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                  <text>��C.I.D.O.

éditorial

8ÉZIERS

Lo primier numéro d'OCCITANIA NOVA

espéra public informat de las

a una

sembla

»

occitanas

causas

respondut

aver

—

e

fait naisser

pauc pertot un moviment de curiositat simpatica.

un

Los contorns

e

lo caractèr de la revista s'enfortiràn

qu'avançarem dins la recèrca de
Dins lo mond occitan que se

militants de l'occitanisme
que

fan

despèrta

Français ? »)

un

plaça voeida

besonh

es

son

«

fasque

«

ton

»

pauc a pauc jos

segur

de França, la question
a

dire

:

«

e a mesura

propris.

la votz dels

populara

d'una publicacion

passar

»

o

dins lo sentit

d'ideas

e

«

e

politics

Comment

Comment peut-on être

entre las revistas intellectualas

Una revista que sià
Una revista que

(revenent

»

estil, de

flor

jos lo pes dels fachs économies

e

pausar, per una autra région

peut-on être Breton ?

una

son

a

que venga

prendre

lo folclorisme.
naut

de la paraula.

d'informacions dins lo

res¬

pecte al cop de la lengua, del poble, de la realitat occitana.

Aquela revista dèu ésser
revistas de

recèrca

noiridura sanitosa,
sa

votz, coma

complementaria de las

literaria, economica, politica. I pot cercar
far

ne

sa carn e son

èime,

mas

prendre

qu'es el meteis, irremplaçable al bèl mieg dels

un orne

aquela revista qu'ensajarà d

esser

OCCITANIA NOVA.
O. N.

31
DIRECTOR

:

-

VILANOVA-TOLOSANA

Joan PENENT.

CAP-REDACTOR

:

Daniel V1GUIER.

COMITAT de REDACCION
Josiana BRU.
J. BARTHES.
B ROQUESALTES.
L. R1CHER.

Albert SERONÈS.
B. FOURNIË-ECHE.

PRETZ

:

1

an,

6

numéros

dépôt légal juin 1970

una

sa cara e

dels esveniments.

ornes e

Es

tôt naturalamen

:

15,00 F, estrangier : 20,00 F.

Technico-Presse

—

31

-

SEYSSES

�consí legir l'occitan
Suivant les régions :

(Prononciations locales)
(a)

la

;

campana

I

(la campana)

i

(o)

la

:

campana

(la campano)

CENTRE (+

j

NORD

(lo compono)
(e)

:

(la campane)

-,

:

sant

Sarnin (sent Sernin)
OUEST

AI

-

(El)

AS

-

(ES)

O
O

(ou)

-

(o)
(uo)

-

U

(u)

-

:

Souvent
=

P

(mès)

mas

Tolosa (Toulouso).

-

(ou

:

clau, burèu (claou,
burèou)

=

c

:

sang

: (s)
peis (peys)
(ch) desconsolar (dechcounchoulà)

OUEST

:

Général.

:

J = (i), (dss), (dz), (dj)
Passejar : (passeyar, passetsà, passedjà,
S

NORD.

(museto)

póble (pople) G

:

Général.

aquó (porto, aquo)
aquó (puorto, acuo)

: museta

après voyelle

B

:

porta,

:

(Gascogne)

(jamei) jamai

:

porta,

:

répandu)

IS

CH, repais (repeich),

-

(sanc),

etc. s.

=

j

passedzà, passejà)

:

rason

(rajou)

(+ répandu).

( + répandu)
NORD parfois OUEST
peis (pech), daissar (déchà)

decidit d'aver rason (aven decidi d'avé rasoun)
decidit d'aver rason (abem decidit d'abé rasou)
Gascogne (w) : (entre voyelles) (awem decidit d'awè rasou)
Gascogne (b) : vaca (bako).
Provence (v)
Centre (b) :

:

avem

avem

X, jamais x dur : exilh (eisil), existir
R, N, parfois ne sont pas prononcées en
Calor (calou), pompidor (poumpidou),

(edsisti), occitània (oucitanio).
finale : CENTRE.
cambajon (cambajou), lengadocian (len-

godouciai, Godolin (goudouli).
En fait

toutes ces variations sont très
simples et n'apparaissent pas dans la lan¬
écrite; dans la langue orale l'inter-compréhension ne présente pas de dif¬
ficultés, mais l'occitan possède dans cer-tains cas, un visage double :

gue

EIT/ECH : Ouest/Est.
Nueit/nuech; dit/dich; lait/lach; lieit/îiech.
CA/CHA : Sud/Nord.
Cantar/chantar;
caval/chaval;
camp/ champ.
AL/AU
: Centre/territ. marginaux.
Ostal/ostau; normal/normau;
solelh/ soleu; cel/ceu (diff. seulem. au masc. et pas dans les dérivés).

�SOMARI

-

—

ECONOMIA E SOCIETAT

Manifestations viticoles
Le

4

complexe de Lacq et l'avenir des Pyrénées-Atlantiques

Une sorte d'infériorité
L'affaire des « pescadous »
—

5
0

de La Grande-Motte

7

ACTUALITAT. PREMSA. PUBLICACIONS

Qui n'a
A

A

région, Albert Sérones
égales
propos de l'émission TV Hexagone consacrée à l'agriculture, R. Lacombe
pas sa

armes

Panorama occitan, Louis Richer
ALERTE : Le néo-baroque occitan
Revue de la Presse

15
16

Avem

18

legit

I

nous

24

A ( HT VIT ATS OCCITANAS. ARTS. ESPECTACLES

Estagis de
Marti

»

23

LETRAS
Libres

—

a

pascas
Tolosa

IEO

26
27

Exposition de lithographies, Daniel Viguier

28

Cinéma

29

Poemas

31
32

Jóc ôrre, M. de Pedrolo

Honthologie
Los lectors

an

Cuberta

:

la

paraula
Bompieyre

.

: «

Te daisses

Afin d'éviter des

pas negar, sarra

erreurs et

34
35

—

los punhs

»

pertes de temps

EXPEDIER TOUT LE COURRIER D'OCCITANIA NOVA

(abonnements, rédaction, publicité, suggestions diverses)
à la nouvelle adresse

:

A. BRU

B P.

no

sans aucune

et

adresser les

versements

à

193

C. C. P. 2-944-14 TOULOUSE
sans aucune autre

Nous demandons à

nos

TOULOUSE 31

autre indication

:

A. BRU

3

11
12

à Montpellier menacé R. Andrieu

Novelas anonças
—

8
10

correspondants de

se

indication

conformer strictement

aux

indications ci-dessus

�societat

economia e

—

manifestations
viticoles

[Vitu PC 3C*IC—

cn&amp;ac-e2-v0vs j

Hérault, Gard, Ardèche, Bouches-duRhône et d'autre pancartes plus parlantes:
Nous voulons vivre sur nos exploi¬
—

tations.
—

Non aux

importations de vin.

viticulteurs rassemblés
les Comités Intercommunaux ou
départementaux. Telle est la manifestation
Près de 20 000

par

du 27 février à
La

Montpellier.

place des Arceaux est

pleine; on

s'appelle, on émet des opi¬
nions sur les pancartes des autres. On
est loin de l'émeute. Les notables de la

discute, on

profession, ceux pour qui la prolétarisation
est une perspective plus lointaine sont
plus nombreux ici qu'à Narbonne, cravatés,
détendus. On les croirait de sortie; ils
serrent des mains, circulent dans les
groupes. Les autres, eux, sont en tenue
de travail. Contre la mort planifiée de la
viticulture occitane, ils sont venus mani¬
fester calmement mais avec détermina¬
tion. C'est un meeting, une démonstration
de force pacifique, un avertissement, le
dernier » diront certains.
L'estrade est dressée devant un mur
couvert depuis la veille d'immenses ins¬
criptions signées : « Comitat d'Accion
«

Occitan » :
Païsan occitan,
—

—

lucha

o

Viticultor, l'Estat françès

creba.

t'encuéla

».

façon de le dire fait rigoler certains.
Mais ils sont d'accord sur le fond. Les
notables syndicaux passent en revue les
faits plus qu'ils n'analysent les causes
profondes de la crise. Ils lancent des accu¬
sations contre le gouvernement, contre
La

les pays

—

chef,

c'evr

ii. iHtìyni P*u* au'or* ì'ch&amp;a&amp;c —

uNtM

j.meme .chef
Si MMEME

(ligue des moyens et petits proprié¬
avec des effets oratoires; Gauch,
avec une causticité qui lui vaut de gros
lier

applaudissements, font des Algériens les
vrais responsables de la crise viticole.
Caries (syndicat des vignerons du Gard)
déclare : « Nos malheurs viennent de ce

Arabes, si nous
roi Hassan, le
président de la République nous inviterait
que nous ne sommes pas
étions arabes, comme le

jouer au golf. Comme nous sommes
français (qualité supérieure), on ne pré¬
à

les C.R.S. et la matra¬
qu'ils portent à la ceinture pour sou¬
lager, peut-être nos maux de tête ».
Un peu de régionalisme sentimental s'allie
à un nationalisme français insistant. Le

que

producteurs de vin importé. Sou-

'

t

taires),

voit pour nous que

^^

«Hep

discours de Maffre de Beaugé est moins
caricatural, plus explicatif, plus applaudi.
Mais son auteur est absent; il manque sa

présence catalysante.
Une heure après, la foule gagne le cen¬
tre en cortège. En tête, les notables aisés,
cravatés et joviaux. La foule des viticul¬
teurs discute, souvent en Oc, avec les
jeunes des Comités Occitans qui distri¬
buent des tracts. Une délégation est reçue
à la préfecture. Les éléments les plus
politisés connaissent l'Inutilité de ce
genre de cérémonie,
biance s'échauffe. En

et le crient.

L'am¬

quelques minutes la
place de la Comédie est envahie; la circu¬
lation arrêtée. Quelques bourgeois montpelliérains, voulant forcer le blocus avec
leurs voitures, sont rudement repoussés.
Les

jeunes

agriculteurs lancent le mot

A la gare ». C'est là que tout
commence. Les C.R.S. sont justement sta¬
tionnés devant la gare: Ils en sortent
d'ordre

:

«

lorsque les manifestants arrivent. Grena¬
des, pavés pleuvent; flux et reflux de la
foule à laquelle s'est mêlée quelques étu¬
diants. C.R.S. = S.S. Plusieurs arresta¬

des étudiants dira la grande
En fait, surtout des jeunes agri¬
culteurs. La population de Montpellier
reste étrangère à la manifestation. Les
notables syndicaux, massés devant le
théâtre observent sans participer. Pour¬
tant les bagarres dureront jusqu'à la nuit.
Agitation courte et pour ainsi dire exté¬
rieure, plaquée durant un jour sur un
Montpellier toujours aussi conservateur
et Inerte. Mais certains, notamment les
étudiants, pour la plupart fils de paysans,
commençent à comprendre. Les viticul¬
teurs, quant à eux, sont prêts à aller plus
loin. Malgré peut-être le freinage de cer¬
tains notables syndicaux, l'été s'annonce

tions, rien que
presse.

chaud. 1907 aussi, c'était en été...

amç»ta-t£, a4aut&amp;t's

,

c* pc g-ic-ôvpfls

t....
4

�étlpmoc tnaropmI

tiaF
el

MON

es rdA

:

eJ

:

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son

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6
à

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ua

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51

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S
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URB

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tnem oba

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NITELUB
'D

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,REGNARTE AINTCO
.C

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02

)F

—

41-49-2 .AVON

ESUOL T

TNEMOBA

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V

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•

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'

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^ÌïSíréS
-

■

.

.

ì?rV

-.v

.

•

BÉf'--.
'

'

i

�lui, feint d'ignorer le problème... puisque
préfet n'en parle pas.- Pour lui, l'avenir,
c'est la neige (et quatre mois de travail
dans les restaurants pour les
jeunes
paysannes. Les parlementaires se taisent
puisque le ministre n'a rien à dire.
Pour une fois, une classe ouvrière et
une
population savent, des années à
l'avance, que leur avenir économique et
social est suspendu à la poursuite d'une
activité industrielle menacée
par ceux-là
mêmes qui l'ont créée. Pour une fois,
la collusion du pouvoir et de la haute
finance,
la
complicité des notables
éclatent à l'évidence

complexe de lacq et
l'avenir des pyrénées
atlantiques

le

quelques

d'abord,
tistiques :
Tout

Population totale (1968)

—

Evolution

—

—

—

(1962-1968)

Personnel du

sta¬

: 508..000 hab.
+ 42.000 hab.

:

Jeunes de 15-19 ans

—

—

données

(1968)

41.000

:

complexe de Lacq

(total) : 8.040
Emplois indirects ((tertiaires)

:

Personnes vivant directement

ou

du

complexe
rapport à la

rectement

:

9.000
indi¬

43...000

Soit par
population
totale : 8,4 %.
Salaires versés par le complexe par /
au total départemental : 17,5 %

—

Un

départ

sur

Tout le

la pointe des pieds

laisserait supposer, Les

tissements

nouveaux

:

inves¬

place

sur

insignifiants. Par contre, les

sont

investisse¬

ments ailleurs sont considérables

(Rhône,
Basse-Seine, et surtout à l'étranger
Espagne,
U.S.A.
Canada,
Australie,
Grèce, etc.)
Pour

l'opinion

inquiète, on
production
de gaz à partir de 1977 « pour prolonger
la vie du complexe ». Le plus probable,
c'est qu'il y aura alors une accélération
du pompage (que l'on justifiera alors par
la nécessité d'échapper à la concurrence
du gaz de Hollande).
Une fois pressé le citron, on jettera
l'écorce. Un point de non-retour sera
alors atteint et tout développement ulté¬
rieur exclu pour une
longue période.
La mystification :
rassurer

la

annonce

La

réduction

Société

Nationale

d'Aquitaine, voilà
cité

tout

de

en

la

des

quatre

programme ! Que dis-je ?
politique. On n'en est pas
resté là d'ailleurs, et la situation
ayant
rapidement évolué, nous en sommes, en
fait, au stade de la Société Internationale
des Pétroles d'Aquitaine.
L'Aquitaine (le
un

Toute

une

Béarn,

en

réalité)

intervenant essentiel¬
lement pour fournir la base matérielle de

l'opération.
La

campagne

esprits part des
nales.

«

Du gaz

temps

de
sécurisation
des
hautes sphères patro¬
? Il y en a pour long¬

encore !
Le complexe ?
peut pas le laisser tomber ! »
La haute administration

trésors

analyses
sur

d'imagination
:

«

l'eau...

kilomètres

On

ne

déploie des
brouiller les

L'avenir de l'Aquitaine est
et l'Aquitaine
possède 400

de littoral

est assuré

pour

:

donc

son

avenir

(cf.. déclaration de G. Delaunay, super-préfet, dans une confé¬
rence à Pau). Les
notables répercutent
à la base : «Il
n'y a pas à s'inquiéter,
ne faisons
nulle peine à ceux qui nous
ont apporté la
prospérité, ils sont si
abordables, si simples si compréhensifs
ils nous aiment
bien, croyez-le. D'ail¬
leurs qui a financé la
restauration de
?
Ah I à
propos, n'oubliez pas que je suie
»

...

candidat, dimanche.
5

»

Le combat à mener

Disons

tout de

Le Conseil général,

tries

LES

de

des

réalisés

2.

«

et

le moteur de notre expansion.
Quel avenir voulons-nous pour le Béarn,

pour

la région,
de

cun

,le seront-ils

réduit

nous

pour nos

jeunes ? A cha¬

de le dire.

équi¬

EMPLOI

emplois

nouveaux

par

cette

entreprise

travail à

si la SNPA par

exemple
quand on sait que
permet de donner du

activités

ses

18 000

personnes.

QUE

FAUT-IL FAIRE?
DECOLONISER LA PROVINCE
Le problème de la SCAC (ex
et

Cabanne)

travailleurs

montre
ne

Minvlelle

qu'une région et les

sauraient continuer à dé¬

pendre de l'humeur des directions ins¬
tallées hors de la région. Ces entreprises
ne doivent plus continuer à se
comporter
en entreprises coloniales, une fois leurs
affaires

Régionalisation de la S.N.P.A.
qui doit devenir, en titre et en fait, la
Société des Hydrocarbures d'Aquitaine »

EN

!

5000

à

..

mal

ou

Oui peut dire qu'ils ont été créés ?
Et le VI* Plan devrait en prévoir au moins
an

la

investissements

BESOINS

création de 4000

gestion par le
personnel du complexe. Donc contrôle de
la nature, de I,importance et de la loca¬
lisation

adaptées

Indus¬

parce que

population augmente, les agriculteurs
quittent une terre qui ne leur permet plus
de vivre et les jeunes cherchant un
emploi
sont plus nombreux; au
recensement de
1968, il y a 20 000 jeunes de 15 à 24 ans
de plus qu'en 1962 I
Le V* Plan qui s'achève
prévoyait la

:

Lacq.

dynamiques

longtemps
ces

La

population constamment informée,
doit appuyer le personnel et cela dès
à présent :
Deux mots d'ordre peuvent donc être
proposés :
Contrôle

souvent

pées payent maigrement leurs travailleurs.
Ces entreprises là ne
peuvent garantir
l'emploi pas plus que leurs salaires ne
permettent de vivre décemment.

nés. La

..

très

région, de petite taille

peu
mal gérées et mal

pour mener
le combat pour la survie et le
développe¬
ment du Béarn, Il est inutile de
compter
sur
les leaders à la
stratégie savante,
mais prudente. Le combat doit se mener
d'abord au sein même des
entreprises,
car les salariés
(Béarnais de naissance
ou d'adoption)
sont les premiers concer¬

1.

implantées depuis

dans la

suite que

faites elles s'en vont, tant pis

qui restent. Aujourd'hui, c'est
SCAC demain ce sera la SNPA et
d'autres peut-être.
C'est un problème de politique écono¬
pour ceux

la

mique dont les élus et responsables régio¬
auront à

naux

répondre.

CREER DES INDUSTRIES NOUVELLES
R. S.

Nous

ne

pouvons

permettre

que

les

richesses obtenues dans cette région ne

Pétroles

mots, expli¬

les,

le

qu'à fabriquer des augmentations
capital : il faut qu'une partie au moins
serve à développer
l'industrie régionale.
Nous avons des projets qui sont viables,
nous
devons obliger les responsables
régionaux et les directions des grosses
entreprises à les mettre en œuvre.
D'autre part, il faut que soient restruc¬
turées les petites industries, les Pouvoirs
servent

Tract distribué par la C.F.O.T. de
Pau, exposant les problèmes de
l'emploi dans cette région.
Pour nous l'avenir de la région n'est
pas l'avenir d'une industrie ou commerce
ou
des administrations, mais bien plus
comment vivront

du

travail

ses

habitants. Auront-ils

leur permettra de vivre
décemment ? Seront-ils logés convenable¬
ment
pour que la famille trouve son
épanouissement ? Quel sera leur degré
de

qui

liberté ?

UNE

REGION COLONISEE

L'orsqu'on

regarde de près notre région
ressemble fort aux pays dit sous-développés.
Nous

y

avons

d'abord des Industries à haute

de

Publics

merciale.

Il va sans dire que ces travail¬
leurs sont aussi les mieux payés. Autre

caractéristique importante : les décisions
sont prises hors de la région d'où les
menaces pour l'emploi.
D'autre part, les industries traditionnel¬

s'il

le

faut

nécessaires

soient assurés

exercer

les

qu'enfin
la stabilité de l'emploi et
pour

des salaires décents.
Dans ce domaine aussi les élus

politi¬
économiques et les Pouvoirs Publics
ont des comptes à rendre. C'est leur
travail, ils en possèdent le Pouvoir !
ques,

L'ACTION
Rien

technicité

(SNPA - TURBOMECA, BREGUET). Ces industries venues pour des
raisons qui n'ont rien à voir avec le
développement régional utilisent ou ex¬
ploitent les richesses qu'elles ont à meil¬
leur compte qu'ailleurs. Le nombre d'em¬
plois est d'environ 15 000, soit 10 % de
la population active industrielle et com¬

doivent

contraintes

ne

DES
se

TRAVAILLEURS

fera, rien

ne pourra se

faire

l'action des travailleurs. Seule sera
déterminante l'action menée par nous tous
réunis au sein des Organisations Syndi¬
cales.
sans

Le

problème SCAC, le maintien

ou non

d'activités chimiques importantes de la
SNPA avec toutes leurs conséquences, le

développement industriel régional, la sta¬
bilité de l'emploi et des salaires décents,
tous ces problèmes ne seront résolus que
si

nous

sommes

L'UNION
23,

décidés à lutter.

DEPARTEMENTALE

rue

Maréchal-Joffre

-

C.F.D.T.

PAU

�sorte d'infériorité

une

politique de décentralisation. Entre 1945 *
1962, 1 280 opérations de décentralisa¬
tion ont été effectuées et plus de 95 %
l'ont été dans un rayon de 25 km autour
de Paris. Pendant ce temps, Decazeville,
Millau, Alès, Béziers... sont en crise.
et

colonialisme :
premier se caractérise par le fait que
le pays, la nation, le groupe ethnique
exploité est conscient de sa situation.
Le second est plus grave parce que plus

pliquer selon l'ancien concept des données
naturelles, mais en fonction de l'action

Il existe deux sortes de

le

de l'homme.

premier aperçu par les chiffres
de l'hexagone.
Prenons le cas de l'agriculture. L'exemple
le plus frappant dans ce domaine concerne
l'échelon des revenus annuels pour les
travailleurs agricoles masculins suivant
les régions.
Dans le découpage territorial de la
France affecté par Fougeyrollas
(1), la
Francie » représente 50 départements
(Nord de la Loire), l'Occitanie 32, la Bre¬
tagne 5.
Le seuil de sous-développement étant
situé en-dessous de 14 000 F/an, 11 dépar¬
tements « franciens » sont à la limite
soit 22 % et 1 vraiment attardé, soit
2 %. Mais 28 départements occitans sont
en retard, 16 d'une manière non catastro¬
phique mais 12 sont quasiment irrécupé¬
rables, soit 40 % des départements occi¬
tans. Sur 13 départements au-dessus du
seuil de 22000 F, tous sont au Nord de la
Voici un

du colonialisme à l'intérieur

RECETTE BRUTE PAR TRAVAILLEUR
AGRICOLE MASCULIN

Quant

Plus de. 2.2. .000 F

Loire.

-ta ooo a il ooo r

WZà

44 OOO à &lt;3000

Il

II III

-10 000

I

I

Moins

échelon des

r

annuels pour les

de 10000 F

FRANCIE

départ. *

1

12

BRETAGNE

Mais196Z.

INSEE

40 000F

revenus

—

OCCITANIE

F

à 41+000

oie

industrielle a eu pour
effet d'enclancher le processus de migraIl ne faut pas être dupe de la soi-disant
La concentration

»

0

3

»

17

départ.

16

»

3

»

1

dissimulé, souvent même ignoré.
Dans le même ordre d'idées, une diffé¬
rence
n'est qu'une dissemblance entre
deux éléments, mais sans que cette dis¬
semblance provoque une réaction ou prise
de conscience. Par contre, une disparité
s'observe d'autant plus qu'elle révèle une

injustice. Les disparités ne peuvent

Dans

une

revue

18-22

14-18

10-14
11

travailleurs agricoles masculins

s'ex¬

dont la couverture

8

départ.

industriels

blit

Languedoc-Roussillon : départ de
000 actifs de l'agriculture.
Midi-Pyrénées : fort exode rural

—

50

—

de 100 000 actifs.
—

Aquitaine

dégagement
de
l'agriculture.
perte de 72 000 em¬

et grands
centres
Nord, Lyon, etc. A partir de

du manque d'infrastructures
les lois de la renta¬
bilité impliquent la concentration indus¬
trielle. Ainsi se crée le désert français
qui est en fait un désert occitan et bre¬
là, à

cause

qu'on appelle la rationalisa¬
l'agriculture.
Pour compenser ces pertes, où se¬
ront
les
créations
d'emplois nou¬
veaux ? Il semble que l'on veuille nous
orienter vers le tourisme (prédestina¬
tion ?). Verra-t-on surgir bientôt d'au¬
C'est

ce

Grande Motte
d'Arcachon ou même
«

»

sur

le bassin

sées,

51

—

Auvergne

:

—

Limousin

en plein cœur
? Car tout le monde sait
de quelle façon la Grande Motte résoud le problème de l'emploi pour le
Languedoc-Roussillon.
(Revue « Aménagement du Terri¬
toire »)

mérique.

pas

de précision nu¬

8

sont

sont

au

favorisées,

(sur 6 qu'en compte
l'occitanie) Limousin 31 %, Midi-Pyrénées
38 %, Languedoc-Roussillon 38 %, Aqui¬
taine 38 %. Quant à la Bretagne, elle
occupe l'avant-dernière place avec 36 %.
A titre de comparaison, salaires annuels
4

occitanes

sont

moyens
Lozère

Ceci

:

pour :
7 934 F

Seine

:

16 522 F

explique peut-être l'exode massive

des jeunes.

cela, il

Tout

a

fallu l'oublier pour que
à se ranger derrière

personne ne rechigne
les trois couleurs.
La

phrase de Jaurès : « L'émancipation
peuples occitans comprend aussi la
reconquête de leur dignité linguistique »
semblait vouloir dire que cette reconquête
ne représentait pas tout ce que les occi¬
tans
avaient à reconquérir.
Il semble
aujourd'hui que le « aussi » ait été rem¬
placé par uniquement. Si cette limitation
reste ancrée dans l'esprit de nombreux
des

occitans, nous resterons colonisés. Une
culture coupée de son environnement
social et économique devient vite une
culture de musée, « sens espèr que
nóstra volontat siá facha ont aimavem de
viure

».

(1) Pour

une

France Fédérale, Denoël.

Pour l'ensemble des régions Limou¬
sin-Midi-Pyrénées-Aquitaine : 695 ha
de surface disponibles (dont 490 pour
les métropoles d'équilibre).
Auvergne : 90 ha.
Languedoc-Roussillon : 93 lia.
—

—

Provence-Côte d'azur : 2230 ha
dont 2 000 ha pour le golfe de FOS.
—

A titre de
—

Et

l'industrie
on

?

La décentralisation

parle tant ? Voici l'accueil qui

lui est réservé

en

Occitanie

;

Sélection des zones industrielles

:

comparaison

Hte Normandie

:

;

ha

6770

dispo¬

nibles.
Nord-Pas de Calais

—

:

2350 ha.

Excepté les métropoles d'équilibre
gui bénéficiont pour la plupart d'un
taux de

la
dont

:

:

régions

10

%, etc.;
sur les régions les moins

—

de l'Auvergne

110 000 actifs dans

plois agricoles.

suit

les plus favori¬
Nord de la Loire *
(région parisienne 72 %, Lorraine 52 %,
Rhône-Alpes 51 %, haute Normandie
les

ton.

chiffres suivants

:

:

comme
sur

—

de certaines régions,

tres

plan

»

0

Province-Paris

tion

représente le coq gaulois comparti¬
menté en régions (les régions occita¬
nes se trouvant naturellement au bas
de l'animal c.a.d. dans une partie qui
se situe entre les pattes et la queue :
pauvre Corse !) nous avons relevé les
:

départ.

