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                  <text>NUMÉRO 16

Occitan
ORGANE

JUILLET 1974

as

drcch

D'INFORMATION ET DE

a

2 FRANCS

la

COMBAT DE

«

paraula
LUCHA OCCITANA

viure
On

qui

a

nous

long-temps voulu nous faire croire que le cordon
reliait à la France était un cordjon ombilical.

Mais une telle campagne nous ouvre de nouveaux ho¬
rizons. Quand on voit le racisme qui existe en Occitanie

de lui,

costre les

Hors

Nords-Africains, on ne peut s'empêcher de faire
comparaison ovec notre condition d'exilé et notre
accent qui fait tant rire.

point de salut !

la

Et

pourtant, nés en Occitanie, les Occitans ne sont
plus candidats à l'exil. Il y en a même qui s'en reviennent
au pays comme le Gaston du film « Lo Païs » :
« Cresi,
que Vai demorar al Pais ».

Elle pose

également le problème de notre propre sys¬
idéologique. Si Monica ou Estelle foutent le camp
de leur village, ce n'est pas tellement par attrait de la
grande ville mais aussi parce que pèse sur elles un carcan
fait de répression sexuelle et de « femme au foyer ».
tème

Mais au-delà du simple

désir de rester au pays, non
dans une attitude nationaliste ou rétrograde, il y a
bien plus. Il y a une volonté de s'opposer au capitalisme
dans ce qu'il représente de
plus immédiat pour nous :
pas

Il y a aussi les solutions

miracles » pour les uns,
Communautés de base, cir¬
cuits de distribution parallèle, toutes solutions qu'il nous
faut étudier, qu'il nous faut prendre
en
compte. Avec
cette campagne, nous nous trouvons au centre des con¬
tradictions de l'Occitanie : d'un côté assurer la subsis¬

l'exil.

«

Notre campagne

s'inscrit entre

Prendre la parole et se
refuser

le déracinement,

ces

deux pôles.

contre l'exode, c'est
désertification des campa¬

battre

la

dénoncer les cadences de l'usine, le travail qui n'ap¬
porte rien et qui abrutit, démonter le mécanisme du pro¬
fit, en un mot briser la logique capitaliste du rendement,
gnes,

de

mobilité du travail.

la

Tiers-Monde,

ne

nous

Solidaires

des

travailleurs

vent

en

du

acceptée

par

telle logique, bien sou¬

conscience

que

nous

par tous

en

resterons-nous là.

Au-delà du refus, il

nous

taire

FOTOC

doit

rechercher

des

solutions

UNE CAMPAGNE

permettre de briser les
une

action uni¬

niveau de toute l'Occitanie.

au

tionaliste.

pMO ifMi

(««Je 1

Mais il
que

qui

nous
nous
et

moyens

appro¬

ne faudrait
pas oublier que c'est chez
nous
trouverons les solutions, auprès des gens avec
vivons dans nos usines ou nos H.L.M., dans nos

dans

nos

qui sont

campagnes,
en

en

utilisant
pour

» ne soit plus
un slogan, mais
façon d'être Occitan et socialiste.

AL PAIS
et du côuMUà, $?*$&lt;

et

notre possession

Viure al Païs

priées,

Ŷ 7)e t'eœàde

nous

non plus seulement des Occitanistes.
Dans cette
perspective, notre souci est d'amener les Comités V.V.P.
auxquels nous participons activement, sur des bases de
lutte de classes, très nettes, sans aucune équivoque na¬

rues

niveau

doit

régionaux et d'avoir

lutte et

problèmes sont immédiatement présents et cha¬

son

côtés

C'est dans ce cadre que s'inscrivent les « Comités
Volem Viure al Païs » qui regroupent des Occitans en

formation.
Ces

campagne

isolements locaux et

vrait être accordée.

à

»

juillet. Cette

Prenons

Quant au lycéen, la circulaire Fontanet nous donne
parfait exemple des interventions occitanistes. Nous
ne
pouvons accepter de voir ainsi des portes se fermer
devant les jeunes Occitans, surtout que par chez nous, la
scolarité est longue et les écoles pleines. Mais parallèle¬
ment, nous devons réclamer un ensignement adéquat à
nos régions et non voir des gars et des filles s'exiler parce
que chez eux, il n'y a aucun emploi correspondant à leur

aux

organisations du « Mouvement Ouvrier Fran¬
qui luttent dans le même sens.

numéro, publiera des té¬
moignages, des expériences et tout ce qu'on voudra bien
lui communiquer sur la question.
Un dossier-plaquette
est en préparation, il permettra d'avoir une connaissance
globale du problème. Sa sortie est prévue pour le début

misme.

un

oublier que nous

Le journal, comme pour ce

Bien sûr, n'attendons pas que nous dessi¬
nions un cadre parfait où chacun trouverait sa place « au
païs ». Mais les revendications économiques ont, elles
aussi leur place, même si on doit nous taxer de réfor¬
l'exemple d'un agent des P.T.T. Le problème
de la régionalisation des emplois l'intéresse.
De même
pour le fonctionnaire pour qui la priorité du transfert de¬

sans

Tout d'abord, il est nécessaire de combattre

faut proposer.

cun

de faire sauter le verrou

de toutes les

çais
Mais

nous

disposons pas ; tout au plus serons-nous un support.
Car pour remettre les pieds sur terre, que peut apporter
« Lutte Occitane » à
un débat qui le dépasse largement.

et non pas dans de longs
discours mais dans notre vie quotidienne, car elle est la
preuve de notre occitanité.

partager

nous

ne

force d'habitude, est le point de départ

de notre action. Première prise de
devons faire

ne

A
une

«

les autres.

un pays capitaliste avancé
changerons pas tout seul les rapports mar¬
chands qui existent, d'un autre côté assumer tous
ces
désirs plus ou moins inavoués, plus ou moins clairs de
«
vivre », de changer la vie.

où

voulons plus être des marchandises

faux contre

pour

»

tance, les besoins vitaux dans

qu'on trimbale.
S'inscrire

utopistes

* * 7

£h&gt; fuufdtuU (ut4&gt; iû&gt; foïet tp*$e ?
5|î ^tstf tn&amp;itu de&amp; t eted

^

tous

les

Volem

que

«

une

nouvelle

�U£Ç ÇOOf

gagné la partie.
plega » est d'ores et • déjà
disponible en écrivant à l'Institut d'Etudes
Occitanes, Secteur littéraire
Chantebelle,
La Collection

La

pwe us itoux
Pendant 71
rican

Indian

jours, des Sioux et des membres de l'Ameoccupent le village de Wounded

Au

Movement

Ils veulent

protester contre le vol de leurs terres, la
de
leur
souveraineté
nationale,

Réunie

continuelle

:

Larzac, Lafont, Cordas,

le rassemblement en cours des Occitans en
pius seulement des Occitanistes
doit être
favorisé, notamment dans le cadre des Comités « Volem

Après avoir tenté de briser le mouvement par tous
(2 Indiens tués, plusieurs blessés', le gouver¬
nement U.S. cède et s'engage à négocier ces points avec
lé gouvernement U.S. n'a entrepris
négociation. La police du Bureau des Affaires In¬
diennes, organisme gouvernemental qui régente en maî¬
tre toute la vie indienne, occupe militairement la réserve
des Sioux (territoire indépendant selon le Traité de 1868'
et y fait régner la terreur : arrestations arbitraires, agres¬
sions, assassinats (plus de 10 personnes tuées).

—

«

-

KN E ï

Vsvrter

Moi

-

\°\PíÒ

«

a(ÍH
(k9
4'khl

Adressez

dons

vos

75005 PARIS

au

Comité Français de Soutien à

(compte bancaire

BNP Jussieu 6905).

:

7

est

dans le

Univ. PARIS Vile, 2, Place Jussieu

-

de Canjuers s'éveille
appelés du contingent ont été
avertis la veille qu'une mission les attendait le lendemain
matin : destination : Brovès, la dernière commune habi¬
tée du camp ; Unités concernées, 40e GC, CPCIT et BMGL.
Il

LEUR COMBAT.

A. I. M. UER Ethno

h.

du

matin, le camp
Les

Haut-Var.

30, les camions débarquent leur cargaison sur
du village où les habitants, une douzaine de fa¬
prenaient leur petit déjeuner. Bien sûr, depuis

A 7 h.

la place

en

est le JOURNAL

milles,

quelques jours, on leur avait dit qu'il leur faudrait éva¬
cuer, mais depuis 7 ans, les menaces de ce genre pleuvaient sans que l'action suive.

des caisses occitanes, la nôtre n'est
d'or et de ce côté-là, les firis de mois sont
difficiles, surtout quand on entend faire des choses...
Comme la plupart

le journal est bien distribué, à peu près
sont touchés. Le vendre, c'est autre
chose, surtout quand le numéro date comme celui des
dernières élections et perd son intérêt vu le résultat de
celles-ci. N'empêche qu'on doit pouvoir le glisser dans la
poche de quelques-uns et empocher dans la sienne les
malheureux 2 F qu'il coûte. Proposez-le par exemple avec

paraît

que

groupes

celui-ci...

même pas, qu'au départ, il faut
l'imprimeur et donc acheminer au plus vite l'ar¬
gent à la B.P. Comme toujours, c'est une question qui ne
paraît pas essentielle. Pour nous, elle l'est !
Mais n'oubliez quand

payer

Enfin, pour cet été, un comité de rédaction s'est at¬
taqué à la création d'une revue et pour cela, il faut encore
plus d'argent. Alors, s'il y a des gens qui peuvent nous
envoyer des promesses d'abonnement ou, encore mieux,
nous avancer certaines sommes, qu'ils en fassent part. Il
nous faut en effet disposer d'une certaine somme durant
un mois ou deux, ce serait en quelque sorte une avance.
manière, on est pas décidé à fermer bouti¬
aurait plutôt tendance à en ouvrir...

De toute

que... on

í{(k*Í9h

L'Equipe Journal.

vide Comps au nord du camp en lui enle¬
les Ponts et Chaussées et en effectuant
à moins d'un kilomètre du village des tirs nourris d'ar¬
Ainsi, on

vant

ce

matin du vendredi 7 juin, le jour est venu.

Ils parlementeront

bien

un

moment, mais que faire

quand on est seul, sans aucun soutien extérieur. Après
copieusement insulté le général Chenel devant la
ils lâchent le morceau.
troupe (il se retirera à 11 h.),

les

PTT,

lourde, essayer d'y résister, on devient à moitié
même, à Montferrat, où les passages répétés de
convois de chars font fuir les habitants, sans parler des
tillerie
fou.

De

villages qui subsistent mais dont les terres sont intégrées
au

camp...

Terre de peuplement très ancien, le Haut
Var est
aujourd'hui un désert en formation où les cultures en
étages retournent peu à peu à l'état sauvage, où le pays
est

Mais

cousue

les

service de cette

américaine.

SOUTENEZ

Il

».

prête à placer ses possibilités d'organisation
entreprise.

Elle est

conquête. Jamais ils n'ont accepté de s'intégrer à la

Où

Volem Viure al Païs

au

Blancs. Jamais

civilisation

conséquence, « Lutte Occitane » donne mission à
représentants d'agir cet été sur les trois premiers
points et en particulier à Robert Lafont, militant de
« Lutte
Occitane », de mettre en mouvement les Comités
En

personnes

indienne est aussi vieille que l'arrivée
les Indiens n'ont accepté le fait de

résistance

ces

ses

arrêtées dont 130 au
moins vont passer en jugement, les principaux accusés
risquent chacun plusieurs peines de prison à vie — Ces
procès vont durer deux ans, coûter au gouvernement U.S.
plusieurs millions de dollars. Il sait que les Indiens n'ont
pas les ressources nécessaires pour les financer et il a
déjà exigé 250.000 dollars de caution pour les personnes
arrêtées. Ce qu'il veut, c'est briser économiquement le
mouvement Indien, lui ôter toute possibilité d'expression.
La

se

tesse de

WounDE£)

objectifs actuels sont le terrain même où
échappant à tous les sectarismes, en¬
mobiliser pour prouver son dynamisme et la jus¬
sa propre ligne révolutionnaire, héritière de 1968.

Que

Lutte Occitane »,

tend

gouvernement U.S. a entrepris de liquider le mou¬
600

».

—

AUJOURD'HUI,

—

non

Que les contacts récemment pris avec les autres
organisations socialistes
des
minorités nationales de
l'hexagone doivent aboutir le plus tôt possible à des so¬
lutions de stratégie commune.

aucune

indien

et

Viure al Païs

les Indiens.

Le

9

Que

—

lu l té

les moyens

vement

Comité de Coordination Elargi à Nice le

en

«

—

Ils proclament l'indépendance
de la nation Sioux
Oglala et exigent du gouvernement U.S. le respect de
leurs droits, la possibilité pour les Indiens de prendre
en
mains leur propre sort.

tous

programme

Lutte Occitane » affirme :
que les tâches politiques! occitanistes rencontrent
dans la période ouverte par la récente campagne électo¬
rale et confirmées par la victoire de Giscard
d'Estaing,
le combat de la Gauche française.
juin 1974,

pourtant garantie par les traités qu'ils ont signés et la
politique systématique de destruction physique et cul¬
turelle dont ils sont l'objet.

pas

prix des cinq volumes est fixé à 60 F
1666-32 Montpellier).

Le

(C.C.P.

Bodon, Serra.

violation

la

A TOTS a

«

Sivergues 84610 SAIGNON.

Knee.

des

deuxième

vidé de

sa

substance...

Que sont devenus les 50.000 moutons du plateau ?
J'y ai vécu, je m'en souviens...
MATHURINE.

avoir

Que faire quand on est seul, sans aucun soutien ex¬
térieur.
Ce seront les appelés qui effectueront leur déména¬
gement, les gradés se sont retirés loin de la scène, ils
savent très bien que les habitants ne leur auraient fait
aucun

cadeau.

leur conscience politique
la troupe, leur offrant même le
de midi et parfois beaucoup plus. Les appelés
tout ce qu'ils demanderont, dégoûtés, prêts à
se

Par
en

ils

contre,

sympathisant

repas
feront

révolter contre

montreront

avec

une

telle

chose-

vieille, sans aucune famille, 76 ans,
natal, qui s'apprêtait à faire ses froma¬
ges et qui ne comprenait rien ; elle ne sera évacuée, dé¬
ménagée, que le dimanche suivant.
Us

ont

vu

cette

dans son village

Us ont vu les 300 moutons de ce berger que l'on a
envoyé à l'abattoir alors qu'ils venaient de faire la trans¬
humance et qu'ils étaient maigres et sans valeur.
Us

ont vu ces gens qui téléphonaient à leurs amis
les abriter quelques jours en attendant...
Tout ceci ressemble trop à certains jours anciens où
des uniformes descendaient sur les villages d'Occitanie
et d'ailleurs, uniformes qui portaient la croix gammée-

pour

LUTTE OCCITANE
DIRECTEUR-GÉRANT:
Michel d'ALVERNY
Le numéro

Ce n'est pas la peine d'épiloguer ou de faire du sen¬
timent, tous l'ont ressenti ainsi, une armée d'occupation
et des « indigènes » qui sont devenus des gêneurs.
oooooooo

2,00 F.

L'abonnement 12 numéros.. 20,00 F.

Maintenant, il n'y a plus personne sur le plateau de
Canjuers et le mouvement occitan à une sérieuse respon¬
sabilité dans cette affaire.

C.C.P.

«

LUTTE

OCCITANE

Un soutien effectif aurait pu

Montpellier 158248
—»

Adresser tout courrier à
«

LUTTE

:

OCCITANE

—

34026 MONTPELLIER

Commission

Lutte Oc 2

-

Cédex

paritaire N° 54 837

IMPR. ARTYPO

—

POUR

aux paysans

•

possible dans la mesure où des pro¬
jets d'agrandissement existent et où l'armée a décidé
d'accroître son emprise sur le pays d'une façon beau¬
coup plus insidieuse.
Cela

B. P. 2138

être assuré

coin, mais aussi aux Occitanistes de la Provence in¬
térieure qui se battent depuis des années contre le camp
et contre des projets similaires.

12100 MILLAU

est encore

VOTRE CORRESPONDANCE,
CARTES POSTALES

UTILISEZ LES

du

«

VOLEM VIURE AL PAÏS

Pour soutenir la campagne

»

contre l'exode, le journal

édite des cartes postales que vous pourrez vous procurer
en écrivant à la boîte postale
et en joignant la somme
de 10 F par

postales.

paquet de 10 cartes ou 5 Francs pour 4 cartes

�RITORNARi

e

L'exode, c'est souvent un sens unique, une voie

K

Ainsi, une enquête effectuée par l'équipe de Forabandâ, sur les émigrés candidats forcés ou consentants
au départ pour la capitale, nous livre quelques enseigne¬
ments sur l'exode.
Prenons les agents PTT séjournant dans la région
parisienne et originaires d'Occitanie ? Une très forte de¬
mande existe pour le centre de Limoges, mais l'enquête
fait apparaître également que toutes les demandes dans
ce sens sont bloquées depuis 1970, et
celles d'avant cette
date sont loin d'être satisfaites.

°&lt;Je
COMMiENT PEUT-ON

QUAL SON LOS FAIDITS ?
volontaires

«

».

—

Les gens qui, la plupart

issus de la bourgeoisie petite ou moyenne, sont
idéologiquement aliénés par leur classe et qui donc par
le centralisme et qui émigrent en dehors de contraintes
économiques de poids : intellectuels, étudiants, artistes...
du temps

Leurs préoccupations
ou plutôt leur déterminisme
économique n'est pas tant une nécessité salariale, mais
un besoin de formation (?)
plus poussée qu'au pays (vu
la concentration des moyens intellectuels à Paris)
et
ensuite un marché de l'emploi ou de leurs produits qui
est mieur adapté au point de quantitatif à leur formation

parisienne et à leur idéologie qui est en train de
« parisianiser »
: mépris ou folklorisation du pays.
Les exilés
ou

Ceux qui « montent » à Pa¬
raisons principalement éco¬
trouvent pas de débouchés ou d'em-

économiques.

