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                  <text>SOMMAIRE
MILHAU-LARZAC
paginas 4
&gt;

a 7

Luchas obrieras
ai-z-Anonai
viticultura

-lo punt
ae la situacion
•La paraula

Maffre Baugé
■Las manifestacions
a

Mars-avril 1975

—

N°18

—

Prix

paginas 11

:

3 F

Los

a 15

immigrats
paginas 16-17

C.I.D.O.
BÈZiERS

Quand
sortirent

de la réserva...

Joan Bodon
pagina 20

vida Nova

qu'es aquo ?
Un

pagina 21

peuple

qui veut vivre sa vie
l'exemple albanais
pagina
24^

�Ah ce numéro 18
bien failli ne pas voir le

! Savez-vous qu'il a

.

jour ? On a hésité
bien longtemps. Allait-on mettre N. 19 tout
de suite, puisqu'il y a bien eu 19 numéros de
«
Lutte Occitane », ou allait-on bien sage¬
ment mettre logiquement numéro 18 ?
Vous n'y comprenez goutte ? Il faut
expliquer que le N. 17 du journal a été
un
spécial Larzac vendu presqu'exclusivement sur le plateau lors de la fête de cet été.
Et que le numéro de janvier/février ne s'est
appelé que par erreur 17. L'Histoire avec un
grand H retiendra qu'il y a eu 2 numéros 17
de « Lutte Occitane », mais pour vous amis
lecteurs, cela ne changera rien. Il y aura bien
vous

Lutte Occitane » N. 18.

un «

méro

La formule reste en gros celle du nu¬
17 (bis). Ce numéro vous semblera

peut-être un peu mince, mais la nouvelle
équipe vient juste de se mettre en place, et
ça manque encore un peu d'huile. Notre but
est de tenir la périodicité mensuelle et d'étof¬
fer au maximum le journal tout en le diver¬
sifiant. Le passage à la périodicité quinzomadaire restant un objectif à atteindre.

lettre aux
Nous
voulons peu

à peu introduire des rubriques
régulières et faire en sorte que le journal se
structure grosso modo en trois parties.
Tout

d'abord les informations

politiques et éco¬

nomiques : l'écho des luttes un peu partout
en Occitanie et dans tout les domaines : ou¬
vriers, paysans, écologie, femmes, jeunes,
etc.. et le reflet des grands problèmes hexa¬
gonaux et internationaux intéressant l'Occi-

et

tanie.

partie culturelle : tel ou tel bou¬
quin vient de sortir, il y a eu une fête occi¬
tane avec tel ou tel chanteur, bref des comp¬
tes rendus des activités culturelles multiples
du mouvement occitan, avec également un
La

eu

""s

bloc-notes où vous trouverez les annonces de
toutes les manifestations culturelles prévues,
pour

le mois à venir.

partie,

que nous

Quant à la troisième
appellerons « Vida Nòva »,

elle est destinée

qui veulent

à faire

un

lien entre tous

l'occitanisme et une vie
nouvelle au pays ne restent pas que de beaux
rêves intellectuels. Nous vous en parlerons
plus longuement dans la suite de ce numéro.
ceux

que

Pour conserver l'acquis du journal de
l'an dernier et pour mettre vraiment sur pied
tous les projets dont nous vous avons parlé,
il

va nous

falloir innover grandement et vous

demander devinez

quoi ?

des sous

des

sous

des sous

mais
—

—

—

—

encore

plus

:

écrivez-nous !

articles !
les annonces des fêtes
que vous préparez !
faites connaître par nous votre désir de
changement et ce que vous faites pour
que ça arrive !
envoyez-nous vos
envoyez-nous

Bulletin d'abonnement et de

souscription

Nom

LUTTE OCCITANE

Prénom
Adresse

DIRECTEUR-GÉRANT:

Profession

Michel d'ALVERNY

Abonnement pour 1 an :
Je souscris pour la somme de :
Avez vous des critiques... des suggestions
—»

Adresser tout courrier
«

B. P. 2138

LUTTE
—

à

Le numéro

?

2,00 F.

L'abonnement 12 numéros.. 20,00 F.

:

OCCITANE

Commission paritaire

•

34026 MONTPELLIER

Cédex

IMPR.

ARTYPO

2

—

N° 54 837

12100 MILLAU

L. OC.

C.C.P.

«

LUTTE OCCITANE

Montpellier 158248

�A
—DARRIER

DE
ES BEN BRAVE !
gentil, GISCARD, et pas fier !
chez tout le monde. Comme ça,
tout naturellement, que ce soit avec les tra¬
vailleurs immigrés à Marseille, ou les bonnes
familles françaises, c'est la grande réconci¬
liation autour des œufs brouillés ou du sou¬
rire présidentiel.
Il

Il

bien

est

va

Il

manger

maintenant des gens qui, en Occiréellement que signifie ce
et ces gentilles poignées de main..

a

y

tanie,

savent

sourire

Cela signifie pour les GUIRAUD de La
Blaquière sur le Larzac, la mort que toute la
famille

frôlé le 10

a

responsable,

table

mars

à 3 h. 55, le véri¬

c'est

dont la volonté d'en finir

LO SORIR
M GISCARD

Gouvernement

le

après la déconfiture

agents durant l'enquête parcellaire,
à l'action des assassins dont il re¬
çoit l'aide.
de

ses

pousse

Cela

signifie

pour les
l'arrivée continue

dociens

RESISTANCIA PERTOT...

viticulteurs langue¬
le

sur

marché he¬

Sur le Larzac, l'appareil

xagonal des vins étrangers à bas prix avec la
bénédiction

Gouvernement qui

du

de
s'est couvert de

centraliste
l'enquête
parcellaire, tout est à refaire. Le grain de
sable de la volonté des paysans du Larzac
et des Millavois a grippé la belle mécanique
qui a si bien fonctionné à Canjuers.

agit pour

plus grand bénéfice du négoce.

le

signifie

Cela

expulsions,

ratonnades,

ra¬

surexploitation pour les travailleurs
immigrés, les « sans papiers » qui en Occilanie sont plus nombreux et plus vulnérables
que dans le reste de l'hexagone. Cela signi¬
fie qu'on va piller l'uranium de Lodève sans

cisme

et

Le
le

:

estuaire

déchets

qui

de

la

Gironde,

contaminent

en

camions

se

que
la

de

Cela
La

audois.

Cela

signifie...

réforme

La

signifie

son

rationalisation

«

»

ont

circuit

automobile.

liste est interminable...
dont on re¬

HABY par exemple

E DINS TOT
y a d'autres
aont ce numéro de

puis, il

luttes

MES ALARA !

la riposte.

la

paysans

aussi

Et

colère et

et

•

auvergnats de Charade eux
empêché les juges de faire l'en¬
quête parcellaire pour l'agrandissement d'un
Les

un

Qu'y a-t-il derrière le sourire giscardien ?
peur ! Car s'organise et monte déjà la

du

l'agriculture occitane.

parlera.

La

de

Larzac dans la
développe cha¬
action contre ceux qui veulent

rentabilité

renversant

partie de la R.N. 113 près de

littoral

lors

des viticulteurs, qui va faire

les paysans

avec

jour
*

dans

Pézenas,
refus de dia¬
logue et de solution pour les tanneurs d'Annonay en grève depuis de longs mois.

une

mouvement

lien

bourgeoisie

ridicule

même défense de l'Occitanie.

contre-partie pour cette ville moribonde. Cela
signifie le danger nucléaire partout en Occitanie

la

administratif

combats. D'autres
«

Lutte Oc.

•

se

fait l'écho : celle des immigrés, la lutte anti¬
nucléaire. La puissance de la bourgeoisie est

multiforme,
L'INTERIEUR DE LA BLAQUIERE
APRES L'ATTENTAT

Le combat

dre

Joan

terre

L. OC.

3

notre attaque est donc multifor¬
culturel occitan vient de per¬

me.

BODON,

algérienne,

fauché

nous

par

la

mort

en

le pleurons tous, car

�l'année de la fraternité.
envoie ses gardes-mobiles
les paysans sur la N. 9.

GISCARD
4

Le

contre

Il

annonce

il

janvier,

les

dîner dans

va

familles. Et il envoie

bandes fascistes pour
famille de paysans.

ses
une

Il

de

essayer

tuer

baissé les mas¬
ques, MILLAU réagit. Depuis plus d'un mois,
les actions se succèdent,
réveillant l'esprit
Contre

pouvoir qui a

ce

LE

POINT

DE

LA

MANIFESTATION

Le

détournement

drome civil

-

Comité Miilavois de Défense du Larzac

Le

de

LARZAC

a

la

couilionée

«

désenclavement

de

leur

préparait

aux pos¬

dévelop¬

touché du doigt ce
vocation militaire :

la

l'étouffement économique, la coupure avec la
mer, la valise pour tous les travailleurs.
L'axe Brive-Méditerranée transformé

de

la

Mort,

centrales

désert

axe

depuis la côte livrée aux pro¬
Midi Viticole
passant par Iç
négoce et les trusts du vin, les

moteurs, en
ruiné par le

futures

en

militaire

nucléaires
tout

et

|e

Lodève,

à

long

des

déchirent

heures.
•

GARDAREM MILHAU E LO LARZAC !

Mardi 25 février.

toute

le

par

Les gardes-mobiles,
GABRIAC, bloquent

—

maire

l'avenue face à la Mairie. Les questions

décor

contre-enquête

La

de

voyait
des mili¬

de

et

Les paysans

posées à la municipalité le seront donc dans
la rue, devant tous les Miilavois,
dans un

se

par les promesses
cette première atteinte

pement, les Miilavois ont
que

Millau

»

Avec

taires.

sibilités

fois,

première

:

les dossiers.
Millau, ceux-ci sont passés par la fenêtre.
Certains paysans seront
amenés, menottes
aux mains, et gardés à vue
pendant- quelques

appelés

l'aéro¬
servi

21

Dans chacune des dix mairies qui ont re¬
fusé l'enquête, des équipes de paysans Sint

PAS TORSER.

LAISSAREM

NOS

catalyseur.
Pour

une

région qui prend son avenir en main.

:

l'armée,

• Vendredi
les dossiers.

déchiré devant les commissaires

rejoint par son action la lutte de toute

L'AERODROME

DE

par

MILLAU

de

DEPART

feu

A

lutte.

de

s.ans

MILLAU.

clavement de

démocratique. Et jamais le pou¬
voir n'a autant passé outre la
volonté des
populations et des élus, même de son bord.
veut

se

librement

circuler

voulons

Nous

rouge vers le littoral.
Nous luttons avpc les paysans pour sauver
le Larzac —• pour rendre effectif le désen¬

# Lundi 11
Le

succès

me

amènera

du

Conseil

février

de

la

Conseil Municipal. —
de l'aérodro¬

:

manifestation

laire.

beaucoup de monde à la séance
Municipal sur l'enquête parcel¬
Sous la pression populaire, le Conseil

UDR

-

Centriste

refuse

d'ouvrir

la

d'occupation militaire.
prises de parole s'adresseront aussi
aux
gardes-mobiles, chômeurs achetés par
le pouvoir pour accomplir ses basses be¬
Les

sognes.

MILHAU

mairie à

l'enquêteur.
Mercredi

•

12 février

quête parcellaire.
se

:

ouverture

de l'en¬

De nombreux Miilavois

—

avec
des paysans du Larzac
grilles de la mairie qu'ils ont fer¬
une chaîne.
Les gardes-mobiles s'in-

retrouvent

les

devant
mées

avec

• Jeudi 27
Cette
trouvent

le

à

villes

Ainsi,

municipaux,
nouveau

Emploi

-

Exode

fois-ci, les gardes mobiles ne se
pas dans la rue, mais sont parqués

l'intérieur de

Maire.

mortes.

:

la

mairie

à

la

demande

du

le débat prévu dans les locaux
loin d'être annulé, se fera à

dans

la

rue.

Le représentant de la CFDT exposera les
problèmes de l'emploi à1 Millau et dans le
Sud-Aveyron. Quant au représentant de L.Oc.
il parlera de l'exode, avec en particulier des

témoignages d'exilés occitans à Paris.

par
effraction dans la mairie et
essayent de couper la chaîne avec une pince.

traduisent

RESISTAR
Au

du

cours

I

meeting du 9 février, s'expri¬
ceux
qui refusent la

la solidarité de
mort de la région :
mait

—

Viticulteurs

leur

vendre

venus

vin

et

expliquer leurs problèmes,
—•

Jeunes

du

Comité

Un
mains

agriculteur prend la chaîne dans
et

la

chaîne

ses

restera.

L'après-midi, les papiers officiels de l'en¬
quête

subtilisés dans la mairie pendant la
sont brûlés sur la place
publique
des pneus et de l'essence.

journée
Anti-Nucléaire

de

avec

Lodève,
Un représentant du Comité Larzac-Canjuers qui parla d'un projet d'aérodrome mi¬
—

dans

litaire

Un

contre

GANDHI

La

la

collaboration

en

Résis¬
éitant

Entre la lâcheté et la violence,
choisirions la violence. »
:

«

représentante du

nonçait
MILLAU

Encore
notre

Haut-Var.

du Larzac appelait à la

paysan

tance

nous

le

Comité Miilavois dé
l'expropriation des travailleurs d
et de la région :
aujourd'hui,

désir

de

vivre

notre
au

prise

pays

en

forts.
CONTINUONS A

NOUS BATTRE

!

• Samedi 1er

charge
rendent

nous

•

Jeudi

20

février.

Déménagement du
bureau de l'enquêteur après la dénonciation,
dans la salle du Conseil, d'un Conseil mu¬
nicipal qui ne représente plus les Miilavois.
4

—

L. OC.

d'assaut

mars.

-—•

La

Mairie est prise

de course, près de 300
Miilavois l'occupent, s'y enferment. Le dra¬
peau occitan et une banderole « Gardarem
la Mairie » sont pendus aù balcon.
;

au

pas

�APRES L'ATTENTAT

Dus les masqies
f

&lt;

-

.
_

..

L'un

d'entre nous, A. GUIRAUD, père de
enfants, vient d'être victime d'un odieux
attentat qui aurait dû normalement lui coûter
la vie ainsi qu'à toute sa famille. Les coupa¬
bles peuvent être trouvés et doivent être con¬
7

damnés.

PARCELLAIRE

ÉTAT
le

DU LARZAC

1.

r •

»

CONTRE UNE FAMILLE

MMEUBLES

DES

Ce

.

EMPRISE

IDENTITÉ DES PROPRIÉTAIRES

■

Son

N"

Adresse

ou

lieu-dit

Telle

en

quelle résulte des renseignements
recueillis par l'Administration

Telle

qu'elle résulte des

documents cadastraux

P

:

lllll RE

totale

du

T

|

Surface

r

Surface

j"

m2

en

d'autres

lu
cadsstft

uililrt

peuvent

Nous tenons

"Grouî
T.

