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                  <text>lutte occitane n*35
ivern 78-7 9

LARZAC

rFrrm

41
40ptes

:

dernier combat ?

Occitania

,

Espanha
e

,

CEE

�escrivan

legeires

los

Cher Camarades,
A l'occasion de

3

x?

o

o

s

s

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3,"3

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3

C---7

Lafon.
Ci)

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ÌJ

^

S

Cl)

o

—

û)
en

^ Q.

.

Il est toutefois

îá

•t&gt; *3

Ci)

1' "afrairament occitano-cata-

lan", la presse occitaniste s'est faite l'écho enthou¬
siaste de cet événement d'importance. Le journal
"Le Matin" nous a même publié un article de Robert

^
Ci)

un

sujet laissé de côté volon¬

par les autonomistes :
il s'agit de la partie
d'Occitanie située dans l'état italien. Elle se trouve
dans une situation de misère économique et culturel¬
tiers

supérieure à la nôtre. Certains pensent peut-être
petut morceau de pays d'Oc n'est pas assez
important pour que l'on s'en soucie. D'autres pensent
que le jour où l'Occitanie sera autonome (il faut
garder l'espoir), ces douze vallées nous reviendront
d'office parce qu'elles y sont incréées de toute

le
S

3
-s;
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o

*

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3

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=n) -3 Ci)
Ci)

■3

■3

O

victoire

O

s
cO

g

surprenante avec près de 60 % des suffra¬
ges... Reste à savoir si le choix des électeurs a été

et concret

que

conditions

ont

peut-être joué simultanément.

ad

g o
S
3 3 -Ci
3

par le programme d'action réaliste
ces derniers proposaient. Les deux

guidé

ci^ S'P
w

-Q

ci)

De toutes façons voilà bien une leçon pour tous
les mouvements autonomistes occitans trop dispara¬
tes

c&gt; O
Ci)

3

*?

er

de l'état

O

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«

§

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3

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Ne

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3 -3

élections "admi¬

3^

S &lt;3)

Ci)

dernières nouvelles, des

O
2&gt;0
Ci) -

O

"3

Aux

nistratives" eurent lieu au mois de mai 1978. Sur
trois listes
municipales autonomistes présentées
dans les vallées considérées, une liste a obtenu une

Ci)

3
-Q

internité.

á

o

~3

que ce

cJ

avec

moins

nos

français.

pourrait-on

pas

imaginer

un

qu'il n'ait déjà eu lieu... je ne le savais pas.
Amistats,

-

Sc^c^)

afrairament

concitoyens de derrière les Alpes ?... A

Miquel FAVARO
(93) BAGNOLET

�3

EDITORIAL
09
09

JS .*•
!*jp

—«

Voilà bientôt 6 mois que

C
« il

I*
UP

C9

Sorti.
0)
o

C

10
o

d

Pourquoi

ce

Peux queitteni, une

ce

changement de jerade ?

réponse : "Lutte Occitane"

l'oagane du monument politique du même

ans
ce

le. numéro 34 de "PAIS OCCITAN" est

retard ? Pourquoi

monument

a

décidé

l'heuAe

que

l'émlettement, qu'il fallait
cutalre nuisible

appaAalssalt
tante" mais

au

division groupus-

avec une

collait pas à

ne

qu'il devenait plutôt

engagée dans le combat politique
des

pAatlque

une

mais plus soucieuse

exprimer l'ensemble du "pals occitan". Il s'agis -

pouA

de trouver

locaux

Indispensables pour le combat quotidien, mais

une

à côté du riche panorama des journaux

place

C'était la raison du

eux.

politique occitan

dans

ces

nous

avons

ce

numéro

numéro

36

politique

en

relation

changèrent dans le titre.

L'objectif n'est pas atteint,
mouvement

d'ouvaIa

des lieux

un

-sait

avec

"mili¬

de reflexion, cettes

une Aevue

pistes de aeclierches, plus soucieuse d'ètAe

privilégiés

1976,

en

Occ-étanée â

en

politique occitan. Parallèlement,Il

le jouAnal

que

Puis

' était plu.s

finir

en

mouvement

n

été pendant 5

a

nom.

pas encore

atteint. C'est

que

le

bien du mal à faire son unité et

a

conditions l'ouverture de la

revue

piétine

Mais

un peu.

espoir de progresser et c'est pourquoi nous adoptons avec
une formule nouvelle.
Le changement sera complet avec le
[début février]. En effet, "Lutte Occitane" mouvement
aura,

alors disparu pour

que

"le neuf puisse naître".

Le mouvement unitaire se

fera parce qu'il correspond aujourdh'ui

à l'attente de tous

ceux

qui veulent

supportent pas

l'Occltanle crève assassinée) Ici. Il

parce que ce
tous

ceux

autonome

que

"changer la vie"

n'est pas dans la division

qui ont compris
des -travailleurs

que

rien

sur

ne

(et qui

que nous pouvons

changerait

sans un

l'espace occitan. C'est

les combats d'arrière-garde

pour

l'unité. Mais

voulons pas

en

nous

ne

être transformés

ne

fera

accueillir

pouvoir

avec

tesse que nous voyons

aussi est-ce vers l'avant

se

tris¬

empêcher

statue de sel

qu'il faut regarder.

L'organisation de la revue "Pals Occitan" est
d'acquérir son statut propre

sur

le point

association loi de 1901 [par trans¬

formation des statuts de Lutte Occitane

: pour

des raisons de

simplicité administrative et puis pourquoi renier le passé ?) et
comité de rédaction. Que tous ceux

fassent savoir

:

qui veulent

ils seront tes très b Lexverjus.

s'associer

nous

le

�Ix

Larzac

:

L'armée tente le tout
tout

pour

.

?

Les

faits

nouveaux

septembre, les "arrêtés de cessibii:.
sont
pris sur le territoire de deux
communes visées par l'extension du camp du
Larzac, La Roque Eté Marguerite et La Ca¬
29
lité"

Le

propriété à 1'
par là-même immédiats et irré¬
versibles, ex seront notifiés dès le len¬
demain aux propriétaires par lettre recom¬
mandée. Le juge a six mois pour déterminer
les sommes à verser aux expropriés - ce
qui conduira aux expulsions.
valerie.

armée

-Ces

voies
1.

Les

transferts de

sont

mesures

ont

été

annoncées

conférence de presse du

veyron

par

deux

:

Préfet de l'Ail s'est

le vendredi 29 à Rodez,

refusé à répondre aux questions des jour¬
nalistes, il n'était qu'un éxécutant embarassé.
2. Entrevue du Ministre de l'Agriculture
Méhaignerie 1a. veille au soir, avec les

de l'Aveyron
(FDSEA, CDJA, Chambre d'Agriculture). Le
Ministre prétendait parler en ami des agriculteurs. Pourtant il n'était pas"sur
son
terrain". Tout se passait comme si
collègues des Armées et de l'Intérieur
s'étaient déchargés sur lui de la corvée
d'annoncer une mesure impopulaire, quit¬
te pour lui à s'en décharger à son tour
sur les
élus agricoles aveyronnais. Pro¬
cédure oblique, peu brillante...
responsables agricoles

le

�5

les paysans
-

Les

dénoncé

"103" du Larzae ont immédiatement
cette épreuve de force. Ils ap¬

pellent à
-

ripostent!

une

résâstance nationale.

Paysannes et Paysans ont,effec¬

Douze

tué dans la Cathédrale de Rodez un jeûne
de réflexion et de dissuasion. L'Evêque

Monseigneur Bourrât leur a rendu visite.
400 personnes ont manifesté le même
vendredi soir devant la Sous-Préfecture
-

de

Millau.

Comités Larzac ont tenu une AG ex¬
traordinaire, sur le Plateau, le 1° Octo¬
-

Les

bre

.

Les

Paysans du Larzac, le samedi 7 Oc¬
ont labourer les terres de fermes
du plateau achetées par l'armée.
-

tobre,

réactions locales

Les

-

Dans

Midi-Libre.

Déoêehe du Midi,
mation

et

de

une

Centre-Presse
page

documents,

et

la

entière d'infor

gros

titres

en

première page.
Communiqués de protestation des PS, PC
-

CFDT
-

ron

etc.

Les

de

Millau.

organisations

dénoncent

paysannes de l'Avey"la décision unilatérale",

mépris des élus",..."1'arbi
dégageons toute
responsabilité devant les conséquences im
prévisibles que le diktat gouvernemental
"le

souverain

traire

continue..."nous

pourrait provoquer". •
La Municipalité de Millau renouvelle
son opposition à l'extension du Camp
et
envisage de se pourvoir en Conseil d'Etat
-

contre

le

décret

de

cessibilité.

�6

La

stratégie des autorités

rapport des forces n'évo¬
pas dans le sens des projets gouver¬
nementaux : - les achats à l'amiable de 1'
Sur

le

Larzac

le

luait

armée
des
en

portaient

ne

terres visées.
avait acheté 7

que sur 4 fermes et 38$
Alors que^ le G-FA Larzac

(10$).

jeunes agriculteurs con¬
au Larzac
(8 nouvel¬
les exploitations dans le périmètre d'ex¬
tension).
Les Paysans de l'Est du Pla¬
teau viennent d'assurer eux-mêmes la ré¬
fection du chemin de "La Resse" (3 km dans
-

tinuent

à

des

s'installer

-

le

périmètre d'extension).

té

Larzac Université est
à Montredon,en plein périmètre.
-

implan

le Colonel GROS, commandant
déclarait que faute d'une politi¬
que dure on en avait pour 100 ans. C'est
pourquoi on est revenu au mécanisme auto¬
ritaire de l'appareil d'Etat. Par le dé¬
cret de cessibilité et ses mesures d'appli
cation, on espère intimider les hésitants,
les diviser, provoquer leur départ de guer
re
lasse, sinon exproprier et expulser.
La colonie de vacances de St Bauzély près
de Millau a été convertie pour un mois en
L'été

du

dernier,

camp,

caserne

de

Le.

Préfet

de

fait"

CRS.

.

.

à Kodez dit que "une situation
créée mais que tout accors à

est

peut interrompre la procédure :
chantage ! Mais pour faire diver¬
il se réfère aussi aux "mutations

l'amiable
c'est
sion

le

de l'Aveyron, au "dynamisme
du département, à ses "voies d'

construetives"

agricole"
avenir".

Il

annonce

une

"opération test".

�7

L'annonce du coup de force

était amalgamée

à l'annonce de mesures d'aide
économique et de "développement" pour les
Paysans de l'Aveyron. Mais les dirigeants
habilement

agricoles ont déjà rejeté cet amalgame,
leur entrevue avec Méhaignerie.

dans

cela est ramené systématiquement à un
"dossier d'intérêt régional" qu'il faudrait

Tout

préserver de toute "dramatisation" politi¬
que à l'échelon national. Pour mieux s'en
assurer, on a veillé au black—out : AFP,
Radios, Télévision, grands journaux natio¬
naux, sont restés presque silencieux, en
contraste avec la très large place accor¬
dée au coup de force dans la presse locale.

