<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<item xmlns="http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5" itemId="22849" public="1" featured="0" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" xsi:schemaLocation="http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5 http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5/omeka-xml-5-0.xsd" uri="https://www.occitanica.eu/items/show/22849?output=omeka-xml" accessDate="2026-04-13T11:57:59+02:00">
  <fileContainer>
    <file fileId="144848">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/57673be65b0a938343df9e3e2cba517c.jpg</src>
      <authentication>d8fcac76f29a711a9c3ac636584cadf1</authentication>
    </file>
    <file fileId="144849">
      <src>https://www.occitanica.eu/files/original/a0941f539ca07ea8ad5d18b51c8b05c4.pdf</src>
      <authentication>23765d340efc17bf617edb77bd15055a</authentication>
      <elementSetContainer>
        <elementSet elementSetId="9">
          <name>PDF Text</name>
          <description/>
          <elementContainer>
            <element elementId="175">
              <name>Text</name>
              <description/>
              <elementTextContainer>
                <elementText elementTextId="754457">
                  <text>DDIIV

li

i

i

1111

iffSK

L
.LLLLL

ul

I

UL

t£ïÈ&gt;i

»5
hLLLLL

�N° 6

Je viens de recevoir les

CORRIER

dels

et

7 de OCCITANIA NOVA.Ils

me

paraissent très bien et plus lisibles que VIURE malgré une
typographie plus austère.
Après 30 ans d'éloignement de ma langue maternelle, la cin¬
quantaine venant de sonner, je m'y remets sans trop d'ef forts.... et avec un intérêt chaque,jour renouvelé. Les dis
ques de VENTADORN m'ont permis de "démarrer"... c'est
un
support essentiel pour une certaine unification de la lan¬
gue, qui à mon avis doit être recherchée avec prudence cer¬
tes
mais détermination quand même.
L.G. Pointe à Pitre (Guadeloupe)

legeires.

,

Veni de legir los numéros 6 e
dissi de poder legir una bona

7 d'OCCITANIA NOVA e me regau
revista occitana. Vos doni a-

qui

mon punt de vista :
Pensi qu'avetz trobat un bon
cha a l'occitan e al francés.
-

-

Per

ieu, vostra toca

»#»******»«##***

equilibri entre la part fa

-

accordant

Continuez en
plus de place à toutes les régions
occitanes non languedociennes. Soyez le porte parole du mou
vement occitan tout entier.
N'accordez au mouvement ouvrier que l'importance qu'il
a

d'analisar los fâches économies e
dels autres paises en donant lo noses

politics d'Occitania o
tre vejaire d'occitans.
Benlèu un pauc mai de dessenhs umoristics qu'aquo es totjom agradiu e puèi es una occasion per far vèire la revis¬

dans

-

a un amie.
Caldria n'arribar a una parucion mai regularia
ra s'es possible quand auretz mai de legeires.
C.S. 81 - Albi

en

ta
-

:

pays sous-industrialisé.
ruraux et d'employés
Occitanie.
un

priétaires

Il y a plus de petits pro¬
du tertiaire que d'ouvriers
M.P.

mesadie-

33

-

Bordeaux

****************

Vos adrece aquesta
ta

carta perqué m'he enterat, per la revis¬
GORG, que existeix la vostra revista i perqué m'agrada -

ria tenir noticies d'Occitania.

(....) m'agradaria mantenir
correspondència amb gent d'Occitania i del Rosselo. Podeu,
si us plau, publicar en dita revista la meua adreça tôt demanant correspondència. La meua adreça es la seguent :
Joaquim Naval i Borràs,
carrer Campoamor,
22, ALGEMESI
ESPANYA
(Pais Valencia)

) la Dordogne dont le sous développement s'accentue
(
dangereusement, risque de devenir rapidement une colonie
pour citadins riches et désoeuvrés.
Cette situation est assez mal ressentie par la majorité
de
la majorité de la population, ou plutôt celle-ci perçoit peu
la finalité de ce qu'on pourrait appeler désertification.
Face à cette situation, le P.S.U. ne peut rester insensible
et passif. Il participe aux sanctions engagées dans deux di
rections.

1) Agriculture. Lutte contre l'accaparement
des
des non-agriculteurs et contre les tentatives d'ex
pulsion des fermiers.
2) Industrie. Participations aux actions contre
les fermetures d'entreprises locales et contre les licencie
ments. Luttes contre un esprit patronal particulièrement au
sols par

toritaire et arriéré.
unes et les autres deviennent depuis quelques mois par¬
ticulièrement importantes dans la région de Bergerac.
En dehors d'articles de Presse, spécifiquement P.S.U.,
ce
dernier n'anime pas directement les luttes en cause. Mais

Les

par ses militants syndicalistes, il impulse notamment
dans
le domaine agricole, un politique de résistance et de con testation.

(.....) Enfin, je voudrais
nant

la défense du Larzac

position ne ressort pas d'une volonté prudente, mais
nécessaire, si l'on veut donner aux mouvements
engagés l'ampleur souhaitable. Car il va sans dire qu'une
action organisée par le P.S.U., ne saurait à elle seule en¬

faire une suggestion concer
journal "L'auvergnat de Pa¬

paraissant se décider à oeuvrer dans un but semblable
(tout du moins à court terme), ne pourriez-vous pas
proposer une journée de solidarité avec les habitants de ce
causse et à travers eux tous les
occitans, journée qui
se
traduirait par la fermeture des cafés parisiens
pars
leurs
propriétaires, qui sont souvent originaires du centre et au
jourd'hui sensibilisés à ce grave problème ?
Peut-être cette proposition est-elle démagogique mais
je
pense qu'elle pourrait et gagnerait à être étudiée sérieu vôtre

sement.

A.C.

95

-

St

Leu-la-Forêt

****»**»#**•**#*»

rendue

traîner

une

adhésion de

Dans toute la

masses.

du

possible, ce sont les organisations
professionnelles qui animent les actions, nous leur appor tons un concours le plus actif possible, ce qui ne va pas
toujours sans heurts.
Enfin, le P.S.U. a accepté de participer à des prochaines
assises sur l'emploi en Dordogne, organisées par la C.G.T.
et

le

ris"

au

Cette
est

vous
:

mesure

la C.F.D.T.

Le

régime a condamné notre département à devenir une zone
touristique avec quelques "peaux rouges" et sans aucun pro¬
fit pour les populations. Avec d'autres, nous lutterons pour
avenir différent.
Avec nos salutations socialistes et aussi occitanes.
un

Le Secrétaire M.

P.S.U.

Fédérât.

Voiry
Dordogne

Regrettant de ne pouvoir
gue occitane, je tiens à
ce

te

à

l'instant

vous écrire en lan¬
féliciter pour la qualité de
numéro 7 d'OCCITANIA NOVA dans lequel vous avez
tenucomp
des suggestions de vos lecteurs.
Laissant plus de place

ce

qui

pour
vous

se passe au-delà du Rhône par exemple.
G.C.
Paris
*##****##*»****#

(

)

mon

abonnement n'arrive pas à expiration, je l'ai
janvier 1972,
(....) je le renforce cependant

renouvelé en
d'un soutien.

J.B.
Nom
ton.6

en

Dakar

(Sénégal)

pio^itom poun &gt;ime&gt;iciet - oh combien - avec
qui nom aident à iuAmonteA l&amp;i di^icnltéi

ceux

biemu que nom AencontAom.

vooa,

nom-

s#*»#***#*»*#»#*
»»»**»»*******#*

A la débuta

penseri que calia melhor escriure soncament en
lenga nostra per afortir sul pic l'èsser nostre. Mas la desoccitanizacion grafica es mai granda que l'orala.. Mai d'un
"miegjomal" compren e bretoneja nostres parlars ; mas mercé
la grafia francimanda-felibrenca, pauques los sabon legir e
escriure dins la bona grafia unitaria. Doncas força
bravos
per la causida vostra que nos acostuma de passar a l'escritura classica.

Puèi costa VIURE qu'es un tremestral, de segur intéressant,
un bocin
trop intellectual e universitari per s'espan dir dins lo poble encara e tocar lo mond ; O.N. pr'amor que

mas

porgis la lucha occitana de cada jorn, la vida vivante,
çompar, mai accesible e compreensible de cadun.
Sus aquo, quina bona idea aquel numéro especial Larzac !
basta que contunhetz quand o caldra amb de fuèlhas d'aquela

nos
es

mena.

2

M.J.

95

-

Bessaucort

J'avais adressé quelques numéros d'Occitania Nova à des ami
tiés pour ies intéresser au fait
économique occitan,
pour
les amener à voir la crise du
pouvoir en France sur des ba¬
ses

d'activités anti-étatisation

producteurs
ne
-

:
associations libres
de
et de consommateurs face à la gigantesque machi

économique de normalisation de la
En gros,

vie quotidienne.

la base refuse les groupes de militants et con

-

verge vers une politisation générale du phénomène anti-colo
niai de ces groupes.
On abandonne assez le militantisme pour l'individualité active ; tendance actuelle qui rend difficile la tâche d'or
-

ganisations.et qui met
venant

de tous

en avant

garde la

masse

des occitans

les groupes.

(.....) Je soutiens

que

si Occitania Nova continue

comme

dernier numéro Larzac, ça ne pourra plus
passer inaperçu

(Montpellier) où la politisation prend le dessus sur
traditionnels occitans.
Un legèire de Montpelhier

groupes

le

là
les

�FOS

lo capitalisme organiza la
pollucion

:

4

du référendum

A propos

5
8

Nouvelles locales

internation"aies

Nouvelles

EDITORIAL
Avem esperat

14

suspresa ça que

la résulta del référendum,

De las cartas contunha

Après le meeting Geismar-Marti

14

Joan Pau

POEMAS :

15

Blôt

18

Informations littéraires

19

sens

totjorn de sortir la "frança

pau-

ra", la de la "contestacion", mai que mai Occitània e l'Occitània
del litoral

BULLETIN D'ABONNEMENT

résulta

una

là.

miegterranenc

del Limosin.

e

(influencia del P.C.F. en Lemosin),
tanben, amb mai d'abstencions (Gironda, Gers...), tôt
lo
miègjorn, a l'un côp s'es abstengut e a.votât non, a mai de 401 per
cada part.... dembra pas que lo nogal del centre (Lozera, Avairon..)
que "votan pel poder". Aqueles d'aqui-atal coma los basques,bretons
e autres, dins lors paises arroînats, sens joventud e sens avenir an pbur en se bolegar de vèire lo mond s'aclapar a lor entorn.
MoLo nord

a

votât non

l'oèst

intx.oia.blme.nt per

ron

Vtvoiution de ta iocitti,lor

an

dit.

finala, 34,33 I dels occitans an causit lo oui - con¬
tra 36,11 I dins 1'Estât frances ont Cbrses e bretons se son
abstenguts -, e "Europa dels detz"es venguda realitat oficiala. Ajustem que los occitans an pas fait la contra al oui par nacionalisme
frances, que plan de ciutadans franceses son europencs (sens
tròp
saber çÔ qu'es) e qu'an cresegut de far Europa.
Fin

Entrevista

:

MANCIET parla

20

23

H0NT0L0GIE

Cuberta

MARTIGUES

:

Adieu Venise provençala

:

fïitb YAN.

Cal ésser

just, la demagogia dins aquel sentit a pro

Per nosautres que sèm encara jos França e jà jos
una estona, nos podem assabentar sus aquel sicut en
virât d'uèlh suis problèmas de 1'agricultura nbstra per

dempuèi
un

per

vèire

bimestriala

revista

A.D.C.V.I.O. (Ici de 1901)

editada per
inscrita

la

a

C.P.P.A.P. n° 50.318

Despaus légal
Secrétariat

-

bu,

rue

d'Ocangleses... i
l'argent
ven
de pichons ; de trabalhaires, ne
d'Africa
mas tanben de Turquia,
que restan) i aura sustot las esla pollucion

tanben, amb la région de Marselha, es un canton

citània pro abançat per l'epòca, olandeses, alemands,
son dempuèi pro temps amb los trusts internacionals;

d'amont e toma butar quan a fait
vendra d'un pauc pertot, del nord
del Nord eca. Pels indigenis (los
cobilhas e totis los problèmas de
Las solucions ? Pel movement occitanista que se cerca en¬

Aqueste côp, son de joves
de vista. Dins lo meteis
parla dels problèmas gascons e de son en.

cara, avem dubert una "tribuna politica".
militants non inscrits que dison lor punt

sentit, Bernât Manciet nos

gatjament politic.

abonaments
11

mai de 72

Europa
getant
exemple,

1'Europa capitalista n'es lo remedi....

se
Fos

OCCITANIA NOVA

pa-

gat.

:

de la Concorde

Pel primièr côp, Occitània Nova parèis sens retard
dins
parucion (lo 1èr de cada dos meses), mas avem pas encara pogut
lançar d'edicions regionalas. Nostres legèires se dèuràn acontentar
per un temps de las informacions regionalas qu'avèm volgudas
mai
sa

31-Tou!ouse
C.C.P. A. BRU 2-944 14 Toulouse

nombrosas

e

mai précisas.

OCCITANIA NOVA

******
OCCITANIA

******

Lo mai d'aquest an i avran l'eleccion poli Italia ; entre la darriera reunion qu'avem agut
a
Sant-Peire, se son avançaas très propòstas de comportament en
vista dis eleccions.
tica

QUASERN MONDAN
Se n'es passât
que nos sèm vists.

de

causas

dempuèi lo darrièr côp

Primièr, lo 25 de
Fornier amb Josiana
ser

-

vos

aver

una

-

març, avëm maridat lo Bernât
que podètz pas conèisdrolleta ça que là-Planhèm de segur de
una

bigordana

plan brava
convidats,

cal estre rasonables.setz
trop nombroses.... Ara los nòvis, sabèm pas mai ont son pas.
sats. Se los
vesetz, lor podrètz dire de tomar vèire
un

pauc

çò

pas totis

que se passa
Es

mas

en

1) la preseńtacion d'un candidat per lo moviment occitan
2) L'apotz électoral a un partit politic que nos garantisse
a

sia vinca son apotz

3) Votar esqueda blanca ente lo cas contrari
Avem

electorat

jom qu'aprenguerèm amb fôrça plaser
lajia issença de Jordana-Miriam a çô de nOstre amie Joan Lois Malves de "l'Echo des
Corbières", a Font-coberta.
A
Joan-Loîs e Domenja disèm totis nôstres compliments per aqueste urós esveniment.

propôsta.jà
consentit de la lei, e sobre tôt per
de trebalh per poder contar sus
un

d'abôrd escartat la primera

que nos manca lo temps
que i manca encara ben

empr'aqui....

lo meteis

ITALIANA

valid.
Coma pas

tuchi

se sentem

de votar blanc,per-

es un moment délicat de la politica italiana, donte
i
fascistas volon levar la cabeça, alôra avem ponchat lis
uelhs sus la segonda propôsta. Mandarem d'envits ai partits

qué

per

veire çô que ne pensan di minoranças e de

'starem

a

l'autonomia

e

veire.

i proxima eleccions cola comuna de Chastel Delfin

Tenem d'uelh tamben

Encara,_dins lo darrièr numéro del jomat sus-nommat., avèm après la venguda tanben d'un primièr eiritier
a
1 ostal de Claudi e
Gisèla Marti a Carcassona. Longa vida e
plan de bonur al pichon Guilhèm.

munalas e nos donan
de Val Varacha.

d'ôbra

per

TAVI COSIO

3

�FOS

FOS c'est la grande contradiction du
capitalisme
complexe industriel à l'échelle européenne, implantédans
désert : la Crau, sans aucun lien avec
i'arrière-pays.
.

Un
un

o

o

Les

o

voies

de

rhodanien,

A FOS,

communications

tes.De toutes

LO CAPITALISME ORGANIZA LA POLLUCION

sa

ne

sont

toujours

construi

pas

-

façons, FOS représente le terminus du sillon
porte sur le large. La matière première arri¬

installations portuaires de grande capacité
le Rhône vers les cen¬
consommation, bien plus au Nord.

vera

par ses

sera

transformé puis transitera par

tres de

,

Quelles seront lesincidencesde FOS sur le développement régional ? Pour l'instant : la prolifération des bi¬
donvii les
L'Etat français et les gros industriels
pren nent à la Provence quelques
hectares de cailloux, son
so I ei I, sa "fenêtre" sur la Méditerranée. En
échange elle reçoit I 'arrivage de main-d'oeuvre étrangère : cadres pari siens, travailleurs algériens ou turcs, la pollution
de
l'eau (mort de la faune aquatique de l'étang
la
de Berre)
pollut ion de l'air (gaz nocifs des entreprises chimiqueslet
.

Lo

govèm

arrèsta

d'arrestar de s'entrevar
dei problèmas nôstres. La bêla prôva es qu'ara avéra un mi¬
nistre de "1'environament" ! Après bramaretz coma d'ais
cabaniers que la pollucion, la proteccion de la natura es
quau.
qua rèn qu'intéressa pas la "majoritat". Quina ingratitud !
pas

le

Tè,un exèmple que l'aparament de la natura e la
lucha contra la pollucion es organizat d'un biais
espectaclós
l'avètz amb Fôs. Auretz jamai pas rèn vist de tant

Pendant

polit pèr

s'expatrier et l'intérieur du
n'est pas pour les Provençaux.

O

trust
taus

pollucion. Se pau.
govèrn dur e pur neMiegterrana de botas emplidas de de-

nas

E bord que l'exèmple tombava d'aut en
1963,
lo
Pechiney, pron ligat coma se sap ai mitans governamen parier de sei fraires, se diguèron qu'estènt que lei com

mar

vider,

FOS

car

nòvas que

ne

faràn

una

grossa consumacion.

?

Ja, podèm aver una idèa de çò que serà Fôs deman se
a que d'ausir lo chamatan
quotidian deis avions de
reaccion que passan dessus l'estanh de Bèrra. I a
que de tra -

Marselha, acomençavan d'esclafits, çò melhor séria desenant de lei negar tanbèn au

fons de la

se

O

ONT ANAM

bas ont deversavan leis escorrilhas de seis usinas d'alumini
de Gardana e la Barassa, tocant
tre

à

O
pollucion de l'aiga ? Lo gof de Fôs es ja pron
tocat. Dins l'estanh de
Bèrra, en dessós de cinc métrés,la vi¬
da animala e vegetala a dispareissut. L'absència d'estacions
de depurament pèr leis esgots,
l'escampament deis aigas deis
industrias dau ribeirés e tanbén l'aiga doça dau canau de Sant
Chamàs (que vèn de Durènça), cavat pèr nôstre
bèn pèr pas cambiar, an destruch l'equilibri biologie.
Pèr subrepés vendran leis
aigas gausidas deis usi -

Es pas novèu lo problèma de la
sèt aici tre leis annadas 60,
quora lo
mar

pays

E la

PROBLEMA ANC IAN

guèt au fons de la
galhs radioactius.

temps les jeunes Provençaux continuent

ce

à

empoisonar scientificament lei populacions... Es verai que
s'agira rèn que d'Occitans e de trabalhadors imigrats,
mai
que mai d'arabs, çô qu'es parier ; e estènt qu'en
França
siam pas racistas, baste que pagan,
podon bèn crebar ! Lei
quadres, elei, faràn sei dos ans coma dins tota colonia, e
puèi tomaràn dins son pais.
UN

bru it.

fan rèn.

!

I

la Meda ont

aguèt una brava protèsta côntra aquest projècte
d'aici. D'enquèstas foguèron fachas. Mai fin
finala, coma èra
previst, lo govèrn donèt l'autorizacion. E partènt de 1964,
lei fangas rojas qu'aurián pogut utilizar dins l'industria,
qu'ansin d'usinas serián estadas bastidas -, foguèron immergidas dins un abîs de la costiera, près de Cassis.
Pèr lei bandits
capitalistas, veniâ la mar Miegtterrana un esgot immens.
E laissi de caire, pèr
ara, lo chaple complit dins
tôt lo terraire occitan pèr
leis installacions militaras...

pudis tant__a gas que se podèm demandar coma
gènts arriban de viure aqui.
S'apondi que sus lei terraires de Fôs e d'Istras
(lo primier cônsol d'aquesta comuna d'aici es la
segonda e darriera excepcion de la
région : remercejant lei militars
dei
fôrças d'ocupacion, es de la majonlAat .'), lei bidonvilas son
venguts una causa normala, e qu'au mes d'octobre, lo ministre
de 1'Environament, lo Robèrt
Poujade, precizèt que dins la zo¬
na de Fôs
e^de l'estanh de Bèrra se trobava dins l'aire tan d'à
xid de carbôni qu'a
Paris, comprendretz que i a de rasons de se
far

QUAUQUEI

ont

versar

I

de

demarrit sang.

