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                  <text>• Dossier Nucléaire
paginas 9 à 15

• Luchas obrieras
—

SOLMER
GRIFFET
S.O.L.A.M.E.A
..

—

—

• Milhau

-

..

paginas 4, 5, 7
pagina 5
pagina 7

Larzac
pagina 6

|r#
m

Réforme
Haby
paginas 16, 17

• Défendra una

lengua
Ma! 1975

-

N° 19

-

de Métecas

Prix: 3 F

paginas 18, 19

C.I.B.0
3EZIEBS

• vida Nova
pagina 21

• internacional
—

—

—

INDIANS
PORTUGAL

:

Un pays que dèu viure
INDOCHINE :
Rien n'est
que

plus beau
l'indépendance

et la liberté.

paginas 22 à 24

PESCftDOU

OU-OU

�le

Dans

village cévenol,

qui

cancer

petit à

Grenoble, le 8 avril 1975,

poussé un
les

aura

petit gagnerai toutes

maisons.

Chers

Les terres, un gros y installera un éleavge
sous
contrat, le village vivra au rythme des
vacances

des clients de supermarchés.

pour

Amis,

de l'I.E.O., section Isère, je diffu¬
journal dans la ville de Grenoble où
Occitans plus ou moins exilés — Grenoble
Membre

se

votre

est

sur

les

nombreux
Je

ne

veux

revenir au passé. Mais ne

pas

redonner vie à

pourrait-on

ce

qui se

pays

meurt ?

Faudra-t-il
courbions l'échiné
que
nous
la loi de quelques-uns ?
Ou sauronsde viure eï nos
nous défendre notre droit :
autres, de viure al païs.

industries

petites

des

Nous

à

combien ? 310 ouvriers du châmage. Si c'est
de tout celà que vous voulez parler et dé¬

fendre,

même si

occitan est très

mon

de

paysan

vous

mau¬

suis qu'un

vais, comptez sur moi. Je ne
cien

mieux.

mon

mal de
des greniers...
«

patois

prochain
cela sera
possible, je m'abonnerai. Pour le moment,
étant donné que je suis chômeur, U y a d'au¬
tres choses à penser, hélas I
amitié.

mon

des

(1) YOUNG
Annonay, 22

mars

1975

C'est
très peu

«

courant

au

suis

beaucoup de plaisir que j'ai
du 20. Certes, je connais
Lutte Occitane » et suis très peu
de ce que vous faites. Mais je
par le peu que je connais.

cruche

:

10 litres

en

au

cours

avec

votre

reçu

écrivain anglais

terre de
avec anse qui servait pour le vin
de battages, réunions, etc...
(2) Deitou

Chers amis,

voyageur et

:

attiré

prise de conscience que nous em¬
problème
amorcer concernant le

résidences

secondaires

de

rural

Mais vous savez tout cela ;
simplement,
laissez-moi vous dire combien c'est difficile,
combien les habitudes culturelles sont an¬
faire

prendre la parole à des gens
délibérément jamais formés à cela
est un travail de longue haleine, d'autant plus
que nous nous refusons à donner des leçons
à qui que ce soit. Voilà, très brièvement, le
travail que nous avons
envisagé, si vous
pouviez en dire un mot dans « Vida Nòva »,
:

l'on

que

a

serait

Pour

enfin

sympa.

qui est de votre journal, très bon,
pouvons être au courant des luttes

ce

nous

sociales

et

politiques, du
parallèle

Midi » que l'in¬
occulte. Je serais
intéressé aussi par une adhésion à « Lutte
Occitane » sur la base de la plate-forme de
Carmaux ; comment cela est-il possible ?
formation

lettre

Dans

non

«

«

l'attente

de

»

votre

réponse,

Il

a

perdu

surtout

et

La

ce

langue,

occitan, dont

son

lien
non

élan,

★

sa

nous,

foi,

sacré qui

pas

ses

notables, mais

ce

En toute amitié,

et

chansons

le patois méprisé

par
Il y a

moyen

Où le retrouvera-t-on ce goût ? Dans les
fermettes » vendues aux étrangers ? Dans
les ronces et le balais qui
hérissent les
chalets ». Champs en gardins qui avaient
forcé l'admiration de l'Anglais YOUNG 7 1
«

te

entre

beaucoup de paysans, quel contras¬
les jeunes et les vieux.

Chez les premiers, inquiétude pour l'avenir,
sensation d'être cahssés de leur coin. Chez
les autres,

résignation à l'inéluctable, et pour"
jusqu'à la fin, ce regard calme, cette ten¬
dresse pour ce qui est leur vie. Et pourtant,
quand la terre sera refermée sur eux, les
plus de soixante ans, une ère sera close.
tant

«

Lutte

«

des
ne

«

Lutte Occitane

Lutte Occitane

le

»

le journal et

le mouvement.

Occitane

nombreuses
»

»

»

famille

dispersée aux quatre coins de
l'économie ne se rejoindra plus dans la grande cuisine aux poutres
noires. (Il faut un
certificat professionnel pour exploiter la fer¬
me de ses
parents). Les terres seront ven¬
dues, à ceux qui agrandissent la maison, par
un
immobilier à quelque Hollandais plein de

Nous passons
de

le journal n'est qu'une
de « Lutte Occita¬

activités

mouvement.

Vous avez pu lire dans le
forme d'orientation politique

N° 17 la plate¬
adoptée à notre
congrès de Carmaux en novembre 74 (1).
Si vous êtes d'accord avec nos objectifs,
vous pouvez adhérer à un groupe ou en créer
un s'il
n'en existe pas près de chez vous.

lectrice

pas
«

que

pu passer

dans ce numéro cette lettre
faute de place nous n'avons
la dernière fois :

M. le Directeur

gérant,

Je lis dans le dernier numéro
Occitane », à la page 2 :

de

«

Lutte

NON, NON, NON,

Je

LUTTE

OCCITANE N'EST PAS

...CAR

IL

ne

dirai

BANDE

pas

que

MORT,

ENCORE.

j'en suis surprise...

D'après

Les
sent

groupes

d'une

de

«

Lutte Occitane

»

dispo¬

large autonomie dans leurs acti¬

vous, il en résulte qu'un Occitan
sur deux étant une Occitane, vous niez l'exis"
tence de la moitié de la
population de notre
nationalité.

vités.

ooooo

Bravo
P.

Pour tous renseignements, écrire à la boite
La

(Grenoble)

EVAGINAL...

LUTTE OCCITANE

«

Je vois

vous

LUTTE OCCITANE

est la langue.

de communica¬
tion irremplaçable. Qui peut traduire en fran¬
çais les remarquables comptines, chansons,
histoires sans enlever ce goût du terroir !
les

je

remercie.

Haut-Vivarais, représentons la limite nord, souffre en
effet de la colonisation et du pillage.
pays

des

douloureux.

S.M.
Notre

stérilisant

productrices, faisant grimper les prix
fonciers, problème directement issu d'un exo¬

ce

deuxième moitié du XVIIIe siècle.

la

et du

terres

Noël AVENAS.

de

en

si combattu
reprise en

»

une

crées
Je vous remercie de m'envoyer le
numéro de votre journal. Sitôt que

Croyez à toute

Vivre

«

an¬

devenu tanneur. Mais j'essaierai

informer de

journal

un

où nous essayons tant bien que
faire ressortir d'une part des tiroirs,
»

ployons à

depuis 9 mois sauvera veut-être, pour

cipe

édifié

avons

de

Rhône).

-

laquelle je parti¬

encore un peu

tanneurs

limite Haute-Alpes

Trièves

c'est
lutte

La

de

Avec quelques camarades, nous tentons
faire de l'animation rurale, en Trièves (sud

moulinages, tis¬
de monde

textiles,

sages qui tenaient
dans les villages.

sont

—

étudiants

manoeuvres,

fond des crânes ce
autrefois, première éta¬
pe d'une
main de sa dignité
d'homme toute simple, de sa vie de tous les
jours que sa langue naturelle exprime tou¬
jours le mieux, d'autre part, outre la langue,

de notre Haut-Vivarais les

S'en vont aussi

postiers,

(comme moi).

l'Isère,

sous

l'Occitanie

de

marches

:

postale

:

B P 2138

-

et
—

adieu

I

Je crois exister et
je

jamais bandé.

postale.

sous.

L.

OC.

n'ai pourtant

»

EVA GINAL

34026 Montpellier Cedex

(1) Si vous ne l'avez pas lue, vous pouvez
demander la
brochure spéciale à la boite

2

S.

*

�\ |

VIDA DEL JORNAll

PER

fions

COP

a

numéro 19.

ce

pour

on

Menu appétissant, non ?
Arrêtez de saliver, grands voraces (au prix
du papier, pas besoin d'y faire des taches...)
et tâchez (encore) d'écouter... Bien que pour

Tout d'abord,

le courrier des lecteurs : ru¬
indispensable, qui montre que nous

brique

SV"

C.I.D.O.

essayé d'organiser
le journal un peu plus que la dernière fois.
Lé numéro 18 avait quelques embryons de
rubriques et suivait si possible une dispo¬
sition logique que nous reprenons et ampli¬
numéro-ci,

ce

/

8ÊZIERS

AQUESTE
Pour

1I

\

.

lus et qu'il existe un dialogue entre
et les lecteurs, que nous remercions de

ce numéro,
il y ait des articles d'un peu
partout, scribouillards de toutes les régions,

écrivez-nous I

kb

yeux

hOUIttOUS

ele.vo.ftf l
£T nous

«icmendorts

nous

Mès MEFI ! des articles

tapés à la machine
photos... miladius !

des

avec

...Et des dessins, des cartes, des
plans,
bref, de quoi égayer les pavés que vous ex¬
pédiez ; ce journal, c'est pas une facture de
croque-mort... il faut le rendre vivant I
Pssit ?? Petite
Non

?

on va

Alors

question : vous êtes assis ?
vos fesses quelque part,

posez

causer

finances I

sommes
nous

La situation ést claire

leurs critiques.

n'avons

les

et

ouvriers

de

la

SOLMER,

annoncé,

si ça

seur

de

per

les

longs

ne

savez

sociaux

licière ?

nucléaire

société

:

(tiens,

ça

:

société

Notre

Lutte

-

Occitane

rime).

Actuellement,
res, il faudrait

problème de la langue et de son
que les répercussions du

nuscules

l'O.R.T.F.

feu

programmes

radio

de

sur

les

culture

où

le vôtre,
de notre con¬
ventes : plus
tirage est im¬

diminue.

tirons à 5.000 exemplai¬
que les ventes
s'accroissent
nous

pour nous permettre

de tirer à 10.000.

Pour cela,
abonnements

il faut diffuser plus, faire des
(songez à la joie de vos vieux
critiquer
parents !) et bien sûr aussi nous
pour nous permettre d'améliorer ce
journal
sur
le plan technique, comme sur le plan
politique

enseignement ainsi

démantellement de

dimanche

aussi

certaine

école, tandis que la rubrique culturelle essaie
le

est

banque
naissance) est d'augmenter nos
les ventes augmentent, plus le
portant, plus le prix de revient

Ensuite, c'est un article assez considérable
la réforme HABY qui inaugure la rubrique
cerner

histoire d'occu¬

»,

après-midi de
pas quoi faire.

problème (qui
dirait

comme

po¬

sur

de

nous

ex¬

le problème nucléaire : aspects scien¬
tifiques et techniques et dangers politiques
pose
et

l'instant,

seulement on va
(on lance une
souscription), mais aussi, comme
vous plairait pas de devenir diffu¬

grrrrande

vous

comme

pour

;

Alors... pour une fois, non
demander
des
sous

vous

ça,

Le dossier cette fois,

:

mais pour chaque
numéro, c'est la corde raide pour tout payer.

Puis les rubriques d'actualité : luttes ou¬
vrières avec un rapide panorama et des ar¬
ticles sur les grévistes de l'usine GRIFFET,
à Marseille,
à Fos.

de déficit

pas

mi¬

,

oc¬

citane.

allons bientôt réaliser un question¬
détaillé à à paraître dans ce journal

Nous

rubrique internationale comporte
(quelle abondance I) : l'un sur les
Indiens, puis deux articles de réflexion : l'un
Enfin la
3 articles
le

sur

en

et

où

vous

exprimerez vos critiques.

revient), l'autre
allé...

l'Indochine (l'auteur n'y est jamais

sur

si

Portugal, (l'auteur

naire

connaissez

vous

une

combine...)

LUTTE OCCITANE
Le

prochain dossier de LUTTE OCCITANE sera un
dossier

DIRECTEUR-GÉRANT:

YITICULTUKE

Date limite d'envoi des articles : 17 Mai

ALAIN PAUL

3,00 F.

Le numéro

L'abonnement 12 numéros.. 30,00 F.
AVEM BRAVAMENT BESONH
DE SOUS !
Je souscris pour

la somme de :

BULLETIN D'ABONNEMENT
30 F pour 12

francs.
Nom

C.C.P.

numéros
—»

«

:

Adresse

:

LUTTE OCCITANE

Adresser tout courrier à

:

Prénom

«

-

Montpellier 158248

B. P. 2138

LUTTE

—

:

OCCITANE

»

34026 MONTPELLIER

-

Cédex

irl eiiOiii

Acirpssf*

*

_

Commission

paritaire N° 54 837

IMPR. ARTYPO

Profession

:

Profession

:

3

L. OC.

—

12100 MILLAU

�AFFAIRES
SUIVRE

La

Solmer, c'est de la ferraille, c'est cons¬
ferraille, ça fabrique de la ferraille.

truit

en

C'est à

qué

demander si

se

ne

va

Solmer qui fera

La
Nous

•

en

à

sommes

8e

notre

de

mois

ainsi

que

l'appel à tous

commence

les

travailleurs par le personnel de l'usine
BUDA, de Toulon (54 femmes et 4 hommes).
Et
lons

elles
:

produisent maintenant des
La

«

fabrication

des

panta¬

pantalons,

façon de répondre !...

notre

c'est

»

affaires

sont

douteux
l'usine.

de

capables

plus

mener

voir

les

elles
lutte.

vous

la

qu'un patron
fabrication dans

savoir

plus long, allez

à bien

en

grévistes dans

leur

usine

comme

le demandent. Faites connaître leur
BUDA, rue de Turenne 33109 Toulon

(quartier Brunet).
Dossier BUDA dans : L'ESTOFFA
GARRI n° 4, journal d'expression populaire
de la Provence Maritime, 18, rue F. Pyat,
83 Toulon.
—

SCOM ET WESTINGHOUSE
A NICE
de

usines

la

banlieue

occupées. Leur production
S.C.O.M.

ascenseurs.

:

étant

Nice

sont

du matériel

pour

de

du

vient

nord

de

a

France

de Westinghouse a annoncé la mise
chômage technique du personnel sous le
prétexte que S.C.O.M. ne fournissait plus

l'approvisionnement. En fait, ce qui est plus
rentable pour Westinghouse,
c'est la cons¬
truction des centrales nucléaires, alors vous
pensez, les ascenseurs, ' on liquide...
La

direction de Westinghouse, après
sieurs licenciements et la mise à
pied

plu¬
d'un

délégué C.G.T. (prétexte : affichage sur pan¬
neau
syndical sans autorisation) essaye de
diviser les travailleurs en opposant les
gré¬
vistes de S.C.O.M. à ceux de
Westinghouse.
espère,

sous

le prétexte

reprendre les avantages
acquis

au

cours

de

la

crise,

les travailleurs
de plusieurs années de
que

grévistes continuent l'occupation :
de la reprise de la production

question
les

surtout

de

Pour les

agents de maîtrise et ouvriers, on
l'impression d'avoir des échantillons de
toutes les régions de France et de Navarre.
Ceux
sont

du

Nord,

Pour

bien

non

que

majoritaires,

travailleurs

eux-mêmes,

partout.

derrière

plus à gauche. Elle est minoritaire et se dé¬
mène de son mieux pour dépasser la C.F.D.T.
Comme l'une prend toujours le train de
l'autre, tous les mouvements sont faits com¬
munément : c'est presque une course que se
livrent les deux centrales, ce qui aboutit par¬
fois à des actions mal préparées, vite étouf¬

fées par la direction aidée par F.O.
SIDESTAM (grève des pontiers et
canos

qui est des postes de manoeuvres'
ce sont nos voisins de l'Afri¬
que du Nord qui l'emportent à 99 %.
Les postes dangereux et
crevants
(fon¬
deurs, écriqueurs, etc...) sont tenus par des
Nords-Africains et quelques jeunes.

définitive, chez les « agents-Solmer »,
d'Occitans et pratiquement pas d'immi¬
grés autres que les Nords-Africains.
Chez Solmer, il faut faire mefi : il y a les
agents-Solmer », immatriculés, choyés, pas
mal avantagés par rapport à n'importe
quel
ouvrier ou employé du coin, et les ouvriers
des entreprises sous-traitantes. Les gens du
pays qui travaillent à la Solmer travaillent en
sous-traitance, c'està-dire que bien que ce
soit Solmer qui les paie, leur
patron prend
au passage son bénéfice.
Ils sont loués par Solmer, ils peuvent être
interdits de séjour » du site sans avertisse¬
ment, donc, pratiquement, vidés de leur boite
par un petit chef de la Solmer.
peu

«

est

à

moment, c'est
de vue produc¬
tion (inférieure de 10% aux prévisions, arrêt
d'un haut-fourneau, etc...) que du
point de
vue
moral des troupes » (peur du licencie¬
ment,
méfiance
générale, impression que
tout Solmer, c'est du
cinéma...)
Malgré tout, Solmer continue son program¬
me
comme prévu
: on en est à
la poudre
aux yeux : plantation de
végétation autour de
la Solmer (elle meurt I), de gazon autour des
bureaux, bitumage de tout le réseau intérieur,
peinture de tous les bâtiments, etc...
A croire qu'on prépare la visite de GIS¬
CARD pour le printemps.
Tout ça, à côté des préoccupations
des
ouvriers, ça paraît ridicule.
malaise,

un

l'ordre

«

Les
Tous commencent à déchanter

disiaque Solmer promise
aussi, dans
dicats.
A

une

par

sur

la

para¬

le patronnât et

certaine mesure, par

les

syn¬

sans

SIDESTAM,

le

influence sur les ouvriers.
aucune influence non plus sur

aucune

La C.G.C.
les

:

ouvriers.

Solmer

F.O. est

systématiquement
hostile à tout mouevment revendicatif quel
qu'il soit et s'allie volontiers à SIDESTAM et
presque

à la C.G.C.

la

»

:

Je

«

suis très

bien.

C'est

un

excellent

emploi. Je connais presque tous les
directeurs. Je gagne 2.200 F par mois. n'a

contact

aucun

il n'a pas

les

avec

l'air de vouloir

ouvriers

et

en avoir.

X., 40 ans, Ardéchois, mécano de ponts,
agent-Solmer ». Il travaille en poste de
heures (par roulement). 2.400 F -F les heu¬

—

«

8

res

supplémentaires
de

tent

F.O. : pas du
tout représentative, mais
bonne influence sur les non-syndiqués apoli¬

tiques.

Cl., 21 ans, Marseillais, habite Istres,
depuis le début de la Solmer à la
messagerie (transport du courrier), « agent-

Il

droite,

syndicat-maison
destiné aux ETAM (employés - techniciensagents de maîtrise), très copain avec la CGC
mais

—QUELQUES TEMOIGNAGES

son

les primes. Il est con¬
salaire mais l'am¬

+

travail, de

biance Solmer

ne

lui

son

convient pas

c'est inhumain du point de

que

li

ports entre les gens,

:

il trouve

vue

des rap¬

connaît personne

ne

excepté le type qui fait équipe avec lui. Il a
fait grève en novembre et suit le
syndicat
C.G.T. Il croit que la Solmer ça
pourrait être
bien, si...
Moi, 20 ans, sous-traitance. Solmer paie
pour moi environ 2.200 F par mois à ma boî¬
—-

par

du

Je touche

te.

1.500

va

diverses babioles soit

+

le reste 7 Absolument tout

ce

peut dépenser la société où je suis est

payé par la Solmer sur présentation de Bons
(pour une vis comme pour une Estafette Re¬
nault). Nous n'avons bien sûr, aucun des
avantages

L'entreprise sidérurgique de Fos avait

—

mo¬
une

mentanément arrêté à la fin janvier son hautn° 1. Puis, le 18 avril, la direction

—

fourneau

—

juillet et

Si

sociaux

nous

des

voulons

«

en

dans

Va-t-elle s'arrêter là 7

Si

nous

voulons

boire, les distributeurs

Si
un

nous

voulons
car

les

«

L. OC.

sont

caguer,

W.C.

Un ouvrier
4

» :
avons

noua

cantine réservée.

coin,
sont interdits.

août.

agents-Solmer

manger,

gratuits de boissons nous
nous, c'est les payants.

pris une série de mesures : mise au chô¬
mage du 17 au 23 mai de 1.980 ouvriers.

a

en

ce

—

licenciements.

chômage

en

du point

autant

travaille

SOLMER A FOS

au

C.G.C.des mé¬

Le liai

1.750 F. Où

mises

-

74).

L'impression générale

que

Autres

novembre

en

ce

jour.

