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                  <text>15 mai

Numéro 15

C.I.D.O.

Occitan

BtZIERS

ORGANE

drcch

as

2 F

15 juin 1974

-

la paraula

a

D'INFORMATION ET DE COMBAT DE «

LUOHA OCCITANA »

Sous le prétexte fallacieux de 4 signatures
d'élus, ils ont voulu empêcher 7 peuples
de s exprimer a I 0. R. T. F.

Dans ce numéro

s

•

SPÉCIAL ÉLECTIONS

e&lt;ctnii(* ;
le C9Mpte~ieh4u 4ef confitencef 4e
pie ne 4e (a°Ca Mpa$ne CAPONTPetiK ÀotUtntHt*

T

*.11

.

I™

Prtítiýne* tepiéfentant
te* tninoiitc* nationale* lencontient
De* i*on\tentent*

le Parti Çoeiatirte*
O'i

ýa

te t»o«\tentent Occitan*

l!ficiSiilSiii®É^^WsSI8iíllÈllí8!i^S

EDITORIAL

ie choix
Pourquoi Robert LAFONT fait-il si peur

? Peut-être

les Bretons, les Basques, les Corses et les Occi¬
tans dérangent dans la course à l'Elysée. Ils n'ont qu'à
rf ester à leur place ! Et si c'était eux, au contraire, qui
détenaient la clef pour débloquer la situation ?

parce que

la France éternelle et incréée reste dans
naguère diagnostiqué par Chaban-Delmas : une
société bloquée. L'échec évident de ce dernier signifie la
fin du gaullisme. Nul grand homme « charismatique »
n'est plus capable d'assurer par son prestige la cohésion
du corps social tout entier. Il va se disloquer rapidement.
C'est ce que signifie la coupure Droite/Gauche. C'est Gis¬
card d'Estaing contre Mitterrand. Une moitié de la société
va s'opposer à l'autre sans
qu'aucune des deux parties
puisse remporter un succès décisif. La crise est devenue
celle d'un organisme tout entier : l'ancien ne veut pas
mourir et le nouveau ne peut pas le remplacer.
Sans eux,

l'état

Giscard, c'est la conservation des équilibres
traditionnels. C'est le vieux bloc historique qui

$ SAMEDI 11 MAI

sociaux
est au

-

pouvoir depuis 150 ans et sur lequel s'est édifié l'hégémo¬
nie de la bourgeoisie dans ce pays. H maintient l'alliance
privilégiée passée naguère entre la grande bourgeoisie,
les couches moyennes des villes et des campagnes et la
paysannerie. De ce bloc d'alliance est exclu le mouvement
ouvrier organisé dont le poids pourtant n'a cessé de gran¬
dir dans un pays où plus des trois quarts des actifs sont

-

aujourd'hui des salariés. La perpétuation au pouvoir de
ce vieux bloc historique passe désormais par la subordi¬
nation aux intérêts des firmes multi-nationales. C'est ce
que signifie son néo-libéralisme européen et la soumission

à la politique internationale des Etats-Unis. Mais la
bourgeoisie sait que la poursuite de l'inflation galopante
et la hausse du prix des matières premières vont entraî¬
ner une recrudescence des conflits sociaux après l'élection
de Giscard. Les rouages du système vont se gripper un
peu plus.
Aussi, la fraction « éclairée » de la grande bourgeoi¬
sie lui préfère Mitterrand. Lui seul peut assurer la (paix
sociale. Son élection serait l'arrivée au pouvoir d'un bloc
historique de transistion qui associerait, en position su¬
balterne, le mouvement ouvrier à la gestion du capitalis¬
me. Le
Programme Commun propose neuf nationalisa¬
tions. Pas une de moins, pas une de plus. Comme l'affir¬
mait récemment à Orléans Georges Marchais :
Ce sont des mesures de simple démocratie. Elles
figuraient d'ailleurs dans le programme du Parti Radical,
voilà trois quarts de siècle » !

:
Co»tire
fa -mine
4e fa vítícnltkie

Seulement

$ JUIN 74

:

^ ÉTÉ 74

Lentement 4e fa

SPECIAL

:

CANTAL
BEARN
PARIS

:
:

:

LE

confie t'exo4e

EXODE

-

(UN

SPECIAL

THEATRE OCCITAN

DE

PLUS

!

ÇA RECONFORTE !)

UNE ARME DANS LA

LUTTE CONTRE L'EXODE.

COMMUNAUTE RURALE.
TEMOIGNENT DE LA VIE A PARIS,

COMMENT REFAIRE VIVRE UNE
DES EXILES
etc...

I

teiiaéH
lcknartnec

Confie le*

+

i pages» de courrier des lecteurs.
PREPARATION DE LA GRANDE NUIT

EN

II*

FÊTE
A

DE

DU 4 AOUT r

LUTTE OCCITANE

MONTSEGUR OU A PONT DE

MONTVERT (Cévennesi
DE LA CAMPAGNE

MANIFESTATION DE LANCEMENT

«

Volem

viure al paTs

i

Cal tornar al pas s !

�Les

autres réformes auront pour tout de rétablir le
La nouveauté historique ne réside

7e Ì9io

contentement social.
donc pas dans la
Elle réside plutôt

volonté de bouleverser les structures.
dans la tentative de disloquer les al¬
liances de classe traditionnelles sur lesquelles repose le
vieux bloc historique édifié depuis longtemps en France.
Son remplacement par un bloc historique de transition
de nature réformiste signifierait ainsi la fin du règne des
notables au profit de celui des appareils du mouvement
ouvrier. Qu'est-ce qui cimenterait la cohésion de ce bloc ?
L'idéologie de glorification de l'Etat-nation bourgeois
français telle qu'elle a été assimilée par le mouvement

;

(A ^cîhíÒC

{«$He 4&gt;9ítc

ouvrier.

Lorsque G. Marchais déclare à Orléans « qu'il est
grand temps d'arrêter le glissement à l'abdication natio¬
nale que les hommes de droite opèrent depuis 1969... »,
il donne raison à Lénine qui disait que le réformisme
était la conséquence de la

pénétration de l'idéologie bour¬
geoise dans les rangs du prolétariat. Une telle attitude
permettra-t-elle de résoudre les problèmes fondamentaux
posés par l'état de crise organique de la société fran¬
çaise ? Même pas ! En menant son combat contre la
bourgeoisie sous le drapeau de son adversaire de classe,
il

difficile au mouvement ouvrier de rester au pou¬

sera

voir face

à

la

formidable

campagne

déclencheront les partisans de

l'ancien

démagogique que
Bloc historique.

/Tant qu'il en sera ainsi, les rouages de la société reste¬
ront bloqués. Un peu plus tôt ou un peu plus tard suivant
le résultat des élections-

Quel rôle peut alors jouer le mouvement des natio¬
? Notre position est stratégiquement importante. Du strict point de vue électoral d'abord
puisque les estimations du Ministère de l'Intérieur cré¬
diterait Robert Lafont de 4 à 5 % des voix à l'issue du
nalités de l'hexagone

premier tour avec des pointes dépassant 10 % en Lan¬
guedoc viticole et dans certaines régions de Bretagne et
25 à 30 % en Corse. L'expression publique de ce courant
politique nouveau bouleversait tous les calculs politiques.
Il fallait trouver un

moyen

de

faire

taire

peut être aussi celle du stade ?
celle d'une tentative démagogique de masse, multi¬
réunir les mécontents autour des nostalgiques
de l'ancien équilibre social.
Nous sommes extrêmement
conscients que le cadre de nos nationalités deviendra un
champ de manoeuvre privilégié pour cela.

partie de cette force naissante. Mais notre position
stratégiquement importante du point de vue
du rapport de forces entre les classes sociales. A terme,
est surtout

seuls pouvons débloquer la situation politique géné¬
rale. De notre ralliement à un camp ou à un autre dé¬
nous

nous nous rallions à une stratégie de type « fédé¬
européen » nous perpétuerons, à la sauce occitane
ou corse... les équilibres sociaux traditionnels avec l'espoir
que les firmes multi-nationales finiront peut-être un jour
à concéder la perspective d'états-croupions formellement
« libres •&gt; dans le cadre général d'une Europe balkanisée.
Si nous nous rallions à l'autre camp, notre combat sera
décisif pour évacuer le poids de l'idéologie bourgeoise qui
est à l'origine de l'attitude réformiste du mouvement
ouvrier. C'est ce que disait Robert Lafont à la Mutualité,
à Paris, le 25 avril :

Si

pective est claire :
nouvelle

»

restée

«

sai¬

on

veut recréer les

conditions

La

derait

chouannerie.

libérée par cette

l'exigence d'aller plus
loin, ne serait-ce que pour consolider l'acquis. H ne s'agit
pas d'entretenir des illusions électoralistes. Le vieux Bloc
historique bourgeois français n'a aucune envie de laisser
la place à un réformisme de type Scandinave. La pers¬
pective n'est pas tellement celle d'un quelconque Pinochet

Le samedi 23 mars,

« Centre Régional
officiellement vu le

le

jour. A la recherche de jeunes auteurs mé¬
sur le plan régional, ce
« Cercle
d'Auvergne» veut faire éclore une certaine
idée littéraire de notre
région. Le jeune
chanteur occitan JOAN-PAU et son ac¬
compagnateur JOAN-LUIS ont participé à
cette manifestation inaugurale.

Una setmana de

vacancas
L'ostal de vacanças de Pradelas e la seccion de Tarn de l'I.E.O. vos perpausan una
setmana de vacanças a Cabardés (Auda)
dèl 25 gl 31 d'agost.
Son previstes un
aprendissatge de la lenga pels que la coneisson pas plan, de discutidas sus la literatura, los moviments politics, los problemas économies, una serada cinéma e una
amb Patrie, una jornada amb Joan Bodon,
e un molon de sortidas
al cor del païs
catar.
Pretz : 250 F tôt comprés. (Peire Aymard
39, allée des Bouvreuils, 81 Albi).

nouveaux

Centres culturels
en

Provence

Comitat sestian d'estudis occitans à
Aix, 4, Rue Constantin (13).

• lo

Comitat Gavot d'estudis
Forcalquier, B.P. 34 (04300).
• lo

L. OC 2

occitans

à

:
contre

,

..

,

la Rocade-Nord

Pour protéger de gros
intérêts particu¬
liers, le tracé primitif de la Rocade joi¬

gnant l'autoroute à la route de
subi d'importantes modifications.

Mende a

Le Comité d'Action Occitan de Castries
appelle toutes les organisations politiques
et syndicales à se joindre à lui pour dé¬
noncer ce nouveau scandale dont de nom¬
breux petits vignerons vont être les
vic¬
times. Prendre contact avec Pierre BASCOU, Mas Pierrefeu, 34160 Castries.

Ugine-kulhman pollue
agriculteurs des cantons de Lannemezan et la Barthe-sur-Neste ont
mani¬
festé à Lannemezan le mois dernier.
La
pollution de l'usine Ugine-K. Aluminium a
touché 4.000 ha de terres : 100 fermes sont
atteintes, 2.000 quintaux de maïs perdus,
20 vaches abattues en un an, 50 vaches et
Les

300

brebis condamnées.

Contre la

pollution

en

Creuse

Dans l'article de « L. Oc. » N° 12, nous
avions oublié de signaler que le Groupe¬

Anti-pollution de Vallières lançait
une souscription contre les
projets d'ins¬
tallations d'usines polluantes : écrire à M.
Gouyet, agriculteur, Le Mallard, 23120 Val¬

ment

lières.

buts

ultimes

du

combat

socialiste

d'une

doivent

véritable

mjar-

Blocs Historiques, correspondant

chacun à une nationalité opprimée sous la direction idéo¬
logique de la classe ouvrière. C'est la perspective que le
mouvementrmême des masses a mis à l'ordre du jour en
Occitanie depuis le grand rassemblement opéré en 1962
autour des mineurs en grève à Decazeville. Nous ne vou¬
lons

diviser les travailleurs ni freiner leurs luttes et

ni

encore

moins leur donner des

raccourci historique qui
leur ennemi commun.

P., Bordeaux
OC., Nice
S. D„ Bois-Colombe
J : -F. L., Toulouse
Y. B., La Force
J» B„ Viroflay
P. L., St-Philippe d'Aiguille
..
P. B„ Nanteuil
M. P., Aureillan
P. B., Aurillac
M. N. B., Montclar
L. OC., Paris
J. T., Mirapeis
J. G., Saint-Chaptes
C. R., Oharleville
J.-M. M., Correns..
J. P., Villefranche-de-Rouergue
R. G., Le Monastier
G. D., Vincennes
;
J.-C. A., Paulhan
A.O.P.A., Villeneuve St-Georges
À. B., Valence
J&gt;P. D., Aix-en-Provence
L. G., Issy-les-Moulineaux
M. L., Rodez
J.-L. B., Montluçon
D. I., Lezoux
J. B., Toulouse
D. F., Grenoble
A. L., Arles
R. S., Marseille
A. B., Valence
J. P., Belgique
A. A., Sainte-Geneviève
M. H., Millau
J. D. C., Paris
J. G. R., Rodez

leçons. Nous proposons le
permettra d'isoler définitivement

Le choix est simple :
le premier pas consiste à voter
pour le candidat unique
de la Gauche.

