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                  <text>�Corrièr

oui

Je lis dans le dernier numéro d'OCCITANIA NOVA,

signature C.S. la critique du livre de Louis BAYLE.
suis-je d'accord avec vos conclusions. Mais vous
auriez pu, vous auriez dû mener votre critique différem¬
ment et d'une façon plus sérieuse et efficace. Me permettrez
vous quelques remarques ?
la

sous

Sans doute

Vous écrivez

:

«Toute attaque

provoque une grosse colère».
NON. Il vous faut écrire
de SON Mistral provoque etc...
Car Louis BAYLE s'est

à l'encontre de Mistral

Toute attaque

à l'encontre

forgé de Mistral

une

image

à fait particulière, et qui est loin de correspondre à la
réalité. Car Mistral, on l'a dit, et c'est vrai, est un OCCITANISTE...
Pour BAYLE, Mistral, c'est la seule Provence,
laquelle n'a rien à voir avec le reste du Midi. Or, toute
l'œuvre de Mistral, à commencer par CALENDAL (et la
fameuse note du chant 1er), à continuer par la polémique
qu'il mena, en 1852 et 1853, contre Roumanille et Mathieu
à propos de la graphie, par ses poèmes et discours, par cer¬
taines de ses lettres (celle de 1865 à Bonaparte-Wyse par
exemple), par la fameuse lettre de Valentine Rostand de
1872 («tu voudrais... que le MIDI ne soit plus attaché com¬
me un esclave aux destinées de la France mais qu'il fut un
—

grand...»)...

BAYLE se veut français et provençal - voyez la
phrase ci-dessus de Valentine Rostand, que les mistraliens
convaincus comme Marcel DECREMPS jugent capitale.

Mistral, fédéraliste intégral...

quelques idées... H vous fallait
laquelle BAYLE s'enferme

contradiction dans
enfermer.
une

amie marseillaise de Bayle

a

montrer la
et veut nous

déclaré,

guère, qu'il «devrait se faire psychanalyser»! Il semble
effet quelque peu dépressif, pour le moins...
Un

mais où

du

en serez-vous

Félibrige

dans 121

êtes-vous

en

na¬
en

ans

?

est

«

Lou

ainsi, malignement

mettant

Félibrige rendant à César...»
du Félibrige ce qui

au compte

le fait exclusif de L'Astrado.

S'il
viettes.

vous

plaît,

ne

mélangeons

pas

que

encore

Mistral

:

BAYLE

est

contre

le

a

Marcel CARRIERES
Les Saintes-Maries-de-la-Mer

tende pas.

Avec

je

tous

vous

mes

regrets d'user du patois des usurpa¬

adresser

mes

sentiments chaleureusement

occitans.
Pèire MIREMONT
Félibre

Majorai.(83

-

CUERS)-

Aviam trantalhat

abanç de nos decidir a escriure quiBayle (que calia pas pr'aquo daissar
passar atal), segurs qu'èrem de far nàisser de reaccions vio¬
lentas e de soslevar de vièlhas passions.
Fa plaser de las véser venir de personalitats tant conegudas e anar dins lo sens d'una poissanta denôncia d'un
panflet inqualificable. Compti plan que los secutaments en
justicia qu'anôncia lo majorai Miramont, e que se'n es par¬
lât, cresi, a la Santa Estela de Rodés ongan, se faràn. Es un
dever pel felibres onèstes, es a dire la màger part d'entre
com

sul vomit d'En

eles.

sèm

que lo rôtie del Felibrige coma menaire
(joves) es acabat, es mai una constatacion que non
sorire triomfaire e desdenhós. La rôda a virât : nos

apercebuts que caliá pas solament mantene una cultupromòure e que çô qu'empachava d'o far eficaqade rasons economicas a politicas, e que doncas
i aviâ quicôm a far dins
aqueles domenis. Vaqut tota la
diferéncia, e aquô dit amb tota la serenitat possibla.
ra, mas la
ment èran

Cristian Solarac

Sabi pas se vòstre «car Pèire a escriut a
Tolosa per i dire que li agradariâ d'ausir occitan

pòdi afortir que ièu l'ai fait, amai que
talha ORTF de 75 per protestar contra

tron» ; vos

No 18 d'Occitania Nova C.S.

présente «Le
Procès de l'Occitanie» en des termes qui m'ont indigné,
tant par le ton haineux à l'égard du Felibrige
que par les
énormes contre-vérités énoncées.
Le Félibrige en est,
dant sa disparition». Bien
des réalités.

C'est devenu

une

paraft-il «aux soubresauts précé¬
sûr, si C.S. prend ses désirs pour

mode, semble-t-il, dans la nouvelle

occitaniste de dauber sur le Félibrige et avec d'au¬
plus de virulence que l'on n'en connaît rien d'autre que

vague
tant

et ser¬

J'aurais aimé écrire tout ceci en occitan. Mais comme
(si je m'en référé aux initiales qui sont les mêmes
que celles du signataire de l'article sur la Galice) ne paraît
pas avoir l'usage de notre langue, j'ai craint qu'il ne m'en¬

pas un

le

torchons

Perque dire
mot

félibréens de 1911

Dans le

exempts

».

Vous dites aussi

employé et qu'il a accepté dans les
: « Lou Felibrige es establi
per
garda longo-mai a la nacioun oucitano...» De même qu'il
n'a pas désapprouvé cette définition de l'Occitanisme
donnée, en 1911, par le Comte Christian de VilleneuveEsclapon (un réactionnaire s'il en fût!) : «Le terme Occitanisme désigne l'état d'esprit de tous ceux
qui désirent
conserver à l'Occitanie sa
langue, ses usages, ses traditions,
et qui rêvent pour elle d'une indépendance
plus grande aux
points de vue politique, administratif et économique». Tout
cela, Mistral ne l'a pas contesté, mais BAYLE le rejette.!!!

OCCITAN,

Félibrige ?

Quant au sieur Bayle, sachez qu'il a été vomi du
Félibrige à l'unanimité moins deux voix en 1939 : voici
donc 36 ans !! Alors, est-il honnête de le présenter à vos
lecteurs comme «Le Grand Félibre Bayle »?
Pour ce qui est de son infect ouvrage, peut-être
ignorez-vous que le Félibrige se propose de poursuivre son
auteur en justice pour avoir osé intituler sa série «Collection

d'ornes

statuts

le

entreprise humaine, le Félibri¬

faiblesses;

ses

sans

Toujours est-il qu'il a déjà 121 ans d'existence. Rare
longévité pour une association. Je vous souhaite la même;

mot

—

et donc

veut pas

ne

Troubadours du XlIIème siècle»...

Enfin,

avoir

peut

ge

teurs,

changer la graphie (encore qu'il
ait lui-même un moment écrit en graphie occitane), alors
que MISTRAL en 1852-53 voulait adopter une graphie éty¬
mologique, alors que (Marius ANDRÉ le rapporte) il a re¬
gretté devant des intimes d'avoir cédé à Roumanille, alors
qu'en 1874 il conseillait à Achille MIR d'adopter, non pas
la graphie félibréenne, mais «le système orthographique des
Voilà

sans eux,

C.S.

—

BAYLE

Où seriez-vous,

Demandez -le donc à Lafont.
Bien sûr, comme toute

vous-mêmes ?
:

tout

état libre et

Jean Boudou que vous paraissez accaparer et à qui le
Félibrige avait donné la cigale d'argent en 1954 et qui fut
candidat au majoralat en 1968, me faisant l'honneur de me
choisir pour parrain.
Allons, allons cessez de cracher sur vos grands maîtres
dont Mistral (prix Nobel) restera longtemps l'altissime.

de

ma

la TV de
al «fenestirèri 10 F

l'abséncia

d'émissions occitanas.
Lo cap de servici del recobrament de las talhas m'a
respondut... E sabètz pas çô que m'a dit ? Que los cases de
convenéncias personalas (joslinhat) èran pas previstes pel
reglament, e que me demorava pas qu'a acabar de pagar al
pus lèu. Me sembla qu'aquel ôme es pas trebolat per l'occitanisme, o benlèu som ièu que som illuminât !...
J.C. CHABROUTY

81 Castras.

nom.

A
vert

qui voulez-vous faire croire

l'Occitanie ?
Les

premiers à

que vous avez

décou¬

glorifier ce nom furent
les morts, voici : Estieu,
Perbosc, Azéma, Boussac, Salvat, Cubaynes, Berthaud
(l'ouvrier de la loi Deixonne) tous majoraux; les Mestres
en Gai Saber :
Alibert, Delluc, Loiza Paulin, Boudou. Eh
tous

J'ai apprécié le Manuscrit de Montauban qui est décrit
langue claire et précise; les articles «Galice» (dont
j'avais demandé que l'on nous parle) et «Racisme» (dont
j'ai aimé le point de vue exprimé). Est-ce être raciste que
dans

prononcer et

des Félibres. Ne citant que

une

de vouloir être maître chez soi ?
34 Saint

D. MARSAL
Georges d'Orques.
suite page

9

�Al

moment que

Catalonha,

lo problema nacionalitari

en

Euròpa, d'Es-

afortis dins l'acfuaiitat quotidiana, que
lo Poder fai repè dins son
programa régional - usant de son
autoritat en contradiccion de sas
quitas promessas, tant a cò
d'el la crenhençfl del revelh de las minoritats
s'es agusat cossa

a

I

a

ora

ont

cadun espera

esclairement, la
sa

f

!

-

s

pauc o pro un resson, un

premsa occitanista

s'estavanfs

o

-

se se

s'amuda.

Se cal tractar çaquelà
qu'aquel
I occitanisme
mens en crisi en
-

organisacions politicas-

malaise

esplic

o un

pòt parlar depremes pas

tant

el-meteis que dins

lo de
sas

lo d'una premsa non professionala,
independenta de tôt grop, refractaria a tota concession. Se
pòt cercar, aquí o endacòm mai, ont n'es aquela premsa qu'espeliguèt fai qualques ans. Aqui coma endacòm mai, los «amators», fasem lo terren als «professionals». Son eles que fan la
diferéncia coma per plan marcar l'estapa passada. Un
jornal
«régional» d'esquerra séria pas de crénher, al contrari, emai
foguèsse francimandista,e trobariam I o biais de nos i far ausir.
Mas ne séria pas çò meteis d'una premsa occitanista e «poujadista» que vendrib per la força de las causas la votz de
l'occitanisme. Los «amators» an encara e per longtemps un
rôtie de jogar dins aqueste domeni e lor sosten o demòra tôt
dins lor public atal responsable el tanben.
Nàstre

problema,

a

que

Occitania Nòva,

es pas

«idéologie»

o

redaccional
o tornam dire
mas simpletamente material. Las
tascas de confeccion de cada numéro, longassas
e afastigosas
-

-

manjan lo temps, los collaboraires e l'energia mililos froisses de mai en mai pesucs... Aquelas dificultats, dempuèi qualques parucions, son a mand d'èstre regladas
A partir del numéro venent seràn
o esperam - redusidas com¬
plet ament.
que

nos

tanta;

-

De nàstre biais, lo càp passât, puslèu que subremontar
nàstras dificultats
nos pareissià
impossible, aviam pensât
las assumirtan milhor coma podiam. L'idèia dels «dorsièrs»,
-

presentada al n° 18, èra pas coma s'es pensât una mena de
replegament davant l'actuùlitat, mas, dins l'impossibilitat de
seguir aquela actualitat, nàstre solet mejan per contunhar
de butar utilament lo débat occitanista. Per ara avèm decidit
de daissar aquelas reflexions a las revistas especialisadas
de tornar a nàstra tàca primiera : l'occitanisme militant dins
e

aspèctes e totas sas régions.
Esperam decèbre pas nàstres nombroses legeires e amies
que devèm plan mercejar per lor fisança, lors letras e lors
ajudas qu'an pas quitat de nos arribar cada jorn. Lor demandam
de nos desencusar d'aver pas pogut respondre a tôt aquel
corrièr qu'avèm pr'aquà tôt legit amb grand plaser. Ajudar
Occitania Nova, ara, aquà's organisar la difusion d'un biais o
d'un autre (per aquel trabalh gaire complicat, escriure a la
revista per totas entresenhas); crear d'abonaments novèls
(atal la totalitat del pretz del numerà nos arriba : se crompatz
la revista al quiàsc de la gara, contribui'ssètz als bîneficis
d'un monopàli que ne gausèm pas dire ie nom...); quand òm
n'a ...pagar sos dèutes regularament; nos mandar d'informacions; passar de comunicats dins vàstre jornal local per cada
sortida, etc... Fin finala, un centenat d'abonats de mai, amb
lo mnnten dels autres, reglariá definitivamsnt los problemas
totes

sos

financiers.
OCCITANIA NOVA.

�pel

pais

Le 21 octobre, une quarantaine de militants
occitans étaient interpellés à 6h du matin à leur

domicile, dans le cadre d'une enquête judiciaire sur
des attentats commis l'année dernière, dont cer¬
tains avaient été

revendiqués par «Farem tôt petar»
arrestations frappaient tout le mouvement
occitan de Nice à Toulouse : les chanteurs Marti et
Rosine de Peire, des militants de Lutte Occitane,
Les

de V.V.A.P., de Cévennes Occitanes... Ces arresta¬
tions étaient suivies sur le champ de perquisitions.
Dès les premières questions, les militants s'aperçu¬

que l'enquête judiciaire n'était qu'un prétexte
que ce qui intéressait en fait la police, c'était le
mouvement occitan et ses organisations. Tous les
militants furent relâchés dans la soirée, aucune

l'autonomie dans le cadre français ou pour
l'indépendance, pour la lutte armée ou pour les
attentats, qu'ils aient fait résolument le choix du
socialisme ou pas, on les met tous dans le même
sac.
Comme cela, les attitudes irresponsables et
provocatrices de certains, faciles à manipuler, re¬
jailliront sur tous les autres. Et si les organisations
de la gauche française dénoncent les activités des
mouvements des minorités nationales, l'opération
n'en aura que mieux réussie. On prépare ainsi
aujourd'hui la répression de demain.
pour

rent
et

charge n'ayant pu être retenue contre eux.
On apprit alors que l'ordre d'interpellation
était venu directement de Paris. Que cherche donc
le Gouvernement ?
Il

faut

replacer ces interpellations dans le
hexagonal. Elles font suite aux événe¬
ments de Corse et à la répression qui s'abat sur les
réfugiés basques en Euskadi-Nord. Elles suivaient
immédiatement la vague d'arrestations qui venait
de s'abattre sur la Bretagne. Il devient évident que
le Gouvernement a décidé de s'opposer frontalecontexte

ment aux

luttes des minorités nationales de l'hexa¬

Pour cela, il a choisi la répression préventive,
frappant indistinctement militants politiques, syn¬
dicaux, culturels... Le premier objectif du pouvoir
c'est
l'intimidation.
Il
s'agit de faire peur.
Désormais, défendre la langue occitane, c'est se
mettre hors la loi. Le gouvernement espère ainsi
qu'un certain nombre de militants mettront un
gone.

frein à leur activité et, surtout,

dissuader les mili¬

potentiels.

tants

Face à celà, que faire ? D'abord informer et
expliquer. Ensuite, organiser le soutien des mili¬
tants encore emprisonnés, même si l'on n'est pas
d'accord avec leurs positions politiques et en le
disant. Il faudra également rappeler que les luttes
des minorités
luttes pour le

nationales sont indissociables des

en particulier dans les
luttes avec celles menées par le mouve¬
ment ouvrier français. Enfin et surtout, coordonner
les luttes des différentes minorités de l'hexagone.
Une nouvelle conférence des minorités nationales
faits

de

socialisme, et

ces

l'hexagone, qui ferait suite à celle de Narbonne,

devient urgente.
Bertrand VERDIER.

