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                  <text>REVEST Laurenç

Les noms de lieu (toponymie)
de la commune de BAIROLS
(Tinée, Alpes-Maritimes)
Précédé d’éléments de grammaire
de l’occitan vivaroalpin tinéen

(photo Sitalpa)

UNIVERSITÉ DE NICE- Faculté des Lettres
Option au département d’Occitan
Année 2000- 2001 (actualisé en 2004)

�2

�A tots los adreches e revestes de lai montanhas de’n Tiniá
A tous les adrets et ubacs des montagnes de la Tinée

3

�Liminaire : situation générale
- Géographie
- Histoire
- Linguistique et littérature

Situation géographique
La commune de Bairols est située dans le département des Alpes-Maritimes à 55 km au nord de
Nice, à 17,5 km de la Mescla, par la RN 202 (route de Grenoble) puis la RD2205 (route de la vallée
de la Tinée) et enfin la RD56 (route de Bairols).
D’un territoire de 1 400 hectares elle est entourée au nord par la commune d’Ilonse, à l’est Marie et
Clans, au sud et à l’ouest Tournefort, Massoins et Villars-sur-Var.
Les principales hauteurs de la commune sont pour le point plus bas 286 mètres en bord de Tinée,
pour les plus élevés, l’altitude maximale de la commune culminant à 1804 mètres sur la Pointe des
Quatre cantons vient ensuite l’Espella à 1340 mètres et enfin le Mont Falourde à 1306 mètres.
Le village est situé à 830 m d’altitude, il est construit sur une crête, prolongement sud du «Chanièr»
surplombant les deux principaux cours d’eau qui la bordent, la Tinée et le Béal. A l’ouest le vallon
de Bairols (lo beal) et à l’est la vallée de la Tinée avec une vue exceptionnelle. Entièrement
réhabilité, ses ruelles s’étirent vers le ciel comme un écrin sur un fond de châtaigneraies. On peut
voir depuis sa table d’orientation au quartier «dal castèl», une vue imprenable du Lac des
Millefonds jusqu’au Brec d’Utelle avec une vue sur les villages de Rimplas, Marie, Clans,
Roussillon et la Tour.
Le village ancien a eut tendance à se développer vers le versant ouest de la barre sud du Chanièr, à
l’abri des regards de la Tinée, d’ailleurs les vestiges de 2 moulins à blé sont situés le long du Beal.
Ses hameaux (masatges) sont dans deux vallons différents tous deux barrés par des ravins vers la
Tinée : Chabanal- la Condamine au nord est desservi par un sentier jusqu’à la chapelle Saint Roch
et La Miana- Saint Martin à l’ouest est desservi par un chemin jusqu’au collet.

Situation historique
Illustration héraldique : " Coupé d’argent et de gueules, le premier chargé d’une étoile de huit raies
de gueules, le second crénelé à trois pièces". Ces armes rappellent à la fois : par les murs crénelés
l’étymologie de « barri» (mur, rempart) qui ressemble un peu nom du village « Bairols » et par
l’étoile, son appartenance au Comté de Beuil.
Le village fut détruit par les romains et les sarrasins, la tradition bairoulenque veut que ses habitants
aient fondé entre temps «lo Pöet Garnièr» (le Puget Garnier) entre Bairols et Clans. Le village prend
son aspect médiéval sans modification au temps de la Provence de la Reine Jeanne et des Comtes
Grimaldi de Beuil. La légende raconte que les ruines du château des Grimaldi et ses prisons étaient
situées prés des fours à chaux.
Le surnom des bairolois : «li barbets» reflète de tout temps leur irrédentisme et leur autonomie.
Ainsi l’on raconte que lorsque le Comté de Tinée réorganisée en Viguerie du Puget de Tinée
(Puget-Théniers) changea de seigneur en 1388 les tinéens refusèrent de donner les chartes à la
Maison de Savoie et longtemps après sa mort les gavots restèrent fidèles à l’illustre Reine de
Provence.

4

�Son église domine le vide et garde les traces de l’histoire, son dallage classé, sa nef et son abside
témoignent du style roman, ses authentiques fresques ont été réalisées par les peintres de la cour de
Turin, on remarque son " baptême du Christ ", sa " Vierge au Rosaire " et son bénitier médiéval en
pierre sculptée.
Dicton populaire : « Aquèl que farà lo torn de la glèia non serà conscrich » (oquèl qué farà lou
tourn de lo glèyo noun serà counscritch) celui qui fait le tour de l’église ne fera pas le service
militaire.
Fête patronale : la Santa Margarida (Santo Morgarido) Sainte Marguerite le 21 juillet.
Allez voir l’église de Bairols, vous comprendrez.
Vie au village :
- population : recensement de 1983 : 37 bairolois, 1990 : 73, recensement de 1997 : 114 mais une
quarantaine en semaine.
- hébergement et restauration : 5 gîtes ruraux d’une capacité de 20 personnes et un restaurant.
- exploitation de fraises
Une faune et une flore : châtaigniers, oliviers, 10 000 m3 de bois à exploiter. Les activités du
village sont rythmées par les saisons avec des activités sportives, pédestres et aquatiques :
randonnées, jardin d’enfants, terrain de sport (tennis). La mairie a investit dans la salle des fêtes.
Références :
- les habitants
- Mairie et Office de Tourisme : 06420 BAIROLS Tél. / Fax : 04.93.02.90.46. Ouvert les Mardi et
Vendredi de 9h à 16h.
- SITALPA : Syndicat Intercommunal Touristique Des Alpes D’azur
- Union Départementale des Offices de Tourisme et Syndicats d’Initiative : 04.92.47.75.15.
- Comité Régional du Tourisme

Situation linguistique et littéraire à l’usage de ceux ne parlant pas le Gavot
La langue d’Oc, ses dialectes et ses voisins

5

�Légende :
Langue d’Oc :
- en rouge : l’alpin ou gavot (scientifiquement appelé par les linguistes vivaroalpin) du Moulinet et Menton à Eze, de
Laghet (hameau de La Trinité) à Peillon, Blausasc et Contes, de Châteauneuf-Villevieille à Tourrettes-Levens, de Saint
Blaise à Carros, de Bouyon à Roquestéron jusqu’à Briançonnet. Incluant donc toutes les vallées des Paillons jusqu’à La
Pointe de Contes, la haute Bévéra, la Vésubie, la Tinée, le Var et le haut Estéron. La forme d’alpin propre aux AlpesMaritimes s’appelle l’Alpin maritime.
- en vert : le niçois, Nice centre et quartiers, du Cros de Cagnes à Villefranche et le niçois des collines de Castagniers et
Cantaron à Drap, La Trinité et Beaulieu.
- en gris : le provençal oriental ou provençal maritime dans l’arrondissement de Grasse, sauf le haut Estéron.
Ces trois variantes sont comprises dans le vocable langue d’Oc ou Occitan.
Langue génoise :
- en blanc : dialecte royasque dans ses variantes villageoises
- en jaune : monégasque (présence de l’occitan « monéguier » localement attestée aussi)
6

�(cf. REVEST Laurenç, 2004. Aréologie de la zone alpine (gavote) dans les Alpes-Maritimes, hiérarchie des critères de
la partition dialectale. Université de Nice-Sophia Antipolis, UFR Lettres, Mémoire de DEA de Sciences et techniques
du langage, sous la direction du professeur Jean-Philippe DALBERA, juin 2004, 198 p.)

