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                  <text>Edito

AUTOGESTION &amp;

C.i.D.O.
BÉZiERS

Nationalitats

D.4 a

Luchas obrieras
-

-

Salsinha ( Auda )

Luchas
*

Femna,

ome

d'Oc

as

dreit

a

la paraula parla

p.6

Salies/Bearn

paisanas

DOSSIER
Lo teatre de la Carrièra

-

CULTURA
L'Occitanie

-

des

p
au

tempêtes de I'
-

-

«

15 à 19

milieu

hist-géo

Libres-disques,
bloc-notes

INTERNATIONAL
-

Euskadi

n.20

»

�UN

S

^ ...Àihf to
/f~J tuait

AN

AVANT...
fois, ça y est ! Pour
politique, pour tous
depuis le 20 mars, le pronostic
ne semble plus faire de doute :
la gauche devrait gagner les
Cette

la classe

mond d'aquel pais o de tôt autre.
Volèm tanben faire en occitan

Amies,
Vos escrivi de tôt biais per vos
demandar senaquesta annada fasetz
una

una

un

dire que los musicians que ai
balhat un aire novel una
musica « foie » main pass talament
foie occitana. Avèm ensjat l'adaptacion de las vièlhas cançons tradiciona¬
ca es a

la fasetz nos agradadp i participar. Dempiei leù dos
Se jamai

ans

canti

eri sol

en

amb

tôt

occitan per commençar
una

de

rescontrat an

guitareta, fasia mai

mai

o mens
militanta e tradicionalas. Ara amb
d'amies de la Vila avèm fach un grop
que

cançons

las

sèm

partits

a

aquela musica.
Bon

veiqui un bocin ço que
fasèm mai se la nostra proposicion vos
intéressa fasetz signe lo mai possible e,

de novelas basas, es
a dire que ara ensajem de tôt faire en
grop, composicion musicala e tanbèn
composicion de los textes. Plan segur
avèm pas abandonat lo biais militant
de la cançon occitana mai ensajam de
faire quicôm mai, cançons sus de
temas
quotidians cançons sus las
bagassas, los vièlhs, los clowns, sus lo
e

ausir fins ara; sèm virats
bocin de l'autre costat de l'Atlanti-

vèm pogut

festa Occitana dins l'encastra de

Lucha Occitana.
rian

de tôt çô qu'a-

musica diferenta

sus

jamai conneissetz de mond que
podrian estre intéressât per aquo
balhets la nostre adreça.
se

adiusssiatz amistats occitanistas,

victoire am¬
plifierait les cantonnales de 76,
les municipales de 77 et s'appuirait sur un programme de
gouvernement toutes choses qui
laire puisque cette

firent défaut

en

1936.

Oui, ça y est ! enfin pres¬
que ! Certes nous avons assez
lutté contre le crétinisme anti¬

parlementaire et participé à des
électorales

luttes

(1)

pour

ne

insensibles à cette
défaite du pouvoir qui nous
être

pas

écrase

depuis des années. Pour

autant, l'heure n'est sans doute

Joan Pau Cofin
6

élections de 78 et se retrouver
dans une situation plus confor¬
table que pour le Front Popu¬

Plaça San Joan

12200 Vilafranca de Roergue

pas à l'optimisme béat, mais àr
l'analyse de la situation sans
complaisance et à l'action.
La coalition électorale de la

gauche est
et

ble

LUTTE OCCITANE
—*

courrier à :
LUTTE OCCITANE

«

•

Abonament

31000

iDalojfiajt.

IdouIOUM-'

Commission

UR

ff

Le

12 n°
C.C.P.

«

30 F

LUTTE OCCITANE

Montpellier 158248

paritaire n° 54 837

DIRECTOR-GERÈNT

RENE I3URLES

pas

voir la dérive qui, de la
préoccupation de ne
effrayer sans raison, passe

au

souci

pas

nécessaire

extrême

déplaire (

»reste
niste

socialiste occitareprésentons. Lutte-Oc doit

l'organe du courant
que

nous

être aussi une tribune,

suf

(articles

pas

à

nous

des informations ou vos contribu¬

(envoyer
tions

n'hésitez

des

assez

sujets qui nous concernent
brefs et tapés à la machine si

possible);/^^

Granmercé per vostra ajuda

-Ci -O-,

de

ne

pas

Etats-Unis, au
patronat... ) au risque de déce¬
voir les espoirs des masses dans
le programme commun dont
les

Lutte-Oc est un outil imparfait, il

masses

ne peut
En outre comment ne

«

aux

audaces

»

sont

pourtant

Comment

ne

pas

s'inquiéter également

de

voir

la

bien tempérées.

Même si

des

laquelle nul succès

durer.

LOSTAL OCCITAN
SttuiL

n'entraîne pas
mobilisation

sans

Adresser tout

bien fragiel
l'indispensa¬

encore

troisième

composante

( surtout implantée en Occitanie ) toute disposée aux jeux de
bascule que la droite pourrait
lui proposer

? Déjà

pour ces

municipales ( et pour ne parle!"
que

de

la

seule

région

de

Toulouse ) on a vu les radicaux
de gauche déserter l'union de
la gauche partout

où ils

y ont

�to

3ÈZÌERS

qui est
cer

vu
w

lis

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Û. o

B.2.
i 3

.

à

Albi, pour les
oite, à Carcasson:

vent, sont des séquelles histori¬
ques, et d'aider à la construc-

une

façon de désamor¬

la revendication d'un

dé¬

partement-région permettant de
poser le problème basque ?

�to

3ÈZIERS

qui est

à Aibi, pour les
oite. à Carcasson-

vu

:

lis
ne, Lavaur

Cet ) pour des

listes

l'espoir ( par¬
fois déçu ) de bénéficier des

autonomes

avec

voix de droite

second tour

au

(2)
Cette attitude

surprendra

ne

si l'on place une confiance
aveugle dans les mécanismes
parlementaires et si l'on a tout
oublié : n'est-ce pas la même
chambre qui vota pour Léon
Blum en 1936, Daladier en
que

1938

et

pour

s finir Pétain

en

1940 ?

Aujourd'hui l'aspiration à
autre

une

vie,

biais de viure

»

à

un

est

« autre

largement

répandue dans les couches po¬
pulaires d'Occitanie. Alors que
les appareils ont tant de mal à
accepter la revendication occi¬
tane, les militants et les mobili-

vent, sont des

séquelles histori¬
ques, et d'aider à la construc¬
tion d'un puissant mouvement
populaire sans lequel il n'y
aura
pas
d'avancée vers le
socialisme quels que soient les
résultats électoraux, sans lequel
il n'y aura pas d'Occitanie
socialiste quelles que soient les
concessions et/ou les promesses
électorales.

une

façon de désamor¬

la revendication

cer

d'un dé¬

partement-région permettant de
poser le problème basque ?
Ainsi, la victoire de la
che est
cher

une

gau¬

occasion d'enclen¬

dynamique très im¬

une

portante pour être sous-estimée
mais il faut éviter les illusions :

délégation des pouvoirs, mê¬
à des députés de gauche, ne
résoudra pas les problèmes.
Alors que faire ?

la

me

Pour les nationalités de l'he

l'actualisation du

xagone,

pro¬

gramme commun envisagée par
Mitterand est encore bien hy¬

pothétique et incertaine ! Alors
que la revendication occitane
enfle, que le Marché Commun
écrase la viticulture occitane, la
gauche accepte l'intégration eu¬
ropéenne, avec pour seul garde
fou, l'indépendance nationale,

*0

(1) Chacun tire des communi¬
qués de victoire après les élec¬
tions. Pour

nous

les habiletés à

faire des comparaisons ne sont
pas

de mise pour les raisons de

fond

que

développons

nous

plus loin, mais surtout parce
que

présenté des

avons
à des

nous

municipales
la première fois ! Tous
comptes faits, il nous semble
que les résultats sont satisfai¬
sants : nous avons réussi à
débloquer des listes d'UG et à
y figurer, à Toulouse où l'élar¬
gissement s'est avéré impossible
candidats
pour

=r

la liste

I

écologie

r

senté

9

ment

«

autogestion-occitaniepré¬

» que nous avons

avec

le PSU et le mouve¬

écologique se sont bien
comportés : il existe réellement
un courant à gauche du pro¬

&gt;
50

b
&gt;

gramme commun pour

&lt;

lation

sations populaires les repren¬
nent de façon croissante. Aussi
est-ce par

le développement

des

activités communes avec les
militants des partis hexagonaux

c'est à dire

partout en Occitanie
derrière le mot d'ordre : «viure
luttent

gauche seront contraints par la
montée de la revendication oc¬

de»

la

citane dans leurs propres rangs
à 1

a

prendre en

considération.

qu'il y a là
une voie, peut-être unique, de
dépasser des clivages qui, souNe doutons pas

aujourd'hui

qu'attendent les travailleurs qui

participation sans équivo¬
que des militants occitans aux
luttes populaires que les appa¬
reils des partis d'union de la

et

comme

oeil rivé sur les moyennes
« nationales » tout le reste est
secondaire. Ce n'est pas ce

un

trabalhar al paîs » (3). Di¬
sons-le : c'est même une «bour
e

politique alors que dans
plusieurs nationalités de l'hexa¬
gone la droite s'essaie à la
manipulation des revendica¬
tions

:

n'essaie-t-elle

pas

au

Pays Basque de se mettre en
première ligne pour la création
d'un département basque ce

3

avec

l'articu¬

l'UG.

(2) A Gaillac par exemple, les
MRG ont prétexté de l'accord
donné par le PS et le PC à la
présence de militants de Lutoc

refuser de participer à

pour

l'UG. Nous ne pensons pas que
ce soit fortuit et nous repren¬

des MRG et
historiquement du mouvement
drons

l'analyse

radical

en

Occitanie

dans

un

de

la

numéro prochain.

(3)

Comment

volonté

des

douter

travailleurs

occi¬

de Tarbes après l'accueil
qu'ils ont réservé à Barre, assez

tans

inconscient pour
-ter la mobilité ?

aller leur chan.

�AUTOGESTION

entrevue entre :

mais il est aussi impossible de se
calquer sur les structures de la société
qu'elle combat sous peine d'être inca¬
pable d'ébranler les structures de
celle-ci ou pire, de les conforter en
réalité et de ne les attaquer qu'en
apparence. Dans ces conditions, l'avis

Michel Mousel (MM), Christian
Guerche (CG) du B.N du PSU,
Bertrand Verdier (BV) D.P.N et
PSU Toulouse, et deux cama¬
rades du PSU de Toulouse, et

Alain Alcouffe (AA), J.Claude

(JCP)

Peyrolles

du

B.E

Lutte Occitane et trois

de

camara¬

des de Lutte Occitane Toulou¬

Paris, s'est déroulé

et

se

local

de

Lutte

Oc.

Un comte-rendu

commun a

diffusé dans les deux
tions.

Nous

passages

au

Toulouse.
été

organisa¬
les

extrayons

en

suivants

:

en
-

Lutoc

l'hégémonie bourgeoise

la faiblesse du front

idéologique de

la gauche ( UDG ) à l'heure actuelle.
Le rôle du mouvement des nationali¬
tés dans la

période

:

Notre stratégie : rejet

de la tactique du
débordement, recherche d'une articu¬
lation avec l'UDG, difficultés pour y
parvenir.
Notre position vis à vis du PSU :
sympathie vis à vis d'un parti qui pose
un
certain nombre de questions au
niveau idéologique, mais impression
que le problème des minorités est un

chapitre supplémentaire, une catégorie
de revendications particulières, mais
que cela n'a pas vraiment d'effet sur la
stratégie globale du PSU / Cette
situation bloque les possibilités de
collaboration entre

nos

deux organis¬

mes.

Michel Mousel.
Le PSU

le front
idéologique ( action sur l'armée, la
police, la justice ). Mais souci de relier
ce front
aux fronts économique et
politique. Sur le problème nationalitaire,

le

nécessité

PSU

ne

est

d'opérer

néglige

pas

conscient

de

la

véritable révo¬
lution culturelle : il s'agit de cesser de
voir dans les nationalités un simple
levier contre l'état et la bourgeoisie,
mais une donnée intrinsèque de la
lutte des classes. Mais il faut tenir
compte des lenteurs et des blocages
imposés par la tradition jacobine du
une

mouvement ouvrier en

Il

en

ve

Il faut bien voir

l'enjeu de cette
organisationnelle
du

transformation
vis

France.

faut adapter les structures du PSU
aux nationalités.
Mais il y a là un
problème délicat : patronat et état
français sont centralisés d'une part /
d'autre part il est impossible pour une
organisation de se calquer sur la
société pour laquelle elle combat :
parce que celle-ci n'existe pas encore

à

vis

Corse-Euskadi-Catalogne sont
des
points positifs mais à la limite ils ne
mesure du problème :
capitaliste bourgeoise de
l'état français peut fonctionner avec
sont pas

-

la crise de
France

place une structure évoluti¬
susceptible de tenir compte des
acquis de la lutte et des objectifs pour
lesquels l'organisation combat, c'est à
dire le fédéralisme au sens large
( l'autogestion généralisée ).
mettre

de l'Occitanie : la
transformation du PSU en Bretagne-

Pour ouvrir la discussion, pré¬
de l'analyse de la période

-

du Bureau National du PSU c'est de

PSU

sentation
par

NATIONALITES

et

à la

structure

une

des statuts d'autonomie
nationalités

ces

concédés

à

qu'elles sont

parce

petites. Au contraire, l'Occitanie est
un trop gros morceau et la transfor¬
mation
une

du PSU

en

Occitanie

aurait

-

l'autogestion

deviennent

Pour

problème de
l'hexagone :
réfère pas à
la stratégie dite du débordement, qui
de toute façon, semble exclue à
l'heure actuelle compte tenu du déve¬
loppement de la situation politique en
en

revenir

au

Encore puisque

le PSU nous
apprécions
son
évolution, je reviendrai sur le
problème des structures et sur le rôle
que nous voyons aux forces autoges¬
tionnaires et nationalitaires le jour de
l'ébranlement de la bourgeoisie. Soy¬
ons
clairs, le programme commun
comporte un certain nombre de pro¬
messes au niveau de la régionalisation
qui, quelles que soient leurs limites,
vont dans le sens des aspirations des
Que va-t-il

se passer en cas de
législatives, de la gauche ?
Quelle sera sa volonté d'appliquer
effectivement ce programme ? Quelle
sera
sa
marge de manœuvre avec
Giscard à l'Elysée et un sénat de
droite ? Ce qui nous paraît évident,
c'est que la revendication autonomiste
occitane apparaîtra au grand jour et à

victoire

un

aux

niveau de

«

Orne
»

intervention déterminée

qu'à la suite d'un ébranlement
bourgeoisie et que le seul
ébranlement possible ne peut venir
que d'une certaine convergence de
l'ensemble des forces du mouvement
ouvrier. Cet ébranlement

peut prove¬
nir du plan électoral mais pas seule¬
ment
de celui-ci. D'autre part, le

premier ébranlement ne sera qu'un
premier pas et, entre celui-ci et une
transformation socialisante de la Fran¬
ce, il y aura du temps : une longue
dynamique, c'est là que l'ensemble
des forces qui se situent à gauche de
l'UDG aura un rôle à jouer ( mais pas
seulement elles ) et encore faut-il
prévoir dès aujourd'hui les formes
d'intervention

quilibré créé
gauche.

