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                  <text>é

ESPAGNE

:

_

?

QUELLE DEMOCRATIE

MENSUEL

SOCIALISTE

OCCITAN

-

2,50 F

27

IM

octobre-novembre

PLAN

BENTEGEAC

QUI Y

CROIT ?

«
Le Languedoc va mourir » : nous ne&lt; sommes
plus les seuls à l'affirmer, mais c'est aussi le titre
de l'hebdomadaire parisien « le Nouvel Economiste »
qui publie un reportage de plusieurs pages pour con¬

firmer
détail

affirmation. Inutile de revenir dans le
les données de cet article, nous les con¬
naissons toutes fort bien : projets industriels aban¬

.

cette

sur

donnés, aménagement du littoral confisqué au profit
du capital, personnel politique local incompétent,
etc...

NAUSSAC

et surtout

NOUVEAU LARZAC

la crise de la viticulture.

Dans

ce domaine, «Sud» a dévoilé le
projet Benqui présente hélas de nombreuses simili¬
tudes avec le plan de rénovation proposé par Chirac

tegeac,

1973.

en

Premier

point, il est impensable

5000 personnes rassemblées en Lozère,
c'est un peu comme s'il y avait 500 000 person¬
nes. à une
manifestation parisienne. C'est la

LUTTE
OCCITANE de mettre en place un plan de dévelop¬
pement qui n'inclut pas l'ensemble des activités
régionales. La vigne fournit un certain nombre de
dérivés
du marc pour l'aliment du bétail aux colo¬
rants
naturels, en passant par le jus de raisin pouvant donner naissance à une forme d'industrie
régionale, à condition encore que le conseil régional
soit à même de djsposer de suffisamment de crédits
pour mener à bien ces opérations : Sinon, on assiste
à des joutes politiques par intérêt régional interposé
pour

première fois qu'un tel événement

comme

c'est le

nicipalité

cas

à Narbonne

l'opposition,

en ce

entre

l'actuelle

qui

du Larzac, de la Drôme, les comités
Larzac, le PSU, Lutte Occitane, etc... étaient
là pour soutenir les habitants, de la vallée

mu¬

concerne

Pour le droit de vivre et travailler
selon leur propre mot d'ordre.

«

Comme

effort particulier pour le Languedoc, comme
cela a été fait pour la Bretagne et le Massif Central»
Deux exemples à méditer... qui n'ont pour l'instant
ces

deux régions

PAS DE SOLUTIONS
ECONOMIQUE

que

DANS

pour sauver
N.B.

au

Larzac, il faut

la Lozère,

Le samedi

sauver

pour sauver

Naussac,

l'Occitanie.

18

septembre, 200 gardes mobiles
qui s'étaient couchés en tra¬
de la route pour empêcher une expertise qui
vers
aurait marqué le démarrage imminent des travaux.
Les paysans blessés ont eu le loisir d'assister à
une
rentrée toujours plus percutante : celle des
forces de l'Ordre capitaliste.

des usines-pirates.
LE

pays »

professionnelles :On voit que le Bas-Languedoc
fait école. Car il s'agit chaque fois de sauver
toute une région. Il s'agit de savoir si dans
5 ans «Lozère» sera autre chose&lt; qu'une expres¬
sion géographique pour dépliant touristique.

Un

apporté à

au

Mais la SOMIVAL menace de commencer
les travaux du barrage en octobre. Le comité a
décidé d'organiser une grande journée «Lozère
morte» avec les syndicats ; et organisations socio¬

Pour résoudre tous ces problèmes, M. Pierre
Brousse, sénateur-maire de Béziters et nouvellement
promu ministre du commerce et de l'artisanat récla¬
me
dans une interview au «Nouvel Economiste» :
«

produisait

paysans

l'usina
de construction de colorants naturels. Car aujourd'
hui en Languedoc comme ailleurs en Occitanie, la
création d'une dizaine d'emplois, apparaît comme
une victoire
éclatante... surtout au plan électorall
Autre exemple : l'aménagement du port de Sète a
provoqué une réaction de la Chambre de Commerça
de Narbonne qui réclame aussi des crédits pour Port
la Nouvelle. En haut lieu, l'image du «Midi» cocasso
se
poursuit... sur le terrain, il est plus profitable
d'aménager des ports de plaisance.
et

se

dans ce département. Ce rassembla ment était à
l'initiative du Comité de Défense de la Vallée
de Naussac, mais avait reçu le soutien régional
de la CFDT, du CNJA et du MODEF. Des

-

ont

LIBERALISME

Avant d'aborder plus en détails les solutions
du plan Bentegeac, il est bon de mettre noir sur
blanc un certain nombre de données sur le vignoble

chargé 40

paysans

languedocien.
d'abord, il faut répondre à Yves Bentegeac
les petits et moyens viticulteurs occitans - dont
pour la plupart le revenu n'atteint pas le SMIC - ne
sauraient accepter comme référence Louis Lauga
et sa conception de la libre'entreprise. En
fait, ce
plan véhicule à nouveau, tout un encadrement idéo¬
logique moderniste, symbolisé par les groupements
de producteurs qui apparaissent comme la clef de
voûte de tout l'édifice. Or, c'est bien connu, la
grenouille ne peut pas se faire plus grosse que le
boeuf, et les échecs de DARNAGA ou de l'URCAM,
restent
présents dans l'esprit des viticulteurs :
chaque fois que les producteurs ont entrepris de se
grouper, le négoce a pratiqué une politique de dum¬
ping, contre laquelle ne pouvaient lutter les grou-'
pements. Le gouvernement incite à la création de
groupements de producteurs pour l'attribution de
subventions et peut-être un jour, des primes de
stockage : c'est inadmissible. Il n'est pas non plus
question de laisser s'édifier des super-structures
comme
les groupes coopératifs laitiers et céréaliser
dans lesquels les notions de coopération, solidarité
ou démocratie appartiennent au domaine des oubliet¬
Tout

que

;

tes

?

lo

dissabte

23 d'octobre

VIVRE
trabalhar
al

PAIS

�Arièja d'Qccitania

rapport BENTEGEAC

Tapage °° „

suite de la

1976

Il

plus être question d'arrachages
la production de vin, couvrant la consommation «fran¬
çaise». Il faut réaffirmer avec force que les vins de
mauvaise qualité, ne sont pas dus à un rendement à
l'hectare excessif, mais à une politique de gestion
des exploitations imposée par le pouvoir en place
qui oblige le viticulteur à faire du rendement pour
ne

saurait

non

affronter les conditions de marché.
Ce qu'il faut exiger, c'est l'interdiction de la
chaptalisation dans les zones extraméridionales,
l'arrêt total des importations et une refonte c empiète
du marché. C'est évidemment trop demander dans le
cadre du libéralisme économique qui sévit sur le
marché européen.
Quand à l'office du vin, il reste toujours à créer
et
les accords interprofessionnels signés au mois
de juillet dernier, au profit de qui ont-ils été para¬
phés, et par quelle catégorie d'agriculteurs ?
On peut aussi offrir d'autres thèmes de réflexion
à M. Bentegeac : la production de «plaine», est-elle
toute de mauvaise qualité? Que font les innombra¬

bles camions-citernes immatriculés «33» dans les
chais des caves coopératives de «plaine» et des
Corbières, par exemple? Va-t-on tirer les crédits
nécessaires à la «reconversion», des plus-values
réalisées par le négoce? etc...
DES SOLUTIONS BÂTARDES
DANS LE CONTEXTE ACTUEL

INACCEPTABLES

Abordons maintenant, les cultures de «substi¬
avancées par M. Bentegeac, dans l'interview
accordée à «Sud». Tout d'abord un préalable, en

tution»

Languedoc, ion n'a pas oublié l'arrachage des

pom¬

miers...

Il

est certain

qu'à l'heure actuelle le marché
en ce qui concerne la collec¬
te du mais, dans un ordre de
grandeur de 13 à 14
millions de quintaux. La collecte
«française» tourne
autour de 7,5 millions de quintaux, dont 2,5 millions
de quintaux destinés à l'exportation. Il est donc
certain qu'il existe des possibilités d'expansion
et des débouchés, mais certainement pas dans la
zone
viticole, car le seuil de rentabilité [Jour une
exploitation ensemencée en mais, tourne autour de
50 hectares; où sont ces exploitations? A moins que
M. Bentegeac, comme l'a souligné dans un commu¬
niqué le MIVOC îassèfillusion, aux grands domaines
qui se trouvent au sud-est d'une ligne NarbonneBéziers-Montpellier ?
De

déficitaire

est

commun

plus, il

impossible d'envisager une culture
permanente du mais sans risquer un appauvrissement
des 'sois, déjà inquiétant en Béarn. L'assolement
est indispensable, mais il parait difficile de trans¬
former du jour au lendemain des viticulteurs en
éleveurs! Nous ne ferons pas allusion au marché
de l'élevage qui n'a rien à envier à celui du vin!
Nous ne ferons pas allusion au marché de l'élevage
qui n'a rien à envier à celui du vin!
sujet du soja, les propositions de M. Ben¬
tegeac apparaissent vraiment comme une grosse
boutade. Le s cja n'appartenant pas à la catégorie
de céréales protégée par le règlement communautaire,
il faut savoir que la prime accordée qujourd'hui en
France à sa culture, associée au prix de marché,
ne
couvre pas ses frais de production!
Le marché
du soja est dominé par le lobby américain, et ce
n'est pas demain la veille que le gouvernement
français actuel, et à fortiori, la communauté euro¬

péenne, vont affronter

ce

conclusion, la légèreté, l'inconscience et
la provocation sont toujours de mise pour le gouver¬
nement, quand il affronte le problème viticole. Plus
que jamais l'unité d'action entre les petits et moyens
viticulteurs et les travailleurs du Languedoc, doit
permettre d'arracher au pouvoir en place aujourd'hui
comme
à celui qui y sera demaiin; des solutions
i

quées par une constante,
: la pluie.
Pluie

deux

des Cerises » par le Théâtre de l'Olivier
Après * Villages à vendre », une n ouvelle pièce sur
la crise de la cerise dans le vaucluse; c'est d'une
grande efficacité militante et en même temps très
agréable à voir; Pour les faire venir jouer dans votre
coin, voici leur adresse : 27, rue du 11 Novembre
13100
Aix-en-Provence ; tél. 26-34-55
-

*

OSTAL OC

«
Maintenant, après avoir fait mourir l'Ariège
petit feu, le gouvernement se fait bonne conscien¬
ce
en nous imposant un parc
National où des tou¬
ristes assoiffés de nature et de pittoresque pour¬
ront contempler, isolés parmi les ours et les bêtes
sauvages, les quelques paysans qui y resteront.
L'Ariège ne doit pas être une réserve, elle a d'au¬
tres aspirations». Cet appel, comme ceux de la CFDT
(les jeunes s'en vont chercher ailleurs les emplois
que le Couserans ne peut leur offrir et ne trouvent
chez eux que le chômage), Témoignage Chrétien

Sète
Qui
et

mer

-

8,

rue

Dalayrac

-

Lutte Occitane
:

30 F

-

-

vous

31000

:

Toulouse

Directeur gérant : R. Burle

cep :

Lutte Oc Montpellier 158248

Commission paritaire

imp 34

-

rue

N° 54 837

des Blanchers

-

la mort de

:

connaît Sète «ile singulière» entre

ne

la

l'étang de Thau ? Qui ne connaît les produits
étang? huîtres, moules, palourdes, anguilles,
Une activité économique importante
qui offi¬

de cet
etc...?

ciellement

dépasse les 5 milliards de

Francs

et intéresse 1170 inscrits maritimes
dont
343 ostréiculteurs (en fait plus nombreux
puisqu'en-

200 autres ont

viron

un statut
agricole). Quand on
chaque ostréiculteur emploie en moyenne un
ouvrier, que la famille travaille à l'étang, que l'os¬

sait que

tréiculture

donne du travail à des transporteurs rou¬
artisans, on peut dire que plus de

tiers

et

6000

personnes

à des

vivent, des produits de l'étang à
Sète, Mèze, Bouzigues, Marseillan, etc...
L'été dernier la malaiga a durement touché l'é¬

tang, une malaiga renforcée par une pollution chaque
jour plus grande. Mais cette fois c'est une malaiga
bien plus importante qui va s'abattre sur les zones
coquillères : l'urbanisation de la bande côtière qui
de Sète à Marseillan.

va

Progressivement donc, un
de béton risque de s'élever sur les mille hecta¬
que possède La Hénin depuis qu'elle a mis la

mur
res

les Salins du Midi

sur

:

anciens marais salans

vignes du domaine de Villeroy.

!

31000 Toulouse

sait comment

la

«Floride

Occitane»

Grau du Roi, d'énormes possibilités
s'offrent à elle sans pratiquement aucun

dans

Pour

foncières
contrôle

négociations sont en cours depuis un an
entre la municipalité communiste de Sète et la Hénin
On parle d'une zone d'aménagement concerté
(Z.A.C)
actuel

passe

sont pas assez

informés de ce
et la municipalité dans le système

peut pratiquement intervenir qu'au niveau
des permis de construire,. Pour l'heure on sait
que
trois points vont être urbanisés : deux vers
Sète,
respectivement de 40 à 47 hectares et le troisième
de 4i hectares vers Marseillan. Une première tranche
semble-t-il car, si l'opération est rentable, le
vign« ble suivra les marais salants. Pour le moment donc
ne

zone

de tourisme

populaire (?),

un port

une

a

qui choisissent l'occitan

au

bac.

département qui

a perdu 10 000 agricul¬
qui connaît des grèves
dures aux usines Péchiney de Tarascon et Creusot
Loire de Pamiers, qui comptait 1200 chômeurs en
un

(45 / )

teurs

en

onze

dernier dans

mars

ans,

le seul

secteur

du textile

lave-

lanétien,

l'heure est à la lutte. Cette lutte qui se
cristallise parfois sur l'opposition au Parc, elle
doit permettre de prendre conscience de l'unité
pro¬
fonde des difficultés des différents secteurs de
l'économie ariégeoise et aussi de ce qui ressemble
aux luttes menées dans d'autres
régions, en particu¬
lier avec les autres régions occitanes avec lesquel¬
les il estpossible d'organiser des actions communes
sur
certains problèmes. En effet, c'est dans la me¬
sure
où notre affirmation parfois désespérée de
rester vivre chez nous débouchera sur une
compré¬
hension plus claire de l'ensemble des pru. blêmes et
une
désignation des responsables (gouvernement,
Etat, notables qui se souviennent qu'ils sont socia¬
listes le jour des élections et qui hésitent à se
battre contre le Parc, etc...) qu'elle nous permettra
de vivre ici une autre vie, demain.
Unité

populaire et régionale, liaison des luttes,

voilà aujourd'hui des armes que nous devons emplo¬
yer.

