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                  <text>C.I.D.O.
BEZIERS

�L.P.
l'Entrauno 7
13720 La Bouilladisse

Respondi encuei a vòstra letra qu'acompanhet
lo N° 30 de L.O. Se mi siàu pas reabonal es

mi ramentar que lo
Que degun pôd dire
quand de còps dins i'annada pareisse lo jornau
(Ex. lo N° d'Estiu en Ivern).
Aprofichi d'aquesta per vos dire lo mieu vejaire
segur oblidat de
mieu Abonament era acabat..

qu'avetz de

..J.ÌHÌ (,

subre vdstre Jornau.

PERQUE EMPLEGATZ LO FRACHIMAND

»»«!

réponse est simple : il y a peu d'auteurs
pour écrire en occitan et dactylographier
correctement leurs articles ; il est difficile
d'éviter les fautes de frappe chez les impri¬
meurs ; il y a aussi des lecteurs qui ont peur de
La

ne

comprendre en occitan. La

tout

pas

peut-être dans le lexique systémati¬
àvoir ?

solution est
que :

Josep Ma Ribas
s/N

i Masachs

4^

Escoles

(Girona) Catalonha

Ginestar

(Espanha)

▼

Benvolguts amies occitans M'he assabentat
de la vostra adreça i m'he posât a escriure ls
rapidament. Estic molt intéressât per la
cultura occitana i és per aixo que els escric.

P

e,

o

Depuis Mai 1977, Lo Teatre de la Carriera s'est
doté d'un journal «Novelas de la Carriera» afin de
faire mieux connaître sa démarche de création et
ses

v

,

objectifs d'animation à
informé

aussi pour porter

d'expression occitane et française.
Comptant sur vous pour nous permettre de
continuer à vous informer avec les «Novelas de la
Carriera»,

nous

vous

adressons

r4îni\s
LUTTE OCCITANE

català.

—►

Adresser tout courrier à

:

OCCITANE

LUTTE

.

•

Abonament

L'OS TAL OCCITAN
8rtui.
2)1000

(DaStayiac

C.C.P.

.

Le

sais

d'analyse fait

presse

occitane.

sur

DIRECT0R —GERÈNT

Je

ne

Même si
treste

régions de Languedoc.

niste

souhaiter vivement que votre
anciens» de Revolum, Oc. Nova, et à

WAP débouche

sur une

action concrète. Pour

être

un

,

simplement Lenga

P.S. Pour

ce qui est de la Tribune ou de l'Autan, il
faut pas oublier qu'ils sont du Midi-Pyrénées,
ou du Midi... comme la Dépêche. Pourquoi pas

aussi du «Midi de la

France»,

au

Bosc

nouveqox a

:

CL

E

oJoSrenMntjtipfo.

Mémei dc.lo, j/i fcv
(anqijt-óooAtwt *
Lutte-Oc est un outil imparfait, il

l'organe du courant socialiste occitanous représentons. Lutte-Oc doit
aussi une tribune, n'hésitez pas à nous
que

(articles
ne

Colère' ckf-

.,

erpropose de'envoyer «lux «nacns

envoyer des informations
tions sur des sujets qui

titre, je verrais plutôt :
Pals d'Oc, Occitania Tota, ou
d'Oc.

seront claires.

U

Pr=Scrr«

"

ou

peux que

«aux

.

5OF. 42nowéroi, + k'•'«*

bi-mensuelle, militante certes, mais
aussi plus largement ouverte à d'autre formes de
pensée et d'expressions Oc, et pouvant faire un

offre

* Le vio de la

rovr

lien entre toutes les

OCCITANE

RENE l3URLESsboTsa
*n'wMrple,!r,c&gt;'
l«s
bonnes

l'état et les besoins de la

Depuis la disparition de Revolum et Oc. Nova,
il manque et d'ailleurs, à vrai dire, il a toujours
manqué, une revue paraissant régulièrement,
mensuelle

LUTTE

-

Montpellier. 158248
Commission paritaire N° 54 837 ^crtte occitane diffus* actvellemeer

ToJ ou se

début

6 n°.... 24 F
40 F
12 n°

IdouLCJUM^.

qui a écrit la page 6 de votre N° de
novembre, mais je suis tout à fait d'accord avec le
ne

cordiales

Lo Teatre de la Carriera

podessiu posar a la revista la meva
adreça, sol. licitant ajuda de tots els occitans
que en son lectors, car lo voldria estor més al
dia sobre la cultura occitana i la seva llengua, a
les que estic molt intéressât.
Bè, espera la vostra res posta i espero el
cupo d'abonament de «Luta Occitana».
Sempre amie vostre

Je

nos

salutations.

Si

P.L.

activités mais

à la connaissance d'un plus

revista.

enteneu el

large public qui

sur ses

grand nombre la richesse de la culture méridionale

M'agradaria també seguir de la vora la vostra
politica. Es per aixa que vos agraira de que em
diguessiu la forma de subsriure'm a la vostra

PS: espera que

un

souhaite être mieux

assez

ou

vos

contribu¬

nous concernent
brefs et tapés à la machine si

Possible)Granmercé

per vostra

ajuda.

moins les choses
C3u

�EDITORIAL

&amp; W\rd

O

Unité des travailleurs et des forces populaires :
En septembre

1978

s'est

1977, la perspective d'un changement en

entourée

d'incertitude.

changement, nus le souhaiterions
de l'alternance, mais bien parce

Pour

nous,

ce

goût abstrait
le capitalisme et
l'Etat centralisé écrasent l'occitanie, que les travailleurs
occitans frappés par un chômage massif, (près du double
de la moyenne hexagonale) ont besoin que ça change.
Le programme commun était un pas vers l'unité. Un
petit pas et l'on sait la timidité du chapitre
significativement appelé «collectivité locale» du pro¬
gramme commun. Mais le
chemin à parcourir vers
l'occitanie socialiste est long et ce premier pas pouvait
enclancher une dynamique et c'est elle qui importe
finalement. C'est pourquoi nous croyons que rien n'est
encore vraiment perdu.
Les votes de gauche (et l'on sait qu'ils sont de loin
majoritaires en Occitanie) peuvent montrer la volonté
d'en finir avec la domination sans partage des grands
monopoles et de leur Etat, malgré le «jeu» des appareils
sans

Rr Ooetania

AUTONOMIA

non par

que

LUCIU OCCMU
Mo

Socialisme

FQBLES, REGIONS^ C9MUIUS
COVERHEM-NOSI

comité unitaire de soutien.

Unité du Mouvement Occitan.
Cette volonté de changement, une dizaine (peut-être
plus) de candidats occitan vont l'exprimer, la situent
dans la revendication occitane. Mais pour qu'elle puisse

aboutir, il faut un mouvement occitan capable de
pousser le nécessaire dépassement des «querelles» pour
savoir qui aura le pouvoir à Paris. Le Mouvement
Occitan ne peut plus être accusé même par ses détracteurs
les plus aveugles d'être un facteur de division, au
contraire, il est un puissant facteur de cohésion des forces
populaires.
C'est pourquoi il importe tant de rassembler les forces
socialistes occitanes pour gagner malgré tout et surtout
quelle que soit l'issue au niveau hexagonal pour mener le
combat après;
Pour l'autonomie,
Pour l'Occitanie Socialiste.

3

REMARQUE

:

Dans le n° 31, un bilan PC/OC était annoncé, il a
provoqué une attente très forte et beaucoup
d'interrogatins. Mais le 9 décembre Fitterman en Corse
a amorcé une évolution nette (pour l'autonomie...des
régins de programme). Celle-ci doit déboucher sur une
révision des positions antérieures du PC plus un projet
de

loi

dont

n'avons

pas

encore

connaissance

aujourd'hui (16/01/78). Disons tout de suite que si
l'évolution est positive, elle comporte un risque :
désarmorcer la force de la revendication occitane et

capacité à remettre

sa

question l'Etat centraliste par un
émiettement d'autonomie formelle pour 6 régions
arbitrairement dessinées par le pouvoir gaulliste. Mais
nous

notre

en

attendons de connaître les détails avant de livrer
dossier. Ce sera donc pour le no1S3 (fin mars).

�GûCDQGG

Les AG de «Volem Viure al Paîs» et «Lucha

NON

Occitana» des 17/18 décembre 1977.

forces

La réunion à Narbonne des deux mouvements
socialistes occitans WAP et Lutte Occitane a

permis l'ouverture de discussions sur l'unification
du mouvement occitan. Des progrès importants
ont pu être réalisés ; parmi leux on peut noter le
principe d'un journal commun dont les modalités
de réalisation sont à l'étude et dont le premier
numéro devrait paraître à la mi-février et donner
un moyen de diffusion aux candidats occitans aux
législatives.
Néammoins, «Lutte Occitane» a regretté qu'un
«programme commun» n'ait pas pu être adopté
dès ces réunions et que différents obstacles à
l'unification qui lui paraissent d'une importance
secondaire n'aient pas été déblayés permettant

l'adoption d'un calendrier pour la construction de
l'organisation socialiste occitane répondant aux
vœux de tant de militants occitans, organisés ou
non.

C'est pourquoi reprenant largement un appel
lancé par diverses personnalités au mois d'octobre
et

auquel elje s'était associé «Lutte Occitane»
son tour l'appel suivant :

lance à

Gcc .tans

dispersion des

socialistes

Occitanie

en

d'oc

et

mouvement

occitan

efficace. Les militants occitans

sont

dispersés dans deux organisations dont les
buts sont proches (Lutte Occitane et WAP)
d'autres, nombreux ne veulent pas choisir et
sont dans l'expectative
; d'autres enfin
éparpillés sans cohérence dans les différentes
organisations de gauche et d'extrême gauche
française. Déjà des initiatives unitaires sont
parties, émanant justement de ces isolés.

socialistes

tâches du

les

!

Mais face à une situation économique
aggravée qui frappe toutes les couches
populaires occitanes, face à l'absence de
perspectives politiques à gauche, face au
danger du maintien de la droite au pouvoir,
le mouvement politique occitan est loin
d'avoir les forces que la situation exigerait.
Les éléments d'analyse et de programme
existent, mais ils ne sont pas portés par une
véritable force, organisée sur tout le pays

appel
aux

la

s

conscience

occitane et

diversions

hexagonales

Nous devons ensemble porter à un niveau
de grande audience les idées occit; aes par
-

pan-occitane solide. Nous propo¬
cela que dès à présert «Lutte
Occitane» se transforme pour devenir le
journal du nouveau mouvement en gestation
une

presse

sons

pour

Nous estimons qu'un programme com¬
à l'ensemble des forces actuellement

-

mun

dispersées doit être mis sur piet de popularisé
A cet effet, constituons des commissions
larges qui fondront l'ensemble des proposi¬
tions programmatiques existantes.
Dès la campagne

des élections législatives
les candidats socilalistes
occitans mènent campagne sous le même
drapeau et qu'une campagne conjointe des
militants occitans permette de faire avancer
nos revendications même là où il n'y aura
pas de candidat du mouvement occitan.
-

nous

proposons que

Nous invitons à élaborer un calendrier
des étapes de l'unification du mouvement et
nous souhaitons qu'une stratégie commune
du mouvement socialiste occitan vis-à-vis des
-

L'occitanie crève, la culture
son

se son

peuple,
qui

économie sont à la ruine. «La crise

frappe nos régions est ancienne. Aucune
politique gouvernementale menée jusqu'ici
n'a su l'enrayer. Au contraire nous suppor¬
tons plus encore qu'ailleurs les effets des
mesures

d'austérité et les méfaits du Marché

Commun. L'Occitanie bat tous les records
de chômage, les entreprises locales ferment
leurs portes, la majorité des agriculteurs
voient leur revenu dégringoler, l'exode des

jeunes est plus massif que jamais. Le pillage
des matières premières s'aggrave.
Face à un si grand saccage, certains ont
espéré en l'arrivée de la gauche au gouverne¬

Or

la

du

conscience

fait

occitan

se

développe dans de larges milieux comme en
témoigne le développement continu du
mouvement culturel, l'écho de nos idées dans
la presse, leur reprise dans les organisations
politiques françaises, PCF compris. Mais
justement ces organisations françaises cen¬
tralisées visent à réduire la poussée occitaniste, au mieux à la cantonner au champ
culturel, parfois économique «vivre et
travailler au pays», etc...) et d'une façon
systématique à morceler la revendication au
plan local et régional.

"

d'un programme commun de gestion diffé¬
mais loyale de l'Etat capitaliste.

VOLEM

1'

UNITAT"

Le mouvement occitan est la seule
force

L'espoir des uns et l'attente des autres ont
également été déçus par la façon dont les
partis de gauche ont brusquement brisé leur
union : sans consultation de ceux qui étaient
prêts à les porter au pouvoir. Une fois de
plus, nous avons vu des états-majors
parisiens défaire du sommet de leurs
appareils partisans, une fragile unité et un
début d'espérance.
Mais la volonté de changement demeure et
si cette volonté de changement n'a pas
encore véritablement d'expression de masse,
elle se manifeste quotidiennement au travers
de multiples comités de défense (de la
nature, du cadre de vie au travers de
certaines structures de base des syndicats
ouvriers et paysans ) contre la liquidation des
usines, la surexploitation, pour la terre outil

mouvement, tous ses groupes, tous ses
militants à prendre contact avec l'ensemble
des forces socialistes occitanes
; les WAP,
les comités occitans
locaux, les groupes de
caractère occitaniste du mouvement

de travail

que et

populaire (défense de la langue, du biais de
viure.
Seul le mouvement occitan peut permettre
de donner réalité à cette volonté politique.
Seul il peut faire la synthèse de la

autour de la dynamique nationalitaire
toutes
les revendications populaires.
Il est donc temps de
dépasser cette dilution
il est temps de s'atteler à 1 création

d'une

organisation occitane puissante qui engage
l'action pour la libération des classes
populaires et l'émancipation de notre natio¬
nalité. Pour faire aboutir cette
stratégie,
Lutte Occitane invite toutes les instances du

mouvement

des

locaux qui soutiennent

écologi¬
femmes, les élus

nos

revendications

du

les

et

et

syndicalistes les plus avancés dans ce
domaine afin de jeter tous ensemble, les
bases d'un mouvement occitan
qui corres¬
ponde aux exigences de la période.

idées

dans

ces

une
secteurs

militants.
Vers la fondation
socialiste occitan,

d'un

fort

mouvement

dans la réflexion
l'action, unissons-nous !!!!!!!

et

Lutte Occitane, Narbonne
18 Décembre 1977

l'appel de Lutte Occitane reprend dans
premiers paragraphes les termes mêmes
de l'appel lancé en octobre 1977
par
Allies-Alranc et d'autres personnalités et
auquel il s'était associé.
:

avec,

SI voua èt.eA d'accord
cet appel pouA. l'unité

deA fiOACCA
occitanea,

tOCÌolitleA
ti voua èteA

p*eiA à voua engage*, poun.
la construction d'un mouve¬
ment socialiAte occitan,
SECOUE 1 leA mi.ni-appaA.eilt,

úeiteA-vouA entend*c, rn.ortA.ez
que Vunité, ce n'est pcA
Lutcc + l'UAP, yx'Ja cjus si

maÌA AuAtout tout ceux
veulent l'unité, pou*,

*
fi¬

qui.

t'engage*. !
aue

•

Donnez vot*e point de
Lucha Oc; 8taAAte*a

Valat/Aac, 31 Tolosa.

autogestionnaire, de la volonté écologique
de la revendication culturelle
politique occitane.

nos

capable d'éviter cette négation de la dynami¬
que occitane par l'émiettement localiste et
culturaliste. Il est seul capable de recentrer

revendication socialiste, de la revendication
ainsi que

de

ses

rente

travers de cercles de culture

avancée

PS

ment. D'autres ont dit leur défiance vis à vis

au

partis de la gauche française permette

�L'appel

de

«Lutte

Occitane»

a

été

transmis à WAP le dimanche à 17H; l'AG
de Lutte Occitane avait espéré jusque là un
travail en commission mixte possible, l'appel
visait à débloquer la situation. Peu de temps

après WAP transmettait la réponse suivante
«Le mouvement WAP prenant en consi¬
dération la déclaration de Lutte Occitane
selon laquelle son rôle historique était achevé
accepte les propositions de commission
d'études pour régler les points de divergence
s'il

en

reste.

espère qu'à très court
terme les discussions et l'unité d'action dans
la pratique permettront l'unification du
mouvement socialiste occitan au sein de
Le

mouvement

W-AP.
Le mouvement enfin accepte d'engager
dès aujourd'hui, à l'essai, l'expérience d'un

journal commun.»
P.Desroziers qui nous a transmis l'appel
de WAP a ajouté oralement que son

le journal dépen¬
de dans l'immédiat d'une commission mixte
où seraient représentés Lutte Occitane et
WAP proportionnellement au nombre de
mouvement

proposait

leurs militants.

