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                  <text>TOTIS A MONTPELHIER LO 29
C.i.D.O.

1B £ ZIE R S

lutte
Femna

d'Oc, as dreit a la paraula, parla !

ome

MENSUEL SOCIALISTE OCCITAN

Le

cEDIcTOGRIAL

2,50 F

pouvoir croyait avoir mis la bonne

me

REBION MORTA PER QUE
loppent dans l'unité. La gauche a le vent en
poupe. La carte des élections cantonales mon¬
tre de manière

éclatante

où

points d'ancrages principaux
Dans le

Languedoc

se

:

trouve

dominer

sa

VISCA LO PAÏS !

un facteur de division, le drame
permis au mouvement viticole de déjouer
les calculs machiavéliques. Les manifestations

Loin d'être

a

MAI 1976

de Nîmes, Béziers et Carcassonne ont cimenté
encore mieux l'unité occitane.
En réponse aux représentants de la CGT,
CFDT, CID UNATI, FEN, André Cazes a dé¬
claré : « Merci à nos alliés socio-profession¬
nels. C'est vous qui nous apportez la bouffée
d'espoir et d'espérance pour demain. »
Ce qui grandit sous nos yeux, c'est, comme
l'a dit le représentant de la FEN de l'Aude,
« un peuple uni dans le même élan », saluant
la mémoire d'un des siens « tombé au champ
d'honneur du Languedoc ».

ses

l'Occitanie !

f

particulier, le mou¬
vement viticole vient de dépasser son corpo¬
ratisme traditionnel. En s'attaquant au négo¬
ce, il a pris un tour nettement anti-capitaliste.
Il

me¬

pour faire déborder la coupe. Mais com¬
l'a dit André Cazes au meeting du 3 avril

sure

à Carcassonne, « il faut savoir
colère ».

Le pouvoir a peur. Sa base sociale se ré¬
trécit. Dans tout l'hexagone, les luttes se déve¬

N2 24

en

sent
maiorituris

S

découvert des solidarités sociales nouvel¬
a
trouvé une première
concrétisation dans la journée « Région mor¬
te » du 5 février.
a

les. Cette évolution

Le

pouvoir a pris peur. Il a essayé de faire
colère des vignerons pour diviser
les forces qui s'unissent contre lui.
dévier la

Il

a

sation

tenté de jouer la carte d'une « irlandi» du Languedoc. S'il y était arrivé, il

aurait fait jouer contre le « Midi rouge » le
réflexe de peur de la « majorité silencieuse »

qui avait si bien réussi à de Gaulle et à Pom¬
pidou. Il espère aussi que se disloquerait du
même coup l'unité populaire occitane :
le
réflexe électoraliste des
tre la colère

D'où tout
vocations

uns

se

dressant

con¬

grandissante des autres.

cycle de manipulations - pro¬
qui a abouti à Montredon des Corun

bières.
Il y a

d'abord eu la manipulation

:

on a chauffé à blanc une région, que l'on
ruinait, avec un feuilleton télévisé explosif,
on a organisé
une « fuite » gouverne¬
—

—

mentale pour inciter les viticulteurs à s'atta¬
quer aux chais d'un
Alors sont

venues

négociant dans le Jura.
les

provocations

:

arrestations de deux viticulteurs

—

en

dé¬

pit des exhortations des préfets à la prudence,
refus de négocier leur libération
organisations viticoles,
—

avec

les

CLASSE OUVRIERE

LA

envoi

de C.R.S. pour « dégager » un
(que l'on avait fait justement circuler
jour-là et à cette heure-là à Montredon),

—

PRÉSIDENT DU CONSEIL GÉNÉRAL EST DE GAUCHE (en noir).
FRANÇAISE ET LES COUCHES POPU LAIRES OCCITANES.

DEPARTEMENTS OU LE

LO

JÒC

:

CERCETZ OCCITANIA.

train
ce

fusillade

et

riposte immédiate
(alors
qu'à Bastia les C.R.S. avaient attendu une
partie de la nuit que Paris leur donne l'auto¬
risation de se servir de leurs armes !),
—

déploiement d'auto-mitrailleuses, d'un
hélicoptère et d'un escadron de gendarmes
en tenue de campagne pour arrêter ur vigne¬

LE LANGUEDOC

-

ROUSSILLON

:

Après les Cantonales : Bilan et perspectives

—

ron

devant

seyre.

sa

femme et

ses

enfants !

A. Tis-

LE

«

RAZ

DE

MAREE

»

ressentie

expression
qualifier les résultats des cantonales a été
celle de la forte poussée (certains l'ont même
Pour la droite, la première

pour

comme un grand coup de bouttoir).
gauche, ce fut un « raz de marée ».
dernière expression n'est pas fausse,

Pour la
Cette

surtout

là

où la marée avait l'habitude

de

�Universités
en
Si le

grève :
revoilà

nous

coucou

«

»

quelque

a

juste, ce n'est pourtant plus le slo¬
de mise dans les facultés. L'opposition
en masse des étudiants à la réforme SauniéSaiter revêt un caractère nouveau : la réfor¬
me proposée est la conclusion, le point final
d'une série de remaniements qui mettent
l'université aux mains du patronat, au service
de l'entreprise privée dans une politique de
répression et de sélection. On se bat donc
chose de

gan

pour la dernière case, le pouvoir ayant
le reste du damier. Ceci explique sans
la nouvelle formulation des luttes.
Ceci

autre

et

Nantes

chose :

premières

:

La manifestation

en

noirci
doute

Toulouse, Rennes,

grève.

centrale à Paris le 18 mars

évidemment la très large mobilisation
des étudiants mais elle risque de masquer
plusieurs faits très éclairants : les Facultés
de Rennes et Nantes sont en grève depuis
deux mois, Toulouse depuis sept semaines;
la dernière cité connaît des Assemblées gé¬
nérales massives et une détermination sans
cesse réaffirmées
(séquestration, occupation
de conseils, manifestations).
Perpignan et
Montpellier s'engagent sur la même voie et
nous aurions tort de mettre cela au compte
marque

du hasard

:

Bretagne et Occitanie :
premières touchées par la crise
Nous sommes à chaque fois dans ces na¬
—

Vers de nouvelles formes de lutte
tout, elle fait l'unanimité pour Toulouse,
Perpignan, Montpellier et sans doute Bor¬

de Ponia à Toulouse
significative. Les grèves qui perlent dans
Midi-Pyrénées et sa capitale éclairent ces pro¬
blèmes de chômage, facilitent les choix, les
options, les refus : ouverture sur le monde
ouvrier, des travailleurs, rejet de l'université
des patrons.
Cette spécificité, nous la défendrons !

le

Elle est réelle, nous le voyons et si elle cons¬
titue un fond, une trame, elle se traduit dans

la bataille ou affron¬
pouvoir mais dans nos régions en
liaison avec les travailleurs, ouvriers, pay¬
sans (qui n'ont rien à faire d'une manifesta¬
tion au secrétariat d'Etat) ; leurs syndicats,
sur leurs lieux de production.
Si nous cô¬
toyons chaque jour nos alliés, nous côtoyons
chaque jour nos ennemis, et c'est ceux-là qu'il
faut prioritairement frapper. Le
contraire
consiste à déposséder les étudiants « provin¬
ciaux » de leur lutte. C'est ce qui est massi¬
vement refusé dans la journée du 15.

leurs et pour la venue
est

—

l'apparence de nos luttes par des affirmations
culturelles tout aussi spécifiques à nos ré¬
gions et quitte à faire sourire quelques aveu¬
gles, nous citerons les étudiants toulousains
qui manifestent à Paris, avec des drapeaux
occitans, les Bretons y dansant la gavotte...
LE 15 AVRIL

:

LE MIDI EN LUTTE !

Certains diront que c'est là

gonfler ce qui
ponctuel. Nous emploierons le mot
de « révélateur ». Et nous ne nous trompons
pas car ce qui est proposé aux étudiants va
aujourd'hui dans ce sens là : à la proposi¬
tion du SGEN, le 15 avril à Toulouse doivent
se retrouver les facultés occitanes, les travail¬
leurs et chômeurs en lutte de la région, avec
les paysans (viticulteurs pour l'essentiel), ce¬
ci parce que nous affirmons depuis plusieurs
années est reconnu par certains travailleurs
et syndicats. Si cette proposition a rebuté les
organisations étudiantes soucieuses de coor¬
dination nationale, et surtout de chapeauter
n'est que

deaux.
Ceux qui

continuent à affirmer que le pou¬

voir est à Paris et plus précisément rue Dutot font du symbolisme dément, enfermés

qui'ls sont dans les vues centralistes parisien¬
; ce n'est pas au 19 ou au 21 de telle

nes

rue

que nous gagnerons

terons

le

UNE UNITE NOUVELLE
C'est dans ce sens que nous mènerons la
lutte : pour qu'un large mouvement social
nourisse la lutte des étudiants et réciproque¬

ment, que ces mêmes étudiants prennent leur
lutte en main, dans la perspective d'une unité
régionale dans des journées de lutte.
Le 15 avril et la

journée

«

région morte »
jalons

du 29 à Montpellier sont les premiers
d'un autre axe pour les luttes.