CHIFRAS

Riscam de la mar ais Aupilhas d'aver un
poiridier
viuràn d'aici a l'an 2000
près d'un milhon d'abitants.Coma

faràn, aquestei gènts

Mai, parlem plus dau passai estènt que coma sabètz, lo govèrn es de lònga virât vêrs l'avenir. E se non
siatz convenait, avètz
que de demandar au Chaban-Delmas
que
vos dira çô
qu'es la nouvelle. ioeLété etl'tgalilt devantl'lm

DE

Leis estatjants son
fôrça sensibilizats ai problè¬
estènt que lei vivon.
Ansin, dins lei comunas menadas pèr

d'agost de 1_971, la mission d'amainatjament
de l'estang de Bèrra escrivián au
primier cônsol de Fôs, (un
bme de la "majoritat" causa
pron excepcionala dins aquest cai.
re que lei
gènts son pas tant colhons pèr venir de coguius
volontaris !) qu'en 1975, leis usinas e lei
centralas termi-

mas

drid sulfurôs

vôu instalar

cas

d'omes

qu'aparan lo pais e pas leis interès dei trusts, an inque^lei patrons fagan venir de trabalhadors sensa lei
lotjar. Aquo a empachat la creacion de bidonvilas.
terdich

de Fos bandiriáh dins l'atmosfèra nòu cènts
tonas d'ani-

pèr jorn

se

E lo

mesclats ais
menar

a

govèrn

que sent

qu'aquô entrepacha lei

trusts

eàtablLment publie, que passariâ dessus lei
comunas, laissant ai cônsols rèn que lo drech de dire
d'bc.
Es la eoneeAlaclon, la pantLeLpa.el.on e la decentnalLzaclon.
Es totjorn que davant la
protèsta generalizada deis

rèn èra previst !

Lei poussas e lei fums de la siderurgia
idrocarbures non saturats dei rafinariás riscan de
creacion d'un ómog oxidant coma lo de Los Angeles,
1'ensolelhament important de nòstrei régions ajuda

d'aquest infèrn ?

MESURAS,,,.

pôt.

Lo 16

quora voudràn sortir

la

un

abitants, lo govèrn es estât forçat de prendre de mesuras
pèr luchar côntra la pollucion dins la région Fôs-estanh de

estènt que
de fenomèns

Bèrra.

pariers.
Me diretz

qu'una solucion es d'aver de chaminèas
pron nautas (150 a 200 métrés d'autura). Mai ia una impossibilitat : lo Cèntre d'Assai de Vôu de la basa militara (tè,
encara una !)
d'Istras empacha una tala realizacion.

En
-

chaplant

gros,

vaqui çô qu'an previst

manent

pèr lei problèmas de pollucion industriala

rarà la coordenacion administrâtiva

LA SOLUCION

-

D'uneis asseguravan que la tenián, la solucion mi¬
racle qu'aurii pas costat un sòu ai capitalistas. Era
simpleta e bastava de i pensar
: lo vènt majorau de Provènça,lo mistrau se

gir

coma

-

cargariá dau pretzfach.

Mai représenta rèn que 40 i dei vènts dominants. Adonc, quora auretz de vènts de la mar, lei pollucions vendràn
tombar sus lei zònas abitadas e sus d'espais que son de prote-

Crau ò Camarga.

e

blic.

MIRACLA

;

assegu.

1'informacion dau pu.

Obligacions minimum pèr leis industriaus d'utilizar leipro.
cediments antipollucion mai modèrns e adaptacion a flor e
mesura ai
progrès tecnics.
Pèr mantenir la qualitat de
l'aire,
contunhida de mesuras automaticas ;

un
-

:

Creacion tocant lo prefècte de
région d'un secrétariat per¬

taus

maximum, demeniment deis

creacion d'una
se

malha
la pollucion passa

emessions.

Fixament abans lo 1° de genier de 1973 d'un nivèu minimum
d'oxid de sofre ; abans aquesta data leis
entrepresas por-

giràn

un

bilans quotidian de séi emessions sofradas

;

una

�dée

APRES L'ANNONCE DU REFERENDUM SUR L'EUROPE
Bien

pompidolien est

entendu la France

en

après dix

bonne voie. Tout n'est

ans de pouvoir
pas rose,
tout

réglé, nous en sommes d'accord.
Cependant une simple revue de presse nous fait ap
prendre beaucoup sur ce qu'il reste à faire, dans notre Occitanie du Centre, de l'Ouest ou en Languedoc ou en Proven¬
n'est pas

ce.

Les

producteurs de vin fixent des ultimatums

aux

Pouvoirs Publics, les producteurs de maïs manifestent le 11
mars à Mont-de-Marsan, se plaignant d'être sacrifiés par le

gouvernement français, et ne pouvant exporter leurs mais
vers leurs clients les plus proches - Espagne, Portugal,
Grande Bretagne - faute d'une aide suffisante.
1500 ouvriers et employés de l'A.P.C. - ex O.NIA - mani festent à Toulouse, sont entendus par Monsieur Pierre BAIDIS
par Monsieur Alexandre Sanguinetti, député U.D.R.
ils réclament l'application du plan de diversification des
productions de leurs usines, seul capable d'éviter les li
cenciements, les suppressions d'emplois.
-

-

travailleurs des champs, des usines,
étudiants, commerçants sont inquiets
Partout les occitans

-

qui se demandent si l'on veut vraiment que l'agricultu¬
première force économique en Occitanie de l'Ouest et du
Centre (Limousin, Auvergne) veut encore, ou peut encore si¬
gnifier quelque chose.
Leur statut de producteur dans l'économie capita¬
liste, fait d'eux des clients aidés du Crédit Agricole, ayant comme perspective de vivre pauvre et peut-être de mou¬
rir riche : 80 $ des agriculteurs ne feront pas la demande
impossible pour eux - de devenir un vrai "Chef d'Entrepri
se moderne" selon les
options syndicales dominantes.
Ils sont à plus ou moins bref délai condamnés
à
voir leur exploitation se faire regrouper par l'intermêdiai
re des S.A.F.E.R.
pour grossir des exploitations déjà
ren¬
tables. Très peu, 10 - 15 $, peuvent espérer vivre décem re

information économique,
des indices de développement,

la meilleure connais
fait découvrir que,
Marché Commun ou pas Marché Commun, à Six comme à Dix on
ne réglera pas les problèmes du développement régional en
deux coups de cuillère à pot ou à travers deux ou trois
référendums, fussent-ils majoritaires.

-

ment du travail de

la retraite

sance

Beaucoup commencent à saisir que les centres
de
plus en plus étrangers à nos régions, que
les vrais tireurs de ficelles ne sont pas les hommes politi
ques, fussent-ils de la majorité parlementaire, ou présiden
tielle ! Que des forces autrement plus puissantes que celles
de nos gouvernements sont les décideurs, incontrôlables
et
incontrôlés qui peuvent agir sur tout le présent et l'avenir
de régions entières.
décisions sont de

OR L'OCCITANIE NE PEUT PLUS ATTENDRE :

dans

son

agriculture vieillie des problèmes d'hommes se posent, des
problèmes de regroupement, de valorisation des productions,
d'équipements collectifs, de débouchés et de transformation
sur place des matières premières.
Le potentiel n'est pas négligeable. Les points
forts s'affirment, des efforts louables sont tentés, un sem¬
blant de coordination s'amorce, mais les faits restent : le
retard relatif s'accroît, et l'inquiétude des jeunes est fon

experiência de dessulfurament dei fums sus un grop E.D.F.
-

de 250 MW serà facha en 1972.
Pèr leis aigas caudrà una autorizacion pèr utilizar la resèrva de Crau ; leis autorizacions de bandiment en mar
e
dins l'estanh de Bèrra seràn revisadas ; serà parier pèr
lei bandiments dins lo gof de Fòs.
^

-

Enfin, serà la zona industriala que s'alarga au nord
de
Marselha e s'esperlongarà fins a Fôs, nos prometon, una zo¬
na pilôt pèr la lucha cbntra la pollucion ; lo pargue
de
Camarga recebrà de terraires suplementaris.
...

PER REN

tribués, ont été obtenus, alors qu'il s'agit simplement de
l'application de la loi. C'est ainsi que s'enracine dans les
campagnes occitanes la mentalité permanente de l'assisté
perpétuel.
OR LA REALITE VRAI EST DIFFERENTE

:

affinions

nous

1'Occitanie a une créance sur l'exagone ; nous
affir¬
mons que la logique même du système capitaliste est
battue
en brèche par la politique gouvernementale
et européenne ,
car la création de valeur ajoutée est freinée par les écarts
de revenus entre régions.
que

Nous constatons que

contrairement aux déclarations

de nos ministres successifs de l'agriculture, et du Prési dent Pompidou, la logique du système veut que l'argent ail¬
le à l'argent, et que par personne active en agriculture,
l'aide publique de l'Etat renforce les rentes de situation
des mieux placés, de ceux qui peuvent s'en passer.
La projection sur une carte de France, de ces ai¬
singulièrement éclairante.
Est-il possible d'accepter, sans rien dire,
une
telle situation ? Et si l'on peut parler, doit on en rester
aux paroles ? De quelle nature seront les actes qui peuvent
donner un espoir d'amélioration et être porteur d'avenir
pour les masses paysannes, ouvrières et étudiantes d'Occi tanie. Nous pourrons aborder ces perspectives dans un autre

des est

numéro de la revue.
J.R.

biais, pèr Fos, probable que n'aurem a. parpollucion, vos doni rendètz-vos d'aici adètz
e uèch mes. Sabi bèn que lo Jerômi Monod vèn de dire que Fôs
séria un modèl de siderurgia neta, e que lo govèm fa
un
bruch que te disi qu'aquô sus la FIANE (Fons d'Intervention
e d'Accion pèr la Natura e 1'Environament)...
D'aquest moment veirem se uèi m'enganèri e vos contëri de cra
De tôt

lar mai.

cas

Pèr la

!
GLAUDI

BARSOTI

?

verai ? Es que devèm mai pitara
i aurà amelhorament ?
E se o es pas ? Nosautres, siam bensai pas trop c.oopeAatlu&amp;,
mai que volêtz, es pas que siaguem mesfisós, mai avèm l'abitud ara... dei promessas !
D'exèmples mai ? SOLMER a rèn previst dins son plan
d'investiment pèr lei mesuras d'utilizar pèr empachar la for.
macion de fums roges normaus dins lei zònas siderurgicas.
E
es que deuriln
pas preveire que lo menarés de fèr sia çlaçat
dins de cubèrtas pèr fin
que lo vènt non carrèja lei poussas?
E non caudriá que lei caudieras a fuel deis indus trias agan de sistèmas a
pulverizacion pèr empachar la formacion de pluèjas grassas ?
Ne'n parlan pas d'aquô... Adonc, vos podètz pensar
que s'avèm de dobtes, i a de rasons... Subretot que fa
pas
sièis mes que lo Pechiney mai, ai Bauç, dins un rôdol espectaclos, aguèt 1'autorizacion de traucar la còla pèr ne tirar
de baucita. E vendràn
puèi vos dire que son pèr la proteccim
Tôt

la terre. Pour les autres à terme c'est
I.V.D. si possible - moyen excellent uti

avec

lisé par le pouvoir et les notables pour affirmer leur auto
rité : car chaque fois que ces moyens exceptionnels sont ap
pliquës la démarche de certain, surtout en période électo raie, est d'utiliser chaque dossier, pour faire croire que
c'est grâce à leur intervention, ques les "avantages"
at¬

La meilleure

-

-

aquô polit,

pas

*

l'esca que, fin finala, s'es aplicat,

de la natura, nôstrei ministres.
La conclusion s'impausa : 3
son de repepiaires,
an
perdut la cabeça e adonc an que fotre lo camp, ò se garçan
dau pôble. Vos laissi far la causida.

voulez apprendre le provençal, le provençal
!
Une méthode audio-visuelle vous le permet :
Vous

parlé bien

entendu

PAR1AM
de

Robert

par

PROVENÇAU

Lafont et Christian Baylon,

adaptée

au

provençal

Guy Martin, Yves Poggio et Claude Barsotti.

Elle

comporte 20 leçons et plus de 300 pages dont 80 de des¬

sins.

Trois bandes
ciation

magnétiques permettent d'acquérir
le vofume
Lu tuo-Li bandu

Pour

les

une pronon -

impecable

magn&amp;tiquu

commandes s'adresser au Groupé

gnants Provençaux

10, rue Curtii
CCP 2321

08

:

25 F

:

150 F

Laïque des Ensei

MARSEILLE

MarseiIle

-

12°
5

��OPERATION

T SL

Z 8L C

i

o

O

O

(député) vient d'adhérer au groupement
local de la Cavalerie pour le camp du Larzac. Il était temps
Delmas

M.

qu'il le fasse et surtout qu'il trouve le temps de nous
dire ! Nous comnencions à désespérer après son vote au

le

Con¬

nous

agréable de vous entendre, parler

est très

de l'eau sur le Larzac, M. le Député,Quelle
surprise ! mais alors pourquoi avez-vous "bloqué" les
di¬
vers projets d'adduction que l'on présentait, il y a
déjà
longtemps ?... Faut il pour vivre en bonne santé, boire à
tout prix de l'eau portant votre label ou celui de l'Armée?
Comment ont fait les autres communes du département qui ont
déjà l'eau sans vous et sans l'armée ?
Le "Marché aux Puces" que vous organisez
avec M.
Debrë et vos amis, à propos du Larzac nous promet des lende¬
mains qui chantent. Les marchandises que vous y étalez,sans
rire, nous rassurent pleinement. Avec le même sérieux que
vous, voici les avantages que nous entrevoyons :
de l'importance

P ouA

Hitlau

:

1) En accord avec le ministère du logement, le toit
de la piscine (quand il sera fait !) servira d'abri indivi¬
duel et collectif aux chômeurs et aux familles expropriées
2) Un mirador sera

construit gratuitement par la

accord avec le Ministère de la Jeunes

Défense Nationale, en

faciliter la surveillance du Maître
des berges du Tarn.
3) En accord avec le ministère de l'Aménagement du
Territoire, après chaque match (foot, rugby, tennis) les li¬
mites du terrain seront rafraîchies par l'Armée y compris le
se

des Sports, pour

et

sont passés à

mer,

En fait, les 2 et 3 avril se déroulait l'opé ration "Fermes Ouvertes" organisée par de jeunes
agricul¬
teurs et le Comité Départemental de Sauvegarde.
Sur

4) En accord avec l'Office du Tourisme, on distri¬
gratuitement un maillot, une sucette et un chapeau à
chaque touriste.
5) Les entreprises auxquelles on a fait appel jus¬
qu'à présent pour les gros travaux du camp ne viendront plus
de Bordeaux mais de Tokyo. Cela apportera pour la région une
"activité non négligeable dans les années à venir".

buera

bourg du Sud Aveyron,
panneau zone II sera planté gratuitement par l'Armée
et
en
en accord avec les Ponts et Chaussées. Il y sera écrit
dessous pour les étrangers : "Zone sacrifiée ou à sacrifiei"
6) Enfin à l'entrée de chaque

un

agAlcalteuAò

augmentée dès
Finances.
2) En accord avec la SAFER et la SAFALT, M. le Dé¬
puté, tenu par ses amis, "pondra lui même une ferme viable
chaque fois qu'un membre du comité de sauvegarde le lui de¬
mandera et là où il

voudra".

gratuitement une tombe famili¬
"dans le cadre de conventions à éta¬

3) L'Armée creusera
paysan

4) Une commission d'étude et de concertation sera
savoir comment disposer les tombes. L'Armée four¬
gratuitement les cercueils, l'asphalte et les fleurs.

créée pour
nira

ront

5) En contre partie les habitants
simplement les morts.

compte que loin d'être de vieilles

dues

fermes du Larzac étaient

les

à voir ensemble.
Il

va

"borias"

en

ruines

de soi M.

le

Député, que nous sommes à votre
aider à con -

pour vous rencontrer et pour vous

tinuer.

telle ferme fortifiée moyenâgeuse était aussi une ex
ploitation pilote. Ainsi, les paysans ont déclaré pendant
pendant les réunions et les visites de leur ferme qu'ils étaient décidés à ne pas se laisser chasser de leur terre,
leur occitanité.

affirmant de

Le dimanche
et

au

nom

Ce

sans.

soir, MARTI est venu, en son

nom

apporter son soutien aux pay¬
qui a permis de remettre certaines idées en place;
LUTTE OCCITANE,

de

"faire la fête" l'ont
malgré le ca ractère équivoque de la mobilisation, ce qui est clairement
ressorti de ces journées est que la lutte entreprise sur le
Larzac ne doit pas être considérée comme un cas isolé mais
elle s'inscrit danp le cadre général de la lutte contre
le
colonialisme politique, économique et culturel qui s'accen¬
là bronzer

ceux

qui étaient

bien

compris et n'ont pas insisté. En effet,

venus

tue actuellement

d'en

faire

une

librement touristes

neuve

et
et sauvage" où pourront évoluer

allemands ou militaires anglais.

Beaucoup l'ont déjà compris qui ne veulent pas
l'OCCITANIE soir le ""camping de l'Europe et la résiden

que
ce

ou

le but de désertifier notre pays

dans

"région

secondaire du Parisien"" pas plus que

ment des milices de

répression

au

la base d'entralne

service des impérialismes
v
,,
T.M.

jeunes militants ont été arrêtés à RODEZ
l'attaque de la Préfecture de I'Aveyron dans

Six

à

suite de

la

au 21 Mars. Trois sont inculpés de "tentati¬
destruction par substances explosives de bâtiments ha
et devront passer en
bités ou destinés à l'habitation"
Cour d'Assises. Les trois autres sont accusés d'avoir pro -

la

nuit du 20

ve

de

voqué les incidents qui se sont produits à la sortie du bal
des officiers

preuve ne

le 12 mars à Lacavalerie.

De fait, aucune

permet de les incriminer.

la première fois que des militants
vont
avoir participé à la lutte anti-coIonisatri
peuple occitan. Nous ne pouvons nous désolidariser

C'est

être

jugés

du

pour

L'ARMADO

DEFORA

!

Le

Paysanne"

26-3-72

12-RODEZ

ULSTER

-

LARZAC

armée d'occupation, massacre
les patriotes irlandais dans les rues de Belfast ou de Lon
donderry. Elle est présente en Ulster pour assurer la do¬
mination de l'Angleterre sur le peuple irlandais, pour per
pétuer en Irlande une situation coloniale.
Cette même armée vient s'exercer chez nous, en
Occitanie, à la répression des travailleurs d'Irlande.
Au camp du Larzac (Aveyron), elle effectue ses
grandes manoeuvres et prépare la guerre qu'elle mène con L'armée anglaise,

tre

l'I.R.A.

(....)

c'est le projet britannique qui
Debré pour accroître la superficie de ce

Justement,
été retenu par
camp.

a

L'Occitanie est déjà victime d'une politique
menée par l'état bourgeois français. La

coloniale forcenée

paysannerie est liquidée, les usines ferment., les jeunes
doivent partir, se vendre aux capitalistes parisiens. Nous
sommes le bronze-cul de l'Europe, et une terre d'élection
pour

les

camps

militaires. (....)

le peuple irlandais nous
a
suivre. Le peuple occitan non plus ne se
laissera pas faire.
Irlandais, Occitans, sont éloignés par des cen
taines de kilomètres.- Mais leur lutte est la même : c'est
celle de tous les peuples colonisés d'Europe contre
les
états impérialistes.
COMITE PARISIEN CONTRE LE CAMP DU LARZAC.
7
Voici 60 ans que

Signé : Un Groupe d'Agricultrices du Larzac : Fines
Massebiau, 0. Gastal, M. B. Garraud, J. Jonquet, 0. Mail
lé, J. Cadillac, J. et C. Burguière, Y. Goulon etc, etc...

extrait de "La Volonté

,

équipées d'un matériel moderne

et que

eux-mêmes fourni¬

6) Les survivants provisoires pourront réfléchir et
pleurer pendant une semaine par mois environ en accord avec
le Ministère de la Défense et dans le cadre de conventions

disposition

historiques causées par

Deux à

d'eux.

:

1) La patente des coopératives sera
possible en accord avec le Ministère des

chaque

des
la des

l'extension du camp et

trois mille personnes étaient venues
dis¬
cuter des conditions locales de l'agriculture et se sont ren

ce

ale pour
blir."

9, étaient distribués

mondiaux.

point de pénalty.

que

Nationale

richesses naturelles ou

des

celui-ci.

Nageur le long

Voua lu

la

des cartes montrant

tracts et
truction

seil Général.
Il

ceux qui, attirés par le soleil et
la
Lacavalerie ce week-end de Pâques ont pu
constater qu'il n'y avait pas que des pierres et des "bidas
ses" sur le plateau du Larzac.

Tous

PUCES" DU LARZAC

"MARCHE AUX

LE

FERMES OUVERTES SUR LE LARZAC

montré la voie à

�5 PEUPLES CHANTENT LEUR LUTTE,..,

edicions

Le

7 Novembre 1971, pour la
première fois à la
Paris, devant 1.500 spectateurs enthousiastes, Mutualité, à
Basques, Bre
tons, Catalans, Corses, Occitans, par la voix de leurs
chan
teurs respectifs :
Mikaël LABOA, Gilles
SERVAT, Lluis LLACH, I NIULINCHI.Glaudi MARTI, dénoncent
l'oppression dont leur peuple est vic¬
time.

L'enregistrement de
33 tours 30 cm,

originaux
de

avec

CALIVAR

spectable en une pochette de deux
plaquette de présentation, textes
en
souscription au prix

ce

et traductions est mis

:

30 F

:

plusieurs

Aqueste lèugièr volum

adresser à

I'ATELIER D'OC,
VILLIERS-sui—ORGE

(91)

soscripcion lo N° 1 de
dona per tòca de pu-

blicar dins lo texte intégral, força autors anciens desco neguts o desbrembats del public.
Dins lo primièr volum se publicarà
çò que nos demòra de l'ôbra destrusida, censurada e doblidada del
poéta popular foissenc dins la tradicion de
Godolin, FRANCES TRIBOLET (1768son
1844),
poèma eroî-comic : GLEISOS.

