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                  <text>MENSUEL OCCITAN

MOUVEMENT

Volèm Viure al
Le

Levain

dans

Païs

la Pâte

�Corrièr

dels

legeires
l'Occitanie est colonisée, c'est bien

Si

Chers Camarades,

le territoire occitan (et sur¬
l'habite, qui m'in¬
téresse plus que le territoire), sont op¬
primés en tant que tels. Les classes popu¬
parce

quelques

faire
part de mes réactions à la lecture de
votre article : « A propos du M.P.O. »,
paru dans le n° 27 de « Revolum ».
Je suis bien d'accord pour condamner
sans ambiguïté la tentative confusionnisCes

te

mots

du

réactionnaire

et

pour

vous

M.P.O.

Et

vous

d'ailleurs de rappeler quel¬
faits.
Lorsque VOLEM VIURE AU PAIS, mou¬
vement socialiste occitan, s'est constitué,
ceux qui ont soutenu ce projet dès son
origine voulaient en faire le lieu de ras¬
semblement de tous ceux qui luttent
pour la décolonisation socialiste de l'Ocpermettrez

me

ques

citanie.

Quelques semaines après le rassemble¬
de Féniers (Creuse) — où naquit

ment

le

mouvement

Volem

fûmes surpris

nous

d'un

tion

au

Pais

—,

d'apprendre la créa¬
d'initiative

comité

«

Viure

pour

un

populaire occitan », sis à
Agen. Les gens qui entendaient créer
ce « M.P.O. » n'avaient même pas daigné
mouvement

de

et déclaraient vouloir
mouvement politique occitan
comme si V.V.A.P. n'existait

contacter,

nous

forger

un

masse,

pas. Cela nous semblait sentir la divi¬
sion, alors justement que nous cher¬

chions
en

à

vue

Mais
pour

de

un

rassembler les efforts de tous
du socialisme occitan.

l'appel du
M.P.O. »

diviser

teur

;

son

«

comité

d'initiative

contentait pas
contenu
était révéla¬
ne

se

l'ennemi y était-il écrit, c'est le

que

la collectivité qui

tout

laires

occitanes

coïncident
de culture

avec

dont les contours
de la communauté

—

ceux

occitane

—

sont

opprimées

nationalement. Que l'on

appelle cette com¬
munauté occitane un peuple, une ethnie,
une nationalité, ou une nation, ne change
rien à l'affaire. Le pillage de nos res¬
naturelles, la mise à l'encan de
le sous-développement chro¬
nique de notre économie, sa liquidation,
l'assassinat de notre culture, concernent
bien notre pays en tant que tel — et
cela ne change rien au fait que ce sont
les exploités qui sont les premières vic¬
sources

sites,

nos

times de cette situation.
Ce n'est pas la France en soi qui
opprime l'Occitanie ; mais ce n'est pas
non plus n'importe quel capitalisme. L'en¬
semble de l'Occitanie est soumis au capi¬
talisme dominant l'état français, lequel
état n'est pas seulement capitaliste mais
aussi colonial. Les Occitans sont oppri¬
més en tant que travailleurs (ou jeunes,
ou
femmes) dans le cadre concret de
l'espace social occitan, et aucune de ces
dimensions n'est jamais séparée des au¬

dans la réalité.

tres

libération

La

nationale

des

Occitans

n'est pas autre

chose que la forme spé¬
cifique de leur émancipation sociale —
émancipation de toutes les formes d'op¬
pression qui pèsent sur la société occi¬

Mariou,
Je viens de lire le numéro 27 de Révooù est passé mon entretien avec

lum

Legras et ton encadré (« Chanteurs mili¬
troubadours alimentaires »). L'en¬
tretien m'a paru mauvais dans la mesure
où ce que je raconte n'a aucun intérêt.
Je ne récuse rien de ce que j'ai dit, mais
cette conversation entre copains, dans un
coin, ne valait pas la peine d'être im¬
primée.
tants ou

encadré par contre appelle quel¬
remarques. Elles seront superficiel¬
les, car je crois être en désaccord profond
avec
toi sur la revendication occitane
Ton

ques

français (...) Les complices des français
sont (...) la bourgeoisie (...) les syndi¬

combat est un combat socia¬
liste de libéraration nationale. La lutte
occitane n'est effectivement pas une lut¬

cats

te

«
nationale-bourgeoise » ou « nationaledémocratique », cette phase des luttes de
libération nationale étant dépassée depuis
longtemps, et pas seulement en Europe :
la libération nationale du Cambodge a
été dirigée par les Khmers révolutionnai¬
res, pas par les féodaux. A plus forte

d'une part, et

tantes

raison, la libération de l'Occitanie n'aura

acte

:

«

».

Autrement

dit, dans

optique chau¬
vine, les exploiteurs et les outils que se
sont donnés les travailleurs pour les dé¬
fendre (même s'ils sont imparfaits en
Occitanie tant qu'ils n'intègrent pas le
fait occitan dans leur stratégie), sont à
mettre sur le même plan.
Depuis, certes, le « M.P.O. » a sup¬
primé de son manifeste de telles consi¬
dérations, qui démasquaient totalement la
nature de cette entreprise. Le « mani¬
feste
auquel ■&lt; Revolum » a fait allu¬
cette

»

sion

contente

se

de formuler des

reven¬

dications avec lesquelles tout le monde
est d'accord dans le mouvement occitan

(équipement de l'Occitanie, aide
ductions

aux

pro¬

occitanes,

parité des salaires
avec
la région parisienne, statut équi¬
table pour la langue occitane). On y trou¬
ve seulement quelques considérations sur
I' « incompétence » des syndicats, que
l'on

l'habitude de

a

lire dans

la

presse

patronale.
On
taire

de

peut s'arrêter ici sur le commen¬
du programme du M.P.O. : l'audience

dépasse pas le cadre
d'une arrière-boutique d'Agen.
Mais je m'adresse à « Revolum » sur
la manière de critiquer cette entreprise :
si nous voulons la démystifier, autant lui
porter des critiques justes et solides.
Alors, quand je lis : « à aucun mo¬
ce

ment

groupe

le texte

analyse

n'est sous-tendu par

une

classe, mais tend à faire
croire que l'Occitanie est pillée en tant
que nation par la France », je ne suis
pas d'accord : mon analyse personnelle
de la société occitane est une analyse
de classe ; mais je pense par ailleurs
que l'Occitanie est exploitée en tant que
nation.

de

ne

tane

notre

:

lieu hors d'une perspective anti-capi¬

pas

taliste

nette.

Je pense que nous sommes
mais votre formulation était pour

d'accord,
le moins
ambiguë, et équivalait en fait aux thèses
du P.C.F., qui récuse l'idée de la coloni¬
sation de l'Occitanie, de la Bretagne ou
de la Corse, et laisse entendre que la
revendication d'autonomie ne
les intérêts de la bourgeoisie
manité » du
Jean Gacon).

Il y

25

avril,

sous

sert

que

(cf. « l'Hu¬
la plume de

aurait également beaucoup à dire

les appréciations portées par « Revo¬
»
sur le patronat occitan : je ne vois

sur

lum

quoi il serait le « plus fasciste de
et là n'est pas le problème :
moderniste/libéral » ou « rétrograde/
autoritaire », un capitaliste reste un capi¬
pas en
tous

»,

«

taliste
Mais

doit être combattu.
méfions-nous des appréciations à

et

l'emporte-pièces, qui ne veulent rien dire,
jettent plus de fumée qu'elles n'ap¬
portent de lumière.
L'analyse du capitalisme occitan (et du
capitalisme en Occitanie, ce qui n'est
pas forcément pareil), mériterait d'être
faite. Je n'ai pas le temps aujourd'hui ;
et

ce

sera

pour une autre

fois.

Pierre

MACLOUF.

créateur
Ce sont

dans

d'autre part
l'activité

sur

le rôle du

révolutionnaire.

des questions graves et impor¬

lesquelles je donnerai volontiers
opinion dans un débat ouvert, mais
pas ici, ce serait trop long. Pour l'instant,
je te demande simplement de prendre
sur

mon

de ce désaccord et de le respecter
dans la mesure où je ne suis ni un
homme de pouvoir, ni un marchand, mais
un
individu dont l'ambition première est

d'exprimer des idées. On combat le pou¬
et les marchands, mais on examine
des idées, on les adopte si elles parais¬
sent justes, on
les abandonne si elles
paraissent fausses.
Je discuterai donc deux points :
1° Tu parles de la nécessité de combattre
tout créateur qui n'affirme pas oien haut
son
engagement politique ». Je pose
d'abord une question : combattre un
créateur, c'est combattre sa parole.
Combattre sa parole, cela signifie-t-il pour
toi : l'empêcher d'être dite ? Fais gaffe
à la réponse, elle peut être lourde de
conséquences.
Ensuite je t'informe :
Depuis 1964, j'ai constamment refusé de
m'intégrer au système social qui nous est
imposé. Depuis 1964 j'ai pratiqué partout
où c'était possible le tour de chant-débat.
C'était en français, c'était en france, à
Sochaux, à Sarcelles, dans les usines de
Lyon ou de la région parisienne. Tout ce
que j'écris depuis 1964 affirme mon enga¬
gement politique. Ce n'est peut-être pas
le tien : je suis anarchiste. Il faudrait
peut-être que je t'explique ce que signifie
politiquement, concrètement, être anar¬
chiste. Je crois que ce n'est pas ici le
moment. En bref, je veux bien que ma
voir

«

Suite page

18

�Mise

point Direction

au

L'équipe de V.N.-REVOLUM
nant six

a
mainte¬
de travail à votre service,

mois

de

service

de son infantilisme, de ses que¬
relles puériles, de ses contradictions in¬
nisme

qui croient qu'un
possible pour les
occitans comme pour tous les hommes si
les gros arrêtent d'exploiter les petits et
si chacun peut décider de son avenir et
au

avenir

VIDA-NOSTRA

REVOLUM

ternes où

ceux

meilleur

est

de l'avenir de tous dans le cadre
culture que chacun désire.

Pour

la

et

et de montrer

souhaitons bientôt déterminante et
comme éléments de contre-pou¬
voir dans l'optique d'une société socia¬
liste en Occitanie. Le rejet de cet outil
serait la preuve de l'incapacité du mou¬
vement de se donner les moyens d'action

peut-être

qu'il pouvait espérer deve¬

de tous les Occitans, qui mènent ie même
combat que nous, souhaitaient voir naître
un

31020 TOULOUSE-CEDEX

correspondant à

jour. Il est clair

formulons aussi

Nous

de

Director de la

publicacion

V.V.A.P.

le

vœu

sortiront

les

que

objectifs.

avoir
enfin
cadre, sinon, c'est
qu'il n'aurait pas de raison d'être. Nous
attendons votre réponse à ce sujet.

trouvé

façon toute particulière.
militants

ses

V.N.-REVOLUM

que nous nous met¬
service de ces occitanistes d'une

trons au

part nous lui proposons
la revue, comme élément
d'une force politique que

nous

nir la force de rassemblement et d'action

BP 2132

notre

d'expression

Le mouvement Volèm Viure Al Païs vient
de tenir sa première Assemblée Générale

MESADIER OCCITAN

se

outil,

notre

de gens s'agitent au lieu
donnera les moyens de sa

tant

d'agir et
politique.

son

pourrait

véritable

l'occita-

M. B.

:

Miquèl BERTOMIEUS

Redaccion

APPEL

:

Miquèl BERTOMIEUS

pour

souscription permanente

une

Joan-Pèire LAVAL
Vida Nostra-Revolum
rompe

Joan-Miquèl MARION

avec tout

ultérieure

celle d'une information occitaniste et socialiste

:

cela, l'équipe de V.N.-Revolum

Pour

Joan BIRET-CHAUSSAT

—

a décidé en janvier dernier de devenir un organe de presse occitan qui
qui s'était fait jusqu'à présent dans ce domaine pour passer à une étape

ce

a

large.

défini clairement

favoriser la libération des travailleurs Occitans

en

se

ses

objectifs

battant dans

:
une

optique socialiste

occitane.
—

Jacme VALAT

se

mettre

sans

au

Ces choix sont

Joan

LARZAC

service de tous

inféodation à tel

qui derrière elle n'a

ceux

pas

ou

de la difficulté

d'organisation

L'équipe de V.N.-Revolum

Bernât MERICQ

—

l'information,

:

pour

V.N.-Revolum devient

une

revue

battent

sur ce

terrain

de contre-information

la soutenir financièrement.

défini également

a

par

sa

méthode

:

les reportages, les entrevues, les enquêtes...

—

Maîtriser cette information

—

Devenir

—

Admenistraclon

Aller à

les Occitans progressistes qui se
tel groupe ou mouvement.

en analysant et critiquant les événements et les œuvres.
outil efficace en tenant la régularité de la parution mensuelle.
Se donner des moyens financiers autonomes et faire faire la distribution par les NMPP.
un

Ici aussi, il s'agit de choix difficiles : nous l'affirmons hautement l'équipe de Revolum est
parfaitement bénévole : tous les frais de déplacements pour les reportages, les réunions de travail,
les contacts avec les professionnels (imprimeurs, diffuseurs, photograveurs, etc...) sont à la charge

:

ROSINA DE PEIRA

de leurs auteurs.
L'essai de financement par

Joan-Loïs DEUTECH

la publicité n'a

pas

été jusqu'à présent concluant, loin de là, et la

les N.M.P.P., si elle est encourageante au niveau de l'intérêt du public pour la revue
peut dans l'état actuel des choses (pas plus que les abonnements, encore insuffisants) assurer
à la revue la garantie financière nécessaire à son fonctionnement normal.
distribution par
ne

Ces choix sont gravement compromis à l'heure actuelle si vous ne nous venez pas en aide :
clairement exposé la situation parce que nous pensons que seule la vérité est révo¬
lutionnaire, et non pas les « on dit &gt;» ni les magouilles clandestines de pseudo-révolutionnaires occita¬
nistes qui semblent se complaire dans la création de situations conflictuelles à partir des considéra¬
nous vous avons

Despartit per las NMPP

d'intérêts mesquins d'organisation. Jusqu'à présent nous avons
pris. Vous êtes juges : avons-nous bien rempli nos objectifs ?
journal occitaniste et socialiste dont le rôle peut être important pour
des Occitans socialistes dans leur lutte contre l'oppression politique, économique et

tions réactionnaires de personnes ou
assumé seuls les

risques

que nous avons

V.N.-Revolum est-il vraiment

Estampariá del Viguièr

un

la victoire
culturelle dont ils sont les victimes ?

Ce numéro pourrait bien être en effet à la mesure de la situation actuelle de l'Occitanie où,
alors même que se déroulent des luttes déterminantes pour l'avenir des Occitans, ces mêmes
Occitans attendent le sursaut nécessaire pour créer une situation irréversible.

6, carrièra Ninau
31000 TOLOSA

Notre
votre

part

revue

se trouve exactement

dans cette situation. L'équipe de V.N-Revolum espère de

l'aide financière nécessaire pour ce sursaut.

{

L'équipe de V.N.-Revolum.

Toulouse-Cédex
B.P. 2.132

-

31020

A

partir de ce numéro une souscription permanente est ouverte pour que le journal vive :

C. c. p.

:

Ì0U7-67X

7W««*c

�Editorial
L'estiu en Occitània es la sason
de mai granda activitat. A la cam-

pandir dins los festivals, las votas,
dins las vilas occitanas, vai s'eslos casinos, los cabarets... A costat d'aquò, las tropas folcloricas

panha segasons, récolta de frucha
elevatge ocupan los paisans. Mès
l'activitat paisana poiriá plan re-

e

doblar
melhor

van

la frucha se vend pas
lo mercat de las bèstias, de la carn e del lach se pòrtan
se

melhor

Cal
dire tanben que i aurà pas que los
paisans per far viure la campanha
e
que força ciutadans van venir
campar dins bordas e vilatges e
pas

que

duscas

ara.

durbir los ostals abandonats
convertits en residéncias segondàrias. Aquela activitat serà un bon
afar quand los paisans e las cornutornar

tan

a pas sovent la possibilitat de
gostar aquels plasers rares.

e

nas
es

Çò

dire que se Oc¬
estiu lo païs de l'ac¬
tivitat culturala mai granda, los Oc¬
citans ne profitan pas. Tanplan los
cantaires e las tropas occitanas
van virar : e es aqui benlèu l'am-

féita per aquels
ocupaires de passatge. Animacion
decentralisada

risenca

e

»

:

es

en

biguitat de lor trabalh

macion que serà

: van espan-

dir la cultura de revendicacion occitana davant de monde del déféra

la cultura pa-

de fèsta mèsclan sovent al folclòre
e que los toristas pòdon préner per
de folclòre tant que veson pas
l'occitan endacòm mai que dins lo

quadre de festivals

o

de votas.

