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                  <text>MENSUEL SOCIALISTE OCCITAN

2,50 F

N° 23

MARS

1976

CANTONALES
Le canton, bien peu de gens seraient capables de dire ce que
cela représente exactement. Et pour cause! En effet, les cantons
sont une création purement artificielle dans le seul but de
per¬
mettre l'élection des conseilleurs
généraux. Chaque canton élit
un conseiller général pour 6 ans. Mais attention! tous les conseil¬
lers généraux ne seront pas renouvellés en mars 1976, seule¬

la moitié. Alors, si le canton ne sert qu'à l'élection des
conseillers généraux, à quoi servent les conseillers généraux? Laà
ment

parions qu'en dehors de ta classe politique cela

encore,

ne pas¬

sionne pas grand'monde : le conseil générai est &lt;r l'assemblée
délibérante des départements ». Alors ie sens commun qui
connaît ie

préfet et ignore le conseil général

CRAV

trompe-t-il? Au

se

contraire, il voit clair où est le pouvoir dans un système hypercentralisé légué par Napoléon et qui n'a cessé de se renforcer

depuis
des

avec

le développement du pouvoir exécutif

au

détriment

assemblées » Le département est trop grand pour permet¬
une vie politique locale avec une
participation populaire
«

tre

importante, trop petit

pour peser

tion actuelle est

véritable caricature

pose

de très

peu

une

d'autonomie

au

face

au

pouvoir centrai; la situa¬
: ie conseil
général dis¬

niveau financier

et il ne

même pas de ses propres services administratifs et

dispose
techniques.

Dès lors, ie plus souvent, les cantonales participent-elles de
et de renforcement
des notables. La fonction de conseiller général permet, en effet,

l'entreprise d'obscurcissement du pouvoir
de

voter

pour

les élections sénatoriales

et la

participation

au

conseil

général permet de jouer un rôle dans le délicat enchevê¬
trement de la classe politique « française »

Lutte Occitane combat pour l'émancipation de la &lt;r nationa¬
lité populaire occitane » mais nous ne sommes pas partisans du
« tout ou rien » et nous ne sommes
pas indifférents aux problè¬

institutionnels. A court terme, il faut mettre fin à l'échafau¬
canton + le département + la

mes

dage insensé de la commune + le
région, quatre structures qui sont

toutes trop faibles et qui ne
qu'à renforcer la toute-puissance du pouvoir central. A
moyen terme, /7 faut mettre en place deux niveaux institution¬
nels : un permettant un large exercice de la démocratie locale,
servent

un

autre

naux.
une

permettant une discussion véritable des choix régio¬
Mais le problème institutionnel n'existe pas en soi : /7 est

étape de la prise de conscience, mais les institutions

sont

celles que la bourgeoisie s'est aménagée pour assurer sa domi¬
nation et seul un puissant mouvement nationalitaire et populaire
dont la journée « région morte »a été un signe avant-coureur per¬
mettra une avancée décisive vers l'émancipation nationale et le

socialisme.
Alors Lutte Occitane n'a qu'une consigne générale pour les
: dénoncer leur rôle. L'attitude à adopter concrète¬

cantonales

dépend éminemment des situations locales : participation
où, exceptionnellement, elles peuvent être l'occasion d'un
choix politique clair (ce qui peut arriver, surtout dans les cantons
ruraux).
ment

là

(PHOTO "SUD")

�moyennes entreprises,
dicale bat son plein.

Quant aux autres « grosses » entreprises
- Languedoc,
ce sont les entreprises
nationalisées : EDF, GDF ou SNCF. Nous ne
parlerons que pour mémoire des autres
foyers industriels excentriques à la région et
dont nous connaissons toutes les difficultés
de survie : Chalabre, massif houiller des Cevennes, etc...

Vers les Etats Généraux
du

du Bas

Languedoc

amélioration du pouvoir
d'achat des viticulteurs, des salariés et de
tous

et

Défense

*

qui vivent de leur travail.

ceux

Non à l'exode

*

:

et

maintien

création

d'emplois.
* Non
à toute répression,
libertés syndicales.

Défense de l'économie

*

défense

des

Quant aux retombées de Fos, et aux « in¬
gérences » industrielles catalanes, nous dou¬
tons que le VIIe Plan nous les amène. Par
contre, une autre source de pillage va voir le
jour, après la bauxite du Lodévois, c'est l'ura¬
nium du Lauragais. Un Comité de défense, im¬

pulsé par les militants
citane » de

régionale.

certains, ce protocole d'accord, base
régionale d'action, c'était un
minimum ; pour nous, militants de « Lutte
Occitane » du Bas
Languedoc, c'était un secon dgrand pas, le premier étant la création
Pour

LE TOURISME

VITICULTURE SACRIFIEE

les condi¬
tions spécifiques qui ont permis un tel ras¬
semblement qui, pour un hexagonal pouvait
parfois paraître hétéroclite.
Nous

reviendrons pas sur

ne

- Languedoc, il
y a deux « riches¬
le vin et le tourisme. Le vin « fait »

En Bas
ses

»

:

vivre cette région, ses commerçants et une
grande partie de la petite industrie, qu'elle
soit mécanique ou de transformation. Il est
vrai que pour l'industrie de transformation
(colorants naturels, jus de fruits, huile de
pépins de raisins, etc...), toutes les possibili¬
tés sont loin d'être exploitées, mais le pouvoir
actuel ne cherche pas à les développer.

o

:

Ortès

a

l'ora de la

producion obriera
Béarn Chaussures

depuis le début du mois de janvier

est

patron. Brutalement les travailleurs ont été mis devant le
fait accompli. Ils occupent l'usine
depuis lors. Vite germe dans
I esprit de certaines ouvrières l'idée de
s'occuper pendant les
sans

temps de garde de l'usine. Elles récupèrent des déchets laissés

de

être jetés et se mettent à fabriquer des objets allant de l'étui
lunettes, à la pochette, jusqu'au sac à main. Les pièces de cuir
importantes sont fournies par les camarades C.F.D.T. de la Fédé¬
ration HACUITEX.
situation

de

l'emploi de plus

en

plus catastrophique

amène des militants de LUTOC et du P.S.U. à proposer la forma¬
tion d'un COMITÉ DE SOUTIEN AUX TRAVAILLEURS EN
LUTTE, aux militants de toute la gauche orthézienne. Constitué
de
1

façon informelle, il recueille en un jour et demi près de
000 signatures qui empêcheront la mise à la
porte brutale des

travailleurs de l'usine.
Ce comité se réorganise ensuite en comité
d'organisations
comprenant : C.F.D.T. - S.N.I.
S.G.E.N.
C.F.D.T.
P.S.
P.S.U.
LUTTE OCCITANE
G.E.A.P. (groupe d'étude et d'action
-

-

action

cette

-

-

-

-

populaire). Les
ou

autres

organisations ayant refusé de s'associer à
n'ayant pas répondu à l'invitation.

PREMIÈRE ACTION
Samedi 7-2-76 et 17 heures à 19 h30, le comité et les tra¬
vailleurs P.A.T.

(popularisation de l'action des travailleurs) orga¬
fabriqués.

nisent de façon surprise une vente des produits
Trois groupes d-'action :
1.

Sous la banderole

avec la vente des objets.
Des groupes distribuent des tracts aux carrefours d'accès
à la ville et dans les rues. A chaque entrée de ville une grande

2.

pancarte annonce la vente.
3. Une voiture radio passe et repasse diffusant le texte du
tract et

appelant à venir soutenir les travailleuses.

DEUXIÈME ACTION

nagement du littoral ou

Le comité et les travailleuses rencontrent
le maire

giscardien

commune afin d'obtenir une salle assez vaste où
elles pour¬
travailler de façon correcte, l'usine étant sous la menace des
scellés.
Il accepte après avoir été
toujours réticent sur toute aide
concrète aux travailleurs des autres
entreprises... les cantonales

ront

approchent.

DES

CAU ESTAR PRETS A
D'AQUESTA ACCION MILITANTA
Le 24 février les travailleurs

pendant

un an

Alors, qu'y avait-il dans ces défilés ? Des
viticulteurs, poussés au désarroi, faute de
perspectives politiques et syndicales nettes,
des ouvriers, mais surtout beaucoup de chô¬
meurs, des enseignants qui, nous l'espérons
tôt ou tard, s'interrogeront sur la finalité de
l'enseignement donné en Occitanie, des ou¬
vriers agricoles, des petits commerçants, des
artisans et surtout une majorité de jeunes
dont il est inutile de préciser les motivations.

OUVRIERS

-

PAYSANS

plus pessimistes,

on

peut signaler qu'à la dernière réunion du
CRAU à Béziers, assistaient les représentants

syndicats ouvriers.
regret, et il s'est trouvé assez de
gens pour le regretter : pourquoi la banderole
« vivre et travailler au pays » n'était-elle pas
rédigée en oc ?
des

Un seul

laisserons l'entière responsabilité
action à nos intellectuels jacobins de
la FEN, qui comme le déclarait Jean Huillet
au magazine « Sud » :
« Us sont en retard
de dix ans sur la perception de la réalité
Nous

de cette

occitane !... »
VERS LES ETATS GENERAUX
DU LANGUEDOC

Aujourd'hui, que faire ? « Lutte Occita¬
s'associera, avec les autres organisations
progressistes viticoles et occitanes à la pré¬
paration des Etats Généraux du Languedoc
et à la prochaine journée régionale d'action
qui aura lieu en avril.
Après avoir favorisé la première rencon¬
tre entre viticulteurs et cheminots par l'inter¬
médiaire du groupe de Narbonne, après avoir
dénoncé le négoce dès 1972 par une affiche
placardée dans toute la zone viticole, « Lutte
Occitane » continuera à favoriser l'union des
paysans et ouvriers progressistes pour bâtir
une Occitanie socialiste.

Lutte Occitane de Sète,
Pézénas, Bédarieux, Narbonne

Les groupes

Evidemment, les notables habituels, les
là ; mais cette fois-ci, ils
la rencontre des ouvriers

élus véreux, étaient
n'ont pu empêcher

ç
PER NOSTE, qui est la section du Béarn de l'Institut
d'Études Occitanes, et dont les militants de Lutte Occitane sont
aussi partie prenante, organisait le 17-12-1975 une table ronde
dont les thèmes étaient les suivants : cultures régionales et droit
à la différence; perspectives économiques et colonialisme inté¬
rieur; perspectives politiques et pouvoir régional.

et Olonzac.

d'Annonay qui

TOSTEMPS

A

ont « tenu et pro¬

viennent apporter leur soutien à leurs

cama¬

continue par l'occupation de l'usine.
Et puis bientôt P.A.T. sera connu partout.

se

Groupe LUTOC/BÉARN.

UN FRONT CULTUREL EN BEARN

Le P.S., le P.S.U., Lutte Occitane, V.V.A.P., le S.N.I., le
S.G.E.N.-C.F.D.T., la C.F.D.T., le G.E.A.P. (groupe d'étude et

Comment coordonner ces autonomismes?
Certains proposaient une structure de type fédéraliste. Pour
un certain nombre d'entre nous cela nous semblait
seulement
déplacer le problème de l'état à un autre niveau. Pour nous. Lutte
Occitane Béarn, il nous semblait alors plus réaliste de nous resi¬
tuer dans cette Europe socialiste qui semble
potentiellement

d'action populaire

possible, du Portugal

nal

d'Orthez qui édite le journal La Touye), le jour¬
FORS: avaient répondu à l'invitation.
Pendant plus de trois heures il fut débattu de façon très libre

entre militants

informés à des niveaux divers mais ayant le désir

de progresser dans leurs opinions à travers

l'échange

sans se

bloquer dans des prises de position partisanes reflétant très
exactement des positions d'appareil.
Ainsi, après avoir signifié la misère que délègue l'éducation
nationale aux cultures et langues régionales, on s'interrogea lon¬
guement sur la nécessité, l'actualité de l'occitan dans la société
technicienne. L'anglais n'est-il pas la langue la plus usitée? Mait
tout le monde tomba d'accord pour souligner la nécessité cultu¬
relle, le bienfait du maniement de plusieurs langues, le besoin de
souligner son identité et l'accomplissement du désir (la tripe
occitane). Ce n'est pas parce qu'on a relégué l'Occitan/Béarnais
à n'être qu'une langue surtout paysane qu'elle ne peut pas véhi¬
culer tout aussi bien d'autres techniques ou modes de vie. Il faut
l'accrocher à la vie, lui donner droit de cité. Pour cela il

de s'accrocher à

pas

mais

son

sentiment d'être béarnais

ne

suffit

pour nous,

il faut

argumenter logiquement en même temps notre
révolte, afin de lier ces deux aspects complémentaires : lutte des
classes et lutte nationalitaire.
En effet si l'on s'en tient exclusivement à la révolte
à

