un régionalisme antagonique à notre
pensée poltique se développe parmi les secteurs
les plus « éclairés » du grand capital et si dijfs

dans

France

mouvements

va

et

à

l'échelle

internationale.

du

c) Situer notre action d'emblée au niveau qui
s'affirmer être de plus en plus celui du dé¬

roulement véritable

fur et à

mesure

l'effet

la

de

des

lutte des

aller

que va

ternationalisation
sous

de

fait des

sociétés

en

classes,

velle

la révolution socialiste à
Le « blocage • profond de
la société française n'est en définitive que l'ex¬
pression de ce qui apparaît comme étant une
mode

de

production

capitaliste dans la phase historique
contemporaine à savoir : la contradiction exis¬
tant

entre

une

internationalisation

de

fait

des

ge

en

et le maintien d'un découpa¬
Etats-Nations qui sont d'ores et déjà

Situer

périmés.

une

telle

à

Tornarèm parlar puei dei marins, oficiers e
de bord, que vien plegar toei lei activetats

dor.

Lei

pescadors son pas massa e gasanhan
dins leis estadisticas, oficialas, quora plaçon la costa provençala dins lei
régions richas, ço que chifran es pas tant lei richessas vertadieras, que lo movement d'argent que
se li plaça, aqui, m-onte lo torisme ten una part
larga.

trasport maritim, que siaga per lei merças o
lo torisme, se fa crèisser
fa pas montar aquel dei
batèus. Lei linhas son estadas presas una-a-cha-una
per d'armaments forastiers. E aquo es pas' ncar
per lei passatgiers. Aqui
la chifra dei viatjaires,

acabat.

parentesi dins lo tregor, en Bretanha, lei
gents dau pais que vendon sa culhida de « varech »
(augas), an degut protestar que lei vacanciers lî
fasian concurencia en vendent a pichot cost ço
qu'avian rabalhat per se far d'argent de pocha.
Aquo es sempre parier. Quand n'ia que devon
laissar plaça, son lei gents que trabalhan : « Vira
te d'aqui que me i mete ». Port de pesca et iport
de plasença semajan plaça ; d'aquo n'ia gaire.
Aquo sera mai la lei en pichot vilatge, coma au
grau dau rei, tanben coma en vilassa, a Marseilha.
E aici que lei pescadors devon dins l'avenir proche,
quitar lo port vielh per s'anar installar dins un
site completament novèu, lo
port artificiau de
saumati, cavat força lunh de la vila, l'inquietud es
tant dins lei condicions d'aquest trebolum a la
vida, ai costumas aimadas, coma dins lei condi¬
cions economicas proprias dau mestier de pesca-

manifes¬

une

mystification politi¬

provinciaux

des

ni

sont

ne

at¬

réchauffés
bande de
exotiques,
parisienne

Nous ne sommes pas l'Amérique du Sud de
l'Hexagone où pourrait se projeter les rêves et
les ambitions déçues de l'intelliguentsia de
la
rive gauche de la Seine.
L'Occitanie
ou

l'on le veuille
main. Il faudrait
l'on commence également à en tirer toutes

non,

commence

déjà,

que

à prendre son destin

en

conséquences.

très

10

d'Agost de 1973.

:

l'Aquitaine
n'est pas
à vendre
De

Vaqui per lei patrons de pesca, e sei preocupacions de patrons pichots. Leis obriers, mai que

S'en

Per

vieille

populaires.

masses

Occitans

la

INJUSTICIAS

Per ara, agacham pas mai lunh que la pesca.
PLASENCIERS
CONTRA GENTS DE MAR

ja un coup mostrada la lucha dei gents
que vivon dau pescar contra lei que fan, vela o
motor, de « nautisme » : lei plasenciers. Ço qu'era
verai per Leucata va es tanben pus aut. 'Es pas
malaisit tanpauc de va mostrar per lei interès contradictoris dei gents qué vivon d'abarir ustras e
muscles dins lei estangs, e dei gents que li venon
trebolejar e mazotejar l'aiga dei pargues.

uni jour comme

de

En Octobre à Bordeaux

pas massas. E3 egau,

de

idéologique qu'il convient de
servir d'instrument à ce qui

pas

l'on peut servir des plats
qui n'ont pas fait recette ailleurs ni la
guérilleros hirsutes, mais tellement
qu'une partie de la nouvelle gauche
se complaît à voir en nous.

que
les
action,

place des tentatives

tardés à qui

long terme, dans
perspective, signifie pour « Lutte Occi¬

notre

(6 DEI CENTS DE MUR

omes

Les

la Corse.

et

forces productives

des

que

nou¬

l'Euro¬
Occidentale une distorsion fondamentale en¬
tre le quadrilatère qui va de Londres à Milan et
de Paris à Francfort et qui monopolise 40 % des
richesses produites sur 8 % de la superficie de
la communauté le problème stratégique fonda¬
mental pour l'issue de la lutte des classes réside
dans l'alliance entre le prolétariat de la zone
développée et les peuples des régions périphé¬
riques de la Norvège au Mezzogiorno en passant
par l'Ecosse, l'Irlande,
la Bretagne. l'Occitanie

en
sera
l'échelle de l'Europe.

ne

nouvelle

tation

pe

multi-nationales.

domaine

pour

apparaîtrait sinon

S'il est vrai qu'il existe à l'intérieur de

s'accentuant l'in¬
productives

du

corse,

le

mener

essayent, au nom
breton ou occitan, de

appareils de mystification
masses
populaires.

leur juste

regroupement circonstanciels qui font allè¬
grement fi de la nécessaire lutte des classes

droite

des

des

au

forces

fondamentales

nationalisme

construire

L'enjeu

contradictions

d'extrême

à

situer

»

populaires et la culture occitane renouvelée
doivent se poser en véritable
contre - culture
unissant le peuple et ses
intellectuels organi¬
ques. Un tel changement serait d'une importance
capitale pour l'instauration du socialisme en

des

Nous

ture

se
ses

o

mai

estrangiers,

an

d'autrei problemas.

parlarem.
De fach, lo volum de peis pescat en mar nostra en ben pichineu, a regard de ço que s'agafa en
mar

dau nord

en

mancha

o

en

Bretanha.

une

soleil.
La Côté

Nen

•

Dins

l'amira europenca siam pas un luec de produccion
vertadier ; amor d'aquo lei governs sacrifican
notra pesca a la pesca moderna dau nord.
Lei pescadors

se'n avison que faguèron esta
força desmarchas en co deis autoritats per
li portar sei revindicacions e parlèron tanben de
se metre en cauma ço que volon per ara :
sason

—

La

que pagan

l'organisme de

La Méditerranée se vendant mieux que l'Océan, l'effort
régime se porta en premier lieu sur la côte languedocienne :
en ces temps-là, l'Occitanie
n'émergeait qu'à peine et ne put y
consacrer que des chansons et barbouiller des
slogans vengeurs
le

béton de la

Grande-Motte.

Restaient les 250 km. de plage, les 40.000 ha de plans
d'eau et le million d'hectares de forêts de l'Aquitaine : leur tour
est

maintenant

commencé
du

l'aménagement de

venu :

les

:

Mais, de même qu'après l'occupation « sans problèmes »
y eut la résistance du Larzac, après le coup de

Floride

Occitane vient la

Dernièrement, le

AQUITAINE

LA

COTE

—-

appelant à

suivant

DELBEAU

un

contre-octobre

»

soirée débat

une

:

Aucun rapport en apparence entre

sur

et

OCTOBRE A BOR¬

«

opération de déconcentration culturelle

»

»

»

les chanteurs TONI, MARTI

avec

:

MENT DE LA COTE

trait ») ;

ara

DE

11, Rue Dupaty, 33 Bordeaux —• Adhésion 20 F
(à l'ordre de Jean-Bertrand Bernadet, C.C.P. 453.478 E Bordeaux
distribuait massivement, à plus de 50.000 exemplaires, le tract

«

La reconoissença de la sarda de mar qu'es
venduda o empaquetada coma sarda d'océan.

Gascons.

—i

DEAUX

—

résistance des

COMITE DE DEFENSE

L'egalitat dei prètz entre mar e océan
quand se tira dau mercat lo peis de sobra (« re¬
—

est

Canjuers, il

l'aménagement de la côte,

Lo

la côte Aquitaine

premiers travaux ont commencé.

reglament dei sardas que pogueron pas
vendre l'auton passa (32 tonas) ;
—

depuis longtemps urbanisée, il fallait
« inexploi¬

du

pro¬

supression de la taussa « ad valorem »
ai pescas sensa lamparo ;

d'Azur étant

poursuivre ailleurs. Des places inoccupées, des plages
tées », il en restait des kilomètres !

la

La reconoissença de
duccion qu'an format ;
—

jours, le cocktail « mer + sable + soleil » garan¬
Le régime gaulliste, à la complaisance facile, se fit
douce violence pour ouvrir la porte aux « promofiteurs » du
nos

tit le succès.

Mais

dans

l'AMENAGE-

et

AQUITAINE.
confidentielle

intervention

une

consacrée

au

développement des actions destinées à intéresser les investis¬
seurs potentiels, M. BIASINI, Président de la Mission
d'Aménage¬
ment, tient des propos révélateurs :
UN

TRUCHEMENT CULTUREL

Cette action de promotion, dit-il, doit donner lieu à une
publicité internationale intensive et marquer le premier pas de la
»

campagne grâce à laquelle le PARI
repose l'aménagement touristique de

COMMERCIAL sur lequel
l'Aquitaine sera gagné :
EXPLOITER (sic) la Région sur au moins quatre mois de l'année...
Déjà l'an passé, la vingtaine d'entrepreneurs de tourisme interna¬
tional qui y ont été invités ont rencontré des conditions climati¬
ques idéales... L'effort engagé, cette année, grâce à un TRUCHE¬
MENT CULTUREL de qualité
internationale à partir duquel la
visite systématique de la côte et de la région sera organisée doit
permettre le passage de l'aménagement théorique à son plan vé¬
ritablement
»

pour

commercial.

C'est

clair.

»

Le

Festival

la vente de l'Aquitaine

Jean-Louis

CULTUREL

Barrault et
au

»

ses

aux
amis

service des

n'est

qu'une

arme

publicitaire

promoteurs français et étrangers.
sont

ne

qu'un

«

TRUCHEMENT

Aménageurs.

FONDER LA PROMOTION

ECONOMIQUE ET SOCIALE
L'AQUITAINE SUR LE TOURISME (Biasini)
est l'intention avouée de la
Mission d'Aménage¬
ment. Elle dépensera en octobre plus de 200 millions d'anciens
francs pour les réceptions et les amusements des promoteurs.
Ce gaspillage des fonds publics au profit de quelques privilégiés
ne serait qu'un petit scandale parmi tant d'autres s'il
n'engageait
pas l'avenir de notre région sur une voie inacceptable qui conduit
à la maintenir dans un état de sous-équipement et à accélérer le
dépérissement de l'agriculture. L'exil des jeunes travailleurs vers
les autres régions va se poursuivre. C'est un pas de plus 'dans
DE

»

Telle

la colonisation

de l'Occitanie.

DESTRUCTION
»

un

DES SITES NATURELS
POUR UN TOURISME DE LUXE

La volonté gouvernementale est de

tourisme de luxe. M.

BIASINI

céder à la construction d'un

Una mar qu'era nostra
De cor de carn e de dreit

^

—

va

mur

donner la priorité à

lentement mais sûrement pro¬

de béton

en

front de

mer.

Les

premières réalisations à CAPBRETON et LACANAU en témoi¬
gnent déjà. D'autres sites touristiques naturels ne manqueront
pas d'être détruits sur les bords du Bassin et de l'Océan. La Côte
Aquitaine aujourd'hui, espace libre et gratuit, sera transformée
en un espace payant, soi-disant créé pour protéger la
nature d'un
afflux touristique spontané, voilà que la Mission découvre aujour¬
d'hui son vrai visage, celui d'une entreprise destinée à promouvoif un tourisme industriel à grande échelle.
CE QUE NOUS VOULONS

Son venguts e nos an près la costa
Son venguts par

vendemiar d'argent.

»

Un

moratoire, c'est-à-dire la

suspension des opérations

dont les effets sont irréversibles afin que puissent être menées
les études nécessaires sur leurs conséquences économiques ei

écologiques. Les travailleurs et la population doivent être objec
informés afin de définir, eux-mêmes, et d'imposer ur
développement économique équilibré pour notre région. »

tivement

�mrnrn

a

PYRENÉES

LES

NE SONT PAS
A VENDRE

1968.
une

Un promoteur se prépare
la vallée du Soussouéou

d'Ossau,

en y

à détrui¬
en

vallée

installant une station de

ski de 7.000 lits

sur

70 hectares.

moment où le tunnel d'accès routier

débouchera dans la future station, le
site sera naturellement protégé » ?

principale par un tunnel routier de
trois kilomètres de long. Plus de vingt
milliards d'A.F., en partie assurés par

Décidément, le diffamé se diffame

des subventions de l'Etat et du

Con¬

seil Général, seront nécessaires pour
l'édification de cette usine à ski sur
des pentes

reconnues

avalancheuses.

UNE VALLEE A OURS
de Soussouéou est

vallée

La

sans

des plus belles, des plus
sauvages et des plus riches écologiconteste,

une

quement, de toutes les Pyrénées. Son
isolement

fait

en

une

des

dernières

vallées à ours desPyrénées. Cette val¬
lée glaciaire est entourée de splendi-

très riche

des forêts, le torrent est

en

truites, la plaine qui en occupe le
fond
est
un
magnifique pâturage
fleuri.