I a çaquelai un revolum poiitic en
Occitània, l'Amassada Generala

dels Comitats V.V.A.P. d'AIbi n'es
un testimèni : cal esperar
que poirà
donar una color diferenta a l'estiu
occitan e que los toristas n'en tiraràn

un

autre

image que lo que los

festenals li poirián balhar.

que reven a

citània

profitaràn vertadièrament,
luènh d'èstre pro sovent !o cas.
ne

E puèi i aurà la davalada dels
toristas sus las rotas, l'ocupacion
de las estacions de banh e l'ani-

«

botar lors vestits d'un

cop èra e far los guinhòls per aquel
monde en cèrca d'exotisme. E
l'Occitan vai poder veire de « vedetas » que vesiá pas qu'a la télévi¬
sion, benlèu se pagar un espectacle per la sola ocasion de î'annada ont n'i a dins son pais. Mès
la cultura sièg los toristas e l'Occi¬

se
e

tornar

litanta, mès pòt venir objèct de
los organisaires

consomacion que

V.N. REVOLUM, per el, pareisserà pas en agost (los congèts pagats
dels obrièrs nos o permeton pas),

seguirà tanplan tota aquela acti¬
e
espéra d'en poder far lo
bilan en setembre, per far lo punt
de l'avançada de la presa de consvitat

ciéncia occitana.

davant los Occitans ; lor
produccion es pus soncament mitant que

anglo-saxona vai virar

M.

BERTOMIEUS.

SOMARÊ

Corrièr dels

legeires

2

Editorial

4

Enta

5

pr'aici

VOLEM VIURE AL PAIS

Indians de totas las colors

11

Echantillon et les Tréteaux du Midi

12

Estiu Festival

15

J. Cubainas

:

:

Nos quitem pas vassalizar

Orne de Dieu

Nos cal mençonar

4

7

e

de

dignitat nòstra

17
18

�ENTA

ETUDIANTS SOCIALISTES

®

ET

les lieux où vont
trales
nucléaires ;

OCCITANISME

La
Parti

fête de la rose » organisée par le
Socialiste à Bordeaux le 1" juin
dernier a suscité une importante initia¬
tive de la part des Etudiants Socialistes
de Bordeaux. Un stand des « minorités
nationales », surmonté d'un drapeau Occitant se trouvait dans la fête, tenu
par
les E.S. Toute la presse et les disques
Occitans
étaient
présents.
Quelques

jours

après, les E.S. ont fait circuler
une
pétition sur le campus de Talence
et en ville, réclamant :
la

création

en

d'une licence
faculté de lettres,

(10 heures minimum).

pétition comprenant

des
s'inscrire

en

(Transmis par le comité

LARZAC

Après

Bordeaux)

certaine hésitation le pou¬
confirmé le 22 mai der¬
nier, par la voix d'Yvon Bourges (Minis¬
tre de la Défense Nationale) sa volonté
d'étendre le camp militaire du Larzac.
voir

Il

une

central

apparaît

a

que

la

«

fuite

»

de l'informa¬

l'abandon de l'extension, a été un
ballon-sonde lâché pour voir les réactions
des Caussenards. Si le gouvernement
voulait tester la capacité de résistance
tion

sur

des paysans du plateau il a été servi :
une
série d'initiatives successives ont
montré que le moral est encore bon. Le
15 mai un convoi militaire a été
bloqué
dans la côte de la Cavalerie. Début juin,
un

du

journal,

d'information

des

Comité

Pyrénées,

important.

la situation

—

Paysans,

Millavois de Défense et des
Comités Larzac est sorti à 40 000 exem¬
plaires. A regretter la faible teinte occitaniste et le lieu du tirage : St-Quentin
dans le Nord de la France...
Pour les prochains numéros, nous
appelons les militants Occitans à colla¬
borer à ce journal (mensuel) en envoyant
des articles sur leurs problèmes locaux,

de

pourcentage

UN

•

NOUVEAU NUMERO
DE « GARDAREM LO LARZAC
SORTIRA POUR JUILLET-AOUT

l'emploi est grave :
des demandes d'em¬

ploi des moins de 25

»

des

neté

ans

et ancien¬

demandes

d'emploi non
satisfaites beaucoup plus nombreu¬
dans le secteur tertiaire
dans le secteur industriel,
ses

ANTI-NUCLEAIRE

A

:

L'OFFENSIVE !

les

—

Des

différents

fronts » de la
anti-nucléaire, de bonnes nouvelles
parvenues

dernières

ces

dépenses de

lutte

ménages

nous

ses

«

que

consommation des

parmi les plus bas¬
en
particulier cel¬
les qui touchent à l'équipement de
la maison, au loyer, aux transports

semaines.

8
A GOLFECH
(Tarn-et-Garonne),
refus massif de l'implantation de la

de

sont

France

collectifs.

un
cen¬

trale

a marqué le référendum
organisé le
juin dernier dans les communes de
Valence-d'Agen et Auvillar. 83 % (4 177

Ter

voix) ont voté contre la centrale
(717 voix) pour.
®

ETE RAMPANT

:

!

et adres¬

nombreux étudiants
désirant
licence d'Occitan sera adres¬
sée au doyen de la faculté de Lettres de
Bordeaux.

•

et occuper

C'est une sorte de guérilla de mar¬
ches d'occupations, qui va ainsi se dérou¬
ler cet été, avec le LARZAC pour thème

sont

noms

ses

V.V.A.P.

estrangers ») et, pourquoi pas ? vers
les grosses « réussites » de la Floride
Occitane (Grande Motte-Gruissan), etc...
Là, informer

revenu

cesse

•&lt;

•

à

La

des agriculteurs qui ne
de se dégrader par rapport à
celui des autres régions : alors que
la moyenne française 69, 70, 71, pour
le résultat brut d'exploitation par
actif
familial
est
de
19 300
F
cette moyenne est de 63 000 F
pour
la région parisienne, de 16 300 F en
Aquitaine et de 12 900 F en Midiun

—

vers

d'Occitan

la présence d'émissions en Occitan
la station régionale de l'O.R.T.F.

—

cen¬

les luxueuses
résidences secondaires (de Giscard et des

«

—

s'implanter des

PR'AICI

;

ventions

publiques

Enfin, des

forage ont brûlé
cet

encore

la

été,

un

se

camions

font en langue d'Oc.
qui participaient au
nuit...

une

mobilisation

supplémentaire

pas

va

faire

:

»

A PORT-LA-NOUVELLE, c'est dès le
juillet qu'a commencé l'occupation
permanente du site. Le camping est gra¬
tuit sur les terrains prêtés par la mairie
de Sigean. Les 18-19 et 20 juillet un im¬
rr

rassemblement

mense

se

tiendra dans la

carrière de la Palme. Au programme sardinades monstres, information, chanteurs

Occitans,
paysans
A

etc...

Une

délégation
des
du LARZAC sera présente.

GOLFECH.
BRAUD-ST-LOUIS.

cours

le

tenue

CHOMAGE

2

d'une

conférence

de

presse

dernier à

juin

Montpellier,
M. Tailhades, Président du Conseil
Régio¬
nal
et Frêche, Député de l'Hérault,
se
sont insurgés contre la
dégradation
terrible de la situation de l'emploi en
Languedoc-Roussillon. Dans cette régionprogramme 1 salarié sur 13 est au chô¬
mage ! De mars à avril, la part prise
par la région dans l'augmentation hexa¬
gonale du nombre des demandes d'em¬
plois a été de 35,5 %. Ce sont les
jeunes et les femmes qui sont les plus
touchés. En 1 an, le chômage a aug¬
—

menté

de 205 % dans le secteur du
bâtiment et des travaux publics. Pour
M. Tailhades, face à une telle situation

«

la

politique

d'indemnisation du
qu'un cataplasme
jambe de bois ».

vernement
une

•

A

DU

LANGUEDOC-ROUSSILLON

Au

SERIGNAN (Languedoc), des élus
locaux, des conseils municipaux, des viti¬
culteurs se mobilisent contre le projet
de centrale. Les occitanistes de « Volem
Viure al Pais » sont présents : des inter¬

•

AGGRAVATION

EN

14 %

A

Et

•

n'est

LE CANAL DU MIDI

LES

:

gou¬
sur

POUR ACCELERER

RELATIONS INTER REGIONALE

—

Dans notre numéro de mars, M. SAVARY
du
Conseil
Régional Midi-

«

DIAGNOSTIC ECONOMIQUE
SOMBRE POUR LE SUD-OUEST

(Président
Pyrénées)

des tribunes libres, des dessins à Colette
Courtin

(Pierrefiche du Larzac, La-RoqueSainte-Marguerite - 12100 MILLAU), qui
assure

le secrétariat.

Enfin le 15 juin, en compagnie des
travailleurs de LIP venus inaugurer leur
parcelle (1 ha et demi), les paysans ont
terminé la tranchée en travers de la
N° 9, permettant ainsi de mener à bien
l'adduction d'eau sauvage.
—

—

Pour

cet

été, c'est d'une

prévu, mais la lutte du LARZAC sera
présente un peu partout (rassemblements
et fêtes). Le «
Comité LARZAC » de
Clermont-Ferrand propose dans ce cadre
une initiative originale :
partir en « lon¬
gues marches
»
à pied de différents
coins
Clermont ; Toulouse ; Montpel¬
lier, Aurillac, etc... — et se diriger vers

document qu'il vient
des Pays de

de pu¬
l'Adour
analyse la situation du Sud-Ouest. Voici
les points principaux qui caratérisent l'état
économique de cette région Occitane :
—

le

un

G.E.T.I.S.

faiblesse

de

la

structure

des

em¬

plois,
—

poids trop élevé des industries tra¬
ditionnelles et du bâtiment, très
sibles à la conjoncture,

situation

rampante qu'il faudrait parler : aucun ras¬
semblement sur le plateau lui-même n'est

—

Dans

blier

—

—

sen¬

nous déclarait dans une
in¬
terview : « Il faut développer les rela¬
tions
inter-régionales et nous sommes
en train de le faire pour des
problèmes
concrets

».

Fin mai dernier, une importante réu¬
nion commune a rassemblé les responsa¬

bles de Midi-Pyrénées et de LanguedocRoussillon pour améliorer la coopération
entre les deux régions. C'est le Canal
du Midi qui a constitué le centre des
débats. M. SAVARY a protesté contre
les retards accumulés par le groupe d'étu¬
de économique qui doit se prononcer sur
la mise au gabarit de 350 tonnes. Protes¬

évolution défavorable de la masse
salariale qui décroît en pourcentage
par rapport à la masse salariale to¬
tale de la France,

tations,

des moyennes

coopération interrégionale sur le plan
chimie, lequel peut profiter à la façade

salariales inférieures
françaises même
dans les départements considérés
comme
pilotes du développement,
aux

moyennes

également

pour

le

retard

pris

dans les liaisons routières. Enfin, M.
SAVARY a mis l'accent sur la « nécessaire

méditerranéenne

».

5

�Après

al Pats

Vivre

volent

un

Rapport

an :

REGIONALISME,

COMMISSION

VOLEM VIURE AL PAIS est un mouve¬

occitan, c'est-à-dire qu'il
conjointement, et l'une par
l'autre, la lutte pour la décolonisation de
socialiste

ment

Quelles perspectives ?

entend

mener

l'Occitanie et celle pour la destruction
du capitalisme et la construction d'une
société socialiste.
Mais l'Occitanie

a

souffert pendant des

de l'impérialisme hyper-centrali¬
sateur de l'Etat Français qui a non seule¬
ment nié avec obstination l'identité occi¬
tane mais
encore
a
vidé systématique¬
siècles

ment

VOLEM

VIURE

AL

PAIS

maintenant

a

an
d'existence ; depuis l'Assemblée
Générale des 14 et 15 juin à Albi, nous
y voyons plus clair sur ce mouvement,
un

est devenu le premier mouvement
politique occitan.

qui

VOLEM VIURE AL PAIS est un mouve¬

lutte

de

deuxième

La
que

par
au

but

pas

naître là où elle n'existe pas.
Pour

cela,

devons satisfaire plu¬

nous

sieurs conditions.

dégagions

nous

chisme.

première consiste à assumer claire¬
notre spécificité. Ce n'est ni par
rapport aux partis politiques occitans (dans
lesquels nous ne nous reconnaissons pas),
ni par rapport à la gauche ou à l'extrêmegauche françaises, que nous devons nous
définir, mais par rapport aux conditions
concrètes de la lutte pour l'émancipation
des masses populaires occitanes, à travers
toutes
les dimensions dans lesquelles
elles sont aliénées.

loppe dans

une

«

V.V.A.P.

»

se

déve¬

situation historique qui

celle de l'éclatement de l'espace
politique et économique français : de nou¬
veaux
cadres de l'action politique sont
est

dessinés, à la fois

par l'évolution du capi¬
combattons), qui trans¬
forme l'organisation géo-économique de
l'Etat Français, et par le développement
de la conscience nationalitaire, en Ecosse,
en Euskadi, en Corse...

talisme (que nous

Ces données

se

traduisent

en

Occitanie

l'apparition de mouvements sociaux
de masse, qui échappent aux circuits poli¬
tiques traditionnels, qu'il s'agisse des
par

luttes viticoles, des luttes contre les
centrales nucléaires, ou du refus du tou¬
risme. C'est en fonction de champs de

6

nous ;

nous avons

C'est

des séquelles du gau¬
fait que la prise de

un

conscience occitane véhicule nombre d'es¬
en mai 1968 ; c'est également
fait que le gauchisme a été pendant

ce

pays

de

sa

substance économique

humaine, le conduisant ainsi sans re¬

et

dans lequel il
du même
coup des ressources propres qui lui au¬
raient permis de redresser seul cette
face à l'état critique

trouve

se

actuellement, privé

situation.
Nous exigeons donc que justice nous
soit rendue et sommes conscients que le

combat pour la reconnaissance de notre
identité ethnique (et les conséquences

qu'elle suppose) devra être mené avant,
pendant, mais aussi, éventuellement, à
l'issue de la

révolution socialiste.

poirs nés
un

plusieurs années le mode d'insertion de
l'occitanisme dans la vie politique. Mais
c'est une évidence que le combat pour
le socialisme occitan ne peut s'identifier
ni à l'extrême-gauche ni à la gauche fran¬
çaise. Notre conception des problèmes
politiques, le modèle de société que nous
voulons, intègrent de manière dynamique
et neuve des préoccupations actuellement
dispersées, parcellisées, marginales : nous
les

dans les luttes nouvelles
de Robert Lafont),

«

»

(cf.

Points

mais

sommes

aussi dans les luttes tradi¬

7

nous

tionnelles, centrées

par exemple autour
l'emploi ou de la petite
paysannerie. Notre référence fondamen¬
tale au « pays » nous oblige à appréhen¬
der ces phénomènes de manière synthé¬

REGIONALISME

:

Nous condamnons le faux régiona¬
lisme bourgeois de l'Etat capitaliste, ainsi
—

celui préconisé par le néo-capitalisme
« J.-J. S. S. », qui irait jusqu'à une
régionalisation très avancée et une délé¬
gation de pouvoirs ;
La régionalisation proposée par le
programme est faible : nous contestons
ses
limites, notamment parce que le
programme
commun
ne reconnaît pas
que

de type

—

existence en tant que nation mino¬
ritaire. Nous visons au dépérissement de
notre

de

l'Etat-Nation, objectif non revendiqué

de la défense de

par le programme commun. Mais nous
reconnaissons celui-ci comme une initia¬
tive politique à prendre en considération,

tique.

avancer

La

ment

chez

norme

conséquent vocation à exister et agir
grand jour, ce qui implique que nous

sommes

n'est

de conquérir le
pouvoir, mais de susciter des initiatives,
de parvenir à drainer la sensibilité occi¬
tane dans le domaine politique, de la faire
Notre

la rupture

des attitudes, des comportements
de « marginaux » dans le cadre social et
politique. Nous luttons pour que l'occitanité soit la

combler.

est

devons opérer avec une situa¬

nous

une

politiques occitans du passé, ni le P.N.O.,
ni Lutte Occitane, n'ont été à même de

condition

tion,

socialiste occitan qui

la renaissance culturelle et la lutte
décolonisatrice aux niveaux économique
et politique, fossé qu'aucun des groupes

nous

cours

ment

entre

devons

définir.

dans

entend réunir
perspective autonomiste, tous
ceux, occitanistes ou non, militants ou
non
de partis politiques, qui entendent
lutter pour un socialisme occitan. Notre
projet est de développer un mouvement
socialiste de libération en Occitanie, alors
que le décalage entre la vitalité de l'ex¬
plosion culturelle occitane et la traduc¬
tion politique de ce réveil est encore
énorme. Il y a deux ans, Serge Mallet
avait bien senti la profondeur de ce fossé

type que nous

ce

Sortir
nous

des

marginalisme implique aussi

du

réalisme. Et

certain

un

aider à

ce

réalisme doit

pas nous cantonner dans
objectifs à long terme qui risquent
ne

de demeurer platoniques s'ils ne s'arti¬
culent pas avec des objectifs transitoires,

immédiatement concrets. Il

s'agit de dé¬
passer le faut débat entre réforme et
révolution et de ne pas confondre le réfor¬
misme pur et simple
(qui consiste à
confondre les moyens et les buts) avec
le

réformisme

et

nous nous

dans

fixons

comme

notre

AUTONOMISME

but de le faire

voie.