Lutte Occitane.

tionalités

opprimées que nous savons sousindustrialisées, dépeuplées, niées économique¬
ment sinon
vre

nous

:

main-d'œu¬
comme réservoir de
détenons le record du chômage

(10 % !), d'où une plus grande conscience de
l'enjeu de la lutte et par là, la précocité et
l'ampleur de la mobilisation. Ajoutons à cela
que l'Occitanie a le plus fort taux de scolari¬
sation, particulièrement en lettre, autre con¬
séquence d'un manque de débouchés dans nos
régions, enfin le désir de vivre au pays s'est
développé, le mythe de la « montée » à Paris
détruit deux faits qui aggravent la situation.
—

Grève

«

dorée

»

et contexte social

Que la vigueur des luttes dans nos régions
ait renforcé l'attention du mouvement étu¬
diant sur l'extérieur et sur lui-même est indé¬
niable. La manifestation estudiantine de sou¬
tien

aux

viticulteurs après la mort d'un

des

r~
COMMUNIQUE

Débat et Socialisme
26, Cours Jean-Jaurès, 34120 Pézenas.

—

Revue de la Gauche du P.S. pour le Languedoc-Roussillon.
—

Des militants socialistes examinent tous

les 2 mois

problème dans

un

sa

dimension

régionale.
—

Un engagement unitaire dans

la

pers¬

pective autogestionnaire.
—

Débat et

socialisme,

un

iutil pour...

débattre, proposer, agir.

Fête populaire
occitane de Revel

LUTTE OCCITANE
DIRECTEUR-GÉRANT:

Le samedi 22 mai, à l'initiative d'occitanistes de Revel, des foyers de jeunes de la région
et du groupe Lut. Oc de Revel, aura lieu une

RENE BURLE

grande fête populaire occitane.

Souscription
pour une ronéo
Amies legeires,
Le journal a besoin d'une ronéo et ne peut
la payer. Ce serait utile pour encarter
un supplément de dernière minute
dans le
mensuel, comme nous l'avons fait après les
événements de Montredon. Entre le « bou¬
clage » du journal et le moment où les lec¬
teurs l'ont entre les mains, il se passe souvent
pas se

pas mal de

tualité suit

temps et pendant
son

ce

temps-là, l'ac¬

cours.

Vaqui, Comptan

sus vosautres.

La Rédaccion.

Au programme : animation du marché par
le groupe fòlc de la M.J.C. d'Albi, le soir à

partir de 20 h. : Los de Nadau, Praj, Mans de
Breish, un conteur de Revel, etc...
Il y aura aussi du vin de l'Aude et des

Le numéro

L'abonnement 12 numéros

2,50 F.
20,00 F.

Étranger

30,00 F.

sau¬

Pour tout

changement d'adresse
joindre 2 timbres à 0,80 F. et la

cisses, des stands présentant les luttes régio¬
nales, en particulier la lutte anti-nucléaire en
Lauragais.
Volèm viure

e

faire la festa al
Le collectif

dernière bande

païs.

C.C.P.

d'organisation.

RECTIFICATION.
Le groupe de Lutte
Occitane de Revel n'est pas seul à l'initiative

«

LUTTE OCCITANE

.

Montpellier 158248
—&gt;

Adresser tout courrier à

:

—

du Comité de sauvegarde du Lauraguais, com¬
me l'article de la page 5 du n° 23 de Lutte Oc.

pouvait le laisser entendre. En effet, il s'agit
d'un travail collectif associant divers courants

2

L'OSTAL OCCITAN
8, Rue

Dalayrac

Commission
IMPR.

—

31000 TOULOUSE

paritaire N° 54 837

ARTYPO

—

12100

MILLAU

�Editorial

(suite)

Tandis que Jean Vialade
tés multi-nationales... tout

:

Face

«

aux

socié¬

peuple

un

se lève
volem viure
en s'adressant au Pré¬
sident de la République : « Si demain
nous
avions la conviction
que pour vous la France
s'arrête là où commencent les
vignes, nous en
tirerions les conséquences. »

pour crier à la face de
al païs ! » Il concluait

l'Europe

:

La seconde journée

« Région morte »
re¬
pas de plus dans cette prise de
conscience. La tâche de l'aile socialiste du
mouvement occitan est de cimenter sans
re¬
lâche cette unité de notre nationalité
poprvlaire dans une lutte contre le
capitalisme

présente

un

autres étant battus par le PS) l'a été contre
le candidat de l'une des plus vieilles fédéra¬
tions socialistes de France. Us étaiènt si na¬
turellement au « pouvoir » qu'ils ont perdu
la municipalité et maintenant un siège de
conseiller. Si ce
a été réalisé au

changement, qui en est un,
profit d'Hubert Mouly, c'est

que celui-ci a su habilement se faire recon¬
naître comme notable moderniste et attentif

problèmes viticoles. C'est sa régénération
qui a poussé le PS secoué de tous les côtés.
Paradoxalement, c'est le flux du PC et des
jeunes qui a « fait » la poussée du PS en
Languedoc-Roussillon.
aux

LA

LEÇON POLITIQUE

et

pour le socialisme.

Au niveau national

:

nous

sommes

désor¬

mais exactement fixés sur la nature des luttes

monter très haut ! Car si nous

jouons

au

tra¬

ditionnel petit jeu des cartes, il apparaît vite
évident que ce pauvre hexagone
est, une fois
de plus, partagé en deux. La

poussée socia¬

liste y dessine un fond de carte particulière¬
ment rougi et une « moitié nord bien
pâle !
Mais s'arrêter une fois de plus à ces schémas
serait injuste pour tous les départements non

occitans qui sont passés à la gauche (Val-deMarne, Côte du Nord, Sarthe, Essonne, Belfort, Charente Maritime, Isère, Savoie et, à.
notre Sud, la Corse du Sud) et peu utile pour

menées par l'opposition de gauche. Non seu¬
lement électoralisme mais désormais toute
mobilisation de l'électorat, de quelque nature

qu'elle soit a une valeur nationale cruciale
qui engage toutes les forces mobilisées dans
la lutte pour le pouvoir de la gauche en Fran¬
ce. Il n'y a pas de petit rendez-vous : peu im¬
porte qu'une élection ait un enjeu bidon, elle
garde son enjeu « national » : un gouverne¬
ment de gauche le plus tôt possible. Consé¬
quence : on a peu parlé de la région sauf
comme faire-valoir de l'opposition à une poli¬
tique désastreuse du gouvernement.

déterminer nos tâches futures.

Au niveau

Après les Cantonales : ilan

et

régional

:

si la région a été ou-

perspectives I

—————(suite)
Plus

intéressante est

des résultats là où le

sans

raz

doute

l'analyse

de marée n'est que

l'amplification de la marée habituelle. Ainsi,
tout en saluant la venue à gauche des Occi¬
tans de Gironde, Landes, Gers et Tarn, nous
arrêterons-nous particulièrement en Languedoc-Roussillon. Avec d'autant plus d'intérêt
que la « crise viticole » y prend des aspects
politiques assez nouveaux après et autour de
ces

cantonales.

Les seuls résultats chiffrés parlent
Total gauche

déjà

Total droite

AUDE

33

1

GARD

36

7

HERAULT

32

13

4

20

18

6

LOZERE
PYRENES OR

:

Mais (exception faite de la Lozère) ils n'an¬
noncent que la couleur uniforme, pas les va¬
riations de tons.
LE CREPUSCULE DES NOTABLES

?

C'est par cette formule que le journal Sud
rend compte de ces changements de tons :
elle est adaptée si l'on appelle notable un
vieux socialiste

au programme vraiment peu
Aussi s'applique-t-telle parfaitement
Roussillon où le P.C. gagne 5 sièges (8 PC,

bliée, par contre, et c'est un autre paradoxe,
la poussée de la gauche a servi à engager ou
renforcer un regroupement des mouvements
sociaux régionaux. Les élus, ignorés par les
manifestants du Midi viticole d'une part, par
le

pouvoir d'autre part, savent bien quel est
départemental réel aussi
multiplient-ils les motions de soutien et les
leur peu de pouvoir
menaces

de

plus loin

en

cassonne

».

le 1er avril pour

comprendre que
n'était pas là simple vocabulaire de cir¬

3

ce

constance.

Bernard (PS) qui
le programme commun et
rejoint pour le coup la majorité est battu par
le jeune socialiste Guy Couderc. Dans l'Aude,
Antoine Gayraud (PS) a été talonné de quel¬
ques voix par le candidat communiste : le dé¬
puté-maire n'a pas pris sur un plateau son au¬
tre casquette ! Pour l'ensemble de la région
donc (Lozère exceptée) le Parti Communiste
progresse plus que le Parti Socialiste même
si celui-ci quand il est vraiment « à gauche »
inonde la vie départementale (Aude : 30 PS,
2

PC, 2 Divers G., 1 Maj.)

L'unique élu de la majorité dans l'Aùde (les

un

Il suffisait d'entendre Vialade à Car-

où les

A Montpellier, Paul

d'aller

l'agriculture. Us accentuent la désindustrialisation de notre région et sont les véritables
responsables de la situation économique du
Languedoc-Roussillon » pour en conclure que
« les syndicats et organisations socio-profes¬
sionnelles de la région continueront leur com¬
bat pour le droit de vivre et de travailler au
pays. Elles manifesteront ensemble à Mont¬
pellier le 29 avril lors de la journée « Région
morte

—

viennent

nationaux dominent l'économie de la France
et entraînent la ruine de la viticulture et de

au

refuse de signer

bréant

Ils

Comité de liaison Elusulteurs. Désormais, les « politiques » ont
rejoint les syndicaux au côté des organisa¬
tions professionnelles de la viticulture et des
Comités d'Action. Un large regroupement est
en cours sur des thèmes communs. Ainsi, les
syndicats et les viticulteurs viennent de dé¬
clarer ensemble : « Les grands trusts multi¬

commun.

