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�BIBLIOTBCA
DE

L'INSTITUT
D'ESTUDIS
OCCITANS

ÊX-L1BRJS
ANDRE'MA
RI£«B£RWA
RD:SIBOT.

��DICTIONNAIRE
LANGUEDOCIEN - FRANÇAIS.
TOME

SECOND.

HV=» Z

�CET OUVRAGE SE VEJVD AUSSI:
A Nismes.

chez

DAVID

ROUGER, Libraire ;

«liez MELQUIOND , Libraire ;
A Avignon , chez GUICHARD aîné , Imprimeur-Libraire
( chez SEGUIN, Libraire ;
A Montpelher , j ^
.
?

A Rodez , chez CARRÈRE , Libraire ;
Et chez les principaux Libraires du midi;

�DICTIONNAIRE
LANGUEDOCIEN-FRANÇAIS,
CONTENANT
UN

RECUEIL DES PRINCIPALES FAUTES

LA

DICTION

ET

DANS

LA.

QUE

COMMETTENT,

PRONONCIATION

HABITANS DES PROVINCES MÉRIDIONALES,
SOUS

LA

DÉNOMINATION

GENERALE

DE

DANS

FRANÇAISES ,

LES

CONNUES AUTREFOIS

LA

LANGUE-D'OC.

OÙ l'on donne avec l'explication de bien des termes de la Langue
Romance, ou de l'ancien Languedocien, celle de beaucoup de noms propres , autrefois noms communs de l'ancien langage ; et qui est enrichi
dans plusieurs de ses articles, de Remarques critiques, historiques,
grammaticales ; d'Observations de Physique et d'Histoire naturelle ;

OUVRAGE

suivi

D'UNE

COLLECTION
ET

DE

PROVERBES

LANGUEDOCIENS

PROVENÇAUX.

PAR M. L'ABBÉ DE SAUVAGES.
NOUVELLE ÉDITION,
BEVUE,

CORRIGÉE,
D'ÜJNE

AUGMENTÉE

HOTICE

PAR

DE

BEAUCOUP

BIOGRAPHIQUE

SON

NEVEU

SUR

LA

D'ARTICLES ;
VIE

DE

ET

PRÉCÉDÉS

L'AUTEUR,

L. A. D. F.

IW\ W-WWA.W-WWV OWWVWMl WWWWMWWWWWWfWWVW)

£"01116

Ò&amp;COuÒs

•VVWWW VW WWW VWVVVVW iWVVlUV'.UUWVV VWWWW www

•ISUOTËCA
DE

L'INSTITUT
D'ESTUDIS
OCCITANS

05

A A LAIS,
«BEZ J. MARTIN, IMPRIMEUR -L1MUIRE, GRAND^UE.

�Life M ta^

�DICTIONNAIRE
LANGUEDOCIEN - FRANÇAIS.
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+

•

\

Vrt V WV Mi V VW W VVW V W VW V w

U,

substantif fém. Une grande tt. dans cecasprennent, avec îa VûyelLa
Nous n'avons point d'aspiration en qui les précède , un son nasal et
languedocien ; cette lettre y était à sourd ; et par conséquent il né faut
«et égard inutile. Nous prononçons pas faire ces consonnes liquides et
le mot , érbo , par ex. comme on prononcer, par ex. un bon hareng",
prononcerait en français le même couline on prononce, un bon hommot , erbe sans /( ; on ne l'y a re- me : ce dernier devant se pronontenue , comme dans beaucoup d'au- cer comme bo-nome , et l'iiutra
tres , que par raison d'étvinologie : comme bon hareng; et non, comme
cette raison ne nous a pas paru bo-nareng.
3.u 11 ne faut point élider la dersuffisante , pour nous écarter de la
nière
voyelie d'un mot suivi d'un
règle que nous nous sommes prescrit , d'exclure les lettres qu'on ne autre qui commence par une h asprononçait pas. Nous avons cepen- pirée ; ainsi dans ces expressions :
dant fait usage de l'A pour carac- la harpe, la bune, Philippe-le-Hardi,
tériser certains sons étrangers au ne prononcez pas comme, l'harpe»
frai: als ; commë il a été explique Phun» &gt; Philippe-l'Hardi, mais
dans les remarques, à la suite du Comme la harpe , etc.
Dans quelques cantons de la pro»
discours préliminaire , où l'on peut
vince , voisins de l'Espagne , cri
en voir les raisons.
On observera sur les mots fran- prononce Une A aspirée dans la
çais qui commencent par une II , plupart des mots où cette lettre est
i.° (Vue la dernière consonne changée partout ailleurs en ur.e/*:
d'un root est toujours muette devant ainsi on prononce les mots tels que
celui qui commence par une H as- Jénnà , jilio , fazêr , etc. comme
pirée. Ainsi dans ces exemples : il s'ils étaient écrits ainsi, hên'no\
faut huer les fanfarons ; les héros A//10, hazër , etc. prononciation qui
sont hardis à entreprendre , etc. , est commune aux habitans de ces
on doit prononcer, i fo né lé fan- cantons avec les Espagnol , dont
faron ; lé éro son ardi à entrepren- nous rapporterons nu exempte pour
dre ; et non, il fo t-iier lé fanfaron ; deux temps du verbe h&amp;i%r ; dan4
lé z-éro son-t-ardi à entreprendre , l'inscription suivante de la statua
etc. ce qui fait des sens bien dif- de Louis XIV à Pau.
férons. C'est pour les éviter proba- A'ci qèi i'urrécliil Je notistë gran iinricj
blement et toute équivoque qu'on a Loucèouqê Í'atôcfoì jséj-T^ij be de la lêro,
L'a Hèit loti pài cleu, bon», d'eus mi.
établi l'aspiration de ces H dans les
chaiiï- ( ënë:nic
mots précédons et. semblables.
Xj ^oiomon ë»&gt; pas, u t)i ài Gâsar eu glièj'o t
s..0 Lorsqu'un mot français ter- J'iaz" a Dîmi qu'a jtiamài lou marbr' e loU
miné par une n ou une m , est suivi
mëiAou
d'un autre mot dont la première Hay.iëu blbë sa glouèrû âita pla coum' i
Pàou»
lettre est une h aspirée 5 I n ou Vin

2.

■

%

�-S

I D O

J LORSQUE cette voy elle devient consonne , on dit en l'épelaut , je , ou
i consonne ; et non , /(.
Cette vuyelle garde toujours en
languedocien le nom qui lui est
iropre, ou celui qu'on y donne en
a prononçant séparément i : au lieu
qu'elle prend souvent en français
le son d'une autre voyelle, surtout
lorsqu'elle précède Mm et 1'« , comme dans , impie , ingrat. Les syllabes im et in deviennent alors des
voyelles dans lesquelles l'í disparaît
pour prendre le sou de l'è ouvert :
en sorte que les mots précédens se
prononcent comme, èmpie, èngrat ;
et non , comme impie , ingrat, eu
faisant sonner l'i : cette dernière
prononciation n'étant pas moins vicieuse , dit M. Duclos , dans la
déclamation du théâtre où elle s'est
introduite , que dans le discours
familier.
Voyez ce que nous avons dit à
ce sujet dans les remarques à la
suite du discours préliminaire, sur
les diphtongues di, èi, ôi, oui.
C'est une faute assez ordinaire
dans le \ivarais de mettre un i de
trop dans l'impératif des verbes
dout l'infinitif est en er , en ir et
eu re , lorsque cet impératif çst accompagne d'une négation. Ainsi
l'on dit , n'alliez pas là , ne veniez
pas ici, ne preniez pas la peine, etc.
an lieu de , n'allez pas là, ne venez
pas , ne prenez pas , etc.
ICHAGA , eissdgn , issaga ; Mouiller, tremper. -- Ichaga , inondé ,
abreuvé. Téro , ichugâdo ; champ
où l'eau à croupi, du grec , ichor.
InoujLA, Hurler : cri du loup en
chaleur , ou lorsqu'il est pressé par
la faim ; il traîne la voix d'une
manière élira vaute, pour quelqu'un

Í

I E O

surtout qui l'entendrait seul dans
la nuit , et loin de toute habitation.
Le chien, qui est du genre du loup,
hurle d'une façon approchante ,
pour témoiguer sa peine lorsqu'il
est enfermé ou qu'il a perdu son
maître, en b. br.yudal.
I-É ; Formule par où commençaient , il n'y a pas bien des années,
les cris publics dans les villes mêmes , avant que le luxe y eût introduit des trompettes. Le crieur
disait par ex. i-è , k dous sAous lou
Caridirou ddou bon vi ; i-è aco dé
moussu lâou, etc.
Cet i-è est un reste de l'ancien,
oyez corrompu , qui s'est conservé
depuis Guillaume-le - Conquérant
dans les cris publics de Londres ,
qui commencent par , oyez.
On sait que cet ancien duc de
Normandie , ayant conquis l'Angleterre , obligea ses nouveaux sujets
à se servir du français qu'on parlait dans ses états de deçà la mer :
usage qui subsista jusqu'à Edouard
Uf , qui défendît d'employer cette
langue dans les tribunaux et dans
les actes publics.
ÏE ; Lui. [i dighèri ; je lui dis.
JENOLS ; Genoux, v. 1. Jpropriet
sé à léhsus us hom plegats los iënols
&lt;íenan lui , dise As , Senhor , miseiia
aias de mi é del meu jil ; quar lunaios
ës , é sofrè mal ; soven ca in Joc è
èsjiissamën én aiga.
IÈOU , et eu v. 1. èou ; ou jhêou ;
Moi, ou je.
En languedocien comme en Iat.
on met la première personne avant
la seconde, et l'on dit très-honnêtement , iéoi) è vous ; comme en
lat. ego et lu ; et l'on ne doit pas
trouver à redire à l'un plus qu'a
l'autre. Les grammairiens donnent

�I M A

î M E

3

pour raison de cette préséance
Les desseins , ou dessins (comme
( pr. presséance ) , que la première on l'écrit depuis peu ) imprimés sur
personne étant la plus noble, doit papier comme les précédens, mais
passer devaut ; mais cette noblesse faits avec soin par une main habile,
grammaticale n'étant point recon- sont appelés , estampes. On les
nue dans la langue française , ce grave au burin , à l'eau forte, en
serait une impolitesse de dire moi manière noire, en façon de crayon,
et vous , vis-à-vis d'un supérieur , etc. Les hachures ne paraissent pas
et même d'un égal.
dans la manière noire, qu'on prenIl arrive rarement qu'il faille drait pour un lavis à l'encre de la
commencer le discours en français Chine. Les estampes au cravon
par, moi ; ce n'est que dans le dis- semblent faites à la sanguine.
cours familier , de la conversation,
Image est féminin , et dire par
ou lorsqu'on le dit par exclamation, ex. un bel image , est un solécisme
comme : moi , je souffrirais cette qu'on ne pardonnerait point dans
injure ! Dans toute autre occasion , nos collèges , si on le faisait dans
c'est une faute de suivre le tour une langue morte , qu'il est plus"
languedocien , et de dire par ex. pardonnable de mal parler que le
moi, je ne sais pas ; moi, j'étais français.
présent, etc. au lieu de, je ne sais,
Les imagers et lés marchands
j'étais présent , etc. Que sabë Hou , d'estampes attachent sur un cordon
à câou parlé iêou ; que sais-je , à qui
tendu , avec des fichoirs , ou petits
parlé-je ; et non , que sai-je moi, bâtons refendus , les images qu'ils
ni à qui parlai-je moi , ni même à étalent dans les rues.
qui parle-je ?
IMAIES. V. 1. Idoles. Ldizamëns dë
Il faut dire de même, m'exprimé- las imaiës ; souil lure des idoles.
je bien Pdussé-je mourir , marchéIME ; Signifie en général le bon
e bien , etc. et changer en é fermé
sens, le discernement , la pensée,
'e muet qui termine -la première
et paraît être l'abrégé du lat. ani*
personne d'un verbe suivi du pro- mus. On le rend différemment en
nom , je.
français, selon les circonstances.
1ER. On dit hier au soir ; et non, ■ A bel imë ; à vue de pays , à la
hier à soir, ni hier soir. Expressions bonne venue ; et non, à boulevue,
f imilières aux Avi gnon nais , prises qui signifie étourdiment. N'di pa
de l'italien , ieri sera. 1er dé la , ou
jUës il une d'aco ; je n'ai point d'idée
passat ièr ; avant-hier j et non ,
de cela, ni imë që. . je pense que..
avan-z-hier.
je conjecture que. . . . Avës imë 7 y
IÊR1 , ou iti ; Le lis.
pensez-vous ? Aqël garsou n'a pa.
IOLÂOÛ. Igldoussa. Voy. Êlidou,
//tes d'imë ; ce garçon n'a pas d'es-

1

èlioussa.

IMÂJHË.

On n'appelle image que
des estampes de peu de valeur qui
représentent les saints , ou quelque
mystère de la religion ( qui sont
les unes et les autres les livres
des pauvres gens non lettrés ) , et
les enluminures grossières qui parent les boutiques des artisans. Un
imâjhë dë vélin ; une image de vélin : appuyez sur IV , et ne prononcez point, vlin.

prit , n'a pas de tête. N'a pa d'imë
d'aco ; il n'est pas instruit sur cela,
il n'a pas d'idées nettes là-dessus.
Fa qicon d'imë ; faire Un ouvr ge
d'idée, ou sans modèle, travailler
■de tête. Ou ai fat à imë ; je l'ai
fait par instinct. Avìíi imë që vé'ndrias ; j'avais un secret pressentiment que vous viendriez. Cfoumpa
à bel imë ; acheter de la viande à la
main et sans peser , acheter à l'estimation. Xfêij a douna sans imë i

�4

J W C

il m'en a donne sans mesure , etc.
Le peuple Lyonnais dit dans ce
sens,acheter à l'esme , tu n'a p'omt
d'esme , etc.
On disait en v. fr. aétmer , ou
aésmer pour , avë imë. Âétmerent,
dit Yille-iiardouin , qu'il y avait
quatre cents chevaliers. Ou disait
aussi , aésmer, pour estimer , ou
mettre un prix, eu anglais , lo aim ;
viser.
IMOURÉTAT ; Moiteur.
LvfOUROUS, ou ammiroHs; Humide,
moite. — Doux, souple , moelleux.
— Doûgo imouroûzo ; douve qui
suinte.
ÏMi'ÊJSSER. v. 1. Chasser. Quais
Veu impéiss de ía cara déls noslrës
■pàiros ; (qi'os Deus expulit à fuie
yatrum noslrorum. )

IHT
ÏKCA , incara , inhera.

core.

v.

I.

En-

,

IJNCASTELLAR. V. 1.

Fortifier une

place;
INCOBOLAR.

v.

1.

Empêcher. Inco-

bolal ; empêché, arrêté.
INLITÉRA ; Non lettré, sans lettres , sans études : l'opposé d'un
homme de lettres. On dit aussi
ignare et non lettré; et jamais illitéré, ni iliétré, gasconisme trèsordinaire que se permettent des
littérateurs de réputation, mais gascons. Cet homme est sans lettres ;
il a cependant beaucoup d'esprit.
INOUCEN; Un pigeon à la cuiller,
plus usité, qu'un innocent : pigeonneau tiré d'un boulin de pigeonnier,
ou de colombier.
Les colombiers sont des bâtimens
à pied. Les pigeonniers sont des
volets construits sur le haut des
maisons. Les premiers étaient un
droit seigneurial. H n'eu était pas
de même des pigeonniers, que pouvait avoir qui que ce fût.
IXQIO, ëntjuis , ou d'inqios. v. I.
Jusqu'à ce que.
IKSATJATA- V. 1. Chaussé.
IASOLAR. V. 1. Voy. Invannar.
ÏNTESTA. On meurt intestat, et
non , ab intestat. Cette dernière
expression ne convient qu'à celui
qui, étant héritier présomptif de
quelqu'un mort sans tester, en hérite, ou en est l'héritier ab intestat.
INÎRA, ou dintra ; Entrer. Ce
verbe est souvent actif eu languedpeieu , et toujours neutre eu fr.

IN ; Contraction de , lui en ,
leur en , ou de, y en. Dounas-in ;
donnez-lui-en. S'in iroubas ; si *oús
en trouvez.
INCAN ; Vente de meubles à l'enchère , ou absolument, vente et
inventaire; et non, encan, et encore moins, incan.
Uri encan est un cri public qui
se fait par un huissier pour Vendre
des meubles à l'enchère. Le crieur
dit par ex. à six. francs telle chose;
et l'on dit , vente à l'encan , mettre
des effets à l'encan , les vendre 'à
l'encan. Mais lorsqu'on dit, an fat
lin incan dë libres , il faut traduire
par, ou a fait une vente de livres ,
en sous - entendant à l'enchère.
f^dou à un incan ; je vais à une
Podë pa inlra moun pë din moun
vente, à un inventaire , ou bien à
soulië ; je ne saurais mettre le pied
une vente faite à l'encan ; et non ,
dans mon soulier, ou mon pied ne
à un encan.
saurait y entrer, luiras aqél ëfan ;
Un inventaire se prend ici pour
faites entrer cet enfant. Intrus aqëlo
la vente des meubles contenus dans
boùto ; serrez ou rapportez ce tonl'inventaire ; c'est-à-dire , l'état ou
neau, ou remettez-le à sa place. On
le dénombrement des meubles. Un
dit, ce chapeau ne peut entrer dans
tel court tous les inventaires.
nia tête, quoique ce soit plutôt la
INCANTA; Vendre aux enchères ,
tête qui entre dans le chapeau. Inlras
mettre aux enchères ; et «on , enmai vostè capel; euíuuccï davantage
canter, ni incanter. de la b. lat.
incalare ; crier haut, proclamer. votre chapeau.

�oo

1
Ce verLe demande dans ses temps
composés le verbe auxiliaire, être.
Je suis entré, et non, j'ai entré.
D'où vient n'êtes-vous pas entré ?
et non, n'avez-vous pas entré? Je
suis rentré de bonne heure; et non,
j'ai rentré de, etc.
IJVTRAH ; Hardi, assuré, délibéré,
qui se présente sans introducteur,
qui s'insi..ue, quis'iinpatrouise dans
une maison..Le terme, entrant serait
très-impropre dans ce sens.
INTRAN. V. 1. A l'mtran d'octôirë;

IRA
5
les biscuits de la
chaux ; c'est-à-dire , les pierres qui
n'ont pas été calcinées. Un iôou dë
gai ; l'œuf nain , ou le petit œuf :
c'est le dernier qu'une pouie pond
dans la saisou , et qui n'a point de
jaune.
M. de la Peironie a prouvé que
ces prétendus œufs de coq , de la
grosseur d'nu œuf de pigeon, étaient
de vrais œufs de poule dont les organes étaient viciés.
lous, ou iôous. v. 1. Jeudi. Védam

i&amp;ous dë Vacdou;

au commencement d'octobre. Véiù als ieussieus që non auson «parer ën
intran-fourcan ; entrer tout de go. publighë lo ious , nil mercrës, nil
vénres , nil sablës sains. Cost. d'Al.
st. fam.
IRAC.NÂDO , ëslalirdgno , ou ëstiINVAWNAR , ou insular, v. 1. Courâgno ; Toile d'araignée. On dit au
vrir de charpente un éditice.
INVËKSÎOU ; Calomnie. Fa d'in- figuré, leva las iragnádos; secouer
les puces à un enfant ; c'est-à-dire,
vënsîous ; calomnier.
Io, ou ios. v. 1. joug. Lo méüus le fouetter.
IRÂGNAS ; Le trou où se retire
ios es suâous ; ël méou i ai ès lêous ;
mon joug est doux., et mou fardeau l'araignée.
IRÀGNO ; Araignée; et non, araest léger. Sots-io; ( subjugalis.)
gnée : insecte connu. Il a huit yeux
IOCH , ou iaé ; Huit.
sur le dos, et de fortes pinces
IOL; dEil, d'où est formé le n. pr.
Boun-iol ; et par corruption , Bou- creuses qui lui servent à saisir sa
gnol, ou Bougnôou ; bon œil. Voy. proie et' à la sucer à travers ces
mêmes pinces. Telles sont entre
luél.
C'est par une composition pareille autres, l'araignée des Indes, dont
qu'on a formé, dans un autre dia- le volume égale celui d'une grosse
lecte, le n. pr. Bounel, ou plutôt, noix, et qui fait la guerre au colibri.
Bou-n-el , qui signifie de même , L'araignée maçonne de Montpellier,
bon oeil, où 1'« est une lettre eupho- qui fabrique, avec un art admirable,
nique pour éviter le hiatus de deux une porte à charnière pour boucher
voyelles; défaut qui ne se rencontre son trou. L'arajgnée de Calabre,
pas dans le n. pr. Grisel, ou Gris-el; appelée tarentule , à la morsure de
laquelle ou attrihue des effets dont
ceil gris.
Iôou ; (Euf. D'ifious ën tripo; des il faut rabattre les trois quarts,
iinfin l'araignée de nos champs, qui
eeufs à la tripe. Un pla d'iòous farcis
des œufs à ia farce. lâous ëntrë daus porte avec elle un paquet de soie
plus , des œufs au miroir. D'iòous jaune, dans lequel ses œufs sont
sidlas, ou issallas ; des œufs pocht-s. renfemnés : soie d'une grande beauté
D'iòous ën coco ; des œufs mollets, et que feu M. le président Bon prodes œufs à la coque, qu'on mange jetait de multiplier, en élevant Vinavec des mouillettes. Fa l'ièou ; secte qui la produit. A dë cambos
pondre l'œuf. Më voudriê fa créire d'i'agnâdo ; il est haut enjambé.
IRÂGNO; La viye, poisson de mer.
që las critos pougnou d'iòous ; il
IRÂGO, OU virago. Voy. Jhiuel.
voudrait me faire accroire que les
IRÂJVJHÉ ; Une orange , une belle
vessies sont des lanternes ; c'est-àdire, m'en douuer à garder, içuf orange; et non , un bel orange,

�6
ISS
Fruit cîe l'oranger, dont la feuille
a un talon ; ce qui le distingue du
limonier. On écrit orange, fruit
de l'oranger, comme Orange, ville
de France.
IRANSIR. v. 1. Se mettre en colère.
IRAT. v. 1. Triste. Es irat ; il est
triste.
IRÊJHË ; Laid à faire peur, affreux.
Figûro irêjho ; figure grotesque ,
mine, regard farouche.
IRÊJHË ; Capricieux, difficile. —
Irêjhë ; hérétique.
IROS. V. 1. Colère; Çiracundus.')
* IROUNDÉLO ; Hirondelle domestique.
ÍROCNnoü ; Le petit d'une hirondelle ; et non, arondat, qui vieillit.
ISPROUS ; Apre, aigre. Voy. Fisprë.
ISSAGA ; Mouiller, tremper.
ÏSSALI.A, issanla, ou salla d'ioous ■
Pocher des œufs, les frire à la poêle.
ISSAMA; Jeter, ou essaimer. On
le dit des jeunes abeilles qui sortent
d'une ruche avec une reine à leur
tête, pour aller établir ailleurs une
nouvelle colonie. Aqël bfus a issama ;
cette ruche a jeté.
ISSAN ; Un essaim, ou peuplade
de jeunes mouches à miel qui quittent
la ruche où elles sont nées et qui ne
peut plus les contenir. Le départ est
annoncé par un grand bourdonnement ; il se fait vers les neuf ou dix
heures du matin, par un rayon de
soleil bien chaud. Une ruche bien
entretenue essaime, ou jette souvent
deux fois l'année , et quelquefois
trois.
ISSAR; Unessart: champ nouvellement essarté ou défriché, ou dont
on a arraché le bois et les épines ,
pour y semer du blé : c'est ce qu'on
appelle aussi une novale. Fa un issar;
essarter ou défricher un champ, un
bois. Un essart porte sans engrais
trois années de suite. De là le n. pr.
des Essarts. en h. lat. Exsarlum ,
OU

Sarlum.

ISSARBA,

tin arbre.

ou

éissarba

; Émouder

s

1 S
, ou isserta ; Greffer,
enter un arbre sauvageon avec des
rameaux de franc. On greffe les
mûriers à l'œil poussant, à la première sèvè : et certains arbres fruitiers , à l'œil dormant. On greffe
en flûte, à l'écusson , en couronne,
en approche, en fente, etc. eu espgl.
enxertar. On n'emploie guère que
la greffe en flûte pour les châtaigniers et les mûriers, cultivés très
en grand dans les Cevermes ; les
arbres fruitiers sont greffés en
fente ou à l'écusson.
ISSARTA un debas ; Empiéter , ou
rempiéter un bas , une paire de
bas.
ISSARTA un râoumas : C'est ajou^
ter un nouveau rhume à un autre
dont on està peine guéri'. A issarta
soun râoumas ; il a attrapé un nouveau rhume ; il s'est enrhumé de
nouveau , ou sur nouveaux frais.
Aco's un rdoumas issarta ; c'est un
nouveau , ou un second rhume à la
suite d'un autre.
ISSER , ou issar ; Une ente , une
greffe. On prend le terme ente
pour le morceau, ou pour la virole
d'écorce de franc qui porte un œil,
et pour le sujet qui a poussé de cet
œil. On dit dans le premier sens :
il faut que l'ente soit intimemeut
appliquée sur le sujet ; et dans le
second : voilà une ente bien vigoureuse. Voy. èntë.
On écrit une greffe, comme un
greffe: lieu où se gardent les registres d'une cour de justice.
ISSERMEN. Voy. Gavel.
ISSETS. v. I. Excepté. Issets les
apòstols ; à l'exception des apôtres ;
ISSARTA

(prœter aposlolos.)
ISSID.

v. 1. Issue , fin. AU issid
vers la fin de mai.
ISSIR, v. 1. Sortir , s'en aller ,
partir. Del cor êisso li mal cossirers ,
dë mag ;

avouteris , Idironicis. Issit u puits
orar ; il sortit pour prier sur une
montagne. Aco që êiss dë la boed
laisa l'orne } ce qui sort de la hou-

�I Ü E

IUE

7
éhe souille l'homme. ïssils es dé so
IuÉL , iol, ou èl ; L'œil : au plusin ; il a perdu l'esprit.
riel , les yeux. Tira - vous aco blan
1 s s o ! Pousse ! tire ! cri des
das iuéls ; ôte/.-vous cela de la fanmauouvriers qui poussent ou qui taisie. Regarda ëntre lous dons iuéls ;
traînent un grand fardeau, pour regarder entre deux yeux. Aco Jdl
s'animer et agir à la fois , du v. 1. sanna lous iuéls ; cela fait saigner
et h. hr. issa, pousser; et en termes le cœur.
de marine , hisser, ou élever.
C'est dans un sens différent de
ISSORBA. v. 1. Aveugler : supplice
celui de la compassion , qu'on dit :
e
e
du X. et XI. siècles. Alcun hom Lous iuéls li sdnnou ; il ne voit
al quai la Cort d'Ate'st aia tout
qu'avec dépit, qu'avec chagrin
membre ( mutilé ), o issorbat, d'aissi
Un mdou d'iuèl ; un mal aux yeux.
ê/iant non éstia ën la villa d'Alést.
Ou appelle , yeux vairons, ceux
Cost. d'Al.
dont l'un a l'iris d'une couleur , et
ISSOUPET ; Petit bossu.
l'autre d'une couleur différente.
ISSOURDA. Voy. Assourda.
L'iris est cette partie colorée de
ISSOUT, ou éscout. V. kscoutâdos.
l'œil qui se resserre, ou qui s'éISSUGAR. v. 1. Sécher.
largit , selon qu'on est au grand
ISTA : Etre séant, convenir. Aqêlo
jour, ou dans l'obscurité. L'iris
côifo vous islo bê ; cette coiflé vous des oiseaux de nuit et des chats se
sied bien. Aco l'isto pa bë ; cela ne dilaté extrêmement et dans un inslui va pas, il ne fait pas telle chose tant. Celui des chats se rétrécit si
avec grâce : on le dit de celui qui fort au soleil qu'il ne laisse à la
force son talent contre le précepte prunelle qu'un iilet de deux lignes
du célèbre fabuliste.
de longueur : cette partie est différemment colorée daus*les difféNe forçons point notre talent ,
rais animaux.
Nous ue feiions rien avec grâce ;
Jamais un lourdaud
quoi qu'il i'asse
Tous les .oiseaux ont une cort
}
Ue saurait passer pour galant.
née mobile et demi-transparenté,
qui leur couvre entièrement l'œil ;
ISTA , ou esta ; Tarder.
Tstara
c'est avec cette membrane qu'ils
pa ; il ne tardera pas. — Ista ;
clignotent aussi fréquemment que
rester , demeurer.
l'homme; tandis que leur paupière
ISTIGÂNSO ; Sollicitation , insiextérieure est immobile ; ils ne la
nuation , persuasion. —Vue, inferment même guère que pour dortention. Din Cisti^dnso ; dans la vue
mir : le lièvre la tient ouverte en
de
dormant : il est pourvu , de même
ÏSTRÔPI ( Sënt ) ; S.t-Eutrope.
que le chat, de ces deux sortes de
,IuÊI , uéi, be'i ; abéi, ouëi , aouêi, paupières.
ihi. en v. fr. hui ; dou jhour d'ue'i ;
On écrit œil, et l'on prononce
aujourd'hui ; et non , au jour d'auœuil ; il en est de même de œiljourd'hui, luêi fdi iuë ihours ; il y a
lade, œillet, œilleton, qu'on proaujourd'hui huit jours , ou c'est aunonce œuillade, œuillet, œuilleton.
jourd'hui le huitième jour ; et non,
IUÉL DE Biôou ; Terme de vitrier;
aujourd'hui fait huit jours. Passai
une boudiné , ou nœud d'un plat
luéi ; aujourd'hui passé. Ifiuêi ën
de verre qui eu 'occupe le centre.
firo ; dorénavant; et non, d'hors
Les premiers carreaux de verre
en avant, ni d'aujourd'hui en hors ;
n'étaient que d'espèces de boudinés,
l'un et l'autre sont de purs gascoou petites bouteilles de verre
Ifsmes. Lon coumo tout iue'i ; long
aplaties en forme lenticulaire , à
Connue un jour sans pain. V. (k'i.
trayeri lesquelles le jour passait;

�T p %

8

î t) R
I
mais qui ne permettaient pas de dis!
tinguer les objets : on peut le con;
jecturer'd'après l'ancien vitrage des
galeries de Florence , qui est tout
de cette forme.
IUÉTÂHTO; Quatre-vingts; etnon,
huitaute.
, IUIAR. v. 1. Juger. JVo vulhats

aveugles, qui dites : celui qui jurera
par le temple, n'est tenu à rien;
mais celui qui jurera par l'or du
temple , est redevable.
ILRËWT , garëns , o guirën. v. I»
Témoin.
IL'RIA. V. 1. Injure , insulte.
IusËus ; Iusius. v. 1. Les Juifs.
Euas los luseus ; chez les Juifs.
iuiar , që no siats iuiats ; quar ën
IUSISI. v. 1. Jugement.
quai iudisi që vos iuiets, sërëa iuiat;
IüSTiciA. v. I. Les épices , les
( nolite judicaré, ut non judicemini;
honoraires des juges. Si alcuns hom
in quo enim judicio judicaveritis ,

judicabimini. )
ÏUIAMEN.

( judicium.)
1. Ivoire.
IUR; Serment. Lo iurqëiureca-

ÏULS

,

v.

1.

iulh. v.

z-Abram. (jusjurandurn quodjuravil
ad Abraham. )
IURAR. v. 1. Gai a oos guiiadors
eex , liquat disets ; quais që, iurara
për lo temple , nient ès ; mais quel
quë iurara ël aur dël lémplë, ès
déoulëirë ; malheur à vous, guides

es condëmpnats d'anctas , ai tan
don à la Cort për iustisia , qën' dari
për sëntënsia , o për adobamën ad
aqnel që avia fâcha Panda.
Iuzivi dë Deu. v. 1. Jugement de

Dieu qui se faisait par l'eau ou par
le fer chaud. Rëpënra lo mon dë
iuzivi ; [corripiet mundum de judicio.')
iusivi dë maldig ý (judicium Wa.sphemœ. )

J I-consonne.
J H A

J H A

hurhaut, à droite ; et les mulets
1 JETTE consonne , inconnue aux
entendent très-bience langage qu'ils
Hébreux et aux Grecs, qu'on ne
ont appris de bonne heure à coups
voit pas dans les anciens livres français , est très-rare dans l'ancien de fouet.
* JHABO ; Jabot.
languedocien , de même que dans
JHACAS {fa ) ; Faire le chien cou"
l'italien, où l'on ne l'a retenue
chant, flatter. — Mollir, biaiser.
que dans l'i initial de quelquesmots.
JHACIA , ou jhacia-aisso.
v. I.
Ces langues suivent en cela l'usage
Encore que ; quoique, en v. fr. jaçoit.
des latins chez qui, selon de savans
Pâirë è mdirc quel që vueilla pot
grammairiens, elle était inconnue.
laissar à son èfan ; et jhacia aisso
Ce qui confirme leur opinion, I
që pàou lur laissëu, non së dëvon
c'est que les italiens , qui ont dû i
complainar : é totas Oras së tengon
conserver, mieux que toute autre
për pagats dé lur laissa , ni puescon
nation , la prononciation du lutin ,
font sonner un t voyelle partout où , demai.dar faucidia. Cost. d'Al.
JHACOU; Jacques, et son diminous mettons un /' consonne. Ils ;
disent, ioustous, eioits], Ierousalem, ! nutif; j/iacoupet ; imbécile.
JHACOULÎNO ; Graillons, ou restes
ieronimous,. etc. et non, justus,
ramassés d'un repas.
ejus , Jerusalem , etc.
JHACOULÎMO. Voy. JhangouUno.
JHA ; Dia : terme de charretier
JHAIÉT ; Du jais qui est homoet de muletier, qui signifie, à
nyme de geai ; oiseau, et de je
uche : tout comme rrroû , ou

�J H A.
«l'arbre et du verbe, j'ai. Pour
éviter l'équivoque , bien des personnes écrivent et prononcent, jaiet.
II y a une ruine et uae fabrique
de ce fossile bitumineux à Bul'garache, au pied des Pyrénées.
JHÂIRÉ ; Coucher. S'ana jhâirë ;
s'aller coucher , aller au lit, du
lat. jacere.
JHÂISSO, ou jhéisso ; La
gesse:
plante léguinineuse , rampante ,
o'ont ta tige est relevée , dans sa
longueur , par des arêtes. Sou dë
jjhdtsso , që noun las vôou , las
Idisso ; qui refuse, musc. - Jhdissos.
Vov. fiUious,
JHARÊTO , jhaconii , coussiQoii ,
ou (/ideo ; Corps de jupe, habille*
ment de paysanne, en b. br. jakëÚOH.

, ou gdou. Vroy. Cal ; coq.
, ou jal, qui était autrefois
français , est devenu n. pr. , et,
pour illustrer ce nom d'un oiseau
de basse-cour , on en a fait un
saint; St. jal, différent de celui
dont une ville de Suisse porte le
nom , ou St.-Gai.
.IH/VLA. Un gèle auprès d'un mauvais feu ; et nou , ou se gèle.
JHALARÈIO, ou jltahviè ; De la
gelée : extrait de viandes., ou ce
qu'elles ont de nourrissant , iigé
par le froid. Les volatiles , les
poissons donnent plus ou moins de
cet extrait. Le mouton en pa,r,ticalier en donne plus que le btéuf, et
par conséquent est plus nourri; sant.
Il n'y a point de partie d,mimaux qu'on ne puisse réduire eu
gelée par la cuisson , pour si dures
qu'elles soient : témoin celles qu'on
lire île la corne de cerf, pour l'aire
du bldiic-munger ''t des bornions
aux malades, et celles des os ramollis dans la machine de Papin. Toutes les matières animales ont été
gélatineuses dans leur origine : ou
'les réduit,.par le feu , ou par d'autres dissolvaus , à leur" première
forme.
2.
JKAL
JH\L

J H A

9
Frë coumo la jiialarêio ; froid
comme glace. Tiamblo coâmo la.
fhatdrSî'o ; il tremble comme la
feuille.
JHALË.
n. pr. en v. fr. jalet;
Caillou rond qu'on lançait avec
l'arbalète.
JHALIBRA , jhibra ; Faire du verglas. — Il a tombé du verglas. - Bos
jhalibra ; du bois roulé , ou dont
les couches circulaires sont peu
adhérentes entre elles, et se séparent aisément l'une de l'autre : défaut qu'on attribue à la gelée.
JHALIBRA. Voy. Barbasta.
J«AL!Bi\E , ou jhibrë ; Du verglas ?
du givre.
Le verglas est une glace unie
qui s'étend sur le pavé gelé, et qui
se forme de la pluie qui gèle à mesure qu'elle y tombe ; et i'on dit
alors , qu'il tombe du verglas. Le
givre est de même une croûte de
glace qui couvre, dans les pays
humides , les branches des arbres :
il est formé par des brouillards
épais , ou par de la bruine qui
tombe, et qu'une forte, gelée surprend.
On applique aussi ce nom aux
chandelles , ou stalactites de glace
qui pendent des branches des arbres, ou aux gouttières des toits.
Ou le donné encore aux légères
croûtes qui s'attachent aux vitres
d'un appartement où l'assemblée a
été nombreuse. Cette espèce de givre,
dont la matière est la vapeur de
la transpiration bu de i'humidité dissoute clans l'air , prend les formes
les plus belles et les plus variées.des
fleurs, et surtout de rinceaux qu'on
dirait contournés avec art, et decoupés très-régulièrement.
JHAMBAR ; liancroche , ou bancal:
qui a les jambes tortues.
JHÀMBRE. Voy.
Èscarabissê. fia
ital. gambero.
JHANÂDO ; Feu de la St.-Jcan. ca
v. !'r. Joannée.
Ce feu a été accompagné depuis
s.

�to

JHA

J Iî A.

long-temps de superstitions , celle
entre autres,qui est très-ancienne,
de l'aire passer les eniaus par ce
lieu : usage qui subsiste , dit-on ,
encore dans quelques cantons du
haut Languedoc, où ics pères et
les mères prennent leurs petits eufans par le bras , et les font passer
trois fois par la flamme du feu de
la St.-Jeau. Ce qui ressemble à la
consécration par le feu, que des
juifs faisaient de leurs en fans à
Moloch, idole des Ammonites :
consécration qui fut abolie par le
pieux roi Josias.
On retire ailleurs les charbons
de ce même feu, qu'on regarde
comme un préservatif contre toute
sorte de maléfices ; objet de ceux
aussi qui fout passer leurs enfans
par le feu.
JHA.MÌ ; Jeannot.
Jhanë ; un
imbécile , un mari commode.
JHAJNEJÏ, , jhanënco ; De la SaintJean. Poumo jhanënca ; pomme de
la St.-Jeau , ou qui mûrit à la St.Jean.
JHAN-PÉKNO , coucouniJ, ou salotoupi ; Un tâte-poule, et populaire-

ment , un jocrisse qui mène les
poules pisser ; homme qui se mêle
des plus bas soins du ménage.
JiiAKGLA ; Crier, et proprement,
glapir, gui est le cri d'un chien
qu'on frappe,
JHAJNGL.A dë Jrë-j Grelotter ,
ou
trembloter de froid.
JHAÎVGLADÎSSO ; Glapissement d'un
chien.
JHAKGOCLA 5 Ou roujla; Gémir ,
se lamenter. - Geindre, ou se plaindre sans sujet ; languissement, et
tout bas y à diverses reprises et
comme par réflexion .- ce qu'ont
coutume de faire les enfans gâtés.
Fdi pa që j/iangoula ; il ne fait que

geindre.
JHAÎNGOULA.

Voy.

Idouîa ,

où

bada.
JBAKGOIJLÂIRË

pietire facilement.

;

Pleureur', qui
Ou a reproché

à Énée d'être un grand pletíreüx»
On dit aussi, pleurard. Fi ! le vilain pleurard.
JHAXGOULÎKO , jhangoulin , ou
jhacoulino ; Du ripopé , ou de fort
mauvais vin. Du vin ginguet, ou
qui a peu de force.
JHANICOT ; Faim , misère , pauvreté.
* JHANSÔJÎO ;
La gentiane , famille de plantes dont il y a plusieurs
espèces en Languedoc. La grande
gentiane à fleurs jaunes et verticilées , A des racines longues , charnues , d'une amertume qui surpasse
celle de toutes les autres plantes.
Cette racine, prise en substance ou
en décoction , est, selon le célèbre
Linné, le meilleur remède contre
la goutte. Elle peut être employée
dans les fièvres intermittentes , le
relâchement de l'estomac , etc.
JHÂOU , ou gdou ; Plaisir , joie.
De là le n. pr. Jhdoussdou. en b. 1.
gdoussdoudus ; gai, réjoui. De là
dérive encore le n. pr. Jhdousseran,
en v. 1. réjouissant.
JH.ÎOUBERTÎKO
, féminin
de
Jliâoubertin , ou Gibertin , n. pr.
Voy. Charfwl. dérivé de jdouber ;
persil.
* JHÂOUJHA ; Jauger.
* JH/ÎOUJIÏO ; Jauge.
JH.ÎOUMÉ , ou Jhammè. v. I. et n.
pr. Jacques. Jhdonmë-'èi J'idouméto
sont pris quelquefois pour , Guillaume et Guiilaumette. Ou dit, dans
quelques endroits , Sënto Jhammë ;
et l'on entend par là, St. Diégo ,
le même que , St. Didace.
JHÍOUJNEJHA ; Paraître , ou devenir jaune.
Ji-uoi i'A ; Aboyer, japper. Les
gros chiens aboient, les petits jappent,
JHÂOUPADIS , jhdoupadisso ; Aboi.
Aboiement des chiens dans un
chenil,
JHÂOUPÂIRË ,
ou jhâouparel ;
Aboyeur qui aboie souveat, uct
ciuùaudeur.

�J H A.
. Voy. Jh&amp;ou.

JHÂOUS

JHÂOUVER , jhàouber , jhouher ,
jhouver , jholvet' , ou jlnmber ; Le
persil commun ; apium petroseli
num , i. : plante potagère du genre

de l'ache, du céleri et de l'anis.
Ses feuilles ont une odeur forte ,
mais aromatique. C'est par là principalement qu'on le distingue de
la ciguë , découpée à peu près de
même.
Les semences du persil sont apéritives ; ses feuilles pilées sont un
bon vulnéraire astringent. Cette
plante n'a pas plus de vertu pour
faire casser les verres qu'on rince
après l'avoir mauiée , que n'en a
la plante appelée , sfera-cavallo ,
pour déferrer les chevaux qui }a
foulent aux pieds.
Ce qui peut avoir fait ijaitre le
iremier de ces préjugés , c'est que
e ] us de persil qu'on aura écrasé
entre les doigts , est un détersif
qui enlève une certaine onctuosité
répandue sur la peau , qui sert à
l'adoucir : les doigts glissent alors
difficilement sur le verre qu'on
rince ; et l'on ne manque guère de
le casser , si l'on y va rudement,
et si l'on se dépêche comme à l'ordinaire.
* JHÂOÛVERTÂSSQ ; La grtmde ciuë , qu'on distingue du persil et
e quelques autres pla cites , dont le
feuillage est à peu près le même, a
une odeur désagréable et des taches
noirâtres dont la tige de la ciguë
est parsemée, en latiu , conium macula tum , L.
C'est le suc de cette plante qu'on
faisait ayaler , à Athènes , à ceux
que l'Aréopage avait condamnés à la
mort : c'est ainsi que mourut SOT
crate, La ciguë de ce pays-ci n'est
pas , à beaucoup près, aussi malfaisante que celle de Grèce,
La ciguë , appliquée extérieurement , est résolutiyë et fondante ; et,
quoique son suc renferme un poison ., Storçk. a. trouvé que, pris à

Í

f

J H A

n

petite dose , c'était un remède puissant contre la goutte, les rhumatismes, les cancers ulcérés : il l'a
employé pour arrêter les progrès
delà gangrèneet du virus vénérien ;
pour résoudre des tumeurs , etc.
JllAPARlÉ. Voy. Jhdouparié.
JHAQËTA ; Babiller , dégoiser.
JHARATIÉ
; Cagneux , qui a les
jambes ou les piedi tournés en dedans : pieds cagneux, jambes cagneuses.
JHARDINIÉ.
On n'entend par jardinier], à Paris , que celui qui cultive un jardin d'ornement, ou des
arbres fruitiers. Ceux qui tiennent
un potager pour en vendre au public les lierbes et les légumes, sont
appelés maraichais. Partout ailleurs on dit jardinier pour les uns
et pour les autres.
JHARGÂOU. Voy. JhergAou.
JJIARIÉ ; Un cëlier : iieu au rez-t
de-chaussée où l'on tient le vin ,
les jarres à huile , etc.
JHÂRIO. Voy. Boutérlo.
JHARMARIÉS ;
Images , tailledouce,
JHARUGAS ,
ou agarus ; Buisson
hérissé de chicots. — Arbre abougri, avorté , de mauvaise venue ,
dont les branches tortues, courtes,
noueuses , ont pris ce mauvais plis,
parce que l'arbre était dans un
mauvais fonds, ou que sa culture
avait été négligée.
JHAS ; Gîte, couche. Jhas dë libre; le gîte d'un lièvre. Trobou pa,
dos lébrës âou jhas ; on ne peut pas
tirer d'un sac deux moutures. Jhas
d'un meloun ; la couche d'un melon , où le côté par où il porte à
terre , et qui mûrit le premier. —
Jhas dë mouli ; le gîte , la fiaminière , la meule gissaute ; celle qui
est immobile , ou l'inférieure d'un
moulin à farine. Lou jas d'un pra ;
la fane du foin d'un pré , ou l'herbe
touffue qui s'élève peu au-dessus
de terre.'
JHAS 3 et sou féminiu jhâsso;

�ri

J H A

J H E

JriAzióoo , ou jhuzbSou ; lut F,
Ftables à bœufs , à vaches. Jhâsso,
se dit plus particulièrement des éta- appelé, t'hrro , en Italie. Les juifs
bles à brebis , ou bergeries. Notre sont aujourd'hui, couune autrefois ,
Seigneur voulut naître dans une plus attachés à la lettre , qu'à l'esétable. Ou dit écurie pour les che- prit de la loi.
On dît à ce sujet qu'un rabin ,
vaux , du verbe , jhâirë ; coucher.
nommé Salomon , étant tombé un
JHÂSSES ; La litière des vers-àsoie , composée du crottin de ces samedi dans des latrines , répondit
insectes et du débris des feuilles à un chrétien qui se présentait
pour l'eu tirer :
rongées.
JHÌSSÎLIOS ; Couches des fem( Sabbata nosl/'a colo, de stercore
mes. Ès sourtido de jhâssilios ; elle
sit'gere nolo. )
est relevée de couches ; et non , de
et
voulut
différer jusqu'au lendegessine.
main dimanche ; mais le chrétien
JHASSÎHO , ou jhassîlio ; L'action
de mettre bas pour les animaux. charitable de la veille , piqué de
Trinëjho që sor dë jhassino ; truie l'obstination du superstitieux rabin,
lui dit le lendemain sur le même
qui vient de mettre bas.
ton , et par un impromptu tout paJHASSINO ; Manière de se coucher. Es dë michanlo jliassino ; il reil :
est mauvais coucheur, en v. fr. (SahbaïA hastrn qutde'm j Salomon,
servabis ibidem. J
gezine.
et cependant le tira du bourbier.
JHÂSSO , ou jhas ; Bergerie, étable à brebis. De là le n. pr. la ( Cr-edat Judams Appella. )
JHAZIRAN , Collier de femme. —
jhas, dit pour la jlidsso,
Large et pesant bracelet d'or.
JHAZE , ou jlidirë ; Coucher.
JHECICIÈSRO ; Une gibecière ; et
JHAZEK ; Femme en couche ,
nouvelle accouchée, b. 1. jassineria. non , jebicière.
JHÊIMÎ»; Torture. — La question
— doubrë jhazën. Voy. doubrë.
JIIA/.ÊJSO ;
Pièce de charpente qu'on donnait aux prévenus et aux
qui tient, dans ce pays-ci, lieu de criminels.
* JHF.ISSO, OU bilions ; Le lupin
chevron. Cette pièce - ci est plus
forte que la jazène ; il y a d'ailleurs blanc ; lupinus albus, L. : espèce de
de la différence relativement a légume ou de fève ronde , aplatie ,
l'usage auquel l'un et l'autre sont très-amèie , que les pauvres gens
mangent crue en Italie, après l'avoir
employés.
La tuile de nos toits porte immé- adoucie par une lessive, lin Daudiatement sur la jazène, et celle-ci phiné ou les appelle, poilous. On
sur la poutre : c'est là toute la tes cultive en grand dans plusieurs
charpente ordinaire de nos toits en pays, et lorsqu'ils sont en fleur,
appentis , ou de ceux en dos d'âne ; on les enterre avec la charrue dans
au lieu qu'à Paris la tuile porte les sillons où ils servent d'engrais.
sur les lattes , celles-ci sur les che- Ce fumier coûte fort peu, se trouve
vrons , les chevrons sur les pannes, tout porté , tout distribué sur le
les pannes sur Ia_ ferme , qui porte champ ; et s'il est moins bon que
le fumier animal, il a du moins
elle-même sur l'arêtier.
On peut rendre ce terme en fran- l'avantage de détruire les mauvaises
çais par celui de jazène ou de che- herbes. En Roussiilon on le sème
vron ; et non , d'échandole. Jha- avec la trèfle pour faire des prairies
zeno est fémiuiu énjiiunia ; gissaut, artificielles. Le menu bétail et les
boeufs sont ayides Je ces fourrages
ou .couche»

�j H í

J H E

tâ

; La glace. Frë courno la.
jhênu ; froid comme glace.
JHÊOU , ou éóa. v. 1. Moi, et en
v. fr. jhou. Voy. lêou.
JHÊOULÈTS. Voy. Êgou.
JHERDO. Donna la jhérdo ; jeter
l'alarme. Alarme est dérivé - du
cri , aux armes, en i tal. aile arme.
JHERGÂOU ; Habit, un justaucorps
bïidoii.
Le nom de St. Gilles , dit Bail- de paysan , habit de grosse toile.
JHÈRI ( sën ) ; St. Didier , évèque
let, passa à tout le bas Languedoc :
son culte fut bientôt répandu par de Cahors.
JHERÎLIO. Voy. Jhirboidéto.
toute la France , et so;i tombeau
JHÈRLO ,
ou sêlio ; Va seau à
fut un lieu célèbre de pèlerinage.
queue , avec quoi les femmes porJHÊIVÏMOS. Voy. Sagdiof.
JHËBÉBROÛZO , ou
jhëmbroûzo , tent sur la tête une voie d'eau. Le
n. pr. aurait-il signifié un champ seau à queue est plus large que
celui à anse. Jerle, en v. fr. baquet
couvert de genévriers ?
à deux oreilles percées pour le
JHËJÎITRÎOUS ; Rognons de coq :
porter à deux avec un bâtoa.
testicules de volailles en forme de
JHERJWAS. n. pr. Germain.
rein, ou petit rognon , qu'on arJHES ; Gissant , couché.
rache ou qu'on flétrit aux jeunes
JUES , est dit pour, jhe.ns. en v.
coqs , pour en faire des chapons ,
par cette opération appelée-, cas- fr. gens. Lorsque jhës est joint avec
une particule négative ou le rend
tration.
par, point. On le dit des choses et
* JÎIÊNOÛLIÂDO ; La renouée. Il
y en a beaucoup d'espèces : la bis- des personnes. C'est le minime gentorte, polỳgonum bistorta, L., prend lium du latin. N'ai pa jhës Warsou nom de sa racine deux ou trois jliën ; je n'ai point d'argent.
JH-EST ; Rut, chaleur. Es dë jhëst ;
fois contournée. Elle contient une
gomme qui est un des plus piussans elle est en chaleur , dit-on de la
astringen.; végétaux. On l'emploie femelle de certains animaux.
dans beaucoup de maladies à l'inJHI , ou jhiis. On dit, du gypse,
térieur et à l'extérieur , mais ou lorsqu'il est cru , et du plâtre , lorsrecommande d'user avec précaution qu'il est cuit. Pasta dë jhi ; gâcher
de ce remède qui pourrait être du plâtre , ou le détremper. Lorsaussi dangereux entre les mains qu'on noie le plâtre avec trop d'eau ,
d'un ignorant,qu'il est efficace dans il est plus long-temps à faire prise.
Le gypse est une pierre cristalcelles d'un bon médecin. — La renonce poivrée, P. hyd'rp-piper&gt; -f..$ line, friable sous les doigts, o;i sous
est un excellent diurétique : elle l'ongle. Le plâtre biaitc , ou celui
teint la laine en jaune; sas semen- qui n'est point mêlé de terre ;
ces peuvent suppléer le poivre. — comme t'est le plâtre gris , résiste
Le blé sarrazin , P. fasoprnim , L. à la pluie. Celui de Paris n'a point
( Voy. Mil nêgrë. ) et la persicaire à cet égard d'avantage sur celui
Orientale, P. orientale, L., cultivée de nos provinces.
* JHIARNI , jhiarnihiou ; Jarnn
par les jardiniers fleuristes , sont
JHIBA ; Souffrir, s'inquiéter, lêou
aussi des renouées.
jhibë dë vêirë jhiba ; je souffre dô
JHËMOULIÉT , ou jhinouliët ; Petit
genou. — Courbette. Fa lou jkinou- voir souffrir.
mélangés qui les engraissent et les
fortifient. En Espagne et eu Italie on
emploie la farine de lupin pour engraisser les bestiaux. C'est une des
quatre farines dites résolutives.
JHÊLI ( sën ) ; Saint-Gilles. San
Jheli en Provenca , disent nos anciens auteurs. Voy. l'article Trou-

ttëi ; faire des courbettes.

JHÊOU

.. n. pr. Serait-ce 1s même

JHIBEB

�JHI

J4

que, Gui-bert, ou Vert ? Le gui
était une plante très - renommée
chez nos ancêtres i ses tiges , ses
tranches sont toujours vertes comme ses feuilles. Jhibertin , ou ghibertin , diminutif de jhibert , en
dériverait-il ?
* JHIBERWO; Giberne de soldat.
JHIBOURNA ; Grésiller, Jhiboûmo ;
il grésille, il tombe du grésil. Ce
météore semble n'être que de la
neige en petites pelotes durcies.
JHIBRA ; Faire du verglas,
JHÎBRË ; Le verglas : celui des
rues est de la pluie ou de la neige
fondue qui gèle en tombant sur
le pavé : il ne gèle point alors dans
l'air à beaucoup près ; mais les pavés ne perdent pas sitôt, à raison
de leur densité, le degré de froid
qui produit la glace ; ils le communiquent à l'eau qui tombe des
toits aux premiers jours d'un dégel : c'est cette sorte de verglas qui
occasione des .glissades et de terribles casse-cul.
Le terme yerglas est composé de
deux synonymes ; savoir : du fr.
ver , dit pour , verre , et de l'anglais glass, qui signifie également,
verre. Voy. beaucoup de mots de
cette espèce rassemblés à l'article
Maca ri.

; Soufflet sur la joue,
; Un gigot, ou cuisse de
mouton coupée pour être mangée ;
et nou , une gigue : terme familier
à bien des militaires , à qui on
entend dire , qu'ils ont mangé une
tranche de gigue avec un chiffon
de pain ; au lieu de, une tranche
de gigot avec un quignon, ou gros
morceau de pain. Lue gigue est
une sorte de danse et d'air de musique : ce qui est bien différent d'un
gigot.
JHILAR *, Souillé, sale, mal propre.
JHILIA ; S'enfuir , s'en aller. L'expression , faire grille, est populaire.
JEUMBËLËT ; Un gibelet, un foret ; instrument pour percer, d'un
* JHIFO

JHIGÔ

3

H I

seul coup , le fond d'un muid. e»
b. br. guibelet.
JniMBELÈro ; Une gimbelette ;
pâtisserie dure en forme de petit
anneau, pr. gémblette.
JHIMBELÔTO ; Une blanquette ,
ou gibelote : sorte de ragoût fait
de blanquettes d'agneau , ou d'un
reste de gigot coupés par tranches,
auxquelles on fait une sausse.
JHIMBER. Voy. Jhâouver,
JHIJIBLA ; Tordre, plier. Se' jhimbla ; renverser le corps en arrière ,
le plier en arc, en retombant sur
les mains Clavel jhimbla ; clou
tortu, ou crochu. Clâou jhimblâdo;
clef forcée, doubrë tou jhimbla ; ar-.
bre tout tortu. Câmbo jhimblâdo ;
jambe crochue. Pos jhimblâdo ;
ais déjeté : il est bombé , lorsqu'il
est courbé régulièrement et à des^
sein.
JHÎMBLË ; Gaule , houssine , baguette.
JHIMÊLO ; Homme de taille gigantesque.
* JHIMÊRI ; Esprit rebours , hargneux , capricieux.
JHIMÊRI , ou jhumêri ; Un jurnar :
animal métif, engendré d'un taureau et d'une ânesse , ou d'une jument. — au figuré, quiuteux , capricieux.
JHAMËRÎJHË ; Quintes, boutades,
caprices,
* JHIMCO-GAL ; Fronde
à une
seule maille.
JHINÉS, au plurieL JhinisiiVL. pr,
Le genêt , dont il y a plusieurs espèces. Le genêt des teinturiers, ou
la genestrole , gènes ta tinctoria \
pour les teinturiers en jaune. Le
genêt d'Espagne , spartium junc. eum , L. , dont tes menus jets nus
ressemblent à du jonc. On le cultive à cause de sps fleurs jaunes
dont on confit les boutons dans du
vinaigre. On cultive le genêt d'Espagne en grand aux environs de
Lodève , et l'on tire de ses jets ou
menus scions rouis, une filasse

�J ît I

J H Í
(îont on fait du fil, et uiie bonne
toile, quoique grossière.
JHIMÉS-GRITAS , on sabagol ; Le
grand genêt à balais , ou genêtcitise qui a de deux sortes de feuilles , les unes simples , les autres en
trèfle. Il s'élève fort haut et sert ,
comme le suivant, à faire des balais.
JHIKÈS-REEOUL ; Gênet à touffes
basses , blanchâtres et arrondies.
Un seul peut faire un balais, au
moyen d'un manche qu'd faut y
ajouter.
JHIHESTÏËIRO ; Champ couvert
de genêts. Jhinéstié , n. pr. masculin de jhinesiiêiro. Jhinestou , autre
n. pr. qui en est un diminutif.
JHIJVGHÊLO , jhor, ou Jlâoujhë ;
Rejeton d'un beau jet , baguette à
battre les habits , baguette de cavalier. Ou dit, commander à baguette ; et non , en baguette, ni
à la baguette.
JHINGLA ; Sangler des coups de
baguette, Jhingla las cdmbos ; donner des jarretières , ou des coups
de fouet aux jambes.
JHINGOULIN. Voy. Jhangmilino.
* JHISIÊBRÉ ; Le petit genévrier
à baies noires , juniperus communis,
L. : son bois répand une odeur
agréable lorsqu'on le brûle ; ses
baies sont stomachiques , carminatives , incisives , diurétiques : c'est
de ces baies qu'on tire l'extrait du
genièvre. Le cadë et la sabina (voy.
ces mots. ) sont des espèces de genévriers de notre pays. On en cultive plusieurs espèces exotiques dans
nos jardins.
* JHIMOCI., pris du français , gefiou , comme ses dérivés. Le véritable mot languedocien est dënoinl,
qui est cependant moins en usage :
nous disons 's'kjhinoùlia , së mëtrë,
éslrë à jhinoul ; c'est du patois-français et non du languedocien.
JHINOULIA,OU ajhinòulia ; Couder et coucher un sarment au fond
d'une tranchée , en plantant une
vigne.

iý

n. pr. d'une petite
ville qu'on écrit vulgairement en
fr. Genolliac , au lieu de Genoilhac,
tel qu'on le prononce ; dérivé du
lat. Juniliacum, dans lequel le nom
romain Junius entre pour quelque
chose.
JIIINOULIÉ , Jhënouiè, ou Genoië.
v. I. et n. pr. janvier. Lo mes dè'
jhênoier ; le mois de janvier.
On disait aussi, en v. fr., de quelqu'un qui était à genoux \ il est ginolié, ou jinoîié.
JHISOOLIODER , terme de boucherie; Le gîte , ou le bas de la cuisse
du bœuf; il contient le bas-gîte, la
levée et le gîte à l'os , ou morceau
de la noix.
JHINOULIOUS ( de ) ; A genoux ,
en posture de suppliant.
JHIKOUS (sën ) ; St. Genou , ou
St. Genus, le même que, St. Gendulfe, évêque de Cahors. Jhinous
est le masculin de Jhinoùzo. n. pr.
JHINOUSCLO ,
ou jhusdo ; Le
thitymale , euphorbia , L. , dont
nous avons plusieurs espèces dans
nos champs : le suc laiteux de ces
plantes est uu peu caustique. Cette
espèce de lait coule abondamment
sur le champ des deux bouts d'une
tige coupée ; ce qui prouverait que ,
dans cette plante , la sève va de
haut en bas , comme de bas en
haut.
Ce lait du thitymale , mêlé dans
l'eau d'un étang ou d'une rivière ,
y engourdit le poisson, au point
qu'il devient immobile à fleur d'eau,
et que le pêcheur infidèle n'a qu'à
prendre , ou à voler.
JHIMTET ; Par mesure , petit à
petit. Fa jhintét ; ménager.
JHIOL , ou jhol. Voy. Jhuél.
JHIPA , ou ënjhipa ;
Plaquer (lu
plâtre , ou qnelqu'autre matière
pâteuse. Voy. Ënjhipa.
JHIPARIÉ ; Le plâtrage ; et non ,
la plâtrerie ; les ouvrages en plâtre. J'ai donné à faire fe plâtrage
de ma maison à tant la canne.
jniNotíLiA.