:

Nous ne nous reconnaissons pas, dans
le contexte actuel, la possibilité de définir
le cadre général au sein duquel nous

entendons lutter pour

la société socialiste
(fédération
des
peuples de
»,
fédération des peuples de
la Méditerranée occidentale (ou autre),
fédération européenne ou mondiale).

occitane
France
■&lt;

Nous

sommes

autonomistes.

révolutionnaire »
qui
avant des objectifs
qui, une fois atteints, sont utilisables
comme éléments de déséquilibre du sys¬
tème, et permettent d'aller plus loin vers
le but final. Entre l'instauration d'un socia¬
lisme occitan libérateur, et la situation
actuelle d'étouffement des Occitans, il

nous
revendiquons
l'appropriation collective du pouvoir, des
ressources
naturelles, des moyens de
production et d'échange dans le cadre de

de situations
de définir et de

Dans le domaine de l'autogestion, nous
entendons aller de l'autonomie aux auto¬

«

essaie

existe

qu'il

de mettre

toute

nous

une

-

en

gamme

appartient

créer.

Si

ces

conditions sont satisfaites,

parviendrons à faire

de VOLEM

nous

VIURE

véritable mouvement socia¬
liste occitan de libération.

AL

PAIS

un

Pierre

MACLOUF.

C'est-à-dire

que

l'Occitanie.
La

société

société

que

nous

voulons est

socialiste, autogestionnaire et
productiviste.

une
non

nomies, en faisant éclater le pouvoir
jusqu'aux structures de base.
En ce qui concerne la production, nous
ne
la considérons pas comme un but
mais comme un moyen. Elle doit être
limitée

à

sociaux

et

la satisfaction des besoins
individuels. Nous nous pro-

�Volèm

le développement maximum
douces, là aussi dans la

nonçons pour

énergies

mesure

des besoins.

Cette motion

a

été

COMMISSION
De

adoptée à l'unanimité.

STRATEGIE

nombreux sujets ont été

mais

Pals

Commissions

des
des

Vivre

abordés

;

ont été approfondis, faute de

peu

temps. Ce

explique qu'aucun texte

qui

n'ait été élaboré de manière cohérente.
Un projet de Charte de VOLEM VIURE
AL PAIS sera proposé ultérieurement par
le secrétariat de coordination.
THEMES

ABORDES

le nucléaire

—

SUCCESSIVEMENT

:

:

La commission a manifesté son opposi¬
tion globale et unanime au programme de
construction de centrales nucléaires, à

l'extraction de l'uranium et à
tant civile qui militaire.

son

utilisa¬

Le Comité de Coordination

tion

Il

été

a

suivantes

proposé d'adopter les positions
(schématiquement) :

—

problème particulier
contradiction

La
—

d'exploitation de l'énergie nu¬
pas d'extraction de l'uranium,
tant que les problèmes (de sécurité,
de respect de l'équilibre écologique)
n'auront pas été résolus — s'ils le
pas

cléaire,

sont
—

dès
un

—

un

jour

;

aujourd'hui, lutter
moratoire de

favoriser

au

cinq

contraire

pour
ans ;

imposer

diversifiées, anciennes et nouvelles,
suivant le désir et

des
Il
pas

a

sous

le contrôle

populations concernées.

souligné que ce problème n'est
seulement technique, mais relève
été

d'un choix de société.

position générales et

:

P. MACLOUF

le Limousin.

ces

de

orises

le danger qu'il

y

aurait à réclamer en Limousin la

réappro¬
priation de l'uranium (« ressource natu¬
relle qui ne profite pas à la région »), sans
précision suffisante sur les positions de
fond du mouvement, a amené un vif
débat.
La

commission

n'était pas

des énergies

entre

:

là

une

s'est

demandé

attitude de

&lt;■

si

ce

gagne-

à l'opposé de l'état d'esprit dans
lequel on travaille autant que du monde
que nous voulons construire.
il a donc été proposé de demander aux
comités limousins d'une part de préciser
leurs positions de fonds, d'autre part de
petit

faire

un

travail d'information honnête

du mouvement.

sur

P. DESROZIFR

-

N.B.
Les camarades limousins concer
nés se proposent d'expliciter de manière
—

plus complète leur attitude au moyen d'un
texte qui serait publié dans le Bulletin du
mouvement.
—

le tourisme

:

Globalement, il

est

apparu

nécessaire

de faire tout un travail de démystification
portant sur les points suivants :
—

»,

les positions

E. FAVE

-

comment, sous le couvert de la
«
vocation touristique » du - Midi ».
se mène une politique de désertifi¬
cation du pays ;

quelle est la réalité économique de
l'apport touristique » ;
quel est le rôle effectif des congés
payés dans l'organisation capitaliste
du travail, et quelle idéologie masque
les rapports sociaux liés eu tou¬
risme. Cette idéologie s'appuie sur
un fait réel, à savoir que les
congés
payés sont une conquête ouvrière
Mais cette conquête est en même
temps une concession que la société
bourgeoise a su intégrer et récu¬
pérer.
Les objectifs suivants ont été proposés :
à long terme : lutter pour une ges¬
tion et un contrôle populaire occitan
d'un tourisme transformé, différert,
qui reste à définir ;

—

«

—

—

—

à

court

terme

lutter

:

contre

la

spéculation et la dépossession.
Pour cela, il

tiel

de

est apparu comme

développer

deux directions
—

vers

les

une

:

touristes

expliquer pourquoi
acheter
—

essen¬

information dans

terrains

et

progressistes :
il ne faut plus
résidences

se¬

condaires ;
vers les gens

du pays : expliquer
ne faut plus vendre. Et
niveau des SAFER et des

pourquoi &gt;1
lutter

au

Plans
liaison
Assemblée

Générale animée

pour

d'Occupation des Sols, en
avec
la gauche paysanne,
favoriser l'implantation d'agri

culteurs jeunes.

�viure al Pals

Ifolèm

problèmes particuliers

—

commission

La
tion

:

évoqué la ques¬

a

des projets d'occupation de
résidences secondaires (cf. Céven-

les débat a été assez vif, une
partie des membres de la
commission
y
voyant une action
nes)

;

bonne

réaliste,

peu

non

susceptible de faire

l'unité autour d'elle, les risques prin¬

cipaux venant du

parachutage

«

»,

liaison avec la population locale
concernée, mal comprise et vite
isolée.
Si la commission n'a pas rejeté
totalement ce type d'action, l'unani¬
mité s'est faite pour insister sur
sans

l'importance de la liaison avec habi¬
et de leur partici¬
pation.
Autre problème particulier, celui
des actions de viticulteurs contre le
tourisme. Bien que les principes de
solidarité restent acquis avec le
mouvement viticole, la commission a
souligné les dangers de déviations
possibles de certains mouvements
anti-touristes » en bloc, et insisté
sur le rôle de clarification que doit
tants et paysans,

«

assumer

Une

Commission

au

travail

VOLEM VIURE AL PAIS.
En cas d'événement politique hexa¬
gonal (élections à tous les niveaux —
municipal, cantonal, législatif — ou chan¬
gement important et soudain), une Assem¬
blée générale extraordinaire doix fixer
les positions du mouvement (soutien à
des candidats, participation à des élec¬
tions, ou autres). »
«

revendications et

—

vement

mou¬

:

s'est

commission

La

objectifs du
accordée

sur

la

nécessité de mettre en avant des reven¬
dications immédiates, même « réformis¬
tes », et des revendications à long terme,
que

l'on doit faire apparaître simultané¬
dans

ment

luttes.

nos

souligné l'urgence de mettre
sur
pied et d'approfondir des objectifs
crédibles à moyen terme, tout en préci¬
sant les grands principes, les principaux
axes de notre action (démocratie directe,
contrôle populaire
régional, etc...) au
moyen d'une charte générale.
En ce qui concerne les propositions à
moyen terme, on a longuement insisté sur
Il

la

a

été

seule

méthode

souhaitable

d'élabora¬

partir des idées de ceux qui sont
en
pointe dans tel ou tel mouvement
social (gauche viticole par exemple) et
sur
l'urgence (encore une fois) de les
diffuser largement, en essayant en parti¬
culier d'influencer les positions des orga¬
nisations professionnelles et syndicales.
tion

:

Des rencontres entre militants

secteurs

par

«

V.V.A.P.

»

professionnels sont donc

souhaitées.
—

exilés

faites

risques

«

nouvelle

:

ou non. A ce propos se
jour diverses ambiguïtés et

possibles

de collaboration

des

classes.
RELATIONS

EXTERIEURES

1° RELATIONS AVEC LES
DE GAUCHE

FORCES

«
Les comités locaux Volem Viure Al
Païs doivent développer toutes les formes

de contacts

avec

situation

est

attestée

les militants élus locaux

responsables régionaux des partis de
gauche, sur des thèmes ponctuels ; un
débat général peut s'engager avec eux.
et

kadi, la montée de l'autonomisme en
Corse, le développement des aspirations
populaires à la construction de l'Occitanie,
appellent une coordination entre les mou¬
progressistes de

ces

mesure

que progresseront nos

Lucien

peuples.

Dès maintenant, nous pouvons tisser
des relations que nous approfondirons à

libérations

Buisson

respectives.
«

Sans

autres

négliger les contacts avec les
peuples de l'hexagone, le secré¬

tariat de coordination
AL PAIS est mandaté

de VOLEM VIURE

Bals de Noce

des
politiques
progressistes
du
Portugal, d'Euskadi,
d'Espagne, de Catalogne, de Galice, de
Corse, de Sardaigne, d'Italie. Ces contacts
avec

pour entamer

les

forces

Soirée

Dansante

Sonorisation

aboutiront à la convocation d'une Confé¬
rence des Peuples de l'Europe du Sud au

printemps 1976 à Andorre.
.&lt;

crée

A cette
une

rieures

fin, VOLEM VIURE AL PAIS

commission des relations

auprès du secrétariat.

exté¬

»

En
ciation

revanche, toute relation ou négo¬
globale au niveau « hexagonal »
doit faire l'objet d'un mandat précis de

ANIMATION

«

discussions
COMMISSION

cette

les préoccupations géopolitiques du
pouvoir (« vocation méditerranéenne de
la « France ») ou de la gauche (conférence
des Partis Socialistes de l'Europe du Sud,
par exemple).
Le processus révolutionnaire en cours
au Portugal, la situation présente en Euspar

«

:

Il a été longuement insisté sur l'instau¬
ration de la priorité d'embauche des jeunes
sont

INTERNATIONALES

Il apparaît aujourd'hui que les liens
historiques, géographiques et culturels
qui unissent les divers peuples de l'Eu¬
rope du Sud prennent une signification

vements

problème particulier

du pays,

RELATIONS

2°

Lieu dit «FABE»

LE

-

Av. des

PASSAGE

-

D'AGEN

«

la coordination.

8

47000 AGEN
Ces deux

l'unanimité.

motions

ont

été

adoptées à

Pyrénées

�INDIANS DE TOTAS LAS COLORS

L'Alsace

temps de la Fête

au

Ô-.
Les

7 et

8

juin dernier, à Albach, près

de Mulhouse, s'est déroulé le 1"r festi¬
val de la chanson Alsacienne. Roger
SIFFER et le groupe GERANIUM tenaient
bien sûr le haut de l'affiche... Mais les
invités étaient nombreux : L'Occitanie, à
travers Claude MARTI, la Bretagne avec
Gilles SERVAT et GWELTAZ. Six mois
après la création du Front Culturel Al¬
sacien (« ELSASSISCHE FRONT », c'est
un
excellent prétexte pour examiner la
situation culturelle et politique d'une des
minorités les plus oubliées de l'Hexagone.

lés

STUD'ENTE », qui, dans les paroles
d'une de ses chansons, dénonce « les
«

jeunes filles qui prennent la pillule », et
les garçons qui ont les cheveux si longs
qu'on dirait des chimpanzés »... Effecti¬
«

douteux...

vement

A

prendre

terprétations douteuses, il n'en est pas
de même ià-bas, où seuls les fascistes
défendu

ont

journal
L'Alsace !... Tout en haut, à droite.
Inconnue, inaccessible, grise et figée dans
les glaces, comme tout ce qui se trouve
au

Nord d'Orléans. Voilà

un

peu comment

je me représentais la patrie de Roger
SIFFER, avec bien sûr en prime l'ima¬
gerie traditionnelle à base de bière, de
choucroute, et de coiffes démesurées
en

illustration

de

de biscuits...
ligne sauf sur la

paquet

Erreur sur toute la
distance
douze heures de train pour
découvrir Mulhouse
et sur... la bière !
—

—

Surprenante

verdoyante, l'Alsace
de l'Hexagone
où l'on trouve le plus d'espaces verts
dans les villes et de végétation volubile
vision

est certainement

dans

la région

les campagnes.

dans la campagne, à
Elbach, minuscule village des alentours
de Mulhouse, que se déroulait « la fête »
Une fête, c'en fut effectivement une,
souvent galvaudé, ce mot
sert qu'à désigner un vague rassem¬

alors que trop
ne

blement soporiphique de professionnels
de l'ennui communautaire... La musique
alsacienne doit être pour beaucoup dans
cette

réussite, transportant les quelques

4 000

personnes

présentes au cours de
ces
deux journées. Communion de la
musique, de la langue surtout, parlée
inlassablement en Alsace, par tout le
monde, citadins et paysans. Une présence
qui fait rêver les occitans, qui tient à
l'écart tous les étrangers.

affirmant par
la seule minorité

en

Lier

Pourtant,

biance,
jeunes,

Comme le

continue

la renaissance

de

l'Alsace

aux

chi¬

de la France, serait une erreur ». C'est
noté... Enfin, la situation économique de
l'Alsace, qui tout en subissant, comme
l'ensemble de l'Hexagone les contrecoups
de la crise, n'est pas aussi critique que
dans les autres régions périphériques.
C'est la proximité de la frontière qui
résoud le problème du chômage, résor¬
bé par les emplois allemands. Plusieurs
milliers d'Alsaciens passent ainsi chaque
pour aller travailler...
expliquant ce qui nous cho¬
que tant : l'absence totale de groupes
politiques progressistes défendant les
idées minoritaires, et l'improbalité d'une
évolution trop rapide en ce sens...
On comprend que le Parti Communiste

Tout

et

ceci

le Parti Socialiste s'en donnent à

cœur

joie, et récupèrent tout ce qui, dans la
création culturelle Alsacienne, se situe
un tant soit peu
à gauche...
LE

au

POLITIQUE

DROIT A LA CULTURE

milieu de cette chaude

am¬

des actions menées contre la centrale
de Fessenheim. Aucune intervention ne
sera faite à ce sujet, sauf par... MARTI !...
C'est que la « politique » terrorise ici tout
le monde. Le mot et la pratique sont loin
d'être exorcisés... A cela, plusieurs
cations : La première, c'est cette

expli¬
tradi¬
tion
réactionnaire
de l'Alsace, qui la
fait voter à droite depuis toujours. On
peut chanter alsacien sans pour cela être
progressiste !... exemple significatif, ce
groupe de musiciens et chanteurs, appe¬

en elles-mêmes les limites évidentes d'un
tel rassemblement : reconnaissance offi¬
cielle du fait culturel et historique Alsa¬
cien, reconnaissance du fait bilingue en

Alsace,

et

régionalisation du

centre

les Alsaciens peuvent aujourd'hui
permettre d'entreprendre ?...

que

Les seuls groupes qui interviennent pu¬

bliquement

qu'Alsaciens sont donc
culturels, qui se sont réunis
fonder, voici un peu plus de six
en tant

les groupes

plateforme de l'ELSASSISCHE FRONT
dénonce en premier lieu la colonisation de
l'Alsace par le « pouvoir centralisateur
Parisien et les groupes de pression poli¬
tiques et économiques qui régissent les
affaires Alsaciennes ».
Une affirmation dont il faut bien fixer
le caractère quasi-révolutionnaire si l'on

de l'immense bond en avant
qu'elle représente. Pourtant, elle appa¬
raît bien artificielle, car aucune stratégie
conséquente et en rapport avec tout ce
qu'elle détermine n'est ensuite élaborée.
tient compte

Loin

de

là.

Le

Parti

Socialiste, qui tire

sous-main les ficelles
aucune raison d'aller plus
en

du

Front,

n'a

Alsace
que ce qu'il ne le fait dans d'autres mi¬
norités, où pourtant la situation le per¬
mettrait

autrement

vite

en

!...

différents groupes, écrivains ou
chanteurs, sont parfois politiquement as¬
Les

de

Les

Wackes,

Musauer

groupe

de

se

re¬

cherche théâtrale communautaire, ont cer¬
tainement le plus de chose à dire sur la

question.