J.

connus

Deux

au

quetterie de Nouveaux

même de leur révolte.

Montpellier

cas

Bloc

contraire la construction

L.

Culturel et littéraire a

au

SOSCRIPCION

Cercle d'Auvergne

aucun

pourrait y avoir

ne

Les

ne

Noveu

Elle n'est en

être

pre

d'elle-même

perspective est claire.

société.

font qu'à moitié les révolutions, creusent leur pro¬
tombe. » Le ventre est encore fécond d'où est slorti
la chose immonde. A peu près tous les ingrédients exis¬
tent pour l'apparition d'un fascisme nouvelle
manière
d'autant plus insidieux qu'il se présenterait en rupture
avec le précédent n'ayant avec lui que la ressemblance
essentielle : la récupération démagogique par la bour¬
geoisie de la révolte spontanée des masses sur le terrain
qui

entend inscrire

historique réformiste de transition. Sinon,
aucune perspective d'hégémonie
socialiste ; l'idéologie véhiculée par la culture française
étant justement celle qui rend possible la prolongation
de l'hégémonie de la bourgeoisie sur le restant de la
il

.

qu'il avait déjà dit cela qu'il a été inva¬
lidé. Mais on invalide pas les combats de nos peuples.
Aussi, notre ralliement à la candidature de François Mit¬
terrand n'est pas le fruit d'un eaicul opportuniste ou d'un
machiavélisme gauchiste naïf. H n'est pas possible de
faire demain en France ce que n'a pas pu faire hier le
M.I.R. dans le Chili d'Allende. Nous nous rallions simple¬
ment à la tentative de dislocation du vieux bloc historique
bourgeois français. C'est un pas en avant.
C'est parce

»

celle d'un Nouveau Bloc historique centralisé qui succé¬

d'une

C'est pour cela que nous mettons Ta Gauche fran¬
çaise devant ses responsabilités historiques. Si elle ne
répond pas aux aspirations légitimes de nos nationalités,
d'autres prétendront le faire : en dehors d'elle et contre
elle. Veut-elle recréer une situation comparable à celle
qui permit en Italie au début de ce siècle à Bénito Mus¬
solini d'exploiter la rancœur du Mezzorgiorno. Il y avait
alors au pouvoir de l'autre côté des Alpes un Bloc de
forces sociales et idéologiques qui associait sous'la hou¬
lette de la bourgeoisie industrielle un mouvement ouvrier
qui ne voyait pas plus loin que le bout de son ^réformis¬
me/corporatisme. La révolte du sud contre le colonialisme
intérieur dont il était victime a servi de tremplin pour
.la « marche sur Rome » prouvant ainsi une fois encore
la véracité du mot de Saint-Just : « Les révolutionnaires

nationalités car elles se
l'appartenance aux classes populaires. »

dynamique des forces sociales

Province

contre un

classe de Paris au nom du déficit de la R.A.T.P. La pers¬

Nous sommes fiers de nos

tentative imposera

«

Occitane

gouvernement de Gauche installé à Paris.
Guy Héraud a déjà donné le ton à la Télévision — c'eàt
même pour cela qu'il n'a pas été invalidé, lui —&lt; Le tra¬
vailleur de Marseille doit se dresser contre son frère de

raliste

La

cherchera à dresser la

On
ne »

pend l'issue finale de la crise organique actuelle.

confondent avec

prémunir contre ce Ranger que « Lutte
publiquement le mouvement
occitan à Gauche. Notre objectif principal est de dépasser
le réformisme de fait du Bloc historique de
transition
dont l'élection de F- Mitterrand à la présidence de la
République serait l'expression. C'est le mouvement même
de prise de conscience de nos nationalités qui doit ronger
comme un acide l'idéologie nationaliste bourgeoise fran¬
çaise résiduelle qui est à l'origine de l'attitude réformiste.

forme pour

une

«

C'est pour se

que

Robert

LAFONT et tenter de faire se détourner sur un fantoche

•

..

..

J.

V., Marseille

,

30
30

..

P. A., Marseille

20
100
30
80
50
20
50
80
100
25

1.837,70
TOTAL

précédent 2.690

TOTAL

4.527,70

....

ENCORE UN EFFORT
ET ON Y ARRIVERA !

10
..126

10
30
30
20
..

..

10
5
30
50
50
30
100
30
10
80
16
10
20
20
30
30
5,70
80
10
80
300

LUTTE OCCITQNE
DIRECTEUR-GÉRANT:

Michel d'ALVERNY
Le numéro

2,00 F.

L'abonnement 12 numéros.. 20,00 F.

C.C.P.

«

LUTTE

OCCITANE

•

Montpellier 158248
—»

Adresser tout courrier à
LUTTE

«

B. P. 2138

-

-

-

34026 MONTPELLIER

Commission
IMPR.

:

OCCITANE

-

Cédex

paritaire N° 54 837

ARTYPO

—

12100 MILLAU

�représentants des diverses nationalités
tenu sa première con¬
férence de presse, le 17 avril, à l'Office Corse de Paris,
en présence de la quasi-totalité de la presse française
et de nombreux représentants de la presse internationale.
Entouré

des

de l'Hexagone, Robert LAFONT a

Voici le compte-rendu

intégral

AVANT

:

première fois qu'un, candidat à la prési¬
République se présente au nom de l'ensemble
des régions françaises considérées dans leur problème de
survie. C'est la première fois donc qu'au nom des minori¬
tés nationales de l'hexagone et au nom d'une option régionaliste qu'un débat est ouvert dans un cadre d'élection
C'est la

«

l'ptat - phctat

dence de la

Je sais

l'heure

beaucoup de

que

La France est en tutelle. La France est un pays

voulons

assumer vers un

programme

d'autonomie à

ad¬

débarrasser du vieux débat
qui revient éternellement entre Girondins et Jacobins ;
le problème est que la France, si elle est une démocratie,
doit à tous les échelons de sa vie politique et administra¬
tive en finir avec la tutelle. Ce qui veu/t dire qu'au niveau
régional, de plus en plus essentiel, l'exécutif est au service
du législatif et se soumet à lui. On a vu un ministre du
gouvernement français et d'autres personnes très haut
placées, venir installer ce qu'on appelle des « Conseils
Régionaux » !

du

programmes

nous

ministré. Je crois qu'il faut se

régionalisme ; depuis
1969, la plupart des Français se disent régionalistes : on
n'ose plus guère en France se dire centraliste : il ne reste
plus, à ma connaissance, que MM. Debré et Sanguinetti
pour défendre un point de vue centraliste intransigeant.
à

France est

s'explique
contenu socialiste.

nationale.
La

ROBERT LAFONT

exposés pendant

électorale vont faire aux problèmes que
nous
abordons nous-mêmes une place plus ou moins
grande... alors, pourquoi cette candidature ?
cette campagne

près comme si un homme de l'exécutif
« Avec mon accord,
vous pouvez siéger. » On sent là ce qu'est la tutelle ! La
France est donc administrée. Paris est la ville &lt;de France
où la tutelle est la plus lourde, il faut aussi démocratiser
l'administration parisienne.
C'est à peu

points de ce programme l'élargissent :

Les 3 autres
—

RIEN

NE SE

DIVISE, l'impérialisme est un :

actuellement à ce que se développent
immigrés un racisme, un chauvi¬
nisme ; nous pensons que les luttes des régionaux, iles|
luttes développées dans les peuples de l'hexagone sont les
mêmes que celles des travailleurs immigrés.
Il y a danger

devant les travailleurs

venait à l'Assemblée Nationale dire :

qu'il fallait qu'enfin ce qui est latéral et com¬
plémentaire dans les programmes devint central. Certains
parlent de candidature marginale ; elle est marginale par
rapport à l'appareil politique français, c'est évidentl Mais
c'est quelquefois dans ce marginalisme que se posent le
mieux les problèmes centraux de la vie française.
Parce

de
du

Nous voulons assumer un front commun des victimes
l'impérialisme qui déplace les hommes pour les droits
profit d'un bout à l'autre de l'hexagone ou bien à tra¬
le monde.

vers

Nous avons établi un programme de candidature et
j'énoncerai les sept points qui constituent ce programme :

Pgg patois gt/ï ps7gn7 EE santé
cultures que
régionales » et qui sont les langues de France :
l'Alsacien, le Breton, le Basque, le Corse, le Catalan, l'Oc¬
citan. Il faut poser le problème qu'un nombre considéra¬
ble de citoyens français parlent des langues qui ne sont
pas le Français. Nous devons mettre en lumière un cer¬
tain déséquilibre qui va contre la démocratie culturelle.
Il y a des langues qui ont été longtemps méprisées, ap¬
pelées « patois », pourchassées à l'école. On reconnaît au¬
jourd'hui leur légitimité ; mais on ne veut leur faire
qu'une petite place : ainsi, nous assumons deux cultures,
nous sommes aussi français culturellement
que tous les
Français, et puis nous avons cette petite part réservée.
Et bien, il s'rgit d'affirmer le droit à l'équilibre, et de faire
que le Breton ne s'avance plus sur les voies de la culture
avec l'aisance d'un hémiplégique :
il s'agit que sa part
bretonnante soit enfin affirmée autant que l'autre partie.
D'abord la défense de ces langues et

—

l'on dit

«

C'est le

premier point.
campagne, nous serons appelés non
niveau national mais encore dans les mee¬

Et dans cette
seulement

au

solici

tings qui seront tenus à faire une place avec un
démonstratif aux langues des diverses nationalités.

Je

Le second point du programme est la lutté contre
intérieur.
Ce terme qui faisait scandale

sept ou huit ans, est aujourd'hui1 accepté
l'opinion comme une analyse cohérente : j'étais il y
a quelques jours dans un village cévenol, où l'on (sentait
réellement le colonialisme intérieur, c'est-à-dire l'exis¬

il y a seulement
par

industries périclitantes, condamnées, la
désindustrialisation et donc la crise de l'emploi, où l'on
sent aussi que l'appareil industriel échappe aux autochto¬
nes ; un pays où l'agriculture est profondément trauma¬
tisée par l'abandon des petits agriculteurs, un pays coincé
entre les camps militaires et les parcs, où la population
régionale se demande si elle ne va pas avoir à se revêtir
de costumes folkloriques pour créer ce dépaysement dont
de petites

le touriste

a

aussi à ces classes moyennes dupées
qui entrent dans la lutte d'une façon désespérée et soiuvent réactionnaire. Nous avons un grand espoir, c'est
qu'autour d'un projet de société démocratique et régio¬
nale, les classes moyennes se rassemblent ; cela s'est vu
à Decazeville, et en Franche-Comté autour des combats

besoin.

le colonialisme intérieur, lutte contre
d'indigène qui est donné à des populations rési¬
duelles, voilà de façon catégorique l'un des thèmes de la
campagne entreprise. Je ne manquerai pas d'évoquer une
grande lutte qui s'est développée depuis deux ans, c'est
la lutte des paysans du Larzac qui est devenue exemplaire
et extrêmement prometteuse,
car c'est dans ces luttes
contre l'utilisation du territoire à des fins étrangères au
bien de la société régionale, au développement d'une so¬
ciété humainé que des formes nouvelles d'organisations
sociales apparaissent.
Lutte contre

Question d'un journaliste :
l'Europe a du mal à se
comment concevez-vous
qu'à
l'intérieur de l'Hexagone il y ait une ré¬
surgence des minorités qui demandent une
certaine indépendance par rapport à un
pouvoir centralisateur ?
A

un

moment où

Hollandais.

construire,

Robert Lafont

utilisation

toraux,

en

Cévennes,

Dans une perspective régionale, il y a une solidarité
régionale qui s'établit et cela est extrêmement important.
Cela prend aussi l'aspect d'une lutte des jeunes, et
d'une lutte des femmes ; ce n'est pas un hasard si dans
les mouvements culturels de nos pays, si dans les luttes
ouvrières et paysannes, la parole est prise surtout par des
jeunes, surtout par des femmes. C'est cette mutation que

»

Question
Pour

plus
au
u_i

en

:

revenir

immédiates,

à des préoccupations
prendrez-vous position

deuxième tour (si
candidat ?

vous

êtes battu) pour

zones

de

Corse...)

vacances

(lit¬

R. LAFONT
Nécessairement
va

poue

l'avobtemer

se

-l'europe capitaliste
L'Europe

se

fait,

se

défait,

suivant

la

conjoncture.

Un grand et long accouchement de l'Europe peut être
suivi depuis des mois. Notre projet est celui d'une unité

supranationale sur la base de la décolonisation des ré¬
gions européennes, victimes d'un impérialisme, victimes
des
concentrations
capitalistes,
victimes
des
plans
« d'aménagements - déménagements »
des territoires et
sur

la base des luttes des travailleurs.