Exil, Parc National, sous industrialisation,
projet d'implantation militaire (Pamiers), projets de
barrages noyant des exploitations, problèmes fores¬
tiers, touristification, folklorisation, c'est le cha¬
pelet des luttes en Ariège comme en Occitanie ?
Et c'est pour cela que, de plus en plus nombreux,
nous
nous rendons
compte qu'Arieja es en Occitania
i volem viver
sabem que cal

a

massa

una

autra

vida,

e

per aquo,

lutar.

l'Etang de Thau
et

sance

une zore

&lt;

résidentielle sont

prévus. Un

grau

artificiel doit aussi joindre la mer à l'étang et serait
à la charge de la municipalité. On ne sait quel effet
il peut avoir sur

l'équilibre de l'étang.

travaux de remblément s'évaluent à un mil¬
de mètres cubes. La côte de l'étang va être
«rectifiée». Cela veut dire que l'on va détruire des

Les

lion

peu profondes, là où des jeunes alevins sont
sûreté. L'équilibre biologique de l'étang sera
donc détruit si l'on comble ces «pouponniières». Azones

en

z à cela les pollutions que ne manqueront pas
d'amener les lits prévus. On parle pour l'instant
de 14000 lits mais si le projet se développe on va

joute

Seins

est

QOUtG

de plai-

aepasser

ics

i vu

uuu.

.l/c

pius

irigano

les rangs pour

la création d'une école nauti¬
que sur l'étang avec hord-bords, etc... Aussi, malgré
le manque d'informations on peut poser quelques
questions. Combien ce projet va-t-il créer d'emplois
sur

nouveaux?

Face

aux

6000 personnes qui vivent de

l'étang et qui risquent de perdre leur travail si l'é¬
tang est assassiné, les emplois créés ne peuvent
être que dérisoires. De plus le P.D.G. de la Hénin
fait partie du Conseil d'Administration du groupe
Bouygues. Il ne faut donc nien attendre sur le plan
niveau du bâtiment.

au

A

combien s'élèveront les

dépenses des collec¬
quelles seront leurs répercussions
sur
les impôts locaux? Car, qui paie lcfc adductions
d'eau, les routes, les transports et les bâtiments
tivités locales et

publics ?
En

ne

avec

appeler l'Occitanie,
la présence des chanteurs occitans
commence

les diverses luttes et le nombre croissant des

candidats

été

Des

se

que l'on
le prouve

comme

public possible..

fait les Sétois

dramatique,

et

sentiment d'une communauté de destin

ce

région

local
a

faite. Cette fois-ci le processus est différent : une
société qui gère 1800 milliards de crédit est devenue
propriétaire de 37000 hectares de terres appartenant
aux
Salins du Midi. Ainsi à Sète, Aigues-Mortes,
Le

réelle

de

revenus

une

12 n"

des éléments. Ainsi ,dans des condi¬

autour du

fait régional, autour de la situa,
et elle dépasse le localisme Couseranais comme l'a montré
l'affirmation
de la solidarité des
ariégeois en lutte avec les
viticulteurs. C'est d'ailleurs ce qui est le plus sen¬
sible dans les luttes qui se mènent
actuellement,
tion

pour les

à

qui

pour 10 F au lieu de 15 F
(la différence est pour vous )

commandes dès maintenant à

vos

8 Mars

particulièrement défavorables, par trois fois,
les ariégeois ont dit non au sacrifice de l'agricul¬
ture
de montagne par un pouvoir qui doit chasser
les agriculteurs de leurs petites exploitations pour
que l'Europe verte soit viable et pour ne plus ren¬
contrer d'opposition à ses projets de rentabilisation
de l'espace dont le Parc National est un élément.
Ils ont aussi dit non au sous-emploi, à la fermeture
des quelques usines existant, à l'exil forcé. Quel¬
ques extraits d'appels à la journée Couserans région
morte sont de ce point de vue significatifs,
et par¬
fois surprenants. Ce rassemblement aussi combatif
qu'interclassiste a été appelé dans les termes sui¬
vants
par l'UNCAL et les JC : «Nous assistons
depuis quelques années à un dépeuplement massif
de l'Ariège, et ceci en raison de la centralisation
excessive du produit national.

En

Legeires !
Diffusez Lutte Occitane autour de

Demandez 5 n"
Passez

battante à Saint Girons le

de Lutte Occitane

Le Temps

réalise

de séche¬

tions

On

Amies

cette année

UNATI, les associations de médecins de commer¬
çants ou de pompistes, se termine par des appels
à l'unité dans la lutte. Mais cette unité elle se

mille

déchaînement

et

La commission paysanne

«

en

manifestants qui, tirant les leçons des
opérations similaires organisées par les viticulteurs
languedociens disaient eux aussi leur volonté de
wiver al pais», froid et brouillard pour les trois mil¬
le participants qui, à l'étang de l'Hers disaient non
au Parc National,
la douche la plus forte pour les
cinq mille personnes qui sont venues discuter avec
nous
à Montségur et qui n'ont pas pu rester sous le

main

constructives.

(vivre et travailler au pays), les agriculteurs qui
soulignent la nécessité d'une industrie locale pour
permettre un fonctionnement normal de l'agriculture,
la FEN (le diplôme professionnel, le
Bac, c'est le
billet pour de grand voyage»), le PS, le PC, le CID

resse

géant.

En

et

l'Ariège, département qui a
sa population en un siè¬
cle, l'année de l'affirmation du refus de la mort
lente et planifiée, l'année du
refus des projets du
pouvoir. Trois manifestations ont marqué cette mon¬
tée globale des luttes dans le
département, la jour¬
née Couserans-région morte de mars, la fête de la
montagne organisée par l'Association de Défense
des Pyrénées Ariégeoises et la Fête populaire
que
nous avons
organisée à Montségur pour la troisième
fois. Ces trois manifestations, avec leurs différen¬
ces
sur lesquelles nous allons revenir ont été mar¬
moitié de

est

Au

réalistes

été pour

aura

perdu plus de la

conclusion il faut lutter pour que

les rive¬
l'étang soient informés de ce qui se prépare
ne voyons qu'une solution : le classement
l'étang de Thau avec création d'espaces verts

rains de
Et nous
de
et

interdiction de construire faute de quoi de Mar¬

seillan à Balaruc

: (t de Sète à Mèzes il n'y aura plus
grande poubelle. A l'heure actuelle, seule
l'Association pour la protection des Etangs Langue¬

qu'une

dociens demande

ce

classement du site.
G.B.

P.S. Depuis le passage de Pierre Juquin à Sète, le
P.C.

s'oppose

au

projet de la Hénin.

�BEARN

La'Guerre des Demoiselles
continue tous les jours
«

La guerre

des Demoiselles

»

continue tous les jours

affirmation de François Baby, historien de la

Cette

révolte

ariégeoise du XIX ème, c'est un des person¬
nages du film qui la justifie : les ariégeois compren¬
nent de plus en plus le mécanisme qui aboutit à la
mort de leur pays. « Quand on veut tuer un animal
le vide de son sang, quand on veut tuer un pays,
on
on

le vide de

ses

film

est

Ce

hommes

».

le résultat d'un échec.

Echec de

deux cinéastes

qui venaient rechercher dans la mé¬
populaire les traces de cet acte de folklore

moire

engagé où le déguisement carnavalesque était à la
fois armure et signe de reconnaissance, et contre
lequel 15000 grenadiers se ridiculisèrent au nom du
pouvoir central. Mais la révolte n currie de folklore
n'a pas été productrice de folklore et c'est un pays
douloureusement conscient de sa mort qu'ont trouvé
Gérard Guillaume et Jeanne Labrune.et ils le disent.
parties, dans

Deux

deux

ce

première partie, la quête d'une Ariège mythique
et mythologique, celle de l'histoire perdue, se fait
attentive dans le 2ème volet pour écouter les arié¬
geois, leur vie de paysans et de bergers, leur mort,
leur opposition au Parc National. Et cette caméra,
qui devient son propre objet à la fin du film pour
nous rappeler qu'ici les acteurs sont les acteurs de
la vie et de l'histoire laisse passer plusieurs dis¬
cours
qui se mêlent (parfois trop) pour construire
les points d'interrogation du propos.
de la

Le discours

la Guerre des Demoiselles n'est

sur

celui de la culture officielle, elle seule sait...

que

l'ethnologue fraîchement rentrée des colo¬

De

nies, Mme lévy ,qui se complaît, entre ses fiches
et ses masques africains1 à nous dire que les arié¬
geois «ont honte de leur histoire» à la touchante
collection du Comte Bégouen où, hélas, les objets
ne sont plus que des «reliques», de l'his¬
Baby parlant depuis la Faculté de Toulou¬
se
au plus vieux ménétrier de
France, A. Sentein
qui doit noter dans ses carnets la tradition qu'il
veut conserver, le sentiment est pour nous amer : il
y a un discours sur la guerre des Demoiselles; les
descendants des protagonistes ont oublié, la culture
institutionnelle parle, seule, avec, plus ou moins de

du travail
torien

F.

AN GANHAT

:

CFDT

COMMUNIQUE
Le
le

CGT

-

redémarrage de l'usine constitue
de records absolus
-

car

la

1ère

&gt;

la mise
l'entreprise.

74

par

-

par

une som¬

:

date de conflit remonte à Juillet
sous

administration provisoire de

2 ans d'inactivité ont été
le pense pour le personnel

plus éprouvants qu'on
décidé à lutter.

N'a t'on pas constaté entre autres que 2 de
nos
camarades sont morts prématurément à moins
de 50 ans.

lésions

profondes et invisibles ^ en ont
affecté certains et sur le plan psychologique le
chômage a été bien souvent un destructeur impitoya¬
Des

ble car bien souvent les hommes et les femmes de
la lutte n'ont pas été soutenus et compris même par
leurs familles...

tations

les actions ont été dures,

retentissantes, les

menaces

film, de toute façon restera une
date. Croyez-le, maintenant en Couserans, il y a
des gens* qui savent ce qu'a été la Guerre des De¬
moiselles. Pour avoir montré, avec l'amour du pays
découvert, que nous existons, que nous sommes
occitans et déterminés à lutter pour contrôler tou¬
jours un peu plus notre vie, pour nous avoir donné
un
peu de notre histoire niée et oubliée et un peu
de cette parole que vous détenez, Merci, amies
parisencs.
Pour

fois de désor¬
hors la loi ce

il est la preuve intan¬
gible' que les travailleurs ont pris en mains leur
destin et leur lutte et qu'à la fin ils avaient encore
une
image telle, qu'ils ait trouvé les voies de la
:

fin d'un conflit social très grave.
Gaston DEFERRE et le Conseil Régional ont
admis la rentabilité de l'usine et la nécessite de

régler le problème social

Société
d'Economie Mixte chargée d'appuyer la solution
industrielle, mais si Maurice GENOYER a fait ce
pari c'est parce que les faces vives de l'usine se
sont battues jusqu'au bout et souvent d'une manière
implacable.
125 stagiaires composent l'usine où sont
dispensés des cours de formation.
-

en

nous

ce

créant

une

Luta Occitana organisa en Biarn

purmer cop

hesta.
la hesta que volem aver la gai, l'arrid, los
las danças, lo placer d'estar amassa, mani-

De

cants,

festacion d'amistat

de solidaritat.

e

Mes n'es pas tôt

solidaritat

E

dia hesta.
amistat

e

qu'es deben amuishar
pot arrivar a tots omis e

mei meishant de ço que

au

hemblas de 'ciu.
Per aquo Luta Occitana n'ei pas un sindicat
d'organisacion de hestas mes un moviment politic
que vou trobar lo camin deu socialisme en gardan
la noste originalitat, la noste personalitat, aver
ataù lo poder de 'ns' dirigir nos meidishs.
Bearn que

Noste

Chabrol

par

(

sur les Corbières, nous ne permettrons
film soit censuré. Nous reviendrons sur
sujet et sur le film dans notre prochain numéro

que ce

d'un entretien

cours

) Le

avec

les réalisateurs du film.

de perspectives, de réponses à cer¬
questions ne semble n eus laisser comme pos¬
sibilité de lutte que la répétition de l'affrontement
di) XIXème et la série de bombages hostiles au Parc
groupés, sont plus une maladresse qu'une réponse...
/

manque

taines

Pour les 40 qui restent, Maurice GENOYER
s'est engagé à tout mettre en oeuvre pour demander
aux
Pouvoirs Publics de les réinsérer dans des

de formation complémentaire et d'intervenir
auprès des Industriels régionaux pour leur reclas¬
sement. On est donc en droit de penser à la réem¬
bauche rapide et définitive de l'ensemble des de¬
stages

mandeurs d'emoloi.
Mais dans ce bilan, il faut souligner la diffé¬
rence
entre les 400 emplois existant
auparavant et
les 125 susceptibles d'être créés en 6 mois dans
la nouvelle Société. De même que les fonds

publics

auraient été mieux utilisés au maintien de l'activité
de l'entreprise qu'à indemniser au
chômage les
travailleurs qui, malgré les déclarations gouverne¬
mentales et patronales ne se complaisaient
pas
dans l'inactivité.