Menaces de

la

nombreux.

assez

lutte.
Les

et

On

sent nettement un courant
C.F.D.T. - Solmer.
Enfin la C.G.T. est à Solmer le syndicat le

de la ferraille...

a

grève, la di¬

en

en

ont

P.S.

«

rection

Elle

est

autre

En

voulez

vous

Deux

fabri¬

grande majorité des cadres de Solmer

gauche, la C.F.D.T. est majoritaire chez
qu'on voit partout, qui

A

les ouvriers. C'est elle

de balayeurs...

Elle démontre au contraire que les travail*
leurs qui décident de prendre en mains leurs

Si

une.

Lorraine.

»

C'est

acier

cet

illws de UR

BUDA A TOULON

grève...

tout

servir à construire

pas

Z

en

-

refusés

il

:

pour

»

nous

faire

faut

Solmer

sous-traitance.

�i aao aoa

chômeurs

í

Après:

région

—

,

—

(Titàìj^tíder Mejattriox, Prcjoefam,
(

nous

M

Sètedqr Hej(3&gt;kiSjÊourg,

Mptn.CsJc

—

Ets.Gjjttçt _

du syndic,
montage
audio-visuel et film sonore
pouvant être projeté à la demande,

turation

d'affiches

intervention

—

les

et

d'auto-collants,

lycée Nord de Marseil¬
les travailleurs qui ont fait

au

le... Ce sont
cours.

% du personnel est aujourd'hui syndi¬
qué et le syndicat maison n'a plus aucune
influence. La liquidation judiciaire a déclenché
une prise de conscience collective : on
est
p2S'ci de l'entreprise paternaliste (avec une
représentation quasi-hégémonique du syndi¬
cat maison) à une co-représentation C.F.D.T.
C.G.i. et à un militantisme actif et imaginatif.
Les travailleurs de GRIFFET disent : « On
ne fait pas
la manif pour la manif. On fait
manif dans

un

but

classique consiste à

—

la

lutte

con¬

potentiel

restruc"
capital international (Fos, Creusot
Loire...) 7 Le capitalisme prend prétexte
de la « crise » pour restructurer, pour cher¬
cher davantage dê profit.
du

-

GRIFFET,

A

les

espère

on

travailleurs

disent

dustrielle, oui, mais

90

la

liquidation

une

certée et réfléchie d'une parfie du
industriel marseillais au profit d'une

diffusion

—

à

pas

occupation de la mairie,
occupation du Crédit Lyonnais,

séquestration

—

C'est

N'assisterait-on

de Marseille,

rues

Et dans notre

—

—

:

pas

relance,

une
«

Une

mais

solution

n'importe laquelle

in¬
:

garantie de l'emploi,

maintien

et

maintien

des

avantages acquis.

ouvrière

descendre dans la

rue

Nous, on rentre dans
les bureaux du Crédit Lyonnais : c'est la pre¬
mière fois que des employés voyaient des
des pancartes.

et sortir

travailleurs venir s'adresser à eux.
Tous Solidaires dans

l'Action

pour

ta défense de l'Emploi !

tion

GRIFFET:

Ils avaient

l'impression qu'il existe une barrière entre
eux, employés et nous, ouvriers... Notre ac¬
aura

contribué à abattre cette barrière.

»

oublier la répression poli¬
la part du Gouvernement
privilégié pour bâillonner les tra¬
lorsqu'ils veulent faire connaître

Il ne faut pas
cière qui reste de
un

moyen

vailleurs,

Griffet ont pris la parole

: « Nous es¬
de diversifier notre action en faisant
appel à l'imagination de tous. Dans l'action,
on ne doit pas reléguer l'ouvrier au
simple
collage d'affiches. N'importe quel ouvrier,
quelle que soit sa qualification, a quelque
chose à exprimer... C'est ça qu'il faut sortir
si on ne veut pas rester à la lutte ouvrière
du temps de ZOLA. »

Les

sayons

une lutte

pas classique

tomobiles,

français de grues au¬
l'entreprise GRIFFET possède une

renommée

internationale.

Premier constructeur

principaux gestionnaires en sont Mau¬
GRIFFET et le Crédit Lyonnais (majori¬

Les
rice

taire à

60

%).

SuAuSuiDA?iONT1 CONCERTEE 7
Cette entreprise,

rentable (au sens le plus

capitaliste du terme) dont les carnets de
commandes sont remplis (2 milliards de com¬
mandes pour la seule S.N.C.F.) a été en rè¬
glement judiciaire le 27 novembre 1974.
Depuis, les 400 employés de GRIFFET...
licenciés à compter du 27 février 75, occu¬
pent l'usine et multiplient les actions pour
populariser leur lutte :
journées portes ouvertes,
—

—

manifestations

avec

des grues dans les

populariser leurs luttes.
Fos va apporter l'es¬
sor à
l'industrie
régionale... et paradoxale¬
ment, on liquide à tour de bras les entrepri¬
de
transformation :
ses
Métallinox, Hexa,
Limbourg, Titan Coder... Griffet ?
leur situation, et

Après les

promesses,

ALARA &lt;*UE S'ES PASSAT
lumière par
du dossier
des comptes établi par les experts, suffit-elle
à expliquer la fermeture.
Opération immobilière 7 Métallinox (déjà
fermé) et Griffet sont sur la même zone... et...
il se murmure que Carrefour serait vivement
intéressé par une implantation aux portes de
La mauvaise gestion mise en
l'étude des. ouvriers eux-mêmes,

Marseille.
UNE
MINE

MAUVAISE

GESTION QUI

PAR UNE BONNE AFFAIRE

SE TER¬
!

A noter lors d'une intervention des Griffet
à l'Union du Patronat marseillais afin de ren.

Yvon CHAUTTARD, vice-président

contrer

Patronat
face à

du

français,

une

ceux-ci se sont retrouvés
milice C.D.R. composée essentiel¬

lement de cadres et agents

S.N.I.A.

de maitrise de la
(Marignanne) qui délègue ses « ca¬

dres de choc
trons

»

afin de venir
I...

aide

en

aux

pa¬

nécessiteux

Ce

qui

n'est

pas

frappé les travailleurs de Griffet
Man,
un accident... Après Titan,
Métallinox, Proceram,
Hexa Limbourg, Coq,

Salador, Griffet...

A

LA

qui le tour demain ?

COMPREHENSION

DOIT-ELLq ETRE

DES

LIMITEE A

OUVRIERS

LEUR

FONC¬

TION ? OU AU CONTRAIRE N'ONT-ILS PAS

DROIT D'ACCES A TOUT 7

Collaboration L. OC. Marselha

Intersyndicale GRIFFET.

�MILH AU -LARZAC

r—Déclaration finale—

:

des travailleurs
de Baudrey
«

POUR LU SOLIDARITE

Le conflit de BAUDREY démontre

une

fois

de plus que lorsque
leurs compétences et
ouvrière

se

les travailleurs unissent
leur solidarité, la clas¬
gagnante, le
pouvoir pa¬

est

tronal

recule.
Mais un élément

REGIONALE
devant

te

leur

Les

teurs.

usine

aux

viticul¬

laissé

traver¬

fondamental

soutien

en

viticluteurs

les

ont

les

barrages et ont vendu leur production.
Il parle de leur isolement, de l'esclavage
avant la grève ;
les pouvoirs publics pour¬
ser

raient

futd

Faire

Et
lutte

montés

voir les paysans du Larzac. Ceux de
BAUDREY, ils sont descendus visiter l'usine
de Pézenas. Ils ont décidé un meeting com¬
mun.

d'orateurs professionnels.
Maladroite¬
début puis plus franchement, les ou¬

Et le

parlent.

courant

passe

avec

la

gagné chez BAUDREY. Après
occupation de l'usine (vêtements de peau)
et séquestration du patron, elles ont obtenu
le maintien desi avantages acquis. Jusqu'en
juin. Après, peut-être, qu'il faudra
recom¬
mencer.

Un

de la SOCOMATEC

gars

est le

15

ensuite.

On

bloqué la

rou¬

mars.

ouvriers ont

ouvriers,

Millau.

où

car

du

paysans

Larzac,

Il faut que tout le monde
sera tous demain ?

on

qui

«

Dans

la

lutte,

montrons que

nous

nous

som¬

capables de prendre notre destin
plutôt quq de le confier à des

mes

tables.
vriers

en
no¬

»

Et il

insiste

sur

paysans,

-

la

nécessité de

contre

toutes

le capital

par

éleveurs

l'unité

les

ou¬

divisions

(on explique aux
à cause des
passent plus

du Lévtzou que c'est
viticulteurs que leurs veaux ne
la

frontière).
Une

un

certain

de

la

défense

occasion,

nous

cadences, le rendement, le chronométrage
leurs entreprises, ne peuvent plus es¬
pérer continuer à se détendre, à se reposer
les

dans
dans

une campagne désormais interdite.
Canjuers, comme partout où sont im¬
plantés des camps militaires, les panneaux
d'interdiction sont autant
de refus que le
pouvoir oppose à la santé et à l'équilibre de

A

de travailleurs.

vies

Enfin,

nom¬

la situation des camarades
rejoint étroitement celle des

preuve éclatante du plan
de notre pays d'Occitanie.

C'est

les

particulier
Seuls,

on

travailleurs

que se

ne

et

des

fait le marché

le

paysans
commun.

peut rien faire.

A

cadre de vie, l'environnement de notre ville,
de notre région. Les travailleurs qui subissent

dos

tous

Larzac.

avo.ns

zenas

de

du

approfondi les
liens très étroits qui existent entre l'exten¬
sion du camp militaire du Larzac et le pr'oblême de l'emploi sur Millau et sa région.
Si le patronal; fait preuve d'une attitude
aussi intransigeante envers les travailleurs,
c'est bien parce qu'il sait combien l'emploi
est précaire, sur la place de Millau et com¬
ment l'extension du camp va dégrader encore
plus cette situation faite aux travailleurs.
Jamais un grand camp militaire n'a côtoyé
une
zone
industrielle importante. Mais d'au¬
tres conséquences désastreuses ont été évo¬
quées.
L'extension du camp militaire détruirait le
cette

nos

grève gêne toujours

et

bre de gens, mais elle est dans l'intérêt des
travailleurs de toute une région.
sur
en

Pézenas, les

la

traduisait

entretenues

Les filles ont

ne

;

l'angoisse devant la longue
s'amorce en se demandant si une
grève pouvait aboutir, et à quoi ?
C'est Pierre BURGUIERES, du Larzac, qui
répond :
Une grève est toujours
très positive.

au

salle.

A

il

main

vriers

de

s'unisse,

Celui tenu à Millau par les grévistes de
chez BAUDREY et ceux de la S.O.L.A.M.E.A.
SOCOMATEC de Pézenas. Ces derniers sont

Pas

bloc,

ouvriers

solution, mais ils

une

et la seule usine de Pézenas
seule solution : la solidarité ré¬

pliera. La
gionale.

te* autïed...

ment

trouver

trouveront pas

important est in¬

nouveau

qu'il importe de signaler. Des
grévistes de BAUDREY ont demandé à ren¬
contrer des agriculteurs du
Larzac afin de
pouvoir échanger avec eux sur le problème
tervenu,

de

leurs

BAUDREY et

C'est

d'HENFER.

de

de Pé¬
travail¬
une

désertification

TOUTES
CES
CONTRE
ALIENATIONS,
CONTRE CETTE ASPHYXIE, ENSEMBLE, OU¬

AGRICULTEURS,

VRIERS,

RONS NOTRE LARZAC
ET NOTRE REGION.

ET

NOUS

GARDE¬

NOTRE EMPLOI

Gardarem lo jos-prefect
Le

préfet de l'Aveyron n'a

mois

puis s'en
Combien de

bleu

pas

résisté... 14

va...

temps

tiendra-t-il

le

nouveau

?

Et pendant ce temps-là, que fait le souspréfet à Milhau ?
Il se fortifie dans la sous-préfecture. Sur
les

EXTRAIT DE L'INTERVENTION
DE JEAN-LOUIS COULON,

CONSEILLER GENERAL DE MILLAU,
A LA DERNIERE SESSION A RODEZ

de

pierres fleurissent les tessons
de bouteilles et les tranchants de métal...
murs

Cela

n'est

pas

3

suffisant

mètres parachève
ture devient le plus
de Milhau...

:

un

grillage de

le tout. La sous-préfec¬

beau travail moyennâgeux

Mais cela n'est pas suffisant...
Le 1er avril, les paysans du Larzac et le
Comité Millavois veulent le coup de grâce
et le ridicule. Ils entourent la sous-préfectu¬
de barbelés,
re
accrochant des
bouteilles
vides

les

piques de la grille et des pan¬
Le sous-préfet fait le mur -, « Dé¬
fense de jeter des cacahuètes, les C.R.S. sont

cartes

sur
:

nourris...

«

Gardarem

lo

sous-préfet... »,
Le sous-préfet prend de la bouteille... »
Opération défensive humoristique, prouvant
que les paysans et les Millavois gardent le
moral et que « qui s'y frotte, s'y pique. »
Mais les
gens d'armes » de Millau ont
perdu le sens de l'humour.
-,

«

«

«

Avec l'enquête parcellaire, les cantons du
Larzac et de Millau en particulier viennent
de vivre des journées au cours desquelles
la détermination des populations s'est affir¬
manière éclatante. C'est le refus,
mée de
c'est la notion de légitimité opposée à celle
de

légalité. Nous refusons l'enquête parcel¬
laire parce que nous refusons l'extension du
camp. C'est simple et c'est clair.
A partir de là, nous n'avons nul besoin des
mises en garde de M. le préfet qui estime,
lui, que refuser l'enquête, c'est perdre des
droits à compensation.
Nous refusons de
mettre le doigt dans l'engrenage.
Ce qui est clair aussi pour nous, c'est que
cette enquête s'est déroulée dans des con¬
ditions telles que nous la considérons, et la
population avec nous comme nulle.
Je sais que l'administration sera moins re¬
gardante ; elle l'a déjà prouvé lors de l'en¬
quête d'utilité publique. Ce ne sera qu'un
fossé de plus entre l'administration, le pou¬
6

L. OC.

voir

en

place et les citoyens du Larzac.

Ce que je dois dire ici, c'est que
considérons ce divorce comme grave,

nous

qu'au¬
cun pouvoir ne peut impunément se passer; du
consensus
populaire. L'appui récent et offi¬
ciel du Languedoc - Roussillon, après Midi Pyrénées, étend encore davantage le rayon
de la prise de conscience et de la solidarité
du pays occitan.

Désormais,
décret

de

tions,

dont

la

parution

cessibilité

seul

le

d'un

quelconque

déclencherait des

Gouvernement

réac¬

aurait

la

responsabilité.
te
•

Le Gouvernement joue depuis 4 ans, la car¬
du pourrissement, adoptant la tactique des

petits pas
Nous

La

»

disons

en

avant.

Quatre ans, ça suffit ! »
adoptée est une insulte faite à
qui, jour après jour, durant ces longues
:

«

tactique

ceux

années,
tidien

et

récusée
Le

assument à la
la résistance
car

fois leur travail quo¬
face à une décision
irresponsable, inutile, nuisible.

Gouvernement

doit

très

vite

réétudier

problème avant que ne se produisent des
réactions exaspérées et, nous le craignons,
graves de conséquences.

ce

�Noél, '«■ ro i Au cbo mage.

"On

fabrique,
vend,

on

on se
La

paye

SOLAMEA, SOCOMATEC de Pézenas:
matériel
électrique, chargeurs de batterie,

(Baudrey) ainsi

postes à

ticulteurs

80

soudure,

ouvriers

de

sous-traitance

I.B.M...

employés dans cette usi¬
ne à
demi montée, aux locaux préfabriqués.
Dans le grand atelier, les vitres ne sont mê¬
me
pas posées, c'est le seul avantage
hy.giénique de l'usine : l'aération permanente.
En hiver, le cheuffage est réduit à un ton¬
de

neau

sont

tôle transformé

brasero.

en

La mê¬

pièce contient à la fois le réfectoire, les
douches et les W.C. : c'est que le patron a
l'art de profiter l'espace vital et de l'organi¬
me

selon

ser

3

ses

principes

ordre, propreté

:

discipline...

et

,

cinq

de retard

minutes
cenciement,

—

parlez de syndicat et

—

c'est

et

vous

le

li¬

prenez

la

porte,
allez

délégation voir le patron : vous
serez reçu avec une 22
long-rifle.
Mais depuis le 4 avril, tout a changé.
Monsieur le Patron, c'est la grève et mê¬
me
l'occupation jour et nuit des locaux.
—

On

en

produit,

vend,

on

on

paye,

se

rempla¬

les principes du patron. C'est la revan¬
che des travailleurs, leur lutte pour conserver
leur outil de travail et pour imposer la réin¬
cent

Nous

à

te

Pézenas,

porté
aur
une

tien
avec

avons

un

commencé

sur

les

première

le marché, qui

directes, nous
première paye. Nous
de

une

ven¬

nous a rap¬

million d'anciens francs. Ainsi, grâce

ventes

avons

pu

assurer

le sou¬
des contacts
la région Béziers -

avons reçu

nombreuses personnes,
usines

de

toute

des
le

Montpellier et l'usine de vêtements de Millau

un

avril

avec

sur

les

Nous

—

—

barrages,

:

ses

quatre vents,

ses

cagadous...

brasero...
VENTE DIRECTE :
Postes à soudure
—i

son

—

eux.

—

—

—

c'est une usine économi¬
quement rentable.
Depuis 3 ans, les com¬
mandes n'ont fait qu'augmenter, mais il y a
des
trous énormes dans le budget ».
Où passe l'argent ?... Pas dans la poche
savons

Venez visiter l'usine
—

que les paysans du Larzac.
lien direct s'est créé avec les vi¬
de la région : nous avons vendu

chargeurs de batterie
15

—

Le patron ? disparu de la circulation.
L'usine ? Pour le moment, nous l'occupons.
que

Chargeurs de batteries
Fers à souder.

Auto-collants...
Route de Tourbes
34 — PEZENAS

«

des ouvriers

en

tout

cas

!

La

population ? Un Comité de soutien s'est
créé : nous avons l'appui des viticulteurs,
leur soutien moral et physique en
cas
de
coup dur si les petits truands du S.A.C. ou
des C.D.R. qui gravitent autour de Béziers
et protègent « les huiles et patron de l'usi¬
ne » s'avisent de jouer à la maffia...
Nous savons que la lutte sera peut-être
longue et plus dure, mais si la SOLAMEA,
seule usine de Pézenas ferme, c'est la ca¬
tastrophe.
Nous avons besoin de l'appui de tous : ou.
vriers, paysans, travailleurs intellectuels pour
nous

soutenir.

Pour
«

tégration des 35 licenciés.
«

Mais

"

les

syndic

n'y

a

»,

pas

Il est dpi de se révolter...
La

lutte

des travailleurs de la SOLAMEA
contre les licenciements vous
-

SOCOMATEC

tous.

concerne

Depuis
mes

quinzaine

une

tous

grève et

en

l'usine de

Pour les patrons, ce n'est peut-être pas la
catastrophe : des bruits courrent dans l'usine
et peut-être un jour, les Millavois verront-ils
l'équipe de petits copains d'usines-pirates
débarquer et hisser leur pavillon. Dans ce
cas, qui'ls soient prévenus... ce ne sera pas
le paradis...

nous som¬

nuit et jour

la route de Tourbes à Pézenas.
Nous avons déjà contraint les
patrons et
les pouvoirs publics à nous verser la totalité
de nos salaires du mois de mars.
nous

Aujourd'hui,
réintégration de tout le
l'entreprise de la route de

luttons pour la

personnel dans

publics, par la voix du
c'est l'impasse ; on nous dit qu'il
d'argent pour remonter l'affaire.
pouvoirs

de jours,
occupons

Tourbes.
Afin de poursuivre notre lutte, nous avons
décidé de produire, vendre et nous payer.
Notre lutte
la

LUTTE

vous

des

concerne

travailleurs

tous

pour

:

le

car

c'est

droit

au

salaire et pour le droit au travail. C'est pour¬

quoi, nous appelons tous les travailleurs, les
ouvriers, les employés, les paysans, travail¬
leurs, les petits commerçants, et les travail¬
leurs intellectuels à soutenir notre combat
qui est aussi le vôtre.

Quand
la

vos

salaires

vous

maintiennent dans

misère,

quand vos terres ne vous nour¬
rissent plus, quand vous n'êtes pas assurés
demain d'avoir du travail, quand les patrons
l'Etat constituent dans tous les pays une
armée de chômeurs,
alors
L'INTOLERABLE
EST ATTEINT I
Il est urgent de se révolter. D'imposer,
par
la lutte, du travail pour tous. Ce n'est
et

LA PRO -'RE^TE
3;SCÌPLINE,NE SONT PAS
ORDRE

r--

r

pas

-

AM M Awif-sr»

kii»kk..

r~\ «

avec

les

achètera

i

indemnités
notre

de

chômage que l'Etat
résignation. Nous exigeons du

travail pour tous.
Le fait de faire vivre

des

hommes

et

des

femmes sans leurs justes salaires, de les
faire vivre en
chômage, comme des clo¬
chards, assistés par des indemnités, de les
faire vivre en main-d'oeuvre à la disposition
du bon vouloir des
patrons pour l'enrichisse"
d'une minorité équivaut à un assassinat.
Nous avons relevé la tête et nous impose¬
rons notre droit au travail.
NOUS AVONS OSE LUTTER...
ment

AVEC VOUS, NOUS OSERONS VAINCRE I
NON AU LICENCIEMENT I
SOLIDARITE I
Les travailleurs
de la SOLAMEA

Le patron

-

SOCOMATEC

Syndicat C.F.D.T.