"La Question
Corse
Si la

Nationale
Brochure du PSU Corse

gauche (et l'extrême-gauche) hexagonale doute

encore

de la « bonne foi » socialiste des mouvements des natio¬
nalités, le mouvement occitan de son côté se méfie toujours
des belles déclarations de principe sur le « droit à la diffé¬
»
rence
ou
à l'autodétermination que la gauche concède

période électorale ou quand Ponia s'intéresse d'un peu
« colonisés de l'intérieur ».
Le P.S.U. a été la première organisation socialiste fran¬
çaise à poser le problème nationalitaire dans hexagone. Dès
1971, il convoquait, en collobaration avec les organisations
socialistes des différentes nationalités (dont Lutte Occi¬
tane), la conférence de Narbonne. Importance symbolique
de la rencontre, plus que politique. Chaque partenaire venait
de loin : le mouvement ouvrier, qui avait calqué pendant
plus de cent ans son organisation sur le modèle centraliste
de la bourgeoisie, commençait à reconnaître aux couches
populaires de la &lt;■ périphérie » le droit de prendre leurs
en

trop près aux

Il

Le deuxième objectif vise l'opinion publique.
s'agit d'assimiler toutes les revendications et

toutes

risme

les luttes des minorités nationales
et

au

séparatisme, et de les

au

couper

terro¬

ainsi de

leurs bases sociales.
Dans le contexte de crise

économique généra¬

lisée, qui frappe spécialement les différentes mino¬
rités, il s'agit d'empêcher à tout prix que les
travailleurs fassent le lien entre leurs difficultés et
la situation d'oppression dans laquelle se trouve
leur pays. Alors, pour cela, il faut que tout militant

régionaliste devienne un dangereux terririste
séparatiste, de surplus payé par l'étranger. On
rappellera fort opportunément les liens de certains
mouvements bretons avec l'Allemange nazie pen¬
dant la guerre. Pour mieux faciliter l'opération, le
pouvoir feindra d'ignorer les différents courants
qui traversent le mouvement breton ou le
mouvement
occitan. Qu'ils se soient prononcés

suite page

6

�,

-tribune

POLITICA OCCITANA
per

Alan Alcouffe

(responsable L.O. Tolosa)

Baiona, 1er de novembre, 15.000 personas
per cridar la solidaritat dels pôbles amb la lucha dels bascos per Euskadi socialista.
Al cap del cortègi long de mai de 2 quilomètres, un

vengudas de pertot
fum de bandièras

:

las nacionalitats minoritàrias

:

bascos, catalans, bretons,

quebequeses... (segur que
ne doblidi
!) e los occitans. A aquela jornada, s'i
poguèt véser, en acorchi, l'istòria de l'unitat malaisida entre la lucha pel socialisme e las luchas nacionalas. Se sap que mancava pas de monde a Paris
per creire de conéisser Euskadi-Nôrd e saber cossf
una manifestacion s'i
podiá e s'i deviá debanar. D'e-

fièch, la radiò e la premsa (pensi a qualques jornaus
plan parisencs e plan «revolucionaris») nos faguèron una polida ressèga
d'aqueles sòmis. Fin finala,
sul terrenc, se veguèron doas causas :
las organisacions de las nacionalitats minoritàrias
an un
pés trop grand, recampan trop de monde per
se daissar tòrcer : avèm presa
la paraula, e degun
pòt pas mai parlar al nòstre nom.
las luchas pel socialisme demoraràn de quimèras
tant que se viraràn devèrs d'esquèmas abstraches e
—

—

doblidaràn las «situacions concrètas». Baste que la
leiçon de Baiona siague retenguda per l'esquèrra

exagonala !
L'ai dich

:

Occitania i èra, e

mens

de doas

set-

aprèp son «còp de punh», Ponià aviâ sa responsa : pel primièr còp -me sembla-, la preséncia
occitana dins una manifestacion de massa en-defòra
manas

d'Occitania èra pas simbolica; èrem pas una signatura de mai dins la longa tièra que
degun legis pas,
èrem pas doas o très bandièras escampilhadas. Al

contrari, aquelas regas occitanas que cantavan en
òc fasián plaser a véser e a ausir dins lo meteis
temps ont l'imaginacion sembla gaire far de

pichons dins l'esquèrra. P. Viansson-Ponté se pòt
totjorn rassegurar en se trufant de nosaus, Ponià se
pòt totjorn rassegurar en ensajant de nos far paur,
los temps càmbian,lo revelh d'òc s'afortís, lo ligam
entre el e la lucha
pel socialisme s'assolida.
Lo meteis

jorn, una confirmacion nos veniá de
Montpelhièr : lo MIVOC (movement d'intervencion
viticola occitan) que grelhava dempuèi dos o très
ans espelissiá. Atal se met sus
pè una organisacion
capabla de recampar totes los que (mal) vivon d'un
trabalh qu'es vèngut dins mai d'un canton d'Occita¬
nia una monocultura que se'n coneisson pro las
consequéncias. Lo sol nom d'aquela organisacion
que, per un còp, parla pas de salvar abstrachament
«la vinha» o la «viticultura occitana», mas que se
vira devèrs los òmes e lor trabalh, fa nàisser l'esper
que los movements de vinhairons venguen quicòm
mai qu'una ràbia davant lo malastre dels òmes e del
pais que sols un viatge a Paris e qualques bonas
paraulas pòdon descontlar.

sacion

capabla de fondre tôt aquò per ne far lo
farà capbilhar la capa ae plomb qu'espotfs lo pais e los ornes ? Al solid,
per los que coma
ieu ensajan de bastir de
longa una tala organisacion
per luchar per Occitania, de legir una tala question
dins lo corrièr dels legeires d'aicesta revista
(julh de
75), aquò fa trebolir. Mas la question es pas caluca.
Se cal afanar per i respondre,
que ja relha una autra
question : perqué doas organisacions : Lucha Occi¬
tana e Volem Viure Al Pais ?
D'efièch, del punt de
vista del trabalh politic,
que demanda lo desvolopament de la consciéncia occitana, i a
pas d'organisa¬
cion pro fòrta per i portar
responsa. Mas, del punt
de vista del pichon monde dels .militants
occitans,
i a benlèu tròp d'organisacions. Alara ?
Alara, i vesi
un molon de rasons,
que tòcan l'istòria, la geografia
e la
politica.
Avèm dich qu'Occitania èra una «colonia del
dedins», e los occitans an estudiat las consequén¬
cias d'aquel fach per de
comparasons entre Occi¬
tania e lo defòra, dins l'exagòn. Mas avèm
pas pro
vist una de las consequéncias
qu'aquò aviâ per
nosaus : Occitania es una
lenga, una cultura, una
resisténcia, en un mot una nacionalitat, mas avèm
pas jamai conegut d'estat unitari, çô que fa que, se

palfèr

sentiment unitari nais uèi, las formas de l'unitat,
elas, son per inventar. E aquò se torna trapar quora
cal bastir una organisacion, que sèm
trigoçats entre
los problèmas de cada canton e l'autonomia
per i
respondre, e pels problèmas que pausa una intervencion unitària e los
ligams qu'aquò implica. E
vòli pas parlar dels aspèctes materials : Occi¬
tania es granda, e, per se véser, se conéisser, cal far
un

quicòm coma camin !... Doncas , se cal pas amagar
lo trabalh que demòra. Mas pensi que çô qu'es
ja
fach (parli de çô que coneissi melhor, es a dire
Lucha Occitana) es força important. Çô
qu'es ja
fach : de grops d'un cap a l'autre d'Occitania, una
reflexion,
tants; tôt

Mas

aquò -e precisament l'existéncia d'aquôpas amagar que manca quicòm. Ont es l'organi-

una fisança, de ligams nosats entre mili¬
aquô deuriâ lèu-lèu estalviar de temps, de

camin, de discorses al dedins,

e

nos

assolidar al

defòra. I aviâ

d'estapas necessàrias (doblidem pas
que quatre ans a, aviam gaire d'eiretatge politic o
d'organisacion). Ara, nos cal butar lo nas defôra e
dobrir las portas : que cada occitan que
vòl far
quicôm per son pais e compren qu'en defôra d'una
Occitania dels trabalhaires res pot pas
capitar,
sàpia que i a una organisacion que lucha per aquô e
que l'espéra !!!.
Mas, ont anam, se i a doas organisacions ? Ne
cal dire un mot, tanben, que farem pas jamais res se
se contunham de nos calar
quand cal parlar de la
vida politica occitana. Cal pas amagar las luchas
que s'i debanan. I a pas cap de vergonha a aver :
son la prôva qu'Occitania viu. Çô
qu'es una vergo¬
de las acantonar dins d'escurs butletins mai
interiors que te petan pel morre dels occitanistas estabosits, dins un acamp aici, dins una

nha,
o

pòt

que

es

mens

U.E.O. enlà.

c

�Lafont diguet aicí (Oc.Nòva n.17) cossí los
comitats WAP son nascuts e cossí lor ròtle deviá

pr emsa

lo meteis que lo de Lucha Occitana. Torsul sicut. Mas, tôt çô que viu càmbia , e
WAP me sembla devengut quicòm mai que çô que
podiá èsser dins lo cap de sos «paires». Primièr,
WAP s'es desvolopat mai que mai dins los cantons
ont Lucha Occitana existissiâ pas (èrem e sèm pas
pas èsser
narai pas

encara

pertot), çò

que

lo

mena a

jogar lo meteis

politic; puèi, l'acamp WAP d'Albi a votât de
textes importants, plan mai précisés que los «10
punts » de Lafont. Son plan vesins de las posicions
de Lucha Occitana. Mas un tèxt es pas tôt : dins lo
meteis acamp, foguèt votât (cossf, aquô's una autra
istôria) que los militants de Lucha Occitana trabalhant dins de comitats WAP de basa podrian
pas mai aver cap de responsabilitat. Sièis meses
aprèp, me sembla qu'aquela décision a agut mai de
pès sus la pratica de WAP que non pas la primièra.
Alara, se cal pas tampar los uèlhs e las aurelhas : i a
mai d'un punt de vista dins lo movement occitan
rôtie

uèi,

e

cadun

se

paments

va-t-on faire de nous ? Nous les nègres dans 'a
du navire. Au dessus de nos têtes, sur le pont, nous
entendons sur notre compte le marchandage des forbans.

Anxieux,

nous

chaînes.

nos
veau

maître,

tendons l'oreille

Serait-il

suspendant le bruit de

en

possible qu'un forban gentil,

traite moins durement ? Nous

nous

ne

un nou¬
sommes

guère exigeants et prions seulement pour conserver la vie
sous les plaies de nos corps. Et si notre
prix devenait infé¬
rieur aux frais du long voyage jusqu'au lieu du marché ?
Alors, nous le savons, les forbans nous précipiteraient au
fond de l'Océan.

Nous n'osons

y

songer et prions de nos

lèvres tremblantes pour que nos maîtres rentabilisent notre
survie, lui donnant enfin un sens.

vòl far ausir. Lo destriament demô-

afar de

geografîa o d'azard. Los agroasclant fins a l'esquèrra
exagonala ont los occitans sentisson cada jorn mai
que per bastir lo socialisme, lor cal pas amagar lor
occitanitat, al contrari. Aquô es pas per far paur :
es atal que
se podrà fargar una granda organisacion
per una Occitania socialista.
Per ara, pensi, que la recampada dels occitanistas e dels occitans d'acôrdi per «viure al pais,
mas
pas dins un pais de cons», demôra necessària
mai que jamais.
ra encara un

Que

cale

cambiaràn

encara,

Le
problème occitan
l'hexagone, est devenue un
«

»,
«

et celui des nationalités de
sujet » dont débat la presse

parisienne. Nul

ne semble trouver choquantes ces contro¬
lesquelles s'affrontent les partisans de notre
vie ou de notre mort. Il est vrai qu'on nous a condamné
depuis si longtemps que la simple évocation de notre exis¬
verses

dans

tence nous semble un bienfait
suivent ont pour origine divers

inespéré. Les réflexions qui
articles et lettres de lecteurs
publiés dans quelques numéros relativement récents du
Nouvel Observateur, hebdomadaire de gauche bien connu.
N'importe qui ne peut pas écrire de façon crédible et mo¬
tivée un article anti-occitaniste
ou
plus précisément
anti-occitan
il faut pour cela satisfaire à plusieurs con¬
ditions : être indigène, l'affirmer très haut
cette pre¬
mière concession apparente, une fois retournée,
peut devenir
—

—,

—

suite de

la

page

4

un

argument payant

—,

être issu d'une famille modeste

ou

le

affaires

en main sans attendre la manne parisienne. Le mou¬
des nationalités quant à lui était en train de se débar¬
rasser du passéisme et du culturalisme, et la jeunesse d'Occitanie, nourrie des idées de Mai, commençait à situer son
combat occitaniste dans le cadre de la lutte des classes.

vement

Ce

long préambule pour
aujourd'hui une brochure
tion Nationale Corse ».

dire qu'il n'est pas étonnant de lire
du P.S.U. Corse intitulée « La Ques¬

Après un historique de la nationalité corse et une des¬
cription des mécanismes coloniaux sociologie d'exploitation,
on peut y lire une sociologie assez précise des classes et
couches sociales qui composent aujourd'hui le peuple corse
et, ce qui est plus interressant des forces politiques en
présence.
Le P.S.U. pense nécessaire au regroupement des organi¬
sations socialistes qui réclament l'autonomie. Il reconnaît
qu'actuellement la revendication corse n'a pas débouché sur
une
lutte anti-capitaliste consciente. Les ambiguïtés poli¬
tiques de l'ex-A.R.C. sont là pour en témoigner. Mais le P.S.U.
Corse risque fort, sous couvert de souplesse tactique, d'avoir
une attitude suiviste vis-à-vis de la petite
bourgeoisie auto¬
nomiste. L'interprétation tiers-mondiste du problème corse
qui est faite dans cette brochure en laisse pressentir le
danger.
Ce n'est pas seulement une querelle de mots; l'avenir
socialiste de la Corse dépend de la stratégie politique qui
sera choisie
par le peuple corse dans les mois qui viennent :
une stratégie frontiste ne déboucherait que sur
une auto¬
nomie bidon dont le capitalisme pourrait à la rigueur s'accomoder. Seule une stratégie socialiste de libération nationale
pourrait déboucher sur une rupture politique et pas seule¬
ment territoriale avec l'état colonialiste français.
Le P.S.U. Corse malgré des ambiguïté «
téoriques » évo¬
quées plus haut, pos les jalons d'une telle stratégie et ouvre
le débat. Ceux qui militent pour une Occitanie socialiste ne
peuvent que s'en féliciter.
Ph. R.
6

prétendre et être devenu parisien, francimand, bourgeois
et évoluer dans les
sphères intellectuelles de « gauche ».
Il devient alors facile d'évacuer quelques sentiments amers —
fruits des abandons et renoncements imposés
par l'ascen¬
sion sociale
par une agressivité proportionnelle envers
ceux qui ont choisi des chemins inverses.
L'objet de l'article»
biographie — notons ce dernier point ! — est toujours d'éta¬
blir une démonstration-justification : « Je n'ai pas trahi car
il n'y avait rien à trahir ».
—

Sachons gré à Marcel Domerc d'avoir fait son autocritique
n. 573) : Il savait (...) ce que l'imbécile ne sait
pas :

(N.O.

qu'au tréfonds marécageux de sa conscience, sa haine n'a
d'autre objet que lui-même, sa nullité, son impuissance. Il
n'attend qu'un prétexte pour se délivrer de lui-même... L'au¬
teur, en la circonstance pourtant, croyait s'adresser aux
autres, au troupeau des imbéciles, au nombre, c'est-à-dire à
la majorité d'une population pour laquelle il ne saurait mieux
exprimer son mépris. Dans quelle intervention occitaniste
écrite ou parlée, M. Domerc a-t-il pu découvrir le ton haineux
qui n'est que le sien, une agressivité aussi bassement dirigée
contre des personnes ? Nous renvoyons le lecteur et Domerc
à l'analyse psychologique ci-dessus.
Sans
pas

doute

les responsables du N.O. ne se rendent-ils
compte de ce qu'ils impriment. Ils sont ici
ainsi que leurs confrères — d'exciter la populace

toujours

accusés —
en des termes que

l'on croyait bannis de la

presse

depuis

Mais, fort heureusement, il n'y a pas que cette
masse obtuse, il y a aussi les bonnes gens dont le com¬
portement est toujours moins décevant. Celui qui accepte,
par exemple, la mort de son fils à la guerre, la mort de la
cent

ans.

langue, la
qu'on leur
leur pain.
poésie du

mort du pays. Tous

ceux qui refusent de croire
vole leur patrie (...), leur culture (...), et même
Les bonnes gens parient patois; ne gâtez pas la
récit en parlant de prolétariat et d'occitan.

�Le Bal des

Vampires

( OU LES HARKIS DE L'INTERIEUR )

Comme

l'avons

la « réalité occitane » est de plus
elle-même; les dernières armes
utilisées dans ce domaine sont les arguments des cuistres
à
I'
relatifs
éparpillement » linguistique. Sur un plan géné¬
ral, l'éventail de la malveillance va de l'ignorance
pure des
faits
ignorance partagée et cultivée dans le public — à
son exploitation crapuleuse
(Viansson-Ponté). Nous sommes
maintenant parvenus à un deuxième
temps dans lequel nos
problèmes, implicitement reconnus, doivent être dépassés.
Dépassés dans l'esprit : occitans, nous sommes exploités
en tant qu'hommes et femmes et
solidaires d'une plus large
humanité qui subit l'écrasement de la civilisation industrielle
en

nous

plus rarement niée

vu,

en

■

—

qui

déjà à

près tué nos âmes à tous et finira par tuer
elle-même, dans l'anéantissement total
de l'espèce. En effet, partir de nos
mesquines revendications
pour en arriver à la ^vision des chevaliers de l'Apocalypse,
cela s appelle élever le débat.
Dépassés dans le temps :
a

ros

employons vraiment des mots à tort et à travers. Si
connu un authentique état de
colonisation, celui,

nous

avions

nous

exemple, qui subissait, il y a un demi-siècle (...) un por¬
congolais ou un coolie vietnamien nous serions hon¬
teux de proposer un tel rapprochement
ne fût-il que séman¬
tique. Si les ouvriers de Renault avaient lu Zola, ils n'au¬
raient pas l'indécence de parler
d'exploitation en se com¬
par

teur

parant

aux

raient

dans

Dans cet article, à la suite d'un sous-titre
évoquant le personnage de Tartuffe, l'historien
Georges Duby formulait une série d'affirmations
tranchées

sur

l'Occitanie. Citons

ce

morceau

d'anthologie : « En 1320, l'Occitanie n'existe
pas. Qu'y a-t-il à Montaillou de spécifique d'unecommunauté occitane? La langue? Les gens du
village parlent leur propre dialecte. Des coutu¬
mes particulières? En Picardie etc... ».
L'auteur, reconnaissant l'existence de l'Occita¬
puisqu'il en emploie le nom, semble la con¬
tester pour l'année 1320. Nous aimerions savoir
pourquoi. Nous aimerions savoir encore si cette
«existence» est à situer au deçà ou au delà de
cette date fatidique, ou si cette date constitue
nie

un

moment

serait

creux

dans

notre

histoire.

aussi utile de connaître

ce

Il

qui fait

nous

-

au

14° siècle
la différence entre langue et «dia¬
lecte»? Quant aux coutumes et à la culture popu¬
laire, nous sommes moins étonnés que notre
auteur de leur trouver des parentés en d'autres
lieux de l'Occident. Dans le monde entier, les
civilisations traditionnelles sont relativement
uniformisées.
-