-

par

utilisation
une

du désé¬

victoire de la

le pouvoir : il faut parler d'un
chemin du pouvoir pour souligner le
cheminement. Il sera marqué par les
-

formes de mobilisation populaire en
relation avec ce que peut faire et ne
peut ( ne veut ) pas faire un gouver¬
nement ( ou globalement ou sur cer¬
tains objectifs particuliers ).

4

sur

ce

terrain

antérieurement pour
la détourner

la

Souvenons-nous

d'Oc, as dreit a la
nul doute que ce phéno¬
mène ne réapparaisse décuplé en cas
de victoire de la gauche.
Cette revendication légitime des
masses,
il faudra alors des forces
puissantes et qui ont montré leur
:

pêcheurs

de

masse.

de Mai 68, c'est alors que les murs
d'Occitanie se sont mis à parler pour

il pense également que les change¬
ments dans l'hexagone ne peuvent
venir

nous

masses.

France.
-

La clé devient la

demande comment

paraula !
la stratégie politique dans
le PSU également ne se

les couches populaires

mobilisation populaire.

dire

portée considérable.

:

acteur.

en eau

éviter que des
trouble ne viennent

en une

force réactionnai¬

face à un gouvernement de
gauche bloquant la démocratisation
régionale », il faudra des forces de
gauche puissamment enracinées dans
la lutte nationalitaire pour que la
re;

«

revendication occitane aboutisse et

ne

transformée en son contraire,
un
courant
«
anti-pojpulaire » dans
une perspective globale.
L'exemple du bas-languedoc est
particulièrement clair. Le projet socia¬
liste de reconversion ( sic ) du vigno¬
ble du Bas-Languedoc est un jumeau
du plan Bentegeac. Personne ne peut
penser que les viticulteurs
seront
soit pas

�disposés à

mieux

dans

creuset

ce

son

que

égard, or c'est
la revendication

qu'il

sons

envisager

aurait des étapes à
déjà poursuivre ce qui

y
:

occitane s'est le mieux enracinée dans

vient de

les

délégués d'Occitanie à part lors de
chaque DPN. Puis il faudra penser à
mettre sur pied une structure perma¬
nente de circulations de l'information.

masses.

Alors si

voulons que demain les
reconnaissent
les

nous

masses

occitanes

mauvais

bergers et

conduise

tion

que

la

à

leur mobilisa¬

n'y

pas

montrer

pour

Il

de
que

l'on prend au sérieux le problème des
nationalités et en tirer les conséquen¬
ces

organisationnelles.

sont

ce

des mili¬

du PSU qui vont organiser une
quinzaine occitane.
Un point important serait le
repérage mutuel des structures organi¬
tants

sont

les

militants de

Lutoc

dispersés et nous ne
toujours les endroits où

souvent

savons
vous

:

pas

intervenez.

Lutoc et

PSU

Paris

:

il

faut

permettre aux militants Lutoc qui sont
isolés d'intervenir en prévoyant des
formules

souples de coopération cela
permettrait de décupler l'efficacité de
notre

organisation.

En ce qui concerne les rapports
Lutoc-PSU il faut faire une clarification
:

nous

ne

de

tions

sommes

même

indispensable de créer la
du

occitane

pondre

militants du PSU

PSU pour ré¬

d'occitanité

besoin

au

des

le susciter chez

ou

eux.

coopération PSU- LUTOC
devrait avoir un terrain privilégié,
l'Occitanie, c'est à dire avec les
militants occitans du PSU. Malgré
tout, la conscientisation du PSU d'Occitanie est lente. Mais il y a des signes
encourageants comme par exemple à

sationnelles

est

structure

Il

La

Saint Gaudens où

les réunions des

:

transformation

socialiste de la société, il

temps à perdre

commencer

pas

des organisa¬

nature,

nous

ne

des choses qui ne
le sont pas. Permettez-moi d'évoquer
l'anecdote sur Staline : pendant la
guerre, on parlait de la position du
pape à Staline et celui-ci de demander
: « Le
pape ? combien de divisions ? »
Ce n'est pas ainsi qu'il faut procéder,
pas plus que la force du Pape ne
pouvait se mesurer en divisions, la
force de Lutte Occitane, ce ne sont
pas des bataillons de militants mais le
courant
d'idées qui se développe
autour et qu'elle peut synthétiser et se
représenter.
Donc, si nous voulons parler de
collaboration, écartons toute idée d'ad
pouvons comparer

dition des deux organisations, ce qui
ne voudrait rien dire.
Pour

répondre aux interven¬
tions, je voudrais citer l'exemple de la

faut

en

oublier

pas

que

l'Occitanie est dominée et que l'aliéna¬
tion

culturelle, la domination

culture

franchimande

par

la

bourgeoise,

a

été

profondément intériorisée par les
Occitans. Aussi il ne faut pas s'étonner
si

ce

sont souvent

les militants occitans

des partis de l'UDG qui sont les plus
hostiles ou les plus insensibles aux

progrès de l'occitanisation des

masses.

Permettez-moi de rapporter une dis¬

A.Savary qui conduira la
et qui est le
Président du Conseil Régional de Midi
Pyrénées.
Savary est un transplanté à Toulouse,
et il m'exposait à quel point il était

cussion

avec

liste UDG à Toulouse

sensible à la montée de la revendica¬
tion

l'a conduit
des sessions
communes des Conseils Régionaux de
Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon
et Aquitaine. Et bien, dans cette tâche
qui correspond bien aux aspirations
occitanes des masses, il s'est heurté et
occitane,
à

notamment

continue de

PS

en

qui

ce

se

heurter

Occitanie.

cadres du

aux

Rappelons-nous éga¬
:

Alors que

le PCF prenait les positions
que nous savons, mais où la lecture
de l'Humanité permettait de voir une
évolution

volonté de

et

une

certaine

s'engager d'une
façon irrémédiable, la Fédération cor¬
se du PCF et de la CGT publiaient
des communiqués surenchérissant sur
les positions parisiennes de leurs orga¬
ne

pas

nisations.

Alors il

faut pas sous-estimer
l'écartèlement de militants entrés dans
ne

des organisations profondément inté¬

grées à la société politique française
telle qu'elle est et leur difficulté à
remettre ces positions en question : ils
n'y parviendront que si le problème
devient central dans leur organisation
:
alors leur aveuglement devant la
montée

de la revendication occitane

tirons de cet

Nous tenons à affirmer

une

fois de

plus la nécessité d'une
organisation socialiste autono¬
me occitane,
autrement dit il
n'est' pas question pour nous
de procurer un quelconque la¬
bel occitan à une organisation
hexagonale, pas plus qu'un
quelconque label socialiste à
une organisation occitane.
Mais, ceci étant dit, il n'en
reste
pas
moins que nous
devons préparer l'avenir de Lut
te Oc, et plus largement du
mouvement socialiste occitan,
sous peine de disparaître plus
ou moins vite dans les poubel¬
les de l'histoire.

proposer

lement les événements d'Aléria

certaine

Le bilan que nous
te rencontre.

Préparer l'avenir du mouve¬
socialiste occitan, dont

ment

Lutte Oc

doit de constituer

se

le

pôle de proposition politique,
c'est pour Lutte Oc sortir du
ghetto où notre histoire et la
période nous ont confinées.
C'est dans

ce

sens

uni¬

et

dans ce sens, qu'il
convient d'interpréter notre ren
contre avec le PSU toute fois,
lorsque celui-ci aura subi une
profonde mutation, visible jus¬
que dans sa structure organisa¬
quement

tionnelle

( création d'un PSU
Occitan par exemple ), si cela
se fait un jour, il conviendra ce
jour là de reprendre le débat
dans des perspectives nouvel¬

les, c'est-à-dire
d'une

terme

la visée à

avec

éventuelle fusion

organique, allant dans le sens
d'une recomposition du mouve
ment ouvrier français tradition¬
nel.
Il apparaît aussi souhaitable
toujours sur la base de la
préparation de l'avenir du mou¬
vement socialiste occitan, de
rencontrer si c'est possible, les
dirigeants de WAP, pour avoir
précisément ce qui nous rap¬
proche, ce qui nous divise et
quel pourrait être l'éventuel
profit à tirer de nos contradic¬
tions.

Coordinations Au¬
togestionnaires » ont été mises en
place entre PSU et WAP et où cela a
conduit à une démultiplication extrê¬
mement appréciable
de la capacité

céder et le
problème de leur fidélité à ce qu'ils

A ceux qui, parmi nous,
reprochent à Lutte Oc de n'ê¬
tre qu'un « intellectuel collec¬

croient être les intérêts de leur

tif

d'intervention des deux organisations.

pas

quantitative et qualitative futu¬

avoir dans

re

Dordogne où des

transfor¬
organisationnelle du PSU, di¬

En
mation

«

ce

qui concerne la

( nationalitaire )

sation se
différents.

pourra

posera

dans

C'est pourquoi

organi¬

des termes

il

ne

faut

négliger l'importance que peuvent
ces partis des interventions
centrales pour débloquer la situation.

5

nous

»

cette
est

un

L.Oc

disons

rencontre

des

vers

donc

avec

premiers
sa

le

que

PSU

pas

de

transformation

�CHAUSSURE
c'est, pas le pied

LA

©

a

des difficultés particulières, simple¬
il considère plus rentable d'in¬

pas

ment

sous-développés
marché et

les pays

vestir dans

où la main d'oeuvre est bon
bien

en

main des

garder

voudrait
ses

dictateurs locaux, et

France seulement

en

services commerciaux.

Or, Lacarrère qui a centré sa

( faite à l'ombre du MRG
malgré la dénonciation de la gauche )
sur la défense de
l'emploi, ùne fois
réélu annonce la couleur : 180 em¬
plois en moins.
campagne

SALIES VILA MORTA

Vendredi 25

mars,

un

cortège

plus de 3000 personnes suit un
cercueil dans les rues de Salies du
Béarn. C'est la journée « Saliès, ville
de

morte

banderole

une

travail¬

», les travailleurs, à
organisations syndicales,

l'appel

«

ler à Saliès

sont

défendre l'industrie
chaussure, qui représente 80%

dans la

des

affir¬

Nous voulons vivre et

mant :

de la

amère !...

rue

pour

emplois locaux.

La douleur de l'agonie de l'in¬
dustrie locale domine la manifestation
comme

témoigne

en

des partici¬

un

mier des 5 ou

Il a été le pre¬
6 patrons ayant fermé

leurs

(faillites

troisième investiture.

portes
la

toutes

C'était très émouvant,

on en¬

tendait pas un bruit.
avait la gorge serrée

Tout le monde
derrière le cer¬

cueil,

enterrement.
parlé : les

comme pour un

A la mairie ils orft tous

syndicats, les partis de gauche. On n'a

entendu

une

ont

mouche voler. Mais

i «

restructuration

regroupant

comptait à la prise

de

contrôle par « André » avec 650 sala¬
riés. En 1977 et après des démantèle¬
ments successifs il ne reste que 310
salariés et la direction voudrait en

Lo

la

d'argent

a

dijous 28 d'abrial i aguet

Carcassona una autre serada

grèva entamenada dempuei un

a

salvar la
mina e lo trabalh al pais.
I a pas res a faire, plegarèm
pas l'esquina !
Los patrons
d'aquel òr que son mai Americans que Franchimands vôlon
suprimir d'augmentacions ganhadas per las luchas.

ambe lo Joël Venture, la Jac-

continha

mès

serada

Una
amb
Mans

los

de

per

solidaritat
occitans

de

cantaires
Breish

Rosamonda aportèt
minaires.

e

lo

grop

melina

e

d'autres cantaires oc¬

citans.
Dins aquesta serada, un minaire canta sa cançon escrita dins

( un
cop de mai calguèt montar a
Paris per faire ausir la votz
d'una revindicacion occitana ),
puèi cantèm totes la cançon

lo tren

en

tornant de Paris

dels carboniers de la Sala.

7500 F als

d'un

décidée bien

aupa¬

crève,

c'est

chaussure

la

le thermlisme est
plus bas. L'usine de meubles

Lansalot

bord

au

de

la

fermeture

depuis trois ans. On parle de l'emploi
des chômeurs ( déjà plus de 10% de

population )

la

par

matelas Trécas...
que

30

ou

en

une usine de
fait il n'y aurait

40 emplois.

Que deviendra Salies ?

Il

ne

les retraités -jusqu'à quand1
les commerçants et les fonctionnai¬
res -pourquoi faire ?-.
restera que
-

enquête Lutte Oc. Béarn

mai de mièjamércat Cubèrt de
Carcassona que los minaires e
Es

nuèit

un

pauc

lo

mond se leva per cantar
l'internationala. L'esper occitan
coma lo ditz la cançon de Joan

tôt lo

Bodon.

Aquela greva s'acaba sus
Victoria, ganhada ambe
l'ajuda de tôt lo monde :
Augmentacion de 6%
sus las messadas al 1er de Mai
e de 2% al mès de julh
la prima sus lo résultat es
portada a 12% e pagada cada
una

-

-

très meses.
-

lo

de

temps

greva

es

pagat.

Pertot dins l'Auda la solida¬

ritat

Si

garder seulement 120.
La chaussure agoniserait-elle ?
Il faut dire que le groupe André n'a

d'òr

A Salsinha, dins l'Auda,

avantageuses)

les usines dans la SPC.
La SPC

«

con¬

?

ravant

au

Ancien patron de la chaussure
à Salies même, M.Lacarrère est à sa

avant

une mesure

len¬

au

faire

Saliès qui meurt, car

réélection ?

pants :

pas

donc ce maire qui
allègrement Saliès pour fêter sa

brade

attendu

Pourquoi a-t-on

demain des élections pour
naître

Mais qui est

».