*
considéré que la
relevait pas d'un esprit très
suppose le respect des différentes
composantes de l'unité (les militants de Lutte
Occitane estiment qu'il faut «dépasser Lutte
Occitane» sous entendu dépasser les divi¬
sions en chapelles). Or les principes d'orga¬
nisation (ne serait-ce que le montant très
L'AU de Lutte Occitane a

proposition
unitaire qui

ne

différent des cotisations —lourdes à Lutte

Occitane—) diffèrent, les personnalités pro¬
pres des deux organisations ne sont pas
identiques (double appartenance). Ce sont là
des problèmes importants. Leur solution ne
pose pas de difficultés insurmontables,
encore faut-il les envisager, c'est pourquoi le
côté positif étant les possibilités nouvelles de
travail en commun l'AG de Lutte Occitane,
avant de se séparer, a répondu de la façon
suivante à WAP

:

«L'unité du mouvement occitan est une

affaire sérieuse qui concerne WAP, Lutte
Oc et tous les militants occitans inorganisés;
elle ne saurait se résoudre par l'absorption
d'une organisation par une autre.
C'est dans cet esprit que nous sommes
d'accord pour discuter d'un journal com¬
mun au sein d'une commission
paritaire.
Cette commission doit élaborer un projet et
c'est une équipe ayant la confiance des deux

organisations qui se chargera du journal.
Afin de régler les difficultés, s'il en reste
entre nos deux organisations,
nous pensons
qu'il convient de commencer par un travail
commun rendu
urgent par les échéances en
particulier dans un soutien aux candidats
socialistes occitans. Une commission devrait
être chargée de rédiger une plate-forme
commune aux

En

espérant

seront

que

*

candidats dans cette perspec¬

tive.
que ces

fructueuses,

étapes intermédiaires
pensons qu'elles

nous

devraient déboucher sur la réunification du
mouvement occitan à travers une
grande
organisation socialiste occitane.
«Lutte Occitane»

�A

'O

DANS LA Xlème CIRCONSCRIPTION DES BOUCHES DU
RHONE :

(canton d'Arles, Châteaurenard, Istres, Port St Louis, Saintes
Maries de la Mer, St Rémy et Tarascon).

10

A

semaines

connaissance du

Jusqu'en Septembre 77, la situation politique semblait
claire: l'Union de la gauche apparaissait capable de concrétiser
les espérances de millions de travailleurs. Le «Programme
Commun» était une formule magique qu'il suffisait de
prononcer pour que tous les problèmes apparaissent d'emblée
comme résolus. Au-delà de son contenu
même, l'espoir d'un
changement était grand.Au-delà du contenu même car des
problèmes aussi essentiels, aussi graves que le type de
développement économique, le nucléaire, le pouvoir dans
l'entreprise, le pouvoir régional... n'étaient ni abordés, ni
discutés. La société, étatisée, industrialisée, hiérarchisée, était
en quelque sorte reconduite.
Mais les combines politiciennes des états

majors parisiens
provoqué la rupture brutale de l'union de la gauche, au
mépris de l'espoir de l'homme de la rue. Et l'homme de la rue
s'est soudainement senti cocu. Espoir déçu,
certes, mais la
volonté de changement demeure.

chant

d'expression politique,

elle se manifeste quotidiennement au travers de
multiples
comités de défense (de la nature, de la mer, de l'environnement
en général),
au travers de certains syndicats ouvriers et
paysans, au travers de cercles de culture populaire (défense de
la langue, d'un «biais de viure»). Seule une candidature
occitane peut permettre de donner réalité à cette volonté

politique.
-

-

-

en

clair

est

OCCITANveut être le garant de cet espoir
de changement réel en portant sur la
place publique des
problèmes volontairement écartés tels que :
la pollution des eaux du Rhône, leur réchauffement
par
les centrales nucléaires qui met la CAMARGUE en
péril,
un urbanisme
démesuré, une vie robotisée liés au
gigantisme industriel de FOS,
la liquidation de la petite agriculture
provençale à
laquelle on substitue un tourisme de riches,
la destruction des sites par les multinationales :
PECHINEY, n'ia pron,
l'uniformisation du mode de vie par les cités dortoirs, les
grandes surfaces à profit et la culture importée.
—

—

de

avons

débou¬

campagnes

dépôts de candidatures dans

une

partout le mouvement occitan

à

se

"langues

prononcer

les

tous

les revendications

sur

quelle société ?"

:

?", "Occitanie

et cultures
candidats

Les

poussant

en

"autonomie", "socialisme

seraient

les

?".

suivants

:

*

circonscription d'Arles (voir ci-contre)

*

circonscription de Millau-St Affrique

*

circonscription de Narbonne

*

circonscription de Gaillac-Lavaur

*

Les

quatre circonscriptions de Toulouse

Pour

sa

les

et nous

part,

soutiendrons

restrictions, le mouvement Volem Viure

Pals vis-à-vis duquel

les

Le CANDIDAT

lancement

nous

circonscriptions. Nous souhaitons

que

candidats

al

Rejetant le nationalisme et le chauvinisme étroit, il porte en
lui l'espoir de tous ceux qui, provençaux, corses,
lorrains ou
bretons... veulent :
VIVRE ET TRAVAILLER AUTREMENT AU PAYS

élections,

participe à la campagne

effet à la convergence :

de l'idée provençale
de l'espoir SOCIALISTE autogestionnaire
de la volonté écologique.

de

des

qu'elles puissent aller jusqu'au bout mais il

sans

Un candidat occitan est

des

sur

dizaine

ont

Et si cette volonté n'a pas encore

MINUTE

DERNIERE

progrès

minces,

vers

nous

regrettons que

l'unité aient été si lents

annoncé quatre candidatures

a

et

:

Gap, Agen, Périgord et Creuse.
Une

candidature

occitane

se

dessinerait

également dans les Landes.
Nous

soutien

assurons

et

les

tous

candidats

"Lutte Occitane",

de

notre

organisation

politique et "Pais Occitan", journal sont à
leur

disposition.

—

Rejoignez les comités de soutien !

—

Envoyez s'il n'y

a

pas

de candidats dans

—

circonscription

votre

une

souscription

"campagne législative" (CCP Montpellier de

C'est dans

chaque maison, dans chaque commune, sur la
place du marché, au grand jour et non dans l'anonymat des
appareils politiques que ces problèmes doivent être discutés.
Lorsqu'au second tour, il s'agira de battre la droite et la
réaction, le candidat unique de la gauche sera obligé d'en tenir
compte.

avec

31

Occitane

48

E)

ou

"Lutte Occitane";

8,

rue

Toulouse

1582

qui transmettra

prenez

contact

Dalayrac;
toute

information.
«

Pour soutenir financièrement la
campagne du CANDIDAT
un chèque libellé au nom
de CALAMAND René CCP 4 928 36 F
Marseille. Pour soutenir les
autres candidats occitans adressez vos
chèques à Lutte
Occitane, CCP 1 582 48 E Montpellier qui le répartira.

OCCITAN, adressez

-

Occitane 8,

Lutte

rue

Dalayrac

Lutte

-

31 000 Toulouse.

J •••••••••••••••••••••• |£
0

P CAMPAGNE DE LANCEMENT

Í

(Joindre 3 timbres à 1 F)
•?&gt; envoyez de la part de :
Í Nom et adresse (facultatif)

vj

Z
A
Js «lutte Occitane» à
^ Nom et adresse :
...

1£

■ ■

$

:

3
$

:

^
S

*

�TtòtQttdt
On

souvient

se

Rendu.

des

Pourtant

(n)

S

de P. Viansson Ponté

attaques

et

sur

Ooo
autre

un

de M.

ton

le ton

Ambroise-

change aujourd'hui : c'est qu'il faut tenir compte des lecteurs
qui sont passionés (les lettres en témoigent
par le sujet) par l'Occitanie.
Nous extrayons du 9/11/77 un article
qui décrit correctement l'ethnotype occitan
c'est à dire les
préjugés _-(le racisme ?)- si répandus en France à 1'encontre des
Occitans. Encore un effort
(parions de nationalité et plus de

Monde

lisible

sera

nales. Afin

qu'ils ne soient pas
taxés de complicité avec nous.~ »

CONNAISSEZ - VOUS une

autre région, en France, où
des chefs d'entreprises, des

Ainsi,

responsables d'organismes chargés
de promouvoir les capacités éco¬
nomiques régionales, soient

Avignon-Gap,

lorsqu'ils

meilleure

ostracisme dont souffrent la plu¬
part de ceux qui sont nés ou
vivent dans cette région Comme
si on voulait leur faire expier la
chance qu'Us ont de travailler au
soleil, les pieds dans l'eau et...

qu'il avait fait
supprimer la mention d'origine de
la fabrication sur ses emballages.
Combien
de
clients
éventuels
avait-U
perdu,
n'avaient
qui
même pas voulu tester un produit
entaché de suspicion dès sa nais¬
sance ? Ce sentiment de méfiance
ou de condescendante
supério¬

avec

s'adres¬

dominici

du

position
concurrence depuis

l'acoent.

«

Vous

nous avez

tâche principale est d'aller «à

la

pêche

»

Investissements

aux

potentiels au profit d'une région
qui souffre, de façon endémique,
de
sous-industrialisation,
munis d'un document qui

sont
res¬

semble

(volontairement)
à un
passeport. Il contient, reproduits
fac similé, une collection de
lettres signées des plus grands
chefs d'entreprises, français ou
étrangers, qui ont ouvert des suc¬

Cela
vaise

ne

»

à

Au

moins
tion !

la

s'étendait,

ne

les

de

qui avait été

à

haut.
même

que

Merci
avez bien

d'une heure,
sieur

sés

vous

tout

exposé

nous

:

com¬

de

certaines

'ongtemps

Meurthe-et-Moselle

au

ré¬

Tel

ce

«
:

au

et

exilé
«

»

Là-

confiait-il. ie n'osais
plus leur parler de l'exis¬

nous

tence de Dieu.

plus
mon¬

j'ai,

amu¬

monde !

«

su¬

d'origine (il était né
bords de l'Argens. dans le Vari

réussi

comme

«

curé de campagne, pro¬

vençal

en

un

éviter

ou

flexions désobligeantes.
bon vieux

Un professeur de
précisé qu'il n'avait
obtenir
de son
iury

à

les

résoudre pour échapper à certains

regards

nous a

mentaire

que

être enfin pris

gomment
leur
accent,
cachent leur origine comme s'ils
appartenaient à une race mau¬
dite ? Certains finissent par s'y

ressent

compartiments

donc

pour

sérieux,

faculté

d'agrégation,

l'avons vu, au domaine éco¬
nomique et n'était finalement pré¬
judiciable à l'activité d'une région
a
la
recherche d'un deuxième
souffle.
nous

le

»,

conseille à
parler pointu ».
l'oral d'agréga¬

«

pour

Faudrait-il
distes

existence.

sc.i

serait rien si cette mau¬

réputation

Provençal

un

—

dans tous

bien amusés

bureau

rité,

régional d'Industrialisation, dont
la

face

Depuis. 11

étudiants de

ses

le

et

de Bossuet.

—

parallèle.

missi

1977, en est-on encore

pour essayer

à leurs semblables vivant
au-dessus du quarante-cinquième
Les

en

Un chef d'entreprise marseillais,
dont l'activité est presque exclu¬
sivement tournée vers l'exporta¬
tion. nous a confié qu'tl était en

réduit à de pareilles manœuvres
de faire pièce à un

contraints de fournir à leurs in¬
terlocuteurs des attestations prou¬
vent le bien-fondé de leur
argu¬
mentation ? C'est bleu pourtant
ce à quoi sont encore réduit ceux
qui vivent au sud d'une ligne
sent

régions
')
5

!

je

Avec l'accent que

faisais

rigoler

tout

le

»

Tout cela, parce qu'il avait
un peu parfumé d'ail un sermon
»

JEAN

CONTRUCCI.

en

cursales

Provence - Alpes Ces lettres témoi¬
gnent, à l'intention de ceux qui
suivraient le même chemin, que

Côte

en

d'Azur.

Berufsverbot

chefs d'entreprise ont trouvé,
ici, des ouvriers compétents, ont
ces

obtenu des rendements compa: bles à la moyenne française (et
de

connu

conflits

Au moment onte la tribunàu de

et r.'ont pas
« politiques »

Stuttgart desliura

novèu mandat
d'arrest contra Klaus Croissant, à
Draguinhan, Monique Gueman, vica-

particuliers.
Bref, si ion est de bonne fol,
on peut en déduire qu'il est raris¬
sime

qu'employés

presidenta daù Syndicat de la maes suspenjada de sei fon¬
cions per aver dich sa desaprovacion a prepaus de l'estradicion de

ouvriers

ou

plus rare qu'Us y distillent le
pastis, a fortiori qu'ils y trafi¬
quent l'opium ou l'héroïne, tout

K. Croissant. Tôt aquo mostra que

la
justicia borghesa,_ tamben la d'Alemanha, tamben la de França, son dei
justicias de classa que se trufan ben
de sei leis quora volan repremir

racontant des « histoires mar¬
seillaises » à longueur de journée.
en

C'est parce qu'ils en avalent
assez d'entendre leurs interlocu¬
teurs répondre à leurs sollicita¬
tions par les habituels clichés qui
n'ont guère cours qu'au-dessus de
la Loire (« Qu'est-ce que 1e vais
trouver
comme
main - d'oeuvre
vous

?

des

tanque ?

», ou

le

et

soleil

loueurs

encore

la

mer,

: «
vous

d'unei.

«

de pé¬
Ils ont

n'allez

me

passeport-attestation

».

«

Et

'

n'avons

et

adresse

3t, 331, 3l|de «Lutte Occitane»

et

régler O

20F-040F-060Fà l'ordre de «Lutte
Retourner à
«Lutte Occitane»
8

rue

Dalayrac

31000 Toulouse

lois.

:

Sornaru

tat

sieque entrin

d'espression

e

se

Montpellier

ren

de

Fau

pas

deman
sarem

de

Garri

:

gnognoter.

rat.

Espautir

réduire

:

Faire encala

Mescladis
Leù : vite.

:

en

bouillie.

faire échec.

:

amalgame.

Sur

la

situation

des

en

»

es

"L'affaire Croissant"

un

classas

es

Allemagne,

franc es.
amé

et

libertés

par

des Occitans:

farem

ren,

provoca¬

d'action judiciaire

:

"Les

interdictions

nelles

en

Robert

Boure.

Les

deux

Autonomista,

quauquei

-7-

Mouvement

tamben aqui.
se

es nautrei autonomistas
que
lei vitimas de la repression

terroriste

Manglihar

jamai

oblidar que

Testât

coup.

mobi-

se

glhant mocaù per moceu la libertat
d'espression que lei garris dau poder
arriban à l'espautir. Fau que totei lei
organisacions revotutionnaris e obreiras s'agropan per faire encala ai
n'aquelai tentativas reactionnaris. La
lucha dei

soit.

:
:

sens que

reviran contra.
La « democratia
a

sournois.