�i6

J H ï

; Plâtras , ou débris
d'un ouvrage en plâtre démoli : on
le dit des gros débris ; ils ne sont
qu'en plâtre à Paris , où l'on ne
bâtit pas autrement, à la réserve
des fondations qui sout en mortier.
On peut comprendre ici , sous le
nom de plâtras, les gros débris eu
mortier.
Tous les termes français , ou
presque tous, sont relatifs aux usages de Paris , ou des environs; ces
termes sont la loi générale dont
il faut se rapprocher le plus qu'il
est possible dans nos provinces ,
sans trop blesser cependant nos
usages , lorsqu'ils sont différons de
ceux de Paris.
JHIPIÉ ; Plâtrier : celui qui cuit
le plâtre , celui qui l'emploie, ceux
qui le charrient. La professiou des
plâtriers est ici très - distincte de
celle des maçons.
JHIHÊIROS , ou jhissiêiros ; Les
plàtrières : et non, les plâtreries :
carrière d'où l'on tire le gypse,
et le four oit on le cuit. Lorsque
le plâtre cuit au-delà de vingt-quatre heures , ce n'est presque que de
la terre , qui fait une prise lente
et fui t mauvaise.
Julro , ou jhipouv Un pourpoint,
au figuré ; l'estomac. Coudouli,déjà
vieux, disait :
JHÎPÂSSËS

douze le mêmisiê që tûsto ,
Pèr mëjdir' un jkipou dë Jûslo.
JHÎPO ; Le jupon des hommes en
usage en France depuis le XII.a
siècle jusqu'au siècle dernier : il
pendait de la ceinture aux genoux.
C'est encore aujourd'hui, daus quelques villes d'Italie, telles que Florence et Bologne, l'habit de cérémonie des gens de robe , avocats ,
médecins, etc., et l'habit ordinaire
d'une confrairie de marchands et
d'artisans de Florence, appelé ,
baqqëtoni , qui ont retenu ce qui
ctaiil'habit commun à tous les états.
Ce jupon , d'abord simple cliez

J H I
î nous , et ensuite divisé en deux
j pour chacune des cuisses , parvint,
au moyen des changeniens que la
mode y apporta, à former tics bragonnières, ou le très-large haut déchausses qui subsiste encore parmi
les paysans de la Limague d'Auvergne , et enfin la culotte ; telle , à
peu près, qu'on la porte aujourd'hui.
Les chausses retroussées des chevaliers de l'ordre du Saint-Esprit'
en habit de cérémonie , imitées
d« celles des danseurs de corde ,
et qui ne vont l'une à l'autre qu'à
mi-cuisse , forment une époque
dans l'histoire de cet habillement.
JHIRADOÛIRO, OU

ëscrassadoûiro ;

Un friquet ; ustensile de cuisine
pour retourner la friture dans la
poêle ; du lat. giraré.
JHÎRBO ; Le gazon : motte de
gazon. La plante graminée qui le
produit résiste au plus fortes gelées
et aux plus longues sécheresses. Sa
durée égaie celle des arbres , peutêtre même des plus grands.
JniRBOu , en v. fr. girbon , diminutif de jlûrpo ; Petite molle de
gazon.
JHIRBOULÊTO , ou jlièrilfo ;
La
chanterelle : petit champignon d'un
jaune d'ocre , bon à manger : 11
vient vers la fui d'automne. Son
chapiteau, goudronné et tortillé, se
réfléchit irrégulièrement en haut :
il est légèrement ridé dans la partie
inférieure , et ces rides ou sillons ,
qui caractérisent un genre à part
et le distinguent de tous les autres
champignons,partent, comme d'un
centre du pédicule , lequel se confond avec le chapiteau.
jniRÔFLË ; Le girolle ; et, non ,
gcïofle. Le clou de girolle es', le
calice de la fleur d'un arbre qui
croît aux Moluques.
JHIROCFLADO ;
L'oeillet : fleur
connue qui sent le girofle , et dont
les fleuristes multiplient les varietés , de semence et ce marcotte. Les
marcottes en particulier agrandis-

�J tï 0

JHO

n

JHOJVJHIRA ; Gelé, glacé".
*i*nï le disque et les pétales, d'anJHÔOU ; Ancien nom du cinquiènée eu année, des oeillets qui naissent doubles. La giroflée est une me jour de la semaine , appelé
dans la suite, di-jhôou ; jeudi : c'est
plante d'un genre tout différent,
le même que le celtique. jhu, ou
JHIROUFLIÉ ; Un pied d'œillet.
JHIROÙLIO ; Carotte sauvage , ou jhou , qui signifiait le souverain des
faux-chervis que les jardiniers de dieux de l'antiquité payenne, auParis appellent cbéroui : plante po- quel les Romains , et les Gaulois
tagère différente du chervis, en lat. avant eux , joignirent le surnom
de Pater , ou Piler ; ce qui prosisarum*.
duisit , seulement au nominatif,
JHISCLA; Glapir , pousser des cris
aigus. C'est l'aboiement particulier Jhou , ou Jhu-pater, le même que
aux jeunes chiens, qui se jouent Jupiter, qui fait au génitif,/ovis,
entre eux, Ès fol që jhisclo ; il fo- et à l'ablatif ,jove , sans l'additiou,
lâtre comme un jeune chien ; ou il pater.
Notre jhôou, et le jou, OU }u%
est fou comme un braque.
français et latin , entrent dans la
JHISCLA. v. 1. Jeter ; lancer. C'est
de là que dérive le composé réjhis- composition de bien des n. pr. :
tels sout, outre Dijhôou , Fan-jhôou ,
clë.
Moun-jhfiou, Caslel-jhôou , BarbaJHISCLA , ou jhisdassa ; Sangler
quelqu'un à coups de gaule , le jhôou, Moun-jhou , etc.
Ce dernier, c'est-à-dire, Monn-*
frotter , le houspiller.
JHISCLAS ,
ou jhisclan ; Gaule , jhou , ou Mon jou , est l'ancien nom
du mont Jura , et celui qu'on donnehoussiue , ou jet de houx.
aujourd'hui dans la langue vulgaire
JHISCLÉT ; Le loquet d'une porte.
du pays à cette montagne : lequel
JHISCLKÏA, ou caddoula ; Fermer
nom , Mont jou , on rendrait en
au loquet.
lat. par , Mons jovis- L'abbave dé
JHISCOUS;Inconstant, capricieux.
Coudât ou de St.-Claude, bâtie su?
JHITA; Déjeté , tourmenté.
cette montagne , et érigée, de nos
JHITA ; Rendre gorge. — Jhita.
Së jhitarié për ël doit fio; il se met- jours , en évêché , s'appelait anciennement St.-Oyen-de-Jou.
trait pour lui en quatre.
C'est à cette même étymoîogîft
JHIURÊN, ou guirèh* v.l. Témoin.
que les auteurs rapportent aussi le
JHO ; Jeu. Fâoui fa jho që duré ; il
n. pr. de Joinville , dit, par corrupfaut l'aire vie qui dure.
tion , de Jouviile , ou Jovis villa.
JHOAN. v. I. Jean, et en v. fr.
Ce qui nous fait présumer que
Johan. Ou dit, dans les montagnes
d'Auvergne , Jhouan et Jhon ; et le terme jou, ou jhou , ne diffère
c'est de cette dernière façon que du terme jhôon que par notice orthographe ( qui eu peint l'ancienne
les Anglais prononcent ce n, pr.
Les n. pr. loon et Ivan , sont les et vraie prononciation ), et que l'un
mêmes que Jhouon et Jhouan, dé- et l'autre se prononçaient de même,
guisés dans une langue étrangère. c'est qu'encore aujourd'hui ceux
que nous avons vu s'appliquer à
JHÔFRÉ ; Un sot, un badaud.
orthographier notre dijhônu , s'acJHÔGO ; Synagogue et école des
cordent tous à écrire , ou à imprijuifs.
mer , di-jou : orthographe peu proJiióV.os. Voy. Farinèto.
pre à représenter , même à des
* JHOL , jhal , ou jhueU Voy. ce
languedociens , notre manière du
dernier mot.
\
:
prononcer ce terme. Voy. le § t.er
JHOL. Voy. P&amp;tom
de nos remarques sur la cousouitô jh,
JHOMAN ; Jamais.
3,

�i8

JHO

JHO

, ou jhimblë ; Gaule à faire pêcher de courir et' de libertiner.*
JHOÛIN'ÔMË ; Garçon , ou nondes claies , gaule à abattre des
noix. Gaule à battre la laine sur marié , célibataire. Es jhoùin'ômë ;
une claie. On fait des cerceaux il est garçon , c'est-à-dire , qu'il
avec les plus grosses gaules des n'est pas marié ; ce qui n'a point
de rapport à l'âge , comme en frantaillis de châtaignier sauvage.
çais , jeune homme : car un vieux
JHÓRI ( sën ) ; St. JhùéH , St.
Jhuéri et San Jhoijhi. St. George. garçon est encore un jhoûin'âmë.
JHOUÎMOS , ou joughinbs ; Cares- Jhori, ou Jhòrjkibanèt, nigaud.
ses ^ témoignages d'affection. Fa
JHORN. v. 1. Jour. De là, journal,
jhouînos ; faire fête à quelqu'un.
journée.
Jhouinos ; les jeux , les ris , les
JHOS, OU jhovs. v. 1. Tias, dessous.
Lo jhëtët del \iûn ën jhos ; il le jeta amours.
JHOUKIAL Í jlioukiê , jhoukiâou.
du pont en bas. Aras ën jhos , aras
ën sus ; tantôt en bas, tantôt eu Voy. Jhouc.
JHOUNCAS ; Motte , Ou touffe de
haut. La jhos ; là-dessous.
jonc.
JHOU. V. l'art, jhfiou, vers la fin.
JHOUIVCÂDO ; Jonchée d'herbes )
Jnftu , ou jhout ; Dessous. Jhoul
ou de fleurs répandues à terre à
ro ; sous le rocher.
JHOUBER ,- jhooUber
etc. \ oyez l'occasion d'une fête.
jiioraclno, ou jhounchat ; Une
Jhdouver.
jointée de quelque chose : ce que
JHOUBERTÎJVO ; La ciguë. Voyez
deux mains jointes et ouvertes peuJhdouver lasso.
vent contenir entre elles. A bélos
JHOUC , jiioucadou , jhouhiou ,
jhoiincâdos j à jointées , ou par
Juchoir de la volaille.
jointées;
JHOUGA ; Parier. Dë që vos jbouga
JrçûUSCBfS ; Jointif ; ce qui est
që. . . . que veux-tu parierque. .;
et non , que veux-tu jouer ? que. . . bien joint : les planches de cette
cloison sont jointiVes. Aèad.
JHOUGALIOS. Voy. Coumâirës:
JHOUNCHO ; Une arurë , iihe atJHOUGHE ; Un hochet : jouet d'or
ou d'argent qu'on pend au coii des telée de labour , une séance de laenfans, et dont la partie principale bourage , ou ce que des bœufs peuest un morceau de cristal, ou de vent labourer, par ex. dans uue
corail , que les enfans serrent avec matinée. Les laboureurs font deux
leurs mâchoires ; ce oui charme en attelées par jour , ou ils att&lt; lent
partie la douleur qu'ils y ressen- deux fois par jour pour labourer. .
JóuHcHüRo ; Le joint , l'articutent , lorsque les dents sont près
de percer, et favorise même la den- lation : l'endroit où deux os se
joignent et jouent l'un sur l'autre,
tition.
il faut trouver le joint de l'aile
JHOUGTVË, OU ajhôuata; Accoupler
des bouts , atteler des chevaux d'une voLiiile. Ce bras est cassé
pour ie labour, lés atteler à la char- au-dessus du joint. Articulation est
rue. Ou accouple les boeufs en leur un terme d'art.
JHOUSGLÀIRE ;
Jongleur , ou
attachant le joug sur la tête. Au
lieu de tirer par la tête, les bœufs joueur de cornemuse onde cornet,
tirent, en Italie , par le devant des b. lat. jocidator. en v. fr. fonfoùiairéset ménestriers : c'était, dans
épaules , au moyen d'un collier.
des villes , telles que íNisines ^ la
JHOI i. Në podë pa jhniiï, dit une
mère d'où enfant qu'elle a mal élevé; symphonie des processions et des
je .ne puis le retenir , l'avoir auprès plus grandes fêtes : telle fut celle
de moi, eu être ia maîtresse, l'em- qu'on lit à l'entrée du roi Jean. Du*
JHOR

�J H O
faculatores , porte le registre des
archives de Nismes, cum cornimusd
et cometo iverunt antèprocessionem.
C'est de jhoungldirë que dérivent
.peut-être jhangoula, jhangouldirë ,
et peut-être aussi jhangla , tant
cette musique parut être eníìn du
fort mauvais goût.
JHOUNJHIRA ; Geler , glacer.
JHOUNKIÊIRO , et son diminutif
jhonnkiêirôlo , l'un et l'autre n. pr.
Lieu couvert de joncs ; une jonchère.
JHOUWKÎMQ ; Le jonc dont on
fait des cordes , des cabas , etc., et
ce jonc n'est autre que les feuilles
d'une plante graminée d'Espagne.
Voy.. Grâmë.
JHOUR , et en v. 1. jhorn , jhoun ;
Jour. Un jhour é Vàoulrë nou ; de
deux jours l'un, ou alternativement.
A jhourfait ; sur le déclin du jour.
fÎQurë un jhour davan Câoutrë ; vivre au jour la journée.
JHOURBÉC ; Un nigaud, un badaud. Bada lou jhourbéc ; faire le
pied de grue, attendre long-temps16ur ses pieds.
JHOURGA ; Donner des coups de
gaule, sangler un coup de gaule.
JHOURGHIÊIRO ; Un tajliis à cerceaux : taillis de châtaigniers sauvages dont les gau|es servent à
faire des cerceaux , des claies à
sécher les châtaignes , des perches
pour les espaliers, des lattes ou
écotes pour relier la basse futaille.
Ces taillis, et non., talifs, sont
aussi appelés en languedocien, cèouclièiro ; d'où l'on a formé le mot
français-patois , cerclière , dont il
faut se servir dans le pays, comme
de beaucoup d'autres de cette espèce , si l'on veut y être entendu.
Ce serait une aifectation déplacée ,
de ne, vouloir employer , dans le
langage familier , que des expressions françaises , avec ceux à qui
elles seraient étrangères.
Il faut , dans le commerce ordinaire , parler à chacun sa langue ,

J H U

rçy

autant qu'il est possible , et porter
même cette attention jusqu'à un
certain point dans certains écrits
qui doivent devenir publics par
l'impression; et cela, en joignant au
mot français le mot languedocien
qui y répond , sur-tout lorsque le
premier est un terme d'art peu
connu du commun des lecteurs.
JHOUR.THET ; St. George : ui&gt; des
sains grèleurs. Voy. Vachêirous.
JHOURNÂOU ; Un
journal , qui
est un demi-arpent, ou ce qu'un
journalier, qui travaille à la mare,
ou dissndo , peut labourer en un
jour, feignit dë dés jhourndous ; vigne de dix journées de labour.
JHOUS , jhout , déjhoust ; Sous ,
dessous.
JHOÙVË , ou fkovê ; Jeune. Jhouvë
se djt aussi réciproquement entre
le mari et la femme. Moun -houve ;
mon mari. Ma jhouvë.; ma femme,
mon épouse ; et cette jhouvë porte
quelquefois ce nom Oatteur jusqu'à
un âge fort avancé, selon l'affection
que sou mari lui porte , ou qu'elle
a pour lui des grâces.
JaouvEf ; La jeunesse , cette
partie de l'âge qui est entre l'enfance et l'âge viri} 5 la jeunesse se
passe bien vite. — Jhouvën ; jeunesse , ou ceux qui sont de 1 âge
de dix-huit à trente ans. Toute la
jeunesse de telle paroisse tire au
sort pour le recrutement. Cap dë
jhouvën ; chef de la jeunesse. Ce
titre était connu chez les anciens
Romains sous le nom de Prínceps
juventutis.
JHOU VEJVËT , jhouvënêlo , diminutif de jhouvë; Fort jeune , extrêmement jeune.
J:iu&amp;; Suc. Jhuca ; sucer.
* JHUÉL , jhol, ou jhiol ; L'ivroie
ou l'ivraie; loliuni de Lin. ; genre
de graminée dont il y a plusieurs
espèces : la vivace , f,. perenne,
qui vient sur le bord de nos chemins , dont les Anglais font des
gazons qu'ils appellent rai-gras. —

�J H U
20
L'ivraie annuelle, ou l'herbe d'ivrogne , la zizanie de l'écriture sainte.
fel, en b. br. yelle , en celtique :
L. témùleritum , L. , est trop connu
par ses qualités malfaisantes. On
sait que le pain et la bière, où il eu
est entré une certaine quantité ,
enivrent et causent des vertiges et
des vomissemens ; qu'il survient
différons accidens aux animaux qui
en mangent mêlée dans l'avoine ou
l'orge qu'on leur donne. Rozier indique, dans son cours d'agriculture , les précautions qu'il faut
prendre pour extirper cette plante
de nos champs ; ce qui n'est pas
facile , car il s'en trouve dans les
fumiers , si ou en a donné aux poules ou aux bestiaux ; et les graines
qui tombent à la récolte se conservent dans la terre jusqu'aux semailles suivantes.
Pour diminuer les mauvais effets
de l'ivraie , Parmentier conseille
d'exposer dans un four le grain
qui en contient , avant de le faire
moudre , et d'attendre que le pain
soit refroidi pour le manger.
On dit que les maquignons donnent de l'ivraie aux mules vicieuses
qu'ils mènent à la foire ; enivrées
par ce moyen , elles se laissent
toucher et monter par le premier
venu, et deux heures après on ne
peut plus en approcher.
JHOJHA ; 1 nterdit, déconcerté ,
stupéfait, pétrifié,
JHUJHAKIÉ. V. 1. Juridiction.
JHUJHE ; Un juge.
JHULIÂJHË ; Le geôlage , ou le
droit de geôle, ce qu'on paie au
geôlier pour l'entrée et pour la sortie d'une prison.
JHULIÉ , jhuliêiro ; Geôlier , geôlière , ou concierge d'une geôle ,
ou prison, pr" jôlier , jôlière , jôle ,
jôlage, Le guichetier est le valet
du geôlier, ou du concierge.
JlïULJOS , jhoulios , ou jhûsclos ;
Longes de jonc : longues lanières
de cuir, ou courroies avec quoi

J H U
on attache le joug sur la tête dos
boeufs, en lat. jugalia.
JHUMÊRI. Voy. Jhimêri.
JHÙJNE ; Le jeûne,ou abstinence.
Ces mots-ci , je jeûne, je suis k
jeun , un jeûneur , doivent être
prononcés comme , june , jun, juneur : c'est par là qu'on distingue
le premier de ces deux mots d'avec
jeune, en lat. juvenis , qu'il faut
prononcer comme il est écrit, et
dont la voyelle eu est brève ; tandis qu'elle est longue dans un jour
de jeûne , comme dans jeûneur. Fa
lou jhùnë dë la cdbro ; jeûner entre
la mie et la croûte , ou ne pas
jeûner du tout. st. fam.
JHURA ; Un juron. Açò's soun
jhura ; c'est son juron ordinaire.
Ventre-St.-Gris était le juron de
Henri IV ; par la Pàque - Dieu ,
celui de Louis XI. Les B., les F.,
termes favoris de la vile populace ,
ou;de ceux qui eu ont eu l'éducation,
et qui en retiennent les sentimens ,
sont plutôt des termes obscènes que
des jurons.
JHURA ; Dire des mots obscènes.
— Jurer. Jhuré Dious é diables ; il
jura Dieu et sa foi , ou il jura ses
grands Dieux, Jhura davan tous
jhûjhës ; prêter serment en justice^
jurer sur les saints évangiles.
* Efithard nous a conservé les
sermens que Louis-!e-Germanique
prêta , en langue romaine , dans
l'alliance qu'il fit avec Charles-leChauve , sou frère , en 84-2 , et la
formule de celui qu'on fit prêter
eu même temps, dans la même langue, à l'armée de Charles. On y
reconnaît les mots et la terminaison
du languedocien , et ses rapports
avec la langue latine. Voy. Mém.
d'Astruc , pag. 5o5.
JHÙSCLO. \'oy. Jhinoûsclo,
JHÛSCLOS. Voy. Jhùlios,
JHUSSIEUX, OU jhusieux. v. 1. Les
juifs. Ils avaient , au quatorzième
siècle, des synagogues dans les plus
petites villes de notre province. Ils

�y portaient

J H U

sur leur habit une mar- 1
que pour être reconnus , comme
on les y obligeait autrefois dans
les états du pape.
Ëstablëm që jhussieux ën abitë dë
vëstir sidou manifest è qèls leu gieiramën sidou counëguts dë cëls qëls
vêiran. Gost. d'Al.
JHOSTA ; Jouter. Jhustdirë ; jouteur. Jhàsto ; joute.
JHUSTÎCIOS, OU salddo : autrefois
fourches patibulaires , piliers ou
poteaux de justice ; la justice d'un
seigneur. Ce seigneur avait tant de
poteaux à sa justice. Les exécutions
se faisaient anciennement dans ces
mêmes eudroits , hors des villes ,
et sur un lieu élevé.
JHUTARIÉ ; Juiverie, ou quartier
des juifs. — Synagogue, ou lieu
de leurs assemblées religieuses, en
v. fr. jussiéne ; juiverie.
JHUZIZI, oixjhuizi. v. 1. Jugement,
b. lat. juissium. On disait aussi ,
juisi et juise en v. fr. du douzième
siècle , temps où cette langue se

J H U
2t
formait, et n'avait encore rien de
fixe.
D fëndër për batalla , o për jhuzizi de fer cdoul é d'àiga : se purger
par l'épreuve du fer chaud et celle
de l'eau ; ce qu'on appelait le jugement de Dieu, en usage chez
nous dans les siècles de barbarie*
On peut voir , à l'article Rélio t
comment se faisait l'épreuve du
fer chaud. Celui qui devait subir
celle de l'eau , était jeté , pieds et
poings liés, dans cet élément : s'il
surnageait et qu'il demeurât à fleur
d'eau , il était réputé innocent , et
avait gagné ; s'il enfonçait au contraire , il était convaincu par cela
même d'être un parjure.
Il n'y a pas long-temps que les
nouvelles publiques parlaient d'im
Napolitain qui ne pouvait enfoncer
dans l'eau , à moins qu'il ne s'attachât un grand poids : cet homme
aurait toujours gagné à ce jugement,
de Dieu.

K
K A I

Nous

voulions retrancher cette
lettre de notre alphabet , comme
étrangère et pouvant être suppléée
par la lettre Q : il a fallu céder
aux raispns de quelques personnes
qui se sont déclarées pour elle.
Nous avons pris un tempérament
en conservant la lettre (,) dans les
mots languedociens où elle vient
naturellement, par le rapport qu'ils
ont avec les mots français dont
cette consonne fait partie : tels
sont , par ex. që , dëqë, tfatrë, etc.
dans lesquels nous avons omis Vu ,
qu'on joint à cette consonne sans
le prononcer ; et cela, pour nous
conformer à la règle que nous nous
sommes prescrite, de supprimer les
lettres qu'on ue prononce pas. A

l'égard des autres mots où la lettre
Q n'était pas d'une aussi grande
convenance, nous lui avons substitué la consonne grecque K , qui
a le même son.
KÂILA ,
ou kêila , châila , ou
cheila , et leurs diminutifs kêilët et
chëiladët. n. pr. dont la signification
est assez incertaine. Voyez Ca'ila.
Voyez aussi ce que nous avons dit
au sujet des n. pr. vers la fin du
discours préliminaire.
KÂ ÌRÂDO ; La huche , ou plutôt la
maied'un pressoirà huile sur laquelle
on empile le marc d'olives contenu
dans descabas, et d'où l'huile exprimée va se rendre dans la cuve, mêlée avec de l'eau chaude qui a servi
à la détacher et, à, PeuU'aiucr.

�K I IN
Voy. Bidoârlí.
KËKEJHA ; Bégayer.
KEHTÎÏIO ; Grande bouteille de
verre , de forme cylindrique , qui
diffère par là des dame-jeannes ;
jet non , cantine.
Une cantine en fr. est un petit
coffre divisé en plusieurs cellules
pour y encaisser des bouteilles qu'on
veut transporter. Les cantines de
cheval sont deu . boîtes qui tiennent
ensemble , et qui servent de même
à transporter des bouteilles, en ital.
Cantina ; la cave.
KIALA ; Glapir. Le renard et le
lapin glapissent , et le chien qu'on
frappe , crie ; kidlo.
KIALÂIRE ; Criard.
KJCHA ; Presser, serrer, pousser.
Kichas lou bëroul ; poussez le verrou.
KICHÀDO ; Une serre , l'action
de serrer, ai agu una bôno kichddo ;
j'ai été rudement pressé, ou serré.
KICHE ; Verrou plat, avec ses
crampons , placé à travers d'une
porte. — Verrou à queue, placé verticalement à un des vantaux d'une
orte pour le fixer en haut et en
as. — Le bouton d'un pêne de
serrure.
Guichet eu fr. signifie autre
chose. Voy. Pourlanel.
KÎCHO-KÎCHOU , ou pica-talous ;
Jeu d'attrape parmi les écoliers,
dont l'un dit à un de ses camarades,
qu'il sait une nichée de kicho-kiçhous : celui-ci, qui ne se doute de
rien, prête le dosau dénicheur pour
ì'aider à grimper à la prétendue
nichée, et pour sa complaisance ,
il est régalé de quelques coups de
pieds ou de talons sur les épaules.
* KIÉ. Voy. Cuiè.
KIKUUKI ; Le cqquericot des coçhets , ou jeunes coqs.
KirvA ; Le quinquina ; et non ,
le quirïa : écorce d un arbre de ce
uom qui croît au Pérou. Ou connaît sa vertu pour les fièvres d'accès , et pour arrêter les progrès de I
32

KÊiRÀDO.

E

K I H
la gangrène , lorsque cette écorcç
n'est ni vieille, ni éventée.
K.INARODOJ» ; Du cynorhodon ; et
non, kinorodon , parce que c'est
l'usage le plus ordinaire d?écrire et
de prononcer cynorhodon ; et en
second lieu , parce que cet usage
est conforme à la façon de prononcer en français tous les mots de
cette espèce dérivés du grec : tels
sont les mots cynoglosse, cynique,
cynocéphale , cynosure ; mots composés du grec, dont la première
partie , savoir : kunos , ou kynos ,
signifiant chien, comme dans notre
kina-rodon, il est tout naturel qu'elle
se rende en fr., dans ce mot-ci, par
cyno, comme dans les autres ; et
que , de même qu'on dit, par ex.
cynoglosse et cynocéphale , qui
signifient langue de chieuet tête
de chien, ou dise aussi , cynorhodon , qui signifie rose de chien ;
et non, kinorodon : ce qui serait
une exception contre toutes les règles , de même que dans les mots
grecs suivans : cjanus , cyalhus ,
cydaris , cylisus , rytharisla , cyt'iera ; cycle , cyclope , cylindre ,

etc. termes dans le cas des précédens ; c'est-à-dire , latinisés ou
francisés par des terminaisons différentes.
Ou fait d'excellent cynorhodon à
Méirueis et à Valeraugues , ancien
diocèse d'Alais, où l'on en sert à table
comme une marmelade ordinaire ;
ce qui n'est réputé ailleurs que
comme une drogue médicinale astringente.
KIMCA ; Souffler, ouvrir la bouche. — Murmurer. N'douzdvo pa
kinca ; il n'osait souffler, ou dire
le moindre mot ; il n'osait sonner
mot, ni ouvrir la bouche.
KINCARLÔTOS; Des haricots bariolés.
KIJNKË ; De la faveur : le plus
étroit des rubans après la nompareille : petit ruban de couleur ,
très-éÇroit, pour les signets des

�K í

rëgardo cotinw si l'on iéro loumba
d^dou kiou ; il vous regarde de haut

en bas , comme ce qu'on ramasse
dans les rues, ou comme si on lui
en devait de reste.
KÎOU-FRKGA ; Remuer sans cesse

Ei, ,

fc I

Ô

livres, pr. sinet. en b. br. kinctéi·es;
aiïiquet.
RmKÊiREL ; Le croupion.
Kmsou 4 ou pinsar ; Un pinson :
oiseau du genre et de la tailie des
moineaux. 11 a le ventre et la gorge
bai, ou soupe de lait, le dos brunverddtre , dix-huit pennes au vol,
bordées extérieurement de jaune.
KIÔCHO. Voy. Cuiécho.
KÎORASSÂIRË. v. 1. Corroyeur;
Kîou ; L'anus , le derrière. À
pôou dé nëga për kîou ; il a peur
de s'embourber. Ou le dit des personnes timides , irrésolues, qui, ne
voyant que des difficultés , n'osent
rien entreprendre ; des poules mouillées. — Lous miôous lévou lou liiou ;
les mulets sont sujets à ruer. Von

substantif féminin. Une
grande el.
Cette lettre est muette dans sourcil, persil , chenil, courtil, baril ,
nombril , outil, fusil , gril , gentil , etei
Elle est muette aussi dans , il,
ils, lorsque ces pronoms sont suivis d'un mot qui commence par
une consonne. Ainsi dans , il pai le,
ils parlent , on prononce , i parle ,
i parle. Elle est même muette d aïs ,
ils , suivi d'un mot qui commence
par une voyelle. Ainsi ou prononce,
ils aiment, comme i-z-aime , ou
i-z-ém.
Mais c'est une faute de ne pas
faire sonner IV lorsqu'elle estmouilléée ; comme daus , paiíie , maillé,
vieillard , Corneille , etc. qu'on

f

fi

avec l'incommodité des autres.
Ktoü-PLÓUMBA ; Cul-pelç : sobriquet que le peuple donne à l'espèce
de singe appelé giieuon. 11 porte
en naissant les callosités qu'il a
aux fesses : elles iie sont point
formées par l'usage où il est dé
s'asseoir sur ces parties.
Kissoü ; Un importun. — Un artison. Voy. Coiissou:
KISSOUXAT. Voy. Cóiissoiihat.
RITÂRO ; Une guimbarde , une
trompe à laquais ; et non , guitare : intrument de poliçon , composé d'une châsse ou morceau de
fer recourbé , auquel est soudée
une languette de (il d'acier coudée i qui fait des vibrations sonores , mais sourdes , lorsqu'on
tient la chasse entre les dents , et
qu'on pince par le bout de la languette.
Une guitare, ouvrage'de luthier,
est un instrument à cordes , trop
connu pour le décrire ici.

prononce mal à propos , comme ,
paie , maie , vieyar , Cornéie , etc.
C'en est une autre assez ordinaire aux provençaux de changer
une des deux // doubles eu n dans
les mots tels que
y
illégitime , illustre , etc. et de prononcer , inlumination , inlégitime,
inlustre , etc. , et c'est ainsi que
nos rois de la première et de la
seconde race accompagnaient quelquefois leur signature de ces mots :
vir uduster ; au lieu de , vit lilustrih
11 arrive même que ceux qiit
évitent ce défaut , 'tombent dans
un autre qui n'est pas moins re; préhensible ; savoir, de changer
une des ell doubles en un er, ou
; et de prononcer par ex. ces mots

�a4

L

latins , Z7/Ô , ìlla, i'tfuá ; comme
irle , iria , irlud.
Il est vrai que c'est quelquefois
par un défaut irrésistible d'organe
qui ne se corrige pas : tel était celui d'un prédicateur qui parlant, de
la tempête que N. S. appaisa par
«ne parole, dit, de la meilleure foi
du monde : il commanda à la mer,
etil se fit un grand-carme; il comptait dire, selon toute apparence ,
un grand calme.
On voit dans les plus anciens
manuscrits languedociens, une orthographe particulière dont on était
convenu pour mouiller IV , qui consistait à faire suivre cette lettre
d'une h , sans y joindre la voyelle /',
quoiqu'on la tit sonner dans la prononciation ; c'est ainsi qu'on écrivait , uthi jalha , nuvalhos , ovtIha , malha mgra , et bien d'autres
dont on a déjà vu des exemples, et
dont ou en verra encore dans nos
articles : orthographe qui ne subsiste plus que dans les n. pr. tels
que, Troulhas , Vërdëlhan , VënlaIhac , Salliën , Pâoulhac , Grèjnlho,
Lagulhon , etc. qu'on prononce ,
Troulias, Vérdëlian , Vëntaliac, etc.
Les gens sensés qui portent ces
noms , ont été d'autant plus jaloux
de retenir cette ancienne orthographe , que les altérations qu'ils s'y
seraient permises , pour se rapprocher du français, auraient pu donner des atteintes à leurs propriétés,
et devenir matières à procès.
Cette orthographe, au reste, pour
mouiller IV , était aussi peu naturelle que celle qui est usitée en français , pour certains mots , tels que
fille , famille , etc. qu'il serait plus
simple et moins sujet à équivoque
d'écrire , comme , filie , familie ;
c'est-à-dire , en mettant un t après
une seule /, et ne faisant qu'une
diphthongue des deux dernières
voyelles ie , afin qu'on ne prononçât
pas , comme on le ferait en français , famili-e, en séparant ces

LAC
voyellës qni devraient être jointes
en une vraie diphthongue. Voyez
Malia.
Pour mouiller IV en français , il
faut nécessairement prononcer comme nous , mais faiblement &lt; nos
diphthongues ai, êi, ôi, oui et ûi ï
et ainsi dans , bouilli , par ex. il
faut prononcer notre diphthongue
oui comme nous la prononçons dans
oidrë , boûiras, etc. Voy. Palié*
LA , ou lach ; Lait. Carpo dë la)
carpe laitée.
LA , ou lach dë pûto. Voy. Pëbërou,
LABÂSSI ; Guilée. A la bassis j à
seaux. Vpy. Ramassddo.
LABËCH. Voy. Garbin.
LABKTS ; Alors.
LABOURÍVO ( tiro ). v. 1. Terra
labourable, ou prête à être labourée , propre à porter du grain. —•
Champ en culture , terre en labour
et qui n'est point en friche ; et non,
terre labourive, formé de la b. lat.
laborivum.
LAC. v. h Pressoir, ou maie de
pressoir.
LAÇA ( së ) ; Se vautrer dans un
bourbier, dans une mare.
LACHÂDO. Voy. Atëssddo.
* LACHASSOU. Voy. Lachêirou.
LACHÊIRO ; Qui a du lait. F~dco
lachêiro ; vache à lait.
* LACHÊIROU , lachêto , lachassou
et lachious ; Le laitron, le laeeron ;
laitue sauvage ; sonchus oleraceus ,
L. Le laiteron est amer, apéritif et
rafraîchissant. Les vaches et les
lapins l'aiment beaucoup : il tairait
un bon fourrage , s'il n'était pas
difficile à sécher, dérivé de lach ;
lait : cette plante et toutes celles
de ce genre sont laiteuses. C'est da
là qu'elles tiennent leurs noms languedociens , français et latins.
LÂCHÉS ; Cochon de lait , ou
jeune pourceau, du lat. lactaneus.
LACHÊTO , ou lachughëto ; Espèce
de valériane à feuille de lin.
* LACHÙGO ; Laitue commune
?

�L A G
lacluca saliva , L. On en compte
plus de cent variétés , qu'on distingue par la couleur , les tac iios , le
froncement des feuilles, la grosseur
ou la forme de leur pomme et leur
saveur. Parmi les plantes potagères
les laitues sont des plus intéressantes : elles se trouvent dans tous les
jardins et sur toutes les tables ;
elles renferment un suc laiteux ,
narcotique,qui a mauvaise odeur, et
qui, par ses propriétés, approche de
l'opium. Lachùgo sdouvajho. \ oyez
Escarôlo.
LADÊZA. V. 1. Largeur.
LADRE, n. pr. Sè/i Ladre ; St. Lazare.
LADRE ; Ladre , ou lépreux. La
lèpre n'est pas une maladie différente de h» ladrerie. Le nom de ladre vient de la prononciation de
Lazare , ou St. Lazare , patron des
lépreux, qu'on prononçait St. Laze,
St. Lagre , et enfla , St Ladre.
La compassion qu'on avait pour
les infortunés attaqués de cette horrible maladie , ht aussi appeler les
lépreux, nûselli, ou pauvres malheureux. De là les noms en v. fr. mesel, méziaux, et meseus , et la maladie misellerie ; ce qu'on ne disait,
suivant les anciens auteurs , que
de la lèpre. Voy. Malàouiiciros.
LAORÎJHK ; La ladrerie, ou lèpre
des Arabes. Veili- dit qu'elle était
très-commune eu France vers le milieu du ViJI.e siècle , sous le règne
de Pépin, et long-temps avant les
croisades et les croisés , qu'où croit
communément avoir apporté les
premiers cette maladie en France,
d'où elle a disparu depuis envirou
.200 ans.
LADRÎJHË ; La ladrerie des pourceaux. Voy. Grdno de por.
LAGÂGJÌO ; L'ophtalmie ; maladie
des yeux. — Chassie. Voy. Parpél.
Lagdgno. \'oy. Jhiuoûscto.
LAGAGNOUS. Voy. Parpélous.
* LAGÀIÌNO. Les paysans appellent
ainsi plusieurs espèces de renoncules
2.

LAI

Î5

des champs et même le pissenlit ,
qui est une plante d'un genre différent. Voy. Rênoncûlo et pissolié.
LAGASÏ. Voy. Ré'zë.
LÀGHI ; Chagrin , inquiétude, ai
dë lâghis\'j j'ai du chagrin. — Aco
dùro àlâghi; cela dure si fort, qu'on
n'eu voit jamais la fin et qu'on s'ennuie , pour ainsi dire , de le voir
durer. Ërbo d'dou Idghi ; le mirthe
du chapeau de ileurs des nouvelles
mariées, pour qui le mariage est
un état de peine , ou au moins de
souci. Lou Idghi dë las Jëbrës. Voy.
Ratigat.
LAGNA ( së ) ; Se plaindre , se
lamenter. Lu ital. lagnarsi.
LÂGWO ; Plainte , chagrin. Fa\
vëni la idgno ; faire inquiéter.
LAGOUSSO ; Courbature ; lassitude
douloureuse.
LAGRÊMO ; Larme. — Lagre'mo ,
ou alagre'mo ; larme de Job : plante
dont les coques servent à faire des
chapelets. Coix lacrima jobis, L.
LAIA CÂOUSA. V. 1. Chose impure.
L'un/ia ora no maniei cdousa Laia ;
je n'ai rien mangé d'impur.
LAIAÏ ; Lassé , ennuyé.
LÂIDA , féminin de lait. v. I. Honteux. Es làCda cdousa êrt dêzir ;
( turpe est dicere. ) Ldida cdousa d
la jemna parlar à la glëia ; c'est
contre la bienséance que les femmes parlent dans l'église.
LAIE ; Chagrin. Èmblidëm aqël
laië ; oublions ce chagrin.
LAIE. V. 1. Laïque.
LAÍK ; Là-dedaus.
LÂIRA. v. 1. Tristesse. Pro lâira ■
( prœ tristitiiî. )
LÂIRAN ; Cornue , banneau, cuvette. Voy. á'émdou.
LÀ IRÉ ; Larron. Lou Idirë fdi lou
prdirë ; l'occasiou lait le larron.
On appelle aussi larron, en termes
de relieur , le feuillet d'un livre
qui n'a pas été rogué. Et le larron
d'un cierge allumé est un brin du
lumignon tombé dans le foyer ou
bussiuct de la cire qui la iàil couler.

4

�afí

L A

L À M

ì

Li (lias del sën/wr avênran ro U
Idirë. v. 1. Le jour du Seigneur ar-

rivera comme un voleur.
LÂIRIS , ou léiris: v. 1. Champ
en friche, b. lat. lards,
LÂIRONICI ; Vol s ou chose volée.
LAISSA ; Laisser. Vos pa vëhi ?
laissa t'en ; tu ne veux pas venir ?
demeure , ou tn peux rester. T'en
Idissaras ; tu feras comme tu l'entendras. N'ou vos pa ? Idisst) t'en ;
tu ne le veux pas ? tu n'as qu'a le
laisser, ou tu t'en passeras. 0è s'en
laisse; qu'il s'accommode, qu 'il fasse
comme il lui plaira , c'est son affaire , à la bonne heure.
On prend quelque tour approchant de ceux que nous venons de
donner , pour rendre ces façons
de parler , plutôt que de traduire
littéralement par , laisse-t'en , tu
t'en laisseras , etc., qui sont autant
de gasconismes.
Fdou pa s'en laissa për aco ; il
ne faut pas s'en priver pour cela ;
ou bien , à cela ne tienne. Ldisso
misïa ; laisse-moi. Soûi tou ple dë
ldisso m'isla ; j'ai de l'humeur , de
l'inquiétude. Ou , si c'est indisposition du corps ; je îlié sens tout malbâti , je suis je ne sais comment.
Lâissën acô-'i l'di; brisons là-dessus.
LÂISSÂDO, Idissada. v. 1. Séparé,
renvoyé. Co la sinagoga fo l/nssddn ;
quand l'assemblée fut renvoyée.
LiissÈTO ! Hélas '.
Liisso ; Tablette ; ou planche
pour y mettre dessus quelque chose.
LÀIT , Idido. Làit gazan ; gain
sordide. Fií grat dë làit gazan ;
( lui pis lucri gratia. ) — Ldit abit ;

zaméns dë las imaiës ;

souillure des

idoles.
LÂIZAR ; Souiller, infecter. Maniar ab mas no lavais no Idizo l'omë ;

l'homme ne devient point impur ,
pour avoir mangé avant d'avoir
lavé ses mains. No inlrèro ën prë~
bostat , që no Jbsso Idizadi ; ils
n'entrèrent point dans le prétoire,
de peur dé devenir impurs, douiats
é ëntëndets aco që intra për la boed
no Idiza l'omë , mdiS aco që ils dë
la boca Idiza Vômë.
LAJHESSA , o lagessa. y. 1. Tachej
corruption, impureté. Las lajhessas
del mon ; la corruption du monde;
Tola lajhessa , o avareza no sia
nomnàda ë vós ; ( omnis immitnditia ; aut avaritia ne hominetur in
vobis. ) Ko veiam la lajhessa di
lui ; qu'ils ne voient point sa tur-

pitude.
; Là-bas.
; Là où vous êtes ;

LA-JHODS
LA-LES

LALEZISCAR.
L»LLÊRO

Fa lallêro ;

(iHic.y

V. 1. ( sordescsre. )

; Joie, divertissement;
se divertir , en v. fr.

s'ébaudir.
LALO. V. 1. {prœdium. ) Dë costa
lalo ; ( juxta prœdium. )
LAMBREC , igldou ; Hou. Voyez
Èlidou.
LAMBOÛRBO ; La masse-d'eau :
planté aquatique , remarquable par
un cylindre brun de bourre et de
ses graines, qu'elle porte au haut
d'un longue tige , comme une massue. Ses longues feuilles, épaisses
et spongieuses, servent à empailler
les chaises, en lat. tjpha. Voyez

Flambeau.

habit mal propre. Le terme fr: laid
Les lambourdes , en termes de
paraît avoir été formé cie, ldit.
chai penterie, sont des pièces de bois
LÂizÀDO. v. I. Souillé. Na ën- cie sciage qui servent à soutenir
trara ën t'êt alcuna cdouza laizdda ; un parquet, ou les ais d'un planrien de souillé n'y entrera. Ab las cher.
i 'innas no so ëssemldhadi ; ( cwn
LAMBRO. Voy. Sounglët.
midieribus non surit coinqumàii. )
LAMBRUSCA ; Grapiller. LambrusLdizddas so las passas ; {inquinatœ edire ; grapilleur.
flMt mentes. )
LAMBRUSCO ;
Line lambruche ;
MtZ4M2»s. v. 1. Souillures. Ldi- vigne sauvage , et ses grappes qui

�LAN

L A M
pl&amp;rissent tard , et qui sont un bon
mets pour les grives , les merles ,
les mauvis, etc. Il y a une espèce
de lambruche qui vient dans les
haies , dont les fleurs coulent constamment yers la St.-Jean , et ne
produisent absolument rien.
Les grappes de la vigne franche,
et presque tous les autres fruits ,
ont été dans le cas de la lambruche,
petits, retraits, et d'un goût rcvêche ; la culture , et sur-tout la
greife , en les amenant par degrés
au point de perfection où nous les
voyons , semblent les avoir fait
changer de nature.
Il croît eu Amérique une vigne
sauvage à feuille d'abutilon , dont
les sarmens sont remplis d'une sève
si abondante , que les boucaniers ,
pour se désaltérer, ne font qu'en
rompre un sarment , et en porter
Je bout à la bouche.
LAMFRI ; Vagabond.
LAMPA , Haussa , glauca. Voyez
JEHoussa.

; Eclair. Voy. Ëlidou.
; Tête de glouterou ,
ou de bardane , que les polirons
jettent aux. cheveux et aux habits
des passaus. Les petits crochets par
où les seiuences de cette plante
se prennent au poil des animaux,
sont un des moyens que l'Auteur de
la nature a menacés dans le clouteron , pour répandre au loin ses
semences. C'est de là que viennent
ses noms de grapoun et de liro-peou.
On peut soup;ouner des fins pareilles dans la forme et la disposition des parties des plantes, dont
aucune ne saurait être i'elfet du
hasard.
LAMPRÊZO , ou lamprë ; La lamproie qui ressemble un peu à l'anguille. Ou la pêche à la ligne près
des moulins , des arches des ponts,
etc. Elle a le cou percé de deux
côtés de plusieurs trous qui paraissent être l'organe , appelé ouïe ,
jdaus les poissons ordinaires.
LAMPBT

LAMPOUHDO

; Récolte de la laine.
LAINCEJHA ; Élancer. Moun dë me
lancèjho , le doigt m'élance , ou j'y
sens des élancemens douloureux.
LAKCEJHÂDO ; ou lancinddo ; Elancement , douleur vive comme des
coups de lancette, qui se fait sentir, d'un moment à l'autre, à la tête,
ou à une apostume, qui cause un
battement d'artère semblable à celui du pouls. Sëntë dë lancèjhàdos ;
je sens des élancemens à la tête ,
an bras , etc. ; et non, à ma tête ,
etc.
LAHCÊTO ; Une lancette à saigner. — Le va-et-vient des tours à
filer ou à tirer la soie : cet instrument distribue également ja soie
ou le brin dans toute la largeur
de l'écheveau , et l'empêche de
s'appliquer deux fois de suite au
même endroit : ce qui l'y ferait
coller , et causerait du déchet au
dévidage. Voy. Marêldjhë.
L'ANCÎZO , et son diminutif l'ancisôlo. n. pr. lequel, séparé de l'article , fait anclzo , qu'on a dit originairement d'un rocher , ou d'un
terrain coupé à pic pour y faire
un passage, du lat. incisus ; coupé.
LANDAY*'^ ; Fainéanter , être à
rien faire. — Lnnda. Voy. Alanda.
LASKINIÈIRO ; Le linteau d'une
porte. Voy. Lëndas.
LAJ DÔKO , ou landrdirë ; Fair
néant, batteur de pavé.
LANURA ; Battre le pavé.
LANDURO ; Souifrance.
LANEJHA, lana ; Garnir, couvrir
de laine , tirer le poil du drap , le
faire venir.
LANFAROU ; Le charanson yjert,
celui de la vigne : insecte écuilleux qui roule eu cornet une feuille
de vigne pour y pondre des œufs
en dedans ; il a soin de tordre
ou de mâcher la queue de la feuille ,
qui ne manque pas de sécher et
d'être pendante ; ce qui procure à
ses oeufs un logement et à ì'aliri
de la pluie.
LANÂDO

N

�a8
LANFIÉJHA

LAN
; Tracasser. Voy. Pè-

toufiéjhài
; Tracasserie. V. Pët6fio.
; Simagrées , mignardises affectées.
LANGUI , ou s'atédia ; S'e-iftiuyer,
s'impatienter ; et non , languir.
Langhifsë ôici ; je m'ennuie bien
ici. ó'l? garda, dë langhi ; se désennuyer, s'amuser. Langhissë dë vou
veirë ; iï me tarde de vous voir,
Langhissë që foundë ; je sèche d'ennui , je m'ennuie à périr. Langhis
dë sourti de prison ; il lui tarde de;
etc. et non , il languit ; car, malgré
les exemples contraires qu'on trouve
dans quelques auteurs du dernier
siècle , languir signifie être dans
un état de langueur ou d'infirmité ;
c'est être consumé peu à peu par
quelque dérangement qui abat les
.forces : ce qui s'applique aux plantes comme aux animaux. H y a cependant des langueurs agréables :
telle était celle de Madame de Sévigtié, qui disait à sa fille ; Je languis dans cet espoir charmant.
Languir , signifie encore , attendre trop long-temps après quelque
chose. Exemples :1a première partie de ce livre a paru , on ne languira pas après les autres ; allez la
voir , je vous attends , ne me faites
pas languir. On dit encore , languir dans une prison ; donnez-lui
cela , ne le faites pas languir ; ce
patienta langui douze heures sur la
roue.
LANGHI ; Souhaité, désiré. Pijhôptf lou pu langhi ; jeudi le plus
désiré.
LAMGHTTÔDO , langhimèn , è langiiino ; Ennui ,' désir, impatience.
La langhilCulo d'dou pais , appelée
nostalgie , qui, lorsqu'elle est portée au point d'exténuer le malade,
n'a pas de meilleur remède , que de
lui procurer ce qu'il, désire , ou le
retour dans sa patrie. £* langhilùdo
inardpo ; l'ennui me prend , ou me
saisit.
LÂNFIO

LANFIOS

' L A O
Prononaez les temps du verbe
ennuyer , comme s'ils étaient écrits
ainsi : je m'etmui-ie , tu t'ennui-ies,
ennui-iant, ennui-ieux , etc. ce qui
est la prononciation courante de
quelques cantons gascons.
LANGOÙÎREJHA ; Languir.
LAWGOL'STO , ou sdoulo-bouc. V.
Lëngoûslo.
LANSÂDO. Voy. LaneëjJiâdo.
LANSOMAN ( gran ) ; Un grand
escogriffe : terme injurieux , pour
dire, un homme de grande taille et
mal fait, ou mal façonné. Ce mot
est corrompu de l'allemand , landsman ; homme du pays.
LASTÈRNIÉ ; Un ferblantier ; et
non , lanternier, qui se dit dans le
st. b. d'un homme vétilleur qui
s'amuse à des vétilles , ou bien de
celui qui ne résout rien , et que la
moindre difficulté arrête. Voy. Pachoukë.
LANTÊZA. V. I. Lampe. Las fadas
prëzas las lantêzas , no prësoro oli ;
les vierges folles , en prenant leur
lampe , ne prirent point d'huile.
LANU ; Couvert ou garni de laine.
Bestial lanu , ou bëslidou dë Idno ;
le bétail à laine.
LÂou ; Un lods : expression qu'on
trouve ordinairement jointe, en termes de pratique , avec celle de
vente, b. lat. laudes ; approbation ,
consentement : mais on prenait le
terme laudes , abrégé dans lods ,
pour la somme qu'un vassal donnait
à son seigneur , à cause du consentement de ce dernier à l'acquisition d'un fief ou d'un domaine dans
la mouvance du seigneur.
LAomno. n. pr. et v. 1. Toit pour
se mettre à couvert de la pluie. V.

