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                  <text>Faut-il être

MENSUEL

Page 5

SOCIALISTE

C.I.D.O.

:

8ÈZIERS

LA RÉGIONALISATION

OCCITAN

—

2 F

régionaliste ?

—

N° 20

NOVEMBRE 1975

L'EUROPE DU SUD
CHANGE DE BASE

cEDIcTOcRIAL
Moins
mais mieux»

cc

Quatre pages seulement pour un mensuel
occitan, il ne doit pas rester grand'chose du
mouvement

qui le propose ! La remarque
doute ; alors, comme 4 pages
les mois c'est peu, mieux vaut y répon¬

s'imposera
tous

sans

dre tout de suite.
« Lutte Occitane » n'a
pas disparu avec son
journal mensuel : ceux qui étaient à Montségur ont pu s'en convaincre. Mais il est vrai
que, quand la presse s'efface, quelque chose
ne tourne pas rond dans un combat où le dé¬
bat d'idées tient depuis toujours une large
place. Ce qui ne va pas, à notre avis, c'est le
manque de confiance en soi d'une part impor¬
tante de l'organisation qui a voulu faire trop
.et vite. On est toujours déçu quand on se fixe
des objectifs au-dessus de ses moyens. Pour¬
tant, les moyens ne manquent pas, ni la vita¬

lité ! Le courant révolutionnaire dans le mou¬
vement occitan est loin d'être à la traîne !
C'est même l'un des rares dans les minorités

Hendaye 1941 : Touriste français, souviens-toi!

Hendaye 1975 : Ier NOVEMBRE

nationales en France à ne pas permettre la
marginalisation des socialistes les plus con¬
vaincus : que l'on veuille bien pour s'en con¬
vaincre faire

tour

d'horizon

Alors, cessons de considérer que tout ce qui
n'est pas nous est nécessairement l'une des
déviations
évoquées ci-dessus. Cessons de
grandir toujours à nos propres yeux.
Considérons enfin que notre place ne peut
être laissée libre parce qu'être là moins nom¬
breux mais solidement implantés vaut bien
mieux que d'attendre ailleurs d'être assez
nombreux et assez forts pour intervenir. Per¬
nous

n'est investi ici d'une mission divine :
c'est le travail de chaque jour qui compte et
sonne

les coups

d'éclat sans lendemain.
La première application de ce principe :
« Mieux vaut moins
mais mieux », c'est ce
journal qui dans son faible volume veut don¬
ner le meilleur du combat et des préoccupa¬
tions qui animent le mouvement occitan. Ce
n'est pas le bulletin d'une organisation mais
la tribune proposée par « Lutte Oc. » à tous
ceux qui se situent dans le
courant révolu¬
non

Marche de solidarité

des

autres
mouvements nationalitaires. Alors est-ce le
moment de s'effacer et de laisser la voie libre
à toutes les tentatives nationalistes et popu¬
listes dont la condamnation a été si souvent
une de nos activités prioritaires ?
un

tionnaire socialiste du mouvement occitan.
suite

page

3

—&gt;

Les

organisations signataires de la « Décla¬
» représentant des partis d'Ir¬
lande, de Galice, de Bretagne, du Pays de Gal¬
les, d'Euskadi et des Pays Catalans, réaffir¬

ciale.
En Galice comme en Catalogne, et tout par¬
ticulièrement en Euskadi Sud, la répression
touche toute la population : c'est l'état d'ex¬

ment la nécessité d'une union entre les peu¬

ception. La police arrête, torture, mitraille et

ples opprimés d'Europe.
En tant que nations colonisées et opprimées
à l'intérieur des limites de l'Europe capitalis¬
te, nous subissons l'héritage commun de l'im¬
périalisme : système universel qui tire des
surprofits dans les pays colonisés, en même
temps qu'il exploite le prolétariat des pays
impérialistes.
Car l'impérialisme est un système universel
qui établit l'oppression coloniale ou la domi¬
nation néo-coloniale sur de nombreux peuples
à des degrés divers et dans des contextes his¬
toriques particuliers.
Actuellement, dans l'état espagnol, l'impé¬
rialisme sous sa forme la plus réactionnaire,
c'est-à-dire le fascisme, recule devant la géné¬

fusille.

ration de Brest

ralisation et la

radicalisation

des

luttes

de

masses.

Cette crise constitue un grand espoir pour
les peuples opprimés de l'état espagnol dans
leur lutte pour la libération nationale et so¬

Aussi, au nom des peuples que nous repré¬
sentons, nous appelons toutes les organisa¬
tions des peuples opprimés de l'Europe Occi¬
dentale à se joindre à nous pour la marche à
Hendaye le 1er novembre 1975.
—

U.P.G.

Union

do

Pobo

Galego

(Union

Peuple

du

Galicien)
(Union Démocratique Bretonne).
Irish
Republican Mouvement (Sinn Fein et
I.R.A. officiels).
H.A.S.
Herriko Alderdi
Sozialista (Parti Socialiste
Basque).
C.G. Cymru Goch (Pays de Galles Rouge).
E.C.T. Esquerra Catalana dels Treballadors (Gauche
Catalane des Travailleurs).
—

—

U.D.B.
I.R.M.

