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                  <text>CCITANIA
nova
Lei calancas
De

a

l'encan

députât s

occitans,

per que
L' Occitan

rhW "■

&amp;

xfr

■i i."&gt;

■

mm

,»

r:;

far ?

existe.. !

w*:

Larzac

"BÌMESTRAL"

Pretz 3 F.

�CORRIER dels

legeires

Je suis convaincu de l'intérêt de votre journal, pourtant j'
ai pu y constater une certaine confusion, une grande
inégalité
dans l'intérêt et le sérieux des articles. Le mal vient peut1être

qu'à

vous
lire, on ne voit pas nettement ce que vous
proposer de faire, qui êtes-vous, que voulez-vous ? C'est pour¬
quoi j'attends impatiemment le n° 12 et votre plateforme d'ori¬
vous

entation.
Pour moi, voici comment je verrais un Occitania Nova
un

Il

faut éviter les querelles de personnes

qui

prêt à

d'organisation
Ce qui se
débats
aux
pourriez donner la parole
ou

ne peuvent être suivies que par quelques initiés.
rait très intéressant par contre, ce serait de grands
ancrés

dans

,

autres, sans vous oublier vous-même bien sûr. A

et aux

uns

la réalité, où vous

de regrouper le plus grand nombre de nos compatriotes
régionaux autour de notre cause, la plupart de vos articles ten
essayer

dent à les diviser.
Nous devons construire et non

détruire et faire en sorte de
désunion qui a permis le dëman tèlement de l'Occitanie. Chacun est et doit rester libre de ses
opinions, c'est pour cela que je ne comprends pas que sous cou¬

ce

propos dans les n° à venir pourquoi ne pas publier une série d'
articles où les différentes tendances se présentaient, dire qui
elles sont, ce qu'elles veulent et comment, en évitant tout sec
tarisme sans pour autant masquer les différences, les contradic
tions....
Ce serait très instructif et rendrait à O.N. son vé¬
ritable rôle de carrefour d'expériences, d'idées.

même, ne pourriez-vous pas publier une deuxième série d'
articles présentant ce que le mot Occitanie recouvre. Quelle ré
De

alité

politique, économique, sociale, géographique, culturelle.
ne pas présenter dans le journal, notre pays
par région, un peu comme vousl'aviez fait dans le n°9 à propos
du Limousin, mais de façon plus complète plus structurée, sans
omettre certaines régions généralement oubliées : je pense
au
croissant Nord-Occitan souvent ignoré, voire méprisé. Pourtant,
je les connais bien, dans ces régions (La Marche par exemple) ,
beaucoup de gens ont une conscience confuse, parfois claire, d'
appartenir à quelque chose et plus large et regardent vers " le
sud", la langue n'y est pas si uniformément francisée ou aban donnée comme on le dit souvent trop vite. Je pense aussi au Dau
phiné Occitan, ce n'est pas tout de signaler ces régions
sur
des cartes occitanes,;encore faut-il apprendre à les connaître;
le problème de l'aliénation y est grave, encore faut-il
sans
"impérialisme" travailler à ce qu'elles s'inscrivent dans l'en¬
semble de notre pays avec leur originalité. (...)
1

"d'occitanisme" on imprime une revue à caractère stricte politique et qui, pour aller sans doute dans le sens de V
histoire, essaye de propager les modes de pensées imposées par
les Trissotins de la philosophie à roulettes.
(....) C'est nous et nous seuls, qui, si nous réussissons à nous
unir pouvons imposer nos vues ; et pourquoi pas le cas échéant,
même par la force. Lorsque notre but sera atteint, il sera
alors temps de choisir entre nous, entre occitans seuls, le mo¬
de de gouvernement que nous Instaurerons compte tenu de nos as
pirations, de nos goûts, de nos moeurs, de notre tempérament ;

vert
ment

avoir besoin d'aller chercher ailleurs des modèles de so¬
nous n'avons que faire...
(notre correspondant achève sa longue lettre par une citation
célèbre extraite du "Manifeste des Félibres Fédéralistes" de
sans

ciété dont

la

Pourquoi alors

...

Je suis
tout à fait
pour la publication d'articles
comme
"Science et réalité Occitane" ou "l'art occitan" et toutes cho¬
ses qui nous font retrouver notre identité et donc nous
permet¬
tent de nous libérer. Merci aussi à Ives Roqueta pour ses colon

passionnantes.

nés

(

)

L'argent étant aussi un problème, je vous joins, pour
abonnement, l'équivalent d'une journée de mon salaire.
M.P.

jamais oublier que c'est la

ne

départ.

nouveau

J'ai le regret de vous informer de ma décision de ne pas me
réabonner à votre journal, car j'ai pu constater qu'au lieu d'

mon

fin du siècle dernier).

a.b. Lannemezan

forts pour nous unir sans
bourgeoisie occitane dont la vocation serait - ade
près - de brader l'Occitanie au plus offrant, à l'exemple
son homologue Irlandaise et de faire perdurer l'oppression soci
aie intérieure ? Far ailleurs, quelles que soient leurs allian¬
ces de l'heure,
les organisations politiques occitanistes ne prô
nent elles pas la plupart 'Ua voie occitane au socialisme" comme
seule apte à voir l'épanouissement de nos affinités propres
d'
Pensez-vous que nous soyons assez

danger à

une

occitans
Mais

quelles

?

soient nos appréciations sur tel ou tel su
rappeler qu'Occitania Nova n'est pas
l'ex¬
pression d'un quelconque parti ou mouvement politique, sur quel
plan que ce soit, de dépendance ou d'indépendance.
Jet,

nous

que

tenons à

❖
Je
fait...

graphie
mais

reçois votre numéro de mars-avril qui n'est
quoi

que vous en écriviez. Le seul reproche
un peu réduite pour la lecture à la lumière

vous

avez

des problêmes de

meilleur argument à cet égard.

Paris

-

-

-

pas

si

mal

est la typo¬

électrique,
prix de revient qui sont votre

Par contre le contenu est bon, et souvent très bon :
l'interwiew de R. Nelli ;
celui des jumeaux, Fabre-Lacroix ;
l'éditorial de notre "Ives" national, etc...
Il est donc particulièrement mal venu de parler d'échec

car

je

revue

vous l'ai déjà
de notre presse

écrit : Occitania Nòva est la meilleure
occitane, il faut le demeurer.

îjî

L.G. Pointe-à-Pitre.

Déjà abonné à votre revue, je tiens à renouveler cet abonne¬
Votre revue est un document de réflexion et travail très
valable... Continuez ainsi et vous aiderez beaucoup d'occitans

ment...

à mieux

se

situer dans le renouveau.

Félicitations...
A.M.

Votre
ne

revue

est

je crois indispensable et il faut continuer

pas d'échec. Ce sera très long
Je le vois autour de moi, je fais

parlez

chose.
On intéresse, oui, mais après

d'arriver à quelque
circuler des ouvrages.

?

retard sur vos régions, savez qu'on rencontre à Marseille plus de voitures avec le "BZH"
des bretons que de OC.
Je ne perds pas courage quend même, j'essaye de toucher sur
tout le corps enseignant qui lui, à son tour, contactera les jeu
Ici,

en

Provence,

on

est

en

vous

nés

J.V.

Marseille

IV°

*
Ai

ben

desposat O.N.

a

l'ostau de Premsa

e

dins

un

(aquel

quiòsc.

numéro es pas lo melhor). Per ara la venda marcha d'aise.
Mai d'una desena de numerôs que son partits. Ièu n'ai
vendut
quauques uns. Ai fach passar un comunicat dins la premsa e pe réu dins lo butletin dau S.N.I.
(qu'es pas encar sortit). Benlèu qu'avem atacat un pauc trop lëu. Aici la situacion es
pas

pron madura. Mas contunhi d'obrar. A la dintrada de setembre trabalharai amé la FOL que pode nos ajudar amb sos
mejans
tecnics e pensi que li aurà de nôu dins un an.
R.G. Gap
(05)

encar

2

que caZ

peA no6

ajudaA. GAa.nmM.cz

e

contu.nh.atz

Xèr.ie

(....) J'ai l'impression que tous nos efforts devraient ten
supprimer les frontières et surtout les idiomes.... Cepen
dant, sommes-nous, dans l'ensemble à même de prétendre bien con
naître notre langue traditionnelle...
(...) Notre humanisme n'a rien à gagner à se confondre
en
lamentations et à évoquer, en permanence, le "siècle des
lumie
res" ou de la Renaissance ! (?)
(••••) Mon sentiment
profond
m
interdit de conserver une place dans un coin intime de
mon
coeur à tous ces mirages de notre Occitanie que j'ai bien connue
et aimée.
(...) Ainsi, croyez-moi, monsieur, il serait infini¬
ment plus humain et généreux de contribuer à l'exposé des motifs
pour une utilisation générale de l'Espéranto que de prôner l'u¬
sage d'un idiome qui ne saurait avoir d'autre effet que d'exa cerber un nationalisme latent qui trouve dans nos origines eth¬
niques un terrain par trop propice.
dre à

R.F. Toulouse 31300
tâche est seulement de défendre et de promouvoir une
société occitane pour les occitans d'aujourd'hui et de demain ,
de tenter de donner espoir et avenir à "notre pays" (le vrai )
voué à la ruine accélérée, à la déstructuration
totale, économi
Notre

culturelle... offert "en proie" au capitalisme européen.Il
le terme de "Renaissance", si nous l'employons,
désigne Jamais autre chose qu'une prise de conscience actuel
des occitans de leur identité, à travers surtout la création

que,
est
ne

le

Aqiu. çô

Paris

*

évident que

culturelle.

�[CJ,0.0.
11

bis,

rue

ptfiESS

de la Concorde

31-Toulouse

C.C... A. BRU 2-944 14 TouIouk

En

OCCITANIA
nòva.

bimestriala

revista

guise d'éditorial :

inscrita

a

la C.P.P.A.P. n° 50.318

^Editada per 1'ADCVIO-OCCITANIA NOVA
b(lèi de 1901)m»crita a la

plate-forme d'orientation

C.P.P.A.P. n" 50.318

^Despaus légal Agost de 1973^
directoi): Joan PENENT.

OCCITANIA NOVA s'est toujours située dans la
ligne assez définie d'une pensée occitaniste élabo
rëe peu à peu depuis le début de ce siècle . Cette
pensée traditionnelle - Perbosc - S.E.O. - I.E.O.s'exprime par le regroupement, tant dans l'espace
que dans le temps, de tout ce qui fait
la réalité
concrète de notre pays et de notre peuple, pose 1'
Occitanie
en mouvement face au monde d'aujourdhui,
débarassée de toute aliénation provinciale ou provincialiste

.

Malgré certains réajustements nécessaires ,
nous continuons à défendre ces pr-incipes fondamen¬
taux, par delà l'évolution sensible de la conscien
ce

occitaniste des dernières années

pensée ouverte, seule apte à donner un
dynamique à.notre combat, progressant au con¬
illusion
tact d'une réalité concrète dont aucune
ne devrait nous éloigner,
ne serait-elle
pas à la
base d'une véritable pédagogie de la décolonisa tion ?
Enfin il parait urgent de consolider cette
"place forte" où tous peuvent s'exprimer, en grou¬
pant des occitanistes assez vigilants pour
faire
face à la récupération la plus insidieuse (celle
qui se veut occitaniste pour mieux en évacuer l'Oc
citanie). Une revue qui soit en même temps un axe
de la désaliénation des esprits .
Une

sens

.

«UNE OCCITANIE TOTALEi

passé . Il fallait poser le pro¬
politique . Il est maintenant posé et se

Le temps

a

blème
clarifie d'année

en

année

.

manquait le personnel politique, aujoud' hui il émerge..., et les écrivains qui voici dix ans
quittaient "OC" avec fracas pour fonder "VTURE" se
retrouvent en partie dans le nouvel "OBPADORS", c'
est a dire "OC 2"
''LUTTE OCCITANE" a contribué à
simplifier les relations politique-culture.
en se
spécialisant sur le strict terrain des luttes ."LU
LUGAR"a permis une plus grande compréhension interoccitani.ste, et une certaine radicalisation de la
pensee politique .
Nous sommes peut-être retournés, sur le front
culturel occitan, à la situation d'avant 1962,mais
l'expérience en plus et la fausse innocence
en
Il

.

moins

.

Ainsi

danger qui

nous

devons être attentifs

précise, exprimé d'une part

se

double
par un

réaction,

ons

de type

une

tendance ressentie au restricti

félibrëen

.

et notre histoire, les seuls moments et individus
porteurs d'une réelle ou prétendue conscience na¬
tionale. Il est normal, ce pli accepté, que la lit
térature occitanophone, présente ou passée,
soit
souvent regardée comme le témoignage le plus impor
tant, voire unique, de la permanence de notre iden
tité
En certains cas nous finissons, à notre pro
pre compte, par retracer la caricature de nous-mê¬
me
Enfin : le Félibrige, Pompidou, Pagnol, Cézan
ne, Montesquieu, Ingres et
Guillaume de Nogaret ,
appartiennent en bien ou en mal à un tout occitan
que nous devons assumer dans sa réalité, et si pos
sible interroger au travers d'une critique occita¬
.

.

niste

.

au

intellectualisme provincial toujours en retard d'
un
préjugé et en .avance d'une utopie, d'autre part,
en

Trop souvent la presse occitane a tendance à
s'adresser aux seuls occitanistes
Dans un
même
ordre d'idées sont privilégiés dans notre
culture

-

.

•UNE LANGUE VEHICULAIREi

Nous nous devons, et tous les occitanistes
d'appuyer de toutes nos forces le projet et la ré¬
alisation' d'une langue unifiée-quel que soit l'eu¬
,

lequel on la désigne- qui devra être
plus tôt par des compétences de toutes
régions, et faisant l'unanimité des occitans autour
d'une nouvelle et puissante idée force .
Le rôle indispensable
d'une langue véhiculaire, tant parlée qu'écrite, est actuellement
joué
par le Français en Occitanie . L'Occitan a ici une
place à reconquérir, et, par la seule existence d'
une norme pouvant
rendre possible cette éventuali.
té, une grande victoire à gagner . En vertu de
leur choix positif ou négatif par rapport à
cette
Koiné (1) moderne, les
"occitanistes" auront sans
ambiguïté désigné leur camp .
phémisme
définie

peut avoir sa place aujourd'
-jamais complètement réalisée, mais
réalisable- exprimant une occitanité totale, sus ceptible de provoquer une large réflexion occita¬
niste, procédant de tous ces éléments, politiques ,
littéraires, géographiques etc. ; délivrée de tous
les complexes de l'enfance du mouvement,
désaliénante par essence, située dans la continuité d'une
pensée qui a fait ses preuves, appuyée sur quelques
"idées-forces" mobilisatrices .
Nul besoin de certitudes absolues et d'analy¬
ses
objectives que nous ne possédons pas encore
pour entamer cette démarche
Nous pensons que

hui

une

revue

.

par

au

(l)Langue qui fait le lien entre tous les dialectes.

�*

d'
Les rédacteurs d'OCCITANIA NOVA viennent
"horizons politiques" différents . Ils ont souvent
des idées différentes, et parfois pas d'idées
du

————™

CREATION LITTERAIRE

LA

Cette exigence ne saurait en aucun
atteinte aux dialectes, sur lesquels
sentiellement notre littérature passée

cas porter
repose es¬
et contem

tout, sur certaines questions . Mais ce
que nous
voulons, c'est la libération totale et incondition,
nelle du peuple occitan à tous les niveaux .
Ceci implique la mise à jour de la notion de

. Au contraire, il
conviendrait de les
promouvoir dans leur spécificité propre - et
non
en fonction
d'une réalité extérieure - comme les
instruments
privilégiés de reconquête de notre
identité
profonde dont ils sont aujourd'hui les

poraine

seuls

porteurs

responsabilité occi'tane .
Une
telle responsabilité doit mener à
prise en charge de la production économique et
turelle par les occitans eux-mêmes .

.

la

cul¬

la seule solution
possible
l'Occitanie est un socialisme qui tienne comp¬
te
de toutes les composantes de notre réalité,en
particulier notre spécificité nationale, trop sou¬
vent négligée dans les luttes pour le Socialisme .
Ainsi
la revue se doit d'abord de présenter
la situation concrète de l'Occitanie
et de rendre
compte des luttes qui s'y mènent :
en soutenant en particulier les essais de sauve¬
garde de l'outil de travail, et, tactiquement, la
conservation sur place des capitaux locaux,
en popularisant les tentatives d'instauration de
circuits originaux de production .
Nous pensons que

pour

OCCITANIA
nòva

:

parti, ni un mou¬
Elle se veut indépendante de
toute formation, occitane ou hexagonale . On
ne
saurait donc lui demander de se définir sur un pro
ou
par
gramme précis, donc définitif et fermé,
rapport à des fins telles que régionalisme, fédé¬
ralisme ou indépendantisme.
Son rôle est avant tout de rester ouverte aux
différents projets de décolonisation et d'organi ser autour d'eux un large débat .
OCCITANIA NOVA n'est ni un

vement

politique

-

.

-

Elle doit aussi rester attentive
aux luttes
analogues en Europe occidentale et de par le monde
et tenter d'en tirer les enseignements .

OCCITANIA NOVA

APPEL m LECTEURS
La

plate-forme ci-dessus est

occitane. Nous pensons en effet
lettres reçues de nos lecteurs et les

cause

ambitieuse. Il s'agit de faire d'Occitania Nova un véritable outil de la
qu'O.N. a .une place à tenir dans l'ensemble de la presse occitane.
Les
réacti'ons de la plupart des militants occitanistes nous le confirment.

répondre à ce besoin, nous devons accroître les possibilités d'OCCITANIA NOVA :
nous demandons pour cela à nos lecteurs de faire connaître la revue et de susciter
des abonnements
Ils peuvent également prendre en charge un certainnombre de numé¬
afin de les diffuser, soU directement, soit par l'intermédiaire de kiosques ou Maisons de Presse .
Des ventes accrues nous permettront d'augmenter nos ressources financières qui reposent uniquement,
il besoin de le rappeler, sur les ventes, et donc de paraître plus souvent.
Pour

AUGMENTER LA DIFFUSION :

-

.

ros

est

CHARGEE DE LA REALISATION MATERIELLE DE LA REVUE : Les effectifs actuels,
importants, diminueront dès la rentrée à la suite de départs au service militaire ou de
Les collaborateurs de la revue, entièrement bénévoles, sont , en plus de leurs activités professionnelles,
très pris par des tâches militantes absorbantes .

-

RENFORCER L'EQUIPE TOULOUSAINE,

déjà

mutations.

peu

peuvent nous aider dans^
économiques, "hcntologies"
de correspondants et diffuseurs notamment en Gascogne, dans les Pyrënnëes, en Auvergne et

AMELIORER LE CONTENU ET LA PRESENTATION
la rédaction de la revue en nous envoyant

-

LE CONTENU : nos lecteurs
des informations politiques, culturelles,
DE LA REVUE : -

etc.(Nous manquons
dans le Dauphiné .).

_

LA PRESENTATI0N

sent de

taper nous même

.

possibilités financières limitées, nous

Nos

tous les textes qui rentrent dans la

impo¬

composition du journal, avant de les transmet¬

1'impression.
présentation et écrire une frappe régulière, nous sommes obligés d'utiliser une machine à écrire électrique. Nous utilisons diverses machines prêtées ou louées, ce qui nous contraint de travailler
dans des conditions déplorables. Nous avons décidé d'acheter une machine d'occasion, coût 2.000 F. Pour cela
nous lançons une souscription. Il suffit que 200 de nos lecteurs nous envoient 10 F.
tre à

Pour varier la

Le courrier que nous

recevons nous prouve que nous pouvons

L'équipé d'OCCITANIA NOVA remercie
s'efforcera de son coté d'améliorer cet outil
JE VERSE 10,

,50, 100

...

leur demander aussi celà,

les souscripteurs, abonnés et lecteurs pour
de la prise de conscience occitane .

FRANCS POUR AIDER OCCITANIA NOVA **********************
ADRESSE :
PRENOM :

NOM

:

Les

chèques banquaires sont à envoyer à OCCITANIA NOVA , 11
chèques postaux à Mlle A. BRU, C.C.P. 2.944.14 TOULOUSE

Les

leur confiance et

bis rue de la Concorde 3100O
.

.

TOULOUSE

�LARZAC -25 -26 AOUT 1973

1

,Y XV-

r

GENERALE
Los

darrièrs esveniments del Larzac

Lo motiu ?
afar
"Récupération Politica" d'un
professiona.1 . La sansonha. es coneguda :
Es "politic" tôt çb que
conven pas
a un sendicat
de
que sa sola activitat es
discutir amb los menistres
Aqueles que re¬
fusât de parlar "politica" son de
sanaires
qu'ensajan de far creire lo sistèma capita lista pron umanitari per a.parar la.s pichonas
espleita.cions en crisa. o a.plechar d' usinas
que polluèson pas .

siaguèron la construceion d'una jaça r
sens
autorisation adm.inistra.tiva, a La Blaquièra
(3000 persona.s lo 10 de junh per pausar la
primièra, peira), una. propa.ga.nda per pagar 3"Jo
de l'impaus a l'Association per la Promocion
de l'Agriculture, sul Larzac (1) puslèu qu' a
1'Estât, e un molon de mond que, coma los
"103" del Larzac, t orner on las libre tas militaras

.

.

Los "Paisans Tra.ba.lhaires", sortits
nmbBerna.t Lambert del séndicalisme oficial ,

Una. luta, coma la. que se mena contra.
1'espandiment del camp del Larzac, que recam¬
pa un fum d'organisations de preocupacions
diversas (a.parament de la profession, pollu-

organisât los 25 e 26 d'agost una marcha gea,l Oausse : deu recampar
de pai

nerala ca,p

sans,

d'obrièrs, d'ensenhaires...
Estent

«s*

nifestacion

es

desarmament e anti-militarisme, eca..)

cion,

tra.pa son sens a, partir del moment ont s' apeva. sus una. linha, politica, que buta a una. de
democra.cia, vertadièra. al nivèl régional: ont
los interesses de la. population
balajan los
interesses capitaliste,s coma, motor de l'éco-

la, reussida d'aquela. mapel 14
pas tan evidenta coma
que

julh a, Rodes l'an passât, o per la marcha
sus Paris,
la. F.N.S.E.A. cambia sa, politica:
del rôtie d ' organisn.ire estofadièr, passa
a
une. dénonciation
simple, del recnmpament .
de

nomia,

.