L'enjeu

depuis 1971 est un symbole con¬
l'arbitraire de l'Etat et contre l'en¬
vahissement par l'armée, un symbole des

Le- Larzac
tre

pour le droit de "viure et trabalhar
païs". Les acquis politiques et moraux
du Larzac sont considérables. Ce qui cho¬
que le plus les Paysans du Larzac et les
luttes
al

Aveyronnais (élus, organisations...), c'
est que le décret de cessibilité consacre
la politique du fait accompli, la politi¬
que de la raison d'Etat. Et cela de la part
d'un gouvernement qui se réclame du libé¬
ralisme et de la concertation.
l'âge de l'électronique et des missiles,
camp du Larzac ne répond à
aucun impératif de
"Défense Nationale".
N'est—ce qu'une mesure politique, destinée
à rassurer les forces conservatrices mili¬
taires et civiles, à leur éviter de perdre
la face. Le décret de cessibilité pris pour

A

l'extension du

�8

l'ensemble

du périmètre d'extension du Larprésente comme un succès pour la
droite autoritaire et
militariste, dont le
pouvoir "libéral avancé" disait se démar¬
quer discrètement.
zac

se

L'affaire du Larzac dure depuis
souvent

a

tait
la

pensé déjà

fini".

lutte

Avec

ce

8 ans. On
le Larzac "c'é¬
nouveau coup de force,
que

rebondit.
Note

d'information

pré¬

parée

par le Comité de
Presse des Paysans du

Larzac.

GARDAREM

LO

LARZAC

!

Brève
L'OCCÍTAM, LANGUE
AU
Le

(CAOC)

UAL

OFFICIELLE

VARAN

1

d'afirairament catalano-occitan
rédigé un amendement au paragraphe

cercle
a

l'ai d'Alan danA le
"EAtatut" qui rég¬
fionctionnement de la Catalogne

qui fiait refiérence au
Statut de S AU,

lera

le

nouve.au

L'amendement Atipule que, "la
langue aranaiAe Aur Aon domaine linguiAtique
autonome.

prérogatives
d'ofifiiciatUé que l'EAtatut d'autonomia
de Catalunya accorde à la langue catalanei".
L ' amendement du CA OC précise que. l'aranais
eAt un dialicte de l'occitan danA Aa vari¬
du Val d'Aran aura. leA mrneA

ante gaAconne.

�q

Occitanie,Espagne

et CEE

janvier, A» Alcouffe, P. Lagarde et R. Lafont vont publier "Pour un avenir
aux éditions Privât.
Nous avons déjà publié un extrait du "constat" dans
le numéro 33. Nous extrayons quelques passages de l'épilogue écrit par R. Lafont
qui touche le problème de l'entrée de l'Espagne dans la CEE.(Passages choisis par
"Pais Occitan" sous sa responsabilité). Le manifeste dont R. Lafont est un des 3
auteurs est connu;il n'est pas inutile de le donner à lire. Oui l'entrée de
l'Espagne dans la CEE porterait un coup très grave à l'économie de plusieurs
régions occitanes; mais , et c'est le sens de ce texte, que ce non "conjoncturel"
En

Occitan"

l'Espagne soit bien compris : il n'est pas question d'en faire une campagne
(fraçaise comme certaines le voudraient) ni même une affaire
chauvine occitane, mais
d'en faire une campagne d'explication des mécanismes éco¬
nomique actuels et de lutte pour le socialisme, c'est à dire une lutte pour une
à

"nationaliste"

économie

au

service

des

travailleurs.

Novembre 1978

nouvelles phases, celle-ci, décisive, En at¬
tendant demain, aujourd'hui où il faut trouver la voie.
Il est devenu difficile, depuis quelques années, d'écrire
de l'Occitanie sans devoir actualiser 1 analyse et 1 espoir
au moment même où les rotatives se mettent en branle,
...

Avant de

publique et bientôt désuète.
rythme même des
l'étranglent. L'Occitanie va vite : pour mou¬

la parole va devenir
L'Occitanie s'est prise à

où

menaces

qui

rir, mais peut-être

bien

exister au

pour

vivre.

clair qu'elle n est plus une af¬
seulement, ni même de France, mais

Il devient maintenant

de régions

faire

d'Europe.

juin à Madrid,
République Française de précipiter
l'Espagne, du Portugal et de la Grèce, dans
La

décision, annoncée le 30

sident de la

de
ché Commun a fait passer un Irisson de peur
lère non seulement en Languedoc, mais dans

occitan. La concurrence, sur

fruits et des légumes, avec la pesée d'une
dustrielle que depuis une dizaine d'années,
tre

l'entrée
le Mar¬
et de co¬

tout 1 es¬

le marché du vin, des
économie in¬
en Espagne,
capitaux américains ont développée, risquent de met¬
à mort l'assise déjà si malmenée de la société occi-

pace

les

du Pré¬

�10

tane,

Limousin

en

entre

comme

en

Aquitaine,

en

Provence

Corbières et Rhône. II n'est personne

tout

qui

n'en convienne. Les preuves en sont données du côté
des instances de l'Europe des Neuf2 : dans l'aggrandissement du marché, la reconversion actuelle des exploi¬
tations viticoles est insuffisante ; il faut « mettre en
œuvre

un

programme

d'arrachage

e

td'abandon défini¬

tif portant sur une surface d'au moins 100 000 hectares
de vignobles ». Cette surface, c'est essentiellement le vi¬

gnoble occitan.

L'Europe

C • -3

va-t-elle guérir les

elle ? M. Hans Joachim Hoffmann

maux
a écrit

qu'elle porte
un

en
Projet d'avis

politique du Parlement
les perspectives de l'élargissement de la
Communauté Européenne. Il voit large et grand pour
conjurer un malheur qu'il définit bien : « La Commis¬
sion de la politique régionale, de l'aménagement du ter¬
ritoire et des transports, considère qu'il va de soi que
les régions industrielles de la Communauté qui, comme
nous l'avons
exposé plus haut, profiteront particulière¬
ment de l'élargissement, doivent être invitées d'une ma¬
nière particulière, à fournir une contribution financière
à

l'intention d'une commission

Européen,

sur

considérable à l'élimination d'un conflit
sein de la Communauté des douze »4,

nord-sud

au

Compte tenu du fait qu'à l'avenir le déséquilibre
les niveaux de vie ira croissant, la commission de
la politique régionale, de l'aménagement du territoire
et des transports estime qu'il est
plus que souhaitable
de mettre en place un plan méridional à
moyen terme,
analogue au Plan Marshall, pour les régions méditerra¬
entre

néennes.

Nous

voici : conflit nord-sud et Plan Marshall.
problème es ttrouvée : à travers les désé¬
quilibres régionaux, c'est de l'équilibre d'un continent
L échelle

y

du

qu'il s'agit.

C-■-3

Cela d'autant plus que les analyses justes et les bon¬
intentions qui s'énoncent au niveau des instances
européennes, restent analyses et intentions. L'entrée des
nes

trois pays

candidats dans le Marché Commun est

faire d'Etats membres

;

l'accord est entre Paris

une af¬
et Ma-

�11

drid. L'Occilanie continue à être ignorée

dans l'opération

qui la sacrifie. La France continue à refuser l'autonomie
régionale ; les régions occitanes n'ont aucun pouvoir qui
débatte d'une décision qui les condamne. La solution
capitaliste d'un Plan Marshall pour les régions méridio¬
nales reste un vague peut-être dont le capitalisme pallie
verbalement la certitude d'une déstructuration de l'es¬

humain, immédiate, inéluctable-

pace

Inéluctable en termes capitalistes. Il
solution pour l'Occitanie. Elle est de deux
cette

n'y a qu'une
faces : non à
Europe qui l'éreinte, oui à l'autonomie qui la fait

exister.
Le non à l'Europe sous la forme d'un refus de l'élar¬
gissement de la Communauté Economique Européenne,
qui porte d'emblée la critique de cette C.E.F.. même, est
la réaction de salut. C'est lui qui en ce mois de novem¬
bre appelle les signatures au bas d'un manifeste : signa¬

d'intellectuels, de responsables ouvriers et de res¬
ponsables agricoles 5.
Ce non présente des difficultés. Il contredit l'espoir
européen de la gauche espagnole et spécialement de l'opi¬
ture

nion catalane. Cela, l'année même où Catalans et Occi¬
tans se sont retrouvés dans une association commune,

renouvelant

l'antique fraternité, et pour éviter le ro¬
félibréen, ont commencé à poser l'existence
dans l'Europe contemporaine d'un espace commun 6.
mantisme

Mais

ce

paradoxe historique est plein de

sens.

Le

l'autonomie. S'il y avait en
Occitanie, une articulation de pouvoirs autonomes qui
réponde à cc qui n'existe pas encore dans les pays cata¬
lans tout entiers, à ce qui n'a repris modestement exis¬
non

occitan

est

un

oui

à

dans la Catalogne au sens strict : une autono¬
défalcation de l'autorité de l'Etat espagnol, alors
certainement la question serait autre, et les problèmes
tence que

mie

en

d'élargissement autrement posés, étant posés à Valence,
Barcelone, Toulouse, Montpellier, Marseille..., sur les
lieux de leur gravité véritable.
L'Europe des autonomies est le contraire de l'Eu¬
qui se construit e tveut s'élargir en ce moment ou
le contraire d'un utopique nouveau Plan Marshall, c'est
rope

�12

bien l'Europe « des peuples ». Au
ples, l'autonomie ne peut être que

service de ces peu¬

socialiste, décoloni¬
de
majo¬

satrice, libératrice. Autre difficulté : la faire admettre
toute la population occitane ou de son immense
rité. C'est ici que peut jouer la pratique que nous pro¬

posions plus haut, capable d'associer les Occitans au
projet de leur libération concrète. Puisque le pouvoir
français rassemble ces Occitans dans l'opposition et se

jouer

révèle incapable de refendre la société d'Oc pour
devant l'autonomie la parade d'une droite, il reste

catégories populaires, aux travailleurs à prendre
tiative. C'est bien ce qui a commencé à se passer

aux

l'ini¬

cette

année.
Le

verbe

«

commencer

»

est un

tremplin d'espoir.

L'espoir va-t-il se condenser ? Et une reprise de l'Union
de la Gauche au niveau occitan ? Dans la tenue d'Etats
Généraux d'Occitanie et plus généralement du Sud7 ?
Déjà le mot d'ordre est lancé, il parcourt le pays ; va-til animer les foules ? Pour l'Occitanie. Et pourquoi pas,
déjà, en langage de vérité historique : Per Occitània ?
Robert Lafont

limousine est a lire dans l'Echo du Centic
« avec l'Espagne dans la c.e.e., l'élargisse¬
ment... du démantèlement régional
». La démonstration est dans
l'article d'Eric Labre, « Limousin-Espagne, une crise élargie ».
Cl. Rapport de la Commission concernant l'établissement progres¬
sif de l'équilibre sur le marché viti-vinicole, Commission des Com¬
munautés Européennes, 260 tinal, volume il, Bruxelles, 31 juillet

1. La prise de conscience
du 12 septembre 1978 :

2.