Si vous parlez déjà le Gavot, vous n’avez pas besoin de lire le paragraphe suivant. Continuez à
parler comme vous l’avez entendu et transmettez votre langue aux jeunes générations. Trop de gens
se plaignent plus tard de ne pas savoir la parler et de ne pas avoir conservé leur langue. N’attendons
pas qu’elle ait disparu pour se rendre compte de sa perte.
Ce que les gens appellent le «patois» n’est autre que la forme locale du dialecte Gavot ou Alpin,
appelé aussi Vivaroalpin ou Dauphinois. C’est un dialecte de la langue d’oc au même titre que le
niçois, provençal. C’est l’expression d’une civilisation dotée d’une histoire littéraire propre.
Elle prend ses formes dans la vallée par les textes les plus anciens que l’on ait retrouvés à ce jour :
FERAUD Raimond d’Ilonse, 13eme siècle. La vida de Sant Honorat, 220 p., réédition en 1981 par
Culture Provençale et Méridionale (CPM), Oustau di Petit, Graveson.
CAIS de PIERLAS Eugène (Comte), 1893. “Mémoire en Provençal présenté en 1398 au Comte de
Savoie par les Grimaldi de Beuil”, in Revue des Langues Romanes.
CHAMPOSSIN Michel de Beuil, 1563. « Inventari de tutèla après la mòrt d’Honorat Donadieu
dreiçat a Buelh en 1563 per lo notari Michel Champossin », in Lou cubersèl que
buie. Pais Gavouot, n°3, 1977, éditions du CRASC, Saint Sauveur sur Tinée.
Nous trouvons plus tard au 17è siècle quelques documents comme ceux de Joseph-Marie AUDOLI,
prêtre et instituteur à Saint-Etienne-de-Tinée et Roubion qui représente 135 folios répertoire de
chansons de la Tinée.
En revanche, la production écrite contemporaine en Gavot tinéen est très productive. Je ne citerai
que quelques auteurs qui ont écrit livres ou articles en Gavot : Jean FILIPOT de Clans, Pascal
COLLETTA d’Ilonse, Louis BUELH [BUEIL Louis] de Roubion, Glaudou CAGNOL et Paul
TESTORIS de Marie, Gérard COLLETTA de Saint Sauveur sur Tinée, Clovis VERAN d’Isola,
Etienne GALLEAN (chanoine) ou l’Association l’Association des Stéphanois pour
l'Encouragement Sportif et Culturel de Saint Etienne de Tinée.

Les références sur le Gavot de Bairols
- source sonores enregistrements avec :
M. Nicolas CHAMPOUSSIN
M. François ROUX
M. François MAGNIEN
Mme. et M. Roger BOETTI
M. Angelin BUERCH (maire)
que nous remercions tous très chaleureusement pour leur aide et le temps qu’ils ont bien voulu nous
consacrer.
- sources écrites sur le parler Gavot de Bairols :
7

�MAYNART Sully, 1976. Crounicoi de Santo Pèirounello. Raconts de lo Tinèio. Ed. de
L’Armourier, San Salvaor d’En Tinea (Pais Gavòt)/ Saint-Sauveur-Sur-Tinée,
estamp. Veran- Costamagna, Nissa, 124 p. • réédition SERRE, Nice, 2001 •
Centre Rural d’Animation Sportive et Culturelle " PAÍS GAVOUOT " (C.R.A.S.C.), 1976.
Glossaire des dialectes gavots de la basse vallée de la Tinée établi d’après les
écrits de Sully MAYNART, Ed. de L’Armourier, San Salvaor d’En Tinea (Pais
Gavòt)/ Saint-Sauveur-Sur-Tinée, estamp. Veran- Costamagna, Nissa, 109 p.
- sources sur les parlers environnant Bairols :
COLLETTA Gérard, 1976. Bergers de la Tinée. Ed. de L’Armourier, San Salvaor d’En Tinea (Pais
Gavòt)/ Saint-Sauveur-Sur-Tinée, estamp. Veran- Costamagna, Nissa, 127 p.
FILIPOT Jean, 1986. Clans au fil des saisons. Editions SERRE, Nice, 126 p.
FILIPOT Jean, s.d. Notice Historique sur Clans. Imprimerie Roucaute, Nice, 31 p.
GASIGLIA Rémy, GILLI Yves, 1994. Revista d’un temp. Editions SERRE, Nice, 171 p. • textes de
Sully MAYNART et d’autres auteurs gavots •
MALAUSSENA Just, s.d. « Chanson de La Tour-Sur-Tinée » p. 20 in Lou Sourgentin n°31. •
article so (sou) uniquement employé •
VERAN Clovis, 1989. Glossaire comparatif entre les patois tinées, le provençal et le niçois, éd.
Les heures claires (chez l’auteur), Cros-de-Cagnes, 56 p.

Revues :
Cubersel que bulhe (Lou) [Saint Sauveur de Tinée]
Païs Gavouòt (Lou) [Saint Sauveur de Tinée]
Entrelus (L’) : Revue d’Etudes Régionales [Nice de 1976 à 1978]

Comment écrire «lo bairolenc» (prononcé «lou bouyroulenc/ beyroulenc»)
Nous avons choisit d’écrire en graphie inter compréhensible dans tous les pays d’Oc, c’est la
graphie classique dite d’oc. Elle est propre à notre langue, modèle original tant comme celui
français ou italien. Elle présente un inconvénient il faut l’apprendre. Des avantages, on écrit comme
on parle au plus près de l’usage roman, ce qui fait que l’on comprendra bien -au moins par écritd’autres langues néo-latines.
Pour aider à prononcer nous avons marqué entre crochets la forme phonétique (en alphabet
phonétique international, API) et, entre parenthèses la prononciation exacte selon l’orthographe du
français avec la place de l’accent tonique -la syllabe la plus accentuée- notée en gras.
=&gt; Les voyelles :
- o prononcé [u] «ou» français, «u» catalan, espagnol et italien
- ò prononcé [O] «o» très ouvert (avec un accent pour le différencier de la lettre du dessus qui veut
dire ou), il peut aussi se diphtonguer en [wo, wE, wa] et est noté alors « uò », « uè », « ua~oa » ex. :
« uòrt, fuèc, nuèch » pensez à « Juan les pins », « Barba Joan », comme en espagnol « fuègo » et en
italien « buono »
8

�- u prononcé [y] «u» français de « vu », « u » piémontais
- u prononcé [w] a coté d’une voyelle comme le «w» anglais de « well », ex. : neige « nèu » (nèw),
« fuèc » feu (fwèk).
- Plusieurs voyelles se suivent (diphtongues, etc…) :
au [aw], ex. : peur « paur » [pOwr] (powr), Saint Sauveur « Sant Salvàor » [san sarv’Ow(r)] (san
sarvow)
aa [aO, aw] participe passé féminin alpin, ex. : plantées “plantaas” [plaNt’aws] (plantaws)
òu [Ow], ex. : il pleut « plòu » [pl’Ow] (plow)
uo [yu], ex. : sueur « suor » [sy’ur] (suour)
=&gt; Les consonnes :
comme l’alphabet italien, c’est-à-dire comme en français sans le «k» remplacé par «qu», sans le
«w» remplacé par «-u» et le «y» remplacé par « ï, í », ex. : uisquí [wisk’i] (ouisqui).
- Plusieurs consonnes se suivent :
sh se prononce [S] = «ch» français de « cheval », «sh» anglais de « sheriff »
ch se prononce [tS] = «tch» français de « tchèque », «ch» espagnol de « churros », «ci» italien de
«ciao»
nh se prononce [N] = «gn» français « agneau » et italien de « Bologna »
lh se prononce [j] = «ill» français de famille, «gli» italien de famiglia, « ll » catalan et espagnol de
« paella »
=&gt; L’accent tonique :
1- L’accent tonique est sur l’avant dernière syllabe quant le mot est fini par une voyelle ou un «s»
du pluriel, ex. : la frema, la pila
2- L’accent tonique est sur la dernière syllabe quant le mot est fini par une consonne ou un «n» de
fin qui ne se prononce que dans les dérivés, ex. : le ruisseau « lo beal » (lou béal), maison
« maion » (moyou’)
3- A l’écrit on marque les accents quant l’accent tonique porte sur la voyelle à un autre endroit que
la normale : « i » accentué devient « í » par ex. pour ici « eicí » (prononcé eySSI et pas EYssi), de
même pour « o » (ou) accentué « ó », ex. : amoureux « amorós » [amur»us] (amourous et pas
amourous), ex. : heureux « urós » (urous), âme « ànima » (Animo), le grand terrain plan « lo
clotàs » (lou clouTAS et non lou CLOUtas), il avait « aviá » (oVYO, oYVé).
On met aussi un accent quand la lettre peut avoir deux sons différents, ex. : soif « set » avec un «e»
[e] et sept « sèt » avec un «è» [E] ; rousse « rossa » avec un o [u] (ou) et rose « ròsa » avec un ò [O]
(o).

