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                  <text>mensuel

socialiste

occitan

-

2,50F N 25-26 juin-juillet 1976

c.i.o.o.
8

I

EZIE P S

LUTTE OC. AU

VIEUX CONFLIT de

CONGRES DE
LU.D.B

p.

8

est en OCCITANIE

P.2

&lt;•EDITORIAL
Un

thème

nouveau

est

venu

récemment

enrichir

les

arguments hostiies à l'émancipation de l'Occitanie. c'est
celui du danger allemand. En bref, il dit ceci : la revendi¬
cation autonomiste affaiblit la France et renforce

l'impéria¬
hégénomie sur la petite Europe ca¬
pitaliste. Il n'y a pas à douter que ce thème ne nous soit
largement opposé dans l'avenir et il faut l'examiner de
lisme allemand et

son

près.

Après la deuxième guerre mondiale, la reconstruction
Europe capitai'sîe s'est faite sur la base d'un accord
entre la France et /'Allemagne. L'opprobe pesant sur son
passé nazi et la vigilance de l'URSS rétablissent un certain
équilibre entre la France économiquement plus faible et
l'Allemagne. Cette époque est révolue pour deux raisons :
d'abord la faiblesse politique de l'Allemagne de l'Oues:
s'estompe dans la mesure où l'on s'éloigne de 1945 et, où
la montée des luttes populaires partout en Europe incite
les bourgeoisies apeurées à voir d'un autre œil le recours
et l'usage à des moyens de coercition de plus en plus anti
démocratique.
de I

Ensuite dans

l'Europe profondément remuée par la cri¬
l'Allemagne apparaît comme un ilôt stable ou tout au
moins plus stable, d'où la tentation pour elle de jouer au
gendarme et pour d'autres de l'utiliser comme le méchant
Croquemitaine.
se,

C'est dans

ce cadre qu'il faut
penser le problème occi¬
économiquefent, et pour une période de plusieurs
années, il est vraisemblable que le capitalisme français
subira la loi de l'allemand; les grands marathons de
Bruxelles ne pourront guère faire plus que semer i'illusion.
Or ce que vise le capitalisme allemand est un
processus
néo-colonial très classique à l'égard de l'Europe Méditer¬
ranéenne (les accords sur les tomates grecques sont les
derniers en date des exemples de cette statégie, celle-ci
est en train d'intégrer des pays méditérranéens comme le
Grèce, la Turquie, etc. par des accords produits agricoles
contre*I.Politiquemer,t enfin, la bourgeoisie allemande ne
cesse de
perfectionner un arsenal répressif qui sert de
modèle aux autres bourgeoisies, ce qui à
long terme est

tan

sans

:

doute

un

indice de faiblesse mais qui à court terme

est extrêmement

inquiétant.

que

n'est

nous

protégera ? Nous

taisant
les choses iront mieux,

que ce

pas en

pensons au contraire
revendication spécifiques
n'est pas en nous inclinant

nos
ce

devant les nécessités d'un
développement économique qui
se fait à notre détriment
que la domination allemande sera

plus faible. C'est bien plutôt en dénonçant un système
qui écrase les couches poupulaires occitanes et en récla¬
mant une large autonomie, c'est-à dire
un
pouvoir pour
prendre leur vis

en main. C'est en luttant pour une
autre
société, un autre développement, une autre vie que l'on
empêcnero l'Allemagne d'être à la fois le gendarme et le
maître d'école de l'Europe, pas en ranimant la haine de
l'ennemi héréditaire ».

*produits

industriels

LES 8 ET 9 MAI A

I BESANÇO
Il semble inutile de raconter par le détail, le
succès des journées portes ouvertes de LIP les
8 et 9 Mai (15 000 personnes environ), pour cela
chacun aura pu en prendre connaissance dans
son

Alors si danger allemand il y a, est-ce le nationalisme

français qui

GRIFFET ET LE MIVOC

quotidien habitue! sauf

pour

les licteurs de

l'Huma qui. s'ils voulaient savoir quelque chose
auront été obligés d'acheter un autre journal !
Il sera plus utile sans doute d'essayer d'en

dégager les points qui peuvent
plus particulièrement.

nous

intéresser

1) La différence de conception Intre les Portes
Ouvertes de Griffet et celles de
Lip : chez les

premiers

large place était donnél à l'aspect
fête populaire, théâtre et chanteurs militants,
une

stands de jeux, bal du samedi soir, etc., ce
qui
ne veut pas dire que l'une
des méthodes soit
préférable à I autre, chacune répond sans doute
à des besoins différents.
2) La mise en évidence très nette sur le stand
du drapeau occitan offert
par le MIVOC le 1
Mai
à Marseille ainsi i|ue la
peau de chèvre offerte
par

les Tanneurs d'Anonay lors d'une précédente

si

vente de vin avait pu

être organisée chez
questions étaient très nombreuses et
souvent très pr.écises, montrant l'intérêt
que les
Bysontins apportent à ces problèmes. Rarement,
aussi, les discussions restaient sur le problème
Les

viticole elles évoluaient toujours vers les mouvemints occitans dans leur ensemble (ce qui
a sans doute fait dire aux. militantes de LIP
que

c'était

un

stand

de

Lutte

Occitane

au

lieu

du

MIVOC).
Suite

aux

forums du samedi, des discussions

intersyndicales des entreprises

en

lutte

se sont

déroulées le dimanche.
Le MIVOC était officiellement représenté à
ces discussions. Le but était de continuer dans
le sens de la motion de Griffet des 1
et 2 Maj.
Vu la

position de la délégation C.G.T. du Pari¬
MIVOC refusait de signer une

Libéré, le

sien

lettre devant être adressée à Dornano et Durafour au nom des travailleurs en lutte — à noter
que

la C.G.T. Griffet s'abstenait de signer cette
- car elle n'était
pas envoyée à Bonnet.

lettre

Portes Ouvertes.

3) Lé degré très élevé de conscience du pro¬
blème viticole et des problèmes occitans dans
leur enslmble. En effet durant les deux
jours des
discussions n'ont pas cessé autour du stand du
MIVOC, qui aurait sans nul doute été assailli

une

LIP.

se

Les discussions ont abouti à une motion d'où
retiraient la plupart des délégations C.G.T.

présentes qui

se

rangeaient donc derrière la po¬

sition du Parisien Libéré...

Lutte Occitane Marseille

�ORIFFET, LE PLUS VIEUX
CONFLIT de FRANCE

lique est sans doute le premier pas vers l'unii
OUVRIERS-PAYSANS. Ouvriers et paysans ont
crié ensemble
14 MOIS DE LUTTE GRIFFET VAINCRA.
UNITE CHEZ GRIFFET
A
BASE ET DANS L'ACTION
UNITE OUv,-.'ERS PAYSANS LIBEREZ TESSEIRE
Ce sont ensuite 6 000 personnes qui se sont
rendues dans l'entreprise en lutte pour une

—

OCCITAIMIE

EN

n'est peut-être pas un changement radical de
société, mais ils sont toujours là...
Il y a une prise de conscience populaire (et
non pas intellectuelle) occitane qui se développe
à travers la lutte des Griffet (un militant C.G.T.
disait après Besançon que si la Motion avait été
rejetée par le Parisien Libéré c'est parce qu'elle
émanait de Marseille et non pas de Paris... le

_

porte-parole de l'inter-syndicale déclarait dans
GRIFFET EN 1974

«

avec

400 ouvriers et tech¬

niciens, cette usine fondée en 1924, fabrique
des grues mobiles sur camions appréciées par
l'armée, l'E.D.F., sur les chantiers, etc. Pas de
syndicat dans cette usine depuis 25 ans, même
en

M ai 68.

C'est pourtant là que va débuter la plus lon¬
gue résistance collective à un patronat qui se
restructure

grande fête populaire. Malgré les positions de

SEULE LA LUTTE RESOLUE OFFENSIVE
SERA PAYANTE
Au cours de la dernière conférence de presse

apporter leur solidarité aux Griffet. C'est ainsi
LIP (Besançon), foyer SONACOTRA, IDEALSTANDARD (Paris), CARON-OZANNE (Caen), LE

fois de

plus

premier rang

au

14 MOIS DE LUTTE GRIFFET VAINCRA

massivement acclamés par

les Marseillais venus
nombreux pour ce premier Mai exceptionnel.
14 MOIS DE LUTTE nous ne pouvons racanter
ici 14 mois de lutte, ça n'aurait pas de sens,
d'autant qu'on parle déjà d'écrire un livre sur la
lutte des Griffet, mais aujourd'hui où en sontils ? où en sommes-nous ? car leur lutte c'est
aussi la nôtre...
Au bout de ces quatorze mois d'occupation
active n'est apparue aucune autre solution que
les licenciements... et les indemnités de chô¬
sont maintenant passées

du salaire...
Si on ne peut raconter
peut malgré tout essayer

de 90 % à 35 %

14 mois de lutte, on
d'en dégager certains

points.