Nous lançons
veau

européen, à

cette grande idée : une société au ni¬
niveau plus large, que les hommes

un

soient heureux et assument leur destin.

lvt0p1p 00 la wkt ?

de 110 signatures ont été réunies
jours, car j'ai pris ma décision il y a
5 jours, et, malgré les fêtes de Pâques, un
énorme travail militant a été fait dans
des circonstances exceptionnellement diffi¬
ciles ; puisque nous devions recueillir nos
signatures dans les failles du système mis
en place par les
autres candidatures. J'ai
été le dernier candidat annoncé par la
3

Mais cette candidature

développer ; elle créera

une

dynami¬
prises

:

Combien de signatures avez-vous pu réu¬
nir, et quels sont les mouvements qui vous
soutiennent ?

Corse, Occitanie... qui ont des options so¬
cialistes. Je dois être clair sur ce sujet. Il
est possible qu'il y ait des candidats
qui
parlent au nom des minorités nationales
sans cette option-là.
Nous pensons, nous tous, que le malaise
régional en France, y compris pour les ré¬
gions qui ne sont pas des minorités natio¬
nales, que ce malaise n'a pas de remède
dans le capitalisme tel que nous le con¬

naissons.

Question
!

:

Plus

en

:

que, et ce n'est que par rapport aux
de positions que nous déciderons.

Question

R. LAFONT

Et ainsi nous allons vers le 7e point qui est urgent
qu'il ait des aspects d'utopie. Notre projet n'est 'pas
moderne, il est ultra-moderne. Nous ne pouvons nous
sauver qu'en assumant par exemple la défense de l'envi¬
ronnement et en inventant une défense ; que cet envi¬
ronnement fasse,une place juste à l'homme.
Ce qui veut dire l'imbrication des zones de travail
et des zones de loisir. Ce qui veut dire l'abolition de l'op¬
position /entre les villes et la campagne, ce qui veut dire
un
pays tout entier occupé par l'homme ; notre utopie
est en même temps une réflexion urgente à faire.
Voici les principaux points retenus pour le pro¬
gramme.
Mes camarades et moi allons répondre à vos
questions.
—

bien

presse.

:

L'Europe qui se fait actuellement est une
Europe des Etats qui s'entendent difficile¬
ment ; c'est une Europe capitaliste, c'està-dire une Europe qui accentue les désé¬
quilibres régionaux. L'Europe riche déferle
de plus en plus sur l'Europe pauvre et la
possède ; en particulier par les capitaux
investis dans cette Europe pauvre et pour
son

novateurs.

Ecoutons cette réflexion d'un penseur de
l'Europe : « Les fermes toscanes sont très
belles ; il faut en faire des habitations se¬
condaires, ce dont nous avons besoin, nous

questions

porte-parole

Il faut penser

le statut

Des

comme

Depuis quelques années, ces luttes se développent' :
parlons d'abord des luttes ouvrières : le combat de Decazeville (Aveiyron). Il y a quelques années, le combat dlu
« Joint
Français » (Bretagne), et tout dernièrement le
combat de Lip où nous voyons la classe ouvrière revendi¬
quer de plus en plus la dignité du travail et (organiser
autour de sa revendication le corps social ! Il y a là. une
mutation profonde, une richesse culturelle évidente des
luttes ouvrières, il y a quelque chose de nouveau qui se
passe. Les luttes paysannes sont de ce genre, je suis soli¬
daire avec le combat des viticulteurs de mon pays. Je
suis solidaire des luttes paysannes des diverses régions.
Il faut donner la parole à ces combattants d'une nouvelle
société, et la parole sera donnée.

le colonialisme

tence

présente aussi

des luttes nouvelles

tes inpigënes ns pont

—

me

:

des contacts avec les autres
mouvements
des
minorités
nationales ?
Vous

avez

Pourriez-vous

les citer

R. LAFONT

?

:

Toute candidature est avant tout person¬

nelle,

vous

candidature

tés

le savez. Mais soutiennent ma
: les mouvements des minori¬

nationales

:

Bretagne,

Pays

Des

réponses-

Basque,

L.OC 3

�PitHíhe e9h(ctehec 4e p&gt;e*fe ;

"QkAHÁ 4tfk Hottz «.íhtépHé»
&amp;t biíK
Question
Vous

R. LAFONT

:

dites contre le centralisme et
d'en faire au niveau de la lan¬

l'intention à la
parler avec éventuellement
des sous-titrages occitan, corse ?...
gue

est-ce

;

que vous avez

télévision de

R. LAFONT

:

Je pense

qu'il ne faut pas lasser les té¬
léspectateurs, mais il faut d'autre part à
certain

un

moment

exhiber

ces

idendités

linguistiques, c'est-à-dire
faire entendre
un petit peu ces langues, qui n'ont, je
le'
rappelle, aucun statut dans les program¬
de

mes

télévision

actuelle.

Il

Piaget, défenseur de Lip ?

avec

R. LAFONT

effet en France des minorités
qui sont des fragments de Nations sépa¬
rées. Le traité des Pyrénées a divisé la Ca¬
talogne en deux, l'Euzkadi (Pays Basque i
est fait de provinces qui sont en Espagne
et de provinces qui sont en France...
Nous

envisageons clairement ceci, mais
nous sommes dans le cadre Hexagonal, et
nous posons le problème des parts de ces
nations séparées à l'intérieur de
l'Hexa¬
gone !
Maintenant, il y a quelque chose d'amu¬
:

sommes

nous

quelquefois

les militants de

chose importante,
a même vu apparaître des formes
nisation régionale dans ce conflit.
que les travailleurs réfléchissent à

Lip est
car on

Il faut
cela.

:

projet institutionnel au
Que proposez-vous ?

un

R. LAFONT
Une

:

régionale élue

au

mais

dans

la

mesure

êtes dans le courant

socialiste,
préciser votre pensée ?

vez-vous

R. LAFONT

où

pou-

D'autre part, ma candidature développe¬
des thèmes choisis comme une
grande

explication ! Mais les diverses associations
qui sont derrière cette candidature pren¬
dront plus spécialement des décisions po¬
litiques et électorales, de façon autonome.

Question

:

Quelle est votre position
tourisme

naliste de Toulouse)

R. LAFONT

:

campagne n'a aucun objectif électoraliste. Je pense que vous l'avez compris.
Ma candidature favorise une grande ex¬
Cette

il y a un phénomène d'intégra¬
tion capitaliste qui couvre le Roussillon et
Barcelone (Catalogne Sud).

Nous

ouvrons

un

déblocage de l'opinion

un
mes

nous
sur les

processus,

voulons
problè¬

démocratie en France, des
des luttes sociales nouvelles.

de la

norités,

Question
allez

Vous

mL

parler à la télévision. Com¬

en

R. LAFONT
sont

axes

définis

dans

ce

.

Le candidat n'a pas
substituer à la parole.

ne

nous croyons qu'en
fait, les gens
qui ne pensent qu'économique, et économie
capitaliste, mettent beaucoup- plus grave¬
ment en danger l'unité du
territoire. Ce
que nous voulons, c'est que les peuples de

langue,
créer

déterminent

se

cause.

Même

en

s'agit

:

de dénoncer le tourisme
: il s'agit de dé¬
noncer
le tourisme comme une exploita¬
tion de la région. Actuellement, le touris¬
me devient une industrie
qui ne profite
aux régions que par des retombées médio¬
ne

nom

pas

d'un chauvinisme

cres.

toute

aucun
d'entre nous ne
autarcie
linguistique

une

remarque importante : le tourisme
jamais une ressource d'appoint, le
tourisme profite aux régions riches (ou il
y a souvent peu de tourisme) et il est alié¬
nant. destructeur pour les régions pauvres.
Le tourisme amène de l'argent dans
une
région pauvre et reprend cet argent ; a la
limite, on n'a plus besoin que de quelques

indigènes
accueillir
contre

ce

costumés
les

folkloriquement

touristes.

Notre

position

pour
est

folklore.

l'intention

de

se

D'ailleurs, s'il y a autant de candidatu¬
dites marginales, c'est parce que les
Français n'ont pas le droit à la parole.
Depuis une dizaine d'années, en particu¬
lier, les Français n'ont pas pu s'exprimer.
Mon intention est de faire parler les re¬
présentants des diverses luttes qui se dé¬
roulent aujourd'hui.

ce

voudrait

Vous

parlez d'option socialiste de la part
qui vous soutiennent et
de vous-même ;
cependant, vous n'avez
pas développé le problème de la bourgeoi¬
sie régionale, qui est prête à récupérer les
mouvements

autonomistes.

R. LAFONT

:

L'un des objectifs de cette candidature
est de mettre l'accent là-dessus. Les dan¬

de récupération sont toujours pré¬
sents, et ils sont d'autant plus dangereux
que ces bourgeoisies régionales sont rési¬
duelles et privées de pouvoir. Nous pensons
qu'elles n'ont pas trahi leur vocation de
bourgeoisie, mais leur région.
gers

Certaines minorités nationales qui vous
soutiennent ont des attaches territoriales
dans

des

gêne-t-il
français ?
L.OC 4

pays

pas,

étrangers. Cela ne vous
car on élit un président

à l'école, à la radio, à
qui veulent être
éduqués largement dans leur langue ma¬
ternelle le puissent.

:

obtenu.

impossible d'entendre véritable¬
langues de France à la radio et
à la télévision. Un directeur de l'O.R.T.F.
me disait en Catalan qu'il était difficile de
faire des émissions de télévision en Cata¬
Il

est

les

ment

!

lan

Question :
Comment
expliquez-vous
que
l'Union
Démocratique Bretonne ne soutiennent pas
votre candidature ?

R. LAFONT :

soutenir ma candida¬
et nos relations sont extrêmement
cordiales et solides. En fait, ma candida¬
ture a été présentée tard ; j'ai longtemps
hésité, et je comprends très bien que l'U.
D.B. ait choisi autrement ; c'est parfaite¬
L'U.D.B. aurait pu

ment logique. Je le regrette, car ne pas
présenter cette candidature était manquer
une occasion très importante d'explication
publique.

Il

représentant breton :
facilités pour faire par¬
ticiper à la campagne des travailleurs bre¬
tons en lutte, notamment les paysans tra¬
milieux ouvriers tel que
vailleurs et les
celui du joint français.
Nous aurons des

électorale

1974 seulement : c'est-à-dire avec 23
de retard et après de nombreuses lut¬

ans

tes

des

mouvements

jourd'hui R. LAFONT

est

soutiennent

de tout électoralisme, il

au^

y a

là

occasion pour les Corses de s'exprimer,
nous ne la laisserons pas passer.

aliéné

;

c'est

pour¬

régions à existence linguistique et
particulière, posent un problème
supplémentaire. Nous avons commencé par
là, car c'est dans les cas limites que se per¬
çoivent le mieux les problèmes que nous

«

Question
L'industrie
est votre

R.

soulevons.

est

souvent

polluante, quelle

position ?

LAFONT

:

parlé d'un programme ultra-moder¬
ne, et je précise : par exemple, le com¬
plexe de Fos détruit vraiment le pays sans
profit véritable pour la population, c'est
une industrie polluante !
J'ai

:

êtes le représentant des
existent, et de toutes les ré¬
gions de l'Hexagone ?
En somme, vous

minorités qui

:

l'espoir à nos régions
pauvres (Massif Central par exemple) en
disant que ce qui est véritablement la nou¬
veauté, c'est la dispersion sur un territoi¬
re et en profondeur, d'industrie ; de haute
technicité non polluantes ;
à cet égard,
la Bretagne intérieure et la Lozère sont
des pays d'avenir ; pour assurer cette in¬
dustrialisation ultra-moderne, il faut
un
programme d'enseignement technique
de
haut niveau, et il faut rapatrier cette po¬
pulation qui se prolétarise ailleurs.
Un slogan occitan dit : « Volem viure al
pais ! » (Nous voulons vivre au pays !).
Il

Oui, les deux. Si cette
présentée, c'est qu'il y a

candidature est
pression non
seulement des minorités nationales, mais
d'un ensemble de régions françaises.
une

Question :
développer votre

cam¬

?
R. LAFONT :
Il y aura des meetings en Bretagne, à
Paris, Bordeaux, Toulouse, Marseille, Nice,
Lyon. Peut-être un meeting à Limoges et
Perpignan. Actuellement se créent des co¬
mités de soutien. D'autre part, les chan¬
teurs occitans, bretons, engagés dans le
combat, sont mobilisés.

dernièrement, le Premier ministre
en Corse et cette visite a
été un

Tout

encore

se

qui
!

une

:

concernées.

va

du parti corse pour le

en

se

est

Comment

!

voudrais dire qu'en

quoi à partir du moment où l'on parle de
colonialisme intérieur, de démocratie de
l'Etat, toutes les régions françaises sont

R. LAFONT

aura pas

Un

En dehors

Question

n'y

de Munich nccitan

nie ?

Paris lui-même

que ceux

Corse, on ressent
nécessité de pouvoir
parler, parce que vous savez que la Corse
n'a été reconnue comme région bureaucra¬
tique que récemment, et qu'elle faisait
partie de la région Provence - Côte d'Azur
ce qui est une absurdité.
En ce qui concerne la langue : la loi
Deixonne de 1951 a été appliquée à la Cor¬

qu'ils veulent culturellement.

