<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<item xmlns="http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5" itemId="22790" public="1" featured="0" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" xsi:schemaLocation="http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5 http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5/omeka-xml-5-0.xsd" uri="https://www.occitanica.eu/items/show/22790?output=omeka-xml" accessDate="2026-04-13T11:59:00+02:00">
  <fileContainer>
    <file fileId="144567">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/edc685b252b7529b8b982d4171e9a03c.jpg</src>
      <authentication>8285a84e95bff7ba714e1e47b3e1a1bf</authentication>
    </file>
    <file fileId="144568">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/c4e9f8e5a20b9eb678c01c1489c1a955.pdf</src>
      <authentication>ec6ebae5b8596e40bc07db78ed673625</authentication>
      <elementSetContainer>
        <elementSet elementSetId="9">
          <name>PDF Text</name>
          <description/>
          <elementContainer>
            <element elementId="175">
              <name>Text</name>
              <description/>
              <elementTextContainer>
                <elementText elementTextId="751375">
                  <text>45 rtCVembrc 4&lt;-j ?««

Numéro

8 P178
31014 TOULOUSE-CEDEX

Photo chrisgang

,.i.a.o|»A
ÊZ|EflS

�VIDA NOSTSA

EDITORIAL

"

Association à but non lucratif

Administration. Diffusion. Abonnements :

BP178
31014 TOULOUSE-CEDEX
CCP VIDA NOSTRA

3047-67 K Toulouse
Cal canviar le calendièr : l'annada comença pas le 1èr
de genièr, màs ben le 1èr de setembre. Tota i'activitat politica, economica e cutturala tòrna préner son ritme nor¬
mal an aquel moment per s'arrestar en julhet.
Tanplan se pòt pas dire f je se fai pas res pendent l'estiu. I a d'un band las gra:
as manifestacions culturalas
n Occitania, ont se recampan
que florisson mai que mai
ios toristas. e que son pas sovent qu'un divertiment, una
diversion. I a de l'autre band lo trabalh discret del govèrn

REDACTION

MichelBERTHOUMIEUX
Appt 102 - Tour Léon Blum
15, Boulevard du Dr Messines 47000 AGEN

qu'aprèsta las mesurtis ne èlas que caldrà s'envalar a la
e la granda permsa ne parlan pro : '
nosaus, ne parlarem pas. I a enfin las acampadas dels que
se pèdon pas trapar pendent l'annada e que vòlon aprestar un canviament qu'an pas lo poder d'impausar dirèctament mès que divon aver en se batre. L'Universitat Occitana d'Estiu es una d'aquelas acampadas dins la mesura
ont prépara lo trabalh culturel de l'annada a venir. La
fèsta de la segason sul Larzac n'èra una se Ios militants
que i èran an poscut vertadièrament s'entendre per d'acdintrada. La télévision

Direction administrative : Jean.L.DUTECH
Permanence : 5T.Rue Pages 51200TOULOUSE
tous ies

(sauf samedij de 47 h cH9h

jours

le mercredi de45H à 49h

(tel : 47"72"39^

cions a venir.
Parlarem aqueste

còp de duas manifestacions que maravançada dins la consciéncia dels pòples minoritaris dans lo monde e que deuriàn li permetre d'anar enquèra mai luènh : vòli parlar dels acamps de Trièsta e

COMMENT LIRF L'OCGIIAM
1. Le

A

«

»

française E
Ex.

can

équivalent à la voyelle muette
prononce généralement O.

final
se

la campana :

la cloche (prononcez la caml'accent tonique sur - pa -).
Cependant, dans le Nord de l'OCCITANIE. on
prononce souvent - lo compono ».
:

d'Ustaritz.

pano avec

Le - O » se prononce toujours OU. par contre
surmonté d'un accent grave se prononce O.

2.

N'empacha pas que las causas son adara en tren, Avèm
pensât a la dintrada escolària e balham d'utis de trabalh
als mèstres e als escolans damb Ios analisis de la Danisa

le O

Imbèrt e lo vocabulari de la télévision del
Una autra accion serà engatjada lèu :

Felip Carbona.
lo depaus de la
prepausicien de lèi de l'esquèrra sus l'ensenhament de las
lengas minoritàrias en França. Se cal aprestar a tota re-

Ex. : Tolosa : Toulouse (prononcez Toulouzo)
lo ci&gt;r. la porta : le cœur, la porte (prononcez
lou cor. la porto).
.3. Le E

prononce

se

Lengadoc.
souciétat).
Ex.

:

toujours

E

en occitan.

societat (prononcez Léngadoc.

accion del Parlament.

i^ a la
paisans : l'estudi del Getis que vos balham
pòt àstre un utis dins aquela batèsta, ont ios Occitans son
mai que d'autres concernats.
Bon coratge dins aquela represa del trabalh... occitanista. Contunhatz de ajudar, farem nùstre nosaus tanben
possible per vos ajudar totjorn melhor.
Entremèg las grandas questions de l'ora d'ara,

Par contre E surmonté d'un accent grave se pro¬
nonce

Ex.
la
4.

toujours

E.

situacion dels
lou mèstre.

lo mèstre. la Tésta (prononcez

:

fèsto).

Le U

se

prononce

toujours U sauf dans les diphton¬

EU. AU et OU (dans

gues

una

ce cas.

il

se prononce

OU).
Ex.

:
la luna (prononcez la luno).
la néu : la neige; nòu : neuf; vau
la nèou. noou. baou

.

je vais (pro¬

M. BERTOMIEUS

noncez

Le NH et le LH occitans

5.

équivalent

au

GN et ILL

français.
Ex.

Libération » n'était pas, comme annoncé, lundi (1) dans ies
nous n'avons pu respecter cete date, c'est à cause
de nouvelles difficultés financières.
Pour combler nos dettes (45 millions d'A.F.) nous lançons une i
nouvelle souscription* et faisons notamment appel à vous...
Nous profitons de cette lettre pour vous informer de change¬
ments dans le traitement du fait et du combat Occitan. Au lieu
de la page du lundi « Occitania al Présent » on aura :
tous les jours des infos brèves sur les problèmes politiques,
«

la montanha. la filha
la fillo).

:

(prononcez la moun-

kiosques. Si

faono,

Le V

6.

se

prononce

B.

Ex. : Aver : avoir; una vaca
abé; uno baco).

;

une

vache (prononcez

SOMARI

—

économiques occitans (et Bretons, Basques, Catalans, Corses,
Alsaciens).
une

—

Editorial.
Les revenus
Le

ses
_
—

des

agriculteurs dons le Sud-Ouest p 5
Périgord terre surpeuplée
/&gt;4Lo ConFerence deTRlESTE
p5

La Télévision
Besson uei
Le Conqres d" USTARitz
las Mesinièiras

p6

_

—p9
_

Lagnfoi dins Arle
- - —
Projette de iei ; lengas minoritarias

p

S

pS

p10

Noveios de pertoÇ
Cinéma et minorités.
_.pf4
Jornal de Jacotet
Joan -Pau VER0léR.. pAS
_

Tolosa Occitan a

pic

fois par

semaine

un

Bloc-Notes Oc de nouvelles diver¬

;

régulièrement des dossiers approfondis d'une à deux

telle lutte, tel débat, etc.
Pour la souscription, les
nom des « Amis de Libération

pages

sur

*

chèques doivent être libellés au
27, rue de Lorraine, 75019 Paris.

»

J.P. L.

fHH s'agissait du lundi 30 septembre.
P.S. : L'adresse de Libé-Occitanie va changer courant octo¬
bre. (Nous vous la signalerons dès que possible).

Le premier disque de Jacmelina vient de sortir chez Discòc.
Une chose est certaine ce ne sera pas le dernier ! La qualité
de sa voix, dont la finesse et la sensibilité servent à merveille
les textes de M. Andrieu et J.P.
Baldit, l'originalité de

l'accompagnement font de Jacmelina, d'emblée, l'un des meil¬
leurs éléments féminins de la

nouvelle chanson occitane

non

folklorique.
A bientôt donc pour le 30 cm qui s'impose.
A NOTER : Réédition de l'histoire de l'Occitanie
CAP e CAP 82700 Finhan. 28 f.

d'Espieux

�ECONOMIA E SOCIETAT

LES REVENUS DES AGRICULTEURS
DANS LE SUD-OUEST
•
L'insuffisance des

revenus

étude du G.E.T.I.S

des apiculteurs est souvent présen¬
du mécontentement paysan.

tée comme l'une des causes
Lè G.E.T.I.S. regroupe dans
sur la situation dans la
région.

la présente note des informations

: FAIBLESSE DES REVENUS,
SURTOUT EN MIDI-PYRENEES

Aquitaine est de 16 300 F et la moyenne Midi-Pyrénées de
12 900 F. Midi-Pyrénées est à l'avant dernier rang des régions
françaises, suivi seulement par le Limousin (9 600 F).
La région parisienne vient très nettement en-tête avec un ré¬
sultat brut d'exploitation de 63 000 F.
On constate une/certaine homogénéité entre les départements
d'Aquitaine autour de la moyenne régionale (16 300 F) :

—

—

—

9 100 F
11 100 F

Aveyron
Hautes-Pyrénées
Ariège

11 400 F
11 500 F
12 900 F

—

peu

été de 141 700 F en Aquitaine
(France : 328 300).
C'est dans les conserveries de poisson et de légumes et dans
la lyophilisation que les salaires sont les plus bas ; c'est dans
les spiritueux et les aliments composés pour animaux que les
salaires sont les plus élevés. C'est dans les secteurs où la pro¬
portion de femmes est la plus élevée qu'on trouve les salaires
moyens les plus faibles. En 1972, 20,8 % des salariés des industries agro-alimentaires françaises avaient un salaire mensuel brut
moyen par entreprise a
de 198 700 F en Midi-Pyrénées

et

Fn

10,7 % des
I) 8 "

apparaître

i

entreprises françaises de cette catégorie

de leurs effectifs

d'activité, ces 799 entreprises sont ainsi réparties :
Les industries du lait constituent en fait le secteur le plus im■nrt.iiit
i

.ivoc

i

■

■

entreprises agro-alimentaires du Sudpour 24 % des effectifs et 27 % du

u'.ifiaires.

élu

.V

14 % des

Iles interviennent

:

n és :

:

Statistiques des Ministères de l'Agriculture et du

résultat brut d'exploitation de 22 500 F en
Aquitaine contre 27 000 en France ;
une augmentation à partir de 1970 de lr
disparité des reve¬
pour

—

permanents

de leur chiffre d'affaires
de leurs investissements.

l'or secteur

surtout les tendances et les indices.

1972,

bref, les industries alimentaires du Sud-Ouest comptent

pour

5.7
5 6"

Régionale d'Agriculture d'Aquitaine vient de réa¬
sur la période 1967-1972 qui aboutit à des résul¬
différents en valeur absolue, mais dont on retiendra

Cette étude fait

(personnel permanent), soit
entreprises. - Sur 100 salariés,

sement

plus élevés du Sud-Ouest.

La Chambre
liser une étude
un

personnes par

entreprises, soit

dénombre 15 cadres et techniciens, 85 agents d'exécution ;
la production occupe 71 personnes et les services 29.
Le chiffre d'affaires de ces entreprises a été en 1968 de 3 728
millions de francs. Le chiffre d'affaires moyen par entreprise a
été de 4,2 millions en Aquitaine et de 5,1 millions en Midi-Pyré¬
nées (France : 8,6 millions).
Elles ont investi dans le même temps 135 millions. L'investis¬

AQUITAINE : UNE SITUATION
QUI SE GEGRADE PAR RAPPORT A LA FRANCE

tats

26

moyenne

—

les

ces

■nferieur à 1 000 F.

Gers
14 600 F
Haute-Garonne
15 300 F
Tarn-et-Gronne
17 100 F
C'est dans la moyenne et la basse vallée de la Garonne que
revenus

agro-alimentaires,
Aquitaine qu'en Midi-Pyrénées, exige un impor¬

Aquitain^ 395 eb Mid-Pyrénées). 98 d«

en

—

l'on trouve les

en

effort de restructuration avant qu'elles ne puissent jouer
un rôle marqué dans le
développement régional. (1).
On comptait en 1968 dans le Sud-Ouest 799 entreprises afhcoles et alimentaires ayant plus de cinq salariés permanents (404
tant

on

On connaît la moyenne 1969-70-71 des « résultats bruts d'ex¬
par actif familial » ; ces résultats englobent la produc¬
tion commercialisée et l'autoconsommation.
Tandis que la moyenne française est de 19 300 F, la moyenne

Tarn

plus accusée

en

ploitation

-tôt

des investissements de ces industries.
Cette faiblesse structurelle des industries

12 % sont des coopératives. (1)
Elles emploient 21 110 personnes

SUD-OUEST

—

•d'énergie, elles peuvent jouer un rôle dans le développement
'des exportations. Mais elles n'ont pas devant elles un potentiel
de croissance élevé, et le niveau des salaires y est bas.
Le Sud-Ouest compte, avec 16 % des exploitations
et des
agriculteurs de France, moins de 11 % des industries agro-ali¬
mentaires françaises, et moins de 6 % du chiffre d'affaires et

un

—

nus entre

Au

le paysan aquitain et le paysan français.
des dernières années, le résultat brut

d'exploitation
en
Gironde apparaît supérieur à ce qu'il est en France : cela
tient à la forte récolte de vin de 1970, commercialisée en grande
partie en 1971, et à l'accroissement du prix du vin en 1972.
Dans les quatre autres départements, le résultat brut d'exploi¬
tation est inférieur au résultat français. Les indices sont les sui¬
vants pour 1972 (indice 100 en France :
Dordogne
61
Pyrénées-Atlantiques
74
cours

—

—

—

—

—

—

Landes

77

Aquitaine

85

Lot-et-Garonne
Gironde

86
125

Le résultat brut

rapport à la

d'exploitation diminue d'année

en

année par

dans tous les départements
sauf les Pyrénées-Atlantiques qui ont maintenu leur indice par
ipport à la moyenne nationale.
L'indice aquitain est passé de 94 en 1967 à 85 en 1972
France

100).

Sources :
Cahiers du

—

Bureau Agricole /Commun
conjoncture économique - Juin 1973.

pour

Note Gétis 180 de décembre 1973

disparités des

'

;

=

moyenne nationale,

nus
—

:

«

les

agricoles dans les Pays de l'Adour

l'étude de la
reve-

».

Cahier n° 14 (2ème trimestre 1974) de la Chambre Régionale

d'Agriculture d'Aquitaine.

GETIS

colloque « Industrie alimentaire et déve¬
M. Jérôme Monod, délégué général à l'Amé¬
nagement du Territoire, a déclaré que l'indistrie agro-alimentaire
devait devenir le principal moteur du développement des régions
françaises défavorisées, parmi lesquelles il a cité le Sud-Ouest.
Ces entreprises créent des emplois et aident les agriculteurs ;
elles n'ont pas besoin d'être localisées dans les villes ; elles peu¬
Au cours d'un récent

loppement rural

vent

à

ce

titre

»,

freiner

l'exode rural.

Faibles consommatrices

75008 PARIS
Le 26

juin 1974

Monsieur le Président,
Le Comité Directeur du G.E.T.I.S. des Pays de l'Adour, réuni
le 22 juin en Béarn, vous demande de bien vouloir rapporter
la mesure d'interdiction prise par le Gouvernement MESSMEP
contre le mouvement basque ENBATA en février dernier.
Cette demande, dont nous informons l'opinion régionale, est
fondée sur quatre raisons :
1) La dissolution d'EN BATA est le fruit de la « grande peur »
ressentie lors de la mise en œuvre de la réforme régionale par
les tenants du jacobinisme centralisateur ; /7 nous semble que
les Français ont souhaité écarter ces derniers du pouvoir en
vous choisissant comme Président de la République.

