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                  <text>MENSUEL OCCITAN

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�ENTA

Nucléaire

Rappelons

:

que

c'est à Lodève que

trouvent le tiers

se

non

!

Voici

dévois
avec

Une

information publiée dans
notre édition de février a pu faire
croire à
beaucoup de lecteurs
qu'après avoir dit en janvier « Cen¬

trales Nucléaires : NE'N VOLEM
PAS », nous nous ravisions le mois
suivant

au

point de

Dans

—

pr'aici

la

vue

de l'E.D.F.

rubrique

«

Enta
effet,

informions en
«
Volem Viure al
de Haute-Vienne avait décidé
»

nous

que

le Comité

Païs

»

d'engager

une

campagne

pour

qu'un impôt soit prélevé sur cha¬
que kilogramme d'uranium quittant
l'Occitanie
Or, sans uranuim, pas
«

ce
:

«

centrales

nucléaires...

dit notre lecteur Lo¬
Les réserves d'uranium
veut

jouer

Occitanie. L'un de¬
mandera, l'autre donnera. D'où cet¬
te idée qui traverse
l'esprit de
quelques-uns : il faut taxer chaque
kilo d'uranium quittant le sol oc¬
citan. Mais veut-on entrer dans le
jeu du capital, l'aider à saborder
en

l'Occitanie, exiger simplement du

fric en échange ? Saborder en ar¬
rêtant à tout jamais l'agriculture ;

saccageant le paysage ; en ache¬
les consciences ; en misant
sur
des solutions harsardeuses,
centralisatrices, au détriment des
en

tant

journal

d'information,

devions

de

faire

nous

nous

connaître

cette

prise de position.
Cette brève nouvelle a provoqué
plusieurs réactions et notamment
une réponse d'un lecteur membre

du

«

Collectif Lodévois d'Informa¬
»
(CLIN, 18 bis, rue

tion Nucléaire

de

la

République, 34700 Lodève).

Depuis janvier dernier, un nou¬
régional inonde
Béziers, Narbonne, Carcassonne
d'un publicité tapageuse.

vel hebdomadaire

Tout

été minutieusement étudié

a

l'équipe de

par

D'abord, des affiches mysté¬
mais alléchantes à sou¬
hait pour le premier occitaniste ve¬
nu « Le N.O. :
qu'es aquo ? » mas¬
sivement collées par une entrepri¬
se spécialisée.
rieuses

notre

terre.

&lt;•

Occitan, Hebdomadaire Régio¬

nal

».

des

Et

de la région qui luttent pour
qu'aucune mine d'extraction de
l'uranium ne s'ouvre, pour qu'il res¬
sous

:

re¬

Le refus en tout cas net du côté
des militants Occitans et écologis¬

te

vel

»

tes

la surprise, au dernier
Le N.O. c'est le Nou¬

Puis

—

plus sérieusement définir
fus ?

pour

—

moment

Au lieu de réclamer un « impôt
la merde », ne faudrait-il pas

lancement

créer la confusion dans les
esprits.

populations locales.
sur

Il doit être clair que ce n'est
pas notre point de vue, mais que,

:

DANGER !

».

de

»

que

lesquelles Paris

situent

se

LE NOUVEL OCCITAN

«

des réserves

d'uranium de tout l'Hexagone.

Toujours

PR'AICI

occitanistes

piège) de
ro

(pris
frotter les mains.

se

au

Mais la lecture du premier numé¬
(daté 17 janvier) en fit tomber

plus d'un des

nues.

L'éditorial après avoir démarré
une tirade
poujadiste (« Bé¬
ziers ville sainte... « Nous assiége¬
sur

Suite'page ;7

rons

Paris

cher

la trompette

») finissait par embou¬
du patriotisme
français le plus éculé : « Nous vou¬
lons une France prospère et géné¬
reuse
».
On croyait entendre De
Gaulle ou Debré. Et bien juste¬
ment !

C'est
finance

officine gaulliste qui
rédige cette feuille.

une

et

Voilà une entreprise de plus, qui
démontre que la récupération en
grand du combat Occitan est bel
et bien entamée. Et que désormais,
il

ne

sera

permis à personne (mili¬

tant-chanteur-écrivain) de ne pas
dire clairement de quel côté il est.
Pour

parler clair,

A
tan

signaler

le

que

de Béziers

»

dire Occi¬

se

tan, chanter l'Occitanie
à l'abri de la Réaction.
«

ne

met pas

Cercle Occi¬

s'est

dans

un

communiqué — signé Yves Rouquette — élève avec force contre
l'entreprise « Le Nouvel Occitan ».
Et le C.O.B. s'est affirmé pleine¬
ment solidaire de la motion votée
à Castelnaudary par l'Assemblée
de « Volem viure al païs » ou il
était déclaré :

�ENTA

«

Nous condamnons

sans

ambi¬

guïté l'entreprise du journal « Le
Nouvel Occitan dans lequel il ne
faut voir que l'effort des gaullistes
pour récupérer le malheur du pays,
malheur
qu'ils ont eux-même
créé

».

SOCIAL

ECONOMIE

-

•

VITICULTURE
MIS EN CAUSE

:

LE NEGOCE

luttes des viticulteurs

Les
se

clarifier ? Le

«

tous

lan¬

unis, petits

viticulteurs et négociants

»

Ce devait être

un méga-complexe
employant, selon
l'I.N.S.E.E. 70 000 personnes. Une
publicitaire gouverne¬
campagne
mentale avait expliqué aux Pro¬
vençaux que « Fos réglerait leurs
problèmes ». Cinq après, le résultat
est là : la Solmer, principale en¬
treprise a annoncé le 1" février
qu'en raison d'une baisse des
commandes, le haut-fourneau n° 1
était arrêté ». Et on apprend que
les créations d'emploi à la fin 74
n'arrivaient qu'aux 2/3 du plan pré¬

sidérurgique

vue.

La Criée

«

lais révèle

Bitterois

ration industrielle

prendre avec le
plus grand sérieux. Sous l'impul¬
sion d'un groupe de paysans pro¬
gressistes, dont notamment des vi¬
ticulteurs adhérents de « lutte Oc¬
citane, un travail d'explication et
de mobilisation sur des bases de
luttes de classes a comencé de¬

puis plusieurs mois, et vient de
prendre de l'essor en février. Des
réunions locales ont eu lieu (Tourbes-Arepian) ou après l'analyse de
la situation, ont été discutées des
actions de type nouveau (pour en
fiinir
route

les éternels barrages de
qui gênent, et ne s'attaquent

février,

une vingtaine de viticul¬
(jeunes et vieux) ont posé un
ultimatum aux représentants des
négociants et des courtiers à la
teurs

commission

de cotation, exigeant

que sous huit jours ils choisissent
entre les intérêts des vignerons et
celui de la distribution. Dans le
même temps un tract signé « Des
viticulteurs du Bitterois acculés à
la ruine par l'Europe verte » était

diffusé

:

n'est
le promoteur de l'opé¬

La SPAT, dont le patron
que

Grand Delta »
avait fait installer à Fos un atelier
de chaudronnerie prévue pour em¬
«

ployer 2 000

personnes. On en est
à 30 ouvriers ». Voilà pour les re¬
tombées industrielles...

Ainsi, après avoir saccagé toute
une région, fait tuer des ouvriers
pour la construction, les trusts font
supporter aux travailleurs les mé¬
faits de leur crise.

LARZAC

avec

pas aux vrais responsables). La pre¬
mière s'est produite à Béziers le
14

«

hebdo Marseil¬

»

:

autre

à

restera

:

«

Quand

il

ne

nous

plus à choisir qu'entre la

lâcheté et la violence nous serons
en devoir de choisir la violence ».
Cette citation de Gandhi, qu'Elie

Jonquet
Larzac
lier de

6

solitude.
La détermination
des agricul¬
teurs l'a emporté : l'enquête par¬
cellaire n'est pas régulière et la

procédure

d'expropriation

devrait

s'en trouver affectée. Mais l'atti¬
tude du pouvoir est telle que l'on
craint beaucoup qu'il passe outre
et prenne le décret de cessibilité.
re

L'espoir, si faible soit-il, demeu¬
quand même dans les rangs

des amis du Larzac. D'une part —
même s'il n'est pas suspensif —
l'avis du Conseil d'Etat est attendu
pour plus tôt que prévu et
un des
avocats du Larzac

selon

«
le
gouvernement pourrait y subir un

échec

:

».

D'autre
part, des personnali¬
tés aveyronnaises (MM. Gabriac,

Briane, Fabre, Bonnefous) ont de¬
mandé audience auprès du minis¬
tre de la Défense nationale et de
Giscard d'Estaing.
Ces semaines-ci seront décisi¬
ves

!

février, (pour inaugurer civile¬
l'Aéroport du Larzac) résu¬
me parfaitement l'état d'esprit ac¬

tuel des Caussenards.

Depuis début février en effet, les
se sont précipitées sur le
plateau du Larzac. L'enquête par¬

choses

cellaire devait débuter le 12 février
mais successivement les conseils

décidés de fermer les mairies

tillation.

et

ment

parler de spéculation sur le vigno¬
ble qu'il grignote petit à petit. Les
viticulteurs attendent toujours l'ap¬
plication du décret de distillation à
un taux supérieur à 9 F, tandis que
spéculent le boycottent la dis¬

l'enquête se poursuit
registres restent vierges
les enquêteurs sont réduits à la

mais les

9

tide-Pradines, Lapanouse-de-Cernon
et surprise, celui de Millau ont

tiers

to).
Depuis,

un

part du gouvernement de primes
substantielles à l'importation, sans

la bienveillance du gouverne¬
ment, les négociants et les cour¬

siers

a

municipaux de la Courvertoirade,
l'Hospitalet - du - Larzac, Creissels,
Nant, La Roque-Sainte-Marguerite,
Saint-Georges-de-Luzençon, La Bas-

sous

s'en sont suivis. Les dos¬
de l'enquête mystérieuse¬
ment enlevés ont été brûlés de¬
vant la sous-préfecture (voir pho¬
heurts

des 103 paysans du
lancé devant le mil¬
manifestants réunis
le

—
—

Depuis un mois, pendant que le
marché français était stoppé, les
vins italiens continuaient de ren¬
trer. Le négoce bénéficie de la
«

empêchés les poli¬

ciers d'exécuter leur mission et des

s'effriterait-il enfin ? En tous cas
des informations en provenance du
sont

nifestants ont

FOS A LA DERIVE

•&lt;

guedociens commenceraient-elles á
et gros,

•

PR'AICI

aux

commissaires
enquêteurs,
qu'a
fait la préfecture ? dans la « tra¬
dition » établie à Draguignan, les

gendarmes mobiles ont enfoncés
les portes, cassant les serrures et
imposés de force les « enquê¬
teurs ». Mais à Millau, l'affaire a
mal tourné

:

des centaines de

ma¬

Devant la sous-préfecture
de Millau, les registres de l'enquête

parcellaire brûlent

�Nostre

Dorsier

La REGIONALIZACION
Mais, pour que l'opérations
réussisse, pour que du chômage ne
naissent pas des luttes radicales
remettant en cause le système luimême, il faut aussi intégrer le phé¬
nomène de nouvelle culture qui
surgit dans les régions périphéri¬
ques (voir ce que dit Jobert « c'est
—

Pourquoi notre dossier « La Ré¬
gionalisation : pour qui ? » Parce
qu'une série d'événements et de
déclarations

vont

dans

le

même

depuis plusieurs semaines

sens

:

á la veille ou pas d'une accéléra¬
tion de la « régionalisation » ou ni¬

législatif, il semble bien qu'un
intérêt subit (?) porte la bourgeoi¬
sie en place vers les régions. L'at¬
teste les prises de positions de
Chaban-Delmas,
J.J.S.S.,
Jobert
veau

« Ils ont déclaré ». Le confir¬
la déclaration de Chirac le 7 fé¬
vrier devant la presse francophone

(voir
me

Les langues et cultures régiona¬
les doivent être préservées ».

«

Pourquoi cette attitude ?

L'explication
pensons-nous,

essentielle
doit,
être recherchée et,

dans la crise

économique dans la¬
débat le capitalisme et
dans la crise idéologique du natio¬
nalisme français et de ses valeurs.
quelle

se

«
Amortir la crise »
c'est
J.J.S.S. lui-même qui l'explique lon¬
—

« Le Monde » : voilà
aujourd'hui nos gouver¬
nants se pressent autour de la Ré¬
gion. C'est au niveau régional qu'il
faut régler la crise de l'emploi
pour qu'elle n'éclate pas !

guement dans

pourquoi

NUCLEAIRE

:

TOUJOURS NON !
Suûe de la page 5

Et l'accident radioactif du 12 fé¬
vrier, entre Béziers et Pézenas, est
venu

à point nommé pour aggraver

le malaise : Ce jour-là en effet,
d'un camion accidenté se sont déta¬
chés deux barils de 400 kilos cha¬
cun
d'uranium naturel ; l'un des
barils s'est crevé sous le choc et

poudre verdâtre, polluante et
radioactive s'est déposée. Il a fal¬
lu interrompre la circulation 48 heu¬
une

res pour décontaminer 200 mètres
de route et les alentours (voir pho¬

to). On imagine le danger cons¬
constituerait la mise en

tant que

chantier de la région de

Lodève.

un

renouveau

qu'il

ne

faut

pas

ignorer »).
Comme
l'explique
l'éditoria¬
liste de la revue « Occitania
Passât e Présent » : « la gran¬
de
bourgeoisie française s'ap¬

prête à réaliser vis-à-vis des natio¬
nalités populaires de l'hexagone la
même opération de récupération

qu'elle

a su

révolte des
Simone Veil

réaliser vis-à-vis de la
femmes

avec

la

loi

».

Il fallait savoir, face

au

dévelop¬

pement de cette situation, ce qu'en
pensaient ceux qui sont á la tête
des Conseils Régionaux — c'est le
but de l'interview d'Alain Savary ;
il fallait également connaître
l'opi¬
nion actuelle de Robert Lafont pour
éclairer la question.
Nous

espérons que

ce

dossier

contribuera à lancer un débat car
le temps presse et il faudra savoir
prendre « lo bon camin ».

�Nostre

De

Dorsier

quelques données

de la

Régionalisation

«

CHRONIQUE DE 18 ANNEES DE REGIONALISATION

»

1956

découpé

:

Par

en

22

un

«

arrêté

en

régions de

date du 28 novembre,
programme

l'Hexagone est

».

Un décret du 2 juin

LES CONSEILS REGIONAUX

crée 21 groupements de départe¬
circonscriptions d'action régionale » qui doivent
servir de cadre d'harmonisation pour les principaux services de

Ils sont composés uniquement
des Parlementaires de la région

1963 : Le 14 février un décret organise la Délégation à l'Amé¬
nagement du Territoire (D.A.T.A.R.).

1960

ments

•

(députés et sénateurs), des
Conseillers généraux et maires,
en nombre égal. Leurs fonctions
essentielles sont de délibérer
sur les problèmes de dévelop¬
pement et d'aménagement des
régions, de voter le budget (pré¬

paré

par

•

«

l'Etat.

1964 : Par deux décrets sont mis en place le 14 mars les
préfets de régions » et crées les « commissions de développe¬
ment économique régional » (C.O.D.E.R.).
«

1966 : Par un décret du 14 septembre sont créés
de bassin et des agences financières de bassin.

le préfet de région)
de préparer et d'exé¬

ainsi que
cuter le Plan.

:

appelés

1967

:

30 décembre

1968

:

12 novembre

des comités

loi d'orientation foncière.

:

:

création de Conseils Régionaux

de l'en¬

seignement supérieur et de la recherche.

LES COMITES ECONOMIQUES

1969 : Référendum du 27 avril : par 4 352 775 voix contre
4 195 254, la réforme régionale proposé par De Gaulle est rejetée.
1969

ET SOCIAUX

:

Le 30 mai, un décret met sur

pied les Zones d'Aména¬

gement concerté (Z.A.C.).

Désignés
bres de

pour

ces

5

ans,

les

mem¬

Comités sont

les

représentants des organisations
professionnelles et syndicales
des employeurs et salariés, de
l'agriculture, des chambres de
commerce
et
d'industrie, de
l'agriculture et de métiers (pour
50 %) ; des activités spécifi¬
ques de la région (10 %) ; des
activités sanitaires, sociales, fa¬
miliales, éducatives, scientifi¬
ques, sportives et professions
libérales (25 %) et de person¬
nalités de la région (10 %).
Les Comités sont consultés
les affaires soumises aux
sur
Conseils Régionaux.

1970 : 13 novembre : Préfets de régions et départementaux
peuvent employer et distribuer des crédits concernant la région.
: Par la loi du 5 juillet, création des
régions, « établisse¬
publics » et institutions de « conseils régionaux » et
comités économiques et sociaux ».

1972

ments
«

15 décembre 1973

29 janvier 1974 : Première Réunions des
Régionaux » qui élisent leurs présidents. Mise en
place également des « Comités Economiques et Sociaux ».
22

•

—

Conseils

«

LA D.A.T.A.R.

pour

Comme
le
disait si
bien
Olivier Guichard : « En France,
la régionalisation est nationa¬
le ». Au servce direct du gou¬
vernement fonctionne en effet
depuis 1963 — la D.A.T.A.R.
(Délégation à l'Aménagement du
Territoire et à l'Action Régionale)
—

•

LES FINANCES DES REGIONS
Les 22

régions de l'hexagone
disposent de ressources propres
qu'elles se procurent soit par
emprunt, soit par le prélève¬
de
ment
taxes
(permis de
conduires) et par les impôts lo¬
caux

directs.

qui

a

tout pouvoir

pour

lancer

des opérations en passant par
dessus la tête des régions. C'est
à
la
D.A.T.A.R., dirigée par
Jérôme Monod, et aux crédits du
F.I.A.T.
(Fonds
d'Intervention

l'Aménagement du Terri¬
« Flo¬

toire) que l'on doit que la

ride Occitane » soit devenue le
«
bronze-cul » Européen.
La D.A.T.A.R. s'est « révélée »
dans cette affaire : expulsant
les habitants de la côte, elle a

pris

charge tous les grands
d'aménagement
avec
l'argent des contribuables. Puis,
en
travaux

..

les collectivités locales ont via¬
bilisé les terrains, les revendant

prix coûtant à des promo¬
privés qui eut les ont re¬
vendus à n'importe quel prix.
au

teurs

�Nostre

Dorsier

ENTRETIEN
avec

M. Alain SAVARY

M. Alain SAVARY

Dans la longue interview qu'il a bien voulu nous
accorder, M. Alain Savary — Président du
Conseil Régional Midi-Pyrénées et membre du Comité Directeur
du Parti Socialiste
fait le point
sur
la réforme régionale, prend fermement
position pour les cultures des minorité nationales mais
trace aussi les limites de la
position socialiste à propos des revendications autonomistes. Cela
ne peut que pousser tous ceux
qui luttent pour la libération Occitane à placer de plus en plus leur
combat sur le terrain politique.
—

Pour

une

auhentique décolonisation socialiste.
(J.P.L.)

