<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<item xmlns="http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5" itemId="22679" public="1" featured="0" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" xsi:schemaLocation="http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5 http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5/omeka-xml-5-0.xsd" uri="https://www.occitanica.eu/items/show/22679?output=omeka-xml" accessDate="2026-04-13T11:58:12+02:00">
  <fileContainer>
    <file fileId="144455">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/8a9bcc95fbc10d65f5a7757b2fe99fb8.jpg</src>
      <authentication>0df1b8902116222a63475b67832c7b3a</authentication>
    </file>
    <file fileId="144456">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/f1aa74b66c1d13907627d6ffe9073843.pdf</src>
      <authentication>0ea6893e85261f689740f91a66417142</authentication>
      <elementSetContainer>
        <elementSet elementSetId="9">
          <name>PDF Text</name>
          <description/>
          <elementContainer>
            <element elementId="175">
              <name>Text</name>
              <description/>
              <elementTextContainer>
                <elementText elementTextId="744302">
                  <text>SOMMAIRE

CEVEIMNES
Le

Rallye flic

-

page 4

-

5

DRAGUICNAN et le
VAR assassinés
-

9

• BÉZIERS

:

page

8

Astre
page 6

-

7

• LARZAC:

jan

FEV 1975

-

N° 17

Prix 2,50 F

8£ZIERSj

■ */#*#

Annada
delà
fraternitat ?

Avem lo cap
dur page 12 13
-

P.T.T.
-Les exilés de Paris
-Une postière parle
page

22 à 27

Dahomey : une for¬
ce qui se lève
page

31

-

32

DOSSIER : platefor¬
me d'orientation
de L. Oc. à Carmaux

�NON, NON, NON, NON
OCCITANE

LUTTE
« Lutte Occitane » reparaît en ce
début d'année après trois ou quatre

mois

d'interruption.

(Il va de soi que les abonnements
seront prolongés d'autant.)

Depuis quelques temps déjà, nous
recherchions

une

formule

nouvelle

qui intégrerait les acquits de deux
années : puis la décision de céder
la place à un vaste mensuel de mas¬
se « Volem viure al païs » fut prise
au temps où nous pensions encore
possible le développement en grand
d'un tel mouvement. Enfin le choix
de la reparution fut fait

quelques
jours avant... la grève des postiers !

de

Ce numéro est donc un numéro
transition : le format change,

terviendront

:

qui concerne le contenu,
la nouvelle formule tiendra compte
du fait

qu'à l'heure actuelle, aucun
journal pan-occitan ne peut avoir la
prétention de remplacer les multi¬
ples journaux locaux bien mieux
ancrés dans leur réalité

:

son

raison des

événements, céve¬

notamment,

nous sommes con¬

traints de surseoir à la

publication
d'un important dossier sur Fos-surMer, réalisé par notre ami Alain
TORCHET, membre du Parti Socia¬
liste.
Nous le publierons dès le
prochain numéro.

MORT..

Le Neva-

à Antibes, Front Occitan en
Haute-Loire, Cévennes Occitanes,
Fors en Béarn, La Bugada en Hau¬
te-Provence, etc... plus tous ceux
qui se préparent !
guesque

aspect culturel,

nous

En

PAS

en ce

—

S'attachant plus à la vie du mou¬
vement occitan, notamment dans

nols

N'EST

mais dans les mois à venir, de nom¬
autres transformations in¬

breuses

nous

au sens

attacherons

large,

essentielle¬

ment

aux événements les plus mar¬
quants du combat occitan.

Quant à ses aspects techni¬
ques, le journal de « Lutte Occita¬
ne » sera
réalisé par une équipe
plus solide, en partie permanente,
et sera diffusé par les N.M.P.P. ; la
périodicité sera probablement mo¬

Les optimistes parient d'un quinzomadaire, les utopistes d'un heb¬
domadaire... et le quarteron de fous
qui s'attaquaient au dromadaire
ont été internés par nos soins pour
une

durée indéterminée.

Tout est

prêt

Il

manque plus que trois cho¬

ne

diversifiées

ses,

taires

3. des

N° 2

REVISTA
«

LUCHA

—

sous...

»

plein d'abonnements !

LUTTE OCCITONE
DIRECTEUR-GÉRANT:

EDITADA

OCCITANA

...CAR IL

complémen¬

1. des sous,

Et

—

mais

:

2. des sous,

difiée.

OCCITANIA PASSAT E PRESENT

:

—

PER
-

-

ANTIBES

BANDE

Michel d'ALVERNY
Le numéro

L'abonnement 12 numéros..
Prix

au

numéro

....

Abonament
J.-L.

BRACQ

ENCORE!

6 F

30 F

C.C.P.

—&gt;

Rédaction

Adresser

tout courrier

à

:

:
«

11, Av.

LUTTE OCCITANE

Montpellier 158248

C.C.P. 635798 Marseille

—

«

2,50 F.
25,00F.

du Mas-Ensoleillé

—*

06600

Antibes.

B. P. 2138

LUTTE

—

OCCITANE

»

34026 MONTPELLIER

-

Cédex

Commission paritaire N° 54 837
IMPR.

2

L. OC.

ARTYPO

—

12100

MILLAU

�1945

C.i.D.O.j

|fl£ZIERS[

:

Au nom de la « reconstruction
nationale », les travailleurs doivent
faire des sacrifices, se taire et...
bosser.

Les patrons français peu¬
vent reprendre du poil de la bête.
1974
Au

1975

-

PER L'AN 75

:

de la lutte anti-crise, les
travailleurs doivent faire des sacri¬
nom

:

fices,

se taire et bosser. Les sociétés
multinationales mangent la viande
et laissent l'os...

G*
X

NI BOUTS...

NON !
—

lits

Volem pas estre manjats bo¬
sostenent las multinaciona¬

en

las.

Des luttes

Volem pas estre manjats ros¬
sostenir la borgesià nacio¬
nala francesa.
—

tits

QUE FAIRE ?

en

Volem pas estre manjats en
tits en sostenent la borgesià naciosià occitana a son darrièr badai.
—

Lo

—

lo

païs

poder fa mina de mobilizar
contra aquel Drac : « la
En fach, laissa faire las so-

crisi ».
cietats multinacionalas.
—

La gaucha

jòga lo jòc de l'ali-

gança amb la « borgesiá nacionala »
contra
las
multinacionalas, sens
veire ben que se pòt pus ara en

Euròpa concebre
nacional

un

«

capitalisme

».

...NI ROSTITS

De qué devenon los trabalhaires
dins tôt aquò ? An la causida entre
estre

manjats bolits, rostits

o

plans

las

multinacionalas

motors.

des

troublent

états-majors

politi¬

ques.
Mais ces luttes sont encore plus
porteuses d'avenir quand elles met¬
tent

en

cause

la domination bour¬

geoise sur les mentalités. Les va¬
leurs de Travail, Famille, Patrie,
Armée, Nation, sont chaque jour, à
travers mille tâtonnements, combat¬
tus par les gens qui aspirent à vivre
autrement. Si Giscard a fait des
concessions sur l'avortement et la

majorité à 18

ans,

qui lui coûtent

peu, c'est sous la poussée de cette

nous

Laissar

nombreuses

En tant que

en

s'apoderar de l'economia francesa,
aquò's per nautri occitans lo pilhatge e la toristitficacion en grand :
en Cevenas, lo carbon
es sagatat
per los bels uèlhs de las societats
petrolièras e per la « vocacion toristica » que n'an besonh los pro-

A L'ORA D'ARA, face à la baisse
du pouvoir d'achat, au blocage-des
salaires au chômage, à la ruine ac¬

célérée du pays occitan, au matra¬
quage de « l'union nationale », nous
avons pour ennemis
tous les pa¬

trons, qu'ils soient multinationaux,
nationaux

ou

occitans.

mouvement occitan,

devons articuler la lutte

con¬

tre le capitalisme et son développe¬
ment irrationnel (pour nous le co¬
lonialisme intérieur) et celle pour
un

type de société qui ne soit pas
sur le profit et la domination.

basé

Cette prise de conscience socia¬
liste à travers la prise de conscien¬
ce des nationalités peut ébranler la

bourgeoisie et l'empêcher de garder

Voler faire

França fòrta »
dins l'amira capitalista, aquò vou-

Les postiers ont soutenu une lon¬
gue grève sans se prendre au mira¬

driá dire de tôt misar

ge des « sacrifices

—

les

aspiration.

sauça.
—

l

una «

sus

lo desvo-

lopament de las régions déjà industrialas del Nòrd. Las pichòtas entrepresas tradicionalas (Gantariá e
Henfer a Milhau, Bastiment coma
Astre a Besièrs)
ara creban.

crebariân

coma

imposés ». A Titan-Coder, à Marseille, les ouvriers
reprennent le travail à leur propre
compte. Dans les Cévennes, les
grues de démolition de la mine de
Saint-Florent (une des plus moder¬
nes d'Europe), sont dynamitées.

le contrôle de la société

en cas de
électorale du mouvement
ouvrier. Elle montre l'impasse de
« l'Union Nationale » pour combat¬
tre la crise et ouvre des perspecti¬
ves autres que le choix de la sauce
où nous serons mangés.

victoire

La crise ? Au

née,
non

L. OC.

3

de cette

an¬

d'un quelconque « intérêt na¬
tional », mais à nous battre dans
cette « société en crise » pour qu'é¬
merge un nouveau type de société
et de mentalités.
nom

NI MAI EN SALÇA !

cours

tous ensemble, nous aurons
pas à chercher à la réduire au

�Ne devons-nous pas

Les limites de l'odieux et du ridicule
doute atteintes

puisque, une nou¬
velle fois, Midi - Libre doit faire machine ar¬
rière dans son numéro suivant ( 15 décembre).
Maintenant les emprisonnés sont simplement
«coupables d'avoir inscrit sur les murs des Cé¬
vennes
des slogans hostiles au Critérium».
Curieux, curieux.
sont

sans

La Marseillaise

qui, dans le Bas-Langue¬
les miettes de Midi - Libre, n'an¬
nonce même pas les arrestations : ça lui évite
de prendre parti et de revenir sur son affir¬
mation quelque peu aventureuse du 13 dé-

doc,

ramasse

plutôt nous interro¬

ger sur les raisons, les motivations qui entraî¬
nent certains exploités à faire le jeu de leurs

exploiteurs, à devenir leurs meilleurs chiens
garde et briseurs de grève, d'abord en étant
contraints à la «sagesse» par continuel besoin
d'argent (les voitures «gonflées» coûtent très
cher) ensuite en acceptant d'être les vecteurs
des pires mythes et obsessions sécrétées par la
société capitaliste : ceux de l'agressivité auto¬
mobile, du record, de la réduction au chiffre
de toutes les activités humaines, du fraction¬
nement pathologique de l'espace-temps. Qui
n'a pas jeté un coup d'oeil sur le carnet de
de

Pour Midi-Libre, on le sait, quand quel¬
chose se passe quelque part qui trouble
l'assoupissement général, c'est toujours le fait
d'«étrangers au pays». Tout véritable habitant
du pays n'a le droit de sortir de son hiberna¬
tion que pour absorber sa potion euphorisan¬
te de Midi - Libre, à base de sport de compé¬
tition, de tiercé et d'horoscope, assaisonnée
de quelques mammouths tentateurs (4 F 95
seulement la boite de 1/2 saumon «fancy —
pink» ).
que

Malheureusement, malgré les précautions
prises, il arrive que d'affreuses fausses notes
se fassent entendre, que le monopole informatif laisse filtrer de fâcheux couacs. Ainsi, l'an¬
née dernière ces fameux «étrangers» ( et de
plus, irresponsables, est-il besoin de le préci¬
ser) avaient par leur action conduit les orga¬
nisateurs du Rallye des Cévennes à annuler
leur rodéo. Cette année, les dits organisateurs
décident d'y mettre le paquet pour sauver
leur rallye (Pardon «Critérium», ça fait moins
vroum-vroum) et convoquent sur place la fi¬
ne fleur de la PJ et des renseignements géné¬
raux de la région, plus toutes les brigades de
gendarmerie disponibles qui, pendant quinze
jours n'auront rien de plus urgent à faire que
de s'assurer du bon état du support publici¬
taire choisi par MM. ELF, ESSO, ALPINE,
PORSCHE et
autres
philanthropes bien
connus. Pendant quinze jours, les Cévennes
sont quadrillées par une police «à la botte»
des intérêts privés : le rallye doit passer coûte
que coûte. Les résultats ne se font pas atten¬
dre : cinq perturbateurs sont arrêtés. Les or¬
ganisateurs sont contents, Midi - Libre s'ap¬
prête à jubiler. On apprend leurs noms. Trois
d'entre eux habitent Arrigas, un autre le Vigan, le cinquième la Grande Combe. Voilà
qui n'est pas bon du tout. Des gens du pays !
Impensable ! Et pourtant cela est. On remise
rapidement le couplet «étranger» au magasin
des accessoires et on s'empresse de mettre sur
le dos des arrêtés tous les incidents de par¬
cours

qui

se

sont produits

au cours

des essais,

les «coupables» ont avoué, affirme Midi Libre. Maintenant qu'ils sont sous les verrous
à la prison de Nimes, le rallye va pouvoir dé¬
rouler ses fastes publicitaires et pétaradants.
Crac ! ça ne

traîne pas, le lendemain de leur
incarcération, un pont saute entre Cézas et la
Cadière. Vous croyez sans doute que le fait
d'être en prison constitue un alibi solide dans
ce genre de circonstances ?
Eh bien, pas du
tout le responsable de cette explosion c'est
l'un des emprisonnés de Nimes, Midi - Libre
du 14 décembre nous l'affirme sans détour (1)

THA&amp;ALlf
if ToftliTAS

| W W DF KALj
cembre

«Quant à la population, elle est uen faveur de l'organisation de
l'épreuve... » La Marseillaise volant au secours
de Midi
Libre, au secours du «sport» de
compétition le plus polluant, le plus stupide,
le plus robotisant, le plus mystifiant, le plus
hé aux intérêts des grands monopoles, on au¬
:

nanimement

-

ra

vraiment

tout

vu

cette

bord d'un conducteur de rallye, qui ne l'a vu
jouer au cosmonaute et communiquer avec
son coéquipier par l'intermédiaire d'un micro
ne peut concevoir à quel point ces gens en
sont réduits à la condition de

machine pro¬

grammée. C'est l'homme le plus mécanique
qui gagne.

année dans les
Il y a

Cévennes.

pire. Nous livrons à la réflexion
qui voudraient prendre la défense des
purs chevaliers du volant le «détail» suivant :
ce sont des pilotes qui, avisant trois jeunes
«suspects» au bord de la route les ont pour¬
suivis, maltraités, et sont allés les livrer à la
police.
de

Le communiqué de Lutte Occitane,
largement diffusé à la presse, n'est publié nul¬
le part sauf, partiellement, dans Libération.
Et

maintenant, va-t-on nous dire, nous
déjà, êtes-vous bien sûrs que vous ne
vous trompez pas d'adversaire, qu'il n'y a pas
parmi ces rallyemen des gens modestes qui économisent toute l'année se privent de vacan¬
ces, pour gonfler leur voiture de série, se
payer des équipements coûteux, etc? ... Mais
c'est certain ! Les oisifs fortunés sont large¬
ment majoritaires dans ce genre de compé¬
titions mais on y rencontre aussi effective¬
ment des quasi-prolétaires, fanatiques de la
mécanique et du chronomètre à quartz. Il faut
noter à ce propos que dans un autre «sport»,
le Tiercé, les proportions sont inversées et que
les classes les plus défavorisées fournissent
l'énorme majorité des parieurs. Devons-nous
pour autant magnifier cette institution bien
française, voire lui faire une place dans nos
journaux? Il s'agit là de ce qu'il est convenu
d'appeler une conception «populiste», qui
consiste à poser pour principe que «les mas¬
ses» ont toujours raison.

ceux

dit-on

4

L.

OC.

Aujourd'hui, le fait est là

:

5 camarades

moisissent à la prison de Nimes, sous une va¬
gue

inculpation d'«entrave à la circulation»

et de «menaces verbales». Il faut les sortir de

là, et vite.
Un appel à la solidarité des partis de
gauche a été lancé. Pour l'instant, le seul dé¬
puté d'opposition que nous avons pu joindre
après une longue tirade contre les inscriptions
murales, nous a demandé de le rappeler... au
mois de janvier. Les occitanistes ne présente¬
raient-ils un intérêt que lorsqu'ils peuvent
servir d'appoint électoral ?

(1) On note
systématique

la destruction
les Houillères d'Alès des ins¬
tallations du puits de Saint - Florent, un des
plus modernes d'Europe, n'a pas justifié la
moindre ligne dans ce journal d'«information».

au passage que

par

�LA

CANÇON

DEL RALLI
DE LAS CEVENAS

ST-FLORENT
On veut
on

ne

faire croire que les casseurs

nous

Cévenols emprisonnés à-Nîmes. Mais

sont les

dit

nous

Houillères est

pas que
la direction des
train de détruire le potentiel

en

économique des Cévennes.
Depuis
du

plusieurs

mois

bassin

houiller essaye
voix. Son opposition à

sa

mine

est

Jïe*
cûAU&amp;euàd

fermeture

à ta

des

unanime.

Adieu

I

catoe

entrevues

la

avec

lères, tout cela n'aura
tendre

raison

direction

pas

suffi

princes

aux

des

faire

pour

qui

Houil¬

nous

en¬

gouver¬

nent.

Il

fallu

les Cévenols en colère
dynamitent les engins de déménagement sur
le

aura

de

carreau

la

que

que

la

de

»

Saint-Florent

régionale

presse

compte

de

mine

la

daigne

«

rendre

désastreuse

situation

pour

des

Mais pourquoi

«

Midi Libre

ne

»

dit pas

:

le puits de Saint-Florent est un des
puits les plus modernes de l'hexagone ?

—1

que

les réserves d'anthracite

que

—•

très

core

y

les

tes

»

ne

dit

déclarant

rentables

non

«

La liquidation! économique
des Cévennes
correspond aux intérêts des promoteurs qui
ont découvert à cette région une « vocation

touristique

à la violence.

recours

déplaise à

Midi Libre » et aux inté¬
rêts que sert ce journal, Jes travailleurs des
Cévennes ne se sont pas trompés.
Ils savent de quel côté sont les casseurs et

frappent

en

conséquence.

Suite

HEURE

POUR
PLUS D'INFORMATIONS
SUR LES CEVENNES

les

la

d'une

vérité

sur

éléments essentiels

:
• AU

tuelle de la Cévenne

COSTA
en

30

—

timbres

:

sur

—

La fermeture
la défaite.
Eminence
du textile

—

Tourisme

ou
:

en

du

«

le miracle

des ouvrières

Cévennes.

la

et

exposant

situation

ac¬

à commander à Michel

MONOBLET

contre

2

francs

;

Organisation par « Cévennes Occitanes »
plusieurs soirées de chansons suivies de
débat avec MARTI : au Vigan, près de 200
personnes ont participé le dimanche 29 à, un
débat vivant et passionné sur le sort fait aux
Cévennes et sur les moyens de lutte, après
—•

de

écouté

avoir

les

CLAUDE (très
—•

chansons

de

d'une affiche régionale visant à
meeting à Nimes ville où doit se
le procès : la date n'en étant pas

Sortie

préparer
dérouler
encore

les

nouvelles

chouettes).

un

celle de

connue,

Cévennes

Tenez-vous

»

au

ces « six heures pour
n'est pas fixée.

courant.

L. OC.

5

»

per

viure aici.

de

jorns,
a

semanas,

patit !

pron

Lo vôstre

Cire

Adieu per

totjorn, ralli !

calhaus

Los

O

nos

enmasca

subre las rotas,
dins los

las cabras

vos

contorns

que

de dote

jogar

un torn

nos

!

mina,

an

:

sautat !

metre en

réserva

Contra eles

—

siam condamnats

esclapaires

en

;

ges

—

preson

d'Indians,

aurem

rason

!

:

puits de Saint-Florent

—

faits

de

Cevena

An bèu

SOMMAIRE DU N» 6

l'annada

bate

me

Ara fan marrida mina

H.-Merle

plaquette ronéotée ré¬
les

empachar de dormir

Pendent
La

rôdas

lo pais.

Desmolissián nòstra

SALINDRES

30340

Profit,

pétaradas,

E ieu sieu tota

Disiam

la

Réalisation

—1

vist !

pron

del

e

Qu'an vôugut

Lisez

les

tablissant

Nos

Son

libération provisoire des quatre
Comités de soutien n'ont pas
pour autant désarmé : lors d'une réunion te¬
nue
à Montpellier dès le vendrldi 20 décem¬
bre, plusieurs initiatives ont été prises :
à

Cévenols,

demòri

Per-de-que crebas

Los clavels

CÉVENNES
DERNIERE

ieu

e

Venes faire

Los

—

—

—

T'avem fach crebar las

Que

«

38, Rue

6 HEURES POUR
LES

vas

».

Lorsqu'on méprise et abuse toute une po¬
pulation, elle n'a pas d'autre solution que le

CEVENNES OCCITANES
Avant le procès à Nimes

paure,

adieu puta

Tu te'n vas, t'avem

?

»

Adieu

«

Carnaval.. ■)

de ralll.

Del Torisme

pas :

sont en¬

gens-là ont intérêt à éliminer tou¬
autres sources d'énergie
les
en

que ces

—

Midi Libre

«

importantes ?

qu'à l'heure où on nous demande de faire
des sacrifices, d'autres font des profits sur
le pétrole et les centrales nucléaires ?

—

Autre chose que

N'en

mineurs.

REFRANH

puta,

te'n

:

paure

Tu, servitor de la mòda

Manifestations, grèves, occupations des lo¬
caux,

adieu

Adieu pua
Tu

l'èr de

sus

—

déjà, la population
de faire entendre
la

(Se canta
adieu paure,

dans

Los Cévenols
:

l'agonie

parlent...

ganharàn.
Los

Reborsièrs.

En Cevenas, décembre.

�[A.STRE1

BEZIERS, CAPITALE DU RUGBY...

rugby avec son président sou¬

Le

riant Georges

MAS, dit Jojo, prési¬

dent-directeur

général de l'entrepri¬

se

ASTRE. Cette affaire, où en est-

elle, maintenant que

«

Ici-Paris

D'UN

FAILLITE

» a

épuisé le côté scandaleux de l'his¬
toire ?

PATRON
Consi òm

pòt

se

se situe dans cet essor
bâtiments, au lendemain
de la guerre. Il fallait reconstruire. Le pouvoir
de l'époque a subventionné à
outrance ce
genre d'industrie. L'immobilier est rapidement
devenu lei terrain privilégié des requins de
la finance et des pêcheurs en eaux troubles.
en

que

l'intermédiaire

politique

la

gouvernementale voulant l'efficacité, coule les
représentants de l'ancienne majorité lorsqu'ils
font mine de ne pas se rallier.
Il ne serait
donc pas étonnant de voir apparaître de nou¬
veaux

cette

de solucion
tenga compte

de nòstra situacion economica

de sa banque, Astre a
d'encadrement du crédit.
Enfin, Astre est victime du règlement de
comptes entre requins.
La nouvelle équipe
Par

subi

L'entreprise ASTRE
entreprises

Pas ges

milliards.

engraissar...
des

Lyonnais de Béziers était de cinq

Crédit

au

notables
affaire.

dans

la

vase

soulevée

par

...amb la vocacion toristica...

Pour

l'entreprise, deux solutions ont

sauver

été avancées

:

Reprise des travaux les plus importants
(plus de 300 millions) par la Société des
Grands Travaux de Marseille, à condition que
celle-ci garde son encadrement et son ma¬
—i

tériel.
La France rebâtie, il a fallu continuer. A la
recherche de nouveaux profits, les argentiers

par

du

illusion

système ont - découvert la vocation tou¬
ristique des régions périphériques •.
C'est ainsi

qu'en Occitanie, la « Floride •
a vu le jour. Pour mettre en place cette nou¬
velle industrie, outre l'obligation d'exproprié!
les agriculteurs de la région concernée, il a
fallu mettre en place des structures d'accueil
(ensembles résidentiels...)
C'est

\^

et

de

/

\trabalh ?/

Le pouvoir change de mains. Après le
pitalisme nationaliste désuet arrivent les
présentants du capitalisme monopoliste.
de

sort

ca¬
re¬

Le

Le plan économique mis en
le président de la moitié des Fran¬
çais est simple.

capital gros es totjorn
lo mai fort quand lo cor

Lo

par

Aide

—•

aux

entreprises rentables

pour

i

les

es

La dernière

explication du refus de

tage de l'entreprise est la faible mobilisation

cadrement du

qu'elle

en

crédit.

même temps, ces

aidées, quand la résistance locale
est trop importante,
risquant de mettre en
danger l'équilibre politique et social.
C'est le

son

cas

Entreprise

—•

trop
P.-D.

—•

de l'entreprise Astre

mal

gérée,

le

souvent confondu avec

Entreprise vivant

—i

des

portefeuille
celui de

faire

pensent

qui

en

regarde la carte des zones indus¬
Europe, on voit au nord la Rhiir

au

sud-est, le nord de
sud-ouest, le nord de l'Espagne.

d'économie
mixte ?

une

son

endettement

entraînée.

—•

En

réembauchant

certains

travailleurs

(les moins spécialisés), les autres entreprises
du

bâtiment

ont

provoqué

un

de démobilisation.