★ ★ ★

(l) Organiza.t

%

che

per la, "Communauté de
d'action non-violente",

et

Illiers, 45000
demanda,

tota.s

.

Orléans

entresenhas

publicar :
INDICATIONS PRATIQUES

,
.

recher 50 rue d'
que balha sus
Nos prèga. de

:

Retenir yjo de l'impôt sur le revenu,glo¬
balement ou sur cha.cun des tiers
provi¬
sionnels
-

.

Verser

somme par chèque a.u" Tréso¬
l'Association pour la, promotion

cette

de

rier

l'Agriculture sur le Larzac , corïipte banquaire 10110640, Crédit Agricole, Millau .
Mentionner a.u dos : redistribution
de

.

"ORLEANS"
aòrta, sa, pc ra.
oer 1a. ja,ça. de
,A BLAQUIERA .

-

.

-

Adresser le chèque à l'Association,
me
de l'Hôpital I2L00,Millau .
Adresser

Ministre

Fer¬

lettre d'explication
a.u
d'Etat chargé de la. Défense Na.une

tionale, 14 rue Saint Dominique, Paris
e'nvoyer une copie à votre percepteur .

.

En

peut y avoir de mesures judicia.i
percepteur retiendra., fina.
lement, la. somme sur votçe salaire ou votre
-

Il

res

C.C.P.

J

ne

mais le

-

�LEI LANGASTAS A

L'OBRA

:

L' EXEMPLE
glaudi barsoti
Lo

massis dei Calancas s'alarga sus lo terrador
Marselha e Cassis. Ribëja la mar despuèi ^lo

dei comunas de

aperaqui

Cap Crosets (I) fins,a l'intrada de Cassis, sià
sus un vintenau de quilometres de long, mai solament sus
4
a 6 quilometres de larg, e mai just a 1,400 quilometres
a
l'endrech mai amenaçat. La susfacia n'es de près de
dètz
mila ectars.
Mai de qu'es una calanca ? E bèn,
d'abric format për doas ponchas de tèrra o

aquò's

mena
un

una

de rocàs,

pòrt naturau. N'avètz de desenaus aqui, de calancas, de pichòtas e de mai importantas. Son aquestei, anant dau
Cap
Crosets a Cassis : Cala-Longa, la Monina, Marselha-Veire,
Podestat e mai que mai Sort-Melhor, Morgiu, Sugiton, l'Ola,
En Vau, Port-Pin e Pôrt-Melhor, aquesta d'aici descarada,
pèr una peiriera de Solvey.
Facia au massis dei Calancas, un archipèu degruna
seis isclas e isclons : Maire, Tibolenc, Jaire, Plana, Riu.
Leis ancians li disian 1'archipèu dei Stoechadas Pichôtas
(2). Autre tèmps èran toteis aboscatidas pariêr dau massis
dei Calancas qu'eu tanben, e mai sià estât dins pron
en drechs'rabinat per leis encèndis, i restan quauquei boscatges . Ara, sus aquesteis isclas, en fora d'un è dos
aubres
coneguts, i grelha plus gaire que d'èrbas fèras . Es a Riu
qu'al'edad mejana lei comtes de Provènça fasian capturar
Sensa parlar dei naviris massaliòts naufrasei faucons
jats qu'an trobat tocant Riu, ai rocàs dei Conglós
pichòt

van

pas'ncara . Es totjorn qu'aquest collector d'aqui
non
plus pèr una vila que passa ara lo milhon d'abi -

bastava
tants

teoricament cargats d'administrar
un segond collector,
parallèl
au
primièr . Serà acabat en 1974 . Normalament, una estacion
de depurament auriâ degut estre construcha dau mëteis
tèmps ; èra la logica d'un enfant de très ans ? E bèn non,
an pas manco très ans
aquestei jòbis ! L'estacion de dépura,
ment es rèn qu'en projècte ....
.

AdonC)iej.s

ornes

chantièr

la vila metèron en

Mai enfin, aquó se pót regantar me diretz . E
de
biais; empachara pas lei promotors, especialistas
dei
crancas, d'afortir que l'i a ges de pollucion . ÇÒ que
res.
ta verai pèr una bêla part dei calancas... Mai per quant de
tôt

temps encara, que
ans

Miegterrana risca de crebar

problèma que i tornarem un autre

? Un

còp

d'aici a vint
.

...

e

grand

.

QUAUQUA REN DE METRE "EN VALOR".

éÈt

-,

Rt-u

Tôt

aquò

subrebèu

.

Que lo

massis dei

Calancas es

l'una dei meravelhas -naturalas mai bêlas que se ppsque agaPèr aquestei que li'agradan leis escorregudas
char
l'es¬
calada, lo dobte non es pas permes... E puèi, avètz tanben
la solucion de costejar ambé lo batèu per vos avisar d'aquò
sensa lassiera
L'unanimitat se fa : avèm aqui quauqua ren
de tan bèu coma lo canhon grand de Colorado o ljei gòrgas de
Verdon
(4)
La fauna e la flòra, e mai leis incèndis, son pron
ricas
Per lei còles, passan leis aucèls barrutlaires ven-

ò

.

.

.

fp

PRIMIERS ASSAIS.

.

guts de l'autre

bord de Miegterrana, e quora es temps,

caçaires s'acampan aqui .
De mai, pèr leis escaladaires, lo

massis

lei

es

d'una

dificultat que se pòt pas dire, e mai lei puegs mai
passan pas 563 métrés, justament a l'endrech que lei
cés li dison "lo mont Puget" ! ! ! Se lei cons radavan,
aurià que radarian mai naut que leis autres ! Es que

nauts

càs, cauquier mai

que

mai,

es pron

dificil

e permet

Frann' i
lo ro¬
un

entrainament serios
La bêla pròva n'es que leis escaladai,
res melhors venguèron quasi totei far lei Calancas
.
.

VaquI per qué, amies, èra pas possible de laissar
degalhar ansin talei riquesas . Enfin, qué, e lo desvolopament dau territôri, que ne'n fasètz ? E 1' amainatj ament
? Cau pas èstre gosta-solets, eau èstre modèrns, eau mé¬
tré tôt aquò a la portada de tôt lo mond qu'es l'interes
generau... e particular, estent que lei laires de l'immobilièr e dau torisme i faràn de gasanhs segurs e espectaclés:

bordilhas
pèr prepausar de far una rota... dei Calancas ! Coma aquo,
quauquei miliers d'Occitans, e mai de milhons d'Alemands,
Olandés, Angles, Francés e mai mai, poirian venir
agachar aquestei meravilhas . Se poirià dubrir d'ostalari Lo desvolopament, qué ! Mai, lo projecte faguèt
chic
Adonc, pèr començar, se

trobèt quauquei

as...

davant la

resistencia dei Marselhés .
Puèi, dins leis annadas 60, ambé

l'ajuda morala d'

(??)."Marseille-Magazine", venguda
ara "Provence-Magazine",
de promotors vouguèron bastir dins
la mar, entre Riu e lei calancas, una tor de 300 métrés d'
autura... Anët pas luenh lo projecte tant èra descabestrat.

una

revista marselhesa

se

...

dau 1000 %

au

mens

!

LA POLLUCION ES TANBEN

AQUI

^

de precisar que la Vila de Mar.
XIX, un coldeis esgots
marselhés, e que', traucant lo massis, arribava à la mar
a
la calanca de Cortiu
Avantatge espectaclés, assegurava 1'
emmoscalhatge de cinc quilometres de ribeirés! Mai es verai
que d'aquëu temps, lei problèmas de pollucion non se pausaEs pasmens

mestièr

selha avian fach construire a la fin dei sègle
lector grand, recampant tôt l'espes e lo rare
.

Alara, per
sià la

gausir la resistencia dei

Marselhés

bmes conscients, assajèron, sià lei
Vila de Marselha, de trobar un autre biais
VaquI coma faguèron nòstres engahaires ;

de totei leis

e
promotors
.

d'un bord
bramèron d'en pertot qu'èran per l'aparament dei calancas !
D'òjnes coma elei, que sa soleta idèa èra ren que lo ben pu¬
blic (aquò pèr leis electors que non s'agissiâ de perdre de
votz!)'
que jamai jamai acceptariande sous de eu que sià ,
de purs, de durs, vos disi ! E nacionalistas amb aquò ! La
França, flambèu de l'umanitat, sèmpre au cap de la civilisacion, que civilizèt lei negres e mai leis occitans, es que
permetrià que se degalhèsson aquestei calancas que son
1°
,

(parier de la civilisacion occitana
] Elei faran barri de carn pèr empachar un crim
D'un autre bord... anatz veire...

ben de l'umanitat
Non

!)

•

parier.

I

�MAS SÍS

DAU

"PRINCIPI" DAU DEFFERRE

LA DECLARACION DE

20 de décembre de 1971,

Lo

DEI CALANCAS
W

.

lo Gaston Defferre, pri-

mièr cònsol de Marselha, respondiâ coma aquo a una question
dau senher Goudareau, adjonch dei Bêus Arts de la Vila
de
Marselha :
"Abans de respondre a vostra question ( e tre
ara

pbdi dire que
precisar

mièr

farai d'un biais afirmatiu), voli d'en pri-

o

pensada . Sus lo plan geografic, la comuna
s'alarga quasi fins a l'intrada de Cassis
.
La
darrièra calanca a l'intrada de Cassis a un eostat dins
la

de

ma

Marselha

Quora se va a Cassis, avèm a senestra
Carpianha . Es possible que dins vint, trenta'
o cinquanta ans,
nostrei succassors sian forçats d'amainatjar aquestei còlas e d'autorisar de construccions d'ostaus'.1
Marselha

de

comuna

.

lei colas de

UN PEIS FERAM DEU BEUS
W
De dos. Just a 2,5 quilometres d'aqui, se tròba un
bidonvila que li dison lo Grand Arenàs. De tôt segur es escandalos que dins un païs que se ditz civilizat e mai
mai
de laissar de gënts viure dins de condicions de salubritat
que non se pòdon dire. Subretot qu'es pas pèr rèn e que
te
lei fan cascar aquestei malaiiros. Cinc cents familhas alge-

rianas que vivon aqui.
Lo devon supremir aquest bidonvila, ço normau. Mai
luega de tomar metre lo terren en espaci vèrd, qu'es just
au dabàs dau còle
que tremonta la calanca de Sort-Melhor,1a

societat LOGIREM, en eu la Vila lo balhèt, aquest terren,va
bastir una ZAC titolada generosament dau "Bauç de Sort Mel¬
hor" ! Aura 2.700 lotjaments amb burèu de posta, policia,

EDF,

au

contra, tôt

a

.

venentas."
"

Per

çò qu'es de ieu (e alevat

se lo

municipi

ne

decidissiâ autrament), siau decidit de tôt far pèrppreser var aquesta
zona que va de Marselha a Cassis, e qu'en
gros
s'alarga a drecha dau camin de Cassis, en anant vers aquela
vila

E tota

aquesta zona, e pas solament una part

Conclusion dau Defferre :
un

naoionau

pargue

o

"me pensi que fau

regionau." Aprobacion unanima dau Muni

cipi.
Mièlhs, au mes de decèmbre passât, lo Robèrt Poujada (sabètz, l'òme que ritz !), respondiâ a l'Haroun Tazieff que li parlava dei menaças tocant lo massis dei Calan cas
:
"Siam decidits mai que pas jamai a aparar lo
massis
dei Calancas, valènt-a-dire de rèn acceptai que lo
poiri'a
esquintar".
Amb aquo, de segur deuriam èstre contènts.
sis dei Calancas es sauvat ! Nosautreis Occitans,

Lo mas¬
j&gt;èr
un
an pas chabits ! Vaqui una part
ai colonizaires !

còp nôstreis elegits
de nostre

païs

non nos
qu'anarà pas

Leis autorizacions son donadas, e estènt qu'aviá
letra de protèsta, lo Poujade, "l'orne que ritz"
respondèt lo 20 de decèmbre de 1972 :
recebut

una

"Examinèri aquest afaire amb

una

granda atencion.

Aquest projècte interessarà lo caire marselhês dau massis.
Es verai que la part a bastir es en totalitat en fbra dau
siti marcat a l'inventari. D'un autre costat, sus lei 75 ec.
tars de la ZÁC, 35 seràn servais pèr espacis verds e cedits

gratis

a

la Vila de Marselha. Adonc, non m'a semblât pos¬
m'opausar a aquest projècte qu'a un caractèr
sosegur. "
"Mai, me siau opausat a tôt projècte intéressant
a

sible de

ciau
crear

industriala... siá 10.000 abitants. Remplaçaràn
pèr una vila !

zona

bidonvila de 3.000 personas

un

çb qu'es

drecha dau
camin
de Cassis, a mon vejaire deu estre préservât, e aquo tre
ar'a
Que s'un cop se construtz dessus lei colas de Carpia¬
nha, serem aûros que nonsai d'aver préservât aquest espaci
verd, que se se laissava utilisar aquel espaci verd e mai
aquel espaci blau, auriam de gros regrets dins leis annadas

"Mai,

sitis marcats a l'inventari o classats dins lo massis
dei Calancas, e vos pbdi assegurar que totei leis autori tats administratives o elegidas m'an afortit qu'agirian dins
lei

sens

un

parier."
Aqui quauquei

-

Un'massis

es

una

dei Calancas aurià
sa '
-

ra
-

remarcas

totalitat,

:

e

se

vei

caire marselhês

un

pas coma
e un

lo

massis

séria autre

cau-

es que lo bauç de Sort-Melhor foguèt laissar en
de la zòna dei sitis marcats &amp; l'inventari ?
Leis espacis vërds cedits a la Vila de Marselha pèr

Perqué

LOGIREM, seràn rèn qu'un retorn estènt qu'a l'origina,

aviá cedit

Vila de Marselha leis

a

la LORIREM

fb.
la
la

!

Pèr çô qu'es de l'aspècte sociau, es una bêla engana. Que
sus lei 500 familhas algerianas dau bidonvila, 65
solament
seràn tornadas lotjadas dins lei 2.700 lotjaments prevists;
-

^

LA POLITICA DAU FACH COMPLIT
v

nostrei

Mai pantaiatz, meis amies, son pas tant colhons
rofians traites a son païs. Après lei declaracions

leis autras dins lei

d'intencion, vaqui la realitat vertadiera.

Alara,

Lumini, valènt-a-dire a drecha dau ca¬
a Cassis
(es pas ieu que o diguèri,
es lo
Defferre...), sus 1.000 ectars, la Vila de Marselha, dins
un rodol marcat a 1'inventari dei sitis, bastisson cent qua.
ranta cinc lotjaments HLM, un centra comerciau (es que d'uD'una

:

a

min de Marselha

"asaigat" amb de picalhons ?), de vilas (an pas
?), un teatre, de pargues d'estacionament.... e
es
pas acabat. (5)
E lei trabalhs an acomençat abans
la
presentacion dau projècte a la Comission Despartimentala
dei Sitis... Es la democracia, qué !
Adonc, de doas causas l'una : o lo Defferre, prinier consol de Marselha, socialista a
un
çb que dison, es
messorguier e un enganaire, b es cocut, estent que lei ser-

don acceptar un

v

vicis de la Vila de Marselha fan coma se
20 de decèmbre de 1971 non existissiá. A
vosautrei tanbën de vos far una chausida.

sa
eu

declaracion dau
de causir. E
a

(1) Lo cap Croset8 : io
bauç o cap Crosets êra l'endréch
chausit pèr metre lei crosets dei batèus de pèsea
novèus

un

cop

benesits ;
plantât

marselhês avian

dorç venian clavelar lo
aquv

é'

lo

nom

es

aquest cap que lei pilàts
crotz que dessus, lei peeca-

sus

una

crosets de sei batèus novèus.D'

de cap crosets.

la Vila de Marselha e lo ministre

pò-

escàndol parier ? Clavatz ? Pasmens.es

pron

simplàs. Sabètz eu es lo PDG de la LOGIREM ? Non ? Mai, lo
pompidolian e reformator Claudius-Petit que sembla
aver
pron amies un pauc d'en pertot.

nei aurian

dich quant

quartiers nòrd de Marselha.

coma

E sabètz que
re

lo Claudius-Petit es tanbèn un aparai,

Calancas.Tè, la bêla pròva
"Aménagement et Nature"!
aquest òine, l'aparament de la
trabalhadors, lei calancas e lo lotjament so¬

de la natura

e

mai que mai dei

n'es qu'es tanbèn président
A rèn qu'aqub dins lo sang,

dei

natura e

ciau.

de

...

..

Darriera

précision : es pèr lo pè dau bauç de Sort

Melhor que passa lo camin dau
fuèc que va a Sort-Melhor,
mai qu'es utilizat tota l'armada, e mai l'interdiccion, pèr
de miliers de vehiculs de torisme. Tôt lo mond i podon pas-

ne'n pbdi ieu testimoniar estènt que o faguèri mai que
Pasmens, bastaril que la^Vila de Marselha instalgardian pèr empachar aquo. La ciutat nova
farà
crèisser lei riscas d'incèndi, sensa parlar dau degalhatge
pèr papiers gràs, plastics e tôt çô que voudretz. Que pausa
lo problèma de l'educacïon dau public.
sar,

d'un cop.
lèsson un

�L'AFAIRE DE "LA SEIGNEURIE"

aquò's

Pèr lei ZAC,

De très.

pas

finit. Ata ! Dins

proprietat "La Seigneurie", tocant lo Grand Arenàs, una
ZAC èra prevista.

Du

revenu

la

òme de bèn que li dison
malastres. Quauqua rèn coma una
rostidura, o un mot que li dona d'èr. Es totjorn que nostre
Brunet es ara lotjat just a costat de "La Seigneurie" e dau
Grand Arenàs, dins una cèla de la preson modela dei Baume tas. Ansin foguèt sauvada pèr un momenet una part de nostre
Ailàs

!

Lo

Brunet, aguèt de

probable que vendra un autre rofian
qu'amb la benediccion de la Vila de Marselha e d'autreis or.
ganismes oficiaus... Pasmens, es aquo de ganhat .
LEI

TORS DAU "REI
De

D'ESPANHA"

quatre

.

Autra ZAC

.

Tocant lo Grand Arenas tanbèn

:
.

aquest.e dau "Rei d'Espanha"

S'agis d'una proprietat an¬

sin nomada estent que lo rei d'Espanha, destronàt per Napo¬
léon que lo metèt per presonièr a Marselha
avia
costuma
de se i venir passejar .

Aqui, la S.C.I.C. (caissa dei Despaus e Consinhacions), faguèt bastir nous tors que son un exemple d'orror e
que descaran la part nord dau massis . E aquestei
barbars
(bòrd que lo sèti sociau es a Paris... e qu'es d'ailâ
que
nos davalèt la Crosada), ne volon apondre una desena ,
non
prevista au plan, benlèu una onzena, sensa saber ont aquo
s'arrestara

du foncier.

çromotor, un

diretz que

.

"La communauté des six

Au mes de novembre de 1972, la Cambra
d'espandida
Economica dei Bocas-de-RÒse aviáń convidat un centenau
de

personalitats (arquitectes, urbanistas, scientifics, juristas etc.) pèr fin que donèsson son vejaire sds l'avenir dau
massïs dei calancas
A l'unanimitat diguèron : "L'espandi- •
.

da de Marselha e Cassis vers lei calancas deu cessar d'urge.
ncia ; ges de camins, ges d'équipement de"trevança" non deu.
ran èsser construchs a
l'interior dau perimetre dei calan cas ".

Nicoulaud,
pèr clavar aquestei jomadas d'estudis : "Non
i
aver ges de dobte sus nbstra bona volontat de sau Lo

représentant dau prefecte, lo senher

declarava

pot pas
var

d'acòrdi

lei calancas,

amb lei ministèris de l'estât".

Nosautres, n'avèm de dobtes. Pasmens, sembla

(Comitat pèr la
organizacions e
que "lo Calen" n'es sòci, e pèr d'bmes coma lo montanharl
Gaston Rebuffat., pèr una part de la premsa tanbèn, agan for
çat lei représentants dau govèm de far quauqua rèn.
Una ciculària
au

(5) sus "l'obertura d'una instància
titol dei Sitis sus 'lo massis dei Calancas"

foguèt publicada pèr la prefectura dei Bocas-de-Ràse lo 12
d'abriu de 1973. Ont menarà ? Non sabi, mai capitarà
s'o bram pèr que capite.
Que eau pas que coma a Mala-Mosca (6), lei Marselhès, leis Occitans, mai largament leis òmes onèstres, sián
colhonats non aicï pèr l'armada d'ocupacion, mai pèr de lai.
res lèsts a se prostituir tre que i a de sòus a ganhar.

union douanière

Une expansion continue a été réalisée ; son caractère
équilibré a fait défaut. Les régions les plus riches de la Com¬
munauté jouissent en effet d'un revenu par habitant
environ
cinq fois plus élevé que les régions les plus deshéritées".
Cet extrait du rapport sur les problèmes régionaux
dans la communauté élargie - transmis au Conseil le 3 mai I973t

souligne la gravité du problème posé dans le monde dominé
par
le mode de développement industriel et capitaliste, des situati¬
ons totalement différentes que subissent les régions "handica pées".
La construction européenne est bannale sur ce point et
paradoxalement son talon d'Achille. Mais "s'il se passe
des choses" sur le plan européen, les questions internes de l'h¬
exagone sont aussi édifiantes.

c'est

Sans nous faire d'illusion sur la valeur des

statisti¬

notariment en ce qui concerne le revenu réel des personnes
actives en agriculture, nous relevons dans les données
chif¬
frées publiées par le service central des enquêtes économiques
et des statistiques du Ministère de l'Agriculture, des éléments
ques

intéressants.