Si tout le monde n'a pas accédé au même niveau d'accepta¬
tion de certaines des thèses qui ont été avancées il est à souli¬

less militants présents furent d'accord pour souli¬
l'intérêt des échanges qui s'étaient effectués. Chacun s'est
engagé à répercuter dans son organisation les « résultats » de la
gner que tous
gner

soirée.
Un autre
nes

point intéressant, c'est celui-ci : toutes les person¬
présentes sont d'accord pour considérer que cette rencontre

est le

lieu et la date de naissance d'un front culturel

sur

le plan

orthézien, front culturel qui épaule le front des luttes. Il est
important que ce soit autour de PER NOSTE, que se structure
rencontre d'organisations diverses et pas exclusivement
culturelles. Ce front devra s'élargir à d'autres organisations et la
cette

prochaine

réunion

prendra

un

aspect

plus

particulièrement

public.
LUTTE OCCITANE

BÉARN

Rue P.-Benoît, ORTHEZ

une

L'aspect action régionaliste fut souligné à travers des exem¬
ples puisés dans le concret de l'action syndicale ou de la lutte
pour le maintien d'un emploi pour les Occitans du Béarn et plus
particulièrement ceux de la région d'Orthez. On parla alors rapi¬
dement d'assemblées élues
valeur à accorder à

ce

au

suffrage universel

mode de scrutin. Mais

-

et de la

parler de région

amène à parler de redistribution du pouvoir, et à ce moment là
d'autonomie.

pouvoir ne doit pas être confisqué par telle ou telle organisation
politique ou coalition d'organisations. Les divergences se fai¬
saient jour alors en particulier quant à la prise du pouvoir et à
son utilisation. Lutte Occitane
soulignait que, la voie vers le
socialisme, et le socialisme autogestionnaire dont parlaient tous
les présents ne pouvait se faire que par la démarche simultanée
l'autonomie. Vouloir s'enferrer dans

un processus de réitéra¬
pouvoir central risque de mener plus à un centralisme
étatique qu'à une délégation des pouvoirs aux travailleurs eux-

vers

en révolution à l'Italie où monte la gauche
passant par l'Espagne dont l'après-franquisme peut amener
le revirement. L'Occitanie rouge électoralement dans le contexte
français pourrait être partie prenante de l'édification de l'interna¬
tionalisme des autonomismes.
en

tripale,

analyse uniquement rattachée aux faits concrets qui
régissent la vie de tous les jours, on a le sentiment de réagir,
d'agir, et c'est exact, mais on se prive alors de tout l'aspect
essentiel qui est celui de l'analyse de la situation en termes
marxistes et d'avoir une vision à long terme sur le futur. Lutte
Occitane a souligné cet aspect essentiel, et qui est celui de son
action même. Il était important de ne pas s'enfermer dans un
aspect uniquement économiste, condamnant le pillage de l'Occitanie au nom de la loi capitaliste et sous le seul aspect du colo¬
ou

Le pouvoir se prend, se conquiert a-t-on dit alors, mais ce
AJUDAR

rades d'ORTHEZ.
Cette action n est que le deuxième palier de l'action
générale

qui

TRAVAILLEURS
PRETS A SE BATTRE

MES LA LUTA N'EI PAS ACABADA

QU'NS

»

L'UNION

D'ailleurs, pour les

ne »

nialisme intérieur.

de la

duit

ils soient,
président les
de l'amé¬
de l'arrière-pays.

bien que les notables habituels qu
de « gauche » ou de « droite »,
fameuses sociétés mixtes chargées

pour

à

La

PILLÉ

ce soit au coude à
à l'usine COFAZ en
grève à Sète et, comme il y a quelques mois,
à la SOLAMEA à Pézénas, ou à Chalabre.
Quant aux commerçants, ce ne sont pas
les nouveaux tenanciers des boutiques de luxe
qui fleurissent dans les villes du littoral, qui
se sont joints aux manifestations...
et des viticulteurs, que
coude dans les défilés,

Liant culture et politique:

BEARN
P.A.T.

compte-rendu se

richesse, le tourisme, inutile
s'y apesantir ; elle ne nous appartient pas,

L'EMPLOI HYPOTHETIQUE

Quant aux industries mécaniques en rap¬
port avec la viticulture, ce sont des petites et

Un

journal.

La deuxième

-

du MIVOC (voir Lutte Occitane n° 21).

du groupe « Lutte Oc¬
dernièrement une

Revel a réalisé

soirée de protestation.
trouve à l'intérieur du

de la journée

LA

où la répression syn¬

tion d'un

mêmes.

ti UN

IKHVHILLEIIRS

yWEAFEAiR'ÏÏ

�Tourisme
Aujourd'hui,

avec plus de 50 % de
population active totale, l'agricul¬
ture reste le support essentiel de la

de notre

la

vie

res

pour que les touristes
quent pas d'eau au camping.

tivité.

ne

de

man¬

Il semblerait encore
que l'on atten¬
de les touristes pour
s'amuser, pour

canton de

Saint-Beauzély

1901

:

1946
1975

:

2000

veurs

:

doises

4.355 habitants.
»
2.933
»
1.767

:

?

:

convient

»

à la

cependant de multiplier

chiffres par 2 pendant l'été.
chiffres révèlent une réalité :

Ces

mées, troupeaux affolés par une cir¬
culation intense anormale,
risque d'in¬

cendie
•

L'adduction d'eau ou le branche¬
d'électricité dans les maisons
secondaires dispersées dans la cam¬
pagne peuvent

nos communes rurales.
L'achat de terrains par des rési¬
dents secondaires fait monter le
prix

des

Tel est le sort des

vocation touristique

conséquences

sur

outil

de

travail

la

:

Actuellement, tourisme et agricultu¬
re nous semblent
incompatibles : l'un
fait mieux

crever

s'accentuant,
Indiens de

l'autre. Le processus

nous serons

jour les
réserves de
un

l'Europe... «
folklorique

paysans » en costume
amuser les touristes.

ces

II

».

pour

Conséquences sociales

—

Ne sentons-nous pas

déjà

chan¬
gement s'opérer dans notre façon de
vivre, dans nos habitudes, en fait dans

Comment s'implante
?

leur

terre.

le VIe Plan.

nous

terres, prix que ne peuvent suivre
agriculteurs dans l'achat ou la lo¬

cation. de

de

les

•

les

régions pauvres
plutôt appauvries : Bretagne, Occitanie, Corse... vidées de leurs res¬
sources puis de leurs hommes et com¬
me l'air y est pur et que la
place est
libre, on y développe le tourisme : ré¬
gion à vocation touristique prévue par

gréver lourdement

budgets de

ou

risme chez

supplémentaire, etc...

ment

»

«

construction
l'ensilage, car

ou

du
Tarn troublées par les
hors-bords, ver¬
gers saccagés, cultures et clôtures abî¬

Sans commentaires.

une

esthétique

l'odeur gênerait les touristes.
• Pêche et
quiétude des bords

Pourtant, cette région est très belle,
; les touristes de plus en
plus nombreux qui recherchent la
tranquillité et la verdure s'y trouvent
bien... Raymond LACOMBE, président
de la F.D.S.E.A. insiste : « La
région
paraît avoir une indéniable vocation
touristique alors même que sa voca¬
tion agricole paraît de moins en moins
évidente. Ainsi, on peut espérer que
l'activité
touristique croissante va
prendre le relais de l'activité agricole

régions à

porcherie

donc le tou¬
Quelles en sont les
l'économie et la vie

notre culture ? Pour

vivre

un

certains, il faut

comme seule

solution à la vie du pays.

Pour éviter la mort et

(pétanque, bal, méchoui, anima¬
nos villages). Bien
sûr, l'arri¬

l'asphyxie de
les jeunes

tion de

la

vée de touristes permet des
possibili¬
tés de contact, d'ouverture
pour les
agriculteurs mais comme ceux-ci sont

restent, c'est-à-dire trouvent du travail

en

pleine période de travail (été), les
échanges et rencontres sont souvent

existent

très réduits.

que nous permettrons à des paysans
de s'installer ou de rester : lutte fon¬

un

• Ici, on interdit la

^

très calme

est

préserver

charge de l'éleveur !).

d'une

NOTRE REGION CREVE...

La Vallée du Tarn

pour

site agréable
aux touristes (différence de
prix entre
une toiture en ardoises et une
toiture
en éverite : 5
millions, note

ces

déclinante.

D.D.A. (Direction Départemen¬
l'Agriculture) oblige des éle¬
à couvrir leur
bergerie en ar¬

tale de

le

Cette touristification est
par ailleurs
prêchée par le syndicalisme agricole
officiel, les notables de « tout poil »,
le Crédit Agricole
qui la présentent

ristes.

• La
:

les plans de touristification et ceci
d'autant mieux que des résidents se¬
condaires s'insèrent de plus en
plus
nombreux dans nos municipalités.

gîtes ruraux, hôtes ruraux, camping à
la ferme, nous voyons sous une forme
alléchante de tourisme social, un en¬
couragement à se prostituer aux tou¬

• A Boyne, la
municipalité interdit
l'arrosage de nuit de certaines cultu¬

tion de tous les autres secteurs d'ac¬

Il

coûte que coûte plaire aux
touristes
pour les inciter à revenir.
Par exemple, dans la création

—

L'industrialisation étant faible, la
diminution de la population agricole
entraîne une diminution de la
popula¬

exemple parmi tant d'autres

Agriculture

région ?

I
Conséquences économiques
Quelques exemples seulement :

économique de notre région.

Un

et

Si de

réelles possibilités de travail
en agriculture sur de
petites
surfaces, c'est surtout par la lutte

cependant l'apport financier
lié au tourisme : location de
maison,
vente de produits agricoles, de
pro¬
duits artisanaux, de maisons. Cet ap¬
port, non négligeable, constitue pour
certains un « supplément ».
«

leurre

»

:

que

place.

sur

Il reste

Pour nous, c'est un

région, il faudrait

cière, lutte

pour

un

prix de revient,

etc...
La vocation

touristique de la région

alors moins évidente.

sera

Il n'est pas question de fermer la
campagne aux vacanciers, aux citadins
abrutis par 11 mois de ville, exploités
dans leur travail et souvent encore ex¬

pay¬

sans, artisans, commerçants, ne ga¬
gneraient-ils pas autant s'il y avait
plus de gens à vivre au pays ?
Mais par les choix politiques et éco¬
nomiques qui sont faits, l'exode con¬
tinue, des terres sont « gelées », l'agri¬
culture disparaît au profit du touris¬
me... ou de camp militaire.

ploités pendant leurs
Le tourisme

vacances.

profite à qui ?

Mis

en place par le capital, il sert
capital. Nous souhaitons un touris¬
me « d'échanges » entre
ouvriers et
paysans, entre ruraux et citadins (les
uns étant hébergés par
les autres...

le

effet, à qui est donnée la prio¬
projets de barrages avec
expropriation, dans la création de
route
touristique comme celle des
Raspes (axe Millau - Albi) ?
Cette route va coûter des milliards,
détruire une partie d'un milieu natu¬
rel et permettre une meilleure implan¬
tation de l'infrastructure touristique.
Dans le même temps, des chemins ru¬
raux restent à tracer ou à aménager,
certains villages n'ont pas l'eau, etc...
En

rité dans les

Ceci favoriserait

une

compréhension

mutuelle et au lieu de diviser, lierait
les travailleurs d'une même classe.
Une autre

forme de

tourisme

pratiquée actuellement est-elle
possible ?
Tourisme

ou

agriculture ?

Tourisme et agriculture ?
Nous souhaiterions instaurer un dé¬

bat

municipalités, le Conseil général
jouent le rôle de courroie de trans¬
mission : ils appliquent directement
Les

sur

ce

sujet.

Faites-nous

part de vos réflexions.
Paysans

- Travailleurs
Région Millau.

LUTTE OC

LAURAGUAIS

TARN-e-GARONA, CONEISSETZ ?

le Tarn-et-Garonne semble rester en dehors de tous les
remous, et
pourtant on y retrouve les caractéristiques typiques de l'Occitanie.

1968-1975 : La population du Tarn-et-Garonne baisse de
168 habitants ; c'est très peu, mais il ne faut pas oublier que
pen¬
dant le même temps, la population de la France
augmente. Cette
baisse provient d'une nette diminution des habitants des cantons

qui implique exode

ruraux, ce

louse

vers

les villes (Montauban

-

Tou¬

Paris).

-

Les indices d'une situation peu enviable pour le Tarn-et-

Garonne

présents
indice 100).

sont partout

l'hexagone

pour

:

:

bas salaires (indice 76, moyenne

1973-1975 : Augmentation du chômage : plus 108 % et des
licenciements : plsis 218 %.