—

dans le Nord pour des

nomiques car ils ne
bauche

au

pays.

Volontaires

«

—

le Gaston du film «
des

se

jeunes pour la plupart, comme
Lo Pais », ils viennent dans les gran¬
»

:

agglomérations du Nord pour chercher de

l'embauche

partent parfois sans contrat ni poste préalable. Leur
aliénation économique (seulement du
travail à Paris)
et

peut se doubler d'une aliénation psychologique :
c'est un endroit où on échappe à la famille, où il

Paris,
n'y a

de répression sexuelle, où la pression sociale est
apparente, ce sera difficile mais on aura la liberté
le prestige de vivre à Paris.

pas

moins
et

employés du ter¬
plus nombreux du fait de la
croissante et prolongée! en Occitanie en

Mutés

«

—

tiaire

»

:

les fonctionnaires et

ils sont de plus en

:

scolarisation

général les premiers postes sont donnés dans le Nord :
exemple pour l'Education Nationale : les départements
du Nord et de l'Est absorbent le trop plein des maîtres
d'Occitanie.
Les origines :
—

sociales

:

RESSENTIR L'EXIL ?

ne

plus de chances de s'intégrer au mode

parisien.

Bref, peu à peu Se dégage le sentiment d'être étran¬
dans un pays (bien que l'exilé n'appelle jamais Paris
un
« pays »)
qu'on avait longtemps cru n'être qu'une
partie du sien. Dans l'exil on perçoit bien mieux la dif¬
férence et donc sa propre spécificité.

ger

plan économique et social. — Cet exil se tra¬
des phénomènes économiques précis : envoi sou¬
vent d'une partie du salaire à la famille au pays, plus
grandes difficultés à vivre à Paris, car on ne connaît pas
tous les mécanismes de la capitale : par exemple, pour
Sur le

duit par

logement, bien souvent, on
ploitable.

le
en

général, paysannerie et petite

bour¬

geoisie intellectuelle, mais la part de la classe ouvrière
va aller grandissante du fait de la fermeture des usines
en
Occitanie et de la demande de main-d'œuvre semiqualifiée dans la région parisienne.
géographiques : les différentes origines géographi¬
ques doivent aussi se voir comme
processus historique
(qui explique aussi des sortes de spécialités professionnel¬
les par région) : les Auvergnats et les Limousins arrivent
durant la fin du 19e et le début du 20e siècle : les .pre¬
miers comme marchands de vin, bois es charbons : « les

chaînes

Les

solidarité

de

Les retours les plus

—

les autres comme tailleurs de pierres et ou¬
vriers du bâtiment pour la plupart (Paris se développe à
partir du 2e empire : les grandes constructions d'Haussmann et de la Ille République). Actuellement, on assiste,
essentiellement à l'arrivée d'un flot grandissant de Lan¬
bougnats

»,

guedociens : administrations, industrie ; . les Rouergats
ayant bien souvent pris le relais des Auvergnats comme
proprintaires de bistrots.

10 au mois de
Trimballé de famille en

Mal *t uuti

famille : occitane, aragonaise,

catalane, andalouse. Milieu ouvrier et paysan.
Elevé par quatre femmes successivement jusqu'à'
9 ans

:

9 ans.

du

total.
Premier livre lu : Le journal d'Anne Frank.
Solitude. Silence

lycée, on se moque de mon accent trop gras et de
ma sensibilité. Je rêve de communication, d'amitié.
Toulouse : Etudes Supérieures de commerce avec des fils
de « famille ». Par obligation. Je dois devenir au moins
« ministre ». Le
clan familial est fier.
Un an au magnétophone pour me faire rectifier
l'accent « trop gras ».
Au

Quand vous serez chef d'entreprise,
qui vous prendra au sérieux ? »
Désir d'auto-destruction.
«

Expérience théâtrale. Je connais l'homo, l'hétérosexualité
traditionnelles. Aucune culpabilité. Je suis païen,
je

ne

des
te

regrette rien. Par contre, ça m'a guéri à jamais

obtenu que par une
nes

traduire par des

du revenu en vue

là

encore

du

logement ou

de fou qui ne peut être
rentabilité poussée dans les domai¬
des transports en commun.

ou

effectués auprès des Occitans mariés

interviews

Des

célibataires, vivant depuis moins d'un an ou plus de

vingt ans dans la capitale française, il ressort que les
causes de départ sont dues en général
à l'absence de
travail sur place ou par obligation. Le cas d'un jeune de
24 ans qui préfère rester télégraphiste au
pays plutôt

de gravir les marches de la « promotion sociale » avec
laquelle on l'enverra faire ses classes ailleurs, est typique.

plus

:

une

toujours agir de la sorte quand

on

a

Cet autre gars

de l'Aude employé précédemment dans

dû lui aussi quitter sa ville pour « monter »
à Paris trouver un emploi dans les PTT. L'usine fermait...

la chaussure a

Là-haut, le regroupement entre Occitans est

recher¬

ché, désiré et fréquent. De jeunes intellectuels de l'Uni¬
versité de Nanterre se sont regroupés ensemble et parlent
souvent de « chez eux ». Ils sont pourtant originaires des
quatre coins de l'Occitanie.
bien souvent, pour les nouveaux

Mais

arrivants, la

surtout dans les milieux
de travailleurs où il est difficile d'avoir des relations en
dehors du travail, les déplacements lui prenant le plus
solitude est durement ressentie,

clair de son

Pourtant,
retourner

difficile

au

ou

temps.

beaucoup d'entre eux aujourd'hui veulent
du moins, il l'envisage. Celui-ci est

pays, ou

impossible par la non reconvertibilité de l'em¬
institutions com¬

ploi du conjoint ou par le blocage des
me dans le cas des PTT.
Ce n'est pas

l'envie

qui leur

manque-

l'isolement

solide face

analyses...

facilement

manquent

Mais peut-on

charge de famille ?

ex¬

On

redescent au pays pour

fois par an parce que «

...AL PAIS

fréquents possibles au pays peu¬
dépenses qui n'existent pas pour

Parisiens, et par une capitalisation parfois importan¬

amène

d'habitants qui agitait la tête

Paul Delouvrier est un pari

les vacances ou plusieurs
là-bas, on est bien accueilli ».
Tous ces désirs,
cette volonté de briser un cadre
étouffant, ce retour au pays, qui n'est pas un retour à
la terre, un d'entre eux l'exprime mieux que toutes les

de payer ces déplacements. Ce

plus grande exploitation :

qui
heures

supplémentaires, etc...
des nuances selon les classes
origines géographiques. Sans faire de mé¬
canisme, on peut constater que les exilés d'origine bour¬
geoise s'adaptent mieux à Paris et y font mieux leur trou
que ceux qui sont issus des couches populaires, plus isolés
et moins cosmopolites.
D'autre part, il faut bien voir
qu'un voyage à Limoges est moins cher qu'un voyage à
Narbonne, et donc peut se faire plus souvent.
Il

faut là encore faire

sociales et les

du traditionnel, du

système de valeurs bourgeoises

hétéro/homo.
Mon

ambivalence

devient

une

arme

de subversion

et de connaissance.

père tente de m'enlever.
connaissance de ma mère et de son mari ;

La famille

est

peut se traduire par un comportement moins
à l'exploitation.
vent se

de

que

globalement, on peut noter que l'isolement (ré¬
sultat d'un individualisme plus fort à Paris) le rythme
de vie plus trépidant,
la mentalité de rentabilité et
«d'efficacité» (on s'y heurte dès qu'on arrive et qu'on
se met à chercher à se loger), et toutes les autres com¬
posantes de la vie parisienne comme la durée des trans¬
ports, le bruit, la pollution, etc... donnent à l'exilé une
mentalité bien particulière. Il prend conscience de sa
différence et de sa spécificité occitane : beaucoup de cho¬
ses le différencient du milieu humain qui l'entoure : son
accent, parfois des expressions ou des exclamations en
occitan, son comportement différent au niveau des con¬
tacts humains, le choc quand il entend quelqu'un parler
avec l'accent du pays
: il y a déjà un contact implicite,
on se sent déjà plus proche, presque solidaire.
Mais

—

Le Paris de 14 millions

le

apparence

en

de vie

de travailleurs

candidats à l'sxode.

aux

plan psychologique. — Il faut bien noter
que la sensation ou plutôt la façon de ressentir l'exil va¬
rie suivant l'origine sociale, géographique, suivant la qua¬
lification professionnelle et l'emploi exercé à Paris. Un
jeune paysan limousin qui s'exile à Paris peut très bien
se racrocher à des parentés ou une communauté limousi¬
ne qui
existe déjà. Un étudiant gascon ou languedocien
originaire de la petite bourgeoisie peut se trouver complè¬
tement isolé à Paris, même si son origine sociale 'lui don¬
Sur

—

Les exilés

politique économique étant de fixer le plus pos¬
dans un centre industriel trouve là
une application bien simple : aux éléments purement pro¬
ductifs au sens du primaire, il faut adjoindre un secteur
tertiaire hyperdéveloppé de services en tout genre dont
les PTT sont une des composantes. Rappelons également
que ces services sont bien souvent, loin des « tâches en¬
richissantes » qui figurent dans les prospectus distribués
La

sible

LOS DESRASICATS E LOS FAI DITS

ris

rapide

l'on prend sans espoir de marche arrière, ni même de
croisement, et pourtant les demandes ne manquent pas.
que

Je fuis

Toulouse, j'étouffe ;
un psychiatre. Son seul désir : me cogner,

Je rencontre

ça

m'a guéri de la psychiatrie.

Paris, la capitale, l'illusion.
Je dévore tout, n'importe quoi : la théologie,
médiéval, le théâtre, la littérature, l'allemand,
etc... mais je suis vite guéri de la Sorbonne :
on s'amuse de ma méridionalité.

l'art
l'ésotérisme,

J'échappe au grappin d'une famille occitane exilée : le père,
mènent un jeu sensuel trouble pour que j'épouse
leur fille. C'est l'époque où je dénouvre « Théorème » de
la mère

guérit de la bourgeoisie et du mariage.
à Castres par obligation.
Ça me guérit à jamais du fascisme. Pour sortir de Castres,
je tente Saint-Cyr. C'est pire.
On nous apprend à mépriser le peuple. C'est avril 68.
Une fois officier, je demande à être homme du rang.
Scandale. Je cherche aide auprès de l'aumônier du camp.
Pasolini. Ça me

Service militaire. Parachutisme

le temps. Ça me guérit de la religion.
Quelques mois de disciplinaire. Sous les ordres de harkis,
kapos par désespoir (interdits de séjour en Algérie,
Il déclare n'avoir pas

repoussés par les Français et les putes, ils se vengent
nous.) Ça me guérit du racisme, de l'armée,

sur

de la France

éternelle.

je ne prêterai mon intelligence à la France.
Première grave rupture avec le clan familial, déjà terro¬
risé par l'opinion publique. « Je ne serai pas ministre ! »
Je rencontre ma compagne. Elle est comédienne. Pour 1b
clan familial, « c'est une pute ! ». Je suis plus bâtard
que jamais. Mais nous décidons de nous éduquer l'un
l'autre. Jamais nous ne serons un couple traditionnel.
A 28 ans, j'apprends le nom de mon père. Il est Galicien.
Je suis fou de joie, traumatisé, bâtard et métis. Ça me
guérit d'un enracinement trop tenace et d'un nationalisme
étriqué. Je me sens encore plus méditerranéen,
je me veux profondément occitan. On m'a menti
pendant 28 ans. Jamais plus je ne supporterai le mensonge.
Deux ans de recherches. Finalement, je rencontre le père,
une heure seulement. Il parle, il s'explique.
Puis, puis de nouvelles de lui. Je décide de devenir
mon propre père. Rupture plus approfondie avec le clan
familial. J'ai eu la tentation de détruire le clan
J
par un simple scandale.
Je suis guéri de l'esprit de famille, « cellule de la société ».
Je démissionne de mon premier travail. Comme à l'armée,
je me heurte au paternalisme,
au centralisme mâle et à son impuissance à vivre.
Je ne veux plus correspondre à aucun modèle homo
ou hétérosexuel. Je
suis forcé de m'inventer toujours.
J'adhère à Forabanda. Je sors du silence.

Jamais plus

Lutte Oc 3

�•

A propos

du barrage de Sénéchas
(Gard)

•

Salut à tous !
Je vous envoie un petit texte à propos
d'un barrage qui se construit dans ma ré¬

Encore
«

Camarades,

«

J'ai

«

»

gion

dans

l'indifférence

c'est surtout

toujours

de fait. Merci à vous tous
et bon courage. Je prépare aussi un texte
à propos de l'utilisation des pesticides et
engrais dans les cultures intensives et fa¬
sera

miliales...

ça

»

P. B....

«

Bessèges.

»

Personne ne sait exactement quelle va
être l'utilisation de ce barrage : et à juste
raison les hypothèses sont multiples. Car
le motif officiel, c'est la régularisation des
crues de la Cèze (la dernière a eu lieu en
1958, la précédente 50 ans auparavant).
Mais plutôt que de nous faire bien ri¬
«

Amies,

«

est

Vos mandi aquela merda. L'ai
trobada
dins lo n° 746 de « PILOTE », febrier 74.
...Cresi

lei occitans devon protestar.

que

Amistats.
J. A... Toulon.

»

bitent loin de Paris et qui veulent qu'on
colle une frontière entre eux et, justement
Paris. Si y a que ça pour leur faire plaisir...

J'avais pris rendez-vous avec le zigue d'Occitania... Il avait revêtu la tenue folklori¬

alors j'ai préféré faire semblant de ne
le remarquer, jusqu'à ce qu'il se fati¬
d'être déguisé et aille se saper comme

que,
pas
gue

tout le monde

:

«

Vos
voulais
aver
el nostro groupo ?

des

Arabe

est

Arabe

un

Occitanie libre

»

mort.

»

»,

Cette

inscription, on peut la voir sur
murs de Marseille. Et ça fait mal
au coeur. Mais c'est la triste réalité et tous
les petits cons qui refusent de voir en face
les possibilités de récupération de
l'idée
occitane par l'extrême droite, qu'ils aillent
se faire enfaver
par Notre-Dame
de la
plusieurs

Garde

(la bonne mère).

qui le fascisme n'est pas

pour
«

loisirs...

Maintenues volontairement dans l'igno¬
placées devant les faits accomplis
victimes du mépris de leurs dirigeants
qui
ne parlent de leur
région qu'en termes de
profit et de rentabilité, les populations
rance,

Un militant provençal

fantasme pour intellectuels

».

près.

sont

Salut, j'ai répondu en me demandant
où j'avais collé l'adresse de l'orthophoniste
qui avait guéri le petit de son défaut de
prononciation...
sour

Un bon

un

—

—

«

:

Buon jorne il m'a dit à peu

—

Chers amis,

Signé

Les autonomistes, c'est des gars qu'ha¬

«

«

Arabe mort

un

goler, ça nous plonge dans l'inquiétude, car
dépenser 4 milliards par humanisme nous
ne sommes pas habitués à une telle
géné¬
rosité de la part de nos
gouvernants, quand
on sait à quelle bande
d'affairistes et pro¬
moteurs sans scrupules nous avons à faire.
Alors ? On sait que la France aura « be¬
soin » de 13 centrales nucléaires d'ici
1975,
disséminées dans le pays, et qui auront
chacune besoin pour être refroidies de ces
réservoirs géants que sont les barrages, la
fission de l'atome libérant une énergie et
une chaleur
fantastique. Et quand on sait
que Bessèges est à une soixantaine de ki¬
lomètres de Marcoule...
De plus, dans le cadre du Parc National
des Cévennes,
quoi de meilleur rapport
qu'un plan d'eau ouvert à toutes les spé¬
culations immobilières du tourisme et des

informacion

Si, j'ai répondu à tout hasard. Le
gars a souri. Content. Il lui en fallait pas
beaucoup. Et il m'a fait signe de le suivre.

*

Des Radicaux radicaux ?

lentement dépossédées de leur pays...
tous crever, mais nous aurons eu
avant la chance de jouir du Parc
National
Naturel des Cévennes. Merci à tous. Vive
On

La Fédération des Radicaux de Gauche
de l'Allier nous a adressé une résolution
soumise à l'approbation du Comité direc¬
teur du Mouvement des Radicaux de Gau¬
che et où on peut lire notamment :

la France !...
•

Une

chance

il n'avait

:

pas

de

troubles

moteurs...
Puis un autre

ché

vers

mon

type est arrivé, s'est
guide et lui a dit :

pen¬

Por la Victoria del Occitania.

—

Gardarem

—

lou

Larzac,

a

répondu

l'autre.

Assierem et prenderem

godet, j'ai
proposé. J'avais l'impression d'être adopté.
Est loui el jornalistu ?
—

un

—

Jornalisto

—

Ah
nalistu.

!

—•

!

fait

a

pardon,

Tu

—

:

jor¬

râlé le guide,
menuisiero, restauratopas,

jornalisto, comme
ro et motocyclisto...

guide.

insisté l'autre

a

Certainement

—

mon

ferais mieux

a

de

réviser ta gram¬

maire.

Grammairo

—

!

hurlé le gars.

a

Tu veux ma mano dans la
demandé le type.

—

a

Essaye

—

un

peu, pour

figuras ?

voir, métèque,

a

fait le guide, quand on est Occitan par sa
mère et Parisien par son père, on la ra¬
mène pas !... »
Etc... etc...