Située dans
la vallée de
comme un

la

périphérique,

zone

Soussouéou

«

s'enfonce

coin dans le Parc National

Pyrénées Occidentales, qui est ré¬
duit de ce fait à une bande rocheuse
de seulement 800 mètres de large. Si
la station de ski est réalisée un Jour,
ce sera, biologiquement, la fin du Parc
national des Pyrénées qui serait alors
coupé en deux ; en hiver, les nom¬
breux animaux se réfugient dans la
zone que la station entend occuper.
des

ON ASSIGNE EN

JUSTICE

LES DEFENSEURS
DE LA MONTAGNE
ET DES MONTAGNARDS
Au début 1973 a été constitué le
Comité de défense Soussouéou Ossau,
afin de regrouper les nombreux op¬
posants à ce projet de destruction de
la nature, et de mettre un terme à

cette
nue.

entreprise puissamment soute¬
Cetet défense de Soussouéou est

celle des Pyrénées, du
à la1 montagne, contre

droit de tous
ceux qui ne

pensent qu'à la vendre.
Or, le promoteur (Artouste S.A.)
vient d'assigner en diffamation cer¬
tains membres du bureau du Comité,
pris ès qualité, devant le Tribunal cor¬
rectionnel de Pau. Il leur est repro¬
ché d'avoir distribué une brochure où

qualifié de « malhonnêteté au
moins intellectuelle » une publicité
oui se réclame de la nature afin de la
détruire et qui trompe son client en
lui vendant Sarcelles sous le nom de
« trésor naturel ». Artouse S.A. affir¬
me avoir « pris les mesures nécessai¬
l'on

pour protéger le site, et la réali¬
sation d'une station sans voiture n'en

cinq dernières années ont constitué un
chapitre rempli de violence de l'histoire du peuple
basque. Aujourd'hui, personne n'échappe à la ré¬
pression et les événements tels que ceux qui sont
évoqués dans ce communiqué se succèdent avec
fréquence. Six militants de ETA assassinés ;, trois
autres travailleurs morts à Erandio et Eibar, ma¬
traquages brutaux dans des manifestations nonviolentes ; des morts et blessés au cours de con¬
trôles de routine sur les routes, et de centaines de
détenus et torturés par n'importe quel prétexte
qui vivent une situation dramatique dans les pri¬
sons de l'Etat Fasciste Espagnol : tel est le pano¬

emprunts du promoteur doi¬
garantis par l'Etat, si donc
il y a faillite, ce sont les contribua¬
bles qui paieront les dettes de cette
Les

station pour privilégiés, cette destruc¬
tion des Pyrénées ! Pourquoi ne pas

son
une

jet de briser la ferme volonté de

le peuple basque ; pour cela, nous nous voyons
affrontés au pouvoir des oligarchies espagnole et

polluantes ? Cela vaudrait
quelques emplois de manœuvres
dans la station de ski !

se

non

bien

française.
Un nouvel acte de terrorisme institutionalisé
été commis le 27 septembre dernier en plein cen¬
tre de Bilbao, ayant pour victimes deux militants

SOUSSOUEOU

a

EST UNE AUTRE AFFAIRE
DE LA VANOISE !

révolutionnaires de ETA, Jésus Zabarte et

L'AFFAIRE DE TOUS

Soussouéou
de¬
mandant de signer et de faire signer
la pétition nationale ci-jointe,
c'est
aussi pour d'autres raisons qui dé¬
passent de beaucoup son cas : ce pro¬
cès est celui du droit pour les défen¬
seurs de la montagne ou de la nature
de critiquer ce genre d'opération, im¬
mobilière ou autre, qui détruit métho¬
diquement la nature en affirmant la
protéger. Si le promoteur gagne ce
procès, tout lui sera permis, et ses
collègues ne manqueront pas de faire

Nos

en vous

les ; sans sommation, ils ouvrirent le feu contre
les deux révolutionnaires basques en mettant en

danger la vie des passants, spécialement celle des
enfants qui se dirigeaient au collège de Indautxu,
proche des lieux. Les murs de ce collège présen¬
tent

tués parce qu'il y avait trop de témoins, mais fu¬
rent détenus dans un état grave, atteints par les
tirs de la police à la poitrine, l'estomac, les bras

jambes ; un concierge et un enfant furent
également blessés et un professeur du collège qui
s'approcha avec l'intention de prêter aide aux bles¬
sés fut brutalement frappé.
et les

Un promoteur aveuglé par
intérêts vous donne l'occasion de

hommes.

à nos côtés.

grande indignation est ressentie aujour¬
tout notre peuple ; ETA, or¬
ganisation au service des travailleurs basques, ne
peut continuer à permettre ces actes d'assassinat
sur ses militants et sur l'ensemble du peuple bas¬
que. Notre peuple, nos travailleurs, et tous les ré¬
volutionnaires, démocrates et anti-fascistes du
Une

C'est pourquoi, nous vous deman¬
dons de manifester votre accord en

d'hui à Bilbao et par

signant cet appel, en le faisant signer,
car notre lutte est aussi la vôtre, cha¬
que signature est un témoignage pour

accusées, et
de la vallée de Sous¬

la défense des personnes

monde entier sont témoins de tels faits.
PAR UN ETAT SOCIALISTE

res

qu'un des aspects les plus
pants ». Si donc cette publicité
est

frap¬
n'est

aujourd'hui plus d'une centaine d'impacts de

balles. Les deux militants de ETA ne furent pas

Soussouéou que
battons, mais pour les Py¬
la montagne, la terre des

pour la défense
souéou !

le

dangereux » par les autorités franquistes, ils fu¬
rent encerclés par de nombreux policiers armés
de mitraillettes et abrités derrière divers véhicu¬

Ce n'est pas pour

engager

localisés dans

«

nous nous

vous

deux militants furent

centre de Bilbao par les groupes policiers spécia¬
lisés dans la répression politique.
Considérés

de même !

ses

Imanol

Mitxelena.

Si le Comité de défense

rénées,

tout notre peuple

lutte pour l'indépendance nationale et le socia¬
lisme. Actuellement, une frontière artificielle divi¬

en

randonnée et à des activités artisana¬

Ossau s'adresse à vous

grande bourgeoisie espagnole, au moyen de
instrument, l'Etat Fasciste Espagnol, poursuit
politique répressive constante ayant pour ob¬

La

vallée

part de ces milliards que
l'on va gaspiller, et les consacrer à
l'élevage, à l'amélioration de l'habitat,
à l'entretien du paysage, au ski de

C'EST

actuel.

rama

une

L'AFFAIRE DE

Eustakio Mondizabal, un des plus im¬

Ces

vent être

les

—

portants dirigeants du Front Militaire de ETA est
assassiné dans les rues d'Algorta, près de Bilbao,
par des agents spécialisés de la Policia Politica.

ON VEUT FAIRE PAYER
LA COLLECTIVITE

d'Ossau

DES PYRENEES

1973.

truction.

habitants de la

responsable de ETA, est tué
après dans la localité navarraise

d'Urdax.

portant atteinte au projet de Sous¬
souéou. Ce procès est donc celui de
la protection de la nature mais aussi
de la liberté d'opinion. Ce procès of¬
fre à tous ceux qui aiment la monta¬
gne, l'occasion de dire NON à sa des¬

aux

responsables

Jonan Aranguron,
deux semaines

lui-même. Le promoteur a décidé d'at¬
taquer en justice les personnes qui
auraient « des propos désobligeants

accorder
LA FIN DU PARC NATIONAL

Jon Goikoetxea, un des

Six mois plus tard, le 12 septembre, Benito
Mugika et Mikel Martinez de Murgia, eux aussi
militants de ETA, sont brutalement assassinés
dans une maison de Lekeitio, à 40 km. de Bilbao.

quoi avouer trois lignes plus haut
dans le même prospectus « jusqu'au

crêtes voisines par tout un réseau de
remontées mécaniques et à la vallée

—

de ETA, dans la province de Navarra, est assassi¬
né par la Guardia Civil au cours d'une embuscade
sur les montagnes d'Etizondo, près de la frontière.

pas mensongère, le
tunnel routier
n'amènera sans doute que des vélos !
Si l'on veut « protéger le site », pour¬

Cette banlieue des neiges pour une
clientèle « de choix » sera reliée aux

Etxebarrieta, militant de ETA, est tué

vingtaine de kilomètres de San Sébastien.
1972.

re

—

le feu de la Guardia Civil à Benta Haundi, à

sous

BASQUE

GORA EUSKADI ASKATUTA !

Comité de défense
Soussouéou - Ossalu

Euskadi, octobre 1973
E.T.A.

Pau, le 4 juin 1973.
7

�\1~

©USI
Manifestations
du

Comité de Guéret

Septembre 1953 : un effondrement
prix de la viande bovine suscite
un grand mécontentement
dans les
régions d'élevage.
des

A l'appel de la Fédération des ex¬
ploitants agricoles de la Creuse, les
délégués de 17 fédérations départe¬
mentales situées en partie en Occitanie (Périgord, Auvergne, Limousin)
se réunissent à Guéret ; en désaccord
avec les dirigeants hexagonaux de la
F.N.S.E.A. qui
cherchent à freiner
leur volonté de lutte, ils constituent
une organisation distincte des instan¬
ces nationales : le Comité de Guéret ;
c'est la rupture entre les gros pro¬
priétaires du nord et du Bassin pari¬

sien et les paysans pauvres
la Loire.
Très

vite,

à

le 12 octobre, des

:

barrages de route sont organisés, des
affrontements violents ont lieu avec
les C.R.S., des arbres sont abattus sur
les routes nationales (1).

l'agriculture du Massif dit
«
ne cessera pas d'être se¬
couée par des crises et des manifes¬
tations de plus en plus violentes à
mesure que
s'accentuera la liquida¬
tion de la petite paysannerie de ces
régions :
Dès lors,
Central »

Octobre 1969, le

—

associé

ret
des
de

meetings

masse

Comité de Gué¬
organise

M.O.D.E.F.

au

manifestations

et des

contre le fameux plan Vedel.
?

Octobre 73 enfin

—

: on

assiste à de

barrages de route pour pro¬
tester contre une baisse catastrophi¬
que (plus de 30 °/o) des cours de la
viande. En fait, malgré des déclara¬
tions plutôt dures, il semble bien que
nouveaux

l'on ait assisté cette fois-ci à

une

ré¬

cupération réussie, de la part du syn¬
dicalisme traditionnel.
avait

en

effet

appelé

La
aux

F.N.S.E.A.

manifesta¬

tions (aux côtés de la F.F.A. — scis¬
sion droitière de la F.N.S.E.A. — et

M.O.D.E.F.

qui montre bien
leur ambiguité) et c'est ainsi que l'on a
du

ce

assisté à la réconciliation

entre

land Viel, leader du Comité de
ret et le trop célèbre Debatisse.

dernières
commémoratives
Ces

Ro¬

Gué¬

journées

d'action

n'auront

d'ailleurs

plus que
entrepris
(démarche auprès des parlementai¬
res...) Les problèmes restent entiers,

pas servi à grand'chose pas
les autres types d'action

comme

on

que

dit...

Cette

rupture s'effectue par ail¬
quoi que de manière assez
floue — sur des bases anti-capitalistes
liant l'exploitation des petits paysans
—

leurs

—

Quoi qu'il en soit, pour nous, révo¬
lutionnaires occitans, la démarche du
intéressante

à

plusieurs égards.
Elle manifeste tout d'abord

une vo¬

lonté de rupture avec le syndicalisme
officiel aux mains des notables ru¬

travailleurs

à celle des autres

alors

traditionnellement, le syndicalis¬
me agricole cherche au
contraire à
opposer la ville à la campagne. L'un
des thèmes développé par la Fédéra¬
tion des exploitants de la Creuse dans
une déclaration de 53 qui fut à l'ori¬
gine de la création du Comité de Gué¬
outre la réorganisation du
ret était
que

—

marché de la viande

—

«

la revalori¬

sation du

pouvoir d'achat de TOUS
les travailleurs » ; cette même Fédé¬
en

octobre

73

dans

mes

comme

ambiguïtés ne manquent certes
il faut dire ici un mot de la forte
implantation du M.O.D.E.F. dans la
pas ;
zone

d'action

du Comité de Guéret

les thèmes

qu'il développe (défense à
tout prix de l'exploitation familiale...)
pour discutables qu'ils soient parfois
trouvent une large audience parmi la
paysannerie archaïque et paupérisée
des
secteurs
dans
(production de
viande) restés largement artisanaux
et où l'intégration capitaliste a peu
pénétré ; animé par des militants du
P.C.F., il bénéficie de la tradition de
communisme rural qui existait no¬
tamment

en

Limousin bien avant 1939

(syndicats de paysans travailleurs de
Marius

et Renaud

Vazeilles

Jean).

Malgré tout, cela traduit bien la
méfiance des petits paysans du nord
de l'Occitanie et de sa périphérie en¬
vers le
syndicalisme de type F.N.S.
E.A. qui fait de la concentration (avec
déjeuners à Matignon et tout et tout),
l'essentiel

de

sa

doctrine.

Or, ce genre d'action (ou plutôt
d'inaction) ne profite nullement aux

agriculteurs de ces régions ; il n'y a
bien évidemment rien de commun en¬
eux et les gros céréaliers ou bet¬
teraviers du nord et du Bassin pari¬
sien : on constate par exemple qu'en¬

tre

brut

d'exploitation (R.B.
E.) moyen du Limousin et celui de la
région parisienne, l'écart atteint 1 à 7
et ça ne va pas en diminuant, bien au
tre le

revenu

contraire !
paysans commencent
prendre conscience : la lutte des
classes passe à l'intérieur du monde
paysan : entre les pauvres et les ri¬
ches ; entre la petite paysannerie des
régions péripériques et ^agriculture
capitaliste de la « vraie France, celle
De nombreux

en

du nord...

:

«

Je pense que nous ne pouvons

longtemps nous satisfaire de
cette duperie que constitue la F.N.S.

A l'heure où

:

peu

près

aux

mêmes dates, d'importan¬

manifestations paysannes se déroulaient dans
le Midi viticole ; la carte des luttes paysannes
tes

d'alors est donc

mettons

qu'une
délégation diplomatique du comitébidon a pris l'avion aux frais des ex¬
propriés, pour aller rendre visite au
ministre de l'Equipement.
N.B.
Actuellement, la tactique du
Comité de défense de la Côte Aqui¬
sous

presse, nous

apprenons

—

très

largement occitane.

trouvait bien sûr insuffisamment ven¬
dables.

A Capbreton
comme à Lacanau,
l'opération immobilière est à la merci
des seuls promoteurs. CECI EST DE¬

JA ALARMANT.
La

population a-t-elle été informée ?

qui se chargent du seul travail vérita¬

INFORMEE ? NON.
Les contribuables des collectivités
du SIVOM ont été tenus dans l'igno¬

blement concret à faire

rance

taine est de créer des comités locaux
sur

le terrain.

novembre, le Comité était à
Capbreton (à côté de Bayonne) à la
première réunion du Comité local ;
plus de 250 personnes. Toni a chanté
Le 3

et on a distribué ce texte
L'AMENAGEMENT

CAPBRETON

-

HOSSEGOR

:

Biasini

: «

V.O.M.,

particulier celle du 15 fé¬

en

vrier 1973 servant de référence à l'ar¬

préfectoral de création de la ZAC
port SONT ILLEGALES en raison
du non-respect des dispositions en
matière de convocations, ordre du
jour des séances, réunions publiques,
publicité des délibérations, tout ceci

La côte Aquitaine

n'étant

EN

CONFORMITE AVEC LA
DECEMBRE 1970 sur la

NON

pas connue sur le marché touristique,
il convient de créer une demande en

LOI DU 31

faveur, de façon à ce que les pro¬
moteurs soient conduits à répondre à

communales.

sa

un

besoin.

