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                  <text>re
mon s uç

I

ol il m

oc ci t a n

vida nostra
NOUVELLE SÉRIE N° 1

LARZAC

vers

l'épreuve de force

?

�COURRIER

Revolum

Courrier de

Au

vant

LES NOUVEAUX HARKIS

un

l'aise
On peut estimer qu'un interro¬
gatoire à la brigade de gendarme¬
rie, suivi d'une garde à vue, n'est
pas un événement ordinaire ni, à
plus forte raison, réjouissant. On

cependant de ne pas
en tirer profit : en cherchant bien,
c'est-à-dire en ouvrant grandes ses
oreilles, c'est bien le diable si on
n'arrive pas à voir surgir, au tour¬
aurait

tort

de la « conversation » un petit
détail qui peut ne pas manquer de
sel. Qu'on en juge.

gars,

qui

et

douiller

visiblement mal à
finit par vous bre¬

«
Eh bien quoi, ce tract,
l'avez remis, c'était pour
le rendre public ? ». Sic et resic.

si

:

vous

Il ne vous reste plus qu'à lui jeter
à la face : « Ah bravo ! Alors pour

Invité

«

»

à donner votre

temps un jour dit

—

emploi

mettons

soit le jour même de l'in¬
terrogatoire —, vous signalez que,
vers
14 heures, vous avez dépo¬
que ce

les deux quotidiens lo¬
caux
en l'occurrence la Marseil¬
laise et le Midi Libre — un cer¬
chez

sé

—

communiqué. Et, crac, voilà le
capitaine qui vous sort : « C'est
exact, la Marseillaise m'a télépho¬
né dans l'après-midi. ». Comme les
gendarmes sont chez vous depuis
16 h 30, on voit que ça n'a pas traî¬
né ! Il se trouve en outre qu'au bas
de ce communiqué figurait votre

tain

et votre adresse.

nom

enfin

quotidien

Tout cela donne à

tu

que

penseras,

continue

et

vous

Plus tard,

peu.

Il

se

trouve

la Marseillaise est le
régional
communiste.

que

penser.

Pense

la conversation
distrait quelque

vous

revenez

sur

détail avec l'adjudant : « Tout
de même, le capitaine m'a appris
tout à l'heure une chose très inté¬
ressante : c'est la Marseillaise qui
l'a mis au courant de ce tract.
Drôle de journalisme ! » Léger em¬
barras du préposé qui enchaîne tou¬
tefois assez vite : « Oh, il doit
ce

s'agir d'une initiative individuelle
d'un petit journaliste quelconque. »
Difficile alors de ne pas s'esclaf¬
fer : « Dans un journal communis¬
te, un « petit » journaliste qui prend
initiative de cet ordre ? Vous

une

n'y croyez pas et moi non
On en restera là jusqu'à
de la garde à vue.
Libéré,

vous

plus. »
la fin

n'avez qu'une en¬

vie

:

aller dire à

tes

»

ce

ces

«

que vous avez

journalis¬
gardé sur

l'estomac. Vous vous trouvez de¬
2

la brigade de Bessèges et le

motif en était l'attentat commis à
Saint-Florent le matin du 17. Natu¬
rellement, de tout ceci, rien n'est

consigné dans les dépositions.
Mais je le sais : j'y étais.

le premier public c'est la
gendarmerie ? C'est ça, votre pra¬
tique du journalisme ?» et à dé¬

vous,

gager de ces lieux où se
une drôle de cuisine.
C'est tout
me,

un

:

ride

surface des

presque rien en som¬

imperceptible

à

la

Oui, mais, cette
courants profonds

eaux.

ride, de quels
est-elle l'ultime et maléfique mani¬
festation ? Difficile alors de ne pas

s'interroger sur ces profondeurs.
Vous pensiez naïvement que votre
papier serait jeté au panier. Eh
bien non ! Il a été lu, sans doute
relu et aussitôt communiqué à qui
l'on sait. Il a donc été jugé inté¬
ressant, pas pour soi, pour d'au¬
tres. Mais ces autres, si je pen¬
se que cela va les intéresser, c'est
que je les connais bien. Combien
de fois ce téléphone « rouge » a-til déjà fonctionné et fonctionnerat-il encore ? Mais il faut aller plus
loin. Si ces autres, je les connais,
c'est que je m'identifie à eux. Bé¬
névole, un pompier est un pompier.
Même supplétif et intermittent, un
indicateur est

un

flic.

pourquoi ? Accélérons un
l'argumentation. Peut-être vat-il falloir renverser l'adage célè¬
bre : le pouvoir absolu corrompt
Mais

peu

absolument. Peut-être l'absolue

cor¬

ruption niche-t-elle dans ce pseudo¬
pouvoir des affamés et des impuis¬
sants du pouvoir qui les conduit à
passer un arrangement avec le pou¬
voir en place : tu règnes mais tu
me
laisses faire joujou avec tes
appareils (et, par exemple, avec ton
téléphone) ; moyennant quoi j'ai
part aux délices du pouvoir sans
en avoir les responsabilités. Mais
quoi ! Cela voudrait-il dire qu'on
est

les

déjà devenu la force supplétive,
nouveaux

«

Pierre CAUSSAT
Rédacteur du Journal
Cevennes-Occitanes »

mitonne

nant

du

par

harkis du pouvoir ?

Impossible ! Et pourtant...
C'est tout. Cela s'est passé à
Alès, les 17 et 18 décembre 1974.
L'enquête en question était menée

★

Sieu estât escandalisat per la
letra de « Paule » dins lo numéro

(15 setembre-15 octobre). Coma
recampament d'ignoranças e de
20

betisas
torista
ven

es
pas marrida ! Aquela
qu'a traversât la Camarga,

nos

faire

gisma occitan

un

»

cors

qu'es

d'

«

ecolo-

pas qu'una
totalament

mescladissa de causas
diferentas. Fau pas confondre :
Lo torisma, e son expleitacion
—

a destruit per una bèna part
la Camarga es verai. Es aqueu to¬

que

risma
que

qu'explica lis aganta-colhons
lis « promenades à che¬
mai qu'an ren a veire amé

son

val »
lis manadas.
Lis vertadièras tradicions dis
bièus e dis chivaus (même se son
mai o mens utilisadas per lo toris¬
—

ma), tradicions sempre força vidanuna vertadiera culpopulara (o n'i a pas).
Per eisemple, podes èstre segur
que son pas de toristas lis 10 000
personas que demorèron dos oras
sota la pluèia per veire la finala

tas

e

que son

tura occitana

dis corsas a la cocarda en octo¬
bre 73. Aquelas corsas provençalas an ren a veire ame lis espetaclis espanhòus. Lo biôu es una
vertadièra vedeta, força coneiguda,
es
son
nom
qu'es marcat sus
l'aficha. Lis biôus son jamai tuats.
Lis bièus de corrida venon d'Ese

panha, coma lis « toreros » e pas
Camarga (en déféra de lis de

de

Ricard). Fau estre una ciutadina parisianisada per dire que lis gardians
e que lis fan
sadisma.
em'un tau mesprés dis
causas e dis gens que farem avançar l'occitanisma e la lucha contra

aman

pas

sis bestias,

sofrir per
Es pas

lis destrussis de Fès

o

dau toris¬

ma.

JOAN-PAU
Arle.

�SOMARÊ

C.I.D.O.
qpyiFRs

—

Amies

POLITIQUE
—

—

legeires

5

Vers

6

:

Larzac
Enta

:

pr'aici

TRIBUNA LIURA
—

—

6

:

Lo pais viu
Retrait

REPORTAGE
—

al présent

—

—

—

Cévennes

Vers

Guyane

—

—

—

LA

sous

Bretagne 75
L'Ecosse

COLORS

:

:

syndicale Corse

16

la botte Française

Un

pas en

16
16

avant

Royaume désuni

17

:

L'expérience Holderith

CULTURE
—

12

centrale

une

ENSENHAMENT
—

11

:

Les

La

9

d'un occitaniste

INDIANS DE TOTAS
—

l'épreuve de force

La

18

:

langue et la lettre des minorités

Critique
Nos cal

:

22

menconar

Non le festival d'Occitanie

COURRIER

19

21

Le pain noir

DES

ne

mourra

26

pas

LECTEURS

les,

27

,

enees
de la montagne

à 1 homme

La PREMIERE SYNTHESE

sur

la civilisation

de l'HOMME PYRENEEN
par une équipe d'universitaires
sous la direction de F. TAILLEFER.

PRIVAT

EDITEUR
U RUE DES ARTS

TOULOUSE

OUVRAGE

DE

500

PAGES-

PRIX

128F

J

�Communiqué
REVOLU M
VIOA-NOSTRA

ftt marge de VIDA NOSTR A-REVOLU M, ©f à t inilàtivé d««
groupe

mesadièr occitan
32, carrièra Pagês;

de militants occitans toulousains,

maison d'éditions

une

de livres, disques, iilms... occitanistes est en cours de constitu¬
tion. Son

nom

sera

Edicions Revolum

«

»,

31200 TOLOSA

Tél.

$W» but
d'expression

47,72.39

:

Director de la

publicacion

MiQuèl 8ERTOMIEUS

pour

;

la diffusion de

Miquèl 8ERTOM1EUS
Joan-Miquèl MARION
Joan-Pèire

spéculer

LAVAL

Bemat MER ICQ (dessenh):
e nôstres corespondents

sur

ces oeuvres,

face

aux

efficace

que

possible

intérêts privés qui pour¬

elles et les détourner à leur

devrait aussi faciliter la

structure

supplémentatre:

et d'action par 1 édition et ia diffusion d'teuViSS OCÇi-

tańes et de créer ainsi une structure aussi

raient

Redaccion

est donner átix occitanistes tW tnnyen

propre

profit. Cette

production d'ouvrages

encore

trop rares, en particulier du matériel pédagogique et militant. Il
ne

s'agît

sons

de doubler le travail déjà accompli

pas

d'éditions occitanes, mais

lé diversifier:, tout

en

par

d'autres mai¬

contraire de le multiplier et de

au

le coordonnant.

regionals
Cette maison d'éditions
An collaborât

:

ANDRÍEU

Mauricí

Si Ivan CLOMQT

Franc NQEL

sera

constituée

Société Anonyme

en

à

Responsabilité Limitée, H est souhaitable que tous les militante
Occitans, ainsi que les groupes légalement constitués (person¬
nes morales) qui sont intéressés par cette initiative se
joignent à
fa vingtaine de personnes et a la section de PLË.O; qui Ont dëjjè
l'achat de parts, afin de réunir les 20 000 F nécessai¬
constitution et d en faire une structure occitamste forte

souscrit pour

Adménistracîon

Rosina de PEIRA

res a 50:
et

efficace..

•

-

•

JoamLoïs OEUTÊCH

Daníèl LESCURAT

Vous pouvez

Permanencfa
32 earriera Pagès

acheter

une ou plusieurs parts (chaque part vaut
l'argent à l'un ou l'autre des participants. Pour
tout renseignement complémentaire, s'adresser aux bureaux de la
revue (32, rue Pages, 31200
TOULOUSE).

100 F)

ou avancer

31200 TOLOSA

La i

ho dimècres
15 h
e
•

lo

17 h

32

a

19 h

assemblée générale se tiendra dans la 2é quinzaine

février (les sociétaires seront convoqués individuellement).

dijous
-

rue

19 h

Pages

31200 TOULOUSE

A&amp;ONATZ-VOS A VIDA N0STRA-REVDÍ.UM
Distribu ci on

Je

soussigné (Nom, Prénom)

Profession

Adresse complète

C O P.

:

..

VIDA NOSTRA, 3047-67 K,

Toulouse.

..

i

Abonnement étranger pour 1975 +' 5 F,
Abonnement de soutien pour 1975, 50

Estamparia del Viguier
6 earriera Ninau

m TCfliDSft

F. {ou plus]

Abonnement ordinaire pour 1975, 30 F.
N"

spécial

en

Occitan).

:

lo parïsenc

en vacanças,

Prix

;

10 F (bandes dessinées

�Avis de la

Rédaccion

Aquela informacion suspausa tanplan una causida. L'equipa de
VIDA NOSTRA-REVOLUM compren
de
monde d'opcions filosoficas

diferentas mès que vòlon totses se batre per Occitània e
que

los Occitans son escanats per un poder centralisaire que
servis d'interès capitalistes e donc
que lor combat s'inscriu dins lo
combat socialista per una liberacion
de l'òme de las opressions admepensan que

nistrativas, economicas e culturalas e que se diu menar sul terren
occitan coma sus d'autres, damb
los Occitans
Es
pas

il Mf Ci'

coma

causida politica. Pensam

una

qu'òm

se

aver

una

sens

nia, donc

damb d'autres.

un

posca

dire Occitan

Mès una informacion que se ditz
occitanista se pòt pas pr'aquò embarrar dins lo domèni occitan e se
diu interessar tanben a çè que se
fai en déféra et que pot aver d'in-

fluença sus la situacion dels Occi¬
tans, a començar pels autres pòbles
minoritaris dins l'exagòn e dins lo
monde.

Pensam atal fargar una revista
d'informacion melhor adaptada al
trabalh occitanista de l'ora d'ara.
Mès aquè se pot pas far sens vos,

legeires

voler politic. Vos avèm

LEGEIQE9

dels Occitans, organizats o pas, que
se bâton coma el per la liberacion
de l'òme de tots sos escanaments,
a

començar per

l'òme

e

pel pòble

occitan ; mès se resèrva lo dreit
de balhar son punt de vista sus

çè que

tôt

se

fai dins aquel

qua-

dre. Aquela libertat de critica es
per nosaus

VIDA NOSTRA
tanben « REVOLU M
«

venguda
Aquel can-

es

»
».

viament, l'avètz remarcat dins los
dus

darrèrs

numéro

avètz

e

vist

d'un canviament de nom, e que la presentacion, lo contengut, l'equipa èran
estats rajoinits.
que

s'agissiá mai

que

de

la condecion del salut

l'eficacitat d'aquel

combat.
Tanplan daissam a d'autres lo dreit
de jutjar los òmes, solets las idèias
e

e

los fèits

pena,

nos

relevats.
L'informacion

es

per
na,

melhor servir la causa occitala causa dels Occitans.

L'informacion occitanista es, de
segur, la causa que manca lo mai
aïs Occitans. Avèm causit de lor
balhar las entresenhas sus çò que
los tòca dins cada domèni : poli-

tic, socio-economic

e

cultural.

ne

val

diretz

la pena

ajudar

nos

a

l'amelhorar.

Sèm estats amenats a far de publicitat dins la revista. Podètz crei-

qu'aquela causida

es

estada

sos-

cada pro temps. L'augmentacion
dels pretz, vos l'auriam poscuda far
pagar coma tant d'autres (lo pretz
del numéro a doblat) : avèm causit
l'eficacitat e decidit d'assumar so¬
lets lo trabalh de recampar las
anóncias per servar nostra liber¬
tat. Nos podètz donc escriure per
nos
senhalar d'anonciaires possi¬
bles : sèm enquèra luènh del comp¬
te

per assegurar

tôt çè que vos

prepausam de far e botar sus pè
una revista occitana que porte qui-

cèm al revolum occitan que vivèm
ara

e

que

cal espandir.

Grandmercé de vos fisar a no¬
e bona annada per Occitània

saus

pels

que

l'aiman

e

la servisson.

la

tòca l'accion e la reflexion occitana, la de I' « eveniment » occi¬
tan. Assajarem de la far la mai Iarjament possible dins cada domèni
coma per cada canton d'Occitània.
Per aquè, farem de reportatges, de
que

Nòstre prepaus es de far una
revista mai compléta e mai ciara

nos

crompant la revista, en la fant
en
nos escrivent
per

e

occitanista

que

conéisser,

semblan valer la

dins aquela amira, d'èstre

vos

en

re

Aquò dit VIDA NOSTRA-REVO¬
LUM es pas la revista d'un partit
politic, que siágue occitan, francés
o europenc, mès se bòta al servici

es

nòstre trabalh

definicion d'Occità-

balhat lo nòstre.

;

se

Per l'equipa
REVOLUM.

de VIDA NOSTRA-

M. BERTOMIEUS.

compte-renduts, de presentacions
de militants occitans, e tanben d'estudis sus tal o tal punt de la realitat occitana ; gardarem tanben lo
relevât mesadièr complet de las activitats e de las publicacions.
,5

�Le gouvernement a été contraint
de satisfaire la juste revendication
des peuples Arabes qui n'enten¬
dent plus être spoliés de leurs ri¬
chesses et demandent qu'on leur

POUTÊClI
ENTA PR' AICI

en

paye

nous

Nouveau camp militaire
dans le Haut-Var ?
Dans

Bugada

dernier numéro

son

le prix. Pourquoi ne ferions
comme les Arabes
?

pas

Pourquoi

ne

pas

«

la

(journal de provence) ré¬
vèle que des craintes se font jour
dans la région de Montmeyran et
Saint-Julien sur le risque d'implan¬
tation d'un camp de parachutistes
ou d'un héliport militaire. Le maire
de Saint-Julien aurait écrit au pré¬
fet du Var pour demander des dé¬

un

impôt

sur

place à

Voilà une campagne qui pour¬
faire du bruit ; c'est en tout
cas celle que le comité « Volem
Viure Al Pais » de la Haute-Vienne
etc...

rait

va

Il explique que cette
le pousse aussi à avan-

engager.

campagne

»

tails. Car, comme le dit « LA
BUGADA », les bruits ne sont pas
sans fondement puisqu'il est ques¬

depuis longtemps de déplacer

tion

exiger

chaque kilogramme d'uranium
qui quittera l'Occitanie ? Cet ar¬
sur

gent pourrait servir

créer et maintenir des emplois,
aider les services publics ruraux,

la base de Fréjus-Saint-Raphaël et
peut être même celle de l'Alat du
Canet-des-Maures ».

Chômage

:

l'Occitanie

Nous écrivions

en

en

LARZAC

vers

Rien ne permet encore de dire avec précision QUAND (quel
mois) et comment se fera (pacifique ou non), l'épreuve de force
sur le plateau du LARZAC.. Une chose est en tout cas certaine :
en cette fin JANVIER, tout est en place pour
qu'elle se produise en
1975.

tête

novembre der¬

l'Occitanie allait à la ca¬
tastrophe sur le plan économique.
Depuis rien n'est venu démentir
nier que

cette constatation

:

faillites et dé¬

pôts de bilans ont continué d'ali¬
menter les colonnes des

quotidiens
régionaux. Et le chômage d'augmen¬
ter. Alors que la moyenne hexago¬
nale du nombre des chômeurs par
rapport aux salariés actifs est de
1,2 % on en est à :
1.6 %
pour le Limousin.
1.7 %
pour l'Aquitaine.
2,2 %
pour Midi-Pyrénées.
2,4 %
pour le Languedoc.
3,1 %
Pour Prov.-Côte-d'Azur.
soit

une

Occitane

moyenne

de

2,2 % !
De l'or
Le
que

sous nos

sabots

premier ministre a annoncé
le Limousin qui produit actuel¬

lement 650 tonnes d'Uranium cha¬
que

année

1 600

verra ce

tonnes

en

chiffre porté à

1980. Et dans

la

région de Lodève (en Languedoc)
commencer les premiers tra¬
vaux
à ciel ouvert pour extraire
l'Uranium qu'on y a découvert. Les
réserves sont impressionnantes :
vont

20 000 tonnes. Quand
1 600

tonnes

on

d'uranium

sait que

cela

fait

l'équivalent énergétique de 30 mil¬
lions de tonnes de charbon

plus

(soit

la production hexagonale
actuelle) on peut aisément juger
que

de la richesse que contient notre
sous-sol. En sachant qu'un kilo¬

d'Uranium peut permettre
de faire tourner une usine pendant
un an ! Une richesse de
plus qui va
s'en aller ailleurs par petites vali¬
gramme

ses...

6

L'épreuve de force n'a pas été recherchée par les 103 Caussenards du LARZAC. S'ils ont été fermes dans leur volonté de rester
sur place, de « VIURE AL PAIS » ils n'ont
employé que des moyens
d'actions justes et non violents.
Ils ont développé une agriculture jeune et
dynamique, ils ont
informé la population de manière honnête, ils ont aidé à cons¬
truire une bergerie à la BLAQUIERE pour l'un des leurs, ils
ont
permis que le LARZAC devienne une Terre Libre, sans barbelés ou
toutes les idées puissent s'exprimer. En face, du côté du
pouvoir
jacobin, ils ont eu droit au mensonge (dans la présentation et les
comptes-rendus de l'affaire sur les ondes), aux menaces sans ces¬
se renouvelées et
aujourd'hui confirmées (« au besoin les expul¬
sions se feront par la force »), au
chantage (aux crédits et à l'em¬

ploi,

pour

rains) et

les couper de la région), à la spéculation (sur les ter¬

aux

brimades administratives.