1978.
4. Commission
■

,s

de la politique régionale,
transports, document du

de l'aménagement du
9 mai 1978.

terri-

Robert Lafont et Emmanuel
1978 : Mon païs escorjat : « Tout le
européennes elles-mêmes en convien¬
nent : l'entrée de l'Espagne, de la Grèce et du Portugal dans le
Marché Commun porterait un coup mortel à l'économie des ré¬
gions méridionales de la France. Ainsi peut s'achever une détério¬
ration de la vie sociale en ce pays, déjà atteint de désindustrialisation, de crise de l'emploi, d'exploitation touristique forcenée et

5. Manifeste

lancé

par

J.P. Chabrol,

Mail re-Baugé, le 27 octobre
monde le sait, les autorités

d'occupation

par

camps

militaires.

�13

Du côté des

meneurs

du

jeu européen

on

parle rentabilité, ex¬

autant de critères qui nous excluent de ce
jeu dont nous sommes les pions et dont on voudrait que nous
soyons aussi les complices. Nous savons bien, par une malheureuse

pansion, modernisation

:

expérience déjà commencée, de quoi il s'agit : d'une stratégie du
profit dans laquelle notre espace de vie est condamné à devenir un
vide ensoleillé que hanteront à saisonnées les Européens en vacan¬
ces et que ne garderont plus que quelques indigènes pensionnés.

D'autres côtés on nous demande d'admettre que la démocrati¬
sation de pays frères nous impose ce devoir de les laisser entrer
dans la famille où l'on nous a déjà logés. Nous répondons que
nous est essentielle la fraternité avec des peuples voisins et
parents dont nous avons aidé avec passion le long combat pour leur
libération. Mais faut-il donc que nous fassions de cette libération
une
contre nous-mêmes ? Est-on même bien sur que cette
arme

pour

mark

et

passe aujourd'hui par l'intégration à l'Europe du
du dollar ? Nous concevons autrement le combat fraternel pour

la

démocratie dans

libération

En

ce

notre

combat, notre

Continent.
pays

n'est

pas un

lieu quelconque qu'on

aménage et déménage. C'est l'Occitanie, dont la culture longtemps
étouffée, renaît en ce moment dans le souffle de toute une jeunesse.
C'est le cadre d'anciens et récents combats pour la liberté de
conscience : pays des Cathares, des Camisards et des Maquisards.
C'est le pays de grandes luttes paysannes et ouvrières qui ont

marqué l'histoire des peuples.
6? est le pays d'une vie publique réglée d'usages civils, d'une
conscience démocratique que l'on n'a pu encore briser.
C'est de ce pays que nous sommes, pour y vivre, hommes de
culture et responsables sociaux à des titres divers, et c'est ce pays
que

nous entendons défendre.
Nous pensons que le moment

sans

commerçants,

et

éviter un coup
intellectuels, aux arti¬

est grave. II faut

mortel porté aux ouvriers, aux paysans, aux

à toute la société

occitane.

Cela signifie qu'il faut ici un pouvoir démocratique exercé
contre celui des multinationales et contre l'étatisme centralisateur

qui

se

sont

alliés. 11 faut dans le cadre d'une démocratisation de
qui donnera à l'espace oc¬

le territoire un pouvoir autonome
citan de nouvelles chances.
tout

Ainsi nous commençons à poser concrètement, face aux r'ratégies de l'argent, le droit pour les hommes de vivre, de travailler,
de créer et de décider là où ils sont et veulent être. Si pour par¬
venir à cette victoire élémentaire, l'Europe dans sa forme actuelle
et dans son élargissement est un obstacle, c'est l'Europe qu'il faut
faire autrement et non nous qu'il faut défaire.
Nous décidons donc de rendre publique notre détermination
nous serons avec tous ceux qui lutteront contre la liquidation bru
taie ou perfide de ce qui reste de vie sociale chez nous contre l'Eu¬
rope du capital, pour l'autonomie ici. Et pour l'Europe des peu¬

ples

».

6. Cf. entre autres documents de 1978,
C'iau (Apt Correns 1567 Barcelona)
culture occitane.
7. Ce sont les projets
vembre 1978 :
«

Gauche

».

énoncés
Plus

par

que

le n" 1 (novembre 1978) de l.n
consacré à cet espace et à la

Yves Rouquette dans Sml du 4 no
la Gauche unie, toute la

jamais :

�14

international
CATALUNHA
LO P.S.A.N.
Lo

EFTREVISTAT

9

pasat

d'Abril,

Luta Occitana foguét

présent al 1er Congrès légal del PSAN a Barcelona.
Eran présent tamben delegats de los partits vascos
HASI et EIA. N'avem aprofitan per far coneissensa
amb aquel partit a travers d'une entrevista.

Lut. Oc.
Per començar, podrias far un istoric e una
presentacion del PSAN, qu'es un partit encara poc
conegut en Occitania ?
PSAN
El PSAN es el "partit Socialista d'allibera-

-

ment

nacional dels Paisos Catalans".

Es nscut

en

1969, coma scission del "Front Nacional de
Catalunya". El PSAN es un partit que considéra que
la nacion catalana es formada per totes los pais
catalans, totes los territoris que parlan la lenga
catalana : lo Principat, lo Pais Valencian, las Islas
Balears, la Catalunya-Nort et l'Andorra. Consideram
que es dins aquel encastre nacional e social qu'apareis la luta de classas e per conséquent es dins aquel
encastre que lutam per la revolucion socialista, per
l'Estat Socialista dels Paisos Catalans dins lo quadre
de

la transformacio de la societat europea e per
arribar a la societat socialista mondial.
Lut. Oc. - Ara, que pensa lo PSAN de la revindicacion d'autonomia, pot esser una estapa cap a

l'independencia
PSAN

-

o

al contrari

Sem favorables

a

una

barradissa ?

l'autonomia

coma

primier

pas, pas indispensable, cap a l'exercici de l'indepen¬
dencia. Es évident que obtener l'independencia sens

l'autonomia es casi impossible. Solament
del Terç Mond an pogut o far a travers
d'una luta armada, d'una guerra, e aquo, dins la
situacion politica actual es impensable.Meme si
aquesta possibilitat se pot pas escartar dins lo futur.
passar per
los paisses

�15

Per conséquent, l'autonomia es lo
pas
obtener. Es évident tamben

mai immédiat
qu'aquesta autonomia

a

sera

obiigatoriament devesida en très :
Principat, una per las Islas, una

autonomia del
Valencia.

una

per

Malurosament, pel moment, Catalunya-Nort
pas participar en aquel procès. Mas, sem
contra las autonomias de
Suarez, contra la Generalitat que nos an donada.
Aquesta Generalitat a pas
cap de contengut, pas cap de poder : per exemple,
pas de Parlament que posca legiferar al nivel social,
podra.

économie, cultural.
Cal

dire tamben que sem contra la division
provincial actual ; sem favorables a un vertadier

poder de base de las "comarques" (1).
Lut. Oc.
Que son los problemas que rescontra el
Partit a Valencia e qu'es la situacion politica al Pais
-

Valencian ?
PSAN

Si la majoritat de la borgesia de l'Estat
espanhol ensaja de "rentarsa la cara", de cambiar
d'imatge, i a encara una granda part cfaquesta
classa, çà qu'apelam lo "Bunker" qu'adopta una
actitud de fascisme rigid, sobretot a Valencia. Mas
coma véi que lo procès démocratie li
escapa de las
mans, ensajan de frenar tota aquesta recuperacion
de consciencia nacionala e de classa del poble
valencian per totes los mitjans. An lançat una
campanha de tôt contingut politic. Cal dire qu'a¬
questa casta controtla la totalitat de la prensa del
pais.
Lut. Oc.
Podrias définir ara l'ideologia, la linha
politica del PSAN ?
PSAN
Sem marxistas, comunistas. Sem tamben
d'accord amb la theoria leninista ; i fasem çà que la
qualques criticas. Aquo, es una divergencia amb los
partits eurocommunistas que venon d'abandonar aquest léninisme, Nosaus pensam que pot esser encara
plan util per arribar al socialisme.
Lut. Oc.
Podriam benleu parlar cPaquest 1er Con¬
gre! dëï PSAN foguet important per l'esquena
-

-

-

-

(1) Pichonas régions

tradicionalas de la Catalunha

�16

independentista catalana ? Quina plaça ocupa dins la
vida del partit e per la politica en Catalanha ?
PSAN
Oc, i a dos aspectes. Un aspect intern qu'era
util per aprigondir la reflexion politica,
ideologica,
adaptar la linha politica del partit a la nova realitat
politica que vivem dempuèi 2 ans ; reflexion Teorica
sul nacionalisme e luta de classas, réflexion estratifica sus la luta de las nacionalitats oprimidas en
Europa, reflexions sectorialas coma la linha sindical,
agrari, reflexion sus lo féminisme e la luta per las
liberacions sexuals, lo problema de la joventut, los
crestians e lo partit etc. Aquest Congrès a dinamitzat lo partit.
Ai nivel extern, i a l'element publicitari. Es
plan important, perque pendent 9 ans, sem estats
dins la clandestinitat. La prensa parlava paue de
nosaus
perque sem encara un pichon partit mas
sobretot perque nostras posicions fan petar los
esquemas nacionals e socials. Es tamben so que fa lo
mai paur a la borgesia catalana. Pel primier cop,
amb aquest Congrès, avem dubert qualques portas al
nivel dels mitjans de comunicacion. Nos sem far
coneisser un paue mai per las classas socialas que
nos interessan : la classa obriera, los pichons
paisans, los joves.
Lut. Oc.
Un costat important tamben es benlèu lo
sosten de grands intelectuals catalanistas d'esquerra
coma Jordi Carbonell que es simpatisant del PSAN o
Félix Cucurull qu'acaba d'i entrar, Luis LLach qui a
envoiat un massatge, etc... ?
PSAN
Los intellectuals aqui an totjorn estât
-

-

-

catalanistas. Mas coma la cultura dominanta es la
cultura de la classa dominante, plan sovent los
intellectuals fogueron borgeses de dreta moderada.
La trabal del PSAN foguet d'ensajar d'aglutinar en
l'entorn de nostras posicions, la part important

d'intellectuals d'esquerra
Lut. Oc. - Quinas son las

internecional, e
Carta de Brest ?

(

Segufs

p.21

qu'existis aqui.
posicions del PSAN al nivel
concretament que pensatz de la

)

�17

CHASTEUIL

NON AU

:

DU

BARRAGE, NON A LA MORT

VERDON

Après CASTILLON, CHAUDANN, SAINTE-CROIX QUINSON, ESPARRON,
projette de construire un nouveau barrage à l'entrée des

l'E.D.F.