(19 mars 76) le porte-parole de l'intersyndicale
déclarait : « on a purement et simplement éli¬

^ LEl PLUS LONG CONFLIT DEL FRANCE.
LU

E
CD

UNirtA 1A BASE FF DAHS l'ACHOH

%

Ifc VT

GRUES 0 MINUTE

T

I

0

yndicale
qui prenait toutes les décisions, les assemblées
générales n'étaient guère là que pour enregistrer
ces décisions. Le conflit n'était alors porté,
à
bout de bras, que par deux ou trois individualités
(pour ne pas dire une seule). A présent, les déci¬
sions sont discutées et prises en A.G., ce qui
montre une prise de conscience et une prise en
charge beaucoup plus collectives.
Beaucoup plus collectives, ne veut pas dire
unanimes, en effet, si après 14 mois de lutte,
dont un an d'occupation 24 h sur 24 h, de soixante
à quatre-vingts ouvriers et employés participent
aux A.G., environ 25, seulement répondent pré¬
sent pour un travail effectif.
Sur ces 25, on peut estimer que seuls une
quinzaine ont dépassé le strict cadre de l'entre¬
prise pour arriver à une réflexion plus poussée
sur
l'ensemble des Luttes régionales et natio¬
—

nales.

la C.G.C.
ne se sont jamais désolidarisés de la lutte et y
participent toujours activement... leur finalité
—

Les cadres de l'entreprise avec

Méf

vriers

venus

par une vente

té¬

de vin

suite

de débats

au

cours

desquels

ou¬

paysans ont pu s'informer mutuelle¬
ment de leurs expériences de lutte, Jean HUILLET (représentant du MIVOC) a remis à Daniel
et

LAUZIE

(représentant de l'intersyndicale Griffet)
drapeau occitan.
Outre ce caractère politique, l'aspect fête po¬
pulaire a été marqué par la présence de comités
de travailleurs immigrés, de théâtre occitan
un

(Théâtre de l'Olivier), de chanteur occitan (Gas¬
Beltrame), etc., et d'un grand bal populaire

ton

le samedi soir.
Tous les débats sur les problèmes de l'emploi
ont amené les représentants des intersyndicales

désolidarisent et condamnent ces propos
vous tombez dans
la provocation du pou¬
voir... vous faites régresser le mouvement ou¬
se

...

origines... etc.

revendicatifs

et de pommes.

Nous espérons que nous n'en arriverons pas
là, mais nous sommes conscients des responsa¬
bilités qui sont les nôtres pour gagner... le sabo¬
tage n'est pas pour nous une solution de déses¬
poir qui pourrait être assimilée à un acte irres¬
ponsable, mais au contraire une action délibérée
visant à affaiblir la puissance du capital ».
Face à celà et on s'y attendait, la C.G.T. et le

présentes à rédiger et à signer une motion de
coordination des luttes.
TEXTE DE LA MOTION
Cette volonté de coordination horizontale, sans
toutefois exclure les syndicats traditionnels,
n'est-elle pas une étape vers une nouvelle forme
d'unité ouvrière ?
Certain journaliste parisien s'est avancé à dire

».

L'a C.G.T. était déjà contre la séquestration du
patron et des syndics le 10 janvier 75. Elle n'a
pas soutenue l'opération Paris-Lyon-Marseille.
Elle n'a pas fait appel pour le meeting du
6 mars chez Griffet contre la répression poli¬
cière et n'y est pas venue.
Elle n'a pas fait appel à la solidarité aux
lors du meeting des quartiers nord sur les

début du conflit, c'est Tinter,

moigner de leur solidarité

LA LIMITE NOUS AVONS ADMIS
QU'ON POUVAIT LE SABOTER

ses

mouvements

chez Griffet.
Les viticulteurs du MIVOC étaient

A la

vrier à

autres

représentés par des stands tels
M.L.A.C., G.I.S., Groupes de femmes, S.A.F etc.
La seule organisation politique ayant un stand
était Lutte Occitane et ce pour la troisième fois

existe un acquis intellectuel et industriel
qui est le fruit de leur travail. Nous estimons
aujourd'hui, après une analyse très poussée que
cet acquis ne doit pas tomber dans les mains
de concurrents qui ont détruit notre entreprise

A

les

Tous
étaient

et il

«

au

CANTOU (Montpellier), le C.R.E.A.I. (Marseille),
le MIVOC (Hérault) tenaient des stands d'infor

miné Griffet, même si l'entreprise est rentable;
ceci a d'ailleurs été établi par les experts du
Ministère de l'industrie (...). L'outil de travail a
été préservé pendant 13 mois par les ouvriers

P.C.

si

que

mation.
une

(derrière la C.G.T. !...).

—

la C.G.T. et du P.C., ces deux journées eurent
un très grand succès.
D'autres entreprises en lutte étaient venues

».

MARSEILLE LE 1er MAI 1976
les Griffet sont dans la rue,

mage

Ouest-Licenciement (imprimerie Caron-Ozanne
de Caen) « à la limite Griffet aurait eu son usine
à Paris et nous n'en serions pas là !!!... »).

Griffet
classi¬

conjonction des luttes au 284, Bd Gay
Lussac à Marseille était l'effet d'un pur hasard...
Nous affirmons que ce n'est pas un hasard si
c'est dans cette usine en lutte depuis 14 mois
que cette

fications.
A la conférence de presse du 19 mars hormis
le délégué C.G.T. Griffet aucune délégation de
la C.G.T. ni aucun journal communiste n'était

que cette

idée est née,

que ce n'est pas un hasard si c'est ici que se
concrétise la liaison ouvriers-paysans,

présent... néanmoins le lendemain la Marseil¬
laise attaquait violemment la déclaration du
porte-parole de l'intersyndicale à propos du sa¬
botage de l'outil de travail, alors que cette posi¬
tion découlait de discussions et décisions de

que ce n'est pas un hasard si c'est ici que pour
la première fois ils défilaient et manifestaient
côte à côte un 1er Mai,

affirmons enfin que ce n'est pas non plus
hasard si le plus vieux conflit de France est

nous

l'A.G. des travailleurs.
Elle s'est désolidarisée des journées portes
ouvertes des 1e' et 2 mai (article du délégué
C.G.T. Griffet dans la Marseillaise du 30 avril).
Toutefois les militants C.G.T. de Griffet ont mal¬

un

précisément en Occitanie...
GRIFFET VAINCRA !
Lutte Occitane Bouches-du-Rhône
(Marseille, Mar-de-Berre, Aix, Arles).

gré cela très activement participé à ces journées

populaires, désavouant ainsi par la base la posi¬
tion de la C.G.T.

devrait-il pas être
Populaire dans la lutte plutôt que la su¬
bordination inconditionnelle à un parti ?...
Pour la C.G.T. l'essentiel ne

l'Unité

GRANDE FETE POPULAIRE
LES 1er ET 2 MAI

CHEZ GRIFFET

1°r Mai à Marseille
double titre : d'une
raison de la présence très applaudie

On peut affirmer que ce
fut exceptionnel et cela à

part en
des Griffet en tête de la C.F.D.T., d'autre part
en raison de la présence à leurs côtés des viti¬
culteurs du M.I.V.O.C. Cette présence symbo¬

MOTION
A

les

l'appel de l'intersyndicale C.F.D.T., C.G.T.,
travailleurs

de GRIFFET

organisé une
grande fête, populaire les 1er et 2 Mai dans l'En¬
treprise occupée depuis 14 mois pour exiger le
redémarrage de l'usine.
Plusieurs milliers de personnes sont ainsi
venus témoigner de leur solidarité aux travail¬
leurs de GRIFFET et des entreprises en lutte
qui s'y étaient jointes. Des Délégations de'LIP
à Besançon, IDEAL-STANDARD à Dammarie-lesLys (près de Melun), imprimerie CARONOZANNE à Caen, LOU CANTOU à Montpellier,
du Mouvement d'Intervention Viticole Occitane
pour les viticulteurs, etc.'et de tous ceux qui
luttent dans la région'marseillaise ont pu au
cours

tous

de

ont

débats partager leurs expériences et
le besoin d'avoir des rencon¬

ont ressenti

représentées ont décidé de maintenir des con¬
d'information et de soutien, sou¬
haitent voir d'autrls Entreprises en lutte se join¬
dre à cet appel de coordination.
tacts permanent

*
Un

premier pas a déjà été tranchi avec l'ini¬
tiative des travailleurs de l'Imprimerie CARONOZANNE

et

leurs

sections

C.F.D.T., rassemblant dans

FET

données nationalement entre les dizaines

mations et propositions

mois dans toutes les branches

Face à
par

l'isolement

et

au

d'activité.

pourrisslment voulu

le pouvoir et le patronat, les Entreprises

syndicales C.G.T.même journal de

travailleurs en lutte « Ouest-Licenciement » des
articles réalisés par des travailleurs de LIP, CIP,
CARON-OZANNE, REHAULT, GRIFFET, des Viti¬
culteurs du MIVOC, et de al Coordination Natio¬
nale Etudiante; Ce journal est diffusé nationa¬
lement à 250 000 eremplaires.
Toutes les Délégations présentes chez GRIF¬

tres

régulières afin d'organiser des actions coor¬
d'En¬
treprises occupées souvent depuis de nombreux

un

chargent de centraliser, diffuser les infor¬
d'actions communes.
GRIFFET ; 284, Bd Gay-Lussac, 13014 MAR¬
SEILLE, Tél. (16-91) 98.90.60,-Télex 42.05.29.
se

POUR LA COORDINATION DES LUTTES
UNITE A LA BASE ET DANS L'ACTION

�bien

LE P.C.F et

contraire, elle ne se contente pas de le

au

rester. Remettre en cause

région victime de la politique du Grand Capital.
Mettre en cause l'Etat et plus encore la Nation
(ce quirJéicuutevite sur la « confusion » EtatNation) c'est tourner le dos à l'objectif princi¬
pal : la conquête de l'Etat par les forces vives
de la Nation. Ce qui compte c'est de ne pas fis¬
surer le ciment politico-idéologique de l'Union.
La lutte économique peut être spécifique (as¬
pects coloniaux), la lutte culturelle peut être dif¬
férente (diversité des parties et des mœurs cul¬
turelles gorrr ées, étouffées par le gâchis grandcapitaliste), mais leur unité, c'est le ciment na¬
tional de l'Union du Peuple de France contre les
Monopoles qui est le seul recours. C'est pour¬
quoi un certain apolitismc est plus que toléré,
souhaitable, celui qui dit : la culture n'est pas
politique en soi, la lutte économique n'est pas
politique en soi. Dans la culture il y a autant de
choix de différences : il y a une culture occitane,
Corse, Bretonne, etc. parce que la Culture, en
soi, n'est pas politique. Mais en politique, il n'y
a
qu'une seule alternative : l'Union face aux
Monopoles ou i'Union avec les Monopoles. Ne
pas se contenter de reconnaître la « nature de
classe » de l'Etat telle que définie plus haut,
glisser vers le régionalisme autonomisme, c'est

LOCCITANIE
Montpellier

15

,

Georges Marchais
versation

mai
en con¬

Jean Huil-

avec

let représentant

le MIVOC.