Entre 1967 et 1970. L'agricultur familial moyen hexago¬
nal a vu son revenu brut d'exploitation, passer de 12.200 F
à
à 19.100 F en 1970. Cette soirnie 11 a pu l'utiliser pour ses be¬
soins personnels et le cas échéant pour les investissements sur

exploitation. Ceux qui investissent savent alors qu'il
ne
grand chose pour le reste. Mais ce revenu moyen
national, cache des disparités très grandes entre régions, en¬
tre départements, entre exploitations dans les diverses régions
agricoles.
son

leur reste pas

Entre le Limousin par exemple - 9.100 F et la région
parisienne l'acart de 1 à 6,7 - le revenu brut de cette derniè¬
re région par actif familial atteignant en 1970, 61.400 F.

QUEL ESI LE RESULTAT DE LA POLITIQUE AGRICOLE SUIVIE
LES TROIS ANNEES 1967 à

PENDANT

1970 ?

Par rapport I la moyenne hexagonale - Le Limousin, Mi¬
Pyrénées, l'Aquitaine, la Bourgogne, la Lorraine, Rhône Alpe-

di

accroissent leur retard.
-

l'Alsace, la Bretagne, la Franche Comté

ratrappent

leur retard.
-

de classement

une

l'objectif était de garantir, aux termes du TRAITE de Rome
"une expansion continue et équilibrée".

que

fin finala l'accion menada pèr lo CO.SI.NA
Defènsa dei Sitis Naturaus), que recampa 35

réalisé

a

dont

très
E ARA ?

contrôle

au

gros gros

massïs dei Calancas.
Me

agricole,

JACQUES ROPARS

l'Auvergne et les

de Loire restent

pays

au

même

ni¬

veau.
-

ne

Poitou, Charente restent

un

"nationale".

peu

au-dessus de la moyen¬

Celles qui, tout en étant au-dessus de la moyenne, ré¬
gressent par rapport à cette moyenne - Haute Normandie,
Nord,
Provence-Côte d'Azur, Languedoc-Roussillon.
Et pour finir - la VRAIE FRANCE AGRICOLE - les régions
qui augmentent l'écart par rapport aux plus pauvre :
-

Glaudi RARSOTI

Région parisienne, Centre, Picardie, Champagne.

En

1967, il y avait 10 régions en dessous de la moyen¬

En

1970, il y en avait 12. En fin 1973 il y en aura-t-

Et

comme

ne.

il
(2)

L'archipèu dei Stoachadas Grondas èran leis Isclas
Aur

o

(4)

(5)

d'

:

nom

de Marselha dins

l'antiquitat.

Aqui, l'EDF, au nom de l'interès generau, valènt-a-dire
dei aapitalista8 froncés qu 'utilizaràn nòstra electrici.
tat, son a far un barratge que negarà lei gòrgas.
Veire document.

(6) A

Mala-Mosca, sue lo ribeirés marselhés, pasmens clas¬
sât siti protegit, l'armada francesa
d'ocupacion (se se
pot dire estènt qu'es la "Légion Estrangiera" t),
sus
un terren
proprietat dei Marselhés, bastisson un cèntre
pèr elei. Lei Marselhés poiràn anar se banhar dins Sei¬
ne

benlèu !

?
par

hasard seules deux régions occitanes sur

6, sont au-dessus de la moyenne.

d'Ieras.

(ZI Massilia, Massalia

14

L'écart entre la CREUSE

:

8.300 F par an et par

actif
fois

familial agricole et la Seine et Marne 103.500 F est de 12
et demi.
le Lot

La Corrëze avec 8.400 F, le Rhône et la Loire
9.200 F sont logés à la même enseigne.

L'agriculture riche voit
son

8.900

F

avec

avance

sa

richesse

se

conforter

et

croître.

L'agriculture
chronique.

pauvre

voit

sa

pauvreté relative

devenir

Demain, lorsque l'argent voudra s'investir dans la ter¬

qui

pourra acheter les terres d'Occitanie "librement mises
en vente" pour rembourser le CREDIT AGRICOLE ? Le paysan
occi¬
tan ou le paysan français ? Cette question a son importance mê¬
me au moment d u boom sur l'or !!
re

�OCdTAIHIA: DOS MESES...PER
PER PARAR A

TOTA RECUPERACION:

LA PRACTICA

OCCLTANISTA

IVES

.

Un ase o diriá : los afars occitans abançan . Jamai
-emai del temps del triomfe de Mistral- s'èra
pas vist
lo
moviment de reconquista occitana mordir coma o fa ara sus

l'opinion miègjomala e la metre en movement ni tant prigondament inquietar la consciencia francesa dins
sas
forças
progressistas . A se pausar en força autonoma culturala
e
politica, los occitanistas son en passa de s'impausar d' un
biais irréversible

.

fenomèn de reviscôl

es général .
totes los biaisses esprovats de la
luta culturala e politica : renfortiment de la prosa d' Oc ,
amb
" A TOTS", la colleccion de l'I.E.O. ont s'anoncian
5
mai d'aqui la fin de l'an, montada dins las
libres de
revistas e las colleccions d'una poesia novèla, renovelament

Lo

Saique

ROQUETA

passa per

prestar a la

manipulacion

alas

los que veson pas

totes

a

dia peJi vendue : tèrra
artistica endacàn mi

dels trusts

e coparan

aital

las

dins Occitania qu'una meacan-

aici, força de trabalh aqui, creacion
.

.

.

Los politics nos fan riseta, tanben
L'exemple pus
l'avèm amb lo sosten donat pel P.C.F.
sas federacions
e sos organs de premsa, al novèl espectacle del TEATRE DE LA
CARRIERA : La GueAJie du. Vin
Basta aquela ajuda portèsse
a
.

gros

,

.

Claudi Alranc

e

sa

a

tropa de que manjar (an pro patit,patit

de la cançon,

degun patiguèt pas, très ans de temps) e los mejans per
en un lòc,
expe per trabalhar, per se far son
riencia
La pèça es pro rica de volontat occitanista, 1'in—
tegritat morala de sos responsables pro evidenta per que
cadun, ieu bel brimièr, respièche las causidas fachas
per

1'ensenhament, mas tanben vam

Alranc

naissença d'un teatre de conquista,progrès de
nòu près pel movement politic,
implantât, e prèst (o ai vist a Avinhon) a s'explicar
clarament sus sas divergencias teoricas e tacticas .

coma

s'establir
.

e

sos

camaradas

.

melhor

Empacha pas qu'un ase tanben o veriá : la recuperagaita de pertot .
Al plan de 1 ' informacion, en priroièr : la
premsa
granda ( e l'O.R.T.F. bel primièr amb Italiquet per exemple)
ccmença de rendre canpte del borbolh d'activitats que se ma¬
cion

nos

nifesta dins Occitania
ò fa

Mainem

.

Coma d'asart

es

en

julhet-agost qu'

plan qu'aquel moment de l'an es lo
que
Paris se desplaça amb armas e bagatges en çò nôstre
e
en
cèrca d'insolit, de curiosetats, de pintorèsc .Un cop per an
los Pèls-Roges que siam (en tant qu'estajants d'una
terra
.

nos

toristicada) siam meses jols projectors en tant que creators
de cultura, mas,coma tais, folklorizats . Los primiers
in dians

far

a

la

pro

ciers,

sos

que

Larzac,

l'objècte dins la Réserva d'una curiosetat ,
çà
aimabla, mas d'aitant mai perilhosa, son sos sor¬
prèires, sos dançaires e sos cantaires : Lafont ,

tòrna

se

nosar

.

0

Los toristas dintrats,
lo sibefi vist l'an passai . Cap d'

.

avem

organisme d'informacion exagonal, O.R.T.F. o quicòm mai,pren
pas en carga al fiai dels jorns e
dels meses la creacion qu'
a

d'estrambordar lo temps d'un

semblât

regulara enlôc
flexion ni

a

.

la

estiu. Cap de cronica

Cap de plaça facha regularament ni a la re¬
L'estatut de l'Occitan a
creacion occitana
.

gros) a pas bolegat brica dins
la mesura que tota cAeacion iui plaça nos demôra interdicha.
Patrie pòt èsser convidat al "Grand Echiquier" o tal bocin
de "Hòifia
Vona dei Boldilhat" présentât a Itatica o Marti
l'O.R.T.F.

dise,

ongan,

empacha pas

mens

que cap de possibilitat de montar d'émissions de varietats
de
dramatica en lenga nòstra nos es pas daissada .

Siam festejats o saludats un còp dins l'an .
Demoram escanats tota l'annada
Sistematicament
.

Mas los mercands se sarran,

amb nosautres

plen amb la

.

Lo fenomèn

cançon

es

prestes a far

aisit de lo veire

o

.

d'argent

fonccionar

davalats

a

empr'aici

per

embauchar qualque sia dels can¬

capitèt amb
un, Verdièr, que fasia ja carrièra dins los cabarets de Paris,
s'es petada lo morre sus la totalitat dels autres, tant los
de "CAP E CAP" coma de "CENTAD0RN", plan conscients que sola
una aventura collectiva pòt assegurar
l'avenir e qu'es ora
de se'n donar los mejans, en occitans e en socialistas
. En
taires occitans

.

Cal

los coides

amenaçat per

e

dirç que

l'operacion

)

1 ' ensenhament de

Tant que

es,

aqui tornar,

quites membres

sos

pas lo P.C.F. mobilizar e se
batre
l'oOccitan, la presencia mssiva e orga-

veirèm

nizada de l'Occitan

l'O.R.T.F.

a

e

mi

que

mi

desalienar

per

Occitania sul sicut de son occitanitat,

en

coma
las cronicas de Barsótti dins La Maueitlaibe
a La GueAJle du Vin, sentiran la manòbra
. Tant valià
clar

sosten
o

dire

.

lo P.C.F.,de J.J.S.S. a la Liga Comuabans
passant pel P.S.U. o los moistas, an ja e
el ensajat d'utilizar la força que se desgatja de la revindicacion occitana
Lo P.C.F. arriba en retard coma totjorn .
Que nos trape coma d'autres o faguèron : amistoses e clarveD'autres que

nista,

en

.

sents

t

.

"VENTADORN", un
la força dels trusts, conturiha . Vòl pas
0 sera que dins la mesura que los mili¬
en

sarrant las dents

.

a

s'arrestar pas se dèu confortar

Lo movement per

enrasigar dins l'accion

e

.

iembla qu'aqu'ò passa per la mesa e
d'organismes d'accion plan estructurats,capables de
pro solament un axe mobilizator a los que se reconoiCulturalament me

en

plaça

fornir
ssan dins la créativitat

collectiva qu'ela

poirá

occitana d'ara, ms una practica

pas esser

Politicament lo

problèm

recuperada
es pas

.

dife.ent

.

L'espar-

palh d'ara deu pas far paur .Es signe qu'ura pensada amadura
dins lo sens sde l'unitat . La question de l'ameinatjament ,
del desvolopament inégal de las régions, de l'asfixia cultu¬
rala, del drech de viure dins son lòc, la volontat dels ornes
ont son d'assumir tôt son avenir, traversa desenant tota
la

politica "iJianceia" . Dins aquela mesa en question del
capitalisme e de las estructuras de 1'estât, dins aquela
cerca concrèta de justicia, la revindicacion occitana rescontra la bretona, basca, corsa, catalana, alsaciana . L'ora es
venguda de donar a totas aquelas forças sa coherencia ,
en
questionant 1'Estât directament, tôt en metent la gaucha socialista davant sas responsabilitats .

se

Republica "ÍAonceia"
d'escapa n'i a pas mi e de
1'autonemia regionala l'axe del combat

L'eleccion del Président de la

l'ocasion de dire a totes que

es

faire de la luta per

anticapitalista

que

dire que siá salvat .
tants de basa de 1'occitanisme refusaran eles tanben

m

per

.

S'es pas passada una setmana dempuèi très meses que
arriben, contractes en mans, de représentants dels ostals grands parisencs, Philips; Polydor, Pathé Marconi, CBS,

moment

recuperacion

.

vida

non

sarrant

creba los uolhs

(es l'exemple mai

recebre lo Grand Prèmi del

eca...

de

La primièra tropa de la Carrièra e M;
OCCITANIA aguèsson pas trucat tan just e tant plont
pendent
mi de 300 representacions en mitan popular, auriam pas vist
lo P.C.F. ocupar sus un espetacle coma
La GueAJie du Vin lo
Teatre de la Carrièra per sas festas despartamentalas.
que

Roqueta, Alranc, Marti, Benedetto, Castan eca...
Son eles que donan al Mièjorm son aspecte passadis,

estivenc, d'un endacôm mai
lenci

l'entrepresa

Mas

.

l'ocasion

Es

-

la bona e la sola

-

de portar lo dé¬

dins cada ostal, cada consciencia . Avèm pas
la daissar perdre . Mas se cal pas perdre en

bat

lo drech de

.
Ara
définir Occitania coma una naciona-

alonguis

que

Luta Occitana ven de

litat, ren 1'empacha pas, de principe, de discutir amb
Bascos, los Bretons , los Catalans, que lutan sus un axe
cional e dins la perspectiva socialista . Es dins L. Oc,
o

mostra,

enereias

dèu trapar l'òme que cal per federar
tornarai, se cal, que lo temps nos buta .

que se
.

I

28/7/73.

los

natôt

las

�CULTURE:

Nous essaierons de faire ici le lien entre les dif
férent8 débats qui ont lieu aux festivals d'été
sur son
rôle pour le réveil de l'Oacitanie d'aujourd'hui.
Principalement
au
: Festival d'Occitame de MONTAUBAN -MOISSAC
:
Colloque sur Déodat de Sêverac et la décentrali¬
sation aujourd'hui ;
Tribune sur le Militantisme Culturel Occitan,
avec A. Benedetto, M. Berthoumieux, F.
Castan,
R. Lafont et le peintre Viallat,
ainsi que certaines discussions des "Rescontres Occitans d'

CLOITRE
DE MOISSAC

ORATORIO OPERA
CENTENAIRE

-

DE
DEODAT

-

Avinhon"

au

Théâtre des Carmes.

aux

notion "d'Ecole Régionale", "groupement d'artistes autour
de l'Idéal propre à une race, à une région déterminée (3)
idéal manifesté en des oeuvres qui... possèdent un ensemble
de qualité typiques, issues de tendances communes à
tous

-

par

L'oppression sociale et linguistique subie

par

1'

Occitanie depuis des siècles a tendu à y abolir toute vellé¬
ité de création originale. Alors que dans tout le pays
la

production

en

général échappe de plus

en

DE SEVERAC

plus

l'Occitanie n'a cessé de produire des oeuvres

occitans,
parfois mê¬

des chefs d'oeuvre - qui attestent par delà son assimila¬
tion apparente delà permanence d'une certaine unitèl'L'unité
de l'Occitanie, disait Lafont, c'est la conscience
d'être
occitan". Nous dirions plutôt d'être différent.
La production littéraire, immédiatement localisa me

ble, est la preuve la plus évidente de cette conscience

de

soi de 1'Occitanie.

,

l'effet d'une origine commune (2).
L'opposition à Paris n'a pas chez lui le même sens
que celle, purement sentimentale, des Fëlibres de l'époque.
C'est pourquoi l'on a pu dire que Déodat de Severac marquait
"Le passage de la conscience félibrêenne à la
conscience
occitaniste"(Castan), avant la lettre, bien sûr
Son objectif est en effet :
de sortir l'art et la pensée de leur carcan parisien,
de rendre du même coup à l'art ses racines profondes et,
l'arrachant à son état de "jeu, et rien de plus" (2), res tituer à l'artiste son rôle de responsable et de témoin de
son lieu et de son époque : contre l'artiste = virtuose, et
le mythe du Créateur = initié, individualistes et brillants.
.

-

-

Il

débuts,

est donc

avec en

normal

que

le mouvement occitan

1923 la création de la

revue

"OC"

par

à ses

Is-

maël Girard et Camille Soula, pose en termes de culture son
droit à la différence, et qu'il se soit longtemps cantonné
dans le domaine culturel : soit dans la production d'oeuvres
soit dans la remise à jour d'un passé soigneusement mis en¬
tre

parenthèses.
Cette mise entre

parenthèses d'une culture est en
un peuple", comme le disait

fait la "relativisation de tout
R.

Lafont à Avignon :
"Les français

accent pour ne pas

^installant à Céret,

Roussillon, Déodat de Sé qui ne
saurait que s'amplifier
A la même époque, le sculpteur An¬
dré Abbal à Moissac, les peintres Andrieu et Lenoir à
Montauban, précédés de quelques années par Logier dans l'Aude,
suivaient le même chemin sans cependant le théoriser.
verac

reconnaissent les Méridionaux à leur
reconnaître les occitans à leur langue".

a

cru

amorcer

en

mouvement de décentralisation

un

.

LA CULTURE
COMME ARME

îk LA DECENTRALISATION
EU

Dans

une

quelle mesure le fait de poser une langue et
culture non françaises dans et contre le système cultu¬
français entame-t-il le mouvement de subversion de ce -

rel
lui-ci

?

un rude coup porté au mythe
de la
française. C'est aussi démythifier le concept fran¬
çais de "culture" comme ensemble de productions artistiques
et intellectuelles, élaboré par et pour une êlitê, en
cir¬
cuit fermé d'autoconsommation : les couches populaires ethniquement françaises ne s'y reconnaissent pas, même si cet¬
te culture a lieu dans leur langue. Dans la mesure où
les
valeurs qu'elle incarne et la langue dans laquelle elle
s'
exprime se sont surtout maintenues dans les milieux populai
res, la culture occitane (et Bretonne, etc...) apparaît com¬
me une contre-culture par rapport à la française : l'ensem¬
ble des productions, traditions, etc... de toute une conmiunauté humaine. C'est poser un "ailleurs culturel"
(Castan)
dans le cadre même de l'état français et ainsi éclairer
la
question de la "décentralisation".

C'est d'abord

"Nation"

•Si

.

Or la démarche est formellement
identique
installation d'une "Ecole" à Céret, et d'un Festival

de 1'
d'Occitanie, patiemment établi à Montauban depuis une quinzaine
d'années malgré, entre autres, les réticences des autorités
locales

a
au
par la

présentation de son opéra "HELIOGABALE", a cru à la fin du
19° siècle pouvoir inverser le mouvement qui attire à Paris
toutes les forces créatrices de l'Etat français.
Après des études musicales à Paris Déodat de Sêve¬
rac retourne à ses origines culturelles et géographiques et
s'installe à Céret. Il y élabore une musique moderne,
mais
profondément ancrée dans le contexte occitano-catalan (cf.
Bartok au XX° siècle, qui après avoir fait de la recherche
musicale d'avant-garde retrouve et transpose en son
temps
la musique populaire de la Hongrie). Prouvant qu'il n'était
pas qu'un "sudiste innocent", mais qu'il comptait remettre
en cause la politique culturelle française dans son
ensem¬
appuyé sa démarche individuelle d'une courte thè¬
se sur la DECENTRALISATION
face à Paris, lieu privilé¬
gié de la création, Déodat de Sêverac note le désert envi ronnant et les conséquences de centralisme. Centre culturel
a

.

le

excellence, Paris est devenu paradoxalement le "foyer
l'épidémie" de déculturation : l'artiste déraciné
s'y
perd dans la recherche formelle. Appuyant sur l'importance
de la structure de l'Etat, oppose aux "Conservatoires régi¬
onaux...
simples succursales du Conservatoire de Paris" la

principal organisateur, s'explique
"Le Festival

veut d'abord

:

le

point de convergen
ce de ce
qui se fait durant l'année - au plus haut niveau en Occitanie ." Il
s'agit essentiellement de tisser à travers
l'Occitanie des réseaux entre les différents lieux et agents
se

de la culture occitane

.

le plan théorique, la mise en place
de
telles structures représente une force parcequ'elle oppose

Si,

sur

à Paris et à ses

fait et qu'elle

relais
prouve

tans et de créateurs,

provinciaux une décentralisation de
notre existence spécifique d' Occi -

faisant reconnaître la production

culturelle occitane au même niveauque les autres (Je tiens,
dit le marionettiste occitan
Jacques Gunaud.à présenter au

public international des spectacles d'une qualité technique
irréprochable, ayant pour support la langue occitane".), si
nous sommes d'accord sur ces nécessités, nous pouvons
tout
de même nous interroger sur l'efficacité, c'est à dire sur
l'impact au niveau des occitans, de ces réalisations .
* * *

1

.

de

10

.

UNE DECENTRALISATION
CULTURELLE "VE FAIT"

et

par

,

sultante d'un travail occitaniste sur la région durant tou¬
te l'année" Félix Castan, qui en est à la fois l'initiateur

VEOVAT VE SEVERAC

ble, il

.

Répondant à la question "le festival est-il la ré¬

L'EXEMPLE VE

Le musicien Déodat de Sêverac (1), dont on
festival de Montauban-Moissac célébré le centenaire

.1973

Si, comme le faisait
remarquer
F. Castan au
"Colloque" de Moissac, la décentralisation en
1973 est encore loin des prophéties de D. de Sêverac, n'est
ce pas parceque la sereine démarche de celui-ci est en fait
basée sur une illusion : celle de pouvoir transformer
le
système - et le contenu - de la production culturelle, sans
entamer en même temps un travail de sape du système politi¬
co-économique dont elle dépend
S'il a bien vu cette dépen¬
dance au niveau du système culturel français, 11 ne l'a pas
considérée comme essentielle puisqu'il a cru pouvoir
1' en
tirer et la développer à part .

2

3

.

.

Saint Félix de Caraman,

en

Lauraguais (1373)

Cêret(1921)
MUSICALES"
.(1907)

"LA DECENTRALISATION ET LES PETITES CHAPELLES
Ed. Le Courrier Musical, 29 rue Tronchet, Paris
Nous dirions de

nos

jours "un peuple...un pays

�«DECENTRALISER» LA CULTURE ?
îk LA FRAGILITE
CE CETTE

IMPLANTATION

Ce

ne

ce

qui

Force nous est de constater que ces

manifestations,
tant le Festival de Montauban que les "Rescontres Occitans"
d'Avignon, n'ont pas le public que la qualité et l'intérêt
des spectacles donnés mériteraient
D'autre part,malgré la
.

tentative des comédiens du "Théâtre des Carmes" d'animer
toute l'année les quartiers d'Avignon, il faut bien reconn¬
aître que les "réseaux" dont parle Castan.ne relient
que
des Points : des individus ou de petits groupes,et toujours

spécialistes de la culture occitane

des

.