Pourquoi G. Duby présente-t-iI tous ces
arguments? Pour poser enfin la question -in¬
de la «conscience nationale» de
croyable!
paysans du Moyen-Age. La réponse étant -évi¬
demment-négative, en ce qui concerne l'Occi¬
tanie, on en vient à poser - de plus en plus
incroyable - celle de leur adhésion au royaume
de France. Dans ce cas, et bien que «personne
(n'estime) nécessaire d'en parler», la réponse
s'avère positive.

mineurs de Germinal. Et Domerc et Giscard
nage¬

la félicité. Dépassés dans l'espace : Qui est
qui ? demande Domerc en affirmant au lecteur
naif que toutes les questions
qu'il peut hypocritement nous
adresser n'ont jamais obtenu de réponses
(Le Nouvel Obser¬
vateur consentirait-il à nous ouvrir
généreusement ses co¬
lonnes pour satisfaire ce voeu ?) et
que la pensée occita
niste se réduit à un schéma
simple qu'on lui attribue volon¬

exploité

A propos de l'Article de
Georges Duby : Vingt
cinq croquants du XIV0 siècle (critique de Montaillou village occitan de Leroy- Ladurie )
«(N. Obs n° 579)

peu

corps et se tuer

tiers

par

sans

l'appuyer

sur aucun

document. On

alors que les vrais problèmes sont ailleurs,
une

nent

nous

on

emphase biblique les forces économiques qui
le monde.

convainc

évoque

avec
gouver¬

lui fassent écho un fort contin¬
harkis de li'ntérieur » comme les appelle un sévère
flamand (N.O, n° 579), réutilisant un argument datant de
l'Algérie Française, évoque la conquête romaine pour bien
nous imprégner d'une philosophie qui en appelle au droit du
plus fort pour le bonheur de la civilisation. Rappelons que
M. Domerc, avant que ne

gent de

les

«

citations

de

«

harkis

»

qui suivent sont extraites du

courrier des lecteurs d'un journal progressiste (N.O. n" 581)
On peut remarquer que des peuples anciennement colo¬
nisés (...) ont, après leur libération, gardé comme langue

—

officielle la
l'Albanie ?;

langue de leurs anciens maîtres. Le Sénégal

ou

J'ai remarqué (au cours des guerres) que
parmi eux (les minoritaires) se trouvaient souvent les indi¬
—

vidus ayant

le moral le plus élevé. Les fusiliers bretons ou
sénégalais ?; —Les régions dites pauvres sont
en
réalité bénéficiaires : elles reçoivent plus qu'elles ne
donnent. Chiche ! Le Nouvel Observateur va lancer une grande
enquête sur ce sujet !; — Les Corses qui aiment passion¬
nément (sic) leur langue (...) pratiquent encore plus géné¬
ralement le français. C'est du moins un inspecteur primaire
qui l'affirme I; — Non, nul n'est apatride au sein de la lan¬
gue française ! Retenons nos larmes; — Nous prenons un
plaisir juvénile à converser en patois. Mais...; — Car, soyons
réalistes, si l'on veut que l'on parle l'occitan en Occitanie,
on; devra l'enseigner dès l'école
primaire. Il faudra tout
d'abord dénombrer les langues, ce qui n'est pas aisé. Qu'enseigne-t-op grand Dieu depuis la loi Deixonne de 1952 ?; —
Imaginons la situation de l'enfant né d'une mère basque et
d'un père breton ?; — Je suis certain que l'esprit de clocher,
le chauvinisme et la xénophobie sont toujours de mise. On
voit en effet de quel côté se situent la bêtise crasse, l'into¬
lérance et la xénophobie.
les tirailleurs

Rappelons à Domerc et aux siens que la gauche, quand
son nom, n'a jamais craint le réveil des hommes
et des peuples et que sa vocation est précisément la libé¬
ration des uns et des autres. Et la liberté
puisqu'on en
parle — ne souffre pas de restrictions fussent-elles « rai¬
sonnables ». Nier le problème culturel (pas sérieux) au
profit du problème économique (sérieux I), cela signifie
tout simplement aborder un problème global de la ma¬
nière la plus avantageuse' dans le but (reconnu ou pas)
de le désamorcer. Décidément, M. Chirac a beaucoup d'amis
à « gauche ».
elle mérite

—

Louis RICHER.

�ensenhament

Réforme HABY

etlangues régionales
L'ENSEIGNEMENT DE L'OCCITAN A RODEZ
Une dizaine de volontaires la première année,
deuxième, 52 la troisième, plus de 200 la quatrième,

RE-NAISSANCE ?

33 la
900 la

cinquième, plus de mille cette année-ci... Snobisme ? Même
pas ! Militantisme d'une poignée d'enseignants convaincus,
certes oui ! Militantisme payant, puisque nos jeunes sont
fascinés par une langue qu'ils découvrent totalement : cer¬
tains en comprenaient encore, plus ou moins bien, trois ou
quatre cents mots (il y en a 450 000 en Occitan, 250 000 en
Français), aucun ne la lisait ni ne l'écrivait... Tous apprennent
maintenant à la lire, en deux ou trois heures, grâce à une
graphie enfin normalisée; tous arrivent à goûter, par ata¬
visme, la poésie, la noblesse, le pittoresque... de la plus
riche des langues romanes ravalée au rang de patois par
des illétrés. Tous arrivent donc à la lire, à la comprendre,
à la savourer, mais hélas ! pas un n'arrive à la parler vrai¬
ment en dehors de l'école. Et ceci pour plusieurs raisons.
• Personne n'a jamais appris à parler une langue avec
une petite heure de travail par semaine, et pendant un an
seulement.

Et

totalement de professeurs
heures hebdomadaires aux¬
quelles nos grands élèves auraient droit, théoriquement.
O La francisation de nos pères est si parfaite que 98 %
qui pourraient

nous
manquons
assurer les trois

d'Occitans n'ont jamais su, ne savent pas, ne sauront ja¬
mais, qu'ils sont Occitans. Tous les parents de nos élèves,
certes, parlent encore leur langue, mais entre eux, et de
moins

moins. Pas

seul, pour ses propres gosses, pas
un seul, n'a fait de l'Occitan la langue première d'imprégna¬
tion et d'éveil (ne parlons pas d'éducation) dont ils béné¬
en

ficièrent

un

le savoir, souvent même à leur corps

sans

défen¬

dant, quand la III' République les fustigeait corporellement
moralement.
• 2 % de militants portent seuls, et à bout de bras, la
revendication occitane. Qui les épaule vraiment ? Les parents
de nos élèves, si fortement traumatisés qu'ils se cachent
et

pour parler cette langue proscrite ?
ne se sent pas du tout Occitan parce
que parfaitement illétré en sa propre langue ? Un public
de lecteurs, qui ne sait plus lire que le Français et qui n'arrive
même plus à ânnoner sa langue ancestrale ? (personnelle¬
ment, j'ai appris à la lire à 45 ans; à l'écrire à 46. Il existe

presque

de leurs enfants

L'homme de la

des gens,
sûr

rue,

qui

bien sûr, qui savent tout

sans.,

avoir appris. Bien

I) Les Pouvoirs Publics, qui ont l'air de s'nitéresser
à l'Occitanie ? Non ! non ! non ! et non ! Ne

tout à coup
soyons pas

dupes.

LA POLITIQUE DU BATON ET DE LA CAROTTE

Le bâton d'abord ! Les perquisitions ! Les interpellations
de chanteurs et de militants occitans ! L'intimidation à tout
prix ! Le chantage !
le tout, bien sûr, au nom de LA
GRANDEUR DE LA FRANCE. « La Grandeur de la France !
La Grandeur de la France ! »
soliloquait déjà Boudou.
...

ou

»

ENTERREMENT ?

d'une re-naissance, mais d'un enterre¬
! et définitif ! ; Monsieur Haby
envoyait l'an dernier un très solennel inspecteur général
pour une enquête bien moins solennelle, en Occitanie et
ailleurs... Les propos lénitifs et les vagues promesses ne
réussirent pas à donner le change : on préparait bien, en
Non ! il

ment

ne

s'agit

pas

de Première Classe

un Enterrement de Première Classe ! : Faire du
Folklore occitan une collection de cailloux occitans, un herbier
occitan, danser la bourrée, apprendre aux enfants des airs
occitans
Bravo ! A la bonne heure ! Mais faites bien

haut lieu,

...

attention

çais est

:

politisez surtout pas le problème ! Le Fran¬
si belle langue ! Et l'Unité de la France ? La

ne

une

Grandeur de la France ? Oue faites

vous

LA GRANDEUR DE LA FRANCE ?

Non ! Faites

...

de L'UNITE ET DE
un

peu

de

Folklore, faites le gentiment ! On vous aidera !
bien non ! Nous refusons le Folklore gentil ! Nous
refusons le Folklore pour le Folklore ! Et nous avons choisi
d'être réalistes ! Et de ne pas nous laisser endormir !
Et

UNE BATAILLE DE

Oui

!

nous

en

DIEN-BIEN-PHU
sommes

convaincus

:

nous

sommes

en

train d'assister à la

lente agonie de la Langue occitane. La
Réforme Haby ne vient pas sauver cette langue, mais l'en¬
terrer ! En en faisant une langue morte qui ne sera plus
étudiée que par 0,50 % de spécialistes qui en feront un

sujet de thèse, un point c'est tout, mais qui ne la parle¬
ront pas
! Même l'enseignement actuel dans les hautes
classes, si florissant soit-il, n'aurait pas suffi à sauver cette
langue ! Même, et surtout pas, les nombreux écrivains occi¬
tans ! On ne sauve pas une langue par le haut ! Il
appar¬
tient au peuple, et au peuple seul, de sauver sa
langue !
Mais il n'y a plus de peuple occitan : la Doulce France l'a
très froidement supprimé sans
douleur, par euthanasie,
comme elle voulait aussi supprimer l'Arabe, et les dialectes
africains, et quelques autres !...
Une langue est une musique qui sourd d'abord du cœur
de la mère, mais il n'y a plus de mères occitanes : on les
a

si bien ridiculisées !
Une langue s'apprend

Maternelle,

au

contact

par

d'un

imitation, par osmose, dès la
cœur
qui, pour de l'Occitan,

battrait occitan. Pas seulement
fut-elle occitane !

en

faisant

de

la vannerie,

Une

langue s'apprend à la Communale, où elle se trans¬
patiemment, lentement, systématiquement aussi, par
imprégnation, de maître à élèves. Mais où sont les maîtres ?
Qui les formera ? Avec quels crédits ? En combien de
temps ? Et seront-ils en nombre suffisant ? Se contenteraton d'un gentil
animateur occitan qui fera le tour de plu¬
sieurs écoles pour bien s'assurer qu'on fait bien du Folklore
met

occitan ?

La carotte ensuite ! Les promesses !
CAL ÈSSER PLAN
FENHANT PER PROMETRE PAS ! dit un proverbe occitan...
Mais qui réalisera ces promesses ? Le prochain ministre,
qui a déjà une autre REFORME dans ses cartons ?... Les
98 % d'enseignants, qui ne savent
plus cette langue, une
langue qu'ils ne lisent pas, qu'ils n'écrivent pas, et dont ils
comprennent à peine 400 mots ? Les 1 ou 2 % d'enseignants

SÈM PAS D'ACCORDI !
Non ! la Réforme Haby veut tout simplement
essayer de
désamorcer la bombe occitane, la bombe bretonne, la bas¬
que, ou la corse, ou d'autres ! Elle fait des promesses qu'elle
ne sera jamais à même de tenir : a-t-on seulement
essayé
de chiffrer le re-cyclage des enseignants qu'il faudrait pour
la faire passer dans les faits ?
Si le bilinguisme ne devient pas effectif dès l'école pri¬
maire, dans 20 ans d'ici, la Langue occitane sera bien morte.

bilingues, déjà condamnés à ne faire que des heures supplé
mentaires puisqu'ils n'ont jamais eu le droit, à deux ou trois
exceptions près, à n'enseigner que de l'Occitan ?... Allons

c'est tout simplement accepter d'en faire une langue morte.
C'est accepter la dernière piqûre d'euthanasie qui la fera

...

donc,
8

soyons

réalistes !

Accepter

que

disparaître

en

l'Occitan devienne Folklore
douceur.

ou

Langue d'option,

y

�Lo crim

faguèt

se

Granada

a

I
Lo crim
Lo

vegèron caminar, entre los
per una carrièra longa,
sortir al campèstre fred,
qu'encara i èran las

y

este

fusilhs.,

las de

primalba.

Tuèron lo Frédéric
quand la lutz se levava.
Lo peloton de sos borrèls
lo gausèt pas gaitar de cara.
Nous
Nous

sommes

contre

l'euthanasie

sous

toutes

ses

Totes cutèron los uèlhs

formes !

la vie, partant, pour l'espoir, tout
étant parfaitement réalistes mais résolus :
La caça de la Quimèra ?
sommes

pour

e

en

Res

non

preguèron

Dieu te salve !

: «

»

Mòrt casèt lo

Frédéric,
sang sul front e plomb dins las entralhas Lo crim se faguèt a Granada,
qu'o sapietz - paura Granada - la sia Granada...

«

val l'electro-chòc !

'

Coma lo mal de la tèrra

...

Escupissi

sang et

fuòc !

...

Qué nos demôra de pèrdre
Acuolats contra lo roc ?
Se demòrra res a pèrdre,

Jogarem lo darrièr jòc !

II
Lo poeta e

Joan Bodon

Lo

Joan de CANTALAUSA

la mòrt

vegèron caminar sol amb Ela,
paur de la sia dalha.

sense

}a

sus totas

sus

Corrièr de la page

suite

las tors lo solelh, los martels

l'enclutge

-

enclutge, enclutge de las fargas.

Parlava lo Frédéric
e amistançava la mort. Ela escotava.
« Per çò que ter, dins mon vers.,
companha mieuna,
sonava lo truc de las tias secas
p aimas.,

2

de ta fauç d'argent balhères a
glaç e lo talh a mas tragedias,
cantarai la carn qu'as pas pus.,
que

mon cant

lo

Je tire mon chapeau aux journalistes d'Occitania
leurs articles, des plus passionnants. Je regrette
simplement que l'on ne trouve votre revue que dans de trop
Nòva pour

rares

Maisons de la Presse.

Étienne FAVIER
13 Marseille
Ai vist passar
la

lo mès d'octobre

revista. Vos recomandi

de

non

sens

pas

véser paréisser

me

Çaquelà, compreni las vòtras dificultats...

desbrembar.

los uèlhs que te mancan,
lo tieu pel que brandissiâ lo vent,
las pòtas rojas ont te potonejavan...
Uèi coma ièr, gitana, mòrt mieuna,

qu'es bon d'anar solet amb tu
per aqueste aire de Granada, la mia Granada !

»

Denis TRINQUECOSTE
30 St Hilaire d'Ozilhan

III
Es vertat que

la regularitat de parucion d'Oc Nòva es
pas exemplària. Sabètz de segur que sèm pas jornalistas professionals, mas solament un punhat de militants confrontàts
a
de problèmas d'organisacion consequéncia dirècta de la
situacion socio-economica d'Occitania

:

cada

an

n'i

a

que

partisson trabalhar per amont, e cada an, los problèmas de
restrusturacion de ['équipa se toman pausar. Tôt se ten, e
la difusion ela tanben ne patis. Pr'aquo esperam de tornar
botar tôt aquò en ordre lèu-lèu. E se de mond que vivon a
Tolosa o al ras nos voliân ajudar (i a tant de biaisses d'o far)
serian los planvenguts !

Lo

vegèron caminar...

Escrincelatz, amies,
de sòmi, al bèl mièg de l'AIambra,
un tombèl pel poëta,
qu'una font i plore son aiga
de

e

pèira

e

diga eternament :
se faguèt a Granada, la sia Granada !

lo crim

...

mon

Vos mandi un sièisen per
libre de son bèl esperit.
Per

gramercejar lo cronicaire de

Jordi Passerai, amistosament :
plan qu'un cura-estron
per far un long trabalh qu'es pas lo d'un colhon;
un Passerai qu'auria fach
un bon caga-gulhas
luènh de li far prodèl de son biais pas serrât
duchèt mancar de fiai mas ajèt prossas gulhas
per fissar coma cal lo paure mal parat !
Josèp Vaylet
12 Espalion.