»

L'aménagement du port : un prétexte
Au' demeurant

nécessaire cet

amé¬

nagement est surtout le prétexte à
une
vaste opération immobilière
:
5.000 lits ? Or, une ZAC donne toute
facilité à

l'Administration

dire la Mission

—

c'est-à-

déroger aux
Plans d'Occupation des Sols (P.O.S.).
Us cessent d'y avoir effet et l'Admi¬
nistration peut instituer de nouvelles
règles au profit des promoteurs. La
dérogation est ainsi élevée à la hau¬
—

capita¬

du

POUR QUI ?
4 avril

1973

totale des délibérations

les pour l'avenir de leurs communes.
De nombreuses délibérations du S.I.

rêté

:

Réunion interministérielle du

pour

teur d'une institution.
Mais la mission, pensez-vous, aura
les leçons qui s'imposent des

tiré

municipale

gestion
Pour

ces

et

les

libertés

raisons, demandons à l'Ad¬

ministration Préfectorale de statuer
sur la nullité de droit de ces délibé¬
rations.

CONSULTEE ? NON.

L'ABANDON DE CE
EXIGEONS
UN MORATOIRE, C'EST-A-DIRE LA
SUSPENSION
DES
OPERATIONS,
EN PARTICULIER IMMOBILIERE,
DONT LES EFFETS SONT IRRE¬
IMPOSONS)

PROJET

HASARDEUX.

VERSIBLES.
AFIN
DE
AU
FAIRE ECHEC
CHOIX AVENTUREUX DES TECH¬
DES
NOCRATES
ET
NOTABLES
LOCAUX NAÏFS OU ABUSES, POUR
DEFINIR ET IMPOSER UN EQUI¬
PEMENT DE LA REGION CONFOR¬

zur

ME AUX INTERETS DES POPULA¬

dons du côté de Lacanau. La Mission

TIONS

avait

(1) A

nous

exemples scandaleux de la Côte d'A¬
et de la région parisienne... Regar¬

»

Viel, secrétaire général du Co¬
mité de Guéret, ne déclarait-il pas en
1969

Aménagement de la Cote Aquitaine

nous ».

Les

raux.

plus

Oc6/W" £\TLJWTlCtl

communiqué sa solidarité avec les
consommateurs « exploités et victi¬
un

à

Comité de Guéret est

grande responsable de la politi¬
gouvernementale. »

ration affirmait

Comité va passer

ce

directe

l'action

du sud de

E.A.

engagé son crédit dans l'élabo¬
ration d'un projet de ZAC. Les études
de ses architectes ont été repoussées
trois fois par le promoteur qui les
6

LOCALES.
ET PARTICIPEZ
AU
COMITE DE DEFENSE.
Adhésion à transmettre à M. Dufau,
ADHEREZ

rue

des Lilas, 40530

Labenne.

�Demandez

aux paysans du Larzac
de Canjuers : expropriations, exil,
etc... et cela risque bien de nous ar¬
ou

river dans peu de temps ! Parce que,
M. le Préfet, si vous vous êtes donné
la peine d'obtenir des militaires qu'ils
recourrent à la concertation

avec

les

élus, c'est qu'ils auront effectivement
des décisions à prendre dans le Ven¬
toux. Quant aux élus locaux, ils nous
ont trahi une première fois, pourquoi

VENTOR

le

ne

feraient-ils

une

pas

seconde

fois ?
le

M.

député U.D.R, Bérard, M. le
général Garcin, vous avez
bien refusé de signer une pétition dé¬
nonçant l'occupation militaire du Ven¬
Conseiller

COLON IZAT

toux ? MM. les Maires de Bédoin et

Malaucène, pourquoi n'avez-vous pas
répondu à la lettre du Comité de dé¬
fense du

Cristòu,

Sant
bion

:

lo

cha pau, lis

a

planestèu d'Auesperits se son

ameisats,

chascun
commença
de
s'acostumar à la presenci de l'arma¬
da, que, fin finala, semblan pas tout
dangerosas qu'acb, aquèli bombas...
pasmens, se nautri dins lo canton
commençam d'oblidar l'armada, nos a
pas oblidat, ela : ara es vengut lo torn
dau Ventor (Mt Ventoux, 1912 m., su¬
perbes forêts, près de Carpentras,
dans le Vaucluse).

Acò fai belèu vingt ans que li militars

tafuran eilamont

despuèi
quauquis ans, es vengut serios. Vaqui
çô que nos an cagat : — 3 platefor¬
les crêtes orientales

mes sur

col des

un

;

tempêtes,

:

une au

autre, surmon¬
tée d'un énorme dôme, au col de la
Frache, une troisième au sommet de
une

la Tune. Un tunnel abritant

des 2

un

postes de commandement de tir de
la base de Saint-Christol, traverse le
Ventoux, de Reilhanette à Aurel. On
voit se multiplier les barbelés et pan¬
cartes menaçantes : « terrains mili¬
taires
défense d'entrer », « route in¬
terdite
danger ».
-

-

Toutefois, il faut bien remarquer
l'instant, ces installations
représentent une surface au sol rela¬
tivement limitée, dans des zones où
ne passent que chasseurs et prome¬
neurs. D'autre part, l'armée a montré
que, pour

au

Ventoux

une

discrétion

prévoir cette main¬
jusqu'à présent ef¬
fectuée dans l'indifférence quasi-gé¬
nérale des populations riveraines, qui
ne considèrent pas deux ou trois pla¬
comme

sommet

au

une

menace

du

Ventoux
sérieuse.

plus que les élus locaux,
à Canjuers, comme au Lar-

vous nous avez

sont à aucun moment op¬
posés à cette entreprise. Selon cer¬
tains bruits, d'aucuns auraient ainsi
pu obtenir des crédits (en particulier
à Bedoin pour la construction d'une
piscine). C'est dire la responsabilité
zac, ne se

de

notables dans la

ces

CE

NOS LAISSEM PAS FAIRE

N'EST

(quoi

Le Comité
a

moins à moyen terme.

Le Ventoux

a une

pré¬

valeur stratégi¬

au¬

extension des terrains militaires

n'est

prévue, pour l'instant. D'ailleurs,
j'ai obtenu des militaires qu'ils accep¬
de

recourir

les élus

à

la

pour

chaque

LE

PREFET,

tre

nous

réponse à Galley : la création
jeunes, rien que sur
la partie nord du Larzac. Pour rache¬
ter aux propriétaires non exploitants
qui voudraient vendre, est lancée la
création de groupements fonciers agri¬
d'une école de 30

coles

!

D'ESTRE COLONIZATS

NT

(G.F.A.).

solidaires
res sur

Toutes les personnes

peuvent devenir propriétai¬

le Larzac

en

achetant des

ac¬

tions de 1.000 francs.

ARA, QUE FAR ?

Après une action de grande enver¬
suscitée de l'extérieur, il semble
que l'on soit maintenant à la recher¬

gure,

che d'un second

souffle.

du Larzac est de longue

Le

combat

haleine, sou¬

ple et multiple.
Mais les G.F.A., pour aussi bon pla¬

place, con¬
et selon leurs intérêts. Dins

DEFORA L'ARMADA

votre déclaration, il n'y a aucun dé¬
menti formel concernant l'extension

que cela passe, ne sont pas
mobilisateurs. Il faut un but à moyen
cement

A PRON

terme, et quelque chose sur le terrain,

!

partant des intéressés.

terrains

militaires, et quant à
supérieur du pays », en
l'occurence, nous savons ce que cela
«

La

cours

aqueste canton d'occitania, tota una
mena de gens s'aubora vuei per cridar

PRENEZ-VOUS

LES GENS POUR DES CONS ? Dans

des

au

cider de notre sort à notre

dans le Ventoux, tout en tenant comp¬
te de l'intérêt supérieur du pays. »
M.

intervenant

en

rissent ici...) sur notre pays, nous ne
laisserons pas les militaires, techno¬
crates et capitalistes de tous poils dé¬

concertation

décision
importante qu'ils auraient à prendre
avec

LANCEMENT DE G.F.A.

de défense du Ventoux

Syndicat d'initiative de Malaucène ;
devant 100.000 spectateurs et sur les
écrans de télévision, il a troublé le
passage du Tour de France en juillet
72, montrant ainsi au grand jour le
sort qu'on veut réserver à la Proven¬
à l'Occitanie (bien que nous
ce,
n'ayons pas le monopole des camps
militaires, nous sommes les mieux
servis), la main-mise de l'armée et
des puissances d'argent (pensez aux
super-stations touristiques qui fleu¬

»

c'est tout à fait admissible. Mais

tent

plus grande partie de l'argent versé
a été retiré comme impôt sur les
plus-values foncières.

de
la cérémonie du 50e anniversaire du

que exceptionnelle. A ce titre, il est
d'une utilité majeure pour l'armée, et
cune

9)

leur

ainsi dévoilé et dénoncé le rôle des

notables

Pas d'extension des terrains mili¬

taires dans le Ventoux, dit M. le

»

page

la

Senon, dins vingt ans, aquèu païs
pus qu'un camp d'armada gigant.
Despuèi un an, la lucha contra aquela
entrepresa de môrt es començada.

prévisible que l'armée ne
va pas s'arrêter là. Tôt ou tard, il lui
sera nécessaire d'étendre son empri¬
se. Ce point de vue semble confirmé
par une déclaration du préfet parue
dans le « Provençal » du 30-12-72 :

au

(suite de la

!

sara

Il semble

fet,

trahi ?

colonisation

QU'UN DEBUT
qu'en dise M. le Préfet).

«

demandant

vous

Se fau pas fisar a n'aquèli manja.
Profieg, a n'aquèli notables trahidors,
à ces députains prêts à prostituer no¬
tre pays pour une réfection de route !

militaire de notre pays.

remar¬

quable : nul n'a su
mise et elle s'est

teformes

D'autant
comme

Ventoux

quelle était votre position par rap¬
port à l'occupation du Ventoux, sinon
parce que vous n'osez pas avouer que

Lucha Occitana

l'intérêt

veut dire

pour

comtat venassim

Centralas

nous.

Decentralizadas
Du temps que senher Podavinha èra députât )
dau Gard, e ministrable, se faguèt l'anoncia d'un (
') présent espectaclòs per lis electors de la cir- y
&lt;

Découragés et bernés, parce que le
pire a été l'illusion qu'une lutte véri¬
table

se

menait. Et cette illusion

au¬

jourd'hui crève. Les années écoulées
n'ont pas permis à nos notables des
associations de défense de trouver les
cent failles du projet, de mener le
combat

juridique, de souder les gens
d'expropriations dans une
attitude commune face
à l'enquête
parcellaire, de grouper dans la région
les opposants au tracé dans un vaste
mouvement qui puisse faire de la con¬
menacés

testation

une

lutte de

masse.

Ce

projet de tracé sud est aussi ré¬
Pourtant,
qui a entendu parler de la B 52 ?

voltant que celui du Larzac.
«

Les élus sont

avec nous »

(les dé¬

putés de La Seyne et d'Aubagne - La
Ciotat sont communistes, beaucoup
de

maires

des

sont socialistes
«

touchées
communistes).

communes
ou

Nous faisons

ce

que

nous

pou¬

vons, mais les gens ne nous suivent
pas. Pardi, bien sûr, quand « nos ex¬
perts s'en occupent », quand aucune

démocratie
nement de

n'existe dans le fonction¬

l'organisation, quand tou¬
tes les propositions concrètes sont re¬
poussées ou tombent dans le silence
et l'indifférence des « responsables »,
quand on propose aux gens assem¬
blés de « tenir jusqu'en mars » (les
élections du printemps passé) pour

leur tenir

en juin des
discours gei¬
gnards sur le triste état de choses,
avant de les remobiliser (si possi¬
ble...) à la veille des cantonales. Quel¬
ques petite^ manifestations bien sa¬
ges, des délégations aux élus... Au len¬
demain de l'explosion du bulldozer,
violemment et longuement condamné,
on invitait les participants à la mani¬
festation de Saint-Cyr à envoyer des
cartes postales à Messmer.
Les militants « occitanistes » parti¬
cipaient bien sûr aux manifestations.

française ne manquent pas.
Mais chez nous, c'est un tout autre
choix que nous impose ce ruban de
béton qui peut passer au hasard dans
les vastes espaces uniformes du bas¬
sin parisien. Un choix d'écologie com¬
me on dit aujourd'hui : le saccage de
notre espace de vie et de production,
ou

(= péage) maxi¬
profit- maximum, en
collaboration avec une bonne part de
la bourgeoisie locale
(Exemple: Bichain, président de la Chambre de
Commerce
de
Toulon, actionnaire
mum,

Et nous^dans

passage

donc le

d'Estérel

-

banderolles

ou

flux de circu¬

:

«

slogans et sur nos
Sus la cola. Lei ban-

nos

» ; « Non ai raquetaires, oc a
l'amainatjament nostre » ; « Occitans,
provençaus, fèm plegar lo capitau »;
pron-pron-pron, d'aganta colhons ».
Si la B 52 devait un jour passer
dans notre plaine, qu'au moins les
Provençaux aient compris ce qu'il

Côte d'Azur).

déplacent quotidiennement

aux

holas

Extorquer des gros sous, aux tou¬
ristes du flot estival, bien sûr, mais
aussi aux travailleurs de la région qui
se

autoroute

possible, qu'au moins il soit préservé
l'espace agricole productif. Et que le
tourisme et la circulation de l'argent
puisse encore quelques temps faire
ménage avec la production des vraies
richesses. Ainsi parlent les gens.

hauts fonctionnaires d'Etat favo¬

risent le

une

lation du XXe siècle capitaliste, qu'au
moins on le voit et l'entende le moins

Mais ils entendaient surtout faire naî¬
tre chez les gens de la région une
conscience claire de la signification
du projet, implantation capitaliste où

les

le moindre mal du tracé nord. S'il

faut

le

Mais elle

ne passe pas encore... Et
bien décidés à l'en empêcher
se regroupent.
Pour vous joindre à cette lutte,
écrire à : « Terre de Provence », Les
Luquettes, 83 La Cadière.

les gens

•

11

? conscripcion

1

)

!