REVOLUM : M. Savary, vous pré¬
sidez depuis plus d'un an main¬
tenant le Conseil Régional Midi-

Pyrénées. Quel bilan tirez-vous de
expérience de 14 mois ?

cette

M.

SAVARY : Le bilan est en¬
core très peu satisfaisant d'abord
à cause des difficultés de la mise

place. A l'origine, les pouvoirs
publics n'ont pas donné le mini¬
en

,

mum
de moyens matériels qui
étaient nécessaires pour faire fonctioner et le Comité Economique et
Social et le Conseil Régional. D'au¬

tre

la

loi

de 1972 — que
amenés à appliquer
puisque c'est la loi — donne aux
nous

part

sommes

régions des pouvoirs très insuf¬
fisants, en particulier en matière
financière, puisque l'Etat a tendance
à se décharger de ses tâches,
sans pour autant donner à la Région
les ressources correspoudantes.
Ainsi la seule

laquelle l'état
taxe

sur

ressource

propre à

ait renoncé c'est la

les permis de conduire

..

Les

populations

espèrent

que

l'établissement
public
régional
pourra intervenir ; or, il ne le peut
qu'en levant une fiscalité supplé¬
mentaire pour des tâches qui, très
souvent, sont de la compétence ex¬
clusive de l'Etat. Si bien qu'au
bout d'un peu plus d'un an de
fonctionnement, on peut dire que
des progrès ont été accomplis dans
la mise en place mais dans les
réalisations c'est encore très insuf¬
fisant et très imparfait.
REVOLUM : En Midi-Pyrénées la
gauche est pourtant majoritaire au
sein du Conseil. Cela permet-il des
préoccupations plus sociales ?
M.

SAVARY

:

Nous

avons

fait

ici quelques choix, qui sont des
choix politiques. C'est-à-dire qu'en
dehors du problème de désenclavement de la région, du point de
vue des communications terrestres
et

également des télécommunica¬

tions,
tions

nous

avons

choisi deux ac¬
1975 : la

essentielles pour

lutte

la création

d'emplois

nouveaux,
c'est-à-dire
contre le chômage et le

non-emploi

pour

la

lutte

des jeunes d'une part, et d'autre
part une aide à l'agriculture — aide
à l'élevage dont les modalités se¬
ront
et

précisées très prochainement

en

tout

cas

chaine session
De surcroît

arrêtées

à la pro¬

budgétaire.

nous

avons

des ter¬

rains d'intérêts

qui sont plus spé¬
cifiquement sociaux la lutte contre
le cancer ou même régionaux, l'aide
à « l'Institut Pyrénéen d'Etudes
Anthropologiques » où la région
apporte son concours. On voit,
qu'avec des moyens limités, nous
avons

tenté

de

ne

ces

ressources et

trer

sur

quelques

pas

de

disperser

nous

axes

concen¬

d'action.

REVOLUM

: Il semble
que le gou¬
étudie à l'heure actuel¬
le une accélération de la régionali¬
sation,
en
accordant
peut-être
l'élection des Conseils Régionaux

vernement

au

suffrage universel.
Q'en pensez-vous ?
9

�Nostre

M. SAVARY

concerne

la lourdeur des mécanismes, il est

suffrage universel, je
rappelle que c'est au programme
du Parti Socialiste et également
retenu par le Programme Commun

probable que nous puissions le
faire de façon utile.
En revanche, pour la discussion
de l'enveloppe et des actions spé¬
cifiques que la région souhaiterait
accomplir, c'est au mois d'octobre
que le débat interviendra et là, les

l'élection

:

En

ce

qui

au

de la Gauche. Et si cela n'a pas
été accompli ce n'est pas de notre
faute mais celle de ceux qui y

pensent tardivement maintenant.
Mais je n'ai pas
le sentiment
malheureusement que le gouver¬
nement envisage une réforme lé¬

gislative, seul

d'accorder
l'élection des Conseils Régionaux
au suffrage Universel.
moyen

Nous continuerons de faire pres¬
sion et de nous battre pour arri¬
ver à ce
résultat, mais il serait

souhaitable

qu'il y ait un
soutien puis fort de l'opinion pu¬
blique. Pour ce qui concerne l'at¬
titude du gouvernement vis-à-vis
de la Région, le Premier ministre,
après plusieurs rencontres avec les
Présidents des « Conseils Régio¬
naux

»

Comités

«

Econo¬

miques et Sociaux » nous a fait
part d'intentions. Certaines ont été
réalisées : en particulier le contrô¬
le financier a posteriori substitué
au contrôle à priori, plus quelques
moyens en personnel. Est égale¬
ment à

l'étude le droit des régions

d'acquérir
—

en matière immobilière
qui est important non seule¬
pour l'instrument de travail,

ce

ment

mais aussi

matière de réserves
aussi bien pour l'indus¬
en

foncières
trialisation que pour l'environne¬
ment et les problèmes d'écologie.
Mais à cet

égard

aucune

core

dit aussi, que

nous

n'avons

réalisation. On

en¬

nous

le gouvernement

en¬

visagerait de nous donner des
compétences supplémentaires en
matière des crédits d'Etat qui s'in¬
sèrent dans le Plan

: là aussi nous
attendons les textes d'application.

Au sujet de la préparation du
VIIe Plan, le Premier ministre a
affirmé dans une lettre aux Prési¬
dent de Conseils Régionaux qu'il

souhaitait

associer

les

publics régionaux à la pré¬
paration du Plan National et, il pré¬
cise que nous serons saisis à la
fois des grandes options dans une
première phase, puis d'une discus¬
sion sur l'application de ses options
à l'enveloppe financière. Là encore
ce sont
pour l'instant des inten¬
tions.
en ce

qui

concerne

les options

devons débattre, je relè¬
ve que nous devons donner notre
avis pour le 1er mars et étant donné
10

nous

point les programmes
régionaux sélectifs à l'égard des¬
quels elles seront disposées à

vement

au

s'engager.
REVOLUM : Dans la situation
actuelle de crise et de chômage, le

n'a-t-il

l'inten¬
de ses
graves
sur
les
Conseils Régionaux ? Ces derniers
gouvernement
de se

tion

pas

décharger
responsabilités

devenant alors les boucs-émissai¬
res de la colère de
populations en
difficultés ?
M, SAVARY

risque, mais

:

Cela peut être un

ne devons pas
être en contradiction avec notre
volonté d'avoir des pouvoirs ac¬
crus en hésitant devant la prise de

nous

responsabilité.
Je

suis pas

partisan que les
aient une attitude
timorée vis-à-vis des problèmes.
C'est un combat difficile où il faut
à la fois affirmer ce que l'on veut,
ce à quoi on est prêts et égale¬
ment, les moyens que l'on exige
du pouvoir central et il faut que le
pouvoir central lâche ces moyens.
ne

Régionalistes

REVOLUM : Si on prends une
affaire comme celle du Larzac, on
voit bien que dans l'état actuel
du pouvoir des régions, le pouvoir
n'en tient pas compte et s'apprête
à

agrandir le

camp

militaire...

Etablisse¬

ments

Et
dont

conditions de travail devraient per¬
mettre de préparer des proposi¬
tions sérieuses. Il est dit qu'en¬
suite, d'octobre 1975 à octobre
1976, les régions prépareront leur
propre plan et mettront progressi¬

nous, au niveau des Conseils
Régionaux, que la poser en termes
juridiques.
vons

REVOLUM

ployait,

du Larzac, les méthodes uti¬
lisées contre la population de Dra-

guignan que feriez-vous

complémentaire

pour appuyer le
été fait en Conseil
d'Etat par les habitants de cette
région et, j'ai suggéré à notre col¬
lègue socialiste du LanguedocRoussillon de se pourvoir simulta¬
recours

qui

a

nément
nous

avec nous. C'est-à-dire
que
élevons le débat du niveau

local

au

niveau

régional. Sur la

suite de cette action, nous ne pou¬

en tant que

Socialiste ?
M. SAVARY : Nous nous élève¬
rions en tant que Socialistes contre

procédés et il est certain qu'il
doit y avoir aussi coordination en¬
tre les mouvements sur le terrain
et l'action des Assemblées élues.
ces

REVOLUM

:

Pour

revenir

aux

problèmes de régionalisation, le
découpage actuel des Régions vous
satisfait-il ?
M. SAVARY : Tout découpage
donne lieu à des difficultés et à des
contestations. Et il ne faut pas
oublier que, quand on a instauré les

départements en France, cela a été
aussi l'objet de querelles passion¬
nées. Je crois à cet égard qu'il faut
laisser faire le temps et l'expé¬
rience, quitte ensuite — et la loi
le permet — à ce que des dépar¬
tements demandent à changer de
région. Mais dans le moment pré¬
sent, je crois qu'il faut marcher
avec le découpage actuel car nous
avons déjà la bataille pour les pou¬
voirs de la région, n'y mêlons pas
une bataille
pour un nouveau dé¬
coupage car cela nuirait à la pre¬
mière lutte.
REVOLUM

:

Ne pensez-vous pas

qu'il faut développer tout de même
les relations inter-Régionales ?
M. SAVARY

: Il faut les dévelop¬
et nous sommes en train de
le
faire
pour
des problèmes
concrets, tels que le canal du Midi,

per

j'ai

mandat de prendre
Languedoc-Roussillon
et Aquitaine. Nous le ferons égale¬
ment pour le « Plan Chimie » avec
l'Aquitaine et pour le « Plan Méca¬
nique » à partir de Toulouse. Il y
a
les problèmes du Bassin de
l'Adour et
l'Aménagement des
coteaux de Gascogne où une action
inter-régionale est importante, puis¬
que cette affaire concerne non seu¬
lement les départements de MidiPyrénées mais également les Lan¬
des et les Pyrénées-Atlantiques.
ou

M. SAVARY : Le Conseil Régio¬
nal lors de sa dernière session a
décidé de se pourvoir en recours

:
Si la police em¬
expulser les agricul¬

pour

teurs

aussi

des

et

peu

Dorsier

contact

reçu

avec

�Nostre

Il y a donc de nombreux pro¬
blèmes concrets où il faut mettre

place les instruments
coopération inter-régionale.
en

REVOLUM

:

absolument pas de coïncidences
entre les régions administratives
et les problèmes culturels tels
que
ceux de l'Occitanie par exemple.

d'une

Que pensez-vous des

REVOLUM : On a entendu récem¬
M. Chirac parler des cultu¬

problèmes propres aux minorités
nationales, Occitanes, Bretonnes,
Alsaciennes...
M. SAVARY

ment

:

Nous

sommes

gionales mais cela ne coïncide pas
forcément avec les problèmes de
la région. La région, telle qu'elle
existe à l'heure actuelle et telle
que nous voulons la faire, a une
vocation prioritaire qui concerne
les questions sociales et économi¬
ques ; et le fait de lutter pour la
déconcentration et la décentralisa¬
tion, c'est-à-dire rééquilibrer cette
situation où tout se fait de Paris
et à partir de Paris.

Chaque région peut avoir de
croît (et ça

savoir comment ça se

la réalité.

vous

M. SAVARY

:

Je reviens

sur

ce

faut distinguer entre
l'administration, l'économie politi¬
que, la politique économique et le
problème culturel. Et les mécanis¬

qu'il

mes d'autonomie sont souvent dif¬
ficiles à mettre en place. Nos ca¬
marades Corses ont certainement
des positions à cet égard. Pour
certains il s'agit d'ailleurs davan¬

à

fait prêts dans

Midi-Pyrénées à les
aborder) des problèmes culturels.
Mais ceci est plus du coup par
coup et suppose des coopérations
inter-Régionales. Il est certain
qu'en matière culturelle il n'y a

tage de décentralisation

et de dé¬

concentration

à

ma

que d'autonomie et
connaissance le P.S. n'a pas

pris position dans le

sens

REVOLUM

JEAN-JACQUES SERVAN-SCHREIBER

ONT

:

traduira dans

Est-ce que

les

pro¬

blèmes de la langue Occitane ont

déjà

été discutés au sein du
Régional Midi-Pyrénées ?

Conseil

M. SAVARY : Ils ne l'ont pas été
jusqu'à présent mais je voudrais
rappeler que nous avons à peine
un
peu plus d'un an d'existence
et que les problèmes
que nous
évoquons dépendent aussi de l'in¬
térêt que les populations portent à
l'égard de ces problèmes.
Nous sommes pour un échange.

C'est dans la

mesure où ceux qui
préocupés à juste titre par
ces
questions souhaiteront qu'el¬
les soient évoqués, qu'elles le se¬

sont

ront.

(Entretien réalisé

de l'au¬

tonomie.

ILS
•

?

point

sur¬

nous sommes tous

res

ébranlée.
Or les positions des autonomis¬
tes en Corse par
exemple sont
connues. La Fédération Corse du
Parti Socialiste s'est prononcée
pour l'autonomie. Qu'en pensez-

pour
ré¬

l'épanouissement des cultures

Mais pour les régions métropo¬
litaines, je crois qu'un effort accru
doit être fait pour préserver la ri¬
chesse linguistique et culturelle de
l'Occitanie, de la Bretagne ou de
l'Alsace. J'ai noté les propos de
M. Chirac, mais là aussi il faut

connaissait mais

régionales disant qu'il les re¬
qu'il n'était pas
question que l'unité nationale soit

?

Dorsier

par

JOAN PEIRE LAVAL).

DÉCLARÉ...

:

Devant l'infinie diversité des problèmes que pose la
garantie de l'emploi, il faut amener le
pouvoir de décision le plus proche possible de la réalité régionale et locale. D'ailleurs c'est ce
qui se fait. Sur place, les responsables administratifs, syndicaux et industriels se concertent pour
amortir les crises. La région ainsi naît à la vie ».
(&lt;• Le Monde », 25 janvier 1975).
«

•

JACQUES CHABAN-DELMAS

:

Je pense qu'après un an
raciner dans l'opinion publique. Il
«

naux

ou

d'expérience, il est temps de modifier l'institution, de mieux l'en¬
faut envisager dès maintenant de faire élire les Conseils Régio¬
suffrage universel, l'opinion publique se sentira ainsi plus concernée ».
(« Sud-Ouest

•

»,

22 janvier 1975).

MICHEL JOBERT

Un collège ou un Conseil (Régional) ne seront pris en considération
qu'à partir du moment
où ils seront issus du suffrage universel...
Faites disparaître, ou du moins refusez fortement et réellement le centralisme et une bonne
partie de cette agressivité légitime ou maladroite (des mouvements autonomistes, qui sont en
«

réalité régionalistes) s'atténuera.

%

J'ajouterai que dans le domaine culturel, nous assistons depuis quelques années à une
forte remontée du sentiment régional. Le très grand succès rencontré
par un chanteur comme Alan
Stivell en est la parfaite illustration. Je crois qu'il faut y voir l'indice d'un accord
profond entre les
Français et leur terroir. C'est un renouveau qu'il ne faut pas ignorer ».
(« Objectif-Sud

»,

février 1975).

11

�LIURA

TRIBUNA

Se i caliá esperar : a dicha que
lo movement occitan pren vam e se

deslarga

defòra dei

en

rodelets

de ia quauqueis ans,
mena de preda publica.

occitanistas

vèn

una

Ni

moda

la

mai
a

gratis

posc

parlar

pèr

a

au

la
cimèu
:

dada, nais d'un

de

mòda
se
fai
jamai
mòda es l'esde l'ondada. L'onmovement ample

de la marina. La mòda de l'occitanisme ara es lo signe, çò me sèm-

bla, de la montada

a

l'asuèth de

l'istoria d'una rejoncha de problèmas de la societat europenca occi-

torica, en un projècte, en un espèr,
promesa d'avenidor. Benlèu qu'encara l'a pas fach amb pron
de décision : qu'aqui i a una corsa
en

tada en
pacion

jòga. Segur tanbén que la
implançò nòstre dins una occupèr notabilitâts, i a pas

encara

pron

que se

senèstra francesa, tanbèn

tas.

(L'integracion

europenca, tras-

trastejanta, sota l'ensenha dau dollar o pròva clar), lo
desplaçament dei fogans écono¬
mies segon una nòva estrategia
de l'espaci. Per lei massas occitanas aquel ajornament es viscut,
que

mentacion d'armas

forças

Es per aquò que

joritàriament

se trobèt
contra la

dau caire

dei luchas
liquidacion
d'una économia existènta : lucha
deis obrièrs per sauvar l'aisina de
trabalh lo drech de travalhar au

pais

;

lucha dei païsans contra l'es-

de son assèti écono¬
lucha d'un biais generau contra
l'utilizacion mercantista de l'espaci, donat que l'induscrancament

mie anterior ;

tria

dau

torisme es capabla de
amb nòstre quadre de vida,

faire ara
valor d'usatge e valor de cultura

mèrça de primièr còst
mercat d'Euròpa à daumond
una

lo
lucha

sus
;

enfin contra la transformacion d'una
part d'aquel espaci en zona d'oc-

cupacion militari.
Dins aquò l'occitanisme a generalament dich sa color, en s'anonciant
ciant

au còp descolonizaire e sociacòp descolonizaire e socialista
lei dos tèmes jonchs definisson un
anti-imperialisme, que se jòga ara
coma partida mondiala en cada ré¬
gion dau mond. A començat d'assumir sa tasca especifica qu'es de
un

transformar lei reaccions de defènsa e de desespèr, tipicas d'una
societat que se sent

lida de
12

sa

dominada, afo-

dicha condemnacion is-

e

de manòbras

devon
nèci
consentir,
sérié de crèire qu'aquèlei
i

cions

an pas lo poder d'utilizar
autre terren idéologie que lo

un

lei

que s'apiejan sus de cèntres de vocacion mai europenca
de Paris « l'acantonat &gt;• (lei cèn-

religats

la

a

de poissança

zona

nomnalizar

transaccion

:

l'afaire)

entre
Servan-Schreiber ; transac¬
entre Paris e lei fogaus re-

cion

d'armadas, ailà mai en unitats gigantescas de production industriala, segon d'interés que lei popula-

e

forças

Chirac

I a una autra corsa entamenada,
pèr aquò. Sérié nèci de pensar que
lei forças que pastan nèstre espa¬
ci, pèr lo transformar aqui en zo¬
nas de lesers estivencs pèr l'Eurôpa rica, ailà en tenen d'expéri-

verai

finala.
l'occitanisme maamenaça

d'ara. Transaccion entre Paris

(pèr

robert lafont

per

abans,

una

e

possibilitat qu'a lo capitalisme inde plus ges, ò gaire,
passât pèr lei burèus parisencs, de
jogar la carta de la région, en figura
d'atés amb la carta d'Euròpa. E
aquela possibilitat se madura dins
une transaccion triangulara, qu'es
lo fach mai important de l'ora
ternacionau

centrala europenca)

bèn segur, coma una condemnacion
encara mai radicala que non pas
coma

comprene

Tôt aquô ara constitués un fons
de movement istoric. Dessenha la

tres

tau

tejanta

sauput

ajudar. Mai l'occitanisme non esteticò-linguistic es jove : quinze ans
d'una presa de consciéncia sociôpolitica, sièis ans d'un començament de practica politica.

dentala, trop de tèmps ignorais.
Aquélei problèmas majors son :
l'envielhiment
de
l'Estat-nacion,
coma de vièlhs imperialismes
militars nos l'an bastit, tau coma
lei borgesiás nacionalas capitalistas dau sègle passai l'an enduresit
e utilizat ; l'integracion a un nivèu
mai naut deis escambis capitalis-

una

e

gionaus d'activitats possiblas, a
Bordèus, é Marselha, a Tolosa.
Lei signes ne son vesedors ara ;
lo pus évident n'es non solament
la mesa en plaça de consèus regionaus, mai la recènta promosa d'un

engrandiment de

responsabilitats

dai régions au nivèu dau plan. Un
peçue d'occitanisme es admessible, sai que, pèr pebrar la saussa :
dirai pas quin òme de govèrn ven-

guèt, i

a gaire, qu'èra daumatge
n'enganèsse leu sus lo socia¬
lisme ; podrián sèns aquô èstre
util. Se podèm esperar a vèire de

que

mai

d'occitanistas

mai

en

bra¬

«

de l'Estat centralizat.

ves

Porte aici mon
sonala : d'autres

gionalisme oficiau. E mai l'occita¬
nisme culturau comènça de pas fai¬
re tant de dificultats : Chirac, amb

experiéneia peran
la parièra.

