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                  <text>à

ESCOLE SASTOC-FEBOS

PAU. IMPRIMERIE VIGNANCOUR, E. MARRIMPOUEY, IMPRIMEUR.

��ANADE

1914

��ou pâ au chouès ta accoumpagna
boune bioque, tabac, - tau-s tabaquayres - tout so d'hurous, qu'at
demandam tau-s gaymants escou=
lies de l'Escole Gastou-Febus e
ta las casades loues.
Mantengam=se toustéms

units

coum las ungles de la mâ a l'entourn de la bandère dou nouste
patrou, d'Armagnac tio la mâ, de
la Chalosse e dou Maransî tio las

�&gt;ap d*An
Le croira-ton ? A peu de chose près, le Jour de l'An se passait,
à Rome, il y a deux mille ans, comme il se passe en Gascogne de
nos jours.
On se levait plus tôt que d'habitude, et dans chaque maison on
s'adressait des vœux de santé et'de bonheur, que l'on accompagnait de modestes cadeaux appelés strenœ. Ces cadeaux consistaient généralement en dattes, présentées à l'état naturel, ou bien
recouvertes d'une feuille très mince d'or battu, en rayons de miel,
en menus objets de terre cuite ou de bois sculpté.
Dès les premières lueurs du jour, tout le monde sortait dans les
rues, et, au milieu du va-et-vient de la foule, s'échangeaient
joyeusement, entre personnes connues, des souhaits de bonne
année.
Les cabarets regorgeaient de consommateurs. Mais ces clients
étaient très réservés dans leurs paroles et dans leurs actes, parce
qu'ils évitaient rigoureusement, ce jour là, tout ce qui pouvait
contrarier la volonté des dieux.
Le soir, on s'invitait entre parents et amis. Les repas étaient
gais. Les conversations, très animées, roulaient généralement sur
les auspices favorables qui avaient été observés au lever du jour.
Enfin, pendant le mois de janvier — qui était le mois de Janus
— on faisait des visites ou on rendait celles que l'on avait reçues.
Voilà, succinteinent rapporté, ce qui se pratiquait à Rome.
Comparez avec ce qui se passe aujourd'hui dans les villes,
grandes ou petites, de notre région. Si ce n'est pas tout à fait la
même chose, les changements, disons le en toute sincérité, ne sont
pas à l'avantage de notre époque.
.le ne parle pas des cabarets: il ne peut y avoir d'assimilation
que; sous le rapport de l'encombrement.
Les strenœ sont devenus des étrennes. Le mot n'a guère changé,
mais la chose a augmenté au point de provoquer de graves désordres dans les budgets imprévoyants, et de terribles tempêtes dans
les bourses peu rebondies.
Le matin, on sort dans la rue, comme il y a deux mille ans, et
on présente aux amis et connaissances des vœux de prospérité et
de bonheur. Seulement, pour une main qui serre la vôtre avec
effusion, vingt autres, longuement tendues, vous obligent à payer
— d'un geste noble ou résigné — les souhaits intéressés formulés

�- 3 par vingt bouches inconnues. Il est juste de dire qu'un louable
sentiment nous porte à être, ce jour là, aussi charitables que
possible.
« #

Depuis les temps les plus reculés, les fêtes du Nouvel An ont
commencé le 24 décembre. Dans les Landes, des bandes joyeuses
et bruyantes d'enfants, garçons et filles, parcourent, dès l'aube,
les chemins et les rues, s'arrêtant devant les maisons où des naissances ont eu lieu dans l'année, et chantant à tue-tête ;
Pique hou, hou, hou,
Pique talhe, talhe, talhe,
Dat l'oumouyne a le canalhe,
Cop de barre a le gran yén ;
Pique hégn, hégn, hégn,
Le maye part que sî lou mégn.
Pique nus, hus, hus,
Les miches a ca de dus
La porte s'ouvre, et une distribution plus ou moins abondante
de noix, de châtaignes, et même de menues pièces de monnaie,
est faite, sans retard, parla maîtresse du logis.
Bien rares sont les maisons qui restent fermées. Cela s'est vu
quelquefois, cependant. Sous la signature de Jehan de Monghorin,
Y Avant-Garde, de Dax, rapportait dernièrement, à ce sujet, la
piquante histoire que voici :
En 1770, de nombreux baptêmes avaient suscité, à Pouillon,
une extraordinaire jubilation enfantine. Un pique-ltou monstre fut
organisé par Jehan Gayon, qui se mit à la tête de toute la marmaille de cette populeuse localité. Après plusieurs stations fructueuses, le régiment braillard s'arrêta devant la maison du notaire
Larrégieu, connu par sa ladrerie. Et aussitôt :
Pique hou, hou, hou, etc..
Mais la porte ne s'ouvrit pas.
— « Aquet saloupin d'abaras, dit Gayon à son entourage, ou
« cantem Faute rime?
— a Oho ! tu lou permé, e, arroun, touts amasse.
— « E doun,you le permé :
« Pique hort, hort, hort.
« Lou meste qu'es un bet porc,
« Pique houye, houye, houye,
« La daune qu'es

�— 4 —

«
«
«
«
«

« Mais il ne put achever. Larrégieu. furibond, avait déjà sauté
hors du lit, ouvert la porte avec fracas, et bondi sur le pauvre
hère qui reçut, mes amis, une raclée dont il fut parlé, chez
Gayon père, autant et peut être plus que du pont d'Orlhez, si
bien qu'il crut devoir se plaindre en règle et provoquer de la
part du sénéchal criminel de Dax, une enquête à tous crins ».