»

abandonner
On

peut reprocher aux communistes de
prendre le train de TOccitanisme en marche : les
Chanteurs Occitans figurent depuis quelques
années en bonne place dans leurs fêtes et fes¬
tivals; leur soutien à des entreprises culturelles
occitanes, en Provence en particulier, a permis
à des troupe'S « de la première heure » comme
le Teatre de ia Carrièra de continuer à travailler

prendre le train ? Après la participation massive
des communistes à ia journée Région Morte du
Avril

29

les

et

déclarations

de

la

Fédération

Languedoc-Roussillon du P.C., Georges Mar¬
chais es t venu, à Montpellier même, mettre les
choses au point. L'occitanisme politique .conduit
à

«

l'abandon national », l'occitanisme culturel
« à l'enrichissement et au développe¬

contribue

patrimoine cuturel national ». Ce sens
aigu d e la propriété (« tout ce qui est national
est nôtre ») est-il compatible avec une reven¬
dication occitane, fut-elle « simplement » cul¬
ment du

turelle ?

L'EXEMPLE DE LA CORSE

d'une
rieur
mais

Certains éléments de la situation Corse ont,

«

apparence, et

une

pensée des dirigeants du Parti.
déclaration du P.C. après Aléria
(sous 1e titre : « La Fédération Corse du Parti
Communiste : Vive la France ! ») les premiers
chapitres traitent de l'Agriculture et du Tou¬
risme : L'action de la Somivqc dans l'implan¬
tation d'un secteur « semi-capitaliste agricole »,
ia mise en place d'une néo-colonisation des
terres par une aide à l'implantation massive de
rapatriés sur de grands domaines dans la plaine

résultat le

potentiel agricole de la Corse, une
politique de fraude constante sur les vins de
consommation courante (chaptalisation sans
sabotage du

frein) au détriment

des vins traditionnels oe qua¬

lité, voilà le tableau qu'offre la Corse Agricole.
Pour le Tourisme c'est une politique anarchique

profitant aux seuis

Monopoles qui est dé¬

noncés.

tout autre

DISCOURS ET REALITES

prête, ressurgit l'analyse globale
Au total, la situation politique de
la Corse, est, à sa manière, très révélatrice de
ce qui se passe dans la France entière et peutêtre même plus clairement qu'ailleurs » c'està-dire mécontentement face à la soumission du
pouvoir aux Grands Monopoles, renforcement,
de l'Union du peuple de France face à ce pou¬
voir OU bien repli dans une situation ambiguë
(ici le régionalisme). Il y a bien « l'apparente¬
ment au phénomène colonial
,
il y a même
parfois ses mécanismes, mais, politique oblige,
il faut sau.ei des « données brutes » à ia solu¬
Et, toute
immuable :

«

nat:or,aie

«

».

au

pouvoir

:

Partis).
Si

les thèses régionalistes « connaissaient
large audience parmi la gauche non com¬
muniste, une large audience parmi les couches
sociales en lutte
?
contre le pouvoir (viti¬
culteurs) il pourrait naître de la garantie du
changement vers le socialisme une conception
une

différente de celle du P.C.F. et donc une remise
en cause de son rôle dans ce changement.

SPECTRE REGIONALISME-AUTONOMIE

LE

danger viant

de l'Etat. L'Etat

se

voit

:

C.F.D.T.

syndicale C.F.D.T. de l'Ecole

d'Educa¬

de Marseille.

teurs

syndicale C.F.D.T. LOU CANTOU.
Mouvement d'Intervention Viticole Occitan.

La Section

:

d'étiquettes historiques ou géographiques (ja¬
cobin, centralisateur, parisien, français) mais
jamais sa véritable étiquette de classe à savoir
« Etat des
Monopoles » (p. 156).
Les militants communistes qui seraient tentés
de faire la différence entre un régionalisme so¬
cialiste et un povjadisme régional sont priés de

oublier que de toute façon le premier est
plus dangereux car « il s'accompagne
d'une idéologie anti-nationale (l'incompréhen¬

ne

♦
Il est évident que les Délégations pré¬
chez GRIFFET s'engagent à soumettre ce
:

leurs Assemblées Générales respec¬

P.C.

a

(socialistes pour la plupart). Mais il l'a été aved
les « jeunes socialistes » eux aussi opposés aux
notables. Ces deux courants ont été portés, en
Occitanie, par un ample mouvement de remise
en cause qui n'est pas étranger à
un certain
occitanisme. Les communistes de la région qui
réclament de TOccitanie, ne ris¬

luttent efi

se

quent-ils

pas

de

sombrer

dans

l'abandon

national ?

pas

encore

sion de l'Etat conduisant à la

qui conduit
et repris dans

«

confusion Etat-

LUTTE OCCITANE

directement désormais
Sud », notamment par

Georges Marchais
régions de Francs

plutôt le fait de l'abandon des régions occitanes
par l'Etat que de « l'abandon national » des auto¬
nomistes (cf. l'Editorial de ce numéro). Le P.C,
lui voit une continuité entre la « trahison des

*
DIRECTEUR-GERANT

2,00 F.

Le numéro

L'abonnement 12 numéros.. 20,00 F.
C.C.P.

» et. celle des régionallstes. Et ses
raisons sont liées à une certaine conception au

rôle que s'assigne le
Gauche.
Dans I a stratégie

:

RENE I3URLES

Monopoles

-

LUTTE OCCITANE

»

Montpellier 158248

P.C.F. dans l'Union de la
—&gt;

d'Union

du

peuple

Adresser tout courrier à :

de

LUTTE

«

OCCITANE

»

France, reconnaître la nature de classe de l'Etat,
c'est

projet à

»

deviendraient des réserves de main-d'œuvre ou
des zones de débouchés pour i'Allemagne fédé¬
rale... » ce qui est loin d'être faux mais qui serait

Intersyndicale GRIFFET, C.F.D.T., C.G.T., C.G.C.
La Délégation de LIP.
La Délégation IDEAL-STANDARD.
Les travailleurs de CARON-OZANNE Et leurs sec¬
La Section

Régionalisme

attribuer toutes sortes

lecteur communiste et par
lui-même : « Ainsi certaines

♦

tions C.G.T.,

eu «

Ce qui définit le régionalisme, c'est le refus
d'aborder le probJème-cief, ia nature de classe
«

Nation)

POUR

réalité, lors des dernières cantonales le
bien tenu son rôle; il a été la force mo¬
trice de l'ébranlement du pouvoir des notables
En

Donc le

un

tives.

l'Union de la
être la force qui charpente
et orchestre les réformes compatibles avec une
gestion « sans crise » de la vie nationale, être
la force qui garantit l'irréversibilité des change¬
ments de structures. Il ne le croît possible qu'en
misant sur une valeur sûre : l'unité nationale,
la volonté d'indépendance, la centralisation de
l'Etat et des Forces politiques (à travers les
Le P.C.F. s'est fixé un rôle dans

Gauche

connu

N.B.

auto-autonomiste.

bien la

orientale, cette aide ayant comme

sentes

Mono¬

les données de base sont d'une
nature » (p. 159).

Introduits par la

et

les

avec

les apparences,

Le P.C.F.

assez

dans la lutte

trahison

mécanisme, qui les apparente au phénomène
ou du moins née-colonial; mars au-delà

un

s'unir

Nation,

parfois même

colonial,

tion
a consacré de nombreuses analyses
à la situation Corse, en particulier un livre :
« Corse, ies raisons de la Colère » qui résume

analyse-là pourrait très bien relever
interprétation de type « colonialisme inté¬
». L'auteur (Edouard Perrier) le reconnaît
pour mieux écarter ce spectre :

effectivement,

la

poles (parce que c'est promettre la Corse à
l'impérialisme U.S., livrer TOccitanie à l'impé¬
rialisme allemand, etc.). Ne pas être un agent
de la Nation Française, c'est être un agent de
l'Etranger (de tous les Etrangers à la Nation,
intérieur ou extérieur). D'où le vocabulaire de la

Cette

ne

dans des conditions descentes. Mais veulent-ils

les aspects coloniaux

de l'exploitation en Occitanie et en Corse est
souhaitable dans la mesure où l'on défend une

reconnaître

sa

domination par

une

poi¬

gnée de Bourgeois Monopolistes, c'est recon¬
naître l'éteuffement de la Nation par l'Etat des
Monopoles. Toute stratégie « transversale »,
comme

la

revendication autonomiste, est per¬

Non pas
tant qu'elle n'est que « partielle » par rapport
à l'ensemble de l'hexagone, mais parce que,
çue

comme un

sabotage de l'Union

L'OSTAL OCCITAN
Situa.
31000

rDoiayuLt.

laoulouM-

Commission

paritaire N° 54 837

:

imprimerie 34

-

rue

des Blonchers

-

31000 Toulouse

�..TROIS CAMARADES DE LUTTE OCCITANE INCULPES...
'

"■

Aa mois d'octobre 75, le 22* Rima d'Atbi
organisait
journée « Portes ouvertes ». Pour dénoncer la dé¬
magogie d'une telle opération, 3 camarades dé lutte occi¬
tane, 3 du PSU et un syndicaliste CFDT décidaient de la
diffusion d'un tract intitulé : « Tout le monde il est
beeu, tout le monde il est gentil », rappelant les brima¬
des, tes conditions de vie déplorables, quotidiennes dans
cette caserne. Des officiers militaires ont tôt fait d'inter¬
venir, d'interrompre la diffusion et d'aider la gendarmerie

LES TRAVAILLEUSES DE MIDI-PYRENEES
main-d'œuvre docile et bon marché !