R. LAFONT

;

la progression des effec¬
qui présentent cette ma¬
tière sur cette base médiocre, est très évi¬
dente depuis quelques années. Mais à la
radio et à la télévision, nous n'avons rien

Je

Votre candidature est surtout celle des
minorités nationales (ou sera perçue com¬
me telle). Mais le problème de l'autonomie
dont vous parlez est valable pour toutes
les régions. Aussi bien pour la basse Nor¬
mandie ou la Franche-Comté, qui sont au¬
tant aliénés par le système que l'Occita-

pagne

Une question vicieuse :

R, LAFONT :
Un statut normal

particulièrement la

culturelle

des mouvements

niveau de la langue, que demandezexactement ?

Un représentant
Socialisme :

Les

:

Au
vous

tion

de type
c'est que

res

Question

Question :

Le pouvoir vient de libérer 4 prisonniers
politiques bretons. Cêst donc qu'il tient
compte de notre impact dans cette situa¬

con¬

ces, et en bonne démocratie culturelle, ce
sont les hommes désaliénés qui choisissent

Question

le socialisme.

et ont choisi

Une

français ; ce que nous voulons,
la part bretonne du Breton lui soit resti¬
tuée, et il en fera ce qu'il voudra.

d'être

Un représentant Corse : les partis qui
soutiennent R. LAFONT sont autonomistes

n'est

niveau de la

au

Si l'on considère
l'autonomiste est l'organisation démo¬
cratique à tous les niveaux ; à ce momentlà, je le serais. Mais on confond en France
polémiquement autonomiste et séparatiste.
Et je pense que vous avez compris que pour
Le mot est dangereux.

que

ture,

Il s'agit donc de désaliéner les conscien¬

:

premier
programme. Mon intention est de donner
la parole ; il y a eu en 1968 naissance d'un
slogan, une affiche est apparue sur tous
les murs d'Occitanie ; elle disait : « Orne
d'Oc,
as
dreit
a
la paraula,
parla ! »
(Homme d'Oc, tu as droit à la parole,
parle ! »
Les

qui
Alors

naissance de

parlant des minorités nationales,
allez-vous déboucher sur les problèmes de
la France, quels sont vos grands axes 'de
la campagne au niveau national ?
ment,

réponse
l'est pas

...et une

l'Hexagone

:

rapport au

tuellement

plication publique, et je tiens à souligner
que cette candidature
n'est pas bloquée
dans ces 7 points retenus au départ.
Nous croyons beaucoup à la créativité,
qui peut s'emparer de l'électorat et des di¬
vers
groupements qui nous soutiennent.

Il

par

?

R. LAFONT

que les frontières s'abolissent, que le Pays
Basque français doit être animé économi¬
quement par Bilbao, que le Roussillon (Ca¬
talogne Nord) doit être animé économi¬
quement par Barcelone ", vous savez qu'ac¬

R. LAFONT :

tifs des élèves

responsabilités spécifiques, et le colonialis¬
me intérieur a le visage de ce régime, nous
pouvons le dire maintenant ; c'est un élé¬
ment important d'une décision.

au

;

et vous savez que

:

L'oppression que nous dénonçons, le co¬
lonialisme intérieur sont des choses fort
anciennes ; mais le régime en place a des

l'organisation d'une
véritable régionalisation si vous êtes élu ?
Question posée en Occitan par un jour¬

autonomistes

cette
candidature, nous avons
Avant
mené une très longue campagne ; nous
connaissons les dédales des couloirs des
ministères. Nous avons arraché quelques
résultats médiocres dans l'enseignement,

:

du deuxième tour, vous avez dit
réservez votre décision pour un

vous

Comment voyez-vous

:

Vos amis
Corses
sont
l'êtes-vous également ?

Question

vous
autre candidat,

de porter atteinte à l'unité du pays, mats
nous voyons des hommes d'affaires décider

tel est le

A chacun son candidat
que

Question :

promotion ;

une

la télévision

A propos

ra

soit

moi c'est le contraire.

assemblée

suffrage universel direct, avec un exécutif
régional
dépendant. L'institutionnel
est
important, mais il faut faire apparaître
l'aliénation
des
régions. L'institutionnel
lui-même n'est rien, s'il n'y a pas vérita¬
blement un pouvoir économique au niveau
de la région. C'est-à-dire le pouvoir de dé¬
cision sur le plan régional.

accusés

pays

projet.

d'orga¬

niveau des régions ?

Oui.

au

Question

une

Question

lions d'exilés à Paris... sentent bien cela.
Mais en même temps, 11 faut que le retour

:

Le contact avec

prêt. Lip est

:

y a en

sant

:

Vous avez parlé des luttes nouvelles dans
votre programme. Avez-vous pris contact

Avez-vous

vous

venez

vous

"etwd

eh

Question

Je

faut

donner

crois qu'il

tornar al

pais

faut aller plus loin : « Cal
» et je pense que les mil¬

allé

non

»

catégorique à

une

nos

revendications,

fois.

C'est-à-dire qu'on est allé en Corse pour
parler de Napoléon, du centralisme fran¬
çais, on a rabâché les mêmes propos que
fors du voyage de M. DALADIER en 1938 ;
comme si la situation
n'avait pas évolué
depuis.
On a assisté, et les journaux en ont don¬
né des échos, à cette sorte de chœur et je
dis bien de chœur au sens propre, car on
a vu sur des photos le leader de la Gauche

Corse, celui qui représente la candida¬
de François MITTERRAND, le séna¬
teur François
GRACCHI, chanter devant

en

ture
un

micro

avec

leader U.D.R.

M. Olivier GUICHARD et le
en

Corse, l'ex-député

Jean

GODZI.
Cette photo est parue

dans «Nice Matin»

le « Provençal Corse »i ; eh bien, ce
chœur est tout à fait symbolique. Il prouve
que
ces gens-là se retrouvent ensemble

et

chanter la même chanson; une chan¬
connaissons trop et que nous
avons décidé de ne plus entendre.
pour
son

que nous

Sur ce, Robert LAFONT clôture la con¬
férence, fixant un nouveau rendéz-vous à
la presse pour le début de la semaine

suivante.

�Les minorités

UN JOURNALISTE AU REPRESEN¬

TANT

MITTERRAND ; J' aimerais
envisage de prendre des mesures
effectives en ce qui concerne l'invalidation de
R. Lafont, afin que cette protestation ne soit
pas seulement une indignation ?

( A LA TELE )

parlent
dira ce qu'il pense de la liberté d'espresqui nous a été reconnue !
Enfin, le Bureau politique de la candi¬
dature de François Mitterrand a examiné le pro¬
blème dont nous vous entretenons, en particu¬
lier sous l'angle de l'atteinte à la Démocratie.
Il est possible que cet événement soit de nature
à favoriser certaines prises de position sur le
problème des Minorités de la part des socialis¬
pagne,

sion

tes.

Mais

Pour l'anecdote

Lafont

MATHIEU ROUX, MEMBRE DU

BU¬

REAU DE LA CANDIDATURE DE ROBERT

LAFONT, s'adresse
mes

aux

journalistes

en ces ter¬

les

dont Robert
citoyens fran¬

:

titutionnel

nous

demandant de

nous

aDDrise hier soir aDDarart être de dernière minu¬
Des bruits ont

couru

selon

lesquels cette

candidature aurait été invalidée conformément

à l'article IV de la Constitution ( elle
atteinte à l'intégrité du Territoire ... )

porterait
.

De toutes

manières, le Conseil Consti¬
tutionnel n'est pas tenu de motiver publique¬
ment ses décisions. Cela est un premier scan¬
dale ! Toute cour suprême ( aussi importants
soient les pouvoirs ) est tenue, en démocratie,
de motiver

ses

La

décisions.

cour

suprême

aux

Etats-Unis moti¬

décisions ; en matière criminelle, la cour
de cassation motive également ses décisions. On

ve ses

demande

pourquoi le Conseil Constitutionnel
pas à rendre publiques les décisions
qu'il prend ; ce qui, d'ailleurs, laisse cours à
tous les bruits qui peuvent circuler concernant
cette violation de la liberté d'expression dont
nous venons d'être victimes. Nous avions, en
effet, recueilli largement le nombre requis de
signatures, et déposé la caution de 10.000 F.'
et cela dans les formes prévues par les lois
organiques.
n'aurait

problème de la démocratie est
posé ! Dès que nous apprenions cette mesure,
Robert Lafont faisait un communiqué, dont
je vous donne la lecture :

Le Bureau de la candidature Robert
été avisé du refus de cette candidature.
Les motifs n'en ont pas été donnés ! Des infor¬
«

a

mations font état que «cette candidature porte¬
rait atteinte à l'intégrité du territoire national».

Nous apprécions une fois de plus à sa

juste va¬
leur la démocratie française ! Cette décision
scandaleuse s'appuiera sans doute derrière des
prétextes fallacieux. Faut-il en déduire qu'un
pouvoir affaibli, incapable de sortir de sa crise
économique et idéologique, a pris peur devant
les possibilités d'expression des nouvelles for¬
mes de lutte, et de leur traduction politique ;
on refuse à nos peuples la parole à l'O.R.T.F. ;
nous la prendrons dans les luttes pour conquérir
dans

parole

Occitans,
socialistes et Breton, socialistes et Corses
Cela veut dire que nous prenons ce qu'il y a de
plus profond et de plus vivant dans le passé et
qui prend les gens dans ce qu'ils ont de plus in¬
time, au niveau de leur sentiment, de leur
«vécu» pour prendre en charge leurs problèmes
qui sont ceux de la lutte des classes ; une force
nouvelle qui sort des sentiers battus, qui s'est
exprimée lors de la lutte des paysans du Larzac,
ou à travers les luttes populaires des ouvriers de
Noguère du Joint Français, ou en Corse contre
les boues rouges. C'est cela qui a fait peur au
pouvoir ! Et nous savons que si la candidature
de R. Lafont n'avait pas été invalidée elle aurait
recueilli de nombreuses voix ; dans certaines
régions, le jeu politique aurait été bouleversé ;
c'est une force politique inconnue et nouvelle
qui se lève et qui n'arrêtera pas la décision du

JEAN
BUREAU DE

MEMBRE

CANDIDATURE

DE

R.

: cette

injustice. Cette injustice a chassé nos lan¬
de l'école, de la Radio, de l'administration,
de tous les grands moyens de diffusion de la
pensée : elle a privé nos peuples des formes
d'expression.
Cette injustice porte un nom : suivant
la
charte de
l'O.N.U., et les termes de
l'U.N.E.S.C.O. (1), c'est ce qu'on appelle un
ETHNOCIDE. La France depuis des siècles, et
surtout depuis le dernier siècle, depuis qu'un
puissant appareil d'administration et de scolari¬
sation centralisé s'est mis en place, est coupa¬
ble de tentative d'ethnocide envers les peuples
périphériques ( Bretons, Corses, etc. ). C'est
pour cela que cette décision nous étonne à
moitié : les travailleurs des classes populaires
( ouvriers, paysans, pêcheurs . . . ) s'expriment
dans leur travail en Occitan, en Corse, en
Breton
et ce n'est pas un hasard si le pou¬
voir a cherché à culpabiliser les travailleurs
pour leur faire honte de leur langue en leur
disant que c'était un patois. Des hommes com¬
plexés par leur milieu social sont une proie
plus facile pour tous les exploiteurs.
Alors la revendication qui est la nôtre,
qui est-le simple «droit à la différence», va bien
au-delà : les humbles, les exploités, prennent
conscience qu'ils ont droit à la parole.
telle

.

.

.