Le même jour, c'est-à-dire la veille de Noël, après le coucher du
soleil, chaque ménage allumait, au dehors, le halhe de Nadau, gros
brandon de résine ou amas de branches mortes et de ronces
sèches.
Mes souvenirs d'enfance — ils remontent, hélas ! à plus de cinquante ans — me montrent encore les mille feux qui piquaient de
toutes parts la nuit obscure, sur les coteaux échelonnés de la
Chalosse, comme autant de falotes étoiles qui auraient eu la prétention de remplacer celles que les nuages chargés de neige dérobaient à la vue.
Autour de chaque halhe, grands et petits chantaient — les petits
surtout:
Le halhe de Nadau,
Lou porc a le sau,
Le gari au pau,
Lou gat au hum,
Pu m !
Cette tradition, comme tant d'autres, tend à se perdre d'année
en année.
V

#

* #

Pendant la période de fin d'année et du Jour de l'An, on s'invite
entre voisins, dans nos campagnes, car c'est à ce moment surtout
qu'a lieu le heste dou porc. (Ne s'apère pa sounque atau). De plus,
le premier janvier, ou bien le dimanche qui suit, les propriétaires
reçoivent les métayers à leur table : que hén estrena. Le colon, en
effet, porte les étrennes à son maître, en lui souhaitant la bonne
année ; « Adichats, meste, e le coumpagnie; que-p souéti u boune
anade, acoumpagnade de hort d'autes ». Et il offre une ou deux
paires de chapons,selon l'importance delà métairie qu'il exploite,
ou, plutôt, selon les conventions établies.
Cet usage est-il ancien ?
J'ai sous les yeux la copie de divers baux à colonie, passés entre

�dans lesquels les chapons ne figurent ni comme redevances ni
comme étrennes.
Est ce un oubli des copistes ?
Par contre, un bail de 1734, rédigé par Dumartin, notaire à
Samadet, spécifie que les « preneurs promettent de reconnoitre
« chasque année le Sr Duval (propriétaire) soubs la redevance
« d'une paire de chapons au 1er de l'an... » (1) De même, les Clarisses de Dax, qui possédaient de nombreuses métairies dans la
Ghalosse et dans le pays d'Orthe, vers 1740, exigeaient, entre
autres redevances « une paire de chapons au 1er de l'an » (2) ; et
les Ursulines de la même ville, également bien loties sous le rapport de la fortune, stipulaient la clause suivante dans chaque bail :
« Le colon paiera les charges et rendra sa part de fruits et de
« redevances, savoir, poulets, œufs, poule de vendange, jambon
« s'il nourrit des cochons, une paire d'oisons s'il en nourrit, et
« les chapons pour étrennes » (3).
11 ne serait pas sans intérêt, pour ceux qui sont curieux des
choses anciennes, de savoir si l'usage « des chapons pour étrennes »
existait au xvnc siècle, ou s'il fut seulement établi au commencement du dix-huitième
Quelqu'un des lecteurs de Reclams serait-il documenté sur ce
point ?
Quanta l'habitude, pour les propriétaires, d'inviter les métayers
à leur table, à l'occasion du Nouvel An, elle est certainement fort
ancienne.
Dans les fêtes qui se donnaient en l'honneur de Saturne, toute
trace d'esclavage disparaissait, et il était de règle que les esclaves
fussent réunis, un jour, à une même table avec leurs maîtres.
N'est il pas permis de voir, dans cette coutume antique, l'origine
de l'usage pratiqué de nos jours ?
L. LACOUTURE.

(1) Archives de M. l'Abbé Foix.
(2) Les Clarisses de Dax, par M. l'abhé Foix.
■ (3) Les Ursulines de Dax, par M. l'abbé Foix.

■

■

NABETH CÛUKFEAY
M. Clament, (A) Capitaine du Génie, l, rue Tirman, Alger.

�— 6 —

( Parla de Biarn )

A l'estrem de-u cami, sou cantè de la relhe,
Lou xMarti de Bernât
Que s'ey despaternat !
E tout choupit pe-u sang qui-u chourre per l'aurelhe,
Que brame de doulou
De s mouri loegn de lou.
Praube Marti ! hougnat per ûe tomobile
En s'en tournan de Pau
Oun bienèn de croumpa-u
Qu'ey cadut, alebat, au sourtil de la bile ;
Chens espoer de goari,
Nou pense qu'a mouri !
Hens lou sou cap de boéu la darrère pensade
Qu'ey ta u tems escourrut
Oun, betèt bentourrut
E pinnabe sous prats en han bère lissade,
E trepibe arradix
Dab las soues pedix.
E puch, quoan brau hardit, cabbat las praderies
E pechè las eslous
Au miey de-us boussalous,
Ou hulabe ad arroun betères e pouries
Qui boulèn houleya
Ou ha-u busouqueya.
Ah ! l'urous tems aquét ! mey de chique durade !
U die, de-us tesics
Que senti lous pessics,
Quoan, yugnut dab lou Bouet, sus la terre laurade
Coumensèn d'arrascla
E lou sang de chiscla !

�Aylas ! despuch labets, quoan de cops l'agulhade
E us a hèyt mey baba
Que lous gnacs de taba !
De chacades e trucs l'esquie esbrigalhade,
N'abèn pas lou baga
Soulamen d'armuga !
Mey tabé, si touts ans la plane ère aprigade
De milhoc, de roumén,
E de frut de charmén;
Si d'ardalh e de hé la borde ère cargade,
Qu'at debèn au « parelh »
Autan coum au sourelh !
Mey Marti qu'a fenit de souqueya la terre,
D'arrascla, de dalha ;
Fenit de tribalha !...
Hastiale tourroumbiole, e hole courretère !
Qu'as tuat lou Marti !...
E dounc, abise t-y !
Quoan ey permou de da la soue car a l'omi
Ta s'en poude nèuri,
N'ey pas du de mouri !
Mey bédés escamat per û machan auyomi,
E mouri s coum aco !
Ah ! quin escaute cô !
E lou praube Marti chic a chic que s'acabe :
« Adiu Bouet ! adiu, ray !
De la bite l'array
En you que s'amourtéch, e lou cô que se-m clabe...!
Soubién-te de Marti
Qui fenéch de pati !... »
Abbé

POQUE.