Antonio MACHADO

Revirat per Andrieu Lagarda
lo 2 de novembre de 1975

Un Vailet farfolhèt tant

Aqui lo famos poëma escrit

de Federico Garcia Lorca al

mes

a

là memòria

d'octobre de 1936

quand s'espandiguèt la novèla de

son

assassinat pel

msu^ent^«nacionalistas^^^^^^^^^^^^^^^
9

�Apropos dun

Art Plastique Occitan
G.L. Marchai
y

Calme
du pays

plat, indifférent(...) tel est l'état
qui a toujours les yeux sur Paris
(...). La centralisation révolutionnaire nous
a tellement asservis au
caprice de la capi¬
tale et du pouvoir central que toute initia¬
tive locale est perdue ».
«

L'ÉCHO DU TARN,
4 décembre 1887.

hebdomadaire castrais

�Je tiens d'abord à définir trois mots
Il y a

certaine terre

que

j'emploie

:

OCCITANIE quand
sous

ce mot recouvre une
le soleil et des hommes dessus et

que cette terre et ces hommes se perpétuent et mûrissent
libres pour, de père en fils, toujours s'épanouir davan¬

tage, selon ce qu'ils ont en germe, et à égalité et
amitié
Terre

avec

les autres terres

et

entière. Je refuse le mot OCCITANIE qui

vrirait

une

en

les autres hommes de la
recou¬

dont les hommes voudraient s'opposer
seul prétexte de cultiver des différences

terre

à d'autres sous
instaurant et

imposant la généralisation perenne du
langage d'oc de pépé, de la consommation du millas de
las maidinas et de l'usage d'esclops. Je veux dire que
malgré - ou plutôt : à cause de - mon attachement vif
aux Anciens et à l'Histoire, je suis,
pour vivre, anti¬
passéiste, anti-fixiste, je veux être VIVANT, dynamique
en

y*

sein d'une OCCITANIE,elle-même VIVANTE

au

devant

car

participer à la grande aventure de toute"l'huma-

MANITÉ VIVANTE.
Il y a

ART quand le seul faire est transcendé

par l'esprit de celui qui fait. Aussi l'œuvre d'ART
est-elle l'œuvre qui bénéficie d'une DIMENSION spécia¬

le, voire indéfinissable selon certains,

que caractérise
particulier, qui contient, somme
toute, une parcelle, une étincelle de l'ESPRIT que se
partagent inégalement dans l'univers tous les dieux' et
toutes leurs créatures. Il peut donc y avoir ART sur
tous les plans d'action humaine,
aussi bien du parler, de
la culture du mais, de la résolution d'un problème que
de l'assemblage de sons ou de lignes, formes et cou¬
leurs. Par exemple : il y a ART (grand Art ) en
matière de cuisine, quand le cuisinier parvient à produi¬
un

RAYONNEMENT

re

-

fruit

de

enthousiasme

toutes

ses

personnels

convictions,

ressources

et

plat aussi nouveau que
succulent, et il y a ART (- grand Art) en matière de
peinture ou sculpture lorsque le peintre ou le sculpteur
ne faisant
pas que peindre ou tailler, crée - fruit de
s

-

convictions et enthousiasme per¬

toutes ses ressources,

Gaston-Louis MÂRCHAL

un

sonnels
un tableau ou une statue aussi inattendue
d'abord que demeurant subjuguante par la suite.
-

Et je pose, pour en finir avec mes définitions,
l'ARTISTE - individu que meut ce qui est volontéintentionnalité, convictions et enthousiasmes artistiques
personnels - s'avère, à l'analyse poussée, homme ou
femme vivant avec sa propre complexion (affectivité +
intellectualité+culture+volonté, etc...) individuelle d'ar¬
tiste qu'il doit (ou non) savoir dépendante, d'une part,
que

de la volonté collective, consciente ou inconsciente
d'un groupe (organisé ou pas) de gens dont il partage
la vie ou les aspirations et, d'autre part, dépendante
de volontés et d'expériences esthétiques multiples, indi¬
viduelles et collectives de spectateurs, amateurs, ache¬

teurs, laudateurs, commanditaires tant

du Terroir

que

de l'immense Ailleurs.

-

Des mais mêmes

en

colère

(la révolte paysanne)
encre de chine
1970
(thème repris pour le calendrier occitan 1971)
Or tout artiste né

et

vivant

en

OCCITANIE

n'est pas
but est la

ARTISTE OCCITAN pour autant si son
gloire artistique la plus rapide et la plus
grande possible, la plus abstraite («Réussir !») ou
la plus concrète («S'enrichir !») possible comme,
par exemple, s'il n'a conçu que le plan de d'abord
«accrocher

au

Salon d'Automne»

avant

de

«

se

gagner des marchands à Paris». Ne peut être consi¬
déré ARTISTE OCCITAN, semble-t-il, celui qui, né
vivant en Languedoc, écrit en toute bonne foi
qu'il ne peut exister de peintres valables qui, dans
sa
Région «font croire qu'ils ont du talent par de
petites expositions locales (...) Ceux qui ont un
peu de valeur montent à Paris». Ce genre d'artiste
peut être évidemment et réellement ARTISTE, voire
GRAND ARTISTE, mais ne peut être ARTISTE
et

OCCITAN.

Et le

peintre ou sculpteur vivant en Langue¬
peignant ou ne taillant que des sujets
strictement locaux ou à partir d'oeuvres locales
anciennes pour remettre à l'honneur ou faire durer
ces œuvres ou des détails de celles-ci n'est pas plus
ARTISTE OCCITAN. Car OCCITAN peut-être estdoc,

Cette mise

'?

au

point,

par

définitions énon¬

cées, étant faites, qu'en tirer pour voir clair au
sujet de l'ART PLASTIQUE OCCITAN ? Tout
ceci

:

il,
L'ART OCCITAN ne peut exister qu'en
fonction d'ARTlSTES OCCITANS. Ce n'est que

lorsque ceux-ci

sont reconnus

comme

tels

que

l'ensemble de leurs préoccupations et travaux peut
constituer celui-là. La problématique de l'ART
OCCITAN dérive donc de celle de l'ARTISTE
p

OCCITAN
et c'est,
est

en

important d'étudier.

conséquence, celle-ci qu'il

ne

par

conviction

ou

d'inspiration, mais il n'est

la simple raison qu'il ne crée
pas au sens exact du terme. Il n'est que peintre ou
céramiste ne dépassant pas le stade de sa technique,
n'atteignant donc pas le domaine du complément
de créativité originale qui engendre la DIMENSfON
et le RAYONNEMENT dont j'ai parlés dans ma
définition de l'ART. Ce genre de peintre ou de
sculpteur produit des œuvres sur la corde raide
pas

ARTISTE

pour

�séparant le vrai folklore (à défendre en enrichir) du
faux folklore (à partir duquel on peut s'enrichir
au

détriment

tout-venant

du

voire du

touriste tout-venant,

régional et, finalement,

détriment
Région).
peintre ou ce sculp¬
au

du vrai folklore et de l'intérêt de l'entière
OCCITAN peut
teur, ARTISTE,

donc être
il

ne

ce

l'est assurément pas.

qui peint
images ou formes tel ou
languedocien ou telle ou
telle idée politique occitane, n'est pas non plus,
impso facto, ARTISTE OCCITAN pour autant. Il
peut n'être que le simple utilisateur du langage
par formes, lignes et couleurs pour s'exprimer
lui-même sur un sujet occitan qu'il choisit, dans
ce langage spécifique qu'il pratique bien
ou afin
d'exprimer, dans ce même langage particulier, en
communion avec eux (ou sur commande), ce que
d'autres pensent avec (ou sans) lui. Or langage
De

même, le peintre ou sculpteur

taille pour mettre en
tel événement ou paysage
ou

,

n'est pas Oeuvre d'ART si à ma définition de l'ART

toujours en référence
ce
langage n'est pas
transcendé. Toute personne qui écrit n'est pas
Madame de Sévigné, toute personne qui fait des
vers n'est
pas Rimbaud, toute personne qui peint
ou
qui dessine n'est pas Van Gogh ou ToulouseLautrec. Peindre, dessiner ou sculpter sur thèmes
occitans

est

c'est

se

faire

œuvre

sans

montrer

-

doute faire

occitan,

ce

de

militant,
n'est pas forcément
œuvre

d'ARTISTE.

Alors, qu'est

l'ARTISTE OCCITAN ?

Sujet rare, car résultant de la coïncidence
nombreuses variables, l'ARTISTE OCCITAN

de

serait, à mon avis, conformément à ma définition
de l'ARTISTE, le peintre ou le sculpteur, animé
du désir intense naturel

( attention à ceux qui
penchants!) de témoigner ou chanter
à propos de toute l'OCCITANIE ou à propos d'un
ou
plusieurs aspects isolés ou combinés (intellec¬
tuel, physique, matériel, politique, historique...) de
cette OCCITANIE, qui posséderait la volonté - celle
d'exprimer coûte que coûte son sentiment vrai, de
s'épanouir, de se chanter soi-même, au risque de
demeurer sans gloire et sans argent, en dépit de
ponts d'or qu'on pourrait tendre à condition de
peindre ou sculpter autre chose - qui posséderait
donc la volonté et le talent de parvenir à exprimer
forcent leurs

son

occitanisme selon des modalités et résultats

que, face à l'œuvre engendrée, irra¬
diante par ses originalité et qualités esthétiques
mêlées, tout le monde applaudirait, OCCITANS

plastiques tels

militants, OCCITANS non-militants et NON-OCCI¬
TANS. Il

n'y a, en effet, que les
être universels qui peuvent

suffrages tendant
faire d'une œuvre
plastique une OEUVRE D'ART, et cela de plus en
plus en notre Monde dont la conscience collective
de base est de plus en plus vaste en raison des
facilités croissantes d'échanges, de connaissances
et de communions réciproques;
et cela aussi parce
que ce ne put qu'être toujours le but de l'ARTISTE.
Le but de l'homme qui assume son humanité s'est
toujours rapporté à l'HOMME. Pour un peintre ou
à

12

Gaston-Louis MARCHAL

«Languedocienne

au

-

gouache

mars

1973

souvenir de Jean Jaurès

»

sculpteur, ne satisfaire personne autour de soi
déprimant comme la mort, satisfaire quelques uns
justifie la vie menée, satisfaire beaucoup de gens
procure grande joie, satisfaire les hommes en géné¬
un

est

ral, c'est-à-dire l'HOMME, est seul à constituer le
comble de la félicité.

L'ART OCCITAN
Et

ARTISTE

OCCITAN

idéal

qui
existe-t-il, aujourd'hui, en fait ? Et
en combien
d'exemplaires ?
De la réponse à cette double question dé¬
pend le sort d'un éventuel ART OCCITAN contem¬
porain. Car c'est bien s'il se trouvait plusieurs
authentiques ARTISTES OCCITANS que l'on pour¬
cet

peut exister

-

-

rait caractériser

cet

ART

OCCITAN,

en

recherchant

et faisant

apparaître le ou les points communs que
les dits-ARTISTES OCCITANS devraient inélucta¬
blement présenter, ainsi que les facteurs communs
modalités

ou aux résultats
plastiques de leurs
respectifs. Et si on parvenait à constater
cette production conjointe dont les variables com¬
munes
constitueraient autant de caractéristiques
d'un authentique ART OCCITAN, je pense que cet
ART OCCITAN serait alors vraiment tel, plus qu'il
n'a jamais pu l'être, ART d'OCCITANIE enfin

aux

travaux

car construit, cette fois, en liberté et
des choix, sur l'un ou un autre des thèmes

OCCITAN
avec

�que peut

offrir le problème de l'OCCITANIE

enfin

posé. Je

pense en effet que s'il fut déjà question
d'ART OCCITAN à propos du style des monuments
toulousains du Xlle siècle en briques et «aux
grands
volumes dépouillés» (Paul Mesplé,
1974) ou à

du style de la peinture toulousaine du
perpétuellement entre les
deux formes réprouvées par l'art officiel : le caravagisme ou le baroque; (ne pouvant) échapper à
ce
double destin» (René Huyghe, 1947), on a
parlé, en fait, d'un art qui fut ce qu'il a été davan¬
tage par voie de conséquence que par essentialité
génératrice, davantage pour des raisons de circons¬
tances, d'époque, d'influences ou de matériau sur
place que par originalité fondamentalement émettrice ou que par OCCITANITÉ réelle et motivante.
Il y a eu déjà des styles, des écoles
artistiques en
OCCITANIE mais point d'ART OCCITAN.
propos

XVIIe siècle «(oscillant)

L'OCCITANIE de cette fin du XXe siècle

peut assurément voir éclore

un

ARTISTE OCCITAN,

peut-être même plusieurs qui engendreraient cet
ART OCCITAN souhaité. Cela dépend, évidem¬
ment (ou
va dépendre) du potentiel en aptitudes
et attitudes des
peintres, sculpteurs, architectes,
etc... nés
(ou à naître). Mais cela dépend (ou
dépendra) de surcroît et tout aussi évidemment, du
contexte social, économique,
politique dans lequel
doit (ou devra) vivre le ou les ARTISTES. Tout
particulier et fort que soit un germe, il est sûr que
telles ou telles conditions géologiques et
climatiques
à rencontrer pour naître et vivre font que
ce germe
donne un végétal qui s'épanouit haut et
large, ou
qui simplement entretient juste la vie pour la
transmettre avec espoir à sa semence, ou
qui, même,
avorte. Pareillement, selon
que les tropismes de
l'ARTISTE sont positifs ou négatifs vis-à-vis de la
politique,1' argent, la gloire et selon ce que l'envi¬
ronnement vital lui
procure ou lui propose sur
place (en OCCITANIE) ou ailleurs (à Paris notam¬
ment) en ces matières de la politique, de l'argent
et de la gloire,
l'œuvre que crée l'ARTISTE est
finalement X ou Y alors qu'elle aurait pu devenir
autre

chose, voire, à la limite, Y
CE

ou

X.

QUI SE FAIT A PARIS...

Gaston-Louis MARCHAL - «Elections municipales huile 1971 - peinture historique traitant d'un moment

national

fonctionnaires

l'ARTISTE d'OCCITANIE ?
En dehors de l'OCCITANIE, c'est-à-dire à

(car BRETAGNE, LORRAINE ou OCCITA¬
pareils enfançons-proies pour Paris la
mère-ogresse) : TOUT... tout, puisque, de façon
scandaleusement aberrante, «nul n'est prophète en
son
pays» et Paris s'avère le seul support et objet
de tous les espoirs de tous les peintres et sculpteurs
c'est

français.
En OCCITANIE

:

RIEN... rien

place, les municipalités, les mu¬
et galeries, les amateurs d'art,
les gens riches, les snobs d'OCCITANIE
ignorent
presque totalement les actuels ARTISTES de l'OC
CITANIE. Ils sont dans l'admiration ou la
dépen¬
dance de ce qui se fait à Paris. C'est comme s'il
n'était de bonne œuvre d'ART que celle portant
label parisien prouvant soit l'origine parisienne,
soit l'autorisation parisienne de devenir éventuelle¬
en

célèbre. En OCCITANIE, à l'heure actuelle,

acheteurs d'ART officiels

privés achètent cher
gratuitement
les peintres et sculpteurs locaux (« Un projet d'af¬
fiche, çà lui coûte si peu, à lui qui dessinerait
volontiers toute la journée !»). En OCCITANIE
pour devenir ARTISTE, il faut accepter actuelle¬
ment de
crever
de faim jusqu'au moment de
comprendre la nécessité de monter à Paris quérir
l'espoir de pouvoir manger;
quant à y devenir
ARTISTE OCCITAN, (c'est-à-dire pour pouvoir

ou

si peu

devenir ARTISTE

pure
tuelle situation d'infériorité tant

il

la même chose. Peu : simplement le
quelques rares amateurs qui le sont par
amitié et des idéalistes et théoriciens en ac¬
que

ou

marier heureusement la volonté

que c'est
soutien de

politique

castrais,

à Paris et feraient aisément travailler

Paris

NIE

Photo Jack
historique

sées, les marchands

ment

Or, à l'heure actuelle, qu'est-il offert à

et

au plan du pouvoir
financièrement. Actuellement, les

de chanter
faut

ce

avec

qui fait

consentir

à

et

la volonté

le talent
et

rares

le talent

de

rares

son terroir) c'est pire encore,
l'immédiat suicide social 'de

l'artiste et de l'homme qu'on est, et consentir à
cela soit par entier sacrifice à sa Muse, soit par
13

�ou

détermination d'agir de telle ou telle façon en dépit
de toute adversité ou (ce qui est pire, peut-être) de

indifférence, soit encore par pari engagé sur
l'avenir (en voulant croire qu'un jour l'OCCITANIE
sera idéale* et, du coup, mécène instruite, compéten¬
te et reconnaissante envers ceux qui auront produit
un
ART qui entre, pour la belle part, en
sa
toute

constitution). Mais faut-il vraiment que l'ARTISTE
soit aussi et toujours missionnaire ou martyr ? !

à

cette

situation

des

concomittants

des ARTISTES par Paris et rejet (mépris,
indifférence) par l'OCCITANIE de ces mêmes AR¬
TISTES, que peut-il se produire, sinon l'état actuel
pompages

«DÉSERT CULTUREL OCCITAN» ?
sont les hommes, même (surtout? )
s'ils sont ARTISTES, qui consentent à ne pas
aller chercher la renommée ou la fortune là où il
des choses, le

Comme

rares

leur est

et

possible de la gagner, d'une part, la majorité
plus doués (quand ce ne serait
qu'en cette volonté de s'épanouir en tant qu'ARTISTE) quittent l'OCCITANIE-qui-ne-les-retientpas pour Paris-qui-les-allèche (et Paris se renforce
réellement et creuse encore plus le fossé qui la
sépare de l'OCCITANIE), d'autre part, restent en
OCCITANIE la majorité des ARTISTES les moins
doués (peintres ou sculpteurs seulement artisanaux
-

«Intérieurs castrais

ou ceux

des ARTIS¬

ses forces les plus vives et originales et
faire désert de plus en plus mortel.

plus de
à

se

Comment sortir de

de

ces

nismes

ce

tend

cercle vicieux, du

jeu

actuels conformismes, habitudes, détermi-

qui débilitent l'OCCITANIE

au

profit de

Paris ?

Faut-il attendre l'effet à

longue échéance

matière ? Peut-être ! Faut-il faire confiance à
l'action d'hommes responsables aux échelons natio¬
nal et régional ? Peut-être aussi ! Faut-il patienter
dans l'espoir des heureuses fédéralisations de toutes
ethnies et civilisations et harmonisation de tous
les idéaux de chaque homme auxquelles peut abou¬
tir une évolution de l'humanité entière ? Peut-être
encore ! Mais il semble qu'il faille vouloir être plus

pratique, plus réaliste
le ciel t'aidera !

aux

pour

être efficace. «Aide-toi,

».