5

deu edificar una centrala termlca sus la (&lt;
riba drecha dau Rbse, sus lo terraire d'Aramon. \

')

Serà

Se

la mai poderosa de l'exagbn !
/
Quanta fièrtat per li Rodanencs d'aver lo sen- l
5 timent d'alimentar en electrecitat li gigants de j
Ma. « metalurgia sur mar » dau Fós internacionau ! 5
(
Pasmens is
eleccions
passadas, Podavinha Í
S passât pas ; mas lo projecte dembra. Dins aque- j
? la centrala se cremarà de petròl en esperant la
jÍ
nucleari.
&lt; releva dau
,i De que ne tiraran lis estatjants dau rôde ? de
&gt;) parpèlos d'agaças.
y i
'( Se pòt pas comptar sus la creacion d'em- )1
i plecs ; quauqui tecnicians e pas mai.
í
ù
Li pelôts dau petrbl ne profitaran
es segur. i i
) d'aquel temps per li minaires de Cevena, la ca- ;1
l vala se nega mai que mai ; la région es entrin ( J
i de crebar.
i'
Lo carbon dembra pasmens, e li grbs enves- ) &gt;
)
( timents
per la renovacion di minas
d'aquestis Ì) '
i ans passats. Aquel carbon sérié de bôn carrejar (',
S fins a una centrala sus Ròse. E per que pas una ) i
( centrala
termica mai pròche de la mina que la )( 1
i d'Aramon ?
(',
i
Se manifestava fins octbbre dins la Cevena y i
r de
cbntra la barradura de la mina (21.000 car- /1
i bonièrs en 1945, pas pus en 1975).
||
Cevenáls n'an son cofle de desertar lo païs i i
|) au Li nom
d'un progrès qu'apareis
soventa
fes ï '
( coma la gran recagada de nbstre temps ; lis eve- (&lt;
i niments dau Levant e si consequencias econo- i'
-

l

i

|

micas son aqui per l'afortir.
1
Li païsans dau canton d'Aramon, eli, s'organi- í
i zan per protestar de cbntra aquela implantaclon i1
5 d'usina e li résultas sus l'environament e l'eco|
) nomia regionala.
)
|i « Joan fai te gras aqui una amentla » es un i
côp de mai la doctrina economica dau poder per |
) Occitania. E, encara un cbp, l'amentla es una /
! amaruna.
I
(

leur arrive.

dimanche ; et de juteux bénéfices sur
les travaux et les « à-côtés ».
Metz ou Nancy ? Poitiers ou Niort ?
Les contestations sur les tracés entre
les villes concurrentes de la plaine

ii

�ter leur

!

Assez de barrages

Dans notre pays

exploité à fond par

1'EJD.F., il n'y aura bientôt plus une

qui ne soit barrée par
une digue en béton, des centaines d'ha
fertiles noyés sous l'eau, des gens
chassés de leur maison, des familles
de paysans expulsées de leur ferme,
des villages morts à tout jamais et
toutes ces exploitations amputées de
seule

vallée

ST-CEI

llll

(Aveyron)

llll

En,- tout 200 ha

ou

même 260 ha

(presse locale) risquent d'être innondés. C'est surtout sur la commune de
Saint-Gervais que 110 ha de bonnes
terres seraient retirés à l'agriculture.
Le terrain dans cette zone est fertile
et

correspond très bien à l'élevage.

La vallée de la Plane serait donc tota¬

noyée. Ce barrage entraînerait
disparition ou l'amputation; d'une
trentaine d'exploitations. Il est à re¬
lement
la

marquer que celles-ci sont déjà à la
limite de la viabilité et qu'il suffirait

Pendant
sous

terre,

continue

soient obligées de faire
à 400 mètres
mystérieuse taupe

temps,

cé

une

son

inlassable labeur. Il faut

dire que ce projet
à cœur à 1' E.D.F.

ristique et économique de la région.
Il va sans dire que le paysage va
être sérieusement défiguré et entre
autre la magnifique cascade du Sait
des Caus (Saut des chiens). Il

tient énormément

Ce barrage d'un type nouveau serait
une
station de transfert d'énergie.

en

de même de la faune du ruisseau

j'entends par-là les truites
en grande partie détruite.
Face à

—

tent les
tent

—

projet, un Comité de sau¬
vegarde de Saint-Gervais a été créé
depuis maintenant plus d'un an. Ce¬
lui-ci

ce

contente de dire dans la pres¬
locale que les paysans ne veulent

se

se

partir, qu'il faut lutter, etc...

pas

Mais

jusqu'à présent, leur seule lut¬

La

été d'envoyer aux populations
environnantes et surtout aux Pari¬
te

a

ques

lettres

en

magnifi¬
papier cartonné. Dans

leur demandant d'adhérer

au

«

assis¬

ne sont
l'amicale

plupart des réunions

entre le

fromage et le dessert après avoir bu
un bon coup (se référer à la presse

celles-ci, « les enfants de Saint-Gervais
font appel à leurs chers compatriotes
en

personnalités qui les

».

autre que des banquets de
où l'on se lamente un peu

siens de souche rouergate de

locale).
Il y a de

Co¬

mité pour les soutenir. » Puis ils ci¬

paysans

ne

bier infect tout

...

quelques mois, les tra¬

Pour l'instant, nous nous sommes
contentés de dénoncer le comité des
corbeaux. Tout n'est pas fini.

.

-

.

au Larzac, comme à Nausluttons, résistons et restons.

Comme
''
,

sac,

•-

Comitat

tou-

ans

rains, et aujourd'hui' jugements d'ex¬
propriations - indemnisations en cas¬
cade. Egalement début des travaux
sur les parties déjà expropriées.

PAÏS

!

LES METHODES DU CAPITAL
ET LA RESISTANCE
Suite des opérations suivant les mé¬

jour : intimidations des
experts » auprès de ceux qui n'ac¬
ceptent pas le taux des indemnités
proposées, travaux préparatoires de
déboisements et de forages chez des
gens qui ont interjeté en appel, ou
ne sont pas passé encore en jugement
d'indemnisation, donc sont encore en
principe chez eux, menaces policières
contre les opposants, etc...
Il ne faut pas s'étonner si des fa¬
çons de ce genre amènent une femme
à chasser, fusil en main, les conduc¬
teurs de travaux un peu trop pressés.
A la Senha, Bandou, Sant Nari, dé¬
jà sont tombés les arbres fruitiers,
les oliviers centenaires, les chênes, les
vignes. Des rangées de maisons sans
toits, éventrées, une école de cam¬
pagne détruite. Entre Aubagne et La
Ciotat, un bulldozer explose, la nuit.
Attaques, réponses.
Banale affaire, dira-t-on. Mais regardons-y de près : le ministère de
«

de Hochenfelden, près
contre l'avis du Con¬
seil d'Etat, le ministre de l'Equipement a confir¬
mé le tracé d'autoroute qui saccage leurs terres,
au lieu d'emprunter la vallée de la Zorn, comme
ils le proposent, sur des terrains incultes. « Plus
économique » a dit le ministre. Nos Alsaciens
ont donc entamé une lutte plus concrète : ils ar¬
rachent les bornes et les jalons. Les tracteurs,
labours.

En Provence, les ZAD, les

ZAC, les
rocades, les autoroutes, etc... particu¬
Bou-

exproprient
chaque
jour un peu plus, ce que l'armée lais¬
se l'espaces agricoles libres.
A la lutte qui se développe dans le
haut Var contre l'agrandissement en¬
visagé du camp de Canjuers, s'ajoute
dans le sud du département la lutte
ches-du-Rhône,

contre l'autoroute 52.

projet

en

1958, déclaration d'utilité publique 10

mie mixte et passe ses
sous-traitance de gré à

marchés de
gré, sans ap¬

pel d'offre.
Mais

ces

travaux

bien avant l'arrêté

société

«

Estérel

-

sont commencés

désignant la dite

Côte d'Azur

» com¬

chargée des travaux.
A ceux qui sur le terrain s'opposent
aux machines, le préfet, mentant de
plus belle, affirme que la signature de
la désignation lui est parvenue. Toute
me

10

Vertat.

Lutte Occitane •)

sud les meilleures terres de culture,
écharpe les lieux d'habitation, détruit
la beauté d'un paysage déjà rongé de
toutes parts par les promoteurs du
tourisme en béton ; au lieu du tracé
qui par le nord, dans les collines dé¬
sertes, joint encore plus directement
Aubagne à Toulon selon les vœux des
groupements de défense.
Après enquête sur place, Storelli,
président de la mission interministé¬
rielle pour l'aménagement et la pro¬
tection
de
l'espace méditerranéen,
établit un rapport favorable au tracé
nord. Le rapport est enterré.
Au printemps dernier, la société
adjudicataire prétendue commence
les travaux; en fait, il n'y a pas eu
adjudication, la société est d'écono¬

thodes du

:

«

l'Equipement a choisi entre les deux
tracés en litige : celui de l'adminis¬
tration qui saccage dans la plaine au

plus tard, enquête parcellaire, dé¬

cret tout récent de cessibilité des ter¬

:

de la marche sur le Larzac,
banderolle représentait Saint-Ger¬

souterrains vont être achevés et
l'E.D.F. va apparaître au grand jour.

(Photo

L'affaire est ancienne

qui ne dit rien mais qui
toujours un peu plus sous

vaux

ruisseau de la Plane se
élevage de ragondins qui
est voué à une disparition totale. Le
couple qui s'occupe de cet élevage a

AU CHAPLE

d'un côté

sauvegarde soutenu par

cernée. Dans

C'est ainsi

lièrement nombreuses dans les

la population est assez favorable
projet, car c'est à eux que cela va
rapporter le plus vu que l'usine sera
chez eux; mais ils n'auront que très
peu de terres noyées.
Mais tous ne pensent pas de cette
façon-là et veulent rester chez eux.
Ilsl ne savent plus de quel côté se
au

vais, mais ce n'était pas celle du Co¬
mité bidon. Comme l'armée au Lar¬
zac, l'E.D.F. ici n'a pas daigné infor¬
mer directement la
population con¬

que sur le
trouve un

décidément, sortent des

que le barrage se fasse, ils veulent
toucher le maximum de l'expropria¬
tion. A Montézic, la commune voisi¬

Lors

prévoir aussi de sérieuses
climatiques telle que le
brouillard qui est assez fréquent vu
les barrages qui existent déjà dans
les environs. De plus, cette région sau¬
vage et très pittoresque a attiré pas

Les paysans du canton
de Saverne, ont compris

parapets. Cet été, le drapeau
a flotté : c'était la première

Bien sûr, les « assistants » du Co¬
mité bidon n'ont pas du tout apprécié
cette action. Il en va de leurs intérêts
car certains ne demandent pas mieux

une

Il est à

NON

Les

terre.

modifications

DAU

les

occitan
fois.

avance

bour¬

contribué énormément à l'essor

sur

Vertat.

les Oc fleurissent

croix occitanes et

tre TE.D.F.

proche des villages ?

mal d'amis de la nature.

circulé dans toute la

Comitat

les notables et les Parisiens et de l'au¬

deviendra
un

signés

La lutte est très délicate :

resterait que

5.000.000 de m3 d'eau), que
la vallée de la Plane sinon

Des tracts ont

région

le Comité de

remplirait la nuit
pour se vider le jour. Tantôt vidée,
(il

région se trouvant entre l'Aubrac et
Truyère). Sur tous les bâtiments
de l'E.D.F., les barrages en particu¬
lier, et les routes, on peut voir « Gau¬
zit, Giscard, vendus à l'E.D.F. », « Non
aux barrages E.D.F. »
la

tourner.

se

tantôt innondée

bombages, ils sont allés dénoncer les
corbeaux de la Viadène (nom de la

ne,

cela quelques mois, les
du Larzac sont venus appor-

L'opération consiste à transformer de
l'énergie qui est en surplus aux heu¬
res creuses en énergie utilisatrice aux
heures de pointe. Il serait ainsi pom¬
pé 30.000.000 de m3 d'eau aux heures
creuses dans la retenue du barrage de
Couesque (situé dans la vallée de la
Truyère 400 mètres plus bas).
Le barrage

grand renfort de peinture et de

A

trouvons, comme
par hasard, le malheureux O. Giscard
d'Estaing qui n'est pas encore remis
de son échec aux
législatives (s'il
avait été élu, le barrage ne se serait
pas fait). Derrière ses talons, il y a
Gauzit, le notaire de Saint-Amans.
Dans sa famille, on est conseiller gé¬
néral et maire de père en fils. Derniè¬
rement, il a été réélu comme une
fleur. Paysans et notables
s'élèvent
contre ce projet, mais que font-ils
pour l'empêcher ?

qui sera

bidon, certains

temps pour comprendre qu'il fallait
agir et vite.

Parmi eux, nous

est

Comité

ce

concernés se sont posés des ques¬
tions. Ils n'ont pas eu à réfléchir long¬

vH *e$A&gt;

hectares

qu'on leur enlève quelques
pour qu'elles
la malle.

Saint-Ger¬

sommes assez

grands pour nous défendre tout seuls
et on ne veut pas faire de politique. »

Devant

Dans le nord Aveyron,

Saint-Gervais.

Nous

Républicains Indépendants s'en chan¬
gent à sa place.

leurs meilleures terres et rendues dif¬

a

: «

C'est ce que dit aussi Gauzit, mais
si lui n'en fait pas, ses petits copains

ficilement viables.

il y a eu Sarrans, La Cadène, Couesque, Entraygues, Pons, Golinhac, Lassout, Soula¬
ges, Saint-Amans... et maintenant, il y

soutien, ceux de

vais ont refusé

légalité bourgeoise est allègrement
piétinée ; et l'architecte chargé du
dessin du tracé est celui-là même qui
« promeut » une marina-cage à lapins
sur le littoral... à deux pas de « son »
tracé. Juge et partie ; comme le com¬
missaire
enquêteur chargé de rece¬
-

voir et

«

résumer

»

les conclusions de

l'enquête d'utilité publique de la bran¬
che devant pénétrer dans Toulon, et
qui est en même temps secrétaire de
la Chambre de Commerce de cette
ville, donc partie prenante de la mê¬
me

société

«

Estérel

-

Côte d'Azur

»

chargée d'exploiter les péages.
Mais les bavures sont épongées, et
le mauvais vouloir des habitants me¬
nacés d'expropriation cède devant la
force de la loi... et de la police. Une
maffia d'avocats fait son beurre sur
le dos des paysans découragés.
D'atermoiements en faux-semblants

organisations de défense menées
conjointement par la petite bourgeoi¬
sie locale et quelques animateurs du
PCF ont réussi ce tour de force de
mener
au scepticisme
des paysans
harmonieusement enracinés dans no¬
tre pays qu'ils ont gagné sur les paluns, construit terrasse par terrasse,
planté d'oliviers centenaires, de vi¬
gnes renommées (Bandou ; Sant Ceri,
les

La Cadiera).

�Chile ensaja de far una analisi dels evedempuèi 3 ans alai. Uèi es pas pos¬
sible d'entemenar aquela analisi sens afirmar d'en primièr nostre
sosten resolgut a la resisténcia que commença de s'organisar ;
solide quel la solidaritat internacionala
devra lèu prendre ela
Aquel text

sus

niments que se son passais

tanben de fórmas concretas.

