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                  <text>Mans de Brueis

-

-

ROQUEFORT : Vers la dépossession régionale
Virât d'uèlh sus 25 ans de litératura occitana

P „
P ^

�UNIVERS DE LA FRANCE
"S# de &amp;, '
îfr-

,

■

-s?

Un
aneu"I&lt;„:

jpy^
Ifaâtï
'

62.00

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14,

rue

C.C.P.

Histoire

des Arts - 31-TOULOUSE
:

11-72-40

TOULOUSE

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Boite Postale

35

12-DECAZEVILLE

*

S"

de«» rrovencc !

�OCCITANIA NOYA

somari

Revista Bimestriala

39,

DIRECTOR

ECONOMIA e SOCIETAT

Roquefort

B. Fournié-Eche

per

31- SEYSSES

3

P.

EDITORIAL

del Gai de Gaulle

av.

4

p.

:

CAP-REDACTOR

:

La litératura
Virât d'uèlh

BÉZIERS

Daniel VIGUIER.

ECONOMIA E SOCIETAT

LETRAS

C.I.D.O.

Joan PENENT.

:

G. PENDUICK.

occitana d'uei

6
7

p.
P.

per

B. FOURNIÉ-ECHE

LETRAS

Albert Sérones

:

Albert SÉRONÈS.

LIBRES NOUS

ACTUALITAT, PREMSA, PUBLICACIONS :

"Messa sen ren

pels porcs a vendre"

L. RICHER.

Ives Roquetas

B.

ROQUESALTES.

Rosalina Roche "d'ont siàs"
per

Andrieu Combetas

p.

S

ARTS

E ESPECTACLAS

:

D. VIGUIER,

p.

POEMAS

9 à 11

J. BARTHES.

Josiaria BRU.

ACTUALITAT, PREMSA, PUBLICACIONS

PUBLICITAT

bougnoulisation en marche
per Louis Richer
les croix gammées de Prades

:

al journal.

la

'&gt;

I

Albert Séronès
"la Bretagne contre

ABONAMENTS
PRETZ

p.

12

p.

14

Paris"
Albert Séronès

GALV : le livre blanc et noir de la langue
Bretonne
per Louis Richer
p. 15
Novelas brevas
P- 15
1969 Année Martiale
Louis Richer p. 16

:

1

an,

.

avenguda del G'-de-Gaulle.

6 numéros

:

PRETZ DEL NUMERO : 2,50

15,00 F, estrangier : 20,00
F, estrangier 3,00 F.

Révista d'information de V A. D.
(lei de Julh 1901)

C. V. I. O.

5, plaça de la Cleisa
Vilanova - Tolosana

Imprimerie Technico-Presse

31-Seysses

Février1970

à Montpellier p. 17
Une terre lointaine: la Gascogne

Conseil nationnaì U.D.R

p.

18

p

19

Jacquou le Croquant

p.

le festival de siros

p.

20
22

JOC ORRE

p.

24

p

26

per

Louis Richer

PÊDACOGIA
ARTS E ESPECTACLAS

*

HONTHOLOGIE

per

Peire Lagarda

TA

1

F.

LEiÇ-otJ

O'occÌTWN

%

�consí legir l'occitan
Suivant les

(Prononciations locales)
(a)
(o)
a

la

:

campana

régions

:

i

(la campana)

CENTRE (+

répandu)

la campana (la campano)

:

&lt;
NORD

(lo compono)
(e)

:

(la campane)

:

sant

Sarnin (sent Sernin)

(El)

:

OUEST
AI
AS

O

-

(ES)

-

ou

O

-

U

-

:

(o)
(uo)

:

porta,

:

porta,

(u)

:

museta

Souvent
=
P :

B

(mès)

:

mas

Tolosa (Toulouso).

après voyelle

-

(ou

Général.

aquó (porto, aquo)
aquó (puorto, acuo)

:

clau, burèu (claou,
burèou)

:

Général.

:

póble (pople) G

=

c

sang

: (s)
peis (peys)
(ch) desconsolar (dechcounchoulà)

OUEST

NORD.

(museto)

J = (i), (dss), (dz), (dj)
Passejar : (passeyar, passetsà, passedjà,
S

(Gascogne)

(jamei) jamai

IS

CH, repais (repeich),

-

(sanc), etc.

s

=

j

passedzà passejà)

:

rason

(rajou)

(+ répandu).

( + répandu)
NORD parfois OUEST
peis (pech), daissar (déchà)

decidit d'aver rason (aven decidi d'avé rasoun)
decidit d'aver rason (abem decidit d'abé rasou)
Gascogne (w) : (entre voyelles) (awem decidit d'awè rasou)
Gascogne (b) : vaca (bako).

Provence (v)
Centre (b) :

V

:

avem

avem

X, jamais x dur : exilh (eisil), existir
R, N, parfois ne sont pas prononcées en
Calor (calou), pompidor (poumpidou),

(edsisti), occitània (oucitanio).
finale : CENTRE.
cambajon (cambajou), lengadocian (len-

godoucia), Godolin (goudouli).
En fait

toutes ces variations sont très
simples et n'apparaissent pas dans la lan¬
écrite; dans la langue orale l'inter-compréhension ne présente pas de dif¬
ficultés, mais l'occitan possède dans cer-tains cas, un visage double :

gue

EIT/ECH : Ouest/Est.
Nueit/nuech; dit/dich; lait/lach; lieit/ iiech.
CA/CHA : Sud/Nord.
Cantar/chantar;
caval/chaval;
camp/champ.
AL/AU
: Centre/territ. marginaux.
Ostal/ostau; normal/normau;
solelh/ soleu; cel/ceu (diff. seulem. au masc. et pas dans les dérivés).

se

Chacun doit pouvoir comprendre aisé ment toutes les formes dialectales, mais
doit de prononcer selon ses propres habitudes. Comme toutes les

vivantes, la

laquelle

ne

langues
possède mille aspects, mille motifs sur une même tapisserie,
saurait être appréciée que dans son ensemble.

notre

2

�•y»

eptromi

v_.»

Encore
cations

en

un

périodique, direz-vous ! Encore

vente dans

ajoutée au flot

sans

cesse grossi

des publi¬

les kiosques...

responsables de

Les

une revue

ce

nouveau

journal sont bien conscients de cette réalité et de

ce

que

leur

entreprise peut avoir, en apparence, d'insensé. Mais ils ont voulu tenter leur propre aventure.
OCCITANIA. Ce

D'autres avant
terre, de dire

Ils

ne

nom

eux

n'est pas leur propriété sans partage.

ont

lutté pour que ne meure pas une certaine façon de

dire la vie, de dire la

les hommes et leur vie quotidienne.

renient rien

de

ce

qui a été, honnêtement et fondamentalement, la recherche d'une origina¬

lité, d'une vérité profonde.
Mais

ils vont au-delà de

la maintenance, de la fidélité.

Ils veulent, eux aussi, dire
non

l'OCCITANIE,

seulement pour retrouver son

des raisons de lutter pour
vaste

centre

non

seulement

qu'elle vive et qu'elle

ne

soit pas transformée en un admirable musée, en un

d'accueil où l'on vend du soleil, du sable et de la mer.

même foi, la même raison et

vous

la mieux connaître et la mieux aimer,

âme; mais encore, mais surtout, pour donner aux fils de cette terre

Cela, ils vont essayer de le dire d'une manière

Ils

pour

nouvelle,

en

français et

en

occitan, mais avec la

la même volonté.

demandent de les écouter... et de les entendre.

O.N.

3

�economia e societat
Vers la dépossession régionale
prestige d'un produit masque la crise économique d'une région

ROQUEFORT
Le

élections parce que les

délégués

qui existent pour le moment sont
mes désignés au sommet et non

des hom¬
élus à la

sont

Millau, 1500 produc¬

Jeudi 20 novembre, à

de lait de brebis venus de 7

teurs

départe¬

Aveyron, Tarn, Lozère, Hérault,
Gard, Pyrénées Atlantiques et Lot — mani¬
festent leur inquiétude devant les menaces
qui pèsent sur l'élevage ovin dans la région.
ments

—

aperçu

défilent donnent un pre¬
de leur mécontentement :

voulons

Nous

de

vrais

représentants

syndicaux.
—

SAPIEM
Les

—

-

ne

passera pas.

éleveurs

de

brebis demandent

des représentants

:

élus démocratique¬

ment,

l'industrie de Roquefort demeure
une propriété régionale.
Pourquoi avoir choisi ce jour-là ? Parce que
c'est celui de l'Assemblée générale du Syn¬
-

base

des

».

—

Les banderoles qui
mier

:

que

dicat des

Eleveurs de Brebis, syndicat dont

l'organisation et le rôle ne satisfont pas les
producteurs. Ils désirent que le S.E.B. se
renouvelle de l'intérieur par des élections
démocratiques à la base. Aussi élisent-t-ils
ce jour-là un Comité
de Vigilance pour la
sauvegarde de Roquefort. Ce comité demande
que soient organisés, dans un délai de deux
mois, des élections générales qui se dérou¬
leront le même jour dans toute la zone de
production de lait de brebis. Après quoi, il
s'engage à remettre leur mandat aux nou¬
veaux élus. Car, comme le clame le Président
de la F.D.S.E A. du Tarn dans son interven¬
tion : « le premier résultat à obtenir, ce

au-delà du problème de représenta¬
syndicale, la manifestation de Millau
se situe à une phase critique de l'industrie
fromagère de la région. M. R. Lacombe,
Secrétaire Général de la F.D.S.E.A. de l'Aveyron évoque les fissures du vieux rocher du
Combalou : « Il semblait devoir échapper
aux viscissitudes de l'heure. Fiers dans leur
citadelle, les responsables de Roquefort
semblaient assurés des promesses de la vie
Mais

tivité

éternelle

Depuis toujours, les falaises du Combalou
de soins le « roi des
fromages » faisant figure de rocher sacré.

syndicats

se

heurtaient à une sorte de
éleveurs faisaient pleine

respect et les vieux
confiance à

une

industrie auréolée de pres¬

tige et promise à un avenir certain. En

effet,

jusqu'à présent un accord tacite
entre la Fédération des Eleveurs et celle des
Industriels de Roquefort, qui permettait de
il

existait

défendre des intérêts communs

:

formation

éleveurs, hygiène et
sélection du troupeau, défense de l'appelation
Roquefort, résolvant le problème de
l'augmentation de la production de lait à
professionnelle

l'intérieur

de

des

la

zone

de

collecte

aména¬

Aveyron, Tarn, Lozère, Hérault,
Gard
Roquefort affinant dans des caves
naturelles, suivant des procédés ancestraux

gée

—

—.

des

Société des Caves.
A l'heure où l'industrie

dans

une

fromagère pénètre
interna¬

ère de forte concurrence

les exigences

fabrication
à résoudre
de l'économie moderne. Le fief

du Combalou

se

tionale, le prestige que procure la
d'un produit de luxe ne suffit plus

difficultés
veurs

».

où s'élabore avec tant
Les

produit dont la matière première provenait
grands Causses environnants, demeurait
une industrie régionale à la fois par la spé¬
cificité de ses méthodes traditionnelles et
par la masse considérable de petits action¬
naires qui constituaient le capital
de la
un

à

trouve aux

prises avec des

croissantes dues, selon les éle¬
la mauvaise gestion d'une affaire

privilégiée dont la marge bénéficiaire atteint
et parfois dépasse 40 %. Or, depuis plusieurs
années la production plafonne à 12 à 13 000 t,
et l'expansion reste très faible", de l'ordre de
2 à 3 %. Le malheur vient que de puissants
groupes financiers, connaissant les difficultés
actuelles et l'inorganisation de Roquefort,
s'intéressent à l'affaire. La SAPIEM posséde¬
rait dès à présent, 25 % des actions de la
Société des Caves. Alors les producteurs de
lait protestent : « Nous étions jusqu'ici à
la merci de barons et de notables; nous
voici en passe d'être à la merci du grand
capital » déclare M. Gilbert Bosc. Que se
passera-t-il si des groupes finànciers s'ins¬
tallent on maîtres à Roquefort ? La zone de
collecte du lait de brebis est précaire. D'au¬
tres pays sont prêts à en fournir à des prix
avantageux. Les industriels n'hésiteraient pas

�du lait de Sardaigne, par exemple.
Qu'adviendrait-il dans ce cas de la masse
des petits producteurs régionaux ?
En effet, l'industrie fromagère de Roque¬
fort est le débouché normal
de l'activité
à importer

agricole de la région caussenarde. Roque¬
c'est la raison de vivre de 10 000
petits éleveurs dont le sort se trouvera
sérieusement compromis si les caves pas¬
sent dans des mains étrangères. De plus, à
travers
Roquefort, c'est toute l'industrie
fort,

rmil avoise qui est atteinte, industrie dont
ne peut pas dire qu'elle soit à la
de l'expansion. L'avenir des caves est
on

pointe

lié au
problème économique de toute une région.
Peut-on la laisser mourir ? Les capitalistes
dont le sort va peut-être en dépendre ne
semblent guère s'en soucier. Seul le profit
les attire dont ils essaient de déposséder les
autochtones en s'accaparant de façon colo¬
nialiste des richesses d'une région.
Mais l'Aveyron a des antécédents. Atteint
d'une
hémorragie humaine chronique, le
département est en train de perdre peu à
peu sa

principale richesse, ce qui lui reste

d'espoir et de vitalité, sa jeunesse. Aussi
n'est-ce pas sans un petit pincement de cœur
que l'on a entendu M. R. Lacombe rappeler
Roquefort aujourd'hui,
une triste réalité :
«
c'est Decazeville de 1962 à la seule diffé¬
rence que la machine économique qui s'est
enrayée ici l'est par la faute de ceux qui.
avaient la responsabilité
de la conduire.
L'avenir de toute la région n'est pas celui
des monopoles qui tiennent à la merci le
sort de milliers de travailleurs. Devant les
tractations des
nouveaux
seigneurs, c'est
nous qui sommes les hommes, la force, l'ave¬
nir... Pour faire prévaloir notre droit, il faut
nous battre pour conquérir les outils économiques qui soient notre propriété. Il est fini
le temps où les producteurs restaient à la
porte de l'entreprise. L'enjeu est trop grave
parce que l'industrialisation de l'Aveyron ne
se fera que si nous la faisons nous-mêmes
en

ter... Si

le

les maîtres de

restant

mières et
on

faire

vivent.

en

en

nos

matières pre¬

organisant pour les trai¬
sauver les régions, on doit

nous

veut

comptant avec

les gens qui y

»

B. FOURNIÉ-ECHE.

Photo * LA DÉPÈCHE "

Manifestation du 20

peut garantir à chacun des
Français de garder son emploi dans la région
où il aime vivre. Ce serait, à l'heure de
l'ouverture des frontières, une régression
considérable dont souffrirait gravement notre
économie. Mais l'Etat, par ses instruments
de réflexion que sont le Plan et l'Aménage¬
ment du Territoire doit, face aux mutations
inéluctables, dans le plus grand nombre de
«

Déclaration
de
M. Bettencourt

cas

L'Etat

ne

possibles, permettre à chacun

des Fran¬

garder sa spécialité profession¬
nelle, quitte à accepter des modifications de
résidences, soit de rester dans la région où
il aime vivre, quitte éventuellement pour lui
à acquérir une qualification professionnelle
çais, soit de

novembre à Millau
nouvelle lui permettant de garder un rôle
actif et utile dans la société ».
Nous devons vous féliciter, M. le Ministre,
pour

votre

haute conception du progrès

social. Seulement les Occitans en ont assez
de faire les frais de votre politique d'Aména¬

gement du Territoire, assez d'être
à l'exode par des technocrates

contraints

préoccupés avant tout d'expansion

économi¬

parisiens,

des

que, assez d'être considérés comme
bêtes de somme que l'on peut sans scrupule

travailler en Lorraine s'ils sont plus
productifs là-bas, assez d'être sacrifiés sur
l'autel du mythe de la grandeur de la France.
envoyer

Assez

d'en avoir assez.

�letras
de las estacions regionalas ven de se far
a Tolosa sens que
cap de convidacion sià
faita als que luchan per las lengas etnicas,
al moment ont s'anava parlar de la plaça

occitanas

La lenga e la literatura
vòlon viure

d'aquelas lengas

sus

de segur, que se
concert acion...

ditz dialóg, participacion,

Ah ! qun
Res i
La literatura occitana viu

força malaisida
de

mejans

une

situacion

del manca
En primier, del

que ven sustot

materials.

d'un ostal d'edicions que posque
balhar als escrivans l'assegurança de far
manca

lo problèma dels diners sià insepura-

que

ble... Puèi del
sion
e

I

manca

organizat

d'un sistèma de difu-

lo territòri occitan
dins las vilas grandas ont vivon occitans.

plan
plaça mai
a

sus tôt

o mens

cions occitanas

perdre de vista
sovent

librariàs
importanta

quauquas
—

—,

e

fan una
a las publicala causa es pas de

mas

los libres

van

trop

consagradas a las
especialitats o curiositats regionalistas...
De segur, aquela situacion de l'edicion
occitana

es

lo rebat de la situacion faita

la

lenga e la cultura nòstras per los
poders. Dempuèi ara mai de detz ans, lo
a

govèrn s'adòba

per remandar a la competencia de commissions los
problèmas pauper l'ensenhament e l'usatge de l'occi¬
(del catalan, del breton, del base, etc.)
mentre totis los
partits politics représen¬
tais a la Cramba (emai l'U.D.R. e lo
P.C.F.) an présentât textes de lei per
l'espandiment de la lei Deixonne de 1951.
sats

tan

Lo ministèri de l'Education Nacionala

publicat décrets

a

la constitucion de
Conselhs Académies de las Lengas
e Culturas Regionalas, mas i a
totjorn rectors
qu'oblidan l'aplicacion obligatòria d'aquelis décrets e que respòndon pas
a las
demandas d'ensenhaires interessats.
Oficialament, quicòm es fait per las len¬
gas e las culturas regionalas. Mas i a pas
res de nòu
o de
plan nòu — per rapòrt
per

—

la lei de 1951. L'ensenhament demòra
totjorn tan malaisit coma d'autris còps...
Beulèu qu'un esfòrç es estât fait dins lo
a

superior,

plan mai la força de
la volontat dels poders. De
tôt biais, un ensenhament
superior que
desemboca pas sus l'ensenhament dins un
gras

las

causas

que

mas es

es

pas

una escòla normala o
qu'una engana de mai.