L'agriàuftiJre, activité la plus importante
me ;

deux facteurs

(fuel

-

en sont

la

cause :

est en

plein

maras¬

augmentation des charges
produits de traitement...) variant de 50 % à 1 50 %, — stag¬

nation des
La

—

culteur de 20 %

en

moyenne,

baisse du pouvoir d'achat de l'agri¬

beaucoup plus

les fortes pluies

ou

pour

les propriétaires

les gelées printanièrees

Il y a peu de perspectives d'amélioration ::le plan de relance
que 1 % à l'agriculture ; on est face à une volonté de
faiee supporter à la petite agriculture une partie de la crise écono¬
ne consacre

mique,

l'obligeant à pratiquer des bas prix à la production.

en

Tout vise à

assurer aux

grandes sociétés le contrôle des

secteurs

«rentables» du marché.
E

mancava

pas pus que

D'après les chiffres fournis

le Ministre Bourges, 1,11 %
l'armée, soit 4200 ha, ce qui
plus forts pourcentage de l'hexagone : stationnement

du Tarn-et-Garonne
un

des

de paras

est

à Montauban

occupé
et

par

par

Castelsarrasin

(envoyés récemment

à

Djibouti) et camp de manœuvres de Caylsis couvrant environ
5000 ha dont les 3/4 en Tarn-et-Garonne.
Décidément, le Tarn-et-Garonne

est

bien

en

J.F.

Pour

tout

contact,,

écrire

à

l'Ostal

qui

Occitanie !
R.

fera suivre.

MILLAU

par un

«FRANÇAIS» Musulman)

réponse je

qu'es qquô ?

la suis faite tout seul en y allant, et en
plus de tous les grands débats et idées fort importants qui ont été
discutés et publiés dans la presse, j'ai appris autre chose : c'est que
me

la condamnation farouche de l'extraction d'uranium et du
passage
des

Lauragais - Occitanie », 6 heures pour une rencontre
titrait « LADépêche » en parlant du rassemblement antinucléaire
de Castelnaudary.
En effet, à l'image des journées ville morte du
5 Février, c'est bien un véritable front
régional populaire qui s'est
réalisé à Castelnaudary contre les mines d'uranium
d'une ligne à très haute tension.
Un véritable front

régional populaire

en

et

pour

consolider la base d'ttflfe société nouvelle.

Certains diront qu'est-ce que cette Société ? Il me semble
qu'un occitan aurait répondu ce soir-là : «c'est une sociététlébre
et juste qu'on veut, où tous les hommes
peuvent se regarder sans
baisser la tête, en un mot une société socialiste où nos mœurs
pourront trouver leurs places».

le passage

effet, puisque le

Sauvegarde était sou¬
tenu par les
organisations syndicales (C.G.T., C.F.D.T., F.O.,
F.E.N.) et les partis politiques (P.S.U., Lutte Occitane, V.V.A.P.,
et...

lignes à très haute tension, n'est qu'une partie logiane du
les occitans qui veulent un retour aux sources

combat mené par

rassemblement à l'initiative du Comité de

J'ai trouvé celà très
musulman

P.C.).

mot

pour

définir

cette fête où

je pense que

parti-

que

vous,

Les

Bénin chantant «Les pays n'existent
pas» sous le drapeau
notre ami communiste parlant du front
Ouvrier-Paysan

L'intervention de «Luta Occitana Revel» a porté sur le
menés et de l'énergie et a précisé certains points sur
la demande de moratoire, qui n'est même
pas une position réfor¬

avec votre

occitans vous combattez
pour un mode de vie qui est propre aussi à nous, musulmans, qui
recherchons la dignité et la liberté, tel que vous occitans.

personnes.

Chaurfens mangeant des sandwlches «biologiques».
occitan,
devant le
slogan «Volem Vivre al pais», tout ceci apparemment contradic¬
toire mais finalement tout à fait compatible»

humain, enfin normal. De plus, si meri

«Français», je suis entièrement d'accord

idéologie, c'est

ciptpènt plus de 1000

Abdelkader K.
*

ami de «Lutte Occitane»

qui mène

un

combat

commun

à tous les

opprimés.

problème des
miste mais

l'armada !

La

«

Hétéroclite serait le
une

:

OBRIERS, PAÏSANS, CONTRA LO NUCLEARI

revenus.

conséquence est

de vergers touchés par

est

(Vues

Les 6 heures du LAURAGAIS

CASTELNAUDARY

■

LES SIX HEURES DU LAURAGAIS

On parle souvent despjDoblèmes de la S.N.I.A.S. ou de la
Toulousaines, de la viticulture languedocienne ; par contre,

C.l.l.

un

choix de société différente

(puisqu'il

dans cette
demande l'acceptation de principe du Nucléaire qui pose des
pro¬
blèmes insolubles). Le Comité de Sauvegarde du
Lauragais et le
groupe Lutte Occitane de Revel qui est une de ses composantes

culteurs

«expropriâmes»

par

la ligne, afin d'envisager

une

action

coordonnée, il s'inquiète

devant la rapide mise en exploitation
de l'uranium de RODEZ, il continue à populariser la lutte dans
les

villages du Lauragais.
Volem vivre al pais aquo's segur, aquo fa l'unanimitat.
Mai' pas
Mai' pas

amb très cambas
d'une vida d'esclaves.
Les

PIMPARELA*

y a

se félicitent
du succès de ce rassemblement qui a donné une
ampleur régionale à l'affaire, mais le combat ne s'arrête pas là : En
effet, actuellement, le Comité prend contact avec tous les agri¬

Atauqu'ei lo titol deu dise tau drolles compausat per une équipa de PER NOSTE e
contât per LOS DE NADAU.
Que i trobaratz cants e condinas, deus
d'autres côps e naveths de uèi.
PIMPARELA qu'es vol autan un utis péda¬
gogie com un plaser d'entener ei éditât
amassa per VENTADORN E PER NOSTE
(IEO Gasconha).

fcPâquerette et c'est le titre d'une chanson.
Militants de

L.O.

Revel.

que

celle

�CONGRES DE SETE, SUITE

i'Occitanie à partir de la convergence des éléments

Luta Occitana,
Lo moviment obrîer
Lo moviment Occitan

venus

C'est pour cela qu'il nous faut avoir l'ambition de placer le
mouvement occitan au premier rang de la lutte politique dans

l'hexagone. Pourquoi? Parce

peut pas encore naître. Et si cette naissance ne peut avoir lieu
c'est qu'il ne suffit pas d'additionner des bulletins de vote choisis

dans le calme des isoloirs. Il faut qu'une volonté collective se
fasse jour afin que les masses populaires prennent un peu par¬

est

venue

pour

de socialisme. Assez de dire
tomber à genoux! »!

Lutte Occitane d'abandonner

:

leçons

«Voici la véritéI C'est ici qu'il faut

Au lieu de fulminer des excommunications et de lancer des

anathèmes (laissés prudemment au bras séculier de l'Histoire
quant à leur exécution) il nous faut nous identifier au mouvement
réel de l'Histoire et non plus courir le risque de rester sur sa

berge. Notre tâche idéologique à venir est infiniment plus difficile
que celle que nous avons assumée dans le passé. Il nous faut
transformer ce qui n'est pour l'instant qu'un fait brut en un pro¬
duit fini. Le mouvement des nationalités populaires est forcé¬
nationaliste

le mouvement ouvrier à

comme

était forcément briseur de machines

ou

ses

débuts

corporatiste. Notre rôle

idéologique est de montrer patiemment à l'ensemble du mouve¬
ment occitan (et non simplement à quelques « compagnons de
route ») pourquoi la bourgeoisie
française le considère comme
ennemi de l'intérieur». En comprenant cela les arbres ces¬

seront de cacher la forêt et les travailleurs du

Nord,

Occitanie, deviendront des alliés de

venus en

revers contre un

ennemi commun. Comme le dit une inscription près du Pont du
Gard : «Touriste on te vole ton argent comme on nous a volé
notre

paysl

Pour faire cela il faut être clair

».

les objectifs que

sur

fixons à Lutte Occitane. Notre organisation n'est pas un but

soi mais

un moyen pour mener la lutte sociale. Notre ambition
de construire un groupuscule de plus mais de
construire, à l'aide de cet outil, et en s'appuyant sur la prise de
en

n'est

Alors que certains croient voir encore en nous une

forme

répétons ici à SÈTE ce
que nous avons dit à MONTSÉGUR et à CARMAUX : c'est par
la prise de conscience de la nationalité occitane (et par celles des
autres nationalités populaires de l'hexagone) que passe la résolu¬
secondaire de la lutte des classes

nous

tion de la contradiction fondamentale de notre société
existant entre le capital et le travail.

:

celle

Comment y arriver? En bouleversant complètement le rap¬

port de force existant entre les deux classes fondamentales de
la société

française

:

présente aujourd'hui

la bourgeoisie et le prolétariat. Comment se
ce rapport de force selon les différents

niveaux de fonctionnement du système capitaliste?
nous voudrions rapidement évoquer maintenant :

C'est

que

a) Au niveau de fonctionnement économique de la société
rapport de force est plutôt, depuis la grande grève de mai-juin
1968, en faveur du prolétariat. Il a su arracher des conquêtes
sociales substantielles (accords de Grennelle, loi sur la formation
continue, mensualisation, indemnisation du chômage...). Face à
le

la

bourgeoisie qui n'a de

cesse de reprendre d'une main ce
dû accorder de l'autre la combativité ouvrière est plus
forte que jamais et a même pris des aspects nouveaux : grèves
avec occupations d'usines, contrôle ouvrier sur la production
comme chez Lip; séquestration de cadres, etc...

qu'elle

a

pas

conscience occitane un nouveau type historique de mouvement
ouvrier capable de déraciner des masses populaires les idées que
la

en

autrement que

volonté collective nouvelle.

(...) L'heure

tout sectarisme et toute attitude de donneur universel de

nous

main. Comment

pourraient-elles le faire en
dans leur propre langue qui a spontané¬
ment resurgi à tous les grands moments de l'Histoire: 1871,
1907, 1962, à LA SALA et 1968. C'est autour du projet de
construire un pays nouveau, I'Occitanie, que se nouera cette

EXTRAITS D'UNE INTERVENTION
AU 2° CONGRÈS DE S ÉTÉ

vacances en

lui seul peut jouer un rôle déci¬

ne

Occitanie

son «

que

sif quant à l'issue finale du déroulement de la lutte des classes
dans cette région de l'Europe du Sud. S'il y a crise aujourd'hui
c'est que la vieille société ne veut pas mourir et que la nouvelle

tout leurs affaires

ment

révolution¬

du mouvement occitan et des éléments occitanistes
du mouvement ouvrier.
naires

bourgeoisie

voyons

y a

mises. A l'horizon de notre action ce que nous
mouvement d'unification socialiste pour

déjà c'est le

b) Au niveau du fonctionnement politique de la société le
rapport de force est

qui

déjà davantage

en

faveur de la bourgeoisie

le contrôle de l'appareil d'État. C'est VALÉRY GIS¬

conserve

SUITE...'

CONGRES DE SETE,

—

...

CARD D'ESTAING et non MITTERRAND qui a été élu Président
de la République. L'ambition du mouvement ouvrier est simple¬

ment d'arriver à un équilibre politico-juridique avec la bourgeoi¬
sie. Ce sont les limites du « Programme Commun de Gouverne¬

présenté

ment»

les partis

par

se

réclamant du

mouvement

ouvrier français. Quelles sont ces limites? C'est que la formule
« Union du Peuple de France» laisse intacte le pouvoir
idéologi¬

de la bourgeoisie française!

que

c) C'est

effet

en

niveau du fonctionnement idéologique

au

de la société tout entière que

le rapport de force est totalement
faveur de la grande bourgeoisie. Et plus le mouvement
ouvrier brandira haut le «drapeau de la grandeur de la France»
inversé

en

plus il contribuera à renforcer le pouvoir idéologique de son
(qui devient d'ailleurs un partenaire, voire un
allié, sur le plan idéologique : on a pu le voir avec les réactions
convergentes de SANGUINETTI et de Georges MARCHAIS à
propos du projet d'élection du Parlement Européen au suffrage
universel). C'est d'ailleurs sur le front idéologique de la lutte des
classes que la bourgeoisie giscardienne a pris l'offensive dès les
lendemains de l'élection présidentielle de 1974. Elle a
commencé par un véritable tir de salve en arrosant le champ de
bataille de la mêlée sociale avec les « grandes orgues de Gis¬
et

adversaire de classe

card

droit de vote à 18 ans, avortement, divorce par consente¬
mutuel, libéralisation de la pornographie, etc... Une fois

» :

ment

l'adversaire ainsi

pilonné sur ses propres positions (on a vu par
exemple des dirigeants éminents du mouvement ouvrier partir en
guerre aux côtés de la hiérarchie cléricale contre « la pornocratie», etc...) la bourgeoisie est passée à l'offensive toujours sur le
front idéologique. Elle a choisi soigneusement son terrain pour
désorganiser le mouvement ouvrier et le faire reculer jusques et
-y compris sur les autres fronts politique et économique. Ce ter¬
rain choisi à dessein par la grande bourgeoisie giscardienne ce
fut le symbole même de l'État-nation français : l'armée, instru¬
ment privilégié de la Défense Nationale! En
s'appuyant sur les
erreurs (en fait prévues dès le départ) des fractions majoritaires
du mouvement ouvrier français, la bourgeoisie a réussi sa percée.
Elle a su diviser les forces ouvrières sur le plan politique en iso¬
lant l'aile révolutionnaire de l'aile réformiste. Elle

le front économique

quer
et

en semant

su

même dislo¬

la zizanie entre la C.F.D.T.

la C.G.T.