21 Assimiler ENBATA à

un groupuscule dangereux est une
exprimant à haute voix ce que nombre de
Basques ressentent confusément, ce mouvement imprègne, et
explique dans une certaine mesure, les réactions des groupes
sociaux et forces vives locales. L'empêcher de s'exprimer, c'est

double

erreur.

En

l'inciter à chercher d'autres voies.

3) Nous connaissons bien les militants d'ENBATA et

nous

témoigner de leur désintéressement, vertu rare en poli¬
tique. Les enfermer dans un exil psychologique rageur ou les
tancer sur les sentiers du désespoir écarterait de l'action pour
le développement de ta région quelques uns des meilleurs de

pouvons

ses

industries agricoles et alimentaires

Monsieur GISCARD D'ESTAING
Président de la République
Palais de l'Elysée

fils.

4) Il n'y a pas de danger autonomiste au Pays Basque : près
de la moitié de sa population est venue de l'extérieur, et sa
quasi totalité n'a jamais envisagé de remettre en cause son ap¬

partenance à la France.
Les pays sans légende risquent, dit-on, de mourir de froid ;
le Pays Basque n'est pas de ceux-là, car ENBATA fait partie
de sa légende.
Veuillez agréer, Monsieur te Président de ta République, l'ex¬
pression de nos sentiments de haute considération.
Le Comité Directeur

�PERIGORD=TERRE SURPEUPLEE?
Cet été j'ai fait un reportage photo afin de réaliser
montage de diapositives. Voici ce que j'ai pu
constater au cours de ce reportage. Bien entendu il
est loin d'être exhaustif.
1) Les résidences secondaires.
Je n'ai besoin d'insister sur le fait que nous sommes
envahis de Belges, Hollandais, Britanniques et Fran¬

leur confort

: magasin
d'alimentation, piscine, restau¬
rant, salles de jeux. Le personnel est surtout hollan¬
dais, et assez payé. Il arive aussi que les Hollandais

un

çais. Une

remarque :

chaque

groupe

semble s'être

donné le mot pour s'installer dans le même coin. C'est
ainsi qu'on trouve surtout des Beiges et des Hollan¬
dais dans le Sarladais, et des Anglais dans le Ribéracois et à Eymet.

Pourquoi

viennent-ils dans le Périgord ? Tout
téléphone arabe » joue beaucoup. Mais on
fait beaucoup de publicité dans leurs pays pour venir
acheter une ferme chez nous. Il y a des Anglais instal¬
lés ici comme agents immobiliers, ou jouant le rôle
d'agents immobiliers. Aucun désir de s'intégrer, ils se
présentent directement comme « estate agents ».
Deux fascicules écrits par un Anglais à l'intention des
Anglais sont en vente en Dordogne : « The living farmhouse » et « A House in the Dordogne ? ». Comment
restaurer une maison, que faire pour acheter une mai¬
son, et commerffr se comporter avec les indigènes,
tout y est. De plus cet Anglais, dans sa maison à Douchapt, se propose de monter un musée sur les coutu¬
mes rurales du périgord.
Quelques exemples d'implantation :
A Simeyrols 30 % de la superficie de la commune
se trouve entre les mains
d'étrangers (y compris les
Français). En général ils louent les terres aux agricul¬
teurs, mais parfois elles restent en friches comme à
Meuil. Ils louent aussi les maisons à leurs compatriotes,
et depuis peuades
Français. Alors que le nombre
d'étrangers augmente, le nombre d'exploitants dimi¬
nue : 5 exploitants vivant uniquement de
l'agriculture
à Simeyrols, 3 à Lussac près de St-Cyprien.
A Sireuil
50 % des maisons appartiennent aux
étrangers.
A Tursac, (où il n'y a plus rien à vendre), il
n'y a
que 3 jeunes exploitants, qui ont entre 30 et 40 ans.
Sur 217 habitants, il y a 50 étrangers en été. De
plus,
d'abord le

«

société immobilière de Bordeaux vient d'acheter
tout un coteau, et comme il est interdit de construire
sur les coteaux, que va faire cette société de son co¬
une

teau ?

Signalons

encore à titre d'exemples
Plazac, la propriété d'un Américain, qui a mis ses
terres (il possède quelques centaines d'hectares) en ré¬
serve biologique totale, ce
qui signifie que ces terres
sont gelées. Cet Américain, se
croyant au Far-West,
expulse les promeneurs en les prenant au lasso !
A Tamnies, tout un village a été racheté
par un
A

Belge.
A Laborderie près des Eysjes, un autre
village appar¬
tient à une seule personne.
A

Pouffignac,

propriété qui comprend, 5 ou 6
fermes a été rachetée par un Belge qui en a fait des
gîtes ruraux et les loue à des Belges ou à des Hollan¬
dais.
Bien

amènent

entendu,

cette

liste

n'est

du

tout

avec

la po¬

pas

ruraux, etc...
Si des Hollandais recherchent le contact

pulation locale, d'autres par contre vont s'enfermer
dans les campings où ils vivent en vase clos. En
parti¬
culier aux Tailladis et au Paradis (1). campings d'ail¬
leurs tenus par des Hollandais qui recrutent directe¬
ment en Hollande leurs clients. Tout est
prévu pour

eux

une

partie de la nourriture depuis

pcf*

pulation locale !
Beaucoup de campings à la ferme et de gîtes ru¬
raux, mais d'après ce que j'ai entendu, on ne peut pas
dire que cela soit une source importante de revenus.
Plutôt un palliatif.
Aussi des restaurants à la ferme. Ce qui permet
d'écouler les produits de la ferme sur place. Ce
qui
évite d'aller au marché, ou de les vendre à des
coopé¬
ratives qui exploitent les agriculteurs.
3) Plan d'aménagement des vallées de la Vézère
et de la

En

Beune.

qui concerne la Vézère, rien de très précis
D'après la carte que j'ai vue, on onsisterait sur
les gîtes ruraux et les campings. En fait il faut davan¬
tage craindre les aménageurs « privés » que les pou¬
voirs publics tolèrent : cf le soit-disant musée archéo¬
logique du Thot créé par une société anonyme de Pa¬
ris, le Midi-parc naturel des Gorges d'Enfer près des
Eyzies, la société immobilière de Bordeaux citée plushaut, la réserve biologique de l'Américain...
Dans ce plan d'aménagement, le projet le
plus pré¬
ce

encore.

cis est la création du Centre Permanent d'Initiation à

l'Environnement du Périgord Noir, dont le Q.G. serait
à Sireuil.
Il est prévu un laboratoire et un musée
archéologi¬
que au château de Campagne, et la mise en place de
classes vertes dans la vallée de la Beune. Les
petits

citadins vinedront passer 3 semaines pour observer et
étudier la nature. Pour loger ces enfants on louera les
vieilles maisons de Sireuil. Et une partie de la vallée
serait mise en réserve.
Mais cela va-t-il apporter quelque chose à Sireuil qui
se meurt.

et très peu

Pour le moment il

n'y a ni adduction d'eau,
de lignes téléphoniques sur les coteaux.

4) Relations
Ceux-ci ne
massive
et

ses

étrangers-indigènes.
sont

hostiles à cette présence

pas tous

d'étrangers. Et ils ne voient toujours les cau¬
les conséquences de cette implantation qui

prend souvent la forme d'une colonisation. Bien en¬
tendu, ce sont les artisans qui sont les plus satisfaits.
Et les municipalités ont parfois tendance à les favori¬
ser

!

En

ce qui concerne les
étrangers, il est difficiles de
généraliser. Il faudrait une enquête plus complète.
Mais j'ai pu constater que ce sont les Hollandais
qui
cherchent le plus à « s'intégrer ». Ils s'installent ici
pour le calme, le paysage, la façon de vivre des Occi¬
tans. Et certains s'implantent définitivement.
Par contre les Français se
comportent en conqué¬

rants

ou

Voici

une

complète !
2) Camping, gîtes

avec

Hollande. Et on voudrait nous faire croire que le
tourisme peut être une source de revenus pour la
la

A

colons.

quelques

cas

de colonisation

:

Ste-Nathalène, la fameuse

histoire des oies n'est
toujours pas réglée. Melle Valade attend toujours le
procès que son voisin lui a intenté.
A Marlhac, un Parisien a acheté une ferme
(entre
20 et 30 ha) pour 45 M (en anciens
francs), plus tout
le matériel agricole. Et il voudrait bien acheter
d'autres
terres.

A

St-Crépin-Carlucet,

moulin et voudrait

village !
A
a

Simeyrols,

fait faire

une

un

un autre parisien a acheté un
acquérir le presbytère et l'église du

docteur

a

acheté le presbytère, et

piscine. Ce qui,

en

été,

pose

des pro-

�blêmes d'arrosage aux agriculteurs quand il renouvelle
l'eau de sa piscine. Mais peu lui importe
Près de St-Geniès, un agriculteur, Mr
pour

qu'il

Chadourne, a
instituteur qui se plaint tantôt du coq,
du chien. Voici ce qu'il a écrit sur une planche
accrochée au cou du chien :

voisin

tantôt
a

!

un

un vilain chien, errant sans collier. Je crève
de faim, car je mange la pâtée des chats du voisin,
et, pour le récompenser je pisse sur ses arbres factu¬
rés. »
Sans commentaire !
«

Je suis

Mais

ce

voulu louer
et

trouva

n'est pas tout. Car M. Chadourne aurait
son moulin. Un meunier, intéressé, vint,

qu'il n'y avait

tourner le moulin.

pas assez

d'eau pour faire

Pour la simple raison que le voisin

une piscine, et qu'il détourne l'eau pour
remplir sa
piscine.
Il faudrait aussi parler des nombreux_ festivals de
musique ou de théâtre : festival de Sarlat, de Montfort, du château de. Fage, de Gourdon. Musique et
théâtre-pour qui ? Ce ne sont certainement-pas les
agriculteurs qui vont aller écouter du Bach. Mais une
a

action anti-festival a commencé, en particulier avec le
contre-festival de Gourdon organisé par des occitanistes.

A

oublier aussi les petits villages où l'artisa¬
en été, mais qui ne change rien à
la vie économique du village. On fabrique, on expose,
on
distille de I», musique à travers tout le village
comme à
St-Amand-de-Coly, mais il n'y a plus de
commerçants, et parfois plus d'école ni de poste.
Oui, le Périgord est bien une terre surpeuplée de
gens oisifs, mais qui se vide, comme tant d'autres, de
ne

nat est

ses

pas

florissant

forces vives.

J.-Paul BLOT

TRI ESTE : Conférence Internationale
sur les Minorités
Après un séminaire de l'O.N.U. en Yougoslavie sur
le respect des droits des collectivités ethniques (1), la
Conférence Internationale sur les minorités a réuni à
Trieste, à la mi-juillet, plus d'un millier de participants.
La Conférence, organisée avec le concours matériel
des autorités locales et régionales et celui du gouver¬
nement de Rome, avait l'appui de plusieurs formations
nationales italiennes, allant de la Démocratie chré¬
tienne au P.C.I. On aura idée de l'importance de la
session quand on saura qu'on y entendit quelque 300
communications, dans ses trois Commissions et à
l'Assemblée plénière, sur les sorts divers de toute une
série de minotités nationales dispersées à travers l'Ita¬
lie, la Yougoslavie, la France et bien d'autres pays eu¬
ropéens. Le continent apparaît comme particulière¬
ment riche en problèmes variés dans ce domaine : à
côté des minorités démocratiquement respectées et
même choyées, d'autres qui/sont protégées par des
statuts inter-Etats, combien se trouvent seulement très
partiellement satisfaites dans leurs droits, ou qui n'en
sont qu'au stade de l'éveil, ou qui doivent mener une
lutte ouverte contre la puissance dominante !...
Au nombre des interventions, toutes diffusées en six
langues, huit ont été faites par des citoyens français,
faire connaître à une tribune internationale la
le régime retardataire et en complet désac¬
cord avec les principes les plus universellement admis,
venus

vérité

,

sur

qui est celui toujours imposé aux sept régions dites
« minoritaires »
qui couvrent une quarantaine de dé¬
partements de l'Hexagone. Ces exposés ont permis
aux congressistes de prendre la mesure du
peu de cas
fait par les dirigeants parisiens de certaines prescrip¬

tions internationales, notamment

en matière culturelle,
auxquelles la France a pourtant donné sa signature.
Le fait, signalé en Assemblée générale, lors de la
séance de clôture, par un militant occitan, que son
pays constitue la plus forte minorité nationale d'Eu¬
rope (plus du tiers du territoire de la République !), et
que ses droits sont totalement ignorés par Paris, a for¬
tement impressionné l'assistance. De son
côté, le délé¬
gué de « Défense et Promotion des Langues de
France » a exposé à deux reprises
l'insignifiance de la
place et des moyens concédés à nos sept langues eth¬
niques dans l'enseignement et les mass média ; il a
précisé les développements récents de la campagne
poursuivie pour l'épanouissement des minorités natio¬
nales de France, et, à cet égard, il a
souligné le
contraste entre les rudiments de
promesse du pouvoir
en place (mais ces «
promesses » bien étroites ne se¬
ront pas plus respectées que celles qui les ont
précé¬
dées) et l'appui résolu de l'opposition, attaché aux
idéaux de démocratie et de progrès. Une documenta¬
tion sur les ethnies de France fut .remise au* partici¬
pants, et les-délégués bretons, alsaciens, corses, occi¬
tans distribuèrent des centaines de notes, certaines en
plusieurs langues, sur le traitement indigne que les res¬
ponsables gouvernementaux réservent aux langues et

cultures de leurs pays.
Quels résultats peut-on attendre de ces cinq jour¬
nées d'information et de réflexion que nous avons vé¬
cues à Trieste ? On a tout lieu de
penser que les rap¬
aux

ports de base présentés par des Universitaires, des ju¬
ristes et des économistes éminents, ainsi que la masse
des exposés des délégués et, bien sûr, les conclusions

générales du Président Zanetti, auront échos près de
plusieurs gouvernements et au niveau des organismes
internationaux. Il est permis d'espérer que l'étude de
certains textes relatifs aux droits des minorités, et de¬
puis quelques années en sommeil dans les dossiers de
l'O.N.U. et du Conseil de l'Europe (représentés à
Rrieste par des observateurs particulièrement avertis),
va se trouver réactivée. Peut-être, les obstacles mis
par un ou deux gouvernements à l'adoption d'un pro¬
tocole additionnel à la Convention Européenne des
Droits de l'Homme, à propos des minorités ethniques,
pourront-ils enfin être surmontés ?... De toute manière,
l'action continue, plus déterminée que jamais, pour
une

reconnaissance effective des droits de

tous

les

peuples minoritaires.
A. KE RAVEL

délégué à Trieste de D.P.L.F.
(1) Une quarantaine d'Etats représentés (l'absence
de la France

a

été

remarquée).