Los militants

revolucionaris occitans

d'ajudar aquela luta. Mas es pas quitar lo trabalh militant que de soscar als eveniments de Chile. Aco sera
util per veser las fòrmas vertadièras de nbstra ajuda al pbble
de Chile e tanben per trabalhar dins Occitania.
mancaran

pas

las

1°

borgesas de la mestreja politica e la luta

formas

de la classa obrièra.

governamentala de l'Allende mbstra consi foncborgesas de la mestreja politica. Se fondan
sus la famosa
séparation des pouvoirs » de Montesquieu, executiu, legislatiu e judiciari. Aquela separacion a per efieich dins
la democracia borgesa d'asoplir los cambiaments de poder entre
parts de la borgesia. Quand l'executiu, per exemple, escapa a
un morsel, pot tojorn gardar un uelh sus ço que se passa gracia
al legislatiu qu'es pas sovent renovelat sul cbp ;
e lo judiciari
qu'es quasi-permanent es totjorn aqui per gaitar que tôt se passa
coma cal, çb
que vbl dire, que l'interès superior de la borgesia
tota risca pas res. Aquel mécanisme ròtla coma cal del temps
que lo poder s'escambia entre morcels de la borgesia ; aqui la
separacion servis d'òli e las rodas podon virar. Mas tôt cambia
quand un talhon d'aquel mecanisma es près per lo pbble. Atal,
l'Allende, elegit l'annada 1970, aviá en faça d'el una cambra que
voliá saber pas qu'una causa : consi far per que l'Allende posquessa pas far res de tôt ? E pr'aquo de mostrar consi se cal
servir de las leis II Atal, dins França se l'esquerra venia' à ganhar
las « presidentialas » de 76, i caldriá comptar amb una cambra
borgesa fins a 78 e encara amb la constitucion françesa cal
esperar gaireben 9 ans per que lo legislatiu cambia completament
(lo Sénat) II! Coma es estât dich, aco junta per la borgesia' Jmas
per un governament poularia, acò va pas pus : es empegat : o
respectar la legalitat que agrada a la borgesia e alara es con¬
damnât a esse solament « un bon gérant del capitalisme» segon
la paraula de Léon Blum o ensajar de far quicom de ço qu'espera
lo pbble e alara se trobará totjorn lo legislatiu e/o lo judiciari
per dire qu'aqub's fora-lei.
L'accion

fòrmas

las

cionan

«

Naturalament,

aco

vbl pas dire qu'una Victoria electorala

fòtò de la luta de las classas. Sus
aquela fòtò se vei que del punt de vist del fòtbgraf (es a dire
quitament la lei electorala borgesa) la classa obrièra era la plus
forta. Mas una fòtb, acb dis pas çb que va se passar un cbp
l'aucel sortit » e quand cadun tornará bolegar. Dins Chile tanleu l'eleccion acabada, la borgesia a entemenat lo cbmpte de çb
que li demorava : deputats (los conservators en primier e d'ar¬
gent per crompar los crestians democrats), lo poder judiciari, las
forças de repression (armada + policia) que cap de partit die
l'UP parlava pas solament de las contrôtlar (encara mens de las
destrusir) e subretot la borgesiéf de Chile podia comptar sul sos¬
ten de la borgesia' internacionala.
Atal' podiá esperar e veser
venir : amb la premsa seuna e las mass-media (dins Chile leran
gaireben totas al poder dels conservators e dels cristians demo¬
crats) commencèt de pissar lo vinagre sus tôt çb que fasiia'
l'Allende. Atal l'Allende avia' pas gaire de poder mas solament
aquel que li balhava la mobilisacion del pbble per le sostener
e aquel
que li daissava las divisions de la borgesia : l'Allende
poguèt perseguir la refòrma agrairiá qu'avià entemenada la démocracia
crestiana e caçar qualquas entrepresas estrangièras ;
(aquela lei foguèt votada per totes los deputats).
servis pas

de ren. 'Es

una

«

Al

contrari,

aprep

qualques

meses,

quand l'Allende vol-

la reforma agrairiá coma dins lo
chilianas), butât qu'èra per las
massas, totas las forças politicas de la borgesia eran d'accòrdi
per li barrar lo camin. Li demorava pas mai qu'a causir entre
esser fòra-la-lei-borgesa
a poder pas far res.
anar mai prigond (dins
contarôtle de las entrepresas

guèt

Aquels eveniments an mostrat, a totes los que fan sem¬
blant de l'oblidar, que las formas borgeses de la mestreja poli¬
tica son pas neutras : la lei borgesa paralisa lo poder del pbble.
luta econbmica

2" La

Mas

la borgesia

jôga

o

la guérilla borgesa.

solament lo jbc politic. Espéra
aquel biais d'aver leser de metre lo çaganh dins
l'ecònòmia del pais, ajuda qu'es
per
los capitalistas estrangiers. Aquela ajuda se posquèt veser dins Chile pas pus tard
que lo lendeman que l'Allende foguet elegit : sul mercat del coire,
lo pretz commença de davalar que totes los pretzes de las autras
matièras primarias arrestan pas de creisser. Chile, lo pais de la
monocultura del coire », èra condamnât a vendre totjorn mai
de coire e a tocar totjorn mens d'argent.
Mas n'i aviá pas pro, per destrusir los efiechs del cop
d'agulhada que lo creis dels salaris aviáf bailhat a l'economia.
La produccion chiliana creissèt de 7 % cada an. (Se podem
creire » Le Journal de Genève » qu'exprima las vistas de la bor¬
gesia' soissa e financièra internacionala, la produccion agricbla
creisset tanben de 7 % ; (Journal de Geneve, del 13-9-73)j
Chile, atal, fasia', un cop de mai, la mbstra de la vertat de
la paraula de Marx : « la pus granda de las forças productives
es la quita classa revolucionari.
» Tanben,
la borgesia trastejèt
pas per emplegar totes los mejans que li demoravan per « arressolament

pas

per

«

tar

la

machina

»

:

a) ambe-la mitât del pretz del coire, Chile aviá pas trop
d'argent per crompar las peças de recàmbia a l'estrangièr. Alara
los Estats-Units li copèron los crédits. E mai, cada cbp que Chile
vendia' quicom a un pais capitalista era pas segur de tiocar
l'argent : los Estats-Units disian que i avián drech per indemnisar
los monopols americans forebandits per l'Allende.

b)

mas

subretot, la borgesia

a

butât davant ela las classas

mejanas. Dins Chile aquelas classas son mai que mai" compausadas de pichons productors, paisans, cami'onaires, etc... -F com¬
merçants, metges. Lo partit d'aquelas classas era la démocraciae se cal remembrar qu'Allende ne foguèt victorios qu'amb
ajuda passiva. Mas la borgesia avia una brava « correja de
transmission » dins las classa mejanas : los « gremios ». Aquelas
organisacions professionalas acampavan cada profession, mesclant tôt : pichon e gros... E se sap que dins aquelas acampadas
son totjorn
los grosses que commandan. Mas la basa de las
classas mejanas boleguèt pas tant que la borgesia' l'esperava :
lo mes d'octobre 1972, la direccion dels «gremios» (subretot
la drecha dels cristians-democrats) decidiguèt una grèva sens
demandar a la basa ço que ne pensava : mai de la mitât dels
camlonaires e dels comerçants seguiguèron pas e contunhèron

cristiana

son

de trabalhar.

c) alara la borgesia tombèt los masques : los fascistes
commençèron a desorganisar la produccion : ren que dins lo
mes de junh de 1973 : 253 atemptats contra de camionaires que
seguissián pas los « gremios » : 5 morts, un centenat de nafrats,
de millions de degalhs. Aqueles atemptats contunhavan l'entrepresa entemenada amb lo murtre del général Schneider. Fer la

borgesiá, lo contarôtle de las classas mejanas

es

trbp important

per
que

lo far pas queper la sola luta ideologica : tanlèu que (sentis
li escapon, ren la fa pas recublar per las tornar prene en

mans.

Cal

Dins

la classa obrièra metèt en plaça (oi
puslèu ensajèt) sos mejans de provesiment a ela (JAP) e sos
mejans de defença. Inventèt, atal, una organisacion de la vida
nova. Aquo
es plan remirable : cada movement
del pbble es
acompanhat d'invencions que se pbdon pas soloment somiar dins
lo tren-tren de la vida acaptada per la borgesia.
Las élections legislativas avian mostrat que l'U.P. conflaba
(de 36 % sautava a 44 %) : luenh de far fugir las classas jm-eF
janas, las demostracions del pôble resolgut a anar al mai prigond
dins la conquesta de l'Estat recampavan pusieu las classas me¬
janas darrèr la classa obrièra. La grèva mostrava que benleu
mai de la mitât de las classas mejanas seguissiln l'U.P. : demo¬
rava pas a la borgesiá qqe de se virar cap
l'armada o cap lai
lo même temps,

l'estrangièr.
3° Armada

borgesa

del poble.
de l'armada. Per
de guerra civila.
escrivia al mes de genier 73 que

e governament

eles

Los partits de l'U.P. cresiin al légalisme
l'armada de Chile n'èra pas una armada

Atal,

♦

La Nouvelle Critique

del dire del PC del Chile

:

»

entre

«

l'armée et le peuple, le cou^

passe » (uèi, aqub pren
un gost vertadierament sinistre).
Era doblidar que l'armada dins los paises borgeses es subretot
al servici de. la borgesia. Los caps de l'armada son totjorn bor¬
rant

plan assimilats (maridatges quand sortissan de las clas¬
De mai, l'armada es pas Una
ideia pura : crompa de que vestir los soldats, de que los n|oirir,
lotjar, armar. Cada cbp los mercats se passan entre d'officiers
e de capitalistas, del
païs o de l'estrangièr. Tôt aquo liga.Mai,
la ierarquia dépend del poder borgès, es fargada per d'annadas
de poder borges. Tôt aco fa que l'armada es jos l'empresa de la
borgesia, cap e cubl. Los conscrits sols i escapan un bocin :
praquo la ieraquia lor daissa pas cap de mejans de s'organisar
geses o
sas

la luta ideologica e politica. Cal, far lo lum sus las raissas
non-vida fargadas per lo capitalisme qu'acaba son temps.

mejanas o de l'aristocracia).

entre eles.

'

Chile,

Dins

se

veguet de marins qu'avian dich voler pas

! Mas los partits
volguèron pas se¬
guir lo MIR quand disiá que calià se mesfisar dels bfficièrs e
organisar los soldats d'un biais o d'un autre. Aqub èra una provocacion II! Es vertat que per lo PCC la luta contra la boìrgesíá
seguir un « putsch » emprisonats, condamnats
de l'U.P. èran taiament segur de l'armada que

chiliana e sos vailets de l'armada era pas a « l'ordre
Velodia Teitelbon, un dels caps del PCC disia que «
se
développe depuis 2 ans au Chili n'est pas une
clans politiques entre gauche
et droite, mais entre

du jour

».

la lutte qui
lutte entre
la nation

ses ennemis. » (dins la
« Nouvelle tclrijanvier 73 : es nosaus que joslinham). Encara, « el sigla »
jornal del PCC escrivia del dire del jornal del PCF « les forces
armées ne constituent pas une alternative de pouvoir contre la
volonté et la décision nationale : elles font partie de la commu¬
nauté nationale composée de tous les Chiliens. »

chilienne toute entière et

tique

»,

4°

Qualas leiçons

N'ia

per nosaus

Occitans ?

fum.

un

de

se fiqar al capitalisme es una engana,
de las classas mejanas, que los que n'a
besonh per jetar de posca als uelhs e s'amagar lo morre. Mas
la luta ideologica es pas tôt : cal tanben que las classas meja¬
nas vejan que la força (dins totes los sens del
mot) de la classa
obrièra es venguda tala, qu'en s'ajudant classas mejanas e clas¬
sa obrièra, pbdon fargar una autra societat.
mostrar

qu'aqueste buta

que

pas

c) Es atal qu'aprep

aver pausat

lo problema de

las

ali¬

ganças, se pausa lo problema de la violença. Aqueles que presican lo réformisme (d'un biais o d'un autre) se fan forts d'estalviar d'eveniment tragics al pôble. Uèi un cop de mai la prova

facha que

la classa obrière finis totjorn per pagar de son
la fisença dins la lei borgesa. Acb vbl pas dire qu'un pais
ajesse besonh d'un banh de sang per desquilhar lo poder borgès.
(Cresem pas a cap de « catharsis » per la sang.) Mas cal pas
enganar lo pbble : o trapa los mejans de paralisar vertadierament
lo borgesia' (e atal pôt ganhar de lônga las classas mejanas)
mas
aco
vol dire, li deraubar sas armas o alara bm pbt esser
segur que la borgesid trastejarS pas : li farà pas paur de pastolhar dins lo sang del pbble per « tornar coma un cbp era. »
es

sang

Sembla même que mai anam, mai la sang del pôble agrada
: jamai s'era vist de chaples coma los d'Indonesia,
de San Domenge del Sudan e uèi del Chile. E subretot acb arriba amb l'accordi de tota la borgesiá internacionala, encara

a

la

borgesia

man à la pasta, es a dire aici
d'Espanha foguet condamnada, al
mens en paraulas
per lo governament Roosevelt dels USA, per
los
torys » d'Inglaterra, per de trbçes de la borgesia' francesa
(Mauriac, Bernanos...) Uèi lo Nixon, lo Fleath, lo Pompidor semblan aver pron pena d'amagar son plaser e l'UDR trasteja pas
de dire qu'espera que l'armada sauriá far çô même en cb nbstre
e la CDU dis
çô meme per Alemanha.
Atal se vei qu'uèi sèm emprimièra linha en Occitania ont
l'armada cerca totjorn mai de terras per poder s'entraînar. Los
comitats d'accion Larzac avian rason de dire que l'ora es à l'ofensiva. Caldrà espandir lo moviment del problema
especific del
Larzac totjorn mai cap al rôtie de l'armada.

polit quand met
la

man

pas

fusil. Atal

al

quitament la
la

guerra

«

d) Un darrier punt val la pena d'esser joslinhat : es lo de
l'ajuda internacionala ; la borgesia', ela, a plan sauput organisar
sos
ligams al nivel internacional. Al nivel économie, las entre¬
presas « multinationalas » coma disan compartisson las produccions entre los paises, de tal biais que la produccion dins cada
pais poguesse servir de res sens las autras. O cal dire : son
un
pas davans nosaus :
per lo Chile, i ajet pas grand'eausa
de fach per rebecar l'ITT e los autres trusts.
repression tanben, las borgesias s'ajudan
governament US balhet lo senhal a l'armada
del Chile. D'un autre biais avem vist que l'URSS s'afanèt pas
trop per bolegar. Per nosaus acb vbl dire en primier que cal
totjorn comptar sur las forças seunas. E puèi nos caldra lafortir
totjorn mai nostres ligams amb las lutas de las classas obrièras
de totis los paises que nos enrôdan. Aqui tanben nos cal inventar
de formas nôvas d'ajuda que se l'escampilhament lèva de fôrças
a las
lutas, sabem tanben que l'integracion caporalisada afortis
de fach lo poder borgès.
nivel

Al

de mai

en

de

la

mai. Lo

la Victoria electorala
lo socialisme. Aqueles que comptan
e recomptan
las votzes per arribar a 51 % s'enganan se cresan
que la borgesia' se daissará butar déféra per un molon de bùtletins de votas. Lo pbble a besonh de fargar lo seu poder se vbl
far recuolar la borgesiá. Aqui dedins i a una plaça per la luta
electorala mas se aquela ven trbp sus lo davant, alara la bor¬
gesia' a pas besonh d'aver paur : dins las mans de l'esquerra
la borgesiá daissarà pas que de vent e tanben trajarà d'autres

Aquelas tascas son gigantas. Traparem lo coratge de las
vam de nbstre pbble que crebava los uelhs lo 24 de
junh a Montsegur e, tornar, al Larzac, lo 25 d'agost. Trapam lo
tanben dins l'exemple dels Tupas que tôrnan tustar la borgesia'
gracié a una unitat totjorn mai prigonda amb lo pbble et dins

armas.

lo

a)

En

baila pas de

primier, cal

«

ticket

»

tornar dire que

per

b) La classa obrièra pot pas « ganhar » sola, a besonh
de l'ajuda de las classas mejanas. Atal, le cal far d'aliganças
amb aquelas classas. Mas o dire es pas tôt, encara cal saber
de que metre dins aquelas aliganças, consi las fargar. Aici sem¬
bla ben que i ajar dos camins. Un camin vbl menar la classa
obrièra (es-a-dire obriers e paisans proletarizats o sul lo punt
de lo devenir) aqui ont son las classas mejanas.

faire dins lo

pbble.
CHILE, HASTA LA VICTORIA,

AMB

Ce

numéro de

«

Lutte

TOTJORN !