"line culture ne peut se maintenir que si un certain
nombre de valeurs s 'intègrent dans la vie quotidi¬
enne du plus grand nombre".
Cette réflexion d'un spectateur à
montauban,
conduit à questionner concrètement ce public .

nous

sont pas des
se passe*en

apôtres; ils jouent, souvent très
bien,
Occitanie
Ils chantent, ils discutent.
.

Viallat et les
groupe proçèdent
gens se trouvent

peintres interventionnistes de

,

.

.

l'ensemble des occitans

Les occitanophones, ceux qui sont le moins dësoccitanisës et qui constituent le public potentiel,
paraissent
aussi les moins concernés par cette Culture Occitane qu' on

.

rfç POUR UNE REELLE PRISE EN
CHARGE DE LA PRODUCTION

on débat dans les théâtres et festivals d'
On ne peut même pas dire que ce soit en raison
du contenu : la France, parcequ'elle a fait de sa culture
une abstraction et du spectacle un
privilège de classe, les
.

simplement habitués à ce que le Culturel ne soit pas pour
Il n'est
plus possible actuellement aux ouvriers et
paysans de la région toulousaine d'aller à l'opéra au Capitole cornue ils le faisaient assez fréquemment 11 y a quel ques dizaines d'années
Ils se font donc -nécessairement- la proie de tous
les abrutisseurs publics des circuits français de radio
et
télévision
La solution n'est pas évidemment de
proposer
du Guy Lux"(il est devenu un
symbole...!) en Occitan ou en
Breton
afin de régionaliser la bêtise .mais de prouver aux
occitans que c'est d'eux qu'il s'agit
La
capacité subver.
sive de l'information culturelle occitane réside en partie
dans le fait qu'une grande majorité d'occitans ne savent pas
encore qui ils sont
Le Danger pour le système français,c'
est que cette majorité s'identifie à sa culture ,
que
et
ressurgisse un peuple, conscient cette fois de l'oppression
subie et en mesure de s'y'opposer
a

eux

;

CULTURELLE, ECONOMIQUE, POLITIQUE

présente et dont
Occitanie

son

de même et, choisissant d'aller là où les
pour peindre où exposer, donnent de l'ar¬
tiste l'image d'un être normal :
"Tout le monde est capable de dessiner,
insiste
Benedetto, comme tout le monde peut apprendre à jouer du
pipeau
Plus où moins bien, selon son habileté, mais tout
le monde le peut '.' La différence entre le prétendu "créa teur" et le préposé à la "consommation" du produit culturel,
la distance,est du domaine technique et non pas métaphysi que comme on a voulu le faire croire
Cette distance théoriquement abolie, reste le pro¬
blême de la prise en charge de la production culturelle par

Décentraliser, c'est donc refaire d'une collectivi¬
té à la limite de

la conscience de
soi
ce qu'elle n'aurait
d'être .: une force vivante.
"Une force à être contre" se posant en face ce qui
son développement propre, et du même coup une force

jamais dû

.

.

.

.

.

.

entrave

cesser

à devenir

.

phénomènes culturels sont trop liés aux phéno¬
économiques et sociaux pour qu'on puisse s'Imaginer
décentraliser/désacraliser la production culturelle sans
toucher aux autres branches de la production .
Les

mènes

A l'illusion de D. de Séverac et de nombreux "mili

culturels" de pouvoir

tants

implanter des lieux de pouvoir

culturel échappant aux structures du Pouvoir en général, R.
Lafont oppose la nécessité de créer des Lieux de Pouvoir au
sens plein : Dans l'Occitanie médiévale, jusqu'aux 1XIV" s.
on

a

vu

un

en même temps des
la France moderne un seul

Dans

culturelle,
centres économico-politiques.

certain nombre de foyers de création

qui étaient

siège du pouvoir ministériel

.

Lieu de création

:

Paris

Il s'y concentre donc

,

les

leviers de commande de l'Etat, tout foyer culturel étant le
lieu d'élaboration et de diffusion de l'idéologie dominante

(l'idéologie de la classe qui
duction et

Félix Castan:
"Le passage de la
conscience félibréenne

a en main les moyens de pro de commercialisation de la Production en gêné -

ral). De même à ce niveau doit-on considérer les modes
de
production comme des phënomënes»culturels et parallèlement
l'action culturelle comme un acte politique
Au sens
le
plus large du "Culturel" et du "Politique" la séparation
des deux s'estompe
.

la conscience

occitaniste..."

.

^

peut se fermer, de savoir quelle
est
la voie qui mènera le plus vite à la Décolonisation de l'Oc¬
citanie
Les "Occitanistes de la longue attente" ont espéré
longtemps que le combat culturel était le plus efficace .
Le débat ne

.

ne

Pour que l'activité
des intellectuels et artistes
reste pas lettre morte dans les lieux mêmes où ils pro -

duisent, la
ence

seule solution est sans doute, comme l'expéri l'a prouvé, de porter les oeuvres sur la place pu¬

nous

blique

.

Nous n'avons pas

les moyens matériels de concurenpar l'information (écrite ou audio-visuelle) le bourrage
de crâne dont les mass-media
gratifient nos concitoyens .11
nous faut donc trouver des formes"nouvelles"
ou plus direc¬
tes de prise de contact avec le milieu occitan
car
toute
création
pour si parfaite qu'elle soit, ne représente une
force que si elle cristallise la pensée du "plus grand nom¬
cer

,

,

bre ".

chan¬
de la CarNeyton
villages et les quartiers, â

Jusqu'ici, à notre connaissance, seuls les

teurs et des troupes théâtrales telles le Teatre
rièra ou la troupe
provençale réunie autour d'A.
ont réussi

toucher

en

ceux

jouant dans les

qui, précisément,

ne

vont pas au

spectacle

.

de luttes parcellaires
années . Il ne peut être non plus question de différer dans le mouvement
révolutionnaire la question de la Culture au profit
L'illusion

de

est

démontrée

des

seules

la possibilité

depuis

luttes

quelques

économico-politiques

Avec l'extension du mouvement

occitan

.

aux militants syndi¬

politiques etc. 1'Occitanisme prend nécessairement en
charge tous les aspepts de notre dénuement actuel pour cons¬
truire une société occitane entière .
caux,

*

*

*

.

Avignonais prendront-ils le relais ? Sans vouloir exextrapoler sur les intentions, on peut citer corme exemple
de décentralisation la Bergerie coopérative de La Blaquière
construite par. les paysans du Larsac malgré l'interdiction
des pouvoirs publics, outil de travail et réalisation
culturelle à la fois dans la mesure où cat édifice moderne
sera construit avec
le souci de garder sa spécificité
au
4

.Les

paysage

.

11

�Pour

changer. Cette fois, on va

parler de la lan -

spécialiste ni trop lettré.De
toutes ces qualités
n'auront pas lieu de se sentir froissées éventuellement par
les facéties qui vont suivre. Et on va aussi en parler
en
français puisque logiquement toute absence de choix défini¬
tif nous y oblige et ne nous sentant pas le droit d'imposer
des points de vue personnels. C'est en effet le projet
de
la "langue de référence" que nous allons évoquer. Une
lan¬
gue neutre, rigoureusement définie dans ses formes
et son
lexique, une langue acceptée et reconnue par tous les occi¬
tans qui ont quelque souci de l'avenir du pays, la
langue
gue sans
cette

être ni linguiste ni

manière, des gens qui possèdent

1'administrati

officielle des publications théoriques et de
on de chacun de nos organismes pan-occitans, une langue véhiculaire enfin dont le rôle clair serait de reconquérir

place occupée aujourd'hui par le français en Occitanie.
langue qui n'est pas utile étant logiquement inutile.il
convient de rendre son tutilitë
totale à la nôtre, soit ,
pour l'heure, de poser les conditions d'une telle éventuali¬
une

Une

lors les réactions de certains occitanistes "orthodoxes"
vis-à-vis de la tentation régionaliste de ces dernières an¬
cependant
nées. Ce moment, aujourd'hui dépassé contribua
résolument à lancer le mouvement politique.

Ainsi donc, pour ces raisons historiques et
tradi
tionnelles, l'Occitanie aujourd'hui se trouve être la seule
nationalité opprimée, à notre connaissance, où l'on se pré-

plus de la promotion des
linguistique générale.

ocupe
forme

dialectes que de celle d'une

DECOLONISATION
• LE TEMPS
VE LA

On

a

déjà certainement comparé notre

langue

â un

miroir brisé. C'est à dire qu'à défaut de voir notre image
reflétée sur toute sa surface, nous nous voyons en plus pe¬
tit sur chacun des éclats. Chacun des parlers, unités de ba
se réelles et définissables au-delà des dialectes,
s' est

développé de façon relativement autonome et a résolu
ses problèmes d'intercompréhension en particulier.

tous

té.

L'OCCITAN EXISTE...
Non seulement une telle langue ne porterait
pas
préjudice à nos grands dialectes, mais au contraire leur
permettrait un développement et une normalisation autonomes
souvent contrecarrés par un souci un peu forcé d'intercom préhension. D'un autre côté, il paraitrait un peu
de gaspiller son temps et ses forces à vouloir ériger cha cun de ces dialectes en langue scientifique, pour ne
citer
que cela.
Tout occitaniste se devrait donc de connaître
et
de promouvoir à la fois son dialecte et la forme standard
de la langue. C'est à partir de son dialecte connu que cha¬
cun devrait s'initier - et non apprendre - à la koiné
nou¬
velle. Pour les Occitans non enracinés, émigrés ou citadins,
la meilleure solution est bien sûr la plus générale. L'ap prentissage aux dialectes, toujours plus difficiles,
peut
alors se faire, s'ils le désirent, plus aisément après
ce
premier palier.

ridicule

Au rythme où évolue la situation occitaniste, com¬
réagirons-nous dans l'éventualité d'un raz de marée
que pourrait constituer l'émergeance d'une nombreuse
jeu¬
nesse sur les plans culturels et politiques.
Nous nous moquerons d'eux si nous les
envoyons
aux cours pseudolinguistiques' que nous avons subi nous
mê¬
mes.
Il leur faudra une langue, non une belle gerbe de par¬
lers, un outil, une arme pour l'avenir.

ment

Imagine-t-on seulement cette belle occitanie,
zé¬
d'isoglosses en large et en travers, franchir au galop
le cap de l'an 2000 ? ou peut être ne se pose-t-on pas
la
question ? ou refuse-t-on de forger à notre langue les seu¬
les armes de la survie. Telle n'est pas l'attitude de Roger
Teulat dont nous allons évoquer les récents travaux.
Le
grand mérite de cet auteur est d'avoir posé des problèmes de
fond en vue d'une utilisation pratique de la langue et d'a¬
voir essayé d'y apporter des solutions à partir d'une réali
té vivante. Sur ce dernier point, à quelques détails
près,
on a rarement dans de tels ouvrages une si vive impression
brée

de vérité et de concret.

L'usager ne connait guère que des parlers, qu'il
appelle des "patois", et a rarement conscience du dialecte
auquel il appartient. Certains de ces parlers ont eu
une
certaine fortume littéraire : 1'Avignonais, le Marseillais,
le Toulousain (mondin), le " fuxéen" (Foissenc), etc... Des
amis belges, citadins, lisant le"pur" flamand dans
leurs
journaux et l'écoutant à la radio et à la télévision,
me
confiaient gaiement qu'ils ne parlaient entre eux que l'af¬
freux dialecte de Gand . Une telle pensée linguistique, lo¬
in de l'esprit français, pourrait être favorisée en Occita¬
nie. On interprétera aisément l'épithète que nous venons de
rapporter mais il n'en est pas moins vrai que, dans la cons
cience de ses locuteurs, le parler de Gand parait insuffi sant pour soutenir à un certain niveau et dans un
certain
espace les échanges culturels nécessaires à la nationalité
flamande. A un certain stade (dans les journaux...)
il
laisse la place à une forme plus commune et plus dévelop pée de la langue.
Il ne s'agit pas en effet aujourd'hui de choisir
comme "langue de référence", un parler populaire forcément
limité dans bien des domaines et ayant accueilli souvent
des solutions que nous devons juger inacceptables (francismes). Il convient de dépasser toutes ces formes ou plutôt,
de leur trouver un prolongement.
C'était le temps de la colonisation. Maintenant se
trouve ouvert celui de la décolonisation. A La "force
des
choses" nous opposons une volonté consciente et lucide.Mais
nous ne devons pas ignorer qu'elle
fut l'évolution de no¬
tre langue, quand elle s'est effectuée normalement, non die
tée par une influence étrangère mais par des besoins inter¬
nes.

Une attitude

bien elle

COLLECTIVE
•UNE
RESPONSABILITE
un acte révolutionnaire",avons
premiers numéros. Parler
Occitan,
mais non parler "patois". Inverser le processus de la colo¬
nisation mais non le continuer. Le félibrige traditionnel
n'avait pas posé ce problème de l'unité linguistique ni
vraiment de l'épuration des dialectes - puisque ne reconnai
ssant pas aux occitans une responsabilité collective.
Le
mistralisme post-mistralien, sans poser non plus
des ques
tions de fond, tentait d'imposer une norme purement littë raire, imparfaite à bien des égards, et échouait heureuse ment en face d'un public aux exigences plus concrètes.
L'
I.E.O. se faisant l'héritier de la pensée du Félibrige
sur
le plan de la promotion culturelle de l'Occitanie - mise en
valeur de tous les parlers, tous les dialectes - contribu -

-

dit dans

un

de

nos

régionaliste.
Plus comptait l'originalité et la vérité de l'expression que
la forme linguistique qu'elle pouvait prendre. Une telle
titude de fidélité à l'esprit au delà de la lettre, devait
permettre la création d'une conscience commune occitane dé¬
passant tous les patriotismesde clocher. On comprend
dès

ait à délivrer

12

ces

éléments de leur gangue

s'appuie

sur

—caud / caul

:

/ mond
vern / vern

a

mon

"larler occitan est

nous

contraire est purement

réactionnaire
de la lan¬
une époque
à dire à

des ilotsarchaîsants
gue - elle nous ramène des siècles en arrière, à
antérieure à l'élimination des homophones, c'est
une époque où la prononciation était différente.
Comme nous le montre R. Teulat :
Cal/ Cav
a donné : cal / calvet
sal / sait
: sal / saut
ou

-

donné

caud / caulet
/ monde
vernie) / verme

: mon
:

"e" d'appui, des diminutifs ou aug-]
mentatifs, perdant leurs significations ne servent plus qu
Et encore,

à

des

maintenir en certains^cas des consonnes fugitives.
ceci revient à ignorer que "m" final se prononce

rer

Igno

tou¬

finales tombent quand
elles
sont en position double, etc... c'est privilégier la
se"'.®
vision écrite de la langue -la seule forme de communicati¬
on dé ces dernières années-. C'est tenir pour nul et non a
venu l'apport des occitans à leur langue depuis le 15° siè¬
cle, c'est avoir d'étranges conceptions occitanistes
e
linguistiques, c'est avoir le regard un peu trop fixé ver
jours "n", que des consonnes

la

Catalogne.

autant
situation pré¬

Nous devons dans ce domaine, rejeter tout
le "réalisme" démagogique - maintenir (?) la
sente comme le préconisent encore certaines écoles

félibrépar rajj~
entaché de

dénonçant une dépendance inconsciente (?)
port à une autre culture et uq certain mépris,
populisme, de la sienne propre, qu'un occitan de

ennes*

-,

confection.

�plus propre encore à vider l'Occitanie de sa substance pro¬
fonde. En général, ce sont trop souvent des aliénations pro
catalanes et anti-françaises ou inversement qui règlent sou
vent le sort de notre langue, notre histoire de
colonisés
nous ayant habitués à ne nous définir qu'en fonction
des
autres, de ce que nous devrions être ou ne pas être par rap
port nécessairement à une norme établie. L'Occitanie et sa
langue doivent se définir aujourd'hui, de 1'Intérieur,selon
les besoins des occitans et leurs besoins concrets.
est encore de bon ton chez certains

Il

militants

toute politique culturelle "autoritaire" et l'on

de refuser

dans le sens d'une unité linguistique, de laisser
qui finira bien par se faire tout seul
gré du développement des luttes
L'évidence d'un tel

propose,

faire simplement ce
au

raisonnement parait frappante dans un pays où l'on
parle
aussi massivement l'idiome populaire
Des chercheurs ten
teront de définir une norme moyenne - en synchronie et diachronie, comme la graphie, permettant 1'intercompréhension
tant dans l'espace que dans le temps -. Leurs activités pa¬

avec

le P.N.O.

ou

les formes occidentales

iait, lait.naeit,

défendues par J. Taupiac ?
mots

Traduisons selon les principes successifs,
français du vocabulaire familier : lait, laid,

trois
côtl.

(deux homophones).
Nous obtenons ainsi

:

lach /

lag / latz : [lach], [lach], [loti), (deux fiom).
avec dépalatalisation
(P.N.O.) : (iota), [loti), [loti).
( Vioii homophones )
lait 1 lag / latz : [layt), [lach), [loti). [tant hom.)

-

-

-

On peut constater en outre que ces dernières réal1
sations, lait / nuêit, etc... communes, à la Gascogne,'
au
Languedoc occidental, à l'Auvergne et à la Marche, ajoutant
deux sonorités supplémentaires (ayt / eyt) à 1'Occitan,n'en
suppriment aucune.
Le même

raîtront suspectes.

problème est posé par la réduction à deux
ou à un (ts) des trois phonèmes, "j", "dj" et
"ts".... Dans tous les cas, une prononciation générale clai
re devra différencier le "j" de "passejar" (cf. J. Français)

leur choix sur

du

Ils porteront unanimement et fatalement
le languedocien comme base de leurs travaux:
ceux là même qui admettent difficilement la notion de colo¬
nialisme français, avanceront le concept puéril "d'impéria¬
lisme languedocien". Nous nous faisons pourtant un
devoir
de les rassurer : les populations de ces régions bénies des
philologues se foutent complètement des privilèges qu'on
semblerait injustement leur accorder, qu'il soit rappelé qu'
elles n'apprennent plus l'occitan à leurs enfants et que de
toute façon il y a de moins en moins d'enfants. Précisons
encore que nos linguistes sont en majorité gascons et
pro¬

(dj et ts)

"dg" de vilatge" (cf. G. Italien).
Ces traits empruntés au languedocien - à 1'Occitanoccidental règlent définitivement le sort des homophones
"populaires".
Au delà pourtant, dans la langue "savante" ou "se¬
mi-populaire", règne une certaine confusion dont Teulat, 1'
un des premiers, a pu s'alarmer. Cette confusion est produi
te par l'introduction massive de mots nouveaux, issus
pour
la plupart du fond commun aux langues latines et d'inventi¬
on

récente.

vençaux.

JE LAI RENCONTRE !
• LES MOTS SAPANTS

• UNE KOINE

ET SEMI-POPULAIRES

MOVERNE

L'idée du rôle du Languedocien, ou plus précisément
de l'occitan moyen - ensemble guiennais-languedocien
de
J.

Ronjat - cornue synthèse naturelle de l'ensemble des dia¬
lectes, est depuis longtemps reconnue. L'Occitanie se trouve

décentrée

le sud

vers

C'est

.

un

fait constatable et

consa

cré depuis l'occupation romaine .
de
On connaît le rôle
la "gouttière" Bordeaux-Toulouse-Provence . On peut définir
le Languedocien comme une zone protégée historiquement
de
la contamination étrangère en particulier par
les autres

dialectes,

au

Nord à l'Est et à l'Ouest, dont il

cependant les influences, et au sud par la
quand même la meilleure protection ...

mer

recevait
qui est

Les questions qui se posent maintenant :formes par
ticulières, phonêtisme, lexique etc., ce qui pour certains
revient à dire "quel Languedocien ?"
Mais est-il besoin de délimiter un territoire
où
se parlerait en Idée un Occitan en tous points satisfaisant
et de l'imposer comme modèle ?
Il est évident que toutes les réalisations d'un mê
me parler ne sauraient
toujours convenir / Roger Teulat
choisit un "Polygone" au nord de Toulouse, mais en
évacue
la forme dëpalatalisée de
"fach" (fats)... Il paraît plus
simple d'inverser le problème et de choisir, sur les bases
du Languedocien général, des formes répondant à des critères
de clarté,
commodité,et occitanité et de s'assurer simple ment de leur vivacité ici où ailleurs
Nous gardant de
tout jugement subjectif à défaut de pouvoir adopter la plus
"belle langue" (par rapport au français assurément!)il nous
est possible de déterminer
quelle est la meilleure pour une
utilisation orale et totale : Une langue suffisamment lim pide pour s'adapter à tous les gosiers, qu'ils solenL"Aquitano-Pirenencs"ou "Arverno-Méditerranéens", selon la classi

Teulat que, si nous devons faire
la plus large place à des formes du vocabulaire courant
qui pour certains d'entr'eux disparaissent du fait de l'ë
volution de la technique et pourraient se trouver ainsi ré¬
utilisés - en vue de désigner certaines abstractions en li¬
eu et place des barbarismes grecs ou latins, dans
l'usage
de termes fondamentaux il semblerait bien utopique de pré
tendre révolutionner le langage. Teulat, dans le but d'évi¬
ter la confusion de ces mots scientifiques et de leurs cor¬
respondants populaires de même origine, préconise une plus
grande fidélité à l'étymologie dans la prononciation
des
premiers. La prononciation "étymologique" est une tentation
répétée chez notre auteur et avec laquelle nous ne saurions
toujours être d'accord.
Nous ne pouvons le suivre en tous cas sur ce
ter¬
rain en ce qui concerne la formation des mots "semi-populai
res". La langue de tous les jours doit conserver totalement
son phonêtisme particulier. La prononciation traditionnelle
doit bien entendu être considérée comme la seule
Occitane.
Les mots et réalisations communéments admis de la
langue
parlée doivent prévaloir sur toutes considérations fussentelles étymologiques. Teulat donne l'exemple de l'opposition
"accent / absent", prononcés tous deux "atsen" (en fait, le
premier se réalise aussi en "acen")d'après la loi d'assimi¬
lation des consonnes. Il propose en ce cas des prononciati¬
ons telles que "aksen" et "absen".
Nous pensons avec

-

.

fication de P. Bec
Il

ne

nous

.

est

pas

possible ici de discuter

tous

les points particuliers, les nouveautés et les audaces
de
la Grammaire de Teulat
Nous évoquerons seulement quelques
traits qui nous paraissent
.

la

importants dans les domaines

prononciation et du lexique

de

.