—

—

—

—

P.S.A.N. Partit Socialista d'Alliberament Nacional dels

Paisos

Catalans (Parti

Socialiste de

des Pays Catalans-Provisoires).
Pour cet appel ont donné un accord
V.V.A.P. Volem Viure al Païs.

Libération
de principe

Nationale
:

—

—

—

P.C.S. (Parti Corse pour le
OC. (Lutte Occitane).

Socialisme).

L.

Bayonne, le 14 octobre 1975.

�Après le "Coup de poing" de Ponia
L'OSTAL OCCITAN » est une association créée par :
la section départementale de la
Haute-Garonne de

—

Communiqué de Presse
PSU

-

En

:

Bretagne

—

:

l'Institut d'Etudes

Lutte Occitane

ainsi

30 arrestations
Le 21 octobre à l'aube, la police a procédé
à 40 interpellations et perquisitions dans une
dizaine de villes, de Nice à Toulouse, chez des

personnalités occitanes ou chez des militants
de différentes tendances. La police interve¬
nait, soi-disant pour des enquêtes de type
« tentative d'incendie », en fait dans le but de
procéder à des interrogations politiques et de
garnir des fichiers.
Ces enquêtes surviennent après celles de
Corse et de Bretagne. Le Gouvernement cher¬
che ainsi à interdire toute expression légale
mouvements de minorités nationales, en

aux

procédant à un amalgame les assimilant à des
terroristes. Il cherche également à détourner
l'attention des véritables problèmes de mino¬
rités nationales : sous-développement, exode,
etc... qui sont aggravés par la crise économi¬
que qui frappe tout l'hexagone. Le Gouverne¬
ment, en orchestrant la répression des mino¬
rités veut faire oublier l'échec catastrophique
de sa politique économique.
La lutte des minorités nationales pour leur
émancipation est inséparable de la lutte pour
le socialisme. Aussi, est-il nécessaire de ren¬
forcer la solidarité entre les différents mou¬
vements de minorités nationales qui luttent
avec

le mouvement ouvrier.
Lutte Occitane

£1

£

tt

P.S.U.

—

commode sans se préoccuper de la population
qui vit à proximité. C'est bien ce que pensait
le Syndicat de ramassage des ordures ména¬
gères des villes de Graulhet, Lavaur, Briatexte
et Gaillac, soutenu par la direction départe¬
mentale de l'Equipement.

DEFENSE,

UN CONTRE-PROJET
Mais les mini-technocrates locaux n'avaient
pas compté sur la mobilisation des habitants
de Puybegon, Peyrole et Brusque contre ce

projet d'usine de compostage et d'incinération
des ordures ménagères des villes avoisinantes. Informés par le « Tarn Libre » du 25
juil¬
let, ils manifestèrent leur opposition lors de
l'enquête commodo-incommodo et créèrent
aussitôt un Comité de défense très actif. Peu
à peu, ce Comité fut amené à avancer des

propositions autres que : « N'importe où mais
pas à Puybegon » et notamment l'idée que les
ordures ménagères devaient être traitées in¬
dustriellement et reclassées dans les zones in¬
dustrielles des villes intéressées. Les contrain¬
tes

qu'entraîne

contre-projet (traitement,

ce

reclassement des ordures, mesures
anti-pol¬
luantes) ne sont pas au goût du syndicat des
ordures ménagères et de son président (ad¬

BULLETIN
Nom

opprimées

ne menace pas

l'Etat français au

DE

par

d'Etudes Occitanes de Toulouse, pour
dans la direction suivante :

fournir

—

ces

associations

Adresse

hexagonale, en mettant sous les
projecteurs les dangereux autonomistes bre¬
tons qui veulent diviser la France.
Aléria a été bien utile au pouvoir de ce
point de vue là. « Oublions le chômage et les
l'économie

organismes.

Je soussigné NOM

Prénom

fibre nationale des Français, surtout en pério¬
de de crise économique. Faire oublier que les
Américains s'emparent de secteurs entifers de

et

SOUSCRIPTION

il faut faire vibrer îa

:

prolonger leur action

développer la diffusion de la culture occitane,
un
lieu de rencontre pour les adhérents de

—

point de justifier une telle répression. Alors,
c'est bien une opération idéologique de la part
du 1er flic de France

la

verse

somme

OCCITAN
Toulouse

DE

Rue

argent liquide

chèque bancaire
(Mettre

8,

—

Delayrac

une

—

chèque postal

—

croix en face de

le

Signature

est désarmée devant

ce genre de politique, et
prête à emboucher les trompettes de
l'unité de la France face au « séparatisme »,
comme de la moralité face à la « vague de
pornographie ». Sur ces terrains-là la réaction
joue sur du velours, et elle le sait.
A qui la faute ?

souvent

joint

au

maire de Graulhet) M. Lasserre, qui

s'entête et durcit sa position, bien décidé à
bafouer l'avis de la population paysanne con¬
cernée. Il est tellement plus simple et plus
rentable en effet d'acheter 4 ha de terre et d'y

faire une décharge pompeusement appelée
usine de compostage et d'incinération des ré¬
bus sans donner de garantie quant à la pol¬
lution possible des eaux, de l'air (incinération
des plastiques), etc... D'autre part, une exten¬
sion de la zone serait déjà prévue.
LE PROJET PREFECTORAL

BLOQUÉ
Sous la pression de la population locale, des
mairies concernées (le Conseil municipal de
Puybegon a démissionné pour marquer son
opposition), du bruit qui a été fait autour de
l'affaire, le Préfet a annoncé dernièrement la
reprise du projet à zéro, de bloquer les 17
millions d'A.F. alloués pour l'achat du terrain.
Cette fois, il va consulter les communes con¬
cernées, c'est promis qu'il a dit ! Sincère mea
culpa ou habile manoeuvre de démobilisation?
Nous le saurons bientôt. Mais pour l'instant,
il faut rester vigilant et ne pas oublier que si
les habitants de Puybegon gagnent la partie,
cela va créer pour la préfecture un précédent
gênant, personne ne voudra plus d'ordures et
un exemple pour les petites communes rura¬
les à qui l'on refuse le droit de décider de
leur devenir.