:

Era : était.
Milanta : des milliers de.

de

entrin

es

emai que la liber-

estât oùtengut e
mantegut sensa luchas ! Es en man-

:

Occitane» CCP 1582 48 E

quauquaren

changear, sembla

Mefi !

désire recevoir 03-06-09 exemplaires des
N°

Leis

:

lisan

Abonnement de diffusion
Nom

Leissica

maisornaru :
es
lo
terrorisme
d'estât ; siam toteis seis ostagis. La
França era una terra d'asila per militanta refuqiats politics, mai sembla

luerre,

i

barjacaire

Desliurar : délivrer.
Tamben la : aussi bren celle
Se trufar : se moquer

Baceù

prendre quauqueis baceùs,
lei organisacions obrieras

fait appel qu'à des
témoignages émanant de chefs
d'entreprises dont le siège central
est installé hors des limites règionous

leù fach.
Lo

A costat dau terrorisma deis in¬
dividus li a un autre terrorisme ben

qu'ara

précisé l'un d'eux,

encore, nous a

mescladis pou estre

Sieque

dire qu'en plus ils tra¬
vaillent? ») que les animateurs
du B.R.I. ont eu recours &amp; ce
pas

tions, quauquei atentas ben orga¬
nisais
per
d'enei barbozas lo

gistratura

transforment leurs
oureaux
ou
ateliers en boulodromes, encore

chez

un

:

parfois supérieurs)

à la francesa

Maspéro.

profession¬

Allemagne"

livres

édités

par

�Ce fut

un

pinîr

eh

membre du 45ème RGA de Balma

qui lut la déclaration du comité auquel il
appartient (voir annexe) en précisant que cette

lurhéb

conférence était la suite d'une réunion entre des
militaires de Toulouse, Perpignan, Castelsarrazin. Il fit référence à une manœuvre (H - 3) qui
eut lieu la semaine dernière dans sa caserne et qui
consistait à préparer en 3 heures les troupes à
intervenir en Mauritanie. Il insista particulière¬
ment sur le silence que faisait la hiérarchie
autour de ces manœuvres et l'inquiétude qui

régnait du

coup

coloniule

prnnqnìbe

parmi les troupes.

Un membre de Francazal explique
sur

nucc

la situation

la base. Base envahie le 17 octobre par 600

parachutistes mis en état d'alerte, mitraillettes
sur le dos, prêts à partir à tout moment. La seule
chose que savaient ces parachutistes est qu'ils
devaient intervenir contre le Front Polisario

mais, ils ignoraient la date, le lieu. Les appelés de
la base, quant à eux, étaient assez inquiets
surtout après le départ volontaire en Mauritanie
d'un gradé qui pourrait réaliser là-bas ses vertus
militaires, et les propositions qui avaient été
faites à certains d'entre eux consistant à aller

en

Afrique, soit dans les transmissions, soit dans
une autre unité, pour un temps relativement
court... Inquiétude assez justifiée quand on sait
que sur 3 à 400appellés, à Francazal, plus de la
moitié ont un passeport militaire pour l'étranger
ce qui signifie qu'en cas de coup dur, des appellés
peuvent aussi devoir partir.
Les régiments représentés à Francazal, à
partir du 17 octobre, prêts à intervenir, étaient
Castres, Auch.Carcassonne, Toulouse, c'est-àdire tous les régiments importants de parachu¬
tistes de la région. Quant au matériel militaire, il
avait déjà quitté la base à bord de Transall.
A la fin de cette intervention, les journalistes
posèrent des questions. Quelles réactions chez
les appelés ? «Aucun ne désire partir. L'état
d'alerte étant similaire à une situation de guerre,

de possibilités concrètes. La
espoirs reposent sur les ap~ .is
extérieurs. Pour nous, une réponse individro.le
à cet état d'alerte entraînerait la répression,
c'est-à-dire entre 60 jours et 5 ans de forteresse. »
Quelle est la propagande des comités envers
les appelés ? «Les comités représentent les
noyaux
d'appelés qui, sur une caserne
éprouvent le besoin de s'organiser afin de
permettre l'aboutissement de revendications.
Le droit de réunion, d'organisation est une de
leur principale revendication. Ceci, le pouvoir,
par l'intermédiaire de la hiérarchie le refuse,
conscient du danger qu'il représente pour lui.
Pour s'exprimer, les comités utilisent des
brochures, des tracts.» Ces journaux, éventuel¬
lement des bombages comme à Balma, ont une
fréquence qui varie en fonction de l'influence de
chaque comité.
Quelle est la nature de la répression ? «La
répression existe toujours. La sécurité militaire
enquête après chaque manifestation des
comités. Il y a 2 ans, il y eut de nombreuses
condamnations à Carcassonne et Perpignan.
Suite à toute interpellation, nous devons
comparaîtredevantunejuridiction militaire, les
TPFA. Nous désirons d'ailleurs dépendre de la
justice quotidienne, civile, plutôt que de la
justice militaire.»
Y aura-t-il d'autres conférences de presse ?
«Tout dépend d'une éventuelle intervention au
Sahara. Et aussi, du soutien des organisations
syndicales ouvrières.»
nous avons

plupart de

Le

peu

nos

représentant de la CFDT (la CGT invitée
là) rappela alors la position de son
organisation : «Reconnaissance de tous les
droits de citoyens aux soldats, y compris le droit
d'organisation, syndicale ou pas. La CFDT n'a
n'était pas

conseiller une forme d'organisation plutôt
qu'une autre, ce travail revient de droit aux
soldats. L'UD et l'UR ont pour tactique de
répondre à toute demande de contact. Pour des
problèmes particuliers, c'est après information
du conseil régional que les décisions sont prises.
«Sur le problème du Sahara occidental, notre
position est avant tout le droit à l'autodétermi¬
nation du peuple saharoui et de fait, contre toute
intervention qui irait à l'encontre de l'exercice
de ce droit. L'ensemble des guerres coloniales
pas à

les travailleurs. Nous débattons
dans notre organisation l'éventualité de posi¬
tions communes au syndicat et aux organisa¬
tions de soldats.»
concernent

De

nouveau

la

parole revient

aux

journalistes.

Pouvez-vous réellement être informés de tout
se passe (vous, les comités) ? «Il n'y a pas
réseau complet mais quand même suffisam¬
ment de possibilités d'information.»
Suite à la coordination Rhône Alpes qui a
lancé une campagne sur la gratuité des
ce

qui

un

est-elle
lancée sur la région ? «Nous sommes solidaires
de cette campagne que nous reprendrons sur la
région. Ce point est important pour les appelés
qui, lors de leurs permissions dépendent
beaucoup des moyens de transport. Il circule
actuellement au niveau national une pétition sur
les transports gratuits et supplémentaires
demandant les alignements des horaires de
permissions sur les horaires SNCF. Les
permissions ne sont pas une faveur mais un droit
inaliénable. Cette pétition signée pour l'instant
par deux cent personnes se conclut par un appel
aux organisations syndicales, en particulier à
celles des transports, à les soutenir.»
Quelle position par rapport aux objecteurs,
insoumis ? «C'est un peu un combat identique
transports, une campagne similaire

notre. Leur

au

nous

nous

méthode est différente, mais

tous

attaquons

à

la

même

institution.»
Au

Sahara, la situation

se

précipite. Quelles

interférences dans les casernes ? «Depuis
vendredi dernier, une alerte nationale. A Balma,
les gardes sont doublées, les officiers ont été

rappelés,

on

mitrailleurs

leur
à

a

balles

distribué des pistolets
réelles.

Pendant

le

week-end, intensification des patrouilles dans la
caserne. Le lundi, au retour de permission,
fouille des bagages. Ce qui a augmenté l'état de
pression entretenue dans certaines troupes. A
Francazal, alerte qui a duré jusqu'à lundi, sous
des prétextes divers, peut-être en relation avec
les attentats du week-end. A signaler, la dernière
alerte de ce type (H + 3 à Balma) remonte à mai

sahara
Provença lo 28 de Novembre, i a
rabalhum de sosten a la lucha dau
pople Sahraoui organisât per lo Comitat
d'Informacion Marco e apelat per leis organisacions d'esquerra : PC, PS, CGT, CFDT, FEN. A
la diferèencia dau miting organisât a Paris per
l'estremasenestra, aqueste fuguèt pas enebit
per la prefectura. 1000 personas, a pauc près,
amb una forta majoritat d'immigrants.
Leis orators an esplicat que leis «otages civils
français» èran en realitat de presonièrs de
guerra : fuguèron agantats per lo Front dins un
As Ais de

agut un

territori déclarât

«zona

de guerra».

despart deis eternalas presas de posicions
de sostèn a la Republica Araba Sahraoui
Democratica, lo responsable sestian de la CGT
a fach remarcar que la campunha d'intoxicacion
dau
govèrn giscardian èra possible
A

denmercé lo racisme latent deis europencs.

Adonc, fau que totei lei sindicalistas s'esforçan

la revindicacion
luchar contra lo
racisme dins l'exagon. Per la CFDT, lo mai
grand racista es l'Estat. Es lo primier cop
dempuèi la guerra d'Argeria qu'una vertadièra
segregacion s'installa ambe lei disposicions
contra la venguda dei familhas deis immigrats
que vivon en trabalhan aqui.
En Provença, en mai d'aquesta interdiccion,
en mai au «million» per leis immigrats que
tornaran dins son pais, avèm per clavar aquelei
mesuras xenofobas, la sinistra PRESON CLANDESTINA D'ARENH (AREN) que se troba dins
lo port autonom de Marselha.
Puèi, un soci de l'Associacion dei amies de la
RASD s'es levât contra lo poder que bota
defora de responsables d'organisacions arabas,
que enebis força miting de sosten etc...
Reprobacion unanima contra lo desbarcament de tropas francesas a Dakar al Sénégal e
contra
la presa de control progressiu de
l'aparelh d'estat de Mauritania.
Per nautrei, occitanistas, nos cal aduire una
ajuda practica a totei lei que voudran sostenir lo
d'explicar

ai

trabailhaires

sahraoui. E tôt bèu primier de

Front (collecta de medecinas e de cobertas per
lei camps

de réfugiais), Sosten politic public,

etc...

Nos faudra benlèu

mostrar una

ajuda mai

se necite : Contra un risc de
vietnamisacion dau Sahara Occidental nos

significativa

blocar, dins la
possibilitats l'aparelh militari
frances, au mens en Occitania. E corne disia
l'Autre : «Sahraouis de totei lei pais, descolonifaudra

mesura

usar

d'autrei mejans per

de nostrei

sarèm le terra I».

68.
LUT.OC. AIS.
La conférence

se

termina à la suite de cette

déclaration.

-a-

�***************
*

APPELES

les

*

Liste des comités de soldats dans la

if

se

région et de leur publication.

*

REBIFFENT

Balma
Aibi :

:

parole»

j.

Francazal

*

marsouins

^

la granda patria
sabi pas ont

guitarra

escota la mia cançon

la jf

Un, dos, très, quatre, la trompèta
farà marchar coma cal
se dises non, se
/as la tèsta

^
:

per

uas anar

escota la mia

*

prennent

te

«Ras le calot»

*

Perpignan : «Tam-Tam»
Castelsarazin : «Sapeur enragé»

*

Tu que
t'en

*

Le ballon se soulève»

«Les

*

t'enuiaràn

if

*★★★★★★★★★★★★★ *

a

l'espital

En meteis temps que

la musica
apréner l'esencial
la conariâe la baleja
son la morala
d'aquel estai
te

uan

Per tç mostrar que siâs un orne

faràn fotre

te
tôt

un

uniforme

blanc, tôt sera ordre
calhar seras plan liure

sera

de te

Seras

mascle de primièra
jogar de la matraca
e un bèl jorn dabans la cauma
te faràn perdre la memòria
un

sauras

E

se

e

pas

non

demàra

essor con

as

qu'una solucion

tôt sol la trobaràs !

meme

Se

votes

te faire encloscar

enveja de luchar
anar al sindicat

podràs
mes
a

te

uau

la casèrna

dire la
:

i

vertat

anes

pas

!

CHANSON D'ERIC FRAJ
DECLARATION DU COMITE DE
SOLDATS DU 45° RGA DE BALMA

Depuis trois semaines, c'est-à-dire de¬
puis le début de l'affaire des otages de
Zouérate, les régiments de la onzième
division parachutiste (11° DP), de la
neuvième division d'infanterie de marine

(9° DIMA) de Dinan plus les régiments de
Légion Etrangère sont successivement mis
en

état d'alerte

sur

la base aérienne 101 de

Francazal, prêts à intervenir. Des effectifs
et leur matériel ont déjà été acheminés à la
base du Cap-Vert au Sénégal.
Des
officiers

et

des

sous-officiers

sont

en

Mauritanie pour encadrer les troupes
locales et préparent une éventuelle inter¬
vention de l'armée française.
Cette possibilité d'intervention s'est
traduite dans l'ensemble des casernes de
la région par :
des exercices de mobilisation qui
étaient de véritables tests pour une
intervention extérieure comme intérieure.
des gardes doublées (notamment à la
-

BA

101)

avaient pour but de
le train-train quotidien des
casernes, de rappeler au contingent qu'il
est avant tout opérationnel et à la merci
d'interventions décidées par le pouvoir. Il
s'agissait aussi de vérifier les capacités de
mise en œuvre des régiments «classiques»
Ces

exercices

rompre avec

dont les buts militaires

précis

que ceux

DIMA.

ne

sont pas

de la 11° DP

ou

aussi

de la 9°

Le pouvoir français a donc engagé une

grande campagne d'intoxication en vue de
préparer cette intervention : —D'une part
il continue la publicité sur les forces
d'intervention extérieure commencée lors
du 14 juillet. Ces unités sont en fait des
troupes essentiellement composées d'en¬

gagés, surentraînées et prêtes à tout. Leur
commandement vient d'être pris par le
général Lacaze, ancien d'Extrême-Orient,
d'Algérie, du Tchad et des services de
renseignements (SDECE). Elles compo¬
sent un corps militaire aéroporté complet
(artillerie, infanterie, génie, groupe de
transports aérien,...) qui leur permet une
autonomie complète, sans faire appel à
d'autres régiments «classiques». C'est
une arme aux mains du pouvoir français,
une arme sur laquelle il peut compter
pour tous ses coups de main, autant
extérieurs que ceux visant à
luttes des travailleurs du pays.

briser les

D'autre part nous profitons
cette conférence de presse pour :

aussi de
—lancer
un appel aux engagés, hommes du rang et
sous-officiers, notamment ceux de la 11°
DP, pour qu'ils refusent le rôle de chiens
de garde des menées de Giscard que le
pouvoir veut leur faire jouer. Nous leur
demandons aussfde rejoindre notre lutte
dans les casernes et d'y intégrer leurs
: droit à la
propres revendications
résiliation du contrat.
formation professionnelle permettant
une réelle réinsertion dans le civil
libre choix du lieu d'affectation
-

-

—

rappeler les grandes revendications du

mouvement

des soldats

:

REDUCTION DU SERVICE

NATIO¬

NAL A SIX MOIS

LIEU D'AFFECTATION PROCHE DU

DOMICILE
SOLDE AU SMIC
TRANSPORTS GRATUITS : Cette re¬
vendication fait aujourd'hui l'objet d'une

des comités de
officiellement il y
a cinq jours par une conférence de presse
de la coordination Rhône-Alpes. Nous

campagne

nationale

soldats qui a été lancée

sommes

entièrement solidaires

de cette

campagne.