»

Parlant de colonialisme interior
m'arribèt de rescontrar, l'ostilitat
d'una part dau personau politic li-

tétei

gat a la senèstra, ò dei tecnicians
de l'amainatjament dau territèri
s'èran embarrats dins l'autoritat

un

planificaira de l'Estat
tanbèn

; rescontrère
lei crenhènas d'úneis occi¬

tanistas ;

m'arribèt excepcionalafaire ausir dei mèstres un pauc mèstres, e mèstres
Mures, daujèc capitalista modèn.
ment de pas me

L'afaire

remonta a 1967. Aquélei
seguiguèron lei partidas grandas que menèron a la creacion de
Fòs, amb l'apondon dau Grand Del¬
ta sabon pron bèn çò que voie dire.
En 1968 tanbèn se veguèt coma un
fanatic de l'Estat de Gaulle, sabià

que

faire

mermar

son

raconalisme ò la

plegar enfaticament pèr aculhir
projècte de restructuracion
paci europenc. En

un

d'es-

foguèt la
desgelada dei projèctes descentra1969

lizaires dei cambras de comèrci.
Puèi l'aventrura cavalierèsca dau
modernista regionalista — capita¬
lista J.J.S.S.

sonatz

a

caucionar

u

a

ré¬

lei precaucions indispendablas, vèn de o dire solemnament.
N'i

a que diràn qu'un
côp de mai
govèrn de drecha liberala se
pot permetre de faire una politica

de senèstra
crese l'afaire mens
anecdotic, mai fons : assistèn benlèu a la mesa en plaça, a l'escala
dau colonialisme. Neò
ò arqueò,
un colonialisme n'es
totjorn un, e
lei populacions ne son totjorn vic—

—

timas.

Cau

que lei occitanis¬
la batalha se porta
sus son terren d'idèas, ò
quasi. La
tripla pression es vengada mai que
mai nécessària : sus l'aparèlh politic de senèstra francesa pèr li faire
admeite l'autra descentralizacion,
tas

ara

fagan mèfi

:

la socialista
descolonizaira ; sus
lei sèmbla-poders regionaus pèr li
faire acceptar una definicion de la
—

démocracia

&lt;r

a

la basa

;

sus

lei

mo-

venents

populares pèr li donar la
direccion de l'espèr e contrabatre
lei recuperacions « pojadistas » en-

tamenadas. A coma n'avèm besonh de nôstrei quauquei forças !

,

�MONTflNHftS

OCCITTWR5:

REPORT ATGE

"CEUX QUI FONf
L-EUF, BEURRE

flUEC

LA

sé&amp;a."

MONTAGNE
SQ

4C

à VENDRE

^pr

La colonisation économique de l'Occitanie
peut prendre des formes très diverses. Mais pour¬
tant, à toutes ces entreprises capitalistes menées
par la bourgeoisie française, étrangère ou occi¬
tane, il existe un point commun : le point de départ,
l'exploitation des richesses naturelles de notre
pays, sans que les principaux intéressés, les autochtones, soient jamais consultés ou
dédommagés
de quelque manière que ce soit.
La multiplication des centres de sports d'hiver dans les
pyrénées répond à ce schéma. Non
seulement, la civilisation du béton s'abat sur les montagnes, mais en plus, seule une infime mino¬
rité pourra en profiter : le processus est désormais
classique, et les sports d'hiver s'inscrivent en
bonne place dans les délassements de classe :
Seulement 16,8 % des Français prennent des vacances
d'hiver; 40 % sont des cadres supé¬
rieurs et professions libérales, 6 % des ouvriers.
Le tableau est

éloquent, et les implications sur l'environnement naturel et humain le sont
grève des « O.S. de la neige » (15 000 dans l'hexagone) est révélatrice des
blèmes sociaux qui existent par delà la vision « carte
postale » que l'on peut en avoir...
autant... La récente

COMME AU BON VIEUX TEMPS
Le monde
vons

nous

dans lequel nous vi¬

impose

un

encadrement

permanent. Dans la vie de

chaque

jour, sur nos lieux d'habitation, de
travail, dans la rue, les moyens de
transport, dans les magasins, tout
est présélectionné, décortiqué et
préparé à l'avance, chaque attitude
est « préamorcée » par les struc¬
sociales dans une certaine
direction. On a ainsi l'impression
d'une certaine liberté de choix qui
dans cette réalité ne peut pas
tures

exister.

Un jour, le
accordé les

capitaliste, après avoir
congés payés à ses
employés, s'est rendu compte que
pendant ces 20 ou 30 jours, ils
échappaient à son contrôle et de¬
venaient incernables, donc dange¬
reux. L'intérêt de la reprise en
main
était

double

:

non

seulement on
sur le prolé¬
12, comme au

gardait ainsi la main
tariat

12

mois

sur

bon vieux temps, mais de plus, un
inconnu, illimité et prati¬
quement vierge, celui de l'industrie
secteur

construire

en

hâte des structures

d'accueil, même si leur réalisation
précipitée entraînait des négligen¬
ces esthétiques ou humaines : les
complexes touristiques du bord de
mer

étaient nés.

sports d'hiver

Les stations de
allaient suivre très

rapidement.

en

Curieusement, cette édification
haute montagne d'une architec¬

visiblement sans relation avec
l'environnement correspond assez
bien ux « besoins » de I' « homme
moderne ». « Homme moderne »

ture

complètement asphyxié, aliéné, qui
n'a qu'une angoisse : le dépayse¬
l'idée de
endroit où il

ment. Peur à

se

retrouver

dans

ne

se

un

situe¬

immédiatement grâce à des
repères faciles. Ce besoin de sécu¬
rité, créé par la dépersonnalisation
rait pas

sociale,
ra

sans cesse

accentuée,

se¬

satisfait par

le développement
assistons sur les lieux

auquel

nous
de loisirs, de structures d'environ¬
nement semblables à celles qu'il
trouve à chaque instant dans sa
ville.

ébahis...

Les

Dès lors, I ruée fut générale. Il
fallait investir, ne pas se laisser

pyrénées ne sont pas épar¬
gnées. Elles voient s'abattre de plus
en plus sur elles
les rapaces de
l'immobilier, les nouveaux pion¬

dépasser

niers de I'

par

la

concurrence,

donc

«

or

blanc

»:

pro¬

TOUTES LES CLEFS
AU TROUSSEAU

Le choix de

montagne à

«

la vallée

équiper

ou

se

de la

fait bien

entendu

en fonction des intérêts du
promotteur,
pas
de ceux des
autochtones ou de l'environnement
Rendement-rendement...

Actuellement,
un

en

vallée d'Ossau,

promotteur se prépare à détruire

complètement le Soussouéou,
installant
7 000 lits

une
sur

de

station

en y

ski

de

70 ha.

Un tunnel de 3 km de
mettra
ra

long per¬
d'y accéder. Le tout coûte¬

20 milliards

d'A.F.,

en

partie

as¬

surés par les
et du conseil

subventions de l'état
général, et pour un
résultat qui laisse sceptique : les
pentes sur lesquelles sont instal¬
lées les remontées mécaniques
sont réputées pour être les plus
avalancheuses du coin... Pour l'ins¬
tant, la vallée du Soussouéou est
sans conteste une des plus belles,
des plus sauvages et des plus ri¬
ches écologiquement de toutes les

pyrénées. Son isolement

touristique, s'ouvrait à leurs yeux

tout

en

fait

une

des dernières où l'on peut trouver
des ours. Cette vallée glacière est
entourée de splendides forêts, le
torrent est très riche en truites, la

plaine qui

en occupe

le fond est

un

13

�magnifique pâturage fleuri. Les mil¬
liards qui vont y être dépensés
consacreront la fin de l'élevage Ossalois, détruiront l'économie tradi¬
tionnelle de toute la vallée,

sans

contrepartie réelle pour les habi¬
tants. Dans cet

souéou,

exemple du Sousretrouvons

exacte¬
le schéma qui préside à toute
installation de stations de sports
d'hiver. Les promotteurs, sous la
protection de l'état, mettent la main
nous

ment

sur

région déterminée,

une

leversent

une

y bou¬
économie ancestrale,

s'occuper le moins du monde
L'économie monta¬
gnarde, déjà très fragile et aléa¬
sans

des

paysans.

toire

en

ment

soi, est mise définitive¬

péril

en

sement.

En

par ce boulever¬
vallée d'Aure, par

exemple, la route pour le tunnel
d'Aragnouet, construite récemment,
coupe tous les pacages, alors qu'el¬
le aurait pu facilement les éviter.
A

(en
«

l'origine d'une station de ski,
règle générale) il y a la

convention

bli entre la

».

C'est

un

texte éta¬

municipalité et les pro¬
où on essaye de pré¬

motteurs,
voir, de décider à l'avance de la

future des différents
avantages et des nombreuses char¬
ges qui découleront de l'exploita¬
tion de la station, ainsi que du
répartition

mode de cession des terrains. C'est
le bail, dont les conditions doivent
être approuvées par les intéres¬
sés.
En 1970, la convention pour l'ur¬
banisation de la station de Piau-

Engaly avait été rejetée grâce à
une action rapide et efficace des
militants du P.C. de la vallée. Dans
un tract très simple, présenté sous
forme de tableau, ils faisaient le

compte de ce qui serait à la charge
des contribuables et des promot¬
teurs, puis inversement, ce qui se¬
rait au profit de l'un ou de l'autre.
On s'apercevait d'un coup d'œil de
la supercherie : trente ans après
la signature du bail, aucun terrain

n'appartiendrait plus à Aragnouet...
Grâce à cette intervention, le pro¬

jet fut repoussé, dans
tiale...
ainsi

:

sa

forme ini¬

Car le tract se terminait
«
Sachons rester vigilants.

N'oublions pas que nos promot¬
teurs locaux n'ont rien à envier à
leurs grands frères... » Effective¬
ment, à la tête de la S.E.I.P., la
société », on trouve Vincent Mir,
le « caméléon », qui change d'éti¬
«

quette politique pour rester
14

en

pla¬

quand la couleur du fond chan¬
elle-même, et qui, en plus d'être
promotteur, entrepreneur, directeur
de la régie, père d'une ex-cham¬
pionne, est le maire de Saint-Lary.
ce

ge

le voit, toutes les clefs
trousseau, et il aurait
tort de s'en priver. Comme on le
Comme

sont à
verra,

on

son

il

ne

s'en prive pas...

UN PROJET GENEREUX

Au
du

moment

barrage de

après la

guerre,

de

la

construction

de long, juste
l'Entreprise E.I.T.P.

cap

s'installe en vallée d'Aure. Vincent
Mir,
modeste
entrepreneur
de
Saint-Lary, commence à entrevoir
un
marché sérieux et fournit au
chantier qui s'ouvre tout le sable
nécessaire. C'est le démarrage, le
début de la fortune, sur les ou¬
vriers

d'E.I.T.P., qu'il faudra loger,

nourrir, etc... C'est alors que Mir
installe son empire. Il détient tout
les secteurs clefs de la vallée,
ayant même par ses relations in¬
times avec leurs directeurs, son
mot à dire dans les ponts-et-chaussées et l'usine électrique de la

région. Il possède donc l'arme supprême : le chantage du travail. Il
peut d'un mot trouver du travail à
n'importe qui ou au contraire, l'em¬
pêcher a jamais de se placer. Ajou¬
à cela une démagogie sans
bornesf parlant Occitan avec les
paysans, pour qui il est le petit

ter

de la vallée qui a su réussir) alter¬
nant avec un terrorisme stupéfiant
dans son entreprise (renvoi d'un

délégué syndical, puis menaces,
d'où dissolution du syndicat, puis
formation par lui-même d'un syn¬
dicat F.O. dont il distribue les car¬
!) le tout saupoudré savemment de l'individualisme certain
des « montanhèls » du coin, qu'il
utilise à l'occasion, et vous avez
une vue schématique mais exacte
de la situation. Au plus fort de son

tes

entreprise, Vincent Mir eut environ
350 employés sous ses ordres
(1968).
A

l'origine de Saint-Lary, il y eut
projet généreux, dont il faut
parler, et qu'il faut avoir présent à
l'esprit lorsqu'on visite la région...
L'instituteur, à cette époque, était
M. Barrère, aujourd'hui décédé. Il
proposa à la municipalité de créer
un

«
station de ski populaire »...
Le 23 mars 1953, la commune voi¬
sine de Cadeilhan-Trachère accep¬

une

te, pour une somme symbolique, de
louer une partie de sa montagne
à Saint-Lary. Les deux communes,

socialistes, avaient mis au point
un projet bien
précis : pas ques¬
tion

de tomber

dans le

panneau

(attrayant pourtant pour une muni¬
cipalité sans moyens) de la station
de luxe. Il s'agit simplement d'ap¬
porter en hiver un complément de
ressources
sans

pour

aux deux communes,
autant perturber une

agriculture fondée depuis des siè-

�REPORTATGE

cles sur l'exploitation en commun
de la montagne. Il s'agit aussi d'ac¬
cueillir des catégories de gens plus

défavorisées, d'offrir aux ouvriers,
aux personnes qui
n'ont pas les
moyens de faire du ski, une occa¬
sion unique, en travaillant régulière¬
ment avec les comités

d'entreprise

des usines de Tarbes et de région.
Lorsqu'on se promène aujourd'hui
à Saint-Lary, où le haut du pavé

appartient à la bourgeoisie Toulou¬
saine et Bordelaise, ce projet de
départ fait sourire avec amertume :
Qu'est-ce qui a pu se passer, pour
en arriver là. Simplement, Vincent
Mir, maire socialiste à l'époque,
qui reçut ensuite le soutien de
l'U.D.R., et qui fait maintenant cam¬

le programme commun
prends aujourd'hui les paris,
que si l'idée occitane que nous
défendons se développe, Vincent
pagne pour

(je

Mir
de

sera

le premier maire occitan

l'hexagone...) s'est emparé de

l'affaire...

déchantent.
paysans,
Ceux qui ont abandonné, soit par¬
ce qu'ils étaient âgés, soit parce
que leur revenu était trop bas et
qu'ils ont été obligés de partir,
Les

ceux-là,

en

vendant leurs terres,

partir.
qui veulent rester
paysans,
le tourisme n'amènera
qu'entraves et contraintes : la créa¬
tion des routes multiplie les ris¬
ques d'accident (dont ils seront
toujours tenus pour responsables)
pour leurs bêtes. La pollution des
ceux

par les détritus des skieurs
des problèmes d'abreuvement. Enfin, beaucoup de pâtura¬
ges, expropriés ou urbanisés, sont
définitivement perdus. Dans la val¬
lée, les prairies de fauche, indis¬
pensables l'hiver pour nourrir les
bêtes, sont peu à peu grignotées
par les constructions et les routes.
D'autre part, ils sont seuls à sup¬
porter l'alourdissement considéra¬
ble des impôts locaux. Les commu¬
nes touristiques voient leurs char¬
ges augmenter en flèche, du fait
qu'elles contractent des emprunts
importants et réalisent de gros
équipements. La municipalité, ne
pouvant répercuter la hausse sur
les prix de vente, qui sont fixés
sources

pose

C'est

LA CLASSE OUVRIERE
DE LA MONTAGNE

:

eux,

n'ont pas fait une bonne affaire.
Obligés de remplacer leur outil de
production par un capital qui se
dévalue (qui avait assez d'argent
dans la vallée pour acheter un ma¬
gasin ou un appartement dans la
station ?...) ils seront obligés de
Pour

le marché, se tourne vers eux.
ainsi qu'il n'y a pratique¬
ment plus de
paysans à Saint-Lary.
Ces répercussions fiscales attei¬
gnent aussi les communes avoisinantes qui louent des
pâturages à
la station. C'est ainsi que Bourisp,
ne pouvant
plus payer ses impôts
à Saint-Lary pour sa forêt du Rioumajou a été obligé de lui céder cel¬
le-ci pour une bouchée de pain...
Une autre conséquence du tou¬
risme, est le détournement quasi
systématique des crédits de la di¬
rection départementale de l'agricul¬
ture vers le tourisme, alors qu'ils
sont en principe destinés aux agri¬
culteurs, et pourraient servir soit
à augmenter le nombre et l'impor¬
tance des aides et subventions, soit
à améliorer des pâturages.
par

Deux sortes d'ouvriers travail¬
lent sur une station de ski : les
ouvriers du bâtiment lors de la

construction, et les employés de la
régie par la suite.
A
Saint-Lary, l'entreprise de
M. Vincent Mir, à l'époque il est
vrai investi par l'U.D.R., employait
des ouvriers immigrés à un salai¬

éloquent

:
2,80 F de l'heure
4,55 F au Tr janvier
1974 (en dessous du SMIG) d'après
l'accord de salaire des Hautes-Pyré¬
nées. Quand Mir... en 1968, avait
re

avant

1968

;

350 ouvriers, il y avait 300 travail¬

leurs

immigrés dans le nombre.
Longtemps logés dans les caves
des immeubles Mir, ils sont depuis
peu logés plus décemment dans
des locaux spécialement bâtis pour
eux.

Les ouvriers français sont un peu
mieux lotis. Mais, là encore, les

coefficients de salaires sont parmi
les plus bas de Midi-Pyrénées, alors
que les prix de d'épicier sont eux
touristiques »... Plusieurs de ceux
qui ont essayé de monter une sec¬
tion syndicale à la S.E.E.M. y ont
de plus perdu leur emploi. Res¬
tent les employés de la régie mu¬
«

nicipale.
A Saint-Lary les permanents, 15
seulement

sur

65

la

saison

der¬

nière, ont un salaire corect, mais
qui leur faut gagner : grâce à un
arrêté préfectoral, la régie a le

droit de les faire travailler 54 heu¬
res en saison l'hiver et 50 heures
en été, avec un seul
jour de repos
par semaine. Les 50 autres em¬
ployés eux, sont saisonniers. Au
début de la saison d'hiver, il font
la grève devant le bureau de M.