3 F)

pochettes,
Faites connaître ce disque à nos
amis,
Multipliez les souscriptions....
BULLETIN de SOUSCRIPTION à
Erables, 3, rue Pasteur

en

que se

(plus frais de port

Vous pouvez souscrire
pour

Las EDICIONS OCCITANIA NOVA meton
la colleccion novela "CALIVARI"

les

caractèrs

grosses e

Lo format

es

de 15

se presentarà d'un biais agradiu
amb d'illustracions.

x

22

I

sus

cm.

Lo

Nom

du

podetz comandar a OCCITANIA NOVA 11 Bis, carriera de la
Concorda
31
TOLOSA, al pretz de 3 F. cadun o 25 F per

souscripteur

detz.

Adresse
Je

vous

demande de m'adresser :
disques
30 F (+ 3 F de port)

Mandat-poste
Iier d'Oc

chèque

ou

ne

autre)

ou

doivent porter
MERCI

AiMBTZ

LA

aucun

PARIS

(Ate

-

Mutualité, le 24 Mai, Meeting LARZAC
paysans du LARZAC,
des ouvrières de la SAMEX - MILLAU

...

r
fli'MflTZ

Ai

MiRTl

(M

AT Z-

l'A CCi'oW

AîmaTz.

6 numéros

C.C.P.

15 F.
20 F.

soutien

Melle A.

BRU

N°

l'étranger
100 F

pour

30, 50,
-

2.944-14

TOULOUSE

NOM

:

Profession

Prénom

:

Adresse complète :
IMPORTANT

•'

joindiz Iz chèque
zt

znvoyza S.

au

pfiziznt bullztln

:

OCCITANIA NOVA
11 B-ii, Luz dz la. Conzotidz
31
8

-

TOULOUSE

La

PiNTURA

OCCITANIA NOVA

oooo

abonatz.vos
=

avec

MARTI, des

bMTUK/q "ÌM AT2- L'ECoNoNÌiA

aimatz

libellé

Fait le

Signature

�leis emplaçaments 250 francs pèr mes ! E s'agi s d'un fanlei gènts cèrcan autra part... quora pòdon. Estènt que pèr
la lèi es agachat coma caravaning
lei terrens qu'acuelhon mai de sièis caravanas, trobam d'en
pertot de terrens pichots logats pèr de proprietaris a tre^
quatre, cinc caravanas, pèr caduna 90 francs (pas equipatla
180 francs (équipât)... e de conselhers dau municipi se gei-

ga

gàs espectaclos ! Alara,

novèlas localas

pèr far parier ço qu'explica benlèu un pauc lei ra¬
l'abandon dau terren municipau. Lei trabalhadors
qu'arriban son forçats d'anar sia a aquest terren concedit
a
la societat privada (recampa ara 150 caravanas), siá
ço
de proprietaris que s'engraissan en li fasènt pagar car.Cau
far una vesita a Fôs pèr s'avisar coma vivon d'ornes :
dins
nan

pas

de

sons

de mèrda
de
de

NÙVAS DE PROVENÇA

FOS

®&lt;3L

16 de

siam braves.

E

de dire que

Es

dins lei

comunas

Lo taulier

-

de construccion de

i aga

l'usina S0LMER fa abans

2.000 obriers i trabalhan, e seràn lèu 9.000.Un còp
l'usina produira 7 milhons de tonas d'acier. Tornarem sus
aquô un autre còp. Cò mai Intéressant es lei prepaus
debanats pèr lo sénher Dherse davant de jornalistas en
eu
presentava lo taulier. Ansin, diguèt que sus lei 3.000 tra¬
balhadors
prevists pèr 1973, lo tèrç vendràn de Lorrena, e
lo rèsta de tota França e dau sud-èst "en fonccion dei competéneia e de l'aptitud a aquesta industrie severa" ; faguèt
comprendre que lei "gènts dau Miegjorn" que son de "trabal¬

pèr

ara
acabada

ECONOMIA
Lo

!

région ont i a de municipis responsables, e mai
dîficultats, la situacion es melhora.
la

junh de 1963, en seguida d'un avan lacament,

maritim dau Ròve, lo mai grand dau mond, que religa
l'estanh de Bèrra au pòrt de Marselha, èra tampat a la navlgacion. Cada annada, passavan aqui dessota un milhon dos cènts
lo tunèu

mèrças. Mai, estent que lo profièch dins lei
transports fluviaus es que mens important que dins leis autrei formas de transport,
lo govèrn refusèt de far lei trabalhs necites pèr tornar metre en servici lo tunèu. Solament,
despuèi i aquèt Fos, e s'avisan ara que lo tunèu dau Rove se
ria d'una bêla ajuda pèr lo complèxe industriau que coma
i
aura de produchs
lords, la "rentabiIitat", agrada dins
lo
mond capitalista risca d'èsser reducha. Alara, la direccion
dau pòrt autonôm de Marselha vèn de prendre posicion pèr que
lo tunèu sia' tornat dubèrt. Rèsta plus que d'esperar la responsa dau varlet de servici dau poder centrau valènt-a-dire
dau prefècte.
mi las tonas de

L'observatori Economie Miegterranenc, qu'bbra col'I.N.S.E.E. vèn de publicar un bilans de la situa-

indlscipIinats" serian

hadors

trabalh "ont cadun

deu

aver

pas

un

gaire retenguts pèr aquest

sentit naut de sei

responsa-

aquô leis Occitans seràn forabandits de son
paîs e dessus se vendran instalar de trabalhadors (avèm rèn
contra elei, pecaire, que son tafibèn tonduts pèr lei cap i talistas, mai aici son pas au sleu) que seràn mai doclls e
votaràn "bèn". Adonc, amies, siatz avisats. E lo sénher Ourand-Rival, un autre catau, parlant de la pollucion, aguèt
una frasa
que vos ne congostaretz : "Aquestei gas representan 25 milhons de francs.d'ara pèr an. Se pôt pas lei lar gar dins l'atmosfèra !" ; s'aguèsson agut ges de valor,leis
aurian largat pèr fin que vos empoisonan ! Es bèu lo capi bilitats"

!

talisme

la "nouvelle

e

Coma

société"

!

MARSELHAtria

amb

pèr lei régions Lengadòc-Rosselhon e Provença d'Asur. Vaqui lo resumit tocant aquesta région economi-

cion actuala
Costa
ca

d'aici.

La

populacion es ara de 3.465.000 habitants ;

a

qu'èra previst pèr l'encausa de l'imigra ci on e d'una represa de la natalitat. La populacion activa
es
de 1.347.000 personas que 1.282.000 non salariadas. Pèr la
fin dau VI0 Plan, en 1976, se pensa que la populacion sera
de 3.712.000 abitants que 1.351.000 seràn de salariats.
La
chifra d'emplecs deuriá crèisser de 17 % dins l'industria ,
20 Í dins lo bastiment, 16 % dins lo sector terciari. De notar que la creissènça mai fèrta dins lo bastiment mòstra que
i aura una colonizacion mai importanta pèr de gènts venguts
dau defira. Aquesta vista prospectiva es facha partènt de la
situacion ara. Dins lei quatre darriereis annadas, s'es cré¬
ât 96.000 emplècs novèus, mai
lo nombre de demandas non sa tisfachas qu'a pas cessât d'augmentar passa ara 46.000 !
Es
verai que dins lei Bocas-de-Ròse, pèr lo primier cop despuèi
cinc ans, se constata un demeniment de 11 % dei demandas non
satisfachas ; aquo vèn dei trabalhs de Fôs e intéressa
mai
que lei mestiers dau bastiment e de la manutencion. Empacha
pas que lo caumatge dei joves vèn encara de crèisser de 26 $
e que
lo desequilibri estructurau entre ofèrta e demanda vèn
mai grèu entènt que i a una politica marrida de formacion
professionaIa. De segur la creacion d'emplecs novèus (8 í)es
superlora a la mejana francesa (4 %), mai es luenh d'ajonher
lei besonhs minimum que son de 13 % pèr ne demorar a la si tuacion actuala ! IL'industria manten sei posicions alevat
dins la quimia e lo petrôla que i a de retards sus lei prévi¬
sions. Pèr lo bastiment e lei travalhs publics, la situacion
es marrida dins
leis Aups-Maritims, bona dins lei Bocas-deRose (aquò s'explica pèr Fôs). Pèr lei transports aerians
e
ferroviaris, Fôs e mai aqui pèr explicar la creissènça constatada ; mai l'activitat dau port de Marselha es luenh
dai
riér lei prévisions. Pèr resumir, se trobam de cara a una si.
tuacion de cri si ; Fos permet d'embeure un pauquet lo caumat.
ge e bandis mai lo bastiment, mai aquô rèn que pèr lei Bocas
de-Rose, e aqui caudria parlar lei cargas impausadas ai collectivitats localas e adonc a la populacion.
creissut mai

primier consol de Fôs ex-UDR (demissionèt - es çô
- pèr protestar contra
la politica dau govèrn
région de Fôs) manca jamai de se plànher ; de segur,

FOS

-

que

diguèt !

dins
a

Lo
la

rason.

n'es

lo

privada

lèu

Solament, voudriam

perqué lo municipi

saupre

primier magistrat a logat pèr 27 ans a una
son

terren

de

campament ;

e

que

societat

aquesta societat ela,lo-

qu'a d'usinas mai que mai
a
emplecs que 351 son
a Marselha.
De mai, i aurà desplaçament de 39 personas (valènt-a-dire deportacion) dins de régions dau nord (Compiè gne, Rouen...), tôt aquô probable dins l'encastre de la "de
centraIizacion". Polit lo capitalisme que socializa lo risca
mai garda pèr eu lo profiech.

MARSELHA

-

Lo societat UNIP0L

Marselha, vèn de decidir de supremir 410

A Draguinhan, l'usina de cauçaduras "Le Trap peur" qu'emplegava 41 personas e qu'es estada crompada pèr
l'entrepresa André vèn de tampar.

DRAGUINHAN

BRINH0LAS
cèndi

de

Leis assais d'un engenh de lucha contra leis infabricacion alemanda vènon d'acomençar. Aquest en¬

genh d'aici que sus terren normau se desplaça a 45 qm/ora
pot carrejar 7 tonas d'aiga. Serà intéressant se ... lo go¬
ne

vèrn

vôu crompar

SANT-ZACARIA

-

pèr Occitània !

Lo Cèntre

Internacionau de

la Santa-Bauma

or-

ganiza dau 12 au 24 de julhet, a la Santa-Bauma (Var), un
estagi "Provènça 72 e occitanisme", sota la responsabiIitat
d'Andrieu Neyton

qu'es l'un dei fondadors dau Cèntre Drama-

Provènça. I participaràn Robèrt Lafont, Joan
Larzac, Guiu Martin, Ives Poggio. Au programa es prevista

tic Occitan

de

formacion tecnica dau

una

comedian aplicada au teatre

d'òc

assai.de realizacion d'un espectacle, d'animacion de
seradas dins la région amb cantaires e espectacles occitan^
e tanbèn
un assai
d'analisi dei problèmas pausats pèr lo
fach occitan e una iniciacion a la lenga pèr metôde
audiovisuau. Pèr toteis entressenhas e pèr se far marcar : "Cen¬
amb

un

tre

International

Data

limit

de la Sainte-Baume",
83
pèr se far marcar, 5 de mai.

Saint Zacharie.

ENSENHAMENT
MARSELHA
un

-

Au Cèntre

Regionau de Documentéeion Pedagogica

,

d'occitan foncciona cada dimècre de 18 oras 30 a 20
Utiliza lo metode audio-visuau "Parlam provençau"
e

cors

oras.

l'ortogràfia classica. I a doas seccions, l'una pèr lei dé¬
I'autra pèr aquestei qu'an una conoissènça de
la
lenga. Recampa a cada sesilha mai d'un quarantenau d'esco -

butants,
lans.

NICA - Lo Cèntre Culturau Occitan organiza despuèi lo
mes
d'octobre a la M.J.C. Gorbella e despuèi lo mes de genier a
la M.J.C.

Pasteur, de

corsJoccitan.

►

Q

�LA GARDA - Lo 27 de febrier, una acampada deis occi+anis+as
de"l'Ecole Moderne" se debanèt a La Garda (Var). Lei problèmas de
I'ensenhament de nòstra lenga e mai largament de nos*

CULTURA
NICA
bre

foguèron estudiats. Tôt aquò deu abocar lèu lèu
publlcacion d'obra+gespèr lei mèstres.

la

sus

MARSELHA
de

Cèntre

Lo

-

Regionau d'Estudis OccitansrProvènça

publicar lo primier numéro de son bu+letin pédagogie.

fôra d'informacions

I'ensenhament nòstre

sus

en

NICA

En

Provènça

Lo Cèntre Universitari

-

de fichas pedagogicas son au somad'aquest primier numéro : "Les incendies de forêts","Nos
ancêtres les Gaulois...?", "Comment utiliser : "Parlam Pro-

Lei

-

Pasteur.

la Pena-de-Vèuna, Rocavaira, Auruou, la Destrossa,Bolhadissa, Brecòda, Peipin e Ròca-Fòrt-Ia-Bedola) en consti tuit una associacion que sa tôca es de reboscar lei
massis
e

var

una

que de

d'aparar aquestei qu'existisson

Rives-Henry, n'i

bêla part de

a

la natura pèr

aquest) de la populacion de

la

força !),

se

lo profiech

poirà

-

vinhairons occitans

lei

cochar

vou

existis

DINHA

-

-

pèça bilinga'Mort

de

paTs.

son

Lo 4 de

març,

!

Lo 4

-

surrection

de

Joan

M.

a

Dinha ont l'occitanisme

Carriera donèt "Mort et

ré¬

Occitania".

Lo 18 de març, sus lo ribeirés de l'estanh de
serada de cançons occitanas amb Beltrame,Nicòla
-

una

Pèire

se

debanèt.

Lo Cèntre Dramatic

de Provènça que sa tôca sera l'alargament dau teatre occitan en Provènça, vèn d'èstre créât.
Tre ara, dins l'encatre de
l'estagi de Sant-Mitre (organi zat pèr lo Calen,
lo Cèntre Regionau d'Estudis Occitans-Provènça e lo Grop LaTc deis Ensenhaires Provençaus), donèron
la pèça "Lo darrier moton" que son tèma n'es
I'instaIIacion
de l'armada sus lo planestèu de Canjuers (Var)
lei 3
e
4
d'abriu ; la donèron puèi a Valènça lo 15 d'abriu, a Ais lei
29 e 30 d'abriu, a Lyon lo 6 de mai. La donaràn dins lo mes
de junh a Niça e Grenoble, lo 23 de
junh a la Santa-Bauma
au mes
d'agost a Avinhon, dins l'encastre dau festivau oc¬
citan (s'aquest d'alci es de
quaiitat...). De brave trabalh!
Toteis entressenhas au "Centre
Dramatique Occitan de Pro vence", B.P. 20,
83 - Toi on.
-

,

une

une conférence débat animée
par Robert LAFONT
et
Yves
ROUQUETTE, au Foyer de la Jeunesse, qui répondirent aux
questions linguistiques des anciens et à celles, plus poIitiques des jeunes.

formidable soirée chansons avec les provençaux DAUMAS
et NICOLE, le
languedocien MARTI, et le breton Gilles SERVAT, venu nous montrer à quel point les revendications des
une

bretons
-

:

una

que son tèma n'es la
luarroinats pèr lo capitaIisme que

de març, de vèspre,
s'alarga tanbèn, lo Teatre de la

T0L0N

Ce furent simultanément

-

LO MARTEGUE

exposition du livre et d'art graphique occitan,
à
l'A.R.C.A. rue des Riaux, où l'on put apprécier les
des¬
sins d'AMSA, de SEVERAC, les
lithographies de FAUCHE et de
ses élèves,
parmi lesquels BOMPEYRE fut particulièrement
remarqué, les sérigraphies de AZEMA. Affiches, articles de
journaux et citations de nos grands régionalistes natio¬
naux (Sanguinetti
et Debré) complétaient l'exposition.

la Facultats de Letras

Marselha, amb aquò acomençan de s'avisar que l'Occitanis¬

me

e

-

a

la Carriera donèt

cha dei

A

région.

Du
26 février au 2 mars, Toulon a vécu,
sur
le
"PROVENCE, terre occitane" une série de manifestatiers
artistiques et politiques, qui avaient pour but de faire pro¬
gresser l'idée occitane et l'occitanisme, dans une ville pro¬
vençale traditionnellement acquise au félibrige. Elles fu¬
rent suivies par un public nombreux, composé en grande
ma¬
jorité de jeunes gens venus rechercher un provençalité dy¬
namique et vivante que n'est plus capable de leur apporter
un Félibrige
passéiste et sclérosé.

can-

a 15 oras, e lo 5 de març de
vespre, lo Teatre de la Carriera donèt au mini-teatre de la
M.J.C. dei Bèus-Arts, "Mort et résurrection de M. Occitanië'

(vertadier

thème

de vèspre,

lo Teatre de

MARSELHA

sau-

OCCITANE DE TOULON

un

pron bê¬

Lo

-

Lo 3 de març,

Bèrran,

SEMAINE

e

résurrection de M. Occitania"

et

Leis aparar

e

la M.J.O. dei Tres-Lucs (ban-

fube

un

d'Ais,

contra lei "promotors" que se lei vôlon
reservar pèr seis operacions de
pilhatge. Pèr ara, aquesta
associacion estudia un projècte important batejat "CalancaSanta Bauma" qu'intéressa una zona que s'alarga de Marselha
fins a Var sus la costiera, e dins l'interior va fins a
la
Santa-Bauma. Se lo govèrn e sei ministres de la construccii meton pas d'empachas (es pas
on
segur que i a de sous
a
ganhar

a

adonc.

Bocas-de-Ròse (Aubanha, Gèma,Cu-

jas,

territori

genier,

1° de març, a I'Universitat de Provènça,
de¬
mond, cantèron Patrie e Daumàs. Foguèt una bra¬
va
escasènça de mostrar a un public d'estudiants çô qu'èra
l'Occitanisme ; l'aculhènça foguèt calorènta ; de seguir

devenir "conselhiera

AIS

son

de

ta de dubèrta.

AUBANHA

de

Lo 28

la, mai pecaire, a de besonh d'amelhorar sa prononciacion
canta en provençau amb l'accent ponchut ! Força public;
mai ailàs ! atmosfèra felibrenca que i aguèt ges de contès-

vant

cremats

-

Se

que

conjugale" ? Es aisit:
très annadas de formacion e d'estagis, tôt aquò a Paris co¬
ma es normau, que
lei conàs de provincia poiràn alargar son
esperit estrechon rèn qué dins la vila dei "lûmes" !

encara.

lo. Cèntre Culturau Occi

aguèt

-

MARSELHA

dei

15 de genier,

e

lèga de Marselha), venguèron canta Beltrame, Estèla
taire novèu, Felip Garcin. Aquest d'aqui a una votz

dessenh.

comunas

14

Mauris.

MARSELHA - En França lei comunas recebon 10 % dei recetas
fiscalas. Dins lei païs europencs que lei comunas I son mens
favorizadas (Itàlia, Bretanha-Granda), 12 % ; e 25 ì
en
Sueda e 30 % en Alamanha Fédéra la. Pas de besonh de vos far

Onze

13,

I

MARSELHA

-

decèm-

una exposicion de libres, revistas e
dis¬
la projeccion dau film "Lubéron 70" virât
dau tèmps de l'estagi dau Calen a Boniu (Vauclusa),
e
una
serada de cançons amb Nicòla, Longamai, Peglion, Roux
e

DIVERS

Volètz

de

mes

occitans,

ques

vençau"", "Deux poèmes". Aquest but I et in intéressa noisser
son pats. Abonament :
12 francs ; CREO Provence 6, traverse
Cas, 13 - MARSELHA 4°, CCP MarseiI le 5894-57.

-

au

organizèt très jornadas d'informacion sus Occitània.
debanèron dins un quartier popular de Niça e a la M.J.C.

ri

MARSELHA

créât

tan

e

dl'entressenhas divèrsas,

un

Occitan

1971

de

organizèt lo 7 de geniér de 1972 una conferén cia-contèsta animada pèr Enric Giordan sus lo tèma "L'Occi¬
tan ie et le problème occitan".

tra euItura,

une

se

superposent à celles des occitans.

deuxième soirée chansons

a

clôturé

la

Semaine

avec

C'est grâce à des actions de ce genre que les Pro¬
vençaux comprennent, peu à peu, que, tout en gardant une originalité propre, ils font partie intégrante de l'OCCITA -

NIE, que leurs problèmes humains, économiques et politiques
sont

ceux

de

tous

les
sur

Occitans, et qu'ils
le chemin

de

la

nous

Lettre adressée

par

le C.R.E.0.