Notre tâche historique à nous, mouvements des nationalités
populaires de l'hexagone, c'est de tout faire pour renverser ce
rapport de force en faveur du prolétariat en extirpant de nos
nationalités et, par contrecoup, de la classe ouvrière de l'hexa¬
gone toute entière, l'idéologie nationaliste bourgeoise française
qui freine l'avancée historique, le prolétariat. Que faire pour cela?
Quel doit être dans cette perspective le rôle spécifique
de Lutte

Occitane à l'intérieur du Mouvement occitan?
Impulser une véritable «Réforme : des mentalités occitanis¬
tes afin que

l'ensemble du mouvement occitan puisse jouer un
rôle de premier plan sur la scène politique de
l'hexagone (...)

À
Nous voulons aider à faire connaître les conditions de vie

-

des femmes occitanes. Et pour

cela, nous menons une enquête,
qui débouchera sur la publication d'une brochure et la mise en
place d'un réseau de correspondantes.

Femna d'Oc as dreit a la paraula
Être occitane

occitan, c'est d'abord vouloir changer notre
vie. Il n'est pas possible de vivre autrement sans transformer les
relations que les hommes et les femmes entretiennent entre eux.
La libération de la parole enfouie des femmes, suscite et par¬
ticipe à la libération de la parole enfouie de tous les occitans,
celle, qui n'a souvent rien à voir avec le discours occitaniste offi¬
et

ciel.
Nous désirons briser la rivalité féminine qui nous est

impo¬

sée par une société d'exploitation et d'aliénation de l'homme et
de la femme par l'homme, afin d'affirmer notre solidarité.
Cette solidarité débouche forcément sur la remise en ques¬

tion par les hommes de leur propre aliénation, qui consiste à
s'identifier à un modèle viril et autoritaire, particulièrement déve¬

loppé

Occitanie. La répression permanente de l'homme sur
en particulier, et dans notre société en général,
fait que sa révolte ne se retourne pas toujours contre le système
d'exploitation, mais se manifeste quotidiennement par une
son

agressivité

et

une

forte autorité contre

sa

compagne

et ses

enfants.
Notre

objectif essentiel

femme dans

son

lieu de

est donc de briser l'isolement de la

travail, dans

Nous voulons'avant

sa

famille, dans la vie politi¬

tout aider à faciliter les rencontres de

femmes sur ces mêmes lieux de travail, dans les quartiers...
Nous voulons faire connaître nos conditions quotidiennes de
vie et dénoncer le rôle social qui nous est
imposé dans le travail,
dans

bes,

ex.

la

famille, dans

consommation et
Le

en

la

vie

sexuelle,

dans

les

activités

de

particulier de consommation culturelle.

premier travail de la femme

normal » est
de faire des enfants, de les éduquer, et, si nécessaire, de travailler
conçu comme «

à l'extérieur afin d'apporter un « complément », souvent

indispen¬

sable

aux ressources du ménage.
Le rôle de la femme est à ce niveau essentiel dans la
repro¬
duction et le maintien de la société actuelle.

En

effet,

commence

à

on

dit souvent, par exemple, que si un enfant

gigoter dès quatre mois,

alors
qu'à six mois ce sera une fille. Cette croyance, intériorisée par
les femmes, relève du fait que l'homme détient le rôle actif dans
la société et que l'on confine la femme dans une prétendue pas¬
ce sera un garçon,

sivité.
La femme qui donne naissance à une fille est parfois même
accusée d'être incapable de faire un garçon.
Elle doit ensuite préparer la petite fille à « bien vivre sa fémi¬
nité», c'es-â-dire à jouer le rôle de la femme douce, discrète, in¬
tuitive, bref soumise. Attention... les « garçons manqués» seront
mis dans le droit chemin!!!

«
»

i

a

ges

de vices

la femna muda

«

femna, ornament d'ostau

las femnas e las moninas non
pas estada jamai batuda » « saja

que
es

certaines chansons traditionnelles...)
Et de cela nous n'en voulons pas. Notre tâche est donc
d'être vigilantes pour le contenu de notre culture occitane et de
participer activement à sa transformation.
»;

Nous demandons à toutes les personnes
vouloir prendre contact avec nous.
Pour conclure
ne se

ne

que

se

elle
tane

a

aussi contribué à

émanciper la femme d'une société

traditionnelle très patriarchale. Nous

nous,

occi¬
femmes, redé¬

apparaît plus

pro¬

là culture démocratique bourgeoise française. Si

réalise pas, elles continueront à être un des instru¬

majeurs de la francisation de I'Occitanie. La prise de
conscience occitane des femmes occupe donc un lieu stratégi¬
ments

que

dans la lutte des classes ici

et maintenant

en

Occitanie.

femmes, et

non pas

l'expression culturelle de toutes les
approuver l'émergence de quelques person¬

nalités vedettes de la littérature et autre production féminine
occitane.
Chacune de nous, et toutes ensembles, nous désirons nous
les travailleuses de l'intérieur et les

raconter, nous rencontrer,
travailleuses de l'extérieur.

Les femmes occitanes sont aussi des travailleuses à l'exté¬
rieur.
La crise

économique d'une

part affecte plus particulièrement

l'espace occitan,
premier

lieu.

rencontres

et d'autre part frappe toujours
Aussi nous voulons aider et

de femmes

riences de travailleuses

au
:

chômage

les femmes

LUTTE OCCITANE

en

participer aux
échanger nos expé¬

DIRECTEUR-GERANT:

pour
de la division du travail entre hommes

femmes, de l'humiliation quotidienne qui est imposée aux fem¬
mes, par leur supérieur hiérarchique masculin en particulier.

et

En
les

ce

qui

femmes, il

phie

» pour

L

concerne
nous

l'agression sexuelle permanente

semble

RENE BURLE

contre

important de parler de la « pornogra¬
toutes ses significations.

comprendre et affronter

oppression de la femme

se retrouve

aussi dans les organi¬

sations politiques de gauche et d'extrême
gauche, dont nous

dénonçons le fonctionnement phallocratique.
Le pouvoir de la parole politique et du discours « bien bâti »
(même lorsqu'il est marxiste) est un moyen de domination et en
particulier de séduction sexuelle sur le public féminin. Combien
de femmes peuvent intervenir dans ces assemblées
générales
« musclées », où
règne le terrorisme verbal? Combien de femmes
ont-elles des responsabilités politiques réelles, et surtout,
quand
elles en ont, combien peuvent refuser de reproduire les
mêmes
schémas (autoritarisme...). Nous, femmes de Lutte

Le numéro

L'abonnement 12 numéros

2,50 F
20,00 F

Étranger

30,00 F.

Pour tout

changement d'adresse
joindre 2 timbres à 0,80 F. et la
dernière bande

Occitane,

entendons bien dénoncer en permanence ces comportements
dans notre organisation. Nous pensons que les femmes
peuvent
renouveler ce militantisme usé. Nous désirons innover dans la
manière de « faire de la politique », c'est-à-dire,
pour nous de

prendre

en

charge

problèmes. Briser les modèles autoritai¬
plus vers l'autogestion réelle, les fem¬
grand rôle à jouer.
nos

C.C.P.

mes on

ici

un

Que voulons-nous faire dans l'immédiat?
Nous voulons intervenir dans les lieux de travail, dans les
comités de chômeuses, dans les quartiers... afin de
participer au
-

dialogue des femmes.

«

LUTTE OCCITANE

Montpellier 158248
Adresser tout courrier à

res, c est avancer un peu

D'un point de vue occitan, la femme a joué un rôle primor¬
dial dans l'apprentissage de la langue française et des « bonnes
manières» en vue de la promotion sociale des enfants. Si cette
réalité a été décisive dans le processus de francisation culturelle,

prise de conscience occitane des femmes

fera que si le modèle culturel occitan leur

gressiste
cela

ia

:

intéressées de bien

Nous souhaitons susciter

en

lieu de travail

que.

couvrir cette culture traditionnelle occitane c'est
souvpnt faire
des concessions à ce type de société patriarchale (cf. les prover¬

sachon

Nous désirons utiliser tous les moyens que nous procure

-

la presse afin de nous faire entendre : le quotidien des femmes,
le journal Lutte Occitane, le journal Forabanda, etc.

:

L'OSTAL OCCITAN
8,

Rue

Dalayrac

—

31000 TOULOUSE

Commission paritaire
IMPR.

ARTYPO

—

N°

54 837

12100 MILLAU

�CONGRES DE SETE, SUITE
De
toute

CONGRES DE SETE, SUITE-

plus, l'installation d'une centrale nucléaire concerne
région plutôt que les seuls habitants de la commune,

une

où elle est

prévue.

Centrales Nucléaires

Croissance artificielle et temporaire

=

véritable matraquage publicitaire en faveur du « tout électrique ».
En effet, il lui faut faire naître les besoins nécessaires à la rentabi¬
lisation des investissements programmés sur la base arbitraire du
doublement tous les 10 ans.
En ce qui concerne l'indépendance énergétique, l'État
nous livre aux trusts américains : les centrales
nucléaires seront
construites par la CGE et FRAMATOME (filiale de Creusot-Loire),
en utilisant la licence américaine dite à eau
bouillante, de la
General Electric.
-

PROBUME NUCLEAIRE

Peu de création d'emplois :
Pendant la construction, des emplois temporaires de
manœuvres seront créés, mais l'entrepreneur
aura son matériel,
-

personnel d'encadrement,

son

ses

baraquements,

sa

coopérative

d'achats. En tout, 1 500 personnes au maximum.
Après les travaux, il y aura quelques emplois permanents
-

de

N'I A PRON!
L'ATOME, C'EST LA RUINE...
L'ATOME, C'EST LA MORT...

PORT-LA-NOUVELLE

lo canton de SIGEAN

e

gardiens, de jardiniers, de balayeurs, d'ouvriers

non

qualifiés;

les techniciens viendront d'ailleurs. En tout, 250
personnes.
De toute façon, même si les techniciens étaient
Occitans,

an

il

L'offensive des trusts américains en Europe et plus précisé¬
dans l'hexagone, pourrait s'expliquer du fait du blocage aux

ment

USA, par des groupes écologistes, du programme nucléaire (de¬
puis 70, annulation de 10 centrales, 12 en suspens, mise en ser¬
vice de 38 autres retardée).

n'en demeurerait pas moins qu'une centrale ne fonctionne
que
pendant 25 ans environ, et qu'après, ce n'est plus qu'un tas de
béton radio-actif.

Centrales Nucléaires

LE PIÈGE DE LA PATENTE

cers,

NUCLEAR
Face

Les effets
au

refus

net et

renoncer au

pro¬

Ainsi la lutte que les habitants de toute une
région mènent
depuis plus de trois ans, et leur volonté de ne pas céder devant
les représentants du pouvoir centraliste français, à savoir l'EDF,
semble avoir porté ses fruits.
Le choix de PORT-LA-NOUVELLE est
LUTA OCCtTANA revendique sa part.

-

versé
-

biologiques de

mort..

rayonnement sont cause de

can¬

le Césium et le Carbone.

Effets

sera

également

sur

les tissus

:

parmi les plus importants la

cataracte, la stérilité temporaire ou définitive.
D'OU :

Espérance de vie limitée.

Lésions cellulaires du fœtus, d'autant plus importante que
la dose est forte et l'embryon petit.
Effets héréditaires : des mutations se produisent, ce qui
-

une

victoire, dont

Centrales Nucléaires

Économique

Ruine

=

-

effet, parallèlement à la lutte écologique de l'ASLA
(Association de Sauvegarde du Littoral Audois), LUTA OCCITANA a mené une action politique dès le
départ :
Création du Comité de Lutte

Lorsqu'elle dépassera un certain seuil, le surplus
au département pour être
réparti.
La patente disparait dès que la centrale s'arrête.