• LE PROBLEME

DES HOMOPHONES

homophones populaires sont nés de la nécessai¬
re addition des
parlers qui constitue la langue moderne. Le
dialecte "naturel" ignore de telles confusions abolies par
l'usage. La solution, à notre avis, serait alors d'élargir
au maximum l'éventail des sonorités
après celui du lexique.
Doit-on choisir les formes orientales, fach, lach, nuech ,
avec Teulat, les formes centrales, (fats), date), (nuets)
Les

Bibliographie
M

AOTALRS' DE

L'IEO,4-°série T.II n°6.1972

31 Toulouse ,
-k"0BRAD0RS", C.E.O Université Paul Valéry
B P. 1833-66 Montpellier 34 . Nf 2 nlle ser.
j'"lu LUGAR" B.P. 232 .limoges 87.N° 6 et 7.
d- "Grammaire... " de R. TEULAT, coll.
"F orra—
Borra" Lycée de Villeneuve sur Lot . 4 f .
"OC",'11

numéro 240

V.

rue
.

—

Croix Baragnon

.

,

"

simplement que de ces deux termes, le
le premier et qu'il est prononcé selon 1'
habitude générale - il serait curieux de vouloir imposer en
Occitan, des phonèmes que les vrais occitanophones ne sau raient pas prononcer - ; le second étant importé par
le
français à une époque récente et utilisé seulement dans un
certain langage écrit, suivant en cela l'usage populaire
examiné plus haut, le plus simple serait de l'éliminer
au
profit d'un mot plus populaire et qui aurait le mérite d'ê¬
tre original. L'immense réservoir du vocabulaire occitan
Remarquons

plus répandu est

13

�plus appréhendé comme une calamité que comme
richesse de la langue. On pourrait reprocher fraternel¬
lement à nos chercheurs de manquer parfois d'ambition et d'
semble souvent
une

Chanson Occitane

imagination.
système enfin pourrait être généralisé d'autant
plus facilement qu'il n'affecterait que des termes peu ré¬
pandus et des conceps abstraits. Un autre exemple donné par
Teulat, celui de l'opposition "acte / apte" prononcés "at~
té". En ce cas, le second terme, particulièrement
doulou¬
reux au conscrit, devrait être chassé de notre vocabulaire.
Ce

collègues, Roger Teulat se

Comme tous ses

déclare

"imzAtiont non EXymoZogiqueAi"
et
on ne comprend pas. Il ne faut pas
écrire "a-n-aquel" ni "diga-z-o" mais on peut conserver
la
forme "as-Ais". Et la prononciation dans tout cela ?
Dans un autre domaine, Teulat prend position pour la pronon
ciation en "oué" des diphtongues "ue" : "fuèlha" (fouèlio)
"puèg" (pouèah). Nous serions davantage partisans, pour une
langue de référence, des réalisations"/iíáZNa" (fèlio), plus
limpides sans doute - mais une normalisation à ce niveau
est-elle souhaitable ? -, prêchant pour notre paroisse,nous
proposerions alors notre doux "auèi" contre l'imprononçable
"uèi". Mais il s'agit sans doute d'un choix "subjectif"; de
pour la suppression des
le maintien des autres :

la même manière,

les "inventions" de chacun doivent

Nous

reçu

le texte suivant

:

Face aux tentatives d'implantation du "Show Busi¬
international
sous sa forme parisienne de récupéra
tion de la chanson Occitane (Philips) ou de la volonté d'a¬
cheter les chanteurs occitans de Ventadorn (Polydor
Pathé
Marconi etc ....)nous avons décidé de prendre position
sur
un certain nombre de points..

ness"

,

,

Après déclarations personnelles polémiques

,

sur

travail effectué par les chanteurs de Ventadorn
de
la
part de Joan Pau Verdier (article dans Lutte Occitane
n° 8
le

,

aujourd'hui dans Chanson n°l) et des prises de positions
personnelles de la part de chanteurs tels que Maria Roanet
Toni Rodriguez et Patrie
nous avons jugé bon de rédiger
et

,

déclaration collective

une

:

tou¬

jours être présentées comme telles, comme telles discutées

Nous n'avons

+

confrontées à J'autres

possibilités. Les exemples de néologismes absurdes sont nombreux dans les textes
modernes
et il arrive qu'ils soient innocemment repris....
et

avons

tel

chanteur

re

d'une manière militante

ni à participer
d'expression occitane
à
une
démolition systématique de personnes qui ne travaille¬
raient pas dans les mêmes conditions que nous
c'est à di¬

D'ADENIR

,

,

Par

+

• LES SOLUTIONS

à juger ici de la valeur de tel

pas

ou

contre

.

lorsque

,

ces

acceptent

personnes

d'entrer dans des maisons de disques parisiennes
apparte¬
nant au "show business international"
nous devons
réagir
,

Devant les programmes

prestigieux de "l'Université
d'été", où l'on utilise l'occitan à l'enseignement "de mati
ères non occitanes", un occitaniste pourrait réagir de deux
manières différentes, soit par l'enthousiasme,
soit par la
frayeur. Nous ne doutons pas des compétences ni de la bonne
volonté de chacun des conférenciers qui apportera à cette
occasion son expérience personnelle et le résultat de
ses
recherches, nous regretterons simplement qu'ils n'apportent
souvent que cela. Où sont publiés les travaux sérieux
por¬
tant sur le lexique propre aux mathématiques, aux
sciences
naturelles, à l'histoire de l'art, à la cuisine, à la spélé
ologie
Nous attendons un bon dictionnaire normatif
qui arrivera bientôt mais qui sera forcément imparfait
et
discuté
Nous avons apprécié chez Teulat, une liste
de
"francismes corrigés" mais un-tel travail devrait êtr'e dé¬
veloppé, en priorité, en raison de son utilité immédiate.

trusts

ces

conquérir
de

Comment impose-t-on une forme linguistique idéale:
des traductions en particulier. Celles d'André Lagarde
jouent en partie ce rôle mais ne suffisent pas malgré leurs
grandes qualités. Si l'on choisit une langue "standard", ce
sera là le meilleur moyen de l'i'Mustrer, de l'assoupi ir.de
la définir, de la fixer. Le meilleur moyen pour les
écri¬
vains de s'émanciper de la culture française serait
sans
doute d'être attentifs à ce qui se passe partout ailleurs,
et des ouvrages, Espagnols, Catalans, Italiens ou
Polonais
que nous aurions un certain intérêt à lire, ne sont pas tous
traduits en français. Nous accordons aussi beaucoup de con¬
fiance
aux traductions françaises de chroniques latines re
par

latives à notre histoire. C'est le cas entr'autres de celles
de Guillaume de Puylaurens : La guerre des albigeois. Le ré
cit de l'épopée du "Prince Noir" en Occitanie n'a connu,
à
notre connaissance, aucune édition intégrale en
derne. Mais il conviendrait encore de connaître

langue
qui

ce

mo¬
nous
prose

de rééditer certains textes de
non pour des linguistes mais pour des lecteurs
et, à cet effet, la plus légère modernisation exige au mo¬
ins de s'appuyer sur une norme. [Ex. : Chronique des Comtes
en

propre,

,

Mais

l'idée d'occitan général implique celle
d'un
accord tout aussi général des occitans de toutes
provinces,
elle implique aussi chez chacun un sens
profond de ses res¬
ponsabilités et une certaine discipline à admettre les déci
sions majoritaires. Quoi qu'il en soit,
pour l'heure,
les
seules normes
auxquelles nous devons nous conformer
sont
celles de l'L.E.O., qui seul saurait avoir la
mener

à terme

1'écho.

ce

débat

compétence de

-

dont nombre de revues

se

sont fait

su

profit de tel

au

,

uns

les

ou

autres

donner

se

et

ou

tentatives

Les

.

la

que

continuer à

va

tel trust dont

nous

ve¬

,

,

.

.

.

,

,

,

pagnie

.

+ Nous
invitons les organismes culturels et
poli¬
tiques occitans à ne pas se prêter à l'entreprise de récu
pération de 1'occitanisme amorcée par les trusts et à adop¬

position semblable à la nôtre

une

Quant à

.

prêterons ou nous refuserons
notre concours à des manifestations
organisées par ces or¬
ganismes selon la position qui aura été adoptée par eux .
Nous éviterons ainsi le malentendu créé par certains
qui
consiste à faire de ce choix politique une question de per¬
sonnes

+

et

nous

,

.

Occitanie
nie

nous

choix

Notre

clair

est

et

définitif

qu'est née la chanson Occitane
des

sur

c'est

:

C'est

.

clairement occitanes

bases

qu'elle doit vivre

en

Occita¬

en

occitanistes

et

.

prise de posi¬
Mais nous assumons
les risques de cette initiative en toute lucudité
La ba¬
taille prioritaire est aujourd'hui la mise en échec
de la
récupération par le capital du renouveau occitan
nous la
mènerons jusqu'au bout
+

tion

Nous

résoud

ne

conscients que

sommes

les problêmes

tous

pas

cette
.

.

,

.

cas

est
tans

N.B : Cette prise de position n'affecte en
aucun
initiatives des ballets Occitans dont l'experience
antérieure à la création de maisons de disques
occi¬

les

,

ni à celles de chhnteurs travaillant

maisons

occitanes

Vicenzuto

,

nous

Delbeau

,

,

Fait à Avignon le 21

Signé
Nicòla

,

Daumas

Maria Roanet
Bramarie

,

Patrie

:
,

d'autres

avec

Dostromon
Estela et J.
les invitons aussi à prendîre position
:

de Foix).

Bien d'autres travaux seraient nécessaires,
nous
pensons encore à des rééditons de recueils d'expression po¬
pulaires qui contribueraient à décoloniser un langage
mo¬
derne qui se souvient trop de ses origines universitaires..

a

d'être l'objet et
que nous
avons repoussées
sont le signe d'une volonté délibérée de
main mise
Les chanteurs occitans soussignés refusent
de
cautionner les vedettes d'expression occitane que les trusts
français ont lancé ou lanceraient
Nous n'avons pas
tra¬
vaillé cinq ans pour en arriver là
+ Dans
ce but
nous refusons donc de nous produi¬
re
en public aussi bien qu'à la télévision
en leur com¬
nons

+

SUR UNE NORME

appartient
classique,

les

occitane

profiter du public

:

imposer leur marchandise

pour

,

débauchage

évident

but

un

chanson militante

ter

• L'ACCORD

ont

,

Juillet 1973

Marti

,

Longamai

Franco

.

,

,
Mans de Breish ,Beltrame,
Los Caminaires
Yves Roqueta,

Mauris

,

Toni Rodriguez

,

Miquèla

cependant posée

:

certains

,

.

Une tâche nouvelle est

nous reprocheront d'avoir
le lierre qui couvrait la maison, de l'avoir conso¬
lidée ou recrêpie. D'autres, justement de n'avoir fait
P"e
cela alors qu'il fallait rebâtir. Que nos
régionalistes sa¬

nostalgiques, amateurs de ruines,
arrache

chent aussi
sauvera

que

c'est

les meubles.

en

reconstruisant le toit

que

l'on

�TELEVISION

*

la

Mon

a

respondut

pas

esperavi pas

a

la letra dubèr-

sembla que nostre orne se's

me

;

.

der.
te

ara,

dire que i a pas grand

cal

me

causa

de

Benlèu los noms de quauquas émissions... mas sabè
la lenga es estada totjorn per nosautres
en

cambiat.

totes que

m.

La lenga, voli dire lo vacabu.
télévision coma per los camins
grands. T'es avisât segurament qu'un pauc pertot en çò nos¬
tre te meton "chaussée déformée"&gt; o plan "risques de trous"
pas
quand es força malaisit de passar amb una veitura. Es
car

bian

lo

de s'atelar a las obras. A la talevision cam-

coma

l'émission,

de

nom

las causas, elas, cambian

mas

que

cantavan coma o diguèron un

franceses

los

cantas,

côp èra.

Benlèu

quand.te'n vas al trabalh, sens cap de besonh

tu,

d'aquelis farluquets que nos venon esquiçar las aurelhas
gaire ben cada jorn. Elis se devon pas esquiçar lo
ganitel
pr'amor que los i cal un molon d'aparelhs tecnics per
los
poder ausir. Encara es pas trop marrit sus las cadenas nacl
onalas... mas te caldria ausir aquo lo dissabte a l'émissi¬

regionala. N'i a totjorn un escabòt que s'ensaja. De los
veire te fa pensar qu'es un benastrugament de pas aver qu'u.
na mieja-orada
cada setmana ! Cal dire qu'en defora d'elis
sembla que las inauguracions e lo torisme son lo grand afar
on

d'ençò nostre.
Me

t'agradan

ons

*

diras

aqui davant

"mas perqué

:

se

las emissi

-

?"

pas

còp òm espéra.
pauc coma la vida. N'i a pas força per se far sautar
la clòsca iquor'a s'acaba un marrit jorn. Deman sera melhor.
...e
pi/li d'un jorn a l'autre cadun tira las setmanas e los
D'un

Es

costat

as

rason.

Pas mens,

daissa endevinar

que

de ço que que

un

pauc

la

tasca d'alestir

frar

cada

Sustot que de cops que i a t'arriba un film qu'aviás
enveja de veire o de tornar'veire. 0 tanplan t'arriba un ôme vertadièrament
liure, una personalitat que se pot pas ai

E alavetz Guehenno, Rostand, Malraux...
(oc!) te pagan totas las oras perdudas . E te fan planher
que d'autres que poirias tanben dire quicom d'essencial
sian
convidats

pas

cadena

aicí

rem

a

l'autre

o

la fin de l'an

,

pertot, o gaireben pertot . Al mens
.M'èri pensât qu'aquela tresenca cadena

séria

Tolosa

las paraulas del fonccionari
lo ciutadan . Las régions
auràn

pensa

émissions

,

de

tôt

biais

amb

tèma

un

Vas

comprene, Pèire
Imagina-te un moment que sias un
quauqu'un amb idèas e que podes tocar a la porta
d'
regionala . Te présentas amb un quicom d'intéres¬
sant, de fort, plan enrasigat dins una actualitat que los
pro.

o

direccion

una

blèmas

essencials

las

causas

i

passan

parlar d'un costat

Alavetz

te

.

Tôt

aquo

t'agafan las tripas

que

lo mandan

e

de l'autre

Paris

a

.

plan pastat coma
sabes
.
0 as fait legir , n'as
Te lo podon pas refusar.

...

Aqui començan las maridesas . Paris es luènh . Los pro*
an pas per élis l'interes que t'a semblât
.

blèmas de ton rodol
Elis

an

"nacionala"

vista

una

ton

te

sia

lo mestre

de

las

causas

.

E

dins ton

recan¬

qu'una causa ; cercar lo pintoresc de
ton
pais, 1'originalitat que cadun i espéra trobar ;mas pas
benlèu
la vertat... Puèi es pas talament segur que quauqu'un d'aici
demandan

pas

d'obra de

l'afar.

Vendràn los tecnicians

los

e

.

.

çô

voliás cridar

aura près un ton qu'es pas lo teu, un resn'auran pas gardat la vertat mas una punteta d'aquf enlà, per 1'autenticitat . Un
pauc
coma aquelis
cofiments
de
crompa que s'i ajusta una pinha de pruna o de pressée per engaque

son

que

nar

son

mond

.

Me

voldria enganar, ieu... e que
sia vertadierament la votz de cada région
De

volontat

.

biais,

tôt

Ai

amie

un

fan

Te

passar un jorn e
Pel moment,

per

toristas

.

sembla pas que te calgue crompar la TV.
Embraça
lo cop venent, ço que me pensi .

me

plan totom a l'ostal e.ensaja de te far contar quicom
Valdra plan mai que nostras velhadas .

menina

la

Te saurai dire se

.

consi l'an passada

escriure,

tornarai

.

auremun mejan de nos acertenar d'aquela
qu'a préparât una émission sus Andorra en

pintoresc

de tôt

defora

cadenaà

la tresenca

la

per

.

ìfc ALBERT SERONES

.

la
l'auséria

P.S, Anava oblidar ! Ai legit endaoom que van tornar balhar Los
Catars cap al mes de setemer . Ensaja de l'anar veire enco d'un
vesin ... M'èri plan cresut que mai los tomariam veire

*

*

UNIVERSITE
Au

moment

sort

•H- OCCITANS A PARIS

D'ETE

OCCITANE
où

numéro

ce

d'Occitania Nova

ou

numéro

àu

Lyçée

,

A

.

LION

tudis Occitans,

69004,

Lyon

d'un

Creacion

:

CRDP,

al

49

Centre
car.

Régional d'EsP. de Lassalle,

.

non,,

pouvez

vous

occitanes

:

S

aile
Bois de Vincennes

la

Tourelle,

M.

Baiche

M.

Giordan:"le discours

:

cours

5

"Creacion"

sector

libres
BODON

dins
:

La

rie-Occitanie .
M. Redjala : Initiation

GOUGAUD

ï

DELTEIL
VASELHAS

:

Lo

Cap

Nàstre

colleccion :

Estèla

del Camin
Senher

Centenari.

del

A

TOTS»

lo Segond

Chantebelle,

Sirergues, 84 SA1GNON)

.

50

r

.

aux

nationales : Berbeproblèmes des minorr

bassin méditerranéen

.

34000

Lo

ANNIVERSARI DE LA BATALHA

dimenge

florira lo

9

monument

de setembre, la

Vila de

comemoratiû de la "Bata-

ont moriguèt Peire II d'Aragon .
del ser
es lo
DISSABTE B, 9 ores
a
la sala de las fèstas, que los occitanistas vos
convidan a una velhada de cançons e discutidas
,
amb Teresa Rebull, Renat -Juriè, e de cantaires oc-

lha"

de 1213

Mas

Coma

SECTEUR
l'j.E.O.,

^.MURET: 760°
Muret

.

perdonam pas .
PE5SAME55A:/De fuòc amb de cendre
:

dans le

.

occitan contemporain: é-

l'I.E.O.publica

de

novèla

sa

Santa

.

de langue occitane

criture/politique" &gt;
M. Lapassade :"les minorités
tés.national es

Lo

,
Octobre 73 : étudiants
participer auxgroupe d'études
de
230, BAT.D. 2°étage,route

DE VINCENNES

UNIVERSITE

de Villeneuve sur Lot,47, la
II0 Université Occitane d'Eté
qui se terminera
le 5 septembre
par une Assemblée Générale de
1'
I.E.O.. Nous en rendrons compte dans le prochain
déroule

«

es.

Los qu'avem s'i.fisan pas per far una
obra "nacionala"
E de fiai en cordura, de jutjament en jutjament, la teva idèa se sera vestida de parisenc . Un côp de
mai
pecialistas d'amont

*
se

la

sus

.

.

jorn nos an dit qu'abans

L'autre
tresenca

.

jorn

un

.

.

escrivan

meses.

engabiar

Bretanha

travers

a

se

un

sidament

de

Aquelas émissions serbn presentadas
a
las
personalitats responsablas de Paris abans d'esser retengudas .
Pareis qu'o cal atal pr'amor que son émissions nacionalas
Mas
forças causas son pas ditas encara e son elas que me fan chi -

région meteissa

fait

fa qu'ai pas tengut lo compte de res.
Som
pas segur que d'una causa : es que los cantaires e los amusaires mancan pas. Elis, cantan. Ara, me som pas avisât se
Co

e

far

0 talament pauc !

pas.

d'Occitània,

ornes

de mai,

cop

.

França un bon mejan d'accion.
lari.... N'es un pauc per la

tant

o d'endacbm
Per ara, o
disi
a
setmanièrs . Sem¬
bla que van cercar dins la primièra
o la segonda cadena tala
émission passada quauque temps i a e t'en tornan assadolar
las
gents
D'aquela tresenca cadena, n'ai parlât fa pauc amb
un
responsable de pr'aici . Un brave orne, que coneis plan son afar
.

.

un pauc en.

ganat sus lo seu ròtle e qu'es pas jamai qu'un director miejament liure, çò que fa que pòt pas gaire parlar en defôra
del vejaire de quauques ornes politics qu'en lo vertadièr po.
Per

balhada als

Un

cresi que m'èri enganat
la legida de las presentacions de
programas

11 mandèri dins lo darrièr numéro d'aqueste jornal

que

M'i

l'ORTF

PDG de

Lo
ta

votz

mai

Peire,

car

.

LITTÉRAIRE de
C.C.P. 1666.32,
MONTPELLIER.

citans

•

15

�îjî

MAIN BASSE SUR LE SOUSSOUEOU

Le Soussouëou est
dans le Haut Ossau.

un

torrent qui descend des Pyrénées

Sa vallée débouche sur un magnifique

pla¬

traditionnel de pâture. Cette vallée est un des der¬
refuges de la faune pyrénéenne : ours, lynx, isards, her¬

teau, lieu
niers

«AMENAGEMENT

»

mines, aigles....

pouvait que tenter les promoteurs. Artousstation de ski avec 7000 lits, coût total
de l'opération 17 milliards. Le projet prévoit un tunnel d'accès
de 3 kms à la station dont l'accès serait réservé en priorité
aux propriétaires. Un seul obstacle,de taille, la zone est clas¬
Tout ceci ne

te S.A.

du TERRITOIRE

a

proposé

une

sée avalancheuse.
On remarquera
Parc National.