Derrière

des

quand le maire a parlé ça s'est mis à
un bourdonnement, tout le mon¬
de s'est remis à parler. Quand même,
annoncer ça le lendemain des élec¬
tions... Y en a beaucoup qui l'ont

faire

Salsinha qu'
aquela Victoria la devèm a tota
Sabèm plan a

pòble

escanat se
revelha amb los sindicats ( fen,

la solidaritat d'un departament

cfdt ) lo C.A.V e los
partits politics : mai de dos
milions pels caumaires ! Coma
per Malvesy e Chalabre.
Contra patrons internacionals 437 obriers luchan per lo
dreit de viure al pais.

cgt,

occitan

coma

l'Auda.

Aquela

greva totas las gens l'an seguida amb interes e-la volontat de

gardar lo trabalh aiçi.
Es aiçi que lutam

! per
defendre nostra vida al pals !
Correspondant de l'Auda
6

�CAL

DEMORAR
500m (5 à 6.10 m3 ) serait
alimenté de nuit par celui de
Sainte Croix. Le jour, par

gravité, l'eau redescendrait. De
même l'eau captée à Chateau¬
neuf irait

au

Val

d'Angouire,

tique
gens

ou autre, et se moque

concernés

réactions.

de

et

des

leurs

Les

exemples des
implantations de centrales nu¬
cléaires ou de barrage un peu
partout sont éloquents.

puis à
système

Ste Croix, par un
de pompage. Toute
l'énergie produite irait aux con¬
centrations saisonnières de po¬
pulations sur le littoral médi¬
terranéen.
Voilà le projet défini. D'a¬
DES PAYSANS

CONTRE

L'AMENAGEMENT

DU VER

bord trois

points qu'on aime¬

rait voir aborder par EDF :

DON

Le

-

plan de Canjuers,

as¬

sassiné par les militaires donne
naissance à beaucoup de cours

Depuis quelques mois, un
projet délirant d'EDF enfoui

d'eau alimentant le Var et la
zone
du Verdon. La nappe

dans les

phréatique du plan est alimen¬
tée par le Verdon lui-même.

tiroirs, ressort et agite
beaucoup de monde. Il fait
parti de l'aménagement hydro¬
électrique du Verdon.
Un

premier barrage serait
construit à Chasteuil, petit vil¬
lage du haut Verdon, situé
entre Moustiers et
Castellane,
de là des canalisations sous
tunnel amèneraient l'eau à Cha
teauneuf situé à 16 Kms envi¬

à l'ouest de Chasteuil, où
un nouveau
barrage capterait
l'eau du Baou, affluent du
ron,

barrage
est prévu dans le Val d'Angoui
re, tout près de Moustiers, relié
à celui de Chateauneuf par des
nouveau

conduites souterraines.Les eaux
souterraines réapparaîtraient
vers
le Galetas, au Sud de

Moustiers. Tout le grand Ca¬
nyon serait donc privé d'eau,
car, pour nous, un filet d'eau,
là où il avait un torrent, c'est
comme

si

on

donnait

du

Verdon

n'arrivant

nappe baissera et les
Le Jabron, l'Ar-*

sources avec.

De quoi s'agit-il ?

Verdon. Un

L'eau

plus, la

un

grain

d'orge par mois à un agneau
pour l'engraisser. Qu'on n'es¬
saie pas de nous berner avec :
« il faudra étudier le taux
de
restitution » au grand canyon.
Pour que le projet soit rentable
faut enlever pratiquement

l'Argens

tuby,

de débit

avec

diminueraient
réper¬

toutes les

cussions que cela comporte.

D'après la carte sismique
de la Provence, le lac de Sainte
-

Croix est situé dans une zone à
sismicité moyenne. C'est à dire
comportant de grands risques.
On peut en conclure, alors que
la terre craque

de tous les côtés
et qu'on est situé dans une
région déjà meurtrie ( Lambesc
près d'Aix en Provence en 1909
: 40 morts ) qu'EDF ne comp¬
tabilise pas cet aspect énorme
des

choses.

La

«

connerie

»

meurtrière de Malpasset à Fré-

jus

en

1959

ne

semble

pas

suffire !
Et

puis on ne peut pas
s'empêcher d'étudier les réac¬
tions

du côté d'EDF, confiance

-

et

:

apparence

« on

démocratique :
les protesta¬

respectera

tions », « on commencera pas
sans
un
certain consensus ».
Nous on n'y croit pas. EDF,

il

comme

toute l'eau aux grandes gorges.
Tout ça pourquoi ? Le barrage
du Val d'Angouire, de 300 x

tralisée, prend en compte les
intérêts d'une politique, énergé¬

seur

de

rouleau compres¬
l'Administration cen¬

tout

7

Du côté de

l'opposition de
gauche, on s'étale en propos
lénifiants, styles ceux du Maire
de Marseille, assurant que le
barrage ne se ferait pas, qu'il
-

en

avait

un
-

eu la confirmation
par
haut personnage d'EDF.
du côté de l'opposition

locale, symbolisée

cat mixte du Verdon

le syndi¬
dirigé par

Maurice JANETTI,

Maire- de

St Julien le

par

Montagné,

on

se

rencontre, on étudie, on évo¬
que. Le Maire de Moustiers est
pour, celui de Castellane est

partagé. Les échéances munici¬
pales sont bientôt là et EDF
parlera certainement des avan¬
tages de l'eau en abondance
pour l'aménagement
touristi¬
que, de la création de foyers
d'animation, d'ensemble pour
les loisirs des jeunes et des
vieux, etc... A l'heure où beau¬
coup de Maires commandent
des quintaux de bonbons four¬
rés pour offrir à Noël afin de
gagner quelques voix, ce sont
des cadeaux empoisonnés qu'ils
acceptent le plus souvent. Mau¬
rice Janetti, moins touché di-

�rectement

que

Moustiers

ou

Castellane, s'est fait le cheva¬
lier de la défense du grand
canyon.
nous le Verdon c'est
ensemble géo-économique
bien lié où tout est relations. Il
existe d'ailleurs un aveu de

Pour

un

pouvoir concernant le Verdon :
c'est le schéma d'aménagement
La

du bassin versant est à

zone

touristique, paraît-il.
sait pas d'où est venu

vocation
On

ne

conclusion mais

cette

n'est pas
Pour
faut

nous on

d'accord.
le Verdon vive, il

que
:

ment.

2°- Essayer de créer
ditions suffisamment

(

santes

)

ou

des

con¬

satisfai¬

économi¬
qu'aient envie de
niveau

au

pour

revenir

venir

ceux

qui veù-

lent ici.
3°-

harmonie

les réalités

gement touristique

sans

Que la communauté hu¬
Verdon organise à

maine du
travers

ses

collectivités locales

géographiques, on ne peut pas
parler de l'intérêt des gens de
Roumoules

ou

alors

on

est un

comme la
société libérale avancée nous en

pond par milliers.
Quand on aménage le villa¬
ge de Sainte Croix en l'agran¬
dissant de l'intérieur c'est à
dire en rognant sur les terres
agricoles et en y donnant un
visage de « St Trop du Lac »
on peut parler de la mort de
Ste Croix. Et tout ça dans le
cadre de l'aménagement du
Verdon.

régionales ses organes pro¬
fessionnels, la gestion de son
économie et la prise en mains
de décisions qui lui seront

Car le

propres.

exemple

et

On

assassine le

Verdon à

de Chasteuil
raison simple. Quand
on donne vocation touristique
à une région il faut éliminer
tout ce qui peut contrarier ce
projet, c'est à dire les forces
vives qui y sont, emmener,
après un tas de discours et de
bourrage de crâne, à ce que les
gens ne croient plus qu'au seul
mirage touristique. Une des
armes principales qu'a le pou¬
voir, c'est de déstructurer le
foncier, c'est de déposséder au
niveau du sol, de la terre sous
n'importe quel prétexte : l'ar¬
mée, le tourisme, les barrages,

travers

le projet

pour une

les autoroutes, etc...

Quand
ville

avec

parfait hypocrite,

Que les gens qui y sont
puissent s'en tirer économique¬
1°-

que

Gréoux-les-Bains

teurs, et une zone

Radio
émet¬
concentrée

terrain que possède
Monte Carlo pour ses
un

aménage » une
Roumoules, entre
Moustiers que le résul¬
une zone à résidences,
on «

comme

Riez et
tat est

celui-ci

problème à

se poser est

:

Le Haut Verdon est en train de
crever.

La vallée du Jabron par

ou d'autres vallées audessus de Castellane, autrefois
assez solides du point de vue

économie paysanne, sont

à l'a¬

gonie. Aucune prise en mains
des problèmes de l'agriculture
n'est

fait.

remplacer

On

la

refuse

se

société

suffisance des villages
par une

à

d'autod'avant

agriculture à mi-che¬

min entre le traditionnel et le

moderne, respectant et partici¬
pant aux équilibres écologiques
appuyée par un secteur de petit
artisanat et mini-industrie en
rapport direct avec les produc¬
tions de la terre.
Le résultat c'est
Alors

on

l'asphyxie.

touristifie.

Rien de

plus facile à faire quand le
village est vidé de son sang.
Le Bas-Verdon se donne
l'illusion d'exister à travers les
remèdes touristiques. Prenons

8

les

:

thermales, endormies
remises

en

train

avec

cures

sont
l'aména¬
se

du Verdon.

bourgeois viennent
soigner leur Bo-bo, puis par¬
lent aux enfants de la beauté
du Pays. Ceux-ci viennent l'été
se baignent au lac d'Esparron
de Verdon quelques kilomètres
plus loin. Au bout de quelques
temps le coin étant vraiment
comme on leur avait dit,
ils
achètent et s'installent en rési¬
dences secondaires, pour le we¬
ek-end, s'ils sont « Marseil¬
lais », pour les vacances s'ils
sont « Parisiens », schéma clas
sique, le processus est déclen¬
ché. De plus en plus nombreux
jeunes touristes ou vieux retrai¬
tés, ils se connaissent, se décou
vrent et font des projets. Pour¬
quoi le village ne deviendrait-il
pas leur propriété ? Pas offi¬
ciellement, bien sûr, mais au¬
trement, par la voie des assis¬
tances
municipales. Et
on
prend le comité des Fêtes, puis
Les

vieux

la Société de chasse ou celle de

pêche, puis le S.I quand il y en
a un; puis on essaie la munici¬
palité pour de bon. Et les gens
qui s'insinuent dans tous ces
centres nerveux d'un village
vont prendre des décisions. Ces
volontairement
OU
non
seront
à l'encontre de
l'intérêt du Village. On favori¬
sera les résidences secondaires,
décisions

on fera tout pour fabriquer un
petit village musée mignon,
plein de bâtisses affreuses aux
abords, racheté dans son en¬
semble, retapé au goût des
vieilles pierres sorties des an¬

ciens
coin.

chemins

des

mules

du

�Et Chasteuil, dans tout ça ?
Chasteuil s'inscrit dans les mê¬

lignes de dépossession du
foncier, de la terre. Avec les
barrages encore des expropria¬
tions, encore la main de fer qui
s'abat sur les terres agricoles,
mes

tout

secteur

un

du

Ver don

touché par la folie écologique
de ce projet, toute une partie
de ce pays qu'on nous arrache,
encore

des

une

fois.

Et les idées

aménageurs

touristiques

renforcement de

-

l'agricul¬

ture.

expansion d'un secteur
agro-industriel » ( les idées
ne manquent pas : des vers à
soie, charbonnières aux fabri¬
cations de sirops de fruits en
passant par la mise en valeur
de nos richesses -truffes, lavan¬
des- sans prendre les gens pour
-

«

des idiots -la truffe à 600F le

Kg,

toujours

fait

agression touristique

con¬

ça

a

nous

sourire )

à ce projet ? Elles
doivent bien exister quand Les

trée et organisation du touris¬

Salles, noyées,

personnes

me

sait à l'armée.

Pourtant Can-

par rapport

pen¬

-

par

la Commune

en

redéfi¬

nissant les buts et les moyens.

le lac.
EDF-Tourisme-armée- la bête à
trois têtes qu'il nous faut tuer
pour

manœuvrer

Un moyen de contrôler tout
serait le POS. Les commu¬

ça

devraient l'élaborer

nes

avec

la

population, faire des informa-

peut essayer en¬

on

semble, de faire quelque chose.
Ceux

Verdon
ges ou

qui
en

«

défendent

»

le

étant touristes bel¬

hollandais, à

cravates ne
le défendent pas pour les mê¬
mes raisons que nous.
Ils le

défendent pour en faire

un

lieu

de loisirs et de bronzage, un
endroit où les constructions les
avec

sur

vivre.

d'accords

plus

juers achète des appontements
pour

le
supporte directement
poids de tout aménagement du
Verdon et qu'on a envie de
dire des choses qu'on entend
jamais dans ces réunions, et
qu'on pense que sur des bases
on

sophistiquées voisineront
les disneylands où on

observera les derniers proven¬
çaux

portés

par

les

derniers

sabots des Alpes. Alors on ne
veut pas

être défendu

Ce sont des ennemis

par eux.
même

au

titre qu'EDF.
Et les

ennemis il

moments où

de

Dernière chose importante.
On sait que ça bouge du côté
des élus.
Un

guide touristique

a

pris la

défense du Verdon. Les gros
touristes belges et hollandais, le
fils de l'Agakhan s'y intéresse

aussi,

le Verdon c'est beau

car

c'est sauvage et ça a les eaux
les plus vertes du monde.
Alors

aime y

faire un projet
immobilier, y placer le surplus
de devises ou y inventer un
aménagement style parc natio¬
nal ou zone à préserver, tous
pièges à « cons » destinés à
mettre en dehors de la gestion
du Verdon, les gens les plus
on

concernés.

de
paysans et de travailleurs de la
Haute Provence. Nos positions
sont simples : refus systémati¬
que de tout nouveau barrage
sur le Verdon, prise en charge
du Verdon par ceux qui y
vivent, axée sur trois points
Nous

sommes un

fondamentaux

en

groupe

milieu rural

:

tions

intérêts, et se
donner les moyens de l'appli¬
sur

Il

parlementer

ses

s'agit pas de faire
une zone agricole ou préservée,
si le premier notable venu peut
s'installer grâce aux amis de
l'équipement qu'il connaît.
quer.

on

ne

n'a

des
plus envie
y

a

avec eux.