Gorges du Verdon à proximité de Chasteuil.
Un

0

vieux

-

un

-

une

projet que l'E.D.F.

retenue

une

-

canal

d'eau de

souterrain de

installation

Un projet démentiel

s'apprête à réactualiser

9 km

16,8 km

l'eau à Mous tiers

amenant

hydraulique produisant 200 millions

détruisant

le

:

;

site du Grand

;

de kw/h

;

Canyon

hydrauliquement : le débit du V*rdon sera réduit à 2 m3/s
(actuellement 30 ra3/s en hiver, 5 m3/s en été) d'où modi¬
fication de la nappe phréatique, influences néfastes sur

-

la

faune

et

la

géologiquement

~

fissurée

et

flore.
la

:

située

région de Chasteuil calcaire
un épicentre
sismique.

est

très

sur

socialement et économiquement :
Chasteuil, La Palud Rougon
deviendraiènt des "villages à touristes ce qui accentuerait
la désertification de la
région.

-

Quand on sait que le camp militaire de CANJUERS (35 000 ha) est tout
proche et que l'on connaît la volonté de l'armée d'agrandir le camp,
on peut se demander si le
plan d'eau ne servirait pas de champ de

0

manoeuvres.

Comme

0

Ardèche, les

en

Une
LA

BUGADA,

elle
et

a

du lac pourraient servir

eaux

d'une centrale nucléaire

section unitaire

VOLEM VIURE AU PAIS

été constituée

de distribution de

au

refroidissement

(?)
des

mouvements

occitans

Lutte

Occitane

été entreprise dès

le début de l'année,
d'une campagne d'affichage dans la région du Verdon,
a

dans

tracts

le VAR.

Une

brochure

également

est

en

préparation.
Sur

place deux associations

Les Amis

se

sont

constituées

:

de

Rougon (Mairie de Rougon 04120 CASTELLANE)
L'Association pour la Défense des sites du Verdon et la

-

-

motion des Activités Humaines

(Mairie de ILa Palud

sur

pro¬

Verdon -04)

qui ont reçu le soutien des mouvements occitans précités et
.

.

.

.

De

plus,

du

Touring Club de France

de

l'Association de Cano'é-kayak

des randonnées
de

il

l'U.R.V.N.
y a une

pédestres
(S.O.S.

environnement)

opposition massive des élus

locaux

et

du

CONSEIL REGIONAL.

Le
secteur

pays

est

Chaplé du VERDON

mais aussi

tous

les

ne

concernant

gens qui

d'abord l'affaire de

ARRETONS

ceux

LE

pas que les habitants du
considèrent que l'avenir de notre
qui y vivent et y travaillent

MASSACRE

:

�18

Leis aranhas elo bulldozer
Co que vos vou contar es un' istoriadau temps
d'encuei, un' istoria qu'auria poscut me contar mon
grand se vivia encara.

Sabès pichon ! La vielha bastida dei Jaumes,
aquela escordudadins lo valor de la Font-Gaiav. Au
-

aroinats li vivia una polida aranha.
força granada de longa manjava formigas, moscas, sautarellas e autreis bestionas. Mai
que, degun masde era pas vengut va trobar dins
questa vielha bastida, n'avia pron d'estre soletta
l'aranha. Esporava.
Passèt lo temps. Un beu matin
mitan dei parets

Sa vida era

nostr'aranha

que

entendét

votz.

una

A

-

dieu,

l'Ostau dei
Un masde

se

galavardejava d'un priga-dieu

Dona Aranha. Sieu ton veisin de
Figuieras.
aranha

quo

era

trop

beu. Dona

fuguet tota estransidana.
Que voas !

Aranha t'en
-

venguts visitegar mon
chaplar per bastiruna
residencia seyor daria. Ar dich tanben que vendron
aqui. Aldra sieu vengut te prévenir.
Un paue decaupuda ! Aranha respondet
Gramaci e siegue lo benvengut aqui. Que se
pou faire
Ne'n sabi ren. Mai es segur que fou se bolegar
Ieu, sieu soleta aquito, ai un paue paur.
Voles-pas restar ?
L'a força plaça
Ai una frema e cinq enfants
Aier

-

Ar

ostau.

deis

ornes

charrar

de

sor

va

-

-

-

-

-

-

Venetz toteis ensem

Se voles.

Com'aquo se poira apreparar queu-

quarer per luchar.
L'aranha s'entornet

e

coma

l'ostau era pas

gaire luenb dins la vesprada era estalada amé sa
familha. L'endeman, leis aranhas comenceron de
tissar una tele per aparar la bastida.
E tissa que

�19

tissatas

en mens d'un Tnes leis aranhas te fagueron
tele-aranha tant grandassa que barrava tôt lo
valon.
Avem ben travalhats. M'estonarai que leis
una

-

te

omes

Leifieus
mai.

poscan
fort

son

passar
coma

per espautir la
de l'acier e pegar

bastida.
mai que

lo totissatôt lo ben
que far leis aranhas. Vei lei gents te sabon pus
aparar la nature, te fan que de va prefondar.
Passeron lei jorns. En plaça de l'ostau de la familha
As compres pichon qu'era previst
per deis estrangiers que sabon pas

ment

aranha

se

clafida

dressava

cfinseiticids.

una

residencia de betun

Puei,

procha la bastida s'ausiguet un

tota

après,
bocan dau diau.

quauque

temps

Cataclan- Cataclin- Cataclan. Arriberon
Eron dos quilhats sus una bestiassa de
ferre. Cataclin- Cataclan la bestrassa s'approchava
de la tele. Leis aranhas apauradas s'amagueron dis
un
traue
sota
l'eura que manjava lei peires.
CataclinCataclan labestiassa tocava la tele.
Cataclin-Cataclan la bestiassa era dins la telaaranha.
RAPEGADA COMA UNA MOSCA. Capon
de Bon Diou de vida d'ornes sera jamai vist aquô. Se
Cataclinleis

omes.

creses pas pichon, podes anar veire, vei enca lo
buldozer tôt aralha s'i troba totjorç.
Per quart ais

me

agut tant paur que s'enfigueron coma un
l'ora d'ara pareisse que coran enca.
Beses, pichon, deis anahas avem tôt pler de
cauvas a aprendre, coma elei nos feu sache tissar
deis teles per empachar cPuneis omes de chaplar de
vielhas bastidas e bastir en plaça dei residencias

omes

ar

lamp,

e

�20

Lutte des femmes

lutte occitane

et
Très olas dins

un

ostal

:

Signe de festa
Très femnas dins

un

ostal

:

Signe de pèsta ! (Provesbe cité in 3. Rigosta, Parli
occitan, Forra Borra).
A l'opposé de ce proverbe, il existe
l'image de
la femme dans l'âge d'or de l'Occitanie du
paratge,
mais je serais étonné qu'elle fasse le
poids^ et qu'elle
console. D'un stéréotype à l'autre, il sera difficile de

savoir ce qu'il en est sans compter que la
de la femme est très
largement différente
à la campagne, chez les ouvriers, chez les

situation

à la ville,
bourgeois.

Aujourd'hui la femme

est colonisée et se vit
telle ; elle lutte alors qu nom d'une "nature
féminine" dominée par l'ensemble du système social.
L'occitan aussi est colonisé et se bat comme tel
; il
lutte au nom d'une "identité occitane". Tout ceci
introduit dans les deux cas, je ne crois pas
qu'il faille
se limiter à défendre une "nature" contre une
autre,
ni lutter pour la seule égalité ;
après tout,
comme

est

sur

les

frontons

l'égalité

de

toutes

les

mairies. Il

me

semble que l'enjeu du féminisme dans le mouvement
occitan est d'imposer qu'on se dégage de la
seule
lutte défensive et démocratique, du
seul repli sur
soi, pour inventer, en ce lieu où des dominations et
des aliénations se croisent, de nouvelles formes de

société

et d'autonomie.
Cette autonomie est politique et
mais aussi culturelle et quotidienne et là,

"civique",
probable¬
ment parce que je suis un
homme, les choses me
paraissent moins claires en Occitanie que dans la
plus grande part du discours féministe. Dans sa plus
large partie, la condition de la femme en Occitanie
ne me semble pas différer sensiblement de ce
qu'elle
est dans le reste de
l'hexagone : les femmes sont mal
payées, plus souvent au chômage, ont une double
journée de travail, participent moins à la vie
publique, etc... Mais chacun sait que la lutte des

�21

femmes n'est pas
uniquement démocratique, orien¬
tée vers une égalité
des droits et des conditions de
vie. Les femmes
luttent contre
l'image d'ellesmêmes et de leur rôle
personnel et sexuel que leur
fixe toute une
civilisation. C'est là
qu'il faut se
défaire d'une image
des rapports entre les hommes
et les femmes
qui les assimile à un jeu à somme
nulle où, plus les uns
auraient de
pouvoir, plus les
autres en seraient
dépourvus. En réalité il se crée
des sphères de
pouvoir à l'ombre des stéréotypes et
je fais l'hypothèse que dans l'Occitanie traditionnel¬
le, plus spécialement en Périgord, le
monde de
l'intérieur, de la maison, de l'éducation, de
l'enfant,
appartient aux femmes. Ici la mère est le
personna¬
ge central, c'est elle qui a la maîtrise du
budget, de
l'éducation des enfants, des choix
d'ameublement,
de
vêtements. Si le père peut de
temps en temps
montrer
son
autorité en "poussant un
coup de
gueule", c'est souvent au moment et à l'occasion
choisie par la femme. Bien
sûr, tout ceci ressemble
à des

concessions

change devant

octroyées et il faut donner le
des tiers et laisser l'homme
occuper

le devant de la scène.
Souvent, la mère tient la clé
des relations du
père aux enfants car, gérant
l'ensemble de la vie
quotidienne, elle laisse prendre
des décisions déjà
prises. J'ai vécu dans une famille
où un "collectif" de sœurs
gérait l'ensemble de la vie
des

ménages,

sanctionnant les décisions importantes
à tel ou tel à la fois des
images de soi
des projets. Les hommes
apportent des rôles

et accordant
et

sociaux et

du

réinterprétés

prestige qui sont repris, utilisés

et

par les femmes. Quant aux
entants,
c'est l'affaire des femmes
; des corvées mais aussi
du pouvoir.