�des revendications institution¬
nelles. Car pour qu'un impôt puis¬
se être prélevé il faut d'abord
que
les établissements publics régio¬
cer

acquièrent

naux

la

personnalité

morale et soient propriétaires des
ressources naturelles, sous contrô¬
le d'une Assemblée élue démocra¬

tiquement.

«

Volèm viure al pais
Ou

en

»

:

Le 12 janvier se sont réunis
les comités Limousins à Olon-

—

est-on ?

(Corrèze).

zac

Le mouvement socialiste occitan
Volèm Viure al Pais » tient ac¬
tuellement des assemblées régio¬
nales pour tirer un premier bilan
de son action et mieux coordon¬
ner ses comités de base.

—

«

le 19 janvier l'Auvergne, le
Velay et le Vivarais se réu¬
nissaient à Saint-Flour (Can¬

tal).
le 2 février à Castelnaudary :
Réunion du Languedoc.

—

Il est également prévu la réunion
des comités de Provence et d'Aqui¬
taine d'ici à la fin du mois.
Les réunions à l'échelle

régionale
préférées à une assemblée
générale pour que la discussion
soit plus profitable dans l'état ac¬

répreuve de force?
Bref,

ont été

à DRAGUIGNAN, c'est le visage d'un gouverne¬
ment colonialiste et autoritaire qui n'a cessé de se montrer au
comme

Larzac.

tuel du Mouvement. Toutes se dé¬
roulent en présence d'un membre
de la coordination nationale. Un ef¬
fort particulier va être fourni par
Volem Viure al Pais » pour se
doter ou consolider des journaux
«

C'est devant le Conseil Général de

l'Aveyron, le 9 janvier der¬

que le pouvoir, par la bouche du Préfet BROT, a annoncé
l'épreuve de force ». Voici le calendrier de la « mise à mort ».

nier,
«

L'enquête parcellaire

lieu

mois-ci pendant 3 semaines.
parcelles et à identifier les
propriétaires (sans doute pour qu'ils fassent leurs « prix » ?).
a

ce

Elle vise à définir la nomenclature des

ou

L'arrêté de cessibilité de terres et fermes
avril.

sera

pris

en mars

régionaux

populaires.

vraiment

D'ores et déjà plusieurs journaux
existants ont fait connaître leur ac¬
cord avec le mouvement. Il s'agit
La BUGADA » (en Provence), de
Front Occitan » (en Velay), de Cévennes Occitanes » (en Cévennes)
et de « Fors » (en Béarn).
«

fin de l'automne

L'Ordonnance d'expropriation des 13 689 ha interviendra à la
ou l'hiver prochain.

Les militants Limousins travail¬
lent à la naissance d'un journal

Deux faits importants qui se sont déroulés en janvier illus¬
trent la volonté gouvernementale « d'en finir » selon la méthode

nal national décidé à l'assemblée
de Féniers en Juin 74 ne sera en¬

expérimentée à DRAGUIGNAN.
Le samedi 4

janvier, trois pelotons de gendarmes mobiles ont
frappé à coups de crosses les agriculteurs qui installaient une
conduite d'eau à travers la N. 9 (afin que les fermes situées dans
la zone d'extension du camp militaire disposent de l'eau courante).

pour

leur région. Le projet de jour¬

trepris que lorsque le mouvement
sera en
mesure de faire paraître
régulièrement UN JOURNAL POPU¬
LAIRE OCCITAN
Vers

un

«

DE MASSE.

Livre Noir du Limousin

Très bientôt devrait

Colloque

se

réunir

un

la déstructuration du
Massif Central regroupant Syndi¬
cats, partis de gauche et Occitanistes
à Limoges. Des travaux,
pourrait sortir un cri d'alarme lan¬
cé à propos de la situation écono¬
mique de cette région occitane
sur

la forme d'un

sous

«

Livre Noir

».

DRAGUIGNAN
Les
une

La force

C.R.S.

gardent
préfecture morte
a

eu

raison de la déter¬

mination des habitants de DRAGUI¬

GNAN. La préfecture est déplacée à
Toulon ; des centaines de fonction¬
naires sont

Construction d'une route

jusqu'aux TRUELS

Suite

page

8

obligés de faire le

va-

et-vient, matin et soir entre leur
domicile (à Draguignan) et leur tra¬
vail (à Toulon).
La
ter

région Dracenoise va péricli¬
peu plus encore. En compen-

un

7

�sation, s'implante dans la ville une
Ecole Militaire d'Artillerie...
Mais

les retombées du

—

ne

cesse

pas

CHALABRE

ici et là des militants brandir
des drapeaux Occitans, il n'a pas

au sein

du

Conseil général du Var.
Un point nous intéresse particu¬
lièrement : quelle a été la présence
réelle du mouvement Occitan lors
de cette « fronde d'avenir »
se¬
lon un mot de R. Lafont ? Il semble
—

été possible de passer à un niveau
collectif. Le groupe autour de « LA
BUGADA » n'a pu apparaître publi¬

quement en tant que tel lors des
«

journées chaudes
La surprise a

s'attendait

sans

: personne ne

doute à

une

telle

explosion. Les limites de l'interven¬
tion occitane montrent l'urgence de
la liaison des militants aux problè¬
mes

son

un

village

usine

Chalabre va mourir : la seule
usine de cette petite ville de l'Aude
va fermer à la fin du mois. 350 em¬

plois supprimés
habitants.

2 000

d'un coup pour
Jamais peut-être

le slogan

».

joué

Tout

:

derrière

vu

coup

«

de force » se sont pas terminées :
10 Dracénois demeurent inculpés
même s'ils sont sortis de pri¬
son avant Noël et le conflit entre
notables gouvernementaux et de

gauche

si tous les occitanistes se sont
engagés personnellement, si on a
que

locaux.

: « Un païs que moris es
païs qu'èm tua » n'a eu autant
de vérité que dans cette affaire.
un

Les faits : le 7 janvier, M. Herr,
directeur général du groupe MAPAHUTCHINSON
troles annonce

—

Française des Pé¬

au

Comité d'entre¬

prise de l'usine CANAT de Chala¬
bre (chaussures) que le groupe a
Le 22

janvier, leur « justice » à convoqué TARLIER (agriculteur
DEVEZ-NOUVEL), Claude VORON (communautaire de l'Arche,
occupant la ferme des TRUELS) et Robert PIRAULT (prêtre ouvrier,
responsable du chantier de la bergerie de la Blaquière) pour « en¬
trave à la circulation et détérioration de la voie
publique » (1).
au

Le gouvernement fait tout pour rendre inéluctable l'affronte¬
ment. Cet affrontement est un symbole de l'opposition irréductible

des paysans (ou des ouvriers) qui veulent continuer à vivre
dans leur pays et un capitalisme qui veut faire de l'Occitanie une
terre livrée au tourisme et aux camps militaires.
entre

décidé de

se

entreprise

pour «

il

et

débarasser de cette
les

accuse

non-rentabilité
ouvriers

de

»

ne

pas « en faire assez ». Mais les
cadres (solidaires) rétorquent à

la direction

elle a tout fait au
saboter sournoise¬
ment l'entreprise en ne changeant
pas le matériel, en n'investissant
pas, en faisant fabriquer des for¬
contraire

mes

qu'

«

pour

démodées de chaussures

».

Depuis le 9, l'usine est occupée
afin que les stocks ne soient pas
enlevés. Tout Chalabre se bat, ou¬
vriers, employés, artisans, et agri¬
culteurs du canton au coude à cou¬
de. Un Comité de Défense
Maire
—

tête
organise la résistance.
Le Soutien afflue de tout le Lan¬
en

—

guedoc et le mouvement Occitan
est présent : aide financière en¬
voyée par « VENTADORN » soutien
du Comitat VOLEM VIURE AL PAIS
DU MINERVOIS. Le 13, une pre¬
mière manifestation a eu lieu à
CARCASSONNE avec les enfants
en tête (voir
photo). Depuis c'est
tout le Kercorb qui s'est levé pour

garder l'usine.
A signaler la teinte très Occitane
des articles de la presse locale
MIDI-LIBRE et la DEPECHE DU
MIDI (en pages départementales).
«

•

La force armée de l'Etat colonial

Il

est donc

Nouvelle

l'ensemble du mouvement Occitan.
Si toutes les forces progressistes se doivent de soutenir l'ultime
combat des paysans du Larzac, le mouvement Occitan a la
respon¬
sabilité d'en assumer la plus large part. Parce qu'une défaite au
LARZAC

serait

Mais
à
LARZAC.

une

un

test pour

défaite
porté à son réveil actuel.
tances

la

une

victoire serait

colonisation.

d'abord pour

l'OCCITANIE,

un

coup

coup de fouet pour toutes les résis¬
MACAREL, SE CAL LEVAR PER LO
un

(JPL)
pas

(1) Les délais de fabrication de REVOLUM
de connaître les suites judiciaires.

ne nous

VITICULTEURS

permettent

:

explosion ?

La situation

économique viticole
Languedocienne est pire (en ce dé¬
but de février) que jamais : mé¬
vente

du vin

prix 75 au même ni¬
; importations mas¬
sives d'Italie. Dans l'Hérault, des
caves
coopératives à cours d'ar¬
veau

;

qu'en 71

gent n'ont pu payer l'acompte de
aux vignerons. Face à cette
misère qui s'appesantit, tout est
possible et rien n'est prévisible.
Vaste soulèvement type 1967 ou

janvier

1971

? actions
? ou petites
demain ?
res

anti-négoces du¬
flammes sans len¬

�TRIBUNA LEURA

LO PAIS VIU AL

A l'heure où la réunion

celui-ci

pour

une

en

Assemblées régionales

nouvelle étape de

son

développement,

PRESENT

du Mouvement
nous avons

«

Volem viure al païs

demandé à

un

de

ses

»

marque

principaux et

plus ardents animateurs, Pierre Maclouf, d'expliquer dans cette tribune la politique et l'orientation du Mou¬
vement.

Est-il besoin de préciser que notre TRIBUNE
ment ouverte à tous ceux

participante exprimait ses réserves
à l'égard d'une des plus vieux mots
celui de la

place. Selon
en

question

dévelop¬
pement économique de l'Occitanie ;
pays pauvres et nations riches
d'Europe devaient se préparer à
au

ensemble le maximum de
meubles hérités de la « croissance

sauver

sauvage
nées.

des

»

L'idéologie du

tionale, puisque si absurdité il y
a, c'est d'abord parce qu'un certain
optimum économique est très loin

cement

d'être atteint dans ce pays. Et il
ne le sera sûrement pas dans
le
cadre de la logique dominante, qui
nous fait comprendre brutalement

cela a eu bien sûr des répercus¬
sions géographique. Les « nations

ce

pliquaient

sur le Larzac que nous
tort de souhaiter la créa¬

avions

industriels chez
qui leur plaisait dans
c'est qu'il était « en¬

d'emplois

nous

:

notre

pays,

ce

core vert

».

»

signifie le démantèlement
—

la nôtre.

«

ne

La Ve

République

nnint

rJo

\/ii&lt;=*

a

rend que

été bénéfique

Hn

ranita I i

un

périphériques

étant demeurées

»

foncièrement archaïques, c'est sur
leur dos que s'est effectué ce que
les milieux patronaux appellent le

dégraissage

»

(licenciements

table que l'Occitanie plie les ge¬
noux. Ce
processus avait toutefois

plus actuelle la revendication occi¬
tane, en révélant les deux mécanis¬
mes économiques sur lesquels elle
s'organise.
rl11

important, ont permis

remodelage complet du paysage
productif de l'état français. Tout

collectifs, fermetures d'entrepri¬
ses). Dans le cadre d'une restruc¬
turation des forces productives à
l'échelle hexagonale, il était inévi¬

et la vitrine
L'actualité sociale

monopole) ; une
rapide, une forte

productivité dans certains secteurs
de pointe », un taux d'autofinan¬

«

tous unis pour

? Déjà, voici quelque
des écologistes nous ex¬

tion

que

d'une société

occitanistes
ans,

large-

avancé (ou de
croissance très

croissance zéro

15 dernières an¬

«

est

théories de la
est évidente en
Occitanie ; elle nous amène à pren¬
dre en compte sa dimension na¬
L'absurdité des

«

affronter et partager l'austérité »
atteindrait-elle à son tour certains
deux

l'on retrouvera ici chaque mois

que

qui luttent et pensent une Occitanie décolonisée.

Lors d'une des premières réu¬
nions du comité « Volèm Viure
Al Pais » de la Haute-Vienne, une

d'ordre occitanistes :
création d'emplois sur
elle, la crise remettait
toutes les aspirations

—

Qmp

une limite, et il n'est que
lire le dernier livre de Jérôme
Monod (le patron de la D.A.T.A.R.)

atteint

pour

comprendre

que

les ultimes

lambeaux de notre économie pou¬
vaient avoir une fonction pour le
capitalisme multinational : celle du
musée
vivant, indispensable
à
9

�TRIBUNAI LSURM

l'équilibre écologico-humain de zo¬
nes
qu'il serait trop coûteux de
voir retourner à

l'état de déserts

complets. L'Occitanie des

monta¬

le musée où pourront
subsister les gardiens subvention¬
gnes

sera

nés des paysages, des
Sud aux Cévennes et de

Alpes du
l'Auvergne

Pyrénées.

aux

Mais cette triste vocation est
elle-même remise en cause, et il
est visible que les vestiges de
notre économie traditionnelle, ces
canards boiteux » fustigés par
le Ministère des Finances, sont les
«

premières victimes de l'hécatom¬
be du plan de refroidissement.
à

Que dire du reste ? De Bordeaux
Bayonne et de Narbonne à Tou¬

lon, le long des sillons garonnais
et rhodanien, dans quelques « mé¬
tropoles », mini-Paris au milieu
d'espaces vidés, l'aménagement du
territoire nous a saupoudré quel¬
ques dizaines de milliers d'emplois
d'O.S.

Les menaces qui pèsent sur l'em¬
ploi ont au moins attesté un pro¬
fond changement dans la mentali¬
té des travailleurs. Le droit à l'em¬

ploi

croisaient

le
Languedoc,
Grundig s'implante à Fleurance et
pour

Bordeaux au lieu de met¬
tre leurs billes à Singapour.
A
Caracas ou à Quito, les bidonvilles
s'entassent derrière les avenues
somptueuses où le capitalisme
américain jette ses •&lt; edificios ».
De la même façon, l'Europe du
Sud a vu ses littoraux se muer en
vitrines, modernité factice impor¬
tée du dehors. Vitrines fragiles
par¬
ce

à

que

cessé d'être platonique, abs¬

«

Récemment, la

théorique de

revue

la C.F.D.T. consacrait un article à
l'évolution de la notion de « droit
au travail » : ce sont désormais les
installations de production qui doi¬
vent être mobiles, et pas ceux qui
les font fonctionner !

tout comme

Ford

a

trait, à
l'image des bourgeois
droits du citoyen ». C'est dans
le cadre de la collectivité humaine
naturelle où ils sont insérés que
les salariés entendent vendre leur
force de travail. Et pas ailleurs.

de

«
cols blancs » ; et
les barons qui ne pou¬
vaient faire le voyage du Levant se

ou

l'échec profond du système écono¬
mique actuel, et la conscience pro¬
fonde que tous acquièrent de cet¬
te faillite, peuvent nous aider à
faire le pays neuf où l'occitanité
soit la norme, arraché à ceux qui
l'ont transformé en espace-enjeu.

plaquées

sur

le pays, sans

support autochtone : fragilité illus¬
trée dans l'affaire du « Concorde »,
de I' « Airbus », et au travers de
la multiplication des réductions
d'horaires appliquées dans les en¬

treprises nouvellement implantées.
La prise de conscience occitane
est au carrefour de ces deux phé¬

La volonté de VIVRE AU
est

un

tion

de

la

nous

nous

contrôlé par la population. L'expé¬
rience des 15 dernières années, de
la SNIAS à Fos/Mer, nous a ins¬
truits. A ceux qui songent à rem¬

placer le pétrole

par

l'énergie

nu¬

entendrons faire payer
notre uranium. A ceux qui ont be¬
soin d'espaces neufs pour le « redé¬
nous

ploiement industriel

»

et

pour

la

contradic¬
Le capita¬
lisme vide un espace pour en faire
ce qu'il veut, et la destruction de

création d'activités nouvelles, nous
rappellerons que nous sommes
maîtres en droit de ces espaces.
Aux peuples de l'autre bord de la
Méditerranée et du Proche-Orient

la culture occitane est nécessaire
pour substituer une vision du mon¬
de à une autre, la culture des
drugs¬
tores à celle d'un peuple dont la
mentalité profonde n'est pas en¬

qui ne veulent plus donner leur
pétrole aux soutes de l'Europe ri¬
che, nous expliquerons ce que
pourrait être une nouvelle géopoli¬
tique, liée à la naissance d'une

nomènes, qui

toires

core

qu'en

assez

ne

sont

apparence.

imprégnée de rationa¬

lité capitaliste.

nation socialiste
ce

(et

du Sud

A l'ora d'ara

C'est malgré elle que l'Occitanie devient un pays moderne. Mais
10

non

au

sud de la Fran¬

plus dans la

«

et pour¬

membres ont
de rire ?

ses

ter

eu

envie de chan¬

ou

Notre terrain existe
La fin économique de

malgré lui.
l'état-nation
a précipité la résurgence
des na¬
tionalités périphériques ; et la cri¬
se
porte les derniers coups aux
vieux patriotismes en même temps
qu'à l'européanisme. Les nouveaux
cadres de référence, régionaux,
apparus ces dernières années par
l'intermédiaire du néocapitalisme,
peuvent commencer à devenir opé¬
rationnels. C'est dans cette direc¬
tion-là que le mouvement occitan
a sa voie.

Demain, l'Occitanie

:

qui
parlent d'aus¬
répondrons en termes
d'exigences de développement,

cléaire,

:

quoi le bilan social d'une collec¬
tivité (notre nation occitane) n'incluerait-il pas le nombre de fois où

PAYS

logique capitaliste

! A ceux

térité,

de la société marchande

puissant levier de contesta¬

alors que le patronat argue que
l'indemnisation des salariés victi¬
mes de licenciements collectifs et
le maintien de 90 % de leur salaire
pendant un an doivent impliquer
leur « mobilité géographique », les
Occitans démontreront le contrai¬
re

politique du bonheur », nous té¬
moignerons que notre « biais de
viure » correspond mieux aux as¬
pirations au « bonheur national
brut » que la grise quotidienneté
«

France

»...), naissance qui boule¬
versera le jeu des maîtres du mon¬
de dans cette partie du globe. A
tous les hommes et à toutes les
femmes qui veulent aujourd'hui une

Luttes défensives, de résistance
la colonisation et à la liquida¬
tion, et combats plus offensifs d'un
à
«

prolétariat » engendré
elle, espoirs nés des refus de

nouveau

par

les mécanismes de tension et
d'aliénation sociales, les luttes oc¬
citanes sont multiformes. La volon¬
tous

té de VIVRE AU

PAYS

ne

signifie

pas que nous acceptions n'importe
quel pays. Mais si ce pays existe,
nous pourrons lui donner les cou¬
leurs que nous voulons.
Faire converger ces
ses

est

luttes diver¬
possible. Le foisonnement
la marque de l'Occitanie nais¬
est

sante, et nous devons respecter
et favoriser ce foisonnement.
C'est ce que doivent s'employer
à faire les comités VOLEM VIURE
AU PAIS. Ils ne se veulent pas

chapelle politique, parce qu'au¬
chapelle n'est — ni ne sera
jamais — susceptible de rassem¬
une

cune

bler autour d'une même référence
commune

tous

ceux qui commen¬
simultanément l'Oc¬
citanie et
leur vie quotidienne,
qu'ils soient militants ou non, occitanistes ou pas. C'est dans leur

cent à sentir

variété autour

d'objectifs

communs

réside l'avenir des Comités,
car la variété de ceux qu'ils enten¬
dent regrouper est immense.
que

�RETRAIT D'UN OCCITANISTE

Nous voulons

d'abord partir du
cela nous préoccuper
d'abord des problèmes concrets,
locaux, régionaux. C'est au travers

réel, et

des

pour

consciences

appuyées

sur

passats al Cameron coma tecnician coperant, e una virada damb Io Teatre de la
Carrièra se trobèt a la plaça ont l'avèm

régionales d'oc,

trobat.

le sentiment d'iden¬

L'I.E.O. es vertadièrament l'associacion
culturala occitana de Tarn.
Tarn es d'efèit un despartament ont de

tité existant dans les classes
popu¬
laires, que progressera la conscien¬
ce nationale occitane. Et ce
même
souci d'immédiat nous entraîne for¬
cément à élaborer des revendica¬
tions qui à la fois aient un écho
populaire et soient formulables en
termes institutionnels. Bien avant

le soulèvement de
groupes

Notre propos n'est pas de dres¬
ser
une
liste complète, encore
moins de « coller des étiquettes » ;
nous voulons simplement montrer
qu'il est possible de coordonner des
initiatives basées sur des situations
locales autour d'un même projet
d'autonomie socialiste. Et une pra¬
tique socialiste occitane ne doit
pas hésiter à avoir des objectifs
institutionnels, transitoires.