6

place
plan,
C.F.D.T., permet de maintenir
l'emploi sur la région bitterroise. Nous avons
trouvé sur la place de Béziers de gentils uto¬
pistes prêts à se lancer dans la coopérative
ouvrière : ils ont simplement oublié que dans
une société capitaliste,
les tentatives de coo¬
pératives ouvrières n'aboutissent qu'à faire
gérer le système par les travailleurs. De plus
en les noyant
dans la gestion, leur combati¬
—i

Refus de la part des syndicats de sortir
méthodes d'action traditionnelles.

qui

—&lt;

politique de
le chiffre d'affaire de

sur

a

Intervention de la presse à sensation,
à concentré l'attention de l'opinion pu¬
blique sur MAS, président de l'A.S.B., afin de
masquer le problème des travailleurs.
.

:

G.

crédit trop importante :
était de 115 millions,

Astre

Occitanistes

peut

Pour relier ces
centres, il
est important
(pour l'économie capitaliste) de créer une dy¬
namique allant du nord (lieu de décision po¬
litique) au sud (lieu de récupération de plusvalue). Cette dynamique passe par le relais
politique de Lyon et le relais économique de
Marseille-Fos. La solution proposée pour As¬
tre correspond donc parfaitement à ce plan
de pillage de l'Occitanie.

sauve¬

Pourquoi cela ?

entreprises peu¬

être

étant

Elle

une société

pas pus

2 —&lt; Disparition pure et simple des entre¬
prises non rentables, par la politique de l'en¬

vent

certains

repoussée

vivement

Bassinr Parisien, au

le

l'Italie,

relancer, en faisant appel si besoin est, à des
capitaux privés, parfois même multinationaux.

Mais

été

l'Occitanie n'est certes pas entre de

meilleures mains.

place

à

l'on

Si

trielles

\

a

les travailleurs C.F.D.T.

qu'à partir du moment où l'affaire est reprise
par une entreprise occitane, le problème est
rélgé. C'est une position nationaliste que
nous combattons en tant que telle.

/ manténer

l'ajuda de l'estat

...e

1

f consi

là

qu'on voit ressurgir certaines en¬
treprises locales comme Astre.
Une petite
enquête permet de voir le lien qu'il y a entre
le développement de cette entreprise et les
activités politiques de son P.-D. G. : il finan¬
çait les Services d'Action Civiques (S.A.C.)
de la région Languedoc.

solution

Cette

commencement

Deuxième

d'une société
avancé par la

vité est freinée.

L. OC.

solution

:

d'économie

création

sur

mixte.

Ce

�VENTE DIRECTE

FAILLITE D'UNE

DE VIANDE
CONTRE les spéculateurs de terre et

RÉGION ?
VEIVTF

DiKecrc

»v*t«r*-r

or

»tTv*fctc.

i*\

bronze-cul européen.
CONTRE le gouvernement français qui, aux
ordres de l'impérialisme international or¬

yiflwwr

ganise

par ses décrets,
ses
lois,
subventions, le vidage du PAYS et

Tiururi. t«»nt «««cw» -siurm

e&lt;rrt#»«t*%

damne à

ui «•&gt;« ranmivi
ncivM "t&gt;c

*«Wr

"T»W«

t.*

l'exode

les

ses

con¬

OCCITANS.

CONTRE les patrons OCCITANS qui ont choi¬

*«•&gt;« *.«*»«

«rwowc

d'hom¬
qui veulent faire de l'OCClTANIE un

mes

la

si

collaboration

leurs

tir

de classe pour

garan¬

privilèges.
DES AGRICULTEURS

APPORTENT DE LA
A PRIX COUTANT
POUR montrer
de

leur solidarité

chez Astre,

tiers

travailleurs

aux

cheminots,

aux

aux

pos¬

grève...

en

POUR prouver

qu'ouvriers et

rencontrer

se

VIANDE

paysans peuvent

s'unir.

et

Face à la collusion pouvoir - patrons,
faisons l'union des travailleurs.

VOLEM GARDAR

LO DREIT

DE VIURE AL PAIS.
PER LO

GARDAR CAL LUCHAR.

PER

LUCHAR CAL S'UNIR.

Lutte Occitane

Paysans Travailleurs

-

SOLUCION
DELS MOTS CROZATS

Orizontalement.

Un esper I La solidarltat
ziers) des

ouvriers

et

qui dans l'ensemble

distribuant des
tracts
ont été bien accueillis.

Après avoir pris contact avec des agricul¬
de l'arrière-pays, nous avons organisé

teurs
une
avec

directe de
viande
en
solidarité
les travailleurs de Astre, mais aussi des

vente

postiers, alors

en

grève.

postiers

en

kg de viande ont été vendus à la
Travail, dans les locaux mis à
disposition par la C.F.D.T.

notre

du

Les camarades de la C.F.D.T. ont
pour

aider cette première rencontre

tout

fait

(à

Bé¬

a

permis

Le

une

pouvoir n'a rencontré à Béziers
faible résistance, des gens résignés.

qu'une

Le

Bâtiment, à Béziers et dans toute la
région, reste un secteur industriel important.
Il

va

devoir affronter de graves difficultés.
devons donc être prêts à engager de

nouvelles

formes

contre

le

travail

sur

de

4. Gota

—i

AA.

—

(Nacl)

6.

—■

(Léon

tât

:

una

on).

a

luttes

chômage et l'exode,

pour

pour

la survie,
le droit au

place.
LUTTE OCCITANE

(Béziers et
L. OC.

7

sa

région)

(COEA).

L.S.D.

(sourcils)

LIP

—

perdut

sa

10. N.O.

Esper.

—i saca,

s'es pas à la cima,

—

3. ST

—

—

garaulas (escargots).

1.

5.

—

—

E.A. (C.E.A.

—

ment

—

—•

Concerté)

12. tôt
=

sal.

(tôt

faillite).

es

—•

8.

10. ZACS
-

O.L.P.

dins tôt)

-

na

7.

Na

8. hl

sa

—«

mi¬

al fons »).

es

O.P.A.

=

ala

(« l'ivèrnes dins

6. lèus (mou)

l'Energie Atomique).

perdut

Draguinhan.

7.

onglada

a

—

—

9. tanièra

tap (bouchon).

(soif ardente).

idòla

—

femma,

—

LUT.

OC.

-

5. Usarà

—

2.

—

3. Gaug

—•

—

Itparada (hit-parade).

—

—!

saca,

—

ussas

—

(hectolitre)
Le

si

—

Verticalement.

liaison
effective ouvriers-paysans, a montré l'incapa¬
cité pour ces luttes d'un type nouveau (lutte
pour le droit au travail...) d'aboutir dans
le
cadre traditionnel (s'en remettre aux notables
locaux et aux syndicats réformistes).

Nous

1.500

Bourse

lutte.

Ratapenada (chauve-souris).

Quinas leiçons ?

Pourtant, malgré l'échec relatif de cette
lutte, il y a un certain nombre d'acquits à ne
pas négliger. « Lutte Occitane » a
soutenu
les travailleurs en participant aux différentes
en

en

gala de soutien
grève, l'annonce de cette ac¬
tion a provoqué une ovation
dans la salle,
malgré les efforts de certains Occitanistes
malgré les efforts de certain Occitaniste
culturel auprès des
organisateurs du gala,
aux

Ce conflit, même s'il

et

paysans

Le soir même, au cours d'un

OBRIERS
FAISANS
manifestations!

des

Descolonizat.

1.

—

—

—

2. EA

—-

4. Ca-

—

arsina

aspic.

—

Commissariat à
—

laser.

—

9.

(Zones d'Aménage¬
11. Da

—

—&lt;

uelh.

—.

Astre (quincanèla

�sous-préfecture). Les Dracérois sont meurtris et
beaucoup devaient penser que les CRS, qu'ils
entretiennent avec leurs impôts, ne servaient qu'à taper sur les
gauchistes à Paris et que les gendarmes servaient à attraper les
ils sont à

envie de faire un article sur DRAGUIsi les événements de l'autre jour ont attiré l'attention
cette ville, l'analyse de ces événements n'a pas été faite

Nous n'avions pas

GNAN,
de tous
et

car
sur

on

VAROIS d'en parler. Ne tombons

il est difficile même pour nous

;

positive : le PS (Sections de Toulon- tendance
un tract pour expliquer aux Toulonnais l'inu¬
tilité de ce transfert. D'immenses espaces verts vont être construits
pendant que, dans la vieille ville, une maison s'écroule mettant à
la rue 40 gosses en une nuit, pendant que les usines ferment
(Buda). Il faudrait faire de même à Brignoles qui devient SousPréfecture alors que les usines de Bauxite (Pechiney—Alusuisse)
vont fermer ( «Non à la fermeture des usines de Brignoles» crierat-on quand le premier tour de clé sera déjà donné) et que des pe¬
tites usines ferment (matériel agricole).
Réaction

CERES)

réflexion.
:

nouveau

comprend

voleurs.

dans le piège de libération et de ses perpétuels communiqués
de victoire : à chaque fois que des OCCITANS tapent sur des
CRS, le combat de ces OCCITANS n'est pas forcément le nôtre et
DRAGUIGNAN a une odeur de Reggio de Calabre, (mais cela de¬
mande à être analysé avec sérieux par les Occitanistes Dracérois
d'abord.) Ce sont de simples notes que nous proposons à votre
pas

NB

les

a été rédigé par un militant de base sans vocation
journalistique ou d'analyste politique. A des militants plus
motivés de reprendre les données de cet article et d'en faire
peut-être jaillir la lumière.

Cet article

a

distribué

Que devons

nous

penser, nous

occitanistes de tout cela ?

une odeur de

Reggio-de-Calabre ?
Draguignan, 25.000 habitants, situé dans le haut Var Rural
préfecture. Son maire est SOLDANI, Socialiste, Sénateur, Pré¬
sident du Conseil général, à majorité union de la gauche. Le dépu¬
té est GAUDIN, maire du Luc, Socialiste, situation économique
est

catastrophique : fermeture des usines, envahissement par l'armée
(Canjuers est là
)
...

Toulon, 250.000 habitants, sur le littoral est sous Préfecture
LORRIÉRE député, UDR, parachutiste, an¬
cien chef de cabinet de DEBRÉ, Maire de Ste Maxime ARIECK,
Centriste. A l'ouest de Toulon, l'agglomération ouvrière de La
Le maire est Simon

Seyne, Maire et député Communiste GIOVANINNI. A l'est de
Toulon, Hyères St. Tropez etc.. Le député des retraités, UDR,
Mario BENARD, situation économique aussi catastrophique avec
quelques bons secteurs où règne la chambre économique avec Mr.

LES MOTIVATIONS DU TRANSFERT :

BICHAIN- ARNALetc...

—

conseil des ministres : le transfert de la Préfecture de
Draguignan à Toulon est décidé.
Un soir,

Parfaitement dictatorial et

en

a) Politiques :

ce sont

avant : remerciement à

celles que les partis de gauche mettent

Monsieur ANEX d'avoir soutenu la

can¬

didature GISCARD ;faire sauter

te siège de GAUDIN dans le Haut
Var ( nouveau découpage électoral ) ; faire sauter SOLDANI et la
majorité Socialiste du Conseil général. Peut-être. Mais en deuxième
main, ces raisons sont appréciables mais elles ne sont que secon¬

Antidémocratique.

général du côté de l'union de la gauche : formation de
totalement inéfficace hor¬
mis une manifestation au Canet des Maures ( barrages sur l'auto¬
route : belle réussite ; quelques manifestations «dans le calme et la
dignité» ; la venue de MITTERRAND avec DEFERRE à Dragui¬
gnan : «il faut lutter» comment ? «le transfert ne se fera pas, non
au transfert» cause toujours, c'est fait.
Tollé

daires

«Comités de Résistance et d'Action»,

—

b) Personnelles

:

AYMERIC, Simon LORIERE, vieux Tou¬

lonnais depuis six mois veut être maire de Toulon. Un jeune loup

lui,

que d'une préfecture, si on veut le
Aux dernières nouvelles, les Giscardiens lui ba¬
lanceraient un candidat de derrière les fagots - importé - dans les
jambes. De toute façon, raison secondaire aussi.

comme

ne

peut-être maire

pousser en avant.

Le jour du conseil des Ministres, occupation des jardins de
préfecture, Sit in, pique-nique. Début des provocations : pillage
de la cave du préfet ; en tête, l'homme orchestre de la campagne
de GISCARD sur Draguignan. Curieux, non ? il avait été décidé de
l'évacuation des jardins à 17 H. à 16 H 55, les CRS chargent - ri¬
poste - charge - manifestation qui durera toute la nuit.
la

c) Economiques : en ces temps où les sociétés multinatio¬
politique de la France, quand une décision politique
est prise, il faut chercher l'intérêt d'argent. L'Est du Var a été dé¬
coupé verticalement avec Draguignan dans le Nord... et toute la
côte Varoise inexploitée au Sud. Or cette côte appartient aux so¬
ciétés multinationales (ENPAIN - SCHNEIDER - ROTSCHILD).
Or le conseil régional Provence côte d'Azur (union de la
gauche)
ne veut plus de
construction ; les écologistes non plus ; nous
qui sommes les deux à la fois, non plus. Tandis que si on crée une
nouvelle région côte d'Azur avec Nice comme centre et que l'on
rattache l'arrondissement de Draguignan à cette région... coiffée
par les députés des retraités et des résidences secondaires avec Jac¬
ques MEDECIN à la tête, et le pauvre Virgile BAREL tout seul au
milieu pour défendre le pays, on va se faire une région à mer bé¬
tonnée, à arrière pays verdoyant et à montagne à ski qui va rap¬
porter gros. Voilà une bonne motivation. Elle n'a été qu'effleurée,
ici. Parions que cfest la bonne.
—

nales font la

étaient
Draguignan et des environs ( les personnes inculpées ensui¬
titre de la loi anticasseurs, sont toutes de Draguignan).

Première contre vérité à dénoncer : les manifestants
tous de

te, au

Depuis ce sont les communiqués qui fusent : les Maires qui
démissionnent, ou qui ne démissionnent plus ( «à la demande una¬
nime de mon conseil municipal, j'ai décidé de rester » Le Lavanou qui ne démissionnent pas (communiste) ; SOLDANI qui
fait mettre en boFte par PONIATOWSKI au Sénat. Bref, c'est

dou),
se

à Toulon ; les C.R.S. aussi
le préfet va d'immeubles en
établissements publics, suivi comme son ombre par les cars de
C.R.S. Les Toulonnais sont contents. Les gens de Brignoles aussi.
fini. Le transfert est fait. Le préfet est

(une calamité

en

entraîne

une

autre)

;

8

L. OC.

�La colère de

Draguignan, si diver¬
soient les motivations,
n'est pas explicable en dehors de
celle qui se manifeste dans d'autres
régions du Var, contre l'armée ou
ses

qu'en

le tourisme.

C'est

cette

colère

et

les

luttes

qu'elle provoque qu'a expliqué un
viticulteur de la région de Canjuers
prenant la parole le 17 août à la
Fête des Moissons du Larzac. Il in¬
tervenait pour plusieurs groupes de
paysans qui luttent :
—

—

dans le Haut-Var, contre l'armée
à Canjuers ;
sur

la

côte

contre

l'autoroute

B 52 ;
—

—

par

ruine

de

Alpes de Haute-Proven¬
contre un aéroport ;

régions

nos

le duo bien

NANCIERES.

dans les
ce

—

La

dans le centre contre une socié¬
té immobilière à Mazaugue ;

connu

Ces

ETAT

deux

a

été

-

orchestrée

SOCIETES FI¬

éléments, ainsi

con¬

jugués, avaient pour buts respectifs de per¬
mettre l'implantation de l'armée et la consé¬
cration de l'Occitanie comme zone
touristique
exclusivement. Peu de problèmes sont appa¬

dans les régions viticoles contre
le négoce du vin.

rus,

dans la

et ne

pas

Cet
une

des
Les

mesure

où qui veut vivre au pays

s'exiler, devra vendre

anéantissement

population n'a

syndicats
syndicats

paysans

de

nomique

sans

sa

économique

suscité

aucune

terre.

de

toute

réaction

la coalition Etat-Capital.
bornèrent à demander aux
livrer à une compétition éco¬

contre
se

se

cesse

accrue.

Pour implanter le tourisme, il faut trou¬
ver des moyens pour faire de la
place, c'està-dire faire partir la population locale et ru
raie ; la solution la plus employée a été et
demeure de ruiner économiquement les pay¬
—

de façon à

ce que les jeunes partent et
âgés vendent ou se laissent
exproprier pour des sommes d'argent qu'ils
croient fortes mais ne sont rien
pour les pro¬
moteurs et expropriateurs de tout
poil.
sans,

que

typique
Les

paysans

Contre la liquidation

Situation coloniale

retrouve

les

a) La gauche vient d'en prendre encore un coup. Encore une
(qui en réalité n'a jamais été vraiment engagée, sauf lors¬
que tout était fini) perdue. Les gens vont se décourager. Il n'a pas
été trouvé de formes d'action originales qui auraient pu peut-être
aboutir. Les gens n'ont vraiment été mobilisés qu'après le trans¬
fert, par la manifestation ( les affiches «Le Var assassiné» n'ont
été apposées par les militants des partis traditionnels que quelques
—

bataille

partis de gauche n'en ont jamais parlé, et pourtant
Draguignan :

on

dans cette affaire de

a) Le rapprochement du pouvoir administratif de l'endroit
pouvoir économique et politique. Les habitants de Toulon
sont moins «rouges» - hormis les agglomérations de LaSeyneetde
la Garde. Ils sont plus aliénés par la culture dominante que les ha¬
bitants du Haut-Var (encore très provençaux, donc très occitans).
—

fort du

jours avant le transfert ; celles dont nous
étaient sur les murs depuis deux mois).

nous

étions chargées

Bien sûr dans les manifestations de

—

à

b) Le leurre de vouloir donner

des problèmes
Brignoles ).

économiques

(

une

Draguignan sont interve¬
gauche, des jeunes, etc... mais il y avait aussi
les gens qui défendent surtout leurs intérêts (commerçants) et qui
étaient pour le camp de Canjuers et seraient même pour son agran¬
dissement. La manifestation violente de Draguignan n'était pas une
manifestation de gauche. Dans son esprit, même si de nombreux
militants de gauche y participèrent.

solution institutionnelle

Toulon

et

mieux

nus

encore

c) Faire s'affronter entre eux les autochtones, en les divisant(Varois du littoral contre Varois de la «campagne«).
—

des hommes de

Peu

d) Autre phénomène d'aliénation : voir des occitans se rac¬
préfectorale comme solution éventuelle à
leurs problèmes parce qu'ils n'ont pas de solution économique. Cet¬
te fonction justement est l'antenne avancée de leur liquidation
économique voulue à des fins touristiques et colonisatrices (expor¬
tation de la main d'oeuvre, pressurage du pays). C'est d'autre
part le symbole du pouvoir central aveugle qui les opprime.

importe à nous Occitanistes que la Préfecture soit
Draguignan. Elle n'est que le symbole du pouvoir
centralisateur contre lequel nous luttons. Mais nous sommes du
côté de la population de Draguignan car ce transfert est le symbo¬
le de leur liquidation, liquidation économique et liquidation cultu¬
relle, elle même image de la liquidation de la Provence et de toute

—

à Toulon

crocher à la fonction

nous

ou

l'Occitanie.

L. OC.

9

à

�m dm assassine

ENTRE
CAMPS...
Par

les

toutes

données,

raisons

SOCIÉTÉS

l'armée

installée facilement à Canjuers, le syn¬
dicat de défense créé à l'époque n'ayant fait
s'est

IMMOBILIERES...

faire monter le
syndicat mené par
propriétaires qui ne cultivaient pas

qu'un baroud d'honneur
prix des expropriations
de

gros
directement

leurs

pour

—

typique
25 ha

sède
De

plus, tous les notables ont accepté vo¬
lontiers cette implantation militaire ; peut-être
est-il bon de rappeler que le leader local du
parti Socialiste SOLDANI, sénateur-maire de
Draguignan, président du Conseil Général du
Var, a pris une part active à cette implan¬
tation.

Pour

rappeler

Canjuers
—

ce

2

—

carrières
forêt

1

moitié

I
Le tourisme

s'implante de deux façons
expliquées au début,

raisons

soit de

—

35.000 hectares
Des

—•

tas

mangés

d'armées

guerre civile et
Anglais, etc...

Actuellement,
les

le

manœuvres

s'entraînent à la
guérilla : Américains,
ne

suffit déjà

font hors du

par

camp.

(un petit village), il y a deux mois, et
15 jours, causant un feu qui a détruit
plus de 600 hectares de chênes et de pins.
Aux dernières

nouvelles, l'armée veut s'ac¬

des terres

situé

2

à

km

du

au

bord du lac des Salles,

camp.

Et la présence obsédante des
blindés et
des uniformes, cassant les arbres, mangeant
comme

gnan.

un

ce

encore

mains

les

quartiers

de Dragui¬

L'occupation, quoi !

Voilà
rait

chancre

soit

—

par

résidences

l'installation

diverses,

qui arrive ici aussi déjà, et arrive¬
plus si le Larzac disparaissait des

ha

Dans

l'armée

et

permanente

des

rent

sont elles

qui ouvertement accapa¬
le profit des loisirs et des vacances.

Dans le deuxième cas, cela se fait de façon
plus insidieuse, et les résidences secondaires
bénéficient d'un

soutien

y

culti¬

ont

besoin

pour

Pour des raisons de facilité, ou pour passer
plus près de la côte, ces infrastructures s'im¬
plantent dans les meilleures terres fertiles
dans les vallées fertiles : dégradations incal¬
culables à long terme des équilibres naturels,
disparition de la terre, destruction des arbres,
détournement

des

cours

d'eau,

etc...

AUTOROUTES,
ET...

le premier cas,

Ce

prix impos¬

nous

un

secondaires.

les grandes banques,
françaises et internationales, font ces réalisa¬
tions.

des

à

Malgré tout,
illégalement.
nous.

ensemble de routes,
d'autoroutes, de ports de plaisance, d'aéro¬
ports, de parcs de loisir, de parcs naturels.

moral

et

économique

de la

part des structures en place
qui pensent en retirer un bénéfice

notables
électoral,
et bourgeoisie locale, un bénéfice financier...
ainsi que les
instruments à leur service :
journaux, radios, etc...
:

D'Aubagne à Toulon, une autoroute, aussi
que le bombardier du même nom,
la B 52, autoroute typique d'une installation
parachutée par un pouvoir central qui ne tient
aucun compte des
intérêts de notre région.
meurtrière

AERODROMES
TOURISTIQUES

des paysans.

A Vaumeilh, entre

qu'un résident secondaire, de
façon dont ça se passe actuellement, mê¬

la

LA ELGAEA
Journal en occitan et en français, du
Comité d'Information et de Défense

de la Provence Intérieure.

»

Aquèu journau se vènde 2 F e parèisse 2 cops per trimestre ». « Nous
sommes
paysans
pour la
plupart,
.enseignants, ouvriers ou employés. Et
«

nous en avons assez

de voir

nos

villa¬

ges qui meurent lentement, les jeunes
forcés de partir, les écoles qui se fer¬

ment, les exploitations agricoles aban¬
données, notre langue qui se perd.
Nous voulons pouvoir décider de ce
que sera notre pays demain. »
25

Francs.
d'Information et de Défense
83132 MONTMEYAN.

Comité

s'il est correct

autochtones, par¬
ticipe dans presque tous les cas à notre ex¬
ploitation. Par exemple : dans tous les amé¬
me

Abonnement

friche

en

super¬

Il faut savoir

«

5

vons

des villas

bâtir

pour

la

Marte
il y a

caparer

façon spectaculaire en créant de
ensembles : La Grande-Motte,

Port-Grimaud, Marinas
stations de ski,

plus
Des

dehors des limites, à

en

grands

qui

camp

se

obus sont tombés

l'armée.

par

sibles

s'implanter de tout

détruite.
—r

cultivables

terres

ans,

Le tourisme

RESIDENCES

les

à

terrams

...ET

qui employaient 40 ouvriers.

protégée, Vérignon, à

de

qu'elle refuse de louer à des
horticulteurs, ça, pour essayer de vendre les
depuis 20

SECONDAIRES

et leur famille expropriés.

paysans

Une

—

l'ignoreraient,

qui

ceux
:

40.000 moutons qui sont partis.
200

—

à

sont

Mazaugue, dans le Var, est un
où une société immobilière pos¬

L'affaire de
cas

terres.

avec

les

nagements dont il profite, ou qui sont faits
pour lui, assainissement, amenées d'eau, che¬
mins, électrification, etc..., c'est la commune

qui

paye

en

subventions

grande

partie,

aidée

du Conseil Général.

Les

par

des

Gap et Sisteron,
gigantesque est en projet.

rodrome

Sa

justification
ski

de

stations

la

:

desserte

comme

un

des

Jaussiers,

aé¬

super¬

Nertefond,

le

plus grand champ skiable d'Europe (35.000
lits). Quand on sait que 1,4 % de la popula¬
tion française
prend l'avion, combien d'au¬
tochtones en profiteront ? Mais tous payeront
les

10 milliards nécessaires.

finances

départementales et locales viennent d'impôts
locaux payés surtout par les paysans et com¬
merçants des villages.
Plus

le temps passe, plus les résidences
nombreuses, donc plus les impôts en
augmentation, sans compter que lorsque des
touristes prennent un Conseil municipal, ils
ne
se gênent pas pour voir
les choses en
grand...
sont

Vous
n'avez

luttes.