Je
montrer

durcis

volontairement

ce

tableau

pour

quoi le mouvement féministe, comme le
mouvement occitan, ne
peut rester purement défensif et doit porter sur
la critique d'une domination
générale. Car je ne vois pas comment la position de
dominées

en

des unes ferait le bonheur des
autres,
la misère sexuelle des femmes
ferait le
bonheur sexuel des hommes. Et le
proverbe que je
comment

�22

cite
me

au

début de

occitan

est

ce

texte comme

peut-être plus

serait vengeur.
Le combat

figure du machis¬

pervers encore :

il

occitan et celui des femmes se

problématique commune : rejetter
les modèles et les stéréotypes qui enferment et
détruisent. Mais ni l'un ni l'autre ne peuvent être
purement démocratique d'une part, et de l'autre
simplement anti-français et anti-hommes, même si
ceci fait partie de la lutte. Dans la mesure où c'est
d'un ébranlement général des monolithismes politi¬
ques étatiques et culturels qu'il s'agit, il ne suffit
pas de regarder l'édifice s'écrouler. Il faut inventer
aujourd'hui de nouvelles façons de vivre et c'est là
que les femmes peuvent imposer au mouvement
occitan un poids d'utopie et de projet qui conduira le
retrouvent en une

occitan à ne plus être principalement le
combat de la survie et de la défense, mais à être un
des lieux où se fabrique la société de demain.
mouvement

A. MAGATADA

( Seguida de la p.15

)

Fa siès messes qu'avem demandât de poder
dintrar
dins la Carta de Brest.
A causa de
dificultats burocraticas, i sem pas encara. Conside-

PSAN

ram
que la Carta a agut una granda importança
pendent aquels darrèras annadas, e per conséquent

nos

interesaria

i

esser.

Mas

benlèu que dempuèi

qualque temps, demandam pas nostra entrada amb
plan d'estrambord (1), per la Carta es sobretot un
super-estructura e servis pas a grand' causa per la

practica e la coordinacion de las lutas dels pobles
oprimits d'Europa. Valest a dire que pensam
qu'aquesta Carta de Brest dèuria esser transformada. Al nivel de l'Estat Espanhol, prepausam una
coordinacion de las organizacions d'esquerra independentista per realizar accion concretas.

�23

MARSELHA
L

actualité

crise
Pour

n

économique

en

nous

crise

analyse n'exclut

pas

est marseillaise

:

Fos, grève des marins, Terrin. La

d attaquer toutes les activités économiques de la région.

pas
cette

LA CRISI

e

doit

lire dans

se

des convergences

secrétaire département a": 1 de

un

avec

ensemble

occitan dominé.

Mais

cette

d'autres. Et l'interview du

la CFDT, JL Aparicio l'illustre bien.

Comment ton organisation analyse-t-elle
économique qui frappe durement le départe¬
ment, et la Région, et comment entend-elle réponde
à l'attaque massive que le système porte aux
travailleurs de provence ?

Lut. Oc.

-

la crise

3CA

sommes
en
face d'un capitalisme
Ils prévoyaient ces licenciements depuis
mal de temps, mais ils avaient été reportés du
-

Nous

sauvage.

pas
fait de l'échéance

électorale du 18 mats 1978.
lendemain, le 20 donc, tombait l'autorisa¬
tion du directeur départemental du travail aux
licenciements demandés par la société des Bacs
Riviera (transformation du plastique) puis en mai les
Le

premiers licenciements chez Terrin. 3e crois
qu'on peut tirer une conclusion sur la stratégie
patronale qui domine dans ces licenciements, ces
825

restructurations
de

plus

en

: on

procède

par vagues

successives,

plus importantes. Dans les

premières

délégués

vagues on essaye de ne pas faire figurer de
syndicaux et on tient aux syndicats le discours
suivant : "Finalement il faut assainir le secteur et
on pourra repartir d'un bon pied". On demande
l'adhésion syndicale à ces plans. L'affaire Terrin est
là pour montrer que c'est une mécanique infernale,

après
et

qu'on est incapable de la

maftriser, de l'arrêter.

pourquoi, lors des 825 premiers licenciements
de Terrin, nous avons commis une erreur sans doute
importante, d'accepter, de croire qu'on pouvait
composer, faire cause commune, qu'on pouvait,
comme a dit le préfet, couper une branche morte
pour que l'arbre ne meure pas.
C'est

�24

Lut.

Oc.

-

Tu semblés

faire dater la crise dans la

région du 17 mars, pourtant ça fait plus de 10 ans
qu'on connaft à Marseille toute une série de liquida¬
tions.

qui

Comment

passait

votre U.D.

fait-elle le lien entre

ce

exemple chez Métallinox, chez
Griffet ; dans le plastique chez Hexa, et
plus avant
dans l'alimentaire, avec par
exemple la "restructura¬
tion" du groupe Chancel, et d'autres ?...
se

3CA
La
devait sa
-

sur

re

par

Région, et Marseille plus particulièrement,
prospérité aux colonies ; le port, l'ouvertu¬

l'Afrique,

sur

l'Orient,

faisaient

que

le

patronat local, assez prospère, transformait la ma¬
tière venue d'outre-mer, par exemple les savoniers

et les

huiliers marseillais ;
Tiers Monde, et

mais il y a eu émancipa¬
donc une reconversion,
tenant aussi à une nouvelle
politique de l'énergie
basant tout sur le pétrole. Si bien qu'il y a eu une
tion

du

transformation de la vocation de Marseille et de

région, qui
ce

n'est

a
pas

sa

réorienté l'industrie vers le pétrole, et
pour rien que l'Etang de Berre s'est

industrialisé, développé

sur la base de cette nouvelle
petit à petit a subi un déclin.
On peut le constater par la liquidation de l'industrie
agro-alimentaire (pâtes, huiles) et par la liquidation
de PME de transformation, dans les branches tradi¬
tionnelles, cela au profit de l'ouest du département
qui a subi le choc de la stratégie de développement
des grandes sociétés multinationales : BP, Shell,
Rhône Poulen, Peychiney-Ugine-Kulhman. Et fina¬
source.

Et Mar seille

lement Marseille est

en

train de

se

transformer

en

grand centre administratif dominé par des emplois
de service, du secteur tertiaire, et se poursuit la
liquidation des emplois industriels, dont la plus
spectaculaire est celle de la réparation Navale
(Terrin) et de la construction Navale (La Ciotat) qui
sont de grands secteurs de main d'oeuvre indus¬
trielle.

Et

finalement,

par la liquidation de la
et des chantiers de la Ciotat qui
secteurs industriels, et on sait très

réparation navale

de grands
bien que ce n'est pas en
sont

créant des emplois dans le

�25

secteur

administratif, socio-culturel ou santé, qui
d'autres emplois au même titre que
l'emploi industriel qui fait la richesse d'une région,
c'est son potentiel. Même si c'est positif de
créer
des emplois aux PTT, d'ouvrir des lits à
l'hôpital de
la Timone qu'on fera face à cette
grande perte qu'on
n'induisent pas

subit

:

70 000 chômeurs dans les Bouches-du-Rhône.

Lut. Oc. - On pourrait penser que ce transfert du
Centre de Marseille vers l'arrière pays conserverait
l'industrie à la région. Cette congestion est classique
du coeur historique vers les zones proches. Est-ce
que c'est cela qui s'est produit à Marseille ?
3CA

-

3e crois

qu'il faut parler de la stratégie du

patronat. On avait dans ces branches traditionnelles
un personnel ayant un statut. Il
s'agit aujourd'hui
pour les patrons de marginaliser en les mettant hors
statut, une masse de travailleurs mis en emplois

précaires, déqualifiés, bons pour l'exode, mobiles.
Il y a eu à Vitrolles, par exemple, des zones
où l'emploi s'est développé pour des milliers de
travailleurs. Effectivement, l'industrie Marseillaise
déclinant, beaucoup de Marseillais se sont retrouvés
sur cette zone de Vitrolles.
Et quand on regarde

impossibilité de
s'organiser syndicalement, des conditions de travail,
de salaire, parmi les plus basses qu'on puisse
imaginer. Et avec une répression très dure. On
compte sur les doigts de la main dans une zone de ce
type, les sections syndicales qu'on a pu monter, à
cause de la parcellisation des activités, la division
des travailleurs. Finalement, quand Barre dit : "Ne
croyez pas qu'on veut liquider la Réparation Navale,
il y a une part de vérité ; c'est vrai qu'il ne cherche
pas à liquider pour liquider. Barre et Giscard le
disent : "il faut qu'on s'adapte". Et ce n'est pas
possible avec des travailleurs dotés d'un statut qui
les met à l'abri des fluctuations du marché, par la
stabilité de l'emploi, la garantie de revenus, les
droits syndicaux. Tout ça, ça gène le patronat. A
l'heure actuelle, c'est peut-être trop tôt, c'est l'un
des moyens de la restructuration, de la redistribucette zone, ce

sont des PME, avec

�26

tion des cartes à l'échelon planétaire entre toutes
les sociétés multinationales. Or, des moyens de

paralyser les travailleurs, c'est de la marginaliser,
de les mettre hors statut. Il n'y a qu'à voir dans le
secteur public, on liquide des parcs entiers, au profit
du privé, on donne en régie une grande part du
travail à des bortes spécialisées. "Les assises des
hors statuts" que la CFDT a réalisées l'an passé ont
donné naissance à une brochure qui vient de sortir et
qui est parfaitement d'actualité. Un personnel mar¬
ginalisé, déstabilisé est plus facile à exploiter.
Lut. Oc.

-

D'autant

plus qu'on le met en concurren¬
des poches de main

ce, au plan international, avec
d'oeuvre bon marché...

JCA

Oui, 2 questions principales se posent alors :
en train de
tasser la poudre avec des gens
qu'on accule au désespoir, enclins à la révolte, à des
actes, voire contre eux-mêmes, comme cette chô¬
meuse qui s'est suicidée, à l'ANPE de Nanterre, soit
contre la société toute entière. On est en train à
l'heure actuelle de tasser la poudre sur des milliers
de travailleurs. La deuxième question, posée au
mouvement ouvrier, est comment armer ces travail¬
leurs, parcellisés, satellisés, échappant à toute
organisation collective, dans la période de grande
offensive patronale actuelle.
on

-

est

Lut. Oc.

-

Oui, il

positions entre
passe ici.
3CA
CGT

ce

y a une sorte

qui

de renversement de
Nord et ce qui se

se passe au

On aurait pu penser,

oui, que c'est ça que la
réalité c'est autre chose.
Nous, ce qu'on entend pas "Unir toutes les forces
démocratiques de la région' ça ne s'était jamais fait,
même à la belle époque du programme commun,
qui
était une base d'action au niveau d'un état major.
Effectivement c'était un compromis passé entre des
états majors, des techniciens, des économistes. Il a
été salué par la CFDT comme positif parce qu'il
-

défendait mais

ouvrait

une

en

perspective positive, à l'époque de

sa

�27

signature, et jusqu'en

mars 78. Mais que tout le
programme commun ça a été une
dynamique unitaire de sommet, mais pas réellement
une
mise en action de ces forces populaires à la
base. Ce qu'on essaye c'est justement de sortir de ce
carcan d'accord d'états majors qui a montré toute sa

problème du

fragilité et qu'il pouvait partir dans tous les sens eu
gré de la volonté d'un secrétaire général de parti, et
par des arrières pensées échappant totalement à
qui avaient adhéré à cette dynamique, et ce
septembre, c'é¬
réticences de la
CGT, c'est que le 14 septembre on a retrouvé dans la
rue l'ensemble des forces démocratiques, ce qui a
donné une importance à cette journée, un niveau de
combativité, vraiment, jamais vu depuis longtemps.
Et une presse régionale tirant à peu près dans le
même sens, "Le Provençal" et "La Marseillaise"
disant : il faut sauver Terrin, sauver le statut, ceci
magré quelques croches-pattes. C'est ça pour nous
qui est important : réaliser au niveau d'une Cité,
demain à la Ciotat ou plus de 1 000 licenciements
vont tomber, une véritable mobilisation populaire, la
seule force qui puisse faire une brèche dans ce
pouvoir qui montre une telle assurance, une désin¬
volture
il n'y a qu'à écouter Barre tous les jours, et
c'est vrai qu'ils ont gagné les élections et qu'il faut
que ça paye - il n'y a que cela, au niveau d'une ville,
d'une région regrouper l'ensemble des froces pour
essayer de mettre en échec cette offensive du
patronat et du pouvoir.
ceux

que nous avons réussi en partie le 14
tait un pari lancé et tenu malgré les

-

-

Lut. Oc.

