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                  <text>OCCITANIA
nova

N° 9

JULH

-

A60ST

DE

72

PRETZ

:

2^50

-

BIMESTRAL

�Sur bien des points j'approuve B. Manciet,car
effort de clarification nécessaire et salubre .
J'ai remarqué que le mouvement occitan, très souvent, n'est
pas compris à cause d'un manque de rigueur dans ses
tions ; aussi il est souvent considéré comme un mouvement
purement nationaliste. Et, comme nous le rappelle

CORRIER

il fait un

formulaManciet,

historiques

méfions-nous de ces célébrations d'événements
Laissons les morts enterrer les morts. Occupons-nous

legeires.

dels

de
Et

ler tant

toutes vos idées, mais
à votre encontre. L'Occitanie se

je forme. Je ne partage pas

que

voeu

regrette la censure exercée
doit d'être démocratique.

95

M. A.T.

Sarcelles

»»*#«*«****»*****

lire dans O.N. n°8 un communiqué
l'on se félicite que les notables (li
sez les collabos) ont réussi à conserver la gendarmerie qui
sans leur "acharnement" (textuel et sic) aurait disparu
du
canton...
Quelle perte !!!
Cet état d'esprit un peu trop répandu ne
de¬
vrait pas fleurir sur les pages d'O.N. car s'il est
vrai
que la gendarmerie, la poste et la perception (parce qu'il y
a aussi la perception) peuvent fournir des emplois à des Oc¬
citans pas trop regardants (l'argent n'a pas d'odeur).
Il n'est pas moins vrai que les défenseurs du
camp militaire du Larzac doivent bien rigoler quand ils li¬
Je viens de

de Cadalen, où

venant

sent ça.

Si
sera

quand tous les occitans
le trottoir, le problème

je comprends bien,

C.R.S. et leurs femmes sur
résolu.

seront

M.J.P. Toulouse

•W*

Acabi tôt

just de legir vôstre

n°8 d'OCCITANIA
pòt

NOVA. Osca ! De segur, tal o tal punt de vòstra accion
èsser criticat. Sèm pas absolutistas e totas las ideas
dreit de s'expremir. E de se discutir, naturalament

an

!

Mas som estât estabosit al legir de las darride la pagina 16, aqui ont anonciatz la mesa
en
soscripcion de mon istôria de la literatura occitana e cataeras

regas

lana

! ! ! !

libre exista e se las escasèn
las ajudas prometudas respectadas, lo libre serià estât publicat. Era jà lest en 1950 :
e aviai obtenguda una bela prefàcia del regretat Renat
LAVAUD, que sera publicada un jom venent.
Mas lo libre sera pas jamai publicat : i a lo
libre de Camproux, lo de Rouquette, lo de Lafont-Anatole.Lo
meu es despassat, encara que sià lo sol a estudiar de
coDe segur, aquel
cias èran estadas melhoras, e

tria occitans

e

catalans.

Vos demandarai doncas

de publicar aquel

des

à tous ceux qui veulent y travail¬
qu'ils n'asservissent pas les autres.
Et à nos appels au secouns on sépond paA
des
théonles et des slogans occitans. En effet, certains se lais¬
sent aller à une simplification
excessive dans leur dénon¬
ciation de l'oppression. Or le slogan mène tout droit à la
démagogie ! Et ce n'est pas iavoAlseA la pslse de conscien¬
ce d'un peuple que V excites, mais l'utlllseA !
(p. 13, ar¬
ticle intitulé "Geismar-Marti"). Comme exemple, je prendrais
tout simplement à la page 7 l'article : UlsteA-Laszac :
L'anmée anglaise est pAésente en UlsteA pouA
assuneA la domination de l'AngleteAAe sua le peuple lAlan dais, pouA pespétues en Islande une sltuatlo coloniale.
Il
est certain que l'Angleterre a toujours cherché à coloniser
l'Irlande, et ce depuis le XII° siècle. Mais il est faux de
dire que l'Angleterre cherche encore délibérément à coloni¬
ser l'Irlande. Ce sont surtout les Irlandais qui cherchent
à opprimer d'autres Irlandais. N'oublions pas que les Pro testants Irlandais sont des Irlandais au même titre que les
Catholiques ! Et si le gouvernement de Londres a imposé en
1921 une participation de l'Irlande, c'était pour éviter une
nouvelle guerre mais avec les Protestants. Il en est d'ail¬
leurs de même actuellement !
Mais cela ne veut pas dire que
Londres veut toujours opprimer l'Ulster. Ce qu'on peut re procher à Londres c'est de n'avoir aucune politique pour ré¬
soudre le problème irlandais.
Mais qu'on se comprenne bien : je n'ai pas
voulu dire qu'il ne fallait pas dénoncer les brutalités
de
1'armée anglaise !
Je voudrais aussi ajouter qu'il est toujours
facile d'accuser les autres, cela nous donne bonne conscien¬
ce, une bonne conscience de colonisés. Car, si nous sommes
colonisés, c'est aussi parce que nous sommes faibles, rési¬
gnés ! On accuse, par exemple, le gouvernement de tous les
maux, mais on lui demande de les guérir. Et de la même
fa¬
çon, nous demandons à un parti soi-disant'd'avant-garde
de
trouver une solution à nos problèmes. Nous resterons donc
toujours aussi passifs et résignés. Et il est dangereux de
voulois en^esmes la cause d'un peuple dans une Idéologie (p;
13, Geismar-Marti). Aussi le mouvement occitan ne doit exis¬
ter que pour répercuter et mettre en forme les aspirations
d'un peuple, pour aider à une prise de conscience : c. à. d
à tirer les gens de leur
léthargie, de leur soumission. Et
une idéologie ne ferait que les précipiter dans une autre
soumission, car une idéologie est un système fermé et
qui
se veut totalisant et qui par conséquent cherche à coloni ser les esprits.
M.B. Bergerac
l'Occitanie soit ouverte

bon¬
meil¬
'est le

format, la couverture et, bien sur la
ne tenue d'OCCITANIA NOVA, en font maintenant une des
leures revues de langue d'Oc. Puissiez-vous durer, c
Ce nouveau

.

plutôt
ceux qui nous oppriment actuellement que de Saint-Louis.
évitons de nous considérer comme le nombAll du monde.Que

-

à
si¬

pantageons pas tout
de notne lecteuA en ce qui conceAne la

Est-Il besoin de dlAe que nous ne

mentit dins vostre quasem venent
dins dos o très meses,
malastrosament. Vôli pas enganar los vostres legeires....

ialt l'analyse

tuation Islandaise

Marcel CARRIERES

!
««•a-»#*»»*»**»**»*

aAAlbada a

Kvém pas encaAa compAes consl aquela anoncla eAa
la Aedacclon. Demandant aJts nòstAes legelAes de. nes'n
CUSOA.

Lo darrier numerô de vòstra revista es ecce localas, honthologie, dessenhs umoristics,prezentasion genesola tôt aco vay charmant ! m'agradria, estent
abonat, de lo legir cada dos mes e pas cora vos ensovenetz!
Puslèu que de far pagar e encara pagar li pauris occitanistas, sarià temps d'entamenar ara accionper fin
de toca un grand public que paga eu meme. Per ezemple podetz
faire una aficha dau buletin d'abonament (p.8) e subretot

lent. Novèlas

librarià.
E.B.

Boulogne s/ Seine

PeA çô qu'e6 de la gAa^la vôstAa pensant que sus aquel punt
la disciplina es nbstna pAsmlena ^oAça e ne Aestam
aqul.

les

a

dise al slstema Ï.E.O. ).

TAanquilczatz-vos, avem lèses de
beut que non pas cada dos meses.
2

nos

un

courageux anonyme

d'OCCITANIA NOVA

de votre N° 8 par la
très bonnes choses. Ensuite je suis tom¬

J'ai commencé la lecture
page 13 il y a là de
bé sur le petit tas d'immondices
bas de la page 16.
Si les organisateurs

déposé subrepticement

«######»#«*###**#

aumentar la venda en

A

desen-

en

souvenlA mal

so

-

au

du stage de Bazas le ju¬
utile ils vous écriront et sûrement mieux que je ne sau¬
rai le faire. Ce n'est donc qu'un eunuque du grand sanctuai¬
re qui trempe... sa plume.
Il serait trop facile de mettre en opposition
les théories de la page 13 et l'article qui motive cette let
tre et qui brille par sa hargne et sa mauvaise foi.
Occitaniste conscient de fraîche date,je suis
peu au fait des courants internes qui se croisent, se
tent ou se mélangent. Il ne m'appartient donc pas de
faire
la part des motivations idéologiques et des rancunes person¬
nelles. Je veux bien croire qu'OCCITANIA NOVA est actuelle¬
ment le plus grand et le meilleur (attention à vos chevil les
) mais je regrette d'autant plus qu'il utilise
la
peau de banane comme moyen et l'injure comme argument.
gent

heur¬

Georges R

33 Mérignac
suite

p22

—

�C.I.D.O.
8ÈZIERS

EDITORIAL

2

Legeires

Corrier dels

grand toristic-circus
que
l'encantament : los restaurants, los super
mercats, etc., tantas façadas ôrbas que toman rire al solelh. Al solelh e a totis los.venguts amassar sa moneda. A Sant Tropës, los
agents de la circulacion an cargat lo casque colonial, e ja, tocant 1'
entrada del vilatge, l'ôme esquina-plegat, totjoin a la meteissa pla¬
ça a podar la vinha, agaita pas pus las autôs americanas. Un pauc peu
tôt, a Espalion, Clarmont, Agen o endacom mai, sufîs d'anar al café
còp
per se trachar que los preses an pujat. Tomarân pas davalar un
l'estiu passai.
Enfin, del costat d'Agda, Viàs, sus la côsta,an compres los indigenis que valiâ mai pas insistir. Per se desplaçar,
caArriban ! Primiër, es lo

3

Editorial

4

Generalas

Actualitats

Lutter ou

desplega sa tonda,

faire la malle -

Matieu Roux

8

..

Actualitats localas

12

Tribuna liura

15

minan de nuèit

es tôt

coma

lo ferum.

Sem tomar lo caireforc

Nouvelles

que

saurëm

17

Mas en estiu, 1'exasperacion de la situacion,mai que
mai suis litorals, nos dèu pas amagar la realitat prigonda e generala.
Atal se veson de bonas rasons d'esperar. L'esveniment ongan,
desvelhada de l'Occitània-Nôrd e la butada d'una vertadièra consciencia occitana en Lemosin. La nôstra provincia mai apaurida.

18

timas.

16

internationales

d'Eurôpa. Lo jom

aprofitar de l'escasença

aquô'sla

I. Roqueta

OCCITANIA dos meses....

Télévision

A. Serones

-

Lemosin, lo quite simbèl de l'impostura que sèm vicprovincia cantada e lausada per tôt l'Occident médiéval,ven.
guda uèi a la darrièra plaça dins l'emperi e lèu dins Eurôpa. A Valen.
cia de Catalonha se lq. mond, quand volon afortir lor dignitat,
dison
parlar Ltzmoii, en Lemosin s'ausis son que de patës. D'efeit, son d'
upíAÁXi índcwUeAatí, e aquò, o cal adobar. Fogueron un lum dins i)
mond, de filhs d'aquela terra embartassada, dins lor lengatge fochtrà...
Jamai degun en parla pas, e aquî coma a New-York o a Pondiche.
se
ri, los trobadors se legisson dins sa revirada francesa. Encara
passatz per Maruèlh, trobaretz degun per vos dire. Sai pas se se portan tôt jom las escobilhas al pè del castel.

Livres, disques

Creacion

en

Lemosin

Honthologie

Cuberta :

LIMOUSIN le réveil (foto

La

Mas tornèm al passai, e uèi es un canton
novel del
pais que se leva. Cal esperar tanben que los lemosins joves emigrats,
s'amassen a Paris amb los autres occitans dins los gropes de resisten.

YAN)

cia.
En mai de la trUbuna tàuia duberta dempuèi qualqu e s
fisèm a Ives Roqueta una rubrica regulara. A l'eACACv&amp;Oie. pu
btic, la cronica d'un temps que ne sentèm la començança.

numéros,

OCCITANIA NOVA

★★★★★★

OCCITANIA NOVA
revista

Secrétariat

-

bimestriala

la

a

abonaments
11

I

—

bis,

—

rue

a

PENENT

—

bimestriala d'accion e de
10, Carrer Foy
66

Estât francès :
Altres

xec

C.P.P.A.P. n° 50.318

director: Joan

lo

Revista

A.D.C.V.Ï.O. (lèi de 1901)

editada per
inscrita

falç

la

«

estats :

bancari pel compte del «Journal la Falç
FALÇ &gt;, 10 acrrer Foy, Perpinyà.

xec

postal a adreçar a

PARIS.

Toulouse

la

Miquel MAYOL, C.C.P. 17 533 45

d'orientacion revolucionaria occitana
Abonament 18 F 4 numéros
B.P. 232 - 87006 LIMOGES CEDEX

béluga

Publicacion del Centre

Culturau Occitan

36, Cours Saleya

OCCITANE

LUTTE

Directeur-Gérant :
Gaston

BAZALGUES

Le

numéro
L'abonnement à 12
C.C.P.

«

numéros

LUTTE

Montpellier
Adresser tout
«

LUTTE

B.P. 2138
Ï.JEiiOME

ou

de

courbeasao
30-Nîmea

enviar

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Revista

£144 route

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de la Concorde

C.C.P. A. BRU 2-944 14

N

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10,00 F.
12,00 F.

LA

31-Toulouse

DEPOSÏTAIHE HEGÌ0KAL

desalienacion catalana

2, rue

OCCITANE»
1909-37

courrier à :
OCCITANE
—

...

1,50 F.
12,00 F.

»

34 Montpellier

Alexandre-Fourtanier,

31 Toulouse.

06 NICE

"PAIS NISSART"

ed. calavari

volum se publicarà çô que nos demòra de l'ôcensurada e doblidada del poéta popular foissenc dins la tradicion de Godolin, FRANCES TRIBOLET
(17681844j, son poèma eroî-comic : GLEISOS.
Aqueste lèugièr volum se presentarà d'un biais agradiu sus
caractèrs grësses e amb d'illustracions.
Lo format es de 15 x 22 cm.

Dins lo primiër
bra destrusida,

Lo

podetz comandar a OCCITANIA NOVA
31 TOLOSA, al pretz de

Concorda
detz.

11 Bis, carriera de la
3

3 F. cadun o 25 F per

�lo viol dvun
tas

pòble

Segur que lo Debré e tota la còla de tecnocraparisencs se son enganats dins un brave fangàs amb l'a-

far del Larzac.

aquel mond que dempuèi Paris, coneissian
pas lo cauçe que sus la carta, cresian que sus aquel canton
perdut vivian pas que qualques vièlhs que serian plan con¬
tents de tirar d'aquelas rbcas un bricon d'argent de
l'ar¬
Tôt

mada.

Mas, dempuèi
gun
cia

sièis mèses, lo Larzac que

de-

pas abans es vengut lo signe de la resisten Occitania. Es que contre la décision del ministre,

coneissià
en

agricultors joves et dinamics se son quilhats amb deter.
e en ganhat l'aprobacion de la mager part de la po.
pulacion roergata e d'endacôm mai. Dempuèi Pascas d'aquest
an e l'operacion "Bôrias dubertas" que foguèt un brave sucj
Cavalariá
cès e la cauma de la fam de Lanza del Vasto a la
amb los paisans e los avesques de Rodés e de Montpelhier un
moviment de solidaritat unanima s'es fargat per sostener la
los

minacion

causa

dels païsans.

accion non-vi,
olenta qu'es mai pesuga sus l'opinion pub^ica. Per lo
bal
dels oficièrs a la Cavalariâ un cinquentenat de paisans se
son cargats de la recepcion. S'èran encadenats per mostrar
als convidats qu'èra pas lo moment de festejar sul Larzac.
Sembla que

s'encamina

Per Pascas

de milierats de curioses e de mond

cap a una

bôrias

que passavanfoguèron convidats a vistalhar las
discutir amb los paisans. Una expausicionde polidas
mostret los dangièrs qu'amenaçavan la natura. Ara,

e

fôtôs

a

aquela
expausicionse passeja a Clarmont-d'Auvernha, a Paris. Se lo
mond coneissan mai lo problema del Larzac, los notables mai
que mai an mostrat qu'eran pas totes colhons.
Lo conselh général d'Avairon a mantegut sa posicion de refus e fa la ligason entre lo Larzac e la Sala
(Decazeville). Mas lo govern s'en trufa. Lo Bôscari atanben
se met a sostener los paisans. Es verai que las eleccions se
sarran. Mas los del Larzac sabon que davant un ministre caput e un govern mut cal recampar lo mai possible de mond.
Un vintenat

de comitats d'Accion pel

Larzac

estats creats un pauc de pertot e los paisans van
dis¬
cutir dins totas menas d'acampadas coma la de Tolosa lo
18
son

de mai ont i avià mai de très mila personas.

vengut

gaec

Lo Larzac

des baumes

qu'avèm pro estats engarçats, que
qu'un primièr talhan. Per
s'arrestarian aqui del moment que i a d'autres cauçes a
On sap ara,

las

17.000 ha del Larzac son pas

que
l'entom ?

militara trobada per un paisan
cobejadas per l'armada comprenian lo
Cauçe Negre, lo Mejan, lo de Sauveterra e lo Comtal.Aqui sèm
pas a 17.000 ha mas a 50, benlèu 60.000 ha.
Sus

una

carta

sul Larzac las terras

justificada tart
mai
sap
Segur
qu'es pas per organizar d'estagis espeleologics per los toCal sap çô que se debana dins lo tunèl de Saucliè ristas
Aquela set de terra parèis pas

mai que lo Larzac ès ja logat als Angleses&gt; En
se
que de còlas prospectan avencs e balmas del Larzac.
•

ras.

Degun o pot pas dire.

Debré l'interès de la nacion dèupassar
privât. Paura França se tos enfants te re nègan. Los roergats sérian missants patriôtas ? Cal dire qif
avèm pro fach de sacrificis. Pendent la guerra de 1914-1918,
15.000 roergats se faguèron traucar la pèl per França.
Amb
los bretons aquo's los occitans qu'an lo mai pagat. E L'Avai.
ron foguèt sagnat tant prigond que s'en tomèt pas quilhar.
Quant n'i a de vilatges ont los noms sul monument son mai
sarrats que los vius. Perque cal totjorn que los meteises
pagan. Totes los que volon pas de tanks sul Larzac
son de
"gauchistas" e los avesques "devergondats" coma o diguèt lo
Debré ? Non perque l'afar del Larzac foguèt decidit al mi nisteri sens consulta dels intéressais. E quand los que nos
governan se trufan de nosautres sèm en dreit d'organizar la
Per lo

abans 1'interès

r

defensa dels nostres interèses.
Lo Debré fa

sa

politica

coma un

prinçe segon

aquô. La delegacion
qu'anèt vistalhar Carrjuers, deguèt ben declarar al conselh
municipal de Milhau emai los problèmas agricolas siaguèsson
pas parièr aval, l'armada s'éra tenguda a de promessas
vason

bon voler.

Rai, anèm

pas

plegar per

gas.
Sul Larzac,

los paisans comprenon pas.Compre-

pas la putassarià del poder, los projectes d'un
Debré
mut, perque cal daissar aquèla terra. Co que sabon, es
que
non

son

decidit

ritat de tôt

a

demorar

un

fôrts de

lor entendura e de la

solida.

pôble.

es

l'afar d'Occitania tota.

BERNAT FORNIER

LO LARZAC E L'EUROPA
En

abrial, lo Pompidor a tengut a nos interro.

p-

gar sus Europa. Avèm pas discutit la résulta. Daissam
aquô
als "politicars" que siaguèsson de drecha o d'esquerra
e
que totes semblavan contents. Per nosautres, aquela Europa,
sòmi de qualquas economistas e tecnocratas aquo ' s lo
p 1 an
Mansholdt e Ta liquidacion de la pitchota agricultura de'n

çB nostre

aquo'stanben l'amenâtjament toristic a granda

aquo's enfin la transformacion del pais en camp mili¬
tari en Provença, en Roergue, en Carçin, en Lemosin, en Lengadoc, en Cerdanha, ara. Car, ont se traparà tant d'espaci
a l'encôp ? Probable pas en Picardia, dins lo Yorkshire
o
dins los polders Olandeses. Pais de toristes e de vacanças
que deù viure pas que l'estiu, Occitania es entrin de deve¬
nir lo "champ de manoeuvre de l'Europe".

LIMOGES
:
l'Association GénéraIe des Etudiants de
Limoges
(A.G.E.L.) met l'accent sur "le sous développement chronique
de l'Université de Limoges qui avec 7.000 étudiants
seule¬
ment reste de loin la moins bien pourvue et la plus pauvrede
toutes" (cité par le Populaire du 15 mai).

escala.

4

:
le mot est de M. Seveno dans le "Gui
Pollution" qu'il vient de publier, où il fait l'in¬
ventaire des nuisances en France - Haute-Vienne et Creuse sont

LES
de

"EDEN" DU LIMOUSIN

de

la

épargnés -. Cependant pour les départements il ne s'agit pas
de pollution d'origine industrielIe mais de celle
provoquée
par les dépôts d'ordures ménagères et voitures abandonnées.