Souple.
LÂoiïQÍ'/ro ; La loche, petit poisson de rivière. Voy. Lôcè.
LÂouRA ; Labourer à la charrue.
— Ldourdirë ; laboureur.
Le terme français labourer n'est
pas affecté exclus! vement au labour
à la charrue, comme l'est le lau-

�L A O

L A O
gnetlocien liioura ; car on dit labourer à la bêche , au iouchet, à la
maille, etc. .-c'est ce qu'ignorent
beaucoup de nos compatriotes. Ou
peut en dire autant du terme , labour.
LÂODRÂJHË ; Labour à la charrue.
* LÁOI'RIÒLO ; Le garou , la lauréole. Il v a dans nos bois plusieurs
espèces de lauréoles. Le vulgaire
ne connaît guères, sousce nom, que
le garou ou sainbois ; daphne thymelea , L. , dont l'écorce trempée
dans le vinaigre sert à faire des
vésicatoires.
LAOÜRIÓOU , ou âouribou ; Le loriot. Voy. Figo-láouriòou.
LÂouTREc. v. 1. Dernièrement ,
ou depuis peu. L·loutiec ëra vengut
de Lombardia ; il était venu depuis
peu d'Italie.
LÂOUZA ; C'était fixer le prix du
lods dû à un seigneur , en établir le
droitf, le payer : on disait même
lauser. — Lâouza ; paver de pierres
plates une cuisine , ou tout autre
pièce d'une maison , en faire la couverture du toit. Les Italiens disent,
dans ce sens , lastricar , du substantif lustra ; pierre plate ou lause.
Les lastra , ou lauses , n'ont point
de figure déterminée comme les
daies , qui sont carrées. Voy. Bar
et Barda,
LAOUZÂBLE. v. 1. Louable, digne
d'approbation.
L touzAR. v. 1. Louer,approuver.
Ldouzar Deu ; louer Dieu. Ai cel qc
lâouza sëmêzéis ; celui qui se rend
témoignage à lui-même. — Léouzarëi en espêri, láouzaríi en péssa ;
je chanterai de cœur des cantiques ,
je chanterai aussi avec intelligence.
LAOUZÊNGA. V. 1. Louange. Paraoula dë Idouzênga : ( vei'burn aulationis. ) en ital. luzinga ; flatterie.
LÂODZERAN. n. pp. Serait-ce le
même qu'emphytéote , ou celui qui
était sujet à payer un lods.
* LÂOUZERÔ ; La lozère : chaîne
de montagnas élevées qui donnent

s|

leur nom à un département. Ses
principaux sommets sont granitiques ; mais son extrémité , dite la
tête de bœuf, qui se trouve dans
le département du Gard, est de
schiste micacé , comme la plupart
des montagnes adossées contre cette
chaîne. Il paraît que c'est de cette
espèce de roche, Idouzo en languedocien, que vient le mot, Idouzëro.
LÂOUZET. Voy. LJtrou.
LÂOTIZÊTO ; L'alouette des bois,
ïat. alauda non cris ta ta , gregalis■ :
oiseau de la taille de l'alouette des
&gt;rés : l'ongle de derrière est aussi
ong que celui du doigt du milieu
de devant. Cette alouette est blanchâtre dans toute sa partie inférieure. Ses pattes sont blanches ;
eile chante fct gazouille joliment
pendant la nuit.
* LÂOUZËTO , diminutif de lâouzo.
Voy. ce mot. Pais de Idouzëios ;
terrain maigre.
LÂOOZÎDA. v. 1. On appelait ainsi
ta directe, ou l'étendue du fief d'un
seigneur direct, dérivé de Idou.
LAOUZISME. v. I. ou IdouLods.
Ëstablèm. që për ëscambi , è donation Idouzismë nosia donats ni dëmandats. Dë rëcnp disent qël comprdirë paghë lo Idouzismë al seinor
ê që donë dë Idouzismë dë compra
la dëzëna part dèl prés. Cost. d'Al.
LÂouzo , lozo , ou blësto ; nom
générique sous lequel ou compreud
toute sorte de pierre plate et fort
mince relativement à sa surface,
et propre à couvrir un bâtiment
en guise d'ardoise dans les endroits
où ta tuile, est rare ou chère.
On applique ce nom, dans les Cevennes,au mica-schiite, qu'on y
voit communément , et que les mineurs Allemands appellent, siferstein. Ces pierres sont connues en
Bourgogne sous le nom de laves ,
quoique ce mot lave ne se prenne,
en"fr., que pour les pierres formées
par les volcans, eu fr. lause , ou
ardoise, b. lat. laslrum. en italien ,

Í

�3o

L A R

lustra. lAouzo paraît venir du celtique.
LÂOUZO. v. 1. Louange. LAouzo
■ê las doutëzas ; gloire au plus liant
des eieux ; ( hosanna in altissitnis. )
LÀOUZOB. V. 1. Louangeur.
LAPAS , lapètos , lapot , ou lapasses. Yroy. Alapas , ou lampoûrdo.
LAPASSES ,
ou jaiardsso ; Le
bouillon-blanc , ou la molènc. en
lat. verbascum : plante éiQqliieflte
et béchique, à fleur jaune et à feuilles cotonneuses. Voy. Alapas.
LAR ; Lard. On dit, gras à lardj
et non , aix lard.
LAR , Idrghë, ou largan ; Libéral.
On dit en proverbe : Dëstrëch dou
brin , é larg' à la farina ; un ménager de bouts de chandelles.
LAR ; Le fover. en lat. lar , dieu
du foyer , ou dieu domestique.
LAKC. V. i.
L srge , abondant.
Lares fi nis aportec locans ; le champ
l'apporta des fruits abondaus.
LARDA; Larder, piquer. On larde
line pièce de boucherie avec de gros
lard ; on pique un perdreau avec
de petits lardons qu'on engage entre
les ailes d'une lardoire.
LARDIÊIRO , OU sènsèrigàlio ; La
petite mésange bleue : très-petit
oiseau approchant de la taille du
roitelet ; il a le dessus du corps
bleuâtre , le ventre d'un jonquille
clair , la gorge blanche , la cravate
et les moustaches noires. C'est, de
tous lesoiseaux d'Europe,celui dont
le bec est plus court ; il est noir ,
conique, et a trois ligues de longueur.
Ou comprend aussi, sous le nom
de lardièiro , la grosse mésange à
tête noire , qui a les tempes blanches et la nuque jaune. On l'appelle
aussi mésange à longue queue.
LARDOUERÔ ; Lardoire. V. Larda.
LARGAN , ou lar ; Généreux. , libéral, en i tal. largo, en b. bv.lai eh.
LARGHIÉ. n. pr. d'homme , dit,
par corruption, de l'arkie. dérivé

L A V
du mot arc , le même que le latt
arcarius ; archer , ou tireur d'are.
LARGHEIAR. V. S. Faire festin ,
faire bonne chère ; ( epulati, )
LASS. V. 1. Filet , lacs , piège.
Coma lass ; ( tanquam laqueus. )
LAST. V. 1. Côté ; ( latus. )
LASSADÍS; Las, fatigué. Lassadis
dal trabal.
LÂssó ; Interjection de compassion. IAsso , ou ài lasso ! helas !
Son diminutif, lasséta , se dit pour
rire , et par ironie.
LAT AS ; Une gaule. Ljilassddo ;
un coup de gauie. L,atissou , diminutif de làto , ou pergo.
LATO. V. 1. Airain , laiton.
LÀTO , ou pé'rga ; Une perche ,
une gaule. Celle-ci, plus mince et
d'un bois fort , sert à gauler les
noix. On fait à la vigne des perchées avec des perches de saule,
en celtique, lalli.
Une latte en fr. est une pièce de
bois de chêne refendue selon son
fil , en manière de règle miuce ,
qu'on attache sur les chevrons d'un
comble pour en porter la tuile :
elle est toute pareille à notre èscôto,
et seulement d'un ou deux pouces
plus large.
LAVA , se rend par , dégorger ,
dans les expressions suivantes : lava
dë péis ; faire dégorger le poisson ,
le mettre trem;&gt;er eu grande eau
avant de l'apprêter. On met dégorger , de la même façon , la viande
de boucherie. Dégorger une étoile
nouvellement teinte , c'est la laver
jusqu'à ce que l'eau qui en sort soit
claire.
LAVA un vêirë ; rincer un verre.
LAVADOU ; Un lavoir : lieu propre à laver da linge. Il y a à ce
ruisseau un lavoir fort commode.
LAVAGNA; Flatter, caresser de
la main et de la voix un enfant
irrité , un animal farouche. Amadouer ; terme tiré de l'amadou,
qu'on rend souple et moelleux.
LAVÂSSI : Grosse pluie. — Tor-

�I. Ë C

L È G

11

; torrent de les petits oiseaux , fait avec une
pierre plate posée sur sa tranche ,
pleurs.
LÂM ( sën ) ; St. Ladre , ou St.
inclinée d'environ 4-5 degrés , et
Lazare , patron des lépreux.
soutenue sur un léger appui de
LÉ , lèt , oïdët , qiùnchou , ou quatre bûchettes , disposées de faboûignou ; Le cochonnet , le but çon que la moindre secousse les
au jeu de boule ou de palet. On détraque , et fait tomber la pierre
dit, en ternies de joueur : cochonnet sur l'oiseau. — Lëco , au figuré ,
va devant, en ital. lecco.
Une coquette.
LÉ AUT A; Fidélité, env. fr:loyauté.
On fait, avec de pî".s lourdes
LBBADOU. Voy. Lëvandiéirûi de pierres , soutenues de même, dés
ISba , ou leva, en lat. tolleie.
assommoirs pour prendre les bêtes
* LÈBRAOU ; Un levraut , et son fauves, en gallois , lech ; pierre.
féminin, lebtdondo ; une hase, ou
LÈCO-SIÊTO , ou licà-siéto ; Un
gourmand.
femelle d'un lièvre.
* LÊBRE ; Un lièvre.
LÊDO, ou Ìêóudò ; La lende. b.
LEBRIÉ. Affama coum'un lebrié ; Iat. lesda ; droit de hallage ou de
affamé
comme
un chasseur. mesurage , qui se perçoit aux marLEBP&gt;IÈIRO. Voy. Gourlno.
chés sur les grains , les fruits et
LÉBROS , et au pluriel , l'èbrës. v.
autres denrées qu'on y expose.
Ì. Lépreux.
Dë jrucha non prënda hom lëda ,
fini. Lavdssi de plous

Co dissë'ndec Jèhsû délpug sêphirô
10 grans Companhas , è venc us !cbros , é azorava le , é dizia, Serihor
Së tuo vol pos më fnondar. E ëslëndec Jehsu là ma é toqët-lo é dix
11 ; voil të sanar ; è issa la ora sanel
es la lebrosia dë lui ; i dix-lê Jehsu :
garda që no o digas ad ômë ; mas
vâi è dëmostrate al prëvêirë è ojers
lo do që mandée Moïses en tëslimoni
dë ë/s.
Cum descèhdlsset JesuS de mon'e
secutœ sunt eum turbre mültee ; et
ecce leprosus veniens àdorabat eum
dicens : Domine, Si vis potes me mundare. Et exlendens Jésus mtnnm
tetigit eum , dicens , volo mundare ;
ëiconfestim mandata est lepra ejiis ;
et ait illi Jésus : vide nèm'mi dixeris ; sed vade , àslende té sacerdoti, et offer muntis qnod prœcepit
Morses in Çestimoniùm illis.
LEBROSIA , ou lebrûs. v. 1. La lè-

pre.
; Suffisance. N'a soun plën
; il en a sa suffisance. — 11 en a
Son soûl. Voy. Lira.
LEC : Friand , gourmand.
Lr.co , tëndil , ou trapadélo ;
Trappe : sor te de piège à prendre
LËC

lëc

si non aeia ëmina almëns ; è prëndnn tan com hom prëndë blat. Cost.
d'Al.
On appelait aíissi léôudo, et en

v. fr. vavasseur, celui qui payait
cet impôt, ou le vassal qui tenait
en arrière-fief:
L'ancienne signification de lende
est serf, ou sujet. De là le nom
aleu , ou aleude , qui, au moyen dë
l'a privatif, signifie franc , ou libre
de toute sujétion , d'où l'on a formé
le terme français-gaulois , francaleu, composé par conséquent de
deux synonymes , ou de franc-franc.
Voy. Macàri. ,
LÊDO ; Le liavage , ou avée, terme du maître des hautes-oeuvres ,
ou du bourreaU : contribution sur
les denrées qu'on vendait au marché. Il prenait du grain dans le sac
des marchands, autant qu'il en pouvait tenir daussamain. Havéedérive
du verbeydîfë ; avoir, tenir, contenir.
LÊDRO. Voy. Èounà.
LEGA ; Un legs ; et non , légat,
qui est un ambassadeur du pape. Le
legs qu'on prononce comme là ,
est une libéralité-laissée par testa-

�32

L E G

ment. Le terme légat est cependant
reçu dans ce dernier sens au palais ,
dans le pays de droit écrit , qui est
celui de nos provinces.
LEGADIS. Voy. Grâisso UAnco. —
Lieu où l'on fond les graisses.
LEGÂOU. n. pr. Légal, légitime ,
conforme aux lois ; celui qui règle
sur elles sa conduite, en v. fr. léal,
ou loyal.
LEGBËN , lighênto ; Glissant.
LEGHEXA ; Glisser. La bido doussomën lêgkéno ; la vie coule doucement.
LEGHENADO ; Glissade. Lëghënadou ; une glissoire.
LEGNAS , augmentatif de légno ;
Grosse bûche.
LEGNÉ. Voy. Bouscardiéiro.
LEGKO ; Menu bois à brûler.
. * LÊGO ; Lieue. En Languedoc ,
elles sont de trois mille toises. ( V.
Mësùro. ) Vno leghèto , qui est le diminutif de /%o, est souvent plus
longue que la lieue. Lorsqu'un
voyageur demande s'il est éloigné
de tel endroit : avès uno pichôto iëghcto , lui répond-on, et il est obligé
de marcher deux heures pour la
faire !
LEGO-LËGO ( fa ) , ou fa estampai , et fa èmbéjhëio ; Faire montre,
faire parade, pour exciter l'envie ,
pour faire venir , comme on dit ,
l'eau à la bouche : expression familière aux eufaiis , qui par jactance , montrent de loin à leurs
camarades quelque chose que ces
derniers désireraient fort d'avoir, et
que celui qui la tient témoigue , par
son air, qu'il n'a aucune envie de
la leur donner, ou de la partager
avec eux ; ce qui est d'un mauvais
cœur , et part d'un mauvais principe. Lgo-lëgo , disent-ils d'un air
satisfait; ce qui revient à, vois-tu?
je t'en souhaite ; ou bien , tu en
voudrais :' tu n'en tàteras pas.
LEGUÍN ; Un légume : on le dit particulièrement des graines qui viennent en gousse, et par extension ,

L E N
des artichauts , des asperges , des
racines et des plantes potagères.
On le met au pluriel. Ce» légumes
sont bons ; et non, bonnes. Cependant , lorsqu'on parle d'une espèce
de légume proprement dit, tel que
d'un plat de lentilles , on dit , au
singulier , ce légume est excellent.
* LÊI ; Loi. Orné dé Ici ; homme
de loi.
LÊIT , ou Hé ; Un lit. Ldit courëdis ; lit à roulettes ; et non , à
poulies.
LEMBRA ( së) ; Se ressouvenir.
LKMBRÂNSO ; Mémoire , souvenir.
LÊJIO ; Un peu , ou
tant soit
peu. N'i-a pa loino ; il n'y a pas du
tout.
LÉN , luén , ou luièn ; Loin. Cërcan lén so q'avén ciici prés.
LESDAS , landiniêiro , ou lunda ;
Un linteau : pièce de bois qui forme le dessus d'une porte. On le dit
de même d'uae pierre qui sert à
cet usage. Elle porte sur les pieds
droits , et est opposée au seuil. On
dit aussi , le linteau d'une fenêtre.
LÊSDÈ ;
Une lente ; et non ,
lande. Les lentes sont les œufs de
la vermine qui s'engendre sur 1«
tête et qui se eolle aux cheveux. On
fait périr l'une et l'autre avec de
l'huile, lorsque le peigne ne suiiit
pas; et ou en garantit les habits
en y répandant de la poudre de
civadilie.
LEXFIGNOÜS ; Délicat ,
dédaigneux.
* LËNGÂDO ; Coup de
langue.
L'accent et la prononciation de ce
mot le distinguent du suivant.
LENGADO ; Le Languedoc , et en
v. fr. la Laugue-d'Oc.
On commença en 1280 à comprendre principalement sous ce
nom,les sénéchaussées deToulou-se,
de Carcassonue, de Périgord, de
Querci , d'Ageuois , du Kouergue
et de Beaucaire. Cette dénomination était prise du langage roman
usité dans cette partie «ie k monur-

�L E N
chic où l'on disait, oc, pour oui ;
taudis que dans lè reste de la France
ou rendait par, oil, cette même particule affirmative.
La langue-d'oc n'était pas bornée aux provinces et aux sénéchaussées précédentes ; elie comprenait
aussi le pays nommé auparavant
Proveuce : terme qu'on prenait dans
le sens du nom latin Provincià ,
ou province romaine, qui embrassait toute la partie méridionale de
la Gaule.
Ce tut vers la fin du Xl[I.e siècle, et après le traité de Orétigni ,
que le pays de la langue-d'oc ayant
été resserré dans une moindre étendue , devint une province particulière , qui ne comprit'plus que les
trois anciennes sénéchaussées de
Toulouse, Carcassonneet I5eaucaire.
Ce qui répond à l'ancienne Septiniatne : le Querci , le Périgord,
l'Ageuois et le Rouergue ayaut
été remis par le même traité à
l'Angleterre. Voy. l'art. Trmibadou.
\ oy. aussi Rouman , o , et oc.
LENGÂNO ; La patte-uoie maritime: plante du bord de notre mer
à feuille charnue de la petite joubarbe.
LKKGÂSTO , ou lingâsto. Voyez
Goargouli.
LEXGHÊTO
D'AR.THËN ;
Langue
dorée. Cette femme , dit-on , a une
langue dorée ; « imo lënghâto d'arjhën ; c'est-à-dire , qu'elle parle
agréablement et avec aisance.
LEJVGLÔRO , lëngrola. Voy. Rëngliiro.
LENGO. Fa la
lëngo ; Faire le
bec, ou la leçon à quelqu'un ^'instruire de ce qu'il a à dire. On dit
aussi , siffler quelqu'un. Ou l'a bien
sifflé , il ne manquera pas à l'interrogatoire. Es for dë la lëngo ; il
fait des merveilles du plat de la
langue. A\'és uno tëngo bë lôngo ;
vous avez bien de la langue, dit-on
à quelqu'un qui révèle des choses
qu'il devrait taira.

L E N

33

Le terme , langue , pris pour idiome , est moins général que langage.
On dit le langage des dieux , des
hommes et des animaux , et la langue d'une telle nation.
LESGO-BOUÎNO ; Langue de bœuf,
sorte d'agaric ,jOu de champignon
charnu etrougeàtre, bon à manger,
et propre aux vieux troncs de chàtaiguier sur lesquels il croît.
C'est le seul champignon du
genre des fistuleux qui porte dans
sa partie inférieure ( qui est celle de
la fructification) de petits tuyaux
isolés rangés régulièrement , et
dont le bout est terminé par un
fleuron découpé en quatre.
Nous avons observé dans ces
fleurons des poussières qui sont,
ou celles des étamines, ou la semence elle-même du champignon.
Le mot bouino, est dit pour bouvine.
LEJVGO-BOURAÏ ; Bègue, qui a de
la difficulté à parler.
LÊNGO-cÀ»o ; La cynoglosse ,
cynoglossum officia. L. plante dont la
feuille est légèrement veloutée et
douce au toucher , comme la langue de l'animal dont elle porte le
nom. Sa racine est adoucissante et
somnifère. On en applique avec
succès les feuilles sur les dartres.
LEJN'GOUSTO ,
ou sdoulo-bouc %
Une sauterelle, du lat. locusla. Cet
insecte est quelquefois un fléau pour
ce pays-ci.
LEN'GOÙSTO ; La langouste : sorte
de grande écrevisse sans pince ,
qui porte en avant deux longues
antennes fort déliées.
LENGROULIÊIRO , ou rënglouriëiro;
Retraite de lésardeaux. Au figuré ,
champ aride et stérile, maison de
campagne pauvre et délabrée.
LENGUT ; Babjllard.
LEJNSÔOU , et eu v. I. lënsol. ;
Un drap de lit. — Un linceul. Ce
terme-ci n'est usité que pour la
pièce de toile avec laquelle on enveloppe , ou l'on ensevelit un mort.
Oii couche entre deux draps , et on

�34

LES

LES

ensevelit d'ans un linceul : quoique comme l'article pluriel, les ; et difce soit au fond la même pièce de féremment de l'article singulier, le.
toile employée à ces deux usages , Lés , ou lez en v. fr., auprès : c'est
le nom en est fort différent. Les ainsi qu'on dit encore, Villeiieuveapôtres et les saintes femmes ne lez-Avignon , etc.
trouvèrent dans le sépulcre de N.
LÈsco, ou lisco ; Une lèche , et
S. que le linceul dans lequel il avait plus communément, une tranche,
été enseveli ; et non , le drap. une tranche de pain, de jambon, etc.
\oy. Suzdri.
LËSSÎOU , ou lëstiou ; De la lesLEKSOULÂDO ; Plein un drap.
sive : eau détersive et imprégnée
LEKTOS ; La luzerne sauvage :
de sels lexiviels de la cendre, ou
liante à fleur légumineuse, dont de la gravelée.
es racines fortes et profondes arOn n'a, en français, que ce
rêtent le soc des charrues.
terme pour cette sorte d'eau, et
LËÎÎTOU ; Moisissure, lat. lentor. pour exprimer l'action de dégraisLÊOU ; Vite , tôt. Uuit;lcou ; Vite,
ser et de blanchir le linge dans un
dépêchons. Tarifé ttou ; dans peu. cuvier , ou faire la lessive. Voy.
Pu.léou; plutôt, eu Y. fr. pitot. Bug Ado.
en espgl. luego.
De la lessive trop forte, ou trop
LÊou , ou Uvatas, terme de bou- chargée de sels , brûle le linge, ou
cherie ; Le mou, Ou poumon du l'use plutôt. On connaît qu'elle est
bœuf que les tripières vendent aux bonne , ou qu'elle a dégraissé le
ïauvres gens , ou' dont on régale linge , lorsqu'elle , mousse , parce
es chats. — Lêuu ; le mou , ou qu'alors l'alcali de la cendre , joint
poumon de porc.
à la graisse , a fait un savon liLEOUDIÉ ; .Receveur de la leude ,
quide et visqueux, propre à mousser.
ou du péage.
Ce n'est que par des essais réLEOUDO ; La leude , ou le péage,
pétés , et faits par une personne
droit qu'on pajait aux Seigneurs intelligente , qu'on peut connaître
des lieux pour le passage. Très- la force requise de la lessive, ou
anciuimenient , et dans quelques ou de la dose de cendres relativepays , ces droits étaient si excessi- ment à la quantité de linge à lesrement multipliés, qu'un vassal siver ; mais ce n'est qu'après coup ,
n'avait rien à lui, et que l'air qu'il et par l'événement , qu'on s'insrespirait était la seule chose sur truit, ou lorsque le mal est déjà fait :
laquelle il ne payait rien.
aussi est-il rare que les lessives ,
LÈOUNO, ou vèntresco; Pièce de pour si bien qu'elles soient faites ,
lard prise entre l'épaule et le jam- n'usent plus ou moins le linge. De
bon. Voy. Féutrësio.
là le proverbe : Cddo bugddo ëmLÊOUPVOS :
Des oublies , ou ce pôrlo sa pëlAdo. Il résulte de là
que les crieurs des rues de Paris qu'il ne faudrait exposer à cette
appellent, le plaisir des Dames ; opération que le plus gros linge et
«orte de gauifre très-mince et roulée. le plus sale, et réserver l'autre pour
LÉRI , ou lério ; Léger. Sôi lêri le savonnage.
à lëscourënso ; je suis léger, ou vite
LESSÎOU ; Terme de tannerie. V.
à la course. — Lêri ; jovial.
37«0 ddou lëssîou.
LÊRPO, ou lierpo ; La chassie.
LESSÎOU ; Un essieu de roue : il
Lerpous , lierpous ; chassieux.
passe à travers le moyeu ; ses deux
LÉS ;
Un lez : largeur d'une bouts sont garnis d'un écrou , ou
étoiïè entre deux lisières. Un lez traversés d'une clavette pour retese prononce comme uu legs} ou nir la l'oue.

{

Í

�L E U

L E V

35

, ou tûrë ; La crasse de la quàm dtvitem , etc. ) Camel signifie
tête : petites écailles qui s'y forment un cable ; et non , un chameau. Pu,
comme sur tout le reste de la peau , lêou ës à lu ; il vous est plus avanmais que les cheveux retiennent et tageux ; (satins est tibi. )
font entasser. On se garantit souLËUUAIRIA. v. 1. Bureau des imvent de fluxions , eu décrassant pôts.
cette partie ; on facilite par là la
LEUIÂRIA. v. 1. Légèreté, facilité.
transpiration qui se colle avec ces
LEtnÊniAMES donar. v. 1. Uonner
écailles , et en épaissit la croûte. de bon cœur. Leuiêiramë'n , ou lêou*
On dit, au figuré , d'un mordant jhëramën ; facilement, légèrement.
satyrique. Lêvo la lêsso ; il emLEVA ; Ramasser. Aco vôou pet
porte la pièce.
lou leva d'dou s&amp;on ; cela ne vaut
LESTE , ou lès ; Prêt, disposé ,
pas le ramasser. Lëva lou capel ;
préparé. On prononce , prêt ou ôter le chapeau , ou saluer. Lëva
préparé , comme le prêt des sol- un ëfan ; ramasser un enfant tombé
dats et un prêt à jour. Il est prêt à terre. — Accoucher une femme ,
à partir ; et nou , de par-tir. ou l'aider à accoucher. Lëva unv
LETROFÉRIT , ou lëtru ; Lettré ,
nizddo ; dénicher des oiseaux. Lëva.
savant, homme de lettres.
dë cáisòlo ; dégoter quelqu'un du
LÊTROD ; Le lézard vert, ou le
jeu , prendre sa place. Leva d'dou
grand lézard de ce pays : reptile sëmëna ; relancer quelqu'un. Leva
quadrupède , très-vite à la course ; uno mdlioreprendre une maille
il se dépouille chaque année d'une à un bas.
surpeau qui est, comme la mue des
Lou lën së Uvo ; le temps se hausse,
couleuvres , demi - transparente. il commence à s'éclaircir , à se netLa vraie peau est colorée de points toyer, à se mettre au beau. Le
noirs et blancs sur un fond vert.
temps se prend là pour les nuages;
Le grand lézard de ce pays-ci et c'est dans Ce sens qu'on dit de
n'a aucun venin, ni aucune envie quelqu'un , qu'il est haut comme le
de inordre ; et si cela lui arrive temps. Gna pa q'à leva Ion dë ; il
lorsqu'il est irrité , sa morsure n'a n'y a qu'à siffler, ou il n'y a qu'à
d'autre effet que celle d'une égra- se baisser et en prendre. Pode pa
tignure ordinaire. Il ne lâche que lëva las cdmhos ; je ne puis mettre
difficilement prise à cause de la for- un pied devant l'autre. Levas aqël'
me de ses dents recourbées en arrière éspingo ; ramassez cette épingle.
comme celles des serpens , qui LJiva la tdoulo ; desservir, enlever
ne permettent pas à sa proie de la table ; et non , plier. Jhamdi noua
reculer lorsqu'elle y est engigée. më levé d'dici ; je veux ne jamais
Ce reptile est du genre des cro- bouger de la place, si...., sorte
codiles d'Afrique et d'Asie ; les de serment. Më levé pa lou capel ;
mêmes que les caimans d'Améri- il ne m'ôta pas son chapeau ; et
que. Bouja coum'un lêlrou ; haleter, non , le chapeau ; ni ne me leva
être hors d'haleine.
pas son chapeau.
LETRU. Voy. Lelrofërit.
LEVA , un lëva, terme de jeu de
LÊÛ , ou lêou. v. 1. Léger. — Facarte ; Une main , une levée.
cile. Qês pu Itou cdousa ó dire ;
LEVA ; Quêter , mendier , faire
( quid est faciliùs dicere. ) Pu lêou contribuer.
cdousa ës à camel per lo trdju dr
LEVADIS ; Aisé à lever , ce qu'on
la ghulha passar, që al manën ën- peut lever, et qui est pour ainsi
trar êl repn dë Deu ; ( facilais est dire levable. Pon-lëvadis ; un pont-"
*mi£Íum per foraman acûs Irausire, levis. en v. fr. pout-levau, ou pontLËSSO

�36

LEV

levoi, n. pr. d'une abbaye du Diocèse de Chartres.
LEVÀDO : La fressure d'un pourceau : elle comprend le foie , le
poumon et le cœur, qui tiennent
ensemble , et que le boucher , ou
tueur de cochons, enlève à la fois.
— Lëvrida , ou courâdo ; le poumon
du bœuf.
LÉVÂDO; Une digue , une chaussée : une digue pour détourner
l'eau d'une rivière ; une chaussée
pour élever un chemin dans un
endroit marécageux , ou sur le
bord d'une rivière , qui, sans cela,
inonderait le chemin ; une chaussée de moulin pour y amener l'eau
d'un ruisseau.
LÉVÂDO ( jhëns dë ) ; Gens avides et prompts à prendre et à enlever. Dé lévddo ; d'emblée.
LEVADOU. Voy. Campanêj/të.
LEVADOU dis usajlws; Une liève,
ou extrait du papier terrier, qui
servait aux receveurs pour faire
payer les redevances au seigneur
d'une terre.
LEVADOU dë
mouli ; Le levier
d'une meule de moulin à farine :
il est composé de deux pièces,
l'une verticale , appelée l'épée ;
l'autre horizontale, qui fait loffice
de levier, et qu'on appelle la trempure. L'une et l'autre servent à
hausser la braie , et par ce moyen
la meule tournante.
LEVANOIÊIRO ; Sage-femme , qui
n'est pas toujours une femme sage
et prudente : la plupart de celles
de village , qui ont pris d'ellesmêmes leurs licences , saus aucun
apprentissage, ignorent les choses
les plus essentielles à cette profession : aussi a-t-ori remarqué qu'il
meurt la moitié des femmes en couche , ou de suites de couche : c'est
ce qui a introduit les chirurgiensaccoucheurs chez les riches , pour
mettre eux-mêmes la main à l'œuvre : usage capable de révolter la
pudeur des femmgs chez qui elle

L I
n'est pas entièrement éteinte , et
qui est une suite de la décadence
des mœurs.
Il suffirait le plus souvent de la
présence de l'accoucheur , soit pour
rassurer la femme en couche , soit
pour diriger le travail de la sagefemme ; eu sorte qu'il n'opérât luimême que dans les accouehemens
laborieux , oit l'intelligence et
l'adresse des sages-femmes serait
en défaut.
LËVANDJÊIRO , est formé du verbe, lëva; accoucher.' Lëva répond
au lat. tollere.
LEVAR. V. I. Prendre, enlever.
JJviro pëiras li lusiett ; les juifs
prirent des pierres.
LEVÂT ( bos ) ; Bois de hautefutaie.
LEVATAS. Voy. Lêou.
LEVEMTI ; Adroit.
LEVO-CAR , terme d'injure; Commis des contributions indirectes.
LÉVO DE PALAMAR ;
La cuiller
d'un mail.
LÉVO-KÎOU , ou collê.'o ; Un lèvecul , ou fourmi h tête rouge ; la plus
méchante des fourmis , dont l'abdomen est toujours relevé. Ses morsures causent une petite inflammation.
, LËVO-RÎOU (jlwugaà) ; Jouer à
coupe-cul ; c'est-à-dire , sans donner de revanche ; et non , à lèvecul , ni à cul levé. Ou dit aussi, à
certains jeux, tel que celui du volant , jouer à coup l'aillant.
LEZ\. V. I. Qu'il soit loisible. Lés ;
il est permis , temps du verbe, lëzër.
LEZÈNO, ou alzcno ; Alêne : Otltil
de cordonnier. Ne le confondez oas
dans l'orthographe avec haleine.
LEZER ; Être permis. Tolas rdonzas lézo à mi ; tout m'est permis.
Jj-ts bë far al sablés ; ( licet benefaci're Sabbat o. )
Li ; Le lin. Gri dë li; gris de lin,
ou la couleur de la fleur du lin :
plante dont l'écorce sert à faire les
toiles les plus fines.

�L I A

L I B

fj

LIÀROO , ou pidstr» ; Pièce de
Li. v. 1. Le lis. Li lis dël camp
no trabalham , ni foli ; les lis des deux liards.
Li \sso ; Paquet de menu linge ;
champs ne travaillent, ni ne filent.
Li, ou i ; Lui. Li-ài ili ; je le lui tels que les cols, les chaussons ,
ai dit ; et non , j'y ai dit. Fazès li les mouchoirs, etc. ; et non, liasse.
mous coumplimëns ; faites-lui mes Uno linsso dë cldou ; un ti'ousscau
complimens ; et non , faites-y, etc.; de clefs.
On ne dit liasse eu fr. que d'un
ni faites-les-y.
LIA , en termes de moissonneur; paquet de papiers.
LIBAH ; Corde de jonc. V. Trdlio.
Engerber , enjaveler, fagoter les
LIBOCILÊTO. Voy. Nivovlélo.
javelles, les mettre en gerbes. Il
LIBRE. Libre dë dons liai s ; !e lifaut gerber cette épautre.
• vre blanc, ou la croix de par-Dieu.
LIÀIROS ; Enjaveleuses.
LIALMËN. v. I. Ligament, liga- On appelle aussi , et avec plus de
ture , lien. En lialmèn dë jëlonia' raison , livre blanc celui qui est
(in obtigalione iniquitatis ): eugagé tout en papier blanc Un livré en
dans les liens de l'iniqui é. Lien est blanc, ou en fefml'e, est celui qui
la racine du mot ob-ligation. est imprimé ; mais qui n'est ni reS'obliger est se lier , et je vous suis lié , ni broché. Parlas coum'un
obligé, est le même que, je vous librè ; vous dites d'or.
L'imprimeur règle le format des
suis lié.
LIALMEN. v. 1. Loyalement, de caractères et du livre qu'il doit
imprimer. La force du caractère
bonne foi.
LIAMA ;
Empaqueter le menu va , depuis le gros canon jusqu'à , la
sédanoise et à la nompareille ; et
linge d'une lessive.
le format du livre , depuis Vin-fol.
LIAMÂDO ; Gros paquet de menu
jusqu'à
l'i/i-ija et au-delà. La feuille
linge.
LiAJf ; Cordon à lier quelque est entière dans Vin-fol. grand ou
petit : elle est plice eu trente-deux
chose , cordon de sac.
LiAS dë razin , pëndiliàdo , OU feuillets dans Vín-'òz. On connaît le
pinîlo ; Un paquet de raisin dont nombre des feuillets par la signature
ou suspend ;.u plancher plusieurs ou la lettre de l'alphabet et du
grappes ensemble avec du fil de chiffre , qui sont au bas de la première page de la feuille. Chaque
penne.
L'usage de ces paquets ou liens , feuillet a outre cela au bas un mot
tel que nous le pratiquons , est séparé appelé la réclame , ou celui
très-ancien. Abigad , femme de par où commence la page suivante ,
Nabal , appaisa dans le désert de soit du recto , soit du verso.
Les alinéa et les n. pr. commenPiiarao David , par un présent ,
qu'elle lui apport* et à sa troupe cent par une lettre majuscule. Les
affamée , de cent paquets de raisin citations sont distinguées par des
secs , et de deux cents cabas de lettres italiques , ou par des guilligues sèches. Cenlu.n ligaturas uv'd lemets ( » ). Certains mots sont sépasste et dncentas masso; caricai uni. parés par une division (-) , comme
dans, ci-devant.
LiA.NÀKSA. v. 1. Aliénation.
Les compositeurs trouvent dans
LIÂOUMA ; Pignocher ; et non ,
les cassetins de leurs casses d'aumangeoter.
Liions. Voy. Elidou. Liâoussa. tres marques typographiques, dont
ils se servent, de même que des
Voy. Elîoussa.
faire
LIÂOÛÏA. v. 1. Bonne foi. en y. dilférens caractères , pour
leurs formes ; telles que la parenfr. loyauté.

�58

L I B

L T E

thèse ( ) , le crochet [ ] , l'acconomme gouttière : on les jaspe ,
lade .»v^&lt;, le paragraphe § , le pied
on les marbre , on fait la tranchede mouche 5, etc.
file , et l'on couvre le livre avec
Ou orne souvent d'un frontis- une peau de veau , de basane , ou
iice, ou d'une estampe historique d'alude, dont on a paré les bords ;
a première page d'un livre. On on fouette les nervures ; on cambre
met au commencement d'un cha- les châsses ; on dore la tranche ,
pitre une vignette de fonte , ou le bord, la bordure , etc.
un Hlet tremblé , ou bien un filet
LICA , ou lipa , et en v. 1. licar ;
simple.
Lécher. Ldoitro a lica las fângos ;
Les relieurs distinguent les tomes les chiens ont mangé les crottes, st.b.
par la reliure particulière. Il y a
LlCÂDO. Gna pa q'uno hcâdo ; il
cependant quelquefois deux tomes .n'y en a qu'une bouchée.
eu un seul volume : et alors le mot,
LlCHET , lichnto , Htècho , ou artome, marque section, ou séparation
colêi ; Une couchette , un bois de
de matières d'un ouvrage et un
lit. Le terme , chalit, dans ce dervolume , séparation de feuillets
nier sens , vieillit. Un bois de lit
dont on fait des paquets dilï'érens.
est composé de quatre pans, deux
La reliure carrée a succédé à
de longueur et deux de traverse,
celle en rouleau , ou à l'Egyptienne.
de quatre pieds , ou colounes , du
On appelait volume une suite de
chevet, des fouçailles et du porteplusieurs feuilles de papyrus cou- fond.
sues bout à bout , et roulées sur
Lîco, ou lëc : Lèche-doigt. Gnaun cylindre avec ses ombilics : ce
vié pa a lîco ; il n'y eu avait qu'à
qui est encore en usage dans les lèche-doigt.
synagogues des juifs : il y en avait
LicoFRÒio, ou coussAIo ; Une
de roulées s ins cylindres ; tels sont lèchefrite ; et non , lichefrite.
les rouleaux trouvés à Herculane,
LicouHisTO ; Marchand de liqu'on déplie lentement depuis bien
queurs ; et non, licoriste, ni liqueudes années.
riste.
Les principales opérations de la
LIÉ, liech; Lit. — Une couche,
reliure sont celles-ci : plier les feuilse dit de certaines choses qu'on
les avec le plioir ; les battre plumet par couches alternativement
sieurs ensemble avec le marteau à l'une sur l'autre.
battre ; coudre , ou brocher les
LIÉ ; L'arrière-faix, la délivre,
feuilles sur de la corde, ou sur des
ou le placenta : ce dernier est un
nervures tendues sur le cousoir ,
terme d'anatomie, et les termes
au moyen des clavettes. Les nerd'art ne doivent point entrer dans
vures sont relevées dans les reliule discours ordinaire , qu'au défaut
res ordinaires : elles ne paraissent d'autres plus connus.
pas sur le dos des reliures à la grecLe félus tient par le coidon omque. Lorsque le livre est couvert
bilical à l'arrière-î'aix. 11 est danged'une peau , on met entre les nerreux de tirer trop tôt ce cordon dans
vures 1« titre du livre, l'étiquette
les accouchemens : il faut attendre
du volume et des fleurons : le tout
patiemment, et ne pas prévenir Ç de
gravé sur des fers qu'on applique
peur d'une trop grande hémorrachauds.
gie ), le moment où la nature se
Le livre étant broché et couvert
délivre d'elle-même de cette masse
de deux cartons ou châsses, on charnue.
rogne la tête et la queue de la
LIÉ-CODRËDIS ; Lit à roulettes.
trauche , et celle de devant qu'on
LIÊTO ; Uae layette; et non,,.

Í

�L I

M

liette : petit coffre, ouvrage de
layetier. On appelle , layette d'un
enfant, tout le menu linge qui lui
est nécessaire, et qu'on serre dans
un de ces petits coffres , lorsqu'on
met un enfant en nourrice. Voyez
Fardétos.
LIEURAR. v. 1. Livrer, abandonner.
LiFRK ; Beau , joli. — On le dit
aussi d'un mets délicat. Lifrë; gai,
joyeux. — Lifrë coumo l'ankié d'un
tâi ; gras comme les fesses d'un
blaireau.
LiFRÛHË ; Amour de la joie et
du plaisir.
LIGA ; Limoner , couvrir de limon , tel qu'en déposeut les rivières
troubles et débordées.
LIGNA, terme de scieur de long ;
Tringler, ou tracer une ligne au
cordeau avec du noir , sur un billot équarri, pour marquer le trait
de la scie.
LIGNÊTO ; De la corde à fouet,
ou du bitord : elle est de deux ou
trois brins , dont chacun est tors,
eu tordu séparément.
LiGNÔou ; Le ligueul des cordonniers , ciré et easoyé. Il sert à
coudre les quartiers d'un soulier
avec l'empeigne , et celle-ci avec
la semelle,
LÎGO ; La lie du vin , le limon
d'une rivière, la vase, ou la bourbe
d'un étang , les dépôts que fout les
différentes liqueurs au fond d'un
vase.
LÎGO ; Acabit. On dit en parlant
d'un melon, par ex. es dé bôuo ligo ;
il est d'un bon acabit , et si l'on
parie d'une pièce de monnaie , on
dit qu'elle est d'un bon aloi ; dé
bôno ligo.
LMACHOUS , ou Uinâouchous ; Baveux , gluant. Tels sont les limaçons et les limaces , qui laissent
sur leur passage une trace de bave
luisaute qui suinte de leurs corps.
Pour eu diminuer la dépense , les
limaçons ne se mettent eu campagne que lorsqu'il a plu , ou qu'il a

L I M

3t&gt;

tombé de la rosée, doumêlo limachoùso ; omelette baveuse.
LiMASSOiiK ; Ou limaçon, ou du
chanvre en limace : chanvre fin
que les chauvriers tortillent eu petites pelotes qui imitent grossièrement la coquille d'un limaçon.
LIMÂZE , Hindoue , ou limdouco ;
Limace : animal du même genre
que le limaçon ; mais qui n'a point
de coquille comme ce dernier :
quelques espèces out seulement un
osselet sur le dos , entre «uir et
chair. La bave qui suinte de leur
corps est nécessaire aux uns et aus
autres, pour s'attacher aux corj.s
sur lesquels ils grimpent, ou s'avancent , sans le secours des pieds ni
des écailles, comme ceux qui en sont
pourvus : ils sont obligés de surmonter à chaque instant cette adhéirenee, pour avancer ; c'est ce qui
retarde beaucoup plus leur marche,
que ne l'est celle des tortues.
La petite espèce de la grosseur
d'une noisette , est celle qui ravage
les potagers. L'eau de chaux clarifiée , qu'on répand sur elles , est
le moyen le plus espéditif et le
moins dispendieux pour les détruire.
Cette eau reposée ne salit point
les plantes , et loin de leur nuire ,
c'est un arrosemeut qui vaut un
engrais : le temps pour le faire est
à l'entrée de la nuit; et lorsque la
rosée a averti ces animaux de se
mettre en campagne , on les prend
en flagrant délit.
* N- S. Un agriculteur anglais , a
publié dernièrement le même moyen
pour détruire les limaces et amender la terre. JNous devons déclarer
ici que «et article n'est point une
addition faite à ce dictionnaire, et
qu'il se trouve dans les éditions
faites par l'auteur,
LIMBÂRDO ; La limbarde : plante
maritime du genre des aster, à
feuille grasse de la petite joubarbe.
LIMBÔROU ; Un aliboron. Jco's
un méstê limbôrou ; c'est uu maître

�L I O

LIS

Le mot languedocien , liouréio ,
aliboron : homme adroit , qui fait
de ses doigts toute sorte d'ouvrages. et le fr. livrée , dérivent du v. 1.
lioura. Donner ou livrer, était,
LIMUÓROÜ. Voy. f'ardirë.
LIMÊLO, terme de mépris. Grando au quatorzième siècle , le nom des
Timélo ; une grande gamelle ; fille robes que nos rois livraient, dans
sans grâce, sans adresse , sans certaines solennités, aux seigneurs
de leur cour : ces robes étaient mimaintien.
LIMPA , linsa ; Glisser. C'est de parties , ou faites d'étoffes de deux
limpa que sont formés , ëscarlimpa, couleurs ; en sorte que , si la partie
qui couvrait, par ex. le côté droit
ëiCarlimpâdoLÎMPO , ou lîgo; Bourbe , limon, de la personne était jaune ou verte,
dépôt des rivières , curures de ma- celle du côté gauche était rouge ou
bleue ; ce qui faisait apparamment
res.
LIÎÎÂJHË. v. 1. Race , sorte, lat. un habit fort galant dont s'honogenus. jiqés linajhé no ës jhitat si raient les seigneurs de ces temps.
L'usage en est passé d'eux aux
no për oració e per dêjhunts ; ( hoc
genus [ demoniorum ] non ejicilur bédaux , aux sonneurs des églises
de Paris , et aux valets de ville de
nisi oratione et jejunio. )
Linajhës de vibras ; races de vi- certains endroits, qui, dans les fonctions publiques, se couvrent de papères.
LiNDANiÊiRO ; Linteau. V. TJndas. reilles robes mi-parties , ou bigarLîjyDE , lindo. digo lindo ; eau rées de même ; et l'on peut ajouter
claire et transparente, en espgl. que c'est l'origine des couleurs des
gens de livrée : couleurs qui rélindo ; beau.
pondaient autrefois à celles que
LIKGÂSTO. Voy. Gourgouli.
portaient leurs maîtres sur leurs
LliNGOÙSTO. Voy. Léngoùsta.
habits et dans l'écusson de leurs
LINHÀDA. v. 1. Généalogie.
LÎJMJH-E ; Effilé , élancé. On dit armoiries. On en Voit des représenl'un et l'autre d'une taille mince ; tations dans les personnages des anmais élancé se dit des grandes ; et ciens vitraux des églises , et des
fluet , d'une complexion délicate. vestiges dans les figures des cartes
On peut être effilé et élancé, sans à jouer.
* LÎOÛRO. La livre vaut, à Alais,
être fluet ; et non, flouet. Efflanqué
4i5 gr. 89 centig. Voy. Mësùro.
est un terme de mépris.
LIPÉ, ou likèt ; Friand ; et non,
LINSA. Voy. Limpa.
Lîo, ou rëdorto ; Un lien , une gourmand. Celui-ci mange avec
barre. Lîo dë përgami ; Un tiret : avidité et avec excès ; le friand
petite lanière de parchemin tors recherche les morceaux délicats.
qui sert à attacher des papiers en- La friandise est un défaut ; la gourmandise est un vice.
semble.
LÎRGO ; Le glayeul. — L'iris , ou
Lîou , Housses , ou lambrët. V.
flambe : plantes connues. Voyez
JËlidqu.
LiouRÂKSA, ou liuransa. v. 1. Coutêlo.
LÎRE. Voy. Êlù
Tradition. -- Don.
LIROUN. v. 1. et n. pr. Le loir ,
LIOURAR , ou liurar. v. 1. Délivrer , donner de main eu main, le rat des Alpes, en lat. glis.
LiRous-LiRO ; Fadaises , bagalat. tradere.
telles.
LÎOURÊIO; Une livrée de rubans ,
Lis , liso ; Poli, lisse. Une coou rubans de couleur qu'on donne
aux noces de village à de jeunes lonne lisse, ou sans ornemens ; un
marbre poli. Bat&gt;o-liso -} un jonc,
geusj à de jeunes filles.

�L I S
ou l'anneau d'une mariée, ou bague
sain pierre et sans chaton. Pésso
lizo ; pièce de monnaie usée , effacée. Lorsque c'est nue médaille, on
l'appelle une Truste. — Çóifo lizo ;
coilïé unie et sans dentelle. Soùpo
lizo; potage sans garniture , potage
de malade qui n'est assaisonné d'aucun légume.
; Lis , tissé' ; Luisant. fa tous pots
lissés ; s'engraisser les lèvres en
mangeant de la viande , ou d'un
ragoût.
Lis , ou linjhé ; Mince , fluet.
On dit , dans un autre sens de
lis, passa-lis; passer sans saluer ou
sans s'arrêter; et que les marchandises passent debout ou sans s'arrêter ( passou-Us ) dans une ville ,
lorsqu'elles n'y sont ni débitées ,
ni même déchargées. Voy. Passo-

ns.
Lîsco. Voy. IJÎCO.
v. 1. Lice , ou barricade ,
retranchement.
LISTEL; Une tringle de bois ,
telles que celles où l'on suspend
de la tapisserie. -- Toute sorte de
règle de, bois mince et étroite, employée à divers usages en menuiserie. Liteau est un barbarisme.
Linteau , terme impropre. Voyez
LÎSSA.

Lëitdas.

Lorsqu'on dit une tringle sans
rien ajouter , on l'entend d'une
verge de fer qui sert à suspendre
des rideaux.
Un listel en fr. terme d'architecture : moulure carrée , ou espèce
de plein entre les cannelures d'une
colonne.
LÎSÏO , ou lislro: Bande de toile
fine , telle que de la mousseline ou
de la batiste , dont on garnit les
coiffes , les chemises, etc. On dit la
bande ou le tour d'une cornette ,
d'un bonnet, un tour de gorge ; et
jamais liste, qui se prend toujours
pour un catalogue qui comprend le
nom de plusieurs personnes, eu anglois, list ; bapdc , lisière. C'est

LOC

4t

de lislro que dérive le mot fr. la
litre , ou la bande noire , dont ua
seigneur, haut justicier d'une paroisse , avait le triste droit de salir
de noir le dedans de l'église , et
dans laquelle il plaquait ses armoiries.
LÎSTRO ; Tranche. — Langue de
terre.
LtTK. Sén litê é qttë ; nous sommes quittes , ou quittes de procès,
du lat. lis , litis.
LIUÉJS. De liuéii-ën-Uuên ; de loin
à loin.
Loc, luec , ou Hoc ; Lieu. De là
les n. pr. Bel-loc ; Beau lieu, l.ncDiou ; Lieu-Dieu , abbaye de l'ordre de Cîteaux, au diocèse de
Bodez , appelé Loc-Dieu.
Ou voit par ce dernier exemple
que dans le v. fr. on omettait l'article possessif, de , à l'exemple du
latin dont on venait de quitter
l'usage ; et qu'on disait, Loc-Dieu,
de même , qu'Hôtel-Dieu, Chase ,
ou Chèse-Dieu , Fils-Dieu , FêteDieu , Char-lieu , ou Charles-lieu ,
etc. , comme on dit en lat. locus
Uei , domus Dei, etc.
Mais le latin marque les cas différens par une différente terminaisou ; ce que ne font pas les langues
modernes , formées des débris du
latin , auxquelles, pour cette raison,
les articles sont nécessaires : au
surplus , les termes Loc-Dieu ,
Hôtel - Dieu, et semblables , sont
devenus des noms propres , qui,
pour cette raison , ne changent pas ;
et ce. serait une faute de dire, loc ,
ou lieu de Dieu , hôtel de Dieu , etc.
LocÂio ( sënlo ) ; S.te Léocadie.
Lóco ; La loche : poisson de rivière , d'un quart d'once, très-délicat et remarquable par deux filets
charnus qui lui pendent des narines : il a de même quatre barbillons
rouges qui lui pendent de la mâchoire supérieure , et un autre à
chaque coin de la bouche, il est
sans écailles.

a

�43

LOU

LÓCOtf'; Un innocent, un benêt,
en fiai. loco; imbécile.
Lé&gt;Fio , ou ,ihfi- Voy. Béssîno.
LOGADIER. v. I. Locataire. — Artisan , journalier.
LOGAT ; Cassé , accablé de fatigue.
LOGHIER,OU loguier. y i 1. Loueur,
ou propriétaire d'une maison ou de
quelqu'autre effet qu'il loue.
Li seiner, o /' loghiers dë maison,
o sos mëssajhës për él , pot jhilar
lo logadier dë la maison për la stajha propria ( pour sa propre habitation ) si covinens non era ën contra , e s'il logadier non paga , pol
lo jhilar é la mdiso clâourë, é tot
aco del logadier rëlenèr. Cost. d'Al.
LÔGO ; Le marché aux moissonneurs , ou aux vendangeurs. — Le
jour et la place où ces journaliers
s'attroupent pour se louer à des particuliers. La làgo ës dubèrlo ; on
commence à louer les moissonneurs
et à régler le salaire.
LOGOFÉTAT ; Ardeur , empressement.
LOGUÉR , ou logher. v. 1. Loyer ,
prix , récompense. Calxqë donarà
v ca Pu d'Mga fréta solament ë nom
dë dëscipol , no perdra so logher.
( QrUcitmqus pdiuht dederit calicem
aq&lt;iœ frigidee in nomine discipuli
non perdet mercedem suam. )
LOJHER. v. 1. ou lougàjhë; Loyer
de maison, louage de cheval, b.
lat. logèrium , ou loquerium. De là
les n. pr. Logier et Logère.
Lo LO, terme île nourrice ; Le
dada , ou le cheval.
Les. Né sa dëlon ; il en sait long:
et non , de long. De Ion pais lórtgos
jiouyttos ; a beau mentir qui vient
de loin. Ses ëstëndu de tou souri
Ion ; il est tombé à plate-terre , il
est tombé de tout son long. Acad.
On dit de même , couché , ou
étendu tout plat dans sou lit ; et ,
selon l'Acad. , couché tout de son
long.
L&lt;*NC. v.

1.

Le long, auprès. Lonc

L OÙ
là via ; le long du chemin. Long
los pés ; ( secLis pedes. ) Lonc la
vertat ; ( juxta veritalem. )
LÔUGO; Une couleuvre ; les paysans superstitieux n'osent la nommer par son nom , qu'ils croient
de mauvais augure.
LOA'G'AMÂI ën bôno santa , c'est
proprement , longuement et en
bonne santé : compliment abrégé
qui revient à , je souhaite que vous
le portiez ou que vous l'habitiez
long-temps en bonne santé , selon
qu'on parle d'un habit neuf, ou
d'une maison qu'on habite nouvellement. C'est le même que le compliment latin , ad multos annos,
qu'on fait au Pape le jour de son
exaltation; puissiez-vous lo.ng-temps
en jouir.
LORG1.NO , ou palet ; Lambin.
LÔMGos ; Les viettës de la vigne :
bouts de sarmens qu'on a coupés
à un pied au-dessus du cep en
taillant la vigne. Dounalas lôngos ;
tirer au vin ; on en a davantage ;
mais c'est un moyen de détruire la
vigne.
LÔOUZIÉ ; Le laurier.
LORMAN ; Le homard : grande ou
monstrueuse écrevisse de mer.
Los«. v. 1. Borgne.
LOT. V. 1. Boue , argile. El lot.
n. pr. la boue.
Lou , hnêrrio , ou lucdno ; Une
lucarne : petite fenêtre pour aller
sur le toit , ou pour éclairer un
galetas, en anglais , loup-hole ; petite fenêtre.
Lou ; Le jeu de la queue leu leu ,
que font les enfaus rangés en file,
et qui se tiennent plusieurs ensemble queue à queue. En v. fr. leu ;
lou. De là le n. pr. St. Leu.
Lou, ou loub ; Un loup , et son
augmentatif, loubatas ; gros et vilain loup carnassier ; tel que celui
connu par ses ravages dans le Gevaildan en 1764- Loubatou ; louveteau , ou jeune loup. Counéscu
coumo lou lou blan 3 connu comme

�LOU
le loup gris, ou comme Barabas 1
à la passion.
LOUBATÂDO ;
La portée d'une
louve ; louveteaux d'une ventrée ,
nichée de louveteaux.
LOXJBET, ou loubatou ; Louveteau.
— Ldubét ; le diable. Fa lou loubët;
faire le diable à quatre. V. Mdouloubët.
LOÛBIÊIRO. Voy. doubiêiro.
LOÙBO ; Louve , femelle du loup,
au figuré , femme dë mauvaise vie.
Une louve en fr. est aussi un outil
de fer qu'on attache à une lourde
pierre de taille pour l'élever à un
atelier au moyen d'un treuil , ou
d'une grue.
LOÙDRO ; La bourbe des eaux
croupissantes d'un étang , d'un marais. Le limon n'a rien de sale ,
comme la bourbe, où il s'engendre
de la vermine, et où les canards
barbotent.
LOUFA , loufina. Voy. Bëssina.
LOUFIO, lofw, OU aloji. V. Bëssino.
LOÙFO dë loub ; Vesse de loup :
sorte de champignon. L'espèce arrondie en boule qui contieut, lorsqu'elle est mûre , de la poussière
et du coton , est propre à arrêter
les hémorragies : il y en a de cette
espèce qui ont jusqu'à un pied de
diamètre.
LOÜGADIS ( ousldou ) ; Maison à
louer; et non, à lover.
LOUGADOU , ou bâilè ; Maîtrevalet, chef des journaliers, chargé
de les louer et d'être à leur tête
pendant le travail.
LOUGÂJHÉ ; Loyer, en v. fr. loger, b. lat. tógÊTÌum.
LociiRO ; Une loutre : quadrupède
amphibie , qui a le poil brun , le
museau pointu , les dents comme
les fouines , les oreilles au-dessous
des yeux, les jambes courtes , les
doigts des pattes égaux, et palmés
comme ceux des oies. Il plonge , et
yit de poissons.
LOÙIRO , ou soûiro } Femme dctouebée.

L O U

43

LoujHis ; Une hôtellerie , une
auberge : termes plus usâtes Curas
ce sens que celui de , logis., qu'on
met sur les enseignes de ces maisous : bon logis. L'hôtellerie est
pour les voyageurs et les passans
qui sont logés et nourris à tant
par repas. L'auberge se dit également pour les personnes de séjour
dans les villes , comme pour les
voyageurs , soit que l'auberge soit
dans une ville, ou sur une route.
La différence entre l'auberge et
le cabaret , où les habitans d'une
ville vont également boire et manger , c'est qu'on va prendre ses repas ordinaires à l'auberge, et qu'on
va au cabaret se régaler avec ses
amis , leur donner une fête et se
réjouir avec eux! Il n'y avait guère
autrefois que les artisans aisés,
ou ceux de ce rang , qui allassent
au cabaret , ou à la guinguette ,
qui est un cabaret hors de la ville.
La gargote et la taverne on l'on
boit et où l'on mange , ont cela de
commun , que la première est l'auberge , et l'autre le. cabaret du bas
peuple, ou des pauvres gens : de
nos jours ils sont plus généralement fi équentés.
L'auberge est plus décente que
le c.ibaret ; celui-ci plus honnête
que la taverne et la gargote. Un
ecclésiastique , étranger dans nue
ville , va fort décemment à l'auberge ; il se ferait toi t d'aller au
cabaret.
Quand on veut se Servir d'un,
terme honnête avec l'hôte , ou le
eabaretier dont on ne sáit pas le
nom , on lui dit : M. le maître;
LOUJIBÂRDO ; La grosse guigne,
la guigne rouge.
LOUMGAGNO , ou loungdno ; Un
musard , un lambin , un homme
lent dans ses entreprises , et long
à tout ce qu'il fait.
LOUMGARUT ; Longuet , ou un
peu long.
\
LouMJHEiRO, bmdiéiro , ou cata--

�44

LUC

LUC

loiigno ; Une enseigne de bouchon ,

ou un bouchon; maison bourgeoise
où l'oifi vend du vin en détail.
LOUJNJHÊIRO , est aussi l'enseigne
qui pend devant ces maisons : cette
enseigne , qu'on rend aussi en fr.
par le terme , bouchon ; et non ,
bandière , ni bannière , est un rameau , un chou , une serviette au
bout d'une perche , ou plusieurs
bouchons de bouteille , enfilés en
différentes formes. Et cette dernière
enseigne est celle des marchands
de vin de la capitale , qui a donné
le nom fr. par préférence aux. autres.
LOUNJHÈIRO , est dit pour , linjhêii'o. Dans la b. Ia4. longieria et
lingeria , d'où a été formé le fr.
linge.
LOÛNZO dë cousléUtos, terme de
boucherie ; Un haut côté de mouton.
LOUPIO ; Une loupe.
Lou QË ; Celui qui. La që , celle
qui : au lieu de , aquël që, Aqëlo që,
qui est moins élégant.
LOUR ; Laid, sale, en v. fr. ord.
Voy. ôrë.
LOURDÉJHA , ou dourëza ; Salir.
LOURDÎJHE ; Laideur , difformité,
saleté.
LOUTA ;
Faire une loterie de
quelque effet ; et non , loter, qui
n'est pas français. Louta uno mostro ; faire une loterie d'une montre.
Une loterie est un vrai jeu de hasard, et jeu ruineux pour bien des
gens. On dit qu'elle est ouverte ,
tant qu'il y a de billets à remplir.
LOUVEN ( san ) ; St. Lupeutius ,
abbé de St.-.Privat-de-Meude.
LUCÂDO ; Un
rayon de soleil.
Partirën à la prêmiéiro lucddo ; nous
&gt;artirons au premier rayon du soeil, ou de beau temps. Au premier
bon intervalle que nous donnera la
pluie.
LUCÂMBRO , ou luscdmbro.
Voy.
Jjuzêto.