Noël écrit

sur

les

murs...

(Photo M. Fadini)
7

L. OC.

�Cpa^ f\PONHET&gt;
donc-

me

lait

ffcbooláúLt,

lÌiài Su/O lâ tolère
\zi&lt;y\trwrtS&gt;. ^Ìt w&lt;*x u_^e ptiv^çteàâtó

l€-

Jtir le^ vAo|t.vife&gt; covmM.\ç,€.S,
'Suf le» el€mexAJCx wV€f\Cw-T&gt;£ er
z^^Sr-Nç^ leç. irrespoosa-b^es.

Pâa«-

»/Wfe.£
DO

(SOCÌT'»X&gt;J£%)«

M»Vj*N

coLEGQ/Sias. an

fcrabalhaire çorriâ.
noìQubw- Po&lt;ks coudai
Î2

ctai \}iviViairon^

Uie&gt;&gt;&amp;

Occi^avM'a-

CDVA\t?f\S

H EU...ET

QUE
PUIS-3F TAIRE
fAOUR- VOUjS
AIDER.? /

RARTIC1PE A

iVOVJC.

a.j»»»psúuc&gt;*i2 to^ ip^Yi- à&lt;u
Po^eÀ Ae.^0.r

^û?A'Wtí cole^A

NOTRE vente
de vin SAUVAGE

Aepl'ice.\MeiArVs J

SJBVUA

.

CâWrin.

Peû3\Ve,

Sur—

^

O/SK^èn \
£&gt;j,
fiHTA vous

et

,

le&gt; pâLiLCe.

i\/~) eâra.

feio vn s

'II

PRtNOi
*IJtonméWJ

Nouvelles brèves
A Braud et Saint-Louis, la popu¬
lation passe à l'action et s'oppose
à
l'implantation d'une centrale
nucléaire.
Le décret d'utilité
pas encore

publique

n'a

été publié.

attendant, une grrrande
prévue à Braud le 25 mai
(le jour de la fête locale !). A cette
fête participeront des groupes et
chanteurs occitans et des tas d'auEn

fête est

A suivre...
très si ils viennent.
Des délégations des

Lors d'une manifestation à Cler-

autres points

chauds seront présentes : LARZAC,
WHYL

(Allemagne),

ERSEVEN,

FESSENHEIM DEVA (EUSKADI
SUD)...
Le film sur Braud « 25.000 pour
Braud Saint-Louis » sera présenté
ainsi que

d'autres films.
Collectif des Comités
Braud et Saint-Louis.

8

L. OC.

mont-Ferrand, des manifestants ont
remplacé un drapeau français par
un drapeau occitan et brisé le por¬
trait de Giscard.
Un des manifestants,

Jean-Michel

BELLAMY, est inculpé de dégrada¬
tion d'édifice public. Cent vingt au¬
tres personnes
dans une lettre

se

sont déclarées

au

Procureur de la

République, co-inculpées de JeanMichel.

�NUCLEAIRE

e

Per pausar
Le voile du silence tissé par

les

pouvoirs publics et l'E.D.F. à pro¬
pos du choix nucléaire s'est déchiré.
Les

exemples de Sigean
(Manche)
le prouver.

de Flamanville
pour

(Aude),
sont là

fait leur choix.
dans

un

Oui à

cas, non

la

centrale

dans l'autre.

F

lo problema

Ce

présent dossier n'est pas ori¬
ginal. A ceux qui se sont déjà inté¬
ressé à l'énergie nucléaire, il appor¬
tera peu d'éléments nouveaux; mais
ceux-là ont déjà fait leur choix.
Aux autres

Dans les deux cas, les populations
locales ont forcé au débat et ont

&gt;

qui

sont

concernés,

même

s'ils n'ont pas la menace
d'une centrale à leur porte, nous

espérons qu'il leur apportera un
élément de réflexion nécessaire pour
un choix d'une
si grande impor¬

Dossier réalisé par

tance.

Lutte Occitane

Certes, les considérations à court
terme ont beaucoup (trop ?) comp¬
té dans la décision. Mais ce qui est
important et encourageant, c'est
que grâce à la ténacité de certains
militants des mouvements écologi¬
ques et des minorités nationales,
une décision qui était un modèle de

Face à une administration déci¬
dant sans consultation, à une caste
de spécialistes plein de mépris pour
le commun, à un service public de

centralisme et de technocratie s'est

nous

remise en question par
directement concernés.

pli, admettre la nécessité d'un dé¬
bat, réclamer de ses droits de ci¬

vu

les gens

toyens responsables, réclamer la
responsabilité du choix, c'est déjà
choisir pour la décision concertée,
la connaissance au service de tous,
c'est déjà choisir pour une certaine
politique.

plus en plus au service des grands
trusts, face à un pouvoir décidé à
mettre devant le fait

9

L. OC.

accom¬

avec

—

du
du

—

l'aide

Comité

Alpes Maritimes

Mouvement

des groupes

Mar de

L. MARRO et le groupe

d'Antibes,

»

«

Berra

Ecologique

;

Lutte Occitane
Montpellier.

et

»

�.Circuit d'eau primaire

La Centrale

Réacteur

Coe:

T

Le principe de fonctionnement d'une cen¬
nucléaire est le même que celui d'une
centrale classique : la chaleur produite est utili¬
sée pour porter de l'eau à haute température,
celle-ci fournit alors de la vapeur d'eau à haute
trale

pression qui entraîne
reliée à

un

En

dière

Enceinte étanche

Eau

Echangeur de chaleir

turbine elle-même

une

alternateur.

pratique le fait d'utiliser

une source

comme

M

chau¬

extrêmement dangereuse parce

radioactive en complique sérieusement l'ap¬
plication. Le problème est d'éviter toute échap¬
pée de produits radioactifs dans la nature et
nous verrons que l'on est que
très imparfaite¬
ment parvenu à le résoudre.

&lt;

que

A l'aide du schéma il est facile de

prendre,

le

cœur

moins dans

Circuit d'eau secondaire

com¬
,

grandes lignes, le
fonctionnement d'une centrale. L'eau qui noie
au

ses

raisons de rendements

(2) le circuit secondaire

n'est pas fermé et il y a
source de pollution (3).

là

une

très importante

réfrigérant (due à une rupture par exemple) est
plus grave accident qui puisse arriver à une
centrale nucléaire. En l'absence de liquide de
refroidissement la chaleur dégagée par la fission
le

de l'uranium dans le cœur du réacteur serait
telle que la cuve d'acier (pourtant épaisse de

25 à 30 cm) fondrait en moins d'une heure, un
énorme nuage radioactif s'échapperait qui, sui¬
vant

certaines

une

omettre l'action corrosive des substances

radioactives

qu'elles véhiculent (ces substances
proviennent des' inévitables micro-fissures des
gaines de combustible). Malgré tous les efforts
et progrès techniques réalisés, le problème cru¬
cial de l'étanchéité et de la résistance de ces
canalisations n'a pas reçu de solution satisfai¬
sante.

a

évidemment

possibilités

risques techniques il faut ajouter
:

d'erreur humaine provoquant un
dent interne à l'installation ;
—

—

ments

(1) Ralentisseur :Par capture des neutrons
émis par l'uranium l'eau « ralentit » la fission,
c'est-à-dire la maintient dans certaines limites.
de fuite du

liquide est prévue la mise en
place quasi instantanée de barre de contrôle
faite d'un métal qui absorbe les neutrons, le Bore
par exemple.
littéralement transporteur

de calories. Par un refroidissement constant,
l'eau maintient la température du Cœur autour
de 250°.

(2) Principe de Carnot. Principe de ther¬
modynamique découvert par le physicien fran¬
çais Carnot (1796-1832). Le rendement
4*

* 1*

'

r*p/%

procfuiP ne peut dépasser la valeur *

,

.

(|^|U
LlflVûll
T1 et

T2 étant

respectivement la température (en de¬
gré K°) de la source froide et de la source chau¬

inci¬

de catastrophes naturelles : tremble¬
de terre, raz-de-marée, glissement de

terrain...;
—

guerre ou

de

malveillance

humaine

:

sabotage,

même accident externe à la centrale.

Il est inutile de rappeler les chiffres pu¬
bliés par l'A.E.C. (Atomic Energy Commission)
le 28/5/1974. En 1973 pour les 42 centrales
nucléaires américaines en fonctionnement et les
22 en construction, se sont produites 861 « ano¬
malies ». 371 d'entre elles « auraient pu être
sérieuses » et 18 l'ont été effectivement. 12 de

dernières

se

sion d'un nuage

:

provoquer

sont accompagnées d'une émis¬
radioactif.

Un exemple récent de ce genre d'accident:
le 2 mai 1974 aux États-Unis, à la suite d'une
fuite dans une conduite de la centrale de Savannah River en Caroline du Sud, un nuage radio¬
actif se forme et dérive durant plusieurs jours
à 70 m d'altitude.

(3) Il est techniquement possible de cons¬
« sans rejet » et de
récupé¬
rer tous les déchets produits. Mais cela nécessite
de gros investissements et provoque une dimi¬
nution de la rentabilité. S'opposant à une cer¬
taine logique la solution a été abandonnée.
truire des centrales

(4) D'autres prévisions (rapport Ramussen) font l'état d'un maximum de 3 500 morts.
Mais la méthodologie de l'étude statistique en

ce

pollutions

paragraphe nous n'étudierons
radioactives.

que

non

Le facteur principal de pollution d'une
centrale est le rejet par le circuit secondaire de
l'eau réchauffée. Pour des raisons techniques, il
est difficile de dépasser une température de 350

degrés pour la source chaude, d'un autre côté la
température minimum de la source froide est
celle de condensation de l'eau : 100°. Le ren¬
dement (cf note 2) d'une centrale se calcule
alors très simplement :
623°

-

3730

r-

soit

=

un

0,43o

6230
rendement

dépassera

pas en

théorique de 40%, qui
pratique 30% au mieux (6).

ne

Une centrale nucléaire ne transforme donc
travail que le quart de la chaleur produite, le
reste devant être évacué par le système de re¬
froidissement : la rivière, le lac, la mer au bord
en

duquel doit être obligatoirement construite la
centrale.
La
duisant

puissance effective d'une centrale pro¬

1

000 MW est de 3
.

000 MW environ.

C'est donc 2 000 MW

qui

(cal) perdus en chaleur
doivent être dissipés par le circuit de

On ne sait pas à l'heure actuelle évaluer
les effets à long terme d'un tel rejet de chaleur.
Sans doute comme le prévoient « Les Amis de
la Terre » dans leur dossier, une évaluation de

température pouvant atteindre 8 à 10° pour
certains fleuves avec pour conséquences immé¬
diates la diminution du pouvoir auto-épurateur
de l'eau, le bouleversement écologique avec la
disparition de certaines espèces de poissons
(truites, saumons...) le développement de certai¬
nes

autres.

est très contestée.

ce

un) à partir de la chaleur ont de très mau¬
(rarement supérieur à 0,55 en
théorie).

réfrigérant) à l'aide d'un réacteur prévu à cet

vais rendements

Dans
les

refroidissement.

de. Du fait de ce très mauvais rapport, toutes
les machines destinées à la production d'un
travail mécanique (faire tourner une turbine en
est

...ET POLLUTION

mais il n'a jamais

Dans les

les

ces

Caloporteur

pourrait

prévu un circuit de
pu être prouvé qu'il
fonctionnerait de manière satisfaisante. Pire,
dans plus de la moitié des cas de vérification il
était lui-même en panne (5).

centrale, c'est le circuit primaire
qui est le point de fonctionnement le plus vul¬
nérable. Il est de fait responsable de presque
tous les ennuis techniques des réacteurs en ser¬
vice. Le circuit primaire c'est des dizaines de
kilomètres de canalisations devant supporter
constamment une pression énorme(150 kg/cm2
égalent 150 fois la pression atmosphérique) qui
provoque des vibrations, des déformations...
Dans

sources,

Certes, la liste des incidents de fonction¬
thermiques serait bien plus
longue, mais il ne faut pas perdre de vue que les
conséquences dans le cas du nucléaire sont sans
commune
mesure.
La question qu'il faut se
poser est : Pouvons-nous courrir le risque, si
faible soit-il en probabilité, d'un accident majeur
capable, sous certaines conditions atmosphéri¬
ques, d'avoir des effets mortels jusqu'à 100 km
sous le vent sur une bande de 3 km de
large ?
nement des centrales

jusqu'à 45 000 morts (4).
On

dangers...

cas

Eau chauffée

Au niveau de la sécurité ce point est
absolument fondamental car la perte de produit

secours,

En

—Eau

Rivière

sert à la fois de ralentisseur et de calo-

porteur (1). Par l'intermédiaire du circuit pri¬
maire elle transporte la chaleur produite par la
fission vers l'échangeur de chaleur puis retourne
à la source chaude. Dans ce circuit, elle est
portée à environ 320o et donc pour éviter
l'ébullition, doit être maintenue à très forte
pression. Au niveau de l'échangeur, elle cède ses
calories à l'eau du circuit secondaire qui entre
en ébullition, se transforme en vapeur d'eau,
passe dans les turbines qu'elle actionne. Conden¬
sée et refroidie (pas totalement) elle est rejetée
dans le source froide (rivière, océan). Pour des

sans

Vapeur

(4) Les U.S.A. ont tellement peu confian¬
dans ce système qu'ils expérimentent dans le
désert de l'Idaho, le fonctionnement du circuit
de secours en cas de LOCA (perte de produit
effet.
10

L. OC.

(6) L'E.D.F. fait état d'un rendement de
l'ordre de 28 % pour la centrale de St-Laurentdes-Eaux.

�Devant de tels inconvénients, l'E.D.F. a
cherché une solution de remplacement au rejet
direct. Ce sont les tours de refroidissement; il
semble que l'on ne puisse guère trouver mieux

point de

-

d'étapes où s'effectue une concentration
en un lieu précis
de la radioactivité naturelle,
l'usine de retraitement du combustible (La
Hague) est celui où les fuites sont les plus
importantes (1 à 2% de perte). Enfin les
solutions techniques actuelles au
stockage
des déchets sont loin d'être
satisfaisantes,
malgré l'optimisme aberrant des pouvoirs
publics

vue

de formation de brouillard. Tout cela étant

sans

doute pour l'E.D.F. des inconvénients mineurs.
« Le développement de l'énergie nucléaire repré¬
sentera un immense bénéfice pour la santé de
l'homme car il mettra fin à la production

d'énergie par les moyens actuels qui sont très
polluants ». Lorsque l'E.D.F. avance de tels
arguments, oublie-t-elle que pour leur construc¬
tion, leur fonctionnement les centrales sont
associées à ce type de pollution ? L'énergie
nécessaire à la construction de la cuve en acier,
des bâtiments et autres, qui va la fournir ? sinon,
les

centrales

conventionnelles

à

pétrole qui, elles rejetteront force
poussières...

charbon

gaz

ou

sulfureux,

LES
En fin du

processus nucléaire se pose le
problème des déchets, et là, l'impasse
techno¬
logique est totale. Pour le comprendre, il faut
savoir ce que veut dire
période d'un élément
radioactif. Par définition, c'est
la durée à la fin
de
laquelle l'élément aura perdu la moitié de sa;
radioactivité (et non pas la totalité comme c'est
l'opinion couramment répandue). Par exemple
la période du
plutonium est de 24 000 ans, c'est
donc 240 000 ans qui sont nécessaires
pour que
le plutonium ne soit
plus dangereux (la radio¬
activité est alors le 1/1000 de la radioactivité
initiale). Qui peut sérieusement garantir que des

.

—

Les éléments radioactifs remontent, par ce

les écologistes appellent la chaîne alimen¬
taire, jusqu'à l'homme en se reconcentrant
des milliers de fois. Que signifie alors la no¬

solutions techniques seront trouvées
pour con¬
server des déchets
pour des durées de temps

tion de

la Terre ?

que

«

doses admissibles

dépassant celleMepuis laquelle l'homme

?

»

On ne sait déterminer avec précision l'in¬
fluence des retombées radioactives sur l'huma¬
nité. Mais il nous paraît important de noter que

(même L. Leprince Ringuet) ne con¬
les radiations provoqueront un certain
nombre de morts et de maladies diverses (can¬
cers, leucémies...) dans la population du globe
sans parler des risques génétiques qui risquent
de
compromettre irrémédiablement jusqu'à
personne

teste que

Au chapitre des pollutions non radioacti¬
mentionnons également l'immobilisation

ves,

des sites. Aux surfaces nécessaires

aux

centrales

(de 80 à 200 ha), il faut ajouter celles stérilisées
par les lignes à haute tension qui transporteront
le courant des centrales aux centres de consom¬
mation. « Il faudra tisser sur l'hexagone une
toile de 20 000 km de lignes à haute tension
soutenues par 40 000 pylônes de 40 à 50 m de
haut ». Ces « autoroutes aériennes », qui empêles, bien que ce soit permis, il n'est guère tentant
les, bien que ce soit permis, il n'est guère tentant
de construire, stériliseront 200 000 ha, l'équiva¬
lent d'un petit département. Certaines commu¬
nes, situées à des nœuds de lignes à haute
tension, vont donc souffrir.
.

•

l'existence de la

race

humaine.

LA

est sur

Là pour de petites quantités, on peut
espérer trouver une solution de stockage. Mais
en l'an 2000, ce sont des centaines de milliers
de m3 qu'il faudra traiter (1). Pour les envoyer
dans l'espace (certains y ont pensé), il faudrait
lancer 5 fusées Saturne V par jour ! Ce problème
des déchets condamne

en fait le choix nucléaire;
le droit de laisser un tel héritage aux gé¬
nérations futures, que serions-nous si les .Ro¬
mains avaient agi de même ?

a-t-on

FISSION.

L'atome

Citons

mémoire, le barrage de Naussac qui
va noyer
1 100 ha de terre agricole afin de
régulariser le débit de la Loire (celui-ci descend
à 50 m3 l'été alors qu'il faut 200 m3 pour les
seuls réacteurs de Dampierre).

DÉCHETS

tant

nuisances : les tours seront
hautes de 140 à 150 m (plus que les pyramides)
leur fonctionnement sera bruyant, accompagné
au

L'usine d'enrichissement (Triscatin), la fabri¬
cation d'éléments de combustible, sont au¬

Le

noyau:composé de protons(charges positives)

et

de

neutrons(charges neutres)

Electrons

enfin pour

égal à

Le

charges négatives.Leur

nombre est

celui des protons.

radioactif.

rayonnement
Trois

:

sortes

de

rayonnement

_Alpha:émission de particules d'Hélium.

_Béta rémission d'électrons.

Le processus

nucléaire

_Gamma:ray on X
fission.

La

neutrons

rP

émis

Dans le processus de production de l'élec¬
tricité à partir de l'énergie nucléaire on ne fait

généralement attention qu'au point crucial de
cette production : la centrale. Pourtant pour
mener une étude complète, en particulier sur les
dangers radioactifs, sur la sécurité du nucléaire,
il

nécessaire

est

de considérer

Les

assiste à
p

(E=mc

l'ensemble du

cycle de transformation du combustible de la
mine au stockage des déchets.

La

mais cette affirmation
compte de trois facteurs :
«

en

marche normale

»

est

ne

tient

interrompue

d'importants dégagements de
—

chaleur.

z

Dans

pas

un

réacteur

i^^-ralentisseur

une

fois par an pour renouveler le tiers du com¬
bustible fissile. Pendant cette opération,
sont presque

en

chaîne.(bombe A)

M. Boiteux, PDG de l'E.D.F.

raison,
La

)se transforme

réaction

°tr-

affirme « la radioactivité dégagée par une cen¬
trale en marche est négligeable » il a sans doute

—

perte de masse qui suivant l'équation d'Einstein

une

z

Les"fuites"radioactives
Lorsque

produisent de la chaleur et lors de la fission on

chocs

gaz

neutron

radioactif

inévitables.
de façon complète la pollution

Pour évaluer
radioactive de l'énergie nucléaire il faut, nous
l'avons dit, considérer tout le circuit du
minerai.

/

""Vi

»

l
\

11

L. OC.

^

"capturé"

�LA

SÉCURITÉ

:

A QUEL PRIX

?

Entre chacune des étapes de traitement
du minerai s'effectuent des transports de pro¬
duit radioactif : des accidents récents ont prou¬

vé les dangers que présentent pour la population
de telles manipulations. « Qu'en sera-t-il en l'an
2000 lorsque le parc nucléaire nécessitera de
1 000 à 1 500 transports par an de combustible

rJ.\

déchets durant la
même période » (la Recherche) ? D'où des ris¬
ques considérables de vols, d'accidents et de
possibilités de sabotage et pour les prévenir, la
mise en place inéluctable d'un système policier
que l'on peut à peine imaginer. Les risques sont
grands. D'autant plus élevés que les opérations
irradié et 1 000 transports de

eofi

minerai sont dispersés à tra¬
territoire. Les départements où sont
établies les centrales seront quadrillés, les routes
où circulent les convois, contrôlées, interdites...
de traitement de

vers

APPROCHEZ ÏÏHùkttES

tout le

3

d'un sabotage justifiera toutes les mesu¬
répressives et la télévision sera là pour nous
démontrer que c'est pour « notre » bien...!
La peur

ÏÏ£&amp;(EUÁS

ET

cfntrftles pqv*. le pr/x4e

BT elu

res

pfime

vovs

des

Le nucléaire

est-il
rentable ?