�— 8 —

LÙU

se€reft de la

Emaarof
( Parla de la Chalosgr)

U brabe biélhe, en dus plegade
Méy pr'ou tribalh que pèr lous ans,
E pas toutun endoumatyade
Coum en prene ans soun lous paysans,
Qu'abè goardat la bère mine
Dab la frescou dou soun yoenè.
— Digats, mamote Catherine,
Coum at-s bous hèyt t'abé lou pè
Tenden léuyè, toustém soulide ?
Ou demandée un yourn cauqu'un.
Ta damoura-btan esberide,
Qu'at-s un secrét e lhèu méy d'un !
— Lou mégn secrét, respoun mamote,
Qu'és dous hère aysits a segui :
Se bouléts ha coum labielhote,
Bèt téms que b esterais ac*.
N'èy pas souben hèyt boune chère :
Qu'èy but mey d'aygue que de bin ;
Yaméy lou sé n'èy belhat hère
Ta m poudé lheba de matin.
De digun ne-m souy aucupade,
Sustout pèr ne dise dou màu :
A case, la hémne encoéntade
Qu'a prou d'y ha tout ço que eau.
Fourbu qu'ani plan lou menatye,
Que Fomi sie, és pos, countén
E pas malaudot lou maynatye,
Que boù de mèy la brabe yén ?
Qu'abe-m touts prou d'ahas a noste,
Chéns batala dous dou besin :
Parla de trop cauque cop coste
Au lénque-agut mantun chagrin.
Rénde se poden un serbice,
Au mégn abis que bàu hort méy
Qu'au soun entourn ha la poulice
E de critiqua ha-s û léy.

�- 9 You ne bèj pas sounque la case :
Aqui qu'ey tout ço qui broy plats,
Pas lou richè, toutun, biet d'ase !
Mes lous agreméns de la pats.
En bibe atàu, chèns nade bile
D'un mau hèyt qui-m tourménteré,
Oh ! be de bray que souy tranquile :
N'èy pas a reproucha-m arré !
Que sèrb d'abé maliboulénce ?
Mielhe bàu de camina drét:
Aqui qu'abéts la mégne sciénce,
Ou se bouléts lou mégn secrét.
Austan que i'atye, la fatigue
Que crouch lous cos... més pas l'esprit:
Lou qui hèy plan, chèns màu ha brigue,
Déns lou bielhè qu'és esberit
Louis LAMAIGNÈRE.
ESPLIQUBS. — Endoumatyade, atteinte d'infirmités ou

cachées ou

apparentes ; estants, brisés par le travail, n'en pouvant plus; léngne-agut,
se plaisant à parler d'autrui, médisant ou calomniateur; biet d'ase, juron
bénin plutôt plaisant; maliboulénce,

malveillance, but tendant à nuire í

crouch, courbe, plié presque en deux.
s&gt;SCG«

Et Senhou, et Mounye è

,

t Mouliè

(Parla de St-Lauréns-de-Nèste (Bigorrê).

En castèt de Sén-Lauréns, et darré senhou Moussu deBellegarde
(Gabrièl), mourt en 1719, sénse pousteritat, que passauo soun téns
à Paris, ena court det arréi, tout à sus plasés. U côp cad' an —
encaro pas toustém — que tournauo enta Sén-Lauréns, magre,
aslaquit, enta bengué-s arrehè.
LT mounye, gròs è gras, que disiéuo era misso ena capèro det
castèt. U bou dio et senhou qu'arrencountro et mounye qu'es passauo ed ofici en parc. Yelous de beié u ta galhard è ta bèt, et
senhou qu'es digou en ét madéch : « Beiam se poúsqui da quaucus
soucis ad aquét mounye è hé-u debara aquéros meméros.
— « Moussu l'abè « ç'au digou, «. n'auét pas ed aire de hè bous

�— 10 —
» mâchant sang, nou bous fourçat pas trop en tout prega Diéu.
» Enta da-bous u chunhau de trabalh, que bous bau pousa très
» questious. En u an de úé qu'em saberat da era 'rrespounso.
» Qu'em diserat, enta coumença : 1° ço que bàli ; 2° ço quant
» péso era luo ; 3' ço qu'em pénsi. Se d'aci en u an n'auét pas
)) troubat era 'rrespounse, que serat penyat ena oumo dera Prado,
» sensé quartiè, ni gracio. »
Et senhou qu'arrepart enta Paris. Et praube mounye, tout
espaurit, qu'es bouto à cerca per touts es libes eras soulucious
derastres questious. Après aué passât íòrço néts blancos è minyat
îòrço hum de halho, diablo causo nou troubauo. Et chagri qu'au
se minyauo, et téns que passauo, è de péno et praube mounye
qu'es houniéuo coume u heritou, tout courre camis èsendès.
E dio, qu'es passeyauo det coustat dera moulo biélho det castèt
è qu'arrencountro et moulié. Aquéste qu'au te dits :
— « Qu'auét, Moussu l'abè? que passât bien aferat, et chapèu
» de trauès. Qu'ei ço qui bous tracasso ? »
— « Praube mouliè, era péno que se m'arrouganho. Despus bèt» dàuit un an que calcûli enta 'rrespoune à très questious que m'a
» balhat et nouste senhou. E n'ei pas tout : se n'èi pas arreiissit
» quan tourne, que serèi penyat ena oumo dera Prado ! »
»
»
»
»