Í

LUCHA

; Lutter : s'exercer

U

la

Iuite : ce qui est différent de, luter,
ou enduire de lut , qui s'écrivent
différemment l'un et l'autre de Luther, moine apostat, chef des luthériens.
LuCHET , anduzat,ou pa'obirisso ;
Un louehet : outil de labour qui
ressemble à la bêche de Paris , et
à la vanga d'Italie, qu'on pousse
de même verticalement de la main,
et principalement du pied , qui
presse sur le talon du louehet , dont
îe fer et le manche sont d une venue , ou sur le même plan , comme
ceux de la bêche et de la pelle.
L'Académie dit, louehet ; soi te
de noyau, ce qui est fort différent ,
le boyau étant emmanché comme
la pioche , le pic et la marre : en
sorte que le fer de ces outils fait,
avec le manche, un angle d'environ
45 degrés, et que de plus il faut
frapper la terre avec le boyau comme avec ces autres outils. En un
mot, le boyau n'est autre chose que
notre , tréneo largo , très-diiférente
du louehet. Ces négligences dans
un ouvrage tel que celui de l'Académie , rendent bien pardonnables
les fautes de celui-ci.
LUCHETA ; Passer un champ au
louehet , le bêcher au louehet : instrument , avons-nous dit , un peu
ressemblant à la biche : et celui-ci
très-diiférent de , l'Hissádo. Dounm
dos pouncìios dë luchë; défoncer un
ch&lt;"m &lt; à deux traits de louehet,
ou à la profondeur de deux fers de
louehet; et non , pala verser, terme
de uouveik; fabrique.
LÛCHO , ou liiiio ; La lutte. Jhouga
à la lùcho ; lutter par jeu avec quelqu'un. A lus très sou Idchos ; je t'attends à la troisième : façon de parler
proverbiale, que Molière a rendu
équivaleinmentdaus l'Etourdi , par :
Vt Imîs ;
Quand noua serons à dx, nous ferons
nne cruix.

Le languedocien répond exactement

�L U K
au lat. lertia solvet , de même que
ces autres mots latins : inter duos
litiganíBi tertius gaudet , répondent
assez à ces mots-ci : le troisième
emporte la lutte.
LUCRE. . .Petit oiseau de chant,
de la taille et du genre du tarin ,
avec lequel seul ou peut le confondre : il eu diffère par les caractères
sui vans :
Le lucre a le dessus de la tête
noir , le front, le bout dis plumes
de la queue et le bas-ventre blancs ;
le croupion , les tempes jonquille ,
le dos vert foncé ; les jambes et le
bec couleur de chair ; les narines
hautes et cachées.
LUGAR , lugra , fldou marjh.ë ;
L'étoile du matin , l'étoile du soir ;
la même que la planète de Vénus ,
celle des planètes de notre tourbillon qui, après la lune, est la plus
apparente , on qui donne pins de
clarté, lorsqu'elle est dans son plein:
elle est de même graudeur que la
terre, en lat. jubar. Lugar , ou lugrë.
du lat. luceie.
LUGAR , ou lugra , avec l'article
défini, lou , se prend toujours pour
Vénus ; maisavec l'article indéfini,
on l'entend en général des planètes. Aco's un lugar : ce qui peut
également tomber sur Vénus , Jupiter et Saturne : car , pour les autres , elles sont hors de la portée
du peuple. Goudouii a même pris
un de ces noms pour toutes sortes
d'étoiles , dans ce vers :
Lutristo néit për mouslra souslugars.
LÛGRË

yeux.

; Louche. — Lùgrcs ; les

.r ,.,V,.V)'{A .

LUGRÊJHA

Vf:

/ «T;tjl J

; Briller ; dérivé • de

lugra.
LUKËTO , lukët, ou broukëlo ; Une
allumette: on les fait communément
en Languedoc avec des bâtons de
chènevotte, les meilleures de toutes
les allumettes ; dérivé d'aluca ; allumer, en espgl. luqete. — Lulélo ;
chicot de bois mort.

I. U N

4

Lrv , lum , ou lûmë ; Une lampe
de fer , ou de fer-blauc , suspendue
à une queue mobile qui sert à la
porter et à l'accrocher. Lun se prend
aussi en général pour la lumière ,
ou la lueur d'une lampe , d'une
chandelle. Fa lun ; éclairer. L'azés
lun ; apportez de la lumière, ou
éclairez. Fa lun à cdoucun ; éclairer
à quelqu'un. L'Acad. dit : éclairez
à monsieur; il ne permit pas qu'on
Lui éclairât. Lun est dit pour, Umij
syncope du lat. lumen.
Dans les lampes d'église , le lampion , qui est de verre, est suspendu
au-dessus du culot ( appelé dans les
arts cul-de-lampe ) , et au-dessous
du panache , d'où pendent les chaînettes qui portent le lampion et le
culot.
L'UNH , Vunha. v. 1. Aucun, aucune. Lunh hom no conoc lo fd , si
no lo paire ; personne ne connaît le
fds que le père.
L'ÜSHA. ORA. V. I. Jamais. Vunha
rës ; aucune chose.
LUNESJHENERAT. Y- 1. Fils unique, lat. unigenitus.
LUSH (dë ) ; Loin, de loin. Ko
ës lunh, d'al regn dë Deu ; il n'est
pas loin du royaume de Dieu.
LUNÂIOS , lunaiùssës. v. 1. ( lunaticus , lunatici. )
LUNAR; Capricieux, lunatique.
LUJNDAT. Voy. Lëndas.
LUHÊTOS; Lunettes. Falaslunêtos;
foire la lunette au jeu des dames.
LÙA'O. Fâi lùno ; la lune éclaire,
il fait clair de lune, un beau clair
le lune. Lire , danser au clair de
lune , ou de la lune. Qan lënëu dé
lùno ? combien avons-nous de la
lune? ou quel quantième avons-nous
de la lune ? ou auquel quantième
de la lune somines-uous ? et non,
combien tenons-nous de lune ?
Le disque , les phases , les quartiers , le plein de la lune , sa croissauce , son décours 4 son âge. La
lûno ës fiblo ; la lune est en sou dé»
cours ; elle est e» décours.-

�4S

LUS

de près de cent mille lieues. Lou
dîounë lûno ; juron qui paraît être
vine imitation du lat. me diva luna,
en sous-entendant , adjuvet. IJ&gt;U
dîounë lûno sou âi fat ; je vous jure
que je n'ai point fait telle chose.
Ldi anarâi qan la lùno âoura très
bës ; il fera beau temps, quand j'irai
dans cet endroit ; pour dire, qu'on
n'ira jamais.
LÙNO ; Lunaison, âourën dë pléjho tout aqîslo lûno ; toute cette
lunaison sera pluvieuse.
LUPÊOO , ou lipégo ; La huppe :
oiseau de la taille du merle, remarquable par la huppe1 en guise de
crête qu'il porte sur la tête ; elle
est formée de deux lames , que cet
oiseau écarte à volonté l'une de
l'autre. Les j)ïumes de la queue longues , égaies et noires, sont traversées d'une bande blanche. Le
nom lat. upupa est formé par une
imitation de son chant. Voy. Putput.
LUQËT. Voy. Sisclé't.
"LUQETÂIRE ; Marchand d'allumettes.
Lus , en v. 1. Ancien nom du second jour de la semaine , appelé
depuis , di-lus. Les jours suivans
s'appelaient de même aussi simplement, mar , mécrë , jhòou , vënrë ,
saië, é merghé : notre commerce
avec les anciens Romains fit , à
leur imitation, ajouter, à ces noms,
dans quelques endroits, la syllabe,
di , abrégé du lat. dies ; et depuis
ce temps-là nous disons , di-lus ,
di-mar , etc. ; ce qui est l'inverse
des mêmes noms fr. lun-di, mardi , etc. On a retenu dans les montagnes du Vivarais l'ancienne dénomination.
LUSTRÉ ; Crépuscule , clarté de
l'aurore.
LUSTRES ;
Mouches , ou petits
morceaux de taffetas noir de différentes formes, dont les femmes moucheraient encore leur visage au

eommencement de ce siècle, pour

L U Z
La lune est éloignée de la terre
relever , par ces taches noires , la
blancheur vraie , ou artificielle de
leur peau.
Ces prétendues mouches étaient
quelquefois de larges emplâtres ,
qui ne supposaient d'autre mal que
celui de la vanité, qui a pris depuis
une autre forme. Le rouge et même
le blanc , quoi qu'en disent les femmes , ont pris , depuis bien des
années , la place des mouches.
LOSTRO ; Une huître , du latin ,
ostrea,
Luxs. v. I. Lumière. Luis ës nada;
( lux orta est. )
LUZER , ou sërnâlio. Voy. Letrou.
LUZERMA. v. I. Flambeau.
LUZERNÂ ; Epier, regarder de
près.
LUZËTO , luscâmbro , luzérno ,
bobâou-luzën , ou la poulido ; en lát.
lampjris. Le ver-luisant des champs
de nos provinces méridionales :
insecte connu par le phosphore qu'il
porte sous les quatre derniers anneaux de sa queue , et qui donne ,
dans les nuits de la canicule , une
lumière brillante. La femelle, dont
le phosphore est le plus apparent, n'a point d'ailes ; elle sert
de phare au mâle , qui est une petite mouche ailée et peu luisante.
On voit en Italie deux autres
insectes luisans ; l'un qui rampe
dans les prés vers la fin d'automne
par un temps frais ; l'autre , qui est
le mâle , voltige en été le long des
haies, des chemins, et ne luit, en volant , que par échappées et comme
par de petits éclairs.
LUZÈTO. Voy. Nivouléto.
Luzi ; Luire , briller. — Luzi ;
être transparent. — Fa luzi ) éclairer la vaisselle, les chaudrons. Tout
reluit dans cette cuisine. Lous iuels
dus cas luzissou ; les yeux des chats
éclairent ou brillent la nuit : c'est
une espèce de phosphore commun
aux loups et à d'autres bêtes sauvages. Ou dit dans le sens de/us»,?

�I

L U Z
il n'y a point de pierre qui éclaire
autant que le diamant. Acad.
Lczino , ou fbëillc ; Un rayon ,
ou un jet de lumière, une clarté
qui paraît pour peu de temps.
Luzino , au figuré, et en parlant
d'une maladie, s'entend d'un bon

L U Z
47
moment,, d'un bon intervalle , d'un
intervalle lucide : ce n'est qu'une
lueur de santé. On dit aussi : ce
fou a de bons momens , des intervalles de raison , dë bônos luzidos, qui donnent quelque rayon
d'espérance.

M
MAC

, substantif masculin. Un em
M
majuscule ; et non,e'mmê ,ni émmo.
Ce défaut de doubler les m dans
la prononciation est très-ordinaire
aux. languedociens , surtout dans
les mots , fréquemment , constamment , différemment , etc. , qu'il
faut prononcer comme s'il n'y avait
qu'un seul m ; fréquament, constament, etc.
MA , mo , man ; La main. Las
mas; les mains. Maësqêro ; la main
gauche. Le clot dë la ma ; le creux
de la main. Ë sa ma. v. 1. dans sa
main. Ma-fat ; fait de main d'homme. No ma-fat ; (nonmanufaclum.)
Voy. Man.
MACA ; Meurtri, meurtrir. Piro
maeddp ; poire meurtrie, luels macas ; des yeux battus , si c'est par
quelque indisposition que le tour
des yeux soit de couleur noirâtre .lorsque cette couleur provient d'un
coup , on dit meurtri , dans le
st. fam. poché , et dans le st. b.
poché au beurre noir. Les fruits
meurtris ne sont pas de garde, en
espgl. macar.
MACA ; Agacé. Dëns macâdos ;
dents 'agacées.
MACADÛRO ; Meurtrissure.
MACARI. Couzigné - Macari ; Le
cuisinier du diable , ou le cuisinier
de Hédin qui empoisonna le diable ;
c'est-à-dire , un mauvais cuisinier.
( Coquus nundinalis. )
MACARI , ou magari, est dit par

i

A C

corruption du grec , magheiros, qui
signifie cuisinier : par conséquent
couzigné-macari serait le même que
cuisinier - cuisinier. On peut voir
dans nos articles , CambaUtolotimbo , Ades - aro , Fënd'dsclo ,
Pëssamëns , Escarlimpâdo , etc. ,
des expressions de cette espèce où,
l'on joint deux substantifs synonymes , qui ne font qu'un seul mot
de deux langues différentes ; ces
deux mots sont quelquefois séparés , en sorte que l'un semble être
l'adjectif de l'autre.
Le français fournit des exemples
de termes de cette espèce ; tels
sont, ver-glas, agnus-castus , francaleu , pi é-mont , etc. Le premier
est français-anglais : savoir, ver,
ou verre ; et glass , qui , en anglais,
signifie de même, verre. Le nom
de l'arbrisseau appelé , agnus-castus , est grec-latin , agnos en grec
signifiant chaste comme le latin
caslus. Franc-aleu est français-gaulois. Voy. Lêdo. Pié-mont est roman-français , etc.
On connaît aussi les expressions
syriaques-grecques de l'évangile ,
abba-pater ; les mêmes que pèrepère, Thomas-Dvdime , qui signifie , jumeau-jumeau. Candacis régime , ou reginœ-reginœ , etc.
Cet assemblage de deux termes
synonymes a dû tout naturellement
avoir lieu chez toutes les nations,
soit dans le discours , soit dans les

�4 fi

MAC

écrits , lorsque deux peuples de
langue différente se sont tiouvés
mêlés, et que la langue de l'un
a été la langue dominante , mais
peu connue de celui qui était obligé
de l'adopter ou de la connaître. II
a fallu , pour se mettre à la portée
de celui-ci, et lui faire entendre
certains termes qu'on soupçonnait
lui être moins familiers, y joindre,
comme une explication , ceux de
son idiome. ■
C'est ce que pratiquent encore
aujourd'hui chez nous les notaires,
qui ayant à nommer certaines choses dont le vrai terme français est
peu connu du peuple, y joignent,
comme une traduction , le terme
languedocien. Il pourra se faire
que , dans les siècles suivans , on
regarde ces deux termes sur le pied
des précédens , c'est-à-dire , comme ne faisant qu'un seul et même
mot , ou dont l'un est comme un
appendice de l'autre : appendice
dont le commun des lecteurs ne
connaîtra pas la valeur.
MÀCAROUN ; Massepain , ou macaron : sorte de pâtisserie sucrée ,
différente de ce qu'on appelle en fr.,
comme en italien , des macaronis ,
ou pâtes Idées de la grosseur d'une
plume à écrire , et du genre des
vermicelles. Voy. Fidêou.
MACH , ou niak. v. 1. et en b. lat.
mactra. en ital. madia. en v. fr.
mas , mâict, ou mai à pétrir, et en
fr. la huche des particuliers et le
pétrin des boulangers ; et non ,
més , ni mai à pétrir, comme on
l'entend dire tous les jours, et par
toutes sortes de personnes , qui ne
croient pas pouvoir se dispenser
de parler français. Voy. Pastiêiro.
Mach paraît dériver du grec, Mac-

M A D
d'un marteau , eu voulant chasser
un clou. — Machal ; coup-de dent.
MÂCHOU , terme espgl. Mulet.
Au lîguré, uu gros lourdaud. Aco's
un orë mâchou ; c'est uu vilain mâtin.
MACHUGA.
Ce verbe renchérit
sur celui de maca. Soun dé .se'.v tou
machuga ; il a eu un doigt écrasé,
ou tout écaché. L'an iuu machuga ;
on l'a bourrelé. Aco's iou machuga ;
c'est tout charcuté. S'ès tou machuga ; il s'est tout meurtri par
cette chute, en espgl. machugado.
MACHUGA , ou mousséga ; Ronger , mâcher.
MAC.HUGADÙRO ; Violente meurtrissure.
MACIP. V. 1. Voy. Btancips.
MÂCLE. v. I. Mâle.
Covinëns é absolutons , las quais
jan las donsellas al pâirë é à la
mdirë, o al vut dël casalomën dë
lur bën , o dels bën dë lur parëns
ëls térns që las maridon ; jacia disso
që sidou mënors dë vint ans ab që
o juron , vallon aprop la mort dal
pâirë : ën iot autrës cassés, él maclës , ëls jëmès , État vint-cinq ans ,
sia ësgardada , dlssi con rason ëscricha manda. Cost. d'Al.

* MACOUMÊOU ; L'ambrette : semences d'une odeur très-suave d'une
plante des Indes, appelée la ketmie
musquée , hibiscus abelmoschus , L.
MADÂÏSSO , ou
ëscâoutou ; Un
écheveau de fd. Au figuré , bande ,
troupe , cercle de plusieur s personnes. — branle. Lo cap dë la madâisso ; le chef de la bande, du vieux
mot lat. mataxa ; écheveau.
MADÂÏSSO
d'amarinos ; Paquet
d'osiers.
MADÂÏSSO ; Mâchoire.
MADÊIRÊZO; Le caleveville blanc ,
bariolé de cranjoisi. Il y a aussi
tra.
des calevevilles rouges.
MACH ; La maye d'un pressoir à
MADÓJVO. en v. I. madona ; Auvendange.
trefois titre des dames de la preMACHAL , ou ma&amp;êirbu ; Pinçon,
meurtrissure sur les doigts , causée mière qualité. Madona de Comenjlië,
par un coup j tel par ex., que celui mai dii la Molher dë Monsignor de

�M A G

M A. G

49

Ce titre est encore équi- défaut. La donna è corne la casvalent à Naples à celui de inadama. tagna, bella di fuori ë dëntro ha la
On ne le donne aujourd'hui chez magagna.
nous qu'aux femmes du bas peuple :
MAGHIÊLO , maghêlo. v. 1. et n,
il répond à, ma bonne , ou ma pr. Colline, ou montagne rapide et
bonne femme. C'est comme on dit escarpée. Le proverbe dit, ën maà Paris de la femme d'un journa- ghêlo é ën tëro pendën , noua boûlës
lier , lorsqu'on en parle à la troi- toun arihën.
sième personne , dame Claude ,
MAGNA , magnan , manian , madame Françoise. Autrement , en gnâou , ou bebo ; Ver-à-soie, en v.
s'adressent à elles, on leur dit , fr. maguau. Fa dë magnas ; élever
parlez donc , Madame.
des vers-à-soie, en v. I. maniai- ;
MADOUN ; Madelon. Voy. à l'art.
manger. Sa grande voracité dans
Fransoim , ce que nous avons dit son dernier âge lui a peut-être fait
sur ces sortes de noms.
donner ce nom.
MADOUROU , ou madourê ; Un sot,
Cet insecte est une chenille rase
un lourdaud , uu grossier , un rus- portée d'Asie en Europe sous le
tre.
règne de Justinien. Elle passa de
MÂnRË. v. 1. Grosse pièce de bois. Coustantinople en Italie , d'où elle
— Madré. Voy. Mdndré.
fut portée en France sous le règne
MAORIN , madrino. v. 1. et n. pr.
de Charles VU! , par des gentilsen bi lat.* masdrinum poctdum ; un hommes du Danphiné.
bauap de madré, qui était une maLe ver-à-soie vitde la seule feuille
tière précieuse..Voy. l'art. Mazer. de mûrier. Il file un cocon dans
MAÊSTRE. V. 1. Magistrat. - Maîlequel il se change en chrysalide ,
tre.
et cette première métamorphose est
MA-FAT. V. 1.
Fait de main dans peu suivie de celiedu papillon,
d'homme. ■
qui perce le cocon pour s'accouMAGAGJVA ; Incommodé. Soûi ion
pler , pondre et mourir au bout
magagna ; je sens uu malaise par- d'environ huit jours depuis qu'il est
tout le corps , je me sens tout ac- éclos.
cablé. Es bë magagna ; il a bien
Cet insecte n'est pas le seul de
du mal , bien des infirmités. Lou ce genre qui file un cocon dont
magagnès pa ; ne l'inquiétez pas ,
la soie même soit très-belle : on en
ne le tracassez pas. eu v. fr. menai* voit bien d'autres des Indes , desgner ; faire violence, b. lat. malig- sinés et enluminés avec leurs conare. Voyez Malijhë , qui en est
cons , dans l'ouvrage de M.^ Siformé.
bille de Suriaii, sur les insectes de
MAGÂGÎJO ; Incommodité , telle Surinam : mais notre chenille a été
que le malaise d'une grossesse. A trouvée , sans doute , plus propre
Josso magdgnos ; il a bien des infir- , à vivre en société , que toute autre
mités. A loujliour qâouco magdgno ; qu'on n'aurait pas élevée aussi fail a toujours quelque fer qui loche, cilement et avec autant de profit.
st. fam.
Magna , appelé dans uu dialecte
.MAGÂGNO; Fatigue , tracas. Créa
italien, mignato.
la magâgno ; il craint la peine. Ou
MAGNAC ; Douillet , délicat. —
dit dans un autre sens, en parlant Mou , efféminé , sucré.
d'un meuble , crin la magâgno ; il
MAGNAGARIÉ ; La magnaguerie
craint les secousses d'un transport. la sérodocimasie, ou l'art d'éleverT
MAGÂGJNO se prend aussi dans le
les vers-à-soie.
sens de l'italien , magagna ; tare ,
MAGNAGHIE , magnassié) Le maComënjhë.

E

7

�So
M A I
M A î
gnagbié, le nourricier : celui qui pa mdi ; je n'en veux plus , ou je
est chargé de l'éducation des vers- n'en veux pas davantage ; où l'on
observera que, davantage est touà-soie.
/
jours sans régime ; et que ce serait
MAGN'AGHÎÊIRO , OU roncnuniéiro ;
L'atelier ties vers à-soie : ce qui une faute dédire, je veux davans'entend également du logement Je tage de pain.
Mil , n'est point adverbe de
ces insectes et de la construction
des tables sur lesquelles ou les place. quantité dans les phrases suivantes;
ou s'il l'est, ou le rend diiféremMAGNAGUN , dérivé de maguac.
ment. Ni mdi iéou ; ni moi non plus;
Voy. Vëziadùro.
MAGIVÊTRO ; brebis dont l'agneau et non , ni moi aussi. Ni podë pa
festmort,et à laquelle on en substi- mdi ; je n'y saurais que faire ; ce
n'est pas ma faute ; et non , je n'en
tue un autre pour la téter.
MAGNÉRÉTGS , diminutif de ma- puis pas davantage. Ni ë'ë pa mdi
intra ; je n'y étais jamais entré ,
gnéiro ; Petites façons.
* MAGO-MUÔOU ; La jacée des ou c'est la première fois que j'y
prés , centaurea jacea , L. : les bes- entre ; et non , je n'y étais plus
tiaux la mangent, quoique dure. La entré. Faghën un tour d'aléio é pa
décoction de ses fleurs en garga- mdi ; faisons seulement un tour
risme est bonne pour guérir les d'allée ; et non, faisons un tour
aphthes et les maux de gorge. Les d'allée , sans plus.
Li pourias diré mdi è mdi ; vous
italiens, qui regardent cette plante
comme un bon vulnéraire , l'appel- auriez beau lui dire , ou quoi que
lent , herba délie ferite. On en tire vous puissiez lui dire. IJ pourias
ja mdi é mdi ; vous auriez beau le
une teinture jaune.
battre, le caresser , etc. Al mai,
MAGREBÎOU ; Sorte d'imprécation.
'Magrèbiou l'dzè ! peste soit de l'ani- ou doun mdi jhùro, almën , ou doun
mal ! maugréer est se servir de mèn lou crézi ; plus il jure , moins
I je le crois. So që iéou âimi lou mdi ;
cette imprécation.
MAGRIÊIRO , ou magrou ; Mai- ce que j'aime le plus. Që mdi ? après,
dit-on à quelqu'un qu'on veut engreur.
gager à continuer un récit; et non,
íiíAGROW.ÂJHË. Voy. Magrèbiou.
quoi plus. Avec qui encore avezMAGROUSTIT ; Maigrelet.
MÂi , adverbe de quantité qu'on vous soupé ? En cdou mdi ? vous
rend ordinairement par, davantage, aviez un lapin , et quoi de plus
à ia fin d'une phrase, et par , plus , Ë që mdi ? nous avions des œufs à
au commencement ou au milieu. dîner , et rien de plus , ou rien auNé vole mai ; j'en veux davantage. delà; et non , rien plus.
Mil, s'emploie adverbialemenPromues mai dë froumdjhë që dë
pan ; il promet plus de beurre que dans les phrases suivantes : JUdit
de pain. Agas mdi dë sën që lou s qe-mdi ; le plus souvent, ou ordidoulrës ; soyez plus sage que les nairement. Bous dimo mdi-që-mdi,
autres, ni dous ans dë mai q\ l ; j'ai ou tant è mdi ; il vous aime beaudeux années de plus que lui. Douna- coup. Mdi-qe-mdi ës pogut ; autant
qu'on a pu , ou le plus qu'on a pu.
7ii en mdi ; donnez-m'en davantage;
et non , donnez-m'en plus ; et en- Loti që. jhamdi mdi ; plus long qu'on
core moins , donnez-moi-z-en plus. ne saurait dire.
Cependant , ma», précédé d'une
MÂI , en v. I. est souvent pris
négation , se rend indifféremment pour le iat. mnjus ; le plus grand
à là tin d'une phrase par , plus , ou on le premier. C'est de là qu'a été
par, davantage. Exemple : Né vole formé, mdirë dé vilo ; maire d'une.

�MAI
ville, en v. fr. màger : et la mairie,
ma iria

, OU

majoria.

Un mai : mât de cocagne.
MÂi , a été pris aussi en v. I.
pour, mdirë , ou mère. Nous avons
vu précédemment que, dans un acte
languedocien du XIV.e siècle , la
mère de l'épouse de M. de Cominge
est appelée , la mdi de la molher
*M.ÀI;

de M. dë Comëigë.
,*MÂIA; Le premier de mai, les
enfans du peuple placent une po ipee ou l'un d'entre eux au coin
d'une rue, dans une niche ornée de
feuillages , de fleurs' et de rubans,
et quêtent à tous les passans quelque
chose pour la mdia. M n'y a pas
de doute que ce ne soit ici uu reste
du culte de la déesse Maia , ou des
cérémonies de la fête des Compitales. Voy. Notice de l'Acad. du
Gard , pour 1810.
MÂi-DÎou. n. pr. de lieu, qu'on
croit communément dit pour, MasDiou ; Maison-Dieu , ou consacrée
à Dieu- Ce nom, tel qu'il est, pourrait aussi signifier , mère-Dieu , ou
mère de Dieu , comme on l'a vu
dans le précédent article.
Cette expression, au reste , ressemble beaucoup auv. fr. maist diex,
ou mai-Dieu; c'est-à-dire, m'aime,
ou m'aide-Dieu ; ancien juron , ou
serment qui revient au lat. ita me
Deus adjuvet, et par lequel on consent à être privé de la grâce de
Dieu , si ce qu'on affirme n'est pas
yrai.
MAIHSC ; Qui
arrive , ou qui
appartient au mois de mai.
MAÏORINEL ; Maigrelet.
MÀIJNA. Së mdina dë. . . .; se mêler de....
MAINADA, V. 1. Famille.
MAINADIÉ , ou meinadié ; n. pr.
père de famille. — Meneur de troupeau. On a dit , mainadié , pour
rnanadiè ; dérivé de, manddo. b.
lat. masnaderius. en ital. masnadiere ; soldat. — Assassin.
$pJNÂDQ ; Troupe, troupe d'eu-

M A I

5t

fans, en espgl. masnada; troupeau,
eu ital. rnesuada , syncope de mesonada. en v. fr. mesnée, ou mehnée et mesnie. On disait, tuite ma
mesuie ; toute ma famille ; c'est
comme , mansionala ; maisonnée.
On appelait autrefois, mainades ,
une association de brigands qui
ravagèx'eut quelques provinces de
France.
MÂINÀJHË , ou mêindjhë , ou ménut ; Enfant, petit garçon , petite
fille. Voy. Mêindjhë.
MÂINAJ11Ê ; Un aisé ; qui est mis
au rôle , ou à la taxe des aisés ; e%
non , ménager.
M ÛNAJHÈ , est le titre que prennent dans leur contrat de mariage,
ceux qui, par l'exercice d'un métier,
ou du travail à la journée , ont gagué assez de bien pour se passer
de ces professions, et qui ne travaillent plus qu'à leur bien, ou
s'adonnent à quelque industrie , qui
les élève d'un degr é, et les met au
rang des aisés : il n'y a qu'un pas
du mdinajhë au nuè-ihoussu.
MÂiNAJHÊ j Fermier, laboureur,
b. lat. mainagerius.
MAINAJHÎZO ; Enfantillage.
MAIÒOU ; Un jaune d'oeuf.
MAIORAL. V. 1. Li maioral
pôblë ; ( seniores pópifll. )

del

MAIORMEN. V. 1. Sur-tout, principalement.
MÀIRAL ; Maternel. Lëngdjhc mdiral ; langue maternelle. On ne dit
pas langue paternelle , comme on
dit maison paternelle , parce que
c'est la mère qui donne à sou nourrisson les premières leçons de son
langage.
MÂIRAL ; Principal. Rec mdirul ;
ruisseau principal.
MÂIRAN , ou rnéiran. v. 1. et n.
pr. Du merrain : bois refendu dont
on fait des douves. Voy. Doi.gan.
Mdirdno ; autre n. pr. féminin de

mdiran.
MÂIRÂSTRO ; Belle-mère , et par
dénigrement j marâtre.

�M A î
MÂlRË-, ou mdi;

Mère.
La plupart des languedociens de
certains cantons , disent : ma &lt;■ dit ë,
ou ma mêro , suivant leur fortune
ou leur condition. Les paysans pauvres disent, ma maire : ics honnêtes
gens et ceux du peuple qui jouissent
de quelque aisance disent , même
en pariant languedocien, ma méro ;
ce qui, dans leur prononciation, est
le même que , ma mère : il en est
de même des noms pâirë, frdirë ,
sôrë, ou souôrë ; au lieu de, pêro ,
J'rêro et sur..
L'origine de cette différence dans
le langage, qui s'étend à quelques
autres expressions que nous marquerons , remonte probablement au
temps où la langue française commença à s'introduire dans nos provinces ; elle y fut sans doute apiortée par ceux que les dignités ,
es emplois, ou la fortune rapprochaient plus de la cour, et qui
e'taient dans le cas d'en parler la
langue par nécessité ( n'en sachant
pas d'autre ) , ou par émulation ,
ou par air.
Le français devint par-là comme
le caractère distinctif do ce qu'on
appelait, honnêtes gens : le peuple ,
moins iuconstant pour ce qui est
de mode, continua à parler comme
auparavant , soit par attachement
pour l'ancien langage, soit par éîoignementde tout ce qui sent le faste,
et pour ne pas affecter un usage
qui semblait n'appartenir qu'aux
personnes d'un étage supérieur ; «et
cette coutume , ou cette façon de
penser est si. bien établie , mais
seulement parmi les pauvres gens
de la campagne éloignés des villes,
que ceux qui sont sages et modestes disent à leurs enfans qui reviennent du service , que leur condition
ne leur permet pas de parler français : en conséquence il ne leur arrive d'écoreher cette langue, que
lorsqu'ils sont pris de vin : ce délire , les mettant bien au-dessus de

Í

M A T
leur fortune , leur fait oublier leur
misère, ou leur condition présente.
Mais ceux qui jouissent de quelque aisance cherchent depuis quelque temps à se mettre de niveau
avec ce qu'on appelle les honnêtes
gens , en mêlant dans leur idiome
certains termes français qui flattent
le plus leur amour-propre , parce
qu'ils semblent affectés à cette
classe d'honnêtes gens ; tels sont
les termes de pero , mero , J'rêro
et sur, qu'ils prononcent de cette
façon , comptant que c'est la même
chose que pèO , mère, frère et
sœur.
Li vdi plan coumo s'andvo

prênë

; il y va tout doux,
comme un preneur de taupes.
MÂiRÈ ; La matrice : et l'on dit
dans ce sens,, le mal de mère , vapeur de mère ; et non , de matrice.
MÂiRÎNo,; Marraine :1a vieille,
ou la femme la plus âgée d'une
maison.
MÂISSAN. v. 1. Méchant.
MÂISSÉLA. v. 1. Joue, mâchoire.
la mdirë don nis

Qi te fera à

la mâisséla , doua

li

si quelqu'un vous frappe
sur une joue , présentez-lui l'autre.
— Mdissëlo , ou maddisso ; la mâchoire, et..métaphoriquement, les
dents. A la mdissëlo bôno ; il a la
dent bonne. Voy. Mdlssëla.
MÂISSES ,mdissos, pluriel de mdi,
adverbe de quantité ; Plus , davantage.
* MÂisso ; Mâchoire , ganache ,
au. figuré , s'entend comme en
français d'un bavard lourd , sans
esprit ; dans ce sens , mdissëj/ia ,
veut dire bavarder à tort et a
travers.
MÂissu ; Qui a de grosses mâchoires, une lourde ganache,chargé
de ganache, au figuré, un gourmand , un fricasscur. L'augmentatif
de mdissu est mdissudas.
MAÎSTRE , dit pour , majhistrë ;
Maître, principal. Vala maîslrë ,
ruisseau principal, grande tranchée

Valira ;

�M A J
faite au travers d'une colline pour }
recevoir l'égout des petites ravines
qui aboutissaient k un champ cultivé et qu'on détourne ailleurs par
ee moyen. Valamaistrë , ou maislrë,
se dit aussi d'un grand fossé creusé
dans une plaine , et auquel d'autres petits fossés aboutissent et s'y
déchargent.
MAÎSXRO , féminin de maïstrë, a
les mêmes significations, et n'est
guère appliqué qu'au chaton femelle
de certains arbres , et en particulier du châtaignier, qui porte sur
le même pied des chatons mâles et
femelles. La niais tro, ou chatou femelle , est le chaton principal, le
maître chaton qui décide de la
bonne, ou de la mauvaise récolte ,
selon que le châtaignier en est plus
ou moins fourni , après la chute
des chatons mâles.
MÂlzo , mdiso, ou mâisoun. Ce
terme prononcé à la languedocienne
est aussi ancien que celui d'ousldou,
son synonyme : la raison en est,
qu'il est devenu n. pr. pour certaines habitations appelées mdizountiôvo. On ne prononce pas ce nom
comme en fr. meson : mais on fait
sonner l'i, en appuyant sur l'a dont
Vi fait partie comme un appendice
du son principal de l'a : on fait
par-là une diphthongue languedocienne de , ai , qui n'est dans le
mai du mot mdisona qu'une seule
syllabe : c'est ainsi qu'on prononçait autrefois. Dé fra las màisos, la
mdiso dalco nu ; l'hôtcl-de-ville ,etc.
Et pour avertir de cette prononciation qui nous est propre , on
écrivait quelquefois ladiphtiiongue.
ái , par UII J grec mdyzoun.
M.UHE ; Grand , plus grand. En
parlant des enfuis d'une famille ,
Ion majlië ; l'aîné , le plus âgé. —
Le plus grand. Majhë est visiblement le íiMj'iíS, ou major. lat. d'où
l'on a formé récemment l'expression française , la majeure partie,
pour , la plus grande partie-

M A J

53

Notre , niajhê s'est conservé dans
le fr. juge-mage , ou premier juge ,
juge principal, ou lieutenant du
sénéchal.
MAJHË - FÊSTO ; Fête patronale.
Voy. Vòlo.
MAJHË-PAR ( la ) ; La
plupart.
Lorsque , la plupart est nominatif
et qu'il régit un verbe , on construit le verbe au singulier, ou au
pluriel, selon que le mot auquel il
se rapporte a trait à l'un ou à l'autre : ainsi on dit , la plupart du
peuple voulait, et la plupart de
ses amis l'abandonnèrent. Lorsque,
la plupart se dit absolument , il
régit le pluriel. La plupart voulaient.
MAJHENC , ou maiënc ; Le foin
qu'on fauche eu mai.
MAJHKNCA , ou rëjôirê ; Biner :
donner à la vigne un second labour
qu'on fait ordinairement en mai.
On a dans quelques provinces un
outil appelé binette , propre à
cette façon , qui ne consiste qu'à
égratigner la terre , pour la rendre
perméable à l'humidité . de l'air et
pour y faire périr les mauvaises
herbes qui la dessèchent.
On adit, majhënca pour , maiënca ;
faire un labour en mai ; comme on
a vu précédemment le terme meiën ,
pour ce qui appartient au mois de
mai.
MAJHËNCOÛLO. n. pr. de lieu ,
qu'on a dit probablement pour
maiëticoûlo , en prenant Vi voyelle
pour un ; consonne , comme on
l'a vu dans les articles précédens :
•:t dès-lors majhënçuûlo ressemblerait au lat. maice-inaola , et signi'ìerait les habitans d'un lieu consacré à Maia, mère de Mercure :
divinités, l'une et l'autre, des anciens
Gaulois : en sorte qu'on poin tait
appeler ce lieu , fanum mayie incolarum. Et pour dire à majhêncoùlo ,
on traduirait en lat. ad maiœ inenlas ; ce qui est une étymologie
assez naturelle. Voy. MdiaL'on remarquera k ce sujet que

�54
M A J
la prononciation du n. pr. précédent, Majhëncoûlo pari'/ consonne,
est plus récente que celle par Vi
voyelle, maiëncoùlo : puisque, dans
les plus anciens manuscrits languedociens, 1'/consonne y est inconnu,
comme il l'est dans l'italien , et
comme il l'était probablement dans
la langue des anciens Romains.
MAJHÊIÎO ; Image , ou médaille
de pèlerin. — Majliéno, oumajhino ;
Une poupée. Poulido eoum uno
Wajhéno ; jolie comme une poupée.
MAJHÉR. v. i. Voy. Gdspo.
MAJHERS. v. 1. Le plus grand.
Quai që sumèliara en dissi co quëst
rfants , aqidst ês majhers el regn
dèl cel ; quiconque s'humiliera com-

me cet entant , seia le plus grand
dans le royaume des cieux.
MAJHISTRÂOU ,
maistrâou , ou
misltàorj , dérivé de maïstrë , ou
maïstrë ; maître , principat, se dit
de la tramontane , du vent nordnord-ouest, qu'on regarde comme
le premier et le principal vent.
MAJHÔOU. Voy. Roussë.
MAJHÔFO. Qinlo majh&lt;'&lt;fo ! quel
coup , quelle bosse !
MAJHORMEN ; Sur-tout , principalement.
MAJHOUFIÉ ; Le fraisier , fragaria, L. II se multiplie de traînasses,
ou des fils qu'il jette de tous les
côtés. Ces fils le provignent, eu
poussant des racines ou des feuilles de leurs «œuds , selon qu'un
côté de, ces nœuds touche l'air ou
la terre.
* MAJHOÛFOS , ou majht'fos ; Les
fraises. Celles qu'on trouve dans
nos bois sont plus parfumées que
celles de nos jardins ; celles du
Chili , qui sont de la grosseur d'une
petite noix, ne valent pas les nôtres pour le goût, ni le parfum. Le
capron est une troisième espèce de
fraise qui , dans sa plus grande
maturité , est ferme et a un côté
verdátrei eu gallois , méfous. en v.
âr.maiofos»

MAL
* MAJIIOURANO

origanum

; La marjolaine,
L. : plante

majora/ta ,

aromatique.
* MÀJHOURÂNO-FÈRO ; L'origan
commun , ou marjolaine sauvage ,
origanum bulgare, t.. : plante aromatique , confondue par beaucoup
de gens avec la marjolaine des jardins , ainsi que plusieurs autres
espèces d'origan.
On boit l'infusion de cette planta
comme le thé; ses feuilles séchées
sont céphaliques : on en respire la
poudre par le nez pour dissiper les
humeurs séreuses et l'enchit'renement. On en tire une huile essentielle , un sel, etc.
MAJHOURÂOU , OU majhourdl ; Le
chef, le maître. - Le maître-berger.
— L'aîné d'une famille. — Le coq
d'une paroisse , ou d'un village ;
ou celui à qui l'esprit , le bon sens
et les services rendus ont donné
un crédit et une autorité bien supérieure à celle que s'attribuent ,
ou s'arrogent la naissance , les
emplois , ou les richesses sans talens.
MUHOURÂOU ; Un jaune d'œuf.
MAJFIOURIÉ ; Une grosse poutre.
MAKÊIROU; Meurtrissure noire, ou
livide, une ecchymose. Une feuille
de tabac flétrie entre les mains et
appliquée de .bonne heure sur la
partie meurtrie , est un excellent
remède. Le persil pilé avec du sucre y est très-recommandé , lorsqu'il y a ecchymose ou épanchemeut
de sang entre cuir et chair, pr.
ékimose.
MAL, mdlo ; Aigre , âpre. Èinagrë mal; du vinaigre fort.
MAL , ou mdsso ; Le maillet d'un
fendeur de bois : ses deux têtes
sont quelquefois liées avec une virole de fer , comme celles du mail
à jouer à la boule.
MAL ; Le martinet , ou grossissime marteau des forges.
MALABÊRO ( à ) ; A.vec peine ea
}
s'in»oaimod«at

�MAL
MALABÔSSO

MAL

, ou fachiliéiro ; Sor-

la máin

cière.
MALABÔSSO ; Peste , tumeur pestilentielle. La malabôsso ti vëgno ;
la peste te crève*
MALADEIHA ; Avoir une maladie,
tomber dans une maladie; et non,
faire une maladie, gascouisme. Elle
eut une maladie à la suite de ses
couches ; et non, elle fit une maladie en suite de ses couches : on
ieut feindre une maladie ; et non,
a faire.
MALAETS , on malazit. v. I. Maudit , détestable. — Malin.
MALAFÀCHO , mala fâcha ; Délit,
contravention , et proprement , '
mauvaise action. Ana en malafa'cho ;
aller à la picorée , ou en maraude;
ou bien aller en garouage , ou courir le guilledou ; c'est-à-dire , aller
dans un lieu suspect, ou mal famé.
J'rouba en malafdc.ho ; trouvé , ou
pris en flagrant délit, b. Iat. inventas in malajacha , ou tala. en v. fr.
méfait.

Î

MALA-FAN".

Morit dë malafan ;

mourir de misère, mourir misérablement par famine.
MALAGHET ; Le cerisier sauvage.
Son écorce est un fébrifuge. Ses
cerises sont amères. On les vend
quelquefois aux apothicaires en
marmelade pour le fruit du nerprun.
* MALÀIRÔSOS ; Roses de provins , ainsi nommées, parce qu'un
comte de Brie les apporta dans ce
pays à son retour des Croisades ;
elles sont d'un beau rouge cramoisi
foncé. On les emploie en médecine.
Malàirôsos est dit pour , mâles roses , parce qu'elles sont d'une couleur forte et vigoureuse, à la différence des roses ordinaires.
MALAMEN ; Fort ,
beaucoup ,
étrangement , extrêmement, cruellement, en lat. maie.
MALAMOR , Mort violente, mort
tragique. Morir dë malamor ; ru0*1#r dans les supplie**. Mourir de-

55

bourreau. La malamor
ti vé'gno ; puisses-tu être pendu ou
rompu. Ou dit le plus souvent, ta
mamor , connue une simple expression d'impatience. On dit aussi
plus brièvement, la m-zlo ! ce qui
revient à, foin ! peste ! etc. La
puits de malamor , très-connu par
l'histoire de JVismes.
MALÍOUTAS , augmentatif de maIdou. Voy. Mdou en trin.
MALÂOUÏÈ , ou maldou. On dit
en proverbe, Fdou pa demanda à
maldoutë së vôou mëdëcino ; il ne
faut pas demander à un malade s'il
veut santé. Un parla dë maldou ;
ton dolent, langoureux , ou languissant qu'affectent certains pauvres pour inspirer de la compassion;
ce qui produit un effet contraire.
MALÂOUTEJHA , ou
malavëjha •
Traîner , languir par l'effet d'une
maladie , ou d'une infirmité habituelle. N'a pa gdirë maldoutëjha ;
il n'a pas traîné long-temps.
du

MALÂOUÏIÉ.

A fat uno maldoufié;

il a eu une maladie; et non, il a
fait une maladie.
MALÂOUTIÉS dus magnai ; Les
mues des vers-à-soie. Ils en ont
six en y comprenant les deux qu'ils
font daDS le cooon , ou lorsqu'ils
quittent la dernière peau de ver,
et celle de chrysalide. On appelle
aussi, mues , les peaux dont ces;
insectes se dépouillent.
Les parties du papillon sont assez bien dessinées sous la peau de
la chrysalide : mais celle-ci n'a
presque rien de commua avec la
ver lui-même.
MALÂOUTIÊIROS ; Maladrerie ,
léproserie : maison ou hôpital destiné autrefois aux malades attaqués
de la lèpre + ou ladrerie, fruit,
dit-on , des Croisades. St. Lazare ,
appelé, par corruption , St. Ladre ,
était le patron de ces hôpitaux ,
desservis d'abord par les chevaliers
du Temple , ou les Templiers , et
dumjés eusuile à IVrtire de MaltUe .

�56

MAL

M A L

lorsqu'il n'y eut plus de malades.
. Le patron St. Ladre a donné le
nom à la maladie et aux maisons.
On disait, mal St. Ladre, ou simplement , mal ladre ; ce qui n'est
pas loin de maladrerie. V. Lâdrë.
MALÂOUTIS ; Maladif, malingre,
infirme , valétudinaire , sujet à de
fréquentes maladies. Le maladif est
sujet à être malade. Le malingre
est celui qui, après une maladie, a
de la peine à recouvrer la santé ,
ou celui dont les forces diminuent
sans aucune, maladie apparente. Es
toujhow malâoutis ; il est toujours
malingre.
MAL-A-SABER. V. 1. S'irriter, être
fâché. Voy. Sdoaprë-mdou.
* MALATAVÊRNO. n. pr. de lieu ;
Mauvaise taverne.
MALAVAS , dit par corruption de
malaval , qui est l'inverse de val
mâlo ; mauvaise vallée.
MALAVEC. V. 1. Temps de malaver ; être malade. Malavec tro à
la mor ; il a été malade jusqu'à la
mort.
MALAVEG,OU malavêils. v. 1. Infirmité , maladie. Sanar los malavéils ; guérir les maladies.
MALAVËJHA. Voy. Maldoutëjha.
MALAZÎÏO. V. 1. Malédiction , imprécation , maudisson.
MALBOULIÊINSO ; Méchanceté, en
v. fr. malestie.
MAL-COMFAZÎBLË. V. 1. Mal qu'on
ne peut arrêter ;(inquietum malum.)
MALDÉSPIECH ,OU

mdou despiech;

Peste de. ... Mal despiech lé cap de
por ; peste du sot. Voy. Dêspié.
MAL-DIG. V. 1. Parâoulos dë maldig ; blasphèmes.
MAL DIR. V. Y. Blasphémer. No
SM maldits lo bés nostré ; n'exposez
point aux médisances des hommes
les biens dont nous jouissons.
MALDIZORS. V. 1. Bënëzels las maldisors dë vos ; bénissez ceux qui
vous maudissent.
MALE das pors ;, Sorte de cacochyniie qui survient aux jeunes

pourceaux mal soignés et trop exposés au froid dans leur étable ,
où on les tient malproprement
faute de litière r ils out la peau d'un
roux sale, les soies du dos hérissées ; ils sont exténués et ne profitent pas.
MALÈSQIS ( dë ) ; De mauvaise
grâce , par dépit.
MAL ESTRUÇ ; Mal instruit , mal
appris , ignorant. Mal istruc paraît
avoir été l'origine du fr. malotru ,
et le n. pr. Actruc venir d'ëstruc.
MAL-FAR ; Maltraiter. — Porter
préjudice.
MAL-FARAS ; Malicieux , qui se
plaît à faire du mal.
MÂLHA, ou mdlia. v. I. Maille :
très-petite monnaie , moitié d'un
denier , qui est lui-même , par le
non usage, au rang des mailles et
des pitiés. Fa mdlia bêna ; arrêter un compte , en allouer les
articles. — Rembourser , dédommager quelqu'un des menues dépenses
qu'il a faites, lui en tenir compte.
MALHA-JMÎRVA. V. 1. Ride, latin ,
ritga.
MALHÂOU

, ou maliâou. Voyez.

Plant ul.
MALI! ; Mailler , terme du jeu
de quille. On maille à ce jeu lorsque la boule passe à travers les
quilles sans en renverser aucune.
Maliâ est de deux syllabes, parce
que 'ia n'en fait qu'une , étant une
diphthongue que nous ne prononçons point comme mali-a. Pour
produire en fr. le même son que
le languedocienÌ on écrivait mailla.
Notre orthographe est plus simple.
Voy. Palië.
MALICÀNO, OU (irro (poûmo malicâno ) ; Pomme sauvage , pomme
des bois, d'un goût âpre et agreste,
pareille à celles dont ou fait le bon
cidre.
MALICIÂDO , au propre; Malice,
mutinerie , quinte, au figuré , une
guilée , une giboulée de mars.
MAUDÂÎ v. L Irrité.

�MAL

M A M

5

7
; Porte , ou anneau à
MALO-CÂRO ; Laide mine, vilaine
quoi s'accroche le crochet d'une grimace , mauvais accueil.
agrafe. Voy. Nousclëto.
MALO-FI , ou la malo-fi , maloMALÎJHE. V. L et n. pr. Malaise,
poûizou, malo-deslrélo , malo-pënincommodité , infirmité, de la. b. dissiou, malo-përcdnlo, malo-pèrgo^
lat. malignare ; être infirme.
etc. Formules d'imprécations ou
MALINCOÙGJVO ; Tristesse , méde maudissons , dans lesquelles on
lancolie.
ne sous-entend pas même ti vëgno,
MAL - INJHERT ; Mal mis, malqui eu achèvent le sens , et qui ne
propre , malbâti , en désordre.
sont presque toujours que comme
MALIÔOU , maliol, maiiôlo ; Un
des particules explétives , ou tout
avantin : sarment de vigne qu'on au plus des expressions d'impatience,
plante dans une tranchée pour for- ou de dé &gt;it, telles qu'en fr. foin ,
(
mer un cep : il y eu a de deux sor- peste , vertu
de ma vie , etc.
tes ; savoir , les crossettes et les
MALOS ( à dë ) ; Par malice, ou
barbues : celles-ci ont du "chevelu, tout de bon. A malos ën dabérosỳ
et reprennent plus aisément. On k l'étourdie.
les appelle, dansquelques provinces,
MALOU ; Malice , malignité.
des sautelles. du lat. malleolus.
MALOU ;
L'âpreté de certains
MALIÓOÜ, OU maliôlo; La bande,
fruits.
la bandelette d un enfant au mailMALOUN.Voy. Maoû , ou mahnu.
lot. Ce dernier terme ne répond
M.U.TAG ; Maltraité , outrage.
pas à maliôou : c'est un nom colMAL-TALEN , Mauvaise volonté.
lectif qui comprend la couche , le
MALVASIO. V. 1. malvasia causa :
lange, la bande, et tout ce qui Procès injuste.
sert à envelopper un enfant de cet
MALVAT , malvast. v. I. Mauvais.
âge. Voy. Bourdsso.
Ton malvast cordjkë , ta malvada,
MALIUGA ; Rouer, ou rompre un
quarela nos/ara dissi Iras tost morir j
criminel.
votre courage déplacé, votre inMÀLL-PUBLIÇ. V. 1. Audience.
juste querelle , nous feront tous
MAL-M'AG.ÂCHO , ou mdou-m'agdpérir ici ; c'est ce que disent k leur
cho ; terme de mépris qu'où dit\en chef, dans l'Histoire des Albigénéral d'un borgne , d'un louche , geois, des soldats assiégés dans uu
d'un bigle.
^ château , et réduits aux plus fâcheuMÂLO , la nïdlo! Expression d'adses extrémités. Ou ne disait dan*
miration ou d'étonuemenf ; oh !
ce temps-lk , vous et votre qu'au
MALO-3ÊSTIO ; Le moine bourru :
pluriel.
fantôme imaginaire.
Mu . VESTAT. Passios dë malvestat.
MALO-BÔ.ISO ; La peste.
v. 1. Passions honteuses ; Apassiones
MÎLO -BOUVÎSTO , ou malo-visto ;
ignominiœ. )
Sort, malefree , mauvaise œillade,
MALVESTAT, V. 1. Méchanceté.
mauvais coup d'oeil , auxquels les
MAMA (de) ; Du lait : terme de
maguagmers superstitieux croient, nourrice. Mama , pour signifier
et sur quoi ils rejettent les mauvais mère ( autre terme de nouri ice ) ..
succès dont leur ignorance est le se r end en fr. par , maman.
plus souvent la vraie cause.
MAMÂOU ,
terme de nourrice ;
MALO-BOUZÊJMO ; Malheur , maUn bobo. A un mamdcm à Souti
lencontrc. Ponrta malo - bouzeno ; dë ; il a un bobo au doigt. Li
porter malheur. La, ma'o-bou-Jno an fa mamdop ; on lui a fait bobo.
ti vègno ! puisses-tu trouver quelMAMÏ. pourta doit manie ; porter
que lUdleucoutre ! Voy. Bouzèno.
k chòvre-aiòrte.
RÎALTÊTO

�58

M A N

MAI?

; Aïeule, grand'mère ,
bonne maman.
MAN , ou ma. Açò's d'ëscrilûro
dë man ; c'est de l'écriture , c'est
écrit ; et non , c'est de l'écriture
de main , quoiqu'on dise très-bien ,
cette exemple est écrite à la main.
Soùi pa dë man ; je ne suis pas en
main. Porto soun cor su la man ; il
a le cœur sur les lèvres. A dë mans
dëfdto ; il a des mains de beurre.
Boulo la man à tou ; il se met à
tout. I-a bono man ; il y a la main
lieureuse. Bouta man ; mettre un
tonneau eu perce.
MAMËTO

Man-rëvés. Un co dë man-rëvès ;

Un coup d'arrière-maiu.
MAS. Voy. Mannë.
MANÂDO , ou mënat ; Une poignée. Manâdo dë cêbos , dë rdbës ,
d'ëspdrgous , etc. ; une botte d'ognons , de raves, d'asperges. Manâdo dë ddlio , dë litchi ; la poignée
d'une faux , d'un loucliet. Manâdo ,
ou arapo-férë ; la manique d'une
repasseuse de linge ; et non , manicle. Manâdo dë sédo ; uue botte
d'éckeveaux de soie. Manâdo, ou
glëno ; une glane d'épis de blé.
MANÂDO est quelquefois corrompu
du mot mënâdo , ou conduite : tel
est manâdo dë pors; un troupeau de
cochons. Voy. Mënâdo.
MANÍXRO, apio , ou dëslrâou. V.
Piôlo. eu lat. manuaria. en ital.
mannaia ; hache.
La mannaia d'Italie est aussi un
instrument particulier des exécuteurs de la haute justice , pour décoler, qui n'expose pas le patient
à la maladresse ou à la timidité
d'un apprenti bourreau : c'est un
large et pesant fer de hache , qui,
tombant de fort haut entre deux
coulisses sur un endroit marqué
d'un billot, tranche nettement d'un
seul coup la tête placée dans cet
endroit ; ce qui se fait en un clin
d'oeil, et au moment où l'exécuteur
lâche le cordon qui retenait la fatale mannaia , perfectionnée par le

docteur Guiilotin, qui lui donna SOTH
nom.
MANAT. Voy. Manoul.
MANCA ; Etre absent, disparaître.
C'est un gasconisme de dire, depuis
combien de temps un tel njanquet-il de ce pays ? au lieu de , depuis
quel temps en est-il absent , eu
est-il parti, ou l'a-t-il quitté ?
MANCA. S'ën manco bë ; il s'en
faut beaucoup , pour dire, il y a
une grande différence ; et il s'en
faut de beaucoup, lorsqu'il s'agit
de quantité. Ainsi on dit -, il s'en
faut beaucoup que le cadet soit aussi
sage que l'aîné ; il s'en fout beaucoup que la matière soit épuisée ,
et il s'en faut de beaucoup que vous
m'ayez tout payé.
S'ën manco pa dë gdirë ; il s'en
faut peu ; et non , de peu , ni dô
fort peu. Il ne s'en faut rien , et
non , de rien , que je parte. Il s'en
est presque rien fallu ; et non , il
ne s'en est presque fallu de rien.
Il s'en faut bien ; et non , bien
s'en faut. Tout autant de gasconismes.
MANCAMËN ; Faiblesse, séduction. A fat un mancamën , ou uno
fdouto ; expression honnête , pour
dire d'une lille qu'elle s'est oubliée ,
qu'elle a eu une faiblesse , qu'elle
s'est laissé séduire , qu'elle a fait
une brèche à son honneur.
* MAN CÂOUDO. Voy. Manëto
cdottdo.
MANCI-IÔS.

Voy. Margous.
macip. v. I. Jeune
garçon , enfant. Mancipa ; jeune
fille. Mancipi doncas avés coritpanàjhè ? enfans, avez-vous quelque
chose à manger ? ( pue ri numquid
habetis pulmentarium ? ) Le français
ne rend point, comme le languedocien , le pulmentarium de l'évangile. Voy. Compann/hë.
MÂNCo. Trouba dë mdneo ; trouver à dira. On demanda où était un
tel , on le trouvait à dire , et non
de manque, — Mdnco d'arjltën,
MANCÎP,

OU

�MAN

■

MAN

59

ou plutôt sa racine, est la même
espèce dont il est parlé au trentième chap. de la Genèse , ou celle
que Ruben trouva dans les champs
et qu'il .apporta à sa mère Lia :
cette mandragore devait être quelque chose de rare , vu le prix qu'y
mit Lia pour s'en dessaisir eu faveur
de Rachel.
MANDRÎUO; Une mandille : sorte
de casaque que portaient autrefois
les laquais, b. lat. mantile.
MÂNDRO ; Un renard, et au figuré , uno viêlio mdndro ; une
vieille rdsée ou matoise. —Mdndro.
Voy. Mandroûno.
MANDROU ; Une manivelle; du
lat. manubrium.
* MANDROUNÉJHA ; Faire la mendiante. ,
' :•(
&lt;■ : :, ' '
MANDROÛNO , ou mândro ; Mandiante valide et paresseuse. —
* MANDÁSÌEN dë moussu-ï avcsq'ë, Matrone -, femme qui sert les jeunes
pris du fr. mandement. V. Manda. gens dans leurs amours,
f MANÉBLAR. V. 1. Manier ; ( manu
MANDAT ; Un convoi funèbre.
contreclare. ) Manéblar ; porter. Qi
MANDIÂN, et son fém. mahdiânlo;
du fr. mendiant , mendiante ; et no nianèbla sa crois ; celui qui ne
porte pas sa croix ; ( qui non bajunon , mandiane.
lat cruceih suani. )
I MANDRAT ; Un renardehu.
MANÉFLARIÉ; Rapport,ííagornerie.
MÂNDRË , ou margoul ; Le touMANÊFÏË ■; Un rapporteur , et
rillon'! Üe l'arbre horizontal de certaines machines". Cet arbre, le rouet proprement, un flagorneur , qui
et la roue de champ avec ses touril- llatte en faisant de faut rapports ,
lons, tournent sur des crapaudines. dans le dessein denuirc ou de brouiller ceiïx qui' vivent en bonne inMÂNDRË ; Fin , adroit. - Un mentelligence.
diant.
' p •
•
MANÊFLË : Un dénonciateur. Le
*MANDRIGOÛLO; La mandragore;
plante^ assoupissante. Sa racine dcfaut'l'intérêt et la clandestinité ,
grosse , longue et quelquefois four- sont les-vices qui rendent un déchue , représente , disent les gens nonciateur1 ddieux ; on est.tiiême
&lt;&gt;• '.»»• superstitieux , le corps ét les jam- alors Un délateur.
MANÊFLË , ou mancjlo
Suborbes' d'un homme ou d'ut IO'femmei
Les prétendus sorciers s?etv servent neur V ou suborneuse de ^servantes,
pour faire ce qu'ils appellent leur ou autres domestiques;? littó- -tliablë
main de gloire , ou mandrigoûlo , Ions manêûës ,et tous mdn?flë$ àmtii ;
qui a la vertu de faire doubler tous peste des flagorneurs et des flngor^
les jours l'argent qu'on y met hw neursavec. st. fam. En r. fr.mauérès. C'est de la qu'en parlant d'un fle ; la protégée de quelqu'un.
MANÊFLËJHA ; Rapporter , faire
omme heureux , on dit qu'il a la
des rapports vrais ou faux. Fla•mandragore.
H est fort incertain si cette plaute, gorner, st. fam.