La

reprise

d'aujourd'hui, résultat de leur lutte

la preuve éclatante et constitue
de la lutte acharnée des travailleurs.
est

une

victoire

souhaitons à tous nos camarades d'infor¬
ou à venir de tenir comme nous
l'avons fait de combattre et de dénoncer ce régime
qui se veut encore intransigeant alors qu'il meurt
de ses incohérences et de ses incapacités à régler
des problèmes élémentaires et souvent essentiels.

présentes

Lacq

C'est

dicale
et

non

POURQUOI, il faudra

d'ai Iles «forces de

ne manque

que

la liberté

syn¬

soit

respectée dans la nouvelle entreprise
bafouée comme elle l'était auparavant.

DENONÇONS TOUS LES ABUS SANS RELACHE
COMBATTONS SANS FAIBLIR UN INSTANT.
SEULE LA LUTTE PAIE
ET DANS L' ACTION

:

ua

baishan,

que va anar en

aquo

qu'ei savut

la situacion que s'accéléra e la restructudeu costat de

Mes
racion

voù estujar la liquidacion tan
S.N.P.A. que de CdF-Quimia que

la
lo

saludam hens
exemplari de 'questa estiu.

combat

son

Mes

l'industria

sola

a

ligada a Lacq n'ei
qu'avem coneishut los
conflits de COMSIP, CTA on la solucion n'esto pas
lo developament de l'emplec mes meileu ua condamnacion. Au ras de 'questas entrepresas, l'industria
tradicionala ne pot pas balhar au monde de 'ciu ua
feiçon de compensar la perta deu trivalh.
pas

La

estretament

baishar lo

cauçura

qu'ei

cap,

en

shens

nada vergonha que
hican dehora 120 obreras

BIARN ES
n'ei pas

q'ei

crisi desempuish temps e
barran BEARN-CAUCURAS

baish en dificultat ; lo BOIS
caçat 90 obrers l'an passai
ad'aisa. A LANSALOT l'escandal

après

mei

au po

aver

q'ei enquera mes gran. Los obrers aulurones son
completament deishat per l'estrem per un patron
qu'es trufa deu lo desen de trivalhar en enlhevan las
maquinas.
L'alimentacion
tabei grossas

dab los biscuèits BOHAT qu'a

dificultats.

QUE SAVEM PLAN QUE N'EI PAS CAP A
QUE I A UA SOLUCION. LOS PAISANS

E
LA

TERRA

QU'AT SAVEN PLAN.
Devant

podem sonque cridar que
volem pas estar escanats.
Tots los de 'ciu, los naduts al pais o los qu'an
causits de viver a noste, aquesta combat qu'ei lo
neste. Qu'ens eau amassar e lutar.
Los vinhers del Lengadòc,
Los paisans del Larzac,
nos
amuishan la feiçon de har e que ve dem qu'es
eau
pelejar tôt dia contra un poder que cerca la
soa rentabilitat au pretz de noste vita.
n'i

a

tôt aquero ne

pro, ne

obrers de Griffet

Los

qu'an, réussit

après

a

TOT

MOMENT

Marselha

a sauvar

presa torna arrecomençar.
heit los tanurs d'ANNOŃAY

un

an e

mielher

lo lor trivalh, l'entre-

De 'questa feiçon aven

QU'EI UN MOMENT DE LUTA

lo poder capitalista e hipercentralisator
l'Estat Frances qu'ens eau estar caborruts.
Contra

de

Mes

qu'ens
noste

pas sonque

sera

balhada

ta diser NON o atener l'ocasion
en quaqua eleccion de muishar

volontat de cambiament.

NON
eau nos meidisha tôt moment gahar's au tri¬
occupar'ns deu nostes ahars, aver tostemps
la voluntat d'arreglar nos meidish los nostes pro-

Qu'ens

valh,

blemas.

s'apera la responsabilitat,
s'apera l'autogestion,
aquo que s'apera l'autonomia
Nosaus a Luta Occitana que revendicam aquesta
autonomia que'ns sembla lo verdader camin deu
Aquo

que

socialisme

Que
poderos

-

TOUS UNIS A LA BASE

sabem tabei que'questa revendicacion los
la volem pas veder e l'aperan séparatisme.

ne

Aquo qu'ei ua feiçon d'arrefusar de considerar
poples occitans, bascos, corses, cata¬
lans, bretons, ua feiçon deus clavar la boca cap a
l'opinion publica
lo

Ce pouvoir, incapable de gérer
leurs pas une occasion d'envoyer
l'ordre» matraquer les travailleurs.

aquesta moment

aquo que

Nous

tunes

en

desempuish lontemps..

Lo muble

PS : Le film, initialement programmé sur TF1 pour
les 11 et 18 Octobre est «retardé», peut être aux 6 et
7 Novembre? Après la non programmation d'émis¬
sions sur la chanson occitane et de la série réalisée

coneish

situacion economica catastrofica.

Crestian Coserans.

précises.

On a d'ailleurs qualifié quelques
donné ce qui n'est pas commun et de
qui est trop généreux.

Seul le résultat compte

les manifes¬

Per
ua

du film.

en

Certes

!

★★★★★★★★*★★★★★★★★

excellent instrument de sensibi¬

50 d'entre eux d'ici fin Septembre vont repren¬
dre une activité au sein de la nouvelle entreprise et
il est prévu 85 personnes d'ici fin janvier.

CGC

soi

en

un

Ariège et dans la région, mais nous pou¬
vons craindre qu'il soit mal perçu à la Télévision.
Il faut peut être regretter que le souci d'une certaine
écriture ait parfois noyé le propos et souhaiter que
l'on ne considère pas le film comme un document
typique et folklorique, que derrière les visages, le
travail, la pauvreté, on perçoive le drame, que l'on
respecte l'expression comme l'ont fait les auteurs
en

!

dénouement du plux vieux conflit de France

me

ne

-

film est

Le

au

GR1FFET

LUTA OCCITANA : UA HESTA

et

lisation

ce

du

lutter

les auteurs dans le cadre d'une animation cul¬
originale et populaire, pour savoir que, quoi¬
qu'on puisse lui reprocher, il est de fait un élément
de notre combat actuel, car il donne pour la première
fois à ces paysans oubliés de l'histoire et sacrifiés
par le capitalisme et l'Etat, l'occasion de prendre
la parole et de questionner.

regrettera que les deux parties du film ne puis¬
pas, si elles sont programmées..., être vues
dans leur c cntinuité. En effet la seconde partie
donne effectivement la parole aux ariégeois, et elle
est un début de réponse à la pratique de l'ethnologie
coloniale. Les ariégeois parlent, peut-être pas de
niveau

volonté de

par

sent

la voudrait, transposée au
mythe et du totem, Mme Lévy, mais de

leur

turelle

On

que

de

et

compte de l'expérience du film qui se
poser des questions, chercher le mythe et
trouver
la réalité, le projet est ambitieux. Il n'est
pas touj curs tenu, la limite de l'histoire et de l'ac¬
tualité est parfois floue et l'écriture symbolique de
certains plans nuit à la force du questionnement (;).
Mais il faut surtout remercier les auteurs de leur
honnêteté. Venus enquêter, ils ont su écouter et
s'effacer devant la parole qu'ils ont provoquée. Il
faut avoir vu le film en couleur dans les écoles et
les mairies bondées du Couserans où il a été projeté

pas

histoire telle

mort

Rendre

fait

terrorisme.

leur

de

quand même.,

film, antagonistes parfois

démarches certainement. La caméra agressive

histoire

leur

crit deus

ESTAR AUTONOM n'ei pas barrar la porta e
espiar lo vesin dab meshidença.
ESTAR
AUTONOM qu'ei estar responsables
deus sons heits e ajudar aus autes enta que podessim tots anar cap a d'aquesta societat mei clara,
egalitari, amistosa.

Aqueste socialisme
que

volem

que

siissi

que

com ua

l'aperam
hesta.

(Interrencion de Lut. Oc.)

e que

volem

�\

VIDA NOVA
LARZAC
Les

CA CONTINUE !

du Larzac viennent une fois de
plus de prouver leur détermination et l'attachement
qu'ils ont pour le causse du Larzac. Le samedi 2
Octobre, François Jacobi et Christian (bergers)
investissent la ferme de Cavaliès, au sud de Pierrefiche du Larzac (appartenant aux domaines), soute¬
nus
par les paysans et les autres habitants du Pla¬
teau (centre non violent du Cun, fermes des Truel
et de Montredon)
nouvelle occupation est très importante au
moment où l'armée intente des procès aux squatters
du Larzac. Au moment où se prépare le procès en
Cette

appel des paysans ayant participé à l'action du 28
Juin. Le procès se déroulera à Montpellier vers la
mi novembre. Le comité Larzac soutenu par quinze
partis et syndicats appelle à

organisations,

une

mobilisation générale.
Lutte

Oc

.

Montpellier

Tous, les occitans qui suivent depuis cinq ans
l'affaire du Larzac ont été surpris par la dureté de
la sentence.

faut dire que jusqu'à aujourd'hui, la répression
avait épargné le plateau. )La résistance non violente
des 103 et de leurs alliés paraissait en être la
cause.
Les
actions presque illégales n'avaient
pourtant pas manquées :
marche sur Paris, paccage sous la Tour Eiffel;
construction de la bergerie, marches sur le Larzac,
adduction d'eau aux fermes à l'intérieur du camp etc..
Que s'est-il passé pour que soudain le gouvernement
n'en supporte pas plus ?
certainement pas

n'est

mouvements d'où sont issues
plupart des idées et des luttes nouvelles (écolo¬
gie, occitanie, femmes, jeunes, autogestion) ont
décidé de se réunir pour créer une force autonome.

quelques papiers brûlés qui

porte fracturée et
sont la cause.

une
en

allant fouiller dans ks locaux
paysans cherchaient les preuves qui
de dénoncer le gouvernement.
En

militaires les
leur permettent

sabilité de l'inaction et

Notre

et

re

non

l'action d'une minorité

Aujourd'hui de larges masses aspirent confusément
ce changement de société qui se confond,, aux
yeux de millions de travailleurs, avec le changement
de gouvernement que doit amener la victoire électo¬
rale des partis de l'Union de la Gauche. Cette vic¬
à

Mais si les

partis du Programme Commun envisagent
nombre de

certain

mesures

favorables

aux

tra¬

ne peilisons pas qu'il suffise de changer
le
personnel des institutions de l'Etat capitaliste pour

Nous

autre sens à leurs activités et pour rom¬

un

cher

les mêmes d'ailleurs.

«Deux

mis

en

défaut

a

frappé.

viticulteurs nous la connaissons
bien ; D'abord on vous ignore, ensuite on vous lais¬
se
faire certaines actions allant jusqu'à les approuve
ver
(monsieur Chirac avait donné raison aux viticul¬
Cette méthode

nous,

enfin quand les manifestants réussissent à
jnouver les mensonges des pouvoirs publics, à prou¬
teurs)

aussi que

ver

des

ministres,

rencontres

sont que des dérivatifx, des soporifi¬
les masques tombent et la répression

ne

ques alors
arrive.

la viticulture, l'industrie, et les conditions
Vensemble de la population occitane le

Comme

de

derrière les traficants il y a l'accord
que les discussions, les offices les

vie de

dépend d'une volonté politique déterminée
piller cette région de ses richesses.

Larzac

de

buts

simples ; dans le bas Languedoc les
européens viendront récupérer leurs
forces et surtout restituer l'argent qu'ils ont eu pour
leurs congés, aux trusts multinationaux; sur le Lar¬
zac
l'armée européenne viendra s'entraîner pour
garder les biens de ces mêmes trusts.
Les

sont

travailleurs

le 29 Avril

Comme

nous

avons,

l'Unité Populaire. Notre projet
les masses des partis de
mots

:

nostra

terra

gardarem lo

larzac
POUR

mivoc

EMPECHER L'ACHAT DES TERRES PAR L'ARMEE

pétitions, protestations, conférences et
manifestations
diverses, l'administration poursuit son
action en vue d'aboutir à l'acquisition par l'armée des
13700 hectares prévus pour l'extension du camp militaire
Malgré

du

les

Larzac.
En

des agents de l'administration con¬
propriétaires et leur font des propositions

moment,

ce

des

tactent

d'achat amiable.
Or

un

certain nombre de

ces

propriétaires

tants, et ne résidant pas sur le Larzac sont
et ainsi à «profiter» de l'occasion que leur
Lors
territorial

Que

«

non

Un Groupement
mis

des
de

ayant atteint la dimension
le texte administratif, nous procédons
au
lancement d'un Groupement Foncier Agricole intitulé
G.F,A. LARZAC-2.

G.F.A.

prévue

II

travail.

Foncier Agricole «G.F.A. LARZAC-2,

faut de très gros moyens

ensemble,

L'AUTOGESTION, définie comme une nouvelle
de rapports sociaux qui prétend transformer
tout type de rapports humains, à tous niveaux et
partout, pour donner à toute collectivité la responsa¬
bilité de se gouverner elle même, et non comme une
simple technique pour améliorer la gestion des entre¬
prises ou des communes.
L'expérience montre que la structure en pyramide
qui définit le mécanisme successif de délégation,
concentre indefectiblement le p ouvoir dans les mains
d'une bureaucratie élitiste. A l'opposé, l'autoges¬
b)

nous

les

financiers. Ces

moyens,

forme

tous

avons.