PS, 1 MRG, 6 Divers G. pour la gauche) et
notables socialistes en place (Alduy,
Grégory) se voient rejetés par le PS après
s'être ouvertement mis en marge de la gau¬
che par leurs manoeuvres de perpétuels intri¬
gants (ce qui a failli faire perdre la présiden¬
ce du Conseil à Grégory au bénéfice du can¬
didat communiste : même nombre de voix,
mais bénéfice de l'âge...) Poussée communiste
et poussée des nouveaux socialistes !

démission.

Il

faut évoquer ici

la

visite

de

François

Mitterrand à Carcassonne le 25 mars. La visi¬
te au PS a été vite oubliée pour donner la
vedette à la séance de travail avec les

vigne¬

huis-clos, cette réunion a
oris le tour d'une véritable assemblée régio¬
nale. Les responsables l'ont dit : « Le pouvoir
envoie les CRS quand nous manifestons, Mit¬
terrand, lui, vient étudier les dossiers. » C'est
en homme d'Etat que ce dernier a été reçu. Il
a eu l'intelligence de le comprendre : pas de
déclaration politique (elle était réservée à la
conférence de presse) mais l'écoute attentive
d'un exécutif national (sans pouvoir d'exécu¬
rons.

tion)

Assemblée à

des revendications

d'une

«

I

ET

PERSPECTIVES

:

UN OCCITANISME A NAITRE ?

Notre dernier éditorial s'est-il trompé qui
? Non. Tout
au plus a-t-il sous-estimé la force
symbolique

dénonçait le rôle des cantonales

que devait prendre un tel scrutin. Sur le fond,
il avait raison, car si nous avons admis une

fin des notables, c'est seulement dans le cas
où le notable reste ce vieux socialiste installé

qui risque de prendre sa retraite forcée à la
prochaine consultation. Le système, lui, reste
en place. Le plus
grave, c'est qu'il devient
justifié : plus les occasions de choix électoral
se multiplient,
plus on a de chance de faire
des « poussées » vers la victoire finale. On
risque, par ce raisonnement électoraliste na¬
tional d'abandonner la discussion de tout
pro¬
blème institutionnel à un règlement par en-

haut

prochain changement de majorité :
logique nationale se renforce et l'on attein¬
dra vite l'absurde si l'on se bat pour changer
le personnel élu dans des assemblées où l'on
veut envoyer des combattants plus efficaces
qui n'auront aucun pouvoir, sinon celui de
représenter la puissance de la gauche au ni¬
au

la

veau

national.

L'espoir, par contre, est aussi fort que le
danger. Il est représenté, outre par une re¬
lative « dénotabilisation », par la conjonction
d'un mouvement politique traditionnel et des
syndicats avec les forces vives des travail¬
leurs en lutte au niveau régional. Ce n'est pas
nous qui avons prôné la nécessité .de l'articu¬
lation avec le mouvement ouvrier organisé
qui nous plaindrons de cette conjonction.
Mais nous
reste à faire

devons

comprendre

que

tout

le bilan ci-dessus montre bien

:

le mouvement occitan risque d'être ré¬
en fait de propositions à une participa¬
tion à la distribution des « enveloppes régio¬
nales » le jour où, là-haut, on nous en jettera
quelques-unes. Donc rentrer dans le rang des
revendications économiques. Le PC nous- a
d'autre part averti : il n'y a pas de place pour
un mouvement politique
occitan autonome.
Donc, rentrer dans le rang du mouvement
que

duit

culturel.
Entre l'Occitanie idéologique et le bout de

n'y a-t-il place que pour les ambiguités,
dangers et les espoirs d'un mouvement de
gauche traditionnel en Occitanie ?
gras,
les

Et

si

nous nous

efforcions d'être

encore une

force vive d'un occitanisme à naître ?
Pour le socialisme !

Un candidat PSU-L.0c
à CAILLAC
Près de 700 voix, soit 9 °/o des voix pour
François de Chanterac, paysan du gaillacois,

candidat

aux

cantonales.

C'est certainement

qui ont permis au
second tour de battre Yrissou, notable UDR,
maire de Gaillac.
les voix de notre camarade

été très politique : problème
liquidation de la petite agriculture par
le capitalisme, dénonciation du rôle de l'ar¬
mée (c'était au lendemain de Montredon et
nous savions que le contingent était consigné
dans les casernes de la région), problème du
nucléaire (Golfech, Lauragais), etc...
La campagne a

de la

Aussi, la réunion de Gaillac était plus nom¬
breuse que

celles des autres candidats.

Une expérience positive donc ; peut-être à
renouveler pour les municipales, avec l'orga¬
nisation hexagonale qui est la plus proche de
nos

positions politiques.

La Bouche

assemblée

régionale » (sans pouvoir régional). Pour que
ça fonctionne, il suffisait de laisser ce qui est
entre parenthèses, rester dans les parenthè¬
ses. Le seul espoir de les enlever un jour ré¬
side justement, les viticulteurs en sont de
plus en plus persuadés, dans l'amplification
décisive de la vaste poussée des cantonales.
3

r-BILAN

Rouge n° 9

Journal ardéchois, publie un
sier sur RAMEL le fraudeur.

important dos¬
Nous

n'avons

pas la place pour en reproduire des
Le mieux c'est de faire connaissance

extraits.
directe¬

ment avec eux.

Adresse : La Bouche Rouge, BP n° 5 - 072010
CHOMERAC.
-__

�VITICULTURE
Un vinhairon

^SÊSSSBÊKBBSSSÊÊÊ

parla...

Plus la viticulture avance dans la

crise, plus
négociants apparaissent comme les res¬
ponsables de l'image de marque de notre pro¬
duit, qu'ils dénaturent en le trafiquant ; res¬
ponsables du maintien de la crise puisque
avec ou sans importations,
ils refusent de
payer correctement notre produit.
les

Les contrôles de camions se sont donc in¬
SOLIDARITE

tensifiés, puis les viticulteurs sont allés con¬

DES VIGNERONS

trôler les chais. Us ont commencé à découvrir

LA

certaines réalités : à Béziers, des moûts im¬
portés que l'on faisait fermenter (ce qui est
interdit) ; à Béziers ou à Sète, des milliers

NE S'EXPRIME PAS

PAROLES

QU'EN

;

d'hectos de

CI-CONTRE,
LES

VITICULTEURS

»

italien.

De plus,

grâce à leurs recherches et à une
Fourcade, ils découvrent les
puissants du monde des trafiquants. Alors,
entrevue

TAILLANT LES VIGNES
D'EMILE

vin

«

POUYTES.

avec

devant l'absence de

É4'&gt;ì&lt;-ŷsm■

«

contrôler

justice, ils

décident de

Ramel à Meximieux. Ce Ramel

»

est lié

au pouvoir politique et la réponse ne
fait pas attendre : 3 jours après, 2 viti¬
culteurs sont interpellés pour avoir participé
se

au

CARCASSONA :

|_e 3 avrj|
la liberacion de Tisseyre

Manifestacion per

vocation. C'est Montredon.

(EXTRAITS DU DISCOURS DE VIALADE)

Ouvriers,
A

amis,

mes

travers votre

combat

qui est le

nôtre,
que ce soit à Chalabre ou à la COFAZ à Sète,
vous prouvez
que vous voulez « vivre au
pays » et vous avez raison.
Car il est anormal que l'on vous considère
des ouvriers de deuxième zone, qui,

comme

pour le même travail, gagnez 20 % à 30 % de
moins

qu'au nord de la Loire, et
femmes, 35 % de moins.

vous,

les

qu'ici, il y ait deux fois plus
chômeurs que dans les autres régions.

A Chalabre

ailleurs,

refuse des
crédits pour relancer l'économie mais on les
trouve bien pour construire une caserne de
CRS

ou

route de

On

«

Narbonne.

vous

à fermer les mines de charbon du

ailleurs,

nous avons

besoin de

vous

ici

cal demoura al pays ».

Enseignants, vous avez une lourde respon¬
sabilité d'éducation de nos jeunes, vous ne
pouvez plus ignorer dans
histoire et notre culture.

vos

écoles,

ple qui se réveille, vous devez jouer
qui ne doit pas être sous-estimé.

notre

Lan¬

guedoc qui seraient très utiles, pour produire
l'énergie électrique qui nous fait défaut en
face.

un

rôle

Aujourd'hui et demain plus encore, notre

on vous

refuse des emplois, mais le gaz de
Lacq qui aurait pu créer des emplois, par l'in¬
dustrialisation de ce pays, a été envoyé dans
le Nord pour enrichir les autres et on conti¬
nue

L'instruction que l'on vous donne, vous de¬
la mettre au service de ce pays, vous ne
devez plus partir... Il n'y a plus de place pour

Devant la prise de conscience de notre peu¬

Il est anormal
de

Montredon est le lieu

vez

vous

force

sera

notre unité devant notre

les grands trusts
qui sont à la tête de l'Etat.

commun,

sans

coup.

Aussitôt, li'ndignation et la colère s'empa¬
rent du monde viticole qui manifeste les 3 et
4 mars avec une violence inouïe, qui ne peut
s'expliquer que par l'extrême désarroi des
viticulteurs. Le pouvoir prépare alors sa pro¬

ennemi

conscience

De graves revendications sont posées à tous
les niveaux de la vie économique de ce pays.