En

•

à mon niveau de vous aider
les finances pour que paraisse encore
« Lutte Occitane », un
organe qui s'est de
plus en plus amélioré depuis que j'y suis
abonné, voici ce que je vous propose et
que d'autres pourraient le faire également.
J'ai une camarade qui habite près de
Montpellier. Par mon intermédiaire, je
Essayant

pour

l'abonne à L. Oc...
en

part, je pense que bien qu'habi¬
Lorraine, donc émigré, je pourrais

Ce

phénomène est irréversible...

Qu'une
jeunesse vibrante et ardente découvre avec
émotion l'existence d'une culture qu'on lui
avait dissimulée, quoi de
plus
naturel ?
Que la violence qui se manifeste partout
pour des motifs moins
nobles,
l'attente
pour secouer l'indifférence ou le
silence,
...Qui peut nier aujourd'hui le malaise
qui règne en Corse, en Bretagne, au Pays
Basque ou en Occitanie : des économies
chancelantes, des langues et des cultures
réprimées, une jeunesse qui ne veut plus
choisir entre l'exode et la misère.
C'est pourquoi il nous semble indispen¬
sable que les 3 partis constituant l'union
de la gauche dénoncent la gravité du pro¬
cessus

répressif
forcément

répression contre « l'ennemi intérieur »
s'accentue, je crois que des relais à travers
la France seraient intéressants.

Constitution

•

Un

Puisqu'on en est à la G.O.P., il faut si¬
gnaler la parution d'un intéressant numé¬
L'OUTIL DES TRAVAILLEURS

le n» 18 de février

plètement débile

:

»,

à part un article com¬

l'Espagne et la ETA,
il y a des choses plus correctes sur la crise
sur LIP, sur les paysans-travailleurs
après
le Larzac, sur le combat des minorités na¬
tionales...
On peut se le
procurer
chez
Yves Bucas, B.P. 66, 75623 Paris Cédex :
13

sur

(3 F).

Lutte

pouvoir.

revendica¬

dispositions légales tombées
en

contradiction

avec

en

la

démocratiquement-

les

précédentes. Car si
c'est la IVe République qui est morte de
ne pas avoir su réaliser à temps la déco¬
lonisation outre-mer, la République ellemême peut sombrer si la renaissance de
la Bretagne, de la Corse, de l'Occitanie, du
Roussillon, du Pays Basque, de l'Alsace et
mesure

avec

était considérée comme un
phénomène subalterne auquel M. Marcellin
des

Flandres

donne

une

He beh !

Oc 4

le

les

La portée
historique des erreurs qui
pourraient être commises en ce qui con¬
cerne la question
des nationalités
dans
l'état français serait peut-être sans com¬

parti mal parti ?

«

par

de la République
Française,
qui visent à réprimer les mouvements au¬
tonomistes. Il doit être clair que le débat
sur cette question doit pouvoir se
dévelop¬

mune

de

les

déssuétude et

per

Dont acte.

ro

engagé
admettre

tions autonomistes, il doit être clairement
établi que la Gauche au pouvoir abrogera
toutes

»

«

réponse adéquate...
n'avem

ausit bêla

»

!

»

Nous

nous

mettons à votre disposition
y aura des affiches à col¬
enverrons toutes les infor¬

chaque fois qu'il
ler.

Nous vous
mations- intéressantes que
aurons.
nous
« Lutte Occitane »
organise-t-elle cette an¬
née une fête ? Nous commençons à nous

organiser

sur

contrer la
«

le plan

local,

vocation
Nous vous
«

en

Amistats.

nous

Occitanie, le régionalisme

en

peut plus

ne

les

régions, interdit la reconduction du ré¬
gionalisme technocratique qui en 1967 en¬
core affectait non seulement la
pensée des
réformateurs du capitalisme, mais même
celle de Michel Rocard.

»

Mais après, je ne comprends
plus du
tout pourquoi R. Lafont préconise « d'uti¬
liser le régionalisme comme base
politi¬
». Je préfère la conclusion
parue dans Occitania Nova (« A
que

la

régionalisation ? »)
«

La

l'étude

de

qui profite

:

régionalisation

change pas radi¬
calement le contexte de la lutte des clas¬
ses. Il vaut mieux
que le mouvement occi¬
tan... ne gaspille pas ses forces sur
le ter¬
rain artificiel de la régionalisation, et
qu'il
sache les utiliser là où le combat sera dé¬
cisif...

ne

»

A. C... Le Puy.

•

»

Lo canton del felibre
«

Amies,

Sul darrier « Lucha Occitana » i avia .un
S.O.S. que disia « Avem bravament besonh
de sous ! ». Alara per faire viure Occita¬
nia cresi que cal faire viure Lucha Occi¬
tana e vos baila un

pichot billet de 10 F :
pas grand causa mai soi estudiant e
sabetz benleu que los estudiantes n'an pas
es

plan de
Me

sous.

sona

Joan-Pau

soi de Vilafranca-

e

del-Rouerga : voli una causa : que Occi¬
tania e sa lenga siaguesson libres : aici
dins aquela ciutat lo mond conneisse plan
nostra lenga mai an pas près
consciença.

las cançons de Marti, vol que legissem las
istorias de son paire et que cantem « la
Villafracata » una cançon per los toristas
mai pas per nos.

Adessias
lo milion

totes, et esperi

e

que
que vos manca.

mieg
J.-P.

trobaretz

Villafranca-de-Rouerga.

&gt;

allons

N'exagérons rien !
«

reparlerons. A bientôt.

Amies,

Vos mandi un pauc de sous per faire
viure notre jornau. Me sembla qu'i a de-

»

«

Les jeunes Occitans
de Brantôme. »
EVIDEMMENT

beaucoup apprécié l'étude de Ro¬

être qu'une version de l'occitanisme ;
le
fait ethnique déclaré, tout comme la mon¬
tée des luttes ouvrières et' paysannes dans

bourgeoisie et son opération :
le Périgord » et dénoncer la
» de
Brantôme, ville touristique.

Croquez

Régionalisme

A l'escola la profesora d'Oc Dona Pelsas.
filha del felibre Maclic vol pas que cantam

toujours la fête !

Brantôme, le 9-3-74.
Salut, *'

cet été

argumentation
est anticonstitu¬
tionnelle depuis que la Constitution de la
République Française admet la possibilité
et le droit à la séparation comme cela a
été le cas pour les départements algériens.
L'Occitanie, la Corse, la Bretagne, le Pays
Basque, l'Alsace, le Roussillon ont été in¬
tégrés à l'état français à des dates diver¬
ses :
on
reconnaît aujourd'hui leur per¬
sonnalité, elles découvrent leurs identités.

adhérer au mouvement « Lucha Occitana ». D'autant plus qu'à une
période où la

P. S... 88 Senones.

«

qu'on organise

une

fête,

!

dins d'informacions que se troban pas aiun malastre per l'Occitania de
lo veire morir. Li cal viure !
hors. Séria

C'est pas des questions à poser !

Cette

Sans

D'autre
tant

rations autonomistes de ceux-ci.

cela est inévitable.

passant par...

Chers camarades,

«

La mise en

place de la régionalisation
gouvernementale destinée à bloquer le
processus de prise en main par le peuple
travailleur de son destin n'a pas eu les
effets escomptés par le pouvoir : le peuple
ne se reconnaît pas dans
des assemblées
pour lesquelles il n'a pas été appelé à dé¬
signer des représentants... La dissolution
de quatre mouvements autonomistes cons¬
titue une menace grave pour la paix civile
et la République. L'argumentation
déve¬
loppée lors du Conseil des Ministres qui a
prononcé ces dissolutions mérite qu'on lui
porte attention. En effet, elle ne répose
pas tant sur les actes de violence
prêtés
aux mouvements dissous, mais aux
décla¬

La fête,
«

—

«

va

le

bert Lafont parue dans votre N° 12 inti¬
tulée « a la croisièra » ; j'adhère totale¬
ment à l'analyse selon laquelle « désormais

quasi-gënérale,
l'ignorance qui est ter¬
rible... J'aimerais que vous le publiez, ça
mais

sur

S. D... Bois-Colombes.

»

L'EXODI EN AUVERNHA
Aici en Auvernha nauta, sem acostumats
de partir. De tôt temps, los païs de montanha

son

estats

una

réserva

umana

;

se

la vida es dura, lo climàs rufe,
los iverns, que s'estirassan cinc, sieis meses
de temps.
sap pro que

Tôt lo temps de la marrida sason, que

i

pas gaire de trabalh, los joines e de côps
los mens joines, partián per tornar a la
a

prima. Fasiân tôt mestier e mai que mai
polhaires o estamaires. Anavan d'en pauc
pe.rtot e mai que mai en Espanha, Catalonha, Aragon. De côps s'i establissiân
veire Vermenôs que i demorèt quinze ans
Foguèt un temps que i aguèt un corner ci important d'qses e de miòls d'Auvernha
vers Espanha.
—

—

Mas amb

lo centralisme, los

eveniments
pclitics, las costumas cambièron e los Auvernhats de Cantal anèron cap al Nord e
mai que mai
Paris. Parièr, partiân per
l'iveru e tornavan per far los trabalhs de
la bòria. Eran « marchand de toile », «fer¬
railleur », « bougnat ».

Desempuèi' d'annadas

e d'annadas,
torS'establisson amont e los joi¬
nes se'n van totjorn que mai (mai
de 2000
cada annada, per un
despartiment
que
compta pas que 170.000 estajants, es una
vertadièra sagnada). Aquel qu'a fait qualques estudis passa lo concors de las por¬
tas et se crei de far una promocion : quitar la tèrra per lo burèu e la « retraite »
assegurada. Los autres van trabalhar co¬
ma « garçon de café
» dins la « limonada ». E devem dire que mantunes i fan
nan

pas pus.

iortuna.

Aquels

novels riches fan un mal tarridemèfia pro, pr"aquò, escota amb pro complasença lo compatriòta « parisenc ». Aquel « Parisenc »
ble. L'Auvernhat que se

dangeiròs a l'encôp per l'ideologia que
traspórta e per son accion. Puèi qu'es tot¬
jorn de dreita. Apara las valors d'ordre,
de patz sociala, de trabalh e buta los au¬
tres a far parièr de partir a Paris per
ganhar d'argent.
es

Aquel argent podriâ venir al païs, mas
! s'investis dins l'encontrada parisenca. O alera, se torna al païs, aquò's per la
pilhar un pauc de mai : construccion d'un
«
bowling » a Orlhac de non sabi quantes
millions que vai achabar de tuar çò que
demôra de las festas dins los vialages. En
luòc de bailar de trabalh als joines, sera
un parasit que lor prendra lo
pauc d'ar¬
gent que tenon. D'autres « Paricencs »
crompan las tèrras e fan montar los prètz.
non

Davant

aque'a fugida de las forças vifan los- poders publics ? Res ! O
puslèu tota una tièra de notables, de borgès, de « requins » s'engraissan sobre lo
cadavre del païs.
vas, que

Pr'aquô desempuèi qualque temps i a un
las idèas. Per eisemple,
se pòt ausir de reflexions atal :
«
Perqué tots nôstres joines son oblijats

cambiament dins

de

partir a Paris per se ganhar la vida ? »
«Pr'aquô se podriâ ben bastir d'usinas
per donar de trabalh al mond puslèu que
de piscinas pels toristas »
«
Los toristas son los reis : tôt per els,
mas res per nosautres »
Tanben

vesem ara de joines que refusan
partir. De que fan ? Occupan un empleg en dejôs de lor qualificacion. O alera
l'estiu se lojan dins las bôrias puèi a la
darreiriâ, van vendemiar dins lo « miègjorn », l'ivern van coma boscatier, dins
l'espéra de trobar quicôm de mièlhs un
jorn.

de

De tGt segur
sovent

son

pas

occitanistas,

que

jamai ausit parlar d'Occipauc per pauc i a una presa de conscientânia. Amai se tôt aquô es un pauc fosc.
ça que se fa. A prôva : per lo passatge de
los

an

pas

del Larzac

i

aguèt

un

fum

de

mond

los organisators se i espeitavan pas.
D'autres signes môstran que las idèas fan
son
chamin. Cresem que
l'avenidor nos
bailarâ rason. Mas per lo moment, sem pas
gaire e l'ôbra desfauta pas. Alera se fa pas
tôt çô que se deuriâ.
que

L. OC.

CANTAL.

�•

Ouvrez
«

On a

vos

déjà entendu les occitanistes dire
t'ai vist. »

m'as colhonat quand

«

Mais on savait pas encore qu'ils
par¬
laient d'eux. Une preuve : Marselha elafit
d'affiches « FETE POPULAIRE OCCITA¬
NE ». Fête ? Ouais ! On y va.

qui inventent une
de faire de la politique. Pas
! Et même qu'on se retrouve
beaucoup, près de 1.500, à la fête occitane !
Mais aussitôt arrivé, toute cette popula¬
tion remuante, on la parque entre quatre
rangées de chaises. Et mèfi si tu fais du
bruit. Escota ! Alors, bon, ben, on escoute,
enfin, quoi, on essaie.
Un spectacle, ma fois, pas plus mal qu'un
autre, mais un espectacle. Un Breton mé¬
prisant qui daigne en pousser une. Un
Basque sympa qui, grâce à un organe puis¬
sant, fait un peu resclaitir la lutte du peu¬
ple basque. Les éternels chanteurs occi¬
Peut-être

des gens

autre façon
chiants quoi

tans

leurs

et

chansons

de

la

campagne.

Ghili, ghili... Merde, on entend rien. Mais
l'autorité occitane rétablit

autoritairement

le silence. Enfin, tout ça très long, et com¬
me les zorganisateurs sentent
que n'i a

via les 20 minutes de fête autorisées.

pron,

Ça brame (pas trop juste...), ça danse,
boureille. Mais attention les enfants,

ça

vous

aller réveiller les voisins.
on

De tout aco, que

conclure.

qu'à Marseille, les Occitans
peuvent rameuter du monde. Ça, c'est im¬
portant dans la ville la plus déoccitanisée
d'Occitanie. Mais qu'ils rameutent because
on les croit pas emmerdant, qu'ils veulent
vivre autrement, et faire de la politique
sans s'emmerder. Et qu'est-ce qu'on trou¬
ve ? Ni la fête, ni le meeting.
D'abord

—

Parce que, pour faire un meeting, y
faut avoir quelque chose à dire.
—

Et qu'ont

«

E, HiSSOi

Cher Monsieur,

Ayant vécu longtemps à Aix-en-Provenje suis naturellement sympathisant du
mouvement occitan. J'ai gardé des amis à
Aix qui non seulement ont mené la grève
de Filcler
à Venelle près d'Aix; mais
avaient fondé leur amitié et leur combat
en tant qu'anciens ouvriers de l'entreprise
toute la
BERNARD, bien connue dans
Moyenne - Durance
comme
monopolisant
l'emploi autour de Manosque et Peyrolles.
L'un de ces amis m'a récemment confié
ce,

très heureux, mais
nous pensons l'un et l'autre qu'il faut aller
plus loin.
Et malheureusement,
nous
n'avons pas trouvé d'écho auprès d'autres
publications dont le rôle naturel eût pour¬
Nous

en

sommes

tant été de divulguer l'aspect absolument
scandaleux du fonctionnement de cette

«

Bernard, c'est connu dans toute
région, se ballade en voiture avec une
mitraillette à bord.
Le fils

la

Le père Bernard, c'est connu dans toute
la région, ne se contente pas de contenir
les salaires à des taux très bas, mais a

commettant

acquis son monopole en
faux en

un
écriture à la mairie de Peyrolles,

a longtemps dominée. De plus,
monde le sait aussi, c'est un ancien

tout le
collabo
qui a fondé son pouvoir économique sur
des vols effectués aux dépens de la Résis¬
qu'il

tance... enfin, la

firme Bernard

ne

respecte

critère de sécurité.

aucun

Cordialement à

vous.

»

J. B... Paris.

&gt;

coche.

O, D, H 3 mots pour résumer la politique
de la société civile dont le siège social ;est
à Chamalières (c'est tout dire) ; 3 mots
mais aussi 3 réalités dans chacun des éta¬
blissements psychiatriques de ladite socié¬
té à Clermont-Ferrand, Privas,
Le Puy,

barricade.

stratégie de la direction est claire :
essayer par toutes sortes de manœuvres
d'opposer les
responsables
syndicaux à
leurs mandants ; à s'abriter derrière l'in¬
terprétation restrictive des textes légaux
La

conventionnels
à susciter la création
d'autres organisations syndicales sur les¬
quelles elle puisse s'appuyer ; à utiliser
une partie du corps médical réactionnaire,
jaloux de ses prérogatives, face au per¬
et

para-médical
publique.
sonnel
Les

est

à abuser

;

Mendois et Mendoises. La dislocation
s'effectue sans incident (malgré les gardes
mobiles).

Arthur.

en

se

LES SCANDALES
DU MARCHE
DE LA VIANDE
Pourquoi la crise ?
Les cours à la production sont baissés
de 20 % depuis le mois de février 1973.
—

Les charges, dans la même période,
augmenté de plus de 20 % et ce n'est
pas fini.
Avec la complicité des pouvoirs pu¬
blics, des grands groupes industriels com¬
merciaux qui manipulent le marché, im¬
portant, exportent en fonction de leurs
—

ont

—

intérêts.

succèdent,

représente
personnel de l'ensemble

la CFDT, qui

Jean-Luc

-

Clermont-Ferrand.