-

Tu viens de dire que vous

envisagiez

stratégie à l'échelle régionale. Ce dépasse¬
ment, cette délocalisation des luttes, les voyez-vous
eh cours ? Comment y travaillez-vous à la CFDT ?
cette

3CA - A Marseille, le 14 septembre, toutes les
conditions étaient réunies. Il y avait des licencie¬

qui venaient de tomber. II y avait un ministre
qui venait faire de la propagande pour la politique de
l'emploi du gouvernement, or si la riposte a réussi
c'est que tout était réuni pour cela. Ce qui s'est
ments

�28

passé à Toulou? Comment la CFDT a réagi à la
proposition CGT de faire à la vanue de Barre à
Chateauvallon une riposte régionale ? On a proposé
de
faire pour Toulon ce qu'on avait fait pour
Marseille
mais

certes, un soutien des unions
unions départementales

:

sont les

ce

régionales,

qui collent

plus près à la réalité d'un département, d'une
grande ville. Ce sont elles qui ont la maftrise de
l'action, près de la base. Toulon, c'est une action
départementale, et notre UD du Var a lancé l'appel
avec la CGT, et on encourageait certaines sections
en lutte comme la Ciotat, La Seyne, à aller là-bas
sur place, ayant débrayé, les conditions étant réu¬
nies pour faire déplacer les travailleurs. Une globali¬
de

régionale

sation

sans un

appel à la grève, ça n'allait

pas.
Comment les travailleurs

déplacer,

auraient-ils pu se

journée à Toulon. Essayons
travailleurs
près des
pour ne pas faire

passer

une

d'être très
déboucher cela dans une globalisation, une vague
dénonciation des problèmes qui ne nous conduit à
l'heure actuelle nulle part.
N'est-ce pas cette globalisation qu'on
déjà le 14 septembre dans les Bouches-duRhône. Est-ce qu'une globalisation régionale que
voulez préparer est autre chose que cette
vous
Lut.

Oc.

avait

-

vu

"globalisation-dénonciation",

vue

à Marseille, à

à un niveau géographique différent, plus
large, mais aussi avec la même-absence de réponses
concrètes, est-ce que vous ne tombez pas dans le
piège que dénonçait votre Confédération, d'une
action vide ? Les grandes manifestations où vontToulon,

elles ?

On

en

Nfmes, à Sète,

a

connu

d'énormes à Montpellier, à

...

3CA
On peut mobiliser toute une région, comme en
Languedoc. Nous ne sommes pas contre, dans un
proche avenir ou à moyen terme, de mobiliser toute
une région, avec pourquoi pas un appel à la grève
générale, à partir de ses problèmes. Il est vrai que le
port et Marseille étaient diminués, tout le monde va
trinquer. Si les Bouches-du-Rhône qui représentent
-

�29

la moitié des effectifs salariés de la

région conti¬

à

finquer comme en ce moment, il est
évident que c'est toute la région qui va en pâtir. Et
nuent

nous ne

serions pas contre une

mobilisation régionale

qui s'est réalisée en Lorraine et qu'on a
réalisée en Languedoc. A partir de problème d'em¬
ploi, d'agriculture, de survie d'une région, il y a eu
une union des forces populaires qui a débouché sur
cette manifestation monstre de Montpellier où la
CFDT a pris une part active. Je pense aussi aux
Pays-de-Loire, où on a vu toute se lever unie contre
une politique du pouvoir central qui conduit la région
à l'asphyxie, à la désertification.
Avec ce problème de la chute des
Lut. Oc.
barrières douanières, des accords internationaux
(type accords de Lomé, par exemple), cette politique
qui vise à permettre la pénétration du grand capital
et de son mode de production à l'échelle internatio¬
nale, se pose le problème de la stratégie géographi¬
que des trusts, de leur stratégie par branche (quoi ?
Comment produire ? Où ?) de la place qu'ils réser¬
vent à nos régions occitanes. Est-ce que la CFDT a

comme

celle

-

des

réponses à

comme

ces interrogations,
avenir pour nos régions ?

qu'envisage-t-elle

JCA - On ne peut pas dire : les -multinationales vont
transformer notre région en désert.
Le vapocraqueur de Berre, créera entre 900
et
500 emplois. On avait annoncé 2 000 emplois

lorsqu'ils s'agissait d'obtenir des permis de cons¬
truire, des autorisations, des crédits d'Etat, car il
est
impensable de trouver une telle somme en
autofinancement, donc on fait jouer les banques
nationalisées.
Lut.

Oc.

-

Le

recrutement du

personnel

se

fera

comment ?

à

JVA è II s'agit de très grosses unités, bien souvent
feu continu avec des techniciens ayant une certaine

expérience : rien pour les jeunes, les femmes, ni les
immigrés, sinon à l'époque du chantier, soit deux
ans.

�30

Lut.

Oc.

Est-ce

-

la région peut fournir ces

que

emplois ?
3CA

3e

-

recrutement

pense qu'il
local. Du

y aura des possibilités
fait d'une spécialisation

de
de

partie du département en pétrochimie, il y
recrutement sur place.

cette

aura un

exemple de spécialisation
les trusts dans la fabrication des
semi-produits, de grands intermédiaires.
Lut. Oc.
de

la

C'est

-

région

un

nouvel

par

qui seront transformés d'ailleurs. Comme la
qui produit des tôles qu'on utiliserz encore
plus hors de la région, La Ciotat venant à fermer,
dans des pays, comme le Brésil ou les régimes
politiques et la docilité de la main d'oeuvre permet¬
tent une exploitation accrue de la classe ouvrière.
3CA

-

SOLMER

Lut.

Oc.

-

Tu viens

de

parler de la Construction

Navale. Est-ce que le départ de la Construction
Navale hors de la Région ça ne fait pas partie aussi
de la stratégie des trusts ?- La Navale demande

beaucoup de main d'oeuvre, on la transporte. Ce qui
ne demande pas beaucoup de main d'oeuvre, mais du
.capital concentré, on peut le laisser sur place.
3CA
Dans

-

Effectivement, c'est
cas
là, il y a un

une

stratégie pensée.

plan connu, le plan
Davignon. Exemple : nous recevions lundi dernier
une délégation des syndicats allemands de l'IG Métal
de Hambourg, ville qui a bien des traits ressemblants
à Marseille : c'est un port, c'est une grande ville,
c'est des chantiers de Réparation Navale, un com¬
plexe pétrochimique ; et les compains de là-bas,
qu'on avait déjà rencontrés, nous ont annoncé qu'aux
chantiers navals ADV de Hambourg, il y a 1
500 licenciements de prévus, dans un chantier de
même taille à peu près que La Ciotat, le même
chiffre de licenciements, à la même époque. C'est
une
politique concertée, à l'échelle de l'Europe. Il
faudra une riposte concertée du mouvement ouvrier
ce

international.

�31

Ave m legit
o

SE

L'ESTIU

LO

TUBE

NOS

CALIA TORNAR FAR

DE

cl

L'OPERACION VENTADORN

LLivLs

AfuicÂZ

Lo tube de 1 'estiu s'apèla CAniNAREFl. En occitan
titol, amb una brava daca. Nosautrea los pichòt3
Lutòc, qu 'escriviam innocentament Gardarèm lo Larzac,
lo

sèrn

pas

lo

acusata quantes còps d'espelhandrar la
évident, son de gauchistas ... Ara que sem
gauchistas, sèm pro tissoses par transmetre

estats

lenga.

Ea

pus

senhal.

Lo principi d'un tube es de vendre 5o o 100 000
exemplaris. Atal cent mila personas auran legit
quicòm suis occitans. Ma diretz
qu'es plan positiu.
Enfin, sortissent de la clandestinat.
fias, de qu an
comprés tôt aquel monde, entre un banh de mar polluada e un tuba dB bronzant garantit ?
Calor, solelh,

colèra, araistat.rJDmantisme a la Plolodji ( l'aiçaquelà ), vin que pissa, flics atendreéits .
Due disiá de diferent la pransa exagonala aprèp Plontredon ? desencusatz-los, i a lo solelh
!

sang,

mèm

plan

que lo libre es pas autentic. Los que
personalament, e qu'ai reconeguts, sortisson vertadièrs, puslèu ambe le tòca de discrêcion
qu 'aube la tòca d'augmentacion. Per exemple,
1 I3tôria de las "Causa del Pòble"
cremadas s'acaba

Disi

pas

coneissi

Praquo èra polida. Uen lo moment de lum ont
cremar la maissanta literatura d'à
costat comença de ba legir e de comprendre ( una
bona morala a 1'intencion de los que legisson pas,
o
fan semblant de pas legir, lo nòstre jornalòt ).
pas.

1'encargat de

Donc,
cion

per

-

contada

-

se

l'istòria

exemple, la
es
observada,

de
son

Un

.

Los

conscients,
fâche

de que

i

a

que

truca ?

ne'n farai

una lista forrad'espatluts, de madurs,
de respectats del movement, se

Ço que truca ?
borra.

autentica, se la discrê¬
nuèch de Nontredon es pas
es

agafar

autors,
per

l'editor

coma

d'anhèls de

pròva lo baratin de cobèrta, reprodusit
an
prospectus e publicitat . " une commune pas¬
sion : leur pays, le 1*1 i d i languedocien.." les hommes et les femmes de la vigne., sont les
héros .." / astérix, le héros
de ces aventures /
l'an.

"

A

�32

"

délestage

fameux

le

d'ainiti!
néreux

et

Le

flmbtla

MIDI.

puèi 1907
contar
mas

:

las

vrai

le

..