IÎ'OCCITHÏÎ
Dèu-irëu g piiïm
DE

COUÏ^ DE DHDGUE D'OC POUÏ^TOUg

L'auteur de « L'occitan lèu-lèu e plan »
(L'occitan vite et bien) est Gaston Bazalgues,
assistant à l'Université Paul Valéry, Montpel¬
lier. Robert Lafont, professeur à l'Université
Paul Valéry, directeur des Etudes de l'Insti¬
tut d'Etudes Occitanes a préfacé l'ouvrage.
« L'occitan lèu-lèu e plan » est le cours de
débutants en langue d'oc le plus moderne qui
soit. Il s'adresse aux autodidactes tout aussi
bien qu'aux élèves des cours d'occitan. Le
cours utilise une langue
simple, quotidienne
et moderne sous forme de dialogues qui se
déroulent dans la vie de tous les jours dans
les territoires occitans qui s'étendent entre
Nice et Bordeaux, Limoges et Pau et entre
Valence et Montpellier.
Le

BULLETIN

cours

est

composé de 25 leçons utilisant

1.200 mots environ, ce qui est suffisant pour

acquérir le vocabulaire de base et les règles
de structure de l'occitan. Chacune des 21 pre¬
mières leçons comporte un vocabulaire, un
texte dialogué qui présente en situation le

lexique et les points de grammaire dont on
l'acquisition, des explications gram¬

doit faire

maticales et de nombreux exercices avec en
fin de volume un fascicule mobile contenant
la traduction des dialogues et le corrigé des
exercices.
Ce cours

ouvre

les portes de l'occitan

leçons sont consacrées

aux

particularités de

chacun des quatre grands dialectes occitans :
le languedocien, le provençal, le gascon et le

nord-occitan.

Cinq disques 33 tours, 17 cm ou deux cas¬
settes, complétés par un manuel illustré de
184 pages.
Prix du

complet disques et manuel :
complet cassettes et manuel :
; prix du livre seul : 18,70 F.
En vente chez les libraires et disquaires.
Editions
Disques Omnivox — 8, Rue de

86,70 F
95,70 F

;

cours

cours

-

—

75008 Paris.

D'ABONNEMENT

:

Prénoms"

:

:

Adresse

:

:

Souhaitez-vous entrer

parlé

et écrit et permet donc d'être compris sur
tout le territoire occitan. Les quatre dernières

Berri

SOUSCRIPTION

Je souscris pour la somme de :

—

la formule choisie.)

A

:

Profession

31000

mandat postal.

licenciements et serrons les coudes autour de
la mère Patrie. » Hélas ! la Gauche française

Nom

Adresse

—

C.C.P. 326994 V. Toulouse,

—-

forme de

sous

F à L'OSTAL

de

TOLOSA

:

Prénoms

:

Lo Revelh d'Oc — Occitania Nova — Menestral, et les
rédactions locales de « Lutte Occitane » et « Occitania
Passât e Présent » regroupées au sein du Cercle Populaire

nomistes

Nouvelle vocation
des Communes Rurales :
Devenir poubelles !

Peut-on décider de l'installation d'un éta¬
blissement classé dangereux, insalubre et in¬

UN COMITE DE

Bretagne : 30 arrestations parmi les auto¬
bretons. Ponia doit certainement
inscrire ce coup de filet dans sa campagne
contre « la violence d'où qu'elle vienne ».
Aujourd'hui, le mouvement des nationalités

que

Occitanes,

Régional d'Etudes Occitanes de Toulouse,
les rédactions des publications suivantes

le Centre

—

en

contact avec des
militants de Lutte Occitane ?

�ET LA GAUCHE ?

La rentrée

Elle

a

répondu à Lyon

en questionnant le
conséquences désas¬
treuses de sa politique en lui rappelant
les
positions du Programme commun en la ma¬

Premier ministre

de Ponia-Chirac

:

L'APRES-CORSE

L'

après-Corse » a pu faire illusion : on
a pu croire que, pour
éviter que désormais
toute réforme se paye d'avance
par la vie de
quelques « représentants de l'Ordre », les
gouvernants allaient octroyer aux gouvernés
une réforme de
structures permettant l'ex¬
pression « légale » des revendications des
régions. Chirac a répondu, sans trop de pu¬
blicité, mais avec détermination :
«
(sont exclues) les hypothèses de réfor¬
mes de structures telles que l'élection au suf¬
frage universel des membres des assemblées
régionales ou la mise en place d'un exécutif
régional élu ».
C'était à Lyon, en réponse aux élus socialis¬
tes et communistes. Que reste-t-il ? La décen¬
tralisation ! C'est-à-dire Un peu plus de sous
aux régions qui commençaient à étouffer et la
possibilité pour elles d'augmenter les impôts
régionaux (triste perspective !).
Quelle est la « doctrine » qui guide ce genre
de danse sur place ? Comme de plus en plus
souvent dans ce pays, c'est le premier flic de
France qui l'exprime :
« Il faut préserver le
poids spécifique de
l'Etat-Nation, attaqué par le haut (sur le plan
des relations internationales : monnaie, Mar¬
ché Commun, énergie, matières premières...)
et par le bas (sur le plan des aspirations régionalistes). Si l'Etat-Nation voyait diminuer
son rôle par un régionalisme excessif, il per¬
drait de son autorité à l'extérieur, au niveau
des grandes négociations. »
Si la simple « aspiration » régionaliste est
une menace pour l'Etat-Nation, on comprend
alors qu'il vaut mieux retenir son souffle !
Mais de quoi tous ces messieurs ont-ils peur :
d'une crise, et pas simplement économique
celle-là : « La création de parlements régio¬
naux provoquerait en cas de crise
politique,
économique ou sociale la remise en cause
brutale et profonde de l'unité nationale. »
(encore Chirac, toujours à Lyon).
Les soixantehuitard sont prévenus : il faut
que chaque point du territoire « national »
soit toujours à égale distance politique de Pa¬
ris et de Baden-Baden. C'est là l'argument«

"

Paris

se

décontracte

:

concentrez-

à votre tour ! Mais restons bonnet blanc,
blanc bonnet !
vous

«

MOINS, MAIS MIEUX

»

(suite de l'Editorial de la p. 1)

NON
OU

REGIONALISME ! "
OU EST PASSÉ LE POUVOIR REGIONAL ?
J.J. S.S. lui aussi s'est beaucoup agité au¬
tour de la Corse : il aime bien entrer et sortir
dans l'odeur de la poudre. Sorti (pour ne pas
dire vulgairement vidé)
du Gouvernement
dans

parfum de bombe il ne lui déplairait
d'y rentrer au fumet même bien effacé
des gaz lacrymogènes. Aussi n'a-t-il pas hésité
à faire plusieurs fois le voyage de Corse et à
en
remplir copieusement les pages de son
hebdomadaire, entre deux flagellations « érotiques ». Siméoni le lui a dit : « Je suis d'ac¬
un

pas

cord

avec vous » (c'est écrit en très gros ca¬
ractères dans les pages spéciales). Et J.-J., lui,
est d'accord avec Giscard, je sais pas si vous
voyez l'astuce ! Bien sûr, il ne cesse de se
donner un mal fou pour convaincre le Prési¬
dent de prêter enfin une oreille libérale aux
« régionalistes », mais
d'autre part, et fort
discrètement, il est entièrement convaincu
que la politique de Giscard en la matière est

la seule bonne : « M. Servan-Schreiber assu¬
rait récemment après avoir eu un long entre¬
tien avec un proche collaborateur du Prési¬
dent de la République, que ce dernier était
tout acquis au pouvoir économique régional
et qu'il allait en tirer

bientôt toutes les consé¬

quences. » (Le Monde du 28-29 sept.). Notons
avec l'article du « Monde » cet économique
intercallé fort à propos entre

pouvoir et ré¬
gional ! Cela va vite devenir la règle dans
« L'Express » et rappeler curieusement qu'audelà (et avec) l'économique il y a un danger
politique et social du « régionalisme » qu'il
faut écarter à tout prix. J.J. S.S. « économise »
son pouvoir régional : avec Giscard, Chirac
et Ponia, tout est en place pour le quadrille.
Il reste à souhaiter que les grosses caisses
d'hier ne soient pas les violonneux de demain !

ceux

politiques) et les autres. Donner
parallèlement les informations les plus mar¬
quantes. D'autre part, la moitié du mensuel
calistes

consacrée à un ou des articles ouvrant le
débat sur une question intéressant le mouve¬
ment et un ou des dossiers rapides sur un as¬

d'intervention écrite : le quinzomadaire avec
son horizon idéal : l'hebdomadaire d'informa¬
tion et de réflexion pour la lutte.
a/tqîc à no «tarie
nnus sommes imouissants.
c'est le lecteur

qui doit prendre la parole.

se

tre

LUTTE OCCITANE
DIRECTEUR-GÉRANT:
ALAIN PAUL

2,00 F.

Le numéro

L'abonnement 12 numéros.. 20,00 F.
C.C.P.

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Cédex

paritaire N° 54 837

IMPR. ARTYPO

—

12100 MILLAU

«

Rouge

»

sait

cela

décharger de la nécessité d'un combat con¬
une tradition politique néfaste et fort bien

assise.
FAUT-IL ETRE REGIONALISTE ?
La
ceux

question ne se pose pas d'aujourd'hui, à
qui dans un mouvement nationalitaire

s'attachent à combattre le nationalisme sous
toutes ses formes et à refuser la voie du ré¬
formisme. Mais on nous la pose aujourd'hui
encore et de manière de plus en
plus pressan¬
te.