Occitane

»

classa obrièra deu quitar tôt
ço que podrid espaurugar aquelas classas
mejanas. Lo presic
dels partits sus aqub vei lo passatge al socialisme
coma
un
viatge long, long, long. Per eles, las classas mejanas devon pas
crentar res : jamai seran estadas melhor !
Un polit exemple
d'aquela politica se pot legir dins lo numéro especial de la
revista d'economia del P.C.F.
Economie et Politique » ont se
tracha de las P.M.E. e del Programme Commun. Tof*?fòblida una
causa
que Léon Gingembre, lo cap d'aquelas P.M.E. diguet, fa
deja 20 ans e que es totjorn vertadièr : « Le premier devoir
d'une petite entreprise est de devenir une entreprise moyenne,
puis une grosse. » Atal lo camin « reformista » es leu barrat :
s'ôm partis del principi que cal saber çò qu'agradariá a las
classas mejanas dins l'encastre del capitalisme per fargar una
aligança, cal plan veser que dins una economia capitalista, la
pichona entrepresa vol devenir una grbssa e aqui tôt.
L'autre camin es plan différent : cal mostrar a las classas
mejanas que lo capitalime las condamna a una proletarisacion
prêcha. Se vôlon li escapar, o pbdon far pas que per una ali¬
gança amb la classa obrièra
que
justament vbl suprimir lo

paraît avec plusieurs mois de retard,
pour des raisons matérielles d'organi¬

salariat.

ne,

Per

seguir aquel camin, la

«

Lo primier

biais d'aligança per espaurugar pas las classas
serà la revendicacion de la classa obrièra de tôt çb
que li dona de vam. Mas coma res de solide es pas prepausat
tan pauc a las classas mejanas, aquelas s'en tbrnan, un bocin
pus leu, un bocin pus tard, cap a çb que conneisson melhor :
Las perspectivas borgesas. Fins finala, amb de viatges despariers (fascisme aici, armada aquf, governament
«
fort » enlà)
aquel camin enterra los espers de la classa obrièra. Encara polit
quand se tracha solament dels espers, al contrari de çb que se
passa uei dins Chile.
mejanas

Per

dièra,

mas

l'autre

camin,

acb empacha

la

classa obrièra

pas

amaga

l'aligança amb

las

sa

ban-

classas

me¬

pas

janas de se far tanleu qu'aquelas veson que lor miseria ven del
capitalisme. Aquela misèria es pas per totas las classas mejanas
subretot economica mas tanben moralas. D'aquf l'importència de
13

sation.

articles, dépassés, n'ont
été publiés. D'autres n'ont pu être
passés intégralement. Nous nous en
excusons auprès des groupes et des
Certains

pas

abonnés.

prochain numéro (sans rire) se¬
numéro décembre - janvier qui
sortira vers le 15 janvier. A partir de
février, L. Oc. devrait paraître régu¬
lièrement au milieu de chaque mois.
Nous demandons aux groupes d'en¬
Le

ra un

leurs articles tapés à la machi¬
au moins écrits
très lisible¬
ment, accompagnés de photos ou
dessins si possible, afin d'éviter un
« pavé » tel que celui que nous avons
l'honneur de vous présenter avec ce
voyer

ou

numéro.

L'équipe responsable
de la réalisation

technique du N° 11

Imprimerie Artypo
47, Bd de l'Ayrolle - 12100 Millau.

�cantons

Publicam

dorciès

del
Per
afaire »,

aici quauquas peças
la cançon occitana.

dier

naustres,

es una

!

question poli-

I

0m.

causa

noms

(çb

fondamentala

que

vbl

pas

de las sieunas responsabllltats e de

es

esfbrces

coma
una

tôt,

occitan

moviment

per &lt;

!

'

—

dire obligatotbrna afortir que sosten Venta¬
dorn coma ostal d'edicion militant e
—

lo
militantisme,

n'aquel pretz, e volem ajudar a

A

del

las

riament, al ponch ont ne siam, artisa¬
nal) de la cançon d'oc.
pagar, en

:

; balhar responsa a l'espera granda de j
| la joinessa e de las massas popularas.
Lo Burèu de coordinacion de l'oc,!
acampat à Montpelhier lo le de j
julhet :
Saluda la cançon militanta ocd*
tana e totes los que la fan e l'espan- j

occitan.

de sostenir, de défendre contra la manmesa
dels ostals capitalistas grands, e per
aqub faire, de desenvolopar, una edicion e un espandiment occitan auto¬
La

occitanista

la premsa

Après lo succès popular de la prî- ] &gt;
! miera festa populara occitana a Mont*1 |
segur, Lucha Occitana es conscienta !

tica, qu'engatja, dins la causida dels
mejans que se dona, l'avenir del mo¬
viment

ciòn de l'oc, mandada a Ventadorn è

1

titol informatiu.

a

Per

se

1. Mocion del Burèu de coordina-

;

tracha pas d'un «
ni mai d'una question de personas.
Publiqueriam, dins un numerb passât
de l'Oc, la pausicion de Joan-Pau Ver¬
naustres,

occitania

sus

sus

e en

de creacion de la
d'Espandiment de la Cultura
d'Oc de 1'I.E.O., sempuei, Ventadorn
s'es degut transformar en S.A.R.L. per
de rasons juridicas ; mai los bénéficia
seràm emplegats coma investiments
autonom, talhiès
seccion

ja l'avem fach, farem non pas

creacion culturala de moda per

ponhada de privilégiais o per l'ar¬
gent, mai farem una creacion cultu¬
rala dels occitans per los occitans.
una

novèls ;

Publicam très textes :
1. La

dintre de Ventadorn coma,

posicion de L.OC (mocion del

al

déféra,

Burèu).
2. Una letra

l'espandiment de massa en defora
capitalistas, e alagar lo
camp de creacion de la cançon occi-1
tana coma exemple d'aquel renovela-;
rar

de Maria Roanet per

dels circuits

Ventadorn.

de vinhairons
al ponch.

3. Una letra
de

CA*h*oh* 9ecit*Hef À VíHMtyOtitítH
(Photo Baudet J.-L.)

Philips

es

«

4c (fi

mesa

ment, vesem un grop coma lo de Rosina de Peira,que cantèt a Montsegur.

I
|

...cantons
per los

4e ifi Bfa^«&lt;c&gt;e

mai Segur »

occitans ?

aquela letra nos es estada man¬
dada per A.R., C.R. ; E.J., vinhairons
dins Auda, per precisar la posicion
—

que

d'Auda,

prenguèron a Montsegur.

L'autre
avem

jorn

Montsegur quand
fait

a

vist Verdier cantar, avem

UNE LETTRE DE

VENTADORN

plancarda; amb aquò tota l'acampada nos tombèt dessus. Erem qua¬
tre : l'Alberta, un païsan d'Avairon,

una

Joce, e Rivas.
«

entendre !...

volem

Lo

tors !... El tanben canta

Provoca-

nbstra misé-

ria !... Es lo melhor cantaire... »

poscut nos explicar al micrò. En facia, J.-L. bramava « Philips,
Philips... » davant un pelut qu'i volià
Avem pas

tustar sul morre.
Ara

nos

expliquam.
bona pasta per
fa pas de cançons
de « La Beauce ».

Siam d'indians, una
faire de cançons. Se
amb los agricultors

Alara, que Joan Ferrât cante « La
montagne est belle », explota la paisan de las Cevenas coma los
promotors que vendan
ne'n fa venir de

lo païs al torisme, e
parisencs per crom-

mai ne fa d'argent, èl.
D'autres nos an dit : « de qun dreit
parlas, tu ? Qu'as fait, tu, dins la vi¬
da ? » Çò qu'avem fait, e ben : podar,
sulfatar, laurar, semenar, vendimiar,
e quauques cbps
copar de potèus, e
non par per faire de lenha per l'ivern.
siam pas de vedetas, degun nos coneis
pas (si, los gendarmas).
Pensam que Luta Occitana fa la di-

par

de

bérias,

ferencia

gent,

e

e

entre vedetas

que

fan d'ar¬

militants, cantaires tanben,

creban.

que se

Pensam tanben que i a una

diferen-

de Philips e los
talent de Ventadorn.

cia entre los chapaires
creba

-

Gara que nos

siam pas trompats !

chanteurs occitans publiés par l'I.E.O. sous la marque
Ventadorn sont les seuls maîtres de leur production passée ou
Les

prendre librement n'im¬
de leurs oeuvres.
Ainsi, Josiane Vicenzutto édite chez CAP et CAP après
•■avoir fait un premier disque à l'I.E.O.
Elle n'a eu aucun compte
à rendre à Ventadorn, aucune permission à lui demander et ne
l'a d'ailleurs pas fait. Dans de pareilles conditions, il est bien
évident que des chanteurs nouveaux ou anciens devaient être
sollicités par des maisons de disques françaises. Personne, à ma
connaissance, n'a parlé de scandale ou de trahison à propos de

future et peuvent ainsi à chaque instant
porte quelle décision concernant l'édition

Jean-Paul Verdier édité chez Philips.

Celui-ci, recommandé à Ventadorn par le groupe limousin
l'I.E.O., devait sortir un 45 tours de 4 chansons lorsque, brus¬
quement, il décida de signer un contrat chez Philips. C'était son
droit.

Aussi,

ce

revenir

n'est
sur

en

référence à

il y aura
assurer la

aucune

l'article de Jean-Paul

trahison

Verdier

que je
paru dans

des instincts

maximum

le

parle du pays, du tourisme, du Larzac, des chanteurs.
dans ce sens, nous intéressons les marchands,
c'est-à-dire le monde de l'argent, du profit. Philips — qui à ma
connaissance n'est rien d'autre qu'un marchand dont on est sûr
qu'il n'a rien, lui, de désintéressé, que ses choiJc ne sont pas
idéologiques, mais financiers —1 Philips, donc, voit un public
d'acheteurs possibles. Ce public a été gagné par les chanteurs
occitans, par des militants et, avec des moyens rudimentaires,
il n'a cessé de s'étendre. Ce public est là et Philips n'a rien à
lui vendre. Il lui faut fabriquer une denrée. Il trouve J.-P. Verdier
ou un autre, là n'est pas la question, mais ce qui lest sûr, c'est
que Philips le trouve pour sa firme même et non pour l'homme
Verdier ou pour les idées qu'il défend, ou pour la valeur de
ce qu'il fait.
14

peut-être place pour 2 ou 3 vedettes, juste

'de

concurrence.

de vie.

promouvoir le
occitan, cela
possible ; sa

Ça n'intéresse pas le système qui s'irrite de ce qui ne
C'est l'inverse de la notion de vedette et de profit.
la média, pour Ventadorn, c'est le complément indis¬
pensable du travail sur le terrain —■ le terrain et pas les salles
à succès. Le complément aussi d'une relation vraie
entre un
homme qui chante, d'autres qui l'écoutent, mais qui tout à l'heure
seront

On

qu'un aspect qu'il faut com¬

logique, c'est aussi le contraire de la rivalité. Il faut fournir des
moyens d'action à des chanteurs qui soient des gens du contact
et non des média, qui pourront faire 15 km. en voiture et chanter
pour quelques villageois sans que ça coûte rien à personne.

nous interroger sur nos rapports éventuels avec
capitaliste française, demandons-noua pourquoi
Philips s'intéresse à tel ou tel chanteur occitan. Cela paraît assez
clair. On parle de l'Occitanie ; des journaux,
des livres, des
radios, des bouts de télévision régionale lui sont consacrés. Le
fait occitan sort d'Occitanie, pour des raisons d'ailleurs com¬
plexes, intérieures et extérieures aux mouvements occitans .

Il est évident que

»

de chanteurs sur l'ensemble du territoire
but d'accomplir le plus de travail militant

Lutte Occitane n° 8.
Avant de
distribution

produit

logique de Ventadorn, c'est l'inverse :

La

coûte rien.
Le disque,

la

«

Un nombre limité d'individus de
toutes façons. On triera, on sélectionnera ce qui est le plus ven¬
dable. Car c'est sa logique, la logique, du système : puissance,
productivité à tout prix, profit maximum, agressivité, répression
quoi

dans

de

voudrais

Philips n'a vu du

mercialiser. Comment procède une telle maison d'édition ? Elle
a tout intérêt à faire une vedette là où il y a la place pour une
vedette. La plus grande possible, la plus chère possible.

des

interlocuteurs.

de ce genre ne peut en aucun cas être celle
capitaliste. Je citerai moi aussi Serrât. L'année
dernière, mal distrbué, il coûtait 30.000 francs par soirée, somme
qui peut à la rigueur se trouver. Cette année, distribué par Pho¬
Une politique

d'une

maison

nogramme

(Philips) nanti de musiciens, il

plus les frais de déplacement.

demande 100.000 francs

l'heure actuelle, quoique:
qui se partagent entre
les
Cela arrive parfois —&gt;
pourquoi on se régalerait pas nous aussi à l'université d'été par
exemple — mais le plus clair et le plus intéressant de letj.r
temps, ils le passent devant de petites assemblées villageoises
ou urbaines pauvres, c'est-à-dire sans budget, dans un foyer de
Lycée ; Marti dans des villages du Tarn, soir après soir et il ne
fait pas suivre son « public occitaniste » dans sa voiture.
(à suivre page 15)
Or,

les chanteurs occitans, à

dise, ne sont pas des gens
cabarets et les salles occitanistes.