40 HEURES PAR SEMAINE,

DROIT

AUX WEEK-END DE REPOS
DROIT D'EXPRESSION, DE REU¬
NION ET D'ORGANISATION DANS
LES CASERNES
Comité de soldats du 45° RGA de Balma

�L'ETAT ESPAGNOL ET LES AUTONOMIES
15 millions de Catalans dans la rue le
11

septembre, 1 Million d'Andalous,
500 Galiciens le Dimanche 4 Décembre,
des projets d'autonomie élaborés et
discutés par les parlementaires du Pays
Valencien, des Iles Baléares, des Cana¬
ries, d'Aragon, d'Euzkadi : l'Espagne
vit à l'heure des autonomies.
Pour le moment seule la Catalogne a
obtenu une autonomie provisoire. L'an¬
cienne Generalitat qui
a
gouverné
notamment pendant le
Ilème Répu¬
blique vient d'être restaurée en la
personne de son Président qui passa 40

France. Son retour fin
Octobre à Barcelone fut triomphal. Des
centaines de milliers de Catalans sont à
ans

d'exil

en

nouveau descendus dans la rue pour
l'accueillir mais également pour deman¬
der l'«Estatut». La Generalitat actuelle
n'est que provisoire et n'a pas de
Parlement autonome comme c'était le
cas en 19323 : elle se compose seulement
de son Président nommé par le Gouver¬

Pour Euzkadi la situation est plus
conflictuelle encore car le projet d'auto¬
nomie est élaboré par les organisations

parlementaires

comme

le Parti Nationa¬

liste Basque (Démo-Chrétien) le PSOE
et

l'UCD, c'est à dire

que

les forces

Abertzales ne sont pas partie prenante
dans cette autonomie «bidon». De plus
la Droite refuse l'intégration de la
Navarre à l'Euzkadi ; mais la manifesta¬
tion anti-basque de Pampelune organi¬
sée par

le Bunker

a

été

un

échec, malgré

l'attentat organisé par le branche mili¬
taire de l'E.T.A contre Imaz, le Com¬
mandant de la Police Armée. Le Bunker
voulait profiter de l'indignation généra¬
le pour tirer les marrons du feu. On peut
dire que le peuple basque désapprouve
les actions de l'E.T.A mais ne les
condamne pas !

de Madrid, qui nomme à son
le Conseil Executiu. Ce Conseil a
été formé le lundi 5 décembre après

un

une

majorité de voix écrasante à la Gauche,
surtout PSC et PSUC, il était donc
normal que la Constitution reflète les

Dans

le gouvernement de Madrid ait fait
pression sur le Président Tarradellas
pour que le Conseil soit composé de
que

menace

de la Gauche

participer au Gouvernement si
celui-ci ne répondait pas aux accords de
Perpignan, a modifié l'attitude du
Président. Le Conseil se compose donc
de 4 Socialistes, 2 Communistes, 1
Esquerra Republicana, 2 UCD, 2 Pacte
Démocratique, 1 Indépendant. Cela
reflète plus ou moins les résultats du 15
Juin. Si l'on
considère l'Esquerra
Republicana comme un Parti de Centre
Gauche, la Gauche est majoritaire au
Conseil.
Mais pour le moment la
est un

cadre vide. On

ne

sait

pas encore quel sera son budget et d'où
viendra l'argent. Quant au statut d'au¬
tonomie et au Parlement autonome cela

peut prendre plusieurs mois. «La Entesa
dels Catalans», le groupe des Sénateurs

compte organiser une campagne pour ce
Statut. Plus que jamais le peuple catalan
devra descendre dans la rue et crier
«VOLEM L'ESTATUT» pour que la
Generalitat ne soit pas, comme on dit à
Barcelone «una Generalitat Descafeînada» !
Il va sans dire que la Generalitat ne
pas le Pays Valencien et les Iles
Baléares. Pour chacune de ces régions
catalanes des projets de pré-autonomie
sont actuellement en discussion. Mais à

concerne

Valence, le «Bunker» (les franquistes
plus ou moins reconvertis), a lancé une
campagne démagogique contre le Principat. Pour eux Valence et le dialecte
valencien

n'ont

rien

à

voir

avec

le

Principat et le Catalan. Le chauvinisme
valencien a un but bien précis : diviser
pour régner.

semaines,

il

y

aura

les problèmes nationalitaires dans
décentralisation de l'Etat
Espagnol. On régionalise mais en fait on
reconstruit l'Etat capitaliste et centralis¬
te sur des bases plus viables que ne
l'étaient celles de l'Etat franquiste. La
stratégie de Suarez est habile. Est-ce que
les peuples d'Espagne accepteront le fait
accompli ? Les basques et les Catalans
devraient montrer la voie de la réponse.
noyer

pas

Generalitat

quelques

certainement un drapeau andalou au b
balcon de cet édifice, mais ce sera
l'establishment qui l'aura mis, c'est
différent ! C'est là toute l'ambiguité des
autonomies de Suarez : on essaie de

résultats des élections. Mais il semblerait

ne

autonomiste mais

Andalou de 19 ans est mort pour
l'autonomie. La devise de Suarez est :
«Prends l'autonomie qu'on te donne
mais surtout n'en demande pas plus».

beaucoup de retards et de polémiques.

«techniciens». La

le problème esi
s'agit pas
d'une
d'une région
aux
particularités bien marquées. Il y a une
forte conscience régionale qui a été
attisée les jours qui ont précédé « El Dia
de Andalucia» par tous les moyens de
propagande.
D'«Alianza
Popular»
(franquistes reconvertis) aux gauchistes,
lorsque le Dimanche 4 décembre, lors de
la manifestation, un jeune autonomiste
a voulu mettre un drapeau andalou au
balcon de la Députation, la police a tiré :

tour

de

Andalousie,

tout le monde était

nement

Les élections du 15 JUIN ont donné

En

différent. Il ne
nationalité mais

une

Josep

Tarradellas.

vague

1) - Par contre, 8 jours plus tard, la
Euzkadi, il y a une double manifestation de la Gauche «Abertza¬
légitimité : l'une issue des élections du les» a rassemblé 40 000 manifestants ;
15 JUin : PSOE, PNV avec un seul pour revendiquer une Navarre basque.
député et un sénateur pour la Gauche Les PC et PS d'Euzkadi, décidemment
Nationaliste, et une légitimité extra-par¬ incorrigibles, ne participaient pas à la
lementaire historique que représente manifestation !
l'E.T.A et ses formes légales (EIA,
HASI). En Euzkadi les élections deu 15
juin ne se sont pas déroulées dans des
circonstances normales car la majorité
des partis Abertzales n'étaient pas
légalisés et l'amnistie des prisonniers
politiques basques n'avait pas été accor¬
dé. Suarez veut vite se débarasser du
problème basque avec une autonomie
alors que le peuple basque lutte pour un
Etat Socialiste Basque. On est loin du
En

fait,

en

VOLEM

compte !
En Galice s'organisent des
tions pro-autonomie mais

manifesta¬

l'U.P.G.,

lutté pour l'auto¬
détermination et pour le Socialisme en
Galice pendant le franquisme, n'est
toujours pas légalisée. Suarez veut régler
le problème avant qu'il ne devienne
l'organisation qui

brûlant.

-10-

a

�Crida catalano-occitana

CONGRES DE CUL TURA
CATALANA
Le dimanche 27 Novembre s'est
déroulé la séance de clôture du Congrès
de la Cutlture Catalane. Après deux ans
de travail, de recherches dans des

domaines

aussi divers que la langue
l'écologie, les institutions, le cinéma, la
littérature, les sports et les loisirs ; les
arts plastiques, etc... Des milliers de
Catalans de Catalogne Nord, d'Andor¬
re, du Principal, des Iles Baléares et du
pays Valencien ont participé aux tra¬
vaux de ces différents ateliers. En fait
c'est un véritable programme d'action
politique et culturelle qui a été élaboré
par le peuple catalan. Bien sûr les
intellectuels, artistes et militants politi¬
ques ont joué un rôle prédominant dans
travaux mais on peut dire que
ces
certaines campagnes populaires de ce
Congrès comme «Le Catalan dans la
rue» ou pour la sauvegarde du patrimoi¬
ne naturel reçurent le soutien massif de
la population à travers des comités de
quartiers, des comités de défense etc...
La Generalitat de Catalunya devra
s'inspirer des revendications contenus
dans le Manifeste de la Culture Catalane
C'est à cette fin qu'il a été remis
solennellement au Président Tarradellas
devant plus de 3000 personnes au Palais
des Congrès de Barcelone.
Robert Lafont avait représenté l'Occitanie lors d'une table ronde sur le
problème des nationalités en Europe.
Son intervention, moitié en Catalan,
moitié en Occitan a reçu un accueil
chaleureux de la part de nos amis

OccîtAh£

/9

j

Són molts els catalans que s'interessen pel moviment occità. Encara en seriem
molts
més si el moviment occità fos més ampliament
conegut entre nosaltres, tal corn ho era
abans de la Guerra Espanyola i abans dels
quaranta anys d'alienació cultural forçada que
la seguiren.
Restablerta poc a poc la normalitat, cal reemprendre la tasca. Catalans i occitans
anàrem junts durant l'Edat Mitjana. El nostre Rei Pere el Catòlic moria a la batalla
de
Muret (1213) defensant la llibertat occitana davant la invasió dels croats de Simó
de
Montfort que baixavon del Nord de França. Aquest fet va dosfer la

catalano-occità

a

cavall del Pirineu.

possibilitat d'un

estât

La poesia dels trobadors influi profundament en la nostra literatura catalana.
El
professor Joan Coromines ha dit que si bé totes las llengues romàniques són germanes, el
català i l'occità formen una parella de bessons, igual corn el castellà i el
portuguès en

formen
Al

una

altra.

segle XIX Mistral i Victor Balaguer establiren

nous lligams entre poetas provençals i
catalans. Modernament l'Institut d'Estudis Occitans fou fundat a Tolosa del
Llenguadoc
seguint l'exemple del nostre Institut d'Estudis Catalans. El filôleg occità Lois Alibert
unificà la grafia de la llengua occitana segons el precedent de les Normes de
Pompeu
Fabra i en tôt allô que permetia conservar la personalitat de la
llengua occitana. Cal
recordar que Alibert va publicar la seva famosa gramàtica -véritable biblia
per als
occitanistas- precisament a Barcelona l'any 1935.

Ara, allô

cal és restablir els contactes entre amdós pobles. Avui no hi ha cap
els occitans puguin llegir llibres catalans i els catalans llibres occitans.
Malgrat haver passât més de set segles, des de la desfeta de Muret, segueix existint una
profunda afinitat cultural entre Occitània i els Països Catalans, afinitat que no solament
es comprova en la llengua sinó també en els cognoms i
topònis catalans i occitans. Es un
fet conegut que, parlant catalans i occitans cadascû la seva llengua, ens entenem
molt
que

dificultat per tal que

fàcilment.

Occitània que s'estén des dels Alps al Pirineu e de l'Atlàntic al Mediterrani,
ocupa un
territori que reagrupa 31 departaments, quasi un terç de la superficie de l'Estat francés, als

quais

s'ha d'afegir la Vall d'Aran, dins els limits de l'Estat espanyol, i les Altes
piamonteses dins l'Estat italià. En total 192.000 kilômetres quadrats per a una
població de 13 milions d'habitants (un ciutadà francés de cada quatre es occità) la quai
cosa fa que la nació occitana sigui la més important «minoria» dels
pobles no reconeguts
encara

Valls

catalans.
La semaine précédente avait eu lieu la
séance de clôture de l'atelier de Projec¬
tion Extérieure dans une petite ville du
Sud de Barcelone : Vilanova i la Geltru.
Cet atelier intéresse au premier chef

l'Occitanie,
Truillols fit

Lutte,

délégué M.Garriga
historique des relations

car son

un

occitano-catalanes

et

pense

que

le

premier pays où la Catalogne doit se
faire connaître est l'Occitanie. En marge
du Congrès, il veut créer une association
d'amitiés catalano-occitanes qui a déjà
le soutien de centaines de Catalans et
d'Occitans. Nous publions ci-dessous
l'appelt de M.Garriga.

oficialment.
Per

acció fraternal amb els occitans, per a un intercanvi cultural, caldria
aplegar els catalans que sentin interès per les relacions amb els occitans.
Preguem, doncs, que totes aquelles personas que ja tinguin contactes amb els occitans, o
s'interessin per la seva llengua, cultura, literatura i aspiracions i que estiguin intéressais en
establir cordials relacions entre catalans i occitans, s'adrecin al Congres de Cultura
Catalana, Ambit de Projecció Exterior amb la fînalitat de constituir un Cercle
d'Agermanament Catalano-Occità.
Barcelona, 1 de setembre de 1977.
a

una

començar per

Professor Batista i Roca, Président del Conseil Nacional Català; Enric Garriga Trullols, Delegat de
l'àmbit de Projecció Exterior del C.C.C.; Joan Amorós i Pla; Joan Ballester i Canals; Jordi Ventura i

Subirais; Ferran Camps; Dr. Eugeni Surós i Forns; Dolors Laffïtte; Enric Montaner i Monllau; Josep
Planchart; Ricard de Vargas i Golarons; Joan Triadû; Dr. Joan Pérez i Graza; Jem Cabanes.

-11

�Littorale, vieille usine bitterroise,

passée

est

nationale

le contrôle de la multi¬

sous

américaine

Union

Carbide

destinés à l'homme

d'années. L'activité principa¬
production de pesti¬
cides. Depuis 1972, La Littorale condi¬
tionne le Témik en paquets de 10 ki¬
los.

troisième

Le Témik est

Unis

le de l'usine est la

un

pesticide destiné

es¬

sentiellement à tuer les pucerons,

les
anguilules et les nématodes qui infes¬

me

de

sol

I

animaux

aux

plication».
Le

marché

et

français du Témik est le

du

après les EtatsJapon. La direction

d'«Union Carbide»
de construire

une

a

teneur en

La toxicité de

ce

aldicarbe est de 5 '

produit est très éle¬
le rat est de

!mg.. kg. ■&lt;) ttîg suffisent

pour tuer un

homme.

production

la

réglementation française des

ces encourues.

comité

la
va

un

Comité de lutte

pollution début 1977. Ce
très vite travailler

Le.
Í1 )

Dose létheile pour tuer

erreurs

ble».

la

avec

A la lumière des

omission, le chantage au chômage
apparaît comme particulièrement co¬
hérent : c'est en effet la seule issue
pour défendre un dossier indéfenda¬
par

Alertés de cette fabrication nouvelle,
les habitants de La Devèze, puis de

Béziers, créent

la direc¬

l'usine, information auprès des
syndicats de La Littorale et des partis
politiques de gauche. Très vite les
membres du comité ont mis à jour «/a
volonté de banaliser les risques, de
masquer la réalité concrète des mena¬

Unis.

contre

avec

tion de

décidé fin 1975

unité de

partir du méthylisocyanate ou MIC,
produit de base importé des Etats-

a

visuel de leur entretien

monde

le

se présente sous for¬
granulés qui sont enfouis dans le

vée. la DL M) (I I pour

Selon

ou

d'aldicarbe dans l'usine de Béziers à

maraîchères. Il

et

vie

être installée durant les
qui suivent la dernière ap¬

pourra
trois mois

florales

les cultures betteravières,

tent

syndicale du' cadre de
(C.S.C.V.) et une association de
quartier, l'A.E.A. Ces trois groupes
n'ont pas chômé : organisation de
réunions publiques, actions auprès
de la municipalité, de la Préfecture,
bulletin d'information, montage audio¬

Commission

pesticides agricoles : «Aucune culture
vue d'une
production d'aliments

en

ne

voici peu

BB2IER5

POUR

CHOIK

QUEL

La

POIiIiUTlON,

OU

CHDMÍ1GE

50 % de la popu¬

Jj^t/4.

.

1}}!■

lation.

A

L.