êh portez

etiplols

statistiques faites sur les réacteurs en fonc¬
qu'après un maximum de
0,7 la productivité tombe aux environs de 0,5
(D. Comey : « facteur de charge des centrales
à eau légère). On peut donc prévoir un déficit
de production de 30 à 35% de celle escomptée...
des

tionnement montrent

Sur le plan économique
Pour

répondre à cette question, nous res¬
dans la problématique capitaliste de la
rentabilité des investissements effectués. Ce sys¬
terons

calculent au niveau
de l'entreprise (même si celle-ci est un service
public). Pour nous, et cela est une orientation
fondamentale du système socialiste, nous éva¬

Indépendance.

energetique

tème veut que les coûts se

luons les coûts au niveau de la société. Toute
activité s'inscrit dans celle-ci au niveau des reve¬

qu'eEe fournit, mais aussi au niveau des
qu'elle provoque, des investissements
publics qu'elle nécessite... Prenons un exemple:
l'automobile : dans le système actuel le produc¬
teur (Ford, Renault...) ne comptabilise les coûts
qu'avant la livraison au client. La globalisation
nus

nuisances

des coûts à l'échelle de la société s'effectuerait
tenant compte des dépenses de l'Etat (des
contribuables) pour les infrastructures routières,
les emplois que cela induit (travaux publics,
garages) de la dépendance énergétique qu'elle
nécessite (importation accrue de pétrole) des
pertes de temps, de vies humaines qu'elle occa¬
sionne... Ainsi considérée, il n'est plus du tout
certain que l'automobile soit rentable.
en

Même

plaçant du point de vue
taliste, vision sérieusement restrictive, il
pas certain que le nucléaire Soit rentable.
est la conclusion d'une récente enquête
magazine économique.
en se

Capi¬
n'est
Telle
d'un

Du

point de vue énergétique, il est main¬
tenant prouvé qu'avant d'assurer notre « indé¬
pendance » le nucléaire va l'aggraver ; « En 1975
les centrales nucléaires en activité produiront
12 500 GWh (1), mais la construction en cours
des 9 réacteurs et des installations

14 500

annexes

assurer no¬

La production nationale
couvrira-t-elle nos besoins ? Que non. Les réser¬
ves
prouvées en France (106 000 T) seront
épuisées entre 1985 et 1990 ; on compte alors
en importer du Cameroun, du Niger... Ah ! on
comprend mieux : les pays arabes renâclent de
plus en plus devant une exploitation néo-colo¬
nialiste, on se rabattra vers d'autres pays plus
« sûrs » plus « tranquilles » dont on se hâte de
dire qu'ils font partie de « l'ensemble français »
(G. Vendryes, article cité).

Alors, rentable pour qui?
En fait, même si le nucléaire n'est pas
rentable pour la société française d'aujourd'hui
il a tout de même sa logique. « Il a ses avantages
pour les grandes firmes et l'État central. Parce
que seules quelques multinationales sont en me¬

•

pa/rte

belles
cetotfiftlesïj/

"NOUS
n'avons pas
le choix"
Ultime argument des promoteurs du nu¬
cléaire, malgré tous ses inconvénients, il est la
seule solution au problème de notre approvi¬
sionnement en énergie : « il y va de notre
indépendance, de la France, de l'avenir de notre
industrie, de notre bien-être à tous ». Eh bien
l'argument massu vient de prendre un sacré
coup de vieux avec la parution d'une étude de
l'I.E.J.E. (1) « Alternative au nucléaire ».

L'I.E.J.E. est le

«

seul institut d'économie d'é¬

lié institutionnellement à
». Ce qui est particu¬
lièrement intéressant dans cette étude, c'est
qu'elle ne se contente pas de détruire, mais
propose des solutions de remplacement. Après
avoir critiqué et rejeté le « tout nucléaire », elle
avance des solutions autres pour notre alimen¬
tation en énergie.
aucun

pas

centre de décision

de la

réaliser, la mégamachine nucléaire
l'entreprise et le pouvoir
monopole de grands groupes. Parce que les

sure

permettra de renforcer
ont

une

durée

de

vie

courte, elles offrent un débouché stable à la
grande industrie concentrée. Parce que chaque
centrale produit assez d'électricité pour une
grande ville, le nucléaire permet et exige une
centralisation et

une

concentration

accrues

du

pouvoir de décision, au détriment des autono¬
mies régionales et locales » (M. Bosquet, Le
Nouvel Observateur, 3/2/75).

(1) GWh

:

Gigawatt, milliard de watts.

(2) Facteur de charge
produite / capacité théorique.
12

L. OC.

CRITIQUES...

relativement

dé¬

GWh, d'où un déficit de
2000 GWh s'ajoutant aux importations norma¬
les de pétrole » (Dossier des Amis de la
Terre).

-

so/vt

wes

nergie qui n'est

de

« -

indépendance ?

tre

centrales

Sur le plan énergétique

pensera

Et le nucléaire va-t-il vraiment

eriti

moui/sav*

o'ihjstaĺĺdt/o/i/ //

Ensuite à la base de leurs calculs de ren¬
tabilité les ingénieurs E.D.F. comptent sur un
facteur de charge de 0,85 (2) alors que les étu¬

bnlore

: rapport

énergie

En

premier lieu, l'I.E.J.E. démontre que

les calculs faits pour assurer la compétitivité du
nucléaire sont falsifiés. Tenant compte de cer¬
tains facteurs — « oubliés » par les organismes
officiels — comme le coût social du nucléaire, le

développement des usages non spécifiques de
l'électricité (chauffage), le démantèlement d'une
centrale, un facteur de charge moins important
que prévu (cf supra), l'Institut en arrive à un
prix du KW/H nucléaire compétitif avec le KW/H
pétrole que si celui-ci atteint 19 dollars/baril
à l'importation (2). Analysant les processus de
décision des pouvoirs publics en la matière,
l'I.E.J.E. conclut : « les firmes pétrolières ont
su, par le passé, nous imposer un choix pétro¬
lier, les firmes nucléaires sont en train de nous
imposer un choix nucléaire ».

�lequel est envisagée la construction de 7 cen¬
trales; l'E.D.F. avoue que le Rhône dépassera
la température de 25°C pendant 36
jours à
Avignon et que la température de 30°C sera
atteinte quelques jours par an. Que devien¬

...ET PROPOSITIONS

Le postulat

adopté est : les sources d'é¬
nergie doivent être * renouvelàbles, nationales,
décentralisées, sûres, diversifiées ». Les experts
de PI.E.J.E. étudient alèrs les possibilités dans

dra la Méditerranée si l'on construit les 3

puissantes centrales envisagées (PORT-LANOUVELLE,
MARTI¬
FRONTIGNAN,
GUES).

cadre. "Leurs conclusions sont extrêmement
intéressantes.
ce

-

Le site de PON-

TEAU se trouve dans le prolongement du
plan d'envol des appareils de la base d'Istres.
Par ailleurs obligés d'éviter le survol des en¬
sembles pétroliers de Lavera et de La Mède,
les avions civils de
Marignanne coupent là

treprendre au niveau des transports, du chauffa¬
de l'architecture...

ge,

Développement des énergies douces,
géothermie, énergie solaire...
—

côte à 180 mètres de la centrale.
Déchets radioactifs.

Augmentation du potentiel hydro-élec¬
trique (construction de petites centrales...),
maintien de l'exploitation charbonnière...

Les centrales à

-

—

légère (sous licence américaine) prévues,
produisant plus de déchets radioactifs que les
filières graphite-gaz (françaises). Ces déchets
radioactifs très dangereux sont évacués vers
eau

Leur conclusion ? « Le
développement
massif du nucléaire ne constitue en aucun cas
la seule option possible ».

dommage

que

Devant
Le

vient de
avant

l'usine de LA HAGUE
(Bretagne). Notre ré¬
sera sillonnée de leurs convois.

gion

Les

dans cette partie qui

pose le choix en termes politiques, les experts
de l'I.E.J.E. ne prennent pas position.

&lt;

cathédrales

de demain

&gt;

Pour conclure sur cette étude, il nous a
intéressant de reprendre la comparaison
I.E.J.E.
D.G.E. des bilans énergie primaire en

est

en

général

assez

projet, les autorités ont réagi

ce

différemment

:

Conseil Régional pense qu'il con¬

livrer à un complément d'enquête
d'implanter la centràle.
Le

Dangers aériens.

On peut arriver à diminuer de 25% la
demande d'énergie en 1985, par une politique
volontariste d'économie. Les actions sont à en¬
—

Il est

Le recrutement local
faible ».

se

Conseil

Municipal de Martigues
près sur les mêmes posi¬
tions. Celui de Port de Bouc (également
P.C.F.) au contraire, a catégoriquement con¬
damné le projet.

(P.C.F.) était à

peu

Un comité est né, qui se
mardis à Martigues (Bourse du

réunit tous les
Travail). Com¬
posé de représentants des municipalités de
Martigues et de Port de Bouc, d'habitants
(de plus en plus nombreux) mais aussi de
gauchistes locaux, il a été d'abord un champ
clos d'affrontements idéologiques, avant de
devenir, de façon beaucoup plus utile, une
arme contre les centrales. Actuellement, il
semble que les représentants de la municipa¬
lité de Martigues en arrivent à des positions
beaucoup plus intéressantes, allant jusqu'à
remettre en cause la nécessité de l'énergie
atomique.

paru

-

1985.

Le nucléaire:

Implantation d'une

Un choix

centrale à

Martigues

Au-delà des critères techniques et de
rentabilité se pose avec le nucléaire un choix
fondamental : quelle société pour demain ?

Un site nucléaire est

envisagé à Ponteau, près de MARTIGUES; il s'agit d'une
centrale à 4 réacteurs de 1 350 MW et il faut

signaler qu'aucune centrale de cette puissance
ne fonctionne dans le monde. En
laissant de
côté les dangers communs à toutes les cen¬
trales, nous allons voir quels sont les problè¬
mes particuliers au site de
MARTIGUES.
Environnement urbain. — La brochure
E.D.F. affirme « le site est isolé ».

MARTIGUES à 6 km
28 000 h dit

Centrale

nucléaire, sur le littoral méditerranéen.
Projet d'intégration dans le site.

(24 novembre 1974.)

Le uaouoL*-

Transport de l'énergie électrique.

—

L'é¬

lectricité produite doit être transportée par
câbles haute tension vers les grandes agglo¬

mérations, ce qui nécessiterait, pour la cen¬
trale de Martigues, une nappe de câbles de
600 mètres de largeur au total. Ces « auto¬
routes électriques » ne peuvent emprunter

en

fait 40 000 h

PORT DE BOUC à 6 km
14 000 h dit E.D.F., en

ni les routes ni les trouées de chemin de fer,
ni celles des autoroutes et il est interdit de

fait 22 000 h

planter des arbres sous leur passage. Exemple, •

LAVERA à 3 km, 5

E.D.F.,

la commune deCUBZENAlSen Gironde sera

200 h

MARSEILLE à 30 km, 900 000 habitants.
C'est effectivement un site très isolé !
Les États-Unis exigent 20 km entre une cen¬
trale et les habitations les plus proches.

Pollution thermique. — La centrale se¬
rait refroidie par l'eau de mer, ce qui signifie,

centrale de 4 tranches, 200 000
litres d'eau pompés par seconde et rejetés
pour

une

réchauffés de 10°C (c'est le 1/4 du débit du
Rhône à Givors). A VENDELOS en Espagne,

où la centrale de petite taille ne pompe que
30 000 litres par seconde, il n'y a plus rien
dans la mer dans un rayon de 8 km autour
de la centrale. Négligeant toute réalité
régio¬

nale,

transposé un modèle de refroidis¬
qui fonctionne bien pour un réacteur
de faible puissance, en Angleterre où les eaux
sont froides, les marées et les courants im¬
portants. On ne peut pas comparer avec la
Méditerranée qui est une mer chaude, fermée,
déjà très polluée (voir pollution des poissons
par le mercure) sans courant, sans marée. De
plus la Méditerranée reçoit le Rhône sur
on a

sement

surplombée par 5 couloirs de câbles de lar¬
geur 160, 175, 215, 480 et 570 mètres.
Environnement industriel.

La région
l'étang de Berre produit : 35 % du
pétrole national, 35 % de la pétrochimie, 15
à 20 % de la sidérurgie, abrite un parc
à mu¬
nition, une base aérienne militaire avec bom¬
bes atomiques, reçoit des pétroliers de
200 000 tonnes et doit abriter à terme plus
—

ouest de

de 500 000 habitants. Un site isolé.

Impact économique.
cisif est souvent
la région ». Pour
à l'E.D.F.

L'argument dé¬
emplois pour
la réponse laissons la parole

«

—

cela fera des

La construction de la

centrale, com¬
grand chantier, a des effets socioéconomiques. A la main-d'œuvre de génie
civil, peu qualifiée, recrutée sur place ou
constituée de travailleurs immigrés, font suite
«

me

tout

des monteurs électriciens et mécaniciens qua¬

lifiés en
titulaires

majorité envoyés

d'œuvre,

venue en

des

contrats.

par
Toute

les Sociétés

cette^ main-

majorité de l'extérieur...

sauf cas particulier les dépenses correspon¬
dantes ne bénéficient donc pas à l'activité

régionale.
(1) I.E.J.E.
et

Économiques.

:

Institut d'Études Juridiques

(2) Contre 2,80 dollars

officiels.

les calculs

Lorsque M. D'Ornano avoue (innocem¬
« l'énergie solaire n'a qu'un défaut,
elle ne peut être centralisée », il nous donne
l'argument fondamental qui a décidé du
ment)

choix

exploitée

par

250 à 300

agents de l'E.D.F., il s'agit d'une main-d'œu¬
vre

qualifiée, formée dans d'autres centrales.
13

L. OC.

nucléaire

:

il renforcera

le caractère

technocratique, hyper centralisé, d'inégalité
de la société d'aujourd'hui. Cette société qui
est celle d'une classe et que le nucléaire para¬

chèvera.
Plus que jamais, parce qu'ils seront les
seuls à savoir faire fonctionner la mégama¬

chine nucléaire les technocrates de l'adminis¬
tration décideront pour nous. Que pèseront

l'individu, les autonomies locales face à elle ?
l'approvisionnement en éner¬
gie on assistera à un renforcement de la cen¬
tralisation du pouvoir, au regroupement entre
des mains « sûres » (une caste de techniciens)
Par le biais de

de l'essentiel des leviers de commande de la

société,

pour

l'apparence on laissera aux gens
politique traditionnelle.

les hochets de la

Face à eux la masse ouvrière travaillant
dans les usines classiques verra s'accroître son

exploitation et

son

aliénation.

La vulnérabilité du nucléaire

justifiera

la mise en place d'un système policier excep¬
tionnel : moyens de surveillance, de contrôle,
de prévention. Ce qui signifie encore plus de

fichage, de vérification... Et la fin du fin, des
supers contrôleurs pour contrôler ceux qui
contrôlent.
Face à

tel pouvoir, à une telle tech¬
tel appareil de répression, les
gens seront désarmés, ils se réfugieront dans
l'acceptation de l'inévitable, du progrès. L'é¬
cole, la télévision, la presse officielle seront
là pour leur enseigner le respect du nucléaire
et avec lui les quelques milliers de techniciens
qui le font fonctionner.

nique, à

un

un

Cette question de société, le pouvoir
soigneusement de la poser, afin d'éviter
une prise
de conscience politique qui ne
pourrait aboutir qu'à une revendication de
pouvoir. Personne ne le fera à votre place.
évite

La centrale est
pour

politique

�NADINE est pharmacienne ; ayant fait des
de

études

géologie et de biologie.

Des camarades de « L. OC. »
sont allé discuter avec elle des
l'atome

«

Montpellier
dangers de

».

radio¬

L. OC. — Qu'est-ce que la
activité ?
NADINE.

La

—

radioactivité

est

une

priété fondamentale enfouie au cœur

pro¬

la
(température,
pression...
agents
chimiques) ne peut empêcher de
s'exprimer. » Seul, le temps est le moyen
de voir s'atténuer cette propriété particulière
de certains types d'atomes instables.
matière

rien

que

L. OC.

de

Qu'est-ce qu'une

—

irra¬

diation ?
NADINE.

Exposition

—i

d'un corps à un
Ces rayonnements

rayonnement radioactif.
sont de 3 types :
1

Les rayons

—

Gamma

les

comme

rayons

X, leurs parcours dans la matière est élevé.
2

Les

—

Béta à charge

rayons

électrique

négative, leur pouvoir pénétrant est modéré.
Les rayons Alpha électriquement char
3
gés ont un pouvoir pénétrant très faible.
Pour chaque type de rayonnement, il exis¬
—

te des

rayonnements

cinétique et

gie

mous

-

des

-

à faible éner¬

rayonnements

-

durs

».

On doit tenir compte de la distance séparant
l'émetteur et le
de protection.

récepteur

L'absorption des
de

car

c'est

un

moyen

rayons est un autre moyen

de 3,2 cm de
plomb, de 20 cm de béton et de 42 cm d'eau
protection,

ainsi

écran

un

réduira au dizième de
du cobalt 60. Les

le

rayonne

rayonnements Gamma

jamais totalement

sont

ne

valeur

sa

ment

absorbés

ou

ar¬

rêtés.
Pour fixer les idées, voici

quelques-uns des
obtenus par fission

Les dangers

les eaux, pouvant de ce
des nappes phréatiques, des
nes
de pêche côtière.
par

risques en fonctionnement normal
importance bien supérieure, car
ils ont un caractère cumulatif et permanent
et un aspect plus discret pouvant masquer les
dangers à long terme, pour les techniciens

2) Les

d'une

sont

comme

le public.

pour

Ils sont de trois ordres

:

tanche.
Le réchauffement des

fleuves

(ou de l'air)

s'enregistrera

niveau

des

aussi

au

des

rayonnements

sur

entendu

c) L'irradiation interne

sieurs éléments radioactifs

b) L'irridiation

externe

:

la

Dans

origine»

solution

Dangers

Ils sont de deux ordres

d'une

mique,

voir

sous

traînerait

avec

celle

Ccirbotit -^4

Pi

centrale

Sb-onhvm %H

Dans

—

la

nature,
se

—

Certains

ou

plu¬
mani¬

radioactifs

éléments

naturels

stables

dont il
C'est

développement.
pour
son
l'iods se fixera au niveau
Cés.um

137

se

de

la

besoin

a

ainsi

que

thyroïde, le

localise surtout dans

physique.

ft'riode-

biolo^t'qve

c.rr.fi.

le

sang

ctr&gt;J

joues

3

Jours
an-S

3

rK&gt;-\
Í air)
.

SAcT*

[ours

2 ^

nu// c

■X-

AO

3'I£W
i

^

4HU/

*

*41 H

or

Curie,

3IC"'tWr]

-20 jours
JS

S&lt;?oo

Q.pfl.

ff

-

~a
corpa

*
air

bombe

Pîui'on

Ce,.ùY.)
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c.

Xcrvo» -^33
C

e sfvm

Bouryum

-*3 7-

AUO

Uranium

ZiS"

Oranivm 4

Vluhonlvm

0 n

f3

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O)

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Jr

5*4

Jours

itfon

3%

&lt;*-, Jr

,

j

C (011 */0

%

)

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( 6il'/c)

t

p-

naVu re.f
urtnium lit

14

L. OC.

&lt;*&gt;
d

Jours
Jovrj

ii ans

0

ans

JIS0

6&gt;

tOr/&gt;J

^io'1

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_
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Jour*

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A

^

COLVL.

6

mo'*s

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24

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%, 4
S, i

(i-

ton

Pis* ton

Í

ZH

fi-

S-/3V»)
/

ato¬
en¬

a~

ton

—

Sh-onh'um HO
"Io é

l'influence d'une surpression,

contamination

l'air, la boisson

utilisés
l'organisme qui assimile
par
bien les isotopes radioactifs
que
les

produits

fVrìode

/3"

ftryon 4o

P1's&amp;

Krypton

en

dans
un
rayon
de
kilomètres au plus, périmètre de
protection généralement respecté dans l'im¬
plantation des centrales. Il est toutefois in¬
quiétant que les réacteurs soient situés sur
les rives de cours d'eau (ou de mer), car,
en
cas
d'explosion, de considérables quanti¬
tés de produits de fission seraient véhiculées

quelques

aussi

«41 on

:

d'une

réac¬

nucléaire

1) Les risques accidentels, quoique rares
(car de nombreux dispositifs de sécurité sont
prévus pour bloquer la réaction de fission).
On ne peut être sûr qu'ils n'existent pas.
L'explosion mécanique d'un réacteur qui
à

venir

les

par

nourriture.

sont

r

Q,eHv«.H'ori

Ok&lt;;hVa,J&gt;i'oti

fonctionnement ?

rien

e mission

(Hj) comp/cj

Tri Kern

flcgon U'i

risque-t-elle d'entraîner l'espèce hu¬
maine dans une impasse biologi¬
que ?

n'a

contaminer

et

corps

s'échapper des

Cvri*

(voir tableau)

—

teurs

NADINE.

ra¬

est

éléments.