0

1

tion de

Options régionales du VI'
Tendance à l'emploi :

13

départ.

1

»

de 22000 F

+

classement des salariés par

annuel (% de salariés
plus de 8 000 F par an), il s'éta¬

touchant

«

E2
mus

au

niveau de salaire

prime d'implantation privilégié,
totalité de la région Languedoc-

Roussillon,

exemple, est classée
IIP position dans le
régime des aides.
(revue « Entreprise »).
zone

de

ll°

par

ou

6

�l'affaire des pescadous
de la grande motte
La

colonisation

du

littoral

occitan

se

démasque de plus en plus ouvertement.
Les aménageurs de notre littoral ne pren¬
nent plus de précautions pour, avec l'aide
de notables locaux, supprimer ce qui va
à l'encontre de leur Intérêt. Déjà l'an

passé, on a interdit le camping

sauvage

le littoral, sous des prétextes de salu¬
brité, mais aussi en reconnaissant ouver¬
tement que cela allait contre les intérêts
des propriétaires de campings organisés
sur

qui ont investis des millions et qui enten¬
dent les récupérer au plus tôt.
L'affaire
encore

des

Pescadous

«

»

montre

mieux le mécanisme et les métho¬

des utilisées. Le 20-2-1970, Monsieur Mau¬
rice SAUSSEL qui tient la chronique de

pêche du

«

Midi-Libre

»

alerte l'opinion

:

Des pancartes sont apparues interdisant
la pêche à la ligne dans le port de la
Grande Motte; pancarte installées par la
SYMOVA (Syndicat Mixte des Ports de

plaisance de la Grande Motte).
Des procès-verbaux ont été dressés con¬
tre des pêcheurs. De plus, cette interdic¬
tion risque d'être étendue sur tout le
littoral. Les pêcheurs découvrent que leur
littoral n'a pas été aménagé pour leur
loisir. Une conscience régionale et occi¬
tane

se

découvre

:

«

Il est Inadmissible

restreint de plaisan¬
ciers, la plupart du temps étrangers à la
région et à peine présents durant deux
ou 3 mois, nos ports soient inabordables
à la foule des pêcheurs de la
région.
Or, la région à son mot à dire en la
circonstance, et j'espère — puisque les
adversaires de la pêche à la ligne agissent
au nom de je ne sais quel
privilège —
qu'elle réagisse et fermement par toutes
les formes en son pouvoir, afin que règne
cet esprit démocratique qui réunit amica¬
que pour un groupe

lement toutes les classes de la société
méridionale au bord de l'eau. » (Maurice

Caussel).
La colère

prend les « Pescadous ». L'un
flanquer tête première dans le

parle de «
considérable de personnes

aux ressources

modestes, le loisir numéro un. Si on Inter¬
dit la pêche dans les ports, on leur
sup¬
prime du même coup le loisir qu'ils ont
choisi au profit du loisir de quelques
riches plaisanciers ». Une manifestation
est prévue pour le 1
mars afin de signer
une pétition réclamant « Le
droit absolu
des Languedociens à jouir de leur
propre
un
article non signé, qui se réclamant
port ceux qui voudraient les empêcher
d'y pêcher ». D'autres remarquent : « La
pêche à la ligne, est, pour un nombre
de l'esprit libéral de notre
journal»,
expose le point de vue de la SYMOVA :
sol ». Le 25-2-70
paraît dans Midi-Libre
Si les pêcheurs
n'ont pas le port,
du moins ont-ils
l'étang du Ponant, qui
paraît-il, fournit des pêches miraculeuses...
De plus, le port de la Grande Motte est
un port d'accès
populaire : le modeste
*

«

auxquels, dans

un

but d'apaisement,

on

n'a pas voulu donner de suites ». Expli¬
cation de cet article :
Le Président de la SYMOVA, est M. Jean

Bène, sénateur de l'Hérault, Président du
Conseil Général, administrateur de MidiLibre. Mais M. Caussel, tient bon et
invite même toutes les organisations poli¬
tiques sans discrimination à venir se join¬
dre à leur manifestation.
C'en est trop. Maurice Caussel est convo¬
qué à la Préfecture, où « en présence des
autorités et des responsables de la bonne
marche et de la sécurité des ports de
notre littoral » on l'informe
que « des
événements regrettables » se sont pro¬
duits la nuit précédente à la Grande
Motte. Se désolidarisant de ses collègues,
M. Caussel annule la manifestation.

Quelques jours plus tard, après avoir
son enquête, il découvre
que absolument rien ne s'est passé à la
Grande Motte dans la nuit indiquée. Il
reconnaît alors publiquement avoir été
trompé par la SYMOVA...
mené lui-même

Actuellement

se

créé

un

Club

de

travailleurs de conditions modestes, ou
de retraités pour favoriser les loisirs
d'une classe riche qui lui rapporte.
Une

dernière

de poids

peu

affaire

montre

propriétaire de bateau

bateau

pécheurs
et ont

soit

ne se

créé des

abimé.

gênent
«

ne

Or
»

pas

que

d'affreux

grimper
plus graves,

pas pour y

incidents
7

veut

le

régionaux dans les
visées de l'Etat français capitaliste. Au
début de mars 1970, 40 responsables
pour
le Tourisme de compagnies d'aviation
viennent visiter le littoral. Ils restent

demi-Journée dans l'Hérault, partent
déclarant

:

«

Il

une

en

faut que vous soigniez

votre
M. J.

équipement hôtelier ». Le 6-3-1970,
RIGAUD, Président de l'Industrie
hôtelière de l'Hérault, répond : « Certes,
nous ne doutons pas des
compétences en
matière de tourisme, de ces
respectables
personnes. Mais tout de même pour des
visiteurs n'ayant même pas passé une
journée dans notre département, Il faut
croire que s'ils ont la fourchette leste,
ils n'en n'ont pas moins l'œil vif pour
avoir si prestement remarqué la nécessité
de soigner notre hôtellerie.
Mais ne serait-il pas plutôt si bien dit,
pour

que

Europe),

nous

accordions à

Frantel

et

lutter contre
rigueur, à ce

même temps que les crédits
nécessaires, notre bénédiction, puisqu'ils
nous font la
grâce de venir construire
deux grands hôtels, chez nous ? »

affaire, bénigne d'apparence, aura
publiquement de façon éclatante
à qui est destiné le littoral, le rôle des
notables locaux tels que M. BENE, le rôle
de Midi-Libre au service des notables,

Ainsi la conscience d'être colonisés se
découvre au fur et à mesure que la
machine capitaliste s'Implante sur le litto¬
ral. Les illusions de richesse régionale
s'évanouissent devant l'implantation des

étouffant tout début de conscience de la

grands hôtels et des grandes surfaces.
Pour le commerce régional aussi, l'avenir

pêcheurs

amateurs

l'interdiction

toujours

pour
en

JourCette

montré

colonisation, le rôle de l'état au service
du capitalisme qui se moque absolument
d'ôter le loisir d'un grand nombre de

est

en

sombre.

ENSEIGNANTS, ETUDIANTS, LYCEENS

lisez v A M

journal scolaire régional

—

son

aussi

des

rédigé par des élèves avec le concours
de leurs professeurs
(Plus de 20 pages illustrées 21 X 27)
entièrement

Spécimen contre 2,00 F en timbres-poste.
Renseignements : C.E.G. PATTE-D'OIE
50, rue du Tchad — 31 - TOULOUSE (03)

�actualitat

—

-

premsa

publicacion
qui n'a pas sa région ?
Le

Grâces soient rendues à Morvan

thon, c'est bon.
(La publicité.)

Lebesque ! Son dernier livre : « Comment peut-on

grenouilles.

être Breton ? » (dont il est rendu

est tombé comme un pavé dans la mare aux
Le régionalisme a le vent en poupe. Très récemment encore, au cours
régionaux, M. le Premier Ministre y faisait allusion. C'est dit... on va

pilleurs)

compte par

de la réception des directeurs de quotidiens
régionaliser. Oui, bien sûr, les Français ne veulent
pas. C'est ce qu'ont écrit certains après le référendum de 1969. D'autres plus futés ont pensé que la question avait peutêtre été mal posée... que la conjoncture n'était pas favorable... que les événements de mai et la fuite des capitaux
un réflexe de défense et de prudence.
Mais, aujourd'hui, dans « l'ouverture et la continuité », rien ne peut s'opposer à ce que
lisation soit réexaminé. D'ailleurs, seuls les députés auront leur mot à dire. N'est-ce pas leur

avaient créé

le problème de la régiona¬
rôle !, et, en l'occurrence,
il serait paradoxal qu'on reprochât au gouvernement de leur rendre leur véritable fonction de corps intermédiaire
chargé de discuter des grandes options nationales. La majorité votera à peu près certainement ce qu'on lui proposera.
L'opposition fera... de l'opposition, quitte à défendre des structures archaïques, dépassées, inadaptées. Elle risque, une
fois de plus, d'oublier son rôle qui devrait consister en une analyse lucide et courageuse de la situation, suivie de pro¬
positions encore plus radicales que celles que présentera le gouvernement. Des propositions susceptibles de poser en
révolutionnaires le problème de la démocratie en France.
Car enfin, que recouvre le mot régionalisation, et pourquoi, aujourd'hui, connaît-il une telle fortune ?
Il n'est pas dans notre propos de tout reprendre ce qui a été écrit à ce sujet. Nous renvoyons simplement à toute une
série d'ouvrages récemment publiés sur ce thème, depuis « La gauche et les régions » de Philipponneau et « La révolu¬
tion régionaliste » de Robert Lafont à « Comment peut-on être Breton » de Morvan Lebesque, en passant par les
études de Guy Héraud, Fougeyrollas, Durrieu, Pisani, Gravier, Yann Fouéré, et par tant d'autres auteurs ayant un jour
l'autre dit
qu'ils pensaient de la région et du régionalisme.
Au fond, c'est ce dernier mot que l'on manie avec le plus de précautions. Il a tout un passé réactionnaire qui
déclenche instinctivement la méfiance. Pour les hommes de quarante ans et plus, il a un relent de pétainisme et de
Révolution Nationale qui n'a pas toujours permis d'aborder son examen avec sérénité. Les jeunes générations y sont
moins sensibles; elles ont souvent découvert le problème au moment du référendum ou à travers les études de Robert
Lafont.
Il semble qu'aujourd'hui les nostalgiques d'un régionalisme passéiste aient perdu toute audience. En tout cas,
personne ne paraît disposé à se battre pour eux. Ils ne sont plus dangereux. Mais par contre, les technocrates qui manient
le ciseau à
l'hexagone et composent des programmes pour ordinateurs chargés d'établir des normes économiques
bien plus redoutables. Us sont au service de cette Société Anonyme dont parle Morvan Lebesque et qui gère la
France
n'importe qu'elle entreprise. Régionaliser, décentraliser, déconcentrer... ce n'est pas important en soi. Ce
qui compte, c'est avant tout de permettre une meilleure gestion, un meilleur fonctionnement de l'énorme machine
administrative. Il
peut être question de mettre en accusation le (ou les) pouvoir(s). De nouvelles structures doivent
répartir l'apparence; la réalité demeurant solidement tenue par d'autres — par les mêmes d'ailleurs — (quelle
que soit la forme du régime).
Il
dans
découpages que des soucis d'efficacité, de rentabilité. Telle ou telle implantation d'usine sera
déterminée
fonction d'impératifs économiques sans commune mesure avec les besoins réels de la région. Ces impéra¬
tifs pourront même être politiques quand il s'agira de partir à l'assaut d'une masse humaine considérée comme rebelle
séductions du pouvoir. Un député, membre éminent de la majorité actuelle, n'a pas hésité à promettre la régression
contraire l'épanouissement à toute une région selon ses futurs choix électoraux.
Faut-il ajouter la notion toute nouvelle de « vocation » régionale qui permet de fixer à des populations un destin
prédéterminé par d'autres que par elles au nom des « ardentes » exigences nationales ? Les Occitans n'ont pas à se
plaindre : on reconnaît en haut lieu leur spécificité qui doit en faire des spécialistes du tourisme. Tout est prévu : tourisme
industriel de la Floride occitane, tourisme à la ferme ou en résidences secondaires pour les moins favorisés, tourisme
sauvage pour les derniers spécimens accrochés à leurs villages morts. Prétendre vivre chez soi en y exploitant ses propres
richesses
saurait en aucun cas convenir. L'homme ne peut être considéré qu'en fonction de son insertion dans un
termes

ce

ou

travers

sont

comme

ne

en

ne

rentre

ces

en

aux

ou au

ne

système qui le dépasse,

l'uniformise, le prédestine.

condamnables ! Nous
femme infidèle « Tu ne

l'on ne vienne pas nous accuser d'on ne sait quels errements ou de quelles intentions
acceptons d'être des Boubouroche de la démocratie à qui l'on pourrait
comme la
m'aimes plus, tu crois ce que tu vois et ne crois plus ce que je te dis. » Nous aimons la démocratie
Et que

reprocher

et ceux qui préten8

�dent la servir,

mais a condition de bien mettre les choses au
point : nous n'acceptons pas d'être dupes. Nous aimons le
dialogue a condition qu il débouché sur autre chose que du vent. Nous n'acceptons
pas que l'on essaie de nous faire
prendre pour une régionalisation ce qui n'est qu'une réforme commode à sens unique. Nous voulons
bien reconnaître
une fois encore que « la
région, c'est bon », mais à condition d'en faire autre chose qu'un article
«

conditionné
F.t

publicitaire bien

».

adressons ici

aux hommes de
gauche. Car l'idée régionaliste ne peut, à notre sens, se concevoir que dans
appellerons faute de mieux socialiste. Au moment du grand débat public autour du référendum
une seule formation se réclamant du socialisme a
repris certains de nos thèmes puisqu'elle avait placé au centre de ses
«
projets » la décolonisation de la province. Nous avons été parfois accusés d'avoir partie liée avec cette
formation
politique. Ce n'est pas exact bien que la chose en elle-même ne puisse être considérée comme une tare. Mais
pouvionsnous repousser une sympathie
agissante, même si elle n'était pas dénuée d'arrières-pensées ?
Car nous ne sommes pas dupes — et surtout de nos amis.
Je n'en veux qu'une preuve : ce sont les critiques ayant
accueilli la publication du livre de Morvan Lebesque. Le concert d'éloges
révélait parfois une certaine gêne qui parais¬
sait s'attacher au fait de devoir féliciter l'auteur justement pour ce livre. Maurice Clavel
s'exclamait « Quel formidable
époussètement du régionalisme ! » Totalement d'accord ! Mais alors, lorsque le même Morvan Lebesque écrivait les
mêmes choses dans tel article consacré aux ouvrages de Robert Lafont, cela n'était
donc, aux yeux des mêmes hommes
de gauche, qu'un geste de sympathie sans conséquence ! Cela n'entraînait donc
pas à la lecture de ces ouvrages ? Cela
n'était pas la reconnaissance d'un époussètement plus ancien ?
Morvan Lebesque est aujourd'hui la mauvaise conscience de la gauche française. Grâces lui soient
rendues d'être
Breton, de ne pas l'avoir oublié, et de prouver que l'on peut être Breton, Basque, Occitan, Catalan, Corse,
Alsacien,
sans que cette affirmation s'accompagne d'une suspicion de la part des hommes de
gauche. La grande mutation qui
s'accélère et qui touche aux sources mêmes de la démocratie doit être l'une des
préoccupations essentielles des hommes
de gauche. Mais ils devront, pour ne pas lui rester étrangers, faire preuve d'imagination et relire à la
rigueur Léon
Blum, Vincent Auriol et Jean Jaurès. Ils devront aussi et surtout lire et méditer le livre de Morvan Lebesque. Ce livre
profondément enraciné et ouvert au monde rejette la soumission de l'homme à des impératifs qui lui sont étrangers,
rejette aussi la folklorisation de la culture considérée dans sa seule définition européenne.
Les tenants du progrès indéfini qui conduit l'homme à la conquête du cosmos penseront peut-être
que l'on n'échappe
plus en cette fin de siècle au règne de la technique et des technocrates.
Revenons-en à la dramatique odyssée d'Appolo XIII... L'un des commentateurs de la TV
française, grand spécialiste
des choses spatiales et non moins grand admirateur de la maîtrise technique des responsables de la N.A.S.A. a
souligné
combien l'homme était irremplaçable au moment où la machine paraissait abandonner la partie. Notre monde cartésien
qui réduit trop souvent en formules lapidaires, les raisons qu'il oppose aux droits que peut avoir l'homme à vivre chez
lui si tel est son désir, devrait se souvenir qu'en fin de compte c'est l'Homme qui aura raison.

une

nous nous

perspective que nous

Albert SERONES.

g

�à armes égales
Cette nouvelle émission de l'ORTF
la première chaîne met en présence
deux personnalités choisies pour
sur

leurs

opinions autant que possible opposées.
Je n'insisterai pas sur la formule qui
prévoit la projection de deux films

les deux adversaires, suivis
singulier et de réponses
questions du public présent à

conçus par

d'un débat
aux

l'émission.
Deux éditions ont été réalisées :
l'une opposant MM. Debré et Duclos,
l'autre MM. Giscard d'Estaing et J.J.

Servan-Schreiber.
La seconde, d'un

caractère assez
technique, permettrait surtout de se
rendre compte de l'énorme fossé qui
continue à séparer les jeunes français
selon qu'ils appartiennent à la classe

à celle des travail¬
leur travail pour
toute ressource. Quels que soient les
arguments développés rien ne peut

des possédants ou
leurs n'ayant que

les statistiques qui prou¬
vent que le fils d'ouvrier ou de paysan
ne part pas dans la vie à armes égales
avec le fils de nanti.
aller

première opposait un membre de
la
majorité et un membre du
Parti communiste sur l'idée de patrie.
Le débat a revêtu un certain ton
d'âpreté, mais il était surtout marqué
par la volonté de chacun des deux
participants de se montrer plus patriote
que l'autre. On attendait mieux que
cette surenchère d'une autre époque.
La

Laut-il donc porter son amour de la
patrie en sautoir pour avoir droit au
respect de sa concierge et des honnêtes
gens ? Et cette longue dispute, véri¬
table dialogue de sourds, n'a-t-elle pas
servi, en définitive, à masquer ou
esquiver certaines questions que se

beaucoup de Français, à com¬
mencer par les chances que peut avoir
dans notre monde en perpétuelle évoposent

ultion la création d'une Europe qui
ne peut naître qu'au-delà d'une idée de

siècle ?
qu'elle est au centre de nos
préoccupations, nous aurions aimé voir
intervenir dans le débat l'idée complé¬
mentaire d'une Europe des régions.
Car il reste essentiel pour nous de
savoir comment les princes qui nous
patrie hérité du XIXe
Et parce

gouvernent

—

ou peuvent nous gou¬

répondront à cette
question que des jeunes de plus en
plus nombreux se posent aujourd'hui.
du
Au-delà
pittoresque de la
verner

demain

Montpellier et Toulouse à la suite de la
sur la suppression de

communiqué

contre

circulaire Guichard

distribué par les Comités Occiles Facultés des Lettres de

Tract

dans

tans

la seconde
lycées.

« aménage » l'Université
supprime dans les lycées l'ensei¬
gnement des 2° langues, considérées
comme « non rentables ». Le capita¬
lisme veut faire des étudiants des

Le Pouvoir

et

spécialisés,

cadres

utilisables selon

(par exemple, on
fait travailler les étudiants de géogra¬
seuls besoins

ses

phie

pour

l'entreprise colonialiste de

l'aménagement du littoral ».)
Contre ces mesures de « rentabili¬
sation » qui touchent aujourd'hui les
langues et toucheront demain d'autres
sections, la lutte s'intensifie à la

«

faculté des lettres.
Le COMITE D'ACTION OCCITAN est

lutte, car, comme les deu¬
langues, l'Occitan est menacé
combattu. Il est considéré sur son

aussi

en

xièmes
et

propre

gère
dans

sol comme une langue étran¬
(alors qu'il est parlé par des
le primaire et le secondaire,

millions d'Occitans), mis hors-la-loi
chassé de la radio et de la télé, ensei¬

gné seulement à la fac parce que
une minorité peut ainsi l'étudier,
et qu'on pense qu'il peut y être « récu¬
péré », et traité comme une matière
seule

lointaine dont l'enseignement ne pose
pas de problèmes.
Par un décret du 5

décembre 1968,
faisant
deuxième langue

le ministère lâchait du lest en

de

l'Occitan

une

comptant

langue vivante dans les
pour

l'obtention

L'Occitan continue à être combattu;
LES CHOSES SONT LIEES : en même

temps que le capitalisme français et
international pille les richesses natu¬
relles des régions occitanes, empêche

industrialisation,
contraint les
jeunes au chômage ou à l'expatriation,
ruine nos agriculteurs pour s'emparer
de leurs terres, et parachute des
réseaux
touristiques (Grande-Motte)
qui ne profitent qu'à lui, en même
temps il pourchasse notre langue et
notre culture ; il sait qu'elle est une
arme de prise de conscience, et que
par là, elle représente pour lui un
danger. IL NE PEUT PAS permettre
l'enseignement de l'Occitan. Un peuple
prolétaire que l'on prive de la cons¬
cience de lui-même est plus facile à
exploiter et moins apte à réagir.
LA LANGUE OCCITANE EST UNE
ARME DE COMBAT. Mais ce combat
n'est pas qu'au niveau de la langue.
Il est général. Rejoignez-le.
leur

COMITE D'ACTION OCCITAN.

insatisfaction teintée d'amertume. Mais
aussi un avertissement pour l'avenir.
Et quelques précieux enseignements.
A.S.

DES INFIRMIERES

D'OC

RECRUTE

confrontation, il n'est resté qu'une
INFIRMIERE

DIPLOMEE et QUALIFIEE
pour tous

Ecrire

:

bac.

encore

—

L'ASSOCIATION

du

insuffisant, puisque la
langue occitane ne peut avoir chez
elle qu'une place : la première. Insuf¬
fisant, mais encore trop dangereux :
le pouvoir revient en arrière, et, par
télégramme aux recteurs en date du
26 janvier 70, le décret est abrogé.
C'était

soins

44, avenue Léon-Blum

—

TOULOUSE
10

�de

venue

saint-loup

à montpellier
Nous

savons

à propos de l'émission de t.v.

l'extrême droite

que

France est à la recherche de

en

thèmes

veaux

l'Europe et l'ethnisme

:

servent de Cheval de Troie à

Nouveau

«

».

furent un échec.

Les occitanistes de

Montpellier, à la suite d'une contrecampagne ne s'étaient pas déplacés,
il est regrettable que cet individu qui
fait appel à des notions racistes,
l'audience

de

dans

certains

milieux.
Le tract distribué

à cette occasion

montre assez bien le souci de la droite

d'accomoder les revendications viticoles et même certains thèmes socialis¬
tes à

son

propre usage.

Ainsi

:

VITICULTURE : DANGER DE MORT
Le malaise viticole met en cause les
structures mêmes de la France.
La
prééminence administrative et
politique de PARIS et de la région
parisienne sur la province et en parti¬

culier le midi viticole
avant peu

de

au rang

va nous

pays

releguer

sous-déve-

loppé.
Les technocrates

de

parisiens ignorants

problèmes préfèrent le vin
algérien à celui que nous produisons.
nos

Face à notre unité et à notre cohé¬
sion

le

régime

mercenaires à
13

trouve

ne

nous

opposer

des
(BEZIERS
que

FEVRIER).
Le

jacobin est en train
de subir un démenti flagrant, lorsque
le mécontentement surgit de toute
centralisme

part.
Contre tous ces maux, seule une
DECENTRALISATION effective peut per¬
mettre

au

Seuls
et

MIDI de remonter la pente.

les gens

de notre

détenir

issus de notre SOL

RACE peuvent

prétendre
les responsabilités d'adminis¬

tration et de gestion

C'est

de notre région.

nous

un

parvenir

souriante à l'ORTF
"

assez

une

émission télévisée de la série

aux

problèmes agricoles

en France
scandale. Nous avons demandé à
M. Raymond Lacombe, Secrétaire
général de la F.D.S.E.A.
de l'Aveyron — et qui, en tant
que tel n'apparut que très
brièvement au cours de l'émission à
laquelle il « participait »
de bien vouloir nous donner son
opinion sur ce

provoqua

certain

un

—

sujet.

La

dernière

consacrée à

émission

de

l'Agriculture
présentée et

l'O.R.T.F.

Adieu Co¬

«

quelicots »
commentée
par François Henri de Virieu a suscité
dans l'opinion publique, et l'opinion
agricole, et opinion agricole en parti¬
culier, de vives réactions.
Venant après le plan Mansholt, le
Plan Vedel, les articles de Roger Priouret dans
l'Express et de multiples
autres prises de positions de techno¬
crates français et européens,
cette at¬
taque de l'agriculture s'inscrit dans la
ligne d'une campagne de dénigrement
systématique, menée avec la bienveil¬
lance des pouvoirs publics.
Cette émission est injurieuse
pour
les agriculteurs. Elle caricature les
hommes aux prises avec une mutation,
sans
précédent dans l'histoire, des
évolutions techniques et sociologiques.
Ne retenir comme valable, dans la
présentation qui a été faite dans
l'émission, que les grosses unités ca¬
pitalisas, c'est prendre une option
politique très nette, et écraser sans
pitié les centaines de milliers d'agriculteuis qui ont compris l'évolution, et

crétion absolue.

Aussi mettons-nous en garde solen¬
nellement les autres catégories so¬
ciales contre un tel abus de la con¬
fiance des gens. Prenez garde à cette
intoxication progressive des

esprits

qui

vous amène à

réagir inconsciement

les agriculteurs. Gardez

contre

:

y

bien que parmi ces viet¬
aurait des innocents, mais

difficile de

distinguer tout

ça ».

Bien des siècles après Béziers, on reste
confondu devant les mêmes personnages,

les mêmes méthodes, les mêmes argumets, le même vocabulaire. Et surtout, le
même mépris de la personne
11

humaine.

assez

d'esprit critique pour vous informer
ailleurs qu'auprès de cette propagande
officielle.
Que

l'on comprenne bien que s'il y
y a et s'il y aura à travers
les années des changements et des
évolutions nécessaires, elles doivent
être le fait des intéressés
eux-mêmes,
a

eu,

qui

s'il

prennent

à

bras

le

corps

leurs

destinées.

propres

Que

l'on

sache

aussi, que vouloir

faire le vide complet en agriculture,
dans notre milieu rural, équivaut à un
suicide collectif, concernant alcrs la
société tout entière.