Auvernha
L'Institut d'ESTUDIS Occitans, seccion 63
communica :
Avèm a vòstra disposicion 3 publicacions :

(Puei de Doma)

I. GORGAUD, Perseguidas : novèla en
parlar vivarò-delfinés, adaptada d'un escriveire argerian. 5 f.
C. Eirilhier, Letra d'un poëta d'Auvernha au
poëta de
la Gasconha. Publicacion (texte
original, traduccion originala,
grafia modèma e commentaris) de l'ûbra de C.A. Ravel (1853)
adreçada a Jansemin, 5 f.
Quaserns de Linguistica Occitana, n° 1, la
primièra revista
tractant entièrament de la lenga occitana en occitan.
Compren
20 estudis de R. Teulat. Demòran solament 50
exemplaris, 10 f.
Per comandar, adreçar un chèc postal a :
—

—

—

Institut d'Etudes Occitanes
CLERMONT 1806 06
amb la soma deguda en précisant a la
partida correspondéncia
lo detalh de la comanda, o escriure a
Institut d'Etudes Occitanes
127, avenue de la République
63100 CLERMONT FERRAND

�L'OCCITAN BLOS

La Télévision

Besson, uei

de télévision o televisor es l'aparelh encargat de reconstruire l'imatge a comptar de l'informacion que arriba de Yemetritz
es a dire l'estacion

Joan

per

Lo receptor

d'émission o estacion mandaira d'ondas. L'antena recuèih las ondas radiôlectricas que, transformadas en

electrics, arriban a l'aparelh pel mejan de la

senhals

baissada (o davalada) d'antena. Gràcias a una tièra de

circuits electronics dispansats a l'interior del televisior
es etectuada la sompartida correspondenta dels sen¬
hals de videò e d'audiò, los qualis un còp amplicats
son

menais cap

als elements adéquats : lo d'audiò cap
lo de videô cap al tub de rais catodics

la
(o tub d'imatge). Aquestedarrièr es l'element basic del
televisor e es format d'un canon eletronic que emet
nautavotz e

a

électrons, d'un sistèma d'enfocament que concentra
los électrons sul pòrta - imatge, de dos sistèmas de
defiexion (orizontal e vertical) que permeton de desviar
ios rais pr'amor de los poder far arribar en un punt

qual-que-sià del pòrta-imatge, e del pòrta-imatge qu'es
la part vesedoira de defòra que la siu mission es de
produire un punt luminòs ont es tocat pels électrons.
Lo tub nécessita de mai pel siu fonccionament los cir¬
cuits correspondents d'escombratge o exploracion pel
mejan dels qualis son obtengudas sul pòrta-imatge las
regas orizontalas que devon tornar-fargar l'imatge.
Lo televisor pòrta unis-contraròtles accessibles de
defòra, situais generalament sus la partida frontala,
que servisson per ajustar a volontat lo nivèl de luminositat del pòrta-imatge, lo contrast dintre los blancs e
los negres, lo volum del son e lo ton ; aqui se tròban
tanben Yinterruptor général per amortar (atudar, escantir, amorçar) l'aparelh, lo commutator VHF- UHF
(1), lo se/ector de canals e lo sintonizaire per la UHF.
Adaptacion d'un article d'En Lluis Marquet publicat
dins Serra d'Or, faita per F. C.
il) VHF

: es a

dire,

en

inglés, Fòrça Nauta Frequén-

cia.
a.

UHF

: es

parivament, Ultra Nauta Frequéncia.

de uantalausa

Amb la segonda edicion'd'Un Còp
Era, Cantalausa ven de
sortir B ES SON tCausida amb nòtas en Lengadocian central).
Es una edicion bon mercat (S f + pòrt), plan roneotada, pels
escolans de Primièira o de Segonda, mas les escolans universitaris ne profitaran atanben.

Cantalausa
mancar

a preses de risques : lo
pus mendre
amb los felibres rœrg sses per aver revirat

serà de se
Besson en
de presentar un Bes¬

Lengadocian ; los risques pus grands son
inconegut, per dire pas de rconegut.
Cantalausa a volgut eopandï: Besson fòra Roergue ; per aquò
far, l'a aplechat en Langadocian. A retengut dins Besson çò pus
caporal ; a plan servada la lenga de Besson, populària, poetica,
rica trufada de locucions que, per èsser pas totas alibertencas,
ràptan pas mens d'aver un gost de terrador que m'agrada fòrça.
Las locucions ont lo legeire podiâ trucar son annotadas. Cap
d'Occitan vertadièr, que ieu crega, se sentirà pas fòraviat amb
son

lo Besson de Cantalausa.

Pèire BURG
Aici la sòbra presentacion de l'Avant-Prepaus ;
sentacions encara pus sòbras encapèlan cada
N.B.

—

Pour toutes

s'adresser à
1.

:

+

pre-

port pour 1

ex.),

Cantalausa, St-Pierre, 12000 Rodez.

SA VIDA

-

commandes (5f

d'autras
tròç causit :

:

Besson

nasquèt a Mejalanon, una borieta del Segalar en
Roergue, a mièg camin entre Ropeirós, Vilafranca e Najac, lo
d'octobre de 1845,
En 1858, dintrèt al Seminari de Rodés per

trenta

estudiar de capelan.
a Sant Ginièis (1872-1877), puèi a Marcilhac (18771881), avant d'èsser mandat curât a Lebós (1881-1886).
Mestregèt enfin, vint ans dereng, la parròquia de Sant Andriu
Foguèt vicari

de Najac d'Avairon C1886-1906) avant de
Rodés de 1906 a 1912.
En 1902, foguèt elegit Majorai del

préner

sa

retirada

a

Felibritge e nomenat canonge. Pas canonge de catedrala : canonge bufèc.
En 1912, se mudèt a Vilafranca de Roergue ont
se laissèt morir de gripa espanhòla lo trente d'octobre de 1918.
2.

SON OBRA

-

En

1874,

a

vint

:

e

nòu

ans,

Besson publiquèt Merles et fauvet¬

tes, un marrit recuèlh de poèmas en Francimand ont fadeja fèrm
un lirism d'epòca mas ont
trauque ja tanben l'occitan.
En

1892, faguèt estampar en lenga mairala Del Brès a la
un poèma long que canta en dotze cants la vida dels
paîsans del Roergue dins la segonda mitat'íJel dègle XIX. Sans
lo voler descridar, aquel poèma es
pas sens decas, que tròp
sovent Besson milhauqueja en camin, tròp sovent se
pinta de
rimas, tròp sovent torna docejar un lirism fach de diminutius
atendresits que destintarà sus tôt lo Roergue escrivan. Mas
coma l'aigatge al solèlh de Julh, s'esvanesisson
aquelas decas
quand se deslarga lo Grand Besson,. lo Besson contaire, lo Bes¬
son cantaire, lo Besson
segalin tôt plen d'umor e d'esperit, lo
Besson paîsan del Roergue qu'amaga plan sovent son emocion
dins un parlar naut, dins un parlar grès, dins un parlar gras...
que fòravian totjorn lo que sap pas legir entremièg.
En 1898, Besson, amb Lyre et Guitare, se torna
empecadar
Tomba,

F. CAR BON A

VOCABULARI DE LA TELEVISION
alimentacion

imatge

amplificator
amplitud de banda
anaiizaire d'imatge

nautavotz

antena

audiò
banda de frequéneias
basa de temps

qadena
'Cambra
canal
canon,

electronic

contrast

nauta

frequéncia

pôrtaimatge
portaira iouda)
radiòenlaç
receptor
se/ector de canals
senhal

sincronisme
sintonizaire
son

télévision
televisor

defenicion
defiexion
ton
davalada (o baissada) d'antena trama

,

entrelaçament
escombratge
exploracion

tub anaiizaire
tub de rais catodiques
tub d'imatge

faissél. electronic

video

faissèl ertzian

volum.

frequéncia

Francimand.
Cò melhor

en

1902.

dins Besson tornarmai belugueja dins çò
qu'estimariai déjà son cap d'òbra, Contes de la Tatà Manon;
mas atanben çù mens bon amb
Bagateletas, un mescladis de
contes rimats e de fablas, mescladis entre
pauc e mens estima¬

ble,

mas ont se

1906. Besson

tròban tanben de brilhants.
nos dona Besucarietas (Risoletas,
Provèrbis, De-

vinarèlas) que vàlan pas que per la lenga que, emai se tròbe
claufida de decas e de francismes, es la vertadièira lenga del

pòble

verda, imajada, concreta e rica.
Janet, la meteissa annada, l'enqualques còps Contes de la Tatà
Manon, mas part question de lenga totjorn fisabla coma rebat
de son temps, Besson s'encamina lo
pus sovent cap a Vespradas de l'Oncle Polita que fan pas lo pes.
Aquel darrièr recuèlh estampat en 1923, cinc ans après la
mèrt de Besson, voilà contar en
lenga nòstra l'Evangèli, e mai
que mai en lenga del pòble. Part aquela lenga, e per las rasons
mençonades pus naut, Vespradas de l'Oncle Polita, pas mai que
Sovenirs e Mescladis (1913), una rafatalha de fons de tiretas,
vàlan pas gaireban lo legir.
:

Dins los Contes de l'Oncle
genh de Besson toma revertar

�ENSENHAMENT

USTARITZ
POUR UNE CHARTE INTERNATIONALE DES MINORITES

•

qu'il en est de même sur le plan de la radio-télévision,
l'O.R.T.F. s'étant refusé à créer la plupart des émissions de télé¬

L'A.I.D.L.C.M., Association qui regroupe au plan international
toute une

—

série de mouvements militant pour la promotion des

langues et cultures des peuples dits

«

minoritaires

»,

vision

en langues
ethniques pourtant promises en 1969 et ' élar¬
gir celles qui existent dans seulement deux circonscriptions (3) ;
qu'aucun geste n'a été effectué par les autorités pour ac¬
corder la moindre place aux langues ethniques
dans la vie offi¬
cielle (Assemblées élues ; publications administratives
; services
publics, etc...) ;
qu'en définitive, on se lieurte toujours à une hostilité gou¬
vernementale évidente, bien que manifestée de manière ins¬

vient de

tenir son Ve Congrès à Ustaritz, en Pays basque-Nors. En plus
des résolutions destinées aux gouvernements de France, d'Italie,

—

d'Autriche, d'Espagne, d'Irak, etc... à propos des sorts injustifia¬
bles imposés aux langues ethniques dans ces Etats, le Congrès

d'Ustaritz a fixé les grandes lignes d'une Charte des droits des
Minorités nationales, destinée à être soumise aux organismes

internationaux

ONU, UNESCO, Conseil de l'Europe.
Le premier principe qui a paru à l'A.I.D.L.C.M. devoir être

tenu est

—

:

idieuse.

re¬

Le Congrès observe par ailleurs qu'une évolution
rapide s'est
produite et s'accentue dans l'opinion publique, tant dans les dif¬
férentes ethnies qu'à tous les niveaux en France, évolution
qui
se traduit désormais
par la reconnaissance en de nombreux mi¬
lieux de l'existence des minorités culturelles de
l'Hexagone.
Compte tenu de cette évolution, dont l'une des manifesta¬
tions récentes a été le dépôt au Parlement
par le groupe du
parti socialiste et des radicaux de gauche d'un projet de statut
pour « les langues et cultures minoritaires de
France », le
Congrès s'adresse une nouvelle fois aux responsables gouverne¬
mentaux français, leur demandant :
1° de reconnaître solennellement la
dignité et la valeur des
langues et cultures ethniques du Pays basque-Nord, de la Breta¬
gne, de la Corse, de la Flandre française, de la Catalogne-Nors,
de l'Alsace et de la Lorraine thioise et de l'Occitanie, et, confor¬
mément aux recommandations et prescriptions
des déclarations
et conventions internationales, de faire savoir
que les droits des
populations détentrices de ces langues et cultures seront pleine¬

celui de la non-discrimination des personnes, que cel¬

les-ci appartiennent ou non à l'ethnie majoritaire, l'égalité des
individus devant être totale, sans distinction de race, de langue,
de religion, etc... Principe inscrit déjà dans de nombreux textes,
mais dont l'application est bien loin d'être générale.
Au reste, les droits des individus à l'égalité de traitement ne

peuvent être considérés comme pleinement observés que si, en
même temps, sont reconnus et respectés les droits des collecti¬

vités, au premier rang desquels, dans le cas des communautés
ethniques et linguistiques, les droits culturels. C'est d'abord le
droit de recevoir une éducation faisant sa place à la langue et
à la culture de la minorité. Ce drpit s'étend non seulement à
l'enseignement scolaire et universitaire, mais aussi à l'Education
permanente, non seulement à l'étude de la langue et dans la
langue, mais aussi à celle de la civilisation histoire du peuple
minoritaire, économie, culture littéraire et artistique). Un détail
important : l'enseignement des éléments de la civilisation doit
pouvoir être dispensé, suivant les situations, dans la langue mi¬
noritaire ou dans la langue officielle de l'Etat.
Autres secteurs où la langue ethnique et la culture qu'elle ex¬
prime doivent avoir accès : les mass média (radio, télévision,
presse), l'ensemble des activités culturelles, et la vie publique
sous toutes ses

formes (Assemblées élues ; actes officiels ; Ad¬

ministrations, Justice

; Services sociaux, etc...) ; d'autre part, les
citoyens des peuples minoritaires doivent avoir la possibilité de
participer, sans « numerus clausus », à la fonction publique.
Cependant, ces droits culturels aux implications variées ne
sauraient suffire : une démocratie authentique exige que les po¬
pulations minoritaires puissent gérer elles-mêmes leurs propres

affaires,

au minimum dans les domaines
et administratif. Une telle gestion suppose

culturel, économique

des institutions adap¬

tées, permettant de satisfaire l'aspiration populaire à l'autono¬
mie, hors tutelle. C'est un droit qui figure en tête des deux Pac¬
tes

internationaux relatifs

aux

droits économiques, sociaux cul¬

turels, civils et politiques, adoptés en 1966, et qui se présentent
des développements naturels de la
des Droits de l'Homme : l'article 1er

comme

selle

effet,

Déclaration univer¬
des

deux

Pactes

proclamer aue « tous les peuples ont
le droit de disposer d'eux-mêmes ». Aussi est-ce d'une manière
toute logique que le projet de Charte préparé par l'A.I.D.L.C.M.
affirme le droit à l'auto-disposition pour les peuples minoritaires.
On verra ultérieurement à quelles dispositions diverses la
reconnaissance de ce droit peut ouvrir la voie, dans un monde
plus juste, et qui sera, par suite, plus uni.
commence,

en

par

ment

respectés.

2° qu'en

conséquence, une loi-cadre fixant le statut de ces
langues et cultures dans l'enseignement, l'éducation parmanente, les mass média et la vie officielle soit rapidement présen¬
tée au Parlement, en vue d'harmoniser la législation
française
avec les pratiques généralement suivies dans les Etats démocra¬
tiques.
Le Congrès signale que l'envoi, en 1972, après son
Congrès
de Klagenfurt-Celovec (Autriche), d'une lettre au Président de
la République Française, relative à la place extrêmement réduite
concédée aux langues et cultures ethniques dans
l'enseigne¬
ment et à l'O.R.T.F., en France, n'eut d'autre suite
qu'une en¬
quête des services de la Sécurité du Territoire près du Secré¬
taire général de l'Association.
Le Congrès exprime l'espoir très sincère
que, cette fois, une
réponse positive sera faite par les autorités gouvernementales
françaises à la démarche de l'A.I.D.D.L.C.M, et qu'en particulier
le nouveau Président de la République tiendra à donner aux as¬
pirations culturelles des régions ethnidfuéa-de son pays les suites
que permettent d'attendre ses déclarations publiques, lors de la
campagne présidentielle de mai 1974, en faveur des lungues et
cultures dites « régionales » (4).
USTARITZ (Euskadi-Nord), 10-8-74

11) En Alsace, /',

relative

langues et cultures minoritaires de France,
au Gouvernement Français,
le Vè Congrès de l'ASSOCIATION INTERNATIO¬
aux

destinée

adoptée

pa

NALE DE DEFENSE DES LANGUES
CEES (9-11 août 74)

ET CULTURES

MENA¬

Le Congrès de l'Association Internationale de Défense des
Langues et Cultures menacées (A.I.D.L.C.M.), tenu à Ustaritz
(Pays basque-Nord), du 9 au 11 août, constate :
que, depuis sa dernière session, en 1972, aucune améliora¬
tion sérieuse, à part de minimes dispositions concernant l'Alsace
et la Corse (1), n'a été
apportée à la situation générale faite,
en
France, aux langues et cultures ethniques dans l'Enseigne¬
ment, l'Information, les Affaires culturelles et la vie publique ;
qu'en particulier, le ministre français de l'Education, malgré
les nombreux appels qui lui ont été adressés, n'a satisfait au¬
cune des demandes qui lui ont été présentées par les mouve¬
ments culturels (2) et sont soutenues par une partie importante
des élus, par les syndicats enseignants et par plusieurs forma¬
tions politiques ;
que les moyens matériels et administratifs qui permet¬
traient un véritable développement des cours de basque, de bre¬
ton, de catalan, de corse, d'occitan, de néerlandais pour les Fla¬
mands, d'Allemand pour les Alsaciens et Lorrains thiois, ainsi
que la formation des maîtres à un tel enseignement, continuent
—

—

—

à être refusés

;

expérience" Holderith lenseignemet de l'alle¬
quelques classes); en Corse, l'extension à l'Ile des
dispositions (périmées pour la plupart) de la loi de 1951 et des
mesures de 1970-71 (baccalauréat; 2e cycle).
(2) En parrculier par « Défense et Promotion des Langues de
france » et les pouvements membres : 6 demandes d'entretien
mand dans

RESOLUTION

M. Fontanet, demeurés sas suite.
(3) Circonscriptions de Rennes (magazine bi-mensuel de 20
minutes, en Breton) et de Bordeaux (émission en basque, même
avec

fréquence et même durée, émetteur Pays basque)

:

horaires dé¬

favorables à /' '• écoute " populaire ; durée trop brève ; manque
de services.
(4) Dans diverses déclarations, dont des réponses par voie de

M. Giscard d'Estaing s'est déclaré favorable
à tout
qui peut encourager l'épanouissement culturel des régions ",
qui concerne les ' particularismes linguisti¬
ques " de celles-ci et H s'est affirmé partisan du " droit à la
diversité " en matière culturelle. On doit rappeler que, de son
côté, et dès avant la campagne, M. Mitterrand s'était prononcé
pour Je droit à la différence ", également sur le plan culturel,
et qu'il précisa, dans sa déclaration imprimée, qu'il entendait par
là
7 des pouvoirs réels à la région " et " " l'enseignement et
la diffusion des langues et cultures régionales
presse,

.

ce

notamment en ce

.