La

ce

éloignés les uns des autres. C'est
inévitable, mais cela ne suffit pas à jus¬
tifier le manque d'initiatives du F.C.A.,
dont la pratique s'est limitée jusqu'à pré¬
à
sent
l'organisation de deux fêtes...
Quant à ses revendications, elles portent
sez

radiodiffusion et de télévision de Stras¬
bourg. Peut-être sont-ce les seules actions

mois, le Front Culturel Alsacien.
LA

mélange harmonieux de
venus souvent de plusieurs dizai¬
nes
de kilomètres, et des paysans de
l'endroit, un vide, une impression curieuse.
Depuis plusieurs jours, 2 militants Alsa¬
ciens sont en prison, en représailles à
de

orientation.

de le faire,
ailleurs : « l'Alsace est
nationale de l'Hexagone.

»

mériques
micronationalismes
plus ou
moins gauchisants de certaines régions
de l'Etat Français, région dont l'histoire
se confond depuis des siècles avec celle

pour

EXORCISER

cette

ELSA

«

jour la frontière,

C'est justement

—

considération, aussi, le

en

lourd passé du mot « autonomisme », en
Alsace. Si « Volem Viure Al Païs » peut
ici s'en réclamer sans craindre trop d'in¬

Ils le disent d'ailleurs, assez
qui entraîne parfois quelques
grincements de dents ; comme à Elbach,
souvent,
où

ce

dans

un

tract

dont

la diffusion,

rompre

ils

ils

durent

inter¬

s'interrogeaient

sur la création culturelle : « défendre une
culture minoritaire opprimée, est-ce égale¬
ment défendre le droit à la culture de

qui n'y ont pas accès (ouvriers,
travailleurs immigrés de toutes
les régions) ? (...) Voulons nous chacun
(individuellement ou collectivement) délé¬
guer notre pouvoir de création à des re¬
présentants (choisis ou imposés) ou deve¬
nir maître de notre propre culture (auto¬
gestion culturelle) ».

tous

ceux

paysans,

Des questions qui touchaient les vrais
problèmes de cette fête.
Des
tôt se

questions

que

l'Alsace devra bien¬

poser...

Jean-Michel MARIOU.

9

�INDIANS DE TOTAS LAS COLORS

lancé cet

ont

appel à la solidarité. A nous,
d'y répondre, avec les autres

Occitans

peuples !

1zH2p£&gt;)(§&gt;

Q©[b(°)fè@j
mm,
Le processus

intolérable qui est

celle
aggravée
ces derniers temps par l'instauration de
l'état d'exception et avec l'imminence de
l'exécution que prépare le régime pour
Garmendia et Otaegui. NousL artistes, in¬
tellectuels et professeurs d'Euzkadi dé¬
nonçons
la
tentative
d'exécuter
Garmendia
et
Otaegui ; les attentats
commis contre l'avocat Ibarra, 'e curé
d'Ondorroa ;
la
mort
de
Gardoqui,
Marquenqui, Luis Arriola, Félicitas Lekeit ;
La

«

de

situation

peuple s'est

notre

encore

.

les attentats contre les librairies « Herriak » de Bilbao, et « Iker », la maison
du père d'Etchegarray... Les tortures et les

de regroupement et d'uni¬

fication de la gauche bretonne est en
bonne voie. En décembre 74, 5 mouve¬
ments et une revue avaient décidé d'en¬

unitaire. Il s'agissait
gager un travail
des
«
Comités d'Action Breton » de
STOURM
BREIZH
»,
du S.A.V., du
Parti Communiste Breton », de la re¬
vue « SAV-BREIZH
».
Un Comité de coor¬

mauvais

traitements

dination

mis

sur

pied ; des campagnes communes
gées contre les camps militaires et

permanent

avait

enga¬
pour

été

la

libération de KAOU PUILLANDRE, mi¬
litant accusé sans preuves « d'attentats
F.L.B.

En juin un pas nouveau a été
réunis à MENEZ-KAMM (Finis¬

».

franchi

:

tère) des délégués des C.A.B. [Comités
d'Action Breton], du S.A.V. (STROLLAD
AR VRO) et de STOURM
BREIZH ont
créé

le « Front Socialiste
breton
naire
».
Chaque

autonomie mais dans cha¬
canton des structures com¬
sont mises en place. Le « Front » a

conserve

que

aulogestionorganisation

son

vilie

munes

et

organisé dores et déjà pendant toute la
fin juin une série de meetings de sou¬
tien au peuple basque. Cet été le F.S.A.B.
oris l'initiative de nombreuses
rassemblements sur le thème :

a

et

ans

nets

fêtes
«

300

après, qui sont aujourd'hui les Bon¬
Rouges ».
souhaitons

Nous

Bretons

du

leurs

pour
ment

de

à

camarades

nos

F.S.A.B. le succès
initiatives et un
le

masse

maximum

développe¬

plus important possi¬

ble.

e

les camarades torturés et
sibles de la peine de mort.
ver

ceux

pas¬

Mais
en
Euskadi-Nord, sous oppres¬
sion française une situation irréversible
est

aussi

faisant
ciers

et

en

train

de

s'instaurer.

passer la frontière à
à leurs commandos

Roi,

les

fascistes,

ont

contribué

à

par

leurs poli¬
du

leurs

à donner aux forces Basques
che la possibilité de » percée »
et

statu-quo
d'obtenir

Christ-

attentats,
le

radicaliser

En

combat

de

gau¬
que le

vigueur leur avait empêché

en
ces

dernières années.

LIBERTE
Au

tenue

10

POUR

cours
en

EUSKADI

!

d'une Assemblée clandestine

juin, 200 intellectuels Basques

B) Dans les

de

et

nos

cités ;

les bandes fascistes

ficient

et

;

tout ce

qui est sciemment et systématiquement
caché par

le biais de la

de la

censure

après la décision du conseil des
ministres, qui a déclaré « matière réser¬
presse
vée

toutes

»

informations

les

concer¬

et les commissa¬

casernes

riats.

Aujourd'hui

13

mai,

total

un

approxi¬
les

de 150 personnes reste entre
mains des forces de l'ordre. Parmi
matif

mêmes

il

eux,

faut constater

qu'un nombre d'environ
mises en liberté par le juge

tice et conduites

arrêtées

dans

dans

Palais

du

les

de Jus¬

les locaux de

la

police.
: 30 personnes ont déjà
la prison de Basauri, parmi
lesquelles 10 sont entrées dans la pri¬
son sans être
passées par un juge.

C) En Prison

à

passées

le pays

basque.
Nous dénonçons enfin le fait que, dans
le cadre de l'oppression nationale à la¬
quelle nous sommes soumis (manque
total de libertés, persécution de toutes
nant

manifestations de

les

tionale)

identité

notre

ple.
Nous

exigeons

conséquence

en

:

immédiate de l'état d'ex¬
ception ; la liberté de tous les détenus
et le retour des exilés ; l'ouverture d'une
sur tous les responsables des
détentions, des dénonciations et des em¬

enquête

prisonnements ; la suspension immédiate
des juges, parce que nous considérons
que seul le peuple est capable de juger
et qu'il est aujourd'hui privé de ses droits
démocratiques les plus élémentaires ; la
liberté pour l'Euzkadi ; la dissolution des
corps répressifs et des tribunaux fascis¬
tes.

seul le peuple
peuple auquel nous
appartenons peut freiner immédiatement
nous

savons

que

la lutte de tout le

offensive répressive.

appelons les artistes, intellectuels
et professeurs d'Euzkadi, de Catalogne, de
Galice et de tout l'Etat espagnol à s'or¬
ganiser pour lutter encore plus dans leurs
secteurs respectifs et à manifester leur
opposition totale à ce que nous avons
dénoncé, et à affirmer leur solidarité

avec

la classe ouvrière et les autres couches
du peuple.

appelons aussi les organisations,
associations, institutions, professionnelles,
politiques, économiques, démocratiques
et progressistes de l'intérieur de l'état
espagnol comme à l'étranger à faire pres¬
sion
tous les moyens pour que
par
Nous

l'Euzkadi

sorte

ment grave

la

de

situation

Du

25

extrême¬

qu'elle traverse aujourd'hui

1) NOMBRE DE DETENUS
avril

1975, jour où

A)

TRAITEMENT

DES

DETENUS

COMMISSARIATS

ET

LES

DANS
CASER¬

:

Jusqu'au 8 mai, le traitement fut

normal sauf exceptions.

furent

Ainsi,

brutalement torturés

un

d'étudiants et de travailleurs de
Mondragon. De même furent battus un
groupe d'étudiants qui le 25 avril distri¬
buaient des œillets rouges dans les facul¬
groupe

L'annulation

Mais

2)
LES
NES

na¬

aujourd'hui, comme en
de liquider notre peu¬

on essaye

d'autres occasions

».

tés. Au moment de l'arrestation, ils por¬
tèrent un bouquet d'œillets que par la
suite au commissariat ils furent obligés

de manger un par un.
A

cette

la

époque,

en

à Ondarroa

mourut

suite

d'une

la

date du 28 avril,
veuve

de Leizar à

cardiaque surve¬
nue quand
la garde civile, enfonçant la
porte de son domicile, procédait à son
attaque

contrôle.

furent battus et torturés,
supposés de K.B.V.C., un de
ceux-ci après comparution devant le tri¬
bunal déposa plainte devant le juge d'ins¬
De

4

même

militants

correspondant.

truction

B) Du 8 mai à ce jour, les mauvais
traitements, les passages à tabac et la
torture ont été

la

norme

générale.
la Garde Civi¬

Aussi bien, la Police que

le ont effectué des contrôles massifs
dans
la
capitale et les villages de

Biscaye.
Tous

ceux

qui ont été transportés dans
la police ont été au mini¬

les locaux de
mum

battus.

Il

est

normal

de voir

les

liberté avoir les bras et les
jambes tuméfiés.
On indique que pendant ces journées
une
série de policiers masqués matra¬
quaient dans discrimination dans les
gens mis en

commissariats.
Nous publions ci-dessous le rapport re¬
mis à la presse internationale par des

:

fut décrété
total de

Avocats

Jusqu'au 8 mai, environ 200 personnes
ont été arrêtées. Depuis le 8 mai, 500

Basques relatif à la répression
Biscaye à la suite de la déclaration
de l'état d'exception, le 25 avril 1975.
Des
témoignages recueillis par des
gens de tous les âges, de 16 à 60 ans,

personnes.

l'établissent ainsi.

l'état
«

Sur le total des détenus,

:

nouveau

Nous

répression la plus terrible depuis
s'abat aujourd'hui sur nos frères
Basques qui subissent la botte franquiste
et espagnole. Les deux documents que
nous
publions doivent mobiliser nos
consciences et nous faire agir pour sau¬

A) En liberté

environ 500 personnes ont été mises en
liberté. Leurs séjours dans les commissa¬
riats ou les casernes ont varié entre 1
nuit et 17 jours.

dépendances

villages
l'impunité dont béné¬
nos

normaux

jusqu'à la mort de l'inspecteur Llorente
Ruiz, survenu le 7 mai. A partir de ce
jour, est apparu dans notre Province de
Biscaye un double pouvoir, dont nous
relaterons plus loin les conséquences.

les habitants de

Antonio

sont soumis

cette

La
1939

des détenus ont été

6 personnes,
ont été de

et

EUSKADI

les arrestations et le

exception

infligés à Goiburu,
Arramendi, Amilibia, le
père Tasio Erquicia ; les perquisitions, les
mises au cachot, et contrôles auxquels
Berasa,

«

«

Sauf

traitement

700

d'exception

au

personnes ont

13 mai

un

été arrêtées.

en

�INDIANS DE TOTAS LAS COLORS

Le 8 mai est arrêté le prêtre d'un quar¬
tier de Bilbao D. Anastasio ERKIZIA. I!
est
si
brutalement
torturé
que
le

9,

avoir même passé les 24 heures,

sans

il est transporté à l'Hôpital de Basurto,
inconscient et défigure. Les rad'"graph'es
été

ont

prises

qui montrent que l'infé¬
seul hémato¬
Aujourd'hui 13, les hémorragies se
poursuivent et l'on craint sérieusement
pour sa vie. Il a les reins détruits et les
de

rieur

son

corps est un

me.

B) Nuit du 8

A) Contrôle de la garde civile : Il est
de voir sur nos routes, des
contrôles permanents de la garde civile
arrêtant toutes sortes de
créant des embouteillages

véhicules

et

constants

et

la panique

dans la population.
Les moyens utilisés vont des barrières
jusqu'aux herses d'acier mises en travers

B)

Fouilles

—

Les

rent

Rodriguez Arias,
les

etc...

furent

Dépôt de l'Enciclopedia Vasca,
etc... : Les dommages produits
à 3 millions de pesetas.

d)

Horlogerie Agata
bombe

une

:
causa

qui

—

e) Club Landachueta

dégâts,
d'Ibarrola.
—

f)

les

tableaux

Villa

à

Plencia

Une

:

oombe

des

portants.
—

h)

Clemente

Magasin

bombe

:

-

dégâts.
C) Nuit du 9
—

au

—

bouclées,

contrôlées une à une, les bars
Toutes
les
personnes
qui

10 mai

b) Teinturerie Gernika
c) Editions Iker

D] Nuit du 10

n'avaient
pas
leurs cartes d'identité
furent emmenées dans des autobus et

—

transportées à la Plaza de Toros, trans¬
formée en prison, parce que les com¬
missariats

et

les

casernes

étaient

—

com¬

—

:

mitraillage.

—

les salles de fêtes
furent évacuées, et toutes les personnes
qui s'y trouvaient fouillées.
même, toutes

Les groupes des brigades spéciales par¬
couraient la ville arrêtant tous les pas¬

qu'ils voyaient

sants

les

pour

Il
mais

Les 10 et 11

mai apparurent dans toute
affiches avec les photogra¬
phies des policiers morts, ainsi que tracts

Mitraillé.

:

au

11 mai

:

textuellement

Les mitraillettes

«

ne

sont

pas faites pour briser des vitrines, mais
pour tuer, commençons à tuer ».
Le 12 à 8 heures du soir, eu lieu la
concentration
devant le gouvernement

entre 3 et 5

mille personnes.

DERNIERES

b) Bar à Mundaca

:

bombe

-

:

bombe

-

d) Restaurant à Campanzar

NOUVELLES

:

2)

Hier,

le 12 mai, trois détenus ont
l'Hôpital de Basurto, et

été transférés à

c) Bar à Ondarroa

dont

des

appelant à la manifestation patriotique.
On inonda la ville de tracts qui disaient

a) Edifice Public à Baquio mitraillé.

y a eu

ville

Les policiers mettent un masque
aux détenus pour qu'ils ne puissent pas
les identifier et qu'ils perdent la notion
de l'espace.

dégâts.
dégâts.

:

bombe

dégâts.

et

PATRIO-

1)

plets.
De

MANIFESTATION

dégâts.

maisons

évacués.

5) 13 MAI
TIQUE :

civil, selon des témoins présents et des
participants, l'assistance put être estimée

:

a] Mitraillage d'un bureau technique

de travail. Grands
—

Plusieurs témoignages assurent avoir vu
des jeeps de la police qui disparaissaient
des lieux avant que se produisent les

la

dégâts très importants.
gj Bar Gozon : Bombe et dégâts im¬

causant

exemple, le témoignage d'un

Innombrables

:

lesquels

parmi

Ainsi par

attentats.

Ils déposè¬
de graves

dégâts.

de Somera, Licenciado Pozas,

rues

c)

djscos,
s'élèvent

Les

jours qui suivirent le 8 mai, les
rues de la capitale furent ratlssées par
les brigades officielles anti-émeutes et la
police.

anonyme,

mari.

—

Expulsions.

—

sujet, il y a plusieurs té¬
la police, aussi bien

ce que

veilleur qui vit comment la 1500 de la po¬
lice escortait les voitures qui mitraillaient.

son

sont

—

Ratissages

ce

b) Librairie Herriak : Les vitrines
mitraillées. Is entrèrent à l'intérieur
du magasin, brisant les caisses enregis¬
treuses et tous les rayons de livres.

téléphonique

de mort

de la route.
Toutes les entrées et sorties de la pro¬
vince étaient contrôlées de cette ma¬
nière.

A

:

moignages de

menaçant

appel

—

fréquent

Les vitrines

:

mitraillées. Ils entrèrent à l'Intérieur

sont

—

:

Nota

:

la B.P.S. (Brigada Politico-Social) que les
gris, ont agi indirectement. Soit en escor¬
tant, soit en faisant disparaître le contrô¬
le existant au moment de l'attentat.

intestins sérieusement affectés.