Le

-

deux
-

Provence
le

racisme

Nous

"Les

Directeur Général de l'O.R.T.F.

au

Monsieur

avons

à

Paris

:

Directeur,

paraît
en

encore

effet

Cagnards" du samedi 12
types de "Français":

Ceux de

vu

mars

bien vivant

en

France.

apparaître dans l'émission
(1ère chaîne à 20 h 30)

Paris et

du Nord, beaux, élégants, s'exprimant a(avocats, banquiers, etc...) ;
Ceux du Midi, fainéants,
stupides, formant une bande de
pauvres types à l'affût du pourboire.
vec

-

BELTRAME, NICOLE et PATRIC, et nous a montré, à cette oc¬
casion, le dynamisme extraordinaire d'une maison de Jeu nés d'un
quartier de Toulon : le Pont du Las.

marcher ensemble
10

*

aisance

Il

discrète

citanië,

est

inadmissible que

la Télévision, plus

que

l'histoire et les richesses culturelles de l'oc¬
présente une vision caricaturale des Méridionaux.
sur

Ce Fait d'ailleurs pas isolé, puisque de nombreu réclames publicitaires utilisent le même procédé qui
semble donc cautionné par la commission de la
publicité de
ses

I'O.R.T.F.

faut tous
Nous tenons

décolonisation.
ment

devant de tels

à

vous

faire part de notre mécontente¬

agissements.

�ALBI

novèlas localas

Création d'un "COMITE DE SOUTIEN AUX PAYSANS

DU

LARZAC'
réunion constitutive

La

a

eu

lieu

avec

la partici¬

pation d'agriculteurs du Larzac. 80 personnes présentes en¬
viron dont une bonne partie de paysans tarnais. Le comité ,
en relation avec
les paysans du Larzac et les autres comi tés compte continuer et amplifier l'information et susciter
un soutien
actif de la population en mettant en relation
l'occupation du Larzac et les problèmes tarnais : le Sautdu Tarn qui vivote, les mines de Carmaux dont la fermeture
est proche, l'exode des jeunes, etc...
Pour joindre le Comité : écrire à la section loca¬
le de la C.F.D.T., rue de la Porte-Neuve, ALBI.
voie de création dans

les

(Castres, Carmaux, Lisle, etc...)

ou

D'autres comités sont
autres villes du Tarn

déjà créés
81

INFORMATIONS

caramaus
La

fermeture

de

la mine

va

se

TARN

-

faire beaucoup

plus

l'on en croyait les promesses faites. Si¬
gne
: la télé régionale a diffusé une série d'
les
émissions sur
reconversions déjà effectuées ai I leurs,où
paraît-il tout le monde est content.
Un puits de mine serait fermé prochainement. Après
les réactions qui ont permis de retarder la fermeture de
l'usine chimique en juillet dernier, après la grève des Ly¬
céens pour la survie de leur établissement en décembre,
la

tôt que

prévu, si
annonciateur

lutte continue.
"De la tèrra al cròs, lo païs crèba ?"
"DecazeviI le 1962 - Larzac 1972 - Carmaux ?"
Les

inscriptions occitanistes fleurissent

-

à Gai Mac (s'adresser à Chanterac, Brens,

Gai I lac).

Répression au Lycée Technique ou "SI QUELQUE CHOSE ARRIVE A
CAUSE DE L'OCCITAN, CE SERA VOUS LE RESPONSABLE".
L'administration de la "Sup." est partie en guerre
contre l'enseignement de l'occitan. Elle refuse d'appliquer
la ci rcu Iaire ministérielle du 7 sep. 71, eI le accumule les bri¬
mades contre Blanc dont le seul crime est
ses diktats, tlle tait courir aes bruits
Ion

lesquels celui-ci "recherché par la

être sous peu "reconduit aux frontières"
....). On ne craint pas le ridicule.
Dans cette
a

de

plier à

le Lycée se -

police" et devrait
(de l'Occitanie ?.

il est vrai,

campagne,

ne pas se

dans

l'administration

locale du SNES
secrétaire, membre du P.C.F., cautionnant et accen¬
la répression dont Blanc est l'objet, fait voter
par

trouvé

dont

un

la section

allié de choix dans

le

tuant

sur les

comme

en

la Commission Permanente (quand on vous dit que la partici¬
pation sert à quelque chose !) un texte où, entre autres

l'occitan est accusé indirectement de DEVIER L'AT VERS UN REGIONALISME MEDIEVAL ET DANGE REUX, de "METTRE EN CONCURRENCE DIVERS TYPES D'ENSEIGNEMENT
Ledit secrétaire n'est évidemment pas contre l'en¬
seignement de l'occitan (qui pourrait le penser ?), pas plus
que ladite administration qui a fait "tout ce qui était pos
sible"... Ce n'est l'avis ni de tous les profs, ni des élè¬
ves qui
ont fait circuler une pétition favorable à l'occi tan. Leur
deux journaux clandestins, "Rai'Bol" (trotszkystes et inorganisés) et "Le Révolté" (anarchistes), ont
re¬
pris la revendication à leur compte. On peut même lire des
articles occitanistes dans le JOURNAL OFFICIEL des élèves ,
"Esprit" (?) qui ose affirmer que le problème occitan est un
problème politique (sic). Ce journal va-t-iI lui aussi
(et
l'administration qui le finance avec...) encourir comme
perles,

murs.

TENTION DES ELEVES

LO

GARRIC

Ce n'est

Larzac mais presque. Les paysans
l'armée mais
à
commerçante)
qui veut y installer une zone industrielle (en réalité
un
terrain de camping pour entreprise-nomades à la recherche de
primes de décentraIisation)."UTI LITE PUBLIQUE : évacuez
!
Laissez les terrains, nous vous donnerons une indemnité".
Les paysans ne sont pas d'accord.
pas

le

non pas pour faire place à
la Chambre de Commerce d'AIbi (la bourgeoisie

vont être

expropriés

CADALEN
Le
de

la

chef

iieu

d'un canton du

gaillacois, dont 59 %

population active est agricole, s'est vu subitement

enlever

en

février,

la gendarmerie et

la poste (réduite

au

le bâtiment est neuf et bien
équipé), et menacé de voir supprimer la perception. Un cer
tain nombre de familles sont donc obligées de chercher
du
rôle de simple

agence

alors

que

conservée

freinera considérablement le com¬
village. La gendarmerie a pu être
grâce à l'acharnement des autorités locales
qui

ont ainsi

fait

travail
merce

ton.

ailleurs,

et

ce

qui

l'artisanat du
en

partie échec

au

plan de Iiquidation du can

"Ral'Bol"

les

foudres du P.C.F.

?....
la C.F.D.T., a soutenuBlanc
le S.N.E.S. et la F.E.N. l'affaire
suit

Le S.G.E.N.,

dès

le début.

Dans

affilié à

étages supérieurs. Pour l'enterrer ou pour dé
Les occitanistes doivent se mobiliser
sans attendre.
Il n'est pas question de céder sur ce front
de luttes qu'est pour nous l'enseignement.
Lu Izctzuu d'Occltanla Noua, peuvent znvoyzn à l'adAUiz
dz la /izvuz lu InioAmattom iWi lu cas d'hoitilité
ou dz
son

cours

fendre

aux

Blanc ?

...

izpiuilon {ouveAtz ou fazutxz) vli-à-vti dz l'occitan.

T^VETtxrhTX
1

TE(?fîDRii,T-î;

PCci'-TflM

.T)

�AGEN

L'implantation d'une centrale atomique est
projetée à GOLFECH (Tam-et-Garonne).
Devant les dangers de la pollution, des dechets
radio-actifs et des gaz mortels, la population s'inquiète et
ne croit pas au miracle économique annoncé.
Devant cette nouvelle colonisation et pour s'op¬
poser au renforcement de l'appareil utilitaire français
un
"comité de lutte contre GOLFECH" est en voie de création.
NOVELAS DE

GASCONHA

Pour adhérer
M.

CANTONS
La

-

venguda de Mar+i

dins
de

a Bordeu foguèt un bel
festas del "Grand Parc"

la sala deIs

800

Totls

succès,

i avia
Bordeu, mai
dos partidas :

gents . Lo récital foguèt copat en
partida avèm ausir lo cantaire gascon Miquèu
et tanben lo jove cantaire lengadocian, Eric
FRAJ
dos

an

cantat

(cadun

son

torn)

dos

A

Théâtre

Le

Après

cançons.

pareissèt lo MARTI
A

Sigma (Semaine de la chanson à Bordeaux) podrèm ausir
DELBEAU e son novèl grop : LOS DE CAPVATH ;
Enric GOUGAUD qui agèt per sos dos prlmièrs dises lo PRIX

-

lo

de

la

CRITIQUE

çaise

lo PRIX de

e

s'es tornat

vers

l'Academie de la Chanson Fran

l'occitan,

e va cantar a

Sigma

en

occitan.

Aquelas seradas

estadas presentadas al

an

47-AGEN

Public

a

CEUX

Primiera
BARIS

s'informer, s'adresser à :

ou

15, rue du Jardin

SAPHY

INTESSES
THEATRALE

PAR UNE
CET ETE

TOURNEE

de la Carriéra a joué 150 fois la
pièce
MORT ET RESURRECTION VE M. OCCÏTANTE

Notre but de militants occitanistes est de
faire
aux occitans de leurs réalités par une
agi¬
tation culturelle. L'expérience nous a montré
qu'il fallait
continuer dans cette voie et même aller
plus loin. Pour cela
il faudrait qu'il n'y ait
pas un, mais plusieurs théâtres
de
la Carriéra. Les Lycéens de Béziers ont
déjà

prendre conscience

remonté la pièce

Pour cet

C.N.P. de Bordeu
en

charge

été

nous

qui le désirerait

ceux

prêts à aider à prendre
cela est d'autant plus fa¬

sommes

;

cile qu'une municipalité s'est offerte
pour recevoir un stage
de formation s'il y a lieu.

(Gironde)

A Breulh

-

détruits par le feu
Des fûts toxiques ont

par

cargo britannique,

de

été perdus, le 4 Mars dernier,
le Pando-Strait, dans le Golfe
Gascogne. Ces fûts contenaient de l'acide formique.

-

un

PROBLEMES

DE

la S.N.C.F.

déclassement de

300 travailleurs de

du transfert de

deux arrondissements S.N.C.F.

à

la suite
(ex¬

de Tarbes

ploitation et bâtiment) 319 kilomètres de lignes secondai
res sont
supprimés. Les contractions Métalliques d'Ossun

Le

T.A.,

une

autre

menace

pèse

-

sur

qui doit quitter Pierrefitte pour Bayonne.

conflit

filiale de

le

emploie un
millier de travailleurs est spécialisée dans la construc tion d'avions légers et de pièces aéronautiques. Dès 1969 la
direction supprima 94 emplois. Aujourd'hui de nouvelles com¬
pressions d'effectif touchent 166 personnes et les horaires
doivent passer de 43 à 40 heures sans compensation de salai¬
re.

Le

24

février

les

Le conflit
la

portations de pétrole
effectifs de

agents

les travailleurs de

une manifestation
rues de Tarbes.

avec

la

S.0.C.A.TA.

ont

qui secoue la société ELF-Ré à
gouvernement Algérien sur les ex¬

a

la branche

amené

la direction

à

réduire

les

"recherche-exploitation" de 3.633

1963, à 2700 l'an dernier et, 2.134 pour 1972.

en

Ces

concrétisent pour

le centre de BOUS
il était ini tialement prévu par les départs "planifiés" mais de
450.
L'effectif actuel de 800 personnes (compte tenu des
muta SENS

par une

se

mesures

perte,

la

non

de 200 emplois

retraite

comme

anticipée) doit

passer

à

550

personnes.
Pour
la

le

catastrophe.

ont

Saint Gaudinois et tout

Déjà,

licencié 65 travailleurs
Aux

P.T.T.

le

Comminges,c'est

les papeteries "Lacroix"

30

sur

un

de

Mazères

de 340 salariés

effectif

emplois d'auxiIIiaires ont été

sup¬

primés.

or¬

distribution de tracts dans

PAGE 15

interne

suite des décisions du

tions et mises à

plus grave reste celui de la S.0.C.A

JONQUIERES

SUITE

la S.M.I.A.S.. Cette usine qui

ganisé

34

L'EMPLOI.

Parallèlement à la crise qui sévit dans le
Commirila Bigorre (département des Hautes-Pyrénées) est aussi
touchée. Pendant le mois de janvier dernier le chômage s'est
accru de
16 Í. Suppression de 80 emplois à Ugine Kuhlmann ,

la C.O.F.A.Z.

THEATRE DE LA CARRIERA

3, carriéra de la font

ges,

doivent être transférées à Fos et

L'hypothèse minimum nous semble être la formation
équipes. Il est évident que cela ne dépend pas unique
nous. Si vous êtes
intéressés, écrivez-nous le plus
rapidement possible :

de deux
ment de

plus de 530 hectares de bois ont été

zan

Les usines Ugine Kuhlmann de Marignac et Lanneme
envisagent l'arrêt de certaines productions.

-

A Lannemezan une soixantaine de travailleurs
ont
licenciés dans des entreprises de sous-traitance et une
centaine ont été déclassés. Soixante cuves sont
arrêtées

été

LANNEMEZAN

soit

baisse

une

de

3.000 tonnes d'aluminium

(20

% de la pro

duction).
A

lariés.

Depuis déjà

an, les Bigourdans s'étaient habitués
la société ELF avait dressé dans
la
lande de la Demi-Lune,
près de Lannemezan. Depuis Janvier,on
sait, malgré le mutisme de la Direction que la prospection
s'avère concluante. Un gisement
important (de pétrole) aurait
été découvert. Une aubaine pour ELF
qui, chassé d'Algérie et
hésitant à investir de gros capitaux
dans les pays du TiersMonde, peu sûr politiquement (Irak), pourra désormais réali¬
ser de gros
bénéfices dans une colonie beaucoup plus sûre :
l'Occitanie. Car si l'expérience de Lacq se renouvelle
à
Lannemezan, nos richesses naturelles vont, une nouvelle foì^

à

voir

fuir

le

un

le derrick que

pays

sans

Marignac les effectifs ont été réduits de 45

Pour

les-autres

secteurs

la

situation

sa¬

n'apparaît guè¬

re

susciter de créations

industrielles.

plus brillante. Une entreprise de bâtiment vient de fei
ses
portes ; une industrie du meuble transfère son acti¬
vité et supprime 71 emplois. L'artisanat de sous-traitance
et le petit commerce sont aussi durement touchés.
Au total 8 à 9oo emplois seraient supprimés en Com¬
minges et 2 milliards et demi de revenus annuels en salaires
mer

La direction d'ELF Ré réplique que parmi les suppres¬
d'emplois, bon nombre de travailleurs seront mis en re¬
traite anticipée et resteront dans le Comminges. Voilà
de
quoi relancer le dynamisme démographique de la région.
Les
jeunes eux, n'auront plus qu'à s'exiler pour trouver un em
ploi. Il est vrai qu'en Occitanie, on commence à s'y faire !

sions

�APRES

tés d'Eveil ou dans les classes
activités dirigées en Histoire,

LE MEETING

me

"GEISMAR.MARTI"
l'attitude des maoïstes

Si

ï
ji1

te

soirée fut fort

la

lutte

lors

de

cet

sympathique par son adhésion
à
occitane, on peut se demander si par delà
un certain
sentiment de solidarité il n'y a pas aus.
si une intention tactique d'utilisation du phénomè.
ne occitan à
des fins idéologiques... Ce qui est lé.
gitime pour tout mouvement qui se donne pour rôle
d'émanciper l'humanité, quelle que soit la termina,

logie en "iste".

l'on

Si

sent

se

solidaire, cette soli¬

gratuite. En aucun cas, l'on
ne
se sentir obligé de présenter la note, que ce
sous la forme du pztit LLvuz Aouge. ou
d'une
doit être

darité
doit
soit

révolutionnaire.

recette

autre

Le

phénomène occitan n'est pas
seul
il est lié à une prise de cons.
mais s'enrichir de l'expérien.
ne signifie pas pour autant les sin¬

autres

des

ger.

lutter

l'ennemi

contre

commun

et

de

se

nécessite
REFUSER

le problème de la violence

pose

ne mène qu'à la prise du pou.
minorité, car elle légitime toutes les
oppositions par son climat passionnel : elle ne sau¬
rait de ce fait entraîner une situation véritable¬
ment démocratique et socialiste.

La violence

une

que

lutte

Pour
les

peuple occitan ne peut se

du

lui-même

par

fai

-

et

important
dehors de quel¬

ceci est

prises de conscience réelles

d'Àn^oAmatton acttui

en

situations de ren¬
contres, de connexion entre les Occitans, parlachan
son, le théâtre (troupes mobiles se déplaçant de vil¬
lage en village, en ville dans les associations cul
turelles etc..) ; établir un dialogue sur les mar¬
chés ou par l'aide aux travaux saisonniers...
ou
sous toute autre
forme à imaginer suivant le contex
:

créer des

local.
LE

FONDAMENTAL

-

-

-

cuits

soit

dans

de

DE L'ECOLE ET DE L'EDUCATEUR
EST
n'y insistera jamais assez. Que ce
classes élémentaires avec les activi¬

les

on

douteux

vente

d'accepter

soumission béate devant les déci

une

de certains
notables ou
de
quelques "élus parachutés" par le Pouvoir pari¬
sions

autoritaires

sien.

VOULOIR
se

-

-

des professions
où l'on
acculé à l'exode
circuits courts producteurs-consom -

reconvertir dans

n'est pas
créer des

des comités de

créer

quartier, d'usine, de viL

des comités pour une meilleure utilisation
du
matériel agricole, mécanique, ménager ;
pour
les achats de denrées, etc...
comités et des communautés où chaque
des

-

indi¬

-

qu'il ne serait pas noyé dans la
masse, aurait le droit de s'exprimer en toute li¬
berté, et où tous les problèmes trouveraient une
sosolution honnête PAR LA BASE, par l'action
liiaire de leurs membres, sans qu'un recours hu.
miliant soit nécessaire auprès des autorités co¬
lonisatrices et de leurs complices paternalis¬
vidu, dès lors

tes

DE CREER DES A PRESENT DES SI¬
DANS NOS RAPPORTS. Une action
révolutionnaire engage le militant à se remettre en
situation de pouvoir intervenir.
la Révolution pour demain n'engage que les lea¬

IL EST INDISPENSABLE
TUATIONS SOCIALISTES

-

ders.
Il

cependant des nuances a apporterpropositions d'action citées pré¬
du paiement des impôts ou de la
exemple ne peuvent présenter un îm.

a

y

conscription par
pact valable que
Par

s'ils sont
contre

entrepris collectivement.

il est des engagements

à pren.

individuellement (reconversion professionnelle,
retour à la ferme, refus de l'exil,
implantations _
multiples et diverses en milieu rural, éducation
bre et naturelle de la jeunesse dans l'école et
la
dre

famille,
cussions

11
information des adultes par de libres dis¬
dans de petits groupes plutôt que dans des

masse...), sans lesquels 1 autonomie
l'Occitanie serait de la pure conver¬
d'Occitan nostalgique !

assemblées de
socialiste de
sation

quelques réflexions résultent
de vues que dix d|entre nous

Ces
vers

rent
des

échanges

après

le meeting du

Sports de

POLE
;

l'impôt

s'expatrier
quitter sa terre
d'accepter le niveau de pauvreté dans lequel nous
baignons
de travailler dans les entreprises non occitanes
d'accomplir le service militaire
de consommer dans les supermarchés ou autres cir
de

-

.

l'instant

ques milieux intellectuels restent particulières
à
des localités ou des régions limitées : LARZAC.NARBONNAIS viticole...
Cela nécessite donc un travail forcené

te

payer

de

-

dans certaines des
cédemment.. Le refus

PERSPECTIVES DE LUTTE NON"VIOLENTE
La

c'ut REFUSER DE COLLABORER

COLONISATEUR,

lage

L'appel aux armes : "paysans, ouvrier,
prends ton fusil !", tout cela est factice.La hai¬
ne efface
la vision claire des situations. Culti ver la haine,
l'héroïsme dans la propagande,a quel
que chose de démagogique.
CE N'EST PAS FAVORISER LA PRISE DE CONSCIENCE D'UN
PEUPLE Q_UE DE L'EXCITER, MAIS L'UTILISER !

re

un travail en profondeur qu'il
faut
c'est un réveil des consciences
qui
engagement réel sur le terrain.

;

mateurs

tendance
attrait de la

LES

un

LE

de

-

la non-violence.

voir par

!

REFUSER

!

Il y a un attrait sentimental
certain
dans l'opposition, dans la polémique de
,
dans l'esprit de clocher. Il y a un
haine qu'on cultive, comme si c'était en elle
que
l'on puise l'énergie de vivre et de lutter.

I»

militaire

C'est

entreprendre

MOYENS
Là

V

école

une

-

LE CHOIX DES

oeettane.

difficile,

encouragée par des notables confortablement in
au Système.
Le phénomène de l'exode systéma¬
tique est entré dans les moeurs : même ici chez nous
les adolescents qui "décrochent" un B.E.P.C. à
16
ou
17 ans (après des années de rabachage et de bour
rage de crâne), sont expédiés presque aussitôt dans
l'administration des Postes, de la S.N.C.F.
ou des
douanes au Nord de la Loire... quand ce n'est
pas

saurait
engen¬
et qu'importe

que
la

durant

AtaLttt

féodés

DANS LA PLURALI¬

celui-ci soit français ou occitan.En 1936
révolution espagnole, anarchistes, commu
nistes, trotskystes, socialistes... ont dépensé peut
être plus d'énergie à se saborder mutuellement qu'à
alors

La.
est

vent

-

LA LUTTE OCCITANE DOIT ETRE MENEE
TE DES CONVICTIONS, sinon elle ne
drer qu'un système totalitaire...

tâche

de
car il s'agit
détruire le "miroir aux alouettes" que sont l'admi¬
nistration et la vie dans le Bassin Parisien,
sou¬
La

-

dans notre époque ;
cience universelle ;
ce

en

grave

a un

y

avecles

Géographie... et mê¬
Français (!), il faut que les enfants d'Occiaient la liberté de chercher par eux-mêmes et

tanie
de dte.ou.vAtA TOUTE

dans

danger à vouloir enfer,
mer la cause
d'un peuple dans une idéologie, si boa
soient les perspectives offertes : une
nés
démar¬
che dans cette direction n'est pas très différente
en soi
de celle entretenue par la France durant sept
siècles d'occupation !
Il

secondaires

Toulouse.