Mir, et

ne

sauront

qu'au dernier

leur tête plaît au « pa¬
tron ». 54 heures par semaine, bien
sûr, mais eux payés au SMIG. La
plupart sont de jeunes fils d'agri¬
culteurs, aides-familiaux l'été à
moment si

l'exploitation agricole. Mais lors¬
leurs parents l'abandonneront,
ce sera le départ vers Paris ou ail¬
leurs, les P.T.T., la S.N.C.F. ou les

que

C.R.S.

�REPORTATGE

LE ROLE DES NOTABLES

POUR UN SKI POPULAIRE ?

la
«

(à méditer)

Si je reviens sur l'exemple de
Vincent Mir, ce n'est pas pour stig¬
matiser l'intérêt

sur un cas

person¬

La première question à poser est
certainement : Faut-il créer des
stations de ski ? C'est là que ce
situe le vrai problème, et c'est

là-dessus qu'il faudrait trancher.
Mais il y a aussi des stations qui
existent, plus ou moins laides, plus
ou moins honnêtes. Comment pour¬
rait-on les réaxer dans la direction

nel, mais tout simplement parce
qu'il représente d'une façon très
caractéristique de notable qui n'hé¬
site pas à « mouiller » et à sacri¬
fier sa région, pourvu que ce déve¬

qui

loppement lui rapporte.

création

Etant

en

même temps maire

du

village, promoteur et entrepreneur,
il contrôle à lui seul chacune des

étapes. En tant que maire, il appli¬
politique communale qui
favorise la promotion immobilière

a

présidé au tout début à la
de Saint-Lary ?

La cellule du P.C., à

Saint-Lary,

s'est penchée sur la question de¬
puis un certain temps. Pour ses
militants, le tourisme doit être une

création ;
mais
pour
les
clients », les skieurs, le problè¬

me reste posé. Tant que les entre¬
prises capitalistes verront dans la
montagne une source de profit,
(c'est-à-dire tant qu'elles existe¬
ront...) ils seront ballotés, volés, et
aux prises avec une certaine « lo¬
gique de l'artificiel » ? accidents
dans les remontées mécaniques
usées et démodées, ou pire enco¬
re : A Font Romeu, la saison der¬
nière, la municipalité pour écono¬

miser

l'entretien du chasse-neige,

avait fait

placer dans le macadam

des résistances chauffantes qui fai¬
saient fondre la neige. Mais l'éro-

que une

et accorde ou refuse les avis favo¬
rables à ses propres projets ou à
ceux
de ses concurrents. Mais
étant Maire il ne peut réaliser luimême les travaux communaux. La

municipalité les confie alors à d'au¬
entreprises, par des marchés
de gré à gré, c'est-à-dire sans ap¬
pel d'offre ni adjudication. La
commune prend à sa charge les
tres

frais de voierie, desserte

égouts, électricité,

pour

en

eau,

soulager

d'autant le promotteur. En tant que
Maire aussi, il favorise le ratta¬
chement de territoires des villages
voisins, et en tant que promo¬
En tant que Maire aussi, il
favorise le rattachement de terri¬
toires des villages voisins, et en
tant que promoteur et entrepre¬
teur.

il réalise pour son profit per¬
des opérations immobilières
de grande envergure sur ces ter¬
neur,

sonne

rains

annexés.

(Exemple,

Bonneval -sur- Arc

le plat

d'Adet). Comme le dit M. Jearmel,
président du Syndicat d'initiative,
St-Lary a réussi l'exploit de faire
une station de ski sans
posséder
«

un seul mètre carré skiable sur le
territoire de sa commune ». A la

mi-février Cadeilhan-Trachère atta¬

le sous-préfet de Bagnères en
conseil d'état, pour ingérence dans
les affaires de la commune et Vin¬
cent Mir pour avoir fait des baux
à la place du maire. Et cet indi¬
vidu soutient le programme com¬
mun.
Les nationalistes Occitans,
qui voudraient nous faire marcher
la main dans la main avec la bour¬
geoisie occitane, feraient bien de
méditer cet exemple, du moins si
leurs intérêts et leur cœur ne sont
pas du même côté...
que

16

pour les gens de la val¬
lée. Il faut pour cela leur assurer
une certaine formation : dans leur

promotion

projet, les emplois à la régie leur
sont réservés en priorité, et à l'in¬
térieur de ces emplois à la régie
leur sont réservés en priorité, et
à l'intérieur de de ces emplois, on
les forme de façon complète (le
perchman doit devenir technicien
et le pisteur moniteur).
Au Piau-Engaly, les gens de la
vallée sont en train d'arriver petit
à petit à ce résultat. Aux Agudes,
une

chose semblable existe depuis

sion

en

mit certaines à

nu...

et

on

releva à cette époque quelques
chats électrocutés sur la chaus¬
sée... Dans les Alpes, l'expérience
de Bonneval sur Arc permet quand
même tous les espoirs : les agri¬
culteurs du village ont pris dès le
début l'affaire en main. Aujourd'hui,
ils gèrent eux-même une entreprise
qui leur permet de vivre, et qu'ils
ont

su

développer

sans

dommages

pour l'environnement humain ou na¬
turel. Une expérience à suivre, et

qui

ouvre

de

nouveaux

horizons.

Jean-Michel MARIOU.

�Cultura

A LIMOS
«

Fuòc al

cuol,

e

:

l/Occitan parla darrer la masca

l'aiga luènh !

»

E

aqui que la lista dels reis de
jutjats e cremats » se
vai alongar d'une peteta de mai
:
Après « Planacompanhat » (amb
blanqueta e nogat), « Enkgulur »
l'adjudant, « Apolina primièra » lo
cosmonauta e lo gondolièr de Venezia amb sa torista
anglesa, aici
la nòça » — un tèma novèl
per
cada annada
qu'espéra sur la
plaça aquela nuèit entre las nuèits
ont la font rajarà de clareta cincarnaval

«

«

—

quanta centimas lo veire a la lusor
d'aquelas entòrchas que i metran
lo fuòc al cuol !

Quand Bertomius me
cal anar un d'aquestes

diguèt : « Te
dimenges a

Limós, que l'onze de febrièr nos
un article sus las
fècas, espièri
l'agenda : Se vòli anar lo nòu manifestar sul Larzac amb los V.V.A.P.,
ai pas qu'aqueste
vèspre de liure.
Sabes, te prometi pas que seràn
de lausenjas aici-siàm.
Dempuèi
que ne fan tant de plats, los occitanistas, d'aquel carnaval de Limós,
cal

«

m'en mesfisi...

»

E ara, dins lo trin de nuèit, clafit de soldats que tornan ont los
espéra I' « Enkgulur », siàm qauques uns a poder pas amagar ont
avèm

la vesprada : de
confèttis plen los pèlses, plen lo
còl, que te sortisson al ponhet de
las margas, o o al panèl... e de
rire, o de tornar parlar de la tes¬
ta : « Oc, a Limôs son
pas los
carris florits, la rèina de beutat o
las gròssas tèstas. Las fècas. Un
nom que degun sap
pas dont sortis
e
qu'a escapat als diccionaris :
anonim

passada

coma

tôt

lo mond

darrèr

masqueta. Cal estre del païs per
s'i reconéisser. Es coma la dança :
Ten, sembla facil, aital, de bracejar,
en
acompanhant la musica de movements de las mans. Mas un estrangièr del déféra, se vei del primièr cop, pensatz : consí poirián
aver lo biais ? nautres, aici, es tôt
pichonets que nos i metèm, t'avèm
lo ritme dins lo cors ». E mai es
vertat : lo curât, quanèri consul¬
tai m'aviá dich : « I son fois. I ai
dels melhors parroquians que ni
per carèsma ni per res voldrián
sa

pas mancar una sortida

».

Quatorze

sortidas que i

qua¬

grand

dimenges. S'arrèstan pas que
lo dimenge abans la Passion. E
ara
an
ajustai la banda de las
femnas ! Lo carnaval aniriá puslèu
en se confiant. Una banda, sabètz
pas çè qu'es una banda ? Cal que
vos o explique tôt : Cada dimenge,
aquè's un quartièr, o una associacion, que paga la musica, e tôt
aquò s'enfuma dins un dels cinc
o
sièis café de la plaça per ne

dichs

a

torze

sortir mascarats,

al davant del

«

bon

fècas », que mena segon los comandaments tradicionals, publicats
fa quatre ans :
«

A

A la diferéncia dels autres

carassièrs », « pèirèts
dilhs », lo « bon fècas
drech
d'escampar los
«

o

»

«

a

»

gopas

confèttis
qu'an remplaçada la farina dins la
biaças d'aqueles paisans e molinièrs qu'au mens dempuèi lo sègle
quinze an iniciat lo carnaval de
Limós. E quane plaser perdut ! Un
vièlh de l'espital, coma l'abordavi
per li demandar ço que pensava de
las fècas, me prenguèt per un mas¬
ca
que li n'aviá fach engolir un
ponhat, après sai que li aver amanhagat lo morre en cadéncia, coma
n'ai vistes... Lo bon fècas tanpauc

onze

oras,

quatre oras, nèu oras
[tu causiràs

aire folcloric per

aquelis moments.
despart tu retendràs la musica
[plan sajament
car los primiers passes tu faràs
Al

sul

de qualques inter-

preire,
:

sulhet

del

cafe magestuosa-

[ment
D'un café a l'autre du dançaràs,
sens butassals ni enervament...

Aquel
d'quela

pot pas chinar,

onor se paga, pel corifèu
ceremonia, coma per tôt

coma

lo

cantar a

l'aurelha, amb

una

vose-

contrafacha totas menas d'insinuacions ? Ai sentit coma un onor
de m'entendre chinar, ieu, l'estranta

gièr
»

forabandit

d'aquel jèc de familha. Car
quai poiriá plan vos reconéisser,
vos que venetz del déféra, per vos
torista

:

escolan
senc

tan

aviái oblidat qu'un ancian
meune

d'Ardoana èra limoqu'un occi¬

! Cal dire tanben

qu'atissa

un

fèca

en

occitan
17

�Cultura

sera

pas

jamai près aici per un

torista !
E

se vos

Limés,

es

sas

disi d'anar al carnaval de
pas per i anar far lo to¬

i anar veire çò qu'es
una vertadièra fèsta populara occitana. La cal pas anar veire, i cal
rista nimai per

los

faire

anar

fois.

Pas

d'autre

mejan de comprene Vos pòdi ben
dire cossi

pòdi pas
l'incèndi empusat e contengut als limits de la
béluga, lo maridage dels contraris,
los peiròts aristocraties dins sos
vestits de seda negra, calhant tôt
subte sas paumas gandadas de
blanc coma l'agach voide de sa
careta dins l'extasi d'un punt d'orguena, e los godils desbordant lo
cortègi per davant coma per darrèr,
fasent los piòts dins sos abilhatges
de palhassas... Parlariái lèu coma
aqueles saberuts que se pòdon pas
empachar aici d'embocar lo grand
passar

aire

se

passa, vos

lo corrent

:

la vida que se mascara en
per empachar que se cre-

sus

mort

tra. Se

guèsse lo contrari...
Poiriái espepissar amb los espeque començan per vos
mostrar dins carnaval la mèsta re-

pissaires

l'an refolada amb las

que se

dison

pas
cargara,

cau¬

dins la bona
ela, de las

societat, se
dire : Vos demandatz, vautres, perqué tôt lo monde sabon los mots
malonèstes en occitan, darrièr emplèc retrencat de la lenga ? Vos
pausetz pas trépas de questions
sul

plaser complici qu'an per la
lenga de las fècas aqueles drollets
que questionavi del temps que
questionavi del temps que s'afairavan

a

l'entorn de

sas

entôrchas

prèstas a alucar : Se comprenon
lo pâtés ? Oc-ben, que lo compre¬
non, mas es pas un pâtés, es l'oc¬
citan !

Vèli ben que per darrèr lo carna¬
val, i aja la Blanqueta, qu'a pas¬
de 100 000 botelhas a cinc e
lèu uèch milions. Sens l'ajuda de
la Blanqueta, las bandas aurián pas
de qué se pagar la musica (300 000
A.F. la jornada). Se volètz un car¬
naval de rasclats, un carnaval de
classa obrièra, res vos empacha pas
d'anar far un torn a Esperazà. Mas
crebatz pas qu'a Limés siagan pres¬
tes a se daissar metre en represai

sentacion
tre

publicitària. Subre

Limosencs, n'i

a très

qua¬

que par-

un dimenge o un autre a
sortida de fècas. Aquô's pas

ticipan
una

los polits uèlhs dels toristas.

per

A

pròva

lo requisitôri de l'an

passât. Jutjavan lo gondolièr venician, représentant del torisme sauvador del païs : « Daissatz faire
lo gondolièr », dìsiá l'avocat de la
desfença, « Quand aurem 500 gon¬
dolas, lo port de plasença del Parador, las carrièras planièras, l'aiga d'Alet de salcissôts a vendre,
de marcians tôt lo long de Coganh,
veiretz qu'auretz pas pu besonh de

trabalhar. Faretz fècas tôt l'an per
lo plaser dels toristas que vos por-

l'argent ». E l'acusator de respéner : « Serem arroïnats, volètz
dire, aurem vendut totas las vinhas per pagar la talha e nos de¬
morarà qu'a far los inocents se
volèm que los toristas nos balhen
taràn

un

crostet.

I caldrà

E

lo balharàn benlèu.

agradar. Caldrà

s'estirar, sautar
que

vôlon

un

coma

gran

de

qu'aquela contestacion es
mantenguda per la borgesiá dins
las

raras

d'un

desfolament

LAS

plaser

».

qun rambalh
Ornes : ara, atencion,

aqui la revolucion,

la fèsta d'èstre la revolucion ! Plan

polit

ornes, pas
ça

faga somiar. Que nôssiaga dominada pels
besonh del bufa-li (dan-

que ne

societat

del bufet)

per o mostrar.

Ni mai

la sortida reborsièra d'una
banda de femnas que i cambiarà
quicòm. Pas mai qu'una còla de
joves godils amb la vèsta a la revèrs fotent lo pati es pas a confon¬
es

pas

dre amb una vertadièra lucha de
classas. La contestacion dins la
contestacion carnavalesca joslinha
au mens una causa
lo carnaval
:
coma
estructura
d'acuelh de la
contestacion contunha de jogar son
ròtle propriament contestatari. O
contunharà de tant que sera pas
récupérât e, sériai temptat de dire,
demorarà irrécupérable tant qu'i

senhorejarà l'occitan. Aiçô per sim¬
ple jôc d'una lenga ara pas talament interdicha que refolada e que
quand parla, aie coma endacôm mai,
se sentis en infraccion, mas qu'enlôc o fai joiosament, passada mès18

TANBEN

Era la segregacion
Son passadas a l'accion

sens

lendeman, o qu'es recuperada per
la publicitat de la Blanqueta. Quand
te disi que fan lo elèrgue e lo capelan ! Coma s'òm demandava a

tra

FEMNAS

Carnaval !

Fluta ! totjorn élis davant la musica ?
Qu'es aquò ? E dison qu'es la republica ?
I a que los ornes per marcar las mesuras ?
De femnas tanben a Limés son nascudas !
Ara tenèm las pigassas e las forças
avèm nôstra plaça davant los trombonas !

la revolucion ? Paures barbuts !
n'anam a la fièra dels trucs,
prene Sant Martin o la jos-prefectura ?
Non ! Sem un quinzenat (e cap de mal-fotuda)
qu'avèm vist lo cônsol. Va prene un arrestat :
Oc ! Davant Carnaval sera l'egalitat.
Un jorn per an, aquô sera pas costuma
Los ornes auràn pas a badar la luna :
engranar e balhar la fiôla al pichon
estaradinar e anar dudar julon
e del temps que tendràn fuôc a la marmita,
femnas, per un cép, menarem la musica !
Aqué

es

Cresètz que nos

Deman

es

sant Valentin

patz signada sul coissin
de Postal
Anam pren lo camin
juncas que tomes, amie
Carnaval

plegar,

sucre.

Cre-

sètz, Ramon, que fasèm fècas per
los toristas ? Vos enganatz. Fasèm
fècas per nosautres, per nòstre

volucionària ont s'invèrsan totes
los codes socials per vos dire

apuèi

se

los gosses

�Cultura

DEL CARNAVAL

EPITAFI
Aici

las cendres d'un gus

pishatz-i dessus

Passants,
Per

una

damnada

anma

Val mai

pish qu'aiga senhada

ENTRADA DEL CARNAVAL
Carnaval

arribat,

es

lo brave, lo brave,
Carnaval

arribat

es

lo brabe gojat.
Es arribat amb

trauc al cuol

un

lo brave colhon
ADIU

Adiu

paure,

adiu
tu

paure

t'en

per

vas

PAURE

CARNAVAL

adiu paure,
carnaval
ieu demori

e

manjar la sopa d'oli

per manjar

la

sopa

d'alh.

Se Carnaval ten

aquel lengatge,

trop per darrèr la
Blanqueta, e mai s'es ela qu'oncha
la ploma de l'anonim que coma
totjorn s'amaga darrèr la « creacion collectiva ». Se lo volètz rescontrar, aqui consi vos i prene :
Quatre mots d'occitan vos faràn
d'amies dels musicaires. Vos diràn
cerquetz

coma a

pas

ieu

:

«

Venètz

a

nòu oras,

dos bocins (i a un seissenal repertori, e cadun
dura vint minutas, lo temps d'anar
d'un café a l'autre de la pla¬
ça),
auretz
que
de demandar
e

entre

tenat d'aires

Garrigas...