_

sociftLA

_Larzac, .Vn?l_, .siègç

_220_

-I_j

'

-X— -12600

Les

gardes-mobiles sont massés devant la
de

mairie

Cavalerie où était annoncée

La

manifestation.

pendant

la

L'occupation durera 4 heures
GABRIAC, à Paris, se fait ridi-

que

2. Il affirme vouloir faire appliquer la vo¬
lonté populaire, occupe la Mairie à deux ré¬

Cette

quinzaine d'actions
conséquences importantes :

LARZAC
culiser

•

le

—

clame GABRIAC

la vallée de la Dourbie...

:

Et BOURGES réaffirme

ble

d'étendre

le

Nous sommes
acheteurs de tout
dit-il, laissant entendre
que, bien plus que les 17.000 ha prétendus,
c'est les 100.000 ha du plateau tout entier
qu'ils convoitent.
• Mardi 4 mars. —• Un conseiller général
du
Haut-Var, JANETTI,
plutôt bavard et
parla-ponchut », vient parler de Draguignan
et de Canjuers. Un film « Tous au Larzac »
«

»

«

le

retrace

le

sur

•

déroulement

des

deux

marches

plateau.
mars.

—

L'offensive marque

le pas. Les seules étincelles
final prévu seront celles du
les coupes de Champagne

du feu d'artifice
pétillement dans
à la mairie de

Creissels.

comment
s'est dévoilé
le véritable
ennemi
l'enquête parcellaire dans
concernées, la
pression populaire pèse sur les conseils mu¬
nicipaux. Sur 11 communes, 10 refusent l'en¬
quête. L'autorité préfectorale doit violer les
de
des

l'annonce

A

les

mairies

communes

Mairies et enfoncer

journellement les Millavois
illégalité sentie comme légitime.

Elle

permet de poser le problème du
En effet, le Gouvernement ne tient
pas compte de la décision opportuniste du
Conseil municipal. Pour lui, il ne compte pas.
Le Conseil est désavoué en fait, par le haut
et par le bas, il est « démissionné ».

pouvoir.

GABRIAC
le

révèle

se

En

comme

pantin dont

un

lumé

apparaît

De

les portes.

à

situation

cette

ler deux tactiques :
considérer en fait le
ultras

Millau

la

Le vote du

Millavois

et

des

paysans.

Conseil est donc tenu pour nul

le pouvoir. Le Comité Millavois mobilise¬
ce thème pendant une semaine d'agi¬
tation et d'action, qui connut
des hauts et

par

des bas
1.
sur
sur

Il

:

lance

une

«contre-enquête populaire»

méfaits de l'armée par un meeting
l'emploi et sur Canjuers par exemple.
les

porte la responsabilité de cet

criminel.
En refusant de tenir compte

apte

de l'opposition

à l'extension

manifestée depuis 4 ans par les
paysans et toute la population de la région,
le Gouvernement encourage l'action, d'extré¬
mistes

les violences. (...)

prêts à toutes

Même

menacés

dans

fermes dans

meurons

mandons

à

nos

vie, nous de¬
résolution et de¬

notre

notre

de

amis

Les

la

continuer

grand jour, là où ils se trouvent
l'ont toujours fait depuis 4 ans.
au

lutte

ils

comme

Paysans du Larzac

Lundi

10

mars

1975.

les conseillers

et

l'ennemi

principal, de me¬
ner
campagne principalement pour leur dé¬
mission et pour une municipalité socialiste.
«

La

»

comme

deuxième, et c'est la nôtre, consiste à

continuer d'attaquer le véritable ennemi : le
Pouvoir Central. Agir sur les contradictions
dans le
Conseil, oui. Une municipalité so¬
à

Millau

réglerait

ne

le problème

pas

permettrait d'avancer ; on n'aurait plus
à épuiser contre l'écran de fumée d'une mu¬
nicipalité UDR. Mais ce serait une régres¬
mais

sion

de

que

confondre la

campagne

pour

démission et les élections avec la
lutte
du Comité Millavois dans la période actuelle.
la

Maintenant

le vrai ennemi, l'Etat central
les travailleurs de Millau,
ne
pas continuer dans cette voie au
profit
d'élections remettrait en cause l'acquis des
est

que

démasqué

luttes

par

recentes.

L'entrevue

d'une

confirme

nistre

délégation
tournant.

ce

le

avec

Mi¬

Yvon BOURGES

délégation de paysans sur les
GABRIAC, confirme l'extension
irrévocable » du camp et renvoie les pay¬
sans
«
faire griller des saucisses dans les
rassemblements folkloriques ».
«

accepte

instances

»

une

de

«

COMMUNIQUE DE

UNE COLLECTE

RECONSTRUIRE
MILLE

LA

DE

POUR

LA

A.P.A.L.

»,

vos

dons à

FA¬

plasticage fasciste

de l'Hôpital

12100 MILLAU

de

la

occupe

maison

Ils

5

de

ne

se

laisseront pas

intimider.

s'organiser pour se défendre
gagner contre le pouvoir, son armée

sauront

et

pour

et

SES BANDES FASCISTES.
Nous continuons

lidarité

et

notre

à leur apporter notre so¬

appui.
Lucha Occitana.

L. OC.

»

GUIRAUD à La Blaquière, n'est QU'UNE ME¬
THODE DIFFERENTE VISANT LE MEME BUT.
Les paysans du Larzac et les travailleurs de

:

chez M. BRUGUIERES

Ferme

LUTTE OCCITANE

police
plateau, la ville et les routes.

Millau

GUIRAUD.
Adressez

«

EST OUVERTE
MAISON

«

L'armée occupe le Larzac, la
le

Le
—

sur

ra

al¬
Gou¬

a

décou¬
serait de

LES CHOSES SONT CLAIRES.

la force, après une manifestation

des

offensive

peur.

peuvent

première

maire

toute tranquillité.

en

fois de

que soit l'homme qui
il est évident que le

le Pouvoir d'Etat.

:

Millau, le Conseil municipal UDR, giscar¬
diens, centristes, refuse l'enquêteur. Il sera
par

mèche,

la

vernement

A

imposé

par

effet, quel

pouvoir tire directement les ficelles. Et le

véritable ennemi

cialiste

Mercredi 5

ou

volonté irrévoca¬

la

camp.

plusieurs

eu

a

mobilise

une

•

qui

ministre

Elle

dans

lui explique de¬
vant les paysans qu'il n'est qu'un pantin.
• Lundi 3 mars : compte-rendu de l'entre¬
Un
vue
de Paris.
ministre
ignorant du
dossier, qui ne sait pas que la N. 9 traverse
le camp, qui propose de déplacer le capip
sur le côté... « Mais il y a un trou ! » s'ex¬
par

lassitude

se

une

tactique

prises, alors que le maire, GABRIAC, finit de
déconsidérer en la faisant garder par des
forces de police considérables.

circuler

plus à dénoncer
gouvernementale de pourrisse¬
ment que nous a si bien exposé M. le Mi¬
nistre de la Défense Nationale lorsqu'il nous
a reçus le 1er mars. Nous avons aujourd'hui
la parfaite illustration de cette méthode qui
voudrait aboutir au départ des paysans par
la

Agricole

1??

qui

Mais, si nous sommes quotidiennement con¬
trôlés, identifiés et enregistrés, il semble que

HORS EMPRISE

SURFACE

N*

plan

les forces de police
dans la région.

pas

manquent actuellement

acquérir dans la Commune de —millai

à
CADASTRE

sont

ne

.

�aujourd'hui,

Mais

meeting

Au

sur

la
la
les

c'est

Larzac,

le

première liaison concrète entre nous de
plaine et vous d'ici, entre les paysans et

du Parc de la Victoire

travailleurs,
c'est

dans

rons

la

n'est

ce
ce

cadre

qu'un
de

premier

lutte

que

au¬

i

met

question un certain nom¬

en

politiques,

sociales,

structures

Défendre

éco¬

unis

solidaires,

et

comme

pouvons

nous

bataille du Larzac.

cette

gner

c'est faire

droits,

nos

les

du Larzac'. c'est résister

paysans

Tous

LARZAC

LO

VIURE AL PAiS

VOLEM

de

nomiques

et

pas
nous

victoire.

GARDAREM

Cette lutte
bre

la

nous

ga¬

ga¬

gnerons

i

Les interventions
(Extrai ts)

J. M.

Burgières
Intervention
du Comité Millavois
Le

moment

forces

nos

est

de rassembler toutes
fermement à

venu

pour

opposer

nous

pouvoir décidé à en
finir Comme aux
PTT, lors de la grève, comme à Draguignan
lors du transfert de la préfecture, le pouvoir

un

son
attitude auto¬
L'arbitraire du pou¬
voir qui montre son plus grand mépris des
populations et des travailleurs en refusant
de tenir compte des multiples manifestations
de masse qui se sont élevées contre ce pro¬
jet, contre le vol de l'outil de travail qui fait
des paysans des immigrés
comme
les 200
jeunes qui quittent Millau chaque année.

ritaire

!

viticulture, on la crève

La

•

? En créant de tou¬

Comment procède-t-on

économique grâce à un libéra¬
lisme du marché. A qui ça profite ? Aux né¬

tes

une

crise

partie des trusts multi¬
pied en Italie, un au¬
tre pied en France, une main en Allemagne,
etc.
et qui spéculent sur le dos des travail¬
leurs de la terre que nous sommes. Ils ont
pour paravants et
sous-fifres pouvoirs pu¬
font

qui

gociants

nationaux,

qui

ont

un

là sim¬
créer les lois adéquates' qui
permettront une plus grande spéculation

La
de

pour

Midi ne veulent pas
esclaves. Ils veulent vivre
de leur travail, dans leur coin, tranquilles.
viticulteurs

Les

vivre

comme

Nous

sommes

comme

le

le

avec

Larzac et avec

Parce que nous
travailleurs.
tous des
Parce
que
les travailleurs du Larzac, nous som¬
de

MILLAU.

,

des

mes
nous,

tous

sommes

travailleurs

les

du

des

paysans

occitans.

Larzac, c'est

un

Parce

que

de

morceau

pour
notre

terre.

la

notre

d'en

économie

en

de
veulent

occitane.

Ils

ont

décidé

guerre

finir rapidement.

le Larzac, sur la viticulture,
n'y a qu'à voir les faillites
succèdent à un rythme fou...

Flapidement
sur

sur

l'industrie.

qui se

Pour

pour

transformer

notre

terre

en

réservoir

ou
spéculation financière, touristique,
y
entraîner les assassins du monde

entier.

des viticul¬
teurs du Midi derrière leurs slogans qui leur
sont ptopres,
rejoint celle des paysans du
Larzac.
C'est
cela
pour
qu'actuellement,
nous sommes en état de légitime défense.
C'est

pour

cela

que

la

lutte

a assez de démagogie, assez de dis¬
de responsables qui
cours
soi-disant nous
défendent.
Il

personne

à

MILLAU,

la

à

son¬
pas.

gendar¬

y

viticulteurs
du
Maintenant, l'affaire
des
et l'affaire des paysans du Larzac, c'est
notre affaire.
C'est à nous de prendre nos
Midi

responsabilités.

Pour atteindre

si en face de la porte d'en¬
eu la porte de la souil¬
larde avec deux ou trois fenêtres à la suite,
la voûte se soulevait et retombait sur tout
le monde et on ne reparlait plus de La Blaquière et le Larzac, je crois, c'était terminé
Les

trée

à

dégâts

:

il n'y avait pas

ce

moment-là.

C'est

véritable

un

a

gauche

des

tiori

ve

à

et

agriculteurs

des

importante

manifestation

cette

ne sont
il y faudra

unité,

cette

le courage
de lucidité
des autres. La participa-

et

uns

celle

:

paysans,

des

et

sont

une

viti¬
preu¬

cela est devenu possible. MILLAU et

que

SUD-AVEYRON directement concernés ont
dit NON à l'extension du camp militaire et
le

ils

l'ont
Tous

tion,

prouvé

des actions.

par

ensemble,

et

GARDAREM

notre

avec

MILHAU

détermina¬

LO LARZAC.

E

assassinat.

gars d'ex¬
CE N'EST PAS VRAI.
Par contre, pour nous, paysans du Larzac,
j'accuse le Gouvernement d'avoir allumé la
mèche du
plasticage de la maison d'A
trême

nous

volonté

la

honnête

des

et

les ambiguïtés

laquelle toutes

toute

voie

une

des ouvriers

rencontre

culteurs

répondait.

ne

dit que c'était des
:

GUIRAUD.

Milhau - Larzac
La

brochure

de

Lutte

«

Occitane

»

sur

le

Larzac, est sortie. On peut la commander au

Il

Pourquoi ?
de

descendons

Nous
merie,

On

Aujourd'hui, il y a un esprit de
part des pouvoirs publics. Ils

à

Lundi, 3 h 20 du matin, E JONQUET
chez moi. Le téléphone ne marche

montre

lutte du Larzac

levées.

ne

montre

et

répressive.

et

la

dans

blics et bureaux de Bruxelles qui sont

plement

démasque

se

Un viticulteur

journal

DE FELICE
Avocat des 103
Dans

le

monde

entier,

le Larzac

bole de résistance, est symbole
les droits, pour nos libertés.

C'est
utilisés

•

—

—

pour
—

lutte

moyens
et des libertés.

en haut-lieu que tou¬
tes les provocations, que toutes les terreurs,
qu'elles viennent
que toutes les
menaces,
d'ici ou ailleurs, ne font qu'accroître
notre

détermination,

que

nous

ne

céderons à

au¬

cun

prix, que les attaques de nervîs n'y fe¬

ront

rien.

6

—

—

•

Que l'on sache bien

L. OC.

:

grandes phases de la lutte.

Larzac
dimensions :

exemplaire. Les moyens
par les paysans du Larzac sont des
d'avenir pour la défense des droits
une

Les

• Millau

est sym¬

de lutte

2,50 F.

pour

Historique

—

—

lutte

à

quatre

Luttes paysannes.
Luttes

anti-militaristes.

Ecologiques et biais de viure.
Un

pais que vol viure.

Commept
—

une

:

-

Les

principal

le pouvoir.
Larzac.

stratégie.

MILHAU

être commandée

:

d'action

comités

Notre

L'affiche

?

gagner

L'ennemi

au

-

LARZAC

peut

journal (0,25 F)

aussi

�La

délégation, vite

lère

de

micro

au

la

clame

revenue,
voiture

sono

co¬

sa

le

:

Sous-

été intraitable, méprisant. Le pouvoir
La foule le conspue,
sa bouche.
et la consigne
est lancée : « Nous allons
occuper la Sous-préfecture I »

préfet
parle

Millau : 15 mars

a

par

fait péter
s'engouffrent
la cour.
La lourde porte de bois du
bâtiment principal est
assaillie, enfoncée.
Mais les C.R.S. sont derrière. Alors qu'elle
va céder,
les grenades commencent à pleu¬
Un

les
dans

gros

tracteur sort du

grilles.

rang,

manifestants

Les

..

voir des fenêtres
La foule reflue.

des portes entr'ouvertes.

et

Alors, pendant 3 heures, le centre de Mil¬
de grenades, les lignes de
C.R.S. avancent, deux cfiarges
prennent à
revers
les manifestants, matraquent, cognent,
raflent... Il y aura deux blessés graves

lau est bombardé

En face,
mains nues.

de9 pierres

trouvées là,

des

ou

Ce n'est pas

la foule tient.