Béziers, les ouvriers de la Littoral (groupe Union Carbide

Corporation)

se sont

victimes d'un

produit

Oc

mis en grève quand deux d'entre eux ont été
: l'aldicarbe, contenu dans le TEMIK.
Le TEMIK est un némanicide utilisé pour la culture des betteraves
qui tue donc tous les insectes dans le sol. Les revendications étaient
simples : meilleures conditions de sécurité, égalité des salaires,
augmentation des salaires. La direction, avec à sa tête un patron de
choc M. Truttman, a accepté sous la pression populaire un certain
nombre de revendications et le travail a repris. Pourtant ce n'est pas

Peux-tu

Pont-Neuf

me

dire combien la Littorale emploie de

l'usine

sur

Béziers entre l'usine du quai du

zone industrielle emploie
354
150 personnes qui travaillent à l'usine de la
zone industrielle qui fabrique le TEMIK.
L. Oc : Avant ce conflit, y avait-il des syndiqués ?

et

personnes et

terminé
Lutte Occitane

:

personnel ?
M : Eh bien, la Littorale

Les

prétend pas, comme il est coutumier de le faire
dans certains milieux politiques, avoir mené cette grève et avoir joué
les «monsieur prise de conscience». Nous nous sommes contentés
d'écouter, de parler pour mieux comprendre un problème qui s'il
apparaît comme simple au premier abord est des plus compliqués. Des
ne

L. OC

il

de la

y a

SYA/Ù/CATS

Avant ce conflit y avait-il des syndiqués ?
avait quelques syndiqués dans l'encadrement et chez les
ouvriers pratiquement aucun.
L. OC : C'est donc au cours de cette grève que les ouvriers se
sont syndiqués ?
M : Oui, lorsque les ouvriers se sont mis en grève, au départ, le
mouvement n'a pas été déclanché par les syndicats, il a été
déclanché par l'encadrement et les ouvriers. C'est au bout de
deux jours que les ouvriers se sont syndiqués pour avoir l'ppui
des syndicats à ce moment là.
L. Oc : Quelle a donc été l'attitude des syndicats par rapport à
cette grève ?
M : Bon, eh bien les syndicats ont soutenu cette grève, mais la
CGT a essayé de récupérer la grève de la Littorale.
M

militants de Lutte Occitane ont donc rencontré des ouvriers de la
Littorale et l'un d'entre eux, Michel, a accepté de nous dire quelques

impressions.
/. Oc

: Peux-tu nous raconter ce que tu sais sur le TEMIK, ses
dangers, sa fabrication, son stokage ?
M : Les dangers, il est certain que c'est un produit très nocif; je
n'ai pas les nocivités en tête, je les ai sur un papier, s'il les faut.
Il faut préciser que l'usine faite à Béziers à été monté avede du
matériel Indien, donc fabriqué suivant les normes anglaises
(pouces) et du matériel français, or il s'est avéré qu'au montage
les deux n'allaient pas très bien ensemble et qu'au niveau
sécurité c'était zéro. Il y a eut un premier accident qui avait eu
cet accident; la direction ne nous en avait pas fait part alors
qu'elle nous a fait part d'un tas de choses notamment des
licenciements et il y a eut un deuxième accident et alors là,
l'encadrement s'est mis en grève, enfin, il a fait mettre les
ouvriers travaillant au TEMIK en grève. Pourquoi c'est
l'encadrement qui a fait mettre les ouvriers en grève ? C'est
parce que les ouvriers n'avaient aucune formation syndicale et
qu'ils ne connaissaient rien et ils étaient manipulés par le

:

Il y

:

L. Oc

Comment ?
disant que c'était les ouvriers CGT qui avaient
déclanché cette grève, or, c'est faux, il n'y avait aucun ouvrier
syndiqué au début de cette grève.
M

:

:

en

L. Oc

Quelles étaient les revendications de cette grève ?
départ c'était sur la sécurité puisqu'elle n'y était pas. Il
y a eu trop d'accident depuis l'ouverture de l'usine. Et
là-dessus, sont venus se greffer les revendications salariales,
égalité des salaires entre hommes et femmes à travail égal,
13ème mois, 2 400F minimum pour tous.
M

patron.

12

:

:

Au

�L.

OC

Penses-tu que les ouvriers après ce
ne pensent pas qu'à une
alimentaire mais qu'ils remettent en cause autre
:

changé,

qu'ils

conflit aient
revendication
chose comme

la

pollution, l'environnement, etc ?
: Au début, ils n'étaient pas du tout au courant, maintenant
nous avons appris une conscience syndicale. Je pense que
maintenant, faire grève pour une augmentation de salaire, c'est
acquis et que pour un autre problème comme la sécurité, on
réagira nous-mêmes. Donc, il y a eu un changement alors
qu'avant on subissait le paternalisme du patron sans rien dire.
Ça, ça n'existe plus !
L. Oc : Donc, dans un avenir plus ou moins lointain, le TEMIK
continuera à se fabriquer à Béziers ?
M : Oui, car le TEMIK représente la moitié du chiffre d'affaire
M

de la Littorale

L. OC

On vient de voir l'action des syndicats, mais
quelle a
partis politiques et de la municipalité de
Béziers ?
M : Il est évident que la
municipalité était prise entre deux feux,
à savoir le chômage actuel qu'il y a
sur Béziers, l'emploi que
:

été la réaction des

donc la Littorale et le danger de la fabrication du
l'emploi, la Littorale a embauché 100 à 150
personnes, mais vue la situation géographique de cette usine, il
est évident que les usines qui
voulaient se monter à côté ont
réfléchi et ont refusé à cause du danger, ce qui a empêché la
création d'autres emplois. Les ouvriers de la littorale ont fait
une réunion de soutien au Palais des
Congrès de Béziers et la
municipalité y était largement représentée.
L. Oc : L'usine de la Littorale est située dans un
quartier de
HLM, les maisons sont à quelques mètres des bâtiments de
l'usine. Quelle a été l'attitude des habitants ?
M : Les habitants ont formé un comité écologique et
se sont
procure

TEMIK. Pour

élevés contre la fabrication du TEMIK. Ils sont contre cette
usine à Béziers et qu'il y ait un recyclage de l'usine à propos de
la fabrication de ce produit.
Ce comité s'appelle Comité de Lutte anti-pollution.

Les

ACQU/S de (a

ĹUTTE

L. Oc

: Le patron a cède sur quoi ?
Il a cédé car son encadrement ne l'a plus suivi, il a donc
lâché du lest. Il a accepté la révision de tous les ateliers de
fabrication du TEMIK.
L. Oc : Les ouvriers qui travaillaient au TEMIK, travaillent-ils
à l'usine ?

M

:

M : Oui, ils sont employés à l'usine, les ouvriers qui ont fait
grève ont eu leur mois de payé, mais ils auront autant de jours
de congés de moins que de jours de grève, en 1978; quand on eu
lieu les négociations, personne n'a été averti. Les mois ont été
payé normalement, mais depuis personne ne peut obtenir des
jours de congés.
Il y a eu une augmentation pour tous les ouvriers de 150F par
mois, ils ont touché cette augmentation au mois de novembre
mais il faut dire que le SMIG a été augmenté de 2,5% au mois
de décembre, on a reçu une note de la direction disant que cette
augmentation n'aurait pas lieu puisqu'on avait déjà touché
150F, ce qui revient à 100F d'augmentation au lieu de 150, de
plus le gouvernement a fait paraître dans le Journal Officiel
que toutes les directions des usines pouvaient augmenter leurs
ouvriers de 120F cette année, finalement cette augmentation
n'est pas dûe à la lutte mais elle rentre dans le cadre de la
politique du gouvernement.
L. Oc : Si on résume ce
que tu dis, à part sur le plan de la
sécurité où il y a une demi-victoire, vous n 'avez rien obtenu ?
M : Oui, sur la sécurité tout
peut être remis en cause et il faut
rester vigilants, pourtant
on a quand même obtenu que tous les
travailleurs aient un treizième mois au lieu de primes qui

divisaient les travailleurs.

en

France.

penses-tu que la sécurité sera suffisante pour
protéger les environs de l'usine et les ouvriers ?
M : Je pense que les modifications qui sont faites sur les ateliers
suffiront à améliorer la sécurité défaillante actuellement mais
est-ce qu'il y aura d'autres points de défaillance, on ne sait pas.
L. Oc : Toi, tu n'as pas envie de quitter Béziers et de subir
l'exode, tu n'as pas envie de risquer ta vie en fabriquant un
produit dangereux, alors?
M : Si l'usine avait été montée moins vite et donc avec toutes
les sécurités et non pas à toute vitesse pour que le capitalisme
rentre vitre des sous, comme celle des USA, maintenant la
L.

Oc

:

Mais

pourrait encore embaucher une centaine de
C'est important parce que en Occitanie, on
demande des usines et là il y avait possibilité de création
d'emplois.
L. Oc : Penses-tu que l'emploi doit être sacrifié à la fabrication
de produits polluants dans leur fabrication et leurs utilisations?
M : Non, je crois qu'actuellement on va trop loin, ça devrait
s'arrêter, le point de non-retour a été dépassé. On vivait
normalement avant la fabrication de tous ces produits non
biodégradables. Il est évident que dans le système capitaliste, il
faut faire de l'argent, tant pis si on construit des usines à côté
de maisons où vivent des milliers d'habitants, tant pis si c'est
pollué, il suffit que ce soit rentable.
L. Oc : Penses-tu que ce chantage à l'emploi,
cette
implantation d'usines polluantes ne sont pas des conséquences
directes du centralisme du système capitaliste ? Penses-tu aussi
qu'une Occitanie socialiste et autonome ne serait pas à même
de mieux régler ces problèmes, ne serait-ce qu'en décidant ici
notre propre avenir (usines fabriquant et utilisant des produits
de la région) ?
M : Je pense que si on prenait les décisions nous-mêmes, on
n'aurait pas envie de mettre une usine polluante, moi,
travailleur de l'Union Carbide (la Littorale en France), je sais
qu'Union Carbide fabrique du matériel électrique et il est
évident qu'ils pourraient implanter une usine de matériel
électrique ce qui n'est pas polluant, on pourrait fabriquer aussi
des produits pour la vigne et aussi utiliser les dérivés de la
vigne.
Littorale

personnes.

Voilà comment réagit un ouvrier de la Littorale, si les
réponses qu'il donne ne sont pas parfois nettes, c'est qu'une
attitude nette n'est pas évidente. Cette discussion fait
apparaître deux axes principaux :
garder l'emploi à tous prix
la peur de la pollution
Pourtant, Michel ne tranche pas, mais qui tranche? par
quels arguments ?
La situation de la Littorale est une situation type de la
-

-

colonisation que

nous

subissons, c'est aussi peut être in

avant-goût de ce que certains appellent la régionalisation:
choisir entre l'emploi et la pollution.
Lutte Occitane en veut pas de ce choix, et propose le statut
d'autonomie aux travailleurs, seul ce statut permettra de
répondre dorrectement au critère socialiste : produire en
fonction de ses besoins. Mais Lutte Occitane ne prétend pas
imposer son opinion unilatéralement et propose aux occitans
qui lirons ces lignes d'écrire pour affirmer leur point de vue
afin qu'un véritable débat démocratique ait lieu grâce à notre

journal.

-13-

�las lEcltans,
moviment

social

desempeutat ?

Courant 1977, le "centre
d'études des mouvements so¬
ciaux" du sociologue A. Tou»

raine
le

I a dins lo vielh Besson, qu'es pas tan
reaccionari coma cresètz, una istòria que se sòna

L'empeutage de Sant Peire. Does Femnas fan la
bugada e se reganhon. Una es una filha del
vilatge, l'autraes un diable disfrasat en mission
especiala. Sant Peire, indignât, i copa la tèsta a
totas doas d'un sol côp d'espasa. Tan lèu fach,
tan lèu regretat... Torna empeutar las tèstas, e
tan a la lèsta, que s'enramolha, e ne'n sortis un
demon-femna e una femna-demon. Farem pas
atencion al costat falocràtic de l'istòria, e la vos
contarai un autre côp..
Un còp èra, i aviá dins la vila de Paris, un
Ostal ont de fasiá de Nauts Etudis, e la matèria

primària per o far èra : de Moviments Socials
Espetats. Lo vielh Besson me bufa a l'aurelha de
dire : Moviments Socials Desempeutats. Adonc,
se un moviment quai que siá èra espetat, èra plan
brave —çô disian los cercaires— e de monde
amistóses, assabentats, e tôt, i veniàn demandar
de jogar aun jôc que sa régla principala èra de se
reganhardavantunvira-vira. Per far vertadièr e
autentic, óm causissiá de membres del
moviment coneguts per sas opinions diversas, se
non oposadas.. La finalitat del jôc èra de
rempeutar lo moviment, mai, coma los cercaires
comprenian pas plan la lenga dels jogaires,
fasian de confusions, incresables e rempeutavan
tôt al rêvés. Talament qu'a la fin, un jogaire que
d'unsdel'èst sonavan lo Ravi, d'autres del nôrd
l'Innocent, e los de l'oèst Mitat-de-Piòt,
escranquèt, espotissèt, espatoflèt lo vira-vira..
Los cercaires partiguèron, e, avans de cercar un
autre moviment fonsament espetat e qu'i done
pas de fiai a estorcer, prononcèron un diagnostic
definitiu

:

resisténcia

l'analisi.

a

Sabètz, o l'avètz oblidat, que lo sociodrama es
metòde american fòrça seriôs, invemtat per
d'especialistas en ciéncias umanas, e que
consistis precisament a far una granda bugada
jos la conducta d'un especialista. L'endeman,
los obrièrs an perdut la volontat de far la cauma
—pr'amor qu'an trucat sus l'espatla del
patron—e l'arc-de-seda social fa son apareissuda. Donc, lo sociodrama es pas innocent.
Nosautres, l'apelam bugada e lo fasem en
un

familha. Es lo sol biais d'o far en tota seguretat.
Los occitans an pas mestièr de se far ensenhar
la tècnica del sociodrama. La possedisson a la

perfeccion. En quatre ans de moviment —es pas
gaire— ai assistit a très sociodramas. Cadun
aviá sa finalitat fôrça précisa, e malaisida de
decifrar per un obervador del defôra.
Foguèt en primier l'afar Verdier. La faça
vesibla èra
La

:

intolerancia e boicôt d'un cantaire.

faça escondura èra

:

libertat dels cantaires

occitans fàcia a las multinacionalas del dise e del
show-business. S'aviamperdudaaquela partida
—contra un enemic fôrt— quant de jovés
cantaires aurián ara un dise estampat ? Quants ?
se

pôt partir (divisir) lo nombre

per

cinc, al

mens.

Foguèt apuèi l'afar Lapassada. Era mon
primièr jorn dins lo moviment e calguèt causir :
se'n anar, o demorar. L'ai decifrada coma una
fèsta porcala. Se cal rapelar Bèla-mara que
compren pas l'afar Fualdés; ça que la, a donat
totas las entresenhas. Perdequé, tan de monde a
l'entorn de la taula ? perdequé, los jogaires de
vièla, un crime apèla la discrecion ? Cal
comprendre que son de partisans, un maquis
qu'acondemnat collectivament un ôme —Fual¬
dés— a môrt. Totis devon participar à

l'execucion. E tôt lo barri deu èsser esvelhat, per

aplicar apuèi la lei del silenci, que continua fins
al jornd'auèi. Eencara, la môrt del tesson es pas
vergonhosa. Cal legir dins Bodon la rencura de
Sant Porcin.. Lo fons de l'afar Lapassada èra
una

de

causida entre Wilhelm Reich e l'existéneia
l'Universitat d'Estiu. La «mostracion»

foguèt un jôc del sanhament del pôrc.
Lapassada, encargat del rôtie del tesson, o fasiá
a l'admiracion, e sisclava coma cal. Era pro
occitan per pas se descoratjar coma a fach.. Val
la pena de morir —même simbolicament— pel
moviment occitan, val pas la pena de morir per
Reich. Sa femna conta qu'un jorn, n'aguèt son
sadol d'admirar son ôme, e de far l'ajudaira de
Laboratôri, ed'èsser trucada.. eôc, trucada.. Se
marchèt, e faguèt un libre, èra estada la femna
d'un ôme illustre.