Si l'état actuel des choses

des ARTISTES les

Gaston-Louis MARCHAL

velléitaires

en sont encore au stade de l'Avant-Paris)
ainsi l'OCCITANIE se vide toujours de plus en

qui

de l'action OCCITANE d'éventuels militants en la

UN DÉSERT DE PLUS EN PLUS MORTEL
Face

«du dimanche»,

TES

matière

-

d'ART

le Néant

en

PLASTIQUE OCCITAN, le «dé¬
sert»
se découvre tel qu'il est, c'est moins
à cause
des ARTISTES qui ne peuvent se comporter hu¬
mainement (pour survivre), que comme ils se
comportent dans l'actuelle situation résultant du
monstrueux rapport de forces culturelles, économi¬
ques, financières avantageant Paris par rapport à
-

souvenirs landais» encre de

Chine 1972

-

Photo Jack

�l'OCCITANIE

*y

qu'à

précisément donc, en
conséquence, et comme je pense l'avoir démontré,
de ce rapport de forces. C'est donc ce rapport qu'il
faut modifier. Soit que Paris accepte la modifica¬
tion... et donne ( ou, plus exactement, rende!).
Soit que l'OCCITANIE exige la modification... et
obtienne ( ou prenne, s'il le faut!). De toute
façon, nous allons «vers une nouvelle remise en
cause
de l'unité nationale », les spécialistes de
l'Aménagement du Territoire l'ont écrit en intitulé
de chapitre(l). Le jour où, en France, sera (un
rêve? ) la décentralisation vraie des moyens finan¬
ciers et matériels depproduction et d'actions, le
cause,

fossé entre Paris et l'OCCITANIE

sera

comblé,

car

précédant cette décentralisation, ou l'accompagnant
ou
un

et

lui succédant, se fera aussi une décentralisation,
éclatement de tous ces complexes d'infériorité
de supériorité intellectuelles et culturelles qui

paralysent,

ou empoisonnent ou faussent les raison¬
OCCITANS et la créativité OCCITANE.

nements

Tarn,

car

il

comporte avec les cités de la

-

-

-

B
) Au niveau régional : une fraction, si minime
soit-ëlle, des recettes municipales, départementales ou
régionales devrait nécessairement être utilisée à l'achat
-

d'œuvres d'art locales.
D'une part,ce ne serait

point argent perdu puisqu'
s'agirait d'une conversion en œuvres qui se
côtent;par instauration de plus-value, le stock artistique
du terroir ainsi localement constitué
pourrait même,
en

fait il

dans certains cas, devenir

D'autre

certains musées

reconnaissant
ART OCCITAN fleurira

gens

quand l'OCCITANIE

face et

se

TANIE

reconnaître

en

se

pourra se

tant

voulant s'assumer. Un
sans doute alors, avec de
et

problèmes à résoudre, mais intéressants
OCCITANS, problèmes de fructueuses
survie et évolution posés par faits normalement
contradictoires d'accoutumance, de régénération,
de sclérose, de renouvellement, de pérennité, etc...

nouveaux

ceux-là

mission, voire
tants

gens

un

véritable trésor.

part, ce serait l'occasion de rendre à

regarder en
qu'OCCITANIE avec
le plaisir partagé de 100% de ses habitants, que les
ARTISTES restant sur place, engendreront les fruits
plastiques qui concrétiseront ce plaisir de l'OCCI¬

C'est

faudrait pas que la capitale

ne

régionale
région comme Paris
s'est comporté avec les provinces pourquoi donc, les
ARTISTES locaux n'auraient-ils pas obligatoirement
une
part ? Ce 1% est trop souvent attribué, de nos
jours, sans consultation démocratique locale à des
ARTISTES extra-régionaux - parisiens pour la plupart,
évidemment
qui ont l'avantage d'être les amis des
architectes parisiens eux-mêmes, bien souvent ou de
politiciens qui les imposent. Il faut militer pour une
modification du texte légal prévoyant le 1%
pour qu'au
moins une part (à fixer légalement
) de ce 1% alimente
nécessairement la créativité artistique locale.
se

régionaux,
rôle

un

et

et donner à d'autres,

une

prestige locaux très impor¬
devenir et celui, culturel, des
un

pour leur propre
des cités.
Enfin, ce serait, par voie de conséquence décou¬

lant des faits d'imitation

ou

de stimulation, inciter les

des cités à acquérir pour eux-mêmes tableaux ou
sculptures susceptibles d'entrer . «Musée» : ou autre
«collection officielle régionale » en dépit qu'elles soient
œuvres

car

locales.

Émulation
des

uns

et

et

enrichissement culturels

des autres

-

comme

en

toute

et

financiers

l'Europe

au

Moyen-Age et à la Renaissance (avant, en France,
l'excessive centralisation des Capet et consorts) - résul¬
teraient sans doute de cette décision régionale d'achat
d'œuvres d'art locales.

Pour lancer le processus

de la modification
qui s'impose, de ces rapports de forces culturelles
et financières qui désavantagent
l'OCCITANIE visà-vis de Paris,il faudrait que les OCCITANS militants
actuels organisent des expositions d'œuvres de
peintres et sculpteurs d'OCCITANIE et promeuvent
les œuvres de ceux de ces peintres et sculpteurs
susceptibles d'être des ARTISTES OCCITANS. Il
faudrait, bien sûr, que les languedociens (ou autres)
qui ont besoin de stylistes, d'affichistes, d'architec¬
tes, d'étalagistes, de décorateurs, etc... prennent
l'habitude

de

penser

-

ma

conclu¬

terminant.
Gaston-Louis MARCHAL
Peintre et

sculpteur, élève de ZADKINE

qui

à donner la priorité
lieu de penser toujours à

leurs affaires propres -

à des

Languedociens au
demander les services des Parisiens.
dez,

propositions constituent

Ayant été didactique pour commencer cet
article, il me plaft de vouloir être pratique en le

eux-mêmes qui pestent

quelquefois contre le centralisme parisien en ce
concerne

Ces deux
sion.

consommez,

Achetez, ven¬
créez, décorez Occitan » devrait
«

être le slogan du jour jusqu'à ce qu'il devienne une
détermination ancrée. Une action dans les Universi¬
tés et les Lycées, d'acculturation occitane,

pourrait

aussi être menée.

je suggère que soient
dispositions ayant force de loi :

Personnellement,
ses

deux

A

-

) Au niveau national : concernant

tructions scolaires, pourquoi, dans le
subvention totale que la Loi fait déjà

les cons¬

cadre du 1% de la
une

obligation de

l'État à la décoration des lycées et collèges,
les ARTISTES locaux
ceux d'OCCITANIE en OCCITANIE... et ceux du Tarn dans le département du
verser

par

-

pri¬

(1) Dans Une image de la France en l'an 2000 ("«La docu¬
française», col. «Travaux et recherches de pros¬
pective», 1971 ; pp.77-78 ).
mentation

�3

QUESTIONS A

:

Enric DAMOFLI
peintre occitaniste

Il faut

premier lieu faire la différence entre
d'expression cités, soit, la peinture, la
sculpture et l'architecture. La peinture, par son
caractère même, est un moyen d'expression qui
utilise le trompe l'œil. C'est une de ses principales
caractéristiques. Quel que soit l'artiste, quoi que cet
en

les moyens

artiste veuille traduire il

ne

lui

est

possible

comme

peintre

que de s'exprimer sur une surface plane.
S'il doit donner des figures, des lignes de fuite, des

perspectives ou des volumes, cela ne pourra être
que dans l'espace suggéré. C'est le côté graphique
de son art, c'est également le support qui lui est
indispensable pour poser sa couleur, objet principal
de son émotion, objet également de l'émotion du
futur spectateur. Le peintre, certes, est plasticien
mais sa plastique n'est qu'apparente. Elle n'est pas
visuelle, contrairement au sculpteur chez qui elle ne
peut être palpable. C'est là toute la différence.
L'architecture dispose dans l'espace des élé¬
ments de construction et la
logique voudrait que
soient en rapport constant ces divers éléments de
l'expression plastique. C'est, à notre avis, la base,
l'élément fondamental d'une architecture à visage
humain, faite pour l'homme au sens le plus profond
du terme, où les artistes puissent associêr leurs re¬
cherches autant matérielles que spirituelles à l'œu¬
vre monumentale de l'architecture. Mais
je n'ai pas
encore
répondu à la première question.
Si l'on considère que l'artiste, peintre,
scups'exprime avec ses tripes, et si ces tripes sont
occitanes, il est certain que l'âme de la toile ou de
la sculpture sera elle-même occitane. Ceci étant
valable pour les individus natifs de nos régions et
très sensible chez MAILLOL, CAVAILLEZ, CHA-

teur,

BAUD, MONTICELLI, BONNAMICI (entre autres)
elle

l'est absolument pas chez ZIEM (par exem¬
ple), qui, ayant vécu de très longues années dans le
midi de la France (Occitanie), ne s'est servi de la
luminosité de nos ciels que pour peindre Venise ou
ne

l'Egypte.
^

Nous savons que

ces peintres ou sculpteurs

sont tous

étant

montés à Paris suivant la tradition mais,
à leurs sources, ils ont senti le be¬

revenus

soin de traduire le substrat de la culture de leur

peuple. Tout laisse à penser qu'il n'est pas suffi¬
sant qu'un
artiste s'exprime selon son origine,
encore faut-il
que ceux qui reçoivent : son message
ressentent eux-même de la même manière. C'est
donc l'affaire de tout le peuple.

La

question est, à mon avis, beaucoup plus
l'architecte, car lui ne travaille pas
toujours, ou plutôt travaille de moins en moins,
pour le client particulier. Il est de nos jours très
souvent
obligé de construire pour des collectivités,
délicate pour

des

ensembles, ceci

années

avec

des crédits d'années

en

plus minces. Il lui faut donc rechercher des

solutions d'économie. Cela veut dire abandonner
la construction traditionnelle pour des méthodes
industrielles nouvelles. Là donc les choix à venir
seront
ver ses

politiques. Si le peuple occitan désire

retrou¬

racines, l'architecte devra inévitablement

tourner aux

re¬

Sans pour

cela tirer un trait
sur ce qui est positif de
son expérience dans notre
époque, il faudra également repenser les calculs de
rentabilité, supprimer le profit, ouvrir plus grande
la porte à la création.
Il n'est pas interdit d'espérer une véritable
architecture occitane, mais que ferons nous des
affreux immeubles qui ont poussés si vite ces der¬
nières années en bordure de nos villes ? (dans un
second temps il faudrait les détruire). Également ,
tenant
compte de la diversité de nos régions, doi¬
vent revenir à jour les divers caractères dûs aux dif¬
férences régionales que nous connaissons bien.
sources.

Je pense avoir répondu en partie à votre deu¬
question, toutefois, le peintre dit commercial
celui qui peint des mas de Provence avec olivier et
cyprès, celui-là, c'est certain, n'est pas occitan.
C'est un marchand qui vend son pays, ce
n'est pas
lui qui, laissant son intérêt touristique, cherchera à
peindre son pays par le dedans. Car c'est là toute
xième

V

�Il est facile de

parler de littérature occitane, de poésie,de chansons, l'indice linguistique
présent. Il peut paraître plus difficile de distinguer la création artistique en peinture,
sculpture, architecture etc... Il n en est pas moins vrai pourtant que l'Occitanie s'exprime à
ce
jour, et puisqu'elle est l'Occitanie, qu'elle s'exprime à sa manière.
A votre avis, cette création,
quelle forme prend-elle ?
-

étant

Si 1

on

observe les artistes occitans dans leur ensemble,

on

constate, éventuellement,

qu ils illustrent consciemment ou pas leur occitahité. Quelle est à votre avis
de l'intention dans un domaine où le
subjectif l'emporte sur la réflexion ?

l'importance

Estimez-vous que les artistes occitans aient à se «retrouver» dans la culture d'Oc et dans
art passé, le
paysage ou l'air de ce pays, ou doivent-ils se contenter d'interpréter les mou¬
vements mondiaux à leur façon ? Quels sont les
dangers et les ressources d'une inspiration
occitaniste dans 1 art ? Pourriez-vous donner votre
—

son

point de vue

sur

les directions à prendre ?

Rénal NELLI
écrivain occitan

l'affaire, seule l'âme compte en matière d'art. Tout
le reste ne peut être que vulgarité ou barbouillage.
A la limite, je pense que l'occitanité doit être da¬
vantage suggestive que consciente ( en matière d'art).
Dès lors que l'on fait appel au conscient, il
peut y avoir des risques de récupération à des fins
intéressées de la part de certains toujours cupides
de gloire et d'argent. Il faut détruire l'esprit de
bourgeoisie et de mercantilisme. C'est une affaire
très délicate.
Il faudra

&amp;

cependant que l'artiste puisse vivre
dignement. Comment peut-on avoir l'esprit libre
pour créer dans la misère ?
Si les artistes occitans ont à

faudra
me un

se

retrouver,

il

qu'ils sachent qui ils sont. Com¬
poète qui modestement fait une chanson, ils
avant tout

pourront à ce moment, regardant leur pays et les
hommes qui le peuplent, traduire leur vision. C'est

cheminement, et passant par le filtre de
leurs sensations, de leurs personnalités, qu'ils don¬
neront une œuvre occitane. Ils doivent également
par ce

tenir compte

des mouvements mondiaux, leurs pays
partie intégrante de ce monde; ils doivent
constamment mettre en parallèle ce qui se passe
dans d'autres pays et dans le leur. Ils auront
également à lutter sans cesse contre l'invasion de
la culture anglo-saxonne, qui s'officialise partout,
estompant dans le monde des millénaires de cultures
autant multiples qu' originales.

auteur

Un homme peut
me, et il extirpe alors

d'études

sur

la peinture

aspirer à n'être qu'un Hom¬
de son esprit tout ce qui le

spécifie, l'enracine. Il peut,

au contraire, vouloir
différence, n'exister que par
elle. Il y a eu des époques (le XVIIIe siècle, par
exemple) ou les Européens éclairés tenaient avant

s'enfermer dans

tout

sa

à être des Hommes. Il

en

est

d'autres

-

celle

vivons actuellement - où ils cherchent
plutôt à coïncider avec leurs conditionnements
locaux et à les privilégier au maximum. Je crois
que les deux attitudes sont légitimes et peut-être
complémentaires. On ne saurait être un pur citoyen
du monde; on ne saurait se contenter non plus de
l'horizon intellectuel de son hameau. Qui ne voit,
dès lors, que le véritable problème consiste à
déterminer exactement le degré de spécification
possible, souhaitable, compatible avec le dévelop¬
pement de l'Humain dans l'individu. Un émiettement
personnaliste absolu n'est pas seulement absurde :
il se nie lui-même. Le citoyen du hameau n'est
rien du tout, ou il est un Homme non spécifié, tout
comme le citoyen du monde.
que nous

faisant

Pèr clavar, tròbi pas que
a.

s'exprimir

en

mèfi,

pas

eau

i aguèsse dangièr de
contrari; mai eau far
tornar davalar dins un marrit fol-

occitan bèn

au

klòr. Me sembla tanbèn que l'expression de la pènsada d'en primièr occitana dins l'art, dèu passar pèr
un biais réaliste e dèu
escampar, mai que mai, totèi
tendèneias abstrachas que son sempre largas e
pas 1' escasença de davalar
dins lei fonzors de nòstra cultura, de l'arma de

superficialas. Que donan
nòstre mond.
*

Enric DAMOFLI

Or, rien n'est plus difficile à déterminer que
point juste, rationnel et souhaitable de spécifica¬
tion et d'enracinement. Il ne faut pas que la zone
d'enracinement soit trop petite; il ne faut pas qu'
elle soit trop grande. L'Occitanie est trop grande.
Je trouve, pour ma part, absurde qu'on veuille
aujourd'hui remplacer la généralité française par la
généralité occitane, presque aussi grande que la
France (réduite à elle-même) et séparée d'elle par
une longue frontière qui unit plus qu'elle ne sépa¬
re... L'Occitanie
à supposer qu'elle parvienne à
l'unification politique - serait aussi centralisatrice
que la France. Bordeaux, Limoges, Tarbes, Marseille,
Privas obéiraient donc à Montpellier ou à Toulouse ?
Mais, me dira-t-on, l'Occitanie ne serait pas centra¬
lisée ! Je réponds -.Pourquoi, alors, l'Occitanie ?
ce

-

17

�On

pourrait, il est vrai, dresser le tableau des
picturales occitanes en les additionnant
mais une «somme» ne livre pas sa raison

constantes

toutes,
II y a une cinquantaine d'années, l'Occitanie
n'existait pas (sinon comme vue de l'esprit), mais il
existait des «pays occitans» riches de leurs parti¬
cularismes propres.

Aujourd'hui, il

y a

l'Occitanie,

n'y a plus de «pays». Il me parait évident
que si l'on pouvait, à cette époque-là, concevoir
une
Occitanie construite à postériori sur ces
«provinces», il n'est guère possible, aujourd'hui

mais il

de la bâtir

sur

le nivellement occitan des ethnies.

La revendication occitane

d'aujourd'hui est factice,

superficielle,contestataire,sans racines,parce qu'on
l'a vidée de

son

contenu.

On le voit bien

en ce

qui

concerne

le problè¬

particulier que vous soulevez : celui des pos¬
sibilités d'existence d'une peinture occitane. Qu'est-

occitan? Un artiste né
les Atlas
linguistiques attribuent à l'Occitanie ? N'insistons
effet, qu'un peintre

dans l'une

ou

l'autre des localités que

!

pas

Un artiste

qui peint, de préférence, des paysages
On sait qu'il y a des peintres du
Nord qui adorent les sites de Languedoc et de
Provence, et qui, en s'en pénétrant, ont produit
méridionaux

?

des chefs-d'œuvre.
Un artiste

qui s'inspire du «Folklore» occitan!