Mais

le jeu

de la petite guerre. Tous ceux qui sont
là, jeunes et vieux, savent qu'ils ont engagé
dans la lutte de Millau et du Larzac, leurs
leurs biens, leur tranquillité,
et en hommes libres. Et
jour n'est qu'un épisode

personnes,
vivre
ce

au

pour

pays

que

La solidarité

des viticulteurs
Un gros camion-citerne venu
s'installe sur le Mandarous.

viticulteurs

Les

sont

venus

de Pézenas

MILLAU
leur

apporter

ville

parler de leurs problèmes. Des
expliquent l'augmentation des char¬
et des produits, la stagnation des prix

soutien

et

morte

panneaux

ges

banditisme de ceux qui organisent
marchés, la liquidation des petits pay¬

du

le

vin,

les

Un

grand drapeau occitan sur le camion
proclame que la lutte des vignerons s'inscrit
dans celle de tout un peuple.
sans.

De
nent
avec

10

à

14 h.,

plus de 800 Millavois vien¬

10°4)

;

il

y

morte

Millavois et vision

».

Consigne du Co¬

de

l'avenir

nous

que

le faisons pas
commerçants de la ville, qui sou¬
vent, au début, étaient partisans
du camp,
sont partie prenante.
Ils seraient eux aussi
victimes de la liquidation.
promet le
céder. Les

acheter ce « vin sauvage » au détail,
leurs bombonnes et leurs bouteilles, au

prix de revient (1,50 F le litre de
aura
5.000 litres de vendus.

Millau, ville

«

mité

pouvoir, si

L'après-midi du
Dans

ouvert.

sourde,

la

n'est

aucun
magasin
où règne une

15,
ville

les gens,

petits

par

groupes,

fièvre
se

re¬

joignent pour la manifestation.
—

Le

17,

viticulteurs

dans leurs manifestations,
parleront aussi du Larzac...

de

Barrage
de la Nationale 9
par 400

brebis...

foule
30

personnes s'étaient
Victoire.
Après les

descend

tracteurs

la

vers

en

tête.

Parc
la
Sous-préfecture, les

Les

massées

tracteurs

Larzac

retour

de

»

la délégation

Sous-préfet.

:

9,

comme

l'a réaffirmé le ministre de

Défense Nationale.

»

les tracteurs descen¬
jusqu'à Millau. Brebis et
tracteurs ! Dans leur lutte pour leur droit de
vivre, l'outil de travail des paysans devient
Les

dent

une

brebis

en

en¬

en

«

la

prochaine fois,
vides I

rentrées,

cortège

arme

I l
L. OC.

7

montée voir

C'est

•

.

fois, il faudra
ne reviendra

on

com¬

gagner.

les

pas

»

Les
les

tracteurs, pendant ce temps, bloquent
accès de Millau, empêchant les renforts

de

police d'arriver.

du

Mandarous

foule refuse de
la
à
»

les

Regroupée

sur

dont elle barre les
se

disperser

manifestants

sans

raflés

la place
issues,

au

hommes noirs

»

la

soient

que

début

manifestation. Ce n'est qu'après
face tendu de plus d'une heure

un

que

de

face
les

acceptent, sous la pression

populaire, de relâcher leurs prisonniers.

du feu des Millavois...
en
rester là

le

c'est

lo Larzac

Sachez que les moutons ou les tracteurs
qui vous arrêtent ne sont que le prélude aux
manoeuvres de chars qui couperaient la
Na¬
tionale

La

mains

disent

cette

attend

et

et

h. à 15 h., les paysans du Larzac
l'opération « Soyez à l'écoute du
»,
bloquent la route et expliquent aux

automobilistes

nous

Millavois
mais

C'est sur ce
manifestation.

Milhàu

12

lancent

au

interventions,

35...

en

scandant « Gardarem
et en
chantant « Se
canta », mais aussi dans une ambiance ten¬
due, que la foule, massée devant les grilles,
cadrent,

le
De

la

vieux

me

libérés

les
3.000

De

nous ne

Dans la ville

succès

en

que

révolte,

ce

se

disloque

la

fut le baptême

bien décidés à

ne

pas

�LUCHAS OBRIERAS
"••••••■■••■••■•■

îsssj;

Los

Coma se pot faire que un òme aia la
possibilitat de ruïnar una vila ?

La tanaria

Daupuei une detzena d'ans, las municipalitats successivas se preocupavan pauc de
l'avenir. Quô marchava « couçi-couça » laisseron correr. Lo Conselh generau de l'Ardescha volia surtot una Ardescha toristica. Las
tanariasson d'usinas poluantas. Mai jamai, an
sonjat de las remplacar per d'autres.
La dreita conservairitz volia uan Ardes¬
cha agricòla. La gaucha de notables s'occupava pas de trop près de ce que poia arrivar...

de ièr
a
*

encuei
Lo mestier de tanaire es e resta lo
vielh dau monde. Ne'n riètz pas. Omèr

LA LUTTE S'INSTALLE

quô répéta. Los sindipartits de gaucha se son botats en
colera. Esperem que arrivarem a un résultat;
quela lut a nos a après :
1. Jamai avem tant amat nostre pais qu'au
moment que lo poiam perdre : l'Agença
de l'emplec nos mandava a Muhlhouse o a
Sochaux, 500 e 600 emplecs !
2. Que poiam encuei contestar une décision
de justicia e la desviar de son but.
3. Que l'Ardesclia n'es qu'una partia dau pais
occitan. Devem refusar d'èsser dins un
Per lo moment

plus

cats e los

ne'n

CONTRE LE PATRON

parlava dins lo libre das ancians quan conta
l'Odissea : trobatz dedins que aian desja de
bocliers de cuer, qu'eran tant durs que les
fléchas e las lanças n'i poian ren.

DE CHOC

ET LES NOTABLES

TOURISTICOLES
ANNONAY

:

A L'INDUSTRIE

ET LES NOTABLES

MODERNE

gracia 1832 ai-z-Anonai, lo

paire Meyzonnier eissaia de faire la promeire
tanaria industriala. Lo « boulot » se fasia tôt
a

la

man.

desja lo mestier de tanaria se
plusiors gropes. Tanaires per las
piaus de viaus o de vachas chauras e chaurits. Blanchiers o metgissiers que fasiàn las
piaus blanchas pas los gants - piaus de chaurits surtot. Eiron las blanchas qu'an laissât a
la vila los plus pitoresques daus sovenirs.
Per exemple per assoplir las piaus : palissonar, faliàn sortir de la Vaucanèa. Un cosin, un oncle servia de pairin. Aian lo quarton de vin dins l'atlhier e se n'en gardavan un
per leire lo jornal.
En vila

divisava

en

Siem
de

en

grava a causa

desert.

d'aquo. L'esplo-

pais coma la Grecia, la China,
l'Afnca, es fenia. La banca pensa mieus faire
a distribuar de dividendes que de faire travalhar. Lo travalh, qu'avem feit aici era reputat dins lo monde entier per sa qualitat.
Entre 1966 et 1967 las doas usinas
d'Anonai, Meyzonnier e Combe fusionan
d'aube las tanarias de Bòrt e las tanarias dau
Puei, (président Monsieur Sidem) que volia
surtot prendre lo servici commerciau e las
tacion

En l'an de

CHOC
TOURISTICOLES

CONTRE LE PATRON DE

DE L'ARTISANAT

«

tras

SE VOLEM,

Toteis

.

ensems

POIEM »
bramem de totas nôs-

forças.
«

Volem vuire al

pais

».

Noël AVFNAS

fabricacions.

Mai

quel que furla per tôt saca son nas

dins una merda. Sidem qu'aia dins son burèu
la bestia dau Gevaudan aube testas que crachavan lo fuòc en doas direccions : Anonai,

Bòrt; la tresiema abrivava lo

fuòc

sur

l'usina

dau Puei. El que se creia lo « Napoléon
la pèl, commençât en setanta
se
bar davant une suita de revers. Aia sas

dos de

de
tro-

»

très
usinas, aia la maison Pierre Sidem que controtlava coma fornisseire de piaus. Volia faire
faire sos produits chimiques a Paris. Volia,
volia ! Tant yorguet que se trobet au mes de
Febrier 74 aube un pertus de 22 milhards.

Quand an trobat la machina per

palis-

sonat, se son metats en greva e an dit : « Pé¬
risse lo mestier mai que reste lo pricipe ». La
mecanizacion de. la tanaria a tuat tôt çò que
fasia lo charme e la poesia dau mestier. Tot-

jorn plus VITE. Sembla que los patrons volon brutlar lo temps. Plus de chançons; que
de machinas que fan de brut, de drògas que
brutlan los deigts. La pèl passa de l'un a l'au¬
tre sens que dejun a ce que fai.

responsables de lhurs
finanças e eissaiavan de faire profitar lo pais
de lhurs beneficis. Mai la banca, l'especulcion, la contentracion son en tren de los tirar
Los patrons eron

los

uns

après los autres.

A

partir d'aquel jorn, nos annocet

la

serradura de l'Unitat d'Anonai.

Los obriers arreston

lo travalh, un mes

Sidem prepausa de faire un plan
de redreiçament. Au mes de Mai, les bancas
l'oblijan a demissionar, lo tribunau de commerci de Paris refusa son plan, noma dos
sindics e las TFR son en liquidacion judiciària, aube totjorn la serradura d'Anonai lo
dotze julhet. "
de greva, e

e

Daupuei sem en greva, occupam l'usina
fasem nostre possible per gardar l'entrepre-

sa en

Les intertitres
tion.

8

L. OC.

français sont de la rédac¬

Le texte de notre camarade

a

été

gardé tel

a été fait sauf une normalisation de l'é¬
criture et quelques formes employées par er¬

qu'il

reur.

estât.

en

�AI Z ANONAI
-

-

A NOTER

T anaires

Soutien financier
adresser
toute

aux tanneurs

correspondance

au

compte des syndicats CGT-CFDT
30 105044 Crédit

Agricole

07100 ANNONAY

E

ARA ?

Après rencontre avec l'intersyndicale
C.G.T.-C.F.D.T., le Comité de Soutien à la
Lutte des Tanneurs communique :

LA CALOMNIE

SUR LES RESSOURCES

ACTUELLES
Suite à cela, certains — la presse locale
et des élus locaux
ont cru bon de déformer
la position des tanneurs et de s'élever contre

DES TANNEURS

-

LE RAPPORT BRESSY

l'attitude des syndicats, ne craignant pas
d'affirmer que si le plan de redémarrage
échoue la responsabilité sera à mettre
dos des tanneurs...

sur

le

A propos

du rapport Bressy, rendu pu¬
blic début janvier : le cabinet d'études Bressy
a été chargé par la municipalité d'Annonay
de faire un rapport (étude de marché notam¬
ment), en vue de la réouverture d'une activi¬
té tannerie dans la cité. L'étude est positive :
le marché existe, l'entreprise est rentable du
point de vue capitaliste, elle est viable du
point de vue des tanneurs.

Les conclusions du rapport

confirment
l'analyse faite par les syndicats depuis le dé¬
but de la lutte : la réouverture est possible,
avec la réembauche de tout le personnel.

Le rapport

Bressy « offrait » la possi¬
organisations syndicales de partici¬
per à la structure d'accueil chargée de mettre
sur pieds une entreprise de tannerie. La posi¬
tion des syndicats a été présentée le 15/1,
lors d'une conférence de presse; il a été indi¬
qué que les syndicats se considèrent comme
les défenseurs des travailleurs de la tannerie,
que par conséquent ils entendent refuser tou¬
te forme d'association capital-travail ou de
participation à la sauce capitaliste.
« La vocation des syndicats n'est pas
de rechercher des capitaux, ni de les gérer,
bilité

aux

Sur les ressources actuelles des tan¬
: ils doivent en principe bénéficier de

la loi

de garanties de
perte d'emploi, votée

ressources en cas

de

le Parlement

en

par

dernier. Mais selon les aveux du
Ministre du chômage Durafour la régularisa¬
tion n'interviendra pas avant... fin mars !
D'autre part les prestations ASSEDIC
automne

L'ASSOCIATION
POUR LA RENAISSANCE
DE LA TANNERIE
D'ANNONAY

sont très

irrégulières : certains tanneurs n'ont
depuis le 12 décembre !

rien perçu

DEMARCHE DES TANNEURS
AUPRES

C'est ainsi qu'à été créé fin janvier l'As¬
sociation pour la rennaissance de la Tannerie

d'Annonay (A. R. T. A.), sous « le haut patronnage de M. le préfet de l'Ardèche ». Son
objet est d'élaborer tout programme afin de
relancer la tannerie; elle est chargée de défi¬
nir la forme de l'entreprise et d'élaborer un
projet de statut, de rechercher les concours
financiers, d'étudier la répartition du capital.
Les syndicats y figurent à titre consul¬
tatif.

tanneurs

mais de défendre les intérêts des travailleurs.
Mais nous apportons notre soutien actif à

l'association qui se crée, à touteslesinitiatives
qui visent à la réouverture d'une tannerie. Ce
n'est pas de nous que viendront les obsta¬
» (.aeciaration en Assemblée Générale,

cles

22/1).
Exiger des organisations syndicales
qu'elles participent à la structure d'accueil,
c'est faire la preuve qu'on ne souhaite pas la
réouverture de la tannerie, indiquent encore

neurs

lutte

les tanneurs.

continue
L. OC.

9

:

DES SERVICES FISCAUX
Il

a

direction
Recette

été décidé l'envoi d'une lettre à la

départementale des Impôts et à la
d'Annonay, dans laquelle il est fait

mention.de leur situation de licenciés des

T.F.R., que dans ces conditions il ne peut
être question pour eux de payer les 10 % de
majoration prévus en cas de retard.
Février 75, l'usine est toujours occu¬
pée, des tours de garde sont organisés, trois
fois par semaine il y a des réunions en assem¬
blée générale.