.

La présente résolution sera diffusée, au plan international, en
plusieurs langues. Diffusion en France : Gouvernement, Parle¬
ment, Presse, Organisations culturelles, sindicales, politiques.

�//. Les

MESINÍERAS (troç)

LAS

Les relever dans les contes des fiches

Un

Benlèu sabètz pas què son las mesinièiras

de pépin

que cap

dempuèi

parla pas mai.
Son de fadarèlas pichinas, pichonèlas
pas pus nautas que lo meu det
gròs. Dins las nuèches esteladas
dançan e dancan sus las pradas. Mai d'un côp tenon
caduna dins lor man una flama clara
que cap de vent
escantis pas. E cantan e dançan, prautisson las èrbas
verdas. Lo matin, quand lo solelh se
lèva, se tornan
claure jos la tèrra dins lo pals que degun vei
pas.
Mas los airals ont an dançat se coneisson. Las èrbas
rafidas s'encanesisson, butan pas, e de redondèls
grisoses se pintran sul verd del
prat. Es aqui que sortisson de pradelons,
de mossalons e de lofas de lop. Las
mesinièiras, quand son lassas, se'n servisson per se

per un prat on se tèn la Vaca ;
per lo camp de blat (voir fiche II

—

—

aussi

Fin

Edit, Salingardes

hèt, lo gèu
a

Jérusalem

«

la

17 à 22

[suite

DE

qu'au sein des Organismes internationaux : O.N.U.,
UNESCO, Conseil de l'Europe ;
Souligne l'intérêt de l'initiative de l'O.N.U. de réunir, c'est été,
à Ohrid (Yougoslavie), un Séminaire consacré à la
défense des
droits de l'Homme dans les Minorités
ethniques ;
Signale l'importance que présenterait l'adoption par la
Commission des Minorités ethniques à l'O.N.U. d'une résolution
recommandant
aux
Etats
membres
de
l'Organisation de
des

Mass média de la reconnaissance des droits culturels des collec¬
tivités ethniques et linguistiques, reconnaissance
qui figure en
termes très généraux dans plusieurs déclarations et pactes inter¬

nationaux.

Le Congrès décide d'adresser la présente Résolution aux res¬
ponsables gouvernementaux des divers Etats européens et aux
Organisations internationales, .et d'en communiquer des copies
aux Députés, membres du Conseil de
l'Europe, en leur deman¬
dant de bien vouloir intervenir à l'Assemblée
parlementaire euro¬

i

indintié

A

-

P.

USTARITZ, le 10

la paura formiguitade lònga

pelegrinatge

».

-

se

levar

-

tornar

-

butar

-

-

1a

tièra, R. Chabbert.

son... :

ceque sont

août 1974

pour

avoir

un

choix

:

Pels camins del mèu paiè, E. Gracia.
Tre aucèls de l'ombra, A.
Très castèls del diable, A.

Lagarde.
Lagarde.

(S'adresser à Institut d'Etudes Occitanes Laurens
34480
MAGALAS, qui transmettra.
-

D. IMBERT

ADDITIF
A propos de l'étude de
Sylvain Glomot (1 VN
sert l'Etat irlandais
pour une raison

lonté

nous avons

omis de

n°20(; A quoi

indépendante de

publier les

notre

vo¬

qui se trouvaient
la suite du texte : nous le
faisons donc dans le présent nu¬
méro en demandant à nos
lecteurs de se reporter au n°20 de
V.N.
a

SOURCES

sources

:

Sinn Frein Ard Fheis'72.
(Rapport du SinnTein pour 1972)
Ireland since the Famine »
par F.S.L. Lyons. Fontana 1973.
« Le drame de
l'Irlande » par Maurice
Goldring. Bordas 1972.
« The Irish »
par Donald S. Connery, Arrow Books 1972
-•« La
charrue étoilée » n°4. (Bulletin d'information
-

-

f

e

acabèt pauc a pauc son

différentes

ethniques et linguistiques vivant dans ces Etats ;
Demande, par ailleurs, aux différents Gouvernements adhé¬
rant au Conseil de l'Europe de
reprendre le projet de protocole
additionnel à la Convention Européenne des Droits de l'Homme
fixant les implications dans les domaines de l'Education et des

.

-

de contes

pays,

communautés

fondèt,

-

Quelques livres faciles à manier

DE¬

FENSE DES LANGUES ET CULTURES
MENACEES, tenu à Us(Pays basque-Nord), les 9, 10 et 11 août 1974 :
Constate les progrès réalisés par la cause des
langues et cul¬
tures ethniques, tant dans l'opinion
publique en de nombreux"
taritz

sens

A. Lafont

—

Son de fadarèlas : ce sont...
Es aqui que : c'est là que...

Conseil de l'Europe

Congrès de l'ASSOCIATION INTERNATIONALE

dans le

formigueta.

paura

167

Quelques tournures.
de due

RESOLUTION

péenne

p.

—

prautir - s'encanesir.
(saupre) - téner - véser (veire)
conéisser
se sieire (forme du 1er
gr : s'assetar).
B) Les tournures négatives dans le texte, les relevet
et se rapporter à : Trabalhs
dirigits„de gramatica - ficas
C)

culturels

».

3. sabèr

le rôle

fjaouette magique.

droits

clava
Cric,

conte.

pintrar.

2. escantir

sòrt, dançar, trevar, grunhir, rabalar de

...

les

esplai lo

pelegrinatge de la

A) Les trois conjugaisons :
1. parlar - dançar - cantar
se

effectivement

clava lo conte que

vous

III. GRAMATICA.

Que font-Us ?
cadenas
Danns les contes du Drac de Boudou on
trouve
qimbla d'avelanier de la filha del Drac » qui joue

se

soleta

tota

e

...

reconnaître

Lo

se

« La tèrra
tremolèt, Dau côp la parèt se trauquèt,
lo vent passèt, lo nivol
s'escampilhèt, lo solèlh solel-

(Autres exemples).

au

:

«

la formule initiale.

la bauma, l'infern.
des noms de lieux qui évoquent
des personnages de contes ou des
exploits d'animaux.
La Granja-de las Fadas, lo Pas del
Lop, lo Pont del
Diable
(Autres exemples).

Le

secret.

se trouve ici en présence du conte « itinérant ».
formigueta se planh de ço que i arriba : al fèu, al
solèlh, al nivol, al vent, a la paret, a la tèrra.
La conclusion ramène le conteur au point de
départ
dans une phrase rapide qui remonte le conte
jusqu'à

créatures fabuleuses et redoutables selon les
La Tarasca, la cata-ferrada, lo
lop-garon, lo

Destinée à l'O.N.U. et

ce

On

'

USTARITZ

de

La

Où vivaient-Us ?
Jos la terra, lo gorg,
Ne troc « .rit-on pas

de

peut

on

—

poétique

Lagarde.

'

un

conte :

(De la langue au pays

MOCABULARI : Lo Mond de las fadas
a mesinièira la
magicienne : ici des sortes de farfa¬
dets ou de feux follets. La fada
(/a fée), las fadarèlas,
1
bruja, lo Lrugo bruèis, lo masc, una treva.
Drar ^a draquessa, los dracons.

Escampar

del

d'un

Voir aussi

i.

...

verso

mouvement

Aital
Benleu
crac, lo passât a trescolat
mai

(voir fiche il)

Pè-descauç

souligner le

texte);
per la vinha ;
per lo cementeri.

—

—

:

...

certain nombre d'épisodes calqués sur le même
et les mêmes formules et se terminant
chacun par une sorte de refrain.
Aital lo conte de l'Aucel blu que passa :

Las mesinièiras

régions

II, III, VI.
istòrias d'un còp era
d'aquèl

...

un

Joan BODON.
(Contes del neu ostal. p. 58)

!

èra

mouvement

sièire...

Autres

côp

temps.
Clic clac Passi per lo prat. Mon conte es acabat.
Voir paussi la fin de la fiche III.
On peut aussi chercher des tournures semblables
dans d'autres contes en langues étrangères.
Biais de contar : Très souvent le conte comprend

ne

Texte corrigé parChabbert.

procédés du conte. Les tournures particu¬

lières.

«

-

-

Franco-Irlandais),

ner

Place-Dublin I.

28,

rue

Bressigny 49 Angers,

du Comité
et 30 Gardi-

Silvan GLOMOT

�LAGRI FOL

DINS ARLE

Ansin, lo 21 de junh, lo viam (1) sus la
Plaça deis
Omes, entre l'estatua d'un que devià èstre
agut estât
rèi de Provènça ò poéta ò rèi
mage, Frédéric de son
nom de baptisme e una
beguda dicha « Au nis de la
sèrp ». Au nis de la sèrp segur que li siàm e la destinada amenaça. Tôt
comptât, s'escondrem darrier lo
pedestau de l'estatua en esperant lo sòrt
que giscle.
Mai dan temps que fèm
aquélei reflexions, va creiretz-ti pas que dan nis
gisclèt la sèrp amb l'aparéncia
d'una arlatenca qu'anava dins sei
quinze ans e dins
sa minigonèla
querre d'aiga au Ròse ? Traversât la carriera entremitan lei gardians en
gropa, lei rèinas d'Arle
e leis
archampsons en vèra que son lo paisatge jornadier de la ciutat atrabalhida.
Lagrifol si parlava in
petto, es una costuma que li èra
venguda d'un viatge
en Itàlia (acquò
explica tanbèn leis italicas). Adonc in
petto si diguèt :
« Lo
bèu morcèu de chata ! »
çò qu'a rèn d'originau, mai pròva au mens una bòna
conoissènça dau
parlar de l'endrech. « As rason »,
respondeguèt l'esta¬
tua qu'avià l'aurelha fina e la vista
pas marrida.
Encorajat per aquela vòtz que tombava dau cèu provençau, Lagrifol metèt un genolh au sôu, si
descapelèt
en fènt
vironejar la ploma, prenènt suenk que lo movement venguèsse a son acabament
tapar coma pèr ma¬
niera la manca que si sentià
totjorn plus bas que
l'esquina, e entamenèt a plen garganta una cançon
pèr una dicha Magali.
La natura clarament ne
foguèt espantada. L'estatua
ne badava d'aise. Tótei
faguèron escota. La gardians
demorèron quilhats, lo ferri levât dins una
man, la saladèla porgida de l'autra e lei rèinas d'Arle en
gropa.
Quand la cançon foguèt finida, n'auriàn
volgut encara. Dins lo silence
que perdurava s'entendià plus que
lo Ròse que rebalava alin seis
aigas tranquilassas,
l'éme de bronze sus la Communa
que bronzinava e
naturalament dins lei platanas, lei cigalas d'aur e d'argènt que s'éran avisadas de rèn, sordas coma èram.
*

*

(1 ) viam
fèm
fènt

:
:

à

—

ces textes

du

point de

vue

allusions transparentes à des faits

ou

satirique

:

à des types

—

(texte 2).

LOUS

ESCOLANS

De l'ostal estant

QUE VISQUE EO PINSAN !
Los

òmics que's

dançar la sardana.

son

amassais en

Las

ESCRIDON

A

cercle.

Corn tà

gahadas e estrenhudas
qu'an entenut passar las pensadas e cadun s'ei sentit
l'aute. Lo paisan de las mans
gahècas e hòrtas e bonhudas a sarrat la man
longa, blanca e motha de l'es-

tudiant.

mans

E aquet sarrament

ment.

La

que's

son

èra un signe, un
sagragualhardissa deu muscle e la de la pensada
juntadas. Doman los estudiants lauraràn la

tèrra occitana.

*

Que

i

*

avè

obrèrs, emplegats, médecins, regents,
qui viven los lors dias
carbon, d'engrèish, o de
neuritud vienguda de la negra Africa o deu
cap deu
monde, que i avè minaires, d'aqueths qui aiman las
galerias pregontas e los putz de negror on cada matin
caden devath tèrra, e hemnas dab
un tistèth plen a
cada braç, dròlles e dròllas
qui van com en dançant,
e gojatas vestidas de
roge, curats vestits de sombre
e qui pòrtan lo dôu de
l'òbrèra misèra, e filosôfas magres e anemiats, e au miei de
l'arrôda, un can pelât
sedut q.ui espiava los son hrairs umans
dan uelhs de
omis de la pèira, e
d'aqueths
sus los vaishets
cargats de

lutz trista.

Di-ns

ua

pèça barrada

*

*

a

clau que i avè cròfes d'acèr

*

hauts e carrats e durs alinhats
dinqu'au hons de la
noèît. La color de Lacérera la color de
l'in.hèrn. A travèrs las portas electronicament clausas
l'aur lusiva sus
las tauletas. Las teulas

d'aur, d'un

van

l'inrranquibla

hors

e

crofe

a

l'aut, basti-

paret de separacion entre los senlos vailets, los riches, e los
praubes, la multituda

hormigas de tribalh
non sèi quin

e

lo petit escabòt deus pro-

pinsan, òc, un pinsanòt
miei, qu'entré en volassejant, que's
pausè suu prumèr cròfe e que's meté a cantar. Autalèu l'alarma qu'esté dada
per dodzé'sirènas. Omis,
non, mostres armatS de
mitralhetas, de grenadas e de
tira-huec que tirèn 10.764 balas sus l'ausèth
de Diu,
E lo pinsan que shiulava
tostemps devant los guardians de l'aur. E quan los
cargadors eston voèits, lo
pinsan que hasé un pet e que caguè sus tôt l'aur de
de

contemporains (texte 1).
stature littéraire d'écrivain, ou d'une école et à ce
propos étude d'un mouvement littéraire ou d'une œu¬
vre

D. IMBERT.

fièitaires. E

fasèm.
fasènt.

On étudiera

du texte n° 1

de las

*

vesèm.