Qui n'a entendu

mander
«

un

militant syndical

de¬

d'une réunion d'information
d'accord avec vous au plan le

au cours

nous sommes

plus général et sommes prêts à faire nôtre
vocra combat, d'autant plus ardemment
que
nous vivons chaque jour
les injustices que
vous dénoncez, mais que nous
proposez-vous
de concret ? » Le plus curieux n'est-il pas de
voir souvent reprendre par ces camarades
l'argument décidément commun à beaucoup
de gens, selon lequel dans un monde capita¬
liste livré aux multinationales, au-delà du ni¬
veau local (souvent départemental) il est
plus
que nécessaire que le monde des travailleurs
fasse son unité au niveau le plus large possi¬
ble. L'Occitanie, par exemple, n'est-ce pas un
intermédiaire inutile ? Il ne suffit pas de ré¬
pondre que nous sommes contre un état occi¬
tan ; ni que nous voulons une révolution cul¬
turelle. Sur ces mots-là, l'accord est facile. Il
y a par contre un mot sur lequel nous n'avons
souvent rien à dire : celui de région juste¬
ment ! Et c'est pourtant celui-là qui nous fait
qualifier de régionalistes ! Suffit-il de contes¬
ter l'étiquette ?
Ne vaudrait-il pas mieux, en fin de compte,
s'attacher particulièrement à la réflexion sur
une telle question pour y concrétiser tout ce
que nous avons su élaborer de subversif en

populaire

pect mal connu de notre réalité. Le manque
de place nous contraindra à éviter les longues
diatribes en petits caractères qui découragent
souvent de lire un journal jusqu'au bout.
Et tant mieux si cela paraît trop peu : notre
seul but est de pouvoir passer le plus rapide¬
ment possible à une forme vraiment efficace

Cependant, et le Midi

mieux que personne d'autre, toute instance
liée à la mobilisation électorale est un poids
de plus donné à l'institution des notables.
Surtout quand le cumul des mandats confine
à la charge honorifique pour le représentant
d'une clientèle traditionnelle. Se placer dans
le camp de la gauche hexagonale, ce n'est pas

ri: 13lnu.es

ou

sera

tière. C'est là que s'en tient le P.C. (Assem¬
blée élue au suffrage universel direct et au
scrutin proportionnel avec une direction à
pouvoir exécutif, les ressources étant consti¬
tuées
par
un transfert des ressources de
l'Etat). Le P.S., lui, a décidé de se lancer dans
la « réflexion » avec les plus
dynamiques de

voir exécutif.

Nous n'abandonnons rien, et tant pis pour

qui se réjouissaient déjà de notre « dis¬
parition » ! La formule de ce nouveau men¬
suel est simple : analyser l'actualité la plus
importante du mois et se poser en force de
proposition devant les questions qui se po¬
sent sur elle les militants d'Occitanie (syndi¬

les

ses jeunes cadres mais il ne semble
pas que
l'appareil du parti soit massivement touché
par cette réflexion régionale : c'est pour lui
le même problème que les conférences sur
l'autogestion réalisés par les convaincus dans
l'indiférence préoccupante de l'ensemble des
militants. Quand on sait où en est l'union de
la gauche aujourd'hui, on peut
s'interroger
sur la profondeur de sa
politique régionale.
Il n'en reste pas moins que la revendication
la plus avancée est celle de l'Assemblée ré¬
gionale élue à la proportionnelle et au pou¬

...

massue...

sur

années de lutte

occitane ?

L'unité

fera-t-elle sur l'idée d'Occitanie
ou dans la réalité de regroupements traversés
par le même mouvement révolutionnaire du
peuple quand il retrouve une part refoulée de
son identité pour la transformer dans sa lutte
pour un monde nouveau ? Est-ce un hasard si,
au moment où l'idée occitane devient de plus
de plus un lieu commun (un candidat U.D.R.
n'est-il pas venu se montrer très intéressé à
une réunion V.V.A.P. dans l'Aude ?
Quoique
« gêné » par l'option socialiste, il
partageait
sans doute le « sentiment » général !) le pou¬
voir se crispe rageusement contre une régio¬
nalisation démocratique ?
Certes, il ne s'agit pas d'élaborer une réfor¬
me régionale de notre composition, mais
de
proposer au débat avec les syndicats et les
partis de gauche autre chose que des mor¬
ceaux d'anthologie. Ou bien préparons-nous à
devenir les suiveurs critiques d'une A. R. C.
se

occitane !
DOMENGE.

�MONTSEGUR 75
Un

Nord
de là

ignobles barbares qui ne savent ni lire ni écrire,
passe très facilement à l'idée que les Occitans
sont gens naturellement plus polis, plus intelligents, une
race
supérieure à tout prendre : n'importe quel Occitan
vaut plus que n'importe quel
Français, et pourquoi cela
aurait-il changé ?
tout
malheur
Si
le
vient de ce qu'au XIIle siècle l'ar¬
mée française a battu celle de l'Occitanie, l'histoire s'est
jouée sur une bataille : Français contre Occitans ! La lutte
des classes n'existe donc pas ! Et pour que le Laurier de
Montségur reverdisse, comme disent les vieux félibres ou
des gens plus rusés et plus dangereux, il faut tous s'unir
sans distinction
:
patrons et ouvriers, pour repousser l'en¬
nemi commun : le Français, ou le Belge, comme veulent le
faire croire des inscriptions hostiles aux touristes qu'on a