�les marchands

préhistoire

de la

vive émotion en Dordogne. Pourtant elle n'est que la con¬
séquence de l'incapacité de l'Etat de gérer ce patrimoine .

une

La

vallée de la Vézère entre Les Eyzies

et

Montignac - Lascaux dans le Périgord Noir, représente
la
plus grande concentration de vestiges préhistoriques du mon¬
de avec ses 1277 gisements classés, 25 grottes ornées
de
près de 2 millions de peintures et gravures pariétales vers
lesquelles s'acheminent chaque année quelques 200.000 tou ristes venus du monde entier. Cet ensemble de trésors d'une

incomparable richesse artistique et historique, qui fait
partie intégrante de notre patrimoine et que amateurs et spé.
cialistes considèrent comme les lieux saints de la préhis toire va être profané par la convoitise de quelques
promo¬
teurs. La spéculation sur les trésors préhistoriques de
la
Dordogne est entreprise.

grand complexe klitonlquz du Thot près de
de réalisation. Cette entreprise, finan
privée (conception - réalisation - châ¬
teaux) s'est donnée pour tâche de présenter au grand public
les merveilles cachées de nos grottes et de nos musées trop
souvent réservés aux ipícÁallitzA. Ce Lima Paak de la p/ii hlito-Uiz comme l'appelle J.C. Guillebaud (Le Monde 25 Mars)
doit être inauguré au mois de Juillet. Conçu pour la consom¬
mation de masse va offrir aux touristes un ensemble de re¬
productions de peintures et outils préhistoriques agrémenté
de diapositives. Un parc sera créé avec bisons, cerfs et po¬
neys, propre à créer un mv-Oionnmznt natufizl, un mlcAocllmat pAihlitoAlquz. Cette vaste opération commerciale devrait
rapporter près de 600.000 francs par an.
Cette intrusion des intérêts privés dans le do¬
maine de l'exploitation des richesses artistiques
a semé
Le

grève

protection

peintures. Le musée des Eyzies, situé au pied de la fa¬
laise qui servit d'habitat au célèbre homme, de Cto-Magnon
renferme les plus riches collections préhistoriques du mon¬
de. Mais bon nombre de richesses s'entassent dans les réser¬
ves, faute de crédits d'équipement. Trois salariés seule¬

ies

ment

plutôt qu'usines, aux bâtiments neufs et pimpants aparking et pelouse. Ils emploient une main d'oeuvre peu
spécialisée, d'origine rurale et souvent féminine. Vérita bles chasseurs de primes, elles profitent des aides de l'E¬
tat et des conditions exceptionnelles offertes par les col¬
lectivités locales. Pour les notables, c'est l'aubaine.Elles
donnent l'illusion d'une activité industrielle de façade
dans des régions qui en sont totalement dépourvues. Pour les
gens qui y vivent l'impression que l'Etat ialt quelque cho•6e pour eux et puis
surtout la résignation. Mieux vaut
ça
que rien ou que l'exode
Pourtant à St Brieuc, le conflit a éclaté,dé¬
voilant les disparités régionales de salaire. Sur le
plan
européen, c'est dans 1'hexagone(égalité, fraternité) que se
situe les plus grandes différences régionales de salaire.En
1968, elles atteignaient 35 % entre Paris et le Limousin.Le
patronat de la C.G.E. a fait un mauvais calcul. Si, à court
terme, les bas salaires peuvent s'expliquer par le manque

y

misère est d'autant plus
chaque année 200.000 F
Monuments historiques
meilleur placement en ravalant

travaillent. Cette grande

choquante que les Eyzies rapportent
de recettes à l'Etat. La caisse des

probablement faire un
parisiens.
Relayant la défaillance des pouvoirs publics
et prétextant une vulgarisation de la préhistoire,
le com¬
plexe du Thot trace une nouvelle voie aux spéculateurs.
A.
près le soleil, la mer et les espaces verts, les richesses
artistiques occitanes s'ouvrent à laconsommat ion touristique. Vas
te super-marché dé la'prëhistoire, le Thot présentera
un
ensemble d'objets frelatés avec pour seul contrôle scienti¬
fique, la compétence d'un Maurice Biraud, comique-troupier
du petit écran. Il est de notre devoir de dénoncer une tel¬
le entreprise de falsification d'autant plus grave qu'elle
pn.ovlnc.laux.
pose le problème de la misère de nos musées
Bien souvent des chefs d'oeuvre dorment dans les
greniers,
faute de crédit ou faute de ne pas avoir été pillés par les
musées parisiens. L'opération du Thot pourrait se renouve 1er dans d'autres régions si la préhistoire s'avère renta estime

édifices

ble.

: le joint français
de

grève du joint français à Saint Brieuc au¬
ra montré tout le drame et la misère de la décentralisation
industrielle. Si elle fut si dure (58 jours), c'est que
la
crise sociale était profonde et les travailleurs résolus
à
aller jusqu'au bout pour faire entendre raison à une direc¬
tion lointaine. Les syndicalistes n'ont pas hésité à parler
d'exploitation coloniale et les patrons non plus ne s'en ca.
chent pas. Pourquoi implanter des usines à la. campagne si ce
n'est à cause de l'abondance et de la servilité de la maind'oeuvre ainsi que des bas salaires. Cette politique est va¬
lable pour toutes les entreprises décentralisées. Il y a en
Bretagne, en Occitanie des dizaines de Joint Fnançali. Ate¬
La

à des proprié¬

improvisées s'effectuent à la lu¬

les

Thonac est en cours
cée par une société

à propos d'une

Plusieurs grottes ornées appartiennent encore
taires privés. Les visites
eur d'une lampe à acétylène sans aucune

qualification d'une main d'oeuvre

d'origine rurale, bien

productivité devient égale sinon supérieure aux usines mères. Les travailleurs sont alors en droit de reven¬
diquer un ajustement des salaires. D'autre part, l'Angleter¬
re, qui vient d'implanter une usine concurrente à Malte produit à meilleur prix le joint de caoutchouc, - charges so ciales moins élevées que voulez-vous, la Bretagne, c'est
la France disent les patrons. Il n'empêche qu'au sein
du
Marché Commun, ce sont les bras des travailleurs bretons et
occitans qui rapportent le plus. C'est un gros avantage dans
la concurrence sauvage que se livrent certaines firmes. L'u

vite, la

sine à main d'oeuvre, c'est en
dans dans le Mezzojiomo qu'il

Occitanie, en Bretagne
ou
faut 1 'implanter car c'est là

salaires les plus bas d'Europe.Les fir¬
déjà compris (I.B.M. MOTOROLA).
Enfin la grande leçon de ce conflit, ça re: te
ra le formidable mouvement de solidarité qui est venu épau¬
ler les travailleurs. La solidarité aux ouvriers de
Saint
Brieuc s'est manifesté au sein même de la communauté
bre¬
tonne. Paysans, commerçants, jeunes ont démontré qu'à
tra¬
vers ce conflit,c'est toute une région qui était touchée et que 1L
exploita tion de travailleurs du Joint ,c' est cellede tous lestravailleurs bretons, des paysans bretons et de tout le peuple
breton. La solidarité de classe avec les ouvriers de Bezons
(dont les salaires sont de 20 à 40 i supérieurs à ceux
de
St Brieuc) n'a pas joué dans ce conflit. Cela explique l'at
titude de la C.G.T. qui est passé à côté du problème.
La grève de St Brieuc doit être rapprochée des
conflits de Cornac à Castres, des mineurs de Decazeville et
de tous les conflits de type colonial.

liers

que ce

vec

mes

situent les

américaines l'ont

5

�Conseil Général, article de son président dans Politique
Hebdo. D'autres journaux se sont fait aussi l'écho de l'af¬
faire : "l'Expaeii MédlteAAanée" "Midi Llbae".

les promoteurs
dans la garrigue

Bref une terre presque vierge. Un terrain idéal pour Béchard, ancien député-maire d'Alès ancien gouver¬
neur de l'A.O.F., encore - certains ont la réaction lente -

président du Conseil Général du Gard, conseiller de Pont-St
Esprit, grand brasseur d'affaires, grand raseur de villes
(Dakar, Aies), ne s'attardant guère devant l'intérêt privé
(demandez donc à tous les petits propriétaires du vieil Aies
qu'il a ruinés) en face de l'Intérêt général. Précisons pour
ceux qui ne l'auraient pas deviné, que ce monsieur est soci¬
aliste
du moins c'est lui qui le dit
-

Après VIndigène a.^1tcain, le bougnoul occi¬
la Société d'é¬
titre entre en
gré à gré, soit
par expropriation, soit par achat au franc symbolique pour
les terres communales, 8.000 ha de terrain répartis sur les
communes de MEJANNES et celles limitrophes de THARAUX,SAINT
PRIVAT de CHAMCLOS, MONTCLUS, SAINT ANDRE DE ROQUEPERTUIS et
GOUDARGUES. Tout cela pour aménager une zone de vancances à
l'usage- de lidnei étsiangeAi nosidlquei peu habltuéi à vola le
iolell. Vous ne rêvez pas, c'était écrit comme ça !
Béchard se fait désigner président de
conomie Mixte d'Aménagement du Gard et à ce
action : la SEMAG projette d'acquérir, soit
:

C'est à GOUDARGUES que tout éclate.
BECHARD
vient exposer son projet à la mairie. Les propriétaires vi¬
sés, et bon nombre de naturistes du camp des bords de
la
Cèze l'empêchent de parler.
Sous les platanes de la place, un car de gen¬
darmerie veille ! Dans un village voisin on lui promet
un
bain forcé dans la Cèze s'il a le courage de se prêsentei .
On l'attend toujours.

GOUDARGUES, le maire

convo¬

population à la mairie. Salle pleine à craquer.
Un
propriétaire attaque : Edmond tu. ne peux, pai ^alae ça,
la
teaae eit nôtae, tu n'ai pai le daolt de la vendue. On ap plaudit, le maire se défend mal et finit par clore la séance.
que la

opposition

ne

intéressé.

tre

Quelques jours plus tard, le Conseil vote uprojet et GOUDARGUES est retiré du périmè¬

au

D'ailleurs seuls les 4.000 ha de MEJANNES

restent

compris dans le projet. Béchard s'y replie, prépa

rant

contre-attaque.

sa

D'abord il

fait élire Maire. Mais

se

oui

-

!

A trois

jours des élections, le 11 mars 1971, les méjannais
apprennent sa candidature - Il n'eit même pai paopalétalAeM"is si. mai? si ! il l'est depuis le 30 décembre 1970 (sur
l'acte notarié, car sur l'enregistrement de la vente
il ne
l'est que depuis le 18 janvier 1971). Il se fait donc élire
passons sur les détails - avec M. Beau, directeur
SEMAG à la tête d'une liste de huit membres dont on

de

-

plus tard qu'aucun

cevra

ne

réside à MEJANNES. 6

Le

la

s'aper¬

seront

validés. Seuls deux seront validés : Béchard et Beau,
sûr ! (1/4 du conseil peut ne pas résider sur place).

in¬

bien

projet devient donc réalité. Les terrains

achetés 7S0 à 900 F l'ha.

sont

Ils seront revendus 17 à

20

millions anciens.
Actuellement
une villa témoin est cons¬
truite. L'entrepreneur a d'ailleurs eu la surprise
de
la
voir décoree' un beau matin de slogans occitanistes. Il
s'
est

empressé d'aller menacer les militants de BAGNOLS-sur
sauter leur maison à la dynamite !

-

CEZE de faire

Et la population, que fait-elle ? Les
quel¬
de MEJANNES se sont laissés endormir par des
la vue d'un peu d'argent frais. Un Com-cté de
déíerue de la vallée de la Cèze, très actif, s'est consti tué et édite régulièrement un journal Vallée Ce la Cèze pour
informer les gens des communes voisines qui, voyant l'orage
s'éloigner, se sont peu à peu désintéressés du projet - ga¬

ques paysans
promesses et

re

au

retour de flammes

Bagnols, créé

6

en

-.

fin 1971,

Le Comité d'Action Occitan
a

réagi lui aussi

des

interdit - en vertu d'un
la vente de certains terrains

d'occupation des Sols" possédant pas de tout-à-l'égoût. Or, dans l'application
de ce P.O.S. qui retrouvons-nous ? Béchard. Et qui pourra se
permettre d'acheter des terrains - à elle on lui permettrad'y installer le tout-à-l'égoût, et de les revendre ?
La
SEMAG. Aïe, aie, aïe ?
"Plan

n'y ont pas leur résidence principale - 4.OCX) ha de bois et
de landes, de fourrés à sangliers et de terres à moutons
quelques paysans y vivent péniblement, dont les enfants n'
ont qu'un but : aller gagner ailleurs une vie meilleure (?)

La fièvre monte à

terminé. Déjà dans

ne

MEJANNES-le-CAP, une pauvre commune de
la
vallée de la Cèze, au beau milieu de la garrigue gardoise :
32 électeurs dont la plupart n'y résident pas ou du
moins

tan

Mais tout n'est pas
voisines à GOUDARGUES, on

communes

:

lettre au

de

Le moment n'est

donc pas à l'engourdissement
Une manifestation est prévue, encore
assez vaguement, pour cet été. Elle doit être un succès
afin de permettre une prise de conscience plus nette du dan¬
ger. Quant à l'opération MEJANNES, proprement dite,son suc¬
cès n'est pas encore assuré
: qui voudra investir une som¬
me aussi importante pour aller se rôtir l'été sur
ce pla teau,
ente lai ieapi aeban de iet ?

malgré les

vacances.

QUELQUES REMARQUES
M.

Beau, directeur de la S.E.M.A.G. dont Bé¬
millions de francs
au

chard est président, a emprunté 15
Conseil Général du Gard (président

Béchard)

.

Ou :

Béchard

prête à Béchard.
Les

conseillers

té deux fois favorablement,
pe,
on

généraux communistes ont vo¬
la première fois sur le princi¬

la 2°

sur le projet. Leur explication a été la suivante:
présenté l'emprunt comme devant servir à la fois
des habitations populaires et pour MEJANNES. La 3° fois

nous

a

pour
ils ont voté contre.

Beau et Béchard ont

MEJANNES à Boulot maire de

Lussan, et vice-président
le coïncidence

acheté leurs

terres

de

Bagnols, conseiller Général

de
du Conseil Général du Gard ! Quel¬

!

expropriables ont déposé
requête devant le Tribunal Administratif de Montpellier
juillet 1971. L'arrêté n'est pas encore rendu. Mais la
procédure utilisée par Béchard serait entachée de huit vi¬
ces de forme
!
Et le projet de MEJANNES serait le premier
en France où l'expropriation serait utilisée afin de
cons¬
truire un groupe de résidences secondaires. A suivre !
Certains habitants

une
en

�la

bretagne bouge
Dans la

longue marche entreprise

l'agriculture occitane

par les

pius

lucides de ses fils, la Bretagne a marqué récemment des éta¬
pes

importantes.
Le combat des ouvrières du Joint

Français, le
soutien remarquable organisé par les organisations breton nés et les syndicats à cette occasion, l'action résolue des
travailleurs, ont fait reculer les tenants de la logique ca¬
pitaliste. "Les usines pirates pour régions en détresse"
vont-elles pour autant modifier leur comportement. Nous ob¬
servons qu'avec la bataille du lait, les
producteurs de lait
bretons posent le problème en termes analogues. Ils disent
aux coopératives
: Payzz-nouA Iz lait pluA chza caa Iz paix,
dz azviznt ut Aupzaizua au paix quz voua ztzA crnznzA à con.
Azntia aux paoduztzuAA à zouaz du maaché zapitali&amp;tz zt LÍbtaal. Voua obligzazz aimi lu entazpaÌAU capitaliAtzA
à
modi^iza Izua compoatzmznt. Noua zn avonA oaazz dz Aubia la
loi du maachz zt dz zouaia apazA unz azntabilitz qui azzulz

zkaquz

annzz aza

limitzA.

Noua voulanA comme lu ouvaizhA baztoviA
Joint zt d'aillzuOA pouvoia vivaz dz notaz taavail danA
taz payA.

du
no-

Cette prise de conscience des travailleurs
bretons.qu'ils soient ouvriers ou paysans est un signe
de
leur maturité politique. Ils découvrent que la logique
ca;
pitaliste de la production les conduit à une course sans fin
et sans limites, contre des structures qui enferment
leur
combat pour la vie dans une situation de domination sans is.
sue. Et de cela les uns et les autres ne veulent
plus. Ils
veulent pouvoir dire : notre travail vaut tant, et poser ain.

si en termes nouveaux leurs revendications. Ils trouvent anormal de voir une production aussi astreignante que
celle
du lait, ne pas valoriser leurs efforts et leur travail. De
voir que quelques technocrates bruxellois ou parisiens res¬

incapables de prendre en temps utile des mesures d'or¬
ganisation du marché alors que les plus éclairés d'entre eux
les avaient prévues depuis un an au moins, les révoltes. De
plus la production laitière bretonne est actuellement la
plus importante de l'hexagone. L'effort paysan ne doit pas
se retourner contre ceux qui fournissent aux trusts
lai¬
tiers internationaux, les moyens d'accumuler des bénéfices
confortables. A l'autre bout de la chaîne du lait, le premi¬
er
maillon^1'irremplaçable producteur se rend compte de sa
force et de sa puissance.
tent

est-elle assistée?
Dans

avions dit que

nous

le

dernier

l'Occitanie

Dans

La dimension professionnelle et sectorielle du
combat des producteurs de lait vole en éclat lorsqu'ils font
le rapprochement avec les luttes des ouvriers des autres sec¬
teurs de production. La dimension géographique de la
lutte
des classes ainsi engagée leur donne l'assise d'une solida¬
rité bretonne qui leur permettra de poursuivre sur des
ba¬

le domaine des

paraître paradoxal,

peut

savoir

-

l'aide des Pouvoirs Publics

,

Pour illustrer cette affirmation

amènera tôt ou tard les uns et les autres à considérer
cette réalité irréductible, composante à part entière
de

l'existence du peuple breton, de son
droit à la dignité dans le travail et dans les relations fra¬
ternelles avec les autres peuples du monde.
Il y a beaucoup à réfléchir pour les travail¬

dis¬

nous

de quelques données officielles fournies au Parlement
Ministre de l'agriculture Monsieur Cointat.
Elles vont nous permettre de faire un rap¬
prochement qui peut éclairer notre affirmation.

posons
par le

la période de l'exercice 1969 1970
d'usage à cause de la complexité des cal¬
culs, donc aux décalages souvent très importants entre les
ouvertures de crédits, les rentrées et les remboursements
le coût réel du soutien des produits agricoles se chiffre rait à 3,76 milliards de francs.
Pour

les réserves

avec

,

de la

tent

A

-

Dans le détail les opérations se présen
façon suivante.

-

CHARGES NETTES DES ORGANISMES D'INTERVENTION
Millions de fres

F.O.R.M.A.

:

1.925

Agricoles
régula

-

Interprofessionnelle des oléa

-

Fonds d'intervention et de
tion du Marché du Sucre
F.I.R.S.

:

S.I.D.O.

:

régula¬

Fonds d'orientation et de

tion des Marchés

Sté

375

320

gineux
O.N.I.C. : Office National
des Céréales

Interprofessionnel
2.240
4.860

Ces chiffres sont la moyenne des charges
d'exploitation des deux années 1969 et 1970. Et don¬
les charges nettes de la campagne céréalière
1969 - 7Q

nettes
nent

B

-

ses politiques le combat ainsi
engagé. C'est ainsi que
la
prise de conscience de l'aspect breton de tous les problè mes

sur

produits agricoles
mais il est nécessaire de le
à travers la politi¬
que de soutien et de garantie des cours, de certains
pro¬
duits agricoles, favorise largement les régions de l'hexago.
ne, situées en France historique.
cela

Total

rejoint par l'analyse qui le soustend, la lutte des pays du Tiers-Monde pour la valorisation
des matières premières, la lutte des ouvriers de toutes les
usines, qui ne peuvent disposer que de leur force du tra vail et sont décidés à la vendre le plus cher possible.

BALANCE DES COMPTES ENTRE LE F.E.O.G.A. ET LE BUDGET
FRANÇAIS (F.E.O.G.A. : Fond
Européen d'orientation
de garantie agricole).
1.

Crédit

:

2.

Débit

:

O.G.A.

et

4.430

total des recettes
contribution française au F.E.
Total des dépenses

3.330

le budget français

1.100

Solde créditeur pour

:

C

-

COUT TOTAL DU SOUTIEN DES MARCHES
NATIONALE :
4.860 - 1.100 = 3.760 millions de

La rédui¬

leurs occitans dans la démarche bretonne actuelle^.
re à la formule de Martrais
: aadzntz Baztagnz, même
si un
sentiment collectif peut en naître et conduire à une
sation politique récupératrice, ne nous paraît pas la
à suivre. La dignité des travailleurs bretons passe par

organi-*
voie
la

reconquête de leur personnalité bretonne. Cette lutte

peut s'accomoder des demi-mesures des notables toujouaA
avance d'une caaintz zt zn aztaad d'unz initxatx.vz.

Dans

les

zn

POUR LA COLLECTIVITE
francs

chapitres consacrés :

1°) Au F.O.R.M.A. les sommes consacrées aux productions
gricoles dominantes en Occitanie comme les fruits et
gumes et le vin :

a-

lé¬

millions de fres

ne

plan, l'action entreprise doit avoir
des suites. Un peuple
qui se libère ne peut se libérer
à
moitié. Les exploiteurs ne portent pas tous des noms fran
çais. Il en existe aussi dont le pédigrée est authentique
ment breton. Et
ceux-là, lorsque le choix décisif viendra,
se retrouveront du côté de leur
porte-feuille, comme
dans
l'évangile : là où ut ton tazioa...
Sur

créances

1'hexagone.

Ce combat

l'Europe des peuples

numéro d'Occitania Nova

possède des

Les fruits et
le vin

135,76

légumes

26,62

ce

J.R.

2°) Pour l'O.N.I.C.
le blé

62,00
247,00
22,50

dur

le maïs
le riz
autres

16,00

céréales (dont sorgho)

SI ON EXAMINE REGIORALEMENT :
Paa pzoôonnz activz agaicolz,
.

tion pour

le soutien des

les crédits d'interven¬
marchés se traduisent par les don7

�F. YAN

LUTTER ou faire la
Il y a 21 régions-programmes dans l'état fran¬
çais, qui sont supposées servir de cadre à la politique ré¬
gionale (ne faut-il pas harmoniser, concerter, les intérêts
convergents de toutes ces régions dont la diversité
même
concourt à faire la merveilleuse harmonie française ?).
21
régions, Nous connaissons ce chiffre, nous autres, Limou¬
sins, habitués que nous sommes à figurer au 21° rang pour
la plupart des données économiques.

Sans doute faut-il mettre les tristes records

détenons

sur le compte de notre mentalité d'arrié¬
connue par tout le monde, et au premier chef par
les technocrates parisiens. Notre préfet de région,
Mon¬
sieur Olivier Philip, ne s'y est d'ailleurs pas trompé : le

que nous

rés, bien

Limousin, pour progresser, doit abandonneA certalnei xéae tiom piyeholog.ĹqueAli&amp;ueò de iet&gt; tradltlom pcu&gt;iéet&gt;, écri¬
vait-il en octobre 1969 en introduction au rapport
sur les
orientations du. Llmouiln pour le 1/1° Plan. Bref,
sans
le
comportement psychologique de ses habitants (de surcroît
,
ils votent rouge, pensez donc
) ; notre région serait

prospère.