Nous

agricole,

8

des di.

entretin.
janvier 1972 au Palais

appartenons à

des miIleux divers

enseignant, étudiant... j

|

13

�POUR UNE IRLANDE

INDEPENDANTE,
REUNIFIEE,
SOCIALISTE !
«e

Oslaij

HA

h-êmeAmi

♦

RAPPORT SUR LES ARRESTATIONS, INTERROGATOIRES ET TRAITEMENTS
:
Frank Me GUIGAN, Belfast ; Kevin HANNAWAY, Belfast
;
Michael DONNELLY, Derry ; Joe CLARK, Belfast
; Jim AULD,Bel¬
fast ; Michael MJNTQOMERY,
Derry ; Gerry Mac KERR, Lurgan ;
Brian TURLEY, Armagh ; Patrick Me
NALLY, Armagh ; John
Me
KENNA, Navry ; déposition de J. P. Me CLOAN :

distance d'environ 400 m. J'eus à subir les violences
les plus dures et les plus difficilement
supportables.POings
bottes et matraques fracassaient mon
corps immobile
le
corps de quelqu'un, pas le mien. Les mains derrière
le dos,
les menottes mordant mes
poignets. Douleur ! Quelqu'un ti rait et tordait mes bras ; jeté à
corps perdu dans
un véhi
cule - siège moelleux ; puis coups
une

DE

prolongés de bottes,

"Durant les premières 48 h de la
période de dé¬
je fus sujet aux mêmes traitements et conditions éprouvés par la majorité de mes camarades détenus.

la conscience.... les menottes aux mains devant moi.
Poussé contre le mur, jambes écartées. J'enfonce mes
ongles
dans le mur
DOULEUR tout autour de moi.

nouveau

Au terme de ces premières 48 h on me recouvrit
la tête d'une sorte de sac
épais ; on me mit des menottes

et je fus
l'objet des violences verbales et personnelles com¬
prenant la menace d'être laissé tomber d'un hélicoptère en

vol.

Puis

je fus jeté de l'hélicoptère, roué de coups
pieds et frappé sur tout le corps à coups de matraques.

Maintenant que je peux me détendre et
y penser,
impossible de trouver de mots pour décrire
cette
douleur. Sans m'efforcer d'être mélodramatique,
je pense
que je peux mieux la décrire en disant que
j'étais parcouru
à travers tout le corps de
crampes que l'on essaierait
de
il m'est

de

Donc, après ce qui m'avait semblé être une heu-,
passée dans l'hélicoptère, j'en fus éjecté, frappé
de
coups de pieds et de coups de matraques, tout en étant
jeté
dans ce que je pris pour un camion. Le camion roula
seule
ment 200' mètres jusqu'à un bâtiment.
Durant tout ce temps, la
cagoule fut toujours
sur ma tête et on me retira
les menottes uniquement
pour
1
re

forcer.

Mon esprit commençait à divaguer.
J'essayais
de chanter pour moi-même. J'allais devenir fou. Je
davais dé
jà l'être pour l'envisager.

-

"'examen médical".

prenait
du

Puis on me mit dans ce
que je pus seulement de¬
viner être une autre pièce ;
je fus mis debout, les
pieds
très largement écartés et les mains
appuyées contre le mur.
Pendant tout ce
temps, j'entendis comme un bourdonnement gra¬
ve qui résonnait
comme une scie électrique ou
quelque chose
de cette nature ; cela continua
pendant ce que je peux seu¬
lement décrire comme une

période de temps indéfinie.J'étais
le mur, les pieds écartés.
Mes
mains, mes jambes, mon dos et ma tête commençaient à
me
faire mal. Je transpirais abondamment
; le bruit et la cha¬
leur étaient terribles. Mon cerveau semblait
prêt à éclater
Qu'est-ce qui allait m'arriver ? Etais-je seul ?
Est-ce
qu'ils allaient venir me tuer ? Je priais Dieu pour
qu'il
lui plût d'y mettre fin. Ma
circulation s'était arrêtée
;
je fléchis le bras pour refaire circuler le
sang.
Ils
me
frappèrent plusieurs fois sur les mains, les côtes,
les
reins
et me donnèrent des
coups de pieds sur les
genoux
Ils frappèrent ma
tête, couverte de la cagoule, contre le
mur.
debout là,

les mains

Comme je l'ai précédemment
dit, cette

particulière de

torture dura

méthode

période indéfinie ; mais
ayant consulté d'autres hommes qui souffrirent les
mêmes
"expériences", je crois que la période devait être d'envi
ron deux
jours et deux nuits.
une

-

Pendant
fus

la

ce

temps, certains

moments

furent

con¬

fatigue mentale et physique me submergeait.Je m'é¬
vanouissais plusieurs
fois, seulement pour être battu
de
nouveau, relevé de force et encore
plus frappé, écartelé con¬
tre le mur.
Nourriture, Nourriture - eau et la possibilité
de soulager mes intestins
me furent refusées.
Je m'écrou
:

-

lais de nouveau.

J'arrivais dans

ce que je crus
être la pri¬
(Belfast) ayant été poussé dans une chai¬
cagoule et j'avais entre les mains
ce
qu'on me dit être une formule d'emprisonnement. On me dit
de
la lire. Mes
yeux me brûlaient et étaient pleins de
douleurs
Ma vue ne voulait
pas revenir et je ne pus lire la formule.
Je remerciais Dieu
que mon jugement fut au-dessus de
leur
comportement. Plus aucune souffrance :
maintenant je pour rais dormir. Mais NON
! On me remit la
déjà prête à éclater. Je fus brutalementcagoule sur la tête
remis debout
...

son

de Crumlin Road

se.

On

me

retira la

a^moitié frappé, à

moitié tiré

par

les cheveux, traîné

et,

sur

mon

coeur.

Tout debout, rigide contre le mur ;
quelqu'un
pouls, tapotait ma poitrine meurtrie au-dessus

Ce devait être

un

médecin.

Tiré tout de

mon long. Poussé dans une
chaise,
cagoule retirée. Ecran de lumière aveuglante, questions
rapides et difficiles ; je ne pouvais pas parler. "Epelez
votre nom"... Essayer de trouver les lettres
nageant
dans
mon cerveau. Je ne
pouvais épeler mon nom. Je devais être
fou. Toujours plus de questions - des
coups, les cheveux ti

la

rés. Je

contre

.

de

matraques, de poings. Puis le bruit qui faisait craindre de
nouveau l'hélicoptère. Blacked out
(évanouissement).... De

tention

mes

ne

peux pas encore bien voir. Une table.
lumière aveuglante.

Trois hom¬

autour, tous écrivant

On me dit que je
pouvais avoir une demi-heure
de repos pour réfléchir puis on me pesait toujours plus
de questions et si je ne
répondais pas, alors on me ramène¬
rait dans "la pièce
musique" - la pièce avec le bruit -dou¬
leurs
.

Dormir - sommeil profond
et noir - remis
de¬
Retour aux question. Vous ne voulez
pas répondre".Re¬
tour dans "la
pièce musique". Pieds écartés, menottes aux
mains - face au mur. Le bruit sourd
remplit ma tête. A par¬
tir de ce moment, je ne sentais
plus aucune douleur : seu lement engourdi. Tiré avec force loin du
mur, mes jambes se
résignaient. Jeté par terre - traîné à coups de pieds -. Ne
pas y faire attention. La souffrance sentie est
passée. Ne
pas avoir de coups.
bout.

A

partir de maintenant, ce fut l'interrogation
pièce musique". Un peu de sommeil. Puis le
premier goût de l'eau - depuis combien de jours ?
Un peu
de pain sec et un peu
plus d'eau. On nous donna notre pre¬
mier "repas"...
Nous eûmes la permission d'aller aux toi¬
lettes pour la première
fois depuis que nous étions arri vés.... Transport à la
prison de Crumlin Rd par camion, hé¬
licoptère et land-rover. J'étais toujours sain d'esprit,
toujours en vie, merci à Dieu !
Branche Bretonne de la LIGUE
CELTIQUE
-

1,

retour à"la

rue

Géo André

DOUAR BREIZ

-

44-NANTES

SERVICE D'INFORMATION N° 74
2o FEV. 71 - DOCUMENTS

�BILAN

1972

17 FEVRIER

NANTES le

Le 14 février un officier britannique, le
major
Kay, devait tenir au mess des officiers de Nantes, une
conférence sur le maintien de l'ordre en Irlande du Nord.

SIX MOIS DE

DE

COLLABORATION

FRANQUISTE

EN

FRANCO

PAYS BASQUE

-

NORD

Mac

l'appel du comité de soutien à la lutte du peu¬
ple irlandais, 200 manifestants se sont rassemblés place
de la Duchesse Anne à 19 h : drapeaux rouges, drapeaux bre¬
tons et Irlandais. Les mots d'ordre les plus repris étaient
"Dehors le Massu Anglais !" "Massu, Mac Kay Assassins" " Le
Peuple Irlandais vaincra!" "I.R.A. vaincra" "Bretagne-Ir¬
A

lande même combat !"
bat !".

"I.R.A.

-

E.T.A.

-

F.L.B. même

corn

20 octobre 71 - Expulsion d'Euzkadi Nord de Luis Aracama,
Francisco Cabaces, José Uribarri et Iriarte. Assignation
résidence dans un département déterminé.
Arrestation et assignation.à résidence au
la Loire de José Maria Iraola (19 mars).

12 février

Février 72

qu'une pétition de protesta tion, contre la venue du major Mac Kay et la répression en
Irlande, circule et qu'elle a été signée par des militants
du P.S.U., la Ligue Celtique, le parti Communiste Breton,
les comités de lutte bretons, Prolétaire ligue rouge,la Cau¬
se du Peuple, des professeurs, des agriculteurs... etc.
Il est aussi à noter

Cette manifestation est le prélude à des manifesta¬
tions plus larges et au développement du mouvement de masse
de soutien au peuple Irlandais.

Ce type d'action peut constituer une étape
de la
prise de conscience et du développement de mouvements popu¬
laires tant en Bretagne, qu'en Occitanie, ou au Pays Basque.

Correspondant Nantais du Comité
de lutte Bretagne-Irlande.
»•*****••**

vre

2

d'expulsion du Père Llaguno.

Droit des Basques de vi¬
Pays Basque. Arrestation de Jean Louis Davant.

en

1972

mars

Rassemblement pour le

-

mars

- qui s'occupe
des
est l'objet d'une perquisition

L'Association Anai Artea

-

réfugiés politiques Basques
de la police (sans mandat).

-

Contrôles de police

-

simultanés en Euzkadi Nord

Guardia Civil. Condam

par les C.R.S., en Euzkadi Sud par la
nation à Bayonne de Jean-Louis Davant.
16

mars

Yon Goikoetxea est abattu par

-

la Guarda Civil.

Signification de l'arrêté d'expulsion à Eusebio
Iriarte, Inigo Izka, José Luis Artexe, Koldo Urrutia,
Itxaropena Goikoetxea (soeur de Yon, tué le 16 mars) et Ma¬

25

mars

-

ria Pilar Garmendia.
28

Comparution devant le Tribunal de Bayonne
d'un
basque et de ses 2 passeurs dont un habitant l'Elizondo, qui ne peut donc plus rentrer chez lui. Ces mesu¬
res ont été prises sous des prétextes divers, notamment
le
port d'armes. Il s'agit en fait, dans le dernier cas, de ré
sistants basques luttant contre le pouvoir franquiste, au delà de la frontière et jamais de ce côté-ci. Condamner ces
basques, c'est condamner la résistance antifasciste pendant
mars

-

Résistant

ajouter que les réfugiés politiques Basqœs
l'objet de tracasseries administratives continuelles.
La police française quadrille le Pays Basque Nord en même
temps qu'elle kidnappe à Paris les grévistes de la faim bas¬
ques de l'Eglise Saint-Lambert.
sont

L'ILE

DE

L'abbe

Chili)

la guerre....
Il faut

JUGE "INDESIRABLE" EN FRANCE

PRETRE

Arrestation et expulsion (vers le

-

Menace

-

23 Février

15

res.

UN

1972

Madariaga.

-

Après avoir défilé dans le centre ville, les mani¬
festants ont aspergés les C.R.S., qui avaient pris position
pour protéger le mess, avec de la peinture rouge. Puis
ils
se sont dirigés vers le centre ville où le siège de la West¬
minster Bank (établissement représentatif de l'impêrialis me britannique) a été attaqué à coups de boulons et de pier¬

Evpui SE

nord de

Novembre

de Julen

à

MAURICE APPREHENDE A LYON

Reynols avait déjà été expulsé

de

ET

l'île

de la Réunion fin 1970, pour avoir exprimé des opinions fa¬
vorables aux autonomistes. Il était venu, en octobre 1971,
à Lyon, où il avait été nommé par

l'archevêque de Lyon,dans

l'équipe sacerdotale du quartier de la Guillotière. Il sui¬
cours à l'Institut social de la Faculté catholique
et étudiait plus spécialement les problèmes du tiers monde.

vait des

On en arrive à se demander si la police française
n'est pas directement aux ordres de Madrid. En effet, la radio officielle espagnole a annoncé les 6 dernières expul sions le 25 mars et ces expulsions ont été signifiées
aux

"intéressés" par

la police française le 26.

ENBATA

-12

? QUEL AVENIR
le Bassin

ET DEMAIN

DECAZEVILLE, dix
Dix

d'inquiétude

dredi

3 mars,

terventions

:

après la fermeture des mines une nouvelle
secoue le Bassin de Decazeville. Le ven¬

ans

vague

sés autour de

après

ans

plusieurs milliers de manifestants se sont mas¬
la statué, du duc Decazes pour écouter les in¬

délégués syndicaux. Divers exposés faisaient-

des

point de la situation locale, particulièrement sombre sur
le plan de l'emploi. A Decazeville même la crise la plus ai¬
guë reste le licenciement de 60 ouvriers du secteur métal lurgique des A.U.M.D. et la réduction non compensée des ho¬
le

fonderie-ébarge. Cette crise dans le
métallurgie est la conséquence d'une conjoncture nationale
raires dans

le

1911

=

1954

=

1962

=

1968

=

43
36
35
31

Pour Decazeville
preuve douloureuse que

la

situation est alarmante

esti¬

l'é¬
subissez de la situation écono¬

"Il s'agit, en fait, à travers

syndicalistes.

vous

mique du département. Que restera-t-il ? Nous allons
le désert
économique et cela dépasse même le cadre de
dustrie, touchant tous les secteurs économiques."

vers

l'in¬

MENACE SUR L'EMPLOI

après la fermeture de la mine et la perte
Emplois, le Bassin connaît à nouveau la crise pro¬
10

de 4.000

voquée

par

ans

:

lu llcenclemenXb - lu chômage powi lu jeunu - le aetowi
du AeAufce mlliXalAe iam&gt;
emploi - la ^eAmetwie d'ewtAepnl4e et chantleA - la Aéduetlon du
tempi de tuavall boni com¬

pensation etc... etc....

Aujourd'hui
28

aux

licenciements

litaire

-

A.U.M.D.
-

37

locale

jeunes non repris

Plus d'embauche

-

Des

après le service mi¬

perspectives peu optimistes

dont

1

les

jeunes

1973
=
3 278 jeunes
905 doivent émigrer

où ?

Sur les communes
Sur les exploitants

Sur

la vie

Sur

le commerce

Une

hémorragie aujourd'hui et

-

-

C.G.T.

A.P.L.MILLAU

-

ne

C.F.D.T.

-

F.O.

lundi 3,se poursuit.

A la suite

MEX

AGRICOLES
demain ???

6 AVRIL 72,

grève entamée

La

-

de la décision du patron

de la SA

-

de Millau) de supprimer une chaî
ouvrières recevaient Vendredi 31 Mars des

(fabrique de pantalons

de l'usine,

lettres

25

de licenciement.
90 i entamèrent

vril.

une

grève illimitée.Lundi 3 A.

manifeste
de la ville, s'arrêtent devant la cham d'industrie. Les lettres de licenciement

Mercredi 5 Avril,
à travers les rues
bre de commerce et

140 grévistes ont

furent brûlées publiquement. Le
arrêt devant le tribunal de commerce, in¬
la circulation pendant quelques instants.

placées dans un cercueuil
cortège marqua un
terrompant

rendirent ensuite à la Mai
où un meeting était prévu avec la participa tion de délégués de différentes entreprises millavoises. On
notait la présence de deux représentants de la fédération
Les manifestants se

son

du Peuple

départementale des syndicats
:

-

Part i r

"

749

1968

QUELLES CONSEQUENCES

Pamiers.

les

Pour

475 habitants
493
"
999
"

secteur

particulièrement défavorable qui touche le trust CreusotLoire auquel appartient les A.U.M.D. ainsi que l'usine
de

ment

?

Pour

vaient voulu montrer

exploitants agricoles

leur solidarité aux
A.P.L.

qui a-

ouvriers en grève.

OCCITANIE

15

�TELEVISION

las gens de "bona companhia", podiàn pas pren¬
la sèu defensa d'Occitania al serios. Plan jo
gat... Sustot que veniàn, per coronar la contesta, dos es crivans-jomalistas natius de Bordèus mas parisencs, e que
tània. Atal,
dre Delbeau

.

e

parlavan d'un biais aliénât del problèma Occitanista. Quau¬

secondas... Era pas un problèma important.
Pasmens.al mens un côp, la TV es entrada dins l'estudi d'un dels problèmas mai grèus de nostra tèrra :
lo de
l'apauriment en òmes e sustot en femnas per que posquen viu-

quas

Fa ja quauque temps qu'avià enveja de vos
de Télévision. Un pauc a la meu idèu, vèli dire sens

parlar
trbp
me copar lo cap sus la cronologia de las émissions ni laseu
demest
plaça dins los programas. Es sustot una passejada
los images e çô que podon acabir de causas, sens bensai cap
de ligam a primièra vista.
L'autra nuèit escotavi los sénhers Couve de Murvil
le

e

de moda

e

poder
!). Me

lo

contrastejar sus Europa. D'aqueste temps ven
fa pas de mal als blats de'n parlar - sustot que
ne va far un bon ... afar politic (al mens s'o pen¬

Lecanuet

som congostat d'ausir los renduts-comptes de
consultacion d'un ponhat de Franceses per un organisme

la
d'interpretacion de l'opinion publica. S'i es totjorn parlât
d'una Europa faita d'Estats que deuràn pauc o pro perdre son
identitat... Mas s's pas parlât de l'idèa d'una Europa de
régions quora gaireben totis los Estats que s'amassaràn son
faits de régions mai o mens independentas del poder.Es vertat que França comprén pas grand causa als afars de regiona
lizacion emai d'Europa... un Président de la Républica se'n
sa

avisai fa très

es

ans.

De tôt biais

qu'i

comprengue res

ò quicòm...

es

plan grèu. La publicitat s'encargarà de nos menar
cap
jorn, coma per comprar lo melhor sabon o las melhoras monjetas. Amb Agenor las causas aneràn
redde entre Garona, Pireneus e mar granda ; amb "Cochonou",
Alvernha e Lemosin son replegats ; amb l'òme de las olivas
e de la sopa de piston, Provença e gaireben tôt Lengadoc i
passan ; manca pas que la serviciala espanhola per los novels naturalisais...
Avètz pas remercat consi l'accent
e
lo vestit e l'aire un pauc colhonet balhan sul côp lo senti¬
ment que son bravas e bonas las causas que venon dels recan¬
tons mai secrets del pais ?

pas
a

las bonas idèas del

re

tant

de cantons d'ençò nôstre.

Fa quauquas setmanas

es

passada la "dramatica" titolada "Le temps d'un été"...
Un
vilatge de pageses d'Auda, al mièg de las garrigas e de las
vinhas. Un jove que se'n va a Paris. Un autre... d'autres
que demoran al pais entre las tascas de cada jorn e lo testarditge dels vielhs que vòlon pas cambiar res a la vida.Un
vilatge sens cap de femna jova. Una qu'es partida cap
a
Paris va tornar per las vacanças amb très de las seus ami gas...
Una pichòta revolucion entre los mascles de l'en drèit, al jom de la fèsta, als jorns de l'amor panat dins
un recanton de vinha entre un òme e una "parisenca" partida
un jom de son campestre pairal per escapar a la vida de pagèsa. Una brava dròlla, sanitosa, confia de tota sa vertat
mal amagada de filha de la tèrra. Se serià plan benlèu maridada amb-lo gojat ; mas pas aqui, ni a Carcassona... a Paris
El se serià plan maridat... mas ençò seu, per i viure
e i
trabalhar. Vacanças acabadas... remembres sebelits jos
un
sorrire, un darrier adiu de la man.