Signature
Des Paysans et des Travailleurs
de Haute Provence.

Pour contacts

: Boîte Postale 1
04800 Saint Martin de Bromes

Il y

aurait beaucoup d'au¬
dire, sur les prêts
du Crédit Agricole qui aident
les gros, sur les opérations
tres choses à

jyotsofvK (

immobilières infructueuses sauf

les promoteurs sur le
déferlement de notables dans
pour

qu'on sent ou qu'on
mais qui refuse de
crever sans se défendre, sur les
défilés de majorettes en guise
de fêtes de village, sur les
défilés ( autre genre ) de l'ar¬
ce

pays

sent

pas,

mée à la recherche de ce qu'elle
n'a jamais trouvé : le soutien
de la population. Mais on va

s'arrêter là.
On souhaite rencontrer les

responsables de l'opposition au
barrage. De toute façon, on ira
dans leurs réunions parce qu'

9

jZAAJ^OM^ [JO-i
.JrJ, *)rc. T'aJt L — !.

J

�creba lo crédit

que

agricola

LA
ès de 1200 F

testa

:

(

lei cabras )

per

LIB

que

l'espace per cabras ès de 2,5 m2 / testa din lo
jàs e que 25 cabras ès ren, qu'aquo compta
fau n 'aguer 70/80 per esperar
donc coma l'avis tecnica de la
DDA ès négatiù.
que

pas,

quarcarem,

( Tecnicament

Din

Irobar

jas

la provença

pichot

un

ès pas aisit de
de terra o una vielh

auta

moçeu

l'i mettre sei cabras

per

o

sei

es

dire

a

sonem

coma

cabra

qu'ès un prest dau govern e qu'aquo se dona
ansin. Que promier fau ajudar lei equipa-

bediguas.

pas

ments

Aquo lo

qu'una

sostengan

pog pas faire mai de 2 1/2 L/J de lach se
n'aves que fan mai sies un blagaire ) te disan
qu'ès pas possible e as ren. Se bramès te disan

rentables din lo rodol.

lo problema dau foncier,

fau faire

Lei subvencions

estent pichot paisan

au

jas normalament

son

n'as besonh per ton trabalh, otis per
assajar de viure per logar o crompar un moçeu
de terra alara que lai pretz pretz es tau
qu'ès
pus possible de luchar contre lei promotors

de 420 F/testa ( cabras ) ma dan lei aups de
provença auta per eis, l'i a una norma de la
DDA que lei fa a 280 F/testa.

A PRF.PAUS DE

Aqui tanben, fau l'endrech

LA

immobilaris

parat de l'endrech onté donès

que

que

son

Armada,

a

contre lei gros

la

basa

proprietaris aquelei

d'ameinatjaments EDF,

e, c, a....

macina per moser e tôt un

Mas,

saloparia fondamentala,

lo pichot paisan pot estre ajudat per
lor govern. E lei textes espelissan que parlan de
au

joves agricultors,

em¬

prunts, e tôt aquo.
La veritat ès que aguer

drech

au

dota-

cions

joves agricultors de ( 4,5 millions AF en
zona de mantanha ) te fau
aguer :
La SMI ( surfaça minimum d'installacion ) qu'ès din lo canton de Valensola
per
eisemple de 34 ectaras de prats sens aiga. Aqui
se complica, l'i a de
coefficients; ta valor d'un
prat es pas la meisme qu'aquela d'una cola o
d'una vinha. S'avès de cabras
ta

coma

ectaras !

s'arrapa

l'ameinatjament de

dau pais d'Oc
lotissaments, villas eca....

:

provença e

majora partida dei cabries
( coef. 0 1 per lei colas ).

que

n'en sortir aqui e

l'iagradan.

Xerd"

i

;

H'
Lo

plan de desvolopament

t'engatjès

a

empruntar

a

:

ès

macar

dire

a

faire viure aquela

P4P.WVATT

fau 340

te

camping de luxa,

Son totis dis otis dau poder capitalista
centralisai per ensucar lei pichots paisans
se

v/£&gt;T72.e ml&amp;Ç+jt
|A)Té-fL6S^

una

Drech

au

aquo

e

vou

dotacion joves agricultors l'i
toca

en

defora d'aquelei

que

paqueton, din sa biassa ès
grossa

a

au

emprunts,

dire

qu'aquela

a

gros que n

a n

degun que la
n'an jà un bon
dire qu'an pas

'aguer

un poc

mai.

Per lei emprunts

lo crédit agricola e lo
govern fan de prests au agricultors a 4,24%,
loti lei paisans l'i an drech te
disan, ma fau
l'avis tecnica de la DDA

( direccion departel'agricultura ) que te parlera de
rationau, rentable que legira ton dossier e te
dira qu'aves fach de dur, falia pas,
aurès dégut
bastir en tola, fa trop car «
aqui manca
d'aeracion, qui de ventilacion »
mentala

de

«

amé 25 cabras siès pas

e

vostra

rentable, de

tôt biais

project ès trop car, aqui, emai d'eves
fach solet amé l'ajuda dei collegas que t'an
permès, justament, de pas tôt pagar au pretz
vertadier, que senon jamai auriès poscut; au
pretz que lei patrons comptan la man-d'obra e
tôt

lei matériaus !

Pas oblidar
novembre 76 que
a

ausit

tôt

arrestat

ministeriau

de

degun din lei pichots paisans

parlar. Aqueu
biais lo, maximum

errestat te dich

que

agantat

teatre occitan que te

ai cervèlas,
sèxe, davans

au cor,

au

leis

fège

a

au

rripàs au
un
teatre
occitan mai que mai rie e mai que mai
fort, d'autrei an trobat la pèça ermetica e trôp intelctuala. Alors
nosautrei,
leis arlatencs,
qu'avem la chança
d'aver la chorma de
sus

«

la

Carrièra

lo baloard dei Liças,

trabalhar

coma

de niais,

çô qu'es. Alor vaqui çô

Se parlaviem dau temps que mès una
demanda de prest per aguer una responsa ( 4-6
mès ) dei cagadas que te fach l'administracion,
ren

que

marcha,

de

fau

esperar

per aquer

5

mès,

lo permes de bastir
auriem

una

compléta dei difficultats d'un jove,

vista

que vou

d'installar.
Un

jove

que vous

s'installar, lo pot

1) s'a pas jà un poc de terra
2) s'es pas ajudat un poc,

pas :

que

»

li

menar

te

gaire que lo pòdon. E se de càps, podes,
fau macar coma un caluc per aguer lo
a

minimum de résultats.

Quora

un

organisme vertadier

menât per

foncier, empacha totei lei gros de crompar ço
que volon e qu 'ajuda per de bon lei pichots ?

de

que pot estre accordai

R.B

10

sortiguèt

Provença.
es

La lèra question que te vèn,
perqué lo teatre de la Carrièra,

qu'es de lônga en plen mitan de
l'actualitat, ( problèmas viticolas, mi¬
niers, Fôs ) a causit un subjecte
istorica

e
tant luenh
de nosautrei
la revolucion de 1789.

se toca pas

l'emprunt
N'i

que

d'una entrevista qu'aguère ambe lo
Glaudi Alranc e la Catarina Bonnafe,
avans la
representacion des Ais de

coma

lei paisans e lei outras pichots que régla lo
un

un

pauc,
se
modificar après lei
discutidas publicas per fin finala estre

a

per manjar. Luoc d'adujar lei
s'alargar aquela dotacion ajuda tei

'an jà trop,

/ans

chà

difficultat

pichots

a Marselha ò enfin, d'en pertot
posquèron la jogar. Lei reaccions
son estadas diversas, d'unei son estats
sspantats, son tombats de quieu da-

onte

aquela vida de calucs que se son
causits, se siam dich qu'èra belèu a
nosautrei de parlar d'aquela
pèça
qu'aviam vist se montar, viure pauc a

a...

subvencions

difficultats

sensa

Ais,

vesem

bestia, a jojar la carta de la rentabilitat ( vaqui
lo grand mot largat / ) a crompar de matériau
agricola e a, sensa t'arrestar alargur tei terras,
trabalhar per lei pagar, e, c,

I a agut de segur, un de moton
gents qu'an vist « La Liberté ou la
Mort » dau Teatre de la Carrièra, as

quasi

que

coma

: « LA LIBERTAT O
DAU TEATRE DE LA

aqueu

rentables din l'encastre de

volan

»

corne pot.

poder dau ministeri din lo
despartament e lo crédit agricola qu'ajuda
promier ( banca de patrons e de capitaus qu'a
ren a veire
amé l'agricultura ) lei projectes

terra que

MÔRT
CARRIÈRA

cauvas

La DDA

gès de culturas

e

e

fan

te

creire que

subvencions, ajudas

a

molon de

classan l'agricultor dinamica

que te
que

dessemanjar. Fau la

onte moses,

Fau ben veire qu'es un période
leis istorians an ben cavat adonc
qu'èra exploitable rapidament, e tan¬
ben leis idèias de revolucion, de
federalisma de jacobinisma que son
que

encara

d'actualitat,

se

i

son

ben

pausadas. Enfin es necessàri de ben
comprendre aquèlei périodes revolucionàrias per poder, vuèi, pausar lei
problèmas de la plaça dei femnas, dei

�RTAT

LA

O

dau

MORT
?

Libertat

vos

mostrar

vau

vertadièra libertat deis USA
trarià

Kissinger

Africa ô

au

fasent

se

Vietnam

una

Vietnamiana

se

leis

imperialistas,

e

e

vôstra libertat, siatz un
de salopariás ».

»

ieu
e

la

mos-

orgia en
Africana ô
faire violar per
una

una

diriá : « vaqui
monde de lops

Segur lo promier tablèu pòu chomai Sade es fach per aquô e lo
fach que siágue estât vertadierament
occitan ô non aquô a ren a veire. De
tôt biais es pas verai qu'ague jamai
escrich en ôc; quora èra a la
ren
car,

Bastille ô

a

joves, lo problèma de la festa, dau
cors, tôt çô que fau ben prendre en

provençau

consideracion

coneissava

volem

la
per nos faire
d'embrolhs. E me pense que 1789 e
l'exemple occitan es bòn per aquô.
1 a dos périodes dins aquela
revolucion, fins que 1792 lei décrets
reaccion

se

se

n'en

de la Convencion
totei lei

idiomes

«

pas

que

serve

son

nacionaus,

»

dins

revirats
e

après

aguèt la caça ai patoès. Mai i a jamai
agut d'estrategia revolucionària per
pausar lei problèmas de lenga, de
personalitat occitana. Alôr en 1790/
91 lo fach provençau sarà récupérât
per la reaccion ( que botarà davans lei
dangiers de la departamentalisacion
per Provença, l'attaca de la constitucion Provençala de 1481 e de la lenga
mairala eca... ) e en 1793 per lei
i

Girondins

la Montanha.

contra

tablèu se vei
orgia organisada per lo marqués

de Sade onte Nanon la serventa dau
que simbolisa Provença, servira
plaser dei libertins qu'en fin finala

mas
au

la violaràn.
Mai Nanon aqui dedins es
presonièra, es drogada per lei libertins
que se ne'n vôlon amusar per ne'n
tirar plaser e profiech, mai vuèi quand
l'obrier

se

vai faire

explotar

per

poder

manjar, es parier. Lei Provençaus dau
XVIIlen èron oblijats per manjar de se
faire colhonar per

leis Aristôs. Nanon
es pas una puta, es pas una « Proven¬
ça Putanièra » es una Provença alienada explotada. A pas causit de
vendre

quieu, son quieu
presonier d'un sistèma economica
son

enganar

leis

encara

Sade

a

un

rôtie

e

lo retrobam

vue;

es

de

E

sègle

que

per provocar e son

Vuei Sade dirià

:

«

s'èra

mema

L'important

sègle

pas

occitan, e

escrich

es que

en

ôc E

portava un

idèia fondamentala, belèu mai impor¬
tante vuei

qu'en 1789, l'idèia de la

revolucion culturala. Saupre se deman
ne'n demorarem a la revolucion eco¬
ô

ben

s'anam

s'attacar

a

l'ideologica dominanta a la morala,
per que l'òme tome trobar la Festa, lo
sexe lo còrs e que devengue enfin un
fraire per l'ôme e pus un lop.
Vuei après la bolegadissa de 68
vesem que dei tipes coma Reich ô
Marcuse adusan d'idèias interessantas
sus

lo

problèma

sexuaua

ô culturau.

lo

morala

classa.
aquô's la

e sa

11

occitan

teatre

Fau

i

tanben

a

reconeisser

lei

tota

lo

a

la

cultura

drechs

qu'a la
cultura francèsa, e aquô vôu dire una
recerca
culturala occitana complexe
occitana

sus

meme

la forma emai lo contengut.
Es trop simple per dei gents

de
gaucha de dire qu'
OCCITANIA » aquô's pas de teatre.
Fau mostrar que i a quaucaren d'autre
tanben. E piei « LA LIBERTE OU LA
MORT
sensa se
copar dau public
popular ( a prôva lei rapresentacions
ô

de

«

»

Bedarieus )
o de
public autre davans

de Port de Bouc
metrà tanben

un

sei contradiccions.

Se vei tanben dins aquela pèça
pôple Provençau qu'es luenh d'estre gloriós, mai aquô tanben es verai, i
a
gès de « héros » provençau an
aquest période.
Lei jacobins provençaus se son
leissats manjar en 93/94 per leis
idèias exagonalistas, nacionalistas francèsas e an perdut son occitanitat.
un

Leis autres

son

força

pèça ont'as d'un

revendicacion nacionalitària.

de Sade fai la sintèsi entre d'idèias de

es

una

«

rar,

Marcuse de Reich ( per eisemple ) e
lo Sade vertadier. Ara lo problèma

de personatge
vuei se discutan.

crear

parlan occitan e de l'autre lei marrits
capitalistas que te parlan lo franchimand ponchut.
Fau ben veire que la Carrièra
pòu pas faire un « TABÛ » ô un
OCCITÀNIA » de mai a cade côp.
Es necessària que montan aquelei
pèças perque li pôdon jogar per
carrièras ô onte que siágue, perque i a
un subjecte mai simple, perqu'es una
pèça mai directa, que tôca un public
qu'es jamai estât au teatre, mai lo
teatre occitan fau pas que siágue
qu'aquô senon se veirà empegar
l'etiqueta de « Théâtre populiste » «thé
âtre rural » « théâtre régional » per
aquelei que vôlon escondre que dins

Lo Sade de la Carrièra, es mai un
Reich ô un Marcuse de vuei que lo
Sade dau XVIIlen, aquest personatge

son

Lei USA

com'un contempo-

s'aviá jamai ren
ALÔR ???
mema

totei porrits.
Totei leis escrichs dau Sade son fachs
son

a

que

de

costat lei bôns que son paures e que

drecha

aquèu de la

provocacion, vôu mostrar a la

e

ran.

important dins la pèça e es important
de veire Sade dins una pèç,a occitana.
Lo sistèma de Sade

Adons

occitana

Segur èra pas occitanista e
après ? Era presonier de sa classa mai
i mandèt quauquei banastas de merda

( aquèu deis aristôs ) que la condamna a
servir lo plaser dei borgès.
Lo

escrichs.

cultura

la

en

sei gardians

totjorn agut per Provença un reflexe
de compensacion, per fugir la salopariá de son sègle en tornant dins la
puretat de Provença.

nomica

.