£»ute d'argent. On dit cependant ,
il a trouvé sur un sac de cent pistoles dix écus de manque. Acad.
MANDA ; Un mandement ; et non,
un mandat. Le mandement est un
billet portant ordre à un receveur,
ou à un fermier , de payer une
somme. Le fermier a accepté le
mandement ; et non , le mandat,
qui est un rescrit du pape. Il est
vrai qu'on dit aussi le mandement
d'un évèque.
MANDA ; Envoyer. Mandas aco
d'un tdou ; envoyez chez un tel.
Mander en fr. est faire savoir , ou
donner ordre de venir.
MANDA,terme de fournier ; AvcrtirVte pétrir. Le fournier fait savoir
à ses pratiques l'heure de la première ou de la seconde fournée.
MjèkiÀLiTE v Un bretteur , un
féra'gusi'
•
'

E

�6o

MAN

Teneur , suite. Maudira : façon. D'dilal maneira ;
de cette façon.
MANÎX ; Maniable. —Doux, franc,
traitab'e , apprivoisé.
MASÊLO; Glane, ou poignée d'épis.
MAN.ET»TI.A. V. I. Richesse. La sëmrnsa që ca ë las ëspinas , aquëslë so
që douzo la pardoulo ê dels çossirers
dë las manëntias so nffëgats , ë no
■porto fruit ; la semence qui tombe
dans les épines , ce sont ceux qui
écoutent la parole; elle est étoullée
par l'embarras des richesses , et
elle ne porte point de fruit.
MANÉJNTS. V. !. Riche. El manënls
intrara greument cl regit dël cels ;
il est bien difficile qu'un homme
riche entre dans le royaume du ciel.
MAKÊTO , terme de mignardise ;
Menotte , diminutif de main. On
dit k un enfant, tes pauvres peti&lt;
tes menottes : ternie qu'où écrit et
qu'on prononce comme les menottes
de fer qu'on met aux mains des
criminels.
MANÎTO ; Le jeu du picd-de-bceuf.
-- Le jeu des quatre coins.
MiMÊTO cÁoeDO ; Le jeu de
frappe-main, ou main chaude.
MAUETOS. Voy. Pantticoàsto.
MAMGOVJN'ARIÉ ; Le -regrat des
menues denrées.
MA»GOUÍSIÉ ;Regra'dier qui vend
en détail toute sorte de menues
denrées à petite mesure..-Il,revend
des légumes , du fromage , de
l'huile, des sardines, etc. Les termes , inangonier et înagonerie ne
sont pas français, b. lat&gt; inangdnare,
ou iwndinnre ■ trafiquer ,■ maquignomîer.. Voy. Rëvënddirë.
MA.NI,.;-Petit ; du lat. minar. On
en fait un\ superlatif en le répétant.
Mani, m»»i\i très-peìit.-Cette façon
de faire des superlatifs est trèsordinaire en languedocien. Ce n'est
pas cependant-comme superlatif que
les gardeuses de cochons emploient
cetie expression , ci (ju'elles disent
mani, mani, pour appclcfv ces auiMANÊIRA.

V.

1.

.
MAN
maux ; c'est dans leur bouche un
terme d'aiîcctiou , car ces n.uvus ,
manis, ou pelits , petits , sont fort
souvent, du plus énorme volume, ou
des cochons de quatre cents pesant.
MAKIÂIRIA- v. i. Débauche , festin de débauche. Las manidii ias al
vënti f ; Ses, alimens sont pour le
ventre ; ( esca vent ri. )
MAJVIAR. V. 1. Manger. Manians;
maugeaus. Ai cel që no mania , no
iuië lo maniant ; que celui qui ne
mange pas , ne juge point celui
qui mange. Qi mania aqës pa ,
vioura eiidoi ahlëlat; celui qui mange
ce pain vivra éternellement.
MAN'IAR. V. 1. Le souper, le dîner. Fë maniar ; ( cœnum fecil. )
L'arma pjtts ës qèl majfiar ; ( anima
plus est qufini esca. ).
. ..RLtîfcîci.o ;'La manique^.(défense
que les cordonniers mettent*.autour
de leur main pour tirer le ligneul
1
sans se blesser.:
i
MA.NÌCLO; Société, coterie, clique. Es.Âè la maniclo ; il est de
la &lt;;lique ; ce qui s'entend ordinairement en mauvaise part.
MAMKOI. - diminutif de mani.
Manidoit, -pëchdirë, disç-iit les gardènies de cochons à, ces animaux ;
mou pauvre petit. Ces expressions
amicales pour ce qu'il y a de plus
vil et de plus sale parmi les bêtes
immondes , doivent paraître fort
extraordinaires à ceux qui n'y sont
pas accoutumés.
i)\ÍAMGHií:LR,o.»r.Enceinte de branches pour arrêter le poisson des
étang*./ i
.
: ... i
J^.VSÎLIQ ; Anse sfe chaudron. —
L'oreille d&gt;jme écuelle, l'anse d'uu
pot de chambre. Manilio est un
diminutif espagnol. Manilia ; petite
main.
i
MAMÎPOU ; Manche de charrue,
il est attaché au mancheron.
MANITÔRTO ; Le jeu de la main
lorte , qu'on fait en renversant la
paume de la main.
g
M-ÀSJBA. Dë n'as .manjha nîêi ?

�MAN
Sur quelle herbe as-tu marché ?
façon de parler , pour demander à
quelqu'un le sujet de son inquiétude,
ou de sa mauvaise humeur. Ès tou
munjha dë niêiros ; il est tout mordu,
ou piqué de puces. Manjha entre
las dèns ; bredouiller , manger ses
mots. Es bërtat coumo manj/ian dë
frivos ; c'est vrai comme il neige
boudins, st. fam.
MAMJHADOU ; Un auget de cage,
où l'on tient la mangeaiile d'un oiseau.
MANJHADÛRO ; Une mangeure ;
l'endroit d'un pain, ou d'un drap
mangé ou rongé , soit par les chats ,
soit par les souris. 11 y a une mangeure à ce pain. — Manjhadûro dé
niêiros ; piqûre de puces.
MAIÎJHÂIRE ; Un dissipateur. —
Un goinfre, un boute-tout-cuire.
st. fam.
MAMJH ANSO ; "Vermine : celle qui
attaqua, la tête et les autres parties
du corps.

*

M A 3N

êt

; Le capricorne à
odeur de rose : insecte du même
genre et plus petit que le précèdent.
MAKJHUFEJHA; Pignocher-, manger peu et à petits morceaux , soit
par dégoût ■&gt; ou par satiété , ou
par contenance.
MA M.!:VA . ou malèba ; Emprunter ; du lat. manu levare. Cependant , manu levare , dans ia b. iat.
si guidait , répondre, garantir. Un
dit dans un autre sens , aco ës. manleva ; on lui prête cela , ou on le
lui attribue mal à propos.
MANLEVAR. V. 1. Lever la main
en signe de serment.
MANLEVAMEN ; Emprunt, b. Iat.
MÀNJHO-RÔSO

manlevantia.
MÂJX1NE , à mdnnë, ou a man ;
Sur le point , ou prêt à. . . . £r' à
mdnnë dë ploura ; les larmes lui

venaient aux yeux , il était sur le
point de pleurer. — On dit dans un
autre sens de mdnnë : Tou Ion santé'
mânnë d'dou jhour ; tout le long,
MAJN'JHAP.EL. L'amour nianjharel ;
de ia journée , ou du matiu au
l'amour intéressé.
;
soir.
MANTHATIBOUR , ou manjhadis ;
MASÔBRO ;
Un manoeuvre , un
Mangeable , qu'on peut manger.
aille-maçon , un goujat. Les mauo'uMÀNJHILIO ; Les vivres , ou vicvres , dans les grands ateliers dè
tuailles : provisions de bouche.
Paris, gâchent le plâtre , corn i il
MAJVJHINAI.. V. 1.
Un marigon- le mortier , nettoient les calibres*.
neau ; ancienne machine de guerre Les goujats ou aides-maçons porpour lancer des pierres.
tent le mortier sur l'oiseau;
MAKJHO-FÂVOS , ou bcrgaiië ; Un
Un manœuvrier es, celui qui
bredouilienr , ou celui qui en par- entend la.' manœuvre des-vaisseaux.
lant semble avoir la bouche pleine, L) n manouvrier signifie autre chose.
et dont la voix n'est pas claire et Voy. Travaliadou. MaïUbro , uu
distincte,.
iat. manu opara; ouvrier do" la ffÎSull
MA&lt;WHO-NÊCI ; Un parasite. —
MÀKOCBI , dit pour ^ mns nùou ;
Undéniaiseur, un attrape-lourdaud. Maison , ou métairie neuve.
MANJHO-I'ERO ,
OU banar ; Li
.MA.NOI t. ; Paquet, botté , trouscapricorne : un des plus grand
eau. Un paquet de tripes-, une
insectes écaiileux et volans, remar
botte d'osiers, un trousseau de ciels.
quable par deux longues antenne: — Manon!, ou sirmën. Voy. Gavd.
ou cornes articulées et de la lon- on v. î. Manoily ou Magnoa. n. pr.
gueur de .sou corps. Il est tout noir,
* MAJXQE ; Manchot.
les fourreaux , ou les écailles qui
MAXSAR. v. 1, et n. pr. Métayer,
couvrent ses ailes sont chagrinées ; cultivateur qui habite nue mi'tuirie ;
il vit d'e fruits et niche dans les dérivé de m-tnsus j métairie, b. lafc
trous, des. arbres pourris.
mansarius*

�6a
MANTEÏ.

M A 0

; Manteau. Le couvercle
d'une ma je , ou d'un pressoir de
vendange.
MANTÉLK. Fa lou mantélë ; traîner l'aile comme les oiseaux blessés , vieux , ou malades. On dit
aussi au figuré , Jâi lou mantélë
coum'tin viel doussëlas.
MANTÊNË ; Soutenir un poids ,
«ne charge. — Affirmer , soutenir
ce quièo a avancé. Ou mantëndrâi ;
e le Lui soutiendrai en face, en v. mantënrë ; soutenir , protégér.
MANTENEN ;. Dès à présent, ou
main-tenant ; ce qui est le même
que , tenant la main à l'ouvrage.
MANT'ËNÈNSA. V. 1. Protection.
\En mantënënso dël Sêinor ; sous la
protection du Seigneur, dérivé de
mantënrë. au propre , appuyer de
la mainMANTËNRË. V. 1. Soutenir. Mantënrë plats ; soutenir , poursuivre
pn procès.
MANTIIN ,
manluno ; -Maint ,
mainte, ou plusieurs. Mantuncop;
maintes fois , ou souvent. Mantun
omë ; plus d'un homme.
MAOÎÏ. , ou mahou ; Carreau de
terre cuite ; et non , une brique ,
ni un pavé. La brique diffère du
carreau par ses dimensions , et par
l'usage, auquel ou l'emploie. On ne
se sert des briquesque pour la construction .des voûtes , des souches
de, cheminée , des murs de refend.
Voy. Briço. en ital. matlone.
; Mahon est un terme barbare,
à moins qu'on ne l'entende d'un
port de l'île de Minorque.
MÂOû ; Mal. Ès tou plë dë mdous;
il est couvert d'ulcères ,,il a des
bubes. à la tête, di màou a moun dë;
j'ai mal au doigt ; et .non, à mon
doigt , parce que ce n'est pas du
doigt d'autrui qu'on parle.'A un
gran mou dë dën : il a un grand mal
aux dents ; et non , il&lt;a un graud
mal de dents , quoiqu'on dise trèsbien , les maux de dents , les maux
de tète sont fâcheux. Oa ne dit

Î

MAO
pas non plus , j'ai mal de ventre,
ni un mal de ventre , ni un mal
de tête ; mais , un mal au ventre ,
un mal à la tête , quoiqu'on dise
très-bien, j'ai un grand mal de
ventre , un grand mal de tète. Mdou
diuél ; mal d'yeux ; et non , mal
des yeux.
Se fa mdou ; se blesser. Von sfés
fdclio mdou ? vous êtes-vous blessée ? dit-on à une fille qui est tombée : mais les filles de ce pays-ci
qui n'entendent pas la valeur de ce
terme , se' trouveraient fort offensées d'une pareille question. Voy.
Blassa.'' "
' ••»• '
-■•
Se sdonprë mdou ; se piquer , être
fâché;' Më sâoupëghé mdou ; il me
sut mauvais gré. Më fa mdou që...
il me fâche que. . . ., je me sais
mauvais gré que. . . .; et non , je
me sais mal. Aco Jâi pa mdou à
rës ; cela ne nuit à rien. — Gna për
prénë lou.mâou dë la mor y C'est de
quoi gagner une dangereuse maladie. ---'Mdou vâi qan 'las câmbos
fldcou ; c'est un mauvais signe
quand les jambes chancôlent. — Es
pa dë mâou trdirë; il n'est pas à
plaindre , il ne risque rien.— Së
môqo dë la mdou-maridddo ; il se
moque -de la barbouillée j st. fam.
— doulrë mdou mou» i-a^/iësso ; ce
serait un petit mal , s'il n'y avait
que cela. — Lous mdoux dë l'rfan ;
le travail d'une femme en couche ,
ou de l'enfantement. Aco's dé mâou
lëjhi ; c'est difficile à lire.
Fâi mdou , se rend par, il est
triste , il est fâcheux , il n'est pas
bon , etci Fâi mdou êslrë picho ; il
est fâcheux d'être petit, on ne peut
atteindreà rien. Fâi mdou éstrë soul;
il n'est pas bon d'être seul , il est
triste d'être dans l'indigence : etc.
etc.
MÀou est pris quelquefois pour
ressemblance , ou pour un terme
de comparaison. Es pa poulido , a.
lou mdou dë iîou ; elle n'est pas
jolie, elle me ressemble. A tou

�MAO

MAO

03

tndou aVaqëlës që ; c'est comme ceux ciennes langues ; prononciation qui
qui.... A lou mdou dë la cdmbë , s'est perpétuée dans l'italien, l'esla fumélo vdou mai që lou mdsclë ; pagnol et le languedocien , qui eu
il ea est de cela comme du chan- descendent comme le français ; et
vre , celui qui est femelle vaut qu'ainsi, ou prononçait mau , comme mdou ; et non , comme mo dans
mieux que le mâle.
MÂOU-AVISAMEN ;
Etourderie , maupertuis , de la même façon que
le mot latin aulem , que les français
imprudence , mégarde.
MÂOU-BER.NA.
U. pr. qui
signi- prononcent aujourd'hui otem , est
fiait autrefois, Bernard le mauvais. prononcé par les italiens et les EsIl y a un grand nombre d'autres pagnols , comme doutem.
Cette orthographe des sons que
n. pr. en v. fr. dont le mot mau
( qui paraît être notre mdou ) fait nous suivons dans cet ouvrage,
artie. Tels sont entre autres, mau était autrefois inutile lorsqu'il était
ué ; mal lessive. Maucler ; igno^ généralement reçu de prononcer Vu
raut. Mauduit ; mal conditionné. comme Vau. Ou écrivait donc par
un u simple dans mau , ce qu'on
Maupiteux ; inexorable. Mau-pas ;
passage dangereux. Mau-pertuis ; prononçait comme mdou ; et cet
mauvais trou. Mau-pêou ; mauvais usage s'est si bien établi, que tous
poil. Mau-roi ; mauvais roi. Mau- ceux qui ont écrit dans notre idiovilain ; mauvais paysan. Et ainsi me, depuis les premiers Troubade inaubec , inau-croix , mau-rond, dours jusqu'à nous , n'ont pas ormau-buisson , mau-lévrier, mau- thographié autrement : ils n'ont
mis qu'un u, où il est bien certain,
repas , mau-voisin , etc.
.Nous l'avons déjà avancé comme qu'ils prononçaient , ou ; comptant
une conjecture , mais il est plus que bien de rendre par là leur prononprobable que l'ancien mau fi ançais ciation. Les anciens avaient raison ,
iles noms précédens , est le même en ce que cette orthographe ne
que notre mdou , et se prononçait contrariait point leur prononciade même ou conformément à notre tion : les Languedociens modernes
orthographe, qui est celle des sons ; auraient dû eu voir le vice , et
et que Va s'y faisait sentir dans prendre une autre route , depuis
son ancienne prononciation ou , les chaugemens arrivés à la proavant qu'on eût fait la diphthongue nonciation du français , dont l'orau , dans mau, un o long, et qu'on thographe a réglé la leur. Voyez
prononçât ce terine comme mo , l'article Sdou.
sans que Vu y entrât pour rien.
MÂOO-BOS.
v. 1. et n. pr. MauNous avons dit ailleurs que, dans vaise forêt ; bois ou forêt infestée
l'origine des langues, la pronon- par les brigands.
ciation courante en a réglé l'orMÂou clou ; Fièvre maligne ,
thographe, et qu'il n'est pas natufièvre chaude. Toumba dë la jèbrë
rel qu'on ait commencé d'écrire
dou mdou cdou ; tomber de la fièvre
d'une façon , et de prononcer d'une
en chaud mal , ou de Carybde en
autre : cette contradiction ne s'est inSylla.
troduite que dans la suite ; ou proMÀOU-COORA , dëmâoucmira , ou
nonçait 1«, puisqu'on l'écrivait: mais
de plus , il est comme certain que , dësconra ; Décourager , détourner ,
dans les anciens termes que le fran- indisposer contre quelqu'un.
M.iou - CREZEJS ; Un mécréant ,
çais avait imités du latin ou du
roman , on retint d'abord la pro- un incrédule.
MÀOU-CUli:. Më séntë lou mâounonciation de Vu eu ou de ces au-

E

�64

M A 0

MAO

ctiié ; je me sens tout malbâti, tout
je ne sais comment.
MÂOG DE itiN ; Le mal de dent :
on dit , j'ai mal aux dents , j'ai
un grand mal aux dents ; et non ,
j'ai mal de dents , ni j'ai un mal
de dents.
MÂOU-DËSPITAN ; Juron , morguienne , vertu-chou.
Miou D'ESTOUMA ; Un mal de
camr : on dit, j'ai nialaucreur , ou
le cœur me fait mal ; et si l'honeur
on la répugnance ensont cause ,
on dit le cœur lui hondit , ou lui
soulève à l'odeur d'uuemédeeine.
MÂou DË LA MOB. ; Maladie mortelle ; fâcheuse ou dangereuse maladie. Gna për prénë lou mdou dë la
mor ; il y en a pour périr de s'exposer à telle chose.
MÂou DË LA TBB.0 ; L'épilepsie ,
le mal caduc, le haut mal. On dit
aussi absolument , lou mdou , comme si les autres maladies n'étaient
rien auprès. On disait en v. fr. le
mal Saint-Jean, dont les symptômes
sont, perte de connaissance, chute ,
niouvemens convulsifs, cris ou hurlemens , roideur des membres et
bouche baveuse , ou écuinante.
La racine de la valériane sauvage est employée avec succès contre cette terrible maladie , qui faisait rompre les assemblées du peuple
romain, lorsque quelqu'un de l'assemblée en était pris. De là le nom
lat. mor bus comitialis. Toumba d'dou
mdou ; être attaqué du mal caduc.
MÂou DË VÊJNTRE ; Le dévoiement, le flux, ou cours de ventre.
On dit, j'ai mal au ventre , ou j'ai
un grand mal de ventre ; et nou,
j'ai mal de ventre.
MÂou EJV TRIJV ; Indisposé. Soûi
lou mdou en trin ; je suis tout débiiìé , to'îit' je ne sais commeut.
MÂOU-ÈSTRË ; Malaise. Un tel
n'est pas accoutumé au malaise ; et
non , au mal-être.
MÂOU-FARGA , ou mâou-galba ;
Maladroit, mallait , malbâti.

Voy. Mdoulo.
; Iuconduite. —
Mauvais régime. Lou jho dé capitarii-mdou-goaver ; jeu d'enfant , où
l'on se dépouille de ses habits qu'on
jette pièce à pièce l'un après l'autre.
MÂOUGRÉ, se rend par , quoique,
dans la pbrase suivante : së jâi emb'un Idou , mâougré që soun pâirë
H ago défendu ; il fréquente un
tel , quoique son père le lui ait défendu ; et non , malgré que, etc.
*MÂOULO, oxxmdougo ; La mauve,
la grande mauve , malva sylveslris,
et la mauve à feuilles rondes, malva
rotundi folia , L. , sont très-communes dans nos champs. Ou fait
un fréquent usage de leurs fleurs et
de leurs feuilles intérieurement et
extérieurement. Es ana fuma las
mâoidos ; il est allé au royaume des
taupes. Fa la mdoulo ; tromper au
jeu.
* MÂOULO BLÂisco ; La guimauveOn trouve dans les champs aux environs de Nismes , la g. ordinaire ,
althea ojficinális, L. , et la g. de
Narbonne , althea Nafbànensis, L.
MÂOU-LOUBËX ; Chancre , ulcère
qui vient aux jambes. De là cette
imprécation , mdou-loubël tè bîre ;
c'est comme si l'on disait, la peste
te crève.
MÂOU-MËJHAN. n. pr. V. Mëjhan.
MÂOU-MËSCLÂ ; Brouiller , mettre
la division entre deux personnes.
MAOÛNA, ou mahouna ; Carreler ;
et non , paver. On carrèie un appartement avec des carreaux de
terre cuite. On pave les rues avec
des pavés ou des cailloux. Maoù et
maoùna , se rapprochent de l'ital.
matlone. — En v. fr. mahonner :
quereller , disputer. Voy. Calddo.
MAOÙJNÂJHE , ou mahonndjhë ; Le
carrelage d'une chambre ; et non,
le carrèlement ; encore moins ,
carrelure.
* MAOUNË ; Malpropre.
MÀOU-PARLA ; Médire du pro•

MÂOUGO.

MÂOU-GOUVER

�MAO
ehaïn. — Dire des injures. Mdouparlan, ; médisant. — Insolent.

. n. pr. Raboteux.
; Mouvoir , remuer.
MÂOU-RÉJHOUN ; Dérangé , hors
de place. Së lou trôbê ëntoucon
mdou-rëjkoun ; si je le trouve dans
quelque coin à l'écart.
MÀOUKÉL , mourel , et morel. n.
pr. eu v. fr. moreau , tanné, tirant
sur le brun, eu lat. subfuscus. Le
n. pr. chan-mdourel est un de ses
composés , et mdou.ro est sou féminin dans le n. pr. rôco mâouro, mis
en fr. dans roche-mOre. Autant valiait-il le traduire en entier, et dire
roche brune , ou plutôt le laisser
dans sa première intégrité , rôco
MÂOUPLA
MÂOURE

mauro.

Les altérations dans les noms
qui se font peu à peu deviennent
de droit incontestable , lorsqu'il
s'est passé quelques générations ,
et que personne n'a eu aucun intérêt de les attaquer, ou de les contredire.
* MÂOURÊLO ;
Morelle , croton
tinctorium, L. De temps immémorial, les habitans de Ga largues, après
avoir cueilli cette plante chez eux
et dans les pays voisins , la broient,
en expriment le suc , dont ils imbibent des chiffons qu'ils exposent
à la vapeur de l'urine mêlée avec
de la chaux vive , de l'alun et du
fumier de cheval ; c'est ce qu'on
appelle tournesol en drapeaux dans
le commerce : on eu expédie annuellement pour i5 à 20,000 francs
en Hollande.
Pendant long-temps on a cru que
les Hollandais préparaient avec ces
drapeaux le tournesol en pain qu'ils
fournissent à toute l'Europe ; et l'on
avait bien droit de s'étonner que
nos chimistes n'eusseut pas découvert leur secret , et que la morelle ne fût pas cultivée. 11 paraît
certain aujourd'hui qu'ils emploient
nos drapeaux de Galargues à teindre leurs fromages eu rou^e , et

MAR

65

que le tournesol en pain est coloré
au moyen du lichen rocella. Voy.
la Chimie appliquée aux arts.
Cette plante est très-différente de
celle qu'on appelle vulgairement
tournesol, ou viro-sourël.
MÂOORI, OU Mdourin. n. pr. corrompu de mdouriou ; Mauvais ou
dangereux ruisseau.
MÂOUTRÀIRE ; Être en peine pour
quelqu'un, craindre pour lui. Trài
pa mdou, ou bien , ès pa dë mdou
traire ; il est bien , il u'est^pas k
plaiudre , il ne risque rien , il ne.
faut pas être en peine de lui. Nous
a fa mdou trdirë ; il nous a mis eu
peine , eu souci. Aco më Jdi mâou
trdirë; cela me fait mal augurer, etc.
MÂOUVALE ( së Ja ) ; Se
faire
haïr, -- Se faire mésestimer , ou
regarder de mauvais œil, perdre
les bonnes grâces de quelqu'un ,
se faire des ennemis ; ti soùi pa
maou vdotigu. ; on ne m'y voit pa?
de mauvais œil, on y a des bonté
pour moi.
MÂOU - VIVËN ,

mâou - vifênto ;,

Homme ou femme de mauvaise vie.
MÁ0UVOULIÉ, ou mdou-voidiénso ;
Haine, mauvaise volonté pourquelqu'un , malin vouloir. ÌÌ y a longtemps qu'il a un malin vouloir contre moi. Acad. malveillance vieillit.
MÀOUZENSOS ; Un crève-cœur.
MAQILIA ; Tripoter. Maqilidjhë ;
tripotage.
MAR ; La mer. La mar brûla pa ;
la foire n'est pas sur le pont : façon
de parler proverbiale pour dire, il
n'y a rien qui presse.
MAR. Voy. Pëirou.
MAR. V. 1. Mardi.
MARAGDES, v.l. Émsraude.
MARAN , ou
mardno ; ÍSom des
Maures devenus chrétiens , qui passèrent d'Espagne en Languedoc
ou les appelait eu Espagne , mai/ri,
ou marani : ces familles , qu'on
appelait aussi Reculées, fureiii longtemps sans être admises aux charges publiques.

9

\

�MAR

66

MARÂNO , OU

arcisoits ; Les mites

du fromage : insectes presque insensibles à la simple vue. On les tue
avec de l'huile, dont on frotte le
fromage.
MAIIÂNO , est aussi une espèce de
phthisie , ou de marasme qui attaque les brebis.
MARASSAL ; Couperet -J sorte de
couteau de boucherie.
MARBOÛRO ; Juron qui répond à
mordienne.
MARCANDÂIRIA. V. 1. Trafic.
MARCAHDËJHÂIRE ; Barguigneur,
tatillon, st. fam.
MARCÉ. V. 1. et n. pr. Crâce ,
miséricorde. — Discrétion, en v. fr.
merci. Gaiar à marcé; être à'la
discrétion de quelqu'un , dont notre
soi t dépend. L'ancien proverbe dit :
që së ai fen . bona marcé trobo à la
fin.

; Acquéreur. Së vén
vëndrdi moun oustdou ;

MARCHAIS

Tnarclian ,

s'il se présente un acquéreur , je
vendrai ma maison.
MARCI ; Macéré, macérer : faire
tremper dans de l'eau.
* MARCO, et le verbe marca,
ont le même sens qu'en français,
marque et marquer. Tous les signes
naturels ou artificiels , les caractères , numéros, lettres que les marchands font à leurs ouvrages , ceux
que les négocians tracent sur leurs
ballots, qu'un propriétaire fait sur
sou linge avec du fil, qu'il imprime
avec de la poix sur ses bêtes à
laine , avec un fer rouge sur ses
chevaux, «te. et les poinçons , cachets et outils divers qui servent
à les faire , s'appellent des marques.
On dit aussi qu'un cheval ne
marque plus- On marque au billard
et au jeu de paume, etc.
On appelle encore marcô , en
languedocien , la craie ou le plâtre
blanc qui servent à marquer. Marmqusë dë marcô ; petite figure de
plâtre.
MARCÔ , ou marcot ; Une mar-

M A R
cotte ; et non , un marcot. Dans les
marcottes ordinaires, telles que celles d'œillet, où l'on fait une fente
au nœud d'une branche, la sève
qui descend se convertit en chevelu
au bout de ce nœud coupé : lorsque
la terre bien humectée cjui couvre
ce nœud entamé, favorise cette
végétation , on peut sevrer les marcottes quinze jours après.
MARCO - siÂou ; Rusé , matois ,
sournois.
MARÉLA ; Tromper un jeu.
MARÉLA ; Rayé , bigarré, en b.
br. marella ; peindre de diverses
couleurs.
MARÉLA ; Vitrer, terme de tireur
de soie ; c'est distribuer le brin de
soie sur l'écheveau de la roue , de
façon qu'il y fasse des losanges.
MARÉLÂJHÉ; Vitrage bon ou mauvais d'un écheveau de soie , ou les
losanges que le brin y forme en se
croisant sur lui-même, au moyen
du va-et-vien : lorsque ces losanges
sont trop grandes , ou trop larges ,
le brin revient souvent au même
endroit sur lui-même avant que
celui sur lequel il s'applique ait eu
le temps de sécher ; ce qui est le
vitrage vicieux qu'on doit éviter à
cause de deux incouvéniens qui en
résultent :
Le premier, que les brins, se collant l'un sur l'autre , rompent fréquemment au dévidage , pour les
décoller; l'autre , que ladévideuse
ne trouve qu'avec beaucoup de
peine et de perte de temps, le bout
de soie rompu , qu'il faut nouer
avec celui qu'elle tient.
MARÈLO ; La mérelle : jeu des
écoliers.
MARÊLO ; La margelle d'un puits.
Voy. Péirat.
MARÊZO; Une citrouille : les feuilles de la plante sont découpées et
tachées de blanc. Voy. Jlauitíio.
MARFÊGO ; Une paillasse de lit.
— La toile , ou le sac de la paillasse.
MARFÉ/.ÎBLS. v. 1.Flétri. V.Maifi.

�MAR
MARFI

,

ou mar/é'; Flétri , chif-

fonné , flétrir, faner , chiffonner ,
bouchonner.
MARGA : Emmancher un outil.
MARGAL; Herbe des prés : plante
graminée , appelée du nonnat dans
quelques provinces : c'est la meilleure et la principale , et celle dont
on cueille la graine pour ensemencer un pré. C'est le lolium perenne ,
L- Voy. Jhuél. — Margal est encore
une herbe à foin qui croît dans un
champ après qu'on a coupé le blé.
MARGAL ; Penchant au plaisir
sensuel, ou ce qu'on appelle du tempérament.
MARGALIA , ou bracana ; Bariolé,
émaillé de différentes couleurs.
MARGARÎDO ; Ea crande marstuerite , ou le leucanlhemum : plante
qui s'élève à un ou deux pieds ,
qui produit, comme la pâquerette,
mais en grand, une fleur à fleurons , et dont le disque est jaune
et les pétales blancs.
MARGARIDÊTO ; La pâquerette ,
ou la petite marguerite , bellis perennis, L. : plante des prés dont
les fleurs sortent immédiatement
de terre , sans autre tige que leur
pédicule. On l'appelle pâquerette ;
parce qu'elle fleurit au temps de
Pâques. Elle est recommandée pour
les maladies de la tête et pour la
frénésie.
* MARGARIDIÉ ; La camomille romaine , anthémis nobilis , L : ses
fleurs ont une odeur agréable ; prises
en infusion , elles sont fébrifuges ,
stomachiques; toute la plante appliquée en cataplasme est très-résolutivë : ou eu retire une huile qui a
les mêmes propriétés.
MARGÂSSO. Voy. Tarnagas.
MÀRGHE ; Un manche de cognée,
Un manche à balai, etc. Né douriariëi pa lou mdrghë d'un' ëstrilio ;

je n'en donnerais pas un clou à
soufflet.
MÂRGO ; Manche d'habit , de
fcheuiise j etc. Entté man é mqrgo;

M A R

67

dans l'instant, dans un clin d'œil.
— Mârgo d'ipoucras ; chausse d'hipocras, ou absolument, une chausse.
L'a de rndrgo est long. Il est bref
dans le n. pr. Margô , ou Margot.
MARGOUL , ou margouliëiro ; Un
tourillon. Voy. Mdndrë. — Margoul.
Voy. Vêrdiê.
MARGOULIA; Tremper dans l'eau.
De là le fr. margouillis.
MARGOULIN ; Pauvre et mauvais
ouvrier : deux qualités qui vont
souvent ensemble , et dont la première est l'effet, l'autre la cause.
MARGOUN , au pluriel , margous
et manchàs ; bouts de manches ,
ou amadis ; et non , manchots ,
qui ne se dit que des estropiés de
la main , ou du bras. Margoun est
le même que le n. pr. Margon.
MARI , ou marri ; Egaré , perdu.
Së mari ; s'égarer. C'est ce qui
arrive aux voyageurs dans les montagnes du Gevaudau et du Vêlai,
lorsqu'il y tombe de la neige et que
des vents contraires l'agitent ; ils
sont désorientés , ils ne savent
quelle route tenir , et risquent de
périr dans la neige , lorsqu'ils sont
quelquefois le plus près du gîte :
c'est pour diriger leur chemin qu'on
sonne les cloches pendant ces tempêtes , sur-tout à l'entrée de la
nuit ; et c'est ce qu'on appelle ,
souna p'èr lous maris; sonner pour
les égarés, en ital. smetrrit'o ; perdu,
égaré. Vroy. Cira et Fournëla. Voy.
l'art. Nëou.
MARI; Mauvais. — Méchant: ce
dernier adjectif ne se dit que des
qualités du creur, quand on l'applique immédiatement aux-personnes:
car on ne dit pas un mauvais
homme, mais un méchant homme.
Il y a des pièces de vers qui Sont à
la fois méchantes et mauvaises.
MARI ; Mauvais, c'est-à-dire, vil,
chétif, de peu de valeur : on le dit
des choses. Un mari capéou ; un
mauvais, ou vieux chapeau.
Eu français, mari, ou époux,

�68

M A R

s'écrit différemment de marri, ou
fûché. et repentant. Un personnage
dit dans Molière : Je suis son mari
marri. Ce dernier vieillit.
MARÎBLÉ ;• Le marrube: plante
dont il y a plusieurs espèces. La
plus connue est le marrube noir et
puant, ou ballote fétide , ballola
ntgra , L.
MARIDA: Éptmser. — Se marier.
Epouser signifie toujours prendre
en mariage. Mais le verbe, marier,
lorsqu'il n'est pas joint avec l'article réciproque , signifie donner
la bénédiction nuptiale.
Ainsi un curé rie doit pas dire,
j'ai épousé une telle , ni je les ai
épousés , en parlant du mari et de
la femme ; mais je les ai mariés ,
ou je l'ai mariée. Au contraire un
curé anglican , ou luthérien, peut
dire sans équivoque , j'ai marié
celle-là et j'ai épousé celle-ci.
MARIDÀDO;
Une épousée, une
mariée.
MARIDADOU , marïdadm'no , OU
mnhtmUo ; Nubile, en âge d'être
mariée; etpourainsidire, mariable.
MARIMEK. v. 1. Douleur , affliction.
MARÎH, mari, marinas, V douta,
eu vën ; Le vent de mer , le vent
de sud; et non, le marin, qui est
toujours un adjectif en (r. à moins
qu'on ne dise , un marin, ou les
marins : ce qui s'entend des gens
&lt;le mer , soit officiers marins, soit
matelots ; au lieu que , loo marin
est pris substantivement. On dit en
termes de cadastre, d'Aou marin;
du midi, ou du côté du midi.
MARIN-BLAN ; Le vent d'est, sec
et chaud, qu'on redoute encore
plus pour les vers-à-soie que le
vent de sud.
MARINA ; Avai'ié. Cifé marina ;
café avarié, qui sent la marine.
MARIO-MÎCOS ; Une sainte nitouche.
MAR.THÂSSO; Vaillant, généreux.
MAKMALJA ; Brouiller, mêler.

M A. R
; Piteux , qui est mal
du coté de la fortune.
MARMOUTOU ;
Un bélier, ou
mouton entier.
MARMUI.; Murmure, bruit confus.
MARMUSAT ;
Défait , pâle de
maladie.
MAROUKISV ; Sorte de raisin noir
de Languedoc, dont l'espèce semblerait être venue de Maroc en
Afrique.
MARSAL; tìa Marsàòu (Sën);St.Martial , apôtre de Limoges.
MAKSÉNS , marsins ,
marsAous ;
Les mars, ou menus grains qu'on
sème au mois de mars , tels que les
orges, les avoines , les millets. Sus
un rastoid birat siimena tous marsëns.
MARSÎOURÈ ; L'ellébore noir, ou
pied-de-griítòn , dont la fleur est
verdâtre, helleborus viridis, L. Cette
plante fleurit pendant les gelées ,
lorsque les autres sont mortes, ou
qu'elles paraissent l'être.
Ou fait avec les racines du piedde-griffon , des sétons pour les maladies contagieuses des chevaux.
L'espèce d'ellébore à fleur couleur
de rose et à larges feuilles , que les
jardiniers appellent rose de Noël, est
la plante qui fleurit la première dans
noire climat : c'est l'ellébore noir ,
elleborus niger, L. Sa racine récente
est un vrai poison ; elle agit même
extérieurement comme vésicatoire.
Lorsqu'elle est desséchée , on l'emploie en poudre comme purgative ,
emménagogue. Melampus, berger
grec , qui inventa l'art de purger ,
guérit, avec cette racine, les tilles
de Prœtus, devenues furieuses. Quelques savans pensent cependant que
l'ellébore des anciens , qu'Horace
recommande contre la folie , est
l'ellébore blanc. Voy. VarAirë.
MARTËLIÊIRO; L'écluse d'un étang,
l'épanchoir d'un canal et d'un biez.
de moulin , qu'on bouche au moyen
d'une vanne.
MARTIÛE; Forge et fonderie de
fer.
MARMITODS

�MAS

M A S

69

, ou mal ; Le gros mar- satus ; métairie accompagnée d'une
teau'd'une fonderie de 1er qu'un habitation On lit de mas, le fr.
maison. C'est de ma s que sont
çourant d'eau fait jouer.
formés bien de n. pr. qu'on verra
MARTO ; La martre proprement
dite, qui à le dessous de la gorge dans leurs articles respectifs.
MAS ,
ou masc ; Un sorcier.
'aune, ou la maî tre du nord. —
ja martre domestique, ou la fouine, Mâsco ; une sorcière. J^ièlio màsco ;
dont le dessous de la gorge est blanc injure que le peuple dit aux femet tout le reste du corps noirâtre, mes , pour leur reprocher leur laiC'est cette dernière seule qui fré- deur et leur vieillesse.
MAS , qui est l'abrégé de madequente les habitations et sur-tout
les poulaillers , pour égorger la moiselle , est le titre qu'on donne
volaille. L'une et l'autre sont dif- par honnêteté aux femmes de la
férentes de la martre zibeline qui a moyenne et de la basse volée , et
l'a gorge cendrée et qui vit eu dont ces dernières s'honorent. Mas
Moscavie. On dit martre ; et non dé bardgno , mas dé boulofo, etc.
MASCAGNA ; Charcuter, ou démarte.
couper malproprement, ou malaMARTOR. v. 1. et Martrou ; La
fête de Toussaint, et plus commu- droitement la viande à table.
MASCARA; Charbonner, noircir,
nément, la Toussaint: elle portait chez nous le nom de Martor , barbouiller un mur. Lou pcirôou
ou des martyrs, depuis que Eoniface vbou mascara la sartan ; la pelle se
IV bénit, eu 607 , le pantheum de moque du fourgon. En v. fr. maehuRome et le consacra à Dieu sous ter. Mascara viendrait-il de malcal'invocation de la Vierge et de tous ra , ou descara , dit pour radiles martyrs. Grégoire IV lui donna, carà ; défigurer ?
* MASCARADURO ; Noircissure.
en &lt;S3y , toute l'étendue qu'elle a
MAS-CLÂOU , ou masclou. Voy.
aujourd'hui.
douriiSlo.
MARTOR , ou martrou , était une
MASCLARI. n. pr. Métairie deClari.
époque pour l'échéance des rentes,
ïe loyer des maisons, le louage C'est ainsi qu'on dit, mas, ou
des domestiques. On disait, dé mabêrna , mas nôou , ou mantSou ,
martor en martor , pour une année m a s roujhtou mqrpujh.ë, etc. tout
entière ; comme aujourd'hui d'une autant de n. pr. composés de mas.
MASCLOU , ou rnâou de masclou ;
St.-Michel à l'autre. Bous pagardi
La colique.
pér martrou ; je vous payerai à la
MASCLOUS ; Cirons, crinons , ou
Toussaint. Le proverbe dit, dé San
Mikîou à Martrou i- a un mes la- 'iracuncules : petits insectes qui
s'engendrent sous la peau ( ou entre
boura doit.
cuir et chair j des enfaus nouveauxMAS. v. 1. Plus, pourvu que. Mas
&gt;és et qui les font souffrir. Un
q'é ; pourvu que. Bous aimé mas qr
ont rudes au toucher comme une
jhoiimëtù: je vous aime plus que
soie de porc , qui ne ferait que
moi-même. Voy. Mât.
poindre, et font maigrir les enfans.
MAS ; Une hutte , une baraque.
On les délivre de cette vermine
— Une métairie , ou habitation de
métayer, Mas est un terme du v. qui leur vient ordinairement aux
I. dérivé de la b. lat. mansus. On épaules, en y appliquant de l'huile
sie le disait d'abord que d'une por- et en frottant à plusieurs reprises
tion de champ : on y comprit en- avec le plat de la main , jusqu'à
suite l'habitation du propriétaire , ce qu'on ait détaché ces insectes
et on l'appelait alors , mansus ama- et que la peau soit devenue unie.
MARTISË

Ì

�o

7

MASCOT.

M A S

Voy. Marassal.
MASICETHA , ou masc.assëjha ; Lutiner, aller de nuit dans une maison ; chercher , fureter , tracasser
pendant la nuit.
MASJN'IL. V. 1. diminutif de mas.
b. lat. masnil , masnilium. en v. fr.
mesnil , ou ménil ; petite portion
de champ avec une habitation. De
là le n. pr. du Ménil.
MASSÂ ; Piler, écraser. —Assommer ; du grec , masso , pinso.
MASSACRA. Voy. Mascagna.
MASSACRE ; Un attise-feu dans
un atelier de fdage de soie : emploi
de celui qu'on appelle cftourou ,
dans les pressoirs à huile.
* MASSACRE , se dit d'un mauvais
ouvrier.
MASSAPAN ; Boîte à confire, boîte
aux graines pour les couvées des
vers-à-soie; et nou, massepain ;
pâtisserie d'amandes pilées avec
du sucre et pétries avec de la iieur
de farine , dont on fait de petits
pains , ou pastilles , et des tartes
de massepain. Ici le nom du contenu est passé au contenant.
MASSAPAREN , pissocot , ou pissogol ; le potiron rouge : espèce
de champignon vénéneux , comme
le désigne son nom, qui signifie ,
tue-parent : il est du genre des
fistuleux. Les italiens l'appellent
cambio colore, parce qu'il devient
bleu ou violet, lorsque son suc ,
ou sa sève est expose à l'air par
nue cassure , ou simplement en y
appuyant un peu le doigt : ce qui
est un phénomène assez singulier.
On assure que ce champignon
cesse d'être malfaisant lorsqu'on l'a
fait bouillir et dégorger ensuite
dans de l'eau fraîche.
MASSE , ou massé ; Une loupe de
fer des petites forges du Roussil'on.
MASSÈTO ; Maillet de tailleur de
pierre. — Masséio ; morceau de
liège , ou de bois sur quoi sont
fichées les plumes d'un volant à
joaer.

MAS
; Une jetée ; et non , tin
massif , qui est impropre.
Ou fait des jetées en maçonnerie
sur le bord des torrens , et on les
oppose de biais au courant de l'eau ,
pour mettre le bord des champs à
couvert et empêcher que le torrent
ne les sape et les emporte.
Les jetées qu'on fait dans la mer
pour couvrir les vaisseaux dans un
port, sont appelées , môles , pour
peu qu'elles soient considérables.
MASSÎLIO ; Argent monnoyé.
MASSIP , massipo ; Jeune homme ,
]eune fille. — Massip ; gros , lourd ,
épais. Unô grôsso massip ; une grosse
masse de chair.
* MÂsso ; La masse d'un tonnelier , avec quoi il frappe sur le
chassoir , pour chasser ou enfoncer
les cerceaux d'une futaille. - Mâsso
d'asclâirë. Voy. Mai. — Massâirë ;
dérivé de mâsso. Le maillet du menuisier, du chaudronnier, du sculpteur s'appelle aussi masso , comme
le martinet d'un moulin à foulon ,
la batte des plâtriers , etc.
MASSO-BIÔOU. V. 1. etn. pr. d'homme : ancien nom des bouchers pour
la viande de bœuf, et proprement,
tue-bœuf ; de l'ital. mazzare ; tuer.
Ce dernier nom, ou tue-bœuf,
serait préférable à celui de massebœuf, que nos notaires emploient
communément dans leurs actes ,
s'il était cependant permis de changer les noms propres en tout ou
en partie, sous prétexte de les franciser en les rendant méconnaissables : ce qui est contraire aux. bonnes règles.
Cet usage est d'autant plus extraordinaire , que lorsque , dans un
ouvrage français, on cite un n. pr.
anglais ou allemand , on ne s'avise
pas d'en changer l'orthographe ,
quelque hérissée qu'elle soit de
consonnes qui n'ont pas coutume
de se trouver ensemble dans des
mots français ; encore moins les
traduira-t-on dans cette dernièrç
MASSI

�M A S
langue : on écrira, par ex. le n.
pr. Scheuchzer , sans y changer une
seule lettre.
Et l'on se permet des changemens
dans les n. pr. languedociens , dont
beaucoup sont cependant du haut
allemand , étant mis en parallèle
à côté du français. N'est-il donc
pas permis à un Languedocien d'être
de sa langue maternelle, la première qu'il a appris à bégayer , celle
qui lui est la plus familière, et
qu'ont parlé ses aïeux , pour qui
le français fut long-temps une langue presque aussi étrangère , que
celle des peuples qui nous environnent ?
Cette manie d'altérer les n. pr.
ou de les défigurer gagne tous les
jours parmi nous ; on signe différemment de ses ancêtres , soit qu'on
imagine qu'il y ait quelque chose
d'ignoble dans l'orthographe et la
prononciation languedociennes, soit
peut-être que , rougissant de
son origine , on cherche à la faire
oublier par ce moyeu et se rapprocher d'un nom ou plus illustre,
ou qui sonne mieux à l'oreille. On
se débaptiserait volontiers pour
s'élever au-dessus de la condition
de ses pères. Mais si l'on venait
un jour disputer à ces franciseurs
de noms leur héritage et leur filiation , quelle autre voie auraient-ils
pour l'établir , que l'exacte conformité de leur nom avec celui de
leurs aïeuls ?
Il faudrait donc écrire en fr.
sinon , massëbioou ( ce qui serait
le mieux ) , au moins, massebiou,
ou inassebiol ; comme on le trouve
dans les auciens cadastres ; et non ,
massebœuf. V. Délèouzë et MAourel.
* MASSOU ; Maçon, pris du fr.
MASSOU; Une botte de chanvre ,
ou paquet de plusieurs brins de
cette plante liés ensemble , qu'on
met rouir dans l'eau., en espagnol,
mnço.
MASSOÜLA

; Assommer : supplice

MAT

p

en usage dans les états du Pape ,
plus alireux pour le spectacle, qui
présente t'étalage d'une boucherie
de chair humaine , que pour la
souffrance du patient , qui d'un
seul coup tombe et expire.
MASSOULIÉ , ou marsoitlié. v. 1.
et n. pr. Assommeur , garçon de
boucher qui assomme les bœufs,
en v. fr. marsolier. en ital. arnazzare.

; Enduit.
; Un mâtin.
MASTRIGA , ou mastega ; Mâcher,
lat. maslicare.
MASTROUHA , ou
chdotichina ;
Patiner : manier lourdement du
fruit, en lui ôtant sa ileur , ou en
l'écrasant, en b. br. mastroul ; visage sale et crasseux.
MASTULIA ; Piguocher ; mâcher
mollement et sans appétit.
MATA. V. 1. Butte, tertre. — Certaine quantité de terrain.
MATÀ ;
Surpasser quelqu'un ,
l'effacer en esprit, en adresse.
MATÂBLÉ , ou balai ; Le battant
d'une cloche ; et non, bétail, Il
est suspendu au moyen d'une courroie à la belière , ou à l'anneau
qui est au haut en dedans de la
cloche. Celui de la grosse cloche
de N. D. de Paris pèse , dit-on ,
i3oo livres.
On appelle aussi, battans d'une
porte , les principales pièces de
hauteur où s'assemblent les traverses. On dit de même le battant d'un
loquet , le battant d'un comptoir
qui se hausse et se baisse , le battant d'un métier de rubanier , etc.
MATAFLË , ou pataflê. Un gros
malidlé ; un gros pâté : ou le dit
d'un enfant gros , potelé et de
lourde mine.
MATARIÉ. Voy. Néssljhe ; dérivé
de mdlo ; imbécile.
MATAS , ou bartas ; Buisson oa
hallier.
MATÉLÔTO ,■ Chemi-ette, ou gilet
de laine , cuuiisoile de molleton :
MASTICAT
MASTIS

�92

MAT

et nou , matelote , qui est une manière d'apprêter le poisson en usage
parmi les matelots.
MATÊOU ; Mathieu.
MATEROTO. V. 1. et n. pr. Trait
d'arbalète , ou matras. b. lat. /««tenis. — Malëroun se prenait aussi
pour maçon à pierre sèche, b. lat.
maceno , seu maceriarum cunjector.
MATI ; Matin. L'a de matin est
bref. C'est par là qu'on le distingue de mâtin ; gros chien de berger,
dont l'a est long. Qui a bon voisin
a bon mâtin , parce qu'un bon voisin avertit à propos de ce qui peut
intéresser les gens de son voisinage.
MATIONÉ ; Matineux ; et non ,
matinier. L'Acad. dit aussi , matinal , pour celui qui s'est levé matin,
et matineux pour celui qui est dans
cette habitude.
MATINADO. ÈS dé/ha matinddo ;
il est déjà grand jour.
MATÎNO» ; Heures , ou livre de
prières.
MÀTO et mata. v. 1. et n. pr. Une
natte, en lat. matia.
MÂTO , ou matddo.
Une fane ,
une touliè. On dit une fane , ou
une pampe d'herbas. Uno matddo
dé frigoulo ; une toulfe de thym.
La fane ne se dit que des feuilles
qui sortent immédiatement déterre,
telle est la fane des ognons , des
lis , des poirées : c'est dans ce sens
qu'on dit eiï'aner les blés. — Touffe
se dit aussi des feuilles basses , mais
drues , serrées et en une grande
quantité , telle qu'est une touffe
d'oseille longue.
MÂTO de jhiroujlddo ; Un pied
d'o:illets.
MATO , ou matddo d'doubrès; Une
cepée d'arbres , ou plusieurs jeunes
pieds d'arbre qui ont poussé de la
souche d'un arbre coupe au pied,
en espgl. mata.
MATO-FAM. Pièce de résistance
pour apaiser la grosse faim de
ceux qui,, dans un repas, ont le plus
d'appétit.

M \ Z
MATRAS , matrassino , ou passa-

dou. v. 1. Trait , dard , flèche ,
javelot, au figuré, un lourdaud. V.
doubalêslriê.
MATRAS ; Rayons de la roue à
tirer la soie.
MATASSA ; Blessé d'un trait, au
figuré , moulu , harassé. Soúi tou
malr'assa ; je suis tout brisé de fatigue , je n'ai ni bras ni jambes.
— Malrassa ; gâter sans profit.
M v n LIA ; Assommer , meurtrir.
Voy Machuga.
MAÚDA ; Temporiser.
MAZÂ , ou mazat. v. 1. et n. pr.
Héritage où l'on a bâti un logement, en b. lat. mazatus , amazatus.
MAZA. b. lat. massa , massada ,
massana ; Assemblage de quelques
fermes , ou métairies. De là le n.
pr. Massane.
MAZÀDO , ou masiéiro ; Le tour
de la ferme , le vol du chapon :
champs les plus près d'une ferme ,
ceux qui l'entourent , qui sont plus
à portée des engrais et de la culture, dérivé de mas.
Le terme masddo, qui est aujourd'hui la dépendance d'une métairie,
signifiait aussi, comme maza , un
domaine composé de plusieurs fermes, b. lat. masata.
MAZÂJHÉ. Voy. Oustalarié.
MAZÂJHE. b. lat. masagium, mansió mansuia. en v. fr. masure , ou
maison , gîte, hôtellerie ; et celui
qui l'habitait, masurier, aujourd'hui n. pr. d'homme, le Masurier.
MAZÂOUDIÉ. V. 1. et n. pr. Fermier , habitant de mas , ou de métairie. Ce dernier terme est corrompu de , moiterie, ou de moitié,
de même que métayer l'est de moitayer.
MAZÁOLRI. n. pr. abrégé de masâou-riou. en lat. mansus ad rivum,
ou juxta nvum ; métairie près d'un
ruisseau.
MAZEL. v. 1. et n. pr. en lat. maçetlum. b. lat. macellinum ; Boucherie. Le terme mazel , n'est plu*

�M Ë G
qu'un, n. pr. d'un village , ou d'ün
quartier de ville , où était une
boucherie. Ainsi il finit dire en fr.
le inasel, le maselviel , etc. Fa
masel ; faire boucherie , tuer un
cochon.
Disent që tüg li maselier , una
vëgadà ën l'an jhuron sobrèl mi.
Evanjhëlis de Dieu që s'ël mazel
defra la villa d'Alesl , lur ëc.iënt
en alcuna guisa carn dëmoria , ni
poirida , ni doutra carn-morlal non
vendon é aut verrë Oëndran , ni
arët , trttjha , digono al comprador ;
jacia-aisso qtrël comprador non U
on dëmanl. Dë Jéda si hom non li
ho demanda , non son icnguts de
dirë nomnadamën. Cosí, d'Al.
MAZELÂ , amazëra ; ou inazéra ,

terme de boulangerie ; Faire le
pain , le former lorsqu'il est en
pâte et levé, le marquer de la tranche de la main. — Mazéla; presser,
entasser la pâte , la condenser lorsqu'elle est levée , la patiner ; au
lieu de la remuer largement , ou
légèrement sans la presser , ni
l'aplatir. Mazéla ; pressé, entassé,
condensé.
MAZÉUÉ , oit mozifié. V. I. Un
boucher, v. fr. marsolier , et par
corruption masoulië , masouië , marsoulié , tout autant de u. pr.
Disëm quel maselier non ëscampa
ën carieras pv'olicas bolladas , o
attiras cosas pudëns. Cast. d'Al.
MAZER , OU mascr. v. 1. et n. pr.
dérivé de l'adjectif de la b. lat. maserinus , mazarinus, ou masdrinum ,
qu'on joignait avec pùcttlûjji, tasse,
ou hanap , et l'on disait, pbbnluhi
mazerinum ; un hanap idaseiiil, ou

de mazer , ou inazarin , ou de madré ; et encore, cWn un niaselin :
cette tas.*e , ou ce maseibi était
Ur.c matière précieuse ; niais on ne
sait laquelle : était-ce de l'agathe ,
de la cornaline, du bois de benjoin ?
cela n'est pas clair dans les auteurs.
* MAZIÉ ; Métayer , qui habite
un mas. \ oy. ce mot.

a.

M Ë î
* MAZIÊIRO

j%

; Tour de la ferme.

Voy. Mazâdo.
MAZÎLIO ; Des broutilles dont on
fait des fagots, au figuré, de l'argent monnoyé.
MAZOT. n. pr. diminutif de mas ,
et son féminin mazóto ; Petite habitation bâtie dans ttH champ.
MÊ ; Cri de l'agneau qui bêle.
MECHÊIROU ; Le lamperon : morceau de fer-blanc creusé en gouttière , pour soutenir la mèche d'une
lampe. Le lamperon est différent
du bec d'une lampe,, et du lumignon : ce dernier est la partie de
la mèche qui brûle , et au bout de
laquelle se forment des champignons dans un temps humide. On
coupe une partie du lumignon en
mouchant une chandelle ; et cette
partie , dont tout ce qu'il y avait
d'huileux est consumé , ne fait
qu'obscurcir la lumière sans hrfiler,
c'est ce qu'on appelle la mouchure.
Les becs de certaines lampes en
fer-blanc , ou en cuivre jaune, ressemblent aux gonleaux d'une lèchefrite. Il y des lampes à deux , ou
à plusieurs becs.
MECHÎ.NO. V. Mèjhlno^
Lôngo
mëc.hino ; Une longue échine : terme
de raillerie, qu'on dit d'une grands
personne maigre, en v. fr. méchine ;
jeune fille. — Servante.
MÉco ; La morve du nez. Mécous,
mëcoùso ; morveux , morveuse.
MEDÂISSO ; Ktoupes ou
filasss
grossière de chanvre.
MEDIS, mëdissa, v. 1. Même, Mossèn Gaston , për la grassa mëdissa ;

gr Gaston ^ par la même grâce
de Dieu , etc. Voy. Métis.
MÈDRÈ. v. 1. Moissouner. en Iat.

M

metere.
MÉG. V. I. Le milieu. Për meg
d'èls ; au milieu d'eux. Vâicor.tra
meg-dias ; il va du côté du midi.
MÊIANCER.

v.