:

—

une

a
naussac

Aujourd'hui,

ces camarades sont inculpés pour deux
pue nous ne reconnaissons pas : « injures envers

ce

».

e », « Provocation de militaires a la
désobéissan¬
Ce dossier ressort 7 mois après les faits incriminés

période de répression générale (Inculpations
étudiants, les viticulteurs, répression des luttes
s), d'où le poids des motifs. Ces mêmes milirisquent de se voir jugés dans une période « creu'i mois de juillet, la rentrée de septembre et endonc des peines assez lourdes.
e

continue

A l'heure où les comités de soldats refont surface,
II nous semble important d'entreprendre une large infor¬
mation sur ces faits. D'ores et déjà, un comité de sou¬
—

les paysans de NAUSSAC se
projet de barrage qui doit
280 ha, plusieurs communes et une

Depuis 6
anéantir 1
soixantaine

ans,

tien s'est créé

sur AJbi avec : Lutté
Occitane, le PS, ia
FEN, la CFDT, Je PSU qui a enregistré des motions de
soutien de divers syndicats et groupements, et se donne
lés moyens d'organiser la défense des inculpés.
Dans l'attente du procès, un soutien par l'information

le

d'exploitations agricoles.

Voilà le projet de la S.O.M.I.V.A.L. (Société
de mise en valeur de l'Auvergne et du Limousin)
a décidé de réaliser sur une des terres les meil¬
leures de la LOZERE, tout près de LANGOGNE,
prenant pour prétexte d'aménager et de régu¬
lariser le cours de l'Allier et de la Loire, c'està-dire d'assurer le refroidissement des centrales
nucléaires (CHINON, St-LAURENT DES EAUX,
DAMPIERRE EN BURLY) entre autres. La S.O.
M.I.V.A.L. porte un coup mortel pour la région.
Cette Société a décidé de remplir la cuvette de
NAUSSAC de

150

millions de

m3

d'eau

en

la ■&lt; finance » est nécessaire Pour des contacts, s'adres¬
ser à : Lutte Occitane, 8, «te Oalayrac, 31000 TOULOUSE.
et

situation des
travailleuses
dans la région

y

de la vallée de NAUS¬

les dossiers ont

Depuis, ont

eu
tion à MENDE et

servoir ed main-d'œuvre à très

bon marché amè¬
les entreprises en quête d'O.S., telles Moto¬
rola et C.l.l. En fait, ces entreprises dites de
ne

emploient essentiellement du per¬
qualification. Et nous ne
parlerons pas des petites entreprises de la ré¬
gion où le patron règne en despote sur des ou¬
vrières non syndiquées et ignorantes de leurs
droits les plus élémentaires (l'an passé; pre¬
mière grève depuis quarante ans aux établisse¬
ments BERGES au Fauga près de Muret, établis¬
sement n'employant que des femmes — de 16
à 60 ans
dans la confection de pantalons).
«

pointe

»

sonnel féminin à faible

—

La mise

l'électronique des Comptes Chè¬

sur

Postaux

ques

aux

P.T.T. de Toulouse ont entraîné

la

disparition de 334 emplois (la majorité fémi¬
nins). De même, la mise en automatique du télé¬
phone entraîne la suppression quasi-totale des

Les
nous

FATALITE

»

exploiteurs et politicards de tout poil
parle de « nature féminine », et s'accomo-

quotidiennement un statut inférieur, qu'elle tra¬
vaille ou non. Cela explique les bas salaires,
les catégories et les classifications les plus

midi-pyrénées

disparu.

«

dent très bien de la situation actuelle. La femme
de Midi-Pyrénées (comme celle de partout) subit

basses; main-d'œuvre d'appoint, elles sont les
premières touchées par le chômage, subissent

lieu des réunions d'informa¬
au

«

CONTRE CETTE SOI-DISANTE
QUE DEVONS-NOUS FAIRE ?

SAC, les Lozériens même, ne le veulent pas,
le 2 OCTOBRE 1975, un millier de personnes ont
manifesté à la fermeture de l'enquête parcellaire
et ensuite

les salaires. Cette chaîne infernale attire
les chasseurs de primes », les usines-pirates,

sur

opératrices.

engloutissant 75 millions de francs. Elle saccage
un département pauvre pour améliorer les riches
plaines de LIMOGNE.
Tout cela, les paysans

région connaît un des taux d'activité fémi¬
plus bas de France, d'o un nombre plus
grand de femmes à la recherche d'un hypothé¬
tique emploi; d'où une plus grande pression

qui vont d'une région à une autre sans se sou¬
cier de ce qui reste derrière eux. Ce vaste ré¬

la
lutte
battent contre

La

nine les

PUY...

les conditions de travail les plus dures, la dis¬
en matière de formation et ce, depuis
leur enfance. Nos luttes doivent contribuer à
briser le processus de discrimination sexuelle
crimination

Et puis, un fait surprenant, le 5 OCTOBRE :
l'armée envahit NAUSSAC sans nous prévenir.

Voilà que, hommes et matériel débarquert
la vallée pour faire de l'exercice.
Veut-on nous intimider ?

.

Midi-Pyrénées 1976

:

situation économique

une

désastreuse !

dans
La

région Midi-Pyrénées détient depuis de nom¬

breuses années de tristes records de
de bas salaires et de sous emploi :

★

chômage,

—

population plus vieille

une

en moyenne que

et

population active moins nombreuse
total d'habitants;
malgré une modernisation de l'agriculture
une

rapport au nombre

par
—

l'enquête d'utilité publique a été étendue à tous
les départements de la vallée de l'Allier et de
la Loire, c'est-à-dire, à ceux qui doivent être
bénéficiaires de l'opération sans avoir à en payer
les frais, de sorte que les adversaires du bar¬
rage apparaissent comme des ennemis de « l'in¬
térêt national

se débarasser du carcan
idéologique, culturel et économique qui l'empri¬
sonne et qui aliène de la même façon l'homme
occitan. La lutte pour la libération de la femme-

de

l'industrie

ces

der¬

proportion moins:
contre 66 % en
France et 90 % dans la région parisienne);
!a région se classe au 18e rang des régions
de hexagone en ce qui concerne les salaires
et au dernier rang en ce qui concerne les reve¬
on

note

(55

une

travailleuse n'est pas secondaire; car le socia¬
lisme véritable ne se fera jamais avec une moitié
de la classe ouvrière dominée par l'autre, en
Occitanie comme ailleurs !

%

LUTA OCCITANA

—

nus

agricoles. Par contre,f

trons se

classent

en

-

MURET.

les revenus des pa¬

bonne position.

».

publique vient de paraître
pouvait s'y attendre à la procédure
de l'enquête). En conséquence, nous avons dé¬
on

les lieux d'implan¬
tation dès que les travaux démarreront. Pour
cela, nous prévoyons d'organiser des meetings
de popularisation dans les différentes villes de
Province en vue d'un grand rassemblement :
cidé

années,

grande de salariés

Le décret d'utilité

(comme

restructuration

une

nières
Comme au LARZAC, les principaux intéressés
ont été tenus à l'écart et n'ont eu aucun droit
de décision. Mais, ici, par surcroît de prudence,

être élaborées par les travailleuses elles-mêmes
et à partir de leur situation propre. A nous d'aider

ia femme occitane à

—

dans le reste du pays;
LE 7 FEVRIER 1976, LE BARRAGE-RESERVOIR
EST DECLARE D'UTILITE PUBLIQUE.

qui permet la surexploitation (à l'usine, au bu¬
reau, à la maison, dans la rue) dont sont vic¬
times les travailleuses occitanes et toutes les
autres. Pour cela, les revendications doivent

d'occuper

en

La

pluri-exploitation des travailleuses
oubliée !

:

une

réalité trop souvent

commun

7-8 août 76.

Nous faisons appel à tout le monde pour se
battre contre ce barrage, non seulement pour
défendre notre outil de travail mais, aussi, pour

empêcher la construction anarchique de cen¬
trales nucléaires dangereuses.

★
Tél. (16.66) 33.02.73 (Gaillard),
33.06.65 (Bandon).

FEMMES
:

—Au niveau des salaires : l'écart entre les
salaires pratiqués dans les Hauts-de-Seine et
le département du Gers varie tout simplement

du simple au double pour les salaires masculins
(écarts énormes entre la région parisienne et

Midi-Pyrénées) : mais la disparité est plus
grande encore si l'on prend en compte les sa¬
laires féminins où plus de 60 % sont payés au
S.M.I.C. !
Au niveau de l'emploi : prami les deman¬
deurs d'emplois en compte 60 % de main-d'œu¬
vre féminine et 50 % de
jeunes de moins de
25 ans. Les pouvoirs publics mettent en avant
l'inadéquation » de l'offre et de la demande,
c'est-à-dire une mauvaise orientation du dispo¬
sitif de formation professionnelle. Mais à, qui
la faute ?
—

Adresse : COMITE DE DEFENSE DE LA VALLEE
DE NAUSSAC BRIGES, 48600 GRANDRIEU.