Elles

ça,

fermes

il faut ajouter
et

terrains

pris

que

de

par

le

nombreuses
tourisme

ne

utilisés

qu'une faible partie de l'année,
donc gaspillage de terre, ce qui, avec l'aug¬
mentation du prix des terres, empêche aussi
de jeunes paysans de
pouvoir utiliser des
sont

terrains

qui pourraient leur permettre de tenir

le coup.

Larzac
tous
rien

parce
est

L. OC.

Larzac,

au

vous

parler de ces
multiplient, elles se coordon¬

et

que

la lutte des

juste,, et est

parce

une

qu'elle donne

paysans

victoire

l'espoir,

du
pour

là

où

paraissait possible, que nous sommes
et que nous continuerons à la soutenir.

ne

venus

La résistance à

toutes

nos

liquidations est

enfin possible.
ENTRE

10

soir

entendu

deux dernières années.

C'est
A

se

ce

pas

n'ont jamais été aussi nombreuses que

nent,
ces

réunis

tous,

peut-être

TOTES, GARDAREM LO LARZAC.

�SUR

LE FRONT
L'ARMEE

QUESTION

Draguignan a été, par la manif de 200 sol¬
dats du contingent, la vitrine des
contesta¬
l'intérieur

à

tions

dans

tent

de

l'armée

Le

l'armée.

française

malaise

enfirt

la¬

explosé d'une
façon spectaculaire et a ouvert au grand pu¬
blic le débat sur l'armée, commencé depuis
longtemps par les militants.
a

remise

Ainsi,

le

Certains

veulent

choisissent

refus

se

l'objection

de toute armée

que la France est à l'abri d'un
d'état fasciste grâce à l'armée des ap¬
pelés relève soit de l'inconscience, soit de
l'hypocrisie.

faire réformer, d'autres
de conscience, par

doivent

(ou de CETTE armée),

position sur l'armée.

Les débats

0
PATRICK DUCARME,

guerre

Dans

premier temps, il avait obtenu le
objecteurs de conscience, puis il
l'a récusé, comprenant
que
celui-ci n'était
qu'un vaste système de récupération de
main-d'œuvre pour l'Etat français.

statut

DES

an après la Commune,
son écrasement
l'Armée au service d'une bourgeoisie qui
après avoir perdu sa guerre ne veut pas
perdre son pouvoir... Dans le Gard, un seul
journal défend les Communards : il s'agit d'un
quotidien « Les Droits de l'Homme »... Cela

Affecté

Patrick
lier d'un

L'EXIL.

Patrick

Mais la

bourgeoisie nimoise a pris peur tant
plan politique qu'économique... Il faut

le

sur

trouver
et

protection contre ces

une

redonner

pour

le

à

ia

ville

commerce...

L'ARMEE

une

une

rouges

«

activité

-J

le

cadeau
liers
de la
gues

:

à
un

Patrick

11

l'Armée

de
de

divers
14

biens

hectares,

sur

C'était

l'époque

économique
autour
du
commerce, où Nimes était une plaque tour¬
nante permettant de faire respecter L'ORDRE
d'une minorité de nantis sur toute une région.

immobi¬

où

l'activité

principalement

tournant

Les choses ont

l'immeuble

changé

l'armée n'est plus
les diverses catégories

l'activité

placée tandis

de

a édifié des
cons¬
cadeau à
l'Armée
de
l'eau

nécessaire

à

la

garnison et à entretenir à ses frais, les voies.
Elle avançait enfin à l'Etat 3 millions 800.000

et

de

francs de l'époque.
Par contre, elle ne donna pas les terrains
des Garrigues utilisés pour le Champ de tir
et le Champ de manœuvre, ELLE
LES MIT

SEULEMENT A DISPOSITION DE L'ARMEE.

:

avantageusement rem¬

que l'industrialisation
dre le relais des militaires.

l'époque, s'engageait à lui

anti-militariste

est

répressive
bourgeoises.

institution

Pour ces
il faudra

nouveaux

plein air,

de
un

et futurs

doit pren¬

Nimois, il faut

bases
naturel... LA RECUPE¬

l'air, de l'espace, des
parc

RATION DU CAMP DES
GARRIGUES
PONDRA A TOUS CES BESOINS.

.

«

Extraits de
La voix P.S.U. du Gard
L. OC.

11

»

RE¬

sociétés

il

:

lutte contre

commune

à toutes

des paysans du Larzac et de tous les paysans
victimes de l'extension des camps militaires,

lequel l'Armée

fournir GRATUITEMENT

classe.

perdre un an de sa vie
capitalisme et refuse la hiérar¬

pas

Elle

900.000 francs

sa

de

les

d'UN SIECLE que l'Armée
qui ne lui appartiennent
et cela SANS DEBOURSER UN SOU.

essentielle,
de fonctionnaires l'ont

faisait

régime qui opprime
refuse

précieux.

Il y a donc près
utilise des terrains

nîmoisel

Salle et la partie du terrain des Garri¬

tructions.

contribué à la

dénonce l'armée, pi¬

ouvrier, il

est

service du
chie militaire.

une

:

triomphatrice des Communards.

terrain

l'O.N.F., il aurait

»

JUIN, la bourgeoisie nimoise,
par l'intermédiaire de ses élus signait
avec
l'Armée une convention par laquelle elle im¬
posait à Nîmes d'énormes sacrifices, pour
l'installation de l'école et de la brigade d'ar¬
tillerie du 15e Corps. La ville de Nîmes faisait
1875,

à

au

rentable

seule solution

un

des

destruction d'un environnement

Guesdes...

dont Jules

animateurs,

copain aixois, ést

un

INSOUMIS à l'armée depuis un an et demi.

Un

ses

:

NUS VAILLANTS
PIUUPIOUS

par

à

à « Lutte Occitane »
le mouvement à préciser sa

ouverts

amener

Aix

perdue, une armée écrar
sée, un peuple abattu... tout cela par la faute
d'une bourgeoisie française aux ordres d'un
empereur incapable...

vaut

posés.

Ainsi, dire

NON AU CAMP
OUI AUX GARRIGUES
une

choix

coup

Nimes :

1870...

les

de travailler dans
l'armée pour ébran¬

renthèses pendant un an...)

tiques.

;

l'édifice.

de

il faut être conscients du fait
qu'actuellement en France, l'armée de cons¬
cription n'a plus de rôle militaire, mais plutôt
un
rôle idéologique (faire croire à une armée
populaire, « travailler » les jeunes et leur
faire accepter de mettre leur vie entre pa¬

problème du service militaire et
se
pose-t-il aux militants poli¬

de. l'armée

ler

choisissent

mêmes

Cependant,

question de l'armée.

en

structures

Voilà

L'Appel des cents, ainsi que Draguignan
comportait les critiques et des revendications
portant seulement sur la vie dans les caser¬
nes
(sanctions, bouffe, racisme...) et non sur
une

d'autres

les

Patrick est occitan

à

tous

par

il joint sa lutte à celle

qui doivent choisir l'exode.

ceux

L'armée

:

est

un

du pillage organisé
Occitanie, en Bretagne

rouage

la bourgeoisie

en

ailleurs.

ou

Un Comité

de

soutien s'est formé.

Il s'est donné le but de

populariser le com¬
le soutenir le jour
de son procès. Il se fixe aussi pour but de
défendre et d'expliquer toutes les motivations
politiques qui ont poussé Patrick à l'insou¬
bat de

Patrick pour mieux

mission.
.

LUTTE

tièrement à

OCCITANE

-

AIX

»

participe en¬

appelle tous
Occitans de la région à se, rendre à son
cès qui a été repoussé en février.
son

Le nombre de

action

et

présents jouera

en sa

les
pro¬

faveur.

�Los Truels

:

1» UUtZAC OCUPA

Lo Larzac

viurà

MAIN DE FER SOUS

bòria al Nòrd de platèu,
aqui que comença la davalada sus Milhau.
80 ectaras
pas que 8 de laurablas — abandonada dempuèi 20 ans ; I a un an la comprèt l'armada.
Truels,

Los

una

—

Los

paisans la li vôlon

Rogièr

Suzana Moreau se prepausan per
autre parelh de militants
un

e

amb

s'installar

non-violents

de

dissabte

Lo
camp

la

d'octobre,

5

l'Archa.

de

comunautat
se

Larzac

lo

semena

laurat lo jorn de la Fèsta. Puèi
del

tenat

daissar.

pas

un

cen-

de Milhau prenon la carrai

e

mèna als Truèls.

que

Al cap

del camin trapan l'armada : de milie de camions totas entenas
desplegadas. Pensan de far paur. Mas quand
veson
que lo mond contunhan coma se ren
non
èra, se replegan dins l'ostal principal.
Daissan dos ostalasses rosegats dels romecs.
de jeeps

taris,

GANT

Le 4 janvier, ça a changé
NE

LAISSER AUX MILITAIRES

RIEN

La

Fête

des

Moissons,

même

eni

temps

qu'elle marquait le sommet de la popularisa¬
tion (ouverture à tous les courants d'idées
et de soutien, solidarité avec les pays colo¬
nisés), s'était close sur le labour à La Bla¬
quière d'un champ acheté par l'armée. C'était
le passage à l'offensive annoncé par Fauchot
au nom des
paysans : « Ne rien laisser aux
militaires

».

ve

des

tre

les

L'armée

il y a eu la grè¬
P.T.T., Draguignan, la répression con¬
paysans de l'Ouest. Partout la main
se fait sentir sous le gant de velours.

de fer

L'armée
dehors

plus

brèche.

Tournier

mise

question,

en

au

dedans. Raison de plus de
accepter de voir son autorité battue

ne

au

Même

la

proposition

minimale de

à

Debré, de faire du Larzac une
vitrine de l'armée, n'est pas concevable dans
une région où,
le plus screinement du monde,
mènent contre elle des actions

paysans

illégales avec l'accord de la majorité de la
population. Aussi, le préfet donne ses or¬
dres

s'était pas

:

réellement manifesté
depuis 4 ans : les grandes manifestations ne
la gênaient pas. Mais elle ne pouvait pas ne
pas réagir à des actions qui la visaient di¬

seurs

rectement.

chantier de La

ne

trouve

se

comme

en

des

Occuper les fermes et cultiver les terres
que l'armée achète aux propriétaires spécu¬
lateurs non-exploitants.

DE VELOURS

:

Plus

«

Du

les

par

d'actions

coup,

du

illégales

sur

le Larzac.

»

arrête l'adduction d'eau faite

on

et

paysans

Larzac

:

on

inculpe

Tarlier,

défen¬
Robert, du

trois

paysan,

Blaquière et Voron, des Truels.

Es

aqui que los del Larzac se van installar.
Lèu fach, plan fach. Los romecs dalhats amb
lo volam, lo pompidor tornar empeirat,
las
parets al dedins blancas de calç, una fenèstra traucada, las fustas pintradas. Los companhs an bailats de cabinets, de môbles, de
Un paisan trenca de lenha amb la
maquina electrica, d'autres lauran l'ort darrièr
l'ostal e los camps vesins. Lo ser menan una

vaissèla.

vaca

e

vedel

son

Pas cap

rits.

paisan presta

un

a

l'estable.

FACIA A
acarats

son

polas

per

cosinièra.

una

cisterna, mas per ara es

Defôra

De

de lum. Lo fuôc

e

de

començar ;

L'aiga a la
que la ten.

l'armada
FACIA

paisans

e

militaris

De paras.

Los oficièrs sortisson sa leiçon :
Seguissem los ordres. Defendem França
contra
las nacions enemigas ». Qualas nacions ? Un sortis un papieron : ço que cal
saupre del Larzac : « Avetz votât per lo govern. Son los gauchistas que vos menan ».
«

Los soldats

parlan de «l'Appel dels Cents»
» Se me vôlon far tirar sus
manifestants, m'escamparai ».

de

Draguinhan.

de

Lo ser comença la garda : Guiraud se ten
aqui contra lo fuôc, plegat dins una coberta,
setat

sus

de

bôtas

de

palha. Parla del tra-

balh, de la lucha dels amies e dels enemics ;
son
esper e son angoissa. Defôra, un autre

Malhé, se passeja, al ras de l'ostal
nasquèt son paire, que ara i es l'armada;

paisan,
ont

pèla ; Los soldats an fach un tuoe
que se moris. Parlam ; un es filh de paisans
de Normandia ; lo fasem parlar de son pais.
om

se

Lo daissam que se sovenga.

prat, la
jeep de las transmessions. Nos ausisson ve¬
nir de luènh. Qualques mots. Los quitam. Se
demandan
al

çô
pè del fuôc.

L'AJUDA DE

que

se

Dins

prépara.

un

Anem dormir

nisât

una setmana, lo temps de co¬
la mobilizacion. Un meeting es orga¬

lo

dijous

a

la

lèsta

lo comitat de
Lo lendede la ri-

per

Milhau. 600 personas se recampan.
man los paras quitan aquela veirina
diculizacion

en

prometant de

tornar.

Dempuei s'es penjat lo cremalh
sans

venon

d'adobar lo

bôria. Melhor que

Aquo's

pas

las

«

los pai¬
camin que mena a la
Ponts e Calçadas ».
e

finit. Cada boria comprada per
i installaràn sos amies.

l'armada, los paisans
Coma dison
Los

:

regims morisson, los

bian, lo Larzac viurà.

»

governs

cam-

avaient

paysans

dû

intervenir

maintenir

Aux Truels, le 5 octobre^ c'est le
du camp Zahouanr qui prend

dant
de

devancer les paysans en

son

principale. C'est

détermination
s'installent

des

donner

une

n'est

échec à

un

en

comman¬

l'initiative
occupant la mai¬

défenseurs

quand même

qu'ils remettent

la ridiculise.

du

pas

question

Le Comité parisien dfe soutien aux paysans
Larzac qui regroupe Non-Violents, Lutte

Occitane, G.O.P. et inorganisés vient de
blier

une

tinue...

brochure

:

Larzac

«

:

la

lutte

pu¬
con¬

».

On y trouve les textes intégraux des inter¬
ventions du Comité Millavois au
Rajal et de
Fauchot au labour de La Blaquière, pendant
la Fête des Moissons, ainsi que des positions

paysans-travailleurs,

Paris,

des comités
Lutte Occitane Paris

12

du

français

L. OC.

Comité

Larzac

émmigrés,

de

de la tranchée
200 agriculteurs de
et

avec

sur

la

N.

9,

la F.D.S.E.A.

la participation

de

re¬

présentants du Conseil Général, montrera jus¬
qu'où l'armée compte aller sur le terrain ac¬
tuellement.

OU EN EST LE G.F.A. ?
Le

annexes

état et l'armée doit aban¬

avec

du C.D.J.A.

et

Larzac

dans deux

cohabitation qui

L'achèvement

prévu

de la
qui

cause

du

alors d'expulsion de
force, d'autant plus qu'on est encore en plei¬
ne
opération sourire du pouvoir politique.

des
«

les

Nicolas Allwright, le fils du
chanteur, aux Mares. Une démarche ferme
et polie auprès de la gendarmerie avait suffi.

Il

MILHAU

Aquô durara
mençar

Déjà,
pour

Groupement Foncier Agricole,

constitué le 12 décembre
les 103 pour faire échec

1973 par
aux

Do¬

maines

qui achètent pour le compte
de l'armée, vient d'acquérir sa 5e
exploitation : 70 ha, dont 48 labou¬
rables, située sur une position stra¬
tégique à La Cavalerie à la charniè¬
re du projet
d'agrandissement du
camp. Au 28 novembre, il avait re¬
cueilli en espèces 1.253.000 F et en
Foncier 92 ha 72 a 54 ca. Il y a 901
actionnaires, dont 50 aveyronnais.
Aujourd'hui ont été acquis 267 ha
12

a

7

ca.

Ces terres sont données

fermage à des agriculteurs du
—Larzac ou de la région
en

�UN ROULEAU COMPRESSEUR...

attendant,

En

le préfet

présenté

a

devant

Conseil Général le nouveau calendrier 75
des Armées. En ce qui concerne le Larzac :
le

•

Enquête parcellaire en février pour dé¬
le nom des' parcelles et
l'identité des
propriétaires.

finir

de

• Arrêté
achats du

cessibilité

G.F.A.)

en

• Ordonnance

(qui

bloque

les

mars.

d'expropriation

printemps

au

1976.
s'était passé depuis un
le rouleau compresseur
avance. Un peu
de pommade pour « rendre
l'opération aussi peu douloureuse que pos¬
sible » : le chantage sur Millau traditionnel :

Comme si

rien

plus de 4

peu

Grâce

ne

ans,

camp, des crédits ». Ce sont ces
compensations qui doivent assurer
l'essor économique de la ville. La plus con¬
nue, celle de l'aérodrome, risque de provo¬
quer la démission du Conseil municipal UDR,
si une autre sucette n'est pas immédiatement
débloquée : quelques usines à roulette, de
quoi faire patienter la misère sur Millau.
«

au

fameuses

-

AVEM LO CAP

Plagiant

SON OSIU
...EN

PAPIER

malgré

Ainsi,
nion
tes

l'immense

mouvement d'opi¬
créé autour du Larzac, malgré les dou¬
émis par certains généraux et les diver¬

gences

divise

l'utilisation possible du
le pouvoir s'entête.

sur

camp

qui

l'armée,

Peut-être

dans

est ce

cière,

louer le

pour
ricaines ou

aux

finan¬

troupes amé¬

européennes dans le cadre de
l'O.T.A.N., comme ça se fait actuellement à
Canjuers où des « Marines » viennent suivre
un entraînement
spécial ».
«

De

façons, c'est peut-être, la seule
réponse possible à l'échec qu'elle essuie sur
le

toutes

terrain

de

:

comme

—■

deux

n'avoir

et

ans

dont elle

voitées,

de

en

les

avec

dispose,

pu

acheter,
moyens

bout
financiers
au

10 % des terres con¬
parcelles éparpillées sur

que

petites

c'est

fini,

Mais,

»

bien

au

contraire,

l'annonce du pré¬

fet n'a fait que relancer le combat : les pay¬
sans
ont annoncé un
durcissemet
de leurs

prochaines actions ; les Millavois, pour leur
part, préparent pour le 9 février une mani¬
festation contre le blocage par l'armée de
l'aérodrome qu'ils ont financé en partie.
Ce
sera
l'occasion de réaffirmer qu'ils sont par¬
tie prenante
dans la lutte engagée ; ils se
battent poux eux autant que pour les paysans.

ou

—-

Larzac recommencent l'information et

se

comme

les

essais

pour

en cas de coup dur. Un bul¬
rédigé conjointement par une
équipe de paysans et de Millavois donnera
les informations régulièrement.

turent

letin

La

pour

de

résistance doit

s'organiser partout com¬
me elle se prépare sur le terrain, en préser¬
vant l'originalité et l'ampleur du mouvement
de soutien' au Larzac, qui se précisera dans
les actions plus dures qui vont
maintenant
s'engager.

opposer aux

dre

la

la

lutte

du

ACTE I

—

première fois depuis le début de
Earzac, l'armée a utilisé la force

les paysans

contre

: 3 pelotons de gardesempêché, à coups de crosse,

mobiles les ont
de terminer
à

née

une

amener

dans

le

tranchée dans

l'eau

dans

les

la

N. 9 desti¬

fermes

situées

périmètre d'extension.

Un projet d'adduction était en sommeil de¬
puis plus de dix ans. Il était bloqué par Lapeyre, maire de La Cavalerie et intendant du
Camp et a été relancé après l'annonce de
la décision de Debré, pour couper les paysans
des habitants de la périphérie du plateau.

domaine

du

construire

d'extension

eux-mêmes

leur

prévu,

adduction

bran¬
bor¬

de

et

d'eau.

Ceci,

l'armée cherche
par

de

le
la

nal

à

démoraliser les
caractère apparemment

décision

prise,

ce

dernière

des-mobiles sont arrivés pour les déloger.
les ont traînés hors de la tranchée, par
cheveux et à coups

aux

OU EST ALLE L'ARGENT

Volta où ils

serviront

ment d'un barrage.

au

finance¬

lui-

de

Ils
les

crosse...

défenseurs du Larzac n'ont pas riposté

coups

tance

DE LA FETE DES MOISSONS ?

immigrés en France et
40.000 F ont été apportés par deux
agriculteurs du Larzac en Haute-

prévues, la

dans le camp actuel

creusé

Les

vailleurs

trouvant

Samedi 4 janvier, les paysans avaient donc
la moitié de la chaussée en réglant la
circulation sur l'autre moitié, quand les gar¬

de

Sur les 60.000 F collectés, 20.000
sont allés à une association de tra¬

se

même.

certains

moment

avec l'accord du Syndicat Intercommu¬
chargé de l'installation de l'eau.

Trois tarnches de travaux sont

qui

part pourrait ôter les craintes de ven¬

de

-,

Pour

dure

propriétaires non-exploitants
l'enquête parcellaire, et d'autre
part pourrait faciliter l'ouverture de négocia¬
tions en position de force vis-à-vis des nota¬
bles de droite qui appellent à grands cris la
concertation,
prévoyant sinon « des affron¬
tements passionnels ».
au

PARTIE

Les paysans ont donc décidé de se
cher sur les canalisations installées en

des

adversaires
innéluctable
d'une

PREMIERE

agir

liaison

Larzac.

Ainsi,

fraternels...

struc¬

paysans.
La force aveugle est
très maladroite contre l'astuce et le sentiment
de légitimité qui anime
les défenseurs du
actions

de crosses

l'hexagone, à Toulouse, Rodez,
Montpellier, Aurillac, Paris, etc... les Comités

Causse.

le

Des coups

»

Partout dans

optique

une

camp

certains

DUR

formule célèbre de Messmer,
journaux ont pu écrire : « Le Larzac,
une

sans

et ont toujours opposé

une

résis¬

violence.

Ils ont pris le temps de manger avant d'ins¬
buses et de reboucher la moitié de
la N. 9. Les gardes-mobiles se relayaient au

taller les

Abonnement au Bulletin mensuel
de liaison des C. A. Larzac : 10 F +
10 enveloppes timbrées à adresser

Comité Millavois de défense du
Larzac — Bulletin Coopérative agri¬
cole - Rue de Glossop, 12100 Millau.
au

L. OC.

13

pas

cadencé pour garder-l'autre moitié de la
pendant que les paysans continuaient
tranchées dans leurs champs en prévision
la poursuite des travaux.

route

les
de

à

La poursuite des travaux
une date ultérieure.

est donc reportée

(à suivre)

�Congrès de la F.D.S.E.A. à Baraqueville
patronné cette année par les deux pré¬
sidents de la F.N.S.E.A., Debatisse et Bruel.
Les orientations de la fédération départemen¬
tale, définies par son président Raymond Lacombe, ont reçu l'approbation sans réserve
Le

était

de

Ces

Debatisse.

d'une

découlent

orientations

analyse fondamentale

BARAQUEVILLE, au Congrès Je la F. D. S. E. A.

A

exploitation.
aux

enfants
sa propre entreprise.
Il est tra¬
vailleur manuel, mais il travaille avec la tête,
car avec sa famille, il doit entreprendre, pré¬
Il est
l'ouvrier de

voir,

avec

gérer.

femme

sa

et

ses

expériences

'•HUliilUU"-

des vignerons

négociants et

re

des

bien

a

avantages

Elle met

—&gt;•

uniforme de

présentation

l'agricultu¬

directes régulières.

de ventes

refusent la compétition
technique et l'engrenage de la modernisation
à tout prix, et choisissent de gagner moins

Le

un

paysans, la
réaliers et betteraviers
autres

de

la

Beauce, indus¬

triels

plus près des banques que de la terre'
qui font la loi dans la politique agricole à
Bruxelles, en manipulant la F.N.S.E.A. et en

utilisant
comme

leurs
masse

confrères

paysans
patrons
de manœuvre. Ce sont eux les

grands patrons.
—Elle

ne

—• Elle
Les

en

l'ap

vient

pas

y

l'idéal

entretient

mettre son
du

chef

nez.

d'entre¬

:

paysans

—■

et les

industriels

en

amont et en aval

de leur

production, ils se retrouvent patrons de leurs
dettes. Seuls, les mieux placés sortiront vain¬
queurs de cette concurrence.
«

Mais

—•

drées par
Bruel et Cie

dans

lancent

se

des

discours

cinglants. Le spectacle terminé (« Un Bruel
des grands jours » écrit « La Volonté Pay¬
sanne
»), on se quitte jusqu'à la prochaine.
Bruel remonte à Paris tenir d'autres langages.

et de

comme

dit Lacombe

—

les

pay¬

travaillent avec leur tête ; et ils se sont
découverts travailleurs exploités. Et ils com¬
mencent à désigner leurs'vrais ennemis.
sans

CITRTIOU

oopMsiòewT

plus en plus de paysans exploités pri¬
vilégient l'action sur place, là où il connais¬
sent le terrain et où la répression est plus
difficile. Les actions se multiplient partout :

ticulteurs

des

maraîchers

s'attaquent aux
d'impor¬
qui trafiquent et cassent les cours.
ou

des firmes

camions

tation

Dans

l'Ouest,

ou

les

des

sociétés

paysans-travailleurs dis¬

tribuent dans les quartiers populaires de Nan¬
tes ou dans les
usines en grève, la viande

prise dans des camions interceptés.

s'attaquent

aux

D'autres
biens des marchands de bes¬

tiaux.

le

immobilières.
se

faire

daires

commun

—•

DeeoTisíe

commence

riches résidences

innaccessibles. Ailleurs, les

pulation,
litaire

mobilisation

les

qui rendent l'achat des terres

paysans
en

Une

contre

se

ou

à

secon¬

par

les

paysans,

d'autres couches de la po¬
groupent contre la main-mise mi¬

avec

touristique.