C'est d'ailleurs notre mentalité

qui explique

que nous soyons la région où l'eipaee manque le molni,comme
le notait le journal "Le Monde" au mois d'Octobre 1971.L'es¬

aimons
popula¬
tion à la superficie donne 43 habitants au kilomètre
carré
pour les trois départements (Corrèze, Creuse, Haute-Vienne)
qui composent la région-programme Limousin. Nous sommes, de
tous les habitants de ïhexagone, ceux qui disposent du plus
de superficie moyenne par habitant. Mais aussi, si nous n'a¬
vions pas eu la drôle d'idée de partir !
Le Limousin est un désert, de plus en plus .
pace ne manque pas chez nous, et pour cause : nous
être à l'aise. Ce qui explique que le rapport de la

C'est une terre iani
chais à Limoges le 8

homme, comme l'a déclaré Georges Mar¬
Janvier dernier. C'est aussi,
pour
beaucoup, une terre de misère, une terre qui crève, une ter¬
re que l'inachèvement de l'Occitanie dû à sa conquête, puis
sa déstructuration, ont tuée.
Une terre de misère, qui vient au dernier rang
des 21 régions pour la richesse vive moyenne par habitant ,
notion qui exprime la part des ressources des ménages
sus¬
ceptible de se transformer en achats. L'ensemble des chefs
8

�de

ménage du Limousin dispose d'un

revenu annuel

moyen

10.100 francs, la moyenne

de

La

hexagonale étant de 14.700.0n com¬
prend, dans de telles conditions, qu'il ne restait plus que
736.300 personnes vivant en Limousin en 1968 (recensement);
en 1903, avec un million d'habitants, notre région représen¬
tait 2,5 4 de la population de l'état français ; aujourd'
hui, ce pourcentage est ramené à 1,5 4. La ereuse et la Corrèze étaient plus peuplées en 1800 qu'aujourd'hui ;les an nées du peuplement maximum de nos départements ont été res¬
pectivement 1851 pour la Creuse, 1891 pour pour la Corrèze,
1906 pour la Haute-Vienne.
Traditionnellement, dans

nos

régions de

ter¬

l'émigration permettait de résoudre les problè¬

pauvres,

res

d'alimentation qui se faisaient sentir à l'époque

de la
émigration revêtait, selon les cas, un carac¬
tère temporaire ou définitif : les Creusois quittaient la ter¬
re pour Paris ; ce sont les maçons creusois qui ont construit
le Paris des grands boulevards du Second Empire. Les Limou sins partaient aussi comme bûcherons, ou comme compagnons ar¬
tisans. Souvent, les migrants revenaient au pays à la belle
saison, pour repartir ensuite si le besoin s'en faisait
à
nouveau sentir. Mais, depuis de longues décennies déjà, cet¬
te émigration a pris dans son ensemble un caractère défini¬
tif, et nos émigrants ne retournent chez eux qu'au moment
de la retraite - ce qui est un phénomène général en Occitanie ; la différence est que, chez nous, ce fait est
à
la
fois plus ancien et plus massif qu'en Occitanie méridionale.
Même à la belle saison, en effet, il est de plus en plus dif
ficile de rester, pour la bonne raison qu'on ne trouve plus
de travail sur place. En 1968, on dénombrait 10.440 actifs
vivant dans la région parisienne, et dont la résidence était

mes

iouduAi ; cette

en

les

et 35,8 4 pour le secteur tertiaire. Nous sommes
loin
ici des pourcentages correspondant respectivement à ceux-ci
dans les pays - ou régions françaises - hautement dévelop re

pés. L'Angleterre par exemple occupe 5 4 de sa population
active dans l'agriculture. La Haute-Normandie 12,8 4, la ré¬
gion Rhône-Alpes 12,3 4. Et encore cette dernière
région
comprend-elle deux départements occitans, la Drôme et l'Ardèche, qui sont largement agricoles et sous-développés par
rapport à l'Isère, française dans sa partie nord, et au Rhô¬
ne, qui l'est dans sa totalité. Il y a encore en Limousin
103.000 agriculteurs exploitants et salariés
agricoles,
80.000 ouvriers et salariés d'industrie, 35.000 patrons
de
l'industrie et du commerce ; les employés et cadres moyens
sont peu nombreux relativement au nombre des patrons(55000)
ce qui est caractéristique de la situation d'un capitalisme
de style archaïque, pré-monopoliste. Pour prendre
d'autres
points de référence, signalons que la région Rhône-Alpes
compte environ 1 personne employée dans l'agriculture pour
4 ouvriers. Autre critère : il y a en Limousin 43,5 travail¬
leurs indépendants et employeurs pour 100 salariés ;
dans
la même région Rhône-Alpes, ce pourcentage est ramené à 21.
De 1962 à 1968, la progression annuelle moyen¬
l'emploi dans le secondaire et le tertiaire était de
1,8 4. Mais, pendant ce temps, la diminution de
l'emploi
dans l'agriculture était de 4,2 4 par an, dans une région
où, rappelons-le, une personne sur trois est employée dans
l'agriculture.

ne

de

Limousin en 1962. Avec les Auvergnats et les Rouergats ,
Limousins sont les piliers de la colonie occitane de la

région parisienne, où ils occupent souvent de petits emplois
administratifs, ou des postes de garçons de café - les te¬
nanciers de café occitans se recrutant en général chez
les
Auvergnats et les Rouergats.
Mais l'émigration ne suffit pas à expliquer à
elle seule la perte d'un quart de la population en un demisiècle ; elle a comme parallèles la baisse de la natalité et
le vieillissement

de la pyramide

des âges. La natalité

plus nombreux en Limousin qu'ailleurs, et nous arrivons également en tête, avec 45,4 4 en 1968, pour la proportion
d'hommes et de femmes âgés de plus de 45 ans.

Tout cela explique que le Limousin soit la seu¬
le des régions-programme à avoir connu et à
lièrement un excédent annuel des décès sur les naissances.A

connaître régu¬

tel

point qu'il vaudrait peut-être mieux parler ici

de décAoiument natuAel que de taux
rel

!

Que l'on

.

1,2

pour

.

1,5

en

1000

en

seule l'année 1964
avec

-

1962

1968. Entre les deux recensements

tendance,

de taux

d'accroissement natu

juge :

en

a

+0,2

montré
pour

un

de 1962 et 1968,
la

faible renversement de

1000.

Parallèlement, la population active est pas¬
sée de 449.000 personnes en 1946 à 309.000 en 1968, son rap¬
port à la population totale passant de 57 4 à 42 4
entre
ces

deux dates.

Quant aux moins de 20 ans, ils représentent
14,1 4 de la population limousine, soit le plus faible taux
des 21 régions, encore plus faible que la Corse
LES

RAISONS

OBJECTIVES

Cette triste situation n'a
rien à voir

bien

prétendue mentaJUXé ;
sons
objectives, qu'il faut chercher du côté
débouchés sur place pour tous les jeunes qui
le marché du travail, et à la difficulté que
avec notre

évidemment
elle a des rai¬
du manque de
arrivent sur
connaissent

tels
que
la
chaussure, la ganterie, la papeterie. Les jeunes trouvent
rarement sur place des emplois correspondant à leur qualifi¬
cation : une année, la quasi-totalité de la promotion bache¬
lière du lycée technique de Limoges a été obligée de quit¬
ter le département pour trouver à être employée. Tout cela
est lié au marasme de l'économie locale (en 1970, il y a eu
913 disparitions d'entreprises pour 674 créations 1),maras¬
me qui se
greffe sur une structure économique vieille.
certains secteurs d'activité traditionnels,

L'INDUSTRIE
Les

entreprises industrielles limousines sont

des entreprises petites : 11.500 d'entre elles,
occupant
moins de 20 salariés, emploient quelques 41.000 personnes,
soit autant que les 180 entreprises qui, sur les trois
dé¬

partements, occupent
de

chacune plus de 100 salariés (chiffres

l'ASSEDIC).
L'industrie lourde est

est

très faible en Limousin : depuis un demi-siècle, les
taux
de natalité y ont été constamment inférieurs à ceux du res¬
te de l'état français ; en 1962, le taux de notre région était de 13 pour 1000, contre 17,7 pour 1000 dans l'hexagone.
Les habitants de plus de 65 ans sont par ailleurs d'un tiers

répartition de la population active limou¬

sine entre les différents secteurs de l'économie donne 33,6
pour cent pour le secteur primaire, 30,6 4 pour le secondai

quasi-inexistante,puis-

qu'elle occupe à peine 2 4 des salariés, dans la chimie et
la production et première transformation des métaux ;
il
s'agit pour l'essentiel d'une industrie légère : les bran¬
ches pour lesquelles le Limousin occupe une place proporti¬
onnellement importante dans l'ensemble hexagonal sont
les
cuirs et peaux (4,9 4 des effectifs hexagonaux),les papiers
cartons (près de 2,3 4), le bois et ameublement ( environ
2,4 4). Comme le note le Rappont aua lu optiom du. VI eme
plan, le. niveau technique de l'industrie régionale est
faible : la construction électrique occupe 1 cadre ou emplo.
yé pour 3 ouvriers en Limousin, mais 1,1 cadre ou employé
pour 1 ouvrier à Paris.
Le rapport de la C.O.D.E.R.souhai¬
te que le Limousin élève ion niveau, technique, c'est-à-dire
rattrape les proportions parisiennes ; mais comment ?
En
licenciant, sans doute ? L'industrie Limousine est en effet
lourdement handicapée dans le contexte actuel de la concur¬
rence internationale, par rapport aux grandes firmes
qui
deviennent maîtresses de la plupart des marchés. Notre in dustrie est à peu près inexistante sur le plan du
commerce
international, puisque le Limousin vient au dernier
rang
des régions-programme pour la valeur des exportations
sur
les marchés extérieurs, avec 272 millions de francs en 1969.
la Bretagne qui est au 20° rang, soit immédiatement devant,
intervient quand même avec 1006 millions de francs.
Dans une situation régionale où les
demandes
d'emploi sont plus nombreuses que les offres, où les emplois
existants ne sont même pas garantis, et où la productivité
et les gains relatifs des entreprises sont faibles, les sa¬
laires sont bas (d'autant plus d'ailleurs qu'un véritable
chantage au chômage existe dans certaines entreprises ; cf.
l'affaire de la grève des établissements Ours à la Souter¬
raine, et celle de la T.H.T. à Mérinchal, toujours dans la
Creuse). Le salaire annuel moyen des ouvriers limousins,hom¬
mes et femmes ensemble, est de 8583 francs (encore une fois
le 21° rang !) et le salaire annuel moyen des jeunes de
14
lan¬
à 30 ans était de 7949 francs en 1968 - là encore, la
terne rouge...
Dans les papiers-cartons, les syndicats SGT
du Limousin ont récemment protesté contre lu écaAti au ni¬
veau

du minima

conventionheli entne lu diveAAU légioni.

Quand on ajoute à cela que les exploitants agricoles (il faudrait dire les exploités agricoles...)
du
Limousin ont un revenu annuel moyen de 3.100 francs,on com¬
prend que notre région arrive également en queue pour les

�1969) de 29 pour le Limousin à 317
la région parisienne. Une autre façon d'aider l'agri culture limousine à se reconvertir serait le développement
sur place d'industries agricoles et alimentaires. Or,en 1969
le Limousin a été la seule des 21 régions-programme à ne bé¬
néficier d'aucun investissement en matière agricole ou ali¬
France entière = 100 en

importations en valeur, avec 279 millions de francs. Notons
outre que, si les ménages limousins disposent de 10.100
francs/an (cf. supra), les ménages parisiens disposent de
21.000 francs dans la même période de temps. Autre indice :
53,2 I des ménages de l'état français possèdent une machine
à laver
48,3
un réfrigérateur, 37,6 i un électrophone .
Ces chiffres sont respectivement ramenés à 39,3 $,
37,4 i
et 23 I pour le Limousin.

pour

en

,

mentaire

petite industrie limousine est dans une si,
tuation d'autant plus critique que, depuis quelques années,
les barrières douanières se sont abaissées, sous la pression
des nécessités de l'expansion des marchés capitalistes. Les
mécanismes de la concurrence internationale sont à
présent
débridés ; déjà handicapées face aux grands trusts du Nord
de la Loire, que peuvent les petites entreprises limousines
devant les géants internationaux ? Et il y a 6.000
petites
entreprises en Limousin. La ganterie de Saint-Junien était
l'exemple type de la moyenne et petite (parfois semi-artisa¬
nale) entreprise familiale ; nombre de bourgades ou même vil.
lages proches de la cité saint-juniaude avaient leur atelier
gantier. La concurrence japonaise est en train de tout em¬
La

porter.

.

L'exode de nos campagnes n'a pas pour
corol¬
laire la modernisation de notre agriculture : le Limousin

le nombre des opérations de remembrement
il ne participe que pour 0,8 í à la consomma¬
tion hexagonale d'engrais azotés, alors qu'il occupe
2,8 I
de la superficie des terres labourables. Et il
n'y avait
chez nous, en 1970, que 23 Groupements Agricoles d'Exploita¬
tion Collective (G.A.E.C.). La modernisation sera peut-être
assurée par d'autres, quand tous auront quitté la terre ;
dam 20 ans, Allemandi et Hollandais coloniseront rationnel,
lement le plateau de Hlllevaches, comme le notait une enquê.
te parue dans La France Agricole en 1966.
est

en

queue pour

terminées

;

en

LES

La

PAYSANS

paysannerie, elle, est en voie de liquida¬

tion massive.
56 % de

la

1969.
NOTRE

déjà auparavant, et qui n'absorbent qu'une faible propor¬
tion de la main-d'oeuvre disponible ; du point de vue
de
l'emploi, on en est davantage à souhaiter que ces usines ne
licencient pas
qu'à espérer qu'elles créent de nouveaux
emplois.... Il n'y a guère que deux exemples de reconver¬
sions spectaculaires : celle des usines Legrand, qui
sont
passées de la porcelaine domestique à la porcelaine indus¬
trielle, et celle de l'arsenal, repris par la SAVIEM.La seu.
le importante création d'entreprise relevée pour l'année
1970 à Limoges par l'annuaire de la Chambre Régionale
de
Commerce et d'Industrie est celle d'un drugstore ! ! ! (
qui
d'ailleurs est à présent au bord de la fermeture ; nous n'en
pleurerons pas).

population du Limousin est rurale

pas confondre ce pourcentage avec celui de la popula¬
tion active agricole, donné plus haut). Notre région
est
une zone de petite exploitation agricole, où le
régime fon.
cier dominant est celui du faire-valoir direct. 65 % des ex¬

(ne

ploitations ont moins de 20 hectares. Ces petites exploita¬
tions sont plus ou moins spécialisées ; à côté de la poly¬
culture familiale, c'est l'élevage qui est l'activité prin¬
cipale (avec, pour le Bassin de Brive, la production
de
fruits et légumes), activité qui représente 80 % de la pro¬
duction agricole. L'élevage bovin (810.000 têtes)
fournit
une viande de bonne qualité
; quand au troupeau ovin,il est
fort de 890.000 animaux. Lëlevage est à l'heure actuelle la
principale chance de l'agriculture limousine ; pourtant,

au

2° rang de l'état

petits commerces

industries qui ont réussi
à se
maintenir ou à
se redresser sont des industries tradition¬
nelles (comme la porcelaine ou papeterie), qui existaient
Les seules

petit commerce, le Limousin arrive
français pour la baisse du nombre de
depuis 1959 : base 100 en 1959, indice 88

Quant
au

VOCATION

Si l'ensemble de l'économie limousine se trou¬
situation critique, on nous a à nous aussi trou,
vé une vocation qui nous permettra de nous en sortir.
Frè¬
res et soeurs du reste de l'Occitanie, vous ne devinerez ja¬
mais laquelle : c'est le tourisme !

ve

dans une

VI0 plan donne le ton : le
écrit, où notre Région, il elle
le
pourra VENDRE ion espace, sa verdu,
re, ses lacs, ses rivières et ion calme, (pourquoi pas aus¬
si ses habitants ? ; déjà, pendant l'été, la municipalité
de Limoges organise tous les soirs des démonstrations
de
bourrée pour les touristes). Cette vente, la région l'orga¬
nisera avec l'aide de la S.O.M.I.V.A.L. (Société pour la mi¬
se en valeur de l'Auvergne et du Limousin), société nationa.
le d'aménagement du territoire, organisée comme société d'é.
conomie mixte. La S.O.M.I.V.A.L. a de nombreuses qualités ;
notamment son expérience et sa compétence technique en ma tière d'équipement touristique, ses moyens (Inancien,
SES
Le

Rapport pour le

moment vient, y est-il
veut et il on l'y aide,

LIENS AVEC VES SOCIETES VE GESTION TOURISTIQUE. La S.O.M.I.
V.A.L. a de nobles projets, en particulier promouvoir
le

sport équestre en

Limousin : le cheval peut et doit être au

Chavau.siâs

Limousin ce que le ski est à la haute montagne.
la mai nôbla conquista de l'òme d'òc, deu Carcin fins au Li»
mosin ! Déjà, le Club Méditerranée a manifesté toute sa bi¬
enveillance envers Porapadour, dont la population va devoir

nir,

le souhaitait Limousin Magazine voici quel¬
Pourquoi devrait-elle s'adapter, au juste, puis¬
que la CODER assignait en 1969 au Centre de Pompadour la mis
slon de vulgarisation d'un sport auquel ne s'Intéressent pas
les milieux agricoles ; Ils pourraient être un Instrument de
distraction et d'éducation physique pour les jeunes ruraux
(....) ? On croit rêver. C'est d'autant plus du rêve que le
centre de Pompadour, dans sa partie Club Méditerranée,
est

de la France et du Marché Commun ; de 1954 à 1968,
57.000 personnes qui ont quitté la terre dans nos

pension quotidienne de plusieurs centaines
de francs
(lourds). Les jeunes ruraux limousins pourront être à la ri
gueur les gardiens des écuries.

la

CODER note

le

caractère

vulnérable, de

ion

ave¬

du (ait de la concurrence (laquelle ?). Depuis
des années, l'agriculture limousine est soumise à
la pres¬
sion concurrentielle de l'agriculture capitaliste du
nord
ce

sont

trois dé¬
partements (et nous ne parlons pas de la Dordogne). Il res¬
te certes encore 103.000 agriculteurs, mais la CODER estime
souhaitable de réduire ce chiffre à 40.000 ; d'ailleurs
la
même honorable assemblée juge que les paysans limousins sont
(enmés iur des habltudei, dei conceptloni et un mode de vie
périmés ; autrement dit, s'ils ne veulent pas se mettre
d'eux-mêmes à la page, qu'à cela ne tienne ! On les y met¬
tra ; on pourra ainsi améliorer les pourcentages. Pas ceux
du revenu des agriculteurs par rapport aux autres catégo¬
ries socio-économiques ; ceux des terres abandonnées par rap,
port à la superficie totale. Certains endroits du Limousin
sont d'ailleurs en bonne voie sur ce chemin : sur le
pla¬
teau de Millevaches, ce sont 30 $ des terres qui sont aban¬
données ; et, dans le canton de Gentioux, 51 Ì.
Dans ce processus, il semble que l'état se ma.
davantage pour distribuer les I.V.D. (indemnités vi¬
agères de départ, destinées à faciliter - et à accélérer!le départ des vieux agriculteurs) que pour aider les exploi¬
tants restants à la reconversion, dont on parle pourtant si
souvent en hauts lieux préfectoraux. C'est ainsi que le cré.
dit d'intervention pour le soutien des marchés agricoles
chiffré par personne active agricole varie (pour une
base
10

nifeste

,

s'adapter,

comme

que temps.

destinée à toucher

une

clientèle américaine, moyennant

une

A côté du cheval, nous pouvons aussi
vendre
villages, comme en Périgord, où, depuis une dizaine d '
années, les maisons inhabitées (et Dieu sait s'il y en a )
sont rachetées par des hollandais ; d'ailleurs, promenezvous un jour de Juillet sur la route de Périgueux, à lasor.
tie de Limoges, et regardez les plaques des voitures
qui
descendent vers le Sud. Les derniers autochtones sont
là
pour faire couleur locale, et pour surveiller les résiden ces secondaires entre deux étés
; quelques petits commer
çants subsistent, tant bien que mal, en travaillant essen nos

,

venue des touristes. Ceux-ci arrivent,
s'installent, occupent les places de ceux qui les ont précé¬

tiellement lors de la

dés, et qui ont dû partir à cause de la misère. Mais nos
touristes européens ne s'intérrogent pas sur les raisons du
départ de leurs prédécesseurs. A propos de maisons à vendre,
quelqu'un qui a eu une riche (c'est le cas de le dire) idée,
c'est Monsieur FlojLrat, véritable Bachaga local. Ce bon Syl¬
vain Floirat achète pour quelques miettes des maisons,
les
remet en état (fausse couleur locale), et les revend
cent
mille francs pièce : c'est cela la promotion touristique ,
effectuée pour le bonheur de ces catégories ioclo-pro(esslonnelles de la région parisienne pour qui les vacances ver¬
tes sont un besoin (Rapport pour le VI
Plan).

�La dernière idée des aménageurs touristiques
d'ailleurs la peine d'être citée : au lieu dit le Thot,
dans la commune de Thonac (Dordogne), soit en plein coeur
des gisements préhistoriques de la vallée de la Vézère, di¬
vers promoteurs, conseillés entre autres par Maurice Biraud
(un autre amoureux du Périgord limousin), sont en train de
réaliser un Luna-Park préhistorique. Coût del'opération
:
2 millions de francs ; bénéfices escomptés : 600.000 francs
par an, grâce aux 90.000 visiteurs annuels prévus : les buL
ldozers sont au travail ; la buvette est déjà prête ; il ne
vaut

les bisons, les poneys et les cerfs qui, selon
réalisateurs, contribueront à créer un micro-climat pré'

menace

nucléaire
sur

l'aquitaine

manque que
les

hlstorique. Pendant ce temps, le musée des Eyzies-de-Tayac
est menacé de fermeture faute de crédits.