9

�I. Grammaire sommaire de l’alpin bairolenc
La forme des articles équivalents en français de « le, la, l’, les »
article suivi d’un mot commençant par une voyelle
singulier Pluriel
prononciation
masculin
feminin

l’
l’

Los
Las

(louz)
(laz, et aussi leyz, lez, liz)

ex. : le jardin « l’uòrt » (l wort), les arbres « los arbres » (louz arbres), l’école « l’escòla » (l
eskolo), les fraises « las amaussas » (laz amowssos).
« Los » devenant parfois « les, leis, lis » [lujz, lejz, liz] (louyz, leyz, liz) voir [li] (li) sous influence
du niçois, venu des bairolois travaillant à Nice ou des niçois qui ont acheté des résidences
secondaires sur la commune.
article + mot commençant par consonne
singulier
prononc.
Pluriel
prononc.
masculin
feminin

lo
la

(lou)
(lo, la)

loi, li
las, lai, li

(louy, li)
(las, lai, les, lej,
li)

ex. : les enfants « las mainaas » (las meynaws), les bois « li buòscs » (li bwosks)
On remarque que comme dans le reste de l’alpin du sud de la Tinée : Clans, La Tour et Tournefort
(des deux derniers qui connaissent l’article « so » (sou) pour « lo » (lou)) on observe une variation
contextuelle de la terminaison des articles selon qu’ils sont devant un mot commençant par une
voyelle ou une consonne. Dans le centre de la Tinée, la variation est réduite, et elle est inexistante
dans le nord de la Tinée.
Terminaisons à la fin des mots au singulier et au pluriel

Mots
masculins
Mots
féminins

singulier
rien

Pluriel
+s

-a (prononcé
principalement [o] et
parfois [a])

+s

La différence singulier / pluriel est toujours marquée, si le mot fini par un son «s» qui ne vient pas
du pluriel on met logiquement un «s» pour marquer la différence, ex. : « un bois » (ung bouys) un
buisson &gt; « de boisses » (dé bouysses) des buissons, « un bauç » (ung baws) une falaise &gt; « los
bauces » (lous bawsses) les falaises
Parfois par rapidité dans le discours, mais ce n’est pas la règle, le processus est irrégulier -sans
exagérer- chez une même personne dans deux phrases différentes, on peut parfois entendre :
- des «s» de pluriel pour les mots finis par des consonnes et des «i» pour ceux finis par des voyelles
- des «s» de pluriel masculin avec des «i» de pluriel féminin
- pas de pluriel masculin et des «i» de pluriel féminin
- le «s» du pluriel prononcé sur un seul élément (article, nom) et amuï dans le reste de la phrase.
10

�Retenez comme règle principale qu’en Gavot le pluriel se dit par la prononciation du «s» à la fin des
mots.
Dans les mots qui finissent par un «s» qui ne vient pas du pluriel, on prononcera toujours le «s», ex.
: «i a plus» (y a pluss).
Contractions des articles
« lo » (lou)
« le » en français

« la » (la,
lo)
« la » en
français
a la

«a»+

al~ alh (ol, oy)
« au »

« de » +

dalh~delh, dal (day, dal, de la
dol)
“du”

« embé » (avec
en fr.) +

mé lo, m’al (m’ol)
“avec le”

emé la
“avec la”

« los/lei/li »
(lous, les, ley,
li)
« les » en fr.
as (as) devant
voyelle
ai (ay) devant
consonne
« aux »
dei (dey)
« des »

« las » (las, lai, los,
lay) « les » en fr.

m’ai (may)
« avec les »

m’ai (may)
« avec les »

a las, as, ai (as, ay)
« aux »

das, dai, dei (das,
day, dey)
« des »

« alh, dalh » équivalents en français de « au, du » se disent aussi à Ilonse (villages qui font
l’exception dans toute la vallée de la Tinée). Mêmes articles dans la région gavote du Velay.
A la limite avec Ilonse on trouve le quartier d’« Asclos » littéralement as clòts, ’’endroits aux plats’’
le quartier où on trouve des endroits plats, fait assez rare en montagne pour être noté, qui n’est pas
sans rappeler « Ascros » commune en vallée de l’Estéron.
Parfois on dit à la place « au », « dau » par inflence du nissart, en français « au, du ».
Pour dire « chez » on emploie plutôt «en cò de», ou « »(en) chas~ chaz~chez » mais dans ce dernier
cas, c’est un gallicisme. La contraction « d’al, d’au » (d’a+lo) pour le dire en niçois n’existe pas en
Gavot.
Evolution de A
A reste [a] sous l’accent mais devient [o] dans les autres positions (début, interne, finale) y compris
dans l’article la [lo] :
La frema se prononce Lo fremo
Aquel se prononce Oquèl
Santa Margarida se prononce Santo Morgarido
Bairols se prononce Boirouòs
En liaison, la finale «ia» du nissart correspond à yo en Gavot, on l’écrit iá en graphie d’Oc, ex. : il
avait « aviá » (avyo), il venait « veniá » (venyo).
CA devenant CHA

11

�On relève des hésitations entre formes alpines du nord en «cha» (palatalisées) et les formes du sud
(alpin maritime, provençal et nissart) en «ca» : chèvre « chabra~ cabra » (tchabro, cabra), chien
« chan~can » (tchan, can), cabane « chabana~cabana » mais on trouve des formes uniquement en
cha comme couloir d’éboulis « chalancha ».
Chute de T et D intervocalique du latin
La lettre « d » entre voyelles du provençal ou du nissart disparaît en Gavot, ex. : aider (ajudar en
prov. ou niss.) « ajuar » (adjuar), passée (passada, passado en prov. ou niss.) « passaa » (passaw) en
Gavot, sauveur (salvador en prov. ou niss.) « salvàor » (sarvowr).
Le «g» ou «j» entre voyelles du provençal ou du nissart (prononcé djé) devient «i» en Gavot, ex. :
mejana&gt; meiana&gt; miana (myano), formiga&gt; formija (fourmidjo), poget&gt; pojet&gt; poiet&gt; pöet (pwet).
- Le groupe «ai» passe souvent à (ey), pays « país »&gt; (peys), « las~lai »&gt; (ley).
N final
Souvent on n’entend pas le n à la fin des mots : la maison « la maion » (la moyou») mais le n
réapparaît dans les mots qui sont dérivés : la maisonnée « la maionaa » (la moyouNaw), bon
« buòn » (bwo) qui devient bonne « buòna » (bwono).
Syntaxe (ordre des mots dans la phrase)
Pour renforcer ce que l’on dit on réutilise le verbe mis en valeur à la fin de la phrase, ex. : « Es bèl,
es ». C’est vraiment beau. Que c’est beau ! C’est beau n’est-ce pas ?
Ou même dans les phrases affirmatives simples, ex. : « Se tròba aquí, se tròba ».