PARMI LES CHOMEURS, LES
SONT LES PLUS NOMBREUSES

Selon les chiffres du Ministère du Tra¬

vail, statistiques de Novembre 1974
—

—

693 500

demandeurs d'emploi étaient
recensés;
parmi ceux-ci 361 050 femmes, soit

52
—

:

%

;

parmi celles-ci 194 000 femmes avaient
moins de 25

ans.

«

Pourquoi continue t-on à former des employés
de bureaux alors qu'il n'existe pas de débou¬
chés ? Pourquoi ne forme t-on pas des infir¬
mières alors qu'il en manque partout ?

—

Les

qualifications

sont

:

les
les
les
les

employées
professionnels

les plus touchées
:
:

221 000
18 000

O.S.

62 000

manœuvres

42 000

igligJîgJïElîi'iiUJil'lilfliLîliiU

�vie quotidienne n'est pas réductible à une
discipline scolaire ou à un objet d'études.
Mais comment attendre cela d'un système^
qui, croyant avoir détruit l'occitan s'attaque à
ses traces vivaces dans le parler quotidien ?
Nous n'espérons plus rien ue ceux qui envoient
La

LETTRE OUVERTE

des instructions

-

pourra

peut lire pour la 11' fois sous la plume de PV P
une chronique sur le livre de Pierre Jakez Hélias : « Le cheval d'orgueil », mais très vite
PVP digresse, dérape en particulier sur le
« problème »
occitan. Voici quelques exemples
de ses argumentations; suit la réponse d'un ca¬
marade; suit également la réponse de PI/ P.
Mais le débat est-il clos ?

*Mettre

le

doigt sur la confusion, volontaire¬

ment créée et entretenue, entre une

opposition

système politique et au régime économique,
opposition légitime en démocratie, et la dénon¬
ciation virulente d'une oppression qui n'a plus
aucune réalité depuis plusieurs siècles, c'est
aussitôt s'entendre accuser d'appartenir à la
race des conquérants et des exploiteurs.
On n'imagine guère, à une époque où la lan¬
gue française est elle-même menacée, agres¬
sée, écrasée parfois, et partout en recul, de
rendre le breton et l'occitan, et puis le catalan,
le basque, le corse, le provençal, le gascon, et
encore
l'alsacien ou le flamand, obligatoires
dès l'école primaire et dans la vie de chaque
au

jour/'
MA REPONSE,
Il est desfois où les polémiques rapprochent,
où les divergences, passionnées, lucides ou

borgnes

sur un

même sujet permettent la vérité

dans le débat.
Je pense que la constance avec laquelle Pier¬
VIANSSON-PONTE traite des problèmes des
nationalités opprimées et des langues et cultu¬
re

bafouées dans

res

ses

chroniques

en est une

preuve. On ne met en scène ainsi que ce qui
pose

véritablement problême,

férocement

ou

on ne

polémique

froidement

fondamentaux. Et

ces

«

que sur des choix
Au fil de la semaine »

vie scolaire, de la maternelle à l'université, et

le débat et nos engagements
séparent de P V P. En effet nous ne « con¬
fondons » pas « une opposition au système po¬
litique » et « la dénonciation d'une oppression »,
nous constatons simplement que c'est un ré¬
gime économique et un système politique qui
organisent une oppression que nous refusons.
Alors, il faut tuer la bête. Car, s'il existe une
oppression qui a une forte réalité depuis plu¬
sieurs siècles, ce n'est certainement pas celle
d'une « race de conquérants et d'exploiteurs »,
c'est celle d'un système qui s'appelle le capita¬
lisme et qui fait qu'une classe en domine une
autre. Notre situation, si elle a des aspects de
« colonie intérieure » est comme toute colonisa¬
tion, une situation d'aliénation par le capitalis¬
me.

C'est pour cela que nous disons que si les
10 000 jeunes qui ont passé l'épreuve d'occitan
au baccalauréat sont un espoir, la solution
pour
«

viure al
tout

aura

pais

», et pas dans un pays dont on
détruit, réside dans le changement

politique.
C'est pour cela que les vignerons occitans
qui crient dans leur langue leur désespoir et
leur volonté de

demorar aici

«

disparaisse

»

luttent aussi

civilisation. Or,
une civilisation n'est pas, dans le cas présent,
discossable d'une langue porteuse de culture.
Le combat linguistique est politique à deux ti¬
tres : contre l'uniformisation capitaliste, contre
le racisme impérialiste, donc contre TOUS les
pour que ne

pas une

racismes réducteurs de différences vécues et
créateurs de pouvoirs privilégiés pour une lan¬
gue ou une couleur de peau. Et sans sa langue,
notre civilisation serait un plumage sans rama¬
ge,

un

mannequin

agréable à regarder, mais

avenir de communication et d'évolution.
Re fuser une « civilisation » de mannequins

sans

de robots, en Occitanie comme ailleurs, cela
dit « per lo socialisme », et l'échéance est

ou

et trop mal

se

placées dans la journée scolaire pour enseigner
iacultai.vement une « matière » supplémentaire
en compétition avec le dessin et la musique à
qui notre « système éducatif » fait un piètre sort.

là.

qui, entre le 16 septembre 1975 et le 4 avril
1976 ont abordé ce sujet dans « Le Monde »
sont aussi un des grands éléments de notre
combat. Car ce n'est pas souvent que « la gran¬
de presse » parle de nous,... quand la tragédie
ne nous place pas sous les projecteurs de l'ac¬
tualité. Et pourtant, une des nécessités, extrê¬
mement importante, de notre combat, c'est que
nous puissions expliquer et faire comprendre ce
qu'il est exactement : celui des parisiens pour
les espaces verts, celui de l'ouvrier de Renault
contre la cadence et la chaîne qui tue, celui de
tous ceux qui se battent pour changer le monde

l'échiquier de la produc¬

sur

Et c'est ici que

parlée que par des « intellectuels » et
langue qui s'intellectualise se dessèche,
elle devient un objet de musée. Cette remarque
précieuse, correspond précisément aux projets
gouvenementaux qui veulent marginaliser les
langues opprimées dans l'école et, en les can¬
tonnant à l'Université, en faire des objets d'étu¬
de pour spécialistes et folkloristes.
Mais pour que ces langues soient étudiées,
autrement que comme des langues mortes (voir
certain enseignement sorbonicole de la langue
d'Oc...), il faut qu'elles soient encore parlées.
Et nous notons avec un petit sourire l'inquiétu¬
de de certains « ethnologues » qui, publiant à
foison des études sur nos régions, craignent de
voir la langue et la culture occitane disparaître
avant qu'ils n'aient terminé le recensement des
particularités de « cette belle région » qu'ils en¬
voient rejoindre les tribus amazoniennes au mu¬
sée des cultures disparues. Ce n'est heureuse¬
ment pas d'eux que nous attendons le salut.
Mais aujourd'hui, la première chose nécessaise
serait une enquête socio linguistique qui
nous permettrait au moins de connaître le nom¬
bre des occitanophones et les conditions d'em¬
ploi de la langue. Si la politique de la recherche
ne permet pas au CNRS de le faire, il nous fau¬
dra les moyens de le faire nous-mêmes.
La seconde, c'est qu'un statut de « langue
nationale » au même titre que le français per¬
mette une véritable « politique de la langue »
qui organiserait un bilinguisme effectif de la
des heures trop nombreuses

déplacer

nous

une

non

qu'ils dé¬

survivance dans la

tion.

à n'être
«

instituteurs pour

prononciation du français des accents toniques
de l'occitan) afin de faite des jeunes qui sorti¬
ront de l'école des pions niformisés que Ton

à Mr.Viansson-Ponté
Le cauchemar de M. Viansson-Ponté : l'Occitanie. Dans le Monde des 4 5 avril 1976 on

aux

truisent l'accent (oui est la

Militant de

«

Lutte Occitane

»

Crestian COSERANS,
exil à Paris.

en

REPONSE DE
V.

i ).

là où ils sont.

Ayant lu, apprécié et reçu nombre d'informa¬
tions de l'ouvrage de Pierre Jaakez Hélias, ce
n'est pas de cela au fond que je parlerai; aux
bretons de se dire. Mais PVP porte le débat au

SOCIÉTÉ

deux points : la relation entre « langue
et civilisation », et les motivations et la « confu¬
fond
sion

sur

»

d'un engagement

RESPONSABILITÉ LIMITÉE

A

AU

CAPITAL

C.C.P.

breton, occitan ou au¬

S.

tre.

RUE

75427

Avant d'en débattre, remarquons avec

Et je crois avoir assez clairement nuancé ma
pensée et mes termes pour que des affirma¬
tions ou déplorations non étayées ou simple¬
ment appuyées de quelque mince témoignage
individuel n'apportent plus rien à la discussion

300.000 F

DE

PARIS

4207-23

ni

TÉL.

que, si PV P ne sait toujours pas que le « pro¬
vençal » et le « gascon » sont deux des dialec¬

TELEX

t

R.

LE
C.

:

770.9l-29

MONDE ss-57 Z
PARIS B

PARIS

5920101S1

tes d'une

d'Oc

« ressemble furieusement à
l'espagnol ».
Les remarques très fines de Pierre Jakez Hé¬
lias sur les motivations de la jeunesse qui re¬

trouve ou recherche son identité
est

« parce
qu'elle
qu'elle
redoute
inquiète de l'avenir,
l'unifor¬

misation et la robotisation

»

situent clairement

le

problème dans le cadre de la recherche d'un
autre mode de vie et de développement. Il y a
une « écologie culturelle » qui naît au moment
même où tout est détruit par la logique du pro¬
fit.
Et la langue est un élément primordial de cet
te culture au sens large (culture ou civilisation

qui désigne autant pour nous les poésies du
troubadour Bernât de Ventadorn que les recet¬
tes de cuisine ou la tradition populaire du Car¬
naval). Or, l'histoire semble vouer cette langue

lecteur.