Ainsi, la Société Centrale

des Viandes,
dont le président M. BRUEL est vice-pré¬
sident de la F.N.S.E.A., président du syndi¬
calisme élevage.
Cette société regroupe
une
série d'abattoirs
privés, de S.I.C.A.
sur toute la
France, Archambault dans
Poitou-Charentes,
Salomon à Guingand
(Finistère), Viande-Est à Metz, MaineViande Socopa (Sarthe, Mayenne, Orne),
la cheville Langonaise dans le Midi, la
de Villefranche dans l'Allier...

importé 15.000 tonnes de
viande en 1973. Quel jeu joue-t-elle ? Qui
défend-elle ? Quel jeu jouent certains di¬
rigeants professionnels ? La Société Cen¬
trale des Viandes, et d'autres en spéculant
sur

cassent

les

à la production.
les marchands de bestiaux ?
les mandataires, les chevillards,

les

marché

le

de la

viande

cours
—•

—

frontières

D'ailleurs, écoutons-les : « Ce n'est pas
affaire... Pour une fois
qu'ils
(les
patrons-banquiers) se font avoir, à eux
de supporter les conséquences de leurs er¬
reurs. Ce n'est pas aux ouvriers de faire
les frais d'une escroquerie
imputable è
leur patron »1 qu'ils n'ont d'ailleurs jamai
notre

!

vu

cette rencontre et après une discus¬
ouverte, plusieurs points sont appa

De

sion
rus :

Une

ferme volonté

de garder un emploi

égalité de salaire
voulons travailler sur place. »
au

pays

dénonciation

La

:

avec

d'une

vision

«

nous

idyllique

de la Côte d'Azur et bientôt de toute l'Oc¬

méditerranéenne,

destinée

à

mas¬

l'ampleur des problèmes connus quo¬
tidiennement par les Occitans. Un cama¬
rade horticulteur : « Je suis de l'Ouest et
là-bas, on mystifie beaucoup la Côte...
Alors qu'il y a ici beaucoup de problèmes,
chômage, exil des jeunes, impossibilité de
reclassement après 40 ans. C'est en partie
la faute au tourisme ; ce pays doit être
celui des vacances, et rien ne doit troubler
le repos des touristes...
Surtout pas les
gens du coin avec leurs soucis, ils trou¬
blent

cette

harmonie...
sait :

Comme chacun

»
«

On

ne

travaille

pas sur la Côte d'Azur. »
Le souhait d'un horticulteur

âgé qui a
quitté sa terre pour devenir salarié, les
charges élevées, les conditions d'exploita¬
que

étant défavorables

:

«

Je

pense

la terre doit appartenir à ceux qui la

travaillent.
Il

»

faut

qué les
petits propriétaires
sentent concernés. »
En effet, si Faye est démantelé, ce sera
Barberet qui installera son monopole sur
la Côte au niveau des prix et de la qualité.
Ce serait alors le début de la disparition
des petites exploitations, le champ libre au
«

paysans se

trust et au béton.

Naussac
Pour sauver Naussac
et la Lozère, le
Comité de Défense de la Vallée de Naussac

appelle à signer massivement la pétition
barrage-réservoir. Ce
toute une vallée dans
le but de maintenir en été un débit élevé
à l'Allier, et cela pour :

contre le projet de
barrage va sacrifier

—

bouchers ?
—

les

grandes firmes de commercialisa¬

—

tion, d'import-export de la viande ?
—

les S.I.C.A.

—

les

d'orientation n'aura aucune incidence sur
le prix payé au producteur, car le prix
d'orientation est actuellement inférieur de

plus de 7 % au prix à la production.
NOUS NE VOULONS PLUS TRAVAILLER
SANS SALAIRE, NOUS VOULONS VENDRE
NOS PRODUITS EN FONCTION DU PRIX
DE REVIENT.
DEVELOPPONS LES LUT¬
TES FACE A CES SPECULATEURS POUR
EXIGER D'EUX LA REMUNERATION DE
NOTRE TRAVAIL.
-

Dordogne.

M ?
Il y a quelques temps, M. Vianson-Ponté
dans « Le Monde » prenait oui ton ironique

persifleur pour parler de l'Occitanie.
lui, elle n'existe pas :
« C'est au
mieux un aimable mythe, au PIRE,
une
bonne plaisanterie ». Cela lui valut main¬
tes protestations. Un universitaire, M. R.
LAFONT, lui répondit en termes mesurés
mais

ferme

irriguer la Limagne
gros maïsculteurs ;

au

profit

des

camoufler la

(Michelin,

?

supermarchés ?
A Paris, à Bruxelles, on est en train de
nous jouer le même cinéma que pour
le
lait l'an passé.
Une augmentation
de 10 % du prix
—

et

Question de

leurs.

S.I.C.A. Centre Sud dans l'Aveyron, la S.I.

Selon

'otoc)

Faye dont les 3/4

parlent provençal.
Faye, c'est un trou de 4 milliards dont
on veut faire payer la note aux travail¬

tion lui

se

derrière la

lutte

copains antibois se sont rendus chei

Des

quer

l'opinion

multiplient, les
tout le personnel
section locale de
près de 80 % du
des hôpitaux.

d'exil—exil en

les horticulteurs de chez

citanie

Paysans-Travailleurs

arrêts de travail

démissions

pollution des industriels
Cégédur) ;

développer les

centrales

nucléaires

dans le Val-de-Loire.
Commander aussi l'autocollant du Comi¬
té à l'adresse : C.D.N., Briges 48600 Grandrieu.
—

Un

montage de 107

diapositives

en

le problème de
Naussac est
disponible chez Jean-Yves
FERRET, 43, avenue Lénine, 94 ARCUEIL.
couleur

(40

minutes)

sur

vigueur de la réaction n'apporte-t-il
la meilleure preuve de l'existence de
cette Occitanie niée par certains Parisiens
ou certains tenants d'un état
rigoureuse¬
ment centralisateur ? On n'attaque pas ce
qui n'existe pas, et, en tout cas, ce qui
n'existe pas ne saurait répliquer.
L'Occitanie est un peuple dont les mem¬
bres ont hérité des siècles passés une lan¬
gue et une civilisation qui ne sont pas un
mythe et encore moins une plaisanterie.
Et la langue d'Oc a produit d'admirables
chef-d'œuvre bien avant le français.
La
langue d'Oc est loin d'être morte malgré
tous les efforts de l'école pour la tuer.
Paris a une fâcheuse tendance à s'iden¬
tifier à la France et à la voir à son âge.
«Le Semeur » Clermont-Ferrand
Editorial de M. Garrigue
La

pas

:

Dins vostre numéro de mars (p

Annonce

4) escrilou départamen d'alier a jamai
apartengu a l'Occitania. Aco se po. Ma
vou pode asegura que l'occitan ero ; e mai
es encaro, parla din aqueste
région. La
frontiera doù francès pasava de biso de
Commentr é ai connegu de vieio persouno
din questo vialo
que
lou parlavan, fa
Lou
profesour
quanquiz annada d'aqui.
Bonnaud a ben estudia la questioun din
Revue d'Auvergne.

vé

implantés depuis « 68 »
montagne ariégeoise. Aujourd'hui,
un
ex-député UDR parisien nous expulse
pour planter des sapins. Nous avons déci¬
dé de reconstruire 2 villages pour consti¬
tuer autant de bases de vie, écologique et
autonomes qu'il aura d'habitants.
sommes

Nous avons besoin en
juillet-août-sep¬
tembre d'une aide pratique. Le séjour est

gratuit mais peu confortable. Pour plus
d'informations, écrire avec une enveloppe
timbrée pour la réponse à CHANTIER IN¬
TERNATIONAL DU BROUSCAILLOU, di-

lutte.

pro¬

Cette société a

et Rodez. Une politique .condamnée
le personnel car elle est synonyme de
mépris et de sclérose, expression d'un pou¬
voir patronal souvrain et rétrograde qui
s'oppose à toute prise en charge par les
travailleurs eux-mêmes de leurs propres
conditions de vie et de travail.
Toute initiative
thérapeutique n'étant
pas dans la ligne tracée par la direction
est irrémédiablement condamnée ; l'hôpi¬
tal, au lieu de s'ouvrir à l'extérieur, se

continue la

des débiles

tres

par

Le Comité de Défense
de la Cote

»

Quelques réflexions de la popula¬
tion fusent : « Si cela se passe, c'est déguelasse ». Une femme âgée empoigne un
tract et se joint à la manif ainsi que d'au¬

C.A.

hiérarchie...

Nice

Nous
dans la

soigner

».

entreprise tentaculaire et monopolistique.
Accaparant tout ce qui est caillouterie, ci¬
menteries, infrastructure du bâtiment et
transport lourd, à partir d'une véritable
monopolisation de l'exploitation des cail¬
loux due à la construction des barrages et

Ordre, discipline,

»

s'entendent à

petar

aviez pris la très heureuse initia¬

! les collègues ! Faut pas se cacher
réalité, celle des quartiers.
Cette fois, on vous pardonne,
mais la
prochaine fois, faudra pas manquer le

Marius, de Marseille.

toutes les sordidetés de ce fascisme moel¬
leux.
Deux
institutions
psychiatriques,
l'une à Saint-Albon, l'autre à Marvejols,

occitane.

,

Eh

La Lozère désertifiée semble un bout du
monde et paraît adéquate
pour
abriter

tive d'attaquer — enfin ! — cette firme fa¬
vorisée par l'on ne sait quel pouvoir (de
Paris ou de maffia), sur la base de la lutte

que vous

dit les Occitans
A Marseille,
on
attend beaucoup d'eux, on attend des
perspectives sur une superville, où toutes
les théories planantes ne collent pas à la
réalité. Et leur première « apparition »,
voilà un super-meeting raccolage.
la

tes

fonds. Mende elle-même est
circonscrite
de montagnes et la prison, telle une ex¬
croissance parasite, surplombe la ville de
sa laideur pétrifiante.
(...) Vers 15 h. 30, nous nous retrouvons
environ à 200 et nous arpentons la plupart
des rues de la ville. Des gens de « Lutte
Occitane &gt;x (groupe local) se
décident à
nous suivre et scandent « la preson, farem

à l'industrialisation de la Durance.

repart, tout malheureux et tout
seul, dans Marselha-City.
Alors

patrons occitans

La maffia et les

•

esgourdes...

que

Amistouzamen, P. J.

ômtiïdei
Aquitaine

Rejoignez-le nombreux
en prenant contact au 11, Rue Dupaty, 33
Bordeaux (adhésion anuelle : à partir de
20 F
C.C.P. J. Bertrand Bernadet numé¬

teçetie*

—

ro

453.478 E).

Lutte

Oc 5

�&gt;C$«9NA(

4«

Il y a

quelque temps déjà, le 24 août 73,
avons eu une discussion au sujet
de

nous

l'exode

rural
des jeunes.

(entre

autres)

et

de

l'exil

Le

résultat, en effet, nous le voyons : Deux
copains exilés à Paris, d'autres dans le
Jura ou dans le Nord. Votre travail n'a pas
eu pour objectif l'avenir du pays, mais seu¬

lement l'accueil des touristes.
En effet, quelles sont vos

réalisations

?
Canoë kayac sur l'Orb (coureurs seuls
spectateurs).
Rallye équestre cévenol (pour bour¬
ses bien remplies).
Chantage visant à supprimer le rug¬
by à quinze Saint-Ponnais.
En prévision : Tournoi de water-polo
pour cet été (et pour les touristes).
Tout, jusqu'au concert payant à la ca¬
thédrale montre que votre souci est da¬
vantage de servir les touristes que les gens
d'ici, et que s'il faut sacrifier les uns aux
autres, votre choix est fait.
Les hommes de ce pays ne vous intéres¬
sent pas. Mais il paraît que vous vous in¬
un an

—

—

ROSSO

ANTIC Le*

—

"
Midi rouge, du sang
lonisateurs francs.
Midi rouge,
Cathares.

du

répandu

répandu

sang

les

co¬

par

les

par

Midi rouge, du sang de

1907.

Midi, n'es-tu

du sang de tes

rouge

que

enfants ?
Le

capitalisme n'hésite pas à tuer.,- vi¬
gnerons, souvenez-vous de 1907.
Mais il
préfère des méthodes sournoises, celles- qui
rapportent plus.
Le

complexe industriel de FOS emploie

pour sa construction une main-d'œuvre

de

travailleurs

immigrés, surexploités, souspayés. Occitans, eu xaussi, sont comme
victimes

vous

des

Ils vivent chez
teurs

mais

technocrates

nous

non

pas en

esclaves. C'est à
d'être brimés

en

tant souffert

avons

parisiens.
colonisa¬
nous, qui

durant
notre lutte

des

siècles, de les associer à
pour la reconquête de la dignité.
(...)

Aujourd'hui, dans le cadre de la
régionalisation de la pollution, le Midi hé¬
rite d'un nombre considérable de centra¬
les atomiques. A nous les eaux, les
plages,
les vignes empoisonnées ; à eux l'électri¬
cité et tous les avantages.
aujourd'hui

Oui,

le

Midi

est

rouge,

le

sang versé a coloré nos drapeaux ; oui, le
Midi est rouge de son idéal socialiste. Il
demande seulement le droit à la parole, le
droit de nourir ses enfants sur sa terre.
Seul ,un socialisme finalité de notre action
nous

donnera ce que nous désirons.

Jean-Luc

(Narbonne)

Ça«$H

"uae
Pé&gt;ij»

4k

Utilisation d'une zone agricole en zone
touristique. Rien de sérieux n'est fait pour
les paysans pour nous assurer la rémuné¬
ration de notre travail par l'étude appro¬
fondie des marchés mondiaux,
contrôler
les importations, surveiller les spéculations
du
marché, stocks spéculatifs,
assurer
l'orientation des marchés de façon à ce
que les paysans puissent avoir la garantie
d'écouler pendant un temps déterminé ces
produits. Suite à la baisse de leur revenu,
ceux-ci sont obligés de partir à la ville où
ils constituent

main-d'œuvre obéissan¬

une

te et

disciplinée pour le capitalisme.
Le Plan d'Aménagement de la Vézère a
pour but de dévitaliser le potentiel agrico¬
le de la région pour des fins touristiques.
Au préalable, des dépenses seront suppor¬
tées par les collectivités locales (42 %).
Donc, nous paierons notre propre départ.
Les paysans ne seront pas expropriés, piais
comment résister aux carences

littoral

ont

trouvé

l'on n'a

que

du

venues

sonnel.

habitants

Les

travail

dit).

pas

loisirs sont

pour trouver un

Les
leur

avec

ont

emploi,

une

dû

saisonnier,
chaînes
propre

de

per¬

se

déporter

terre,

un com¬

merce.

A qui la faute, si les terres sont chères ?
Aux petits revenus qui ont du mal à éco¬
nomiser une bourse de vacances ou ceux

Libres per lots

qui viennent avec les poches pleines, ache¬
ter, spéculer. Quel est le tourisme qui va
nous être imposé, à qui s'adresse le touris¬

Le petit livre de Minerve
par

me

Léon Cordes

Avec une préface de René Nelli et des
illustrations de Jean-Luc
Sévérac, Léon
Cordes nous offre dans cet ouvrage bilin¬

le véritable petit guide occitan de ce
: contes, légendes,
histoire, traditions, noms de rue, plan,

gue

haut lieu du catharisme
monuments...

En vente chez l'auteur : Léon CORDES,
Avenue de Paris, 34 CELLENEUVE.

POEMAS POLITICS
de Robert

(1959-1974)
ALLAN,

GRAND PRIX
DES LETTRES OCCITANES 1955

Le Comptoir
vient

de

réunir

Général du Livre Occitan
en plaquette
les poèmes

politiques écrits de 1959 à 1974, par l'écri¬
vain d'expression occitane Robert ALLAN,
et dispersés jusqu'à présent dans diverses
publications occitanistes.

recueil à la mémoire de Pablo NERUDA.
Le

recueil

s'ouvre

La

Cantadissa
d'Avinhon », long poème dialogué écrit et
sur

«

publié en 1959 pour protester contre la
déportation des gitans sédentaires d'Avi¬
gnon, chassés de leur quartier traditionnel
où ils vivaient fraternellement

pulation

non

gitane,

pour

dans un ghetto édifié aux
Durance et pompeusement
du Soleil ».

avec

être
abords

baptisé

la po¬

parqués
de
«

la

Oité

Le prix de l'exemplaire est de 7 francs
(ordinaire) et 12 F (numéroté), prix ré¬
duits à, respectivement 5 F et 10 F pour
les commandes d'au moins 10 exemplaires

émanant d'associations ou sections d'asso¬
ciations occitanistes.

Pour tous renseignements et comman¬
des : Agence INTERM OC PRESSE 84270
VEDENE (Vaucluse) —
C.C.P. Marseille
4 824 84.

Lutte Oc 6

Sarladais ? A

geoisie qui
invasion
les

ne

des

une

élite de la bour¬

pourrait plus supporter
côtes

méditerranéennes

:

pour la protection du
et du châtaignier qui

hêtre qiui disparaît
crève ? Le Parc ne
peut nous faire marcher à la carotte pen¬
dant que les Eaux et Forêts pratiquent le

bâton.
d'installer

C'est bien beau

—

des

mou¬

flons dans le Caroux. Les

lapins et les écu¬
reuils disparaissent. C'est à croire que les
animaux
pas

plus

milieu
—

que

ce

de

vous

intéressent

d'origine.

propos,

qui court au

carte

ne

les hommes vivant dans leur

naturel

A

bruit

autochtones

temps de s'unir à ceux qui ont
déjà dénoncé le scandale.
MESSIEURS DU PARC,
protection du
site, de sa faune, de sa flore, de ses mœurs,
OUI. Et surtout de ses habitants !
Floride pour touristes, NON !
Il

chasse

sur

le

Paysans-Travailleurs de là Dordogne.