— « Més, Moussu l'abè, be eau que sion bien dificilos aquéros
questious ? Dilhèu, se las me hèuot counégue, bous pouderiòi da
u bou counsélh. A-bès-côps, yén bèstio que hè quilhos ; ets
mouliès que beyém tant de mounde, qu'en enteném de tant de
coulous... »

— « Praube 'mic, n és pas capable de tracta aquéts sudyèts,
» n'ei pas biando det tué 'stoumac. »
— (&lt; Digat toustém, nou bou-n coustarat pas arré. »
Alabès et mounye qu'au te dis eras questious.
— « Moun Diéu, Moussu l'abè, pòc de causo bous embarrasso ;
» n'ei pas dificile de sourti-bous d'aquét mâchant pas; que bous
» prouméti de tira-bous d'eiitrigos. Bengat enta caso auta dàuit
» qu'et senhou sio tournât. »
Et dio dera 'rribado, et mounye que s'arremét ena moulo.
— « Moussu l'abè, balhat-me bòsto soustano, bôste chapèu,
» bôste libe, è demourat-bous aci ».
Et mouliè qu'èro dera madécho talho qu'et mounye, è bèt tros
magre ; qu'anadauo ena soutano ; qu'et part decap et castèt, et
chapèu sus et cap, et libe débat et bras.

�-11Et senhou qu'au t'apèro, è qu'es bouto rrise de bèye et mountye
ta magre :
— « E dounc moussu l'abè, bous brem bat de ço que bous èi
» proumetut ? »
— « Oui, mounsénhe ».
— « Que béi dap plasé que n'auét pas engrechat despus engùan
» passât. Cau qu'ayét bien estusiat. Beyam ([ue bat arrespoune
» aras mias questious... Quant bàli ?» —
— « Sénhe, qu'èt u gran mounarco ; ta plo madéch, n'èt pas ta
» gran qu'et hilh de Diéu, Nouste Sénhe Jésus-Christ ».
— « Aquerô qu'ei bien bertat ».
— « Ett hilh de Diéu qu'hou benut per trénto déniés ; boutém
» qu'en balhùt binta-nau... &gt;;
— « Pla respounut! Mès aro disét me quant peso era luo ? »
— « Era luo qu'es couinpòso de qùate qùarts, ets qùate quarts
» que hèn era liéuro, dounc era luo que peso uo lièuro ».
— « B'èt quaucu diable, mès ye bous demouri enta 'ra darrèro
» questiou. Digat me ço qu'em pénsi ? »
— « Sénhe, que bous pensât parla à u mounye, è que parlât à
» u mouliè! »
En madéch téns nouste orne qu'es tiro ra soutano é dab et coustumo qu'auè débat — tout plé de hario — que hè dus o très entrechats deuant et senhou que s'estufauo d'arrise.
Moussu de Bellegarde qu'és pensé que se u mouliè ero capable
d'arrespoune à parelhos questious. u mounye nou serio pas més
embarrassât.
Tirât de l'Armanac dira Mounlanho.
Fr. SOULÉ.
,

sstó^ia

L'(S)MstaiLû dota Paysa
Lous poutereladyes
Qu'abém acabat lou tribalh dou bach de la maysou (rez-dechaussée), puyam, bitare, ent'au soulé e beyam quin hèn lou
poutereladye :
Aci que poudém saluda la Uoutine ! Qu'ey tout à feyt daùne !
Atàu hasèn lous bielhs que y a cinquante... cent ans-à, atàu que
hèn encoére oey e, de segu, au moumen medich oun escribi

�— 12 —
aquestes lignes, que-s y tiballie poutereladyes d'aquet escantilh
per nouste Biarn. E aco, qu'at tourni repica, per iguourence
dous oubrès qui nou gàusen cambia lou bielh systèmi de pòu
de s'y troumpa. Biam doungues quin ey aquet systèmi :
Quoand lous murs soun puyats à hautou dou soulè, que couméncen à bouta lous saumès (poutres) principàus (dus ou très
suban la laryou de la maysou) qui pàusen sus lous murs de daban
e de darrè ; que y a doungues très ou quoate tramàdes (suban lou
cas) à garni dap soulibes. Lous piteraùs, Diù mercès ! que soun
prou soulides ; que soun, quasi toustem, en couràu de cassou,
horts e espés e cadû que pouderé suspara cinq ou cheys cops lou
pés qui déu recébe. Mes, entre lous piteràus, las soulibes de las
tramàdes que soun chinottes, méndres e estrétes e càde tramàde
qu'ey loungue, per lou mench, de très mètres. So qui hè que lou
poutereladye n'ey pas brigue réguliè : soulide à l'aploumb dous
saumès, que manque de resistence au miey de las tramàdes ; lou
planché que s'abache, que Iremoulearré que de y marcha dessus
e que-s càu abisa de bouta lous mùbles à l'aploumb dous piteràus,
contre aous murs, ausestréms, mes pas au miey en cas de danyè
d'at ha tout debara.
li'ey, toutu, aysit de coumpréne qu'ù poutereladye qu'a besougn
d'esta réguliè « homogène)) ; so qui bùu dise que déu abé pertout
la mediche hourlalésse, au miey coum aus eslreuas ; que déu
poude mantiéne ûe cargue qui seré plà repartide de même fayssou
sus tout lou planché. Qu'ey ûe estùdi ad à ha ta càde planche ;
que eau carcula las espessous de las soulibes suban la loungou. la
hourlalésse dou boès e suban lou pés qui déu recébe lou planché.
Lou poutereladye nou déu ha qu'ù cos plà ligat; las poutrelles que
dében esta mantiengudes ensemble per « étressillous » ; d'aquère
fayssou que-s y pot trouba ùe soulibe henude ou querade, lou
planché nou risque pas arré e qu'ey autant soulide. Coum at
bedét, n'ey pas tan aysit qui sémble de lia û bou poutereladye ;
lou paysa qui baslech qu'a plà de besougn d û ômi entenut e nou
pas decha ha coum bòu l'oubrè ourdenàri.
La fàute màye qui hèn toustem lous oubrès de campagne qu'ey
de ha lou poutereladye chens sabé oun se ban plassa las cheminéyes; nou-s en tourménten goayre e que hèn passa las soulibes à
trubès lou larè, chens nàde bergougne ; nou hèn jamey nad
« chevêtre» enta decha lou larè boeyt e bouta lou boès à boune
disténee dou hoec. Qu'èy counegul hères d'aquets oubrès qui n'an
pas nàde idée de la respounsabilitat qui-ous escad daban la Ley.