Dans l'ensemble occitan, les provinces septen¬
trionales, Limousin et Auvergne, ne sont pas en reste par
rapport aux autres pour ce qui est du processus de liquida¬

du reste que difficilement parler de dés¬
Limousin, car, au fond, que reste-t-il
à
déstructurer ? La saignée a eu lieu chez nous plus tôt qu'en
Languedoc ou en Provence ; nous ne sommes plus qu'une proie;
avant même de songer à pouvoir progresser, il nous faut nous
occuper de défendre ce qui nous reste. Voici un siècle
et
plus que nous subissons le processus de septentrlonallsatlon
dont est victime maintenant toute l'Occitanie, et qu'a ana¬
lysé Robert Lafont (Décoloniser en France). Cette septentri.
onalisation nous a ruinés ; s'il y a la possibilité de l'a¬
vènement d'un destin propre à l'Occitanie, c'est à
travers
On ne peut

tructuration

ce

en

pays que notre

économie

aura

des chances de revivre.

stratégie des luttes sociales limousines ne
peut que tenir compte des conditions objectives de notre ré¬
gion, très différentes de celles des régions riches et déve.
loppées du Nord (même la région Poitou-Charentes est plus en
expansion que le Limousin, la comparaison est éloquente).
Mais conditions analogues à celles de l'Auvergne ou de
la
Guyenne, avec lesquelles nous partageons de surcroît la cul¬
ture et la langue.
La

Ici

comme

dans le reste de l'Occitanie,

le mot

pals est le seul mot d'ordre pro¬
gressiste concret, comme le soulignait Robert Lafont à Limo¬
ges le 28 avril. Ce qui signifie la nécessaire union de tou.
tes les couches victimes du pouvoir français des monopoles,
du Marché Commun et de la colonisation qu'ils nous font su¬
bir, au double plan culturel et économique. Pas plus
que
nous n'acceptons que le Limousin crève, nous n'acceptons que
la langue et la civilisation des troubadours limousins soi¬
ent à ce point méprisées .Pour améliorer notre sort nous de¬
vons, dans l'immédiat, oeuvrer à la mise sur pied d'un front
de défense de l'économie limousine et de l'emploi en Limou¬
sin, regroupant les organisations syndicales de paysans, d'
ouvriers, de petits et moyens commerçants et artisans et aus¬
si les petits industriels qui voudraient s'y joindre et dé¬
finissant avec les pouvoirs publics et le patronat local (et
au besoin malgré
eux) un plan de sauvegarde de notre région.
Cela n'est pas utopique ; cela s'est déjà réalisé dans l'Au¬
de, et dans d'autres régions d'Occitanie. Cette démarche
doit être étendue à toute l'Occitanie, afin de
permettre
aux Occitans de vivre et à notre
pays de renaître.
d'ordre de Volèm vlure

Le

projet d'implantation d'une centrale nuclé¬

aire à Golfech, dans le Tarn-et-Garonne, est maintenant bi¬
en connu des habitants de cette région. Ce qui l'est
moins
ce sont les risques auxquels vont être exposés non seulement
les habitants de la région de Golfech mais tous ceux qui se¬
ront atteints par la contamination radioactive.

VOLEM VIURE AL PAIS

tion.

GOLFECH

au

Si les habitants de Golfech et de ses envircns
premiers concernés par un tel projet, les risques
encourus ne se limitent pas à une quelconque frontière géo¬
graphique tracée artificiellement autour de la centrale. En
effet de très vastes régions peuvent être contaminées par une centrale nucléaire, même lorsque celle-ci fonctionne ap¬
paremment bien.
les

sont

Mais voilà."un

-

Base 100,

France ENTIERE (Source

A.P.C.A.

Nord

175

Limousin

29

Champagne

230

Picardie

295

Aquitaine
Midi-Pyrénées

Région Parisienne

317

Bretagne

48
60
81

On

s'aperçoit que la riche agriculture

cher aux contribuables 10 fois plus que
mousine par exemple !
Mais il y a plus. Dans un
te

Les

conséquences de la contamination radioac¬

Tamplin, qui ont fait un rapport aux U.S.A., ont cal¬
la pollution radioactive autorisée pouvait provo quer de 150.000 à 1.500.000 morts par an. Cette constatation
chiffrée confirme la position très nette de Jean Rostand en
ce qui concerne les taux officiels de radioactivité
: Répé¬
tons Inlassablement qu'il n'existe pas de seuil de nocivité
et que, peui suite, toute exposition aux rayonnements si lé¬
gère soit-elle augmente le taux de mutation et je m'empres¬
se de souligner pour ceux qui ne sont pas avertis que
le
taux de mutation est dam 99 % des cas synonyme de mutation
à caractère monstrueux ou maladif,. Ceci signifie que la par¬
tie de notre descendance qui subit ces effets sera composée

man

et

culé que

soit de monstres soit d'infirmes ; l'apparition d'un
fléau a été déjà constatée dans certaines régions où

tel
sont

implantées des centrales nucléaires.
Les cibles privilégiées sont les enfants
et
les foetus chez lesquels une irradiation, même très légère,
suffit à dêclancher un cancer ou une leucémie ce qui montre
comment l'atome pacifié s'acharne sur un bien inestimable :
la vie.

Citons la position de GOFMAN : ceux qui pren¬
aujourd'hui des déclslom dans ce domaine engagent V
humanité toute entière et cela pour des millénaires.
nent

GRANDET

Il ajoutait d'autre part que les vignerons
général et occitans en particulier produisant 90 Ì
du
vin hexagonal, rapportent par les taxes particulières exis¬
tant sur ce PRODUIT DEUX MILLIARDS DE FRANCS PAR AN AU
MI¬
en

NISTERE DES FINANCES

!

Rapprochons ces deux chiffres;trois milli¬
soixante millions de francs d'aide pour l'en¬
semble de l'agriculture hexagonale d'un côté.De l'autre, le
Ministère des Finances encaisse deux milliards par
an
de
taxes sur le vin, produit à 90 % par les producteurs
occi¬
ards sept cent

coû¬

l'agriculture li¬

article récent le

journaliste français Henri de Virieu - soulignant la "révol
te du gros rouge" remarquait que le règlement communautai¬
re du vin, n'offre aucune
des
garantie pour l'écoulement
surplus, contrairement aux règlements du blé, du sucre, des

oléagineux.

-

tive sont pour l'essentiel les leucémies et surtout les can¬
cers et les malformations congénitales. Deux savants, Gof-

MARC

SEE).

-

tou

le père de
gentiment

peut laisser échapper, sa radioactivité sous une coucne
de
nuages stables dam un régime d Inversion et concentrer cet¬
te radioactivité d'une maxilère vraiment mortelle sur quel quei centaines de kilomètres carrés. Des aliments de consom¬
mation courante : lait, beurre, fromages, viandes, céréales,
légumes sont alors contaminés et seront peut-être transpor¬
tés pour la vente à des distances considérables.

Mathieu ROUX

nées suivantes

réacteur nucléaire fait

comme le dit le Docteur Edward Telier,
la bombe H : Un réacteur nucléaire qui fuit bien

jours, et

tans.

Nous savons

qui paie
ment

est

de temps

bien que c'est

le consommateur

dans un cas comme dans l'autre mais ce rapproche¬
quand même significatif ne trouvez-vous pas ?
Quand on sait que cela dure depuis pas mal
est-il vraiment faux de parler de créance ?
J,

R.

�ECONOMIE

Trois

mille deux cent

cinquante jeunes sorti¬
lycées techniques de la
L'Agence Nationale pour l'emploi lui adressera
un
questionnaire dont le sujet sera : "fiche de voeux en vue d'
une recherche de
l'emploi". Cette initiative, développée au
plan "national", cherche par là à évaluer quelles seront leuis
cette année des C.E.T.

ront

et

des

Gironde.

GASCONHA
ANIMATION

exigences autre le métier, LA REGION et la date
ils espèrent être disponibles.

La

ET LOISIR

dans

rer

section

La

landaise de

le 25 mai.

officiellement

l'I.E.O.

Cela faisait

un

an

a

que

le jour

vu

à

chan¬
LEUR
Miquèu Baris, aidé du Languedocien Toni, a commencé un
vaste périple dans des campagnes encore très occitanisées
mais complètement aliénées. Tour à tour, Biscarosse, Tartas,
Maurrin, Mimizan, Capbreton, Labouheyre, Gaillères,
Habas,
peu

difficile
te que

le

:

Miquèu Baris, encore lui décidément, a été ré¬
inapte à servir dans l'armée française. Ga¬
geons que cela lui donnera l'occasion d'écrire une de
ces
chansons satiriques qu'il réussit si bien, lui qui déjà en a
écrit plusieurs d'anti-mi Iitaristes.

taine

3.530 offres

:

de

demandé
à
ia RADIO ET A LA
TELE¬

la

Gironde

a

l'admission du Gascon à
VISION REGIONALES. Ce voeu formulé par MM. TRACH et TREUILHE
fut adopté à l'unanimité par le conseil le 28 janvier 1972.
l'unanimité

Placée
eu,

rallèlement
(nous

sous

l'égide de l'Ostau Occitan

mois d'octobre 1972,

au

une

aura I i.
semaine du livre occitan.Pa¬

tiendront des veillées

se

reviendront

sur

cette

-

chansons et

théâtre,

information).

La presse régionale annonçait récemment que la
"Elf-Erap" procéderait prochainement à de nouvelles
recherches pétrolières dans les Landes (forages
à Gaujacq) :

opérations devraient, toujours selon les journaux
lo augmenter le nombre d'EMPLOI S et ENRICHIR cette partie
région landaise.

eaux,
de la

AGEN

fa parlar d'el, aquò's I'ESQUI EU AMB LA S I EU—
rondineja pels borgs e pels vilatges.

Lo que

-

NA TROPA TEATRALA que
La résulta n'es clara
es

panat,

una

:

consciencia

una

compreneson

mai

elevada

aquTont

mai granda cada jorn dels problè-

puèi d'acT d'alai, d'isolats que se sentisque sorton de l'anonimat. La colleccion po.
pulara de l'Esquieu, que la dison FORRA-BORRA a pas quitat
mas

nostras,

son

concernits

e

e

d'editar de titols novels

podèm

(la

lista

es

tan

ara

longa que la

tota publicar).

pas

Parai lèlament

a

aquô, sembla

2.057 en Dordogne ;
1.838 dans le Lot-et-Garonne et

-

des

que

l'ESCOLA FELI.

tôt aconsomida. Après lo çentena.
quilhada de l'estatua de Jansemin, om ausis pas
si que non l'edicion de las PAPILHOTAS amb la col-

laboracion

de CAP

e

CAP.

Lo CENTRE

CULTURAL OCCITAN D'AGEN es sortit de son
sè sèm deutables d'un novèl cantaire sonat Madièr

som.

Si

que,

pel

moment, présenta 3 cançons. Aquo's a Pena d'Agenès al
costat del DELBEAU, que farà versembIantement sa primière
apa-

reguda en pubiic.
La
da

tanben

I'accion

12

per

demandes

se

offres).

1.499 dans

les

Lan¬

à noter que

(3.530
les

conomique d'Aquitaine

en

les offres ont diminuéesen
1972 contre 4.138 en 1971).

différents secteurs

n'observe

on

aucun

de

l'activité é-

mouvement

important

d'embauche.

On retiendra le récent dépôt de Bilan
des
Forges et Aciéries du Sud Ouest (au total cent vingt ouvri¬
ers). Aucun licenciement n'est prévu DANS L'IMMEDIAT
et on
s'attend à un regroupement de plusieurs fonderies dans
la

région.
La Société

Cadet Roussel

(chaussures)

de Bor-

été reprise

récemment par Hirrigoyen de St
Vincent de Tyrosse et fut rebaptisée la Société Nouvelle Ca.
det-Roussel. Cent-treize personnes furent licenciées : quin.
ze
bénéficient d'une pré-retraite, d'autres suivent des sta.
ges rémunérés de six mois, mais la plupart ont les pires dit
ficultés à

se

a

recycler.
est

amusant

(et navrant)

de constater

que

notre
que

journal local SUD OUEST ne souffle mot (et cela pres¬
depuis le début) sur l'affaire du Larzac ; la décision

définitive de M.

Debré y avait

été annoncée

;

mais Sud-Ouest

outre de toutes les manifestations, les pétitions,les
meetings qui ont lieu contre l'extension du camp. Serait-ce
l'influence de M, Jacques Chaban Delmas ?
passe

Le 23 Avril dernier, jour du référendum, vers
matin, le gaz a brûlé, à la sortie d'un forage
par
Elf-Erap sur le plateau de Lannemezan.
Toute l'Aquitaine n'eut subitement d'yeux que
pour ce nouveau "ILacq" en Bigorre. Tout le monde déchanta et
les "messieurs" venus tout spécialement de Paris
plièrentba
ma i s
gage. A 6.200 mètres, il y avait effectivement du gaz
la pression est pratiquement nulle au sortir du puits,
et
tout l'espoir d'exploitation est désormais compromis,
Fermez
vos tiroirs-caisses,
Messieurs les gros bonnets !
Ce ne sera pas, et fort heureusement un
veau
"Lacq" b-igourdan, et nous ne le pleurons pas.
Bien sûr, pour consoler les
exploiteurs
qu i
se jetaient sur
ce gisement comme un gros "nonoss", les gé¬
ologues et autres personnes attitrées leur certifièrent que
le 3ème forage serait le bon. Or, on apprenait le 23 Mai
que
le derrick avait été complètement démonté : le calme est re.
venu
sur
le plateau de Lannemezan, les messieurs de Paris
n'ont vraiment pas de chance !
La Société
tallation

res,

est

Dans

transférer

pus

Les

.

14,7 %

de

an

ri

la

demandes.
:

en Gironde
(contre 4.675 offres).
4.882 dans les Pyrénées Atlantiques (2.301

-

un

Etat général en Aqui.

11.469

-

BRENCA DE JANSEMIN sià del
de

Ŷ-

10 h du

société
ces

La près,

évolue moins vi¬

secourus

contre 21.749

répartissent de la façon suivante

II

Général

Le Conseil

des chômeurs

nombre

le nombre des demandes d'emploi.

deaux-Coudéran
formé et déclaré

l'emploi continue de s'amélio¬
le diagnostic que l'on
peut

d'après l'examen des chiffres du mois d'avril.

teur.

Saint-Sever, ont pu l'accueillir, l'écouter, l'applaudir, le
critiquer, mais aussi l'encourager. La Gascogne n'est plus
le parent pauvre de la chanson occitane. Elle a ENFIN
trou¬
vé un garsqui a l'accent du terroir et qui s'adresse
aux
gens dans un langage direct et clair. Nul besoin de parler de
l'Apocalypse et de rechercher la perfection musicale pourtoucher le coeur des Landais, des Gascons, des Occitans.

est

dit

Il

découvrent peu

Landes

Tel

laquelle

cependant que ces chiffres ne sont que les indicateurs
d'un état agréable ! Les chiffres annoncent une rentrée très

se

le bureau

provisoire existait et il était plus que temps que la situ¬
ation évolue. C'est maintenant chose faite. Le nom a été ju¬
dicieusement choisi : l'Esquiroù. Eh oui, les écureuils
avaient pratiquement disparu de la forêt landaise. Cela fai¬
sait suite aux grands incendies d'après guerre et, plus,ré¬
cemment, à l'introduction d'une nouvelle méthode pour gem mer
les pins avec de l'acide. Et c'est juste au moment
où
certains de ces petits rongeurs regagnent à nouveau notre
forêt que le mouvement occitan démarre lui aussi. Serait-ce
de bon augure ?
Les

faire

situation de

Sud Ouest.

le

pour

s'es manîfesta-

I'escampatge d'un TRACT apelant la joventut

a

de

doublerait

les installations actuelles et permet¬
diversifier les fabrications. Ceci implique un ren.
forcement de l'effectif actuel de 250 personnes
par plus de

trait

de

cent

emplois

nouveaux.
A

SAINT-ASTIER,

en

Dordogne,

le Centre de Per¬

fectionnement de la gendarmerie mobile projette
de son terrain d'entrainement sur 115 ha malgré
tations

rasée

aux

consultation
nement à

l'extension

les protes¬
petits propriétaires sont tou¬
les expropriations. Une forêt est menacée d'être
portes du village. Comme sur le Larzac, aucune

des

chés par
SECCION AGENESA DEL P.N.O.

usine

son

"l'Alsacienne-Biscuits" envisage de
Bègles à Cestas. Cette nouvel le ins.

la

habitants...

des

49

populations.

guérilla urbaine.

Le camp servirait à

l'entraî¬

*

�SANT MARTIN-de-CRAU

novèlas localas

-

Quora sauretz que leis abitants de

St

Martin-de-Crau, entre Arle e Selon, aprenguèron fa quauquel
mes
qu'anavan bastir sus lo terrador de sa comuna 2.500 lotjaments. "Es pas pèr vosautres, li diguèron, mai pèr lei
gents que vendràn a Fôs....
Cau pas èstre de gosta-solets".
E ont

lei

bastiràn

?

Pas

a

Sant

Martin

non

!

A 9

qullometres^

plen mi tan de Crau, tocant l'estanh dei Vèrnhes...
qu'es
una zÔna aparada
! Polit, la proteccion de la natura. Mai es
pas tôt : seràn, lei 2.500 lotjaments, a un quilomètre
e
mièg d'un depòs de muni ci on, dins un caire que li dison " La
Dynamite" !!! E es lei 4.000 abitants de Sant Martin de Crau
qu'auràn de pagar la carga deis equipaments dei lotjaments ,
si a un milhard de francs ancians ; e sensa compter leis installacions pèr empachar la pollucion de l'estanh.... Lo conseu municipau a refusât,
se compren, la projècte. De seguir,
qu'es pas acabat. Pèr exèmple, pausan ja de questions sus I'
especuIacion. Ans in "l'union des Constructeurs de la Région
de l'Etang de Berre" après di ' ope ions sus de terrens classats
en zona
agricolàs ; adonc leis municipis qu'an fach leis esquèmas directors serian rèn que de conàs ? E perqué de ter rens agricòlas comprats 230 milhons amb
l'ajuda de la SAFER
en

CULTURA
SANT-MITRA - F.s a S ; ,-Mitra, vtlòta dau ribeirés de l'es,
tanh de Bèrra, en plen mitan de la zona de Fos, que se deba.
nèt dau 28 de març au 4 d'abriu, lo estagi pédagogie e culturau dau Calen de Marselha, en col Iaboracion amb lo
Grop
Laïc deis Ensenhalres Provençaus (GLEP) e lo Cèntre Regio nau d'Estudls Occitans-Provènça (C.R.E.O.
- Provènça). I a-

guèt de talhiers especializats : tea+re, cinemà, lenga,cançons, etc....
S'estudièt lo projècte d'una BT de la cançon
occitana. Au Cèntre Culturau, très seradas foguèron organizadas. La primiera foguèt consagrada au problèma de Fos ; i

venguèron lo primier consol de Sant-MItre, un adjonch
dau
munlcipi dau Port-de-Boc, especialista dei problèmas de pol.
lucion, lo primier consol de Sant-Chamàs, conselher generau
qu'eu parlèt de lônga en occitan ! Aguèt un gros interès aquesta serada que s'i prepausèt la creacion d'una mena
de
CELIB occitan. La segonda serada foguèt pèr lei cantaires ;
poguerlam ausir Beltrame, Daumàs, Nicola, MiquèIa,Longamai,
e una jovènta que poja,
Silviana ; raça racèja qu'es la fiIha de Jordi Rebol ! Fin finala, dins la tresena serada fo¬
guèt donat l'espectacie "Lo darrier moton" ; realizacion
scenIca remirabla qu'estrambordèt leis espectators ;
e an
demandât de tornar venir la donar aquest estiu...
Un film
sus Fôs
foguèt virât pèr Moline. Un estagi pron bon que pen
metèt de s'avisar de la progression de l'idèa occitana
en
Provènça. De notar que dins l'encastre de I'estagi de debanèron tanbèn leis assembladas généra las dau Grop Laïc
deis
Ensenhaires Provençaus e dau Cèntre Regionau d'Estudis Oc citans-Provènça.
MARSELFIA

-

Lo

segond numéro dau "Bulletin

Pédagogique du CEn

d'Etudes Occitanes-Provence" vèn de sortir. Au somari
una tiera de
fichas : "Instruction Civique" : l'exemple
de
Cervières" ; doas cançons popularas, l'una reculhida
pèr
Danièl Daumàs dins Var Naut, "Paure Carnaval" que coma
se
tre

TV "Bonne Nuit les Petits" nos l'a man
e "Lo rèi a una fonteta", estudiadapèr
"Un exemple de méthode naturelle d'apprentis¬

sap l'emession de la
levada sensa o dire,
Joan Martin

;

du provençal", pèr Danièl Daumàs ; "Langue, dialectes,
patois" ; de comptinas enfantinas reculhidas dins
Luberon
e de cronicas.
Abonament au bu Me.
pèr Pèire Pessamessa...
tin, 12 francs pèr an, CREO-Provence, 6, travèrsa Cas,
13
Marselha 4°,
CCP 5894-57
Marseille.
sage

Agricôla serian chabits

d'un crédit dau Crédit

e

au

C.I.L.

,

organisme public, pèr un milhard ? Ont son lei manjaires aquî ? E pèr levar sa responsab i I i tat, lei direccions deis es.
tabliments de municions an avisât lo primier consol de
Sant
Martin-de-Crau dei perilhs que riscavan la populacion se bas.
tissian lei 2.500 lotjaments. Un cornitat pèr lo desvolopa - .
armoniôs de Sant Martin vèn de se
deis abitants de la vila.

ment
la

crear

e

recampa

quasi

totalitat

MARSE

LHA

Per

fin

de supremir lei poders dei municipis,lo
aceptar pèr lei primiers consols dei co munas
pèr lo projècte de Fôs, la lèi dicha Boscher. De qu'es aquô ? Vaqu" : aquesta lèi d'aici votada
pèr
la région parisenca concernis lei vilas nòvas ; sa tôca
es
la creacion d'un establiment public ont una mitât deis administrators son nomenats pèr I'administracion, l'autra
mitât
pèr lei primiers consols ; s'es aceptada, lo govèrn dona
la
crédits, se o es pas, dona rèn. De notar que sus lo plan dau
drech i a violacion de la lèi estènt que coma o avèm dich,in.
teressa rèn que lei vilas nôvas, e qu'a Fôs, n'i aura pas
!
De mai, sota una cara democratica, aquesta lèi es una engana
estènt que basta qu'un primier consol - e i aurà sèmpre
una
bordilhassa aqui dintre - vote pèr lo govèrn pèr
qu'aquest
fague çô que li agradarà. La résulta es que 15 primiers con¬
sols sus 18 an votât contra lo projècte dau govèrn. E lei de.
putats dei Bocas-de-Rôse, Gaston Defferre (PS) e Renat Rieubon (PC), an dich dins d'articles qu'an pas agradat au pre fècte, çô que se pensavan. De sotalinhar que lo Feraud,
exUDR, primier consol de Fos, a votât tanbèn contra lo projèc¬
te ! De tôt biais lo govèrn centralista e monopolista
a
la
responsabiIitat dei dificultats de Fos.

govèrn

-

a vougut far
interessadas

La "Société nouvelle de Roulements" (S.N.R.), filhaia
regia Renault deu instalar a Alès una usina qu'emplegarà a la començança en 1974, un centenau de personas.
En
1975, se previst qu'emplegarà 500 trabalhadors, e 650 en 1977

ALES
de

-

la

Permetrà

Cevenas.