Seule, la relance de toute l'économie de ce
pays, c'est-à-dire que le vin se vende à un prix
rémunérateur, garanti par un office. Que les

quelques vignerons sont « interpellés ». Les
forces de l'ordre, en représailles, les font res¬
ter à genoux, les mains sur la tête, alignés le
long de la route, pendant 2 heures. Avant de
partir, alors qu'il n'y avait plus de manifes¬
tants, les CRS détruisent 80 voitures que les
gens avaient abandonnées, repoussés par les
grenades lacrymogènes.
Montredon avait fait date.
Le 4 mars 76, alors que les régulateurs de
la SNCF de l'Aude et de l'Hérault, connais¬

sant la situation, ont refusé de faire circuler
les

trains, un ordre arrivé à Marseille pour
faire passer un train de marchandises, vide
presque : quelques bouteilles de Perrier,
le tout dans des wagons en bois ! Les viticul¬
teurs stoppent le train et y mettent le feu.
ou

La voie ferrée est

danger

;

le prétexte est

savons.

M. Fourcade pourra, le samedi 6, regarder
sur

(...) Seule, l'orientation de

en

trouvé pour faire intervenir les CRS. Et le
drame éclate faisant les victimes que nous

ouvriers retrouvent du travail et des meilleurs
salaires.

privilégié des viticul¬

teurs pour manifester. Au mois de juillet 75,
lors d'une manif, après une charge de CRS,

sa

télé,

les

milliers« d'émeutiers

»

re¬

la place, on veut nous installer sur la
centrales nucléaires, qui ne seront
d'aucun rapport pour le pays, qui nous pol¬

revendica¬
tions permettrait le retour du calme et de la

cueillis à Arquette-en-Val et parmi eux les 2
viticulteurs relâchés.

paix dans

lueront, et dont

de

Mais la situation reste dramatique : non
seulement le pays est envahi par les forces
de répression, mais encore rien ne vient de

A

côte des

encore une

fois l'énergie sera

consommée dans le Nord.

(...) Jeunes qui êtes ici, plus que tous au¬
tres, vous êtes l'avenir de ce pays, plus que
tous autres, vous devez en être l'orgueil.

Il

ne

ces

ce pays.

faudrait pas que le pouvoir, conscient

impuissance à régler le problème éco¬
nomique viticole, le transforme en un problè¬
me d'ordre public pour, une bonne fois pour
toutes, couper le Midi du reste de la nation
et justifier une répression injuste.
son

4

Bruxelles
et

ou

quand il

de Paris. Le vin

vend, il

ne se

vend pas,

vend mal. Toutes
nos revendications sont ignorées. Nous avons
l'impression que le seul but du pouvoir est de
se

se

�satisfaire
les

certaine presse en recherchant

une

coupables

«

Naturellement, la situation n'est pas identi¬
que pour tous les viticulteurs : les gros pro¬
priétaires fonciers (rappelons que les Salins
du Midi
La Hénin affirment posséder 10.000
hectares de vignobles) sont à même de tirer
les marrons du feu pour leur compte.

».

Pendant ce temps, les « modérés » du mou¬
vement viticole, subissant peut-être des pres¬
sions, tentent de se désolidariser des CAV.
Ces derniers continuent leur lutte contre ceux
qui les exploitent (contrôle d'un chais à Cam-

-

Cette organisation repose sur un élémentclé qui constitue le rapport entre les viticul¬
teurs et les négociants : le prix. Curieuse¬

pagnan).
La réunion du CRAV du 31

a

mars

permis

ment, le prix dont il s'agit est plutôt celui de
l'alcool que du vin. En effet, de tous les cri¬
tères de qualité que l'on peut attacher à un
vin, le seul retenu et valorisé à tous coups
est le degré alcoolique : le vin est payé aux
viticulteurs proportionnellement à la quantité
d'alcool qu'il contient, les autres qualités (le

les explications nécessaires entre les viticul¬
teurs et on est parti unifiés de cette journée.
Le soir

même,

rencontre

une
-

La

réponse du pouvoir

avril

l'arrestation

:

Depuis

renforce le

le lendemain

d'Albert

1er

Teisseyre !

goût

exemple) jouant un rôle très secon¬
système est aberrant, car il fait des
viticulteurs des producteurs d'alcool puisque
l'importance de ce critère est survalorisé et il
par
daire. Ce

mois, les viticulteurs ont pu ré¬
du pouvoir et déjouer
piège de la violence vengeresse : ils ripos¬

fléchir
le

les autres

avec

secteurs sociaux
professionnels,
courant du 5 février.

tent
tits

un

aux

en

manœuvres

commun

les salariés et les pe¬

avec

commerçants de

la

région,

surprenant

ainsi le pouvoir embusqué derrière ses gardes
mobiles.

Malgré un déploiement de forces de l'ordre
jamais vu : auto-mitrailleuses sur l'autoroute,
barbelés autour des bâtiments publics, le cal¬
me règne, mais la détermination est toujours
aussi forte.

entraîne la mort du vin et des vins aux qua¬
lités multiples et diverses, en faisant de la

majeure partie du vin consommé (le gros
rouge) lé résultat de manipulations multiples
dans les caves des négociants. Mais ce systè¬
me entraîne une autre conséquence, aussi dé¬
sastreuse que l'on peut schématiser ainsi :
par son fonctionnement et compte tenu des
conditions internationales de la production
(faut-il dire d'alcool ou de vin ?) chaque pro¬
ducteur occitan est tenté d'accroître

Un viticulteur du MIVOC.

duction d'alcool

sa

pro¬

augmentant la quantité de

en

coût

tant

social

(urbanisation et

entretien)

privé (l'exode rural entraîne la destruc¬
tion du parc immobilier délaissé). A l'heure
actuelle, aucune proposition sérieuse n'existe
en ce sens. Signalons, en outre, que la
vigne
entraîne une densité de population par hec¬
tare de surface agricole très considérable ce
qui élimine les reconversions proposées (cf.
que

J. Matoub dans

«

Le Monde de l'économie »)

du

type soja et que les viticulteurs ont vu, en
Occitanie, trop d'usines de reconversion fer¬
mer au bout de peu d'années
pour ne pas
être très méfiants et à juste titre.
b) Les raisons invoquées pour
l'arrachage sont-elles valables ?
Deux types de raisons sont généralement
invoquées en faveur de l'arrachage et elles
nous paraissent erronnées :
1) La compétitivité des vins italiens. Celleci provient aujourd'hui d'une réglementation
plus élastique et de coûts salariaux plus fai¬
bles. Mais si les règlements sont justifiés du
point de vue du consommateur, il serait aber¬
rant de pénaliser ceux qui les respectent et il
faut, au contraire, généraliser ce respect. La
question de la différence de coûts salariaux
doit être examinée en tenant compte des mo¬
dalités particulières de la production viticole :
une vigne dure en moyenne 30 ans, aussi ne
plante-t-on pas ou n'arrache-t-on pas une vi¬
gne pour un écart de prix à un moment don¬
né. Le problème, remis dans son contexte est

Quel avenir après MONTREDON ?
Fourcade

a parlé d'émeutiers, Ponia et Chi¬
promis la répression et déclenchent
une véritable opération militaire pour arrêter
un vigneron. Ainsi, après Montredon, le
gou¬
vernement ne semble pas décidé à entendre
les viticulteurs et à définir une politique sus¬
ceptible de résoudre leurs problèmes. Ceuxci, chacun croit les connaître : des prix insuf¬
rac

ont

fisants entraînent
viticulteurs.

une

baisse du

revenu

des

Dans

l'immédiat, l'arrêt des
poursuites est indispensable tout comme la
revalorisation du cours du vin pour des viti¬
culteurs pris à la gorge par les difficultés
économiques. Mais ces revendications urgen¬
tes ne doivent pas faire oublier l'étendue du
problème à résoudre.

vin

au risque d'une baisse du degré. C'est
que
la loi de King ne joue que dans un sens par
l'effet du commerce international : conformé¬
ment à elle, une grosse récolte amène l'effon¬

le suivant

drement des
trairement à

toujours aussi important qu'il faille au¬
jourd'hui rayer la viticulture occitane de la
carte ? N'est-il pas plus probable, au contrai¬
re, que le coût du vin italien, à réglementa¬
tion comparable, s'alignerait progressivement

(surproduction) mais con¬
ce que
l'on pourrait attendre,
une petite récolte amène aussi l'effondrement
du fait des importations. C'est ainsi que les
viticulteurs qui ont fait une politique de limi¬
cours

—

LA CRISE DE LA VITICULTURE

Ses données essentielles commencent à être
Mais il n'est pas inutile de les rap¬
peler en les situant dans le système économi¬
que global. De la vigne au vin sur la table du
connues.

consommateur interviennent successivement

:

les spéculateurs sur le prix de la

terre, les
entreprises de produits destinés à la viticul¬
ture (machines agricoles, engrais, produits
chimiques de traitement), le Crédit Agricole,
les viticulteurs et enfin

au

bout de la chaîne

les négociants. Les rapports entre

tous ces
agents passent-par les prix, eux-mêmes déter¬
minés dans le court terme par la concurrence
(la loi de l'offre et de la demande).