Vous

pouvez tout de suite acheter une ou plusieurs
du «G.F.A. LARZAC-2» au prix de 1000 F la part.

parts

dehors de

En

l'action de sauvetage du

Larzac, cet
placement. Certes
par ; «s offres actuelles l'armée crée un cours supérieur
à la valeur réelle du terrain. De ce fait, dans l'immédiat,
ce
placement peut paraître peu avantageux. Mais à-moyen
terme, compte tenu également de l'inflation, cette opération
peut etre considérée comme un placement sûr et,
somme
toute, assez bon.
achat

constitue

aussi

pour

Amis du Larzac,
propriétaire du Larzac.
Pour

d'écrire

LARZAC-1

par

vous

un

est conçue comme un système de gouvernement
fondé sur la multiplication des centres d'exercice
réels du pouvoir qui s'affrontent et se contrôlent
mutuellement pour aboutir, de façon réelle et vivante
à la démocratisation de la vie économique et sociale.
Elle n'est ni un fonctionnement inorganisé, ni un

tion

laissez

pas

l'armée devenir

acheter une ou plusieurs parts, il vous suffit
secrétariat du G.F .A.-LARZAC-2 qui est le :

«despotisme éclairé» qui réduit
simple instrument.

au

de

Moyrazès

12009 RODEZ

c)

vous

DROIT

A

L'AUTODETERMINATION des

s'appliquer aussi aux communautés juives,
tziganes, arméniennes, etc...
Il s'agit là, pour nous, d'un problème spécifique lié
à la nature même de l'Etat socialiste souhaité.
mais

remercions.

Dans

Signé : Les paysans du Larzac - L'association de Sauve¬
garde du Larzac - Le Comité Départemental de Sauvegarde
du Larzac.

Le

«nationalités minoritaires» qui ne doit pas se borner
aux
seules communautés territorialement situées,

même temps et à la même
l'ordre de «Maître Roquetaillade», Notaire à MILLAU», en mentionnant au dos de
ce
chèque «Pour le G.F.A. LARZAC-2».
nous

le peuple à la con¬

dition d'un

de Sauvegarde du Larzac

Vous pouvez envoyer en
adresse votre chèque établi à

D'avance

le.cadre du G.F.A. LARZAC-2 nous vous pro¬
posons de participera nouveau à l'achat des terres mises
en
vente librement par leurs propriétaires, et ainsi d'em¬
pêcher l'armée de les acquérir.

ne

Comité Départemental
Chambre d'Agriculture
route

DEMOCRATIE SOCIA¬

:

a) La propriété sociale - et non «étatique» - des
moyens de production et d'écahnge, la gestion direc¬
te par les travailleurs déterminant eux-mêmes, dans
le cadre d'un plan élaboré démocratiquement, les
finalités, les conditions et la rétribution de leur

Ce G.F.A. permet de mener à bien les opérations
d'achat des propriétés mises en vente. Pour ce faire, il

lui

AFFIRMATION DE LA

-

LISTE FONDEE SUR

route.

en

convoité.
Le

examen

pensez-vous

exploi¬

prêts à vendre
offre l'armée.

précédentes opérations d'agrandissement
l'armée, réalisés dans d'autres régions,
on
a
contasté que pour déclencher (éventuellement) la
procédure d'expropriation il lui fallait au préalable avoir
acquis à «l'amiable» un pourcentage important du territoire

maximum

c) Une rupture avec son appareil d'Etat et l'ensem¬
des pouvoirs, qu'ils s'exercent à l'entreprise,
sur
la terre, sur la ville, sur l'information, dur l'en¬
seignement, etc... et ont pour fonction d'imposer
aussi bien par la répression que par la prétendue
participation, un MODE DE VIE UNIFORME trans¬
formant chaque individu en consommateur et en main
d'oeuvre déplaçable à merci et permettant un cons¬
tant élargissement du profit. Cette rupture devant
s'accompagner d'un changement radical sur les struc¬
tures mêmes du pouvoir,.
ble

Piponhet.

est

PRODUCTION, DE CROISSANCE ET D'APPA¬

listes eux-mêmes.

dans l'unité popu¬

trouvé les moyens de lutter, c'est dans la
solidarité avec le Larzac que nous continuons l'u¬
nion des travailleurs.
gardar

perle de cet

autre

RUPTURE AVEC LES FORMES CAPITALISTES

tionalité

fut un exercice de rédac¬
de Mistral homme d'action?
Y a-t-il eu un gars d'assez fou pour relater la visite de
Marcelin Albert à Mistral lors des événements de 1907?
Les étudiants sont des sages, nul doute que les copies
rendront un vibrant hommage au génie disparu... Madona,
j'en ai la larme à l'oeil...
Une

tion

-

b) Par la croissance qu'il impose, il aboutit à l'irra¬
de la vie quotidienne, à la destruction des
cycles écologiques, et cela dans le cadre d'une
surexploitation imposée aux peuples du tiers monde
ainsi qu'aux régions périphériques des pays capita¬

optionnel, l'épreuve de Provençal a réunie cette
centaine de candidats. Remarquons tout d'abord
que comme à Nice il n'y a qu'une graphie autorisée. Siam
au
pais de Mistral, fau escriure ambe la grafia de Roumani Ile.
Il faut donc être un peu masochiste pour vouloir
écrire ambe la grafia occitana. Cette année les «Kamika¬
zes»
n'ont pas été nombreux. Mais plus intéressant qu'un
empaillage sur la graphie est le contenu de l'exameei
Pour se mettre en appétit, un texte inévitable de Mistral
à
traduire intitulé «L'Université Provençale». Mistral
racontant
les déboires de l'université de Marseille qui
réclamait une faculté de médecine et que le gouvernement
accorda à Montpellier. Ceux qui trouvent que ce texte,
cette anecdote sous-tend un antagonisme entre Provence
et
Languedoc, et tiens peut-être que cette rivalité existe
encore,.,. Ceux-là ont bien l'esprit tortueux.
Texte révélateur aussi par son vocabulaire : Province,
mère de la race... amour, orgueil pour la patrie...
une

laire,

per

la

»

Examen

année

non,

a) Sous sa forme nationale ou multinationale le ca¬
pitalisme instaure le règne universel de la marchan¬
dise dans l'ensemble des activités humaines et des
conditions d'existence quotidienne, du travail à la
chaîne à la télévision, en passant par les cités par¬
king, les HLM, les marches du loisir et de la culture
le corps et la sexualité... Il met la société toute
entière en état de crise permanente.

n'est pas de déta¬
la gauche classique

l'examen de Provençal (moderne) à

sur

faculté d'Aix

ou

REIL D'ETAT.

mains et construisent leurs propres

en

proposons,

DE

I

avec

côté le pouvoir organise réunion sur réunion
négocier, de l'autre il spécule et gaspille l'ar¬
gent de la nation au profit de quelques uns ; toujours

viticulteurs le gouvernement

à toutes les forces sociales, orga¬
qui aspirent à un changement fonda¬
mental de structure, des rapports entre les hommes
et avec la nature (?), des modes de vie et de civi¬
lisation, à une autodétermination des peuples et des
individus, un processus de CONVERGENCE qui les
fasse se rapprocher entre elles autour des quelques
points MINIMA ci dessous et au sein d'un organisme
commun
qui permette la coordination de leurs acti¬
vités dans une stratégie unitaire..
Nous

pensons que

pre

contradictions.

QUELS POINTS MINIMA D'ACCORD ?

nisées

de tourner court et de

donner

propres

avec

la victoire électorale risque ainsi
ne pas déb oucher sur le chan¬
gement de société espéré (comme en 36, c cmme
lorsque le PS et le PCF étaient ensemble au gouver¬
nement en 45/47).
Nous

leurs

SUR

lesquelles nous sommes d'accord,
ils
n'envisagent pas d'engager un processus de
rupture avec la société de profit en encore moins
avec les institutions de l'Etat bourgeois centralisé.
vailleurs

mouvement

NOVA vise très haut : le projet socialiste
autogestionnaire ne peut exister, ne peut commencer
à prendre corps maintenant que s'il s'affirme comme
projet à vocation majoritaire.

participer.

y

notre

VIDA

peut en effet enclancher la dynamique du chan¬
gement, c'est pourquoi nous voulons la favoriser et

toire

pouvoirs pour imposer leur volonté à la bourgeoisie..
C'est contre elle et dans les luttes que se construit

pour les

à partir de cette vie de tous les jours que
exprime des propositions. La réa¬
lité de celles-ci obligera les autres composantes
du mouvement social à se transformer et à dépasser
leur projet initial sous peine de périr victimes de
C'est

agissante.'

millions.

comme

sonnalité de chacun.

de notre société au socialisme autogestion¬
naire, passage qui suppose un large accord populai¬
passage

leurs affaires

Alors

s'agit de créer, à partir de la vie de tous les jours
pôle autonome, lieu de rencontre, de discuesion,
de réflexion, de proposition et d'élaboration d'ac¬
tions communes unitaires, dans le respect de la per¬

place dans la perspective du

convergence se

niveau plus élevé l'offensive unitaire.

Il

POURQUOI UNE FORCE AUTONOME ?

té 39 millions anciens,

veut

porter à un

un

Il les ont trouvées, le domaine

D'un

derniers patent seuls la respon¬
de la division : il s'agit de

en

la

les habitudes séculaires de soumission
passive à la hiérarchie.-Nous pensons que le proces¬
sus
de rupture ne peut être engagé que si les tra¬
vailleurs et leurs alliés prennent, à tous les niveaux

de Montredon ache¬
aujourd'hui vendu à l'armée
pour 270 millions plus un dédommagement de 110

montrant que ces

Un certain nombre de

un

Il

Ce

CONVERGENCE SOCIALISTE AUTOGESTIONAIRE OCCITANE

paysans

I

(3ème partie
sur

la remise

non encore
en cause

rédigée portant probablement
de la croissance).

�espagne : vers quel le démocraties
RASSEMBLEMENTS

LES
a été une année Portugal en Europe du
doutons pas que 16-11 soit une année Espa¬
gne. Cette fois-ci, pas d'oeillets, pas de Révolution,
pas de prétextes possibles pour les Brigades Inter¬

Si

Sud,

75-76

ne

Politique Saisonnier : tout
se
passe dans la moiteur des cabinets. Pourtant
face au changement octroyé au compte-gouttes par
nationales

du Tourisme

la rue est toujours le
privilégié des revendications, populaires et de
la répression, toujours, sanglante. On nous annonce
ce
qui va se passer ici quand le giscardisme se
«fascise». Mais outre-Pyrénées, quand le fascisme
se «giscardise»?
héritiers du franquisme,

les

lieu

SOARES

EN SUAREZ

:

L'INTEGRATION DES
l'état de

L'Amérique, l'Europe, enfin le monde libre
respire : si le Portugal a été rouge c'est que le so¬
leil se couchait. Ceux qui ont eu peur
qu'il ne se
lève peuvent renfiler tranquillement leur pyjama
rayé, rapatrier leurs capitaux suisses et se rendor¬
mir dessus : les trop gros oeillets sont des
chrysan¬

thèmes. Le «socialiste» Soares
les tombes restent fleuries.

veillera

à

ce

que

A Madrid,

on. a commencé par les chrysanthèmes
pour Franco, pleurs de commande, Amen!
Et après? Ceux qui avaient misé sur la bêtise
sup¬

posée du royal successeur dz ila loque se sont trom¬
pés : le capitalisme a intérêt, par temps chaud, a
mettre des crânes pleins sous les
casquettes. Juan
Carlos a compris la leçon du Portugal : pour rester,
cracher
LA

dessus.

Ici

commence

TACTIQUE SUAREZ
L'erreur à

GENTE.

ne

:

sa table que leur
l'opération Suarez.

à

UNE DROITE INTELLI¬

pas commettre

:

laisser

se

bloquer la politique espagnole entre une droite fran¬
quiste intransigeante et une opposition de plus en
plus écoutée même dans les milieux bourgeois.
L'armée

n'était pas, en

effet,
danger pour le
même si 90 / des officiers généraux ac¬
tuels n'ont pas été trempés dans le sang baptismal
de la guerre civile, même s'il a fallu écraser dans
l'oeuf une tentative d'association démocratique
d'officiers (aujourd'hui habilement autorisés à reve¬
nir et parler d'abondance en Espagne), l'armée est
un
pilier de l'Ordre en Espagne. Toutes les théories
para-portugaises (sans jeu de mot) de l'armée «subs¬
titut» de la société politique dans les pays de dic¬
régime

sion

un

:

autour

tature

de la Méditérranée étaient

une

exten¬

dangereuse de la situation portugaise (guerre

coloniale à la fois providence et gouffre économico-

politique,

fixation sur les problèmes militaires de
politiques importants, armée-univer¬
sité pour les pis de bourgeois etc) à des situations
bien différentes.
Car en Espagne, depuis quelques années, il
existe une opposition politique agissante et recon¬
nue
implicitement hors de l'exil (les grands exilés
sont aujourd'hui seulement des symboles) et de l'ar¬
mée. Car en Espagne, depuis toujours, il existe des
nationalismes et régionalismes qui ont su être le
fer de lance de la lutte anti-franquiste avec les tra¬
vailleurs de l'ensemble du pays. Pour le régime, le
danger vient de là, d'une union des bourgeoisies
régionalistes, des travailleurs des diverses natio¬
nalités et de l'opposition politique organisée. De¬
vant le danger de ce bloc démocratique, Suarez cher¬
che une parade et la trouve : la démocratie minimum
octroyée. Le minimum étant à négocier avec les
«socialistes minimum», les «régionalistes minimum»
contre les «maximalistes» de l'extrême gauche et du
nationalisme
révolutionnaire Basque ou Catalan.
tous

les choix

droite

Une

intelligente cherche à faire la politi¬

certaine gauche si, au-delà des
il lui fallait gouverner. Suarez est
l'homme fort de la droite intelligente. Ex-ministre du
Mouvement Franquiste, il n'hésite pas à convier
de temps en temps pour consultation les dirigeants
des divers pays socialistes engagés dans un front
que

ferait

que

une

programmes,

avec

commun

le Parti Communiste (La Coordination

Démocratique). Et ils viennent !
Avec
mis

aux

l'armée (tout nouveau programme est sou¬
Lieutenants généraux), avec l'opposition

démocratique modérée (de droite et de gauche) Sua¬
rez
voudrait en rester au minimum dans un aconsencontre

sus»

la gauche

radicale.