-

En

72.
Rassemblement de LAPALME en 74 (3 000 personnes).
Marche eu 10 août de la même année à Port-la-Nouvelle.
Candidature de L. OC à l'élection cantonale de Sigean.
Port-la-Nouvelle vote NON AU NUCLÉAIRE à 72 %, lors du réfé¬
rendum de 75.
Soutien et participation cet été, les 18, 19, et 20
-

La patente est proportionnelle au nombre de KW produits.

-

centrale de PORT-LA-NOUVELLE1

Danger de

de la peau, des poumons, des os et de 'a moelle osseuse
(leucémie), en particulier le Strontium-90, l'lode-131 (thyroïde),

définitif des populations occitanes, la

kécpsk:! vient d'être prise de retarder, sinon de

jet de construction de la

=

dich NON AL

ouvert

juillet

champs

et vigno¬

Le réchauffement dqs eaux peut créer des micro-climats,
ainsi affecter la qualité des produits et le degré des vins.
-

-

-

Les lignes à haute tension morcellent

-

bles.

-

à la fête antinucléaire, organisée par l'ASLA (3 000 personnes).
Succès pour l'ASLA, le 20 septembre dernier, de l'opéra¬
tion «ville morte» à Port-la-Nouvelle, ainsi que la manifestation

déjà été constaté chez les poissons, avec la naissance de
monstres (cf. Comité de Défense de MARTIGUES).
a

(la terre).

en

-

L'emprise des centrales et l'exploitation d'uranium â ciel
privent nombre d'exploitants agricoles de l'outil de travail

-

et

La

pêche côtière et

raréfier et disparaître
car poissons et
coquillages, s'ils parviennent à s'adapter, seront
impropres à la consommation :
• élévation de la température des eaux (de 3° à 5°C);
-

étang

en

va se

Que reste-t-il alors de cette affirmation gratuite, voire crimi¬
nelle de ce dirigeant EDF de Lyon, qui osait déclarer en 71 « que
le nucléaire apporte une solution quasi-parfaite : pollution rigou¬
reusement

nulle,

indépendance

énergétique,

bas

prix

de

revient »?; sans parler du représentant de la Santé Publique, chef
du Service de l'INSERM, qui affirmait en 73, que «jamais, dans
toute l'histoire de la technologie, on n'a assisté à un tel déferle¬
ment de sottises tel qu'à propos des dangers que ferait courir

-

de Narbonne le 29 novembre, où

nous

étions présents.

d'uranium, plus

que

en

LAURAGAIS contre l'extraction

jamais LUTTE OCCITANE dit NON A TOUTE

LA CHAINE DU NUCLÉAIRE
trales nucléaires et pour

: on ne

peut pas être contre les cen¬

-

en juin

75 à l'initiative de LUTA OCCITANA.

Été 75

:

dans l'environnement:
Plutonium-239, Tritium,
Krypton-85, lode-131, Xénon-133-135, Césium Strontium-90,

etc. et de

Radon, dans le

cas

d'exploitation d'uranium.

L'IMPLANTATION D'UNE CENTRALE NUCLÉAIRE, C'EST
RUINE I LES TRAVAILLEURS SANS EMPLOI SONT

LA

CONDAMNÉS A L'EXILI LE CHOIX DU

villages du Lau¬

ragais.
8 Maires sur 13 prennent position contre.
A la fin de l'été, le Comité sort renforcé, puisque une cen¬
taine de personnes s'en réclament, d'horizon très large.
-

-

Rallye anti-nucléaire en novembre dernier avec la partici¬
pation d'une quinzaine d'organisations écologistes.
FÊÊÈ ÉÊ -NUCLÉAIRE LE 7 FÉVRIER, à la Salle des Fêtes
-

-

de CASTELNAUDARY, à partir de 18 h, ayant pour thème :
Six heures pour la sauvegarde du Lauragais.

/ A PAS MAI
QUE LA LUTA QUE PAGA!
PUISQUE LE POUVOIR N'EST PAS PRÊT
A TENIR COMPTE
DE LA VOLONTÉ POPULAIRE...

NUCLÉAIRE,

Pour les centrales, comme pour tant d'autres
décisions sont prises dans les bureaux parisiens

domaines, les
de la techno¬

: hauts fonctionnaires des ministères, responsables de
l'EDF et du Commissariat à l'Énergie Atomique.
Les populations, comme les autorités locales, sont mises

-

Société autoritaire

SOCIÉTÉ HIÉRARCHISÉE

traduit par

quelques unités de
production à technologie «avancée», fonctionnant grâce à un
petit nombre de super-techniciens ultra-spécialisés.
Elle constituera, avec quelques autres, le sommet de la hié¬
rarchie industrielle et
ques,

utilisant

trouvera

une

se

s'opposera à la

masse

des usines classi¬

main-d'œuvre ouvrière, dont la dépendance

ainsi fortement

se

accrue.

SOCIÉTÉ POLICIÈRE :
La protection du système nucléaire, complexe, fragile et vul¬
nérable sera un excellent prétexte pour multiplier à l'envie les

-

effectifs de la police.
Les habitants des régions «bénéficiant» d'une centrale
nucléaire seront surveillés, fichés, contrôlés en permanence.
Les manifestations syndicales et politiques seront encore

INSOLUBLES.

SOCIÉTÉ MILITARISÉE :

•

SOLAIRE

(MÊME

BUDGET

QUE

nous.

LA RECHERCHE DE SOLUTIONS DÉCENTRALISÉES AU
DE L'ÉNERGIE : MULTIPLICATION DE PETITES

-

PROBLÈME

-

APRÈS

UNE
IMPARTIALE.
LES MINES

CAMPAGNE

D'INFORMATIONS,

PRÉVES,

CLAIRE

ET

:

REDÉFINIR EN TERMES SOCIALISTES LA POLITIQUE

-

EN OCCITANIE.
EXPLOITER LES RESSOURCES

-

Centrales Nucléaires

=

système capitaliste, l'accroissement de la consomma¬
de profit. C'est en vertu de ce
principe que l'EDF, pourtant une entreprise publique, effectue un
-

En

tion permet le maintien du taux

•

BUREAUCRATIE).

Voilà le noir tableau de la réalité du Haut-Var. S'il n'y a
réaction face à l'implantation militaire, il n'y a pas de rai¬

aucune

camp d'entraînement :

A la guerre pour les troupes U.S.
a la lutte de répression pour les C.R.S. : ils y étaient can¬
tonnés le 2 décembre 1975 avant d'aller charger les Dracénois
et leurs amis.
-

-

•
-

Maintenant de
Les Salles

:

ET

DISPONIBLES SUR PLACE: RÉOU¬
VERTURE ET MAINTIEN DES MINES DE CHARBON, AVEC DES
CONDITIONS DE TRAVAIL A REPENSER (SÉCURITÉ, DURÉE
DU TRAVAIL, GARANTIE DE L'EMPLOI, ALLÉGEMENT DE LA

Lora de» élections, bon nombre de communes, proches

Canjuers,

ÉNERGÉTIQUES

MATIÈRES PREMIÈRES

Société de surconsommation

pour que

l'armée

ne nous

bouffe

pas

complètement...

PAR CETTE PÉTITION NOUS VOULONS :
informer les provençaux des dangers
-

à

affirmer

qui les menacent;

pouvoir la volonté du Var et de la Provence
s'opposer à toute extension du camp de Canjuers.
-

l'agi¬

au

PROVENÇAUX!
DISONS NON
AUX AGRANDISSEMENTS CACHÉS
DE CANJUERS

agrandissements :
base nautique pour entraînement anti-gué¬
nouveaux

rilla.
-

-

La

Fayence : l'armée veut s'approprier le terrain d'aviation.
Saint-Julien-Malassoque : projet, parmi d'autres, d'instal¬

Bugada

lation d'aérodrome militaire.

83 CORRENS

Pétition à commander à J.-M. MICHEL

menacé de destruction,

équilibre naturel en péril,
champignons interdite aux gens du pays...

• L'apport économique de Canjuers? Draguignan se meurt,
privé d'influx, sans solution économique à son agonie. Aucun
bénéfice pour la population locale : 2 000 familles de militaires
viendront s'établir à Draguignan et autour, s'approvisionneront
dans les coopératives militaires où elles bénéficieront de ristour¬
nes importantes, n'achetant que très peu dans le commerce

LE

ÉNERGÉTIQUE

•

local.

L'ÉNERGIE

NUCLÉAIRE AUX U.S.A.);
• L'ÉNERGIE ÉOLIENNE, surtout chez

mique.

La légion est basée sur le plateau afin d'intervenir si
tation devenait trop importante.

la cueillette des

GOUVERNEMENTAUX

RENDUMS RÉGIONAUX SUR LES IMPLANTATIONS

dans le domaine militaire.
Les déchets des centrales nucléaires sont traités pour en
extraire le PLUTONIUM, qui sert à la fabrication de la bombe ato¬

-

le second site
paléontologique d'Europe
des réserves de faune, de flore et un

NOUS EXIGEONS DES CHOIX

-

ORIENTÉS VERS LES SOURCES D'ÉNERGIE NON POLLUAN¬
TES ET ADAPTÉES AUX BESOINS RÉELS DES POPULATIONS :
DÉBLOCAGE DES CRÉDITS POUR DÉVELOPPER :
• LES RECHERCHES GÉOTHERMIQUES (POSSIBILITÉS
ÉNORMES EN OCCITANIE);

sons

• Un village rayé de la carte : BROVES; des expropriations
violentes et aujourd'hui des manœuvres qui s'intensifient : chars
et camions entre les Arcs et le
plateau, obus qui tombent hors
des limites du camp, forêts saccagées et brûlées par l'artillerie,

(MÊME IN¬

UNITÉS HYDRO-ÉLECTRIQUES FAVORABLES A UNE INDUS¬
TRIALISATION LOCALE A LA CAMPAGNE.
EXIGEONS L'ORGANISATION OFFICIELLE DE RÉFÉ¬

plus sévèrement réprimées à proximité des centrales.

•

35 000 hectares du Haut-Ver aux mains des militaires,
soit 5 % de la superficie totale du Var.

NOUS CONDAMNONS TOUT MORATOIRE

-

-

:

du camp risquent de tomber aux mains des militaires.

CANJUERS MÊFI !...

des Comités de Port-la-

LA CONSTRUCTION DES CENTRALES. LE MORATOIRE N'EST
=

structure

devant le fait accompli.
Les référendums municipaux, organisés à Port-la-Nouvelle
et à Flammanville viennent d'initiatives locales, qui n'ont en fait
aucune valeur juridique et ne les lient pas au pouvoir.

:

MÊME PAS UNE POSITION RÉFORMISTE, C'EST UN CHOIX
DE SOCIÉTÉ DIFFÉRENT.
ÉTANT DONNE LES CONNAISSANCES SCIENTIFIQUES,
LES DONNÉES POLITIQUES, NOUS CONDAMNONS DÉFINITI¬
VEMENT L ÉNERGIE NUCLÉAIRE, QUI POSE DES PROBLÈMES

-

Société centralisée

AU REGARD DE L'EXPÉRIENCE

Nouvelle, Sérignan, Martigues, du Lauragais, etc. :

Centrales Nucléaires

Le choix du nucléaire résulte de l'avancement des travaux
=

LUTA OCCITANA REFUSE
CE CHOIX DE SOCIÉTÉ

C'EST LES

LATOME PACIFIQUE N'EXISTE PAS!
Centrales Nucléaires

»

TERNATIONAL), QUI NE SUSPEND QUE PROVISOIREMENT

L'industrie du Nucléaire

tournée d'informations dans les

l'énergie électronucléaire.

LICENCIEMENTS A MOYEN TERMEI

l'exploitation des gisements d'uranium.

Historique du Comité de Sauvegarde du Lauragais :
Création du Comité de Sauvegarde du Lauragais
-

rejet de chlore tuant le plancton;
ainsi que les principaux produits de fission rejetés conti¬

•

nuellement

LE COMITÉ DE SAUVEGARDE DU LAURAGAIS A DIT NON A
L'EXTRACTION D'URANIUM.
A la lumière de la lutte

•

EXILHATS
numéro del «Rictus Occitan» ven otte
pareisser, ne tornarem patàar lo còp que ven, coma
parlarem de la revista «Dire» que ven d'espelir en
Provença e que se présenta coma «revista de critica

Un novèl

occitana».