Mais la

partie est singulièrement faussée par la con¬
centration capitaliste qui pressure les viticul¬
teurs

aux

deux bouts de la chaîne

:

les four¬

acheteurs sont
hyperconcentrés. Dès lors, eux seuls sont à
même d'organiser la production du vin et sa
nisseurs des vignerons et leurs

distribution
ainsi que le

au

travaux dans la viticulture en ont

été accrues

alors même que le revenu des vignerons en¬
dettés (le Crédit Agricole pour l'essentiel) et
les négociants ont fait de bonnes affaires. Le

produit final .résultat de ces manipulations,
est boudé par les consommateurs : pourtant
en 1967, l'interdiction du coupage avait con¬
duit à un accroissement de la consommation
de vin et l'on voit chaque été, les files crois¬
santes de touristes faire la queue devant les
caves coopératives pour acheter du vin, c'est-

qui leur est distrid'année et qui usurpe ce nom.

à-dire autre chose que ce
buéà longueur

ans.

salaires

la durée de vie moyenne

restant
vignes occitanes déjà plantées est
Qui peut dire que l'écart entre les
:

en

Italie et

en

France dans

15

ans

sera

sur

qualité ont été doublement pénalisés.
En résumé, le système actuel a trois effets :
pas d'incitation à la qualité (cela rédui¬
rait le rôle et les profits du négoce) ;
coupage systématique (d'où les fraudes
et les importations) ;
surproduction (d'où les distilleries pé¬
riodiques).
Le tout concourt à la détérioration du ni¬
veau de vie des viticulteurs exaspérés de sur¬
croît d'être placés dans une situation où, en
dépit de leur travail, on cherche à les faire
passer pour des assistés.

manque pas de bons

d'un écart conjoncturel des conclusions
qui dépassent la conjoncture ! Par contre,
cette longueur du cycle de production de la
vigne implique une réglementation stricte des
échanges internationaux : les viticulteurs ne
peuvent vivre en permanence avec la menace
d'importations (dont nous avons vu à quelles
conditions elles étaient possibles) aujourd'hui
d'Italie, demain d'Espagne, plus tard, qui sait,
d'Amérique du Sud, etc...
2) La deuxième raison invoquée est basée
sur la spécialisation d'après les données
cli¬
matiques : les données naturelles ne favorise¬
raient pas la vigne en Occitanie. Cette appré¬
ciation, pour contraire à l'évidence, reçoit un
certain écho. Mais à notre avis, elle est totale¬

poser une solution radicale : rayer

ment dénuée de fondement si l'on cesse l'ab¬

—

—

II

Il

—

LES MOYENS D'EN SORTIR

apôtres pour pro¬
la viticul¬
ture occitane, jugée non compétitive au niveau
du Marché Commun. Naturellement, ces bel¬
les âmes suggèrent de remplacer la mort len¬
te par asphyxie (qui semble la politique du
gouvernement) par une euthanasie (Gilbert
Mathieu du « Monde » suggère d'étaler l'opé¬
ration sur une génération) accompagnée de
reconversion. Nous allons montrer que les
difficultés de celle-ci sont, en général, sousestimée alors que les justifications en sa fa¬
veur ne résistent pas à l'analyse :
ne

mieux de leurs intérêts. C'est

progrès technique est orienté de
sorte que les vignerons deviennent de bons
acheteurs de matériel agricole et de produits
chimiques. Il est probable que les équilibres
écologiques souffrent de cette situation, il est
certain que la pénibilité et l'insalubrité des

de 15

aux

tation des rendements et d'amélioration de la

—

I

à vivre

a) Les difficultés de la reconversion
sont sous-estimées

:

qu'une opération de reconversion qui
au nom des intérêts supérieurs
du commerce français ne soit pas une pure
spoliation des viticulteurs occitans, elle de¬
vrait leur offrir des emplois convenables sur
place. Des emplois convenables, car les viti¬
culteurs sont des travailleurs qualifiés, et sur
place, car ils ont conscience de ce que signi¬
fierait leur départ d'une région à laquelle ils
Pour

serait décidée

et dont l'économie repose sur
C'est cela que signifie le slogan « volem
viure al pais ». C'est une revendication de
sont attachés
eux.

première importance, significative de la prise
de conscience occitane et qui rejoint, ici, l'in¬
quiétude croissante de bien des économistes
à l'égard de la concentration de la population
dans de grandes métropoles en raison du

le coPt du vin occitan ? Alors

ne

tirons

pas

surdité de payer

l'alcool contenu dans le vin
le vin lui-même. Les viticulteurs
occitans qui ont déjà fait des gros efforts
dans ce sens sont parfaitement capables de
et non pas

fournir

au

consommateur des vins corrects.

contraire, des liquides titrant plus de 12
degrés sont inaptes à devenir des boissons
largement consommées.
Au

c) Le cadre des solutions
Dès lors que la solution de l'arrachage est
manifestement injustifiée et absurde, il faut
s'atteler

problème et le résoudre. Nous
solution en profondeur passe
par les deux principes suivants : a) abandon¬
ner l'organisation de production et de la dis¬
tribution du vin par le prix et b) rémunérer
au

pensons que la

le travail des viticulteurs.

premier principe découle des conditions
production du vin : le cycle de production
est trop long pour être abandonné au jeu de
l'offre et de la demande alors que les revenus
de trop de personnes en dépendent. Les in¬
térêts à court terme des négociants ne doi¬
vent plus être déterminants pour la vie d'une
région. Le second principe provient de la
Le

de

conscience

croissante

chez

les

viticult°urs

que leur intérêt est lié à celui des autres tra¬
vailleurs et de leur volonté de vivre au pays
de leur travail et non pas d'une spéculation
sur

les prix,

caractéristique d'une mentalité

�il est indispensable de choisir
(après réflexion) le ou les formats retenus,
c'est-à-dire d'envisager une certaine « norma¬
lisation », étant donné l'anarchie des procédés
qui nous sont offerts à l'heure actuelle et
donc pour éviter l'incompatibilité des maté¬
de revient,

'

&gt;

POUR DES MOYENS

riels.

AUDIO-VISUELS

Il

fait, pour la prochaine
des propositions concrè¬
sur
tes
le 16 mm., le S 8 et le double S 8, les
magnétoscopes à bandes et à cassettes (savoir
par exemple quels sont les modèles ou procé¬
dés réellement incompatibles) ; pourquoi ne
pas établir des fiches techniques du matériel
faudrait, de

réunion arriver

POPULAIRES OCCITANS
I

ce

avec

retenu.
Trois

questions fondamentales se posent à

l'heure actuelle

traditionnels

:

EN GENERAL ?
moyen d'information, de commu¬
nication, d'expression, de création, de combat
(politico-culturel), d'aliénation e tde désaliéC'est

un

nation.
Il

nous

faut constater aussi que l'audio-vi-

suel est un art et un langage tout récent, con¬
trairement et au même titre que la littératu¬
re, le théâtre, la musique,
sculpture, la chanson, etc...

la peinture,

la

QU'EST-CE QUE L'AUDIO-VISUEL

•

DANS L'HEXAGONE ?
lre constatation :

de communication, l'audio-visuel est un moyen de consommation qui
se fait au profit du système économique exis¬
Au lieu d'un moyen

tant et dominant.
constatation

:

L'audio-visuel aliène et décervelle de plus

plus les nationalités opprimées de Ihexaniant et en dénigrant leur culture
spécifique.
en

gone, en

3e constatation

L'audio-visuel est

:

aux

mains

de

«

profes¬

sionnels »,

de spécialistes et de technocrates
qui font naître chez le « spectateur » des be¬
soins factices. Comment parler d'« art popu¬
laire », comme le font certains, puisqu'il y a
un producteur et un consommateur, un qui,
crée et qui choisit, et un autre qui subit.
4e constatation :

De

plus, le pouvoir en place est tenté d'uti¬
liser les techniques en tant que solutions aux
problèmes, mais le tout est de « vendre avec
ces techniques des systèmes
de communica¬
tion qui sont, sensés résoudre ces problèmes.»
La vidéo animation dans les 5 villes nouvelles
de la région parisienne en sont un exemple :
mais une réelle communication n'est
pas le
fait d'un outil, c'est seulement un problème
de société.
TENTATIVES ET... ESPOIR
II existe bien le « Cinéma Occitan », mais
il reste centralisé à Paris, et donc insuffisant
dans les luttes qui se développent en Occitanie. L'expérience du Cinéma Breton est des

plus intéressantes : le groupe « Torr e ben »,
constitué en équipe, s'efforce de rendre com¬
pte de l'actualité. Son principe «A priori, tout
doit être filmé », ce qui donne vie à un ciné¬
ma de faits plutôt
que d'analyse.
On observe chez eux une rupture avec
tendance du mouvement culturel

laquelle il suffit

breton,

une

pour

l'objectif de la caméra
soit tourné vers quelque chose de breton
pour
que les choses changent ; le film doit expri¬
mer l'engagement
politique du groupe.