Verdier

en

�í^r
1) Pour considérer la situation de
crise née au Moyen-Orienti avec l'ap¬

parition puis le développement d'un
« Foyer national
juif » qui allait de¬
venir l'Etat d'Israël, « Lutte Occita¬
ne » doit partir du
point de vue sui¬
vant

:

la

reconnaissance

des

droits

historiques fondamentaux et inaliéna¬
bles qui sont ceux des Palestiniens
leur terre.

sur

2) Quant à la naissance de l'Etat
d'Israël force nous est de constater
que le Sionisme

s'apparente à un na¬
qui revêtrait un aspect
particulier à cause de la dimension
théocratique de cette idéologie. Dès
tionalisme

lors l'examen

des conséquences poli¬
tiques concrètes de cette doctrine re¬
vêt un intérêt' tout particulier pour
l'ensemble du mouvement occitan qui
peut ainsi juger sur pièce au moment
où certains, en son sein, proposent
une stratégie « grosso modo »
simi¬

ples tentatives de destruction du mou¬
vement
révolutionnaire
palestinien
éternellement sacrifié. Le heurt entre
les deux nationalismes a bénéficié, en
dernière

laire. La réalisation des buts histori¬

fondamentaux du Sionisme a été
paradoxalement favorisée — mais le
paradoxe n'est qu'apparent — par la
puissance impérialiste que celui-ci
ques

combattait

initialement.

La

Les

grands perdants de ce type de
développement historique sont évi¬

l'origine dans, les différents pays ara¬
qui subit dans son nouveau
pays
d'accueil des discriminations

demment les Palestiniens et l'ensem¬
ble
du mouvement
révolutionnaire
arabe.

bes et

tout

comme

les

mas¬

populaires arabes ont été victi¬
mes des effets des deux types d'idéo¬
logie nationaliste opposés. Un tel état
ses

de

fait

4) Faisons maintenant

parallèle
politique-fiction entre la situation
actuelle du Moyen-Orient issue de la
disparition des empires turc, français,
et britannique et la situation qui exis¬
terait dans la partie de l'Europe où
un

de

freiné

considérablement

a

«

exemples suffiront à étayer, si
besoin en était, la démonstration : les
U.S.A. soutiennent, y compris militai¬
rement, à la fois certains pays arabes
et Israël tandis que l'U.R.S.S. envoie
simultanément des immigrants en Is¬
raël et des armes aux pays arabes.

3) Dès lors, le prolétariat israélien
(et particulièrement celui qui vivait à

considérables)

les ardeurs des combattants par

Deux

faire.

l'évolution sociale et politique de l'en¬
semble de la région en subordonnant
les intérêts du mouvement des forces

à la suite de la

vement ouvrier

dispari¬
tion des Etats-nations auxquels ap¬
partiennent? un certain nombre de
peuples minoritaires dont le nôtre. Si
les stratèges de « L'Occitanie Libre »
ou ceux du « Fédéralisme européen »

cesse

(en fait de deux variantes de la même

progressistes
ceux

et

des Etats

C'est,

en

en

nous sommes

révolutionnaires à
place.

dernière analyse, l'explica¬

tion de la faiblesse relative du

mou¬

organisé qui fut sans
à la remorque du nationalisme
arabe et c'est l'explication des multi¬

su¬
bordonner la lutte des classes à celle
des ethnies en tant que moteur de

à celle dans

Casques bleus » de l'O.
N.U. Leur stratégie était simple : ten¬
ter, périodiquement de procéder à une
modification du partage du monde
dans cette région à leur profit.

change rien de fondamental à l'af¬

ne

ces

tour

analyse, aux seules grandes
purent ainsi tour à
attiser le brasier par leurs livrai¬
d'armes ou au contraire tempé¬

l'envoi des

1'U.R.S.S. ait été en 1948 un des pre¬
miers Etats du monde à reconnaître
« de jure » le nouvel
Etat Israélien,

les tenants de

l'évolution de l'Histoire, nous serions
alors dans une situation comparable

rer

Bretagne, par la déclaration de Lord
Balfour, ne fit que suivre en définitive
le vieil adage de l'empire romain :
« diviser pour régner ».
Le fait que

comme

puissances qui
sons

Grande-

leurs fins et

politiques entendent explicitement

d'hui les
nous

laquelle se trouve aujour¬
peuples du Moyen-Orient et

serions

nous

aussi les dindons
Le prix

de la farce.
En
tale

balkanisant

l'Europe Occiden¬

—.

jadis l'Europe Centrale
sans avoir changé auparavant la na¬
ture du régime économique, nous au¬
rions simplement contribué à la dif¬
fusion extraordinaire parmi les mas¬
ses populaires d'une
poussée natio¬
naliste et xénophobe
(anti-française
ici, anti-occitane là-bas, etc...) qui au¬
rait pour seul but de faire oublier aux
exploités qu'ils doivent s'unir pour
vaincre le capitalisme et instaurer en¬
tre eux un mode de production qui
comme

véritablement socialiste

soit

:

Ainsi,

en

(suite à la

page

dix fois

sur un

la

»

centimes.

litre de

super.

Français s'est bien gardé d' « encais¬
décidée par les pays produc¬

hausse

C'est

consommateur

au

de

payer.

sociétés pétrolières et industrielles,
l'Etat est à leur service. Dès la reprise des hos¬
tilités au Moyen-Orient, la presse écrite et les
radios déclarèrent qu'en France, il y avait des
stocks de produits pétroliers équivalents à trois
de

mois

La

aux

consommation.

hausse

intervenant

compagnies font donc
veaux

bénéfices.

aussitôt,
leurs stocks de

presque

sur

ces
nou¬

Il faut remarquer

aussi que le
de 6,3 centimes alors
le fuel industriel n'augmente que de 5 cen¬

fuel domestique augmente
que
times.

fa¬

Il faut

rappeler pour terminer que ce sont ces
compagnies pétrolières qui ont imposé à
la France une politique de
l'énergie qui a con¬
damné le charbon alors que le charbon d'Alès,
de Decazevile, etc... se prête bien à
l'usage in¬
dustriel ; et que les pays' comme
l'Allemagne
mêmes

problèmes, la poursui¬

pensée originelle) pouvaient arriver à

France)

9 centi¬

Quant

les détour¬

diviser

en

les pays producteurs gagnent

plus

teurs.

de

l'Est ont
combustibles

te victorieuse de leur lutte de classe,
C'est un projet politique éminemment

réactionnaire qui vise à

producteur

pays

l'Etat Français 90 centimes, soit

et

Et l'Etat

çade n'est pas certainement le fait du
Nous sommes en présence
d'un dessein éminemment politique :
diviser les travailleurs

:

90 centimes.

:

mes

ser

hasard.

nant des vrais

14

:

Taxes

—

toutes

révolutionnaire de

décompose ainsi

13 centimes.
(transport en France, vente et

:

Distribution

publicité)

une

verbalisme

Raffinage

—■

qui ne peuvent être réalisées
échelle infiniment plus vaste
que celle de l'Occitanie, de la Corse
ou de la Bretagne.
Ainsi, l'arrière-pensée éminemment
conservatrice qui se cache derrière
un

se

centimes.
—

choses

qu'à

Transport (du

—i

8

du super-carburant

Production : 1 centime.
Etat producteur : 9 centimes.

—i

bâti
«

leur

moins

industrie lourde sur des
rentables »
comme
le

lignite et la tourbe.

les
16)

tent éde refouler

VENTADORN
(SUITE)
Guy Broglia allant apprendre des chansons en provençal!
; Patrie à la grève de Geibon à Montpel¬
lier ; Beltrame et Daumas dans dés villages du haut-Var...
A chaque fois, ce ne sont pas 500 « Occitanistes, toujours!
les mêmes » mais ces gens auxquels il faut expliquer qui ils sont,
quelle est leur langue, des gens qui posent des questions suit
leur passé, leur avenir, qui essaient de comprendre leur présenti
Reste un grand argument et non négligeable : l'agrandis-!
sement, la présence occitane dans « [es machines à bourrage
de crânes que sont la radio et la télé ». Nous avons toujours pensé
qu'il fallait saisir toutes les occasions d'apparaître, mais paral¬
lèlement, irréductibles, nous continuons une voie qui est celle cM
refus global. Car nous craignons si nous laissons notre contes¬
tation entre les mains du système, qu'elle aboutisse à la limite
à le renforcer, ce qui caractérise avant tout la société techni¬
cienne étant son extraordinaire capacité de récupération.
Exemple : lorsqu'il a été question de faire le disque au
Chant du mondie, nous avons pensé qu'il était bon de le faire
en
plus », et nous avons pris toutes les précautions pour que!
aux

enfants des écoles

«

Le

Chant du

monde

n'ait

aucun

droit

d'aucune sorte,

aucune)

exclusivité ni dans le

passé, ni dans l'avenir, sur les chansons)
publiées. Toute occasion qui ne nous aliène pas est utilisée.
C'est cela se battre avec les armes du système.
Que se passe-t-il si demain Verdier fait une bande qui
paraît inadmissible à Philips. Je l'ignore. Je ne connais pas les
termes du contrat qu'il a signé (S'il nous le communiquait pour
qu'on puisse l'espepisser ?)
Admettons qu'on lui presse le disque. Et qu'on néglige
volontairement la diffusion ? On peut alors dire que « ça n'a pas
marché », que « ça ne correspond pas au goût du public ». Qui
vérifiera ? Je ne dis pas cela en l'air.
Au colloque de Royan, sur La chanson et les ethnies, nous
avons appris des choses de ce genre et fort
intéressantes. Un
distributeur pousse ce qu'il veut, et tient dans l'ombre ce qu'jll
veut et manie ainsi la maison qu'il distribue.
Et je réponds maintenant à la question du groupe Lutte
Occitane de Nice : « Pourquoi ne pas faire diffuser le catalogue
Ventadorn par

« un ostal gros d'espandiment »
Imaginons. Ventadorn s'engage avec la maison X., grande
échelle, grand public, sortir enfin du ghetto, etc... Cette maisoq
pousse » un Marti, un Patrie, pour lesquels on peut espérer
40.000 ou 50.000 disque? pour un titre. Ventadorn doit fournir
son distributeur. Il immobilise son argent sur tel ou tel chanteur.
Son tirage est augmenté mais sa marge bénéficiaire diminuée.
Au total, il n'est pas sûr qu'il reste des fonds disponibles pou)promouvoir des nouveaux et le maximum d'entre eux.
De plus, comment les gens qui travaillent bénévolement
dans l'I.E.O., pourraient-ils continuer et engraisser la maison X.,
marchande capitaliste ? Et que se passera-t-il si demain, dans
5 ou 10 ans, Philips ou un autre a assez pressé l'orange occir
«

,

? Oui

is'ilj trouve qu'elle ne donne pas assez de jus *?
Comme il ne se préoccupe pas de donner une conscience
au peuple occitan, il est possible
qu'il considère, après expérien¬
ce faite, que cela ne vaut
pas le coup. Il aura fabriqué, comme
le sport, des aigris, irrécupérables pour la lutte.
Vedettes irrécupérables, aigris
irrécupérables, type exchampion-du-monde-de... Voilà ce que peut proposer le système,
La force de la chanson occitane est
d'être
autre,
marginale.
La force des chanteurs, c'est d'être polyvalents,
militants, tra¬
vailleurs, hommes. Echapper aux compromissions, être cet irré¬
ductible qui agace et inquiète et qu'on voudrait bien, d'une façon
tane

d'une

autre, contrôler.
Reste un dernier point. « En faisant de la sous-chanson
et de la sous-culture, on ne fait qu'apporter de l'eau au moulin
du Pouvoir » dit Verdier.
Est-ce à dire que jusqu'ici la chanson occitane a été une
sous-chanson porteuse d'une sous-culture ? Et cela par manque
ou

d'argent ? Les chanteurs occitans n'ont
pour

faire

pas attendu les trusts
maximum les moyens qui se présentaient pour
bonne bande. Je ne vais pas dévoiler ici nos complices.

utiliser
une

au

Tel ingénieur de l'O.R.T.F. propose ses
son

est

Occitan

et

travaille

pour

services. Tel preneur de

rien.

Que nous manque-t-il ? De la quadrichromie ? Donc, de
l'emballage ? 50 musiciens avec chœur derrière tel ou tel chan¬
teur ? La pauvreté des moyens n'est pas synonyme de médio¬
crité.

Aucune bande n'a encore été refusée à Ventadorn.
Et mon Dieu ! à re-écouter la série des disques publiés,

je n'ai

pas honte,
minables que chez

je ne crois pas que nous ayons plus- jefe
Philips. Je croirais même le contraire.
Marie ROUANET.

participe de ce combat. C'est à
la fois la preuve que s'est ouverte la déchirure la
plus grave du système idéologique capitaliste et
la promesse, en même temps, que cette crise dé¬
bouchera sur une nouvelle forme de réorganisa¬
tion de la société. Cette nouvelle époque est celle
justement où se développe « Lutte Occitane » qui
constitue, en fait, une contribution à l'élaboration
d'un autre type de stratégie et d'une forme d'or¬
ganisation nouvelle du mouvement ouvrier inter¬
national.
Face à la culture

bourgeoise française qui vise,
analyse, à faire accepter comme « na¬
turelle » l'exploitation de l'homme par l'homme
la culture popluaire occitane renouvelée doit agir
comme un véritable acide qui ronge cette vision
du monde. En faisant cela, nous entendons demeu¬
rer fidèle à la meilleure part de
notre héritage;
l'exemple de la Révolution culturelle que fut, au
sein du vieux monde féodal d'alors, le véritable
défi que représentait la culture occitane médiévale.
en

dernière

Nous devons donner

Couiza l'axe de notre
Il

EDITORIAL

—

de la nécessité de

s'organiser au niveau syndical.
époque se résume dans la phrase célèbre:
« le syndicat suffit à tout ! ». La seconde
étape se
développa en rupture avec la précédente et voulut
signifier, du moins sous l'impulsion initiale du Lé¬
ninisme, l'irruption des masses dans la vie politi¬
que. Cette époque se traduisit par le développe¬
Cette

ment de puissants partis ouvriers affiliés à la Troi¬
sième Internationale. Nous sommes entrés au¬

jourd'hui, depuis mai 68, dans une nouvelle phase
de l'histoire des conflits sociaux, celle de la des¬
truction à une échelle de masse de l'idéologie
bourgeoise.
Le retour en force de la culture populaire oc¬
citane que la bourgeoisie française avait autrefois
15

un

contenu concret à la lutte

pour l'hégémonie socialiste par
cience occitane qui constitue

la prise de cons¬
depuis l'A.G. de

stratégie.

faut affirmer à tous les niveaux qu'il
existe un véritable art de vivre occitan et l'affirma¬
tion de celui-ci doit agresser quotidiennement et
nous

continuellement le modèle

prétenduement univer¬
bourgeoise de non-vivre.
Ce n'est qu'à cette condition que le mouve¬
ment de prise de conscience de notre occitanité
évitera le bourbier du nationalisme dans lequel
certains veulent nous enliser. La priorité des prio¬
sel de la manière

rités réside donc dans la construction d'un
veau

nou¬

type d'organisation politique, celle de l'occi-

tanisme révolutionnaire

fondé

sur la

lutte

des

classes, qui serait capable d'impulser celle-ci aux
niveaux économique, politique et idéologique.
Ainsi et seulement ainsi, le mouvement occi¬
tan ne sera jamais récupéré par la bourgeoisie
française pour servir de paravant à une nouvelle
division des travailleurs.