C.E.S.,

un

Aquela marrida volontat dels poders
volguda al moment ont los joves

sembla
venon

al

a

l'estudi de las causas occitanas,
tanbén ont los sendicats d'en¬

moment

senhaires aprètz tant d'annadas de silenci
demandan un vertadier ensenhament de
las lengas e de las culturas regionalas.
Nostre païs,

que

las taulas

sus

licèu,

dempuèi

sustot

l'empèri
doblidat.

napoleonenc a pas res après, res
Quicóm a bolegat dempuèi quauques ans,
mas las forças
d'opausicion al moviment
al cambiament son tant fortas coma
abans
benlèu mai ! Coma se França

e

—

podià regaudir d'èsser, amb la Grècia
dels coronels e l'Espanha del franquisme,
se

lo sol païs d'Europa
culturala progressista.

sens

politica

una

Orn sap pas pro, e o

cal afortir sens
relambi, que la Granda-Bretanha (amb lo
Galès), lo Païs-Bas (amb lo Frison), la
Suissa (amb lo reto-romanche), la YugóEslavia, l'Alemanha orientala, l'Eschecóeslóvaquia, l'U.R.S.S., sostenon ajudan
las lengas e las culturas etnicas que vivon
sus lor territori.
N'ajudan l'ensenhament
dins los óraris escolars, dins la publicacion
de gramaticas e de libres d'estudi, dins
lo respècte de las lengas al nivèl de cada
jorn e dels escambis umans. Mas la Belgica me dirètz ? Benlèu qu'es l'imperialisme de la lenga francesa qu'a fait naisser
,

la reaccion descabestrada de l'autra etnia
del païs.
Dins aqueste temps de « francófónissimitat » apiejada sul second centenari de
Napoléon, om vetz a la T.V. una bona

pels paisses d'en defóra de
se far
ausir, mentre la
politica culturala per l'interior, contunha
de refusar la T.V. a las lengas de França.
A la radió, quauques
mejans son balhats
mas una amassada de
responsables oficials

escasença

l'exagón

per

manca

las

antenas !

Es aquó

bonur d'èsser del Québec !
:
i a un Ofici per l'espan¬

diment de la collaboracion intellectuala e
culturala (e de diners !), quauques minis¬
se'n van,

de quand en quand, assenòstres « fraires » lejans de l'amistat de la França eternala
! Tôt aquó
perqué la lenga etnica d'aquel païs es lo
tres

gurar

Francès !
Mas

cal entendre

nos

coma

cal ! I

a

aie! cap d'asir contra la lenga francesa
qu'es tanbén nóstra lenga (per ièu, la
seconda lenga). Mas, i a solament lo
sentiment que la famosa « diversitat »
francesa non vól pas coneisser autra causa
que lo fólclór lo mai toristic, lo mai
pas

descolhat...
e
las tèsis universitarias
endormidas dins un recanton de biblióteca.

E

aquó al moment qu'una nòva
generacion de poètas e d'escrivans se lèva
que ditz una Occitania totala, e que
s'acontentarà pas de commissions mixtas
tôt

ni de décrets

sens

cap

d'aplicacion !

S'encara la literatura occitana èra pas

qu'un afar de patesejaires e d'escrivans
perduts, om poirià totjorn dire que val
pas la pena de'n parlar... Mas los critics
e los escrivans franceses o
estrangiers de
valor

de

consciença an pas
interès e, de cóps, son
admiracion per la literatura occitana
neissuda dempuèi la guèrra. Una tèsi
nauta

e

jamai amagat

alemanda
literatura

aquela

e

nauta

son

una

autra

d'uèi

vertat que

italiana

sus

aquela

aqui per afortir
la literatura occitana es

son

qu'un fenómèn marginal.
Joves d'uèi ensajan de jetar als
ómes de nostre païs sa crida pregonda amb
los paures mejans d'una cólas mai rica
de fe e de volontat que de diners.
La literatura nòstra, mal coneissuda,
mal espandida, mal ensenhada, la volèm,
aici, aparar E cercar — e benlèu trobar —
amassa, los mejans de sa vida de demàn !
autra causa

Los

Albert SERONÈS.

6

�Virât d'uèih
Sens pensar a cercar plan
literatura occitana, sens far

luenh dins la

d'istòria literaria dins lo sentit universitari, me sembla
qu'es besonh de balhar un virât d'uèlh
sus los 25 ans que venon de passar per
comprendre l'espeliment d'una creacion
qu'a fait qu'avià començat, l'endeman de
la guèrra, una seconda Renaissança d'Oc.
Quna èra la situacion ?
D'un costat un escabòt de poètas
dins la Societat d'Estudis Occi¬

amassats

esplèch serios : la revista
«
OC », e una frairetat de lucha tant
politica coma intellectuala dins la Resisamb

tans,

un

tencia.

l'autre,

De

joves qu'aviàn
cercat
dins las annadas negras de la
guèrra, lo mejan d'èsser occitanistas e
d'escapar al non-res qu'aviàn trobat dins
un engatjament felibrenc.
Lo

dels

rencontre

l'entorn del
l'ostal nóu
tans

quauques

»

uns

e

dels

fogal de la revista
:

autres

a

dins

e

l'Institut d'Estudis Occi¬
Societat d'Estudis

«

naissut de la

Occitans,

establissèt l'originalitat e la
força d'un moviment que destaquèt la
literatura occitana de l'enfangament.
Los modèls èran pas mai Mistral e los

25

sus

Dos poètas èran
de la generareconeguts coma los
cion nòva : lo Rosselhonés J.-S. Pons e
Lorca.

Las

Puèi per la neissença d'una revista nòva :
«
Viure », mai economica e politica
que

literaria.

La crisi

la naissença de Viure son
dos fenòmèns importants :
l'espandiment de l'idèa occitanista dins
los mitans joves e mai que mai dins los

seguits

m

pt

Un

recercas

dièra

prreis,
m tjans.

exemples rarissims èra
e

lo

pas

assabentats del

seu

temps ! (encara cal ajustar que los que
son

pas «

gurats

de la

intellectuals
seu

recèrca

son

»
e

de la

força

asse-

seu votz

!

)

L'Institut d'Estudis Occitans recampèt
lèu gaireben tôt çò que valià la pena
d'èsser ajudat demest los escrivans occi¬
tans.

Los i balhava

una

gramatica amb una
un luòc d'es-

Dins
mercès

o

de

la literatura occitana èra engatjada dins
lucha al servici de l'óme que tornava
trobar la

Uèi

pr-ur.

SEC.

revista OC

aspra e

e

del

7

remirable

p.

cara

un

aprètz las annadas de
engatjament que

autre

8

poèta solitari
per

totjorn

sens

la còp d'asart d'un libre

:

Apolli¬

non-res

per

o fasquèt en òc pr'amor qu'avià besonh d'aquela
d'autra per li fïsar lo seu planh. Per li fisar lo seu amor...
«
Se daissavi tos pòts las paraulas venguiàn
paraulas de messòrgas, paraulas de rancòr;

lenga

rasons

e non pas

de

se daissavi ton lèit
dins los rescontres

d'escriure;

cap

ton amor se

honià

còps d'asart dins los cantons

ai vist
m'a hait

voliài copar

mau

que d'amor te'n jautavas
lo hiu l'ai seguit desanmat

ara
me

sembla
que

un

es

»

Avià benlèu

quasèrns d'istória

letras occitanas coneissèron

seu

seu vida, es nòstre poèta malastruc, salla poesia d'òc. Escrivèt en òc una òbra corta,
dolorosa. Una òbra del titol misterios : « Poscosas arantèlas d'un carelh

memoria

sa

escantit.

de pedagogia.
lo vam d'aquel

a

nos

afar de

Barrué, solitari, benlèu sol tôt long de la
vat

e

espeliment e
l'ajuda del fondador de la
: lo
metge Ismaël Girard, las

es

es

Escrivèt per son plaser, o, benlèu, per encantar sa pena...
Cap de semblança dins nòstra literatura occitana. Un sol poèta evocat

mas

literaria

verta-

que

de Tolosa.

Paure innocent cresiài èsser lo sol aimat

quauques colleccions

una

»

Levinhac en 1891 e morisquèt en
vida de professor de matematicas dins quauques colètges a l'entorn

una

cambi,

revista seriosa « OC », una
tièra de colleccion : «
Messatges » puèi
« Obras »
per la poesia; « Prosa » per los
racontes; « Teatre »... Los i balhava tan¬
bén un organ scientific : « Los Annals »;

es

una

poèta desconegut que'n serià demorat

lenga escrita normalizada,
una

podrià semblar

força despariera de la
qu'avèm coneissut fan 25 ans. I avià
d'aquel temps un aire nòu vengut de la
!il ertat reconquistada e de sorgas nòvas
d'nspiracion (fusquèt un pauc çò meteis
a l'entorn de mai
68). Una bona part de

naire.

fait d'òmes cultivats

que

demanda de

mestrejada. Tôt

ara.

La situacion

Poesia d'intellectuals diràn los patesejaires... Coma se la poesia en defóra de
quauques

la

de creissença

crisi

«

crompat, un jorn, pr'amor qu'èra escrit en Oc.
De Barrué se sap pas grand causa. Nasquèt a

aprètz

—

aflaquiment occitanista

poèticas de R. Nelli, M. Roqueta;
C. Campros; J. Rebol; lo raissejament de
L. Cordas, J. Molzat... e tanbén l'atencion
portada als subrerealistas franceses e
estrangiers, fasiàn petar lo mótle estret
d'una poesia vielhanchona.

1956

e

per

tans d'estudiants
òsas pels legeires.
Es pr'aquò que çó

ui

Fernand BARRUE

mestres

F.-G.

de literatura occitana

espandimenr : prep de 50 óbras poeticas,
un
quinzenat de racontes, òbras de tea¬
tre... tôt aquó dins los 15
primiers ans
de l'I.E.O. De mai, l'ostal d'edicions
Aubanel fondèt un premi que fusquèt lo
mejan de publicar quatre o cinc volums
de poesias, prósa e teatre... A la seguida
de l'Antologia publicada al moment de
la guèrra per R. Nelli, très autras antologias o fusquèron : l'una per R. Lafont e
B. Lesfargas, l'autra per A.P. Lafont, la
darrièra per R. Lafont e G. Puel. Quau¬
ques escrivans publiquèron tanbén óbras
sieunas en cò d'editors coma Subervie,
de Rodés, Salingardas de Vilafranca del
Roergue. La jova generacion venguda a
las letras d'òc aquestes darriers ans,
publica doas colleccions poeticas : « Sirventès » e « Quatre Vertats ».
A l'entorn de las annadas 60/65, una
crisi grèva a bolegat l'I.E.O. Aquela crisi
es pas aisida d'analizar
pr'amor qu'es en¬
cara trop
prèp de nosautres, mas a prigondament mercat las letras occitanas.
Primier per l'atura de la revista OC un
moment contunhada per « Letras d'Oc ».

parnassians franceses.

l'Andalos

ans

benlèu t'ai

pas

aimada
coma

mas

t'ai aimada

coma se

dèu aimar.

los

autres

»

Albert SERONES.

�libre nous
Messa sens ren
Calià

lo

tenon

l'aurelha... »
Quora embarrats, castrats e sangats sèm
plan guarits de tota jòia en esperant que
s'acompligue lo novel regne :
per

Enrichissez-vous

Per

et

marrez-vous...

»

de que li fa ?
A la messa dels porcs tôt es dins un nauc.
I a pas de problema. Es pas mai qu'una
question d'educacion (ma chère !), del
jorn,

un

bon biais

e

per un an,

de vocabulari.

de la novela religion son
coma los de davant ! Mas
quina religion •? Ne parlava jà l'Ives dins
Los preires

tant

«

negres

l'Oda
«

Afrodisi ».
Car los autres de dieus
los avèm vistes espertesir

naisser, mai
jos de noms un bricon diferents,
la Rason, la Raça, lo Capital, l'Ecoe

tornar

D'ont Siâs ?

lo Vin

l'Art, la Libertat
e puei un jorn que

es pas un rasonament.
Aquela
balha totas sas possibilitats al
silenci. Lo legeire espera quicòm que
vendrà o que vendra pas, mas qu'es dins
un rebat e un
patiment de vida. La poesia
«
per nos pastar los jorns ».
Ça que là sèm lasses d'una poesia- dis-

e

non,

esvenimenciala

despassada dins lo metèis

totjorn

a

caminar darrier

A la débuta i

a res.

temps. Sèm

nosautres.

Pas de lirica maire.

Lo jorn se

lèva per el, e non pas per una
question. Un conte. Just un pauc mai
verai que la vida, a la limita ont las cau¬
sas
son
prens d'un domèni sens quitar
son
elementari portament de désirs, de
vents, de rosadas, de set.
castelana
levada
del cabanàs pairal
de la rocada dins lo bòsc
de la terra
«

ditz uòi

e

avèm vist morir

la

carn

de l'òme qu'es son arma... »

mercandejan encara
de porcs del Totaliment
per tota mangiscla. An lo gost de las cau¬
sas que tastan cada jorn. Son pas de porcs
rentables, planificats, a vendre. L'òme es
totjorn l'eretge de quauqu'un. Aquela
messa » ? Un vielh afar a reglar, una
impaciencia sanissa contra los rits de surfaça que podran pas jamai nos aluènhar
Mas i

a

de porcs que

Son

pretz.

pas

mai aisida

es

a

estrech

poiridier. Alara dins lo matin...

Perque i a un matin a la tombada
sitge d'aquela messa.
Anarem pas mai luònh... »
«
La

set

s'escantis pas

de las-

davant lo mòrt o
espiritual que

la mòrta. Lo cantic lo mai
coneissi...

Andrieu COMBETAS.

«

d'un vòide interne. Lo rit de la femna
estadissa a força d'èsser duberta, lo rit
d'una revolucion de clòsca
rit
d'un
emmerdament

e

de fòlclòr, lo
général, tôt

lo contrari d'una

desliurança, d'una desaditz uèi. Estrangiers de
nosautres-meteisses, comptan los cairelienacion

coma

se

Aquela d'una calor que nais dins lo ven¬
tre per se situir sabi pas ont. Benlèu a
l'endrech possible de la naissença de las
fuelhas als arbres. Aquò se sonaria la jòia.

Un ritme

o

se

Mas fin finala la malautia

portar que la santat. Aital siague, al nom
de la rason, del fric, e del cuol, fins a la
flor que s'espandis a cima de l'universai

SEC, de la P.

7

d'óc. Engatjament al
l'òme, óc; mas tanbén e mai
que mai, engatjament al servici d'un païs.
Engatjament per que l'òme d'óc sià pas
mai un « estrangier del dedins » dins un
« païs
que vòl viure ».
Lo poèma, lo raconte, pòdon pas mai

crida

l'escrivan

serviri de

èsser escrits per se far plaser. Nimai per
far plaser als autres. Lo camin es estret,

malaisit. L'escrivan d'uèi i
emai i sià

es

pas tôt

sol,

totjorn devant los autres.
Albert SERONÈS.

Rosalina ROCHE

poesia

sertacion, moderna

lo Plan, lo Cuol, lo Còr,

forcs de nòstra errança...
I a benlèu una anti-messa dels porcs.

sant

a

la Magia,

son

per una pauta

«

nomia

ben

qu'aquò sortiguesse. Fin
finala, la sola diferencia entre un pòrc e
un
òme es qu'un pòrc degola pas. Un
òme aquò lì pòt arribar, quora l'amor es
pas un plaser mas un ofici, quora avèm
ni possibilitat ni enveja de caminar al jorn,
«
lo pòrc quand monta al jorn
lo fan pas còrrer

e

Ives ROQUETAS

pels porcs a vendre.

de la

man

e

del rire...

non,

»

question ven, mas jà es despassada.
A la cima, caminar. La poesia de Rosalina
es
pas un programa. Es un afar de sang,
de vida, una presencia de quauqu'un dins
lo mond. La causa la mai rara e que se vèi
pas ges, per que pensam a tôt, levât a
viure immediatament. Aici la poesia tua
La

los

mots.

La

que vòl far avançar aqueles
li cal prène alen coma quora se
respira en nauta montanha del costat del
vent. Mas alara lo silenci respond. Es la
paraula inarticulada de tôt çò que viu,
que pòt viure. I a pas d'autra tombada
qu'aquela d'un sorire possible, d'un
agach, d'una dolor dintrada e que pòt
se
cambiar en estranha doçor. Tôt es
possible e benlèu tôt moris « per la
carrai
carrai d'enòdi d'un jorn las —
votz

poemas

—

redola encara
lo pan... »
Tantes e maites an dich de òc

per

«

D'ont siàs ?

o

de

ressons, per

s'aturar

zéro.

»...

I

a

pas

de

responsa.

deman. Lo primier jorn de l'an
Es l'unenc caireforc de tota nuech

Es ier

e

blanca, l'unenc miralh dels uelhs qu'an
pas besonh de plorar quora sabon la doçor
de las larmas, l'unenc dessenh de las bocas
quora dessenhan los désirs del jorn, en
délai los fumes.

Aquelas 27 paginas son mai leugieras
qu'una frasa. Pr'aquò butavan una peira
vers
lo jorn. Pensi a Camus, sens m'i
arrestar, del costat de la mar possibla de
l'òme. L'exilh

e

lo reialme dins lo metèis

temps. Un païs dos
l'absencia en dedins e
Mas per

de

rivatge ? disià

—

de

trapar

endacòm. Mas los païses son dedins; perduts o non, aquò se reverta. E la vida
sola pòt morir. Es aqui sa joinessa...

«

que

còps
en

nòstre

per

defóra.

ploran los arbres del

un autre poeta.

Era la matinada...