:

enjeu politique
de 1er ordre

Lutte

«

Occitane

»

à

Montségur ; c'est de la provo¬
la première fois, on assume le

cation, passe encore pour
nationalisme : d'accord, mais
suffit ! Non vraiment remettre

fois

une

ça

:

toute,

pour

ça

c'est du réchauffé, et

puis quand même c'est s'enfermer dans le passé, tous ces
brûlés vifs c'est bien triste, mais au bout de 700

ans...

il y a

avoir choisi

des problèmes plus aptuels, pourquoi
lieu

un

-

politiquement clair

»

:

ne

pas

le Larzac

par

exemple ?
Eh bien

!

non

Nous n'avons pas

comme

»

choisi

un

disent les camarades,

lieu

poli¬

«

nous avons

lieu à

l'image du mouvement occitan dans son
choisi un lieu qui est devenu celui
par excellence où s'exprime le sentiment occitan. Montsé¬
gur est devenu un mythe, une source intarissable de suc¬
cès da librairie, le point de rassemblement de tous ceux
qui ressentent dans leurs tripes, ou dans leur mémoire
collective, la chute de Montségur comme le commence¬
ment historique
de l'oppression qu'ils subissent actuelle¬
ment, en tant que Méridionaux, en tant qu'Occitans.
Oui, Montségur est un pèlerinage, mais ce pèlerinage
est un enjeu politique de premier ordre. Montségur et
les
livres, les articles, les poèmes qu'on écrit dessus permet¬
tent de faire glisser l'émotion populaire savamment entre¬
tenue : le prestige des martyrs, la fin prétendue de l'indé¬
pendance occitane... vers des doctrines politiques plus ou
un

ensemble,

moins

un

peu

nous

avons

identité et leur histoire, aux forces de droite qui

exploitent
dévoyent ce sentiment à des fins nationalistes et bour¬
geoises ? Si cela était, c'est une revendication socialiste
qui s'appuie sur le sentiment populaire occitan, qui pro¬
clame qu'on peut être opprimé dans sa culture, dans sa
nationalité, au même titre que dans sa condition économi¬
que, c'est la dimension occitane partout affirmée de la
lutte des classes qu'il faudrait abandonner.

manifestement réactionnaires et de droite

pas toujours aussi clairement avoué

;

ce

n'est

chez Saint Loup
(« Nouveaux Cathares pour Montségur ») qui fait des S.S.
qui occupent l'Ariège les restaurateurs de la grandeur et
de l'indépendance de l'Occitanie Médiévale. Mais bien plus
souvent les choses sont beaucoup plus subtiles, on opère
par glissements successifs : on exhale d'abord la supério¬
rité culturelle de la civilisation occitane du Moyen Age, on
la montre sauvagement abattue par les
«
Chevaliers du
que

Aussi bien, cette revendication occitane qui est
nôtre n'est-elle pas exempte d'ambiguités : l'originalité
notre

vement

la croisée de deux grandes re¬
La
revendication socialiste, et « Lutte
proclamé sa volonté de s'articuler au « mou¬

—

ouvrier

organisé

»

—

Lutte Occitane » sur ce
manifesté sa volonté d'impulser
et

«

La

revendication occitane,

terrain

dit

également

à

culturel

«

sa

»,

a

lutte politique

l'intérieur des milieux occitanistes traditionnels :
milieu intellectuel déterminé. En faisant ce choix,
Occitane se trouve sur le terrain occitaniste en
-

un

dans

Lutte

compagnie
mêlée de gens très différents : royalistes, nationa¬
listes, populistes, savants érudits des académies de pro¬
vince, intellectuels démocrates qui ont eu historiquement
la tâche de porter et d'aprofondir une certaine revendica¬
tion occitane. De même, il faut insister sur le
fait que le
premier sentiment d'occitanisme peut se traduire par une
très

revendication xénophobe

Français, dehors... qui présente
que le
dévoyement de
Montségur dont nous

:

rigoureusement le même danger
l'émotion populaire au drame de

Extrait de l'intervention de Lutte Oc. à Montségur (23-08-75)

Montségur tà nosaus n'ei pas
un pelegrinage

Qu'em venguts tà har la hesta

e non pas

tane

n'est ni tout blanc, ni tout noir

ce

:

bien

ment très

être abandonné

rale

ou

fascisante

tà

au

Mes la colhonada pot prener un biais hera
mei au ras de la realitat. Atau que s'ei podut
veder escrivut sus los murs de Marsilha « araba defòra » sinat Occitania libre.
Luta Occitana que torna afirmar aciu que
n'a pas per objectiu d'apitar une naveth estât

tir

prendre

et

Lutte

Occitane

Parler à
y

—

—

gumas.

Quitar la bòrda e s'en anar
Las pichonas entrepresas de l'industria
occitana complementaris de l'industria deu
Nord prenen l'arrevirada de la concentracion
capitalista eperada Crisi.
Chalabre qu'ei un exemple hens la parçan,
la région d'aciu. Aquò qu'es pòt multiplicar
—

—

hens tots los cors d'Occitania.
Barrar las usinas et s'en
LAVETZ QUE'NS DEMORA ?
—

anar.