C'est

la

cadun

le
mouvement occitan dispose d'un
instrument de regroupement qui se
que

veut effectivement au service de
tous, et qui est susceptible d'ac¬
cueillir le plus grand nombre.

tadièrament

année

1975.
Pierre MACLOUF,

Membre de la coordination

provisoire des Comités
«

Volèm Viure Au Pais

».

particularitats,

sas

activitats,

sas

un

Poilau-

mès

totses

l'associacion

culturala

occi¬

qu'es representada al Conselh d'Ad-

tana

menistracion de l'Ostal del Joines coma
al Comitat de Sosten als Paisans del
Larzac.
Es

atal

que

d'escanvis

se

fan

entre

l'I.E.O.

e l'Ostal dels Joines e las autras
associacions culturalas e sendicalas de
Tarn. Cal senhalar per exemple que l'es-

tagi occitan de Pradèlas-Cabardés, aqueste
estiu, èra organizat alcèp per l'I.E.O. e la
C.F.D.T.

Se compren

cèrque
de
MIQUEL TALHAC
Dins

Io

l'Esquieu

fèit

«

occitan

al

NOSTRA,

Io

pertrait d'un
Occitan ». Avèm volgut tornar préner
aquela idèia per vos presentar cada mes
militant

un

Es
serà

dire

canton.

a

vista

diferent

trabalh

que

dins

son

nòstre punt de

del

de l'Esquieu e
qu'assajarem puslèu de balhar un testimòni de çô que se pòt far per tots los
que se vòlon engatjar dins l'accion occitanista.
Mercejam Io Miquèl TALHAC
d'aver plan volgut durbir damb nosaus
aquela novèla rubrica.
En escotant

la

las émissions occitanas

a

radio...

l'I.E.O.

e

de

que

monde

culturals »
militant de

occitans. Amai
Luta
Occitana,

qu'avèm vist al trabalh

a

d'aquel

Ostal

l'entend,

e

d'aquel temps

de

pas

occita¬

libres...), de l'animacion

dels

président
de l'I.E.O.

son

(preséncia dins

las fèstas del P.S. e del P.C., organizacion
de fèstas coma a Salas del Ceron, d'esta-

gis occitans coma a Pradèlas...) e de la
pedagogia (cors de lenga e de dansa un
pauc pertot). Aquela activitat explica tan¬
ben que la seccion se pèsca vantar de
gerir un budget de 20 000 F, e d'obténer
de subvencions de mantunas

comunas.

Tanplan Io Talhac es mai réservât quand
parla de l'I.E.O. central. Se planh de pas
saber res de çô que se fai al nivèl cen¬
tral e aimariá plan que d'estructuras federalas damb de representents de cada sec¬
permeta
de l'I.E.O., e
son

una

vida mai

s'apièja

démocraties

dire aquô

per

sus

experiença dins Tarn.

se

a

temps

sacrificar

per

son

l'òme

dels Joines,

l'avantatge de poder emplegar
coma

se

l'Ostal

Joines d'AIbi es mai que tôt Io
d'una seccion despartamentala
de las mai activas.

Gestionari

que

Se compren tanben qu'aquela seccion
fasca un trabalh remirable dins Io domèni
de l'edicion (calendièr, juècs pels drèlies,

cion

Miquèl Talhac es un militant d'una espècia plan comuna, l'espècia dels « mili¬
tants

que Io Miquèl Talhac
aquel esperit dubèrt
vèlga interessar a son

nistas.

de VIDA

22

numéro

avia

alavetz

manténer

a

trabalh

part

Si nous le voulons, il y a place
dans notre pays pour des dizaines,
voire des centaines, de comités
VOLEM VIURE AU PAIS. A nous
d'en créer partout, pendant cette

damb

Castres,

recampan dins la seccion desparta¬
mentala de l'I.E.O. Tanben, l'I.E.O. es ver¬

ditz

première fois

damb

montats

son

se

»,

«

cadun

rens...,

Draguignan, les

la Bugada

rattachés
aux Comités Volem Viure Au
Pais,
ont fait campagne contre la déci¬
sion gouvernementale ; c'est
par¬
ce qu'ils avaient su lutter
contre
la mise à l'encan de la Cévenne et
la liquidation des dernières mines
que les militants de « Cévennes
Occitanes », qui sont aussi un
Comité « Volem Viure », ont été
arrêtés ; à Béziers, le Comité « Vo¬
lem Viure » dénonce les
responsa¬
bles de la faillite Astre, qui met
des milliers de personnes au chô¬
mage ; et, dans le Velay, « Front
Occitan » axe son travail sur la
vocation touristique » et la bra¬
derie des Tanneries.
«

gropes occitanistas se
pauc de pertot : Albi,

la maja
d'activitats occi-

tanistas.

Autre avantatge : quand dintrèt dins
aquel Ostal, fai I an e mèg, e que venguèt président de l'I.E.O. de Tarn, la
seccion I.E.O. d'aquel despartament s'èra
ja fèita sa plaça entremèg las associacions localas e donada de mejans (serigrafia e roneô del Garric, barnum : tenda
per la venda dins las fièras e fèstas...).
E Io Talhac avià viscut aquel trabalh dumpuèi Io jorn qu'en escotant las émissions
occitanas del dimenge a la radio de Tolosa,
s'èra sentit Occitan. Es atal qu'aquel estudiant en
electronica après dus ans

L'activitat
sendicat...

Aquela

de l'I.E.O. sembla

activitat,

a

la d'un

mai-que-mai cuturala,
d'una assoque Io P.S.

vista ça-que-lai coma la
ciacion progressista. Es atal
es

coma

Io

P.C.

fan

venir

los

occitanistas

animar lors fèstas, que l'I.E.O. a or¬
ganizat una serada per presentar Io film
per
«

Gardarem Io

Larzac

»,

alcèp damb los

partits d'esquèrra, la C.G.T.
Lo

militant

de

Luta

e

la C.F.D.T.

Occitana

qu'es
Miquèl Talhac explica atal aquela situa-

cion. « Sèm forçats d'articular nostra accion sus la dels partits d'esquèrra francés,

que los moviments politics occitans
auràn pas una accion concertada a
partir
tant

d'un projèct politic global.

»

Suite page

15

11

�Les Cévennes

REPORT ATGE

Depuis la fin de l'été, la Cévenne bouge. Comme un poisson hors de l'eau qui refuse la mort et se
débat jusqu'à la dernière extrémité, le pays tout entier se dresse contre sa propre fin. A l'automne, c'est
la mine qui se bat, avec les mineurs du puits de Saint-Florent qui refusent la fermeture. En décembre, c'est
au tour des paysans qui partent en guerre contre le critérium automobile Jean Rolland, défi
stupide au
bon sens et à la logique.
Depuis, de nombreux événements se sont produits un procès
sera le procès de la colonisation... si c'est ce

militants Occitans. Ce
Procès difficile

:

déjà Jean-Luc MAJOUREL

1975. Prémice d'un verdict

dur

«

Le

jeudi 12 décembre, la gendar¬
du Vigan annonçait l'arres¬
tation de François CHAPON (20 ans,
de Montpellier), Dominique MARTI
(22 ans, d'Alès), Serge KUJAWA
merie

été suspendu de l'Education nationale début janvier

un pont, ils sont incul¬
d'entraves à la circulation »

sant sauter

pés

«

Cé¬

Occitanes »). Accusés par
Midi-Libre » d'appartenir au

tions, se déroulait le « rallye »,
dont le déroulement fut perturbé

ans, de St-Florent-sur-Auzonnet)
et Jean-Luc MAJOUREL (25 ans, du

Vigan, trésorier du journal

«

vennes
«

a

clandestin

Cévennes Ré¬
sistance », et d'avoir perturbé les
essais du critérium des Cévennes,
groupe

«

obstruant la route à l'aide de
rondins de châtaigners et en fai-

en

et écroués

Patrick

par

de nombreux incidents (clous,

installée la veille, qui a per¬

mis la
par

plusieurs

mise

point du système,
ailleurs très élaboré, de mise
au

l'engin.

rappèle à chaque instant qu'il se
vide et meurt lentement, mais sû¬

St-Florent-sur-Auzonnet, un des
derniers puits de la Cévenne, a
été le théâtre, au mois d'octobre,
d'une grève de trois semaines. La
fermeture de la mine ayant été
décidée à Paris, la C.G.T. mena la
lutte d'un bout à l'autre, pour
l'abandonner et se résigner finale¬
ment. L'échec de la grève a été

rement.

amèrement

en

activité,

dire,

Au

car

la désertification du pays

cours

de la nuit du 16

au

17

décembre, sur le chantier de démo¬
lition du puits de la mine de SaintFlorent-sur-Auzonnet, quatre atten¬
tats endommagèrent sérieusement
les installations, provoquant des
dégâts évalués à 1 million de
francs.
Malgré les insinuations
douteuses du « Midi-Libre » (« un
commando venu de l'extérieur »),
on peut penser
que les auteurs de
cette

action

violente

ne

sont pas

étrangers à la mine. Effectivement,
comme

devaient le noter les

quêteurs, c'est

une

prise de

en¬

cou¬

nes

!...

»

Aujourd'hui,
la

même

ressenti

tous, et
»
écrivait, dans
numéro de nov.par

Cévennes Oc
l'éditorial de son
déc. : « Ce qui s'est passé à StFlorent est très grave. En huit
jours, entre le samedi 12 et le sa¬
medi 19 octobre a été retournée,
liquidée, effacée, une situation qui
était riche d'espérances, et qui
aurait pu être grosse de consé¬
quences et d'enseignements. Les
«

risme
sort

sur tous

les fronts,

lutte

s'organise. Car à
le rallye ou la mine, le tou¬

ou

du

le travail, c'est bien le
pays

tout

entier qui

se

Liquidation

à feu de

encore

plus de 18 heures l'équipe entière
journal « Cévennes Occita¬

du

joue...

économique catastrophique : 2 000
chômeurs pour la seule ville d'Alès,
auxquels viendront s'ajouter les
processus de fermeture
des mines sera terminé. « Liqui¬
dation des Cévennes » devrait-on

ne sachant pas vers
où orienter ses recherches, allait
même jusqu'à garder à vue pendant

Florent était secoué par

rant

mineurs

plus, la police,

travers

Les incidents qui secouent ac¬
tuellement le pays Cévenol ne sont
que les révélateurs d'une situation

lorsque le

à la suite de ces actions,
la répression se durcit de plus en

ttentats ;

rochers, voiture incendiée).
A quelques kilomètres, le lundi
soir, le carreau de la mine de St-

La

4 000

prépare, à Nîmes, contre cinq
faisons !...

que nous en

?

le lendemain à Nîmes.
DANIS subira le même
sort 48 heures après. Ces cinq jeu¬
nes Cévenols ne devaient être re¬
lâchés que le 21 décembre. Pendant
le week-end qui suivit ces arresta¬

(21

le

»

se

espérances ? N'en parlons plus !
Elles ont été balayées par l'échec
comme les bottes du Luzerne par
le vent mauvais. A leur place, s'est
inscrite une blessure qui n'est pas

prête d'être cicatrisée. Les consé¬
quences ? les Cévenols survivants
les subiront pendant longtemps, à
moins qu'ils disparaissent vite, au¬
quel cas le problème sera réso¬
lu (...) La Cévenne s'est infligée
un

mauvais coup et nous sommes

tous

«

des vaincus

».

C'EST QUI, LES CASSEURS ?...

»

La résignation n'est pourtant pas
l'attitude
générale. Devant cet
échec s'est crée à Alès le C.L.A.C.
(« Comité de Lutte pour l'Avenir
des Cévenols ») à l'instigation des
militants C.F.D.T. de la mine (ex¬
trêmement minoritaires), des en¬
seignants du S.G.E.N., et d'Occitanistes de la région. Le processus
de liquidation de la mine, est en
effet enclenché, et le CLAC se pro¬

de sensibiliser l'opinion pu¬
blique autour de ce problème, que
le pouvoir veut présenter comme
inéluctable. Pour ce faire, ils ont
entrepris, depuis le début de l'an¬
née, une campagne d'information,
pose

�REPORT ATGE

photos à l'appui,

le démantel-

sur

lement scandaleux du puits de StFlorent. En effet, ce puits, mis en
service en 1956, donc le plus ré¬
cent de tout l'hexagone, est le

quatrième d'Europe, par

son

moder¬

nisme. Des installations remarqua¬

bles, de lavage notamment, en fai¬
un puits «
pilote ». Depuis

saient

ouverture, 9 450 000 tonnes de
charbon ont été extraites ! Et au¬

son

jourd'hui,

pleine crise de l'éner¬
des problèmes
cruciaux se posent en ce domaine,
on
ne se contente pas de
refer¬
gie,

en

au moment où

la terre

mer

tonnes de

sur

on

casse, sys¬

tématiquement,
!

et
méthodique¬
Des armoires métal¬

liques neuves jusqu'aux moteurs
électriques en parfait état de mar¬
che, coûtant plusieurs centaines de
milliers de francs, tout est décou¬
pé au chalumeau, brisé à la masse,
et expédié en train spéciaux jus¬
qu'en Italie, où tout sera refondu !

ché

!

Et

»

nous

geste circulaire les
et les vitres brisées

montrant

d'un

crevés
Non mais,

murs

la grosse masse des touristes.
Dès maintenant, les rapaces de la
ra

touristification

de parc, mis à l'étude
depuis plus de 15 ans n'a vu son
aboutissement que le 2 septem¬
bre 1970, date à laquelle il était
créé officiellement, non sans de
nombreuses tractations, réticences
et

oppositions.

Zone centrale : 84 200 ha et 560
habitants.
Zone Périphérique : 230 000 ha
et 4 500 habitants.
Il

s'étend

ments

sur

trois

départe¬

Lozère, Gard, et une partie
de l'Ardèche. Il est dirigé par un
conseil d'administration, parachuté
de Paris, les « représentants lo¬
caux » étant proposés
par le préfet
et non pas mandatés par les
po¬
pulations locales.
:

LA ZONE CENTRALE
UN MUSEE VIVANT

Sur les
contré un

lieux, nous avons ren¬
jeune ouvrier d'un vil¬
lage voisin, contraint à s'embaucher
dans l'entreprise de démolition,
faute d'autre emploi dans le pays.
La veille, on venait d'arrêter un
de ses camarades, accusé d'avoir
coupé la route du rallye. « On met
en prison les gens qui défendent le
pays, dit-il désabusé, et ici on dé¬
molit, on rase ce qui pourrait ser¬
vir ! Ça, c'est Giscard tout cra¬

PARC NATIONAL
DES CEVENNES

Le projet

des millions de

charbon,

ment, tout

LE

Elle

est

soumise

à

un

res,

ou inves¬
forme de villages de
vacances, résidences secondaires...

tissent

La spéculation
à vendre est

Parallèlement, toutes les autres
économiques disparais¬
sent (mines, ateliers, élevages...).
On voit des villages encore quelque
peu peuplés il y a deux ou trois
ans pratiquement désertés
aujour¬
d'hui, être enfin l'objet de projets
d'équipement (eau, électricité) de
résidences secondaires.

régime

spécial : « toutes les activités
agricoles, industrielles, l'exécution
de travaux publics et privés, l'uti¬
lisation de eaux y sont réglemen¬
tés de façon à protéger l'aspect,
la composition et l'évolution de
tout le territoire englobé » (Loi du
22 juillet 1960).
le parc est le contrôleur et
le maître de toute évolution, son
but étant de faire qu'il n'y en ait
Ici

A Monoblet (500 habitants) des
sociétés belges
se sont empa¬
rées des meilleures terres et com¬
mencent à construire 500 résiden¬
ces,

des motels, et

du

respect pour les cultures et
travail de l'autochtone (fruits
pillés, invasion permanente).

aucun

le

Dans quelques semaines, l'en¬
trée des galeries de St-Florent sera
comblée. On a renoncé à l'effon¬

jet des hameaux de Monjauze (ex.
directeur du Parc), les touristes ai¬
sés pourront même y séjourner à
des prix élevés (1 800-2 000F la
location par mois d'un apparte¬
ment), l'autochtone ne jouant alors
que le rôle de jardinier, d'habi¬
tant « typique » avec charge de

c'est qui

les

»

drement, pour les obstruer défini¬
tivement, car certaines se poursui¬
vent jusqu'à Alès, et on craint des

glissements de terrain... Au milieu
précipitation, le désordre rè¬
gne. « Ici, la ferraille, on la vend
80 centimes le kg ! Si tu veux en
acheter 100 kg, tu vas te faire faire
un bon par le gars qui est respon¬
de la

sable de la ferraille, il évalue au
pif, tu charges et tu pars. Seu¬
lement, il y en a qui on fait dix
voyages avec le même bon, en sor¬
tant à chaque fois un camion en¬
tier »...

indiennes des U.S.A. Avec le pro¬

raconter

pour

touriste » venu à la recherche
calme de la tranquilité, sans

jet.

vous,

?...

barrage

Ajoutons à cela la conduite du
«

tégrale, du type même des réserves

seurs

un

les voiliers...

cas¬

d'après

une

activités

contact,

«

sous

aidant, toute ter¬
terre perdue
pour l'autochtone. Les paysages
sont défigurés (domaines de
plus
en plus clôturés contrairement aux
coutumes locales, panneaux d'in¬
terdictions...) la liberté des habi¬
tants locaux est de plus en plus
restreinte (pâture, chasse, trans¬
humance, cueillette...)
re

pas, que les touristes puissent vi¬
siter un lieu institué en réserve in¬

:

s'accaparent les ter¬

les gèlent, spéculent

La saturation

ne

permet plus le

l'invasion entraîne le

(Extrait de la brochure
nes

Occitanes

-

«

re¬

Céven-

Lutte Occitane ».)

des histoires de veillées

(en français, bien sûr, mais agré¬
mentées de quelques termes de
patois folklorique »).
«

LA

ZONE PERIPHERIQUE
TOUT EST POSSIBLE

:

Cette zone devient la proie des
promoteurs mobiliers et autres spé¬
culateurs : c'est là que s'installe¬

13

�UNE LOGIQUE PARTICULIERE
Mais

pourquoi tant d'empresse¬

à tout raser, tout détruire,
sans chercher à récupérer ce qui
a de la valeur et qui pourrait faci¬
lement être réemployé ailleurs ?
La réponse est double : Malgré
ment

l'abandon de la C.G.T., on craint
la réaction des mineurs.
De ces mineurs, qui, lors de la dé¬
molition du puits de Molière, il y
encore

a

plusieurs mois, s'étaient rassem¬
les poings ser¬

blés par centaines,
rés et les larmes
assister

aux

impuissants

yeux, pour
au

saccage

d'un

endroit où ils avaient passé
une
bonne part de leur vie. Les
jeunes, eux, sont lucides : le tra¬
vail au fond, pratiqué dans de bon¬
nes
conditions, même s'il n'est

plus dangereux ni plus pénible
n'importe quel autre, reste
quand même un secteur d'aliéna¬
tion important, qu'ils ne sont pas
prêts à défendre jusqu'à la mort.
Si on défend la mine, c'est plu¬
tôt par rapport à la crise de l'éner¬
gie, que par rapport à son fonde¬
pas

que

«

ment même.

»

Ces

mineurs aussi, qui, il y a
mois, redescendant bredouil¬
les de Paris après d'inutiles négo¬
ciations, ont été, selon le dire de
l'un d'eux : « à un cheveu d'aller

trois

saccager la direction générale. Si
les chauffeurs des cars n'étaient

repartis de suite...

pas
—

ici

Mais

l'on

se

»

presse surtout

faire place nette à ALSTHOM, société américaine qui va
installer sur place en mars pro¬
pour

chain une usine de... réacteurs pour
centrales nucléaires (logique du

capitalisme !...) ne créant qu'une
centaine d'emplois. Il fallait donc
dégager » les bâtiments qui en¬
tourent le puits pour le 2 décem¬
«

bre.
«

Si

l'embauche reprenait, si la
du charbon repart, on

politique

pourrait résorber le chômage. De
toutes façons, ce n'est pas notre
problème de savoir si les jeunes
vont accepter de
descendre au
fond ! Trouver la main-d'œuvre,
c'est le rôle des patrons, on va pas
chercher à résoudre ça ! Le problè¬
me, c'est qu'on manque de ma¬
tière première et qu'ici, on veut
refermer la terre sur le charbon ! »
14

�REPORTATGE

La population soutient bien évi¬
demment les mineurs. Les Céve¬
nols ont toujours existé sur la mi¬
ne. Ils en ressentent
profondément
les problèmes. Lors d'un repas

somptueux organisé à Alès et qui
réunissait les élus locaux et les
directeurs des charbonnages de
France, une manifestation organi¬
sée par le CLAC devant le restau¬
rant stigmatisa la volonté de lutte
des Cévenols. « Du côté des élus
locaux, nous n'avons rien à atten¬
dre. Si le P.C. a refusé de se ren¬
dre à cette réunion, et que le bu¬

Des chômeurs à qui l'on impose
austérité et sacrifices, qui voient
leur pays vendu au tourisme et

qui
petit à petit sont obligés de s'exi¬
ler, ne peuvent pas se rendre
compte, plusieurs jours par an, du
gaspillage imbécile (certains cou¬
reurs
dépensent en
qu'une employée d'

met

un

nuit

ce

Eminence »
à gagner !) et du sans-

an

gêne des
teurs du

une

«

«

touristes

»

et specta¬

rallye (les vignes qui lon¬

national du P.S. la désapprou¬
on les retrouvait tous quand
même au premier rang, les LAR-

gent la route du circuit subissent
la nuit les feux de bois et
les piétinements des « fans » en
mal de sensations fortes) sans réa¬
gir, violemment si c'est le seul
moyen qui leur reste. Comme ce

GUIER, ROUVIERE, soi-disant socia¬
listes, qui pour se justifier décla¬

paysan à l'aspect inoffensif, gros
béret de laine sur la tête, très « car¬

raient comme « de leur devoir d'as¬
sister à toute manifestation concer¬
nant de près ou de loin les intérêts

te

reau

vait,

et

préoccupations de leurs admi¬

nistrés.
«

avalé

Les

ouvriers

ce

repas !...