3) ETAT D'EXCEPTION DANS LA RUE

9 mai 1975

au

a) Magasin de Zubiri

—

trouvent

se

que

3)

en

ce

moment sous

un

mas¬

à oxyqène.
A

quatre

entrés

occasions,

des

détenus

à

l'hôpital de Basurto avec
hémorragies et une fois soignées et
arrêtées les hémorragies ils sont retour¬
nés dans les locaux de la police. Il existe
une
collaboration entre quelques méde¬
cins et la police.
sont

des

d'autres actes de terrorisme,
ne connaît pas les détails

on

concrets.

les fouiller ou

identifier.

Bilbao paraissait être une

ville totale¬

occupée. Cette nuit-là, 370 person¬
nes passèrent la nuit à la Plaza de Toros.
La psychose de répression était sensi¬

ment

ble chez

chaque habitant.

»»aï*iï»î

lîjïjs
il!!::

ili

suif

4) ACTIONS PARA-POLICIERES.

.a****»

A) Nuit du 7

au

8 mai 1975

:

«IIIIIK

W

a) Pedro Ibarra Gueel. Intention de
séquestre. Pour le réduire, ils le passè¬
rent à tabac. Sa femme, sortant pour le
défendre, fut mitraillée, sans être bles¬
—

&gt;•

flIHU

taa»tu

fWMi

sée. Plainte a été déposée au Commis¬
sariat de Police, ainsi que devant le iuge
d'instruction n° 4 de Bilbao.

Magasin Txekia (propriété de la
Aya Zulaika) : Les vitrines sont
mitraillées, entraînant des dommages im¬
b)

—

sœur

de

portants.
c)

—

nes

Orient-international

mitraillées.
deux magasins

:

Les

vitri¬

sont

Ces

par une
par une

furent

mitraillés

Mini et une Seat 1430, escortées
Seat 1500 de la Police.

Attentat contre la Librairie MUGALDE

11

�En

Cultura

marge

du Festival de Carcassonne

J. ECHANTILLON et les Maux du Midi
Jacques ECHANTILLON est le nouveau directeur des Trétaux du Midi. Officiellement, il n'a pris ses fonctions que
juillet. En fait, cela fait plusieurs semaines déjà qu'il traaville au festival 1975, qui, de Carcassonne à Sète
et Marsillargue, résonnera cette année d'accents nouveaux. C'en est fini de l'élitarisme, des programmes en papier
glacé et du ton parisien que Jean Deschamps, ancien directeur, distillait depuis plusieurs années aux touristes de
passage. Jacques Echantillon, dès son arrivée, s'est mis à l'écoute de la région. Il explique ici les raisons de cette
ouverture et la façon dont il conçoit, à l'avenir, le travail de son équipe.

I

le 1"

i
1

1

I

Revolum

:

Le festival

de Carcassonne

déroule traditionnellement

pendant le
mois de juillet, à l'époque où les touristes
sont beaucoup plus nombreux à fréquen¬
ter la Cité que le gens de la ville. Alors
à qui s'adresse ce festival ?
se

Jacques ECHANTILLON
s'adresse

aux

Carcassonne.

:

Hé oien ! il
aux gens de

touristes et
Aux deux... Un

festival de

importance, qui se déroule sur trois
semaines, avec le nombre de spectacles
qu'il comporte, ne peut uniquement se
contenter du public local. Notre but, à
cette

long terme, est de personnaliser son
aspect en l'ouvrant le plus possible sur
la région. En admettant qu'on m'en don¬
les moyens, un jour, je ne veux pas
refaire un second Avignon. Le festival
ne

d'Avignon est un festival Parisien, fait
par des gens qui viennent de la capi¬
tale pour un public étranger à la région.
Ce que je tente de faire ici, c'est un
festival régional qui dépasse la région
par son retentissement. Cela prendra bien

gens de la région aux métiers du
spectacle, pour inciter les gens de ce
pays à s'exprimer chez eux ?

de

condamnés à Paris. Je suis de Grenoble,

j'ai voulu faire du théâtre. Qu'est-ce qui
s'est passé au bout d'un an ? J'ai eu le
choix entre

monter

à Paris

les comédiens
de repartir en Province.

Et bien sûr, tous
que

taire.

me

ou

ne

rêvent

de faire
de l'importation de créations Parisiennes.
Mais en tant que directeur du festival,
je prends mes responsabilités. Je fais
choix

invitant le Teatre de la Car¬

en

rièra et en n'en invitant pas
tres. Pour moi, la qualité est

tère.

C'est

pas

parce

six

Teatre

de

certains

au¬

le seul cri¬
qu'elles sont de

faire
R.

un

Nous

Les touristes formeront

ECHANTLLON

J.

:

Pour

part,

inadmissible...

Par

de

vue

différents. Car l'occitanisme, à

mon

avis, souffre avant tout d'être méconnu....
R.

Vous arrivez tout droit de Paris, ame¬
nant avec vous vos comédiens. Est-ce que
:

vous

serait

12

envisagez

une

la création

politique qui favori¬

occitane, la formation

Nous arrivons !

Re¬

Au point de vue théâtre, c'est une
région très riche, ce qui peut paraître
paradoxal, vu le manque de moyens dont
disposent les créateurs. C'est un bouil¬

qu'on
ça

toutes

vous

peu
mois ?

forces dans le festival,

vos

réservez-vous
vos

pour

interventions

«

sur

étaler »
les autres

J. ECHANTILLON : Nous n'avons aucu¬
subventions du ministère de la cul¬
ture. Nous en touchons une, minime, des
nes

historiques, à cause du ca¬
dre, et les villes où nous organisons les
spectacles, Carcassonne, Sète, Marsillargues, ainsi que le Conseil Régional nous
monuments

aident dans

la mesure de leurs moyens.
La part du festival et du reste de Tannée
n'est pas encore déterminée. Mais étant
Centre National

Languedoc Roussillon »,
des charges, qui
nous
impose par exemple, un minimum
de trente représentations par spectacle !
«

nous

Plus

contre,

faire, par exemple, une expo¬
les gens qui passent. Cela
peut au contraire créer un centre de
discussion qui permettrait de faire connaî¬
tre les problèmes de la région. C'est une
occasion de s'expliquer. Une
occasion
exceptionnelle de confronter des points

:

avez-vous

ici.

un

je

essayons de
sition pour

Claude MARTI, Le Teatre de la Car¬

:

fuser l'échéance du festival, c'était une
démission. Nous avons donc décidé de
le faire à tout prix. Le choix premier
étant l'ouverture sur la région, nous avons
donc vu un maximum de spectacles par

ou

distingue le tourisme ravageur et celui
qui fait vivre la région. Celui qui im¬
poserait une autoroute de 20 mètres de
large au pied de la cité me paraît bien
évidemment

R.

rièra, Guy VASSAL, comment
fait ce choix occitaniste ?

vous

une

ma

nous couvrons aussi
les pyrénées orien¬
tales, si différentes du reste...

tion culturelle durant toute l'année. Lancez-

partie de
votre public. Vous y comptez. Cette dé¬
marche ne vous paraît-elle pas contra¬
dictoire avec les choix que viennent de
faire les viticulteurs en lançant une cam¬
pagne anti-tourisme et le mouvement Oc¬
citan, qui s'y associe ?
:

Un

se trouve ici, pas ailleurs, et
aurait été très dommage de se
priver de tout ce qui existe dans cette
région.
R. : Vous êtes chargé d'un travail d'anima¬

dû

avons

difficultés innombrables.

grands écueils, c'est ce décou¬
artificiel des régions, qui fait que

page

que

un

venir.

des

impulser. Mais
nous
heur¬

nous

nos

ce

troupes régionales, dont le
la Carrièra, mais aucune n'a

désiré
choix.

à

pour

niveau-là,

lonnement extraordinaire ! Le choix occi¬
s'est imposé tout naturellement, par¬

dans le

auraient

de

surtout

ce

tan

spectacle qui puisse passer
grand théâtre. Seul Marti y pas¬
sera, avec Claude Nougaro, le
20 juil¬
let. Nous n'avons pas non plus un public
suffisant pour accueillir tous ceux qui
encore

à

même

J. ECHANTILLON

Il n'est pas question pour moi

un

là

sommes

tons

D'abord, je
ECHANTILLON
n'estime pas avoir été parachuté. Tous les
comédiens de ma génération ont été
Jacques

évidemment du temps. Cette année, nous
avons

peut pas satisfaire toute la région. Nous

pays que certaines troupes sont
nes
et
intéressantes. Je compte

ce

bon¬

par
moyens

contre, dans la mesure
mes
et de notre temps, favoriser les troupes
de la région. Ne serait-ce qu'au niveau
du nombre et de la diversité de nos lieux
de

d'intervention,
avons

ce sont

des gens dont nous

besoin.

Pour ce qui est des cours, des stages
de formation pour les gens d'ici, j'ai très
envie de le faire, mais je ne sais pas si
nous en aurons
les moyens ! Avec six

sept comédiens, assurer chaque année
quatre créations, le festival, etc., on ne
ou

nous
mes

avons

un
,

cahier

un

certain nombre de créations. Cela

pose

bien évidemment des problè¬

de salles

à

trouver, dans

suffisam¬

d'endroits...

L'avantage, par contre,
c'est, un peu paradoxalement une cer¬
taine garantie de liberté : De fait, les
Centres ont toujours dit ce qu'ils vou¬
laient dire, alors que le contrôle des vil¬
les ou des régions qui subventionnent
est beaucoup plus astreignant...
ment

En

règle générale, disons que ce qui
important pour moi, c'est d'animer
la région pendant toute Tannée. Si on
bouffe tout l'argent pour le festival, c'est
une opération
de prestige que je refuse !

est

�Cultura

se

Del 6 al 12 de julh, al licèu d'Egletons
vai debanar la Vena Universitat Occi¬

d'Estiu. Aquela universitat es estada
creada, fai ara 5 ans, per l'Institut d'Estudis Occitans, per balhar un material
cultural e de mejans d'accion als que
i venián estudiar e tanben per permètre
als especialistas de far lo punt sus la
tana

recèrca

mitan

en

occitan.

Cal

dire

qu'aquela manifestacion agèt un succès
pro grand per que, après aver recampat
450 participaires a Vilanuèva d'Olt, fus-

Universitat

quèsse decidit de limitar las inscripcions,
ço que fusquèt fèit a Valéncia l'an pas¬
sât.

Que

d'aquela universitat ? Lo
présida lo Comitat d'organipensa que cal ongan copar fran-

ne

ven

Lafont que
sacion

damb l'universitat tradicionala e
damb la ierarquia del saber per respondre a las questions simplassas que lo
monde se pausan :

cament

Occitana

concèbre
l'occitan ?
coma

—

quai tipe d'industriaiisacion

—

citània

de

Oc-

per

?

qualas son las questions prumièras
de l'agricultura occitana, e.c.c...

—

d Estiu

l'ensenhament

D'especialista vendràn dambe de dorparlar de las questions de l'emplec
(lo S. Frêche, vici-president del Conselh
Régional del Lengadôc-Rosselhon], de la
sièrs

proprietat rurala (los SS. Barta

Poux,

e

sendicalistas

et jornalistas d'Agri-Sud), de
l'amainatjament de l'espaci e de la granda
Aquitània (Tournerie), de l'industrialisa-

cion

en

Lemosin

(Martin),
Tôt

(Maclouf), de Fòs-de-Mar

e.c.c...

aquò

per ongan

per
:

un

trabalhar sul tèma causit
projèct

per

Occitània.

fèit », e cal ben reconéisser que duscas
arà, las idèias lançadas nimai los trabalhs
entamenats
dins l'U.O.E. an pas ajut

gaire de seguida.
Doncas, l'U.O.E. semblarià venir ara un
o un « foguièr », coma ditz lo
Lafont, ont los que volon trabalhar sus
la matèria occitana fan lo punt de lors
seminari

recèrcas

e

cèrcan de direccions novèlas

lor trabalh. Reven a dire que l'U.O.E.
aprestariá d'abòrd d'especialistas capables
per

Per copar

damb la ierarquia del saber,

lo

trabalh se farà en gropes e s'agira
mai que mai de s'apréner de metòdes de
trabalh per melhor téner la realitat occi¬
tana. Es previst tanben
lo sitèmi dels

Car le public de fond, celui sur lequel
je compte, c'est-à-dire le public régional,
se

fera

R.

:

les
ges

Est-ce que vous comptez rester

villes

ou

décentraliser

sur

les

dans1

villa-,

?
i

J.

ECHANTILLON

Complètement dé¬
C'est une proposition qui

centraliser !
fait bondir les

:

élus locaux, mais je
contenter des villes,

ne

des
théâtres qui peuvent accueillir les grandes1
troupes. Pour l'instant, c'est un problè-,
me d'outil, nous sommes prisonniers des
villes. On voudrait porter nos spectacles1
dans les villages, sans les transformer,
en sous-spectacles, en faisant des conces¬
sions
sur
l'acoustique, les éclairages,1
etc... Aussi, j'ai pensé à un chapiteau.
Mais ça coûte très cher à l'achat et à
l'usage. Cette année, nous ne l'avons1
pas. Aussi, sur les trois spectacles, nous
en avons
prévu un plus « léger », que
nous porterons très
facilement dans les
villages.
veux

pas

me

(

Propos recueillis
par
et

Jean-Michel MARIOU
Jean-Pierre LAVAL

:
cada dus jorns una amassada
generala farà lo punt sul trabalh fèit.
Aquela part del trabalh qu'es plaçada jos
la responsabilitat del Lafont se debanarà
l'après-mègjorn, lo matin damorant réser¬
vât a la « mesa en tren » lenguistica
qu'es estada benlèu la novetat mai importanta de Valéncia perqué, per délai
ios dialèctes, tôt lo monde banhèt dins
l'occitan e parlèt mai o mens occitan.
Per las seradas, coma a l'acostumada, se

ponts

pendant l'hiver.

(

i

veiràn

e

s'ausiràn teatre, cinemà

e

can-

de fornir d'utis de trabalh als militants.
L'occitanisme aurià atal sos tecnicians.

Aquela vista pot benlèu semblar un pauc
simplassa. D'unes diràn qu'es anar un
pauc viste dins l'anaiisi. Cal ben reconéis¬
ser
tanplan qu'es aqui una evolucion
normala per una universitat que d'un
biais
d'estagi pédagogie d'estiu que
s'adreçava a tôt lo monde, a deugut per
poder trabalhar convenentament limitar
las inscripcions, als que volián vertadièrament trabalhar dins un esperit occitanista
sancèr. Cal dire tanben que l'occitanisme
a besonh ara mai que jamai
de trabalhs
sériés e d'òmes que mestrejan la matèria
occitana.

çons.

Lo Lafont

pas qu'un centenat de
personas e pensam coma del qu'es un
bon nombre per trabalhar convenenta-

espéra

Solament se pausa alavetz la ques¬
tion de la résulta d'aquel trabalh. Lafont
vei mai que mai duas résultas : d'informacions novèlas per l'occitanisme que
seràn publicadas a la fin de l'universitat
ment.

poiràn atal servir als militants occi¬
tans
de
tota
mena,
segondament la
creacion de comissions permanentas de
l'I.E.O. a partir dels gropes de l'univer¬
sitat, per que se contunhe pas lo drama
de l'I.E.O. que lo Lafont resumis atal :
En déféra de l'U.O.E., res es pas
e

Caldrà tanplan resèlver la question de
l'utilisacion d'aquel trabalh, e en prumièr del fonccionament de l'I.E.O., çè que
vòl dire lo de l'articulacion de l'U.O.E.
damb las estructuras d'accion de l'occi¬
tanisme e que l'U.O.E. siásque pus
aque¬
la manifestacion forratot, qu'arribava
pas
a s'empeutar sus l'accion occitanista de

cada jorn.

que

M.

BERTOMIEUS,

entresenhes

balhats

pel

R. LAFONT.

«

13

�Cultura

VERS LA CREATION D'UN
CULTUREL OCCITAN

.

ambiguë et dangereuse,
vide à combler dans ce

FRONT

nous

avons

un

importantes. Le Front devra s'auto-finan:
ainsi par exemple les chanteurs

cer

sens.

verseront

(Gisèle Marti, Benoît Rivero et notre
ami Jean-Michel Mariou) a pris l'ini¬
tiative de lancer un manifeste oour un
«
Front Culturel Occitan ». Nous les
rencontré. Ils s'expliquent ici
avons
leur volonté de construire dès
sur
cet
été ce nouvel
instrument pour

décoloniser

libérer

et

notre

peuple.

\
Revolum.