L'AMENAGEMENT DE LA COTE AQUITAINE ET DE LA COTE BASQUE

«J;

aussi ccrment

Ceci n'arrête

pas

a

été fait le tracé

du

le pranoteur qui reçoit l'aide

gouvernement et une subvention de 300 millions du Conseil Gé¬
néral, pour qui le tourisme est la seule chance pour la région
(on entend bien souvent cet argument en Occitanie, ces derniers
du

temps).
Le 20 Avril 1972,1e gouvernement Chaban-Delmas a ap¬
prouvé le plan d'aménagement Biasini de la côte aquitaine.Ce

plan repose sur un principe général :"Fonder la

promotion éco¬

nomique et sociale de l'Aquitaine sur le tourisme"(Biasini).
LES FAITS
De

1954 à 1968,en Aquitaine,mu personnes «tuva

quitté 1'agriculture.La concentration capitaliste engendre
l'élimination des petits paysans.Depuis 195S l'Aquitaine a
perdu 60 000 exploitations agricoles,soit 35$ des exploitations"
de la région.L'exode rural va s'accélérer,condamnant à mort l^a
rriére pays.Corollairement.le taux de chômage ne cesse de croî¬

ont

du pillage sys¬
et agricoles
(gaz naturel,pétrole,maïs,viande...) qui ne sont pas exploitées

sous-développement s'amplifie en raison
tématique des matières premières industrielles

tre.Le

place.

sur

LE

GOUVERNEMENT PROPOSE LE TOURISME

C0M4E REMEDE

Le tourisme est le masque des pays sous-développés co¬
lonisés.Il supprime et condamne les activités agricoles et
début d'industrialisation.Les régions sous développées conti¬
nuent à se sous développer.On renonce à tout effort de relance

le

économique équilibré.Les investissements que cela
seraient pas rentables à court terme.

nécessiterait

ne

D'AMENAGEMENT : POUR QUI ?

LE PLAN

Le

prévoit le financement par la
importants équipements collectifs .

schéma d'aménagement

collectivité nationale d '

milliards
( de 1968

en place des infrastructures lui coûtera 65
.
Ensuite les impôts locaux pèseront sur les habitants
à 1972 les impôts locaux ont augmenté de 66 î dans les communes
du département des Landes ) . Mais
de la côte est confiée au secteur privé:promoteurs immobiliers,

La mise

l'exploitation touristique

grandes banques etlleurs filiales touristiques .
L'Aquitaine peut elle espérer profiter de ces
sements ? Il ne le semble pas.D'une part les bénéfices

investis¬

réalisés
seront pas réinvestis sur place. La création d'emplois sera
faible
De toute façon
elle n'implique pas nécessairement

le Canité de Défense de Soussouëou
ce

"Champagne" Av. Thiers

•refusent

PAU), lance

un

(Résidence de Fran¬
appel à tous ceux qui

qu'une fois de plus des promoteurs accaparent notre sol

pour réserver son usage à quelques privilégiés,
si toute une région et son économie.

sacrifiant ain¬

Les militants du "Comité de défense"sont attaqués en
justice pour diffamation, par le Promoteur de la station . Le
proçès, qui devait avoir lieu en juin, est reporté au mois de

septembre

.

ne

,

.

Le plan d'aménage¬
prévoit d'ailleurs la diminution des habitations principa¬
les
Le pouvoir organise le "Déménagement" pour mettre en pla¬
ce un tourisme de classe
On a calculé que les retombées écono¬
miques des investissements publics ne se situeraient dans l'ord
dre de grandeur prévu par le shéma que si chaque touriste dé¬
pense en moyenne annuelle 3000 F net . Les touristes des clas¬
ses populaires n'auront plus droit d'entrée sur la côte .
Il est
prévu une diminution de 20 t du" nombre des campings . Par contre
seront créés des équipements de luxe : ports de plaisance ,canal
de navigation réservé aux bateaux à moteur . Des dommages ir¬
réparables seront causés à la sylviculture et à 1'ostréiculture.
Pour lutter contre ce projet , on ne peut compter sur
les notables locaux qui
sauf exceptions , cherchent à se con¬
cilier la mission
Il faut que les masses populaires prennent
elles mêmes en main le problème et définissent le type de déve¬
loppement et le rythme d'évolution qu'elles jugent souhaitable ;
l'utilisation de la main d'oeuvre locale

î{C NAUSSAC (Lozère)

.

ment

:

.

.

,

.

et

Des militants du Comité d'Action Occitan de Bordeaux
de la fédération de la Gironde du P.S.U essaient actuellement

de regrouper les "forces vives" de la région en des comités lo¬
caux.Prendre contact avec le Comité de Défense de la Côte Aqui¬
taine ( 11 rue Dupaty 33-Bordeaux ) .

16

décidé la construction d'un barrage
à Naussac, près de Langogne, afin de^
régulariser les cours de.la Loire et de 1'Allier qui manquent d
eau en été. Il permettra également l'irrigation de la Limagne ,
la fourniture d'eau aux industries (Michelin, Cégélur) et le re¬
froidissement de centrales nucléaires. Ce projet nécessite, can¬
ine au Larzac, l'expropriation d'une quarantaine d'exploitations
agricoles qui sont parmi les plus prospères de la Lozère. En echange le pouvoir propose la construction d'une zone de touris¬
me autour du lac
: il n'a oublié qu'une seule chose, le lac vi¬
de en été, ne sera à ce moment là qu'un imnense bourbier. Le si¬
te a été choisi par ordinateur, c'est le seul possible, parait
il, alors que plusieurs sites qui ne ruinaient pas le pays on
été proposés. Une fois de plus, les ressources naturelles
de
1'Occitanie sont pillées au profit de la France, sans la moin
dre contrepartie aux habitants. Pour soutenir l'action entrepri
Le gouvernement a
réservoir de 1100 hectares

^

se,

s'adresser au :
Comité de Défense de la

(BRIGES

48600

Vallée de Naussac

GRANDIEU)

�MONTSEGUR
MONTSEGUR-SAINT JEAN PIED DE PORT

:

SERGE MALLET

LA FETE DU PEUPLE OCCITAN ET LE JOUR
DE LA PATRIE

avions

Nous

cru

BASQUE.

naïvement que MONTSEGUR 73 serait

la

première FETE NATIONALE OCCITANE . Nous avions parlé d'un pro jet de Comité d'Organisation où seraient réunis -pour une fois,
des militants des tendances progressistes du mouvement occitan.'
quelle base ?"a-t-on rétorqué

"Sur
Et

parcequ'au

a.u

existence

.

tous

si c'était seulement parceque le peuple occitan vit,
mot d'Occitan les gens de chez nous commencent à se

tions

Certains d'entre nous sont d'autant plus
sensibles à cette perte qu'ils ont apprécié
ce
que trente ans de vie militante, en France et à

exactement d'accord sur la manière dont se libérera
l'Occitanie et sur la forme exacte du socialisme vers lequel
pas

sur

la

l'étranger, avaient apporté à cette nature ou¬
verte, à ce tempérament politique précis,à cette
intelligence parfois prophétique

.

regretter tout haut que la Fête íopulaire
juin 73 n'ait pas fait avancer le mouvement d'un
en ouvrant un débat -concrètement .Oublier pour une
fois
divergences pour regrouper ceux qui sont - au fond -du même
Nous

.

apprécier differement ses posi¬
de militant, de même son action politique.
On peut

.

il faut la conduire, nous sommes tout de même d'accord
nécessité de nous libérer et d'instaurer le socialisme

ceux

brutale de Serge Mallet,
annoncerpubliquement son
de militant occitan, est ressentie par
dif¬
qui l'ont connu comme une perte

ficile à surmonter

sentir concernés ?
Parceque sous des étiquettes différentes, un certain
nombre de militants travaillent à le réveiller
Que si nous ne
sommes

La, disparition
moment où il allait

oserons

.

Occitane du 24
pas
les

bord

Car le style
politique de Serge Mallet
n'appartenait qu'à, lui
C'est en quoi son origi¬
nalité pouvait
faire de
lui le catalyseur du vas¬
.

a

.

Les Basques nous ont donné

1'exemple.L'ABERRI EOTAW.la
depuis quelques années un impact ré¬
volutionnaire indéniable et le gouvernement français qui .cette
année n'a pas osé 1 ' interdire,est aussi conscient que le gouver¬
nement espagnol du danger que constitue un rassemblement natio¬
fête de la Patrie Basque,a

occitan dont il était un
des initiateurs
Ses responsa¬
.

nal dans les limites de l'Etat.Cette année,journée de deuil à
la mémoire d'Eustakio Mendizabal,militant d'ETA V abattu trois

jours avant

par

Pied de Port

a

bilités
*

la police espagnole,l'Aberri Eguna de St Jean
prouvé la volonté de tout un peuple de ne pas se

laisser liquider,et avec eux les Occitans et Bretons venus mani¬
fester leur solidarité.Dans les slogans,les interventions,les

chants,ni nostalgie de type félibréen.ni oubli des luttes jour¬

mener

à

chaque instant.

ternationale

W

6000 personnes se sont regroupées à Montségur le 24
Juin,canalisées par Lutte Occitane.Cette initiative,plus encore
par les répercussions qu'en a données 1a presse que par le nom¬
bre des participants a assurément permis une information du
grand public sur le fait occitan.Il est sûr.d'autre part,qu'un
tel rassemblement prouve l'audience de la revendication occitaniste.Reste à diriger l'occitanisme vers un réel mouvement de
maSSe-

"Je
mon

est

FEDERATION

UNE

OCCITANE

cer

nouvelle fédéra¬
les ex-fédérations de l'Ariége.de 1'Aveyron.de l'Aude,du Bëarn (voisine de la fédération du
Pays Basque ),de la Haute Garonne,du Gers,du Lot,des Hautes Py¬
aux nécessités des

sais maintenant que
travail de
militant

avait-il confié

ici, en Occitanie", nous

luttes à mener.Une

et

^mouvement occitan
dégagera, de son tes¬
qui reprendra
Mallet .

d'élargir à la. fois le

pouvons espérer que se
tament politique un rassemblement
et accomplira, le projet de Serge

nous

tion vient d'être créée,regroupant

: UN NOUVEAU

PROCÈS POUR ENBATA

Michel Burucoa, directeur de 1 'hebdomadaire basque ENBATA,
responsable de la publication, après plainte de Marcellin,
articles parus en octobre et novembre 72 sur l'attitude de la
et

a ete

:

inculpe en tant que

ministre de l'Intérieur, pour des
police à l'égard des militants

réfugiés Basques

tard, maigre

à

soutient
NOVA

se

^SOUSCRIPTION^
En

1'indisponibi

Il n'en fut pas moins
e
. Inutile
cette condamnation, une de plus, compromet gravement l'avenir d'ENBATA .
Devant cette nouvelle tentative de museler la presse libre, en particulier celle qui
les combats pour la libération nationale des peuples opprimes, 1 équipé d
francs d'amende

déclare solidaire de M.

Burucoa et du

journal ENBATA

d'assurer la défen¬

vue

ides

se

vis et celle

militants poursui¬
du Journal « En-

bata
qui doit — malgré
amendes et condamnations
continuer d'être le cri des
des Basques opprimés,
»

—

.

Le tribunal ayant refusé de repousser l'audience
plus
lité d'un avocat, Burucoa quitta la salle avec ses témoins et avocats .
condamné à trois mois de prison avec sursis et
32000 nouveaux

dire que

NOVA

OC.

rénées,du Tarn et du Tarn et Garonne.Il est intéressant de no¬
ter que le
découpage départemental.hérité des stuctures adminis
tratives françaises,est abandonné.Est ce un premier pas vers
une fédération
occitane,puis vers un parti occitan?

EUSKADI

.

projet d'un manifeste socialiste occitan et nous en avait fait part dès 1'
origine . Il souhaitait que s'y associent
des
militants de Lutte Occitane, du P.N.O.,les oppodu
sitionnels
P.C.F., les sympathisants occitans
du P.S.U. et du P.S., des syndicalistes ouvriers
et paysans et de la F.E.N.
Ce "Manifeste aurait constitué la pre¬
mière phase d'un Mouvement Socialiste Occitan ,
Au moment où 1a. plupart des militans
occitanistes ressentent la, nécessité de renfor¬

Lors de son dernier congrès à Toulouse,le PSU avait dé¬
cidé de réexaminer son découpage en fédérations afin de mieux

l'adapter

.

Il avait le

-îf JOSIANE BRU

P. S.U. VERS

au sein du P.S.U,
engagements politiques,
ses écrits,son action de
professeur au département
de sciences politiques à
l'Iftiiversité de Vincennes,
ses

le situaient comme
pou¬
vant devenir un responsa¬
ble occitan de classe in¬

nalières des travailleurs basques:il ne s'agit pas de se "ré¬
chauffer le coeur" mais de regrouper les forces pour le combat
à

socialiste

te mouvement

UNE

SOUSCRIPTION PEREST OUVERTE.

MANENTE

Envoyez votre contribution
au

14,

rue

des Cordeliers,

Bayonne ou au C.C.P.
Enbata 198.346 Bordeaux.
64100

Eskuz-esku,

Euskaldunak

.

17

�ELECTIONS EN OCCITANIE

LES

par

COMPORTEMENT HOMOGENE
Toutes les consultations électorales précé dentes l'ont montré : l'Occitanie vote à gauche alors que la
France vote à droite (2). Cette nouvelle consultation a con¬
firmé le fait de manière extrêmement nette. Considérons
les
quatre grands courants politiques qui présentaient des can¬
didats dans toutes les circonscriptions : le parti communis¬
te, le parti socialiste et les radicaux de gauche, l'U.D.R.
et ses alliés, les réformateurs et la droite. Le P.C. a obte¬
nu à l'échelle nationale (en excluant les colonies
: DOM et
TOM) 21,40 % des suffrages exprimés, le PS 20,71 %, la majo¬
rité 34,62 %, les réformateurs et divers droites 15 %. Le ta¬
bleau I montre ce qu'ont obtenu ces forces dans les diverses
régions administratives qui regroupent les départements occi¬
LA

CONFIRMATION D'UN

tans.

ont
additionne les voix de
la
occitanes sont nette ment au-dessus de la moyenne française 42,1 % puisque la ré¬
gion occitane la moins à gauche, l'Aquitaine, en totalise
43,9 %. De plus, si l'on classe les 21 régions françaises
dans l'ordre décroissant des pourcentages des suffrages
de
gauche, le Languedoc occupe la 1ère place, le Limousin
la
2ème, la Provence la 4ème, le Midi Pyrénées Iq 5ème, l'Auver¬
gne la 8ème et l'Aquitaine la 9ème. Inversement, si l'on ad¬
ditionne les voix gaullistes, réformistes et de droite,
ces
mêmes régions occupent
respectivement les 20ème, 21ème, 18
ème, 17ème, llème et 14ème places dans le classement obtenu
(rappelons qu'il y a 21 régions-programme en France).
s'aperçoit

On

que

trois régions sur six

majoritairement à gauche. Si on
gauche (PC + PS), les six régions

voté

Si

putés (voir le
très nette

l'on

vient maintenant aux

en

sièges de dé¬

tableau II), la gauche aurait une majorité
occitan, obtenu en regroupant

dans un parlement

députés des départements occitans. Cette majorité,
la
gauche l'a depuis longtemps. Elle ne l'a perdu qu'aux élec tions de 1968, faussées par la grande peur qui a suivi
les
événements de Mai.
les

Une fois
est intéressant
travers

ce

d'étudier de

il
près la situation électorale à

comportement massif

rappelé,

2

progrès sensible. L'U.G.S.D. de 1973 gagne plus d'un point
et demi par rapport à la F.G.D.S. de 1967 et quatre
points
par rapport à celle de 1968. Mais cette progression
s'est
faite de manière très inégale. Si le P.S. a progressé dans

la Bretagne ou la région
sensible en Occitanie.C'est
ainsi qu'il perd des voix en Aquitaine, en Limousin, en Au¬
vergne, stagne en Provence, et ne progresse que légèrement
dans Midi Pyrénées et Languedoc. Il en perd même par
rap¬
port à 1968 en Auvergne et dans le Limousin.
aussi
Si l'on considère les sièges obtenus, là
le recul est sensible : il n'obtient que 48 sièges,
alors
qu'il en avait 60 en 1967 et 50 en 1962. Pour la
première
fois depuis longtemps, les députés occitans ne sont plus ma¬
joritaires dans le groupe socialiste. Le P.S. continue ce¬
pendant à détenir de véritables forteresses comme l'Aude ou

des

régions neuves pour lui comme

Parisienne, son recul est assez

P.

L'EVOLUTION DES GRANDS COURANTS

1

-

les régions

Réformateurs
&amp;

div.droite

26,4

35,3

16,6

MIDI-PYRENEES

16,2

31,6

34,9

15

LANGUED0CR0USSILL0N

28,7

27,4

30,9

11

PROVENCECOTE D'AZUR

28,2

22,3

29,2

17,4

LIMOUSIN

29,8

25,3

31

11,2

AUVERGNE

20,2

24,4

38,9

14,1

parti communiste progresse

dans

Il main¬
1967, perdant
et restant sta¬

occitanes par rapport à 1968.

(voir tableau III).
positions du P.C. sont très
fortes. Les trois premières régions françaises par le pour¬
centage de voix communistes sont occitanes : il s'agit dans
l'ordre du Limousin, du Languedoc et de la Provence.
Mais
le P.C. est desservi par le mode de srutln, et les électeurs
socialistes répugnent souvent à lui apporter leurs voix au
2° tour. Le nombre de ses députés n'est donc pas en rapport

.

peut toutefois noter,

et cela est important

,

lentement mais régulière¬
des positions so¬
:
lides
représentation majoritaire en Haute Vienne et dans
les Bouches du Rhône. Ses points d'appui sont d'une part le
littoral méditerranéen, d'autre part le Nord Ouest de l'Oc¬
citanie, régions où 11 possède depuis longtemps une forte
implantation. Ses progrès, il les réalise souvent aux
dépents de l'U.D.R. mais aussi parfois du P.S. C'est le cas
pour les Bouches du Rhône (5 P.C. - 6 P.S. en 67 ; 7 P.C. 3 P.S. en 737 ou la Haute Vienne (0 P.C. - 3 P.S. en
62 ;

que depuis 1962, le P.C. augmente
ment le nombre de ses sièges.- Il acquiert

-

I P.S. en

73).

Pourcentage dei voix

obtinuzi par rapport aux

I tour.

socialistes, et où
maire de Toulouse ,
de quelques centaines de voix.

véritable toi¬
arrive à faire éoccitans sauf
très conservateurs de l'Ardêche, du Cantal

positions du P.S. tissent une

Les

le d'araignée sur toute l'Occitanie : il
lire des députés dans tous les départements

les départements
et de la

Lozère. Mais petit à

petit des positions

réputées

grignotéespar les autres partis : particuli¬
Auvergne et dans le Limousin, également sur le

solides sont
èrement

en

littoral méditerranéen.
3

LA MAJORITE

-

Majorité, qui ne l'est pas en Occitanie
l'avons vu plus haut, mars 1973 n'a pas renou¬

Pour la

les voix obtenues.
On

:

n'a sauvé son siège que

Electoralement, les

t8

&amp;

alliés

la Haute-Garonne où 5 députés sur 6 sont
le 6°, Baudis, républicain indépendant,

près ses positions par rapport à
Limousin, en gagnant en Provence

voix en

2 P.C.

U.D.R.

POLITIQUES

ble ailleurs

avec

&amp;
Radicaux

17,5

auijijragei exprùnéi au

PARTI COMMUNISTE

suffrages obtenus, le

tient à peu
des

P.S.

C.

AQUITAINE

Tableau 1

toutes

LE PARTI SOCIALISTE

-

l'occasion de ces élections, le Parti Socialiste avait à
nouveau fait alliance avec les radicaux de gauche. Ces élec¬
tions ont été pour lui au niveau national l'occasion d'un
A

l'Occitanie.

*

En

Bertrand VERDIER

comme

nous

Les positions acquises lors de la grande
recul en voix est général
sur
perd plus du tiers des si¬
èges qu'elle avait conquis . Mais elle progresse
par rapport à 1967 et à 1962 . C'est ainsi qu'elle gagne
des voix dans 4 des 6 régions occitanes par rapport à 1967
et 16 sièges
Elle garde intactes ses positions dans le

velé juin

1968

.

peur ont été balayées . Le
toute l'Occitanie . La majorité

.

parfois par rapport à 1968.Ses
fait en général dans les régions fronta¬
l'Occitanie : Haute Loire, Gironde, Alpes Mari -

Massif Central et progresse

progrés, elle les
lières de
times
.

nettement

�pour

Les français ont voté les 4 et 11 mars
1973
désigner leurs députés à l'Assemblée Nationale.Les oc—

citons aussi par la même occasion.
sant

4

-

LES

REFORMATEURS ET DIVERS DROITE

.

sièges, la situation est
:

sièges la situation est

En
eux

:

pour

sièges,
plus catastrophique pour
sièges, ils en avaient 13 en

encore

ils ont cette année 4
en 1962

1967 et 20

plus catastrophique

encore

ils ont cette année 4

.

5

-

France

en

Cette explication doit être centrée sur le parti socia¬
liste qui tient 1'Occitanie. Ce parti se caractérise chez nous
par
un socialisme très modéré
(l'image du radical socialiste du Sud
Ouest est très proche de la
réalité) et par une implantation à ba¬
se de clientèle. Cette implantation est très
solide,

Elle présentait relativement peu de candidats
A cela deux raisons

.

obtenu des résultats limités

.

principales

:
d'une part l'éléctorat de l'extrême gauche se recrute
dans des couches modernes (techniciens, ouvriers
très
d'une part,

l'electorat de l'extrême gauche se recru¬
(techniciens, ouvriers très
qualifiés, cadres) qui habitent surtout les régions indus¬
te dans des couches modernes

trielles, qui font défaut à 1'Occitanie, ou chez les jeu¬
nes paysans radicalisés comme en
Bretagne ;-d'autre part,
le poids de la social-démocratie de type SFIO est encore
très fort en Occitanie, contrairement à d'autres
régions
où elle s'est

laisser

complètement disqualifiée et a
certaine place à l'extrême gauche

une

pu

P.C.