.

ne

lui,

a

R. Lafont disait dans

sa

dernière

con¬

les murs d'Occitanie, en 1968, fleurissait le slogan : «Homme
d'Oc, tu as droit à la parole !». Ce slogan est
devenu une réalité ; des chanteurs, des militants
en Occitanie, en. Bretagne, un peu partout ont

un recours

plus tôt,

au.

que

sans

nous serons

c'est cela

A l'heure où les travailleurs

gouvernent. On a voulu nous empêcher de

nous

exprimer.
Nous croyons que ce qui a

commencé
depuis plusieurs années, et qui ris¬
quait de se matérialiser lors de cette campagne
électorale, c'est la société hexagonale. Nous
avons conscience de représenter quelque chose
de très profond, quelque chose qui vient de très
loin, qui vient du passé, mais qui, à partir des
éléments du passé, essaie de faire une synthèse
qui est moderne. Robert Lafont disait dans sa
conférence de presse : «ultra-moderne».
à

se

lever

au

de R.

veux vous

Lafont

:

Je

qu'il est vrai que le Conseil
Constitutionnel a rejeté la candidature de R.
Lafont pour atteinte à «l'Unité Nationale»,
réprouvons vivement
anti-démocratique.
nous

cette

appréciation

Luttes nouvelles

Jeux de mots
Jeux de vilains

mouvements nouveaux
UN

JEAN

NAVARINE

l'accusation de

:

«séparatisme» qu'on nous a lancée à la figure
ne résiste pas à l'analyse. Robert Lafont a déjà
expliqué notre position dans sa 1ère conférence
de presse. Nous ne sommes pas séparatistes au
où

sens

Nous

le

Conseil

Constitutionnel

l'entend.

partisans de L'AUTONOMIE
DE NOS PEUPLES de nos régions, au niveau
culturel en particulier, et d'un pouvoir régional
économique et social réel ! Nous ne voulons pas
d'un séparatisme institutionel.
sommes

UN JOURNALISTE
: Vous avez parlé

POLITIQUE

candidats,
appel ?
tres

sous

AU

n'y

DE

MATHIEU

ROUX

:

d'appel officiel à l'heure actuel¬
le ; nous avons appris la nouvelle hier soir et
nous allons voir comment procéder aujourd'hui
a pas eu

même.

lancé

un

JEAN

NAVARINE

:

Nous

sommes

pouvions repré¬
senter et que nous représentons, c'est une forcé
qui n'est peut être pas très importante numéri¬
quement par rapport aux partis organisés de
droite ou de gauche mais une force qui peut
compter, c'est aussi cela qu'il faut avoir à
l'esprit pour comprendre la décision du Conseil

les forces socialistes

économiques politiques
et du
nos

Avez-vous des

:

représentants dé l'extrème-

gauche ?
REPONSE
Il

DE

MATHIEU

ROUX

:

jusqu'à présent, les lignes poli¬
tiques qu'incarnent ces candidats n'ont jamais
manifesté de préoccupations particulières à
l'égard des revendications que nous formulons.
Par conséquent, nous n'avons pas eu
jusqu'ici de contacts avec eux. Il n'y a pas eu de
rapports entre Krivine, Ariette Larguille et nous.
se

trouve que

JEAN

derrière,

NAVARINE

c'est
JEAN

Je

:

crois

que

conception du socialisme

une

NAVARINE

: Je crois que làconception du socialisme
et de la société socialiste qui est en question.
Nous préférons au socialisme centralisé et cen¬
tralisateur qui prolongerait les tendances actuel¬
les du capitalisme centralisé, voire les agraverait,
un

une

socialisme très décentralisé et au-delà per¬

c'est cela le problème

du fond !

Et si des
c'est

que

ce

MATHIEU
René

n'a

pas

ROUX

Dumont disait

courants

n'ont pas

contacts

problème

:

été pris,
été tranché.

Le

candidat

aujourd'hui, il
qui incarnent les aspirations au
:

y

a

4

renou¬

vellement du socialisme ; ce sont : les mouve¬
ments «autonomistes», les mouvements écolo¬

gistes, la lutte des femmes, et les problèmes
posés par l'exploitation des immigrés. Nous
sommes

croisent
nous

l'un de

ces

qui posons

Dans

courants.

nos

pays, se

problèmes ; c'est
finalement le véritable choix

l'ensemble

de

ces

de société.

Nous

pensons

que

certaines conceptions du

régions. Des «hommes politiques» vont s'expri¬

socialisme

à la télévision au nom de nos nationalités,
de nos régions ; mais d'avance nous leur
dénions ce droit de parler en notre nom car ils

fondamentaux de société.

représentent rien.

ne

posent pas réellement les choix

BUREAU

D'UN

POLITIQUE

;

blèmes semblables ?
JEAN NAVARINE : C'est ce que je
d'essayer d'expliquer ! C'est-à-dire que
des gens se disent fédéralistes européens, veu¬
lent une Europe fédérale qui serait l'expression
des firmes multinationales. On laisse la parole à
ces gens-là à la télévision : eux ne sont pas con¬
sidérés comme des séparatistes ! Ils ne sont pas
considérés comme portant atteinte à l'intégrité

viens

du territoire ! Pourtant ils mettent l'accent sur
les problèmes institutionriels ! Ce que nous ne
faisons pas ! Mais nous, nous mettons l'accent
sur les problèmes idéologiques, sociaux, cultu¬

avons

la lutte des classes populaires. Nous
socialistes, et nous représentons un cer¬
tain nombre de mouvements, alors que les au¬
rels,

BELTRAME A MARSEILLE
y passera pas

à la télé !

sur

sommes

tres ne

JEAN

représentent rien.

NAVARINE

Non seulement

:

les posons,

mais c'est là qu'est le danger
que nous représentons pour les puissances en
place ; c'est que nous avons un instrument
collectif qui unifie ces différentes luttes. Le
fait de se reconnaître Occitan, Basque, Breton,
Corse
est un phénomène unificateur. Le
fait que des luttes de paysans, des ouvriers,
des jeunes, y compris des couches moyennes
qui sont acculées par la misère des régions péri¬
phériques de l'Hexagone peuvent se reconnaître
dans un projet socialiste révolutionnaire occi¬
tan, breton, basque, corse
impressionne le
pouvoir. Nous ne sommes pas des marginaux ;
nous

JOURNALISTE
Faites-vous une
liaison entre le refus de la candidature de
Lafont d'une part, et les candidatures de MM.
Héraud et Sebag qui prétendent poser des pro¬
QUESTION

AU

de¬

appel aux autres candidats, les invitant
Déjà, Mr René Dumont nous a fait
s'associait à notre protestation.
René Dumont, au cours de sa cam¬

à protester.
savoir qu'il
Par ailleurs,

les

mettant la libre initiative ;

conscients de la force que nous

ne

qui s'est

Nous

JOURNALISTE

avec

derrière, c'est

REPONSE
Il

contacts

BUREAU

d'appel aux au¬
quelles formes a été fait cet

mer

Nous allons informer Mr Alain Poher de cette
atteinte à la démocratie. Il pourra sans doute re¬
cevoir R. Lafont la semaine prochaine.
:

rend samedi soir

au nom

prononcé pour la plus stricte impartialité des
organismes d'Etat au cours de cette campagne.

réaction

D'ailleurs, je dois dire que Mr Hernu
auprès de Lafont pour en
discuter (1).

se

dire que nous re¬

colonialisme intérieur dont sont victimes

agit à la fois en tant qu'administrateur char¬

Quatrième

ment contre ce scandale que
à l'écart de R. Lafont de la campagne.

Constitutionnel et

et

gée de recueillir et d'enregistrer les candida¬
tures, et il agit par ailleurs en tant que juridic¬
tion chargée de statuer sur ses propres décisions.
Ce qui laisse planer quelques cloutes sur la vali¬
dité des motifs qu'il pourra énoncer . . .

-

nous

effective¬
représente la mise

grettons profondément la décision du Conseil

à des tentatives de récupération par les forces
de droite qui représente le grand capitalisme,

doute dimanche ; ce qui fait
informés dans la journée de

une

que

ce

protester

pour

Bureau de la candidature

Nous allons assister dans les jours qui viennent

auprès du Con¬

-

au

d'Europe

Constitutionnel.

Le Conseil devra statuer

La troisième réaction a été
mande d'audience à Mr Alain Poher,

Lafont, et à
envisageons de faire

discuté
Bureau de

; nous avons

ferons savoir
Lafont lui-même,

nous

LE REPRESENTANT DE F. MITTER¬

RAND, s'adressant

qui fait peur aux gens en place qui

nous

dimanche ou lundi matin de sa décision.
Mais le Conseil Constitutionnel est
à la fois «juge et partie» dans l'affaire.
Il

matin, et

veulent faire entendre leur voix et luttent, nous
avons la certitude que ce que nous représentons
est leur avenir

aidé à l'éveil des consciences des travailleurs, et

Robert Lafont, en accord avec

été de déposer

l'appareil de F. Mitterrand
ce

l'arrêtera pas, pour¬

férence de presse que sur tous

La deuxième réaction du Bureau de

seil Constitutionnel.

DE F. MIT¬
Ce n'est pas une indignation ; le
Bureau de R. Lafont est en liaison étroite avec

.

idéologiques responsables de la ruine
-

REPRESENTANT

:

quoi ? parce que la France est une société blo¬
quée ; la France en tant qu'Etat-Nation centrali¬
sée a encore un certain avenir, mais un avenir de
conservatisme figé hérité du passé.

,

C'est peut-être parce que le réveil de nos natio¬
nalités est essentiel, que son expression se voit
interdire par le régime au pouvoir.»

la candidature

LE
TERRAND

gues

société socialiste l'auto-détermination.

une

DU

décision qui est grave ne nous
surprend pas tellement. D'une part, parce que
nous sommes habitués depuis longtemps à une
LAFONT

et

.

Cette décision

stratège

NAVARINE,
LA

socialistes

sommes

Conseil Constitutionnel.

est au

Le

-

Lafont

La

rendre dis¬

ponibles à 21 heures pour le tirage au sort des
temps de paroles à la télévision, et d'autre part
de faire parvenir à la Commission Nationale de
Contrôle les signes destinés aux électeurs anal¬
phabètes des Départements d'Outre-Mer. Ce qui
voulait dire que cette candidature était appa¬
remment acceptée ! La décision que nous avons

se

l'esentiel,

entretenir

çais, mon camarade Jean Navarine va exposer
les véritables raisons de fond qui, à notre sens,
expliquent l'invalidation que nous contestons
aujourd'hui.

Toutes les conditions requises ont été
remplies. Dans l'après-midi du 18 Avril, nous
avions reçu des informations du Conseil Cons¬

te.

pour

voulait

F.

savoir si le P S.

silencieuses

Nous

DE

...

.

.

.

des rassembleurs ! De nouveaux
cours de la constitution, sur
des bases révolutionnaires ; c'est ce qui émerge
nous

sommes

«blocs»

en

sont

en

Bretagne,

Corse,

Occitanie,

Catalogne,

Euskadi.
Mr Sanguinetti, chantre du centralisme, a mis
de l'eau dans son vin : il distingue maintenant
les fédéralistes, qui ne portent pas atteinte à

Nation (les structures capita¬
listes), et d'autre part les «autonomistes» que
nous sommes, jugés dangereux.
L. OC 5
l'essentiel de la

�tain nombre de

Deuxième conférence de presse :

Ce

«
iot/
el*hŷe

questions et à leur dire

un cer¬

tain nombre de choses.

1

1

LE REPRESENTANT DE F. MITTER¬
RAND

:

Je voudrais

vous

lire dans «UNITE»

ce

qu'a écrit Mitterrand il y a quelques mois :
«Il n'est pas acceptable que l'histoire de la
Bretagne soit évanouie et gommée, la survie de
la personnalité bretonne passe par le «socialis¬
me». Je pense que ce n'est pas du vent, que ce
ne sont pas des silences ! Ce sont des écrits.
CARO

Nous

:

connaissons

ce

texte, et en Bretagne il nous a satisfait ; mais
nous disons que jusqu'ici dans cette campagne
électorale, Mitterrand reste silencieux sur cette
question. C'est cela qui nous inquiète ! Nous
avons des questions à poser ! Pourquoi ce silen¬
ce depuis un mois ?
Est-ce que ça va durer
jusqu'à la fin de la campagne électorale ?

REPRESENTANT

LE
Attendez
vos

DE

F.

MIT¬

La campagne

:

petit
questions !
un

peu

vient de commencer.
quand même. J'ai noté

JEAN NAVARINE ; J'attire l'atten
représentant de F. Mitterrand ; il n'est
pas impensable que les gouvernants qui ont pris
la décision de nous empêcher de parler n'aient
pas fait là un calcul à long terme ; que ce ne
soit pas une véritable bombe à retardement,
dans l'optique que la gauche arrive au pouvoir
en France et
s'y maintienne !
Je veux dire qu'il y a un précédent historique :
il y a deux siècles lorsqu'il y a eu un change¬
ment organique profond dans la société françai¬
se, lorsque la monarchie a été balayée par un
mouvement populaire pour établir la Républi
tion du

Dans les

rues

d'Aix, les lycéens manifestent

c'est clair : on empêche le candidat
qui exprimait la lutte des peuples et des travail¬
leurs, mais on laisse parler les autres, en espé¬
rant que les voix qui seraient allées sur R.
Je crois que

d'autres au 1er tour et.vers
(favorable à la société capitaliste) au

Lafont iront
autre

un

vers

2e tour.
UN

JOURNALISTE

Si

:

R.