�LETTRA
paysannes
DE CLARMONT
D'AUVERNHA
luttes
On est

sur

en

train de réaliser des dossiers

les différents projets

d'expropriation con¬

région des Dômes, et sur lesquels
nous nous sommes mobilisés. Quand je dis
nous : il s'agit du comité de soutien, car les
militants des différentes organisations politi¬
ques en font partie, mais à titre individuel.
quand on aura réalisé ces différents
dossiers, on vous en dira plus et de manière
plus précise. On peut vous en dire déjà quel¬
ques mots : quels sont ces différents projets?
la

cernant

un pour vice de forme dans la procé¬
d'expropriation;

à la Garandié, il est
créer des lacs;

-

—

LE CIRCUIT DE CHARADE

dure

—

Il y a

surtout l'histoire du circuit auto¬

mobile de Charade. Il

s'agirait de créer un
circuit permanent, à l'intérieur du circuit
existant. L'expropriation concerne environ
140 ha de terres. Mais quand ce circuit per¬
fait, il semble impossible que les
paysans puissent se rendre sur les terres non
touchées par l'expropriation et qui se trou¬
manent

vent

sera

à l'intérieur du circuit existant.
Il

s'agira donc plus de 140 ha, mais
beaucoup plus. Car à l'extérieur du circuit
existant, il est prévu de construire des par¬
kings, des stands et, ce qui est plus grave, de
créer et d'élargir des routes.
En janvier 1974, un arrêté préfectoral
ne

de

statué
d'utilité
a

sur

l'affaire de Charade

en

déclarant

publique la zone prévue pour le cir¬
cuit permanent. Sur la lancée les paysans ma¬
nifestent. Mais cela n'alla pas plus loin et

sur

autre concernant

l'arrêt des tra¬

ne

pas

—

vendre coûte

que

décidés à

coûte.

plus de ces projets officiels, des spécu¬
des terres : Belin,
patron de Centre Auvergne, rachète 1 ha
de terre inculte, en pente, pour plus d'un
million d'anciens francs, alors que dans
cette région d'élevage, l'ha de terre doit
coûter aux alentours de 300 à 400.000

en

lateurs tentent d'acheter

la région

Club. Notre soutien va aux paysans

anciens francs.
Devant cette vague

LE PILLAGE DES DOMES

de projets il impor¬

de ne pas pratiquer une stratégie ponc¬
tuelle. Il faut avoir une vision globale. Mais

te

pour

cela, il faut déjà que la conscience se
et moyens de

fasse chez les paysans pauvres
la région.

on travaille avec les gars de
prévu de passer dans tous les
villages de la région avec des films et des pro¬
jets d'aménagement de la région et d'en dé¬
battre avec les paysans. Voilà où nous en

Pour cela

l'I.N.R.A. Il est

sommes

Au

toute l'année s'écoula.

janvier 1975, l'affaire rebondit.
empêchent le juge d'aller exami¬
ner les parcelles. Ce fut un point positif car
on en parla un peu partout à la télé régionale,
dans « la Montagne », etc... Parallèlement, la
défense sous la direction d'une avocate, la
seule qui ait daigné s'occuper du sort des
paysans, plaidait au tribunal administratif en
déposant 2 recours :

un

de Charade (construction
et élargissement des routes).
Un jugement du 11 février 1975 a re¬
poussé le second recours. Quant au premier,
les juges délibèrent ces jours-ci... Le débat
sur le fond du problème (c'est-à-dire l'utilité
ou la non utilité du projet) ne se jugera que
courant mars. D'ici là les paysans nous ont
demandé de ne pas bouger.
Chez les paysans, il y a actuellement
unité, mais unité superficielle, apparente. Et
cette unité se caractérise par la confiance
en l'avocate. Unité donc entre les paysans
fermement décidés à ne pas donner leur terre
et ceux qui la vendraient bien, moyennant
un bon prix (ce qui n'est pas la cas actuelle¬
ment). En face des paysans l'Automobile

vaux

également prévu de

actuellement.
rever.

«

Lutte Occitane

»

-

Clermont

Or,

en
Les paysans

Mais Charade n'est qu'un cas particu¬
lier de toute une politique d'aménagement
de la région des Dômes :
—

des bruits circulent sur un projet d'exten¬
sion du camp militaire de La Fontaine du

Berger près d'Orcines;

10

L. OC.

l

cf
l A

'\

�La lente mais graduelle paupérisation
laquelle s'enlisait la viticulture méridio¬
nale (souvenons-nous à ce sujet des plans de
Pisany se référant au plan Menshold : « Le

dans

Midi de la France est

zone

une

à vocation

LO PUNT

touristique, de faible densité de population
autochtone) s'est brusquement accéléré, évi¬
demment pour des raisons liées à la crise gé¬
nérale du capitalisme; cependant, on s'aper¬
çoit que les choses ne sont pas si simples si
l'on se penche plus attentivement sur ce
problème.
1. Le F.O.R.M.A. (organisme agricole fran¬
çais) subventionne les viticulteurs italiens
pour chaque hectolitre entrant en France.
2. Le gouvernement italien verse à ses viti¬
culteurs une gratification par Fil exporté.
3.

SUS
LA VITICULTURA

Les clauses intra et extra communautaires
ne

sont

jamais appliquées, de sorte que les
tiers

vins de la communauté et des pays

innondent
4.

nos

OCCITANA

marchés.

Les vins

déclassés, issus des grandes appel¬
lations, sont régulièrement acheminés sur
les marchés méridionaux.

£*PloiTqTioH~RENDCMÏN T

RCCOLTC

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UrRe

45

-

5. Nous

nous trouvons depuis deux ans en
présence de récoltes surabondantes et les
voix autorisées, de déclarer que seules
des conditions climatiques exceptionnelle¬

favorables ont pu provoquer une
aussi « lamentable » situation.
ment

Regardons les choses de plus près et
voyons que les méthodes cùlturales pré¬
conisées sont « responsables » de ce qui est
nous

comme un désastre : vignes con¬
fil, taille de la souche spécialement
axée sur le rendement, etc...
En bref, seules des conditions climati¬
ques défavorables nous permettraient, semble-t-il, d'avoir une récolte normale.
La complexité de l'affaire ne s'arrête
cependant pas là, car les mêmes voix autori¬
sées, écho des sphères dominantes, indiquent
également qu'il faut faire un effort dans le
sens de la qualité : améliorer les encépagements, soigner la vignification, etc...
Le viticulteur, écœuré par tant de con¬
tradictions et voyant sa marge bénéficiaire
de plus en plus réduite, décide de parer au
plus pressé, opte pour la quantité, seul
moyen dans le système actuel pour subsister
et produit, reconnaissons-le, un vin sur la
qualité duquel il y aurait beaucoup à dire.

interprété
duites

sur

Toutes

les

raisons

pré-citées provo¬

quent le climat de revendications que nous
connaissons: seulement ces dernières ont pris
un

caractère à bien des égards insolite.
D'une part, le C.R.A.V., obligé

de se
manifester, a dû abandonner la tactique chè¬
re aux
forces syndicalistes traditionnelles,
c'est-à-dire les grands rassemblements on ne
peut plus pacifistes.
L'initiative est à grande partie du
moins, abandonnée à la base; il en résulte
des actions beaucoup plus dures : contrôle
des négociants, principaux bénéficiaires d'une
situation créée par l'Etat français et ses com¬
plices de Bruxelles, cuves des mêmes négo¬
ciants vidées lorsque la provenance du conte¬
nu
s'avérait douteuse, barrages sauvages,
c'est-à-dire imprévisibles, sur les routes et
voies ferrées. Les viticulteurs obtiennent une

distillation à 6 F 20 pour

les vins de moins
8,5 degrés et de 8,87 degrés plus primes
éventuelles à partir de ce dernier degré pour
une quantité illimitée en principe; cette mesu¬
re est immédiatement considérée par les pro¬
de

ducteurs
restant

comme

un

palliatif, le problème

posé dans son extrême acuité.

L. OC.

11

...Et d'étranges mots sont sur bien des
lèvres, on entend parler de colonisation, de
capitalisme, etc... Les luttes menées dans le
secteur industriel sont suivies avec

beaucoup

plus d'attention, les actions à caractère ter¬
roriste qui secouent la torpeur habituelle de
nos régions suscitent un vif
intérêt et l'on
parle maintenant du Larzac et même des
Basques ou des Irlandais. La langue d'Oc est
utilisée très souvent lorsque l'on aborde les
sujets évoqués dans cet article.
Enfin, avec et au-delà des luttes, le sen¬
timent parfois très net qu'un monde, qu'une
idéologie meurent et aussi que s'ébauchent
les bases d'une renaissance.

Signé : L. Oc. GABIAN

Pfivtt

:

MILLAU, te

mi» ;

Vente 4heete 4e vin

wtí4toítc
et 4e%

AVee

en

(a lutte 4ef f0$

M'ìIIavo'h.

�VITICU1
Emmanuel Maffre Baugé, 54 ans, pro¬
priétaire de 35 ha près de Bélarga (Hérault),
est président national du Syndicat des Vins
de Table (vins de consommation courante) et
président régional des Chambres d'Agricultu¬
re. Vu ses responsabilités et en fonction des
derniers événements du mouvement viticole,
«

Lutte Occitane

est

»

allé demander

son

opinion à Emmanuel Maffre Baugé. Jean
Huillet, viticulteur et militant de Lucha Occitana, assistait à l'entrevue.

la
"

LE MOUVEMENT

GRANDISSANT
DES MANIFESTATIONS "
L. Oc. — Après la manifestation de
Montpellier du 26 février, avez-vous obtenu
quelque chose ?
E. MB.
Pour l'instant, pratiquement
rien. On nous a confirmé que le gouverne¬
ment demanderait à Bruxelles une réglemen¬
tation concernant les prix des vins dans le
cadre des échanges intra-communautaires. Ce
n'est donc qu'une demande. On nous a dit
aussi, que l'on avait resséré les contrôles au
—

niveau des douanes et de la fraude dans les

ports. C'est tout

ce que nous savons.

Nous

n'avons eu absolument aucun contact offi¬
ciel. Aucun. Aucun.
Je dois dire que le préfet, qui se mani¬
feste souvent à ce téléphone, ne s'est abso¬
lument pas manifesté. Alors il faut croire

qu'il

me

boude

L. Oc.
vous

un peu.

—

Quelles sont les actions

que

chands, et les vins de table. Et la distillation
est le seul moyen existant dans le cadre com¬
munautaire, que celà nous plaise ou ne nous
plaise pas, pour soutenir ce prix minimal. Et
c'est à partir de ce prix minimal que devrait
normalement s'établir la hiérarchie des prix.
Je dois dire que la distillation devient un
leurre extrêmement

dangereux et en tous cas
stupide, dès lors que le négoce, ne trouvant
pas à s'approvisionner sur les vins français,
s'approvisionne à volonté sur les vins prove¬
nant

d'Italie.

La

distillation

doit

assainir

quantitativement et qualitativement le mar¬
ché. Si, quantitativement les vins italiens
prennent au 80 % ou en totalité la suppléan¬
ce des vins français, eh bien nous aurons dis¬
tillé en pure perte. L'opération de distillation
est donc l'opération bidon, si elle n'est pas
accompagnée d'une opération de contrôle aux
frontières et de fixation des prix des vins en¬
trant

sur

le territoire

soit des pays

français en provenance
tiers, soit des pays membres de

la Communauté.

LE PRIX DU VIN

envisagez ?

E. MB. — Oui, je ne voudrais pas par¬
lieu et place de mon ami du comité
d'action viticole. Cependant, je puis dire qu'il
a été décidé de poursuivre ce que nous avons
coûtume d'appeler le mouvement grandissant
des manifestations. Et que, dès le 17, il y
aura une manifestation qui aura un caractère
ler

paraula

en

départemental, et qui sera suivie, si nous n'a¬
vons pas obtenu de résultats, d'une manifes¬
tation de caractère régional quelque temps
après.

ET LA DISTILLATION ?
L. Oc. — Ne pensez-vous pas qu'il y a
contradiction entre politique de qualité et
distillation ?

E. MB. — Non, il n'y a pas contradic¬
tion, c'est la fameuse histoire des planchers
et des plafonds. Le prix du vin doit se situer
entre un prix minimal, et un prix beaucoup
plus élevé pour les vins de coteau, les vins de
meilleure qualité. Ce prix minimal, dont je
parle, s'entend pour les vins loyaux et mar¬

L. Oc.

missions de

—

Quelle est l'action des com¬
et qui détermine le

cotation

prix du vin ?
E. MB. — Eh bien, ce sont les systèmes
communautaires. Sur les places de cotation,
ce sont les courtiers de
campagne, ce sont les

représentants des producteurs et le négoce
qui, en réalité, devraient faire des cotations
très précises. C'est pour ça que nous avions
demandé le troisième volet parce que c'était
une preuve du sérieux du travail. Mais en
réalité, ce n'est pas ça et c'est souvent très
tendancieux.
Soit que l'on fixe des chiffres supé¬
rieurs à ceux qu'ils sont, pour laisser l'im¬

pression aux viticulteurs qu'ils peuvent ven¬
dre le prix 9 F-9 F 20, alors qu'en réalité ils
ne le trouvent pas s'ils veulent mettre leur
vin en vente. Soit que à certains autres mo¬
ments on a tendance à faire pression sur les
prix en bas. Cela est conjoncturel et ponc¬
tuel, ça dépend de la situation, ça dépend de
la stratégie et de la tactique du commerce en
le moment.

12

L. OC.

LA

a

QUESTION DU NEGOCE

L. Oc.

il

Quelle est l'intervention des
négociants dans la fixation des prix du vin ?
E. MB.
Ils font les prix dans la mesu¬
re où la réglementation est défaillante, dans
la mesure où l'Etat ne fait pas ce qu'il devrait
faire. Eh bien, il est certain qu'ils ont beau
jeu de faire leurs prix. Ils utilisent au maxi¬
mum leur poids, et, lorsqu'il y a trop de pro¬
duits mis en marché, eh bien ils choisissent,
ils s'arrangent pour ne donner que ce qu'ils
—

—

veulent donner.
Jean Huillet.

Sur le problème du né¬
dans le mouvement viticole, j'estime
que la responsabilité des négociants dans la
crise actuelle de la viticulture, est égale à cel¬
—

goce,

le du gouvernement.
E. MB. — Alors

moi, je vais vous don¬
point de vue. Effectivement le né¬
goce profite d'une situation acquise. Mais on
doit reconnaître que s'il en profite, c'est par¬
ce que la réglementation lui permet d'en pro¬
fiter. Si actuellement les réglementations
communautaires et les contrôles français ne
permettaient pas aux vins italiens d'arriver à
des prix de dumping (1) sur les ports fran¬
çais, le commerce ne pourrait pas acheter au
prix dumping où il achète. Si le commerce
ner

mon

subissait des contrôles extrêmement stricts à

partir des ' ports d'embarquement du vin
d'Italie, si tous les trafics qui se font sur les
blancs coupés avec des rouges ou les blancs
colorés par l'œnociamine, s'il y avait des con¬
trôles suffisants, eh bien, il est certain que le
commerce serait
contraint de se résigner à
respecter un certain nombre de règles. Donc
le commerce, sa responsabilité, je suis entiè¬
rement

d'accord

avec

Jean Huillet. Mais la

responsabilité N. 1 quand même est une res¬
ponsabilité politique. Je crois que ça il faut
le dire. On ne péut pas éviter de répondre en
disant que la communauté est boiteuse,
qu'elle est mal faite, que la viticulture et les
fruits et légumes et dans l'ensemble, les pro¬
ductions méridionales sont des productions
qui ont été défavorisées.

(1) dumping

:

technique commerciale

consistant à vendre à bien plus bas prix que
les concurrents, parfois même à perte.