Ce n'est pas avec quelques mons¬
tres urbains à travers le pays que l'on

équilibrera demain notre société, mais
bien plus, par un développement har¬
monieux de chacune des régions fran¬

font face courageusement en se for¬
mant, s'organisant pour mettre en

ticularités et leurs diversités.

place les formules sociétaires et col¬
d'entraide, pour la production,
la transformation et la mise en marché
de leurs produits.
D'autant plus, que même sur le
plan sirict de la rentabilité pure, ces

Nous en appelons à la conscience
de tous, pour nous aider à établir la
vérité. Et nous crions bien fort la
volonté des hommes de la terre qui
ne se laisseront pas écraser sans se
battre.

çaises,

lectives

grosses unités ne sont pas
tives. A combien revient le

leurs richesses, leurs par¬

avec

compéti¬

Raymond LACOMBE,
Secrétaire général

litre de
lait de l'étable de 500 vaches de l'Isère,
présentée dans le film ? Là-dessus
Monsieur de Virieu a été d'une dis¬

SI VOUS

de la F.D.S.F.A.
de l'Aveyron.

RECHERCHEZ UNE INFIRMIERE
DIPLOMEE et QUALIFIEE

pour tous soins

(garde-malades, aide-soignantes)

Je pensais

namiens, il
c'est

quelque temps,
Hexagone », consacrée

en

jourd'hui.
Après le massacre d'un village vietna¬
mien,
(ethnie minoritaire), déclaration
—

«

bien étrange

écho, qui vient
pleine deuxième moi¬
tié du 20' siècle, par la bouche du
général
Lon Nol, l'homme fort du Cambodge d'au¬

de

Il y a

Ordre

A

Montpellier, « Unionaction », sorte de filiale de cet orga¬
nisme a profité, pour se lancer, de
l'œuvre minable de Saint-Loup : « Nou¬
veaux
Cathares pour Montségur »
(voir O.N. n° 1). Malgré une grosse
campagne publicitaire faite autour de
la venue de l'auteur, les deux journées

trouve

hexagone consacrée à l'agriculture

nou¬

JOURS ET NUITS

Adressez-vous à :
L'ASSOCIATION DES INFIRMIERES D'OC

Siège Social

:

44,

avenue

Téléphone

Léon-Blum
:

48.63.21

-

31

-

TOULOUSE

�occitan

panorama
Je

suis

content.

Nous

sommes

Nous sommes un peuple
heureux. Heureux de vivre et sans

contents.

problème

sous

ciel toujours clé¬

un

ment.

Ce bonheur, cet art de vivre, nous
savons si bien le communiquer aux
autres, que

la très populaire O.R.T.F.,
qui ne peut que
dernièrement et à

animée d'un sentiment

l'honorer

a

tenu

plusieurs occasions à nous représenter
tels

que

nous

sommes

(tels qu'elle

soyons) à nous
dire, à nous, les
fils mystérieux du soleil couchant.
Et nous, après cela, avec la gentil¬
conçoit que nous
exprimer pour tout

lesse qui nous caractérise, nous nous
évertuons à nous ressembler pour ne
pas

avoir le sentiment

pénible de

décevoir le touriste-ethnologue qui
vient si gentiment nous photographier,
nous tâter, nous enregistrer, et surtout
nous apporter son humanisme hérité
de Descartes et de Françoise
Mais revenons au cycle des

Sagan.

feuille¬

méridionaux (parlez-vous le
«
méridional ? »), maintenant achevé
semble-t-il et grâce auquel des millions
tons

«

le romarin, pays sauvage et pitto¬
resque, sans une seule fois, extrême
ravissement, heurter notre regard à un
fil de fer barbelé ou à une quelconque
base nucléaire. Ce pays où l'on est si
et

peu

pour honorer le préfet et
vénérer le ministre.
Dans ce lieu typique, évolue donc
convenances

joie, un personnage typique
de la Provence de grand-père.
Mais quelle étrange région tout de
même, où par originalité, le mot
«
lièvre » est de genre féminin,
pour notre

l'explique fort doctement un
berger-ermite auquel une jeune corse
(du siècle dernier), veut donner une
leçon de beau langage.
comme

Y aurait-il de l'Occitan là-dessous ?
Mais non ! Seulement une façon

particulière de parler français, un
provincialisme » comme on dit, une
façon vicieuse de parler » si vous
préférez. Mais c'est si sympathique
tout cela, et puis ça fait partie du
paysage avec

ces

pu

dence

»

vivre pendant plusieurs
«

fleurant

de provi¬
le thym, la lavande
ce

pays

encore

de bons nègres.

quel plaisir d'entendre ces
d'Occitan prononcés de
si
sûre
(cette
langue
façon
pittoresque,
expressive,
imagée,
colorée,
chantante...
(j'ai oublié
le reste, pardonnez-moi !) : « Parlôsoulé », puis soudain « parlô » (comme
on dit Chariot !). Nous avons même eu
droit à quelques jurons typiques.
Folklorisés, ils ne sont plus malson¬
nants, mais savoureux (Ça y est, c'est
« savoureux » que j'avais oublié tout à
Mais

deux

mots

l'heure).

Enfin, nous avons vraiment été
gâtés, et si nous n'en redemandons
pas, c'est uniquement de peur d'abuser,
d'être les seuls à bénéficier de cette
générosité spontanée qui nous vient
d'en haut. Il faut, en effet, penser
aussi aux autres, à nos petits amis
bretons par

l'ensoleillement, le chant

cigales, le parfum de la garrigue et

tout et tout...

D'abord, on ne leur demande pas à
gens de s'exprimer, mais de parler,

seulement pour entendre le son de
leurs paroles. On ne leur demande pas
d'être quoi que ce soit, mais de repré¬
senter un certain type d'individu, de

jouer

un

paysage
L'ami
«

certain rôle dans un certain
et c'est tout
de Maurin, lui s'appelle

Parla-solet

»

(parlo-soulet), et lui

exemple...

CREATION EN PAYS D'OC

«

D'UN VIEILH POBLE FIER
E LIURE SIAM BENSAI
LA FINICION...

semaines dans

est

«

des

nous avons

parles les

gens on a tant de peine à ne pas s'es¬
claffer. Ce pays d'anarchistes-bons-enfants où l'on ridiculise le gendarme
mais où l'on a suffisamment le sens des

de personnes ont pu pénétrer l'âme
secrète de notre civilisation et partager
intimement nos petits soucis.

Il y eut donc récemment les aven¬
tures de Maurin des Maures.
Grâce à ce personnage immortel,

sérieux et où, à écouter

paraît même qu'il
originaire de la région et qu'il a été
enthousiasmé par la proposition qui lui
a été faite. Ce qui prouve
qu'il y a
aussi à l'air vrai. Il

Mais pour en revenir à nous-mêmes,
plus des « œuvres » télévisées, nous
avons aussi « notre » cinéma. — Plus
en

précisément, les provençaux, toujours
eux, qui sont les plus photogéniques
paraît-il, mais c'est pas juste ! —
Ainsi, « Heureux qui, comme
Ulysse »... Ulysse, c'est le cheval et
celui qui a fait un beau voyage, c'est
Fernandel...

Autrefois, il jouait le rôle de divers
personnages, maintenant il ne joue plus
que son propre rôle pour ne pas risquer
de se tromper. Et pour ne pas se per¬

dre, il

tourne en

rond

sous

le soleil de

�Provence. Le spectateur non plus ne
perdra pas, en effet les réalisateurs
du film ont choisi un itinéraire bien
se

chacun s'y reconnaisse.
plein hiver, — voyons,
chaque homme a deux lieux de rési¬
dence, le sien et Paris, le premier étant
connu

pour que

Ainsi à Paris

en

le secondaire —, nous arrivera encore
comme un air de vacances.
Les critiques ne s'y sont pas trompés

(relisez-les),

film
pittoresque, sous le soleil
provençal, sous ce ciel d'un bleu infini
à travers les cris des cigales et la
senteur du romarin, l'accent provençal
touchant

ce

est

extrêmement

et

si coloré...
Mais qu'on ne

s'y trompe pas, la
toujours la Provence, a
choisi résolument le progrès et la
prospérité, c'est même un provençal
amélioré et évolué, dieu merci
qui l'a dit à la T.V., quand il était
fortement question de régionaliser
(« ils régionalisent, décolonisons »
disaient même certains mauvais esprits
à cette époque).
Provence,

—

—

IA DE MORTS QUE CAL TUAR !
Ce monsieur donc apaisa considéra¬
blement notre inquiétude en faisant
ressortir de son analyse... que la vieille
Provence était bien morte et que la
nouvelle était tournée vers l'avenir. Il
apporta même à l'appui de son dire,
une preuve irréfutable : « On ne
parle

plus provençal ».
Le provençal, qu'est-ce
que c'est ?
A oui, ils en ont parlé, ils ont même
cité Mistral (en français). C'est effec¬
tivement pour son œuvre en provençal

1 s

poète obtint le Prix Nobel en
plus d'un demi-siècle
après, cette langue est déclarée morte,
comme
on
parle d'une épidémie
vaincue, par un monsieur satisfait et
qui ne cache pas son soulagement.
L'air réjouit, il constate la beauté du

Vous

que ce

1904.

crime
sans

Guère

parfait,

douleur,

propre, net, sans

témoin

preuve, sans

et

sans

un

de la victime (l'assassin s'était mis
des gants). Bravo ! Toujours les
cri

mêmes

mauvais

esprits parlent de
génocide », là, il y a de l'abus.
Qu'est-ce qu'un génocide d'abord ?
Un génocide culturel ?
«

C'est le fait de
une

langue et
civilisation, ici, c'est différent,

l'occitan

«

tuer une

savoureux

»

et

civili¬

sa

brillante » meurent tout sim¬
plement de leur « belle mort ». Ou si
vous voulez, tués
par le Progrès.
Il faudrait aussi que chacun sache
bien, que nous sommes dans un pays
sation

«

régime de liberté et, qu'étant
égaux, tout le monde doit avoir le
droit de parler français. D'autre
part,
et sous un

dites

celle

des

Africains

franco¬
phones, notre histoire ne saurait dater
que de l'introduction massive du fran¬
çais, avant c'était le tribalisme. La

c'est

preuve,
encore

vent

cette

que

ceux

langue

de vouloir

qui parlent

sont accusés

à

retourner

cet

sou¬

état

primitif.
Mais de toute façon, comme l'avait
fait pertinemment remarquer un
un

monsieur très

d'excités

:

«

digne à

une

Mais personne

empêche de parler patois.

»

jour,
bande

ne vous

«

si

on

l'avait

dans un récent article
(« Oc », n° 1,
nouvelle série), nous raconte une
petite
histoire. C'est celle d'un chercheur
qui,
fouillant dans des bibliothèques trouva
quelques lettres de Sade
le Marquis
à la mode
écrites dans une langue
qui n'était, ni celle de François Mau¬
riac, ni celle de Cicéron. Décontenancé,
il demanda, et on lui
—

—

apprit qu'il
s'agissait de l'Occitan. Tiens l'occitan
existait, il l'ignorait (jusqu'au moment
où il l'a rencontré).
Et Pessemesse conclut

: « Putarassa
d'escóla franchimanda », vous vous
rendez compte ?
Putarasse d'école
franchimande ! Traiter ainsi l'école
gratuite et obligatoire de Jules Ferry,
natre saint laïque !

tous

comme

que

enseigné à l'école ?... » mais voyons,
enseigné, codifié et orthographié l'oc¬
citan aurait
perdu toute sa saveur et
son
pittoresque, alors !...
Alors, il y a Pessemesse (Peire), qui,

MAIS...

Heureusement, dans toute
chienlit, il reste encore des
raisonnables

et

qui

cette

gens

s'en laisseront
a bien sûr, ceux qui
présentent en défen¬
ne

pas conter. Il y
modestement se
seur de la
République, cette malheu¬
reuse allant de
protecteur en protec¬

teur, semble aujourd'hui être enfin en
bonnes mains. Et puis, il y a l'autre,
le Parti Communiste Français (ne
pas
oublier le label d'origine) qui n'est pas
encore revenu de sa
grande frayeur de
l'autre année où la révolution lui passa
si

près.

�les exibitions d'un goût

demment certaines tutelles.

principale vertu du militant est
maintenant le patriotisme, et avec une
simplicité et un tact qui ne passeront
La

pas

inaperçus, on a

il

Avec ça,

las eleccions

y a

toujours des gens

—

ancêtres ont fait 89,

d'une

et d'autre part depuis que le
Général de Gaulle a bouté les Alle¬
mands hors de France.
part

La Dignité : A quoi ça sert ?
La Vérité ? Alors là, notre grand

—

—

l'avons vu, s'honore de
posséder un esprit qui ne tolère les
abus d'aucune

Louis RICHER.

profond

..

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réelle de leur# «WBt :

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De même, ne

sorte.

serait-ce que par un respect

i,e*

JdP socialisme »♦«.! d"*lHH&gt;«J OU

nous

pays,

puisqu'il

tricolore.

est

cantonalas

permanent mur*

—

que nos

cache-sexe.
tranquillisons-nous

LUTTONS contre le
COLONIALISME INTERIEUR

ça devient même aga¬
çant — des mots creux, depuis
longtemps vidés de sens, et que peu de
partis comprennent encore : la Liberté,
la Dignité... on ajoute parfois la
Vérité. Bon alors :
La liberté : nous l'avons depuis

crier

pour

Mais

adopté le bleu de

fleur de lis aux
nelles du Parti.
MISE AU POINT...
'

porter un

queraient d'altérer gravement la santé
morale des citoyens, est tenue de

inscriptions murales
réflexe touchant, la
armoiries tradition¬

France pour les
et ajouté par un

douteux, ris¬

f» colo-

5«!

...
} «Pif

«8

tapfuUs»». S«b

HffiUaif Ai trot ail

pour to«&gt;.
a

.«M. «ft a—

Plana .1 aaa ta «a

f**?

cajiiWIste.

daniel a quiilan

les grandes figures de notre his¬
nationale, pour l'éblouissant
exemple qu'elles nous ont légué, nos
pour
toire

représentants ne sauraient admettre
plus longtemps le relâchement des
mœurs et de la morale, et sont bien
décidés à lutter efficacement contre la
vague d'érotisme que nous menace
toujours plus, de jour en jour.
La vérité, cette

fille impudique, dont

e

mm

VOTEZ

&amp;

descoloriizam occitania

a

tolosa

ALEXANDRE

SANGUINETTI
«w

Cofituil Génlmlris 1«
&lt;■

:■

wr,ti!»

»OÙ«

«V»*

voK-

SANGUIMEm à

Nohorwrf».

SOYEZ LOGIQUES
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Mlai-Pyrànóon,
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M«X

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(KÓ3.*.,

l'impuittanc#, io tCocnoo

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Arraohazxaua
* » Sf» w m MedMfe Uaiçt
Attm m t «wt m * ifaMmt d kt «* wmiMr

VOTEI

InfeSHEni

la logica en lenga d'oc

14

�*•

alerte
le

:

néo-baroque occitan

à montpellier menacé
»

L'Age d'or du baroque occitan fût le
à TOULOUSE. Le néo-baroque

A : « Palais d'injustices » sur
palais de justice, « Jouissez » sur une
maison de repos, « Défendons la Chine
communiste » signé P.C.L.M.F. La
plus
ses, par un

17' siècle

le

du XX' siècle naquit en mai 68 à PARIS,
mais ne tarda pas à se répandre dans
tout l'hexagone. Il semble qu'il ait trouvé
en

Occitanie et

récente semble être U.J.P. Renouveau :
L'érotisme ne passera pas »; thème neuf

particulièrement à MONT¬

«

milieu extrêmement favorable

PELLIER

un

à

épanouissement.

surprenant dans le concert baroque
d'aujourd'hui.
La répression est toujours à deux faces.
Ici, le Janus répressif s'appelle J.P.
assez

On

peut déjà
caractériser cette nouvelle forme artisti¬
son

que, à la fois,
architecture. Le

littérature, peinture, et
matériel

est très rudimentaire, soit peinture, soit goudron, soit

les plus fortunés bombes à vaporiser.
ce fut noir et blanc, puis vint
l'époque de la couleur. On vit des créa¬
tions, rouges, vertes, bleues. Toutes les
richesses de la palette s'étalèrent sur nos
murs. Car tel est le cadre du néo-baroque,
en général toutes sortes de murs ont été
essayés. Une statistique de IT.N.S.E.E. a
prouvé que 60 % des murs choisis appar¬

LAGARDE. D'un côté, il tente de récupé¬
le dynamisme et, oserons-nous le mot,

rer

pour

l'aspect révolutionnaire

Au début

tenaient à des architectures universitaires,
30 % à des architectures administratives

où à des

immeubles modernes et 10

à des monuments

%

historiques. Cette der¬

nière

caractérisation,
quoique
assez
se généraliser de plus en
plus, et déjà l'on arrive à dater une carte
postale de l'Arc de Triomphe par exemple,
à partir de l'inscription qui le décore.
Ainsi il y a eu l'époque « descolonizam
Occitania », l'époque « UDR = SS », et
l'époque « FLAC ».
récente tend à

Quels
si

sont

les

spontané,

si

caractères de

cet

art

émouvant ?
D'abord,
Moyen Age, il est ano¬
nyme, il se moque de la gloire publique.
Certains par là-même, lui reprochent sa
clandestinité, de ne pas révéler ses arti¬
sans au grand
jour. Mais c'est un art
dangereux. Toujours les créations géniales
ont connu la répression. Celle-ci
n'échappe
pas à la règle : les artistes baroques sont
traqués, de jour et de nuit par des milices
spécialement équipées. L'artiste baroque
vit dangereusement.
Il doit raser ces
murs qui sont
pourtant son instrument
de travail, le lieu de sa création
jaillis¬
sante et diversifiée.
En deux ans de création,
que peut-on
dégager de cette production considérable.
D'abord, l'existence d'écoles multiples :
les œuvres sont
signées de façon diver¬
comme

l'art du

15

créant

en

sion

»,

Maire

«

du

néo-baroque,

des panneaux de libre expres¬

inaugurés

en grande pompe par le
de la cité. Vouloir oter à l'artiste

baroque cet acte essentiel, moteur de
son art, la quête du mur ! ! Peu
s'y sont
laissé prendre, les plus faibles, les médio¬
cres. Les autres ont ignoré avec dédain,
basse

cette

manœuvre.

Alors Janus, montre l'autre face
surtout à

veut

un

:

Il

en

artiste occitan fameux

quoique anonyme. Il signe « OC » tout ce
qu'il fait. Le premier il a orné les monu¬
ments historiques, leur donnant vie et
mouvement, le premier il a porté son art
à
Tavant-garde de l'architecture à la
Grande Motte, le premier enfin il a osé
des

sortir

des

murs,

affiches

(Air

Motte, et d'autres
on ne peut s'empê¬
cher de penser que s'il suffit d'un ou de
deux individus pour causer du tort à toute
une
collectivité il est étonnant que la
—

police, pourtant généralement bien rensei¬
gnée, n'ait pas encore mis la main sur
eux, et qu'ils puissent en toute impunité
continuer à trahir l'Occitanie.
Sans vouloir discuter de la

»

singularité
des goûts anatomiques de notre confrère,
sans vouloir discuter de l'absence totale
d'information de notre con-frère, sans vou¬
loir discuter de la subtilité politique de

notre

con-frère,

notre

indignation

nous

clamons cependant

en constatant, que notre

confrère

puisse se permettre, dans un
aussi sérieux, pondéré, objectif
que « le Plus grand quotidien d'informa¬
tions du MIDI », de faire un appel direct
à la répression contre un des artistes les
plus représentatifs de la jeune génération
néo-baroque, nous élevons une énergique
protestation devant cette atteinte flagrante
portée à la liberté d'expression.

journal

R. Andrieu

et lancé la décoration
France nous pompe

l'Air).
Sur
écrit
tion
«

—

déchaîne.

se

dans le
du MIDI.

grand quotidien d'informa¬

Le seul point

barbouilleurs,
Quand
taines
comme

la

tre

on

derniers points, J.P.
Voici ce qu'il

deux

ces

LAGARDE,

favorable à

c'est

voit pour

jeunes
d'humour.
la première fois cer¬
un

ces

peu

affiches transformées par eux,
celle de cette belle fille qui mon¬

plus

intéressante partie de son
faire valoir une marque de
collants, et sous laquelle ils ont écrit
MIDI LIBRE, torche cul quotidien », on
ne peut s'empêcher de rire. La première
anatomie pour

«

fois

seulement.

toutes les

Car

blagues
fatigue...

ça

il

: on

en

rit

est

une

ainsi

de

fois, après

Mais
tions

devant les innombrables inscrip¬
(en mauvais occitan, d'ailleurs) qui

souillent le socle de la statue de Louis
comme devant celles de la Grande-

XIV

—

Il est bien entendu que nous n'au¬
rions jamais osé publier cette photo¬

graphie
avait
nous

en

le

appuyer

si

MIDI-LIBRE ne nous y
quelque sorte autorisé, et
faisons

ses

propres

seulement

pour

affirmations.

�de la presse

revue

Un numéro que

demandarià un long es-

podèm pas balhar aici. Caldrià
Sus la cultura »
dubèrt per R. Lafont e J. Larzac per dos
articles : « Practica de la desalienacion »
(Lafont) e « La letra tua » (Larzac). Dins
la presentacion d'aquel débat la redaccion
de la revista escriu : « Dins lors semblanças e lors ressons antitetics, pórtan
testimóni del biais que se pausa ara a
nosautres la nécessitât d'una reflexion
critica radicala sul concèpte de cultura ».
La tasca passarià plan luenh de las
intencions d'un simple rendut compte.
Mas me sembla que la rampelada de

tudi que
entrar

dins lo débat «

VIURE dèu menar cap a una

dinamica
novèl.

contribucion

la recercar que pren un vam

a

d'aquelis dos articles cal
long e força intéressant
estudi d'A. Baient sus los « partits politics al principat » — cal entendre los
partits dans la Catalonha de uèi. Dins la
sèu
presentacion, Baient nos ditz :
Aquel estudi laissa de caire un partit
de Catalonha, volèm dire lo sol partit
autorizat per la lei, lo partit oficial « La
Fet y Jons ». Estudiarem pas nimai las
organizacions sendicalas obrièras, nimai
lo moviment estudiant. Son estudi poirià
esser l'objecte
d'autres articles. » Los
esperam amb força simpatia.
Glaudi Barséti se demanda, el, se Fés
(entre Rose e Berra) es una bofiga o una
realitat ». La conclusion de Barséti :
En

déféra

mencionar

un

«

«

Fés vèn una realitat par ço

qu'es dei

profièchs acampats; pèr lei ménépélis. Es
una bofiga per çé qu'es dau desvelopament vertadier d'Occitania. A nosautres
d'obrar per que lei profièchs capitalistas
siàn tornats a la région, a Occitania,
qu'adonc siàn socializats, parei dei riscas.
Amb Fés lei Occitans an una escasença
bêla per alagar sas ideas. »
Lo numéro

calendari
libres.

sus

enterrament
Max Allier :
Rescontre en Montanha » et diverses
chroniques intéressant la vie culturelle en
pays d'Oc.
Bernard Manciet : « Lo gran
a Sabres », une nouvelle de

viure

s'acaba per las cronicas del

l'actualitat, la politica e los

«

demain

l'occitanie!

et

de désintégration de notre
peuple, propose des solutions réelles, pra¬
tiques, des schémas économiques basés
sur
la liberté et la coopération. Nous
triomphons, si nous voulons avec force
et détermination. L'ETAT est condamné a
disparaître face à la volonté des hommes,

ci.

et

Cette revue, plus spécialement proven¬
çale, mais qui se veut aussi pan-occitane,
est née à Marseille, au moment où « Occi¬
tania Nova » voyait le jour à Toulouse,

possède la même périodicité que celleRédigée presque uniquement en fran¬
çais (efficacité avant tout), elle est une
revue à la fois
légère et éclectique, et
esprit assez différent du
le premier numéro, deux

d'un

animée

Dans

nôtre.

particulièrement notre
D'abord, une enquête sur le

articles ont retenu
attention.

phénomène

colonial d'aménagement du

(à Canjuers, Var,
achetés par "l'armée, mé¬
contentement des autochtones et inquié¬
tude quant à l'utilisation future de ces

territoire

Provence

en

hect.

34 000

terres) et une présentation assez
différents

des

visages

l'EUZKADI, et un panorama
presse

obradors
Aquel n° 2 nos balha la seguida de
l'article de Robèrt Lafont sus •&lt; los nivèls
de lenga e de lengatges dins l'escrich
occitan
Lo

-

camin

»

article de E. Gasanhas sus
l'estil dins La Grava sul
Articles força universitaris que
e un

ton

«

OC

Ismaël

»,

la

Girard,

littéraire du docteur
paraît de nouveau après

quelques années de silence.
Rappelons que « OC » est la plus
ancienne revue occitane digne d'intérêt,
et qu'elle a été pendant très longtemps
au centre du mouvement occitaniste, et
le lieu de rencontre de nos plus grands
écrivains.

C'est donc

avec

la plus

grande joie

que nous accueillons sa nouvelle série.
Au sommaire du n° 1, un poème de

lui cette

«

France

»

irréelle où

peuples non français n'ont que

droit de

taire.

se

le

»

désintégration de l'Etat jacobin,
sur le crime et la guerre, consa¬
crera la renaissance de l'homme, avec la
richesse de tous ses particularismes
culturels et ethniques, qu'avaient tenté
de détruire à jamais les servants de l'Etat,
en réduisant le « patriote » à l'état d'un
automate démocrate, dont ils entrete¬
naient savamment le mécanisme civique. »
Il faut effacer, une fois pour toute, le
mythe criminel de l'Etat, s'incarnant dans
un
ou des chefs, chargés par Dieu,
le
parti ou le Suffrage Universel, de « gui¬
der » un troupeau de crétins sur les
voies du destin national. »
Il ne s'agit pas de ressusciter des nos¬
talgies, mais de construire l'avenir. Le
problème n'est pas tant de créer un
état Occitan qui reproduirait, par homothetie politique, les tares de l'état fran¬
çais, que de promouvoir une communauté
d'hommes libres, conscients de leurs res¬
La

«

construit

«

».

ponsabilités.

«

que
e

l'europe en formation
n' 120 de mars 1970
Cette revue, européenne

novèla d'Ives Roqueta.
Caramentrant al mes
a

d'agost

es un

»

de desesperança :

la vida

un

«

que se va
in France

publicar jos lo titol de

numéro

ce

lesquelles

se

son

à

et internatio¬

titre l'indique consacre

différentes

détache

un

études parmi

excellent article

«

Made

ses

aux

».

».