î

S'aurià pogut far una causa desplasenta per
una
opausicion trop escamida entre las drbllas de la vila e las
gens de l'endrèit, per un emplec farcejaire de l'occitan.
Mas l'autor gardèt la mesura. Benlèu qu'aurià pogut un pauc
mai quichar del costat de l'analisi de la situacion viscuda
per los pageses... benlèu qu'aurià pogut mai occitanisar las
relacions entre lo paire e lo filh dins la vida de cada
jom... benlèu qu'aurià pogut mai far sentir que tôt èra pas
condemnat de l'espèr e de la vida. Malgrat aquô, cal lausenjar l'onestetat de l'èbra.
Un amargum demòra : perqué nòstras TV regionalas
siàn pas elas que fan una presentacion d'un biais o d'un au¬
tre de las realitats occitanas ? Non pas per una crida
escandalosa del torista per lo mejan d'un exotisme de cloquièr... Mas per balhar a una lenga, a un pais, als ômes
que
luchan cada jom per los daissar pas morir l'escasença
de
dire aquela lenga, aquel pals, aquelis ornes. Aquo serià ben
lèu un bon mejan de portar pèira per una Europa que
deurà
viure de sas contradiccions, sens las renegar.

Planhi força de pas aver, per de rasons d'escasença,
vist l'émission sus "La France en miettes". Donc, ne parlarai pas uèi, mas ensajarai pel côp venent de m'assabentar e

d'agafar quauques bocins d'aquela França e de vos ne dire
vejaire. Es vertat qu'es pas totjorn aisit de caser sus
l'émission que val de perdre quauquas estonas. Es vertat en
cara que tôt n'es pas marrit, e n'es pas cada jorn que cal
sià ausir cantaires e charraires de tôt pel, sià amudar
la
maquina.
mon

^jj

ALBERT

SERONES

Una émission

agradiva foguèt estrenada fa quauquas
Se ditz "Le grand échiquier" e comencèt per Tolosa e Bordèus. Nfe
cal dire que lo barrejadis de varietats e
de causas seriosas que veniàn d'un pauc pertot de França
e
del mond m'a semblât un briconel artificial. Mas, d'un autre
setmanas.

biais, cambiava de l'etèrne estudio 102 o d'aquelas passe j adas pels camins, los bòsques e las platjas que fan far als
cantaires e que nos fan ausir lo dise de l'un o de l'autre
mentre que marmusan a

Ja avèm

votz calada...

parlai del film sus Tolosa
A

Bordeus, lo montage d'una autra colha d'estudi los i aviàn fisat lo film èra encara mai partidari
d'una causida anti-occitana, emai la part faita a "l'occi tan de servici" sià estada mai onèsta.
Aquel occitan èra
Delbeau. Mas parlava totjorn aprètz lo reire prefect d'Aquiants que

*

EN SOUSCRIPTION

0 CCITANIA NOVA CENSURE

était habitué. C'était la tradition. Depuis
l'I.E.O. organise des stages culturels,des
expositions à cette occasion permettaient au public de se
rendre compte de notre production annuelle en livres, dis ques, revues, etc., et éventuellement de "faire provision"
de ces ouvrages, pour les plus isolés.
Pourtant, cette année, et pour la première fois,les
organisateurs du stage de Pâques de Bazas ont manifesté le

On

désir de donner une nouvelle orientation au mouvement
citanisme sera bien
pensant ou ne sera pas !
En

Nous

de

par Marcel CARRIERES de l'Institut
d'Etudes Occitanes
-

René LAVAUD,
Le

premier

la loi

du

dialectes

la collaboration du

du genre, conforme

janvier 1951

Adresser les

16

prescriptions

prix de l'ouvrage

souscriptions à

-

:
-

LAUTERBOURG
sera

Ne pas

(Bas-Rhin).

voisin de 10 F.

envoyer

d'argent.

que

les

de
et

a

été interdit à la

vente

nous

permettons quant à nous de rappeler

et

:

qu'OCCITANIA NOVA est actuellement le porte parole et le
point de rencontre du plus grand nombre d'occitanistes ré
unis à ce jour.
ne l'empêche pas de se heurter chaque jour à
les difficultés que rencontre la presse occitane

cela

bout. Et

locaux.

Monsieur CARRIERES à
Le

aux

l'enseignement des langues

sur

préciser

tes

professeur

agrégé de l'Université.

ouvrage
11

bref, OCCITANIA NOVA

:l'oc

dans ce grave sanctuaire où il apparaît - comme dans
cer¬
tains temples antiques - que seuls les eunuques peuvent é voluer librement.

-

avec

y

tant d'années que

LITTERATURE OCCITANE ET CATALANE

Sous la direction et

PAR LES OCCITANISTES

nous

apprenons

tou

de¬

à l'instant la fin de deux revues

plus importantes

que de ce fait, OCCITANIA NOVA serait en droit d'attendre
des "occitanistes" (pas seulement de ceux cités plus haut,
autre chose que de tels agissements
mais qu'OCCITANIA NOVA n'en attend
sinon de les voir encore longtemps

rien-par expérience pleurnicher dans leurs
pantoufles, puisque tel semble être leur vrai plaisir,pen
dant que tout se fera ou se défera en dehors d'eux.®*

;

�MESSA PELS

CINEMA.

PORCS

(messe

pour

les cochons)

Texte d'Yves Roqueta,

dit par l'auteur
Musique originale de Jany Signoret et Michel Soulié
Enregistrement de Marcel Coumas dans la cathédrale

Saint-

Nazaire de Béziers.

"LES CAMISARDS"

Un

les "Camisards" le film de René
Allio sorti récemment. On a en dit beaucoup de bien, surtout
dans les milieux occitanistes et dans les milieux de gauche.
Pensez, un film "qu'on ne voulait pas montrer" etc... Ce ne
On

a

beaucoup parlé

sur

pourtant là que des salades intérieures au cinéma fran¬
çais et nous vous renvoyons aux revues spécialisées.
sont

Que signifie
cet

-

la seule chose qui nous intéresse

ici

enthousiasme des occitanistes ? Certains n'ont même

-

pas

manqué de coller à cette production l'épithète d'occitan', et
d'ajouter : "il ne lui manque que la parole". Très privés
dans ce domaine on n'est guère exigeant.Alors ? Quand on a
entendu René Allio, éluder - ou ne pas comprendre - les ques¬
tions du public toulousain, quand on a pu lire sur les
coû¬
teux prospectus largement distribués au public, et sous
la
plume d'un pédant imbécile que "camisard" venait de l'italiai
"camicia"... il ne reste plus qu'à voir le film pour être com¬
plètement édifié.
Il s'agit d'une chronique, celle des premières années de
la lutte des "parpalhots" cévenols contre l'armée royale. De
cette chronique donc, la sécheresse, la sobriété, la monoto¬
nie, autant de qualités apréciables, de cachets d'authentici¬
té... mais cela ne suffit pas. En effet, l'écrit raconte des
événements forcément fragmentaires, le cinéma mont/te. des tran¬
ches de vie. Et que nous montre-t-on ici d'autre que des ga¬
lopades à. travers forêts et prairies de frais jeunes gens
"fous de Dieu" et sanguinaires ? Des curés et des "prophèteá'
des chasseurs et des pourchassés ?
Des paysans prennent-ils les armes pour de simples ques¬
tions de foi, problème toujours posé dans l'histoire et tou¬
jours posé dans l'histoire et toujours contradictoires ? Il
y a nécessairement d'autres facteurs surtout économiques
et
la défense d'une communauté d'hommes. Ce n'est pas vouloir
minimiser l'importance des motivations non rationnelles, tou¬
jours puissantes dans tout mouvement populaire, que de ten ter de les expliquer. Une communauté qui prend conscience
d'elle-même tente toujours de se définir d'une quelconque ma¬
nière

:

On n'a pas manqué de mettre en parallèle ce film et
lutte actuelle des irlandais. Si le fond est exact sur

la
un

plan objectif, il n'en reste pas moins extrêmement malsain,
même scandaleux, de poser en avant "la lutte religieuse" aspect superficiel de la question, plus aisément saisissablesuivant en cela le mouvement donné par la presse réactionnai¬
re. Selon ce principe,
les "paras" français en Algérie au raient dû porter la croix sur la poitrine, car de toute façon
les groupes "rebelles" lançaient des mots d'ordre religieux..
Les "guerres de religion" "chimiquement pures" ont elles
jamais existé fût_çe,"dans la nuit des temps" ? Certainement
non.

On a aussi quelque surprise à observer la carte des pla¬
fortes protestantes dans le royaume à cette époque, à la
comparer quelques siècles après, à celle de la "contre-révo¬
lution" que les royalistes tentaient d'ailleurs de définir
ces

en

"royaume d'Aquitaine" qui devait réunir toutes les provin¬
occitanes...

ces

Notre histoire n'est pas

écrite, elle

ne

préssentir.
Malgré tout celà, et pour en revenir à notre sujet, un
film agréable avec de très bons moments, mais un film dont

peut

on

encore

que se

attendait trop.
Un morceau d'histoire

occitane, des paysages occitans ,
réalisateur occitan (né à Marseille) et, soyons justes,un
bon film français bien dans la ligne de notre manuel soolaire. La
conquête de l'Ouest vue par les cinéastes italiens.
un

L.R.

*

disque 33 tours 25 cm
accompagné du texte occitan et de
par Frédéric-Jacques TEMPLE.

mé

sur

France-Culture le 20 novembre 1970. A la dernière mi

parisienne de l'O.R.T.F. en interdit le
VENTADORN relèvent le dé
entendre, dit par l'au¬
teur, non des plus grands textes poétiques occitans contem¬
porains et l'admirable musique écrite et jouée par deux de
ses amis, dans un enregistrement nouveau de Marcel Coumes.
nute, la direction

passage sur l'antenne. Les disques
fi de la ceniure en vous donnant à

★
33

30

tours

10

.

MARTI

cm

CHANSONS

NOUVELLES

;

MONTSEGUR
GRANDES REPRISES.

2

l'exception de l'admirable chanson de Bodon
"La caça dz la Quimèra" et du "PaZi viu al pruent" d'Yves
Roqueta, dont Marti présente une nouvelle version, le reste
du disque est inédit.
A

-

-

Face

Face

1

2

:

:

Ûnzz dz Novembre - Uoniur Lauèra
- Joguu pai al pichon blanc

Montiegur

-

Lo ioldat

duconegut

Sirventéi

-

Tru vidai
Lo

-

Viatgu dini lo tempi - M'auiiretz - La caça dz la quimèra
-

PaZi via. al préient

Lo darrièr

jic.

★
SE CERCA !
"Sua la dzmandz du amii dz Georgu
blie aujourd'hui en l'état (ou peu i'en
d'une conférence p/iononcée le 3

m'a

inipiré à pareille époque demeuAe toujouni vive, toujouri
p/iéiente. Que ce travail, malgré iu défawti, aparaiiie
à
chacun comme un hommage, comme le témoignage d'une fidélité.

V autru iont venui depuii, Charlu CAMPROUX, Jean
ROUQUETTE, Andrée-Paule LAFONT davantage, qui ont iu étudier

REBOUL, avec plui. de talent iani doute,
différemment à coup iur. Un poète de cette envergure ut corn
me une montagne que l'on peut abo/ide/i en emp/umtant plui
l'Oeuv/ie de Georgu

d'un chemin.
Je me ioucie beaucoup plui du famillu ipxritueldu filiationi littérairu. C'ut dire ma iurpriie
de rencontrer, ioui le plume d'un critique occitan, d'aiiez
longi développementi iur l'influence qu'aurait exercé Sully
Adré PEVRE iur l'Oeuvre de REBOUL. Aprèi vérification, je
me iuii aviié que le rapprochement n'ut pai injustifié,
et
qu'il a pour fondement une ancienne et longue amitié. Maii
cette parenté ut épiiodique et accuioire. L'écriture
de
REBOUL ut marquée par un caractère de tonicité qui le diitinguera toujoun. Oui, parmi lu "Poètu de 1968", le
"Jovent, iiam ço que iiam" que noui iavom par coeur ne Aé¬
rait pai déplacé, loin de là. Je ne iauraii en dire
autant de l'Oeuvre de Sully André PEVRE bien qu'elle ne
me ioit pai indifférente pour tout.
En 1962, je relevaii dam Teilhard du Chardin
que
"la vie va en Ae m contraire de V entropie". C'ut le
nadi
contra coberna d'Arjraird DANIEL, c'ut l'affirmation de Jean
lu que

M0U1AT, le ieni

LONGAMAi

:

0 Sont Loïi - Autant de dreitu
Avem décidât.

Mauiòmi
iati.

-

Mariana

-

A

capitat

-

-

Vire

non

Lo Club dei cro-

pu¬

Membru de la iociéié du Amit, de la Langue d'Oc de Parii.
Ce texte ut loin de moi déiormaii. Toutefoii l'ad
mi/iation qui j ' éprouveii pouA l'OeuvAe de REBOUL et qui

profond de l'Oeuvre de Georgu

vie".

prions donc Monsieur André DUPUY de se
de ceux qui ont apprécié son oeuvre,
s'est terminée en catastrophe - nous prions
sonne possédant l'adresse de ce monsieur de

en

aviser.

Il nous

REBOUL, et de

3 Octobre 1963
Henri ESPJEUX

sommes
:

REBOUL je

manque), le texte
lu
novembre 1950 devant

Nous

MANS DE BREISH

traduction française

L'enregistrement de cette "messe" que la station de
Montpellier de l'O.R.T.F. avait réalisé devait être program

ia

DISQUES.

sa

même^si elle
de même touteper
bien vouloir nous
3

paraît inadmissible qu'une

tiroir depuis tant

manifester -nous

d'années.

telle etude dorme dans un

�LUENH,

LUENH

Ei caAAaunhat

pel monde, peA la vida,
mai eicampllhat,
iul Aaitol,
luènh de ion oital vlèlh, luènh
tôt iol iul camZnbl, luènh de i a biiAda
(jugli loi ieunei, camZna ieni gaitaA
daAAlèA, loi uèlhi baAAaZi,
ie'n vai, coda joAn
iul Aaitol de doloA,

DEFOLHADA
Un

pliât de panolhai

totei loi

veilm

peA

cadun

davant Z a au a vcáac,
Cal ceAcaA endacbm mai,

venguti
lo vllatge &lt;a aqul peA ajudaA
totei loi veilm ion venguti.
ion

ccacoa

qulcbm mai enlal, al cap del Aaitol
que jamai i'acaba, que i'eipandii totjoAn pui luènh,

ie'n val dlni lo boic ucotaA l'aucèl,
la bAanca que bolèga, i'aAAUta

deipachaA, adaAa
degun ven, lo mllh i'aman a
ieni degun, anuèlt l' ameAlcan
ei vengut iuli campi,
ayiuùĹÌZ
lo paZian deu {uglA, anuèlt
i a cap pui de de{olhalAei,
ont ci V odoA de lai balayai ?
AdaAa icntan lo petAÔll, adaAa
lai mani ion tacadai de veAgonha
doman i auAà cap de mon.
Quai auAà bcionh del paZian, doman ?
Voman ie {aAà {oncclonaAl,
icAJx citacat pel copèt
podAà pui dalhaA lo pAat de la comba,
velAà pui lai patòcai de {en aAAengadai,
ja, ta tcAAa ei pui teuna,
AdaAa cal

au a pAeneA.

ie

davant

un

botaAèl naicut dlni la nuèlt,

l'agacha confiât de jbla ;
iul Aaitol iui pèi uqulçati peA lai Aomèu
i ' entAavan, e tAabuca e i'alaitAa
iui la teAAa ieca,
que lo iolelh a cAamat,
ie qullha e ie'n toAna,
toAna a ion oital vlèlh ont ion monde,
lai de l'upcAoA, mlnj'a la iopa couda.
Cada jonn ie'n val, coda joAn mal dupolhat,
amb ion canh, dlni
loi cancu
peA l culhlA loi AOilmi negAU.
e

VecembAe

1970

loi carnini te conetnan cap pui,
lai

{uèlhai

ie moAan

de te velAe paAtiA.

Loi dAàllei jogan dtni lai balà{ai
totu loi veiZm ion venguti
la àmei baAjan, i'eicacalanan
tota loi

vciini

ion

*

venguti.

VécembAe 1970

PLUEJA
Eicota la pluèja, la veAtat
de la pluèja que Aajoleja
iul pavat, agacha lai gotai
que i ' upotliian,
lai teuladai
de la vlla,
lai gotai tuitaA

iui

*
VEDEL

{lu

D'AUR

I dolatAla

-

{àAqa tuAAai

®

panalAe de jàla
de nàitAa pan d'amoA
de nàitAa HbeAtat
noi daluai ionca que
iui

la puca de mai dulAançai,
lo Aovllh de ma vida volda
dulluAa loi omei aAAemoiati
dlni Ioa quotldlan UcuA.
GenlèA de

1971

lai àlvai bu{adai

lai

planai ducAtoiai e ieni {Auchai
c'est de l'argent

a{ana-te ie vàli
agantaA ton ombAa
aAAlbaA lo pAlmlèA
al cap de l'ucala {ugldliia del potz
que jamal n'acaba
de i' utlAoA, dlni lai caAAlèAai : {loAi de Iwtz
de ton uclavatge
empudegant l'èlme
amb Ioa goAgolhament,
pampdhejant de vold

paApalhàli pAoitltuZti volatejant iuli
auadolati

d'enveja iul tAepadoA Aajolant
{lèAa de Alquuai
capi {oli vlAolejant
mani plenai poAgldai
badant

e

còa {amolent, dlntAatz

ventadliia

le temps

moAAU

a mon

iul velAau
gotai del cèl

alabetz, netejatz l'àme vlèlh,

upandlda iul monde

Uedèl d'auA que cacha
nàitAa vida peA ne tlAoA
de mupAetz e d'oAgulh

peA la

peA dlntAan,
davaladai
coma

tjOAbai de {,0c,
Aojai

iaAAant Ioa

:

benalha,

dupachatz-voi ie voletz un bAave bocln
que loi autAU voi pAéndAÒn vòitAa qulta pant
FebAlèA de 1971

VAISSELI,

VAISSELAS....

{emna vaiuèla, lo tempi i'u aAAUtat
l'orne lauAa peA la pèça,
la {emna vaiuèla lo ièAa, lo matin,
l'âme enienha loi dAollu,
tnabalha dlni l'uilna, dlni loi buAèui
lo tempi i'engAuna cap a la moAt
la {emna bolua lai ucudèlai, bolua
{oAquetai, cotèli, culhlèAai,
pAlionlèlAa de ion pAuent, ieni avenlA
mentAe que la nuèlt Aepauia
l'umanltat de i ai àbAoi tempo Aolai,
pAlionlèlAa del pAeient
la {emna, camada de ion eteAnltat,
ie colca e iomlèja a lai eitèlai
de ia jolneua eipaApalhada, ioica
qu'ei pai una vida de valuelaA !
La

FebAlèA de 1971

?■

�"Flagornez, imbéciles ou fripons que vous êtes,fia
César, Octave !.... Tendez votre lourde mâchoire au
qu'il vous a préparé. A genoux, vils adulateurs !
Prosternez-vous dans la boue aux pieds de votre indigne maî
tre ! Léchez la main de fer qui vous fustigera, et qui vous
dépouillera de votre dernier sou après vous avoir ravi tous
vos droits ! Criez :
Vive l'Empetieua ! quand même !.... Le
2 décembre 1851 n'en sera pas moins une date funeste
pour
notre malheureux pays. Le.crime de lèse-nation dont de jour
là fut le témoin a déjà eu des conséquences lamentables....
Cet homme a perverti le sens moral des masses
gornez,
bâillon

Après avoir impérialisé le parjure, il impose aux
quinze cent mille français, ses suppôts, attachés par le li
cou à son large râtelier gouvernemental, le serment qu'il a
lui-même foulé aux pieds. Il a sens cesse à la bouche
les
grands principes de quatre-vingt-neuf, et il nous a déjà
fait rétrograder jusqu'aux mouvais temps des Valois !... Il
va à la messe, il fréquente les sacrements ; il honore
le
dieu des armées : il laisse pousser des forêts de couvents
sur le sol de notre patrie....

Dans leur collection "Civilisation et Mentalités",
dirigée par Philippe Ariès et Robert Mandrou, les iditions
PLON donnent, sous ce titre, de larges extraits des MEMOI RE5 DE GELU,"le seul grand poète que Marseille ait eu en
ses vingt cinq millénaires", selon le mot du caustique mistralien Albert Thibaudet, par ailleurs bourguignon notoire
et dont le HUtnaZ et la République du Soleil" est toujours

Aujourd'hui tous les libertins approuvent ce pseu¬

de bonne lecture

do-fils aîné de l'Eglise ; toutes les
dissent ; tous les mangeurs de budget

C'est

un

au

choix judicieux,

parmi les quelques

dant,

900

qui fut
Ville

pages que Gelu destinait à son fils :
conseiller municipal et Adjoint aux Beaux-Arts de la
de Marseille. C'est un témoignage impeccable et implacable.
de la vie de la grande Cité phocéenne à charnière du
Vieux-Marseille et d'un monde industriel qui va la transfor

Victor Gelu,

consciences l'applau¬

encensent... Cepen fond, si chacun l'exalte ou le subit, nul ne l'ai¬
me
Le succès n'absout point d'un crime ; et
!
l'heure
de l'expiation arrive tôt ou tard !... L'intermédiaire Ma¬
jesté Napoléon III finira par une coalition européenne
ou

XIX° ii&amp;cle, d'après GELU, est présen
tée par Monsieur Pierre Guiral, professeur à la Faculté des
Lettres d'Aix, et anno tée par MM. Lucien Gaillard, Conseil
1er Pédagogique, et Jorgi Reboul, Ecrivain provençal.
Mauellle

au

conspiration de palais".
(J'écrivais ce qui précède en décembre

par une

Biographiques)

(Note

1857)

VICTOR GELU

....