�-

13

-

Lou Code que ballie las disténces à respecta, per lou uiench, entre
lou hoec e las pèsses de boès ; en cas de malùr, si la ley n'ey pas
respeclade, l'oubrè qui a heyt lou tribalh que pot esta perseguit,
au correctionnel d'abord, apuch eu doumadyes intérêts per lou
proupriétàri ou lous qui an abut à soufri dou malùr. Que-s càu
abisa tabé, que la « Coumpagnie d'assurance » que pot cerqua de
brut au proupriétàri, si la maysou brûlle, e refusa de paga permou
dou « vice de construction » recounegul.
Aqueste tablèu qu'ey plà nègre e lou leyidou que-s pensera
que nou pàrli que de quauques cas hère riales : e dounc, malurousamen, nou y a pas ûe maysou sus cinq, medich las qui soun
bastides de nàu, que sie heyte plà en règle dap la Ley sus aquet
pun !
Que-s y hè, tabé, quauques cops. d'àutes peguésses ad aquets
poutereladyes ; en partide lous piteràus principàus que soun plà
pàusats sus lou plé dou mur ; atàu que ba plà e lous murs que
goarden toute la souliditat qui eau ent'aus suppourta. Mes, si lou
cas ey d'abé besougn. au bach, d'ûe frineste de plus ou d'ù grand
pourtàu qui yeneré la reparliciou dous saumès, l'oubrè nou s
anira pas coupa lou cap à cerqua ûgn'àute fayssou de ha lou poutereladye e que hara pourta lou cap d û piteràu, si càu, yuste sus
louboeytdela frineste ou dou pourtau. Aco que s bét, malaye,
prou soubente qu'ey, tabé, û « vice de construction » mentabut
« porte-à-faux ».
Reths dies-a dens las biles, nou béden pas rney aus plafous,
aquéres lèdes bourrugues qui hén lous piteràus ; qu'ey mey beroy,
se-m semble, debéde û plafou plâ unit e tout lis que dap aquéres
toumbades de poutres. Encoère enta d'aco, que eau sabé assembla
las poutrelles dap lou piteràu e nou pas ha passa las soulibes
per dessus ; so qui amuche de mey en mey qu u ômi entenut e
plà dou mestié qu'ey necessari enta gabida lou paysa qui bastech ;
û charpentiè de campagne, (que pàrli de la mouyéne) per
tant beroy oubrè qui sie, nou pot goayre esta que lou bras qui
aubedech.
Lou mout de « cheminée D que-m ey biengut très ou quoate
cops au cap de la plume en aqueste batalère ; que m hè bremba
que y a hère de causes à dise sus aquet sudyee e que-n harey. si
houléts, la mascadure dou prouchén artigle.
VAN

DE LA

PLANE.

�— 14 -

(l'aria d'Armagnac).

La pouloyo
Es beroyo
Din soun nègre casaquin,
Que mirailho
Coumo dailho,
A la liaiJho
D'un bel soureilh, lou matin.
En platz, dambé la mamèro
De soun frount en pendilhèro,
Quan s'a'rrodo sou camin,
Culejo ou biro, en coulèro,
Lou rabat de sa machèro,
Mitât san e mitât bin !
Ero a taùlo
Coueyto a l'aùlo,
Es un meus goustous boucin
Qu'embroucado,
Ben unctado
E daùrado
Damb lou tchuc de soun sagin.
Arré nou la baù trufado,
Sustout quan es arrousade
D'un bin, d'un rouge osta biu
Que lou doun es empoulprado,
Din la gleiso, a la beyrado,
La culoto dou Boun-Diù !
J. NoULENSi

�1) Académicien e u Douctou en Sourboane
i
M. Louis de Boussez de Fourcaud, de Beaumarchés (Yers),
collaboratoude la Gazette dous BeigtsArts, dou Figaro e dou Gaulois
en ta la partide artistique, qu'ey passât, lou

6

decémbre, membre

de l'Académie dous Beigts Arts. Que s'y troubera en coumpagnie
dou sou coumpatriote, M. Roujon, qui ey tabey de l'Académie
francese ; dab lou coumte Durrieu, de Grenade, (Landes), dab lou
meste pintre de fines coulous M. Bonnat de Bayoune. Prou beroy
escantilh s'em pensi.