Lafont de¬

réalité occitane

géographiques, histo¬
riques, économiques et culturels, l'a
conduit à répondre aux sollicitations de
tous ceux qui veulent connaître l'Occitanie
en refusant de s'arrêter au folklore ou à
quelque aspect trop partiel de cette réa¬
lité. Il y a là une situation sans doute
inconfortable et qui pourrait à la longue
entraîner la constitution d'un arsenal d'ar¬
guments offerts sans grandes variantes

et

« Enfurhung in
plaser de cada mo¬
ment. Se I om dèu creire l'autor meteis
tôt es partit de l'enveja de parlar de
Sèta en estiu, amb un costat Vitelléni e un
costat Chandler ». Benlèu... Mas balha
sustot l'enveja de legir lo libre de novèlas
es

comme

puis des années sur la

perdut

per li causas umanas. »
La novèla d'I. Roqueta
»

nale

de Robert Lafont « L'Occitanîe
La recherche menée par R.

jamai l'an pas cambiada

que tôt es

die Florida

»

e

la cambiarem pas pus

revue

avec

les

pédon sustot interessar un public d'estudiants e d'especialistas.
La mai granda part del quasèrn es
consagrada a un bèl poèma de Gardy e

diga-li
qu'ara

Il

le processus

«

«

_

général de la

occitane.

poèma d'amor al gost
^

précise

de l'occitanisme

politique. Dans le dernier numéro, nous
avons
surtout apprécié une étude sur

Albèrt Seronès.

OC

» édité par la fé¬
anarchiste-communiste d'Occitanie
(C.N.T., 24 rue Ste-Marthe, Paris
10*) vient de paraître. Il s'agit d'une revue
ronéotypée, d'aspect modeste mais de
contenu extrêmement varié et intéressant.
L'OCCITANIE LIBERTAIRE » dénonce

Occitanie Libertaire

«

dération

«

Publication du Mouvement de la Jeu¬
nesse Occitane. B.P. n° 81 Marseille 01.

una

H

"occitanie libertaire"

fondements

demandeurs.

A.S.

46

�Sil est vrai que la matière ne peut être
indéfiniment renouvelée il n'en tests pz~
moins qu'elle peut, même sous la aimpî-î
forme de l'étude ramassée en quelques
pages,

apporter aux lecteurs le dernier

d'une

état

recherche

sans

cesse

appro¬

fondie et sans cesse élargie. C'est ce que
fait R Lafont en utilisant ses travaux les

plus récents pour le chapitre
tion culturelle du Sud.
Et comme son

militants de l'idée
à

la

fois

La réduc¬

»

article s'adresse à des

européenne, il marque

nettement certaines limites
est

«

en

lutte

:

«

pour

mais sans

et

que semblent

réalisé

entre

Bassin

méditerranéen

Europe du Nord, à condition aussi
qu'une décolonisation révolutionnaire soit

d'une conscience occitane
Adresse :

bat que dans

encore

confuse.

Lavignotte, route de Bordeaux, 64-Orthez
C.C.P. Lavignotte « Per Noste » Bordeaux
3.816-52.

A.S.

Le

P.S.O.

Parti Socialiste Occi¬
n'est pas mort, et il le fait
savoir. D'abord en refaisant
paraître
son
bulletin mensuel : « Actualitat
Occitana (84 - Marières, Vaucluse)
dont la modestie d'aspect est rachetée
tan

l'éditorial de Glenmor (le chanteur, oui)

:

par la vigueur
santé qui s'en

Le

du ton employé et la
dégage.

parti Socialiste Occitan apporte
quelques précisions sur le

aussi

Il paraît en ce siècle d'inquiétude,
qu'à toute normalisation convient un sen¬
tier sans jeunesse. On normalise au passé.
Il est vrai que les vieux sont au
pouvoir,
il est dit que les
jeunes coûtent cher...
Je me rappelle la maison
Capet —
Valois
Bourbon qui devint Marianne.
Toute fille aînée s'engrossait au rythme
des saisons. Nous n'étions
que serviteurs
et silences.
Aujourd'hui me revient droit
de propriété et droit de château. Toi
inoubliable héros,
toi
mon
père, tu
labourais une terre qui t'appartenait sans
«

«

—

le savoir, et

ne

démesure des

payais

autres

que

:

Estrangiers
choqua bon

«

Vous êtes demain quand ils
parlent
passé. Il est bon d'œuvrer enfin audelà des clôtures, au-delà des
sièges.
Les vents de chez nous ont l'âcre odeur
des nouvelles libertés ».

per noste
PER NOSTE. Bulletin bimestriel de l'ins¬
titut d'Etudes Occitanes, section du Béarn-

ment

le

qui

nous
mais

droit

avons

non

l'impérieux

Cette revue, éditée à Orthez,

équipe d'occitanistes particulière¬
est une des plus inté¬

dynamiques,

ressantes publication régionale.
Sérieuse,

commun

périalistes...;

les

sont

allemands,
autres
qui, depuis
quelques temps déjà, s'emparent des
terres du Limousin, du
Haut-Langue¬
doc, etc.; et seulement dans la mesure
ce

néerlandais

leurs

et

activités

profil

au

social

de

territoire

ne

exclusif,
telle

ou

nous

telle

occitan... Quant

devons

maximum

s'exercent pas
et

économique

citoyens franchimands
de

région

du

simples

aux

et autres, nous
traiter avec le

les

à prendre fait et cause pour
nous,
après les avoir persuadés que l'éman¬
cipation générale des nations allo¬
gènes de l'hexagone est la condition
de leur propre émancipation, écono¬
mique, sociale et culturelle.

courrier

interplanétaire

Le Courrier

Interplanétaire,

organe

de

l'Union

Mondiale d'Avancée Humaine »,
auquel on ne saurait reprocher de ne pas
voir les problèmes de haut, fait siennes
dans son dernier numéro, les thèses que

défendons ici. Sous le titre

espoir du XX* Siècle
«

»

»

avant

sociale

l'heure, dans

et

«

Le fol

;

L'ancienne Occitanie était

nienne
tion

adhésion

le

avec

aux

principes
so¬

soit

de

et totalitaire. Il

étatique,
huma¬

sera
et

commu¬

DESALIENATION

à lui par
(Honnêteté I) :

quant
«

politique,

«

son

nous

proudhonorganisa¬
rappelle

notre ami Michel HELMER, un des
plus
grands prévisionnistes contemporains. Les
mouvements autonomistes basques, irlan¬

Nation

La

Bretonne

Nous n'en sommes pas, d'un
point de

historique, des étrangers dans la
région, et quant à la minorité arabe qui
vit parmi nous, elle peut
exprimer sa
culture et son identité nationale avec
plus
de liberté que la minorité bretonne en
vue

France.

»

Comment

être

peut-on

Breton ?

*
Radal,

publication du Comité d'étude
d'Action régionale du
Sud-Aveyron,
intitule un de ses articles : « Décolo¬
nisons le Sud-Aveyron ».
Il est dit notamment :
«
Il faut affirmer que les ressources
durement collectées dans notre
Sudet

Aveyron

doivent vite

totalité dans
pas

ce

se

réinvestir

terroir, sinon,

à la légère

ce ne

que l'on pourrait
de fonds. »

en

sera

parler

de détournements

★
Déclaration d'un membre du Comité
d'action viticole de l'Aude à Capendu :
«

Nous subissons

de 600

ans

à

présent le poids

de colonisation.

»

¥
Déclaration

de

M. Bruel, F.D.S.E.A. :
région comme la notre,
la sécurité des agriculteurs
passe par
les débouchés. Il faut donc songer
à
organiser la transformation et la com¬
mercialisation des produits. Si l'on compte
sur les
sociétés capitalistes, on risque
«

Dans

une

de

courir au devant de déconvenues.
Il
importe donc aux agriculteurs de
s'assurer le plus possible le contrôle de
ces
appareils, d'une part en renforçant
la coopération, d'autre part en ne se
désintéressant pas des sociétés à type

capitaliste. Sinon,

prend le risque de
gens qui n'au¬
raient pas les mêmes intérêts
que les
producteurs, des gens qui non seulement
ne
parlent pas patois, mais risquent
même de ne pas parler français. »
Tout doucement, on y arrive.
laisser

,on

l'initiative à

des

.

17

notre

socialisme

coopératif, fédéraliste

d'égards et de fraternité.

Nous devons les convaincre de la légi¬
timité de notre combat et les amener

nous

une

Après le voyage pompidouresque aux
Etats-Unis, afffirmation du journal israé¬
lien Haaretz, cité par Le
Monde, cité

Estrangier déféra » ne
les simples citoyens..., mais

les représentants du grand capital im¬

«

pouvons concevoir notre com¬

généreux du socialisme. Mais
cialisme refuse quoi que ce

»

le prix de la

«

par une

à

ceux

»...

au

Gascogne.

...

sont pas

où

ne

—

devoir de dire

et longue vie. Du social au
polémique,
du culturel à l'agricole, nous avons relevé
nombre d'articles
intéressants.
Citons

dite d'informa¬

—

«

BRETONNE, périodique poli¬
tique, satirique et culturel (Manoir de
St-Peran, 22, Glomel). Ce bi-mestriel,
format journal, est né lui aussi au début
de cette année. Souhaitons-lui prospérité

Nous

presse

:

nautaire. « Nous ne savions
pas, décidé¬
ment, que nous avions tant d'amis ! »

actualitat occitana

seulement

LA NATION

«

la

que

cache

bureaucratique

nombre de personnes.

la nation bretonne

libération,

niste,

thème de sa campagne
defóra
»,
slogan qui

»

Comité de la Bretagne Libre »
rappelait
vérité première des mouvements
de

-

cette

tion

et

entreprise.

dais, bretons, etc., sont essentiellement
anti-impérialistes. Un récent manifeste du

s'être fixée les responsa¬
bles, paraît être l'information culturelle et
l'éveil chez les gens de l'extrême ouest

contre

principale ennemie, son
» qui
l'épuisé. Il est
vrai
aussi
qu'un avenir occitan n'est
guère concevable, s'il s'agit de sauver et
de promouvoir tout le capital humain ici
présent, sans une construction supra¬
nationale
à condition qu'un nouvel
équilibre économique, social et politique
soit

un

L'Occitanie

mortelle

«

la graphie

effectué

a

impact réel dans la population béarnaise.
exemple reste à méditer. La tâche

vécue est sa

ennemie

concernant

Cet

l'Europe. L'Europe actuellement dessinée
et

préjugés

les dialectes, PER NOSTE

ou

�legit

avem

breton ?

comment peut-on être
essai

sur

la démocratie

française

époque, cette ques¬
tion s'adressait aux persans, et cela
était destiné à faire rire les français
sur
leurs propres mœurs. Reprise
aujourd'hui par Morvan Lebesque,
Dans

une

autre

désigner à l'opinion la réalité des
de l'Ouest, elle n'en est pas moins
ironique, seule l'attitude du lecteur
change : elle peut éveiller chez lui une
curiosité amusée. Il sortira alors hon¬
teux de ce livre-souricière (Mais sort-

pour

gens

on

d'une souricière ?)

Dans les deux cas,

époques, il ne

dans les deux

s'agit que de

différemment une question
irritant
l'inconscient
du

formuler
initiale,
français

moyen :

Comment ne pas être français ?
plus précisément, comment ne pas
être parisien (quintessence de l'esprit
français) et si on ne l'est pas, comment
ne pas s'évertuer à le devenir ?

par morvan

s'oppose à toutes les

pas

idées reçues
cathéchismes «

Passant du persan au breton, le chau¬
vinisme a-t-il reculé dans des limites

géographiques plus sages ? Certaine¬
ment pas, et dans un espace plus large
même, il reste scandaleux au sujet des
peuples africains de parler le langues
autochtones.
L'auteur, dans son souci
le particulier sans le dissocier

d'étudier

du géné¬

ral, et « sans oublier le sous-titre »,
a pris pour base de réflexion le cadre
réel dans lequel se situent, et selon lui

régler, les problèmes envi¬
sagés : celui de l'Etat.
Pour lui, « La question est : Com¬
ment peut-on être français ? Ou mieux
encore et c'est la définition de la démo¬
cratie : Comment peut-on parmi les

doivent

autres

se

être

soi-même ?

».

«

foi n'admettant ni
nuances, ni compromis. Comme toutes
les religions révélées, la leur est intou¬
nuages,

sans

pourquoi (en écartant

Mais

« Une tâche m'a paru paru im¬
médiatement abordable : dénoncer à
—

l'attitude

d'idolâtrie à l'égard des institutions
établies), pourquoi donc, cette mé¬
fiance ou même cette hostilité perma¬
nente de certains milieux politiques ?
Reconnaître l'existence

«

—

admettre que ce
est

de cul¬

originales dans l'hexagone serait

tures

imposé
et qui

tait
relles

».

pour

culturel parisien leur
des raisons que l'on

cultu¬

ne sont pas toutes «
En clair, que le problème

politique

est

».

C'est ici que l'on peut se poser une
nouvelle question, complément de la

première

:

breton ? La

—

A-t-on le droit d'être

réponse est non.

Ou plu¬

tôt, comme pour l'autre affaire, la
question ne sera pas posée :
«
Quoi ?... Les bretons se dis¬
tingueraient des autres français ? Mais
c'est absurde; ne viennent-ils pas de se
—

proclamer deux fois français (le cumul
est-il permis ?) en donnant leur fils à
la France ? » Ils comptaient, en effet,
deux fois plus de morts que la moyenne
générale.
Vous invoquez l'exemple québé¬
cois... Mais à quel titre ? Est-ce qu'on
vous empêche, vous, de parler fran¬
«

».

Et

BRETON

une

chable.

—

LE DROIT D'ETRE

où les
» alimentent même les
révolutionnaires », où

politiciens bienheureux cultivent
l'idée simple » avec une conviction

çais

★

s'iden¬

des

—

ou

idées reçues,

dans un pays où la démocratie
tifie au nivellement ».
Et aussi un pays étrange
«

on
«

peut même
Les pommes

chanter :
de terre pour les

[cochons

les épluchures pour les bretons ».
Mais ici encore cette désignation est

défini¬
choses
monde être breton et ne

celle

insuffisante pour tenir lieu de
tion : « Il y a au moins deux

qui empêche la démocratie de
s'épanouir. Cette opinion, je ne l'ignore

impossible au
pas être juif ».
Le problème du racisme est envi¬
sagé plus loin : « ... Quel est le

l'aliénation du peuple breton,
du concept démocratique en
France; sous le refus étatique des
composantes françaises, déceler le virus
travers

secret

étionsLE s*un.

lebesque

être ? ou celui

raciste ? Celui qui veut

qui lui refuse d'être ? »

*
LA

BRETAGNE ASSASSINEE

Lebesque est là, qui

Mais Morvan

apporte sa

foi et

son

espoir; enfant, il
grandeur et sa

découvre son pays, sa

C'était une preuve de moil'herbe, les pierres, l'or et
le gris, le blanc et le noir », et plus
tard... les raisons profondes et ina¬

beauté

:

«

même par

vouables de

sa

misère.

plein essor industriel, un
avait négligemment ruinée (1 a
En

«

—

décret 1

Bretagne), l'obligation d'utiliser le mi¬
nerai lorrain, lointain et coûteux, au
lieu du minerai gallois tout proche. Ce
diktat avait fixé son destin : elle vivait
à cent lieues et cent ans de Paris. Tout

découlait, l'isolement, la misère,
l'émigration massive, la résignation
en

par l'Eglise, une efiroyable
dépersonnalisation. Et le comble :
l'ayant ruinée, on l'instituait men¬
diante; il fallait qu'elle dise merci.
Comme on enseigne au pauvre cju'il
doit bénir ceux qui l'ont fait pauvre,
entretenue

une fatalité à un sys¬
la persuadait — on la per¬
suade encore
qu'elle n'avait pas
de chance, qu'elle était née sous une
mauvaise étoile, que le Ciel l'avait
écartée de l'axe européen, du riche
boulevard Rhin-Rhône, qu'il lui fau¬
drait donc subsister de charités et de
subventions, éternelle assistée, hum¬
blement reconnaissante — elle, cette
terre atlantique qui donnait sur l'ave¬
nue
du monde. ELLE QUI, MAI¬
TRESSE DE SON DESTIN, FUT
DEVENUE UNE HOLLANDE OU
UN DANEMARK ! Socialement et

on

substituait

tème,

on

—

culturellement

les

bretons

étaient

dépossédés. Par qui ? Ou par quoi ?
Autant de questions dont j'ignorais les
réponses. Mais je pressentais une im¬

posture généralisée, un crime de fonda¬
tion
couvert
par
une
formidable

qui me scellerait à mon tour
les lèvres. Car il m'apparut aussitôt
que la Bretagne serait en moi une part

censure et

18

�incommunicable

maudite,

vérité. J'aurais le droit de
mentir. On cajolerait mes
on
me
tolérait toutes les

dans

sa

biaiser, de
nostalgies,

petites
patries », tous les « vieux terroirs ».
MAIS PLUS JE SERAIS LOYAL,
PLUS
La

JE SERAIS SCANDALEUX

colonisation

et

».

conséquences
humaines, les outils de cet
asservissement que sont 1'« ordre » répu¬
blicain — qu'il ne faut pas confondre
sociales

i

«

avec

ses

et

la démocratie

—

et le

cléricalisme

qu'il ne faut pas confondre avec la
spiritualité celtique — sont alors décrits
et analysés, dans leur application à la

—

Bretagne, avec une rigueur et
sance absolument magistrales.

une

puis¬

★
L'ETAT CASERNE
Tout cela nous ramène fatalement
à une mise en cause des institutions,
à « l'Etat caserne » et à sa principale
force de répression : «
l'unitarisme
...

niveleur, cette doctrine que nous
croyions encore de gauche parce qu'elle
nous
venait de 89, ne serait plus
imposée aux peuples que par les
fascismes, ne formerait plus, dans les
rangs libéraux, voire socialistes, que
des hommes objectivement de droite ».
Deux armes efficaces, le maintien de
la nation en « état de
siège » perma¬
des ennemis de l'extérieur
de l'intérieur (aujourd'hui) et sur¬
tout l'éducation au service de l'Etat
nent contre
et

bourgeois.
—

toire
Le
sente
—

On

«

Faux

et

usage

de faux l'his¬

enseignée à l'école ».
résultat, c'est la situation pré¬
:
«

lui

La

Bretagne proteste-t-elle ?
joue le grand jeu : Mais

regardez-vous ! Si excentrique, si arrié¬
rée ! Et ici, la censure d'Histoire
démontre son utilité : l'ignorance où
on
la tient de son passé
prospère
interdit à la Bretagne d'imaginer
son
évolution et lui masque jusqu'à sa
situation géographique : ne se souve¬

plus d'avoir jadis régné sur les
elle contemple d'un œil vide cet
océan où elle ne lance
plus que des
filets de pêche; elle ne comprend
pas
le système qui la ruine et lui trouve
même des avantages
paresseux : après
tout, on ne se met pas en frais, on vit
comme nos
grands-parents, loin de ce
progrès diabolique... Trop heureuse
qu'on la prenne en charge ! Pour l'an¬
cien « Pérou », la
question est : Que
va-t-on me donner ? Et la
réponse :
nant

mers,

19

mais cela dépend de toi! Vott. bien! »
Mais là encore, le particulier
peut
être amené au
en

général

concerne

l'enseignement

ce

guerre).
—

«

...

On

ramena

toire événementielle
bataille de l'Esprit ».
Le résultat :
«
Dix ans après la

à la seule his¬

formidable

cette

guerre, de jeunes
français dont les pères avaient subi la
gestapo employèrent la torture en
Algérie ».
Ce sont en effet tous les
français

qui

colonisés et mis
l'Etat caserne » et

sont

par «

en
ses

*

qui

(la dernière

:

supposer.

condition
hommes

de main.
Le malaise du « colon-colonisé » :
«
La véritable politique française
demeure livrée aux préfets et aux

REACTIONS DE LA PRESSE

Ce livre a-t-il été mieux
compris
dans l'ensemble de la
presse ?
Dans le Nouvel Observateur

exemple, C.F. Julien

technocrates. Le peuple, lui, se dégoûte
suffrage universel, qui, seul pour¬
tant, le préserve de la dictature. Il le
méprise, l'accuse de tous ses maux,
alors qu'il lui suffirait de le
modifier,
seulement, on se garde bien de l'en
convaincre

on
:
lui crie : Elections,
trahison ! Dans l'espoir inavouable
d'un règne accru de la Fonction auto¬

ritaire

et

irresponsable

—

plus même

de vote, la désignation directe,
par en
haut ».
L'avenir :
«
Il leur faudrait une bonne
» Justement non, salauds, il
n'y a plus de bonne guerre ! Pour la
première fois, une génération euro¬
péenne n'est plus arrêtée dans son
cours par un Devoir de
sang : Etonnez-vous qu'elle
rompe le rythme de
l'histoire et conteste ce qui la précéda,
tous ces pactes caducs
qu'elle n'a pas
signés ! Vous pouvez la matraquer, la
maudire, VOUS NE POUVEZ PLUS

guerre...

L'ASSASSINER. ELLE A ENFIN
LA VIE DEVANT ELLE. »
Un
livre nécessaire, absolument
nécessaire à tout homme qui veut se
débarrasser efficacement de toutes les
toiles d'araignées qui encombrent son

de toutes les superstitions
inculquées dès l'enfance :
« Ce ne sont
pas les anges qui font
les Etats, mais le canon ». C'est là
une évidence mais justement cet ou¬
vrage est un recueil d'évidences.
Le meilleur instrument (pratique et
relativement peu coûteux) de désaliénation des esprits, et qui, en tous cas
vaut
beaucoup mieux que les galéjades
du « gentil cousin » Audouard (le
canard 18.3.1970) pourraient le laisser
cerveau,

par

constate en

duction

intro¬

et sans
trop y croire que « il
possible d'être breton, démocrate
et « de
gauche », sans être ridicule.
Il s'agit surtout de se montrer
poli à
l'égard d'u confrère prestigieux et
estimé. Et en conclusion : «
Désormais,
il est possible d'être
régionaliste et
socialiste ». Quelle chance ! « Beau¬
coup feront cette découverte disant :
est

Nous le pouvions et

...

du

:

«

savions pas
pas

Si

»

on

nous ne le
le leur avait

ne

dit !

Mais

avant

d'en arriver à

cette

ap¬

préciation à ce point pertinente du
problème, le rédacteur a analysé l'ou¬
vrage. Et pour montrer qu'il a bien
compris, il cite les peuples « qui for¬
ment la France...
Picards, Flamands,
Basques » qui, vus du nombril de
l'univers pensant, c'est-à-dire de Paris,
semblent pouvoir être mis sur un pied
d'égalité pour ce qui est de leurs reven¬
dications et de leurs problèmes. Et les
occitans ? Vous savez, ces gens farou¬
ches que l'on voit parfois sur les routes
de vacances,
les

ou

entassés à l'ombre

places de villages,

monsieur
progressiste.

passer,

s'il

vous

l'homme-de-gauche-

Pour le journaliste de
arrive à effleurer

général

de

culturel

»

sur

regardant

«

l'Express »,
problème

le

plus près, le « fait
n'apparaît pas comme
très urgent à régler, ni même néces¬
saire. Il l'accepte semble-t-il comme
un
apport à la civilisation des loisirs.
En fin de compte notre société de
consommation, pour qui le superflu est
toujours plus nécessaire, se sent suf¬
fisamment d'appétit pour bouffer aussi,
après tout, de la « culture marginale ».
Ce raisonnement

est

bien loin de la

pensée de Morvan Lebesque, pour qui
le point de départ est bien entendu son
respect infini de l'homme.
Âlais plutôt qu'à « l'acteur », on
songe au « public »
:
débouchés,
rentabilité, etc.
Il paraît même assez saugrenu, que
certains français veuillent à tout prix
se «
métêquiser ». Comment peut-on
être breton ?

Louis RICHER.

�PYRENEES par

(Collection

Henri Lefebvre

L'Atlas des
Editions Rencon¬
«

Voyages ».

1965).

tre, Lausanne

couverture, on

A voir la

dirait un

touristique. Mais ce n'en est pas
un. Ht pourtant si seulement ies guides
touristiques pouvaient être tous de la
guide

! L'auteur est connu :
à IM an terre, un des meilleurs

cuvée

même

Professeur

français de Marx mais sur¬
pyrénéen, un Béarnais de
Navarrenx. Il se justifie d'avoir écrit un
livre sur son pays en imaginant un
journaliste parisien qui lui dirait : « Tu
rétrécis ta pensée en réfléchissant sur
région. Tu déchois de l'Universel
dans le particulier. » Il répond : « Les
philosophes m'amusent et m'agacent
quand ils s'efforcent de rejoindre le
réel après l'avoir écarté... j'ai traversé
la philosophie, je me situe au-delà. »
On ne s'embarrasse pas des préten¬
dues « frontières naturelles » qui ont
artificiellement séparé des peuples appa¬
rentés. On passe ainsi des Pays bas¬
ques au. Béarn et à la Catalogne en
spécialistes
tout

c'est

un

une

l'Aragon. Des photographies
étonnantes illustrent l'ouvrage. Mais
l'essentiel c'est qu'on a la chance
traversant

grand philo¬
sophe qui s'efforce de comprendre en
profondeur son propre pays à travers
inouïe de rencontrer un

histoire, ses mythes, ses légendes,
hérésies, son folklore, ses structu¬
res sociales et qui n'oublie pas pour
autant les données du présent.

tans

qui défendent

leur culture de citer

de Fr. ENGELS qu'il nous
Alors, nous relevons le défi et
sans
nous voiler la tace (bien au
contraire) nous reproduisons le célèbre
passage : « La nationalité méridionale
irançaise dittérait au Moyen-Age de la
nationalité du Nord tout autant qu'au¬
jourd'hui la polonaise de la russe. Gette
nationalité méridionale n'avait pas
seulement atteint un développement
éclatant; elle se situait à la pointe du
développement de l'Europe. Avant les
autres nations, elle disposait d'une lan¬
gue bien formée. Sa poésie offrait à
ce

texte

apporte.

parlant la langue ro¬

les peuples

tous

mane, et

même aux

Allemands et aux
inégalé. Dans

un modèle alors
l'élaboration de l'idéal

Anglais,

chevaleresque

elle rivalisait avec les Castillans, les
barons du Nord et les Anglais; pour
l'industrie et le commerce, elle ne le
cédait en rien aux Italiens. En elle, ce
n'était pas seulement une phase de la
réalité médiévale qui arrivait à la plé¬

nitude; c'était

un

fragment éclatant

de

l'Antiquité Grecque qui pénétrait pro¬
fondément le Moyen-Age. La nation
méridionale française n'a pas seulement

grands services à la famille
peuples européens. Son apport est

rendu de
des

proprement

illimité...