Conjugaison
La première personne est marquée par la finale –o (prononcé ou), en provençal ou en nissart c’est
en «i».
Pour le présent de l’indicatif du verbe parler : « parlar »
Ecriture
Prononciation
parlo
parlou = je parle
parles ou parlas
parles ou parlos
parla
Parlo
parlam
Parlàn
parlatz
Parlàs
parlon
Pàrloun
Pour le passé simple
écriture
parlèro
parlères
parlèt
parleriam
parleriatz
parlèron

Prononciation
parlèrou = je parlais
Parlères
Parlèt
Parleryàn
Parleryàs
parlèrou(n)
●
12

�● ●
II. Toponymes (noms de lieux) communaux et tentative d’analyse
Références écrite des toponymes développés sur BAIROLS
La toponymie est l’étude linguistique de l’origine et du sens des noms de lieux d’une région.
Le propos de ce travail a été aussi bien de relever le rapport à la toponymie qu’à la langue d’Oc, les
deux éléments ayant été liés. Il sert à comprendre le sens des noms de lieux donnés depuis des
temps immémoriaux jusqu’à aujourd’hui principalement par l’intermédiaire du latin et du Gavot,
dialecte de la langue d’Oc, qui ont baptisé les lieux que fréquentaient nos ancêtres qui vivaient ici.
Nous avons relevé les noms de lieux avec les informateurs et nous les avons confirmés dans leur
localisation et dans leur écriture par les références sur les cartes géographiques suivantes :
- ADAM : fichiers de 1902
- ADAM : Misure generale
- Cartes IGN : Puget Théniers 7/8, St Sauveur 3641 est
Nous avons noté les explications de localisation, de sens, données par les informateurs et nous les
avons confirmées avec les explications de différents lexiques gavots et de grands dictionnaires.
Voici les références des dictionnaires utilisés pour trouver étymologie des noms de lieux :
- ALIBERT Lois, 1966. Dictionnaire Occitan-Français, Editions Institut d’Estudis Occitans,
Toulouse, 699 p.
- CRASC- MAYNART, 1976. Glossaire des dialectes gavots de la basse vallée de la Tinée établi
d’après les écrits de Sully MAYNART.
- DAUZAT Albert &amp; ROSTAING Charles, 1984. Dictionnaire étymologique des noms de lieux en
France. Dictionnaire Larousse sélection.
- HONNORAT Simon-Jude, 1846-1847. Dictionnaire Provençal-Français ou dictionnaire de la
langue d’Oc, 3 tomes, réédition de Slatkine Reprints Genève de 1971, 1420 p.
- MISTRAL Frederi, 1878-1886. Lou Tresor dóu Felibrige, 2 tomes, réédition C.P.M. Raphèle-lesArles de 1979, 1179 p.
- PASTORIS. Toponymie.
- RICOLFIS Jean-Marie, 1980. Essai de philologie de toponymie et d'anthroponymie françaises les noms de lieux du Pays niçois tome I et II. Thèse Paris IV, 27 juin 1974. Atelier reproduction des
thèses, Université de Lille III, diffusion, Librairie H. Champion, Paris, 1980, 1218 pages.
- pour l’origine du nom de Bairols, les lignes d’explication de l’article d’André COMPAN, 1990.
Illustration du nissart et du provençal. Ed. L’astrado.
Nous avons noté les personnes principales qui nous ont informé sur les noms de lieux de Bairols,
les autres personnes ayant donné des points de confirmation par rapport à ce que j’avais déjà
recueilli.
Les toponymes communaux
Nous allons vous présenter les formes graphiques, c’est-à-dire celles d’usage, écrites et trouvée sur
les cartes.
13

�Ensuite les formes telles qu’elles sont connues des bairolois qui sont nés, ont fait leur école et vécu
dans la commune. Leur prononciation et leurs variantes sont les formes phoniques, écrites en
alphabet phonétique international utilisé par les linguistes dans le monde (l’accent tonique est
marqué par un accent).
Enfin, la forme écrite en Gavot, en orthographe classique dite occitane.
Il est précisé la localisation du nom de lieu, du quartier et sa description, ainsi que l’étymologie
possible du nom (hypothèses, commentaires, histoire) terme motivé, c’est-à-dire encore clairement
explicable si ce n’est pas précisé. Les racines des noms (latin, etc...) sont notées en majuscules.

forme
forme
forme écrite localisation du nom
graphique phonique et
en Gavot,
de lieux, de son
(d’usage,
variation
orthograph
quartier et
trouvée sur (prononciation
e d’Oc
description
les cartes)
, l’accent
tonique est
marqué par un
accent, API)
Informateur et informatrice principaux : Mme. et M. BOETTI
Bairols
Bairòls,
nom du village, de la
[bOjrw’Os,
Bairuòls
commune et d’un lieu
bejrw’Os]
dit la Croix de
Bairols

adrese de
prat

adrech dal
Adr’etS del
prat (l’)
pra, adr’etS
dal pra,
adr’etS del pra

étymologie possible
(hypothèses, commentaires, histoire)
terme motivé, c’est-à-dire encore
clairement explicable si ce n’est pas
précisé. Les racines des noms sont
notées en majuscules.

hypothèses :
1- Bairols parce que le village est bien
exposé &lt;bel + rò(c) ou arrête
rocheuse &lt;benc (arrête) +ròc
2- chaudron, bas-fond, concavité
&lt;pairòl(s)
En pays Gavot on trouve beaucoup de
toponymes finis en
-òl(s)~ -al : Vinhòls, Vinhal.

Historique en 1040 on trouve :
Bairolo, 1066 : Bairols, 1152 : Bairol,
1333 : Bayrolis. Le nom de personne
Barole n’explique pas le «i» ou «y»
du toponyme, car ce son/ cette lettre
ne peut pas apparaître à volonté.
Possibilité la plus probable, pour
COMPAN cela vient d’une racine
prélatine : BAR.R = masse de rocs
verticaux, qui crée le nom de lieu. Et
viendrait alors d’une forme Bar(r)-iol-is&gt; métathèse Bairolis&gt; Bairols
jardins (òrtes) faits en nom composé : « adrech » =endroit
restanques (faissas)
ensoleillé du latin AD+DIRECTUM
sur un terrain en
précisément ALIBERT, MISTRAL :
pentu récemment
côté d’un terrain exposé face au sud
desservi par une route ou au soleil =/= ibac, avec un grand
carrossable
nombre de petites parcelles cultivées
constituant quasiment un pré « prat »
du latin PRATUM
14

�aïga ventao ‘ajgO veNt’aO,
‘ajgO veNt’aw

aiga ventaa
(l’)

angele
bruna

aNdZ’e de
br’ynO,
aNdZ’i de
br’ynO, a dZ’i
de br’ynO

ges la bruna
(en, a)

bain (sous
le)

sus lu b’eNk

sos lo benc

balma

b'almO,
b’armO (lO)

balma (la)

béal

be'al, bi’al,
bj’al, by’al

beal (lo ou
al)

bestani

byst’aN (lu/
Ol)

bestanh (lo
ou al)

lieu de chasse dans le nom composé : petites chutes
ravin
d’eau formé de
« aiga »=eau du latin AQUA +
« ventaa »=ventée du latin VENTUS
+suffixe ATA&gt;aa eau qui s’agite
châtaigneraie
nom composé :
(castanhièrs) et
« en »= dans, pour marquer la
campagnes envahies localisation du quartier, peut se
par des pins et
transformer facilement en « an »,
ronçailles
« ges, gis » =point, pas du tout, du
(romejasses) à côté de latin GENUS
l’Irassa
« bruna »&lt; bruina =gelée blanche, du
latin PRUINA.
Plus que le prénom Angèle, endroit
bien exposé où il ne gèle pas.
«faissas» exploitées ALIBERT : amas rocheux en forme
sous des pointes
des dents du gaulois BEN = corne, pic
rocheuses
petite falaise sur le
terme très courant en toponymie
versant ouest du
ALIBERT : sol pierreux, banc de
chanièr sous l’église roches, caverne du gaulois BALMA
avec chûte d’eau qui
passe sous la nouvelle
route de Bairols
jardins (pommes de
terme courant en Pays Gavot, le e/i
terre) longeant le
peut devenir souvent devenir u dans
cours d’eau pour les ce contexte, « beal »= canal
cultures (lo beal) du d’arrosage, conduit de moulin à eau,
vallon de Bairols à
selon HONNORAT du celte
côté desquels se
BEAL=canal ou ALIBERT du
trouvent deux anciens gaulois BEDUL= rigole d’arrosage,
moulins à blé du
bief
village, dernier virage
avant le village
au dessus du
étymologie obscure, hypothèses :
cimetière, l’eau pour 1- ALIBERT de bes= deux fois du
arroser les jardins
latin BIS + tànger~ tànher= être
vient de ce quartier
parent du latin TANGERE
lieux où sont enterrés les proches
parents ?
2- ALIBERT « estanh »=étang du
latin STAGNUM, mais pourquoi
alors ce b devant ?
3- « bestanh » mot signifiant le
réservoir ?, nous ne l’avons pas
trouvé ailleurs