»

L'ai

aqui, anonim coma lo lop
blanc, « grand, espatlut, brave, enlunetat... » lo retrach tôt cagat de
l'anonim qu'lves Roqueta aviá entrevistat per Viure en 1972. « Dusca i a très ans, me ditz, lo jutjafasiá

francés. Avèm represa la vièlha costu¬
ma de lo menar en lenga nòstra ».
ment

de carnaval

se

en

Nosautres, es a dire los « beluguejaires » : Garriga paire e filh, Negre,
Gibert... totes los que publican
aqueles quasernets policopiats al
ritme de

quatre per an, e ont pacientament explican la grafia occitana, lo noms pròpris e los provèrbis del païs, I'istòria d'un monu¬
ment local e l'istèria d'Occitània.
Se i fa la distinccion entre la nacionalitat francesa e l'identitat occita-

indica l'oroscòpa a la moda
: « I aura verges al car¬
naval coma plumas a un caval »...
Se cercatz çò que i a darrèr lo
carnaval de Limôs e consi se fa que
prenga d'èrs occitanistas, anatz un
d'aquestes dimenges al païs de las
fècas... per i prene de grana !
na, se

occitana

Aquè vos deçauprà benlèu de
saupre que l'espontaneïtat s'ajuda,
e que i a pas de miracle de Limôs :
Si ben, una represa en mans volontarista de çè que viu encara e

que

carreja una vida vidanta

refo-

fanta d'occitanitat. Es aqui lo mi¬
racle. E a vosautres de calcular
las circonstàncias que permeton un

usatge officiai e public, e natural,
de la lenga d'èc. Pensi per exemple
a
la messas de mièja nuèch, als

maridatges... Es pas la meteissa
causa que de passar una tèsi en
occitan

a

la facultat. Mas escupi-

sus cap d'esfèrç d'occitanizacion. Se la creacion collec¬
tiva a fach tant de camin en très
ans a
Limôs passant del francés
a l'èc e puèi de la grafia patesa a
gam pas

l'occitana, podèm totes levar la careta e nos espiar ara en fàcia :
l'Anonim, es nosautres totes

qu'avèm obrat

Occitània.
la masca
coma godils al darrièr vèspre de
Carnaval, la getarem al fuèc
per parlar nèstra lenga cada jorn
[que
per

Mas quora, nos arrancant

Dieu fa, la cara descubèrta
Joan

LARZAC.
19

�INDIANS DE TOTAS LAS COLORS

•
FRONTIERE BOUCLEE ET REPA¬
RUTION DU JOURNAL « ENBATA »
A BAYONNE.

Malgré les interdits et les risdu peuple telle est notre am-

«

gue

le
combat
sur

devant

de

la

scène

Au

et

à

se

retrouver

—

C.C.P.

ENBATA, 198.346
Bordeaux.
Par ailleurs, il faut signaler, qu'à
la suite d'un voyage « discret »
de M. Poniatowski à Madrid, (il y a
de cela quelques semaines) la sur¬
veillance de
la frontière entre
Euskadi Nord et Sud vient d'être
considérablement renforcée : les
forces de C.R.S. ont été multipliées
par quatre ;

:

des postes frontières

nouveaux ont
été créés ; les pa¬
trouilles mixtes Franco-Espagnoles
ne

sont pas

rares.

empêcher paraît-il
croissant

mes

•

Tout ceci pour
un «

trafic d'ar¬

»...

PARACHUTISTES CONTRE BER¬

GERS EN CATALOGNE NORD

L'armée (et plus précisemment
les commandos Paras de Mont-

Louis) recherche de

nouveaux ter¬

d'entraînement

rains

en

•

Haute-

depuis l'An 13 de la
République. Comme au Larzac, l'ar¬
mée se dit prête à laisser libre ac¬
cès aux pâturages (en en modifiant
communes

voies

d'accès) et de ne pas
les trois mois de

pendant

transhumance : mais les brebis et
bovins se nourriront-ils de débris

brûlées par les
bergers pourront-ils
toujours s'abriter dans des abris
d'obus, d'herbes
tirs

20

?

Et

les

en

témoignent les graves incidents de
Redon (Ile-et-Vilaine) où le 13 fé¬
vrier des travailleurs ont affronté la

1968.

:

Le
militant
Breton
Kaou
Puillandre
arrêté à la fin de l'an¬
née dernière
est toujours enfer¬
mé à la prison de la Santé à Paris.
—

—

D'importants meetings réunissant
la gauche bretonne ont eu
lieu en pays Breton et à Paris pour
exiger sa libération. Mais le gou¬

toute

semble bien avoir l'in¬
de ne pas le relâcher et
de le faire passer devant la Cour
de Sûreté de l'Etat. Cela n'empê¬
che pas le F.L.B.-A.R.B. de pour¬
vernement

tention

suivre

sa

rectes

campagne
la

contre

d'actions di¬
colonisation,

qu'elle soit militaire ou linguisti¬
que. Par ailleurs, les luttes ou•

C'est la phrase historique pro¬
noncée à Nouméa en NouvelleCalédonie par Olivier Stirn, secré¬
taire d'Etat aux D.O.M. et T.O.M. à
la fin de janvier. On rappellera que
les gouvernants français n'ont ces¬
sé de répéter la même chose pen¬
dant toute la durée de la coloni¬

algérienne...
L'Algérie ce n'est

sation

pas pour tout

En janvier

que

Le 25, devant la

Paris

ne

:

situa¬

détériore
fait rien, le
se

Conseil Général démissionne en
bloc. Le 2 février, une canonnière
et un détachement de gardes-mobi¬
les arrivent dans les Iles ! C'est
l'étincelle : une grève générale est
déclenchée et 2 000 personnes ma¬
nifestent le 6 février dans les rues
de Saint-Pierre (les Iles totalisent
6 000

habitants). Depuis O. Stirn

bien que mal de « limi¬
dégâts », mais en négociant

essaye tant
ter les

à Paris.
•

tiques immenses en Guyane : « Les
Guyanais aisés qui se taisaient
jusqu'à présent ont pris ouverte¬
ment position pour l'Indépendance,
poussés par la population qui s'est
mobilisée

pés G.

»

ouvertement
a

déclaré

massi¬

et

des

un

incul¬

Lamaze. Et ce n'est pas
de 5 000 Guyanais qui ont

accueilli

c'est la grève des fonc¬

économique qui

de la Santé à Paris *. Cette
affaire a eu des conséquences poli¬

moins

SAINT-PIERRE-ET-MIQUELON

parce

Puillandre

son

vement

de suite mais ça vient :
•

Kaou

D.O.M.-T.O.M.1 LA FRANCE ESTLA POUR TOUJOURS.

tion

rages sont libres : anciens « pasquiers royaux » ils sont reconnus
comme appartenant ensemble aux

ne

police. C'est à Redon, qu'avait eu
lieu en 1967 les prémices de mai

BRETAGNE

niale de Barrés.
C'est sur 600 ha que l'armée
voudrait mettre la main. Mais ces
600 ha servent depuis fort long¬

temps aux troupeaux des commu¬
nes
environnantes.
L'affaire est
d'autant plus grave que ces pâtu¬

vrières contre les licenciements
cessent de se durcir comme

KAOU PUILLANDRE
TOUJOURS EN PRISON

tionnaires.

les

militaires ?

juridique.

Cerdagne, autour de la forêt doma¬

tirer

aux

donc totale, là comme ailleurs, tout
se joue en ce moment au niveau

dans

l'amalgame politico-juridique par
lequel il voudrait nous ligoter ».
On ne peut que féliciter nos
camarades Basques de cet acte de
courage, ENBATA reparait en effet
malgré l'interdiction du 30 jan¬
vier 1974. Pour la liberté d'expres¬
sion, et la cause basque, il faut les
soutenir ! Envoyer toute contribu¬
au

de cibles

L'opposition de la population est

prenons nos

siennes

tion

ment

du

basque... En reparaissant
responsabilités.
pouvoir français á prendre les

nous

démolis, après avoir servi évidem¬

GUYANE : Le gouvernement a
dû, devant la pression populaire
sur place,
libérer (après un mois
de détention arbitraire) les 8 mili¬
tants Guyanais arrêtés le 22 dé¬
cembre 1974 et écroués à la pri-

leurs « héros » le 7 fé¬
à l'aéroport de Cayenne à
leur arrivée de Paris. Le mot d'or¬
dre le plus repris : « Indépendance
vrier

Nationale
•

».

NOUVELLE-CALEDONIE

:

Alors

O. Stirn devait arriver le 27
janvier à Nouméa un puissant en¬
gin explosif a été découver à l'As¬
que

semblée territoriale. Sur les murs
maculés de peinture de la salle, la

police devait lire
aux

Calédoniens

t'en

».

:

«
»

La Calédonie
et

«

Stirn

va

•

MARTINIQUE : Evolution consi¬
dérable dans le domaine syndical :
le 9 février, les syndicats Force
Ouvrière du pays ont décidé de
rompre tous les
liens avec la
Confédération Française F.O. accu¬
sée de « colonialisme syndical ».
*

Voir notre édition de février.

�INDIANS DE TOTAS LAS COLORS

PORTUGAL
Una

Per aquel que torna en Portu¬
gal dempuei lo 25 d'abrial, la força
primiera de l'evidencia es aquela
respelida generala, présenta dins
cada signe de la quotidianetat. Dins
aquel bordolh : lo vam d'una paraula que se desbonda. E es benleù aquela paraula nova, desliurada de las ellipsis de i a gaire, que
s'apodera de la vida tota que vos
assalit primier. Son expression mai

aqui ausiguerém per carriesul mercat, dins las tabernas

ras,

«

Porto o de
fascisme ».
°

còp escartada per l'aliança pòbleM.F.A., la situacion venguet mai
clara, del quite punt de vist politic.
9

Ça que la, que los intellectuals
d'esquerra d'una Europa aganida,
qu'invertisson lors somis dins una
revolucion a portada de man bastissen pas trop leù de castels en
Portugal.

l'umor. Jamai tant

coma

de

o

Respelida Malaisida

9

correntosa n'es

O

Lisbonna

lo

mot

Atencion que siague pas una
» disia un amie
rescontre a la serviciala del
«

portaba lo plat
repais de Nadal... lo

restaurant que nos

de basi del
fantasma vielh es exorcisât duscas
dins lo vocabulari... retorn d'un
refolat aclapat 48 ans dins lo nondich de la lenga.
9

Es que, se per qualques uns
lo 25 d'abrial daissaba planar qual¬

dobtes lo 28 de setembre
demostrar la determinacion conjunta de l'armada e del
pòble dins l'encaminament démo¬
cratie. L'amenaça de la « majoritat
silenciosa » que cadun aici qualiques

venguet

ficaba de

«

minoria tenebrosa

»

un

élections
bilisation
tes...

des formes de mo¬
purement
électoralis-

avec

»

Segur qu'a trop imaginar òm acaper i debrembar, a fauta de
latin, son marxisme léninisme.

ba

•A i

qualques uns van rafir las
pòtas, carcanhòs de çò que la si¬
tuacion corresponde pas a lors
esquemas.
Citarai per memori
aquel dorsier de P.H. paregut i a
Ja

gaire

:

merluça fascista Í
de

leux, tient le langage du C E R ? 3.
du P.S. chilien pour aborder les

ou

Imaginons le colonel Argoud
ayant lu Mao dans le bon sens au
lieu de le lire à l'envers ; imagi¬
nons
les étudiants de Mai deve¬
nus
officiers subalternes enca¬
drant la troupe. Imaginons que pen¬
dant ce temps, le général Beaufre
se préoccupe de la juste relation
entre l'armée et le peuple ; que le
Parti Communiste, sorti de la clan¬
«

destinité drapé dans un bolchevisme mal destalinisé, renforce ses

positions à partir de son implanta¬
syndicats corporatis¬
tes souvent restés intacts depuis
la chute de la dictature ; que le
Parti Socialiste, énorme et nébu¬
tion dans des

apachar de mai prèp, lo 28
septembre foguet segur una
copadura mai que mai importanta
dins lo procès engatgat al mes
d'abrial. Sens gaire s'enganar òm
pòt parlar de « radicalisacion »
sens debrembar que varias lecturas son possibles dins
lo Programa de las
Forças Armadas. A la
débuta s'apissia como lo desclaret
lo Major Melo Antunes1 : « d'un
projet de société qui s'inscrit ini¬
de

tialement dans

une

vision

démo¬

cratique classique (...) Mais la dy¬
namique du processus social est
surprenante ; notre pays a décou¬
vert des potentialités nouvelles qui
étaient impossibles à prévoir il y
a 5 mois. Une analyse de ce qui
se passe ici incline à penser que
pouvons découvrir des possi¬
bilités de création d'une société
nouvelle : une société démocrati¬
nous

avec des connotations
listes très marquées... * »

que

socia¬

�INDIANS DE TOTAS LAS COLORS

*

Ministre d'estat cargat

commission de coordinacion

de la
politi-

del M.F.A.

ca

A tal òm

pòt dire ucí que lo 28
septembre en empachant un
possible retorn al fascisme per un

per

denonçar las

tats

»,

« novas minorianolidar la pudenta imatge
d'òme providencial en réserva de

la

de

biais, retardaba del

meteis biais
las menadas europencas de la bor-

guesía social-democrata e atlantisrepresentada per un Spinola.

ta

e

republica.
De tal biais que

las divergencias

prepaus del plan économie de
très ans asseguran lo fach que la
luta de classa plan luenh d'esser
escantida se troba mai que mai
ralucada.
a

A la conferencia de pressa organizada pel M.F.A. a Lisbonna lo

primier de l'an, lo dire

se faguet
s'agiguet de
économie qu'es estada
enpendrie par la forme de pro¬
duction capitaliste... Notre pro¬
gramme prévoit une voie sociali¬
sante ; mais, si le capital refuse

mai clar
la crisi

encara

quora

«

de collaborer, celle-ci se transfor¬
mera carrément en voie socialis¬
te

».

°

Lo meteis mot que torna sus
totas las pòtas : « Saneamento »

UN PRETZFACH MALAISIT

dos corolaris
Extinçao » e « Liquidaçao » prén
una significacion deferenta en çò
de l'un o en çò de l'autre...

acompanhat de

sos

«

Uei la perspectiva de las eleccions, previstas a la débuta per
lo mes de Marc, mas que seran

Luta contra

segurament ajornadas (beleù lo 25
d'abrial !) manca pas de carcanbar
los portits politics e l'esquerra de
l'armada. Sériai pas lo biais mai

l'inflacion, lo caumatge, l'especulacion, democratisacion
vertadiera del aparelh d'estat, destruccions de los sindicats-gremios,
control dels mass-media, campanha

évident,

de dinamisacion

effet, de tornar lo poder
a la reaccion
que gausa pas encara dire son
nom ! Lo jòc de la sembla democracia dins un pais anucat per miech
sus un

règle

en

platél d'argent

de

fascisme, podria plan
jòc engarçat... Cossé que
siague, en defora de l'Alentijo ré¬
gion agricola miechjornala ont lo
P.C. manten denert los jornaliers
agricols una basa militanta, la mager part del Portugal « prigond »
e
subretot lo nort entre Tage e
Minho a gaire bolegat dempuéi la
esser un

revolucion de las flors. Arcaïc, sotmetit als clergues reaccionaris e
als cacics, risca fort d'esser pesuc
dins la balança electorala. De tal
biais que los mai courients demest
los capitanis fan la meteina analisi

lo P.C.P. o lo M.E.S. * acusant
per exemple lo P.S. favorable a
d'eleccions al pus leù, de limpar
sens canha e de galis cap a dreita.
Las divergencias sus la questions

eca... tant de me¬
urgentas e concretas que
son
de punts nevalgico ont s'enfrentan de regas divergentas.
suras

Quora

aquelas questions

venon

afortir al

solide

aquel vejaire.
*

Nouvelle Critique

n° 78.

*

cara, quora l'economia es sabotejada per la fugida organisada de
l'argent (41 M. d'escudos per la
B.I.P.). Empresa aisida, davant un
programa
antimonopolista
tant
crenhent qu'aquel del govern pro-

visoré.

Atal

séria

posicion

doblidar plan

clau

del

Portugal

leù la
dins

la question mestrejanta

lo sistem atlantic... A

qu'una via ? socialisme

aquela vertat primiera apareis dins
lo dòble jòc d'un Suarès, jogant

social-democracia ? òm compren
la polarisacion présenta de
las forças es lo signe mager de
que l'avenidor del 25 d'abrial se
joga dins la luta présenta per
o

que

l'aparelh d'estat.

CENTRE O PERIFERIA

Ça que la se lo jòc politic pola¬
risa las miradas, caldria par debrembar que las « doas forças principalas » per emplegar lo mot de
Cunhal demoran lo pòble e l'arma¬
da. E sens amagar lo fach que la
luta de classa travesa l'armada,
cal gardar présentas a la memori
las
orientacions
claras
de
sa

M.E.S. : Esquerra socialista, independenta del P.S.

davant-garda lo M.F.A.

D'un autre caire es pas per astre
tanbén se lo Spinola mut dempuei

Forças Armadas son lo
pòble en armas, son lo braç armat

septembre, tornét sortir lo mòrre

de la Nacion

22

Res d'estonant que l'arbre torbrotar ! Paraulas leugieras en¬

a

que

sindicalas

ne

»

la

saupre

menan
a

totas

Segur aquelas declaracions joslinhan lo caracter •• paradoxal
del 25 d'Abrial que descapitet
cima mas daisset las rasigas...

l'ora d'ara

d'un caire la carta dels non-alinhats
e
de l'autre aquela del mercat
comun...

•

Ça que la, Cuba,

en

d'autres

temps, mostret a l'enveja, que las
determinacions geo-politics son pas
d'astradas indefugibles ! E benleù podèm imaginar que la nòva
dialectica de la « crisi economica »
e
lo nòvel ajustament del capita¬
lisme al nivel internacional al profiech de los centres contra las
periferias, podria plan tornar pla-

Portugal dins lo luòc geo-poliqu'es lo seù (ni Terç Mond, ni
Europa desvelopada) mas aquel de
las periferias demest Mezzoquior-

çar
tic

no,

Catacunha, Occitania.

Aqué

nos

forçaria

d'agachar

d'una mirada vigilanta çò qu'espelis a la punta extrema d'Europa.

Miquèl CALS.
«

Las

».

*

*

Edito del Bolotin del M.F.A.

�RETRAIT D'UN OCCITANISTA

«

PAN AZO

«

Photo l'Echo du Centre

PANAZO

»

»

Après Michel Talhac de l'Albigeois, c'est du Limousin que nous vient un nouveau portrait. Il s'agit
de celui du conteur André Dexet, plus connu sous son pseudonyme de PANAZO.
PANAZO est également journaliste au quotidien communiste « L'Echo du Centre » est c'est à
ce titre qu'en 1956 il écrivit une « Nhorla » (histoire sous forme de blague)
pour son journal. En
un courrier fleuve dans lesquels ses lecteurs exprimaient leur joie
de lire du limousin. De là, devait naître l'année suivante une revue, puis des émissions hebdo¬
madaires à la Radio de Limoges. Mais en 1962, la direction supprima les émissions et quant à la

quelques jours il devait recevoir

revue,

elle fut interrompue

en

1963.