Corbières .."

des

d'amour,

roman

chaud,

est

Midi

de

révolta

dans

ses

75

res

-

lo movement occitan aviá
son
istòria
sa legenda,
e
-

,

legendas

.

gé¬

" .
de parier

pages

quicòm
perqué

dévon contar solament

se

" roman

savoureux,

dem-

a
non

?

f a-

en

Cossi ton grand-oncle torambe quatorze favas
cussonadas par jorn.. cossi ton papet se levât
pas lo capèl per Napoléon
III .. cossi la mameta
se
faguèt matracar, urosament, avié un capel ..
Tôt aquù es ma legenda familiala,
e cadun de vosautres, mai o mens, n'a una pariera per contar
als minòts. Mas,
un
còp estampada, e en frances,
e
a
Paris, e pels toristas de l'estiu, acabat.
Uemàra un parpalhòl
sus un tap,
dins un museu.
Éran tan presoats, los amies, avién talament
1'editor al cuòl, que ,plan segur, an pas deman¬
dât de relegir lo texte de cobèrta. Çaquelà,
s'avián exigit de l'editor lo mot Occitania ,
a
la plaça de Midi,
e ben, l'editor auril capi¬
tulât. An pas profitât d'una posicion do força
unica
:
un
cas
o
dos per sègle.

milha

nàt

e

de

Dos

retreta

Russia

de

comitat

Un

.

relectura

de

totjorn dins
l'editor - aurié de

militants
rar

velhada.

la

a

la

dins

trencar

lo

texte

?

IDIOT

BRONZER

.

segur

prepausat de

Perqué donar al legeire
de Far-Uest, enfin , de

.

l'impression de Sahara,
despaïsament

compausat de

1'ipotèsi de far espe-

-

Exactament : DE NE VEUX PAS
Ieu, los miratges de calor,

la

forma e desapareis
a
flor e a mesura, l'ai vista quantes còps,
sens
ponsar
al desèrt, e sens pensar qu es espeflaca

rota,

la

sus

que

se

etnotipe
a 1
situacion de nos
impausar. E la caricatura dels toristas, plan
petaçada, vertat, es aqui en entrepan, farga
pas l'impression
dominants del leqeire.

cificament

Très

lenga
e

c

de

tor

occitana

Sèm

ambulant.

.

Es

en
es

.

volia

pas

Atencion

.

encara

en

Avèm aici un briconèl de
bricobriconèl de castelhan
fonetica, que lo sistèma

lenga

La

d'òc, mai

Mistral

a

pas

.

un
afrosa

polit a costat. Pareis que 1 edi¬
brica d occitan, e qu impausar

L òc
lo del
Aprenèm, dins lo lexic qu es a la fin,
vòl dire se travailler le ciboutafurar

aqueste briconèl es estât una Victoria.
jèga
lo rôtie de la sal, lo castelhan
pebre.
que

se

�33

lot»
Tôt

per

pas

tant

de

pot

gular amb

lenga. E

1-

1

la

pas

I

a

son

analfabotas
i

musica

réservât

que

a

sap

.

de

a

Òm

francés.

en

.

i

la

.

de lengas
pintorescas,

son

..

3Los
la

o

eca

Donc, la tralegeire 1'idèia

al

de

( toristas

totjorn

a

restorator

pas

la

camp

normala

pas

e

lo
2- grosslèras,
quicòm que truca .

escotar

?

coma

plan

,

far

musica

lenga

dona
castelhan

res,

occitan,

cal

un

de

le

'en castelhan,

qv

francés òm pòt

val

...

foutez

rason

paraula

una

afectivas

4-

dire

bona

nivèls

en

duccion
que

vùl

fuera

que

aquò

dison

autors

lenga

a

occitans

)

Carcassona
ben legir lo

los

Quina

.

plaçât

,

per

(

latin

:

que

es

1'universitat

) e qu'a legit
L estranqièr del dedins
,
lo poèma : avèm penjat lo lut a la branca del sausse, e cossi
cantar davant los estrangièrs ?
a

.

(Juatre
operacion
monde

Ne

.

cal

sortir

"ventadorn"

Òm

.

Per

.

fa

.

exemple,
al

assaupre

brave

militant

qu'es tan immoral coma ineficaç
malgrat l'enormitat del tiratge, la polida

cobèrta

eca
de se far estampar a
Paris,
'editor impausa totjorn - - la pròva ! son
calendièr, sa lenga, sa grafia, son estil,
sa
presentacion, sa publicitat, son ideologia,

que

-

..

1

eca
eca
eca
que los pus solides se son fâches
colhonar, e qutcap de vosautres, plaçât dins la
mèma situacion, sera fotut de far melhor.
Los
,

beneficis

mai,
ficis

récupérables

l'aiga.

a

An

pas

per

investir

d'interès.

dins

Ambe

quicòm

los

bene¬

de

Ventadorn, s'es fargat Ventadorn : pas
ambe los beneficis de
quicòm mai. E me rapèli
plan dels joves' cantaires de 73, qu'aviân lo
sentiment
1

Ara

de

far

un

aurian

pas

pus,

sacrifici

per

Ventadorn

V

la
e

causa

totes

.

los

òc
) an capitat.
Quai n'èra
l'epòca ?
Quai ???
Lo primiàr temps de 1'operacion ventadorn es :
veire çò que cal pas far
Lo segond, mai cumplicat
es
:
de que far ?
Ai legit dins 1'aSE NEGHE, revis
ta dels joves occitans ai sortir de la
resisténcia,
disques
segur,

en

..

a

.

lo

conselh

seguent

:

Cal

pas

escriure

çò qu'auriatz vergonha d'escriure
viri

la

padena

Cal

escriure

en

en

occitan

francóa.

I

eu

( o en
Uccitania ) çò qu'avetz vergonha d'escriure en
francés ( o a Paris ). Fie diretz que 1'edicion oc¬
citans malauteja. Que tira a 1 000
o
2 000 ex.
Es

.

vertat.

[Jue

se

neofelibre

que

lo monde

publica

en

soveht

crompan

occitan

de
per

literatura

dever

occita-

�34

0 d'imitacions de la literatura parisenca
( mèma remarca que çaisubre ). Que la lenga dlcha
"pâtés da l'lEO" se pot pas parlar. Uertat. Vos

nista

.

dirai

causa

una

sera

que

una

revelacion solament

joues. La primièra generacion
francofònes a occitanografes,

pels
èran

d occitanistas

las acampadas
francés, las discutidas
scientificas en francés, .los rescontres ambe los
catalans de 1'epòca en francés,
eca. . Per aquò
s'es remplaçât qarçar
defora
per bandir ,
b1a g u r a per nafra,
riche per rie .. tôt aquo
s'escrivié, se pnrlava pas gaire, donc lo senti¬
ment d'èstre ridicule e incomprés
( cf. j ai ete
banni
de mon emploi )
veniá pas a la resepssa.
se

fasian

fò

que

i

sovent

pus

en

de remirable dins CAPIINAREM

a

,

quand

es

l'emplec d'una lenga uiva, d'un francés
colloquial. Lo jorn que se publicara en occitan
1 'équivalent, en mescladissa e barrejadis - un
pauc coma per la paura Catinon,
tan descridada la principi
ambe los mots de la uida uidanta ,
d'escritura d'ives Roqueta o de Pessamessa, mai
meme

un

pas

que

avant dins .l'audaça, i aura quicòm de
las lètt.as occitanas, e possible

en

cambiat

dins

la lenga crebarà pas.

Qu'aurem salvat lo

qu'es ligat

a la lenga,
pais. Tôt se
ten
Ai rescontrat a 1'E 0 E de Wilanuèva de
j o v e 3 de flarselha, que vòlon far de cançons en
francitan, pr'amor qu'es atal que se parla dins

nòstre
e

mai

de

biais

viure,

trabalhot

aurem

lo

salvar

a

.

los

barris.

Son

lan

l'òc.

a

La

I

question

:

militants,

e

dralha

a

una

nos

reinvantar

reviscolar,
refotre

de

aici

1ns

nstals

d

recampar,
,

£_ecuperar

repato esar,

edicions

pàr-

entre eles
seguir.
,

ret robar,

comercials,

l'ai ausit a Catalunya, per un
jorn de grand calor, e las r r r
rotlavan ..
reexistir.

Re,

Plarcabruna

�35

LO

PICHON
de

Tant

Jacme

B3tonant

pòt legir

se

espelacat
del

DICCIONARI

criticat

e

movement

de

occitan.

sul

diccionari

de

del

diccionari

de

taula

de

trabalh

estilo

decas.

diccionari

un

Aqueste
los

totes

estât

es

cantons

Donc, ma critica es pas
lo primièr papier

sera

Taupiac

escrich

1'ajuda

ambe

Taupiac, que demòra sus la
ambe d'autres espleches basics

maquina d'escriure

la

coma

semble,
libre.

un

primièra. Praquò,

la

1

TAUPIAC

que

coma

FRANCES-OCCITAN

Un

a
clavier romanic,
potinga blanca d'esfaçar las

la

o

otis

bon

per

que

trantòla

sus

bon

biais

derivar

de

tifics, pel

camin

Causida
E3

un

licean

se

^anca,

coma

del

escrivan

un

1'alternarjça
del

sabent

latin

pel

o

aprendis

vocalica
los

e

mots

camin

lo
scien-

popular.

vocabulari

d'espassor limitâda, qu'un
pòt crompar. Los mots son causits a
partir d'un vocabulari basic
compausat de mots
de l'a vida vidanta,
puslèu que de mots literaris.
diccionari

d

obratges,

e

tanben

generalament
lo

dins

aquasta
colloquial,

vocabulari

sexual, que
bàla.

deuria trobar

categoria
argotic,
plaça dins

òbra mai

una

Espandi lexical

L'occitan
-

diches

pas
de

per

tan

as

claufit

gallicismes,
!

ras

balajar,

distància

que

-

se

i
a

Çò

lexicala.

francismes

los occitanistas,

agantats

son

de

los galleses

mas

un

fantasme

a

una

a

la

segur
mai

lo

color
lo

cas

qu'un
un

francesa

racisme
de

1

mot

autre

es

o

a

occitan,
es

mot

es

un

pas

pas

plan

un

la
e

.

lo

Francisme,

diferent

del

Atal

monde

crespadura

quitament

com-

semblar

Francisme

òm classifica

:

pèl

la

de

en bon
pertot. E

qu'a lo malur de

paraula

paraula

foncions

Dins

[ota

Força
de la

vòl dire,

que

occitan, que véson de francismes
coma
màncan d'un critèri, e ban,
plicat.

son

del
s

qjh

pel.
es

òm s'estima
francés.

�35

Per

rasa,

se

cap

i r del fantasma, cal passar la
Catalonha, o cap a un autre pais
francés es pas qu'un cas atipic

gar
a

romanic.

Lo

de

romanica,

lenga

del

domeni

comunas

a

influenciat per la fonetica
Mas las paraulas son
l'ensemble del domeni romanic, pus
germanic.

desparièras, sens comptar las pa¬
indòeuropèas
Precisament, lo Taupiac, fidèl legeire
d'flUUI e de la Gran Enciclopèdia Catalana, bs
jqlan garit del fantasma, e vos espéra a la
virada. Quinze dias
a
l'Escola Catalana
savent

que

raulas

d

.