»

Andrieu COMBETAS.

�poëmas

Quora

dos mai dos seràn quatre
ni matin ni fenèstra
per agachar lo mond
quora los angles seràn clavats mas que
n'i aura pas de camin
mas

tots temps

que

n'i

a pas

per anar

mai luenh

qu'una carrièra
qu'una porta
quora caldrà totjorn se n'anar en vacanças
perque i a pas mejan de far d'un autre biais
quora ribans e Hors vendrait pas a la vòta
pas mai que per menât a l'orquestrè public
e per i consomar
quora i aura un quora e puei un autre quora
per butar lo tropèl a son mitan
pequenejaire
perque montar los relòtges la velha
e

per se desrevelhar
e se n'anar

endacòm
se

r*
e

lo mond s'es endormit
dòrm

cap de sònti dins sa sòm
li balhar aumens semblança
d'aquel aire qu'a l'orne
sens

per

quora

s'en

va

endacom mai
ANDRIEU COMBETAS.
«

Lo temps se

pòt legir

»,

collec. 4 vertats, n° 3,

TREVANCA
La nuech pesa
dròlla d'amor
sus

ton

esquina

^

quora
a

balanç de

campanas

la catedrala

balaja la carriera
quora la nebla
i penja
una
un

ombra
rire peta

la nuech pesa
quora

lo rire s'es

aufegat al gargalhòl
vòl

de la trèva qui
lo lençòl ?

ROSALINA ROCHE

9

:

«

D'ont sias

»,

coll. 4 vertats, n° 6).

�CAMINS
'

•'

*

Ont sias ait'al

'

barrutlar
dins quin païs sota
las aigas

.

,

5
,

!

' * ; -, ' *3
0 1
ÏY

a

quin cel

lentas davant lo pont
se viran d'un revers dins

una posca

blanca

V

nais lo

planh
que mescla cel
en
quista
d'un

la

tornar

las

t.

resson

l'ora

ven

te

peira

e

paraula

:

aigas daval lo pont

mai fonsas
mai

tornar

quai

ne

se

trapan

veirà

la posca de mens
la lusida de mai
ROSALINA ROCHE

:

«

D'ont sias

»,

coll. 4 vertats, n° 6).

lut ::

KYRIE
Nostre sènher

ajas

pas

ni de

ni dels
es

es

autres

trop

tard

tornat

an
e

pietat

nosautres

ça que

:

la carrièra'uv
tornar davant ieu
•

que me trauca
e

là

lo lum dins lâ sala

jamai çai

l'esquina

passa pas

qu'aquel pòble desfach
sens uòlhs, sens
ponhs,
sens mesolhas, sens cervèlas
e POBLE
PR'AQUO
en

errança

coma

ieu,

coma

totes

i HWh

coma

ela

dedins
que

de

aquela nuôch
creseguères bon

mirgalhar

d'un estelam
que se

trufa del pòble.
ÏVES ROQUET A, 3

«

Messa pels

porcs ».

coll. 4

vertats.

10

�ALLELUIA ALLELUIA
Lo

pòrc

es

mòrt, alleluià.

avia nevat, alleluià.
Lo sagnaire, l'avià sentit
venir de luònh

gornhava,
gornhava. E l'èr éra un cotel
en

Un

de

travers

pòrc n'a

e

garganta

ma

pas

que per un an a

jamai
viure

dins l'escur de sa
E ieu e ieu e ieu

castra
e

ieu

lo pòrc quand monta
lo tenon

al jorn

per una pauta
e

per

i'aurelha

lo fan pas córrer
e l'èr se mescla al sang
alleluià alleluià alleluià
Ives

ROQUETAS

Messa

sens ren

pels

porcs

NEU
Color

morta

de marbre,

esfuèlhament torrat de nuèit,
los camins daissan las tralhas
de lors baralhas
entre los arbres.
Es

venguda la nèu

de las vòra del mond
a
pas de vent e d'ombra,
la nèu marmusada

pel silenci de la nuèit.
Un camin se'n

va

solet, solet...
lo mond es de marbre,
la tralha dels arbres

s'espèrd long de camins.
a clavelat las mans
las votz cortas e frèulas,
los ostals naisson
d'un udolament de can
e d'un fum que s'estofa
a las vóras del mond.

La nèu
sus

Pèire LAGARDA

(Espéra del Jorn)
« Messatges

I.E.O. Colleccion

�monde
l'inspira¬
tion manquent, le recours à quelques sym¬
boles aussi vigoureux que la croix gammée
est logique. Le signe nazi porte en lui un
monde d'horreur, de sang et de haine. Celui
justement qui, au cours de la guerre civile
espagnole, écrasait sous les chars et les
bombes le Pays Basque et la Catalogne
essentiels

du

dialogue

moderne. Quand

actualítat.premsa,
publicacions

—

la bougnoulisation en
Les gens du cru s'appellent souvent
Dupouy (prononcer Dupouille) (1), Lapeyre,
Duluc, et quelquefois Lacrotte. » Ce sont là
les premières lignes d'un « reportage »,
«

consacré

Figaro

la haute

à

(1-4-69)

Lande et paru

dans le
la signature d'un cer¬

sous

Barraud, Jean de

prénom.
Comme l'indique le titre de la rubrique,
dépaysez-vous en France » — mesures

tain

«

d'austérité

—

il

son

existe

dans

encore

notre

grand pays, des régions pratiquement inex¬
plorées où l'homme, vu l'éloignement de la
capitale, en est resté à un stade de vie pri¬
mitive. Mais n'allez pas penser que ces gens-

là puissent être dangereux,
ils sont charmants, surtout
tes
aux

:

bien

contraire
les touris¬

au

pour

ils seront heureux

«

cèpes

en saison, d'aller
si vous ne les inti¬
Qu'est-ce qui fait leur origi¬

avec vous et

midez pas... »
nalité
alors ?
caractère

c'est

Mais

leur

d'abord

leur

allure

goûts et les caprices de son hôte (le sno¬
bisme de ce dernier lui fait prendre un ton
mondain) et c'est en sa compagnie qu'il
découvre le

»

(2).

L'ethnologue a ramené de son expédition
belle photographie en grand format ; le
portrait d'un indigène. C'est « Genty », (dimi¬
nutif de Jean, orthographe « exotisée »...)
le « berger-conteur » (comme c'est curieux!),
posant pour l'objectif, le béret enfoncé jus¬
qu'aux oreilles, l'air complaisament abruti et

du

landais

discours

»

naturelle¬

et

entendrez aussi « ébé té ! » —
et ben ten (éh bien tiens) •—• signe d'étonnement et de réflexion » (3).
Mais sans vouloir paraître désagréables,
pour ce qui est du « té couillon », constam¬
«

ment

aux

vous

lèvres

de.

interlocuteurs

ses

aux

dites du journaliste, loin de mettre en doute
l'honnêteté et la bonne foi ainsi que la

professionnelle

dernier,
de formu¬
ler une réserve en ce qui concerne la thèse
d'un emploi général et abusif de cette excla¬
conscience

tre

autrefois

comme

qui

—

moderne,

ils sont

c'est fou le nombre de

«

nous

«

:

devraient être clëisséês...
Après l'enquête ethnologique et culinaire,
si vous vous intéressez à la linguistique »
vous serez comblés. « La région est le ber¬
ten (tiens) —
ceau du « té ! » exclamatif
celui du fameux « té couillon », point gram¬

pittoresque, leur
simplicité d'esprit, leur naïveté, leur bonhommie, leur joie de vivre — avec eux, il
doit être impossible de parler sérieusement
sur
un
sujet quelconque — et enfin leur
façon de s'exprimer (parfois ils ne parlent
même plus français!...); en bref, ils sont
une population témoin fossilisée à l'époque
et

pays

constructions

ment,

nous

de

ce

effet faire remarquer

en

directement et uniquement à

l'auteur

du reportage.
Nous

pouvons objectivement reconnaî¬
témoignage la valeur d'une statis¬

chaussettes;

nous

n'avons pas

de documents semblables concernant « Lou
Paul » mais sachez qu'il est un conteur tout
aussi

pittoresque.

Sachez aussi, si

tarte

(il

qui se perdent)
vissé sur toutes les têtes », qu'ils sont des
as de la cochonaille
et que par ici, on
bouffe bien pour pas cher.
Tout cela explique « l'étrange pouvoir de
séduction de ce pays, sorte de Belle au Bois
dormant, bardée de boudins, de graisserons
et de jambons » ?
Heureusement, pour les lecteurs du Figaro,
un parisien s'est implanté dans ces contrées
et on va le voir spontanément
pour connaître
l'opinion de l'homme civilisé (quel autre mot
employer, chez les peuplades d'Afrique ou
d'ailleurs on essaie toujours de prendre
contact avec l'explorateur, le colon, le hlanc
qui connaît le pays et les mœurs des habi-:
comme

une

Louis RICHER.

(1) Cette parenthèse n'est pas de nous.
(2) Le pays crève mais c'est l'ordre naturel des
choses, semble-t-il. Cependant, si vous désirez
chasser le chevreuil dans ces contrées, sachez

le

que

montant

tourne

autour

tanin). Ainsi, monsieur

les

mêmes

un

homme

calme, sérieux, normal, il possède même une
Bugntti (185 CV) ! à son égard l'attitude du
journaliste est bien différente de celle mani¬
festée vis-à-vis des autochtones. C'est avec

respect et admiration qu'il

nous

présente les

lieux par

François Mauriac dans

gammée

dernier chef-d'œuvre,

cours

des

dernières

un

groupe culturel roussillonnais avait organise
à Prades une Université catalane - d'été. Ini¬
tiative

sympathique, mais tombée.dans l'indif¬
férence presque totale de la population. Il
faut dire qu'entre le Festival Pau Casais, la
rencontre de cinéma et quelques festivals
folkloriques annexes, les gens avides de
manifestations culturelles

distinguées n'avaient

eu

ou

que

de

drstactions

l'embarras du

choix.

L'indifférence peut donc s'expliquer.
Cette indifférence ne s'est d'ailleurs mani¬

festée .qu'au

du

déroulement des
activités, car les affiches apposées par les
organisateurs sur les murs de la ville avaient
moment

été abondamment recouvertes de croix gam¬
mées.
Le

de Nessus. Le

se

par

l'unité nationale.
la libération, en

A

dépit d'attitudes incon¬

testablement anti-pétainistes, antinazies, mili¬
ter

la défense de

pour

sa

langue

de

ou

sa

devenait terriblement suspect.
Certains n'ont rien oublié de leurs réac¬

terre

tions

simplistes de cette époque

hérité

J'aurais

mée,

sans

aimé

ils dessinent

les flèches du
moins

placer

sous

saires

les

une

ou

—

esprit critique.
qu'au lieu d'une croix

en

aucun

les affiches

sur

franquisme. Il

certaine

forme

y

gam¬

le joug

aurait

d'humour

eu
à

ce symbole, la lutte des adver¬
plus déterminés du franquisme en
Espagnè même.
Car la langue et la culture catalanes sont
inséparables des deux côtés des Pyrénées,
même si les lois de l'histoire ont tracé
frontière du côté de Bourg-Madame et

une

du

Perthus.
La

France, seule parmi les nations démo-

Avant de terminer, je voudrais inviter les
traceurs de croix gammées à réfléchir sur

la même opposition
vacances,

acharnement leur était

tunique

un exemple et sur une déclaration,
cratiques d'Europe, partage aujourd'hui avec
l'Espagne de Franco et la Grèce des colonels

de Prades
Au

avec
une

voient aujourd'hui encore pour¬
elle, non plus comme victimes
mais comme suppôts.
Ce serait comique s'il n'y avait là un véri¬
table drame que connaissent aussi bien les
basques que les bretons ou les occitans.
Il faut revenir aux années de l'occupation.
Le gouvernement de Vichy ou les autorités
allemandes elles-mêmes avaient essayé de
susciter des vocations « régionalistes » des¬
tinées à combattre le sentiment républicain
et, à la limite, une certaine conception de
suivis

l'éminent académicien

son

les croix gammées

»

C... est

bête

(3) Une toute aussi importante étude a été faite

y en a

«

du droit d'abattage d'une

de 500 F.

comme

catalan et les Catalans victimes de la croix

au

sur

n'avez pas voyagé,
que tous les gens de ce pays ont « de fichus
nez
»
et portent «
le fameux béret, large
vous

accolé

et

tique.

signe contre lequel les Catalans

s'étaient battus

ont

une

tricotant des

l'Université d'été de Prades voulaient honorer

ne

ce

basque et en catalan. C'est l'une de
langues que les organisateurs de

deux

et servir. Le

tous les indigènes interrogés s'adres¬

ici que

à

En
ces

permettons néanmoins

mation. Nous devons
saient

le

autonomes, au moment où l'un et l'autre
disaient en basque et en catalan leur amour
de la République et de la Liberté.

marche

matical

dans

les arguments ou

graffitti est devenu l'un des éléments

systématique à une poli¬
l'égard des langues

tique culturelle libérale à

ethniques.
Dans

sa

«

déclaration

préjugés raciaux
énoncé

»,

sur

la

race

l'U.N.E.S.C.O.,

en

et

les

1967,

a

:

Les groupes ethniques qui sont victimes
de la discrimination sous une forme ou sous
«

une

autre, sont

parfois acceptés

ou

tolérés

à

condition de renoncer totalement à leur
identité culturelle. Il convient de souligner
la

nécessité

d'encourager

ces

groupes

eth¬

niques à préserver leurs valeurs culturelles.
Ils seront ainsi mieux

en

mesure

de contri¬

buer à enrichir la culture totale de l'huma¬
nité.

»

Et ceci vaut pour

catalan, l'occitan,

le basque, le breton, le

...

Albert Séronès.

�Stage
Du 22

au

29

mars

«

LoCalen de Marselha

à Bonnieux ( Vaucluse)

—

rôle

1970, Libération de la Bretagne,
].P. Nicaise. André Balland, Paris.

»

Etude collective de ta situation, du
de l'avenir d'un théâtre d'Oc.

organisé par « Lo Calen de
Ce stage pourra être suivi d'un deuxiè¬
est destiné à tous ceux qui
désirent que le Théâtre d'Oc, qui ne peut me séjour début juillet, consacré à la mise
actuellement disposer de moyens profes¬ au point du spectacle, pour les stagiaires
sionnels, se manifeste au niveau de groupes intéressés, disponibles et... qui auront
décidés à l'imposer progressivement par la acquis une technique suffisante.
Ce stage

Marselha

»,

qualité et l'engagement dans le monde

v3

et

CONDITIONS D'INSCRIPTION

Participation de 100 F.
Hébergement et repas en commun, au
Formation du comédien (technique: groupe scolaire de Bonnieux.
Nombre de parcipants limité à 20.
corporelle et vocale, travail de l'expres¬
Droit d'inscription de 10 F en acompte
sion, interprétation de textes...)
Etude de la langue (problèmes rela¬ sur le prix, à régler au C.C.P. : Lou Colen
Marseille eagc-ec.
tifs au théâtre)
moderne.
ACTIVITES

:

—

—

—

Ebauche de réalisation d'un specta¬

cle pour

l'été 70

RENSEIGNEMENTS :
NEYTON André A.C.A.D.
83-TOULON.

B.P.

Communiqué du C-O. E. A.
Dix

jeunes basques du mouvement
(Euzkadita Askatatuna : le Pays
Basque et sa liberté), évadés le 11 jan¬
vier de la prison de Bilbao, ont demandé
E.T.A.

leur

à

arrivée

à

Paris

de

bénéficier

de

l'asile politique;

ils ont été dispersés et
assignés à résidence dans des villes qu'ils
connaissent pas.

ne

Ncus

rappelons que l'asile
été refusé à des exilés grecs

politique a
qui luttent
contre le régime des colonels, que des
militants anti-franquistes ont été livrés
par la police française à la police espa¬
gnole qui les a torturés ou fait disparaî¬
tre.

Dans le même temps qu'elle livre à la
police politique portugaise le jeune pein¬
tre
portugais
Cruzeiro, dirigeant du
Front Patriotique de Libération nationale,
et qui a déserté pour ne pas prendre

à la guerre coloniale en Afrique,
l'Espagne, quant à elle, demande l'extra¬
dition des Basques de l'E.T.A.
E.T.A.
LUTTE
contre
l'Espagne fran¬
quiste pour la libération et l'indépendance
du peuple basque (des deux côtés des
Pyrénées), dans un combat socialiste et
anti-impérialiste. Son action révolution¬
naire est donc également dirigée contre
l'Etat bourgeois et centralisé français.
A l'heure où le gouvernement français
affecte d'aider le Biafra, pour son pétrole
et non pour son émancipation, il ferait
part

bien de

aussi aux « minorités »
occitane,
bretonne, catalane,
corse et flamande, qui en ont assez d'être
colonisées, et préparent leur révolution.
penser

basque,

Grop

estudiant

del

comitat

30

Cette

chronique de l'année 1970 débute
façon dramatique : six mois après l'élec¬
tion de son mari à la tête de l'Etat,
Claude
Pompidou, qui avait commis l'imprudence
d'exposer sans protection ses pantys roses
au cours d'une soirée de soutien à
Israël,
est enlevée sous les yeux de
Régine grâce
à une substitution de
chauffeur.
Mais voici que les auteurs du « crime »
se dénoncent. Il
s'agit du Front de Libé¬
ration de la Bretagne, qui pose ses condi¬
tions : libération des détenus
politiques •!
Bretons, amorce de négociations politi¬
ques entre la France et la Bretagne.
de

C'est ainsi que commence toute

épopée

ciaux

».