Histoire
« La
reconquête du passé populaire est
partie prenante dans le combat pour une
Occitanie socialiste ». De jeunes historiens
veulent « faire sortir les professionnels de
l'histoire de leur tour d'ivoire et de leur
isolement d'intellectuels coupés de la réa¬
lité » pour développer une véritable his¬
toire populaire occitane, en collectant les
souvenirs des gens, en faisant circuler des
cahiers qui permettraient de « supprimer
la différence entre celui qui écrit l'histoi¬
re et ceux qui la font : sol
lo poble fa

»

Que les gens intéressés écrivent à la B.P.

qui transmettra.

Per PAREISSER LEU
Filheta que s'anuja cerca jore ptr
lo temps » mcòntp tt 40ANMARIA PIERE.
On pot lo comandar » laa fdtViorii Subeevia, 21, Rue d« l'Embeffue, IjtfBi 4M**
C.€jP. 1770 Toulouse.

L'irwaiiui

:

M F «banco.

qui

ce

emblème

faisait

avant et sans
vous, et de prétendre nous obtenir par fa¬
veur ce qui est un droit pour tous. TOUT
CELA N'EST
QUE RECUPERATION ET
MISE EN TUTELLE.
M. Naudet nous avait dit qu'il était con¬
tre la dépossession du pays au profit des
riches Belges et Hollandais. M. Naudet est
se

parti, les riches étrangers affluent.
Les
Agences de Vente à l'étranger sont arri¬
vées comme des corbeaux dans le
sillage
du Parc. Une famille du pays qui dispa¬
raît, c'est autant de résidences secondai¬
res qui disparaissent :
PAYS

SECONDAIRE,

HABITANTS SECONDAIRES
POUR

RESIDENCES SECONDAIRES !

BENLEU
QU'AUREM PAS
SOLAMENT
UN TROC DE LA TERRA DE NOSTRES

PAIRES PER I METRE NOSTRA CARCASSA, S'AQUO DURA AITAL...
MAS

AQUO

POT PAS DURAR, E
QUE
DAISSAREM

SFISATZ-VOS

NOSTRE

PAIS

VENIR
ONTE
LOS

VENDRAN

CURIOSAS

ESPIAR
!

MEPAS

RESERVA

FOLNOS

TORISTAS

COMA

DE

BESTIAS

Groupe Occitan.

REFAIRE VIIUIE [OiHIE HE
...Lès Aspois touristifiés seront dépossé¬
dés des sols gêner dans la circulation des
bêtes et des gens ; prairies et administra¬
tions seront dominés par des intérêts qui

participants.
L'information, doit y être
complète, la réflexion collective, la liberté
d'expression totale.
Ces
Commissions
doivent
poursuivre

seront pas les nôtres, opposés aux nô¬
tres, la population larbinisée i&gt;uis évincée
pour laisser place à la grande réserve de
soleil et d'oxygène indispensable à l'Euro¬
pe du Nord pourrie par la pollution, des
fleuves, des sols et de l'air. Cette coupure
entre une Europe où
l'on s'empoisonne,
jour après jour, et sa frange sud vouée au
tourisme et aux plaisirs est inacceptable,
parce qu'elle détruit tout : le Nord et le

leurs

ne

...Si

ses

réfléchissons...

Aspe, c'est 13 communes, soit, mais c'est
avant

tout

une

vallée.
REFAIRE

UNE COMMUNAUTE

ASPOISE

Aucun

Aspois, aucune commune ne se
tirera d'affaire si les autres crèvent.
Il faut donc, sans ignorer les communes,
faire vivre la vallée comme une unité, une
communauté et c'est bien ainsi qu'elle vé¬
cut pendant 20 siècles, en dépit des inva¬
sions, des guerres, des pillages qu'elle a
connu.

Pour cela, il faut en finir avec les petits
égoïsmes locaux, les petites ambitions, les
petites querelles. La lutte pour le rétablis¬
sement de la ligne a forcé les Aspois et
leurs élus à aller dans ce sens.

Il faut

s'y tenir, et aller plus loin. Cha¬
cun doit recevoir l'appui sincère et désin¬
téressé de tous les autres, à charge de re¬
vanche.
FAIRE UNE COMMUNAUTE

Certes, la protestation collective organi¬
sée par les 13 maires et qui permit le bar¬
rage de la route nationale le 20 octobre 73
est un fait communautaire important. Il
en est un autre, moins spectaculaire, mais
tout aussi important : c'est la création des
Commissions d'Etudes ouvertes à tous, à
condition qu'elles ne deviennent pas des
tribunes utilisées par des « vedettes » lo¬
cales (ou extérieures) mur endoctriner les

travaux

:

bilan de la

situation

ac¬

tuelle, objectifs à court terme, objectifs
à long terme, etc... C'est dire qu'il n'y a
pas de limite dans le temps à leur exis¬
tence.
Si ces

commissions continuent à vivre,
à réfléchir et à impulser des actions, elles

représenteront

un certain pouvoir, ce qui
constituera un fait nouveau et très positif
le soi-disant pouvoir des élus, en raison
des conditions de son exercice,
en
Aspe

—

comme ailleurs, étant pure illusion, pure
mystification,
permettant
aux
pouvoirs
réels de faire ce qu'ils veulent.

UNE MAISON COMMUNE
Tout pouvoir doit être localisé pour

vivre

et pour rayonner. Il faut donc chercher ou

créer le lieu de ce pouvoir. Il ne peut en
aucun cas être la propriété de telle com¬
mune, mais la
maison commune de la
vallée.
Une ferme abandonnée peut le procurer.
Là se réuniront les Commissions, là sera
rassemblée la
documentation, les petits

techniques d'édition des études,
compte-rendus, etc... Là se réuniront les
animateurs des foyers culturels pour har¬
moyens

moniser leurs activités ou en créer de nou¬
velles. Là pourrait être créé le journal de
la vallée.
LA CULTURE
Là pourrait se constituer le groupe des
chanteurs de toute la vallée, sans que les
groupes

existants perdent leur autonomie.

Là pourrait se constituer la troupe théâ¬
trale de toute la vallée qui porterait sur
les planches, en Aspe, en Béarn et peut-

être

au-delà,

son

interprétation

scénique

de notre vie et de notre volonté de vivre.

Là, la
tout

SON AVENIR

passar

suffit pas d'apposer son

ne

tout

territoire du Parc

QUI PRENDRA EN CHARGE

«

sur

KLORICA

espérons que le
sujet du paiement d'une
nous

la vallée veut vivre, il faudra que
jeunes rejoignent ceux qui déjà, en
Aspe même, mais aussi ailleurs, luttent
pour vivre où ils sont nés et garder leur
identité de Basques, de Catalans, d'Occi¬
tans, de Bretons, de Corses et de Béarnais
et d'Aspois. Le Béarn est assez riche de
matières premières, d'énergie et même de
capitaux pour faire vivre toute sa campa¬
gne, toute sa montagne
mais on le lui
cache pour mieux le piller.
QUE FAIRE ?
Une seule action, une seule réussite —
la remise en service de la ligne de Canfranc par exemple — ne suffira pas à re¬
mettre la vallée sur... les rails.
Le temps presse, prenons le
temps et

des fins commerciales). Les seuls endroits
où nous ne paierons pas seront interdits,
résidences des « saigneurs » nouveaux.

l'escriu !

Parlons-en

par

—

e

à la Nature.

Vous êtes paraît-il contre la planta¬
tion des résineux.
Mais
que
faites-vous
—

Sud.

«

l'istoria

téressez

une

prolétaires ».
Là-bas, ils ne pourraient plus, vu le sur¬
nombre, il leur faut un espace vert égal
à leurs gros moyens. Il était un temps pas
très lointain où ces bourgeois se proté¬
geaient par de grandes murailles, aujour¬
d'hui, ils ont la loi avec eux (réserve bidon
droit de propriété excessif).
Un jour, en serons-nous
réduit comme
l'un des nôtres, qui à Kusadasi (Turquie)
n'a pu visiter un monument individuelle¬
ment, il lui aurait fallu passer par un or¬
ganisme,
genre
Club
Méditerranée
ou
agence de voyages.
Dans cette région que nous aimons, tout
se paiera, la vue sur la vallée, la promena¬
de à pied, tout sera commercialisé (expro¬
priation du Cap Blanc, la Mouthe, etc... à

Cette

plaquette, illustrée d'un dessin
satirique et du fac-similé du manuscrit du
poème « La Vergonha », ne contient, en
effet, qu'une pièce inédite, une ode au cé¬
lèbre chanteur occitan Claude MARTI.
Notons, ce qui le situe d'emblée idéologiquement, que Robert Allan a dédié ce

en

gers !
Il est

du marché

fraises, noix, viande, etc...). On veut nous
faire croire que le tourisme comblera le
tout. On voit que le tourisme a apporté
beaucoup dans d'autres régions aménagées
(sur le littoral méditerranéen, création de
12.000 emplois, en fait 1.200 personnes du
ce

Faut-il que vous sacrifiez nos
arbres
centenaires
pour
installer vos
voitures
dans un PARKING auquel il ne fait désor¬
mais aucun doute qu'une percée dans le
mur vous donne directement accès ?
Merci pour la Nature et pour les usa¬

—

HfitveAKK

^

faux bruit. Il serait dommage que
les chasseurs sortent leurs fusils des râte¬
liers avant l'ouverture !
Et enfin :
un

—

Vous nous aviez alors dit : « Vous verrez
les résultats dans trois ou quatre mois. »)

depuis

est

langue

béarnaise

retrouverait

pouvoir unificateur.
Là, pourrait exister une importante bi¬
bliothèque ; là, l'histoire pourrait nous
apprendre comment pendant des siècles,
les Aspois ont gardé leurs terres et leurs
son

droits
leur Liberté.
Là aussi devraient être créés des
—

liers,

ate¬

atelier bois qui pour¬
rait être animé par l'un de ces artisans
de haute qualité que nous possédons en¬
core. Il préparerait quelques jeunes à
foj^
der leur propre atelier, approvisionné à
bon compte par le bois de nos forèta.
Là, pourraient être reçus les hôtes que
en

tout

cas un

l'on

voudrait honorer : bergers d'autres
montagnes, artisans d'autres provinces,
exilés d'autres pays.
Tous ceux qui pourraient nous appren¬
dre ce qu'est leur pays et comment on y
travaille et on y vit. Ceux-là pourraient
nous enseigner,
nous
intéresser, ceux-là

(Suite page 9)

�les Fédéralistes

avec

TROIS

LETTRES

ET

UNE

qui sont pour le maintien du système
capitaliste et d'autres qui sont pour son
renversement. On a pas à être « pour » ou
gens

REPONSE

contre

«

d'un

...J'ai été très surpris par la lecture du
dossier » de Lutte Occitane N° 12 sur le

«

fédéralisme européen.. Au travers de cita¬
tions tronquées et
d'analogies, abusives,
cet article est un tissu de
haine et de
mensonges... Je ne sais d'où provient cette
haine ; de la jalousie pour une autre re¬

?

son

se

plus

Défense

nous

permis

sommes

satisfaits de

assez

sont ces

polémiques qui

forces vives de

aux

ce

ont
de

groupe

le faire éclater et de faire

un premier pas
l'occitanisme résolument socialiste et
révolutionnaire.

Tout cela n'a rien à voir avec le
:

nous

sommes

Jean-

reconquistar la

a

sua ver¬

tadèra identitat a, qu'ai espèri, ua navera

libertat

politica

Plan

sociala.

e

arrér-hilh
hilh

de

regents laïcs,

«

Vida Nôstra
«

retirats

cadre commerciau sindicat CFDT,
membre co-fundator deu PFE-Gasconha
tresauriéer de « Per Noste »
co-signataire deus dus manifests

socialistats de St-Emilion.

»

Amies,

«

Je tiens à vous manifester de manière
concrète le sentiment que j'ai de l'utilité
de votre combat pour la libération cultu¬
relle et sociale de l'Occitanie, en vous
adressant le chèque postal ci-joint (500 F)

Originaire du Cantal où je retourne cha¬
que année, je constate, hélas ! le dépeu¬
plement progressif de cette région vouée à
la touristification. Et qui se
vide de plus
en plus de ses jeunes
et de sa population
active, qui a du mal à garder son caractère
occitan.

Dans l'ensemble, vos articles sont inté¬
ressants. Je vous reprocherais toutefois un

certain sectarisme ;

par

exemple, pourquoi

systématiquement « casser du sucre » sur
le P.N.O. pratiquement défunt à l'heure
actuelle, mais qui, telle la statue du com¬
mandeur, semble toujours autant impres¬
sionner les

Occitanistes

et

constituer

grande référence vis-à-vis de
définit ?

laquelle

la
en

se

A

degré moindre, le P.F.E.,

un

n'étant pas partisan de la lutte

tout en
clas¬

des

n'est pas aussi réactionnaire que votre
ne l'entendait et,
en
tout cas, il
n'est absolument pas fasciste (ne pas assi¬
miler réac et fasciste : il y avait des
gens
ses,

article

de

et

droite

dans la

Résistance

entre

1940

1944).

Plutôt que

le

sectarisme,

c'est

vers

le

front le plus large possible des Occitanis¬
tes qu'il faudrait tendre, sur des bases non

équivoques de libération à
économique et culturelle.

la

fois

socio-

Amistats occitanistas.
C. G... Le Pecq (78).»

REPONSES EN VRAC...

ne,

qui contribue à

l'accomplissement

de
à pu¬

dans « Lutte Occitane » N° 12, voici
quelques éclaircissements que nous avons
cru bon de vous
communiquer :
1) V.N. n'est payée que par les abonne¬
ments ; les allégations selon lesquelles el¬
le aurait reçu de l'argent du PFE sont ab¬

trument

PFE

du

(point 6 du programme du P.F.E.)

en

Occitanie.

Il

Le PFE de Gascogne est
né, à notre
connaissance, à la suite du 1er Colloque
de Saint-Emilion, et prétend être fidèle
aux
principes définis lors de ce colloque
ainsi que du 2e. Le PFE ne regroupe ce¬
pendant pas tous les signataires du 1er ni
du 2e manifeste de
Saint-Emilion, mais
une fraction
de ceux-ci, qui, pour la plu¬
part, étaient déjà membres du PFE de
France. Vida Nôstra a pensé utilê de par¬
ler de ces colloques et donné la parole aux
membres du P. F. E. de Gascogne
qui y

participé.

Vida Nôstra a-t-il eu tort de parler des
colloques de Saint-Emilion ? Il est permis

effectivement de douter de la valeur des.
manifestes tels que ceux de Saint-Emilion.
Plusieurs personnes et plusieurs groupes
avaient vu là cependant une
entreprise
intéressante dans la mesure où elle pou¬
vait déboucher sur une action occitaniste
à la fois unitaire et ouverte. Nous ne
croyons pas, pour notre part

qu'elle ait été
négative, même si elle n'a pas
répondu aux espérances de ceux qui y ont
participé.
absolument

"connaissons à quiconque le droit
de discuter et de critiquer la démarche qui
a abouti à ces colloques et
même le con¬
us

tenu
que

î

des
ce

ruand

manifestes, nous pensons même
travail de critique est nécessaire

on

Nous

le souci

a

continuons

d'une action efficace.

de penser que si
donner l'impression d'être
pai'iaux, cela est dû d'abord au fait que
certains n'avaient pas compris notre posi¬
tion, ou nous avaient un peu méprisés.
ncus

avoas

Cela

donc

pu

revient à définir

une conception de
qui est peut-être discutable,
elle aussi, mais qui est la nôtre. VIDA
NOSTRA doit épouser le mouvement oc¬
citan, être le terrain où sont reproduites

l'information

les tensions et les avancées du mouvement
occitan : cela devrait permettre une meil¬
leure information mais aussi une motiva¬

rapide des lecteurs qui peuvent
se sentir
plus directement concernés. Et
s'il est vrai que dans tout mouvemènt ré¬
volutionnaire, il peut y avoir, à ùn mo¬
ment, un danger de récupération fàscisante, une revue comme la nôtre doit favori¬
ser

dénonciation ;

encore faut-il
que
qui sont partie prenante dans
processus s'expriment dans V.N...
sa

défend la propriété privée, dé¬
fend le capitalisme : son but véritable est

compte tenu des rapports de force en pré¬
sence, si nous les respectons comme nous

de

le souhaitons

Notre

«

haine

»

du P.F.E.

est

la

même

celle que nous portons au système
d'oppression qu'il défend. Elle ne provient
pas d'une quelconque « jalousie »
envers
Vida Nostra ou quiconque : nous n'avons
pas l'habitude de jalouser la
médiocrité.
Si l'article en question n'est pas
signé,
c'est tout simplement qu'il est le fruit d'un
travail collectif et qu'il est revendiqué par
que

l'ensemble
tane

On
liste
pas

du mouvement

«

Lutte

Occi¬

».

ne
»

et

peut

pas être à la fois
membre du P.F.E. ; on

unir dans

un

«

socia¬

ne

peut

même front occitan des

ce

La

et

—

nous

clarification se fera alors d'elle-mê¬
avec la diffusion conjointe des idées
actions 'de

chacun

des

groupes

et

fois

une

de plus ceux qui nous viennent de la
base,
des appelés du contingent que l'on entraî¬
ne dans les camps du Larzac ou de Canjuers à la lutte contre la subversion, gué¬

rilla

et autres.

•

Encore,

circulation sur la
en raison de la présence
rouges

Méditer¬

en

de

106, 109 et 113

la

circulation

sur

les

N.

;

remise des

—

aime

on

!

Amies,

Una polida festa que la del 26 de febrièr al cinéma « lo Club » de Montpelhièr.
Fasetz de bon trabalh !
Comprarém de
segur una part del
GFA-LARZAC e
disi que lo gardarem aquel Larzac.

checa per l'abonnament
citana » per 74. Amistats. »
un

contrôle

—

armes

gendarmes

aux

J.-D.