AQUITAINE

ainsi

grandes villes

p

r

PÇ

67

68

=

/

X

RaHi

Il.TI.P.

r&gt;

des raisons financières

/

/

/

l

/

t

/

(

t

/

PROVENCE COTE d'AZUR

t

/

)

\

I

\

/

\

/

\

\

t

t

t

=

/

\

/

électorale). On

politique

peut le

(l^peu d'importance

regretter, car s'il ne fal¬
lait pas s'attendre à des
résultats brillants, cette campagne élec¬
torale aurait pu être l'occasion d'une
campagne d.'explication poli¬
tique sur la situation de l'Occitanie. Les
à
partis hexagonaux
part le P.S.U., ont très
peu parlé d'Occitanie, il y avait
là un
rôle à assurer. Le P.N.O. a
louse

appelé à voter

pour

la gauche

sans

pour l'Union de la Gau¬
plus de précision. A Tou¬

candidat isolé s'est réclamé de 1'Occitanie : le
profes seur Bonnafous.
Faute de moyens, sa campagne ne receuilllt
aucun
un

echo, s'étant cantonné de
plus à
citanie.

Il

un

aspect très subjectif de 1'Oc¬

a obtenu 472 voix soit
0,7 % des suffrages exprimés,se
classant dernier des II candidats. A
Valence, les résultats de Mon

sieur

PARADON, "libertaire occitan",

sont

négligeables

.

*

3

:

En conclusion des résultats
analysés
grapdes tendances se dessinent
:
un
un
~

une
un

ci-dessus,

progrès lent mais continu des communistes

effritement des positions du P.S.
consolidation des positions de la majorité

effondrement

=

\
\

1

\ léglses pestes
f légess psogsis

=

t

\

Evolution des su^sages pas. sappost à 1961 et 196S

.

stabilité

.

Le

On l'a bien

vu

en

1968 et surtout

en

1969 lors des électi¬

présidentielles, où Defferre obtint de très faibles résultats.
P.S. a donc du changer de stratégie, d'où l'union de la
gauche

le P.C. et un renouvellement certain de cadres et de méthodes.
Examinons comment s'est passé ce renouvellement en Occitanie.
avec

Localement, les notables ont refusé cette rénovation :
Guille à Carcassonne, Montalat à Tulle... GTobalement,
ils l'ont
acceptée. Mais, seul le vocabulaire a changé. En gros, on a gardé
les mêmes hommes, ne changeant que ceux qui avaient été trop décon¬
sidérés comme Bazerque ou Delpech à Toulouse. On aurait pu
croire
que le P.S. aurait profité de l'occasion pour renouveler ses
can¬
didats, et faire appel à des militants plutôt qu'à des notables.
Cela n'a pas été le cas. Ainsi par exemple dans la Haute Garonne,
le P.S. a fait élire 5 nouveaux députés. Ce sont tous des notables
élevés dans le sérail. Cette situation est d'autant plus remarqua¬
ble qu'il y a eu une réelle rénovation des candidats du P.S.
en
France : Chevènement, Joxe, Josselin
Il y a eu 33 nouveaux dé¬
putés socialistes en France du Nord : leur moyenne d'âge est
de
47,4 ans. Il y en a eu 25 en Occitanie : leur moyenne d'âge est de
52,7 ans. Cette différence est énorme et très significative.
Alors que se passe-t-il ? Une partie de l'éléctorat so¬
cialiste abandonne le P.S. ne croyant plus en ses vertus socialis¬

UN ESSAI D'ANALYSE

■

/

régulier des positions socialistes, concurrencées par
pouvoir, capable, lui, de répandre le manne électorale.
parti à clientèle est incapable d'apréhender et de résoudre les

crises.
ons

en

/

effritement
la parti au

MOUVEMENT OCCITAN

che, Lutte Occitane

t

68

!

Centristes

Contrairement aux organisations bretonnes, basques, catalanes, les
organisations occitanes ne sont pas allées à la bataille, mettant
en
de la bataille

1

=

Un

avant

67

l

LANGUEDOC ROUSSILLON

LIMOUSIN

-.Sièges obtenus lois des desnièses élections

LE

\

Centristes

68

t

1 Toutes pestes,
i Tosts psogsis,

-

67
/

=

Tableau

6

U.D.R.
68
=

MIDI PYRENEES

AUVERGNE

Tableau 2

P.S.
67

Toulouse, Clermont Ferrand..

:

sur

.

L'extrême gauche obtient ses meilleurs résulta
ts dans les

reposant

réseau très serré d'élus, maires et conseillers
généraux, et de
notables, présidents de coopératives, de cercles laïques
Mais
un grave problème se
pose au P.S. : il n'est plus au pouvoir
de¬
puis 1958. Cela fait longtemps pour un parti à clientèle. D'où un
un

-

-

semblé intéres¬

Tentons cependant une explication.

L'EXTREME GAUCHE

L'extrême gauche ( PSU, Ligue Communiste,Lutte
Ouvrière) est plus faiblement implantée en Occitanie qu1
eta

a

Une telle étude n'a jamais, à
notre connaissance,
été
faite (3) les instituts français de
sondage, n'ont jamais régiona¬
lisé leurs résultats sur leurs différents
types de votes. On peut
pourtant penser que, parexemple
pourtant penser que, par exemple, l'electorat du parti socialiste
n'est pas le même en Bretagne ou dans la
région parisienne qu'en
Occitanie. Voilà un thème d'études pour les chercheurs
occitans.

.

En

nous

Pour expliquer ces tendances, 11 faudrait connaître l'é¬
volution de la structure sociale de 1'Occitanie et
surtout le
com¬
portement électoral de chaque classe sociale.

En Occltanie, les réformateurs et divers droite
s'effondrent, victimes de la bipolarisation
Ils sont
en
recul général par rapport à 1967, sauf dans le Limousin
eux

Il

d'étudier leur comportement électoral (1).

quatre

et se rendant compte qu'il est incapable de résoudre les
gra¬
problèmes économiques. C'est le cas dans les réglons les plus
industrialisées de 1'Occitanie cornue la région Marseillaise
ou
dans les régions de vieille tradition de gauche comme le Limousin
ou le Languedoc.
tes

ves

des réformateurs et divers droites.
19

�TRIBUNE LIBRE

DE DEPUTAIS OCCITANS,
PEU QUE FAR ?
ROBERT

PER

députais comunistas, 42 socialistas, 6

17

radi

LAFONT

farguët la consciencia politica. De se plaçar del costat del "Programa comun", s'òm es occitanista, aquò vol
dire qu'bm accepta una enòrma mantenença d'alienacion
politica nòstra, al nom d'un peçuc de desalienacion. Es
una tactica qu'atròbi pas faussa, una tactica a la mesu.
ra de nbstra misèria politica, mas cal plan la veire co.

-

cals d'esquèrra, 31 majoritaris, 8 republicans indëpendents
I dels "diverses drecha", 3 reformators, I socialista inde-

pendent

:

vaquf tôt plan comptât "1'assemblada occitana"

de 1973 : 66 dé¬
putais elegits sota la bandièra de! "Programa comun" contra
un quarantenat de "pompidoristas".
sortida de la votacion de 1'onze de març

los occitanistas faguèron lo compte
tirèron argument (I), d'aquel escrutin
fortîs tan clarament nòstras analisis anterioras (2).
Totes

ieu.

Maites

ne

L'argument

màger, aquò's dins lo

nomia occitana d'ertsems la possibilitat
la majoritat séria minoritat. Occitània
tunha d'estre França al revèrs.

cas

ma

coma

qu'a-

d'una auto-

d'una assemblada ont
électoralament con-

"prospectiu" se planteja dins
"regionala" sus la basa de las
régions programa. S'avian una constitucion francesa del bi¬
ais de l'italiana, Lemoiln, UllgjoAn-P.Oie.nhu, Lengadoc,Roi.
ielhon, PAovença-Còila d'AzuA aurián sai que un govêrn d'esquerra socialista coma Emmilia - Romagna en Italia. Una sola région francimanda, lo Noid, nos faria balanç
de responsabilitats parieras.

la

2

-

aquelas responsabilitats pensavi al'mes de mai
vesent consi un poder régional d'esquèrra pòt
servir
eficaçament de tança a una evolucion fascizanta. La
drecha en Italia sap pro qu'EmmiliaTRomagna es mobilizada
de contra la resquilhament fascista. La drecha francesa seriS plan mai facha "savia", i aguèsse una regionalizacion
en

francesa vertadièra.
Mas dins las entremiëjas francesas de 1973, d'u¬
sembla-regionalizacion, qu'es una vergonha a respiêch de
la democracia, devèm pasmens far avis nosautres que los dé¬
putais occitans elegits sus "Programa comun" vendràn conselhièrs regionals automaticament e d'aquela maniêra
benlêu
que la "tança", pichòta que pichòta, pòt êsser mesa en pla¬
ça. Devèm susvelhar lo sentiment dels conselha regionals d'
Occitània d'èsser una esquèrra privada de poder, iui
ion
teAAen. Cresi que mancarà pas de nàisser una evidéncia
de
frustacion politica a Marselha, a Montpelhièr, a Tolosa,
a
Lemotge. Cal pas far mesprètz d'aquela eventualitat de"conna

e

sejant de respondre, d'un réformisme d'analisi benlèu

(occitanista

combat trôba son aviada, que

e

a un

revolucionari), ont nòstre

pensi

:

¥
I

-

nòstres 66 "Programa comun", respondèm
amb
nòstra alienacion politica, tanplan doblament. Aqueles
foguèron elegits sus un programa ont las revendicacions
Se prenêm

(administrativament una descentralisa,
cion ; culturalament, un sosten de las "lengas regionalas) son pas demembradas, mas reduchas a una mencion pi.
osa. Aquel apauriment représenta çò que la senëstra fran
cesa. de tradicion centralista bonapartista, pot uëi ac.
ceptar, e çò que los òmes politics occitans de senëstra
(demèst eles i a de francimands "parachutais") pòdon eles concèbre dins lo quite sistèma centralisia que
lor

occitanas

menoras

umanament un pauc mendre)

1i

per¬

quicbm mai

Degun pbt pas pensar que las votacions occitanas d'es quërra marcan una adesion al "Programa comun" dins totas sas donadas, e mai dins las que podon ësser
dichas
favorablas (de plan luènh) a 1'occitanisme. Son pas que
parcialament de votacions d'esquèrra, correspondent
a
una consciencia socialista, e pas gaire de votacions oc.
citas conscientas. L'expl icacion mai segura que lor tro.
bam es dins una ta.adx.cx.on eitablida despuêi mai d'un sè.
gle (despuèi 1848 en Provença maritima o en bas Lenga dòc), o mai recentament (Lemosin, Gasconha centralaj.de
votacion esquerrista, es a dire protestatària. S'es puun molon de tèxtes sus la protestacion occitana
(rasons economicas, sociologicas, istoricas, culturalas)
to¬
que totes sai que cabisson lor part de vertat. Mas
tes fan pas que sotalinhar lo valat que i a entre
las
motivacions descobèrtas e lo programa acceptât. Aquo
vol dire que Occitània vbta eonlAa lo podeA, mai
que
per una solucion prepausada. Aital la tradicion d'esquèr.
ra représenta de segur una tradicion d'opinion velada,
descentrada, desvariada. Una tradicion protestatària
fa pas una consciencia politica.

mai "reformis.

ta" nos mena a la question principala de nòstra vida poli tica : de députais occitans, perqué far ? E passam, en
endoble radicalisme

:

pas,

blicat

sciencia malastro6a".

Aquela reflexion força prudenta,

Checoslovaquia

dins un ensems coma França, d'ëstre
qu'una força politica d'apondon.

met

A

Bologna,

es.

Ça que là aquela senëstra nòstra, aital justificada tac.
ticament, es incapabla de per son nombre de passar
al
poder a Paris. Las votacions de la França etnica,
de
Bretanha e d'Alsàcia, e mai del paîs basco, nos relen quisson forçadament dins l'oposicion, dins lo non-poder.
Encara doblament : non-poder a Paris, non-poder dins las
collectivitats regionalas. Lo jòc électoral francés es
un endrech ont nos Aevelam coma occitans, e del
meteis
temps sëm eieapati coma ciutadans responsables. Lo volum d'Occitània (territorialament mai grand qu'aquel de

Un argument mens
l'encastre d'una autonomia

a

o

3

-

protestatària servis despuèi 1848, que
1'establiment en Occitània d'una resèrva
de votacions per l'aparèlh politic francés d'esquèrra.
Avèm permés de sauvar lo sêti del députât socialista
o comunista en perilh al nord (lo pus célébré de
to¬
tes Léon Blum, mas Juli Moch prenguët la seguida). Aquo's tipic d'una societat coloniala, especialament
La tradicion

comencèt,

a

Cal pai s'estonar doncas
qu'una part d'Occitània aja una tradicion invêrsa de
d'una ioelelaX de cllenlhla.

l'autra : sa tradicion es de drecha e son esperit
clientêla s'estaca als partits d'ordre, de govèrn

de

10
uëi a l'U.D.R. o als R.I. Aqub's
blòt Avairbn-Cantal-Nauta Leire - Losèra - Ardècha ,
basco
que sa situacion politica es de tipe breton, o
I a pas ges de rason socio-economica a ao alsacian.
quô (perqué Arièja vota- al contra d'Ardècha ?)• Mas u.
na simpla rason de clièntëla ? L'U.D.R.o sap pro, que
son estrategia occitana es de far jogar l'esperit
de
clientêla a son profièch (d'aquî encara las votacion
peA lo minliVle de Corrèsa, Oit, Gironda).

dins l'ordre,

�La conclusion

seca

d'aquelas reflexions

qu'avëm de deputats occitans
Occitània.

a

per pas jamai far
L'embestiant dins aquel néhilisme

séria

p"

sé

que nos

d'autra solucion d'escambi qu'una descolonizaclque la podèm somiar de temps. 0,
çò piéger
que dona d'armas a una Occitània protestatoria a-politica
es a dire a un occitanisme pojadista
(perfiêchament previ.
sible a l'ora d'ara), d'extrèma-drecha, e que séria récu¬
pérât pel fascisme francés 1
dona pas

avenidoira,

on

9

Inversement une autre partie de cet
électorat, indispo¬
par le gauchissement apparent du P.S., l'abandonne et
se ral lie à la majorité. C'est le cas
dans le Limousin, où le P.S. n'a
pas su résoudre la crise née lors du
départ de Montalat et de ses

d'util

ren
es

On peut penser
que dans

que s
ser sa

*

amplifier, d'autant plus
position. Il

va

gauche

Mon analisi Personal a me mena a voler un
desmontatge e un escrancáment de l'esperit de clientèla, una
desalienacion, prefaci necessari d'una descolonizacion.

pèças principalas d'aquela operacion,

son

:

me

sembla

que

•

1

V escantament de tota solucion capitalista lihenala
del tipe régionalisme Reformators. Los Reformators
an
perdut en Occitània. Cal estudiar aquela tombada e ne
far publicas las encausas ; denonciar las
recuperaci-

-

Le Parti

,

du P.S.

tante

l'imposicion

l'esqulnna (lancera d'un pnojicte potitic
socialista occitan. Me sembla que tôt es pas jogat aqui.
Del

e

mai dels communistas,

es

nôstra audiéncia creissenta que pòt far montar
nostra
"credibilitat" politica e permetre aquela imposicion. Una cauma obrièra que se reconois occitana nos fa
ganhar

d'annadas per
3

aquô !

lo tnabalh en zona occitana de
la basa dels problëmas viscuts
noncia de la colonizacion. Cal
de mitans reaccionaris. Pensem

-

tn.ad-LcJ.on de
per

la région

dn.zc.ha,

4ai

de la depaur d'agir dins
e

pas aver
que las encontradas

4

-

l'accion.

la

constitucion d'ùna içnça occJtana d'intenvencion,
a
partir per exemple de "îucha occitana". Per intervencion
entendi : sul terren. Se foguèri pas d'acôrdi amb
las
doas candidaturas occitanistas del mes de
març, es per quë, justament, aprofechavan pas una ligason amb las luchas occitanas concrëtas. Naissiân pas de las condicions
del terren. En évident
qu'aviân ges d'armas contra l'Esperit de clientèla, que donët bêla môstra amb los "para¬
chutages" entiëirats de Tolosa. Es possible que la causa
posca ësser represa dins l'avenir. La respôsta es
dins
lo trabalh dels occitanistas.

5

-

la divulgacion de ta nevindicacion occttana
per totes
los mejans. Devëm prevëire

d'operacions prestigi,
coma
las que capitam ara dins la premsa.
L'eleccion presiden-

ciala de 76

es

un

moment favorable.

Dins tôt aquè, cal pas creire que podëm abolir
la representacion occitana tala coma es. Es
pas deman que la
remplaçarem per una representacion occitanista ! Cal simpla¬
ment far possible
que se jogue amb ela un autre jôc
que lo
famés "vai-e-vèni".
★ ★
1

-

2

-

• •

Communiste récupère, lui,

va

sièges, qui traduira mieux

en

une

partie des

voix

progression impor¬

juste représentation

une

du

• • •

Les réformateurs et divers droites n'existent
plus. Ce¬
la est normal dans la mesure où ils n'existaient

qu'ils

que parce

étaient indispensables à la constitution des
majorités de
et du début de la V°
république. Ils
ne

représentaient

en

que des fiefs personnels, contrairement à la

la

IV"

général

Bretagne où ils sont
l'expression d'une vieille démocratie chrétienne. 1968 a fait
le
clivage, la plupart se sont ralliés à la majorité, choisissant de
préférence les partis de notables : les républicains Indépendants
ou le C.D.P., représentants
de la droite la plus classique
.

* • •

nòs-

tras, quora virèron a l'esquèrra, veniân totas de la pi¬
éger reaccion. Cal simplament esser clars dins l'afaire,
clars dins lo programa e

Il

P.C.

a

caire dels socialistas

va

continuer à augmenter ses voix en raison de
l'indus¬
zones coirnie Fos
qui va créer une nouvelle
classe
ouvrière qui ne sera qu'en faible
partie occitane. Les nouveaux co¬
lons venus de Moselle voteront certainement
P.C. Ailleurs la crise
qui s'annonce : fermeture de Lacq, mévente de Concorde et de l'Ain,
bus.... lui apportera
également des suffrages. Vue la loi électora¬
le, un faible déplacement de voix entraînera une

que trobam de cap a Niça, Marselha, Toi osa,
coma
d'operacions mascadas del capital colonizaire ( (tipe
grand Delta).

-

ne

trialisation de

ons

2

ce processus

avec le P.C. ou
Ces choix ne pourront
que lui coûter des voix. Les
perspectives
d accès au pouvoir étant
bouchées, le P.S. va continuer à perdre
saclientële, car il continue de perdre au f 11 des
consultations mi&gt;nicipales et cantonales, ses positions locales
qui en sont la sour
ce. Les prochaines
élections cantonales, qui auront lieu en Autom¬
ne, après un savant
redécoupage des cantons, seront, à ce point de
vue, un test intéressant.
ce.

Las

l'avenir,

que le P.S. va être obligé de préci¬
lui falloir choisir entre des
alliances
à
à droite
pour la constitution d'une 3° for¬

La majorité a donc regroupé en son sein tous les
repré¬
sentants de la droite
Elle conserve facilement ses bastions mal¬
.

gré l'importance de problèmes comme celui du Larzac
Si Le Larzac
lui-même a voté contre la majorité, le reste de la
circonscription
-régions paysannes qui auraient dû pourtant etre conscientes
du
problème de leurs voisins- a voté pour celle-ci, représentée par
l'un des défenseurs Tes plus zélés de l'extension du
camp .La majo¬
.

rité

consolidé

a

sièges acquis

ses

positions, conservant

un

certain

nombre

de

1968, d'autant plus facilement que ses represen proches du Pouvoir et qu'ils avaient fait bénéficier
leur circonscription de leurs relations
Ainsi tous les ministres
en

tants étaient

.

secrétaires d'Etat candidats

ou

mëmepour

ceux

qui l'avaient

Occitanie ont été réélus
De
été et avaient des chances de le rede¬
en

.

venir
Par contre les gaullistes "purs et durs" conme A.
Sangui netti ont mordu la poussière .L'Occitanie n'aime pas les gaullis tes mais tolère sans peine la droite classique . On assiste
donc
à une relève des notables socialistes par des notables de droite
Si le Pouvoir central ne change pas, cette relève va s'accentuer
.

.

.

Tout celà est extrêmement inquiétant pour l'avenir
de
1'Occitanie
Certes et heureusement, les élections ne sont que 1'
un des aspects des luttes politiques . Mais elles permettent
d'en
saisir les grandes tendances et de prévoir l'évolution à venir .En
Occitanie, les élections de 1973 n'ont ouvert aucune perspective .
Alors aque la crise s'accentue : exode rural, prolétarisation
de
ceux qui restent à la terre, chômage, exil des jeunes,
occupation
militaire, colonisation touristique etc. , il n'est apparu aucune
force politique capable ^'apporter une réponse satisfaisante
Les
socialistes et la droite se partagent une clientèle ;
la seule
force montante, le Parti Communiste, est
résolument opposée à 1'Occitanie
Alors ? Il reste du travail sur la planche pour
les
militants occitans...
.

★

c^. FORS, n° S

; "Demain l'Occitanie", n° 12
cfa. U.Gnosclaude "Veux compontements politiques", in "Le
Sud et le Mond,
dialectique de la Fnance", Pnivat, 1971.

.

• • *

(1)

L'ECUSSON "OC" pour voiture
vous

sera,

(chèque
plus

une

envoyé contre 4f.
timbres-poste ),
enveloppe
timbrée

ou

à votre

adresse, par OCCITA¬
de la
Concorde, 3IOOO Toulouse ,
CCP. A.BRU, 2944^14
Tlse .

NIA NOVA, II bis rue

Poun cette étude, nous avons été obligés d'adopten poun fOC¬
CITANIE des limites qui suivent à peu pnés le découpage électonal
{nançais . L'Occitanie ainsi obtenue est la"France du Midi", déli¬
mitée au Nond pan la Ginonde, la Vondognt, la Haute Vienne, la Cneuse, le Puy de Dôme, la Haute Loine, l'Andlche, la Dnôme et
les
-

Alpes, et excluant la 4' cinconscniptian des Pynénées
lantiques (Pays Basque), les Pynénées Onientales (Catalogne,
bien sûn, la Conse
Hautes

At¬
et

,

.