�E. MB.
Ah ! oui je le pose, je le pose
très nettement !... Comment ?
Eh bien, je
—

...

véritable problème de vérité, c'est
question de vérité, c'est une preuve de
vérité. D'ailleurs c'est toujours amusant de
voir les gens qui se réclament du Midi, ou¬
blier que les Méridionaux sont avant tout des
Occitans. C'est quand même très curieux.
Que nous avons notre civilisation. Que nous
avons notre tempérament, avec nos défauts,
et nous en avons des défauts ! que je connais
bien puisque je les ai étant occitan. Mais c'est
invraisemblable de ne pas joindre le facteur
sociologique, le facteur économique et le fac¬
teur politique. Et que tout ce qui peut se
faire en matière économique, dans le Midi
qui serait profitable aux méridionaux, eh
bien profiterait au Midi socialement et politi¬
quement. Et nos assemblées régionales - je
suis vice-président du comité économique et
social
à ce titre-là, je suis intervenu à plu¬
sieurs reprises pour l'Art occitan. Je suis in¬
tervenu pour la non-pollution de nos plages.
Je suis intervenu pour le maintien de la maind'oeuvre chez nous. Parce que je considère
que si je suis à un organisme régional, ça
n'est pas pour être l'écho des pouvoirs pu¬
pose un
une

"

LE MIDI SE VIDER

DE SA SUBSTANCE "
Et

je voudrais attirer sur ce point-là
attention, sur quelque chose qui me
paraît d'une extrême importance. On nous
parle du Bassin méditerranéen, des pays avoivotre

sinant de l'autre côté oriental du bord médi¬

terranéen. Enfin il semble qu'on nous prépa¬
re une nouvelle fois à
nous
résigner à un

changement dans les échanges entre l'Europe
et les pays qu'ils soient du Maghreb ou de
l'Orient méditerranéen. Je

quelque sorte,

n'est

me

demande si

en

déjà faire suppor¬
certain nombre d'accords qui

ce

pas

au Midi un
finalement sont des accords dérivés de la si¬
tuation énergétique dans le monde. Ceci joint

ter

—

blics

dans

le Midi,

Alors moi

je crois que nous sommes là, dans ces assem¬
blées régionales, pour exprimer notre peuple

à notre pays.

Je n'apprendrai pas à des gens
problème occitan que vous,
tués en supprimant notre cultu¬

aussi avertis du

qu'on
re,

nous a

en nous mettant dans une situation où

apprendre la langue — ce qu'on appelait le
patois alors que c'était une langue - était
puni et quelquefois réprimé dans les écoles.
Eh bien, je pense que tout cela a été une er¬
reur, et pour moi il y a un fait culturel méri¬
dional, les méridionaux s'expriment diffé¬
remment des autres, ils ont un art. Nous som¬
mes très liés à l'ancienne cour de
Provence,
nous sommes des
troubadours, et tout cela
se lie pour démontrer ce
qu'est un peuple...
Il y a une culture populaire chez nous très
poussée. Il suffit d'aller dans nos villages
pour découvrir tous ces conteurs qui encore
existent... Je

me

demande comment ils ont

exister à travers toutes les difficultés que
nous avons connues,
où finalement, la plu¬
part d'entre nous, s'ils comprennent très bien
le Languedocien, le parlent fort mal parce
qu'ils ne l'ont pas appris dès leur enfance. Et
que finalement, le français que j'apprécie
beaucoup, qui est une belle langue, est une
langue que nous avons adoptée, et notre lan¬
gue d'origine, que nous avons tétée au sein de
nos mères, eh
bien, c'est quand même l'occi¬
tan. Je pense donc qu'à ce niveau-là, sans
vouloir attaquer qui que ce soit, eh bien, il
pu

Íïlaffíc- Bougé
fait

que
les sociétés multi-nationales
énormément sur les problèmes de
main-d'œuvre, recherchant une main-d'œuvre
au

et pas pour

exprimer le pouvoir central.

jouent

de moins
alors que

moins chère dans

pays-là,
chez nous, par les conditions socia¬
les, fort heureusement la main-d'œuvre est
mieux payée. Nous voyons en quelque sorte
le Midi
ment

en

se

nous

vider de
nous

ces

substance. Actuelle¬
trouvons avec un Midi qui
sa

voit son
tions très

emploi diminuer dans des propor¬
inquiétantes, une viticulture qui est
exsangue, une arboriculture qui est réduite
aux pires difficultés, une économie
monta¬
gnarde méridionale, c'est quelque chose de
très particulier, on ne peut pas comparer nos
Cévennes

d'autres massifs montagneux,

avec

avoir là aussi les pires difficultés. C'est donc
si vous voulez, lorsqu'on fait une analyse glo¬

bale,

de difficultés qui s'a¬
possible
fassent ainsi, si certains es¬

une convergence

charnent

sur

le Midi et il n'est pas

les choses se
prits les admettent.
que

LE PROBLEME OCCITAN
L. Oc.
Vous liez le problème viticole
problème du pillage de la terre occitane,
qu'entendez-vous par là ?
E. MB.
Moi, vous savez, on parle
souvent de néo-colonialisme, eh bien, je di¬
rais qu'il y a un néo-colonialisme à l'égard du
Midi français. Parce que finalement il faut
que la viticulture soit uniquement productri¬
ce, on lui enlève tous les moyens d'avoir sa
valeur ajoutée, on lui empêche toute possibi¬
lité de commercialisation, les moyens qu'il y
avait d'aider cette viticulture, on ne les lui
donne pas. Le commerce vit donc sur notre
produit, comme il vit sur les fruits et légu¬
mes, comme sur les produits de la montagne.
Finalement dans la montagne, les seuls qui
s'en sortent, ce sont les artisans qui font des
produits spéciaux et en petit nombre, mais
ils ont aussi les pires difficultés. Il y a donc
un véritable néo-colonialisme
qui s'abat sur
nous, et je ne vais pas chercher celui des pla¬
ges, celui de l'occupation des sols. Véritable¬
ment c'est une situation extrêmement inquié¬
tante et ce n'est pas de l'occitanisme systé¬
matique que de dire cela, c'est simplement
une constatation
objective que je formule.
L. Oc.
En posant le problème occi¬
tan, quel but poursuivez-vous ?
—

au

—

—

"

DEFENDRE

LES GENS DU LARZAC "
L. Oc.

Quelle est votre attitude par
rapport aux différents mouvements occitans
que vous connaissez ?
E. MB.
Je n'ai jamais eu de rapports
—

est heureux que actuellement des jeunes
aient le sens de cette culture occitane. Et je

la défendrais en tous cas ouvertement
mité économique et social.

"

au co¬

L'ARRET DE L'INVASION

DES CAPITAUX ETRANGERS "

—

les mouvements occitans. Je viens d'un
milieu très traditionnaliste qui, il y a une cin¬
avec

quantaine d'années, ne voyait dans la défense
occitane que le folklore occitan, et c'était
vraiment regrettable, on peut le dire. J'ai
l'impression qu'actuellement beaucoup de
jeunes, de tous bords, de toutes tendances
politiques, ont pris conscience du fait occi¬
tan. Pour ma part, il y a actuellement un pro¬
blème qui se pose, c'est que les gens du Larzac vontv manifester, et je dis franchement
que je suis à leurs côtés. C'est qu'actuelle¬
ment, il faut défendre les gens du Larzac,
jusqu'à maintenant on ne s'était pas telle¬
ment mouillé, moi je considère que mainte¬
nant, ils vont avoir de grosses difficultés, avec
les services dits de l'ordre. Je suis de tout
cœur avec eux. Je n'hésiterais pas, s'il le fal¬

lait, à prendre position ouvertement pour la
défense du Larzac; parce que ça s'insère dans
la défense viticole et que peut-être le jour où
l'ensemble des structures économiques, so¬
ciales, et politiques du Midi auront cette ré¬
vélation, ce sera quelque chose. Je pense que
quelquefois nos structures économiques,
quelquefois nos structures sociales, quelque¬
fois nos structures politiques veulent s'insérer
dans le grand mouvement français en ou¬
bliant leurs origines occitanes. Et pour cela,
je ne suis pas un destructeur, mais bien au
contraire je pense être un serviteur sincère de^
mon Midi, c'est tout.

L. Oc.

—

Comment voyez-vous

la liai¬

entre le combat pour

la langue, le com¬
bat culturel et le combat économique ?
son

E. MB.

Eh bien s'il faut que nous
ayons du sang qui circule dans les veines, ça
c'est d'ordre économique, il faut aussi que
—

nous ayons une

tête et

pour

culturel est essentiel. C'est

L. OC.

ce

moi, le combat
qui donne l'âme

13

L. Oc.
Quelle solution voyez-vous
l'Occitanie ?
E. MB.
Oh bien, écoutez, je crois que
la première des solutions, ce serait l'arrêt de
l'invasion des capitaux étrangers: Moi je crois
qu'il faut commencer par là. Les moyens cul¬
turels, nous pouvons les mettre en place.
Mais tant que nous ne serons pas protégés du
point de vue des investissements qui se font
et qui partent des .régions extra-méridionales,
nous n'aurons aucune protection. Notre Lan¬
guedoc, nos côtes se sont aménagées, j'aime¬
rais bien connaître les fonds qui viennent du
Midi véritablement. S'il y avait eu une région
véritablement méridionale, elle aurait pu-le¬
ver l'impôt pour le service du Midi. En réali¬
té, tout ce qui s'est fait, c'était pour servir
les touristes européens, c'était pour servir des
chaînes, souvent multi-nationales. Mais qu'en
est-il pour nous ? Eh bien écoutez, pas grand
chose. Moi, je suis né à Marseillan au bord de
l'étang de Thau, j'avais une petite baraque au
bord de l'eau, j'ai été chassé, il y avait une
question d'esthétique, mais en réalité à ma
place je vois des Hollandais et des Allemands.
Je ne fais pas de xénophobie, je ne suis pas
chauvin, je fais simplement la constatation
que la part des méridionaux dans l'épanouis¬
sement de leur sol, que l'on prétend nous
donner, est infime. Là je ne rejoins pas ceux
qui disent « nous ne voulons pas d'étran¬
gers ». Notre terre est une terre accueillante,
notre tempérament est hospitalier, mais dans
la mesure où nous ne sommes pas envahis et
où on ne nous retire pas ce qui est quand
—

pour

—

même notre droit d'exister
Volem vuire al pais.

sur

notre terre.

Belarga, lo 3 de

març

�Le 26 février

:

A l'appel du Comité Régional d'action viticole, des milliers de viticulteurs sont venus

Vinhalrons

manifester
pour
protester
particulièrement
contre les importations de vins, entre autres
celui d'Italie (dans un litre de vin commer¬

il n'y a que 20 %

cialisé,

de vin italien I).

Les barrages
Tout

a

viticulteur

commencé à 9 h. du matin : chaque
devait se rendre au chef-lieu de

puis une fois les .groupes for¬
la consigne leur était donnée de se
rendre à un point de rassemblement, celui du
barrage de route.

ut CRUtmt Ht

canton,

son

més,

trois rassemblements

Issanka,
Mireval, Le Castellas (route de Sète à Agde).
Il

y

Les

a

eu

abords ' de

étaient

Sète

Dans le Consulat

:

MAFFRE
déclarait :

BAUGE,
Nous

«

parmi
ne

occupé
manifestants,

les

sortirons

qu'avec la

trois

gardés par
escadrons de gardes-mobiles contrôlant

garantie écrite de l'arrêt des importations. »
En attendant, le résultat de l'entretien avec

tous

les véhicules

le

Pendant

le

aux

entrées de la ville.

déroulement

des

barrages, il
était annoncé qu'à 1
h., un rassemblement
à Montpellier était prévu pour
appuyer
les
élus départementaux qui devaient être reçus
par le préfet de région et qu'une action sur¬
prise aurait lieu.

une

préfet, à l'intérieur du Consulat, régnait
ambiance
extraordinaire, le téléphone

était
les

MOhfl

PB

occupé sans cesse pour avertir toutes
coopératives, donner l'ordre de
sonner le tocsin dans
tous les villages, mocaves

Cette

promesse

ne

Suffit

pas

occu¬

aux

qui réaffirmèrent leur décision de tenir
de continuer l'occupation des lieux tant

pants

A

et

Montpellier

Les
pour

lier à

qu'ils n'auraient pas un engagement par écrit
sur
l'arrêt des importations.

barrages ont été levés à midî
converger sur l'esplanade de Montpel¬
14 h. Là, les principaux dirigeants du
trois

mduvement viticole
prirent
tamment M. COURRET :

Ce

la

parole,

L'assaut...

no¬

Les

dification

A

que

de

et

la rapidité de l'action, n'a pas

comme

L'ordre

h., le cortège des élus se formait
drapeaux en tête et une partie des viti¬
culteurs, tandis que les autres manifestahts
se
dirigeaient en courant vers le Consulat
d'Italie, mettant à profit cette diversion. En
trois minutes, le Consulat fut occupé, les vi¬
à l'intérieur. Des
gnerons se barricadèrent
dossiers
furent jetés des fenêtres tandis
qu'un drapeau italien accompagné d'une tête
fenêtre

préfet,

C.R.S. s'étaient

Les

échelle,

15

était accroché
à
une
Consulat. La police, surprise par

le

avec

la

mort

prisonniers

discussions

s'engageaient
tandis qu'à l'intérieur, l'am¬
biance montait. Vers 18 h., on entendit des
bruits suspects dans l'aile droite du bâtiment,
au premier étage.

nous

cour

avec

de

nouvelles

De

demandons, c'est une mo¬
réglementation communautaire
qui empêche de
laisser entrer dans notre
pays des vins italiens en-dessous du prix qui
nous est
proposé pour la distillation. Nous
ne pouvons plus
accepter cette concurrence
déloyale. »
«

pour

fut

au

donné

faire face

infiltrés à

l'aide

d'une

Moyen-âge I
de
aux

s'asseoir

dans

la

C.R.S.

Le commissaire
demanda aux occupants
d'évacuer gentiment le bâtiment et de
ren¬
trer dans les fourgons, mis à la
disposition
des

manifestants pour une

simple vérification

d'identité.
Les viticulteurs refusèrent énergiquement et
demandèrent à être conduits au commissariat

du

à

la diversion
eu le temps

pied, encadrés des C.R.S. comme
temps de l'occupation nazie.

au

bon

vieux

d'intervenir.

biliser

tous

les viticulteurs

en

cas

de

coup

dur, mais il y avait surtout la conviction
d'aller jusqu'au bout et de tenir bon. Il faqf
signaler par ailleurs qu'il y avait une, tren¬
taine d'otages,
personnel surpris dans) le
travail. Du ravitaillement, oranges, boissons,
était apporté par les viticulteurs qui se trou¬
vaient à l'extérieur, mais vers 17 h., les CRS
dégageaient les abords du bâtiment à l'aide
de grenades lacrimogènes.

Les premiers résultats
Quelques minutes plus tard, la délégation
de

la

Préfecture vint communiquer le
l'entretien. Le préfet affirme son
intention, si Bruxelles n'intervient pas, pour
limiter les importations, de demander au
gou¬
vernement français de ne pas laisser
entrer
de vins étrangers à des prix inférieurs au
prix de distillation.
sortant

résultat

de

14

L. OC.

Le

Consulat

«

bouclé

»

par

les C.R.S.