1.

Médiateur. Voy,

M.jhancié.
MÊIGHË.
MEINA.

Voy. Cdspo.
v, 1. Enfant, d'où deriví

�?4

MEL

méinâio , mdìnâjhi, méìnadìè\ etc.
MÊINADIÉ. n. pr. Voy. MAinadié.
MÊINÂJHE ; Toute sorte de vaisselle servant à la cuisine et à table.
Lava loti mdindjhe ; laver la vaisselle. — Se bouta din soun mdmdjhè ; se mettre en ménage , mettre
couteau sur table.
MÊIWIA. v. I. Maison , habitation,
en v. fr. manoir.
MÉIMIÉ. V. 1. et n. pr. Sergent,
appariteur, en b. lat. meinerius.
MÊISSONAR. v. h Moissonner ,
recueillir..Me;íío«aí që no sèmënas ;
vous recueillez ce que vous n'avez
pas semé.
MÊissou , ou sëgddos ; La moisson ; et non, la mérive.
MÉissoDJViÉ , ou messoundirë ;
Moissonneur ; et non , métivier.
Les termes aoûteron, et faire l'août,
ne conviennent pas à nos provinces , où la moisson est faite longtemps avant le mois d'août.
MÊITADIÉ , ou miladié ; Métayer.
h. lat. medtalerius.
MÈJHAN , et son féminin , mëjhnno. v. 1. et n. pr. Moyen , mitoyen , ce qui est entre deux. Mejhanêlo , diminutif de mèjhan , dont
les composés sont , cdoussë-mëjhan ,
mount-mrjhan , mdou-mëjhan , vilomèjhdno. Ce dernier répond au fr.
moyen-vie.
MÈJHAN , ou méjhê ; Mur
mitoyen , cloison , refend.
MÈJHAN CIÉ ; Moyen , médiocre,
de moyenne grandeur.
MSJHÁNO ; Espèce de dorade :
poisson de mer.
MÊJHE. v. 1. et n. pr. Fermier
qui tient une ferme à moisson , ou
à moitié de fruits, b. lat. meguenus.
MÊJHE se prenait aussi pour médecin. On les appelle encore maiges
en Suisse. Le proverbe dit : qe pissa
lia, fdi la jîgo dou mé/he; et, aprep
la mor , lou méjhë.
MÊJHÉ ,
ou mege. v. 1. No an
frâilura li sa dë méjhë, mai cels që
an mal ; ( non egent qui satti suni

MEL
medico; sed. qui maie habent. ) Mi-*
jhë , sana te méteis ; (medice, cura
te ipsum. ) Lux lo méjhës j ( lucas
medicus. )
MEJHÎNOS , mëchinos , OU tëniolos',
Les béatilles d'une volaille, la fressure d'un agneau ou d'un chevreau :
ce qui comprend le poumon , le
cœur, le foie, la rate, dérivé de
mèjhan. Voy. Fruchan.
MIL, mil , ou mèl - blan ; Le
millet : plante fromeutacée dont la
tige est terminée par une panicule ,
ou de menues branches éparses et
chargées de grains. C'est par là
que le millet diffère du panic, qui
ne fait qu'un seul brin terminé par
un épi ras , cylindrique , et où tout
le grain est entassé. Ou dit du millet;
et non , du petit millet. Ce qu'on
appelle vulgairement, par opposition , gros-millet, n'en est pas un.
Voy. Blamarè et Panis.
Le terme gros millet convient
beaucoup mieux à la plante appelée sàrgo, qu'on cultive en Provence et en Languedoc , pour faire
des balais qui sont d'un bon user,
et dont les gros grains sont bons
pour la volaille, en latin , mil/ium
arundinaceum subrotundo semine ,
sorgo dictum.
MEL NÈGRE ; Le blé sarrasin :
plante fromeutacée , dont le grain
triangulaire est noir et la fleur
blanche, en lat. fago pyrum erectum. On fait avec la farine de ce
grain une pâte qui fde comme celle
du froment, et qui lève de même:
cependant le pain en est dur et indigeste, lorsqu'il passe vingt-quatre
heures , et ne convient qu'à des
estomacs robustes.
MJÉL, ou mil, dérive de mille.
MELÊTO, où salàbido ; Le melet : poisson délicat de la méditerrance , beaucoup plus commun
autrefois qu'il ne l'est aujourd'hui.
MELÊTOS ; Les feuilles d'olivier
mêlées avec les olives.
MELGOUIRES , mclgoâiréso ; ad-

�M E M

M E N

5$

jectif de moneda et de soi. Moneda
MËMÔI ; La violette. La mëmôi
melgoûirèsa , sol m&lt;dgoûirës : mon- nënUo-, la petite violette.V. Vioulelo.
naie que faisaient battre les évêMEN ; Moins, dou mën që li pënques de Maguelonue , comtes de sarën ; lorsque nous y penserons
Melgueil, ou Mauguio. Cette mon- le moins ; et non , au moins que
naie qui avait cours dans toute la nous y penserons. Ni podë pa dë
pioviuce et dans les provinces mën ; je n'y saurais que faire , ce
voisines, portait un grand profit n'est pas ma faute.
aux comtes de Mauguio. Le châMENA ; Projeter, avoir en tète,
teau de ce nom était le chef-lieu être dans le dessein. Ou mëneivo
du comté de Maguelonne et de Subs- dëzëmpiëi un an ; il y a un an qu'il
tantiou , dit pour, sextanlium.
avait ce projet en tête , ou qu'il
Un sol melgoûirës , qui était d'ar- roulait ce dessein dans la tête. Mena,
gent , valait huit sous tournois , et dë bru ; faire du bruit. Mëna caune livre mélgoùirëso, huit livres ràsso ; traîner carrosse. Mëna fuec ;
tournois.
mettre le feu , incendier. Mëna mës' MELH , ou miex. v. 1. Mieux. Dë
tië ; faire un métier. Mëna fàsso
melh ën melh ; à l'euvi , ou à qui fan: faire le rodomont, le fanfaron,
mieux mieux. Së la tua ma Cësean- le glorieux , se vanter à toute oudalisa , oV teus pes , trëncalos é iela trance. Mal-mèna ; maltraiter.
V dë tu ; që melh ës a tu intrar ë la
On mène au-delà de l'endroit où
vida dë Veu dëvol, o contralts , që l'on est. Menez boire ces chevaux,
avër dos pés ë dos mas , é ëssër menez mon fils à l'école. On amène
mes ël foc durablë.
au contraire vers soi. INous amenezMELHOR. V. 1. Avë dël melhor ;
vous quelqu'un à dîner:' On ramène
avoir l'avantage , on non sabia qui ce qui avait été déjà amené. Raat ia del melhor ; on ne savait pas menez-vous la compagnie qui vint
de quel côté était l'avantage.
ici avec vous ces jours passés ?
MÉLIÂOOCO ,
miliâouco , pu liMÉNADIÊIRO ; Cornue où l'on fait
mdouco; Le millet sauvage, le pied- les ménades d'olives ; c'est-à-dire ,
de-poule , ou le panache des prés : où l'on met la quantité qu'on veut
plante graminée de l'arrière-saison , faire moudre en une fois, et la
qui vient avec le regain. Sa racine ménade doit être de trois ou quatre
est le chiendent d'usage, en latin , cornues.
gramen daclylon radice repente.
MENÀDO ; Conduite. — Flottage
MELINGRE. Voy. Ralë.
de bois qui va à flot sur une rivière.
MELSAT ; Espèce de gros saucisMÊNADOU ; Brancard auquel on
son fait avec de la' viande de porc , attache le cheval qui fait tourner
de la mie de pain , des œufs, avec la meule destinée à écraser les
les assaisounemens nécessaires.
olives.
MÈLSO ; La rate.
MÈNÂIRË,OU coulâou ; Un chasseMÉLURAMEN. V. I. Amélioration.
mulet. - Valet de meunier qui charMEMBRAT. V. 1. Mémoratif, atrie le blé et la farine.
tentif. Son mëmbrats dë lur cas ;
MÈNÀIROS ; Les compagnes ou
ils so it sur leur garde.
les amies d'une mariée, ou plutôt
MEMBRE ; Un gigot ; et non, un .fies meneuses : nom qu'on donne
membre.
dans la cérémonie des noces à deux
MEMBRE ; Chambre , pièce d'un
jeunes filles qui font l'office de paappartement, ai trës membres tou ranymphes , ou qui conduisent la
d'un van ; j'ai trois pièces de plain- mariée chez son époux , et qui la
pied.
couchent.

�7C&gt;

M E IN

; Auge et meule à moudre les olives.
MÊNDE. V. 1. Propre, du latin ,
MENAT

ntuudus,
MENDÎCHO ; Rabais. A la mèndicho ; au rabais , adjuger l'entre-

prise d'un bâtiment au rabais , et
non , aux moins dites.
ME.MJÎRE ; Rabattre , ou rabaisser ; ce qui est opposé à renchérir,
ou passer un baii aux enchères.
MENHITS ; De la bisaille. Yuy.
Bavjhalôdo*

Mis DRE, miinbo ; Moindre, petit. Lou pu mendié ; le plus petit.
iÜESDRir.ouL , et son diminutif
vieiulriaoulet. On le dit de quelqu'un
de petite taille , de petits traits de
visage , de peu de vigueur , et qui
de plus est mince et fluet.
MENÊIRAL ; Fouet de toupie.
MËSERS. v. L Mines. Miners dël
avjhen ; mines d'argent.
MÈNËSCÔNTÉ , ou dëmënëscùnlë ;
Mécompte , erreur de calcul.
MESKSCOUNTA (sè) ; Se mécompter , ou plutôt se tromper dans un
calcul , dans an compte. Ménéscounta est le même que , moins
compter, en lat. minus computaré.
MENESCRÉS ; Mépris.
MENESPREZA; Mépriser, qui est
l'abrégé de moins priser , bien
mieux marqué dans, mënéspréza ,
que dans mépriser ; ce qui ferait
croire que , mënësprëza est plus
ancien que, mépriser, et que ce
terme-ci en dérive. On peut en dire
autant de mënëicounla et de n.ëuëscânlë, qui se rapprochent davantage
du lat. que mécompte et mépriser.
MENESTRAL, v. 1. ou ménestrel ;
Métier. Voy, 3L s'iétrâou.
Li maselier , li léoulier , li/dbrë,
li meslrë dë la parëts , é li doutré
tnënëstral non douzon ëntrë së far
coi'inëns ; é se erou që fag o aghessoi , aion p?nq ségunl që vésdire
séria as Cosspls, Cost. a"Al.

ME N
terme fr. métier,quoiqu'ils en viennent probablement l'un et l'antre.
MENESTRIÉ ; Un ménétrier , ou
violon de village. — Mènes/rie ;
toute sorte de joueurs d'insteumens.
Ducange l'ait dériver ce nom du
lat, wjtiiteWi ; officiers inférieurs
de la cour. Les ménétriers chantaient les héros&gt; comme le faisaient
avant eux les bardes , et les uns et
les autres étaient des personnages
comme les chantres du Pont-neuf
à Paris , ou ceux qui , dans nos
rues, vendent et chantent des chansons , qu'ils accompagnent de leurs
instrumens.
MESÊTO } Bigote, ou fausse dévote.
MÍNGÀNOS; Flatteries.
MENIÉ , broukiéiro , tassiê , OU
tanië ; Souche-mère de châtaignier,

têtard de châtaignier franc , dont
ou recèpe chaque année les jets,
qui servent à greffer eu flûte les
châtaigniers sauvages, dérivé de
méno.
MÉNIË. V. 1. Mineur , qui fouille
les mines de quelque minéral. On
appelle aussi mineur, celui qui fait
des trous dans les rochers pour
les faire sauter au moyen de la poudre à canon , ou de la mine. On
l'appelle mineur , soit qu'il travaille
dans les mines , soit pour les fours
à chaux, ou pour tirer simplement
de la pierre à l'usage des maçons.
MENIMODS ;
Fantasque , d'un
goût difficile.
MÈNO ; Kspèce , race, âoubrë dë
bttno mèno ; arbre de bonne espèce.
Je voudrais avoir , dit-on , du plant
ou des greffes de cet arbre , ou

dë la méno d'aqel âoubrë.
Chi dé biino méno ; chien de bonne

race. On di t aussi d'un homme, qu'il
est de bonne race; dë bôno mèt,o.
— Gna pa meno ; il n'y a pas la moindre , ou la plus petite chose.
MÈNO ; Des rameaux à greffer,
MÉNESTREL se rapproche bien des rameaux de franc ou de boone
plus du lat. minislertm, £JUQ le espèce : jeunes scions qu'où, entq

�M E N

M E R

7*

sang : il divise la lymphe, il fortifie l'estomac. Ou l'applique en cataplasme sur les mamelles pour
ramollir et pour dissoudre les grumeaux du lait caillé.
Quelques personnes cultivent
aussi la menthe poivrée, ou in. d'Angleterre , M. piperita, L. , qui a
plus d'odeur et une saveur plus piquante que les autres plantes de
ce genre. On en tire une huile essentielle avec laquelle on fait ces
bonbons de menthe qui laissent dans
la bouche une fraîcheur agréable.
MENTRÉ-QE ; Tandis que.
MENUDA ; Couper menu.
MENUDÀLIOS, OU mënuzdlios ; Le
fretin, la mcnuaille. — Méauddlios ;
béatilles, ou menues choses délicates qu'on met dans les pâtés ;
telles que du ris de veau, des crêtes de coq , des foies , etc. — La
fressure des jeunes animaux.
MENUDIÉ , niènudièiro. v. 1. Marchand détailleur ; et non, détailler:
opposé à marchand grossier.
MÈNÙDO ; Fourniture de salade,
menues herbes ; telles que le cerfeuil , la civette , la roquette , l'estragon , les mâches , la corne de
cerf, etc.
* MENUGHÊTO ; L'origan : plante
aromatique que d'autres nomment

d'ans un arbre , ou desquels on détache une pièce ou une virole de
l'écorce , pour greffer en fente, en
écusson , etc.
Ou dit aussi en ce sens-là, enter
des greffes ; cette greiié est trop
vieille , elle ne reprendra pas ; un
scion de bonne greffe ; c'est avec
des greffes ou des scions de franc
qu'on fait des entes. Le ternie ente
se prend aussi pour l'arbre enté.
MÊNO , ménos ; Mine ou minière
de fer, ou d'autres minéraux. Celles
de fer se trouvent dans toute sorte
de terrains , les autres affectent
pour la plupart des terrains propres.
MÊNOS , ou mènous. v. 1. Moindres , ou mineurs. Los frdirës mênos , ou mènous , les frères mineurs.
Ces religieux prenaient le nom de
frère lorsqu'ils signaient : on les
qualifiait de même au parlement et
dans les autres cours souveraiues ;
mais on les aurait offensés, sans eu
excepter même les capucins, si un
particulier leur avait dit frère ,
comme c'était autrefois l'usage généralement établi : ce titre modeste
ict chrétien est réservé à l'humilité des frères lais.
MENOUN ; Un bouc châtré.
MENRE. V. 1. Voy. Mëndrê,
mnjhourdno-j ëro.
MEJUIÔMO , ou mènrôbrio ; Un
MÊNUT , ou pichou ; Petit.
tant soit peu.
MENUZA ; Émincé, amenuisé. —
* MENT.ASTRÉ ; Le baume sauvage : ou comprend aussi sous ce ilenuzu. Voy. Méndi igoul.
MÊouco ; Manque. Moun fusil a.
nom diverses plantes odoriférantes,
)a menthe aquatique , l'herbe-aux- Fa mémço ; mon fusil a raté. Ji/él
chats , le pouliot, dont l'infusion âme ma fa méouco ; cet homme m'a
est un fébrifuge et qui est très-bon manqué au besoin.
MÈOUVE ; Le mélèse ; en latin ,
pour tuer les vers des en fans.
arix : arbre résineux , dont les
* MÊivro ; Le baume des jardins ,
©u absolument le baume , ment ha feuilles menues , courtes et pointues, sortent par touifes ou par pesativa , ou genlilis, L.
Il y a deux sortes de baume qu'on tits bouquets d'une gaîne.
MÉRAVJLAR. V. 1. S'étonner , adcultive : celui à feuilles rougeâtres,
qui sent le basilic et qu'on met dans mirer. Li tftiali so, lëmént mëravjlut ;
les salades , et le baume ordinaire. ( qui timerites mirali sun t. ) On peut
Ce dernier est recommandé pour remarquer cet j , qui a la forme
ics pertes, pour les çracheuieus de d'un / consonne ; il n'y eu a point

�■)8

M E R

dans l'original qui en ait la valeur.
MERCADÂIRA, ou mercaderia, y.
1. Marchandise, négoce.
MERCADEIAR. v. 1. Négocier, trafiquer , faire valoir une somme
d'argent.
MÉRCADIAL. V. 1. Marché.
MÉRCADIÉ , mërcadâirë , ou mërtadër. v. 1. Marchand.
MERCÉ ; Pitié, miséricorde. Voy.
Ma rcè.
MERCE»)EIAR.

V

1. Avoir compas-

sion.

Mercenëii; j'ai compassion.
Mercëneias ; avez compassion. Qui
jnërcënëia ën alëgrnnsa ; ( qui miseretur , in hilaritate. ) Perqè dë tots
mercënèghes és; parce que vous avez
pitié de tous. Mercënëiarei al quai
âourëi mërce : je ferai miséricorde

à celui à qui il me plaira de faire
miséricorde.
MÉRCOU , ou mërcoûirë, et leurs
diminutifs, mércoùirùou, mërcoûirol , etc. v. I. et n. pr. de lieux
consacrés autrefois à Mercure, une
des principales divinités des Gaulois , dont on a rendu le nom en
fr. par, Mercœur, Mercurol, Merooire , qui peuvent se rendre en
lac. par, Mei curii fanum.
MÊRCRES. V. I. Mercredi ; et non ,
mecredi ; (Mercurit dies.) Voy. Lus.
MERDARIC ; Crasse de fer.
MÈRDO ; Le jeu de l'échelle , appelé aussi, raérelle.
MÈRGHÉ , et
par corruption ,
miêrg/ië; v. 1. et l'un et l'autre n.
pr. qui répondent à l'adjectif latin
dominicus ou dominica ; seigneurial,
seigneuriale , d'où l'on a cpmpose
les n. pr. D.mêrghë et Doumêrghë.
qui eu est corrompu, en fr. Di
manche, en lat. Dominica dies. V.
Doumínjhè et Doumêrghë.
MËRÎCLES ; Lunettes , ou besicles.
MERICOUCA ; Émaillé , peiut de
diverses couleurs, en lat. mira coccinatus.
Mèricouca ; Émailler.
MERLÂTO; Merle femelle : elle est
brune , et le mâle noir.
MÈRLK-R-OUiüÉ , ou passe.ro ; La

MER
pn'sse( solitaire : oiseau de chant de
même genre que le sansonnet, auquel il ressemble par la taille et
par le plumage. La paisse en diffère principalement, en ce qu'elle
a la queue d'uu bai ardent, ou châtain rougeâtre.
Quoiqu'on appelle en lat. cet
oiseau mentia saxatilis, ce qui répondrait au languedocien roukié ,
ce n'est pas cependant le merle de
roche. Voy. l'article Passo sotitdrio,
et l'article Co-roùjlio.
MÊRLE-ROUKIÉ ; Le merle de roche : il a la tête , le cou et la gorge
bleu cendré , le ventre couleur de
rouille. Il hante le sommet des
cheminées et des tours, et passe
l'hiver dans ce pays-ci.
MERLE, OU me rie t ; Créneau d'une
tour, d'un château, d'un mur de
clôture , d'un champ noble ou seigneurial.
Les créneaux sont des pièces de
maçonnerie coupées en dents, et
séparées l'une de l'autre par des vides ou intervalles égaux, en b. lat.
quarnellus. en v. fr. carneau , ou
querneau. De là le n. pr. Carnot.
Les nierions , ternie de fortification moderne, sont plus larges que
les créneaux, et font partie du parapet entre deux, embrasures. Acad.
MERCETA; Festonner, ou découper en festons une manchette, un
mantelet. — Créneler le haut d'une
muraille , ou d'une tour.
MERLUSSES ; Merlans :
poissons
de mer.
MERLÙSSO ; De la merluche ; et
non, molue; barbarisme, ni morue,
qui est impropre.
La morue et la merluche sont
la même espèce de poisson ; savoir,
le merlus, en lat. asellus.
Mais la merluche qui est ouverte,
sèche , aplatie et parée , a reçu
des apprêts qui lui donnent un
goût particulier, et qui la fait préférer par bien des personnes à la
morue : c'est ce qu'oa appelle la

�MES
morue sèche et parée , ou la merluche,
Ou appelle l'autre la morue verte,
ou blanche. C'est sur le banc de
Terre-neuve cpie les pêcheurs de
Nantes , de Saint-Malo , etc. prennent la merluche et la morue ,■ ils
salent simplement celle-ci, au lieu
qu'ils salent et font sécher sur la
grève la merluche, digo dë merlûsso;
du trempis de merluche.
MçasA ; Marchander.
MERULIA
Amender, être en
meilleur état, se trouver mieux ,
lorsqu'on parle d'un malade. —
Baisser de prix, en parlant d'une
denrée. Lou bla a merulia ; le blé
a baissé de prix. Lou màou a merulia ; la maladie tourne à bien , le
malade va mieux. Merulia est proprement , meliorer.
MÉRDLIË ; Soulagement, amendement, allégement dans une maladie ou dans la douleur. Li trobë
mendie ; je me sens mieux , je me
sens soulagé. MèruUè , corrompu
du lat. melioratus.
MESCLA, v.l. Sédition , querelle.
Mesclà ; mêler.
MESCLADIS ,
ou mélandis ; De
l'entrelardé, du bœuf entrelardé,
ou mêlé naturellement de gras et
de maigre, ou de tranche de graisse
entre le maigre. Dé lar mescladis ;
du lard entrelardé, tel que celui de
la poitrine.
MÊSCLE. Bouta tou
mésclé, ou
fouro bouro ; mettre tout pêle-mêle.
MESCLO ; De la mouture : mélange de froment, de seigle et
d'escourgeon , ou de paumelle par
tiers. On dit du blé mouture , et
que la bonne mouture vaut seigle.
On appelle méture dans quelques
provinces, un mélange d'avoine et
d'escourgeon , ©u de baillarge.
MESCOJVÊISSLR. V. 1. Ignorer. O
no sabels, o mësconeissets ; {annescitis aut ignoratis ? )
MESCOULA ;

un fuseau.

Cocher, ou entailler

M E S

79

; La côche, ou la cannelure d'un fuseau. On la fait au
bout opposé à celui du peson : elle
est êchaucrée de biais et en spirale,
pour mieux retenir le ht pendant
qu'on le tord.
MESCREZEJNSA. V. 1. Incrédulité ;
MËSCOÔLO

( dijfidenlia.

J

MESPLEX.

n. pr. Néflier , ou bois
de néflier, en b. 1. mesplea.
MESPOULIÉ ,
ou nëspoulié ; Le
néflier : arbre fruitier. Le buisson
ardent, la noble épine, l'azerolier,
sont du genre des néfliers.
MÈSPOULO ,

uêsplo, nèspou , nës-

La nèfle , fruit du néflier.
Les nèfles ne mûrissent qu'en ramollissant , et jusqu'à ce point ,
elles sont âpres. Les plus molles
sont astringentes ; c'est par ses osselets que la nèfle diffère des fruits
qui ne sont qu'à pépin.
MESPREJVTURO. V. 1. Faute , délit.
MESPRESADOR. V. 1. Contempteur.
MESQE ; Pourvu que.
MESQI. V. 1. Affligé, misérable.
— Méprisable. Pus mësqi sem dë
lots ôuws ; nous serions les plus
infortunés de tous les hommes. Tu
poùlo ;

ës éditions é mesqis , é pauber, é cex ,
é nuls; ( tu es miser, et miserabilis,
et pauper, et çœcus , et nudus. J
MESOIMA. V. 1.
MËSSAGÂIRIA.

Misère.
1.
Légation,

V.

ambassade.
V. 1. et n. pr. Envové.
, et en v. I. mëssdghë.
Méssa/he, se dit d'un domestique
de fermier, ou de paysan : chez
eux ce nom et la domesticité n'ont
rien d'avilissant. Le maître n'a d'autre supériorité que d'être à la tête,
ou le premier à l'ouvrage qu'il dirige; il traite ses domestiques comme
ses eufans , ou ses égaux; même
table, même ordinaire, mêmes attentions : images de la première
servitude chez les patriarches.
MESSÀJHE ; Commissionnaire ,
envoyé. On dit en proverbe , mëssdjhè po pa rnaou irdirë.
Cette
MESSÂGO.

MESSÀJHE

�So

M E T

MES

maxime , qui semble devoir faire
regarder la personne des mëssâjhës,
comme aussi sacrée que celle d'un
ambassadeur , signifie , qu'un commissionnaire ne risque rien en s'acquittant de sa commission.
Un message eu fr. est la charge,
ou la commission de dire, ou de
porter quelque chose. Il se prend
aussi pour la chose que l'envoyé est
chargé de dire , ou de porter. C'est
lui, dit-ou , qui portait les messages. Je ferai votre message.
MESSAJIIÊ

,

di Vèspri

1

messajhê ;

J'ai un secret pressentiment. Reste
de l'ancienne croyance sur les génies
messagers, ou les esprits familiers
du paganisme.
MUSSE ; Merci , miséricorde.
MESSÈGAE ; Un messier : garde
de la moisson et de la vendange ,
du lat. messis.
MESSEIOU ; Un noyau de cerise.
MÉSSIOS. V. 1. Frais , dépenses.
Méssios Jdilas ël plag; dépens faits
au procès.

Si alcuns hom a cofëssat , o për
rason ès condempnats d'alcuns bastars që sia siou , sia tënguts dë far
sos obs, sègiin son poder ën la milat
dë las mêssios që auran en aquèl
a nôirir d-fra ju. ans. Cosí. d'Al.
MÊsso. Prênë la mésso ; Recevoir

MESSORGHIERO.

V.

1. Mensonger ^

trompeur.

Maravjliasméssorghieras j
(prodigiis mendacibus.)

MESSÓRGO; Menterie, mensonge.
L'expression , n'avës mëssôrgo, rend
exactement celle du français , vous
en avez menti ; il s'en faut bien
cependant que l'opinion ait attaché
à l'expression languedocienne l'atrocité de l'injure que porte la française : tant il est vrai que ce n'est
pas toujours le sens des choses qui
offense, que la manière dont il est
rendu, ou que l'idée accessoire qu'on
a accoutumé d'y joindre !
MESSÔRGO , terme de meunier ;
Cheville sur laquelle porte le levier
qui sert à hausser la meule tournante.
MESSOS. v. 1. Moisson. La mëssoS

ë moulas , é li obrer so pauqèt ;
'messis quidern mulla ; operari autem
pauci.)

1. Ministère , office.
Besoin, nécessité. Es
dë mèstié ; il est nécessaire. S'ës dë
mêstié ; s'il le faut. Aco mèjdi mèstié; j'ai besoin de cela, en \l&lt;\\. fa
MÉSTÉR.

V.

MÊSTIÉ;

di mesiiere.
MESTIÉS

; Sorte de jeu d'enfant.
jouer à métier

Jhouga as mësltés ;

deviné.

MËSTIÊIRÂOC, en V. 1. mènëstral,
la prêtrise , êa-e fait prêtre ; et non ou mëcanic ; Artisan : celui qui
prendre la messe , gasconisme fré- exerce une profession mécanique.
quent. Avez-li la mêsso? êtes-vous Les artisans sont supérieurs aus
prêtre ? et non , avez-vous la journaliers et inférieurs aux artismesse ? la grand'messfe ; et non , tes , comme ceux-ci le sont aux gens
la grande messe, ni la messe grande. à talent.
MÊSTRO, ou mëslrêsso ; La maîPodë pa éstrë dou préchë amâi à la
mêsso ; je ne puis sonner les cloches tresse du logis.
MËSTÙRA. V. 1. Pièce. Négus , o
et aller à la procession.
lunls hom no mêla la mestura dël rira
MÉSSORGA. V. 1.
Lo dëmon co
nbou ëla vëstimënla vie! ; personne
parla méssorga , dë las proprias
ne met une pièce de drap neuf sur
câousas parla ; quar mëjsorgher ës
un vieil habit.
é ël pâirë dë lui.
MESTURET , ou loundi'do ; Petit
MESSORGHERS. V. 1. Menteur. La
pain de maïs. On le cuit d'abord
part d'ëls messorghers ët en éstanh
à l'eau bouillante et ensuite au four,
defoc ; le partage des menteurs sera
dans l'étang bridant de feu. Tots enveloppé d'une feuille de chou.
MEXEDOR. V. 1. Qui doit être

hom ès messorghers.

�M'E Z
M E Z
8t
«nvoyé ; ( mittendus. ) — Mettable. et se prononçait mdyzou. Voyez.
mâizo.
MÈTÊOUS ; mëiêouso ; Même. l-ë
mandé pa ; mës i-ané ël metéous ; il
ME/.URA. V. 1. Los oms d'aquesta,
n'y envoya pas ; il y alla lui-même. mësura ; ces sortes de gens ; ( huMÈTÉSSA , mltënsa, o tnëtiechs. v.
jus.'emodi homines. J
]. Même. Per aqësla mëtënsa via ;
* MBZIÎRO. « On ne peut voir, dît
par ce même moyen.
le célèbre Laplace, le nombre proMÉTIS, O médis, métissa, o mëdissa;
digieux de mesures eu usage, nonMôme. adv. qui se joint , de même seulement chez lesdifférens peuples,
&lt;jue ceux des deux préeédens arti- mais dans la même nation , leurs
cles , avec les noms substantifs, ou divisions bizarres, incommodes poulles pronoms personnels. Aromèlis ; ies calculs, l'embarras, les fraudes
tout k l'beure, ou à l'heure même, qui en résultent dans le commerce,
en lat. hora metipsa. Së métis ; soi- sans regarder comme l'un des plus
même. Ël métis ; lui-même. Voyez , grands services que les gouvernejiro-mëmo,
meiìs puissent rendre à la société j
Mso , ou mêoit. v. L Mon, poul- l'adoption d'un système de mesures
ie masculin. Meva ; ma , polir le uniforme. »
féminin. La volonta dèl mêoa pdirë ;
Aujourd'hui toutes les mesures
la volonté de mon père. Lë senhals de longueur, de superficie, de capadel mêou apostolat; ( signa aposto- cité, les poids et les monnaies ea
l'xtus met. ) La meva cossiensia , i'rance, dériveut du metre, unité
( conscientia mea. ) Ëscrioussi ab fondamentale du système , prise
meva ma ; ( manu mea iscripsi. )
dans la nature, puisqu'elle est la
MEÙLA. V. L Moelle ; Í medulla. )
dixmillioiiième partie de la disMEZÂDO ; Le gage, le loyer, le
tance de l'équateur au pôle; elle
salaire d'un mois. Paga à mèzddot : vaut, en anciennes mesures, ò pieds
payer à tant par mois. Payer les i t^acjG lignes. La mesure qui remmois d'une nourrice, etc.
place la perche pour les surfaces,
MEZAEA. V. 1. Una mszala ; «n
est un carré de io mètres de côté
sou , ou sol.
qu'on nomme arc are. L'imité des
ME/.BIS , mè-Jissës. v. 1. C idem. ,
mesures de capacité est le cube du
ip.se.) j£n aqél mëzêis toc; (in eodem dixième du mètre ; on l'appelle litre.
loco,) fèiats vos mëzéils ; (tuilete La millionième partie d'un mètre
vos metipsos ) , et pour le féminin, cube d'eau distillée, pesée dans le
mezâissela parâoula ; (eodem verbo.) vide à son maximum de denMEZEL. Voy. Lddrè.
sité , est la nouvelle livre appelée
kilogramme. Toutes ces mesures se
MEZEOS , mies, mie! ; Mieux', v.
1. mëzeus disën ; d'autant mieux. divisenten parties décimales, corama
On dit, cette marchandise vaut l'unité monétaire. ( Vqy.fran. ) Les
davantage ; et non , vaut mieux. heures du jour , les degrés du cercla
Ce meuble m'a coûté plus que cela ; ont été également divisés pour faet non, mieux que cela : faute or- ciliter les calculs des astronomes.
Le rapport des nouvelles mesudinaire eu Vivantis.
res avec les anciennes serait déMEZOIJLO ; La moelle. La mëzoéto
d'dou rastel ; La moelle épinière , placé dans cet ouvrage ; mais si
nous n'avions pas parié du svsla moelle allongée.
tème métrique, on nous l'aurait
* MEZODM OU mdzonn ; Maison se
rend toujours par oust4on, excepté, reproché avec juste raison.
&gt;i EZURO ( bàno ; Lo comble , ea
dans mesimn dé v'do , hôtel de ville.
L'ancien mot languedocien s'écrivait pariant des grains. Le marchand
'£&gt;

�8»

m'a

MIE

donné cela pour le comble.
MIÀLIO ;
Une maille: petite
monnaie de billou au-dessous du
denier.
MIAJVS , Soupirs , plaintes. —
Minauderies.
Milou ; Terme inventé pour exprimer le cri, ou le miaulement du
chat ; mieux imité dans la bouche
d'un languedocien , que par un
parisien , qui dirait mit.
Lorsqu'on présente à quelqu'un
une chose qu'on n'a pas envie
de lui donner , on lui dit , ou
vgudrias ? et l'on ajoute tout de
suite, enretirant la main, miaou ; ce
qui revient à , vous le voudriez ?
zeste ; ou bien , je vous en souhaite.
MICHAN ou michan mdou ;
Un
charbon qui vient au visage. —
Un ulcère cancéreux : choses que
la superstition empêche certains
paysans de nommer par leurs noms.
MICHANTÎZO ; Méchanceté.
Un méchant. Ce dernier terme
n'est quelquefois qu'un reproche
d'amitié. Vous êtes un méchant ,
dit-on à un ami ; il y a un siècle
qu'on ne vous a vu.
M'iCHO ( pan dë ); Pain de brasse;
gros pain pesant environ vingt-cinq
livres. Et au contraire , une miche
en fr. est un pain d'environ une ou
deux livres.
MicHO, est aussi un petit pain
qu'on donne à un berger pour son
goûter ; le goûter d'un berger, du
lat. mica.
MICLA-SOUNÈTO ; Une sainte pitouche.
Mico ; La mie du pain, au figuré,
un pouêto ën mico ; un excellent
po'te.
Micos ( ën ) ; Excellemment.
MICOURÊTO ;
Une mijaurée :
terme de mépris , qui se dit d'une
femme ou d'une lilie dont les manières sont affectées et ridicules.
•.É , mie/, ou miech ; Demi. —
Milieu. Un mië-moussu ; un demiîiourgeois, demi-mauant. Mié-drae;

M T E

un lutin, à mié-cami; à mi-chemin.
Fldscau dë mié ; bouteille demipleine. Manjho pa soun mië-sadoul;
il ne mange pas à demi son soù.
Coupa al mié ; couper par le milieu.
En miech ; au milieu.
MIÉ ; Un muid. Un mié , ou un
mioch d'aedou ; un muid de chaux.
MIÊJHO ; Chopine , ou demi-pot
de vin , vaut eu litres o,g5. Voy.
Fouliêto.
à miêjho ; à moitié , à
la moitié. Bâila un mas à miêjho ;
donner une ferme , ou aifermer à
moitié. Passer un bail à moitié
de fruits ; et non, à moitié fruits.
A miêjho-gnuë ; à minuit ; et non ,
à la minuit.
MIEL, mei, miêou , se rend par,
mieux, lorsqu'il s'agit de préférence, et par plus, ou davantage,
lorsque miel a rapport à la valeur
de quelque chose. Ou dimë miel ;
je l'aime mieux , ou je le préfère.
Aco vâou miel ; cela vaut davantage ; et si l'on exprime une somme,
ou dit, par ex. cela vaut plus d'une
pistole ; et dans aucun cas, cela
vaut mieux.
MIÉLÂDO ; La miellée, ou la
micllure. en lat. mallugo ; transpiration , ou plutôt, transsudation
des feuilles de certains arbres, ou
arbustes , qui se manifeste par
des guttules d'une substance douce
et visqueuse.
Les abeilles cueillént
ce suc
mielleux, en particulier sur le
châtaignier et plus rarement sur
le mûrier. La récolte qu'elles y
font est plus abondante que celle
qu'elles trouveut à faire sur les
fleurs. Ce suc transpire des feuilles dans la première sève du mois
de mai et le lendemain d'une forte
chaleur : il est purgatif ; et la feuille
de mûrier qui en a quelques restes,
que la pluie n'a pas lavé, est un
poison mortel pour les vers-à-soie.
Les abeilles puisent à une troisième source pour augmenter leur
récolte j c'est celle des déjection*

�MU

M

; Une sorte de monsieur , demi - bourgeois , demimanan. .
MTÉ-MOUSSU

la miéro ;
salé comme la mer. en espgl. miéra ;
MIÉRO.

Sala

coumo

huile de cade.
MIÉS , ou miêi. v. L Le pronom ,
mon. Mies-ser ; monsieur. C'est
en retranchant l'i de cet ancien
pronom , mies, qu'on fit le mes ,
de mes-ser, ou messie t., mes-sire ;
le même que , monsier, ou mousire , dont on a fait ensuite , monsieur. On disait aussi , mes-Diex ;
mon Dieu. Voy. l'art. Séiner.
C'est par une semblable altération , ou un changement de lettre,
qu'on fit de ce même pronom, mies,
le, mos, des termes mos-sen , mosség ne, mos-senhor ; les mêmes que
le Iat. meus-senior ; en fr. monse-nieur , ou monseigneur. Voy.
Mos se n.
MIÉ-SOULIÉ , ou Iristêt ; Un entre
sol : logement bas , pratiqué dans
la hauteur d'une pièce d'appartement , dont l'entre-sol occupe toute
la partie supérieure. L'entre-sol n'a
pas de communication , comme la
soupente, avec la pièce dans laquelle
il a été pris ; il prend jour de
dehors, et sa porte doune dans la
montée commune du logis.* Miésoulié signifie proprement, demiétage. Voy. Soulié. et Tristct.
MIÉTOU ; Le milan : oiseau de
proie.
MIFA ; Renifler. Përqê mlfos ?
pourquoi renifles-tu ? Voy. Nifla.
MÎFLO , ou moucarêlo ; Une chiquenaude.
MÎGOU; Du crottin de brebis , ou
de bergerie. — Fiente de volaille.
Voy. Poulinas.
MIJHÉ (dë ) ; De moitié. On dit,
nous taisons de moitié ; nous partageons la dépense et le profit. Un
tel est de moitié avec moi pour une
ferme , pour le jeu. Farën de
mijhé; je vous donnerai la moitié
de mou' lit , de mon dîiicr, etc.

I

I

N

83

L'tizë dë mijhè fughé toujhnur mâou
é'tibasta ; il n'y a pas d'âne pins

mal bâté que celui du commun.
Mijhé est dit pour, miéjhé.
MIL. Voy. Mél.
MILÂNTO ; Un million , ou plutôt , une milliasse ; c'est-à-dire,
un nombre prodigieux et indéterminé de choses quelconques.
MILIAS ,
ou mislras ; Pain de
millet, ou de maïs, cuit au four,
appelé dans quelques provinces ,
laganiste. Il est pesant et indigeste. Gdoutas de milias ; joues
potelées.
MtLiÂsso; Tige, ou bâton de maïs.
Il ressemble à la canne de sucre ,
sa moelle est même un peu sucrée.
MiLiÂOûCO. Voy. Mëliâouco.
MILIIÎRÎJNO. n. pr. Champ de
millet.
MILO ; Mil, mille. On écrit l'an
mil sept cent, tic.; et non, l'an
mille, etc. et la mille sept centième
partie ; et non, la millième.
MILO-FLOUS , toûmo ; L'obier ;
vibumum opulus sterilis , L. arbuste
qui produit des fleurs blanches ,
stériles , disposées en boule, qu'on
appelle , des- pains moilets", ou
boules de neige : elles n'ont d'autre
mérite que de parer un jardin pendant sept à huit jours de l'année.
MIMARÉLOS ; Sarinens de vigne
enterrés à demi, pour les tenir
frais, jusqu'au temps propre à les
planter, ou pour en faire des avauîins.
MIMARÉLOS ; Éblouissement. Fa
mimarélos ; éblouir, donner lafberlue.
MI-MI , terme de nourrice ; Le
grand-papa , ou grand-père.
MIME , ou minounë ; Un minet,
un minoii : petit chat, petite chatte,
un chaton.— Fa rainé; manger plus
de pain que de viande : régie de
diète qu'on prescrit aux enfans ,
pour leur faire un hou tempérament.
MIJSÊTO ; Homme de petite et de
basse mine, visage ou air chafouin,
de certains insectes. Voy. Pézoulino.

�84

M I O

M I R

— Es lou minclos ; il est tout miel de galle , pour teindre les soie* e» \
noir, corrompu du lat. malogranaet vtout sucre.
tum.
MIMGAJNÊLOS , ou m&amp;ios ; SimaMÎOUNÉ , ou mibos, tionnë, sionnëj
grées, minauderies, petites mines:
certaines façons de faire , affectées Le mien , le tien , le sien. Mien r
pour plaire ; petites façons qui tien, sietf, ne se disent jamais sans
sentent l'enfant gâté. Les tilles de- l'article. Le mien et le tien , sont
viennent minaudières dès qu'elles les causes des procès. Es lou m fou,
cherchent à plaire. Les minaude- ou loti miounë ; c'est le mien. Es
ries sont des grâces artificielles qui lou iiou , ou lou liounë ; c'est le tien.
suppléent faiblement à celles que Jet's miounë,, ou m lou ; c'est à moi.
la nature a refusées, ou que le Jco's lion ; c'est à toi ; et non , c'est
temps commence à ravir. Souvent mien , c'est tien. On ne souifre que
«ne femme, pour se rendre plus dans le st. de pratique de dire, ces
aimable, n'en devient que plus fruits sont miens. Ou disait en v.
ridicule, en b. br. mlngam ; sima- fr. un mien parent.
MIRA; Viser , regarder.
grées.
MIRABEL ; tîeauregard. Voy. BëlMìîíCO , minga : Aucun , aucune.
MmouKA; Chatter. — Minounâdo; vêzé.
MIRABILIAT ; Émerveillé.
chattée. ,
MIRAMA ( së ) ; Se mirer, se reMîo ; La gouvernante , ou la
bonne d'un enfant. — Min ; amie, çarder dans un miroir. On se mire
ou maîtresse, ou aimée de quel- dans cette vaisselle.
MIRALIÉ ; Miroitier , ou marqu'un.
Miô , ou mioch , ou miè ; Un chand de miroirs.
MIRALIE ; Petit miroir , miroir
muid , et en v. fr. un mui. n. pr.
Le d de muid est muet. Le muid , de poche. — L'écusson, ou la plamesure de vin , contient, à Mont- tine d'un trou de serrure. Ou dit
pellier , dix-huit setiers , ou douze aussi, un verrou et un bouton de
palières , et le selier, trente-deux porte à platine.
MIRGALIA ; Diapré, émaillé de
pots.
diverses couleurs.
MIÔLO ; Une mule , qu'il ne faut
MÎRGO , mùrgo , ou mirghéto. V.
pas prononcer comme , meule de
moulin. Mioulèto ; petite mule , Furë.
MîRO ; Visée. Prênë miro ; viser
femelle du bardot.
à un but. —Imiter, suivre un moMIÔOU,OU miol ; Un mulet.L'âne
et la jument produisent les grands dèle , prendre exemple sur quelmulets ; le cheval et l'àuesse , les qu'un.
MiRocouTOUN ; Le brugnon : espetits. Les mulets et les chevaux
entiers ont les naseaux très-ouverts ; pèce de pavie dont la peau est
ils sont fermés, ou abattus dans les lisse comme celle des pommes. Il
lion gres. Il y a de même dans les a d'ailleurs le noyau sillonné comhongres de l'espèce humaine , des me le pavie , et ni l'un ni l'autre
caractères qui les fout aisément ne le quittent pas. Mais la peau du
pavie est cotonneuse comme celle
reconnaître.
Mîou , iiou , Sfiou. Voy. Miounë. delà pèche. Les espèces de brugnons
sont, le brugnon violet et le jaune,
MÎOUGRÂWO ; Une grenade.
pr. pavi. en espgl. melocoton.
MÎOÛGRAGNÉ ; Le grenadier. Le
MIROUMUEL ; Un jeune damoicalice de sa fleur, appelé balauste ,
est une drogue absorbante et très- seau.
MIROUADÊLOj Enseigne, affiche.
astringentc qu'on préfère à la uoix

�•
MOI
— Montre. À boula aco për miroundélo ; il a mis cela pour la montre.
Fa miroundélo ; faire paj'ade. Voy.
Le go-légo.

; Petite alouette.
MissÀou ; Un missel ; et non ,
messel.
MISSÀRO ; Une marmotte : sorte
de gros rat des Alpes , qui dort
pendant tout l'hiver.
MlSSOÜ , ou ënditiél ; Un saucisson , un cervelas , une andouille
fumée ; et non , saucissot.
Missou , ou méisson ; La moisson.
C'est le même que le n. pr. Misson.
MISTE ; Propre , .bien mis.
MISTOUFLEr ; Poupin, délicat,
mignon.
MISTRALÉ. v. I. et n. pr. Ancien
officier de justice pour recevoir les
cens.
MISTRÂOU , ou majhistrnou ; Le
maestral, ou vent de nord-nordouest.
Mi STRAS. Voy. Toundùdo.
MITA ; Une moitié. On dit, augmenté de moitié , faire bouillir jusqu'à diminution de moitié ; et non,
de la moitié.
*MITÉM)S,
et mîlos sont des
espèces de gants dont les doigts
sont coupés. On appelle de même
des gants où il n'y a que le pouce
de séparé.
Mîro, ou moùuo. Grouman coum'ûno mito ; friand comme une
chatte.
AllSKRIA. v. 1. Pitié. Misèria a:1
sobre lui ; il fut touché de pitié
pour lui. Près l'en misèria ; il eu!
pitié de lui.
MÔDp ; Moyen. l-a ti modo id'ëfln
z-à sidou ? se taira-t'on ? l-a tnède
për tou; il y a raison à tout, ou un
juste milieu , ou un tempérament
à prendre.
M6i, ou m'no { për ) ; Juron qui
vient originairement du latin , per
maiam , ou par Maia, mère de Mercure. Ce terme n'est aujourd'hui
^ue comme une particule explétive.
MÏSCARÔLO

MOL

85

Për môi, tanpis për ël ; dame ! tant

pis pour lui.
Môios. Voy. Minganêlos.
MÔÏRË ; Mouvoir , remuer.
MOLAR. V. 1. et n. pr. Meule de
moulin. /
MotfAS vêstimëdias ; Habits magnifiques. En molas vèsiimënlas ;
vêtu mollement.
MOLÎSSOU , moulissou , diminutif
de moulin ; Petit moulin. Moulinas ,
qui paraît en être l'augmentatif ,
ne se dit cependant que des ruines
d'un moulin ; comme caslelas, de
celles d'un vieux château : et par
tant la terminaison , as marque ici
un péjoratif,
MOLHER , molier. v. 1. Epouse,
femme. Voy. Mouliè.
MOLLE , ou monté ; Un moule.
Cela ne se jette pas en moule ; et
non , au moule ; quoiqu'on dise -,
cette tigure est faite au moule.
MOLLER. V. 1. Femme , épouse.
Dizia Jhon ad Ero , no tels à tu
aver la moller dë to frâirë; Jean

disait à Hérode : Il ne \ous est pas
permis d'avoir la femme de votre
frère.
MÔLO , terme de boucherie ; Le
cimier : partie de la cuisse du bœuf.
Le cimier contient plusieurs tranches de différentes qualités ; savoir:
la pièce ronde, la semelle, ou béCdouco , le tendre , ou d'in-dë*
uie'isso. C'est avec cette dernière
qu'où fait les petits pâtés. Le derrière du cimier , depuis les tranches
jusqu'à la queue , est ce qu'on apeile , la culotte.
MÔLO ; Une meule de coutelier ,
le gagne-petit, de moulin, etc.
Une mule est , ou une jiantoufle ,
in une bête de somme. On tire les
meules îles meulières , qui sont les
carrières des meules.
Nous avons deux espèces principales de meules de moulin à
farine ; savoir : les quentines, qui
sont un agrégat de gravier , ou
menu caillouta ge 7 la plupart cal-

�M

M 0 O

caires ; et les meules françaises ,
qu'on tire de Bourgogne : celles-ci
sont d'une pierre homogène naturellement raboteuse , et qui imite
en quelques endroits l'agathe ; elle
en a partout la dureté. Ces dernières servent ordinairement au-delà
de cent ans, en travaillant toute
l'année : on ne les emploie que pour
les moulins blancs, ou ceux, qui ne
moudent que le beau blé ; les autres
servent pour les moulins bruns.
MÔLO ; Relâche, rabais, l-a môlo;
la presse n'y est plus pour louer à
haut prix, les journaliers. On le dit
au temps de la moisson et de la
vendange, l-a môlo , en parlant du
prix des denrées ; le prix du blé
a baissé, a rabaissé ; ce qui arrive
par la concurrence des marchands
et par l'abondance de la marchandise.
MÔLOS ; Anciennes coiffures portées par nos aïeules sur une charpente de fil de fer : elles avaient
une saillie en avant d'environ un
pied , en guise d'avant-toit. Cette
saillie est aujourd'hui en arrière
chez nos dames, et se dirigera probablement dans peu d'un autre côté,
selon que le veut de la mode tournera.
MOLIÎË. V. I. Moudre. V. Môourë.
Donam à traltosl që puescon francamën molrë on si volran , ses contrais dël Sêinor é dëls bdilos. Cost.
d'Al.
MON e mons. v. h Le monde.
Quai profeit ës à l'ômë si gazanha
tot lo mon , e dëstrozimën fa à sa
arma ? ( Quid prodest homini si
úttil·ersúm mundum liicisetur, animœ
verò suœ delrimentum palialur. )
MONDADURAS.

v. I. Ordures ;

( purgamenta. )
MONÊDA nëgra. v.

1. Monnaie de
cuivre , ou de billon.
MONEL Doux, traitable , docile.
MONESTRAMSA. v. 1. Exhortation.
MÔOOIÌE , ou moldrë ; Moudre ,
dont les temps sont : je mouds , tu

MOS
mouds , il moud. Pour les autres
temps , il vaut mieux dire : nous
faisons moudre , nous avons fait
moudre , nous ferons moudre , etc.
que de dire, nous moudous , vous
moudez , je moulais , j'ai moulu ;
ou que , nous moulons , vous moulez , je moulus , que je moule , etc.
Molrë dus dons cdissës ; manger à
la fois des deux côtés.
MÓOUTO , molto , é molta ; La
mouture et le salaire du meunier ,
ou du maître du moulin : ce qu'il
prend de farine pour la mouture ;
car le même terme mouture s'entend aussi de l'action de moudre.
MOR-DAS-ÂZÉS ; Une voirie.
MOR-DÈ-FAJN ; Famélique, affamé,
un va-uu-pieds.
MOII-D'UM-TUR , mor-noun pa de
ma vido ; Jurons , ou sermens dé-

guisés , et pour ainsi dire , étranglés à mi-chemin. Voy. Cadëdis.
MÔRFIO , mourfid ; Bâfre, bâfrer,
st. b.
Mos. v. 1. Mon. MosJrâirë ; mon
frère. Mos companh ; mon compagnon.
Mos, particule explétive ; Enfin ,
au surplus. — Certainement , en
véi'ité. — Mos. Voy. Flo.
MOSSÈN , mosser , messier ; Anciens titres d'honneur ; les mêmes
que mos-sën , mos-ser , et mes-sier ,
ou mes-sire , qui sont l'origine de
celui de , monsieur ; ils avaient
la même valeur, et on les écrivait,
pour abréger, de cette façon, Mss ,
tout comme on écrit, Mr.
MossEjiHÂssi , ou mossëgnassi ,
péjoratif de mosségnë ; Grand et
viiain monseigneur.
MOSSÊNHE , Mossënhor. Voyez?
Mvussur.
MÔSTRO ; Une montre ; un ca-

dran solaire. Le cadran marque
une heure et un quart : et non ,
une heure et quart. — Une méridienne ( et non un méridien ), est
une sorte de cadran solaire. — La
montre des marchands est une

�M 0 U
marchandise d'étalage , différente
de celle du magasin.
MOT , moûts , et molt, ou moult.
V. 1. Beaucoup. Motas vëgadas ;
plusieurs fois ; du lat. mtilium.
Mou ; Mot. Lou sounérë, ni mou;
je l'appelai, mot ; c'est-à-dire ,
point de réponse , il fit la sourde
oreille.
Mou , est aussi l'abrégé de ,
moussu ; de même que , mons en
fr. est l'abrégé de monsieur. Mou
dë la Rèco ; mous de la Roque :
avec cette différence que , hors le
cas òù le roi écrivant à un évêque,
lui dit, mons l'évèque de tel endroit ; le mons ne se dit qu'en plaisantant , et que le mou languedocien, qui vieillit, n'avait rien que
d'honnête et de respectueux.
Mou , moue , mouchou , mouchdlios ; Bout de cierge , ou de chandelle, en ital. moccolo.
Moue ; La roupie du nez. du
lat. mucus.
Moue A ; Se moucher ; et non ,
moucher. Mouco bë , dit-on à un
en tant, mouche-toi, ou souirle bien :
supposé qu'on lui applique un mouchoir au nez ; et non , mouche
bien : car alors ce n'est pas proprement l'enfant qui se mouche ;
il ne fait que concourir avec celui
qui lui rend cet office. Il y a des
personnes qui ne se mouchent jamais ; et non , qui ne mouchent
jamais.
MOUCADOU; Mouchoir. Moucadou
dë postes ; visage de bois , ou porte
fermée. On dit , j'ai mis mon mouchoir dans ma poche ; et non , à
la poche , gascoiiisme.
MoucÂiRS , moucadou , mouchadou ; Mouclioir. — Moucâirè , mo-

queur , railleur.
MOUCARÊLO ; Une chiquenaude ,
féminin du n. pr. Chiquenau , ou
Chicoineau.
MOUCEL , ou bouci. ; Morceau ; et
non , mourceau. On ne dit pas ,
j'ai mangé uu morceau de soupa ;

MOU

87

ou de salade ; mais une cuillerée
de soupe et une fourchetée de salade. Les morceaux sont taillés, ou
coupés ; c'est pour cela qu'on dit
très-bien , un morceau de pain , ou
de fromage. N'a pafa qu'un moucel d'aco ; il n'en a fait qu'une bouchée. Fariè pa dë tu qu'un moucel ;
il te mangerait avec un grain de sel.
MOUCELAR ; Manger de caresses.
MOUCHÊTOS ; Les pincettes du
feu , pour tisonner ; et non , les
épincettes , ni les mouchettes, qui
est l'instrument pour moucher una
chandelle. On appelle , badines 7
des pincettes légères.
MOUCHOU ; Un bouchon, ou peloton de quelque chose ramassé
en pelote. Un mouchou dë pêous ;
une poignée, un peloton, un paquet de cheveux , de fils mêlés ,
du papier mis en pelote. On dit
aussi dans le sens de mouchou , un
peloton de graisse , un flocon de
laine, des pâtons de farine , pour
appâter la volaille, etc.
MOÙDH ; Emoussé , rebouché ,
en parlant d'un outil tranchant ,
tel qu'un couteau.
MOUDÊLO , mouzéle , mioidio, ou
brènico. Voy. Moulêdo.
MOUDOÛIRÉ , ou moudoûrou :
Idiot , tête d'âne.
MOUITA ; Mettre le nez sur quelque chose , comme pour le flairer.
MOUFLE ; Dodu , potelé. Un bras
bien dodu , une main potelée, des
fesses, des joues rebondies, st. fam.
Un oreiller, un matelas bien douillets , bien mollets. Un petit pain
bien dodu. Le terme, moûflë répond
à ces difïcrens adjectifs, en v. fr.
maflé , ou ma (lu , qui a le visage
plein, en espgl. majletes , qui a les
jones enflées , comme celles de
Borée.
L'Académie dit aussi que moufle ,
signifie un gros visage gras et rebondi.
Une moufle, en fr. , est une mitaine , ou gros gant de matelot

�M 0 U
ft8
MOU
dont les doigts ne sont pas divisés : que aériens ; et la transpiration de
c'est encore un assemblage de plu- certaines personnes, ou plus abonsieurs poulies , qui se meuvent dans dante, ou d'un goût particulier,
une châsse commune , pour multi- est ce qui détermine ces animalplier les forces mouvantes aux dé- cules , plutôt pour l'une de ces personnes que pour une autre.
pens du temps.
* MOÛISSE ; Le hobereau. Moûissë
MOUFFU , mouffùdo ; Moussu ,
moussue, ou couvert de mousse. gris ; l'épervier. iMoûissë-rous ; la
crécerelle. Voy. Ëskirounel.
MOOGNO , ou moûrë ; Moue , ou
MoûissÉ ; Écourté , qui a les
mine. Fa la moiîgno ; être fâché ,
oreilles
courtes. Fédo moùissêto ;
faire la mine, dédaigner.
MoÙTNE. Üabadièsè përdé pa për brebis à courte oreille : c'est une
un moûinë ; pour un moine , on ne variété , et non une espèce différente , pas plus que les chèvres et
laisse pas de faire l'abbé.
les pourceaux à qui il pend des
MOULNIÉ , mouniè ; Meunier, b.
Iat. monnerius. De là le n. pr. Mo- glands sous la gorge, eu italien ,
mozzo ; écourté.
nier, le Monier.
MOÛISSË ; Émoussé.
MoûlSSÂou , ou mouscaliou ; Un
MOÙISSÊLO. Voy. Sounglë.
moucheron , dont il y a plusieurs
MOÙISSELEJHÂIRO ; Une
grapilespèces ; telles entre autres que les
moucherons du vinaigre , ceux qui leuse.
MOÙJHËS. Voy. Mûgo.
piquent et qu'on appelle cousins ,
MOUKE , ou dëghtliou ; Penaud ,
ceux qui volent par essaims et qui
semblent ne vivre que d'air , etc. capot, confus , honteux , interdit,
Il n'est pas rare , lorsqu'on trompé dans son attente. Foughé
promène en plein air à la campa- moukë ; il fut bien penaud ; et non ,
gne , de voir voltiger sur la tête moquet, ni camus : ou dit au conde quelqu'un de la compagnie un traire dans le sens de, moukë ; il
essaim de ces derniers moucherons ; revint avec un pied de nez , en
ils ne le quittent pas, quelque mou- parlant de quelqu'un qui aurait eu
vement qu'il fasse ; et si , par une sujet d'être penaud.
MOUKË , diminutif de mou , ou,
course rapide, il semble les avoir
déroutés , ou mis en défaut s'il moue ; Petit bout de chandelle.
MOUKETA; Mortifier quelqu'un.
s'arrête un instant, l'essaim qui
MOULA ; Faire glisser quelque
s'était transporté plus lentement,
reprend sa première place et ne gros fardeau , lâcher la corde.
MOULÂRI. 11. pr. dérivé de môlo;
prend point le change sur la personne qu'il avait d'abord choisie , Pierre à meule ; d'où l'on a fait
quoiqu'elle eût pris un autre rang l'adjectif moldri, ou mouldri ; pierre
meulière , ou roche d'où l'on tire
dans la compagnie.
Il est probable que la vapeur de les meules, en lat. lapis mola ris.
MOULEDAS ;
L'endroit le plus
la transpiration qui s'exhale du
corps , est l'appât qui attire ces in- charnu d'une partie du corps d'un
sectes : cette vapeur monte en ligne animal. Mouledas dë la edmbo ; le
droite comme la fumée d'une che- gras de jambe , le mollet. — Gros
minée dans un temps calme : elle morceau de mie de pain.
MouLÊDO , brënîco , ou mico ;
est sensible , sinon aux yeax de
nos moucherons , au moins à leur De la mie de pair:, du iat. medtdla.
MOULESÏ , ou mouliêjkos ; Une
odorat ; peut-être s'en nourrisseutils : car un aliment aussi léger ou inolière : terre humectée par pluaussi subtil, sulUt à des corps pres- sieurs petites sources.