*

mer

UN EVENEMENT

Comme le dit MISTRAL, dans sa préface de l'édition
complète en deux tomes du célèbre chansonnier, frère de ra¬
ce de Daumier, Gelu :
"
Laiòóe couaìa. la ^ahandole" des jeunes de Fontségugne,
et du même coup, méprisa la gloire naissante du
Maillane. Ce fut un précurseur isolé, mais éclatant du

maître

librige, prompt à en dénoncer l'esprit conservateur
pensant, l'esprit de chapelle et de vanité".

de
fé-

et bien

(Pierre Guiral).

Nous apprenons,

par

LI

-

PAPALINOde Félix GRAS (1844-1901)

Cet ouvrage que tout permet de considérer comme,
tardivement peut-être, la réplique d'expression pro vençale des LetfieA de mon Moulin, mais une réplique écrite
par un conteur qui se souvient, sans chercher à les les imi¬
ter, tantôt de Boccace, tantôt des conteurs populaires,
est
composé de sept contes et d'une chanson gaillarde, devenue
d'ailleurs "folklorique : Lou Papo Ciment V.
un

peu

composé dans sa graphie d'origine
et
traduction en langue française, due à Félix
Gras lui-même, sera présenté sous la forme d'une brochure de
160 pages 21 x 13,5, sous couverture trichrome.
Cet ouvrage est proposé dans une seule catégorie,
au prix, par conséquent unique, de 15,oo F l'exemplaire pour
les souscripteurs, prix qui sera porté à 20,oo F pour la ven
Le recueil

accompagné de

ailleurs, qu'un Universitaire

la dernière
fiers ser¬
écrivain
gascon, Proviseur d'un Lycée de Paris, Monsieur Henri Andreu, nous propose une thèse sur let ehamoni MaAteillalbeA
(1838 - 1855) de Victor Gelu, révélateur d'une société
et

de Montpellier, Monsieur Gaston Bazalgues, met
main à un Petit eloAiique de. Gelu, qui rendra de
vices aux étudiants de provençal d'Aix, et qu'un

te

sa

librairie.

en

d'un homme".

INSTITUT VAUCLUSIEN D'ETUDES

1) Chansons provençales de Victor Gélu, 420 pages, édition
de 1856, chez Lafitte, 156, la Canebière, Marseille
1°.

15, Pl. Camot

2) Novè Granet, réédition de 1967 au Livre
ges, avec une préface de Jorgi
Daumièr : 15 F, à la Touriale
Marseille
4°

Occitan, 224 pa¬

Reboul et un dessin
de
211, Bd de la Libération,

Nous vous donnons ci-après une page du grand poète
polémiste provençal qui a de curieuses résonnances histori¬
ques, actuelles
souvent !

LE 2 DECEMBRE 1851 A

84

-

RHODANIENNES

AVIGNON

*
LO

SANT PELAU

la recension

cia 16..

a

dei trebolaments que li aguèt l'an de desgrà e antics paîs de Provènça e de len

dins lei nobles

gadoc e dins d'àutrei paîs pas tan nobles e antics, coma lo
paîs de França, o encara leis aventuras corosas, amorosas,
joiosas, dolorosas, plorinosas, chavanosas e solelhosas dau
cavalier César de Lagrifol, gentilome antibolenc, amb
lei
de quauquei' companhs sieus de grand renomada e de la bêla
Magalona, compiladas e editadas per un testimoni d'aquélei
fachs de remarca.

MARSEILLE

mémorable, jour du
Après un mois
le ciel
se
montra clément ce jour-là. L'atmosphère fut d'une pureté ad
mirable et le soleil radieux !.... Aussi les fanatiques ido
lâtres du succès n'ont-ils pas manqué de s'écrier après coup:
"Le 2 décembre, jour tristement
terrible coup d'état de Louis Bonaparte !...
entier de vente froids de pluies et de gelées,

C'eit le ioleil d'AuiteAliz !"
Noua naÌAAonA valetaille, disait Paul

^

Louis Cour

-

*
LE PRIX LITTERAIRE PAN-OCCITAN
décerné pour la première fois à Penne

"Paul FROMENT" sera

d'Agenais (Lot-et-Ga¬

vécut de 1875 à 1898.
Les textes - inédits - sont à adresser avant le 15 juillet
72 à M. Marceau Esquieu, professeur à Saint Antoine de Fi calba
47, à qui l'on peut demander le règlement du concours
ronne

47) où

le poète

rier !

Í!Í MiffO^COQMÛ (DCO
OCCITANIA NOVA recherche des vendeurs libres dans toutes les

régions occitanes ou ailleurs (Paris, Lyon, Nantes, etc...
ou vivent des
émigrés).
La remise est de 20 % sur le
prix de vente, demander tous
renseignements au siège de la revue
11

bis,

rue

de la Concorde

31

TOULOUSE

9
gisèle

barsotti

eours de eo,,e arotu,ts
~ prise en tharge et retour 'domi£ile 6, rue xavier progin

marseille 4*

%

domicile

:

6, traverse cas

marseiiie a-

^

�Depuis trop longtemps, les belettes et les
petits lapins occitans obéissant en cela à une men
tenace
talité
d'assistés, font arbitrer leurs dif¬
férents
par les
Raminagrobis de la presse
fran¬
çaise. Peut être nous pardonneront-ils d'avoir dé¬
rogé à la tradition en invitant dans un seul souci
de vérité une personnalité occitaniste "contestée"
à s'exprimer librement dans nos colonnes.
Bernât
Joan Penent a
rencontré
Manciet,
nous laissons
à chacun la responsabilité de ses dé¬
clarations

.

BERNAT

MANCIET
J.P.

Bernard

Manciet, àla suite de certaines prises de po
avons rendu compte en
leur temps dans nos
colonnes, et sur lesquelles nous ne reviendront pas,
vous
vous êtes trouvé au centre d'une violente
polémique et beau
coup de choses à cette occasion ont été dites et écrites sur
-

sition

dont

nous

vous.

nisations occitanistes
la

vous

yez

ne

date pas.

avec

la plupart des orga

d'aujourd'hui. Vous êtes

génération des hommes qui ont fondé l'i.E.O.,

mais

n'appartenez plus à cet organisme bien que vous en aété secrétaire général. Vous êtes l'homme seul, le soli

taire

des

votre anti-conformisme est de tous les do
vous évertuer à
le pousser à fond.il
semblerait que ce n'est pas là une qualité recommandée à un
fonctionnaire, mais vous êtes passé par le quai d'Orsay. On
explique mieux votre engagement occitan, du moins sur le
plan littéraire, et là encore, vous tournez le dos à la plu
part de ceux qui oeuvrent semble-t-iI dans le même sens que
maines et

Landes,
vous

semblez

vous.

Vous nous avez proposé de votre propre chef,de vous
expliquer très franchement avec nous sur ces différents
points. Mais peut-être auriez-vous auparavant quelques dé¬
tails à

ajouter

ou

à corrigerjaupoTtrait sommaire qui vient

d'être tracé de votre personnalité.

en effet à faire le
point, n'ayant pas à me
ne suis pas seul. Trop peu.
solitude entre
dans le caractère des mythes. Je ne suis pas un mythe.
Je
suis un homme d'ici, entouré de Landais, de Girondins,
de

B.M.

B.M.

Je ne possède aucune entreprise ni en droit, ni
en
Si c'est d'être de droite que d'avoir passé
ses jours
et ses nuits pendant neuf ans à combattre toutes les formes
du nazisme, les racistes, les étatistes, je suis de droite;
si c'est être de droite que d'hériter l'immense fortune
de
-

fait.

grand oncle Baudin de Lormes, compagnon de lutte d'Aris
Briand, et entièrement ruiné dans sa lutte pour le so¬
cialisme, je suis de droite ; si c'est être de droite que
d'être le fils d'un propagateur du socialisme dans les Lan¬
des, et cela en plein règne de la Chambre Bleu-horizon, je
suis de droite ; si c'est être de droite
que d'appartenir à
l'entourage de ceux qui ont obtenu la condamnation de l'Ac¬
tion Française, je suis de droite ; si c'est de droite
que
de combattre jour après jour
pour l'autogestion dans les en
treprises et de défendre le maigre bifteck des gens de chez
moi, fût-ce contre certains occitanistes, je suis de droite;
et bien plus qu'on ne croit :
je propose à mes détracteurs
100 I des résultats de ma puissante
entreprise depuis quin¬
ze ans,
après l'expertise de leur choix : qui en veut ? Et
qui veut de ce pays en pleine dégringolade économique ? On
demande des volontaires. Mais si c'est être de
gauche que de
prendre la défense, en dehors de tout à priori géographique,
historique, philosophique, linguistique, des seuls secteurs
pauvres de l'espace occitan, je suis de gauche.
L'occitanisme doit s'inscrire à son rang, à sa pla
ce dans un mouvement révolutionnaire
général ; non pas s'en
servir, mais le servir. L'Occitanie a trop tendance à se ccn
mon

Pourtant, votre désaccord
de

PARLE:

-

Je tiens

La

disculper je

tide

sidérer

comme

le nombril de

l'univers.

Gersois,

etc.... qui survivent au niveau du minimum vital.
Noua sommes seuls. Et à nos appels au secours on
répond par
des théories et des slogans occitans. Un édile régional
par
trop célèbre représente pour nous tout autant que tout au¬
tre notoriété du monde et du système universitaires, c'està-dire rien du tout.
Je me suis insurgé contre les
quelques uns
voulu faire entrer l'i.E.O.

juridique

dans leur mécanisme de

et bureaucratique à tous les niveaux.
Du quai d'Orsay, j'ai

qui ont
majorité

gardé le souvenir de nombreux
fonctionnaires victimes du nazisme, ainsi que d'une
politi¬
menée en fonction des intérêts des minorités po
pulaires et des peuples contre les étatismes et contre les
que souvent

ambitieux
J.P.

-Si

qui cherchent à
l'on

en

croit

les utiliser.

vos

détracteurs, il

situer socialement, vous
possédez
prise dans votre région ; sur le
vous

qu

on

puisse dire

pathisant des
citan isme

est

que vous

une

la

de

facile

plan politique, le
êtes considéré comme

idées d'extrême droite.

en_provincialisme virulent,

car

dans

plus consciente.

oc¬

le contexte
saurait

un

autre niveau

"provincialisme",

en

sym¬

ne

régionalisation", est une échappatoire, une
desamorçage ou de récupération d'une volonté
plus

de

moins
un

Vous déviez votre

actuel, un véritable mouvement occitaniste
que révolutionnaire. Bien que
se plaçant à
et au service d'autres
Intérêts, le
de

est

importante entre

être

J.P.

-

L'Occitanie, mais qu'est-ce d'autre que ces gens qui
leur maigre bifteck", qu'est-ce d'autre que l'iden

"défendent
tité

refoulée

de

nos

populations et combattue par le coloni¬

occitanistes, ne sont-ils pas les premiers
engagés dans cette lutte ? Où se trouvent-ils les "secteurs
de l'espace occitan ? Ne pensez-vous pas que de tel
riches"
les affirmations paraissent superflues adressées à un peuple
qui livre le dernier combat pour sa survie ?
sateur

? Et

les

B.M.

Il existe des occitanistes colonisateurs. Il existe
des occitanistes de type nigérian qui colonisent les terres,
les classes ou les cerveaux des autres occitans. Dans le ca
dre de la colonisation telle que vous l'entendez, une popu¬
lation dégénère de deux manières bien différentes. Une po -

pulation occitane peut-être atteinte par un apport brusque
de population non indigène assorti des retombées d'une ri chesse régionale accrue. Une population peut disparaître ,
c'est le deuxième cas, du fait de l'hémorragie accélérée des
capitaux et de l'hémorragie démographique simultanée. Je ne
défends que ce dernier type de population, du moins pour un
certain temps.

comme

tentative
populaire

J.P.

-

Quand

on

tans, on saisit
tionaux".

là où nous en sommes nous occi nettement la formule "d'intérêts na

est arrivé
assez

Pensez-vous que

la bourgeoisie colonisée,

ici

ou

�ailleurs, qui toujours prôna l'union des
l'abandon par les travailleurs de leurs

classes socialeset
intérêts propres et

légitimes au nom "d'intérêts supérieurs", pensez-vous que
aujourd'hui, puisse songer à sacrifier ses
intérêts moins légitimes au nom d'intérêts non moins supé -

cette bourgeoisie

?

rieurs

B.M.

Vos formulations ont sans doute pour but de me faire

-

entrer

Je me

dans des systèmes de vocabulaire et de raisonnement.
refuse aussi à ces systèmes.
Votre question arrive trop tard. La bourgeoisie

disparu depuis une vingtaine d'années, ruinée
par l'évolution des structures économiques. Elle a été rem¬
placée par des délégués de la centralisation économique,non
gasconne a

seulement nationale mais

internationale,

ou par

des pillards

la Gascogne à Paris directement, la colo
économiquement, Iinguistiquement (lan¬
gue véhiculaire : le français ; vernaculaire : ie gascon,et
cette dernière
étant de ce fait destinée à s'éteindre),etc
et vous acceptez le statu-quo. II est des questions qu'on
est en droit de se poser quand on lit vos déclarations,dans
l'express voici peu, et ailleurs : - Etes-vous un écrivain
français exotique - bien que dégagé de tout complexe pro vinciai - ou êtes-vous un écrivain occitan ?

J.P.

Vous reliez

-

la métropole,

nie à

J.P.

Cet été, dans le Comminges,j'ai pris en charge
un
jeune auto-stopeur qui arrivait de Paris de cette manière .

Une vieille
me

-

pitonnent les modifications que vont imposer les situations
de l'espace occitan.
Ma langue
vehiculaire c'est le bilinguisme chez
moi, puissent beaucoup d'occitans en dire autant ! - l'Aile
mand en Allemagne, le Français à Occitania Nova.
N'éprouvant aucun complexe vis-à-vis de la France
et donc aucune honte à
être
français,
je ne vois
pas pourquoi je me sentirais exotique, et je ne me considé¬
rerais pas tout simplement comme un écrivain occitan.
Vous
avez tendance à me voir comme "originaire" des Landes.
Je
suis des Landes, avec tout ce que cela comporte.

J.P.

Soyons clairs et précis : vous êtes un écrivain fran¬
çais d'expression occitane et vivant dans les Landes. Vos
lecteurs regretterons sans doute que votre germanophilie
n'
ait pas fait de vous un allemand ce qui n'eut pas manqué d'o
riginalité dans notre littérature sans altérer pour autant

l'universalité de votre

oeuvre.

B.M.
Votre langage me paraît suspect d'autonomisme hexago
nalophile. Je suis, malgré votre schéma, à mon avis inadé quat, écrivain occitan, et occitan seulement. Je n'ai même
rien publié chez Gallimard qui me le refuserait !
Je suis
trilingue de conversation. Je suis français et latin de for
-

mation.

Est-ce clair ?

Parce que j'ai fondé en 1947, avec des internatio¬
nalistes, Heinz Schnekloth (K.P.), Hans Bardens actuellement
leader S.P.D., Hellmit kohl, aujourd'hui député C.D.U.,l'in
des tout premiers partis européens, suis-je germanophile ?
J'ai des amis allemands, et de prédilection ; suis-je
pour
autant germanophile ? On ne craint que ses amis. Je vous avoue préférer en tout cas des galbes franciens... Mai qu'ai
je dit ! Vous allez me taxer de francophilie !
Vous prêtez à une question qui ne se voulait qu'iro nique, des intentions bien sordides. Je ne situe cette "ger¬
manophilie" que sur un plan de civilisation, ce qui à mes

J.P.

n'a rien d'insultant, contrairement à "mon hexagonalo phi lie" dont nos lecteurs n'ont d'ailleurs jamais douté.
Vous semblez servir volontier de caution à toutes les
tentatives de récupération extérieures. Par votre personna¬
lité, votre renom etc., vous vous présentez comme l'argument
inespéré et privilégié de ceux qui espèrent - avec quel man
yeux

-

sens de
la réalité - liquider le mouvement occitanis
qu'ils croient subordonné à quelques personnalités
que
que vous chargez avec une évidente bonne grâce.

que de

B.M.

Vous le savez, les occitanistes dignes de ce nom, et
bien engagés dans la "substance" populaire, ne sont pas en
vue ; ils ne sont
pas "des personnalités". Je ne pourrais
-

cautionner que les

régions occitanes les plus pauvres, les
pis si des personnalités s'en trouvent
atteintes. Aux "personnalités" comme aux "récupérateurs",ré
pondez, pour ce qui est de mon renom, qu'ils veuillent bien

plus menacées

:

tant

reprendre leur estime.

carton

à la main. Il profitait
des
parents à ramasser le foin.
Il
dans un grand restaurant f de
il était facile de deviner quél était son rô
en

pour venir aider ses
confia qu'il travaillait

la

capitale et

le

dans cet

établissement.

venant que ses

Devait-iI

se

consoler

en

se

sou¬

ancêtres avaient défait Charlemagne à Ronce-

?

vaux

B.M.

Allez-vous consoler votre jeune plongeur en lui
par¬
lant de Muret ? Je suis farouchement hostile aux célébra tions des événements historiques. Elles favorisent
toujours
les nationalismes. Muret, c'est du Déroulède
occitan, prenez-y garde.
C'est la marque d'un unitarisme qui tend malgré lui
à faire avaler les disparités socio-géographiques à l'inté¬
rieur de l'espace occitan. Alors que l'on bâtit FOS, la mé¬

tallurgie du Sud Ouest tombe iam talion à 60 % au-dessous
de la moyenne nationale. Qu'allez-vous faire contre cet
ëtat de choses dans les dix
prochaines années ? Vous allez
détruire les remparts avec des fleurs de rhétorique occi¬
tanes et les violettes de Toulouse d'une poésie de libéra¬
tion ?

J.P.

Je n'ai jamais parlé de statu quo. Je le regrette
pour ceux des occitanistes qui monopolisent l'avenir et ca¬
B.M.

valise

congés

En

-

évoquant un fait "historique",en parallèle à une
présente, je n'ai voulu que rappeler une certaine

situation

argumentation notée dans un certain article d'un certain
journal, et où certains avaient vu le reflet de votre pro¬
pre pensée. Cette mise au point, en rejoignant notre
point
de vue, a surtout ie mérite d'infirmer ces suppositions.
Mais votre attitude est-elle plus saine que
celle
des "Lavisses"
ser
...

les

Fos n'est

traire

ou

"Deroulèdes" occitans ? Vous semblez oppo

provinces à plaisir, historiquement, économiquement
fait

un

ment" de

la

pas
de

une

réalisation provençale, mais

colonisation

côte gasconne.

au

même titre que

L'ennemi est

au

con

-

"l'aménage

le même et

i!

est

extérieur, affirmer le contraire, c'est tout simplement fal
sifier la vérité et faire le jeu de pouvoir sur le dos
du
peuple occitan dans
B.M.

-

Il

son

ensemble. Ne

le pensez-vous pas ?

n'y^a^pas d'unité historique occitane,

propagande "téléologique",
Un existe pas une

sinon
en
et vous en connaissez la vanité.

Occitanie économique, mais des

zones

é-

conomiques dans l'espace occitan, et elles ne correspondent
pas forcément aux provinces. Vouloir dans tous les domaines
établir une "dialectique" Nord-Sud, c'est
mépriser la véri¬
té des faits et surtout mépriser les
populations occitanes.
Je les mets pour ma part au-dessus des
hypothèses de tra vail, tout au plus productrices d'assistants de faculté. Il
Il existe une unité occitane, mais elle est ailleurs
que dans
le protectionnisme économique ou
intellectuel, et ailleurs
que dans les doctrines Monroe. Estimeràis-je les occitans
plus que vous ne le faites ?
J.P.

-

Actuellement,

ment chaud

de

la Gascogne devient un point extrême

l'actualité

en

-

Occitanie, Lacq, Lannemezan,le

Comminge, les Landes, la Côte d'Argent, Golfech
Quelle est votre idée sur la question, et comment voyez-vous
l'avenir de

enfin

l'Occitanie ?

C'est vrai ; depuis 25 ans que règne un prince d'A quitaine, le Sud Ouest va de récession en récession. Les
problèmes que vous évoquez sont d'importances différentes ,
et il en est d'autres encore, plus tragiques bien que moins
à la mode, et bien qu'ils s'inscrivent mal dans les schémas
des intelligences de consommation. On ne voit ainsi que les
points chauds, ses points chauds, et on ne voit pas les gran
des manoeuvres silencieuses : c'est pourtant là que nous de
vons porter notre action.
Il a fallu commencer par établir
des bilans, ce que n'avaient surtout pas fait les théori ciens de l'Occitanie. Il va falloir obtenir des mesures ré¬
volutionnaires, qui dépassent infiniment le cadre de toutes
les agréables soi-disant révolutions régionalistes. Il faut
aller vite, car l'assise démographique du Sud-Ouest atteint
un point de dégradation proche de l'irréversible.
C'est
pourquoi, en pratique, pour le moment, l'abstraite Occita nie intellectuelle n'a pas le droit d'exister pour nous. Il
n'y a que des problèmes occitans, et qui urgent, auxquels
nous sommes attelés ici, et une jeunesse gasconne bien plus
menacée qu'on le dit. Lorsqu'un jeune gascon est mis au chô
mage, allez-vous lui parler de l'avenir occitan ? Essayez
donc de parler de salut éternel au condamné qui risque
la
roue. Mon Occitanie, c'est ce malheureux, même si parfois
tout son occitan est du portugais.
n
B.M.