Le Folklore, dans la mesure où il est divers, reflète
les caractères singuliers de chaque ethnie; et, dans
la

mesure

constantes
rarement

On

où il est un, il présente les mêmes
dans tous les pays occidentaux. Il est

«occitan», sinon par convention.

peut donc définir «la peinture occitane»
les espèces d'une recherche délibérée,
concertée, ayant pour but de recenser ses caractères
généraux. Recherche difficile, car tout le monde
sait que la peinture est le moins «nationaliste» de
tous les arts;
qu'elle se ressent d'influences interna¬
tionales (Art antique, la peinture italienne, le
Cubisme...); qu'elle est surtout sensible à des
déterminants chronologiques (le «style» de chaque
époque) et même à des pressions de classe (dont il
ne faut pas, d'ailleurs, exagérer l'importance : la
peinture n'étant pas une idéologie en essence).
que

tées entre les diverses ethnies occitanes fussent
moins grandes que celles qui les séparent des autres

régions de France, d'Espagne, d'Italie... Cette som¬
me n'a
pas encore été établie. Et je ne sais si elle le
sera jamais.
Elle seule, pourtant, permettrait de
déterminer, après coup, dans quelle mesure exacte
le Baroque, l'Impressionnisme ou le Surréalisme,
etc. ont revêtu un aspect occitan.

pictural de l'Occitanie
être que tendanciel. Il n'existe que chez les
peintres qui manifestent l'intention de retrouver à
Pour

ne

me

ce, en

d'être, ni la structure de l'ensemble. Encore serait-il
nécessaire, dans ce cas, que les différences consta¬

ne

sous

Que reste-t-il donc ? les déterminismes
(relatifs) géographiques, raciaux, mais on retombe
aussitôt dans les difficultés signalées plus haut. Si
l'on peut se représenter assez facilement un artiste
dont les façons de réagir au sujet - ou de l'inventer seraient justiciables de la méditerranée (par exem¬
ple) ou des Pyrénées, de la Provence ou du Massif

l'instant, l'esprit

peut

les influences reçues de leurs terroirs, leur
tempérament authentique (tous ne le veulent pas; il
en est même
qui ne doivent rien ou presque rien à
leurs ethnies ou qui rejettent ce qu'ils lui doivent :
ce
qui est évidemment leur droit). Cet esprit
occitan se manifeste peut-être mieux encore chez
les théoriciens et les esthéticiens qui cherchent
aux problèmes de l'art des solutions neuves, cor¬
respondant à la tradition d'Oc - celle qu'ils ont, du
moins, définie comme telle - et qui, de toute
façon, ne soient pas une transposition provinciale
de ce qui se passe à Paris. Il suffit, à vrai dire, pour
qu'un philosophe de l'art, né en Occitanie, soit
«occitan» qu'il écrive des choses profondes que
l'on n'ait point déjà dites à Paris, à Rome ou à
Madrid. C'est ainsi, par exemple, que l'esthétique
de Pierre BRU
que les occitans ignorent générale¬
travers

-

-

semble être à la fois occitane et univer¬
selle. Car les idées nouvelles que propose BRU, ou
bien ne viennent que de lui-même, ou bien lui
viennent de son pays, puisqu'il est assuré qu'elles
n'ont point cours en France ou ailleurs. Etre
ment

-

me

occitan^ c'est s'efforcer d'abord de

se trouver

soi-

même. Celui

qui se cherche, s'il ne se trouve pas, ne
du moins, de trouver en lui l'Occitanie
(celle des horizons où il est né).

manque pas,

Tout

le

reste

est

littérature, politique ou

néo-provincialisme.
F

René NELLI

—

Central, du ciel de Bordeaux
il

est

ou du ciel d'Aurillac,
vraiment difficile de le tenir pour conditionné

par l'Occitanie toute entière, c'est-à-dire, à la fois,
par Aix et Limoges, Bordeaux et Nfmes... Les
déterminants géographiques - s'ils existent - sont
évidemment «ethniques-locaux» et non
point panoccitans.
18

Lo

occitan Sant Mitrenc ven de naîsser !
tasèm de musica, de cançons, s'aprenèm

grop

Aqui,

l'occitan
Contactes

tasèm tanben tintena !

e

:

Crestian JULIA. La Croix des Plaines
13920

SAINT MITRE LES REMPARTS

�li

Jaume Rossinyol. Le problème national catalan.
Préface de Guy Héraud. — Mouton - France 1974.
704 p.

UN

Lo libre de Jaume

Rossinyol

OMENATGE

es un

précis

com-

plèt, fait amb la rigor del professor e la passion
plan escasuda del catalan, ont son pausadas las donadas del problèma de Catalonha. Sas paginas mòstran totas

las

causas

que

personalitat catalana
ratura

per

e

constituisson l'indubitabla

los apòrts brilhants

a la litelas remarcablas realisacions economicas,

exemple

—,

e

-

tanben, las difficultats

que

lo

pòble catalan patiguèt dins l'encastre de l'EstatNacion Espanhòl tôt al long de la sia istòria e particularament del segle 19 fins ara. Lo pòble catalan
es

un

protagonista magnifie de las lutas de las

régions contra l'Estat. Los problèmas de la sia realisacion istorica concrèta forman altorn d'el un malentendut gigantal e injust que deu èstre sul pic
anequelit.
Per ensùs quina idèia politica que siá, emai per
delà de las perspectivas sus l'avenir de la Nacion valent a dire sus l'avenir de la Nacion Espanhòla -,
aquò's impossible de negar la realitat dels faits,
aquò's defecible d'aver pas de simpatia al revèrs del
pòble catalan, lo remirar pas per las batestas qu'a
sempre engatjadas per servar la sia gloriosa identitat. De simpatia e de remiracion que, pel segur, son
pas jamai estadas encoratjadas per l'Estat Espanhòl,
de la meteissa manièra qu'o fogueron pas en géné¬
ral de la part de quin Estât centralisai que sia al
respèit de las minoritats etnicas existentas dins son

NOVEL

A

CATALONHA.

Pas

solament

Espanha, mas tanben dins los
es, doncas, que la vertut de
l'integracion de la diversitat de las régions, emai de lor
autonomia mai granda, non siá pas conciliabla amb la
realitat de l'Estat. Aquesta compreneson qu'es admesa
de mai en mai dins los domenis de la planificacion
economica e de l'amainatjament del territòri, josleva
encara força dobtes dins lo de las realisacions
politicas.
E per aquò es que i a sempre de grops etnics destinais a
subir l'idèia, d'ara en davant insufisenta, de la sobeiranetat classica. Dins aquel ordre de causas l'idèia e la luta de
las régions representan pas solament un ensems estonant
de sentiments vius mas tanben, coma dins la quita
economia, mòstran una solucion modèrna per la reforma
autres estais,

e

la liberacion de l'Estat. Del meteis Estât classic que

oprimîs los Basques, Catalans e Galicians
Espanha. Los Bretons, Corses e Occitans en França.
Los Flamencs en Belgica e los francofòns al Canada.
Mas se l'Espanha franquista es pas lo solet
exemple marrit, o torni dire, ailà solament la volontat d'oprimir las minoritats nacionalas foguèt
vista e subida fins al paroxisme. S'i vejèt tanben la
mèuca vesedora d'amainatjaments d'aquela mena.
Pr'amòr que lo pòble catalan es mai viu que jamai,
un exemple n'es
lo libre de Rossinyol. L'autor se
compren pas e
en

mescla pas trop,

trobar. I

Çaquelà, la conduita particulara del régime
del général Franco a empirât la situacion de totis
los problèmas etnics espanhòls, non pas sol lo dels
Catalans mas tanben los dels Basques e dels Galicians. Se tracta, segur, de problèmas que son pas
récents, pr'amòr que, coma o explica plan Jaume
Rossinyol, la relacion - complicada sempre e aflaquida sovent -, entre lo centre e la periferia del
territòri de l'Estat Éspanhòl, aquò's pas una

dins

contrari,

determinada
une

d'aqueste

mas, al
pausèt dins
de viruléncia.

temps

constanta que sempre se

d'Espanha amb mai o mens
Se tracta d'una dialectica que de per abans foguèt
estudiada per Sanchez Albornoz, Vicenç Vives e
Pierre Vilar e qu'es formada, compta tengut d'un
ventalh complexe de donadas, tre los diferents
l'istòria

sistemas économies als caractèrs opausats
bles de la peninsula. Plan segur, un Estât

dels pò-

dictatorial

e

corrumput coma

lo qu'Espanha patfs a l'ora

d'ara, que possedfs en

mai

una

idèia de l'unitat de

«patria« tan violenta coma òrba e bornada,
podiá solament capitar a faire d'una donada objec¬

la

tiva
las diferéneias de cultura -, un vespièr periIhos. Lo terrorisme dels basques e la crispacion dels
Catalans.
-

urosament, dins los labirints de las

interpretacions politicas ont son jutjadas las diferentas solucions istoricas que los Catalans an pogut

territòri.

résulta

en

lo problèma

una

a

dins

son

estudi

una

certa neutralitat

l'expausat d'aquelas causas que fai remarcar
idèia prealabla e fondamentala, la catalanitat.

Davant ela los Catalans e

los Castelhans

endevenir. Davant la catalanitat, que

se

devon

degun pòt

pas

reaccionarias dels adjec-

negar, las solucions progressistas o
n'i ajèt de totas —• an pas que la valor
tius.
Me pensi tanplan que Jaume

Rossinyol

opausa

benlèu d'un biais exagerat Castilha e Catalonha.
Son d'elements qu'an agut una significacion de per
abans

mas

causas

e, es

que

uèi explican incompletament las

tanben possible, forman l'aspecte su-

perficial dins l'analisi del problèma. Se pòt tractar
de Catalonha e de Castilha mas perqué pas de la
dictadura e de la democracia, de la libertat e de

l'opression ? Vòli dire que las ofensas contra los
Catalans son pas estadas perpetradas res que pels
Castilhans mas tanben pels politicians de quina ré¬
gion que siàn — emai de Catalans — quand aqueles
d'aqui an participai als govèrns de Madril. Ne dirai

per sòbras que los quasèrns de dolença de Catalon¬
ha alargan lor dardalh per recebre pas solament'las
de las autras etnias ibericas mas encara las de

l'Espanha progressista tota. Aquò perqué a redigit

*19

�Mas

libres
un immens quasèrn de revindicacions
còsta la libertat de las régions, son estadas plaçadas la liberacion de la classa obrièra e la reconeissença autentica dels drèits umans.
a

l'ora d'ara

ont,

La libertat de Catalonha

la libertat de l'òme espanhòl
los sols martres de l'Espanha

doncas

part de
e Ios Catalans son pas
d'uèi. Mas, o cal semes

jamai ésser demembrat pels espanhòls esclailuta dels Catalans es nôtre exemple melhor,

rats. La

lo caireforc orisontal

e

vertical ont

es

Diable, lo Drac, que pren totas las formas per
melhor vencir sas victimas.
Un cap

una

pre conéisse, la libertat de Catalonha es una exigencia clara e constanta, un bon punt d'apièja que deu
pas

dempuèi, Bodon, exigent, aviá tornat
una lenga pus rica,
pus depurada, en
frasas encara pus cortas, acumulant
onomatopèias
e
formulas incantatôrias aquelas contaralhas que
lor sol ligam es la preséncia terribla e malefica del
escriure dins

simbolisat

en

l'avenir dels pôbles iberics, lor
emancipacion de tota constrenhença, tan politica
coma geografica. Lo caireforc plural e
aquel vam
liberator généralisai que, vertat, foguèt ja caracté¬
risai atal per mai d'un ômes politics e tanben de
catalans. Per Francesc Macià, per exemple : «Volèm amb nôstra libertat la de totis los pôbles d'Espanha, los quais pâtisson tanben, coma nosautres,
l'esclavatge de l'Espanha oficiala».
aqueste moment

Enrique de la Sota
Zaragoza, Otono de 1975.

d'ôbra, tornar-mai...
C.S.

Joan BODON : Sus la
Messatges) 12 F.
Bon

mar

de las galèras

(I.E.O.

romancièr, excellent contaire... calguèt

esperar 1970 amb la publicacion de Res non val
l'electrochôc per descobrir Bodon poëta, «pas de
la môda modèrna» coma umblament ai ma va de
dire.

Popularisais
e
o

sustot per

cal

dire,

per Marti, Josiana Vicenzutto
Mans de Breish, aqueles poëmas èran,

d'ine^ala valor. Mas, dins la segonda

partida del recuelh, La Talvera, compausada de
poëmas escrits entre 68 e 71, la votz del despatriat
en Argièr, de l'ôme
que la malautiâ li fasià prôcha
la mort (aquela mort que correspondiâ amb la de
son
pais), se fa mai rauca. «Nos daissarem pas tôrcer», «crida Bodon desesperat :
Qué nos demôra de pèrdre »
«

acuolats contra lo ròc ?
Se demôra res a pèrdre

BODON

Documents

Jogarem lo darrièr jôc.»

(Creo de Tolosa.) 25 F.

C.S.
«Bodon per

el meteis», a travèrs una seleccion
d'inédits, d'articles de jornals e revistas escrits per
el, a travèrs sustot sa correspondéncia Bodon tôt
viu a travèrs un omenatge anonim del CREO de
Tolosa, a travèrs un caleidoscôpi d'opinions, de citacions, que ven qualque côp labirint, estent que la
presentacion permet pas de tornar trapar aisidament lo plan çaquelà pro rigorôs
qu'a presidit a
l'elaboracion de l'obratge.
Bodon, talament uman, talament occitan, a
l'encôp risolièr e amarg; lo marginal intéressât per
tota causa esquerrièra; lo militant, que
defugis e
capèlas, rosegat per l'avenidor de sa tèrra, mas im¬
potent per prepausar de solucions per salvar son
pôble; e, sustot, Bodon autor, a travèrs la genèsi de
cada ôbra sieuna, la matèria «teorica» que li servissiâ de basi e lo perqué d'aquela ôbra...
Aquel libret es pas un estudi universitari.
D'unes s'encargaràn de segur d'analisar mai cientificament, mai prigondament. Coma Bodon, lo recuèlh es simple, sens pretencion : es lo retrait d'un
ôme, d'un ôme viu.
Cristian Solarac.

Joan BODON
Avairon) 16 F.

:Contes de Drac

(I.E.O. Tarn

-

Bodon es nascut contaire, enrasigat dins
dire popular. E es pr'aquf
que nôstre
comencèt son ôbra. E mai, amb Son

l'art
ôme
parlar trabucaire, los sabia dire d'un biais qu'embelinava son
public. Tôt mecut, los ausiguèri a La Sala, aqueles
Contes del Drac :« Ou, Dracon,
qué me portas de
bon ?
De carn fresca !... E ben !... I a de
plaça
de

-

dins labarricadel canton »,

s'èra uèi.
20

e

me'n soveni

coma

Maria ROANET Dins de patetas

Aqui lo famôs

roman

rojas.

de Maria Roanet

que

ôme l'Yves Roqueta, presentèt coma la primièra romancièra occitana.
Aquô se pot ben e coma
que siâ la Maria se mérita plan aquel onor.
son

Es de segur un

libre autobiografic que nos
populara e dura (èra lo temps de
guèrra) de Teresa Combas. Mès cal pas creire d'i

conta

l'enfància

la
trobar una evocacion sentimentala e idealisada de
la vida d'una drolleta. Tôt al contre avèm
aqui un
vertadièr roman de la profanacion : çô de mai idéal
es totjorn
ennegrit per la realitat de la vida de cada
jorn. Lo jorn de la primiera communion, Teresa
que voliá aver l'arma blanca de Santa Teresa es pas
estada pron «saja» e per aver caminat dins
l'aiga
fangosa son arma serà negra coma sos sabatons.

A l'escôla de la sôrres li ensenhan una religion
lo misteri i ten la màger plaça e que sembla
plan luènh de la vida de cada jorn ont îa paur del
pecat estrementis son côr virginèl : la descobèrta de
la mort, las forças de la sexualitat desconeguda, lo
brutitge de las fonccions naturalas. Lo libre es tôt
plan de cagadîs, de pissadfs, d'escupits, de glairas e
de pudesinas de tôt ordre, a vos'n far vomit suis
pots. Aquela recèrca sistematica de la profanacion
pot balhar l'enveja de plegar lo libre, mès seretz
estabosits per la riquesa del vocabulari e per l'estili
sec e sauturlejaire de l'autor; lo mai sovent son
pas
que de frasas cortetas ont i a pas de vèrbe - e atal
dins un virât de pagina avètz un pichon
tablèu
de l'enfança de Teresa COMBAS.

que

J.P

�Max

ROQUETA : Verd Paradis I

Rogièr LAPASSADA

et II

Es pas necessari de presentar lo 1er volume de
Vèrd Paradis (1961) quora foguèt publicat en 1968

çò de lo libre occiian (qu'aquela nòva edicion
reproduccion fotografica), lo manuscrit del
segond volume èra per pereisser. Aura tanplan calgut esperar tôt aquel temps per veire espelir una
òbra màger de la literatura de nòstre temps. Max
ROQUETA es lo poèta del «Secret de l'èrba»
a

n'es la

(1934) e dels «sòmis dau matin» (1937) o «de la
nuòch (1942). Tornam trobar los «sòmis» dins VP
II e lo metge-poèta se pòt pas empachar de nos
passejar dins l'univèrs fabulòs de las èrbas legendárias qu'an totas de noms embelinaires : l'èrba de
San Roc, l'eli, lo trentanèl, lo restingle, la pimpanèla e lo sambric, eca. e aquela santarana que fa
veire lo paradis (p.97).

de tôt lo libre aquel òrt,
l'Eden ont los passes de Dieu costejan la flaquesa
de l'òme. Lo poèta biblic se muda en contaire per
quitam

Lo

pas

escriure las très faulas per ont s'acaba lo libre : las
«cronicas dau pais d'Amaluc» ont se parla pas que
del bonur d'un biais simbolic e misteriòs.
Lo bonur, per las bèstias, es pas totjorn possi¬
ble. La lei de Natura es sovent crusèla : atal lo còr
del legeire s'escalfa a seguir la luta contra la mort

que mena la «mandra dins lo pesquièr». Ambe la
«Darrièra lèbre» del capelan de St Joan de Canta-

grilh òm

se

«letras de

mon

molin».

dejos la proteccion del gran entomologista occitan
J.E. Fabre : los mots, totjorn causits ambe una pré¬
cision experimentala, viran al ritme de la batèsta.
Podèm recomandar tota aquela novèla espelida
d'istòrias per la qualitat de la lenga e la riquesa del
rares e

:

i trobaretz

un

vertadièr tresaur de mots

especialisats (botanica, zoologia).