Alors que le

—

mouvement

est aujourd'hui développé depuis
plusieurs années, pourquoi poser seule¬
ment aujourd'hui ce
projet de « Front
Occitan

Culturel

que

la

de

Occitane

culture

effectivement

a

besoin de parole retrouvé
Maintenant, depuis quelque
temps, la création occitane s'est enfermée
dans des schémas qu'elle s'est elle-même
fixés et on assiste a un certain piétine¬
ment, à une impossiuiiité de la part des
créateurs Occitans de dépasser ces sché¬
mas. Donc à une certaine époque il
n'y
avait pas besoin d'un organisme comme
le Front culturel pour impulser et regrou¬
per parce que l'expression occitane se
faisait sans problèmes. Maintenant nous
pensons que beaucoup de problèmes se
répondu à
des

un

gens.

Quel rapport aura le Front

idéologiques ? Organisationnels ?
R.

Au

—

niveau

individus,

Front

le

n'existe pas encore ; ce qui existe

c'est
membres

équipe d'initiative de 3
qui militent activement au Mouvement
Volem Viure al Pais ». Au niveau poli¬
tique il y a donc cette unité au départ.
Ensuite le Front Culturel, ce sera les
chanteurs, les hommes de théâtre, les
cinéastes, les directeurs de journaux,
etc..., ce sera tous ceux qui s'occupent
une

la

de

culturelle

vie

ces

Occitane.

personnes-là,

se

détermi¬

rapport à une base politique
progressiste élaborée au départ et cette
base politique est fort proche de « Volem
neront

par

al

Viure

vraiment
mesure

Pais ». Mais on ne peut pas
faire de comparaisons dans la
où le front n'essaye pas de défi¬

nir une société socialiste mais essaye
de définir une certaine conception de la
création artistique, qui doit être avant

politique. On

tout

place dès le départ

se

le terrain de la lutte

sur

pose

départ

au

que

aes

nous

classe.» ; on

sommes

un

A) TYPE DE FRONT
C-UL-TORHL

OCCÌTHM

10

pour faire
sortira un

de

%

leurs

tous

cachets

le Front. Chaque mois

vivre

Bulletin de liaison ronéotypé,
qui informera des actions entreprises et
de leur résultat. On y trouvera le cour¬
rier, la revue de presse, les débats inter¬
nes,

les propositions, le bilan des tour¬

nées

des chanteurs, troupes de théâtre
liaison avec les autres minorités.

la

et

«

Toutes

—

—

la Gauche Occitane ? Des rapports

avec

?

»

Simplement aujourd'hui, parce
pendant très longtemps, l'expression

R.

Revolum.

de militants Occitanistes

Un groupe

Revolum.
le

Front

«

R.
Front

Quand et où

—

L'Assemblée

—

va

être formé

?

»

de

formation

du

lieu dimanche 13

juillet à Ventadorn, à côté d'Egletons, donc à l'issue
a

de

l'Université Occitane d'Eté,

de

laquelle

Front

sera

Culturel

juillet

Revolum.

—

Campagnes
tique ?
«

R.
tive

—

chaque

à

Le

Front

pour

»,

cours

au

discuté le texte du
qui est envoyé début
créateur Occitan.
mènera-t-il

la langue

ou

des

la poli¬

Front Culturel sera à l'initia¬
s'associera à de nombreuses

Le

—

ou

campagnes avec
autonomistes

tans

les
et

mouvements

occi¬

socialistes.

,

\

|/flgj

posent.
Revolum.

Quel type de problèmes

—

?

R.
Il y a d'abord i'éparpillement et
la récupération. D'abord de type capita¬
liste et français tel qu'on la connaît jus¬
—

qu'à présent au niveau de la chanson,
le phénomène J.-P. Verdier évidemment
et d'autres qui
tendent à se préciser.
avec un certain « folklo¬
qui est une question depuis très
longtemps pour les autonomistes.
Il y a des écrits réactionnaires qu'on
voit surgir ici et là. La tendance au

Problème aussi
re

»

culturalisme

est

également fort inquié¬

tante.

L'éparpillement de toutes

les tentati¬

culturelles : On assiste à ce fait
marquant qu'un chanteur rencontre très
rarement un écrivain, celui qui fait un
journal rencontre encore plus rarement
celui qui fait de la peinture, etc... Les
créateurs occitans se voient, au mieux
ves

fois par an
versité Occitane
une

quand ils vont à l'Uni¬

d'Eté. Au niveau de la
cohérence d'une production culturelle, on
considère que c'est capital que les gens
!

rencontrent

se

Revolum.

Mais

—

il

existe, et depuis

1945,
organisme c'est
rapport le Front aura avec
un

l'I.E.O. Quel
l'I.E.O. ?

l'I.E.O.
a fait un travail énorme avec le peu de
moyens dont elle dispose. Il y a eu éga¬
R.

D'abord, il faut

—

C.R.E.O. qui, au
l'enseignement, sont très posi¬
très précieux.

lement la
niveau de
tifs

et

poser que

création

des

place, des
forces sur lesquelles nous comptons. Le
Front Culturel Occitan » n'est pas du
tout créé pour « démolir » l'I.E.O. Les
deux sont complémentaires. L'I.E.O. de
par ses fonctions, son statut, a au point
de vue politique, un rôle, qui est assez
L'I.E.O.

a

une

structure

en

organisme politique puisqu'on ne conçoit
l'art et l'expression artistique que par
rapport à une réalité qu'il faut -hanger.
Le

limité

de

14

fait

et

;

et

la

séparation

entre

culturel étant tout à fait

un

mouvement

d'ensemble qui se propose de
la réalité. En tant que Front

changer
Culturel
nous
prendrons des prises de position
politique (1), comme représentant la créa¬
tion culturelle progressiste Occitane.
Revolum.

—

Comment

voyez-vous

l'or¬

une

coordination

«

nents
au

Le

:

:

on

niveau

»

avec

des

souhaite que ce soit

oerma-

possible

financier.

Cette coordination

sera

chargée de tout

travail matériel, des contacts entre
le Front et les organisateurs de specta¬
cles. Cette coordination sera responsa¬
ble devant le « Collectif du Pront »,
c'est-à-dire tous les membres. C'est le
Collectif qui prendra toutes les décisions
le

ceux

en son nom, mais l'ensem¬
qui le composent prendront

responsabilités

en

Il
Front
dans

sens.

ce

laqueile i! pourra entraîner le mouvement
politique (contre le Félibrige).
Revolum. — La langue Occitane
t-elle une place privilégiée ?
R.

Front interviendra à propos

de
la chanson, du cinéma, du théâtre, de la
presse, des arts plastiques, de la recher¬
che pédagogique, de la création litté¬
raire. Il est prévu de mettre sur pied
R.

battra

se

y a par contre des campagnes que 'e
mènera à son initiative personnelle,

ganisation pratique du Front ?

«

politique

s'inscrit dans

Front

Il

ble de
leurs

—

On considère que

aura-

c'est une ba¬

taille prioritaire. On se battra pour l'Oc¬
citan à la Radio, à la Télé parce qu'on

la langue, c'est capital. Dans
Recherche péda¬
&gt;&lt;
gogique » se propose de donner à tous
les instituteurs les moyens matériels (fi¬
ches, textes, etc...) pour faire dans leurs
croit

le

que

Front, l'Atelier de

classes
la

le travail

langue, notre
Enfin,

rédigés
au

Interview

;

enseigner

les documents internes seront
entièrement en Occitan ;
le

le maximum
sens

occitaniste

histoire.

fait également
des stages ».

sera

cours

réalisé

par

dans ce

Joan Peire LAVAL.

�Cultura

ESTIU, FESTIVALS, Nos quitem
L'estiu,

l'alienacion

E sai que tanben
cia desalienairas

a

es

cimèl.

son

las
e

presas de consciénlas accions mai ener-

gicas. Solament caldriá pas trop comptar
sus la politica del piéger, qu'a partir d'un
certan
sulhet, las minoritats, energicas
qu'energicas, son trop minoritàrias per
poder cambiar res. La força de l'occitanisme es dins lo pòble occitan, dins sa
massa tant que n'i a una. Es per aquela
rason que, d'un meteis movement,
1) devèm fixar lo maximum de populacion occitana dins

2) devèm trabalhar

Çò
de
se
en

a

lo païs ;

desalienacion.

sa

subre quinas forças poirà comptar la
viticultura par las batèstas a venir ? Sa

quita riquesa

lo piéger dels reformismes, que de quitar
perdre per la revolucion occitana la massa
dels ornes que la farián, pel plaser d'ameIhorar... quauques rasonaments ?
FESTA,

voldriai

D'aiçò
las

tocant

UN MATIN, QU'I
MINORITARIS !

donar

una

SIAM...

illustracion

manifestacions viticélas. Sabi

pas se vos siatz mainats que, de manifestacion en manifestacion, la color occitatanista
del movement arrèsta pas de
crèisser ; mas tanben que, cada còp que
lo govèrn acôrda satisfaccion, los orators

dintran

plan

sajament

dins

occitana

sa

la

pòcba

e

revindicacion
i meton lo

dusca al còp venent.
Aital los menaires utilisan la paur — ara
mocador dessús...
segura
entre

—

qu'a lo govèrn de la conjonccion

lo movement viticél

e

lo movement

puèi daissan tombar. Mas l'ental que, cada còp, cal
es
aussar
lo ton s'om vòl pas faire rire,
al nivèl que cal
e
menar
son auditóri
per qu'aprove las declaracions occitanistas... e las rende crediblas e redotablas
pel govèrn. Dins aquela escalada, me
sembla que Maffre aja de longa l'iniciativa e que los autres, per pas demorar en
rè, fagan lo pas a sa seguida. E me
demandi se Maffre ten o non l'intelligéncia de la situacion : Es qu'es près bèl
primièr dins la mecanica, ara fôla, que
risca de lo ridiculisar quauque jorn coma
un
Marcelin Albèrt, o se sap ont va, e
se
servis d'aquel utis pédagogie sens
parièr per fargar una consciéncia occitana
en
espéra d'un Ferro!. A pas de mal a
o faire, que los vinhairons dins sa granda
massa
son
ja tocats per l'occitanisme
ambient mai que mai en cè dels joves
(de sos enfants !), e espèran pas, de la
part de sos responsables oficials (la
causa val endacèm mai, per exemple dins
l'electorat de gaucha), que la permission
de pensar çò que pensan, e d'o dire.
occitan,

e

traïnament

E ben ara,

diretz ? E ben

ara,

térni

a ma

que

capitals

davant la muralha

d'Aurenja ». Aquela rel'avèm avuda. Es Joan
Deschamps que la nos donèt, amb Mirelha
presentacion,
Calendau

e

çament.

va

que

prestar a totes

Tôt

aquò totjorn

ses

encara temps.

es la que riscam de conèisser tôt
l'an s'aquô dura. Très meses ont pas
solament los occitanistas, mas los occi¬

cion

siam

tans

sovent

minoritaris.

Lo

move¬

vinhairon s'èra dich de

paralisar lo
torisme coma avià paralisat lo païs quand
èra encara als occitans. Ara que los estrangièrs son los mèstres, es que va
poder téner sa promessa ? O es que va li
faire

quitament

a

culum

se quauque

barratge

la frontièra d'Occitània, mas

poste

Li

:

besonh d'aquel currilo remplaçar a aquel
sufis d'opausar a l'abséneia
pas
per

de la cultura occitana dins l'obra de son
davantièr de declaracions sus çè que el,
a la giscardiana mas de gaucha,
faire per un païs que... anavi o doblidar, li a donat sa femna !

tecnocrata

esperant, li cal menar un public
forçadament occitan. Compta puslèu
sus nautres per li atirar los toristas. Puèi
se passarà de nautres per aver los occi¬
tans.
De qué demanda un parisenc en
vacàncias ? d'occitanitat consomabla (1).
De qué demanda un occitan aliénât a lon¬
gor d'annada ? de parisianetat consoma¬
En

Pas

bla.

Aital

lo

cultura

la

de

tecnocrata

jèga e ganha dos cèps amb los occita¬
nistas, contra los occitans.

a

non pas

la fron-

Libre

Tribune

d'Espanha, podiá reténer en çò nèslo bakchich dels jos-desvolopats !

tièra
tre

vitse

li far tastar de nòstre vin,

riseta,

plan content
a

Glanum... abans de venir
a
del Théâtre du Midi. Echantillon

Director

E

la
sason
d'estiunos
dèna l'escasença
d'una repeticion : Très meses ont la situa¬

En

moment, il

ce

paraît urgent de

me

favoriser la création occitane, je ne sais
pas très bien comment, mais au moins,

VESEIRES... E PERVESEIRES

manière à ce que la langue existe
pleinement dans le monde moderne.

de

parlar dels Festivals, e sabi pas
perqué ai parlât d'aqueles festivals plan
del païs que son las manifestacions vin¬
haironas, qu'an de mal a mordre sus la
Deviái

sason

de

an

locala,

d'estiu. Los festivals d'estiu, eles,
mal a mordre sus la populacion

dison,

la mèrta-sason :
quarts de l'annada. I a res coma

coma

los très

e sus

animacion d'una passa per josjos-desvolopament d'Occitània a
longor d'annada : « Una vila somelhosa
pòt en quauqui jorns astrats semblar una
capitala de l'art viu. Lo public de provincia es educat (sic ! e esperatz de veire la
signatura !) Si gosts vènon mai segurs
aquela
iinhar

lo

aisits de satisfaire. Lo torisme
vertadièrament quicèm dins l'atmosfèra escarmonida dau terraire. Aqueli
o

mens

cambia

festivaus

son

una

granda èbra culturala

»,

1952 Robert Lafont. I avià
pasmens quicèm que lo cachava : « Lo
public régional es subrondat pèr un public

concluissià

en

d'importscion.

intelligent

Segur

(quand

l'esnobisme gasta pas si reaccions), mai
es pas Avinhon que i a après l'intelligén-

aquel article d'OC
: « Lo remèdi, lo
vese pas clar. Faudrà
de temps. Faudrà
multiplicar de grandi fèstas teatralas pèr
fins que i aga plaça pèr toti. Faudrà que
la premsa locala comprènga que son tra».
E, totjorn dins
(oct. 52), Lafont avoa

cia

balh

dialectica e a son aplicacion : Metam que
Maffre e los autres fagan pas qu'utilisar
l'occitanisme. Quand auràn pro obtengut
en fasènt marchar los pichons — per
poder eles s'agrandir del temps que los

di

pichons auràn contunhat de disparéisser,

que

—

pus

meteissa situacion ? Lafont somiava, gràcia a la mèda dels Festivals, a « la representacion monumentala en èc que Mistrau
aurià vougut pèr sa Rèina Joana

pòdi pas onestament
los menaires del move¬
ment. Solide que siam pas sus una basa
de classa, mas lo patriotisme occitan
pot menar, a travèrs la desalienacion que
s'opéra dins las massas vinhaironas, a
una opeion de classa dins los quites rengs
dels responsables — o a son remplaneciesa

una

ment

UNA

pas

lo flume apatrida del capital. S'èra
un fach que ne deguèsson arribar aqui,
caldriá suspausar darrièr las declaracions
occitanistas de ùoi un maquiavelisme o

lo primièr punt pòt far crentar

que

réformisme es virât a la revolucion
sabèm manténer los dos pretzfaches
relacion dialectica : Es que seriá pas

sera

dins

vassalisar

pas

es

d'adralhar

borgadas

e

a

Joan Vilar lo mond

di vilatges

Quand je vois ce qui se fait, toujours
sous-tendu par un passéisme déprimant,
quand je vois BARSOTTI faire sa chroni¬

la Marseillaise du dimanche,
des sujets du passé (le
dernier sur 1851), quand VASSAL, après
la croisade passe à la « Guerre des De¬
moiselles », avant de passer peut-être l'an
prochain au Carnaval de Romans, quand je
(que tu connais sans doute), quand je
vois une jeune troupe ici monter une
création collective tout en provençal et
dont la leçon principale me paraît être :
dans
toujours
que

«

Abandonné

pensar

Dieux,

sommes

nous

aux

entend d'ailleurs

On
vent

employer

autre

:

ce
sauver et

mot

un

:
cette

peu

reur

Je

question

suis pas

vraiment

autre

manquent,

tu

:

que

répand la ter¬

s'était vraiment abattu
ne

trop sou¬

défendre et cet

faire ? Comme si le mal qui

sur

nous.

désabusé, mais j'espère

chose. Hélas, les forces
connais la chanson, etc...

Amitiés.

P.S.

tornar

des

poubelles de l'histoire par les
promoteurs. » Bref, quand je vois tous
ces
producteurs qui relèvent du néofélibrige, et d'une nouvelle espèce de
maintenance, je me demande parfois ce
qu'il y a encore à défendre.

jetés

».

Riguem pas trop vite :
aurà lèu 25 ans e Lafont
de

sur

Aquel article
a

avut temps

lo problèma. Mas es

riscam pas de n'estre encara a

la

:

Il faudrait faire taire

en

roquets et lancer les chiennes

nous

les

de l'ima¬

gination.
André

BENEDETTO.