D'autres

défendent

le

droit

;

au

travail

DIRECT
EXPLOITES

ENTRE

F.N.S.E.A.

La

CHOU

privilégie la concertation avec

pouvoirs publics. Elle navigue en haut
lieu. Et là, il semble que ies soupers élyséens
les

européens

transmission

soient

ewt.US

ToyjoOAsN

66lfv* HeaifAHeiuT

?J

favorables

peu

revendications

des

de

la

à

la

base.

La télévision non plus.
Certains s'en sont
plaints, à Baraqueville, auprès de Debatisse.
Sa

réponse fut claire

:

L'opinion est loin de
comprendre les problèmes

connaître et de
de l'agriculture.
Pour s'adresser à cette opinion générale, il
faut donc avoir un langage et des tournures
qui ne peuvent pas évidemment satisfaire les
agriculteurs, beaucoup mieux au fait de la
réalité des problèmes pour la bonne raison
«

qu'ils les vivent.

»

Donc, masquons la réalité,
rale compendra mieux.
tés

choisi

ont

de

se sont

l'opinion géné¬

découverts exploi¬

s'adresser

directement

à

l'opinion générale. Et ils ont trouvé un lan¬
gage simple et sans tournures pour le faire :
les ventes directes de viande,
de vin, de
produits à prix coûtant aux ouvriers en grève,
ou dans les quartiers populaires.
Et

les ouvriers aussi,
quoi qu'en
Raymond Lacombe, savent « travailler
leur tête », peut-être
avec
vont-ils « entre¬
prendre » de grandes choses. La vente de
viande et de vin pour les grévistes d'Astre
et des P.T.T. a certainement plus fait progres¬
ser l'opinion générale
la manifestation
que
détournée par les notables, de 100.000 per¬
comme

pense

Que

Béziers

à

sonnes

LiJ HAlflûiJ

modifiant leur système de

en

Les paysans qui
Dans

Var, à Mazaugues, c'est le la¬
bourage de terres achetées à des sociétés
—■

plus

CONTACT

UN

Plutôt

que de barrer les routes à tous
comme le fait la F.N.S.E.A., ce qui braque les
travailleurs les uns contre les autres, des vi¬
—•

vivre

production.

ou

derrière l'oreille,

devenez compétitifs, modernisez-vous.
modernisés rentrent dans le cy¬
cle infernal :
investir
produire plus —
s'agrandir — investir. Coincés par les firmes
prise

lointaines

dans

De

gratte

pelant patron, le petit paysan, le pas renta"
ble, celui-là que le Marché Commun a décidé
d'éliminer. C'est le moins
intégré, il survit
avec les
moyens du bord. De lui on dit qu'il
ne sait pas travailler,
et on lui refuse prêts
et subventions. Il bouffe son capital en atten¬
dant, privilège patronal, de se licencier luimême en tant qu'ouvrier. Cela fera le bon¬
heur de quelque spéculateur ou de quelque
promoteur, ou au moins d'un autre agriculteur
obligé de s'agrandir pour survivre, si
la
S.A.F.E.R.

agricole officiel entraîne
de grandes processions
(Bordeaux, Paris, Bruxelles) enca¬
les notables de tous bords. Là, les

syndicalisme
adhérents

ses

travail¬

leurs exploités ?

FRAPPER LES VRAIS ADVERSAIRES

:

pied d'égalité avec les
petite minorité des cé¬

sur

s'attaquent
cumulards.

D'autres paysans

—•

i Chefs d'entreprises ou
Cette

aux

Des petits paysans se mettent à vendre
des circuits traditionnels et lancent des

hors

«Us||||IlîSï5s|îIIIi?'

des

cuves

—*

»

l'Aude,

Dans

—

L'agriculteur est à la fois ouvrier et pa¬

«

tron.

maintenir ou installer un paysan sur une

pour

:

en

1969.

formes d'alliances et d'actions gê¬
nent le pouvoir, la répression
actuelle qui
s'abat contre
les paysans - travailleurs de
l'Ouest et de Bretagne, le montre mieux que
tous

ces

les

discours.

Bruel

inculpé ?

Pendant que

Debatisse et Bruel hantent les
de
haut-lieux,
une
centaine
de
paysans
l'Ouest attendent d'être jugés. Premières con¬
damnations : peines de prison avec sursis et
amendes (entre 30.000 et 90.000 F).
Chefs
d'accusation :
vol, recel, voies de fait, dé¬
gradation par action concertée menée à force
«

ouverte

».

ET

BRUEL, QUI, PAR L'INTERMEDIAIRE
DE LA S.O.C.O.P.A., IMPORTAIT DES VEAUX
EN PLEIN MARASME DU MARCHE, POUR¬
QUOI NE LTNCULPE-T-ON PAS DE « DEGRADATION
ECONOMIQUE PAR ACTION
CONCERTEE MENEE A FORCE COUVERTE ?»

14

L. OC.

�Nous avions décidé de

nous

y ex¬

primer car la Volonté Paysanne, no¬
tre journal syndical, nous a tou¬
jours refusé ses colonnes.
Ce
tré.
Le

congrès était très bien orches¬
matin, on lave le linge sale

famille

Ceux, que De&amp;atUde
(te txudaiï fuu entendre

en

—

et Dieu sait s'il y en avait.

—

Toutes les

suggestions et criti¬
syndicales sont permises. Face
au mécontentement paysan qui
se
fait sentir dans la salle, le président
national contre-attaque puis appor¬
te la bonne parole qui calmera cer¬
ques

•00

tains mécontents. On étouffe ainsi
dans l'œuf les oppositions et certai¬
accusations.

Qui, en dehors des
Congrès, aura con¬
naissance de cette vérité puisque
cela se passe à huis-clos ?
nes

participants

au

Le soir, nos « dirigeants » nous
parlent de liberté syndicale, et font
éclater leur

satisfaction

face

aux

gouvernementales.
En
effet, sont maintenant là, les auto¬
rités, et surtout la presse qui pour¬
ront dire que tout va pour le mieux
dans le syndicalisme agricole. Afin
de rétablir la vérité, nous deman¬
dons alors la parole — Refusé —
promesses

Est-ce

là

la liberté

laquelle on nous a
dormis ?

syndicale avec
longuement en¬

Nous
refusons d'être repré¬
senté par un syndicaliste (2) qui,
—

dans le même temps, porte la veste
du maquignon pour importer de la
viande, la cravate de Sodagri pour
faire le jeu des industriels de Ro¬
quefort et la casquette syndicale
pour nous imposer ses manifesta¬
tions.
refusons d'être dirigés
syndicalistes à qui le ma¬
traquage de 150 paysans aveyronnais n'a pas coupé l'appétit à la ta¬
ble de l'Elysée (3).
—

Nous

par des

Nous refusons ce syndicalis¬
de lèche-culs avec le pouvoir (la
preuve en est faite à ce congrès syn¬
dical arbitré par un représentant du
—

me

Trente paysans décident donc de

quitter le Congrès.

Gouvernement).

Lettre ouverte

Mais nous avons des propositions
syndicales très concrètes :
Défendre le droit au travail de
tous et pour cela contrôler d'abord
la répartition des terres.
—

Obtenir une rémunération des
produits agricoles tenant compte
des prix de revient et du travail
fourni et qui ne dépende plus d'une
organisation volontairement anarchique des marchés.
—

Avoir un revenu stable sans
être obligé de serrer la ceinture ou
de multiplier ses heures de travail.
—

Lutter contre les vrais respon¬
sables des malaises agricoles.
—

—

Faire éclater

le

corporatisme

paysan afin de mener une lutte com¬
mune avec tous les travailleurs ex¬

La cabra e lo boc

ploités (petits paysans, ouvriers
agricoles, ouvriers du secteur indus¬
triel...)
Nous voulons d'un syndicalis¬
où tous les travailleurs pren¬
nent en mains leurs responsabilités.
—

aux

paysans

de l'Aveyron
C'est à croire que notre interven¬
tion faisait peur. Nous voulions seu¬
lement dire :
—

Que

nous

ne

partageons pas
nos dirigeants

l'auto-satisfaction de

Certains

nous

traiteront de démo¬

lisseurs parce que nous

rejetons ce
syndicalisme qui se veut apolitique
c'est-à-dire du côté du pouvoir (Mai
la cabra va veire lo boc, mai sentis
lo boc) et parce que nous refusons
ce
syndicalisme unitaire qui pré¬
tend défendre en même temps les
intérêts de deux classes différen¬
tes : ceux de la paysannerie capita¬
liste et ceux de la petite ou moyen¬
ne

syndicaux.

me

Pour éviter toute

confusion, nous
catégoriquement que
sommes pas des démission¬

précisons
nous ne

naires de droite.
C'est à travers cette

analyse et
propositions que nous nous re¬
connaissons en tant que PAYSANSces

TRAVAILLEURS.

Paysans-Travailleurs

paysannerie.

-

Aveyron

Que nous ne croyons pas à la
vérité syndicale de la Volonté Pay¬
—

sanne, financée par des trusts : Cré¬
dit Agricole, Mutuelle 1900 et Cie.
Nous en avons fait une triste ex¬

périence.
Que nous ne croyons pas au
syndicat chargé de nous endormir
pour que les plans Manscholt et
Vedel puissent s'appliquer.
Ainsi,
nous refusons la complicité de no¬
tre -syndicat dans l'élimination des
petites exploitations par l'intermé¬
—

diaire des SAFER et du CRCA.

Que nous accusons notre syn¬
dicat de nous soutenir comme la
corde soutient un pendu (voir les
—

positions de la F.D.S.E.A., par rap¬
port au problème du Larzac) (1)

N. D. L. R.

(1) La F.D.S.E.A., depuis le début du

pro¬

blème du Larzac, a pris une position tendant
à la recherche de la concertation et à l'ou¬

de négociations.

Elle a toujours été
réservée vis-à-vis des manifesta¬
tions d'août 73 et 74, affirmant que le
pro¬
blème du Larzac était strictement agricole et
ne devait pas déborder de ce cadre.
verture

plus

que

(4) Un

de l'Aveyron,
l'impulsion de
Singla et du Crédit Agricole, ont démissionné
de la F.D.S.E.A. après les manifestations de
Roquefort, sur les bases de la défense de la
propriété.
affiliés à

groupe de paysans
la F.F.A., qui sous

(2) Bruel, vice-président de la F.N.S.E.A.,
l'on retrouve à la SOCAPA pour impor¬

que
ter

des veaux, à

la SODAGRI, société créée
pour représenter les
d'administration des

le Crédit Agricole
producteurs au Conseil
par

Caves.

(3) Manifestation de 150
devant
Debatisse à
nais

paysans

le

Palais-Bourbon

un

souper

L. OC.

avec

15

pour

aveyron-

soutenir

Pompidou.

J. A

�grignote
l'armée
psychologique¬

En même temps qu'elle
des terrains sur le Larzac,

de

essaye

ment

sur

gagner
Millau.

« compensations
à faire accepter
l'extension. Une
pommade corrosive et judicieuse¬

Grâce

au

jeu des

camp », visant
autour du plateau
au

ment choisie. La recette est

simple

:

accorder avec l'aide financière ou
matérielle de l'armée, des équipe¬

ments, dont certains réclamés dans
la région depuis des années,
en
en
priorité ceux qui,
du camp effectuée, se¬
directement utilisables par

choisissant
l'extension

raient

les militaires. Ainsi, avant que l'ar¬
mée occupe, elle paye pour la ré¬

gion. Mais si elle occupe, c'est fina¬
lement la région qui aura payé pour
installer l'armée.
L'affaire de l'aérodrome de Millau
et la main-mise militaire sur une

épreuve sportive populaire sont les
révélateurs des méthodes patientes
de l'armée qui prépare son occupa¬
tion dans une ville en voie de liqui¬
dation économique.

Dès

la

décision

d'extension

vœux

et

du

de la Chambre de Commerce
Conseil Général qui récla¬

maient l'extension de la piste ac¬
tuelle de l'Aéro-Club de Millau-Larzac

de façon à

satisfaire

de l'aviation de voyage,
aux

Cocus mécontents

du

le Conseil municipal U.D.R.
de Millau, en même temps qu'il se
déclarait incompétent pour juger
cette décision, réclamait « la réali¬
sation préalable, complète, rapide,
aux frais
exclusifs de l'Etat » de
l'aérodrome.
Cela répondait aux
camp,

besoins
notamment

désenclavement est
le choix
d'une économie de charité ; l'avia¬
Ce choix de

tout à fait discutable. C'est

tion de voyage, c'est développer le
tourisme des riches pour mieux
brader le pays ; l'aviation d'affaire,

elle,
ques
Le

Millau est lié

besoins de l'aviation

d'affaire.

permettrait de désenclaver Mil¬
lau, et on citait l'exemple de l'aéro¬
drome de Rodez-Marcillac qui au¬
rait assuré son développement (sic)

aansnts

L. OC.

Midi

méditerra¬

La

proposition de la conférence

ministérielle en décembre 72 fut
donc bien accueillie par la Cham¬
bre de Commerce. L'armée partici¬

pait pour 100 millions (anciens),
Millau, le Conseil Général, la Cham¬
bre de Commerce, chacun pour 20

*1

SpfL

16

au

néen ; la priorité est donc un dé¬
senclavement routier et ferroviaire.

aux

Cela

sert en Aveyron que quel¬
notables et le Crédit Agricole.
développement industriel sur
ne

�PLATEFORME

D'ORIENTATION
K3T

CARMAUX

-

1, 2 et 3 novembre 74

LUTTE OCCITANE est

l'expression politique
dans le cadre gé¬
néral de la lutte des classes. Elle répond à
la quadruple interrogation que se posent en
nombre sans cesse plus
nombreux les Oc¬
de

la

nationalité

citans

JM

occitane

:

Oui sommes-nous ?
Que voulons-nous ?

—

—

Où allons-nous ?

—i

Que faire ?

—

CONGRES DE CARMAUX
QUI SOMMES-NOUS ?

1)

SOMMES-NOUS UNE COLONIE
DE LA FRANCE ?
Nous

ne

habituel

sommes

du

a/ Au

pas

colonie

une

au

sens

terme.

niveau

économique

colonialisme

victimes du
résultat de

nous

sommes

C'est

intérieur.

le

l'interrogation passive au mode
production capitaliste dans un ensemble
régions périphériques de la France.

de
de

b/ Au niveau politique,

alors que le colo¬
toujours accompagné d'une dif¬

nialisme s'est

férence
les

de

statuts

Occitans

colons

entre

et

colonisés,

participé à la Révolution
démocratique bourgeoise, en particulier à son
approfondissement au XIXe siècle. Ils ont
ont

ainsi

adhéré à la solution centraliste qui cons¬

titue

aujourd'hui

une

des formes de leur

op¬

pression.

particulier les conditions historiques ont em¬
pêché l'accumulation du capital et l'apparition
d'une bourgeoisie nationale. Ces mêmes con¬
ditions objectives n'ont pas permis non plus
aux masses
populaires de secréter leurs pro¬
pres intellectuels qui auraient pu être les ar¬
tisans de la prise de
conscience nationale
occitane. Les intellectuels qui en étaient issus
duits

nous sommes le
refoulement historique : celui
des culturés populaires de l'hexagone. On a
tenté de détruire notre
patois » pour donner
aux classes populaires la honte d'elles-mêmes
et pour leur faire accepter la vision du monde
de leurs exploiteurs : la bourgeoisie française.
«

instituteurs

par

contraire

aux

au

exemple
tâches

l'hégémonie bourgeoise (chasse

—

Les

véritables

frontières

de

de

au -

notre

nationa¬

lité

populaire sont autant celles des classes
sociales en Occitanie que celles de la langue
d'Oc sur une carte de l'hexagone.
Ceux

qui ne retiennent que

nos

frontières

géographiques tombent dans une illusion dan¬
gereuse : celle du nationalisme occitan. Ils
ne

sont

révolutionnaires

qu'en

apparence.

L'union de tous les Occitans (gros et petits)
contre tous les Français (y compris les tra¬

français, c'est-à-dire des travailleurs trans¬
portables selon le bon-vouloir du capitalisme.

reproduire les idées
voulu inculquer aux tra¬
vailleurs dans tous les pays pour mieux les
diviser et mieux les enchaîner. Pour prendre

QUI SOMMES-NOUS

table

Nous

sommes

ainsi devenus de bons citoyens

vailleurs) ne ferait
que la bourgeoisie

conscience

EN DEFINITIVE ?
Nous
de

time

sommes

une

nationalité

populaire vic¬
bourgeoisie fran¬

l'hégémonie de la

çaise.
Notre

nationalité

nation

n'a

pas

pris

c'est-à-dire n'a

pas

dans

le

cadre

du

conscience

devenir
capitalisme. En
pu

une

véri¬

identité collective, une nationalité popu¬
laire doit suivre le chemin exactement inver¬
se :
sous la
direction de la classe ouvrière,
elle doit se débarrasser du poids des idées

bourgeoises qu'elle

a

reçues.

de conscience occitane exige donc
que soient déracinées aussi les idées natio¬
nalistes occitanes naissantes ; parce qu'elles
ne sont que le reflet de l'idéologie bourgeoise
La prise

d'elle-même,
une

que

a

d'elle-même et atteindre

L. OC.

17

signifier

nouvelle forme d'union entre les
signifie au contraire que désor¬
mais la lutte des classes se mène également
dans la tête de millions de gens et que les
idées nouvelles du prolétariat peuvent y chas¬
ser celles de la bourgeoisie !
une
classes. Cela

étaient ré¬

subalternes

patois »)
Ils ont même fait de l'Occitanie un des piliers
les plus solides de
l'Etat-nation bourgeois
français.

cl Au niveau idéologique

produit d'un

les

—'

dominante ! Se découvrir Occitan ne doit pas

QUE VOULONS-NOUS

2)

EN EFFET ?
Nous voulons

développer les formes d'être
l'appartenance aux classe^

collectives

liées à

populaires

pour

une

position

morale

par

faire accéder le prolétariat à
supériorité intellectuelle et
rapport à
la bourgeoisie dans
de

partie de l'Europe.

cette

FAUT-IL POUR CELA
ETABLIR

UNE NOUVELLE FRONTIERE
ENTRE LIMOGES ET PARIS ?

a/ C'est cette illusion nationaliste que com¬
à développer la petite bourgeoisie oc¬

mence

citane

en

passe

d'être liquidée

par

l'Histoire.

économique d'abord : les
mécanismes de l'intégration passive de l'es¬
pace occitan dans lei grand capitalisme eu¬
ropéen et mondial signifient la fin d'un com¬
promis historique signé jadis, au XIXe siècle,
entre la grande bourgeoisie française et
la
petite bourgeoisie occitane (loi Méline). De¬
puis 15 ans, il y a eu un véritable laminage
des" couches moyennes des villes et des cam—

Liquidation

�pagnes. La crise économique actuelle,
de la réorganisation des périphéries
tème

impérialiste

lère

ce

résultat
du sys¬

la lutte des classes traverse et anime le

que

mouvement occitan

processus.

Nous

à

assistons

véritable

une

liquidat'on

du pays.

Liquidation politique ensuite : avec l'ins¬
du gaullisme et le déclin du parle¬
mentarisme qui s'ensuivit. La petite et moyen¬
ne bourgeoisie occitane a perdu les positions
de pouvoir qu'elle détenait au niveau de la
société politique dans
l'Etat-nation français
(grâce aux partis radical, S.F.I.O.). Une épo¬
que s'est ainsi terminée : celle où la grande
bourgeoisie française avait délégué une frac¬
tion de son pouvoir de domination politique
(société politique) à la petite bourgeoisie oc¬
citane en échange de sa collaboration loyale

SI NOUS NE VOULONS PAS

UNE NOUVELLE FRONTIERE,

—i

tauration

dans

son

de

œuvre

morale des

direction

intellectuelle

et

populaires (société civile).

masses

Liquidation de

rôle idéologique en¬
bourgeoises s'accé¬
lère. Depuis mai 68, la petite bourgeoisie oc¬
citane perd son dernier rôle historique : celui
—

fin

la

:

son

des valeurs

crise

fidèle

d'exécutant

des

tâches

subalternes

de

l'hégémonie bourgeoise française dans le do¬
maine intellectuel et moral. Elle le perd parce
que le chef d'orchestre, pour lequel elle exé¬
cutait sa' partition est lui-même contesté par
la jeunesse et par les travailleurs. La tenta¬
tion est grande pour elle de rejouer le mor¬
ceau

pour son

b/ Sur

un

elle met de

compte.

propre

air

couplets,

C'est

!

ceux de l'Ocrevendication oc¬

la

citane telle

qu'elle est souvent exprimée. Elle
l'expression de la petite bourgeoisie occi-

est
.tane

qui veut à tout prix retrouver

historique. Par le populisme elle
exalter
à

la

les

valeurs

rôle

un

met à
antérieures

se

réactionnaires

Révolution

démocratique bourgeoise. Si
elle glorifie ainsi les comportements intellec¬
tuels et moraux les pius traditionnels, c'est
pour renforcer l'enveloppe
réactionnaire qui
emprisonne l'énergie révolutionnaire des mas¬
ses. Elle
espère dévoyer ainsi cette énergie
dans l'impasse de la xénophobie.

c/ C'est

opération confusionniste. Elle
vise à renforcer la puissance -de négociation
de la petite et moyenne bourgeoisie occitane
(mais c'est la même chose en Corse ou ail¬
leurs...) en vue de passer un nouveau com¬
promis historique avec la grande bourgeoisie,
qu'elle soit française ou multinationale. Elle
applique le vocabulaire des luttes de libéra¬
tion nationale du Tiers-Monde aux problèmes
intérieurs de l'hexagone.
Cette phraséologie
révolutionnaire fournit le camouflage politique
nécessaire pour « piéger » l'enthousiasme de
la jeunesse.
C'est une « passerelle idéolo¬
gique » commode : à partir d'une impatience

tentative
sur

des

I
Nous
dans

initiale,

peut

on

devenir

un

politique. En. réalité, il s'agit d'une
de

collaboration

bases

chauvines

de
et

la

petite et moyenne
l'instauration d'un système

classe,

menée

poujadistes. Elle

bourgeoisie,

c'est

néo-colonial

où

leurs classes conserveraient leur statut social
traditionnel. Ce serait le prix à payer par les

monopoles

réorganiser à leur guise l'es¬
pace occitan. C'est ce qu'ils font dans la Ré¬
publique « libre » d'Irlande. C'est pour qu'ils
puissent le faire en toute tranquillité que l'on
a fait taire le
peuple.
pour

Le

gaélique, reste longtemps la langue des
classes populaires, y est en voie de dispari
tion totale.

duirait à
serait

L'illusion nationaliste occitane

la

révélerait
une

pouvoir aux travailleurs
de l'oppression et de

le

monde

libéré

l'homme

l'exploitation de
voulons

par

libérer du poids

nous

l'homme. Nous
de l'idéologie

empêche les masses popu¬
d'Oc d'accéder à la dimension
publique de la parole. Nous voulons dévelop¬
per contre elle la personnalité occitane
col¬
lective des masses populaires. Nous voulons
le « drech a la paraula » pour mieux brisér
bourgeoise. Elle
laires des pays

le

intellectuel et moral

carcan

qui emprisonne

l'énergie révolutionnaire des masses.
Notre

démarche

est

l'inverse

exactement

populisme qui exalte le passé. Ce n'est
plus
pas un hasard. C'est parce qu'il n'y a
d'espace disponible pour des manœuvres ré¬
formistes ou régionalistes que la revendication
du

occitane

trouve à

se

la croisée des chemins

celui de la Révolution
Révolution !
La

ou

:

celui de la Contre-

la Contre-Révolution
le développement du nationalisme
occitan. Elle aboutit à la récupération déma¬
gogique de la révolte populaire restée em¬
prisonnée par une forme réactionnaire. La voie
qui mène à la Révolution passe par une Ré¬
forme intellectuelle et morale des plus larges

qui mène à

voie

par

En

masses.

aboutit à

brisant

la

forme

ia

de

libération

elle

ancienne,

cette

mêmç-impasse.

être

une

carte

en

illusion
réserve

con¬

De pius, elle

se

dangereuse.
pour

la

Ce
grande

bourgeoisie française lorsque le mouvement
ouvrier organisé menacera sa domination
po¬
litique. LUTTE OCCITANE ne sera pas com¬
plice d'une telle mystification. Elle proclame

a/ Des succès tactiques sont possibles à
Dans une période de réorganisa¬
tion difficile du
capitalisme, le mouvement
ouvrier peut accéder à la domination politique
(société politique). Mais son absence d'auto¬
nomie idéologique au sein de la société civile
le transformera, qu'il le veuille ou non,
en
gérant loyal de l'Etat bourgeois centralisé.
court terme.