' Es tiu

acabi

coma

,

Lo

referenclal

Lo

problèma

comuna,

Se'n

que

parla

.

de

amies

...

estandard

o

ven

que

quite

son

passar,

de la

lo

es

nom

un

es

lenga

problèma.

qu'existis

dire

pas, se farga
fargar. Idèm pels
catalans, que l'apèlan estandard, s'ai plan
la Sèrp
compres. L'estandard-referencial
es
en

en

s'o

demandar

se

D'un

Volaira.

cal

costat,

i

interdialectalitat,

a

parlars, avèm
d'una lenga "centrais" que risca
d'escanar los autres parlars, perqué donar
d'armas als felibres que nos acúsan de fabricar
una
lenga artifici al a . . De 1 autre costat,
un
diccionari interdialectal es 5 o 10 còps
mai espés,
es una pèça de bibliotèca que fini¬
ra
pas sus la
vòstra taula de trabalh ; e pBr

intercompreension

entre

mestièr

pas

1'usatge

avètz mestièr d'un
côp de mai, cal passar la rasa

internacion al,

estandard.

Un

comprendre,

per

de

A

mens

l'occitan

es

poëtica

nostalgica.

e

d'un

biais
arabe

fa

dins

lo

L'ai
"

las

lo

Uèli

taris,

la

la

de

es

pas

Tolosa.

s'es fargat

artificial.
mai

parladas

espandidas

çò qu'es de la
especialista d'escotar

es

atal

lenga

tornar

aquesta universitat
Catolic

referencial,

Per

régla scientifica

resumir

prone
e

una

pensèssetz que
de cloquièr,

lenga

considérât.

Taupiac

païsans,
ausit

formas

que

una

volontarista,

domeni

sintaxi,
los

solament

ajustar qu'un

Cal

Se

los

sa

de la

a

practica
man

pòble "

dels

espandir.
scientifica
universi-

Aquò dich dins
marginala qu'es l'institut

al

.

�37

Lo

vocabulari

Coma

X

importants
reglas

referencial,
Es

inacabat

:

e

font

dins

de

populara
coraença
séria

débuta

las

désirât

çò

la

es

de

autras

la

dona

sas

"eausidas".

dobla

deriuacion,
latin, que

del

forraacion

lengas

que

scientifics,

Taupiac

partent

a

lo

per

introductiu

dificultat

l'occitan

de

romanicas

-

d'ansajar d'escapar,

irrealista

desiran
Tôt

la

a

texte

sabenta,

e

de

coma

la

lo

qu'fllibèrt

textes

trabuca de contunh.

que

solucions
La

de

aatablir de

clara

pro

foncion

una

ea

cal

trabalh

un

causa

esfôrça d'escriure

s

-

dal

précisas.

daissat

sabent

usatge scientific

donc

lo

coma

qualques "populistas"

( ieu tanban l'ai

),

la

alinhament

per

sus

forma

populara

pòt far es d'amenâtjament de detalh. Per exemple,
càmbiar -éneia
en en ça
(per
un
còp, seguir 1'usatge francés
que

se

Fin finala,
necessari, e se

qu'un referencial

pensi
deu

estudiar

arabe

tota

volguda, per se'n liberar
cossi se liberar d'una gàbia

ciencia

Mas

marchar

cossi

Taupiac

Lo

glossas

cons-

quand cal.
inexistenta

un

espaci

un

trabalh

longa paciéncia

de

...

Maria-Clara

CASTANHA

LA

Aqueste còp,
meritada.

Es

lo V I ANSSON-PONTE la s'es plan
a
1'Academia Francesa,

compaire

del

coma

a

son

profièch, mancarà

Una

institucion

demia

,

fondada

contarotlar
monde

far

?

d'un

-

-

la

quai,

e

se

enemic

minoritària.

D'ONOR

candidat

e

son

A

Monde
pas

coma

Richelieu dins lo

practica

melhor
pas

1

'"Aca¬

but de

linguistica del

brave

qu'un notable, ba pòt
privar de-la preséneia

acarnassit
cadun

s'es désistât

d'èstre elegit.

repressiva

tan

per

podiâ
tan

son

de

tota

mestièr,

expression

las

vacas

gardadasl
An aquela ocasion excepcionala,
e par festejar un eveniment astruc, prepausam lo remplaçament del bicorne tradicional per un exacorne.
Als vostres fautuèlhs, banuts de las lenga3
!!
seran

plan

?

vuèg e sens bornas
arpentaire que seguis d'iso-

dins

es

Un

.

plan

es

la

�38

cinéma
A

fin

la

CINEFlS

DEL

FESTIVAL

mai,

de

se

OCCITAN

debanèt

a

Ramonvila,

Setmana del cinéma e de
l'audiòvisual occitan. L Ostal de la Cul tura
es
plan équipât, la sonoritat dins la granda
prèp de Tolosa,

sala

una

excepcionala.

Çaquelà, l'ombra del3 comtes Ramons nos
venquèt

treuar,

pas

e

los toloserics de carn

d'os, gaire plus. Foguèt
dencial"

lètz

?

près

un

entre

aici

animators

militants.

vengut.
dins la closca ! ! !
es

pas

trentenat

de

filmes

o

majoritat de çò important
sicut

sul
ment

occitan
mancar

pas

De

.

Ramonvila

realisators

par

l'an

riscan de

v/en,
se

vo-

de

per veire los
Bogres de
diaporamas,

dempuèi 15
de

caps

ans
del move'

0 caldrà
si que non, los de

de débats.

animar
que

e

Que

Tal qu auria

Paris,

filmes,

colonisats
Un

e

Beaubourg.

pas

tren par Canas o

meteisses

la

es

b

rescontre "confi-

un

desmobil isar.

Ço mai intéressant son los vielhs filmes,
pramor
que mòstran lo camin percorregut. Per
flUNTSEGUR : un documentari qu'a 15
per la télévision,
es demorat
interdich longtemps, a la demanda - o creiretz pas 1 - de la dòna De Gaulle. Gratulhava
qualques crestians de la vièlha moda. Nos cal
imaginar un temps ont parlar de
flontsegur
èra subversiu. Vertat que lo comentari conten

exemple,
ans.

Réalisât

informacions istoricas, sus
trionfala. Auèi ausiriam un
flaiita e de vlàlas manejadas pel
En quinze ans, la musica dels Tro-

qualqua3 bravas
un

fons

fiulel

de
de

Clemencic.

musica

es
estada reapropriada.
Quicòm de pauc conegut : lo "chariot"
occitan, jogat per d'abitants de Cadarossa.
Una olada
de creacion colectiva, ambe lo gran
de
sal del realisator, Flechet,
un occitan
adoptât qu'a plan comptes. I a una istôria
de padena traucada,
e una autra d un aganit
que se garis per l'amor. 0 cal pas racontar.
Son las trufariás énormes que lo monde se
racontan d'aise, quand se sentisson pas
"etnotipats" delcfefora, a qu'embèstian los

badors

�3Q

militants

quand

"

dira

Que

Xo

«an

son

EL5

pas
?

"

liberats del

encara

Els

.

lo

:

parisenc mitologic fargat

par

:

seriós,
l'occitan
monda

qualques individus que 3a'n pòt
1'existéncia, a un fum de fantasmes

colonisât,
oblidar

vertulhoses..
flviam

d'OFIES D'OC

parlât, dins
sans
1'auer

no

un

précédant,

vist.

Era

estât

pro¬

la mala ora sul pichòt écran. Es de
trabalh. dèstra clarament la question oc¬

grammât
bon

a

; se pòt comprendre quitament s'òra es
gaire informat . Utilisa la tematica del
Carnaval
Lo petasson as pro pelhotat par
figurar onorablamont dins lo libre de Eabre
( que sortiguèt aprèp ). Lo jutjaraent es
menât en finessa, cadun i jòga son pròpri
citans
pas

.

ròtla.

classic.

Un

filme

Lo

Bodon

sus

Praquò se'n

es

discutit.

accidentala

de

Bodon

taire.

Bodon

Contes

temps

del

Drac.

E

lo

pas

Es

una
romancier

coma

pas

cineasta

arribat.

reduccion
a

un,

Bodon
a

avié

con-

la gir
pas

lo

descobrir mai.

de

projeccion de contes diches per una
1'flubrac soslevèt una discutida

La

menina

contava

èra

de

Cal registrar de contaires,
risque d'artificialitat dins l'expression ,
o
daissar perdre un document ? flici èra un
trabalh finançât pel CNRS ( RCP de 1'Aubrac ).
Per far d'archivatge, i a d'argent. Per tornar
l'occitan en bona santat, n'i a pas.
importants

.

al

cal pas regretar çè
servira. Avéra pas la caufar quicèm mai, dins 1 estât actual

Evidentament.

Alara,

qu'es fach,

que

sida
de

per

las
Lo

e

causas.

Forcon,

cap-tecnician,

s'afalenava de

Ueguèrem SEP1 ESCANATS, parlèrent de
1'estât actual dB la viticultura. Ueguèrem
d'autres filmes, que se pot pas far un catalogue.
Cal mencionar l'exposicion occitana itiné¬
rants. I legiretz, sus un tracte publicitari
de l'an pa3sat,
qu'avant la davalada dels promotor3, lo dotas èra pas poblat que de bigals
e
d'indigenas (sic!), qu'un jorn acabarem de
desnisar de "pèrlas" ? entretant, son benvengudas a la redaccion.
tôt

costat.

darcabruna

�Somari
de 7S/79

Ivetn

-

%

loi

x

EDITORIAL

x

LO

x

OCCITANIA, ESPANHA
de RobeAt Lafiont

x

MARSELHA, COSSÏ SORTIR
C^cbt de Boca de Ro-óe

*

CHASTEUIL, NON A LA MORT VU VERVON,

x

LUTTE

*

LO

X

MARTI-CHABROL, LE

TUBE

X

LO

TAUPIAC

X

CATALONHA
e

IzgeÂAei zicuvan

LAR1AC

DES

CEE, d'apsie.p qualquai fraelhai

E

VE LA

CRI SI, &lt;LwOiz\)ù&gt;ta. mb la.

FEMMES, LUUTE OCCITANE, de VctmagoOada

BULLDOZER

E

DICCIONARI DE

LAS

ARANHAS, doJL BaAjcicoJjie.
DE L'ETE

UEI, e.nùizvlita amb lo PSAN

totai lai nubtilcai.

C.i.D.O.
BfZIERS

35

�</text>
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              <text>Larzac, Causse du (France) -- 1971-1981 (Mouvement contre l'extension du camp militaire)</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Journal d'information, &lt;em&gt;Lutte occitane&lt;/em&gt; contient des articles contre l'extension du camp militaire du Larzac, il aborde aussi les probl&amp;egrave;mes de la viticulture et du tourisme en Occitanie. &lt;br /&gt;&lt;em&gt;Lutte occitane&lt;/em&gt; publie aussi des interviews et des articles de fonds permettant un appronfondissement des principes essentiels de sa ligne politique.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>Lafont, Robert (1923-2009)</text>
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              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, AE V</text>
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          <name>Contributeur</name>
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