L'armada, lo torisme las centralas nuclearas : de Larzac qu'en i a pertot
de pargues qu'en i a pertot
de Sigean qu'en i a pertot.
A la liquidacion respon la mobilisacion
occitana :
Volem viure
mes

Que

eau

païs...

pas dens un païs de cons !

veder que tôt çô qu'es dit occitan

mo-

viment obrer frances.

(...)
De mei, actualament, los eveniments hens
los païs mediterranencs gahan ua hòrta sin-

hificacion.
La dreta internacionala ne pòt pas deishar
installar 'se hens los païs perifericas de la
concentracion capitalista ua zona roja.
En Italia los darrers succès electaraus nos
amuishan la pujada de la gaucha.
En

Espanha qu'ei vertat

que

lo Franco pòt

enguera condemnar a morir militants mes que

s'apita e que's quilha la resistenci hens Euskadi, Catalunya, Galicia mes tanbei hens lo
moviment obrer espanhan.
Au Portugal lo païs quei hens un moment
revolucionari ont lo eau despassar hens un
medish moviment la sociau-democracia
talinisma.
«E OCCITANIA

l'es-

e

QU'EI AU PLENH CENTRA»

Lo moviment occitan qu'ei lavetz hicat de¬
vant las suas responsabilitats istoricas.

que pòt vader un amusador que balherà
naveth folclora

—

un
au

tradicionau deu

que
cionari
—

pòt vader

ua «

chouannerie

»

reac-

n'ei pas progressista per lo hum deu nom :
que minjam hromatge Montségur

que pòt inventar hens ua Occitania
volucionari.

que's lotjam aus balcons d'Occitania
que's lavam au sabon catara... beleu.
L'Occitania que's vend, que's crompa, que's
har ta en crud, en cueit, en vertat o en vent.

Sus lo chantier de l'Occitania qu'esperam
tots los que vòlon bastir lo socialisma aciu

Los mercants de saunei, hen desbrombar la
miseri de tôt dia per l'ilusion deu sant Grasal.

—

e en

Europa.

(extraits de l'intervention
tà

=

p°ur)-

en

béarnais

ifr.rj.il
| B £ Z i E P» S l

re¬

sentiment

«

s'institutionalise

populaire

château

dans ce haut-lieu du
est surtout le haut-lieu

»

Montségur des luttes des

lieu

au

d'y grimper

lè-haut

rassembler

avec un air

des gens des

tanie et aller avec

danser

occitan

pratique révolu¬
1975 la présence de
une

occitanes,

masses

parler du Chili, de l'Espagne... faire la fête

dévôt

pied du

au

et constipé,

quatre coins de

l'Occi¬

village, sur une musique
occitane, avec la jeunesse de l'Ariège :
c'est changer
l'idée que se font les gens de Montségur. Si
à propos du
château on pense aux 700 victimes de l'impérialisme fran¬
çais et à la fête de Lutte Occitane, nous aurons écrit dans
le livre du mythe de
Montségur, à côté des Cathares et
du trésor enfoui, sa page la plus actuelle et la plus
pro¬
gressiste. Nous aurons utilement assumé le nationalisme
en
dans
la
tête
changeant
des gens l'idée que veut leur
imposer toute la machine à abrutir et à récupérer des
publications mensongères, crapuleuses, réactionnaires, qui
fleurissent sur le « drame des Albigeois » en abusant de
la sensibilité du public à son égard.
C'est cette volonté clairement exprimée qu'ont voulu
manifester

eux

au

les chanteurs, les militants
à Montségur cet été pour

sont venus

et

tous

ceux

qui

la fête de « Lutte
Occitane », malgré le vent glacial et les averses du same¬
di. A cheval sur deux jours : samedi 23 et dimanche 24
août, plus de 5.000 personnes sont venues écouter les
chanteurs, acheter des

livres, des

revues,

pour

soutenir

financièrement la presse de Lutte Occitane et aussi dis¬
cuter... Et puis, de grands moments :
par exemple l'inter¬
vention politique de Lutte Occitane en Béarnais le samedi,
parce que tous les dialectes occitans doivent être entendus
dans toute l'Occitanie, parce qu'il ne
s'agit pas de créer
un

-

bon Occitan

Provençal

comme

»

il y a un

«

bon Français »1 le

le Languedocien central dont les autres dia¬
lectes seraient des patois ! Le bal le soir sur la place du
ou

orchestre provençal, parce qu'il ne s'agit
bande de « théoriciens de l'occitanisme
de
coloniser Montségur comme on a colonisé la côte du Lan.
guedoc-Roussillon, le récital de Marti aussi, le dimanche
après-midi sur la place du village dont c'était la fête an¬
nuelle également...
Alors bien sûr, tout n'est pas parfait, c'était
moins
intime que la première fois, mais il faut
que Lutte Occi¬
avec

un

»

tane

justement s'ouvre sur l'extérieur I
II faut que ce
rendez-vous manifeste aux forces de gauche et à tous les
Occitans la force et la vigueur d'une revendication occi¬

Qu'arrefusam lo nacionalisme, tà nosauts
l'unitat populara que's lheva, que s'inventa
dens totas las lutas occitanas, economicas,
socialas, culturalas ; qu'ei l'expression d'ua
navera feiçon de
lutar, que tòrna balhar ua
sanc

charge le

en

nationalisme occitan, oui, mais qui
du sentiment populaire occitan.