�MOU
MoULÊTOS, bérbênos , babôlos, OU
harbàlos ; Les vertevelles d'un verrou : crampons en forme d'anneaux
dans lesquels glisse un verrou.
MOULI ; Moulin à farine ; et non,
de farine. Mouli d'douro ; moulin
à vent. Mouli d'ôli ; pressoir à huile.
Mouli dë la fari.no ; un bluteau.
Mouli dë la résso ; scierie.
MOULIA ( së ) ; Se baigner, prendre le bain dans une rivière ; et
non , se mouiller. Voy. Bagna.
MQULIÉ ;
Epouse. Ma moulié ;
ma femme, mon épouse, eu v. 1.
moller ; du lat. niulier.
MOULIEJHOS. Voy. Moulën.
MOULINA ; Moliner la soie : terme de manufacture.
MOULINA ; Moudre. V. Mt'ourë.
Moulina das dous caisses ; manger
avidement et des deux côtés , ne
faire que tordre' et avaler.
MOULINA ; Ébouler , s'ébouler.
La lira moulina ; la terre s'éboule :
on le dit de la terre en poussière
et du sable qui coulent, qui s'échappent par quelque endroit.
MOULI NIÉ ; Molinier d'un moulin
à doubler la soie : ouvrier qui travaille au mouiinage de la soie, pour
la tordre , la doubler et la dévider
en petits écheveaux.
MOULÎNO , oxxmolino. n. pr. Mouliu à tourille , ou à petite roue
horizontale et découverte.
MOULOU ; Un tas de pierres , de
blé , de fumier, etc. Moulou dé Je ;
un meulou , ou une meule de foin.
MOULOUNÀDO , se dit des personnes et des animaux. Moulounddo
dë pdourës ; une troupe , un attroupement de pauvres, un tas de femmes , un peloton de soldats , de
mouches à miel , de fourmis, à bélds
moidounddos : par pelotons. On ne
dit, troupe que des personnes, et
non'deii choses.
MOUNÀ ; Faire le chien couchant.
— Regarder avec avidité.
MouNAa , le même que Monard,
n. pr. Un singe»

MOU

8

9

, ou mounëstiê ; Monastère , couvent de filles , ou
d'hommes. On dit en proverbe : Lou
MOUNASTIÉ

mounastiè ës pdourë, qan las mounjhos van glëna.
MOUNDA ; Cribler le grain, le
passer au crible ; et non , monder ,
qui est impropre. Voy. Gruda. ea
lat." mundare ; nettoyer.
Ou voit dans les vies des saints,
de Baillet , que la ville appelée ,
Mal-medi, portait autrefois le nom
de Mal-niondat ; ce qui semblerait
signifier que le n. pr. Mal-medi serait le même par syncope que le
lat. Male-medicala , synonyme de
male-murulala ; mal guérie ; ce qui
peut avoir trait à quelque point
d'histoire de cette ville.
*MOUNDAGOUST , n. pr. de lieu ,
est. évidemment, Mons-Augusli.
MOUNDÂIRE ,
ou moundadou ;
Grand crible de peau , dont les
voies sont oblongues.
MOUNDÂIRE , ou âiriè ; Le cribleur, maître de l'aire. Voy. âiriè.
MOUNDI , moundino; Toulousain,
toulousaine.
MOUNDÎLIOS. Voy. Grapissës.
MOUNEDAT ; Mounoyé. ômc mounëdal ; homme pécunieux.
MOUNÈDO ; Monnaie, pr. monaie ;
et non , monuée. Je n'ai-point de
monnaie ; et non , de la monnoie.
Les appoints sont une moindre monnaie pour parfaire un compte.
Les fauimonnayeurs ne sauraient
contrefaire la carnelle , ni le grènetisdes monnaies d'or et d'argent.
Le sit nomen , etc. est la légende
ordinaire des écus. On appelle,
exergue dans les médailles et les
jetons , l'espace séparé au bas du
revers où l'on met mie inscription.

L'i-a rendu la mounédo dé souri
ar'jhën ; il lui a rendu la pareille.
MOUNI.NÂDO J Incartade , rebuffade , caprice. Mottninddo dë jënno;
caprice de femme.
MoUNiNO , o.i mouni ; Un singe.
Les vieux singes s'appellent, magot»;
12

�(jo

MOU

)cs jeunes , «les sagoíns ; ceux de
la pelite espèce , des guenons j ceux
qui sont de plusieurs couleurs et
qui ont une barbe , des sapajoux.
Le singe d'Angola , appelé orangoutang , est celui qui ressemble le
plus à l'espèce humaine, au figuré,
ihounino ; petite morveuse. — Péronnelle.
MOUJVÎNO ;
L'ivresse. Prênc la
mounmo ; se griser , s'enivrer, au
figuré, se coiffer, siffler la linotte.
Les Espagnols appellent le singe ,
mona ; et l'on prétend que cet animal s'enivre et qu'il aime la soupe
au vin. De là ces expressions espagnoles : dormir la mona ; cuver son
vin. Mona triste ; vin de cochon.
Cn b. br. mouna. eu v. fr. monin.
MOUNÎHOS ; Fantaisies musquées,
envies bizarres. — Chagrins , soucis , peines d'esprit. — Mouninos ;
de l'argent.
MoiûNisTRÔoD ; Monistrol , n.- pr.
de lieu ; du lat. monaslei iolum , diminutif de , monasterium ; petit
monastère, en v. fr. nioutier.
MoUNlTOLÊRO. Ou dit , publier
un monitoire ; et non , un chef de
monitoirc. Voy. Èscoiimënjhë.
MocmuiÉ. v. 1. Chanoine régulier, et par extension , un moine.
— Moitnjhë ; un ramequin au fromage gras.
Mocîv.iHÊros , ou mourg/uUos,
diminutifs de moûnjho ; jeunes , ou
petites religieuses.
MOÜNJBÈTOS , mouujldls , 011 favarùous ; Des fèves , des féveroles,

de petites fèves , des haricots blancs
et secs. - MounjhHos ; espèce de
limaçons blancs.
MúUNJHo, ou thoûrg'o , et sou
diminutif mourghêto ; Keligieuse ,
avec cette différence que, moûnjho
se dit des religieuses vêtues de blanc,
te lies que celles de l'ordre de Ci teau x,
et que les moùrgos , sont des religieuses vêtues de noir ; telles que
les ursulincs , les clairistes, etc.
Le nom dû moûrgos se prend de la

M O U
couleur de leur habit. V. MourgM.
MOUMJHÔOU et mounjhôi. a. pr.qui sont certainement les mêmes
que , mônt de Jupiter, ou consacré
à cette divinité, eu lat. mons-Jovis ,
qu'on rend mal à propos , pour le
mettre en fr. par , mout-joie , ancien cri de guerre de nos rois, dont
l'origine remonte àClovis-le-Grand.
On conjecture, d'après un ancien
auteur , que ce prince , qui, dans
la bataille dont le succès le décida
à se faire chrétien, avait invoqué
le dieu de Clothilde et St. Denis ,
patron de la France ; on ajoute qu'il
s'adressa à St. Denis sous le nom
de Jupiter , ( ce qui n'était pas
étonnant dans un prince encore
païen ) et qu'il s'écria : St. Denis
mon jove ; c'est-à-dire , mon aide ,
mon protecteur, et peut-être, ma
divinité.
Ce furent des paroles sacramentelles : on en fit dans la suite , St.
Denis mon-joi, ou St. Denis mont
joie , et enfin , mont-joie St. Denis ;
ce qui ne signifie rien par ces altérations : mais combien de choses,
qui n'ont pas plus de sens , sont
reçues sans contradiction , et qu'on
ne change plus , lorsqu'un long
usage les a comme consacrées ! \.
l'art. Jhôou.
MOUK-MAR. n. pr; qui paraît être
le même que le iat. mons-Martis ,
ou montagne consacrée à Mars.
On voit par ces deux exemples
mounjhòou el moun-marei, bien d'autres , que nos n. pr. conservent
des vestiges où l'on trouve, comme
dans des médailles , le langage ,
les divinités et le culte des anciens
Romains et de nos pères.
Mou.vr-KiROCS , ou puéch ptirol.
H. pr. Montagne pierreuse. On en
voit dont les sommets sont des tas
immenses de pierres , ce qui ne
laisse pas d'êire embarrassant pour
ceux qui veulent tout expliquer.
MòtÌNTA. On dit, votre compte,
ou ce qui vous iX;vicnt se monte

�MOU

MOU
i

et non , monte, tant.
MOUMTÀGNÉ , mounlagnàou , ou
tnountai*nol ; Montagnard.
MOUNTÂIROU ;
Monceau , tas ,
amas.
MÛOKTÂOU. n, pr. Haute montagne.
MOUNTÀRDIÉ.
n. pr. Montagne
escarpée, en Iat. mons arduus.
MoiiNTAliEN. n. pr. traduit du
lat. mons arennsus ; Montagne sableuse , ou sablonneuse.
MOUNTÉL. n. pr. diminutif de
mount ; Petite montagne, b. Iat.
monitle , monlilia. Le n. pr, Moutalet parait en être corrompu.
MOUJÎTILIA , est le nom d'une ancienne petite ville où s'est tenu un
concile : on n'en voit plus que des
débris, et pour ainsi dire, que la
place appelée, Clouta. Samson, dans
sa carte des conciles , place Montilia au même endroit où cette
douta est située, à mi-chemin entre Uzés et Alais , près du hameau
de Montel.
MOURALIOUS , ou mourilious ; Le
mouron à fleur bleue et à fleur
rouge , que Linneus regarde comme
des variétés , anagallis arvensis ;
plante vulnéraire et céphalique.
MOURAOU , ou moural ; Sac à
foin. — Sac à avoine ; et non , muselière. Le sac à foin est fait de
menue corde de jonc en réseau. On
le suspend, comme le sacà avoine,
à la tète des chevaux de travail
pour les faire manger lorsqu'ils séjournent hors de l'écurie , ou lorsqu'ils sont en chemin.
La muselière , au contraire, lie
la bouche : on la met aux veaux
pour les empêcher de téter , et aux
ours pour les empêcher de mordre.
MOURDÂSSO ; Un coup de pincette. — Morsure , coup de dent.
MOURDÂSSOS ; Morailles .: instrument de maréchal , avec quoi ou
serre le nez ou la lèvre supérieure
des chevaux fougueux , soit pour
les ferrer } soit pour les panser.
tant

;

&lt;?t

, mowr, ou bouzigdirë. On
dit, le museau d'un chien, d'un
âne , d'un saumon, d'une grenouille;
le grouin d'un pourceau ; le mu fie
d'un bœuf, d'un lion; le boutoir
d'un sanglier : il l'ait partie de sa
hure ou sa tête.
MOÙRE , se dit dans le st. fain.
des personnes. Un ponli moùrë, ou
moùrë dë pûto ; un beau museau ,
ou joli minois, comme on dit d'une
laide figure , mox'irë dë mounino. Fa
lou moùrë; faire la mine , avoir un
air sombre , une mine refrognée.
MODRÊ , ou bourê ; Brun , couleur de café.
On voit ici la différence que met
l'accent prosodique placé différemment sur le môme mot et qui fait
appuyer tantôt sur la première syllabe dans moùrë, tantôt sur la dernière dans mouré : ce qui en change
totalement le sens.
MOURÉJHA ; Rudoyer quelqu'un.
— Donner des soufflets.
MOURE.)HA ; Ëpier, montrer le
nez, commencer à paraître.
MOURÈNOS ; Les hémorroïdes, en
espgl. almorënas.
MOURGA , terme d'agriculture :
Bavaler. On ravale une branche
d'arbre, un cep de vigne, en leâ
accourcissant.
MOÜRGHE; Nois , vêtu de noir,
un moine noir. — Pâté d'encre.
MOCRGHÈTO ; Jeune, ou petite
religieuse vêtue de noir.
MOURGHÊTO ; Demoiselle ,
ou
grande mouche qui vole pur des
ailées et venues surl'e*u, son premier élément : ces mouches y nondent et y passent leur premier état
de ver et de nymphe : elles sont,
suivant les espèces , bigarrées de
diverses couleurs ; mais l'espèce la
;ilus commune qui a donné le nom
aux autres , a les ailes noi "es.
La demoiselle, munie d'une large
bouche , prend sa proie, ou les
moucherons eu volant, comme les
hirondelles ; et comme ces oiseaux .
MoÛRË

�$

MOU

elle est infatigable au vol , ou à
voler. Voy. doùmdkêto.
MOLBGHÊTO ; Petit escargot.
MOÙBGO ;
.Religieuse vêtue de
noir : telles sont les bénédictines.,
les clairistes , etc. en v. fr. une
nonne , une nonnain , une nouvel te. Voy. Moûnjho.
Moulu. S'en vdi mouri; il se meurt,
il est moribond ; et non , il s'en
&gt; a mourir.
La puanteur, la cessation de la
respiration, du battement du pouls,
la roi'déûr et la froideur des membres , sont des signes équivoques,
ou incertains de la mort ; la flétrissure de la prunelle est le plus sûr:
il est important d'y faire attention
pour ne pas risquer d'enterrer vif
celui qu'on croit assez mort pour
l'enterier au plus vite. Voy. Fatétos et Telèlo.
MOURIMEN DE COR ; Défaillance.
MOURISCÂOU, mouriscáoudo;lirua,
noiraud. On dit aussi un gros 1110riçaùd. st. fa m. et non , mouricaud.
M. De Bufìbn attribue avec raison
la couleur plus ou moins brune
de l'espèce humaine à la températurc du climat , et au genre de vie
différent auquel les hommes se sont
appliqués ; d'où il conclut que les
blancs et les noirs ne faisaient originairement qu'une même espèce
d'hommes.
MOLR-LÉBAT , ou moui'lec , Coquet, éventé, étourdi, suffisant,
insolent ; dérivé de mouré leva ;
nez au veut.
MbÚRMOULj Rumeur, bruit soudain de surprise.
Moi RAÎFLE ; Un petit morveux;
c'est comme si rçftj disait, un petit
museau qui rèuifle. On dit aussi,
it?i un picho maurnijlë; vous êtes
un petit barbouilleur. Tâiza-vons,
mournijlo ; taisez-vous , péronnelle,
en fr. une momifie est un coup de
la main donné sur le visage, st. b.
MOORO ; Le jeu de la moure, en
usage sur-tout en Italie parmi la

M O U
canaille. Ce jeu leur a passé des
anciens Romains qui l'appelaient ,
micaiio digitormn, et qui disaient,
micare digiiis; jouer il ce jeu. L'un
des joueurs qui tient le poing fermé,
l'ouvre subitement en étendant plus
ou moins de doigts, dont l'adversaire doit dans le même temps dire
le nombre ; s'il le rencontre par
hasard , il gagne.
Mouuoiis , mourousët; Mignon,
délicat , joli.
MOURSA; Amorcer une arme à feu.
MOURTÂLIO; Carnage, tuerie,
massacre.
MOURTÀOU ; En danger de mort.
Së crëi pa mourtdou ; il ne se croit
pas en danger de mort; et non, il
ne se croit pas mortel. Personne de
bon sens n'a cette dernière croyance.
L'autre est plus générale chez les
gens même les plus sensés, lorsqu'ils
sont attaqués de certaines maladies
qui se terminent presque toujours
par la mort.
MOURTIÉ ; Un mortier. — Du
mortier pour bâtir. —Mortier pour
lancer des bombes. — Creuset de
verrerie.
MOURTIGOUS ;
Malingre , languissant ; ou le dit des arbres
dont les feuilles sont petites , jaunes , flétries et dont quelques branches sont sèches.
MOURU ; Lippu, un gros lippu,
qui a de grosses lippes.
MOURU : Rebouché. Cotilel mouru;
un couteau dont le tranchant est
rebouché. Agûlio mourûdo ; aiguille
dont la pointe est émoussée. On
dit du bec des oies, qu'il est
mousse.
MOURU ,
au figuré : Homme
bourru, rustre, incivil, d'une humeur sombre, farouche , fâché ,
rechigné. — Mouru , fin , rusé,
en Iat. nasutus.
MOURVEL. Voy. Groumel.
MOURVIS, ou càdè-mourvis ; Le
cèdre à feuille de cyprès : espèce
de genévrier à baies rouges. Ce qui

�MOU

MOU

cyS

n'est qu'un arbrisseau dans nos espèces de mouches domestiques
la ides , est un grand arbre en Es- qu'on ne distingue guère à la simple
pagne. La décoction de es rameaux vue ; les unes n ont qu'une trompe
'dissipe la gale , lorsqu'on en trotte pour sucer ; d'autres piquent à travers la trompe et aiguisent surles parties aitectees. Voy. Càdé.
Mons; Le surmoùt ; jus du raisin tout leur aiguillon dans les temps
tiré de la cuve avant qu'il ait cuvé, vains ou pluvieux : ces dernières
ou fermenté. Le moût en fr.xpi'on infectent le voisinage des hôtellea elle aussi du vin doux , est du ries de campagne dans les Ceveunes.
vin nouvellement fait; c'est ce que Voy. au mot Envardira un moyeu
nous appelons, dë ci nouvel. Dans de se délivrer, du moins en partie,
quelques endroits le moût, le sur- de ces insectes incommodes.
Toutes les espèces de mouches
moût et le vin doux, sont des termes
synonymes. On ue voit rien de fixe et de papillons ont tout à coup, en
sur cela daus le Dict. de l'Acad. naissant ou en éclosant de l'état
de nymphe et de chrysalide , toute
MOUSCAL ; Un éinouchoir : instrument de maréchal : queue de leur taille et leur grosseur, et ne
cheval attachée à un manche, dont croissent plus.
* Moûsco dë chival ; L'hyppoou se sert pour émoucher les chebosque.
vaux pendant qu'on les ferre.
MOI'SQËJHA ; Châtier, corriger.
MOUSCAL ; Un soufflet.
L'émouchoir est différent de l'é- — Il se dit aussi des chevaux qui
mouchette. Voy. Pdro-moùsco. Ou chassent les mouches à coups de
fait aussi des émouchoirs avec des pied et de queue.
MOLSSAR. Voy. Arciëlous.
lanières de papier, pour chasser
MOUSSEN ; ou mossèn ; Ancien
les mouches des en fans, ou des
titre d'honneur qu'on donne encore,
malades.
Mousf.ALiA; Émoucher un cheval, dans quelques endroits, aux prieurs,
aux curés, et qui répond à messire:
en chasser les mouches.
c'est un abrégé de , mon sêgnë.
MOUCALIOU. Voy. Moûissdou. au
On voit dans de vieux litres,
figuré , un biberon.
Mousco ; La mire , la visière , moussen Piirë, moussen Jliean ; pour
ou le bouton d'un fusil : elle sert messire St. Pierre, messire St. Jean.
On disait aussi en plaisantant ,
à viser droit.
Moùsco ; La moucbe magique , moussen pdou sa ; messire qui ne
dont les prétendus sorciers tirent, sait rien. Moussen équivaut queldit-on, leur vertu. Ou dit d'un quefois à , méslë ; maître. Sén est
homme de journée, diligent, ner- un abrégé de sëgnë : ainsi, moussen,
veux , infatigable au travail , a le dit par contraction de moun sén ,
est le même que moun sègné. Y oy.
moùsco ; il a un charme , il a la
m niche magique ; c'est dans le Seiner et Moussu.
Ou abrégeait dans les actes cette
même sens qu'on dit d'un bon marcheur qui excelle à la course, qu'il ancienne expression languedocienne
é» la réduisant à la dernière syllabe,
a la jarretière enchantée.
L'eavie tro.ive par-là à se satis- •n ; et l'on écrivait, par exemple,
faire, ou à se dédommager, en "n ddoudié dë Baras, pour moussen,
rendant odieux ceux qu'elle ne peut ou mossën Ddoudié, etc. Quelquefois
imiter, ou en attribuant à sortilège , on ne mettait qu'une « avec une
ce qui n'est que l'effet de la force, apostrophe. Lx. JS'uc dë In Moito.
On abrégeait de même les titres
de l'adresse , de la diligence.
Moûseo ; Mouche ; il y a deux. des feuames. Voy. l'art. Na.

�$4

MOU

De moussen, ou mos un , on faisait, mousënkë, ou monsëgnë ; d'où
est venu le monseignor. Nous avons
va un acte de 1879 , où ces trois
titres sont rassemblés. Mossën Gaston dë Foix, par la grâce dë Diex.
Mossënhor d'Armagnac, et Monseignor dë Comênge,

MOU
mons français : mais ce mons était
même dans ce temps-là fort cavalier.
_Les titres précédens ont la même
origine et sont composés d'un adjectif possessif et d'un substantif,
qui ont pris dans l'ancien langage
des formes si différentes par l'abréviation et par le changement des
lettres, qu'ils sont méconnaissables
dans les anciens noms , mësser,

MOUSSÈGBE. On donnait dans le
dernier siècle, à Montpellier, ce
titre à des journaliers, à des vigne- mëssier , mëssirë , mossën , mëssèn ,
rons fort avancés en âce : il ne mosser, mossënhier , mossënhor , etc.
pouvait être mieux, applique, mousL'adjectif possessif de ces diiï'ésëgne étant le même que le lat, meus rens noms est, mon. en v. fr. mies ;
senior ; mon vieillard ; on le rend dont pour abréger on retrancha 17 ;
aujourd'hui par, mon seigneur ; il resta mes , qu'on trouve dans OTCÎn'importe que le seigneur soit vieux sen , messer , mes-sier, et mes-sire,
ou jeune ; on lui suppose la gra- qui répondent également à monsieur
vité, la sagesse et le jugement des et à mon-seigneur. De là l'ancienne
vieillards.
expression, Messire Mes-Dieu ; mou
Seigneur mou Dieu.
MOUSSIGA, ou moussëga; Mordre,
cntanier avec les dents. Moussiga un
On changea aussi en o Ye de,
passégrë ; mordre sur une pêche ; mes, ce qui fit, mos, qu'on trouve
et non, mordre une pêche ; dans dans , mossën , mosser , mos sur,
«ne poire, à une grappe; et non, mos-seiner, etc.; titres qu'on voit
mordre une poire, une grappe. An exprimés dans d'anciens actes par
moussiga arfèl pan ; on a mordu le signe , ou abrégé Mss ; comme
dans ce pain, l-an moussiga ; on y nous abrégeons monsieur par Mr.
a mordu.
A l'égard du substantif, sieur,
MocsBO dë mar ; L'algue de mer, qui dérive du lat. senior, on en a
l'algue des vitriers, dont on enve- fait, par des retrauchemens et des
loppe ie verre, les bouteilles; elle changemens de lettres dans différens
croît dans la mer et sur-tout dans temps, seiner, seinor, senhier, sir,
sire , ser, senhen , ou segnen , sen ,
nos étangs.
Moèsso (Jiou dë); Du fil de senhor, senlier, ou seigner; et l'on
mosche , ou du fil de guibrai ; il est se contentait, comme on l'a déjà
vu , de prendre la dernière syllahe
blanc.
Mtwsso d'ardirê; Le versoir d'une en , de senhen , dont on faisait préchar-ruê.
céder sa signature.
C'est ainsi qu'on voit dans les
MoossÔLo, ou touzêlo ; Le froanciens titres ; ën Bernardus dë
ment : la meilleure espèce de blé.
Indusa. et en v. Iat. ëou en Peirë
MOUSSOUM , ou moûissouii, v. 1.
La traite des vaches , ou l'action Bermon ; moi M. Pierre Ilermond.
île les traire. De là le n. pr. Mosson, Ou y voit aussi : cl Seiner en Ramon
ou la Moussoun.
Pëlët ; le seigneur M- Raymond
Moussu, ou moussur ; Monsieur, Pelet, etc.
pr. monsieu ; et non , moussieu, ni
Quelques-uns de ces titres, qui
moussiu. Il y a environ quatre-vingts sont aujourd'hui fixés par l'usage,
ans, qu'au lieu de moussu on disait, avaient autrefois une application
même aux personnes de distinction, différente. On donnait le sire à tous
mou dë tâou -f ce qui revenait au | Jes hauts justiciers. Oa traitait, e»

�M O V

MOU
langue romance , de mossen , lès
ecclésiastiques, les nobles, les juges.
Ou donnait du rnessier, à un avocat,
et du signen à un simple bourgeois.
Et au XV.e siècle ou disait, mossénhë sait Doutnènjhë, et
hier San Lois.

mossén-

MOCSSURDE ; Un jeune monsieur;
et non , un petit monsieur, qui, le
plus souvent, est un terme de raillerie , ou de mépris.
MOUSSURET ; Expression affectueuse ; mon cher monsieur.
MOUSTACHOU. Voy. Bavddo.
MOUSTADO ; Du moût chaud pour
abreuver les futailles. Voy. Racddo.
* MOUSTÂRDO. Les paysans du
Languedoc donnent le même nom
au raisiné qu'ils fout dans leur
ménage, bien différent de la moutarde.
MOUSTARDEN ; Colère , emporté ,
qui se fâche et se dépite aisément.
MOUSTEJHA , ou mousta ; Rendre
du moût.
MocsTÊLO, ou pnulido ; du lat.
mustelà ; La belette vulgaire, qui
a le bout de la queue noir.'Les animaux suivans sont du genre de la
belette ; savoir : le furet, qui sert
pour la chasse au lapin ; le putois,
qui est d'un brun jaunâtre , et qui a
le museau blanc ; la martre des bois
de sapin; la martre domestique, qui
a le gosier blanc ; la zibeline de
Sibérie ; I'ichueumon , ou rat de
Pharaon , etc.
MOUSTI ; Mâtin, dogue. — Grossier , malbâti.
MOUSTIÉ ,

mostié,

mounastiê ;

Monastère, ou couvent de moines,
en v. fr. moutier.
MoèsïO,tf!oii/i0 , trach,ou moûzo;
La traite , ou la quantité de lait
qu'on trait, ou qu'on tire eu une
fois. On assemble plusieurs traites
pour faire le beurre , ou les gros
fromages.
MOÙSÏOUS ; Plein de moût, ou qui
rend du moût.— A/oustous ; gluant.
—Douceâtrs. A las mant loulos

rr$

; il a les mains gluantes f
ou toutes dégouttantes de moût.
MOUT , ou mou. v. 1. Beaucoup T
mou car ; très-cher, et proprement,
beaucoup cher. ■
MOUTEDOUSv v. 1. Multitude.
MoL'T-PARLABLAMEJV. V. I. Eu plusieurs manières.- Iat. mullifarian.
MOUTEL ; Un grumeau de sel ,
ou de quelqu'autre matière, moulël
est le diminutif de rnoùto.
MOUTELI ( së) ; Se gruineler. Lou
mmisloûzos

lacli së mouiëlis.
MOUTEZA.

I

v. 1. Multitude.

No
podian trdirë lo rel për la nwutëza
dels péissés j il y avait une si grande

quantité de poissons, qu'ils ne pouvaient tirer le filet.
MoUTI et moula, v. 1. moula companlia ab glazi ; Une grande troupe
avec des épées.
MouTiFLÀou , ou touliâou ; Joufflu , moullard , maillé , qui a des
joues maillées. Ce gros moullard,
ce gros jouiflu. Cette femme est
trop joufiiue ; elle a de trop grosses
joues.
MOÛTO dë rûsco ; Motte à brûler ;
et non, tourbe. Les mottes à brûler,
pour le chaulfage des pauvres, sont
faites avec de là tannée. V. Mûsco.
Les tourbes sont des mottes à
peu près cubiques et d'une matière
bitumineuse, dont on se sert pour
le chauffage dans les provinces du
nord du roy aume. Ce sont d'anciens
gazons de marais bitumiiusés.
Moùro dë néou ; Une pelote de
neige, pr. plote.
MOÙTO. v. 1. Colline, éminence ,
tertre , sur lesquels on bâtit des
châteaitx. b. lat. mola. De là le n.
pr. La Motte.
MoûzE , ou moidzë ; Traire , ou
tirer une v«che, ou une chèvre.
Les temps du verbe traire sont : je
trais , nous trayons , j'ai trait, je
trairai, trayant , qu'on prononce
trèiant, du lat. emungere.
MOYEOUR , movëdfÀrë. v. 1. Meuble , chose mobile. Causa non mo-

�\

MUL
96
vëdûra ; immeuble , ou chose qu'on
ne peut remuer , ou transporter,
du lat. movem.
Li hom që son tënèdors dë possessius é causas noir movëdwas. v. 1.

MUS
MUJHÔOU ,

mujhol, majh&amp;ou. Voy.

Rousse.
MULAR.

v. 1. Mouiller. Mulec ; il
Mulat ; mouillé. Lo pa
mulat , (intectus pams. )
mouilla.

MÙLTO. v. 1. Punition , amende,
Ceux qui ont des immeubles.
* Mu, qui fait au fém. mûdo : du Iat. muleta.
MURALIA ; Clore de murs.
Muet, muette. Fenno mûdo, dit
MURÂLIÉ ; Une sablière ; pièce
le proverbe , foughf jhamaï balûdo.
de charpente de sept à huit pouces
MUDÂ, ou dëmuda ; Remuer un
enfant, ou le changer de lange , de de gros ou d'épaisseur, soutenue
couche : remuer un enfant à l'âtre. quelquefois par des corbeaux, et
qui, étant appliquée contre un mur,
* MUDA ; Changer , déloger , désert à soutenir les solives d'un planménager , du lat. mulare.
MunÀiRO ;
Remueuse : femme cher : c'est une sorte de demiqu'on donne pour aide à une nour- poutre.
Lorsqu'on n'est pas à portée du
rice dans les grandes maisons, et
sable des rivières, on appelle saqui remue un enfant.
MdDO , ou desmûdo ; Le maillot: blière , un lieu de l'intérieur des
terme collectif qui se dit du lange , terres d'où l'on tire du sable.
MURDRIR. v. 1. Tuer, égorger.
de la couche, de la bande, etc.
MÙRGO. Voy. Mirgo.
— Mûdo; le temps pendant leMèRTRO , ou irbo d'dou Mghi ;
quel un enfant est au maillot. A
prës aqëC indico» à la mûdo ; cet le myrte , myrlhus commuais , /..
enfant a pris ce mal au maillot. — arbrisseau qu'on cultive dans les
jardins, et dont les feuilles sont
Mudo. Voy. Rourdsso.
aromatiques : il était consacré à
MUGAN ; Le ciste à feuille cotonneuse , et à fleur couleur de rose : Vénus ; il fut pour cette raison
sous-arbrisseau dont les feuilles lesymbole de l'amour et du mariage,
prises en fumée , font le même eifèt suivi le plus souvent de chagrins
que le tabac en corde, ou tabac et toujours de soucis ; ce que signifie irbo d'dou laghi : il servait à
à fumer.
couronner nos nouvelles mariées ;
MUGHÉ ; La jacinthe ; et non ,
le muguet, hyaciníhus, L. La jacin- le luxe a substitué depuis peu à
the est une plante bulbeuse dont cette couronne une cocarde de runous cultivons plusieurs espèces ou bans d'or et d'argent.
Les mœurs des Romains , qui havariétés qui ornent les parterres par
leurs fleurs blanches , bleues, et bitèrent long-temps cette province,
s'y retrouvent dans les plus petites
couleur de rose.
Le muguet en fr. qu'on appelle choses.
Mus. Nous connaissons deux enaussi, lis des vallées, est fort peu
connu en Languedoc : il donne une droits dans la province qui portent
ce nom; la paroisse de Mus , arronfleur blanche en grelot.
dissement de JNismes ; et ce qu'on
MÙGO, OU moûjhis : Le ciste femelle à feuille étroite et à fleur appelle la / ille de Mus , dans la
blanche. Il y a un grand ciste dans paroisse de Durfort, arrondissenos laudes qui est le même que ment du Vigan.
Cette Fille de Mus paraît n'avoir
celui sur lequel on recueille dans
le Levant la résine appelée, lab- été qu'une maison de campagne ,
( f-'illa ) appartenant à quelque grand
daiuim , drogue de pharmacie.
seigneur : elle était duus un endroit
MUJHÔLO. Voy. Dôrghë.

�M Ú 2.

M' Ü S

9?

ferìcïe ; élevé et resserré par des ro- îages, pour sa belle couleur "pijitrpre;
ia pi une marine, espèce de grande
ckers d'un aspect affreux. L'on ne
conjecture sa situation , et cet en- moule , qui porte une touffe de soie
droit n'est remarquable que par un rousse et Ires-fine, qu'on croit être
aqueduc de bonne construction , qui le bissus des anciens. Toutes les
aboutit à un petit espace suscep- moules ont de pareils fils qui servent à les amarer contre les secoustible de culture.
Cet aqueduc, dont il y a de beaux ses des vagues de la mer.
Un muscle , en fr. est une partié
restes, amenait,par de longs circuits
charnue des animaux, destinée à
au milieu de ces rochers, l'eau
être l'organe du monvemeut, et
d'une fontaine appelée , /072 das
dont le bout est un tendon. Il y
Sarrazis.
a des muscles qui ont la forme dé
Mus, serait-il le même nom que
celui d'un général des Sarrasins nos muscles.
MUSCLES, v. 1. Epaules.
Li
appelé Musa .' Ces infidèles avaient
riseus aman los pnàiehs setis ëls
fait d'assez longs séjours dans la
maniars ; e las primciras cadiêiras &amp;
Septinlanie, pour y avoir construit
las sinagogas. Lian los gran ýrìissé's
ce monument peu connu , quoique
no portables, els pa'ouzan sobr'ëli
digne des Romains ; et le nom du
muscles des homes ; et les chargent
général, abrégé dans celui de Mus ,
sur leâ épaules des hommes ; ( et
serait en même temps resté au lieu
imponunt in numéros hominurn. )
de son habitation.
Mur. v. I. Muet. Li mut parlant
MOSCARDINS ;
Des muscadins :
MUT us ;
Motus: expression fapetites pastilles sucrées où il enmilière par laquelle on avertit queltrait autrefois du musc. -- Mus-'
Cardins , nom qu'on donnait autre- qu'un de ne rien dire.
Muzl ; S'arrêter en chemin, être
fois aux vers-à-soie morts de laoisif.
maladie appejée muscardine, qui
MUZÂIRE ; Musard ,
fainéant.
les dessèche et les rend blancs.
Mùxo ; Délai retardement.
MUSCLE ; La moule : coquillage
Prengîièrëci lou cami (l'Aies:
E ífAle's, sui plonzo, ni miir.o»
GaloUjjêreii clev.és Auclà/.o.

de mer et de rivière , dont il y a
différentes espèces ; les principales
sont la moule de Magellan
recherchée par les amateurs de coquil-

,

Lou Sajhe dë Mounpelié-

N

N,

I -, substantif féminin; Uue grande j
;
ëne ; et non , inho.
Lorsque dans un mot français il j
y a deux n, comme dans, manne,
mannequin, bannir, amie, Susanne, j
année, etc. on n'en prononce qu'une, j
ou comme s'il y avait, mane, manc- j
quiu, etc. C'est en quoi pèciient les
Languedociens4 qui sont si enclins
à doubler cette lettre, qu'ils en
iaiettent quelquefois deux dans les

mots où elle est simple, coitimes
dans, diner, qu'ils prononcent dans
bien des endroits iinner, ou din-nëi\
Cette consonne a deux pronoiidations eu français , une liquide ,
comme dans, âuerie; l'autre muette,
comme dans ancien. L'// est liquide)
lorsqu'elle modifie la voyellé qui la
suit, et qu'elles forment ensemble
une syllabe ; telle est la syllabe )
né d'âuerie : elle est iiiuettti lors13

�8

9

NA

qu'elle modifie la voyelle qui la
précède, avec laquelle elle ne fait
qu'une syllabe , comme la syllabe ,
an du mot, ancien.
Cette dernière sorte de syllabes
est du nombre de celles qu'on appelle voyelles nazales. Ou en compte
cinq ; savoir, an , en , in , on , un ,
auxquelles on peut ajouter, am , em,
im, om , uni , qu'on prononce sourdement, quelque place qu'elles occupent dans le mot ; comme dans
enfant, tendre , patente , manteau ,
enfin , infini , once , mouton , un,
amphigouri, embarras , importun ,
etc.
Ces sortes de voyelles sont inconnues dans les finales des mots languedociens où l'on fait \'n liquide ;
et par une suite naturelle, les habitans de nos provinces portent cette
71 liquide dans les mots fr. tels que
bon , ancien , matin , importun ,
bâton, etc., qu'ils prononcent comme
s'ils étaient écrits, bone, anciene,
bâtone , etc. ; au lieu que l'ra finale
doit y être prononcée sourdement :
à quoi les gascons manquent le plus
souvent.
Dans l'ancienne orthographe languedocienne , Vn suivie d une h ,
avait la valeur du gn mouillé français. Ainsi on prononçait, anhel ,
pënhora, etc. comme agnel,pëgnora,
etc. Voy. le commencement de la
lettre G.
NA. v. 1. est le signe, ou les lettres abrégées de dominica, ou dona ,
en usage dans le XII.e siècle. C'est
ainsi qu'on voit dans les anciens
actes , na Rigdouda ; dona , ou
domina Rigauda.
Le traducteur du N. T. Vaudois ,
ne donna le na qu'aux femmes les
plus qualifiées, ou qu'il croit telles;
de même qu'il donne Ven aux hommes et ne met quelquefois qu'une
« pour les femmes : c'est ainsi qu'il
fait dire à St. Paul : Saludats na
Priait , la mdiso de JV. Estivena,
a'en Jquil , d'en Fortunal ; saluez

pAD

madame Prisque , la maison ou la
famille de madame Etienne et MM.
Aquilla et Fortunat.
On y voit aussi, na Sara ; madame Sara , et Jè sërpéns ënganec na
Eva ab la sua guiscosia ; madame
Eve fut séduite par les artifices du
serpent. Intrec Maria ë la mdiso dé
Zacarias é saludec na Elisabet ; et
salua madame Elisabeth.
NA , nap , ou nabë ; Un navet :
racine potagère. — Nabë ; le pivot
de certaines plantes qui pivotent ,
ou dont la racine s'enfonce aplomb,
à la différence de celles qui tracent
ou qui s'étendent horizontalement.
* NÂDA ; Nager.
NADÂBO , terme de nageur. Voy.
Arcâdo.
NADADOU, bagnadou ; Un
baignoir : endroit d'une rivière propre
à nager et à s'y baigner. — Bagnadou ; une baignoire, ou un cuvier
pour prendre des bains domestiques.
L'art de nager devrait entrer
dans le plan d'éducation des jeunes
gens , plutôt que d'autres arts frivoles , dans lesquels on les exerce
avec beaucoup de dépense et peu
ou point de profit.
NADÂIRE ; Un nageur , un baigneur : ce dernier terme s'applique
également à celui qui prend le bain
et à celui qui le donne, ou aux maîtres dés bains établis dans les grandes villes et de ceux des eaux thermales.
On donne fort improprement le
nom de baigneur, aux perruquiers
des petites villes , qui n'ont point
chez eux de baignoire , et qui ,
n'ayant d'autre talent que de friser
et de poudrer, ne savent ce que
c'e^t que de baigner leurs pratiques.
NADALÊ ; Les huit jours qui précèdent la fête de Noël.
NADALÊN ; De Noël. Scuc NadaUn ; bûche de Noël.
NADÂOU ; Noël, en v. fr. Nolet.
Naddou ; n. pr. francisé dans Nadal,

�N A D
du lat. Natalis, qu'on donne pour
nom de baptême , comme si c'était
le nom de quelque saint qu'on pût
invoquer. Souc dë Naddou , ou Nadalén ; la bûche de Noël. C'est
un gasconisme de dire, à la Noël ;
au lieu de, à Noël. Le proverbe
dit : à Naddou , dou fio ; à pdsco ,
dou ro. Voj. Calêndos.
NADÊLO ;
La sardine fraîche ;
poisson de la méditerranée.
NADÎLIO ,
ou anîlio : terme de
meunier ; L'anille : plaque deo fer
en carré long dont les deux bouts
sont en queue d'aronde. L'anille ,
ou l'anil est encastré dans la partie
inférieure et au centre de la meule
tournante d'un moulin à farine,
laquelle est soutenue par l'anille qui
porte elle-même sur l'axe vertical
qui fait tourner cette meule.
NADIUEL ; L'orvai : petit serpent
de couleur de fer poli : il est court,
tardif, ferme et lisse au toucher.
Le bout de sa queue n'est point
amenuisé en pointe comme dans les
autres serpens.
Le peuple croit l'orvai aveugle
et si méchant, que c'est un dicton
vulgaire, que si l'orvai voyait clair,
il serait capable de démonter un
cavalier. Deux balourdises ; ce reptile a de fort bons yeux , quoique
petits ; et d'ailleurs, jamais animal
ne fut plus doux, plus pacifique et
plus stupide.
Il ne faut pas confondre l'orvai,
ou Nadiuel, dont nous parlons, avec
le seps, ou calcides des naturalistes :
vrai lézard sous l'apparence d'un
petit serpent ; il a quatre petites
pattes qu'on n'aperçoit qu'en y
regardant de près ; ses membres
sont , k la vérité , si faibles et si
courts, qu'ils ne semblent lui servir que de parade ; et il n'en est
pas moins obligé de ramper sur le
ventre.
On voit par l'exemple du mot
N'-a-d'iue!, que le languedocien ne
ie cède point au grec pour la fa-

MO

99

ciüté de faire des noms, et des
noms énergiques.
NÂDO, particule négative ; Point,
pas. Noua m'en dounet nàdo ; il ne
m'en donna point, en espgl. nada.
NÂFO. VOV. digo nâfo.
NAFRAR, V. 1. Blesser, estafilader,
balafrer.
NÂFRO, et en v. 1. nafra; Balafre,
estafilade.
NAISSE , ou brulia , en parlant des
semences mises en terre ; Lever, ou
poindre. Lou bla ês itascu ; le blé a
levé. -- Es nascu coumun boule ; il
est venu comme un champignon.
NAISSE ; Naître. On dit , natif
d'un tel endroit ; et non , né-natif
d'un tel endroit : terme du bas
peuple de Paris.
RÎISSËDCTRO ; Mal d'aventure :
espèce de panaris le moins dangereux ; il vient à la main ; et lorsqu'il se forme au bout des doigts,
il n'occupe que les téguiuens.
NÂlSSEMEN , OU

náÌSsèllSO.

V.

1.

Naissance. -Pays. Baros de lot ndissëmën. Hommes de quelque pays que
vous soyez. ( Viri ex omm natione. )
Li maior për nâissëmën ; les sénateurs ,• ( majores nain. )
NÂISSÊNSO. Ëfan dë ndissênso ;
enfant nouveau-né ; et non , enfant
de naissance ; ce qui signifie, issu
de parais nobles. Ès inoucën coum'un ëfan dë nâissênso ; il est innocent comme l'enfant qui vient de
naître.
NAA'ET , ou net ; Un nain, petit
nabot. Lou diou nanët ; Cupidon.
* NAMÊTO , Nanoun. n. pr. dérivés d'Aune. On dit en fr. Nanctte
au lieu d'Annette.
NAMTI ; Avancer , expédier.
NÂOU, nàouco ; Auge à pourceaux.
NÂou , terme de tanneur ; Une
fosse au tan, dans laquelle on tanne,
ou l'on prépare avec le tan , soit
les peaux des empeignes, soit le
cuir fort des semelles, eu b. br.
neaw. — Nâau ; auge de raoulia à
foulou.

�ïoo

N E B

HAS

, nau , ou naïf. v. 1. Vais- lac souterrain : il est principaleseau, navire, en v. fr, nauf ; du iat. ment formé de l'enlacement des
racines du grand souchet a l'épaispttùisi
NÀou, ou ndout, au féminin seur d'environ un pied , et si bien
liaouto ; Haut, haute, Delà cadiéiro lices entre elles , qu'elles ne se
ên na'ou ; du haut de la chaire. séparent que difficilement.
On voit tont près de Tivoli un
pestà-ndouto ; fête solennelle. Caspré de cette espèce : une grosse
telnâou ; château élevé.
On dit que le carême est haut , source qui passait par-dessous a
lorsqu'il arrive tard, ou qu'd com- creusé et emporté une grande parmence ver s le neuf ou le dix de tie du pré , il s'en esl détaché de
mars ; et qu'il est bas , lorsqu'il grandes pièces dans les endroits où
commence aux premiers jours de ia motte de gazon était moins liée;
février : il semble qu'il faudrait ce sont des îles flottantes dans un
lac attenant : ou marche sur ces
dire tout le contraire.
NÀoucÂuo , ou ndoucat ; Une îles comme dans le pré : à mesura
qu'on pose le pied et qu'on le reaugde , ou plein une auge.
NÂOIÎKE ,
diminutif de ndou ; tire , le gazon enfonce et se remet
d'abord après.
Une petite auge.
NAVACÈLO. n.
pr. en lat. nova
NÀOUTOÜ ; Hauteur ; Es dë ma
pdonlou ; il est de ma taille , ou cella, peu différent de celo-nôvoi,
de ma hauteur ; et non ( ()e m0n autre n. pr. qui signifie de même,
bailleur. Il y a de l'eau de ma hau- nouvelle cellule , ou petite habitation de moine nouvellement consteur.
NÀOUTRËS , nanties ,
ou nous truite et dépendante d'un prieuré
nous ; Nous ; et non , nous autres ; de moines. Yoy. S'allo.
NAVEIAR. V. 1. Naviguer, ramer,
jmité de l'espgl. nos otros.
tirer à l'aviron. Náveiahs', navigant.
NAP. V. 1. Ècuelle ; ( catinum. )
Co ashesso navaiat ; ( cum remigasNAEÎMOS. Voy. Rambal.
seni. )
NARILIOS , ou nazilios ; Les nariNAVÈTA, V. 1. Barque , bateau.
nes des personnes , les naseaux des
De là le fr. navette. Pujhet, o poïët
tunmaux quadrupèdes.
NÀRO ; Le nez. au figuré ; mu- ë la navèta ; il monta sur une barseau , groiîi, trogne. Li bâdet un que ; ( ascendit in naviculam. )
NÂvos. U, pr. eu v. fr. Naves 5
CO dë potin su la ndro.
vaisseau.
NÀRO ; Odorat. Senti dë nâro ;
NAZÉJHA ; Montrer le nez , ou se
avoir bon nez. A bôna ndro ; il a
l'odorat fin ; ce qui se prend aussi présenter quelque part à la dérobée
et pour épier, — Nazëjha ; flairer,
pour sagacité.
NAZIC , nazico, Voy. Narîlios.
NARSOVS ; Humide.
NAZIUA ; Aller à la découverte,
NARUÏ ; Fin, rusé , pénétrant ,
NAZILUIUE ; Curieux, indiscret,
çubtil, adroit.
qui met le nez partout où il n'a
NARUT ; Méchant, vicieux.
que faire ; et non , qu'à faire.
NAS ; Nez. Parla dë nas ; nasiller.
NEBA , ou nëva ; Neiger.
Jco n a pa jhë.% dë nas ; cela n'a ni
JNÉIÌASSÂDO , ou néouassddo ; PeVête , ni queue ; cela ne signifie
lote de neige.
vieil
NEBLA ; Couvert de brouillards ,
NÀsso ; prairie qui enfonce sous
gâté par le brouillard. — Touché
Jes pieds.
Ces prairies sont une espèce de par la nielle , ou niellé.
N/ic-u

plancher qui porte sur l'eau d'un

KSBU

; Obscurcir » couvrir de

�NEC

NEG

toi

NËCIARDARIÉS. V. Nissardariës.
«mages. Nëhla fer ; obscurcir l'air.
NECIAS ,
augmentatif de néci ;
C'est ce qu'on dit d'une volée de
certains oiseaux, et de certains Grand benêt.
NECÎJHÈ, OU matarié; Imbécillité,
insectes volans dont l'air est quelquefois couvert et pour ainsi dire simplicité. — Bêtise.
JNÊco, ou nêcio ; Sotte, imbécile.
obscurci ; që nêblou Ver.
NED, nëdé. v. 1. Net, pur. en lat.
NËBLA ; Bruiner.
mundus. Bëndourat cël ab lo cor
NEM.ÀDURO; Dégât du brouillard.
nëd ; ( beati mundo corde. ) Nëdës
NÊBLO ; Le brouillard qu'on appelle, brume sur mer : vapeurs con- so, o nëd so dël sanc dë lots ;
densées qui ne diffèrent des nuages ( mundus sum à sanguine omnium. J
NEDEIAR. V. 1. Nettoyer , puriqu'en ce que ceux-ci sont plus légers et plus élevés : ils ne rampent fier. Nèdëiats lë velh lèvan ; ( expursur la terre d'où ils ont transpiré , gale velus fermenlum. )
NÈDEIAT. V. 1. Nettoyé, pr. néque lorsque l'air est plus léger que
de coutume, ou qu'il n'y a pas toa-ié.
NEDÊZA. V. 1. Pureté. Totas cauassez de chaleur pour raréfier les
globules d'eau qui font la matière sas so nëdézas als nëdës ; ( omnia
munda mundis. ) Religiós nëdës vas
du bi'oui llard.
La mauvaise odeur que répand Deu ës gardar si no Idiza d'aquëstë
quelquefois ce météore, indique sëglë ; la pitié aux yeux de Dieu
assez qu'il contient des parties hui- est de se préserver de la corrupleuses , ou bitumineuses ; et que tion de ce siècle present.
NEDÉIAMËN. V. 1. Pureté , purifiles vapeurs qui s'élèvent de terre
et qui forment les nuages, entraî- cation.
INEGA ;
Noyer. Se noyer dans
nent avec elles des matières inflammables , capables de produire les l'eau, pr. ce verbe comme le subsfeux folets , les étoiles volantes , tantif noyer ; arbre , qu'on écrit de
même, et qu'on prononce noa-ier;
les éclairs , les tonnerres , etc.
NÊci, mdtoû , bdou ; Nigaud, im- et non , comme nai-ier : faute que
bécile , niais. Ses bë néci dë créirë l'on commet encore en prononçant
që
; vous êtes bien simple de uiyé ; un nëga , au lieu de prononcroire que. .. Es néci dë sajênno ; cer noa-ié.
Prononcez de même tu te noyeil raffole de sa femme , ou il l'aime
éperduinent. Un pnourë néci ; un ras , tu te noi-ras ; qu'ils se noyeut,
pauvre innocent. Un michan néci ; qu'ils se noi-ent, ils se noyeraient,
un innocent fourré de malice. Soùi lis se noi-raient, etc.
Ou fait revivre les noyés une
pa tan néci dë. . . . ; je ne suis pas
si sot que de... . Ses un néci dë re- heure et au-delà après qu'ils sont
fusa ; vous êtes un foù de refuser tombés dans l'eau, li faut les porter
&gt; vec le moins de secousse possible sur
telle chose. N'anés pa faire lou néci ;
n'allez pas faire la bête. Ës pu néci Un lit chaud , ou dans une étuve de
•oulanger ; les tourner sur un côté
që l'digo noun ës Umgo\ d est plus
fou qu'on ne saurait dire. JS'izdda la tête élevée ; faire des frictions »
d'abord avec la simple flanelle , y
dë nécis , couvée d'imbéciles.
On voit dans l'ancienne farce de ajouter ensuite de l'eau de lavande
Patelin : il estnice , quelle nicetéi ou de l'eau-de-vie camphrée ; leur
pour, il est fou, quelle folie ! en souffler fortement dans la bouche ,
irriter la membrane pituitaire du
espgl. necio.
JNËCÎ
; Nécessaire j ce qui est nez en versant, ou seringant dans

différent de néci.

les uariues de i'eau de luce . ou du

�io2

H E G

vinaigre des quatre voleurs , y
enfoncer les barbes d'une plume ,
irriter les intestins par un lavement
de tabac, ou de coloquinte.
L'important est de réchauffer en
même temps le corps par tous les
moyens possibles. On n'a recours
à la saignée que lorsqu'il y a des
signes de vie non équivoques , et
que le pouls commence à battre ;
ou la fait à la jugulaire , lorsque
la rougeur du visage indiquerait
que le sang se serait porté à la tête.
Pour ne pas se lasser , ni se rebuter de donner les dilférens secours précédens, on doit savoir
qu'en les répétant sur des noyés,
pendant sept à huit heures , après
qu'ils avaient été tirés de l'eau, ou
les a enfîu rappelés à la vie. On est
bien dédommagé de ses peines,
lorsqu'on peut jouir d'une aussi
douce satisfaction.
On doit être averti encore que
c'est un secours meurtrier de pendre les noyés par les pieds ; ce
«'est pas l'eau qu'ils ont avalée qui
les étouffe , mais l'air qui leur a
manqué, comme à ceux, qu'on a,
étranglés.
Ou dit proverbialement d'un
homme timide : yi pèou dë nëga për
kiou ; il a peur de s'embourber.
NEGÂDO ; Un noyon : terme de
jeu de mail. On fait un noyon lorsqu'on pousse la boule au-delà des
bornes du jeu.
NEGADOU ; Celui qui se noie. —
Celui qui devrait être noyé , ou
qui mériterait d'être jeté et étouffé
dans l'eau.
NEGADOU ; Celui qui nie une
dette.
NEGHEIS , nëgueis. v. 1. Et même ;
( etiam. ) Scnhor ës lo Fil dël hom,
nëgheis dël dissabtes ; le Fils de
l'homme est maître même du sabbat. No issiras d'aqui entro nëgueis
la dërairana causa redas ; vous ne
sortirez point de là , que vous n'ayez
payé jusqu'à la dernière obole.

Pi E O
NËGO-FOL

; Un batelet, un ba-

chot.
NÊCÔSSIS ; Tracas
embarras.
f
Lou diablë tous nëgàssis ; au diable
tous ces tracas !
NEGRÂOU ; Noiraud, qui a le
teint brun.
NÉGRËJHA ; Paraître noir , tirer
sur le noir , rembrunir , devenir
noirâtre.
NÉGREZI. Voy. Ënnëgrezi.
NÉGRO-PÈLÎSSO ; Terme injurieux
pour les femmes d'un teint brun.
NËGROU ; Du noir. — Tache ,
salissure. Le terme noirceur ne
s'emploie qu'au figuré.
NEGUS , nëgun , nëgvna. v. 1. Personne , aucun , aucune ; dérivé du
lat. neque unus , neque una. C'est
de là aussi que dérive notre , dëgus
et le dègun moderne. Le g à la
place du q sonne mieux à l'oreille.
Gardais që nëgtis hom no o sapia.
Nëgus no ës bo, sino us Deus j
( nemo bonus nisi solus Deus. )
NÊiss. v. 1. Même ; (etiam.) Nêis
li élejhils ; ( etiam elucti. ) Nêiss un
pas dë pé ; pas même un pouce
de terre.
NÊIT. v. 1. Niech , nioch ; nuit.
NÊIZA. Voy. Ënâiza.
* NEXET ; Petit poupon.
NÊJSO ; Poupée. Fdi dë ninos ;
elle fait des poupées.
NÈOU ; La neige, et en v. 1. andou.
Toumbo dë nêou ; il neige. Açò's
lou nivou dë la nêou ; ces nuages
amènent de la neige, ou c'est un
temps neigeux. On dit , blanc
comme neige , et il s'en soucie
comme des neices d'autau. — Coma
neus ; ( sicut nix. )
Les molécules de neige qui n'ont
pas été altérées , forment des rosettes à six feuilles, ou six rayons
très-réguliers ; et sur des dessins
différons , dans les molécules de
différentes neiges.
On a sauvé des personnes qui
avaient été ensevelies un temps considérable daus des fondrières, dç

�N ES
tseîge

NIF

3

TO

ne quelques mouches, ou quelques
, où elles avaient non-seulement perdu connaissance , niais
ocons de neige.
NlÂou. Compdirë nidou-nidou ; un
que le froid avait même tellement
engourdies , qu'il ne leur restait compère , ou parrain d'emprunt ,
qu'un léger battement de cœur.
ou postiche, un prête-nom qui préLe traitement à faire , est de ré- sente pour autrui un enfant au
chauffer , mais par degrés , celui à baptême.
qui cet accident serait arrivé, et
NIBLATAS ; Gros et vilain oiseau ;
«e commencer par la plus faible épithète de mépris que les enfans
chaleur , telle que celle de l'eau donnent au corbeau lorsqu'ils le
fraîche , dans laquelle il faut l'éten- voient planer dans l'air : ils accomdre nu dans une auge , par ex , ou pagnent cette injure d'un couplet
dans un pétrin de boulanger, dans de chanson qui y est assorti. Nilequel le malade ait seulement la blatas, semble être une imitation
tàte élevée hors de l'eau ; et dans de l'ital. nibiaccio ; gros et vilain
cet état , il ne faut cesser de le milan , parce que ce dernier oiseau
frotter de la main dans toutes les s'élève jusqu'aux nues, en ital. nibparties du corps , sur-tout les ex- bia , ou nibbie; nuages.
trémités , jusqu'à ce qu'il donne des
NIBOUL. Voy. Kivou. Niboulddo.
signes de vie : alors on l'essuie , Voy. Trounddo.
ou le met dans un lit modérément
NICHOÙLO , ou suito ; La chouette.
chauffé ; ou bien on l'enterre dans Voy. Cho.
du fumier , auquel on a fait perNICHOÙLO ; Grosse bête , petit
dre sa première chaleur : on aide d'esprit comme de corps. — Kiehoûlo.
ce traitement précédent, ou celui Voy. Eskicho-grapdou.
des frictions , par des cordiaux,
NICOUÉS; Nigaud, simple, gille
pour réchauffer le dedans, et sur- le niais.
tout de bon vin chaud qu'on fait
NIÊIRO ; Puce. Tria las niliros ;
avaler au malade.
épucer un animal, une chemise ,
Il faut bien se garder de débuter s'épucer- Manjhadùro dë niéiro ; une
par l'approcher du feu , ni même piqûre de puce, une chiure de puce.
de le mettre d'abord dans du fuLes plus viis insectes , dit M. De
mier chaud : ou occasionerait un Bulfon , semblent n'exister que
abord du sang aux extrémités, qui pour insulter à l'homme par leurs
serait bientôt suivi d'inflammation piqûres, et lui faire sentir comdans ces parties , et celle-ci, d'une bien , depuis sa chute, il est peu
subite gangrène qui ferait tomber respecté.
en mortification l'extrémité des
NIÊIROUS ; Mangé , ou couvert
pieds et des mai ns du malade.
de puces , sujet aux puces.
NËOULOS ; Oublies, ou gaulfres.
WIEJNT.
v. 1. Rien. Sënes lui ës
NÊOUSSÀDO , ou névassâdo ; Pe- f til niënt so q'ës jàit ; (sine ipso
lote de neige.
faclum est ni/til quod faclum est. )
JVEPS. V. 1- Neveu ; du lat. nepos.
NIFLA ,
nijlèjlta ; Flairer. —
NÈRVI ; Nerf , tendon.
Renifler.
NESPLO, nèspou. Yoy. MèspoAtq.
NÎFLO ; La morve qui pend 'au
NÈTÉJHA ;
Nettoyer, prou, nè- nez des enfans. Tira la nifto, ou
toa-ié.
niflëjlia ; renifler. Les enfans le
' NEUS. V. 1. De plus ; ( item. ) Dotrouvent plus commode que de se
nant neus ; de plus , ordonnons.
moucher : ou bien leur manche ,
NEVILIÀDO ; Petite chute de neige.
au besoin , leur sert tout aussi-bi«n:
dea's pa që dë néviliddo, ce ne ïout usage ancien , d'où est veuu le

�i&lt;4

N 1 s

dicton : du temps qu'on se mouchait avec la manche, en anglais ,
snivel.