;

\j

a

«

D...

vos

Aqui

Lucha Oc¬
81

Castres.

de position directes de la

rédaction,

Al mès de
del licèu de

genièr de 1972, lo club occitan
San Flor comptava un quinzenat d'escolans. Aprèp discutidas sul fach
occitan se faguèt senti rlo besonh d'agir.
Calià

contactar

la parole aux événements et
hommes. Nous ne prétendons pas pour
l'instant avoir réalisé ce but; loin de là.
Mais nous avons l'ambition d'y parvenir,
tout en
étant conscients
des
exigences
d'un tel point de vue. Nous espérons ce¬

pendant qu'une attitude plus compréhensive et plus active de
« Lutte Occitane
»
nous permettra de nous
approcher davan¬
tage de ce but, en lui donnant d'abord une
place plus conforme à son rôle au sein du
mouvement occitan.

Le Comité de Rédaction de V.N.

los

altres

escolans

del

licèu, mès atanben lo mond defôra...
mejan d'informacion causit en finala
guèt lo teatre.
Jogar la

:

Lo

son

fach

peça

teatre.

Experiencia al nivel del teatre

:

Sus

aquel punt podem pausar qualquas
conclusions, perque aquela experiencia es
acabada.
Per

trobar

lo

subject, avem discutit e
très ternis foguèron causits : l'exèdi dels
joves devèrs las vilassas, las possibilitats
actualas de demorar, e los rapports de la
populacion amb los toristas...
Calià

aprèp, trobar los personatges. Aquô
trôp dificile. Cadun causiguèt
lo personage que volià crear e jogar.
Lo
principi èra que los personatges èran dobles, perque representan dos aspectes d'una
sola idèa. ■Fer exemple doas paisans. Totas
las doas son occitanas, parlan occitan. Mès
una sap pas parlar françès, e
es complefoguèt

pas

tament

alienada.

L'altra

parla

atanben

françès e es occitanista. Aquel principi nos
permeteguèt de presentar una evolucion
de las idèas.
Los

personatges trobats, calià jogar la
Aviam pas encara de texte. Avem

peça.

decidit d'improvisar sus
Botar per exemple

un

«

canevas

doas toristas

dens

».

la

campanha e vèire un pauc ça que se ditz
e puèi las faire rescontrar las doas
paisanas etc... Tôt aquô
enregistrât al manhetofôh, quô marefièt ben.
Se
va

aquela peça es una creacion collectique foguèt non pas solament creada
los actors, mès tanben criticada per

totes los altres.
a)

L'improvisacion

moment

jogavan

se

fasià, al

cap

d'un

pas pus res a dire, los altres que
pas n'en fasiàn la
critica.
Nos

avisats que lo mielhs per los que fa¬
siàn la critica era de jogar sas ideas a la
plaça dels actors. Cal dire tanben que to¬
sem

tes los

del

club aviàn
cap

un

rôtie

dens

la

d'actors, pas cap d'especta-

Voliam pas de « vedetas », a la limita
cadun e scapable de
jogar lo rôtie de
Valtre.
tors.

b)

Lo

problème del

teatre

escrich

se

gardar

un

pausèt.
A un moment avem
volgut
texte fixe. Cadun fasià sa fica

s'i tenià
Quô durèt pas. Erem tornats dens lo teatre
classic. Las ficas escampadas. A dicha que
la

Cal

pèça

e

fasià, nos sem avisats que las
simplament un ensaj per tornar faire çô que
s'èra dich lo côp d'avant.
Es a dire que malgrat tôt i avià un
esfôrç
per faire dintrar la pèça dens un encastre
rigid. Lo perilh avisât, avem ensajat de
se'n desempegar.
criticas

Se

eran

de

cap

texte escrich

coma

a

dire

tanben

qu'aquesta annada, Alajudar pendent una setconselhs nos foguèron subretot
jogar mai liurament, mai de-

venguèt
Los

mana

nos

utiles per
contractats...
2°)

Las representacions

Nôstra idea

:

de faire de teatre pel
teatre. Sem pas de comedians. Aviam pas
jamai jogat. Se causiguèrem de jogar es
per permetre l'escambi amb lo mond, pre¬
d'un

sentar

d'are

es

pas

biais

occitaniste

la

realitat

d'aqui. Voliam presentar la
dins los vilatges.

pèça

e

la débuta ' quô nos foguèt interdich.
doncas presentada dins de licèus

A

L'avem

15 representacions. Cal dire qu'a cada representacion i aguèt un acuelh bon. Aprèp
la pèça, evidentament discutidas. Los joves
a la débuta, son estonats, racanan de
côps,
mès se vèi clar qu'aquô ' s un movament
de defensa, puèi tôt aquô dispareis e las
questions que pausan mostran que començan de soscar. Al nivel dels licèus, ' qiuò' s
la melhora propaganda per faire crear de

clubs ôc.
Dins los

vilatges, podem dire que foguèt
Faguèrem pas jamai de publicitat e pr'aquô recebèrem de convocacion
per jogar de pertot. Jogar dins los vilatges
dabans de paisans' quô's una experiencia
un

succès.

vertadièra.

Las

discussions

son

benlèu

longa sul côp, qu'amb los estudiants.
Mès al café, una setmana aprèp la conver¬
sa
començava, veraia. Sovent l'acampada
s'acabèt dins la festa, lo public volia pas
se dessaparar
coma aquô.
Alara, cantaviam, puèi se dançava, 'quô z'era la festa
populara vertadièra.
mens

Conclusion

es

per

pas

H

n'aquela pèça, critica e creacion
collectiva, pas mai d'espectators, pas mai
d'actors. Avem volgut tanben
faire una
forma sople, qu'un estrangièr, un espectator poguesse jogar.
ranq

pas

de

1°)

Doncas

suppòrt

fo-

d'un autor, o de peças
adaptadas al mitan d'aici
quô z'era pas çô que voliam. Se decidiguèt
donc de faire una peça, de la crear. E de
contunhar tanben l'experiencia
al nivel
del teatre ; degun de nosaltres
avià ja

pour laisser
aux

&amp;

LA PECA "DEMORAR

pèça. Pas

Cette
conception
de
l'information
a amené à réduire au maximum les

prises

mogènes.
Ces renseignements recoupent

couvre-feu

ranée ;

ceux

des

L'armée française est prête à intervenir
contre des résidus de manifestations
popu¬
laires se dispersant en petits groupes ho¬

«

de la

frange littorale,
d'importantes forces

que

me,

favoriser son maintien sous
d'autres
formes
institutionnelles, pompeusement
baptisées « fédéralisme et autogestion ».

interdiction

le PFE de Gascogne a trouvé en Vida
Nôstra une
nous
tribune,
et
assumons
cette responsabilité.

Nc

un petit
groupe d'hommes, un commando
qu'il s'agit de dépister dans la campagne,
sur une zone déterminée et de le
détruire.

con¬

de tous les maux endurés par l'Oc¬
citanie et par les Occitans.
Le P.F.E.

région :
des réunions;

l'ins¬
est vrai

tous

cause

Montpellier (sic pour les viticulteurs NDLR). A la suite de ces incidents, le
pré¬
fet de zone décide d'appliquer les mesures

que

avaient

Nous voici ainsi prévnus. Car cet exerci¬
vise dans son aspect purement militaire

fondement.

propriété privée, c'est le fondement
du
système capitaliste d'exploitation de
l'homme par l'homme, système qui est la

La

a

»,

tion plus

« Le
droit à la propriété est inaliénable.
Son exercice est un privilège de la person¬

l'être humain. Le fédéralisme tend
rifier la propriété. »

»

Fédéralis¬

sérieuse est l'accusation qui
siste à dire que Vida Nôstra serait

d'obrièrs

ara

ce

et

interdiction
fixé à 19 heures ;

Plus

Jean-Louis DUBREUIL,

assignation à résidence des militants
l'idéologie rouge connus des services de
renseignements généraux. Simultanément
police et gendarmerie effectuent des per¬
quisitions de jour et de nuit. »
—

_

été l'objet à propos du dossier

sans

Pékin.

ou

région Languedoc-Roussillon,
des manifestations et des sabotages de
voies ferrées se produisent à Béziers, Sète

—

me

Moscou

avec

la

—

Après l'attaque dont

saisie des explosifs dans les entrepôts des
sociétés habilitées à en détenir ;

suivantes dans cette

VIDA NOSTRE

solument

coralament.

visés

Dans

«

débat continue...

Et celle de

Segur

poble tribalhaire

vient,

ça

d'Orient.

groupes

des bases claires.

grand merci à Claude et à
Louis pour leur soutien financier.

ua

—

elle

Nationale,

va,

venant de la
atterrisse!
chez

dans la mesure où l'on peut assimiler l'in¬

secta¬

«

benleu la vertadèra democracia ?
mas
tôt uj que v's soi reconeishent de la
maja
part de ço que hasetz ta aidar lo noste

ça
que

térieur à l'extérieur comme nous le ver¬
rons dans un cas concret. Il suffit en ef¬
fet d'inventer une soi-disante liaison des

pour l'unité de tous
sur

Un

que partadgi pas a cada cop cad'
de las vostas presas de posicion — et
de lo poder har e de lo poder diser,
aquo's

rare

A la lecture, on s'aperçoit très vite que
cette brochure est une notice « d'entretien
de l'ennemi intérieur. » Ces exercices mili¬
taires sont en fait une structure bivalente

cons¬

vers

Le

los vostes condes.

brochure,

assez

de

nent

ou

tater que ce

risme

Qu'ei recevut aqueste matin lo n° 14 de
Lucha Occitana ». Qu'ei pas enquera
avut lo temps deu legir, més qu'ei
entenut
lo voste S.O.S. Aci junht
que troberatz un
chèc de 50 livras ta vos ajudar a
aplomar

de

est

C'est pourtant ce qui est arrivé avec un
opuscule traitant des problèmes de la Dé¬
fense Opérationnelle du Territoire. Au dé¬
part, la D.O.T. c'est en principe la lutte
contre l'ennemi extérieur, comme
par ha¬
sard ce sont des « rouges » qui nous vien¬

les Occitanistes. Mais

Camarades,

pas

petite

mais il

au P.N.O., c'est comme le P.F.E. :
tant que tel, nous l'avons toujours con¬
sidéré comme négligeable : mais c'est en¬

Et

eux.

«

a

Une

ou

nous.

battre entre

R. M... Agen. »

il n'y

:

est

moins d'habileté, nous le reconnaisons bien volontiers, été intraitables.

Occitans feraient mieux
de combattre leurs adversaires véritables :
les nationalistes gaullistes, les jacobins
in¬
crustés partout, et notamment dans l'en¬

de

on

troisième solution de neutralité.

avec

Les

que

de l'autre

nous :

toutes ces théories fumeuses qui vou¬
draient substituer la lutte des ethnies à la
lutte des classes que nous avons toujours,

plus, l'auteur de ce dossier qui
doit pas en être fier, n'a pas osé signer

seignement, plutôt

ou

sans

vers

De

article...

côté,

existe

Quant

? Les groupes occitans ne sont pas si
forts ; si l'un d'entre eux passe son temps
à essayer de détruire les autres, où allonsnous

elle

en

vue

ne

la lutte des classes ; la lutte des

»

classes,

Monsieur,

«

Quand les rouges sortent la nuit

:

Aquela pèça fa pas que concretisar

un

fach : Demorar al païs es possible. Aquela
volontat s'afortis de mai en mai. Mès pel
moment las

possibilitats practicas

claras. De formas novas son

l'agricultura, los GAEC
liuras per exemple.

o

a

son pas

cercar,

dins

de cdoperativas

Aici, aprèp aquela pèça milltanta al ni¬
primièr, avem començat de crear una
segonda pèça.
vel

Sem partits d'aquel principi.
Dens los
coptes populars, i a dos mondes, lo mond
de la realitat, los paisans etc... E lo mond
fantastic : diable, sants... Aquels monds
se mesclan pas. Un
personatge, solament,
fa la ligason. Un paisan que
faguèt un
pache amb lo diable, per exemple. Partiguèrem d'aici. Tôt se fa en occitan, l'opausicion françès
occitan, se vèi pas pus al
nivèl primièr. Avem pausat l'occitan coma
lenga, coma expression normala.
-

Empacha
occitanista.

pas

que

l'istôria

siaguesse

FEIJOO.

Lutte Oc 7

�«

ecoiotie

rons

émergences idéologiques
nouvel¬
c'est-à-dire ces nouvelles revendica¬
tions et ces nouvelles façons de compren¬
dre le monde qui nous entoure et de nous
y situer, apparaissent à beaucoup de gens
du domaine du rêve, même de la folie. A
nous de démontrer que les solutions dites

LA

Ces

«

«

»,

utopiques

»

aux
et de

que

nous

JUSQU'AU BOUT

courir

pour

TOUJOURS VERTE

cultures

feux

exploitation

exploitation

excessive

raisonnable

coupes

abusives

dégradation

font
le profit
la vie des menaces qu'aucune

I

MAQUIS

sur

VERGERS

i

/

abandon

abandon

—

régénération

régénération

cette revendication.

d'explication dénoncia¬
des équipes comme cel¬
les de Fournie r, àCharlie-Hebdo puis à
La Gueule Ouverte, ou de Grothendiek à
Survivre et Vivre, on peut se
demander
qui cette revendication mobiliserait ?
Sans les efforts des écologistes pour in¬
terpeler la politique, on peut se demander
s'il n'y aurait, pour
débattre d'écologie,
que la droite traditionaliste et
l'extrême
droite (qui ne sont pas à
une
impasse
idéologique près), tant la gauche est res¬
tée discrètement modérée et les mécanistes de l'extrême gauche organisée peu con¬
cernés. A l'échelle hexagonale il est dra¬
matique qu'une seule organisation révolu¬
tionnaire, le P.S.U., ait intégré l'environ¬
nement dans sa démarche politique.
En
ce qui concerne Lutte Occitane, il est clair
que l'écologie est une
des « émergences
idéologiques nouvelles » et que le courant

CHAMPS

PATURAGE

'IL *

SECONDAIRE

cultures

pâturage

GARRIGUE

propagande ne peut camoufler, que tout le
monde ressent et qui s'amplifient. Mais
cela ne suffit pas à expliquer
l'audience
de

garrigue, pourtant robuste, est dégra¬
dée, on assiste au développement
d'un
paysage végétal désertique, avec
quelques
espèces herbacées vite séchées : comme
la

régénération

télé le débat au cœur des foyers, cela
s'est pas fait tout seul !

sociétés basées

nous chercher les herbes
: thym,
ro¬
marin, sauge, hysope, sarriette, etc...
Les pelouses sèches, les steppes. - Quand
va

maquis primaire

ou

mettre les radios dans le coup, porter avec

Les

avons

FORET

persévérants qui en ont contesté tout aussi
bien les structures que les certitudes. Elle
n'a cessé de s'agrandir comme en témoi¬
gnent, rien qu'en France, les profondes ré¬
percussions de la candidature R. Dumont.
Intriguer la presse, puis la contraindre
à des commentaires presque sympathiques,

ne

utiliser le
vivre

développement technique pour mieux

Une brèche a été ouverte il y a quélques
années dans les mentalités collectives des
sociétés
occidentales par des
pionniers

la

pouvons

FORET, POURQUOI ?

choisi ici de parler de la
qu'avec la belle saison qui
s'installe, les promenades se multiplient et
qu'on peut
joindre l'utile à l'agréable :
prendre son pied devant un paysage fan¬
tastique et en même temps le déchiffrer,
le pénétrer, le comprendre.
Une flore est
indispensable.
La forêt n'est pas seulement
là pour
qu'on l'admire ou pour qu'on aille y ra¬
masser ceci ou
cela.
C'est le
deuxième
producteur d'oxygène
atmosphérique (le
premier est l'océan). Les conséquences de
sa destruction seront inéluctables.
Il existe de bons ouvrages
pour traiter
(sous un angle naturaliste) de la végéta¬
tion de nos régions. Nous citerons le livre
«
Fleurs du bassin méditerranéen » de O.
Polunin et A. Huxley édité par F. Nathan

problèmes de notre envi¬

luisantes

bien adaptées à la
destruction ou l'endommagement de la strate arborescente,
la forêt devient le lieu d'une dégradation
très rapide dont les stades sont : forêt
toujours verte à feuilles é. et 1. —» 'Fourrés
verts denses (maquis)
Fructicées bas¬
ses: plantes courtes à tiges ligneuses (gar¬
rigue)
Fruticées basses très disconti¬
nues
(steppes) —» Désert.
Le maquis. —
Ce
type de végétation
(très courant) est constitué de petits ar¬
bres ou arbustes de 2 à 6 m., formant des
peuplements très denses. Le maquis pri¬
maire comprend une strate
arborescente
(chênes verts, pins d'Alep, arbres de Ju¬
dée, arbousiers, etc... qui manque au ma¬
quis secondaire. Ce dernier a l'aspect d'une
garrigue haute avec des lentisques, des
phlomi.s, des romarins, des cistes, des ge¬
nêts, de la bruyère, etc... Le substrat des
maquis (sol) est' souvent silicieux.
Les garrigues. — Les terrains les
plus
secs
et les plus chauds, surtout calcaires,
sont occupés par les garrigues, que
l'ont
reconnaît à la faible hauteur des espèces
qui les composent
(souvent moins de 50
cm.). C'est dans la garrigue que M. Ducros
constituées d'espèces
sécheresse. Après la

suivants.

les termes

Nous

les
les

Montrons

jours verts à feuilles épaisses et

Cévennes ou

forêt parce

notre vie sont souvent
plus raisonnables, les plus simples, et
moins coûteuses. H ne s'agit pas de
retourner à l'âge des cavernes en refusant
toutes les conquêtes techniques du capita¬
lisme : il faut pour chaque nouveau pro¬
blème qui se pose refuser de choisir entre
peu
une
civilisation rurale
atteinte et
exaltée par les passéistes ou au contraire
le « progrès » industriel et sa « rançon iné¬
vitable », Fos et autres pourritures.

ronnement

des

paraître comme un ilot d'étrangers plus
ou
moins mystiques, en dehors du coup.
L'intégration au tissu local devrait être le
premier effort des communautés.
Sachons
déterminer les concessions à
court terme (en agriculture par exemple,
l'emploi conscient, modéré, dégressif, de
pesticides) avec lesquelles nous prépare¬

L'UTOPIE ? MAIS C'EST TRES SIMPLE !

les

et libres »

Non qu'il ne faille pas penser à repeu¬
pler ces régions, mais que toute commu¬
nauté qui s'y installe doit se garder d'ap¬

politique nouveau que nous voulons repré¬
senter doit assumer son engagement .no¬
vateur, en s'appuyant sur
la lutte des
classes en toutes matières, qu'elles soient:
anti-autoritaire, sexuelle, écologique...