(2) - On pounna se neponten avec intenêt à " Deux comportements po
litiques " de Michel Gnosclaude, dans "Le Sud et le Nord, dialecti
que

(3)

de la France
-

"(Pnivat ed.)

Saui à une échelle néduite '• canton ou annondissement

.

21

�%

LUTTE OCCITANE A

Oacitania

nova

demandé à la

a

COUIZA : UNE A.G POUR
de

section de Toulouse

de faire le bilan de l'Assemblée Générale de COUIZA
.Le texte que l'on va lire a été rédigé
par un mili¬

LUTTE OCCITANE

( mai 73 )
de Toulouse ayant défendu une position minoritaire à
a été rédigé avec le souci d'être juste et
ter les débats de l'A.G. . Bar contre il prend clairement

tant

Aussi le bilan

.

fond du débat.

le

sur

Couisa

de reflé¬
parti

1

"LUTTE OCCLTANE" avant Couiza

.

.

Occitane, née il y a trois ans après le grand mou¬
vement populaire de mai 68 regroupe des militants venus d'horizons
divers
On y trouve, en gros :
Lutte

.

parcellaire pour fournir une alternative. Compte tenu de cette
difficulté, capitale pour la période, d'acquérir une vision occi¬
tane et populaire, il n'est pas étonnant que l'opposition des li¬
gnes politiques au sein de L.OC. recoupe, au moins grossièrement,
une séparation géographique.
(Certaines régions d'Occitanie se ma¬
nifestent d'ailleurs par leur absence !). C'est là un élément
de
plus à intégrer dans l'analyse de l'Occitanie.
Par ailleurs, une certaine indétermination du statut de
militant de L.OC. ajoutait une confusion involontaire au débat
:
certains parlaient au nom d'un groupe (grand, petit ? actif ?)
d'
autres à titre individuel et cornue c'est souvent le cas dans
ces
conditions : les plus bavards ont tendance à monopoliser la paro¬
le.

politi¬

a) des culturels ayant pris conscience des implications
de leur combat pour la culture occitane .

3.

LES DEUX LIGNES

ques

b) des militants syndicaux (viticulteurs, ouvriers)
cadre de l'Occitanie .

soucieux de

situer leur lutte dans le

c) des militants révolutionnaires
ou

(extrême gauche traditionelle

l'incapacité de leurs organisations à
pratiquement et/ou théoriquement aux schémas hérités de

nouvelle) ayant constaté

renoncer

la tradition

jacobine

.

Cet éventail

très large ne

point d'accord, quoique très

mais les

cohabite pas sans problème ,
abstraits ne sont pas négli¬

geables :
1°

lutte pour

La

-

le socialisme

l'Occitanie est inséparable de la lutte

pour

-

gie dite de Front de Libération). Pour L. Oc ce qui est à l'ordre
jour, c'est la lutte pour le socialisme .
le socialisme pour l'Occitanie doit rejeter les modèles
3°
cen¬

du

-

traliste et autoritaires
On le

.

voit,il s'agit d'un accord large mais

insuffisant

une ligne politique cohérente et déjà l'A.G.
de
Toulouse de 72 avait montré le besoin d'une clarification
politi¬

déterminer

pour

.
de
Il ne s'agirait pas de céder à la tentation bien connue
l'élaboration en chambre mais d"-analyser la situation actuelle du
mouvement occitan : aujourd'hui, des masses de plus en plus larges

que

prennent conscience de leur double exploitation en tant que
vailleurs, femmes, jeunes, d'unepart, et en tant qu'Occitans
tre

part

...

Pour Nice

Celà crée

tra¬

d'au¬
situation particulièrement explosive ,

une

mais tout celà reste à l'état

bourgeoisie
Dès lors,
le problème est de conquérir la "direction intellectuelle et mora¬
le" qui lui permettra après de conquérir le pouvoir politique
et
économique. Dans ces conditions, la tâche primordiale de L.OC. pa¬
raît être la création d'une nouvelle idéologie
de masse (sic)
permettant de synthétiser les différentes luttes de la période. La
base de cette idéologie serait "la culture occitane" ou plus exac¬
tement ce qui dans la culture occitane n'est pas atteint par l'idé¬
ologie de la bourgeoisie. Cette analyse peut se rapprocher du"différentialisme" de H. Lefebvre, ce serait en quelque sorte l'exalta¬
tion de la "différence" occitane
Il faut prendre garde d'ailleurs
ajoute Nice, que si cette nouvelle idéologie n'est pas produite as¬
sez vite, le fascisme risque de la supplanter :
l'exemple type pour
Nice de cette lutte de vitesse serait Reggio de Calabre. Dans cette
perspective, les questions d'organisations apparaissent secondai la
res : l'accent est mis sur cette élaboration idéologique, sur
promotion d'une révolution culturelle.
La ligne proposée par Toulouse refusait d'accorder
une
telle place exorbitanteau front culturel et proposait une analyse
marxiste, certes plus classique. Les textes de Nice qui se récla -

;
les
de la cons¬
entre l'or¬

"ouvert" semblent pratiquer le dépassement
de
de 6on contenu pour y rajouter
autre chose : différentialisme ou néo-hégélisanisme : en schémati¬
sant on dépasse le vieux Marx "L'histoire de toute société est
1'
d'un marxisme

ment

Marx en

les luttes populaires occitanes se retrouve d'ail¬
leurs à l'intérieur de l'organisation elle-même où les activités
et les réflexions théoriques des différentes sections
sont
sans
comnune mesure avec l'impact global de l'organisation qui
n' est
guère plus qu'un sigle et un lieu de discussions . Tout celà prou¬
vait l'urgence d'une réflexion politique de fond . L. Oc
s'y est
engagée dès la fin 1972 . Des textes ont été rédigés en assez gr¬
and nombre, qui, malheureusement n'eurent que peu de diffusion :
L. Oc n'est pas encore capable d'assurer correctement à l'ensemble
de ses militants la circulation des textes internes . Enfin l'A.G.
de Couiza devait trancher
C'était oublier que la réflexion théo¬
rique ne se laisse pas enfermer par le calendrier aussi facilement.
LES DEBATS DE COUIZA :

LE CADRE

a)

.

ces

b)

-

nes

en

;

point de.

effet toute l'information
vue

c)

-

d)

-

en

22

fait

sur

l'unicité des intérêts de la

sociale en Occitanie présente des traits spécifi¬
bourgeoisie plus administrative qu'industrielle, pay sannerie, intellectuels, etc. et le jeu des forces politiques
y est aussi différent ;
la prise de conscience actuelle correspond à l'intensificati¬
on de l'exploitation capitaliste de l'Occitanie qui tend à la
réduire à une simple expression géographique.
:

l'unité po

ainsi sont rassemblées des conditions favorables à
pulaire c'est à dire à l'unité des couches populaires
entes de leur exploitation commune et soucieuses de lutter

consci¬

l'instauration du socialisme (dernier exemple la solida¬
ouvriers de Noguère) ;
pour être mené à bon terme ce processus exige le
d'une organisation qui soit à la fois intellectuel collecti ,
capable d'analyser et de synthétiser les luttes et de desi
gner la cible du moment, mais aussi quartier général des lu
tes, c'est à dire permettant la coordination qui décuple 1 e
rité paysans

e)

centraliste,c'est

bourgeoisie
en
France telle que l'exprime sa fraction dominante. L'information
politique des organisations hexagonales est souvent d'ailleurs une simple inversion sentimentale de la vision bourgeoise quand ce
n'est pas une rectification de détail. Mais pour l'Occitanie,
il
n'y a pas de bourgeoisie qui ait un intérêt (actuellement) à pen¬
ser ses problèmes du point de vue de toute l'Occitanie et par ail
leurs la prise de conscience des couches populaires est
encore
à dire

de la culture occi¬

pour

politique en France charrie un

global français basé sur le schéma

-

la formation

ques

ori¬

gines géographiques par simple goût de l'anecdote; mais parcequ'elles ont aussi leur importance dans le débat : dans l'état actu¬
el de l'Occitanie, les militants ont du mal à analyser
la situ¬
ation du point de vue de l'ensemble des couches populaires occita¬

sui

s'explique par le type d'insertion de l'Occitanie dans
le capitalisme : insertion passive, car "les centres de déci¬
sion" sont hors de l'Occitanie, d'où capitalisme périphérique,
réservoir de main d'oeuvre agricole, etc—

.

Nous ne citons pas

historique de la langue d'oc et

"les

tane

sentait
qui circulaient début 73,on
deux lignes allaient se dégager, et l'A.G. vit un affronte très vif entre deux tendances

résumer de la façon

:

la survie

-

Dans les textes

que

l'antédiluvienne formule'

L'analyse de Toulouse peut se
vante

.

ment

vidant la théorie marxiste

histoire de la lutte des classes par
idées mènent le monde"

ganisation et

.

capital dans la période actuel¬

le réside dans la crise de l'idéologie bourgeoise. La
voit ses valeurs d'effondrer : travail, famille, patrie.

virtuel, diffus, parcellaire

militants sont infiniment moins nombreux que la montée
cience occitane ne le donnerait à penser . Ce décalage

2

:

(1) l'élément

.

.

l'insertion de l'Occitanie dans un ensemble capitaliste avan¬
cé exclut un combat par étapesoù dans un premier temps il s'agi
rait de rassembler toutes les classes sociales occitanes (straté -

2°

RIEN ?

-

développement

ficacité de chaque lutte.

(l)

»-p.23

de Nice ; les lecteurs tnter 8 ^
dans "texte d'orientation générale
lutte Occitane n° 9 quoiqu 'en fait ce soit un remaniement
"
texte effectivement proposé par Nice, (remaniement heureux
o
il faut se féliciter).

Nous schématisons la position
8és pourront la retrouver

Ì

�Il est vrai que
cette, hostilité
latente,
délicieusement contredi¬
te par l'aménité naturelle du caractè¬
re méridional
rejoint les revendi¬
cations du moment : on n'est plus
Provençal, Avignonnais, Rimois, on
—

Hontologie

—

« Occitan
», avec un beau geste
fier du menton. Que les « estrangers » en prennent de la graine ! Et
il s'y mêle, bien sûr, une certaine

est

attitude politique
anti-capitaliste.
Ainsi peut-on lire, inscrit en lettres

courrier
les évite pas

Le C.A.P.E.S.

en
matière de
personnels.
Assimiler de

de lettres

l'Occitanie

et

«

nie
des

1972. Il est écrit en effet
qu'ayant obtenu le C.A.P.E.S.
lettres, Patrie « aurait dû,
comme la plupart des jeunes
du pays qui ont une spécialité,
partir pour au moins trois ans
nord

ou

l'est

de

Cévennes

ou

rationnel

la

de

exemple, être

l'insécurité de l'emploi
facilitant les opérations de
rtéqualification des travailleurs,
la lutte contre
l'aggravation
des
déséquilibres
régionaux,
guident

l'action des mineurs
dis bassins houillère menacés.
Aussi bien le problème n'est-il
pas spécialement « occitan » :
les sidérurgistes
a

la

crise

de

lorrains, face

l'économie lor¬

raine, conséquence,
crise

comme

la

des

houillères, du sys¬
capitaliste, refusent leur
transplantation autori¬

tème
taire

dans

1*« occitan

»

(?)

complexe sidérurgique de Fos-

sur-Mer.
En

passant
le
C.A.P.E.S,,
de recrutement na¬
tout candidat

concours

tional,

s'engage

a
accepter l'un des postes
vacants dans l'ensemble du

territoire national. Cette
règle,
qui
est

concours

celle
de
tous
nationaux
de

les
la

fonction publique, ne compro¬
met ni l'avenir du
fonction¬
naire ni la qualification
qu'il
a

acquise ni la sécurité de
-on
emploi
ni même ses
chances de
retour, s'il doit la
ou.tter
momentanément,
dans
■a
région où il souhaite passer

carrière. Est-il besoin de
meîii
ce'a va de sol&gt;
pli,. n,e, c(?mPr°met pas non
rslrpi développement scolaire
régional,'qui obéit à de tous
m.

i

autres

impératifs

?

En

outre,

existence de commissions
ritaires nationales, si elle pa¬
ne

que
que

cette

du

choix

l'une

la

que

la

tain

Bretagne,

lorrains

pour

siennes),
lées
ou

et

fussent-elles rava¬
badigeon P.S.U.

par

un

trotskyste.

A l'Université

Des

Paul-Valéry,

Cbs* 25/2/73

historiens

aventureux,

tou¬

jours en quête de sources Insoup¬
çonnées, sont allés puiser dans le
trésor

des
du

des

mensurations

C'est

3

temps Jadis.

corollaire, c'est-à-dire, derrière
la phrase pseudo-révolution¬

F- 22
avant

régionalisme pas¬
réactionnaire qui
conduit, sous couvert des per¬
sonnalités et spécificités ré¬
un

séiste

gionales. à la remise en cause
qu'elle a eu de Dlus fécond
(y compris au plan de l'uni¬

fication de la langue).
Il convient en la matière
d'éliminer toute démagogie,
de rappeler clairement, ainsi
que le

fait le

commun
«

de

programme

gouvernement,

compétences
portera (pas)

de la région ne
atteinte à l'unité

nationale »,
et de dire tout crûment que,
même dans une France démo¬

cratique, il

ne

saurait y avoir

pour

nuil

dll-on,

t ous les acteurs »,

sont

Occitans

public aussi. C'est du
Du

prononce

».

prêt-à-séduire. Pourquoi

res", 23/7/73

y

résis-

.

le mot organisation.

en

faveur de Nice mais

beaucoup d'abstentions qui traduisent 1'iamaturité du
aujourd'hui les problèmes demeurent pour L.OC. au-delà
risation qui fut trop abstraite, forcée même :
1.

Comment

2.

quelles alliances, quels débats
autres

3.

développer L.OC.

en

avec

débat. Mais
d'une pola¬

dehors des cercles intellectuels ?

organisations politiques

avec

:

les militants occitans d'

PC, PSU, GOP, CDP ?

quelle organisation ?

Ainsi cette A.G. ne sera pas ime A.G. pour
rien. La vi¬
rulence du débat a certainement témoigné de la vitalité de
l'orga¬
nisation. La fête de Montségur a montré à tous concrètement l'im¬

portance des problèmes d'organisation comme ceux de la définition
d'une ligne culturelle. Le débat va sans doute se
poursuivre mais
ce

sera

au

bénéfice du

mouvement

Le

sur mesure.

Mathieu G-a,lley,"Les
Nouvelles littérai¬

Finalement l'A.G. trancha

de

ranimer le senti¬

où beaucoup n'aiment la lutte des classes
qu'intégrée dans une ana
lyse moderne, ouverte et qui entendent purges staliniennes quand on

que

le domaine des

à autre,

La position de Toulouse était
peu connu au sein de L.OC
l'A.G. et elle fut exposée sans
ménagement pour une Assemblée

de l'unité nationale dans tout
ce

pagnoiacie TJrech-

rapidement, dans

ment national- «

-

naire,

sorte de

une

la bonne humeur, et en patois

meilleure

on

tienne, jouée très
temps

(1) : on retrouve
ventilation des
premières nominations dans, déjà, de part et d'autre d'une ligne
Genève, l'opposition
l'enseignement secondaire est Salnt-Malo
une chose: cet
aspect est entre une France du nord et de
cependant bien mineur en l'est évoluée et une France du sud
regard de l'insuffisance des aous-déveioppée. Au nord le plus
postes mis aux concours de fort
pourcentage de grandes tail¬
recrutement, du scandale de
l'auxiliariat ou du sous-éoui- les, de charrons, d'étudiants, au
pement et du sous-encadre¬ sud les petites tailles, les boiteux,
ment
scolaires
dont souffre, les exemptés. Et, en Corse, le fort
non pas la seule « Occltanie »,
pourcentage de « jeunes gens vi¬
mais la France entière (y vant de leurs revenus »,
pourtant
compris le Nord et l'Est, par¬ bien
maigrea, traduit déjà un solide
ticulièrement mal lotis en
mépris du travail manuel.
maints endroits); à moins
que
l'on ne verse dans les
thèses gauchistes sur le colo¬
nialisme intérieur et leur
une

».

régionalisme,

santeries et de contradictions. Si
parlait de théâtre ?

•«

Ils pré- J:
moigne — également dans des sentent, à
partir de leurs premiè- °
régions
autrefois
hautement
res
recherches, une photographie "à
industrialisées).
précise de la France masculine
Que l'on puisse souhaiter
en
1819-1826
conscrits

«

exploités par les Français du
Nord, comment se fait-il qu'ils ne
fraternisent pas davantage, entre
opprimés contestataires, avec les
hippies si violemment repoussés —
avec l'aide de la
police parfois. Il
y a là comme une collusion dange¬
reuse avec les suppôts du maudit
pouvoir central !...

Montpellier.

"Nouvel

:

sont

Roger BOURDERON,
maître assistant

passa¬

les rochers, près de Vil¬
Riches, souvenez-vous
l'Occitanie n'est pas une pu¬
sur

Comment concilier tourisme
en attendant qu'il
faille un passeport et un visa pour
se rendre de
Paris à Marseille ?
C'est aux Occitans de se débrouil¬
ler... Et si vraiment les Provençaux

Lorraine etc. et que nous ne
confondons pas le développe¬
ment
et la
démocratisation
des régions avec les
rêveries
mistraliennes
(ou
maurras-

indécent,

travail hors de leur région
(mais notons que ce problème
n'a rien d'« occitan » et qu'il
existe — la Lorraine en té¬

l'utilisation des possibilités de
la carbochimie, le
refus de
déplacements autoritaires exa¬
cerbant

n'est

du

par

et

alors

Jeunes à partir, contre leur
désir, pour tenter de trouver

d'équipement

notamment

une

à une
première

surtout
cette assimilation se
quand
fait par référence aux graves
problèmes
de
main-d'œuvre
nés de la sous-Industrialisation
régionale, et qui conduisent
effectivement
de
nombreux

Que de confusions dans ces
lignes I La défense
de l'outil de travail, la recon¬
version sur place selon un

industriel,

fait

fonctionnaire, apparaît

quelques

plan

»

conséquences

blement

France, c'est-à-dire, ainsi que
crûment les mi¬
par

ce

des

énormes
leneuve

de professeurs occitans
pour
1'« Occltanie », bretons
pour

fait par l'étudiant lorsque
celui-ci a décidé de passer un
concours
de
recrutement de

l'expriment
neurs
des
D 'cazevllle
déporté I ».

(?),

»

nomination

le

le

déportation

mutation

nomination
de fonctionnaire
titulaire hors de 1'« Occita-

J'avoue avoir vivement réagi,
il la lecture de l'article consa¬
cré au chanteur occitan Patrie,
dans « l'Humanité » du 26 août

dans

totalement, limite

considérablement les Injustices

occitan.

23

�ENSENHADOR:
R

D'ORIENTATION D'OCCITANIA NOVA

3

-

PLATE FORME

4

-

LARZAC

5

-

LEI LANGASTAS A

8

-

DU REVENU AGRICOLE

9

-

OCCITANIA :

L'OBRA

:

AU CONTROLE DU FONCIER

DOS MESES

.

DECENTRALISER LA CULTURE

10

L'OCCITAN EXISTE

L'EXEMPLE DAU MASSIS DEI CALANCAS

.

16

-

"AMENAGEMENT" DU TERRITOIRE

18

-

LES

20

-

TRIBUNE LIBRE

22

-

LUTTE

ELECTIONS EN OCCITANIE

.

JOAN PENENT

.

BERTRAND VERDIER

DE DEPUTATS OCCITANS

OCCITANE A

J.ROPARS

JOSIANE BRU

JE L'AI RENCONTRE

-

:

GLAUDI BARSOTI

IVES ROQUETA

12

,

.

.

,

PER QUE FAR ? ROBERT LAFON'i

COUIZA': UNE A.G POUR RIEN ?
R 1 : MONTSEGUR : FOTO
LARZAC: F.YAN.

"LIBERATION';

^^^boiiatz-vos
PtFSNiS

* AFriCMWl

toi

6 numéros

15 F.
20 F.

soutien

A.

C.C.P.

NOM

BRU

-

l'étranger

pour

30, 50,..

F

N° 2.944-14

TOULOUSE

Prénom

:

Profession

Adresse

complète

jolndn.e Te chèque,
et

à

envoya

OCCITANIA
Il

Bt-ò,

31

-

est amp art a

au

pA.é4ent bulletin

:

NOUA

fiue

Fait le

de la ConcoA.de

Signature

TOULOUSE

Mailles, .car",

asteur

,3x tolosa

directqr de la publicacion,

dspaus ledal:
joan penent.
.

?°st

DE

1973

�</text>
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              <text>Vignette : https://occitanica.eu/files/original/cb6d1479812995032317e8b9514b907c.jpg</text>
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          <name>Is Part Of</name>
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              <text>&lt;em&gt;Occitania n&amp;ograve;va&lt;/em&gt; (&lt;a href="https://occitanica.eu/items/show/22836" target="_blank" rel="noopener"&gt;Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue&lt;/a&gt;)</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Occitania n&amp;ograve;va&lt;/em&gt; s'int&amp;eacute;resse &amp;agrave; divers sujets : &amp;eacute;conomie, politique, p&amp;eacute;dagogie, culture. La publication contient aussi une revue de presse et une chronique de la cr&amp;eacute;ation occitane (litt&amp;eacute;rature, musique, spectacle, m&amp;eacute;dias...).&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Occitania n&amp;ograve;va&lt;/em&gt; s'inter&amp;egrave;ssa a div&amp;egrave;rses subj&amp;egrave;ctes : economia, politica, pedagogia, cultura. La publicacion conten tanben una revista de premsa e una cronica de la creacion occitana (litteratura, musica, espectacle, m&amp;egrave;dias...).&lt;/div&gt;</text>
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              <text>Rouquette, Yves (1936-2015)</text>
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              <text>Lafont, Robert (1923-2009)</text>
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              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, H 5</text>
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