Une conclusion inattendue

(Groupe étudiant du C.O.E.A.).

nous

fait entrevoir l'effritement des différents
états et la fin du « rêve européen ». C'est
en
cela qu'il ne fait malheureusement
qu'apporter de l'eau au moulin de l'igno¬
et

rance

de

l'incompréhension.
**

occitan

d'estudis d'accion.

une

s'achèvera que par l'acces¬
sion de la Bretagne libérée au rang de
grande puissance atomique et par son
accession par le moyen du chantage à
un
niveau de prospérité inégalé. Un
livre écrit sur un rythme rapide, plein
clins
de
d'ceil, d'esprit, de bonne
humeur; de bonnes pages [le striptease
des officiers français, le débar¬
quement
chinois,
des scènes
etc.)
insolites, confèrent à cet ouvrage un
aspect extrêmement agréable et efficace :
le mythe jacobin vole en éclat de rire.
Il est toutefois regrettable que l'auteur
n'envisage les problèmes des minorités que
sous l'angle des
« nationalismes provin¬
qui ne

*

grandes heures Cathares, D. Pala(librairie académique Perrin), Paris.
« Nouveaux Cathares pour Montségur »,
Saint-Loup (Presse de la Cité), Paris.
Les

dilhe

Al

fuòc ! Si

livres

nous

présentons ces deux
c'est que leurs

simultanément,

ayant fait choix du même râtelier,
pourraient fort bien être conduits sous un
même attelage :
même sens commercial, tant dans le
titre, le contenu et la présentation exté¬
auteurs

—

rieure des ouvrages;
—

même

complaisance et même pré¬

tention dans la sottise
rayons

ils sont

:

en tous

vendus

aux

mêmes

points dignes de

finir dans la même poubelle (réflexion
faite, ils ne sont pas dignes du feu des
Parfaits).
(Pour une étude plus détaillée, voir le
dernier numéro de Viure).

13

�en

L'auteur

a

maintenant,
sur

son

amusée

lisant

F.L.B. on peut, dès
savoir davantage
peut avoir une curiosité

appartenu au

refuser à

livre. On
irritée.

en

ou

elle-même.
Mon propos n'est pas de la résumer ou de
l'analyser... mais d'en extraire des passages
significatifs.
Au sujet des rapports Paris/Province.
Les régions françaises sont des taupes
irresponsables, totalement irresponsables :
politiquement, financièrement, économique¬
ment.
(...) Paris s'est approprié la France
et la France est incapable de ne rien décider
Paris. Mieux, sans Paris, la France
sans
n'existe pas, et les Français sont ravis de
cette tutelle lénifiante. (...) Quand Paris fait
Alors

entrons

dans

l'oeuvre

«

masturbe. »
A propos de l'Aménagement du Territoire
et de la Régionalisation : « La révolution
que nous propose la France s'appelle ■■ régio¬
l'amour, la province se

l'un des chants de guerre de la
technocratie. Le régionalisme est à la révo¬
lution bretonne ce que le copinage est à
l'amour. Autant dire rien. Depuis quelques
mois d'ailleurs, la régionalisation est parfai¬
tement
admise du gaullisme au commu¬
nisme : c'est la meilleure preuve qu'il s'agit
nalisation

d'un

»,

miroir

aux

alouettes.

(...)

En

vérité,

l'aménagement du territoire qui invoque les
idées d'équilibre, d'harmonie, se trouve en
contradiction
de l'économie
concentration,

flagrante avec les tendances
capitaliste qui procède de la
donc de pôle d'attraction. C'est

pattis

attirai,NiLa

:

un

véritable phénomène

de parthénogénèse

caractérise la croissance des centres
économiques et le regroupement des entre¬
prises, dans un système que l'on appelle
pudiquement « néo-libéral ».
Pour un essai de définition du nationa¬
lisme : « Ce mot'« nationalisme », qui a
servi tant de crimes, peut heurter certaines
consciences. Quelles se rassurent. Les sen¬
timents nationalistes bretons ne recouvrent
qui

une volonté de puissance, mais une
volonté de libération. (...) Notre nationalisme
pas

est

«

essentiafiste

».

Plus

que

faire quelque

chose, nous voulons être quelque chose. (...)
Notre nationalisme est un mode de réalisa¬
tion de nos désirs ethniques. Nous sommes
autres, nous ne sommes pas

étrangers. (...)

S'il fallait inventer un mot pour définir notre
nationalisme, je dirais qu'il est ■&lt; ésséiste »,
de esse : être. »

Enfin, quelques citations :
M. Alexandre Sanguinetti :
C'est la centralisation qui a permis de
faire la France malgré les Français ou dans
l'indifférence des Français. Ce n'est pas un
De

■■

siècles de monarchie, d'em¬
pire et de républiqupe ont été centralisa¬
teurs : c'est que la France n'est pas une
hasard si sept

C'est une construction
politique voulue pour laquelle le pouvoir cen¬
tral n'a jamais désarmé. Sans centralisation,
il ne peut y avoir de France. Il peut y avoir
une Allemagne,
il peut y avoir une Italie,
parce qu'il y a une civilisation allemande ou

construction naturelle.

italienne. Mais en France,
plusieurs civilisations. Et cela n'a pas
disparu, vous pouvez en croire un député de
civilisation

une

il y a

Toulouse... »
De l'écrivain Xavier Grall

:

peuple qui ne crée pas est un peuple
qui meurt. Ce qu'il faut, c'est, avec la vieille
terre du passé, écrire des chants nouveaux.
(...) Nous avons désappris notre langue. Elle
fut regardée pendant trois siècles comme un
«

Un

(...) Il faut se battre pour
réintégrer cette langue dans les coeurs, sur
les lèvres et dans les écoles. (....) L'hégé¬
monie de Paris, sur le plan culturel, est quel¬
que chose d'insensé. En France, tout se
passe comme si le génie ne pouvait être
que parisien et l'ennui et la médiocrité le
sabir imbuvable.

qu'ils appellent la région. Tout se
de décentralisatoin écono¬
mique s'il n'y a pas de décentralisation cul¬
turelle. (...) Je pense à tout le travail que
pourraient accomplir tous ceux qu'on appelle
fait de
tient.

les

ce

Il n'y a pas

animateurs

méditer

sur

la

culturels.

Je

les

à

convie

personnalité profonde de la

Bretagne, à se mettre en disponibilité cultu¬
relle, à étudier ici et là les formes nouvelles
de la culture, à

se

mettre en rapport avec

représentants des nations minoritaires.
(...) Encore une fois, il n'est pas possible
de se replier sur soi. Encore une fois, il
faut jeter loin de soi une culture d'escargot.
(...) Notre peuple, harponnons-le et donnonsles

lui d'autres horizons...

»

Albert SËRONÈS.

I

IVaN

PÌCH rCfTE"

CAL

rAoPE"ftN\~Z.f\(K

Lo

fûLKLO|&lt;L£.
14

�galv

:

le livre noir et blanc
de la langue bretonne

novelas brèvas
Depuis quelques mois déjà, la Dépêche
Midi, qui en son temps publia les
fameux plaidoyers occitanistes de Jean
Jaurès, a ouvert ses colonnes à l'occitannisme moderne en donnant la
parole à
quelques-uns de ces illustres représen¬
du

Galv

(appel), Comité d'Action Progressiste

pour la langue Bretonne, créé par Ar Falz,
la Jeunesse Etudiante Bretonne et l'Union

Démocratique Bretonne, se propose

«

d'en¬

gager une action massive on faveur de
la décolonisation culturelle de la Bretagne et

d'un

les

de la Bretagne et
cette

de la langue bretonne dans

perspective

».

vue

en

de l'informer clairement

blèmes actuels qui se posent à

Après

un

sur

les pro¬

la Bretagne.

intéressant tableau de la langue

de la littérature bretonne des origines à

et

jours, un chapitre est consacré au
génocide culturel ». Il nous dévoile les
moyens employés par le passé pour détruire
à tous
prix toute personnalité bretonne;
après cette phase violente et autoritaire, les
temps ont changé, les méthodes aussi. C'est
aujourd'hui la phase souriante et autrement
nos
&gt;■

connaissons tous : on
évite le plus possible les discussions et les
éclats avec la complicité des quotidiens
régionaux, le public ne doit pas « savoir »,
et on multiplie les promesses...
(le temps
joue contre les minorités). Le gouvernement
sait aussi montrer sa magnanimité
:
les
terroristes
bretons sont relâchés, sans
tambour ni trompette et bien entendu, sans
procès...
payante

que

«

nous

Un
rentes

malgré des

conces¬

plupart

1831

—

observation du

:

primaire du Quimper

Muni
un

de

sa

propre

étranger dans

Albert Memmi

langue, le colonisé
son

propre

pays

de Larzac.
A ce propos, GALV nous fait découvrir la
véritable
gymnastique » à laquelle se sont
»

«

livrés différents ministres pour refuser ou
saboter l'enseignement et l'emploi à l'O.R.T.F.
des langues dites régionales, sans vouloir
affirmer ouvertement cette hostilité face à

l'opinion nationale et internationale. La loi
Deixonne n'apparaît plus que comme un alibi,
certificat de

un

cela,

une

groupes
en

bonne

conscience.

Face

à

opposition se constitue et divers
organisent une résistance de plus

plus puissante, ils n'entendent plus qué¬

mander des faveurs, mais formuler 'es exi¬
gences. Ainsi Galv :
«
Il s'agit là tout
d'abord, d'une véritable politique réaction¬
naire de

15

d'intruc-

tère

:

doit-on

Ne

«

au

pas

s'entendre ? Car alors la nécessité des

obligera le

munications

le

français
1895

—

ordonne

:

Un

rin)

:

bretonne
le

cours

de récréation !

quelques-unes de
aux

ces

primes

que

chevaux et faisons que

seconde en n'accordant la
qu'aux seuls enfants

nous

1925 de

».

ministre de l'instruc¬
Pour l'unité linguistique de
la France, la langue bretonne doit disparaî¬
—

publique

tre

Monzie,

:

«

génocide culturel menée à l'égard

Le livre noir et blanc de la
encore

d'autres

langue bretonne

citations

du

même

le « symbole », sabot, vieille
pièce, etc. que devait porter pour sa honte
(en attendant une punition) l'enfant qui
avait laissé échapper un mot dans sa langue
type et évoque

maudite. Les occitans âgés ont aussi connu
cette

méthode, elle

tagne

jusqu'en 1950.

sera

employée

en

C'était rendre la Bretagne victime

Bre¬

de la
l'aliénation culturelle.
Des procédés tels que l'interdiction du bre¬
ton dans les écoles et l'usage du « symbole »
ont en effet inculqué à des générations de
bretons un complexe d'infériorité, la honte
de leur langue, par le fait même la honte du
milieu social qui parle cette langue, et aussi
la honte du pays qui parle cette langue,
«

la vie occitane

pire des aliénations

:

en

abordables

en bien des cas.
Ce tâtonne¬
d'autant plus inacceptable que
l'on possède aujourd'hui tous les moyens

ment

est

d'y remédier, (dictionnaires, grammaires,
éditions occitanes, etc.].
Cette chronique, « punt de vista occi¬
tan », paraît tous les vendredis, par ail¬
« Dépêche » continue de présen¬
chaque lundi /'« actualitat occitana »
de Jordi Plantaurel. Mais si l'on en croit

leurs, la
ter

certaines indiscrétions la direction envisa¬
ne pas en rester

là.

*

Ouora

un

felibre

a

quicòm de serios

a

cscriure, lo fa pas qu'en francimand, la
« lenga nostra » demorant la lenga
de las
taulejadas e de las cançons per heure.

Atal, dins lo darrier numéro de « eras
bouts dera mountanho », revistòta feli-

finestra duberta sul nonres, los
patesejaires encigalats d'aquela venerabla
confrairià qu'es la Mantenença (sic) montanhòla, an demandât a lor novel président,
brosa

e

sopçonat

».

fournit

leurs

spécialités respectives que
général.
Une remarque cependant : à l'heure où
les enfants de nos régions commencent à
étudier leur langue dans les lycées et col¬
lèges, il serait heureux que les écrivains
occitans apprennent sérieusement l'ortho¬
graphe. Cela rendrait leurs textes plus
concerne

».

sous-préfet du Finistère, Auguste
(cet occitan était un drôle de pèle¬

parlant français
tion

Ainsi, Camproux, Cordes, M. Rouquette, Nelli, Bec, Lafont, etc. ont trouvé
l'occasion d'exposer leur « punt de vis ta »,
si étrange soit-il parfois, tant en ce qui

gerait... de

réservons

clergé

tants.

l'inspecteur d'académie Dosimont
«
pas un mot de breton en classe

Créons pour l'amélioration de la race

«

nous

com¬

à apprendre

».

dans les

ni

paysan

»,

(Portrait du colonisé). C'est

l'estrangier del dedins

«

comité

préfet du Finis¬
favoriser par tous
les moyens possibles l'appauvrissement, la
corruption du bas-breton, jusqu'au point que
d'une commune à l'autre on ne puisse plus
tion

première communion

«

de

cette

dirons certains en remuant les oreil¬
les), et à moins d'appartenir aux classes
sociales les plus pauvres, il est impossible
d'être breton en Bretagne.
est

bien¬

apprenons

Romieu

ment !

l'oeil

dirigeants

».

ridicules, le breton (et les autres) est
interdit à l'école et à l'O.R.T.F., son emploi
est impossible dans la vie publique (ce n'est
pas le cas pour le catalan et le gallois), où
tous les domaines sont francisés (naturelle¬

sions

sous

des

que pour suivre avec la
politique de lents génocides,
il n'y a actuellement en Europe que la Grèce
et l'Espagne, deux états fascistes. Sachons
qu'en Grande-Bretagne, par exemple, le Gal¬
lois, 700 000 personnes (26 % de la popula¬
tion) (1) est enseigné obligatoirement. ■■ Il
existe des écoles primaires et des lycées
entièrement galloisants ». La radio et la T.V.
donnent au Gallois une place très importante.
Non loin de là, le Breton, langue sœur est
opprimée de longue date (c'est devenu une
tradition pour les minorités de la France)
avec acharnement parfois,
au grand étonnement des étrangers et pour des raisons qui
leur échappent :

—

proprement parler,

la

chapitre est aussi consacré aux diffé¬
langues minoritaires dans le monde.

France

»

A

de

gauche

«

Nous

d'édi¬
ter a pour objet de préciser les bases d'une
action nouvelle et efficace. Pour cela, elle
s'adresse d'abord aux bretons, une première
introduction est rédigée dans leur langue,
mais aussi à un public beaucoup plus large,
La brochure que ce mouvement vient

langue minoritaire».

une

colonies de l'extérieur

veillant

rassembler tous les progressistes amis

de

peuple qui parle

Ajoutons que cette politique, les gouver¬
nements français l'ont appliquée dans toutes

d'intelligença mejana, de prene

posicion definitiva en faça dels « Occi¬
tans ». Aquò's fait !
Punt positiu : es plan uros que se botesson atal en defòra del pòble que son pas
que sa caricatura. Mas es de la grafià classica que s'agis sustot s'aquò's pas dit clarament. D'unis an jurât d'efeit de jamai
escrime d'aquel biais. Aqui, vesem pas
la nécessitât qu'escrivesson dins quina grafia que sià se pbdon tanben tornar dor¬
mir sens paur ? Es pas dins nòstre esperit
de « rècuperar » los Peltbres mai raccionaris d'occitania tota ! « Demourem-nous
una

ço

qu'em

»

/ (demorem-nos ço qu'em)

lo titol, mas segon lo dire popular,
òm es convencut es per la vida !

ditz

quand

Suzy DELSPES.

�c'est-à-dire la honte de la Bretagne.

Aujourd'hui encore, beaucoup de bretons
apparaissent comme manquant de dyna¬
misme ot résignés : l'origine de cet état de
choses est à rechercher dans la proscription
officielle de la langue bretonne, à l'école,
dans les administrations, dans la vie offi¬
cielle, dans la presse, etc. » P. 23.
Voilà qui est clair et peut s'appliquer à
protection

«

1969 -année martiale

»

aux yeux

du monde.

Que

citation
aue
nous
n'avons pas relevée dans Galv
mais sur d'énormes panneaux publicitaires
dans toutes les villes et en tous lieux de
l'hexagone [matracage intensif assez mal
acueilli
partout, malgré sa naïveté tou¬
Si, demain le Français était une langue
nous serions tous des assassins. »
Ainsi sont des assassins ceux qui se
désintéresse de la survie d'une langue et ce
n'est pas nous qui le disons ! Que penser
alors de ses tueurs conscients ?
«

pensé à envoyer votre
Française ?
De toute façon, rien ne vous empêche
d'aider Galv à défendre la langue bretonne.
Soutien financier : C.C.P. F. Broudic, 2572-32
avez-vous

écot à l'Alliance

Rennes

«

pour

Galv

».

tel

Pour
1

amené à

pour

l'occitan à 10 millions.

la région... pourquoi faire?
Edgar Pisani

par M.

(Calmann-Lévy, collection

questions

•&lt;

d'actualité ».)

Quelques semaines avant le référendum
la régionalisation paraissait ce livre,
contribution d'un ex-ministre du général à

sur

réflexion des
1 de l'heure.

n°

La

carrière

notables

sur

administrative

le

problème

politique de

et

l'auteur

(de la Préfectorale aux ministères
de la V") ne le prédisposait pas à faire
oeuvre révolutionnaire. Le néologisme «Jacondin» qu'il fabrique à partir de Jacobin et de
Girondin et qu'il applique aux Français sou¬
ligne son souci de la « juste mesure », cette
vertu éminement française... Les propositions
de M. Pisani

se situent donc à mi-chemin du
centralisme et du fédéralisme, du conserva¬
tisme et de la révolution, de l'Europe des

régions et de l'Europe des Etat, de la tutelle
et

l'autonomie.

de

faussement
sage et faussement novateur... Pour la plus
grande gloire de la Nation, d'une France
restructurée

mais

Le

non

tout

est

éclatée. D'une

pas

France éternelle.
N.B.
en

M. Pisani appelle
—
d autres temps, était le

nôtre côté, pour
nous

proposons

conserve

lutionnaire
avec
son

une

Jacondin
«

marais

ce

qui,
De

».

désigner le néo-jacobinisme,
le terme

«

Jaconbin

»

:

il

de l'ancienne pensée révo¬
bourgeoise et bi-centenaire —
nuance de plus
qui la définit dans

l'idée
—

contexte

moderne.