Foguèt i

a gaire de temps la votacion de
generala de l'I E O, contra una
enquista que començava. An dich : anirem pas
ajudar la C.I.A. Çô qu'es un rasonament en
«circle-cortat». Coma se son pas gaire meses en
pena d'explicar, ensajarai d'o far.
L'enquistanosven d'un canton de l'Universi¬
tat que se ditz «zôna liberada». Per ipotèsi, un
canton de pensada liura, e d'ajuda sincera als
pichôts moviments espetats —pauronèls !—
qu'an mestièr de rempeutage.
Liberada ? dins la zôna liura, coma pertot, e ni
mai ni mens, i a de secretaris (ias) pagats a
l'esmig o a mieg-temps donc a mieg-esmig. E i a
de monde que son emplegats per très meses, e al
capde très meses los cal botar defôra, o, s'ôm es
pietadôs, los pagar al nom de la femna, de
l'amiga, del companh qu'es pas impausable.
Dins la zôna liura, i a de cercaires fôra-estatut
qu'esperat d'èsser integrats (tôt un programa)
dins lo C.N.R.S. Dins la zôna liura, e a de joves

l'amassada

cercaires e ensenhaires que gausan pas anar
contra la pensada del mèstre, aquô podriá

endormatjar

carrièira lusejanta. E i a de
joves e mai assegurats d'un
estatut, mai l'abitud de plegar l'esquina es tant
fôrta —coma dins lo conte de Max Roqueta—
qu'an pas pus_ren a dire.
Cresi qu'es dins l'ensenhament superior que
l'illusion de libertat es mai fôrta, e l'autocontarôtle, l'auto-plegadis, mai desenvolopat. E ne'n
parli d'experiéneia.. Lo poder a inventât un
sistema complicat pel contarôtle de la recèrca.
Aquô s'apèla de dos noms : envelopa-recèrca e
Apèl d'Ofras. L'envolopa-recèrca es lo budget
total de la recèrca. Seguis una curva regulara
qu'aumenta amb lo cost de la vida, amb lo
ProduchNacional (avans la crisa, aumentava) e
amb lo désir de prestigi de la granda nacion
francesa. I a de curvas que son traucadas per
l'eveniment : per exemple, la natalitat en temps
de guèrra, l'ofra d'emplèc en temps de crisa..
L'envolopa-recèrca es un defôra d'aquèlas
menudalhas, même los eveniments de Mai l'an
pas entamenada. Me dirètz qu'i aguèt una
creacion importanta de pôstas, es vertat. Mai,
an sortit del frigorifie de «pòstes gelais» (sic,
resic) previstes en cas de malur. La curva de
salaris pagats faguèt l'escalèra, la curba
d'envolopa seguissèt sa dralha en tota serenitat.
Aquelaenvolopa-recèrcase partis en bocinèls
unpaucal Plan, un pauc al Ministèri tal e tal, un
bon trôç al C.N.R.S., un trôç a l'Ensenhament
Superior, un trôç a l'Armada, un brave trôç al
sector privât pel mejan que vau explicar.
I a de cercaires professionnals, qu'es pas aisit
cercaires

sa

mens

-14-

envisagé d'étudier
occitan. Ce pro¬

a

mouvement

une vive con¬
fallait—il acce¬

soulevé

jet a

troverse

:

upes

constitution de gro¬
occitans artificiels et

leur

confrontation à la DA

TAR,

à la gauche, aux syndi
puis l'analyse de ce

pter la

cats...

des sociologues
extérieurs au mouve¬
avaient cependant cons¬

matériau par

qui,
ment

titué
leur
ge

les

et orienté
? Quelle ima¬

groupes

activité

du mouvement pouvait en
?
L'AG de 1'IEO

sortir
un

dit

peu

"a vista de nas" a

non.

Une

camarade dit

ce

qu'elle pense du projet.

de sortir de son emplèc, los sindicats van cridar.
Podon cridar son que pels salaris, podon pas

gaire cridar pels «crédits de recèrca». E sens
crédits de recèrca, de causas coma las enquistas
se podon pas gaire far.
Ai dich que fôrça
Ministèris e lôcs de poder an recebut l'allocacion
d'un trôç de l'envolopa-recèrca; los van
distribuir, exactament coma per l'adjudicacion
d'unbastiment, per Apèl d'Ofras. Per exemple,
lo Ministèri de la Qualitat de la Vida ofre 10
milions (vielhs) per estudiar lo bruch, o encara,
la larjor dels trepadors. O fa saber per circulària,
los laboratoris publics e privais, respondon a
l'Apèl, eobtenon —o non— una soma d'argent.
Devon produsir un rapôrte dins un temps
marcat, en mejana un a dos ans.
Los subjèctes son pas totjorn innocents.
S'estúdia sus ordinador la reconeissença de las
fôrmas, amb aquô es possible d'identificar un
manifestant sus sa sola fotografia. S'estúdia
l'amelioracion dels pôstes de trabalh per los
rendre attractius (legissètz : cossi fotre defôra
l'immigrat, qu'a un emplèc solament pel fach
quelo francès en vôl pas...). S'estúdia l'argent
qu'un immigrât manda a sa familha (legissètz ;
quant cal ofrir en prima per decidir un immigrât
a far sa mala..). Aquels subjèctes son mesclats
amb d'autres qu'an pas cap de finalitat —ni
bona ni marrida. Son objècte es de far passar la
pilula, e de mantener los cercaires en estât de
dependéneia. Lo qu'es fôra-estatut pôt pas far
lo refastinhôs. Lo qu'a un estatut de sentis la
mala consciéncia, deu cercar de contractes per
sos pichôts
cercaires. E l'envolopa-recèrca
s'encurva serenament, sens ren veire. Comprenètz qu'amb aquèla soma constants seriá
possible de définir de pôstes constants. La
qualitat de la recèrca en seriá melhorada. Amb
lo sistèma dels contractes cal totjorn embauchar
e vuejar de monde. Lo cercaire passa lo pus clar
de son temps a formar de man-de-ôbra.. una
usina fargada per la rentabilitat voldriá pas
d'aquèl sistèma, fa la rotacion dels manôbras,
pas dels qualificats.. Quand lo capitalisme al
poder emplega un sistema tant contrari a sos
interesses imediats, deu aver de rasons fôrça

�poissentas. Ai dich qu'es

Des Bretons et des Occitans réunis à Pontivy le 26 novembre 1977 ont débattu
des problèmes et des intérêts communs de leurs deux pays.
Ils ont décidé
d'appeler à la constitution d'une «Association de solidarité occitanie-Bretagne»
chargée de développer les relations et l'amitié entre les deux peuples.
Ils appellent à une assemblée générale constitutive fixée au 15 janvier 1978
à
Lorient. D'ores et déjà ils dénoncent la campagne menée par
de

question

pas una

d 'economia. Veni de dire qu 'es pas una question
de rendament. Alara ? demora una sola

explication,

una

sola

:

lo contaròtle dels

intellectuals. Los cal mantener dins

un

estât

permanent d'inseguretat (los cercaires, même
los vielhs, son pas titularis, a la diferéncia dels

professors..), de quista sens fin-per l'argent,
d'escritura de rapôrts que seran legits per 2 o 3
personas —ça que la, costan lo temps
d'escriure—, de castration de la pensada,
pr'amor que cal totjorn s'amassar per aver de
sôuses, e par s'amassar, cal sortir una
problematica que siague lo mai-pichòt-comunmultiple de la pensada' de totis, es a dire, una
lavassa.
Descendemaun nivèl mai concret

:

certains articles
qui assimilent autonomistes et terroristes. Cet amalgame vise à éviter le
vrai débat d'aujourd'hui sur l'autonomie des nationalités en France et peut
servir
à préparer l'opinion publique à une répression renouvelée contre tous ceux
qui
luttent pour leurs droits culturels et pour vivre, travailler et décider au
pays.
Le bureau provisoire, chargé de préparer l'assemblée générale constitutive
comprend :
du côté occitan : Jean Vialade, Jean-Pierre Lavai, Joël Boissoles.
du côté breton : Edouard Morvan, Pol Le Bouder, Raymond Saliou.
Les personnes intéressées peuvent écrire à :

presse

l'enquista

suis occitans. Mai que probable es finançada pel
sistema

E.Morvan Beauvallon
Seglien - Guemene/Scorff.
ou à :
J. Vialade Pech-Lat Ribaute - 11200 Lézignan.
-

-

qu'acabi de dire. E se non, cambia pas
grand causa, pr'amor que tôt es dins tôt, e qu'un
meteis Laboratori recep de sôuses un pauc de
pertot, de2o 3 ministèris, del Plan.. urós se ne'n
pren pas de l'armada, coma en Cièncias fisicas
(recèrca atomica..). Me dirètz que se los
cercaires am une bona ideologia, van ensajar de
destornar l'argent del poder al servici de la
revolucion. Ensajam, mai sa pausicion es pro
flaça..
Una illusion pôt venir delà possibla accession
al poder de l'esquèrra. Paures piôts, deman
normalisaretz los esquèrristas a la demanda del
governament d'esquèrra, e l'endeman —quand
seretz plan formats a la tècnica de normalisation
(la principala qualitat d'un espetat es, precisament, son refus fons de normalisation !),
normalisaretz l'ensem de l'esquèrra al servici
de la drècha qu'aurà un côp de mai lo poder.
Auretz une tècnica, e d'enfants a noirir. Lip

(titolàs paregut dins «La Montagne», lo 5.4.75).
OCTOBRE 1977 : L'entrepresa barra, e licéncia tôt son personal (64 personas). La premsa
locala ne parla pas tant, lo prefècte tanpauc.
I a pas besonh de comentaris, son que quauques detalhs : RCC-Isolation, l'entrepresa
que se tracha, fabricava de veires dobles (doas plaças de veire separadas per d'aire - aquô
fa de fenèstras mai isolantas). Pareis que la demanda d'aquel produch es pro fôrta, a l'ora

fasiá de tèstas-cercairas... Defendretz lo vôstre

d'ara.

-

los especialistas en
la competéncia per o far
a sa plaça. Vesi pas cossi de tècnicas americanas
—la bugada colectiva davant lo vira-vira— se
podon maridar amb la teoria marxista la mens
dialectica,etot aquô al servici d'un monde nôu!
Alara, cal pas far d'enquistas ? la question se
pausada. Pensi dusc'a prôva del contrari qu'es
possible, amb un fum de précautions. Per
exemple, trabalhar amb pauc de mejans. Una
enquista difusada per la pôsta, sens enquistaires
encargats de notar las responsas, se pôt far
(estampariá, envolopas, sagèls, fotocopias..)
per mieg-milion vielh, sens comptar l'edicion
finala d'un libre, que se pôt far per soscripcion.
Aquela soma dintra dins los mejans ordinaris
d'un laboratori, es pas mestièr de respondre a un
Apèl d'Ofras. En consequéncia, es possible de
s'arrestar a tôt moment, de publicar o non los
résultats, de tenir compte de las reaccions de la
basa (los enquistats). Amb un Apèl d'Ofras,
impossible de s'arrestar !
autotransformar,

e

cièncias socialas

pas

La discutida

an

es

que

dubèrta. Escrivètz-nos !

Aquèl article, escrich per Mitat-de-Piôt e son
besson Mitat-de-Dieu, utilisa d'un biais critic lo
libre, recent d'Alain'Touraine : Un désir
d'Histoire.

DISQUES
VIOLONEUX ET CHANTEURS
TRADITIONNELS EN AUVERGNE

(Cantal)
Le Chant du Monde

Ribardière)

(Réalisation

:

Alain

-

Pontivy le 26 novembre 1977

MONTMURAT
ABRIL 1975

(Cantal)

:

«A l'occasion de l'inauguration de l'usine de Montmurat il est possible de faire une
industrialisation raisonnable et raisonnée du monde rural, déclare le préfet du Cantal»

emplèc.
Dins la zôna liberada, se ditz que cal pas
solament comprendre e observar lo monde, o
cal transformar. Polit principi del marxisme lo
mai classic. Ieu disi que le monde se deu

-

ont

Montmurat se trôba dins lo canton de Maur, al ras de La Sala (Decazeville) e de Fijac,
i a de problèmas d'emplèc tanben. La fabrica se i installât, fa donc un pauc mai de dos

gràcias a un tecnocrata brilhent que sa grand-maire èra nascuda a Montmurat. Aquel
galet foguèt lo PDG de l'entrepresa : un PDG modernista, membre del club «Perspectives
et Réalités», qu'aimava plan sos obrièrs tant que se daissavan plumar. Aquô cambièt
quand faguèron un sindicat.
L'inauguracion de la fabrica èra estât quicôm de brave, podètz pensar. Cadun ritz de
Bokassà : aici tanben i a de qué rire. Citam «La Montagne» :
«Une Grande Date. Fanfare de la «Ganelette» de Maurs, enfants en costume
folklorique, joueurs de cabrette, gerbes de fleurs, compliments, salves, et, bien entendu
ruban tricolore et allocutions, rien ne manquait pour cette inauguration...
E lo prefècte concluguèt en dire : «La date d'aujourd'hui est une grande date pour
Montmurat, mais également pour tout le Cantal.»
Aqui avètz : las bastissas voidas démôran a Montmurat, e RCC-Isolation s'es enadada
amb las primas.
ans,

Disque de «collectatge», coma se
violonaires d'Auvèrnha, pais de la

ditz. De
cabreta.

Quô's que se la cabreta es estada popularisa(e sovent desnaturada) pels gropes
folclorics e pels auvernhats de Paris coma
l'instrument tipicament auvernhat, cal saber
que
dins una bona part d'Auvèrnha,
da

l'instrument tradicional

es

lo violon.

Aqui donc de violonaires, artesans o
païsans en activitat o retirais, de 55 a 87 ans,
cadun amb son biais de jogar. Son estats
enregistrais chas eles amb un material que i a
pas besonh d'èstre engenhaire del son per
se'n servir e que côsta 2800 francs mai o
mens. I a tanben de cançons, fiancés e en
occitan, transcrichas e reviradas per la
Seccion IEO de Cantal, amb un comentari
linguistic.
Alain Ribardière es un peitavin apassionat
de collectatge. Fa 4 o 5 que ven enquestar en
Auvèrnha e lo disque es son que la part
vesedoira de tôt un trabalh global sus la
tradicion musicala d'aquela région de Cantal
e de Puei-Domat. E mai siá pas perfièch
(A.Ribardière coneis pas l'occitan e enquèsta
en
fiancés), aquel trabalh es quicôm
d'indispensable per los que vôlon reviscolar
la vida culturala occitana en Auvèrnha.

-15

La
mas

pocheta pôt paréisser «passadista»,
las fotôs de violonaires d'abans 1914

gratuitas : aquô's de violonaires de
lo monde se'n sovenon. Çô
que se pôt criticar es lo contengut de côps
ruralista del comentari : fa referéncia a una
civilisacion rurala qu'auriá pas besonh
d'èstre situada, coma se lo fach que siá

son

pas

l'endrech que

occitana comptava pas.
Es clar que se

d'occitanistas avián fach

aquel disque, l'aurián pas fach parièr (per
exmple per la causida de las cançons, lo
comentari). Mas justament, los occitanistas,
l'avèm pas fach !
Conclusion : escotatz aquel disque; en mai
d'èstre un document, es tanben de musica
agravida. Musica benlèu pas «miègterranenca», mas Occitània es pas tota mièterranenca, se'n manca. Escotatz-lo donc, e tanben,
botem-nos-al trabalh per salvar e reviscolar
nôstra cultura populara; e se sèm pro
nombrôs, i aurà pas quitament besonh de
publicar de disques.
P.Boissièra

�Si

carpinhar amb un mòrt, sariá, segur,
prôva de colhonitge. Lo felibritge, ara,

faire

sei darriers badais.

fa

l'ajuda dau rector,

Pôt

encara,

amb

forabandir la grafia

occitana de l'academia de

Niça, s'agis plus
de garolhas de reire-garda. Sariá donc
bessai necite d'entamenar l'autôpsia d'una
institucion qu'a marcat pregondament la
conciencia occitana au segle XIX e mai que
mai en Provença. Assa -jarèm, per melhor
comprener, de seguir la poèta d'Avenhon,
que

Teodore Aubanel.
UN

PAÏS QUE SIMUDA

La fin dau

sègle XIX, aquô's

per

Provença

bassa, lo temp dei grandas cambiadiassas.
Tôt vira et tôt si muda. «Nos babels montent

jusqu'au ciel», cantavan leis obriers de 48. e
per Provença tambèn. Dins Marselha, si
traucan de baloards, si cavan lei bassins nôus
de la Jolièta. Lei fabricas de Mempenti
engolisson leis obriers, racan ômes vuejats,
lo vespre, sus lei trepadors de la vila. La vila
que s'espèta, aganta dins sa telaranha
urbana lei prôchis vilatjons. L'agaza au lume
blave «Putan d'Agaza» canta Gelu, marca
de sa lusor lei nuechs de l'èra capitalista.
Marselha, portau de l'Orient, fa la fortuna
deis armators. Arriban lei ginoves, lei gavòts
en bosca de trabalh. Marselha farnissenta,
onte tôt es possible e mai que mai la miseria.
De côps, arriba lo tremblament com'a la
Vilette. «A son torn lo bestiau pren lo foeit»
Marselha segur, mai darrier l'amfitiatre de

montanhas, darrier lo serre de l'Estela ? Dins
lo pais de Gardana, lei talhas de carboniers a
cha pauc son crompadas, concentradas en lei
anonimes deis acionaires de la societat

l'Huilliet. Una classa obriera

es

per

si fargar

mai li siam pas encara. Eisistis encara 'quela
fabrica d'ôli de lampa, eilà dau costat de

Boc, premici dei torquièras d'ancuèi... mai
plus luenh ?
Ais, vila comtala ont le.s escaufestres
d'estudiants ariban gaire plus de trebolar lo
silenci deis «hôtels» dau sègle XVII. Mai
luenh encara, «la Vendée Provençale», lo
pais d'Arle e d'Avenhon, ambé sei grands
mas, sei domènis patriarcaus,
ambé la
misèria dei rafis e la mòrga dei richàs. Quela
misèria qu'arriba pas d'escondre, Mistral,
delà l'amira arcadiena que balha dins
Mirelha. Lei cieutats i son atupidas dins
l'austeritat, l'immobilisme dei dimenges de
tantôst de l'«ordre moral». Avenhon, papala
ambé sei societats catolicas come «la société
de la foi» per aparar la moralitat dau paîs.
Soleta bessai, la carrièra de la Carratarià,
son

trafè

sensa

relambi, sei roliers e sei
qu'Avenhon era ligada

cabarets rementava
au

(lo pape) Romanilha
(l'integrista) e leis autres desnembrats, lo
Felibritge per aparar la Provença «car telle
qu'elle est, dison leis estatuts, elle nous
plaît».
Pantai d'immobilitat

canta Gelu.

mans

fondara amb Mistral

monde d'en-defôra.