L'a¬

SAHMM que construtz d'elevators "Unie" s'es
de Puteaux (i garda son sèti sociau !!), a

de-

reconversion

la

cier vendrà de

de

150 carboniers dei

Fos.

.

MARSELHA - Dins l'encastre dei Jornadas dau Teatre non-professionau organizâdas a Marselha pèr l'Action CuIturelle,lo

Cèntre Dramatic Occitan de Provènça donèt

lo 11 de mai

au

teatre dau "Nouveau Gymnase", l'espectacie "Lo darrier mo ton" que coma se sap es una mena de montatge que son cèntre

BARJAC

-

La

central izada

Barjac, dins Gard. Mai voudriam saupre d'ont vènon lei quadres
e tanbèn
lei trabaIhadors especia Iizats.
GAP

Lo

-

bôrd

traucament

abandonat

estre

italian.

d'un tunèu sota

pèr de

farça de Beltrame, e que viran a l'entorn de
can¬
poësias, danças. Un bèu succès. De felicitar lo direc
tor, l'amie Andrieu Neyton e totei sei companhs... Cau precisar qu'aquest espectacle foguèt donat lo 24 d'abriu a Pa¬
ris au teatre Récamier, dins l'escasènça dei jornadas
dei
minoritats etnicas, e tanbèn a Nanci, Valènça, Lion, Grenobla, Ais-de-Provènça

tunèu dau côle de Mont-Genebre

MARSELHA

MARSELHA

n'es

la

çons,

Segon l'UNEDIC la région Provènça-Costa d'Asures
aquest qu'aprèp la région parisenca recampa lo nombre mai
grand de chaumaires. Per lo mes de setèmbre de 1971 an aju-

uat

qu
ga

18.537 personas que 2.530 pèr
en

valor relativa

la

lo primier cop. De notar
région Provença-Costa d'Asur tèn lo

I hardet dau chaumatge ! !

la.

Es

segur

e

ara

Lacrotz vèn

d'

aquest dau côle de I'Esca-

qu'una Iigason de la

nécessitât se volèm que
badas" dins leis Aups de Provènça.
es

lo côle

tecnicas de realizacion sus lo
Ara, dos autrei projèctes son estudiats
: lo
rasons

una

vau

Fôs

de Durènça amb
ague

quauquei

Turin
"retom

L'usina SIFSAFC0 (condensators), d'Embrun,

qu'em lo 30 de junh. De segur dins
l'encastre dau desvolopament dei zônas en dificultat !
Lo
despartiment deis AupS-Nauts es a mand de crebar e lo
go¬
vèrn fa tôt çè que pou pèr aquô.
ENBRUN

-

plèga 60 trabaIhadors, tamparà

L'entrepresa "France Glaces" qu'emplèga 120 per¬
La sociétat possedis tanbèn doas entrepresas en França, l'una a Bobigny
,
l'autra a Beauvais ; liquidan l'entrepresa d'Occitània sota
I'escampa que côsta trop de frais. Lei trabalhadors occitans
poiràn se far marcar au chaumatge amb lei Senegalés !
sonas

-

tamparà d'aici a la fin de l'annada.

13

�LA SEMAINE OCCITANE
DE
LIMOGES
Le C.L.E.O.
la S.E.L.M.
avant

LEMOSIN
LO C.L.E.O. E L'OCCITANISME EN LEMOSIN
Lo C.L.E.O. (Cercle Lemosin d'Estudis
Occi¬
tans) existis, disià l'editoriau dau N° 1 de "La Clau Lemosina", e oc fuguèt pas un teune afar...
Vau

ensajar aqui d'escriure un tròç de 'quela

istòria.
Benleu

dempuèi 1968 existiâ dins

Lemotges

d'activitats occitanas ; éran lo fach pas que de quauques
estudiants ; me jonhèri a eus ; nòstra mai granda activitat
éra de s'achampar un ser de setmana per legir e estudiar de

poèmas en ôc.... N'aviam grau de contacts amb lo moviment
occitan, degun nos coneissia, existaviàm pas ! I
avià lo
P.N.O. mas éra força desaventurat de pensar a fa ja 'n'ac cion politica occitanista en Lemosin !
cion,

mas

Pauc a pauc, de nòvas testas fasian lor aparièra
fauta d'organizacions pas res de tochable

fach.
Adonc chalià sautar lo riu, chau dire que,
a
l'epôca, eram pas gair convenguts de 'ver de chabença ; nos
compesièrem a la prefectura.
Mas lo problema era de saber que far : accion
politica, culturala ? Los fondadors, eriam totes una conciencia occitana clara, ço que implica una certa posicion
politica ; mas chalià vèire la realitat coma es : quai audiencia auriam aqui ? Aviam vist lo résultat d'una
"accion
dura" a Ardoana, onte s'achampèt la fraccion dau C.O.E.A.
que devià engendrar a "Lucha Occitana" : quauques intellectuals, copats de la realitat ; voliam pas de 'quo.
En fin convenguèrem de partir de la realitat
trista, negra : los Lemosins an 'na conciencia, mas es Lemosina e non pas occitana ; adonc nos chalià ensajar de les
far prener conciencia de lor especificitat occitana.'Quo se
traduei dins nôstres estatuts : "lo C.L.E.O. se perpausa de
desenvelopar la conciencia occitana en Lemosin".
Leidonc
contactèrem totas las organizacions existantas en Lemosin:
lo Felibritge es pas important aqui, mas J. Deblois nos sosten dins ço que pot ; la S.E.L.M. (Societat Etnografica del
Lemosin e de la Marcha) faguèt una achampada publica ambe
nosaus

en

Ginièr.

'Viam enviât 300 cartas d'informacions, e las
adesions comencèron. Aprèp quatre meses, aviam 'na
centana
de membres ; al fin d'Abriau, 'vèm rechampat mai de 500 per.
sonas

per

la venguda de Robert Lafont

e

de Marti. Mas subre-

tot, çô que nos encoratge es la venda de libres e dises : a-

'gut 'qui deschauta un budget de 5.000 francs, e podèm
biais.
pensar 'ver tochat un milhèr de personas de 'queu
Tanben avem descubert un chantair ; se 'pela Dostromone lèu
va far 'n dise... Publicam un jornau, "La Clau Lemosina", e
dos numéros son jà pareguts. 'Donc 'n'activitat importanta.
mas de problemas n'i
a...
Los pretzfachs jomadièrs, que son
los metèis que los fan ; es coma 'quò que lo C.L.E.O.
vira
marcèr a una dotzena de militants.
vem

Per

l'avenidor, devem mantener e desenvelopar
; sovetam que la creacion de com¬
qu'estudiaràn l'istòria, l'economia, la lenga le¬

lo contact ambe "la basa"

missions

mosina, interesarà de gents.
Lo C.L.E.O. vòl contunhar de far lo trebalh
culturau amb totes los que vòlon lo reviure occitan de
Le¬

mosin,
ca

e

e

daissar

a

d'autres la postanha de l'accion politi¬

economica occitanista

cap

d'ideias politicas

tra

istoria...).

14

sus

('quò vòl
Occitania

pas
;

dire qu'agem pas
'quò qu'es 'n'au

mas

MARCEU

DENIS

l'été

avait décidé, conjointement avec

(Société Ethnographique), d'organiser à Limoges
manifestation occitaniste d'ampleur,
pour

une

prolonger six mois d'activité, et faire surgir des possibi¬
lités nouvelles d'action. C'était la première fois qu'une tel
le manifestation était organisée à Limoges.
La conférence de Lafont: Il y a trois ans,
il
était déjà venu parler à Limoges ; il n'avait alors
réuni
qu'à peine vingt personnes, les premiers occitanistes
que
nous étions.
Cette fois-ci, nous nous demandions combien
de
monde allait venir : 100, 150 ? Surprise : ce sont 230 per¬
sonnes qui, le 28 à 21 heures, s'entassent dans la salle archi-comble du C.R.D.P., face à la tribune décorée d'un grand
drapeau occitan (la croix à douze perles et l'étoile d'or) .
Un public de tous âges. Aux côtés de Lafont, Maurice Robert,
le président de la S.E.L.M., Gérard Gonfroy, président du C.
L.E.O., Pierre Bec, président de l'I.E.O., et Jean Mouzat ,
professeur d'occitan à la Faculté de Limoges.
Robert Lafont

mécanismes de la colonisation,

démonte les

le non-développement économi¬

de notre pays lié à la domination par la France, aggra¬
capitalisme, dû aussi à la faillite des élites oc¬
citans du siècle dernier. L'accent est ensuite mis sur la co¬
lonisation moderne et son nouveau relais, l'Europe des mono¬
poles. Les seules possibilités de redressement économique
pour le Limousin sont dans une perspective occitane.C'est en
"lenga nôstra" que terminera Lafont, en nous donnant rendezvous "dins lo pais que farêm".
que

vé par le

Quelles allaient être les réactions de l'assis¬
donné par notre ami Maurice Robert (S.E.
L.M.), qui est le premier à prendre la parole, pour souli tance

? Le ton est

"nous avons conscience d'appartenir à une nation" ;
questions de notre rapport à la culture
française et du séparatisme ; un militant occitan met l'ac cent sur les problèmes de la libération de notre peuple ; et
puis des gens prennent la parole pour dénoncer les salaires
de misère, les menaces d'exode, etc... Et l'on finira
par
s'interroger sur lesmoyens de la révolution occitane. La dé¬
marche occitaniste est décidément la seule véritablement pro¬
gressiste en Occitanie !
300 personnes, surtout des jeunes,
viendront
gner que

un

étudiant pose les

le lendemain écouter Dostromon et Marti ; 300 personnes en¬
thousiastes ; et l'on se demandera même au cours du débat
comment

parvenir à 1'Occitanie libre ! Les militants

du C.

L.E.O. interviennent pour montrer l'identité occitane et co.
loniale du Languedoc, dont vient Marti et dont il nous par¬

le, et du Limousin ;

il y a aussi des "Corbeaux" en

terre

Dordogne, à tou¬
riches hollandais
ou parisiens, pensons au Club Méditerranée à Pompadour,
à
Sylvain Floirat en Périgord, songeons au camp de La Courti¬
Ce dernier département est d'ailleurs presqu'
ne en Creuse.
entièrement vide et dépeuplé, comme nombre de zones des Célimousine : pensons à tous les villages de
tes les maisons de Corrèze, achetés par de

ou comme l'Ariège (des Creusois étaient venus jus¬
qu'à Limoges pour écouter Marti). Il y a aussi notre lan¬
gue qui crève, et les "Monsieur
Lasserre". Bref ; nos frè¬
res occitans-se sont déjà levés, pour que le pays "vive
au
présent" dans les Corbières, au Larzac, en Provence. A nous
autres, fils et filles d'Occitanie du Nord, d'en faire
au¬
tant afin de rendre notre pays à lui-même.
Au total, ces premières manifestations occitan
nistes de Limoges ont été un grand succès (à titre d'indice
signalons que nous avons vendu pour plusieurs centaines de
vennes,

milliers d'anciens francs de matériel occitaniste
de cette semaine).

au cours

Il existe maintenant à
Limoges les bases
tentielles d'un Comité d'Action Occitane, qui existera

po¬

de
façon autonome par rapport au C.L.E.O., et qui interviendra
sur le plan politique et social.
Il reste à poursuivre,
à
capitaliser toute la conscience occitane qui s'est révélée
ces jours-là, et à
développer la propagande occitane
sur
tous les fronts, et en collaboration avec tous ; dans l'im¬
tous les
médiat, le C.L.E.O. va entrer en relation avec
groupes qui, à un titre ou un autre, font de l'action
cul¬
turelle en Limousin (sociétés folkloriques, etc...).
Des
tournées seront en outre organisées dans la Haute-Vienne,la
Creuse, la Corrèze, le nord de la Dordogne.
Tu te
chanteur catalan

/IiveMei,

mon

peuple.,

le dit un
comme
Pèire MACLOUF

�Lettre

à

ouverte

MONSIEUR

MANCIET

Monsieur,
le dernier numéro

Dans
avez

parlé. Et l'Occitanie

les Gascons

a

d'Occitània N&amp;va,

Pour certains de nos
tre dernier numéro,

vous

tendance à juger la Gascogne et

a

se compose de deux
grandes classes:
d'un côté l'élite intellectuelle, les grands patrons indus¬
triels ou terriens, les gros rentiers, etc., de l'autre
la

populaire, le prolétariat ouvrier, les petits paysans.
à vous classer, Monsieur Manciet.dans la
Mais j'ai lu et relu avec
première catégorie
.
beau¬
coup d'attention LO GGJAT de NOVEMER, et j'y ai relevé
des
détails qui ne trompent pas. Je n'hésiterai pas non plus
à
me classer moi-même dans la seconde catégorie, car
voyezvous je n'ai pas eu la chance (est-ce une chance ?) d'habi¬
ter une maison où les chambres devaient rester inoccupées
lorsque quelqu'un y était mort. Dès notre naissancepnon frè.
re et moi avons dormi dans la chambre de notre grand -mère
nous y dormions encore quand elle y est morte quelque
quin¬
ze ans plus tard,
et nous y dormions toujours lorsque nous
avons été obligés de la quitter à jamais l'hiver dernier.

masse

Je n'hésiterai pas

,

Cette maison est morte comme celle du GOJAT. Mais le drame
est-il le même ? Dans le cas de la famille de votre
roman,
le drame était de ne plus pouvoir mener le train de vie des

propriétaires d'autrefois, mais il restait tout de même

un
train de vie. Dans le cas de ma famille, le drame est d'a¬
travaillé
voir
pendant près de quarante ans cinq hectares de
terre pour assurer le train de vie de quelqu'un d'autre
et
pas le sien propre, le drame c'est aussi de voir le pro.
priétaire se désintéresser du sort de son métayer sous
le
seul prétexte que les fils de celui-ci n'étaient pas
faits
pour rester à la terre.
non

£

dans no¬
de la Gas
ce

sur

colonnes.

ces

Une société

f

au nom

D'autres militants ont tenu à s'exprimer
point avec des avis différents.

il n'y

répondre dans

lecteurs, B. Manciet

aurait "parlé

cogne".

travers

vous et quelques
uns de vos amis. Seu.
a pas que vous et vos amis en Gascogne, il y
a aussi les autres, tous les autres.
C'est au nom de
bon
nombre d'entre eux que, aujourd'hui, je me permets donc
de

lement,

TRIBUNE LIBRE

Mais laissons de côté une littérature que j'ap.
précie, même si je n'en partage pas les idées, pour exami ner de plus près vos dernières déclarations.
"Je ne suis pas seul.... Je suis un homme
d'i.
ci, entouré de Landais, de Girondins, de Gersois...", dites
vous, et comme vous avez raison ! Vous êtes "entouré"... Le
peuple entoure ceux qu'il aime, et c'est pour mieux les sou.
tenir ; mais le peuple entoure aussi ceux qu'il déteste, et
alors c'est pour mieux les écraser.
"Une population occitane peut être atteinte par
un apport
brusque de population non indigène assorti des re¬
tombées d'une richesse régionale accrue. Une population peut
disparaître du fait de l'hémorragie démographique simulta née".
Là encore je suis d'accord avec vous, mais moi je da
fends ces deux types de population et pas seulement le second.
Car si dans le premier cas il y a "retombées d'une richesse
régionale accrue", sur qui s'effectuent-elles ? Sur la popu¬
lation non indigène, bien sûr, et les autochtones
n'ont
droit qu'aux miettes du festin.... Par exemple, qu'ont ap porté aux communautés locales la base aérienne de Mont-de Marsan, le Centre d'Essais des Landes de Biscarrosse et le
Camp Américain du Poteau ? Certains pourraient me rétorquer:
"du travail pour nos filles", et ils n'auraient pas
tout à
fait tort. Et à part "ça" ? En son temps, le problème fut
aussi crucial que celui du Larzac aujourd'hui. Je n'avais
qu'une quinzaine d'années à l'époque. Mais vous,
Monsieur
Manciet, vous qui "avez passé vos jours et vos nuits
pen¬
dant neuf ans à combattre toutes les formes du nazisme, les
racistes, les étatistes", vous "le fils d'un propagateur du
socialisme dans les Landes", vous qui "appartenez à l'entou.

rage de ceux qui ont obtenu la condamnation de l'Action fran¬
çaise", vous qui "combattez jour après jour pour l'autoges¬
tion dans les entreprises et défendez le maigre bifteck des
gens de chez nous", qu'avez-vous fait à ce moment-là ?
Le passé est le passé, d'accord.Mais maintenant
faites-vous pour le peuple qui vous entoure, pour ces
résiniers et ces métayers qui sont tout ce qui reste de vie
dans la Grande Lande ? Votre Occitanie dites-vous pour con¬
clure, est le jeune Gascon mis au chômage, "même si parfois
tout son occitan est du portugais". Tiens ! Tiens ! Seriezvous par hasard du côté de ceux qui disent aux Landais
que
le travail des pins n'est plus rentable, mais qui embauchent
tout de même des ouvriers portugais pour faire ce
boulot
pdrce-que "ça" rapporte plus ? Seriez-vous par hasard
de
ceux qui possèdent des métairies en Val-d'Eyre ou ailleurs,
mais des métairies vidées de leur population première et aménagées en gîtes ruraux pour touristes à trois étoiles ?
Miquèu BARIS

que

Belis
P.S.

:d'aucuns vont

ROQUEFORT

petit

teigneux

a osé répondre à Monsieur Manciet. Vous avez mon adres¬
se ci-dessus. J'habite les Landes moi aussi. Je suis un fils
de la terre. J'ai vingt cinq ans et je suis célibataire corn,

qui

beaucoup de gars de chez nous. Je vais, de village en vil.
lage, comme les antiques troubadours, parlant d'amour par¬
fois, faisant rire souvent, mais toujours essayant de réveil.

me

1er l'honneur de

Gascons têtus et individualistes.

ces

Je

patois, cette langue occitane que j'ai toujours parlée, les problèmes de ceux qui m'entourent.Ce n'est
pas parfait, bien sûr, et je suis loin d'avoir atteint
la
notoriété de certains. Je n'ai pas fait de disque, car der¬
moi
il
rière
n'y a pas de mécène pour "foncer". Mais je sais
que je fais quelque chose de valable car "les occitanistes
dignes de ce nom et bien engagés dans la substance populai¬
re ne sont pas en vue".
(Sic)
chante dans

mon

Il fallait

pourtant que toute l'Occitanie soit

la Gascogne commence à bouger,
la
prise de conscience de son occitanité sera peut-être longue
(l'état d'aliénation étant plus important que partout ail¬
leurs), et ce serait moche que, à cause de quelques uns,el¬
le soit coupée de la grande famille occitaniste. Certains
l'ont compris et je veux rendre ici un hommage tout particu¬
lier à Roger Lapassade et son équipe de Béarnais, à
Roger
Bonnet
Laboudigue et notre équipe de Landais, à Christian
et son équipe du Cercle des-Jeunes Occitans de Bordeaux
et
de la Gironde, qui tous travaillent main dans la main,
en
liaison de plus en plus étroite avec languedociens et NordOccitans à sauver ce qui peut et doit encore 1'être.Un grand
merci enfin à Toni, le chanteur-animateur du Tarn et de l'Aveyron, qui n'a pas hésité à associer son dynamisme à mabon.
ne volonté,
lui un Languedocien, au service des Gascons.
au

courant

de

ce

fait

:

Je sais que les autres régions d'Occitanie en¬
tendront mon appel, cet appel que je lance avec toute ma foi
de militant dans cette chanson que certains ont déjà repri¬
se

avec

moi et que je voudrais que tout le

CAU HAR LA PETH AUS PROFITAIRES

oooooooooo

40120

demander quel est ce

se

E

com

monde reprenne :

toti loi boni Occltam

patA qu'atmava la ioa tèAAa,
qu'èAa eitacat au ion oitau,
mon

toti loi boni meltadèlrn
palA, iheni planheA, que balhava
lo tènc deu blat, e ion iolèlA
jamèi de mllhòc ne'i plenkava.
E

Com toti loi boni aAAOilnèÌAi
Mon •poJji iabè ptcaA la. cana,
qui htzie plan lo ion meitlèA,
gemava ptni, mca/ia, encaAa.

Mèi

qu'a detihat aqueth meitlèA,

La g ma ei de meni
que van ccacoa loi

en meni

cana ;

PoAtuguéi

!

podetz vlveA au join de uèl
uèlt o nau cent coaoì ?

dab ionque

Amaiiatz-ve aAAoilnèlAi
ta hoA la peth oui pAo^ltalAei

M Si delihaAà aqueth meitlèA,
a Sent ManXtn de l'auta annada

ceAcaAà à un aut loguèlA,
a la joAnada.
E pc'detz vlveA au joAn de uèt
iui quate o cinc petlti ectaAi ?
Que eau maaa'i mèlXadelni
tà haa la peth oui pAotltalAei !
que

ende'ui pagcui meui coa encaAa
E

com

mon

!

tAabalhaAà

que

dtut paAttA, haA la mudèAa.