C'est la création de l'université impé¬
riale, (ne pas confondre avec l'universitécritique (3)) conçue comme un corps destiné
à répandre l'instruction et à donner à tous
les jeunes français une formation intellec¬
tuelle commune au service de la nation ».

de prétendre dominer l'Europe

».

évêque d'Ajaccio, sut
montrer avec brio que certaines traditions,
en partie héritées de l'empire pouvaient se
maintenir encore puissantes dans l'église
où l'on n'hésite pas parfois à tremper le
goupillon dans la soupe la plus grasse quand
la situation l'exige (2). Il ne manqua pas
d'ailleurs de faire remarquer que de son côté,
l'empereur avait fait preuve de bonne volonté
en étant un grand chrétien.
En effet, si le crime au niveau « artisanal »
est une faute horrible, le fait de compter un
million de victimes
dépassant l'entende¬
ment commun
assure l'immunité divine,
surtout lorsqu'on a la fille aînée de l'Eglise
comme maîtresse et complice.
A la suite de quoi, le président Pompidou
prononça son fameux discours sur la place
Général-de-Gaulle (voyez-vous ça!), et c'est
naturellement sur la place d'Austerlitz qu'il
passa les troupes en revue, en compagnie
de Michel Debré (qu'il prenne de la graine),
manifestations folklorique de haute tenue.
Le soir, comme pour rappeler que ce genre,
de spectacle n'était pas étranger au musichall, Tino Rossi, sur le toit de la gare mari¬
time, se détachant au clair de lune sur un
sion,

le breton,, selon Galv, ce chiffre est

million;

la vedette de cette

:

Hélas !

que

le 15 août à Ajaccio.
Les cérémonies devaient débutèr le matin
sur la place Foch par la célébration de la
messe de
l'Assomption (1). A cette occa¬

celui du Rheto-Romanche, en Suisse, enseigné et
utilisé dans l'administration sous ses cinq formes
dialectales alors qu'il ne compte que 49 000 locu¬

de doutes

put se faire

grand moment de ces journées inou¬
bliables
à vrai dire, tout était grand dans
l'épopée impériale et dans sa commémora¬
tion (pour l'individu, un peu plus d'un mètre
cinquante) — était sans conteste marquéu
par la visite du président de la République

le monde

savons

—

Louis RICHER.

teurs.

Pompidou l'a
l'heure n'est

du clairon.

nous

«

Le

Renseignements : Secrétariat de Galv,
F. Broudig, boîte postale 7, 29 N, Brest.

(1) Il est des exemples bien plus frappants,

rassure,

Malgré cette pointe de modestie bien par¬
donnable, l'année qui s'achève fut une année
glorieuse et en tous points digne de ce sens
profond de l'honneur qui toujours caractérisa
notre élite au cours de l'histoire.
En fait les étrangers se sont beaucoup
divertis (aspect positif de tout ce cérémo¬
nial) de voir avec quel ensemble (du moins
on le
laisse supposer) le « peuple le plus
spirituel de la terre « rectifiait la position »
et oubliait tout sens critique au premier son

et

morte,

se

journée, n'était pas l'auteur de
tshii-tshii » (influence des cures thermales
sur son inspiration), mais le président de la
République. Dans son discours, Georges Pom¬
pidou avait su toucher le peuple par sa pro¬
fonde analyse de la pensée napoléonienne
et la grande franchise de ses paroles !
Napoléon n'a pas légué à la France que
l'éclat d'une prodigieuse épopée militaire
(claquements de talons dans l'assistancé (3),
c'est ici qu'il faut rappeler comment le pre¬
mier consul, puis l'empereur a, de ses mains
pétri littéralement notre pays et nous a légué
une nation où tout porte encore sa marque ».

:

pas pour nous

chante).

Mais,

monde

le

confirmé

Enfin, pour achever, une dernière

la

:

les minorités dont la France assure

toutes

la

Napoléon

le bicentaire de

Mgr

Coligny,

—

—

fond aux couleurs nationales, sut faire passer
des frissons glorieux sur les échines rassem¬
blées de l'immense auditoire.
Mais au milieu de ces réjouissances, de
nombreux observateurs avaient peine à con¬
tenir

une

indignation bien justifiée, il est

trer

combien

«

la décentralisation

»

«

«

«

plutôt de l'Etat ou du pouvoir, mais
quand même de l'autocritique, comme

Disons

c'est

qui suit

ce

:

C'est à lui que nous

«

institutions

des
et

en

qui,

mon¬

est une

duperie à quel niveau que ce soit.
C'est après les feux d'artifice que nous
parvinrent les premiers commentaires, il ne

devons l'essentiel

travers des siècles

au

dépit des évolutions indispensables,

constituent

l'armature

encore

pays ».
Mais il n'est pas

de

notre

question de Buonaparte,

jeune nationaliste corse.
Et c'est pourquoi, aujourd'hui, dans cette
ville où il est né, dans cette île dont il est
«

l'orgueil, le président de la République célè¬
bre la mémoire de l'empereur (association
étrange! (3) I), en présence de celui sur
qui repose l'héritage d'un nom prestigieux.
Car nos gloires n'appartiennent qu'à la
France, et il n'est pas de nom plus glorieux
que celui de Napoléon. »
Je ne sais pourquoi, parmi tant d'études
de chefs-d'œuvre d'érudition consacrés à

et

l'empereur,
des nuits

ouvrages

de fièvre,

maintenant à

exaltants dévorés dans
un

l'esprit

:

seul titre
(4).

me

vient

le métro », de R. Queneau,
de la littérature française.
Zazie déclare Gabriel en prenant un air
Zazie dans

«

œuvre
«

maîtresse

majestueux trouvé sans peine dans son
répertoire, si ça te plait de voir vraiment les
Invalides et le tombeau véritable du vrai
Napoléon, je t'y conduirai.
Napoléon mon cul, réplique Zazie. Il
—

m'intéresse pas

du tout cet enflé, avec son

chapeau à la

con. »
Si la vérité sort parfois

de la bouche des

enfants, ceux-ci de plus sont irrespectueux

en

effet scandaleux que sur tout le territoire de
l'Ile de Beauté, il n'existe pas une seule gare

d'Austerlitz, cet exemple seul suffit à

mémorable

SUITE

(1) Napoléon

a

eu,

en

p,

48

effet, la délicatesse de

naître le

jour de la fête de la Sainte-Vierge.
(2) Pour entendre un autre son de cloche : Frè¬

res

du

du Monde, N° 59.

(Documents sur l'attitude

clergé et haut clergé catalan).

(3) Note du témoin.
(4) Citons tout de même : « Napoléon
d'Henri Guillemain. Un plaisir !

tel quel

16

»

�Fotò Occ. Nov.
..

pour contenir l'enthousiasme populaire

.

conseil national U. D. R.
à Montpellier le 28-11-69

de notre

correspondant à Montpellier

:

important a été franchi le
28 novembre sur le plan de la décentralisa¬
tion
Le parti U.D.R. a honoré notre ville et
par là toute notre
région en tenant ses
assises nationales à Montpellier. Il fallait
Un

très

pas

.

donc

à la

montrer

se

hauteur de l'honneur

été fait. Dès l'abord rien n'a été
négligé pour rendre agréable le trop court
séjour de nos visiteurs. La municipalité avait
gracieusement prêté les locaux de la Foire
Internationale du Vin, à distance respectu¬
euse de la ville, pour que les congressistes
puissent travailler dans le calme et la dignité.
Un service de nettoyage, opérant jour et nuit,
otait les inscriptions occitanes qui souillaient
nos
murs, et auraient pu désagréablement
choquer les regards paisibles des touristes
U.D.R. Ce fut peut-être le seul point sombre
de ces grandes journées : l'entêtement qu'ont
semblé marquer certains extrémistes occi¬
qui nous

détruire

à

tans

a

mentale

cité

l'harmonie

de

notre

monu¬

notations du genre
Occitanie Socialiste » qui, évidemment,
étaient fort déplacées dans les circonstances.
Fort heureusement, et conformément aux
mémorables déclarations de notre premier
ministre, l'ordre et la sécurité de nos minis¬
par

des

«

furent assurés. La chasse fut donnée à

tres
ces

jeunes gauchistes excités,

tes

et

silencieuses

par

d'élégan¬

Landrover. La banderole

placée sur l'Esplanade, au centre de la ville,
qui disait notre joie de recevoir tant de gens
haut placés, fut gardée la nuit par un car
plein de C.R.S. armés de mitraillettes et cela
s'avéra fort efficace, aucun de ces jeunes
écervelés n'ayant le courage de s'approcher.
Notre

ville

noires

venues

rêt

voir

principalement du plus grand quotidien d'in¬

les

créer

climat de

sympathie et désamorcer
qui auraient pu éclater
au plein jour.
C'est ainsi par exemple que,
avec l'aide des
organisations professionnelles
agricoles et de leurs représentants les plus
un

certaines

tensions

qualifiés,
masse

ment

fut évitée une manifestation de
des agriculteurs, qui aurait certaine¬
défavorablement
impressionné
nos
Fòttì

Occ. Nov,

tiens, tiens ! ! !
17

nos

aurait
fut

ne

souffert.
suivie

Aussi

que

par

dérouler la
la dignité.

manifestation

et

arriver

un

Il

dans

le

eût cependant un
grand mouvement de colère au passage de
M. Debré (peut-être à cause de son papa
qui mène une lutte sur 2 fronts, contre le
vin et contre l'occitan).
Le sommet du Congrès fut le discours de
notre premier ministre dans le grand Théâtre
de Montpellier, que l'on avait pour la circons¬
tance, rempli de police, ceinturé par des
Landrovers et les gros camions de l'O.R.T.F.
Et l'on put assister à la ronde joyeuse des
D.S. officielles, toutes noires, avec un 75 au
cul, parfois égayé curieusement par un maca¬
ron
représentant un poing tendu au-dessus
d'un O.C. (Y aurait-il une tendance occitaniste au sein de l'U.D.R.) La foule des képis
blancs et des C.D.R. venus sur l'œuf, purent

formation du Midi, qui, délaissant toutes ses
sut

se

calme

Mais enfin, disons le tout de suite, l'accueil
plus chaleureux vint du côté de la Presse,

étaient adressés,

en

manifestation

faire

friands...

lui

pensé,

quelques centaines d'agriculteurs, plus quel¬
ques gauchistes, en majorité occitans. Il ne
fut donc pas difficile aux dirigeants de maî¬
triser le mécontentement qui apparaissait, et

par leur charme et leur prestance,
conquérir la sympathie des Montpelliéraines.
C'était à qui prendrait la photo du plus beau
d'entr'eux. Il fallut parfois que certains défen¬
dissent par la force, en arrachant quelques
pellicules, l'incognito dont ils sont assez

communiqués qui

bienveillant,

cette

fut sillonnée de fourgonnettes
de toute la France. Les C.R.S.

positions passées, filtrant soigneusement

auraient-ils

exemple O. Guichard, et sait-on
jamais les représailles qui auraient pu en
résulter ? Toute notre région, auquel le pou¬
voir semble de plus en plus porter son inté¬
ministres, par

surent

le

Qu'en

ministres.

Michel

y

Debré

souriant

et

détendu, le visage avenant de Robert Poujade, qui, — l'aurait-on cru ? —, est un lec¬
teur assidu de Midi Libre, et furent charmés
par la discrétion du regretté Couve de Murville.
A
l'intérieur, outre 1 000 policiers
répartis dans les coulisses, quelques 500
congressistes purent entendre la voix suave
de notre premier ministre redéfinir la société
nouvelle promise, et prendre la décision
d'associer les jeunes à sa construction.
Ainsi, tout se déroula parfaitement et ce
conseil s'avéra extrêmement positif : D'une
part, il vit le renforcement des liens amicaux
entretenus de longue date entre l'U.D.R. et
la police. D'autre part, l'immense majorité
de la majorité put partir, en ayant goûté la
cuisine
de
notre
Languedoc, l'hospitalité
pleine de bonhomie de nos députés U.D.R.,
de la municipalité, du journal Midi Libre,
confirmant ainsi la vocation touristique de
notre beau pays, et participant au lancement
d'un tourisme d'hiver en Languedoc, que l'on
souhaiterait voir s'étendre.

Couveighnes, député U.D.R. de l'Hé¬
son discours inaugural a tout à
fait raison : le Gaullisme peut enfin vivre
M.

rault, dans

dans l'Hérault et même
il

n'y

il

faut

a

en

Occitanie. Comme

de place pour tout le monde,
envoyer les occitans ailleurs. On y

travaille.

pas

�une terre

lointaine

n'y aurait pas lieu de parler de cette
publication (chère), simple produit de con¬
sommation courante (il en parait des multi¬
tudes qui se vendent bien) si elle n'était
l'œuvre d'un « jeune gascon et de ses amis »
et si elle affichait hautement de ■&lt; louables
Il

intentions

».

nombreuses publicités nous
les bénéfices obtenus par la
doivent être en effet consacrés à la

Comme

les

l'ont apprises,
vente,

château de

du

restauration

Sainte-Mère-en-

Lomagne.

battage, nombreux
un « événe¬
ment », ils seront restés sur leur faim.
Cet ouvrage s'adresse naturellement aux
touristes (c'est pour cela que les rédacteurs
écrivent avec l'accent ■■ pointu »), à cet effet
il est rédigé en plusieurs langues : Français,
Anglais, Allemand. Mais parlons de son
contenu

tout ce

par

ceux

qui

croyaient à

:

C'est d'abord

(gardons-nous de commen¬
taires déplacés et de jugements malveillants)
une
préface de P. de Montesquiou :
Evadez-vous, allez en Gascogne ! (enten¬
dez, dans le Gers) »; et puis c'est l'esquisse
d'un
tableau
historique,
géographique,
humain, psychologique même de ce beau
pays. On vous parlera comme il se doit, de
la qualité incomparable des habitants
(je
suis Gascon je me disais aussi !)
Enfin, pour tout vous dire, cette plaquette
«

est

«

construite à la manière d'une peinture

de
beaux paysages, des détails simples et rudes
placés dans un écrin, sans fard, sans faste,
vers lesquels le visiteur n'est pas sollicité;
mais vers quoi tout un passé (pardi) ! toute
de Hundertwasser

»,

«

elle

nous propose

culture l'attire ». Pour l'auteur, cette
se borne au paysage.
Pour le portrait humain, on reprend bien

une

culture

le

mythe Gascon et les clichés de la
littérature française, on cite même La Fon¬
taine : « Gascon, c'est tout dire ».
sûr

«

De

dit plus malin comme
un gascon).
plus nombreux
que chez d'autres », c'est toujours ça, et ses
principales vertus « sont sa gaieté et son
optimisme », vue sa situation, il n'est pas
exigeant. Mais il faut l'entendre parler
patois », et voici tous les adjectifs habi¬
tuels sur le ton du paternalisme : « doux,
expressif, sonore ». Et on cite sans doute
un
indigène primitif et mâcheur d'ail ;
coumo l'encens sort de las prados, coumo
l'ayo sort de la houn » (coma l'encens sort
de las pradas, coma l'aiga sort de la hont).
Et c'est tout pour la linguistique et la
littérature
(ô pauvre Manciet, Lapassade,
Rapin, ô pauvre Camelat, pauvre Barué, que
n'êtes-vous des produits commerciables ou
des curiosités folkloriques).
Un peu d'histoire, avec arrière plan sur la
France Eternelle. Après les Gaulois et les
Romains (il est bien évident que les gau¬
lois couvraient exactement tout l'exagone, si
vous ne savez pas ça, revenez à l'école ou
lisez Astérix), il se passe à vrai dire bien
peu de choses, puis on en vient à Alienor
d'Aquitaine et à ses différents mariages.
C'est de cette époque (troublée I!) que
datent une multitude de forteresses, tant
do malice
u,i

«

(on

»

ne

singe, mais malin comme
Ses défauts ne sont pas

■■

«

Alléchés

étaient

SUITE de la

la gascogne

:

taille

moyenne,

ses yeux

rayonnent

«

gasconnes

unique

en

Ecosse

».

qu'anglaises
France,

ne

dont l'architecture
retrouve qu'en

se

Après 1'« invasion anglaise
nexion
Henri

de
IV

la
et

France
ensuite

»,

c'est

«

l'an¬

à

la Gascogne »,
naturellement d'Arta-

gnan...

semble ignorer un

fait important : à
ont perdu
toutes leurs libertés reconnues par leur sou¬
verain légitime d'alors, le roi d'Angleterre
C-3t en particulier la liberté linguistique).
Mais, la moitié des textes de la publica¬
On

l'annexion

française, les

gascons

tion étant décidément consacrée à encenser

l'autre

(est

moitié,
surtout

l'ouvrage de F. Coustols...
une)... prise de conscience
«

P. 16

de nature (parfois même assez vulgaires).
Mais l'historien honnête possède aussi ce
défaut (le premier), ainsi dans un article

(la Dépêche du Midi

16-8-69), Joseph Barsa-

analyses :
Sourd à tous les conseils, il voulut sans
cesse
étendre à l'Europe la dictature qu'il
imposait aux Français, et c'est bien là qu'il
faut voir l'unité profonde de sa politique ».
...«
Encore fallait-il obtenir l'adhésion des
masses
populaires, c'est ce que permit le
bonapartisme, lequel, en parfait précurseur
des fascismes, sut faire croire aux masses
que le despotisme peut être fondé sur leur

lou

livre

nous

ces

••

idéal
De

».

leur côté, les Catalans du Roussillon
commémoré le bi-centenaire, mais

ont aussi

plus aigu des réalités en dénon¬

avec un

sens

çant la

centralisation

«

:

Napoléon est mort, qu'il aille au diable ! »
Louis RICHER.

devant tant de trésors à conserver ».
Nous

lui souhaiterions quant à nous, une

plus profonde, et une vision plus
large des trésors culturels à sauvegarder,
tant au patrimoine occitan qu'à la civilisation.
Enfin, cet ouvrage qui veut illustrer l'âme
de la Gascogne est la négation même de
son
originalité véritable. (Du Bartas cité

conscience

pour

son

œuvre

en

français, s'est montré

plus brillant poète dans sa langue maternelle,
de même, seules les œuvres en français de
Bladè sont citées dans la bibliographie (1).)
Heureusement,
de nombreuses et très
belles
photographies nous font parfois
oublier le texte.
Louis RICHER.