�la

MOYEN-ORIENT

Un film à voir et à faire voir :

(SUITE)
travailleurs et leurs alliés

leur fai¬

en

prendre des vessies pour des lan¬
ternes et leurs amis pour des enne¬
mis. Il s'agit de détourner des éner¬
gies combattantes qui peuvent être
dangereuses pour la survie du capi¬
sant

"

Lo Païs "

dépit de son titre, « Lo Païs »
n'est pas un film sur l'Occitanie, ni
même un film occitan. L'auteur Gé¬
rard Guérin, le reconnaît volontiers :
il s'est proposé avant tout de démon¬
trer la dépersonnalisation de la po¬
pulation laborieuse de la grande ville
où se retrouvent desj travailleurs de
En

provenances diverses, vivant dans des
conditions plus ou moins misérables

qui ont tous un point commun :
être chassés de leur pays où ils ne
peuvent plus vivre — ou difficilement
pour aller chercher fortune dans
la grande ville pourvoyeuse d'emplois
où ils se feront encore plus exploiter.
mais

fiches)

film
donc

la déporta¬

beaucoup plus un film sur

des travailleurs (la
« mobilité géographique » comme on
l'appelle élégament) qui nous est pré¬
senté. Mais il a l'avantage de situer
l'occitan dans un ensemble : parmi
les autres exilés (Turcs, Yougoslaves,
Algériens, etc...) l'Occitan est mieux
partagé sur le plan matériel, moins
perdu (il connaît bien le français)*
mais presque aussi désemparé dans
un monde inhospitalier où malgré la
tion économique

Si

vie rurale, archaï¬

une

peut-être mais équilibrée ;
de l'autre le creuset parisien où
l'on est obligé de s'assimiler pour s'in¬
tégrer, la recherche de la promotion
individuelle, la civilisation de l'insi¬
gnifiance.
Au contact de Bretons, il prend
conscience de sa véritable place (au
pays) et de la lutte à mener.
Enfin

revenu

Ainsi

artificielle de la grande ville que lui
révèle le milieu de la publicité dans

pourraient tranquil¬

tiels bénéfices. Que l'on ne compte pas
sur le Mouvement Occitan pour jouer

potiches néo-capitalistes à la tête
république bananière à la sau¬

les

d'une

occitane.

ce

,) Quant à la crise de l'énergie bru¬

sionnelle pour
défense du .Larzac.

talement révélée par les contre-coups
du conflit, quelques remarques s'im¬

doute, beaucoup d'Occitans
exilés se reconnaîtront-ils à travers
Sans

posent :

Le 5-11-1973

L'attitude des pays producteurs
des manifestations supplé¬
mentaires de l'accentuation de la cri¬
est

beaucoup, au pays, ce sera
aussi le fils ou le petit-fils, le parent,
le voisin qui les ont quittés.
Pour

une

mondial.

du système impérialiste

se

journal basque Enbata a été à
condamné en appel par la
justice française.
Le

A Barcelone, de nombreux partici¬
pants à une réunion de l'Assemblée
de Catalogne ont été arrêtés le 28 oc¬
tobre. L'avocat d'un des Basques in¬
culpés à Burgos, Sole Barbera, a été
torturé ; le professeur Carbonell a
subi le même sort pour avoir refusé

de

répondre en castillan à ses bour¬

Cette crise de l'énergie touche
dans ses œuvres vive le mode de pro¬

temps, M. Pompidou,
pratiquant, recevait à l'Ely¬
sée le prince héritier fantoche d'Es¬
Pendant

Espérons qu'ils seront nombreux à
partager sa détermination.
En somme, malgré quelques mala¬
dresses de détail, une excellente intro¬
duction à un film — qui reste à faire
sur le problème occitan.

capitaliste tout entier. Elle
est à la fois cause et conséquence de
l'accentuation de la crise générale
qu'il connaît,
duction

pagne.
Ceci n'empêche pas le
ment de Franco de choisir

effet, la crise du système mo¬
nétaire international réduit considé¬
En

L. O. Paris.

mand P.A.L.

temps sont difficiles pour
représentants de commerce.

brutale¬
des plus larges masses
la faillite de ce type de société « de
consommation » que connaît l'Occi¬
ment

aux

Le Rictus Occitan

yeux

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La

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primiera

l'I.E.O.

et

cercles

de los

occitanistas.

d'occitanistas (a quel demandàvem
une soscription
de 50 F) pareisson s'èstre pas
sentits concernits per l'afar. Semba qu'ajan pas
près
conscienca de l'importança del projecte.
Fasem

crida

dobla

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secteurs « éclairés » du grand capital. In¬

moi, un

Occitan, c'est un

immigré de Sud-Aviation... Car si un
jour notre peuple a su vivre libre,
sans avoir besoin de
personne, il a,
depuis tout oublié, et il lui faut tout
réapprendre. »
Editorial des Hautes Plaines, n° 7.
Au sommaire du N° 7
Los occitanistas

—

:

nos

fan cagar.

Folk.

—

—

L'aménagement de La Clape.
Les aventures de Rismo.
Cantaïres magres.

—

La critique est
L.OC

Certes, I' « E.M. » apparaissait souvent com¬
me la tribune de cette idéologie « régionaliste »

Be¬

Pour

»

gars qui vit chez nous. C'est pas plus
le paysan du Larzac que le travailleur

—

vient
expérience intéressante à plus

une

mes

ce journal, nous nous adres¬
à des gens pour qui les problè¬
occitans sont nouveaux, et qui ne

P.N.O.

:

F.A.C.O.

unanime :

Des vérités

:

qu'il fallait dire !
qu'il fallait dire !
vérités qu'il fallait dire.

Des vérités
Des

:

tains

citer, par exemple, les Gardois, comme
fait dans le numéro d'octobre dernier, à

L'AUTOGESTION ? (par « L'outil des travail¬
», B.P. 66 - 75623 Paris-Cédex 13 - 2,50 F)

leurs

Une brochure de 80 pages, qui
étudié comment l'idée d'autogestion

vantage le touriste

est revenue
se pro¬

la
c'est le
vers

exprime
des tra¬
réponse

•

LE DERNIER

sieurs

ceux-ci

pu jouer

a

»

A

—

la

d'Antin

PARIS

—

:

lo rubi

o

part en

: — avec le système
Aixois ignore ce qui se passe à Mar¬

un

régionale

ceci,
» ;
témoigne le
procès en diffamation tout récemment gagné par
Béchard au sujet de l'affaire de
Méjannes-leClap. Qu'il s'agisse des problèmes de l'emploi
ou de celui
de l'accaparement des sols, du tou¬
hexagonale

souvent

6, Traverse Cas 13004

jC.I.0.0.

nel

courage,

«

comme

bien des universités

en

ou

encore

du

ra¬

des interviews de notables locaux ou de

militants

1BEZ1ERS

soi-disant

ou

avec

ou

cisme,

Maison du Rouergue (5, Rue Chaussée
(métro Opéra), 15 h. 30.

1er déc.

évident que I' « E.
rôle extrêmement positif.
brisant le cloisonnement étouf¬
un

raison les problèmes ren¬
les Languedociens — ; d'autre part,
en faisant écho aux
questions d'intérêt régional,
habituellement
ignorées par la grande presse

risme

DISCUTIDAS EN

qu'on puisse dire !

septiques,

contrés par

(occitan et contre-culture, expériences de cours
publics, découverte de l'occitan dans une classe
primaire...)
—

moins

nous

»

seille et à plus forte

BULLETIN DU C.R.E.O. PRO¬

Provence

laisse

Brava

D'une

Avec entre autres au sommaire plu¬
articles sur l'enseignement de l'Occitan

-

de l'Europe du Nord en route

Costa

fant de l'information locale

—

C.R.E.O.
Marseille.

vendre

Mais il n'en est pas moins
M.

actuel,

VENCE.

cela est
«

leur carrefour unique dans le Midi et leur proxi¬
mité avec Fos-sur-Mer » ou bien « à retenir da¬

après avoir

depuis quelques mois au premier plan,
pose de démontrer que si
ce thème
toute une série d'aspirations légitimes
vailleurs, il ne fournit en fait aucune
sérieuse aux différents problèmes
que
se
posent. A étudier.

Paul-Valéry
Montpellier Cedex

suffi à

pas

d'un titre.

Besançon.

Joindre

briser

ainsi

n'ont

logique capitaliste,

toute

en

groupe,

—■

brutale ainsi

décision

La

3, Rue Champrond,

Locale C.F.D.T.,

Union
25000

disques minimum.

50

.-

long¬

plaires vendus — chiffre loin d'être négligeable
pour la petite dizaine de départements proven¬
et

sons

disparait. Ordre

couvrir plus

«

correspondance, commandes groupées

Par

»

de

De plus, I' « E.M. » était servi gratuitement
aux 40.000 abonnés locaux de l'Express national:
France d'abord » oblige. Et les 10.000 exem¬

l'unité.
:

refuse

J.J.-S.S.

déficit mensuel d'une dizaine de mil¬
: peu de choses pourtant
en regard
du bénéfice réalisé annuellement par
le groupe Express (1,3 milliard d'A.F.).
L' » E.M. » n'avait aucune autonomie finan¬
cière ; depuis sa création, il y aura bientôt trois
ans, il était en effet directement géré par Paris :
un
sans doute
exemple de ce pouvoir régional
dont cause tant le député de Nancy.

çaux
—•

—

:

F

10

:

Express-Méditerranée

«

Paris.

le dernier,

novembre est

de

lions d'anciens francs

des montres.

la vente

numéro

10 F.

:

parlent plus où peu notre langue ;
c'est pourquoi le journal est écrit en
français...

temps le

ré¬

revista trimestrala.

»,

Université

C.C.P.

de

L'

Léon

E.M.

«

d'information

las energias desviradas.

La

janvier : la femma en Occitania e lo masclum.
(I.E.O. : 24, Avenue Jean-Moulin 75014 Paris)
5

16

FRANÇAIS

ANCETRES ETAIENT-ILS DES
GENERAUX, DES BANQUIERS ?

• VOS

DES

ROIS.

I ILS ETAIENT OUVRIERS, PAYSANS,
ARTISANS 1
et chaque trimestre depuis deu xans et demi:
LE PEUPLE FRANÇAIS, Revue d'histoire popu¬
laire, fait revivre leurs luttes, leurs joies, leurs
• NON

Au sommaire des numéros parus

La

révolte

Mai-juin
Le

Front

des

nu-pieds

1940
Populaire

— ceux du père CardonMaillé, paysan du Larzac, cons¬

nous

»

avait habitué

à

En vente dans les librairies occitanes, ou par
un

matériau

quelquefois précieux.

nécessité

avancé

LE PEUPLE

progressistes

de

et

tituent des documents intéressants.

D'ETUDES OCCITANES

CENTRE

B.P. 5043

un

tours

disquq, entièrement réalisé, produit, distri¬
bué hors circuit commercial par la Commission
Popularisation Lip est un nouvel outil de popu¬
larisation de la lutte des Lip.

•

calendrier Occitan
sur

combat,

Chantebelle Siver-

gues

13,

de

et

sançon.

photos

L'

Ce

mai que mai als Gascons e als Nord-Occi¬

Le

un

:

disque 45

ce

tion

l'informacion.

•

Ce

POPULARISATION

:

1) una crida als militants per que fagan lor
possible per sostèner l'entrepresa d'ATOTS en
soscrivent, en fasent soscriure et en difusant

çam

DE

«

Trop

«

OUTIL

espoir » ; tel est le titre
composé de chansons
(textes des travailleurs, musique et interpréta¬
tion de Claire) et d'extraits de l'assemblée géné¬
rale historique du 18 juin 1973 où les travailleurs
Lip ont décidé la remise en route de la fabrica¬
Lip

«

de

4e

ee**e
NOUVEL

les

Les

vraisons mettent en lumième

siège ï 99, rue

transmettre au

UN

La messada occitana,

détriment du S.E.C.

au

français.

rablement l'intérêt des pays produc¬
teurs de pétrole à vendre leur « brut »
tandis que les restrictions de leurs li¬

0 N'oubliez pas d'adhérer à
"CINÉMA OCCITAN" : 20 F, à

ANNONCES
:

procédé de TV couleur alle¬

ment le
A.M.

gouverne¬
en ce mo¬

—

l'ÍKpWf-MéAitmAHée

23 novembre,

ce

chrétien

a)

LIP

• CAHORS

Lutte Occitane.

nouveau

«

au

opportun de le rappeler.

reaux.

a)

jeune.

Le

étroit pour répondre à cette diversité.
Bientôt, pour lui, le contraste éclate
entre le monde qu'il a quitté et la vie

c'est de

lement continuer à faire de substan¬

les.

jeune Aveyronnais fera l'expé¬
collective des ou¬
vriers, menée dans un cadre trop

une erreur

damentale du régime
Il devient

encore toute son
actualité.
trouverait édifié un rideau de
derrière lequel les
sociétés

multi-nationales

expérience profes¬
coller des affiches de

promiscuité, les contacts sont diffici¬

rience de l'action

se

fumée

il utilisera son

ce

stratégique fon¬
dictée par les
compagnies pétrolières.
citanie fut

fois

une

et décidé à rester

—

grève des mineurs de Decazeville. La

politique-fiction, venait à se réali¬
ser, le vieil adage romain reprendrait

—

moment de la

au

fermeture des mines de charbon d'Oc¬

».

telle situation, mais

une

mouvement occitan

la

que

—

conflits

des

exacerbant

en

inter-ethniques

«

:

d'un côté

—

—

Bien que le héros principal du
soit Occitan (Aveyronnais), c'est

talisme

lequel il travaille (il est colleur d'af¬

c) Quant à l'intérêt des différentes
régions d'Occitanie dans cette crise,
cela montre « a posteriori » la justes¬
se profonde de la;'pensée initiale du

d'un

politiquement,

mensuel
se

informatif,

fait sentir.

plus

correspondance : G. RAGACHE, 16, Rue MartheEdouard, 92 MEUDON.
Abonnement 1

C.C.P.

A.

an

:

10 F. Le numéro

DELALE 209'-2!

:

3,00 F.

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              <text>Vignette : https://occitanica.eu/files/original/c2892d8f597853ca673b4aec3b453dc0.jpg</text>
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              <text>&lt;em&gt;Lutte occitane&amp;nbsp;&lt;/em&gt; &lt;a href="https://occitanica.eu/items/show/21630" target="_blank" rel="noopener"&gt;(Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue)&lt;/a&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Journal d'information, &lt;em&gt;Lutte occitane&lt;/em&gt; contient des articles contre l'extension du camp militaire du Larzac, il aborde aussi les probl&amp;egrave;mes de la viticulture et du tourisme en Occitanie. &lt;br /&gt;&lt;em&gt;Lutte occitane&lt;/em&gt; publie aussi des interviews et des articles de fonds permettant un appronfondissement des principes essentiels de sa ligne politique.&lt;/div&gt;</text>
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