Limousin, PANAZO fut présent. ViceComité Limousin d'Etude Occitan » (C.L.E.O.) il participe aujourd'hui à de nombreuses
veillées et a repris sa rubrique occitane dans l'« Echo du Centre ».
On lira ci-dessous l'interview qu'il a accordé à notre collaborateur en limousin.
Plusieurs années plus tard, lors du réveil Occitan en

président du

«

Depuis ton éviction de Radio
Limoges tu as continué ton billet
en français « qu'en dis-tu Panazo ? »
et depuis quelques temps tu tiens
une
chronique occitane dans
Centre »,
l'Echo
du
journal
communiste. Comment et pourquoi
«

cet occitanisme

Je
billet
—

«

?

dois dire que dans mon
»
intitulé aujourd'hui « On

Tourne-Chiendent »
« l'occitan Panazo »
qui s'adresse aux lecteurs même
s'il s'exprime en français. Mais
l'initiative d'une chronique occita¬
ne après
plus de 15 ans d'inter¬
ruption n'est pas de moi. C'est mon
parle

en

à

c'est toujours

Martial Faucon, rédac¬
chef, périgourdin et fier
de l'être, qui m'a proposé de tenir
cette chronique. Cette initiative est
également arrivée en écho à un
regain d'intérêt pour l'occitan no¬
tamment chez les jeunes, à une
camarade
teur

en

renaissance de l'occitanisme, cons¬
tatée dans notre région Limousin-

personnelle, dans

nière

ment pour ce

afin

des
français et non — instruits,
hélas ! de la graphie normalisée

communiste.
Donc pour mes camarades du P.C.
ce
qu'écrit Panazo est écrit par
un communiste qui traite d'une ma¬
je

suis

lui apporter une qua¬
supplémentaire. Et rien de ce
qui peut aider à l'efficacité des lut¬
tes de masse ne doit être négligé.
De quoi parles-tu dans cette
chronique et quelles sont les réac¬
peut que

ne

lité

—

tions des lecteurs ?
Tout d'abord, nous tenons à
—

ce

la chronique soit essentiel¬
populaire. Nous lui voulons
même base populaire que mes
que

lement

la
émissions avaient à la Radio mais
dans « l'Echo du Centre » nous
allons plus loin. Nous parlons de

de l'Occitan.
Mais le P.C. n'est-il pas op¬

tout, de

posé à ces formes de régionalisme
qui se manifestent ici et là ?
Non, le Parti Communiste

tiques, de la lutte pour que l'Oc¬
citan ait sa place à la Radio et à
la Télévision et aussi à l'école,

opposé aux cultures ré¬
gionales, aux traditions historiques
propres à chaque région; il souhaite
au
contraire, leur développement,
leur plein épanouissement.. Mais
pour les communistes, il y a des
priorités ; celles des luttes écono¬
miques et politiques afin de pas¬

mais

—

—

n'est pas

à

une

ser

que

lec¬

sons

d'aller

savent

qui est de la graphie

de ne pas dérouter nos
teurs habitués à la graphie

Comment cela est-il ressenti
du Parti Communiste ?
Tous ceux qui me connaissent
—

style

terdit d'écrire des « nhorles » dans
la langue du peuple, au contraire.
De plus, en tenant cette chronique
occitane nous pensons faire œuvre
culturelle. Nous procédons prudem¬

Périgord.
—

un

qui lui est propre, des problèmes
politiques et à qui il n'est pas in¬

véritable démocratie afin
le socialisme sans

vers

lequel il ne saurait être question
plein épanouissement des cul¬
tures régionales. Ce qui ne veut
pas dire qu'il faille négliger la lut¬
te culturelle. Si cette lutte va de
du

pair

avec

la lutte générale elle

problèmes régionaux, poli¬

n'abandonnons pas la
nous
nhorle » et la satire. Les réactions
de nos lecteurs sont excellentes et
il ne se passe guère de jours sans
«

dans notre courrier des let¬

que

fassent référence à la chro¬
nique (mots d'encouragement, sug¬
gestions, participation...). Nos lec¬
tres

teurs

ne

sont pas

normalisation

déroutés

encore

par

la

timide mais

progressive de la graphie et nous
pensons qu'avec le temps ils liront
très

couramment

rect.

Parler

gue

un

occitan

cor¬

peuple dans la lan¬
du peuple tele est notre am¬
au

bition.
23

�CRITICA

L impostura dels

la meteissa saca. Te cal
tirar l'un per i metre l'autre.
Se los daissavem faire, trop plan
que s'ocuparian de nautres, los
istorians ». Caça gardada, Occitánia li aparten de drech. Son eles
que van decidir s'existissèm o pas :
Dins

pas

«

Las revindicacions dels regio-

«

nalistas
Mas

légitimas [Mercés !]

son

pot seriosament
parlar de colonialisme, d'etnocidi,
de

es

que

se

genocidi,

ment los

coma o fan correntamilitants bretons, bascos,

occitans ? Es que se deu
acceptar que d'unes de sos suporters anen dusca a travestir la
corsas,

vertat istorica per

la far pegar a sa
Aquo's en istorian que E. Le
Roy Ladurie, autor dels « Paysans
du Languedoc » e professor al Colègi de França entend remetre las
causas en plaça » (Le Nouvel Ob¬
tèsi ?

servateur

n° 492)

litat

»

istorians

«

:

Dangièr que

»

van

tôt faire

l'escartar... Mas de qu'es

per

la

dangièr

un

nostres

istorians

«

nacion

met

que

dangièr,

en

propria

sa

senon

aque-

istoria

una

sem-

bla-nacion ?
los

istorians, dempuèi
sègle, an comprés que son rotle

un

èra

de

fargar

per
sembla-nacion. Que

l'oblit aquela
me

vengan pas
cantar que son pas per res dins los
manuals de classa. Mas, tanplan,
los
darrièrs
venguts,
apreses

qu'èran

a

pepissar dins los detalhs de

especialitat, remetian pas en ques¬
generala, lo quadre
d'interpretacion que li avian impausaut très l'escola primària. Bogres
d'ases.

Mas

pas mai

dangièiroses

d'ases saberuts.

i

a

:

tèrme occitan

emplegat abans lo sègle detz e nou
(se trapa un cop Occitània dins un
tractat del sègle XIV puèi un o dos

aquel mond

que te fan libres
sus lo metod istoric. Son metode
a eles ten dins los primièrs mots

d'aquela frasa

que non pas eles
lo Pichon Libres es anat pes-

(sus

informacion

una

Lesfargas) dins
Nation ?

»,

«

de

B.

Qu'est-ce qu'une

de Renan

:

«

Realitats occitanas ?

—

Exami-

n'es al lum
de l'istoria. Digam primièr que lo
nem

primièr

ço

es

que

pas jamai

estât

cops occitanian co de Florian e de
Fabre d'Olivet ». Vièlha sauma, e
amb aquo te dises chartista ! E
sai que te deuriam creire sus la fe
de ta carta de visita ! Te sufisia de

legir

coma

ieu Dom Vaissète per

veire que ton informacion èra en
retard d'au mens dos sègles ! (cf.
mon
article dins Occitania Nova,

dirai quitament l'er-

n° especial 7e centenari, 1971, sus

factor essencial
de la creacion d'una nacion, e es
aital que lo progrés dels estudis
istorics es sovent per la naciona-

l'emplèc d'occitanus, bastit sul modèl d'aquitanus). Cal dire, per estre
justes, que dempuèi nostra emponhada l'autre an sus França-Cultura,

«

ror

24

L'oblit,
istorica

e

son un

Es aital que cal tractar los isto¬
rians patentats, los « mestres » :
una
es

ria,

escolans que marchan coma
baudufa a cops de foet ! E mai
aital que fasèm. Fargam l'isto¬

aneles de

correr après
bailar las peças
justificativas. Començan per reguitnar, e finisson per i passar !

e

es

nautres

per

nos

TUA CULPA

Solament, nautres, cal pas colhoSe començam a nos desconóar,

nar.
a

donar del

«

mèstre

»

respectuo-

aqueles ases per n'estre
reconeguts, li passam lo foet per

sament a

faire batre. Aitail es « lo punt
de vista fort réservât de Robert
Lafont », « dins de libres que son
dramatics per la forma, mas rasonables e concrets pel contengut »
(Le N.O. 492) qu'amena ça que la
Le Roy-L. a dire que, « Flernani
nos

ment, ont ne seriam dins la conoissença de nostre istoria, s'avia calgut comptar sus eles ?

car

aqui per de dictar lo trabalh !

tion la vesion

Polits istorians que nos an totjorn amagada nostra vertat (es que
la sabian solament ?), e que ara
se fan
jutge e partida ! Seriosa¬

mas

d'un emplèc d'oc¬
Urosament qu'èrem

:

son

Coma istorian, devi anar pus
luonh : I a pas jamai agut d'Occitània » (H. Marou, Esprit 1975 n° 1).

UNA SCIENCIA DE L'OBLIT

es

citan tre 1308

l'escola francesa, èran ja

victimas de l'oblit. Dreiçats a es-

«

E

te sias mainada

en

Atanben

»

d'Oc, Lafont

una força que vai.
saber ont ni cossi »

es

Sens totjorn

(Le Monde n° 9291). « Mas siatz
pro sobtil — enrega
lo Marro,

s'adreiçant
corregir
vos

a

Lafont,
meteis

—

per

vos

aurai per
combatre pas qu'a vos citar ».
vos

:

Vertat que Marrou marca mai de
débilitât que de sobtilitat quand
vol prene Lafont dins sos laces.
Occitània es pas jamai estada
concebuda ni politicament ni culturalament coma una e indivisibla »
(Lafont). « Ne concluissi per ma
part qu'existis pas » (Marrou). Dem¬
puèi la Grèça antica, quant de cau¬
«

que per Marrou an pas
existir jamai !
sas

degut

�CRITICA

Mas
lo

rians

vei

se

perilh
e

ja amb aquel exemple

que i a a prene los istolo public francés en géné¬

ral per mai inteligents que çò que
L'allusion sobtila a la constitucion francesa mesa a part, e sens
son.

esperar Fontan, i a bel briu que de
bons esperits an vist l'unitat pre-

gonda d'Occitània, e, amb sa diversitat plan reconeguda, an pas jamai
pensât a la botar en traces. En
mens que degun sai
que Lafont o
Bèc quand plan maladrechament
d'alhors classan lo gascon a des¬
part, donant pretèxte a Le Roy-L.
de
presentar
Lafont coma un

Occitània

segun

d'Arlequin :
juxtaposicion de zònas que parlan
«

vestit

l'occitan vertadièr e lo gascon ».
Demostracion suplementària que
cal pas aplicar a Occitània los ins¬

fargats per França sens
demandar primièr se valon solament per França ! Qu'aicesta pèsca èstre divisibla pròva pas qu'Occitània dega seguir lo meteis modèl !

truments
se

Encara urosament que Le

Roy-L.
Obradors, ont, coma antan dins Viure (per melhor l'assassinar) — e totjorn jos la responsabilitat de Lafont, un inocent dangièros apelat Gardi pot escriure de
conariás dins lo genre d'aicesta :
Occitània
nom o adjectiu, e
lo segond es pas qu'una forma
desviada (?) dau primièr — es un
produch dau sistèma de mercat
capitalista » ! (n° 5). Cal dire a la
descarga del paure nèci que s'ima¬
gina dintrar aital mai segurament

legis

pas

«

—

dins

la

carrièra

universitària

(a

Montplhièr ? Dieu nos'n garde !) :
I a, coma canta Patrie, los que de
longa trabalhan per son païs, e los
que de longa trabalhan dessus !
Mas

a

defaus de las asenadas
Le Roy-L. pot legir

d'Obradors,

l'organ

en

sona

los

neige

:

sas

fanchimand de çò
sèt

nanets

Ne demòran

malúrosas de

en

de

que
Blanche-

75 a las fra¬

Lafont

en

:

Se frança

1789, amb
Occitània dins lo ventre, i pòt pas
aver puèi de colonizacion. E se i
en

après 1789, percecucion linguises lo fach d'aquela França
republicana qu'a l'adesion dels Oc¬
citans : Abans 1789, i aviá pas de
percecucion, e, se n'i aguèt una,
pot pas èstre que sens gravitat —
l'ancian regim estent pas qu'una
preistoria francesa » (sur la Fran¬
ce).

nacion segondària (al sens
Lafontian, lo qu'amerita a la Nacion
sa majuscula), fondada per un con¬
tracte politic de ciutadanetat »
(p. 187).

MOCATS PER
DE NON-ESPECIAL1STAS

a,

tica,

«

Cal pas reprochar a Marrou,
Pernoud and C° de desvolopar son

1) Leroy nos fa plan rire quand
justifica a l'encèp l'expropriacion
dels Palestinians

bigesa

:

la Crosada Al-

e

Una

«

conquesta

que

d'alhors fasiá pas que reunificar...
una cèrta Gaula [sai que aguèt
lo
tort de s'espandir pas en Gaula

cisalpina !]

: « L'unitat de Gaula
fenomèn mai eslonhat
dins lo temps qu'o es lo passât
es

un

pas

biblic d'Israël

».

Lo mit de Gaula

argumentacion sus de premissas
qu'una cèrta istòria escricha a son
usatge e non a l'usatge dels occi¬
tans aviá pausadas. A s'espiar tot¬
jorn dins lo miralh gauchista parisenc, l'ancian partit de Lafont,

in partibus linguae occitanae » a « in partibus
gallicanis » (Felip lo Bèl, 1320 !)

que se prétend « l'expression
tica de la nacionalitat occitana

d'una

una

peta !

réneia
sens

:

—

sortis

»

—

de l'incoheuna colonia al

pas

Siam pas

«

poli-

acostumat del

terme

»,

vist

que « los occitans an participât a
la revolucion democratica borgesa
».
Los occitans, o la borgesia

occitana, que, segon L.O. n° 17, es
en déféra de las frontièras de la
nacionalitat populara » occitana ?
Mas benlèu la borgesia occitana
«

existis pas :

A costat de las clas¬
popularas, L.O. désigna simplament « sos esplechaires : la bor¬
gesia francesa ».
sas

Mas que

Leroy-L. fote en l'aire a
juste titol aquela clau del sistèma
Lafontian,
e
puèi
pòsca
que
contunhar de

rasonar

sus

las

me-

teissas

premissas, aquò se compren mal sens missanta fe de sa
part. Or es solid que lo « contracte
nacional », mercat de colhons, resistis pas a son analisi : Los Estats
de la Lenga d'oc « un còp balajats,
çò ditz, la plaça es neta e la taula
es

rasa

per

l'instauracion

d'un

centralisme de tip bonapartista e

préfectoral dont planes occitans
mordisson los dets uòi

»

se

(Le N.O.).

1968

(me trompi pas ? non. Sur la France
es plan de 68 !) : La nacion França
es nascuda lo 17 de junh de 1789...
una

Logica imperturbabla
nais verge e maire

còp demitizada la revolucion
borgesa responsabla d'un « sacatge metodic », un a vision clara dels
endeveniments ven possibla, aque¬
la justament qu'avèm prepausada
Un

dins lo Pichon Libre entre autres,
e

que

rians

resistis als atacs dels istoparcials.

es

pas mort.

lo rei,

Le Foy

qu'opausava

es pus

fort

que

«

2) A defaus de Gaula, a defaus
França comprenguent una
Aquitània restacada a Anglaterra,
una Provença e un Daufinat restacats

l'Empèri,

a

sens comptar

las

tèrras aragonesas del Païs Bas, demòra Tolosa : « Quant a l'independéneia occitana, es una error istorica flagranta, car lo comtat de To¬

losa

Lengadoc en général [ana: « Lengadoc » existissiá
pas encara ! ] an totjorn fach part
d'aquel reiaume... Lo comte de To¬
losa es estât totjorn lo vassal del
rei de França », afortis sens pròvas l'archivista : Es que la Regina
sap pas que dempuèi 1173 « lo
e

cronisme

comte de Tolosa s'es retirât de la

movéneia del rei de Paris per se
declarar vassal del rei anglés »,

omenatge renovelat en 1200, de tal
biais que

las allegacions de Felip
Inocent III sus la « resèrva dels dreches del senhor princi¬
pal » pòdon pas valer ? Saviá legit
l'article de P.L. Berthauddins (los
Annals de l'I.E.O., n° 6, 1951) o saupriá. Entre parentèsis, aqui un ar¬
ticle trop pauc citât : Los morts
son
de pauc d'ajuda per far car¬
rièra, autrament que pilhats e doAugust

e

blidats !
Mas son pas los universitaris
qu'an mocat la Regina. Berthaud
o èra pas. Rocabèrt nimai, que destarrèt lo pacte de Millau, en 1204,
tripla-aligança de Tolosa, Aragon e

Provença
mond

»,

del
Tolosa al
tat

«

contra

tôt

òme

al

e lo sagrament de fidelicomte e dels consols de

rei

d'Aragon

en

1213 !
25

�CRITICA

3) Es

encara un

non-universitari,

Marcèl Carrièras, que moquèt Lo
Rèi de la Durièr quand s era mainat d'escriure a perpaus de l'édic¬
té de Villers-Cotterets en 1539 :

Aquel famés édicté,

«

mond cita

sens

que tôt

lo

laver jamai legit

obliga nullament los abitants del
reiaume a redegir o far redegir
los actes oficials

francés

(Le
N.O.) : « Or, aquò's M. Le Roy-L.
qu'a pas jamai legit aquel tèxte.
leu, l'ai legit e i trapi çò que sièc :
en langage matern françois et non
autrement. Es clar

en

»

ambiguïtat. M. Le Roy-L. confond amb una
patenta del meteis Francés I" en
responsa a las remonstranças dels
Estats de Lengadoc en 1531 ont
declarava : •&lt; adjoignons aux dits
e

sens

notaires passer et escripvre tous et
chacuns contrats en langue vulgaire
des contractants ». L'edicte de 1539
annulava la patenta de 1531. Le

Roy-L. deu donar rason a M.
Carrièras (vièlh militant de l'I.E.O.)
dins lo N.V. n° 499.
Après aquò

que venga pas can-

Simon de Montfort
qu'a francesat lo Lengadoc, es
Gutemberg » : Qu'auriá poscut l'estampariá sens l'invasion ?
tar

:

«

Es pas

4) Mas sembla que, « totas lajustament versadas » amb
lo Rei sus la injusticias passadas,
ôm pèsca fondar sus aicestas amb
una
novèla situacion de dreches
novèls : Uroses enfants de raubaires !
gremas

Après la Pernod que nimai « trapas traça de persecucion linguistica », Marrou, dins l'endrechièra del Belperron, ten a mostrar
que « la vena pro minça d'aquela
primièra florison (de la cultura occitana al s. XII) s'agotava d'esperela » per justificar sa disparicion
per « la vitalitat, la riquesa de la
cultura francesa qu'explica a l'encèp l'edicte e l'expansion linguistica. L'observacion val ja per lo s.
XIII, al meteis titol que lo XVIe »...
e sai que pel s. XX ! (Lo
que vol
pa

èstre edificat sus la fràncofonia
mandarinala de Marrou poirà legir
dins los « Cahiers Universitaires

Catholiques

(nov.-déc. 1973) aqueQue lo francés literari,

lenga parlada s'accentua de geneen generacion, mas lo problèma es pas novèl : Dins la França
rurala d'autres cèps, èran los dia¬
lectes o las lengas regionalas que
fasián problèma, uèi es lo basicfrench dels grands ensembles, o
l'argot... Demèra pas mens que lo
francés classic es una lenga remirabla, un instrument d'expression
incomparable. Enrabii quand l'ausissi qualificar de valor borgesa...
Es bèl e plan un lengatge propre¬
e

racion

ment aristocratie — mas la democracia a totjorn consistât a transfe¬
rt dins la mesura mai larga que se

pot los privilègis de l'aristocracia
las classas popularas »).

a

—

Agustin li'n daissa lo temps e l'au¬
tre dins los paisans del sègle XVIII.
Lo succès d'una tèsi sul Lengadoc
(e me siái daissat dire qu era ja
criticada per los espepissaires de
compés) dona pasmai de drech a
desparlar sul pèble occitan que lo
fach d'estre nascuda provençala o
coma
Marrou d'aver » conoscut
abans Lafont la tentacion nacionalista [occitana ?] per tombar puèi
dins lo pecat nacionalista francés :
Me fagatz pas rire, Marrou ! « Oc¬

citan, o siái autant coma vos »,
disètz. S'èretz occitan autant coma
Lafont, viuriatz pas a Paris, e quand

escriguèri en occitan a prede vèstre libre sul trobadors,
m'auriatz pas respondut quèretz in¬
capable d'escriure en occitan !
vos

paus

Totjorn lo mit de l'universalitat
de la

Tôt

aquè son de contes. L'Istèria,
quicèm mai. E tantes que siatz

lenga francesa : Om s'estona
que l'italian o l'anglés mai que mai
ajan pas comprés qu'èran de trop

es

eles tanben davant la vitalitat del
francés.

professionals,

Mas, coma o ditz, Marrou, « inu¬
til d'invocar la crosada e l'imperialisme capecian », « per dessus
las istèrias regionalas, tan divèrsas, i a l'istòria nacionala, l'istòria

d'aquela nacion qu'es venguda la
nòstra, qu'assumissèm desenant al
meteis
titols, Miejornals coma
Franceses del Nord, es aquí nòstra
vertadièra istèria

».