II
Lou 17, lou nouste counfray e amie, M. Jules Rounjat qu'a
passât a la Sourboune las soues thèses ta esta douctou es lettres.
Presiden: M. A. Thomas qui ey estai proufessou a la Facultat de
las lettres de Toulouse; qu'y ère tabey lou sou successou a Toulouse, biencut a Paris tabey, M. Jeanroy; — lous dus, homis hère
entenuts en feyt delengue roumane. Touts qu'an laudat mey que
mey : U essay sus la Syntaxe dous parlas dou Mieydie.
Que l'an demandât en prumères de dise quin ère badul aymadou
dou proubençau e qu'at a tout dit : quin ère felibre,reyiounaliste,
decentralisatou e que tout aco que l'habè heyt proubençau d amne
sinou de nechence. M. Thomas qu'a amuchat que lou felibritye
qu'a heyt hère ta las estudis roumanes ; que lous aymadous de la
lengue que soun baduts aymadous de la syntaxe e de la morphologie : Mistrau dab lou Trésor dou Felibrỳye, Camélat dab las soues
estudis.
M. Thomas be boulere hère sabé l'elymologie dou mout hère,
qoand disen : hère de mounde. M. Rounjat que pense a fera, en
latî : dur, sauvage. Mes labets, ta que lou féminin ? Lheu sere
mielhe de mentabe lou mout feria = foire, pusqu'en Biarn e
disen heyre = foire = per dise « beaucoup » — M. Jeanroy que
boulere trouba u plap au libe e, fier, que dits : « Despourrins, doit
s'écrire avec une s ». Mes M. Rounjat que barre lou passedé en
citan l'estudi de M. deVieraus Reclams amuchan que ne eau Vs.
M. Jeanroy qu'arrit truc sus l'uncle. — Que demande l'etymologie
de qoant, ta dise qoant soun e que pense : quantum, quantes :
d'autes, M. Couture se crey, qu'ère d'aquegt abis. M. Jeanroy de
dise : « Vous avez comblé une lacune de nos études de la façon la
plus solide et la plus brillante ».

Louis

BATCAVE.

�— 16 —

Petite Histoire du Béarn à l'osée des Ecoles primaires
par Louis

BATCAVE (SUITE)

CHAPITRE V
DYNASTIE DE MON CADE
§ I. — Les Seigneurs
I. Gaston VII conquiert définitivement Orthez au Béarn ; il suit le
comte de Toulouse dans la guerre des iUbigeois. — II. GuillaumeRaymond et ses réformes. — III. Guillaume II, meurt à Majorque
en combattant les Maures. — IV. Gaston VIII, sa lutte contre les
Anglais, ses réformes et ses fondations.
I. Gaston VII, vicomte de Béarn, Marsan, Gabardan et Brulhois,
auquel l'histoire adonné le nom de « Le Bon r, sans qu'on sache pour
quel motif, avait trois ans et régna sous la tutelle de Pélegrin de
Castfllezuelo. Il fit hommage à Alphonse, roi d'Aragon, de toute sa
terre, excepté celle qu'il tenait du duc de Gascogne (1187). Quelques
années après (1190), il épousait Pétronille, comtesse de Bigorre et
vicomtesse de Comminges, à Stc-Marie de Muret, vieux sanctuaire près
de Lagor.
Le vicomte procura au Béarn la possession définitive d'Orlkez par un
traité conclu avec la vicomtesse de Dax, portant renonciation à la
possession de Mixc et d'Ostabat (1194) : il donna à cette ville le for de
Morlaàs. Il fit sentir aux petits seigneurs la suzeraineté du Béarn, en
réduisant le seigneur de Sault pour refus d'hommage.
Lors de la guerre des Albigeois, sans participer à l'hérésie, il suivit
le parti du Comte de Toulouse, fut excommunié, vit ses biens confisqués
par Simon de Mont for t. Mais bientôt relevé de cette censure (10 jan
vier 1214), il donnait par acte daté de Monein, certains droits sur
Sainte-Marie à l'écêque d'Oloron qui en devint seigneur.
II. A sa mort, survenue en 1215, son frère Guillaume-Raymond,
« aux mains fermées», était en Catalogne, il avait justifié les prévisions des Béarnais dont le choix se porta sur son frère, car il avait tué
l'archevêque de Tarragone, onde de sa femme, à la suite d'une discussion et fut excommunié pour ce fait. Mais devenu vicomte de Béarn, en
1220 seulement après une longue résistance, il réalisa de bonnes réformes, instituant la cour des jurais ou barons héréditaires (1120)
confirmant le for de Morlaàs, le renouvelant en 1221, modifiant les
fors d'Ossau et de Barëtous, se montrant un vrai législateur.