Or,

période de « compromis histori¬
classes fondamentales de
être que provisoire. La

une

que » entre deux
la société ne peut
lutte des classes

ne

lutionnaire.

ple décret.

se

Ce que nous voulons est donc simple : ci¬
menter autour de la classe ouvrière en Occi-

l'affaiblissement durable de

énergie révo¬

tanie, contre la bourgeoisie et dans la solida¬
rité de

combat

ave ctous les travailleurs,
un
historique. Ce Bloc sera à la
et populaire. Il donnera naissance

Bloc

nouveau

fois national

à l'Occitanie socialiste.

tre

des

forces
société

Elle

s'arrête pas sur un sim¬

traduira

forcément

l'une

ou

de

par

l'au¬

deux

parties. Dans l'état actuel des
présence à l'intérieur de la vieille
civile française, l'issue finale ne peut

en

faire de doute.
Les forces vives du
mes

multinatonales

capitalisme

—

les fir¬

sauront retourner con¬

—i

tre les

représentants des travailleurs, installés
nouveaux bureaux parisiens, l'idéo¬
logie dominante que ceux-ci n'auront pas su
combattre auparavant.
Le retournement sera
complet : le nationalisme se présentera sous
un masque entièrement nouveau, d'autant plus
efficace qu'il donnera à cette vieille idéologie
un air de jeunesse
révolutionnaire.
dans leurs

OU ALLONS-NOUS ?

5)
Nous

entrés dans

sommes

leversements

une

révolutionnaires,

ère de bou¬

La

du

crise

système capitaliste est autant une crise de
l'Etat-nation français qu'une crise internatio¬
nale. Elle est autant
crise
une
idéologique
qu'une crise économique. Nous commençons
la longue marche à travers la
crise ». Il
dépend de nous qu'elle s'achève avec l'ap¬
parition de l'Occitanie socialiste.
«

Où allons-nous

ne peut aboutir qu'à une nouvelle division des
travailleurs. Ce dont rêvent certains éléments

de

voulons

un

une

révolutionnaire
aventurier

QUE VOULONS-NOUS ALORS ?

passe

celui du nationalisme,

connu,

nouveaux

éternelle

citanie

I

profit des centres, accé¬

au

en

effet ?

1/ Le capitalisme est entré dans
difficile

Crise

de

son

une

phase

histoire. Ce qu'on appelle
réalité

la

phase de restruc¬
turation de l'ensemble du système, au profit
des centres et au dépens des périphéries. Les
firmes multinationales qui l'ont suscitée
de¬
«

vraient

est

sortir

en

une

renforcées de

cette

crise.

C'est

éclairage qu'il convient de replacer
perspectives ouvertes par la stratégie du

sous

les

»

cet

mouvement

ouvrier.

à

terme dans toute l'Europe
méridionale. Elle peut aussi déboucher à long
terme sur une nouvelle
défaite stratégique.
court

Le rôle du mouvement occitan est de rendre
définitifs (es succès obtenus par la classe
ouvrière.
Il représente

l'ouverture d'un

dans le déroulement de la

18

ou la Corse seront
fantastique opération de dé¬
guisement réunissant ainsi sous la direction
de la petite et moyenne bourgeoisie la foule
des mécontents. Dans toutes les régions pé¬
riphériques de nationalité minoritaire les nou¬
veaux
nationalismes, simples reflets inversés
de l'ancien, feront le lit de chouanneries ma¬
nipulée par les interventions souterraines de
la C.I.A. Soyons sûrs qu'elle s'y prépare déjà.
Kissinger n'a-t-il pas déclaré : « Il ne faut pas
laisser faire Allende car il pourrait donner de
mauvaises idées aux Français et aux Italiens »

Il
n'a

nouveau

front

lutte des classes.

L. OC.

d'une

ne

laissera pas

pas

laissé faire

faire en France ce qu'il
Chili. Un précédent

au

italien donne à réfléchir : l'utilisation de l'ausicilien
(Salvatore Giulano) en

tonomisme

1945 par les Américains
pour
contenir la
poussée du P.C.I. Une telle stratégie de l'im¬
périalisme peut transformer en défaites les
succès à

2/ Cette stratégie est celle du « compromis
historique ». Elle peut conduire à des victoires
tactiques

L'Occitanie, la Bretagne

le théâtre

court

terme

français victime de

du

ses

mouvement

ouvrier

illusions.

b/ L'illusion, c'est de croire qu'il est possi¬
ble d'éliminer les

monopoles sans détruire du
l'ensemble du système capitaliste,
sont les piliers.

même coup

dont ils

On veut les isoler

au moyen d'une alliance
large allant de la classe ouvrière à une
fraction de la bourgeoisie, que l'on qualifie
d' « anti-monopoliste » pour pouvoir passer
aveo elle un.«
compromis historique ». En

très

�de

leurs

de

droits

peuvent permettre

ouvrier de

ment

histoire.

son

au

mouve¬

dépasser la phase réformiste
En

débarrassant de l'idéo¬

se

logie de la bourgeoisie, il accédera à l'hégé¬
monie

Elle
dans

socialiste

ne

pourra

le

sur

restant

de

pleinement

être

la

société.

réalisée

AFFIRMER
LE ROLE DIRIGEANT
DU PROLETARIAT

que

cadre d'une nouvelle solidarité inter¬
nationale des travailleurs : celle de la réorga¬
le

nisation

IS

de

EN OCCITANIE

l'espace européen à partir de la

du
droit
reconnaissance
nationalités populaires.

à

Que doit-on faire
jectifs ?

atteindre

pour

l'existence

ces

des

ob¬

Les

luttes

qui

mènent

les

tous

sur

fronts

les forces populaires ouvrent la possibilité
d'un regroupement de tout un faisceau de
forces sociales autour de la classe ouvrière
occitane.

4) PROPOSITIONS D'ACTION

La

difficulté,

la

durée

des

luttes

leur dureté sont autant de failles dans

comme

la vie quotidienne.

ces

routine

sur

Dans
pénètre le doute

tellectuelles

morales

et

de

de la
les valeurs in¬

cassures

la

société

bour¬

geoise. De nouvelles formes de pensée et
d'expression, de nouvelles formes de combat

RAPPORT DES COMMISSIONS
DU CONGRES

réalité,
«

on

continue simplement la stratégie

Front National
Là

l'idéologie

encore,

dire

celle

n'existe

de

la

fractions de

dominante,

Nation,
barrière

aucune

du

l'hitlérisme.

contre

»

Ces rapports de commissions sont
ici présentés d'une façon très sché¬

c'est-àoublier qu'il

fait

les

entre

différentes

la

bourgeoisie. Les grandes fir¬
mes multinationales, de plus en plus
en posi¬
tion de « monopole » dans un
donné
pays
(Péchiney ou Michelinl par exemple), sont
l'élément moteur de tout le mode de produc¬
tion capitaliste à notre époque. L'oublier, c'est
préparer des lendemains qui déchantent ! La
Réaction

puissante

sera

système tout entier
moteur de

Une fois

qur
croissance.

voudra

l'aura

victoire

plus, l'idéologie de la nation,
idéologiquement le prolétariat.
empêché de transformer en une
ses

premiers

succès

tacti¬

En luttant contre le capital sous le dra¬
peau de son ennemi de classe, le mouvement
ouvrier peut remporter les premières batailles.
C'est la bourgeoisie qui gagne finalement les
guerres ! La perspective sera différente si le
mouvement ouvrier prend la direction du mou¬
vement de prise de conscience des nationa¬
lités populaires de l'Hexagone.
ques.

c/ Les nationalités populaires représentent
l'ouverture d'un

nouveau

front dans le dérou¬

lement de la lutte des classes. La classe

ou¬

vrière

peut y acquérir son autonomie idéolo¬
gique face à la bourgeoisie. Elle peut même
très vite accéder à une position de supériorité
dans

le

domaine

intellectuel

et

moral.

situation

historique de
proposer dès aujourd'hui l'alternative à l'im¬
passe stratégique dans laquelle va être acculé
le mouvement ouvrier quand il aura accédé à
la domination de la société politique : com¬
sommes

civile où
:

régnera
un

maîtresse

Parce que
ble danger

occitane,

une

société

seule idéo¬

lutte.

corse

ou

l'éviter,

nous

les

serons

formida¬
nationaliste.
obligés de

un

idées de

la

bour¬

dissiperons du même
coup .les illusions réformistes du « com¬
promis historique » provenant de l'adhé¬
sion sentimentale
à
la
grande nation
française.

Il

s'agit d'abord d'assumer le réformisme de
des masses populaires
occitanes.
Non
pour le renforcer, mais pour mieux le dépas¬
ser par l'élimination de ses
causes. Pour ai¬
der

les

masses

à

se

libérer des illusions ré¬

formistes, il nous faut partager leur expérien¬
ce. Nous participons en position critique à la

dynamique populaire ouverte par l'union de
la Gauche. Si nous avons appelé à voter pour
François Mitterrand dès le premier tour des
élections présidentielles, c'est pour soutenir
un changement dans le rapport de forces en¬
tre les classes sociales.
Mais ce type de
situation sera forcément instable. La grande
bourgeoisie essayera de rétablir sa domina¬
tion politique par tous les moyens (allant de
la démagogie poujadiste à la révolte armée,
en
particulier dans les régions de minorités
nationales).
de

entend

accélérer

ces

intervenant dans les
par les travailleurs en
militants

ses

dans

les

chantiers, bureaux et services. C'est
de l'organisation tout entière qui met

le

rôle

au

service des travailleurs

ses

propres moyens
et de soutien- de
de la classe ouvriè¬

d'analyse, de popularisation
leurs combats.

L'alliance

de la paysannerie et de la partie conscien¬
de la jeunesse est la garantie d'un succès
moins partiel de
ces luttes.
La victoire

re,

de

viendra

leur

collaboration

sans

plus étroite, de leur solidarité et de
approfondissement face à la bourgeoisie.

leur

ser

à

Nous

conscience

«

tes

Lutte Occitane » considère que les défai¬
du prolétariat en Occitanie laisseraient le

champ libre au déménagement de l'appareil de
production et à la surexploitation, c'est-à-dire
à la ruine accélérée du pays tout entier. En
collaboration avec les organisations des tra¬
vailleurs, - Lutte Occitane » avancera des
propositions concrètes, cas par cas et ordon¬
nées en Programme, qui contribueront à armer
les travailleurs pour aller de luttes en luttes
et d'étapes en étapes afin d'en finir avec la
société
nation

d'exploitation capitaliste et de domi¬
nationale.

la

période historique fixe la
Lutte Occitane » : dépas¬
la fois le populisme et le réformisme !
y arriverons en développant la prise de

nature

ligne générale de

«

occitane

sur

DEVELOPPER
LA SOLIDARITE
OUVRIERS - PAYSANS !

des bases de classe.

Ainsi seulement les masses populaires pour¬
ront-elles se libérer de l'idéologie bourgeoise

qui

est

à

l'origine

de

ces

deux

dangers

que

C'est dans le même esprit que les militants

nous

cela que le premier
congrès de « Lutte Occitane » déci¬
de de développer les formes nou¬
velles de luttes apparues depuis
mai 1968, et qui contribuent à sa¬
per l'idéologie dominante.
C'est pour

et la reconnaissance

paysans de « Lutte Occitane
axes de travail à moyen et

»

proposent trois

à long terme

:

01 Introduire^ des solutions réformistes dé¬

clenchant le processus

Occitane

révolutionnaire.

«

Lutte

impulsera le développement des

»

Groupements Fonciers

Agricoles, des ventes
Groupements d'Intérêt Economique
création de circuits parallèles continus.

directes
et

la

en

1 / Une articulation dans le .ravàïl avec les
Paysans Travailleurs. Elle se fera au niveau
local tout

prise de conscience des nationalités po¬

pulaires

&gt;

en cours en

ainsi suscités
C'est le rôle de

usines,

fait

bretonne.

geoisie.
Parce

Occitane

opposés.

cela représente
de régression

déraciner toutes

La

débats

éclatante

des citoyens français de plus
plus nombreux vont se découvrir de

Pour

Lutte

«

changements

tel rôle historique ?

nationalité

—•

des points de vue et des connaissances. Dans
tout le corps social circule
l'interrogation oc¬
citane indissolublement liée à
l'interrogation
socialiste.

Parce que
en

—•

en

nouvelle

celle du prolétariat.

Pourquoi
—•

d'une

l'édification

mencer

logie

en

les

entre

grève et la société qui les
soutient, permettant un élargissement commun

au

La
Nous

s'établit

rencontre

en

cesse

de

définitive

travailleurs

te

celle d'un
retrouver le

sera

désarmé

aura

Elle

sa

ce

:

matique: seulement les grands axes
à mener. Un travail
au point, de discus¬
sion, de recherche est en cours, et
les résultats plus élaborés seront
publiés ultérieurement, pour com¬
mencer à répondre
à la question
que se posent de plus en plus d'Oc¬
citans : Que faire ?
des campagnes
interne de mise

surgissent. La

pleine et entière

que

L. OC.

19.

en

groupe

conservant

de

«

l'autonomie de

Lutte Occitane

».

cha¬

�2/ Une lutte

contre l'exode qui passe
développement de rapports humains

le

le monde ouvrier, le monde pay¬
le monde étudiant et qui permette la
revalorisation des terrains ou cultures laissés
entre

veaux

et

san

7/ C'est dans cette perspective

par
nou¬

de côté.

Occitane

entend contribuer à

»

de

organisation

la

culture

que

une

«

Lutte

meilleure

occitane

renou-

vellée.
Tous

ses

dans

ment

militants
s'investissent massive¬
les tâches du mouvement culturel

«
Lutte Occitane » tient à rappeler
l'importance de la culture occitane, et en
premier lieu de l'emploi de la langue d'Oc,
dans l'aspect idéologique de la libération de

occitan.

3/ Ces
de

sent

classes

:

rapports humains nouveaux suppo¬
nouvelles formes
de
la lutte des
la lutte contre les manifestations de

l'idéologie dominante
et

nes

oppriment les

qui

*

Congrès de
les

l'unanimité

mission

*

«

culture

».

diffusion la

4/ Lutter dans cet esprit également contre
militarisation

à

te
*

la

Le 1er

jeu¬

femmes.

les

l'homme et de la femme d'Oc.
«

plus large
publication séparée.

Lutte Occitane
de

décide d'en
sous

la

»

adop¬

sa

com¬

assurer

forme

la

d'une

grandissante de l'Occitanie.

dans

le

de

processus

Occitanie,

colonialisme

intérieur

l'occupation massive
de territoires, que par l'abrutissement idéolo¬
gique qu'elle permet. La militarisation exces¬
sive des périphéries accentuent le phénomè¬
ne de liquidation
de celles-ci par le centra¬

en

tant

par

des

a/ de désigner

au sein de son Bureau Exé¬
responsable aux relations internatio¬
chargé de multiplier les contacts dans

cutif

un

nales

le cadre d'un travail d'information permanent.

b/ de refuser de s'ingérer dans les affaires
des mouvements
liste

de
aux

des

nationalités et

en

privilégier une organisation
dépens d'une autre.

parti¬
socia¬

c/ de favoriser chaque fois que cela sera
possible (luttes populaires, contacts avec le
mouvement ouvrier français
organisé, etc...)
une
coordination
conjoncturée des diverses
organisations socialistes des nationalités de

8/ Favoriser l'articulation des différents ni¬
veaux de la presse occitane au sein d'un sys¬
tème autonome par rapport à

bour¬
Occi¬
tane » entend se donner les moyens de sa
politique dans ce domaine. Elle met en place
un réseau complet de
revues et de publica¬
geoise

tions

d'expression française.

la

presse

«

Lutte

diverses.

C'est à
Montségur, où périrent d'autres
idées révolutionnaires pour la société féodale

d'alors, que nous avons organisé la première
Fête de l'Occitanie en lutte.

lisme.
Lutte Occitane » soutient et
impulse les
luttes contre l'Armée en fonction des situa¬

et

l'Hexagone.

L'armée

française est un instrument d'op¬
pression étatique et de défense de la classe
dominante.
Elle joue
rôle prédominant
un

solidarité internationale
peuples en lutte con¬
tre l'impérialisme. Dans ce but, le 1er Con¬
grès de « Lutte Occitane » décide :

culier

conclusions
Il

11/ Développer la

des travailleurs

«

locales.

tions

9/ Développer

un nouveau type d'organisa¬
politique qui fonctionne comme un véri¬
table intellectuel collectif composé de militants
ouvriers, paysans, employés, etc... dans des
groupes de base autonomes.

tion

5/ Impulser la création de comités de sou¬
aux
luttes écologiques nées à partir de
la protestation
populaire contre l'aménage¬
ment capitaliste de l'espace occitan. Ces co¬
auront

tâches

pour

:

a/ De montrer les dangers de la radio-acti¬
et les risques écologiques que font cou¬

vité
rir

avons
«

et

autres

Lutte Occitane

10/ Nous articuler

le mouvement ou¬
vrier français traditionnel tel que l'histoire l'a
formé.
avec

sur

décide également d'im¬
grand débat sur la réponse que peut
apporter le socialisme aux problèmes
de
l'aménagement de l'espace. Dans cette pers¬
pective, l'urbanisme doit être conçu comme
«

pulser

un

»

un

EST

condensateur social.

6/ Lutter
autre vie

contre l'exil,

au

Les groupes

mais pour vivre

une

!

pays

de

Lutte Occitane
les problèmes

directe¬
de l'exil
(Paris, Lyon, etc...) prennent pour axe priori¬
taire le travail parmi les travailleurs occitans
exilés, particulièrement nombreux • dans
la
ment

intéressés

Fonction

Ils
entre

se

■

par

»

Publique.
fixent pour tâche de faire la jonction

leurs

revendications

économiques et la
idéologi¬

prise de conscience de l'oppression
que que permet l'exil.

Les groupes de « Lutte Occitane » au pays
développent leurs liens avec les exilés. Ils les
tiennent au courant des luttes populaires de
leurs régions et leurs donne ainsi
un
plus
grand écho. Ils ont également pour tâche de

sensibiliser

le

pays

aux

amères

réalités

premier

pour

»

a

Congrès.

choisi

ces

deux lieux

qu'ils témoignent de notre

indissociable
travailleurs.

nuisances.

c/ De préparer un grand rassemblement
un lieu de lutte écologique.

notre

prolétariat occitan
défenseur, que nous

L'émancipation de notre
laire

l'implantation de centrales nucléaires.

bruit

tenu

Lutte Occitane

symboliques

b/ De lutter contre les autres formes de
pollution (mer, rivières, atmosphère) et contre
le

Carmaux, où le

double filiation.

tien

mités

C'est à

reconnut en JAURES son

de

l'exil.

Dans la jeunesse des petites villes et des
villages de l'Occitanie traditionnelle, .les grou¬
pes de « Lutte
Occitane » combattent une
opinion largement répandue : l'exil, seule so¬
lution pour échapper à l'étouffement intellec¬
tuel et moral et à l'oppression de la société
patriarcale. La lutte dans ce domaine consti¬
tue un aspect fondamental du travail de Ré¬
forme intellectuelle et morale des plus
larges
masses pour dépasser à la fois le réformisme
et le populisme.
*
♦ *

20

L. OC.

est

de

nationalité
celle

de

popu¬

tous

les

�d'un

L'armée cherche des vitrines. Au¬

des organisateurs a révélé que 1/3
des participants avaient été des mi¬
litaires de carrière et que l'armée

près des jeunes surtout pour leur
inculquer les vertus essentielles qui

année,

Cette

r

ous

sont

les ans, les 100 km de Millau

épreuve sportive de mar¬
très populaire. Des jeu¬
des ouvriers y participent.
une

che à pied,
nes,

la

démission

prendre en main l'orga¬

tentait de
nisation.

font d'un homme un abruti. Grâce
à la complaisance de la municipa¬

lité, elle a accès gratuitement à la
piscine municipale deux jours par
semaine (alors que l'indigène doit
payer 5 F). La Mairie a aussi bradé
les installations sportives pour 15
ans. L'armée tient déjà les stades,
ça promet...
Sur Millau, des sports populaires,
liés à la nature comme la marche,
la spéléo, sont
Chez ces jeunes

très développés.
qui connaissent
leur région comme leur poche, des¬
sus et dessous, il y a un fort pour¬
centage d'opposants à l'extension
du camp. La municipalité dévelop¬
pe à grands frais, avec l'aide de l'ar¬
mée, un équipement sportif complé¬
mentaire qui n'est pas une nécessité
prioritaire. Et vive la saine compé¬
tition entre sportifs apolitiques !

Aujourd'hui le sport, demain
l'école, la télé... L'action psycholo¬

gique, ça les connaît.

*

L'ARMÉE NOUS FAIT MARCHER
millions. Même si c'était sur le dos
des paysans, on ne pouvait pas re¬
fuser ça ! On accepte donc l'aéro¬
drome tout en continuant à se dire

d'accord

avec

la lutte des paysans.

HENFER :

11 Las

Les collectivités locales ont donc

participé au financement de la nou¬
velle piste de 1.700 m de long. Cer¬
tains pouvaient bien s'inquiéter en
voyant l'armée effectuer les travaux

que nos fan

la lei !

derrière des barbelés avec sentinel¬

les, projecteurs et chiens policiers.
Mais le Génie Militaire participe à
toutes les constructions d'aérodro¬
mes. Il n'y avait là rien d'anormal.

Le temps
A

Millau, la ville sous-développée d'un dé¬
partement, lui-même, le sous-développé d'une
région
sous - développée,
l'anémie
sociale
continue.

Annexion
L'a été

contre l'annonce un
mois après la fin des travaux, que
l'axe de la piste se trouvant dans
l'axe du champ de tir du camp, le
terrain serait inutilisable par l'avia¬
par

tion civile. Le Père Noël militaire
avait mis son petit cadeau dans la
êheminée. Même le Conseil munici¬

pal U.D.R. a été scandalisé. Les mi¬
litaires ne respectent rien, pas mê¬
me leurs amis. Où allons-nous ?
Mais puisque l'axe de la piste est
dans l'axe du champ de tir, nous

suggérons de prolonger la piste à
travers le camp. Ça ferait une belle
route pour désenclaver Millau. Et
au

moins l'utiliseraient

qui l'ont payée.

tous

ceux

Henfer, c'est cette petite - moyenne entre¬
prise, fabricant des chaudières de chauffage
central, classique canard boiteux cher à M.
Fourcade qui,
boitant de plus en plus bas,
n'a pu, un jour, marcher du tout.

L'incompétence du patron, qui se croyait du
Patronat de type C.N.P.F. » et dont le re¬
venu n'atteignait vraisemblablement pas le sa¬
•

«

laire d'un
•

du
•

—'la

ont

eu

Les
si

contremaître de chez Renault,

fuite des capitaux pour l'encadrement

—'la

crédit,

ouvriers,

branlante,

se

l'inévitable s'est
Le

continuera, qui vide peu à
les régions dites pauvres, dont
notre Occitanie, afin que soit plus
facile le
pillage de toutes les richesses naturelles, his¬
toriques, climatiques et autres.
Le drame, c'est que le scénario est archiconnu, la chute parfaitement prévisible et que
les acteurs, toujours renouvellés, s'apprêtent
à rejouer le rôle que tant des nôtres ont déjà
Le

peu

processus

toutes

actualisé.
Pour

de

sa

dernière

patte.

dernière roue d'une charette
sont bien battus et pourtant,

produit.

bilan

déposé, les portes refermées, les
ouvriers licenciés et véhiculés vers le chô¬
mage.
Lee classiques et fatales promesses
de ré lance, le scénario reste te même et la

Estret,

Henfer,

comme

Lux et autres,

chez Jonquet, Richard,
le troisième acte est

commencé. Les acteurs sauront-ils en

le

dénouement
On

en

taires

et

'-11

changer

?

doute : les
luttes ne sont pas uni¬
leur forme trop conventionnelles.

On subit la loi du capital.

Qù êst donc le

dicton populaire :

Cap de puta nos farà

tragédie continue.

L. OC.

il passera et le découra¬

d'œuvre.

fiscalité,
raison

passe...

gement, la faim, les besoins, orchestreront
l'inévitable ;
l'immigration vers le Nord, en
ces
lieux où le capital concentre son argent,
organise ses industries et a besoin de main-

pas

la lei.

�Partie du centre de tri P.L.M.

•

(gare de Lyon) sur le refus obstiné
de la direction de recevoir les

re¬

présentants du personnel, la grève
des P.T.T., lancée le 17 octobre 1974
s'est étendue rapidement à l'Hexa¬
gone tout entier.
LES

P.T.T.

ALLAIENT

MENER

LA PLUS LONGUE (6 semaines)
DURE qu'ils aient jamais connue
—

plus longue qu'en 1953

plus large et
qu'en 1968 :
—

plus

:

LA

LUTTE

ET LA PLUS
à ce jour

:

21 jours.

déterminée

encore

Taux records de participation à la grève
(jusqu'à 90 % dans certains centres), souvent
active avec occupation des locaux (comme au
tri de Paris-Brune).
Le Ministère lui-même
n'était pas épargné et entrait dans
l'action
pour réagir contre la nomination de person¬
nalités politiques gouvernementales à la pla¬

sur

—

Leur nombre

:

92.000 auxiliaires

et

con¬

tractuels pour

la France entière contre 270.000
titulaires, soit un effectif total de 362.000.

de techniciens.

ce

Ce qu'il faut savoir
l'auxiliariat aux P.T.T...