15

�bourilion

burilj'u~
burij’u

borrilhon
(lo)

cola

k'OlO (lO)

còla (la)

falourde (le fal'urdO (lu
falorda (en)
bois de la) bw’Osk de/ eN)

Informateur principal : M. ROUX François
aïga ventao ‘ajgO
aiga ventaa
(l’)
veNt’aO,
‘ajgO
veNt’aw (l)
blaccia

bl’atSO (la)

blacha (la)

bosset

bOws’e (lu)

baucet (lo)

au nord de la chapelle pour ALIBERT de «borra»= bourre,
de Saint Roch avec
poil du latin BURRA= étoffe de
chemin
grosse laine + substantif ou suffixe
diminutif «ilh» + suffixe diminutif «on» = petit bouchon, flocon, nœud de
fils, bourgeons
On trouve aussi ce nom de lieux en
nom de famille : Bourrilhon,
Borriglion, etc.
au nord ouest du
HONNORAT : colline du latin
cimetière
COLLIS
terrains abandonnés « en »= du latin IN dans, pour
boisés au nord ouest marquer la localisation du quartier,
« falorda » de falorditge maladie du
mouton de MISTRAL

rocher, falaise où
l’eau tombe dans le
vallon au dessus du
1er virage de la route
direction Bairols

nom composé : HONNORAT:
« aiga »=eau du latin AQUA +
« ventaa »=ventée du latin VENTUS
+suffixe participe passé féminin aa&lt;
ATA= petites chutes d’eau, eau qui
s’agite
endroit dans la forêt quasi démotivé, dans une forêt de
châtaigniers seul endroit où ne
poussent que des chênes blancs
désignés par le terme collectif de «
blacha » forme gavote palatalisée de
blaca, pour ALIBERT venant d’un
mot prélatin BLACCA
long espace au nord nom composé:
de l’église du village, de « balç »= escarpement de rochers
à côté des granges du du latin BALTEUS + diminutif « –
colet, avec quelques èt » = petit escarpement rocheux
jardins et
escarpement de
rochers (bauçes)
planté de buis
(boisses) de genêts
(ginèstas) envahit par
les ronces

16

�duina

cala braia
(rue)

3 spécialisations du
terme:
- ravin de Duina sur
commune d’Ilonse ou
rocher au nord entre
Ilonse et Bairols au
quartier de l’adrech
(au niveau de l’usine
du Bancairon) ;
- forêt et crête de
Duina à l’ouest
jouxtant Thiéry et
d’Ilonse
kab'anO (la), cabana (la/li) lieu où était la cabane
des bûcherons
kab’anOs (li
(forestièrs) quand ils
)
allaient au bois
kaN’art (lu/ canhart (lo/ coin sous le cimetière
au)
sur la route à
aw)
l’intersection entre
l’impasse du village
et la voie du collet, au
dessus de quelques
faisses/ jardins pour
faire des poireaux,
tomates, pomme de
terres, choux
ruelle très en pente
k'alO br’ajO cala braia
(carrièra)
vers le bas du village

calor

kal'Owr

cabanna

cagnart

du’inO (lO)
du’inOs (li)

doína (la)
doínas (li)

calàor (lo)

démotivation, étymologie obscure,
hypothèse :
ALIBERT : de « doguina » = femelle
du grand duc avec perte de g
intervocalique propre au Gavot &gt;
doina de l’occitan DUC

« cabana »= cabane, habitat précaire
des bûcherons du bas latin
CAPANNA
ALIBERT abri au soleil, cette
explication semble adapté car cet
endroit très bien exposé à partir de
midi à vu récemment la réutilisation
d’un site déjà bâti en locaux poubelles
« canhart » de canh = chien + suffixe
-ar(t) ou -al = chenil, petit abri, du
latin CANIS

hypothèses :
1- rue très pentue qui ferait tomber
« calar » les pantalons « braias »&lt;
« bragas » ou
2- forme remotivée de la racine indoeuropéenne KAL = tout ce qui a un
rapport à la pierre
le long de la ligne
équivalent local de chalaor, de
droite sous Bairols à « calar » du bas latin CALLARE =
l’ouest ce qui est
descendre + traitement Gavot perte de
dessous, patte d’oie
d intervocalique du suffixe aor
entre la route et
&lt;ador&lt; ATORIU suffixe se
sentier menant au
rapportant à l’action soit couloir
village, terrain pentu, d’éboulis
sec (rast), que des
roches

17

�château,
castèu (rue
et quartier)

ciabannal

cialancia

cialancier

estruyés

soutrana

point le plus élevé du
village, avant
d’arriver à l’église,
espace tout en long
sur un plat avec un
bon panorama, en
montant la rue
principale par «la
rampa» à la rue du
castèl
chabanal (lo) grand espace de
tSOban’al~
faissas de terre
tSaban’al
autrefois exploité de
blé(blat), segle dans
le quartier de
l’Adrech, bon coin
pour chasser et bois
chalancha
à 4 kms du village sur
tSal'aNtSO
(la)
la route, au dessus de
l’exploitation de
fraises, grand espace
au soleil
N
chalanchièr autre nom de la
tSala tSj’Er
chalancha, avant
faissas de vignes et
olivies, figuiers,
aujourd’hui à
l’abandon
estryj'es (les) estruièrs
quartier de la
ici l’article
(los)
chalancha,
est en
français
kast'El (lu/
aw)

sutr'anO

castèl (lo/
au)

sotrana

quartier sous la
chalancha, faissas
abandonnées

18

« castèl »= château, lieu où la légende
dit qu’il y aurait eu un château de la
Reine Jeanne. Souvent les points les
plus élevés des montagnes sont
nommés « chastèl, castèl » car ce sont
des bon points de vue pour guetter et
bien protégés, du latin
CASTELLUM= château

démotivation pas sûre, terme très
répandu sur « chabana » = cabane du
bas latin CAPANNA avec traitement
Gavot de C+A devenant CHA

terme très répandu formé sur un
dérivé de l’indoeurop. KAL = pierre,
substantivé = éboulis
Chalancha = zone d’éboulis
terme très répandu formé sur un
dérivé de l’indoeurop. KAL pierre
substantivé + -ièr de -ARIU suffixe
de qualité = zone pierreuse, en
montagne la chalancha, lo chalanchier
= zone d’éboulis
hypothèse :
« estruièrs » avec traitement Gavot de
D intervocalique de estrudiers &lt; du
latin EXTRUDERE, EXTRUSUM=
débris, déchets dans ALIBERT, pour
signifier le lieu où l’on jetait les
ordures au Moyen-Âge ?
« sotran » au feminin = (terre) d’en
dessous du latin SUBTUS