La

les profes¬

festent et font partie de la vie et de
l'environnement ; en quoi sont-ils
utiles à la vie ?

de
égale à celle dégagée par
une
explosion nucléaire de 10 Mégatonnes,
soit 500 fois la bombe d'Hiroshima, quant au
Plutonium, sa production atteint environ 100
Strontium 90

le

pouvant

L. OC.

quantité de
réacteur après

centaines de tonnes de
même temps, la quantité

»

sont les irra¬

ce

:

dans

radio-éléments
la

entraînerait au moins une
élévation
de 10° C de la température des eaux.

Ra&amp;0eVmtni*3

pour un radio-élément quel¬
exigerait l'absence de toute autre
pollution ce qui est rarement le cas. Les effluents étant constitués de mélanges de radio

NADINE.

délivrées

France

conque

—

rayonnement naturel
et v,„ ab,

«

de l'ordre de 150 m Rem/an
suivant les régions ;
aux
normes
admises
pour

que

ves, une
tration maximale

L. OC.

;

doses de

aux

loi : 170 m
de la popu¬

l'ensemble

me¬

les doses étant additicontamination atteignant la concen

est

lation
—

pour

l'or¬

humain.

ganisme
Il

effets

seule irradiation corporelle ;
aux
doses admises par la

diations

le

=

mortelle de rayonnement
est de l'ordre de 600 Rem en une

Rem/an

climats

dium.

les

—

an¬

dépasser

quantité

qui

le

l'émission de rayonnement, sa période
physique (temps qu'il faut pour que la radio¬
activité soit diviste par 2), sa période biolo¬
gique (durée du séjour du contaminant dans
l'organisme), la concentration (CMA) et la
quantité maximale (RMA) calculées pour une
norme
légale d'irradiation de 170 millièmes

surant

la

régime des brouillards,
des pluies, du verglas, des vents.
On calcule que compte tenu
de la con¬
sommation prévue
en l'an
2000, soit 1.000
milliards de kwh., le dégagement de chaleur
pour la quantité d'eau courante annuelle en

affectant

locaux

de

Rem/an +.
Rœtgen Equivalent Man, unité

—

dose

sionnels, soit 5 Rem/an.

l'équivalent

Rem

admises.

sécurité

Au voisinage d'une centrale, la
nuelle de rayonnement ne doit pas
ôm Rem (millième de de Rem).
On peut comparer ce chiffre à :

—

radio-éléments contenus par un
un
an
de fonctionnement
est
considérable.
Une
centrale
de
1.000
mégawath produit

de

de

a) La pollution thermique : la centrale nu¬
cléaire ne parvenant à transformer en travail
que le quart de la chaleur qu'elle dégage, les
3/4 en seront emportés par le circuit secon¬
daire, en d'autres termes par l'eau de la ri¬
vière. Cette pollution est nocive pour l'en¬
vironnement naturel et humain parce
qu'elle
va éliminer toute une gamme d'espèces étroi¬
tement adaptées aux conditions actuelles.
Ex. : pour les pêcheurs : truites, saumon,
ombre, lavaret, fera, omble chevalier,' quit¬
tent les lieux dès le réchauffement,
laissant
la place à une masse de poissons de qualité
plus qu'inférieure : crème, chevesne, carpe,

radio-éléments qui sont
de l'uranium 235 ou qui
existe à l'état na¬
turel.
Pour chacun seront donnés outre son ori¬

gine,

kg pour 500 tonnes d'Uranium naturel au
départ. Ce qui, compte tenu de la toxicité du
Plutonium (mortel à
0,7 micro-grammes) re¬
présente une quantité mortelle pour 140 mil¬
liards d'individus, soit 40 fois la population
actuelle de la planète.
Il est certain que de nombreuses précau¬
tions sont prises et que les écrans de béton
permettent ainsi de séjourner près d'un réac¬
teur sans dépasser en principe les
normes

fait contaminer
lacs ou des zo¬

* ans

000 ans

200

t

anj

6

J

.

Ao

^
air

î.-to"6

corjos

.

�mentionne

du nucléaire
désintégration). Des dispositifs de réten¬
par absorbtion sur certains charbons ac¬
tifs à très basse température ont été mis
la

sion

ooint

au

le coût de l'installation est estimé
francs actuels pour une centrale

;

à

875.000

de

1.000 mégawhatt.
Le problème du stockage

à long terme des

déchets radioactifs n'est pas résolu et ce ne
des solutions de sciences-fiction com¬
sonc
me
l'envoi dans l'espace qui apporteront la
sécurité nécessaire.
On se résigne àl'heure

actuelle au stockage
condamnées ou des
puits et des galeries de mines désaffectées
ainsi qu'au rejet dans des fosses sous-mari¬
nes fgoife
de Gascogne) des produits enro¬
dans des aires à jamais

bés

dans

ciment

un

enfermés

et

dans

des

Uiners.

co

Les

d'étanchéité, compte

normes

l'action

de

coriosive

tenu de
de l'action
dépassant

du rayonnement et

interne

l'eau

de

mer,

ne

guère 10 à 20 ans, bien inférieures donc à la
période de la plupart des radio-éléments
contenus.

d'autres

En

termes, à l'échelle d'une gé¬
humaine ou plus, la radioactivité se

nération

dans l'eau de mer I
Nous ne disposons donc pas
d'une solution satisfaisante au
retrr.uve

les muscles tandis que

et

mima

le

Calcium

ment dans les os

se

le Strontium 90 qui
préférentielle-

concentre

;

Le Triutium

(H 3) se retrouvera dans tout
le coips puisqu'il pourra remplacer
l'hydro
gène (H) dans l'eau, et par le mécanisme de
la photosynthèse, il est intégré dans les su¬
cres des végétaux.
Le Carbonne 14 et le phosphore 32 sont
assimilables aux mêmes
problèmes que le
Tritium. Le radiophospohse se retrouvera lui
dans les
molécules telles que les acides
nucléiques (A.D.N.).
Tous

radio-éléments

ces

parviennent

au

humain par l'eau, l'air, les aliments.
Grâce à la période biologique, il est possible
de voir les possibilités d'élimination des ra¬
dio-éléments. On voit ainsi que le Plutonium
est pratiquement non
éliminable à l'échelle
corps

humaine.

L. OC.

— Y a-t-il d'autres
dangers
manifestations qui peuvent aug¬

ou

menter la radioactivité ?
NADINE.
été

ont

la

—

Les

reconnus

sécurité de

essais

comme

«

nucléaires aériens
une

un
danger grandissant
chaque enfant à naître. »

constituant

santé

de

menace

l'homme dans le monde

pour
entier

pour

la

tout

le

pari

technologique.

programme

L. OC.

—

à partir du moment

jetés

où ils sont
la centrale ?

par

NADINE.

—

se fait-il qu'en
poisson ou d'autres
aliments, on puisse absorber de
grandes quantités de radioélé¬

ments ?
PERKINS et
NIELSEN, ont signalé que divers organismes
aquahques étaient capables de
concentrer
plusieurs milliers de fois des éléments radio
actifs

spéciaux les produits en question vers
de traitement spécialisées (la Hague), on laisse « refroidir » les barreaux
(éléments radioactifs que l'on met dans le
réacteur, Uranium enrichi) pendant quelques
mois dans des piscines afin
d'éliminer les
radio-éléments de vie courte, qui représen¬
tent
90 % de l'ensemble.
Dans certaines
centrales, l'Uranium et les produits de fission
sont dissous par attaque acide puis séparés
par voie chimique. Le Plutonium 239 est con¬
servé à des fins militaires; on récupère aussi
une
grande partie de l'Uranium 238 non
transformé, mais aussi du Strontium 90 et du
usines

Céshm

137.

;

ex. :

90

ou

Césium

Rennes

ff— •» Caribou
Strontium 90

——

Homme

•

Vache

lancton

»

Herbivore
Carnivore

Par le
me

se

»

Homme

Phytop
Poisson

——»
»

Poisson

Homme

jeu des chaînes alimentaires, l'hom¬
indirectement le plus
grand

trouve

collecteur

de

radio-éléments.

plus sensible
tuer un

»

Phosphore 32
Zooplancton

ou

»

»

Végétal

Lait

Strontium 90

Lichens

»

Iode 131

ou

»

137

Lappons
Esquimaux
»

:

Il

est

aussi

le

il faut 400 à 600 Rem pour

homme, 20.000 Rem pour un escargot,

1.200.000

Rem

pour

un

virus.

L. OC. — Les rayonnements peu¬
vent-ils à faible dose déclancher des
cancers

?

c'est-àle capital gé¬

des mutations ?

dire mettre

en

cause

nétique et l'avenir même de l'espèce
humaine ?

Pour les gaz, la quantité dégagée au mo¬
du traitement des
barreaux, peut at¬
teindre plusieurs
centaines de milliers de
ment

Curie (unité qui sert à mesurer

ambiante

lac canadien contaminé par

Strontium

vois

les

l'eau

dans

contenus
un

l'intensité de

NADINE. —• Aux doses fortes et moyennes
relation
sensiblement
proportionnelle

une

existe

«

duire des

entre

dose
15

et

effet
L. OC.

biologique.

On

et

osseuse

ne

leucémies
du sang.

ou

de

cancer

la

moelle

»

Lorsque les doses sont faibles, les effets
sont ni immédiats ni généralisés
à tous

les

individus.

ni

sur

Les

chiffres

ne

peuvent porter

population étendue ni

une

sur

lon¬

une

gue durée.
Les diminutions

de cellules sanguines (po¬
lynucléaires et plaquettes) et des leucémies
ont été signalées pour des doses de l'ordre
de

Rem/semaine. Si

0,3

mécanismes

considère

l'on

les

les radio-éléments
peuvent affecter la matière vivante, on peut
évoquer 2 niveaux mettant tous deux en
cause
les acides nucléiques (A.D.N.), cons¬
tituants essentiels de gènes
des chromoso¬
mes d'où révèlent d'une part la transmission
du patrimoine génétique lors de la reproduc¬
tion par les gamètes, d'autre part la synthèse
des protéines (dont le dérèglement est res¬
ponsable, entre autre, de maladies métaboli¬
ques et des processus de cancérisation).
Lorsque le rayonnement d'un atome voisin
de ces A.D.N. (par exemple le Radio-Stron¬
tium proche de la moelle osseuse) frappe ces
derniers, il peut en provoquer la cassure
structurale avec modifications de ces proprié¬
tés

lesquels

par

biologiques.

Bien

l'A.D.N. chromosomique soit

que

sou¬

renouvellement de sa structure, l'espoir
restauration semble être démentie par

mis à

d'une
le fait que l'A.D.N.

nouveau est synthétisé
conforme de l'A.D.N. préexistant.
Les conséquences de ces faits ont donc tou¬

copie

par

chances d'être
lièrement grave au

tes

cumulatives,

niveau
notamment féminins

xuels,
ovules

est

déterminé

dès

des
où
la

fait

particu¬

organes

le

stock

naissance

se¬
en

pour

la vie.

Dans

Des Américains,

—

du Stontium 90, les os des perches et des rats mus
qués contenaient 3.000 à 3.500 fois plus de
radio-eléments
FOULQUIER et
que
l'eau.
GPAUBY
ont
montré
que
les végétaux
n'échappent pas à la règle, certains peuvent
retenir
78 %
de la radioactivité ambiante,
s'enrichissant d'un facteur 460 par rapport à
l'eau. Les lichens dans les régions nordiques
ayant assimilé du Strontium 90 et du Césium
13/, après avoir été absorbé par le renne
et le caribou, ont contaminé les Lappons et
les Esquimaux.
dans

chez l'homles valeurs
étant plus afibles chez l'enfant, plus encore
chez le fœtus. Le professeur MATHE écrit :
Les radiations ionisants... appliquées à do¬
ses
plus faibles (quelques dizaines de Rem)
donc non rapidement mortelles, peuvent in¬

toute

NADINE.

re-

Avant de transporter par con¬

Comment

—

absorbant du

»

On ne peut détruire les
L. OC.
déchets radioactifs, leur importance

actuellement
problème et
actuel est engagé sur un

que le taux de cancer
doublé pour 50 Rem,

serait

meme

l'hypothèse où plusieurs atomes

cons¬

titutifs de l'A.D.N. seraient des radio-éléments
tels

Tritium, Carbonne

14 et Phosphore
atomes sera trans¬
muté en Hélium 3, Azote 14 et Soufre 32.
Il y a donc une véritable mutation chimique
que

32, chacun

de

ces

trois

de l'A.D.N. et du géne correspondant incapa¬
ble de transmettre le bon message protéïque

transmettant un faux mes¬
même mortel. Puisque bien
généticiens pensent que la radio-activité
naturelle a joué un rôle dans l'évolution des
espèces, on admet donc en acceptant une
ou

génétique,

sage
des

nocif

ou

ou

radio-activité

artificielle

du

même

ordre

de

la première, de doubler le taux
de mutations et de risque de cancérisation ;
si le cancer est plus traumatisant sur le plan
individuel, il est bien plus grave qu'une per¬
sonne en
apparente bonne santé puisse don¬
ner naissance à un individu dégénéré.
En conclusion, on ne peut manquer pour le
moins d'être frappé de l'attitude qui consiste
à engager sans aucun recul expérimental (à
moins que notre génération et les suivantes
ne
constituent les cobayes d'une expérience
délibérée) l'avenir d'une espèce, alors que les
généticiens exigent pour leurs expériences
de laboratoire des dizaines de
générations
successives pour juger de l'influence possible
d'un facteur ultragéne.
Nous sommes donc
placés en face d'une politique de pari géné¬
tique, de « risques incalculés » à l'échelle
de l'espèce. La réponse, si elle se révèle dé¬
favorable, ne permettra pas la marche ar¬
grandeur

que

rière.
Plus

qu'un risque de pollution des corps,
problème ne pose-t-il pas celui du respect
de la liberté individuelle devant
le progrès
technique ? Ceux qui croient pouvoir prendre
aujourd'hui, au nom de tous, de telles déci¬
sions, auront certainement à rendre compte
aux générations
à venir, il s'agit là d'une
responsabilité morale très lourde à porter.
le

Cet

article
du

documents

a

pu

C.'E.Z.

être

réalisé grâce aux

�Des enfants

qui

participé à 3 journées
de loi HABY.

d'action contre le projet

première, le 10 mars. à la suite d'une
générale, les élèves présents dans
la proportion des deux tiers,
soit environ
1.800, se sont montrés favorables à une jour¬
née d'information sur le projet] de loi
de
La

recteur.

lecture des grandes lignes du pro¬
nous
avons
travaillé en commissions
étudier chaque secteur, une commission

Après

pour
maternelle

et

primaire,

une

la

petite

flagrante entre manuels et intel¬

• Avec l'essor industriel, on voit dans les
60 le pouvoir passer rapidement aux
mains de la grande
bourgeoisie, détentrice
du capital.
Cet essor industriel exige une
années

main-d'œuvre

commission

col¬

lège, etc...

plus qualifiée, le mythe court

:

Ara

pas cap d'O.S.,
cal de technicians
solôment », l'école devient moyen de promo¬
tion sociale pour les classes moyennes no¬
«

tamment

vrière.

et

pour une partie

fonctions de

Les

de la classe

manœuvre

et

ou¬

O. S.

confiées à des travailleurs immigrés.

sont

assemblée

jet,

c'est

50,

années

lectuels.

l'affirme.

cher ancien

les

C'est

la

à

course

la

scolarisation

et

aux

diplômes.
O Mais la machine n'a pas marché comme
prévu ! La machine scolaire s'est emballée :
trop de monde à l'intérieur, pas d'emploi à
la sortie. Ce ne sont plus des emplois qua¬
lifiés dont a besoin la grande
bourgeoisie,
il ne faut plus former des travailleurs quali¬
fiés, ça coûte trop cher (d'autant plus que le
capitalisme est en crise).

Le soir, l'unanimité des élèves s'est décla¬
rée solidaire de la journée nationale du jeu¬

di 13. Pendant ce temps, « Riton », notre pro¬
lieutenant-colonel a envoyé à chaque

viseur

-

parent une lettre, leur demandant quelle était
la cause de la non-participaiton aux cours de
leurs enfants et précisant que si la chose se
produisait à nouveau, dans les jours à venir,
il se verrait contraint à prendre des sanctions.

Malgré les mesures d'intimidation de la
de l'administration, le jeudi, le lycée
était en grève à 80 %.
L'après-midi, nous
part

étions

millier à manifester dans les artères

un

nous

mis

sommes

en

grève

encore

le mardi 11, une délégation s'est rendue chez
le proviseur, lui demandant le droit d'afficha¬
ge libre car les affiches mises dans les halls
le

jeudi 13 informant les élèves non-grévistes

de ce qu'était le projet HABY avaient été
arrachées par l'administration moins de cinq
minutes

après leur

pose.

M.

le Proviseur a répondu que l'affichage
libre, il faut simplement passer à la
censure dans le bureau du surgé.

D'abord créer

—

soit

ne

pas

haut

fascistes

qui nousl gouvernent

disent que

nous

de là-

l'on est libre...

Nous le sommçs en effet :
s'entasser et travailler à Paris

libres
ou

de

d'aller
crever

de faim au pays. Libre d'afficher selon
bonne droiture bourgeoise ou s'abstenir
REPRESSION

non

Avec

loi

la

bouche

accrue

Les

dé¬

le

autres, fils

bretons,

d'ouvriers, de

paysans

oc¬

corses,

crèveront de faim ou bien seront amenés
à rentrer dans les flics où, après un bourrage
et

de
la

crâne

gueule
La

loi

bien

fasciste,

aux paysans

HABY

ne

ils

pourront

casser

et aux ouvriers.

doit pas passer.
OC.

VICHY.

On sait qu'un gosse de cadre, de patron...

n'acquiert

pas la même forme d'intelligence,
de culture qu'un gosse d'ouvrier, de paysan.
La réforme HABY les institutionalise et les
accroît de la maternelle
à
l'université par
des enseignements plus ou
selon « l'intelligence » de
«

intelligents

Sélection

—

de réforme tente de renforcer la
capitaliste du travail. L'école fournira

Le projet
division
le

nombre

exact

nécessaires
et

cadres, techniciens, OS,

fonctionnement de l'entreprise

plus.

pas
—

au

de

Le

C'est

patronat a la mainmise

lui

qui

cessaires.
«

S.m.i.c. intellectuel

On délivre à l'élève

Le code intérieur de l'établissement dis¬

—•

cuté

»

savoir minimum,

on

disparaître les matières prêtant à réflexion
(philo, histoire, géo).
Moins on réfléchit, plus on est malléable.

Il

ara

?

—.

Sortie

cours

s'agit de nous donner les moyens pour
la lutte des lycéens soit aussi la lutte

des

travailleurs
en

instaurant

le débat à

la

base,

rejoignant les luttes qui sont menées
par les travailleurs.
Le 12 février, M. HABY
lançait un projet
de réforme du système éducatif.
Ce brave homme sait de quoi il parle : ce
n'est pas un de ces hommes politiques à qui
on donnait un ministère en récompense. Non,
—

c'est

en

un

recteur.

aux

technicien de l'éducation, un ancien
Et son souci premier, c'est l'effica"

c'est-à-dire
intérêts

de

libre

subordonner l'enseignement
bourgeoisie.

la

16

L. OC.

;
en

d'absence

cas

des

;

La diffusion d'idées ou de documents
forme de revues, journaux, tracts, affi¬

«

ches, appels,

se

d'accès

située

à

lycée

».

mais

circulations
—

du

fera dans

une

l'écart

salle libre
grandes

des

Une place plus importante est faite aux

langues et cultures régionales, notamment au
Bac. Le statut de 2e langue vivante est ac¬
cordé dans le 2e cycle
de l'enseignement
long. Une fois de plus, on lâche du lest du
de « l'élite ». Rien n'est fait du côté
du primaire et du secondaire court. On favo¬
rise les belles lettres et on oublie les
tra¬
vailleurs. C'est sans trop de danger essayer
d'être
conforme aux
recommandations
de
tures

relatives

aux

langues et

cul¬

minoritaires.

Au premier abord, le projet HABY semble
s'inscrire dans la même lignée que ceux de

prédécesseurs (de FOUCHET à FONTANET). On se trouve là encore dévant un pro¬
jet global (intégration de réformes ponctuel¬
les
ROYER
dans un ensemble) visant à
inféoder l'école aux « intérêts économiques »
c'est-à-dire du grand capital. L'analyse en a
déjà été faite et tout le monde est d'accord
pour dire que c'est le projet le plus réaction"
naire jamais proposé.
Il nous semble cependant que la
réforme
ses

—•

que
—

les élèves

par

l'U.N.E.S.C.O.
un

fait

E

»

les sorties
Pour tenter de désarmer toute opposition»
HABY lâche sur un certain nombre de points
secondaires :

côté

réglera le débit du nombre
lui sont né¬

d'O.S. et d'ouvriers qualifiés qui
—

moins approfondis
l'élève ; les moins
étant régulièrement dirigés
type loi ROYER.

vers

—

cité,
L.