Pourquoi tant d'efforts ?
L'INDISPENSABLE AGGIORNAMENTO.

gouvernement démocratiquement
élu commencera véritablement à mettre en pratique
des réformes sociales et économiques qui entraîne¬
ront l'Espagne sur le chemin des grandes nations
occidentales il est très probable que la classe ou¬
«

vrière

Quand

un

bien plus qu'aujourd'hui dis¬
appelé le pacte so¬
pacte peut prendre initialement la forme

espagnole

sera

posée à accepter ce que l'on a
cial.

Ce

et

pour sortir l'économie espagnole de
prostration dans lequel elle se trouve. Plus
pour le bien de tous, il serait nécessaire

la

rue.»

à

un

y consenso
CAMBIO 16 qui

social» est publié dans le numéro
analyse l'arrivée au pouvoir de

divers

ouvriers

giscardien!

ralisme

civilisée» de Gil Roblès en passant par les
partis socialistes (PSOE, PSP etc...). Paral¬
lèlement se regroupent les syndicats clandestins
Commissions Ouvrières (majorité communiste),
U.G.T. (majorité socialiste) et U.S.O. (proche de la
C.F.D.T.). Mais la droite anti-communiste se regrou¬
pe aussi : diverses tractations sont en cours pour
un regroupement massif de la droite, d'Areilza (droi¬
te modérée) à De la Mora (fasciste-franquiste).
Un
seul objectif pour cette droite : surenchérir sur les
limitations aux libertés «octroyées», se préparer
rafler le plus de sièges possible au cours d'élections
les plus désavantageuses possibles pour la gauche.

«droite

une

syndicats «verticaux», regroupant patrons
et étroitement soumis au pouvoir cen¬
tral, une administration fasciste qui écrase les re¬
vendications des salariés : un état de fait idéal
pour les patrons pense-t-on généralement. Il n'en est
plus du tout ainsi. Certes dans le passé, et dans
un
système capitaliste international pas encore en
crise, un système politique qui assurait une maind'oeuvre bon marché et disciplinée aux patrons parce
qu'il proclamait les mains rouges de sang, que le
problème ouvrier était un problème d'ordre public,
ce
système-là était béni par les chefs d'entreprises.
Mais aujourd'hui les patrons des petites et moyennes
entreprises et les capitalistes industriels en ont
assez
d'être coincés dans un monde économique
atone
qui les contient de force dans des syndicats
dominés par la très grande entreprise, qui les sou¬
met à la loi du capital financier concentré dans les
grandes
banques, valet direct pour les choix éco¬
nomiques d'un pouvoir central ultra-conservateur
dans tous les domaines, corrompu et qui se main¬
tient grâce à un système effrayant de réseaux de
clientèles. Face à ce pouvoir, les ouvriers ont su
s'organiser en syndicats clandestins qui s'expriment
de plus en plus fort. Les industriels moyens se sen¬
tent tenus à la fois par l'oligarchie financière direc¬
tement liée au franquisme (qui redistribue l'épargne
à sa guise) et par un mouvement ouvrier sauvage
qui les harcèle. Ils ne voient qu'une solution à leur
essor
possible : la «Démocratie». «Les travailleurs
ont leurs droits, leurs revendications sont justes, et
nous,
les petits et moyens chefs d'entreprise, nous
nous
trouvons avec une législation du travail qui ne
nous
est pas commode» déclarait récemment un re¬
présentant de cette catégorie. Les patrons veulent
retrouver
leur initiative. Pour pouvoir s'orienter
librement. Pour pouvoir pactiser avec leurs ouvriers.
Pour eux, le corporatisme est aujourd'hui une «utopie»(sic). Finie l'ingérence étatique, vive le libé¬

•

Suarez

la vie

de

mieux la

au

fameux «consensus» fera-t-il long feu? La vie po¬
litique espagnole ne va pas manquer d'agitation et
de remises en cause. En partie X cause de la grande
le

inconnue.

LA GRANDE INCONNUE:

Dresser

de

un

se

d'opposi¬
impossible

tableau complet des partis

serait aussi

tion

fastidieux qu'inutile

reconnaître dans les

nuances

:

et les change¬

de nom sans une pratique suivie de la presse
quotidienne espagnole, et encore! Par contre les
manifestations publiques de l'opposition sont faci¬
les à repérer par leur ampleur de masse sans précé¬

seul

Un

.

et

décisive. Ce

sera

cle'

GENERALE

est encore

la seule

façon pour toute une région de réclamer au-delà de
la démocratie octroyée par bribes. Les dernières
en date se sont déroulé es au pays Basque (paralysie
totale) et dans la province de Madrid. Elles sont,
hélas, l'occasion de démontrer que la police tue
toujours, de révéler les limites palpables de la Ré¬
forme actuelle : vouloir un régime il la Giscard c'est
vouloir un régime à la Poniatoivski. Avec si possi¬
ble encore un peu de Franco : de plus en plus la
police se contente de laisser faire les groupes d'ex
trême droite.

sera

le thème du prochain arti-

DOMENGE

L'INTERNACIONALA
Abonnement

C'est

encore

dont

revue

-

Souscription

demander des

pour

sous

voulons parler. Mais

nous

nouvelle revue? Que

se

et encore pour

pourquoi

une

propose-t-el le d'être ?

longtemps déjà, l'occitanisme officiel fait
slogan «orne, frema d'oc, prend la parole»... mais
poignée d'écrivains. De trop nom¬
textes dorment dans les tiroirs, des chansons ne
seront
jamais enregistrées; sous prétextes que leur lan¬
gue n'est pas assez «pure», que leurs idées ne sont pas
assez
«intéressantes» certains se voient rejetés des cir¬
cuits officiels. Il s'agit donc pour nous de donner la
parole à ceux qui n'y ont jamais droit.
Depuis
le

sien

seuls
breux

la prennent une

Si

comme

titre «l'internacionala»
avec

occitaniste «narcissique».

même la langue Française sera
que la langue d'oc s'affir¬
voulons pas qu'elle devienne une barrière.

pour

cela

bienvenue. Si

me,

choisi

clairement signifier qu'il s'agit d'en finir

C'est
la

avons

nous

pour

nous

ne

que

nous

voulons

réflexions

plus de refaire un recueil de
Les articles, les dessins, les
politiques, les poèmes, nous ne les signerons

pas,

en

Il

ne

poèmes

de

de

nous

ne

s'agit

pas

non

Tartempion.

pas se

dent.
GREVE

catégorique des lieutenants gé¬

mon»

néraux : Non à la remise en cause de l'unité nationa¬
le
Les militaires ne visent pas au hasard : c'est
dans les «régions» que l'agitation démocratique est

ments

LA

LES NATIONALITES

ET REGIONS.

certain

L'OPPOSITION

A mettre en place «sans douleurs» une
bourgeoise répressive, sans doute. Mais

l'attendent.

démocratie

c'est
LES REPONSES DE

réussira-t-il? A écarter les communistes
politique légale, certainement pas. Il le

déjà et son objectif est maintenant de préparer
future majorité de droite aux tâches qui

sait

une

Il faut dire qu'aujourd'hui toute l'économie es¬
pagnole est en danger : 900 000 chômeurs réels, un
taux d'inflation situé aux alentours de 20 / en sont
les signes les plus visibles. A tord ou à raison, les
jeunes loups de la politique officielle espagnole ne
voient le salut que dans un alignement rapide sur
le modèle» économico-politique des pays de la CEE.
La relance, le redémarrage, sont au prix de l'accep¬
tation des «rouges» (là-bas le rouge commence au ro¬
se pâle) hors des prisons.

ce

de la

gauche •modérée» pour isoler la gauche radicale. Les
deux se retrouvent principalement dans la Coordina¬
tion Démocratique qui va du Parti Révolutionnaire
des Travailleurs et du Parti Communiste jusqu'à la

Des

et

de

par le pouvoir. Nous l'avons vu, la stratégie
dernier consiste à devancer les aspirations

simple relance de la politique
franquiste traditionnelle. Pourtant, la suite l'a mon¬
tré, c'est là la pensée même des forces qui soutien¬
nent le nouveau premier ministre.
comme

POLITIQUES sont
les seuls à être pris en considération

REGROUPEMENTS

LES

conclusion d'un article intitulé «In•

flacion
de

marche.

en

évidemment

certain

Cette

archicomble,

précédente un «festival de la canço»
avait drainé toute la jeunesse vers Canet de Mar.
La Marxa de la Libertat a occupé tout l'été le devant
de la scène politique catalane : tout un peuple se

degré de consensus fondé sur
un
principe de base : la forme future de la société
espagnole doit se décider dans les urnes, non dans

Suarez

fleurs

il vaut mieux inviter les autres

tard,

d'arriver

veulent

semaine

La

trêve

d'une

ANCIENNES DICTATURES

MASSE

Sports de Barcelone étouffant et

des

met

DE

DE

prouver la vitalité de l'opposition quand la censure
lâché un peu de lest. La Catalogne a connu cet été
son
premier meeting au grand jour depuis 40 ans :
celui de l'Assemblée de Catalogne dans un palais

prendrons la responsabilité collective afin
cacher dans l'anonymat.

Pour donner un outil, au bouillonnement d'idées qui
s'élargissant, nous avons besoin de sous, mais encore
plus d'idées et d'articles. Dès maintenant, tu peux pren¬
dre contact avec l'équipe qui lance le bouchon.
va

4 numéros

-

•

...................

30 F

..........................

50 F

abonnement souscription

abonnement soutien

Chèques à adresser à l'ordre de F. Bard - app 810 résidence l'Europe - av du 8 mai - 13100 AIX en Provence

�Notes

et

repères de l'ALSACE

Un éminent historien a pu se permettre
dans une très parisienne histoire de l'Alsace,
de cet événement inoui qu'a été le pouvoir des
et des soldats en novembre 18 : «et Strasbourg

SAUVAGE

d'écrire
sujet

au

ouvriers

traverse

petite révolution, pâle projection de la pâle révolution
allamandel». Une autre version confond purement et
simplement les objectifs du mouvement populaire avec les
manoeuvres du parti allemand. Ces messieurs ne nous
apprennent absolument rien, si ce n'est leur peu de
sympathie pour l'Allemagne; ils avouent surtout n'aimer
ni le peuple ni la Révolution.
une

L'Alsace, c'est la choucroute, les colombages, le
cigognes en plâtre». Images d'Epinal.Les
alsaciens ne s'y reconnaissent pas.
vin,

«les

Les retombées du capitalisme
lièrement concentré de la Rhur qui

international particu¬
tendent a faire de
sont plus passivement

l'Alsace la poubelle de l'Europe, ne
subies. Une mobilisation massive, une

contre-information

cristallisent contre les implantations nucléaires sur le
Rhin où Badois, Souabes, Alsaciens se retrouvent au
coude à coude dans les occupations et tissent une solida¬
se

rité inédite.
Corollairement les offensives populaires depuis 68
de

plus

plus fréquentes

en

ne sont pas

seulement revendi¬

catives, d'ordre sociale, économique, mais idéologiques
culturelles. Elles manifestent le désir de reprendre
possession de sa mémoire, de la mémoire populaire,
tâche qui implique la mise a jour de l'histoire de la franci¬
et

sation autoritaire.

le champ de bataille milntaire, l'Alsace devient le
champ de bataille économique.

REPRENDRE POSSESSION DE SA MEMOIRE.

Il fallait ce petit détour. De telles citations nous
montrent, en effet, de manière aveuglante que lorsque la
bourgeoisie se met à penser l'histoire des mouvements
populaires, elle pense principalement à les falsifier, à

Le ba nnissement de notre langue a subi quelques
retards du fait d'une histoire militaire, nationaliste trop
connue, dont les

les mutiler.

Alsaciens ont fait chaque fois les frqis.

En dépit de deux siècles de francisation et de germanis'à-,
tion alternées (sans doute, en fait, à cause de cette alter-1

L'enjeu? C'est la substitution, la confiscation
la pensée populaire : il ne s'agit ni plus
de brrouiller la mémoire que le peuple a de

nance) l'alsacien reste parlé par 80% de la population.
Pourtant la répression et la censure de notre langue furent
d'autant plus redoublées. Il y a à peine une génération,
l'on voyait des placards publicitaires sur des tramways
Il est chic de parler Français». Moins ouverte, plus effi¬
cace, fut l'interdiction de parler notre langue à l'école,
au lycée sous peine de sanctions, mesure qui,
frappe
surtout mes camarades ruraux, brimés dans leur pouvoir

du passé, de
ni moins que

luttes.

ses

Censure de la langue?

«

a

L'idéologie de la bourgeoisie n'est pas, comme on
le croire longtemps, celle de la libre personne.

pu

C'est essentiellement

l'Alsace a, par contrecoup, bénéficié de l'essor économi¬
de ces deux pays.Le coup de la main-d'oeuvre étant
comparativement moins élévé en France que de l'autre
côté du Rhin, des sociétés étrangères ont installé ici des
succursales telles que CLARK,TIMKEN ou GENERAL

ou

MOTORS.

importance, qui de fait est ainsi éludée, est celle des
«valeurs» portées par l'alsacien en tant que langue popu¬

une idéologie de la surveillance,
l'assistance, du redressement. C'est, dans cette pers¬
pective, le centre qui décide de la périphérie. Modèle
universel, valable aussi bien pour les prisons, les fabri¬
ques, les écoles, les casernes, les asiles... Modèle suscep¬
tible de figurer également le rapport Paris-provinces.
A cet égard la «terreur linguistique instaurée par la Con¬
vention en Alsace est tout à fait significative. Au nom de la
communication fraternelle et de l'harmonie politique
et «parce que les français ne forment pas une même

laire d'une minorité nationale.

famille»

de communication.

de

LONGTEMPS PRIVILEGIEE...