Lafont

peut être candidat sous une forme ou sous

ne

une

autre,

campagne

envisagez-vous
électorale ?

une

participation à la

JEAN NAVARINE : La candidature
de Lafont n'est pas une candidature électoralis-

te, mais d'explication. Nous voulions donner la
parole à des gens qui d'habitude ne peuvent pas

s'exprimer à la télévision.
Mais, ceci dit, la campagne pour populariser les
thèmes dont R. Lafont a parlés va se poursuivre
dans les différentes régions de l'Hexagone.
En particulier, nous allons déclancher une cam¬
pagne sur les thèmes suivants : Nous voulons
vivre au apys ! Non à l'exode des jeunes ! Non
au

des

colonialisme intérieur ! Et cela

meetings, dans des débats, etc

.

sera
.

dit dans

.

que

les autres ? Est-ce que l'on nous considère
des inférieurs, des étrangers ou des im¬

comme

migrés ? Et c'est

nous

rapprocher des immigrés,

c'est-à-dire de gens qui ont un statut civique
différent dans la France !
En ce qui concerne «l'atteinte à l'intégrité du
-

Territoire» :
Ce n'est pas

on fait un amalgame dangereux !
la première fois. L'amalgame, c'est
celui de Sanguinetti et Marcellin.
Sanguinetti qui refuse d'entendre, de com¬
prendre ce que l'on a à dire, à demander, et qui
dit que nous sommes tous des imbéciles !
Marcellin, qui a précisé à Vannes : «Tous ceux
qui soutiennent les autonomistes sont passibles
.

moment-là il s'est trouvé des gens qui
étaient les réactionnaires d'alors, qui ont utilisé
le mécontentement des Vendéens, des Bretons,
des Provençaux, des Languedociens etc
pour suciter des chouanneries, des révoltes ! On
que,

à

ses

cette

invalidation

MR SANSONETI, REPRESENTANT
CORSE, MEMBRE DU COMITE DE SOUTIEN
A

LA

FONT

CANDIDATURE

DE

ROBERT

LA¬

Cette campagne

électorale représentait
pour nous un point important. Nous avons
essayé d'imaginer un Corse parlant à la télévi¬
sion non pas dans la langue de l'Empire, mais
dans la langue de son pays et expliquer à nos
compatriotes ce qu'est l'aliénation d'un peuple,
ce qu'est
la colonisation : et nous compre¬
nons en imaginant cela la décision du Conseil
:

Constitutionnel.

GUY

TERRAND

lors de

contre

ECHANGE DE BONS
SENTIMENTS

r—

émissions télévisées, il protestera
et lira un texte de
Robert Lafont exposant les points dont ce der¬
nier n'a pu débattre devant les téléspectateurs.

que

ce

.

.

Nous

savons

la candidature Lafont avait

que

soulevé dans les mouvements autonomistes mais
les mouvements de gauche un très
grand intérêt. De nombreux contacts ont été
pris avec ces derniers.
Des militants étaient prêts à porter ledébat aussi
bien dans leur parti, que lors de réunions et
meetings avec les mouvements autonomistes.
Nous savons par différents canaux que cette
candidature Lafont
du moins pour la Corse pouvait recueillir un nombre considérable de
voix, beaucoup plus important qu'on aurait pu
le croire à priori. Et cela explique peut-être la
décision du Conseil Constitutionnel. En Corse,
une
partie importante de la population s'est

aussi dans

-

sentie concernée
dation

cuase un

!

L'annonce de cette invali¬

profond malaise.

QUI SONT

-LES SEPARATISTES ? J
UN AUTRE REPRESENTANT COR¬

SE, MR BATTINI

première

.

:

remarque :

Je voudrais revenir sur cette question de sépa¬
ratisme ! Il est curieux qu'on taxe parfois les
corses de séparatistes ! Car enfin il y a 180 000
dans l'île et

corses

près d'un million d'exilés !

.

de la Cour de Sûreté de l'Etat».
C'est la même répression bête et méchante, qui
consistait à attacher un sabot à l'élève surpris
à parler Breton à l'école, et qui continue.

Enfin, nous disons que c,esi l'état capitaliste
français qui porte atteinte à l'intégrité du ter¬
ritoire, avec les camps militaires (le Larzac, par
exemple), d'où l'on veut chasser les paysans de
leur terre, avec le tourisme de luxe, avec le re¬
membrement abusif qui a causé les graves inon¬
dations en Bretagne.
refusons l'invalidation de R. Lafont !
Nous la considérons comme une provocation et
un mauvais calcul : la défiance des gens vis-à-vis

Nous

UN JOURNALISTE : Compte-tenu de
la situation que vous avez expliquée, quelles se¬
ront vos

consignes de vote ?
JEAN

NAVARINE

Le

:

moment

n'est pas encore venu de donner une réponse
définitive publique. Il manque un certain nom¬
bre d'éléments pour statuer. Mais un des élé¬
ments essentiels est que les mécanismes du co¬
lonialisme intérieur qui nous opprime ont un

visage bien précis : celui du pouvoir en place
depuis une quinzaine d'années. Il est donc
important que ce pouvoir soit évincé.
Les autres éléments sont les appréciations que
porteront les mouvements qui soutiennent F.
Mitterrand sur ce qui s'est passé (l'invalidation),
sur ce que nous représentons, et nos aspirations.
De ce point de vue là, ce qui se trouve dans le
Programme Commun est loin de nous satisfaire
pleinement !
Mr Mitterrand vient de dire d'une certaine

ma¬

nière

qu'il se dégage du Programme Commun ;
donc qu'il s'en dégage sur ce terrain-là !

-UNE BRETAGNE EMUEGUY

Bretagne)

CARO

(arrivé

à

l'instant

de

je sois principale¬
ment
là en tant que délégué des Comités
d'Action Bretons, mais accessoirement aussi en
tant que Conseiller général des Côtes du Nord
et l'un de ceux qui ont signé pour présenter la
:

candidature

Il

se trouve que

de

Robert Lafont. Je suis venu,

il y a une certaine émotion en Bretagne à
l'annonce du refus de la candidature par le Con¬
seil Constitutionnel.
car

Ce que je souhaite dire aussi, c'est que la candi¬
dature de R„ L'afont

a

été préparée collective¬

Bretagne ; ceci pour dire qu'on présen¬
te parfois la candidature de R. Lafont comme
une candidature occitane, alors qu'il
bénéficie
d'un large soutien en Bretagne. Il a été décidé
par les comités de soutien bretons de ce que di¬
rait Lafont sur les problèmes bretons. Des pa¬
ysans-travailleurs bretons, des ouvriers de Pédernnec devaient s'exprimer à la télévision
La décision du Conseil Constitutionnel a surpris
et indigné ; certains ont dit : «C'est un ancien
ministre de l'Intérieur qui est président du ConMil Constitutionnel ; alors, on se méfie !».
En ce qui concerne les signatures : il y en a plus
de110
Personnellement, je connais une dou¬
zaine de maires et conseillers généraux qui ont
ligné. On ne voit pas pourquoi ces signatures ne
seraient pai valables. Est-ce que les élus bretons
ment en

.

.

.

.

1

ries autres minorités nationales valent moins

des institutions de la «Démocratie bourgeoise»
va s'accentuer ; cela peut provoquer des explo¬
sions de colère et même engendrer des vagues
d'attentats. On dirait qu'on fait en sorte que les
minorités se sentent exclues de la citoyenneté
française et sont finalement poussées à faire des
actes de désespoir.
Ici, nous nous faisons l(écho de ce processus qui
est enclanché, car si on n'entend pas nos reven¬
dications, il y a au bout le risque d'une situation
à l'irlandaise ou à la basque (côté Sud). C'est un
processus incontrôlable, quel que soit le gou¬

!

vernement

Une

petite

remarque

à tous les jour¬

il y a aussi ce colonialisme dans l'institu¬
tion que sont ces journaux, d'abord la télé
aux mains du pouvoir. Mais dans les autres jour¬
naux

:

entières de bla-bla-bla sur
(Chaban, Giscard,
Mitterrand). De tout ce qu'on lit, on sait qu'il ne
restera pas grand-chose dans quelques semaines ;
ce sont des promesses vides
pour attirer les élec¬
teurs. Un exemple : un journaliste de «OuestFrance» pose une question à Chaban en Breta¬
gne où l'on inaugure une usine : «Vous comp¬
tez conférer aux régions et aux collectivités
locales en général des responsabilités accrues.
Comment envisagez-vous traduire cette inten¬
naux,

il y

a

des

pages

les principaux candidats

.

.

.

tion dans les faits ? Quel sera le rôle des mino¬
rités nationales dans ce schéma, et quelles se¬
ront leurs possibilités d'expression ?
» - Répon¬
se de Chaban-Delmas : «L'institution régionale,
le département, la commune, sont des cadres de

vie, et les solidarités sont mieux ressenties et
doivent s'exprimer librement. La personnalité
régionale, les particularismes locaux, d'ordre
culturels peuvent s'y épanouir dans le cadre de
l'unité nationale qui doit comprendre cette
diversité».
Voilà un

exemple type bla-bla-bla, mais pas
d'engagement précis. Les choses muselées de¬
puis des siècles, qui auraient pu s'exprimer, sont
interdites ! Pour terminer disons que le temps
de la soumission et de la résignation est fini.
Nous allons étudier la riposte, en Bretagne no¬

peut penser qu'on a voulu empêcher de parler
Robert Lafont qui aurait été l'homme qui au¬
rait cristallisé autour de thèses socialistes révolu¬

tionnaires la prise de conscience occitane, bre¬
tonne, etc
Pour les gens en place et qui ne
.

législation existante.
On en parlera car on est frappé

par

le vide de

Chaban Delmas et les sciences de MarchaisMitterrand sur la question des minorités natio¬
nales. A

ces

derniers

nous avons

à poser un cer¬

.

longtemps en place, il
peut être payant pour eux que dans l'avenir les
croient qu'ils peu¬
Bretons, les Occitans, etc
vent être représentés par des fantoches. Et si la
...

gauche vient au pouvoir,
faire le jeu de la réaction
mes les plus violentes.

tamment.

On pense à une campagne autonome, et cette
campagne risque d'être plus percutante encore
si on nous avait laissé parler dans le cadre de la

.

sont pas sûrs de rester

fantoches peuvent
compris sous ses for¬

ces
y

CHRISTIAN, UN MEMBRE DU CO¬
MITE

SOUTIEN A LA CANDIDATURE
DE R. LAFONT : Nous venons d'avoir un en¬
tretien téléphonique avec le candidat René
DE

Dumont .11
du
Conseil

sjélève vivement contre la décision
Constitutionnel, il s'excuse de
n'avoir pu venir à cette conférence de presse car
il prépare sa campagne : René Dumont annonce

Alors

j'accuse les gouvernements français suc¬
que
nous avons depuis deux siècles,
depuis que nous sommes citoyens français, de
séparatisme ! ! C'est-à-dire qu'on a séparé un
peuple de s culture et de sa terre !
cessifs

Deuxième remarque :
Nous autres corses, bretons,
.

occitans.

,.

placés

dans le courant socialiste, en montrant l'exil des
travailleurs nous montrons également un aspect
du

capitalisme, qui s'applique aujourd'hui à
mais demain peut-être à d'autres. En effet
dans cette Europe capitaliste qui se précise, il y
a une Lotharingie industrielle où bientôt, les
parisiens eux-mêmes seront obligés de s'exiler
pour gagner leur vie !
Je m'adresse maintenant au représentant de F.
nous,

.

Mitterrand
Nous

:

lu dans la presse que Gaston Deferre
avait déclaré que le programme commun devait
avons

être revu en ce qui concerne les territoires
d'Outre-Mer (T.O.M. et D.O.M.) ! Nous autres

�Corses,
que

les yeux fixés
la gauche sur

avons

p.opose

Pouvons

avoir

nous

LE

sur

les solutions

territoires.
précisions ?

ces

quelques

REPRESENTANT

DE

F.

MIT¬

TERRAND

: Nous en sommes dans ce domai¬
ne-là à la libre discussion entre les parties, c'està-dire que si les T.O.M. désirent l'autonolnie,

nous

sommes

démocrates

et

socialistes, et

nous

tiendrons compte du désir des populations.
C'est écrit noir sur blanc dans le programme du

parti socialiste, et si le programme commun est
assez évasif là-dessus, nous sommes fortement
disposés à faire appliquer strictement la démo¬
cratie. Il est bien normal que vous n'attendiez
pas de moi des réponses impératives, directives,
nous ne sommes pas directifs, nous
pensons que
la discussion la plus large doit être ouverte à la
base. Et d'ailleurs je reprendrais ce thème sur
une autre base : Mitterrand à
propos de l'étude
du 7e plan a dit très clairement que ce ne
serait pas une étude faite par des technocrates,
m is
qu'il serait par les populations au niveau le
plus bas, de façon à ce que nous ayons claire¬
ment conscience du désir des populations
et
cela s'entend dans les prolongements politiques.
REPONSE D'UN REPRESENTANT
DES MOUVEMENTS BRETONS : Je voudrais
faire remarquer au représentant de F. Mitterrand

débat

depuis 3 ans au parti
qui m'étonne c'est que depuis 3
ans, le P S. n'a pas encore pris position. Je rap¬
pelle qu'au moment des dernières élections lé¬
gislatives, un certain nombre de camarades qui
appartiennent au parti socialiste avait soulevé
le problème et avait ouvert un débat, et le débat
n'a jamais été conclu. Alors ce n'est pas au mo¬
ment où F. Mitterrand se présente au niveau de
la candidature suprême qu'il prétend ouvrir le
débat ! Mais il serait intéressant de savoir à quel
point en est le débat à l'intérieur du P.S.
que ce

socialiste et

LE

TERRAND

est ouvert

ce

REPRESENTANT

DE

F.

solution ! Nous attendons votre solution !
Et il semble que les candidats socialistes aient
fait suffisamment de progrès puisqu'aux der¬
nières
élections
législatives et cantonales

suffisamment de succès dans les ré¬
gions Bretonnes, Corses, et du Languedoc pour
nous avons

dire tout de même que nous
bonne voie avec nous tous !

vert avec

JEAN NAVARINE
les militants et les

:

sommes

dans la

Le débat

est ou¬

viennent
On n'invalide pas le réveil des nationalités de

l'Exagone !
(1)
pour

N.D.L.R. Organisation des Nations Unies
l'Education, la Science et la Culture.