—

Leur

ancienneté

:

6.500

auxiliaires

em¬

bauchés
• Il faut dire qu'aux
malaise allait croissant.

—•

nel
—

depuis plus de 10 ans et 23.000 de¬
puis plus de 4 ans.
Ce que l'Etat gagne sur leur dos :
12.000 NF par an et par auxiliaire !

P.T.T., le

—

90.000 auxiliaires (soit un quart du person¬
dans des conditions anormales d'emploi).
Avancement
Réduction

et

des

mutations

Ce gain fait de l'Etat le premier
négrier de France.

bloquées.
...ET LA FONCTION PUBLIQUE

effectifs

(d'où travail plus
lourd en même temps
que
dégradation du
service rendu aux usagers).
—•

Ne

PENDANT LONGTEMPS,

PAS,

PUIS ÇA ECLATE !

ÇA

NE

dites

pas

trop nombreux

Le tout

aggravé par la main-mise du sec¬
teur privé tel L.M.T. (le Matériel Téléphonique
contrôlé par I.T.T.) et Thomson-C.S.F., sur les
secteurs
les plus rentables (Télécommunica¬
tions) provoquant des suppressions d'emplois
importantes en 1975... comme à l'O.R.T.F. !
—

Alors

_

«

Les

fonctionnaires

sont

la progression des effectifs de
Publique suit régulièrement celle
de la population active
(l'évolution récente
marque un retrait sensible de l'augmentation
des effectifs de la Fonction Publique (seule¬
ment + 1,2 %) alors que la croissance de la
I
population active est de + 1,6 %
la

BOUGE

:

».

que

Fonction

�Il est peu de Sociétés qui pourrait tolérer de nos
sans vives revendications ou sans remettre en
cause les principes mêmes qui les régissent, cet exode
immuable et silendeux, ces déportations pacifiques
«

jours,

POURQUOI ES-TU MONTEE A PARIS, JOSETTE ?
Pour travailler.

occidentaux ont connu a
l'intérieur de leurs frontières depuis un siècle et demi »
la plupart des

que

pays

TU N'AIMAIS PAS LA VIE EN AVEYRON ?

Jérôme MONOD

C'est pas ça, mais où voulais-tu que

Président de la D.A.T.A.R

rien chez

nous.

chez

A part

employée

je travaille ? Il n'y a plus
Crédit Agricole ou dactylo

au

un notaire
mais c'est limité et il faut connaître des gens.
La ferme des parents c'est mon frère qui l'a
reprise. Ça ne marche
...

plus

comme avant : avec 10 Ha et 5

maintenant. Alors

RETOURNER

fait

une

Les deux

mes

vaches,

on ne

quatre soeurs sont aussi

s'en sort plus
à Paris :

venues

aide-soignante, l'autre travaille aux allocations familiales.
plus jeunes tiennent un café dans le 18 ème : c'est un tra¬

vail dur.

:mgjvjv oJOk \FS

9

POURQUOI AS-TU CHOISI LES
J'ai pas
concours
a

JOSETTE

employée

une

...

P.T.T., à la Recette Principale

aux

Il faut bien 15

originaire du Sud-Aveyron (La Selve)

de Paris,

choisi
Avec une copine on a vu dans le journal un
le Trésor, les impôts quoi. On l'a manqué. Alors on
annonce
pour les PTT : on a réussi. C'est tout.

pour

brune, jolie, célibataire,

28 ans,

:

vu

PTT, TOI ?

ans

L'ARRIVÉE A PARIS, ÇA S'EST PASSÉ COMMENT ?

—

Salaire minimum

Augmentation de 200 F

—•

Effectifs

—f

de

création

—

:

fSBBSSS

à la fois
30.000

emplois

—•

Réelles

quand-même j'avais ma soeur déjà installée ici.
petit, j'ai dû aller à l'hôtel. Ma copine était
dans un foyer des PTT puis elle a trouvé une chambre chez une
dame. Maintenant elle est mariée. Avec un Aveyronnais. Elle a

nouveaux.
:

(L'accord

possibilités de mutation
a

la Manche.

Au début

trois enfants

auxiliaires (90.000)
arrêt de l'embauche des auxiliaires.

-

sur

Mais chez elle c'était

des

titularisation

-

ans.

mer

W

pour tous.

:

suppression de l'auxiliariat par

—

18

1.700 F.

:

Oh c'est vieux tout ça ! ça fait près de 11 ans, j'avais
On ne savait pas trop ce qui nous attendait. Chez

à peine
moi on
disait seulement qu'il fallait faire attention à Paris : alors les pre¬
mières années on sortait très peu. Jamais en banlieue. Jamais à la

Les revendications

...

Au début

on

était auxiliaire

: on

allait d'un bureau à l'autre

là où il

manquait du personnel. Au bout d'un an on a été titulari¬
sées aux chèques postaux.

:

été long à se faire sur la titu¬

larisation des auxiliaires en raison de la con¬
tradiction entre titulaires à Paris et auxiliaires

(suite à la

page

26)

pays,)

au

—

soit

un

de

total

mentant

le nombre de

cle

mutations

des

désirent
—.

rentrer

ceux

pour

au

Amélioration

120.000

emplois

aug¬

postes mis dans le cy¬

(nombreux) qui

pays.

des

conditions

Défense du service public : mettre en
échec la privatisation (avec une raison sup¬
—

plémentaire

:
le démantellement a
géographiques et ende nouveaux déplacements de tra¬
du fait de la suppression de certains

des

aussi

trainerait
vailleurs

pour nous

—•

—■

avec

Prime d'installation

quel que soit le lieu
(pour éviter qu'elle ne soit —
actuellement
une prime
d'exil).
—

Revendications propres aux DOM
Des

logements,

chambres

venant

—

mais

toutes ses

déplacement des travailleurs avec
CONSEQUENCES PERÇUES MAIS

ENCORE PEU EXPRIMEES

:

des

foyers

individuelles

de province et

pour

des DOM.

:

la première intervention di¬
le pro¬
occitan, dans la mesure où LE PRO¬

C'est à
sur

blème
BLEME

Paris,

une

DES

lutte sociale qui pose

POSTIERS

QUENCE DE
CAPITALISTE,
implique :

EST

L'INEGAL
avec

UNE

CONSE¬

DEVELOPPEMENT

tout ce que

ce

dernier

résidences
les jeunes

perte de la culture antérieure (et avec
le plus souvent, perte de
la solidarité de
—■

recte

d'installation
comme

DES TRAVAILLEURS

incidences

centres).
—1

UNE LUTTE OU APPARAIT LA "MOBILITE

de travail.

—•

sur

non

seulement

le lieu de

exploitation

travail,

L. OC.

23

économique

milieu d'origine jugé « infé¬
vulgaire »).
destruction (de fait) de la communauté
d'origine, si l'exode est massif.

classe
rieur

»

avec
ou

le

«

—•

(et privatisation) plus fa¬
l'espace vidé de sa population jeune
et active laissant la place aux résidences se¬
condaires, grands domaines, opération «d'a¬
ménagement » et camps militaires, etc...
—'

cile

appropriation

de

�PARIS !

LA GREVE DES POSTIERS

—t
Que l'on soit Parisien ou non, 1,300 F,
1.500 F, 1.600 F par mois, c'est peu, et quand
ce serait même 2.000 F par mois, pour vivre

à

Paris,

ce

n'est

raison de

en

la

pas

grand'chose (notamment
loyers).

cherté des

Après avoir vainement espéré

un

retour ra¬

beaucoup de jeunes ménages,
qui s'endettent lourdement pour obtenir un
logement de plus en plus éloigné de leur lieu
de travail, en savent quelque chose.
pide

—'

au

pays,

Car

ils

sont

presque tous

venus

Nostre biais

d'AILef¬

LZURS ET DE PLUS EN PLUS LOIN pour

per ajudar

fectuer

en région parisienne les tâches souspayées et peu considérées.

La démarche suivie

•

:

Quel que soit notre désir de favoriser
prise de conscience occitane, nous avons

—

une

voulu

éviter

analyses

intervention

toute

être interprétée
volonté première de « caser nos
plutôt que de « fortifier » l'action

la

comme

maximum

au

l'extérieur

de

»

pourrait

qui

l'unité.

et

Nous

—

donc

avons

procédé

par

contacts

des postiers connus (aussi
membres de « Lutte Occitane »

avec

sants

que

tions,

etc... pour

—

le

divers
définir :

contacts

contenu

de

notre

:

bien postiers
ou sympathi¬
syndicats, rela¬

intervention

(favo¬

la

prise de conscience de classe et le
développement de la solidarité entre gens
placés dans une même situation, notamment
riser

l'ensemble

dans

de

la

Fonction

Publique),

formulation : aucun travail de
conception (tracts, affiches,
plu¬
panneaux,
sieurs fois remis en cause) n'a été fait sans
les conseils et les critiques des postiers.
—

—■

que

sa

L'aide

ment

tracts,
sions

militante

a

essentielle¬

consisté

d'affiches, diffusions de
organisation de collectes et de discus¬
pour populariser l'action des P.T.T.
collages

en

Un travail

d'accom¬

pagnement

Chantage à la promotion

Avant

tout,

GNEMENT
Pour tous ceux-là, au manque d'argent et
difficultés matérielles d'installation (sou¬

aux

précaires) s'ajoutent des problèmes d'a¬
daptation nombreux : à la grande ville, au
travail, à un mode de vie totalement différent
de ce qu'ils ont connu, bref à une « culture »

II

—i

faut donc

renoncer

à

rester

au

pays

être titularisé.

pour

—

vent

différente,
à

la

fois

(langue

ou

véritable sens du terme : tout
comportement, mode d'expression
au

langage),

usages,

vie sociale...

Or, les P.T.T. en région parisienne, ce
sont pour beaucoup DES JEUNES, venus dans
l'attente
d'une
hypothétique
titularisation
qu'ils soient auxiliaires ou même titulaires.
Les célibataires reçus au concours de titulai¬
—

doivent « monter à Paris » pour être nom¬
més. Et tous doivent affronter à la fois toutes
re

ces

difficultés.

retour

étant

TRAVAIL

un

la

lutte

menée

plus, chaque promotion retarde le
(toute demande de mutation antérieure
annulée).

de leurs décisions,

jamais anti-syndical, mais,
de nature à renforcer l'unité,
ET

D'ACCOMPA¬
par les inté¬

:

dans le respect

—

De

—•

ressés

de

CEPENDANT

au

contraire,

COMPLEMENTAIRE

PAR

UN APPORT

...LES

ANNEES

FINISSENT PAR
—.

Ce

sont le

des

PASSENT

ET

BEAUCOUP

Y RENONCER.

n'est pas un hasard si ces jeunes
plus souvent OCCITANS (60 à 85 %

effectifs

selon

les

centres

eti

bureaux),

CAR LA FONCTION PUBLIQUE, ET EN PAR¬
TICULIER LES P.T.T., RECRUTENT A DES
TAUX
DEFIANT
TOUTE
CONCURRENCE
DANS LES PAYS OU REGIONS OU IL N'Y
A PAS ASSEZ D'EMPLOIS.

24

L. OC.

ORIGINAL, mettant en évidence
les différents aspects de la lutte des classes
(et leurs liaisons) que la situation d'exilé, ré¬
sumant l'oppression
capitaliste,' révèle direc¬
tement : par exemple :
—i

au

exploitation économique

ici,

mais

aussi

pays,

impérialisme culturel (modèle bourgeois
français poussant à l'individualisme et per¬
mettant ainsi une domination plus facile, ici
comme au pays).
—•

�L'ACCUEIL
L'accueil qui nous a été réservé fut, à quel¬

exceptions près, favorable

ques

:

Il y a d'abord une poussée de la cons¬
cience occitane qui se révèle
spontanément
—

(par exemple gens qui parlent en Oc dans les
manifestations, pancartes en Oc d'isolés (non
occitanistes), accueil fait au drapeau (souvent
reconnu
maintenant et plus souvent acclamé
que tourné en dérision), enfin
triomphe de
MARTI qui a chanté à une assemblée géné¬
rale

de travailleurs

centre

au

de tri

de Paris-

Brune.

Tracts et affiches ont été bien accueillis,

—

seulement par les

non

Occitans mais

:

d'autres exilés sensibles à
notre propos : Bretons, Savoyards, Catalans,
Antillais très souvent, qui exprimaient parfois
les mêmes idées : par exemple la Fédération
souvent

—

P.T.T.

du

Val-d'Oise

banderoles
les

raient

par

manifestait

des

avec

bilingues (créole-français) où figu¬
L'une

iles.

postier à sa mère

présentait la lettre d'un

:

Je suis parti,

«

il y a 6 ans ». Suivait le
budget du postier. Puis le prix du
d'avion: Et enfin, en guise de
conclu¬

maigre
billet

Voilà maman,

sion

:

drai

qu'au bout de 10

«

Même

—

par

des

pourquoi je ne revien¬
ans

».

militants

parisiens

ou

Français du Nord qui commencent à percevoir
l'intérêt de

notre

démarche et

ne

nous

accu¬

plus (enfin !) de diviser les travailleurs,
encore
que ce reproche nous
soit toujours
sent

fait par certains.
Des

—t

ont

aussi

accusé

Pourquoi

«

militants

(en banlieue

de

chercher à

Sud)

nous

utiliser cette

du

mettez-vous

dans ? » nous disent (à n'en
leur accent) des Occitans.

patois
pas

là-de¬

douter

par

Pourquoi n'en mettez-vous pas davanta¬
» demande un militant occitan C.F.D.T.

«

?

ge

Ce

—•

lutte à

notre

profit (réaction rare).

De toute façon,
les réflexions fusent,
parfois contradictoires. « Dommage que vous
n'ayez pas fait ce travail avec les Bretons,
—

mais

dit-on

enfin,
aux

breuses.

Ça n'a rien à voir !

«

—•

ques

D'autres,

au contraire, lisent
mots en Oc dans les tracts

joie non

dissimulée

»

nous

les

en

C.C.P. où les Bretonnes sont

nom¬

duisent

aux

relisent

le

vous

travaillez pour nous

»

mots

Oc

copains,

tract

:

dans
dans

Les

-

les
ce

les
avec

que dans
des milieux
les tracts sont reçus avec
des ricanements.

guère
que

indifférence

ou

par

Certes,

ce

n'est qu'un début. Cette inter¬

une

cherchent

gars

tracts,

quel¬

n'est

plus privilégiés

ils les tra¬

n'est qu'après qu'ils

son

ensemble.
•

vention

encore

modeste

jonction à Paris entre
ditionnelle
tans

et

sidéré

concernant

une
première
lutte sociale tra¬
majorité des Occi¬

est

une
en

le combat occitan,
ici

trop souvent con¬

abstraction,

un mythe,
pâture de quelques écrivains de talent,
alors qu'il est profondément ressenti par des
milliers d'exilés, venus grossir les rangs des
travailleurs de la capitale.

où

comme

une

la

On

en

restera pas là...

Nous attendons aussi les sugges¬
tions et expériences de tous.

Au pays comme
ges sur le
des grèves

à Paris,

déroulement
à

ou

envoyez

témoigna¬

les conséquences

LUTTE OCCITANE

-

Paris

10, Rue Fourcade
75015 PARIS

(Permanence le samedi de 13 h. 30 à 15 h.)

L. OC.

25

�CEST QUOI LA QUALITÉ DE LA VIE POUR TOI ?
C'est de

RETOURNER

ne

avoir le temps de faire

pas

ce

qu'on

a

envie.

MAIS CETTE FOIS VOUS N'AVEZ RIEN OBTENU ?
Pas grand chose
une augmentation d'une prime, des trucs
les moins de 25 ans
mais c'était bien quand-même. Tous
les matins vers 11 H. on allait boire un coup chez les uns, chez les
autres. On allait au BHV : moi je voulais changer mon évier, une
...

?

MU PAYS

pour

...

fille elle voulait mettre des

étagères. Une fois

on est

allé

au

cinéma,

voir «Emmanuelle» !

C'ÉTAIT COMMENT TA VIE A CETTE ÉPOQUE-LA ?
Je m'ennuyais un peu
Je connaissais pas grand monde.
puis les horaires étaient très lourds : tous les jours jusqu'à
19 H 30 ; même le samedi.
...

Et

PLUSù€
allait au cinéma avec ma copine : ça
c'était nouveau par rapport à chez moi. Puis on visitait un peu
Paris : la Seine, la Tour Eiffel. On allait danser à la Nuit Arverne ..

Hiuio»s

De temps en temps on

occitans

mcìon

en

Z&gt;£

travailleurs

parìsìenne

LA PU"*»r

fAYCS &gt;ILA

DE QU'ES AQUO?

1 paris:

LA NUIT ARVERNE ?

P

Cest le grand bal de la

Cinq à huit mille
Nord

personnes,

[

ligue des Auvergnats, des amicales.
du Midi : mais surtout des gars du

Aveyron : il y avait pas beaucoup de gars de
peut-être j'en ai rencontré, pas plus.

mon pays.

Wir

_

que

Puis j'ai trouvé un appartement,
j'ai acheté, en empruntant.
C'est l'été surtout que je

EN 11 ANNÉES A
DU TON ACCENT

un

nu

t|

ÌL

...

hrV

PARIS, TU N'AS PAS L'AIR D'AVOIR PER¬
:

rffl ht

Deux

petit truc dans le 18ème,

m'ennuyais

• «

.

FOHÇTIOHTUILÌQO

Hcrr...

trois

ou

fI

rfl

r

O

onwwtHM.

Toulon,

TOUM»ys£

ha

ON NE SE MOQUE PAS DE TOI ?

t tu. I

OCCITAMA
Non. Parfois il y a des gens qui plaisantent, mais c'est gentil.
C'est surtout les collègues. Dans les PTT la plupart on est du Midi :
croit

Comme l'armée et le tourisme volent la terre
comme I école et la télé tuent notre

chez soi ? c'est naturel et ça ne se remar¬
que pas. Ça fait qu'on garde l'accent. Et puis je passe mon mois de
congé là-bas.
on se

encore un

peu

AM&amp;*LUCHA OCCITANA* LVCHEN PEU:

C'EST SYMPA L'AMBIANCE AU TRAVAIL ?

va

dans les

Lua/A

travalliar al

pais

demorar çò que sè

OCCÌTANA ".mis

\çc

.

volley. Et à Noël du ski, à Vars

Hautes-Alpes.

Le plus
TU

"Jo
*jcec.fc
-lodrech de

Oui. Surtout l'ASPTT, pour le sport. Tous les dimanches on
à Beaulieu, en banlieue, à 50 km : là on peut faire tous les

sports qu'on veut. Moi je fais du

langue
l'état pompent les Kommes

le capitalisme et

sympathique c'était pendant la grève.

ÉTAIS GRÉVISTE ?

Bien sûr ! On a rien eu, mais c'était très bien. J'étais
syndiquée mais maintenant je vais l'être...

pas

A QUEL SYNDICAT ?
A la CFDT

ils ont plus d'idées qu'à la CGT. La CGT c'est
organisée, il y a plus de monde, il y a des gens très bien,
mais par exemple ils n'avaient jamais demandé les 200 f pour tous.
C'est la CFDT qui en a parlé sur les panneaux
...

SURTOUT ENTRE

mieux

Oui, mais il

...

A FO il y en a

plein qui ont démissionné.

y

CÉLIBATAIRE, NON ?
avait aussi des gens mariés

...

TU AIMERAIS TE MARIER ?

ÇA C'EST PASSÉ COMMENT CETTE GREVE ?
C'était

Oui. Mais tu vois au pays, si tu es célibataire, à partir de 25
c'est fini : tu as plus d'amis. Ici c'est pas pareil : je connais une
femme, elle a 50 ans, elle sort, elle va au restaurant. Pendant la grè¬

surtout les

manifs, et puis les réunions générales, tous
les matins. J'avais jamais été à une manif. C'est bien. En Mai 68
j'étais bloquée à cause des métros : j'étais restée chez moi. Mais
c'est à partir de là que j'ai commencé à me poser des problèmes
sur le travail. Car après 68 on nous a réduit les horaires et on a eu
notre samedi : j'ai compris que c'était à cause de la grève qu'on
avait eu ça. La qualité de la vie j'en avais jamais entendu parler
avant

ans,

ve on

tout, on était

de parler

:

d'habitude

en

colère

contre les gens

tait des chansons, en ajoutant des
tait les copains en bofte.

...

26

avait le temps

on

voit passer des gens

dans le couloir, on ne les connaît pas. On ne sait même pas com¬
ment ils s'appellent. Pendant la grève on a parlé de politique, de

L. OC.

qui travaillaient. On chan¬
couplets : pour rigoler on met¬

�ET MAINTENANT?

nous,

ET TOI ?

Quand il y a la

grève

même

gens que

avec

les

Moi 3

l'impression d'être plus unis entre
je connais pas. On a les mêmes pro¬

on a

blèmes.

partis

Maintenant il y a un peu de

non-grévistes : c'est la guerre froide,

tension, de «bis-bis»
on ne se parle pas.

Poiir le

demi-heure
feur

a

:

déchargement des camions

le temps

à le lire !

au concours,

maintenant ils mettent

tout

avant

ils mettaient

mariés.

puis ici j'ai pris conscience de beaucoup de choses : si j'é¬
j'aurais moins réfléchi : ici un copain me passe de
temps en temps le Nouvel Observateur, un autre Charlie-Hebdo. On
a plein de journaux gratuits... Le Monde : là
j'en ai pour trois jours

l'apéro tous les jours : avant c'était pour
départ), maintenant c'est tous
les jours. Et ils chantent l'Internationale.
occasion ( réussite

se sont

tais restée là^bas

Au tri ils boivent

une

Ils

Et

les

avec

:

Avant c'était à Paris que je m'ennuyais, mais main¬
quand je vais chez moi tous les gens de mon âge sont
...

tenant c'est

une

TU NE REGRETTES

l'après-midi. Le chauf¬

RIEN, ALORS ?

de faire la sieste.
Si, mais chez nous les gens sont loin de tout : là-bas le gou¬
c'est quelque chose de lointain : ici on peut aller mani¬
fester devant le ministère des PTT, à Rodez il n'y a rien.

vernement

TU GAGNES COMBIEN ?

Presque 200.000 AF mais les jeunes qui rentrent ils gagnent
150.000 AF et ils habitent dans des petits hôtels minables du
quartier, dans la rue Montmartre.
..

Mais quand même les

que

Et
nuit

:

raires

puis

à Rodez

ça.

ça

m'a étonnée

téléphonistes ont fait grève cette fois

...

Depuis 1967 j'ai demandé ma mutation pour Rodez ou pour
: J'ai pas envie d'aller dans un coin perdu où je connais per¬
sonne. De toute façon il me faudra attendre encore 4 ou 5 ans... il
faut bien quinze ans pour pouvoir retourner

des horaires bizarres : on travaille souvent la
parisiens, ils ne voudraient pas faire des ho¬
Nous on est bien obligé d'accepter.

on a

Millau

si c'étaient des
comme

:

...

Quand je vais voir mes parents j'aide à la ferme, surtout au
jardin. J'aime bien le travail du jardin, les salades, les tomates... Les
brebis je m'en occupe moins, car elles ne me connaissent pas et
elles refusent de me suivre : avant, du temps de l'école, je m'en
occupais beaucoup.

"II faut bien 15 ans"

Bon... il faut que

j'y aille : une copine m'a téléphonée ce
qu'elle est malade. Elle a une angine. Elle ne connaît
personne dans son immeuble. Ça les gens s'en rendent pas compte
en province mais à Paris on habite un quartier et on connaît per¬
sonne. A La Selve, tout le monde se connaît !
matin parce

LES GARS DU MIDI ONT ENVIE DE RENTRER CHEZ EUX ?
Certains oui. Y '

Tiens... il y a deux ans un jeune des PTT est tombé dans la
de son ascenseur : on s'en est aperçu que quatre jours après,
quand ça sentait mauvais. C'est arrivé le vendredi : on s'en est
aperçu le lundi.

qui voulait retourner à tout prix :
il ne supportait pas le métro : il respirait pas. Maintenant il est à
Toulouse. La plupart aimeraient bien rentrer, je crois, surtout
qu'ils habitent tous loin en banlieue quand ils sont mariés. Et ils
supportent mal le bruit et l'énervement de Paris. Je connais aussi
un breton
qui un jour veut s'acheter une ferme: en Bretagne. La
chasse, ça leur manque. Mais j'en connais aussi qui s'y plaisent ici :
y' en a un qui aime Paris parce qu'il y a les théâtres, les musées, la
peinture
mais c'est rare.
en a

un

cage

Ce côté-là de Paris,

j'aime

pas

du tout.

PARIS le 5 décembre 74.

...

A
?
RODEZ

ET

Et à Rodez ?
dit

tation

650
Rodez

auxiliaires P.T.T.