�Le 17 mars

:

REPRISE

la colera

DES JOURNEES

D'ACTION

POUR LA VITICULTURE
viticulteurs se rassemblent dans les
de leur département (P.O., Aude,

Les

chefs-lieux
Hérault,
A

mpettmmt

les

casques

soi-disant

la force,

faire,

nous

citan.

car

le

peuple

oc¬

nuque,

les

que

•

Arceaux.

aux

MAFFRE BAUGE appelle

le peuple occitan
réveiller, les drapeaux rouges à croix
d'or sont nombreux. La manifestation part et

à

se

vignerons
puis
avec

des òharriots.

»

Après

Les dernières actions
Finalement,
santa

la

Montpellier, 10.000 viticulteurs sont pré¬

sents

sortirent, déferlant vers la Préfecture,
vers la gare où
ils bloquèrent un train

mais vous ne pouvez rien

représentons

derrière

mains

prit la parole : « Mes¬
noirs, vous représentez

MAFFRE BAUGE
sieurs

Gard).

»

et

«

c'est

en

Le chant

chantant la
des

partisans

copa

«
»,

les

rendez-vous
actions

dans

sit-fn

un

manifestants

se
vers

sont

l'Avenue Foch, les
se
donnant

dispersèrent,
le 17

mars

où de nouvelles

prévues.

dirige sur la Maison de l'Agriculture pour
l'occuper. Les forces de l'ordre tentent vio¬
lemment de faire évacuer.
se

Pendant
teurs
me

ce

temps,

un

de

groupe

viticul¬

la cathédrale Saint-Pierre com¬
premières journées de 1907.

occupe

aux

Vers 17 h., les manifestants se,
abords du Peyrou. Les forces

regroupent

de l'ordre

aux

essayent une fois de plus de faire évacuer.
De durs affrontements auront lieu jusque tard
nuit. Depuis, la cathédrale Saintla Faculté de Droit et Sciences

la

dans
Pierre

et

Economiques

Montpellier

de

sont

toujours

occupées.
Ces journées d'action ont une importance
particulière, tant par la mobilisation qu'elles
ont suscités que du fait de la gravité du
problème. Ce problème, c'est celui de tout
le pays occitan à qui on arrache les moyens
de vivre de son travail au pays.

Sète : « Les pêcheurs
tiennent la mer...
nous tiendrons la terre »
grandes manifestations du 26 mars de
de Béziers sont un pas de plus
après la quinzaine d'action viticole et les
actions de Montpellier.
A Sète, 50.000 viticulteurs venus du Lan¬
guedoc, de Provence et de Catalogne se
sont mobilisés contre leur liquidation. « Peu¬
ple d'Oc, nous ne voulons pas devenir des
Indiens dans des réserves, nous ne voulons
pas devenir une agriculture folklorique » cla¬
Les

Sète

mera

et

MAFFRE BAUGE.

répondre qu'en en¬
voyant ses C.R.S. Il y en a des milliers gar¬
dant les façades du pouvoir et les chais des
négociants où transite le vin d'importation.
Le

pouvoir ne

sait

(A St-Gilles, un million de litres de vin en¬
treposés par le trust Margnat, ont été vidés
dans les « robinas » de Camargue.)
Mais
de

se

Sète est une souricière.
Plutôt que
lancer dans des affrontements dans la

retournerait les Sétois contre
préfèrent faire le blocus
de Sète. Toutes les entrées sont contrôlées.
Pour résister au feu des grenades lacrymo¬
gènes, les viticulteurs vont s'établir plus en
arrière, allumant des feux tout le long des
foutes ; des affrontements violents se succè¬
dent, souvent à l'avantage des viticulteurs.
ville,
eux,

ce

Les
sous

qui

les viticulteurs

C.R.S., à court de
les flots de pierres.

munitions, reculent

Plusieurs fois, des

manifestants aculés font des trouées. Un ma¬
nifestant

locomotive.
flambent. Une voiture, qui a ren¬

bloque

la

sirène d'une

Des wagons
versé et contusionné un

manifestant, est jetée
Jusqu'à 19 h., Sète semble
une vilie en guerre. Puis les viticulteurs blo¬
quent toutes les routes. Ils sont alors chez
dans

le

canal.

L. OC.

15

eux.

us

tiennent

pays... Toute
A Béziers,

blessés, la

la terre...

Ils tiennent leur

la nuit.

nuit de violence.
Dix C.R.S.
Sous-préfecture attaquée.

violence du désespoir.
Là lutte continuera sous toutes ses formes
dans les semaines à venir. Elle seule paiera,
sur tout le territoire, en
solidarité avec tous
les travailleurs du pays
occitan. L'arrivée,
La

très

remarquée à Sète d'une délégation du
et de Millau est un signe de cette

Larzac

solidarité croissante.
A court terme, le pouvoir devra
l'arrêt total des importations,

céder

sur :

—

—

la distillation

immédiate à

guichets

ouverts.

Au-delà, c'est toute l'organisation du mar¬
ché, du foncier et de I' « Europe verte », fruit
du système capitaliste, qui est mis en cause.
Face à l'Etat des trusts, avec les autres
travailleurs d'Occitanie,
les vignerons pro¬
clament : « VOLEM VIURE AL PAIS I »
ENTRE

TOTS, GANHAREM I

�iA lorre

immigrais

ÌANS

&gt;«

?A?tfBS

-

EN OCCITANIA
Pourquoi un article sur les travailleurs im¬
migrés ? C'est que, comme tous les problè¬
mes
hexagonaux, celui des travailleurs immi¬
grés prend, en Occitanie, un aspect singulier.
En

de

la

leur

de travail.

amène

à

subir

routes

ils

essentiellement

sont

des

errants

(quand ils
papiers », c'est-à-dire
et de travail).
Souvent,

le Nord. En Oc¬

d'emplois

manque

des
ne

saisonniers

sont

sans

industriels'

carte

et

sont

très

de séjour

eux

«

l'agriculture, ils trouvent du
les travaux de la saison et plus
comme
salariés agricoles
perma¬

nents, mais dans un cas comme dans l'au¬
tre, ils sont toujours à la merci de leur em¬
ployeur, qui en résiliant leur contrat les prive

ne
sur

travaillent pas dans
les chantiers des

constructions

d'immeubles

ce

;

Grande Motte
c'est la même insécurité :

Pour eux,

la fin du chantier signifie pour

licenciement et avant de

emploi,

ils

retrouver

redeviennent

(?)

des

un

sans-

papiers.

travail pour
rarement

DE LA CIRCULAIRE

de

qui ont construit La

souvent,

autre

dans

des

et

eux

Fos.

et

sans

pas

conditions

logement et de vie déplorables.

leurs frères travaillant dans

le

des

souvent

Quant à ceux qui
l'agriculture, ils sont

vu

L'ABROGATION

De

plus, le fait que
emploi est temporaire et saisonnier les
carte

effet, la condition des travailleurs im¬
migrés dans notre pays diffère de celle de
citanie,

QUE SIGNIFIE

Mais

dans

les

tous

cas,

et

dans

comme

L'ANNULATION
DE LA

CIRCULAIRE FONTANET

travailleurs
immigrés
font les travaux durs et pénibles pour les
travailleurs occitans qui ne veulent recevoir
de salaires aussi bas que les immigrés.
tout

l'hexagone,

les

Principalement, elle abolit la
de

contrat

travail

contrainte
de travail

titre

comme

du
et

dépendance
de
quasi-esclavagiste
au patron (sous le régime
de la cir¬

comme

l ouvrier
culaire

FONTANETj licenciement ou rupture
signifie en fait entrée dans la
clandestinité). Ce système de contrat est dé¬
claré illégal, ce qui amène la délivrance né¬
de

contrat

de

cessaire

Cette

carte de travail.

mesure
est
rétroactive, c'est-à-dire
circulaire FONTANET est considérée
n'ayant jamais existé.

la

que

la

comme

Tout
d'un
une

travailleur embauché avec un contrat
doit donc désormais se voir délivrer
carte de travail d'un an.
an

ON VOIT DANS LES FAITS

QUE LES CHOSES
NE SONT PAS SI SIMPLES

Les C

Maguelone

.S. au Temple

Un

certain

piers de
certain

un

• 11

LES EVENEMENTS
A MONTPELLIER
• Début

immigrés
tien

décembre

qui entame

une

• 25 décembre

travailleurs
dicats

et

:

ils constituent

;

:

Rassemblement

Jeûne

symbolique de 150

marocains, soutenus par les syn¬
partis de Gauche.

les

• 5

janvier : 80 immigrés entament
grève de la faim ; ils la continuent le 8
Temple Maguelone, ils sont 120.
• 9

janvier

Préfecture

des

Comité de sou¬
campagne d'information.
un

:

Rassemblement

devant

une
au

• 10

janvier

:

Négociation.

terminer

:

liberté

toute

en

25

».

expulsés.
riposte s'organise. Mille

immigrés
La

travailleurs

personnes

nifestent le soir même du 11. Dans
qui

de

suivent,
la

faim

Français

15

entament

ma¬

les jours

la

grève

signe de solidarité, tandis que
les travailleurs arabes appellent à la
grève
générale pour le 14 janvier.
en

de

la

circulaire

MARCELLIN-

FONTANET.
• 30 janvier

nombre

de

sans

pa¬

attribuer
travail, d'un

vu

contrat de

(en Lozère en particulier) avec promesse
de carte de travail, ont leur contrat de tra¬
vail cassé par l'employeur au bout de
quel¬
ques jours et se sont donc retrouvés sans
an

papiers.

:

Intervention

et

sans-papiers

16
;

de

l'employé vis-à-vis de
Nous

de

la

police,

:

colloque

Rassemblement
sur

L. OC.

l'immigration.

des

sommes

de division
et

de

son

confrontés

à

employeur.

travailleurs

introduits

tentative

une

l'immigration entre

«

clandes¬

l'O.N.I.
pré¬
une certaine régularisation, les
pre¬
miers sont condamnés à l'expulsion ou à la
clandestinité).
»

(mêmel ex-saisonniers,
tendre

février

16

C'est-à-dire que sous ses formes de sept
ou un an, le contrat de travail
ne peut
en aucun
cas
remplacer la carte de travail'
seule garantie d'une
certaine indépendance
mois

tins

rafles, inculpations.
• 15

de travailleurs

sont

Abrogation
la

l'administration propose de ma¬
nière floue, des contrats de 8 mois à partir
de février : proposition unanimement rejetée;

6 h. du matin : la police
donne l'assaut au Temple Maguelone.
Les
grévistes de la faim chantent en attendant
l'évacuation ; battus, humiliés, ils sont con¬
duits à la caserne des C.R.S. pour « s'y dé¬
janvier

nombre

l'Hérault qui s'étaient

à

ceux-ci

par

peuvent

�Le colloque
de Montpellier
travailleurs immigrés « sans
réunissent à la Faculté de Théo¬
logie protestante, des commissions et des
carrefours regroupent la majorité des partici¬
pants au colloque dans les locaux de la Fa¬
Tandis que les

PREPARATION

papiers

Malgré l'évidence de la réalité quotidienne
l'immigration, le mouvement occitan ne se
pose que très peu ce problème. Et pourtant,
la solidarité entre
exploités en Occitanie
doit être effective à tous les niveaux. Seule¬
ment, la dispersion et la mobilité des immi¬
grés empêchent pas mal la liaison avec un
mouvement occitan pour l'instant surtout fixé

de

en

vHle.

fait, le groupe de « Lutte Occitane Montpellier » a faiblement participé à la pré¬
paration du colloque, car le nombre des mi¬
litants sensibilisés au problème de l'immigra¬
tion semble assez mince. Ainsi,
au niveau
matériel, il y a eu présence de la commission
immigrés » du groupe L. Oc. Montpellier
dans le Comité de soutien. Pour ce qui a été
des tâches matérielles, une quête a été orga¬
nisée à la sortie d'un récital MARTI à la Fa¬
De

ce

•

culté

»

se

de Sciences Economiques.

culté

Trois carrefours

Français

-

institutions,

l'Immigration s'est déroulée à
protestante : chan¬
sons, théâtre, films, danses, etc...
Mais les
locaux trop petits ont empêché que tous les
gens présents participent pleinement à toutes
La

Nuit

Faculté

la

assemblée générale
Faculté de Théologie
protestante : toujours les mêmes propositions
contradictoires, chacun défendant sa bouti¬
que. Tout le monde est d'accord sur le fait
que les immigrés sont des victimes de l'im¬
périalisme qui pille leur pays, qu'ils viennent
chercher du travail en Europe parce que le
capitalisme exploite sans contre-partie les
ressources naturelles de leurs pays, que chez
sont les victimes de conditions de
nous ils
travail et de vie que nous n'acceptons pas
pour nous, et que le racisme et la répression
policière s'abattent sur eux. Tout le monde
est d'accord pour dénoncer cet état de fait,
lendemain matin,
les jardins de la

Le

immigrés, les immigrés et
politique de l'immigration.

les

Dans les carrefours,, les débats sont ia
plupart du temps confus et désordonnés et
souvent ne se résument qu'à des échanges
de grandes théories des différents groupus¬
cules présents. En tous cas, aucune décision
pratique n'est sortie de ces discussions sté¬
gens pour la plupart
d'avance. Grâce à la vigilance du

riles, entre

convaincus
pouvoir, le

colloque est resté un ghetto où, sans profit,
se
sont déroulés
les habituelles querelles
d'idées.

de Théologie

manifestations culturelles.

ces

:

de

dans

Lettres.

des

Sur invitation de « Lucha Occitana », un
représentant du M.T.A (Mouvement des Tra¬
vailleurs Arabes) a participé à une réunion
du groupe

de Montpellier sur le problème de

l'immigration. Selon le M.T.A., l'actuelle ré¬
pression contre les travailleurs immigrés sert
de prétexte à une fascisation de l'état fran¬
çais : peu à peu, on habitue les gens aux
contrôles de police, puis on les habituera aux
arrestations multipliées, puis... on fait jouer
aux Arabes le rôle joué par les Juifs en Al¬
lemagne dans les années 30. En montrant les
Arabes comme les richissimes propriétaires
du pétrole, on légitime
aux yeux de la po¬
pulation, la répression contre les travailleurs
immigrés et donc la fascisation.

s'organisent
cette menace, mais ils ont
soutien dont ils ont bénéficié
jusqu'à maintenant se transforme en une so¬
lidarité organisée en une. force hexagonale.
Ainsi, les travailleurs immigrés

pour résister à
besoin que le

L'accent a également été mis sur
culturels et d'expression de

blèmes

sonnalité
tionale.

la per¬
spécifique de chaque minorité na¬
Des axes de travail
concrets ont

dégagés pour une solidarité
la lutte des immigrés.

ainsi été
niste

à

les pro¬

occita-

LE DEROULEMENT

Toute

différente est

trois cents

DU COLLOQUE

«

sans

l'atmosphère chez les
» réunis en assem¬

générale. Hs sont en majorité d'Afrique
du Nord, mais il y a aussi des Portugais, des
Espagnols, des Mauriciens. Ils font le point
sur les
différentes luttes qu'ils mènent un

FINALA

FIN

papiers

blée

Un millier de personnes ont participé à ce
colloque les 15 et 16 février. Et pourtant, le
pouvoir avait tout fait pour empêcher la te¬
nue de
ce colloque : de la pression sur les
élus qui ont refusé les salles
prévues, en
passant par le quadrillage de la ville par les
C.R.S. jusqu'à un arrêté du préfet BLANC in¬
terdisant tout rassemblement de [Mus de trois
personnes. Bref, la seule différence avec la
guerre d'Algérie, c'est que maintenant, BlGEARD-la-torture est au Gouvernement

de Sciences
Economiques, on sent cette tension, au mi¬
lieu de l'habituel capharnaum des rassemble
ments
gauchistes. A l'extérieur, un mince
service d'ordre
protège le déroulement du
colloque et malgré la présence et la menace
policière, il n' yaura pas d'incidents, ce qui
Dans les salles de la Faculté

peut

être considéré comme jn

succès.

partout dans l'hexagone. Les , débats
très vifs, tournant autour de ce point
essentiel : il faut faire l'union avec la classe
ouvrière française et des actions communes
avec les
syndicats ou même y rentrer en
masse ? ou au contraire action tout de suite
sans attendre l'union recherchée en vain de¬

peu

sont,

? Mais ce n'est pas la pa¬
gaille gauchiste, on sent, malgré les débats
en arabe, que le contenu des discussions est
beaucoup plus concret, et que les « sans pa¬
piers » ne se perdent pas dans de beaux et

puis quatre ans

inutiles discours théoriques

sans

pratiques.
L. OC.