:

Du point de vue du
style et de l'humour à la fois
caustique et liger qui égratigne sans méchanceté mais
avec justesse. L'auteur
s'amuse et nous amuse. Re¬
marquer l'aspect burlesque dans le dernier
paragraphe

dus

sòus

Giscard

avans

un

e

de s'envolar.

R. LAPASSADA

LA MAR

gaiti las èrsas que brèçan las barcas a l'estaca, tôt doçament sul trepador qualques toristas se passejan en
contemplant l'espandi blau, tablèu de meravilha.
A la fin de la vrespada, los percadors montan la
peirada, que las femnas los i demôran per anar sopar.
Cap a las nau oras, i a pas degun pus sus la pichona plaja. Un pauc après, la luna se leva e dincas a l'endeman,
res
pus non se bolega, fòra la mar.
Sèrgi Barale, CES CARBONA 5e4.

Cada

LA RESTA DEL PORC

deçap a Naudau o al prumèr de l'an, los mieus pépins e meninas se fan vesita.
Aprèp aver plan dinnat, aqui-los qu'atrapan lo calendièr. Cregatz pas que sia per saber quora seran Pascas. Es per decidar
de tuar lo pòrc. La mai bêla hèsta de l'annada pels paisans.
Lo mieu pépin - es a diser lo papà de la mieu mamà - es el qu'es
cargat de lo tuar e sustot de lo pelar.
Aprèp tôt aquel trabalh, un côp plan dinnat, coma las istôrias las crompa pas, e que hè pas pagar per las vendre, nos
conta de quand èra petit.
Li avian hèit présent d'una craba. A çô que ditz, devià èstre quand mêma
graniva ja-que li hasquèt très crabits. Aquelis
bestions, gràcias«a las ajudas d'una vaca, vengueron plan polits... LoS Calguèt despopar, e lo-mieu pépin calguètque molzesse
la craba. A ço que ditz, li'n tirèt cinq uchals
(d'uchals, n'i a dos dins lo litre).
E aprèp aver bogut un côp e s'èstre passât lo dit per la mostacha, ejustèt : "... A
cada popa !
.«fjw
Petites amies, ac podem bon créser, ja que ac podèm pas anar véser.
4 JVIonica Benazet, CÇG LEZAT 5e.
an

i0

�momification
cents

ans

toisante

On croit rêver...

Lafont ;

plus

Marti », de

récemment

Roland Pécout, et

Mais
que aiable vient y faire S.-A.
Peyre, lui qui nie l'Occitanie, le terme
la chose ? Lui et Mistral, c'est
dialogue des morts. Cela n'aurait au¬
cune importance si
cette réédition ne
profitait d'une Renaissance actuelle qui
comme

le

est

quant à elle, de vie et donc de
combat.
On croit rêver. On revient des années
en arrière. Du rétro,
ça aussi, et du pire.
On y lit, en 1974, que l'Occitan n'existe

qu'il n'y

le Provençal, né —
Mistral. On y fait un
éloge de cette fable d'une défaite, de
pas,
et

mort

—

fuite

cette

a que

avec

en

arrière

éperdue

vers

une

gloire, une éternité d'outre-tombe. La
langue sans son support géographique
et
historique. La seule expression du
«
génie », le « droit de chef-d'œuvre ».
On y parle de « momification trouba-

douresque

»

(sans songer

plutôt

à

la

accumulé
en

ans ».

C'est

d'une

1959, lors de sa
première parution. L'Occitanie chez Seghers, c'est « La Poésie Occitane », de
René Nelli ; « Clefs pour l'Occitanie », de
Claude
d'autres.

les

nité

et pa¬

décombres

en

hallucinant

de

et

Mistral

prétend prendre la défense
langue méprisée. La mort et l'éter¬
en prime — voilà à
quoi est pro¬
meurt

cause

dans de beaux draps.

dépassé ?

entendue ?

est

Les

tombe ? S.-A.

ignifiant ? Tout

A l'escolo te derrabon
Lou Iengage de ti grand
E toûn desounour
acabon,

Popie,

T'endôutrinoun

Mais alors

Toun Istôri

«

».

cerve/lo,
niais,

coume un

descounèisson.

Te la conton d'à rebous ;
E te drèisson, te redrèisson
Tau qu'un popie de
%ou
où il

exprime
scolaire

l'émotion

rendre

celui de

encore

guerre

proche du lin¬
veut

desnaturant

Pèr fin que la maniveiio
Vire tóuti au meme biais.

pourquoi cette publication, après 1968,
après Marti, Verdier et les autres ? Il y
a
véritablement tromperie de la de¬
mande sur la réalité occitane, détourne¬
ment
renforcement
d'énergies,
de
l'image périmée du « Midi », acceptation
idéalisée de la défaite historique du Sud,

dans un drapé poétique
ceul. Est-ce ainsi
qu'on
confiance à une société

en te

Te mastrouion li

Le combat

protagonistes d'outrePeyre excessif donc ins¬
cela est vrai.

oui, mais celui d'« A

:

Peuple » (Lis Oulivado) :
« Paure pople
de Prouvènço,
Sempre mai entamena.
Sènso soustò ni defènso,
Is outrage abandouna !

Robert Lafont a depuis
longtemps fait
justice de cette fuite devant l'action que
furent les vies de Mistral et de S.-A.
Peyre (« Mistral ou l'Illusion, 1954, Pion).
La

1974

en

notre

—

on

oui, si l'on reprend

:

Peyre).

mépris,

on

comme

1974

en

conduisit jusqu'-à adhérer à la « Ligue de
la Patrie Française », à fuir la Commune
de 1871, à refuser de se montrer à la
tête des manifestations vinicoles du Lan¬
guedoc en 1907.,'« Sagesse de Mistral »,
ne
manque pas' de commenter S.-A.

caco-

poussière depuis sept-cents

à

gibous ».
l'« Espouscado

émotion

son

faite

l'action,

à

devant

»

la

langue. De

sa

passant

en

l'analyse des

par

causes, c'est ce que Mis¬
tral n'a pas su mener et qui le sera
après
lui.
Les leçons d'un échec nous instrui¬

qui s'est désaf-

fectionnée d'elle-même » ? Avec ce livre
reparaît le pire démon du Midi : le goût
de l'échec dissimulé
par une propension

Mais

sent.

morbide au rêve, à la rêverie
déçue et
mélancolique.

pirer

:

ce que Mistral doit nous ins¬
plus qu'un pieux souvenir, une

sainte colère.

Silvan GLOMOT

las LENGAS MINORITARIAS

sus

Traches de la proposicion de Lèi relativa a la
plaça de las
e culturas minoritàrias de
França dins
l'Educacion Permanenta, los Afars culturals e losl'Ensenhament,
programas de
la Radio e de la Télévision,
presentada per Le Pensec, Bayou,

lengas

Ca

que

la, aquo's

un

estât

de

causas

que se

pot pas pus

nostras

esperlongar. D'efièch, de qualques annadas enlai, podèm observar de
pertot, dins l'airal occitan, atan coma en Bretanha,
Corsa, e ; t ; a... una madurason rapida de l'opinion a l'encontre
dels problèmas regionals. Los movements
pédagogies, culturals,
regionals, que lor accion caparruda a fortament contribuit a esvelhar puèi a abrivar
aquel corrent d'qpipion, son pas pus sols
a enantir l'idèa
regionala, ni mai a menar (fampanha per obténer
un estatut de las
lengas etnicas. Las organizacions sindicalas
de l'ensenhament e mantuna formacion
politica participan d'à
plec, dempuèi ja qualques annadas, dins l'accion engatjada dins
aquela toca. La revindicacion culturala
regionala figura d'aici
enlà dins los
programas politics e fa lo tèma de declaracions
de menaires, coma lo Franès Mitterrand
escalciguent son indignacion davant çò que apèla, a bon dreit anar, «l'assassinat
de la lenga bretona » e déclarant : «
Reconéisser aquela lenga
coma un fach cultural condus a
Tacceptar en tant que fach politic : tant val aqub pulslèu
que d'escanar l'èime d'un pòble »
(« La Rose au Poing »).
D'ara enlà, nos trobam fàcia a una
exigéneia imperativa de las
generacions foves, dels movements démocraties e,
jos lor bude
tada,
la majoritat granda de l'opinion regionala. E se tracha
d'una exigéneia que a per se de se
poder apevar sus de principis universalament admeses e mai sus de tèxtes que la
màger
part dels Estais lor en balhat lor acord. Tant i a
que, dempuèi
las doas guerras
mondialas, mai que mai dempuèi 1945, de
concepcions précisas en fach d'aparament de las minoritats se
son
impausadas, son passadas dins d'actes nombroses, dins las
recomandacions
dels
organismes
internacionals,
ONU,
UNESCO, Conselh d'Europa, e dins de declaracions, convencions e paches signais per un fum
de governaments...

s'es substituîda

sent a las

Alduy, Alfonsi, Andrieu, Allainmat, Capdeville, Chevenernent,
Delorme, Duffaut, G. Faure, Fillioud, Frèche, R. Gaillard,
Gayraud, Guerlin, Josselin, Labarrère,
Laurissergues, Lavielle, Massot, H. Michel, Philibert, Sainte-Marie,
Saint-Paul, Sauzedde,
Senès, Vais, Ver, Zuccarelli et les membres du
groupe du Parti
Socialiste et des Radicaux de Gauche,
Députais, depausada a

l'Assemblada Nacionala lo 11 del 4 de 74.

En enebissent de
longas a l'escola de lengas que èran - e
demoran - lo d'expression quotidian de milions de
ciutadans
franceses, un ensenhament que pr'aquò èra d'inspiracion democratica a abalit de generacions de
paîsans e d'obrièrs rurals dins
la vergonha de lor idioma
pròpri e de lor mitan social, e mai
dins l'ignorància de lor patrimôni e de lor
identitat culturala. Lcrdesrasigament d'una part granda de nostra joventut provén tôt
dreit del void cultural créât dins nôstras
régions per una politica
de vexacions.
Per se justificar, se parlava de luta
que

vetz que, dins la
umanas tant mai

contra

l'ignorantisme, ala-

realitat, se sacrificava deliberadament de valors
preciosas que apertenissian en propri a las jaças socialas mai umilas. Coma consequéncia
psicologica e sociala d'aquela obra de desrocament de la
lenga del pòble, se
fabregavan de populacions atainadas, resignadas, sens ges de
Lo

vam.

sentiment

d'inferioritat que escranquèt d'òmes

e

de

femnas d'en çò nostre e que escranca tôt
jorn tant e mai de
nostras conteirals sortits de las jaças
es

popularas,
'dirècta d'aquela politica culturala repressiva.
Ara per ara, a la descaça
sistematica, franca

la seguida

e obèrta,
que
lengas n'èran las victimàs fins a una epôca pro recenta,
una autra mena de
cachament, insidiosa, amagada, indigna d'un pais de granda civilizacion : l'escola
tampa

los uèlhs davant aquel fach
patent coma z'o es l'existéncia de
lengas parladas per de milions de ciutadans franceses. Las me¬
suras, cortas que mai, concedidas
dempuèi un vintenat d'anna-

das,

elas que podon far illusion : o veirem mai
enlai,
las possibilitats daissadas als
regents per iniciar lors escolans
a la
coneissença de la lenga minoritària son vertadièrament derison

sorias.

10

le cède qu'à

mise la réalité occitane. Et elle devrait
s'en féliciter. Agonir dans de beaux vers

PROJECTE de LEI

;

ne

(patoisants et

troubadouresque, dialectal

épaissi
quand

rit pas.
Encore moins qu'en
ne

Robert

hargne

contre

Mistral

les causes de son échec, si on
souligne
la courbe médiocre et mortelle
qui le

graphes ». Il récidive dans sa conclusion
nécrologique : « dégager l'œuvre dante¬
sque de créateur de langue de tout le
fatras

«

La

».

l'insulte

toisant

On

félibréenne), et de '«six
de pollution dialectale et pa¬

pas

Seguisson doas citacions

de

Concencions, la

una

reconeis-

minoritats lo dreit « de menar d'activitats educativas
que sian las lors, la gestion d'escòlas inclusa
», al mens « segon
la politica de cada estât en matèria
d'educacion, l'emplec o l'en¬
senhament de lor lenga propria ».
a

Los responsables
govemamentals rebecaràn que,

França,

se

pòt

pas

parlar,

per quant

diccion d'ensenhar las lengasdempuèi la lèi de 1951, d'una interregionalas... Mas de qué pôt significar una autorizacion
pas que teorica, sarcida de disposicions
restrictivas, d'estudiar a l'escòla l'una o l'autra de solament 4

�de

las / lengas etnicas de
França, del temps que conturihan
d'èsser refusats desempuèi 22 ans los mejans que permetrian als
corses de s'organizar pertot, de fonccionar dins de condicions

AVEM RECEBUT

normalas, de dispausar d'oraris sufisents, de trapar e abiaissar
lo Personal necessari, de lo pagar d'un biais decent, e de recéber de l'Estat totis los encoratjaments e las apièjas que son plan
deguts a nòstras régions aprèp los damatges immenses causats
per la politica repressiva seguida dempuèi prèp d'un segle ?
Pasmens França auria agut degut se botar al cap dels paîses
europencs pel respècte de las lengas minoritàrias e lo sostén
actiu balhat a lor desvolopament. Pauc d'Estats existisson, sul
continent nòstre, que cabisson una varietat culturala tan
granda,
amb sas sèt régions fortament diferenciadas de la zona d'oïl o
franciana, sèt régions d'espandidas e de populacions plan desparièras, dempuèi la Catalonha del Nòrd (Rossilhon), Corsa, lo
Bascoat, lo Westoek flamenc, que fan pas qu'un departament
o solament qualques cantons, fins a Bretanha, Alsàcia e la Mosèla tiesa e la vasta Occitània
que s'espandissen sus unis 31
departaments.
L'expausat dels motius traça un tablèu pimpilhôs de ço per-,
més per las lengas e culturas minoritàrias, en brèu :
Ensenhament, 2 ond gras, segond cicle : sol sector que li
an concedit qualques mesuras pichonas,
aprèp força repotasons
e manifestacions : validation per l'admission de l'esprova facultativa de lenga regionala al bachilierat ; insercion dels corses
dins los oraris dels professors o pagament normal en sus ; Cicle
primier : organizacion endecosa dels corses, oraris e retribucions, discriminacion amb lo cicle segond. Sofracha de servicis,
d'estagis, de crédits... e refus dempuèi 1970 ; disposicions actualas jutjadas « plan generosas » pel Ministre actual ! Primièr
gra : pas ges d'esfòrç oficial per encoratjar los regents ; pas res
dins las E.N.I., ni per la lenga, ni per la civilizacion regionala...
Educacion permanenta, Activitats culturalas : bilanç totalament negatiu. ORTF : mesuras plan limitadas (oraris e me¬
jans) ; 2 magazinas TV solament (breton e basco) dels 5 promeses en 69 e la dotzena esperats e amb de sequéncias ridicula-

ment cortetas...

(L'espausat escapola alara

un

istoric rapid de l'accion

em-

presa de 58 estant « per fin de arribar a enartar una legislacion
mai en armonia amb l'epòca nòstra ». Actituds successivas de
l'Educacion Nacionala ; proposicions de lèis que taulan per l'encausa de l'oposicion del govèrn ; congreament d'una Comission
mixta d'estudi en 64, que conclus per una tièra de recomandacions favorablas, mas que n'i aguèt pauc que foguèron adoptadas pel ministèri e mesas en aplicacion. La présenta proposicion
de lèi es la 18 encp dempuèi la Cinquena Republica, mas dins
la conjuntura actuala li serà dificil al poder en plaça de la
condemnar a èstre pas qu'un document d'archius, coma las precedentas !).
L'ensems dels articles que ne prepausam l'adopcion constituis
un vertadièr estatut général
que garantis la plaça de reservar,
dins los domènis divèrses que son ara per ara del ressòrt de

l'Estat,

a

las lengas e a las culturas minoritàrias de França. So¬

lide que, se una
la cura de gerie
dins los tèxtes

Le Peuple Français, revue d'histoire populaire, trimestriel. B.P.
26, 92190 Meudon. Dans les n° 13, 14, 15, une étude sur la Croi¬
sade des Albigeois de Serge Couderc.
L'écho de Rabastens, Mairie de Rabastens (Tarn).