MAGNETOSCOPES A CARTOUCHES...

que

le cadre des

L'audio-visuel

en

nationalités

général doit être un sup¬

port pour nos idées, pour notre conception
du combat politique, social et culturel, pour
nos objectifs.
Cette nouvelle forme d'expression politique
se doit d'être totalement
indé¬

et culturelle

pendante. Considérée comme un instrument
de combat, elle doit répondre à certains cri¬
tères indispensables : efficacité, attrait, mo¬
bilité, clarté, qualité, et originalité, sans ou¬
blier l'aspect financier, d'où critère d'écono¬
mie. Il s'agit donc de ne faire aucune conces¬
sion à la facilité et à la démagogie, ni de né¬
gliger pour autant le fond et l'esthétique;
Pour populariser auprès des travailleurs,
ouvriers, mais surtout paysans (trop souvent
laissés pour compte), la lutte que nous me¬
nons, pour échapper au ghetto d'une phraséo¬
logie incompréhensible, pour briser le mono¬
pole détenu par quelques « spécialistes » ou
« privilégiés »,
NOUS

PROPOSONS

:

Une réunion (qui pourrait se tenir en avril
o Tolosa par exemple), en vue de
la discussion de ce texte, d'apports, de sug¬
à Narbona

gestions, mais surtout en vue de décider des
deux propositions suivantes :
EN PREMIER LIEU, LA CREATION D'UN
COLLECTIF D'INFORMATION ET D'ANI¬
MATION couvrant l'ensemble de l'Occitanie ;
autrement dit, à moyen et long terme, LA
MISE SUR PIED D'UN VERITABLE RESEAU
PARALLELE DE CREATION, D'ELABORA¬

TION, DE DIFFUSION, UNA VERTADIERA
TELA D'ARANHA OCCITANA, mais non un
piège qui emprisonne ; simplement quelque
chose d'invisible et de transparent à tous les
niveaux, avec un secrétariat al Païs.
Au niveau de la création audio-visuelle, nous
donnerons les moyens d'une prise de contact,
d'une ouverture de dialogue, avec ceux sans

qui notre combat

peut réussir, c'est-à-dire

ne

les travailleurs occitans (...et les autres).
A ce sujet, nous avons pensé à une enquête
qui pourrait s'effectuer dans un village des
Corbières par exemple, en vue dans un pre¬
mier temps de faire s'interroger les gens sur
le rôle de la télévision française, urbaine et
parisienne qui leur est proposée ; et ensuite
en mettant à leur disposition du matériel vi¬
déo, d'arriver à une véritable animation du

village, une authentique

création collective,

Films produits : Grève du Joint Français,
Kaolins de Plémet de Big Dutchman.

allant au-delà des veillées d'autrefois.

AINSI, NOUS NE POUVONS COMPTER
SUR LES APPAREILS DE L'ETAT FRAN¬

les niveaux doivent

ÇAIS

(CINEMA

OU

TELEVISION)

QUI

N'INFORMENT PAS OU PIRE DEFORMENT
LA LUTTE DES NATIONALITES POPULAI¬
RES DE L'HEXAGONE (OCCITANS, BAS¬

QUES, BRETONS, CATALANS,
CORSES,
FLAMANDS, ALSACIENS, LORRAINS).
•

ALORS, QUE VOULONS-NOUS

MAGNETOSCOPES A CASSETTES-

ou

opprimées
de l'hexagone auxquelles plus qu'à tout autre
organisation les mass-média sont presque en¬
tièrement inaccessibles, l'audio-visuel doit de¬
venir une arme indispensable pouvant com¬
penser, sinon supplanter les autres moyens
d'informations qui nous sont refusés.
Dans

A L'HEURE ACTUELLE

2e

soient commerciaux

qu'ils

MAGNETOSCOPES A BOBINE...

schémas

militants.

QU'EST-CE QUE L'AUDIO-VISUEL

•

ment, à condition de se libérer des

?

L'audio-visuel peut être un moyen efficace
de popularisation des luttes menées actuelle¬

Ces créations collectives à venir et

Le

principal défaut d'un magnétoscope à
bobines, lorsqu'on doit l'utiliser n'importe
où, réside dans la fragilité des têtes qui
1.500 t./m. avec un entrefer microscopique
qui n'admet ni la moindre poussière, ni la
moindre trace de graisse (pas même un doigt
sur

la bande).

Le

principal avantage des systèmes à cas¬
ou à cartouches découle de leur charge¬
ment
automatique, donc d'une simplicité
d'emploi très simple, ce qui est particulière¬
ment intéressant pour l'animation populaire
envisagée.
settes

SUPER 8...

Pour

répondre

au

critère qualité
6

-

bas prix

:

Avec le

Super 8, le cinéma va retourner
origines : un art de saltinbanques, un
spectacle de foire, fait par des fauchés pour
des fauchés. Il va ravaler au rang de chanteur
des rues les cinéastes et les vedettes ! Adieu
le prestige et le fric ! Et tant mieux. Les rats
quitteront le navire ; les margoulins du mé¬
tier, les exploitants, les distributeurs, les maqueeraux de la pellicule iront se recycler
dans l'épicerie et la pub. Il ne restera que les
poètes qui vivent d'amour et d'eau fraîche,
ou qui en crèvent mais qui s'en foutent. J'ai
cru au 16 mm., mais le 16mm est récupéré,
déjà trop cher ; je suis rentré dans le système
avec cette arme à la main, mais j'ai vite dé¬
sarmé. ALORS, CROYONS AU SUPER - 8,
TECHNIQUE A LA PORTEE DE TOUS. A.
des millions de caméras, donc des millions de
«

à

ses

cinéastes ? Hum...

On vend des millions

de

stylos et ça ne fait pas un Rimbaud de plus ;
mais en revanche, combien de lettre d'amour?
Eh bien ,demain, on fera des lettres d'amour
en Super-8... et des dénonciations.
Il y aura
des corbeaux mais aussi des témoins, des rê¬
mais aussi des révolutionnaires. La pro¬
lifération galopante fera sauter le système et
ses académies. »
veurs

Il reste que

les moyens en Super-8 sont à
perfectionner, mais nous assistons bel et bien
à la naissance d'un nouveau moyen audio¬
visuel.
16

mm...

16

m...

Le 16 mm. est déjà bien plus coûteux, mais
n'oublions pas cependant qu'à l'heure actuel¬

le, les salles disponibles, les M.J.C., etc... sont
équipées de projecteurs 16 mm.
Nous signalons également que nous

dispo¬
personnellement de matériel 16 mm. dis¬
ponible immédiatement...
sons

Nous demandons donc à toute personne in¬
téressée par ce projet d'écrire directement à
l'adresse qui suit, pour savoir si une éven¬
tuelle réunion en mai à Narbona o Tolosa

(précisez la ville qui
possible :
Bernât

vous

e

ira le mieux) serait

Maria-Lisa MARTINOT

3, Cité Bel-Air
66300 POLLESTRES

la

VIENNE REALITE ?

ESPER...

Simplement ce texte de Michel Polac

à tous

permettre non seulement
participation des populations mais encore
l'impulsion au sein de ces masses populaires
de la réforme intellectuelle et morale grâce à
laquelle elles pourront récupérer leur identité
nationale dans les conditions nouvelles de la
lutte des classes, en commençant par rejeter
l'idéologie bourgeoise reçue.
QUELS SONT ALORS LES MASS-MEDIAS
A ENVISAGER POUR QUE CE PROJET DE¬

SUPER 8...

Catalunyà-Nord.

Abonatz

vos a

Sud

Nouvel hebdomadaire d'information, contre
le monopole de « Midi Libre » en LanguedocRoussillon
4, rue des Teissiers -

Montpellier.

�gional

». Las régions de l'IEO corresponan
las Academias onte se cal anar far ausir
sul problema de la lenga a
l'escôla, e sembla
pas facha a l'enturn d'una identitat regionala
veritabla. Ne caldria mens (una per dialecte)"
0 mai (una per
pichota région). Mès m'espliqueron qu'aquô se podia par faire, i podia
pas aver mai de 9 delegats regionals, per de
que i pot pas aver que 21 membres al Conselh d'Administracion de l'IEO.

Perçue TOLOSAI 'A.C. ?
'

pas a

aire conegut...
Fin février

tint à Toulouse, l'assemblée

se

Atal, totas las seccions los podrian discutir,
podriam saber qu'una es la cultura que
volem desenvelopar e ajudar per Occitania, e

générale de l'IEO. On lira ci-dessous les im¬
pressions de l'un des participants. Cette as¬

e

semblée aura sans doute une importance ca¬
pitale dans l'évolution de l'IEO et nous som¬
mes décidés à
participer sans restriction à
l'entreprise de rénovation de cet organisme
dont la place dans le mouvement occitan est

la causida séria democratica.

absolument essentielle.
difficultés matérielles

Des

Las

questions son numerosars. Desenvelo¬
par solament una cultura e una recerca de
nivèl naut e universitari, o tanben la dels
que sabon pas escriure sa lenga ? E cossi o
faire ?

empê¬
ché de publier dès ce numéro les déclarations
d'intention des dirigeants élus à cette A. G.
(Trop de travail de part et d'autre !) Chaque
Occitan peut comprendre. Nous comptons ré¬
parer ce manque dans le numéro 25.
nous

ont

Lutte Occitane.

Causir de luchar per un « Occitan
ferencia

»

o

per

Faire de l'IEO

de
los dialectes coma son ?
un

Institut

o una

re-

Academia

réglementa la produccion « occitanista e
occitana » o un luôc d'animacion, d'iniciativas, d'agitacion culturala ?
que

Per tôt

aquò, las declaracions de principi

tròba tôt mesclat son pas sufisentas.
Se cal donar los mej ans de las faire realitat.

onte
Fin

finala, la Causa es arribada. La Causa :
l'Armassada generala de l'Institut d'Estudis
Occitans. E ara, Que ne cal pensar ? Per començar, que s'es debanada, que nos a permetut de nos rescontrar e que val mai que siagua facha que a faire ; l'aviam pron esperada.
Sus las causas que s'i passeron podem benlèu regretar que las questions importantas
s'i siagan pas totjorn discutidas.
DE

QUESTIONS SENSE RESPONSA...