(1) Contes

de Gasconha. J.F. Blader. Lo Libre

Occitan, 1968.

(1) Privât éditeur.

líe4t

1

an

fydwuA dz
:

15 F

ivoua

oeciT/iNia
Revue Culturelle
av.

Bilingue

^

del G'-de-Gaulle
31

C. C. P.

-

:

SEYSSES

BRU 2-944-14
Toulouse

Technico-Presse

—

31

-

SEYSSES

f
18

�pédagogia

—

langues et cultures régionales
C'est avec une vive
associations culturelles

statisfaction que les
régionales qui com¬

des Cultures
de l'adoption
le Congrès de la Fédération de l'Educa¬

posent le Mouvement Laïque
Régionales ont eu connaissance
par

Nationale, tenu récemment à Paris, d'une
motion soutenant l'enseignement des langues
et cultures régionales. Le vote de cette réso¬

Et le Congrès souligne « l'intérêt humain et
pédagogique d'un enseignement d'ailleurs
conforme aux principes de l'O.N.U., de
l'U.N.E.S.C.O. et de la Déclaration europé¬

des Droits de l'Homme ».
C'est précisément « une tâche

enne

tion

lution marque un nouveau grand progrès de
la cause qui rassemble tant d'enseignants

publics, d'étudiants, d'animateurs, d'élus des
pays occitan, basque, roussillonnais, de Bre¬
tagne, de Corse, qui travaillent de concert
à la promotion des langues populaires par¬
lées dans ces régions et des cultures dont
ces langues sont le moyen d'expression.
La motion votée par le Congrès de la
F.E.N., et qui était proposée par la section
de l'Aveyron, s'élève tout d'abord contre la
«

des

coalition

éléments

conservateurs

et

représentants du gouvernement » qui,
Conseil Supérieur de l'Education Natio¬
au
nale, « l'a emporté sur la volonté exprimée
par les organisations syndicales », favorables
à l'octroi aux langues régionales du régime
reconnu aux diverses langues vivantes admi¬
ses
au baccalauréat.
Ces organisations, on
doit le préciser, sont les syndicats d'ensei¬
gnants publics, la C.G.C., la F.N.S.E.A., et on
doit y ajouter une Fédération de Parents
d'élèves (Fédération Cornée).
Dans une perspective de démocratisa¬
tion », il importe à la F.E.N. que
l'école et
le lycée ne soient pas isolés du monde
extérieur » en ignorant ces réalités du milieu
que sont les cultures et langues régionales.
des

«

enseignant œuvrant pour l'enrichis¬

sement

de

Lors de

sa

session des

16 et 17

octobre,

de l'E.N. a rejeté toute
développement des lan¬
cultures régionales, qui eut répondu

l'homme et

sa

libération

»,

que

d'exiger du Ministère de l'E.N. qu'il « prenne
d'urgence les mesures concrètes préconisées
par la Commission mixte de 1964-65 », et
donc que les moyens pédagogiques et maté¬
riels soient enfin

accordés

en

ce

sens.

En

conclusion, le Congrès de la F.E.N. se pro¬
nonce

en

faveur d'un

«

statut véritable

des

langues et cultures ethniques de France dans
l'éducation.
pas besoin de dire l'importance
pareille prise de position par une orga¬
nisation comptant plus de 400 000 membres,
l'une des plus fortes centrales syndicales de
France. Les pouvoirs publics, notamment le

Il

n'est

d'une

Ministère

de l'Education, devront désormais

de l'avis d'un organisme aussi
puissant et aussi déterminé (1) et se résou¬
tenir

compte

dre à faire droit à des revendications soute¬
nues

tous les hommes de progrès et
ailleurs satisfaites dans les autres
démocratiques.
par

partout
pays

(1) La prise de position de la F.E.N. est la suite
logique de celle des Congrès du S.N.E.S. (avril)
et du S.N.I. (juillet), syndicats membres de la
Fédération.
adhérent à
même

sens.

—

le S.G.E.N., syndicat
s'est prononcé dans le

A noter que

la
Les

C.F.D.T.,
unes

et

les autres de ces cen¬

syndicales se réfèrent
précisées par le M.L.C.R.

trales

Document

le Conseil Supérieur
mesure en faveur du

du syndi¬

calisme

communiqué

aux

par

gnement Supérieur, une place réelle, on voit
mal pourquoi elles seraient éliminées aux
autres niveaux de l'Education. Le Congrès

syndicales.

malheureusement pas encore

des intéressés. Une coalition des
des représentants

vœux

éléments

Devant

conservateurs et

décisions, le Congrès rappelle
dans une perspective de démocratisa¬

que,
tion de

l'enseignement, l'école et le lycée

peuvent être

isolés du monde extérieur,
établissements ne peuvent laisser dans
l'oubli le plus profond les langues et cultures
ne

ces

régionales.
Il doit être tenu le plus grand compte des
aspirations légitimes de ces régions, telles
qu'elles se sont manifestées démocratique¬
ment

Le

dans toute la France.

Congrès rappelle

que

la valabilité et la

recevabilité de ces aspirations ont été recon¬
nues dans les conclusions de la Commission
Mixte de 1964-65 comprenant des représen¬
tants du Ministère de l'E.N. et des organisa¬

tions.
Si ces

Le

ces

langues ont,

19

au

niveau de l'Ensei¬

Directeur de

fait

de

rappeler

la firme en question
la croix rouge.
La
supprimée car
jugée peu rentable. Business is business.
Cependant, la méthode d'enseignement
rapide (exercices de conditionnement audio¬
vocal), mise au point par un groupe de lin¬
guistes et professeurs, demeure et ceux-ci
envisagent déjà d'oeuvrer par leurs propres
que

n'était pas

une annexe de
section Occitan fut donc

moyens.
De toute

façon, ceux qui veulent apprendre
langue d'Oc, sa graphie, sa grammaire et
sa
littérature, peuvent toujours s'adresser
au collège d'Occitanie
(31, rue de la Fonde¬
rie à Toulouse) lequel n'a jamais cessé d'en¬
seigner par correspondance depuis sa créa¬
tion en 1919, et cela à des tarifs défiant
la

toute concurrence.

Par ailleurs, nous apprenons que

d'Etudes

Occitanes de

le Centre

la faculté de Mont¬

pellier doit éditer avant la fin de l'année 69,
une « Metode per aprene l'Occitan parlât »,
de Christian Bailon et Robert Lafont (livre
de textes, disques, bandes magnétiques...).

le M. L. C. R.

du gouvernement l'a emporté sur la volonté
exprimée, entre autres, par les organisations

aux

pleins d'espoir dans cette nou¬
velle expérience. Mais c'était compter sans
la direction générale, en effet, celle-ci eut tôt

à travailler,

revendications

souligne l'intérêt humain et pédagogique de
cet enseignement, d'ailleurs conforme
aux
principes de l'ONU, de l'UNESCO et de la
Déclaration
européenne
des Droits de
l'Homme (que le gouvernement français n'a

gues et

La direction toulousaine de l'école Berlitz

(école spécialisée dans l'étude des langues)
avait pris l'initiative voici quelque temps, de
créer une section d'enseignement de l'occi¬
tan. Des professeurs avaient déjà commencé

ratifiée).

la Pédagogie lui-même a

rappelé dans une circulaire du 27-2-69 que
ces langues ainsi que les civilisations dont
elles sont l'expression font partie du patri¬
national, fournissant des éléments
moine
pédagogiques du plus grand intérêt » et
qu'elles « peuvent et doivent permettre de
«

fonder l'enseignement général sur la
sance du milieu naturel historique,

connais¬
géogra¬

phique et culturel de l'élève. »
C'est une tâche du syndicalisme ensei¬
gnant, œuvrant pour l'enrichissement de
l'homme et sa libération que de souligner la
nécessité d'une reconnaissance officielle.
Le Congrès exige donc que les services
du Ministère de l'E.N. mettent un terme à
leur politique de rejet des justes revendica¬
tions populaires et scolaires concernant l'en¬

seignement des langues et cultures régio¬
nales et prennent d'urgence les mesures

préconisées par les conclusions
Mixte de 1964-65, notam¬
ment en assurant aux personnels et aux
élèves concernés par cet enseignement, les
moyens pédagogiques
(recyclage, insertion
dans les programmes et les emplois du
temps) et les moyens matériels supposés
pour une application correcte des recomman¬
dations de la circulaire du Directeur de la
Pédagogie publiée au B.O.E.N. du 27-2-69,
celle-ci n'étant considérée que comme une
première mesure conduisant à un statut véri¬
table du régime des langues et cultures
ethniques de France dans l'éducation.
(Motion présentée au Congrès de la Fédé¬
ration de l'Education Nationale par Couderc,
membre de la C.A. nationale, délégué de
l'Aveyron, — préparée en Commission avec
Petite, du SNES, et un délégué du SNI, —
approuvée par le Congrès : 800 délégués,
7 voix contre, 2 abstentions; — à paraître
concrètes

de la Commission

dans l'« Enseignement Public ». — Texte
communiqué par Couderc, diffusé par le
Secrétariat du Mouvement Laïque des Cul¬
tures Régionales.)

�—

arts e
Jacquou le croquant

de s'attarder sur ce Jacquou ie Croquant qui a déjà fait couler tant d'encre ?
dernière raison qui nous a poussé à publier notre point de vue si tardif soit-il
(mais le recul est profitable) sur une oeuvre qui, somme toute, ne pouvait que nous concerner.
Cette œuvre, par ses imperfections mêmes, sut si bien inspirer nos rédacteurs que trois articles nous
sont parvenus, traitant du même sujet, chacun l'abordant différemment. Il nous est apparu utile de les
Valait-il tant la peine
C'est précisément cette

confronter.
JACQUOU

L'HONNETETE

LE CROQUANT au
DU COMMERÇANT.

qui fasse mal aux tympans,
qu'aurait dû être Jacquou le Cro¬
quant. Mais, d'un Jacquou croqué à la Stellio
Lorenzi, il ne reste rien, sinon un Jacquou
de midinette. « Le croquant croqué » faisait
un
titre plus adapté à cet accouchement
feuilletonnesque
vagissements
lar¬
aux
moyants, où, régulièrement et méthodique¬
ment, un long, très long bout de pellicule
joue du trémolo dans le mélodrame le plus
vulgaire. Un peu de misère, beaucoup de
souffrance, de la platitude sentimentale, un
brin d'amitié, de la pleurnicherie à profusion
et, de temps en temps, un hoquet de révolte
gentillette en guise de ponctuation, sont les
principaux ingrédients d'une recette tradi¬
tionnelle.
recette
Une
qui fait toujours
recette et que l'auteur a habilement resser¬
vie à la France entière : Du sous — Victor
Hugo revu et corrigé d'abord sous la plume
d'un « littérateux » besogneux, ensuite sous
l'œil de la caméra non moins besogneuse
d'un Stellio Lorenzi. Car il s'agit bien de
besogne, de basse besogne. Habile à triturer
la corde sensible, par le travers d'un facile
sentimentalisme d'arrière boutique, l'escro¬
querie Lorenzienne n'est pas en peine de
paravents derrière lesquels se cacher. Hypo¬
crite, elle transforme la misère et la persé¬
cution en un scandaleux hochet qu'elle agite
devant nous à seule fin d'apitoyer, car la
noble âme humaine a toujours besoin de
cracher sa pitié. C'est pourquoi le troupeau
affamé se jettera inlassablement sur cette
Un cri strident

voilà

ce

cuisine ô combien réchauffée. Quant au soi-

disant souci d'auhenticité que

l'auteur veut
s'attribuer, il n'a de vérité que celle
d'Un « paysanisme » de salon, où les désœu¬
vrés d'un « five o'clock
s'appliquent à sin¬
ger les personnages d'un tableau de Le Nain
qu'il ont sous les yeux. Les oripeaux aux
rapiéçages clownesques, la démarche bien
étudiée, les couvres-chef bien ajustés et la
parole bien tournée, relèvent plus de l'esprit
cultivé Eugéno-Laurenzien que Périgourdin.
Et, l'ensemble plonge allègrement dans une
facile esthétique de récupération.
bien

problème majeur :
la réalisation, adopter
pour donner
à cette
des accents plus vrais.
un

et

vendre

est

véritablement

la

abandonné.

vite

s'il faut reconnaître

une

qualité à

Jacquou le Croquant, c'est bien l'honnêteté
du commerçant.
Daniel VIGUIER.'

Pendant

6

semaines,

nombreux télé¬

de

l'histoire
Ils ont partagé

spectateurs ont suivi avec passion
de

«

ses

sion

midinettes, il est d'une
la réussite de l'entre¬
prise, de ménager la religiosité de ces dames
en
leur offrant du bon petit curé de cam¬
pagne) un Jacquou jeune qui n'en finit pas
de rester jeune au fil des épisodes; sont
autant de moyens mis en œuvre dans la

hurler
et cruelle.
Comme

avec

Cathares », Stellio
transparaître l'actua¬
manquait le ton épi¬
le provoquer aisément par la
«

Les

scène

».

En fait,

larmoyantes

des

l'auditoire

reste

paysans

aux

lisme

sort

nécessité pour

réduction de

pâture

Lorenzi n'a pas su faire
lité de « Jacquou ». Il lui

devise ici mise en pratique. Le faux souci
d'authenticité dans la pseudo-peinture sociale,
l'anticléricalisme
de
patronage fait pour
séduire et non pour choquer (s'il est abso¬
lument nécessaire de stimuler les facultés
autre

La

d'Eugène Leroy donné en
citadins avides d'exotisme. Ça
du passé, donc on peut s'attendrir,
même l'injustice d'une société rude

humbles

cela imposait ne pouvait trouver une
compensation satisfaisante dans le soustitrage. Plutôt que de perdre des télé-spec¬
tateurs, on préféra sacrifier un peu de &lt;• réa¬
que

»

Plaire

de plaire. Mais il y avait
on a pensé avant
la langue occitane
fiction larmoyante,
Mais ce projet fut

seule perspective

Jacquou le Croquant

».

mésaventures, ils se sont apitoyés sur
de ses malheureux paysans sortis du

fond des âges, d'une terre lointaine, exploi¬
tés par leur comte, inhumain et tyrannique.
Le ton de l'œuvre était au

Réalisé pour un

mélodrame.

public de citadins, l'émis¬

de Stellio Lorenzi cherche le vrai, le
la beauté des choses simples, le par¬
fum des fenaisons, le rustique en gros sabots,
en
un
mot, le pittoresque qui permet aux
parisiens de prendre une bouffée d'évasion,
de respirer à bon compte le grand air vivi¬
fiant de la profonde et mystérieuse forêt
Barada ». Voilà donc l'univers misérable des
pur,

que.

Il aurait

pu

l'incendie du château. Mais cette

scène de

reste

anecdotique. Pendant le procès

de
du
départ est entonné. Mais l'atmosphère du
tribunal reste celle d'une petite revanche.
Pourtant, si Jacquou a fait verser des lar¬
de Jacquou on entend la rumeur sourde
la révolte qui monte de la rue; le chant

mes

à certains, nombreux furent ceux qui y

une
résonnance beaucoup plus
profonde. Jacquou, c'était un des leurs, le
symbole de la révolte d'un peuple. Pour les
agriculteurs de la Dordogne aussi bien que
pour ceux d'Auvergne ou du Languedoc, il
est un de ces petits exploitants dont le sort
en fait n'a guère changé depuis 1830
(ou si
peu par rapport à l'évolution sociale).
Car le « Jacquou le Croquant » d'Eugène
Leroy, bien qu'il fut écrit en français, est

trouvèrent

une

œuvre

entièrement occitane,

dans

son

parfois même dans
son vocabulaire : Jacquou mange de la « mique ». Lorenzi, soucieux de réalisme, l'a bien
senti puisque sa première intention était de
esprit dans

donner

une

sa

syntaxe,

version

en

occitan

sous-titrée

«

20

�français. Il manquait, paraît-il, des acteurs.
facilement en trouver dans le

en

On aurait pu

peuple.
certain que Jacquou joué en occi¬
aurait eu une autre dimension. Par exem¬

Il

est

tan

ple la séparation aurait été plus nette entre
les paysans qui, à cette époque-là — l'école
primaire obligatoire n'ayant pas été insti¬
tuée
ne connaissaient que leur langue,
l'occitan, et les magistrats qui s'exprimaient
en français. Devant le tribunal par exemple,
le père de Jacquou, illétré, ne pouvait com¬
prendre ce qui se disait. Il se sent étranger,
entre les mains d'une justice qui lui est
étrangère. La barre des accusés symbolise
le fossé qui existe entre les représentants
de la justice française et la petite paysan¬
nerie occitane. Car à travers l'accusé, et son
avocat en est conscient, c'est le peuple que
l'on essaie de mâter, ce peuple opprimé,
exploité, maintenu volontairement dans l'igno¬
—

rance.

Mais là encore, nous sommes

lésés. Tout

passe comme s'il n'existait pas de réa¬
lité occitane. Pourtant si Lorenzi n'a pas su

se

la faire découvrir, les occitans, frustés

nous

dans le domaine de la création artistique, ont

apprécier cette œuvre en la replaçant à
juste valeur. Et si, malgré ses grands
yeux larmoyants de petit parisien fourvoyé,
Jioq"ou le Croquant » est devenu le mythe
romanesque des revendications paysannes,
c'est parce qu'il a éveillé chez les manifes¬

feuilleton, « J. R.-Coiconfie avec l'accent
picard : « j'eu quarant' chataîgners dun
l'Aubrac », m'as colhonat quand t'ai vist !)
qu'un paysan illettré du Périgord au début
du 19' pouvait parler et comprendre le fran¬
çais (le procès !) est d'une malhonnêteté
à laquelle, hélas, nous sommes trop habitués
pour seulement réagir. Je sais, pour faire
couleur locale », on a fait chanter quelques
marchands de folklore locaux, mais cela
n'arrangea rien, bien au contraire; rien ne
mentionnait, ou ne pouvait faire entrevoir
quelle était la langue quotidienne des héros.
Il y a eu, paraît-il, un projet de réalisation
uniquement en occitan, Là, le problème aurait
pu être inverse, quelle aurait été la langue
du comte? (l'occitan était possible), des
membres du tribunal ? (l'occitan, c'eut été
absurde!). En bref, nous aurions eu un
tableau typique et trop clair, rappelant de
façon saisissante l'opposition entre colons
et colonisés (même si à l'époque, l'exploita¬
de cette sorte;

gnet

un

:

»

•&lt;

tion de l'individu était sensiblement la même

dans tout le royaume, en Occitanie

française
maîtres).

désignait

une

classe,

la langue
celle des

faire

Que

autre

paysan

perdre).

sance

»

c'est

qu'il leur reste à découvrir.
B. ROQUESALTES.