Français, mais

—

au

même

pour le transformer en un savoir et
tionnaire occitane. C'est pourquoi en

tane

hens la

sein

minutes et un rassemblement de quelques
heures. C'est
dans la pratique quotidienne des militants qu'il faut ressen¬

Occitan.

navera sanc

doit

de la bourgeoisie libé¬
contraire affirmer sur le Pog,

n'est pas un simple hommage rendu à la culture ou à
l'histoire occitane, c'est une lutte de longue haleine : on
n'assume pas le nationalisme avec un
discours de dix

pas pour une

lo
capitalisme a las periferias europencas desempuish Italia en cô Irlanda.
En agricultura las pichonas exploitacions
de noste son sacrifcadas shens vergonha aus
interes deu capitalisme agricòl : — aquò
qu'ei vertat tà la viticultura
aquò qu'ei vertat tau bestiar
aquò qu'ei vertat tau milhòc, fruts, le-

il faut

;

du mouvement occitan, ne

aux manoeuvres

tan,

village

per

slentM

un

de l'idée et du sentimenjt occi¬
la
présence d'une
organisation
SOCIALISTE et
OCCITANE.
Voilà pourquoi nous avons choisi Montségur pour no¬
tre première fête en 1973 ; mais ce n'est pas un symbole,
c'est-à-dire

Montségur qu'ei lo lòc de tots. Ne i a pas
aciu sonque toristas. De mei en mei monde
d'aciu, gents d'Occitania, vienen cercar a
Montségur. Que ?... Ua part d'eths medishs
quauqu'arren que'n saven pas e que cercan
enter las peiras deu casteth. Aquò qu'ei un
heit qu'ens despassa. Uei lo dia la prisa de
conscienci occitana que s'esparseja de per tôt.
E mei noste païs ei venut.'panat, liquidât

liquidacion economica qu'ei impausada

la situation

pas

la kermessa.

economicament.
E mei qu'es ved pujar la dimension occita¬
na de las lutas.
Per aquò qui caù veder qu'ei una verdadera

c'est

;

ambigu, sur quoi on peut bâtir soit une société so¬
cialiste authentique, soit une récupération bourgeoise qui
cimenterait autour d'un mensonge l'unité contre nature des
exploiteurs et des exploités. Montségur qui résume vrai¬
ment

la

de

position est d'être à

vendications
Occitane » a

parlions tout à l'heure.,
Le mythe vivant de Montségur, la revendication occi¬

ce

partout.

Est-ce à dire qu'il faut abandonner ce lieu, dans lequel
des gens de plus en plus nombreux viennent retrouver leur
et

tiquement clair
choisi

on

peintes

vu

gens

»,

arme

et

socialiste.

Il

contre

faut tenir
tous

Montségur,

pas

qui veulent

ceux

en

contre les

faire

une

de la réaction.

PROPOSITION DE SOIRÉE
Une heure et demie à deux heures de spec¬
tacle avec :
DAUMAS. — Des chansons populaires de
toute l'Occitanie, des chansons en dialecte

provençal qui disent les malheurs et les es¬
poirs du pays d'Oc.
MONTANARO.
Au galoubet et au tam¬
bourin des airs populaires occitans depuis les
troubadours jusqu'à nos jours.
—

Conditions financières à déterminer selon le

déplacement à effectuer.
Conditions techniques

:

en

plein

air,

en

grande salle : sonorisation et quatre micros.
petite salle (type Mille club) : aucun
—

matériel.
Publicité : nous fournissons les affiches et
le matériel publicitaire pour la presse.
Pour tous renseignements : RECALIU
83115 Artignosc sur Verdon.
—

TEATRE DE LA CARRIERA
THEATRE POPULAIRE OCCITAN
Chers camarades,
La Compagnie vous prie d'annoncer aux
lecteurs de « Lutte Occitane » sa volonté de
recruter des comédiens
(nés) - animateurs

(trices)
d'expression occitane et française
pour continuer dans des conditions difficiles
le nécessaire combat théâtral occitaniste et
socialiste. Les ressources de la troupe sont

toujours dans la tempête mais l'heure est ve¬
nue d'élargir l'équipe,
donc de donner sa
chance à des gars du pays désireux de prati¬
quer du théâtre au pays, pour ce pays.
Ecrire : Teatre de la Carriera, 66, Rue du
4 Septembre, 13200 Arles. S 16 (90) 96.38.76.
I—Merci et cordialement...
|

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              <text>Périodiques occitans</text>
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              <text>Larzac, Causse du (France) -- 1971-1981 (Mouvement contre l'extension du camp militaire)</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Journal d'information, &lt;em&gt;Lutte occitane&lt;/em&gt; contient des articles contre l'extension du camp militaire du Larzac, il aborde aussi les probl&amp;egrave;mes de la viticulture et du tourisme en Occitanie. &lt;br /&gt;&lt;em&gt;Lutte occitane&lt;/em&gt; publie aussi des interviews et des articles de fonds permettant un appronfondissement des principes essentiels de sa ligne politique.&lt;/div&gt;</text>
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          <name>Source</name>
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              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, AE V</text>
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      <description>Jeu de métadonnées internes a Occitanica</description>
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          <name>Contributeur</name>
          <description>Le contributeur à Occitanica</description>
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      <name>Larzac = Larzac</name>
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      <name>Occitanisme = occitanisme</name>
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