La

sagesse me paraît être en ce qui me
de m'abstenir désormais d'aborder

concerne

plaisir

langue pour laquelle unité ne veut pas
dire uniformité7 il ne confond plus « occitan »
et « catalan » et ne trouve plus que la langue

au

ITALIENS
PARIS CEDEX OS
DES

Paris, le 13 avril 1976.
Cher Monsieur,
Cette chronique
m'a valu

un

«

certain

jets de réponse,

Langue et civilisation

»

nombre de lettres et pro¬

d'ailleurs. Faut-il,
une fois encore, poursuivre le débat comme
nous l'avons fait à plusieurs reprises déjà ?
Je ne le pense pas. Non certes — et le choix
fait en privilégiant à deux reprises et à raison
de deux ou trois pages du Monde chaque fois
les critiques et les répliques Ta bien montré —
que je sois le moins du monde gêné d'être
contredit, voire combattu. Mais pour deux rai¬
sons : d'abord parce que les arguments qui me
sont

opposés

en tous sens

toujours exactement les
précisément cette fois mon ar¬
ticle n'était pas le même, n'exprimait nullement
une prise de
position, mais se bornait à reflé¬

mêmes;

ter les

un sujet qui suscite tant de passions irréconci¬
liables, puisqu'il apparaît que la plupart de ceux
qui m'écrivent pour protester ne supportent pas
la contradiction, procèdent par anathèmes et
déclarations catégoriques sans accepter le dé¬
bat. J'en suis navré, mais à quoi bon poursuivre
dans ces conditions ?

Ne m'en veuillez pas

amère

et

de cette lettre un peu
négative, votre réponse sereine et

courtoise dans

Mais c'est dans

ce

fermeté n'est pas en cause.
domaine-là plus que partout

et pourtant ! — que j'aurai rencontré
quatre années de chroniques hebdomadaires

ailleurs
en

sa

—

ininterrompues la plus virulente intolérance et
reçun le plus d'injures.
Veuillez agréer, Cher Monsieur, l'expression
de

mes

sentiments

distingués.

sont

et que

points de

vue

d'Hélias et de Cantalausa.

■?

i/'

P

i.r

Pierre Viansson-Ponté

�^wwwwwwww
&gt;

I

-

ÁOHt (

£
t etníhf

de province ». Nous voudrions savoir s'il n'est
de bonne petite bourgeoisie intellectuelle (à la¬

qu'es aqueu d'Arle, que s'escrich segond la regeda grafia mistralenca, contrariment de ço que
parlan e dison patoes.

quelle appartiennent jusqu'à preuve du contraire
nos
deux auteurs) que des cafés de la Rive
Gauche et de la Capitale associés.
Finissons en en disant que 32 francs les 310
pages de dégeulis et de ragots érigés en mé¬
thode c'est bien cher et en notant que si les
éditeurs ont tant de mal à trouver des gens qui
fassent de nos thèses une critique recevable

De meme, lo fach qu'an calhat lei costuma
vestimentaris d'un temps passai e que sorton
sa mascarada en pitchots comitats, tôt aquo
per sostener son tradicionalisma « natalinian »

(sis CONCA) massacanet l'evolucion de la danpopulari.
Provençau, quand vos t'espremir per la dança, sias pus qu'un badaire ! Bralhatz vos de
ça

satisfaisant. Nous devons avoir frappé
pour l'ex abbé Barreau n'ait rien
trouvé de plus solide que cette mystification de
gauche » que Le Monde et le félibrige ne de¬
est bien

I

p-

£&gt;AAAAAAAAAAAAAAAAAa

juste

que

blu-joan (blue-jean

«

Il est toujours regrettable de gâcher du papier
pour parler de livres auxquels on risque de faire
une

publicité involontaire (comme le souhaitent
auteurs), mais ces quelques lignes de¬

leurs

vraient vous éviter de mordre au titre racoleur
du livre de Châtelain et Tafani. Ne vous fatiguez
pas à le voler, il n'en vaut pas la peine..
En gros, la thèse est la suivante : tous ceux

qui parlent des nationalités
listes, et par conséquent, ils

vraient pas manquer d'apprécier.
Dernière minute, on nous annonce la parution

(dans la collection

—

«

Châtelain et
comédie dramatique en deux actes, préface de
Mistral, notes de Pierre Viansson Ponté. L'au¬
teur n'est autre que le célèbre professeur RISMO du Rictus Occitan.

de cauvinisma estrech vis

uniquement livresque
les

sont

ne

que

de

se

pencher

al mauvaise foi d'un ouvrage
qui voudrait nous donner des leçons de léni¬
nisme. Disons-le tout de suite, si Qu'est ce
qui
fait courir les autonomistes ? n'apporte abso¬
lument rien au débat sur la question, il est très
intéressant de voir quel est le constat d'échec
sur

erreurs et

qu'il représente de fait

et

explique sereinement que, en se situant de l'ex¬
térieur, nos deux' compères « éliminent le fac¬
teur émotionnel ». On a rarement si bien associé
les procédés de choc de la publicité et le
poncif
le plus éculé de la pseudo « objectivité » bour¬
geoise. Nous savions que Jobert recommandait
à ses partisans de se situer « toujours ailleurs »,
mais nous ignorions que ce genre de canular
était la bible de professeurs de léninisme.
Inconnus sur le terrain des luttes, nos deux
scribouilleurs vont s'appuyer sur ce qu'ils peu¬
vent

essayer de comprendre, des textes. Ne
sachant pas trop quoi raconter, ils vont utiliser
une partie de ce qui est déjà écrit et vont le
monter. Mais pas n'importe comment et en ne
prenant pas tout. Il faut tout d'abord remarquer
que, pour ce qui est du mouvement occitan, les
textes les plus récents sont inconnus des au¬
teurs, ou alors, les gênent trop pour qu'ils en
parlent. En fait la méthode est simple et n'a rien
de bien nouveau; vous ne replacez jamais les

vis dei autres

a

legir : « Tu que sies de souco prouvençalo ».
Es pas la raça superiora germanica mai n'en
siam pas luenh !
Per acabar lo tableu

ais

se

dison apolitic, laissande menar la bar-

autras lo suen de governar,

M'estona que lo « GISCLAR » aguesse
pas
agut l'ideia de faire tornar portar la talhola.
A bon entendedorn, salut.
Tota fes, pas una rason per tirar la barba dé
toteis felibres que vesetz !
ca.

Non,

non e non

l'Occitania

e

lo

Felibritge, es

pas parrier !

Força gens, descurbant lo noveu corant
quauqueis confusions.
Es grand temps de meter aquo au dar,.e, es

X
JULIA Crestian
Lucha Occitana FOS

per aquo que :
Denonci lo Fe librige coma' assasin de la
cultura provençala. Es verai de sa fauta se lei
—

qu'esiste

creson

gens

un

provençau

MAR DE BERRA

-

Capolier dei cagalausetas
Majorau dau racavomi...

vertadier

MONTSEGVR
f&amp;Std dû lUt3

iW

ÎKWMËÎM i

textes en situation

historique, vous les coupez et
leur faites dire ce.qui peut servir votre
argumentation. On peut par exemple suivre
Viansson Ponté et les plus droitiers des félibres
vous

(Bayle) et charger de tous les péchés du natio¬
nalisme tout un mouvement, en s'appuyant sur
les errements de quelques uns. C'est de i'objestivité bien comprise. On peut également pré¬
senter des passages d'un texte de débat qui n'a
jamais été adopté par une organisation (Culture
et politique au sein du mouvement occitan), ou
alors s'appuyer sur les déclarations des exclus
d'une organisation, sans confronter leurs dires
aux positions officielles de l'U.D.B. dans le même
temps. On atteint des sommets que ne désa¬
vouerait pas

Ponia

en

I UUJÍMENGE 22 SI
1) Cal

Lafont

manipulés, on va à présent
faire croire que l'on apporte
radicale de l'idéologie ntaio-

nale. Qu'en est-il vraiment ? Châtelain et Tafani

pillent en le caricaturant l'ouvrage de Guiomar
sur L'idéologie nationale et reprennent à leur
compte toutes les critiques du nationalisme qui
ont été

31111011068

:

Per

cultura

2) Cal comprar

N° 6

:

N° 7

:

e

:

N° 9

:

cal escotar

un

una

:
:

PATRIC
TONI

ser;

N° 8

e

molon de dises novels
Maria ROANET

istoria populara
Carnaval es arribat
Descolonisar l'istoria e per parreis-

una

LOS DE NADAU

L'Oc e los pichons
Escola e exilh.