Sommaire du n° 105 :
Pour la sauvegarde de Puycheval.

Orgues et organistes de N.-D. du Bourg.
Poèmes (Octave Prour, Marcel Brun).

Organismes internationaux chargés de la pollution mondiale.
Elections à la Présidence de la République.
41 jours aux Etats-Unis.
Petits Echos.
Les Cahiers d'Action d'Art,
Auvillar.

fondamentals

de

l'Estat

descentralizat

gleterre, qui

(Seguisson 2 paginas de modalitats d'aplicacion e 4 paginas
ensenhament, educacion perma¬
nenta e afars culturals, e mai radiotélévision).

MA
OR/FLA
Al somari del numéro 140 (abril 1974)

—

«

Ousitanic Vivo, V Cunée, 44, 12015 Limone (Italie). Journal
du Mouvement Autonomiste Occitan, (vallées occitanes d'Italie).
Revue du Tarn, Archives départementales, Albi. Revue régio¬
nale et historique d'une grande qualité scientifique.
Sommaire du n° 74 :
Paul Calvignac (1888-1974).
Pour le jubilé du docteur Knock.
Zadkine et les statues de chair.
Castraiserie aigre-douce.
Les Coteaux du Sud-Ouest d'Albi.
Vabre et les débuts de la Révolution.
La franc-maçonnerie tamaise de 1848 à 1879.
La seigneurie et les seigneurs de Pugnères.

Armor, B.P. 540 Saint-Brieuc, magazine régionaliste économi¬
que

tercer mon » comença a casa
no

nostra.

tots Francesos »

(Las elecciqns Francesas i las minoritats etnicas).
)_ara Guatemala !
Literatura : Els bestsellers
Novetats del llibre
—

El

Karaté

:

què és això ?

25 pessetes
ORIFLAMA EDICIONS MORGADES 45, VIC CATALU¬
NYA ESPANA
numéro

breton.

Maisons paysannes

de France, La Chapelle-Montligeon, 61
Mortagne-au-Perche. Revue de l'Association M.P.F. Défense du
patrimoine architectural et de l'écologie.
L'avenir de la Bretagne, journal national breton et fédéraliste
européen. B.P. 103, 22000 Saint-Brieuc.
Le Peuple Breton, Journal de l'Union Démocratique Bretonne,
B.P. 304, 29273 Brest Cédex.
Libres : Le poète Auguste

d'Occitanie, 31,

rue

Fourès,

Josep Salvat, Collège

de la Fonderie 31068 Toulouse Cédex.
En deuxième édition

L'anthologie oc-roumaine RELAIS LATINS a connu un éton¬
succès ce que justifie la parution d^'une deuxième édition,
revue et augmentée.
Les vrais poètes de langue d'oc ont beaucoup apprécié ce
document vivant, comme première manifestation commune de
la vieille amitié, séculaire, entre la poésie occitane et la poésie
nant

roumaine.
L'histoire littéraire enregistra, sans doute;, cet événement.
Les poètes de langue d'oc peuvent encore y participer en
s'adressant aux Editions « Prométhée », B.P. 166-10, 75463 Paris
Cédex 10, qui leur fournira toutes informations.

TORNAREM
Pichot

jofnal dels Occitans del 93

Al somari del
—

—

—

—

—

Catalunya pobra (Els dossièrs d'oriflama)

...Perd

accroissement de la représentation écos¬

bourg. Revue culturelle alsacienne et lorraine.

—

«

a vu un

saise autonomiste à la Chambre des Communes (en anglais).
Présence savoisienne, Paul Rebeton, Corsuet, 73100 Aix-enSavoie. Revue régionaliste, des articles en franco-provençal.
Les cahiers du bilinguisme, 11, place de Bordeaux, 67 Stras¬

—

(en 16 punts) d'articles de lèi :

El

de, l'Horloge, 82340

Scots Indépendant, 9, Upper Bridge Stréet, Stirling FK8 1er,
Scotland. Un compte rendu des élections du 28 février en An¬

una

(...).

La

rue

regionalizacion vertadièra remetia a las Régions
l'Educacion e l'Informacion, bastaria d'inscriure

reconeissença solemna de l'existéncia e de la dignitat de las len¬
gas e culturas etnicas e mai lo dreit absolut de las populacions
que ne son las depositàrias de las far valer dins los domènis
qu'aurian causit. Las Régions decidirian alavetz d'esper elas, en
tora libertat, de las aplicacions d'aiceste .dreit sus lor terrador,
dins lo respècte, plan segur, de las lèis nacionalas. Ne sèm pas
encara aqui. Tamplan las mesuras prepausadas mai luènh son
previstas per èstre mesas en vigor dins l'encastre del regim ac¬
tual, que tôt i es dirigit de Paris, directament o pel relais dels
delegats del Poder Central, en matèria d'ensenhament coma de
raditelevision. Per evitar oblits, ambiguitats e contestacions, nos
a paregut prudent de nos limitar pas, per la màger part dels
articles, a un enonciat plan général. Per subrepés, per fin d'ès¬
ser mai explicites, e sens per atant alordir la ténor dels articles,
estiman necessari de balhar un cèrt nombre d'indicas précisas
per per quant a las modalitats d'aplicacion que son de preveire

—

,

M. Joran,

—

Cau pas

Le

:

rigolar !

Pauvre terre occitane.
Que sont devenues les femmes ?

Breiz-Occitania ?
E

parlavam un pauc dal pais ?
qui lo foc.
A propos du disque de Françoise DAGUE
ara se

citan
—

1

Que faire des communautés ?

Corbièras
—

numéro

Conversa amb Joan-Pau VERDIER.
Chansons nord-occitanas.

:

a

Limôs

:

numéro

Adreça

A

carnaval

es

arribat.

(ronéotât) 24 paginas.

:

Isabel BABOU
4.rue Kennedy

9333QNEUILLY-sur-MARNE.

:

Pop Oc¬

�NOVELAS DE PERTOT
LION

•

rue

N. Chorier, Charvieu, 38230

Pont-de-Cheruy.
Jan RIGOUSTE, 7 rue du Dr. Louis Brocq,

47000 Agen,

La

Sonothèque Occitane — quelques kilomètres de bande
magnétique déjà — recherche tous documents en Occitan (pa¬
tois acceptés I) et en tous genres : chansons, contes, souvenirs,
recettes, enquêtes, comptines, devinettes, anecdotes, etc...
a) si vous possédez déjà ce document enregistré, vous nous
le prêtez, nous le repiquons et nous le rendons relativement ra¬
pidement (1 mois environ) ;
b) si à tout moment à dater dé ce jour vous avez l'occasion
d'enregistrer quelquechose, vous le faites et envoyez votre

Nous rappelons à tous les étudiants
qui viennent de passer
le Baccalauréat et qui abordent les Etudes supérieures en Fa¬
culté qu'ils peuvent intégrer la Langue Occitane au programme
de leurs études et de leurs examens. Les renseignements
qui
suivent nous ont été communiqués par la Faculté des Lettres
et Sciences H-riumaines de Pau. Nous les
communiquons à nos
lesteurs pour information, et sous réserves de changements
possibles de dernière heure. Pour toute précision supplémen¬
taire, on est prié de s'adresser directement au Secrétariat de
la Faculté des Lettres et Sciences humaines de Pau (B.P. 304
64016 Pau).
Il existe une unité de valeur d'Occitan qui peut être choisie

bande.

Remarque : il est plus facile de repiquer des bandes magnéti¬
des cassettes dont la

ques que

-

qualité^ laisse parfois à désirer.

les DÎE.OíÇ. préparés à la Faculté :
unité» dfe valeur à option.
t
&lt;
soit comme unité de valeur de langue, dans le cas où une
unité de valeur de langue vivante est exigée dans la composition

pour tous
—

possédez un magnétophone à bande, enregistre* en
vitesse rapide (9,5 ou 19 cm/s) et accompagnez votre bande ou
cassette d'une fiche du genre de celle jointe.
Nos moyens financiers étant des plus limités, nous ne pour¬
rons, hélas, que payer les frais de ré-expédition des documents
prêtés. Nous accepterons bien volontiers (et avec reconnais¬
sance) toutes bandes que l'on voudra bien nous donner.
La Sonothèque Occitane n'est pas une entreprise commer¬
ciale et ne produit pas I Si éventuellement des documents de¬
vaient être mis en vente sous quelle forme que ce soit, cela
ne saurait se faire qu'avec l'accord des intéressés (personnes
enregistrées et possesseur de la bande).
Nous publions prochainement le répertoire des documents
déjà en notre possession.
Merci d'avance à tous ceux qui voudront bien collaborer et
Si

vous

nous

:

L'OCCITAN
A LA
FACULTE DES LETTRES

SONOTHEQUE OCCITANE
Jacques P. POUYSEGUR, Î1

PAU

•

:

sit

comme

—

d'un D.E.U.G.
Cette unité de valeur porte la dénomination suivante : « lan¬
gue, Littérature et Histoire du Béarn et de la Gascogne. »
Elle comporte 2 heures d'enseignement hebdomadaires.

PROGRAMME
A) Langue : Du Latin au Gascon (Philologie)
La place du Gascon dans l'Occitan.
Morphologie et syntaxe du Gascon.
Exercices de thème.

B) Littérature
«

:

Etude de textes d'Occitan ancien.

Prousey d'u Biarnés

» :

J.-V. Lalanne.

Vita Vitanta » : M. Camelat (morceaux choisis).
Exercices de version.
C) Civilisation : Histoire du Béarn du 10e au 18e siècle.

«

aider.

Jacques R. POUYSEGUR

OUVRAGES RECOMMAND2S

Jean RIGOUSTE

'.rammaire abrégée du Gascon (« Per Noste »)
Petite
Nomenclature morphologique du Gascon :
Pierre Bes
Eléments de grammaire béarnaise : J. Courriades
—

.P.S. Envoyez de préférence vos documents à Jacques R.

«

—

POUYSEGUR. Merci.

—

—

•

PRADELLES
SEMAINE de VACANCES OCCITANES
^

'

—

—

—

25 au 31 aóût 1974

„

Examens
—

Elle

a

réuni

une

trentaine de personnes venant de toutes les

régions d'Occitanie et d'ailleurs. Le travail

y

—

fut intense, les dis¬

la

promenade. Au cours de veillées, les participants purent
parler avec Jòrdi Blanc, Miquèl Bertomieus, Joan Bodon, Ives
Roqueta et Joan Larzac. Les problèmes politiques furent au
cœur des débats. Patrie et Maria Roanet vinrent
pour deux soi¬
rées de chansons où étaient invités les gens des environs.
Au cours d'une soirée cinéma, trois courts métrages du « Ci¬
néma Occitan » furent présentés par leurs auteurs : l'un reprend
l'histoire du bandit Pomarède qui terrorisait le Biterrois au siècle
dernier, l'autre fait vivre le drame d'un vieux qui se voit obligé
de louer sa maison à une famille de vacanciers et le troisième
nous amène en
côté occitan est

compagnie d'une vendeuse au Cap d'Agde. Le
un peu laissé dans l'ombre mais ces trois films
se complètent bien et sont à voir ensemble.
Le dernier jour, un bilan fut fait par les participants qui firent
les remarques suivantes :
« Auriam
de gut parlar mai l'Oc, i agèt pas pro d'esfòrces
personals. Benlèu i avià pauc de gents que lo parlavan correntament. Sérié estât bon de dubrir l'estagi ei gents dau vilatge.
Lo JÏositiu es la volontat de perseguir l'estudi de l'Occitan.
AveiTi reçauput d'informacions de qualitàt. D'unes aurién aimat
faire de teatre. Cal faire coneisser çò que s'es fach per que
d'autres vengan l'an que ven. »
Il semble que cette formule soit à reprendre les années à ve¬
nir. La télévision nous étant refusée, c'est par des contacts de
ce gehre que nous pouvons faire connaître notre culture. Des
Mené, entre occitans se créeront, un peuple prendra conscience
de'ee qu'il est.
Il y a un problème d'informations pour ces journées : une par¬
tie de ceux qui sont venus l'avaient appris par des revues occi¬
tanes, d'autres nombreux par « La Dépêche », quelques-uns par
« Hebdo TC » mais des régions étendues de l'Occitanie ne sont
pas informées, semble-t-il. Nous devons trouver les moyens d'y
remédier.

f0|£

pradèlas:.agost74 : sesilko de trabalh.

: Les examens consistent en :
Une version suivie (4 heures) : cœefficierft 1.
Au choix : une dissertation-ou une explication

le programme
cœefficient 1

cussions •anitnéS,'les après-midis étant réservée pour la détente
et

Syntaxe béarnaise et gasconne : J. Bouzet,
Le Béarn et le problème de sa souveraineté

: P. Tucoo-Chala.
Gaston Febus et la Vicomté de Béam : P. Tucoo-Chala.
Histoire du Béarn-tColl. Que sais-je) : P, Tucoo-Chala.
Béarn des origines à Gaston
Febus, (Ed. « Per
Noste ») : Benoit Cursente.
—

,

de texte

sur

de civilisation et d'histoire occitane (4 heures)

:

�Àuvernha

•

LIVRES

G LOS SARI DEL PERIGORD NEGRE, de P.

:

MIREMONT;
ANTHOLOGIE
On

DES

TROUBADOURS
AUVER¬
GNATS.
J. CL. RIVIERE

parle beaucoup des troubadours. Mais qu'en

connait-on hors des cercles étroits d'initiés ? Dans lès
milieux universitaires eux-mêmes, ne le limite-t-on pas
à quelques auteurs et à quelques textes, qui
donnent qu'une idée partielle de cette extraordi¬

souvent
ne

naire floraison littéraire ?
Avec la

compétehce d'un spécialiste universitaire,
Rivière, chargé d'enseignement à l'Université de
Nantes, originaire du Nord du Cantal, nous donne au¬

J.C.

jourd'hui

:

Une trentaine de

pièces, avec textes, traduction,
annotations, bibliographie permettant d'accéder à des
œuvres quf relèvent des genres les plus divers, et de
mesurer la place que l'Auvergne et le Velay, trop sou¬
vent oubliés, ont tenu dans ce grand mouvement cul¬
—

turel.
Une

présentation d'ensemble, des données bio¬
graphiques et critiques, dans un langage clair et acces¬
sible, mais précis et substantiel.
Pour la première fois, une synthèse régionale de
l'œuvre des Troubadours est mise à la disposition du
public cultivé. 134 p. 21 x 29,7.
Edité par le Cercle Occitan d'Auvergne-Auvernha
Tara d'Oc, 29, Bd Gergovia, 63037, Clermont-Ferrand
Cédex. Prix : 15 f. (12 f. pour les membres du Cercle).
—

Franco de port. Paru.