15

�Cultura

Remarcatz

als

plan

cantaires,

fau

que

pas

als conferencièrs

reproche
e

las

a

tropas teatralas de

se produsir pels toristas. Pòdon pensar que i a quicòm a faire
amb eles, que cal pas divisar la classa
obrièra (se son d'obrièrs parisencs que
los venon escotar !), o que cal popularisar

fòra d'Occitània la Causa Occitana, e que
los toristas pòdon n'estre los ambassadors...
Avèm lo drech de demandar que

serviga i

se

toristas

una

autra

pastura

li discors di guidas de nóstri monu¬
Volèm pas que se i faga un cors
de lenga d'òc, mai au mens qu'en quauqui paraulas se i diga en quin païs son
e la significacion dau passai ufanós que
venon contemplar dins si sobras » (Lafont,
ibidem). Lo « passât ufanôs » rempla¬
çât per las luchas grandas d'un còp èra
e mai d'ara, es
qu'aquô's pas çô qu'Echan¬
tillon prepausa per un pichôt canton del
que

ments...

Festival

de Carcassona,

la Tor Narbonesa ? Coma prepausa un recanton dins
lo programa per Marti-Nougaro e pel Teaa

de la Carrièra (aiceste, amb lo nom
de la tropa en occitan e lo titol de la peça

tre
en

francés,

un pauc coma

dins los jornals

diches occitanistas los titols en óc
tèxte en francés !)... Es que caliá
i anar ? Se pot discutir, coma se
cutis encara de saber s'au mens per
part, coma o escriviá Lafont i a vint

e

lo

pas

dis¬
una
ans,

lo torisme assegura la prosperitat materiala de tôt aquèu pòble ». Se pòt dis¬
cutir de tôt, l'important es que se dis«

cutiga.

Escupissi

sul trabalh dels
autres, e mai s'an pas las meteissas opcions que ieu. Se pòt qu'ai total, siaga
util, e devèm saber comptar amb çô que
se fai dins d'autras
perspectivas que las
nôstras (e que de tôt biais auriam pas
poscut faire) : N'i a de criticar, d'autras
de combatre. Per ieu en tôt cas, quand
Larnaud, del Centre Cultural de Lengadôc
me venguèt veire per me demandar d'organisar una animacion occitana per l'estiu, alara que l'ivèrn se passa dels occi¬
tanistas, lo mandèri pàisser.
pas

Reconeguem qu'Echantillon

es

tôt

plen

de bonas intencions. Mas de que n'es
amb Puaux, en Avinhon, qu'ofris un recan¬
ton al Teatre de la Carrièra ? De qué n'éra
a Montalban
? Las « enquèstas sul tarrenc
»,
d'un Benedetto a Montalban o
d'un Alranc en Cevenas sufison pas a

lo caractari popular d'aqueles
espectacles. En quichant, òm poiriá dire
que lo pôble occitan « escriu » aital la
peça, e que los borgeses e los toristas
la consoman... mai que mai quand cal
pagar 15 F l'entrada, çô qu'a pas pus
assegurar

res

veire amb lo Teatre de la Carrièra

a

quand èra pas encara subvencionat. Encara
un
côp, tôt se discutis, mas justament
que se discutiga ! Soi solid que cal prene
de riscas, mas las cal calcular, e quitar
tôt lo mond apreciar consi ne vira
puèi.
Cal plan vendre,
e d'un costat aquô's
—

se

vendre

e

mai

—

s'òm vol viure. Mas,

trache dels toristas, dels tecnocratas de la cultura o dels partits de
gaucha al poder s'aquò s'atrôba, cal esser
plan conscients qu'ôm deu satisfaire sa
clientèla, e remplaçar de côps « aquel
grand crit d'indepéndéncia » per un « grand
crit de libertat
que tôt lo mond pot pas
esser
que d'acòrdi aqui dessus. E que
que

se

»

s'ôm

deu rabatre de

ne

(atencion
ments

plan,
tres

16

son occitanisme
ôm pot pas tenir de rasona-

finir per i creîre !) — va
cal de sacrificats !
que d'au¬
mens, sus de basas autonèmas,

sens

ne
au

:

—

se

dènen de mejans, mai paures sai que,

independents

coma sas idèias,
ocitanisme pur sens estre intolérant.
mas

fins

qu'una residéncia segondària,

ara

residéncias, mai
rias...). Aquô son las

tras

ESPECIFICAMENT IEU O SIAI UN AUTRE

l'estiu. Coma
Es

pas

a

Montauban qu'anirai

«

De l'apartament logat a la residéncia
segondária, e d'aicesta a l'installacion dins

lo

païs

se

marca

tôt

l'interès

Marie Claire

cercar

aquel occitanisme. E me demandi plan
perqué lo Félix C. se vol mascarar (a
l'ocasion d'aqueles passa-carrièras sens
fin que s'i redusirà la pretendut festival
d'Occitània) en passejaire mut. Degun li
demanda pas de parlar. Son esperadrap
sus la boca simbolisarà
pas jamai que la
pega que se deurián metre tanben dins
los uôlhs los que voldrián far d'Occità¬
nia una môstra per toristas de passatge
als endreches estrategics ont los vendeires vôlon coma de
gorps. Per l'urós C.,
i a pas granda diferéncia entre vendre de
banastas sul Larzac e vendre d'espectacle bilingue plaça reiala, a l'intencion
d'una societat, coma ditz, « d'una estructura qu'es uniformément francesa, e non
pas especificament occitana ». Un côp
admesa aquela peticion de principi, se
pot interrogar pendent de sègles per
saber qun es lo suspôrt d'aquela literatura
(occitana) »... En esperant, lo
C. urôs vend d'art occitan (a suspôrt sai
que linguistic...). Enfin, poiretz totjorn anar
jos las arcadas veire, demèst los cantaires
escampilhats als quatre cantons de la
plaça, quin es lo que recampa lo mai de
public. Pel C., l'occitanisme es la fièira.
Dins l'immobilièr, sabèm de qué
dona.

creissent

dels estrangièrs per nôstre païs, que ne
fan lo seune dins l'exacta mesura que
quita d'èstre lo nôstre. Aital n'es dels
animators culturals. Dechamps aviá pas

a

la diferéncia de Vilar. Vassal, Echantillon
dison que sa residéncia principala sera
aici (son pas de mond a aver pas d'au¬

d'un

se

o
«

mens segondàretombadas » de

ditz dins

Maisons de

«

ôm s'en vai en vacàncias
quitant creire quòm poiriá ben tornar

en

pas

»,

jamai...

Quina

chança

per

aqueles transfugis de

la societat parisenca, de trapar aici d'occitanistas per li far lo lièch ! Promotors

culturals
«

e

immobilièrs, o badaires de
», plaçaires de non-violents
d'ecologistas gauchistas, sosteneires de
o

comunautats

candidats

«

nacionals

»

a

las

legislati-

vas.

Es
a

mancan pas, lo mond prèstes
evangelisar. E lo piéger, es que

que

nos

nos

«

comprenon

»,

que

son

per

nosau-

tres, per nôstas idèias, a condicion...
i

car

totjorn la virgula que sols, eles, pôdon
plaçar. E los trapas ara, los parisencs de
servici, dusca dins los acamps occitanis¬
tas dins los vilatges mai retirats. « D'à
a

fons

amb vosautres », a condicion que
demoretz dins la non-violéncia, o dins
Testât de natura (de cabras e d'ensalada),

o
que fagatz pas passar l'occitanisme
qu'après la Victoria del programa comun
o
lo passatge de la Nacion (França, de

que

al

cresètz ?

siam pas nacionalistas...)

socialisme de lor

capèla.

Alara, m'as comprés : que los estivaires
demôren al sieu l'estieu, e riscaràn pas
de s'installar al païs definitivament, eles,
e sa cultura d'importacion. E se n'i a
que
venon, que compten pas sus nosautres per
autra causa que los combatre, las

ajudar

s'occitanisar. Vertat es que serà dificil de
destriar fins ont
jol pretexte de se far
del païs — se servisson de nautres, o

a

—

�Cultura

Juli

CUBAINAS:
Orne de Dieu et de

Juli Cubainas

drech, qui-

pas avut

aura

pel jorn dels adieus definitius, a
l'omenatge que s'ameritava aquel grand
davancièr. Los parroquians de Conçois,
eles, se i enganèron pas, que saludèron
de son afeccion tròp visibla dins lo dòl,
lome de Dieu, e tôt simplament lo brave
tament

òme, l'òme.
L'umanitat seuna parlava dins sos uòlhs,
parlava per sas mans abans quitament que
parlèsson sas bocas — e es aital que
lo brave monde se figura lo qu'anóncia
la Bona Novèla : Segon qu'es escrich,
Aqui que mandi mon messatgièr a
«

l'endavans

»
las mans e los uòlhs, los
gèstes e la vida lançats a l'endavans de
la paraula, una paraula que sos poëmas
nos liuran dins una simplicitat malbiaissuda darrèr las réglas d'un classicisme peri—

mit.

Encara una maganha del paure Cubai¬
:
de s'estre endevengut amb un mitan de rimassejaires de jôcs florals que
l'embarrèron dins sos emmòtles literaris.
De qué sérié estât ôme de Dieu, desliunas

rat

que

d'aquel corset ? Se la poësia val çò
val l'òme, nos podiam esperar a una

ôbra d'una autenticitat e d'una prigondor
umana
qu'aurié marcat nostra literatura
d'un quicôm que s'i fa rare : Non pas lo
misticisme,, mas la proximitat, l'intimitat
amb Dieu coma amb los ornes e las femnas del terraire... un pauc fòra del temps

grand de l'istòria, mas talament présent
l'aspecte quotidian de la vida, que
plan mai los modèrnas isto-

a

tarabusta

Mas se Cubainas es grand, se i a un
ponch que fa que s'ameritava un omenatge a l'aussada dels pus grands de nostra
Renaissença, aquel omenatge qu'aguèt
pas, aquòs coma traductor. Es a aquel
titol que représenta per ieu un dels pilars

del

reviscôl

Vos aconselhi

de OC,

n° 197

rejonhon. Mas lo criteri es pas enlôc
:
Que s'agiga del vesin de trabalh,

del

retirât

o

de

l'animator

cultural

lo devèm considerar

mai,

mai

coma

occitanista.

dintrat,
Sabi

es

La

sola

pròva que
qu'apren nòstra lenga.

ben que
Mas es

camins.

i vau
aquò
estrangièrs

dels

pas
o

per

i

quatre

l'invasion. Cal
çò que deman-

dam pas, es vertat, als occitans. La carta
d'identitat de l'estrangièr es son occitanisme, la carta d'identitat d'un occitan

naissença. Aquò dich, un

es

sa

es

totjorn

e

i

de trabalhar ensemble

a

un

ôme,

a

enemic
totjorn mejan

d'autres

pretzfaunidimensional. Mas
sul terrenc de l'occitanisme, confondem
pas amies e enemics. E mai quand l'ene
ches, l'òme

mic

de legir, dins lo
l'article-programa

l'utilitat d'una
majas obras
latinas. Es tanben lo
condensât d'una experiéneia ja vièlha de
reviraire. Car, a la diferéneia d'autres que
definisson lo trabalh (dels autres) abans
d'aver mesa la man a la pasta, Cubainas
avié publicat tre 1930 las Georgicas de
Vergèli e los Sants Evangelis, en 1932.
de

a

las

Una

lenga pervesida de sas traduces una
lenga arribada a
sa
majoritat e que deu estre presa al
sériés
:
Aquò's per Cubainas una ques¬
tion de dignitat. E, sus aquel ponch, mina
de res, fa la critica « d'un sègle de felibritge » (e de detz ans d'I.E.O., qu'a pas
fach melhor) : « Entre los fervoroses
de la lenga d'òc, tantes i n'a que la
practican e la coneisson coma cal e que,
del mai, an del latin, del grèc, de las
lengas orientalas, una coneissença prigonda que n'ai pas ieu, e poirién, aqueles, nos donar dins d'obratges definitius,
«

cions classicas
»

trabalh

un

reng

menât

amb

metòd

e

per

son los pretenduts occitanistas de
facultats de letras, sembla dire Cu¬

vos

fa

es

pas

bèl-bèl.
Joan

LARZAC.

:

E vertat

das

coma

son

pas

trabalh...

titol

ni

Las
tôt

lo

es

que, per
e la

las revira-

pel diccionari
los facultards

un

per

gramatica,
qu'an fach lo
trabalh que rapòrta ni argent
far carrièra !

Georgicas, lo cant IV de l'Eneïda,
Novèl

Testament,

lo

libre

los

Salmes/de Tobias,/e, inediches, lo libre de
Jòb, l'Exôdi... en revirant aqueles darrièrs
libres, escriches dins l'Ebrèu que possedissié pas, Cubainas mostrava plan que
l'important de son messatge èra l'ambicion mai encara que los mejans. Çô que
nos

ornes

que

simbolizan lo mes¬
Andrieu Lagarda e l'abat

ieu

per

satge retengut

nostra

:

Lafon.
Vertat es que los temps an cambiat, e
que se pot pas prene lo problèma de la
revirada coma en 1930. Benlèu un jorn

reprendrà l'ambicion d'una integrala en
dels classics, e çô que Cubainas
desirava coma titol de noblessa per la
lenga d'ôc, se i avèm drech un jorn sera
coma
un
coronament : Es per d'autres
camins qu'aurem impausada nostra digni¬
se

occitan

Avèm

tat.

pas besonh que
passar à nostra

nôstres ene¬
lenga un exa¬
men de letras classicas per far reconèisser nostra venguda a la majoritat. Mas si
ben qu'avèm totjorn besonh de reviradas
per nôstre usatge personal, per ■&lt; enriquir »
nostra lenga, coma disié tanben Cubainas.
E Lagarda es un dels sols a o aver
comprés. Ça que la, se tôt lo mond es
pas romancièr, quantes n'i a que poirién
far coma lo bon canonge de Conçois, que
mics

fagan

revirèt

Romeo

e

Julièta

coneisser

sens

de saber se volèm
viure dins nostra lenga, dins nostra closca, o dins la del francés cultivât. A, se
cadun prenié la pluma per se revirar,
pas que per el, las ôbras quêaima legir
e tornar legir de longa ! Auriam lèu una

l'anglès Lo tôt

es

bibliotèca universala en manescriches que
caldria ben forçar los poders publics a
ne

subvencionar quauque jorn

cion

la publica-

!

Viure

en

occitan

las

escasenças mai
exem¬
e lo

importantas de la vida, coma per
ple, per un crestian, la pregària

».

un

qu'a pas donat de pròvas
que s'assimilava. E
la sole pròva de
l'assimilacion, es que dintre dins la baenemic, tant

exigir

d'Alibert

costat

Ont

mai

es

1955,

consagrèt Cubainas

que

bainas

testa

A

lenga, abans Espieut
lo prosator.

totes

a

en

traduccion occitana
classicas grècas e

las

que

occitan.

lo restaurador de la
e Bodon lo
poëta e

rians.

nos

dignitat

desfauta

es

de voler. Entre

la fé

e

culte

:

Se totes

faguèt Cubainas,
mènis,

d'autres

presa coma o fa
pats a l'entorn
liturgia en lenga
Bíblia !

Parlavi

d'un

ne

fasién tant

coma

ne

dins d'autres doperlongavan son entrela cola de prèires acamde l'abat Lafon per la
d'oc, o la revirada de la
e

se,

omenatge

qu'a

pas

avut

l'abat Cubainas : Plorem pas sur la messa
de sas funeralhas, que foguèt pas solament celebrada en occitan ! Dins lo fons,

d'omenatge,

Juli

d'autre

nostra

sieu

que

messatge, e

Cubainas

ne vòl
pas
al seriôs del
l'ôbra de nostra fe !
presa

J.L.

l'òbra, la volontat, cadenon indispensable
entre lo saber e lo faire. Messatge de
meditar a l'ora triomfanta dels espepissaires

apuntats.

M'estoni pas qu'aquestes siaguesson pas
nombroses e sarrats a l'entorn de
l'atauc del grand ainat : « De qu'avètz
fach de mon messatge ? » aurié sem¬
blât lor dire. Mas èran aqui ,a costat
de Toulze, son escolan en poësia, a costat de vièlhs companhs coma Molin, dos
estais

17

�LIBRES...

ESPECTACLES...

DISQUES...

IBRES...

DISQj

Corrier dels Legeires suite

Nos cal mençonar

parole soit jugée (dans la

où il

mesure

y a parmi vous des juges et des flics, ce
que je crains), mais je refuse que ma vie
le soit : ma parole est soumise à qui elle

s'adresse,
libre del Miquèl Ròcabèrt « Cita¬
delles du vertige » deu tornar paréisser
dins una segonda edicion en çò de Privât.
Sortit, fai 9 ans, se trobara pus. Los
Lo

apassionats d'istòria e particulariament de
l'istòria de la resisténcia dels catars occi¬
de las Corbièras

tans

succès

regaudiràn del

se

d'aquel libre.