Lo N° contra 5,00 F

:

LOS DEL LARVATH
ANDRIEU NEYTON

A. DENAT

VENTADORN

Escola - Il VILLEGAILHENC
CCP 2167 13 MONTPELLIER

ROSINA DE PEIRA

-

REVOLUM

faites à l'intérieur du mouvement occi¬

les approprient et ne donnent évidem¬
réponse. Ils doivent certainement
attendre que nous donnions des solutions pour
écrire » un autre bouquin, puisqu'ils sont inca¬
tan, se

ment aucune

3) De libres
e
*

«

pables de toute réflexion autonome.
En fin de compte, cette piètre tentative nous
montre les impasses militantes et théoriques
de toute une frange intellectuelle qui se veut
de gauche » et qui du haut du léninisme bien
pensant de la banlieue progressiste de Vincennes
vient nous donner des leçons de léninisme dans
un opuscule qui, comme disait l'autre, est de la
catégorie des navets : rose dehors et blanc de¬
dans. Cette mauvaise foi qui feint de croire qu'ii
n'est de conception de la nation que stalinienne
«

entraîne

cal legir

gie de l'escola
*

Les textes ainsi
essayer de nous
enfin une critique

e

VIURE A L'ESCOLA
Revista dels regents Freinet audencs
*
Per pna escola doberta sus la vida
*
Per un estudi rôtie e dei contengut idéolo¬

utilisant la méthode dite

du bruit de chiottes (p. 295 : en privé, R.
est bien moins hostile à cette idée).

nos

auteurs

assez

loin dans les

erreurs

grossières : la page 301 contient une perle de
taille, la critique de « la (petite) bourgeoisie

na-

cut

l'impuissance lamen¬

table de leurs auteurs.
Le titre racoleur se doubll d'une présentation
qui fait appel au sensationnel pour nous promet¬
tre que la question set enfin abordée « d'une
manière inédite » (!) et est complété par la pré¬
face complaisante d'un « libertaire » qui nous

moviment

cionalitats oprimadas de l'exagon.
Bota, se posan força problemas dins lei mitans Felibres, per eisemple lo nombre de frofro que l'a a la rauba provençala. Per tôt dire se
fan plaser ! Per leis actions popularas, Mestre
«
Bolegan - Parlaren » lo mostre ben sus nostreis parets : Nosautres Provençau contra lei
Bretons, l'Euskadi, leis Alsacians !
E leis obriers aqui dedins ? Ambe lei
patrons
de segur ! Es pas complic at : Conoissetz
força
felibres que son dins de sindicats obriers ?
Aquo es pas tôt : durbant un metode per
s'aprener lo provençau dich mistralian ai pos-

des nationa¬
font que suivre
et renforcer « la voie royale des idées domi¬
nantes ». Fort bien, mais comment démontrer
celà ? Il est en effet plus intéressant de voir
quelles sont les métfodes employées par deux
intellectuels dont la « pratique » sur le sujet
est

per venir dan-

farandola !
Acusi la Felibrige d'esser un

borgès-conservaire, pro-fachista, entrepachant
la progrecion de la lucha dei classas,
degolinant

Rire » de chez STOCK) de
Tafani chez les autonomistes »,

«

francès)

en

çar la

*

sus

catalans

la luta dels vinhairons occitans

:

La guerre du vin : Pierre BOSC
Ed. GALILEE
Cent ans de guerre du vin :

4) DIRE Revista de critica occitana

Jaume BARDISSA
*

La révolte du Midi : M. le Bris et les Comi¬
tés d'Action Viticole
Ed.

GALLIMARD

Sauvage

Collection

«

La

France

»

5) André CALVÉT

:

per

vòstras semdas occita-

Cantaïre occitan de Tarn-e-Garona, acompanhat a la guitara per un tipe remirable !
Andriu CALVET : Bois de la-Trenque
82200 La Magdeleine-Basse

�LA

19-30 JUIN 1976

5 UNIVERSITE

OCCITANE

PER UN OSTAL

OCCITAN A
PARIS * * *

D'ETE

A MARSEILLE, du 5 au 11

TESTAs

SEPTEMBRE

&lt;DE
TA LENGA

Los dos milhons d'occitans exilhats

d'Eté

se

déroulera

à Marseille du dimanche 5 au samedi
tembre 1976.
Patronnée par l'institut d'Etudes
Ve Université Occitane d'Eté

cette

11

sep¬

Occitanes,
prendra en

de francs vielhs...

Beziers Valras

charge les demandes d'information et de discus¬
sion sur tous les aspects de la vie occitane
ainsi que tous les problèmes qui se posent à
elle.
Outre

~

Ne voldriam e ne podnam faire un endrech
de rescontre per los exilhats e... los « toristas
occitans a Paris, un endrech onte podrian venir
los desrasigats qu'arrlvon a la « Capitala », una

plage

possibilitat d'esplicar nostra luta e UNA LIBRA-

ateliers relatif à la lan¬
gue, l'histoire, l'analyse du texte, la musique po¬
pulaire, la chanson moderne, le chant, la danse,
le cinéma, l'écologie ou l'urbanisme dans la
cité, des après-midi
seront consacrées au
theme : « Quels projets pour l'Occitanie ? »
Ainsi seront posés les problèmes relatifs à
l'industrialisation de la façade nord de la Médi¬
terranée, au statut de langues en Europe, à l'im¬
migration, aux institutions régionales, à l'agri¬
culture de l'Europe du Sud.
un

travail

Paris

plan que ias dificultsts son grand a s dins
aquela vilassa per se poder trobar, se veire, discutir, crompar de dises e de libres, s'amassar
per la luta.
A l'ora d'ara, lo grop de Paris de « Luta Occi¬
tans » a la possibilitat de logar, ambe d'autres,
un local al centre de Paris. Per aquo, cal comprar lo « balh commercial » e cal très milhions

OCCITANAs
Ve Université Occitane

La

a

sa bon

par

RIA OCCITANA.

Les soirées permettront l'illustration par le
théâtre, le cinéma ou la chanson, des questions
qui auront été débattues par les stagiaires.
Tous renseignements sur la Ve Université Occi¬
tane d'Eté peuvent être demandés à :
Institut d'Etudes Occitanes
11 bis. rue de la Concorde
31000 TOULOUSE

ECOLE

PER UN OSTAL OCCITAN A PARIS

OCCITANE D'ETE 1976

organisada

Apprentissage réaliste et efficace de
la

langue
Tous

dans

niveaux.

renseignements

demandés

être

Lycée
sur-Lot

Georges
1.47).

â

Leygues,

PER NOS PODER ACAMPAR E FAIRE
Enviatz d'argent a
LUTTE OCCITANE

10,

Fcurcade, PARIS

rue

directament al
CCP J. DUCLOS 19 420 47 PARIS

o

déjà
Esquieu :

peuvent

Marceau

LIBRARIA OCCITANA

DE PARIS

Toulouse

les dialectes et

tous

FER LA PRIMIERA

l'Institut d'Estudis Occitans
11 bis rue de la concorde

aura
lieu cette année à Villeneuve-sur-Lot
(47), du dimanche 22
août au samedi 28 août.

Elle

á tous les

per

SOUSCRIPTION

RONEO

:

J.V. Marseille 50 F

Villeneuve-

Mme L. Garrie 100
H.G. Nîmes 50 F

F

M.IM. Castres 30 F
M.8.

Montpellier 30 F

P.R. Toulouse 50 F
G.L. Toulouse 50 F
A.A. Toulouse 50 F
Encara un pauc mai e tôt anira plan !
FESTIVAL DE LA CITE DE CARCASSONE ,5-10

Stage de Ch'ant et Danse Occitan.
Renseignement
Gisèle MARTI, 11250

juillet

SAINT-HILAIRE

D ernière
minute...
Communiqué de presse de Lutte Occitane : motion
concernant les élections municipales.

j

*

***

N'&lt;ADUT„ JOURNAL

t'A

*

TOURISME

SPECIAL

coordilTation de Lutte Occitane, réunie à Saint &lt;•
Rémy de Provence les 5 et 6 juin 1976, a estimé

La

"

che

importantes.

TOURISTE ON TE -VOIE TON
ARGENT COMME ON NOILS

NHTK£

PAYfï
(

UNE

AFFICHE EST PRETE:

BULLETIN
Nom

DE

élections

res

Lu

VQU

les prochaines élections municipales, demie- £
avan* une possible arrivée de la gauau gouvernement en 1978, sont particulièrement £

que

# #

d'un

cette

programme

Elle demunde à tous les groupes d'engager des diseussions sur ces bases avec les candidats des par- ):*
tis de l'union de la gauche. Lutte Occitane estime •&gt;

indispensable que soient représentée dans la dyna- .;.
mique unitaire contre le pouvoir en place la volonté 'i',
des travailleurs occitans de vivre au pays dans le
respect de leur culture.
]•,
En tout état de cause Lutte Occitane engage des .*•
négociations avec les partis et mouvements dont £
les aspirations rejoignent les siennes et avec lesquelles elle se retrouve sur le terrain.
.j.

CDMMANDEZ, NOUS LA

SOUSCRIPTION

perspective elle a adopté les principes £
d'action et de revendication à court •&gt;
moyen terme.

Dans
et

*•'

Saint Remy de Hrovence le 7 juin 1976.
La coordination de Lutte Occitane.

!

BULLETIN

D'ABONNEMENT

:

Prénoms
Adresse

:
:

Profession

..

:

Je souscris pour

la somme de

;

Souhaitez-vous entrer en contact avec des
militants de Lutte Occitane ?

j:'.

�prolétaires de tous
les pays, peuples
opprimés,

LUTTE OCCITANE
au

congrès

unissons

de 1' U.D.B.

.

!

nous

A l'occasion du XIIIe Congrès de l'Union Démo¬
cratique Bretonne qui s'est tenu les 17 et 18 avril
à Mur-de-Bretagne (1), les organisations
signa¬
taires de la Charte de Brest

se

sont rencontrées.

un fructueux échange d'informations sur
situation dans nos nationalités

Après
la

respectives,

pu travailler au renforcement des
liens internationaux, tant par l'élargissement de
la « déclaration contre l'impérialisme en
nous

(Intervention prononcée
de la

Lutte

par le représentant
Occitane)

avons

Europe

__________________

occidentale » qu'en envisageant pratiquement
des actions et des échéances communes.