ALLER

sauvages

d'ailleurs.

—

—

—

—

STEPPES

Sans le travail
tion entrepris par

Shéma des voies de

dégradation et de régénération de

moins de gadgets, que le vrai progrès,
ce n'est pas d'épuiser les
unes après les
autres les ressources de la nature, mais de
connaître les cycles naturels pour les uti¬
liser sans les déséquilibrer.
Que ce n'est
avec

non plus parquer la
réserves avec les débris
pas

nature dans des

des civilisations
locales, pendant qu'on ravage le reste du
pays à grands coups de complexes sidérur¬
giques, autoroutes
éventreuses et autres
centrales dévoreuses de matière prmière.
Bien sûr, de
tels changements dans
l'exploitation de l'énergie impliquent un
bouleversement à la fois politique et éco¬
nomique. Là où le capitalisme nous a ap¬
pris à gaspiller, détruire, massacrer, com¬
mençons à récupérer, réutiliser ; l'Occitanie se construira par les luttes que nous.
aurons su mener jusqu'au bout et dans les
formes de vie nouvelles que nous aurons
su créer :
nouveau type d'agriculture ici,
écoles différentes là, petits groupes indus¬
triels peut-être qui arriveront à produire
des objets nécessaires, pratiques et beaux,
pourquoi pas ?
FAUDRA

IL

INVENTER !

« N'attendez pas que
toutes seules. Vous
le pouvoir de les changer. »! En effet,
est à prendre en main là où nous

René Dumond dit :
choses changent

les

avez

tout

sommes.

Les

prises de conscience

et la

volonté

d'intervenir différemment sur son milieu
naturel ou social sont des décisions d'or¬

individuel. En revanche à l'échelle de
société, les solutions ressortent directe¬
ment au domaine politique.
Elles sont alors d'ordre collectif. Sachons
bien voir où sont les priorités avant d'in¬
citer au grand voyage - retour vers la na¬
ture, avant d'aller recoloniser les
terres
dre
la

la forêt méditerranéenne

(Extrait de « Fleurs Bassin méditerranéen »)

forêt méditerranéenne en basse
» de René et Roger Molinier dif¬
fusé par le Comité de Sauvegarde et de
rénovation des forêts et des espaces na¬
turels, de Marseille. Nous avons largement
puisé dans ces ouvrages. A citer aussi le
«
Guide du naturaliste dans le Midi de la
et

«

La

Provence

France

»,

édité

par

Delachaux-Niestlé.
XXX

La première image qui vient à
l'esprit
quand on évoque la forêt, c'est une gran¬
de étendue plantée d'arbres.
Bien qu'im¬
médiate, cette représentation, pour la bo¬
tanique, a le défaut d'être peu précise et
le sujet demande au contraire des préci¬

sions.
Une forêt est une communauté végétale
constituée de plusieurs étages ou strates

les rhizomes et bulbes
les trois suivantes, aé¬
(près du sol), arbustive
(les arbustes), et arborescente : les ar¬
bres), déterminée par sa composition so¬
ciologique, c'est-à-dire la variété, le nom¬
bre, l'importance des espèces et les rap¬
ports qu'elles entretiennent entre elles.
La physionomie des forêts est
étroite¬
ment liée aux conditions
climatiques et
édathiques (nature du sol)', et l'écologie
végétale a établi les critères d'existence
pour chaque lieu du climat ou forêt « opti¬
male » en fonction des conditions du mi¬
lieu. Celle-ci peut demeurer stable durant
des siècles si elle n'est pas modifiée par
l'homme. ^En sens inverse, si l'homme et
les animaux cessent d'intervenir, une ré¬
génération très lente peut se produire.
Dans quelques cas, il n'est plus possible
de s'opposer par le reboisement à la dé¬

(la plus basse :
souterrains ; puis
riennes : herbacée

sertification.

communautés végétales qui peuvent
développer spontanément en climat mé¬
diterranéen sont les forêts d'arbres touLes

se

brachypode rameux, ou l'herbe à mou¬
des liliacées, des orchidées et des
plantes géophytes, c'est-à-dire avec des
organes souterrains de
réserves : bulbes,
rhizomes, profondément enfoncés dans le
le

tons,

sol.
Un cas particulier, les
groupements à
asphodèles, qui marquent l'extrême stade
de la dégradation de la végétation
avant
la complète disparition des plantes.
Les trois principaux types de forêts. —
Les trois communautés végétales que nous
décrivons sont les plus connues et les plus
répandues dans la région à laquelle nous
nous

sommes

limités

:

la Provence.

aurait fallu aussi citer en
forêts à chênes pubescents, les
Il

détail

les

forêts à
hêtres, les forêts à peupliers et les forêts à
et à lentisques. On
constatera
beaucoup de noms de plantes donnés
nous sont
familiers. Pourtant, nous nous
sommes imposés pour ne pas
rebuter les
lecteurs avec un pavé de
botanique de
restreindre nos investigations à l'Occitanie
Est, de ne traiter que des plus connus des
climats, et de donner les noms des plantes
qu'en fran.ais (parce qu'en Oc, ils varient
souvent d'une région à l'autre).
A) La forêt basophile de chênes verts.
Basophile signifie que cette forêt aime
les sols calcaires. Elle sera donc en Pro¬
vence la forêt typique des plaines et
des
basses montagnes.
La strate arborescente comprend à peu
près uniquement le chêne vert, avec par¬
fois le pin d'Alep.
La strate arbustive comporte
les espè¬
ces : philaria, viorne tin, genevrier oxycèdre, nerprun alaterne, chêne kermès, pis¬
tachier
térébinthe,
aubépine,
arbousier
unédc, bruyère montante.
Elle comporte aussi les lianes suivantes :
(Suite à la page 9)

oléastres
que

FOTOt

A vous de

choisir

:

du

candidat écologique.

par

ce

hâte,

en

vue

Laurent Samuel et Danielle,
(mensuel en vente
librairies)
Une utile base de réflexion et de dis¬
cussion : « L'écologie politique est placée

min
que

vous

mais oser le demander.
Pauvert vient d'éditer en un

délai record

petit livre passionnant et pas cher (15
pour 140 pages bien tassées), « A
vous de choisir : l'écologie ou la mort ».

»,

par

de La Gueule Ouverte
dans toutes les bonnes

sur

orbite

».

un

francs

Il rassemble pêle-mêle « déclarations, in¬
terviews, tracts, manifestes, articles, rap¬

ports, sondages,

récits » sur la campagne

Lutte Oc 8

manuel de

des

émissions TV et radio ; le récit du voyage
de Dumont en Alsace, « du béton au cu¬

brûliez d'apprendre
sur la campagne de René Dumont et
les
objectifs de l'écologie politique, sans ja¬
Tout

particu¬

un

:

digées, souvent à la

itou

A noter

historique de la campagne
Claude-Marie Vadrot : les fiches ré¬

lièrement

LIBRES

taiUefuwMe
Le

«

Manuel de la Vie Pauvre » (Vivre,
280 pages une somme

Stock 2) offre en ses
sans

précédent

d'adresses,

de références

tuyaux » sur l'art et la manière de
« vivre
une vie différente ».
Et ce, dans
les domaines les plus variés : alimentation
« biologique »,
santé non-violente, énergies
« douces »
travail,
comme celle du soleil,
logement, etc... Avec, en prime, quelques
dessins de Reiser et, par bonheur, pas de
et de «

patois mystique (ce que le nom collectif
emprunté par les auteurs, « Les enfants

d'Aquarius

»,

aurait

pourtant

pu

faire

craindre).

recettes

pratiques,

il

d'une remise en cause radicale

de

Au-delà

s'agit

de

tout notre

ces

mode

de vie

actuel

et

de nos

rapports avec la terre. Balayant tout à la
fois la fuite en avant d'un certain délire
technologique, symbolisé par l'énergie nu¬
cléaire, et le néo-privitisme (« S'il est sou¬
moins
biens
de
marchands, c'est pour vivre mieux »).
haitable de consommer

Quel dommage que ce manuel de la Vie
coûte si cher : 28 F. Même à ce
prix-là, c'est quand même un investisse¬
Pauvre

ment

utile.

�ECOLOGIE

:

LA FORET

(et comme on le savait) le capitalisme ne
recule devant rien pour faire des bénéfices
sur des terres qu'il brûle et qu'il revend à

(suite)
asperge, salsepareille, petit houx
(fragon piquant), clématite uamette, chè¬

garance,

vre-feuille.

Enfin, pour la strate herbacée : brachypode rameux, géranium pourpre, carex dis.
tique, cappilaire noire (asplénium).
B) La forêt acidophile de chênes verts.
Sur un sol plus acide que
le précédent
de nouvelless espèces apparaissent.
Pour la strate arborescente, le pin mari¬
time remplace le pin d'Alep.
Pour la strate arbustive, on note l'appa¬
rition des espèces : cytise à trois fleurs,
genêts blanchâtre, adénocarpe à grandes
fleurs ; tandis qu'y sont plus abondantes
que sur le calcaire :
bruyère montante,
bruyère à balais, arbousier unédo.
C) Les forêts de chênes pubescents.
Lorsque le climat devient plus humide,
moins chaud, et moins ensoleillé, que des
reliefs importants apparaissent, on assiste
au développement d'un nouveau climat
qui
se caractérise par des espèces nouvelles et
une strate arbustive très riche.
Pour la

strate

arborescente

:

le

chêne

pubescent

est largement
dominant.
On
note aussi : l'érable de Montpellier, l'éra¬
ble champêtre, l'érable à feuilles d'obier ;
le sorbier domestique, le tilleul à grandes
feuilles ; le houx à feuilles épineuses.
Pour la strate arbustive : le lierre grim¬
pant, le troène vulgaire, le cornouiller san¬
guin, le lonicère d'Etrurie, l'amelanchier
commun, l'aubépine, le cornouiller
mâle,
le cytise à feuilles sessiles,
la coronille
émérus, le daphné lauréole, le prunier à
épines, le viorne lantane (mancienne), le
cerisier Mahaleb, le genêt poilu, le sumac
fustet, le fusain d'Europe, le baguenaudier
arborescent, le coudrier noisetier, le ner¬
prun des Alpes, le
nerprun
purgatif, le
buis.

herbacée comprend : l'anémo¬

La strate

l'hépathique, la campanule gantelée, la
géranium sanguin, etc.

ne,

bas prix. Il y a aussi les pyromanes mais
qu'ils soient du pays ou touristes, leur cas
relève de la psychiatrie et les dégâts qu'ils
font sont volontairement grossis
par
la
presse pour passer sous silence des dégâts
plus importants.
Enfin, on ne manquera pas de signaler
que les moyens de lutte contre le feu sont
insuffisants. Ce ne sont pas les quelques
et rares gros hydravions pompiers, les trois
hélicoptères faits exprès et les 10 brigades
spécialement entraînées qui peuvent em¬
pêcher un incendie (surtout s'il est volon¬
taire)
de
se
propager
sur
des milliers

d'hectares.

AGENTS RESPONSABLES
DE LA DEGRADATION
DE LA FORET

• Il faut citer en premier
Pour les départements les

lieu le FEU.
plus exposés :
Alpes de Haute Provence, Hautes! Alpes,
Alpes Maritimes, Bouches-du-Rhône, Cor¬
se, Var, Vaucluse, le total des surfaces in¬
cendiées n'a cessé de croître :
1956

:

1964

:

1965
1970

:
:

49.163
73.700

»

volontaires,

causes

des incen¬

enquêtes

des

de

police

menées à terme ont aboutit à la mise
en

en

de sociétés

immobilières notamment
Corse et dans le Var. Comme on le voit

cause

Il

n'est

abusives.

dangereux
des arbres-dans une
forêt à condition de respecter les rythmes
de révolution de la forêt; c'est-à-dire qu'il
faut lui laisser le temps de se refaire, de
se
reconstituer. Par ignorance de ces lois
biologiques, les populations locales ont
parfois fait de véritables massacres pour
d ubois

ou

des intérêts immédiats

satisfaire

(de

sur¬

vie) au mépris de leurs intérêts plus loin¬
tains qu'ils ne pouvaient prévoir et l'inté¬

rêt

général. C'est donc un problème d'édu¬
cation, d'instruction, d'explication qui ver¬
solution

la fin de

l'agriculture
capitaliste. A cette exploitation excessive
mais « inconsciente » se joint l'exploita¬
tion excessive
volontaire, réfléchie, type
O.N.F. ou autres, qui, sur
des centaines
d'hectares détruit la forêt
originelle (le
climax) pour planter des espèces à crois¬
sance plus
rapide, comme les pins, plus
rentables donc et par ailleurs plus sensi¬
ra

sa

avec

bles à l'incendie.

Par n'importe quel bout

problème,

on

qu'on

prenne le

voit qu'il est POLITIQUE.

• Il faut enfin citer le surpâturage.
Le problème se pose quand il y a

trop

d'animaux pâturants sur une surface don¬
née. Le milieu est alors très rapidement

épuisé et met de longues années à s'en
remettre, quand il s'en remet. Là aussi, la
solution est éducative, instructive,
expli¬
cative et dépend avant tout de la mise en
place d'un nouveau système économique.
xxxx

Aucun

des

points avancés dans cet ar¬
ticle n'est arrêté, définitif,
aucun
n'est
l'émanation officielle de «Lutte Occitane».
Il se peut que certains soient
exagérés

Valcros, petit hameau dans les colli¬
nes du Var, près de Cuers, nous accueille¬
rons pendant une
semaine une dizaine
A

d'enfants de 5

citan

d'aimer vivre

et

REFAIRE

moins et de 10

ans

Festa Occitana
à SALLES-CEROU [Tarn]
Un

rendez-vous à

avez

de

politique de l'écologie.
les critiques, les infor¬
mations, les dossiers...

juillet

VIVRE

entre

:

(sous réserves)

groupes

à 21 h., bal

pop » avec

«

Graeme Ailwright et deux

des

hommes

raint vivre heureux.
Notre vallée, nous

défendre,
nos

car

nous

et

femmes

des

sommes

voulons y
vivre.

juin :
Provence

de

29

juin

Terre

La Ciotat (s'adresser
», rue Louis Vignal.

que nous y sommes

Saint-Maximin

:

occitans

intellectuels

:

réunion
de

autour

des

Lafont

Contaz.

et

densité

suffisante

tement

Carnaval

et

...Il

faut

ne

4

août

:

:

le

Tourtour, fête anti¬
camp
de Canjuers

l'as

Tu

tés

front

remarqué, la fête lo¬
c'est extrêmement im¬
portant. Quand un village a perdu son
école et sa poste, ça va mal. Mais en plus,
quand il perd sa fête, c'est vraiment fini :
il est mort. C'est frappant,
les gens ne
considèrent que leur village est mort que
quand il n'y a plus de fête locale. Alors,
souvent, l'essentiel des budgets commu¬
gens,

faut

Une semaine

août 1974.
Pradelles est situé à 800

prévus

un

mouvements

les

politiques, les problèmes
soirée cinéma, une jour¬
née avec l'écrivain Jean Bodou, et une
soirée consacrée à la chanson
avec
Pa¬
une

trick.
excursions nous mèneront au
Catharisme à Minerve,; Cabaret,

du

puissent tœuver.
pas le
dernier para¬
graphe d'un chapitre marginal. Nous som¬
mes un cadre de luttes prioritaires. »
G. G.
Agen.
Que répondre ? une chose assez simple :
la lutte des Occitans n'est pas au même
niveau que les autres.
Elle
a
vocation
se

sommes

—

d'amener les luttes nouvelles sur le ter¬
rain précis et concret de
la lutte
des
classes. Ne confondons pas un vaste champ
de revendications jusles avec la revendi¬
cation principale qui est le renversement
de la bourgeoisie. De même, il serait faux
de

ne

s'en tenir

tion occitane.

qu'à la seule revendica¬

cœur

Car-

cassonne.