»

Je ne parviens pas à comprendre
pourquoi le livre de Lefebvre n'est pas
plus connu.
M.G.

son
ses

(sur Moul'orgueil de la France mo¬

Je cueille au
renx)

»...

derne

:

pas

hasard

:

Lacq-Mourenx. Je ne partage

cet

orgueil. Chaque fois que je

semi-coloniale

reviens ici, c'est l'allure
de l'ensemble... qui me frappe.
techniciens viennent d'ailleurs, de

Les

tous

côtés. Les entreprises qui construisirent
la ville et les unités de production,
n'avaient rien de commun avec le pays,

quelques sous-traitants. Qui a
profité, qui profite de Lacq-Mourenx :

sinon

avant tout

Paris...

Mais c'est tout
drait citer.

Je

veux

»

l'ouvrage qu'il fau¬

cependant relever cette pro¬

fession de foi

: «

Dans toutes les pages

qui précèdent ou qui

suivent, nous

pris le parti
des originalités régionales — des par¬
ticularités nationales — contre les états
centralisateurs, aussi bien celui de
Paris que celui de Madrid. Là où nous
avons décelé des traits nationaux, nous
les wons signalés en les soulignant. »
Henri Lefebvre met au défi les Occi¬
avons

choisi. Nous

avons

INSTITUTRICE DE VILLAGE par

Huguette Bastide
cure de France).

(Ed. du Mer¬

langue qui fuse,

sobre, claire et

hachée au rythme même du surgissement des émotions. J'aime cette ma¬
nière de dire. Il faut se rendre à l'évi¬
dence : l'auteur a beaucoup de talent.
On a envie de crier, de hurler en
lisant la misère et la honte des écoles
délabrées des villages de la Lozère.
Cela soulève le cœur. Bien sûr, on le
savait. Mais il fallait que cela fût dit

qu'on puisse réellement y croire.
Rien n'est épargné. Huguette Bastide

pour
se

déchaîne

naïvement,

simplement

à quoi nous sommes
habitués. L'Armée qui lui enlève son
mari, les protestations trop inefficaces
contre

du

tout

dans les

tes postes stmiltdoubles, fa neige, les congeres qu'if
laut bien vaincre chaque soir, la néces¬
site de « taire de fa mousse » et de

Ecofes Normales...

on veut joindre tes deux
logement sans eau saut quand
il pleut dans fa cuisine, l'école sans
chauffage : « J'ai été fa seule respon¬
sable des situations dans lesquelles je
me suis trouvée. Je te sais : il ne laliait
pas me marier, pas avoir d'entants et
ensuite if ne fallait pas faire le métier
d'institutrice et puis tant qu'on y est
if ne iaiiait pas naître. Mais, même
l'hypothese cie mon inexistence ne
résoudra rien des problèmes passés et
ta

vendre si

bouts, te

présents : le métier

d'institutrice et

remplaçant ou non, dans
les villages de Lozère, existe, ies écoles
où j'ai vécu (et d'autres où je n'ai ja¬
mais mis les pieds) existent et si on ne
m'avait pas nommée, moi, on y aurait
nommé quelqu'un d'autre. »
Mais par moments, on éprouve une
gêne. On a l'impression d'être en face
d'une petite citadine qui découvre bru¬
talement la campagne. Huguette Bas¬
tide ne savait donc pas avant d'y aller

d'instituteur

Montchabrier, les Ducs, Saint-

que

Paul-le-Froid, cela existait ? Elle pa¬
raît débarquer dans les villages de son
propre canton comme on débarquerait
en
Amazonie. On dirait que jusqu'à
vingt ans, elle a vécu sans rien voir
autour d'elle. On en demeure confon¬
du. 11 est vrai, répétons-le qu'elle a
l'excuse d'être de la grande ville : elle
a fait ses études au Lycée de Mende !
Et

y a l'isolement moral.
Bastide semble bien avoir
dans ses rapports avec le milieu

puis, il

Huguette
échoué

humain. A-t-elle même rien tenté
Elle l'avoue à moitié et semble

C'est l'histoire d'un jeune couple
d'instituteurs de village de Lozère. Le
récit en est magnifiquement écrit dans
une

pédagogique, la « formation »

ce

regretter.

Enfin, un manque du sens
dimension réelle des problèmes.
trouve

conque

?

le

de la

On ne

le sentiment d'une quel¬
solidarité avec ces villages

pas

voués à l'extermination, avec ce pays
en voie de désertification. Jamais elle

instant que
lamentables commu¬
nes pourraient avoir des excuses vala¬
bles de ne pas avoir fait ceci ou cela.
La révolte ne semble pas viser qui elle

ne

semble s'apercevoir un

les Maires de

ces

devrait atteindre. Et après tout, le
bon Marquis de Fiers,
Général du Malzieu, est un brave
homme puisque c'est grâce à lui que
l'eau a fini par être installée sur l'évier.
C'est quand même un très bon

Conseiller

livre.

M. G.

Syndicat des Instituteurs, l'Inspec¬
Primaire, l'inévitable Conseiller

teur

20

�LA QUESTION REGIONALE par

Gravier

J.-F.

(Flammarion,

1970).
Nui n'ignore que J.-F. Gravier est le
pionnier du régionalisme d'après guer¬
re. L'ouvrage : Paris et Le désert fran¬

çais (1947) a très largement contribué
à ouvrir les yeux. Mais depuis il y a
eu les amorces de régionalisation qui
abouti
ont
à
la
création
des
C.O.D.L.R., les colloques socialistes
avec leur mot d'ordre « décolonisons
la province », le projet gaulliste et le
référendum... LA QUESTION RE¬
GIONALE constitue donc une mise à

jour, compte tenu des récents dévelop¬
pements

du problème

sur

les places

po¬

litiques, économiques et démographi¬
ques.

Nous

d'abord

rappel
de données historiques sur les régions
et sur les idées régionales en France.
J'en retiens qu'ils serait injuste et peu
trouverons

un

conforme à la vérité de rendre la Révo¬
lution responsable du carcan centralisa¬
teur. C'est à tort aussi qu'on l'accuse
d'avoir instauré un découpage artificiel
du pays et d'avoir cassé des unités na¬
turelles. En bref, le « Jacobinisme »
centralisateur n'est pas totalement le
fait des Jacobins.
Suit une analyse des données actuel¬
les du problème (base géographique de
la région, regroupements communaux,
espace

régional,

pouvoir

régional).

Un dernier

chapitre s'intitule RE¬
GION, NATION, EUROPE. L'auteur
ne croit
pas à une « europe des ré¬
gions ». Il prévoit cependant des enti¬
tés régionales qui survoleront les fron¬
tières
politiques actuelles. Lille,
Luxembourg, Bâle ou Genève ont vo¬
cation de capitales régionales et impo¬
seront fatalement des organisations
qui
dépasseront les actuels découpages.
Sur les rapports entre
région et

ethnie

:

langue

et

Lacamp (Grasset, Ï969).
C'est

systématique : je ne lis jamais
prix littéraires. C'est donc par
inadvertance que j'ai ouvert le Prix
Renaudot. Mais je ne l'ai pas
regretté.
Nous ne ferons pas une
analyse cri¬
tique de l'ouvrage : on l'a lue dans
tous les
journaux en temps opportun.
Je voudrais faire remarquer ceci :
a force de nous raconter
l'histoire des
Cathares, on finit par oublier que
l'histoire Occitane ne se réduit
pas à
les

de culture n'est pas dramati¬
que... si on leur accorde la liberté de
maintenir leur patrimoine, de
s'expri¬
mer
et de se réunir
périodiquement.
Au contraire, à vouloir tout niveler,
on
développe le complexe des minorités
et on risque des réactions violentes...
En France, les langues occitanes, le
breton, le basque, le dialecte alsacien,
méritent autant de considération que
le Romanche parlé en Suisse par 1 %
de la population. »
Certains taxeront le livre de Gravier
de « technocratique »... On est tou¬

jours le technocrate de quelqu'un

!

Mais à refuser de voir les

problèmes
sous l'angle
technique par hantise du
technocrate, on risque de sombrer
dans un Romantisme folklorique. Ce
nouvel ouvrage de Gravier est un ap¬
point considérable dans la lutte que
nous

menons.

considérer

Il

comme

faut cesser de ne
alliés que ceux qui

pensent exactement

comme nous.

M.G.

m

COLERE.
Olivier-

la Croisade

contre les
Albigeois et ne
termine pas au XIIF siècle. La
guer¬
re des
Camisards, c'est aussi un épisode
de la Résistance de notre
pays contre
se

l'emprise du pouvoir. Sans doute, théologiquement, les hérésies arienne, Ca¬
thare

ou

protestante ne se ressemblent
par contre la politique des

guère. Mais
rois Francs

qu'il s'agisse de Clovis, de
Saint-Louis, de Louis XIV, est tou¬
jours la même : politique d'assimila¬
tion ethnique sous couvert de défense
de la catholicité.
C'est pourquoi, il faut lire Les feux
de la colère. La lutte de Cavalier, de

Roland, de Catinat, de
nommaient les
tout

cela

est

ceux

qui

Mais d'autre part, les castes
dirigeantes
des administrations parisiennes ont

manœuvré, généralement avec succès,
pour garder dans leurs mains
l'intégra¬

l.acamp nous la raconte simplement au
jour le jour, à la manière du journaliste
spécialisé dans les compte-rendus des
luttes maquisardes et révolutionnaires,
comme on raconterait aujourd'hui la
vie des guérilléros boliviens.
M.G.

lité de la puissance publique. Cette
réaction centralisatrice, qui s'expliquait
hier par la volonté de maintenir des

prérogatives bureaucratiques

et

qui

exprime aujourd'hui un immense or¬
gueil intellectuel, pose désormais un
problème
d'autorité
gouvernemen¬

s'agit donc bien de

autre

Dins
Midi »,
Tolosa

un

article de

«

La

tornant de tolosa
dépêche du

jos lo titol « En tornant de
»,
l'escriveire Enric Mouly
conta una discutida qu'aguet dins lo
tren de Capdenac, amb de companhons
de viatje a prepaus de nostra lenga. I
e

avia

una

dire

ren.

drólla que

los escotava

sens

N'i aviá un moment que vesiái belugejar los uelhs de la domaiseleta.
Mas consi me sériai pogut dotar que
s'interessèsse a la question de nostra
lenga ? Tanben qu'una suspresa foguet
«

».

Il

.en

se

faire

tme

idée de la France. Qu'il s'agisse

fonctions métropolitaines de
conception, de décision ou de services
tares, tout converge pour maintenir la
«

province dans
souvent

une

étroite subordination

comparable à celle des peuples
colonisés. »

21

per

totes

quand tiret de

sa

se

enfants de l'Eternel »,
connu. Mais Max Olivier«

organisation régionale cohérente.

une

de

FEUX
DE
LA
Roman
par
Max

Diviser des communautés de

«

Concluant sur l'incohérence des mesu¬
res de décentralisation
prises jusqu'à
présent, Gravier déclare : « Des hom¬
mes
d'état ont souhaité sincèrement
une déconcentration administrative et

tale

LES

exemplaris

de

la

dont

lo

revista
primier
numéro venia juste de pareisse.
Tenetz ! diguet en bela lenga occi¬
tane, legissetz aquó ! Veidretz consi
la joinessa estudianta del Miegjorn
prend a cor la defensa de nostra terra,
de nostra personalitat occitana e de
la lenga qu'es lo drapèu de nostra
quauques
«

Occitania

Nova

»

«

libertat !

»

Una

polida « passionaria » que nos
fa de publicitat ! Que se faga coneisse
li pagarem un coscos !

maleta
( La Dépêche, &gt; 1-4-70).

�les
«

sans

québécois

parti-pris

»

édition maspéro

Autrement dit les « Canadiens
français ». Si peu français qu'au lende¬
main de Waterloo ils fêtaient la défaite
du bonapartisme. Canadiens,
draient l'être à part entière.

ils vou¬

Depuis une dizaine d'années les
Québécois ont beaucoup fait parler
d'eux et ont fait plus pour la promo¬
leur

tion de

que nous en

pays

cin¬

était assez

quante. Voilà dix ans on
peu au fait de la réalité
Il y a cinq ans cela remuait

québécoise.
ferme :

partis, manifestations, attentats...
1967 ils surent

notre

général

En

admirablement utiliser
comme

Depuis les Québécois ont

haut-parleur.
imposé leur

problème au même titre que celui
algérien ou sud-américain.
Un groupe de jeunes québécois a
fortement contribué à cette agitation :
réunis autour de la revue « Parti-Pris »
ils ont donné l'analyse qu'il convenait
de faire de la « réalité québécoise ».
L'ouvrage dont il est ici question
réunit plusieurs textes synthétisant
leurs recherches. Divisé en deux par¬
ties, « Une révolte » et « Les Faits »,
il rend compte des études et des actions
menées par les différents groupes
autonomistes québécois.
« Une révolte
deuxième partie
ici question de «

».

précision

avec

qu'on

ce

perche.

entend par là c'est lui tendre la
Car il aura beau jeu de convaincre tout
le monde que le Québec n'étant pas

l'Angola,
absent

colonialisme

le

en

est

».

Partant de

là, ils analysent

la situa¬

tion économique, culturelle et politique
du Québec et montrent alors dans

les

le colonialisme et le
sous-développement opèrent au Canada
en
s'appuyant sur un fédéralisme et
une
démocratie bourgeoise formelle,
(« Leur Démocraty ») qui conduit à
cloisonner les problèmes (culturels,
politiques, économiques), à les ato¬
faits comment

miser en
chacune

autant

prise

d'oppressions dont
en elle-même peut

paraître bénigne. La

logique du système

cloisonnement qui
empêche toute conscience globale de la
situation réelle du Québec de se déve¬
lopper, ce qui ne pourrait se faire qu'au
détriment des nantis; nantis dont la
morgue et la suffisance cachent mal
malaise : parfois des boîtes à
a

pour

but

ce

un

lettres

explosent...

Cette recherche

par

toujours faite dans le cadre d'une
pratique politique. Le manifeste de
1965-1966 qui houcle le livre, est une
synthèse didactique de cette recherche
car elle s'adresse aux militants indé¬

pendantistes-socialistes. Il rend compte
des classes en place, de leur évolution
des conflits que cela entraîne.
A la situation pré-révolutionnaire
ainsi présentée il est choisi une
tion révolutionnaire; ce sera une révo¬

et

solu¬

la conduite d'un
parti marxiste-leniniste dont les gens

lution nationale, sous

de Parti-Pris et du Mouvement de la
Libération populaire seront les cadres;
thèse qui reste à discuter.
Nous reviendrons dans un prochain
article sur cette radicalisation des
minorités ethniques et nous essayerons
de voir comment chacune de ces luttes

donner un outil doctrinal
à « avoir une représentation
concrète et abstraite de la

de façon
à la fois
situation

la société canadienne et

française

provinciales »
Catalogne, Bre¬
Occitanie) ont dépassé le

régionales

«

»

ou

«

(Canada, Pays Basque,
tagne... et

théorique visant à

se

que

rapport à son histoire et
rapport aux forces extérieures de
conservation et de progrès qui déter¬
minent largement son évolution », s'est

occupe par

administratif, juridique ou léga¬
lequel la classe au pouvoir
toujours essayé de les corseter.

carcan

liste dans
a

Joan BARTHES.

S'appuyant sur la

de l'ouvrage, il est

colonialisme » et de
sous-développement ». Notions am¬
biguës qui seront précisées. Car parler
de colonialisme et de sous-développe¬
ment sans préciser exactement « com¬
le colonialisme et le sousment
développement opèrent au Canada,
c'est risquer de se laisser aller à des
généralisations sommaires qui nous
enbarquent une fois de plus dans un
universalisme sans racines ». Ils ajou¬
tent et nous souscrivons pleinement à
cette
affirmation : « Politiquement
l'analyse des différences entre les sys¬
tèmes coloniaux a plus de poids que la
vision globale, urbi et orbi, des méca¬
nismes colonialistes. (...) Il est à noter
que les représentants des systèmes
impérialistes n'ont jamais nié l'exis¬
tence du colonialisme, mais qu'ils en
ont toujours contesté l'application dans
les cas particuliers qui les concer¬
«

dire, un conservateur
canadien identifie le colonialisme avec
naient. Pour

définir

tout

otCiTRht&gt;B

.

Enric ESPIEUT

iVTOQin û oceimNin
Lo Libre Occitan.

déchirée qu'en
donnent l'Amérique du Sud et l'Afri¬
que. Dans ces conditions lui parler
d'une oppression coloniale au Québec,

l'image

violemment

22

�novelas

anonças

los profitaires

letras de

émile barthe
Né

Nissan-lez-Ensérune, près de

à

Béziers,

30 octobre

le

1874,

à

mort

Béziers le 26 avril 1939, Emile Barthe

l'auteur dramatique le plus popu¬
qu'ait connu la France dans une
autre langue
que le
français. Il a
écrit plus de cinquante pièces en
langue d'oc, toutes imprimées et
jouées, depuis les jugements burles¬
ques
représentés à l'occasion du
carnaval jusqu'aux grandes comédies
reste

laire

en

trois

actes

Los

comme

Vièlhs

La

Filha de la Mar ou Nina. Léon Cordes,
le plus doué de ses continuateurs, le
salue comme « l'auteur dramatique le
plus fécond, le plus joué, le plus
applaudi de toute l'histoire du théâtre
».
d'oc
Or,
aujourd'hui,
l'œuvre
d'Emile Barthe
est
introuvable
en
librairie. La réédition qui s'imposait
par priorité est celle du chef d'oeuvre
qui clôt la série des « carnavalades » :
Los
Profitaires
(Les
Profiteurs).

Ecrite

«

14-18,

lendemain

au

satire

aux

de

accents

la

guerre

comiques

mais aussi passionnés, vibrant écho de
la rancœur populaire, Los Profitaires

popularité énorme et fit
une gloire régionale »
(Léon Cordes). La réédition qui est
offerte au public comprend une intro¬
connut

une

de

auteur

son

duction de Marcel Carrières sur la vie
et l'œuvre d'Emile Barthe, le texte des

Profitaires en graphie occitane et, pour
la première fois, une traduction fran¬
çaise, ainsi que des notes explica¬
tives.
La nouvelle édition des Profitaires
est

publiée

dans

Amis de la

la

collection

des

langue d'oc

» de Paris,
Gaussen, majorai du
Félibrige, 6, rue du Cardinal-Mercier,
Paris (9*). Secrétaire général : Roger
Roux, 2, rue Péclet, Paris (15').
«

Président

Los

:

Ivan

Profitaires, nouvelle édition.

et

des notes

:

16

Centre Régional d'Etudes Occi¬
tanes de Toulouse publie :
LETRAS DE MON MOLIN
version occitane des « Lettres de
mon

Moulin

texte

d'André

d'Alphonse Daudet,
Lagarde, illustration de
Jacques Fauché, préface de Marceau
»,

Estieu.
Cette

traduction, qui vient cent ans
la première édition française,

après
est

de

acte

un

foi

dans

la

culture

d'Oc.
Par

elle, l'œuvre de Daudet s'enra¬
la terre qui l'inspira. Per¬
dant son charme exotique pour prendre
la couleur, la saveur et l'accent de
l'authenticité, elle rayonne d'une sen¬
sibilité originale. Ainsi s'en trouvent
renouvelés l'enchantement et la portée.
Ce livre, qui restitue les « Lettres
de mon Moulin
au patrimoine occi¬
tan,
présente en outre un haut
intérêt pédagogique. Parce que la
ma¬
tière en est familière
qui ignore
La chèvre de M. Seguin » ou « Les
cine

dans

F franco.

Adresser les souscriptions à Roger
(6'). C.C.P.

Barthe, B.P. 68.06, Paris

3 f.

dépositaire actuel.
gérard dumas
52 av. la motte-picquet
paris XV

»

-

«

trois

messes basses
»? - il permet
lecteur même débutant d'aborder
sans effort une langue riche
et d'une

ANNONCES

au

grande pureté, d'assimiler

On

signale la création d'une
parisienne de l'I.E.O. qui
regrouperait dès à présent une cen¬

jouant
long des pages mots, locutions
et tours syntaxiques...
En ce sens, il constitue peut-on dire
la plus attrayante, la plus vivante, la
plus efficace des initiations.
tout

en se

taine d'adhérents.

Elle

à

Ambiance réceptive, nous dit Marti
surtout pour les chansons les plus
dures; les bretons ont tout compris ».

Gentilini
49, av. de
93

-

Stalingrad
Bagnolet.

nier

puisait son inspiration dans ce
qu'il prenait pour une culture morte.
Mais, plus qu'une revanche, c'est une
belle victoire pour la langue d'Oc et
ceux qui la défendent. Cet
esprit de
reconquête est aussi un grand espoir.

MARIDADGES

Gascon, haut, blond. Plan hèit. 22
Président societat

«

Disques à paraître :
1" disque de Beltrame (provençal de
Toulon) sous presse Parution début

Dans

En

déroulera

préparation :
disque de Patrie (Ventadorn).
de

Mans

Breish

chante

A

Occitania Nova.

été

Montpellier, la
Ramon VII » sera
scène pour la première fois.
Comédiens
professionnels
cet

pièce de R. Lafont,

Boudou

mise

en

Des

recherchent des
:

à

«

intéressés

amateurs

deux spectacles en langue occi¬
tane.
1
mois 1/2 de préparation à
Montpellier, cet été (mi-juillet-août 70)
par

paraître

:

Le Fait Occitan (éd.

Bélibaste).

Livre
des

»

le cadre du Congrès Interna¬
des Langues Romanes qui se

tional

Livres nouveaux

publié par le C.O.E.A. traitant
problèmes de l'économie du tou¬

risme, de l'aliénation du fait culturel
+

Guiton

mai. Ventadorn.
2'

—

documents.

parmi les groupes occitans de Lyon.
Une autre soirée est envisagée.

23

Revues

En

et

formation du comédien.
Audition courant avril-mai

à

Mont¬

pellier.
Pour renseignements

:

res,

préparation

:

Un numéro de

«

intitulé
naire

».

le

ans.

hemna

polidéta.
Agradabla vista e tocar Occitaneta preferencia. Mandar fótó en pè.
cerca

complémentai¬

«

De nombreux contacts ont été établis

;

».

renseignements s'adresser

Marcel

:

à l'auteur de Tartarin et de l'histoire
de Maître Cornille, qui au siècle der¬

(Ventadorn).

Marti continue sa tournée.
Il a chanté à l'INSA de
Lyon avec
GLENMOR devant plus de 1 000 per
sonnes, bretons et occitans exilés.

de liaison

un organe

OCCITANS A PARIS

Pour tous

point de vue c'est aussi la
plus grande farce que l'on puisse faire

—

affiches occitanes

publiera
«

A notre

Paris 8 567-68.

drapeau breton et

nous

section

au

Un

volume de 174 pages orné d'un portrait
hors-texte d'Emile Barthe en langue
d'oc et traduction française en regard,
avec
une
introduction
de
Marcel

Carrières

mon molin

Le

écrire à

:

Fédéric LAMBRE
Frères du Monde

régionalisme

»

révolution¬

20, rue St-Claude
Paris III*.

�—

letras

poèmes politiques
henri

des troubadours

L'auteur, Henri Gougaud, jeune
chanteur occitaniste ('), « découvre »
en même temps le drame albigeois et
le scandale français. Cela, en lisant les
troubadours.
Accordant une large

place dans son livre à l'œuvre de
Peire Cardenal, grand poète parmi les
plus grands, il constate : « Il n'est
jamais sorti du ghetto universitaire,
il reste méconnu parce qu'il écrivit
dans la langue des vaincus ». En effet,
il eut tort, car la langue d'oc n'a jamais
existé.
Henri Gougaud est un homme «
dvé », il a reçu dans ses jeunes
une

éducation

«

»

culans,

générale, c'est-à-

de morceaux choisis, d'idées
toutes faites, de « vérités » consacrées,
de « bon sens » et de « sagesse », de

dire,

raison » bien raisonnée et d'indigna¬
tion bien dirigée. On lui a appris aussi,
les cas de force majeure, la fin qui
«

justifie les
objective

».

nécessité
Ce sentiment d'avoir été

moyens et

la

«

traduit chez lui de
façon violente. Toute sa colère et son
effarement sont contenus en peu de
mots : « On nous a menti ! ». Ce
livre est le résultat de ce cheminement.
L'auteur s'en explique dans la préface
laquelle, citée sur les tréteaux ciu
trahi

et

berné,

se

—

festival de Carcassonne 69, provoqua

quelque émotion, dans la bonne presse
du lieu.

où on l'entend habituel¬
lement, c'est-à-dire, la conséquence
sous
jaquette de luxe, de quelques
coups de plumeau donnés au hasard
d'une œuvre. C'est un pavé, sans doute
ramassé un certain jour de printemps
et qu'il portait encore caché sous sa
veste, que Gougaud jette dans l'eau
dormante de nos habitudes et de notre
résignation, afin de nous éclabousser
par surprise. Les différentes pièces
logie,

au sens

situées dans leur contexte exact, sont
même temps, actualisées. Quelques

en

poètes, parmi les plus importants, nous
sont ainsi présentés, dont les œuvres,
plus ou moins bien connues, sont non
pas traduites, mais restituées dans leur
esprit. Recréées. Bien sûr, il y aurait
peut-être beaucoup à dire sur ces
adaptations au niveau des détails.
Ainsi, dans un sirventès de P. Car-

inattendu chez

un

homme du

XIIIe siècle. Mais à travers Gougaud,
le poète s'adresse aux hommes de notre
temps, et seule l'idée compte pour tou¬
cher une mentalité moderne et fran¬
cisée de surcroît. C'est en effet à cette

catégorie de ses contemporains que

Gougaud dédie plus particulièrement
son

livre.

Les occitanistes

pourraient quant à

plus de raison à
l'auteur de présenter paradoxalement
les œuvres originales, comme des
objets archéologiques, dans la graphie
fixée par le hasard et la fantaisie des
copistes; graphies erronées, archaïques,
bâtardes ou françaises même parfois.
Mais ce reproche conviendrait à toutes
les publications modernes de textes
reprocher

eux,

médiévaux (2).
On pourrait

avec

trouver le texte occitan de la
chanson de la croisade » dont pour¬
tant la langue est extrêmement mo¬
derne et immédiatement abordable au
lecteur d'aujourd'hui. Mais là encore,
il a été sans doute sacrifié, au souci
de ne pas « grossir » l'ouvrage et à la
volonté d'efficacité de l'auteur, de «pas¬

pas
«

ser

»

reux,

l'essentiel de

ces

poèmes doulou¬

pleins de lucidité et de colère, à
qui est le

vieux monde sans sagesse
nôtre.