L'approfondissement du débat

entre Lutte Occi¬
actuels signataires de la Déclaration
de Brest nous permet de penser que la lutte
que nous menons en Occitanie pour bâtir le so¬
cialisme sera très bientôt représentée comme
telle au sein de cette alliance politique que nous
voulons de plus en plus efficace car elle est la
tane et les

La

Camarades,

démocratisation

de

l'appareil d'Etat
bourgeois n'est pas la condition suffisante du
passage au socialisme, car c'est cet appareil
d'Etat, mis en place par la bourgeoisie qui nous
opprime par ses structures au service de l'impé¬
«

»

rialisme.

plus sure garantie que le socialisme que nous
construirons sera pour tous les travailleurs la
fin définitive de TOUTES les formes de

Pour donner un sens véritablement interna¬
tionaliste à ce message de soutien de Lutte Oc¬
citane à votre Congrès, je vais vous parler un
peu de la situation actuelle

Occitanie qui res¬
te singulièrement tendue et qui permet de voir
que nos problèmes sont comparables et que
notre combat est le même, pour le socialisme
qui seul peut libérer nos nationSlités.

A l'heure où je
réunions se

en

m'adresse à

ses

déroulent

de nombreu¬
Occitanie pour

«

région morte

»

du 29 avril et la lutte contre la répression. Cette
nouvelle étape de la mobilisation réunira certai¬
nement

plus de 100 000 paysans, ouvriers, fonc¬
tionnaires, commeçants et artisans à Montpel¬
lier, avec leurs organisations syndicales, les or¬
ganisations occitanes et les partis de gauche.
front de tous les exploités de la
rassemblés autour du fait occitan que le

région

qui s'est dessinée en Languedoc et lors de la
dernière journée de mobilisation étudiante
qui
a vu à Toulouse, vignerons
et ouvriers en lutte,
débattre toute une journée avec les étudiants
mobilités contre la réforme Haby-Soisson de
TOccitanie et du caractère spécifique des luttes
régionales.

Et c'est de fait

vous,
en

préparer la nouvelle opération

Et c'est

Alors, que faire ? Actuellement, favoriser la
réalisation de l'unité du bloc national-populaire

ce

pouvoir a voulu faire éclater, et c'est pour cela
qu'il a, après Aléria, pris à nouveau le risque de
faire couler le sang, il porte seul l'entière res¬
ponsabilité des tragiques événements de Montredon.

Un pouvoir qui enzrrive là est un
pouvoir qui
peur. Peur car il sait que sa fin est proche et
qu'il essaie de se maintenir désespérément. Et

tions

avec

impossible

que, si votre prochain
lieu dans deux ans, celui-ci soit le
dernier Congrès avant la victoire électorale de
la gauche, victoire que nous souhaitons, et
nous l'ovons dit à plusieurs reprises, pour dé¬
bloquer la situation politique et entamer la
marche vers le socialisme, mais qui ne nous
garantit pas que le début de la rupture avec le
capitalisme qu'elle peut apporter en partie, soit
pour nos nationalités la fin de l'oppression éco¬
nomique, politique et culturelle actuelle.

pas

Congrès

a

partie
de l'extrême gauche) qui luttent en Occitanie
que se réalise cette Unité Populaire. Nous ne
pouvons que nous en réjouir, car c'est la con¬
dition nécessaire de l'émergence du bloc natio¬
nal-populaire occitan et de la résolution de cer¬
taines contradictions politiques de ces camara¬
des qui ne voient pas encore la nécessité d'une
organisation autonome des nationalités oppri¬
une

mées.

grâce à la constitution de cette Unité
Populaire et grâce à elle seulement que, lors de
l'arrivée au gouvernement de l'Union de la Gau¬
che que nous pourrons exiger de prendre nous
même nos affaires en main pour qu'il n'y ait
plus de possibilité de confiscation du pouvoir
révolutionnaire des masses au nom des intérêts
supérieurs d'un Etat centralisé.
Poser dès aujourd'hui la question du pouvoir
des structures, c'est se donner la garantie
que le socialisme soit effectivement, par l'appro:
et

priation
et

collective des moyens de production
d'échanges, la libération de tous nos peuples,

la souveraineté
nos

langues, de

reconnue

des actions

communes avec

dans la pratique

tes
mée

emprisonnés pour
»

tout en

se

révolutionnaire ?

«

démoralisation de l'ar¬

proclamant militant et parti

Les

a

été

organisations signataires de la CHARTE
en Bretagne les 17 et 18 avrii

DE BREST réunies

1976

:

1) Constatent que les luttes des peuples oppri¬
més de l'Europe Occidentale, pour leur libéra¬
tion nationale et sociale sont actuellement deve¬
nues un élément
primordial de la lutte contre le
capitalisme, élément qui se caractérise :
par l'espoir suscité dans les pays sous do¬
mination de l'Etat Espagnol; par la création d'or¬
ganismes populaires à vocation nationale;
—

en Irlande par la volonté exprimée par la
classe ouvrière de s'unir contre les menées sec¬
taires et fascistes venant de tout côté;

de

—

au

Pays de Galles

par

la lutte menée

pour

véritable autonomie, tout particulièrement
la lutte populaire pour la reconnaissance de la

une

langue galloise;
la montée de la prise de cons¬
peuples opprimés de l'Hexagone.
Ces organisations affirment que le développe¬
ment de ces luttes au cœur du système impé¬
rialiste permettra d'abattre ces structures d'ex¬
ploitation.
—

en

France par

cience des

2) Face à cette montée des luttes de libération
nationale et sociale, l'impérialisme au travers
deses agents locaux répond partout par la ré¬
une répression organisée et coordon¬
les Gouvernements des différents Etats
impliqués, et dont la collusion apparaît au grand

pression,

la force

ce

Nous

ne

jour.
3) Cet espoir de libération ni dans les peuples
opprimés et qui se développe inexorablement, se
concrétise par les liens qui unissent toujours
plus solidement les partis membres de la CHAR¬

notre combat.

libérerons que par le socialis¬
mais il n'y aura pas de socialisme sans libé¬
ration de nos peuples !
nous

me,

TE DE BREST.
Face à la répression et

à l'impérialisme, nous
la solidarité interna¬
tionale des peuples opprimés jusqu'à la victoi¬
renforcerons toujours plus
re

finale.

Les organisations signataires de la CHARTE
DE BREST :
U.D.B.
Union Démocratique Bretonne.
U.P.G.
Union du Peuple Galicien.
I.R.M.
Mouvement Républicain Irlandais

des militants

çaise du nucléaire parce qu'elle est française,
défendre le fusil français contre son homologue
allemand au nom de l'indépendance nationale
et refuser le soutien aux soldats et syndicalis¬

niqué final auquel Lutte Occitane s'associe
adopté. Nous le reproduisons ci-dessous.

née par

—

de la

de l'uranium à Lodève et défendre la filière fran¬

l'Assemblée de Catalogne, qui représentent
l'espoir d'un véritable changement démocrati¬
que, populaire et national pour deux des natio¬
nalités opprimées de l'Etat Espagnol, le commu¬

cultures et de nos déci¬
sions. C'est cette dimension universelle qui
fait
nos

partis hexagonaux qui ne parlent de nous que
dans un souci d'efficacité électorale et par op¬
portunité tactique. Car, si nous pouvons parfois

gauche hexagonale, nous voyons bien que
ce sont eux qui, sur la question du socialisme
et des nationalités sont pleins de contradictions
et que leur débat interne sur ces questions est
loin d'être clair. Comment peut-on en même
temps soutenir les luttes régionales en Occita¬
nie et déclarer superbement « tout ce qui est
national est nôtre », lutter contre l'exploitation

à

—

C'est

Nous commençons à avoir l'habitude des ral¬
liements et des déclarations démagogiques de

mener

Constitution Provisoire de la Nation Galicienne,
à l'Assemblée Nationale Populaire Galicienne et

des militants d'organisa¬

hexagonales (PCF, PS, PSU,

a

n'est

l'oppres¬
capitaliste.
Outre d'importants textes de soutien à la

sion

—

—

fcT.o.o.

(Sinn &amp; I.R.A. oficials).
E.C.T.
Gauche Catalane des Travailleurs.
—

C.G.

—

Pays de Galles Rouge.

E.H.A.S.
Parti Socialiste du Peuple Basque.
P.S.A.N. (P) — Parti Socialiste de Libération
Nationale des Pays Catalans, Provisoire.
—

Mur de Bretagne,

le 18 avril 197Q.

★

Mur de

(1) Voir les
29273

n" 149 et

BREST-CEDEX.

Bretagne, le 18 avril 1976.

150 du

«

PEPPLE BRETON

»

-

BP 304

�</text>
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              <text>Lutte occitane. - Annada 05, n° 25-26, juin-juillet 1976</text>
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              <text>Lutte occitane. - Annada 05, n° 25-26, juin-juillet 1976</text>
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              <text>Vignette : https://occitanica.eu/files/original/47295ea8b38f2afc59064a13272b67f6.jpg</text>
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          <name>Is Part Of</name>
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              <text>&lt;em&gt;Lutte occitane&amp;nbsp;&lt;/em&gt; &lt;a href="https://occitanica.eu/items/show/21630" target="_blank" rel="noopener"&gt;(Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue)&lt;/a&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Journal d'information, &lt;em&gt;Lutte occitane&lt;/em&gt; contient des articles contre l'extension du camp militaire du Larzac, il aborde aussi les probl&amp;egrave;mes de la viticulture et du tourisme en Occitanie. &lt;br /&gt;&lt;em&gt;Lutte occitane&lt;/em&gt; publie aussi des interviews et des articles de fonds permettant un appronfondissement des principes essentiels de sa ligne politique.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, AE V</text>
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      <name>Occitanisme = occitanisme</name>
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