Que'u balhaAàn lo gAan vlagèA
ende'u podeA panaA la tèAAa,
la vendeAàn oui eitAangèAi :
ne n'èAa pai pAopAletaAl !
Ne podm donc pai vlveA uèt
en boAd de maA o en Vatk d'ElAa
iheni en caçaA loi mettadèlAi ?
Son donc loi

Aèii, loi pAo^ltalAei

HARAM LA PETH AUS PROFITAIRES

!

Miquèu BARIS

15

�UNE TRIBUNE

novelas

Si je m'adresse aux occitanistes pour leur
parler du Festival que
me

de
L'ARMEE VEUT VOLER

65o

pertot

1.

HA DE TERRE AUX PAYSANS DU
CAPCIR

L'été c'est le moment des coups
sociaux.

Ceci

de gourdins

été vérifié l'été passé : le 17 juillet

a

un

publié au journal officiel de la République françai¬
se, transférait l'affectation d'une grande partie d'une fo¬
rêt domaniale du CAPCIR, du Ministère de l'Agriculture
au
Ministère de la Défense "Nationale". 650 ha de forêt et prés
arrêté

connus

sous

le nom de

de notre mouvement
de gémissement, voici un
acte positif : rien n'est plus convaincant que la positi
vité des actes. A l'occasion de la Tribune du dimanche 9
juillet, patronnée par OC, OCCITANIA NOVA e VIDA NOSTRA,
chacun pourra exprimer contradictoirement ses ressenti ments et ses espoirs : ce qui frappera d'abord, ce
sera
le rassemblement, la chaleur du nombre ! Créer des faits,
des réalités tangibles, ainsi se gagnent les batailles
les plus vraies. L'originalité ici tiendra au thème
du
débat : Fracasse, le gascon fier-à-bras sera sur la sel¬
lette, c'est-à-dire une caricature des hommes que
nous
sommes et fûmes, dont la littérature française s'est fait
une peu innocente spécialité
On pouvait refuser le
spectacle, monté par l'un des plus grands comédiens
du
temps, ou au contraire l'affronter sans complexe :1e corn
bat occitaniste exigeait, répétons-le, qu'on l'affrontât.
Par-delà les revendications verbales

2.

et

Forêt de Barrés.

Sur ces terres domaniales le droit de
pâture
appartient depuis 1068 à 17 communes de la CERDAGNE et du
CAPCIR (La Guingueta d'Hix, Bolquera, La Cabanassa, Calde gas, Egat, Targasona, Odella-Vià, Estavar Santa Llocadia
,
Sallagossa, Ur, Els Angles, Fontrabiosa, La Llagona, Formigueres, Vilanova). En plus depuis le XIV0 siècle, la commu¬
ne de La Llagone possède le droit de couper du bois
dans
toute la partie de la forêt qui s'étend sur son territoire.
La décision de transfert équivaut à la privation autoritai¬
re de droits collectifs, dont l'exercice est vital pour l'é¬
conomie de ces régions Pyrénéennes : en fait l'armée
veut
installer dans la forêt et les pâturages un polygone d'ins¬
truction, qui sera en réalité un polygone de destruction.
Les vaches et les canons voilà pour résumer le problème.
De toute façon, pour l'armée il n'y a
aucun
problème. La décision de transfert a été préparée dans
le
silence des cabinets ministériels. Les paysans du CAPCIR et
n'ont
de la CERDAGNE
pas été informés. Voilà un exemple
de
plus de la participation de la Nouvelle Société Pompidolo Chabanaise. Dans un long communiqué de presse auto-justifi¬
catif ils minimisent les inconvénients du polygone ; ils me¬
nacent que, s'ils ne peuvent s'en emparer, ils seront obli¬
gés de transférer le Centre National (Aic) d'entraînement
des commandos actuellement installé à MONT LOUIS (Mont Li berté pour les révolutionnaires de l'An I...!). Le maire (évidemment gaulliste) de Mont-Louis, une certaine Melle GIL¬
LES, hurle avec les loups : si les militaires s'en vontqious
pourrons fermer la célèbre Vante de Fnonce (Aie) et elle ajoute : Le rayonnement de Mont Louis grâce à l'armée
est
considérable (...) c'est l'année qui entretient la citadel¬
le, témoignage éclatant de la civilisation française, en mo¬
dernise Vintérieur et participe à l'entretien des remparts.
(cocorico dirait le Canard) cf. "l'Indépendant" du mardi 16

j'organise à Montauban, c'est qu'il

paraît juste de les alerter sur trois points au moins :
Le Comité du Festival n'a pas décidé de faire
seulement
une part aux manifestations occitanes dans son program me, d'y tolérer une annexe occitane : en toute loyauté ,
il donne la parole à l'Occitanie et lui consacre le prin
cipal de son effort. Trois soirée préalables où cohabite
ront Allemands, Américains et Parisiens auront valeur de
prélude
Pour la 1ère fois, un Festival se met
au
service de l'idée occitane. Il sera dans l'avenir ce que
les occitanistes auront été capables d'en faire : leur
présence active créera une atmosphère nouvelle sur
la
Plaça Maja, la plus belle des Places publique où se puis
se coudoyer notre peuple.

3.

certains excès de hargne et

dispersion du mouvement occitaniste en
idéologique et d'intolérance mutuelle
dans lequel ses représentants sont parfois tombés sans y
prendre garde doit être corrigé par des initiatives ri goureusement unitaire, réfractaires au virus conflictuel
parce qu'elles ont pour visée non une domination idéolo¬
gique, mais une affirmation d'être, face à l'autre, face
au centre parisien.
L'état d'extrême

1972, de confusion

C'est le sens d'un festival, par essence et par défini tion. Forme originelle du militantisme, témoignage de la
convergence

des forces.
A vous,

tre

occitanistes, ce Festival afin que vo
plus haut et plus loin, s'il se

verbe collectif porte

!

peut

F. CASTAN

Mai.
Les paysans sont décidés à résister à la vio¬
lation de droits vitaux et séculaires. Pour le moment
14
Maires des communes intéressés ont envoyé une lettre au Pre¬

l'arrêté, de¬
Trois commu¬
Louis, La Cabanassa, Santa Llocadia, considérant
immédiat très peu sûr, sont d'accord pour vendre

mier Ministre et ont déposé un recours contre
vant le Tribunal Administratif de Montpellier.
nes

un

:

Mont

intérêt

leur avenir à l'armée. Le Tribunal Administratif

n'est pas

: il a décidé une instruction complémentai¬
! Pendant ce temps l'armée se prépare à déployer
le fil
de fer barbelé. Les paysans veulent essayer d'obtenir
jus¬
tice par la voie légale. Mais si celle-ci flanchait, alors
ils sont prêts à résister.

pressé de juger
re

Avec

titué
de la
et

plusieurs organisations nous avons cons¬

Comité Roussillonais contre V occupation militaire
fiorét de Barrés pour faire un travail d'information

un

d'aide à leur combat.

(Y participent : Action Rêgionalis-

C.R.E.A., Groupe GuiPyrénéen Roussillonais, Les Amis
Ligue des droits de l'Homme, M.D.
P.L., Mouvement Libertaire, P.S., P.S.U., Amis de T.C.). Ecrire à : Ignasi FORTUNY
59, Avenue Général de Gaulle
PERPIGNAN. Ce comité se propose aussi de relier son action
à celle des COMITES qui poursuivent une action similaire
dans d'autres pays (LARZAC, CANJUERS, etc
).

te

Catalane, Cause du Peuple, C.N.T.,

lhem de Cabestany, Groupe
de H.R., Justice et Paix,

COMITE ROUSSILLONAIS D'ETUDE ET D'ANIMATION

(C.R.E.A.)
Traduit du Catalan.

16

MONTPELLIER
DU 28 AOUT AU 6

SEPTEMBRE

1972

UNIVERSITE OCCITANE D'ETE
Dans l'état actuel de la pratique occitane,un
apparaît primordial chez tous ceux qui I'assument,en¬
seignants des divers niveaux, étudiants, hommes de théâtre,
de cinéma, de presse, membres des comités, sections, grou pes aujourd'hui multipliés :
le besoin d'information. Le Cen¬
tre d'Etudes Occitanes de l'Université de Montpellier
et
l'Institut d'Etudes Occitanes se sont préoccupés d'y répon¬
dre.
lis apportent l'information sur les deux plans
où la
demande est la plus large :
information technique sur les di¬
verses études,
sur les divers moyens d'expression ;
informa¬
tion disponible dans les divers domaines où l'Occitanie
se

besoin

définit.

L'université occitane d'été
d'actualiser
sume

aussi

la

assume

la charge

pratique occitane. Elle as¬
promotion de l'occitan comme langue de tra¬

la

recherche et

la

vail.
Pour
au

tous

renseignements écrire :

CENTRE d'ETUDES OCCITANES
B.P.

avant

le

5043)34032
15

-

MONTPELLIER

août, et si

Université Paul
-

Valéry

CEDEX

possible dès maintenant)

�QCCITAIUIA:DOS MESES...
PER YVES

EUROPA

Paris, la
ven

D'AGOST
L'AN

OCCITANA, AL MES

:

ALEMANDA,

çô

ROQUETA

TOT
paur

lo

pren

davant

si

Europa. E ai-

mai clar cada jom.

Aquò rai : i a de qué. De setembre a la fin de
junh, al moment que las fabricas viran, que los afars se fan
los cami ns de 1'Europa dels trusts menan pas mai cap a Pa¬
ris qu'un cbp èra los de l'Europa imperiala menavan a Roma,
emai diguèssem. Van al flume de l'argent. A aquel Rin
ont
s'articulan las grandas concentracions del capital e
del
poder de décision economica, las produccions de poncha, las
fabricas, las massas d'ornes productors. De Baie a Lille
e
al Sud-Est de 1'Anglatèrra.
"Paris, escrivia Robert Lafont, se sentis mes
al perilh de l'enclavament économie de la provincializacion.
Las capitalas politicas d'Europa son Brussèl e Strasbourg..
Dins sa crenta d'esser enclavat, Paris dèu enclavar
darrèr
el".
Cal ajustar : e fugis en abans, dins l'ensag
conquista d'un poder, si que non économie, politic
en
tôt cas. Car Paris, amenaçat per la logica del sistèma éco¬
nomie que mestreja dins 1'Estât que n'es la capitala e que
sentis sul ponch de l'espotir, Paris pot pas far autrament
que de se sovenir.
,
de

*

predestinava pas la vilôta
venir lo primièr pòrt de França, la gara gran¬
ds e lo nos rotièr de l'exagòne tôt, lo luòc d'implantacion
de totas las usinas gròssas, d'un negòci fenomenal, centre
de totas las décisions, sèti de totas las bancas, megalopoli pompant a son profièch, ornes e capitals, braces e cer vels, tôt, tôt, tôt.
E

Ugues Capet

soven

se

que ren

a

reussida la dèu a son rôtie
de capitala. Se maina que se vol perdurar dins son "leaders
hip" li cal pas solament contunhar, a grand afan sa modernizacion economica, mas obtener d'esser reconegut coma capita¬
Se

la POLITICA

soven

que sa

d'Europa.

Pompidor, l'Auvernhàs de Paris, se bat donc .
Coma pot. Amb las armas que son tôt jom las dels vincuts
dins las batalhas economicas en sistèma capitalista-liberal:
las armas politicas, lo bluff idéologie.
Ièr èra aquel référendum que comptava
dessus
succès, per, fòrt de la volontat populara francesa
a
Europa, exigir que Paris ne venguesse lo centre nervios:

son

far
lo référendum

a

cagat.

mièg de

es

son governament

bolega.
panica a emportât Paris de veire
escapar. Emai li escaparà. E ne plorarem pas. Sos
La

son

Europa li

problèmas

pas los nôstres.

dins l'an, Europa es renana
de Pompidor que i cambiaràn ren. Mas
nosautres, en julhet e agost, Europa, l'anam veire empraici.
Al cost de la
vida, a las molonadas de mond que nos van tombar sus l'esquina, a las rotas embarrassadas, a la mar conDetz

e

son

a onze meses

pas las astucias

fiscada.

A tant

e

mai sauprem

qu' zlzi son aqui, mas eles con-

i aëm tanben, sus tèrra

nos-

?

Per qu'Eurôpa en vacanças sacha a de bon qu'es
occitana al mes d'agost, caldrià que se trapèsse davant una
Occitania levada, profiechant del sol moment li donan un

rô¬

jogar dins la vida d'Europa, per far venir al jom,al
grand jom, en plen lum, la colèra qu'amadura tôt l'an a viure miserabla, pilhada, alienada, al servici d'expancions
estrangièras.
tie

a

Caldrià, per que sià clar per tôt lo mond,belalemands, olandeses, angleses, franceses, qu'an mes
los pès dins un païs d'Europa que mollti e que
obi uluiz
per dire coma dins las cançons, qu'ó rescontrèssan aquel pa¬
is, barrant sas rotas, explicant broncament lo perqué e lo
coma de sa colèra. Broncament. E publicament. Al moment
lo
melhor per qu'òm ò vege, qu'òm ò ausiga. Al moment que desrenga lo mai.
Lq famos utiu caud que ne parlavan los maoïstas l'an passât ? Dins l'union populara dels occitans
que
Geismar, l'autre mes, ne sonava lo rampèl ? Per de qué pas?
Es pas besonh de se rengar jol maoîme per esser tengut
de
reconoisser que i a pas d'autra solucion convenenta.
Sufis
d'aver près al serios çô que los occitans an pas quitat
de
desnonciar dempuèi d'ans (lo pilhatge colonial en matièra
industriala, la condamnacion de nòstra agricultura, la situacion catastrofica dels joves, lo caumatge, la miseriaque
ganha etc... per pensar que l'unitat populara es possibla
en Occitania e qu'es ara que se dèu manifestar.
gas,

Las massas

a

metre en movement

existissons.

notables de la contestacion que las tenon en mans pregarda de las daissar pas partir totai al cbp e quand cal

Mas los
non

dlia.
Es aital

ca

qu'Auda causis lo tôt començament de
asphyxie" : quand aquò ris-

per manifestar "contre son
pas de menar trop de rambalh.

junh

Es aital que los parlufièrs bels del Comitat
Régional d'Accion Viticola amenaçan (vièlha sansonha : nos
fagueron lo còp l'an passât e l'an delà) de decretar la guèrra santa en julhet se lo governament li dona pas rason.
En
doblidant qu'una batalha qu'om vol ganhar en julhet,aquo 's
en junh que se comença. En doblidant que lo que va tôt
sol
se batre es ja batut.

quai vol faire lo ligam entre los caumaipaïsans del Larzac, los obrièrs
de
Perrier-Bergèze e los vinhairons pichons, la joinessa depertot e las vilas que crèban ? Quai demèst los notables paî sans, los notables del sindicalisme obrièr ?
Mas

res

aquel ultimatum pausat, per el tôt sol
d'Ornes de palha, desconsiderat
per d'escandals en cordeladas, al ministre olandés : Cal aniyi lia, panai la vttzna glanda, fiança u pieAta ! Paîti
pòt e dìu znz l'zndlzck ont Eulopa pot piznz ocm. Ren non
Uèi

al

mainaràn que noiautlzi

se

tra

de Chalabre e los

Paris,lo 7 de junh, a organizat la
zacion obrièra amb una jomada d'accion bidon :
nerala per rire. Los obrièrs occitans an

desmobili-

la grèva ge

seguit. En octobre

Pompidor traparà quicòm mai : d'eleccions saique. Aquò per¬
met de ganhar temps, de juntar sus la farça electorala l'aparelh sindical. Er conegut tanben.
Entre temps i aurà l'estiu. Amb d'occitans
malcontents e esparpáhats,
rondinaires e sens poder per que
sens cap d'idea clara sul mond que vôlon bastir, manipulais
mai que jamai.
tre

pas.

Ai pas paur que l'estiu siague caud pas qu'en
trempadas ! Occitania se viu, se legis, mas se vei
Encara.

doas

17

�la totjorn una descripcion de la
Descripcion
de
las pollucions de l'aiga, de l'aire, de tôt..., Mas res mai.
Se parla pas d'aquelis que áon responsables de la mort
de
las aigas dels estancs e de las ribièras. Se parla pas delà
mòrt venenta de la mar nôstra, nimai de la mort des bosques
e dels paisatges per la volontat de tala societat, de
tais
La Efiance

TELEVISION

.

nacionala, dempuèi mantunas setmanas
cinéma,de dramaticas, de teatre, de folhetons
de tota manera
e d'esport. De tôt aquò ne cal, de segur.
Mas perqué nos £ar veser e tomar veser del divendres al dijomarç las còlas de rugby o de fotbal que van jogar, que
gan, qu'an jogat... e que dison al pòble estabosit lo
mai
pregond de lor pensada sus aquel esveniment... N'i a per se
pensar qu'es un bon mejan de pas parlar d'autra causa. Sustot quora se passa mai de temps a nos mostrar la femna - po
lida çaquelà
d'un jogaire de tennis que se rosega
las
onglas perque son òme va perde los quauques milions estacats
a la Victoria, qu'a nos assabentar sus los esveniments
im¬
portants del monde.
La T.V.

abeura de

nos

I

agèt pr'aquò lo temps del référendum.

Nos

cal pas planhèr ; de personalitats de tôt biais non manque¬
rai pas per nos dire tôt çô que se calià pensar d'Europa,
sens cap de vergonha devant l'adobament del temps de paraula. N'i agèt un pauc mens per nos explicar çô que lo pôble
avià volgut dire lo 23 d'abril ; mas los que venguèron poiriàn aisidament mercandejar los buôus suis fieirals
d'encò
nòstre

!

Los folhetons son entrats dins nôstra vida
e
n'i a que los cal pas desrengar per lo moment sacrat que lo
telefone va campanejar del costat de Kerbrian - o l'ora eau-

sida per los dius per tornar la memoria a la brava dròlla
que sap pas tant solament son nom. Tôt aquô fa pas mas
als
blats. Pasmens n'i avià un d'aquelis folhetons que passava
l'òsca. Era una istôria de femna que l'i aviàn raubat a Pa¬
ris un quicomet pron car, del temps que se'n venià al
Port
Barcarès passar l'estiu. Pareis que foguèt l'afar de la publitat clandestina qu'acabèt abans l'ora aquela istôria.M'èri pensât que quauqu'un ò aurià fait per en causa de mediocritat. Mas non. Es que se parlava trop de la platja e de

çô

tôt

que

dé^iguAée

natura tala coma

l'orne la farga per l'orne.

Alavetz

ornes.

Una émission

foguèt consacrada a "Lu gent d'

personalitats oficialas foguèron pas contentas d'aquela émission. Me pensi pas que si
à per las meteissas rasons que las nôstras. Per ièu, me sem¬
bla que serà pas aisit de far melhor per se fotre de l'occitanisme de las gens d'aici. Reportage estroncat, impression
daissada d'un côp de capèl balhat a la lèsta a l'originalitat de Tolosa. A ! se le grand Fenetrà s'èra fait d'aquel
temps ! Aqui, ôc, n'i auriàn pogut pescar de la bona, de la
segura originalitat venguda del temps de Godolin e de Sant-

ici

Touloute". Pareis que las

:

Subrà !

Ai pas

força parlât de la T.V. regionala. Mas

que ? En defôra de la color i a pas grand causa de novèl
dins aquel monde, ont se contunha bravament la passejada
a
travers los paîsages de nôstre terrador, a travers las fèstas e las fièiras de tôt biais. I a totjorn quauqua
escôla
que se bastis, quauque espital, quauqua revista militar amb
los uniformes e la clica. E puèi, lo dissabte, i a
totjorn

quauque
quauque canta re vengut se far un pauc d'argent, o
autre qu'ensaja de se'n anar cap a Paris per nos tornar
un

jorn

e nos

parlar de son vilage, de l'esmoguda d'i tornar..
Benlèu caldrià dire

quicom d'una émission
a
faguèt veire las personalitats vengudas per
una besonha oficiala e que parlèron de la "mutacion" de
la
Sala. Pareis que tôt i va pas autant plan coma s'esperava..
Mas amb un pauc de paciencia
La Sala que nos

ALBERT SERONES

s'i pot far al temps de l'estiu...
Per ieu

aquel folheton entrava bravament dins
pais es présentât dins sa vertat de usoláh, un vent faits per los que vivon
e d'afars serioses dins l'autra part
de

lo ceucle ont nostre

P.S.

èi

la.

sa

:

terra, un

una

vida de trabalh

França....
tarrible de pas poder trobar - o de trobar
dramatica ont las causas son faitas seriosa Lo darrièr côp avià parlai d'aquel raconte del
pais
Es

d'asart
ment.

-

una

de las vinhas

e

de las

garrigas. N'i avià

un autre,

fa

Ajustarai

quauquas regas a prepaus

Mon amie Pèire Andriu Subra m'a

pas

se fa de la vida dins un vilatge d'encò nòstre.amb lo
trabalh de cada jorn, las gens rufes, la femna un pauc perduda que trôba dins aquel vilatge l'apasiment e benlèu
lo
bonur. Benlèu vos rebrembatz de la nouvelle venue ? Me sem¬
bla que tôt i èra pas marrit.

DISQUES.

qu'ôm

dins

:

una

Coma tôt èra pas marrit dins aquela autra dra¬
qui n'était pat appelé que nos fasià entrar
Bretànha desfolclorizada, sancèra, una
Bretanha
celui

plan mai preis de nosautres e d'ela meteissa qu'una autra
vielhanchona, arrucada sus un passai que balhava lo vomit
e que podià
pas amagar la vertat d'una tèrra que ven de nos
dire

a

St Brieuc

e

dins

sa

cauma

de la lait

sa

lucha de uèi.

D'aquela segonda dramatica n'ai oblidat lo nom, mas poirai
pas aisidament obligar l'image que l'ôm se pensa poder
balhar de las tèrras que vòlon pas perde son nom e son arma !
Per nosautres occitans, es pas possible de daissar cobrir
l'especificitat d'un pais jos los tèmas d'un passât que moris. Mas dire que ôc a la mort d'una forma del passât es di¬
re que non a la mort del
pais dins sa vertat pregonda.
Es
dire non a la mort de la lenga. Es voler viure al présent.
rne

Sabèm totis que çb qu'espera trop sovent l'o¬
d'enco nostre partit per se ganhar la vida dins lo rodol

parisenc. Benlèu mai d'argent al cap de la setmana, e
las
vacanças... mas tanbén lo trabalh qu'assuca, la vida dins un
H.L.M., los nèrvis tibats a petar. Es ço que nos contèt una
dramatica plan faita : dimanche volé.. Tôt i èra e sustot aquela fatalitat que mena l'orne a fargar son malur tôt solet,
amb la melhora bona volontat del monde...
E passa pas
de
jorn sens que sià acertenat que dins vint o trenta ans mai
de 80 % de gens deuràn viure dins las vilas e dins las condicions denonciadas dins lo raconte.
La denoncia d'aquela
condicion humana balhava
Mas

tan

son

autenticitat

a

18

Henri

GOUGAUD

chante

les

troubadours
33

c'est un disçue du cavalieA,
Lisons le mode d'emploi :

pAétenté

tours

avec

-

30

cm

Aa^inement.