Située

aux

frontières de la Suisse et de l'Allemagne

que

Les investissements étrangers

représentent 41,9%
34,8 % sont d'origine nationale et
16,6 % d'origine régionale. D'autres part, de nombreux
du

total

alors

que

travailleurs ont choisi d'être embauchés dans des usines
allemandes ou suisses où les salaires sont en moyenne
deux fois plus élevés qu'en France. Ces frontaliers -dont
la moitié a moins de 25 ans- représentaient il y a deux ans,

près de 30.000
ve

de

personnes, soit 2,8 % de la population acti¬
alsacienne, mais près de 22 % dans les seuls cantons
Lauterbourg et de Selz.
Autre

fait

important

:

la grande

majorité des

entreorises alsaciennes peuvent être classées dans la
catégorie PME. Dans le Bas-Rhin 4 usines sur 31.000 ont
plus de 1000 travailleurs.
•

Aujourd'hui la crise bat son plein. Des entreprises
étrangères comme Clark-Equipement à la Meinau ou
comme Siemens à Haguenau annoncent
leur décision
de fermer boutique, mettant ainsi à la rue 1100 travailleurs
A Selestat, un millier d'hommes et de femmes sont ins¬
crits au ch&amp;iage. Dans toute l'A! ace ils sont plus de
30000 à rechercher un emploi (Les licenciements dans les
petites boites françaises, ajoutés à ceux des usines étran¬
gères des deux côtés de la frontière, cela finit par faire
beaucoup de monde).

Il ne s'agit pas ici de discuter une fois de plus de la
«valeur» de l'Alsacien; de répéter, une fois de plus, que
le Hochdeutsch est la langue littéraire de l'alsacien, au

même titre qu'il est la langue littéraire du Plattdeutsch
du bavarois. La véritable question, d'une toute autre

l'arrêté du 25 Germinal an II recommande de
«bannir de tous les actes publics un idiome qui rend les
habitants encore(...)étrangers au reste de la France».
Les mesures pour la propagation de«la mère-langue
dans des départements du Rhin» sont radicales; au nom
de l'uniformisation linguistique les orateurs prononcèrent

Il aura fallu Mai 68 et dans son prolongement
les grèves de Schirmeck, des mines de potasse, mais
surtout depuis 70, les luttes contre les centrales nucléaires
pour qu'on commence à soupçonner dans les jeunes
générations l'existence souterraine d'un passé différent de
celui fabriqué sur mesure par les rapports préfectoraux.
C'est sous la pression des offensives populaires de ces
événements qui libèrent la parole du peuple : grèves,
manifestations paysannes, révoltes de la jeunesse scolari¬
sée et estudiantine, occupations d'usines et de centrales,
presse de contre-informations Uss'm follick (pour, par,
du peuple), Klapperstei 68 écrite en partie en alsacien
(1 ) - que fait irruption dans cette alsace gaulliste, réforma¬
trice le désir de reprendre possession de sa mémoire,
que remontent comme en écho la guerre des paysans de
1525, les clameurs des soviets des ouvriers et des soldats
de Strasbourg et de Colmar en novembre 1918; des
espaces libérés en 1936... Ce passé différent, si profondé¬

desq discours très énergiques : les uns demandant qu'on
déportât les Alsaciens et qu'on transplatât en alsace
une colonie de Sans-Culottes; d'autres
qu'on leur fît faire
une promenade à la guillotine pour opérer leur conversion.
Priorité est donnée, dans le même mouvement, si on peut
dire, aux citoyens parlant le français pour l'achat des biens
nationaux...

UNE EAU DORMANTE EN PLEIN

L'Alsace représente ce que l'on considère comme
plus solide bastion de la droite, imperméable aux chan¬
gements, une sorte d'entité immuable. Le PC n'a jamais
retrouvé son influence d'avant-guerre et, aujourd'hui
il ne dépasse jamais le cap des 10% aux élections. La
CGT, bien que puissante dans un certain nombre de cen¬
tres métallurgiques, reste confrontée à un taux de
syndicalisation beaucoup plus faible que dans le reste de la
le

ment enterré sous les discours d'ordre des classes domi¬

nantes,
c'est le

c'est le présent de nos luttes d'aujourd'hui,
présent de l'Alsace sauvage.

France. Cette désafection

Ainsi

«privilégiée» de par sa situation géogra¬
l'Alsace devient la poubelle de l'Europe,
victimes de toutes les pollutions imaginables. Les
luttes contre l'implantation des centrales nucléaires
sont depuis 70 le symbole d'un réveil idéologique.
Elles posent le problème des nuisances, mettent en
cause
le progrès technique et le savoir conditionnés
par des rapports de pouvoir, le procès de mise en
valeur du capital. Les occupations, lieux d'échange
et
d'animations, rassemblent Sadois, Souabes et
Alsaciens; les mêmes chants retentissent de chaque
phique,

traversent

le

autre

les

discours savants de l'ordre établi. En Alsace
enfants des classes populaires sont dressés au
aux

CINEMA

-

pensé
qu'il serait intéressant qu'une rencontre entre ci¬
néastes
Bretons, Occitans, Basques, Corses et
Catalans se produise vite.

Au

Programme
-

-

-

-

parlé

nous

avons

«Amis du Cinéma» de
Perpignan, qui ait bien voulu se charger de l'orga¬
nisation de ces rencontres sur les Régions en Lutte
les 12, 13 et 14 Novembre prochains, au Palais des
Congrès, en collaboration avec l'hebdomadaire «SUD»
avons

soirée viticulture

;

Film

sur

au

départ sont ainsi surdétermi¬

nées par les inégalités devant la langue. L'éducation
et la normalisation scolaire se faisant évidemment selon
les critères de la bourgeoisie.

le M.I.V.Q.C.

Claude Marti
-

-

:

-

-

et

un

avec

chanteur Catalan.

Franscesc Bellmunt

:

«LA NOVA

;

«LES VACANCES PROPRES».

Le collectif «TORR et BENN» sera

de

CANCO,.

Philippe Durand : «LE PAYS BLANC».
Aubert : «4 JOURNEES D'UN PARTISAN».
Collectif

là,

avec

quelques

réalisations ainsi que d'autres films
en
Super 8. Peut-être aussi aurons-nous la possibi¬
lité de voir la dernière partie de la «Maie Parole»
unes

ses

de

Georges Rouquier : «FARREBIQUE» (1946)
Mario Ruspoli : «LES INCONNUS DE LA
TERRE» (1959)
René Vauthier

«QUAND TU DISAIS,
VALERY »
(1976)
Philippe Haudiquet : «SANSA»
:

«REPONSE

A UN ATTENTAT»

Francis Fourcou
ASSESSINATS»

:

LO

LARZAC»

«VINHAIRONS

(Film

sur

SEM

les C.A.V.)

JP Chabrol, émission censurée à la télévision
française. Aura lieu, par ailleurs, un séminaire sur
les

camisards

avec

la

la distribution parallèle de ces
reparlerons ultérieurement ainsi que
dans quelques semaines d'une coopérative
de pro¬
duction autant que de distribution de films occitans
( VIST'OC).
films.

Nous

pour

en

travailleurs immigrés. Ce qui

veut dire en clair qu'il
plus de classe ouvrière sans immigrés. Ce qui veut
dire ensuite qu'on assiste à la convergence d'innombra¬
bles traditions de révoltes et de luttes;
convergence aussi
de la mémoire du prolétariat alsacien avec les mémoires
populaires des paysans algériens, des ouvriers portugais
etc... Les luttes contre une forteresse
capitaliste donnée
en ce qui nous concerne la France deviennent dans
le même temps des luttes anti-impérialistes. Pour les
masses alsaciennes il est donc décisif, par
rapport à la
constitution d'un prolétariat international dans l'espace

n'y

a

-

alsacien, de

renouer avec

les luttes passées

-

avec

leurs

mémoires portées oar l'alsacien, avec l'alsacien en tant
que langue du peuple. Car, c'est précisément en tant
qu'interdite, mais reconnue et revendiquée par le peuple
dans ses pratiques, que la langue alsacienne est une
valeur propre.

participation de René Allio.

Ces rencontres entre cinéastes des différentes
nationalités populaires de
l'hexagone devraient per¬
mettre des discussions aboutissant à un
projet de

coordination

L'autre question... fondamentale et aux implica¬
tions stratégiques considérables : la constitution d'une
classe ouvrière véritablement internationale du fait des

la

participation des réali¬
sateurs et des
responsables des CAV et du MIVOC
aura
lieu le SAMEDI 13
NOVEMBRE, avec le soir

aux

«GARDAREM
-

Chapouillet

inégalités de chance

les

français.

NATIONALITES POPULAIRES

Lutte Occitane Narbonne

en

a un

L'instrument privilégié de cette stratégie linguis¬
tique de la bourgeoisie en Alsace a été, naturellement,
l'appareil scolaire. On sait que la fonction de celui-ci
consiste à reproduire les rapports de production
capitalis¬
tes dans les têtes.A savoir, pour aller vite :
apprendre aux
fils de la bourgeoisie les discours de commande¬
ment (dans les grandes écoles par
exemple)et au contraire
dresser les enfants du peuple à être
passifs, à obéir,

La

Nous

Oui, l'Alsace se réveille d'une longue nuit, elle
visage que celui de Bord ou de Pfimlin.

Et par lasuite...
Elle reste à faire l'histoire de cette fameuse poli¬
tique de la «mère-langue» en Alsace, après 1918, ou après
1945. Elle reste à faire sérieusement l'histoire de la franci¬
sation autoritaire.

Les

A

grève des élèves

réunir les cortèges qui

se

les seuls bénéficiaires seraient

DES

con¬

Pourtant, un changement de taille a bouleversé
champ social alsacien : la transformation de la CFDT

infirmières.

grandes industries comme Peugeot. Protestant contre
le fait que 45000 hectares allaient être sacrifiés
pour la construction du canal, ils déclarent : « Après

RENCONTRE

la

traditions réactionnaires de la CFTC a mûri durant les
luttes du textile vosgien en 69-70. On retrouve la CFDT
dans les séquestrations, occupations récentes chez
Clark,
Ets Gremmel, Imprimeries Istra, dans la

allègrement les postes frontières.

dont

cause et

un syndicat combattit est déterminant dans l'essor
et
l'expression des luttes ouvrières. Cette rupture avec les

grand gabarit qui rejoindrait le Rhône et le
et

été à la fois la

en

A Marckolsheim, paysans et habitants ont occu¬
pé pendant des mois les terrains où devait être cons¬
truite une usine chimique. Aujourd'hui les paysans
commencent également à se mobiliser contre I î xpropriation des terres à seule fin de creuser un ca¬

nal à
Rhin

a

séquence d'une forte présence de l'Eglise qui dépend
directement de Rome depuis le concordat de 1801 (Mgr"
Elchinger vous connaissez!) et du gaullisme («De Gaulle»
libérant l'Alsace martyrisée par le fascisme hitlérien,
d'où une sorte de complexe électoral, une manière de
signifier l'appartenance à la France dont les Alsaciens.,
se délivrent à peine).

LES ORDURES DU CAPITALISME.

côté du Rhin avant de voir

REVEIL.

*
(FI La

L'Alsacian
presse

d Alsace,

et

Français,

soit

locale,
«Le
en

notamment les «Dernières Nouvelles
Nouvel
Alsacien,, est écrite soit en

Allemand.

�Un

estiu

en

OC CI TAN IA

Parlarai
de

solament de çè

qu'ai vist. Es

un

franchimand, i a lo francès universitari, lo
administratiu, e lo francès que d'autres
apelan «facil» e ièu clar. E en occitan tanbèn (amb

francès

pauc mens de farlabica). Perqué pas un talher
lenga clara, que faria de reviradas en francès e
en occitan? e un talher de comunicacion? E un talher
d'animacion? Perqué fonccionar a la moda pesadissa
d'un congrès? sèm pas un executiu. Sèm un lòc de

occitans a Carcassona. Quicèm que se
debanèt dins lo temps en Avinhon, en aquel castel
papal «que te sanglaça», et trapèt un recanton -a la
vertat una sala de la Tor Harbonesa a la Ciutat de
Rescontres

un

de

una sonoritat meravilhosa - dins lo
Festenau. Séria trop long de parlar dels malfiurs
del Festenau e de l'incultura de la municipalitat

Carcassona, amb

APRES

CLAVIERS

A Claviers (ci. «Bugada»
eu lieu la iête, de
Canjuers

précédente), le 14 Août
a
organisée par la munipalité et «La Bugada». Comment ça c'est passé?
On

diiiuser toute l'iniormation contre le
camps. L'exposition et la brochure ont eu un gros
succès. On sentait, de la part des gens du village
et autour, T'envie d'en connaître un peu plus de voir
ce
qu'il était possible de faire. Tout l'après-midi,
et jusqu'à minuit, on a écouté les chanteurs occi¬
tans : Belmon, Longamai, Nicola, Mauris, Frédéric,
Beltrame, Losde Nadau, tous venus bénévolement
car
la bagarre contre Canjuers est la leur. Entre
temps, l'ambiance était donnée avec des merguez
mangés en commun et du vin qui coulait à îlots.
Tard, le bal a commencé avec Mont-Joia et la Bolegueta et tout s'est terminé à 4 heures du matin.
a

On

pu

mal de risques en ne faisant
qu'une publicité limitée (50 affiches) et en ne con¬
tactant pas tous les circuits militants qu'on connaît.
On aurait pu se fetrouver deux chats et être tournés
en
ridicule. C'est le contraire qui est arrivé. Rare¬
ment les gens, militants ou non, se sont autant amu¬
sés; il fallait avoir uns &lt; jambe de bois pour ne pax
danser pendant le balleti! Des gens de. Claviers
ont retrouvé avec Mont-Joia et la Bolegueta, leur
culture bafouée. Une ambiance de rêve, de fête pour
de bon, de décontraction, si bien qu'on n'a pas
assisté au moindre incident, pourtant assez fréquents
dans des soirées comme ça. Dans l'après-midi, on a
pu informer, discuter, rencontrer des gens et essayer
de voir en commun ce qu'il était possible de faire
avait

pris

pas

le camp.