�cialléa
(quartier)

veill
(rue)

lava
(rue)

clotas

Discussion :
plutôt que le sens de « chalar » =
plaire,
« chalea » de « chal » = amas de
pierre + « ea » du suffixe collectif
latin –ETA pour marquer l’abondance
avec traitement Gavot de T/D
intervocalique. La « chalea » désigne
donc l’endroit où se trouve le
« chal », terme motivé = le tas de
pierre.
Etymologie possible de la racine
« chal » traitement Gavot de C+A en
CHA (palatalisation) de KAL racine
indoeuropéene = pierre mais le
rapport avec une langue prélatine est
évidemment difficile à connaître
hypothèses :
v'Ejl (per lu) Vèil (per lo) rue dans le village
mène à l’église
1- de « vèil »&lt; vìgil = vigile, veilleur,
avec traitement Gavot de G
intervocalique, du verbe vigilar~
velhar (sur)veiller du latin
VIGILARE, d’où la fonction du
guetteur, endroit de veille pour garder
2- de « veil » = toison du latin
VELLUS, selon HONNORAT
3- de « veilar » = véler, selon
HONNORAT ou « veilon » du latin
VITELLUS avec suppression du
suffixe diminutif –on = petit veau
dans les Alpes pour MISTRAL
4- de « veilet » = valet selon
HONNORAT
5- de « vedil » du latin VITILE &gt;
« veil » avec traitement Gavot de G
intervocalique = lien (ou lien de la
vigne) selon MISTRAL
Lava (per la) ruelle pavée en pente « lava » = pierre plate, lave, schiste
l'avO
de la place du village qui constituent le dallage du bas latin
rejoignant le Castèl
LABINCA mot prélatin
ou raccourci par le
vèil
klut'as (les) clotàs (los) châtaigneraies
démotivé, étymologie obscure, terme
(castanhièras) la plus très répandu de « clòt »= terrain plan
élevée, faisses de
+ suffixe augmentatif -às = grand
sègle, pomme de
terrain plan
terre, jouxtant En ges
de bruna mais là il
n’y a pas de
châtaigniers
tSal’eO (la),
tSal (lu)

chalea (la),
chal (lo)

espace où est
construite la nouvelle
Mairie. M. ROUX
m’a précisé qu’à
l’emplacement actuel,
il y a longtemps eu
des tas de pierres
provenant de ruines
d’écuries (ai, galinas)
sous le Castèl

19

�touret soutrà tur’e sutr’a

touret soubrà tur’e subr’a

collet dei
prat

pra
vignetta

serre

serre

cha de
bairouols
(lou)

ibac

collet (rue)

torret sotran

quartier inférieur,
proche du Clotàs

L’accent
tonique est
bien sur le a
et en Gavot
de Tinée le
«n» final
n’est jamais
dit
torret sobran quartier supérieur,
proche du Clotàs

nom composé : de « torre »=tour,
moulin + diminutif « -èt »
du latin TURRIS + « sotran » = de
dessous du latin SUBTUS

nom composé: de « torre »= tour,
moulin+ diminutif « -èt » +
« sobran » = de dessus du latin
SUPER
kul’e dei
colet dei
quartier d’appellation ensemble de parcelles (faissas)
pr’a, kul’e
prats
nouvelle englobant lo constituant des « prats » = prés pour
dei pr’as
prat et vinhètas,
avoir de l’herbe
derrière le beal, avec
une très ancienne
châtaigneraie
pr’a
prat (lo)
anciennes longues
« prat »= pré
faissas
vinhètas
anciennes faissas où « mas vinhas » = vigne du latin
viN’EtOs
(las)
poussaient des
VINEA+ « -èta » diminutif + «s»
vignes, aujourd’hui
marque pluriel = les petites vignes
source pour l’eau
potable vers lo prat
sèrre (lo)
source pour l’eau
« sèrre » mot fréquent en toponymie,
s’Ere (lu)
potable dans la forêt ALIBERT, MISRAL : crête de
(selva)
montagne, colline, mot prélatin
sèrre (lo)
chaîne de montagnes « sèrre » mot fréquent en toponymie,
s’Ere (lu)
(monts)
ALIBERT, MISRAL : crête de
montagne, colline, mot prélatin
chan
de
synonyme
du
hypothèses :
tS’a de
Bairòls (lo) Chanièr, montagne
1- « chan » = forme palatalisée propre
bejrw’Os
avec des crêtes en
au Gavot (nord occitan) de can= chien
dents de chien, loup du latin CANIS, analogie des dents du
chien pour les pics de montagnes
2- de la racine KAR.
ib’ak
ubac (l’)
dans le quartier de
Cette source seule connue de M.
l’adrech après lo «cha Roux a sauvé la commune en 1993
de Bairols» et le bois, lors de la pénurie d’eau aux Vignètas
sur le chemin au
et a fait faire des économies à la
dessus de l’ubac sort commune ! Variation fréquent de u en
une source sous la
i. « ubac » = versant nord d’une
barre rocheuse dans
montagne du latin OPACUS
un trou
kul’e (lu, aj) colet (lo/alh) colline avec faissas
« còla »= colline du latin COLLIS
abandonnées
+diminutif -et = petite colline
20

�colline avec faissas
abandonnées, bon
lieu de chasse
colline avec faissas
abandonnées

…+ « gralhon » = petit de la corneille
du latin GRACULA = petite colline
de la petite corneille
…+ « lejètas » de lej=pierre plate
palatalisation de lec du prélatin LEC
+ diminutif -ètas= petites pierres
plates
…+ « puònt~ puònç » = pont du latin
PONS = colline près du pont sur la
rive de Bairols

collet de
graylion

kul’e de
gralj’u

colet de
gralhon (lo)

collet des
legètos

kul’e daj
ledZ’EtOs

colet dai
lejètas (lo)

collet du
pont

kul’e daw
pw’ONt

colet dau
puònt (lo)

mougnèros

muN’ErOs
(laj)

mougnèros
soubranos

muN’ErOs
(laj)

mougnèros
soutranos
collet de la
puao

muN’ErOs
(laj)
kul’e de lO
py’aw

collet de
l’irassa

kul’e de l
ir’asO

colet de
l’irassa

colline à l’ouest de
Bairols

collet du
tourret
colombier

kul’e dej
tur’e
kulumbi’Er

colet delh
torret (lo)
colombièr
(lo)

vignas

v’inNOs (laj) vinhas (las)

colline à l’ouest de
Bairols
quartier plan au
dessus de l’ancien
sentier communal de
Bairols à Pont de
Clans sous le mont
Falourde près des
vignas, campagne
près des serres et de « las vinhas »= les vignes du latin
Sant Prins en bas,
VINEA
terrasses abandonnées

colline avec faissas
abandonnées près du
pont de Clans, rive
Bairols
monts nièras ancien chemin
(lai)
parcouru d’oliveraies
aujourd’hui chênes
(rores) genévriers
(genebrièrs) envahit
par les pins et ronces
hormis l’exploitation
de fraises (amaussas)
monts nièras terres au dessus du
sobranas
chemin
(lai)
monts nièras terres au dessus du
sotranas (lai) chemin
colet de la
colline à l’ouest de
puaa
Bairols, terrasses
abandonnées
envahies de pins

21

monts= montagnes, du latin MONS+
nièras forme nord occitane de nègras
= noires du latin NIGER

…+ sobranas = supérieures du latin
SUPER
…+ sotranas= inférieurs du latin
SUBTUS
« colet »= colline+ « puaa » participe
passé feminin de puar= monter,
traitement Gavot de j intervocalique
de pujar = monter et suffixe de
participe passé féminin aa&lt;ATA du
latin PODIARE
hypothèse :
« colet »= colline+ « irassa » de ira=
colère du latin IRA+ suffixe -assa
augmentatif = colline de la grosse
colère, cela semble peu probable
colline + delh torret = de la tour, du
moulin
« colomba »=pigeon + suffixe -ièr=
pigeonnier, coin à pigeons

�san Prins

saNpr’iNs

sant Prins

condamine
(la)

kundOm’inO
~
kuNdOm’inOs
(lO/ li)

condamina
(la),
condaminas
(las/li)

terro de
lauro

t’ErO de
l’awrO

terra de
l’aura

terro
soubrano
suquet (lou)

t’ErO
subr’anOs
syk’e (lu)

terras
sobranas
suquet (lo)

esperiès (les) esperj’Es
(les)

esperièrs
(los)

chapelle à mi-chemin mélange avec la chapelle Saint Anne
au bord de la route de ? Nous n’avons pas trouvé s’il avait
Bairols
existé un saint prénommé Prins/
Prince
dans le quartier de
terme juridique très répandu en
l’adrech, où se
toponymie, comme à Roussillon =
trouvaient des
champ franc de redevance
granges, de longues
seigneuriale, ou voisin du village, ou
terrasses de blé,
en copropriété, du latin
vesces fourrages pour CONDOMINIUM= copropriété
bêtes (vessas)
quartier de la
nom composé : « terra » = terre du
Condamine
latin TERRA+ « aura » = vent du
latin AURA
ou « terra » + « laura »= labourable
du latin LABORARE
quartier de la
…+ sobrana= supérieure
Condamine
quartier de la
DAUZAT : suc= sommet de
Condamine
montagne, du pré-indoeuropéen +
diminutif -èt= petit sommet
quartier de la
hypothèses :
Condamine
1- de « esperon »=éperon du germ
SPORO+ suffixe collectif -ièrs= les
éperons (rocheux)
2- de « les periers »= les poiriers du
latin PIRA
3- ou « les peiriers »= les pierriers du
latin PETRA avec dans les deux
derniers cas possible agglutination et
mauvaise réinterprétation de l’article
l’esperiers redevenu les esperiers ?