LES DISPOSITIONS
DU PROJET HABY

sous

si¬

basques, ou autres,
la majorité, quoi I feront le boulot déguelasse

citans,

force qui
front anti-

—

I

HABY, la sélection

vague

la

dépistage d'une élite, de technicistes formés et employés selon les
be¬
soins de la
grande bourgeoisie fascisante
dirigeante.
sur

un

ou le témoin d'un « n'i a pron » des
lycéens.
Développer la solidarité lycéens - tra¬
vailleurs : les enseignants n'ont pas le mo¬
nopole des questions relatives à l'enseigne¬
ment, les travailleurs ont leur mot à dire.
Par le biais de l'emploi et de la situation
du chômage, on peut mettre ensemble
sur
pied de nouveaux terrains de lutte.

était

Les

rapport de

un

simplement

HABY,

principales de Vichy ; nous sommes allés à
la Sous-préfecture, une délégation a deman¬
dé à être reçue par le Sous-préfet ; comme
par hasard, celubci n'était pas là.
Nous

Cette école

(secondaire et facultés).

Division

lycéens pensent plutôt que le dialogue
est à sens unique, ou si celui-ci existe, M.
HABY choisit les élèves de préférence parmi
les jeunes giscardiens.

notre

de

filière

Les

nous avons

indispensable de poursuivre la lutte.
dépasser la réaction spontanée, il
faut jeter les bases et se donner des objec¬
tifs preci9.
I
est

Afin

rennes.
Le savoir
minimum est distribué à tous, seulement l'obs¬
tacle de l'entrée en 6e fait que seule une
minorité de privilégiés ont accès à la noble

M. HABY est ouvert à la concertation avec

Vichy,

des lycéens contre la

bourgeoisie qui tient les

plus
A

Il

mobilisation
réforme HABY.

avant les vacances,

a eu,

y

• Durant

n'en sont
les lycéens. Il

Il

massive

—

HABY

va

vision

globale de reprise

bien

au-delà

et

s'inscrit
en

dans

une

main de la so¬

ciété au niveau institutionnel. Jusqu'à
le système pompait par le biais de

(appareil

idéologique

éléments

des

mettre à
tains

son

masses

service.

d'Etat) lesl
populaires
Elle

présent,
l'école
meilleurs
pour
les

leur accordait

cer¬

matériels sous condition de
renier leur classe d'origine et de jouer le rôle
de chien de garde de la bourgeoisie.
avantages

�Il

a

privilège

du

concerté

«

successivement

»

OLIVIER.

:

81

organisations (syndicats enseignants
parents...)
des élèves, et pas n'importe lesquels,
s'il vous plaît : des délégués de délégués de
délégués d'élèves et en plus tirés au sort.
Evidemment, que beaucoup de ces « délé¬
gués » sont élus avec moins de la moitié des
—

—

votants

dans

la

classe,

voulez-vous,

que

on

sérieux. Alors, les
HABY

dit

ont

:

Chiche, le ministre concerte, pourquoi pas
nous ? » Ils ont fait comme les grands : mo¬
tions, pétitions, etc... On se distrait comme
«

peut.

on

Et

ym r :

m

,

comme

s'amusent,

nous

on

aime

on

tiendra

vous

au

les

qui

gens

courant

!

Dans tout l'hexagone avait lieu une journée
d'action contre la réforme HABY.
A Montpellier, on a eu un bel exemple de
la concertation telle que

l'entendent ceux qui
gouvernent.
Il y avait à peu près 3.000 lycéens et col¬
légiens l'après-midi à la manifestation. Celleci devait aller au rectorat pour y déposer une
motion, puis se terminer par un rassemble¬
ment au Lycée
Joffre. Malgré la présence
d'importantes forces de police interdisant
l'accès au rectorat, la
manifestation s'était
déroulée dans le calme. Une dizaine d'agents
nous

de ville

1969, le pouvoir s'est trouvé
aux prises avec
une crise dans le domaine
de l'idéologie. II a vu la contestation se dé¬
velopper à partir des facultés jusqu'à un ni¬
veau supérieur
de la société civile : ensei"
gnement supérieur, médecine, magistrature,
grandes écoles... Les intellectuels issus de la
petite bourgeoisie mettaient le système en
question. Il lui fallait donc reprendre
les
choses en main, et cela, même au niveau de
l'école. Ici s'inscrit le projet HABY qui vise
à
réserver
les études supérieures à une
élite » issue des rangs même de la grande
bourgeoisie.
Mais, depuis

«

Cette
culier
carte

orientation

prend

éclairage parti¬

un

Occitanie. Il suffit de regarder la
de la scolarisation pour se rendre comp¬
en

dans un pays sous-industrialisé, aux
chômage élevé, l'école a constitué
une voie de
substitution. Les petits Occitans
avaient tendance à continuer des études lon¬
gues et à former ainsi le gros du contingent
des enseignants et de l'administration cen¬
trale. A partir du moment où les études lon¬
gues sont bouchées, la
quantité de maind'œuvre sur le marché augmente et
par-là
même, le chômage. Alors s'ouvre le chemin
de l'exode.
Au
pompage
des intellectuels
succédera celui de la main-d'œuvre vers les
te

que
de

taux

centres

et

de Joffre aux lycéens. Le rassemblement se
fit donc devant l'établissement. Il fut inter¬
rompu par une charge
des traditionnels jets

de C.R.S., précédée
de grenades lacrymo¬

gènes.
Il

de revenir

convient

sur

le

Ce qui aurait

légitimé l'utilisation de forces
de C.R.S. camouflées non loin
de là. Cette manœuvre étant déjouée par
les manifestants, il restait à faire charger les
C.R.S. sans sommation, quitte, une fois de
plus, à dénoncer « les provocations gau¬
chistes », ce que fit amplement la
presse
(« Midi Libre » en tête).
C'est une autre face de la « CONCERTA¬
TION de M. HABY », on tente de diviser le
mouvement par tous les moyens.
Le fait est qu'ils étaient 4.000 le lendemain
importantes

à manifester I
...Et que, depuis,

continue à manifester

ça

dans les établissements.

ECHEC, Monsieur HABY !

GUY.

Comment a démarré la
Qui était à la base de

—

l'action ?

d'abord à l'initiative
Ligue Communiste une réunion dé¬
partementale des comités de mobilisation à
Albi un mercredi. Il a été décidé une journée
d'information le lendemain, un jeudi, afin de
conscientiser les types et de ne pas lancer
une
grève sur un simple ras-le-bol collectif.
GUY. — Tu dis que la réunion a
été faite à l'initiative de la Ligue,
OLIVIER.

de

HABY,

décidément,

semble aimer le petit

jeu libéral démagogue. Dès l'amorce de son
projet, il assurait qq'il allait lancer une vaste
concertation. Les lycéens
tout contents se
çont dit : « Chouette, on va pouvoir se faire
entendre

Ils

».

réunis et ont discuté du
Ils ont été pour le moins

sont

se

de réforme.

pauvre ministre. Ils sont donc
dans la rue (c'est pour eux le seul
se

projet

est-ce
ration

faire entendre).
Et HABY leur a répondu
élèves

certains

se

:

•

Le

descendus
moyen de
fait

que

baladent dans la rue avec

significatif, des
élèves y ont vu la possibilité de se distraire »
(Tiens, il l'avoue, on s'ennuie dans ses éco¬
les.) Il a donc décidé de leur donner des
des

banderoles

vacances

et

en

n'est

pas

faisant fermer nombre de

lycées

de C.E.T.

Et il
sérieux.

est

passé

au

travail avec des gens

Il y a eu

la

déçus

le projet. Ils ont donc décidé d'en avertir

par
ce

—

qu'il n'y a pas eu de récupé¬
politique ou même de l'U.N.

C.A.L. ?

Non, contrairement à ce qu'on
pourrait penser, la Ligue surtout, ainsi que
l'U.N.C.A.L. ont joué un rôle de coordination
particulièrement efficace, et ils s'en sont can¬
tonnés là tout au plus ils ont joué un rôle
d'aiguillon quant à l'articulation avec les
OLIVIER.

—

luttes des travailleurs.

Au niveau de ton bahut,
comment a débuté la grève, quels
étaient les types les plus motivés
GUY.

au

le lendemain. Le

ve

afin

mission

provoqué une Assemblée
décidé de voter la grè¬

lendemain, il y a eu une

de

sortir

on a
une

bossé

en com¬

Ont

motion.

par¬

ticipé la présidente des parents d'élèves
(tendance Cornée, tendance gauche) et les
quelques profs venus malgré l'interdiction
d'HABY.
Dans le premier comité de mobilisation, il
avait deux types de la J.O.C. (Jeunesse Ou¬

y

vrière

Chrétienne), une sympathisante de la
un sympathisant des Jeunesses com¬
munistes, une libertaire, moi de « Lutte Oc¬
citane » et des inorganisés.
GUY. — Quelle suite avez-vous
Ligue,

donné
tion ?

à

cette

OLIVIER.

La

journée d'informa¬

suivante, dès le
dure.
suffisamment
démagogue arrivait à démobiliser, parce que
aussi plein de voyages d'études étaient pré¬
—i

semaine

on a entamé une grève
Dure parce que la direction

mardi,

Dure
les

semaine-là.

cette

vus

enfin

étaient

dans

parce que

réticentes

à

les classes termina¬
de

cause

l'examen

mois.

un

Cette

grève a duré jusqu'au samedi inclu.
GUY. — Quels ont été les faits

marquants de cette grève ?
Le mercredi, le directeur nous
qu'il déclarait le lycée en grève,
il ne l'a pas fait,1 c'est pourquoi le comité
de grève a décidé de le faire Jui-même au¬
près du préfet.' (Ne pas déclarer un lycée
en
grève permet au ministre de dire qu'il
n'y a que 10% des élèves en grève.)

OLIVIER.

—

assuré

a

mécanisme

employé par le pouvoir. La présence de la
police dans un lycée est inadmissible pour
un lycéen et ça suffit amplement à échauffer
les esprits. Le nombre des forces de « l'or¬
dre » (une dizaine
d'agents), leur absence
d'équipement était une invite à « enfoncer »
le barrage de police et à libérer le lycée.

grève ?

industriels.

commissaire interdisait l'accès

un

a

on a

journée d'information où

n'y peut rien.
M. HABY aime les gens
Comités contre la réforme

On

—

générale le soir,

Le

le

lendemain,

directeur

a

coup de fil du préfet, car il
furieux en assemblée générale,
un

qu'ils reprennent les
d'expulsion.

élèves
nace

Personne n'a

du

recevoir

débouché
exigeant des
a

cours

sous

me

bougé.

GUY. — La grève a duré une se¬
maine ; n'y a-t-il pas eu effritement
de la grève ?
OLIVIER. —• Un petit peu, mais les divers
rebondissements

nous

redonnaient

un

peu

de

sanquette.
Les deux

jours, il y a eu un temps mort et
regarder d'un peu plus près
l'enseignement agricole et ses problèmes
spécifiques.
GUY. — Durant cette grève, s'eston

il

a

décidé de

dégagé un contenu occitaniste ?

—
Pas spécialement, simplement
du Comité et d'autres et spontané¬
ment et sérieusement un type a lancé
une
conversation en oc sur la grève et ça a duré
près d'une heure.
Ça parait normal pour un établissement
agricole (origines rurales, langue parlée), mais
c'était la première fois que je voyais ça au

OLIVIER.

des gens

bahut.

GUY.

Ara, qu'anetz faire ?

—

Les vacances ont un peu dé¬
types. HABY continue sa con¬
certation - bidon et a repoussé le passage
la session d'au¬
de sa loi à l'Assemblée à
OLIVIER.

mobilisé

—

les

tomne.

profs roupillent ; logiquement, ils de¬
faire une journée d'action courant mai.
Pour nous, nous sommes toujours aussi dé¬
terminés, les comités sont maintenus,
nous
Les

vraient

avec les
organisations de
gauche afin de montrer notre articulation avec

bientôt à Albi

faisins

syndicats

ouvriers

un

meeting

et les

les luttes des travailleurs.
Nous attaquons à
nouveau
d'action

départementales

et

les journées
nationales fin

avril.
Es
le

Mai

: aquel project vol aumentar
capitalista del trablh.
jamai, cal faire plegar lo govern.

important

division
que

LO FAREM

!

—

départ ?

N.

L. OC.

—'

L'enseignement

pas touché, ou
forme HABY, il
d'une

17

agricole n'étant
très peu par le projet de ré¬
s'agissait pour FONLABOUR
grève de solidarité.

B.

�CULTURA
Sens

lenga Occitània es pas I Es per
que los Occitans prendràn consciéncia de lor realitat e es per aquò que cal re¬
la

sa

lenga

trobar lo lengatge.
Mas mefi ! Avèm
besonh d'un lengatge d'intellectuals :
central

occitan

-

parlât

en

:

».

cal

Nos

lengadocian,

provençau,

en

pas

d'un
parlar lo nôstre

auvernhat, com'aquô,
uman dins un mond
inuman ; per construire la vida vitanta, per
inventar deman ! Nos cal parlar la nòstra len¬
ga per nàisser a la vida nòva !
..

militant

de

«

Lucha

Occitana

se

»

deu de

parlar la lenga d'Oc. Parla ta lenga
coma lo pòdes camarada, e fai de TA realitat
LA realitat de deman, atal, faràs benlèu Oc¬
citània

socialista

trobada...

realitat

occitana

re-

Lo

lengatge es ja la violéneia revola lenga de l'Explotacion, uèi,
la nòstra I

lucionària
es

dins la

pas

car

Lo

«

Cultural

Dans le second

le-

en

mosin, en gascon e en
amb lo còr e per viure

Cada

b) A l'école élémentaire : une étude de la
langue régionale, rendue possible à tous les
niveaux dans les régions concernées, et un
enseignement généralisé de notions de la
civilisation régionale.

»

degré

a) Collèges : Etude de la langue régionale,
organisée dès la classe de 6e (horaires et
services
intégrés), une option langues et
cultures régionales (comme 2e
langue vivan¬
te) à partir de la 4e ; l'insertion d'éléments
de civilisation régionale dans les programmes
généraux.

b) Lycées : Option ayant le même régime
pour les autres langues. Résultats sco¬
laires ou épreuves en langue et culture régionales, valant dans l'admission dans) les
divers examens ou pour l'obtention de
di¬
plômes.
que

Moyens de mettre

A

Défense et promo¬
tion des langues
dans l'hexagone

la
conquista

de!

lengatge
L'identitat
Estre

Occitan, qu'es aquò ?
Aquò's èstre un explotat demest los explotats, d'en primièr.
Estre Occitan, aquô's èstre tanben « autra
causa ». Voli dire
que l'Occitan es un òme,
femna que vivon dins un endrech donat,
un
môde de vida donat, amb una lenga
donada. Estre Occitan, es èstre se I Aquò

una

amb

s'apela

l'IDENTITAT.

Lo

mèstre d'escôla sap pas aquò.
francés nega aqueste fach. Alara ?
solucion

?

L'Estat

Quala

Lo francés parlât pel paisan, pel obrièr e
tanben sovent pel pichon-borgés d'Occitània
es
»

pas

lo| Francés

lo Francés

coma

i'Acadèmia

de
cal

».

de
Es puslèu una

Paris,

lenga

bastarda » entre Oc et Oïl : aquò se ditz
«
francitan », benlèu... Lo francitan es una
realitat d'uèi e per causa ! Sèt sègles de colonizacion transforman un pòble
d'aqui a sa
carn, al fons de las memòrias...

Dans une conférence de presse tenue à
Paris le 26 février 75, le secrétaire général
de cette association, DORANDEU, a présenté
le statut général réclamé par D.P.L.F. pour

Un tel statut devra s'accompagner
déclaration solennelle par laquelle les

publics

l'intérêt

des

existant

sur

droit

le

construire

Occitània,
cal retrobar lo lengatge, la nòstra
lenga, corn'
aquò, amb lo talh 0e la pensada, amb la poncha d'un cotèu agusada al fèrre
del mespretz, de l'explotacion e de las messorgas
de l'istòria

per

I...

Saber parlar occitan...
E lo voler !

los òmes e las femnas d'Oc prenon conscién"
cia de lor especificitat e tanben de lor ex-

plotacion. Om es totjorn lo « Negre » de
qualqu'un, lo « folklore » de, qualqu'un, lo
que fa rire, l'amusaire del rie ; lo « pâtés »
fa rire lo rie I La Realitat occitana es tanben
dins la lenga occitana I La lenga es dins lo
trabalb de la tèrra, de l'usina. La lenga es
dins la vida de cada jorn, al campètre, dins
la

ciutat...

pou¬

reconnaîtront

2

• Intégration de la
langue et de la culture
régionales dans les programmes et activités

relevant de l'éducation permanente.
•

Appui apporté
dépendant

officiels

secteurs

français, ainsi

que

des

tous les
affaires

organismes
culturelles,

initiatives

le

territoire

par

ayant pour objet la promotion
valeurs régionales dans
les différents

des

artistiques.

pour

et

3

les

ressources

reconnues

qui

aux

leur sont

ré¬

con¬

supporter le coût

des

mesures

réclamées.

les

principales dispositions que de¬
vrait prévoir un statut des langues et cultu¬
res minoritaires de France, conformément aux
prescriptions générales des diverses conven¬
tions et déclarations internationales (auxquel¬
les le gouvernement a donné son accord, mais
dont il ne tient à peu près aucun
compte

ou

diophoniques
nale, dans

développement d'émissions ratélévisées en langue régio¬
9 circonscriptions R. TV con¬

ou

les

cernées.

Diversification de ces émissions. Horaires
favorables à l'écoute populaire.
Utilisations

les émissions régionales d'une part im¬
portante des redevances versées par les au¬
diteurs et téléspectateurs des
régions
pour

per¬

mettant

une

dotation

criptions régionales

tonomie

sions
—

ENSEIGNEMENT

des circonscriptions

langue

en

des auditeurs et

4

Dans

le cadre de l'enseignement tel qu'il
actuellement organisé, ou tel qu'il le sera
après adoption d'une réforme, nous deman¬
dons :

convenable de circons¬
en matériel et personnel.

Création de services professionnels
spéciaux
pour les émissions en langue régionale ; au¬
cideront elles-mêmes

jusqu'ici).
1

RADIO, TELEVISION

—

Création

attributions

budget de l'Etat qu'il incombera de

au

Voici

l'enseignement ré¬

EDUCATION PERMANENTE
AFFAIRES CULTURELLES

l'importance et
langues et cultures minoritaires

demeureront ce qu'elles sont actuel¬
lement — c'est-à-dire peu de choses I —•

c'est

à

—

aux

Tant que les

L'OCCITAN DINS LA VIDA E A L'ESCOLA !
La lenga, refugi del pòble, escondalha
(ca¬
chette) de l'arma de l'Orne vertadièr, de l'ar¬
ma populara... Es dins la
lenga occitana que

d'une

domaines.

senties

instituteurs

et

gional à l'Ecole Normale et à l'Université.
Qualification par des certificats, licences
ou épreuves spéciales dans les C.Á.P.
Créa¬
tion de postes spéciaux, etc...

les populations des régions
concernées de développer à leur gré l'usage
de ces langues et cultures dans tous
les

gions

que

langues et! cultures
l'hexagone dans l'enseigne¬

l'éducation permanente, les Affaires
culturelles, les mass média et la vie officielle.

lo

cresi

de

ment,

voirs

fesseurs

place des

minoritaires

•

Mas

la

garantir

en œuvre

Appuis officiels, encouragement véritable à
l'enseignement de la langue dans le premier
et second degré (stages
spéciaux pour la
formation rapide de maîtres ayant
déjà la
pratique de la langue parlée ; services d'ani¬
mation, crédits...) Préparation des futurs pro¬

—

de

la

minoritaire

R. TV. qui dé¬
durée des émis¬

(représentation

téléspectateurs).

VIE PUBLIQUE

est

Dans le

premier degré

a) A l'école pré-élémentaire et dans les
années
de l'école élémentaire,
l'utilisation dé la langue régionale, conjoin¬
tement à celle du français,
et une initiation
à la culture populaire' -s'expriment dans
la
langue de la région.
premières

18

L.

OC.

^ Utilisation

de la langue régionale, pa¬
français, par les administra¬
tions, dans lesl inscriptions et
publications
officielles, en toponymie, par les assemblées
locales et régionales...
rallèlement

5

—

En

d'un
ments

au

MESURES IMMEDIATES

attendant la mise

au point et l'adoption
général, D.P.L.F., et les mouve¬
régionaux réclament dans l'immédiat :

statut

�lenga de netecas
En matière
L'extension

d'enseignement

cycle du second degré de
la mesure accordée, après des années
de
démarche en 71 ;
dans le 2e cycle (3 h.
hebdo, intégrées) ; des stages de formation
Alsace

en

comme

au

;

des

instructions

et

en¬

couragements dans les cours dans le 1er de¬
gré et l'emploi de la langue régionale en
maternelle
mesures

les

les

;

une

;

crédits

nécessaires

formation

à

régionalisée

E.N., etc...
En matière d'émissions R

dans

TV

des programmes actuels ; la consti¬
des services spéciaux, etc...

horaires

• Les

premières instructions en matière de
formation permanente,
d'affaires culturelles,
d'utilisation des langues minoritaires dans la
vie

carrièra

sa

Una
dels

presse,

actuelle
(place accordée à nos langues dans la ré¬
forme HABY) des autorités centrales cherche
à couper nos langues des masses ouvrières
et paysannes qui les utilisent encore.
L'enseignement qu'on nous propose est un
enseignement de luxe, à partir de la seconde
c'est-à-dire à partir du moment où les enfants
qui parlaient occitan à l'école primaire ont
été éliminés de l'école ou ont acquis le res¬
pect de la culture française bourgeoise.
Un numéro de langue française (Larousse)
traitant des problèmes
d'enseignement des
langues régionales a été présenté au cours
cette

conférence de

presse.