Dins lo promier

una

n'avem

Charenton escrivava

per

teatre es

qu'an d'idèias
Segur es pas

«

per

chouans

son

e

fach recupeson

venguts

ô ben per lei borgès e se
batuts amb lei federalistas.

I
«

se

lei reialistas

a

»

ren

vertadiers

»

agut de positiu, lei
revolucionàris, lei jaco-

�bins provençaus an pas poscut causir
e se son leissat agantar
siá per la

d'idèias
qu'èron pasmens revolucionàrias mai
onte
i aviá gès de plaça per sa
personalitat occitana ) siá per lei Gi¬
rondins e conservava sa personalitat,
mai se batián per lei borgès proven¬
Montanha

(

e

se

batián

sus

çaus.

I
ai

degun qu'adus

a

una responsa

questions fondamentalas coma

lo

la cultura e aquô se pou
comprendre.
Per eisemple, la femna aguèt pas
lo drech de vota, per la Montanha
sexe,

servava

a

deifiar la

libertat ò

autra

lei federalistas èra coma
per lei felibres d'abòrd qu'avián sortit
lei testas virginencas e lei filhas de
mai. Adonc èra sempre un objecte
jamai una persona égala de l'orne.
Dins la pèça, cade personatge
es una soma complexa de contradiccions, mai èra la realitat, la vida
vidanta es una causa complicada...
Aurián poscut faire mai simple
me vas dire ? A prôva que l'an pas
fach perque lei difficultats financièras, 1
o temps consacrât a la recerca, lo fais
dei problèmas qu'an totei sus l'esquina
a pas ajudat.
En mai d'aquò simplificar voliá
dire passar a costat dei problèmas
fondamentays que volián mostrar es a
dire, parlar de lucha de classa, de
processus revolucionàri, de plaça deis
etnias, dau sexe, enfin pausar lo
problèma de la revolucion culturala
causa, e per

coma se

Es
la

pou

pas

pèça granda
veire

sensa

e

fôrta

pensar

e se
au

trabalh que fan cade jorn « La Carrièra ». Per eisemple se pausar lo problè¬
ma

dau teatre vuei amb lo cinéma.

Per èlei lo

teatre

lei ligams de

baaaire

ligam quasi fisica,
mai dur -a faire au
son
d'imatges que te

un

aquô

cinéma

onte

es

davans leis uelhs. La tôca de
la Carrièra es que i ague un jorn la
prticipacion dau public. Aquest problè¬
ma se lo pausan tanben perque son
occitans e que i a dins la tradicion
populara occitana lo CARNAVAL e
que dins lo Carnaval lo « pôple es
comedian e lo comedian pôple ».
passan

Carnaval, lo comedian liberava completament sei referencias culturalas per s'esprofondir dins la festa e
criticar la societat. Aquesta tradicion
dintra dins la concepcion dau juôc
colectiu, dau juôc de festa qu'assaja
de faire petar la frontièra entre lo
Lo

comedia et lo badaire.
Lo comedian

personatge

son

dèu faire espelir toei

festa, de violencias, de
poesia, dèu i aver entre lo comedian e

cade còp s'escacalassa ). I a aquí una
dérision de totei leis a-prioris sexuaus
tanben

e

que

causit de garçar
que

lo
môstra tanben

van

servir

I

tanben

a

se

declaracion

una

d'amor, entre Nanon e Roux, un
lengatge simple, quasi sensa paraulas,
entre

intériorisât,

femna, mai fau
scena

comença

tracta

ôme

un

e

una

oblidar qu'aquela
dau temps que l'en-

pas

mand de s'acabar

es a

e

i a

que

lei gents, lo

encara

bèu

que

public que dansa,
rigoleja, a l'entorn dei

dos amorós.
Tôt aquô es un

lengatge nôu,

qu'adus

un alen novèu dins lo teatre
occitan mai tanben dins tôt lo moviment

culturau

e politic occitan e
aquô fau saludar la pèça

teatre de la

per

lei borgès

» per li mandar contra la
qu'a pas sachut li balhar
lei mejans de se liberar completament.

d'entrepresas,

aquô

sexe en preson e
coma

Revolucion

que per

Tôt

que

qu'a

de toteis aquelei gents que

An fach d'animacions dins lei comitats
eca...

en

castrats

son «

messatge

son

t'agante amb'una força d'a¬
gression, de sensibilitat, qu'es pas de
creire, e d'aquô espelfs la poesia.
corporau

politica
carema,

critica

una

môstra la Revolucion

que

s'emplica tant dins

ren

e

lo

Carrièra.

adobar la sauça.

Perqué i aguèt au XVIen la
e perqué fuguèt lo
popular italian, perque lei gents

Comedia dell'Arte
teatre

dedins sachèron trobar lei personatges
qu'èron lo mai colectivament populàrs
emai lo biais de li jogar. Per faire un
teatre popular occitan faudra faire
parier, e s'avem lo temps emai l'ar¬
gent belèu qu'un jorn podrem determinar lo jôc popular occitan. Qu'avèm
de tradicions en Provença, Chichoà e
tôt lo teatre Marselhès que

lo pausam vuèi.
una

lo

perque

lo Pagnol

coneissava, mai s'aviá sentit lo biais
particular dau juôc occitan, se n'es
servit per lo degalhar en fasent dua

lo fenhantàs que se radassa
en
chuchant un pastagàs o en
jogant ai bôchis. Avem jamai donat lo
provençau

drech
nar

de

son

sortits

teatre occitan de

au

questio-

biais de jogar.
Totei lei comedians occitans
a

l'asard ( Raimu,

quant ne'n
tant

se

fixar lei trachs fondamentaus

per

son pas sortits

de bòns amatórs

es

e se

son

en en provença avem

de que renar ) son belèu dei
questions que se fau pausar e que fau
pausar publicament coma lo fan a la
Carrièra.
pas

Per

acabar

lo
problèma de la comprension vertadièra de la pèça.
A dins la pèça una situacion
carnavalesca. Es la partida de rubf
se

pausarem

ambe

lei colhas de
l'archevesque
Dulau. Aqui se vei d'ômes mascarats

en

femnas jogar amb'un sexe archedau temps de la Revolu¬

vescós copar
cion...

( lo public lo

12

sur

dans la
le fond

des décors que l'on démonte
la route, le débat à

pour continuer

battons rompus avec le « teatre de la
Carrièra » continue. Des propos sur le
théâtre populaire? sur la place du
théâtre dans le

mouvement

occitan, la

gauche et la culture
Comme toile
de fond les prochaines échéances
électorales.

belèu perque

grandas vocacions professionalas. Vuei qu'avem dei chormas de
(

et

i agut

i aviá de

teatre occitan

sonore

passage

...

Fernandel )
?

Après leur
toulousaine

région

compren

qu'a

0 Votre
axes :

spectacle tourne

le théâtre

autour de deux

d'avant-garde

et la

spécifi¬

cité occitane; quels sont les
rapports entre
ces

points ?

Faire du théâtre occitan signifie
pour nous

de prendre tout

notre

passé

culturel occitan pour créer un théâtre
contemporain. Un théâtre d'avant-

garde qui

ne

s'appuie

sur des
des données
culturelles qui font référence â quel¬
que chose pour les gens? je ne vois
pas du tout ce qu'il pourrait être.
Surtout quand on parle de

données

théâtre

historiques,

occitan.

On

pas

sur

ne

peut

pas

�théâtre occitan
il nous faut encore plus qu'aux autres
troupes, aux autres écoles théâtrales,
reprendre notre passé, le réétudier, ou
malheureusement plutôt, l'étudier, et

comme ça

inventer un

tenir compte.

en

#

A la différence de vos travaux

précé¬

du mal à suivre « La liberté ou
à cause de l'abondance des détails

dents. on a
la mort »

historiques..

C'est sûr,

mais attention,

nous

été confrontés à ce que vous
dites. Même malgré les efforts qu'on a
avons

fait pour la mise en scène, la pièèe
reste complexe. Peut-être qu'il nous
faudrait être plus solides en tant que
comédiens, au niveau de la mise en
scène, de l'écriture etc... Ceci dit, il y
bien d'autres raisons

a

on

:

ne

peut

remplacer l'école. Et que nous

pas

reste-t-il de la Révolution ? Ne parlons

de l'histoire régionale, c'est double
zéro. On n'a jamais rien appris sur
l'histoire locale, sur l'histoire du * mi¬
di ». Que s'est-il passé en 1789 dans

pas

» ? Personne d'entre nous ne
sauf, peut-être, ceux qui s'oc¬
cupent des recherches à l'Université.
On ne peut pas tenir le rôle de
théâtre et celui de l'école, à la fois.
Alors on a été obligés d'en mettre un
minimum, dont on n'aurait pas parlé
si les choses étaient bien faites à

le

«

midi

le sait

l'école.

Ensuite, il

aussi une autre
s'attaque à un sujet
la révolution, l'histoire ellecomme
même est complexe et il est difficile de
schématiser. En outre, si on a pris un
sujet comme celui-là c'était par rap¬
port aux problèmes auxquels on est
confronté aujourd'hui, parce que, qu'
on le veuille ou non, on
est quand
même à la veille d'un changement,
sinon de société, au moins de gouver¬
raison.

Quand

nement

et

y a

culture populaire occitane,
simplement voir du spectacle ?

renouer avec une

mais

on

se

pose

de lutter et faire du
région, on a une
certaine expérience. Il faut qu'on ait
deux types de pièces : une légère
d'intervention pour les villages et des
pièces plus lourdes pour les festivals,
pour les théâtres urbains etc... Pour¬
quoi ? Premièrement parce qu'on ne
Après 7

théâtre

ans

peut pas se baUader dans les villages
avec des pièces comme celle-ci, elles
sont trop lourdes et complexes et
donc, on fait les villages avec des
oeuvres

village

plus directes. Mais les gens du
quand ils viennent, ils ne

voir que du théâtre
politique, ils viennent sûrement moins
voir du théâtre politique que les gens
viennent

pas

qu'il y avait ici ce soir, alors il faut
qu'il y ait des pièces légères et des
pièces comme celle-ci où on main¬
débat

le

tient

peut-être
façon il

occitan

:

type de

a

moyennes

Ensuite

il

y

un

problème

on ne fait que du théâtre
rural, deux mois après on crève. En
ce type de théâtre, cette classe
permet financièrement de faire
des tournées dans les campagnes où

faisant
nous

on

ne se

les

fait pratiquement pas payer

gens

du village, parce qu'ils

n'ont pas de pognon.
Alors il y a les

deux types de
spectacles. Il ne faut pas faire ni l'un
ni l'autre systématiquement,
il faut
faire les deux. C'est notre position.

un

problèmes. De là l'intérêt
mettre en évidence tous les

moyens,

l'histoire

a

financier. Si

pra

au

écarter ?

c'est aussi

révolution et le

Oûuel rôle comptez-vous jouer en tant
de théâtre dans le mouvement
occitan ? Est-ce que le choix des pièces
n'Implique pas déjè un choix politique. Des
petites pièces jouées dans les villages sont
essentiellement différentes de celle-ci, à
laquelle beaucoup viennent non pas pour
que troupe

13

Nous avons fait cette pièce pour
deux raisons. La question occitane qui
n'est pas encore débloquée au niveau
de la Gauche et la question

culturelle

poussant à outrance la question
sexuelle ) qui, elle nous plus, n'a pas

(

en

été

débloquée.

On considère que la Gauche
dispose, en Occitanie, des forces les
plus combatives, sur le plan de la
viticulture, du prolétariat, etc... Nous
devons

donc

être

en

situation

de

dialogue vis à vis de l'idée occitane et
l'idée culturelle. C'est pour cela qu'on
fait la pièce.
Il est certain qu'aujourd'hui la
Gauche a progressé par rapport à ces
dernières années, mais elle arrête son
analyse du fait occitan à une certaine
conception de la régionalisation démo¬
cratique. Nous constatons que l'idée
occitane avance parmi la population
jusqu'à l'idée d'une certaine autono¬
mie socialiste avec tout ce que cela
veut

théâtre rural.

schématiser
faire comme à
l'époque l'ont fait certains révolution¬
naires conduit à des erreurs, et cela
conduit à l'arrêt de la révolution à un
moment donné, moment où elle est
incomplète, inachevée.
une

niveau

pas

classes

problèmes ( quel avenir
quelle nouvelle société)
dans un processus révolutionnaire. On
ne peut donc schématiser.
Schémati¬
ser

un

mal de lycéens,
qu'on
peut toucher en hiver comme ici ce
soir et qui ne sont pas à négliger, mais
on ne pourra pas le toucher avec un
y

étudiants,

aspects de ces

quels

à

plus intellectuel. De toute

un

responsabilités à l'heure
pouvoir n'est pas à

ses

arrivée

son

la

dans

minimum de

de 1789

conscience de
où

on

donc

% Pour en rester aux revendications
occitanes, croyez-vous que la Gauche a pris

dire.
IL y a aussi

le problème de la
faut pas
toujours croire que c'est la direction
du PC et du PS qui retarde certains
problèmes. Les textes du XXIIême
Congrès du PC allaient assez loin sur
certains problèmes de la libération de
la femme, par exemple, et c'est dans
révolution culturelle. Mais il

les

de préparation au
les prolos ont trouvé que
choses comme ça n'avaient pas
place. C'est eux qui les ont remis
discussions

Congrès
des
leur

que

en cause.