L'I.E.O. de Vauclusa ven de

publicar

una

peçòta realisada pels paisans de StaMargarita damb los escolans del licèu
de Carpentràs.
Una iniciativa que pòt servir d'exemple.
A comandar a la seccion I.E.O. de Vau¬
clusa « La Caç dins Ventor ».

paréisser lè,
un
disque 45 torns
e en çò de Revolum
Per

espandir
possibilitats d'intervencion occitana
nôstre païs.
Senhalam
tanben
las Edicions
que
Revolum van tornar tirar lo disque de

las
dins

Martina

Centre
l'Universitat

Í la Viadena

£ la

Occitans

de

:

P.-Valéry de Montpelhièr \
lançar dins l'entrepresa granda j
de publicacion d'un « Tresaur de la !
lenga occitana ».
Los que voldriàn trabalhar a aquela
òbra pòdon préner contact damb :
J.M. Petit, lotissement « Le Bosc »,
Clapiers - 34170 Castelnau-le-Lez
vai

se

la Complainte de Montségur »,
ven de publicar &lt;■
La
chanson d'Esclarmonde de Foix, parfaite
cathare »
Obra de 80 pp., illustrada
per Francesa Berthome, a comandar a la
Après

lo Joan

DARIEGE
—

-

87007 Limoges,

Lo Centre Internacional de Documen]
tacion Occitana recampa libres e do-1
cuments

tocant

voldriàn i
von

Occitània.

Los

que

depausar d'obratges los de-

[
&lt;

mandar a Ci.d.o. :
Hôtel Lagarrigue,

place Pierre-Semard, 34500 Béziers
Enfin,

■■
lo Parisenc en vacanças » la
dessenhada parescuda dins Vida
Nòstra l'an passai vai poder sortir. S'adrei-

banda

çar

al jornal

per tota

comanda.

Un dorsièr sul tornatge
Una

?

«

Bodon, lo

»

de

«

mes

petites

del J.-Eustache.

presentacion de « Farrebique ».
presentacion de criticas de films
estrangièrs...
Adreça : D. Begard, Bât. D, Le Parc
Una
Una

Reichert,

de Pèira, lo

Nadau.

Marcèu

Los

Perlinpinpin

Foie

réponds

Belvés

en

et

e

!

V.N. Revolum
una

pa-

1952,

al

11

d'agost, XXIVe

dedicat

a

la

musica

Weissenberg,

l'orl'ordel
los
pia-

de

Universitat Catalana d'Estiu
debanarà a Prada en duas sessions de

se

10

Vllena

jorns.

20 al 30 de julhet son previstas
plaças per una session mai que mai
lenguistica, filosofica e artistica.
Del 20 al 30 d'agost, 1 000 participaires
poiràn trabalhar sus las matèrias las
mai divèrsas
:
lenga, economia, dreit,
medecina, agricultura, minoritats etnicas,
psicologia, pedagogia, e.c.c.
Dreits d'inscripcion : 80 F, frais d'estagi : 322 F (28 F per jornj. A mandar al
S.
Josep
Pons, carrer
dels Ocells,
66350 Toluges.

Del

400

La

Rosina que sera en Soissa de 26
junh al rr de julhet e al Festenal
de Montalban lo 4 de julhet damb lo

de

Eraut,
19

a

lo
St-

Amans-dels-Costs, dins Tarn, lo 20 a
Casais dins Oit al Festenal Internacional
Fôlc, damb lo Marti e los Perlimpinpin
e
lo 27
a
Salas-de-Ceron
Tarn
dins
abans de
tanha.

partir

Restacats

al

per

la Còrsa

e

la Bre-

Centre

Dramatic

del

Lengadòc-Rosselhon, lo Gui Vassal e sa
companhiá van damorar a Alés. Esperam
qu'aquel retorn al pais del comedian
e
meteire
en
scèna permetrà l'espandiment
macion

pellier.

dins

de
de

la cultura occitana e la fornovèls comedians en occitan

lo pais.

arma

de

vertat

Suberrocas

et

ses

parues

»,

parue

&gt;&gt;,

Cançons
alentours de

aux

«

Manciet
et
calibre. Si j'ai

les continuateurs (en occitan) de
qui pratiquaient (en français) la chan¬
dite militante et engagée, avant 68.

J'étais de

l'organista
Xavièr Darassa, del trompetista Albèrt
Calvairac, Flenryk Szeryng, lo violonista.
La

stimulé

envie d'écrire en occitan.
ces
poètes sont : les
l'auteur anonyme du Boier,

derniers. J'en suis encore,

ces

quand je chante. J'estime

«

A.

poètes occitans

aux

suffisamment

quelques autres
de ce
« profité d'un travail
accompli », c'est du leur. Les chanteurs
ne m'ont pas stimulé : je les connaissais
trop avant qu'ils ne chantent puisqu'ils
son

fèsta occitana

Damb la participacion ongan de
quèstre ■&lt; Pro Arte » de Munie, de
quètre dels « Solistas de Zagreb »,
Northern Symphonia ». Entremèg
artistas, relavam : Ch. Eschenbach,

nista,

m'a

étaient

la fidelitat al Pau Casais.

a

hommage

l'œuvre

1935,

Dordonha.

Del 28 de julh
festival de Prada,

:

mauvolentas

Esquieu.

Lo 13 de julhet,
tronarà damb WAP
a

disque en occitan, de « profiter
accompli par les autres ». Je

un

du travail

en

grope

26 de julh, Festa del Capdet a StClar de Lomanha dins Gèrs damb los

de

j'ai fait

troubadours et
Nelli et son «

damb

Brise Pied...

des Roses, avenue St-Lazare, 34000 Mont¬

18

de

Fèsta

de Mma

participacion

2° « La table est mise et le menu est
somptueux. » Tu m'accuses, parce que

pour me donner
Pour tout dire,

»

presentacion

amoureuses

de

3ena

Marti e la Jacmelina.
Lo 10 serà a Meselha dins
13 a Belvés en Dordonha, lo

Lo n° 3 de Cinoc es parescut. Aquela
revista ven de mai en mai compléta e
interessanta. De relerar subretot :
Un
dorsièr cinéma latino-american :
coneissètz

la

dire, dis-le. J'expliquerai.

dont

St-Amans-de-Cèts

M. Vermerie, Rosina

«

Clau Lemosina. B.P. 265
Cedex. Per 30 F.

a

per¬

rapport humain, pour moi, le sens prime
le signe. Si tu ne sais pas ce que ça veut

Je rends

Mandragore, los Perlinpinpin Fòlc, los

de comandar al
B.-Milhaud, 34000

d'Estudis

agotat.

ara

n'est soumise à

vie

ma

Question d'éthique. Question fon¬
damentalement politique aussi : dans le

sonne.

ceux

Montpellier.
Lo

senhalar

Tornam

r

novèl reculh : « Dire son si ».
Pretz de soscripcion :10 F.

bd

Rosina de Pèira

e

Animacion

Senhalam tanben la paurcion lèu d'un
antologia dels trobadors : « Trobadors
al segle XX », que coma lo ditz lo titol
se
prepausa d'actualisar la poesia medievala. Pretz de soscripcion : 25 F.
Léon Cordas, après 10 ans de silenci
coma
poeta, ven de far paréisser un

son

de Claudia Galibert
disque 45 torns de

un

Jacme Latornariá.
Dus novèls cantaires que van

'

Los 2 obratges
Léon Cordas, 32,

çò de Ventadorn

en

certaine

ifiSj

les

que

chanteurs

dans

une
occitans

profité du travail accompli » avant
chanteurs français « engagés ».
foutrement bien fait, le pire,
pour un travail de ce genre, étant que
personne n'en profite, et qu'il demeure
ont

«

68 par les
Et ils ont

stérile.
Je

répète

accusation

ploite et

que

répugnance, car ton
paraît basse, que je n'ex¬
je n'ai jamais exploité le

avec

me

courant occitan.

cord

Etant donné

mon

désac¬

la plupart des organi¬
sations occitanes, je n'ai jamais participé,
cherché
à
ni
participer, par souci de cohé¬
politique

rence,

à

avec

aucune

tournée,

à

aucun

tour

de chant occitan. Mon

disque — discrète¬
ment fait, discrètement sorti — ne me
rapporte rien : ni argent, ni notoriété,
Aussi bien je ne l'ai fait ni pour l'argent
ni
pour
la notoriété, mais pour le
plaisir
de
quelques
chansons
par¬
tagées (un flic sait-il ce que c'est que
le plaisir?). J'ai parlé pour le bonheur
de dire en occitan ce que je dis d'une
manière en français. En occitan
autre
parce que c'est la langue des miens, sinon
la mienne. Encore une fois c'est ce qui est
dit dans ce disque qui doit être accepté
ou pas, selon les goûts et les
opinions.
Je refuse de me soumettre aux procès
Je
d'intention.
refuse de demander à qui
que ce soit un certificat de bonne conduite
occitane avant d'avoir le droit de parler
occitan si ça me chante. Bref je te dis
affectueusement : j'emmerde tous les pro¬
cureurs du
monde, ceux de l'Etat, de la
révolution, de la culture et de la contreculture (ils sont partout, hélas. C'est ce
qui rend les libérations si difficiles).
Enfin si tu veux me combattre, je t'aver¬
tis : je refuserai le combat, parce qu'il
en est d'autres plus urgents. Parce qu'il
est des
récupérés », des récupérateurs
et des mécanismes d'oppression infiniment
plus dangereux que toi et moi. Tu devrais
un peu sortir de ta chapelle pour les voir
de plus près.
«

Salut.

sL.I.U.U.

mesure

Henri GOUGAUD.

�QJES...

ESPECTACLES...

PRESSE

D'OC

LA BUGADA

ET

D'AILLEURS

[90 imprimerie « LE DRA¬
GON », 9, bd Kennedy, 83000 DRAGUIGNAN, 2,50 F],

da

:

Toujours aussi intéressante, « La Buga»
commence à prendre l'essor qu'elle

mérite.

Des

articles

très

intéressants,

conception très juste de l'ensemble
du journal. Tellement positif, que pas
mal de personnes vont s'inspirer de cette
expérience pour créer d'autres journaux
régionaux.
Dans le numéro de mai-juin, des nou¬
velles du Larzac, de V.V.A.P., de la forêt
dans le Haut-Var, de la Viticulture, et un
éditorial qui ressemble étrangement à
celui,
écrit
par
MARTI
pour
le
une

«

TOCSIN

»...

ENBATA

:
[14, rue des Cordeliers, 64100
BAYONNE, 1,50 F],

L'hebdomadaire
bata

»

est

un

politique Basque « Enorgane de presse très pré¬

la connaissance de l'actualité
du mouvement Basques.
Dénonçant sans relâche le terrorisme
fasciste du gouvernement espagnol et de
ses polices parallèles, &lt;■ Enbata », qui en
est à son n° 354, donne sur huit pages
cieux

pour

et

un

reflet de la lutte de

nos

voisins atlan¬

tiques.

LIBRES...

DISQUES...

MOSTRA :
Réalisée par Félix CASTAN, ce ■&lt; jour¬
nal », « pour une Occitanie expérimen¬
tale », se veut une chronique à plusieurs
voix. André Bénedetto et Bernard Derrieu,

LUTTE OCCITANE

Occitane

»
fait
les seuls, dans

«

situation

qui exploitera le sous-sol breton ? »
préoccupations que nous connais¬
sons. Un détail, pris sur la carte publiée
par « le peuple Breton », et qui inté¬
ressera
peut-être certains militants Oc¬
Des

catastro¬

citans

la fait vaciller entre vie et mort, ne per¬
pas

ce

genre

de

«

mescladis

tant

:

Les

Bretons ont l'air d'avoir

d'uranium

»...

du Midi, le
des Comités d'Action Vitine brille pas par ses analyses. Seul
intérêt, les chroniques tenues par les
dirigeants du C.A.V. qui permettent de
se
rendre précisément compte de la
température. Pour le reste, parfois quel¬
organe

cole

que

nous

J.M.M.

tLECTRO

Iaénager

Brandt

Réfrigérateurs
Ets.

BENECH

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32,

rue

des Arts

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-

Cuisinières

21.05.35

au¬

!...
ViURE A L'ESCOLA : [Milian Miquel, escola, 11 Fraisse-Cabardes, N° 1 - 2F)
C'est le supplément au bulletin du
groupe de l'école moderne de l'Aude, un
indispensable outil de travail pour insti¬
tuteurs honnêtes. Des contes,
des his¬
toires, et des expériences sur un ensei¬
gnement occitanisé.

L'ECHO DES CORBIERES
Racheté par la Dépêche

pseudo

travail. Ce sont bien

l'organisation.

«

phique de cette région d'Occitanie, qui
met

son

PEUPLE BRETON : [B.P. 304, 29273
Brest, Cédex, 2 F],
Mensuel de l'U.D.B., qui titre ainsi son
numéro de juin : « Transocéan, la bagar¬
re, Vietnam, la victoire », au sommaire,
la charte de l'U.D.B., et un dossier :

:
[Hebdomadaire Cévenol d'in¬
formation].
La perpétuelle contradiction de Clinton,
le rend à mon avis aussi dangereux qu'un
journal atteignant la crapulerie d'un
Cévennes Magazine ». On ne peut pas
d'une part ouvrir ses colonnes aux occitanistes, et imprimer des tee-shirts « Les
Cévennes, j'aime », que l'on vendra cet

La

[B.P. 2138, 34026 Mont¬

LE

CLINTON

touristes.

:

pellier, Cédex, 3 F],
Beaucoup de bonnes choses dans ce
journal. Des reportages très intéressants
sur les luttes qui se développent dans la
région. L'équipe de rédaction de « Lutte

vrir...

aux

concernant les

manifestations.

mouillés jusqu'au cou dans l'affaire, sem¬
blent prendre très nettement leurs dis¬
tances, et on les comprend, à la lecture
du n° 0, si toutefois on a réussi à l'ou¬

été

photos intéressantes

ques

ESPECT/

-

31000

-

Télévision
TOULOUSE

�Vous voulez êtreî

#

tenu

économique, sociale

l'actualité

courant de

au

«del : 3aïs.»

polîtîqu e

et

Vous désirez connaître le bouillonnement artis-

*

tique et culturel qui
toute

Vous

#

cJéferle

&lt;

lésormai s

sur

l'Occitanfe.

êtes

véritable

conscients
presse

deì

nécessité

dune

totalement

indé-

la

occitane

pendante.

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Nouvelle
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Dépôt légal

:

adresse

T OULOUSE

Juillet 1975

B. P. 2 1 3:

:

:
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les&gt;

Mensuel

Kiosques

Si0 F
C.Ç.P, Vida Nostra Révolum

Cedex

No C1PPÀP 52Ò1Ô

Occitan

3047

Directeur dé là

-

67 K

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:

Toulouse

Michel B1: RT El OT TM TE (J X

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              <text>&lt;em&gt;Vida N&amp;ograve;stra&lt;/em&gt; (&lt;a href="http://occitanica.eu/omeka/items/show/21000" target="_blank" rel="noopener"&gt;Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue&lt;/a&gt;)</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Revue de revendication culturelle au d&amp;eacute;part, &lt;em&gt;Vida N&amp;ograve;stra&lt;/em&gt; contient des articles en fran&amp;ccedil;ais et en occitan sur la litt&amp;eacute;rature, l'enseignemnt, le th&amp;eacute;&amp;acirc;tre, la musique. &lt;em&gt;Revolum&lt;/em&gt;&amp;nbsp;&lt;em&gt;Vida n&amp;ograve;stra&lt;/em&gt;&amp;nbsp;accorde progressivement de plus en plus de place aux analyses politiques et &amp;eacute;conomiques.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>Revista de reivindicacion culturala a la debuta, &lt;em&gt;Vida N&amp;ograve;stra&lt;/em&gt; conten d'articles en franc&amp;eacute;s e en occitan sus la literatura, l'ensenhament, lo teatre, la musica. &lt;em&gt;Revolum Vida N&amp;ograve;stra&lt;/em&gt; acorda de mai en mai de pla&amp;ccedil;a a las analisis politicas e economicas.</text>
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              <text>Larzac, Joan</text>
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              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, N 2</text>
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      <name>Occitanica</name>
      <description>Jeu de métadonnées internes a Occitanica</description>
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          <name>Portail</name>
          <description>Le portail dans la typologie Occitanica</description>
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              <text>Mediatèca</text>
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              <text>Bibliotèca</text>
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          <description>Le type dans la typologie Occitanica</description>
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          <name>Catégorie</name>
          <description>La catégorie dans la typologie Occitanica</description>
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              <text>Documents</text>
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          <name>Contributeur</name>
          <description>Le contributeur à Occitanica</description>
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              <text>CIRDOC - Institut occitan de cultura</text>
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      <name>Cultura occitana = Culture occitane</name>
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      <name>Nòva cançon occitana = Nouvelle chanson occitane</name>
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      <name>Occitanisme = occitanisme</name>
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