"En 1969 paAaittaient lu Poèmu Politiquu
du tAoubadouAi (...). kuteuA, compotiieuA, chanteuA et oc¬

citan, Henni Gougaud, paA ce livAe, impotaii
l' hittoiAe de E fiance
un

payt

a

une

toujouAt tenté d'étou^eA

vénité que
: il y eut

attattiné.... etc....

Avec un noble courroux qui aura l'avantage
de
sur"rien et de n'être dirigé sur personne, Gou¬
gaud nous offre donc une oeuvre originale et de bon aloi "à
avoir à tous prix (31F70 TTC) dans sa discothèque". (1)

ne

reposer

Cut un événement : powi la piemiéne oit,un
entemble d'inttAumenti anciens, le Flofiilegium Muticum
de

PaAit, accompagné du chantant Itic). Et eu chantant
tic) tant lu plut beaux, textu du T/ioubadouAt, qui
voient

jamait été ennegiitAét
Ca

fait

nous

Dans

ces

une

en

(fie-

n'a

-

&lt;Sfiançait.

belle

jambe.

textes, l'auteur

ne

verrait que

mott,

des

toujours d'après la notice, nous ne devons donc pas
jugés adaptables.
Mais puisque la question semble posée,ces tes¬
tes ont ils jamais été
enregistrés en occitan ? Une maison
de disque française aurait refusé une telle
entreprise,mais
"Ventadorn" ou "Discoc" l'aurait acceptée avec enthousiasme.
Alors ? Eh bien il y a certainement une autre raison.
nous

étonner qu'il les ait

la dramatica.

trop sovent de desnoncia que se contenlos jomalistas de la T.V.
Per exemple dins l'émission
es

una

s'i èra parlât
aurelhas de las
gens de nôstra Occitania demandan la proteccion oficiala per
ausir d'aquelis larrits mots que podon far naisser l'escandol. Anèm, val mai anar al bordèl que de'n parlar. Vertat ?

émission del'Florilègi occitan" pramor que
dins una frasa de "bordèl". Pareis que las

temps, que, maladret que maladret, podià contentar l'idèa

matica

de la radio regiona¬

dit qu'an suprimit

L.R.

(!)

^ace lu
poèmu d'amouA.
tufi une

po ému

"politiquu",

tuA l'aufie

du

�TOULOUSE MIPI-P/RENEES

stLIBRES

-

La laamition

par Christian BERINGUIER, André BOUDOU,
Collection Villes Clés. STOCK 35 F

est

Guy JALABERT

Comme l'indique le titre de la
collection, c'
de Toulouse qu'il
s'agit. On y apprend beaucoup
ayant trait à l'actualité la plus brûlante. Galo¬

surtout

de choses

ainsi_sabre au poing de la Salle des illustres aux chandu Mirail en
passant par bien d'autres pistes, nos géographes, faute de forcer le sanglier, auront du moins levé
nombre de lièvres. Gageons qu'on ne le leur
pardonnera pas
pant

tiers

de sitôt.

LA NOUVELLE CHANSON OCCITANE d'Yves Rouquette,
"Domaine

Occitan", édition Privât

-

collection

Toulouse

Privât ven de far pareisser dins la collecci"Domaine Occitan" ont son estais publicats "Le Sud et le
Nord" e "1907 : la révolte des vignerons" un libre d' Ives
on

Roqueta

sus

la novela

cançon occitana.
Libre de militant de 1'occitanisme que

dessonobra de poèta d'escrivan, sa lucha començada
al temps de la reconquista occitana amb la lucha dels
que
son venguts per cantar la tèrra, los ornes, la condicion oc¬
citana e los espèrs de totes los joves de uèi.
Pasmens, dirèm que i a benlèu un pauc trop d'injusticia dins la presen
tacion de la Tiaissença del solelh al meteis temps que
la
naissença de la cançon. I agèt autra causa, abans.Autra cau¬
sa. Puèi dirèm tanbèn
que dins un tal libre cal pas oblidar
degun.
Mas l'bbra de l'Ives es un libre que fasià besonh, ara.

partis

pas son

„

W

ANTHOLOGIE DE LA POESIE RELIGIEUSE OCCITANE de Jean
collection "Domaine

an

Larzac,

Occitan", édition Privât, Toulouse.

"Mas mescladissa es benlèu explosiva" ditz JoLarzac dins la presentacion de son òbra...
Es vertat que

dins aquela antologia faràn pensar que
pauc tirât per la marga d'unis poètas que seràn
estonats de se trobar dins tala companhia.
Mas tôt es de legir e la causida nos balhauna
tièra de poèmas bèls e de poètas de nauta inspiracion.
quauques noms trobats

l'autor

a

un

D'alhors, per precaucion, Joan Larzac nos ditz
"Degun vos empacha pas d'ajustar totes los bocins de papier
mirgalhats dins la luneta magica..D'ajustar
e
de
....

ne

tirar.

«

0

A. S.

*
L '

EVENIMENT, per Cristian Rapin, Edicions Forra-Borra,
=
3,oo F
Paregut d'en primièr dins la revista litera ria OC (N° 4) aquela nova de Rapin constituis benlèu un
eveniment. Contribuis, d'efiech, a ferrar mai que mai la literatura occitana de uèi dins lo modernisme, e claus atal ,
d'una faiçon decisiva, un après-guèrra qu'aurià pogut s'esperlongar. Coma dins ILLARI, del meteis autor, los tèmas s'
entremesclan dins una armonia sabentament mentenguda,
al
torn del fach central "L'El/ENIMENT" valent a dire lo happe¬
ning que se desvirola al teatre de l'estadium d'Agen.
Los
tèmas de la comunicacion impossibla, de l'arma populara.del
teatre e de 1'antiteatre, de 1'intervencion de l'inconsci ent i aquerisson una tonalitat occitana novèla. Aquel
tèxt
d'una brava densitat se deu legir, al nòstre vejaire,
coma
l'abotiment d'una èrsa literària. Las illistracions de l'au¬
tor, de tipe realista, trencan tanben amb la tradicion
de
l'illustracion occitana que s'es volguda sovent o poetica o
burlesca, e vper aquô son pas de negligir.
Prètz

Bernât FOISSAC

La transition : en effet, on l'a souvent dit,
Toulouse est une ville enfie ion (utua et ion
paué.Celà ne
serait pas si grave dirions-nous s'il y avait un présent.
Nous avons un riche pané (soyons
fier, mais le passé
est
le passé, mon bon Monsieur). Nous avons un avenir

plein

(nous), un avenir (eux) qui doit nous tomber du ciel si
(nous) le mérite, une réalité qu'on ne sait pas conjuguer
au présent....
Et si le Poataait du coloniié s'appliquait
aux villes, en prolongement des hommes ? Ne nous emballons
pas ! Ici les auteurs tarent sur les rênes : au risque des'
y casser les reins, ils ne franchiront par le Rubicon.
coup
on

Bref, la question régionale ait un fiaux pao blêmi, entendez que la colonisation est un mythe dangereux
détournant de la lutte des classes. Pompidou et Séguy sont
parfaitement d'accord sur ce point.
Ce n'est pas si facile à prouver : sommes-nous
des esprits simples qui utilisent dans leur argumentation le
seul critère géographique ou s'amuse-t-on à nous marcher sur
les pieds pour nous forcer à hurler ? De toute façon,
rien
très clair qui, d'abord, ne se conçoive clairement :
n'est
où a trouvent lu "colonisés" lu plui pao^ondi : lu mil
lieu d'ouvaiiAi pontugaii ou gaiconi du PaAis colonisateuA,
ou lu
che^i d'entAepaisu ou P.O.G. occitani (sic) du MIPI

pyaênéu colonisé ? voilà ce que ça donne.
Par ailleurs, l'ambiguïté de l'occitanisme
(lequel) viendrait du fait que tout le monde chez nous peut
se déclarer occitan. Voyez-vous ça ? Après cela, le "seul
fait nouveau, c'est le phénomène occitan", pourquoi s'en pré
occuper - et en dire du bien - si les militants de LUTTE OC¬
CITANE, du P.N.O. ou autre (les C.O.U.P. n'ont jamais exis¬
té) sont dans l'erreur, sont des déviationnistu donc
des
ennemis ? Les fondateurs de l'I.E.O. se sont-ils jamais dé¬
gagés de l'influence de l'ACTION FRANÇAISE ? Voilà une in¬
terrogation qui leur fera plaisir, à n'en pas douter.En fait
disons que tout ce qui a trait à 1'occitanisme dans cet ou¬
vrage, est truffé d'inexactitudes énormes, qu'on y voit en¬
tre autre d'étranges accouplements, qu'on est en droit
de
se demander à quelle source ces renseignements ont été pui¬
sés et qu'enfin, en aucun cas les panoramas et tableaux pré¬
sentés ne pourraient tenir lieu de référence.

Malgré ces quelques points infimes dans un
fort volume, voilà tout de même un livre courageux, extrê mement dense et précieux, que nos lecteurs se doivent de li¬
re

même s'ils

sont

avec

19 et

Les

GRAND

-XLe but
Nous apprenons que s ' est terminé à Florence un
congrès international pour élaborer les nouveaux termes tech
niques et professionnels nécessaires à sauvegarder la per¬
sonnalité des langues latines.

Très bien

! Nous approuvons

fort cette résis¬

l'emprise anglo-saxonne sur le monde. Mais... Pour¬
quoi les congrèssistes n'ont-ils considéré que les langues
latines d'état, cinq en tout ? Le catalan, l'occitan,le cor
se, le sarde et d'autres encore ne sont-ils pas des langues
tance à

latines ?
Dans

un

véritable

congrès humaniste il ne

sacrifiée. Chaque

pas y avoir de langue oubliée ou
doit conserver ou retrouver la langue par

exprimer

son

génie propre.

laquelle il

doit

peuple

peut

de

promesses
soyons réalistes et confiants à la fois, du pAéient on en parle dans ce livre, mais pour bousculer des dé¬
cors d'opérette ou pour dégonfler
des baudruches : dans le
vide laissé on se sent bien seul, abandonné aux courants d'
air.
Un passé qu'il faut rejeter pour être dans le

Font

même s'ils

20 août 1972 à

FESTIVAL DE LA

toulousains. "Ces trois gaillardd'
ne le savent pas.

SAINT EMILION, Gascogne
CHANSON OCCITANE

de réunir dans le cadre de la
pendant deux jours des chanteurs des sept Pro

des organisateurs est

cité gasconne
vinces

sont pas

ne

nous,

d'Occitanie.

déjà invités : P.A. Delbeau, Dostromon,
Patrie et Yves Rouquette.

Mans de Breùh

Claude Marti,

participation sont reçues par M. Jacky Jullien
Guadet (33) SAINT EMILION - Tél. 51.70.51
Paul GALY-ACHE 63, rue des 36 Ponts (31) TOULOUSE

Les offres de
Bar Tabac rue
par
Tél.
ou

52.39.69

par

M. BARRET,

secrétaire de.Mairie SAINT EMILION

Tél.:

51.72.09

désirent faire à cette manifestation le ma
publicité, peuvent demander des affiches à Monsieur
Jacky Jullien à St Emilion, elles leur seront envoyées gra¬
tuitement (indiquer le nombre).
Les

occitans qui

ximum de

19

�la création culturelle
en limousin
La derevelhada letraria occitana de nòstre
qu'es pas sonquelament lengadociana o provençala : 'na
demonstrança qu'en es 1'-existencia en Lemosin de 'ns poètas
dau premier grum. Chau parlar de lo Joan MOLZAT, qu'es
professorde letradura d'òc a la Facultat de las letras de Lemot.
ges, o de la Marcela DELPASTRA, qu'a jà publicat La
Vinha
dins l'Ont, Lo chamin de tenna, 'na rejoncha dels contes populars de Lemosin Naut...
Aqui vos parlarem de Miqueu CHADEULH,
poèta
lemosin del Peirigord.

temps,

Miqueu CHADEULH es nascut en Dordonha,a Agonac
mieg chamin entre Peirigus e Tiviers, dins una familha de
còssa paisana. Escrissèt sos prumièrs vers en lenga nôstra a
set ans : 'quò vòl dire qu'a totjom parlai la lenga ; es devengut occitanista actiu a quatorze ans, e sos prumièrs vers
foguèron publicats dins las revistas felibrencas. Coma ditz,
de 'queu tempi, lo azand a botat iui mon chamin tan d'occita.
niitai que deve cniine au cop a la pnovidença e a la
c auia
e

aqui BRASIL 1969, poèma
paresquerèt dins "L'Emplumat".

Publicam

CHADEULH,

e que

BRASIL

1969

que son nostres fraires,
Indians de França.

Brasil

dau Felibrige que

de l'IEO :
l'un e l'autne m'an p&gt;10 tinat dini lai chambai ; conèiiie
nonmai dau.6 omet valenti d'un coitat e dau neinegiti a labila venda un pauc en tôt luòc.
tan luènh

es

A vint-e-cinc ans, es

professor de "lenga imperiala'mas tanben de lenga d'òc. Quinas son sas òbras ?
de contes fantastics o d'umor negra publi cats dins Lemouzi, "Lo Bornât dau Peinigond", "Kovelum", "Oc"
Lo coA e la6 denti, escrich en 1966 e
pu¬
blicat en 1968 per Miqueu-Francèsc Lavaur dins la colleccion
"Creuset",- editada en Lèira-Atlantica ; 'quo èra lo prumièr
cop que publicava un libre en oc, mas avià jà publicat
Paol
KEINEG, tornat publicar dempuèi per P.J. Oswald.
L'emplumat, poemas escrichs en 1969 e publi
cats en 1971 chas un estampaire de Peirigus.
A publicar : L'orne, pai mai, poemas ; L'anqutbaunobiZic.onof^atz e autres contes estranhs. Ve tempi
en
tempi, qu'es una novèla fantastica.
-

-

19 69

Veiqui loi ckavaui (,ninganeui ielati
Vim la coït bauckcnta

picado.u de loge 'bilhati
taopa andenta.

E loi

E la

Auvetz leu loi cou de cuitie luient
E loi eheni que dubien.

\uiiZni

Loi

-

-

de Miqueu

nos parla dels Indians del Brasil,
perqué nosautres, Occitans, sèmlos

nôitna.
Aora

(fotò OC.N)

dostromon

ion

Loi ckavaui

'qui, chadun. paen lo vent,
ne

'n tuben.

Henn HeAmann e ieJîoa Joao
Se 'n van a la chaça.
HeAA HeAmann e ienoA Joao
Se 'n van a la chaça
Au bàic.

fiopa ie 'n vai.

La

Loi auieui ie 'n

V

van

Paenen. V envolada.
COMA VEU SON ACCION LO

MIQUEU CHADEULH ?

Loi

"Esser occitanista empacha pas de parlar
mor coma disan daus que sabe ; lo militantisme oufegarà
l'òme e maus temas seràn tots los de l'arma de l'òme :

d'apas

colèra, natura

ca

Ve
Lo

o

prener ; escrive, lo mai de côps, en métrés classics
sus de
ritmes de vielhas ricancoinas popularias.
"Ai sempre pensât a la musica e chau pensar

ai agut rason per-amor qu'en Occitania aora 'quò es la
chançon que vai lo mai. Mos poemas son estât botats en musi¬
ca per Gui Broglia, Dostromon e per Joan Pau Verdièr. Se podriá qu'a venir fase mai que mai de las chançons.Trabalhe jà
amb mai d'un jounes e benlèu un grop de folk-song occitan".

que

ion

;

La bnava

amor

e mecanica, esperança e despoder, la politil'en-delai.
"Eicnive pai pen loi eicniveinei ; eicnive pen
daui paiiam coma mon pain e ma main.. Per aquó, pode pas far
de la sauça de cervela que nonmas los saberuts podrian
com-

e

daAAibi, loi meitAei davant
joAnada !
tnai la fioneit lo jaupament ieg
La peAca tAobada.
(tuiilhi ei pneit e tua/là cop-iec
La pneia eipeAada.
chem

Mai aqui lo (.olklciAe ie 'n vai de ma
Me iegAai pai mai loi chaçaiAei
M ai la pAeia,
La pneia
E

que

ckançon.

qu'a auvit loi cheni i' egalhan pen loi bòócò

f,uaii la pauA

au

ventne,

La pneia

Que loi Smei
E loi

cheni

La pneia

M on

tuan

van
ie

pantin,

:

inain lo jivano, V emplumat, l'âme....

r

abonatz.vos

6 numéros
=

NOM

C.C.P.

Melle

A.

BRU

-

N°

2.944-14

TOULOUSE

:

Adresse complète

:

IMPORTANT

:

joindne le chèque au pnéient bulletin
et

Fait le

Signature

20

soutien

Prénom

:

Profession

15 F.
20 F. pour l'étranger
30 , 50, 100 F

à

envoyen

OCCITANIA
11

Bii,

31

-

:

NOl/A

nue

de la Conconde

TOULOUSE

�Una nhòrla de PANAZO

LA CHANSON
OCCITANE
Limousin est longtemps

Notre

sous

sa

resté

en marge

la nou¬

présent comblé

:

en

même

Limousin
temps que se créait à Limoges le C.L.E.O. (Cercle
d'Etudes Occitanes), un jeune chanteur occitan se manifes¬
tait dans notre région - membre du C.L.E.O. lui aussi d'ail¬
leurs

.

Dostromon, 26 ans, musicien de jazz, a réussi
parler avec une musique lointaine,de notre terre qui
ne veut pas crever (mais alors pas du tout), malgré le sort
qui lui est fait dans l'état français. Ce n'est d'ailleurs
pas par hasard que Dostromon a choisi, pour chanter l'Occitanie, "la musique d'un peuple d'esclave"...
à nous

D'autre part,

Dostromon réutilise des thèmes
actualisés aux problèmes

de notre folklore traditionnel,

d'aujourd'hui : ainsi, la chanson Le galant et la bzngznz
scène le seigneur, le Moniun, qui s'adresse en fran¬
çais à celle qu'il veut séduire, la paysanne pauvre, dont
la langue est l'occitan ; nous savons tous encore qui
sont
ceux qui "méprisement la langue du peuple". Il se sert aus¬
si d'instruments traditionnels, authentiquement limousins
et occitans, comme la chabrette, ou encore du violon, qui a
servi à animer tant de bals populaires de chez nous...
Bref, il s'agit de faire servir tous les élé¬
ments de notre patrimoine culturel à notre renaissance ; le
progrès, pour nous, ne consiste pas à nier notre passé mais
à développer nous-mêmes notre spécificité culturelle,et tout
ce qui nous caractérise en tant que peuple, bref,
à retrou¬

met en

ver

notre

genre

de conte très populai¬

veilleux instrument de communication.

forme la plus moderne :

velle chanson. Ce retard est à

est un

à la veillée, ou à la fin d'un bon
gnaltlou, les langues se délient, et l'occitan est un mer¬

DOSTROMON

du réveil occitan

nhùnla

La

dans notre Limousin ;

re

La nhonla

nous

,

Cette nhòrla a été écrite par notre ami Panaoccitaniste convaincu et militant communiste,
Panazô
est le meilleur conteur populaire actuel du Limousin
;
son
émission hebdomadaire en occitan à Radio-Limoges avait l'au¬
dience de toute la population de notre région (on dit
même

zô

:

qu'à la campagne, les tracteurs s'arrêtaient pour le temps
de l'émission) ; elle a été supprimée aux débuts de la
V°
République, sans doute dans le cadre de la politique de dé¬
centralisation culturelle. Panazô est actuellement journa liste à'l'Echo du Centre", quotidien démocratique du Limou¬
sin.

•

•

trop bestiau

oc eria

"Dins lo temps que vos parli, Monsur Bardoneu
de l'Estrelhada éria ministre. Un jorn, 'quela granda ba bauia de regissor, Chamba dz Moniun, que se trobava a Paris,
n'en profitât per 'nar dire un bonjom de flaunhardisas
e
de minhardisas a son grand amie que lo gardèt a dejunar.

créativité.

Quand ilhs s'aguèront benchalatlas

principales chansons de Dostromon,
citons "Lzmoiln Occltanla", "Vint-z-cinq annadai" ( Vingtcinq années d'école et d'université, pour ne pas
savoir
parler la langue de ton pays...), "Chançon pzn Gullhzm
dz
Pziteu".... Un disque de Dostromon va très prochainement
sortir aux éditions "Cap e Cap" (Agen).
Parmi les

jautas

l'Estrelhada invitët Chamba de Monsur

Monsur Bardoneu de

,

a

ministari, e l'autre éra plan content
l'acompanhar. Pensatz donc ? Se permenar amb un ministre,
'quo n'es pas balhat a n'importa quin, e Chamba de Monsur
'nar far un tom a son

de

tôtjorn servir de 'ver entau de las
azard oc damandèt a son amie se òc
ne podià pas far quauqua res per son garçon, qu'eria tornat
dempuèi longtemps dau regiment e que n'avia d'enquèra
res
pensava que 'quo podià
relacions. E coma per

fach de

lo blues occitan

permet

d'exprimer, sur le mode amusant, la vie populaire de tous
les jours, qui, des champs à la ville, se déroule bien sou¬
vent encore dans notre langue (dans
laquelle certains
ne
veulent voir qu'un "patois"). La nhonla nous fait connaître
lo pain Bonnai zcha
qui tourne en ridicule la dame du châ¬
teau, femme de Chamba dz Moniun, le régisseur du domaine ;
celle que nous présentons ci-dessous met en scène le
grand
propriétaire terrien, Monsur Bardoneu de l'Estrelhada.à qui
ses manoeuvres politiques ont permis
de devenir ministre,et
Chamba de Monsur, son régisseur, qui vient lui
demander un
plaqon pour son fils que znla tnop bzitlau.

sa

,

vida.