J.P.

Manuel de PEDROLO,
Atots.

jOC ORRE, I.E.O.

Los

son

legeires d'Oc. Nòva fa bèl briu que coneisaquel roman policièr revirat del catalan per lo
Un

un

arrîder amistòs

libre de remembres

un

ont

l'autor

conta son

enfança dins son pais d'Aussavièla.
I trobàm tanben
qualques episòdis del temps ont
l'escrivan èra en captivitat en Alemanha. Darrièr
aquelas aventuras autobiograficas contadas ambe
réalisme podèm sentir una definicion del bonur :
aquò es d'èstre uro'ses dins son pais. Es pr'aquò que
las descripcions de la societat rurala dins
aquel
Bearn ont los montanhòls an
pas totjorn una vida
aisida son faitas ambe una sinceritat
que podiàm
esperar d'un filh d'aquel terraire. Dins sa captivitat
luènh de la tèrra de sos
aujòls l'autor ensaja de nos
diser que lo bonur es de cercar la
patz entre los
ornes
quora lo monde es en guerra. Lo messatge de
tôt lo libre es atal
religat prigondament a l'amor
nos

del terraire.
La

presentacion tipografica del libre es de
primièra qualitat e, un pichon lexic dels mots mai
esquarrièrs, ajuda plan lo legeire lengadocian, que
pòt sense trop de difficultat legir atal una òbra tota
en

gascon.

Jordi PASSERAT

Lois Mavit,

Juli Plancade, Galàmus, revirada en lenga d'Oc
Prosper Olmière. Castelnòudari, Estamparia
Lauraguesa, 1975, 110 p..
del

roman

de

A l'ora d'ara las traduccions se fan mai nombrosas en
occitan e la causa es de remarca. La revirada de textes biblics per Cubainas e Joan Larzac, la de textes classics
italians per lo provençal Joan Roche, la de contes e romans

francéses per

A. Lagarda, d'un roman catalan per P. Lagares signe d'un reviscòl del genre. Probable
que i a pas jamai agut un flòc parièr de traduccions desempuèi l'edat mejana.
Amb lo trabalh de L.Mavit e J. Plancade avèm aquf
encara una bona traduccion, dins una lenga rica e de bon
comprene a l'encòp. Nos n'en deuriam regaudir se lo
texte qu'an causit de revirar èra pas tan vielh e flac, amai
fuguèsse espelit i pas a gaire. Om poriá pensar a una òbra de
la fins del segle XVIII o de la débuta del segle XIX, del
temps de çò que los istorians dison «la. mode troubadour».
Istòria sense chue ni gost d'un aprendis trobador que s'enamora de la filha del majordome del castel de Pueglaurens,
que deu daissar per anar a Jerusalèm faire romavatge a la
plaça de son mèstre, e que torna per trapar la filha mòrta e
da,

se

nòstre

Sonque

creriá dins l'univèrs trufandièr de las

La luta per la vida se tròba totjorn al mitan
de l'òbra e per nos contar lo combat ferotge, de la
tarentèla verinosa ambe la vèspa, l'autor se met

vocabulari

Encara

-

amie

e

collaborator

jovent, Xavièr,

se

Pèire

-

que

aquò

fa ermitan.
Crenhissi

plan lo jutjament d'un teològ o d'un freudian
aquela vocacion. S'amerita las réservas que l'abat Joan
Sainsaulieu fa dins sa tèsi (Les Ermites français, Paris,
Cerf, 1974) sus las motivacions d'un ramat de vocacions
sus

eremitencas.

C.A.

daissa préner dins los

que li porgis la polida femna que ven de pujar
còsta el dins l'autobus. Juna - es lo nom de la dròlla
li fa virar lo cap e la trapèla se durbfs totjorn

al moment

tôt

LAGARDA.

rets

pus larga, duscas
lo paure drolle

eca.,

la policia arrèsta

susprès de s'estre daissat enganar.
legit aquel roman vos òc cal far, auretz
envejà de plànher aquel orne maluròs e i poiretz
trobar un analisi rigoròs de la malicia d'una femna
crusèla que se jòga plan de l'innocencia de sa

A votre

CCP. 3 202 13 Z

Toulouse.

S'avètz pas

victimà.

J.P.

disposition

à Cccitania Nova

-

-

L'écusson

«

L'écusson

«

OC
OC

»
»

pour
pour

voiture 4 F..

vélos

1 F..

(joindre une enveloppe timbrée à votre àdresse
pour l'envoi SVP).

�Joan-Pau Verdier Faits divers (Philips)

disques

«Ni Dieu, ni mèstre» : l'adaptacion d'unes dels
d'òbra de Léo Ferré per Joan-Pau Verdièr, faguent seguida a l'omenatge al«Maladetto Léo» d'un
precedent dise esclaira un pauc mai aquel personatge un pauc flosc, cantaire mitât occitan mitât francimand, e anarquista éditât pel trust Philips.
caps

De sas friccions amb certans occitanistas n'es
sortit res de bon, ni pels uns ni pels autres.. L'interès superior del salvament d'una lenga e d'un pòble
es estât sacrificat sus l'autar del sectarisme e de la
bestiesa. Se una lenga es pas la propietat de degun,

degun sepòt sentir lo despausitari de la Vertat, se
degun es complètament net de tota forma de ré¬
cupération, quai se pòt permetre de getar la pèira?
Joan-Pau Verdièr a de bonas cançons en occi¬
tan (plan melhoras que las francesas, banalas). Son
paraulièr atitrat, lo Michèu Chapduèlh, es pas òme
per escriure de causas reaccionarias, que sapia ! E
se

MARIA ROANET

:

A l'intrada del temps

clar

(Ventadorn).
Un

crit

e

dise, doas fàcias, caduna d'un

caractèr

votz fina que se tend a ne petarjol
la volontat de lutar; una orquestracion polida

diferent;

e
qualitadosa que li balha volum e soplesa; atal se
poiriá définir lo 33 torns de Maria Roanet.
La primièra fàcia nos ditz la continuitat, dins
l'istòria de nòstre pòble, de la luta contra l'oprimei-

l'arbitrari e tanben de
Dels trobadors als quasèrns
de la cançon de la Crosada al

l'expression del gaug.
de dolenças de 1789,
jom de uèi.
La segonda es mai eclectica. Cançon tradicionala, cançon d'amor, cançon enfantina qu'a res a
véser amb lo necitge; Maria se mòstra a l'aise dins
totes los genres, sòbriament mas amb tant de
conviccion qu'un jorn o l'autre, i serem, « a l'intra¬
da del temps clar»!.
re

pas

ritmes, i
Se

una

a

benlèu mai occitan

completament estèrla
coma

de

e

cantaire occitan

un

polemica
considerar Verdièr

coma

qu'a causit de mejans diferents
còm de similari. Baste que
o

...

caldriá mainar de sortir d'una
los

autres

mas

arribar a quitotes -Verdièr tanbenper

comprenguèssem plan !

e

CATINON E

JACOTIN (Discòc)

MANS

DE

BREISH

:

Volèm

viure

al

pais

(Ventadorn).
Fasiâ qualques lunas que
fasiá esperar quicòm d'el.

lo Mans de Breish
E aquela tardança
èra plan de plànher. Mans a totas las qualitats que
cal per far un bon cantaire popular : unes tèxtes
clars, plan causits e variais, de melodias simplas e
agradivas, una votz polida e justa, la preséneia flegmatica e umbla de l'enfant del pòble
cjue ven pas
davant el per jogar los artistas mas pusleu per li far
nos

lo

resson.

Lo filh dels òrts de la Prada de Carcassona

Discòc a lançat un pavat sus Occitania amb
l'edicion d'una causida d'aquelas farcejadas difusidas sus Radiò-Tolosa al long d'un vintenat d'annadas -de 1944 a 1964- e que mobilisèron un nom¬
bre espectaclós d'occitans que lo movement occitanista d'ara es plan luènh d'aver recampata.
Las «istoèras» de Catinon e Jacotin son vertadièrament lo produit d'una alienacion. Aquel coble
de

paisans un pauc piòts représenta pas autra causa
la perpetuacion del mite del gascon coard o del
provençal fenhant que la literatura francesa n'es
plena.
Mas es vertat qu'aquela creacion de Caries
que

Molin, l'autor, e de «Dominica» que prestava sa
votz a Catinon, reussiguèt a atenhe la consecracion
populara mentre qu'un occitanisme d'universitaris
abandonava la plaça en se tampant dins la torre
d'ivòri d'una coflecion «Messatges».
Una question se pausa : cossf seriá aculhida la
Catinon uèi ? es que la pòble occitan n'a un sadol
de s'escarnir el meteis ?; fin finala, es que l'occitanisme d'aprèp 64 o d'aprèp 68 es estât eficaç ? Lo
33 torns de Discòc es aqui per joslevar lo problèma,
mas caldriá pas coma es lo cas sus la
pocheta, qu'i
balhèsse una responsa plena d'ambiguitat, per non
pas dire de demagogia.

22

se

simplament «amplificator», pòrta-votz dels
espers e desespers que son los de sa tèrra. Una
pròva ? Lo titol de son 33 torns, un eslogan que
ramosa plan de mond, totes los despatriats occitans
emai los autres : «Volèm viure al pais !», qu'es
tanben lo titol de la primièra cançon.
D'autras pròvas ? Escotatz çò que Mans dins
Lo poè'ta pel que se séria vendut : «Gaita al costat
de tu l'òme sol dins sa vinha, espéra un pauc de tu
per èsser un jorn desliure. Se l'escotas un brieu, te
dirà sa cançon, e quand la cantaràs, totes l'escotaràn». Repren tanben Autant de dreites sus un poëma d'Ives Roqueta e Bernât Lesfargas. Gaitatz cossi
ataca los ennemies del pòble : Lo soldat que sómia
pas qu'a far d'argent e de morts; la télévision (f'embut) que l'òme de la carrièra s'i reconeis pas; o lo
Patron que s'engraissa del trabalh dels autres.
Ça que la, i a un esper d'un lendeman florit
ont sortirem de Jol betum, ont, coma Los maçons,
bastirem un ostal polit polit e ont, coma Los carbovòl

nièrs de la Sala, cantarem l'Internacionala.
Un sol regrèt per n'acabar amb aquel dise que,
se fa pas desbrembar las remirablas interprétations
dels poëmas del paure Bodon (aqui n'i a dosl

podèm dire de qualitat : que
multiplique pas son activitat !

Mans de

Breish

�NICOLA

:

Escotatz drollets

(Ventadorn)

Se volèm qu'un jorn la tèrra d'òc torne
regrelhar caldrà de segur «viure al pais», mas caldrà tanben que per carrièras los enfants qu'i demòren tornen jogar en occitan. Quand anatz a Catalonha del
Sud per exemple, aquò vos fa gaug de los ausir s'interpelar en catalan.
Res val pas la lenga «popada al brèç», e caldriá insistir sus la nécessitât per aqueles que se dison militants occitanistas d'aprene la
lenga d'òc a

mainatges tre la primièra enfància. E, d'autra
los CREO se pòdon regaudir de l'evolucion
del nombre de candidats a l'espròva del Bac., son
plan conscients de que lor tòca es de començar pel
començament, es a dire las classas maternalas e
sos

part, se

primàrias.
dorn

Mas, diretz, caldriá aver de material... Venta¬
la cantaira Nicòla venon de portar
e
lor

pichona pèira

a l'edifici : un modèst 45 torns enre¬
gistrât atal atal per la tecnica e un pauc forra-borra
(mas la diversitat es luènh d'èsser un mal) pel
contengut, que serà plan precios per parents e

ensenhaires.

Escotatz

drollets

recampa

tièra

una

de

comptinas e d'istorietas aisidas de
reproduire, sòbriament interpretadas per Nicòla
qu'es acompanhada a la guitarra, al pifre e al tamborin. Es un aplech d'un interès pédagogie indiscutible qu'an aqui provençals e lengadocians. Pels
gascons, sabèm que Los de Nadau preparan quicòm
dins l'estil en collaboracion amb
l'equipa de Per
Noste. Sembla pas que sià un luxe !...
cançonetas, de

PERLINPINPIN FOLK

Bal Folk (Le Chant du
Monde); Musique traditionnelle de Gascogne (Junqué-Oc)
:

Lo grop agenés a
çò que mòstra

fait paréisser dins l'an dos 33
la granda activitat que mena
dempuèi dos ans : activitat de recèrca dins las
bibliotècas occitanas o alprèp dels musicaires de bèl
temps a a travèrs tota la Gasconha; activitat d'animacion tanben e sustot, als quatre caires d'Occitatorns,

Maria Roanet
CANCONS

reviuincitar
joves occitans a collaborar a lor tòca.
Bal Fòlk (que lo Perlinpinpin n'es qu'un dels
participaires) se présenta coma una mòstra de danças d'Occitania e d'endacòm mai, qu'unas fuèlhas
n'explican los passes e l'origina amb las paraulas
que i èran cobladas. L'autre dise se vòl una vertadièra antalogia del rondèu.
I cal pas cercar una finicion coma la dels
Balets occitans (nos es volontariament liurada una
matèria gaireben bruta), nimai una perfeccion dins
las voses, que son aquî que
per sustene la melodia.
Pr'aquò, la diccion ganhariâ a èsser mai clara,
sustot amb lo
parlar negre de las Lanas !
Mas cal plan véser que, se son pas perfèites,
aqueles dos disques son concebuts coma d'esplechas, coma supòrts de la dança e non pas per èsser
escotats per un
cèrca-guirguilhs de sus una cadièra
estant. Existisson e pòdon servir a mai d'unes, es
aquò l'important !
ç
dar
d'autres

?

e

:

E

MUSICA

Proposition

nia...

Lo prètzfait del Perlinpinpin Fòlk
la musica tradicionala de dança

Photo Patrick Lasseube
OCCITANAS

de soirée

heure et demie à deux heures de spectacle
: DAUMAS : des chansons populaires de toute

Une
avec

L'Occitanie, des chansons en dialecte
vençal qui disent les malheurs et les
poirs du pays d'Oc.
MONTANARO

pro¬
es¬

galoubet et au tambourin
populaires occitans depuis les
troubadours jusqu'à nos jours.
des

Conditions

: au

airs

financières à déterminer selon le dé¬

placement à effectuer.
techniques :
en plein air, en grande salle : sonorisation
et quatre micros.
petite salle (type Mille club) aucun matériel.

Conditions
-

-

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Pour

tous

renseignements
REGALIU

-

et

le

:

83115 ARTIGNOSC

sur

VERDON

23

�télévision

Mon

car

Pèire,

soi fait acibadar per un cor¬
a perpaus d'una cronica
sul film de T.V. «Le Pain Noir».

Darrièrament

respondent exilât

me

a

Paris

ere vielha Aviài pas dit que l'obra serià estada plan melhora,
escrita en Occitan. Mas, qu'i pòdi ? Clancier escrivèt lo seu libre en francés, e Clancier (qu'es pas
-

encara

mòrt,

realizacion

de

me

sembla!) avià

son

òbra

en

pas

demandai la

occitan. M'es

encara

los òmes del pòble d'òc que viviàn del
temps dels personatges del libre parlavan pas fran¬
cés. Segur ! A Postal meu tanpauc se parlava pas
francés, e sabes quaprenguèrem, tu e ièu, aquela
lenga a l'escòla !. Mas los patrons de la bòrda dels
meus parlavan par brica en òc, e mai a la fin del
sègle passai n'èra parièr, segon çò que me contava
lo pepin-vielh.
Far parlar en oc los patrons dins lo film serià
estât autant artificial coma de far parlar los paisans,
totes los paisans, en francés. Puèi, i avià los obriers
E los obriers politizats, sustot los que veniàn
d'endacòm mai, deviàn parlar coma Clancier los a
faits parlar. La liberacion dels trabalhadors passava
pas - e passa pas encara - per l'emplec de las lengas
minoritarias !. O sabes autant plan coma ièu, e nos
trobam aquf davant una de las tascas mai urgentas mas talament malaisidas
de nòstre pretzfach de
après

que

...

-

militantisme e de revendicacion occitans... Fa pas
talament de temps que nos fasèm enténer dins las
amassadas de l'esquèrra francesa, e que podèm

defòra
o devant
l'ensag de portar la pròba qu'en
defòra de Paris se pòt far autant plan coma a Parfs...
-

en davant per una imitacion coma n'avèm
talament conegut dins d'autres mejans de creacion!

E,

Veses, Pèire,

me sembla que cal prene lo problèma
al revèrs... Far de la T.V. regionala un esplèit al
servici de la région - e, per nosautres, d'Occitània amb una produccion francesa, mas tanben occitana...
E sens cap d'idèa d'objectivitat ! Se l'autor
sens
es
a

cap

en francés', que siá en francés,
per far verai o polit ! E se l'obra
d'escritura occitana, qu'o sia d'un cap

òbra
d'occitan

présenta son

d'èime e
l'autre... Se n'i

a

que

vòlon far «realista»,

l'emplèc de l'occitan sià

pas

socialament

et

desvalorizat

çò

Es

actuala

que
un emplèc
intellectualament !.

solament

e

que me pensi, al mens dins d'etapa
dins lo sistèma que conèissem. Aquò nos

pas de contunhar nòstra tasca d'inforpresència, al prèp d'aquelis que, demàn,
asseguraràn los poders... Caldrià pas que nos
trobèssiam davant la meteissa impossibilitat de
prene nòstra plaça dins las novèlas organisacions de
las «mass-media». Personalament, cresi qu'es plan
mai important d'emplegar nòstras forças aquf, que
de cercar pesolhs sul cap als qu'an pas cap de
leiçons a receure per çò qu'es de son militantisme

empacharà

macion, de

occitan!