�# Il faut
à

ce

reconnaître que le PC commen¬

s'ouvrir

dialogue

au

cela

et

On

mentaires.

intéressant.

Je crois que la Gauche prend
en considération le fait
occitan parce
qu'il a gagné de larges couches de la

population
xion,

et cela suscite

dans les

mais

une

réfle¬

urbaines

zones

Toulouse, Marseille, Montpel¬
lier, etc... c'est plus compliqué parce
qu'à mon sens on n'a pas trouvé le
biais de faire correspondre notre re¬
comme

vendication occitane

dicatifs des
complexe.

gens

aux

vécus

reven¬

de la ville. C'est très

deux positions

complé¬
bat avec
l'AJT qui regroupe toutes les jeunes
troupes de l'hexagone et en même

est

a

D'une part on

L'OCCITANIE AU MILIEU

se

DES TEMPETES DE L'

temps on se bagarre pour qu'il y ait
une décentralisation
culturelle, c'est-àdire

Le train-train

dans chaque région le
pognon soit donné aux troupes issues
la région et non pas au
dramatique parachuté d'une
plus ou moins coloniale.
Cette position
gagner

au

troupes qui

combat
ne

problématique
marche

se

façon

régionaliste
sont pas

occitane et

de
des

posé la

cette

l'occitanisation croissante
des couches populaires en Occitanie
peut
le

amener

dans

que

PCF à repenser

un sens

fédératrf,

par

ses

structures

exemple à terme

la création d'un PC Occitan ?

Il

faut pas,
placer nos

ne

pour

nous

discussions
en termes
normatifs,
le pire ou le meilleur. Ce n'est ni le
pire ni le meilleur. Je m'explique, la
occitanistes,
avec la Gauche

semaine dernière dans FRANCE NOU

VELLE l'hebdo du PC, il y avait un
débat

sur la question Volèm Viure Al
Pais, le secrétaire fédéral du Finistère
disait : il faudra que d'ici quelques
temps le PC adapte ses structures
politiques sur l'existence de faits com¬
me le fait breton, le fait alsacien, le
fait occitan, etc... Je crois qu'il faut
maintenir une pression idéologique,
un combat permanent avec la Gauche
mais pour cela il ne faut pas se faire

définitive, il

d'être

unitaires

critique

me

semble important

mais

dans

un

sens

cela il faut une
pensée, il ne faut pas
fondre notre pensée occitaniste, notre
analyse stratégique, politique, etc...
dans l'analyse de la Gauche. Il faut
qu'on soit un intellectuel collectif com¬
me le dit Lutte Occitane, pour avoir
une réflexion et des forces propres
nous permettant d'influencer le com¬
portement de la Gauche.
Il ne faut pas se faire d'illusion.
Sans le dialogue avec la Gauche, on
s'isolera, mais si l'on se fondait dans la
Gauche au sens le plus quotidien, on
perdrait la capacité de faire progresser
les masses populaires à travers la
et

pour

autonomie de

# Qu'elles
de la

sont

histo¬

leur sort le pain de la bouche;

étonnez-vous après ça qu'ils mordentl De
l'autre côté, Yves LACOSTE n'est pas
moins tendre dans son livre ( Maspero
aussi ) « La

géographie,

ça sert d'abord à

faire la guerre », il poursuit depuis quatre
numéros

sur Bodon, etc...
Le deuxième aspect c'est de ne
pas se limiter à ce combat régionaliste,
car alors on oublierait toute la dimen¬

équipe d'universitaires
critique de la géographie

avec

complices,

une

sa

traditionnelle dans la
est le

revue

Hérodote dont il

directeur.

du

fait occitan. Pour nous, ça
dire des choses concrètes. En
matière théâtrale, dès qu'on raisonne
sion

veut

avec

le modèle théâtral

français

on se

la

gueule. Je prends un exem¬
ple : la voix. Si l'on fait des exercices
de diction française c'est sûrement
inefficace pour l'Occitan.
Sur le plan occitan, donc tant
pour la diction que pour la dramatur¬
gie on est quelque chose de particulier
On a nos écoles, on a des structures
pas uniquement régionales mais inter¬
régionales qui regroupent toutes les
expériences qui se forment en Occita¬
nie; donc il y a un enjeu occitan au
casse

combat.

Egalement, le théâtre
peut

se

ment

dramatique

concevoir

que

si

occitan

ne

l'enseigne¬

progresse, si

l'ensei¬

de l'occitan apparaît à la
V, que si l'occitan ne reste pas une
langue de clochers mais si elle deivent
également une langue des sciences et
des techniques; une langue revendica¬
tive employée par les
syndicats, etc...
Et cet enjeu là dépend un peu
uniquement des régionalistes. C'est un
enjeu nationalitaire, quoi. Donc, on a
gnement
T.

ces

deux combats.

ment occitaniste et
ment sur

Un
un

combat vrai¬
combat

égale¬

Il

cependant

a

y

entre

ces

deux

différence essentielle. Le
premier se place carrément en dehors de la
« corporation », au
niveau du militantisme
politique ( il faut abolir les historiens de
profession, qui ne peuvent être que des
ouvrages

une

historiens bourgeois et faire que les militants
chacune de leurs luttes, cherchent
dans le passé ce qui permet de faire avancer
pour

leurs revendications dans

le présent ). Ce
d'apoplexie quelques
uns de nos pontes historiens « de
gauche »;
Monsieur Emmanuel Le Roy LADURIE,

livre,

a

failli terrasser

récemment converti
tes
a

»

et

vomi

aux

collaborateur du

«

idées

«

occitanis¬

Nouvel Obs.

» en

d'insultes dans le « Mon¬
de », mais à part ça aucun professeur, à la
fac de Toulouse par exemple, n'en a
pipé
une

page

mot dans ses cours,
sa

ni n'a

en

rien modifié

pratique professionnelle.
Le livre

des bases socialistes.

amplifié

de

Lacoste dont

l'écho

est

le

dialogue entrepris dans
Hérodote, analysant le contenu idéologique
du cours de géographie, prétendu
plus
« neutre »
que celui d'Histoire, et proposant
aux collègues des
objectifs pédagogiques et
politiques précis, provoque en revanche des
prises de position, des allusions et des
discussions âpres parmi ceux qui s'intéres¬
sent, professionnellement ou non, à l'Hist-

Gauche.

aetres

des

Du passé faisons-nous table rase ? », les

pauvres, on

Narbonne,

les valets inconditionnels de celle-ci.
En

«

:

dé¬

permet de voir des
troupes qui il y a seulement deux ans
rigolaient quand on leur parlait de
patois », et qui montent des specta¬
cles sur 1907 ou sur la Commune de
nous

«

• Êst -ce

universitaire

»

géographes a été troublé l'an
passé dans chaque camp, par deux person¬
nages, jusque là parfaitement intégrés, ou
peu s'en faut, à la hiérarchie mandarinale.
D'un côté, jean CHESNEAUX,
historien
spécialiste de la Chine, publie chez Maspero
un ouvrage dont le titre est une
paire de
baffes pour la plupart des Historiens, même
s'il est tempéré par un point d'interrogation

centre

nous permet

HIST-GEO

riens et des

que

de

«

par

Géo.

relations avec les
troupes de théâtre non occitanistes,
vos

C'est ainsi que des militants de Lutte
TOLOSA ont réagi par une lettre à
Hérodote à un article écrit dans cette revue
par Y.Lacoste « Brader la
Géographie...
brader l'idée nationale.. ».

Oc.

région ?

14

�Cet article témoigne du progrès de
l'analyse d'un certain nombre de mythes
constitutifs de l'idéologie bourgeoise et qui
servent, ou qui ont servie jusqu'il y a peu de
temps, à établir la domination de la bour¬
geoisie : mythe de la « France Eternelle »
dont toutes les frontières sont fixées depuis
la création du

monde,

une et

indivisible. On

voit que cette critique de « l'idée nationale a
amorcée par Lafont et d'autres intellectuels
occitanistes depuis 1967 au moins, nous
intéresse

premier chef,

d'autant que
à première
vue, l'analyse de Gramsci sur le rôle de
l'idéologie dans la lutte des classes...
Mais voilà, malgré ses intentions ex¬
Lacoste

au

utilise

comme

cellentes, Lacoste

en

nous,

arrive à des conclu¬

sions

opposées aux nôtres, il* refuse de
poser concrètement dans l'espace français
et/ou méditerranéen les problèmes du développemement inégal des « régions » et les
conséquences des contradictions du systè¬
me capitaliste. Cela le conduit, lorsqu'il en
vient au problème des minorités nationales à
le réduire plus ou moins è un phénomène
annexe dans la lutte politique et à trouver
nationaliste-bourgeois le discours des mou¬
vements des

Lutte Oc.

minorités nationales, celui de

particulier, alors qu'il

en

en

ignore

le moindre mot.

Comme

les

historiens

XlXôme siècle, ( Lavisse...

bourgeois du
), Lacoste pense

que la conscience patriotique -appartenance
communauté
à
une
nationale ( langue,
culture... )

et

solidarité

contre

l'invasion-

long de I' « histoire de
France »; une fois arrivée au pouvoir avec la
Révolution, la bourgeoisie se serait servi de
ce
sentiment populaire pour
rassembler
autour de l'idée de Nation Française les
masses populaires afin de mieux les dominer
Ici, l'analyse de Lacoste n'est ni
rigoureuse ni juste.
En effet, la bourgeoisie française n'a
pas attendu la prise de la Bastille pour
prendre le pouvoir : l'essentiel elle l'avait
depuis longtemps. En 1789 ou 92, elle ne
s'empare que de la dernière instance du
pouvoir, l'instance politique en renversant la

s'est

forgée tout

au

royauté, mais elle possède d'ores et déjà te
pouvoir économique social et idéologique :
que ce soit la main-mise des marchands et
parlementaires toulousains sur les terres du
Languedoc déjà au début du XVIIème
siècle, leur rôle décisif dans le tournant

Paris ont pris d'assaut les Tuileries et fait
proclamer la déchéance de la royauté.
On peut encore lui répondre en évo¬
quant les Chouans qui pour protester contre
la levée en masse, prennent les armes chez

politique des révoltes populaires de la même
époque, ou la diffusion des idées bourgeoi¬
ses de l'Encyclopédie, même dans la nobles¬
se et le clergé dès avant la Révolution.
En 1789, quel sentiment d'unité en
France, « agrégat inconstitué de peuples
désunis » à part un attachement vague et
personnel au roi ( Vive le Roi sans gabelle...

révolte anti-révolutionnaire certes, mais aus¬

etc...

si

lieu d'aller

au

se

battre

sur

le

Rhin,

anti-patriotique.

) 7
Pas d'unité de

-

c'est

eux

sauf

clair

au

langue ni de culture,

niveau

des

«

élites

»;

pourquoi les rapports è la Convention
contre l'usage des « patois » -de la langue
d'Oc pour nous-, sinon comment compren¬
dre la hantise de l'école laïque et obligatoire
de Jules Ferry è imposer le seul Français
comme moyen d'expression, en classe et
sinon

dans les familles 7 Parallèlement la propaga¬
tion des

«

ethno-types » qui se forgent au
:
Gascon hâbleur, vantard,

XVIème siècle

bafreur; Marseillais fainéant, menteur et
bavard, sert è donner honte ( l'accent, la

qui pue l'ail... ) pour imposer la
généralisation de la « norme », du mode de
vie « français », « américain » plus tard.
bouche

-

Quant

à l'intérêt contre l'invasion,

typiquement l'argument d'un homme
du Nord; d'ici, la « ligne bleue des Vosges »
qu'on ne doit pas perdre de vue est
singulièrement estompée. En Occitanie, l'in¬
vasion contre laquelle
on s'allie,
c'est
c'est

souvent

celle

venue

de

France,

et

en

appelant même les Aragonais ( pendant la
« Croisade contre
les Albigeois » ) ou les
Anglais et les pays protestants, comme les
Bordelais contre les armées de Charles VII
ou

les Camisards contre Louis XIV.
Lacoste

cite

les

soldats

de

l'An

II

Patrie en
danger »; c'est aller un peu vite en besogne
que d'oublier que pour eux la patrie, c'est
d'abord la République, et qu'avant d'aller
vaincre è Valmy les Marseillais réunis devant
«

rassemblés pour

défendre la

MUKrt

«

LOVPOUVOIR

sentiment d'unité lente¬
farce, accré¬
ditée par la bourgeoisie en France, et à
laquelle faute d'analyser avec pertinence ce
qu'on appelle la « Patrie » ( « Mourir pour la
Patrie », « enfants de la Patrie,»... ) L'
«'état français », la « Patrie », c'est en effet
l'expression de la démocratie bourgeoise en
France. Malgré ses « prétendues frontières
naturelles », et, malgré l'apparition perma¬
nente des contours de l'hexagone dans les
cartes d'
« Histoire
de France » depuis
celles de la Gaule jusqu'à celles de 1918
( « récupération » de l'Alsace-Lorraine ) en
passant par le partage de l'empire de
Charlemagne ( 843 II, la France actuelle est
une
création -violente- de la lutte des
classes et de la lutte des peuples; il y aurait
très bien pu arriver qu'elle n'existe pas, il
peut très bien advenir qu'un jour elle
Ce

ment

prétendu

constitué

n'existe

plus.

»

«

est donc une

-

défendre à tout
Patrie », mais seulement dans la
mesure où c'est un élément, parmi d'autres,
de la lutte contre l'oppression de la bour¬
geoisie ( comme en 1940 ). Cela conduit à
se demander à quel
moment les classes
populaires sont dépossédées de leur pouvoir
de décider de leur propre avenir, est-ce
lorsque la « Patrie » est vaincue, soumise à
la puissance « étrangère » ( des monopoles
ou des Prussiens ) ou est-ce lorsqu'un pays
abstrait qu'on baptise « Patrie » prend la
place des communautés nationales, effecti¬
vement ressenties comme le lieu où s'enra¬
cine notre identité, lorsque l'état-nation
bourgeois opprime les nationalités populai¬
Il

ne

prix cette

res

faut donc pas

«

7

( A SUIVRE )

Avec l'aimable autorisation de Batelier

�Ont

classificar la revista

? dins l'iperliteratura,

autors

e

Lo

Sociologie es pas exactalenga umana. Pesqui dins lo
de Bordet ( capitol suis militants )

sos

per

çô

-totis- escrivon en occitan ? N'en
d'un, e vos podi assegurar
que fan pas que de poëmas. E los
poëmas, nosautres, los necis,
( los
Novèls Convertits, segon Bodon ), os
que

ment una

libre

coneissi mai

-

-

-

-

prenèm
jorn

coma

de

cada
l'ajuda del diccio-

pan, e cercam

un pauc mens

-

-

Vos disèm

nari.