Vous trouverez LUTTE
concerne

a

PARIS,

OCCITANE, et tout

les nationalités à la Librairie
«LES PROVINCIALES»

14, Rue des Ecoles
75005 PARIS

:

ce

qui

�6

TENDRE LA MAIN AUJOURD'HUI
TENDRE LA JOUE DEMAIN ?
Ne voulant

Le
masse

précédent éditorial de Lutte Occitane s'inquiétait de ce
ne mène pas la lutte idéologique à un niveau de
» : le XXIIe Congrès du P.C. vient de décider de ne pas la

mener

du tout.

la gauche

que «

La

France, fallait-il

du

«

socialisme

au

pour

remplir les

»,

accord
peuple

tous les

Il

à la
riposte possible et probable

occitan

de la

ceux

ne

psychiatrie, après

que

Marchais ait

reçu une sucette

Abandonner pour cause d'électoralisme toute lutte idéologi¬

Alors,
disaient

pas

se

prépare à l'affronte¬

dans l'éventualité de
de

Gauche

la

pour

qui

ceux

au

pays

ne

comprendront

comme

une

«

qui officialisent

toujours que l'on considère le fait
en dépit des voies de
garage où
quelques-uns. » Certainement pas pour
pas

réalité

une

hiérarchie des cultures

en nous

expli¬

Française selon le nouveau principe de la « différente unifiante»
(E.Breton, Nouvelle critique n° 88, p. 23). Il n'en demeure pas
mqins que si aujourd'hui, au coude à coude, ouvriers,
paysans,

au

pouvoir.

artisans, commerçants et enseignants descendent dans la rue
pour défendre leur région et que le P.C.F. est là, ses discours tri¬
colores et cocardiers seront de plus en plus en porte à faux avec
la réalité des luttes. C'est peut-être cela qu'a aussi montré la
par¬
ticipation des communistes à la-fête antinucléaire de Castelnaudary et à la journée région morte du 5 février...
Christian COSEVANS.

Ainsi, lorsque la Gauche arrive au pouvoir, la bourgeoisie est

prête à l'affrontement, et la gauche est désarmée.
Car c'est bien de cela

qu'il s'agit. Militarisme et patriotisme
les deux mamelles du Socialisme, semble-t-il. Mais tout

sont

Peut-être

quant qu'il faut défendre et étendre les cultures basque, bre¬
tonne, corse, occitane pour enrichir de leur diversité la culture

s'explique, la grandeur de la France exige

que

l'on

tue

français,

l'on copule français, que l'on ait une armée nationale forte,
que l'on tende la main à la française.

c'est à long terme transformer tragiquement en chant du
cygne, un cocorico revanchard et triomphaliste. («Tous les
patriotes doivent dresser le barrage qui s'impose face à l'hégé¬
monie allemande en Europe.» G. Marchais : Nice le 16-2-76).

que

Quels sont les moyens que se donne aujourd'hui le PCF pour

ner

qu'une victoire tactique des classes exploitées ne se transforme
en défaite
stratégique: «démocratiser» l'État Bourgeois, «dé¬
mocratiser» une armée conçue pour la guerre civile et l'endoctri¬
nement idéologique, « nationaliser des entreprises sans donner
des moyens de contrôle aux ouvriers etc., à force de vouloir ras¬
surer, on rentre dans un cycle infernal :

païs», prononcé par une militante tarnaise du Parti, membre du

que,

qui

contradiction?

«

essayent de nous mener

bourgeoisie.

l'arrivée

glacée

(sicl) en échange d'une condamnation moraliste de la « porno¬
graphie », le chant du coq : «Tout ce qui est national est nôtreI »

prépare

se

ment

allemand), plutôt que de défendre les soldats, syndicalistes et
militants emprisonnés, après que Poussy nous ait promis un pro¬
jet de loi réglementant les horaires et les positions de l'amour
selon la «norme», pour lutter contre «l'immoralité» qui révèle

vous

Volem vivre al païs », un peu partout dans cette région
où «manifestaient ensemble viticulteurs, enseignants, ouvriers»

Elle

Après que Seguy ait préféré faire l'apologie du fusil français
de la manufacture d'armes de St-Étienne (en danger face au rival

parle

cependant la suite

a d'autant
l'anticommu¬
nisme primaire ne marche
plus.
peur que

logiques de la bourgeoisie?

de la

entendriez chanter les cigales, Nelly.»
nous dit que : « les jeunes sortiront»
de l'école « pour grossir les rangs des sans-emplois, au mieux
devront quitter le pays. » Et plus loin : « elle aime écouter et lire
la poésie de son pays dans la langue de son pays» (...); elle dit :
« ce sont des revendications réelles, la culture
occitane, c'est lier
aux nécessaires emplois, le vouloir vivre sur sa terre... »
Et

et

réactualiser, au nom
mythes idéo¬

urnes,

couleurs de la France

Elle

bourgeoisie

plus

délégués.

de

le

tage de voix aux élections.

qu'auprès des commentateurs, cet aspect soit
passé inaperçu, la vedette allant à la pauvre « dictature du prolé¬
tariat», abandonnée avec une touchante «unanimité» par les
Et pourtant. S'il s'agissait avant tout de mettre en
théorie et des statuts avec la pratique « d'union du

peur,

Le PC &amp; le PS ont davan¬

Il semblerait

une

plus faire

PC reprend à son compte les
valeurs de la bourgeoisie.

Et pourtant les déclarations les plus tricolores peuvent voisi¬
dans l'Humanité du 9-2-76 avec le slogan «Volem vivre al

bureau

fédéral.

d'école

» au «

chantant

sur

comme un

fines pour

Le portrait

païs

pagnolesque de cette

fait craindre le pire :

» nous

»

«

elle

maîtresse
l'accent

a

fond de voix douce. Un

un

petit matin d'été, le soleil
ciseler les mots. Nelly.

regard, ça vous fait
la montagne. Des lèvres

sur

Pour essayer
de faire le point sur les nationalités
Il

existe

de très nombreux types

communautés posant

En France,
trois

ces

catégories

de nationalités
des problèmes analogues.

ou

de

nationalités peuvent en gros se classer en

:

Les nationalités territoriales, celles qui sont majoritaires

•

territoire

Occitanie, Bretagne, Corse, Euskadi Nord, Cata¬
logne Nord, Alsace, Flandres.

sur un

:

Les nationalités

•

non territoriales qui sont minoritaires là
l'on peut appeler « minorités nationales»
au sens strict : arméniens à Marseille,
réfugiés espagnols, polo¬
nais, juifs, harkis, tziganes, pieds-noirs, etc.
• Les travailleurs immigrés qui forment
également des
nationalités non territoriales, mais qui ne sont là que de
façon
provisoire (c'est du moins ce qu'ils souhaitent...). Les Occitans à

où elles vivent

catégorie.

Si le simple énoncé de

ces

problèmes posés

différentes nationalités montre
et donc l'impossibilité d'avoir

attitude valable dans tous les cas, nous
pouvons essayer de
définier quelques règles permettant de mieux se situer
par rap¬
port à l'ensemble des problèmes.
une

PRENDRE EN COMPTE
DANS LA LUTTE POUR LE SOCIALISME?

C'est de la lutte des classes

et non de la

lutte des nationali¬

dépendent les intérêts des travailleurs. Nous pourrions
en déduire,
par une démarche superficielle que nous ne devons
pas nous préoccuper de ces questions et que la
prise en compte
du fait nationalitaire n'est qu'une nouvelle division des travail¬
est

donc nuisible.

Lorsque le problème disparaît,

par

adaptation progressive

d'une nationalité et que cela se passe sans heurts, nous n'avons
pas à le maintenir artificiellement. Lorsque la consicience natio¬
nalitaire a disparu, il ne s'agit pas de vouloir la recréer de toutes
pièces au nom du retour à un passé mythique.
Mais le plus souvent, le sentiment national existe bel et bien
et fait partie intégrante de la vie
quotidienne de la vie de chacun :
des habitudes différentes, des problèmes particuliers
qui
traduisent par un sentiment confus « d'être différent » et

ce sont
se

Nous devons donc le prendre en
compte, le respecter dans tous les cas, l'analyser et l'utiliser au
mieux pour combattre le capitalisme. Selon les cas, il
peut être
utilisé dans un ou plusieurs des domaines culturel,

économique,

politique.

domaine, qui est celui qui

nalités, le sentiment national
-

remettre en cause

pourra

concerne toutes

être utilisé

les natio¬

-

-

développer l'idée

nelle.

que

chacun doit prendre

en

main

ses

affaires;

créer

une

nouvelle culture

en

celles de la société
nous luttons (religion,
que

machisme...).

Là se trouve l'écueil : lorsque l'on favorise
l'expression de
cultures traditionnelles, est-il possible de les orienter dans un

ces

progressiste

sens

ou ne

fait-on

que

rétrogrades de ces cultures. Mais nous savons que la
répression culturelle est une erreur inadmissible, c'est en atta¬
quant un individu dans ce qu'il pense être son identité profonde
que l'on le conforte dans son idéal (cf. cas de répression contre
la religion). Il s'agit donc de mener la lutte
idéologique tout en
assurant les libertés
démocratiques, dans la limite du possible

utilisant la culture tradition¬

logie véhiculée

par

la culture bourgeoise, elle leur permettra

DANS LE DOMAINE ÉCONOMIQUE
Dans

ce

période révolutionnaire il

est

impensable de laisser

-

domaine, le sentiment national peut être utilisé

faire

prendre

charge les problèmes locaux par les
territoriales);
le développement inégal;
les inégalités sociales;

en

-

-

lutter contre

lutter contre

lutter contre toutes les formes de discrimination raciale
culturelle.
-

ou

Cet élément unificateur qu'est le sentiment nationalitaire
doit être utilisé avec prudence, il doit cristalliser l'unité du bloc
national populaire, mais nous devrons prendre garde aux risques
de chauvinisme et de racisme.

n'est ni

révolutionnaires

sachant que ceux qu'elles influencent
sont pas toujours des ennemis à mort).
On peut mesurer la difficulté de la tâche en
voyant que dans
en

de l'Est (sauf l'Albanie),

l'Église

est la seule forme

d'opposition légale à avoir résisté et c'est en Pologne une force
importante. De même au Portugal, l'Église est une immense
force qui joue et a joué un rôle important contre la Révolution.

En Algérie, le refus de remettre en cause l'Islam
bloque toute
évolution culturelle.
C'est dans ce cadre que doit se placer
l'étude du problème
juif. Il est indispensable d'assurer à cette communauté le droit
de vivre comme juifs, donc de lutter contre l'antisémitisme.
Il faut
également lutter contre la pratique expansionniste et impérialiste
des sionistes. Mais, faut-il lutter
pour la

disparition de la culture

juive

par diminution de la pratique religieuse et
intégration pro¬
gressive, ou pour la survivance de communautés juives? Tout
dépend de la nature de la culture juive elle-même, a-t-elle suffi¬

d'aspects progressistes face à l'aspect réactionnaire
religion?

samment

La question

se pose

également

une

autre

L'ennemi, c'est le capitalisme,
nationalité, ni un autre peuple.

ce

ET DANS LE DOMAINE POLITIQUE.
Nous devons distinguer entre minorités territoriales et non
territoriales.
Pour les minorités territoriales, le sentiment national peut
être utilisé pour remettre en cause le mythe de « l'unité natio¬
nale » de la France éternelle.
Il peut permettre également de populariser l'idée d'une
nécessaire décentralisation, en particutlier, l'idée d'autonomie
des territoires des nationalités dans

Le droit démocratique
droit de choisir son statut

une

société socialiste.

d'autodétermination, c'est-à-dire le
(région, autonomie, indépendance)

peut être avancé, mais il n'est pas suffisant,

compris

de
a

car

il est souvent

comme tout ou rien

(indépendance ou intégration).
Le mot d'ordre d'indépendance doit être avancé
lorsqu'il y
colonisation ou trop grandes différences de développement

(DOM-TOM). Si l'ensemble
pour

les nationalités territo¬

riales : il faut lutter en Corse contre les
aspects de la culture
ditionnelle que sont le «clanisme», les

tra¬

traditions d'« honneur»,

vendetta, le machisme; en Occitanie contre le rôle fait à la
femme, l'esprit de clocher, etc.
Il n y a de toute façon
pas de réponse unique à tous ces

blèmes, l'on peut à un endroit lutter pour
l'intégration et à un
autre pour l'autonomie. Faut-il
par exemple lutter pour que les
enfants
leur

gens

eux-mêmes (dans toutes les nationalités

contre

la

fonction de

d'être eux-même, ensemble.

tranquillement comploter les réactionnaires au nom de la liberté
d'expression. Il faudra frapper efficacement les organisations

la

en

la réalité et des identités. Elle unira les couches exploitées, mais
ne leur imposera pas la
dépersonnalisation comme le fait l'idéo¬

Dans le second cas, notre devoir est de lutter contre les

une

peut se créer, unifiée

expressions

ses

pour :

aspects

(dans

cultures qu'une nouvelle culture

rentes

quant à ses buts, diversifiée dans

renforcer des valeurs réac¬

tionnaires?

d'immigrés reçoivent exactement le même enseigne¬
les jeunes Français ou pour qu'ils puissent
apprendre
langue et vivre leur culture?

ment que

pour :

la hiérarchie et l'uniformisation des cul¬

tures;
propres

encore

pro¬

L'UTILISER DANS LE DOMAINE CULTUREL
ce

bourgeoise

par

la volonté de le demeurer.