* i'fi
*

Il y a

quelques semaines, la T.V. donnait
adaptation des aventures du Croquant

une

Stellio

Lorenzi, simultanément naissait
le
phénomène Jacquou ».
Le film d'abord; un feuilleton n'est jamais
qu'un feuilleton, mais celui-ci se piquait de
par

«

«

réalisme

»,

observons

ce

qu'il

en

est

quant à la situation de vie dans

laquelle

les paysans se trouvent, elle est aussi
exacte, il existe des témoignages. En ce qui
concerne la

réalité humaine, c'est là que se
camoufle l'escroquerie. En effet, faire parler
à des paysans du 19', un
langage de salon
ou

MISERE

même

un

langage moderne (par la forme

de

pensée et le vocabulaire) peut relever
de la maladresse du scénariste, mais faire
croire
sonnes

(y parvenir!) à des millions de per¬
(d'ailleurs abreuvées de mensonges

H.
21

Tel qu'il fut projeté, le film eut sur le
public des répercussions inattendues. L'esca¬
lade est pourtant simple : les agriculteurs
manifestent un peu partout, les français ne
semblent s'intéresser qu'aux malheurs d'un
pauvre petit parisien que des réalisateurs
promènent inlassablement dans la boue, la
neige et le deuil périgourdin. Ils attrapent
la balle au bond : « nous ne voulons pas
être les Jacquou du 20' siècle ». La presse
s'empare du slogan, les agriculteurs renché¬
rissent, le « phénomène Jacquou » est né.
Toutes les revues, tous les journaux en ont
parlé, à Toulouse, une librairiè communiste
présente l'œuvre d'Eugène Leroy (littérature
populaire par excellence) en vitrine, à travers
les saintes écritures du parti, cet ouvrage est
bientôt en vente partout et les éditeurs s'en
frottent les mains, surtout au moment de
Noël.

le

a

(décidément, j'ai du temps
Le petit monde de Marie Plai¬
(le titre seul m'a fait venir des
&lt;•

Far-West

et

l'aristocratie

campa¬

modernes,

alors,

vous

pouvez

bien

qu'ils ne parlent que français et sans
Peut être leur trisaïeul parlait-il en
oc ?
Seule Marie Plaisance essaie d'avoir
un « accent chantant » (c'est le personnage
amusant! si! si!). Elle fait son possible
après tout cette pauvre fille.

1970). La télévision n'en
de ne plus nous étonner. Voilà
enfin un feuilleton (Marie-Plaisance) qui ne
nous décevra pas, car, en effet nous savons
N.B.

—

finit

où

(7 janvier

pas

nous

allons

:

Lieu de la scène :

Floride occitane démous-

tiquée.
Décor : la Grande Motte touristiquée (plus
vulgairement, le Motas), la plage.
Acteurs : deux jeunes « paysans » de
sexes
opposés, allongés au soleil devisent
et

roucoulent.
: Ici maintenant, c'est comme
Lui ; oh oui !

Elle

à Nice !

Un temps.

Elle

:

le paysage est vrai, les maisons, l'atmos¬
phère aussi, les vêtements, je n'en sais rien
et

DE LA

la conscience latente d'une réalité occi¬

tants

tane

»

y

pour

gnarde réunis et conjugés au présent de
l'indicatif : grandes maisons confortables,
domaines, voitures (Renault, comme le maté¬
riel agricole : dans cette région, on affec¬
tionne particulièrement cette marque), pelou¬
ses, cravates, cols blancs et wisky siroté sur
des canapés. « Pauv' paysan » note le télés¬
pectateur goguenard au retour de l'usine, une
voix lui répond en écho : &lt;&gt; bandes de salauds,
de quoi vous plaignez-vous ?» et le dialogue
continue. Une ombre cependant, il en fallait
bien une, la surproduction, mais ça s'arangera, du moins sur la pellicule.
Je vous ai peut être dit que ces gens là
étaient

MYTHE

faire ? Il
feuilleton

est le pendant moderne de l'ar¬
chaïque Jacquou, même cadre « méridional »,
là le Périgord, ici l'Hérault, ici plus exploité
que là et ici comme là étranger au sujet et
à l'esprit du tableau.
Enfin à première vue, tout a changé, il
était temps que le peuple soit informé. Ici,

penser
accent.

«

que

nouveau

boutons)

sa

LE

un

rétablir la vérité
à

su

«

mère,

ma

heureusement

:

...

la Grande Motte... tu

pas avoir un
Lui : Oh si

AUJOURD'HUI

De
:

BONHEUR

ET PROSPERITE

La 3' phase ne s'est pas faite attendre
longtemps : il fallait désamorcer la bombe.
Il ne s'agissait plus que d'un feuilleton sans
prétentions historiques. Les paysans n'on
jamais vécu comme ça (qu'on aille voir où
l'on en est maintenant dans certaines ré¬
gions, je servirai de guide) alors aujourd'hui
se comparer à Jacquou est une absurdité.

jeunes

n'aimerais

appartement ici ?
!

paysans

languedociens

qui

cachent pas leur
reconnaissance et leur admiration à l'égard
de ceux qui sont venus leur offrir ce bienêtre. Mais qui sait pourquoi la caméra n'a
pas léché les murs de la nouvelle cité pour
nous
en
faire apprécier l'harmonie archi¬

vivent avec leur temps et ne

tecturale ?

Louis RICHER.

�Vers un renouveau

de la chanson occitane

festival de siros

le

correspondant

de notre

en

Béarn :

Festival

1 000

5 000

en

personnes en 1967, 3 000 en 1968,
1969. Indiscutablement, le succès

du FESTIVAL DE SIROS accuse une progres¬
sion

due à

géométrique. L'initiative en est

dynamisme des jeunes et de
la municipalité du village.
Qu'est-ce que Siros ? Une toute petite
commune de la région paloise, coincée entre
la route nationale qui va de Pau à Bayonne
et les saligues du Gave. Aux chiffres officiels
du
dernier
recensement,
la localité ne
comptait pas plus de 180 habitants ! Mener
à bien une entreprise de la taille du Festival
est une véritable gageure...
même si les
Services Départementaux de la Jeunesse et
des Sports apportent aux Sirosiens une aide
non négligeable. Il faut bien dire qu'à Siros,
on prépare le Festival pendant toute l'année.
A peine a-t-on fini, qu'il faut faire les bilans
et penser à préparer celui de l'année qui
l'audace et

au

a

même été publié. Mais surtout,
remis à chanter et c'est

s'est

Béarn

l'essentiel.
N'omettons

pas

le
là

de mentionner les deux

introduites par les organisateurs
1969 :
en
l'inscription au programme de
chants de création récente et la présence
de conteurs... Chaque année on tente de
innovations

faire mieux.

Jusqu'où ira-t-on ? A écouter parler autour
on est saisi de vertige. Tous ceux
qui ne sont pas encore allés à Siros se
promettent bien d'y aller la prochaine fois.
S'ils tiennent tous parole, alors ce sera 6,
de soi,

7

ou

louer

en 1970! Il faudra
du cirque Pinder ! Mais
l'affaire des organisateurs. On peut

8 000

personnes

le chapiteau

cela est

faire un miracle de
plus. L'important est ailleurs... Ce qui faut

des égards)
léger guindé
et une certaine recherche de la perfection
aux dépens de la familiarité première. Déjà
aussi, on donne peut-être un peu trop dans
le folklorisme qui veut que bien des groupes
se
croient obligés de se costumer. Alors
qu'il s'agit au contraire de prouver qu'on
peut chanter en Béarnais tout en restant un
homme de 1970. Il faut se garder de tomber
dans un passéisme nostalgique. On sauvera
certainement la Chanson Béarnaise. On sau¬
vera
sans doute
aussi la langue de notre
pays. Mais qu'on le regrette ou non, on ne
reverra plus nos jeunes gens en sabots, ni
nos jeunes filles en capulet rouge.
de l'ORTF (souhaitable à bien
avait donné au Festival un très

M. G.

compter sur eux pour

échapper
griserie du succès et à une certaine
officialisation. Déjà, cette année, la présence
souhaiter à Siros, c'est de savoir
à

la

( + ) Le Festival de Siros admet également
les Chansons Françaises adoptées tradition¬
nellement

en

Béarn, depuis 150 ans au moins.

désormais, l'affaire est bien lan¬
cée. Où s'arrêtera-t-on dans la voie montante

vient. Mais

périlleuse du succès ? Le Festival de Siros
ligne qu'il s'est tracée
et à la vocation qu'il s'est donnée ? De telles
question peuvent déjà se poser.
L'idée qui présida au premier Festival, en
1967, c'était de tenter en quelque sorte une
opération sauvetage •&gt; de la Chanson Béar¬

et

restera-t-il fidèle à la

«

naise traditionnelle

bitable

( + ). C'est

un

fait indu¬

récolte pas, si on ne

publ'o
les chansons occitanes traditionnelles,
dans moins de vingt ans, il n'en restera
absolument plus rien. Les organisateurs ont
donc voulu, avant tout, réunir, non des cho¬
rales professionnelles ou des chanteurs déjà
affirmés, mais des amateurs venus de leurs
fermes, de leurs pâturages et de leurs vil¬
lages. Qu'importe, après tout, qu'il y ait, ici
ou là, un accord douteux, pourvu qu'on chante
avec son cœur et surtout pourvu qu'on ait
:

si

on ne

pas

contribué

à

tirer

montagnarde qui

de

l'oubli

une

romance

perdue.
C'est dire que le Festival de Siros, n'est
pas un Avignon en miniature. Il n'a rien non
plus de Folklore exhibitionniste. Ce sont des
Béarnais qui chantent pour des Béarnais.
D'ailleurs, la date (fin septembre-début octo¬
se serait

bre) semble bien avoir été intentionnellemont
choisie pour éviter qu'un afflux de touristes
étrangers ne vienne dénaturer l'esprit de la
rencontre.
Le

atteint

Festival
son

a

but. On

ainsi
a

incontestablement

chanté. Les vallées de

d'Ossau, d'Aspe et de Baretous
apporté leur contribution massive avec
les rythmes lents de leurs bergers. Des grou¬
pes d'amateurs se sont fait connaître. De
nouveaux groupes se sont créés. Des talents
individuels se sont révélés. Un disque du

montagne
ont

22

�ALBI

dises

:

Marti

La nòva cançon occitana

45

«

Canta

païs

un

que

vol viure

»

Il

Ventadorn.

peut paraître inutile
de présenter Marti, qui apparut tel un raz-demarée au début de l'année dernière. Citons
toutefois, Henri Gougaud présentant son

compatriote carcassonnais sur la pochette du
: « A vos autres, brave mond, vos'n
dira quauquas unas de reddas, dins una lenga
trop de temps persecutada. Vos dira la révol¬
ta, la nôstra révolta de nosautres presonièrs
que sèm d'aquél vièlh mond repapiaire e

ÌIÍIÌ60NHB
colonizacion

v

:

tours.

nous

disque

exilh

i'.uman

».

Cette

MESSORCAS REVOLTA LEMCA

belle voix

grave

et

puissante, est

celle

de la conscience occitane en éveil la
voix de la colère et la voix de l'amour à

n'avem pron!...

l'égard d'un peuple et d'une terre.
Un païs que vol viure,
—

las

messorgas,
Mas perque m'an pas dit,
Occitania saluda cuba.

—

—

Vaqui los mots que, dissabte lo 6 de
décembre, los joves etntaires occi¬
tans lançavan al public d'Albi.
Era be.ilèu vengut per una serrada aima¬
ble de fòlclòr o sabi pas que. S'acarèt
amb una lenga viva, una musica d'uei.

Brèglia

Delbeau

■

Marti

-

Mans de Brueis

-

Mòrehoana

-

Patrie

l'escriveire Ives Roqueta,
qu'aquò va pas dins aquel mond e

présentais per

cridan

qu'i podèm quicòm

los vielhs tèmas,
aqui los mejans
de prendre en carga una realitat que lor
conven pas, i agusan
la punta de la révolta.
Es pas mai lo gaug del paisan davant sa
:

natura, terra, amor,

son

bòria mas la colèra e l'enòdi a la vista de
la terra venduda al torist o raubada per

l'armada, la cultura
reduchas
catarisme
«

patès

l'istoria de son païs
simplificat o a un
passa-pertot, la lenga venguda
e tròç a tròç suprimida.

a

»

un

e

folclòr

Pas soncament revendicacion mas tanben refus de la guerra, absurditat d'una

vida

e

d'una mòrt

sens

umanitat

verta-

dièra, d'un avenidor que mena pas a ren,
l'amor e la jòia impossibles fòra la libertat. E
pr'aquò la recerca de quicòm mai :
« non vòli
pas que viure » maissa Patrie
sus una
poesia de Miquèl Decòr.
Cançons de combat que sacrifican pas
a l'art ni a la falsa
poésia de las rimas en
plaça.
Poèmas
totjorn crit - de còps qu'i a
paraulas mal pausadas, frasas esquissadas
per un pais esquissât, colonizat, destruch.
Meteissa sorga, metèis vam, vòl pas dire
-

uniformitat

La volontat

d'estre de lor

fach desbrembar a aqueles
joves los textes dels trobadors qu'an me¬
temps a pas

nât una

lu ta aital

demèst

quitas can¬
çons satiricas e amargas sus l'occitan a
Paris, que « a capitat, s'es adaptat », Alan
:

sas

Mòrchoana canta un sirventes de Bernard
Sicart de Marvejòls, revirat en occitan

moderne. Gui Bròglià, qu'inventèt la nòva
cançon occitana, canta Lafont e Campros.
Son cantaires, poètas, òmes, pas « propagandistas » emai s'avodèssen a espandir

An començat per cantar lo
l'amor. E se Peire Andrieu
ara
«
cinq colonas a la
una » e pas solament « los blancs jupons »,
es qu'a passât
d'una poesia per lo plaser
a una autra, força mai necessaria, impausada per la vida del defòra. Mans de Brueis
a seguit lo meteis camin, dins un estil diferent : « Canti pas que lo plaser de viure,
som aqui tanben per dire non
»; prenguent tornarmai los eslogans de las afichas nos assegura : « as dreit a la paraula,
parla ! »
E la Poesia (que sabem pas plan çò
qu'es), la Poesia i perd pas ren. Lo poèma sortis del «
cultural », del domèni
estrech de la literatura, per se far ques¬
tion, manifèst, vida, quora amb Marti
dénonça las messorgas, nos ditz un païs
que vòl viure », e nos canta los revoltats.
Aquela serrada d'Albi, que recampava
la diversitat de la jova cançon occitana
(de Gasconha fins a Provença faguèt mai
per nòstra lenga e nòstre païs qu'un molon
de publicacions, en avalissent a cò de força
mond lo prejutjat del « patès », demest
un

messatge.

vent, la natura,
Delbeau canta

los

autres.

En esperam una a

—

«

Andrieu

Peire

mareas

Delbeau

canta

e

Centre d'études occitanes, Faculté des Let¬

de

tres

Montpellier

(33 tours].

Une face de ce disque est consacrée à la
chanson populaire ou tradilionnelle
Los

(Pierre Lesca), Les blancs jupons
(J.M. Sarrazin), et enfin la cançon dels Segai-

tilholers
res

tion

dont il

nous

est

donnée

une

interpréta¬

remarquable.

nous livre quel¬
compositions !
L'Autanher », « que torne donc Setemer », « mas cançons bufan amb lo vent »,
œuvres
et
interprétations très élaborées,
une inspiration qui se situe au niveau de la
chanson populaire.
Il est dommage que le revers de la pochette
nous donne le pitoyable exemple de l'esprit
qui anime certains occitanistes.

la

Sur

ques

2

face, Delbeau

de

unes

ces

■■

(dise Ventadorn 45 t).
complaintes d'un genre nouveau écri¬
tes sur des poèmes de Décor » une musique
de nègre » (comme il le dit dans une de ses
dernières compositions) :
Patrie crée la chanson occitane dans le
PATRIC
Des

vent

:

Montsegui

«
«

Quand Crebarai

»,

sont déjà des

fraire l'ennemie » montre
son souci de ne pas se cantonner dans les
modes établies et les refrains faciles.
succès

,

«

mon

Tolosa...

Josiana BRU.

"poster"

k

vents

».

édité par la

C M J 0 de

Marseille.

�ÒRftE
/ÒC
^deui'iada deí
IPehe

/26 z

ìoinaii

catalan

«

' )ac C?0lut » de c / /lamiet de C f)ed'tolo,

\lda(jaida

L'AUTOR. Manuel de Pedrolo

es

LO

nascut

Lo

PROJECTE.

Segarra en 1918. Fa los seus estudis
Tàrrega ont viu duscas a la guèrra.
Aprètz 1939 se'n va a Barcelona ont se
fa regent, agent d'asseguranças, comerçant, traductor, etc. Aquela tièra de mes-

S'èran pas

a

serià pas

mai abondoses de la literatura cata-

lana de uèi. Trabalha per ara a una séria
de romans titolada : « Temps Obert ».
Las seus òbras de pròsa mai conegudas
son : « Estrictament personal »; « Elena
de segonda ma »; « Totes les besties de
de
«

Lo

teatre

l'absurd

amb

Ornes i nò

»

de Pedrolo

e

sustot

es un teatre

dos dramas

Situaciò bis

«

:

».