« rapport moral » del Secretari General
(poguèrem aprener en aquela ocasion qu'era
Ives Roqueta...) n'ai retengut una causa : cal
trabalhar. Mai ai pas agut una idea plan
clara de las causas per que cal tant trabalhar.
Me dison « per la cultura occitana, per la
lenga », mès sabi pas ço qu'es la Cultura Oc¬
citana e me pensi pusléu que n'i a mai d'una
e que i aura de causidas a faire.
E es benlèu d'aquelas causidas que calià
discutir se voliàm que l'IEO prenguesse una
posicion de fons sus la lenga e la cultura per
poder trabalhar totis dins la meteissa amira.
Mès aquò se pòt pas discutir al fons, que
los rapòrts siaguan enviats dos messes a
l'avança.

Del

se

E sabi pas se

didas

a

las causas que foguéron deciTolosa sufison. Per començar, podem

pas seguir ambe un fonccionament que nos
menèt a una Amassada generala onte apren-

guèrem que tala e tala persona avian de responsabilitats. Es pas contra las personas que
n'ai, es contra lo principi. Los responsables
debon estre elegits e debon rendre compte
de son activitat dabant los sòcis (i a pas agut
a n'aquela A.G. cap de rendut compte d'activitat dels responsables de sector !), serià pas
trop de democracia me pensi.
DE LA REGION...
I

agèt una causa importanta, qu'es la dé¬

cision de desenvelopar restructura regionala
a cada région d'Occitania
de faire d'animacion adaptada a la situacion
vertadièra de la région. Mès cal que lo rôtie

Aquò deu permetre

responsables regionals » siagua mai lo
de coordoninator e d'animator sus sa région
que de porta paraula per far aplicar las dé¬
cisions centralas. Segur qu'aquò's tanbem son
rôtie, mès abans tôt deu faire un trabalh
d'agitacion culturala regionala, es a dire
dels

«

eficace.
E

mai, i

Un F.P.A. comme beaucoup
professionnelle de
près d'Aubagne, dans le

Le Centre de formation
la Treille est situé

lie arrondissement de Marseille.

On

peut dire que c'est déjà la campagne. Il

n'est pas rare d'y voir paître des troupeaux,
dans le coin ; de nombreuses parcelles de
terrain sont consacrées aux cultures maraî¬
chères. C'est aussi un

quartier de villégiature.

cliniques de repos,
villas particulières
de « style provençal ». Quelques usines de
loin en loin cependant, et une autoroute, re¬
liant Aix à Marseille par Aubagne, qui mas¬
On compte pas moins de 3
ainsi que de nombreuses

sacre

des plus beaux
marseillais ; témoin le
impressionnant de vieux mas et ca¬

comme

il se doit un

coins de campagne
nombre

banons abandonnés dont le terrain est coupé
par

l'autoroute.

apparaît au bout d'un che¬
vaste usine d'allure moderne. Ici, point
de cheminées crachantes, point d'allées et
Le Centre FPA

min

:

venues

de gros

engins caractéristiques d'une

entreprise importante, et pourtant il y a 1.000
stagiaires, sans compter le personnel ; la moi¬
tié y vit en permanence dans des buildings de
4 étages, coquettement aménagés à la mode

chambre en rang d'oignons,
étage. Que dire de cet univers
où se côtoient chaque jour des centaines de
gars venus des 4 coins de France et bien sou¬
vent de l'étranger, des ex-colonies en parti¬
militaire

:

6 par

6 chambres par

a

aqui que las causas trucan. Los estructuras que deberian estre un utis dins
es

nostra Lucha son
vôl pas cambiar !

ostacle,

un

e

i

a

de que los

Arregrèti fort que l'A.G. aja perdut oras e
per decidir d'examinar lo problema
dels estatuts dins l'an que ven e de lo plantejar a l'A.G. veneta. Sembla provar que i a
encara trop de monde que per
sentimenta¬
lisme volpn pas cambiar una estructura onte
1 a pas cap de democracia, e mai siagua pas

oras

eficaca dins la lucha.
Al despart d'aquô, aprenguèrem de causas
importantas coma la parucion a venir del
Anals, la reedicion de la Gramatica d'Alibert

la continuacion necesaria del trabalh scien-

e

tific.

D'autras, las poguèrem

foncciona lo

pas aprener

cossi

comitat de lectura » de A Tots
causits los libres publicats, cossi
«

cossi son
far que dins un IEO que vôl donar importancia a la cultura populara lo Conselh d'Ad¬
ministracion siaga pas compansat que d'universitaris... eca.
e

se

UN AN PER ESPANDIR E CAMBIAR

Mès ara, nos demôra un an per veire las
que debém e podem cambiar. Cal esperar que dins aquela annada, de causas se
faràn e que l'espandiment de l'IEO jarà una

causas

realitat que prepararà sas trasformacions
democraticas. Se pot faire se lo responsable
de l'espandiment (qu'es un dels sectors mai

importants) fa mai de causas dins son sector
que lo precedent e s'ensatja d'interesar e
d'ajudar lo monde que, en defôra de l'IEO
fa lo vertadier trabalh d'animacion populara.

aquô nos donarà un IEO que de seccions
provençalas, las de Tarn e de Biarn-Bigorra
ne son un bon exemple : un IEO que viu e
E

se

trasfôrma.
Nos demôra un an.

Aquô's plan cort per
tanben ester plan

cambiar, mès aquô pot
long, se res cambia pas.

Crestian COSERANS.

lo problema del « descopatje ré¬

d'autres : LA TREILLE à Marseille

culier. La plupart « tirent » un stage

de for¬
professionnelle de 6 à 9 mois, voire
un an. Pratiquement, tous les métiers du bâ¬
timent y sont représentés. Il ne faut pas ou¬
blier que c'est le patronat qui finance les
centres FPA et donc qui décident des stages
de métiers à y établir : le bâtiment est le sec¬
teur le mieux représenté et pour cause.
mation

s'organise syndicalement, une sec¬
monte. On parle
de tout ; les longs moments de désœuvrement
après le travail favorisent la discussion, dans
les chambres ou au foyer, le seul lieu de loi¬
sirs : un bar, une salle de télé, des baby-foot,
des billards. Côté culturel : néant ; pas de
bibliothèque, pas de séances culturelles, le
cinéma une fois par semaine. Il est question
d'y passer des films sur l'Occitanie (Gardarem lo Larzac, Lo Pais...).
Ici,

...ALS ESTATUTS
E

on

tion CGT des stagiaires se

Quant au problème occitan, quelques sta¬
giaires en parlent, lisent les journaux « La
Bugada » et « Lutte Occitane ». Pour eux, le
phénomène occitan est là, impalpable, mais
présent ; c'est quoi ? c'est qui ? c'est com¬
ment au juste ? Les questions se posent : pour
les uns, l'occitanisme est un problème à part,
au-dessus d'eux, un problème «d'intellectuel»,
pour d'autres, c'est la découverte ou l'affirma¬
tion, dans le débat entre camarades.
Si la majorité des stagiaires a conscience
d'être des futurs exploités, les « méridio¬

7

n'en ressentent pas

moins le fait d'ap¬
partenir au pays et d'être confrontés aux pro¬
blèmes économiques et politiques du mo¬
ment. Combien de stagiaires se retrouveront
chômeurs à leur sortie du centre ? Le marché
du travail n'est pas fait pour subvenir aux
demandes d'emploi. Emigrer ? Bien qu'envi¬
sagé dans l'avenir, ce n'est pas l'enthousiasme
quitter son pays, ses amis, ses parents, c'est
dur d'y penser ; on n'en parle pas beaucoup.
naux

»

Il est bien dommage que les groupes occitans
s'intéressent pas plus aux problèmes des
ouvriers stagiaires, car ils auraient là une

ne

propositions à faire et d'actions à
ces prolétaires ;
ils auraient un
exemple vivant d'un des problèmes le plus
tragique pour l'Occitanie : le problème éco¬
nomique.
Un stagiaire du FPA La Treille,
sympathisant de Lutte Occitane.
foule de
mener

avec

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Nouvel hebdomadaire d'information, contre
le monopole de « Midi Libre » en LanguedocRoussillon
4, rue des Teissiers - Montpellier.
-

�Il permet à tous ceux qui vivent de leur tra¬
vail de faire leur unité sur des bases claires.

Quel avenir après Montredon ? [suite!
pourrait constituer la
pratique de ces deux principes :

Le schéma suivant
en

1) Chaque

urgent d'y penser.
Le 6 avril 1976.

qui favorisent les gros producteurs un systè¬
me de valorisation du produit et du travail
favorable aux petits et moyens viticulteurs.

capitaliste.
mise

Il est

Lutte Occitane
et des camarades du MIVOC.

année est déterminée par micro¬

région de production la quantité optimale de
production en fonction de la qualité et des
conditions climatiques, par hectare.
2) Compte tenu de ce rendement et en se
sur le travail nécessaire pour réaliser

basant

production, un prix est déterminé par
micro-région susceptible d'assurer une rému¬
nération correcte du travail des viticulteurs.
cette

3) Chaque viticulteur peut vendre les quan¬
tités correspondantes au rendement optimal

prix de sa micro-région sous contrainte du
respect de la qualité recherchée. Ces ventes
au

leur assurent un revenu

correct.