:

Sètz pus sols dins

*

-

-

CANT PER LA BASTARDISA

lo ritme aqseaq,

( 1 ),

qu'es de cinq temps
Ivan Bordet

per

e

vos

legir,

lues Roqueta.

«

lo temps primier.

plan long¬
m'en soveni
reire-reire-grand anguèt

longtemps,

Mon cèl sempre es movedis

temps, tant de temps que
pas pus,
a

mon

la crosada,

Semenèt

un

e tornèt.
néni, una

quin es mon pais ?
Rescontri

cançon

espeli-

mar,

sembli.

te

mas

aquèl qu'es
( ° ) lucid.

pas

»

neci,

un

un ase

guèt. La culhèt, la portèt a l'ostal ( los
romieus tornan totjorn al cap de sèt
ans... ). La cançon parlava d'amor e
de fedas. La poli far escortar a una
filha siriana -benlèu ma reira-reira-cosina- que la crei de son pais. Ça que
là, ma maire èra parisenca de pertot.

L'arca

ten

bon

e

nos ensen-

ha
sens

movement que

talament derisôri que
al cimèl de l'arroma
mas non

pas sens

lo drapèl
flamba

lo libre de Bordet
Elògi del patoès. Lo legirètz, per acà
lo vos conti pas. Comença amb lo
camin perdut de l'enfança, e s'acaba

MONTSEGUR

:

amb los camins barrats del militantis¬

N'en parlarai al revès.
Lo militant qu'a legit se deman¬

me.

da
».

« dins qun camin me vau clavar ?
Cal ensatjar. Un offs se coneis qu'a

:

l'usatge. E causirai un objècte pas trop
conflitual : lo darrièr numéro ( 11 )
d'OBRADORS. Per los que coneisson
aquèla revista, n'en farai la carta

pas

signaletica.
lenga : occitan grafîa : IEO
parlar : provençal e lengadocian
( per lo moment )
contengut

poëmas

e

Ara, quicôm que me dôl. Dins
Obradors, se parla de la « raça d'ôc ».
Sabi plan que lo vielh Mistral -conservador

ôc, racista non- cantava la
latina»... Mistral se legis pas
pus, solament en trôçces causits. Los
dieus vielhs son per morir. Ara, lo
mot raça, lo cal forabandir de la
lenga
raça

occitana luchaira.

pas

de

:

militants occitans

cone-

guts
boletin de vote

:

esquèrra

I sètz ?
o

gès de comun amb lo
amb los princes-del-govèrn

lenga

es

començar

ma

crotz

del

Aviai

cambarada de Lutoc
nauta,

viva.

lo temps quatren

enfin classificar- podi dire lo plaser
vertadièr qu'ai agut a la lectura de la
biografia de Bordet. S'escana los
enemics, se reganha als amies en la
cara.
Dins l'espèr de trabalhar de
cotria. Se Bordet es encara presonièr
de la lenga universitaria ( totis l'avèm
popada suis bancs vielhs de l'universitats vielha, l'avèm digerida e réclamada... ), sa sinceritat, son esfôrç d'autodistanciación, es esmovent. Cal de
coratge per se cochar sul papièr a la
vista de totis, per se botar nus. E de
côps ven l'eslhauç.

amb

me

lo

l'accent

Comprenguèri dins

un es

16

Je

perçois...

me

comme

un

grand amnésique qui commencerait à
ressentir la possibilité de retrouver par
bribes une immense mémoire perdue.
Ce retour exerce sur moi une fascina¬
tion et une hâte que je ne m'explique
pas
encore
clairement. En même
temps, je comprends mieux une cer¬
taine ironie

persistante en mes « aven¬
parisiennes » et un sentiment
d'étrangeté que j'ai souvent ressenti
tures

comme

cette

si

toutes

science

et

spéculations,

ces

cette

culture

-même

lorsque je m'y mouvais apparemment
à l'aise- n'étaient que les péripéties
d'un long voyage à l'étranger et

de

nova per un

fach un papièr, 'ara
paregut dins los « Quaserns »,
un
papièr en froncés sociologie. Lo cresiai
plan escalcit... n'èri contenta. Un
votz

( 1 ) En Turc, dins lo text.

per

camin.

e tôt

à l'extérieur de moi-même.

»

es

Parlarai de la lenga sociologica.

Vaqui

autors

montener,

conservar o

cada jorn una
monde nôu.

crear

pensada...

Non. Cresi pas d'aver revirat
falç... solament lo mot revirat sembla
bufèc. Es la prôva que l'occitan es pas
encara
petrificat. Qu'es una lenga

comme

Lo pretzfach de l'intellectual,

tèxtes

literaris

felibritge,

lo temps tresen.

*

mutaciôn de la

«

poder sul
désir.

lo temps segond.
Acabi de legir

iperpagesariâ

Ara qu'ai cabussat dins lo popu¬

semblan, bessonas

coma

supièra de la percepciôn diacro-

lisme espontaneista -e que me podètz

las d'enlà

coma mar e

eterogeneitat imperiala
alienaciôn diglossica

acô !

las montanhas nostras

se

a

vos

repotegar ! »
Vos classificarai dins lo micronacionalisme mimétic- o, per èsser

e

N'i

de

mai,

e

coratjôs, dins lo nacionalisme ( çô
qu'es mini es pas tant maissant, un
pichot-borgès es un borgès récupéra¬
ble... ) ?? que non. Sètz pas del PNO,
lo sabi ben pro. Rescontri mon fraire
besson en bastardisa culturala.

CULTURALA

sus

de

alterisaciôn etatica
etatisme mimette

nica

l'iscla. E çô que marcatz sus la fuèlha
es tanbèn d'acción militanta. Avèm lo
dreit

paralogisme de basi

legiguèt

«

Je considère la

sociologie...
comme

des moyens, pour nous Occi¬

tans, d'apprendre et surtout de deve¬
nir

ce

que nous sommes

D'acòrdi.
cantava,

avans
*

a

ponchut.
Lauç.

philosophie, la
des fins mais

non comme

I cal

Marti

qued

a

».

Raimon

anar.

:

tant per fer

se

un

dia vols

se

un

dia tomes...

»

�Tornar.

En

primier

dins

son

cap.

Es lo temps per pensar. Coma
se demòra sus un
pé,

dins lo reondèll

just çò

que

Nos

-que

cal

per avançar.

après, a l'uniuersitat
la mieuna poiris doçament, e lo

mond

an

lo

sap

totjorn...( 1 )-

pas,
que

respectan

nos

tota

question

deu examinar de cap a cuol,

e que

se

cal

desfornar una soìución compléta. Sèm
intellectuals, non ?!
Nos an après de tecnicas de
rasonament. Sèm capables de far la
pròua que sèm autanats... Sèm de
tecnicians de la pensada.
De qué fa? amb un tecnician ?
o

recuperar sa

seruici del

de

la

pôble (

e

son

s'aimatz melhor,
o
far un pas
cambiar l'otîs : pas exactao,

brossa

de pegar

d'afichas
( pegar es un léser militant mas qu'un
trabalh ), tanpauc en pluma d'auca.
en

Cal inventar.
N'auèm inventât
lectiu. Sèm

en

l'intellectualfol

camin.

Avèm pas de cap-redactor. Di-

qui dire : « Cambarada, vai t'en
la vinha ! ». Tu t'en vas e ieu
demori, per parlar del libre d'Enric
Fabre. Que s'en vendra un brave
molon; es dins totas las veitrinas

Maria-Clara

cagar a

comandant Fabre. Fasèm
de çò qu'aimatz e de çò

Aimatz lo vin

Trucatz

domandar a
Peire Corbefin. S'apela : .Quand la
pastora s'en va a champs... Se canta
pas gaire sus lo ritme vertadier, mas
en 6/8 qu'es aisit.
cançon,

anatz

I

sus

de marginals

ont siâs estât

la

los

vinhairons

Per
assegurar

rescontrar a

*

-un

un

cap

que se

l'Ostal Occitan

en

tren

de
pòt
de

Leditor oblidèt -esprès ?- tota
en situaciôn » de l'autor.
Un
se
vend melhor s'es supausat

mesa

libre
sortit

de

la

closca

d'un

intellectuel

Aquô dich

per mostrar nòstra
vertadièra, d'intellectuals de
segonda borra, es un libre que cal
situaciôn

crompar

e

gardar,

un

esplèch

de

trabalh, claufit de tèxtes, de Proudhon
a
Sanguinetti, tèxtes del poder e
tèxtes de l'opausiciôn, tèxtes del movi¬
ment occitan

e

de las altras minoritats

de

l'exagòn, situaciôn dins los altres
paises d'Europa. Amb una bibliografia
larga.
L'autor s'esfòrça de daissar par¬

de mond que son,

biais d'escapar a
n'aquèla societat invivabla- o de victimas dirèctas del sistema qu'oprime
e
explota parelh los vinhairons.
Dins aquels toristas qu'engraissan las vinhas, quant
d'exilhats tornats
per un mès, quant d'amies prèstes a
comprendre se quauqun lor explica..
Rapelatz vos dels Rescontres Occitans,
o

Per

e

lo fan de lors mans; va plan !
Aimatz pas los cuols traucats, los
ômosexuals, los espelofits, las femnas
feministas, los obrièrs en vacanças o
en cauma, e n'en oblidi; ara n'i a
pro !

uganauds... )

libre pensât et escrich a
nòstre compang Peire

parisenc.

dire.

BODON: La Quimera. Col. A Tots,
IEO. ( per los ases = Ancians CatoNovèls Convertits
lics, e los necis

per

pas.

que

OBRADORS, revista del Centre d'Estudis Occitans, Universitat de Montpelhièr. n° 11, 1976.

un

far d'animaciôn.

qu'aimatz pas. Aimatz pas lo capitalis¬
me, los financiers confiais e l'estat
buròcratic centralisât; i a pas res a

Bourdet ( en
occitan
Yvan
Bordet )
L'éloge du patois ou
l'itinéraire d'un occitan, ed. Galilée,
1977.

Vaqui
Tolosa

los

a

mai,

la Revoluciôn Granda amb lo
Paire Duchesne ). Nosautres, trabaIhaires, o intellectuals d'acòrdi par
palaversar -cuol sus cap- l'universitat,
un pauc de
lenga verda nos desvaria
No,

Yvon

atenciôn

legis los libres ese se fa pas
que son fachs aqui.

se

endacàm

Lagarda. Dirai pas qu'es
l'IEO, dirai qu'es qualqun

lo compte

referencias

crichs

d'occitania qu'ai vistas...
Es un libre caganhós e fotralòs
( un biais d'escriure vielh que comen-

-Març 77( 1) Universitat de Tolosa-lo Miralh.

Sovent,

gus a

ça en

A ièu, lo moviment occitan m'a
donat çò que me donèt pas l'escòla :
la gana d'escriure.

Pierre LAGARDE. Clefs pour la régio¬
nalisation. Seghers, 1977, 194p. col¬
lection Clefs, n° 54.

offs al

revoluciôn ),

encara,
ment

tecnica

Henri FABRE-COLBERT. Le défi oc¬
citan. ed. Univer, dec. 76.

lar los tèxtes, e dona pas

directament
Mas lo
libre se termina amb la presentaciôn
d'Autonomia, de Lafont : farai pas
una revoluciôn se disi que son sus la
son

punt de vista Personal.

meteissa

dralha.
M.C

vengut.

ganhar une batalha, cal
sos Endarriers. L'auriatz pas

oblidat ?

,,

,

,

11ntellectual de

servici.

Diffusez donc Lutte-Oc autour de vous, faites

|un

dépôt à la Maison de la Presse de votrej-^-^
coin; à partir de 5 numéros 10 F (porLpáyeĹ

ftofiafe
17

�proteccion mater-

lei fichas de

nàla enfantila ( PMI ) aquo per
un

admi¬
la

melhor encadrament

nistratiu

de tota

sociau

e

populacion.
création

d'una

policia de

prevencion, seguida logica de
la lèi sociala. Es a dire manmesa dau governament sus leis
associacions lèi 1901 : gès de
subvencions per una
cion que sa pedagogia
estada ratificada. Es

TRABALH
QUESTION
LO

SOCIAU

EN

tanben man-mesa sus

gogia

e

N'i A PRO

associasarà pas

c/o Jean Huillet

dire
la peda¬

34290 SERVIAN

La Contourne

a

l'orientacion deis esco-

las.

Oficiau de genier de 77 a paregut un arrestat
modificant lo diplôme d'estat
d'Assistanta sociala qu'avia pas
estât tocat dempuèi 68. Es pas

lèu-lèu
promulgat, qu'aquo's un biais
per lo poder de veire lei resis-

per

qu'es

ren

estu-

luchar contra aquo

8

mès

31170 Plaisance du
Touch
Tél : 86.41.91

en

per que tôt
ben ço que
nos

lo monde sache
lo governament

d'escondon,

adobe

dire lo

lo 3 de març,

cauma

fichage

e

es

concepcion dau trabalh

section trabalh
sociau-

sociau.

Aquela legislacion nova vou
butar davdns per lei très annadas d'estudias, la legislacion e
tanben que
diplôme siague pas mai
qu'un controtle dei coneissenças teoricas ? Lo verai per lo
poder es que fau mestrejar una
lo medicau e vous
lo

profession qu'es

a

St Remèze

LARZAC

07700 Bourg
St Andéol

Rassemblement

pris la décision de

sanitària

«

psiquiatria, animacion,
medecina, servici sociau ) sota
la mestrejança sola de Testât

l'intermediàri de la DDASS
projecte d'enclaure dins ca
da circonscripcion de servici
sociau d'un agent administratiu
cargat de coordonar e de con-

per

trotlar l'accion dei

trabalhaires

Les paysans

rassemblement

du Larzac ont
sur

faire un
le

thème

Vivre et travailler au pays »

le

15 août, deux semaines après
le rassemblement de Malville.
Les paysans ont

l'arle-

envoyé des

jornada de 10 oras a la nuech i
aura

de biòus e de vin, dansa-

rèm ambè Bolegueta,
e

que

totei

lei

i'ague de monde.