Barcelona una collecpolicièrs « La cua de
palla » ont son publicadas força reviradas
de romans estrangièrs, e tanbén romans
catalans. « JOC BRUT » es estât escrit e
publicat dins aquela colleccion per
Pedrolo dirigis a

cion de

romans

Pedrolo.

H» *f&gt;
*

res.

E ièu

o

cambas

Excusatz...

—

O benlèu si. Mas, per
legit dins lo jor-

aurià

Eri fait per discutir amb las gens; avià
trobat la meu darrièra plaça a l'agenci

d'orientacion

de l'autòbus

e,

s'espolsierava

amb

una

una

sabata

camba

sus

l'autra,

l'i devià èsser
de l'avenguda.

ont

entrada quauque graveta
Mai de ma vida avià vist cambas

maravelbosas. Ni genolhs tant

tant

polits.

Quant se levèt, una estona mai tard,
posquèri m'acertanar que m'èri pas enganat.
Portava una faldeta corta, sarrada
sus la cinta, e lo còrs valià plan las extremitats

Lo

e,

se

S'èra assetada sul banc devant l'arrest

personala començada en 1950 e que va
del poèma al roman en passant per
l'assaig e lo teatre.
Pedrolo es segurament l'un dels escri-

carga ».

passai

seus

nal.

tiers l'i balharà la materia d'una òbras

vans

autre.

un

estadas las

còrs me s'aplanèt contra lo
mieg-revirada, me diguèt :

seu

pitre,

la

a

que mostrava

èra

tant generosament.

plat e fasià reganhar las
ancas
redondas qu'esperlongavan doas
çuèissas que s'endevinavan longas e nerviosas. Mai amont, las popas conflavan la
blosa blanca que contrastava amb la seu.
cara
bruna, illuminada per dos uelhs
grandasses e malicioses.
Me demoravi gòrja-badat, mas ela non
me soriguèt pas duscas al moment qu'arribava l'autòbus. Pojèri al sèu darrièr, los
uelhs plantais sus una suça fina jos los
pelses curiosament despinchats coma se
portavan alavetz.
Nos demorèrem l'un arrans de l'autre,
dreits, perque l'autòbus èra plen, e, sens
la frenada brusca que me la getèt contra
lo pitre, encara benlèu me'n serià sortit
coma cal.
Perqué la vertat es que non
sabià pas consin li adreçar la paraula.
ventre

publicitaria justament per¬
Sorribes, lo mestre, se pensava que
me sabià manifestar leugierament, balhar
fisança... mas ara tôt aquò me semblava
pas servir de res. Marmussèri :
N'a... n'a pas cap d'importança.
Per còp d'astre, lo conduseire devià
m'èsser favorable, perque un parelh de
carrierons mai amont li calguèt gaireben
pojar sul trepador per pas agafar una
camioneta qu'avià pas previst las seus
manòbras. En aquel moment, m'èri un
pauc refèt. Mas, malgrat tôt, las paraulas
que diguèri fusquèron sens cap de gaubi :
Aqueste dèu pas èsser arribat
dempuèi temps del seu vilatge.
que

—

—

Me tornèt

sorire amb los

seus

uelhs

amb aquela boca que duscas
remarcada, tendra, los
pòts carnoses... mas me tornèt pas res-

prigonds
ara

e

avià pas pro

ponsa.
—

Es segur que van coma

fois

perque

las oras... ajustèri sens
gaire mai d'inspiracion.
Virèt lo cap, silenciosament, e demo¬
rèrem atal, l'un tocant l'autre, sens nos
dire res mai. De quand en quand lo veiral
son

tenguts per

la finestra semblava s'ensornar un
bricon quora l'autobus rodava a la nautor
d'un autre, e, alavetz, cambiat en miralh,
me balhava l'escasença de li mirar la cara.
de

24

�Ela

me

mirava

tanbén,

d'expres¬

sens cap

m'i calià esperar.
Un pauc mai tard, quauqu'un
del sèti ont m'apìejàvi e aquò
sion,

coma

metèt de dire quauques
Vos volètz setar ?

se

levèt

me

per-

paraulas mai

—

Granmerci...

—

sai

se'n val la

pas

pena...

S'anatz pas luenh...
Pr'aquò se setèt. La faldeta li descubriguèt los genolhs e, tornar, vau posquer
li remirar las cambas e, aqueste còp, lo
començament de las cuèissas. La blosa se
li destampava un bricon, mostrant un
talh pregond entre las popas. Tôt just se
vau ausir çò que me demandava :
—

—

Li

Avètz l'ora ?
vau

la

mostrar

mòstra

mentre

li

disià
—

—

Son

Virèt la
a

gaireben cinc

oras.

Granmerci.

mirar

cara

al veiral

cap

e se

demorèt

l'espectacle de la carrièra. De

quand en quand, pr'aquò, me tirava un
còp d'uelh, interessada. Me volià pensar,
ièu, qu'èra interessada, mas, set minutas
mai tard, quora se levèt e devalèt, la
causa ja non me semblèt
pas tant clara.
—

Ela

partir,

Vesi qu'em vesins... çò diguèri.
se revirèt mentre l'autóbus tornava
e ara

Vos

lo

seu

sorire èra trufandièr.

aqui ?
Non, me respondèt. E vos, òc ?
Alavètz riguèri francament.
Non, ièu tanpauc.
Perqué, doncas, avètz devalat de

—

estatr.

—

—

—

l'autobus ?
Era devant ièu, plan dreita,
aire espantat

de

sens

aquel

dròllas que semblan voler fugir al mai cdrrer quora quau¬
qu'un los i parla; mas lo sèu ton de votz
èra un pauc rufe.
Per vos, li respondèri.
tantas

5EWS

LAS

Co

Pfts

Gft-tfl.O

—

M'èri

remontât.

La

seu

beutat m'esto-

nava totjorn, m'i èri pas encara acostumat,
benlèu m'i acostumarià pas jamai, perque

dròllas

ela se'n

perdètz
solament las cambas, mas
Planhi força de vos aver
luminositat, una qualitat misteriosa que, sorigut s'o deviatz prendre atal.
de còp, gisclava d'un gest, d'una expres¬
Faguèri pas cas de la remarca.
sion dels uelhs.
Quand nos poirèm veire ?
Etz testut, ça-que-là ?
M'agradarià de vos acompanhar.
Es pas possible, me diguèt, seriosa.
Non... Ara es ièu que vos disi :
Vos demandi de me daissar.
desencusatz-me, mas... Demorèri una
estona mut —, perqué vos ètz demorada
Quauqu'un vos espéra ?
Oc.
aqui ?
Clinèt un bricon lo cap, se revirèt, mas
Demorada ?
avià pas encara poscut far un pas que ja
Oc, aqui, quand vos ai adreçàt la
!i demandavi, ièu :
paraula. Etz pas una dròlla comâ n'i a
tantas. Compreni...
Perqué m'avètz sorigut ?
O neguèt pas, o amaguèt pas amb un
Boleguèt la cap, totjorn seriosa, mas al
silenci; me tornèt mirar; s'aturèt :
prigonds dels uelhs li beluguejava una
O sai pas. Benlèu que vòstre biais lusor trufandièra. Diguèt :
de me mirar m'a fait plaser.
Non.. Portatz-vos plan.
Me passèri la lenga pels pòts.
pers éguir
Aquela persona que devètz tornar
trobar, pòt pas esperar una estona ?

pas

coma

vetz

pas

força. Eran
un biais de

—

—

—

—

—

—

—

—

—

—

—

—

—

—

25

Non. Desencutatz-me, mas

vòstre temps.

�honthologie

—

François Mauriac

:

Un adolescent d'au¬

«

trefois.

Le

tyr-

répondit à mi-voix par un mot
de chez nous que je ne sais
comment orthographier : BELEOU (le « ou »
terminal à peine appuyé et qui signifie
peut-être »). Ce béléou, aucun paysan ne
le comprendrait au-delà de vingt kilomètres
«

du

curé

patois

-

de Maltaverne.

autour

Il y en a qui

»

les attrapent au vol !

(qui depuis
longtemps fait du rase-mottes sur le
chemin du ciel), consacre quelques articles
plus affligeants les uns que les autres à
nos provinces
&gt;•
(celui qui traite de la
Bretagne est un chef-d'œuvre); mais que
dit-on des rouergats, et cela en lettres
majuscules ? : &gt;&lt; Leur parler est rapide,
truffé de locutions en patois, un patois qui
a
donné le rythme et les intonations au
français inculqué au début du siècle par des
L'ALMANAC DU PELERIN 1970

bien

«

zélés

instituteurs

Plus loin
comment

:

en

Sont

un

FoVS

t

L'occÌTfìM £"X|V[T fLUS

PP.ePfì&amp;nrvpe
&gt;

fìcTUEUC

comme

êtes-vous

revenu

FfFFt'CHE }

CETTE"

du veau

»,

cette inélégance cho¬
attirera »... vers le Midi
l'attention bienveillante et les fonds des
gens de Paris ou des ministères. »
«
Vingt siècles pour se retrouver l'œil
en feu,
l'insulte à la bouche et les mains
presque prêtes...
Doit-on prendre ces
».
pointillés (garantis d'origine) pour une allu¬
sion grivoise, en tout cas nous sommes des
n'est pas avec

Ce

(30 octobre 1969).

Article d'Yves Marc consacré à
de sculpture :

une

expo¬

sition

Le

qu'es

«

aco

?

»

(qu'es aquô) du gardien

du square est plus qu'une interjection des¬
tinée à faire s'esclaffer les amateurs de

pittoresque...

de la loi relative à

l'enseignement facultatif de l'occitan, cette
citation d'un académicien, relevée et publiée
par AR FALZ dans un de ses récents numé¬
ros :
(glapissement indigné) « L'occitan est
enseigné dans les facultés, quand va-t-on y
enseigner les premiers grognements des
hommes des cavernes ?

»

disait

on

y

étudiera

vos œuvres

!

poète occitan : « je
c'est la sottise humaine qui donne
l'idée la plus juste de l'infini...
un

pense que

que le festival de Carcassonne ne
plus qu'un lointain souvenir (un excel¬
lent souvenir I) nous ne nous pardonnerions
pas de ne pas vous faire profiter de quel¬
ques-unes des « perles », qui pendant quel¬
ques jours dan? la presse locale, Frent la
joie des sujets de Trencavel. Dans un seul et
même article, (« L'Indépendant », 18 juil¬

Bien

BOUTS

DERA

MOUNTAHO

(oct.-déc.

1969).

majorai Adelin Moulis brillant défen¬
notre patrimoine culturel :
(nous
respectons l'orthographe) «
(si La Fon¬
taine...)
éro nescut à Toulouse, à Sant
Gaudens, o à Pamies, es dins nostro belo
lengo qu'auriô escriutos las sius fablos (sic),
é nous autris, à l'escolo, es en lengo nostro
que las aurion recitados. »
Du

seur

de

...

n'enseigne pas notre
la littérature d'oc, depuis près d'un
millénaire n'a jamais rien produit qui vaille
la peine d'être étudié !
—

Voilà pourquoi on

langue

:

l'on

que

...

peu

recommandables.

à nous prendre :
disque » profitant de
la technique scientifique moderne... »
Enfin : «
(des professeurs)... « trouvè¬
rent un peu dure la diatribe sur « le décervelage » (texte de Gougaud) par Jules Ferry
et l'éloge
(???) par antithèse des écoles
libres. Il est évident que certains souvenirs
de mai 68 traînent encore par là. » (Si vous
avez compris, vous avez gagné
!)
«

le vertige commence

il (Marti a

«

fait

un

...

soit

ERAS

quante

gens
Ici

»

Quand
Comme

S^íllEUfó

?

A l'occasion du vote

LA DEPECHE

j.

UNIQUEMENT

esT

».

Le rouergat mange

«

—ils

let 1969)

Mariel

se

défoule

:

On croyait à une soirée d'aimable
folklore et l'on eut une étrange transposi¬
Titre

tion.

:

«

&lt;•

Employer

»

cette dame, même sur une
une charité mal

feuille de chou est vraiment

placée.

Première

»

Ensuite

déception !
pêle-mêle ; «
une assez triste
...

idée de l'union des Occitans entr'eux et des
divisions intestines qu'il leur faudra vaincre
avant

Quelle noble opinion peut avoir le public
du métier de journaliste ! (l'interprétation !).

d'imposer la langue d'oc à toute la

France.

»

Envoyez-nous vos « perles » découpées
(ou autre référence précise).

dans la presse

26

�MOTS

V"

C&amp;OZATS

ORIZONTALAMENT
I.

d'un

Lenga

—

païs,

d'una

païs

lenga.
II.

Constitua la partida resistenta

—

del còs

uman.

III.
Un grand pòrt maritim de
l'Occitania Atlantica.
IV.
Quatre vocalas de l'alfabet
—

—

(N'i

a très que son

V.

las meteissas).

Mitât d'un titol de Godolin (al

—

plural).
VI.

Pronom

—

Sigle désignant
parisenc.
VII.

un

personal
singular.
grand jornal setmanièr

Amie del buòu. Sigle dési¬
l'armada algeriàna abans l'indepen-

gnant

—

dença.
VIII.

Granda

—

Primièra

vila

partida del

del

Lengadòc.
d'una granda

nom

vila del Brasil.
IX.

X.

Sigle

—

désignant

granda

una

alemanda de motocicletas.

marca

Dins aqueste

—

jornal

es

nòva.

VERTICALAMENT

Mot inglés per designar Dieu.
4.
Conjonccion de coordinacion (en francés).
La de la merlussa va pas per l'ensalada.
5.
Es a la grepia per Nadal. Mot
plural : désigna çò qu'esclaira.
—

1.
«

Crit de

—

Sambre
2.

Meuse

et

».

sillaba

Primièra

—

féminin

guèrra dels sodards de
del

prénom

Solanja.

3.
Mot de la familha de ramelet.
Pronom personal masculin singular.
—

Los lectors
A\/ant

an

même

recevions

«

da ?

».

J.R. VIVIERS (07)
Une

coquille

avait fait écrire sur nôtre
prospectus, « Occitania Novia » pour « Occi¬
tania Nova », certains ont trouvé cela char¬
mant au point de nous demander de conser¬
ver

ce

6.

—

Los aucèls n'an doas.

7.

—

N'i

a

doas sul quepi

del factor.

Se tròba dins

l'expression : « En
Ço que l'òm fa quand
òm se trufa de quauqu'un.
Mitât de Joconda.
9.
10.
I nasquèt un inventor, i vivèt
un président e i crebèt occitania. (escrigut
—

nòstre

».

—

—

en

Francès). Es

pas

vielh.

la paraula

que la revue ne paraisse,
déjà des lettres de sugges¬
tions ou d'encouragement de futurs lecteurs.
Parfois même des questions intriguées !
L'occitania, es nova, o novia ? o cocunous

—

8.

cò

nous

La rédaction tient à signaler combien elle est consciente des imperfections —
dues à un certain nombre de difficultés d'organisation — que présente ce premier
numéro.
propose, pour les numéros à venir, de donner davantage d'importance
rubriques économiques et artistiques ou d'en créer de nouvelles; de pré¬
senter régulièrement un panorama de la presse occitane sans pour cela perdre de
vue les exigences d'une information sérieuse sur le monde qui nous entoure.

Elle

se

aux

Mais elle attend

surtout

les suggestions

des lecteurs.

titre.

Faites des articles simples, à la portée
de tous afin de toucher les mases; sans elles
on ne
peut rien... trop d'occitanistes enfer¬
més dans leur « étroite
chapelle d'intellec¬
tuels » l'oublient !...
«

OMISSIONS
page 6

ligne 5 " de far pareisser normalament las sens obras sens que "

G.D. Paris.

Soyez rassuré,
tion de créer le

nous
«

n'avons pas

Figaro Littéraire

l'inten¬
»

tan !

page

N'hésitez
nous sera

page 14 "La Bretagne contre

pas

à

nous

écrire, votre opinion

utile pour donner une forme défini¬

tive à cette

revue.

27

Paris' La table ronde, 1969

Occi¬

26 (Festival de Carcassonne) Ce collier de perles est de Mme

Mariel Vernon

�^ 70

tj&lt;*í£&amp;*hïï/tf4 d-'flitc
70 de
C

SS

À-

^/vía| £/V

,

(as-&amp;1*C- Á&amp;-k* {I^aac{*- .

MMKJA &lt;4t 5f&lt;(/W
BUOUS

(Vauclusa)
*

**

IcXP-l
Bíîjiîi)

���</text>
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              <text>Vignette : https://occitanica.eu/files/original/cd9422a83abe1777eaa3057dc8ed390b.jpg</text>
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              <text>&lt;em&gt;Occitania n&amp;ograve;va&lt;/em&gt; (&lt;a href="https://occitanica.eu/items/show/22836" target="_blank" rel="noopener"&gt;Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue&lt;/a&gt;)</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Occitania n&amp;ograve;va&lt;/em&gt; s'int&amp;eacute;resse &amp;agrave; divers sujets : &amp;eacute;conomie, politique, p&amp;eacute;dagogie, culture. La publication contient aussi une revue de presse et une chronique de la cr&amp;eacute;ation occitane (litt&amp;eacute;rature, musique, spectacle, m&amp;eacute;dias...).&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Occitania n&amp;ograve;va&lt;/em&gt; s'inter&amp;egrave;ssa a div&amp;egrave;rses subj&amp;egrave;ctes : economia, politica, pedagogia, cultura. La publicacion conten tanben una revista de premsa e una cronica de la creacion occitana (litteratura, musica, espectacle, m&amp;egrave;dias...).&lt;/div&gt;</text>
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              <text>Fournié-Eche, Bernard</text>
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              <text>Seronès, Albert</text>
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              <text>Rouquette, Yves (1936-2015)</text>
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              <text>Viguier, Daniel</text>
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          <description>A related resource from which the described resource is derived</description>
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              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, H 5</text>
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          <name>Contributeur</name>
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      <name>Occitanisme = occitanisme</name>
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