»

n'ont

pas

après 20 ans de C.G.T., on ne
fait pas confiance à un comité com¬
«

ça ! Il faut

tion

passer

plus directe,

chose !

à

prouver

une

...

L'éditorial du n° 6 de « CévenOccitanes » (38, rue H.-Merle,
30340 SALINDRES), paru avant les
incidents, était désabusé et rési¬

gné. Intitulé

La Défaite

«

terminait ainsi

»,

il

se

:

Au moins, le choix est désor¬
mais sans bavure. Pour les Céven«

nes

comme

l'ensemble des

pour

pays Occitans, c'est l'inhumation
à
la sauvette (avec un André
CHAMSON pour sceller le caveau)
ou
la
résurrection
dramatique,
inouïe

l'instant, proprement
acte de foi ! »

pour

impensable,

un

Nombreux sont

ceux

d'hui, espèrent de

qui, aujour¬
et re¬

nouveau

vendiquent l'impensable.
La mobilisation prochaine qui se
fera autour du procès des cinq jeu¬
nes
Cévenols nous dira à coup
sûr s'ils ont raison de le faire.

Jean-Michel MARIOU.

RETRAIT Suite de la page

le puits de RICARD,
très vétusté, où ils trouvent des
conditions de travail beaucoup plus
pénibles.
vers

désormais en service,
pour toute la Cévenne, en tout et
pour tout deux puits : celui du
RICARD à la Grand Combe, et l'Es¬
tival à Alès. « On a râté le coup à
St-Florent, disent les mineurs, on
reste

essayer
! »

?

»

nes

Mais au dernier... un côp d'ôli
dins lo virage, e vaï lo quere ! »...

»

dirigés

DRAMATIQUE

ac¬

moins ceux qui ne sont pas mis
d'office à la retraite anticipée, sont

va

les premiers tours,
ils passeront, avec leurs engins...
que pour

RESURRECTION

«

quelque

Le puits de St-Florent est aujour¬
d'hui déserté, et les mineurs, du

Il

postale pour touriste », qui tail¬
lait des piquets, la veille de l'épreu¬
ve, devant sa maison située en bor¬
dure du parcours : « Les Cévenols,
ils sont cabours, comme moi ! Tu
verras

»

Le CLAC, très actif, lance aus¬
sitôt de nombreuses actions, mais

me

toute

VERS LA

de préserver

ce

qui

Es

plan

pel moment l'I.E.O.
los
gropes de Luta Occitana o de Volèm Viure
Al Païs, e cal téner compte d'aquela situacion per compréner que l'I.E.O. aja pusegur

que

sembla mai conescuda dins Tarn que

blicat un comunicat de sosten ais candi¬
dats que se reclamavan del programa

las darrèras eleccions. Çò que
fai dire al Talhac que l'activitat de l'I.E.O.
comun

per

sembla finalament a la d'un sendicat.
Tôt lo monde banha aqui dedins...
Entre

temps,

Benlèu

remirable dins aquel
Miquèl Talhac
parlar de son trabalh sens parlar

testimòni

çô

mai

lo biais dont lo

es

pot pas
del trabalh de tots los que son

5 500 F per an que tòca
de la Joinessa e dels

de la Comuna e
Espôrts e damb
l'aubergament e los repais qu'assegura
cada jorn. S'ocupa tanben de far fonc-

embriga¬

dais dins aquelas activitats. Avèm ajut
vertadièrament aqui lo sentit d'un trabalh

d'equipa

lo Miquèl Talhac assaja

i son, e
dansa oc¬

citana...

e

sèm

del Talhac
dins son Ostal :

frasa

de far disparéisser los 120 000 F (novèls)
de deutes de l'Ostal dels Joines damb los

I I

tal e de las associacions que
balha regulàriament de cors de

aqui dedins...

»

pas estonats d'aquela
prepaus de l'occitan
«
Tôt lo monde banha

a

Quand

se

poirà dire atal

de totas las estructuras ont l'occitanisme

pòt dintrar, serem pas luènh del compte,
mès per aquô cal enquèra força militants
de la trempa del Talhac.

cionar tecnicament las activitats de l'Os-

J.-P. L.

e

M.

B.

reste

LES
ILS

SONT

CEVENOLS,
CABOURS...

i

»

Quel rapport entre une mine qui
ferme et un rallye automobile ? à

première

vue, aucun.

Pourtant, lors¬

que c'est en Cévenne que l'on se
trouve, le dénominateur commun
est évident : « Un païs que moris
es

un

païs qu'èm tua !

ment les

appe médica

Occitanistes.

»

procla¬

1er

Société Française d'I NT E

RIM

PARA

MEDICAL

9, Place du Capitole
Tél. (61) 21.18.35

-

21.18.36

31000

TOULOUSE

15

�IND1ANS DE TOTAS LAS COLORS

VERS UNE CENTRALE
SYNDICALE CORSE
La

poussée

autonomiste

dans

les milieux populaires de la
CORSE est telle, que des discus¬
sions sont en cours au sein des
fédérations CORSES des syndicats
tous

C.G.T., C.F.D.T., F.O. et F.E.N. pour
regroupement des travailleurs
SUR LA CORSE même, pour la dé¬
fense véritable des travailleurs de
l'Ile. Cette création d'une centrale
un

syndicale CORSE serait l'aboutis¬
sement d'un processus de contes¬
tation (au sein des syndicats), des
directions centralistes parisiennes
de leurs

et

ges

manœuvres

et

bloca¬

travail¬
L'apparition dans les

contre le mouvement

leur CORSE.

luttes, des travailleurs CORSES

en

des bases de
classes, pourrait être d'un appui
décisif pour la gauche CORSE.

tant

tels,

que

sur

LA

GUYANE
SOUS LA BOTTE FRANÇAISE

leur en donne tous les jours plus :
les perquisitions et arrestations ar¬
bitraires se multiplient depuis 2

BRETAGNE 75 :
UN PAS EN AVANT ?

mois, les permanences des partis
de gauche sont occupées par la po¬
lice et le 22 décembre dernier 8 res¬

L'année 75 n'a pas pris de re¬
tard dans le pays Breton ; la nuit
du réveillon s'est passée en pri¬

ponsables politiques et syndicaux
arrêtés ont été écroués à la Santé
à Paris.
Ces 8 militants sont : A. LECANTE (Direction du Parti Socialiste

Guyanais), G. LAMAZE (Secrétaire
Général

du

MOGUYDE), F. BADE
(Directeur du journal « Jeune Gar¬
de »), R. CHARLOTTE (Directeur du
journal « CAOUCA »), M. KAPIEL
(professeur), J. MARIEMA (avocat
au
barreau de Cayenne) (1), D.
DONZENAC (transporteur) (1) et
G. WACAPOU

(employé des doua¬

nes).

sa

solidarité à

ces

cama¬

rades :
L'arrestation arbitraire de 8

Guya¬
coupables de lutter pour la
libre disposition de leur peuple,
«

La Guyane vit actuellement un
drame comparable au drame Al¬
«

gérien

Ce n'est

».

disons

mais

(socialiste)

pas nous

qui le

M.

de

FIEDER, maire
CAYENNE. En ef¬

fet une répression terrible s'est
abattue ces dernières semaines sur
la Guyane « Française », cette, co¬
lonie située au nord du Brésil, sur
de
la
côte
l'Océan Atlantique
(60 000 habitants).
Là-bas la vie est 60 fois plus
chère qu'en France, viande et riz
arrivent

la
cassée

car
«

de l'hexagone
production locale a été
importés
».

CAYENNE

ne

compte

de 6 000 chômeurs. Par
centaines, les jeunes Guyanais
pas moins

doivent s'exiler à Paris, dans les
P.T.T. ou comme éboueurs.
Mais depuis quelques années la
conscience nationale renaît. Des

troupes de théâtre

dénoncent la

colonisation.
Le Parti Socialiste Guyanais exi¬

l'autonomie. L'Union des Travail¬
demande, elle, —
depuis 1973 — l'indépendance. De¬
puis quelques mois, le MOGUYDE
(Mouvement Guyanais de Décoloni¬
sation) est à la pointe de la lutte
indépendantiste.
C'est de cela qu'a peur le pou¬
voir central d'autant plus que des
ge

leurs Guyanais

sociétés

multinationales auraient
l'intention de s'installer en Guyane
et il leur faut des « garanties » ;
M. STIRN (Ministre des DOM-TOM)

16

nais

leur transfert forcé dans

une

mé¬

tropole qui reste impériale ne peu¬
vent que suscister la solidarité de
ceux qui dans l'hexagone
refusent
le colonialisme intérieur. Nous te¬
à exprimer aux peuples des
DOM et TOM l'entière sympathie
des Occitans en lutte contre un
état qui refuse encore d'entendre
les voix des peuples qui le compo¬
sent. Nous réclamons la libération
des militants Guyanais et leur re¬
tour dans leur pays ».
nons

L'un

d'eux

Corentin

PUILLANDRE

depuis enfermé à la prison de
la Santé à Paris et va passer de¬
est

la cour de sûreté de l'Etat.
Dans la nuit du 2 au 3 janvier le
F.L.B.-A.R.B. (Front de Libération de

vant

la Bretagne
naire

—

Bretonne)

Armée Révolution¬
a détruit un car

de la marine « nationale » dans
l'arsenal de Brest déclarant « une
fois de plus l'escalade de la vio¬
lence est engagée (par la répres¬

policière).
n'acceptera plus

sion

On s'attend à ce qu'ils passent
devant la cour de sûreté de l'Etat.
Le Mouvement « VOLEM VIURE AL
PAIS » a dans un communiqué ex¬

primé

pour 11 militants autonomistes
interpellés 48 heures auparavant.

son

Le

F.L.B.-A.R.B.

que

des ouvriers,

des paysans soient mis en prison.
Les commandos de l'A.R.B. frap¬

peront sans relâche les forces
françaises d'occupation ».
Le journal « L'Aurore » du 6 jan¬
vier dernier

sous

le titre

«

Le F.L.B.

va-t-il

frapper plus fort ? » s'est
inquiété de futurs objectifs possi¬
bles pour le F.L.B. : « l'implanta¬
tion de centrales atomiques pour¬
rait fournir une occasion de mobi¬
des
liser
troupes
étrangement

vaillantes »...
Par ailleurs, le secrétariat géné¬
ral du F.L.B.-L.N.S. (libération Na¬
tionale et Socialisme) a affirmé
dans
un
long texte d'analyse
«

qu'en

ce

début 75 la lutte de libé¬

désormais un fait irré¬
versible qui va progressivement pe¬
ser
sur toute
la vie de l'hexago¬
ration

ne

».

est

�INDIANS DE TOTAS LAS COLORS

Gladstone. Ils y contribuèrent à
l'élaboration de la culture impériale

L'BCOi'VB

britannique

:

la boucle de l'aliéna¬

tion était bouclée.

RO'/HUMB OBVUNI

XXe

siècle

:

Quand le chardon d'Ecosse
se fait cactus...

La

Conférence Internationale sur
les Minorités, tenue à Trieste en
mai 1974, a souligné, s'il était né¬
cessaire, l'existence d'une véritable
Internationale » des Peuples en
lutte : car c'est ensemble que les
«

minorités

gagneront leur combat.
Par ailleurs, être Occitan, c'est être
enraciné dans sa propre culture
comme ouvert aux autres. La décou¬
verte de soi-même permet la dé¬
couverte de l'autre.

L'Ecosse,

des

une

cinq

«

Na¬

du fameux Tournoi, est
d'actualité : Peuple étrangement
absent du mouvement des nationa¬
lités dans l'Europe du siècle der¬
tions

»

il

s'éveille depuis 1920, et
maintenant se dresse, comme le
Pays de Galle, chacun à sa façon.
nier,

élections

Les

d'octobre

le

prou¬

vent.

XIXe siècle

:

un

peuple

étrangement absent
Un siècle à peine

depuis l'Acte d'Union

s'était écoulé
avec l'Angle¬

1707. Soudé à la

première
Nation industrielle du monde, à la
fois dans le temps et par la puis¬
sance, le sort de l'Ecosse ne pou¬

terre

:

d'être différent de
celui des pays qui s'éveillèrent plus
tard au nationalisme : Allemagne,
Italie, puis Pologne, Tchèques, Slo¬
vaques, etc... Comme le montre
vait

manquer

(1), « l'Ecosse était
pourtant supérieurement équipée

Tom

Nairn

pour les batailles nationalistes à
venir » : le temps de son indépen¬
dance était encore proche, elle
avait préservé intactes la plupart
de
ses
Institutions
religieuses,

culturelles et judiciaires. Elle pos¬
sédait une intelligentsia et une
classe moyenne montante. Elle re¬

gorgeait de folklore
tions

été

et de tradi¬
populaires. Elle avait toujours

reconnue

comme

une

partout et par tous
distincte. Seul

entité

point faible au tableau, et de tail¬
le, la majorité des Ecossais par¬
laient Anglais, et non Gaélique.
Mais la question reste posée :

pourquoi n'est-elle
nationaliste ?

pas

«

devenue

»

Le S.N.P. (Scottish National Par-

Sa situation
que

économique l'expli¬
largement : l'Ecosse — tout
les

moins

au

Basses

Terres

du

triangle

Glasgow - Edimbourg-Dun¬
dee
profita immédiatement du
développement industriel de l'An¬
gleterre, dès l'ère universaliste des
—

Lumières

avant le déferlement
nationaliste du Continent. Le cadre
"

»,

fréquent de l'essor d'un nationalis¬
me : l'inégalité de développement,
n'existait pas en Ecosse. Les clas¬
ses
moyennes s'enrichirent rapi¬
dement. Pour elles, c'était le Pro¬

le XVIIIe siècle.
Elles n'eurent pas à se « tourner
vers le peuple » pour essayer de
grès annoncé

par

le mobiliser contre

un

sous-déve¬

loppement. Elles se tournèrent vers
l'Angleterre... Trahison des « éli¬
tes » pour les uns, fatalité inscrite
dans les faits pour les autres, l'An¬
gleterre aspira les énergies qui al¬
lèrent s'employer à Londres.
Bien sûr, il y eut Walter Scott.
N'a-t-il pas inspiré bien des natio¬
nalistes continentaux ? N'a-t-il pas
chanté
nous sommes alors en
—

— les hommes
héros, tout le passé national

plein Romantisme
et les

de l'Ecosse ? Mais son propos
n'était pas de ressusciter un passé

mythique,

histoire légendaire,
partie d'une mobilisation
politique ou sociale pour le pré¬
sent ». Tout au contraire, pour lui,
le passé est passé, sans recours.
Le cœur peut le regretter, mais
jamais la raison. » Il déconseillait
d'ajouter de nouveaux vers aux
poèmes anciens. L'avenir de l'Ecos¬
«

une

comme

«

se

Ce

était ailleurs, hors d'elle-même.
fut la provincialisation. Il ne

plus de l'Ecosse que la
carte-postale des cornemuses et
restait

des kilts, des rêveries sur la lan¬
de, cette rêverie qui est une ma¬

ty) a été créé en 1928. Comme le
souligne John P. Mackintosh (1), il
n'était, il y a seulement dix ans,
qu'un sujet de plaisanterie. C'est
aujourd'hui un sujet d'inquiétude
pour le Gouvernement de Londres.
Considérés comme des maniaques
dans les années 50 et 60, ils repré¬
sentent en octobre 1974 30 % des
voix écossaises et constituent le
Second Parti d'Ecosse (Travaillis¬
tes : 38 %).
Comment un tel
il pu se produire ?
Au

phénomène a-t-

de schématiser, on
l'Union avec l'An¬
gleterre a perdu son caractère po¬
sitif pour bon nombre d'Ecossais.
Ceux-ci reprenent conscience de
risque

peut dire

que

leur « nationalité première », tan¬
dis que devient primordial leur pro¬
pre développement, à l'écart d'une
Angleterre malade. Car même si
le chômage est plus grave en Ecos¬
se qu'en Angleterre, même si
le
pays est devenu une des régions
les plus pauvres Royaume-Uni, il
se découvre de nouvelles possibi¬

lités : le nationalisme écossais a
de forts relents de pétrole. Pas

question, disent-ils, de laisser filer
vers

l'Angleterre de pétrole de la

mer

du Nord, ce pactole inespéré.

Alors,
ment

on se prend à rêver folle¬
et non sans raison : l'Ecos¬

—

croit
On

un

l'Angleterre

».

se

se

Golf

».

se

nouvel « Emirat du
refuse à « sauver

Il faut

un

plan d'en¬

semble, arrêter l'hémorragie de la
main-d'œuvre, et, sur le plan poli¬
tique, l'autonomie et même l'indé¬

pendance. Le Luxembourg

a

bien

dire. Alors, pourquoi pas
nous ? Tout ceci est devenu telle¬
ment « crédible » que le Parti Tra¬
vailliste a dû renverser sa politi¬
son

mot à

Phénomène
comparable à la
montée des Occitans vers le pou¬

traditionnelle. Inflexible sur le
chapitre de l'Autonomie, il a pro¬
posé pour la première fois en sep¬
tembre 74 ce qu'il avait toujours

central pendant la IIIe Républi¬
le personnel politique et les
talents littéraires allèrent s'em¬

refusé : une Assemblée Ecossaise
élue au suffrage universel. Le libé¬
ral Thorpe observa à cette occa¬

ployer à Londres

sion

nière d'avouer

l'impuissance.

voir

que,

:

Carlyle, Ruskin,

que

:

«

Depuis

que

George

II

�d'Angleterre envoya ses « HabitsRouges » battre les Ecossais aux
landes de Culloden, jamais le gou¬

INDIANS DE TOTAS LAS COLORS

ne s'est autant soucié
de la Nation Ecossaise. »

vernement

l'Ecosse rejoint le mouve¬
général des minorités en Eu¬
rope et dans le monde. La clientèle
du S.N.P. rajeunit. Elle est de plus
en plus consciente politiquement.
Ainsi

L'ECOSSE EN CHIFFRES

ment

LE hFAR«7ÉÎT"
•

ce.l~Ti QUE

•

Pourtant, cela ne va pas sans am¬
: le parti contient une bon¬
ne dose de poujadisme et manque
mis à part la politique pétro¬
de véritables objectifs. Coa¬
lière
lition hétéroclite aux multiples mo¬
tivations, le S.N.P. est parfois ac¬
cusé d'être réactionnaire. Certains
pensent néanmoins qu'une Ecosse

•

biguïtés

Superficie : 76 700 km2 (2/3 de l'An¬
gleterre)
Population : 5 200 000 h. (1/8 de
l'Angleterre)
Acte
d'Union avec l'Angleterre :
1707

•

Religion principale
térienne

—

—

blèmes sociaux et
•

Langue

:

ty

»

Eglise Presby¬

semi-politique)

1) Anglais
2)

Gaélique d'Ecosse
(80 000 personnes
1,5 % de la popula¬
=

tion

indépendante parviendrait plus fa¬
cilement au socialisme, à l'écart
d'une Angleterre dominée par les
firmes multi-nationales et la

:

d'Ecosse

((L'Ass. Gén. traite souvent de pro¬

totale)

Ci¬

«

de Londres. Et la grève actuel¬

le des camionneurs prend un tour

plus spécifiquement Ecossais : les
salariés se montrent plus fermes
pour réclamer des salaires égaux
à ceux du reste du Royaume-Uni
(Le Monde, 27-28 oct. 74).
Avec les Gallois, plus soucieux
du culturel que du politique, l'Ecos¬
se fait son entrée sur la scène in¬
ternationale des minorités en lut¬

Le S.N.P.