•

Provença

Chers amis,
Certainement vous connaissez déjà le CENTRE
CULTUREL OCCITAN DE L'ETANG DE BERRE.
Dans la négative, nous nous présentons.
Le C.C.OC est une organisation établie sous la loi de 1901 qui
se donne pour tâche de travailler au
développement de la culture
occitane dans le cadre du monde d'aujourd'hui ; par exemple
ensei¬
gner comme nous avons commencé de le faire la langue d'oc, pren¬
dre position auprès des autorités qui nous représentent
à la

face

pollution qui nous menace, promouvoir le théâtre, la musique, la
littérature, enregistrer des récits de la vie de nos anciens afin que
la culture orale puisse être perpétuée dans la vie quotidienne. Enfin
aider à la naissance du cinéma occitan, toutes ces actions contri¬
buent à la restauration de notre dignité.
Même s'il est fait bénévolement un tel travail entraîne des frais

importants, il nous faut un minimum de matériel (magnétophone,
bandes, micros, caméras, films) et c'est grâce à votre aide que nous
pouvons réaliser ces projets.
Nous savons que très souvent vous êtes sollicités, cependant
nous pensons que la défense de notre personnalité, dont la vôtre
ne peut vous laisser indifférent.
C'est pour cette raison que nous vous demandons de nous aider
et de réaliser avec nous ces objectifs auxquels vous êtes intéressé
directement ou en la personne de vos enfants qui ont le droit de
prétendre â une vie digne sur la terre où Hs sont nés.
Le bureau du C.C.OC.

Loin

de

d'efforts,

Sarladais natal, P. Miremont redouble
retraite laborieuse, pour le servir. Son

son

en sa

G/ossari qui vient de paraître en est la preuve. C'est
fort volume de 517 pages, divisé en deux
parties
principales : dans la première (p.29 à 357) un riche vo¬
cabulaire régional, caractérisé par le souci de rendre
un

très exactement la nuance du mot, souvent fort diffé¬
rente des mots français que l'on fait correspondre,
tant

l'esprit des deux langues, occitan et français est
différent. Il s'y ajoute des expressions pleines de sève
et de vigueur, mais ausi de naturel. La seconde
partie
regroupe, sans traduction, des mots voisins du fran¬
çais, des mots techniques pour lesquels l'auteur, avec
la possession du génie 'de la langue d'un occitanophone de naissance, fait quelques propositions dignes
d'être examinées avec attention. L'auteur est un dé¬
fenseur acharné de la vérité de notre langue : dans ce

glossaire, il
contre

fournit le

nous

l'envahissement

moyen

de la défendre

insidieux par les calques du

franglais et du français hexagonal, qui sévissent si

gra¬

vement chez les

néo-occitanistes et dans certains mi¬
lieux universitaires. Miremont dit par ailleurs, fort jus¬
tement, qu'à notre époque, où la langue continue à
reculer
ne l'oublions pas
— et où
la menace de
mort se précise malgré tout à la mort de chaque vieil
—

occitan

gardien du génie de la langue, il faut laisser
byzantinismes graphiques et les subtilités
savantasses pour aller au plus pressé, et recueillir au
plus vite la langue réelle, afin que ce soit de l'occitan
que nous transmettions à ceux qui nous relèveront, et
un hispans-espéranto
non
qui n'aurait d'occitan que
le nom. Aussi prépare-t-il diligemment un « Biais de
Dire en Périg or d » et une « Syntaxe du Périgord Noir »
dont il est évident que les enseignements seront large¬
ment valables pour les autres occitans. Plaise au ciel
qu'ils voient bientôt le jour. Et en attendant, que nul
défenseur de notre langue n'omette d'acheter le G/os¬
sari del Périgord Nègre : quelle que soit leur région,
ils ne peuvent qu'y gagner (S'adresser pour cela à P.
Miremont, Avenue Pothonnier, 83390 Cuers). Le prix
de côté les

est de 45

f., CCP 266-64 Z Toulouse.

CATALANA

CRONICA

TOLOSA

e

GATALONHA

Ba tenir lloc el dia 16 de

catalanitat

en

dues cobles

terras de

:

juin lliure manifestacio de

frança. amb la participacio de

Cobla Cambo Gili. i Cobla els Unies amb dues dei

NOTRE POSITION
SUR LA POLLUTION

Rossello.
El 23 Aplec

Le centre culturel Occitan de l'Etang de Berre dont le rôle
consiste à défendre les Provençaux et tous les occitans contre les

atteintes à leurs individualités, à leur langue, â leur culture et plus
largement, à leur pays, tient à manifester sa solidarité totale avec
les pêcheurs, les agriculteurs et les citadins qui sont les victimes
des méfaits croissants de la pollution.
Il s'élève en particulier contre les déversements de déchets des
usines dans l'Etang de Berre et le golfe de Los, provoquant non
seulement la mort du milieu naturel, mais par voie de conséquence
la disparition de tous ceux qui viveht de la mer.
Le centre Culturel Occitan de l'Etang de Berre s'élève également

l'exploitation abusive des carrières, notamment entre la ré¬
gion de Chateauneuf et de Gignac, qui constitue un véritable crime
contre le paysage et détruit systématiquement la forêt si précieuse
contre

chez nous.
Le centre Culturel Occitan de l'Etang de Berre considère que no¬
tre pays est actuellement menacé de mort par les représentants du

capitalisme qui ne songent qu'au profit.
Il appelle les habitants de la région de l'Etang de Berre ainsi
tous les provençaux

et occitans à lutter contre ces « nervis

».

que

honorarem la memorie de dues de les;
figures mes il. lustres de Catalunya, recentment aesaparegudes : Pau Casais i Ambrosi Carrion. Tots dos aribaren a la fi de la seva existèneia en la integritat d'un
exili digne, intransigent i exemplar, corol, lari d una vida
enterament consagrada .a la promocio dels mès alts
valors catalans i humans i a la fervent defensa de la
democracia i de les 'libertats. L'un i l'altre representaven la catalanitat i el sentiment démocratie en els mès

caractéristiques inhérents a la idiosicrasia del poble catala, sintetitzant aixi tots els grans
corrents del sentiment catala, la sublimacio de la idea
de Catalunya. Alhora que retre un homenatage emo-

elevats aspectes,

cionat

a

aquelles dues conscîencies del nostre temps,

innombrables combatents de l'interior, els coneguts i els anonims que incansablement,
cpratjosament i amb tenacitat lluiten î cauen per l'enho fem tanbè als

dorrocament d'un

régim il, légal.

�L'Aplec de la Sardana, enguany, hauria d'esser l'expohent d'uria protesta adrecada a totes les personalitats espanyoles que volen fer veure que Catalunya
gaudeix de privilegis de favor respecte les altres ré¬
gions delterritori peninsular. Que deixar ballar sardanes
a les places publiques en tots els pobles del Prinipat
amb el vist i plau del govern centralista de Madrid,
ja ès fer molt, doncs aixo prova la condescendencia
de les autoritats superiors.
Si bè ès cert quedeixan organitzar aplecs sardanistics confeccionar programes de concerts de les belles
i selectes partitures que son l'orgull del nostre riquissim folchlore i d'exquisida musica dels eximis compositors catalans, tambè ès una veritat que no havem
de callar, que darrera aquesta tolerancia-i diem tolerancia perque si œhaguessin pogut anul. lar aqueixa
expensio que el poble catala s'ha sabut guanyar a travès de la seva lluita contra les imposicions dels antica¬
talans, tambè ho farien-els ciutadans esperen i reclamen que se'ls reconeguin altres drets, que avui encara
els hi son negats, per exemple dret d'associacio, dret
de vaga, tan importants per no haver de veure's,
comara, acorrelats i apallissats en el moment que les
necessitats obliguen els obrers a recorrer, a optar per
aquest mitja de lluita, que es légal a tots els paisons
que els ciutadans gaudeixen d'un respecte civic, i que
els catalansreivindiquen per la propia defensa on les
palestres entre el capital i el treball, Sense aquests
drets, la lluita ès desigual, injusta, abominable.
Ningu pot regatejar a la classe obrera conscient de
la seva responsabilitat. davant la historia del prolétariat

internacional, de poder servir se de les armes que les
lleis socials atorguen a les forces del treball d'un pais
avançai i progressiu, puix que amb el seu esforc assoleix el benestar général de tôt un poble. L'economia,
en una societat de consumacio, s'enriqueix pel treball
d'exercits d'homes i dones que cadadia donen les seves mans i el seu saber per millorar Mur produccio en
totes les multiples manifestacions de la vida activa.
Catalunya en dona la prova eficient perque no ha estai
mai un poble de parasits. Ens cal apoiar tota la lluita
que els catalans duen a terme per exigir de la patronal
i del govern, els convenis de treball i les lleis que els
regulin. 'Nomès aixi es podrà trobar l'entesa i la
condialitat pel tre bail positiu.
Les expensions populars han d'esser permeses i protegides per que son l'anima d'unes races que viuen
i ascendeixen progressivament i elles representen l'espiritualitat d'un poble culte que es débat per esser di¬
gne dels seus avantpassats. La nostra dansa, la Sar¬
dana, amb els seus encisos ens agermana, ens uneix
i es la nostra personalitat Siguem-ne
dignes. Fem-ne
tambe l'eina de combat per assolir la llibertat de Cata¬
lunya, que ès la nostra alliberacio.
L'Afluencia de sardanistes i simpatitzans a L'Aplec
d'aquest any, ha de palesar aquests noble i ferm desig
dels catalans de l'exili. Donant-nos les mans
anella de germanor, hem d'exigir que siguin
les llibertats demogratiques que el poble de

en

la gran

retornades
Catalunya

tè dret.

J.O.

La Quinzaine Littéraire, 1er-15 Mars 73.
A travers de très belles
images qui nous décrivent la vie quo¬
tidienne d'un vieux couple de paysans du

CINEMA et MINORITES

Trégor, c'est le

problème de la langue bretonne et du peuple breton,
ces

Ti Pri
Un film de Philippe Cassard.
BRIME AU FESTIVAL D'OBERHAUSEN 1973.
Alan STIVELL récite un texre composé par
Ph.
mis au point par BERNEZ AN NAIL

Cassard

et

musique BEETHOVEN :
Symphonie Pastorale, Les Ruines d'Athènes.
Images et montage : Ph. Cassard. Son : Marcel Varnet, Maryse
et André Le Morvan.
Non ! Les paysans bretons ne sont
pas condamnés à subir
en silence et à
disparaître ! Non ! La Bretagne ne peut pas
mourir ! Non ! La langue bretonne n'est
pas vouée à la mort
et à l'oubli ! Si les Bretons reprennent leur fierté et leur cou¬

rage, ils sont capables de renverser l'évolution en cours. Ce
film veut les aider à prendre conscience des
problèmes de
la Bretagne et les amener à lutter... Voici donc un film
plein
de mélancolie et d'espoir.

Jacques LE BIHAN
Bretagne à Paris, 22 Déc. 72.
...Expression revandicatrice et régionaliste, Ti Pri, film breton,
qui dit et chante en termes dialectiques la grande misère de

La

l'Armor.
Bernard RAFFALLI

Le Monde, 25 Mai 73.
J'ai été étonné de la

mena¬

existence

même, qui se trouve
posé. Pourtant Ti Pri n'est pas un film de propagande politi¬
que, c'est avant tout un cri d'amour et de désespoir. A tra¬
vers ce pays qui se
meurt, ces enfants qui partent, cette
vieille langue qui meurt, ces fermes abandonnées
qui tom¬
bent en ruines, nous sentons partout la
présence obsédante
de la mort. Faut-il se résigner
et se laisser gagner par le dé¬
sespoir ? Non, bien sûr. C'est là le message du film : l'avenir
est entre nos mains. C'est à la
jeunesse de Bretagne de ré¬
pondre aujourd'hui, en 1974...
Presse-Océan, 17 Janvier 74.
N.B. ce film est un fim breton,
si vous désirez la version oriqinale

spécifíéi
ou

lors de la commande
en français.

sous-titrée

Terra Corsa
Un film de

Philippe CASSARD.

Collaboration

au

commentaire

dri, André Nicolai.
Récitant

:

:

Jacques Grégori, Jean Léen-

Alain Cuniot.

Images et montage Ph. Cassard.
Monté au Studio Julien Etcheverry, mixage
Crépac-Scopcolor, laboratoires Vitfer, achèvement de la production : mai 1974.
le mythe napoléonien
université d'été de Corti réponse à la fermeture de l'Univer¬
—

langue extrêmement

moderne

qui était

employée... Bref, j'ai trouvé le texte formidable et inattendu.
Emsav, n° 81 Sept. 73.
La valeur de Ti Pri : obliger les gens à voir ce
qu'ils se
cachent... Regarder la vérité en face est la
première éta[ie
avant de commencer le combat. Ti Pri est
décevant pour
....

les militants qui savent déjà combien est
dramatique la situa¬
tion du peuple breton. Ti Pri est beau, triste aussi, hélas..
ROC'H

—

—

Imbourc'h, n° 47 Déc. 73.
Le rejet de toute compassion n'entraîne
pas nécessairement
le politique, du côté de la sécheresse et de l'abstraction. A
cette impasse, que suggère la pensée de
droite, répond le
lysisme de Ti Pri. Philippe Cassard n'y gémit pas sur la dé¬
tresse des fermiers bretons ; il n'y flétrit
pas non plus leur
inconscience de classe. Son film touche parce qu'il
décrit
la mort d'une classe : la petite paysannerie,
que le capita¬
lisme affame et dont il détruit jusqu'à la volonté de travail.
Cette ferme qu'envahit l'ordure, c'est ce que noient (recou¬
vrent et étouffent les fameuses « eaux
glacées » du « Mani¬
feste ».
Louis SEGUIN

aujourd'hui dans leur

—

—

—

—

—

—

—

sité Corse
le langage du Schéma d'Aménagement de
du Pr Nicolail
Alérie : comprendre-le passé pour agir sur le
la mise en valeur de la plaine orientale
le problème pied-noir
un certain
type d'agriculture, un certain

désertification

la Corse (exposé
présent

type de tourisme

la montagne, le parc naturel et ses habitants entre la bonne
volonté et les conséquences réelles

peuple au passé glorieux : la première démocratie élective
peuple malheureux qui craint de disparaître
comme dernier souffle, une solution
globale, politique : l'au¬
un

un

tonomie
dans le film est lancé intégralement
terne de la Corse qui porte le nom
di u Castellare
réflexions à Filitosa

l'appel à l'autonomie in¬
historique de la Chjama

André, l'étudiant, personnage-guide du film, rejoint la mani¬
festation contre les boues rouges à Ajaccio.

�Concert

LO JORNAL DE JAGOTET
SUITE

DU

NUMERO

20

Tota aquela avitalha amolonada... D'un tract de gredon
agressiu marcavan un pretz sus una carta que tiravan
de sa saqueta de cuèr e se'n anavan pus luènh sens
escotar las prostestacions dels paisans que se botavan
las lunetas de còps per legir la carta... Era un vai-eveni de diables e de carretons... Lèu, lèu tota la molonada de fruta e de legums dispareissiá dins los camionasses venguts mai que mai de la Dordonha e dins
los balets del mercat-gara...
Aquel mercat-gara, lo rèsta del temps quora i fasiàm
u n torn en petarèl aprèp l'escola, èra voide e silenciós ; a despart qualques conservaires que s'aparavan

JOAN-PAU VERDIER

ORTF B ordeauXc12 Juin 1974
«

méchants » se plaignait l'Auvergnat FernanO
Et méfiants », pourrait ajouter le Limousin Verdier,

Les gens sont

Raynaud.