contre

une des rares fois où un village et des
Oc sont partie prenante d'unemême réali¬
sation. Le résultat a été au-delà de ce qu'on espé¬
rait. Les non-militants étaient les plus nombreux.
Au moment du bal il y avait environ 500 personnes
dont les 3/4 du village et environs. Le matin de la

C'est

militants

était un peu les jeunes gauchistes venus
plaisir. Le lendemain le ton avait changé.
Combien de gens nous ont dit de revenir, qu'ils
avaient vibré et qu'il fallait essayer de réagir en
commun
contre Canjuers. Même les plus sceptiques
la veille étaient ravis et c'est ce qui compte. C'est
pas un hasard si une douzaine d'ouvriers de l'usine
Sud-Acier, près de Toulon, en grève depuis plusieurs
mois étaient là ,et qu'ils sont venus exposer leur
bagarre. C'est pas un hasard si les gens du Haut Var
sentent maintenant que quelque chose bouge contre
Canjuers; c'est parce qu'à Sud-Acier comme dans
le Haut-Var on estime qu'il faut d'abord être à l'é¬
coute de ce qui se passe et de ceux qui sont direc¬
fête,
se

on

faire

tement

concernés.

s'agit pas de s'endormir après une fête;
On le répète d'ailleurs : fête réussie ne
veut pas dire avoir 30000 personnes si ce ne sont
que des militants ou des convertis. Une où il y a
3/4 des gens du coin, pas militants du tout ou très
Il

peu,

c'est ça l'important. Dès maintenant, on va
une tournée dans le Haut-Var avec tout

commencer

matériel d'information, c'est-à-dire surtout,
expositions, montages, diapositives, film, brochures,
etc... avec des chanteurs si c'est possible ou un
balletti de temps en temps eu du théâtre Oc; et on
va
s'adresser plus directement, plus intimement,
notre

des villages. Après le bouillonnement de
l'été, entre nous et avec ceux qui sont directement
touchés par Canjuers, on va tenter de voir ce qu'on
peut faire, et vite, contre le futur agrandissement du
camp. Des tas de projets existent pour des actions
concrètes. L'essentiel sera de continuer cette dy¬
namique qui est lancée maintenant. De plus en plus
de gens s'intéressent à Canjuers, en parlent, font
du travail dessus. Depuis cet été, plusieurs intellec¬
tuels font des études sur le Haut-Var, l'armée, le
tourisme; c'est un aspect du travail militant très
important. Jusqu'à présent combien de livres ou de
brochures traitaient de Canjuers? Alors qu'on ne
compte plus les ouvrages parus sur le Larzac? Beau¬
coup de varois et de provençaux se sentent directe¬
ment concernés. A travers les pétitions contre le
camp lancées cet hiver et les voyages qu'ont fait
dans le Haut-Var un tas de personnes vivant près
du camp, ou anciens expropriés, ont eu des contacts
avec nous, se connaissent entre eux, essayent de
voir quelle riposte adopter. C'est ce tissu de rela¬
tions qui permet d'espérer un climat anti-Canjuers
afin que les militaires ne se sentent plus chez eux,
qu'un rapport de forces se crée et que les élus, ceux
qui ont la possibilité de parler un peu plus fat que
nous,
soient obligés d'en tenir compte. On pense
qu'une fête de ce style est à renouveler, à'améliaer'.
On a déjà des idées pour l'an prochain. On aimerait
rencontrer cet hiver ceux qu'on a connus cet été,
chez les militants, et qui sont partie prenante. Car
plus on sera, mieux on verra les meilleurs outils
pour se battre. C'est donc pas demain qu'on s'arrê¬
tera : Claviers a été une étape importante; mais
rien qu'une étape.
aux

gens

rigoler entre eux en occitan! ... mais
c'est fini, l'an prochain quand je reviendrai je par¬
lerai.» - cette fois c'est un militant ouvrier, soucieux
de savoir si la lutte des classes nous touche. «Pàdi
encore

?
Maria-Clara.

DISPONIBLE

MATERIEL

SUR

CANJUERS

*

Î- cartes postales (70 cts pièce,
minimum par paquet

pu

de 3)

commander à Maguy
Marchai

teur
-

*
parla de la femna occitana. Venguèt Napà, amb las *
-

montage

diapos

J - films
Í- exposition sur le camppresse)
(photos

coupures

-

aux

de la

pétitions

vieux

-

83 St Julien
montagne, ou direc

village
le

25)

enveloppes (2,50 F

-

portar de farda transparenta, a causa dels para-,
chutistas...» - es una jove alemanda, lo jorn que se

diapositivas de 1907. Venguèt un paisan-trabalhaire
del Larzac, amb un film. Venguèt Chabrol, força
content de poder parlar occitan. Venguèt Molin, que
parlèt de la Catinon tôt en Franchimand!

demora d'una U 0 E : los amies.
los que son venguts. Tornarem

ço que

qu'an fugit, e

l'an que ven

pas

membres

Bugada.

i

-^í
^

ï
¥

René Burle
St martin de
Brome - 04

de

+

tabù. *

parlar
pauc de la Catinon, sens
t
Michel J.M.
+
Catinon recampèt un jorn sul Capitoli tant de mond
expo de dessins sur l'armée
Rue du cros
*
que lo jorn de la Liberacion. Era pas, coma Becasâ *
Correns
83
brochures
M
sina, fabricada a Paris per la joventut borgesa;
era
un mlralh desformant, mas lo mond se reconeis- W
La Bugada
sia, enviavia d'istorias... Bodon el meteis... Bodon *
B.P. 25
*
secrétariat Bugada
qu'aimi trop per l'embaumar, qu'èra benlèu lo mas
Salernes
83
*
lucid de totis, envièt un càp una istoria. E ièu, la n
*
Catinon, l'ai coneguda dins la carriera vesina. Ca¬ *
*
*
René Burle ou
tinon, femna dins una societat mascla, fa tornar la
*
Michel J.M.
pascada : son mot es « Cala te ! ». Evidentement ^ - pour toutes intormations
*
es
pas dialectic. Encara mens, revolucionàri. Molin
el meteis, sap que la seconda vida de Catinon du- ît" Pour commander cette brochure envoyer 1,60 F en
timbres à Michel J.M. rue du cros - 83 - Correns
¥
rara pauc. Nos demanda - a nosautres - de far quicèm
* *******************
es
a dire d'animacion, de cultura populara, amb un
QUAUQUAS REMARCAS A PERPAUS DE L'ESCÔLA
contengut nôvèl. Dont acte.
Cal

un

-

-

-

f

-

-

r

•

t

OCCITANA D'ESTIU
Escola

Occitana

d'estiu

semany sens dormir (o,
velhada endefèra, dins

a

Vilanèva

d'Olt.

solament quand n'i

Una

a una

vilatge quai que sia).
Força j oves. Força cant, dança e escambi interdia¬
lectal. Lo Club del Tresen Atge, «las prunas de
Vilanèva», que venia cada jorn per far d'animacion.
Era pas una lenga de diccionari : «per un cèp, ço
disia l'Esquieu, que la cultura montava...»
un

Enfin i cal anar al mens un estiu. Punt negre
;
malastros cors sus las raças, bèm plaçât al Musèu de l'Orne, mas aqui, en Occitania, amb lo racis¬
me
viu e lo nacionalisme mal esclarecit... Cal me
un

fara

creire

qu'en Algeria, un kabil se distinga d'un
(es a dire un berberofèn d'un arabofèn) solament
a sa
figura, a ieu qu'ai passai per algeriana en Al¬
geria, e per libanesa al Liban, e parli pas del Mont
Liban crestian, mas d'un vilatge musulman sunni,
nel sud, ont podiai jogar lo rotle de la cosineta, a
condicion de pas gaire parlar.
arab

Teatre de la Carriera. Amb

« La liberté ou la Mort»,
pot parlar de la naissença d'un teatre occitan.
Pas solament perçè que la peça es a
mièg en occitan
o
per ço que lo contengut es contestari. Aici lo
teatre qu'ai somiat, barèc e desliure : mesclant la

èm

farça, lo drama, lo burlesc, lo dramatic, la parlhardisa, la tendresa, lo votz nauta d'un trobador, la
primiera cançon de Magali (la qu'es pas enramelada
per Mistral), e lo Sade en preson, encamisolat e lo
sèxe blasonat de tricolòr... E la presa de conscien-

del fédéraliste provençal,

ça

avesque

constitucional,

empegat dins sas contradiccions politicas e afectivas; li demora solament de causir sa mort : tornar
al

Rèse

e als gavians. E lo Petasson, un macabéu
qu'es lo doble del médecin dels paures.
«
Ièu e Petasson, fasèm tota la medecina en provençau». M as lo médecin es jacobin, e Petasson serà
lo darrièr dels dos a parlar la lenga.

risolèt

Universitat

parlar

Occitana d'Estiu

a

Marselha. N'en podi

sarrament de

cèr, e me demandetz pas d'objectivitai. Una vila inumana, de carrieras desertas per se perdre la nuech, la mesfisança
« cal pas daissar res dens ton carri...
», lojtfbnd que
te repotega, enfin lo jos-desvolopament occitan e
l'impérialisme, a te crebar los uèlhs. Tôt acè aumentèt la dificultat de comunicacion al sen de l'U.O.E.
E perqué sèm venguts a Marselha? A Marselha n'i
a de militants sindicals, n'i a de trabalhaires immi¬
grants. Sèm venguts per los rescontrar. E n'en avèm
pas
gaire rescontrat, perqué la preparacion foguèt
minimala. E quai es encargat de la preparacion?
Solament el que, fisicament présent lo darrier jorn
de l'U. O.E de l'an passât, trapèt lo moral que cal
per presentar sa candidatura e se far aplaudir sul
cèp. S'es pus motivât très meses après, es fotut...
la democracia electiva l'empacha de se far remplaçai.
Se portar volontari es un comportament estranh, per
pas dire - segun l'expression a la moda - paranoiac.
pas

sens

un

tracta pas de reprensativitat o de poder,
a far. N'aquel cas, la cooptacion criticable à If/.E.O- deuria esser lo màde de foncionament normal.

Aqui

mas

se

de trabalh

es la revolucion culturala, es a dire
question pregonda. De qué parlar?
Amb qun? En quna lenga? I a pas solament l'occitan

£o

una

LEI BUGADIERS

Tôt
Los

,

ne

réussie.

rescontre.

(notables de franco soca...) mas enfin los occitans
éran aqui : un public pichon e fidèl, que parlava,
que fasia de descobertas : «Es vertat, - un viticultor
audenc parla... - ai vist un camion 33 venir cada
jorn dins mon vilatge », evidentement per se far
livrar de «Bordeus»; et partiguèt pas sens demandât
una reunion
dins
son
vilatge.
«Ils vont

lo

e

punt

subjectiu. Res

vista

que

mesa

cal

en

L'E.Q.E.
cultura
nos

e

s'i

semblât que, se

a

a la
reconquista de la
parla plan de reviscòl. Mas
las intencions eran ambicio-

vòl trabalhar

occitana

la realitat montava

sas,

A costat de

pas

tant naut.

plan bonas coma de poemas
de contaires de qualitat dins
las velhadas, a costat d'expausats de naut nivel
sus
l'istoria, la literatura, l'art e lo biais de viure
del pais d'òc, i avia ça que la un molon de colhonadas e una causida passeista.
e

causas

de contes diches per

monde podan pas repotegar : apreguerem
brandir, coma cal una culhièra e una padèla.
Co cal dire, dins lo temps sabian folastrejar! Mas
cresem
pas que se pot encara rire del «tendilhon»
dins una societat que las mors an cambiat. Om aima
mai s'apreissar de rire per passar pas per de pissavinagre o de cuols-sarrats. Plan segur qu'aquelas
causas
se fasian, mas aurian pusleù degut servit
de document per un estudi de la societat paisana
d'un cèp èra. Al luòc d'aquò, espeliguèt e s'espandiguèt dins l'Escola coma la castapiana dins un
Lo

enfin

a

patronatge.

Agrada força d'idealisar lo passai. Om vòl
veire
una

la

dins aquesta societat paisana d'autres còps

de paradis perdut e òm doblida de dire que
gent èran escanadas e caucadas per de reglas
mena

rigidas que codifiavan las relacions entre las personas e que vivian dins un ghetto sexual. Lo ten¬
dilhon e las autras colhonadas eràn la sopapa de
seguretat d'una societat oprimida. Qu'èra lo pè!
Es aquel pè que volèm prèner? Jan Petit dahsava
per lo rei de França e nosaus adàra per Schneider,
Pechiney e los autres... Perço que cal ben dire que
cal ben dire que la reflexion sus l'actualitat es
estada remirablament magrinèla dins aquela setmana.
ne pas far de politiça_,'òm daissèt susar
ideologia reaccionara que mòstra .solide, un
un
morre apolitic. «Cher Papa» e «Cher Frère ainé»
son
la realitat paisana d'uèi o de novèls colonisaires? Los qu'anèron veire los «Amis de l'Homme»
aguèron pas d'els cap d'informacions vertadieras
e
i aguèt pas ges de discutida generala sus aquel

voler

Per
una

afar.

qu'eriam acampats, auriam pogut far
las questions que tafuran lo monde
occitan : Quala occitania volem far? De quai biais
volem viure al pais? Auriam pogut" tocar un mot del
Alavetz

lo

punt sus

caumatge e del trabalh, del faidiment, del torisme,
de la condicion del femnum, eta... Quala es la

plaça de la revendicacion occitana dins las grèvas
en

Occitania ?

L'E.O.E. deu estre dins lo présent e virada
devers l'avenir. Amb l'imatge farlabicada que donerem
de nosautres, caldrà pas plorar se la premsa

parisenca nos escagassa. Se volem
tissem

e

probar qu'exis-

la cresebilitat del moviment
cal saber exigir de nosaus una qualitat

assegurar

occitan, nos
mai nauta.