Le plus frappant est, encore
fois, la conscience des vaincus :
(cans. de la croz. traduct. Gougaud,
p. 53).
Mais Gui de Cavaillon, dessus son che¬
une

val roux
dit au jeune comte :
le temps

ans ONT PASSÉ
effet la lucidité et aussi le
courage, ajoutons encore la violence,
de ces hommes, à la fois si lointains et
si familiers qui frappe toujours le

700
en

lecteur.
«

me

ans ont passé,
étrangement proche

Sept cents
sens

gens... »
Cardenal
Pèire

célèbre,
sans en

ouverts,

dans

que tout le
connaître l'auteur
—

mais je
de ces

une

fable

monde cite

—, les yeux
voit la folie du monde contem¬

porain et attend la vague qui l'englou¬
tira. Une pièce qui semble dédiée aux
hommes d'aujourd'hui, qui se battent
sur ce même sol pour un dernier lam¬
beau de vérité et de justice.
«
Avec eux, n'importe encore la
liberté d'être heureux,
vivant et
éveillé ».

Voici

«

a

venu

Parage vous devrez être à la
fois dur et généreux
car le comte
Montfort, le fléau des
où pour

barons,
et

l'Eglise de Rome, et les prédicateurs
accablé Parage de honte et de mi¬

ont

sère.
Ils l'ont si malement bouleversé

le relevez, le voilà mort
jamais...
Parage, le fondement d'une civililisation : « Ils se voulaient un peu plus
hommes que bête. C'est ce qui les a
si

que

vous ne

à tout

tués

».

sept

siècles, des hommes

leur inflexible volonté
delà le désespoir et le

crient toujours

d'être,

par

silence. Louis Richer.

"cantas rasonablas"

felip garóy

messatge

o puslèu « Odissea », coma
dich a la débuta. Odissea en cerca
del Saber ,dins un univers blau, mieg
maritim, mieg terranenc, d'aiga, de

Cantas,

es

buta.
la rason
i es escota de la sòm, atencion fisançosa als rebats de l'aur, al gost de la
sal. Sapiensa, rason, aquò es lo viure
d'abans la paraula,
solelh, de sabla
«

C'est

de barbares.

n'y ont pas

».

Après

s'étonner aussi de ne

traite

on

«

occitans

ancêtres

manqué

ce

CES POEMES DOULOUREUX...
Ce livre n'est donc pas une antho¬

Nos

denal (p. 71), l'image : « la trueia
(trueja) ten al mercat » est rendue par
«
il est dindon de la farce », dicton
assez

conscience),

bonne

toujours les envahisseurs
bélibaste

gougaud

(bel esprit

Madaule

J.

D'après
et

e

de saba

Cantas rasonablas

»

que

que

« amb al terra tota,
liurada a la dança
mesurabla
de la sóm ».
Es la rason tal com la vivem los
...

sòmis : d'images que s'entresonan,
necesarias, per bastir un temps òu ont
romiam demest lo présent e
bres mesclats :
...

«

amb dins la molonada

los

remem¬

granda di
[ sovenirs

l'image esterle
d'un doble céu

d'origina

terra

aiga
silenci

».

Un temps

desenat ont

ren non marca
24

�pas; ont lo voler
davant les causas

pót

r*

pas

e

e

força

sap sens

debana

n'en
istória

que

una

fin.
Sabes tanben que la guerra l'avem
[en ódi

sens
«

...

sortir

se

pausadas

la fasém pasmens
amór que l'ódi es sai

que

nóstra

[unenca rason de viure ».
consentiment mas non

Es pas

un

jamai colèra aquel amarum, coma
ven crit la jóia :
la pensada, o
puslèu lo lengatge, trèva las causas
sens desagar
lor ritme de vida, per
que « àquó's miracle se siam vius ».
ven

non

Josiana BRU.

renaissance du sud
r. lafont
éd. gallimard
«

ces

Ce livre amène le lecteur à l'un de
carrefours de recherches qui ont

permis

une

évaluation

et

une

théori-

sation nouvelles des processus de la
vie nationale. A propos des œuvres
littéraires occitanes qui ont accompagné
la carrière de Henri de Navarre,

devenu Henri IV de France, l'ouvrage
scrute les enseignements de l'histoire

politique, de l'histoire littéraire, de la
linguistique, de la stylistique, de l'his¬
toire des modes et du goût. Sa forme
est celle d'un panorama
d'époque. On
verra
ainsi, entre 1550 et 1610, le
français envahir administrativement et
littérairement le domaine de la langue
d'oc, et celle-ci répondre à l'invasion
par une Renaissance poétique; le sen¬
timent autonomiste se lier en Gascogne
avec

la

cause

protestante et en Pro¬

celle de la

Ligue; les Occi¬
le Louvre et Malherbe
«
dégasconner » la cour; le conflit
ethnique produire la première image
du Méridional ridicule; la France
moderne naître sous le sceptre d'un
souverain dont les premiers sujets ne
parlaient pas français. L'auteur ajoute
vence avec

tans

à

ce

temps

occuper

dessin la couleur humaine d'un
bouillonnant de passions, de

mythes

d'inventions esthétiques, le
forme « l'homme baro¬
que ». Chemin faisant il signale et cite
quelques beaux textes injustement
et

temps où

se

méconnus ».
Rien ne pouvait mieux permettre
d'aborder le nouvel ouvrage de Robert

Lafont que ces lignes extraites du
prière d'insérer qui donnent au lecteur

l'essentiel des intentions de l'auteur.
Les titres des grands
chapitres du
livre suivent les
principaux moments
de cette Renaissance
qui va de « Tou¬
louse capitale en dérive » à «
Signi¬
fication d'une Renaissance » en passant
par « La Gascogne militante »
« En
—

Provence,
«

de l'histoire au mythe » —
La Provence révoltée et
repentante »
« Naissance
d'un Midi »
« Tou¬

—

—

25

quelques poètes tels que Pey de Garros
et
Salluste du Bartas,
Nostredame,
Augier Galhard, Larade, Ader et Godolin, rapprochés de ceux que l'histoire
littéraire

que

per

louse et le moment gascon
». Chemin
faisant se détachent les
visages de

nationale

qu'ils avaient fait

a

retenus

parce

d'allégeance à
la cour et à la langue française. Il ne
s'agit d'ailleurs pas d'un éclairage
acte

violemment projeté sur ces poètes ou
écrivains, mais d'une pénétrante ana¬
lyse des œuvres et des attitudes, d'un
essai d'explication qui fait éclater une
nouvelle fois les couches de silence
accumulées depuis des siècles sur une
période de notre histoire nationale
faussée par toute une
mythologie faite
de constructions à priori, d'interdits...
Au terme de cette
plongée dans les
temps où se forme « l'homme baroque
occitan

»,

nous avons reçu une

splen-

dide leçon de littérature
comparée
articulée autour d'une
dialectique qui

essaie de rendre à la littérature d'oc
place que l'histoire officielle lui
refuse depuis des siècles.
Et le « bon roi Henri »
au-delà de
sa
légende, nous apparaît comme le
véritable créateur de cet
esprit centra¬
lisateur qui s'est perpétué
jusquà nos
jours à travers royaumes, empires et
républiques... « Paris vaut bien une
messe... » Il vaut
aussi, sans aucun
une

doute,

beaucoup de renoncements
et
d'injustices...

d'ambitions
R.

leçon
«

Lafont tire de
pour

Nous

son

aujourd'hui.

n'envisageons

en

Renaissance Occitane que comme un
grand phénomène lié à la construction
nationale

française en dialogue constant
elle; en même temps comme une
interprétation particulière des situa¬
avec

tions culturelles européennes.
C'est là
sa

dimension véritable, qui fait d'elle

le contraire d'un provincialisme.

gumersind gomila
mort de Gumersind
GOMILA, l'ai apresa al mieg de
las vacanças passadas... e m'a trucat al
pitre coma un còp de

ponh.

GOMILA èra

mon amie de 25 ans. L'avià rencontrât
pel
la fin de la guèrra, al moment ont, jove révol¬
tât contra lo
Felibritge, en cèrca d'una vertat, entravi en
occitanisme al meteis temps que Robèrt
Lafont, Elena Gra¬

a

cia, Felis Castan.

L'anèri veire un jorn d'estiu al seu ostal ont trabalhava per un arquitecte. I avià sus la seu taula
OC, los primiers quasèrns de « Messatges » e las revistas catalanas
que
podiàn pareisser alavetz fòra de Catalonha i avià sustot lo
sèu primier recuelh de poèmas « La Sorra Calenta »
que me
balhet e que'n pòdi pas virar uèi las
paginas grisencas sens
que las lagremas me vengan als uèlhs.
La sèu vertadièra vocacion, Gomilà la trobèt lo
jorn ont
entrèt dins lo castèl de Lurçat a Sant Ceré. Es el
que

menèt

Lurçat a Sant Vicens. Aquel rencontre amb lo mestre de la
tapissarià qu'anava començar une òbra de ceramista, menèt
Gomila cap a la sèu mai prigonda vertat. El tanbén fusquet
ceramista, un dels mai originals de Sant-Vicens ont prenguèt
lèu una plaça essenciala.
L'anavi veire cada an prèp dels sèus forns ont la tèrra
esperava l'encantament del fuòc. Era totjorn aqui amb lo
sèu sorire amistos e trufarèl. E parlaviam de Catalonha e de
nòstres afars occitans. Mas Gomila èra per dessus tôt Cata¬
lan, « german » de totis los Occitans que'n volià coneisser
sonque l'amistat.
L'an passât lo som pas anat veire perque lo temps me
manquèt. Me pòt pas entrar dins lo cap nimai dins lo còr
que serà pas sus la porta se torni un jorn a Sant-Vicens.
Gumersind GOMILA, amie meu dins una Catalonha ara
un
pauc mai desèrta, es benlèu per tu qu'aviàs escrit
aquela estròfa « Davant la tomba d'Antonio Machado » :
I viu per tu la lluna clara
i cada estrella viu per tu,
i

tôt

com

respira poesia
si el tèu verb s'hi esparramès...
Peire LAGARDA.

»

A.S.

La

primier còp

étude une
écrit :
tout cela la

Il

�l'i. e. o.

estagis de pascas de

y
fait próva que la « cuitura » parisenca
delavada destilada de pertot s'en fotavan
e volian viure occitans. Cinq jorns se son
an

ortès
jeunes, cinq jours de
(Un paisan a l'entrada del

«

Ces

Quand avèm ben discutit
intelectuals parisencs, e que,

patois ?

»

léceu).

damb los
traucant lor

bourrage de crâne » parlèm pas mai
patria mas de libertat, nos entendem
força cóps respondre a desfaut d'argu¬
-

de

sèm « condamnais de
pel mond actual ».
Pr'aquó cresi que i a pas gaire d'occitanista que n'aguesse somiat un cóp a çó
que deurià esser l'Occitania en negar lo
genocidi que fa nôstra lenga forabandida
de l'escóla, nóstra cuitura provincializada
e
nóstre eime folclorizat. Se de non
d'efect, pron aisit de n'en rire : « l'Occitanie oussekcékçah ? » (patoès parisenc
per : ont es aquó) o encara : « Mais ça
n'existe pas ! » (imitât d'aquela enganaira

ment
tôt

serios que

biais

de télévision).
E ben OC, contents o enrabiats, Occitania existis e l'occitan s'apren. O coma
Ortès e C coma calia veire !

qu'a Ortès, vertat, Occitania boleGaston Febus o sap ben que se
deviá tremolar dins sa tomba de la clamor clamadissa que montava dinc a
la
tor Moncada a costat del licèu — per que
i aviá tanben de corses de cant !
Aqui, pas mai d'ensenhament parisenc :
d'occitan, literatura, istôria pré¬
corses
sentais dins lor cadre. Cura de desintoxicacion a la libraria ont los joves fagueron
la descoberta (es lo mot : que lor en
avian pas jamai parlât abans) d'un molon
de
libres, d'estudis, de romans, de
recuelhs de teatre o de cançons, de dises,
del « póp » al fólclór en passar per Marti
e Serrât, e que te sabi encara.
Pertot, d'afichas, de « posters » (es
d'angl'ocl), de fótós, de dessenhs, de
publicacions nombrosas : revistas conegudas (Per Noste, Viure, Quaserns Péda¬
gogies Occitania nova...) mas tanben jornals d'escolans : Vam, Tots Amassa,
Tolosa. Pas res de « patoisant » dins tôt
aquô, a despart benleu la granda revista
felibreó-folcó-anachrónô-francimanda : La
Mer d'Oil
(déformacion umoristica de
l'occitan « La Merdolha »).
Aprèp
vesprada de trabalh
una
Per

gava.

(enquista, teatre, audió-visual, realisacions), conferencias, espectacles e discutidas acampavan son monde cada ser.
Fin finala de jovents que venon a penas
d'endevinar la vida miègjornala, que parlan mai d'un cóp mièlhs englès qu'occitan,

maruejols

afogats aital coma se n'avian pas jamai
res
conegut d'autre, pas res d'autre a

fait
forman l'endevenir occitan.
Uèi cal despassar l'encadre d'aquels
estagis, cal que cada estagiari siá un élé¬
ment actiu dins son mitan, que cadun siá
la sorga d'un lanç novel, d'un grop local,
Mas de far coma se, an

conéisser.

de bon

per

:

anima a casa un

biais d'estagi permanent.

tanben l'encadre occitaniste
e tornar menar a l'occitan tôt çó que s'en
pót servir : despórts, letras, fúlclór, sciencias, produches. Oc ben. Es benlóu lo jorn
ont
de corses de lengas estrangièras
(foguèsse de zolo) seran assegurats en
occitan que nôstra lenga sera lo mai
Cal despassar

assolidada.
sul viatge del dimecres
qu'aja près un torn mens
toristic que d'autre côps. Lo programa,
pron cargat, foguèt pas tengut a la letra,
mas
a
permès : en visitar Sauvaterra,
d'ausir d'explics detalhats sus l'encontrada en un subrebel bearnès, de nos
passejar del Bearn occitan en Zuberôa
(Sola) bascô. Dins un vilatjon rasis Mauleon ausiguèrem al lôc de nos pavanar
coma de toristas, una discutida solida su
la lenga basca que coneis de problèmas
parièrs coma la nôstra. A Auloron, novèla
discutida bearnèsa
sus
l'economia e
l'endevenir de la vila. Enfin, a Lagôr, vision
Un mot tanben

Sembla

25.

sul

dantesca

seten cercle

«

Lacq. Tengut, a
de S02

chabrèt

»

occitan

SH2

prometut pel

grama, e pas sonque esmavuda
sada ta las populacions... N on
mai

:

l'embas de la cóla, la

Del 30 de març al 4 d'abril, un estagi
recampèt a Maruejols (Lozèra) un
cinquantenat de joves, venguts mai
que mai de l'universitat de
Montpelhièr.
Estagi cultural al sentit vertadier del
mot, que
situaccion
La
que

coneissl

solelh colc, en tornar en
descobriguèt de questions a

d'un qu'a

un
occitana.

torisme

—

vocacion d'Occitânia,

dison !

—

siaguèt presenat a

del Motàs
de Padirac, per
G. Basalgas, director de l'estagi.
Ribes, de la Coperative Agricola de
Lauraguès (Auda) parlèt de l'agricultura occitana dins Europa del Mercat
Comun, mostret consi las régions
jos-desenvolopadas de França eran
espleitadas per los trusts francoamericans, e ensagèt de veire los
mejans d'en sortir : per las coperitivas
los agropaments d'agricultors.
e
L'expausat de Jôrdi Blanc : « Alienacion de las riquesas naturalas »
los dos exemples

travers

(La Grand' Môtt')

lo

e

de Joan

colonizacion

e

Larzac

«

Istoria de la

nosèron

se

»,

sus

la

question que lo de Ribes :
siaguèt e es totjorn per
sas
riquesas industrialas e per sa
terra, un païs ont se pot viure; l'exilh

rneteissa

Occitània

dels occitans

es

una

nécessitât ven-

guda del déféra : lo problèma occitan
se
pausa dins l'encastre de los de
l'imperialisme (frances...) e del capi¬
talisme

pro¬

la pen-

panoramá de la

balhèt

internacional.

Una enquista «

—

linguistica

»,

facha

dins los vilatges e las bôrias a l'entorn de Maruejols sus la situacion de

Briu, diretz,

lenga d'Oc a l'ora d'ara, menèt los
estagiaris a discutir amb la populacion
locala e faguèt veire consi lo mond
èran concients de l'unitat dels païses

de novels

del

Ortès

se

pausar.

de trabalh, s'en est fait força,
venguts n'i en aviá nombre, lo

viatge tanben mostret quaucu'arres, los
escambis enriquesants. Que voler de mai ?
En mal, ôc, i avèm trobat una fisança
novela en se, avèm brigalhat nôstre isolament

dins

una

societat

françimande-

janta (« qu'en ganan, mas que paga »),
avèm forgada una volontat novèla sens
gès de complexes (« daissarem bramar
l'ase »), tendut lo nervis de la guerra
per aparar nôstra lenga, compte non ten¬
gut de Paris.
Farem
de rès

la

Miejorn. « Avom a pauc près la
lenga » : unitat linguistic
mas tanben
conciença de l'oposicion
d'aquelas régions (e de Bretanha)
amb los régions ricas e industrializadas del nord. Lozèra n'es l'exemple
rneteissa

tipïc.

ôme

nôstra Occitania nôva coma se
èra. Cadun chas se, al tra¬

balh I
Pelre LANEDRAC.

del

una

canton

ont cantèron
—

non

Sem dins

«

situacion

dempuèi lo sègle XIII0
a

la

Marti e Alan

La crosada avia pas

coloniala

diguèt un
serada publica
—

Morcheoine

vertadièrament

un
interes religiôs : èra pas que la
débuta de la man-mesa per lo mond
del nord de Leira sus las riquesas

26

^

�del sud, e aquô continua ».
E tanben un regent retirât : « pen¬
dent quarenta ans ai castigat los
drólles
que
parlavan
óc
pr'amor

qu'aquo m'avia estât ordenat. Se los
droites qu'ai ensenhat, en partiguent a
Paris per i anar balajar las carrieras o
fretar los sabatons avian pas parlât que

i'Oc,

seriá

estât

mens

de

aisit

los

expleitar. En tuant nóstra lenga an
fargat nóstre póble per lo serviment.
Es per aquô que lo problèma cultural
es tanben économie e
poiitic »;
Sul problèma poiitic Miquèl Roqueta animèt una discutida : consi e
—

de quna nececitat
tanisme
rents

poiitic

»,

movaments

nascut

l'« occi-

e que son

los dife-

es

occitanistas

ara

?

Cal
assenhalar tanben l'expausat
de F. Gasanhas sus l'ôbra de Joan
Bodon « La grava sul camin », e las
activitats del talhièr de creacion de

del talhièr de serigrafia.
Se pot dire fin finala qu'aquel
estagi
capitèt sobretot per ço qu'es dels
cançons e

contactes amb
contactes

lo mond de

l'endrech,

ont

prenguèron cara totas
las questions pausadas dins las parladissas suis subjects expausats.
Josiana

BRU.

»,

«

la librairie privât
au

13

poèmes de troubadours et
folkloriques : pas celles
qui exploitent la richesse et la beauté
de notre pays mais celles qui disent
la peine des hommes et la misère des

la librairie Privât a
organisé, 4, rue des Arts à Toulouse, une
Quinzaine d'information sur l'Occitanie ».
«

poèmes des occitans révol¬
Boudou, Journot, Rouquette,

tés

Marti...
Un

récital

«

lente

découverte

etc.

La quinzaine s'est terminée
par un spec¬
tacle de chansons avec
Marti, Mans de
Breish, Delbeau et Patrie devant un public
nombreux, aussi enthousiaste qu'hétéro¬

clite.

On ne peut que louer cette initiative
de la maison Privât,
qui montre ainsi sa
volonté de renouer avec une vocation
occitane déjà ancienne, en œuvrant
pour
la promotion de notre culture.

marti: chansons
10

AU

18

et débats
FEVRIER A

LA

CAVE

DU

TAUR.
—

public

qui

pour

n'existait pas, la
d'une histoire dont

siècle à 1907, 1917, et mai 1968, et
l'an prochain le centième anniversaire
de la Commune, la recherche minu¬
tieuse des événements dont l'Histoire
de « France » ne parle pas.

Chaque soir, un débat différent selon
l'assistance. On y a abordé le pro¬
blème occitan du point de vue écono¬
mique, politique, culturel, et comme
il y a toujours quelqu'un pour
y venir,
on
a
aussi parlé du folklore et de
l'Ame du Peuple, on a cherché les
de

interrogé
est

sur

pas

la

littoral,

une

27

en

Sud

et

question

soit-disant vocation touristique
etc.

raimon et marti à l'espoir
â toulouse le 3 février
I

de moments, ôm dirià
que canta
»
écrivait J.-M.
Michel en 68 dans « Viure », et il se
demandait si Raimon était au courant
du « fait occitan ».
Devant une salle comble, Yves Rou¬
«

a

per nosautres, Raimon

quette

insisté

a

chanteurs,

sur

en
présentant les
la parenté catalano-occi-

: « Il est
important qu'aujourd'hui
Toulouse, Raimon et Marti chantent

tane
à

ensemble ».
Le public,

disparate et assez froid
début, peut-être à cause des diffi¬
cultés de compréhension des
paroles,
se montra ensuite
très enthousiaste ;
il est significatif que très
peu de gens
ajent quitté la salle avant la fin du
au

débat.

siros ; festival de la chanson
béarnaise junque 45 tours

l'Occitanie, on s'est
langue qui n'en
puisqu'elle n'est pas la
cette

Qu'importe, dit un monsieur,
l'ôc n'est que de l'espagnol
abâtardi ! » (cf. Oc Nova, n° 1, p. 26).
On a aussi dit que la langue
d'oc
n'avait d'autre intérêt que de « ré¬
«

puisque

les occitanistes

»

soirées

l'Occitanie

pouvait

tout

comme

au

folkloriques,
le

très

cours

et

de

que

bien parler
(c'est-à-dire

monde

français).
Mais

ce

ne

sont

là que

du débat.

Heureusement

ces

les perles

soirées

ont

De la plus charmanta
anesqueta
(Pespourrin) per los d'Asie.
Adieu, plana de de Bedos (Navarrot) per los de l'Estanguet Accos.
A l'arrastora deu hroment.
per los
—

—

permis à

bon nombre de gens de
ou
préciser le sens de

un

découvrir

l'occitanisme en 70 ,et suscité d'inté¬
discussions : quels critères

ressantes

—

de Barce.
Adissiatz
Viela.

pastoreta. per

—

permettent

de

nisé ? Mise

en

définir

colo¬
parallèle de l'Occitanie
un

pays

Aqueste
del

OCCÌThN'R

P

niMENCrE '

dise

festival

es

famés

la
del

los de

consequencia
vilatjôt de

SJROS, ont se reviscéla dempuei quauannadas las cançons tradicionalas
de Bearn. Lo pais canta al présent de
cpnçons del passât, o benleu de can¬
çons de totjorn, de cançons popularas.
Lp Bearn canta, per tôt dire. E canta
çé que sap. Los bearneses cantan los
pastors e los pastors sos tropèus.
Cantan, pr'amor que n'en idèa, las
cançons qu'an apresas. An enveja de
cantar, los que sabon, e mai que mai
força nombroses sont los que los volon ausir. Es per aicestes, aquel dise,
e non pas per los amators de
poscosas
tradicions, d'exotisme de m'as colhonat.
quas

D'ornes d'aici cantan, qu'an pas encara
lo dreit a la paraula, d'ornes enrasigats
dins aquela terra, dins una lenga qu'es
la de la vida vivanta : los de Bôrce

d'Accos,

Des chants sud-américains (« Che

mise

de Bordeaux à Marseille.

leurs

revues,

un

il est vrai qu'elle pèse encore dans
les luttes d'aujourd'hui » : du XIII"

chauffer

«

bien sûr. Mais surtout

«

nombre

spécialistes des questions
occitanes, MM. R. Lafont, Max Rouquette
et Michel Rouquette.
On y a abordé des problèmes écono¬
miques et politiques intéressants : Possi¬
bilités de développement de la
région,
vocation
de Toulouse comme capitale
régionale. Une grande partie de ce long
débat a malheureusement été absorbée
par les éternelles discutions sur les catha¬
res, les troubadours, les
rapports du fol¬
klore et de
l'âme du peuple » et la
graphie de l'occitan.
Il faut également
signaler l'exposition
des lithographies de l'atelier
Fauché, et
des nombreux livres,
disques occitans,

»

chaque soir, avec
parfois l'Occitanie

Le lundi 2, un débat a réuni autour du
thème « l'Occitanie en 70 » un certain

de

de

du

Les

—

d'Amérique du

pays

d'Afrique du Nord;

paysans.

même

mars,

»...).

des chansons

—

Du 2

Yankees ho home!

Des

—

frontières

quinzaine occitane à

des

et

camino

per

de

nosaus

Viela, d'Aste an cant
las cançons qu'aiman...

�exposition de lithographies

Cridarai (Jornót. Marti)
Ciutat de Carcassona (Marti)

—

—

Segaires (trad. Marti)
viu ai présent (RoquetaMarti).
Des textes violents pour dire tout
ensemble la colère et l'espoir, et l'as¬
surance de vivre au présent dans un
pays qui fait corps avec ceux dont la
lutte semblait lointaine. Puis, sortis
du folklore, « Los Segaires » dans
Los

—

Pais

Lo

—

interprétation très différente de
: plus « folklorique »
peut-être, en raison des effets de
une

celle de Delbeau

contre chant qui affaiblissent
dérablement ces poèmes.

consi¬

ligouraud

"telles des vitraux en deuil

Malgré les qualités de ces 4 chan¬
sons, nous ne pouvons que regretter
la force et la pureté d'expression du
premier disque de Marti.
Et pourquoi l'éditeur, dont nous dé¬

La quinzaine occitane organisée par
la librairie Privât à Toulouse, a donné
lieu à une exposition de lithographies
de l'atelier Fauche (connu pour ses

dos de la pochette,

illustrations, d'œuvres occitanes), dont

couvrons

tient-il
que

la prose au

le même vent

à insérer dans

Marti

foule de

une

le thème est évidemment l'Occitanie
et sa volonté de revivre. L'ensemble
de l'exposition présente une variété de

dont la
être d'une

gens

de ne pas
quelconque avant-garde ?
seule peur est

styles où voisinent le figuratif, l'abs¬
trait,

marti : lengadoc roge
Disc ventadorn, 45 torns.
Un pais

—

La caça

—

de la Quimera (BodonSètz

■&lt;

una

de

als révoltais

son

bonhols, balha

Marti

desaliena

crida çé que

esper.