«

voisin.
Ne voilà-t-il pas, en

son

effet, qu'ils se mettent immanquablement
militantisme qui tenterait d'échapper à la sem¬
piternelle discussion-forum (en français I) pour prendre les for¬
mes plus attrayantes (et occitanes !) de la chanson, en particu¬
lier et de tout art en général, quel qu'il soit... mais surtout s'il
est populaire, arguant que l'artiste ne saurait se faire entendre
au! sas consèrvas...
qu'aux dépens de la cause qu'il entend servir. C'est ainsi qu'on
Plan de brava tèrra cimentada e qu'aviâ costat
a pu entendre récemment Alan Stivell s'étonner, après son pas¬
plan car per sévir a pas grand causa, disiá mon paire, sage triomphal, mais la popularité ne heurte-elle pas I élitisme de
certains ? à l'Olympia, d'avoir été contesté et critiqué par ces
e mai qu'èra los paisans que lor aviá
calgut, fin finala,
mêmes « purs-et-durs » qui étaient venus à la chanson et la
pagar la nòta... Mas ne sabiá pas mai, lo paure. Ni
cause bretonnes par son Olympia ! A son tour, Joan-Pau Ver¬
mai los aures paisans del vesinatge. Avián l'òrdre de
dier a connu les mêmes attaques. C'est un peu trop d'injustice I
En effet, le talent de chanteur et de musicien, la fougue de
portár aqul sasivsrunas e sas mongetas... Aqul e pas
Joan-Pau ne cessent de mettre en valeur la parole et le mes¬
endacom mai... -cra tôt.
sage occitans, et l'art fait que le militant n'ennuie ni ne lasse.
Qualqu'un aviá decidit que, pel renom de la vila, caIl suffit de voir et d'entendre Joan-Pau pour être convaincu
liá far un mercat-gara. Un mercat-gara grand, plan
de la sincérité absolue de sa foi occitaniste. Encore faut-il qu'on
vienne le voir et qu'on veuille bien l'écouter. Il est de nos meil¬
grand, coma tôt ç£&gt; que sa fa a Vilanuèva. E lo mercatleurs et plus efficaces hérauts, dans un domaine où la parole
gara foguèt !
ne saurait se suffire et où la médiocrité risque de désamorcer
Aqueles problèmas non me'n èri pas gaire mainat
le message.
Ceux qui sont venus écouter Joan-Pau, le 12 juin, au grand
dinc'ara, aviái ça que la, sentit al còr, d'entendre mon
auditorium de l'O.R.T.F. de Bordeaux, n'ont certes pas été dé¬
paire parlar atal del mercat-gara, coma un picòtaçus ! A la vérité, personne n'avait plus envie de repartir, à la
ment... Una aviái sentit l'injusticia que plèga las volonfin de la prestation, qui débuta, selon une tradition, vieille de
tats dels trabalhaires al voler caput de qualques unes.
quelques mois, par une petite vacherie spirituelle signée ChaUn moment aviái sentit l'inseguretat de la vida que
deuil pour les paroles. Histoire de montrer qu'on existe quand
même et qu'au fond, il vaut mieux rire de tout ça plutôt que
m'esperava ara darrièr las pòrtas alandadas d'aquel
de s'en ren'malade. D'ailleurs dans ces cas-là, c'est toujours le
mercat-gara, grand e voide...
public qui tranche, non ?...
Une vingtaine de chansons en tout, presque toutes déjà
connues. Quelques nouveautés intéressantes, et une ou deux
chansons connues du public mais non gravées, comme « 0 Occitania », sur un poème de Léon Cordes, ou la version mi-parlée,
à suspecter tout

—

mi-chantée des

«

Maussieras

»

de Michel Chadeuil, dont on ne

pouvait s'empêcher d'imaginer la silhouette, courbée sur les
chemins de son pays, contemplant ces merises écrasées à terre,
que personne ne ramasse plus et qui font comme une tache
de sang. Qui, sinon un poète, un artiste, auraient pu si bien
nous faire
sentir si profondémcent le destin d'un pays qui
meurt ?... Qui aurait pu nous imprimer au coeur cette douleur
poignante de l'homme qui préfère mourir plutôt que d'aller
s'exiler loin de son village envahi par les eaux d'un barrage ?
(Lo vilatge nejat). On y retrouve la même sublime, et pourtant
humble grandeur, que dans ce beau roman de Jean Carrière
où l'on meurt avec sa terre, plutôt que de la quitter. (L'épervier
de Maheux).
Des chansons tristes, ou émouvantes
le malheur) satiriques (desemplumat. Ma

(La vielha, Porta-crotz,

Marseillaise à moi, en

passar) malicieuses (occitania sempre ; soi una puta) et d'au¬
thentiques chefs-d'œuvre de poésie militante (Veiqui l'occitan,
chanti, per tu), sans oublier la splendeur due ce « Sirventes »
que ne désavoueraient pas nos troubadours d'antan.
Quelques chansons en français (parce que certaines choses
peuvent se dire aussi en cette langue), qui rappelèrent à certains
le temps où Joan-Pau, encore étudiant, à Bordeaux, les régalait
de poésie et de musique : ce furent « Vivre » et cette « Liberté »
qui firent remonter à plus d'un quelques années...
Il faut citer aussi ce malicieux mais sincère hommage à Léo
Ferré, le poète, qu'est « Maledetto Léo », et rendre hommage
enfin à Gilles Jérôme, dont l'accomagnement au piano électri¬
que, intelligent et sensible à la fois ne déçut pas ceux qui
avaient encore à l'oreille les sonorités plus riches des albums,
enregistés par Joan-Pau et auxquels il a d'ailleurs collaboré. On
lui doit notamment la musique de l'admirable « Sirventes ».
Une très belle soirée en définitive, qui permit à Joan-Pau de
retrouver un peu le pays, ce qui fut un plaisir et pour lui et
pour le public de Bordeaux, qui eut du mal à le laisser partir.
Un court enregistrement de cette soirée est passée sur les
ondes de Bordeaux-Aquitaine (Magazine artistique) ce qui per¬
mit de retrouver un peu de cette soirée, fervente.
Que l'on se rassure : la guitare de Verdier est honnête I En
plus, elle est bien agréable à écouter !
Photo

:

Joan-Pau Verdier

C.I.D.O.
3ÉZIERS

Michèle SENTEX

�GAVA POESIA

de TOLOSA
Una SEMANA OGGITANA
Del 7 al 13 d'octòbre, VIDA NOSTRA organizava a
la Cava-Poesia, a Tolosa, una setmana d'espectacle
occitan titolat « Tolosa occitana». De cantairas de To¬

losa, Jacmelina, Martina e Rosina de Pèira e le poèta
Maurici Andrieu presentavan cada ser cançons e poèmas.

Es tròp lèu per tirar las conclusions, mès voldriài explicar nòstra causîda per que la critica tombe pas a
costat.

Cercar l'eficacitat de l'accion

occitanista; aquò pòt

voler dire anar cantar dins las campanhas a l'ocasion
d'una fèsta locala o d'una manifestacion paisana. Dins

vila coma Tolosa, pòt èstre anar cantar pels obrièrs en grèva de la S NIA ; mès aquò dire que lo trabalh militant es prp avançai per qu'ajan enveja d'aquel
sosten : cresi paaitiue la question siàgue jamai estât
una

pausada atal
en
en

a

la SNIA. Alavetz, cal far venir lo monde

téner compte de son condicionament, reven a dire
se servir de las formulas acostumadas : es per aquò

qu'avèm volgut temotar l'experiénça de presentar pen¬
jorns lo meretS'espectacle.
Atal, pendent 8 jorns la Cava-Poesia podiá èstre una
veirina ont se podiá ausir de produccions de qualitat
en presa sus la realitat occitana e occitanista, una permanença ont se podiá préner de contacts per anar mai
dent 8

îuènh dins l'informacion e dins l'accion e una tribuna
ont de vertats prumîèras podián èstre ausidas.
Es atal qu'avèm vist l'organizacion d'aquela set¬
mana, veirem ben se nos sèm enganats, mès qu'òm

diga

manifestacion de granda
se fan pas dins una sala
d'un cinquantenat de plaças damb de monde que cantan e que dison de poèmas en occitan. Q'ôm parle
pas tanpauc de recuperacion, perqué an aquel mo¬
ment pausi la question de saber quai récupéra quai :
trabalhar, 8 jorns dins una sala coma aquela pòt pas
raportar d'argent a diguns. Quand aurem tròp besonh
d'argent, benlèu qu'aquò vendrà, organizarem quicòm
al Palais dels Espòrts coma d'autres o fan.
pas

qu'avèm fèit

consomacion

:

de

una

causas

atal

M. BERTOMIEUS

JfiUMELINA

Enric DAL80S ( toto

e

MOTS CROSATS
ORIZONTAL
1. malaisida a contentar
2. la vida o pòt èsser - negacion estrangièra - en dejós
3. sigle pétrolier - io qu'avèm ara farà benlèu quicòm per
cultura occitana
4. arbre
marca la dolor
5. sigle alemand - fa de bruch
6. venguèt una planta - pronom - per la cosinièra
7. letras de jove - se parla de lo del Larzac
8. candas
fa una tiera
9. tropèl - cobrir
10. faire dieu - totjorn n'avèm mai
11. Feme al revèrs
fa marchar l'ase
possessiu
12. dobla letra
anem - tròç de nom - negacion
-

-

-

-

-

VERTICAL
1. tocadas pel duòc
2. fa brutlar la lenha

-

l'autre costat

3

nota_enlevi las escobilhas
4. bolegaretz cambas e braces

5. garda son ben
6. ietras d'un fòl
7. mesa en plaça
8. nene catalan
cridarem coma de fedas
9. article
Sadol
10. seguis los òrdres
11. sens malautià
agusada
12. en defòra de la tèrra
cremadas.
-

-

-

-

1

Logrope de
16

i

Rosina de Pèira ffotò Louis Marty)

Le Directeur de la Publication

:

Michel BERTHOUMIEUX

Imprimerie CIEPEP, Í3.

rue

Boulbonne

-

31

TOulOUSg

la

�</text>
                </elementText>
              </elementTextContainer>
            </element>
          </elementContainer>
        </elementSet>
      </elementSetContainer>
    </file>
  </fileContainer>
  <collection collectionId="129">
    <elementSetContainer>
      <elementSet elementSetId="1">
        <name>Dublin Core</name>
        <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
        <elementContainer>
          <element elementId="50">
            <name>Title</name>
            <description>A name given to the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="1032355">
                <text>Périodiques toujours sous droit</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
        </elementContainer>
      </elementSet>
    </elementSetContainer>
  </collection>
  <itemType itemTypeId="26">
    <name>Revista</name>
    <description>Item type spécifique au CIRDÒC : à privilégier</description>
    <elementContainer>
      <element elementId="163">
        <name>Type de périodique</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="751194">
            <text>Buletin d’informacion d’associacions e partits politics = Bulletin d’information d’associations et de partis politiques</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
      <element elementId="127">
        <name>Région Administrative</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="751195">
            <text>Languedoc-Roussillon</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
      <element elementId="128">
        <name>Variante Idiomatique</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="751203">
            <text>Languedocien</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
      <element elementId="130">
        <name>Graphie</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="751204">
            <text>Graphie classique / Grafia classica</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
    </elementContainer>
  </itemType>
  <elementSetContainer>
    <elementSet elementSetId="1">
      <name>Dublin Core</name>
      <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
      <elementContainer>
        <element elementId="50">
          <name>Title</name>
          <description>A name given to the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="751177">
              <text>Vida Nòstra. - Annada 04, n° 21, octobre-novembre 1974</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="86">
          <name>Alternative Title</name>
          <description>An alternative name for the resource. The distinction between titles and alternative titles is application-specific.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="751178">
              <text>Vida Nòstra. - Annada 04, n° 21, octobre-novembre 1974</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="39">
          <name>Creator</name>
          <description>An entity primarily responsible for making the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="751179">
              <text>Berthoumieux, Michel. Directeur de publication</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="45">
          <name>Publisher</name>
          <description>An entity responsible for making the resource available</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="751181">
              <text>Institut d'estudis occitans (Toulouse)</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="40">
          <name>Date</name>
          <description>A point or period of time associated with an event in the lifecycle of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="751182">
              <text>1974-10</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="94">
          <name>Date Issued</name>
          <description>Date of formal issuance (e.g., publication) of the resource.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="751183">
              <text>2020-05-15 FB</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="98">
          <name>License</name>
          <description>A legal document giving official permission to do something with the resource.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="751184">
              <text>Creative commons = BY - NC - ND</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="46">
          <name>Relation</name>
          <description>A related resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="751185">
              <text>Vignette : https://occitanica.eu/files/original/edc685b252b7529b8b982d4171e9a03c.jpg</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="751186">
              <text>http://www.sudoc.fr/037452312</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="104">
          <name>Is Part Of</name>
          <description>A related resource in which the described resource is physically or logically included.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="751187">
              <text>&lt;em&gt;Vida N&amp;ograve;stra&lt;/em&gt; (&lt;a href="http://occitanica.eu/omeka/items/show/21000" target="_blank" rel="noopener"&gt;Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue&lt;/a&gt;)</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="42">
          <name>Format</name>
          <description>The file format, physical medium, or dimensions of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="751188">
              <text>application/pdf</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="751189">
              <text>1 fasc. (16 p.) ; 30 cm</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="44">
          <name>Language</name>
          <description>A language of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="751190">
              <text>fre</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="751213">
              <text>oci</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="51">
          <name>Type</name>
          <description>The nature or genre of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="751191">
              <text>Text</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="751192">
              <text>publication en série imprimée</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="116">
          <name>Temporal Coverage</name>
          <description>Temporal characteristics of the resource.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="751193">
              <text>19..</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="43">
          <name>Identifier</name>
          <description>An unambiguous reference to the resource within a given context</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="751196">
              <text>http://occitanica.eu/omeka/items/show/22790</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="751197">
              <text>CIRDOC_N2-1974-21</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="49">
          <name>Subject</name>
          <description>The topic of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="751202">
              <text>Mouvement occitan</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="37">
          <name>Contributor</name>
          <description>An entity responsible for making contributions to the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="751205">
              <text>Baldit, Jean-Pierre</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="41">
          <name>Description</name>
          <description>An account of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="751210">
              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Vida N&amp;ograve;stra&lt;/em&gt;&amp;nbsp;est une revue culturelle, c&lt;span style="background-color: #ffffff; color: #626262;"&gt;haque num&amp;eacute;ro&amp;nbsp;&lt;/span&gt;contient un panorama de l'actualit&amp;eacute; de la cr&amp;eacute;ation occitane dans tous les domaines. Le magazine donne aussi un &amp;eacute;cho de la vie des sections d&amp;eacute;partementales de l'IEO.&lt;/div&gt;</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="751214">
              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Vida N&amp;ograve;stra&lt;/em&gt; es una revista culturala, cada numer&amp;ograve; conten un panoram&amp;agrave; de l'actualitat de la creacion occitana, publica tanben un resson de la vida de las seccions departamentalas de l'IEO.&lt;/div&gt;</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="48">
          <name>Source</name>
          <description>A related resource from which the described resource is derived</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="824116">
              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, N 2</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
      </elementContainer>
    </elementSet>
    <elementSet elementSetId="8">
      <name>Occitanica</name>
      <description>Jeu de métadonnées internes a Occitanica</description>
      <elementContainer>
        <element elementId="173">
          <name>Portail</name>
          <description>Le portail dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="751198">
              <text>Mediatèca</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="174">
          <name>Sous-Menu</name>
          <description>Le sous-menu dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="751199">
              <text>Bibliotèca</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="172">
          <name>Type de Document</name>
          <description>Le type dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="751200">
              <text>Numéro de revue</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="182">
          <name>Catégorie</name>
          <description>La catégorie dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="751201">
              <text>Documents</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="171">
          <name>Contributeur</name>
          <description>Le contributeur à Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="751212">
              <text>CIRDOC - Institut occitan de cultura</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
      </elementContainer>
    </elementSet>
  </elementSetContainer>
  <tagContainer>
    <tag tagId="148">
      <name>Cultura occitana = Culture occitane</name>
    </tag>
    <tag tagId="1561">
      <name>Musica occitana = Musique occitane</name>
    </tag>
    <tag tagId="249">
      <name>Nòva cançon occitana = Nouvelle chanson occitane</name>
    </tag>
    <tag tagId="319">
      <name>Occitanisme = occitanisme</name>
    </tag>
  </tagContainer>
</item>