(Parti

te.

Même si le S.N.P. est porteur du
meilleur comme du pire, l'événe¬
ment est à saluer, et son évolution
à suivre.

National

1928

:

1970

:

Ecossais)

création
1

siège

=

11,4

%

des

voix

Févr. 1974

7

:

sièges

=

21,9 % des

=

30

voix

Oct.

1974

:

11

sièges

%

des

voix

C.A.D. le second Parti d'Ecosse

Silvan GLOMOT.

'nsenhamen t

l'expérience holderith
Pour
nons

le

fois que nous appre¬
nouvelle qui aille dans
d'un enseignement plus

une

une

sens

démocratique

et plus humain,

de

nous

empressons
connaître. Elle ne

la

concerne

nous

faire
pour¬

la seule Alsace mais l'in¬
sera
jugée excellente
par tous ceux qui pensent que l'en¬
fant doit être éduqué non seule¬
ment en tant qu'individu mais aus¬
si en tant que membre d'une com¬
munauté. Il s'agit des précisions
tant que

formation

données

dans

les

«

Cahiers

du

Bilinguisme » (Strasbourg) sur les
développements de l'expérience
Holderith, c'est-à-dire de l'enseigne¬
de l'allemand dans les éco¬
les élémentaires du Bas et du HautRhin.
ment

18

On sait que,
nion alsacienne

depuis 1946, l'opi¬
demande,

par ses

Assemblées

départementales
municipales, par la voix de

et
ses

culturels, sociaux et
l'on revienne, dans
les classes primaires, au régime qui
mouvements

politiques,
fut celui
et

1940

que

des

années

entre

1921

enseignement de la
langue allemande, forme littéraire
des dialectes germaniques d'Alsa¬
:

un

et de Moselle. Eh bien ! en
1972, après un quart de siècle d'in¬
cessantes réclamations, et à la sui¬
te des propositions de l'Inspecteur
Général Holderith, des cours expé¬
ce

rimentaux, comportant 3 heures
hebdomadaires d'allemand étaient
ouverts dans 32 « cours moyens »
(élèves de 9 à 11 ans). A la ren¬

trée de 1973, le nombre des classes

expérimentales fut porté à 284. Les
résultats ont été considérés satis¬
faisants puisque, depuis septembre

dernier,

930 classes utilisent la
méthode et que M. Holderith luimême a annoncé que l'enseigne¬
ment de l'allemand sera pratiqué,
en
1975-76 par
l'ensemble des
cours

moyens

d'Alsace.

Certes, il restera à obtenir que
cet enseignement ne se limite pas
aux

enfants de 9 à 11

particulier

prenne

ans et qu'en
fin l'interdiction

totale du dialecte dans les écoles
maternelles. Les mouvements cul¬

turels, les syndicats d'enseignants,
les Assemblées départementales,
municipales et régionales sont ré¬
solus à accentuer leur action afin

�CUILTUIRA

LA LANGUE

Q.
A qui s'adresse ton livre ?
A l'universitaire ou au militant ?
—

—

ET LES LUTTES

DES MINORITÉS
finteerieH
à

(^aluet

avec

propos

de

son

livre

«

«

soirées Occitanes

Les chanteurs occitans

les

cours

les livres

d'occitan
en

se

Occitan

»

se

LINGUISTIQUE

Q.

»

des sciences humaines.
Quelle

—

R.
voulu

la finalité ?

est

en

La première utilité que j'ai
lui donner est, en quelque

—

négative : il s'agissait de
déblayer l'héritage culturel péjorant les parlers locaux, héritage is¬
su de la linguistique,
repris par la
propagande ou l'idéologie officiel¬
le et responsable du fait que,
par
exemple, bien des Occitans ne peu¬
vent parler de leur langue qu'en la
désignant comme « patois ». Faire
sorte,

foisonnent

multiplient

vendent

mais

table

les usines ferment
le vin

qui reconnaît sa situation. J'ai
essayé, dans la mesure du possi¬
ble, d'écrire simplement, en évi¬
tant le jargon qui, habituellement
constitue un barrage à la « vulgari¬

COLONIALISME»

ET

remplissent

se

teur

sation

(Payot 1974)

Les

R.
On peut dire que certaines
analyses, purement linguistiques,
assez fouillées, ne concernent
que
le spécialiste, mais que, dans l'en¬
semble, je m'adresse à tout lec¬

de

rase

tout

ça,

exemple de combat à

ne

se

vend pas

le Larzac

ne

sait

ce

que

La nécessité de lier le

demain

politique

sera

au

culturel devient évidente

;

déjà signalé dans

son

livre, il le réaffirme

un

de
front dans la rue et dans l'Univer¬
sité. Le deuxième objectif a été de
suivre la colonisation au niveau
d'une superstructure : la langue.
Q.

Louis Jean CALVET l'avait
dans cet entretien.

c'est

Mais

—

parlers locaux
encore

plus

la

«

mener

péjoration des

incontestablement
vivante dans la rue, n'a
»,

dans la linguistique

cours

derne.

mo¬

R.
Oui, mais il est trop facile
de rire des théories du XVIe ou du
XIXe siècle et de voir le lien entre
—

Ensenhament
de parvenir à un

authentique bilin¬
guisme scolaire, conforme aux as¬
pirations de 85 à 90 % de la popu¬
lation, et à faire adopter un statut
général des langues et cultures de
France. On doit reconnaître, cepen¬
dant que c'est une mesure positive,
tout incomplète qu'elle soit, dont

l'application

se

développe

en

Al¬

sace.

Le fait que des stages officiels
soient organisés pour la formation

des maîtres apparaît comme un
élément rassurant. Après tant d'an¬
nées de refus opposées à leurs
demandes, les Alsaciens voient
leurs efforts partiellement récom¬

pensés

: le pouvoir parisien com¬
(commence seulement) à
tenir compte des prescriptions in¬
ternationales. Le résultat ne man¬
quera pas de donner un nouvel élan
mence

aux

campagnes

inlassables des dé¬

fenseurs de la culture occitane et
de la culture basque qui organisent
à leurs frais, aidés par la popula¬
tion, des stages de formation soli¬
dement structurés (500 participants
à Villeneuve-sur-Lot en 1973, au¬
tant à Valence en 1974) et qui sont
arrivés à former en 1973 près de
7 000 élèves. Des stages de même
nature ont été refusés aux occi¬
tans et aux bretons. Ce n'est qu'une
péripétie : maîtres et élèves d'Occitanie, avec le poids de leur nom¬
bre chaque année plus élevé, conti¬
nuent la lutte malgré l'indifférence
de la rue de Grenelle.
Centre Occitan
de Presse

l'idéologie du temps et ce qu'ils
écrivaient en linguistique. Mainte¬
nant on dit : « on fait de la scien¬
ce » et on oublie qu'on est
toujours
plein dans le bain

en

ment

on

ne

peut

et que juste¬

savoir en
compromis idéologiquement. Le premier pas à faire,
pour nous scientifiques, est donc

quoi

on

pas

est

d'affirmer que nous sommes
promis.

com¬

Q. — Quelle forme pourrait pren¬
dre une linguistique militante ?
R.

—

Ce serait

qui chercherait à

une

linguistique

cerner

les points

lesquels elle pourrait être un
produit superstructurel ou idéolo¬
gique et qui soit volontairement
sur

non

neutre.

C'est ce que j'ai essayé de faire
dans ce livre en mettant mes peti¬
tes

compétences de linguistique

service de

au

la lutte anti-coloniale.
19

�CIUILiriUIRA

Q.

L.-J. CALVET

AVEC

ENTRETIEN

Comment situes-tu ton li¬

—

par rapport aux
norités hexagonales

vre

luttes des mi¬

Q.

?

R.

tellement long¬

y a,

temps qu'elles ont entamé ce
combat dégagé de sa gangue na¬
tionaliste et droitière. Il y a, en
gros, autant pour l'Occitanie que
pour la Bretagne, dix ans qu'il exis¬
te des mouvements « nationalitaires
»
et socialisants. Ils se sont
heurtés à trois types d'objections :

ger

R.

—

Il n'y a pas

l'objection jacobine classique
ne
portons pas atteinte à
l'intégrité du territoire » (cf.

1.

«

Debréj,
2.

faites du folklore avec
patois et vos binious »,

vous

«

vos

la non-conscience occitane ou
bretonne ou corse...

3.

hélas,
souvent besoin de s'appuyer sur
une autorité, un
livre, un prof à
la Sorbonne, qui affirme que « ce
Sur le second point on a,

folklore c'est de
que

la culture

»

ou

l'Occitan c'est bien une lan¬

«

gue ».

livre peut, si c'est néces¬
saire, être une de ces références.
Mon

Q.

Oui,

—

on

entend

souvent

pour l'Occitan non pas en
tant que tel mais en tant que véhi¬
cule d'une littérature dont la va¬

plaider

leur est reconnue. C'est encore
l'idée qu'une « vraie langue » doit
être écrite et doit produire une
littérature.
R.
C'est surtout évident pour
les colonies outre-marines car le
sens commun
dit qu'une lan¬
»
—

«

—

Et comment le

places-tu,

toi, linguiste parisien ?
Attention, à mon sens, il
à écrire ce que j'écris, le dan¬
de mettre en avant le niveau
—

culturel de la lutte. La raison

en

que, étant linguiste, je parle
de ce que je connais mais que, bien
est

entendu, les problèmes des mino¬
rités

sont

des problèmes de rap¬

politiques, de développe¬
inégal du capitalisme. Donc,
privilégier la revendication cultu¬
relle peut mener à n'importe quoi.
Cela étant dit, j'essaye de situer
la langue dans tout ça. Je crois
donc que, si on admet le concept
de superstructure linguistique que
j'avance, tout changement infrastructurel (politique) devrait néces¬
sairement un jour ou l'autre se re¬
trouver dans un changement su¬
perstructurel (culturel), sinon c'est
que l'infrastructure n'a pas changé
(cf. colonies dites « décolonisées »
hors hexagone).
Il est alors indispensable de se
poser la question de la finalité des
mouvements occitans aujourd'hui.
Car on peut noter que, dans tous
les cas, quelles que soient les op¬
tions
politiques, se dégage le
ports

ment

combat culturel.
Dans la chanson, par exemple,
Verdier chante en occitan autour
de la FACO, Marti et Patrie autour
de l'IEO ; le PNO, lui se bagarre
sur la graphie de
la langue occi¬
tane.

Et

si

on

réfléchit

en

termes

marxistes, il importe d'abord de si¬
le mouvement révolutionnaire
occitan dans le mouvement révolu¬
tuer

héxagonal, puis le combat

gue

tionnaire

le

culturel dans le mouvement occi¬

de culture doit être écrite et
problème est alors très impor¬
les luttes de libération.

tant dans

tan.
ne fait qu'apporter une
linguistique à l'édifice de
cette lutte. Je n'ai pas de leçon
à donner, on peut seulement ou¬

Mon livre

Q.

Que peut
de ton livre ?
—

faire le militant

Ce

qu'on peut tirer de mon
bouquin, c'est essentiellement des
arguments de propagande. Et il se¬
R.

—

rait très
tracts ou

intéressant de mettre en
en bandes dessinées des

livres qui se veulent militants.
Mais ce qui compte le plus c'est
la réflexion que j'essaye modeste¬
ment de faire sur le rapport entre

langue et libération nationale. Et
c'est là qu'il faut ouvrir le débat
avec

les militants occitans

sur

la

place de la langue, ou, plus génénralement, du combat culturel dans
cette

lutte.

pierre

vrir le débat.

Historiquement, quelle
idéologie a présidé à cette destruc¬
tion culturelle, à cette « glotophagie » ?
Q.

—

Ce processus est impérialiste au
même titre que celui qu'on a vu
se développer vers l'Afrique et l'In¬
dochine six siècle plus tard. Le

problème culturel s'est posé plus
tard et non pas tant en termes de
destruction qu'en termes de né¬

gation. La glotophagie n'est d'ail¬
leurs qu'un aspect de la « culturo-

phagie

admettre que

La destruction économique
étatique a précédé la glottophagie. Et il faut, en gros, remonter à
R.

—

Croisade des Albigeois, où
la
Louis IX voulait un débouché sur
la mer, ou à d'autres faits éminem¬
ment

économiques pour examiner

le processus.

le colonialiste

ne

l'Occitan soit

une

lan¬

même titre que le Français.

gue au

L'école

obligatoire

en

langue fran¬

çaise de Jules Ferry n'est que la
traduction au niveau superstructu¬
rel d'un fait acquis : l'établissement

impérial de la France.
Q.

—

Inversement,

quelle idéolo¬

gie préside à la redécouverte des
cultures locales

au

XIXe siècle ?

R.
C'est un problème qui ne
m'intéresse plus. C'est sous l'in¬
fluence du romantisme allemand,
des frères Grimm en particulier,
—

l'on s'exatasie sur les beautés
de la culture populaire (par oppo¬
sition à la culture savante). On
donne le prix Nobel de littérature à
Mistral qui a toujours écrit en Oc¬

que

mais qui ne se sentait pas
concerné par les petits gosses qui,
dans son village, étaient victimes
des vexations quand ils parlaient
citan

Occitan.

Donc, le déroulement du rouleau
compresseur étatique, qui écrase
les cultures (fait consécutif à l'im¬

périalisme économique), autorise
que, en compensation, on extraie
un
Mistral ; et le paternalisme
veut qu'on admette Botherel, le
Breton de Paris, qu'on mette en
lumière quelques pages de la poé¬
sie paysanne, régionale, sans se
remettre

en

question.

Q.
De quelles différences fautil tenir compte entre les colonies
extérieures et intérieures à l'hexa¬
—

gone
R.
mon

et

car

»

peut assumer sa propre existence
en face du colonisé qu'en le met¬
tant dans un rapport de domina¬
tion, de digestion. Il ne peut donc

?
—

un vieux débat qui, à
n'a pas lieu d'être. Au

C'est

sens,

plan linguistique, le processus a été
rigoureusement le même mais s'est
développé à six siècles d'écart.
assez clair pour le
mais en tant que point
de départ d'une lutte anti-colonia¬

Q.

—

C'est

processus,

le ?

�R.
Précisément c'est que, à
l'intérieur de l'hexagone, l'assimi¬
lation est faite. Au contraire, le
Français est ultra-minoritaire en
—

CRÊTËCÂI

Afrique puisqu'en gros 5 % de la
population d'Afrique « francopho¬
ne » peut parler Français.
L'étonnant est même que, dans
l'hexagone, on assiste à une renais¬
sance des langues locales, en dé¬
pit du caractère réussi et achevé
de la colonisation.
Ces mouvements procèdent d'un
volontarisme culturel à la limite un
peu infantile si on ne cherche pas
la réponse dans la politique. On
arrive à une situation qui défie

LE PAIN

l'analyse en termes marxistes par¬
que le combat superstructurel
(culturel) semble précéder l'infrastructurel (politique). On a l'impres¬
sion que ce qui se passe politique¬
ce

ment

NOIR

Occitanie actuellement, se

en

passe un peu dans la foulée des
militants culturels comme Patrie ou
Marti.
Q.

de

que

R.

L'Héroïne

Et

—

ces

quel est l'impact politi¬
militants culturels ?

C'est d'

—

«

accrocher les

et tous ceux qui parlent
l'Oc quand ils entendent que des
chanteurs modernes chantent dans
leur langue, font des disques, pas¬
sent à la radio et donc parlent l'Oc
à toute la France. C'est une façon
de se sentir exister en tant que
paysans

tels, de prendre une revanche sur
la négation dont ils sont victimes.
C'est la force du combat culturel

de parler au vécu et au quoti¬
dien, mais il peut mener à n'im¬
porte quelle aventure réactionnaire
ou progressiste.
Q.
Y a-t-il, pour les Occitans,
des leçons à tirer des expériences
que

SUR ANTENNE 2, depuis fin décembre passe en film « LE PAIN NOIR ». Ce
volumineux feuilleton (8 épisodes) qui s'achève ce mois-ci est tiré du roman

(1) de Georges Emmanuel CLANCIER

des militants Africains
lutte anti-coloniale ?

dans leur

qu'on puis¬
Personnellement j'ai
participé à un travail d'alphabétisa¬
tion au Mali pour qu'il y ait un
R.

—

Je

crois pas

ne

transposer.

outil différent du Français au ser¬
vice de la

propagande.

la question se pose diffé¬
: il n'y a pas
de problème d'écriture et donc pas
Mais

remment en Occitanie

a faire.
Le militantisme doit s'orienter au¬
trement : la chanson, par exemple,

d'alphabétisation
le théâtre

ou

en

ment une très

Occitan, ont sûre¬

grande résonnance,

s'ils passent par les ca¬
naux de la radio ou de la télévi¬
sion car ils peuvent servir de dé¬
surtout

tonateur.

Cela dit, c'est un peu une intui¬
tion et si

bat,
un

on

on

va

ne

politise

très vite

se

le dé¬
heurter à

et a

reçu

en

1957 le grand prix de la

Société des Gens de Lettres.
«
LE PAIN NOIR » se déroule dans le nord de l'Occitanie : c'est l'histoire
d'une famille de paysans Limousins de 1870 à 1940, une chronique de la vie

de Cathie CHARRON.

Petite paysanne devenue servante à la
ouvrière dans une fabrique de porcelaines

Jaladas, la métairie de

son

ville chez de riches bourgeois, puis
de Limoges avant de retourner aux

enfance.

fresque sociale décrivant la condition

Faste

du XIX" et

paysanne et

ouvrière à la fin

début du XX" siècle.

au

Ce feuilleton est d'une veine

rare à la télé, et à côté de dizaines d'autres
il fait figure d'un véritable chef-d'œuvre (progressiste de sur¬
croit). Ce n'est pas cela que nous mettrons en cause ici.

à l'eau de rose,

En

nous

faisant VOIR le cheminement d'une prise

de conscience sociale et
prise de conscience de la lutte des classes, le réalisateur Serge

politique,

une

MOATI

bien travaillé.

—

se

Cathie "CHARRON

a

Mais
que

une

le film
C'est

a

fois de plus, c'est
été tourné.

avec

l'œil totalement PARISIEN et CENTRALISTE

qu'ont violemment ressenti de nombreux limousins devant leur
le journal « L'ECHO DU CENTRE » :
n'aurait pas dû empêcher MOATI d'y
ajouter plus encore la COULEUR LOCALE, L'ORIGINALITE, LA PERSONNALITE
ce

écran. Ainsi le critique PANAZO dans
«
A mon avis l'universalité du thème

LIMOUSINE.
Un

exemple

:

pourquoi l'Occitan est-il absent alors qu'il était la langue

usuelle de la famille CHARRON ? quelques phrases, remarques, répliques ou
confidences en Occitan auraient fait chaud au cœur aux millions de téléspecta¬
teurs

qui connaissent

ou

parlent la langue. Suis-je exigeant ?
de celle des miens et la langue

Non, je le répète. Il s'agit de MON histoire,
des miens fait partie de NOTRE histoire ».

De nombreux lecteurs sont allés dans le même

sens.

Dans le Pain Noir,

le battage au fléau, les semailles, la course de vachet¬
te landaise dans la campagne Limousine, ne sonnaient pas très juste. On a pu
regretter ce manque d'authenticité ou « l'accent parisien » de certains acteurs ».
«

D'autres ont
la misère d'alors
que
pas

certains visages ne représentent pas toujours
le réalisateur n'en n'a rien connu ». « Quel¬
chose m'a choqué : ce sont les costumes. Une fille de métayers ne se mariait
avec des colliers, des boucles d'oreilles, une belle chevelure comme celle de

la vedette
Seule

regretté
:

on

que «

voit bien que

».

télévision prise en main ici, dans notre langue pourrait donner
œuvres qui plaisent au peuple Occitan. Ce n'est pas le change¬
ment du nom de « 3' chaîne » en « France Régions 3 » (symbolisé par un œil
une

d'authentiques
dont la

prunelle est hexagonale) qui

pourra nous

donner cela.

pas

(1) chez R. LAFFONT.

mur.

Propos recueillis par Franc NOËL
21

�LIBRES...

ESPECTACLES...

DISQUES...

BRES...

DISCpE

Nh e*l
LIBRES

Al somari del n° 45 de

REVISTAS

E

florida de pertot aquesta passa

La

jornals, periodics
tota

fa

mena

e

de
revistas occitans de

seu.

cions
—

l'es-

vertadièrament venir

Gaireben cada despartiment
Non podèm que non felicitar.

pant :

a

lo

—

—

CLINTON

«

Hebdo

»

d'Infor¬

Cévenol

mation, pareis dempuèi Novembre 74. En
mai de las novèlas localas e d'articles
en

francés, cada

numéro

un

conte

cançon en

una

meses

n°

Lo

òc.

venents
:

(48 numéros]

e

articles

:

per

un

en
an

—■

(Lèira-Nauta), n'es
1974). Lo

a son

numéro

venent

numéro

:

F. FRONT OCCITAN. 43110
Permanéncia cada dissabte a La
50

bre 74) d'

—

—

—

»,

del

n°

(novembre-decem-

2

OCCITANIA PASSAT E PRE¬
revista de Luta Occitana :
«

Chile :
l'unitat

—

Preambul

dau

programa

de

populara.
Desvolopament desparièr.
Diglossia.
Guillaume de Nogaret.
La violença dins la fèsta en Vivarés.
Y a-t-il une idéologie de la villa en

—

—

—

—

—

Occitanie ?
La

presse du «
Martin Bidouret
1851.