Dans

plus rétrogrades
française contre laquelle

tous les pays

tés que

leurs et

des valeurs

per

ne

LE SENTIMENT NATIONAL

toujours réclamer les libertés démocratiques
l'expression de chaque culture, il ne faut pas

croire que l'on peut s'appuyer sur n'importe quel aspect de la cul¬
ture traditionnelle pour développer une nouvelle culture
portant
en germe une culture révolutionnaire. Il ne
s'agit pas de dévelop¬

et que

Paris rentrent dans cette

la diversité des

Mais s'il faut
pour permettre

De toute façon, dans tous les
pays, le droit à la diversité cul¬
turelle doit être reconnu et les
moyens accordés en conséquence.
L obligation dune culture
officielle, le refus de reconnaître
comme égales les cultures
des. minorités ne peut pas être pro¬
gressiste. Par contre, c'est en Intégrant divers
aspects de diffé¬

de la population a un fort sentiment
national et souhaite l'indépendance (Euskadi Sud) il est
juste de
la réclamer. Si l'on pense que le
développement des luttes socia¬
les est plus avancé, et qu'il y
pendance (puis le socialisme)

l'État (il y a
l'indépendance

de

une

a

plus de chances d'obtenir l'indé¬
le socialisme dans l'ensemble

que

situation de

ce genre au

est le mot d'ordre à

Sahara Occidental),

avancer.

Pour les minorités non-territoriales, le problème de leur
représentation spécifique doit être avancé pour défendre leurs in¬
térêts propres dans les instances compétentes, en
particulier au
niveau communal.
Par exemple, les travailleurs occitans à Paris
devraient,
comme
tous les travailleurs immigrés, être représentés au
Conseil Municipal, car ils ont des problèmes propres.
C'est autour de ces quelques réflexions
que pourrait
s'amorcer une analyse globale du problème des nationalités.
J.P.A.

�MONTALHON VILLATGE OCCITAN
Es pas necessari de presentar aquel libreforsa gent l'an legit — es çò que m'an dich

m

los librarís

los amies

Son autor foguèt en
dins lo lum blau » — coma ditz
l'amie Mans de Breish (2), foguèt tanbem en
la

e

televison,

la librariá Privât

respondèt

e

—

«

qualques questions.

a

Vertat que los occitans aiman son historia... Vertat que Monsen Le Roi Ladurie aima

concept universitari, ostal

(5&gt;

l'es pas, es pintoresc...

De que far amb lo paure Arnaut Botelhièr
(en francès échanson), que Le Roi Ladurie lo

crei

l'universitat del Miralh,

en

e

betz. Domus es un

un

Sembla pas que Le

E la trufa ?

trufa de nosautres occitans :
uj

Alara, perqué aquels morts serián vius,
el temps que nosautros sèm morts... morts
davant d'existir. Le Roi Ladurie ressucita

l'Occitania, per melhor far veire qu'ara tôt es
acabat. Liègi, en la primièra pagina : « Il
s'agit d'une localité d'Occitanie du sud ; mais
on sait
bien, puisque cette recherche est
d'histoire agraire française, que l'Occitanie,
volens nolens, sera dans l'hexagone, et plus
souvent qu'à son tour... » (ieu solinhi - volens
nolens
qu'ela vòl o non).
=

Dins l'exagòn i a Paris ; dins Paris i a lo
Colègi de França ; dins lo Colègi de França
i a Monsen Le Roi Ladurie. Benlèu i a tanbem
dins la bibliotèca lo diccionari d'Alibert 131,
benlèu òc, benlèu non... ieu cresi que non,
autrament lo libre séria diferent.
La font, qu'es lo « Registre de Jacme
Fornièr », (4&gt; avesque de Pamiers e puèi papa
en Avinhôn, es un document estonant. Es escrich en latin de gendarma (el m'a dich qu'el
m'a dich qu'ela li aviá dich qu'un tal aviá
facha una tala causa, e que lo dich tal aviá

respondut a la dicha... sic !) amb de mots
occitans latinisats o non latinisais ( « in
domo vacata la foganha », « in solario » per'
en lo solhièr, « trufador » per trufador o trafaire...). Avem pas de font melhor a ; n'i a dedins forsa detalhs sus la vida vidante nel
segle XIV. Mas... davant l'Enquisidor, degun
ditz pas tôt. Lo que cal far, en tala situaciòn
benlèu

—

legidors an qualque expériencia

nos

jamas lo
qu'es important. Dison coma vivon, çò que
racontar, racontar, sens dire

es

—

fan, e un pauc de ço que creson ; es impossi¬
ble que dison tôt, coma lo crei Le Roi Ladu¬

jos las linhas.
Le Roi Ladurie es un bon latinista. Per
parlar de l'ostal, escriu un còp ' ostal ' — que
vol pas far d'enemics amb los occitans... — e
nou còps ' domus ' qu'es de latin coma sarie ; cal legir

FAU CROMPAR LEU-LEU

coriosiá

mas

—

pareissèr

èo de VENT TERRAL Energas

a

81350 VALDERIES

:

—

La traduccion occitana del

(Karl MARX

e

que mas en lo Colègi de França qu'es la pri¬
mièra escola dins lo pais de França. Se pot
tanbem (se lo temps es cort) embauchar

d'estudiants forabandits per relegir
dins Paris mancan pas

lo libre,

!

L'important es pas de cercar de « coquilhas » : una coquilhas se perdona se l'autor
es un amie... Aqui l'autor volguèt pas aprendre l'occitan, volguèt pas aprendre lo pais ;
se passejèt en Montalhon, parlet un pauc amb
Daniel Fabre, es tôt.
Trabalhèt amb son
text, lo text e ren mas.
•M

sjs

legir dedins,
ta

*

pas

Mejana, vista per Le Roi Ladurie,
l'Edat Daurada. Los avesques èran
bons e torturèron pas trop,
(foguèt aquel
temps lo de l'avoaciôn espontanea, podem
dire que Fornièr desvansèt son temps ; la
gent se presentava « sponte » davant l'enquisidor !) Las presons foguèron plan abitables,
la taula servida amb aiga e pan, la cadena

los òmes talament forts !

èra pesuca, mas

existiá pas ; se lo
curât aviâ todas las femnas, era un fach de
tôt evenimencial. Atal de l'enquisiciòn : l;eLa lucha de classas

enquisiciòn !

nesida
libre ?

sens

tu, ont

seriá lo

Ara

Paol

KEINEG

et

a

OSWALD sont

en

lancé

75005

CORRIER DELS LEGEIRES

bon

le

OSWALD

:

7,

de

vât.

L'embut

Veni

just de legir los dos darriers numéros de Lucha Occi¬
pèl primièr còp o ai fach ambé plaser e esper.

cresi que

Ambé
neta, ven

plaser,
legible.

de

gropel,

une

lo jornal mercé una presentacion ora

mai'

paraulas, Lucha Occitana sens
socialista.quita lo sectarisme e l'esperit
fasia de còps una lectura amarganta.

Ambe esper,

abandonar

que

qu'au

mens en

orientacion

que ne

aquo's melhor». Dins la situacion finangenerala del moviment politic occitan, aquo's enfin de

«Val mai' mens,
ciera

e

réalisme.

Fin finale, vos mandi
soscripcion vòstra.

un

chèc per me reabonar e per la
Joan M.

95-

BESSANCOURT.

cançon

per

las

aucas

mudas de Nadal

occitan-français,
Municipale

de

malheu¬

Toulouse

soit épuisé

!

«

(6) L'ALIBERT fait dériver se trufar de l'italien truffare (moquer, escroquer), et trufa du latin tuber (tubercule).
Au XlVe siècle* la pomme de terre étant inconnue, la

trufa était plutôt la rave avec laquelle le Boièr veut faire
la soupe à sa pauvre Joana (et qu'elle refuse, sans doute
pour mourir en
endura, comme plusieurs femmes de Mon¬
taillou)

.

tout

cas,

un

trufador

au

sens

du

Registre

est

Polytechnique

«
qu'elle aime bien, se conduise bien, et prenne un bon
mari », propos qui, dans l'esprit des braves gens, est impen¬
sable ; « aucun homme ne veut que sa femme se remarie ! »

que
ça,

Interprétation de Le Roy Ladurie (p. 528) : « Tout ce
disent les prêtres, c'est de la truffe ». Et (p. 568) « Tout
c'est de la truffe ! Quand l'homme meurt, l'âme meurt

aussi

».

(7) « Montaillou », p. 577.
«
Je note l^absence quasitotale du thème mythique de l'ours, vers 1320. » A lire avec

il peut s'agir d'une question non posée, Fournier
pas à chercher de l'hérésie dans les contes popu¬
laires* Sur l'ours, voir les livres de Fabre et Lacroix.
réserves,
ne

pense

(8) Mahmoud Darwish, poète palestinien. « Mes racines ?
la naissance du temps... avant le cyprès et liolivier...

avant

avant que l'herbe pousse... »
L'échange culturel entre le
Moyen-Orient et l'Occitanie au Moyen-Age a été important
et vaut qu'on s'y arrête.

SX LEGER
Lo no 10 d'OCCITANIA NOVA

paregut. Coma cada còp, un molon d'arti¬
sus la cultura e la vida politica
del pais occitan.
es

à
—

PARIS.

Cantaires

E

FORABANDA (24, Av.
PARIS) vous trouverez des articles
sur
l'Occitanie, lieu stratégique. - sur «Sud et
Sudisme» - Pasolini - le «Mascium» et le texte de la
«commission femmes du Congrès de Sète de «Luta
Dans le numéro 6 de

:

-

occitana».

Foyer de St-Alban (31 :
13 Mars
24 Avril

:
:

MARTI.
ROSINA de PEIRA.

Eric FRAS cantara :
23 Février à Blagnac - 25 Février à l'Ecole
Normale de Toulouse - 6 Mars à Buzet sur
Tarn — 13 Mars à Montclar de Quercy —
25 Mars à l'Ostal Occitan de Toulouse avec
André Càlvet.

un

blagueur-. Arnaut Botelhier, serviteur de prêtre et armier, se
fait traiter de « trufador »
pour la raison
suivante : il a
donné à une veuve un message de la part de son ;)défunt,

LA NO VELA FORMULA DEL JORNAL
e

:

Em¬

Montaillou », p. 574.
«
L'éloge de la pauvreté
s'avère compatible avec la bonne marche des domus ; avec
les dons que font les domus riches aux domus pauvres.' »
Page 577. € Les folklores passent, la domus reste. * etc...
(5)

Jean Moulin

tana

»

par

cles de fons

ANETZ

COSSI ES RECEBUDA

«

rapidement avant qu'il ne

actuellement 15 LIVRES

l'Ecole

acabat. Mas vos lo po¬

difficulté.

souscription et le catalogue
de

es

(4) Le Registre d'Inquisition de Jacques Fournier, publié
latin par Jean Duvernoy. Trois tomes aux éditions Pri¬
Livre cher (400 F en tout), mais précieux. A acheter

en

collection occitane dirigée par
édité Y. ROUQUETTE, J. LAR-

rue

:

possède deux.

«n

100 Francs. Lisez BEINIEDETTO, le TEATRE de la
CARRIERA, de la «Poésie et Prose africaine», etc... en
P.J.

es

(3) Dictionnaire étymologique
reusement épuisé. La Bibliothèque

pour

demandant

d'un

sèm.

que

une

Il faut le soutenir. Il propose

l'istoria

Montaillou, village occitan de 1294 à 1324
Le Roy Ladurie. N R F, 1975, 642 p.

(1)

ZAC, J.L. SAUVAIGO, LAFONT.

seguit del texte de Engels sus «La nacionalitat de
la França del Sud» e d'un texte oficial de la Republica Democratica de Vietnam qu'utilisa las declaracions de Mistral sus la lenga nacionale.
Le prètz de soscripcion es de 12,00 F.

conte

mon

qui publie les poètes bretons
Yvon LE MEN, le romancier Yan Per

cet éditeur courageux

es

MARIA-CLARA.

SX SXJUDSXR
C'est

lo libre. Podetz
vertat esclabosan-

una

L'ome, coma los arbres, ten rasic (8&gt;
tan aisit de l'estampar en un libre.