Simone BRU

Jacques CHAUVIN
Marie-José DEFOL
Maïté LAVIALLE

�situation : des grèves débutent pour demander de
meilleures conditions de travail, le droit aux soins,
le statut d'autonomie interne.

SAHARA

Le 17 juin 1970, le mouvement de Mohamed
Bassir organise une manifestation à Al Aioun pour
réclamer l'autonomie. La légion du Tercio mitraille
la foule : il y a 40 morts, des arrestations, des tor¬
tures

pais que vol viure

un

...

Il faut attendre mars 72 pour que reprenne l'ac¬
tion revendicative : manifestation à Dakhla, l'armée

d'urgence est décrété - La pres¬
espagnole n'a pas le droit de parler du Sahara sauf les communiqués officiels. Face au réveil saha-

tire, 8 morts, l'état
se

Il y a maintenant un an que Hassan II lançait
la «marche noire» sur les territoires sahariens. Depuis

la grande presse, l'affaire semble entendue,
le Sahara marocain. Pourtant, quelques lignes, par¬

De 1970 à
La

pour

fois, en bas de page, rappellent que dans le désert,
un
peuple est en train de lutter pour sa propre exis¬
tence et sa liberté. Quel est donc le cheminement
qui a amené une telle situation ?
Rappel historique et géographique

des

1973, le tournant

sédentarisation

raouie, certains secteurs
la «mise

et

conséquences importantes

raouie

ils

:

ont entraînés

valeur»

en

ont

eu

le peuple saha-

sur

la création d'un véritable

létariat, main d'oeuvre bon marché facilement
exploitable. Les mineurs, les ouvriers des usines de
trituration gagnent, à qualification égale, le tiers
du salaire espagnol.
pro

aux contremaîtres, aux grutiers, aux chefs
d'équipe, originaires en général des Canaries, et
leurs salaires sont meilleurs, ils sont soumis à une
exploitation tout aussi sévère. La création de ce
prolétariat accentue la prise de conscience de la

Quant

égale à la moitié de la France,
le Sahara; occidental est composé de deux régions
distinctes : la saguiat al hamra, au nord où subsiste
une
maigre agriculture et le Rio de Oro, au sud,'
terre de parcours pour les nomades. Ayant une orga¬
nisation socio-économique propre, là société saharaouie possédait, à côté du chef de tribu, une as¬
semblée délibérante : la djémaâ. Dès le XVIIIème
siècle, les espagnols occupent la côte, mais ce
n'est qu'en 1934 qu'ils installent des postes inté¬
rieurs et frontaliers. Avec l'établissement du fran¬
quisme et la recherche des sources d'énergie, le
territoire saharien
subit l'emprise des sociétés
D'une superficie

l'impérialisme

Par l'intermédiaire de leurs

filiales espagnoles,

les sociétés américaines qui entreprennent
les recherches pétrolières au large des côtes. Mais
la richesse de la Saguiat el Hamra vient essentiel¬
lement de très riches gisements de phosphates : Les
réserves sont estimées à 10 milliards de tonnes, la
seule zone de Bou Kraâ renferme 1,7 milliard de
tonnes,

l'exploitation

se

dépendance du Sahara, c'est à dire la nationalisation
de
les

ces

ressources

serait

un

revers

important

pour

multinationales, mais de plus, porterait un grave
coup à la stratégie alimentaire des Etats Unis - la
production de phosphate étant liée au prix des
céréales-(1)
Notons aussi la présence en territoire saharaouie d'au
très richesses encore peu exploitées : titane, vana¬

dium, uranium, zinc, gaz naturel, magnétite, or, fer
dont le gisement d'Agracha possède des
surtout
réserves estimées à 70 millions de tonnes.
Rappelons enfin que la côte constitue une des zones
les plus poissonneuse du monde où évoluent les
flottes de pêche des grands monopoles américains
et

japonais.

Un enjeu

militaire

Le Sahara occupe
le système militaire de

une place importante dans
l'OTAN, place d'autant plus
importante d'ailleurs que l'alliance connaît des
difficultés sur son «flanc sud». En effet, l'Afrique

Aux

Ici

sud du Maroc les réfugiés saharaouiens
(1) vivent dans un univers de haine, de racisme et
de menace. Le régime réactionnaire de Rabat après

agression contre notre territoire

Saguiat El
les fusils
que lui a réservé notre peuple révolutionnaire essaye
de se venger sur nous, les réfugiés sur son territoire
de peur que nos idées révolutionnaires ne se propa¬
gent dans la Royauté et que ne se diffusent des
informations sur la révolution menée par les pro¬
gressistes arabes Saharaouis. Et puisque la région
du sud ou plus précisément la région de Tarfaya est
celle qui a donné naissance à la révolution dans le
nord occidental de l'Afrique, le régime de Rabat
dirige maintenant contre elle sa politique de répres¬
son

Hamra

sion

et

et

Rio de Oro

de

ses
une

accords d'Ifrane

Parallèlement à la «mise en valeur» des riches¬
du sous-sol, le gouvernement espagnol développe
politique visant à protéger les installations et

le personnel européen :
sédentarisation des nomades : plan de développe¬
ment de 20 milliards de pesetas qui serviront à la
construction du port d'al aioun
-

répression de tout mouvement d'oppositibn, en
particulier celui organisé par Mohamed Bassir (MLS)
-

création d'un conseil provincial et d'une assem¬
blée de 40 membres s'appuyant sur les notables
locaux (la Djémaâ) - 3 députés au Cortès et un

le bel accueil

dans

torture suscitant

ce

par

but

une

sorte

les marocains envers les Saharaouis en les accusant
d'être des traîtres, des esclaves de l'Espagne et
des chiens de l'Algérie...

général dépendant directement de Franco.

L'affaire s'est encore aggravée avec la procla¬
de la république (RASD) date à laquelle

femmes et hommes • furent arrêtées,
parmi lesquelles plus de 25 lycéens et 18 étudiants :
on
ignore jusqu'à maintenant le sort qui leur a été
-

Quant à ceux des réfugiés qui ont eu la chance
de ne pas être arrêtés ils sont menacés, méprisés,
détestés par ceux qui assurent la survie du régime
de Rabat.
Nous disons à
me

a

de

se

et
me

maintenant

révolter

nos

frères marocains que la bru¬

disparu

contre

et

nous

leur demandons

le &lt; fantoche de l'impérialisme

de ne pas tomber dans le piège tendu par le régir
réactionnaire. Nous disons encore à nos frères

nous accusent de trahison que si nous avons
trahi quelqu'un nous avons trahi les réactionnaires,
les bourgeois, les capitalistes, nous avons trahi
nos
ennemis et les vôtres.

qui

Et si

sur

point de

vue

les contradictions

extérieur, il joue habilement
entre

ses

voisins

:

Le Maroc

qui convoite la Mauritanie et ne reconnaît pas son
indépendance rentre en conflit en 63 avec l'Algérie :
Le but de cette «guerre des sables» étant pour la
monarchie chérifienne de s'approprier les mines de
fer de Gara Diebi let et d'avoir une frontière commune
avec
la Mauritanie
L'Espagne joue donc sur les
divisions mais en 69, le Maroc signe le traité d'Ifra¬
ne
avec
l'Algérie et reconnaît la Mauritanie. Les

nous vous

des

chiens de

que

nous sommes

et

Du

avons

donné l'impression d'être

l'Algérie révolutionnaire, c'est
assaillis

par

parce

les loups du Maroc

de la Maur Hanie réactionnaires.

Enfin nous faisons savoir aux progressistes du
monde entier que en Saguiat El Hamra et Rio de Oro
il y a un peuple ,un peuple Saharaoui qui n'est ni

marocain, ni Mauritanien, ni Algérien et dont l'unique
seul porte parole est le F. Polisario.

et

Les

Réfugiés

.

ennuis vont

commencer

pour

l'Espagne.

3ème congrès

(1) qui avaient fui le col aiialisme espagnol en 1958
époque où auront eu de violents combats entre notre
peuple et l'armée coloniale.

C.I.D.O.
8ÉZ1ERS

après les différentes tentatives

de Hassan II

déca¬

d'assassinat

une vaste «union sacrée» autour du roi;
représentant de la gauche marocaine n'a-t-il pas

rassembler

-

le

déclaré

congrès du parti

au

soviétique que «le Maroc était
cratique d'Afrique » (sic! ) ...
fanatisation des
le Coran !

-

masses

;

communiste d'union
le pays le plus démo¬

les marcheurs brandis¬

saient

présentation du régime sous un jour progressiste ;
Matin, journal gouvernemental parlant de «l'im¬

•

Le

périalisme espagnol » (re sic)
En fait, ce fut la curée. Avec l'entrée des trou¬
pes marocaines à al aioun, c'est à un véritable gé¬
nocide que le peuple saharaouie a dû faire face :
subissant quotidiennement de très durs harcèlements
de la part des combattants du POLISARIO, comme
toute armée coloniale, elle se venge sur la popula¬
tion
-

:

puits empoisonnés; troupeaux massacrés

-

mitraillage des campements et de toute population
trouvant hors des agglomérations sous contrôle

marocain

mation

-

gouverneur

au

réhabiliter l'armée dont l'état major avait été

pité

se

réservé.

aux

et

-

de racisme entre les Saharaouis et les Chleus (ber¬
bères, habitants du Souss) afin que ces derniers
fassent obstacle à la propagation des idées révolu¬
tionnaires. Le régime a fait naître la haine chez

à

De 1958

progressistes du monde

au

200 personnes

(Espagne) et à Kenitra (Maroc) permet à
l'impérialisme de couvrir l'Afrique de l'Ouest.

répression sanglante.

-

du nord ouest constitue une zone de contrôle sur la
route du pétrole et un relai pour les avions à longue
portée vers Israël. On peut se demander si les imnortants travaux de Dakhla (villa cisneros) ne comdèteront pas le système qui, des bases des Canaries
Rota

une

Si la marche visait à la transmission de la sou¬
veraineté, elle avait, du point de. vue de la politique
intérieure marocaine de multiples avantages :

fait à ciel ouvert, le mine¬
km. Le minerai
Espagne). L'in¬

ne
font pas oublier le bombardement pendant
semaine -oct 73- de la région de Tesmint et la

mie

De la marche noire

rai, de très forte teneur (2 fois la teneur du phospha¬
te marocain) est transporté vers la côte par un tapis
roulant (Krupp) d'une centaine de
est transformé à l'étranger (Japon,

Puisque la lutte pacifique s'est soldée par des
nombreux sont les saharaouirqui envisa¬
gent l'action violente, et l'augmentatiion de la djé¬
maâ à 120 membres, la promesse du statut d'autono¬
massacres,

C'est, ironie du sort, à Rabat que nait, le 10
1973 le front PDLISARIO qui va organiser la
résistance au fascisme et la guérilla. C'est à la
même époque que, fuyant la répression espagnole,
de nombreux saharaouie se réfugient en territoire
marocain. Cependant, la monarchie marocaine s'ap¬
prête à prendre la relève de l'Espagne. C'est dans
cette optique qu'elle crée, sous la direction du co¬
lonel Dlimi, le Front de Libération et d'Unité / on
donne au Moghaznis (milice marocaine) originaires
du sud du Maroc un uniforme, différent, on récupère
«au
chantage» quelques intellectuels et le tour est
joué. Parallèlement, l'Espagne avait créé un mouve¬
ment (le PUNS) visant à mettre en place une solution
néo-colonialiste. La marche «verte» a renversé toutes
ces prévisions.

sont

ce

l'action revendicative à l'action

De 1973 à 1975, de
révolutionnaire

mai

multinationales.
La mainmise de

du capitalisme envisagent

de transférer la souveraineté du territoire à un autre
état tout aussi dévoué aux intérêts des multinatio¬
nales : le Maroc

-

familles enfermées

laquelle

on

fait

et

roulées dans

passer un

une

tente

sur

tank.

bombardement au napalm de camps de civils dans
les zones libérées
«©e C'est donc pour échapper au génocide que
50 000 saharaouie se sont réfugiés dans la région
de Tindouf et vivent dans des conditions très diffi¬
ciles (voir articles du Monde du 6-7-8 Août)

-

Pendant

ce temps, au
Maroc, les réfugiés saha¬
subissaient une terrible répression (vague

raoui

d'arrestation avant Pâques, torture) d'autant plus
difficile que le pouvoir avait su faire nartre un véri¬
table racisme entre berbères et sahariens.
MAS totjorn torna

l'alba

Pourtant, malgré la puissance des

moyens

utili¬

sés pour le détruire, le peuple saharaoui est toujours
vivant. Si l'armée marocaine contrôle les agglomé¬

rations, elle ne contrôle pas le pays, le POUISARIO
remporte de nombreux succès militaires, les soldats
marocains et mauritaniens se désespèrent devant
un
ennemi insaissable qui lutte sur son propre ter¬
rain, au Maroc même, une véritable opposition se
dessine. Sur le plan diplomatique, le front remporte
de nombreux succès; c'est en territoire libéré que
se déroule le 3ème congrès.
France, cependant, tous les meetings de la
République Arabe Saharaoui Démocratique ont été
interdits sauf celui de Paris. C'est pour cela que
plus que jamais, le peuple saharaoui a besoin de
notre
solidarité. Ensems, tustam lo meteis barri,
ensèms, descolonisarem la terra.
En

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              <text>&lt;em&gt;Lutte occitane&amp;nbsp;&lt;/em&gt; &lt;a href="https://occitanica.eu/items/show/21630" target="_blank" rel="noopener"&gt;(Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue)&lt;/a&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Journal d'information, &lt;em&gt;Lutte occitane&lt;/em&gt; contient des articles contre l'extension du camp militaire du Larzac, il aborde aussi les probl&amp;egrave;mes de la viticulture et du tourisme en Occitanie. &lt;br /&gt;&lt;em&gt;Lutte occitane&lt;/em&gt; publie aussi des interviews et des articles de fonds permettant un appronfondissement des principes essentiels de sa ligne politique.&lt;/div&gt;</text>
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