E Lo Rèi...

:

sa

:

Problèmas complexes que caldriá
analizar un per un [divisar per
regnar ! l'aubre qu'amaga la forèst, te sovenes, Regina ?] al luèc
de los camoflar jos la revindicacion

d'una

Occitània

mens

Que cal pas
—

mitica

»

PROPRIETARIS
E que nos vengan pas

dins

carrièra

Amators ven d'aimar. Portaires
d'una consciéncia d'identitat que
ne dona la clau, nos cal totes furgar dins l'istòria nèstra, e la fargar, per nautres.
Joan

P.S.

dire qu'es
trabalh, qu'un es dins l'isla familha reiala, l'autre
los Trobadors quand Saint

LARZAC.

:
Soi estât long. E resisti
al plaser d'ajustar aquela citacion del Rèi (... de qué ?) :
En ce temps de papier cher, les
minorités
de
l'hexagone sont
choyées, quand même, par les édi¬

pas
«

teurs

».

Sic.

*

».

pas son
tèria de

una

francesa ja establida, o que per
un
sembla-occitanisme
compten
s'engulhar dins una carrièra universitaria francesa.

(Marrou : Non, es pas de Gardi !).
Que caldriá, mas que justament
Marrou a pas jamai analizats, ni
el, ni la Regina, ni lo Rei, quitament
pas a las « Assisas del Socialis¬
me

après una cau¬

fisar l'istèria als
que vengan a la

matèria occitana amb

«

•&lt;

unitària

auretz au

nos

en-

Avèm sofèrt ensemble.
Aquè créa un ligam ». Curiós ! me
rauba l'idèa d'un poèma ! Los morts
de Verdun e de Dien Bien Phu justifican los de Montsegur, e prèvan
que i a pas ges de colonizacion :
rega

»

las regar : &lt;•
classic-academic s'òm vòl
sia
per força enfants uèi una lenga
venguda mai o mens estrangièra
26

pas contestât per degun : sens
dobte l'iatus entre lenga escricha
es

U

�UES...

ESPECTACLES...

LIBRES...

DISQUES...

ESPECT

Nu
LIBRES

E

REVISTAS

Lo

segond numéro de « Cinòc »
(Invèrn de 1975) consagra, dins
una presentacion força melhorada
ejol titol général de « Rencontrer
Pagnol... », la máger part de sa matèria a la produccion cinematografica d'aquel grand òme de teatre e
de cinemà e se demanda dins quina
mesura

e

consí Panhòl pòt èsser

pausat coma cineasta occitan e mai
coma

cineasta occitan

progressista.
porgis arti¬

Lo demai de la revista
cles sul biais que son

distribuas

los films dins l'Exagòn, sus la sonorisacion del Supèr 8, suis montat-

audiò-visuals, sus la « miseria »
cinematografica e présenta une re¬
flexion sus « La Folle de Toujane »
ges

« Gardarem lo Larzac » (Los enemics dels dedins) e une entreten
amb Enric Molina. Un numéro mai

e

que

Un survêtement avant la date

—

Flaut-Languedoc,

en

passionant... Cinòc. Revistà tri-

mestrala del Cinemà Occitan. Lo
n° : 5 F. Abonament : 20 F, Sosten :
40 F. Danièl Begard, Bât. D, « Le
Parc des Roses », Avenue SaintLazare, 34000 Montpellier.

par

Charles

La

«

revue

du

cinéma

sinas

Flistoire de la Presse et de
l'Information á Touluose, par MarieThérèse Blanc-Rouquette.

mouzi

—

Albigeoise,

par

que

De la Forêt d'Ardenne à la
ZUP du Mirail (II. Saint-Michel-du-

Touch), passionant estudi de Rotgièr Cambolivas sul ròdol de To¬
losa desempuèi l'antiquitat.
Vivarés tèrra occitana

«

»,

re¬

vista nascuda al mes de genièr
deu èsser mençonada tornar,
estant la qualitat remercabla que
transpareis tantlèu son primièr
numéro.

tana

».

Vivarés, tèrra occi¬
Centre socio-cultural,

«

07200 Aubenas. Escotissons :
Liceans ,10F; Aderents, 20 F ;
Membres d'onor, 40 F et mai.

lo

»,

numéros

)

numéro : 9 F. Un
30 F ; Estudiants :
40 F e al delà. 13,

:

20 F ; Sosten :
Place Municipale, 19000
•

Tulle.

per

Le nouvel occitan » periodic
paréisser cada setmana es nas-

cut

a

«

Besièrs la

somari del n° 1

17 de Genièr. Al

:

Viticulture, le point de la si¬
:
Réponse de M. Bonnet,

—

tuation

ministre de l'Agriculture.
Vieillir á Montpellier.

Sète, porte maritime du Lan¬

—

:

L'A.S. Béziers.

Services

per

et

loisirs

dans

»

a

dempuèi

articles nombroses de son numéro
13 (genièr-febrièr de 1975), vos recomandi sustot :
La France terre extérieure,

la

veire...

Es dins une dralha francament
occitana per contra que camina
«
L'Echo des Corbières ». Totjorn
un fum de tèxtes e de titols en
âge

dècas de grafia !). Son n° 51 de
Genièr 75 porta en letras grèssas

pel travèrs de la primièra pagina :
Et si le Languedoc portait plain¬
«

...

te à l'O.N.U. ?

permanéncia lo dimècres et lo
dissabte de 15° à 18°. Demest los

Polge.

(4

cap de mencion de
la activitats occitanas artisticas,
culturalas o autras. Al còp que ven,

Phi¬

una

par H.

Lemouzi

«

lenga nòstra (aquè rai amai i

pauc de temps unburèu a Tolosa al
4 de la Carrièra Gabrièl Péri amb

—

gia lemosinas.

aquel jornal, ni

de la Folle de Toujane.

Lo Revelh d'Oc

força intéres¬
e l'arqueolo-

Ai cercat e certat encara, ai pas
trobat un quite mot d'occitan dins

René Vautier

Occitanie et Cinéma, par

«

l'istòria

région. Semaine télévisée.

lippe Haudiquet.
•

E uèit articles

—

sants tocant

tèrra occitana

Naissance du cinéma breton,

—

etc...

—

Philippe Durand.

à propos

Delpastre, Enric Plantadis, AntoDeredempt,

guedoc.
Rugby

—

avec

Le-

Tèxtes et poèmas franceses
occitans d'Albèrt Pestor, Marcèla

—

Un cinéma décentralisé, par
Robert Grelier.

Entretien

«

—

—

—

de

—

an

Un
non
cinéma
parisien
existe-t-il ? par André Cornan.

par

Vida

—

» Mençonam aici los articles
tràctan d'aquel subjèct :

—

et

».

nieta Conhés, Joan-Loïs

tracha dins son numéro de febrièt*
del « Cinéma des Minorités Ethni¬
ques

de las Tradiciones lemo-

Editorial

—

e

La Croisade
Michel Roquebert.

e
:

—

se

»

Letras

Alexandre.

vivarés
•

l'lstòria, de l'Arqueologia, de las

Lo n° 9 dels

jeaux
de la

«

Cahiers de Fan-

es consagrat à « L'étude
naissance et de l'essor du

»

gothique méridional dans le cadre
du renouvellement des énergies
spirituelles et des interdits reli¬
gieux en Languedoc », 400 paginas,
49 F, Edicions Privât, Tolosa.
Aal
mouzi

»

L'Echo des Corbières. 51, avenue
Wilson. 11-Lézignan.

somari

del n° 53 de

Le-

(genière de 1975), revista de

Lo n° 20 de « Novelum », revista
de l'I.E.O.-Peiregèrd porta un fais
de dictons reculhits sul mercat de

Brageirac (Miquèl Solhièr),
di

sus

un estu¬
la fèsta de la Sant-Joan a

Peirigûs (Pèir Desrozièr) e de tèx¬
de Michèu Chapduèlh e J.

tes

Ganhaire.
27

�ESPECTACLES...

DISQUES...

BRES...

Lo segond numéro de « Menestral », revista d'art dels païses
d'Oc nos prepausa, al mièg d'una
illustracion rica e de qualitat, una
novèla garba d'articles del pus
interès
naut
:
Biographie
d'Antoine Rivalz (R. Galestrou-

pat). François Lucas et les sta¬
tues de la place Saint-Cyprien
(P. Mesplé). L'architecture reli¬
gieuse en Gascogne centrale (H.
Polge). Meilhan, una glèisa mudada en residéncia segondària
(Patrie Lasseuba e Joan Penent).

Parlar occitan.
la
brocadura

—

Esquieu e Crestian Rapin.
Edicions

Aribaut.

Menestral. B.P. 79.31013. Tou¬
louse Cedex. Lo numéro 5 F. Un
an 30 F.

oc¬

Ço Nòstre » es un- jornal de
joves. Lo jornal dels grops occi¬
«

tans del Licèu tecnic Rascòl

e

del

5
«
L'Anel
S culhit per

d'Aur

»,

conte

DISQ

re-

Joan Bodon e illus\ trat per Claudia Cohen-Dubrana,
publicat per la seccion I.E.O. de
S Tarn dins una colleccion pels
5 mainats que
portarà lo nom
S d'aquel primièr ramèl, revèrta
&gt; fòrça
l'istôria qu'es contada

j

Licèu Belavista as Albi. Al somari
del pirmièr numéro de la novèla
séria
—

—

Chalette
et
Ambroise
Frédeau au Musée des Augustins

nifestacions artisticas de Robèrt

Forra-borra. Cèrcle

citan del Licèu de Vilanuèva d'Olt.

Jean

(A. Mousseigne). Lo vocabulari
occitan
de
las
Arts
(Jacme
Taupiac). La cronica de las ma-

Reedicion de
de
Marcèu

LIBRES...

(Ivèrn de 1974-75) :
Claude Marti.
Istôria d'un vilatge :

Padiès

prèp de Cordas.
—

—

—

Consí fasián lo pan a l'ostal.
Lo cordonièr de Murât.
Las sègas a Plasença autres

còps.
poèmas, d'istorietas, de jòcs
e
d'enquistas (suis escais-noms
entre mai). « Ço Nòstre ». 1 F lo ne

de

merô.

Berèu

comercial

del

Licèu

tecnic Rascòl. 10 Carrièra de la Ré-

publica. 81000 Albi.
Lo n° 12 del Butletin del Creo de

Provença (darrièr
es

rie de

rès
—

—

—

mai

numéro

de 1974)

d'un article d'inte-

Per

una practica musicala de
la paraula occitana, per Joèu
Meffre.

A

d'una experiéneia
pedagogica au Licèu Fabre a
Carpentràs, per Pau Pèire.
prepaus

Lo Teatre

occitan

a

Rastèu,

Guiu Chauvin.
Parlam Provençau (Complé¬
ments pédagogies), per Guin
Martin.

—

Que
notre

reste-t-il d'occitan dans

français régional,

par

Yves Poggio.
Butletin del Creo de Provença. 6
Traverse Cas. 13004 Marseille. Abonament d'un an 15 F. Escotisson al
Creo de Provença 10 F.
Dins los Quasernets de ForraBorra vénon de paréisser 4 titols
novèls :
—

—

Très cents mots occitans ba-

sics, per Jacme Taupiac. 24
p. 1,50 F.
Las bèstias de la bòrda e de
l'ostal. En version lengadociana e en version gascona.
Tèxtes de Jacmes Poissegur.

—

Nègavèsque
mesadièra

«

»

es una

publi-

d'informacion

del ròdol d'Antíbol, recentament

es-

pelida jos l'egidi del Comitat An-

:

per

—

Lo

cacion

Images de Pascal Rapin. 2 F.
Devinhòlas. 140 enigmas popularas reculhidas per JoanFrancés Bladèr al sègle pas¬
sât e mesas en grafia normalizada per Crestian Rapin.
2 F

tibolenc

d'Estudis

nament

25

F.

Occitans.

Abo17, rue
06600 Anti-

C.A.E.O.,

Georges-Clemenceau,
«

Li Sarrasin

Provençalo
escrita

»

es

dins la Literaturo
una òbra bilenga,

grafia mistralenca per
çò que l'Islam, dins sos contactesguerrièrs o pacifies amb las populacions provençalas, mesquèt d'inse

dins « Lo Cant de la Tèrra », òbra
musicala e vocala escrita per
Gustav Mahler al començament &lt;
del sègle (au mens me sembla &lt;

j

j

bes.

en

piracion als escrivans occitans desempuèi los trobadors.

plan qu'es d'aquela pèça sinfonica que
s'agis, mas benlèu
m'engani...). S'i tracha tanben

j
j
&lt;

d'una flauta faita amb un òs d'un 5
òme tuat per son fraire e que \
son
cant denéneia lo murtrièr. &lt;

Historique de l'Occitanie », d'Andrieu Dupuy, que pareis
d'aquestes jorns a cè de las Edicions Subervie, de Rodés, dobris
una
colleccion novèla dirigida pel meteus Andrieu
Dupuy :
Connaissance de l'Occitanie ». Al somari d'aquel obratge : Les
pays de langue d'Oc, La nationalité occitane, La Provence, La langue
d'Oc ou Occitania, La Gascogne, Le Midi, L'Occitanie
retrouvée,
La réalité occitane, 96 paginas, 56
illustracions, 9 mapas, 15 F.
«

«

Lo

succès

de

la

primièra èbra d'Andrieu

Dupuy

«

PETITE

ENCYCLOPEDIE OCCITANE », pareguda en 1973, a nécessitât una
segonda edicion revista a crescuda qu'espelis tanben d'aquesta
passa. Al somari : Le cadre naturel, Les hommes, L'économie,
Histoire du peuple occitan, La religion, la langue d'Oc, La littérature,
Les arts, Les occitans et la science, La cuisine
occitane, Les jeux
et les sports,
Bibliographie, 300 paginas, 200 illustracions, 100 ma¬
pas, 45 F.
Editions Subervie, 21,

rue

de l'Embergue, 12000 Rodez.

l'exemplar.

28
0é

�Pròva que los contes tradicíonals
nos vénon d'un passai míffenari

|

portâmes dels mites de las clyi- :
lisacions que se son vengudas !
empeutar las urtas sur las au- !
tras, d'un biais mai

o

mens

delà-

trach de femna (J.P. Baldit), An¬
ton

(M,- Andr&amp;u); Ai' pleçjadas

quatre pelhas {M. Andrieu), L'AIbanés (J.P. Btôt], Calabrun (M.
Esquieu], Guèrra (J.P. Baldit],

pri-

gond segon l'endrech, dins nòstres païses europencs e mai al

Cançon nècia (J.P, Bafdit], Re- !

(

Gançon leugièra (J.P:

Baldit],

Batalhas (anonim), Dempuèi que
l'esliuç (M. Andrieu], Dins la

&lt;

\

| planaÍJ P. Báidit). Una gravadura
| de la pus grands qualitat...

« Le
pain noir », futheton télé¬ i
visât d'Anteita 2. que sa difusîon
s'acabèt los primièrs jorns de
febrièr et qu'es un cap d'òbra
vertadièr tant sul plan artistre
coma dins lo doméni dé sas idèas
progressistas, contunha de desvariar los esperits dels païses m
lemosins e de brandir gredons,
estilôs e tintièrs dels occitanis-

tas

d'aquelas encontradas,

DISQUES

Rampelarem los disques a mand
de sortir

:.

Lo
45
toms
de
Felip
Girossens enta Ventadèfh-. I: nie
cal corregir aici una deca del
—

darrièr

qu'anortdava
"fayac coma pàraultèr del Cântaire. Caliá legir Talbac, estant que
s'agis de Miquèl Tafhac que'n fanuméro

un

siarn per alhors lo retrach.
A cò de Discòc, los 45 torns
—

d'Eric Fraj et de Daidièr Duponteix.
Lo dise de Tònì chaz Ventadorn.
Enfin lo 33 torns VentadornPer Ndste de Los de Nadau.

Se la cançqn fa fiòri dins la discografia occitana, la paraula al contrarí i fa un pauc sofraita. Conscient
d'aquela manca, lo comedîan Maurici Andrieu trabalha
cion de 2 disques a

&lt;

«.

Te causissi

»,

lo 33 toms Re- &lt;

Í volum-Edicions de Jacmelina ven *
t tôt just de paréisser dins los ;
í darrièrs jOrns de febrièr. Dotze
|
£Bânçôris sus de mustcas do
melina

:

Te causissi (B. Manciet), •'

la prepara-

f'encòp

:

Un

45 torns de poemas « de Godolina
Roqueta » e un 33 torns consagrat
a las « Letras de mon Molin » d'Anfós Daudet e als « Contes de Provença » de Pau Arena, segon.: là

faguèt Andrieu
Lagarda al patrimôni occitan.
Lo pastre de paraulas » es un

restitucion que ne

—

&amp;

a

»

33

torns

de 9 cançons

occitanas
pubiicat fa pas

d'Énric Gogaud,
gaire per las Edïcions Cavalièr dins
sa colleccion « Maquis du monde ».
;fcO boier, Joana, Capttam, Cancon
del vièlh que sap pas res, Omes de
totas las colors, Tornarai, Vertadièr,
Lo pastre de paraulas, Montsegur,
tant de titols que fan fa matèria
d'aquel enregistrament remercable
a tôt punt de vista.
Lo passatge
d'Enric

Gogaud, pubiicat fa

pas

confirmât, pastat al mòtle del professionalisme lo pus pempilhós, a

['expression occitana de

sos paires

fa ressentir coma lo miralh
çfe$Ob ëîme prigond, es al segur
de mercar d'una pèira blanca
que nos

CINEMA

-

TELEVISION

Avèm dîc'h lo mes passai que lo
film « Gardarem lo Lar2ac » aviá

fait una longa virada dins los païses
cant'aleses. Lo film « Lo pais &gt;&lt; de
Gètaïd Guéri ri passât el tanben as
Òrìhac quatre joms de reng en

geniër. projecciôns seguidas lo 24
força animai a

de gehièr d'un débat
ço que se dit?..