( viticulteurs, corse,
Naussac, Braud St
Louis, etc.. ) et espèrent dé¬
montrer au gouvernement que

de paysans

Malville,

ceux

qui

mènent

des

peuvent

convergentes
des liaisons

projecte Audass-Gamin. Es
lo fichage de tota la
populacion tra la neissença per

faire reculer le

luttes
établir

plus poussées et
pouvoir sur tous

les fronts.
■

Fe.rràda.

18

Cardabe-

musicaires que
volon venir, son convidats.
Menar la mangiscla, i'aura
lo vin e lei fromai de cabras, e
la

invitations à différents groupes

sociaus.
tablir

mai, ferrada de

tenca Paluns de Raphèle carriera
de Mas Thibert. Tota la

Aquela modificacion dintra
dins una politica que sa toca
n'es de restructurar l'accion

sociau (

de

30

Lucha Occitana:cranada

ca.

dau trabalh

ferrada
Lo

mand de

:

LO DARNIER

CROSTET

relacionala e sicologi-

e sociala
centralisacion

c/o P.Robet
29 rue Keyenveld
1050 Bruxelles

c/o Yves Boulle

s'orientar de vers una terapeutica trop

d'Aquitaine

LES ESCAZEILLES

lo flicage DE

TOTEI.

un

rue

a

Femnas Occitanas

e
a

c/o Francis Forcou

lei trabalhaires sociaus en
formacion e en plaça se son
que

dei trabalhaires socambiament totau

diants
de la

deis

possibles

tèncias
ciaus

estât

SEM ESCANATS
Es per

Au Jornau

Je L OÇ

�QU'ES A.C.O ?
De

Yim

gents-cantaires principalament-que

fan lo meteis trabalhs dins de caires divers

d'Occitania

creaccion

OCCITANA

de
per

vida culturala, sociala, economica del

Fréta Monil
c/o Alain Floutard. Ecole primaire de Lavalette ( 31 ) ou 7 rue de Vicdessos 31200 Toulouse
m

Lo dimècres 11 mai

-a

21

l'Ostal

oras- a

Occitan, 8 carrièra Dalayrac, a Tolosa, Ivan
Bordât e Pdire Lagarda dedicarant ses livres
« Eloge du patois ou l'itinéraire d'un Occi¬
tan » e « Clefs pour la régionalisation ». I
setz

la

décidât

organiar de accions ensemble ligadas à la
pats,
se parar de temptativas de Paris d'organizar

note
m

an

CULTURALA

'ACCION

MARTI

dreches, aber, sus las
ponches importants una posicion comuna...
Ne tornarem parlar mai longament
dins un numerò per venir. Per ara se volètz
entresenhas complementàrias podètz escriudefendre

nostres

re a :

Bernât CONNAC
de

coraloment convidats.

-48500 St Georges

Levejac.
Rosina de Peira -32

rue

Pagès 31000

«

Lo

camin

del

solelh

»

Ventadorn

la vida cultural amb aco nostre, bescanviar
de conselhs, de experiencias, conestre e

e

Vos donarem pas la referencia
l'avem pas poscut cromprar.

mai

Malaisit de trobar, mas val lo còp d'o
o
de lo comandar entà

cercar...

Ventardorn.
Vos poiretz consolar en vos
jetant sul dise que ven d'espeler en
Alemanha. Ieu coneissi pas brica

l'alemand, mas lo titol es en francès :
L'agonie du Languedoc ». Lo po-

Toulouse.

«

Longamai ( A.

Morcheoine ) -3

rue

cheta dins l'estile surrealista del Bazar
de l'Hôtel de Ville ( BHV ) le pega

Didot 75014 Paris
La 3en fèsta de la broas de Garona se
tendrà lo 14 de mai, per reclamar l'usatge
en

favor dels ribairècs. Divèrsas animacions

son

previstas

e

la cançon occitana i serà

ambe Los de Nadau

e

l'Eric

Frédéric

BARD

-33

Lafayatte

av.

13200 Arles

pas

Dauphine Bernât -31 La
Montlegun -11000 Carcassonne

al pèl.

CaVayèreC.CALIBERT

Fraj.

«

Escota

mon

grand

Ventadorn
L'ai pas escotat.

3ème
\\

l'escola vient de

a

dise,

de Lutte Occitane

✓/

Le n° 13 de Vivre

S'aimatz lo
podetz mandar vostras letras
de renecs à l'adreiça del jornal.

Congrès

paraître. Le thème développé est celui des
luttes ouvrières

Jaurès,

en

Occitanie.

1907,

los

Sala, cinéma et viticulture

carbòniers

de

la

etc...

Le 21-22 mai à Martigue
Salle du temple protestant
route de

Le n° 5 F. Abonnement 6 n° 25 F à
commander

è

A.

DENAT

VILLEGAILHENC 11600
2167 13 MONTPELLIER

escola

publica

CONQUES

CCP

L'EDF

Los 25
Bodon et

26 de junh seran inauguradas a
dins l'Avairon, la plaça Joan
la plaça d'Occitanie als cors d'una
e

festa occitana.

golfech
l'intention

({e construire une
centrale nucléaire à Golfech ( Tarn et Garon¬
ne ). Afin d'entraver la marche de ce projet,
un GFA s'est formé pour acquérir les terres
encore disponibles ( près de 10 ha. )
Pour démarrer cette action, il faudrait
a

dans l'immédiat 30.000 F environ. La souscrip¬
tion

Dins

lo cadre de

la

campanha

per

la

reconessença ofîciala de la lenga occitana,
l'Ostal e lo Conservatòri occitan de Tolosa
prepausan de venir dansar lo dijôus 26 de mai
ambe grops de musica tradicionala occitana.

iMONTJOIA

Provença

:

«

Cant.e musica de la
»
Chant du

XII-XXème.

Monde LDX 75590

Perquè un dise occitan dels
foguet enregistrât entà lo
Cent del Monde ? Perquè es que son
nascuts en Provença ? I a pas de
justicia !
melhors

g.f.a.
Naucèla,

Carry

me

se

fait

sous

forme de

parts de 500 F.

pouvez vous grouper pour
une

part.
Les

de GFA

prendre

au

Vous
moins

chèques devront être libellés à Tordre
Golfech et envoyés à Michel Loubes :

La Pointe Boudcu. 82200 MOISSAC.

LO BRISA PED D'ORLJdAC
I musica tradicionala d'Auvernha a
dancar avèi
Revolum REV 006
vos

les

Alvcatz lo vira-disc,„ cargatzesclôps del dimenge, e anatz-i

JACMELINA
solelh

»

:

«

Ambe

lagremas

e

Revolum 007
Se difusatz

un

brave centenat

d'exemplaris de « Lutte Oc. » vos
ganharetz pron d'argent per crompar
aquèl novèl 33 torns força plan
enregistrât ençô de Revolum per
Jacmelina.
La votz e la musica al servici
de poëtas que cantan sa tèrra, cridant
contra la mort. La môrt d'un ôme,
d'un paîs. De poëtas que nos
del solelh, lo solelh del espèr.

parlan

Chile, Espanha ( Puig-Antig ),
Naussac, Montredon... tôt aquô per
un punhaton
d'argent, es pas car. E
ben, alavetz, qu'esperatz per lo crom¬
par ?
Darrièra minuta

:

de descobrir dins

Entà Ventadorn veni

una pocheta blava
plan polit dise de PATRIC. Plan
solid enregistrât, de cançons novèlas,
plan ritmadas, plenas de vam, e
tamben de represas : « t'aimi, ôc »,
fai ta mala »... Escotatz-ôc, vos en
cangostaràn.
un

«

�Ixbm*

af or, at

afor, ai

uz

tsiï■ra

HERRITARRA

KUNDE

qui

le droit à l'autodétermination

propo¬

faire de cette journée la
synthèse des dernières luttes du peu¬
ple basque.
Malgré les manoeuvres du PNV
et des partis soi-disant responsables ou
du moins reconnus tels, l'Aberri Egu¬
na

a

un

PTE, LCR, MCE, etc.. et la position
soutenue par le PCE, PSOE et assimi¬
lés, qui défendent le droit à l'autodé¬
termination
à condition que les
...

nationalités

réuni des milliers de personnes

ne

se

prononcent

pas

les manœu¬
gouvernement à l'approche

Etat indépendant.
Mais quelle est la position des
peuples basque, catalan, galicien...?
Ses cris ont souvent rempli les rues,
leurs voix flottent encore sur les gaz
lacrymogènes, par leur sang plus que
par le bulletin de vote s'est écrit
l'histoire de l'Espagne postfranquista.

des élections constituantes du 15 juin.
D'un côté les modalités du scrutin

XAVIER

affrontées à l'appareil
policier largement déployé pour l'oc¬
qui

pour un

sont

se

casion.

Il

ne
faut
l'amnistie

malgré

d'abertzales

rrrri. .xn

comme

droit démocratique fondamental de
tous les peuples, position de l'ORT,

de

saient

ne

faut

vres

pas

du

pas
un

oublier que
bon nombre

sont encore en

perdre de

prison. Il

vue

d'Hontd- favorisent
les départements
ayant une densité de classe ouvrière
très faible. En outre l'actuation person¬
nelle de Suarez qui cherche,
en
s'appuyant sur un certain contrôle des
média ( art. 2 de la loi de Presse* ) et
sur sa
position au sein du gouverne¬
ment ( limogeage d'Areilza à la tête
du Partido Popular ) à faire passer
une solution centriste, troisième force
qui ne coïncide, ni de par son origine,
ni par son idéologie, avec les deux
fronts antagonistes de la guerre civile.
Mais face aux grandes manœu¬
vres êlectoralistes un problème fonda¬
mental reste posé : la structure de
l'Etat espagnol et la reconnaissance
-proportionnelle

*

Ator, ator, etxera. Ator, ator Euzkadira :
Venez, venez à la maison. Venez, venez en

les grands partis et

(

Si la sortie

militants

basques

a

de prison

des

fait la

des

une

journaux ces derniers temps, cela ne
suffit pas pour oublier les barricades et
le sang, les balles en caoutchouc et la
dizaine d'abertzales tués

ces

derniers

mois.

Nicolas Mendizabal et Sébastian

Goicoechea, militants d'ETA, assassi¬
nés par la garde civile quand ils
allaient intervenir

aux

côtés des marin-

pêcheurs dans le conflit qui les
sait aux patrons d'Ondarroa.
Luis Aristazabal tué le
une

balle

13

oppo¬

José

mars

par

anti-manifs à Donostia ( San

Sébastian ). Antxone TeUeria sauvage¬
ment

matraqué lors de l'évacuation

d'une église occupée...
Face aux propositions

démago¬

Cris pour

réclamer l'amnistie

*

...

réunis

sous

EUSKAL ERAKUNDE HERRITARRA

*

ABERRI EGUNA

:

Jour de la Patrie. Lancé

le PNV en 1932, l'Aberri Eguna s'est
déroulé à partir de 1966, date de sa réaparition
en dépit d'une violente
répression. De 1969 à
1974, la journée n'a pas été convoquée, mais
elle était marquée par quelques coups d'éclat
par

de l'ETA. En 1976, le PNV retire sa
tion après l'exécution de Berazadi par

Les positions sur ce problème

grandes lignes :
qu'on retrouve
logiquement à l'intérieur des nationali¬
tés. Les autonomistes qui considèrent
lev indépendantistes,

survie, sont attaqués. Et énumère concrètement
l'unité de

l'Espagne, l'institution monarchique

et les forces armées....

libertés nationales.

La création

après le KAS ( ETA
EHAS, LAIA, EIA parti reflétant
les thèses d'ETA p-m, LAB, LAK ) de
l'Organisme Populaire Basque -ELJS-

p-m,

été

réalisé

a

la

poussée de la
dynamique de lutte de la classe
ouvrière d'Euskadi, contribuant à clari¬
fier le panorama politique basque.
Ainsi pour l'Aberri Eguna' qui
a

eu

lieu

sous

le

10

avril

à

Gazteiz

( Victoria ) deux positions se sont
affrontées. Celle du PNV, ESB, PSOE
et PCE qui voulaient en faire une
journée d'exaltation patriotique pacifi¬
aux relents folkloristes,
que,
allant
jusqu'à négocier avec Martin Villa,
ministre de l'Intérieur,
et celle des
groupes à l'intérieur d'EUSKAL ERA¬

BascjOe cAe^uxse-

e/i

â.nïmâ.1 exoK^u.e

cUe.i-oha.wV- «î Y-e.nhrer
le W*ser~2U(er çWi&lt;r SJ

prov/oejuer U colère des
20

l'ETA.

*

convocatoire

KAL ERAKUNDE HERRITARRA-'

convoca¬

L'article 2 de la loi de Presse qui vient de
disparaître, laisse néanmoins au gouvernement
le droit à intervenir quand il considère que par
voie écrite ou pas, les institutions dont la
margination de la politique est une garantie de

des nationalités.

d'après le Bulletin Officiel de
l'Etat du 1er mars 1977; le peuple
basque continue sa lutte pour le
et ses

con¬

des forces abertzales du KAS et des
groupes à la gauche du PCE : ORT, LCR,
PTE, PCU, MC principalement.

du roi

socialisme

le

vergence

le rétablissement des Juntes

Générales

et

retour des exilés.

sont réduites à trois

giques du gouvernement qui ne visent
qu'à désarmorcer le mouvement bas¬
que avec

Euskadi.

\ZtỲôò&amp;s A/otSs

h\ra

4e

�</text>
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              <text>Vignette : https://occitanica.eu/files/original/7fe0dd0c90e375817b732a3327cca620.jpg</text>
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              <text>&lt;em&gt;Lutte occitane&amp;nbsp;&lt;/em&gt; &lt;a href="https://occitanica.eu/items/show/21630" target="_blank" rel="noopener"&gt;(Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue)&lt;/a&gt;</text>
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              <text>1 fasc. (21 p.) ;  32 cm</text>
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              <text>Larzac, Causse du (France) -- 1971-1981 (Mouvement contre l'extension du camp militaire)</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Journal d'information, &lt;em&gt;Lutte occitane&lt;/em&gt; contient des articles contre l'extension du camp militaire du Larzac, il aborde aussi les probl&amp;egrave;mes de la viticulture et du tourisme en Occitanie. &lt;br /&gt;&lt;em&gt;Lutte occitane&lt;/em&gt; publie aussi des interviews et des articles de fonds permettant un appronfondissement des principes essentiels de sa ligne politique.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, AE V</text>
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          <name>Contributeur</name>
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