—

—

sur

—

—

«

nue

Lo

o

quotidien ».
lo còp d'estat de

l'idéologie nationale.

Occitanie : Volèm viure.
Patrick Saytour.

—

(6

numéros) : 30 F e mai
Redigir los chècs o mandats
Jean-Laurent Bracq.

se

a

podètz.

l'ordre de

Lo n° 19 de « NOVELUM », revista de la
seccion peiregôrda de IT.E.O., porta poè-

pròsas d'Ana Izac, J. Ganiaire e
Michèu Chapduelh, un estudi sul torisme
una cronica d'informacions, de testimònis
las manifestacions de l'estiu passât
conte tradicional :
«
Quatorze ».
Abonament d'un an : 10 F. Novelum. Carun

rièra

La

Boëtie.

24000

Peiregús.

C.C.P.

Bordeaux 821.34 V.
Un
LUM

J.P.

bastir, se cal encontrar,
cal aprene a s'estimar
s'escumenjar, amai siàguen pas
las opinions. Aquò's mon punt
Per

cutir,

Personal

coma

Ladebat.

vir

numéro

especial del meteus NOVE¬
a d'extraits
» que data

(n° 20 bis) es consagrat
Libre Negre de Peiregús

«

l'ensenhament de l'occitan

a

L'ECHO DE RABASTENS », organa de
Velhadas Rabastenesas », societat
literària e artistica, que son sèti es a
Postal comunal de Rabastens (81800), se
tracha dins son n° 106 d'estudis istorics

Carbona.

•&lt;

arqueologics d'interès local. Una pagina
: Es pas gaire ! Una
ofensiva es a menar d'aquel costat...
e,

de poësia occitana
L'AUTA
Tolosencs e
aici pas
Per pas

Los
mèstres e
regents son
pregats de li mandar las èbras e las culhi-

das

de

lors

porta mantun article sus la situacion ca-

organa de la Societat dels
amies del vièlh Tolosa, se

de

causas

païs cevenòl

:

transforme des Céve¬
Indiens.
Eminence » ou le « miracle » dans
le textile en agonie.

—

nols...

rubrica bimesadièra d'Actualitat
Occitana e afortis qu'es •• per l'onor deu
sa

païs sosténer e per sa dignitat manténer » segon la formula del poèta gascon
Pèir de Garòs.
Dins « L'ECHO DU CENTRE », lo contaire Panazò a tornat a prene la redaccion
en
occitan de sos contes qu'aviá tam-

pada dempuèi mai de dètz

ans.

Dins « L'AVENIR DE LA BRETAGNE »
de Novembre 74 (n° 223), Laurent Daillez
lança una diatriba violenta contra l'ideo-

logia estreita e
qu'an condamnât
ditz
nous

l'intolerància d'aquelis
e escumenjat Joan-Pau
en
conclusion : Avant
faire de la morale main¬

l'Occitanie,

que

ces

hurluber¬

lus apprennent les éléments de base de
la véritable Occitanie qui sont : liberté,
indépendance, tolérance et surtout JUS¬

L'ESCOBA », jornal trimestral del
Centre Cultura Occitan d'Alps-Nauts (05),
n'es a son n° 4. Redigit en francés e en
occitan se vend 2 F lo numéro.

D'un biais tôt parier, l'éditorial de •&lt; LA
CLAU LEMOSINA » (n° 5), Revista bimes¬
trala del Cèrcle Lemosin d'Estudis Occi¬
tans e d'Accion Populara (CLEO), se'n

en

«

—

Tourisme 74

—

comunista per contra sembla
de plan virar la vèsta sul sicut de l'occi¬
tan. Oportunisme ? Temptativa de recuperacion ? Sinceritat vertadièra ?... Veirem ben. Totjorn que :
Lo quotidian «
LA MARSEILLAISE »
balha ara en occitan desempuèi dos me¬

sur

en

La défaite.
Comment on

—

La premsa

tenant

escolans.

n"
6
(Novembre-Decembre)
de
«
CEVENNES OCCITANES », Journal d'in¬
formations culturelles et économiques,
Lo

parièras, mas
ges de Lenga d'Oc. Quina pietat !
dire quina vergonha...

Verdièr. E
de vouloir

Tèxtes

»,

tanben

tracha

:

provèrbis, garbetas folcloricas,
idèas de jòc, comptinas, etc... Lo n° 2 es
a
mand d'espelir. Redaccion : Andrieu
Lagarda, 25 carrièra Victor Hugo. 31390

tastrofica
«

TICE...

Cévennes.

en

Autopsie d'un désastre.
Biqueta èra una cabra...
Comptines et proverbes

—

—

—

d'Occita-

nie.
Om

pòt abonar als 6

se

dièrs

:

s'es

possible.

10

F

au

mens,

numéros anna-

20 F, 30 F

e

mai

CEVENNES OCCITANES.
38, rue
Henri-Merle. 30340 Salindres.
C.C.P. Jean-Luc Majourel 1.126.39 Mont¬
pellier.
LO

SABER

de Genièr 75 (n°
Mon diurnal de la
Deportacion » del Canonge Josèp Salvat
qu'es per paréisser tôt en recuèlh dins
los meses venents, « Las prunas de Rivèl »
per Cezelha Cuxac e un estudi de Marcèl
«

GAI

377) porta la fin de

Carrièras
sons

sus

«

»

«

La versification des chan¬

populaires occitanes

».

Lo n° 36 de « COTELON-MORRON », re¬
vista de l'Escòla Rochaguda d'AIbi porta
un raconte de Guin Vialà (Passejada dins

los Alps), una cançon viélha reculhida per
Crestian Matieu e la seguida de « L'òme
volant » comedia de Maurici Bardolat.
La

parucion de I'

■&lt;

ANTHOLOGIE DES

BAROQUES OCCITANS
enta

22

ofrissi

vos

l'annada novèla !...
LA RANDOLETA » est una pichòta
publicacion novèla del CREO de Tolosa
que recampa trabalhs d'escolans per ser¬

del «
de 1424, amb comentaris istorics per Eric
Fava e estudi Ienguistic per Joan Ros.
«

que

cal disallée de
parièras
de vista
vèt per

Lo Chahacô, per Peir de Buganda.
Lo bon diu e lo mendiant (conde).
De cap tà la hont (seguida) per Jan

e

sus
e

una

liures,

ses

Occitània passât e présent ». 11, ave¬
du Mas ensoleillé. 06600 ANTIBES.
numéro
:
6 F. Abonament d'un an

mas

as

trop teatrala de

e

PER NOSTE. Villa Amistat. Avenguda
dels Pireneus. 64300 ORTES. Lo n° : 1,50
F. Abonament per un an : 10 F.

las

Cette vie qui s'en va : Saint-Véran.
La fête de Salles-sur-Cérou.
Quand plôu as Ais.
Littérature en R.F.A.

—

per

«

Faye (prèp d'Aurèc).
somari

—

per pa-

de Genièr.
20 F, de

:

—

5 (Ivèrn

es

a

AUREC.

SENT

Nadau,

tà

Arrepoèrs

—

periodic del Vêlai

»,

l'entorn del 15
Abonaments (10 numéros)
réisser

Al

categoria trop intellectuala
« militants occitans »
que pàrlan força per criticar mas que
fan pas res, aquô a prepaus del Festenal
d'Eimotièrs. Dins un autre article (Une pé¬
nible impression), lo CLEO pensa que totis
aquelis biais de far de criticas mai o
mens
a
gratis e totis aquelis embolhs
an pas res de constructiu.
pren

Latrubesse.

FRONT OCCITAN

sosten

tragiques amours de Jaufre
Rudel, par Gilbert Garrigue.
Lo mau deu sègle, per R. Tucou.
Parlam Gascon.

—

38 F. CLINTON. 30960 LES

—

de

Jorli Destandau.
Pamplona, per Claudi

a

Les

—

MAGES.
«

angori

Bellòc.

occitan, amb

de porgir

»,

«
Biarn-Gasconha » de l'I.E.O. :
Deishar morir ua escòla, per AnaMaria Roth.
Camelat e Palai, per Antòni de
Bastard.
La Revendication Autonomiste Ecos¬
saise, par M. Grosclaude.

E

porta un poèma,

F. Abonament

1

PER NOSTE

Estiu 1944, per

—

—

volontat afortida de far melhor dins

una

los

o

«

l'agradiva revista bimestrala de las sec-

Aubanèl

an

» del Robèrt Lafont
Avinhon foguèt un pauc

l'ombra grandassa de « La
».
Aquela antologia compléta e alarguis de 1560 a 1660
La Renaissance de 1610 » auèi agotada.
acaptada

per

Revendication Occitane

«

�QUES...

ESPECTACLES...

«
La Jarjalhada »
tacion de Gaston

—

Lo primièr numéro de « VIVARES, TER¬
RA OCCiTANA », revista de l'associacion

aital nomenada, ven d'espelir aqueste mes
de genièr jos la direccion de Fernand
Lebrat. Son previstes très numéros per

(ivèrn, prima

estiu) per èsser servitd unencament als membres d'aquela
associacion dobèrta pr'aquò a totes. Una
presentacion de las pus polidas, d'articles
nombroses (tocant la lenga, l'istôria vivaresa, l'occitanisme), de
poèmas, de ra¬
contes de tota mena, de renduts-comptes
an

e

d'activitats culturalas e una benda dessenhada ne fan del primièr côp una revis¬
ta de qualitat. » Vivarés, tèrra occitana ».
Centre socio-culturel. 07200 Aubenas. Escotissons : Liceans : 10 F. Aderents :
20 F. Membres d'ornor : 40 F e mai.
Dins

la colleccion Flachette-Littérature,
Joan-Francés Solet, Assistent a l'Universitat de Tolosa-Lo Miralh, ven de publicar
una « VIE QUOTIDIENNE DANS
LES PY¬

RENEES SOUS L'ANCIEN REGIME » qu'estudia las condicions de vida de las populacions dins los 3 sègles qu'an precidit
la Revolucion.

caire

a

mand de paréisser, jos

SANT LOIS

■&lt;

»

éla¬

desfasent los mites de l'istôria oficiala

en

los

qu'an començat a fargar los
joves occitanistas aquestas annadas pastant

coma

PICHONS CLASSICS »
d'Estudis Occitans de l'Uni-

del

Centre
versitat de

Montpelhièr, cal notar la

rucion recenta de 2 titols

August

«

—

trèces

Forés

causits,

pa-

:

presentacion,

»,

comentaris

notas e

per Joan-Maria Petit.
«
Joan-Batista Focaud

—

novèls

»,

per

Gonfroy.

Focaud, que viviá del temps de la
Revolucion

sin,

es

e

de

l'Empèri

l'autor d'un

en

Lemo-

faulièr

imitât

de la Fontaine.
TOLOUSE CITE DU DESTIN
cô de las Edicions Havas,

«

a

183

fotôs

remirablas

de Tolosa

paregut
recampa

dins

sa

diversitat. Degudas al fotograf tolzan Joan Dieuzaide (Yan) que se'n
coneis lo renom, son acompanhadas d'un
tèxte de Renat Mauriès, lo jornalista el
tanben plan conegut.
riquesa

e

sa

del

lenguista alemand Jôrdi
presentada a I'Universitat de
Tubingen e que ven d'èsser publicada,
estudia los ensages de codificacion de
l'occitan desempuèi lo sègle XIX e l'acuèlh
as
élis réservât per la populacion par¬
La

tèsi

KREMNITZ,

Beu-

Felip Gardi, al

présentât per

»

de

long article de Léon Cordas

un

situacion

sus

la

del

Teatre Occitan,
presentacion del Centre Dramatic de

una

présenta

Provença per Andrieu Neiton e de la
pèça « Martin Bidoret » per Enric Giordan.
Se pot obténer aquel butletin contra 4 F
timbres al CERT, Domèni

en

33405

Universitari.

Talença.

publiquèt
e

Gèsta

«

de

Beatritz

«

Nelli,

met

obratges

»

»

de

Renat

novèls
meses

:

mal

A

«

aise

»

Ofertôri

«

—

»,

recuèlh poëtic bilen-

ja anonciat aici, d'Andrieu Combetas,
sortit en çô de las Edicions Subervie de Rodés. 154 paginas. 25 F.
ga

es ara

Es paregut un novèl volum de la « BlBLIOGRAFIA
OCCITANA
»
de
Joan
Lesafre e Joan-Maria Petit que porta sus
las annadas 1972 e 1973. Coma lo de

(1967-1971) cèsta : 10 F e pèt
èsser comandat al servici de difusion de
l'I.E.O. a Laurens. 34480 Magalàs.
Totjorn dins la séria « PICHONS CLAS¬
SICS » mençonada pus naut, son sortits
fa pas gaire :
davant

TANIE

»,

ginas.

56

poèmas de Franc

Baidit, amb prefàcia d'Ismaël Girard.
Elena

«

—

Cada

de Bernât Manciet.

roman

»

exemplar ordinari

12 F. En edi-

:

de luxe

numerotada : 100 F. LibraOccitana.
32,
Carrièra-Grenolhar.

cion

riâ
47000

LAS

«

d'Arbaud
lèu enta

de la « Petite En¬
publicada fa dos

novèl obratge amb

un

paréisser
illustracions.

per

en

OBRAS

9

febrièr. 96

pa¬

cartas.

POETICAS

(1874-1950)

»

de Josèp

paréisser
ITmprimariá Mistral de Cavalhon
(Vauclusa). Aquesta novèla edicion bilenga es malurosament en grafia mistra¬
lenca per çô qu'es de la part provençala.
E mai poèmas divèrs qu'èran pas dins
cap de recuèlh, porta : Lou Lausiè d'Arle,
Li Cant palustre, Li Rampau d'Aram, Lou
Cor Barra.
L'exemplar ordinari es en
soscripcion a 27 F, lo de luxe a 80 F.
Imprimerie Mistral, Cours Victor-Hugo,
son

per

Cavaillon.

Enta Privât

a

Tolosa, dins la colleccion

Univers de la France », ven de paréis¬
ser una »
HISTOIRE D'AUVERGNE » jos
la direccion d'André-Georges Manry. Un
volum d'unas 500 paginas. 31 illustracions
fôra-tèxte. Edicion cartonada 105 F. Edi¬
cion entelada 115 F.
«

Una

«

D'OCCITANIA » en oc¬
43 cm ven d'èsser edi-

CARTA

citan, de 55

sus

tada pel « Comptoir Général
Occitan ». Carta ordinària : 6

F.

plar de luxe

a

8 F. Se demanda

:

du

Livre
Exem¬

Interm-

Oc-Presse. 84270 Vedène.

Agen.
La

DE HERDER E DE NIETZSCHE A MIS¬

TRAL

las edicions de l'Astrado, es un estudi de Marcèl Decremps
sus
la pensada mistralenca. Môstra las
diferéncias del concèpte de nacionalitat
segon los filosôfes alemands e segon
Mistral, aqueste se faguent lo defensor
de l'idèa latina de comunitat de lenga e
»,

publicat

de civilizacion
nica d'etnisme.

a

fàcia de l'idèa germa-

en

150 paginas.

RELAIS LATINS

«

»

15 F.
Edicions Subervie. 21, Carrièra de l'Embèrga, 12-Rodés.

poèmas de Joan-Pèire

»

d'acabar

que

Bronzât.

occitans

amb

»,

sa

18 F.

antologia de poè¬
revirada

en

roma-

de

segonda edicion revista
L'INITIATION

«

AU

e

corregida

GASCON

de

»

Robèrt

Darrigand ven de tornar paréisser.
Aquel libre es acompanhat d'un dise 33
torns ont los tèxtes son legits per de
legèires originaris de très païses gascons
diferents (Gasconha bassa, Pèmont pirenenc, Montanha biarnesa). Lo libre sol :
25

F.

libre

Lo

dise sol

F.

10

:

Lo

dise

e

lo

30 F. Se

pôdon comandar (ajustar
3 F pel mandadis) entà « Per Noste ».
Avenue des
Pyrénées. 64300 ORTHEZ.
:

C.C.P. Bordeaux

recampada per Octave Prour, ven
d'espelir en una segonda edicion revista
e augmentada. L'exemplar :
18 F. « Pro-

:

2.148.33.

nés,

méthée

B.P.

»,

166.10,

DISQUES

Paris.

75163

Cédex 10.
«

Un

LES PAYSANS DU LANGUEDOC

»

ree-

integrala de l'èbra d'Emmanuel Le
Ladurie pareguda ara fa dètz ans

dicion

Roy

de sortir

ven

cô de Mouton

a

a

sègles XVI
140

nas.

e

XVII. 2 volumes. 1 000 pagi¬

F.

DE DIRE EN PERIGORD » de
Miramont, majorai del Felibrige,

BIAIS

Pèire

de paréisser. S'agis d'un recuèlh de
locucions idiomaticas, de provèrbis e de
dichas dins lo parlar de Sarlat. Aquel
libre es en soscripcion a cô de l'autor
al prètz de 20 F l'exemplar, tanben que
doas autras de sas ôbras : « Dichas de
ven

Cattivitat

»

(12 F)

e

«

Planh de Faidit

»

(14 F). Se pôdon demandar aquelis volu¬

(ajustar 3 F pel mandadis) a Pèire
Miramont, « Lou Paredoun ». 83390 Cuers.

mes

C.C.P. Toulouse

:

266.64.Z.

fum de

d'enregistrar
las setmanas

e

disques occitans se vénon
lor parucion esperada per
a

venir.

LOS PICHONS CANTAIRES DEL COM-

«

Paris.

Tota l'istôria dels problèmas e conflictes
de la societat rurala lengadociana dels

«

LA BORASSA

ven

ESPECT

la collaboracion de Marcèl Carrièras e
d'Alan Novèl : « HISTORIQUE DE L'OCCI-

de Bernât Manciet

»

Planissôlas

soscripcion très
paréisser dins los

en

per

venents

LO TEMPS CLAR

«

lants.
«

Andrieu Dupuy, autor

84300
La colleccion

mas
»,

ans,

Fièira

Lo butletin n° 7 del CENTRE D'ESTUDIS
DE RECERCAS TEATRALS de I'Univer¬
sitat de Bordèus-lll (CERT) fa la part bêla
al Teatre d'Oc e a sos problèmas amb

«

«

la

E

sadas.
Dins la séria

cyclopédie Occitane

prètz de 12 F.
pichons classics occitans » (15
titols adara) al Centre d'Estudis Occi¬
tans de I'Universitat Paul-Valéry. 34-Montpelhièr.

l'egidi del

d'ensenhaires. Aquel
quasèrn d'lstòria que deu èsser lo pri¬
mièr d'una séria vol ensajar d'esclairar
la personalitat del rèi de França aqueste

de

dins una presen¬
Basalgas. 7 F.

Los

«

—

Es

CREO de Tolosa, un
borât per una équipa

L'Embarràs

«

—

DISQUES...

LIBRES...

TAT

DE

FOIS

primièr, que se
gaire per una
en Arièja, Nauta-Garona
e
sus
las antenas de Radiô-Tolosa, an
enregistrât recentament un 45 torns de
quatre nadalets reculhits en Arièja. Aquel
dise que sortirà a cô de « Junqué-Oc »
es un retrach de lor repertôri acostumat
»,

tôt

faguèron conéisser i

a pas

séria de concèrts

fait

de

cantics
Vos podèm

e

de

nadalets

tradicio-

afortir que lor trabalh,
dirigit per l'Abat Faurés, es de la pus
granda qualitat.
nals.

La

sortida

del 33 torns Ventadorn-Per

Noste, anonciada lo mes passât, de JAN
E JAQUEISH DE NADAU, es retardada

dusca lo corrent de Febrièr. Nos
d'ajustar que « LOS DE NADAU »
son ara très, estant que la votz femenina
de Ninon lor prèsta la man dins aquel
dise e dins la mèger part de lors réci¬
tals publics.
un

pauc

devèm

23

�Chaz Ventadorn

FELIP

encara,

GIROS-

Albigés
ven
d'enregistrar un supèr 45 torns de
4 cançons : Camarada Allende (paraulas
de Tayac, musica de Girossens), Linhas
de foc (Tayac, Girossens), Tant d'oras
de pena (paraulas e musica de Girossens)
e Lo Marqués sus de paraulas de BarteIemi, carbonièr de Caramaus del début
del sègle. L'acompanhament del cantaire
es assegurat per
Claudi Bonafós (pianò
e flaut),
Gilabèrt Sarramejana (guitarra),
Joan Pau Roanet (autra guitarra) e Pèire
SENS, lo cantaire de Caramaus

Jausserand (contrabassa).
Enta Discòc son a mand

lo

de

corrent

febrièr

en

d'espelir dins
disques de

dos

cantaires totis
Un supèr 45

una ora

mesadièra de Télévision occitana.
: Puslèu que d'aver d'emis-

Mas atencion

sions-ghetto as una ora d'escota sens
interès o fargadas dins un biais folclorisaire al sens pus marrit del tèrme,
benlèu que val melhor de pas aver cap
de paraula occitana a la Télévision...