Informateur principal : M. MAGNIEN François, 80 ans
costa de la
près du ruisseau de
kw’OstO de còsta de la
fava
fava (la)
Fava au nord de la
lO favO
chapelle Saint Roch
culassa
culassa
terre à oliviers
kyl’asO

falourde

fal’urdO

falorda
(quartier
d’en)

ferrô

ferw’Ol

ferruòl

montagne face à
Bairols après le lac,
pins, un peu de plat,
pierreux (murralhas)
nom de montagne
22

« fava »= fève du latin FABA

hypothèses :
1- ALIBERT « culassa »= tronc
d’arbre du latin CULUS, donc terre
où se trouvait un tronc d’arbre
imposant pour être remarqué,
2- « cul »=fin + augmentatif -assa=
fin, bout de quartier
= maladie du mouton, voir explication
plus haut

= montagne sauvage du latin FERUS,
même origine que le nom du Férion

�frascia

fr’atSO

fracha (la)

font dei prat
gastièra

fw’Ont dej
pra
gastj’ErO

fuònt delh
prat (la)
gastièra (la)

gian rous

dZar’us

magasin

magaz’i

gorgia
grangion

g’OrdZa
graNdZ’uN

gumbas

k’umbOs

interrigea

interidZ’a

lieu sous les Quatre
cantons, terre à
mélèzes (mèles)
terre à châtaigniers, à
côté du béal
beaucoup de terres
sur la commune

= brèche, trou, éboulis du latin
FRACTA

« la fuònt » = fontaine, « delh »= du,
« prat » = pré, fontaine du pré
terme très répandu, synonyme de
« terra gasta »= terre communale du
latin VASTARE x germanique
WAST
Joan Ros
pré à 2 kms en sortant nom propre Jean Roux, sûrement
du village, terrasses
ancien propriétaire du terrain, de la
envahit par les ronces famille Roux
magasin (lo) à l’ouest de la Miana littéralement « magasin », mot
et près du pont de
synonyme de « prat » pré
L’accent
Clans
tonique est
bien sur le i
et en Gavot
de Tinée le
«n» final
n’est jamais
dit
gòrja
près des ravins
terme très répandu =gorges, clues
granjon
dans le quartier de
« granja »= ferme, grenier à fourrage
l’adrech avant blé,
du latin vulgaire GRANICA+
herbe, aujourd’hui
diminutif -on = petites granges
chênes, pins et
broussailles
combas
faissas recouvertes
« comba » terme très répandu =
par les ronces à côté combe, vallon, ravin du gaulois
du lac
CUMBA
interrijan
au sud de l’adrech
hypothèses :
« entre » du latin INTER= entre +
L’accent
1- « rijan » traitement partiel Gavot
tonique est
de g&gt;j intervocalique de « rega », du
bien sur le a
latin RIGA= sillons ou
et en Gavot
2- « rajar, rejar » du latin RADIARE=
de Tinée le
rayonner, couler+ suffixe
«n» final
substantivant -an&lt; –ANU.
n’est jamais
Endroit entre les montagnes où
dit
rayonne le soleil, ou endroit entre
deux ruisseaux.

23

�parà (la)

par’a (la)

lasagna

s’aNOs (les)

lava (la)

l’avO (lO)

intrafourque i trOf’urkes
s

paran (la)
L’accent
tonique est
bien sur le a
et en Gavot
de Tinée le
«n» final
n’est jamais
dit
sanhas (las)

rue du village
dominant la pente est
du versant du Chanièr
vers la Tinée

terme démotivé, source controversée,
selon ALIBERT : PARRA «pente»,
RICOLFIS : PARRA « pente retenue
par des murs», PASTORIS :
*PARRANU domaine familial

versant Tinée

« las sanhas »= terrain humide et
marécageux du latin SANIES

lava (la) ou
lausa (la)
intraforcas
(l’)

ruelle qui monte
pavée de pierres
embranchement sur la
rive de Bairols au
Pont de Clans

« lava »= lave voir plus haut

leusièra

Ewzj’ErO

eusièra (l’)

l’irola

ir’Ola

iròla (l’)

cres

kres (lu)

cres (lo)

madone

mad’OnO (la) madòmna

malpertus

malpert’ys
(lu)

malpertùs
(lo)

abelièra

abelj’ErO

abelhièra

miana

mj’anO

miana

« entra » = entre du latin INTER
+ « forcas » = fourches, bifurcations
du latin FURCA pour désigner un
carrefour
au niveau de
terme motivé, cette espèce du chêne
Bancairon, versant de présent en grand nombre à donné le
chênes verts (euses) nom au quartier
fossé (roubinas)
MISTRAL « iròla » châtaigne rôtie,
marrons cuits sous la cendre, du verbe
irolar = faire rôtir les marrons
petites terrasses
ALIBERT terrain pierreux et maigre
où le roc affleure du goth GRIUTS
au dessus du beal,
« madòmna » = madame, la Vierge du
ruine de la chapelle
latin MEA+DOMINA
de la Vierge
derrière la montagne de « mal » = mauvais du latin +
de (la chapelle de)
« pertùs » = trou, tunnel, passage dans
Saint Martin,
la montagne du latin PERTUSUS
Hypothèse : désignant un mauvais
passage dans la montagne ?
?
hypothèses :
1- « la belièra » avec mauvaise coupe
d l’article : endroit où passe l’eau de
« beal »
2- lieu où l’on met les ruches, où il y
a des essaims du latin APICULA
On remarque que beaucoup de noms
de lieux se réfèrent aux abeilles
comme Rocabilhèra (Roquebillière)
petit plan de faissas, « miana » = traitement Gavot nord
ancien hameau petit occitan de mejana&gt; meiana&gt; miana =
plat avec granges en moyenne (montagne) du latin
bon état
MEDIUS, voir suivant.

24

�mianèl

mjan’El (lu)

mianèl (lo)

pas du
moulin

pas da mul’i pas dal
molin (lo)

selves

s’ElvOs

selvas (las)

plantao

plat’aw

plantaa

sutrana

sutr’anO

tries

trW’Es (les)

sotrana
(riba)
truès (los)

cremao

krem’aw

cremaa

mont au dessus beal,
terre qui a brûlé en
1998

nom dérivé du hameau la Miana,
« mian »= moyen, traitement Gavot
de d intervocalique du latin
MEDIANUS= moyen, au milieu +
suffixe -èl= montagne proche de la
Miana. Comme la Colmiane de còla+
miana= colline du milieu (entre les
versants de la Vésubie et de la Tinée),
cela peut désigner toute chose qui se
trouve entre deux lieux.
vieux moulin à farine moulin du « temps de la reine
sur la rive gauche du Jeanne », « pas »= passage du latin
béal, aujourd’hui sous PASSUS + « molin » du bas latin
la route, sur l’autre
MOLINUM
rive se trouvait un
moulin à huile
forêt sur un planet
très courant en toponymie, las
près du lac au nord de « selvas » = les forêts du latin SILVA
Falourde
éboulis au sud du
« plantaa »= plantée, du verbe
mont Falourde,
plantar=planter du latin PLANTA +
oliviers
aa&lt; participe passé du latin –ATA=
zone plantée ?
rive de Bairols au
= (terre) inférieure voir plus haut
niveau de Bancairon
le 3e virage en sortant il peut arriver que le u soit remplacé
du village le plus au par un i dans ce contexte comme dans
nord vers Bancairon le mot les brebis « las fiás » (fyés)&gt;
« las fuás » (fués).
Hypothèses :
1- ALIBERT : de «tries» pluriel de
trie traitement Gavot avec chute de d
intervocalique de tride= arable
(terrain) ou foin courts et clair du latin
TRITUS
2- ou de truèlhs =pressoir du latin
TORCULUM
au très bas des
« cremaa » = brûlée du verbe cremar
campagnes de
du latin CREMARE= brûler
l’adrech