4) Les quantités produites au-delà du ren¬
dement optimal sont le cas échéant, écoulées

marché libre.

sur un

Ce schéma est lourd, dira-t-on. Peut-être,
mais le système actuel est, lui, mauvais pour
le consommateur et écrasant pour les viticul¬
teurs. Le schéma proposé a pour lui d'être
réalisable (de nombreux exemples de planifi¬
cation mixte, c'est-à-dire portant sur les quan¬
tités mais utilisant les prix, existent dans le
monde). Il casse le monopole des négociants
dans l'orientation des

productions qui pour¬
producteurs et aux consom¬
mateurs, il supprime l'incitation à la fraude,
substitue à un système de soutien des cours
rait revenir

aux

Occitan»-italia
I

congrès du PDUP

BOLOGNE
Du 29

janvier

au

1er février 1976, s'est dé¬

roulé à Bologne le 1er Congrès du Parti
d'unité prolétarienne pour le communisme

(PDUP). Une délégation de Lutte Occitane y
était invitée. Pour un Occitan, aller à Bologne
ou à Florence (ou à Barcelonne) c'est rêver

serait devenu Avignon ou Toulouse
si l'archipel urbain de l'Occitanie médiévale
avait échappé au centralisme parisien. C'est
aussi aller dans la plus grande ville de l'Eu¬
rope occidentale administrée depuis 30 ans
par le mouvement communiste. Dans « l'Emisur ce

lia

que

dans le « Midi rouge » oc¬
citan, le mouvement ouvrier du présent puise
sa force dans le terreau des luttes démocra¬
rossa

», comme

tiques du passé.
Le 1er Congrès du PDUP à Bologne repré¬
sente, toutes proportions gardées, le même
symbole que le 1er Congrès de Lutte Occitane
à Carmaux. Sauf que l'Occitanie n'est pas
l'Italie et que le PDUP, avec son quotidien
«
Il manifesto » (70.000 exemplaires), n'est
pas Lutte Occitane.
II s'agit d'un nouveau parti formé à
partir
de la fusion de deux forces

communistes

et

:

des intellectuels

des

syndicalistes ouvriers
(souvent d'origine chrétienne). Les premiers
ont choisi de quitter le PCI pour former un
organe de presse indépendant, Il Manifesto
(d'abord revue théorique). Les seconds ont
choisi de ne plus suivre le PSIUP (sorte de
PSU italien) quand celui-ci décida de se fon¬
dre dans le PCI. Il en est né un parti original.
Son prestige dans les milieux intellectuels et
politiques italiens est indéniable : Rossana
Rossanda ou Luciana Castellina ont reçu la
même formation gramscienne que le noyau
dirigeant du PCI. Ses liens avec le restant du
mouvement ouvrier sont solides : Vittorio
Foa a été longtemps secrétaire général de la
CGIL (CGT italienne).

L'enjeu de ce premier Congrès depuis où
s'est réalisée la fusion (voir Occitania Passât
Présent n° 1), a été définie par Luico Magri :

e

tirer les leçons du Portugal. Dans ce pays, la
division entre réformistes et révolutionnaires

a

çais

forces

tion de cette

permis à la bourgeoisie de réorganiser ses
avan tde passer à la contre-offensive.
Tirer les leçons du Portugal, cela veut dire
ne plus recommencer les erreurs des bolchévicks en 1920-1930. Ceux-ci décrétèrent que les
réformistes d'alors représentaient le principal
obstacle à abattre pour frayer le chemin à la
révolution. En fait,ils retardèrent son avène¬
ment pour un

demi-siècle.
Aujourd'hui, le capitalisme est de nouveau
en crise. Le PCI se trouve
placé devant le
même choix historique que la Social-démocra¬
tie allemande

en

1914. En réalisant le

«

com¬

promis historique », il risque de changer de
nature, comme a changé de nature le Parti
Sozialdemocrat

en

votant les crédits de guer¬

De parti ouvrier encadrant
les luttes des masses populaires, il risque de
se transformer lui aussi en gérant loyal
du
capitalisme.
Une partie du PDUP souhaitait simplement
dénoncer ce danger et s'allier avec toute l'ex¬
trême gauche (elle est de filiation essentielle¬
ment maoiste en Italie). Dans quel but ? Pour
mener une attaque frontale
contre le PCI
une fois celui-ci arrivé au pouvoir. Lucio Ma¬
gri a fait prévaloir une orientation différente.
Il s'agit désormais pour le PDUP de s'articu¬
ler avec le PCI tel qui'l est (et non tel que l'on
voudrait qu'il soit). Comment réaliser cette
re

au

Reichstag.

articulation

? En

menant,

en commun

avec

les communistes, de puissantes luttes de mas¬

L'objectif est de les amener à changer de
stratégie : qu'ils abandonnent leurs objectifs
simplement démocratiques (le « compromis
historique ») au profit d'une transformation
se.

véritablement socialiste de l'Italie.
Il y a un

précédent célèbre : celui de Léni¬
comprenant la possibilité d'un changement
de stratégie entre février et octobre 1917. Il
a réussi à entraîner, non sans mal (cf. l'affaire
Zinovief et Kamenef), la majorité du parti
bolchévik. Celui-ci a abandonné des objectifs
jusque-là simplement démocratiques pour lan¬
ne

: « tout le pou¬
Soviets ».
Le mot d'ordre central du Congrès de Bo¬

cer

voir

le mot d'ordre socialiste
aux

logne résumait cette stratégie d'entraînement
révolutionnaire : pour un gouvernement de
toute la gauche, pour l'hégémonie du prolé¬
tariat !
Autant dire que la délégation de Lutte Oc¬

citane, intervenue en tant que telle à la tri¬
bune, a suivi passionnément ce 1er Congrès
du P. D. U. P. En effet, l'expression italienne
« compromis historique » se traduit en fran-

fuM"
IbEziehs

«

union du peuple de France ». L'applica¬
stratégie risque également de

transformer la nature de classe du PCF. De

parti ouvrier encadrant les luttes populaires,
il risque de se transformer également en gé¬
rant loyal de l'Etat bourgeois centralisé.
Comme lui se dressera l'extrême gauche.
En Occitanie, elle tentera de mener une atta¬
que frontale en s'appuyant sur le mécontente¬
ment populaire issu du « colonialisme inté¬
rieur » et des « accords méditerranéens ».
Croyant hâter l'heure de la révolution, elle
précipitera au contraire sa fin. Pourquoi ?
Parce qu'elle aura divisé l'union des forces
populaires : réformistes contre révolution¬
naires, « Français » contre Occitans. Elle per¬
mettra à la bourgeoisie de se réorganiser
(même si elle doit pour cela jouer démagogiquement la carte du nationalisme occitan).
La réaction pourra alors passer à la contreoffensive, comme au Portugal. Ce qui en ré¬
sultera ? Au mieux une
conservatrice comme en

République fédérale
Allemagne. Au pire,

version revue et corrigée du fascisme.
Les chances du socialisme auront été gâchées

une

pour au moins une génération !

Puisque nous connaissons déjà la fin de ce
mauvais film, tâchons d'en interrompre le dé¬
roulement ! Comment ? En atteignant les ob¬
jectifs que Lutte Occitane s'est fixée. Us sont
du même type que ceux du PDUP en Italie :
favoriser l'accès au pouvoir de la gauche unie
(cf. notre appel à voter pour le candidat du
Programme Commun dès le premier tour des
Présidentielles de 1974), s'articuler au cours
de luttes de masses avec le mouvement ou¬
vrier traditionnel (cf. les journées « Région

morte »), créer une situation d'auto-gouverne¬
ment des masses populaires à tous les niveaux
de la vie sociale, entraîner le mouvement ou¬
vrier à prendre en charge cette volonté popu¬
laire de démantellement des bastilles de l'Etat

bourgeois centralisé.
va nàisser mon pais

Un jorn de Comuna
Occitania ».

«

:

L'histoire

ne recommence
jamais ! U ne
de refaire la révolution russe ou la
chinoise ! U s'agit d'expulser du mouvement
ouvrier l'idéologie de l'Etat-nation centralisé
qui entretient en lui les illusions réformistes.
U s'agit de renouveler le mouvement ouvrier
traditionnel par la prise de conscience occi¬
tane. U s'agit de préparer sa reconstruction

s'agit

sur

pas

la base d'un nouvel internationalisme.

et

Pour la délégation de Lutte Oc.
après approbation du Bureau : J.-C. P.

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              <text>Vignette : https://occitanica.eu/files/original/2c388d881a3c9027ddc5ff9b7c1d86ba.jpg</text>
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          <name>Is Part Of</name>
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              <text>&lt;em&gt;Lutte occitane&amp;nbsp;&lt;/em&gt; &lt;a href="https://occitanica.eu/items/show/21630" target="_blank" rel="noopener"&gt;(Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue)&lt;/a&gt;</text>
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              <text>1 fasc. (8 p.) ;  42 cm</text>
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              <text>Viticulture -- Aspect économique -- France -- Languedoc-Roussillon (France) -- 1970-....</text>
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              <text>Viticulteurs -- France -- Montredon-des-Corbières (Aude) -- 1970-....</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Journal d'information, &lt;em&gt;Lutte occitane&lt;/em&gt; contient des articles contre l'extension du camp militaire du Larzac, il aborde aussi les probl&amp;egrave;mes de la viticulture et du tourisme en Occitanie. &lt;br /&gt;&lt;em&gt;Lutte occitane&lt;/em&gt; publie aussi des interviews et des articles de fonds permettant un appronfondissement des principes essentiels de sa ligne politique.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, AE V</text>
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          <name>Contributeur</name>
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