A

dimension
las

se

un póble
umana.

consciencias

trame

e

cal calar.

léger graphisme tamise
les embruns retiennent
jour. Bom¬

à l'horizon la naissance du

aquô qu'agrada pas a totas las
putas bérnhas de l'expleitacion umana,

pieyre montre beaucoup plus dë vio¬
lence dans le style et le sujet traité.
Ses compositions abstraites présentent
des mouvements désordonnés qui se
heurtent à tous les points de la surface,

pissa-freg de l'Estataranhanacion-eternala, totis los castrats de
l'imaginacion, totis
los castraires
los

d'avenidor.
Marti buta del pè, tota mena de
vielhs porcs, espotis los babaréts
d'una revolucion sens jéia que n'en
serià pas una. Alavetz sentirem — lo
s jlelh vertadier... Es quicôm coma « lo
sacre de la Prima ».
L.R.

d'un

encore, comme

Es

totis

Si

exprimer la vie. Deux personnalités
détachent sans peine : Ligouraud
et Bompieyre. Les œuvres de Ligou¬
raud telles des vitraux en deuil,
compriment les ombres pour permettre
la percée lumineuse d'un blanc que la

insulta

permanents a l'unitat e a la diversitat
francesa » li an dit un jorn. E es un
plaser. Marti ditz al póble son istéria
e

schématisme.

à

Marti).
Marti-la-colera.

le

tant les contrastes, afin de mettre en
relief des oppositions de force, propres

(Marti)

Tornaras

—

même

lithographies ne dépassent
pas les limites de l'objet décoratif,
d'autres ont su s'en échapper en exal¬

roge (Marti)
(Marti)

Lengadoc

—

et

certaines des

une
explosion de force qui
s'amplifie avec la représentation de
poings (dressés par la révolte, pour la
liberté !). Cet art figuratif révèle peut-

créant ainsi

bompieyre " explosion de force qui
s'amplifie avec la représentation des poings

d'une telle expo¬
sition, qui est d'exprimer la réalite
d'une vitalité proprement occitane.
être mieux le but

D.V.

�cinéma
Il est évident
que les critiques
de cinéma présentées ici accusent
certain retard par
rapport à la
date de sortie des films sur les
écrans parisiens.

jours métis.
Glober Rocha,

un

Est-il
cette

la vergonha
Deux chansons

Bodon,

de Joan

populaires,
un

poème

un

manifeste

«

de

»

Mans de Breish.
Una mantinada fresca
Las

Ser de fièra

—

La

une

fond. Source dont vient
s'affirmer maintenant :
Es pas una

la

vergonha d'esser

un orne

pas mai

As dreit

a

la

de vergonha.
paraula,

occitans, paisans
totis

a

que
pro¬

vos

disi

croisade

une

:

temps moderne
ANTONIO DAS MORTES
de Glauber Rocha.
Tuer est le but. Exterminer ce
qui
reste d'un
peuple esclave engagé dans
la rébellion est
pécunièrement inté¬

paco ibanez

Le riche
propriétaire, maître
seigneur, tranche, décide, condamne.
Le tueur n'a plus qu'une
besogne à
exécuter. Tueur professionnel, auréolé
d'une gloire à la mesure de son
person¬
nage, recruté on ne sait où, il est le
spécialiste du nettoyage par le vide.
Mais, pourquoi ? Pourquoi le massacre
de ces hommes, de ces femmes ? Sont-

Rafaël Alberti, Luis Cernuda, Antonio
Machado... « Les uns par les autres »,
la longue plainte à peine modulée de

ils bêtes fauves sans foi ni loi ? Non !
On avait menti. Dans un
brusque
examen de
conscience, il reconnaît ces

et

La

vergonha » frappe fort. Elle
espérer même s'il doit y
perdre un peu de gentillesse, de pro¬
«

nous

fait

chaines chansons très
Mans de Breish.

ceux

que

déchire

«

solides

»

de

l'Espagne fasciste.

Il chante les
vainqueurs, les corrom¬
pus par le pouvoir et l'argent, ceux
dont la richesse crée les valeurs de ce

monde, vide les

mots

arrache l'homme à

son

de leur
lieu.

sens,

De l'autre côté, les poètes, les ban¬
nis. Renvoyés
à la vie du rêve ceux
qui ont oublié que
La tierra con el sol
y el mar
«

son para

aquellos

que

han sabido

sentarse sobre los demas

»

[Goytisolo)
Thèmes entremêlés : douleur, silen¬
ce, rêve. L'absurde et la solitude.
La
mort qui résoud les différences. La
pro¬
messe d'un avenir déchiré

Un chant qui n'est
pas celui de l'Es¬

pagne seule : défaite, amertume,
dé¬
sespoir. Mais aussi comme un élan

qui pénètre, la possible issue
i Galopa
ginete del pueblo
que la tierra es
tuya !
«

A

galopar. A galopar
hasta enterrarlos en
29

el

mar.

:

hommes
naît

et

ces

femmes. Il

Désormais, toujours du
Das

qu'il

se

recon¬

aussi. N'est-il pas comme

Mortes, c'est

en

même

eux

?

nom

:

ange examinateur

refaire le chemin autrefois
dans cet étrange Far-West
qu'est le Brésil actuel, où la vie d'un
homme ne vaut pas plus cher
qu'une
balle de carabine, où le lourd carcan
de l'exploitation a l'âge de la techno¬
logie galopante, si caractéristique de
nos
civilisations avancées, fossilise
va

parcouru

avant

de les écraser

ces

sables, parfois indiens,

peuples mépri¬
presque

nous

Et

film,

a

montrer.

avec lui, tout le
nouveau cinéma
brésilien s'est engagé à en dresser le
constat. Cinéma
baroque dira-t-on ?
Oui, en effet ! Mais le baroque appar¬
tient d'abord au
sujet : « Paresse,
mais beauté, sens de
l'ornementation,
sens du
geste, fierté et orgueil, décorum
et rigolade », sans
oublier un mysti¬
cisme exacerbé qu'une
évangélisation
catholique a nourri de ses symboles et
qui n'est pas sans rappeler le vaudou.
Fort de cet extraordinaire réservoir
de vitalité, un peuple
renaît, s'agite

concertée, elle
rythme bariolé du
décorum extravagant de la danse fré¬
nétique et du rituel mystique. Rituel,
voilà la clef, l'explication, le centre
même de ce peuple. Révolte et sacré

jaillit lentement

ressant.

Parla !

du
les

auteur

choisi de

dans un environnement de terre dessé¬
chée et d'arbres morts, comme écla¬
boussé d'un délire étincelant. C'est la
révolte. Irrémédiable et

pour les

force de

[d'aici...
a

«

vergonha

apparente insouciance, un
plaisir de chanter en une
langue qui coule aussi naturellement
que sa musique. Mans de Breish chan¬
te le vin et les jeunes femmes. Folklore
qui témoigne d'un enracinement pro¬

I

en

vince » et que les nouveautés ciné¬
matographiques ne font leur appari¬
tion à Toulouse
que lorsque Paris

évident

...

rappeler

éditée

plantas

—

Avec

«

de

est

n'en veut plus.

—

—

besoin

revue

pourtant

ne
font qu'un. La révolte devient
rituel. La mort est sacrifice. La vio¬
lence est tragédie, où le drame et la

religion
bour

»

confondent.

se
et

«

Battre

tam¬

signifie pas seule¬
ment danser et
s'insurger, mais célébrer
un culte. En
dansant, l'arme à la main,
un peuple se
transcende, s'exprime, et
en même
temps prend possession de
sa
propre existence. « Je ne pourrais
tuer, ne

croire qu'à

un Dieu qui saurait dan¬
disait Zarathoustra.
Dans ce renouveau
explosif du
sacré, les symboles chrétiens servent
de jalons (lorsque le rebelle tue le
riche propriétaire, n'est-il
pas Saint
Georges terrassant le dragon ?). Plus
que d'une lutte de classes, il
s'agit
ser »,

d'une

croisade

moderne

contre

dides. Partout les

monstres

tent un royaume

se

dispu¬

de cadavres.
La mission d'Antonio das Mortes

ne

fait que

commencer.

D. VIGUIER.

-

la

putréfaction d'une société enlisée dans
un matérialisme
complètement dévita¬
lisé, où les hommes et les femmes
s'entredéchirent pour des raisons sor¬

tou-

Robert LAFONT

au

Christian ANATOLE

NOUVELLE HISTOIRE
DE LA
LITE RATURE OCCITANE
Col. de l'Institut d'estudis
occitans
Presses Universitaires de France

�le profane où la chair
cende un peuple et où

médée de pasolini
Médée, Pasolini revient

Avec

n'est

à la

D.V.

nécessaire pour

et

fellini satyricon
On en parle. On va le voir avec
curiosité et un petit rien de maso¬
chisme parce que, paraît-il, toutes les
sociétés ont la même vieillesse et que
la nôtre est enfin sur le retour. C'est
Fellini qui manie l'image et il la manie
bien. Vous voulez de l'horrible ? De
l'obscène ? En voilà : les mauvais

quartiers de Rome ne vous

finale¬

sa

engendrer le rythme

volonté de

dépasser l'esthétique

en a pour tous les goûts. Bien
entendu, la religion se fait aussi mal¬
traiter sous les traits d'un herma¬

montségur éd.bélibaste

Un de mes amis, sans doute lassé
de voir mes structures mentales irré¬

construction de poésie

Montségur ?

cathare sur
papier couché avec photograpphies en
trompe l'œil ? Hé bien non ! Le livre

à

le
et

pittoresque côtoie le sensationnel
que la mode cathare a si bien com¬

fiori¬
seule phrase,

mercialisé. Sans concessions, sans
tures

:

un

mot,

qu'accompagne une

une

photographie, pour

prolonger le sens et non pour illus¬
trer, une mise en page peut-être inat¬
tendue, parfois l'unique obscurité
d'une page noire que l'éclat d'une page
blanche contredit immédiatement, sont
le vocabulaire, la syntaxe, la matière
d'une construction poétique. Et, cette
œuvre
claque au visage du lecteur
endormi comme une gifle expiatoire.
Une gifle qui, sans haine, sans colère,
réveille les consciences apathiques et

gabarit hexagonal

— et
immodéré du
rugby me lança un jour cet argument :
Mais enfin, tu dois être fier quand
tu vois la France première du Tournoi

ductibles

d'Henri Gougaud n'appartient pas
cet « ésotérisme de masse » où

encore, un

par son

au

connaissant mon amour
«

des
Je

cinq Nations !
ne

sais si

»

ma

réponse l'a con¬

dit :
Oui, j'en suis heureux. Mais je
suis plus heureux encore de l'hommage
involontaire que tu me rends en sou¬
lignant que la Grande-Bretagne est
capable de reconnaître l'existence de

vaincu, mais je lui ai
«

jeune

étudiant qui, délaissé

jeune éphèbe, sort vainqueur

toutes

les épreuves avec

la plus

grande naïveté du monde.
Fellini découvre la psychanalyse et
il s'en sert. Le menhir se dresse en
symbole phallique près de l'adolescent
enfin devenu homme; l'origine du feu
dérobé au sexe féminin est, par chance,
retrouvé. On pourrait se croire revenu ?
aux temps primitifs où vivre avait une
autre signification qu'à présent. Mais
il s'agit d'une psychanalyse de mora¬
lisateur. Au bout du compte, on
s'ennuie avec ces gens-là. Leur monde
n'est pas le nôtre et leur horrible
nous laisse insatisfait. Fellini a gagné :
rien de cela ne nous fait envie.
Mais décidément non : Satyricon
n'est pas un avant-goût des temps
modernes. Nous voulions de l'excès ?
Nous en avons eu. Mais l'excès sans

y

narration, pour que dans
anecdotique et plastique,
surgisse le tragique, où le sacré habite

Encore un ouvrage sur
Encore du fait divers

droit

le rituel du mariage et même une horde
de nécrophages avides d'héritage. Il

d'une pure
l'éclatement

une

décevront

pas. Du grotesque ? Vous y aurez
aussi : un pirate milliardaire, blasé, en
robe de mariée qui tourne en ridicule

fatal du
destin qui s'accomplit. En désarti¬
culant chaque image, un regard, une
parole, un mouvement, Pasolini affirme
ment

phrodite moribond, et albinos de sur¬
croît. Et pourtant, le héros existe
de

tragédie antique qu'il avait déjà abordé
dans Œdipe-Roi, Médée, magicienne,
fille d'Aétès roi de la Colchide, aide
Jason à enlever la toison d'or et
l'épouse; abandonnée par lui, elle se
venge en tuant ses enfants — peu
importe l'histoire —. Des personnages
qui sont agis et qui assument leur
destin dans l'écartèlement physique et
moral; une atmosphère étouffante de
saccades et de déchirures où le drame
atteint l'intensité d'un cri viscéral.
Des plans qu'une mouvance intérieure
agite jusqu'à l'interruption, la cassure
inéluctable

déchirée trans¬

enfin un amour
plus qu'une déchirure ».

Dionysos.
Françoise BANLIER.

Nations chez elle sans avoir
d'en crever. Encore une fois, le
Royaume-Uni est capable de nous don¬
ner des leçons de démocratie ! »
Est-ce notre faute si nos voisins
reconnaissent leurs minorités ethni¬

quatre
peur

leur
faute
français est essentielle¬

ques et culturelles, même dans
forme sportive ? Est-ce de notre
si

le

rugby
rugby occitan, basque et cata¬
? Est-ce de notre faute si nous

ment un

lan

nous

sentons Occitans comme

d'autres

Gallois, Ecossais ou Irlan¬
dais et si nous avons envie qu'on nous
en reconnaisse le droit?
se

sentent

en

donne mauvaise conscience à 700 ans

d'hypocrisie historique. Au-delà de la
poésie, par dessus l'oubli, ce livre nous
fait contemporain d'un peuple assassiné
parce

que

dans

son

extraordinaire

ascension, il était précisément

monté à

Montségur, en avait construit et gravé
les escaliers pour toujours et encore
s'élever vers la lumière.
D.V.

le c R. Ë- o. de

Toulouse vous propose

1) DISQUES
MARTI (45 tours) Lo païs viu al présent
MARTI (45 tours) Lengadoc Roge
MANS DE BREISH (45 tours)
Chansons de Joan Bodon
PATRIC (45 tours) Quand Crebarai
DELBEAU (33 t.) Canta vents e marèias

(Jusqu'à 5 disques ajouter 1,50 F pour frais
2) DICTIONNAIRE OCCITAN-FRANÇAIS
de Lois ALIBERT

.

10 F
10 F
11 F

..

9 F
12 F

d'envoi)
110 F

3) ECUSSONS OC, CARTES POSTALES ILLUSTREES
OUVRAGES DE PEDAGOGIE, LANGUE ET CIVILI¬
SATION OCCITANE.
Demandez le catalogue gratuit
C. R. E. O., 3, rue Roquelaine

—

31

-

TOULOUSE
30

�poemas
fo (*), non sai quala,
plueja tala
tôt ome de la ciutat
toquet foron (*) dessenats.

Una ciutat

ont caset una

que
que

Tots desseneron

aquel

sol un;

mas

ne escapet, sens

que era

dins

plus

Pòble del Vièt-Nam

:

una maison

as

dormia, quand aiçò fo.
Aquel levet quand ac (*) dormit
e fo se de plòure
gequit,
e venc (*) fòras entre las
gens.
E tots feiron dessenaments :
l'un ac roquet, l'autre fo nus
ont

e l'autre escupi vers
sus;
l'un trais peira, l'autre astela,
l'autre esquintet sa gonela.
E l'un ferit e l'autre empeis,
e l'autre
cuget ésser rèi

(*) ben
garda aval

que

dessenats

Femna del Vièt-Nam
lo

fusilb pesa

espatla
enfant
t'a parat d'una bala
perduda
pegós de sang
pesa son pè dins ta man
sus

per

ten se ricament pels flancs,
l'autre sautet per los bancs.
L'un menacet, l'autre maldis,
l'autre furet e l'autre ris,
l'autre parlet e non saup que,
l'autre fet (*) metoas de se.
E aquel qu'aviâ son sens
meravilhet se mòut fòrtament

vit

per te parar

l'esquina

a ton

ton

Femna del Vièt-Nam
dos braces

e

E

capèl

as

faire manfar ton

ome

per lo sarrar
per semenar lo ris

e

e

un

del solelh de las bombas

e

ton

dràlle

Pàble del Vièt-Nam

sont.

pòble testard la vida fugis
per viòl
l'esper moris pas
fos lo capèl que te para

del solelh de las bombas

e amont

si negun

savi veirà;
e negun savi
non i a.
Grand meravïlhas ac de lor,
mas moût l'an els de li
major
que veson estar

Rosalina Roche, [inédit).

saviament;

cuiden qu'afa

perdut son sens
çò qu'els fan non'l veson faire.

car

A cadun de lor es
vefaire
qu'els son savis e ben sénats,
mas li tenon
per dessenat.

Qu'il fer en gauta, qui en col.
non pòt mudar non's
degòl.
L'un l'empenh e l'autre lo
bota,
el cufa evasir de la
rota;
l'un l'esquinta, l'autre l'atrai
pren còps e leva e cai.
Casent levant, a grands gabarits,
el

fug a sa maison de sauts,
fangós e batut e mieg mort
e ac

gang

quand lo fo estòrts.

Aquesta faula

lo mond
i sont.
Aqueste segle es la ciutat,
qu'es tota plena de dessenats.
semblant

es

es

als

por

ornes

Pèire Cardenal.

que

(1180-1278)

(Modernizacion modesta

e

sens

tions. O.N.)
fo

fet

:
:

foguet; ac
faguet; vit

:

:

aguet; venc
veguet.

31

:

Préten¬

venguet;

�revirada deI roman catalan

(Un gojat
drolla
e

E

tomèt virar, benlèu mai

se

polida

comença

decidida

Sabl

—

es

la

pas

plan qu'ara

meu costuma

l'autòbus,

es pojat dins
e un pauc misteriosa.

lo tresenc que m'èri

desagradiu, mai podi pas... Escotatz,
de seguir las dròllas per las carrièras, de

som

E que

Jà

o

—

—

De qué ?
Nos èrem aturats

un

uelhavan,

tôt

—

còp de mai, arrans d'un banc ont très
s'asolelhant.
O sabi pas... de vos, de ieu... de çò que parlan las gens...
es ridicul ! coma volètz que posque saber, ara, de que parlarèm ?
Ela riguèt tanbén, e lo sèus uelhs s'apichoniron sens transformar la sèu cara. Ieu, tenià los meus clavats sus la sèu boca.
vielhs

nos

—

Me fasètz rire.

—

Me mirèt de còma
cap a
—

las

srras que se
Nos veirem ?

d'uelh, puèi, d'un còp, virèt la sèu mirada
vesiàn al fons. Ajustèri :

Ara, avià los uelhs trufarèls,

francament trufarèls. Semblavan

dire lo contra de las paraulas que prononcèt :
Cada dissabte, en aquesta ora, preni l'autòbus.
Se revirèt e se'n anèt entre los arbres. La seguiri pas.
—

Era jà

a

mieja escala quant li cridèri :
—

A dissabte !

mai tard que m'avisèri que solament sabià pas consin
plan trop luenh per que li posque demandar; èra
per la carrièra de dejos, e ièu, prèp del pont d'amont que la mestrejava. D'aqui naut vejèri la sèu forma qu'anava lentament, d'un pas

Es
se

un

pauc

disià. Mas èra

de l'autra part, se virèt... mas mirava
las escalas. D'un còp entrèt dins lo tresenc dels quatre estais
que s'enrenglavan tocant quauques botigas de teulat bais. Me venguèt a l'idea que, malgrat, ço qu'avià dit, benlèu vivia aqui...
Lo dissabte d'aprètz, sabèri que non.
Primier, quora la vejèri avançar per l'avenguda, es tôt just se la
reconeissèri. S'èra coiada amb los pelses liures, e los del costat
d'esquerra li casiàn suis uelhs que s'èra pintats. La sèu boca semblava pas tanpauc la meteissa; avià cambiat lo sèu roge de l'autre
jorn per una color de malva clara que li balhava un aire exòtic.
Portava una faldeta coma la primièra vrespada, mas avià un jersei
negre que li sotlinhava la forma de las popas redondas e nautas.
Lo sèu sorire s'emportet d'un còp, sens daissar cap de tralha, las
fotraladas professionalas que m'aviàn rosegat tota la setmana e
sustot, aquel matin meteis quand Sorribes agèt l'idea meravilhosa
de me mandar dins un dels très o quatre mercats publics que i
avià encara dins la vila. Una marca de detergents podià pas vendre
aisidament las sèus mèrças e mai lèu que de se pensar que botavan
pas las dòsis que calià dins las sèus barrejas, los i venguèt a l'idea
de consultar la mèu agença. Sorribes decidèt sul còp que la falta
venià de la caisseta. La fòrma n'èra pas pro agradiva; las colors,
mal apariadas, nafravan la vista.
M'èri doncas passai tota la matinada al mercat, al mieg de
femnas cridairas, de flairas de linge òrre, amb l'espèr de coneisser
çò que podià anar melhor. La causa semblava simpla, mas n'èra
pas tant qu'aquò : l'esperiment nos avià mantun còp fait avisar
que las practicas compran sovent segon una aparencia quand los
produits son pas força diferents... La rega es prima entre la capitada e lo fracas dins aquelis afars...
Mas, aquel matin, res avià pas anat coma cal. Al vesinat, aviàn
raubat quicòm e las femnas semblavan pas prestas de parlar d'autra
causa. E, quand comencèron de balhar lo sèu vejaire, n'i avià pas
dos qu'anèsson amassa. La mager part semblava aimar, las caissetas rectangularas, de color verda e de letras blancas. Fòrça d'elas i
aviàn pas mai pensât : compravan la marca de la botiga del reeanton, e, se n'i mai pensât : compravan la marca de la botiga del re-

cap a

fasètz, ara, me copèt ela.
sabi... Es tant marrit per ieu coma par vos. Vos vòli pas
enuejar, vòli... Es pas talament tarrible, ça que là de se vèire
un còp, son que un còp...
Clinèt lo cap, faguèt encara très o quatre passes cap aval, cap als
escalons que menavan a la carrièra de dejos, aprètz aver traversât
los òrts pichonèls. Alavetz diguèt :
Que volètz ?
Nos poiriam trobar una vesprada, parlar...
—

Barceloua, arrans d'una

Dévala al meteis temps qu'ela
armonios. Abans de passar

lo primier còp; fas-

m'impausar...
—

a

peire lagarda

la conversa.)

que

qi*èt do« passes... A penas se començava
portât al sèu costat :

"joc brut " de manuel de pedrolo per

32

�canton, e, se n'i avià mai d'una, la qu'organitzava un concors
radiòfònic. Un desastre vertadier.
Mas, ara, me'n chautavi plan ! Lo monde avià cambiat de
cara, s'èra fait mai amable, mai bel. Ela me sorisià, aturada al meu
devant, los uelhs ficats dins los meus, sens veire las miradas
plenas d'envejas de totes los mascles que, sols o acompanhats,

passavan per
Hou !

dament polida.

-E alavetz...

la Diagonal.

—

—

—

—

—

—

de trufaire.

Diguèt

:

A sieis oras e miejas me cal èsser a l'ostal de la meu
amiga.
A sieis oras e miejas ?
Eran ja cinc oras. Era pas possible. Sens
respondre diguèt :
—

—

Caminèm.

—

Lo lum avià cambiat
la Travessera.

a

me

e

faguèt

passar

de l'autre

costat, cap

—

Alcet

—

—

—

—

quart

agafarat l'autobus.
T'acompanharai.
Non, faguèt tôt bolegant lo cap. (Los sèus pelses anavan
d'un costat a l'autre, negres e
sedoses.) Voli pas que nos vege.
Comprenes, ela tornarà pas mai sortir amb cap de gojat.

—

—

—

—

—

una

ora,

n'avèm

pro per

tôt ço que me

parlar,

per que me posques

voliàs dire...
Ieu... L'autre còp, vau pas solament
pensar de te demandar
consin t'apelavas. Ieu me disi Xavier.
Ieu, Juna...
Juna ? Es pas un nom aquò !
Justina. Mas m'agrada pas. Disèm Juna.
Juna... Es polit. Coma tu.
Xavier tanbén es polit...
Juna... tornèri dire, encara tôt encantat.
—

—

—

—

—

—

—

Ela

botèt a rire.
L'autre jorn, quand
qu'un... Es amistançada ?
se

—

—

—

—

—

Non, perqué ? Te

me

diguères

pensavas que

que

deviàs trobar

me'n devià

anar

quau-

trobar

un

Oc ! Era naturel, non ?
0 sai pas...
Una dròlla coma tu...

Benlèu

som

veses.

força exigenta. Non

te

fises

pas

amb çò

que

—

■—

—

—

soris

coma

Te'n voldrià poder
dire
33

suavament

—

si los sèus uelhs s'éran

replegat

tôt

Es trop

polida... Trop mari-

tu

quicòm

que me provoca.

que
li escapavan sovent.
Era d'un vilatge prep de
Tortosa, e ara passava una termenada
amb lo séu oncle. Per tôt o
dire, la tanta èra la sòr de la sèu maire.
L'oncle s'èra aveusat mas aviàn servat
bonas relacions ara que,
fasià mai d'un an, s'èra tornat maridar. Ela e
la
se

segonda femna
simpatizavan pr'amor qu'èra jova tanbén.
Mas aquò t'obliga pas de sortir amb ela... li
diguèri.
Es
—

question d'obligacion... Son acostumats de sortir
s'o fasiàn pas se'n estonariàn. Los i pòdi
pas dire que
passi la vesprada amb la mèu amiga, pr'amor que sabon
que la
vesi lo dissabte.
Una question me
venguèt a l'idea :
pas

amb ièu,

e,

Pr'aquò,

coma

podes
a

aver

una

amiga

la mòrt de la mèu

intima, aici...

tant

tanta

Aprètz me'n tornèri al vilatge; me semblava
guesse d'èsser sola a l'ostal amb l'oncle...

vivià amb élis.

pas

que conven-

Trabalhas pas ?
Si... a l'ostal. Mon paire ten un café al
vilatge.
E tu i fas de serviciala ?
Oc. Es marrit ?
Li miravi las popas, las mans, las cuèissas
que la faldeta sotlinhava, e aquelas cambas meravelhosas, pausadas l'una sus l'autra.
O sai pas... i a tant d'òmes...
—

—

—

—

—

Me mirèt sens vergonha.
E alavetz ?
Te devon pas daissar

—

—

—

autant...

en

pas aqui... Sorti amb l'oncle e
la séu femna.
Acabèt de m'o contar una estona mai
tard, quand èram a la
plaça Glada Placidia ont se volguèt setar sus un banc. De l'autre
cap i avià una femna, mas podiam parlar
tranquilamente perque
n'escotava pas, qu'avià pro de besonha amb las doas
drolletas

—

—

e que vos

las popas li tremolèron

E qu'una responsa
espéras de ièu ?
Res, o sabi plan. Tornarèm sortir deman...
Non.
Es fèsta.
Sorti totjorn amb la familha.
Amb los téus parents ?
Non. Los meus parents vivon

I vives pas mai ?
I vivià. Duncas

un pauc
estonat, perque, ara, la sèu mirada èra prigonda. Me semblava
sospesar.
D'aver acceptât de te veire, vòl pas dire res.
Acceptât ?
M'as fait rire !
H te fau rire encara ? li
demandèri la votz un pauc reissa.
Me pensi que si.
Mas lo sèu sorire me
daissava tôt flac. Me podià pas enfadar.
Es pas
nossible que quauqu'un s'enfadesse amb una dròlla
que
vos

mira

—

—

Demorèri

lo solelh del
mond.

e

Doncas, perqué o dises ?
Me'n pòdi pas passar. I a

—

—

gojat !

las espatlas

—

—

dire

pauc

Benlèu caldrià saber çò
que voies...
Es tu que vòli... (E sens li
balhar lo
paraula contunhèri, aprètz un còp d'uelh altemps d'ajustar una
relotje) Fan detz
minutas que nos èm
trobats, es lo primier còp que nos vesèm...
E degun ditz
pas a una dròlla que la vòl quant la coneis a
pauc

—

A !
Amb

Es de veire...