LO FELIBRITGE

Nasquèt, Teodore Aubanel, au centre
d'aquesta vila. Son paire li teniá una
estampariá. A Monteux, encô de son grand,
dins un d'aquelei mas riches dau Comtat
s'assabenta, dins lo fum de la suelha, de sa
lenga occitana. Sara dins una richa proprietat, tota parrièra, a Fontsegunha que

:

enclaure lo

mau

dei

temps nôus dins lo reduch marselhès, gardar
una provença eternala; fôra lo
temps, fôra
l'istòria, aquò's la tòca promièra e inconscienta dau felibritge. Mai se, tre la débuta,
l'institucion passa leis esperanças dei prima-

diers, es qu'una classa sociala pôrta lo
Project; la vielha aristocracia terradonenca.
Es a dire que lei grands proprietaris «la
societat dei padres» se saup amenaçada. Si
targant de gardar la lenga dau pòble
«car cantem per vautres, pastres e gens de
mas», de gardar la tradicion, aquesta classa
balha una justificacion
de son poder
—l'istoricisme de la charte de 1815 tenià dau
quite rasonament—. Mai que mai, en si

que se

podem parlar d'una borgesiá marsel-

hesa o tolosenca, pas minga de borgesià
occitana. Lo capitalisme francimand leissèt

quauquei ratalhons ei borgesiàs localas.
Ennebidas lei bancas regionalas, agrasèt,
domaci lei camins de ferre, una industrià de
basi que commencava d'espelir. Basta ancuèi
de s'agachar una mapa dei industrias per
s'avisar que Marselha si gardèt pas que lei
fabricas ligadas au commerci coloniau —ara
pecaire, son totei per plegar (Huilor,
Salador, Rivoire et Carré...). Lei borgesià
d'Occitania an pas jogat de rôtie istoric.
Fôra Marselha, lo pais demorèt, dins sa
materia tellurica e mentala, enfangada dins
lo passât. Lo felibritge nos leissèt una lenga
richa dau vocabulari de la nature, de la
campanha, lenga de tradicions e de canticas
(Provençau e catolics) polideta e riserela,
«une langue de bon sens» (Bonjorn, mestre
Furnon !)

aparaire de la tradicion,
parla, l'aristrocracia, una lenga que la liga a
n'aquel monde pacan dei menagiers que
senton ja lo monde que bolèga.

QUORA LO FRANCIMAND MARCA VA
LA DRALHA DE LA LIBERTAT

POETAS OBRIERS E FELIBRITGE

revendicacions de la guerilha de classa ?

pausant comme

Adonc,

Mistral

e

sei felibres contra Gelu

e

lei

poètas obriers. Dos mondes, dos amiras de la
lenga. L'una carrejada per la vielha aristrocracia terradonenca amenaçada dins son
poder, l'autra per un prolétariat que sentis sa
fôrça que monta. Ganhèran lei felibrestenien amb l'armanac provençau lo mejan de
far passar son idèia dins cade fogau dau paîs.
La paraula dei
poètas obriers fuguèt
escafada per lo resson dau felibritge,
s'escapèt gaire dau relarg marselhès, per
s'espandir, li aurià faugut de sôus, de
mejans. Mai au temps que la borgesia
Catalana portava la reneissença, lei borgesiàs occitanas parlavan lo francés.
Lei borgesiàs, s'agis eicita d'un plurau bôrd

16

come

faire

per

espremir

lei

Emplegar la lenga de Monsur lo curât que
toquinhava la musa provençala ? O la que
per lo camin grand de Paris, rebalava, amb
lei roliers, lei ressons de l'internacionala
que
tant espaventava
lei borgès. Era donc
avenat, lo temps dau grand tramblament !
—Basta de legir la tiera deis encartais de la
promièra intemacionala— la vertadièra, la
d'avant lo congrès d'Amsterdam— Avenhon
e sei caminots, Orgon e sei cafés
rotges,
Marselha segur. Adonc, en quina lenga
s'espremir ? En lo parlât dei pròpriòs que si
pensavan encara una monarchia ? Quora lei
notables si tôcan de vers provençaus, es lo
francés qu'es la lenga de la republica e de la
libertat. «La bomme»
51

come

quand lo pais gavôt

e

l'avian sonat

lo

var

en

—pais de

�dura trima

de

pichôta proprietat— s'éran
Badinguet. «La sociale»
corne cantará Clovis
Hugues lo marselhès.
De segur, l'occitan contúniara de marcar lei
luchas, l'escôla de Marselha jamai s'amorçará mai en tôt lo pais marcat per lo
felibritge,
emai se nos agrada gaire, fau bèn afortir
que
lo francés fuguèt la lenga dau progrès.
e

auborats contra

LEI CAMINS

UNA

EXPERlENCIA

MOVIMENT
DINS

LO

DEL

OCCITAN

FIJACÒL

QUE SI BARAN

Mai l'Aubanel aqui dedins ? L'Aubanel,
dins aquela escanha que tirèt son camin.
S'anava viure, dins son côs, tôt aquesta
es

contradicion occitana. Enfangat

dins son
familiau, si dèu d'estre catoli e «bien
pensant». Presonier, sentis bolegar dins sa
codèna un quicôm que l'atriva a tôt çô que sa
situacion li prohibit. E lo sexe d'en promier :
sei poèmas traissan una sensibilitat lesta
totjorn a s'enfiôcar a la vision d'un jonhe
que bombeja. Bachiquèlas pamens a nòstra
lectura d'ancuèi. Intolérable pamens ei
cagôts que senhorejan en Avenhon. Avian ja
condamnât Mirelha per imoralitat !!! Braman a la drilhança quand «La miougrano
entre duberto» espelis. Sara tota sa vida
perseguit d'aquela acusacion Aubanel. Es a
Montpelhier que fará jogar «lo pan dau
pecat». Lo texte dau «Pastre» demorèt dins
mitan

lei tiradors entre
Son leis idèias

môrt.

sa

republicanas amb tota sa
generositat qu'èu voldriá afortir. De temps
sota l'empenta de l'integrista Romamilha,
esperará 1878 e Paris —corne se lo viatge
l'aluenchava en l'aparant— per, dins lo
discors cocardier «A la França nôstra
patria» si declarar. Felibre e Republican, si
dèu ambé l'escôla parisenca,
faire lo
lausenjaire dau nacionalisme francés. Au
côntre de Romanille, si restaca a l'escôla
Marselhesa de 1840.
Es a la Sant Estela d'Arle que si pensa,
ambe seis amies d'enregar lo Felibritge dins

lucha

France moderne et
Républicaine». Mai e s'en va romegar sa
desfacha delông de Rôse. Partent d'aquel
moment s'embarrara dins çô que sôna «son
art», fôra lei batestas e lo monde politic.
una

per

«une

DE MISTRAL A MAURRAS

La creacion del Cèrcle occitan de Fijac s'es
facha en 1976, dins l'encastre del Fogal
Cultural.

Era restacat

l'Institut d'Estudis Occi¬

a

Alara, comptava una vintena de
qu'avian causit de far solament del
«cultural», e particularament d'aprener la
lenga d'ôc. Lèu, son nascudas de las
contradiccions per en causa de diferéneias de
nivèl dins la consciéncia de la lenga, mais
sustot per çô que la descobèrta d'escrivans o

tans.

membres

cantaires occitans
S'avem parlât d'Aubanel, es que promier
s'assajèt de cambiar lo camin de l'institucion
felibréana. Lei fondaments que s'èra balhada esplican sa desfacha; esplican tamben
qu'un tipe corne Maurràs arribèt, a la débuta
dau segle XX de tirar lo felibritge a seis
idèias de drecha. Si tançant dins un relarg
«apolitic» (e sabem pron cô que vôl dire)
gardaire de la tradicion, l'idèia provençala
arribèt tôt d'un temps a ligar la granda
aristocracia terriana la pichôta borgesia e
una bôna part dau monde paisan dins un
«bloc istoric» per gardar Provençà dins lo
camp de la reaccion. Es pas a grátis qu'en
1907 Mistral refusèt son adjuda ei vinhairons
de Lengadôc; es pas a grátis que Pétain
pauvet una lausa dins l'ostau dau mestre de
Malhana; a la môrt de Mistral en 14, lo
«mestre» era devengut lo pôrta bandièra de
la reaccion dins Europa tota.

Jooin Fe'vre
ÔELMOrVT.

a

desrevelhada per quau-

consciéncia que ne demandava
mai.
Malgra aquela ambigiiitat, lo Cèrcle a

ques uns una
pas

contunhat

a

se

retrobar cada setmana al

fogal. Cadun d'aquelses que volián anar un
pauc pus luénh fasiá un esfôrç per demorar
dins l'encastre inicial. Pauc a pauc, lo camin
de la reflexion se dubriá e, en setembre 77 se
decidèt d'esclarcir la situacion

en

crear

un

de reflexion politica que, despuèi, se
reunis cada mes, endefôra del fogal.
Per el e lo Cèrcle d'aver, ja, organisât una
serada amb Marti, plan capitada. A distribuit un papièr sul tema : «Oc qu'es aquô ?».
Aqui, se pausèt la question de la signatura, e
foguèt lo moment de la naissença del
Comitat Occitan : «Viure dins lo Fijacol».
Aquel comitat, aprèp quauques acamps a
définit son accion a venir. D'en primièr, per
las legislativas de març 78, evitar tota
recuperacion eleitoralista. Aquel dangièr es
estât sentit dins la nôstra région e, finalament, a agut un bon efièch en oblijant lo
grop a dintrar pus aviat dins l'accion.
Pr'aquô, es pas dins la nôstra intencion de
far de «l'anti-gauche». Mai val pensar a una
evolucion ideologica del dedins. Mas per
exemple la convergéncia «Autogestion, Ecologia, Occitania» nos sembla amagar mai
que mai l'especificitat dels problemas occigrop

-17-

tans

e

èsser atanben

una

quauques-uns que son pas

recuperacion per

totjorn d'occita-

nistas vertadièrs.
Nôstre grop se sent,

pel essencial, d'acôrdi
qu'una entenduregropament, entre los

amb WAP, mas li sembla

da,

o

puslèu

un

diverses movements socialistas occitans seriá
una bona causa per l'Occitania e particulara¬
ment entre «Volem Viure Al Pais» e «Lucha
Occitana».
Mas

concretament, lo comitat fijacol
profitar de las eleccions de març 78
per far prener en compte publicament pels
candidats de la circonscripcion los problèmas occitans,
pel biais de letras dubèrtas e
pus precisament :
lo problèma de l'occitan a la
entend

—

Télévision

l'agricultura que moris dins lo Carcin,
la colonisacion del Carcin per las
residéneias segondàrias e lo torisme que nos
—

—

envasis dos

de l'annada

meses

e

créa

pas

gaire de trabalh, al revèrs de çô que voldrián
far creire quauques candidats tecnocratas.
lo pauc d'usinas, e que se barran.
Vaqui una experiéneia comuna, simpla,
mas se n'i a una morala a tirar, es que la
consciéncia culturala pôt menar a la cons¬
ciéncia politica.
Cal anar doçament. Los que pensan que se
pôt pausar lo problèma politic e économie
sens lo ligar amb lo cultural fan una analisi
falsa sul plan teoric e tactic.
—

Comitat Occitan:

«Viure dins
lo

N.B. Lo

fijacol

Carcin /Figeac

en

Fijacbl»

la région de Fijac en
Quercy.

es

�Avem leait
LS TRABALH

LAS MANS

BE

Tors

A
Un libreper revelhar
l'ange-bufarèl, far
plorar de rire los gosses-de-foganha ( =
chenêts) {1), e reganhar lo monde bèls. Lo
primier de l'Ives Roqueta dins A TOTS
-la coleccion mai legida en lenga d'òcçò
que vòl dire qu'a pas trop profitât d'una
prioritat quala que siá... e qu'avem aqul
una explosion a retardament !
Comença per un avertiment qu'es sens
lo dire un Manifèste pel Drech de
Gallicisme.. Avans, del temps de la
Mirelha, n7 aviá lo Drech de Cap-d'Obra
qu'èra supausat fondar una lenga -e que
fonccionèt al mens un còp, pel Dante e lo
florentin devengut italian-.
Far de gallicismes es pas
patesejar,
atencion ! Patesejar es emplegar
de
gallicismes sens o paber. (e me fasètz pas
dire que los qu'an publicat de lexics de
gallicismes a la fin de tèxtes rééditais, an
pas fach de bon trabalh ! cal saber las
causas).
Qualqun que sap plan la lenga, e même
que l'ensenha, pòt far de gallicismes. Pel
plaser de pas sentir la lenga pegosa dins la
boca. E per parlar amb los
qu'an pas
après dins los libres.
S'aprenes -o tornas trapar- ta lenga sus
de mini-cassetas, o dins de
metòdes, de
gramaticas, enfin tôt lo sicut, e qu'un
jorn los vielhs oblidan de te respondre en
francès, alavetz la diferéncia es abolida..
Aquel jorn, as pas parcat ton carri (los
canadians dison «parquer son char», i
sèm pas encara !), as fotut ta voètura dins
un canton. As
pas parlai lo referencial. E
encara, referencial es força mai
simpatic
que normatiu. Normatiu fa pensar a una
régla que cal pas trangressar. Referencial
fa pensar a un diccionari réclamai sus una
plança, qu'òm va cercar a volontat.