Jean-Baptiste MARCELLIN et le G.R.E.C.O.
Roven ont assuré la préparation
de ce
numéro dans lequel des positions contradic¬
toires sont défendues notamment par MAR¬
CELLIN, BERNARDO et GIORDAN.

gues en

:

Défense

et

Promotion

programes

des

Lan¬

France.

cambiament grandàs
de la difusion de las es¬

e

un

ESPECTACLES

regionalas.

d'abril

estadas

son

en

del

defôra

pas

fòrça.

—•

oras

de

l'émission

—•

Al

3.

del

matin

mens

n'en

demòra

de

oras

15

7

a

7

45, siague trente minutas, passa a quin¬

minutas

ze

FR

de 7

:

15

oras

a

7

l'émission del sèr de 18

oras

oras

30.
19

a

oras

passa ara jos la fòrma d'un magazine de 9
a 10 oras lo matin.
enfin las émissions podràn se prener
—■

pas

que

modulacion de frequencia (FM)

sus

mai sus modulacion d'amplituda (PO).
Coma i a mai e força mai, per de que côstan
pas tant cars de postas transistors a PO o

e

Aqueste côp n'ia

pas

de mai

ven

Aquô pot faire

en

mai

nos

per

•

occitane

dé TRAUSSE

MINERVOIS

:

et dimanche 11 mai
SAINT-MATHIEU

A

DE

TREVIER
(entre
2 jours de SOUTIEN
A LA RESISTANCE CHILIENNE, avec la participation de chanteurs chiliens, sud-améri¬

Montpellier et Quissac)

:

et occitans et le soutien de
Occitana ».
Chanteront et joueront :
ALFREDO EL FLACO,

cains

«

Lucha

MARTI,
THEATRE DE LA RAMPE,
FANFARE BOLCHEVIQUE,

nombre d'aupichòt.

MARTINA

E ROSINA DE PEIRE,
ISABEL PARRA,
HIYO Y PATTY,

que

PATRIC,

JACMELINA,
YVES DAUNES.

l'occitan

per

•

diretz ?

nos

Pichòt cambiament tanplan, a FR 3 Mont¬
pelhièr. L'émission « A l'ora occitana » que
passava à 18 oras 15 lo diluns pendent uòch
minutas

côps

Los

25.

cançon

serà

rar

aquô très

de

quatre minutas,
per setmanas lo matin

autres

d'oc,

jorns,

a

7

oras,

i

a

mas
a 7
una

ja se podia ausir a 7 oras

que
matin.

cada

Samedi 10 et dimanche 11 mai

HALLES DE LA VILETTE (métro Pantin) :
FETE DE LA LIBRE EXPRESSION organisée
« Politique Hebdo ».
Participation occitane : Joan Pau Verdier,
Miquela, et la pièce Sainte-Jeanne du Larzac.

par

7 MAI

1975

:

Conférence-débat

à

que

las emissiins

occitanas

re-

cada se&lt; setmana a Montpelhièr
1,4% del temps de las émissions regionalas
(radio e TV) e 0,12% del temps de las émis¬
sions nacionalas. Se contam que i a qu'una
émission de 24 oras cada jorn. En fach i a
presentan

d'una cadena.

Fin finala aquô fai
sus las antenas. Es

gaire coma occitan
magre !

pas
un

pauc

de

l'ouvrage

paru en 1840.
Première
grammaire

de Joseph

Micèu.

—

Mme

«

»,

26,

chemin du Mont-Gros 06300 Nice.

Demandez

les

exemplaires dès parution.
19

L. OC.

lieu

à

Nice, salle

Bonne

soirée un peu décousue, mai3 très
organisation de la salle avec des pan¬
neaux explicatifs.
Ce qui ressort pour nous, c'est la nouvelle
bonne

centralisation qui en ressort.
1er JUIN :
par

le Comité Antibois d'Etudes
L. OC.

Occitanes
Provence, les groupes
d'Antibes et de Juan-les-Pins et du

Haut-Var

(Forcalquier, Digne). Voayge découverte
l'arrière-pays pour soutien aux Chemins
fer

de

Provence

menacés

de

fermeture

de
de
par

municipalité J. MEDECIN de Nice.
Fête

occitane

à

Entrevaux

avec

chanteurs

bouffe, association de la population locale.
Pour venir avec nous (voyage 18,00 francs)
s'adresser C.A.E.O., 17, rue G.-CIrmenceau.
et

24 JUIN :
Fête populaire

de la Saint-Jean

sur

les

rem¬

parts d'Antibes en Provence.
DU 8 AU 23 MAI :
FESTIVAL DES LUTTES POPULAIRES
A CANNES
Durant

—

Maison Bernardi

eu

Occitane.

niçoise

SOUSCRIPTION

GOURDON,

a

meeting contre les centrales nucléai¬
res,
organisé par le mouvement écologique
A.M., P.S.U., Coordination Libertaire et Lutte

la

entièrement
rédigée en dialecte par Marie-Louise Gourdon, maitre ès-Lettres de la Faculté de Nice.
Préface d'André Compan, professeur à la
Faculté de Nice, majorai du Félibrige.
Biographie de Joseph Micèu. Etude compa¬
rative de la situation des dialectes Provençal
et Niçois dans la première moitié
du XIXe
siècle.
Commentaires linguistiques sur les
textes de l'ancienne langue d'oc.

l'énergie

sur

un

-

NISSARDA "
Réédition

Bréa,

Organisé

LA GRAMMAT1CA

Antibes

nucléaire.

Le 26 avril dernier

Aquô fai

"

que

(25 km de Carcassonne), à partir de 14 h.
• Samedi 10 mai (15 h.)

litat.

mai

çô

annonçar

Le 3 mai

Fête

«

20

podem

que

fasetz.

lo jornalisyas e technicians, que vesan que fan d'émissions per de
trebas » ensatjaràn mai que mai de faire
lo plen d'una ora pusleu que de faire de quaE

que

va

GO que de transistors a FM, lo
sidors

de monde

pas gaire

faire la festa I Se voletz n'aver tôt un
molon de participants a vostras festas ecrise

vetz

:

primier, que la partida sonada « artistica » (cronicas, musica... eca) existis pas
mai. Aquô fai que i a mens de
productors
—

oras

LA FÊTE DE
LUTTE OCCITANE
A MONTSEGUR
AURA LIEU LE
23 AOUT

novelats.

pas

foguet

çô qu'es de Montpelhièr, coma benleu
las autras estacions regionalas, las mesuras
presas desempuèi la débuta de l'annada, e
mai que mai, desempuèi qualques jorns, lo set

de

D.P.L.F.

foguèron

autra

Per

officielle.

Au cours de cette conférence de
D.P.L.F. a souligné que la tendance

de

Una de las consequencias foguèt que de
postes del Personal que partissià a la fins de

tacions
-

7 d'Abril 1975...

:

Cambiament a las estacions regionalas foguèron recampadas dins la societat FR 3.

ces

La présence d'émissions en langue régio¬
nale dans les programmes de la 3e chaîne
TV et de Radio-France ;
des améliorations
sensibles dans la durée, la périodicité, les
tution

E UEI

Festival, organisé par le P.S.U.
au Festival officiel du Film, Lutte
Occitane animera un débat sur les minorités
nationales.
et

ce

parallèle

�PLAN.'
pour

continuer.

logiquement cette
des Vins
BORDEAUX, nous

HiSTotRE
DE

Allons repartir de
la 60erre de cent-ans ou s'illustra

(?j')

un

pepsonna6e
plus

que

le'senprire,
ué

1

prïnce /
tooir-

là,c'est

Prince Noir

le

arrivant à bord du
"christophe8." le vìnfct
septembre
le

SUR LES

Qui LE
PRINCE "NoiR*

RAISONS

FIRENT SURNOMMER

AFFÍRMEN^

MAUVAISES LANGUES
QUE
C'EST PARCE QO' ic PORTAÎr UNE ARMURE

DE

p'ÌNSÌSTER PLUS LON6-

INUTILE

TEMPS

NOIRE

.

C'EST FAUX

!

...

ARMURE NOIRE

SUR LES

ms5 dans

DES&amp;ÌNS DE
NON,

e

UN mois
tard

,

plus

confréries

bé lest p h lot four
un prìnce noìr
,

ce

SIRE

PRINCE, ON NOUS A
ÁPPRÌS QUE LES VINS DES

les

7 ALORS.

6A0CHE

bordeaux

port de

PORTE-T-ÌL ONE

LA FAMEUSE

FUT ALORS

en vainqueur

CAMPA6NE PE

£ toulouse

,

carcassonne

L'AUTOMNE -H355" QUI l£ MÈNE
nprbonne ET BELIERS

,

A't.

.

vineuses lui
lancent un

crì d'alarme

EN

GERS.

RENTRANT, ÌLPftSSE PAR POITIERS ET CAPTURE jjBRSES-fWHifc. L JEAN LE SON,

EN ECHAN6E DE SA LIBERTE

JEAN LE BON ACCORDE
AQUITAINS TOU£&gt; LES TtRRITOÎRES HACHU¬

AUX

AN6LO

RÉS

PANS LA CAR¬

TE

-

,

CÌ-CONTRE

*8
*

VRAI

HÉLAS,
pas

EN I3TI,

ÈdoWrO, LE

fflzfâpevessioni AN6LD-AQUÌ TfoNES (lJL2\&gt;

PRi'rICE NoiR,Ne"S£ SENT

nous passerons

TRÈS BIEN ET va VOI R. UN NÉDECÎN, QUI l_ui CONSEÌUE

DE RETOURNER EN
áVir
CTCDflC
dlitlBklT
Angleterre
en buvant
beaucoup
I

CRI

O r~n..

D'EAU

très 8ríèvement
sur la bataille
de

vît

VLIVBD

castìuon Qui
la vé faîte

des troofes

anêld^

gasconnes que
commandait talbot. nous assis¬
tons alors à
l'entrée pest

FPANÇABES DANS
BORDEAUX, AVEC
AUX

LÈVRES

chansons

riqoes.

20

L. OC.

LEURS?

k&gt;uuo-|

Ú

�VIDA HOVA
"

Rien n'est

simple

et tionné
«

Mettre

velle

au

rubrique

train

en

pays

des

VIDA NOVA

«

projets de vie nou¬
il est dit dans la

comme

».

d

»

Et PUIS...

(L. Oc. n° 18)...

Et

la situation

puis, brusquement,

dé¬

se

tériore...

D'abord, c'est le malheur

: leur enfant —
qui meurt à l'hôpital d'une
maladie incurable. Ensuite, c'est le « malen¬
tendu » (?) avec une partie de la population.
Puisque l'on parle « vida nòva », il faut bien

leur

premier

Le

le

avant

68,

a

:

a

tout

couple s'est établi dans
trois ans déjà. Lui était prof
lâché

Pas

«

».

Après, l'itinéraire devenu habituel : « la
route
»
(Europe centrale, Turquie, MoyenOrient, Scandinavie...), l'expérience commu¬
nautaire (échec), rencontre avec une Scandi¬
nave qui devient sa femme ; ils ont choisi ce
village reculé, où l'on parle occitan (même
en classe I), où la tradition populaire a con¬
servé ses racines profondes.

PARIS...

—

réunit.

se

J'étais

ont

Ils

sont

C'est

—

Qu'est-ce

:

même

gentils

types,

avec

Est-ce

.mais il faut faire UN EXEMPLE,
obliger A FAIRE COMME TOUT LE
à travailler, à prendre une assu¬
C'est pour leur bien...

à

cause

du

voyage,

ou

du

retour

à Paris ?
Arrivée à la gare

Ouais

d'Austerlitz

: « Messieurs,
S.N.C.F. vous

Mesdames

rance.

Quelle importance qu'il soit en retard, ce
train.
Combien j'aurai préféré qu'il ne soit
pas du tout parti ! Enfin, résignons-nous I Le
pays est loin d'ici à 750 km.

—

élevés,
naire,

bref, une situation sortant de l'ordi¬
brutale, dramatique... Rien à faire, les

braves

gens

s'entêtent. On finit par couper
: « qu'ils paient
la moitié
(c'est déjà une charge considé¬

poire en deux

des

frais

»

rable).

A NOUVEAU L'EXIL !
Et
dans

voilà, je quitte la gare et m'engouffre
le métro. Evidemment, c'est la cohue,
ça pue. Je retrouve les clochards qui dorment
encore, les correspondances interminables.
Hors
ser

Bon.

Qu'on me comprenne bien : je ne
faire dans le sentimentalisme, je
n'ai pas l'intention de juger (« les bons »,
les mauvais »). Il s'agit de tenir compte
de certaines, réalités humaines, sociales, tel¬
les qu'elles fonctionnent en Occjjanie (et
ailleurs).
vais

pas

»

La

rubrique
la

«

VIDA NOVA

condition n° 1

Justement,

:

met l'accent

»

éviter l'isolement

■

».

couple avait accumulé les con¬
tacts quotidiens avec les
agriculteurs : ils
participaient à certains travaux (pour survi¬
vre), ils sollicitaient les conseils pour la
cueillette (toujours pour survivre), ils vivaient
au centre du
village, sur la place publique,
rendaient

ce

de

menus

commençaient

à

services

aux

la

comprendre

voisins,

ils

langue

du

village...
Je

ne

sur

pas.
une

Je

préfère terminer

question

:

nouvelles formes de
vie —• au pays — sans entrer en contradic¬
tion avec
les rapports sociaux tels qu'ils
existent actuellement pour l'immense majorité
Peut-on

des

gens,

construire

de

des Occitans ? Ou bien

:

com¬

résoudre cette contradiction,
tout
en
évitant le piège de l'intégration sociale sous
ment

poussée du vieux monde ?

se

ce

souterrain, ce n'est guère
qui manquent m'écra-

traduira dans

les

faits

»

où rien

n'est

asphyxie due

;

au

gas-oil.

j'ai envie de les bousculer. Que voient-ils à
Paris ? Que des pierres sans vie, des spec¬
tacles coupés de la réalité.
Les Parisiens,
ils

les connaissent pas...

ne

Ils

que nous sommes
des
languissants le pays. Pour
eux, Paris, c'est Pigalle. Mais notre vie déguelasse, le boulot mal payé, les logements
savent

ne

milliers

pas

exil

en

sordides, les ont-ils
Je

m'en

vu

prends à

?

ces

pourtant

touristes,

irresponsables de cet état de choses.
Je l'oubliai dans

ma

colère.

A NOUVEAU NOTRE COMBAT !

dit

plué haut : « résignons-nous » ;
après la lassitude qui nous a en¬
vahi à notre arrivée à la gare de Lyon ou
d'Auster, notre combat devient plus violent,
mais

notre

non,

envie

de

retourner

et

rester

au

lutter

contre

le patron.

lundi, nous nous retrouverons tous
Auvergnats, Gascons, Languedo¬
ciens, Provençaux, Occitans de la montagne
de la plaine pour faire face à l'Etat ca¬
ou
pitaliste et centralisateur.
dès

Limousins,

simple et donné d'avance.
Une

institutrice

21

L. OC.

de

la

Lozère.

pays

plus forte. Comme l'a souligné une camarade
de Millau, nous, nous prenons des vacances
non pas afin de mieux travailler en rentrant,
mais afin de récupérer des forces pour mieux
Et

Que mon témoignage serve cette recher¬
che d'une vida nòva, laquelle ne peut aboutir
qu'à travers échecs et succès, puisqu'elle
«

de

Des touristes sont encore là, à contempler
les « merveilles de Paris ». Ils m'énervent ;

J'ai

concluerai

(provisoirement)

la

»

mieux. Bruit de voitures

La contradiction

sur

la

voyageurs,

prie de l'excuser du retard du train.

Le Maire essaie d'expliquer la situation :
maladie imprévue, frais d'hospitalisation très

la

les

Etc...

—

Jusqu'à présent, le contact est assez bon
les gens. Le couple vit de la cueillette
(eh oui !) ; lui, il peint, il sculpte, il créé des
trucs bizarres ; elle, elle tisse, elle fait de
la photo (splendides I), elle bouquine... Les
gosses du village, à la sortie de l'école, vont
dessiner, travailler le bois dans cette maison
authentiquement occitane (ce qui n'est plus
le cas chez les gens).

? Nom de Dieu, je

il faut les
MONDE :

Ça serait trop facile : alors, y aurait
qu'à venir s'installer chez nous, ne. rien faire,
et puis demander l'aide sociale. Ah ! non !

avec

que ce bruit
train. Je me

lève et regarde le
Quelle horreur
Nous ne sommes
plus qu'à 10 km de Paris. Tout le monde,
dans le wagon, a triste figure, ce matin.

gens...

—

le

paysage.

assurés...

pas

braves

dans

suis

qu'à travailler...
des

QUELLE TRISTE FIN !

là,

de leur donner l'aide...

question

Ils

—

les

une demande
d'aide
Le bureau d'Aide So¬

à la mairie.
la commune

des raisons professionnelles

pour

un
«

couple présente

médicale
ciale de

:*?
exemple
village, il y

Tandis qu'à

parler.

en

Un

—

Une exîlhée

�INTERNACIONAL

EGALITE
Les Indiens de Woundéd Knee subissent la fouille

des

agents

du gouvernement fédéra

Homme jaune,

blanc ou noir
Quand comprendras-tu
Je ne veux pas l'égalité
Simplement la liberté et un
Je ne veux pas m'intégrer
Dans
Je ne

vos

peu

de terre
Jeanine

veux

Je

ne

veux

Je

ne

suis

pas

un

travail meilleur
selon vos règles
chercheur de statuts

un

que

Mais je ne suis pas fou

des

Une

lutte

ne

trouve

Je

idéologique...

est aussi

qui

de

pas

meilleure introduction

pour un bref exposé sur les Indiens d'Améri¬
que que ce poème d'un Lakota (Sioux) vivant
à Chicago, célèbre pour ses abattoirs, mais

miens

d'argent

Alors, s'il te plaît, laisse-moi tranquille

connu pour ses pendus.
parle beaucoup des Indiens, depuis
quelques temps, on écrit aussi beaucoup, une
littérature abondante encore peu traduite.

moins

Garde ton intégration
Garde tes droits civiques

On

Et mélange-le dans ton melting pot
Qui toujours ressort blanc
Je préfère être Indien
Je préfère être moi-même
Plutôt qu'une de ces marionnettes
En plastique
Qui s'entassent sur une étagère.

L'histoire

Dans
connaît

BOT BACON

intellectuels français,
MARCUSE ou REICH, on

justice

but

retrouver

:

son

identité.

Les

jeunes des villes allèrent dans les ré¬
consulter
serves
les anciens qui s'étaient
repliés sur leurs songes et puisèrent auprès

I

d'eux

&gt;

vaincus

de

l'histoire
parce

que

leurs

nations,

peuples

nobles, incapables d'ima-

bassesse des petits

|

giner la

|

mine grignotèrent d'abord et s'emparèrent en¬
suite par la violence de territoires qui appar¬

blancs venus

| leur demander asile et qui, pareils à la ver-

tenaient aux
mémoriaux.

Indiens

depuis des temps

im¬

Nomades

passionnés d'indépendance et sé¬
doute pu
vivre en bonne intelligence. Mais l'Européen
a peur du vide, il s'entoure de clôtures et de
murs, le barbelé et la pierre le sécurisent,
dentaires besogneux auraient sans

il lui faut des sécurités sociales et de9 assu¬
rances

à

et

marcher

bientôt
avec

l'enfant

blanc

quelquefois, il s'engage

—•

Marines

«

parce

»

qu'il n'y

a

pas

dans
d'autre

Et nous ?

se

-

le

le

—

au

—

—

on

sur le phénomène
hippie, mais on
totalement comment
naquirent
les
mouvements
des Indiens américains (Ameri¬
can Indian Movement
A.I.M.) — Aim en an¬
glais veut dire but — et c'est à Saint-Paul
(Minesota) centre de prostitution et d'alcoo¬
lisme que les femmes désespérées se réuni¬
rent et cherchèrent un moyen de
sortir du
—

actuels

A.I.M.

issue.

ignore

chaos

faits

procès
siège de
Wounred Knee
ils le gagnèrent l'automne
dernier mais Dick WILSNE, maire de la ré¬
de Pine Ridge où est situé Wounded
serve
Knee ne désarme pas. Un samedi d'octobre
1974, un Indien fut tué à Pine Ridge, on tue
à Rapid City, à Custer ou quelque part dans
l'Ouest, un Indien perd son travail, est traîné

penche

Poète Lakota (Sioux)

des

dirigeants de

les

milieux

les

bien

par

S'informer

des

en

Retrouver
son identité!

de

cette spoliation est très bien
Hélène HUNT JACKSON : « Un
siècle de déshonneur » traduit en
français
(10-18). Ceux qui sont encore capables d'indignaiton y puiseront force matière à l'alimen"
ter. L'histoire du passé c'est bien, mais au¬
jourd'hui, que peut-on faire ?

décrite

avons demandé d'introduire une
d'articles sur la lutte qu'ils mènent
cœur de l'impérialisme.

au

je sois paresseux

Je travaille pour aider les

U.S.A.

aux

série

Je ne suis pas en compétition
Toutes ces choses, je n'en veux pas
Je veux seulement vivre

Ce n'est pas

rencontré

a

Nous lui

pas vivre
pas

B...