17

applications

mais

personne

n'est d'accord sur les moyens

employer pour lutter contre cette
flagrante.
à

Finalement, ce colloque s'achève
travailleurs immigrés continuent

les

injustice
ainsi ; si
à s'orga¬

niser, la force de solidarité hexagonale dont
ils vont avoir besoin
pour les aider dans
leurs luttes, cette force
n'est pas née à
Montpellier les 15 et 16 février I
Ce

sera

luttes

que

sur

le terrain, dans la pratique

sortira

de toutes
classe ouvrière en
l'union

gone.

des

cette force nécessaire à
les composantes de la

Occitanie et dans l'hexa¬

�La

mise

«

en

valeur

du

littoral

langue-

docien continue.

plages désertes de la côte
languedocienne vont redevenir la carpette es¬
tivale des « hordes » nordiques. Tout le mon¬
de a droit au soleil ! Certes, tout le monde
y a droit. Mais pas n'importe comment, pas
au
détriment des hommes, de la nature, du
pays I
Bientôt, les

Le

littoral
Languedoc-Roussillon n'appar¬
plus aux hommes mais à des sociétés
extra-hexagonales. Sans parler ici de « terre
occitane », on peut même souligner que
le
bord de mer méditerranéen n'est plus pro¬
priété de la « France », mais bien plutôt pro¬
priété des pays européens plus riches et
moins ensoleillés. De toutes façons, de cela
tient

on

s'en fout I

Ce qui

fait positivement tiquer, c'est
place d'un tourisme pour riches,
d'une destruction systématique de l'environ¬
nement, d'une main-mise sur la moindre parla

mise

nous

en

celle de sable et de terre.
L'on

semble

aussi qu'avant de voir
plages des Allemands, des
Belges, des Hollandais, des Suisses et des
fleurir

sur

nier

plante devenue rare aujour¬
d'hui; en ces lieux, fleurissait de plein droit.
Nous voulons parler de l'Homme d'Oc.
On
ne lui a même pas
laissé organiser le tou¬
risme à son idée et à son profit. On concède
aux indigènes
le droit d'amuser les porteurs
de coups de soleil et les gardians de Ca¬
margue sont là pour ça.
Parisiens,

De I autre testa tanbeu

nos

une

SCEZEICHNETE AUFMHNE.FAVOUMBIE WEICOXF

PRIVITEGIADA

Z0MDERE ONTVANGST. ACOGIDA

ACCUEIL

PRIVILÉGIÉ

Des

gardians, d'ailleurs, il n'y en a plus
guère. En effet, les manades sont obligées
de remonter vers l'arrlère-pays, car encore
une fois, place aux « Marinas » ! Un taureau
camarguais, eh bien, ça ne peut pas vivre
n'importe comment, ça vit en semi-liberté,
pas en cage ! De plus, les manades ne peu¬
vent pas s'installer à Valence pour faire plai¬
sir au promoteur du coin.

1^—
Bon

mnm

appétit...

Messieurs les promoteurs

Bourgeois de tous les pays
brunissez-vous

I

Voici

des nouvelles qui feront plaisir aux
de Mercédès quand ils verrbnt que
leurs patrons sauront où aller cet été 75 :

ouvriers

A La Grande Motte, un

permis de cons¬
la société Kaiser Baugesellschaft de Cologne (Allemagne Fédé¬
rale) pour l'érection d'un hôtel trois étoiles
qui comportera 207 chambres...
truire

été

a

La

déposé

par

balnéaire de

station

Port-Camargue

en¬

treprend des travaux qui aboutiront à l'édifi¬
cation d'une zone hôtellière, plusieurs immeu¬
bles collectifs et des Marinas... Cette année,
la Chambre de Commerce du Gard commer¬
cialisera onze lots aménagés pour
la cons¬
truction d'environ 400 Marinas...
Au

Cap-d'Agde, cinq tennis couverts
depuis le 1er février 1975.

sont

ouverts

A Gruissan, le
ouvert

port de plaisance doit être
le printemps. Pour l'été, 100 pla¬
prévues...

pour

sont

ces

A

Saint-Cyprien

de 24 villas

gement du
Notons

passage que la « caravane pu¬
du littoral
Languedoc-Roussillon

»

démarré le 11

velles

1976... L'aména¬

en

golf continue...
au

blicitaire

la construction

style catalan. Ces bara¬

doivent être livrées

ques

a

commence

dans le

stations

mars.

de

Elle

présente les

bronze-cul

dans

l'hexagone, en Hollande, dans la Sarre
Luxembourg.
A

Port-Barcarès, 1.500 Hollandais

tendus

mai

en

Dès

et autant

nou¬

l'est

de

et au

sont

at¬

juin.

en

les

premiers jours de juin, les débili¬
reprendre : rallyes dans l'arrièrepays (...), sardinades, fête de la mer, folklore
et, tenez-vous bien, « randonnées vers les
tés

doivent

châteaux cathares
Les
sons

»

I

Super-Marines s'augmentent de 42 mai¬
individuelles.

Etc... etc...

Alara que far ? Se calar o cridar NON a
l'amainatjament de la costièra 7 Braçar de
vent o pissar dins l'aiga ?
leu, pôdr dire mon desgost d'una afiçon o
ben d'una autra, ai la causida. Ma pertenença
«
Lucha Occitana » fa pas de ieu un òme

a
«

rengat

»

;

datât per ieu,

d'altres,
petar I

per

soi autonòm...

del fons de
un jorn de

LO

18

L. OC.

pòdl èstre man¬
colèra e coma
colèra, farai tôt

ma

REBORSIER.

�temps, au bout de vingt années tout au plus;
les entreprises parasites de cette
unique qui disparaîtront avec elle.
Lodève, saccagée et complètement épuisée,
devra alors faire face à la même peur du len¬
demain que celle qu'elle veut oublier aujour¬
d'hui en acceptant de se placer encore dans
l'entière dépendance du système centralisa¬
teur, sans voir que c'est elle qui l'alimente, et
que c'est elle qui prend tous les risques.
ce

seront

industrie

L Occítaníe...
L'ancien évêché de Lodève

en

Langue¬

doc, qui recevait du Larzac des laines pour
son industrie textile, dormait sur 20.000 ton¬
d'uranium ! Le gisement a été découvert
1957. Avec l'augmentation du prix du

nes
en

pétrole, l'exploitation risque d'être rentable.
Trois sixièmes des réserves du minerai
radioactif de l'hexagone se situent en Limou¬
sin. Deux autres dans le Lodévois. L'Occitanie existe : c'est la terre de l'uranium.

Clermont-l'Hérault, deux
formés à contre-courant de

A Lodève et à

comités

se

sont

la

propagande officielle pour informer les po¬
pulations concernées des abus de la « politi¬
que nucléaire ». Leur but est d'attirer l'atten¬
tion et provoquer une discussion ouverte,
notamment sur les points suivants :

Le

maire de Lodève

a

annonce

nere-

novembre 1974, la mise
marche de l'affaire. Les terrains à fouiller

déjà été acquis par le Commissariat à
l'Energie Atomique. Mais seulement une
équipe réduite y travaillera jusqu'en 1977.
Les méthodes de traitement de la « Lodévite » ne sont pas encore au point. De plus, la
main d'àuvre spécialisée nécessaire ne des¬
cendra du Forez qu'après la fermeture de la
mine de Saint-Priest, en 1977 précisément.
D'autres personnels viendront du Limousin.
ont

c'est la

Une de plus. Comme
qu'elle ne

pour la consoler,
sera pas la seule

contesté, mais imposé sans que le peu¬
élus aient été consultés. Pourquoi ?
Concernant le projet en cours de
réalisation, les indications techniques les plus
contradictoires circulent parmi la population,
avec la plus grande complaisance de la part
du C.E.A. et de l'E.D.F. Pourquoi ?
Il est évident que l'ouverture d'une
mine d'uranium soulève des problèmes éco¬
logiques importants, dont on n'a jusqu'à pré¬
sent qu'une idée imprécise. Mais il faut s'at¬
tendre aussi à un déséquilibre économique

Et si toutes

ment

ou ses

ces

victimes

prenaient enfin

conscience de leur nombre ?
A l'ouest de Lodève, le « parc naturel
Haut-Languedoc ». A l'est le « parc des
Cévennes ». Au sud les centrales nucléaires
du littoral (Sète, Sigean). Au nord, le camp

du

du Larzac.

—

ment dès le mois de
en

».

lui fait savoir
victime.
on

L'extraction de l'uranium de Lodève
dans un vaste programme universelle¬

—

!

çais

—

entre

ple

existe

«
Une ville occitane vaincue est pous¬
sée à l'abattoir pour pourrir le nucléaire fran¬

grave.

■

LE PROCHAIN NUMERO DE
"

LUTTE OCCITANE "
SERA UN

L'industrialisation brutale d'une

zone

équipée accusera les inégalités,
et aggravera les difficultés des petites com¬
munes, des paysans, des artisans, de tous
ceux qui ne pourront pas suivre le rythme
des géants qui les écraseront. Dans un second

jusqu'ici

sous

terre

SPECIAL NUCLEAIRE
CONTACTEZ-NOUS
ENVOYEZ VOS ARTICLES
AVANT

LE

17 AVRIL

de l'uranium

L. oc.

19

�En

de 1975 moriguet un di mai
dau segle vint ; mai se n

mars

escrivaires

PER JOIEN BONN
SINPIAMINT

grands
parlèt

escriviá dins una lenga

pas gaire, perde-que
de metecas : en occitan.

!i grandi terras plaplaça marcada, i
trobava II
mòrts-vivents de
la
condicion
sieuna, de la miseria sieuna,
de la lenga
seuna, dau pais seu.
Sol, e pasmens tan
proches : totis aqueli que lo cancre pacient
lj rosega. Sens fin percorrissia la carrièra
di reprovats, di macats, dis umiliats, dis desrasigats, di condemnats. Aqueli que son fòra
l'istòria, fòra lo progrès, fòra la morala,
fora la nòrma, fòra la lei. De morcèus grands
de la societat que la mecanica dau malastr^
Cada jorn, traversava
de la mòrt. I teniá

tas

embarra

dins

sa

poiridier.

lo

Lis endrechs acostumats
de si romans,
aquô era li de sa vida : li campanhas de
Roergue que se vuejan e ont demòra pas
que de vielhs per faire creire a la vida ; li
bordèus tristàs ont très soùs de fotre remplaçan la comunicacion' entre li gens ; li ca¬
fés vielhanchons ont lo vin begut ensemble
dona l'illusion de l'amistat...
Es al vin que se

«

coneis la tèrra, es a la

filha que se coneis la vila...
E

la

tèrra

la racadura,

coma

»

lo cendre,

la vila senton

lo mosit.

de literatura. Ai joimenant son pais
soliers, ai joines que de-

Ges de complasencias
nes

cada

que parton

sota

la

sòla de

si

an en

avenir e sens orizon, ai
creban solets en emportant amb
eli sa lenga, nòstra lenga, ai paisans liqui¬
dais, ai minaires que cantan l'internacionala
môran, mai
vielhs

dins

sens

darriera

una

bandida.

Bodon

ditz

Lis

ipocrisias

piosas

d'aqueli

que

negan

siam aqui, lis imatges d'exotisme per
toristas, li pichôtas ambicions
personalas :
fum. Darrier, lo poiriment a l'ôbra, e li rats
que lentament nos rosegan.
que ne

sobre-viure trobam pas que de
perirem encara mai misé¬
rables. Nos lo ditz dins cent parabòlas : dins
la « Santa-Estella del centenari », un dròlle
e una dròlla transformats en minacas
D) fan
l'amor dins un òrt de majofas, per fin de fondar una raça novela que tendrà la lenga e la
tèrra per l'etemitat ; mai sota sa coirassa de
fèrre, s'avisan que la vida lis a quitats. Dins
se

per

mesquinas,

rusas

«

lo

libre dels

mistics

vòlon

Grands

Jorns

»

gardar un canceròs

de

sabents

après

sa

.mort e noirir son cervèu artificialament ; mai
èu cerca la mòrt cruda coma una esscapa, e,
cantant

donar
valat

ambe Robert LAFONT

:

de sansonhas de

coratge,
«

se

encara,

merlhaton...

enfança per se
' n vai crebar sol dins un
encare
canta
lo paure

dau mitan
Argeria, « marginau »
dins la renaissença d'Oc e pasmens lo mai
legit, avià traversât lo pertus negre amb tôt
son pòble
sus l'esquina. Degun a tan mostrat lo fons de nòstra misèria. Après la tranos
versada,
vesem
nus
e
radicalament
pauri.
ans,

MEISSONS

vengut

(1) Personatge artifician de metau, robot.

1974

ESTIU
Bodon
mòrt

dona

ges

pas

Mai la

de solucion.

malauta d'estre estada tan durament

es

agachada dins l'uelh. Demòra a toti li que
son reconeguts, non pas d'amainatjar un
sobre-viure, mai de cambiar lo mond dau cap
a la rasiga. Inventar una vida d'a-fons novela
amb ço que demòra dis òmes, de la tèrra,
de la lenga — e luchar — « Cantem l'inter¬
nacionala, la cançon de nòstre esper... »
Bodon

era

de

la

generacion que viviá en

plen la civilizacion tradicionala a son darrier
badai e fasiá lo ligam amb una joinessa que
s'aubara,
despatriada, despossedada,
mai
possedada d'un voler-viure qu'Occitània en
coneguèt jamai de tan fòrt.
Pensaviam
enterrant

en

facia
ba
mai

son

»

BODON, 55
païsan, institutor en
Joan

DEL

FESTA

sim-

plament : siam un pôble de mancats, de mens
que ren, de zombis, un pòble de pelhas e
d'agonizants.