Place de

Fontenoy. Paris*-

(1) Mr Hernu n'est pas venu.

Un livre

d'Europe "

(Presses d'Europe, 4, Bd Carab&amp;cel 06
NICE
24 F - Préface d'Alexandre MARC,
introduction de Guy HERAUD).
—

Il y

quelques années, Alexandre Marc

a

demandait à Robert Lafont
un

ouvrage

citanie. R.

veux

d'écrire

pour

collectif un chapitre sur l'OcLafont accepta et fut étonné

de trouver dans

ce

livre

une

introduction

de Guy Héraud toute à la gloire
nisme fontanien et du P.F.E...

de l'eth-

On

trouvera dans ce livre quelques in¬
formations mais l'ensemble a beaucoup
vieilli par rapport aux luttes de ces deux
dernières années.
Les
récupérateurs du
P.F.E. (voir « L. Oc. » N° 12), ne courent

citanisme

CORRESPONDANCE,

UTILISEZ

:

VOLEM VIURE AL PAÏS

campagne contre
journal édite des cartes

l'exode, le
postales que vous

pourrez

Nos

4 cartes

postales.

alors avoir

éprouvé le

besoin de rencontrer la Gauche ?
R.
La Gauche a un projet électoraliste, c'est entendu ; mais c'est un projet
crédible, réel. Même si on ne peut pas
compter sur elle — on ne se fait plus au¬
cune illusion
il faut au moins compter
avec elle. En d'autres termes, rien ne sert
de traîner le P.C., le P S. ou le P.S.U. dans
la boue, la seule solution est de proposer,
de rendre crédible, y compris aux mili¬
tants de ces partis, une autre voie vers le
—

pas

fait plus

un

an

que ces

idées
parle

cela, je crois qu'il y a deux raisons :
Lutte Occitane n'a pas encore trouvé
de

croisière.

D'un

dernières semaines. Il va falloir y re¬
médier sans peine d'enlisement et ce dès
le

prochain

C.C.E.

socialisme.

qui

se

tiendra

après

le deuxième tour.
Et puis, il y a une
l'Occitanie sera le nom

seconde raison :
d'un projet de
changement complet de vie ou alors ce
ne sera qu'une sinistre aventure sur le dos
des travailleurs : ça pour nous c'est clair.
Mais il ne s'agit pas de tomber dans l'idéa¬
lisme, encore faut-il que ce projet se dé¬
veloppe à partir de réalités concrètes, éco¬
nomiques et sociales, à partir de luttes ;
c'est pas toujours
facile. La campagne

C'est pas plus

que

ça

Q.

que

signifie la

—

compliqué
Dernière question :

création du
Païs » ?
R.

—

mouvement

«

!

Volem Viure al

Ce n'est pas un «. mouvement or¬

ganisé ». Un mouvement ne peut exister
sans qu'il y ait eu au préalable la moindre
réflexion sur sa tactique et sa stratégie.
La création d'un mouvement est quelque
chose de trop important pour être décidé
en quelques minutes.
Non, restons sérieux : ne donnons pas
naissance à un prématuré, il risquerait de
ne pas y survivre.
Les

—

c'est

de

Comités « Volem Viure al
le nom donné aux anciens

Païs

»,

comités

soutien regroupant l'ensemble

des mi¬

litants occitans qui ont soutenu la candi¬
dature Robert Lafont. Il s'agit donc plutôt
d'un

d'opinion.

mouvement

c'est

En

ce

sens,

fait très positif, d'autant plus

qu'il
permet l'approfondissement des débats au
un

sein du mouvement occitan.

signé

illisible.

:

tH C9

es

a

l'estatge

esperavan a

tresen de la

Montparnasse, lo Q.G. de Mitterrand,
Le Pensec
députât dau Finistèrra, un
Breton grandàs e simpatic — Taddei, —
secretari nacional dau P.S., àme de partit
Alfonsi
députât d'Ajaccio — Durrieu,
Person... i aguèt una ora e mièja de dis—

—

cutida

franca.

TADDEI

:
« Nous
réunion... c'est
tenons à discuter, et

cette

mouvements
ou

ceux

félicitons

nous
avec

que nous
pas avec les

non

autonomistes

quU pensent

dans l'état actuel

que

des

la

réactionnaire!
violence est

choses la meilleure

»

LE PENSEC
moment pour

C'est certes

:

«

de

vous

méthode d'action.

un

mauvais

discuter, mais il n'est bier
sûr pas question de se faire mutuellement
l'injure d'avoir une discussion de mar¬
chands de tapisBien loin de nous toute idée de mar¬
chander quoi que soit : la poiiticaillerie
nous écœure.
Nous venions là, toutes les nationalités
groupées, pour un échange de vues, une
première prise de contact et la présenta¬

ces OCCITANS UtepUSeZONT LA VOW DÊ GARAGE

de revendi¬

session

parlementaire du projet de
» sur l'enseignement
de nos langues ;
Corse : bilinguisme, de la maternelle à
loi

*

«

*

Euskadi
IKAS »

à

l'étude

du

projet
sur le bilinguisme, et aide offi¬
« Ikastolas » ;

«

plus).
3) Une nouvelle réunion de ce type est
envisagée (quoi qu'il arrive) au début de

Occitanie : mise en place d'un système
d'organisation de la culture occitane au
niveau pan-occitan, tant au plan de
la
conception qu'à celui de la diffusion, inté¬

cielle
*

l'été.

ressant les domaines suivants

4) Une série de revendications

présentées
en commun par nos
organisations a été
approuvée par les responsables du P.S.
(sauf le point « institutions » et le point
«F » des problèmes économiques.
En voici le texte intégral, signé par :
Lutte Occitane, Parti. Socialiste Basque,
Unione di a Patria, P.P.C., P.C.P., Union
Démocratique Bretonne.

1) INSTITUTIONS

—

Corse

:

:

autonomie interne ;

'

Pays Basque et Catalogne : création
de deux départements - régions ;
Bretagne : reconstitution de la Bre¬
tagne intégrale ;
Occitanie :
remodelage des limites
des régions - programmes existantes
fonction des critères
culturels.

linguistiques-

2) PROBLEMES CULTURELS
—

—

:

Restitution de la toponymie originelle
dans les zones de nationalités ;
Mise à l'ordre du jour de la prochaine

:

Radio et télévision,
Aide à l'édition,
Office du cinéma occitan,
le tout

placé

sous le

contrôle de l'Institut

d'Etudes Occitanes, organisme
nu d'utilité publique.
*

Bretagne

:

déjà

recon¬

création d'une station ORTF
bre-

à Brest, couvrant l'ensemble du pays
tonnant.
*

MITTERRAND

aux

3) PROBLEMES ECONOMIQUES
A/ Autonomie budgétaire des assemblées
régionales, et transfert de fiscalité à leur
profit ;

B/ Mise en place d'instances régionales de
planification ;
C/ Préservation de l'emploi sur place, et
facilités accordées pour le retour sur place
par une politique de création d'unités in¬
dustrielles et commerciales intégrant tous
les moments du processus productif ;

D/ Réorientation démocratique de la .poli¬
tique touristique, au moyen d'Offices du
Tourisme contrôlés par les Assemblées ré¬

gionales

4) JUSTICE

;

F/ Pour les Corses, liberté du commerce
extérieur, liberté de la navigation, réforme

:

Amnistie totale pour les faits
militants condamnés ;

et les

—

—

mise

:

des nationalités (ce qu'il a fait — plus ou
moins fait
à Rennes, plutôt moins que
—

agraire ;

LE PENSEC

l'Université ;

2) Mitterrand prendra (enfin !) des po¬
sitions publiques claires sur les problèmes

pro¬

écrivant à la boîte postale et
joignant la somme de 10 F par
paquet de 10 cartes ou 5 Francs pour

!

Pourquoi

aviam totes cargat

curer en

en

—

torre

en

vous

Q.

dire los amies bretons (CoUnion Democratica Bretona), basques (H.A.S. — Eriam fôrga regretôs de l'absencia de los amies de
l'ancian comitat de sosten de Bayona que
l'òbra i mancava pas dins lor païs), cor¬
ses
(P.P.C. - P.C.P. Unione di a Patria),
Catalans (E.C.T.) e Occitans (Lucha Occitana e « inorganisats »').
Totes,

—

Pour soutenir la

c'est la seule

mitat d'Accion Breton

—

»

sera de ce point de vue une
expérience très importante.
La voie que nous avons choisie est lon¬
gue, mais quand on fait le bilan en long,
en large et en travers du mouvement ou¬
vrier mondial, on se rend bien compte que

lo bèl vestit.

—

LES CARTES POSTALES

Voilà bientôt

£** hACÍÏHAtítAtf
24 d'abril

l'avoir

ces

je sais pas.
Je m'explique. Jusqu'à aujourd'hui, il y
avait un maître-mot en politique « Ce que

Dimècre

ne

côté, aucun
travail politique
théorique réel, c'est-àdire utilisable n'a été entrepris. D'un au¬
tre côté, l'accent n'a pas assez
été mis
sur l'action et
l'initiative propre à tout
travail local, travail prioritaire sur toutes
les réunions centrales plus ou moins fu¬
meuses.
Ces deux
grandes faiblesses de
Lutte Occitane sont apparues
clairement

ou...

PROPOSITIONS
VOTRE

—

vitesse

sa

—

AU CANDIDAT

«

A

parler de la

pas assez vite !

POUR

R.

Volem viure al

«

Pourquoi

—

sont en l'air, qu'à Lutte Occitane on
de Biais de Viure occitan, etc...

création du
païs ».
R.
Ce n'est peut-être pas le plus im¬
portant. A mon avis, le plus important,
c'est ce qu'on révèle d'une part la candi¬
dature Lafont et, d'autre part, et Surtout
l'ensemble de la campagne Dumont, à sa¬
voir qu'aujourd'hui une importante part
de l'opinion est prête à envisager une so¬
ciété, une civilisation radicalement nou¬
velles, à accepter des propositions auda¬
cieuses parce que les gens sentent bien que
pour les années à venir, c'est l'utopie
ou
la mort, le socialisme ou la barbarie, l'ocTu

cou¬

contre l'exode

—

Q.

vement.
—

ce

tôt ?

L'essentiel, de toute façon, c'est la mo¬
bilisation qui a eu lieu, et c'est pourquoi
nous continuons à être pris dans la batail¬
le et les conséquences de tout ce qui vient
de se passer. C'est important pour le mou¬

Q.

sur

qu'ils veulent : il faut maintenant les
sur papier.

—

mouvement

d'idées

des tas

cher

1) Mitterrand
protestera publiquement
contre l'invalidation scandaleuse de Lafont
(ce qui a été fait à Brest).

Les régions

militants ont

valider.

tion à Mitterrand d'une série
cations minimales. Résultats.

:
"

les

Question. — As-tu l'impression d'avoir
manqué une grande occasion ?
Réponse. — Certainement. La candida¬
ture de Robert Lafont était un grand pas
en
avant. Nous aurions été obligés d'af¬
fronter l'opinion sans biaiser. Mais nous
aurions pu réunir trois fois plus de signa¬
tures, le problème serait le même. Ils au¬
raient trouvé une autre raison pour l'in¬

—

organisations de la
gauche socialistes en France, nous attendons
leurs réponses, pour faire connaître nos posi¬
tions quant au restant du déroulement des opé¬
rations électorales.-Mais de toutes façons, là
n'est pas l'essentiel : l'essentiel, il dépend de nos
luttes, du projet de société que nous allons lar¬
gement exposer à nos peuples dans les mois qui

«

Une interview d'un
militant de lutte occitane

MIT¬

le problème est
complexe puisque si depuis 3 ans le P.S. en dis¬
cute et n'a pas retenu de solution, c'est
que tous
les participants à cette discussion ne sont pas
d'accord sur les solutions. Car, enfin, je ne vou¬
drais pas renvoyer la balle dans le camp de mes
hôtes mais il semble bien qu'i y ait suffisam¬
ment de différences entre les mouvements régionalistes et autonomistes, pour qu'on ne nous
fasse pas grief à nous de ne pas avoir trouvé de

tel ou tel compromis. » Et c'est
l'engrenage de la politique »;, de compro¬
mis en compromis, tu arrives à militer
pour un truc qui n'a plus rien à voir avec
ton idéal de départ. Dumont a montré que
tout cela est faux, et si tes idées tiennent
debout, les gens t'écoutent. H; s'agit de
parler de choses concrètes, de la vie de
tous les jours. A Lutte Occitane et ailleurs,
passer

penoU,

ýní eft-ce ýní nom t* fanne»* ?"

Il faut croire que

:

tu dis, c'est juste, mais les gens ne le com¬
prennent pas, il faut le dire autrement et

Dans la série :
"
Si m» R fanne pA* it

Abrogation du décret de 1935 répri¬

mant les mouvements minoritaires ;
Arrêt des expulsions arbitraires

au

—

Pays Basque, et instauration d'un statut
pour les réfugiés politiques basques.