Indiens du A.I.M.

clubs de vacances, vos écoles

apprendra

des béquilles.

évidemment

C'est

quoi

sommes-nous

Nous

loin

l'Amérique

et

en

responsables ?

déjà bien du mal à nous déproblèmes — Et pourtant,
nous
sommes
responsables parce que nous
sommes des Européens, parce que les « bra¬
ves »
gens du Poitou qui partirent
- coloni¬
ser »
le Canada furent aussi promoteurs de
massacres, parce que LAFAYETTE fut là-bas
pour défendre la libre Amérique, parce
que
avons

sengluer de

le

nos

fut

christianisme

l'oppression et
chrétiens si

ce

le

facteur

essentiel

de

des
n'est de fait, mais d'esprit.

que

nous sommes encore

Parce que

la justice que l'on réclame pour
n'est qu'injustice pour les autres et,

soi,

qu'enfin il y va de notre âme — que
perdue — perdue au long des
siècles de pillages et de rapines.
parce
nous

avons

Pouvoir idéologique
Et

en

Vine
«

guise de conclusion, un passage de

DELORIA
Si

Nos

nous

:

nous

rendons,

noua

mourrons.

idées

supplanteront les vôtres — Nous
allons mettre en pièces votre
système de
valeurs
Quelle
importance
que
nous
soyons seulement 50.000 Indiens, ce qui est
important, c'est que nous avons une manière
de vivre supérieure à la vôtre — Nous, In¬
diens, nous avons une philosophie plus hu¬
maine
Nous, Indiens, nous montrerons à
ce pays comment agir en homme — Un jour,
ce pays
révisera sa constitution, ses lois
—

Passât e présent
C'est alors que de traité en traité (Behind
the trail of the broken treaties Vine Deloria)
de loi en loi, les Indiens ont été privés de
leurs moyens d'existence. Orï a tué les bi¬
sons,

l'ouest

puis on les a repoussé toujours plus à
et enfin, on les a parqué dans
des

de bidonvilles campagnards
où ils n'ont pas même le soutils pour culti¬
ver le peu de terre qui leur reste et les louent
comme à la réserve de Roselançl (South Da¬
kota) aux éleveurs blancs pour y faire paître
réserves,

sortes

leurs vaches.

—

selon

des

normes

humaines

et

non

de

»

—

Quelle est l'ultime valeur de la vie hu¬

maine ? Voilà la

questionJanvier 1971.

22

L. OC.

pro¬

Si le Pouvoir Rouge prend le pou¬
voir dans ce pays, c'est parce qu'il est idéo¬
logique... »
priété

�Portugal
Un

Un

dèu viure

i a quèl pais se
carguèt per susde tantes espers.
la libertat lai se legis per muralhas e
trepadors en anonças de « comicios » e vendas de jornals. Mas los
qu'escampèron lo
Caetano e lo siu govern se mainèron lèu que
podiàn pas s'acontentar d'assegurar la libertar de dire e d'escriure en esperar las eleccions que se deviàn desbanar, ço afortiguèron
un an puèi. Ara i sèm.
De causidas son jà estadas fachas que
tiron la règa que seguirà lo pais dapramont
las eleccions. D'unes politicians « libérais »
esperavon que lo M.F.A. s'acontentèsse de
preparar lo Ihestamenl) per puèi s'embarrar
dinc sas quasernas. Lòga d'aquò bancas e
asseguranças
estadas
nacionalizadas,
son
una refòrma
agrariaes per se tare, subretot,
l'institucionalizacion del M.F.A.,
la creacion
del conselh de la revolucion e, fa pauc, lo
an

presa
Uei

contracte

M.F.A.

mentre

pròvon

e

del

rasons

mai

que

mai

democracia

Pas

istoricas.

son

solucions economicas
l'encòp los mejans de
resistir a l'imperialisme e lo contre-rôtie dels
travalhaires. Aumentar la produccion agricôla
per la refôrma agraria. Limitar las
importacions per se defendre contra, lo boicôt
que
Vasco Gonçalves diguèt qu'èra
de preveire
aprep lo 25 d'Abril de 75. Aquèla esquera se
dèu cargar d'un pretzfach grèu. Pertot s'ocupon las borias, los
ostals, las fabricas la
volontat
dels
travalhaires
portuguèses de
e

que prepauson
que assegurèsson

de
a

contre-rotiar l'encastre de

la sia

vida

e

la

produccion es vesedoira. Cal fargar un aplèg
que pôsque donar a-n-aquèla volontat la revirada politica. Si que non lo pôple portuguès
se farà raubar sa revolucion per la burocracia
o

la

social

democracia.

«

lo M.F.A. d'afortir
Lo 11 de Març

sa

posicion.

marquèt una pojada del
P.C.P. que lèu comprenguèt que calià
sostèner lo M.F.A. Ara li porgis un sostèn ôrb,
amai s'enganèsse. En Angola prexemple
lo
P.C.P. vol pas criticar lors oficiers reacciona"
ris del M.F.A. que armon de moviments opaual M.P.L.A.
Lo P.C.P. vôl l'armada

sats

unida

disciplinada
que assegurèsse la capitada de la transicion
al socialisme, en demorar praquô dinc
sas
quasernas. Baste qu'apare la revolucion l'ar¬
mada a pas de la far dinc se meteissa. Va¬
lent a dire que lo P.C.P. li agrada gaire los
experiments que se fan de contra-poder dinc
la quite armada : décision presa per de conselhs de soldats

e

e

d'oficiers. Es dinc aquesta

lo M.F.A. ensaja de s'alarguir als
sargents, als soldats e marins. Per lo P.C.P.
los soldats deuriàn pas avedre que de dicutir questions de solda o afars socials.
Al tôt contrari d'unes esqueristes (« maos »
del M.FI.P.P. e trotzkistes) ço creson e afortisson que dinc l'armada lo front de classa
passa
mentrq soldats e
oficiers.
Equacion
soldats = prolétariat, oficiers = borgesia.
amira

que

Co

qu'es fais,

la mager part dels sol¬
apolitics e que los elements
mai avançats e consciènts son d'oficiers. Dinc
l'armada qu'es un aparelh d'estat e non un
Ihôc de produccion es de bon comprèner que
la basi del despartiment politic siègue prumier
ideologica. La rompedura pasa al dintre del
M.F.A., a( dintre del côs dels oficiers. Se
tracha justament que los oficiers que constituisson l'esquera del M.F.A. se posquèsson
ligar eme los soldats revolucionaris, e em
dats

son

eles

bastir

Aquèl
que

sindicats.

Dinc
un
un

per

l'armada.

dinc

comunista

Carguèt

nova.

establir de
de poder, lo P.C.P.

contre-rôtie de
ritat

armada

una

ensag

reports nous
mat

que

p.er ara

escampar

Aguent tirât lo pais del fascisme lo M.F.A.
es ara
per l'endralhar cap al socialisme.
Aquô totes voliàn pas. Dinc e fora de
l'armada. Son d'aqueles que darrier lo Spinola (o en lo butent
davant) ensagèron e
manquèron dos côps d'estat. Un per rampel
a
la
majoritat silenciosa » lo 28 de setembre, l'autre per accion militaria lo 11
de
Març. Mas l'esquera del M.F.A. èra pron organizada per que lo côp cabussèsse. Amai lo
perilh permetèt al M.F.A. e a le'squera dinc

sortida la condicion de

sa

emplega l'arrescar
nord-europenca que
porgis per modèl. Lo P.S. es ligat politicament e financierament ajudat per la social-

partits au govern

d'eles que al M.E.S., al F.S.P. a la
L.U.A.R. travalhon a bastir lo poder popular
mens

fasiàn de

la sia dintrada. Lo P.P.D.
de la societat de sonsum

lo tènon.

Per de

se

suprimits.

cionaris

la résulta,
lo centre
l'amira politica de los que

poder nimai

de michant

far, escotar quan son pas
Los que ara en Portugal
defendon lo capitalisme son lo P.P.D. e lo
P.S. Aquèles dos partits apareisson de mai
en mai aligats. Es mercè al P.S. se lo P.P.D.
demorèt al goevrn. Lo P.C.P. demandava que
sortigue e los moviments socialistes revolu¬
ara

estats

que quala que ne siègue
eleccions cambiaràn pas gaire

las

pais que

Fa

ligams,
se i

de
al

la basi sus la direccion dels
lo de la metalurgia, la majo¬
de la direccion s'adobèt per

elegit qu'èra del

boicôt de la

M.E.S.

de las
seccions per
qu'acceptèsse que tôrne. Lo
P.C.P. obtenguèt que las nacionalizacions, que
se faguèron aprep lo 11
de Març, saguèsson
pas que
d'estatizacions. Valent a dire que
los obriers e emplegats de las empresas na¬
cionalizadas deuràn pas avedre sus aqueles
mejans de produccion un contre-rôtie efectiu. Comq dinc l'armada los
soldats, saràn
pas que convidats a discutir de problèmas
plan embolierats, condicions de travalh, recrutament... Fin finala pas gaire mai que ço
que la lucha sindicala pot conquistar en societat capitalista. Tôt parier exigis
que las
terras ocupadas pels paisans, los ostals ocu"
pats pels « moradors » siègon près en man
per l'estat qu'aurà a decidir de son usatge.
Mai lo P.C.P. a demandât que siègon foraban"
mager part

didas las ocupacions.
En Portugal, lo P.C.

es un partit revoluciodins las vilas grandas e los campestres radicalizats de l'Alemtejo If fa pas
paur de parlar de communisme e de dictadura del prolétariat. Mas es ligat al modèl rùs
que ne fa pas la critica, sostenguèt sempre
la politica del P.C.U.S. (amai en Chequoslovaquia) : lo siu projècte politic demora lo
capitalisme d'estat puslèu qu'un socialisme
nari

que

vertadier.
Per

la

drecha

desfacha. I
servir

lo

11

perdut
(Spinola) e lo
a

Març foguèt una
qu'aurià poscut
sostèn d'un troç de
de

un

cap

l'armada.
La drecha del M.F.A. es ara en preson, en
eisil o se dèu calhar. Los partits
los
que
aps

pas

d'ômes ligats al fascisme e qu'èron
estrangiers al côp del 11 de Març li es
son

23

L. OC.

los

opausa

d'empachas

alemanda,

suedèsa,

eca...

Aqueles partits vôlon desevelopar l'economia del pais en lo dorviguent largament a las
importacions e als capitals europencs. Mas
aquèla politica volrià prumier dire que lo
Portugal a de far sa politica a l'agradança
dels capitalistas europencs.
Lo capitalisme portuguès, arcaic, li fasià de
besonh per viure, la dictadura que garantissià
de salaris baisses e pauc
de constrenchas
socialas. Desenvelopar Portugal dinc la règa
del capitalisme aquô's
prèner lo risca de
veire tornar lo fascisme. Lo P.S. portuguès
sembla d'avedre agut al nivèl de, sa direc¬
cion de ligasons eme d'oficiers « golpistas ».
Ara es el que tragina l'esper que Portugal
demorèsse capitalist.
Doas vias, lo P.C.P. e lo capitalisme d'es¬
tat valent a dire la burocracia al poder e non
e

la

travalhaires,
lo

P.S.

Lo

e

de l'autre

caire

capitalisme libéral

lo

eme,

P.P.D.

darrier,
D'aquèla

fascisme que naseja.
encara belèu possible de sortir.
P.C.P. a largament degut son desenve-

trèva

lèqua

lo
del

es

lopament

genguèt lo prumier aligat del
flaquitge de l'esquera revolucionaria. Aprep lo 11
de Març aquèla
esquera a près de vam e se pôt far ausir. La
dintrada dinc lo darrier govern de menistres
ex-M.E.S., « personalitats » socialistas revolucionarias, prova que los militaris cercon
de s'apièjar sus d'autres que lo P.C.P.
Mas aqueles autres an de s'organizar. Dins
lo M.F.A. dèvon coordinar los experiments de
nôvas estructuras de poder
e far
de la
dinamizaçao » un vertadier travalh de mas¬
sa, una escôla d'auto-organisaclon. Defôra de
l'armada l'esquera revolucionaria es divisida.
Aquèl partit grand que fà besonh, Rosa
Coutinho (admirai qu'es à l'esquera del M.F.
A.) lo sonèt « un M.F.A. civil ». Belèu se
podrà bastir aprep lo 25 d'Avril. Tanben podrià aprofièchar un esclafiment del P.S. Lo
Manuel Serra capitèt pas a recampar
dinc
lo F.S.P. los 30 % de vôts que amassèt lo
texte minoritari. Ara que la causida contrarevolucionaria de la direccion del P.S. (Soares, Zenha...) apareis clarament la rompedura
de mantuns militants es de preveire. Se l'es¬
quera
revolucionaria capita de s'unir, de
s'organizar, de far la teoria de la practica espontanèa de las massas per li donar los me¬
jans de desembocar al nivèl politic, valent a
dire se aquèla esquera sap prepausar una
estrargia per lo socialisme autogeridor, clar
que Portugal pôt venir un
exemple e una
débuta per Europa. E, a l'ora que l'Espanha
trantolha lo moviment obrier portuguès aurà
M.F.A.

e

mercèi al

«

de

se

rementar

las

siunas

tradicions

federa-

listas, unir los pôples de la peninsula iberica
cap al
al ras

socialisme : nautres Occitans
prôches a la tocar I

ne

sèm

�KHONG CO SI QUI HON DOC
LAP TU DO :

-iRlm rieet filuà leaa

^indépendance

que,

la Ix&amp;edé

et

HO CHI MINH
"

Vietnam, Laos, Cambodge

:

victoire !
Adopté

1970

en

les trois peuples in-

par

dochinois en lutte, qui venaient de se réunir
à la conférence de Canton, ce slogan vient
de se réaliser dans les premiers mois de
1975.

Sauf pour le Laos, où, des accords en 1973
ramené

la paix, partout les peuples
de l'impérialisme avaient continué à
repousser l'agression des Américains et de
avaient

victimes

leurs fantoches de

Phom

Penh et de

Saigon.

Les

efforts des résistants portent mainte¬
nant leurs fruits malgré les voies différentes
qu'ils ont prises pour arriver à la victoire.
Au
Uni

Cambodge, les troupes du Front National
du Kamputchea (Cambodge en
langue

khmère),
Penh

viennent de s'emparer de
Phnom
qui leur a fait un accueil enthousiaste,

achevant ainsi la

libération totale du

pays.

Au Vietnam, les Forces Armées Populaires
de Libération avancent continuellement, sou¬

les insurrections populaires qui
partout. Le régime complète"
ment pourri de THIEU s'écroule comme une
poutre rongée par les termites. A l'heure où
cet article est composé, THIEU vient de dé¬
missionner et la libération de Saigon n'est
qu'une question de jO :is.
tenues

par

éclatent

un

peu

Gérald FORD
"

rigole I

en

La guerre du

peuple
invincible "

est
Pourquoi

ces

victoires spectaculaires? Tout
le peuple en armes qui est

d'abord, c'est
vainqueur. En effet,
listes

leurs

et

placer

tandis

valets

constamment

les impéria¬

que

étaient

obligés de dé¬

leurs

troupes (c'est un
repli qui a déclenché
le mouvement de panique dans l'armée
de
THIEU), les forces populaires partant du
principe que « nul n'est plus mobile que ce¬
lui qui est sur place »
se
sont implantés
de

mouvement

ces

de

partout.
Leurs
fait

multiples poussées,
s'écrouler

ont

Penh

de

et

naires

elles

que
sont

l'instrument du peuple en
épauler l'insurrec¬

venues

développait

se

moment venu,
de Phnom

Saigon. Les troupes révolution¬

n'étant

armes,
tion qui

au

l'administration

partout.

Union st réconciliation

nationales...
Mais

la

cause

essentielle

de

ces

défaites

politique. En effet, elles est la suite lo¬
ligne de « front national contre
l'impérialisme » qu'ont suivis les • trois peu¬
ples en lutte.
est

gique de la

C'est

particulièrement visible au Vietnam.
Alors que THIEU a constamment cherché à
ne pas appliquer et saboter les Accords de
Paris, le G.R.P. s'en est toujours tenu à
l'application de ces Accords.
Il

s'est

orienté

vers

une

politique d'union

et

de réconciliation nationale. Cette politi¬
que suivie depuis les Accords de Paris, est
la mise en application de la maxime révo¬
lutionnaire' vietnamienne : « Ferme sur les
principes, souple dans leur application &gt;.
Ainsi, le G.R.P. a toujours insisté sur l'im¬
portance

d'un gouvernement à trois

compo¬

(G.R.P. - THIEU
3e composante neu¬
tre), alors que THIEU faisait tout ce qui était
santes

-

en

son

pouvoir

pour

détruire

physiquement

troisième

cette

composante.
La politique souple et non sectaire
R.P. lui a amené des sympathies
et
des

du

G.
même

soutiens
de la

conciliation

G.R.P.

classes,
ces

nationale

dans

la

bouche

du

veut

pas
dire réconciliation de
il est bien entendu que les for¬
populaires garderont le pouvoir et édi¬
ne

fieront

car

le

socialisme.

Mais

union

nationale

(mot d'ordre des révolutionnaires vietnamiens
durant

leur

combat de 1946 à mainte¬
nant) veut tout aussi bien dire union entre
les classes sous la direction du
prolétariat
qu'union entre les différentes nationalités qui
composent le peuple vietnamien.
"

tout

Unité dans la diversité "
C'est

tres
nous

ce

important pour nous au¬
Les Vietnamiens
que l'unité dans la diversité
qu'elle peut vaincre la pre¬

qui est

Occitans progressistes.
montrent

nationalités de leur peuple dans
double lutte contre les colonialistes fran¬

une

jusque dans des couches éle¬
population : classes moyennes,
fonctionnaires, moines boudhistes, etc... Ce
qui explique cet écroulement spectaculaire du
régime de THIEU déjà miné par avance, mi¬
litairement, politiquement et socialement.
C'est donc grâce à leur politique d'union
nationale puis de réconciliation nationale que
les forces
révolutionnaires l'emportent. Ré¬
vées

différentes

peut exister et
mière puissance militaire du monde.
Dès le début de la guerre d'Indochine, les
révolutionnaires vietnamiens, laotiens et cam¬
bodgiens ont su unir les progressistes des

çais puis les impérialistes américains et pour
le socialisme. Pour cela, ils se sont appuyés
des

sur

commun

traditions

historiques de lutte en
au Xllle siècle,
les
(Viets) et des monta¬

par exemple,
Vietnamiens des deltas
:

ont

gnes

repoussé

ensemble

une

invasion

mongole.
Ce n'est pas pour rien

que les colonialis¬
français puis les impérialistes américains
vainement essayé de dresser les unes

tes
ont

les autres les ethnies de

contre

la

montagne

(minoritaires) contre celles des deltas (majo¬
ritaires), diviser pour régner, n'est-ce pas ?
Appliquant la ligne d'union nationale, les
différents fronts ont pu amener la victoire de
les nationalités.
Ainsi,
c'est

toutes

militants

aux

des Thai
pu

que

grâce

et aux populations
montagnar¬
la victoire de Dien Bien Phu a

être reportée.
Les

chez

soldats

viets

(du

delta) ont rapporté

danse thai qui est devenue
nationale vietnamienne.

eux

danse

Nous

une

devons

une

saluer

la victoire des
peu¬
elle est, grâce à leur
héroïsme, une sévère défaite pour l'impéria¬
lisme américain, et les trusts multinationaux
qui pillent notre pays occitan.

ples

indochinois,

car

Elle nous montre également qu'unité d'un
peuple ne veut pas forcément dire uniformité
et qu'une véritable unité ne
peut se faire que
dans

la

diversité

spécificités.

et

le

respect

mutuel

des

�</text>
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              <text>Vignette : https://occitanica.eu/files/original/577691b4c9848f30d42743619b5bc4c4.jpg</text>
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          <name>Is Part Of</name>
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              <text>&lt;em&gt;Lutte occitane&amp;nbsp;&lt;/em&gt; &lt;a href="https://occitanica.eu/items/show/21630" target="_blank" rel="noopener"&gt;(Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue)&lt;/a&gt;</text>
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              <text>Larzac, Causse du (France) -- 1971-1981 (Mouvement contre l'extension du camp militaire)</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Journal d'information, &lt;em&gt;Lutte occitane&lt;/em&gt; contient des articles contre l'extension du camp militaire du Larzac, il aborde aussi les probl&amp;egrave;mes de la viticulture et du tourisme en Occitanie. &lt;br /&gt;&lt;em&gt;Lutte occitane&lt;/em&gt; publie aussi des interviews et des articles de fonds permettant un appronfondissement des principes essentiels de sa ligne politique.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, AE V</text>
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