A
nos vam vèire 'quò, diguèt lo ministre ,
justament besonh d'un chap de cabinet.
'Quo porià far l'afar, respondèt Chamba de
Monsur, mas fau que vos disià, mon amie, que mon garçon òc
'nat en classa ben longtemps mas òc non pas aprenguèt grand'
-

,

ieu ai

-

Voi
1/oa
Voi

lo tjan
bluzi

vau

chantan

coma

iiau

chantan

un

vau

chantan

coma

loi nzgnzi,

lo 6an loi nzgnzi,

Loi illhi daui ziclaui.
Voi vau chantan, coma lo (jan
La luta dz totei loi jonni.
Voi
Voi
Voi

,

-

-

au'

aahnllat.

dempuèi iit iiglzi
cnzbat
dzmpuzl ièt ièglzi
zi znguzna panlat
dlnlM. bzn quz maugnat loi govznm
iznà totjonn chantai.
l'occitan

Voi

zi

pai

dlnlà bzn quz

Voi cnldanlà bzn quz
vol una
lloi cnldanlà bzn quz

tôt

aquzu

dlgnitat

a

dnzlt

a ia

jonn

iz

E, tôt en bargassant, ilhs 'ribèront au minis
tari. Ilhs vant l'i vèire 'n ôme amb un balai e 'nas serpelheras en tren de netiar lo corredor. 'Quo fuguèt un
trait
de lumièra per Chamba de Monsur que trapèt Bardeneu per
la

manja.
-

Tenètz, Monsur lo ministre, vèiqui çoque li
soi pas segur qu ' òc

fau a mon eisauriat de garçon ! Mas ne
s'en sorte, oc es talament bestiau !

pàblz

-

0

tôt

aquzu

pàblz

e

se

ton

tôt aquzu

pàblz

dzvzlhanà.

al chantat coma lo {,an loi nzgnzi
voi al chantat un bluzi
Voi al chanta nàitna tznna d'àc

pàblz d'ziclaui

Voi al chantat dz nàitna Occltanla
la luta dz totzi loi jonm.

VOSTRÛMN

sèrte òc
A

,

faguèt lo ministre, 'quò se fai pas
'ver 'quela plaça fau passar unconcors,

mas,

entau, mon amie. Per

lloi

ion

res.

llbzntat

lloi cnldanlà bzn quz
un

cretari

-

tloi dlnlA bzn quz
lloi

Si qu'es coma 'quò, ieu vau n'en far un separticulier. N'ira 'quò entau, mon amie ?
A
vos sabètz, Monsur Bardoneu, qu'es d'en
quèra bèucop per sos mejans. Sa' ças se 5 le arribarà.
A ne sabi pas trop onte poirià lo chasar faguèt lo ministre en se gratant los piaus.
Escotatz, Monsur Bardonèu, per ben vos dire
la veritat, mon garçon es trop bestiau. Faudrià li
trobar
-

loi nzgnzi,

panlatlà bzn d'una tznna
ça' zi tota colonlzada
panlanlà bzn d'una Iznga
quz vol non pai cnzban
panlanià bzn d'un pàblz
quz zi pai

chausa.

es

talament bestiau

se

los electors èriant pus aisats

!

nos lo mètriam sus ma lista vostre garçon.
vesent clar los electors, ilhs vesent trop clar e

tilhar,

garçon es

a

tor-

Mas ilhs
si vostre

entau....

Dempuèi 'queu jorn, Monsur Bardoneu de l'Es

-

trelhada s'a rendut compte que los electors vesiant d'enquè¬
ra pus clar qu'òc ne pensava. Mas si per
azard 'autres aviatz de la novelas dau garçon de Chamba de Monsur, 'autres
seriatz ben amables de me òc far saber."
PANAZO

21

�COURRIER DES LECTEURS
-

-

mérite
pas toujours une signature, noui no ut, permettons de rap¬
peler à notre correspondant qu'Occitania Nova possède au
moins un responsable en la pensionne de ion directeur,
et
que ce dernier n'eut pai un Inconnu. Quant à ion
courage
noui n'avoni pai d'opinion à ce iujet.
Les théories énoncées en p. 13 ne concernent que leurs si¬
gnataires - anonymes pour voui et les services intiresséss'exprimant dans une tribune libre et indépendante du con¬
Si le. travail de rédaction, effectué en commun,

ne

texte de la revue.
-

las, Vélaboration artisanale et la diffusion

parallèle

tirage assez important poie des problèmes
peu réjouissants dont le premier est celui du financement
donc de la vente à défaut d'autres moyens....
Excuseznous
-

-

revue

à

donc de manquer

Pour ce qui est
sation qui noui
bonne note.

de gaité.

de notre mauvaise foi, c'est là une accu¬
est peu familière, aussi nous en prenons

[lisez les journaux] qui tiendrait lieu ici de peau

nemis

de banane.
Nous

nous

sommes

contentés

d'enregistrer

un

fait et de le

commenter, il n'est pas dans nos habitudes de formuler des
saus-entendus dans les situations que vous évoquez.il n'y
a
-

cela

Je

ne

sais s'il est besoin de

pas

plus à dire sur cette affaire

que ce

qui

a

été dit.

tirage plus important constitue pour nous beaucoup de
satisfaction et d'espoir, mais aussi d'avantage d'ennuis
qui à notre sens pourraient nous donner droit à plus
de
compréhension. Pour répondre à un autre lecteur, nous nous
devons d'affirmer n'avoir jamais demandé d'aide financiè¬
re "aux occitanistes", mais au contraire de rétribuer - ce
qui nous paraît absolument normal - nos vendeurs s'ils l '
acceptent, et enfin de calculer un prix de vente minimum
assez modique pour supporter la concurrence de la
presse
à grand tirage.
Un

battu au fond mais de vive voix entre responsables.
rait à mon avis personnel, une nécessité absolue.

:

11F

-

OCCITANIE EN VENTE

-

•

C.C.P.

-

Toulouse

BAZAS
Le

300 MILLIONS D'ANCIENS FRANCS POUR L'ACHAT DU

page

ALLEMANDS, titre

en

la "Dépêche du Midi" du 13 Mai.
VILLAGES A VENDRE

(après bien d'autres) le N° 2 de
de votre environnement") qui, quel
ques pages plus loin publie un article sur le Larzac qui bi¬
en que s'opposant à l'extension du camp, n'en est pas moins
tendancieux. En effet, toutes les interviews ont lieu auprès
d'importés de fraîche date et on trouve dans la bouche de
M. Massebiau des propos tels que :
Notre pays est beau, sauvage, pas encore tou¬
ché par la civilisation actuelle, et à notre époque je crois
que les gens des villes recherchent la nature.

voilà ce que nous propose
"Vivre demain" ("la revue

la Natura"

des d'air

Segur que serein ben ajudats amb los "amies de
un bon pretz als Parisencs "avi
pur, de soleil et de lumière".
e

tanben venduts

Un autre

exploit à signaler : en Mai la "Soci
été pour la Protection de la Nature" doit racheter un
ter¬
rain de 450 ha. en plein coeur du Parc National des Volcans
d'Auvergne pour en faire une réserve sauvage où les touris¬
tes pourront évoluer librement et laisser traîner leurs
pa¬
piers gras.

22

papier de la page 16 de notre dernier

nu¬

méro intitulé OCCITANIA NOVA censuré par les Occitanistes
nous a valu un certain courrier et des prises déposition
dans l'un ou l'autre sens. Nous aurions aimé reproduire une

au"point officielle des organisateurs du stage

mise

de

Bazas, malheureusement les lettres que nous avons
reçues
avaient toutes un caractère trop personnel pour être publi¬
ées et

nous

y

répondons personnellement.

D'autre part nous nous refusons à étaler d'a¬
"différent" qui n'a jamais existé, par de nouvel¬
les "provocations". Nous admettons volontier le ton outré de
notre réaction, tout en reconnaissant qu'il est à la
mesu¬
re du coup d'envoi qui a été donné à cette affaire et
que
cette initiative ne vient pas de nous.

vantage un

En bref nous ne faisons que regretter une cer¬
taine attitude à notre égard, un certain jour dans un
cer¬
tain lieu. Et c'est tout en ce qui nous concerne. Il
nous
appartiendrait peut-être d'épiloguer à partir de là sur le
rôle des stages culturels, leur utilité, leur signification,
sur l'arbitraire des orientations qui y sont prises et dans
sens.
au

Les stagiaires âgés de plus de 21 ans ne pourrai¬
moins y

choisir leurs lectures ?
une

exactement, mais abordant nombre de
domaines et confiant la rédaction de

revue politique
! Pas
problèmes dans divers
ses

colonnes

à

des

primates vertébrés, il apparaît forcément -que notre publi cation ait un caractère politisé ! Qu'elle soit une
revue
politique signifierait quelle est l'organe ou l'émanation
d'un parti ou d'un groupe politique. Dans cette éventualité
son exposition dans un stage culturel serait discutable. Ce
n'est pas le cas.

Prix à débattre

CHATEAU DE MDNTSEGUR OFFERTS PAR LES

se¬

Mourenx

OCCITANIA NOVA est

266.64

Ce

Michel GROSCLAUDE

ent-ils

Chez l'auteur

Felibre^Majoral £ou Paredoun 83 CUERS
ESPOFINADAS
(contes gais)

première

le

Je crois enfin qu'il est bon de laisser
aux
les
organisateurs d'un stage la responsabilité de définir
buts et le caractère du Stage. Il n'est pas possible que des
initiatives particulières (si bien intentionnées soient-el¬
les) viennent les transformer. D'abord parce qu'on n'a pas
le droit moral d'offrir aux stagiaires autre chose que
ce
pour quoi ils sont venus. Ensuite parce que cela rend impos¬
sible la tâche déjà lourde des organisateurs. (....)

quel
VIENT DE PARAITRE

justifier

bien fondé de cette attitude de neutralité politique. Il me
semble que la présence de stagiaires qui ne partagent
pas
nécessairement nos ou vos options, suffirait à la légitimer.

Nous pensons que c'est chercher une mauvaise querelle
à
Voccitanisme tout entier que de suggérer, faute d'en ap¬

porter la preuve, des accusations calomnieuses que ne peut
excuser une révélation soudaine bien que consciente
du
fait occitan. Ce serait donc la tarte à la crème de nos en¬

-

étaient strictement culturelles. En conséquence ,
impliquait qu'il n'y serait ni vendus, ni exposés d'ou¬
vrages et de revues à caractère politique. Il est utile
de
préciser que personne, ni aucune revue n'était nommément vi¬
sé par cette mesure à caractère général, Occitania Nova en¬
core moins qu'une autre.
tivités y

Cependant je crois que ce genre de problème devrait être dé¬

aimerions être aussi sereins que vous, cela nous permettrait de faire des mots dVsprit sans conséquence. Hé Nous

d'une

Il a toujours été admis pour tous les stages
(et spécialement pour le Stage de Bazas) que les ac¬

I.E.O.

Mais qu'est-ce que l'apolitisme ? Les stages
culturels, comme les candidats au Baccalauréat, ne sont-ils
pas d'abord la-caution occitaniste (regardez tout ce
qu'on
fait pour eux) d'un pouvoir qui achève de nous piétiner .
Mais il est vrai aussi que les Occitans peuvent tirer
leur
épingle de ce jeu compliqué...
Doit-on

se

faire trop

"raisonnable" dans

les

stages, quite à priver une presse titubante de la rencontre
d'un

public privilégié ?

Est-ce que cela en vaut la
devraient-ils pas plutôt se présenter

peine ? Les stages
à défaut d'autres
possibilités comme nos expositions annuelles, de toute
la
production culturelle prise non pas au sens mesquin et rado¬
teur du terme mais dans son sens large et dynamique.
ne

Si de nouveaux
année où

se

sont-ils

cette
poètes se sont révélés
exprimés sinon dans OCCITANIA NOVA ?

En fait personne ne croit plus à l'apolitisme,
organisateurs des stages pas plus que les autres.Ils de¬
vinent cependant ce qui n'est pas bien et se conforment aux
directives de leur conscience. Ce n'est pas un reproche mais
ça se discute.
les

JOAN

PENENT

V

�Nous apprenons la sortie, dans la collection
Flammarion d'un nouvel "album du père Castor" : édition
zn
PATOIS LIMOUSIN, dérivé dz la langue d'oc, qui commence ain¬

HONTOLOGIE

si

"Lou véritable limouzi,

Nous

parlons par ailleurs du "Guide des nou¬
velles stations Languedoc-Roussillon" mais nous tenons
à
vous donner un aperçu de cette prose qui figurera un jour au
musée de la colonisation.
p. 3.
P. il.

Lu hommu arrivent. Lu mouAtiquu dÌAparaÌAAznt.
Et peut être la meillzure &lt;5açon de Azntir lu Corbiè-

c' ut de partir,

En

Et

recteur de la

rappelou même unz nuit où il nouA a alla
pruque partager noA chambru avec un troupeau
dz
moutonA qui iaiiait ucale dam l'annexe dz l'hôtel
PonzèA. VzpuiA, nouA pré^éronA Iz nouvzl hôtzl,
au.
iond du village
(Si Guilhem-lz-Vuert).
Voilà pour l'hôtellerie indigène !
Noua nouA

Vu

pAotfUAZuAA dz l'Univeuitê dz Montpellier

habi¬

tent à la Grande Moite. Pzu importe l'âge : Ha a ont
du upritA jzunu qui AUAzntent la griizrie dz
vi¬

danA ce qui naît, au lizu dz A 'éteindre danA
qui meurt.
pour les "intellectuels" occitanistes !
vre

Voilà

ce

priver plus longtemps nos lec
si directement que
les rapports officiels dont le but est de statuer sur notre
aménagement, notre rentabilisation, notre utilisation,en un
mot notre avenir dans le cadre de la Nouvelle Société. Nous
leur livrons dans son entier et sans plus de commentaires
la p.9 d'un petit chef d'oeuvre consacré à Leucate-Barcarès
et dont le seul défaut à notre sens est de n'avoir qu'une
Nous

teurs

StuAoA vzAdaA

cou

le directeur de la

collection, M. François Faucher, di¬
nous explique :
"Avec cet enfiant d'autrefioii, il nouA a Aemblz important dz fiaire aoìaìa aux enfiantA d'aujourd'hui lu
liznA entre le paAAé et le préAznt pour lu aider à az aìtuzr dam le tempA et dam l'upacz".
Un exemplaire en patois pour deux en français.
collection

L'expérience sera renouvelée en Alsace, au Pays Basque

nz.

P. 14.

Aon

laiAAz paA counutAz dz touA
"confrère" l'Express (29.5.72)
nz az

"Louìa du LimouAin, petit payAan du 19° Ail clz, n'ut nullement un znfiant Aubvemifi chargé dz répandre
la graine dz la diviAÌon nationale danA le coeur
du zn fianti du LimouAin".

un

Eit-zz unz coZncidenzz ? Le dernier troubadour du Mo-

piti boA,

Commentaire de notre

a-

yen Age, Guiraud Riquizr, zt Iz premier troubadour
du tempA modernu, Charlu Trznet, a ont né à NarbonP. 61.

un

doi, enAhort de toile

Aac au

chapeau colonial. Pourquoi paA ?
effet, pourquoi pas ?

P.SO.

zifiadaA end

de bonnu godauu, de la crème antiiolaire et

ru,
vec

:

ne

pouvons

d'une littérature qui les concerne

en

et

Bretagne.

A commenter voua-même !

Citation extraite de "La vie secrète de
Leautaud" de Marie Dormoy (Flammarion 1972)

Paul

Pirmin Léautaud (le père de l'écrivain
célè¬
bre) était souffleur à la Comédie Française et acteur :
"Malgré sa valeur réelle et que tous lui re¬
connaissaient, il ne put jamais accéder aux premiers rôles,
parce qu'il ne parvint jamais à se défaire de son accent
bas-alpin - son accent fouchtra, comme disait Sarah Bemhart
qui égayait les situations les plus dramatiques -.
Comment, malgré cela, a-t-il pu remporter des
prix ? A notre époque cela ne serait plus possible.
Ce défaut d'élocution le maintenant dans
des
emplois subalternes
"
Mandat per

P.C. Toulouse

audience très restreinte.

grandi établiiA ementi recrutent leur perrégion dz Izuta capitaux zt em¬
bauchent awl placz Iz pztlt peAAonnel Aaiionnier. Si
tzl
ut typiquement le coa du motzl "Suîaaz zt Bordeaux", Iz Ly
dia nz (Sait pai exception caji il nz doit Aa fiante prépondé¬
rance régionale qu'aux liznA dz la S.E.M.E.T.A. avec M.PAMS,
Aénateur-maire d'APGELES zt à la placz dz celui-ci danA pluAieuu afifiairu importantu du Languedoc et Mo/laeillz.
En revanche, lu pztitu afifiairu, notamment
lu bon, Aont géréu pan du Apécialiitu du lieux dz vacancu déjà implantéA l'hiver danA lu AtationA dz
a port
d'hiver et qui viennent AWi la côte Languzdoc-RouAAillon avec une partie de leur peAAonnel d'hiver. Lu patronA déAirzraient trouver aua place un organiime Aérieux
qui Izua
permette dz AzcAutzA Aam AUApniAz du gznA dz la région,ré
pondant mieux aux attzntu d'une clientèle qui veut du aza
veuAA avec accent du Midi {quel était Iz tempA au pAintempA?
que peut-on viAitzA dam VoAAièAZ-payA ?). Taza peu envi Aagznt dz A 'inAtallzA à l'année, peAAonnz nz cAoyant à unz
implantation permanente dam la Atation ; lu pluA optimiAtu upèAznt unz petite activité pendant lu uizek-znd.
Lu

Aonnzl dz direction dam la

EXTRAIT VUN RAPPORT OFFICIEL SUR
L'AMENAGEMENT VE LA COTE

EST-IL VRAI

?
qu'un personnage de la Radio nationale à
demandait ce qu'il pensait de ce réveil provincial
en ce qui concerne les ondes aurait fait une réponse
de ce
genre : "les bretons et les basques, il faut se méfier
et
éviter autant que possible les histoires. Les Provençaux,on
ne risque rien,
ils sont trop gentils !"

qui

on

15/4/72 - Edition Régionale
Entre nous.

Extrait du "PROVENÇAL" du
La Ciotat

-

Rubrique

:

Provence et

Occitanie

colonie. Prouvençau, ai una Izngo,
pourri toun couar ; utat firancéA dz fioro ! et
autru joyzuAZtéi Aont dzA Alogam viiiblu aua lu mûri, no¬
tamment à Aix et au environ où nombreux Aont lu étudianti
Ce n'ut paA - du moinA pai encore - un iéparatiimz ouvert, maiA unz telle campagne qui iapz Aournouiiz
ment l'unité firançaiie, Ai elle prenait corpA et az prati quait iur unz grande échelle, ne tendrait à rien moinA qu'un
démembrement dz la nation.
"Je tiznA de ma patrie un coeur qui la
Occitanie

mai

:

an

déborde

Et

pluA je Auii firançaii, pluA je me Aern
humain"

VIGNERONS ATTENTION !
Lu à BEZIERS au

majuscules à la chaux
le

du référendum :
23 AVRIL

:

écrit en lettres
publicitaire, la veil¬

"Pont Noir"

sur un panneau

UNA ESPETORIDA

C.R.A.V.

MAJORALA

çal dau diluns 10
lei 40 Inmortaus

gAèvz du OUI zt non paA grève du vote.
toujouAA zn placz au Comité Régional d'Action
Viticolz autouA de Mafifirz dz Bzaugé, la vieille dAoitz héTaultaiAz du ComitéA d'Action [TeyAAÌZA, EAcande, Sylvain
GuizaAd et compagnie) commettent du LAPSUS AignifiicatcfiA.
l'Etat peut compte/1 aua eux - apAèA Izuta braillercu pzrio
diquu et vzAbalu
pouA l'aidzA à az maintenir tel quel.
Voua

avez

bien lu

:

Lu notablu

marselhès : Le Proven
d'Abriu, la condamnacion
prevista per
de l'Academia de Marielha de tôt ensenha -

Legissèm dins lo jornau

GREVE DU OUI

ment

classic de la LENGA D'OC en Provènça...
s'agis
OCCITANS de tôt bord !

vostre

vejaire

au

de
mandar
Secretàri Perpetuau de l'Academia de

Mârsc lhs-

40, Carriera
■de nos lo faire assaupre

Adolphe Thiers, MARSEILLE

1°

amb una copia de vostra protesta

-

23

�&gt;aine de

T

•P1

;uîlUèe au coeur

5SBS3«aï^S^^

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§
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hôtel, restaurants, logements,
aujourd'hui et demain, à la dii

ESTAMPARIA L.M.OFFSET

Despaus légal

:

-

«

*8

34, Carrièra dels Amidonièrs TOLOSA

julh 72. Lo director de

la

publieacion

:

Joan Penent.

�</text>
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              <text>Vignette : https://occitanica.eu/files/original/62f8fc55c701a08d2ee82aeaa52e45cf.jpg</text>
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              <text>&lt;em&gt;Occitania n&amp;ograve;va&lt;/em&gt; (&lt;a href="https://occitanica.eu/items/show/22836" target="_blank" rel="noopener"&gt;Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue&lt;/a&gt;)</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Occitania n&amp;ograve;va&lt;/em&gt; s'int&amp;eacute;resse &amp;agrave; divers sujets : &amp;eacute;conomie, politique, p&amp;eacute;dagogie, culture. La publication contient aussi une revue de presse et une chronique de la cr&amp;eacute;ation occitane (litt&amp;eacute;rature, musique, spectacle, m&amp;eacute;dias...).&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Occitania n&amp;ograve;va&lt;/em&gt; s'inter&amp;egrave;ssa a div&amp;egrave;rses subj&amp;egrave;ctes : economia, politica, pedagogia, cultura. La publicacion conten tanben una revista de premsa e una cronica de la creacion occitana (litteratura, musica, espectacle, m&amp;egrave;dias...).&lt;/div&gt;</text>
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              <text>Seronès, Albert</text>
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              <text>Rouquette, Yves (1936-2015)</text>
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              <text>Panazô (1921-1997)</text>
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              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, H 5</text>
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      <name>Occitanisme = occitanisme</name>
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