Il

possible, au choix des partici¬
rendre à Monségur ou à Béziers où se tiendra l'exposition « Mille ans
sera

se

enfants).

pour

les

internés

malade

«

»

dans

le

où la société les

Pour

une

premier pas impor¬
de gens en contact
quotidien avec les internés.
un

malades

Les

sont

exploités

dans

service des religieu¬
ses, des médecins, de l'entretien
dfe
l'asile. Us sont payés (quand ils le

(/ht

femmes.

ne

apprentissage de la lan¬

tant de la part

$&gt;évc 4í((íeík

nie comme un cadre national de luttes

Nous

de

cœur

l'Occitanie.

ploitation des malades.
psychiatrie moderne ».

au

mandistes qui

au

enferme, donne une certaine ambi¬
guïté au mot d'ordre : « Contre l'ex¬

socialiste

faire considérer
faut arrêter de
se
les vassaux d'une gauche française
et réformiste dont les représentants chez
nous en Occitanie sont
les pires franchi-

m.

montagne Noire, près du Pic de Nore.
Un plan d'eau aménagé permet les
bai¬
gnades.
Dans le cadre agréable d'un village lan¬
guedocien, vous pourrez prendre contact
avec la vie culturelle
et les problèmes de
la

statut de

lutte

Il

Occitanie

en

La maison de vacances de Pradelles et
la Section du Tarn de l'Institut d'Etudes
Occitanes vous proposent une semaine de
vacances à Pradelles (Aude), du 25 au 31

Mais c'est

comme

interview

l'ethnologue occitan Daniel Fabre,
paru dans « Libé » du lundi 18 mars)

de

maintiennent

pour-

contraire considérer l'Occitaoù
il y a des écologistes, des jeunes, des fem¬
mes et même
des homosexuels qui peu¬
vent lutter ensemble pour une société oc¬
citane décolonisée, démocratique et socia¬
liste unis au sein d'un Front occitan anti¬
capitaliste et anti-impérialiste.
Il

à la fête. »
(extrait d'un

est consacré

naux

renseignements : Pierre Aymard, 39, Allées des Bouvreuils, 81000 Albi.

autonome par rapport aux luttes écologi¬
ques, aiix luttes des jeunes ou encore les
luttes des

dans

moins ; la
fête familiale

au

Tout compris.
Ecrire pour

occitans et autres nationali¬

opprimées comme un

moins

se

réintroduit

se

de littérature occitane ».
Prix : 250 F (réduction

nés...

la

que

sûrement

cale pour les

pants, de

marche contre la B 52.

décidés à la
vivre et que

plus considérer

pour

types de cérémonies
fête du porc, qui est une
élargie et la fête locale.

leur travail,

«

au

main¬
tienne un groupe de jeunes. Là où il y a
eu exode massif des jeunes, tu as de fortes
chances que carnaval au sens étroit n'exis¬
te plus. Mais dans ce cas, tu as un écla¬
une

Des

(Extrait d'un article
de R. SCHETOBER dans FORS n° 12
(revue béarnaise
d'action occitane)

des militants

qu'est Car¬

ce

ait vraiment carnaval, il faut

y

économiques,

enfants puissent y

Parce

comprendre

veut

on

Sont

pourraient nous aider. Mais que l'on nous
dispense de ceux qui, riches et puissants,
nous proposeraient leur aide, car elle con¬
siste toujours à offrir un pour prendre dix.
Aspois, nous le savons, il existe bien des
vallées dans les Pyrénées, dans les
Cévennes, et ailleurs, plus malades
la
que
nôtre. Il existe des vallées mortes, mortes
de n'avoir pas voulu ou de n'avoir pas su
résister aux pressions extérieures. Des val¬
o

Si

gue (dialecte languedocien ou provençal),
des discussions sur la littérature occitane,

(suite)

lées

«

naval en Occitanie, il ne faut pas se limi¬
ter à la période carnavalesque. Pour qu'il

lendemain

dimanche, vers 16 h. et
sans interruption
: chansons, bal populai¬
re avec Mans de Breish, Miquela,
Girossens, Toni, Barris, Jacqueith et Jaume de
Nadau. Il paraît même que Marti et Gilles
Servat (il est breton celui-là) pourraient
y pointer leur nez.
Un point intéressant : le repas du soir
pourra être pris sur place et
on prévoit
déjà du cassoulet et du vin du pays.
Rien que pour cela, j'irai.
Enfin, le dernier jour de la fête, c'est
lundi 29 juillet avec « Lo teatre de la Carriera » à 21 h. Dans la région de Carmaux,
il fallait parler du charbon, la
pièce qui
sera jouée traitera de ce problème.
Et si vous ne voulez pas partir tout de
suite vers une autre fête,
vous
pourrez
camper sur place.

sa

fête...

folk.

et 14 juillet
militariste contre

COMMUNAUTE RURALE

pas manquer

et

Le samedi 27,

Le

ne

Cordes dans le Tarn si vous
l'occasion d'y passer à la fin du mois

Carmaux

28

attendons

les enfants.

avec

Quand le village perd

deux

13

UNE

au

avoir de plus
renseignements,
écrivez rapide¬
ment à Miquela Valcros 83390 Cuers, té¬
léphone : 28.62.12.
Nous aurons également besoin d'une ai¬
de supplémentaire. Il suffit de parler l'oc¬

une

Nous

ans

plus.

au

erronés. Tous sont discutables.

Nous n'avons voulu faire que l'amorce,
avec les lecteurs et les groupes, d'un débat
sur

13 août à VALCROS (Var)

au

amples

écologiquement

pas

de couper

ou

»

recherche des

Dans la
dies

20.359 hectares
33.534
»

maintenant

les coupes

violette des bois, le
LES

Il

Décolonie de vacances
du 6

Pour inscrire les enfants et

faut citer

•

FÊTES A LA CARTE:

en

OceíÌAHít &lt;íwa&gt;4í«h»i«

Sainte Marie de l'Assomption
Patronne des injustices et du pognon

impossible de" faire une
grève totale dans un H.P. Les urgen¬

Arrête

ces

«

Pense
Il

répression
plutôt à la négociation.
un

peu ta

»

fallu près de 2 mois de lutte
(occupation des locaux, grève
soins) pour amener à discuter la
a

dure
des

direction

particulièrement

réaction¬

naire des

hôpitaux psychiatriques N.
D.
de
l'Assomption, établissements
privés faisant office de service public,
dans 5 des 7 départements qui ont
voté pour Giscard en Occitanie.
Une
genre
—

lutte

très

difficile

d'établissements
Les

rection

directions
centrale

à

dans

ce

:

locales

la

di¬

Chamalières

se

renvoient la balle (politique
balle de ping-pong »).

et

«

de la

—

Il

au

est

doivent être assurées. Une partie

sont)

2,50 F par jour.

Les travaux

d'ergothérapie sont détournés par la
direction à son profit. Les grévistes
avant le travail

d'équipe

du personnel ne peut que se déclarer
des grévistes. La direction

mettent

solidaire

et la

les divisions entre différentes
catégories de personnel.

de malades d'être suivis à l'extérieur

pousse

La direction s'appuie sur 40 re¬
ligieuses, détentrices des postes-clés.
Elle utilise la charité contre la justi¬
ce. Dans des départements où l'Egli¬
se pèse lourd, cela permet d'exercer
une pression morale sur les internés
et sur l'opinion publique. Dans ce
cadre, le soutien apporté par l'AOC et
la JOC aux grévistes est important.

en

possibilité qu'auraient beaucoup

de l'asile

:

sonnière

de

«

La psychiatrie est pri¬
la structure même de

—

—

Et

les

«

malades

»

?

Le

rôle

idéologique des soignants : à la fois
travailleurs
exploités et ceux qui

l'hôpital, elle est au service et l'ima¬
ge de la société capitaliste. »
Les négociations ont abouti à la
suppression des blâmes et assigna¬
tions contre les responsables CFDT.

Mais
core

des
en

revendications

restent

en¬

suspens.
J. G. R.

Soutien

:

CCP

—

Rodez.

Solidarité Cayssiols
329-33 N

Toulouse.

Lutte

Oc 9

�FETE LES

TIERS/MONDE
Un

17/1810UT

des buts, parmi d'autres,

de l'extension du camp
et la démons¬
tration des armes nouvelles en vue de leur exportation
vers le Tiers-Monde. Or, les Paysans du Larzac ont tou¬
jours pensé que leurs terres devraient servir à la vie
plutôt qu'à la mort et seraient plus utiles à produire des
céréales que des armes.
militaire

conséquence,

En

le Larzac

sur

au

Fête

une

mois d'août,

de

la

Moisson

aura

pays

Nous faisons
toutes

les

donc

un

personnes,

qui se sentent concernés
dans le

appel pour que
associations

par

le

se
ou

problème

demandons

à

notamment

lieu

des artis¬

produisant bénévolement.

Outre les déclarations, appels et analyses, qui, nous
l'espérons, connaîtront la plus grande diffusion, nous
comptons bien récolter des fonds qui serviront soit à une
aide d'urgence au Sahel, soit à des opérations à plus
longterme, pourvu qu'elles soient prises en charge par les

joignent a
organismes
de la faim

les

paysans,

et

Les Comités Larzac et autres

par

peuvent nous aider
A

—

LE BLÉ FAIT VIVRE

de

notre appel, tant

diffusion

du
des

texte

«

tracts

Moyrazès

si

que,

le blé
et

au

possible,

à

sein

auprès

fait vivre...

affiches

Comité Larzac, Chambre

LES ARMES FONT
MOURIR

des

du

»

commander

d'Agriculture,

Route

au

de

12009 RODEZ.

—

RASSEMBLEMENT AU
RAJAL DEL GUORP

LOC

information

—

cette action

aidera à faire pren¬
dre conscience de la dette des pays riches envers ceux
du Tiers-Monde, et du plus
grand scandale de notre
monde moderne qui fait qu'une minorité des nantis se
permet de détruire des denrées alimentaires, de geler
des terres cultivables, de s'ingénier à exporter des ma¬
chines de plus en plus efficaces pour semer la mort
alors que les deux tiers de l'humanité sont sous-alimentés
et que chaque année, des centaines de milliers d'humains
meurent de la guerre, de la famine ou de malnutrition.

par

des publications

diverses.

Par la participation au rassemblement, notamment

—

des expositions de panneaux, au moyen de
nous mettrons à la disposition des or¬
ganisations participantes. Nous en faire la deman¬
de dès que possible, pour la réservation, à : Secré¬
tariat des Agriculteurs du Larzac — 12230 LA
par

—

stands que

CAVALERIE.
—

Animation

de carrefours d'échanges, ou de mo¬
de fête, chants et danses populaires, etc...

ments

HORAIRE DU RASSEMBLEMENT

Plus particulièrment, nous pensons que la politique
actuelle de la France, surtout en matière de Défense
Nationale, avec seé ventes d'armes, ses bombes atomi¬
ques, ses extensions systématiques de camps militaires,
etc... tend à aggraver le problème au lieu d'aider à sa
solution, et pendant ce temps, tous les pays riches con¬
tinuent le pillage du Tiers-Monde.

—

Arrivée

le plateau le samedi 17 août 1974 vers midi
Rajal del Guorp ». '
Moisson : 14 heures.
Meeting à partir de 20 heures.
FETE TOUTE LA NUIT.
Ceux qui viennent de loin
et passent la nuit, camperont évidemment
par leurs
au

—

sur

«

—

—

propres moyens.
—

—•

diffusion

diffusion

—

—

Les Paysans du Larzac

la

organisations intéressées

:

organisations elles-mêmes,
public en général :

dans le Tiers-Monde.

que

des

Des moments de détente seront animés par
tes se

des exten¬
moins un sac
de blé au mois d'août sur le Larzac. Ceux qui ne produi¬
sent pas de blé
peuvent apporter la contre-partie en
argent qui servira à aider et à développer l'agriculture

esp^ioiio

durera

Africains concernés.
tous

plus spécialement à tous ceux concernés
sions de camps militaires, d'apporter au

Nous

Il

Dans la soirée du 17, un meeting avec
des Africains
spécialistes dans le travail avec le Tiers-Monde, et
autres organsations, qui pourront notamment exposer leur
analyse, présenter leurs actions, lancer leurs appels à
l'opinion publique.

monde.

Nous

le Larzac.

—

communautaire appartenant au G. F. A. Larzac
essentiel, de cette fête est de rassem¬
le maximum de blé et d'argent pour envoyer à des
du Tiers-Monde touchés par la famine.

nous

sur

des

récolté. Le but

bler

lieu

l'après-midi du 17, à partir de 14 heures, la
champs dont la' récolte sera pour l'Afrique.

Dans

—

moisson

champ
sera

aura

heures. Il comprendra :

24

moment où le premier

au

rassemblement

Le

Larzac, est l'expérimentation

du

[C.l.0.0.

avril 1974.

Carrefours le dimanche matin.

Départ du plateau

:

dimanche à 14 heures.

leiziEBS

OU COMMENCE H OU FINIT U POLITIQUE ?
On

parle beaucoup de fêtes et de meeting, de rassem¬
ce journal. Il est intéressant
de connaître l'avis des « expérimentateurs » en la matière.
Que tous ceux qui ont connu ou connaîtront des expé¬

avait

déjà fortement marqué

ment

au

riences semblables

Toulouse, les gens n'ont pas été de simples spectateurs,
consommant de la Culture Occitane... mais dans les lon¬

blement et de festival dans

ou

différentes

nous

en

fassent part

à

la boîte postale.

meeting illustré

Les deux

?

des

Une fête

?

réglé cette question
grand déséquilibre dans toute la soirée... et
interventions

importantes,

des

a

entraîné

a

fait que

choses

précises qui
devaient être dites à cette occasion (sur les réfugiés bas¬
ques par exemple), n'ont pas eu la place et l'audience
qu'elles devaient avoir... C'est là d'ailleurs un problème
difficile à résoudre

:

à partir du moment où l'on

ne

veut

faire un meeting, c'est-à-dire donner la place cen¬
trale à des « discours politiques », même illustrés par des
chansons, comment éviter l'aspect « égoïste », l'aspect
pas

«

d'oubli

»

de la fête...

Nous n'y sommes pas arrivés cette fois...
Ceci

février

positif

dit,

nous

pensons

à Toulouse est
pour

un

qui s'est passé le 28
événement important et très
que

ce

l'avenir.

Tout d'abord, ce rassemblement, cette fête de la jeu¬
Occitane a revêtu un incontestable caractère col¬

nesse

lectif, communautaire même
une

Ensuite,

pour

la première fois aussi massivement à

instant, réalisant ainsi
de se retrouver, ce qui

par

exigence d'être ensemble,

Déjà, dans certaines formes apparues préalablement
systématisées par des courants comme VLR, de re¬
cherche de vie, d'expériences, de rassemblements com¬
munautaires... il y avait ce désir. Mais assumer par le
seul gauchisme il conduisait à la marginalité, voire à la
et

décadence.

U

faut bien

voir

qu'il s'agit là de quelque chose de
Dans une ville où la vie
politique dans la jeunesse est marquée par le « gau¬
chisme », avec sa dynamique parfois, mais aussi tous ses
« rites »,
toutes ses impasses... il est important que ce
dominant

soit

rompu. Et pas
rompu n'importe
l'émergence encore hésitante, encore
imprécise, d'une autre culture, d'une autre identité, d'un
autre « mode de vie » qui soit authentiquement le sien...
Comme le début en Occitanie
de ce qui en Bretagne
explique le raz-de-marée des Fest-Noz...

comment, mais

par

comme dans de nombreuses villes de ce
Occitanie, la jeunesse ressent
profondément
l'ennui ,l'isolement, le « mal de vivre » produit par tout
ce système, par toute l'éducation
qu'elle reçoit qui est
coupée de toute vie réelle, qui la parque (géographiquement et idéologiquement) dans des domaines réservés...
A

type

dans la

recherche

d'un

«

biais de

viure

occi¬

trouve la chance de dépasser cette limite,
d'enraciner cet élan dans la réalité d'une culture popu¬

très important pour l'avenir...

modèle

C'est
tan

culture.

?

Le fait de n'avoir pas

un

le rassemble¬

danses à la fin, ils ont participé, ont commencé à
créer ensemble quelque chosç, à trouver un peu de leur-

des chansons

par

exemple

gues

ooooooooo

Un

par

Larzac cet été...

Toulouse,

»

laire

que

se

réappropriée

U

par

un

peuple.

avait

comme les prémices de cela dans la joie
terminales, où se mêlaient rythmes bretons
et occitans... U y avait dans la joie de très nombreux par¬
ticipants à cette soirée comme la reconnaissance d'une
fenêtre entrouverte dans cet ennui, cette mort qui vous

des

y

danses

(et dont dans ses pires moments, le gauchisme
groupusculaire fait entièrement partie).
oppresse

Nous

pensons maintenant qu'il
faut multiplier de
expériences en les décentralisant : veillées dans
les quartiers, soirées dans les MJC, etc... afin de briser
le ghetto universitaire.

telles

en

C'est alors dans le désir de la fête, de la communion,
la volonté de refuser cette mort qui apparaît...

Voilà juste quelques réflexions à la fois pour nous
expliquer vis-à-vis de tous ceux qui ont apporté leur
soutien à cette soirée et ont pu être surpris par sa forme...
et

pour

commencer

un

échange

d'expériences

avec

d'autres.
LUTTE OCCITANE

—

TOULOUSE.

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              <text>&lt;em&gt;Lutte occitane&amp;nbsp;&lt;/em&gt; &lt;a href="https://occitanica.eu/items/show/21630" target="_blank" rel="noopener"&gt;(Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue)&lt;/a&gt;</text>
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              <text>Larzac, Causse du (France) -- 1971-1981 (Mouvement contre l'extension du camp militaire)</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Journal d'information, &lt;em&gt;Lutte occitane&lt;/em&gt; contient des articles contre l'extension du camp militaire du Larzac, il aborde aussi les probl&amp;egrave;mes de la viticulture et du tourisme en Occitanie. &lt;br /&gt;&lt;em&gt;Lutte occitane&lt;/em&gt; publie aussi des interviews et des articles de fonds permettant un appronfondissement des principes essentiels de sa ligne politique.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, AE V</text>
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          <name>Portail</name>
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          <name>Catégorie</name>
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          <name>Contributeur</name>
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              <text>CIRDOC - Institut occitan de cultura</text>
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      <name>Larzac = Larzac</name>
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