�— 17 II devait accomplir le pèlerinage de Palestine par pénitence, à la suite
de la mort de l'archevêque, mais le mal dont il mourut peu après, le
prit à Oloron (17 février 1224). Dans son testament, outre des dispositions charitables, il prescrivit une trêve de cinq ans entre les Comtes
d'Armagnac et de Rigorre et l'exécution du testament de Gaston, son
frère.
III. Guillaume II, son fils, quitta aussitôt la Catalogne pour rentrer
en Béarn. Il se ligua avec Thibaut, Comte de Champagne, pour lui
aisurer le royaume de Navarre à la mort de Sanche le Fort. Il promet
au sénéchal de Gascogne de rendre hommage à Henri III, roi d'Angleterre (1229), mais il meurt, avec neuf membres de la famille de Moncade, à la prise de, Majorque sur les Maures, laissant deux enfants de
son mariage avec Garsende, fille d'Alphonse II, d'Aragon, Comte de
Provence et de Forcalquier.
IV. Gaston VIII lui succéda sous la régence de sa mère; il sera
l'oncle de Marguerite de Provence, femme de saint Louis, d'Eléonore de
Provence, mariée à Henri III d'Angleterre, de Sancie qui épousa
Richard, roi d'Allemagne, tt de Rcatrix femme de Charles d'Anjou, roi
de Sicile et frère de St-Louis.
Garsende s'allia d'abord au roi d'Angleterre qu'elle alla trouver à
Bordeaux, après la défaite de Taillebourg, pour lui offrir ses services.
Elle en reçut d'abondants subsides, qui lui permirent d'édifier, à Orthez,
sur le plateau de Moncade, un fier donjon avec sa tour pentagonale,
l'une des plus anciennes, pour commander les Landes (1243).
Gaston avait épousé (1240) Mathe de M alitas pille de Pélronille,
Comtesse de Rigorre, dont le pays de Marsan et la seigneurie de Saragosse formaient la dot. A la mort de Pétronill?, il enleva le Comté de
Rigorre à Esquivai de' ( habanais qu'elle avait institué son héritier.
Roger IV, comte de Poix, pris comme arbitre, prononça au château
d'Orthez une sentence par laquelle. U attribuait à Gaston juridiction sur
les terres et ticamté de Marsan, Maubourguet et le pays de Rigorre dit
la Rivière Rasse de Maubourguet (10 septembre 1256).
Gaston VIII se montra l'adversaire des Anglais : il attirait à lui le
seigneur de Gramont qui s'en plaignait,

assiégeant inutilement les

villes de Bordeaux et Bayonne (1245). âpres de longues années de paix,
Edouard Itr sommait de comparaître à la cour anglaise de St-Sever le
vicomte qui refuse d'y paraître. Le roi veut mettre le siège devant
Orthez et le château de St-Boès, mais Philippe de France termine
l'affaire (1273).
Mathe étant morte, le vicomte épousa Réalrix, fille du Comte de
Savoie (1273). En 1270 il recevait à Sauveterre la visite de Philippe

�— 18 —
le Hardi prêt à entrer en campagne pour assurer le tronc de Castille au
fils aîné de sa sivur Rlanche. Quelques années après (1287) Edouard,
allié au roi d'Aragon, désirait avoir ce prince pour gendre. Des fêtes
splendides furent célébrées à Oloron, durant un mois à l'occasion des
fiançailles.
Gaston mourut le 27 août 1200 dans son château de Sauveterre et
fut enseveli aux Frères Prêcheurs d'Orthez. Par son testament il gratifia des œuvres charitables. Il laissait quatre filles : Marguerite, épouse,
de Roger-Bernard, comte de Foix ; Mathe, épouse de Géraud, comte
d'Armagnac ; Guillelme épouse de S anche le Grand, roi de Castille;
Constance, épouse d'Henri d'Allemagne, fils de Richard, roi d'Angleterre. A Marguerite était dévolu le Béarn.
Ce vicomte confirma et développa le for d'Aspe par les chartes de
1247 et de 1250, précieuses pour la liberté des habitants. Il renouvela
les fors (1287), créa les vies de Béarn, institua les divers degrés de
juridiction, les notaires (1287).
On le voit pacifier les vallées d'Ossau et d'Aspe qui étaient en lutte,
donner des chartes de liberté à de nombreuses paroisses, fonder des
couvents à Morlaàs, Orthez et Oloron.
A l'autre extrémité de la ville d'Orthez, correspondant au donjon, il
jette sur le gave un pont fortifié pour défendre l'accès d'Orthez. Les
châteaux-forts entourent la terre Béarnaise : St Roès, Mongiscard,
Rellocq, Salies, Sauveterre. Navarrenx, Oloron, Sedze, Montaner ;
Morlaàs, Pau, Mont in et Lagor surgissent à l'intérieur.

LECTURES
Monca p. 583. Fondation du Château d'Orthez.
Planté: Le Béarn et les Basses-Pyrénées: Tours de Moncade et
Vieux Pont, p. 79.

INTERROGATIONS
Quels sont les premiers actes de Gaston VII ? Comment réunit-il
Orthez au Béarn ? Dire sa participation à la guerre des Albigeois.
Raconter un trait du caractère emporté de Guillaume-Raymond ?
Par quels actes il a été un législateur.
Enumérerlles actes de Guillaume II.
Montrer les unions de famille Gaston VIII eut avec des personnages
importants ? Persécera-t-il dans l'alliance contractée par sa mère avec
les Anglais? A quoi servit l'argent qui en fut le prix ? Résumer la lutte
concernant la Rigorre ? Raconter sa lutte contre les Anglais ? A quelle
occasion Philippe le Hardi vint-il à Sauveterre? Développement des
institutions. Fortifications du Rêarn,

�- 19 -

Au darrè n° dous Reclams, M. l'abbè Laborde qu'a publicat ue.
pouesie de Lescun, p. 271, a la quoau au bers tresau que eau remplaça lou mout mou, per mon. M. de Batcave que se l'habè dade
en 1902, 6e anade, p. 53, dab u gnaute d'aqueigt pouète biarnes
per aucasiou.
L. R.
:

-

Rebiste Historique e archéologique dou Biarn e dou Pays
Basque. Décembre. — J. Annal, Lou clergé de la Ilebouluciou hens l'archipetrat de Serres-Castet, p. 546. — L. Batcave, I.ous deputats de las B.-P.
en 18/14, p. 575. — J.-B. Laborde, Note rectificative sus l'abat Eliçagaray,
p. 570. — /. Mignou, Rolle de Ja milice dou Biarn (Cte de Coarraze),
p. 575. — Charbonneàu, Documents sus la mâture de las Pyreneus au sègle
xypiw, ]). 59t.
Rebiste de las Hautes Pyreneus. Novembre. N. Rosapelly, Countribuciou au iblk-lore dou pays de Bigorre, (Galhabaris, la Roste, lou tredzi,
lous poulets panats ou bastards, countrats de maridatye, asouade dab la
musique, polygamie ou massipia, matriarcat, yuncade, pelerinatye, testamens),
■p. 469 : n'es debeyaben pas lous pays bous de Bigorre. — Fr. Marsan,
Amassade couinunale à Gadeac, 10 aoust 1789, p. 494. — FI. Louehet, Usatyes
à Tarbes ta la publicatiou de la pats (1763), p. 497.
Loii Mes. Décembre. — C. Laffargue. Bis e aygues de bite d'Armagnac,
carte, 4 photos, p. 516.
La Semmane Litterari.21 Décembre. — E, Tiidac, Nadau en Gascougne.
Petite Gazette de Bagnères de Bigorre. 7 Décembre. — P. Godefroy,
La Gascougne.
Independen de Pau. 11 Décembre. — Lorber, Lou billatye e lou casteig
•de Pau entio la fi dou segle xiva». — 19 Décembre. — J.-E. Lesouvenir,
Lou Junquer de Yuransou, histori d'aquere place.
Aban-Garde de Dax. 14 Décembre. —deMonghorin, E lousYudious
de Peyrehourade qui sap s'èren patacayres coum lous auts. — Aqueigt gouyat
de Mongliorin qu'a historis a pièlles e ta lia arride doun !

�— 20 —
Bulletin de dialectologie romane. Juillet. — 0. J. follgren. Un dèsiratum : L'Atlas historique roman. .— A. Macé, La prononciation du latin. —
De La Bloltière. Légende de tous les cols, ports et passiges qui

vont de

France en Espagne.
Vivo Prouvènço. Décembre. — J. de Fouent-Viera.no, L'Escolo e lou
Felibrige. — F. Favier, Eloumavage. — P. D., Pajo d'Istôri miejournale. —
Pè.ire Beglioli, Lou Sèr. — L.

Teissier, Letro duberto à la Terro d'O. —

Jùli Rounjat, Uno fatorgo reto-roumano. — /. de Fouenl Vierano, Gaspard
de Besso. — Sfeno:a, Soulèu tremount. — Marins Chabrand, Sant Bounet.
La Cigalo Lengadouciano. Paul Cassait, Un nadat del felibre de Nostro-Damo de Sévigné. — Poucsies de Lo Pinsart, Enric Coste. — Proses de
Bavaillanl, Jean de la Soca.
Lis Annalo dòuPople de Prouvènço. Bout de l'an dou Payre Saviè
de Fourvièro; — J. Miermite, Inauguracioun dou Buste de Pau Vayson.
La Terro d'Oc. Décembre. L. Alibert, Raport sus Jocs flourals. — A
Palmarès des Jocs Mourais. — Emile-G. Léonard, A perpaus de Muret.
L'Action rcgionaliste. Octobre-Noubémbre. — A. /?., Méthode régionaliste. — Charles de Tourlouton, Une lettre : régionalisme, universitaire.
L'Autorité, 3 janvier. —

Edouard Bulac,

Umanachs

provinciaux :

" Armana Prouvencau " e " Armanac de Gascougno ".

S,NS*£«'

Armanac deu bou Biarnés e deu franc Gascou enta 1914, enso
de G. Lescher-Moutoué à Pau : que-s bén û so. Escribut pér mèstes eseribàs
qu'éy agradiu a léye, Gascous e Biarnés qu'y troben la sabou aulourénte de
la Case loue.

Lou Yérant : E. MARRIMPOUEY.
l'AU,

EMPRIMBH1E

V1GNANCOUI1,

E.

MARRIMPOUEY,

EMPRIMUR.

�</text>
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              <text>Reclams de Biarn e Gascougne. - Anade 18, n°01 (Yénè 1914)</text>
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              <text>Reclams. - Annada 18, n°01 (Genèr 1914) </text>
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              <text>Reclams. - janvier 1914 - N°1 (18e Année)</text>
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              <text>Batcave, Louis (1863-1923)</text>
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              <text>abbé Poque</text>
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              <text>Soulé, Fr.</text>
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              <text>Yan de la plane</text>
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              <text>Noulens, Joseph (1828-1897)</text>
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              <text>Marrimpouey, E.</text>
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              <text>&lt;p&gt;Bibliot&amp;egrave;ca de l'Esc&amp;ograve;la Gaston Febus&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.reclams.org/" target="_blank" rel="noopener"&gt;&lt;img style="height: 97px;" src="http://occitanica.eu/images/omeka/gaston_febus.jpg" height="97" /&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;</text>
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              <text>Escole Gastou Febus (Pau)</text>
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              <text>Imprimerie de Vignancour (Pau)</text>
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              <text>Vignette :&amp;nbsp;&lt;a href="http://www.occitanica.eu/omeka/files/original/e472a8c919c77eed6b76d1205b58246f.jpg"&gt;http://www.occitanica.eu/omeka/files/original/e472a8c919c77eed6b76d1205b58246f.jpg&lt;/a&gt;</text>
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              <text>&lt;a class="link_gen    " href="http://www.sudoc.fr/039860345" target="_blank" rel="noopener"&gt;http://www.sudoc.fr/039860345&lt;/a&gt;</text>
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          <name>Is Part Of</name>
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              <text>Reclams de Biarn e Gascounhe&amp;nbsp;&lt;a href="http://www.occitanica.eu/omeka/items/show/2019"&gt;(Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue)&lt;/a&gt;</text>
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              <text>&lt;a href="http://www.occitanica.eu/omeka/items/show/2635"&gt;http://www.occitanica.eu/omeka/items/show/2635&lt;/a&gt;</text>
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