25

�limonière

muN’Eras (li) monts nièras rochers à la sortie du
(li)
pont de Clans,
intersection entre
RD56, RD 26 sur le
chemin qui monte
vers le nord

hypothèses :
1- facilement ré interprétable en
limon= orange (fruit) ou limon= terre
fertile.
2- mais cette forme toponymique est
très répandue, comme le Mont
Mounier, semblant plutôt venir de
mont= montagne du latin MONS +
nièra traitement nord occitan de
negra&gt;neira&gt;nièra du latin NEGER =
les montagnes noires. Pas
d’explication possible de la forme
féminine de « monts » qui est
normalement au masculin.

Remarques
Les cartes notent parfois des formes fausses qui ne correspondent pas à la forme locale,
comme « sos lo benc » (sous lou benc) littéralement « sous le pic » quartier devenu sur les cartes
« sous le bain ». Les personnes qui relevaient parfois les noms de lieux, les notaient comme ils
l’entendaient en rapprochant de mots français. En étant proche du son, on s’éloignait en fait
totalement du sens en Gavot et on perdait le sens. De même les variations orthographiques ont pu
brouiller le sens des noms.
Cela illustre l’importance de garder la mémoire de la prononciation des noms de lieux Gavot par les
anciens qui ont connu une transmission naturelle de la langue gavote ininterrompue de bouche à
oreille jusqu’à aujourd’hui et qui ont parfois encore le souvenir de l’origine du nom de lieux. Etant
donné que les cartes IGN qui prennent comme base la langue française, ne respectent pas toujours
les formes locale de langue, une confusion sonore peut mener à changer ou réinterpréter un nom de
lieu pour un cartographe qui n’est pas de la région et ne connaît pas la langue d’Oc. Et au bout d’un
certain nombre d’année aboutir à entériner des formes totalement fausses.
Beaucoup de toponymes se retrouvent, placés à différents endroits dans le pays Gavot. On
peut penser qu’il existe une forme d’unité, une communauté qui partage le même processus de
dénomination. On a des images de choses remarquables qui peuvent servir à donner des noms selon
des matrices identiques, les mots formées sur cabane « chabana » : chabanal, chabanèta, las
chabanas …
Aussi bien au niveau du sens que de l’évolution phonétique, ces traits sont largement partagés dans
la vallée de la Tinée. On relève « Chaudanne » quartier de Villars-sur-Var qui rappelle le quartier
du Chaudan à Utelle, deux formes nord occitanes faisant passer CA à CHA montrant que ce
phénomène linguistique a reculé au sud de la Tinée, dans la vallée du Var et l’Estéron.
On remarque que pour un très grand nombre de toponymes -plus de 70% des toponymes
usités- il y a des formes comme dans le reste de l’espace alpin du nord (des Alpes-de-HauteProvence ou des Hautes-Alpes) :
- [ka] (ca) &gt; [tSa] (tcha) « tranchat, charbonèl, rochàs, chavalet, chasal, chapèla » ;
- chute de d intervocalique comme dans le suffixe de participe passé féminin aa [aw] &lt;ATA dans
« ventaa » (ventaw) ;
- j [dZ] (dj) intervocalique &gt; i [j] (y) « miana » du milieu ;
- «s» des pluriels et redoublement classique : un fais&gt; de faishes, un pas&gt; de passes ;
- maintient du -L final et à l’intérieur même des mots –L- : « chastèl, altar, balma » ...

26

�Les quelques formes : «castèo», «calor», «Bancairon» sont peut être issus de l’italianisation (ou de
la nissardisation) des noms de lieux d’avant 1860, comme on trouve l’italianisation graphique
fréquente des noms « ci » pour tch, « gi » pour j, « ciabannal » prononcé chabanal, « frascia » qu’on
écrira plutôt ‘fraisha’ prononcé fraycha, « gian » prononcé djan, comme souvent ailleurs par
exemple « lou Cialancier » en haute Tinée que l’on prononce lou tchalantchièr, « Cians » (cours
d’eau) lous tchans, « Ciastellas » tchastelàs dans l’Estéron, etc. Par la suite, l’IGN a pu reproduire
les noms notés sur les cartes anciennes qui existaient.

Synthèse : le besoin de nommer les éléments de la nature
On remarque que ce qui a attiré l’œil des premières personnes qui ont nommé ces noms de lieux est
en premier, l’aspect rocailleux (notions géographiques, géologiques: sèrra, rast, chalancha) la pente
du terrain, la hiérarchisation dans la hauteur des élévations (miana, bauç, bauçet), l’orientation par
rapport au soleil (adrech, ubac), ce que l’on pouvait y trouver naturellement ou planter (euses, fava),
et en dernier les repères sociaux : religieux (chapelles) ou le droit seigneurial (condamina).
Les toponymes retrouvés sur la commune de Bairols confirment bien l’appartenance de l’aire
tinéenne à la zone de langue d’Oc (matrices nominatives, syntaxique et lexicale) et plus précisément
à la zone sud-est du dialecte Gavot par la palatalisation de « ca » en « cha », la chute de d
intervocalique et de [dZ] « j » en [j] « i » intervocalique, les « l » conservés à l’intérieur et à la fin
des mots, les « s » de pluriels prononcés.
L’étude de la variante alpine de la langue d’Oc, le Gavot, et aussi du latin dont elle provient
directement en très grande partie, est inévitable pour comprendre les noms de lieux du Comté de
Nice comme des Pays d’Oc.
Aussi bien par rapport à la toponymie qu’à la langue d’Oc, nous nous situons dans une zone où la
langue d’Oc est dans un des meilleurs états de maintien par rapport aux autres dialectes occitans des
33 départements du sud de la France.
L’occitan alpin tinéen est encore parlé par une proportion importante des habitants de la vallée, les
formes gavotes y sont si bien maintenues qu’il n’y a aucune différence avec l’occitan médiéval,
comme c’est le cas dans toutes les Alpes du sud, les Alpes gavotes.

27

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              <text>&lt;p&gt;Lauren&amp;ccedil; Rev&amp;egrave;st est Docteur en Linguistique. Professeur Certifi&amp;eacute; d&amp;rsquo;Occitan, il enseigne aujourd'hui l'occitan vivaroalpenc en lyc&amp;eacute;es et coll&amp;egrave;ges &amp;agrave; Menton et&amp;nbsp; Roquebrune-Cap-Martin et en Coll&amp;egrave;ge &amp;agrave; L&amp;rsquo;Escar&amp;egrave;ne.&lt;/p&gt;</text>
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              <text>&lt;p&gt;Lauren&amp;ccedil; Revest es Doctor en&amp;nbsp; Ling&amp;uuml;istica. Professor certificat d'Occitan, ensenha u&amp;egrave;i l'occitan vivaroalpenc en lic&amp;egrave;us e coll&amp;egrave;gis a Menton e R&amp;ograve;cabruna Cab Martin e en coll&amp;egrave;gi a L'Escarea&lt;span class="searchmatch"&gt;&lt;span class="searchmatch"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</text>
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          <name>Portail</name>
          <description>Le portail dans la typologie Occitanica</description>
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              <text>Mediatèca</text>
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          <name>Sous-Menu</name>
          <description>Le sous-menu dans la typologie Occitanica</description>
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          <name>Catégorie</name>
          <description>La catégorie dans la typologie Occitanica</description>
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              <text>Ressources scientifiques</text>
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