-

�pays pour monter à
Parce qu'on ferme

Parce qu'on exproprie des
(ou agrandir) des camps"militaires

re

paysans pour
comme

au

travail.
comme

définitive.

malgré

la

les
mo¬

refusant le

décision,

présente le camp du Larzac comme un
DEFENSE NATIONALE. En fait le camp est
destiné â être loué aux armées d'Europe. En particulier les
commandos parachutistes anglais qui se distinguent en Irlan
de du Nord après s'être entraîné cet été sur le Larzac
Il ne s'agit que de rentabiliser le pays au bénéfice de 1'
état français et au détriment de l'économie locale.
La presse

mal NECESSAIRE à la

si¬
aon

présent les paysans du Larzac se retrouvent
ils ont décidés de continuer la
lutte : à Noël, c'est un hélicoptère qui a été saboté à La
Cavalerie ; le 24 Janvier, des barrages ont été dressés sur
le parcours du Rallye de Monte-Carlo (nous apprécions
la

tou¬

A

seuls face à l'armée. Mais

"Vai t'en

....

a

Paris

o

creba"....

discrétion de la -presse à ce sujet).
Contre le vol des terres, contre la
d'un pays, les ouvriers et les jeunes de Millau

duperie faite sur le dos de notre
peuple, de jeunes occitans ont entrepris d'étouffer le men¬
-

B.P.

2.138

34-MONTPELLIER

"LUTTE OCCITANE refuse la mascarade du référen¬

dum-plébiscite

;
refuse le Marché Commun

capitaliste qui fait de
touristique et le terrain militaire de
l'Europe et sacrifie l'agriculture et l'industrie occitanes,
obligeant ainsi les travailleurs occitans à s'expatrier veis
les zones de concentration capitaliste ;
l'Occitanie la

zone

Lutte Occitane dans le cadre de

la lutte menée

la libération de tous les travailleurs, combat pour une
Europe socialiste des peuples, faite par les travailleurs ;

pour

Lutte Occitane

campagne

appelle au refus du vote et mè¬
de démystification."

rope.

Nous invitons tous les occitans toulousains de
sireux de sauvegarder leur identité culturelle et politique
à se joindre à nous pour pouvoir mener une action efficace

et
un

com

Yves MALBEC

muniqué la campagne diffamatoire organisée contre lui. Il dé
plore que l'un de ses militants, M. Pierre Maclouf invité à
titre personnel au "congrès des Minorités Ethniques" de Narcertains congressistes.
nous

élevons à notre tour contre de tels pro¬

cédés que nous nous contenterons de qualifier de stupides et
ridicules. (Les ânes occitans se plaisent toujours à braire
devant le public le plus large et le plus choisi).

Les

organisations suivantes
.

-

:

31-TOULOUSE

.

.

.

.

(C.R.

)

Euskadi ta Askatasuna
Front

Parti
Parti

OCTAV PROUR

(en collaboration avec Marcel Carrières
René Méjean) prépare RELAIS LATINS, anthologie bilingue de
poésie d'oc, versions en langue d'oc et langue roumaine.

:

Comité Rossellonés d'Estudis i d'Animacio
E.A.

(E.T.A.
régionaliste Corse
communiste Breton(P.C.B.)
Nationaliste Occitan (P.N.Ó.)

publié à l'occasion de l'Affaire OVERNAY
précisant que :
ont

un

communiqué

"Les peuples colonisés de l'hexagone ont
des
problèmes spécifiques.... mais ils ont aussi le même ad versaire que le prolétariat et les travailleurs de France:
la bourgeoisie des monopoles et son Etat".

Tous les poètes de langue d'oc, qui n'ont
pas enco
envoyé leur collaboration, sont priés de lui adresser un
ou deux poèmes en
langue d'oc, accompagnés de la version fran
çaise et d'une notice auto-biographique détaillée. Pour tous
renseignements, joindre s'il vous plaît, timbres-poste pour
réponse.
re

2, rue Juliette Dodu
PARIS
10°
Estamparia L.M. Offset 34, Carrièra dels Amidonièrs

renseignement, s'adresser à

16, Avenue Bellevue

Comunicats.

bonne par la section P.S.U. de la Haute-Vienne se soit vu in
terdire l'accès de cette réunion, et copieusement insulter
Nous

indépendante.
Pour tout

Le Parti Nationaliste Occitan dénonce dans

sac

contraints

chômage et à l'exode organisent la riposte.
Le Larzac n'est pas un cas isolé en OCCITANIE ,
une des dernières colonies de l'empire où l'armée, refoulée
des territoires d'Outre-Mer en même temps que l'impérialis¬
me français, se concentre
: en Provence (Albion, Canjuers)
dans l'Hérault (Pic Saint Loup), dans le Tarn et Garonne
(Caylus), dans les Landes.
A TOULOUSE, ce n'est pas l'armée, mais la colo¬
nisation prend la forme d'une liquidation de l'économie com
: chômage, bas salaires, émigra me dans toute l'Occitanie
tion forcée des jeunes vers Paris et le Nord....
C'est la solidarité de tout un peuple qui
doit
se manifester auprès des paysans expropriés
: celle du peu¬
ple OCCITAN COLONISE.
Travailleurs, étudiants, soyons prêts à agir à
la moindre alerte en faveur des paysans du Larzac, pour que
l'Occitanie ne devienne pas le champ de manoeuvre de l'Eu -

PARIS

(Lutte Occitane)

LUCHA OCCITANA

mise à

au

.

LUCHA OCCITANA

22

.

Quels intérêts ?

Face à cette

la

.

présenté cette desision

projet d'extension du camp, Debré maintient sa
car, dit-il "des intérêts supérieurs priment".

Nous ne sommes pas seul : la Bretagne, la Corse,
Pays Basque, la Catalogne... subissent le même type d'ex
ploitation :

et

a

Malgré la vague de protestations,

le

par

Debré

6.000 manifestants du 6 Novembre à Millau, malgré
tion votée par le conseil général de 1'Aveyron

..

nera une

,,

Début Novembre

constui-

exagérons

songe

COMMUNIQUE

COLONISATION DE
L'OCCITANIE
L'état français a décidé d'étendre le camp mi¬
litaire du Larzac (Sud Aveyron) de 3.000 à 17.000 hectares
Plus de 100 exploitations sont touchées et 400 personnes
seront ainsi chassées du Causse et privés de leur outil de

Larzac.

Non content de mettre notre pays dans cette
tuation, il faut que le capital français, nous oblige à
voir honte de nous-mêmes : on se moque de notre accent,
est des fainéants, on fait la sieste, nous

jours.

TOULOUSE

UN PAS DE PLUS DANS LA

LARZAC

de Paris.

venus

DE

2 millions de salariés

qui avons dû
Paris. Pourquoi ?
des usines sous motif qu'elles
ne sont
pas rentables (sous entendu pour la bourgeoisie fran
çaise tournée vers le marché commun et plus particulièrement
l'Angleterre, la Belgique et l'Allemagne).
Parce qu'on pille les matières premières de chez
nous, pour les envoyer dans le Nord où on installe des usi¬
nes de transformation qui ne profitent en rien à l'Occitanie
Parce qu'on supprime les lignes de chemins de
fer soit disant non rentables (les entreprises nationalisées
sont soumises à la loi du capital).
Parce que nous constituons une réserve de main
d'oeuvre (P.T.T., S.N.C.F., Enseignement) jusqu'aux
em¬
plois que les autres ne veulent pas (CRS et gendarmes), ce
qui vide nos campagnes de sa jeunesse.
Parce que nos plages deviennent le bronze-cul
de l'Europe, ce qui provoque une montée des prix, l'été, alors que la majorité des salariés n'augmentent pas. Ne pro¬
fitent du tourisme que les promoteurs et les supermarchés
quitter le

sommes

OCCITANE

LUTTE

POURQUOI AVONS-NOUS QUITTE LE MIDI ?
Nous

Lutte Occitane

prise de position

parce

se

qu'il

serait désolidarisé de cette
y

était question de "Libéra¬

tion nationale".
-

Tolosa

.

Despaus

légal mai de 72

lo

director-gerent : Joan

PENENT

�aqui una foto presa aqueste estiu dins
Cantal. Sabiam que tôt ço que se fasia eraper
los toristas mas era pas dit. Aqueste cop es plan marcat so
bre l'aficha "néienvé aux utivanti". Pr'aquo la ribieira
es nostra. Tanben dins la mema vila ai ausit una femna que
disia a un enfant d'unes 14 ans "fiait noui Aine, fiait VAu¬
vergnat". Ara sabem que dins lo pargue dels volcans sem las
bestias curiosas, los indians, que sem aqui solament per la
foto e per far rire los parisencs.
(...) Mas res per do nar de trabalh als joines.
Trobaretz

una

vilota de

L,G,

Sant Flor

permets de vous citer ce passage du livre :
inconnu" d'Alexis Carrel qui est à mettre au
racisme le plus virulent :

Je

me

cet

"L'homme,
compte du

"En France, les populations du Nord sont bien
su¬
périeures à celles des bords de la Méditerranée. Les races
inférieures habitent généralement les régions où la lumière
est violente et la température moyenne élevée. On dirait que
l'accoutumance des hommes blancs à la lumière et à la
cha¬
leur se fait aux dépens de leur développement nerveux
et
mental." (Livre de Poche p. 300)
Mandat per G.C. Paris

nubnique nute ouvente, non pat goût motbide
paAt, math pan iimple iouci d'infionmation.
Cette

de notne

s»»»»*******»***

Je

RWâKCHe

ble dans la

le

\\PpuT à II» H

Entendu à la
demoiselle d'Avignon".

H
0
N
TOLO
G
I
E

T^l-^

/

écris quelques lignes, à passer si possi
rubrique "Honthologie".

vous

télévision, dans le feuilleton

-

"La

diplomate Français de service, est appelé par le
corriger la prononciation de son petit fils, prin¬
la
de la -Cote de
Le

e\o^e [oou^;;£

roi pour
ce

héritier de Kurlande, qui est atteint

famille.

ci est affecté d'un
héréditaire de son
ancêtre maternelle qui était Provençale. Mieux encore le di
plomate attrapant au contact de l'enfant, l'accent maudit ,
il préfère couper court à toutes conversations, car
dit-il
"de retour en France avec un accent pareil, cela briserait
ma carrière".
A qui le dites vous !
En effet. Oh ! horreur, celui
très fort accent... Occitan ; souvenir

e^Mcuvtt
1tnACiuM

«1**«uj-*

—

-ÉiTvíú. W

Foto

OC.N.

««Ht*»**»»#******

par

Dans le livre
HISTOIRE GENERALE (C.S. 2ème
année)
l'abbé le Ster, M. Guillemain, A. Guillermit, p. 71 :

D.V.

Vitry-s/ Seine 94

cX'"A

"Loniqu'il mounut, en 511, Clovii était le plu.à
puiuant du noii banbanu ; ion noyaume i' étendait du Rhin
aux Pynénéu ;
ce n'était plui la Gaule : AINSI SE TROUVAIT
FONDE LE ROYAUME FRANC, C'EST-A-DIRE LA FRANCE."
Une France précoce en 511 !)
Dans le même livre page

80

:

"... le tnaité de Vendun de Vendun manque une gnande date
dam no fie hiitoine nationale : e' ut ce tnaité qui a donné
à notne payi
nom

ÇAIS

:

ia naiuance. Sa
A PARTIR DE 843, IL V A
!"
Sous

tres

nous

ne

ion
naiuance ofifiicielle et
UNE FRANCE ET UN PEUPLE FRAN¬

Napoléon, nous avons une vision que nous
connaission pas, page 226 :

"Lei tendancei

ou

au¬

aipinatiom du peuplu étaient

auui nationalu. Avant 1 789, lu peuplu Ramait pantie
tel ou tel état iam qu'on lu eût comultéi, d'apnèi le
iand du guennu et du tnaitéi.
C ut aimi qu'on voyait du Italieni ioumii

de

ha

au
joug du Autnichiem, du Polonaii oppniméi pan lu Ruuu,
paji du Pnuniem et pan. du Autnichiem, à la iuite du
pantagu de la Pologne.
On, cet état de choiu, qui fiut établi en 1815,
panaeuait pAofondement injuite aux upniti imbui du idéu
de 17 89. I£i voulaient que lu hommu d'une même Aace et paA
lant la même tangue puuent ie gAoupeA de fiaçon à ;{oAmen
UNE MEME NATION. C'ut ce qu'on nommait le pAincipe du nationalitéi. lli pAétendaient en outAe que depuii 1 789, lu
hommu étaient libnu de choiiiA A QUEL GOUVERNEMENT
ILS
APPARTENAIENT !"
Enfin dans

son

livre "CONTES d'OUTRE

chien, quand même..."
Mandadisses de

où

finançaiiu,

qu'une maigne idée de ce que lu nédacteuAi de LUT¬
pû bAaiAe iuA deux pleinu pagei et iuA notAe compte. Mali noui manquom de place. Soulignom au paiiage Vaiiimilation de l'Occitanie à l'ancienne pnovince du
Languedoc (pAatique chêne à noi néactionnainu), notoml'ex
iitence du Etati pontifiicaux avec pou)i capitale Avignon et
pniom le ciel avec angoiiie qu'ili ne demandent pai
leuA
autonomie comme lu camanadu iui-nommêi iemblent lei y inviten. Pnofiitiom auui de l'occaiion pouA fi aine nemanquen
à noi lecteuAi, cette fiameuie "Manche" au nond du Limouiin
et qui dit
ce qu'elle veut dine à la limite de l'Occitanie
on

n'a

TE OUVRIERE ont

et

du neite.

TEMPS" J.P.

CHABROL essaie de se racheter !
"Bouo dit dani ce langage biblique, cheA aux
vieux cévenoli il'occitan]"
"Il lui fiait le diicouAi en patoii, ponce que chez
noui, le fiAançaii, c'ut un peu le latin du pauvte. On l'em
P-Eoxe dam du ciAcomtancu iolennellu, maii pouA la tom¬
be d un

ci-duiui

jetant un iimple coup d'oeil iuA la conte
iont Aetnacéu fiidèlement lu pAovincu noyalu
En

J,D.

Bordeus

Dins l'émission de télévision "réponse à tout" faguèron vqvir lo nom de la "Canebière" a Marselha del frances chene -

vière que

aquel mot "Canavera" ne'n

Degun pensèt pas que

mia

séria una deformacion

.

podia venir de l'occitan.
C.S.

financua, moniun, u quincom

Albi.

canavena=noieau)
23

�PARRTlAI'DEICuLropcembatons

PRESIDEDN«TUOuài» npJouLD.s Rplo.eursprêsid*'

E

nais

Lchreiber,

�</text>
                </elementText>
              </elementTextContainer>
            </element>
          </elementContainer>
        </elementSet>
      </elementSetContainer>
    </file>
  </fileContainer>
  <itemType itemTypeId="26">
    <name>Revista</name>
    <description>Item type spécifique au CIRDÒC : à privilégier</description>
    <elementContainer>
      <element elementId="163">
        <name>Type de périodique</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="754213">
            <text>Buletin d’informacion d’associacions e partits politics = Bulletin d’information d’associations et de partis politiques</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
      <element elementId="127">
        <name>Région Administrative</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="754214">
            <text>Languedoc-Roussillon</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
      <element elementId="128">
        <name>Variante Idiomatique</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="754222">
            <text>Languedocien</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
      <element elementId="130">
        <name>Graphie</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="754223">
            <text>Graphie classique / Grafia classica</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
    </elementContainer>
  </itemType>
  <elementSetContainer>
    <elementSet elementSetId="1">
      <name>Dublin Core</name>
      <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
      <elementContainer>
        <element elementId="50">
          <name>Title</name>
          <description>A name given to the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="754196">
              <text>Occitania nòva. - Annada 03, n° 08, mai-junh de 1972</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="86">
          <name>Alternative Title</name>
          <description>An alternative name for the resource. The distinction between titles and alternative titles is application-specific.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="754197">
              <text>Occitania nòva. - Annada 03, n° 08, mai-junh de 1972</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="39">
          <name>Creator</name>
          <description>An entity primarily responsible for making the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="754198">
              <text>Penent, Jean. Directeur de publication</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="45">
          <name>Publisher</name>
          <description>An entity responsible for making the resource available</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="754200">
              <text>Occitania nòva (Toulouse)</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="40">
          <name>Date</name>
          <description>A point or period of time associated with an event in the lifecycle of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="754201">
              <text>1972-05</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="94">
          <name>Date Issued</name>
          <description>Date of formal issuance (e.g., publication) of the resource.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="754202">
              <text>2020-05-28 FB</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="98">
          <name>License</name>
          <description>A legal document giving official permission to do something with the resource.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="754203">
              <text>Creative commons = BY - NC - ND</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="46">
          <name>Relation</name>
          <description>A related resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="754204">
              <text>Vignette : https://occitanica.eu/files/original/57673be65b0a938343df9e3e2cba517c.jpg</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="754205">
              <text>http://www.sudoc.fr/036772542</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="104">
          <name>Is Part Of</name>
          <description>A related resource in which the described resource is physically or logically included.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="754206">
              <text>&lt;em&gt;Occitania n&amp;ograve;va&lt;/em&gt; (&lt;a href="https://occitanica.eu/items/show/22836" target="_blank" rel="noopener"&gt;Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue&lt;/a&gt;)</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="42">
          <name>Format</name>
          <description>The file format, physical medium, or dimensions of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="754207">
              <text>application/pdf</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="754208">
              <text>1 fasc. (23 p.) ; 31 cm</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="44">
          <name>Language</name>
          <description>A language of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="754209">
              <text>fre</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="754225">
              <text>oci</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="51">
          <name>Type</name>
          <description>The nature or genre of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="754210">
              <text>Text</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="754211">
              <text>publication en série imprimée</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="116">
          <name>Temporal Coverage</name>
          <description>Temporal characteristics of the resource.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="754212">
              <text>19..</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="43">
          <name>Identifier</name>
          <description>An unambiguous reference to the resource within a given context</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="754215">
              <text>http://occitanica.eu/omeka/items/show/22849</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="754216">
              <text>CIRDOC_H5-1972-08</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="49">
          <name>Subject</name>
          <description>The topic of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="754221">
              <text>Mouvement occitan</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="41">
          <name>Description</name>
          <description>An account of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="754226">
              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Occitania n&amp;ograve;va&lt;/em&gt; s'int&amp;eacute;resse &amp;agrave; divers sujets : &amp;eacute;conomie, politique, p&amp;eacute;dagogie, culture. La publication contient aussi une revue de presse et une chronique de la cr&amp;eacute;ation occitane (litt&amp;eacute;rature, musique, spectacle, m&amp;eacute;dias...).&lt;/div&gt;</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="754227">
              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Occitania n&amp;ograve;va&lt;/em&gt; s'inter&amp;egrave;ssa a div&amp;egrave;rses subj&amp;egrave;ctes : economia, politica, pedagogia, cultura. La publicacion conten tanben una revista de premsa e una cronica de la creacion occitana (litteratura, musica, espectacle, m&amp;egrave;dias...).&lt;/div&gt;</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="37">
          <name>Contributor</name>
          <description>An entity responsible for making contributions to the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="754228">
              <text>Barsòtti, Claudi</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="754454">
              <text>Seronès, Albert</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="754455">
              <text>Blot, Jean-Paul</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="754456">
              <text>Manciet, Bernard (1923-2005)</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="48">
          <name>Source</name>
          <description>A related resource from which the described resource is derived</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="824141">
              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, H 5</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
      </elementContainer>
    </elementSet>
    <elementSet elementSetId="8">
      <name>Occitanica</name>
      <description>Jeu de métadonnées internes a Occitanica</description>
      <elementContainer>
        <element elementId="173">
          <name>Portail</name>
          <description>Le portail dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="754217">
              <text>Mediatèca</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="174">
          <name>Sous-Menu</name>
          <description>Le sous-menu dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="754218">
              <text>Bibliotèca</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="172">
          <name>Type de Document</name>
          <description>Le type dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="754219">
              <text>Numéro de revue</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="182">
          <name>Catégorie</name>
          <description>La catégorie dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="754220">
              <text>Documents</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="171">
          <name>Contributeur</name>
          <description>Le contributeur à Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="754224">
              <text>CIRDOC - Institut occitan de cultura</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
      </elementContainer>
    </elementSet>
  </elementSetContainer>
  <tagContainer>
    <tag tagId="148">
      <name>Cultura occitana = Culture occitane</name>
    </tag>
    <tag tagId="249">
      <name>Nòva cançon occitana = Nouvelle chanson occitane</name>
    </tag>
    <tag tagId="319">
      <name>Occitanisme = occitanisme</name>
    </tag>
  </tagContainer>
</item>