Continua amb la marquesa que sortiguèt a cinq oras. L'avètz reconeguda, la
Sévigné, norma estilistica per tant de
Devoirs-de-Français, los mieus e los
vòstres.
Continua amb Josèp Deltelh, d'escais

Pibola, «long

coma un

jorn

sens

vin»,

un

estudiant d'auèi. Es, segur,
plumât e
caumaire. Crei pas brica a tôt
çò que
s'ensenha a la Facultat. Ensaja de pensar
amb sas mans. De tornar
coma

ensajam de

trapar sas mans
la lenga.

tornar trapar

Per establecer la communicacion amb tôt
amb lo boès viu, amb la pèl
doça de
l'amiga. Amb lo papièr dels libres -ieu
disi- lo jorn que seran an
òc, amb lo

papièr bofant, bufant lo racònte nòu
plegat dedins (Miquel-Angel disià que
l'estatua es ja dins lo marme, e
qu'i a pas
qu'a la sortir amb lo cisèl..).

n*l8

Continua amb la filha de l'ebenista,
qu'es pas piucèla per un sòu, qu'es tan
jovenòta coma polida, çò que l'empacha
pas de contaròtlar lasituacion. Lo libre es
pas

-A

Ives Roqueta - lo
trabalh de las mans

feminista, s'i trapa simplament lo

matriarcat de la vida vidanta.
{«Me plai
aquèl poste de television-color. Esperatz !
vau
demandar -la permission- a la
patrona.. »)

Se mescla amb los
problemas
moviment occitan, tractas

del

la mesa-enboèta {gallicisme !). Me demandi se cal
totjorn disfrasar las questions de fons en
questions personalas; es benlèu, al revès
de l'opinion correnta, un biais
d'àflaquir,
de menimisar l'ondada..
Mai, de que van
comprendre los anhels d'ongan ? l'autor
lo reconeis : «nos
fas subar amb ton
per

Daquòs.. »
N'en sortissi

una

brava vertat

:

entre

parlar e faire, i a la larjor d'una
Universitat d'Estiu. Per que pas
debatejar
l'U O E, ara que sèm
pas pus una
Societat Sabenta (s'es dich a
l'amassada
de l'I O E), per pas se donar
l'impression
que les universitaris professionals i mestrejan la paraula.. e tanben per pas los

de tôt lo trabalh
qu'es pas fach !
Las vacanças -l'U O E
compta coma
vacanças- son fachas per cambiar de
vestit. Los universitaris an lo
drech
accusar

Lafaula de la petrificacion

d'èstre aqul, ni mai ni mens
que los altres.
E de se liberar d'un
sistèma

estofant,
Cal

iérarquic

ont cal

causir.

totjorn èstre reconegut.

O

èsser

reconegut per

d'especialistas. O èsser reconegut pels
companhs de lucha. O se reconéisser, per

amor

que sèm pro luènh del nòstre
dedins, qu'es pas exact amen t perdut o
raubat, non, qu'esamagatjolclapàs. Una
lenga es un clapàs, disià Mistral, tanben
una

vida.

Que vòl dire, dedins a defòra ?
farai
pas una dissertacion.
Vaqui un amie que
m'a totjorn parlai
francés, un froncés
classic, gaireben normalisai.. Un bèl jorn
comença a parlar en òc, e es pas de
referencial. Es d'occitan enrasigat, e dins
l'accent i a totas las peiras
qu'un riu pòt
carrejar en mila ans...
N'i

a

encara

una

question

que

me

tafura. Per de qué, aquèla enveja de
petriflcar los arabs, enveja marcada dins
l'aventura de Nina-fatmà, e encara mai
clara a la fin del «Peis de
boès dins lo
metrò». Esser petrifîcat es,
benlèu, lo fin
d'un procès colonial. Lo
petrificat pòt pas
parlar amb son vesin, es pas qu'una

mecanica de trabalh. E
quand trabalha
pas, existls pas.

es fréquenta

dins las Mila e Una Nuèits -sola
font
accessibla per conéisser la civilisacion
araba contemporana dels Trobadors. Un

jorn

un orne, un jorn una vila...
Causa estonanta, la femna i es
pas pus
piucèla qu'una trobairitz {al mens dins lo
cicle de Bagdad). Fa de
comèrci, comanda
un ostalàs,
causís sos òmes.. E lo rei
gelós, que fa escotelar una femna cada
matin, es pas présentât coma un modèli
de civilisacion. La paraula, la
cultura,
l'istòria al sens mitlc, es la
femna contaira

la ten.
Pensi tanben

que

a un

la descolonisacion

poèma palestinian de

:

«rapela-te mon morre d'avans
qu'èra momifïcat al British Muséum
e

escrancat

Tôt

a

la

mosqueta

bêla de
Damas..»

aquô, qu'es talament la mèma

istôria....
Marcabruna

(1) I a en Occitània un restaurant apelat :
Los dos gosses, e i a dedins de
paures

militants qu'an plan besonh de prendre
dison : «enfin ! un libre
qu'es pas triste !»
vam, e que se

-18K

�eoiAim
éléments de

Imcjuistîcjue générale

A- tantinet
A.COLIN
Rapelam qu'aquela rubrica espera la
collaboracion dels legeires.
Aquèste côp, pesqui dins un POCHE
d'iniciacion a la lenguistica, la definicion
del «patois».
«Dans
gne

une grande
partie de la campa¬
française au XlXè siècle, dans

maintes

communautés

rurales

encore

aujourd'hui, l'enfant est exposé avant dix
à des formes linguistiques assez
ans
divergentes dans leur phonologie, leur
grammaire et leur lexique pour suggérer à
l'observateur linguistique l'existence de
deux idiomes concurrents, plutôt que celle
de deux variétés d'une même langue.
Dans ce cas, la forme linguistique apprise
la première et normalement employée au
sein de la famille est appelée PATOIS...
Il importe relativement peu que le

patois soit roman (il s'agit de l'occitan !
N.D.L.R), c'est-à-dire dérivé du latin
comme le français et, par
conséquent,
assez proche de lui, ou
beaucoup plus
lointainement apparenté, comme c'est le
cas dans un
village de Flandre ou de

Basse-Bretagne ou, encore, comme au
Pays Basque, qu'il soit un parler dont les
rapports génétiques avec d'autres familles
de langues restent hypothétiques.
Les traits

distinctifs de

la

situation

patoisante sont les suivants : d'une part,
les deux systèmes en présence sont assez
divergents pour que le patoisant conçoive
comme
deux registres différents son
parler vernaculaire et la forme locale de
l'idiome général; d'autre part, le parler
local est considéré comme une forme
linguistique imparfaite qui ne peut que
gagner à tout emprunt à la langue
nationale. De ceci il résulte qu'un patois

noie

maintient qu'aussi longtemps qu'il
des gens qui trouvent dans certaines

ne se

est

circonstances plus facile de l'utiliser que
la langue nationale; aussi les
patois
sont-ils, par définition, pourrait-on dire,
voués à la disparition...
Dans les pays où la langue officielle n'a
acquis son statut qu'assez récemment., les
parlers locaux continuent à être employés.
Souvent même ils s'écrivent, (es clar que
l'occitan s'escriu pas ! NDLR).. On parle
dans

ce cas d'un dialecte. Des dialectes
de
type sont ceux dont on admet
traditionnellement l'existence dans des
pays comme l'Allemagne et l'Italie... Il es
clair qu'une situation dialectale.,
peut
dégénérer en une situation patoisante
analogue à celle que nous avons relevée en
France.»
ce

E

aqui n'i

a pro

!

Ai joslinhats los mots mai expressius de
la pensada de l'autor, que se passa de
comentari (lo papier es car !). Lo libre es
recent, de 1970, e rééditât

en

77.

S'apela : Eléments de linguistique
général, l'autor, Martinet, es professor a
la Sorbona, e, ditz la cubèrta, d'audiència

T.E.C.I.M.E.O.C.
Association pour la promotion

et

de la télévision et du
cinéma méridional et occitan a tenu
sa
première assemblée générale le 4 No¬
vembre au CEDIRC MEDITERRANEE
A cette occasion,
pendant deux jours,
des
rencontres
cinématographiques
occitanes se sont déroulées.
Les buts de T.E.C.I.M.E.O.C. :

Rassembler tous ceux qui veulent
travailler et lutter pour
qu'il existe
un cinéma véritablement
méridional
et occitan.
Pour cela, il faut étendre et
organiser
la diffusion des films
existants, produi¬
re et réaliser de nouveaux
films, lancer
.

parallèlement des recherches sur les
caractères spécifiques d'un cinéma et
d'une télévision occitans
; créer une
infrastructure pratique (fichiers d'ac¬
teurs, inventaire du matériel etc...),
créer un atelier de formation et de re¬
cherches artistique et
Le

technique.

vendredi,

deux questions fonda¬
mentales ont été débattues :
Existe t-il un cinéma occitan ?
internacionala.
Recherche d'une définition et
Amies estudiants, vos daissatz pas
comment produire ce cinéma
quand
embucar ! coma lo gus que bada sus la
on n'a
pas les moyens traditionnels
primièra paja...
de la production
cinématographique.
Tout est à inventer dans ce domaine.
Des commissions vont se réunir. Une
L'espelucaire.
assemblée générale par trimestre a été
prévue. La prochaine est fixée au 29
Janvier 1978 à Montpellier.
.

Pour tous

renseignements, écrire

:

A. CLEMENT

22, Rue Molière 13200 Arles
ou téléphoner : (90)
96.79.96
-

Philippe DURAND, ANTHOLOGIE
LA CHANSON EN BRETAGNE

Tome I

En Occitan

tanben, la lenga

trufa dels autres, dels extrangièrs. Cal pas oblidar que
nos arriba d'èstre tan cons coma los autres. Es una rason de mai
per voler nos ocupar de
nòstres afars : l'occitanisme es lo melhor plaçât per luchar contra la conariá occitana.
Aqui donc :
De quauqu'un que parla pas coma cal, o que sap pas çô que ditz, se ditz que «bascòlha»
o
que «bretoneja». Fraires bascos e bretons, excusatz-nos... cercarem d'autre mots per
dire aquô.
Provèrbi ausit en Auvèrnha—Nauta : «Lemosin, mitât pôrc, mitât chin.»
Dins quauques contes populars d'Agenés, los personatges pas plan desgordits son
se

:

Breizh hiviz

DE

(Bretagne aujourd'hui)

Ce premier tome réunit 112 chansons
(dont
38 inédites avec la
musique) et près de la
moitié bilingues...(Alan

Stivell, Servat,
Glenmor, etc...)
Editions J.P OSWALD, Série verte.

—

—

—

sovent

K

le

développement

d'Auvernhats.

Du même auteur, chez SEGHERS.
Philippe DURAND, LE LIVRE D'OR DE
LA BRETAGNE
Un panorama complet de l'histoire de la

Bretagne

-19-

�QUE CAU RESPONER

CAL RESPONDRE

ĹA CASTAI1HA
N'i

a

de monde que son

bordelics

e que son pas

occitans

(es plan possible..)
N'i

a

d'occitans que son pas bordelics

(pas gaire...)
Sèm occitans
Aitai

avem

e

bordelics.

perduda dins la pagalha de l'Ostal Occitan, une lètra ont l'amie Chapduèlh
Tibetenc, Novelum...nos demandava un drech de responsa. Aqui l'a.

qu'escriu dins lo Leberaubre,

lo Prerafaelita

Aqueia enquista es bona :
pramor qu'es bona,
2 pramor que la Grande-Oreille (sabetz çô qu'es...) i trobarà pas son compte,
3 pramor que, se L.Oc es estampat a Tolosa, l'impérialisme tolosenc de la preistòria occitana es
es pas ma fauta !
1

-

-

-

d

_îj

cieux d'entreprendre la défense et la promotion d'un arbre et
fruit qui se retrouvent à la base de notre culture et de notre

civilisation, nous diffusons
de châtaigneraie.

questionnaire dans toutes les régions

vous

répondre.
pourrons

envisager diverses actions ou publications.
Toute personne ayant répondu à notre questionnaire sera tenue
au courant de notre enquête et recevra un exemplaire de nos
éventuelles publications.
Toute personne qui souhaiterait nous prêter, louer ou vendre un
document quelconque est priée de nous écrire d'abord pour nous
préciser exacetement la nature de ce document ainsi que les
conditions de prêt, location ou vente.
Dans vos réponses, veuillez donner la situation
géographique
précise du pays concerné.
Répondre sur papier libre sans tenir compte de Tordre des
questions posées.
Vous pouvez nous répondre en français ou en langue d'oc
(quelle que soit la graphie utilisée). Nos amis corses sont, bien
entendu, eux aussi, concernés et voudront bien nous joindre,
éventuellement, une traduction des documents.
D'avance nous vous remercions de la bienveillante attention
dont vous voudrez bien témoigner.

Réponses à adresser à

ou

e

s'es pas mèrt,
MX

telle recette nécessite des

pouvez-vous nous en

donner le

nom et

ustensiles particuliers,

joindre

un

dessin

ou une

photo ?
Connaissez-vous des personnes

serions reconnaissants de bien vouloir y
l'abondance de la matière recueillie, nous

Nous

Selon

ce

Si telle

mdrt,

:

qui auraient tenté des recettes
(sorbets, pâtisseries, etc...) de châtaignes ? Pouvez-vous
nous indiquer les noms et adresses de ces personnes
?
Existait-il (ou existe-il encore) des utilisations médicinales du
fruit, de l'écorce, de la feuille...?
nouvelles

III

BOIS

Quelles sont les utilisations traditionnelles du bois de
châtaigniers dans l'artisanat local ? (utilisations lourdes ou légères,
utilitaires ou décoratives...)
IV VOCABULAIRE

Indiquez-nous tous les mots ou expressions dialecteux ou
populaires que vous connaissez en ce qui concerne :
LA CHATAIGNE ( sa description, sa couleur, goût, sa
formation, les différentes variétés, etc...)
LE CHATAIGNIER (vocabulaire technique relatif à la greffe,
à l'âge, à la forme, noms donnés aux bogues, aux fleurs etc...)
LE TRAVAIL DU BOIS DE CHATAIGNIER (noms de
métiers, d'objets créés, d'outils, etc...)
N.B : Si vous ne savez pas écrire ces mots, indiquez en la
prononciation de la manière la plus simple possible.
-

-

-

-

Michel CHADEUIL
Le Vaure
24460 AGONAC

V

i TRADITIONS

COMPTINES; des PROVERBES ou même des DANSES ?
Existe-t-il (ou a-t-il existé) des fêtes du châtaignier ou de la
châtaigne ?
Selon quels rites se déroulaient-elles ?
En existe-t-il encore (même «folklorisées») ?

Pouvez-vous nous indiquer :
des LIVRES traitant de ce sujet

(indiquer les références exactes :
auteur, titre éditeur de publication, ville de publication pour les
éditeurs à compte d'auteur)
DES PASSAGES D'OUVRAGES DIVERS (romans, poèmes,
-

Avez-vous entendu, connaissez-vous des CONTES dont le sujet
serait la châtainge ou le châtaignier, des DEVINETTES, des

QUESTIONS DIVERSES

-

revues,
-

ou
-

flores, etc...) relatifs à

ces

sujets.

des FILMS réalisés par des particuliers ou les organismes publics

privés
des

personnes

à qui

nous

pourrions

envoyer

le

présent

questionnaire.
II CUISINE

D'AVANCE MERCI !
Pouvez-vous

nous

indiquer les recettes de châtaignes

que vous

connaissez ?

L'expérience nous a montré que des recettes banales dans une
région sont totalement inconnues un peu plus loin. N'hésitez donc
pas à nous communiquer même ce qui vous semblera le plus
quotidien et le plus ordinaire. N'hésitez pas à indiquer les variantes
possibles.

-20

SECTIONS PERIGORDE ET LIMOUSINE DE L'INSTITUT
D'ETUDES OCCITANES.

CHAU RESPONDRE

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      <name>Dublin Core</name>
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              <text>Païs occitan : Lutte occitane. - Annada 07, n° 32, ivèrn 1978</text>
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              <text>Païs occitan : Lutte occitane. - Annada 07, n° 32, ivèrn 1978</text>
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              <text>Vignette : https://occitanica.eu/files/original/63f52e0a9148843d7d139a0f96b9d1d0.jpg</text>
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              <text>&lt;em&gt;Lutte occitane&amp;nbsp;&lt;/em&gt; &lt;a href="https://occitanica.eu/items/show/21630" target="_blank" rel="noopener"&gt;(Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue)&lt;/a&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Journal d'information, &lt;em&gt;Lutte occitane&lt;/em&gt; contient des articles contre l'extension du camp militaire du Larzac, il aborde aussi les probl&amp;egrave;mes de la viticulture et du tourisme en Occitanie. &lt;br /&gt;&lt;em&gt;Lutte occitane&lt;/em&gt; publie aussi des interviews et des articles de fonds permettant un appronfondissement des principes essentiels de sa ligne politique.&lt;/div&gt;</text>
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