E

JOAN BODON (barret)

que

au

a

aquô l'autre dijoùs

verme

e

Au

mitan

guesse

en

Crespin

au

La vida es frèula,
ferre. Mai un brot d'er-

fôrt que

li peiras. E
qu'un brot d'erba.
mai

es

a

Bodon.

Joan

un

pôble val

de la grand-messa cantada, fooccitan, per èu qu'era pas de la

glèisa, 30Q personas eran aqui en silencl. A
costat de quauqui felibres que representavan
lo passât, i avià de mond de l'I.E.O., e una
gerba de « Lucha Occitana » disiâ que lo
pôble occitan se bat au présent.
E dins lo cementeri, de joines vestits coma
cada jorn, charrant en occitan di causas de
la vida, aquô era l'orason funebra melhora

LA ELOR
DE LIBERTAT
C'est le titre du dernier disque de Da¬
niel Daumàs qui réunit 12 chansons. Chan¬

populaires de Provence (Aquelei montanhas), de Nice (Lo tint dau mohn), des val¬
lées occitanes du Piémont (La charamalha
mai), ou bretonne (An alarc'h); et bien sûr
chansons de Daumàs où il évoque les problè¬
mes de l'Occitanie d'aujourd'hui (Cançon par
leis amenatjaires 4 de decèmbre à Draguignan,
Canjuers) ou la vie (La flor de libertat, Ques¬
tions, Autre tròç de vida, L'òme choc, RataPasta).
Daumàs est accompagné par Michel
Montananaro (gaboulet, flûte
irlandaise),
Bernard Ballester (violoncelle), Claude Giovanella (guitare basse) et Daniel Mistre (per¬
cussions).
Ce disque, travail d'une équipe du
Haut-Var (Bernard Revest, Noël Dubau et
Jacques Jielle ont réalisé la pochette, Chris¬
tian Martinié a effectué la prise de son) est
paru aux éditions Recaliu, nouvellement
sons

créées.
Demandez
—

Bodon. Joan Bodon, ton pôble viurá ;
non pas per II monacas de ferre o lis experiencias fôlas de sabents, mai
de que
per
comença de lo voler. Simplament.
per

20

L. OC.

cz

disque :

30 cm, stéréo/mono,
Daumàs, la flor de libertat à RECALIU,
83132 MONTAUBAN, enjoignant un chè¬
que de 35 F (frais de port compris).
album

33

tours

-

�OC, volem viure al païs

Nous

sommes

des milliers à vouloir

res¬

revenir, si

nous l'avons quit¬
té. Mais nous ne voulons pas d'un pays dont
la société traditionnelle et l'économie souster au pays ou y

développée

faire fuir.
plus de la domination et de
l'autorité d'où qu'elles viennent. Disem coma
Nous

lo Marti

ne peuvent que nous

voulons

ne

Gobernem

«

nos ».

CAL DEMORAR,
E

PAS SOLET

sommes des milliers, mais rien ne
relie, nous ne nous connaissons pas.
Chacun, dans notre canton, nous essayons de

Nous

nous

nous

«

sortir

en

individuellement. Alors

»

que nous représentons une
ment et que nous voulons

ruines du vieux

force de change¬
construire sur les
monde, nous sommes disper¬

tfES
fi ' UHA

sés, isolés.
Cette

rubrique

Vida Nòva

des¬
pré¬
sentera nos expériences positives ou négati¬
ves. Par ses annonces, elle permettra de met¬
tre en contact ceux qui veulent mettre en
train ces projets de vie nouvelle au pays. Par
exemple, si vous désirez fonder une commu¬
nauté agricole, vous nous envoyez une annon¬
ce que nous publions, et nous vous mettons
en relation avec des agriculteurs, qui pour¬
ront vous aider matériellement, et de leurs
conseils. Ainsi sera évité le piège de certaines
communautés, totalement coupées du milieu
paysan et finalement étrangères à la région.
«

tinée à faire le lien entre

Ainsi les
vous

annonces

Elle

que vous nous enverrez,

éviteront l'isolement qui

souvent nos

» est

nous tous.

fait

tentatives échouent.

que

bien'

„

C'est pourquoi nous ne devons pas aller
à la bataille dispersés et tisser entre nous une
solide liaison. Cette liaison, nous voulons que
la

rubrique

Vida Nòva » la fasse, et qu'ainsi
seulement un moyen de res¬
ter au pays, mais en plus une arme
pour y
lutter contre le vieux monde capitaliste
qui
«

nous

ayons non

nous

chasse.

ENTRE

PER DEMORAR NOS CAL

TOTES,

neva
FAREM TOT !

CAMBIAR LA VIDA
« Vida Nòva » sera plus qu'un banal
service des petites annonces, elle sera animée

les lettres et les articles rendant compte
expériences que nous impul¬
serons. Elle doit permettre de faire passer
dans les faits toutes les aspirations à une vie
différente qui surgissent un peu partout de¬
puis mai 68 : agriculture biologique, écologie,
communautés, coopératives ouvrières (n'ou¬
blions pas que c'est à Albi qu'est née, il y a
presque un siècle, la première coopérative
ouvrière), culture populaire occitane. C'est
ainsi que nous lutterons le plus efficacement
pour et dans lo nostre païs contre le capita¬
par

des différentes

lisme

sous

toutes ses formes.

Ainsi la revendication occitane sortira
des livres et des beaux discours et se traduira
dans les faits, par le début d'une véritable
« Vida Nova ». Il ne faut cependant pas se
faire d'illusions. La crise devient de plus en

plus aiguë, le chômage augmente ainsi que le
coût de la vie, le gouvernement profite de
tout celà pour organiser à son profit l'écono¬
mie. Notre entreprise va à contre-courant des
efforts gouvernementaux et des sociétés mul¬
tinationales pour désertifier notre pays et en
faire le bronze cul de toute l'Europe. Nous
voulons concrètement empêcher que l'Occitanie devienne un désert, où seuls auraient le
droit et la possibilité de rester ceux qui pro¬
fitent de cet état de sous-développement.
Faire passer dans les faits ces projets de vie
nouvelle, c'est la meilleure façon de rester et
de défendre notre pays.

-»

Ecùi^-mué... Lutts Occitane
B. P. 2138
L. OC.

21

—

34026

Montpellier Cedex

�22 L. OC.

�C'EST flÌNSÌ Que, LORS DE LA NUIT

où

AURfltT PU SE CONSOMMER

Ce

MARÍA6E

...

On me faìt ftìnablement
Remarquer

qu'Auénor

d'aquìtftìne, n'ki cekffli
ne ment PP6

k L'oHi

felne de LA 6u0rre
De cent

an5, vu

90 eue serait decédée
un siècle ftupflrflvant.
ce

âquol" je rfcfbntó:

À SUIVIE...
(ïscuèmtievt)

23

L. OC.

d

�On

«

grands

dit

que

»

de

pays ou

le socialisme a besoin de
groupes de nations pour

réaliser.

se

On dit

«

»

crifice

des

la croissance accélérée, la

que

dans les

concentration

campagnes

grandes villes, le sa¬
sont nécessaires au

développement des pays pauvres.

qu'une. classe ou une caste de
spécialistes, de bureaucrates,
doivent planifier ce développement
et que
On dit

«

»

techniciens, de
les

doivent suivre...

masses

C'est

le

contraire en

L'Albanie est

plus petit
vivait

au

que

Albanie.

petit pays, trois fois
l'Occitanie. Il y a 50 ans, il
tout

un

Moyen-âge.

Aujourd'hui, il construit son développement
économique, culturel, idéologique à partir de
ses
propres forces, de sa
personnalité na¬
tionale, de ses aspirations. L'Albanie de la
résistance de 40 est passée à la
révolution
grâce à l'alliance ouvriers - paysans et à la
mise en pratique originale du marxisme.
Les hommes et les femmes d'Albanie ont
beaucoup à nous apprendre à nous peuple
pauvre, exploité, et qui veut vivre sa vie...
Notre camarade Jean HUILLET les a ren¬

L'Albanie

l'été dernier.

contrés

Sur les collines,

Un

d'Histoire

peu

de 1939, l'Albanie était l'un
les plus arriérés de l'Europe. Sous

régime féodal où la malaria sévissait, où
l'espérance de vie était de 38 ans, où 87 %
de la population était illettrée.
un

En 1939, les Italiens
puis les Allemands
occupent le pays. Alors animée par le parti
communiste

albanais, l'armée

populaire

s'ap-

libère le pays seu¬
Cet événement a
profondément marqué le peuple albanais qui
en est fier et pour lui le socialisme a comme
pilier" l'indépendance nationale. Ce qui expli¬
que le désir d'indépendance économique.
puyant sur les travailleurs,
le, sans aide étrangère.

Le

premier mot d'ordre parti de la libéra¬
tion' du pays fut « la terre à ceux qui la tra¬
vaillent
par

;

»

on

donc distribué 5

a

Dans

un

d'état

mes

fer¬
est

la

plus élevée. Dans un second temps arri¬
vent les coopératives villageoises issues des
5

ha de chacun mis

Planification

en

commun.

:

moteur

du développement

L'agriculture est l'économie principale. En
1973, 65 % de population agricole.
Les Albanais ont conquis
mut

la terre tout azi¬

les anciens marécages de la côte,
planté : blé, maïs, tournesol, coton, riz.

sur

;

ils ont

cxn-.V. 4 •'. .tsi-w

«ju *

%

des
elles

si

travailleurs
sont

aux

tons.

usines

L'Albanie étant un pays sec et montagneux,
Albanais ont fait un effort sur l'irrigation

milliers de retenues d'eau.

creusant des

en

plan quinquenal régit tout cela mais
corrigé chaque année.

Un

de textiles où

les cadences n'existent

leur nombre est variable. Pour permettre
une cohésion du peuple,
l'éducation est liée
à la production ; à partir de 9 ans, les enfants
font 3 heures de travail par semaine à la pro¬
duction, les étudiants font un mois par an,
plus des travaux non obligatoires, par exem¬
ple : la voie ferrée reliant la capitale à une
ville de montagne est l'œuvre des étudiants,
quand ils en parlent, on sent vraiment qu'ils
pas,

les

il

est revu et

grands objectifs sont proposés par le
Central du parti ouvrier du district.
Le district le^opose aux coopératives et aux
fermes d'état j ces dernières ont trois mois
pour les discuter et faire de nouvelles propo¬
Les

Comité

sitions.

extrêmement fiers.

sont

en

Les

travailleurs
de travail

mois

intellectuels

à

la

aussi

ont

production.

un

Pour éviter

quelques-uns s'habituent au pouvoir, une
permanente contre la bureaucratie ap¬
paraît dans la vie de tous les jours, par dis¬
que

les coopératives le propo¬
brigades qui sont les groupes de
niveau du travail.

Les fermes
sent

aux

base

au

Le

ou

lutte

cussions

bandes

ou

dessinées

murales.

quand tout le

plan n'est accepté que

monde
même temps apparaissent les
là où la conscience politique

sont

champs, elles sont aussi à la direction de la
politique agricole. Ailleurs, à part dans les

hectares

famille.

Dans l'agriculture, 60
des femmes.
Mais

courbes de ni¬

en

pêches, poires, figues, olives. Et autour des
villes, le cheptel en vaches laitières et mou¬

Avant la guerre
des pays

plantés

trouve les arbres fruitiers : pommes,

on

veau,

est d'accord.

La famille

L'industrie

Elle

Albanie progresse
lentement mais sûrement.
Certains secteurs
sont actuellement très développés : le textile,
pétrole, charbon, engrais. La politique indus¬
trielle tient compte de la mobilité de la maind'œuvre et de l'équilibre des régions.
Le

secteur

industriel

en

Le mode de vie

Dans certains villages, on
des maisons collectives où
un
docteur, une crèche, une
salle de lavage avec machines

tent

pas.

a pu

l'on trou¬

ve

maternité,

une

Dans

la

rue,

à laver.

les Albanais sont nombreux

animation normale d'une

une

ont

l'air heureux de vivre

tes

les

nouvelles

:

ressemble à

rue

et commentent tou¬

politiques, sociales, etc...

Ce qui caractérise
ve,

c'est

que

dans les villes
air

propre à

l'Albanie quand on arri¬
la publicité sur les routes ou
n'existe pas, ce qui

l'environnement
ressemble à

que

le

tout

le monde travaille, les

pays

(représentants) n'existent

ches

;

donne

un

ensuite, c'est
fourmilière,

une

métiers

lui enlevant

au

ménagères, beaucoup
à faire et c'était le

encore

de

en

Si

la

maximum

les tâ¬

de chemin reste
thème du congrès

femme de 1973.

Les Albanais sont très puritains, les fiançés
s'embrassent pas dans la rue, nous n'avons

pas

vu

d'ivresse publique. Quant à la prosti¬

tution, elle

n'existe

pas.

CONCLUSION
Pour

l'Occitan

socialiste que je suis,
ce
été très important: d'une part, j'étais
le soleil, la couleur de la terre, les
:
cultures, là cuisine, les gens dans la rue, tels
qu'ils sont dans mes souvenirs d'enfance,
d'autre part du groupe de militants avec les¬
quels je voyageais, j'étais le seul Occitan et
le seul qui n'ait pas eu de problème d'adap¬

voyage a
chez moi

jour de manifestation chez nous. Les gens

un

la femme

re¬

marquer

l'intimité du
les Albanais com¬
concrètement le problème de
autonomie,

son

mencent à poser

ne

Les Albanais vivent à la campagne et dans
les villes moyennes ; les bidonvilles n'exis¬

conserve

couple est protégée.

parasites

tation.

Enfin, j'ai vu des gens vivre en régime so¬
cialiste; en dehors de l'efficacité Indéniable
de

l'essor

du

pays,

les

gens

sont

heureux

d'y vivre.
POUVONS-NOUS EN DIRE AUTANT 7

pas.

cXìuT!
efZIERS!

�</text>
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              <text>Vignette : https://occitanica.eu/files/original/fb2dc8e7c11faea1128fbf6d9920a5bb.jpg&#13;
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              <text>&lt;em&gt;Lutte occitane&amp;nbsp;&lt;/em&gt; &lt;a href="https://occitanica.eu/items/show/21630" target="_blank" rel="noopener"&gt;(Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue)&lt;/a&gt;</text>
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              <text>1 fasc. (24 p.) ;  33 cm</text>
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              <text>Larzac, Causse du (France) -- 1971-1981 (Mouvement contre l'extension du camp militaire)</text>
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              <text>Bodon, Joan (1920-1975)</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Journal d'information, &lt;em&gt;Lutte occitane&lt;/em&gt; contient des articles contre l'extension du camp militaire du Larzac, il aborde aussi les probl&amp;egrave;mes de la viticulture et du tourisme en Occitanie. &lt;br /&gt;&lt;em&gt;Lutte occitane&lt;/em&gt; publie aussi des interviews et des articles de fonds permettant un appronfondissement des principes essentiels de sa ligne politique.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>Maffre-Baugé, Emmanuel (1921-2007)</text>
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              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, AE V</text>
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