»

CENT JOURS ENSEMBLE

»

que consa-

la collaboracion de l'OMSC de La
Martegue e del Teatre de la Carrièra
portèt polidas fruchas davant s'acabar lo
7 de Genièr per la creacion de la pèça
Fès

Aital lo 10 de décembre, « Noël la
grande porte », serada preparada e organizada per Joan-Maria Lamblard sul tèma
de las tradicions provençalas de Nadal,
amb la participacion de Marcèl Bonet,

d'Eric

tura

supèr 45 torns de Didier DUPONTEIX,
stereofonia. 2 cançons longas solament, sus de paraulas de Michèu Chapduèlh : Tornaretz-vos ? (Cançon per un
rector) e lo Moton de Panurja.
Un

el

en

la cantaira talentosa de
tôt bèl just d'enregistrar un

Majorai del Felibrige especialista de Culpopulara regionala, e de Joèl Ponçon,
novèl cantaire provençal.

ven

grand 33 torns titolat « Te causissi... »
per paréisser entà Revolum-Edicions dins
lo cors de Febrièr. Dotze cançons ne fan
la matèria, paraulas o poèmas de Bernât
Manciet, Marcèu Esquieu, Joan-Pau Blòt,
Joan-Pèire

Baldit e Maurici Andrieu, mu¬
sicas de Jacmelina : Te causissi, Cançon
nècia, Retrach de femna, Auton, Ai ple-

gadas quatre pelhas, L'Albanés, Calabrun,
Guèrra, Cançon leugièra, Batalhas (anonim), Dins la plana, Dempuèi que l'esliuç.
Un acompanhament de qualitat sosten la
guitarra de la cantaira : Sèrgi Guirao
(contrabassa), Paolo Daveira (percussions),
Joan-Pèire Lafita (flaûta
las doas guitarras de
Enric

Dalbès per

musica

percussions)
Felip Richard

e

e
e

alhors especialistas de

flamenca.

d'huy

CINEMA

15

de

Genièr

film

GARDAREM LO LARZAC » vira dins
las vilas e ios vilatges de Puèi-de-Dèma
e
de Cantal. Aquelas projeccions gaire-

jornadièras

son per

contunhar duscas

l'entorn del 20 de Febrièr dins lo despartiment de Cantal. Es de notar que sera
as Orlhac
(Aurillac) lo 10 de Febrièr a
l'Escèla Normala e lo 12 a l'Ostal de
l'Education Nacionala lo vèspre e al Fogal
dels Joves Trabalhaires lo ser.
a

Sus Bordèus-FR3, un magazina en
serà

difusit

lenga

lo

primièr e lo
Aquel drech
de ciutat acordat a la lenga basca a la
télévision, consi se fa que la lenga occitana l'âge pas ela tanben ?... Es que sérié
pas que la minoritat occitana es trop importanta per li balhar lo drech a la paraula
e que sérié tròp dangierós
de jogar amb
aquel foc ?... De tôt biais Ios occitanistas an aqui un
prètz-fait d'importància a
menar a bon pro e lèu-lèu per çô
qu'es
segond dissabte de cada

lo

24

moment

e

de

de mainats.

CALENDES MARTEGALES

la

»

es

lo titol

foguèt creada lo 7 de
Genièr per acabar aquel cicle de cent
jorns. L'èime del Teatre Popular Provençal
(e mai que mai de la pastorala) i es res¬
pectât e espleitat. Los personatges represéntan tôt lo clavièr social del rèdol
pèça

que

de

l'Estanh de Bèrra en 1974 e sas
reaccions davant l'industrialisacion. La pè¬
ça se dévié jogar quatre còps a La Mar¬
tegue puèi èsser passejada dins d'autras
vilas de las Bocas-de-Rèse, amb cada
cèp una adaptacion novèla segon las
preocupacions dels estatjants.
Aprèp son animacion de La Martegue,

lo TEATRE DE LA CARRIERA dévié reprene a Paris « Tabo ou la Sainte-Barbe de
Combat » al Théâtre des Deux-Portes,
rue Louis-Lumière, del 19 de Genièr al 2

Del 21 de Genièr al 15 de Febrièr, un
FESTENAL DEL TEATRE REGIONAL se ten
a

Nimas, organizat

Popular de Nimas

mes.

de butar fèrme

per

pels Amies del Teatre
l'ocasion de lor detaquela inicia-

a

anniversari. Cal saludar

coma se deu estant que
per una manifestacion d'aquela importància non solament se fa pas apèl a de tropas parisencas mas tanben
per çô qu'aquel Fes-

tenal serà réservât

obténer

la

popuiacion nimesenca e non pas als toristas de l'estiu.
Los espectacles se dônan un pauc pertot dins la vila (Teatre Municipal, sala
del Camin bas, Ostal dels Companhons,
Centre Pablo Neruda, etc...). Sens poder
citar tôt lo calendièr nos cal pr'aquô
mençonar la participacion del Teatre de la
Carrièra

euzcadiana

expausicion de fotografias

tiva

lo

«

ben

«

de

amb

«

a

Tabo

»

Ios

11

12

e

de

Febrièr, del Téâtre de l'Olivier amb « Mme
Inflation
del 10 al 14 de Febrièr, del
Théâtre Universitaire de Montpellier amb
M. de Pourceaugnac » de Molièra e
»

«

«

L'Infirmière

»

de Gatti Ios 5, 6

e

7 de

Febrièr, del Téâtre Expérimental de Lan¬
guedoc amb « Ecce Homo » de Folgado
Ios 6, 7 e 8 de Febrièr, de la Compagnie
de la Rampe amb « Trois Histoires pour
Théâtre Pauvre » del 27 al 31 Genièr
e lo 3 de Febrièr, del Théâtre
Populaire
du Midi lo 4 de Febrièr amb « Le mur »,
La chambre », del Théâtre du Chêne
un

«

son

d'èbra,

cap

&lt;■

La

lo temps d'aquel Festenal se ten
Expausicion de Pintura « Daumier et

le Théâtre » e son presentats un espectacle pels mainat e lo trabalh dramatic
del Conservatèri.
Lo

d

9

Genièr,

La

Nova

Companhié

d'Avinhon, convidada pel Collectiu Occitan
de Tolosa, balhèt « GERONIMO » dins una
mesa

scèna

en

alarguidas

amb

e

distribucion

una

fonccion del Palais dels
Espòrts de Tolosa, davant unas 800 personas.
Poguèrem
aplaudir
:
André
Benedetto (Géronimo), Madeleine Ravel
(La Femme), Jean-Pierre Meyer (Général
Crook et autres), Georges Benedetto (Jim
Tribollet et autres), Claude Guerre (L'au¬
tre Géronimo), Denis Jansolin (Un jour¬
naliste, un militaire), Jacqueline Benedetto
(La chanteuse) et les musiciens : Laure
Boutet de Monvel, Patrick Florentin et
en

Annie-Claire

zen

TELEVISION

lo

»,

dessenhs

Febrièr.

Enfin, TONI que se produsis a l'acostumat en Roèrgue e Albigés, a tanben
enregistrât un dise novèl per Ventadorn,
mas avèm pas encara coneissença de son
contengut.

Desempuèi

Aital del 13 de Décembre 74 al 4 de
« Martigues d'hier et d'aujour-

Genièr 75,

JACMELINA,

Tolosa,

:

—

—

amb

Déesse d'Or », de l'Arche de Noé de
Càurs amb « Rose des Sables », de Claudi
Marti dins dos récitals de cançons occitanas e enfin d'Andrieu Benedetto e de
sa
Nova Companhié amb la creacion lo
13 de Febrièr de «
Les Baraques de
M. Jo ».
una

grava

sus

Noir d'Avinhon

DIS

Tôt

TEATRE

joves :
torns mono de l'ERIC FRAJ
que s'acompanha el-meteus a la guitarra.
Sus la fàcia A : La pendula (paraulas e
musicas de l'Eric) e La Filha qu'amarèi
(sus de paraulas de Joan Rigosta). Sus
la fàcia B : Vièlh ôme (paraulas e musica

Fraj).

LIBRES...

ESPECTACLES...

DISQUES...

BRES...

Pankowski.

L'endeman, un débat sul Teatre d'auèi
recampèt al torn de Benedetto un nom¬
bre important de comedians, de realisators
de Teatre de Tolosa, d'estudiants e de jo¬
ves

militants occitanistas

o

non.

LES BARAQUES DE MONSIEUR JO »,
novèla pèça de l'Andrieu Benedetto,
serà doncas creada a Nimas la 13 de
Febrièr per la Nòva Companhié d'Avinhon
e balhada tornarmai a Sorgas lo
14 e a
Pèrt-de-Boc lo 15. Se tracha aief d'un
d'aquelis mercants de carn umana que
dins las aglomeracions importantas e en
«

la

plena industrialisacion (coma Fès) s'enriquisson pel comèrci dels besonhs del
jos-proletariat (immigrais, putas, drogats,
mendicaires, etc...) Una pèça que promet
d'èsser sordida mas en presa dirècta sus
una realitat que se cal pas amagar...
«

ESCOTATZ !

citans dits
comentaris

o

»

récital de poèmas oc¬
amb mesa en scèna,

cantats

acompanhament de guitarra
mes d'agost pas¬
sât al Festenal de Bedarius e jogat de¬
sempuèi a Montpelhièr, Sèta, Nimas e
dins lo Lengadèc Bas, dévié èsser représ
e

e

percussions, créât al

dins

lo

per

sos

Pièrra

corrent
e

senhas
cion

mes

de

criure

Genièr

Cordas,

Léon

75

Gisèla

Fulbèrt Cant. Per totas entreslas possibilitats de distribu¬

sus

d'aquel montatge poëtic

badors

«

dels Tro-

als Poètas de l'ora d'ara
a Léon Cordas,
16 Aléa de

Celanòva.
A

del

creators

34000

l'ocasion

del

»,

es-

Paris.

Montpelhièr.
centen

anniversari

de

la

naissença d'EMILI BARTA (1874-1939)
que tombava a la fin d'octobre passât,

la Comuna de Besièrs e l'Escèla Trencavèl an decidit de quilhar al « Plateau
des Poètes » un bust d'aquel grand ôme
del teatre besierenc que sa pèça

jogada

«

tornar

en

d'oc

»

en

Los Profitaires

la mai

foguèt editada
1969 pels « Amis de la langue
version bilenga.
»

JEAN DESCHAMPS daissa la direccion
del Teatre del Miègjorn pel Secrétariat

General del Comitat Nacional dels Festenals. Jacques
Echantillon,-, cornedian e
metèire en scèna conegut,' pren ,d'aicf 'n

�LIES...

ESPECTACLES...

davant la direccion d'aquela formacion
teatrala que demòra Centre Dramatic Nacional amb son sèti a Carcassona. Que

Lo

al

FESTENAL de Carcassona e dins
teatrala
de
la
région de

meteus,

Occitans

quèstra del
l'espectacle

serà amb aqueste

tana

ser

Ballets

novèl director de las
possibilitats d'afortir una preséncia occine

LIBRES...

Lo

Francesa Daga e Los
acompanhats per l'or-

Conservatôri
Genièr

adobada pel Collectiu Occitan

Lengadôc ?

Nòstra-Revolum
un

mai

d'estudiants,

e

occitana

Vida-

per

al Teatre

recampèt

Taur

trecentenat de personas,

castre
e

de

per espandir e melhor armonisar las activitats artisticas la vila ròsa. Aquel SupèrCentre seriá per recampar al torn del

de Tolosa

Granièr

doas

très

équipas
consequéncias la venguo

teatralas amb per
da a Tolosa de creators
tôt

aquò

se

fasiá

novèls. Res de

segur, mas se la causa
pr'aquò, es que los comedians
tolzans que la màger part n'es al caumatge aurián trabalh assegurat per tota
l'annada ?... E es que i auriá plaça aqui per
un Teatre d'òc digne d'aquel nom ?...
Lo

es

1"

pas

lo 2

de

Març

Bèglas, dins
la banlega bordalesa, sus comanda de la
Municipalitat, Andrieu Benedetto e sa
Nòva Companhiá faràn una novèla crea¬
e

:

ORDINATEUR

«

pèça escrita
los

entre

en

ornes

projècte de
Franceses

«

las

e

mesa

sciéncias

e

del

carta de totes los

en

per

Nadau.
pas

dire,

per

dempuèi

mas

ques meses e sustot quauques setmanas,
la butada occitana sus Tolosa ven un

quicôm de seriós !
A La Sala

(Decazeville), lo 14 de genièr
public nombrós e un public jove
que venguèt aplaudir, al Family, Marti e
Tôni que i cantàvan ensemble, al cors
d'una serada organizada per l'Ofici Muni¬
cipal d'Animacion.
es

de

far

Oc

ou

Biron

doas

Joana d'Oc

creacions

La

«

le rang
barrarem pas

mand

es a

»

novèlas

Entrez dans
e

»
»,

:

«

OK.

de Robèrt
péça col¬

lectiva.

un

de Mièjanuèch
pertot per aqueste

Messas
pauc

24 de Novembre

1974

se

de-

banèron a Figueras en Catalonha FESTAS
POPULARAS DE CULTURA « POMPEU FABRE

de

»

organizadas

per

en

occitan

un

darrièr Nadal

:

de Fois, en gascon o en

lengadocian sel'endrech. Sens comptar las messas

gon

amb ofrenda de l'anhèl

Velhadas

de

grépia viventa.

o

Nadal

pastoralas

cantats

tanben
ont

las

foguèron

nadalets en lenga
tradicionals de Tolosa :

Sant-Sulpici-sus-

a

Lèza, Lo Poton de Tolosa
Mondina

dins

e

nèstra pels gropes
Lo
Ramelet Mondin

Granada, Tèrra

a

Aussòna.

a

Lo
17
de Décembre se festejèt lo
49' anniversari del CALEN DE MARSELHA,
restacat

l'IEO de Provença.

a

OSTAL OCCITAN se ven de dobrir
Marselha al 98 de la Carrièra Grignan
Un

a

(13007). Libres,
i

tans

l'Omnium Cultural

son

revistas e disques occi¬
la dispausicion del public.

a

Barcelona

:
Concèrts, conferéncias,
literari, audicions de sardanas e
un récital de cançons catalanas pel cantaire rosselhonés Pere Figueres moblèron
aquelas doas jornadas enta nôstres amies
catalans de Figueras.

donar

CITAN

DELS

en

exemple LO GROP OC¬

VANS

en

Cevenas

(07140)

que s'acampa un cèp per mes desempuèi
1968. Cada velhada se debana sus un
tèma donat (per exemple « lo catanhièr »)

cadun porta a la collectivitat son fais
Personal de vocabulari, de provèrbis e

e

Jacmelina

e

Maurici

Andrieu balhèron los concors occitan a la
serada
de
sosten
als
caumaires
de
l'O.R.T.F.-Tolosa organizada per l'intèr-sendicala de l'estacion de Tolosa-MiègjornPireneus.

d'istèrias

butar

Per

ligason

«

restacant

an
aquel tèma.
lectura, un butletin de
La Faraca » redigit tôt en occi¬
se
a

la

publicat davant cada velhada e
rendut-compte e vocabulari de
l'acampada del mes passai. Quin biais
remirable d'aprene la lenga e de practan

es

porta

Los 28 e 29 de Décembre, doas seradas
MARTI semblan de portar la pròva d'una

sensibilisacion de pus en pus

bêla al fach
occitan en Cevenas. La primièra, as Alés,
organizada per Cévennes Occitanes recampèt unas très cents personnas e foguèt al segur la serada occitana la mai
frequentada dempuèi l'implantacion del
movement occitan dins aquela vila. La
segonda se debanèt l'endeman al Vigan.

ticar la cultura

de

son

païs dins

bient d'amistat vertadièra

Se

vénon

de

realizar

un am-

!

cinc

sérias

de

bendas plastificadas de 25 sus 5 cm, bendas autopegantas que pèrtan eslogans
occitans : L'occitan a l'escola. Occitan

parla ta lenga. Volèm viure al païs. Orne
as dreit a la paraula que eau parlar
gascon. Se pèdon obtenir al prètz de 2 F
l'unitat, 15 F las dètz, 60 F las cinquanta.
d'èc

Felip Girossens, lo cantaire caramauqu'avèm anonciat son primièr dise e
qu'es per l'ora ensenhaire a Lasbòrdas

senc

(31), debutèt

a

Tolosa

a

sègre,

a

coma

lans) presentàvan

esco-

montatge poëtic sul
Refús d'enterrar » de Joan Larzac.
Avián convidat Jacmelina e Marti (ara
un

acompanhat per Octave !) e agèron de
mai la participacion de Maurici Andrieu e
de Vincent Pradal (ancian del Licèu e
virtuòsa de la guitarra flamenca). Las

dos
un

cents

présentas faguèron
aquel espectacle, talament
nôstres escolans son prèstes a ne
personas

succès

an

autre

un

a

de Pascas.

l'entorn

Cèrcle Occitan Carbonés. 31390 Carbona.

la MJC del Pont-

de-las-Domaisèlas dins l'encastre d'una se¬
rada occitana ont se produsissiân tanben
Didièr Valax e Bernât Valeta, Rosina de
Pèira e Maurici Andrieu, lo 15 de Genièr.

Lo 22 de Décembre a Vilanuèva d'Olt,
lo comitat d'organisacion de l'ESCOLA
OCCITANA D'ESTIU a començat de botar

pès aquela manifestacion de grand
la segonda quinzenase tracharà pas de

sus

interès prevista per
da d'agost 75. Aici

las discutidas un pauc teoricas de l'Universitat Occitana d'Estiu, mas las causas
serán vistas d'un biais practic, et subretot

l'aprendissatge de la lenga. Se ditz

que

los

mot

de francés seràn flocats del

hal

»

Los que vòlon presentar una expausicion « Mila ans de literatura occitana »

de l'estiu passât. Far la demanda al Musèu de Las Bêlas Arts. 34500 Besièrs.

daissaràn

que
!

Consi

escapar

siá,

quauque
sen-

«

sembla

plan
qu'Universitat e Escèla Occitanas d'Estiu
siàguen per se completar e non pas per
se faire rampèu.
que

Lo 12 de Genièr s'acampèt
del Festenal d'Occitània de

lo Comitat
Montalban

la presidéneia de Feliu Castanh en
vista de faire lo punt sul Festenal de
jos

al

1974

lum

de las

criticas

faitas

lo Festenal de 1975. Eran

preparar
sents

Cal

concors

Lo 13 de Décembre,

e

cembre ont sèt d'entre élis (Los 7

far

Sant-Girons, Massat, Saramon, Viella, Aumusson, Cannet, Vais e dins lo Comtat

ara

e

tanas

que
ANIMACION

ESPECTACLES
Los 23

balhar

a

«

glèisas del rôdol de Tolosa
LO TEATRE DEL CRIT de Briva que se
faguèt conéisser l'estiu passai per sa
«

quau-

exemple

un

organizan de manifestacions occila vesprada del 18 de Dé¬

ceans

Es

».

pèça collectiva

Encara

lo del CERCLE OCCITAN
DEL
LICEU
SANT-SERNIN de Tolosa. Jos la direccion
d'un ensenhaire afogat (Escudèr) los li-

a

POUR
SAFARI^ »,
partir del tèma de l'ordinator dins la vida modèrna, dels reports
cion

L'Estagi cultural e pédagogie organizat
pel CREO de Tolosa, que sa preparacion
es estada fisada
ongan a la seccion IEO
Nosauts de Bigèrra », se debanarà as
Auch del 24 al 29 de Març 1975, al début
de las vacanças de Pascas.

del

mais que

escotar Jacmelina,
Rosina de Pèira, Maurici Andrieu e Los

d'una Carta Culturala que l'Estat
lo Municipi tolzan avián idèa de signar

ESPEC"

«

serada

una

l'animacion

S'es parlât de la creacion d'un SUPER¬
CENTRE DRAMATIC DE TOLOSA dins l'en¬

fasiân

occitan

Sup-Aerò.

a

de

17

DISQUES...

de realisators

e

e

de
pré¬

d'artistas (Andrieu

Benedetto, Pierre-Alain Hubert, Maurici
Andrieu, Rosina de Pèira), d'occitanistas

(I.E.O.),

de représentants de revistas
(Occitània Nova, Vida NèstraRevolum). Amb l'ajuda d'unis artistas que
l'an ja promesa, lo Festenal 75 se tendra
còsta que valgue, aquè foguèt decidit, e
mai los dangièrs que fan pesar sus el
e

occitanas

las recentas décisions dels notables des-

partimentals
cions.

a

(Veire

prepaus
per alhors

demandam de signar per
Festenal de Montalban).