Aquel film foguèt tanben prograroat lo 31 de geiifèral Teatre Gerald
Felip de Sadt-Danis jos l'egidi de}
Grop Banlâga-Nôrd de l'I.E.O. de
Paris. Mas sabèm pas se los Occi¬
tans exifhats en l'amont s'} son
reconeguts.

en

l'abséneia gaireben
totala dins lo futheton aqueste
del contexte e de l'environamènt
rason

de

occitans que s'i seriân deguts
normalament trobar. Totes los

occitans partejan aquel punit de
vista (cf. nòstre darrièr numéro),
fctt COrttrâCÔp n'es talamèni im ¬
portant que lo jornal « L'Echo dp
Centre » organiza fin de febrièr
lin débat public a Lematges sut
sicut d'aquel film, amb la préséncia del realïzator Sergi Moati,
de Panazo que ten dins lo jornal
la rubrica occitana e d'un res¬

ponsable occitanista

:

.s;

Pèire Ma-

çtof,. Revolum rendra compte
d'aquel débat dins

son

numéro

venant.

Pensi per ma part que nos cal
trabalhar fèrme per obtenir;
coma. los basées et
(os bretons,
d'émissions televisadas en lenga
nôstra sus FR 3 dins l'encastre de
ara

que podriàm ensajar de realizar
fulhetons vertadièrament occitans.
.A ïplpsa au mens, de realizafqrs:
de valor seriân prestes per se tan-

çar

dins aquela dralba. lo députât

Afaln Savary, président def Conselb
R.egiènai de Miogjorn-PireOétlS, Cfùè
podètz legir una entre vista de Re¬
volum amb cl dtns aqueste numéro,
es favorable as una tala promociôn
cfc nôstra lenga e de contactes son
preses d'aquesta passa pels occitanistas de l't.E.Û. e de! C.R.E.O.
per menar a bon pro aquel projècte. Mas cal que la bulada venga
de

massa

vertiá

necessària

per

de massa veniá necessaria per
obtenir satisfaccion vos diriàm
quora e consf

caldrlé intervenir.

Cinéma occitan a Paris ï Ló 22 dé:
febrier la seceion I.E.O. dé Paris

3 films occitans : « Le
lys et la cendre » (sul catàrisme),
Un extrait de conferénc|a de premprogramava

sa

de Robèrt Lafont, et

pour jeter » (film sus
de tomatas),

•&lt;

Produire

la produccion
29

�IBRES...

Tôt lo mes de març, lo cinemà
La Clef », 21, rue de la Clef,

«

Paris 05, presentarà un programa
de films occitans que ne trobaretz
lo detalh e las datas dins la premsa

jornadièra.

:

«

dramatiques,

les metteurs en
herbe, les comédiens
de vocation, doivent aller voir
Tabo. C'est exemplaire. « Aital
scène

en

s'acabava la critica de Michel
Cournot dins « Le Monde » a
prepaus

de la pèça del Teatre de

la Carrièra balhada amb lo pus

grand succès

Paris al Théâtre
des Deux Portes del 21 de genièr
a

al 2 de febrièr. Non solament la

la

mas

deranta del Cônse

votz

prepon-

faguèt dinar la

balança del costat del refús. Lo
pôrta-paraula del grop socialista
afortiguèt : «
Nous estimons qu'il
n'est pas possible de soutenir une
...

socialistas, quand

ven-

guts notables, ménan una politica
de drecha de las pus marridas ?...
Podèm pas que soscriure a la declaracion del grop comunista (sostenguts pels U.D.R. !) : « Tout sou¬
tien à la création artistique, donc à
ce

festival, est

un

moyen

de

nizar côsta que valgue e de réussir
un Festenal 1975, sul tèma « Une

sembla plan partida per una
longa carrièra. Tanplan que se
passa pas de setmana que non
siá programada aicí o alai. Jujatz

ville pour interlocuteur

ne

—

—

—

—

Represa al Centre Cultural
d'Alés lo 16 de genièr
acompanhada d'un progra¬
ma d'animacion de 4 jorns.
Del 21 de genièr al 2 de
febrièr, representacions parisencas.
Los 11 et

12 de febrièr :
Festenal del Teatre Régio¬
nal de Nimas.
Lo 15 de febrièr : Palais
dels Espôrts de Tolosa jos

l'egidi de la F.O.L. amb
l'ajuda del Collectiu Occi¬
—

tan de Tolosa.
Virada biarnesa

pels
Pau

—

organizada

Amis du Théâtre de

«

Lo 17 de febrièr à
Laruns, lo 18 a Nay, lo 19
a Pau e lo 21 à l'Ostal dels
Joves de Morens.
Lo 5 de març a Granôble
»

:

dins d'encastre
zenada de las
Minoritàrias.

la QuinCulturas

Lo Festenal de Montalban,

aquô's
lo mendre subsidi de la part de las assembladas
localas. Dins son acamp del 21 de
genièr, lo Municipi montalbanés a
decidit, tocarà

refusât

sos

pas

crédits

acostumats.

Aprèp una discutida força animada,
la votacion balhèt
votz per, 11

(11

résulta nula
votz contra, 5

una

Fort de

l'ajuda promesa d'un planponh
d'artistas, lança una soscripcion de
sosten

(10 F,

20

F

o 30 F) que
Amis du Fes¬
tival d'Occitanie », 30, rue de la
Banque, 82000 Montauban.
Escotatz ! » récital de poèmas
occitans dits ou cantats per Léon
Cordas, Gisèla Pièrra e Fulbèrt Cant
(Teatre del Fenestron) es estât re¬
prés en genièr per sos creators e
balhat per començar a la M.J.C.
de Narbona (Seccion d'Estudis Occi¬
tans] lo 31 de Genièr en serada.

podètz adreiçar als

:

».

«

«

«

Te causissi...

»

es

lo titol de

l'espectacle poësia-cançon fargat
per Jacmelina e Maurici Andrieu
amb la complicitat de Pierre Lavie pels ligams et las susimpressions

en

francés. Quatorze

LIBRES...

DISGJ

Ordinateur pour Safari », la
novèla pèça d'Andrieu Benedetto
sul tèma de l'ordinator dins la vida
modèrna foguèt balhada en precreacion a l'Escôla Superiora de Comèrci de Tolosa lo 28 de febrièr
«

seguida d'un débat qu'i prénian

e

part unis professors d'informatica
e de la Facultat de las Sciéncias. Lo
1èr e lo 2 de març, « Ordinateur
pour Safari » deviá èsser créât a
Bèglas, comandat qu'èra estât per
la municipalitat d'aquesta vila del
Bordalés.

com¬

battre la politique gouvernemen¬
tale. A l'inverse, tout coup porté
à
cette
manifestation culturelle
irait dans le sens des objectifs du
pouvoir. »
De son costat, lo Comitat del
Festenal afortis sa volontat d'orga-

critica es unanima, mas lo public
fa l'acuèlh lo pus caud a Tabô

que

30

abstencions),

sostenir los

la Sainte-Barbe de
Les futurs auteurs

ou

ESPECTACLES...

manifestation qui a cessé d'être
culturelle. » E nosaus, consi podrem

TEATRE

Tabô
Combat

■

DISQUES...

ESPECTACLES. ANIMACION
Lo Fogal dels Joves de
d'Agenés (47] a créât dos

lo grop occitan

«

Pena
ans

a

Los Tortieraires

»

(30 personas], Ongan aquel grop a
montât un espectacle de 2 oras
(istôrias, cançons e danças de Carcin e Gasconha] que reviscôla la
vida del païsan d'un côp èra dins
son vilatge e sa borda.
Primièra partida : La fièra e la
vota al vilatge (amb la participacion
del

public],
Segonda partida

borda.
Entressenhas

:

:

Lo trabalh

a

la

Comuna de Pena

d'Agenés (47140], Tél. 8. J.-M. Mazot, 47300 Vilanuèva d'Olt.
Très cançons occitanas de Marti

(Monsegur entre mai] vénon d'èsser interdichas en
Espanha. D'aquel
temps, Claudi Marti contunha de se
produire dins Occitània tota e quitament a Paris (lo 2 de febrièr].
Cantava tanben

febrièr,
(Var] lo

a

a

Mazamet lo 11 de

Tolosa lo 14,

a

Lôrgas

18 et a Ramonvila-SantAnha dins la banlèga tolosenca lo
28 de febrièr.

can-

sièis poèmas occitans modèrnes que càntan la vida, la
mort, la guèrra, l'amor, l'exilh e
lo païs ne fan, amb la valor que
l'òm sap de sos interprétas, un
espectacle de granda qualitat.
Créât e jogat al Granièr de To¬
losa los quatre darrièrs jorns de
febrièr, «Te causissi... » serà al
segur
représ pels festenals
d'aqueste estiu e dins de viradas

çons e

a

venir. En

originalitat

segonda partida, una
: « Cartas d'identitat

Jacmelina Maurici Andrieu », rescontre-entrevista amb los artistas ont dison a la franca margarida consi e perqué an retrobat
l'èime occitan e ont bàlhan maites

poèmas

e cançons.

r

Los Velhadors de
una

Peiregòrd

es

£

équipa de cantaires, disèi- 2

j

res
e
contaires que fa passar
de bon temps als estatjants de i
las vilôtas e dels vilatges de lor J
encontrada. Lo nogal n'es for¬

Daidièr Duponteix, MiChapduèlh, Anilh Lavèsque, Monica Burg e Latornariá.
Quauques côps s'i vénon ajustar
Marcèu Esquieu, Claudia Galimat

per

chèu

bèrt, Patrie Salinièr e Joan-Loïs
Garriga. Passéjan tanben amb
élis lo film « Lo Leberon ». An
debutada la sason en octobre de
1974 al
Licèu de Montinhac.

Dempuèi, foguèron

a

Bordelha,

a

■

�qjes...

espectacles...

vembre,

e

a

Sagelat

Terrasson,

a

a

en

Enfin

no¬

Chastres,

Irièx, Briva

Rai

zat

vendut 2 F lo

numéro.

Al

e

so-

de paréis-

Chronique

sur

l'histoire de

—

turel,

legiretz

per

alhors

Limós

que

au

mens

segon

çò

que

se'n ditz...
Lo grop

d'Occitans e OccitanisBanlèga-Nòrd de

tas de la seccion

l'I.E.O. de Paris balhèt lo 1" de
febrièr una fèsta occitana amb lo
concors del
cantaire Longamai e
del grop fôlc « Coup d'rouge » una
fèsta occitana a son sèti « Rési¬
dence
U.
Saint-Denis
».
Tél.
752.42.72.
A
se

l'Ostau Occitan de Marselha

ten

desempuèi lo 1" de febrièr,

cada ser de 18° a 20°, levât lo dissabte e lo dimenge, una permanéncia del CREO-Provença, del Cèrcle
Marselhés de Cultura occitana e
del Grop Laïc dels ensenhaires
provençaus. Ostau Occitan. 98 Carrièra Grignan. 13006 Marselha.

e

novèlas

Rai de Solelh

«

».

Cercle Occi¬

Los de Nadau.

:
:

per

Ives Roqueta.

d'aujourd'hui.
avec

Gilles

guet, de A. Eygun] Mariòtas,

Lycée d'Etat de Jeunes fil¬
les. Rue Jules-Ferry, 15006 Au-

Cantaires.
Lo 27

—

ri I lac.

Lutte Occitane et les

:

problèmes agricoles.
Lo rr de març : La
chanson béarnaise.

—

Per

èsser

complèt cal senhalar
que las escolanas del Licèu de Joventas demàndan correspondents
e correspondentas en occitan. Li¬
ceans
de Gasconha, Lengadèc e
Provença, se sètz intéressais per
las joventas d'Orlhac, escrivètz a
F. Daval. Professor d'Occitan. Licèu
de Joventas. R. Jules-Ferry, Aurillac.
Le Brise Pied », grop de musica tradicionala occitana per dançar,
es ara de mai en mai conegut e demandat dins lo Cantal miègjornal
e lo Roèrgue del Nòrd ont animèt
un
detzenat de velhadas per las

fèstas de Nadal e de la fin de l'annada. Se pot tocar aquel grop al
Fournil d'Oc ». 7, rue du Crucifix,
15000 Aurillac.
Lo jove cantaire Eric Fraj que son
«

primièr 45 torns es a mand de sor¬
tir enta Discèc, anima amb bonur
unas

Lo primièr se debanarà as
Auch en Gasconha, del
24 al 29 de març, primièra setmana de las

—

man-dobra

Comitats

máger

Païs, la
l'assisténcia se

Volèm Viure al

part

l'Ostal del

a

Joves Travalhaires de la

capitala de l'Armanhac.
—

'

cèu

Lo segond se
de Gordon en

j 31 de
J
&gt;

't

?
■

març

tendrà al LiCarcin

del

al 5 d'abril.

Obradors de lenga, de dança, Í
de musica e de teatre se parte- \
jaràn las activitats. Per totas en- j
tressenhas, escriure al Centre

Régional de l'Ensenhament Oc¬
3 carrièra
Roquelaine,
31000 Tolosa. Pregària de jénher
una
envelèpa timbrada amb
l'adreiça per la responsa.
citan,

&gt;

es

de

botèt a parlar en occitan... Lo 18
de febrièr, èra a Colomièrs al Cèr¬
cle dels Regents Comunistas e lo
28 al Fogal d'Educacion Populara
de Ramonvila-Sant-Anha amb Marti.
vos
Se
volètz
assegurar
lo
concors d'Eric Fraj, lo podètz tocar
al 59-61, avenue Jules-Julien. Bât.
B.

vacanças,

seradas del rèdol de Tolosa.

assegurada gaireben tota per de femnas. Son accion per una presa de consciéncia
occitana i foguèt força eficaça es¬
tant qu'aprèp qu'agèt cantat e legit en òc una declaracion dels
sa

jeune

Lo CREO de Tolosa organiza
el dos estagis que se seguiràn :

«

Lo 8 de febrièr, cantava per las
caumairas d'una pichèta usina que

cultural e d'educapopulara del CREO de Bordeus

Lo 8e estagi
cion

farà al Licèu d'Ortés (Pireneus
Atlantics] del 23 al 28 de març.

se

Obradors e velhadas coma a l'acosCondicions de lotjament :
del 23 de març a 16e al 29 aprèp
tumat.

l'endejunar al prètz de 190 F pels
bèls de mai de 15

pels

ans

e

de 140 F

de 15 ans. Adreiçar las
demandas d'escripcion o d'entressenhas a G. Rigouste. 7, rue du
Docteur-Louis-Brocq. 47000 Agen.
mens

Cage A. App. 106. 31400 Tou¬

louse. Tél. 51.17.45.
-

Chants d'au¬

:

Lo 22 :Soirée Aspoise, amb
Teatre (Lo Pont de l'Estan-

occitan.

tan.

un

laras dels Carnavals occitans d'un

còp èra,

oc¬

—

en

ne

reportatge,
se debana del mes de genièr
al 15
de març. Contunha la granda tradicion de fèsta e de liberacion popu-

Poèmas, pròsas

organi-

:

Lo 15 : Chants
Chants bretons
Servat.

citane.
—

Pau

debanèt tôt

La littérature et la
chanson occitanes d'aujour¬
d'hui face au centralisme cul¬

—

La nouvelle chanson

—

amicala dels Catalans de
Narbona » es a mand d'espelir a
l'iniciativa de la seccion d'Estudis
Occitans de la M.J.C. de Narbona,
sus una basa de despart culturala.

Lo 8

—

l'Occitanie.
La vie dans un petit village
de Haute-Auvergne avant

«

de

Lo 4

:

—

rr febrièr

se

jourd'hui basques et occitans.

1939.

Lo Carnaval

Lo

—

espect

Occitan de

per

—

ser

Navas.
Totas entressenhas a cô de
Michèu Capduélh. 17, rue Alberic
Cahuet, 24200 Sarlat.

Una

Mes

Per Noste
lo long de febrièr

es

»

mari del n° 3 que ven

Beumont, Tivièrs, Sant-

a

«

fargat e publicat
aquelis liceans occitanistas

per
e

jornal bilenga

un

de Solelh

al Licèu de Ribeirac e al Licèu
de Sarlat en décembre. Per genièr de 75, lor calendièr los menava

disques...
Lo

Léchas

Las

libres...

L'ESPIAIRE.
31

�Dépôt égal

:

1" Trimestre 1975

-

N° CPPAP 52016

Le Directeur de la

publication

:

M. BETHOUMIEUX

�C.I.D.O.

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Au

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douma!

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et en Français

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Sommo«re des premiers numéros-

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l'OCd

Qu'est-ce que
TAN ?
Le nouvelle chanson occde ne;JACMEĹlNA -ROSIMA ÛE PEIRA
Artisanat t&amp;ojonâ! • A'A Pau net e SUZET surTARN
1

Ecologie &lt; M DUMONT~ chasseur de- vipères &lt;? MONTRER A tARD
Pédagogie occ Ile ne : histoire géographie et économie régionales
Ehtb or ride
Livres revues disques ■
■

—

/

/

An imotion rurale dcHs
des Arts de ÍAUNAC etc

la

Gascogne toulousaine : te Printemp

~Â~1
A S ro n c . /-) b o n n t m c ne 0 0 numéros i o f
CCP : L'OCCITAN 3-265 -11V TOULOUSE
C or re s p o n o' o n ce
'OCC/TA /V BP

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u ir» € ro :

(Sonften./cA '

23 Oé 31200 TOULOUSE

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Je Soussigné ( NOM Prénom)
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Adresse complète
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— dcs'n-e recevoir le n"-1 de /'OCCtTAN ( dren timbres - poste)
souscris Un abonnement pg a r dp numéros (d O r'c.t ou - dc/èj
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1

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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Revue de revendication culturelle au d&amp;eacute;part, &lt;em&gt;Vida N&amp;ograve;stra&lt;/em&gt; contient des articles en fran&amp;ccedil;ais et en occitan sur la litt&amp;eacute;rature, l'enseignemnt, le th&amp;eacute;&amp;acirc;tre, la musique. &lt;em&gt;Revolum&lt;/em&gt;&amp;nbsp;&lt;em&gt;Vida n&amp;ograve;stra&lt;/em&gt;&amp;nbsp;accorde progressivement de plus en plus de place aux analyses politiques et &amp;eacute;conomiques.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>Revista de reivindicacion culturala a la debuta, &lt;em&gt;Vida N&amp;ograve;stra&lt;/em&gt; conten d'articles en franc&amp;eacute;s e en occitan sus la literatura, l'ensenhament, lo teatre, la musica. &lt;em&gt;Revolum Vida N&amp;ograve;stra&lt;/em&gt; acorda de mai en mai de pla&amp;ccedil;a a las analisis politicas e economicas.</text>
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