1.200 titulaires.
1.200 demandeurs

«

Il

ne

s'y

passe

jamais rien

»

Pourtant, cette fois-ci, la manifes¬
du 19 a rassemblé autant de monde

Josette.

qu'en mai 68. Beaucoup de jeunes travailleurs
des garages, qui ont obtenu le samedi matin
après 15 jours de grève.
Des auxiliaires, les « sous-prolétaires de la
fonction publique », comme dit un militant
F.D.T. Et il dénonce le décalage imposé par

Ò.

d'emploi.

l'administration,
la

fonction

de

de

contrôleur,

qui

fait faire

receveur,

aux

aux

aux

auxiliaires

receveurs

contrôleurs

celle

celle
d'ins¬

pecteur.
Le bon auxiliaire, c'est celui qui est apte
la main. Parmi les titulaires, ici,

la valise à

Rodez, 95 % sont passés par Paris.
aux
auxiliaires, ils peuvent le rester

L. OC.

27

à
à

Quant
pendant

14

ans

licencié

s'ils veulent rester
comme

au pays et se voir
c'est arrivé récemment à une

postière de Mur-de-Barrez.
La
veut

privatisation
dire

la

des P.T.T. en Aveyron, ça
des postes . à per¬

suppression

sonnel nombreux, l'automatisation et la renta¬
bilisation à outrance,
les promotions et les
entrées bloquées depuis 64 ; en 1975, 70 %
du

travail

sur

les

lignes téléphoniques effec¬

tués par le privé. Et qui ira distribuer un jour
nal dans des fermes isolées à 30 km ?

�Extraits du

rapport de la
visite

de la Centrale

Thermonucléaire
de VENDELOS
les

par

Pêcheurs et Conchyliculteurs

Quartier de

du

M.

Directeur

le

l'Association

représentants de

de Défense des

Port-Vendres

nous

donné

a

CENTRALAS
NUCLEARAS

des rensei¬

ment

circuit de refroidisse¬
qui utilise 30 m3 à la seconde d'eau de

mer.

Le

gnements au sujet du
de

taux

chlore

nécessaire

à

l'entre¬

de la propreté de ce circuit nous a paru
considérable et son pourcentage à la sortie,
tien

important. Le chiffre de 42

employées

la

par

tonnes de chlore,

centrale

donne

1974

trimestre

dans

le

MÀRID

premier

idée de

une

im¬

son

portance.
Dans

conditions, il est évident que le
dans l'eau

ces

plancton

les alevins contenus

et

àe refroidissement sont détruits à 100 %,
l'opération de chlorage étant continue...
Nous

constaté que la température de
l'aspiration qui se fait à 8 mètres de
profondeur, était de 22° 9, et au rejet de 32° 4.
avons

l'eau à

Les

rochers

sortie

n'avons

vu

environ

10

Nous

mer

15

deux

•

la

nous

L'Association de

sur

deux côtés.

des

dois dans

côte

où elle est installée était

l'homme
Ces

d'environ
la

et

cinq

ou

autour

de

la

six patrons que

normal
et,

centrale

sur

ces

nous

faits

nous

et

ont

avec

exprimées
colère.

Ils

pour

des
ces

situé

eux,

autour

c'était

troubles

un

de

la

plus

avec

—

ont

nous

centrale

et

Il

aurait

désastre.

occasionnés

par

y

nous

le

ont

cette

qu'ils ont de la

:

fonctionnement

des

et

cancers

de

vignerons : la vigne con¬
les
produits radio-actifs.
retrouver

se

dans

le

(comme le plomb dans le cas de vignes
bordant les autoroutes). Ceci est encore un

eu

problème à étudier et à résoudre.
—•

nuisance

des

intensément

vin ?

situation

port d'AMPOLLA,
les pêcheurs
déclaré que la
pêche chez eux,

certitude

des

provoquera

Ces produits vont-ils

que,

n'avait pas subi de changement notable quant
à la productivité. Ils ont déclaré être au cou¬
rant de la situation de
leurs camarades
et
sont décidés à s'opposer par tous les
moyens
à l'installation d'une nouvelle centrale, dans
la

en

qui, si elle est faible, n'est pas nulle
le biais de l'accumulation dans le
et de la concentration dans la chaîne

Risque

centre

jours derniers.

Dans

radio-active

Risque spécial des pêcheurs : 240 m3
de mer pompés par seconde contien¬
nent poissons,
alevins, plancton. 30 % de
ceux-ci vont être détruits par l'action conju¬
guée des filtres et pressions mécaniques, du
choc thermique et de l'addition de chlore.

affirmé qu'il n'y avait plus un poisson dans le
secteur

dé¬

d'eau

déclarations que leurs collègues de CAM¬

de véhémence

telle

une

—:

leurs col¬

port est celui situé le plus près de la
Les pêcheurs nous ont fait les mê¬

BRILS, mais ils les

l'environnement

malformations congénitales.

centrale.
mes

par

temps

lègues d'AMELLA-DE-MAR.
Ce

relatives

action

risques sont les suivants

alimentaire,

avons

ils

et

conseillé d'aller rendre visite à

ont

nous

rayon

s'agrandit progressivement.

unanimes

sont

vus

stérile

zone

Les

kilomètres

8

à

et

Pollution

—

plus poissonneuses du coin. Maintenant,
ont-ils dit, il n'y a plus rien dans un

son

cision.

des

une

Sauvegarde du Littoral Au-

recherche et

l'implantation de Centrales Nucléaires de
grande puissance à Port La Nouvelle et Leucate dénonce les risques que font
courir à

patrons pê¬
rentraient de la

pêche au chalut. Nous leur avons demandé
qu'elles avaient été les conséquences de
l'installation de la centrale sur la pêche. Ils
nous ont répondu en nous disant que la partie
de la

sa

à

des

questionné

CAMBRILS qui

de

de

et

coquillage

ni

mètres

côtés

décapés

sont

algue

aucune

à

avons

cheurs

des

situés

la

sur

RftOIOfltTltflTe

SupeftieuftÊ

kilowatt

nucléaire

28

L. OC.

telles

:

Enfin la

usines

demande

ne

vende.

cons¬

départ
un
investissement énorme que
l'Etat devra
financer pendant des années avant que le
gramme se révèle
fois de plus (voir
une

dernières.

économique

de

pays

ces

Aventure

truction

aura

se

Si

au

le

pro¬

difficilement réalisable, une
La Villette, Concorde...), le

été lancé inconsidérablement dans
économique.

aventure

�VIT1CULTURA
Internationale de la

La Foire

«

Vin

de

Montpellier offrira

attendus

teurs

étonnant

un

Vigne et du
nombreux visi¬
mariage, celui de

aux

(Tract distribué

la vigne

et de l'atome » nous annonce un
communiqué du Commissariat à l'Energie Ato¬
mique, organisateur d'un stand « atome » à
la

dite

à Montpellier à la

Foire.

Etonnant

mariage en effet. Aussi étonnant
celui du pétrole et du Beaujolais projeté
il y a quelques années
dans la région de
Villefranche-sur-Saône et
qui fut repoussé
par la population unanime.

Foire internationale

que

Avec la
de
de

l'énergie », ce n'est plus
pétrole qu'il s'agit mais de
nucléaires. La vocation de dépotoir
de

l'Occitanie étant

nous

de

et du vin)

crise de

«

raffinerie

centrales

de la vigne

bien

connue,

c'est

chez

L'ATOME...

la plus grande partie du programme

que

centrales

doit

nucléaires

être

réalisée,

l'usine

géante Eurodif à Tricastin (Drôme), à Aramon (Gard),
à Sigean
(Aude), à Frontignan (Hérault), etc...
notamment

avec

CONTRA NATURA
L'Association
de Sauvegarde
du littoral
demande

:

...AU SERVICE DE QUI ?
dangers des centrales nucléaires sont
qu'à la suite de nombreux acci¬
dents, les Etats-Unis sont en train de re¬
mettre en question tout leur programme (pro¬
cédé Westinghouse, celui qui a été adopté
par la France) et ont décidé de
stopper le
Les

bien

Des

—

études

sur

la conséquence de ces

au
niveau des hu¬
(enquête épidémiologique orientée vers
l'analyse précise des conditions d'apparition
de cancers et malformations congénitales), au
niveau des poissons, mollusques et crustacés,
et au niveau des cultures et de la vigne en
particulier (recherche de traceurs et de chaî¬
nes de concentration) ;

retombées

radio-actives

mains

des

études

météorologiques poussées
permettant de suivre réellement la dispersion
—

des effluents radio-actifs gazeux ;
des recherches technologiques pour pal¬
lier les rejets radio-actifs (eau traitée en par¬

connus,

de 15 centrales sur
moratoire est appliqué.

fonctionnement

Suède,

un

50.

En

normale » (!) de ces
pollution ther¬
élever la tem¬
pérature des eaux du Rhône à 30 degrés. Au¬
tant dire qu'aucun poisson
ne pourra plus
Quant à la pollution

«

vivre
sera

dans

ni

la

Tels

mort
sont

le

Rhône

de
les

la

dans le

ni

delta. Ce

Ils

ne

sont même

ticulier)

des

—•

sur

;

études

en

l'impact de la

milieu

marin.

laboratoire

tache

indépendants
thermique sur le

le C.E.A. Pourquoi alors cet organis¬
le silence sur eux ? Ce ne
sont
pourtant pas les moyens qui lui manquent
pour en informer la population,
l'exposition
actuelle en témoigne. Mais manifestement, il
ne
s'agit pas d'informer mais d'orienter l'opi¬
nion, de l'habituer à penser que
l'énergie
nucléaire est sans danger. D'où l'idée psy¬
chologiquement très astucieuse de « jumeler »
me

par

fait-il

de l'homme »? Il

29

y a

le domaine du nucléaire à la mise
d'une politique aussi légère, aussi

imprévoyante, et finalement aussi rétrograde,
qu'au temps de l'euphorie pétrolière, quand il
fut décidé

de

condamner à

mort

les

bassins

occitans ?

miniers

chômage s'accroît dans toute la région,
les travailleurs de chez

Le

partout on licencie,
à

Béziers
de

planifiée, et
moins

quer

ce

viennent

pas

de

accepter

qu'on vient

c'est

l'industrie

manifester

leur
nous

leur

élimination
proposer en

la
d'emplois en même temps
la plus polluante. Qui pourra nous expli¬
les raisons de cette contradiction ?

Occitanie,
que

ne

précisément

créatrice

LUTTE

OCCITANE

MOUVEMENT ECOLOGIQUE

(ex-Comité Dumont)

l'atome et le vin...

L. OC.

oeuvre

volonté
pas

—•

niés

sister dans

Astre

Camargue.

faits.

service

au

slogan à la réalité. C'est en tout cas
un
bien mauvais départ pour l'énergie nuclé¬
aire que cette volonté délibérée
de cacher
aux
populations directement concernées les
aspects négatifs clu problème. Allons-nous as¬
en

centrales, parions-en. La seule
mique de l'usine de Tricastin va

L'atome

«

loin du

�UN ADVERSAIRE :
LE CONSEIL GENERAL

VAUMELH

Dans le

précis de Vaumeilh, nous trou¬
principal le Conseil
Général signataire du projet d'implantation de

vons

cas

adversaire

comme

l'aérodrome.
L'administration

se

propose

d'installer,

le plateau de Vaumeilh, dans la vallée
Durance (Alpes de Haute-Provence), à

sur

Que

de la

ÒMB P'AWI

6 km

à peine,

à vol d'oiseau, au nord de Sisteron
l'emplacement de terres agricoles sur
le point d'être irriguées, un terrain d'aviation
tous temps, tous avions, de catégorie B »
c'est-à-dire susceptible de recevoir des avions
à réaction
moyens et gros porteurs ». La
piste aura 2.650 mètres de long et l'aéroport
sera pourvu de toutes les installations
néces¬
et

prioritaire ne se situe bien évidemment pas
à Gauche. L'ensemble des membres du Co¬
mité Larzac-Vaumeilh appartient à des orga¬
nisations, mouvements, syndicats qui ont ap¬
pelé à voter à gauche lors des dernières élec¬

sur

«

tions

«

saires.

ce Conseil Général soit de gauche est
dans la mesure où notre adversaire

grave

EXPLIQUER
POURQUOI MEURT

présidentielles.

Que

penser de cette contradiction
même de notre combat ?

Notre

LE DEPARTEMENT

aurait-elle

position

un

sens

basse-alpine si après avoir
certains élus locaux de
gauche

battu
devons

DE LONGUE HALEINE

C'est à

Après le rassemblement de Vaumeilh le 13
juillet qur bénéficia du soutien d'une grande
partie de la population active des Basses-Al¬
nombreux articles dans

la

presse

régionale et hexagonale, la création d'un comi¬
té Larzac - Vaumeilh montre l'intérêt que, les
expropriés (l'A.R.A.S.T.) ont de s'élargir aux
problèmes de nos régions : chômage, exode
des jeunes et des agriculteurs, liquidation de
l'agriculture et de l'élevage traditionnels (1).

L'emprise militaire

en

juers, Albion) complétée

appelions ensuite à

La
en

régionalisation installée à grand peine
qu'un paravent au Vie Plan car:

Le Conseil Régional ne peut émettre que
des avis sur les problèmes de dévelop¬

pement et d'aménagement de la région.
—•

le Parc Régional

Conseil

Le

du Lubéron montre que notre département est

aussi

économiquement condamné comme l'est celui
de l'Aveyron par le Larzac militarisé.

tives.
—•

nous

voter pour eux ?

LE ROLE

DES ELUS LOCAUX
Alors,

peuvent faire nos élus locaux ?

que

Très peu

1974 n'est

—•

com¬

nous

concernant

cela.

Haute-Provence (Canpar

un

d'expliquer que toutes les dé¬
la région sont prises par
un pouvoir installé à
Paris représenté ici-mê¬
me par un Préfet de région, la
marge de ma¬
des élus locaux restant très faible,
nœuvre
et ce n'est pas les excuser que d'expliquer
cisions

et de

effort

d'explication
auprès de cette même population.

UN COMBAT

pes

faire

la

pour

population
Nous

sein

au

Le

que

Préfet

économique et social n'a
des compétences consulta¬

de

région

conserve

les

tous

pouvoirs de décision.

de choses dans l'état actuel de
politique de la gauche française où il nous

la

facile d'affirmer l'absence d'une véritable

est

politique de gauche d'aménagement du terri¬
toire Bas-Alpin
en
ce
qui nous concerne,
beaucoup plus généralement sur l'avenir des
régions à des niveaux politiques, sociaux et
culturels.

Beaucoup de choses aussi. Car rien n'obli¬
les élus locaux à entériner, approuver des
décisions prises ailleurs. Rien ne les force à
ge

voter

discussion

sans

sur

le fond des crédits

lesi projets
gouvernementaux.
Alors qu'en s'appuyant sur
les assemblées
existantes, ils pourraient être un des éléments
réaliser

pour

de

la démocratie locale et à l'initiative d'une
prise de conscience populaire, bien au con¬
traire, ils transforment Conseils Municipaux,

La

etc...

désertificacion

chambres

en

mêmes

d'enregistrement et euxsimples -exécutants du pouvoir

en

central.
Le débat

est

zaine d'années

ouvert

C'est insuffisant

CREUSE : 8 habitants
au kilomètre carré
La
de
à

densité de

28 habitants

1968,

population de la Creuse est
au

kilomètre

population

sa

1970, il y a eu

carré.

De

1962

décru de 4,1 %. En
785 décès de plus que de
a

naissances ;
cette année, le taux de morta¬
lité a été de 16,6 (13,7 pour l'ensemble du

Limousin), contre 10,6 pour la France entière.
Dans le canton de Gentioux, où se trouve la
commune
de Féniers, la population a décru
de 15,2 % entre 1962 et 1968', et la densité
de population n'est plus que de 8 habitants
kilomètre

au

De

carré.

1959 à

1968, la population active de la
Creuse est passée de 88.283 à 68.294 per¬
sonnes ; de 1936 à 1968, le Limousin a
perdu
34 % de ses travailleurs actifs.
Le
ment

seuil

critique est d'ores et

déjà large¬

dépassé.

Alors que 51

% de la population active est
encore
employée dans le secteur primaire
(notons qu'il y a 68,4 % de non-salariés en
Creuse), le nombre des exploitations agricoles
a chuté de 24
% entre 1955 et 1970, et 15 %
des terres
à la

cultivées

en

1955 sont

friche, ou ont été livrées
spéculatives de résineux.

aux

28

salariés

de

le

;

dustriels
1971.

seulement emploient plus

usines

En

F

les salariés

En
tions

établissements

par

de

an

en

Creuse (en comptant

l'administration), contre 14.660

la France entière.

négatif

: —•

80 (et

% de l'ensemble des

Creuse

in¬

% entre 1966 et

1939, le solde des créations
d'activité des établissements

ciaux était

80

des

1969, la moyenne des salaires était

10.000

F pour

nombre

diminué de 11,5

a

de 50

sont

rurales.

Dans

—

et

en

communes
ces

1970).
la

de

communes,

38,2 % des logements n'ont pas l'eau cou¬
rante, 99,9 % n'ont pas le gaz, 84,5 % n'ont
ni baignoire ni douche, 88
% n'ont pas le té¬
léphone, et 65,5 % des ménages n'ont pas de
voitures.

Ajoutons

maisons

et

construits

me

par
des

d'habitation

ont

QU'ES

QUÒ
Q'ES ?
L. OC.

demander s'ils

confondre

ne

les intérêts

et

intérêt

finiront pas

s'ils

des

local,

conti¬

trusts

et

collectif,

(1) Les gars du Comité Larzac - Vaumeilh
présents au rassemblement du Larzac
cet été. Ils ont apporté des melons au
Rajal
del Gorp en solidarité avec les paysans du
étaient

Larzac.

Mort naturelle ?
La

mort
:

«

qu'om tua

30

peut être un
type de lutte qui com¬
le P.C.F. et le P.S. et

de leur éiectorat

promoteurs

turelle

retournées

Vaumeilh

régional.

été

depuis 1940.

plantations

obligera

se

couper

à

et

nouveau

Larzac

se

nuent

22,3 % seulement des

que

immeubles

le

leurs élus à

plus d'une di¬

cessa¬

commer¬

43

symbole d'un

depuis

déjà.

de
un

ce

pays

n'est

pas une mort na¬

pais que moris, qu'es un pais

Le Limousin représente le point
laquelle glisse
grande partie de l'Occitanie.
».

extrême actuel de la pente sur
une

Notre pays est vidé de tout son potentiel ;
bientôt, il ne restera plus qu'un espace géo¬
graphique. Le sort du Massif Central est sym¬
bolique de cette évolution. Jadis ensemble
humain homogène, il est aujourd'hui désarti¬
culé vers l'Ouest français ou la région lyon¬
naise. Notre avenir semble tracé :
le jardin
public de l'Europe des trusts...

�Des usines clés
C.L.A.J.

:

Comité

Loisirs

Action

organise entre autre chose des voyages à
l'étranger afin que des ouvriers, des paysans,
des lycéens voient sur place
comment les
jeunes de ces pays mènent les luttes qui con¬
duisent à leur libération. Ils ont présenté à
Millau

un

film

leur voyage au

sur

en

main

Jeunesse,

A

Parakou,

Ouvrières

avec

I.D.A.T.E.X.

en

camarades des Forces
visitons l'usine

nous

construction.

transformation de

Dahomey.

nos

Nord,

du

Seule usine de

coton.

beaucoup pour le Da¬
la première fois, le coton
récolté dans le Nord pourra être transformé
sur
place en vêtements et apportera trois mille
emplois attendus avec impatience dans un
pays qui compte de nombreux chômeurs.
Cette usine Compte

homey,

Une

Cependant, la partie n'est pas jouée.

qui

force

Des faits

visite. 52

nous

saisissent

au

cours

°/o des capitaux sont

de la

français,

allemands, les 48 % restants proviennent
de l'état dahoméen. Nous avons
manœuvres dahoméens chercher

lève

se

car, pour

vu
un

trois
gros

tuyau, le poser sur l'établi devant le tech¬
nicien français qui prend alors son cha¬
lumeau et le soude. Les trois

manœuvres

reportent le tuyau!...

économique peut-elle

L'indépendance

gagner sans « s'emparer des mani¬
velles » et former une classe ouvrière

DURANT UN MOIS, 26 TRAVAIL¬
LEURS ET LYCEENS ONT ETE

se

REÇUS

qualifiée.

L'U.G.T.D.

PAR

ET

LE

FRONT DES TRAVAILLEURS, AU
DAHOMEY.

Les

h. 30, AEROPORT CHARLESDE-GAULLE :
des
serpentins de
23

à cheval

roulants, des labyrinthes,
tunnels, couloirs, satellites nous dé¬
posent jusqu'aux sièges numérotés
de l'appareil, un D.C. 8.
couloirs

5 heures, du
dehors
le

et

matin,

COTONOU.

Le

Le

nous

saisit d'emblée

avec

les

nez

l'aéro¬

une usine de mise en bouteilles de
Coca-Cola, de chaussures plastiques à semelles

compensées.
Par petits groupes, nous marchons tran¬
quillement dans les rues de Cotonou, des ma¬
gasins nous arrêtent commie celui-là : Materna
où la photo d'un gros bébé, rose, blond, jouf¬
flu, vente le lait de toilette pour sa peau sen¬
sible et le baby-relax.

Incroyable richesse
d'un pays dit pauvre

»

quitte Cotonou direction Parakou,
la délégation à
villages : Bohicon, Savé, Tchatchoum. Chaque fois que le
train s'arrête, il devient un marché turbulent,
Le train

Nord du pays, emportant
travers les noms chantant des

au

des femmes, des enfants accourent avec, sur
la tête, de lourdes bassines remplies de farine,

casa en¬

de
viande, des bananes vertes, des ananas... C'est
des

morceaux

la nourriture de base et c'est aussi la nourri¬
ture tout court.

Pourtant, très peu de champs
cultive le sol avec la houe,

cultivés, cha¬

unique insde travail. Le paysage se déroule de
plus vert devant nous. La forêt est abondante.
Le sol est riche. Mais les seules étendues vrai¬
cun

trumient

ment

cultivées

sont

les

un

construit

accueillir.

boules de

pays où la malnutrition frappait
pitié, les Européens et Américains ont

Dans
sans

le climat, mais surtout
de nos amis venus nous

de manioc, d'ignames, de
roulées dans des feuilles,

et

premières : coton,
palme, karité pour faire la marga¬
rine... et consommateur forcé de produits
fabriqués en France, parfois secondaires, com¬
me le Whisky et les cigarettes.

avec

soutires

Dahomey colonisé était producteur

Producteur de matières

de Cotonou, modeste, décoré de quelques
pirogues, quelques photos, les camionnettes
où prennent place voyageurs et bagages.
avec

l'Océan

huile de

port

Il fait chaud

sur

consommateur.

déjà les chemises collent à la peau,

contraste

capitalistes

palmeraies à huile

au

sud, les champs de coton dans le nord du pays.
L. OC.

31

�Le Gouvernement

Le

long du trottoir, des enfants passent,
plaqués au dos de leur mère, portés dans de
grands morceaux de tissus ! quel contraste !
Aujourd'hui, nous nous rendons au village
de Ouénou pour travailler avec les paysans
du Borgou dans un champ de coton. Chacun
sa houe et son sillon,
sous une pluie fine qui
s'abat sur les reins, nous saisissons bientôt la
réalité du traavil agricole au Dahomey. Les
quelques mots échangés sont lourds de signi¬
fication

:

prix n'a

Les sociétés de

«

achètent le

coton

commerce

à 52 centimes

Militaire
révolutionnaire
LE 28 OCTOBRE 1972

Depuis 72, l'armée

nous

le kilo.

Le

D
A

changé depuis cinq ans !... et
pourtant, chez nous, les blues-jeans que nous
portons ont doublé de prix... en deux ans ! »
LE

pas

COTON

MEME

TRANSFORME

EN

COTON

HYDROPHILE REVENANT DE
FRANCE EST REVENDU TRENTE FRS

Les firmes capitalistes, à cheval sur
les
océans, font la loi sur les prix, exploitant les
paysans africains et les travailleurs européens
dans un même jeu savant.

NOS CIGARETTES
Pour

et

vendre des

congélateurs

aux

de

Esqui¬

0
m

publicité.

Pour asseioir

sa

domination

et

élargir

son

marché, le colonialisme français a « plaqué »
au Dahomey
tout l'attirail et les stéréotypes
de l'homme blanc civilisé.
Nous

avons

VOG

».

décidé

ce

soir d'aller

au

cinéma

am

Sur les affiches

géantes, à l'entrée,
Jean Gabin, Michèle Morgan, Love S tory,
«

Les

ble

»,

western

«

V

Apaches sanguinaires, l'écran publicitaire
envoie de longue bouffées : « La gau¬
loise, cigarette de l'homme civilisé » !
mis

|

pas sur des faits semblables, mais les
dénonce publiquement. Pour recons¬

œuvre, en

truire le pays indépendant, tous les
bras de la nation sont nécessaires,

dard.
Certains
tent

s'habillent à

c'est le thème de la grande campagne
d'Unité Nationale lancée par le G.M.R.
C'est ainsi que le pays est dirigé par
le Conseil de la Révolution représen¬
tant les syndicalistes, les militaires,

l'européenne, écou¬

la

musique américaine, rêvent ardemment
en France,
parce que là-bas...
est beau, tout va bien, tout brille...

de venir vivre
tout

réorganisation politique passe
d'épuration contre
la corruption des fonctionnaires, cam¬
pagne que mène avec vigueur le G.M.
R. Dans le « Daho-Express », le quoti¬
dien, le G.M.R. dénonce les fraudes et
trafics des chefs de train employés de

Dans l'histoire du Dahomey, c'est
le premier gouvernement qui ne passe

photos, en affi¬
ches, en paroles, en musique pour que le
jeune Africain s'identifie à cet homme stan¬
en

La

par une campagne

l'O.C.D.N.

nous

est

Ouando, école d'horticulture,

villages animer des clubs de femmes, où
elles enseignent aux villageoises les ba¬
ses d'une nutrition saine à partir unique¬
ment de produits locaux.