Robèrt

de sas subvenl'apèl que vos
la defensa del

Lafont présenta

cation Occitane »
citània tôt faguent
sul sicut dels «

un

sa « Revendi¬
pauc pertot en Oc¬

débats et conferéncias
équilibres regionals e
regionalistas ». Era a Tolosa lo 10 de
genièr e a Marselha lo 24.
Se

sap

que

la question de l'ensenha-

de la lengas et culturas minoritàrias es estada soslevada mai d'un cèp a
l'Assemblada Nacionala al cors del débat
budgetari del mes de Novembre. Lo mi¬
de l'Educacion Naciona-afortiguèt
nistre
ment

desvelopar l'estudi de las
aquela rega, una
enquista encara actualament en cors fo¬
guèt fisada al Sénher Inspector General
que

teniá

a

culturas regionalas. Dins

25

�Bruch.

Aprèp

visitât nòstres amies

aver

bretons, lo Sr. Bruch èra a Tolosa a la
fin de décembre, a Bordèus lo 13 de

genièr, a Pau lo 15 e passèt tanben as
Agen e dins d'autres despartiments de
la région tolzana ont conferèt pertot amb
d'ensenhaires e amb las personalitats e
los responsables intéressais per l'ensenhament de la lenga e de la cultura nôstras.

PUBLICS

CORSES

tablèu

Lo

limitatiu
has nos

que

nòstre

mas
a

vos

servici

ne

ALBI :
MJC.

es

saber mai

Occitan.

Conservatòri

—

N°

1

carrièra

Darré. (Sant-Subran) : Lo
(segond gras) e lo dimarç
(primièr gras) cada setmana. Corses
assegurats per Pèire Lagarda e Renat

Jacques

Jurièr,

18° 30.

a

Cèrcle

Occitan

Roguet.
Subran)

:

de

Tolosa.

MJC

Ciutat
Roguet.
(SantCada dimècres a 18°. Res¬

ponsables

Felip Carbona e Ervé

:

Caminada.
Librariá Deman. 30 carrièra Gacian
Arnolt. (Sant-Sernin/Naut-Bernat). Ca¬
da dimarç a 19° jos la direccion
d'Enric Brun.

—

MONTALBAN

dimarç a 20° 30 al « Foyer Delagran»
(Fogal Occitan, emanacion de la

Lo

ciation Impact, lo
Pais d'Alés e lo

a 21° cors jos la responsabilitat
de Mans de Breish e de Bernât Dalfinat.
BESIERS :
A la Cambra de Comèrci, lo segond e

dimarç de cada

quatren

mes,

cors

a

21°.

nes.

MARSELÎ-IA

BORDEUS

:

(prèp la Barrièra
lo dissabte
de 14° 30 a 16° 30, corses publics organizats per l'Ostau Occitan (Seccion IEO
de Gironda).
Medòc). Cada

Régional de Recèrcas e DoPedagogicas, 55 Carrièra Sylvabelle (13006), corses de Provençal lo
diluns e lo dimarç per Dònas Crestiana
Biggi
e
Ròsa-Maria Castanet e pels

15 jorns,

Sénhers Pau Camoin

PARIS

ORTES :
Al Licèu.

débutants. Una
feccionament. Condicion
seccion

Esser membre
BELLOC

Al

lença d'Agenés)
Un

cors

cada

(entre Moissac

e

Va-

:

15

Nous

vous

premiers

MONENH (64360) :
Al « Larer Rurau

l'Ostal

Au début du mois de

Cette demande
Nous

19° 30

19,

jos la responsabilitat de Marcèl

(Tel.

Al

Henri14°, 16" 30

rue
a

771.85.45).

Centre

Alfa.

150,

av.

Galiiéni,

Bondy. (Tel. 847.04.79) jos la res¬
ponsabilitat d'Olivièr Jammes (12, rue
Verlaine, 93-Noisy-le-Sec).
93140

l'Universitat de Vincenas, bastiD, sala 230, lo dimècres a 10° 30
e lo divendres a 19° 30 jos la responsa¬
bilitat de Marcèl Baiche.
Per alhors una permanéneia de l'IEO
A

—

»

(Fogal Rural), plaça
cada divendres a
pels començants.

seccion

se ten lo disbate de 15° 30 a
18° al 47 de la carrièra de la Quintinie.
75015. Métro Vaugirard.

parisence
:

Social.

Centre

fàcias

15

e

Avenguda Robèrt Schu-

l'Escòla

Jean

Sarralh.

lo quatren dimècres del

pel primièr

gras, a

Lo

L'ESPIAIRE DE SERVICI.

mes a
pel se¬

21° 15
Aurisset.

gras. Entressenhas enta P.
9 carrièra Henri Dunant. 64 Pau.

gond

! LE FESTIVAL D'OCCITANIE NE MOURRA PAS

disions dans notre dernier numéro que de graves menaces pesaient sur
fait attendre. D'autres sont en préparation...

Le 20 décembre 1974, le
Montauban défavorable au
comme cela était demandé par

critiquer

una

Rural.

Lavoisier.

ment

Comunal,

20° 30. Amb

e

—

a

Jean-Moulin, 75014) de
donats a gratis :

son

Barbusse, 75005. Lo dimècres
Baiche

:

Licèu

la Seccion parisenca de

le Festival d'Occitanie de Montauban.

coups ne se sont pas

de

de

(64270)

Al

—

Andrieu Olive.

jorns al Fogal Rural.

NON

Les

la carta (10 F) de la

CASTETARBES (prèp Ortés) :
Cada sabte a 20° 30 al Fogal

20°

D'ESPIS

:

per

l'IEO (24, avenue
Corses d'occitan

per-

d'inscripcion

23°.

segond

SANT-PAU

Una

Fogal Rural, cada dimarc de 21°

Una seccion

pels débutants. Una seccion

o aver

20° 30.
seccion de
a

Coperativa del Licèu.

mann,

itQ

divendres

Lo

e

:

Organizats

organizat pel Fogal Occitan de Moissac.
QflnPn

:

Centre
cumentacion

PAU

q

Comitat Volèm Viure al
jornal Cévennes Occita¬

Al

ge
seccion IEO de Tarn-e-Garona).
MOISSAC :
A la Caminada, cada mècres a 21°, cors

np

:

dimècres

«

de

:

», Cen¬
Gèspa, lo dimècres a

de la

21°
ALES EN CEVENAS

diluns

—

Nosauts de Bigôrra

«

Cultural

tre

Cada dimècres al Centre Cultural Comu¬
nal d'Alès, cors public de lenga e civilisacion occitanas organizat per l'Asso¬

219 Carrièra de Turena

:

:

Al sèti de

CARCASSONA :
Parlem Occitan ». MJC. 74 carrièra
del 4 de Setembre. (Tel. : 25.23.95) : Cada

del
TOLOSA

de la

D1SQ

LIBRES...

TARBA
13 carrièra

Republica. Cada
15 jorns (lo dijòus o lo divendres a 21°),
en alternança amb cant e dança, cors de
lenga assegurat per Crestian Laux.

lo

pas
d'entressen-

prepausam

permés de

pas

LENGA

DE

l'ora.

per

ESPECTACLES...

DISQUES...

BRES...

Conseil Général du Tarn-et-Garonne, a refusé à une voix près, après une intervention du Maire
Festival, de reconduire la subvention de 20 000 F de 1974 et a fortiori de l'élever à 40 000 F
le Comité du Festival.

Février, le Conseil Municipal de
son tour.

Montauban doit examiner la demande de subvention faite à la Ville.

risque d'être rejetée à

organiser la riposte. Il s'agit sur le plan culturel d'une affaire aussi grave que celle du Larzac. Il est facile
Festival quand on ne lui a accordé jusqu'ici que quelques aumônes, et de lui supprimer ces aumônes sous
idées artistiques des barbons bourgeois et sclérosés. Non
» éternel. Quelle subversion !

devons
un

le fallacieux prétexte de son non-conformisme. Non conforme aux
conforme au centralisme uniformisateur de l'hexagone « français
Mais c'est le Festival de la jeunesse, et
Festival. C'est à nous de le défendre.

c'est la jeunesse qui a raison. C'est le Festival de l'Occitanie, c'est donc notre

Déjà plusieurs artistes ont assuré Félix Castan et le Comité de leur soutien. Déjà ont été recueillies plus de mille
signatures, il en faut davantage pour peser sur la décision prochaine du Conseil Municipal et pour essayer de faire revenir
le Conseil Général sur la sienne lors de sa réunion du mois d'avril... Le Festival aura lieu de toutes façons grâce à l'aide
désintéressée de quelques-uns (artistes, réalisateurs, organisateurs, occitanistes...), mais il aura les coudées plus franches
s'il obtient quelques crédits. Pour arracher ces crédits, il a besoin de vous tous. Il faut contre-signer et faire contre-signer
autour de vous la « lettre ouverte » que nous publions
ci-joint_ et envoyer les signatures dans les plus brefs délais à :
Félix Castan, 30, rue de la Banque, 82-Montauban.
Au

nom

du Festival d'Occitanie,

nous

vous

remercions...^- j g Q
L'ESPIAIRE DE SERVICE

26

�Vous pouvez voir au
Le

dernier

GAU MONT 3

Film

de

Michel

films

AUDIARD

ANDRE GENOVES

présente

JEAN CARMET / BERNARD BLIER
MARIA PACOME
dans

un

film de MICHEL AUDIARD

*Bons I îBaisers

*Lundi

a
avec ia parucipauon ce

MICHEL BOUQUET
Producteur délégué
une

Le

co-Production LES FILMS LA BOETIE

•

EUGENE TUCHERER

LES FILMS MONTFORT

•

Distribution LES FILMS LA BQtTiE

des Films d'Audiard

plus comiaue

(i/Aurore)

i9iiiiiiiiiiiiiiiLLiLiiiHiHiiiiiiiiii9ii3iiiiiiiiaaaaaaBBsii3iiiaaiiHiiiiiiiiiiit!iiiiiiiiitiiiiiiiimiiTiiinniiiiiiiiE!ciiiiiiiiiEeBiiiiiiiiiiiiiuMiiiiiiiiiiiiiniiiiiiiiiiiiiiiiiieiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii

Ptttrïce CHEREAU

a

choisi

pour son

1er Film le Chef-d'œuvre du roman policier

«La Chair de l'Orchidée»
de James
avec

Charlotte RAMPLING,

Bruno CREMER,

hadley chase

Edwige FEUILLÈRE, Simone SIGNORET

iiiifiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiniiiiiiiiiiiieBEEBiiiEiiEEEEiiiiiinBaaaiiiaiiiiiiiiiiuiiuiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiíiiiaDaaaiiiiQBiiaiaaiiiiiiiiiiiiiiiiiatiijiiiiiiiiiiuiiiiiiiiíianiiiiiaiiiiìBBQiiiioiiiiaiiniiiiiiiiL

mm
'iM.

CLINT EASTWOOD
dans

LE CANARDEUR
(THUNDERBOLT AND LIGHWOOT)
avec

JEFF BRIDGES

GEORGE KENNEDY
dans le rôle de

"LEARY"

Unitad Artiste
INTERDIT AUX MOINS DE 13 ANS

avec

CLINT EASTWOOD dans

son

meilleur rôle

�Dépôt légal

:

1" Trimestre 1975

-

N" CPPAP 52016

Le Directeur de la publication
M. BERTHOUMIEUX

�Non ! le Festival d'Occitanie
LETTRE OUVERTE
DU

FESTIVAL

ne mourra

et superficiels, une expérience ori¬
ginale a commencé ici à l'initiative
conjointe des organisateurs et d'un hom¬
me de théâtre complet, André Benedetto,

tains

D'OCCITANIE

Mesdames, Messieurs,

auteur,

metteur

l'application de

Au nom du Comité du Festival d'Occi¬
tanie, de la Jeunesse de Montauban et
de sa région, de ceux qui ont participé
au
Festival 74 comme réalisateurs et
spectateurs, de ceux qui suivent l'expé¬
rience engagée l'année dernière et sou¬
haitent sa continuation, de tous ceux
pour qui l'action culturelle est par inté¬
grante d'une société normalement cons¬
tituée, je m'adresse à vous en tant que
responsable culturel et que citoyen, au
moment cù vous décidez de l'attribution

des

crédits

culturels.

Montauban

dispose d'un lieu absolu¬
Nationale, dont
sa Place
a fait
le support d'un
projet théâtral de très haute portée. Il
ne serait
pas concevable que ce monu¬
ment
reste
inemployé. L'intérêt de la
ville, si elle songe à faire valoir ses ri¬
chesses, ne passe pas par des décors
ment

André

unique,

Benedetto

artificiellement

et

onéreusement

cons¬

truits.

Festival

Un

crée

des valeurs culturel¬

les et des richesses touristiques.
Alors que les Festivals en France

et

plus généralement l'action culturelle ou
ce qu'il est convenu d'appeler la Décen¬
tralisation traversent une crise profonde
de
sur

méthode
le

et

terrain

pas

d'orientation, n'obtenant
que des résultats incer¬

scène

en

et

acteur

:

principes a don¬
né dès la première année de remarqua¬
bles résultats, puisque les recettes ont
augmenté de 1/3. Hors de toute monda¬
nité, le but est de saisir l'être physique
d'une

ville,

nauté

de fait,

nouveaux

l'être affectif dune

passé, dans

dans

son

commu¬

présent et
extension sociale et
son

son
son

avenir, bref d'en découvrir la conscience

gestation.

en

Montauban

est à la fois notre champ
d'expérience et notre objet, passionné¬
ment exploré. Les divers arts sont appe¬
lés à coopérer pour une approche mul¬
tilatérale, et la création de spectacles

taillés sur mesure
bloc de culture

de
ves

:

le Festival instaure

un

polyvalent, au contact
la jeunesse porteuse des plus gra¬
et des
plus intenses prémonitions.

Nous demandons

aux représentants de
population ainsi concernée de ne pas
casser
l'expérience au départ et de lui
permettre de se développer dans ses
conséquences, afin qu'on puisse en juger
en toute objectivité, de faire confiance à
ses promoteurs, dans l'intérêt de Montau¬
ban et de son département comme de la

la

recherche

en

cours

à

l'échelle nationale.

(Lettre ouverte

aux

élus)

��C.I.D.O.
8ÊZIE8S

le disque "FB«K OCCITAN" de ROSINA DE PEIRA E MARTINA

Après

I-

oie VIDA NOSTRA

au ri ^ 2-4

Supplément
^ $
^

v.

^ ^'

^

5^

Í5

^ ^

proposent, en souscription au

Sj

un

nouveau

LAS EDICIONS REVOLUM
prix de 30 Frs. (jusqu'au 15

disque de qualité :

JACMELINA

^ ^

^

^

^
ni

v

^
c.

•
•

^

&gt;§-&gt;
-èi.

9.12.74
Les femmes ont de plus en plus leur part du combat Occitan.

LA DEPECHE DU MIDI

"

prête et comme musicienne JACMELINA a le charme, la conviction
portent avec elle de grandes espérances et une voix juste pour
re les grands renouveaux de la terre d'Oc"....
OCCITANIA NOVA

^
o

S*

*5^

|Yî;

t»

-

Christian Solarac

JACMELINA canta

BALDIT

e

í
EDIŒIONS REVOLUM

"O

32

rue

31200
c

-SOUSCRIPTION

c
0

TE

_o

CAUSDSSI" dis

valable

c

ue

33

tours

jusqu'au 15.3.75

au

de JACMELINA

prix de 30 Frs.

1

O
Je

/a

.ue

tradui-

poëmes del Maurici ANDRIEU et del Joan-Peire
pèrta de segur de sang nèva a la cançon occitana. La causida
&lt;je textes de granda valor, lo registre vocal dont dispausa, l'introduction de ritmes novèls qu'a pas esitat a far, la granda sensibilitat
dont fa prova dins d'interpretacion, las
ualitats de musicianana mesas
en valor per
la collaboracion d'elements excellents, enfin la varietat de son repertori, fan de sas cançons unes caps d'obra vertadiers.
"

.

-

Voici une voix nouvelle qui a une saveur sauvage et dont la séduction
nnaturelle force l'attention et touche la sensibilité.... Comme inter-

^

•

75)

"TE CAUSISSI"

^

^

^

mars

soussigné

adresse

:

:

exemplaires

souscris pour
verse

par

le montant

chè

ue

ou

au

C.C.P.

mandat.

1685 80 F

-

Pages
TOULOUSE

�UN

"

Una fèsta de

"

lenga ! "

Robert Lafent

Un cep èra

a

R A

.

Prefessor Robèrt Lafent ,Universitat de

rais«nie'est

une

de Cantalausa tient

la vie...Le miracle

ce

Montpelièr.

fête de la langue...Ne fait
pas chanter la pierre qui veut:

pari...C'est

une

présence:c'est peut-être ça,la qualité de

élémentaire d'une langue parlée avant d'être écrite...Res de bufèc

! Aqne 's de serga !"

pesuc

"

È

OOP

o

de

Andriu C embe tas,Rodés,Licèu Tecnic.

Lenga blosa,rica,chue «sa.Aque s'apèla de presa

d'òc

!"

Andriu

Lagarda,prefessor

a

Carbena 51

"

Lenga mirgalliada—estil laugièr,destricat,agradiu.-. .Racontes païsans ont l'esperit descabestrat de n)&gt;stre pèble se deslarga...Aquo's robust e escalcit de man de mèstre
!"

Majorai. Enric Molin,Ceinpolibat,I2
"

Un

"

polit libre plan vengut

Vocabulaire

par

Majorai Çrestian Matiu,Albi,8I

...

grassement joyeux...énumérations cocasses....Langue savoureuse,à.la fois littéraire

les jeux de mots,les allitérations,les images couleur de terroir,et

laire.Les

en

même temps très

simples,les originauxjles mal-embouchés,les mal-mariés,les ivrognes et les

qui donnaient à nos villages d''autrefois
en

.

débitant leurs propos

un

relief si

coloré,se promènent à travers

farfelus.Le point culminant est

sans

popu¬

loufoques
ces pages

doute l'aventure de Milan de Posats

qu'une burlesque épopée conduit-à:l'asile.Une vraie pièce d'anthologie."
;

"

800

mance

exemplaires vendus
!

en

Gaston

Boulouis,Saińt Pierre,Rodez.

trois, jnois...sans publicité tapageuse;mieux qu'une preuve,une perfor¬

La. deuxième édition est

sous

presse.E-lle connaîtra le même succès."
Pierre

Burg,Ecole Normale,Rodez.

\

"

Bêla prosa

naturala,granada,que

se

tasta

coma de frucha."

Roger Barthe,agrégé:de l'Université.

Bulletin de commande

\

Veuillez m'adresser I
Nom et adresse

exemplaire de Un

cop

èra

au

prix de 12 frs,franc» de port et d'emballage.

:

Adresser la commande à Mr.Louis

c.c.p.

758 96

Combes(nlias Cantalausa)

Montpellier

N.B. Par S0,?frs l'exemplaire

Saint Pierre 12 000 Rodez

�</text>
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              <text>&lt;em&gt;Vida N&amp;ograve;stra&lt;/em&gt; (&lt;a href="http://occitanica.eu/omeka/items/show/21000" target="_blank" rel="noopener"&gt;Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue&lt;/a&gt;)</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Revue de revendication culturelle au d&amp;eacute;part, &lt;em&gt;Vida N&amp;ograve;stra&lt;/em&gt; contient des articles en fran&amp;ccedil;ais et en occitan sur la litt&amp;eacute;rature, l'enseignemnt, le th&amp;eacute;&amp;acirc;tre, la musique. &lt;em&gt;Revolum&lt;/em&gt;&amp;nbsp;&lt;em&gt;Vida n&amp;ograve;stra&lt;/em&gt;&amp;nbsp;accorde progressivement de plus en plus de place aux analyses politiques et &amp;eacute;conomiques.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>Revista de reivindicacion culturala a la debuta, &lt;em&gt;Vida N&amp;ograve;stra&lt;/em&gt; conten d'articles en franc&amp;eacute;s e en occitan sus la literatura, l'ensenhament, lo teatre, la musica. &lt;em&gt;Revolum Vida N&amp;ograve;stra&lt;/em&gt; acorda de mai en mai de pla&amp;ccedil;a a las analisis politicas e economicas.</text>
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          <name>Source</name>
          <description>A related resource from which the described resource is derived</description>
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              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, N 2</text>
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          <name>Contributeur</name>
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              <text>CIRDOC - Institut occitan de cultura</text>
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      <name>Cultura occitana = Culture occitane</name>
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      <name>Nòva cançon occitana = Nouvelle chanson occitane</name>
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      <name>Occitanisme = occitanisme</name>
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