T'auriai

d'una
farce-

volgut parlar de forças causas, del
viatge de nostre Président a Moscò amb la leiçon

jaires, çò qu'es piéger encara! ).
De tôt biais, lo problèma de la lenga emplegada dins un film coma «pan negre» e, abans el,
«Jacquon lo Croquant» es un fais problèma. Los
mejans «audio-visuals » son dins las mans de las
gens de Paris, o, al mens de las gens politicament
segurs al nivèl de las responsabilitats e de las déci¬
sions. Es aquf que devèm trucar, que devèm ésser
cabords dins nòstra revendicacion. A las portas de
la T.V. regionala. F.R.3 es estât créât per ésser la
T.V. de las régions. Per ara, e gaireben pertot, la
lenga nòstra es estada forabandida de las émissions.
E aquelas émissions se sentisson totas una vocacion
nacionala... Aquò fa que los autors e los productors
cèrcan l'originalitat a tôt pèrdre e nos trobam
davant una «vitrina» regionala pels espectators del

de russe davant lo Kremlin... de la télévision al
servici dels espòrts... mas tôt aquò es plan vièlh !

passar par autra causa que los représentants
dreta ultra-reaccionària (o per de braves

Pr'aquò, çò

que demòra d'actualitat, es lo biais de
força presentaires e responsables d'émissions de
creire que los ausidors son totis de Paris o que
badan de regrèt de pas i viure. I a qauques émis¬

sions de

jòcs que cal èsser parisenc o preissi de Paris
las far... Puèi n'i a d'autras que son fargadas a
travers aquel «aire de Paris»
que se vòl leugièr e
qu'es plan sovent sens cap de pès ni de presència.
Me sembla qu'es un pauc se fotre de las gens... Pas
de tu, encara, qu'as pas crompat cap de T.V.! Es¬
péra un pauc, abans de pagar la renda, que las
per

causas se

siàn adobadas

coma ne

somiàm.

Frairalament tèu,
Albèrt Seronès.

�li

(1) «La Dépêche du Midi»,

31 mai 1975
Les
reconnaissent eux-mêmes cette
difficulté :
«l'essai qui précède est
fait pour la tribu intellec¬
tuelle, elle y reconnaîtra ses tics, son patois, ses
mots et ses thèmes
qui sont dans l'air»...(I, p.308)
(2) comme par exemple dans «La vie quotidienne
des paysans du Languedoc au XIXe siècle
Hachette 1973.
-

auteurs

D.FABRE et

J.LACROIX

:

La tradition orale du

-

occitan 2 tomes

conte

PUF 1973.

-

(3) Cl. Una contairina populara audenca - Obradors

Voici deux gros volumes de grand format
représentant un ensemble d'un millier de pages qui

1970.

Jòrdi PASSERAT

constituent la thèse d'université présentée par les
deux jeunes savants ethnologues déjà connus du
public occitan. Comme bien des thèses, cet ouvrage

l'érudition déployée par les
d'informations techniques
permettant de comprendre la méthode utilisée qui
rebutent le lecteur non spécialisé.
se

distingue

auteurs et par

par

la

masse

ROUQUETTE
me un

a

défini

ce vaste

malaisé à visiter»

«monument

demander à juste titre
sentir à l'aise devant
se

travail

(1) et

on peut
quel public pourra bien se
l'avalanche des analyses

des méthodes

identiques à celles de l'archéo¬
de la paléontologie, qui nous paraissent
accélérer davantage le processus de fossilisation
d'une civilisation menacée de toutes parts. Les
auteurs montrant bien d'ailleurs que les contes et
logie

ou

la communication
rurale sont liés à

des
une

dans une société
civilisation pratiquement

textes

disparue à la suite des mutations culturelles et
économiques survenues depuis le début du XXe
siècle. L'analyse de la société agricole traditionnelle
ainsi que l'étude de la pénétration du texte écrit
dans la civilisation occitane nous semblent consti¬
tuer la meilleure partie de l'ensemble (I.p.107-250)
que bien des éléments contenus dans ces
pages aient déjà fait l'objet de publications anté¬
rieures de la part des mêmes auteurs (2). Ils
donnent parfois l'impression de vouloir faire entrer
à tout prix dans leur ouvrage des éléments totale¬
encore

étrangers au sujet comme cette étude sur les
signatures d'actes notariés, les images pieuses ou
l'inventaire provisoire des almanachs occitans...
ment

Toutefois,
constitue à

notre

nous

avec

Michel Le Bris

Marti,

collabora¬

L'Homme. Le militant occitaniste. Nous

-

1975).

sommes

engagés depuis de longues années dans
lutte où

seule mon
lui. C'est

une même
année de naissance m'a fait

ce qui me permet de dire que
pas toujours aimé le livre qui le présente (j'ai
et de loin! - préféré celui de Pécout chez Seghers).
et d'abord le titre. J'aurais préféré «Un homme

entrer avant

je n'ai
-

d'oc»

qui aurait permis de penser qu'il l'était
parmi beaucoup d'autres.
Je ne veux pas paraître m'engager dans une
polémique dont nous n'avons que faire. C'est
simplement l'ancien instituteur membre du Groupe
ce

Antonin Perbosc, du mouvement Freinet anima¬
de la «Garba Occitana», de la Section Pédago¬

teur

gique et des stages de l'I.E.O., ayant pratiqué un
enseignement bilingue franco-occitan dans son
école de village, qui ne peut pas accepter que rien
n'ait été dit de ce qui avait été tenté avant que Mar¬
ti ne fasse son expérience personnelle.
On me répondra qu'un choix a été à la base
de la conception et de la rédaction de ce livre.
C'est vrai. Mais c'est dommage. Marti méritait
mieux que cette sorte de panégyrique qui doit le
gêner aux entournures. Son occitanisme exemplai¬
re prend toute sa dimension dans la trajectoire de
l'occitanisme depuis la guerre. Il est regrettable
que l'on n'ait pas tenté de retrouver cette dimen¬
sion qui n'aurait en rien gêné le rayonnement de
Marti que le livre nous restitue avec ferveur.
Albert SERONES.

voudrions signaler ce qui

avis le mérite essentiel de

en

(Dire / Stock 2

J'aime beaucoup Claude Marti. Le Chanteur.
com¬

structurales, des tableaux de statistiques et les
pourcentages de toute sorte. Au siècle de l'ordina¬
teur, la tradition orale du conte occitan est traitée
avec

Homme d'Oc, de Claude

tion

pareil

ouvrage : les auteurs nous donnent une fois de plus
la preuve que la tradition orale du conte occitan
est encore bien vivante
(3). Le corpus des contes
recueillis est un des plus riches et des plus variés

l'on connaisse bien qu'il soit limité à une part
infime du territoire occitan : au total cent cinquan¬
te
versions différentes enregistrées. Désormais
que

Participez à la

relance

de

son tour puiser dans ce vaste
trésor menacé de notre tradition devra s'inspirer
des méthodes d'investigation qu'ont

quiconque voudra à

pratiquées

FABRE et LACROIX. Souhaitons cependant que
soient publiés
aussi des ouvrages accessibles à un

public plus large et moins cultivé, sous

OCCITAN IA

peine de

nòva

davantage ïa tradition encore vivante du conte
occitan, qui ne sera réservée qu'à ûn public de
lettrés rompus aux méthodes de la science moder¬
ne. A
quand les BLADE et les PERBOSC de notre
tuer

temps ?

25

D.i.O.O.
fifZJEHS

�LA

QUILHA
Tèn, tèn, aquîla quilha,
Es pas

pèls piucèts, macarèl...

Tèn, tèn, aquî la quilha,
Es

pels

margues

longs,

nom

de

nom.

La corala de la «Pastorèla» cantava a plen cais
la vièlha cançon folclòrica, que lo sens dempuèi
un briu n'èra perdut. Quai ne podià comprene las

paraulas ? E la musica acompanhava de

vam

:

Lo

pépin e la menina
Que dormissiân sens lenççls
Se gratussavan l'esquina

JOAN
BODON

En montant del cubl al còl...
De per totas las carrièras lo pòble veniâ, que
de pòble : tôt lo pòble de Roèrgue, d'Auvèrnha,
Gavaudan e de Tarn.. R.A.G.T. se legissiâ en letras
de veire sus l'ostalissi bèl, lo «rascanivòls» de la
societat de responsabilitat limitada, l'ostalissi pus
naut de Rodés. Mas uèi que paressiâ pichon aquel
ostalissi. La fusada giganta que se quilhava sul
fièiral grand l'espotissiâ de tota la lusor de son
métal blanc, lo métal «antiradiac» que resistis a

los
activas...

bombardaments

totes

de

particulas radiò-

Tèn, tèn, aquî la quilha
Es pas

pels piucèls, macarèl...

Un darrièr còp la corala escampilhèt al vent lo
darrièr relai de la cançon vièlha... La quilha. Mas

aquela fusada s'apelava la «Quilha». Atal l'avia
batejada al «Champanha» la reina de la setmana
comerciala, la setmana comerciala de Roçrgue-Auvernha-Gavaudan-e Tarn, que s'acabava uèi.
Ose a, ÒSCCÍ pel Ministre, ose a ! Tôt lo pòble
cridava. Totes levavan lo cap. Redonda coma una

pascada, negra coma una padena de musèu, la soscopa volanta oficiala veniâ de tombar del cèl.
Encam virava, tôt doçament. Doas ziga-zigas e se
pausèt sens bruch al ras de la fusada. Lo capòt del
mièg se dubriguèt e Monsen lo Ministre sortiguèt
dins son vestit d'amiant platinat e saludèt lo pòble :
Cap a las annadas 62, del temps qu'èri res¬
ponsable del sector pédagogie de IT.É.O., recebèri
de Joan Bodon un conte que jamai
foguèt publicat.
Aquel conte l'ai tornat trobar, dins lo recanton
occitan de
en
mode

mon

burèu. Lo balhi

d'omenatge

a

a

Occitània Nòva

nòstre amie mòrt...(l).
P.L.

(1) Tornarem

prene

dins lo

numéro

cronica inedita de Toan-Ursul Devais.
26

que ven

la

Osca,

osca

per

Ramapeses, l'enfant del pais...

osca...

Mas

Ramapeses,

conse

de

Barracavilla,

conselhèr général de Sauvatèrra e garda dels Sagèls,
ministre de la Justîcia, espandiguèt la man. Lo

pôble se calèt. Lo margue del micrò se levèt tôt sol
a
portada de la boca de Ramapeses que comencèt
sa
parlicada : Ciutadans, amis e fraires, es amb una
emocion contenguda que veni de me pausar dins
aquela vila de Rodés, al pè d'aquela catedrala que
los pépins d'autres cops bastiguèron per l'eternitat,

�pè d'aquel « rasea-nivdis» a la glòria deIs paires
pè d'aquela fusada, la «Quilha», la
«Quilha» que voliân tant... E perqué la Quilha ?...
Un cop èra del temps de la barbaria, los laires de
tota mena, los assassins, los criminals condamnais
se desportavan en Guiana d'America. E lo batèl que
los preniâ s'apelava la Quilha. Los preniâ e tôt cop
tornava menar quoiqu'un d'aqueles qu'aviân
ne
acabat lor temps... La Quilha de uèi serà pas un
batèl, mas una fusada e tornarà pas jamai.
Es ièu Ramapeses, ministre de la Justicia,
coma Ramadièr, lo meu predecessor d'un còp èra,

de la fusada e vos alongaràn totes gelats
l'autre, mas pas morts, dins lo non-res
de l'ivernacion. Sarraràn
puèi totes los portanèls
e la fusada
partirà tota sola dins l'espaci grand.
D'annadas e d'annadas, e de
sègles se cal, pot
navigar drech davant èla. Quand passarà al ras d'un
solelh lo fugirà, mas lo seu
cap electronic saufinarà
totas las planetas
que frelharà, se ne frelha cap. E
se
per un cas una d'aquelas planetas es bona per
l'orne, la fusada se pausarà. Doçament lo seu cap
electronic vos escalfarà e vos derevelharà. Puèi se

qu'ai aguda aquela idèa... ai volgut qu'aquela Qui¬
lha, la primièra fusada dels condamnais partiguès
de Rodés per clavar la setmana comerciala e portar
naut*, plan naut en amont lo renom de nbstra ciu-

d'espleches

al
e

subretot al

tat. Rodés çà.que-là se meritava aquel onor, Rodés
la vila de Fualdès que sagnèront coma un porc un

còp èra, quand se sangava encara de porcs. Rodés
que

lo

tantes

seu tribunal gloriòs vegèt jutjar a condamnar
de paures bolgres copables o non. Visca la

«Quilha». Visca Rodés. E visca l'Estat

e

lo Poder !..

Ramapeses se calèt. Lo pòble de tornar bramar Osca, òsca, La musica de vam ataquèt la «Barracavilata», l'imne national d'aquel temps. Mas
quin temps. En 1990 e quicòm, quand se parlava
pas

mai la lenga dOc...
Plaça, plaça... Los nauts parlaires òrnhavan.

Lo pòble se dubriguèt coma una mar. Los autòlisaires de la policia arribavan : de carris sens rôdas
que bufavan d'aire de pertot.

dins lo cap

un

contra

dobrirà

e

sortiretz...

Trobaretz

dins

la

fusada

e de granas, de libres... Serà a vosautres
tornar començar lo mond se lo sort o vol.

de
Vos saludi,

ornes...

Ja los doctors vestits de blanc

se

getavan suis

condamnais e los tiravan dins l'autòlisaire del
cacalaus
roge... Los ne tornavan sortir blancs e
reddes coma d'estafins. Lo
montacarga los levava...
Lo darrièr condamnai montèt, lo
portanèl se
barrèt. La nuèch tombava. Sul fièiral grand
pas un

bruch, lo pòble se calava. Los autòlisaires
cuolèron, e la sos-copa de Ramapeses...

se

re-

Tèn, tèn, aquila Quilha...
La Pastorèla volguèt cantar encara. Mas arribèt pas a la fin del relai. Sus la torre de contaròtle
la reina de la setmana comerciala s'èra
quilhada en
malhòl de doas pèças,fosforenc. Es ela que
deviâ
cachar sul boton. Mas en frelhant del det l'ebòri

negre,

s'emblaimèt...

Sul fièiral grand lo silenci encara
Ne caliâ acabar... Lo balajaire de

Plaça... plaça...

sorne.

Los autòlisaires se tampèron davant la fusada.
Las portas se dobriguèron e los icondamnais dava-

reboquet doçament lo còs

nus

èra pus
la torre
de la reina e crac,

tustèt sul boton...

lèron,

en vestit de plastic raiat, las mans estacadas,
dos per dos. Una cinquantena entre tôt : òmes e
femnas. Los gardas los butavan, lo det sul desinte-

grador...
Un renadi's de métal

:

lo

long de la fusada un

monta-carga davalava.

Plaça... plaça...
Encara. Un autòlisaire de l'espital se sarrava,
del cacalaus roge, lo simbèl del cosmos.

mercat

Ramapeses lo daissèt s'arrestar puèi, tornar,
espandiguèt la man. Tornar lo pòble se calèt. Ra¬
mapeses se virèt alara devèrs los condamnais :
Ornes, comencèt... òmes, vòli pas saber per
que setz aqui. Las nostras lèis justas vos an
condamnais. Mas serà lo sort que decidara de vosautres. Crenhètz pas. Los doctors totara vos van

endormir

e

refregir vòstra

sang.

Puèi

vos

montaràn

Semblèt que lo solelh se levava. Lo rascanivòls de la R.A.G.T. trantolèt. Sul fièiral bèl lo

pòble s'èra alastrat per tèrra. Encara la flamba, la
flamba, amont, plan naut... E puèi pas res... La
«Quilha» èrapartida.
Lo balajaire de la torre de contaròtle davalèt.
Aviâ set. Se'n anèt tôt sol dins Rodés que lo pòble
encara demorava sul fièiral. El cercava un café e
totes èran barrats. Per se donar de vam se metèt a
cantar, una cançon que
seu

paure

pépin

li tornava d'un còp èra, del

:

Se i aviâ de Bon Dieu
Li te diriâ : Bon Dieu

Que fases
Mas i

de Dieu ?
de Bon Dieu
de Bon Dieu...

nom

pas
Mas i a pas
a

Joan BODON
27

�Ensenhador
P 4

-

PEL PAIS

5

-

TRIBUNE

6

-

PREMSA

8

-

ENSENBAMENT

10

-

L'ART OCCITAN

POLITICA OCCITANA

:

:

LE BAL DES VAMPIRES

16

-

3

-

LIBRES

22

-

DISQUES

24

-

TELEVISION
»

JOAN BODON

Cuberta

A propos

:

LA QUILBA

Dessin de G-L MARCBAL

:

•C

SÌCHS áBk

PE

Si

r

i

Lf\

»

d'un art plastique occitan
QUESTIONS A ENRIC DAMOFLI ET RENAT NELLI.

19

26

Réforme BABY et «langues régionales

:

'

L'ECoNO^IA

WTURń

A,&gt;\ ATZ-

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              <text>Bodon, Joan (1920-1975)</text>
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              <text>Verdier, Bertrand</text>
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              <text>Alcouffe, Alain</text>
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              <text>Richer, Louis</text>
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              <text>Machado, Antonio (1875-1939)</text>
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              <text>Lagarde, André</text>
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              <text>Damòfli, Enric</text>
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              <text>Nelli, René (1906-1982)</text>
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              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, H 5</text>
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          <name>Contributeur</name>
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