La vallée du Dia¬

où les cow-boys arrivent enfin à bout

des

Tout

à

que nous rencontrerons à Okpara, à Ou¬
énou qui apprennent aux paysans des
méthodes de cultures vivrières plus pro¬
ductives. Ouando forme aussi des moni¬
trices rurales qui retournent dans leurs

1

Aristochats, Théorème.

Au milieu du

C'est

que nous avons appris de quelle façon le
G.M.R. va dans le sens de développer les
cultures vivrières. C'est ici que sont for¬
més les cadres du village, comme ceux

il

du Groëland, il faut redoubler d'astuce

maux

pris le pouvoir et

luttes pour l'indépendance nationale.

U

LES GAULOISES

:

a

formé le Gouvernement Militaire Révo¬
lutionnaire. C'est actuellement la seule
force unie au Dahomey qui soit capable
de réaliser l'unité nationale en vue de
a

les femmes, les jeunes.

N'ont-ils pas

appris dès leur plus jeune
âge, de leur institutrice française « nos ancê¬
tres, les Gaulois », et maintenant la publicité
et le marché susurrent « ...nos
cigarettes, les
gauloises » !

*
Une fois de

Yves

plus, dans « Occitania Nova »,
ROUQUETTE s'en prend à « Lutte Oc. »

Cette

fois-ci, c'est à
paraît-il, nous n'étions

du Larzac où,
tout à fait dans

propos
pas

le coup...

CELA
•'

^EMPECHE PAS DE- lifjE.

DE

B.ÓNS

11

bis, Rue de ta Concorde

•

Nous étions

simplement l'un des quatre or¬
de la Fête et à ce titre, nous
avons travaillé sur
le Larzac
depuis le 1er
août, sans parler des militants qui font partie
en permanence et sur place du
Comité MiTganisateurs

31000

lavois.

Quand à Rouquette, il s'est contenté d'ar¬
river la veille de la Fête et de repartir dès
qu'elle fut finie, utilisant les installations cons¬
truites par d'autres et leur laissant le soin dp
ramasser

les escoubilles.

32

L. OC.

TOULOUSE

0,Cï^.';Aj Bry/-29|tó'4 Q

-

Tóufóuse.

�Les 9, 10 et 11 novembre s'est tenu à BAGNOLET le Congrès constitutif du Parti des
Forces Nouvelles.

Une tentative de plus d'unification des grou¬
pes d'extrême droite avec cette
don, en public tout au moins, du

fois-ci aban¬

FASCISME

style musclé

récupération du discours politique moderne

et

(sociologie,
de

économie,

etc...), dans

le

but

parti politique semblable
autres et électoralement présentable.

avoué
aux

créer

un

et

dirigeants officiels n'ont pas ou peu
passé politique, on retrouve dans le Con¬

Si les
de

National et

seil

le

Comité Central

du

P.F.N.

les anciens combattants de
française de Minute à Ordre
Nouveau, en passant par quelques amis de
Tixier Vignancourt. Il manque dans ces retrou¬
presque
tous
l'extrême droite

Le

vailles

dernière

Cette
peu

Pen et Front National.

du C.O.E.A.

Ce qui est nouveau, c'est la présence nom¬
breuse d'intellectuels dans le parti et ses ins¬

dirigeantes. Cela

tances

de

nombreux

tre

en

sans

intellectuels

doute

refusent

parce que

de

remet¬

Ce fait explique aussi le rassemblement in¬
ternational « Connaissance pour la liberté »

organisé à Nice peu avant le Congrès du
P.F.N. par des intellectuels de
droite. Si à
Nice (seule ville au monde jumelée avec la
capitale de l'Afrique du Sud et première
étape de la tournée des Sprinbocks en Fran¬
ce), son maire Jacques MEDECIN a défendu
les cultures régionales
que
restées,
parce
selon lui, étrangères à la psychanalyse et au
litiques

»

lit dans les

on

propositions po¬

«

adoptées à Bagnolet

:

Leq

cultures

cherches et études.

»

à

et

choix

On
pas

Lutte Occitane

«

clair

il

y

a

la

avec

la

remise

».

mouvement

au

intellectuels

ses

dépassement

nécessité

en

cause

et

de'l'acquit.

ne peut plus tricher et comme il n'y
a
de troisième voie (voir l'article de Lutte

Occitane

le

sur

Mouvement Fédéraliste

CULTURES

Euro¬

péen), le choix est clair entre Marx et Roumanille.

Ceux
d'Oc
cette

fêtes de Pôble
ou défendent, après l'incident Mitterrand
organisation sur le Larzac ont choisi.
vont animer les

qui

René NELLI, dans

son

dernier Jivre Histoire

du

Languedoc, a choisi le
geoisie collaboratrice. Les
Ceux

régionales font partie du
patrimoine national ; elles doivent donc être
protégées par l'Etat et non réprimées. En
particulier, il faut constituer dans chaque ré¬
gion des instituts culturels coiffés par un ins¬
titut des cultures
régionales, au niveau na¬
tional, et chargé d'encourager, à ce sujet, re¬
«

de

ou

était,

do membres de l'I.E.O.

quelques faits posent

occitan

le

question leurs acquits et eux-mêmes.

marxisme,

Ces
d'un

revendication

de temps, celle

de ia bour¬
masques tombent.
camp

REGIONALES

refusent une démocratisation de
qui bâtissent leur statue pour un
futur Lagarde et Michard occitan ont aussi
choisi le camp de la bourgeoisie, de la réac¬
tion. Ils peuvent avoir un
triomphe momen¬
tané et populiste mais le triomphe des Rouqui

l'I.E.O.,

ceux

manille

est

à

de

durée

courte

et long terme

moyen
occitan.

et

on

l'enlisement

leur

doit

du

fait

SUS LA &amp;KASILH4...

5.

2

V

4

C

r

t

*

1

lo

H

6.

IV

los

—

aucels

mai d'un ôme tanben

i

lo

meton

rire missant.
en

aqueste mes.

7.

dins

—

brejnev

ara

—•

lo de la connariá, NELLI arriba

per

—

testa

&lt;1

Se servira

—•

cap,

lidàs

sal

pompidor es mort, es
lo parelh mai poorganisacion poli-

—

ne carga
débuta d'una

la

a

—&gt;

la
que

occitana.

tica

8.

de vin,

un

—

n'ia pro per passar cent

la môstra, de la classa obrièra
faguèt ôme quand Marti venguèt.

jorns
se

9.

—•

caldra

—

la sià

10.

al

—

cada notable dins

cercar

veuse.

fin

la

—'

occitana

anar

Léon

—•

—

d'una
fons

poiitica

organisacion
la

o

cima,

l'ivèrn i

mas

dedins.

es

VERTICALEMENT
«
une de ces petites villes de

1.

où il ne se passe jamais rien.
2. — La fin d'un comitat occitan.

vince

Lo

pro¬

—,

Larzac

3.

taparà,
4.

de

—

la

a

débuta

—

un

de

taparà pas.
mascles per los uns, femes
ne bavon tota la vida.
un

autres,
5. —•

lo sieu.

occupa

stalina

—

»

Occitania

lo
—

los

tarat

pas tarat

shah

d'Iran

ne

una

set a

cramar.

prépara

per

los

una

sus

s'en

regalavan, abans lo
de garriga.
fa pas montar lo sang al cap, mas al
7.
cap del dets — per en finir amb un commis¬
sariat que fa la bomba.
8.
nazi a mitât
gadget per copar
6.

—

kitcat

—

cats

lavanda salvatja

—

—

—•

lo Rôcafôrt.
9. —* Debré siaguèt la del Larzac
grôssa val los plombs.

ORIZONTALEMENT
1.
cara

2.

—■

es
—•

mai

d'un

pôble crei de l'estre qu'en-

un

radar,

—

4.

encadenat.

pôrta

Mirage IV.
3.
jôia

mas

aquô

s

pas

un

—•

10.
—

n'en

desbordar

—•

lenga viva.

manca

totjorn una per faire tôt
lo

slip

L. OC.

33

dins

—

entre

las ZUPS

res e perdre,
11. —i OC a la

pas

—

planant.

12.

—&lt;

dins tôt

et las

ZADS

pas que

la vida.

russa

per veire.

—

—

—

La

—

an

Quincanèla especta closa.

�%» ê$M.

fw

de la culture
Nous

avons

dans

íeíote

trouvé
une

poubelle

:

On

en

guedoc,

apprend peu sur l'histoire du Lan¬
beaucoup sur le personnage

mais

NELLI.

René NELLI

C'est

:

HISTOIRE DU

bouquin qu'on

un

des

un

maurassien

de

sous-préfecture

croirait écrit

années

30,

prenant pour un

se

par

académicien

grand

penseur.

Sachez

LANGUEDOC

vert

que

défense

en

la
de

vrac

que

ce

de

mission

l'Occident

judéo-chrétien,

et

monsieur a décou¬

l'Occitanie
de

son

était

la

humanisme

les peuples ont des traits
le Saint Esprit et pas
l'Histoire (les Occitans sont tolérants de
que

de caractère donnés par
par

PBW. eUTH

tJELLÎ

A

nature,

:

comme

les

Arabes

les

doivent être

pa¬

Ecossais

avares...), que le
mouvement occitan d'aujourd'hui commet l'hor¬
rible péché de faire de la politique et que
la lutte occitane doit avoir pour but l'ensei¬
gnement de « l'Occitan littéraire » dans les
Universités et « pour les intellectuels » (« La
France a deux cultures », etc...)
resseux

et

NELLI donne des leçons hautaines au mou¬
et aux travailleurs occitans, ne
jure

vement

que
et

par

le Fédéralisme anti-lutte des classes

laisse entendre

personnage
Idéalisme

qu'il

se

prend

pour

un

important.
droitier^

bouffonnerie,

ignorance

et

petitesse d'esprit sont les principales ver¬
tus de ce livre de 40 F qui permet à M. NELLI
de

s'engraisser

méprise et

Qu'il reste à ce
et ne se mêle pas
ne

FRANCOPHONIQUEMENT
VOTRE

-

3e CHAINE

L'émission du 19 Novembre était consa¬
crée au Languedoc, à la province du Langue¬
doc et divisée en trois parties. La première et
la plus longue portait sur l'accent méridional
puis, sur fond de cité de Carcassonne, MANS
DE BREISH interprétait une seule de ses

teint, parler de l'accent méridional avec suf¬
fisance : «cela est typiquement occitan...
j'ai beaucoup étudié ce phénomène sans en
trouver l'explication....» Prononçant le R de
l'infinitif CASCAR, incompétant en linguis¬
tique, il ne bronche pas lorsque l'un des com¬
mentateur parla de cours d'amour et termina
son

numéro

d'énibitionisme

en

l'O.R.T.F.

devenir le mainteneur de l'accent méridional.

tes et trezistes. Un modèle de

ce

que nous

: les Cathares,
du monde des vivants dont

les momies.

rf

affirmant

donnera demain la décentralisation de feu

te émission qui se termina par une minable
querelle de clochers entre rugbyman quinzis-

font pas partie

qu'il connaît

Et c'est dans ce genre de piège que des
intellectuels occitans vont se fourvoyer. Ainsi
nous avons vu René NELLI, vieilli, le cheveu

en Occitanie pronon¬
français irréprochable
pour revenir ensuite à son accent. L'accent
supplément d'âme ! Il est triste de voir le
collaborateur des CAHIERS DU SUD, l'au¬
teur de L'EROTIQUE, des TROUBADOURS
et d'ARM A de VERT AT, vieillir aussi mal et

chansons. Chanson et interview de MANS DE
BREISH furent le seul élément positif de cet¬

le dos d'un peuple qu'il
fout pas mal de lui.

sur

qui se

qu'un enseignant devait
cer

dans

son

travail

34

un

L. OC.

et

ïe&amp;elôie!

�Les bonnes recettes
de l'Oncle Florent

Cultur

TCetn&amp;eCévenole
Nous

Midi Libre

«

l'excellent quotidien du

à

empruntons

peuple

du 18 décembre, cette

»

bien de chez nous. En cette période
de fêtes, c'est une recette un peu délicate,
non
tant par les ingrédients qui restent de
base, que par la préparation qui demande
recette

FORA

L'OSTAL

doigté

du

Un

plat délicieux qui réjouira le cœur de
grands et petits, jeunes et vieux...

tous,

ATTENTAT

GRAVE

A

SUR LE CARREAU

L'EXPLOSIF

DE LA MINE

SAINT-FLORENT-SUR-AUZONNET

DE

Alès.

Deux

—

Florent

—

très

violentes
explosions
de la mine de Saintdont le puits vient d'être récem¬

du

provenant

carreau

fermé — ont secoué la vallée de i'Auzonnet dans la nuit de lundi à mardi.
ment

Une

un poids lourd et deux
engins
bulldozer appartenant aux entreprises
Coûtant, d'Ivry-sur-Seine, et Soustelle, de La
Grand-Combe, ont été partiellement détruits
grue,

de type

lors

de

cet

«

attentat

minutieusement

préparé.

FAIRE SAUTER DES CHARS

»

Les

premières constatations effectuées par
brigade de gendarmerie du Martinet et la
brigade de recherches d'Alès, ont permis
la

d'établir

Une

avec

de

auteurs

exactitude

la

manière

bouteille

posée dans la tourelle de la
la

de

mité

les

remplie d'essence et reliée à

mèche lente de 5,30 m environ

une

dont

l'attentat ont procédé.

mèche

été retrouvées.
fut telle que des
ont

grue.

a

été dé¬

A l'extré¬

calcinée, trois allumettes
La violence de l'explosion

plaques de fonte, pourtant
épaisses, ont été déchiquetées, ce qui a fait
dire à l'un des responsables du chantier :
Ces types-là sont équipés pour faire sau¬

« Lutte Occitane »
: Qui est-elle ?
D'où vient-elle ? Où va-t-elle ?

«

ter

des chars

!

»

Le fait est que,

si le procédé utilisé pour
la grue paraît relativement simple, on
tenté de faire sauter les trois autres engins

A

détruire
a

de

sent
ter

questions fondamentales qui angois¬
un seul journal a osé appor¬

ces

l'humanité,

des éléments de réponse :

façon beaucoup plus ingénieuse.
Dans

petite caisse construite à l'aide
coffrage, les saboteurs ont dépo¬
sé un bidon percé à la base. Ce bidon a été
rempli d'essence, mais, en l'occurence, la
nature du liquide importe peu. Le récipient a
de bois

une

de

LE RICTUS OCCITAN

au camion et aux deux bul¬
ldozers à l'aide de fils de détonateur utilisés
dans les carrières. Parallèlement, une autre

été relié d'abord

liaison a été établie
une prise électrique.
Mais c'est dans le

entre

ce

même

système de retardement

l'essence s'est échappée par l'orifice, le ni¬
a baissé, les contacteurs du flotteur ont

veau

a

aménagés dans le bi¬
été immédiate.

Ainsi, les saboteurs ont eu le temps de s'en¬
sans risquer d'être blessés lors de la dé¬

fuir

flagration.

:

20 F

Klapperstei 68
AU SOMMAIRE DU N» 16
Mensuel
4

d'information

bis, Rue

Gutenberg

Haut-Rhinois.
—

UN
de

MULHOUSE.

contacteurs

don et l'explosion

Rue Gatien-Arnoult

31000 TOULOUSE
Abonnement

la trouvaille parait originale. En effet, sur
l'essence, les auteurs de l'attentat ont déposé
un flotteur en bois, au sommet duquel se trou¬
vaient deux contacteurs en
cuivre.
Lorsque

les

18-20,

bidon et

que

touché

cyv**-

DOCUMENT
son

vivant

EXCEPTIONNEL,

LE TESTAMENT DE
Pour tout courrier :
KLAPPERSTEI
68055 Mulhouse-Cédex.
Le
vient

68

—.

journal le plus poursuivi de l'Hexagone
de passer bi-mensuel.

L. OC.

35

publié

:

LUTTE OCCITANE

MARIAGE SECRET DE LUTTE OCCI¬
TANE ET DE L'UNION DE LA GAUCHE.

LE

LA VIE
LUTTE

SECRETE DES MILITANTS DE
OCCITANE.

�UENTADORN vëiT
—de

publicar

MARTI 33 T
L'OME
amb.

l'Indian,
fôla,

cançon

Pel

ESPER

-

cançon

Chile,

per

eca...

primièr còp

amb

orquestra.

un

PATRIC 33 T
UOI
amb

:

L'ALBA

Tuam

«

los

pòrcs deman

eca...

»,

MAURIS 33 T
PELHON

canta

VENTADORN

—

E

34, Avenue Gambetta

BEZIERS

34500

SAUVAIGO

Tél.

—

28.82.68.

Revolum
publica de
PER

danças

cançons e

:

ROSINA DE PEIRA
JACMELINA
"

FRATERNITÉ "

1

C.i.Q.O.

FICHES

dise 45 torns amb

colors,

3

8ÉZIERS

pel

una

prêts

estropa de

de

12,00

F

ECOLOGIQUES
DONNADIEU

-

chez l'auteur,

34

St-Jean-de-la-Blaquière.
Ce petit livre est

le récit d'une
expérience vécue. Récit tourmenté,
quelquefois symbolique et étrange,
accusateur et

«

philosophique

».

Donnadieu a été enfermé malgré
lui en hôpital psychiâtrique, sur la
demande d'une loge de francs-ma¬
çons où il avait demandé d'entrer
et

qui

DISCOC
FICHES

l'avait pas trouvé « nor¬
mal ».
Electrochocs, traitements
chimiques, tout est fait pour « ensuquer », détruire moralement ceux
qui ne pensent pas dans les règles
de la « raison » capitaliste.

JURIDIQUES. —i Communauté, ser¬
vice
militaire,
actions politiques
(collages
d'affiches, manifestations,
bombages), achat
d'une

ELEVAGE.
moutons,

UNE

Conseils

—i

pratiques,

chèvres

chevaux, vaches, lapins, volailles.
des abeilles

l'apiculture.

ne

Ce témoignage peut ouvrir le dé¬
bat sur le scandale des asiles et de
la psychiatrie. Nous en reparlerons
à « Lutte Occitane ».

82700

LAITAGES.
Fromages (chèvres,
vaches) yaourt, beurre, crème.
—i

CAP

«

CAP

e

»

FINHAN

brebis,

l'énergie solaire
Comment faire

:

terre,

électricité

:

compost

CULTURE

fiches tech¬

TRENTAINE DE

FICHES

SANTE.

simple mal de tête à la rougeole en
sant par le rhumatisme ou les varices.
L. OC.

BIOLOGIQUE.

—

Le

voisinage

Le

FICHE

2

F

32 F

au

lieu

de 40 F.

30 FICHES

:

50 F

au

lieu

de 60 F.

catalogue gratuit contre deux enveloppes
à

votre

attendons

—

'

;

:

Nous

pas¬

préparation.

—■

20 FICHES

timbrées

du

en

Préparation de la
fumier, plantations, semailles.

DE LA

PRIX

niques.

CULTURES.

des plantes, destruction des parasites, culture
sans
labour...

fiches techniques.
son

CINQUANTAINE sont

FICHES

CHAUFFAGE ET ELECTRICITE. —
Energie
solaire ; éolienne. Comment se chauffer avec

UNE

—

Constructions, réparations,

Dans la même série, la science
ou

produccion

una

maison...

HABITATION.
achats...

et

es

Adresse

adresse.
toutes

suggestions.

Philippe et Martine LAMBOLEY,
20, Rue Jules-ferry, 70200 LURE.
:

�</text>
                </elementText>
              </elementTextContainer>
            </element>
          </elementContainer>
        </elementSet>
      </elementSetContainer>
    </file>
  </fileContainer>
  <collection collectionId="129">
    <elementSetContainer>
      <elementSet elementSetId="1">
        <name>Dublin Core</name>
        <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
        <elementContainer>
          <element elementId="50">
            <name>Title</name>
            <description>A name given to the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="1032355">
                <text>Périodiques toujours sous droit</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
        </elementContainer>
      </elementSet>
    </elementSetContainer>
  </collection>
  <itemType itemTypeId="26">
    <name>Revista</name>
    <description>Item type spécifique au CIRDÒC : à privilégier</description>
    <elementContainer>
      <element elementId="163">
        <name>Type de périodique</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="744248">
            <text>Buletin d’informacion d’associacions e partits politics = Bulletin d’information d’associations et de partis politiques</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
      <element elementId="127">
        <name>Région Administrative</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="744249">
            <text>Languedoc-Roussillon</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
      <element elementId="130">
        <name>Graphie</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="744257">
            <text>Graphie classique / Grafia classica</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
    </elementContainer>
  </itemType>
  <elementSetContainer>
    <elementSet elementSetId="1">
      <name>Dublin Core</name>
      <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
      <elementContainer>
        <element elementId="50">
          <name>Title</name>
          <description>A name given to the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="744231">
              <text>Lutte occitane. - Annada 04, n° 17, janvier-février 1975</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="86">
          <name>Alternative Title</name>
          <description>An alternative name for the resource. The distinction between titles and alternative titles is application-specific.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="744232">
              <text>Lutte occitane. - Annada 04, n° 17, janvier-février 1975</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="39">
          <name>Creator</name>
          <description>An entity primarily responsible for making the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="744233">
              <text>Alverny, Michel d'. Directeur de publication</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="45">
          <name>Publisher</name>
          <description>An entity responsible for making the resource available</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="744235">
              <text>Lutte occitane (Toulouse)</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="40">
          <name>Date</name>
          <description>A point or period of time associated with an event in the lifecycle of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="744236">
              <text>1975-01</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="94">
          <name>Date Issued</name>
          <description>Date of formal issuance (e.g., publication) of the resource.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="744237">
              <text>2020-05-13 FB</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="98">
          <name>License</name>
          <description>A legal document giving official permission to do something with the resource.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="744238">
              <text>Creative commons = BY - NC - ND</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="46">
          <name>Relation</name>
          <description>A related resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="744239">
              <text>Vignette : https://occitanica.eu/files/original/8a9bcc95fbc10d65f5a7757b2fe99fb8.jpg</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="744240">
              <text>http://www.sudoc.fr/037715119</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="104">
          <name>Is Part Of</name>
          <description>A related resource in which the described resource is physically or logically included.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="744241">
              <text>&lt;em&gt;Lutte occitane&amp;nbsp;&lt;/em&gt; &lt;a href="https://occitanica.eu/items/show/21630" target="_blank" rel="noopener"&gt;(Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue)&lt;/a&gt;</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="42">
          <name>Format</name>
          <description>The file format, physical medium, or dimensions of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="744242">
              <text>application/pdf</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="744243">
              <text>1 fasc. (36 p.) ;  33 cm</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="44">
          <name>Language</name>
          <description>A language of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="744244">
              <text>oci</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="51">
          <name>Type</name>
          <description>The nature or genre of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="744245">
              <text>Text</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="744246">
              <text>publication en série imprimée</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="116">
          <name>Temporal Coverage</name>
          <description>Temporal characteristics of the resource.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="744247">
              <text>19..</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="43">
          <name>Identifier</name>
          <description>An unambiguous reference to the resource within a given context</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="744250">
              <text>http://occitanica.eu/omeka/items/show/22679</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="744251">
              <text>CIRDOC_AEV-1975-17</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="49">
          <name>Subject</name>
          <description>The topic of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="744256">
              <text>Périodiques occitans</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="744258">
              <text>Mouvement occitan</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="744259">
              <text>Larzac, Causse du (France) -- 1971-1981 (Mouvement contre l'extension du camp militaire)</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="41">
          <name>Description</name>
          <description>An account of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="744261">
              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Journal d'information, &lt;em&gt;Lutte occitane&lt;/em&gt; contient des articles contre l'extension du camp militaire du Larzac, il aborde aussi les probl&amp;egrave;mes de la viticulture et du tourisme en Occitanie. &lt;br /&gt;&lt;em&gt;Lutte occitane&lt;/em&gt; publie aussi des interviews et des articles de fonds permettant un appronfondissement des principes essentiels de sa ligne politique.&lt;/div&gt;</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="48">
          <name>Source</name>
          <description>A related resource from which the described resource is derived</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="824078">
              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, AE V</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
      </elementContainer>
    </elementSet>
    <elementSet elementSetId="8">
      <name>Occitanica</name>
      <description>Jeu de métadonnées internes a Occitanica</description>
      <elementContainer>
        <element elementId="173">
          <name>Portail</name>
          <description>Le portail dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="744252">
              <text>Mediatèca</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="174">
          <name>Sous-Menu</name>
          <description>Le sous-menu dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="744253">
              <text>Bibliotèca</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="172">
          <name>Type de Document</name>
          <description>Le type dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="744254">
              <text>Numéro de revue</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="182">
          <name>Catégorie</name>
          <description>La catégorie dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="744255">
              <text>Documents</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="171">
          <name>Contributeur</name>
          <description>Le contributeur à Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="744260">
              <text>CIRDOC - Institut occitan de cultura</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
      </elementContainer>
    </elementSet>
  </elementSetContainer>
  <tagContainer>
    <tag tagId="2400">
      <name>Larzac = Larzac</name>
    </tag>
    <tag tagId="319">
      <name>Occitanisme = occitanisme</name>
    </tag>
  </tagContainer>
</item>