Pas

question bien sûr de prendre toutes

promesses pour argent comptant. Mais
il y a là un signe qui ne trompe pas : au¬
ces

jourd'hui même le mot) d'autonomie ne
fait plus trop peur (on accepte d'envisa¬
ger le problème); aujourd'hui, nos langues
ne sont plus considérées comme des
patois
et l'on promet d'essayer restituer à nos
rues et nos places leurs véritables noms ;
aujourd'hui, le droit de vivre au pays est
reconnu

comme

tel.

C'est un petit pas, un tout petit pas...
Mais ce sont les petits pas qui font les

longues marches...
Pas

•

on

vient de si loin !

vrai, Saint Dominique

Salut leg Bretons
«

Rennes.

«

Je suis

—

un

?

!

Salut les Occitans

!

Breton qui s'occupe de mu¬

sique principalement

au

niveau

culturel

breton : je suis en contact avec des mi¬
litants d'Aix et les gens de Ventadorn.
Sur leurs conseils, je m'abonne à L. Oc.
Ci-joint 20 F.
« Salut et
longue vie à L. Oc. !

M. R..., Rennes.

»

L. OC 7

�René Dumont sur le Larzac
«

éSSk

:

A/W H€ MulOHf pAf efah$e&gt;
ta Çniété, H9M wtibhf
4c Çvcieté... »

fcehcthtye 4e* HAtbhAlité* 9fpi&lt;mee*

l'AeKAtfhe In* 4e IWUni

iétaristes jouent un rôle dans le mode de production ca¬
pitaliste que ne jouent pas les paysans en Occitanie ou

avaient voulu faire de cette
;1974 l'occasion pour les nationalités oppri¬
mées de l'hexagone de témoigner en commun de leur lutte
contre l'Etat capitaliste français.
Les

camarades basques

Aberri Eguna

Un

en

meeting avait réuni le samedi 13 avril une assis¬

participé à un défilé qui a traversé Saint-Jean-de-Luz,
drapeaux basques en tête, et de nombreuses poitrines en¬
tonnaient l'hymne d'Euzkadi. Des militants venus d'Occitanie, de Corse, de Bretagne, de Catalogne étaient pré¬
sents, symbole de la solidarité qui unit nos peuples ; soli¬
darité qui allait de nouveau se manifester quelques heures
plus tard, lorsque plusieurs organisations socialistes al¬
laient se mettre d'accord pour présenter Robert LAFONT
aux élections présidentielles.
Pendant

cette Aberri Eguna, nous avons

3°) La lutte présente donc un niveau de développe¬
ment différent suivant les nationalités. Les paysans prolétaristes en Bretagne ont défini des objectifs clairement
anticapitalistes. En Occitanie, le mouvement viticole dans
sa majorité est encore sur des positions
de défense des
intérêts professionnels.

Malgré ces différences (qui sont secondaires par rap¬
port à notre situation commune de colonisation intérieure
et à nos aspirations : la libération nationale et sociale
de nos peuples), nous avons constaté que la candidature
Lafont nous offrait la possibilité d'agir en commun sur
un
objectif commun concret.

beaucoup

appris sur les luttes qui se mènent dans les autres natio¬
nalités. Nous avons remarqué que nous manquons d'in¬
formations sur beaucoup de choses qui se passent en Bre¬
tagne ou en Corse et on ne peut pas répercuter comme il
nécessaire ces informations en Occitanie. C'est
d'ailleurs la même chose en Bretagne pour ce qui se passe
chez nous. D'autre part, nous avons trouvé confirmé le

serait

un

carrefour d'idées

et^de luttes, la vitrine de là contestation. Le diman¬
che 28 avril, la parole était à René Dumont, venu
discuter de l'écologie et du socialisme.
Des paysans du Larzac et leurs amis (militants
de Millau, écologistes, occitanistes...) ainsi que la

presse,

étaient au rendez-vous (4 à 500 personnes

environ).

fait que nos

Lozère

Après la visite de la Bergerie nouvelle et de
Blaquière, c'était un pique-nique à la ferme rui¬
née (par l'armée) des Agastous, dans le camp
et

discussions

à

rompus avec Dumont qui condamne l'armée com¬
me instrument de répression et de désertification.

Le cortège de voitures et Dumont, symboliquement,
à vélo, se rendent à Jaça Nova, sur les terres du
G. F. A.

Mende, chef-lieu de la tor¬

Le 20 avril. «

ture » ! 300 à 350 manifestants — chiffres
de la presse — troublant le calme « légen¬

daire » de la capitale du
tanie).

Gévaudan (Occi¬

L'écologie, c'est politique, et ceux qui n'en
font pas de la politique, d'autres se chargent de
la faire sans eux, et contre eux ! »
«

« Les luttes écologiques, les luttes des natio¬
nalités, les luttes des femmes, etc... doivent se re¬

et converger, sans perdre leur autonomie.
Ensemble, nous aurons un projet de société com¬
plètement nouvelle pour remplacer la société de
grouper

profit.

»

Il insiste sur le fait qu'il est un candidat porteparole d'une force collective, et que l'opération
« tribunes
élections » fibst qu'un petit début.
Avec humour et sens du concret, il parle des dan¬
gers de la croissance à remplacer par le dévelop¬
pement harmonieux, de l'abolition de la séparation
entre villes et campagnes, travail manuel et travail
intellectuel, de la lutte contre l'idéologie de la con¬
sommation sur le plan aussi bien matériel que
-

culturel.

L'utopie ou la mort » : cette utopie-là a déjà
pied dans la vie quotidienne, à travers les luttes
et les expériences qui se développent. Le socialisme
que nous voulons pour l'Occitanie ressemble bien
à ce que Dumont a dit d'un « projet débutant »
«

un

de société nouvelle.

intervention
à la télé, lire un message du Larzac et un message
de Lafont sur les nationalités.
Il doit d'ailleurs dans sa dernière

ftesTA popuimA
çigean
çftMew tt mai
Depuis deux ans, des comités de lutte contre
les centrales nucléaires se sont constitués dans le
Narbonnais. Durant ces deux ans, un travail non
négligeable a été effectué : popularisation des lut¬
tes, nombreux communiqués a la presse, études
approfondies du problème...
-

rejeter systématiquement l'énergie nu¬
cléaire, les comités de lutte estiment qu'à l'heure
actuelle, toutes les données ne sont pas connues ;
ainsi, l'évacuation et le stockage des déchets radioSans

de nombreux sympathisants
former la population de ce
dans

«

leur

»

des masses. Cette critique est se¬
condaire, l'essentiel étant de briser le mur
du silence complice qui asphyxie les déte¬
nus, et ceci a été atteint. Les Mendois, les
Lozériens, les Occitans, nous n'aurons plus
l'excuse de l'ignorance...

Après le défilé dans les rues, les manifes¬
surplom¬
bant la prison et informèrent les prison¬
niers par mégaphone. Le message de soli¬
darité passant au-dessus du barrage des
cogne'urs professionnels, perçant les mu¬
tants montèrent sur une hauteur

railles du tombeau-oubliette.

l'Occitanie n'accepte pas
son sol. Exigeons la sup¬
pression du quartier de haute sécurité de
la prison de Mende. Toute libération, pour
réussir, devra abattre les prisons.
Faisons

l'hexagone, les membres
du Comité d'Action des Prisonniers (1) et
Des six coins de

Entre les bourrées de Cardabela (groupe folk
populaire occitan) et les chansons de Graeme Allwright, le « pape de l'écologie » s'explique :

niveau de l'information

niveau

:

4c Wcn4c

bâtons

sont venus in¬
qui se passait

que

cette bastille

sur

prison :

prison de Mende est un modèle de
répression et de destruction physique,
mentale et morale. Survivance du bagne,
Mende est un symbole, celui de la répres¬
sion totale. Les surveillants qui y sévissent
l'administration pénitentiaire qui se trousont généralement les pires charognes de
vent là par mesure disciplinaire (alcoolis¬
me, brutalité, etc...)
Ce n'est évidemment
pas un hasard si les pires brutes sont en¬
voyées à Mende plutôt que dans une autre
prison, de la même façon qu'elles étaient
envoyées à Beaune, ex-prison de force.

(1)

La

«

actuelle, il est possible d'entreprendre un

le besoin s'en fait sentir. Au
notamment, nous souhaitons que
celle-ci circule régulièrement pour d'une part la répercu¬
ter au niveau de chaque nationalité et d'autre part, pour
avoir une vue plus Complète de la situation de chaque
nationalité.

différentes.

Cfinfoe ta p*&lt;WH

militaire.

détendue

A l'heure

travail coordonné lorsque

1°) La formation sociale est différente suivant les
nationalités. Le prolétariat industriel est plus nombreux
et mieux organisé en Occitanie ou en Bretagne qu'en
Corse ou en Euzkadi Nord. En Bretagne, les paysans pro-

La

Ambiance

situations sont quelquefois

Corse.

2°) Les contradictions qui nous opposent à l'Etat
français ne sont pas les mêmes en Occitanie et en Corse.
En Occitanie, la contradiction principale se situe entre les
couches populaires occitanes et l'Etat français capitaliste.
En Corse, la contradiction principale oppose la nationa¬
lité corse dans son ensemble à l'Etat français.

tance enthousiaste. Puis le dimanche matin, nous avons

Le Larzac est décidément

4e
(ite U*4uz

C.A.P.

15, Rue des Trois-Frères

—

75018 Paris.

LE

ROI

RACHETE

I&gt;£5
LA

COVS
PRI5PV

Leur compétence en matière
fait qu'on les utilise comme en
tres

de tortures
utilise d'au¬
mitard, à Fort-Aiton ou dans les

au

est

foar
u.n CÌuId
\
oit hrratieé... J

vnV

C.R.S. Eh bien voilà on arrive

! On en a
Mende, c'est Cayenne, Mende,
c'est Beaune ; Mende, c'est Fort-Aiton et
marre

:

il faut que ça

disparaisse ! »

(Appel du C.A.P.)

C.i.D.Û.

cortège s'étaient joints des ensei.gnants et lycéens mendois. Un imposant
cordon de gardes mobiles robotisés cein¬
turait la prison. Ce jour-là se tenait la
plus grande foire de l'année et la stupeur
de la population fut grande : à Mende,
c'est bien connu, « il ne se passe jamais
Au

rien

&gt;&gt;

PF MENVf:

BtZIERS

!

*XvX*X*X\\\vX
■XivX'X'XWX'.v.

L'étonnement de la population devant
cette
marche
déterminée se
comprend

■X*X*X*X*X*X*

quand on sait que de nombreux habitants
ignoraient jusqu'à l'existence d'une prison
de force dans leur ville. Etonnement d'au¬

tant
pas

plus motivé que cette action n'avait
été précédée par une information au

fÙ A- 1£A**eoé(eMeht À $*$eAH
et MAïeAe vm (a Pa(mc (&amp;N ŷ $)ff A- Cemîhe 4e (a Pa(mc

(ète et tepA*

:

*A*4iHHA4e* et $tílÌA4e*.

A-

Meeting AVee g, ÎA^ontr 15. PuM9ht

le* vítkuíteun, VB*ka CaîaIaha,
lutte OecitAiic.
V)

-

A- Clotute

:

cAahwh* et *a&gt;4ahc*.

actifs posent encore un problème; les accidents
sont pas encore prévisibles, au bout de 20 ans,
une centrale doit être abandonnée car trop radio¬

ne

active, et bien d'autres dangers déjà soulignés
dans la presse locale et hexagonale. En conséquen¬
ce, il semble que comme en Suède, les construc¬
tions de centrales nucléaires devraient être sus¬

pendues jusqu'à ce que tous ces problèmes soient
enfin résolus.

SI4EANLE V

TOUS A
IL y A

ÙÉS

P'HÉBÉeGÉMÉNT
et Áe CAMPING

P

�</text>
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              <text>Lutte occitane. - Annada 03, n° 15, mai-juin 1974</text>
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              <text>Vignette : https://occitanica.eu/files/original/45e1f4014950beeefb5e23e9030672d8.jpg</text>
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          <name>Is Part Of</name>
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              <text>&lt;em&gt;Lutte occitane&amp;nbsp;&lt;/em&gt; &lt;a href="https://occitanica.eu/items/show/21630" target="_blank" rel="noopener"&gt;(Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue)&lt;/a&gt;</text>
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              <text>Larzac, Causse du (France) -- 1971-1981 (Mouvement contre l'extension du camp militaire)</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Journal d'information, &lt;em&gt;Lutte occitane&lt;/em&gt; contient des articles contre l'extension du camp militaire du Larzac, il aborde aussi les probl&amp;egrave;mes de la viticulture et du tourisme en Occitanie. &lt;br /&gt;&lt;em&gt;Lutte occitane&lt;/em&gt; publie aussi des interviews et des articles de fonds permettant un appronfondissement des principes essentiels de sa ligne politique.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>Lafont, Robert (1923-2009)</text>
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              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, AE V</text>
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          <name>Contributeur</name>
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              <text>CIRDOC - Institut occitan de cultura</text>
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      <name>Occitanisme = occitanisme</name>
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