En

foguèt

ieu,

i\i

legir

detz continuar.

*

^L'Edat

de
pas

poble encadenat, enserrât dins un pichon vilatge al fons de la montanha, la darrièr vilatge catar, la fin d'una civilisaciòn. Las civilisaciòns moron pas polidament, son tuadas...
E après, los contes populars van cambiar &lt;7&gt;.
S'en va lo catar, filh del cel e del solelh ; dintra l'ors, Joan de l'Ors, filh de la montanha
salvatge, ont l'ome perseguit se pot rescondre, jos la pel d'une bestia bona, abitar las
balmas e esporar longtemps, plan longtemps,
lo jorn de la lum e de la libertat.

(2)

*

coma

îj:

l'istoria de Montalhon

:

en

nascut).

Vosautres podetz

manuel

*

Comprenetz plan qu'atal, ôm se pot pas
metre jos la pel de quauqu'un. Parlem de la
femna occitana. Disiá Le Roi Ladurie que la
femna de Montalhon foguèt libre (en l'Edat
Aquesta libertat
Mejana, çò que disiá...).
m'agrada pas gaire ! libertat amb lo riton,
un riton potent — potent coma
rie, potent
Coma mascle, potent perqué pot denunciar
los eretges, potent coma breish e òme de
Dieu —, libertat entre dos marits... e ton marit te pot tuar, se l'òme dins lo fen es pas lo
riton ! ara agachas ta libertat, tu companha,
e te plores pas dins ton davantal, que la fo¬
ganha t'espera totjorn...

Marie ROANET et qui a

F. ENGELS)

qu'el mostrèt

que lo convidam a l'estudi de la lenga nostra.
Que la lenga la se pot estudiar en qualque
edat, dins qualquè situacion sociala, e mas

BIRIOU, qui

«IVANIFEST DEL PARTIT COMUNISTA»

—

direm, d'un mode simplas,

Les éditions Pierre-Jean

Per

Roi La¬

durie fague de diferencia entre la trufa (uèi
trufèt) que se manja e l'acciòn de se trufar
&lt;6&gt;. Direm pas que Monsen Le Roi Ladurie se

e

en

encara

botelhaire (un amie de la botelha !) ?

l'istoria occitana

: fa detz ans qu'el l'estudia
qu'escriu de libres. Los occitans de MontaIhon, vielhs de sieis segles son plan vius, tan
vius coma se foguèssen uèi en la carrièra.

Le Roi Ladurie da envej'a de viure
aquel temps benesit de Dieu, de l'òme,
l'avesque e del Colègi de França (qu'era

-

MIQUELA cantara lo 16 de

Ijceu

agricola de Valença

marc

au

�AMNISTIA, LIBERIA, AUTONOMIA
Catalunha per las carrieras
Les Catalans ont décidé que

l'après-Franquisme

ne serait

la continuité du fascisme et Juan Carlos,
poulain giscardien
qui a bien assimilé les leçons du maître essaie de
jouer subtile¬
pas

ment

de la carotte et du bâton.
se faire applaudir
devant

Il est allé

pulée

pour

l'occasion

et à

laquelle il

une

fait

a

foule réunie et mani¬
discours en catalan.

un

Mais il n'a pas pu faire oublier la
détermination des couches
populaires catalanes et a été obligé de recourir une nouvelle fois
â la répression.

Voyons un peu le déroulement des événements. Des dizai¬
d'entreprises en grèves, des milliers d'ouvriers (en particulier

nes

à la

SEAT) qui tiennent des assemblées générales et des débuts
plus de 10 00 signatures en faveur de
l'amnistie et de « l'estatut » d'autonomie.
Le 1" février, â l'appel de 150
personnalités appartenant à
de

manifestations,

de nombreux groupes et associations (en
particuliers les associa¬
tions de quartiers), 80 000 Barcelonais
descendent dans la rue
pour réclamer l'amnistie de tous les prisonniers. Face â un
qua¬

drillage policier sans précédent les manifestants ont tenu la ville
pendant 4 heures, clamant sous le regard bienveillant des habi¬
tants sortis

Après

aux

fenêtres leur haine du régime.

énorme succès, l'Assemblea de Catalunya,
appelle
à manifester le 8 février. Des
groupes nombreux se forment dans
la rue, arborant le drapeau catalan interdit
par le franquisme et
réclament l'amnistie, l'autonomie et la liberté. La brutalité
de la
police empêchera que le cortège des 80 000 personnes
puisse
cet

reconstituer et c'est

se

plusieurs manifestations qui

la ville.
C'est dans

parcourant

Mort d'un

cette atmosphère de lutte
que Juan Carlos vient
essayer de «rassurer» les Catalans. Mais ses beaux discours
seront

peine perdue,

après avoir prôné l'ouverture, il réquisi¬

car

révolutionnaire Irlandais

tionne les 3 500 policiers et
pompiers de Barcelone afin de briser
leur lutte et envoie la police

matraquer les 13 000 employés
grève depuis deux semaines.
Juan Carlos a compris
qu'aujourd'hui, la Catalogne qui se
lève et se bat a signé la fin de son
règne. Ce ne sont ni la répres¬
sion ni l'offensive de charme
qui restaureront un trône sanglant
et branlant face

municipaux de Barcelone

à

en

Frank STAGG, 33 ans, militant de 1'I.R.A.
«Provisoire»,
est

peuple

le socialisme et
cendu en masse dans la

Companys catalans,
prendre
nous

en

en

dait

nous sommes avec vous et nous

donnez.

le

12

qu'à pouvoir

9 mois de mise

rue.

exemple la leçon de courage et de ténacité

mort

Février à

la

prison de Wakefield,

Angleterre,après 61 jours de grève de

lutte pour son autonomie et pour
qui, pour la première fois depuis 1951 est des¬
un

mum

la faim. Il

ne

on

deman¬

des études afin de mettre fin à
Plutôt que de lui accorder ce mini¬

mener

au secret.

qu'avaient obtenu

en 1975,15 détenus loyalistes pro¬
géôliers impérialistes ont préféré le laisser
mourir. Encore un assassinat légal en Irlande.

devons

testants,

que vous

ses

Nous reviendrons dans le prochain
numéro sur le Congrès de nos cama¬
rades italiens du P.D.U.P. (ex Mani¬

festa) à Bologne où une délégation
invitée de « Lutte Occitane » a pris
la parole et participé aux travaux.

Pour le peuple SAHRAOUI
le soutien des nationalités

EDICIONS

de l'hexagone

Recaliu
83115

ARTIGNOSC-SUR-VERDON
Les membres des communautés

MUSICA POPULARA OCCITANA

Basque, Catalane, Corse,

Galicienne et Occitane de la région
parisienne, réunies au sein
du CCPL (Comité de Coordination des
Peuples en Lutte) apparte¬
nant aux

Décembre 75

organisations politiques des peuples et nations
oppri¬
mées soussignées; réaffirmant le droit
inaliénable de tout peuple
à l'autodétermination et à la libération

le premier

disque de Mlquèu Montanaro.
Une quinzaine d'airs traditionnels
provençaux (Lais
esclòps, Farandola dau Var, la Soca, lei chivaus frus,
ou
d'autres régions occitanes (la chansdn béarnaiseetc...)
Los
Caulets par exemple) une Aubada du
Moyen-Age, des
mélodies de

siècle

:

musiciens

comme

provençaux

Mouret et

Montanaro.

des

XVIIIe

nationale;

portent leur soutien total à la lutte de libération
nationale
sociale du peuple Sahraoui;

et

reconnaissent le Front POLISARIO comme
l'authentique
unique représentant du peuple Sahraoui;

-

-

XIXe

et

Imbert, et des compositions

et

exigent l'application de la résolution des Nations Unies
l'autodétermination des populations du Sahara
Occidental;
dénoncent l'accord de Madrid conclu aux
dépens du peu¬
ple Sahraoui, visant â le déposséder de ses richesses et à
parta¬
-

de

sur

-

Ce

disque de

musique populaire occitane marquera
nul doute un pas dans la redécouverte
de notre pa¬
trimoine musical et une peitte révolution : ici
le tambou¬
rinaire n'est plus seul, un violon, deux
guitares, un per¬
sans

cussionniste

ger son territoire;
-

Cet album 33 tours

-

30

cm

même

stéréo est réalisé par la

-

équipe qui fitnotre première production (La flor de
libertat, Daumàs) dont Jean Rambaud disait dans Le Monde
que « ...la qualité de ce disque
(...) rappelle que les nou¬
veaux troubadours d'Oc
(...) sont en train de dépasser le

stade des

réalisations d'amateur

condamnent l'invasion militaire impérialiste de la
réaction
l'impérialisme qu'il soit français,

marocaine équipée en armes
par
des USA ou autre;

accompagnent Montanaro.

saluent fraternellement les combattants
et tout le peuple

Sahraoui engagés dans
contre toute

une

lutte

héroïque

pour

hégémonie.

l'indépendance

Vive le Front POLISARIO.
Vive le Sahara Libre.

».

Paris, le 17 décembre 1975.

Comité Basque, ECT (Esquerra
Catalans de/s

Parti Corse pour le

Lutte Occitane.

Socialisme, UPG (Union

ÍC.UJ.0
le me «s
BULLETIN
Nom

DE

SOUSCRIPTION

BULLETIN

D'ABONNEMENT

:

Prénoms
Adresse

:

...

:

Profession

:

Je souscris pour la somme de

Souhaitez-vous entrer
:

en

contact

avec

des

militants de Lutte Occitane ?

du

TrebaHadors),

Peuple Galicien),

�APRES LES APPPJ ITIMNTS
LUTTE f'GCITAITE
oi
uue

p

xes

aí..

ron

u

enents

DE L'AUDE

communique

:

qui ont: fait 2 morts dont

'i

viticulteur

"balle sont de toutes façons déplorables,ils n'étonneront

r

aut ant p e rs onne.

Po ur

Depuis 55 ans,la dégradation constante

l'asphyxie croissante
ont

rendue

es ir

nee

une

de

et

du niveau

de

vie,

organisée de cette région d'^ccitanie

explosion de violence inévitable.Cette violence

l'impasse des négociations et de la, légèreté des
T

autorités à traiter du problème,

1 escalade est

en

fait

celle

du mécontentement.
Pourquoi a—t'il

qu'une lutte de 5

fallu attendre

fasse la

années

les

une

pires

événements

de l'actualité

et

pour

l'objet

de

prises de positions publiques et nationales des organisations
de gauche?
Les

montré

2

dernières manifestations

aspects
-

que

du mouvement

nouveaux

le

vieux
aux

soutien de

travailleurs.

-

es

la

du

5 février ont

:

objectifs clairs et à la recherche du

qu'il y avait une adhésion et une prise

croissante par les
de

celle

corporatisme du mouvement viticole fait

place à des luttes
tous

dont

viticulteurs

et les

travailleurs

en

cha(ge

d '&lt;":ccitanie

revendication occitane.

C'est

pourquoi nous travaillerons

aux

cotés des viticulteurs

jusqu'à la solution complète de leurs problèmes et dans le sèns
d'un rapprochement
mes

du même

Dans
avoir

de

avec

etouffement

le moment

solution

travailleurs

de

région.

cette

du Languedoc victim

présent,nous affirmons au'il

Sc.ns

l'arrêt définitif des
d'un plan

tous les

le

ne

poursuites judiciaires

et la mise

LUTTE 0 CCI ME

5 iiaRS

yjTTE OCCITANE

y

départ immédiat des forces de l'ordre,

negicié de développement du Languedoc.

SUPPLEMENT

saurait

197 5.

sur

pied

�SUPPLEENT A LtJTTE OCCITANE
NUMERO 23
Directeur

gérant

:

RENE BURLE

commission paritaire
IMPR.

ARTYPO

-

n° 5 if

12IOO MILLAU

837

�</text>
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              <text>Vignette : https://occitanica.eu/files/original/084a87cdb10039993b11fd2302747129.jpg</text>
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              <text>&lt;em&gt;Lutte occitane&amp;nbsp;&lt;/em&gt; &lt;a href="https://occitanica.eu/items/show/21630" target="_blank" rel="noopener"&gt;(Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue)&lt;/a&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Journal d'information, &lt;em&gt;Lutte occitane&lt;/em&gt; contient des articles contre l'extension du camp militaire du Larzac, il aborde aussi les probl&amp;egrave;mes de la viticulture et du tourisme en Occitanie. &lt;br /&gt;&lt;em&gt;Lutte occitane&lt;/em&gt; publie aussi des interviews et des articles de fonds permettant un appronfondissement des principes essentiels de sa ligne politique.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, AE V</text>
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