—

Cada dissabte passi la vesprada amb una
amiga. Es estada
nafrada dins un accident d'autò e
pòt pas caminar.
A !
Anèm doncas a Gala Placidia e a sèt oras manca un

—

un

jos lo jersei.

—

—

pas...

Perqué ?

—

penas...

Quina amiga ?

—

aturats arrans d'una filèra de veituras; nos clinavam
l'autre; éla levava lo cap, la boca entredubèrta.

tornèri dire. Sul
còp,
Ajustèri : Amb una dròlla coma tu se quicòm m'enfastiguèt.
pòt pas parlar. Es pas
possible de dire autra causa que çò
qu'a poscut ausir un centenat
de còps.
Mas o pòdes tornar
dire, se voles.
Me passèri la man
pel front; acluquèri los uelhs a mieg.
Traversèm, diguèri.
Traversèrem.
Juna... Me voldràs tornar veire, d'autres
còps, non ?
O sai

Faguèt.
M'engoliri l'eissaliva; ço que m'arribava èra tarrible. Podià pas
èsser vertat. O podià pas creire. Marmusèri :
Es venguda...
Cada dissabte preni l'autobus en aquesta ora... (Me
repeteva
las sèus paraulas de l'autre jorn.)... Me cresiàs pas ?
Si... mas pas uèi.
Me comprenià. E, plan segur, ela tanbén,
perque lo sèu sorire
se fasià mai
grand. Era un autre biais de sorire : coral, intéressât,
res

Nos
èram
contra

;

l'un

—

sens

"

E alavetz ?

—

—

Aquò
O sai

tranquila...
l'afar de la dròlla, non ? E
pas... Quant te vesi...
es

non

pas

d'elis.

�honthologie

—

P.D.G cherche à

textile dans grande

régionale

gue

et à nos yeux

.Ventes soutenues. Excellente
Main-d'œuvre aux tarifs les
plus bas de France. »
Je trouve cette phrase odieuse, écrit
mon
ami. Moi aussi. C'est à peu près
comme
si un négrier d'autrefois avait
pour faire valoir les esclaves qu'il offrait
aux acheteurs, vanté leurs muscles, leur
discipline et leur excellente dentition. »
Citées par M. LEBESQUE dans son
livre : « Comment peut-on être Breton ».

riel

Belle usine à

parfait. Main-d'œuvre aux

Trouvent

taines
cet

le mot culture, je

postale 30 à Laon, vos
approximatifs en main-d'œuvre.
Préciser la catégorie : Bretons, Italiens,
Espagnols, Portugais, Marocains. »
Colon !
ou de l'Occitan, l'un des
fait certainement que se vanter !

Ben mon

Breton

Définition du petit Larousse :

dépourvu de

distinction, maniéré.
«

sympathique académie provin¬
Lettres, Sciences et
de l'Aveyron... »

Notre

ciale, la Société des
Arts

(Centre-presse du
Ainsi

activités
son

commence

27-2-70).

l'article relatant les

(promenade champêtre à la mai¬

natale de F. Fabié, entre

autre) de

respectable société savante. Il
est regrettable que cette bien « sympa¬
thique » et très « provinciale » académie,
ramassis de notables poussiéreux en
quête de gloriole, se complaisant à entre¬
tenir
un
mesquin esprit de clocher,
détienne le monopole de la culture locale.
cette

très

En

somme

reprend

une

«

Verticale

12

»

formule très an¬
des troubadours qui

cienne, celle
été les premiers
et
diffuseurs
de la
ont

vote

tire mon bulletin

Quels

«

( y a-t-il complicité entre l'animal,
sacrifié, et le chasseur ?.)

voudraient
l'avenir en salissant
nos murs, et dont en définitive
les plus âgés relèvent de la
correctionnelle et les plus jeu¬

préparer

(de

94-70)
il est peu de temps avant que la
culture française (la première) ne s'ap¬
proprie les pensées de Mao-Tsé-Toung.

ces

prétendus

«

gens

qui déshonorent

répression.
l'espérions plus, et voici que
M. J.P. LAGARDE, — toutes nos excuses
à nos nombreux amis qui portent ce patro¬
nyme et le trouvent aujourd'hui au tableau
rer

le terrain à la

Nous ne

d'infamie, — nous
de notre rubrique.

offre la pièce de choix

Un peu effrayés par les difficultés d'ana¬
lyse que présentait cette « profession de
foi », nous l'avons soumise au jugement
plus qualifié et mieux exercé de notre
amie très chère, Mlle le Professeur Suzy
Delspès de l'Université de Barcelone.
Cette éminente psychologue, est rappe¬
lons-le, spécialiste (traitement par élec¬
trochoc) des problèmes de l'obsession,

particulier chez les primitifs, ainsi que
troubles et aberrations psychi¬
ques provoqués par ce que le profane
appelle « le retour d'âge », et souvent,

en

des divers

simple conséquence d'un complexe de
traîné avec soi depuis l'en¬

frustration
fance.

la parole au rédacteur
de Midi-Libre
(lequel journal a enfin
trouvé son sous-titre, voir plus bas...) et
écoutons à mesure le diagnostic de notre
amie. (Consultation dispensée à titre gra¬
cieux au bénéficiaire).
Mais

—

nes de la fessée.
Incertitude morale, goût du châtiment
mais sentiments graveleux — A souli¬

« salissant », « jeunes »
particulièrement éloquents.
J'ai conscience de refléter
l'opinion de l'Immense majorité,
de la quasi-unanimité de mes
citoyens, et surtout des méri¬
dionaux de vieille souche. Ceux
qui ont le droit de parler.
Constatations : besoin maladif de sou¬
tien, de protection, sens de la race (les
autres sont peut-être des métèques).

gner
et

«

Ils

—

«

Direct et

commencent

pomper

l'air...

Et les

—

à

familier, M.L. éprouve

des difficultés de respiration dans
cice de son métier, ce qui prouve
conservé

nous

pas

du lecteur.

crite, mépris

a

—

...

nous

imposer une... « Occl». On aura tout

C'est même pour un véritable
Occitan, la chose la plus risible

une langue qui malgré
grand Mistral et tous nos

«

—

le

félibres...

bles, même aux
avec la citation
pas

ne

Agréable franchise du bon réactionnaire,
confuse de l'alié¬

froisser certains nota¬
prix d'une contradiction
précédente (prudence :

contester les

valeurs établies).

S'il est vrai que nous fûmes
autrefois colonisés par les con¬
—

quérants...

lecteurs savent très bien que la
colonisation au sens où nous l'entendons
dans le monde entier est un phénomène
moderne. Tendance fâcheuse à prendre
Les

ses
—

interlocuteurs pour des
Et

puis

imbéciles.

:
«

du monde.
conscience extrêmement

...

Souci de ne pas

l'exer¬

partiellement le sens commun.

des

Provence,

La

parfois
qu'il

Catalans ne sont cer¬

Languedociens.
le Roussillon,
l'Aquitaine feront-elles parties
de cette Occltanle rêvée ?... Et
le Comté de Foix ? Et le Pays
Basque ? Et le Rouergue ?
Zèle du faible, à épauler la répression
pour se mettre à l'abri sous son aile
(certainement victime dans son jeune âge
des jeux de ses petits camarades à
l'esprit plus éveillé); désir de créer la
confusion dans les esprits tactique hypo¬
tes

vu.

quelque temps, le Conseil Supé¬
rieur de l'Education Nationale repoussait
avec
une faible majorité, le projet de
modification de la loi Deixonne préconi¬
sant » pour l'épreuve facultative de « lan¬

»,

—

»

tanie socialiste

Voici

les mots,

fessée

laissons

pionniers
culture

française.
(Centre-Presse

sont

parfois

(ces gens)... qui

—

l'Occitanie ? »
(Midi Libre 22-2-1970) et l'un d'eux signe
de son nom (?) un article d'une stupidité
rare et qui n'a d'autre but que de prépa¬
»

la chevrette blanche qui
à attirer le fauve;

dans les safaris sert

».

d'Oc

personnalité, conscience exquise

de s'identifier à

tarifs les

besoins

qui est gauche,

sition de

la Fédéra¬

—

betteravier, boîte

:

Masochisme caractérisé, mais aussi
(peut-être dans un même sens) transpo¬

—

maté¬

attaqué

viendra.

:

Président Armand, de

personnellement
par ces
d'Oc ». Patience, ça
n'ai

été

Gens

«

avec

exploit

Je

...

jamais

d'Elèves...
M. le professeur Debré — père de
et qui, par ailleurs veut nous
l'Amer
transformer en buveurs d'eau.
Mais enfin, qui a dit : « Quand j'entends

«

provincial

—

tion des Parents

[L'Agriculture de l'Aisne, 4-1-1969).
Nous vous demandons de faire con¬
naître avant le 8 janvier 1969 au Syndicat

deux ne

culpabilité.

mention spéciale, cer¬
personnalités qui ont contribué à

M. le

—

plus bas de France. »&gt;

Du

une

plus.
donc leur place dans cette

chronique

Journal du
la Bretagne)

vendre, Province,

ce

être un minimum,
concession ridicule et

scandaleuse de

«

«

—

surenchère typique

quant à son appartenance ethnique dans
le but d'effacer un vague sentiment de

qui semblait pourtant

riel parfait.
rentabilité.

(Annonce parue dans le
Textile, 2-9-69 et concernant

de la moyenne »

obtenus au-dessus

de
ville du Midi. Maté¬
céder une usine

nation chez le sujet,

baccalauréat, de tenir
de l'admission, des points

» au

compte en vue

commentaire.

Dépêche), avec son
«

Emile Debard (La

citée par

Annonce

une langue que même
qui se piquent de l'écrire
comprennent pas... ?
...

ceux
ne

34

�illuminés

ces

...

los lectors

réclament

se

du socialisme. On les aurait
plu¬
tôt placés à l'extrême droite :

occident

«

«
Osca ! e bon coratge
Visca « Occitania Nova

»...

Goût caractérisé de la

démagogie,

uti¬

à

notre connaissance

et

antinationalistes.

socialistes

comme

(Ici,

n'osons

nous

Aqui Occitania
s'es pas jamai facb

anatomie...

son

»

(Libidinosité intense, agravée peut-être
sénilité précoce).

par une

(la suite)

—

(et

...

écrit

«

tidien

sous laquelle, ils
Midi-Libre, torche-cul

ont
quo¬

»...

masochisme — mais à son
avantage, l'auteur se montre réaliste et
sans fausses illusions
quant à son « mé¬
..

Toujours aussi, différentes
déjà relevées plus haut.
enfin

Et

—

:

«

s'empêcher de
suffit d'un

ou

névroses

on

...

peut

ne

penser

s'il

que

de deux individus

pour causer du tort à toute

une

collectivité, il est étonnant que
la police, pourtant généralement
bien renseignée n'ait pas encore
mis la main sur eux et qu'ils
puissent

en

toute

impunité

tinuer à trahir l'Occitanie
Aucun

sens

de l'honneur et de la

con¬
».

journalistique (carrière malheureuse

pro¬

bablement!);

inconscient désir de ven¬
geance, souci femelle de s'assurer la
protection du fort, et goût
(séquelles
d'une enfance frustrée dans ses
épanche-

ments)

secret et malsain du
cafardage, à
l'âge adulte appelé délation. (Le lâche se
trouve toujours des excuses
pour faire
appel au gendarme).

Est-il besoin de rappeler
que cette pra¬

tique

est

absolument

contraire

à

l'Esprit

occitan et rarissime même dans
les heu¬

les plus noires de notre histoire.

res

Susy Delspès pou¬
vait déclarer en
marge de l'analyse qu'elle
a a fait
qu'ébaucher :

d

Cas extrêmement intéressant

'

objet de science,

qu

un

point

humain.
Quoiqu'il

de

mais très

vue

plus

en

tant

inquiétant

strictement

»

en

soit remercié
nos

lecteurs

Prix
'a

trnême s'il

consistant

35

—

Honthologie

St-Côme

avec

soit,
au

ou

ce

monsieur

—

qu'il

passage d'avoir amusé

paraît bien placé pour le
décerné à l'occasion de

au

candidat le plus méritant
refuse de se présenter) et

en

sans

un

Grand P.A.C.

palmes

écris

Caldria pas trop, segon mon
pensasacrificar lo vam de la revista al
mejan facil de publicar mai de texts

fanceses que non pas occitans. De
facb, lo bïlenguisme es mai o mens
qu'es

dire

biais de

un

se

:

Aquòs de melhor far d'escrime

«

occitan,
exprimir

mas

puèi

tôt

que

en

que

mort.

sa

au

Barrué

Je

où
laissé

vous

cas
a

vous
—

et

confié — un assez gros manus¬
de poèmes inédits...
J'avais fait

crit

dans la masse,

un premier choix de
poèmes, consacrés à la musique, qui
pouvait former un tout d'une certaine

unité...
Barrué

est mort

chez son
Schwartz.

à Rieumes

beau-frère,

le

{FI.-G.)
docteur

pot

se

Dr I. Girard. Toulouse.
Directeur de OC.

en frances... »
Verai, siatx compres en frances. Cal
un
esfòrç per escrime en òc. Mas
nòstre mond nòu se farà pas sens
es forces,
çò crese...
Oualquas ideas.
Qualquas analisis per poder devistar

Soyez remercié pour ces précieux
renseignements. Un poèta desconegut :
nous ne
croyions pas si bien dire. Mais

nòstra realitat actuala serian benven-

pre terre.

(Decazevila,

F os,

dins

lo

biais de l'estudi sobre
Rocafòrt).
Critica de cinemà e de musica.
Estudi de solucions originalas
e occitanas als nòstres
problemas per

drame est celui de toute une litté¬
interdite de séjours sur sa

son

rature

pro¬

Souhaitons

guclas

de même que

tout

qui dorment

œuvres

trouvent

un

ces

édi¬

teur.

—

—

prepausar a nòstre
de sa destinada...

pòble

una

vista

nova

J.F.M. Sannois (95).
—

sustot

mai
pas

Avem fait aquela revista, amb
una
volontat d'eficacitat. La

granda part dels occitans sabon
legir sa lenga, n'i a tanben força

Grand

letras

merces

publicadas

roma-

nistas, nòstre combat es una conquesta
se que non, es esterle. Un
jorn vendra
ont OCCITANIA NOVA s'adressarà
als

ómes

d'aicì

lenga, aquel jorn

soncament

es

benleu

dins

lor

pas tant

luenh...
Per lo demai esperam que

forç qu'avem fait dins aquel

l'es-

numéro

tenem

intéressant dins lo molon qu'avem
es benleu de remarcar
que
gaireben totas sont escritas en occitan.
Autra remarca avem pas recebut
cap
de letras
d'insultas, es a desesperar
dels elements sanitòs
que i a encara

ser

de

ne

recebut,

desoccitanizat, d'estudiants, d'obriers
e.c.a.
Avem pas volgut d'un public
e

vòstras

totas

non,

mai

s'escandolaria

tradicional d'occitanistas

per
o

compte per « pensar » O.N., aquela
revista que se vòl sustot la vòstra.
Lo

la coneisson pas. Aquela revista
vòl la de totis los òmes d'òc, coma
se ditz. Avem
volgut faire une traucada dins un public nòu, benleu
se

—

d'honneur,

avant

préciser,

pour

Barrué,
les der¬

en contact

m'avait

ment,

que

Mlle le Professeur

~

nières années

etc.

engana per

e

collabo¬

votre

Fernand

sur

lequel j'ai été

avec

(Vaucluse).

de

notes

Serones

l'ignoreriez,

—

dignité

Je lis les

«

rateur

B6f !...

—

una

Toujours

tier

Etc.,

...

?

e que

P.P. Buoux

certaines affiches trans¬
formées par eux, comme celle
de cette belle fille qui montre
la plus intéressante partie de
«

—

De

«
solucions originalas »
Aqui, pel moment, disem la malautia
de còps los remedis.
—

diu téner.
A.C. Rodes.
Bravissimò per Occitania Nòva ! Aie
caldria 30 numéros.

plus analyser).

agradarà.

vos

/

»

A.L. Tolosa.
Nova. Quicóm que

lisation de tous

les préjugés de toutes
les ignorances, à des fins inavouables.
Les Occitanistes, du moins ceux pris à
partie se sont toujours clairement définis

la paraula

dins

nòstra

societat. Consi
pas ? Anem !

degun

Contrairement à ce que pourraient pen¬
nos lecteurs, ce
numéro ne présente

pas

«

tion

:

un

certain

retard

»

dans

sa

paru¬

effet, c'est seulement la pério¬
dicité d'O.N... qui a été
quelque peu
décalée, cela pour des raisons
pratiques.
Nous espérons, et ferons en
sorte, que
les numéros à venir
paraissent avec régu¬
en

larité dans des délais
normaux.
Nous osons penser
cependant que nos
lecteurs nous pardonneront
en

appréciant l'effort que

leur attente,

nous avons

fournir dans le but de les
satisfaire.

dû

�seg.

p.33

Nos podèm trobar doncas, ont volgas.
Nos tornèrem trobar. Cada jorn dins un indreit

—

paraulas m'escanavan. Consin li podià dire que ièu la poirià
pas daissar en patz e que me semblava que los autres tanpauc la
poiriàn pas daissar estar. Sens me poder mestrejar, estirèri la
man cap a la sèva pausada contra los genolhs descobèrts.
Las

—

Juna.

dits que se barrejavan, puèi levèt los uelh s
la mèu cara. A votz calada demandèt :
Perqué fas aquò ?
S'o sabes pas, servira pas de res de t'o dire.
Respondèt pas. M'uelhava... mas los sèus uelhs èran pas que
doas tacas viradas cap al dedins ont deviàn cercar non sai pas que.
Al cap d'un moment diguèri :
Se pòt pas ésser los dimenges, los jorns entre setmana...
Demoras força temps ?
Mirèt los nòstres

cap a
—

—

la carrièra,

—

Tôt lo mes.
Detz-e-uèit jorns...

pas perqué. Quant li demanderi me respondèt :
M'agrada pas de totjorn far çò meteis.
Benlèu qu'èra plan aquò. Mas, tôt comptât e rebatut, fasiàm
totjorn la meteissa causa. O gairebèn. Nos passejavam. Un còp anèrem al ciné. Un autre al Parc de la Ciutadèla. Es aqui que la potonejèri pel primier còp. Començava de se far escur. S'anava tampar.
Ela non volià pas. Eram pas que d'amies... me disià...
Amies, Juna ? faguèri
—

—

—

Amb un amie se sort pas cada jorn.
Eram setats pel soi, sus ï'èrba, darrièr
—

Nos cal tornar veire.

pas

Trabalhas pas, tu ?
expliquèri çò que fasià, li contèri tota la mèu vida. Ieu
tanpauc èri pas de Barcelona; i venguèri, la guèrra acabada amb
la mèu maire qu'èra demorada veusa per que mon paire èra mort
Li

al front del costat dels vincuts çò que fasià qu'aviàm pas
but cap d'ajuda. Ela trabalhava pels ostals,
avià estât groom dins un burèu, representaire

sabià

pas

pas ?
amie

te

un

sètas pas en

defòra del camin, lo te manjas

amb los uelhs...

Se botèt a rire
Te manji ?

:

mai

rece-

Ièu te manji. Te manji dempuèi aquela vesprada ont t'èras
setada sul banc e te tiravas las gravetas de la calçadura. Juna...
Se fa tard... Anèm.
Li boteri la man sus lo genolh e me clinèri contra la seu cara,
—

—

coma

velava malauts; ièu
d'articles electròvendre... benlèu qu'èri pas bon per

la sèu boca, uèi d'un

arrossegat per

—

—

—

roge

de brasa.

Non, Xavier...

Perqué ?
Per que...

Juna. Sabes que t'aimi, que...
Me tampèt la boca amb la man e, un moment

res...

—

agras dins la boca. Tornava viure en
umiliada e atalentada, los désirs de la
mèu maire que voliá ner ièu un avenidor melhor — sens o
capitar pr'amor que non me poguèt far estudiar. Jamai n'agèrem
pas res per nosautres, nimai un ostal. Viviàm de loguèr, primiei
en cò de doas sors, doas brueissas que nos fasiàn marrida vida;
puèi en cù d'una familha ont lo conhat — un òme pro vielh que i
dormissià tanbén ensajèt de colcar amb la mèu maire. Me remembravi las discussions, las batèstas, los còps d'aquela nuèit; mas
aquò o diguèri pas.
Doncas vivètz dins un loguèr — me demandèt ela.
Las

Amb

—

—

non

Perqué

—

:

qualques arbres, dins

endreit defendut.

un

Nos cal tornar veire.

domestics, mais

Qué, doncas ?

—

—

E

aprètz ?
Tornèri dire, testut
—

diferent : dins
ela qu'o volguèt atal. Ièu

comprenià

—

—

al café, dins lo metrò. Es

paraulas

una estona

se me

faciàn

la mèu enfança

—

Ara non... Avèm poscut crompar doas pèças, sens
amb un pichòt pati per devant. Avià estât l'atelhér d'un
Las parets son encara plenas de tacas, de pinturas... Un
—

cosina,
pintre.

endreit

pintoresc...
Mas, me pensavi o trobariàs pas atal s'i deviàs viure, perque
l'umiditat se nos manjava, rosegava las cadièras, los lieits, la
taula, l'armari — tôt aquò crompat de rencontre, vielh, usât,
misérable. Calià cosinar dins lo pati amb un fogairon... e i avià
tanbén los

comuns.

Boleguèri energicament lo

e

sus

mai tard, li

pau-

la sèva...

Quand nos separèrem, daisst caser lo cap contra lo meu pitre
pelses li venguèron sus la cara coma una cortina. Pantega-

los

vam.
—

—

—

—

Juna.
Daissa-me...
Non.

Daissa-me, daissa-me !

Mas se daissèt
en darrièr. Pauc

potonejar
a

pauc se

encara

clinèt

emai las sèus mans me tirèsson
cap a Ï'èrba e lo meu còrs se

pausèt gaireben sul sèu.
—

—

—

—

Deves pensar : coma es aisit...
Juna ! — cridèri tôt m'alçant.
Xavier !... degun non m'a tocat,
Ièu... O ! Juna, Juna !

mai...

Amb tu...
Puèi se calèt.

—

T'aimi, Juna.
O sai pas... Las paraulas costan pas res.
Los uelhs li lusejavan dins lo mieg-escur; mas alavetz clinèt

—

—

cap per

aluenchar aquela misèra,

per

pensada encara mai amarga : lo remembre d'un
apartament qu'auriàm poscut aver per nosautres perque la meu
maire avià estalviat coma una formiga duscas a amassar las vint
mil pecetas que calià pagar sul còp, emai l'ostal sià pas estât encara
començat. E se bastissèt pas de cap, passèt pas las primièras òbras.
L'entrepreneire se'n anèt amb los diners e quand l'agafèron se'n
tirèt amb quaranta ans de prison. Ara, jà devià èsser tornat en
aluenchar

savi la mèu boca

una

libertat.
Val mai pas i pensar, diguèri tôt naut. Pensèm a l'ora que
i èm, a nosautres.
Mas se fasià tard, èran sèt oras e quart e ela se levèt.
Avèm pas res decidit, diguèri.
Mas trabalhas...
Acabi a sèt oras. Nos podèm veire cada jorn. Vendrai

—

Anèm.

—

—

—

t'esperar. Ont vives ?
Non, diguèt... al mèu barri i a trop de chipotièras.

Juna !

ièu coma una bestia, agenolhada sus Ï'èrba,
despenchenada; e gairebèn cridèt :
Oc... M'agradas tu tanbén ! O veses pas ? Tre lo primier
jorn, tre lo primier moment, quand te vejèri...
Juna !
Se virèt cap a
—

—

—

—

—

Som...

li asclèt, mas al meteis moment nos jetavam l'un
l'autre, dins una abraçada que nos cremava la boca, tremolants e impacients. Sens me'n avisar las mèus mans anavan
cap al sèu pitre e ela se daissava anar, abandonada. Semblava abandonada, pr' amor que, tôt d'un còp, cridèt :
La

votz se

contra

—

Non !

—

C.I.O.G.
BÊZ1EHS

lo

s'alcèt suis genolhs.

cap e

(seguirà)
36

«

��La

vergonha nos ten

Los

...

borgeses mespresan la lenga

del

�</text>
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              <text>Mouvement occitan</text>
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          <name>Description</name>
          <description>An account of the resource</description>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Occitania n&amp;ograve;va&lt;/em&gt; s'int&amp;eacute;resse &amp;agrave; divers sujets : &amp;eacute;conomie, politique, p&amp;eacute;dagogie, culture. La publication contient aussi une revue de presse et une chronique de la cr&amp;eacute;ation occitane (litt&amp;eacute;rature, musique, spectacle, m&amp;eacute;dias...).&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Occitania n&amp;ograve;va&lt;/em&gt; s'inter&amp;egrave;ssa a div&amp;egrave;rses subj&amp;egrave;ctes : economia, politica, pedagogia, cultura. La publicacion conten tanben una revista de premsa e una cronica de la creacion occitana (litteratura, musica, espectacle, m&amp;egrave;dias...).&lt;/div&gt;</text>
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              <text>Seronès, Albert</text>
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              <text>Richer, Louis</text>
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              <text>Bru, Josiane</text>
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              <text>Lagarde, Pierre (1920-1992)</text>
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              <text>Viguier, Daniel</text>
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              <text>Fournié-Eche, Bernard</text>
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          <name>Source</name>
          <description>A related resource from which the described resource is derived</description>
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              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, H 5</text>
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      <description>Jeu de métadonnées internes a Occitanica</description>
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          <description>Le portail dans la typologie Occitanica</description>
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              <text>Mediatèca</text>
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          <description>Le type dans la typologie Occitanica</description>
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          <description>La catégorie dans la typologie Occitanica</description>
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              <text>Documents</text>
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          <name>Contributeur</name>
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              <text>CIRDOC - Institut occitan de cultura</text>
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      <name>Cultura occitana = Culture occitane</name>
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      <name>Nòva cançon occitana = Nouvelle chanson occitane</name>
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      <name>Occitanisme = occitanisme</name>
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