» I V
botaniste ; car la terre-noix , qui
n'a point d'odeur , est d'ailleuus
passablement profonde en terre.
NISSOULOUS. Voy. Arciélous.
NISTA; Flairer , écornifler.-Fureter , s'informer avec curiosité;
NISTA; Terme qui n'est d'usage
que dans cette façon de parler : N'oti
vos pa ? nisto ; tu ne le veux pas?
tu n'as qu'à le laisser, ou accommode-toi.

NIKË-NIKË , ou pêiro-rëscôsso ; Le
jeu de cache-cache mitoulas.
NlUA. Voy. Endilia.
NIN; Syncope de, në lien, ou
në lur ën. N'in dizë pa rës ; je ne
lui en dis rien. Së në vouliën , nin
dounarian; s'ils en voulaient, nous
leur en donnerions. Exemple sinNI-TU-ÏÎI-VOUS. Aco noun ës ni ta
gulier d'une syncope qui en trois
ni vous ; on ne sait ce que c'est
lettres renferme trois mots.
que cet homme, il n'est ni chair ni
NINA , terme de nourrice ; Dorpoisson, il est entre le zist et le
mir. L'ëjan nino ; l'enfant dort.
zest. st. fam. C'est ce qu'on dit
NÎNO , ou nino-son , terme de
nourrice ; Dodo , ou sommeil. Fa la d'une personne irrésolue, qui n'a
point de sentiment à soi, qui est
nino ; faire dodo.
tantôt d'un parti, tantôt d'un autre$
NINTAN-NIKCAN ; En aucune fasans presque aucune raison. On le
çon , ni de près , ni de loin.
NlNTS. v. 1. Manquant. Ëncara dit aussi d'une chose qui n'est ni
ës a tu us nints ; il vous manque bonne, ni mauvaise , et sur laquelle
encore une chose ; ( adhuc unum on ne peut rien décider.
NIYOL. v. 1. Nuage, nuée. Nivol
libi deest. )
Niôiso; Obstacle, empêchement. sënës diga ; nuages sans eau. JVi~
Niôizo;Eblouissement. Loufourël volasdëvëntmënadas; nuages agités
më fdi niôiso ; le soleil m'éblouit. par le vent j ( nebulœ turbimbus
Nîou , nioul , ou nivoul. Y'oy. exagilatœ. )
Nîvou ; niboul; Un nuage, une
A7coii.
Nîou. v, 1. ou nis ; Nid d'oiseau. nuée , une nue : ce dernier est du
st. soutenu. Fdi nîvou ; le temps
NIQUËTAR. v. 1. Se mettre en
est couvert, ou nébuleux : lorspeine , se soucier.
Aisso dix, no quar ciels pauber que le froid s'y joint, on dit qu'il
niquëtassës à lui ; ( Judas ) disait fait un temps gris. Lou nîvou dë la
ceci ; non qu'il se mît en peine des nêou ; temps qui menace de neige ,
pauvres ; ( non quia de egenis per- ou qui l'amène. Ndou coumo las
nîvous ; haut comme le temps.
tinebat ad eum. )
Les nuages varient entre eux par
NlSSARDARIKS, OU bajhanâdos ;
Niaiseries , sottises , bagatelles, en leurs formes, leur grandeur, leurs
couleurs , leur densité , et la place
espgl. nececlad.
qu'ils occupent dans l'atmosphère.
NISSARDËJHA ; Badiner, folâtrer,
Ceux qui contiennent moins de
niaiser.
Nissôou ; La terre-noix, bunium vapeurs s'élèvent à une certaine
bulbocaslanurn : plante à ombelle , hauteur ; les plus denses restent
dont la racine est un tubercule de près de la terre ; il n'est pas rare
la grosseur d'une châtaigne, il en que les naturalistes qui voyagent
a même le goût: les pourceaux en sur de hautes montagnes se trousont aussi friands que de la truiie; vent au-dessus des nuages , voient
ils découvrent celle-ci à l'odeur, des éclairs et entendeut la foudre
et l'autre au port extérieur de la sous leurs pieds, et qu'ils soient
plante, tout comme le plus expert éclairés par un soleil pur dans un

�N 1 Z
air calme et serein, tandis qu au
pied de la montagne il fait un
temps affreux.
NIVOULADO , OU trounddo; Nuage
épais et noir, nuage d'orage qui
s'élève lentement de l'horizon comme une montagne. — Nivoulddo ;
nuage qui passe et qui porte la
grêle, ou une grosse pluie de peu
de durée. Açò's pa qu'uno nivoulddo;
ce n'est qu'un nuage passager , ou
une pluie de peu de durée. Voj.
Trounddo.
NIVOULÊTO ; La luette : appendice charnu qui pend au fond du
tçosier. Ma nh'ouUto ës toumbddo ;
ji; me suis démis la luette ; ce qui
ne signifie qu'un relâchement dans
cette partie.
Ceux à qui la luette manque ,
non-seulement parlent du nez , mais
ils ne sauraient prononcer nos consonnes gutturales;/! , ch. dans ihouvë
et dans chamas, ni le k , le q , et
le c dur dans kermès ,. quel, colïre.
Cet organe nécessaire à la prononciation , l est bien plus encore
à la succion : ceux qui eu sont
privés en venant au inonde ne sauraient téter ; le lait qui leur eiitre
par la bouche leur sort par le
nez , dont les conduits ne sont
pas bouchés par la luette : pour
sauver la yie à ces enfans , il faut
recourir à.la déglutition.
JNIZA ; Nicher, couver, soit pour
poudre , soit pour faire éclore des

N O C

»oS

dent les oiseaux ; et la seule poule
domestique sembla l'ignorer.
NIZÂOU , nizalie et nickel ; Nid
de la poule qui pond , et de celle
qui couve. Nizdou dé pijhounié ; un
boulin : trou pratiqué dans un pi-

'geouuier.
No. v. I. Particule négative, non.
NO-CÊRTEZA. v. 1. Incertitude.
NO-COVIXABLE. v. 1. Inutile. No
covinable sér sêms ; nous sommes
des serviteurs inutiles.
NO-COVISEN. v. 1.. Üiigrat. v.
NO-DÉSTKJÎHÀBLE. v. li Inextinguible.
iNo-EsG£AVABLi. v.. 1. ( investiga*
bilis. ) No-ésclavablës. manënlias ;
les i incompréhensibles richesses,
dérivé de , clava ; trace.
NO-LÂIBAT.
v. 1. Sans tache;
( immacidalus. ) Anhel no-ldizat ;
MBdefiM sans tache.
. iyio-NED. v. I. Impur. Dec a sos
desciiiols-pozest-aî.deh esperits nonÁl s ; il donna'à ses disciples le
pouvoir sur les esprits immondes.
No-jvoMBRALS. v. I. Innombrables.
JNO-PE'XSAJJO. v. 1. Imprévu.
NO-POOEROS. . v.
1. Impossible.
Sénés je ës causa no-poderosa plazër
à Di-u ; il est impossible de plaire
à Dieu sans la foi.
Nû-RACONTABLE. V. 1. Qu'oit lie
saurait dire.
NO-SËNADO. v. 1. Insensé. O nosënadi Galaiieac, quai vos ënfolezici
ô Galates insensés ' qui vous a ensorcelés i'
cents.
NO-SIA. A Dieu
ne plaise, non
] NtzÂDO ; Nichée. Nizddn dë cassibrd/io ; un nid de canaille. J.cv.i saus doute ; ( absit. )
JNOBI.A PART. v. 1. (oplima pars.)
dë nizddos ; dénicher des oiseaux.
Un cerco-nizddos; un dénicheur d'oi- Maria la nobla part clejhil që no sera
la la da lêi; (Maria opliinam parlem
seaux.
.'!
■ *
■ B
elegit quie non aufereliir ab ea. )
NIZÂIROU , nizalié ; L'œuf couJNocfeiAR. v. 1. Épouser une femvain, eu v. fr. un. nicheul ; et dans
quelques provinces françaises, le me. Melh ës nocëiar që rsser usclats ;
niot , lenieu : œuf qu'on laisse dans ( mclius est nubere , quant uri. ) Li
un nid de poule pour engager la vo- Jilh daquestë sëglê nocéio é so liurat
laille à pondre d'autres œufs au à nossas ; les hommes de ce siècle
même endroit et pour une couvée : épousent des femmes, et les femcar c'est dans cette vue que pou- mes des maris.
2.

4

�NON

ieG

NOU

. k Mariage.
NOCËR, o nozèr.y. 1. Nuire. Aquël
që nots , nossa ëraara ; ( ^ui nocet,
noceat adhuc. )
NO-CERSËNT. v. 1. Jumeau ; ( Wdymus , £&gt;ei geminus. ) Tomas lo
quai ës dits, no-cërsent ; ( Thomas
qui dicitur Didymus. )
NODA. v. 1. Marque , stygmate.
£oí nodas del Sënhor ; /" stygmata
Domini) ; les cicatrices de ses plaies.
— Les meurtrissures des chaînes
que St. Paul avait portées.
NODO ; Tumeur qui vient à la
tète des petits enfans.
NÔINE ( bla ) ; Du blé grossier
et mélangé.
Nôis. v. 1. Ennui, importunité ;
( irnprobitas. ) Për le nôis dë lui ;
à cause de son importunité.
NOLË; Sentir bon. Aqëlos canilertos nôlou ; ces violettes sentent bon.
NOMNADAMËN. v. 1. Nommément,
expressément, lat. nominatim.
NOMWAEO. v. 1. Nommé. Ëntro
ti ës nomnado ; ( douée hodiè cognominalur. )
NOMN ATIV ANS A. v. 1. Réputation.
NOMNATIYAR. v. 1. Publier , répandre partout la réputation , le
bruit d'une nouvelle. MAis no sia
nomnativat él poblë ; ( ne amplius
divulgelur in populum.) Nomnalivar
la parâoula ; ( diffamare verbum. )
NONA. v. 1. Biens, facultés , possessions , provisions de bouche ;
du lat. annona.
Donam që si alcuns vils përsonas
dis anctas për parâoulas ad alcuns
pros homës , dons justícia ( que la
justice ordonne ) për batrë son
cors sëns aver nonan , ( si elle n'a
pas de quoi payer. ) Cost. d'Al.
NONÂNTO. On dit, quatre-vingtdix dans le discours ordinaire , et
nouante en arithmétique. Il en est
de même de septante et de Imitante
qu'on rend par soixante-dix , et
quatre-vingt.
NOCËIAMËNS.

NpN

-

V

CORROMPËNDAM.ÉNS.

Ihvi-&gt;ìablemeut.

y.

h

I
NÓNO , ou nino , ou nounnéfo»
: nënno ; Dodo , terme de nourrice.
Vos fa nôna , vos fa nounnito ?
veux-tu faire dodo ? Nounnétouonrio , est un couplet de chanson
sur un air , ou une note très-propre à endormir les enfans les plus
éveillés.
NÔNOs.n. pr. de lieu appartenant
à des religieuses appelées en v. fr.
nonnes , ou nonnains.
Nôou ; Neuf. Vf de neuf est
muette lorsque ce terme est pris
pour un nombre. On doit prononcer neu francs , neu louis. On fait
sonner cette consonne, lorsque neuf
signifie, non usé. Un habit neuf.
Faire tout à neuf; et non , de neuf.
NÔRO , ou fdiàdo ; Belle-fille , ou
bru ; ce dernier moins usité ; du
lat. nurus. On dit en proverbe :
amour dë nôro , amour dë jhéndrë j
ës uno bugâdo san cêndrës.
NoSTË , ou noslrë. Lou nostrë ; le
maître , ou notre maître : expression respectueuse usitée parmi les
paysannes en parlant de leur mari,
ceux-ci disent dans le même sens:
la nfislro, pour désigner leur épouse.
NOT. v. 1. Nuit. Co lâirë ë not ;
( sicut fur in. nocle. )
NOT ; Noix. V. Nôzë. ]Sol abâro;
noix anglcuse.
NÔTOS ; Etude de notaire , dépôt
de minutes; et non , notes, qui
n'est usité que dans le composé ,
garde-notes. Le terme, étude se
prend pour le lieu où les notaires
et les procureurs travaillent , et
pour le dépôt des minutes et des
papiers que les notaires ont dans
leur étude. On dit , ce notaire a
vendu dix mille francs sa charge;
et son étude , c'est-à-dire , ses pratiques , ses sacs , ses papiers, ses
minutes , douze mille.
NOD ; Particule tutoyante dont
on se sert vis-à-vis de ses inférieurs,
ou de ses amis qu'on tutoie : on
dit, ndni à ceux qu'on respecte, ou
pour qui on a des égards. Cet usage

�FOU
inconnu dans les autres langues
fait partie de l'éducation ; ou reprend un enfant , comme d'une
faute grossier*,, d'avoir dit nou , au
lieu de nâni, à quelqu'un qu'il doit
respecter. Voy. l'art. 6i, oc , etc.
11 est indifférent en fr. de dire ,
non, ou nenni ; ce dernier seulement est du st. fam., et nenni-da ,
ou nenni-vraiment, du st. b.
Un jhour é Vdoùtrê nou ; de deux
jours l'un. Në prënië un é Vdoulrë
nou ; il en prenait un , et laissait
l'autre , ou de deux, il eu prenait au.
N'ou , se rend par, ne le. Nou
volé pa ; je ne le yeux pas. V. Ou,
pronom conjonctif.
NOUBÉLARI ; Un neuf apprenti.
NoucÂDA, ou ndoucddo; Buvée
de pourceaux , ou marc de noix détrempé , dont on a exprimé l'huile.
NOUGA; DU nougat : sorte de gâteau d'amandes au caramel. Ou le
faisait autrefois avec des noix.
NOUGAL , ou nongaliou ; Un cerneau , ou amande fraîche de la
noix avec son zest détachés de
l'écaillé avec un couteau à cerner.
Fa dë nougalious ; cerner des noix,
faire des cerneaux.
On cerne aussi une pomme , Iorstju'avec la pointe d'un couteau on
enlève , non-seulement le pourri,
le vermoulu, mais les pépins et les
écailles du cœur de ce fruit. Courdëlddo dë nougalious ; un chapelet
de cerneaux. On appelle , cernoir,
le couteau avec lequel on cerne les
noix.
JNOUGALIA ; Cerner des noix. —
Les casser pour en tirer l'amande.
NOUGARÊDO , ou nouziéiro , en v.
1. nochiera ; Une noyeraie : lieu
planté de noyers, en lat. nucetuin.
Nougarêdo, son masculin , nougaréc
et nouziéiro , ou nosière , ne sont
plus que de a. pr. et ne signifient
rien autre.
NOUGHIÉ ; Noyer, arbre. Voyez
Nëga.
C{a:naai de noyer qu'on plante

HOU

ie&gt;7

chaque année à la boucherie de
Strasbourg , en chasse , ou én
écarte, dit-on , par son odeur, les
mouches.
NOUGO , ou nosë lonmbdrdo ; La
noix caballine : espèce de trèsgrosse noix dont l'arbre est appelé
en lat. nux juglans ,J"ruclu maximo.
NOU'L , syncope
de noun lou.
Nou'l crëzi pa ; je ne le crois pas.
Novi , novio ; Un fiancé , une
fiancée, en ital. novio.
NOU'N , syncope de , nous in.
Cal që nou'n dounës ; il faut que
vous nous en donniez.
Noun. Un nom. Les n. pr. languedociens des personnes du peuple qui passent du père à ses tilles
et du mari à sa femme , prennent,
comme en latin , une terminaison
différente , ou féminine.
Ainsi la fille , ou la femme, par
ex. de Bastido , d'Alldira, de Piéchagu , d'Arj/iilië , de Papél, etc.
s'appellent , Bastidêsso , Altdirdgo,
Piechagûdo , Arjhiliéiro , Papëlo :
au lieu qu'eu fr. ces noms gardent
au féminin la même terminaison
qu'au masculin ; et pour les distinguer l'un de l'autre, il faut nécessairement dire, comme à Paris , madame , ou plutôt ilame liastide, dame
Alteirac , etc., ou la femme de Bastide , d'Alteirac, etc. ce qui ne vaut
pas pour la brièveté, Bastidêsso ,
Alleirdgo, etc.
Ce même caractère de brièveté ,
dans l'expression qui donne tant
d'énergie aux langues , se fait sentir presque partout dans le languedocien : et sans sortir des mêmes
exemples, les noms précédens prennent pour les enfans un terminaison
diminutive qui les distingue nonseulement par leur sexe, mais encore par leur âge.
Ainsi au lieu qu'on dirait en fr.
le petit Bastide , la petite Bastide ;
la petit Alteirac , la petite Alteirac , etc., on dit en languedocien ,
Baslidou , Bastidouno Altéiraghc f

�ÎOS

Tï 0 V

Alleiragh/lo , etc. , ce qui est bien
plus court.
Ajoutons «afin , au sujet des n.
pr. des personnes , que c'est une
politesse en languedocien de .nommer les personnes à qui on adresse
la parole , même à un supérieur ,
et quoiqu'il n'y ait aucuu risque
d'équivoque comme daus un tête à
tête. 11 semble que l'un des deux
abordant l'autre, il suffirait de lui
dire, bonjour, monsieur.
. Point du tout , nos paysans et
bien d'autres qui ne le sont pas ,
mais attachés , ou habitués comme
eux aux anciens usages de la langue maternelle ( usages qui nous
Tiennent des anciens Romains ) ,
diront,' bonjour, monsieur un tel,
eu le nommant, comme s'il y avait
à craindre que ce monsieur eût
oublié sou nom , ou que ce nom
fût un titre d'honneur pareil à
celui de duc , ou demarquis : usage
au reste scrupuleusement observé
parmi les gens les mieux élevés en
Italie, où l'on dit , par ex. Diyottssimo Sigr. Carfat Corne se la passa
Sgr. Iacopo ; serviteur, M. Charles.
Comment cela va-t-il, M. Jacques ;
et ils ne connaissent dans ces occasions que le nom de baptême , qui
est chez eux le vrai nom.
Il n'en est pas de même en fr. ,
pù l'on évite comme un défaut
d'éducation de nommer la personne
à qui l'on parle ( si elle ne peut
pas douter que c'est à elle qu'on
s'adresse ) ; de la nommer , disousnous , autremeut que par , mousieur , à moins qu'elle n'ait un titre
qu'on joint quelquefois à celui de
monsieur : auquel cas on dit, par
ex. oui, M- le duc , non Mi le président , etc, sans ajouter le n. pr.
qu'on ne dit qu'en tierce personne.
Nos Languedociens se rappelleront sur cela la leçon de M. de
Sotenville à son gendre GeorgeDandin. Apprenez , lui dit-il , qu'il
u'est pas respectueux, d'appeler les

NO U
gens par leur nom ; et qu'à cenxqui sont au-dessus de nous- , il faut
dire , monsieur tout court. Cette
civilité doit avoir lieu , non-seulement d'inférieur à siijiél ieur, mais
d'égal à. .égal.
NOU;VÈ.M.O ;
Un monastère de
religieuses. N"unénco est aujourd'hui n. pr. d'une abbaye de iilies
en Rouei'gue.
JVoU'K-fii ; Point du tout. Et dans
le st. b. nenni-da. Nonu-Jë , ou
nomi-fail, est une chose qui n'est
point iaice ; ce qui équivaut à une
négation.
NOUNT

: Où ? en quel lieu ?
n. pr. Honoré. Nou-

INOCRAT.

râdo ; Honorée.
Nouninou ,• Cochon d'un an , cochon à engraisser , ou pour mettre
au gland , ou à l'engrais : ce qui
revient au lat. mitriemlus.
NOURIGAT ; Nourrisson , enfant
en nourrice.
JNOURIS ; Le nourricier , le père
nourricier.
NOÜRÍSSO. J fa qalrë nourissos ;
cet enfant a tété de quatre laits.
* Nous ; Noeud , au pluriel , noù-

zës.
NOUSCLÊTO , ou maliêto ; Porte :
espèce d'anneau de lil de fer qui
fait partie d'une agrafe et sur lequel ou accroche le crochet, pour
relever les bords d'un chapeau. —
Nousclêto est aussi la baguette d'un
noeud , ou la boucle d'un des bouts

d'une fronde.
\: Un noeud coulant.
NouviÂOt) ; Nuptial. Abinouvi ,ou ;

JVOUS-COUHÉ

habjt de noces.
ftouzA. l'o pa nouza lous dons
bous ; il a de la peine à joindre les
deux bouts de l'année ; c'est-à-dire,
que les revenus d'une année ne lui
suffisent pas , ou qu'ils ne peuvent
atteindre ceux de l'année suivante.
NOÙZE
bitfêco ;
Noix creuse,
Cldouzo, ou cuièisso dë noiizë ; quartier de noix. Rascala dë r.oûzés ;
1

coder des noix ; viti dë noilse ; la

�N U E

NOU

o

109

NOUZIÉIRO.

Voy. Kongarêdo.
NOLZÎLIO : Le roitelet, le plus
petit oiseau d'Europe, de la grosseur d'une noix , et qui ne le cède,
pour la petitesse de la taille , qu'au
colibri d'Amérique.
JNOUZÎLIO ,
ou noughêlo ; Petite
noix.
Novi, novis , ou nobis ; Fiancé ,
fiancés.
NÔZE , Voy. noâzê ; Noix.
NOZE ; Nuire.
N.UOÊZA. .v. I. Nudité.
NUÊJHO , et son dimiuutif, nuêjhol. v. 1. ou la nitéjho , et la nuêjhol ; n. pr. que l'on conjecture
être les mêmes que, noûzë et nouzilio.

brou des noix; oli de noúzc, huile
de nois.
NOUZEL; Un aloyau, pr. aloa-io ;
partie du bœuf coupée le long des
vertèbres au haut bout du dos de
cet animal. H y a dans l'aloyau de
la chair des deux côtés : le côté du
dedans est appelé vulgairement,
le morceau du procureur ; plus tendre et plus délicat que celui du
dehors , ou du dessus , appelé le
morceau du clerc.
Quand il n'y a de chair que d'un
côté , ce n'est plus uu aloyau , mais
une charbounée.
NOUZÈLUT : Noueux, ou nouailleux. On le dit du bois. Les racines du buis et les branches de
l'épine sont noueuses.

o

("JETTE voyelle
est muette dans
Laou , Paon , Faon, Œdipe , qu'où
prononce, Lan , Pau , Fan , Édipe.
O devant i conserve toujours en
languedocien le son qui lui est propre ; on fait sonner l'o et Vi qui
font ensemble une seule syllabe ,
ou la diphthongue, ôi , comme
dans jftiré.
L'oi français est bien différent,
et n'a jamais le son de
languedocien dans l'exemple ci-dessus,
pu le prouonçait anciennement ,
dans beaucoup de mots , couum
ouè , et quelquefois comme un
simple è : double prononciation
étrangère h notre diphihongue ôi,
source continuelle de fautes pom
nos Languedociens.
La première prononciation de oi
était la plus ordinaire.
par
On peut eu voir des exemples dans
moi , toi, foi, boire , etc. que l'on
prononçait comme, mouè, touè,
loué, bouère, etc.
Les Languedociens changent quel-

O
qnefois l'o en ou , particulièrement lorsqu'il est suivi d'un m
ou d'une n ; comme dans les mots
pomme , homme , Kome, rond ,
bon, etc. qu'ils prononcent poume,
houme , Roume, roun , houu.
La diphthongue française oi se
prononçait autrefois comme i'è simple ouvert dans les mots tels que ,
Croire, croître, endroit, étroit,
nettoyer et tous ses temps, noyer,
et quelques - uns de ses temps ,
roide, roidir , etc. qu'on prononçait comme, crère , crètre , Madré ,
•itrouè , nétèycr , nèier , rèdir.
Aujourd'hui on a substitué à
cette prononciation celle de os dans
quelques cas, et l'on a conservé
•:eile de Vé dans quelques autres.
■\insi on prononcerait les mots cidessus kroa-re, kroa-tre , andro-a ,
étro-a , nétoa-ier, etc. et rède ,
rèdir , et
O. v. 1. répond à la conjonction ,
ou. en lat. aul, vel , sive. Bti , o
doumd; aujourd'hui , ou demain.
/

�O
O eu, o ili; ( sive ego , sive illi. )
O devol, o contrait ; ( aut debilis,
«ui claudus. ) .S'è íua ma, o'/ &lt;KO
pfí ; si votre aiain , ou votre pied.
O'/ est mis pour, o il.
O, ou lo ; v. 1. L'article, le.
Cardats që nëgus no o sapia ; prenez
garde que personne ne le sache.
£1 tuo pdirë ën rëscost rëndra o à
lu ; votre père vous le rendra en
Cachette, Rëndra o, pour, lo rëndra.
O , oc , ôsco , ôi, et oûi, particules rffirmatives propres chacune
à différais cantons de nos provinces et qui répondent toutes au
oui français : avec cette différence,
qu'on n'emploie les quatre premières
qu'avec ceux qu'on tutoie ; on dit
oui aux autres , ou bien le oui français , dont l'accentuation met entre
eux une différence. Cette dernière
particule et le oui languedocien ,
qui en est une imitation , passent
pour les seules respectueuses.
Il est à présumer qu'elles ne sont
devenues telles daus l'opinion vulgaire , que parce que le oui était
le terme dont se servaient les français au temps où nous leur fûmes
réunis sous la même domination ,
et que ces anciens sujets ayant, par
cette même ancienneté, une sorte
de prééminence sur nous ; dès-lors
leur oui et quelques autres expressions françaises d'un usage aussi
fréquent , que nous avions adoptés ,
( soit pour plaire à de nouveaux
hôtes , soit pour en être mieux
entendus, ) durent passer pour le
langage qu'il fallait employer visà-vis des personnes à qui on devait
des égards, tels que des étrangers,
ou des supérieurs : c'était eu même
temps une espèce d'hommage que
notre idiome rendait à celui de la
cour , dont on semblait reconnaître
par-là les expressions, comme plus
nobles, ou plus décentes, que celles
de la langue du pays.
Au lieu de l'o simple et tutoyant,
gour dire oui, ou se sert daus quel-

ques provinces des expressions ,
obé Ou obbë, doubé, adi-o , aplo,
apla , qui reviennent au lat. i la
plane , et qu'il faut rendre simplement par oui ; et non , par oui
bien, qui est la traduction littérale de ces expressions.
Lorsqu'on acquiesce à la demande
qu'on nous fait, il faut répondre
par oui ; et ne pas dire à la place ,
vous me pardonnerez. Exemple :
Etes-vous fils d'un tel? Oui, monsieur, doit-on dire, si cela est vrai;
et non, vous me par donnerez ; ce
qui est un vrai galimatias. Mais
si l'on fait la même question , et
sur-tout si l'on dit : \ ous êtes le
fils d'un tel ? on peut répondre par
politesse , si cela n'est pas : Vous
me pardonnerez, je ne le suis pas:
et en disant, vous me pardonnerez,
on sous-eutend, si je vous contredis.
L'origine du nom languedoccien
n'est pas douteuse : elle vient du
Languedoc , ou de cette partie de la
France où, au lieu de oui, l'on
disc.it oc ; il est certain cependant
que cette dernière particule n'est
usitée' que dans peu d'endroits de
nos provinces ; et que les autres
qu'on a vues ci-devant sont celles
qu'on emploie plus communément.'
Pour ce qui est de la particule
affirmative , oil, ou oyl, qui était
propre à la partie de la monarchie
appelée, Langue d'oil, il n'en reste
aucun vestige que nous sachions,
dans les patois des provinces où
elle était eu usage. On s'en servait
encore vers la fin du XIV siècle ;
témoin ce propos de Charles VI :
oil-oil , disait-il , quiconques rien
n'enlreprint , rien n'acheva.
Quoiqu'il ait plu aux der niers éditeurs du Dictionnaire de Trévoux
de donner le terme oil comme l'orthographe et la prononciation courantes , il est certain que tous les
Languedociens prononcent oui comme les uou Languedociens. JNows

�0

B S

devons en être crus p!us que tout
autre , sur un point où nous sommes
censés devoir être mieux instruits.
La ponctuation de oui, particule
affirmative, la distingue du participe ouï , ou entendu. On écrit
aussi ouïr et les ouïes avec l'i
tréma.
OBÉ, bë , obënoc, obë oc; Oui
vraiment, oui certainement ; et
non , oui bien.
QBËTVC Voy. Avën.
OBÉZIMËN. V. I. Obéissance.
OBEZIR. V. 1. Obéir.
OBIST. V. 1. Nous soupçonnons
que c'est le même que, abri.
OBORMIT ; Prêt, préparé.
OBRA. V. 1. (Kuvre , travail. Bar
obra; ( operant dare. )
OBRAKSA. v. 1. ( operatio. ) La
obransa d'eror ; ( operalio erroris. )
OBRAR.

V.

1.

Agir , travailler.

Obrar lajhessa ; ( turpitudinent operari ) ; commettre des crimes d'in-

famie.
Pédant dëstrëchamën quëls Jhusieus non auson obrar dènan los iols
das crêslians, që ill lo pnescon vësêr.
Plus fort vëdam ën pëna dë lur cors
që non auson en publiqë operar lo
jhorn del mercrës sains , nil vënrës ,
nil sablés dëriait nostrë pascan. Cost.
d'Al.
OBRÉR , o ober. v. 1. Ouvrier. La
mëssos é monta , é li obrer so pauqet.
Dicnës ës lobrer, dë so maniars ;
(dignus est operarius cibo suo. J
OBRO; Ouvrage, travail. Fui'àbro ; fainéant, ou ennemi du
travail. Michant oubrié trobo jhamâi
bon obro ; un mauvais ouvrier ne

ODI

m

le
jour des azimes étant venu, auquel
il fallait immoler la pâque. Far losobs ; fournir le besoin ou le nécessaire.
ê qì era obs áoucirê la pasca ;

Uëoulor që non podon pagar als
crëzëdors crêslians, devon essër lieurats ë eital forma, që dë la villa non
sidou trags. Fis crëzëdors non sidou
dëstrëgs dë far lur obs , së non eron
tais që non aghesson që visqesson ;
als quals dëou hom far lur obs, per
arbirë de la cort. Cost. d'Al.

Oc. v. I. Oui, assurément, certainement. Aco'soc; cela est certain , très-assuré. Crëzi që oc ; je
crois que oui.
Crëzës disso ? oc Sënhor ; ( credis
hoc ? utique Domine. ) Iehsu dix ad
els oc; Jésus leur dit, oui. Oc Sënhor
tu sabs që eu amo te; oui, Seigneur',

(ditS.1 Pierre ) vous savez que ja
vous aime.
Voilà l'ancien langage de nos
provinces méridionales , ou de la
langue-d'oc, bien caractérisé par les
différentes expressions des plus anciens titres où la particule affirmative
oc est employée. Cette particule,
dont notre o moderne est l'abrégé,
était tutoyante : c'est la raison pourquoi cet o l'est de même, et nous
n'en avions point d'autre ; carl'orii
respectueux est le oui français altéré,
bien plus récent chez nous.
OCÛZA. V. 1. Mordre.
OcÂizo. v. 1. Sujet, cause. Euno
trobi ocdiso ën lui ; je ne trouve
aucun sujet de le condamner ; ( nullam invenioin eo causam. )

ÓcHO , ocha , ou agrimoulié ; Le
trouve jamais les outils bons.
groseiller épineux commun dans
OBRO ; Façon, ou labour; et non, les haies , et dont le irait roux et
œuvre. Douna un'ôbro ; donner un douceâtre ne vient point eu grappe,
labour, ou une façon à un champ. mais un à un.
l-a bon' Abro ? le labour est-il aisé
Oc.HO ; La clavette qui retient
l'outil entre-t-il bien ?
l'essieu dans la roue d'une charrette.
OBS , ou obs. v. I. ilesoin, nécesODI ; Ennui, dégoût. La car më
sité, lat. optis. Nona obs; nul besoin. ven ën Ôdi ; j'ai du rebut pour la
No a obs cels që so sa dëlmêjhë, ma viande, elle m'est devenue fastili maldoulë. Venc 1« dia dels aimés dieuse. Më vënës ën *di ; vous m'en*

�OLE
nuyez; tour de phrase pareil a l'italien , venir a noia ; ennuyer.
ODI. V. I. Haine, jdv.tr in odi ;
haïr. l)e;;:;S no ac la ma car èn ôdi;
personne ne liait sa propre chair.
OÊI ; A présent, en v. fr. iiui.
Lo jhorn d'oéi ; le jour d'hui , ou
aujourd'hui. Delà le v. fr. ntes-hui ;
dès à présent.
QFEG/.DO. v. 1. Suffoqué , étouffé.
Carn ofegada ; chair de hôte
étouifée.
OFEGAR.v. L Etoufíer, suffoquer.

0 L I
mas Vdouirë ën aitla ; le potier n'a*

t-il pas le pouvoir de faire , de la
.même masse d'argile , un vase destiné à des usages honorables , et
l'autre destiné à des usages bus et
honteux ?
Oi.i ; Huile. 11 est féminin. De
bonne huile, de l'huile douce , les
saintes hudes ; et no.i, les saints
huiles. Oli for ,• de l'huile forte.
Olicarëjkadis ; de l'huile étrang'-re,
ou apportée de deïiors. L'huile
devient plus pesante eu gelant. Le
La së.iiénsa që ca ë las espions, contraire arrive à l'eau.
L'huile ue mère-goutte est la
aquest so që aouso la paraula , é
meilleure ; c'est celle qui sort du
dëls cossirers dë lus manënlias ofegan
marc des olives, sans le secours
la paraula , é no porto fruit. El
de la presse, ni de l'eau chaude.
decebemèn de las muiicnlias ofégan
On l'appelle aussi, huile vierge.
la paraula, ë ës Jnil sénés fruit ;
On garde l'huile dans des auges
( suffocant verbuin et sine frticlu
de pierre , ou dans des jarres. V.
eff.ntur. )
_
.
Oi. V. 1. hùi : Hul. Entro al dia Pizo et Dourc.
On tire de l'huile de tous les
d'ài; jusqu'à aujourd'hui. JNous transvégétaux et des animaux. Les plus
crirons , à l'occasion de ce mot, la
connues , du premier genre, sont :
traduction de l'oraison dominicale
les huiles d'ol.ve , de no;x, de
du Nouveau Testament eu langue
navette , de colza , et d'amande :
romance.
celles de second , sont : l'huile de
Le noslrë pâirë që ës ëls cels ,
poisson , ou de baleine, et l'huile
snnetificat sia lo teus noms, avënga
lo teus regus, é sia jail a la tua de cheval.
Oja dë eddë ; Huile de cade: elle
volontats , sico ël cel é ë la 1er a , ë
est einpyreumatique , puante et
dona à nos ôi lo nostië pa që ës sobrè
caustique. Ou fait de cette huile
causa , ë pêrdona à nos. les nostrès
dans les environs de Seyne , arrondéoulës âisii co nos perdçnam als
dissement d'Alais ; et on la tire des
nostres déoulêirës, ë no nos amenés
souches , ou racines de cade , ou
ën iêntatio. Mdis dcïioura nos dël
du grand genévrier à baies rouges":
mal. Voy. une traduct. langued.
on eu met sur les blessures et les
de la même prière, au mot Jrnmin.
ulcères des animaux , pour les desr
Oi ; Exclamation de douleur, ôi,
sécher et en écarter les meuches :
mè fi~es màou ; aïe ! vous me faites
appliquée sur une dent cariée dont
mai. Ai, partie, affirmât. Voy. O, oc.
on veut se délivrer, elle la fait
OlANTO. v. I. ( ocloginta. ) Oianta
tomber en pièces.
é cntrë eins; quatre-vingt quatre ans.
Glil de pé dë hiôou; De la siuoÒn.. v. I. \iiil. Voy. tuel.
vie , qui n'est rien moins qu'une
OïLAS. y. 1. ( ranœ. ) En sëmhuile ; mais une liqueur visqueuse
blansa dë gran ótÀítS ; ( in modum
de la nature du bianc , ou glaire
ranarum ) ; semblables à des gred'œuf, qu'on trouve dans les joinnouiiles.
tures des grands os des animaux
OLER. V. 1. Un potier. No a pozeset en plus grande quantité dans
tat Volers dë la mezéissa la mnsso
celles du boeuf, à raison de sa
dé lot far i doulrë vaissel ën oaor ,

�O M E
grosseur. Ou l'emploie pour la
brûlure.
La synovie est destinée à conserver le poli des articulations et à faciliter le mouvement des têtes des
os l'un sur l'autre ; elle empêche
qu'ils ne s'usent par le frottement:
cette liqueur s'épaissit et se durcit
daus la goutte ; et l'on ne peut alors
remuer les membres affectés, saus
ressentir de vives douleurs.
OM. v. 1. ou oùmë; L'orme. Caslel
dë Coin; n. pr. Château de l'orme.
C'est de, ,om qu'ont été formés
notre oûmë actuel et omêdo, ou
rloumédo ; une ormoie. C'est de là
«ju'ontété tirés les n.pr. 67. E··tévè
dë Vont, lou mas dë Corn, qu'on
voit dans nos anciens cadastres et
dont ou a fait les u. pr. JJf-lon , ou
Delon, par le changement de Xm
ou une n.
Chili , et en v. 1. om , ou hom ;
Homme. Li omë.n ; les hommes. —
ômë; mari. Açò's soun ômë ; c'est son
mari. Ce dernier terme écrit avec
deux. /■ est synonyme de fâché, ou
repentant, je suis sou mari marri,
ditSganareiledans Molière- Jhouin'émë ; garçon. Es jhoinnômë ; il est
garçon : et uou, jeune homme ; car
it y a de vieux garçons.
Dans, dans le sens de mari , est
un latinisme. Une femme dit à sou
mari, daus Téreuce , mi liomo.
ÔMË , se prend aussi pour ami,
ou pour camarade, fendrai imbê
moun ômë, dit-on eu Gcvaudan, je
viendrai avec mon camarade, fou
vëzés bë , pdour ômë ; vous voyez
bien, mon cher ami. A bouta vous,
pdour'ôrnë , açò's p'aco ; bon ! mon
cher , ce n'est pas cela. Voy. l'art.
Pdour ômë.
ÔME , se rend différemment dans
les phrases suivantes : Aco's un co-t
êrun ômë ; c'est un écoute s'il peut,
ou un hasard, une chose rare. —
Ou bien , c'est une sornette , un
coûte fait à plaisir. Paga un 'fi'cin
për ômë ; payer, vingt sous par tête.
s..

I

OME

ni

Aco*s un ômë dë boûro ; c'est une
poule mouillée. Un ômë së manjho
lou cor san rès fa ; on s'excède i:0
fatigue sans rien' faire.
On voit dans ce dernier exempl»
le terme ômë rendu par , on ; ce
qui donne l'origine de cette particule comme ceile de bien d'autres
mots français tirés du languedocien,
sur-tout île l'ancien : car on a dit
d'abord , un hom , comme nous le
verrons tout à l'heure ; ensuite ,
om. , efe euha , on ; et cette syllabe
est devenue par degrés une particule française , inconnue dans les
autres langues anciennes et modernes : particule qui fait le désespoir
des écoliers latinistes , malgré les
savans traites qu'on a fait sur
elle.
L'origine de ce terme est clairement marquée dans différens extraits d'une pièce du XI.e siècle
répandus dans cet ouvrage, et auxquels nous joindrons le suivant :
Tug ii notari èn las carias që
faran, dëvon ëscriourë la incarnalion, ils no ubres dels ans , el dies
( úissi con lo trobon ëls comdiers-)
ëis noms dels erëzëdors , déls niestiers ; per tal aë hom sapia , etc.
Afin qu'on sache ; ce qui est le
même que , afin que homme sache,
etc. ; et de plus : Non volem que
hom prëudan las perstmas das clerghës ; nous ne vouions pas qu'on
saisisse la personne des clercs.
U nous reste à dire sur cette
singulière particule , qu'il y a des
personnes, parmi ce qu'on appelle
honnêtes gens , qui donnent encore
dans un défaut de prononciation ,
fort commun au commencement de
ce siècle, ils disent , ons , au lieu
d'on. Ons a trouvé, ons ignore,
ous est embarrassé , etc. , au lieu
de , ou a trouvé, etc. , en liant Vu
d'on avec la voyelle suivante comme
s'il y avait o-ua trouvé ; et non ,
ou-za trouvé.'
Cette i surajoutée peut être uu&lt;&amp;

�»4

O S D

ORD

vous n'avez, pas parfumé. Lo quaí
ôissi ; ( t/uem unxit. )
ONOR. V. 1. Ce terme demi-latin
est pris dans les anciens actes pour,
fief. — Emploi, dignité.
ONSONÊLOS ; Sérielles : baies , ou
fruit de l'aubépine.
Ôou , ou ouè , interjection pour
appeler ; Holà ! ôou ! Jhanë. ; holà î
Jeannot. ôou ! calië ; holà ! petit ,
avance , dit un bouvier à ses bœufs.
ôou! dë l'oust doit ; holà l'y a-t-il
quelqu'un ? eu ital. oh dë casa.
OPITARÉ. v. 1. Repaître.
Ors , dises ; Commodités. Prërié
sous ops ; prendre ses ébats. — Për
ops ; tout de bon , pour une bonne
fois , pour toujours.
Ors, ou obs. v. 1. Besoin, Agui
ops ëscriourë ; ( necesse habui scribere.) Al senhor an ops ; le Seigneur
en a besoin. Ês ops ; il est nécessaire. Compra aicelas causas që sa
ops à nos ; achetez ce qui nous esb
nécessaire, en lat. opus.
ORAMEN , ou oromcn ; Vilainement , horriblement.
ORAR. V. I. Prier. Anec se Iêhsus
orar ën i. puig; ( abiit Jésus in
mon tem or are. )
ORÂZOS. v. 1. Prières.
ORB , ôrbo. v. 1. Aveugle, tjariéiro
Arbo ; un cul-de-sac, ou impasse.
On appelle en fr. un mur orbe,
celui qui n'a ni porte ni fenêtre 1
du lat. orbus ; privé de quelqu»
chose.
ORDAL ; Troupe. Ordal d'aldouzetos ; une volée d'alouettes ; et
non , un vol, etc.
ORDEM. V. 1. L'ordre , le rang.
ORDI ,
Ordical , ou iëréjhë ;
L'orge , l'orge carré , ou qui a quatre rangs de barbes , ou l'escourgeon. On fait manger aux chevaux
l'escourgeon en vert.
Condition.
Le ternie orge est féminin , lorsOaHEMËws. v. 1. Aromates, parqu'on parle de la plante sur pied ,
fums.
ou debout. Voilà de belles orges.
OMIER. V. 1. Oindre, embaumer,
Ces orges sont bien venues. 11 est
parfumer. Onhan ab ôli ; (oleo un
geOuiU. ) ôissë j il oignit. No ôissist; masculiu lorsqu'on parle du graia :

lettre eup!&gt;onique ; peut-être aussi
est-ce une suite de l'ancien usage
o-i l'on entendait , on ou. om , pour ,
homme , et l'on prononçait orris,
ou ons au pluriel, pour les hommes :
et le n. pi\ Oms, ou d'oms, tient,
peut-être , à cette origine.
Ajoutons encore qu'on a dit autrefois en français au lieu de om,
urne , ou hume , n. pr. et que c'est
de ômë que dérivent les noms, ornëndjhë, ou doumèndjhè ; ornent, ou
doumënë ; omenas , ou doumënas.
OMÊDO , ou doumédo ; Une ormoie ; lieu planté d'ormes.
OMENÀJHE. v. 1. OU doumënnjhë ;
Hommage , dévoûment , ou servitude d'un vassal à son seigneur ,
que celui-ci appelait, son homme.
OMESCAOIER. Y. Ì. Homicide.
ON. Cette syllabe , dont le sens
rentre dans celui de om , ou hom ,
est en usage dans quelques cantons
de la province. Eu voici des exemples : tout on ; tout le monde. Tout
on dissi vous i caressa ; tout le monde
ici vous caresse.
On. v. 1. adverbe de lieu ; Où.
en lat. ubi. On si voldrà ; où l'on
voudra. On ès le Escribas ? ( ubi
sunt Scribœ ) ? que sont devenus
les Scribes ? On li verm. de lor non
mor ; ( ubi verniis eorum non morilur. J yôi non sabels d'on venc è
on vdou ; vous ne savez d'où je
viens, et où je vais. On li Fariseu
erain aiuslal ; ( ubi Pharisei erant
eongregati. )
ONDIANT. V. 1. Flottant.
OiSBKAR. v. 1. Honorer. Ondra
to pdirë è la mdirë. Qi no onra il
Jil , në onra ël pdirë qe trames lui ;
qui n'honore point le Fils , n'hoîiore point le Père qui l'a envoyé.
O:\ESTA FEJUSA. v. 1. Femme de

�O R L

O S C
n5
nent à s'enfler , elles ôtent la respiration au cheval , et I'étouflènt
si l'on n'y met un prompt remède,
qui est de flétrir les avives , et de
faire courir le cheval.
Aco që Dêou në dëiec lu no diras
ORT , ouorl ; Jardin ,• du latin ,
t&gt;rë ; n'appelez point impur ce que hortus : de là vient le n. pr. Delorl ;
Dieu a purifié. Nëguna cdonsa no M. du Jardin.
ës fora de l'ômë intrans in lui , që
ÔRTO. Voy. Blëdo. — ôrto ; grand
pusca far ôrë , mas cdousas që dël jardin.
ômë êisso ; aqèlas so që fan l'ômë ôrë;
ORTOLAS. V. I. Jardinier. Ëla.
(hœc sunt quœ inquinant iiominem.') aêsmans që Joc ortolas ; ( MagdeORÉ ; Laid , vilain , affreux. Ès
leine ) croyant que ce fût le jardiêro ; elle est laide. Un' ôrë cdouso ; nier.
une chose affreuse. Un or ômë ; un
ORTOLËZA. V. I. Légumes. Cel
vilain homme, ou d'un caractère q'ës frëvol manieh la ortolëza ; que
haïssable, en v. fr. ord ; laid, sale. celui qui est faible mange des léLe péché m'a rendu si ord. Marot. gumes ; {qui infirmus est, olus manOREDANOU. Voy. Afical.
duct. )
OREZÈSSA. V. 1. Chose impure.
ÔRTOS ; Jardinages : assemblage
— Parole déshonnête. — L'abomi- de plusieurs petits jardins ; tel qu'il
nation. La cdousa që ës dout als y en a autour de certains villages.
trniës, ës orëzêssa donant Déou ; ce Les jardins potagers publics ne se
qui est grand aux yeux des hommes sont établis qu'avec l'agrandisseest abominable devant Dieu.
ment de ces mêmes villages deve-.
ORVE v. 1. Orphelin.
nus villes. Dès-lors les ôrtos , deveORGHÉ ; Un orgue ; un bel ornus inutiles , ou insuffisans , ont
gue ; et au pluriel, de belles orgues. été le n. pr. d'un quartier, au figuré,
On dit un buffet d'orgue ; et la mon- ës toujhour për ôrtos : il est toujours
tre d'un orgue , en parlant de la par voie ou par chemins.
menuiserie d'un orgue d'église ; et
Os , ou clos ; Noyau de cerise ,
un cabinet d'orgue , pour celui de prune , de pêche , etc. ; et non ,
qu'un particulier a dans sa maison. un os. Pica tous ôssës ; casser les
Le dispositif est le petit buffet placé noyaux. Ossës d'oulivos ; le marc
devant le grand. Le vent est porté d'olives pressuré. Ossës dë mëspoùlo\
)ar le sommier et distribué dans les osselets des nèfles.
es jeux , par le moyen des regisOS-BERTRAN ; L'os du croupion ,
tres ; les touches du clavier et les en termes d'anatomie ; Vos sacrum,
pédales font le reste.
où aboutissent tous les nerfs qui
ORIGOOLAR. V. I, S'énorgueillir.
portent la vie et le sentiment dans
ÔRLÊ ; Un ourlet ; et non , un
les extrémités inférieures , et dont
orle ; celui qu'on fait à du linge , la luxation est toujours dangereuse
à une étoffe , pour l'empêcher de et souvent mortelle : c'est à quoi
s'eftiler. Ourlet plat, ourlet blanc. ne font pas attention ceux qui par
Faire un ourlet , ou ourler un mou- jeu font donner des casse-culs dans
choir , une serviette , etc.
cette partie.
URLE ; Le bord, la margelle d'un
Osco ; Une hoche , ou une coche :
puits.
entaille faite ordinairement sur du
bois. On fait des hoches sur la taille
OROS ; Avives : maladie des chevaux qui a son siège dans les glan- des boulangers. L'/i de boche est
de» de la SorSe ; lorsqu'elles vien- aspirée.. Ou écritune coche, coup
3e l'orge entier, de l'orge mondé,
ou dont on a détaché la balle et
dont on fait du gruau.
ORÉ. V. 1. Impur, immonde. Los
ispërits ôrës ; les esprits impurs.

Î

�iiÇ

O u

0 S L

ou nostidirë ; Iîòfer
lier , aubergiste.
OTA. V. I. En ola ; au-devant.
Issirë en ota n lin ; ils allèrent audevant de lui ; ( processerwil obvtam ci' )
OTKICAR ; Parer. Otricar l'ort ;
préparer , défoncer un jardin.
Où! Hou 1 fi! particule tPiiversion. On fait cet mi très-long. Où !
/ou por ; fi! le cochon , fi ! le vilain.
Ori! n'donriëi bë vergoùgno ; fi ! j'en
aurais bien honte. On crie aussi
aux pourceaux , où , qui signifie ,
tirez, tire delà, en anglais, ont.
Dans la h. Iat. huesium ; huée. Do
là le n. pr. Lïuet, et le fr. huer.
Ou , pronom relatif qui se rend;
par , le. Ou farâi ; je le ferai, ô'ou
Osco, particule affirmative ; Oui, voulés créirë, cre'zés-ou ; si vous le
voulez croire , croyez-!e. N'ou vol
assurément.
pa fa ; il ne le veut pas faire , et
OSDALARIA. v. 1. L'hospitalité. No
vulhats oblidar Vosdalaria ; ne né- en v. I. non o vol fa. Fou disë pa
iéoit ? ne vous le dis-je pas ?
gligez point l'hospitalité.
Dans un autre dialecte , au lieu
OSDALER. v. 1. Hospitalier , aimant l'hospitalité. Sias osdaler de, ou , on dit , ba. Ba vôlou, ils
entre vos; exercez entre vous l'hos- le veulent.
On observer» , au sujet de ces
pitalité.
ÒSDÉ , o t'sdë. v.
I. Hôte : qui pronoms relatifs , que si l'on deloge , ou qui est logé. — Étranger, mande à nue femme : ètes-vous
nouveau venu. Osdës cra ; j'étais malade ? elle doit dire , oui', je le
suis ; et non , je la suis : ce proétranger.
nom était indéclinable et le même
OSDAL , oslal. v. !. Maison. Raceub los è Cosdal ; il les reçut dans pour le masculin et le féminin ,
pour le singulier et pour le pluriel.
sa maison.
Madame de Sévigué ne pouvait
OS-PUDEN ; L'os pubis.
digérer cette règle ; il lui semblait,
O-si-FARÒ ! Oh , je t'en réponds '.
Ùsso ; Os. — Les épaules, ou la disait-elle, que ce , je le suis, lut
carre. A bon' ôsso ; il a une bonne faisait venir de la barbe au menton.
11 faut répondre de même à cette
carre. On le dit d'un homme qui
a de larges épaules, en ital. di question : vos enfans sont-ils bien
sages ? oui , ils le sont. Ma tille et
buon osso , robuste.
Osso ; Carcasse. Jkoitts aqneslë ma mère ont été enrhumées et le
gran roc ës rëboundùdo l'ftsso d ' En- sont encore.
On voit que dans ces exemples
célddo ; sous ce roc gît la carcasse
le pronom , le , se rapporte aux
d'Encélade.
adjectifs , malade , sage , et enrhuOST. v. f. Armée.
mée : niais si l'on demande à une
OSTAI. , et son diminutif, osia7ê/,,etson pluriel, osltili, n. pr. fille : êtes-vous la sœur d'une telle?
elle doit dire , oui, je la suis ; le
ÏVoy. Oustdoti.
pronom ne se rapportant pas, à ua
OSJIA. DAÎIADÀ; DU nougat.

nie (&lt;n ccc'te ; voiture publique.

R'donssa d'un' ôscfl ; hausser d'un
cran. Les crans sont des coches
fat!sur certaines crémaillères, au
figuré ,/&lt;i un' 6sco ; s'endetter. Sábé
që në val l'ô.sco ; je sais ce qu'en
■vaut l'aune. Cal fa un' ôsco al crëmal : il faut faire une croix à la
cheminée, ffàu firdi un ôsco à
PéouréUo ; je vous couperai un petit
bout de l'oreille, pour vous en faire
ressouvenir.
Osco , est dit de l'ancien verbe
Iat. orcare ; couper : comme on le
voit dans ce vers latin appliqué aux
parques :
CL·lo colum retinet, Lachesis net,
Atrouos occat.

OSTIÀIRË,

�O U T
adjectif, mais au substantif, s^ur,
devient déclinable. Et pa:- la même
raison , si l'on dit : sont-ce là vos
liv. es i' on répondra très-bien : oui,
ce les sont ; parce que , les , se
rapporte au substantif, livres , qui
est au pluriel. Voy. sur ces pro
noms une bonne grammaire.
Ou. v. 1. qu'on prononçait, ôou ;
&lt;Euf.
OuÊ, interjection pour appeler ;
Iîolà ! eh. ! hem ! parle doue ! Oué
est une sorte de huée , ou de cri.
OUÊI , ou béi. Voy'. laéi.
OuÈlT ; Huit.
OUÈLIOS. v. I. Brebis. De là le fr.
ouailles.
OUÏRA ; Frapper , meurtrir , briser les os, et proprement, faire un
outre , ou préparer pour cela la
peau d'un vieux bouc : ce qui se
fait de la façon suivante.
Le boucher, après avoir égorgé
l'animal, le frappe à coups de barre
partout le corps, pour ramollir les
chairs et briser les os , qu'il détache ensuite par l'ouverture du
cou dont il a séparé la tête: quand
tout le dedans est net, il fait à la
peau les préparations nécessaires,
pour tenir le vin , ou l'huile , sans
y communiquer de mauvais goût.
On voit par-là que l'expression ,
lou diable vou oûirè , serait une imprécation horrible , si l'on savait
la force du terme , ou qu'on l'eû t
dans l'intention : mais ce ne sont
le plus souveut que des expressions
qu'on peut appeler expletives, qui
ne signifient rien ; ou tout au plus ,
que de l'impatience dans la bouche
de ceux qui les emploient.
OÔIKË , ou boûlo ; Un outre , un
bouc à huile , ou au vin : sac de
peau de boue qui sert à voiturer,
sur des mulets , de l'huile , ou do
vin. Les outres qu'on fait avec une
peau de vache cousue d'un bout à
l'autre , sont plus solides que ceux
de bouc.
JFa lous- oùirës ; faire du désordre

O U M

it7

dans une maison. Jhouga as oéirès;
jouer au jeu de pe^en-gueele.
OôiR.0, oûirdsso ; Terme d'injure,
salope.
.
Ou LÀ DO ; Une potée , plein un
pot.
OULÂJÎE. Voy. Voulan.
OULET. Voy. Lit.
Oui.Ero ; Boisseau d'aisance.
OULIÉ. Voy. Teralié. De là le a.
pr. Olier.
OULIÊIRO; Un huilier de verre,
de fer-blanc , etc.
OULIÊIRO ; L'ovaire ; celui d'une
poule.
Oùxios , ou douldri n. pr. Sëntos
Oùlios , Senlo .Oulaia , ou doidaroSte. lîulalie, Ste. 01aro,St. Aulaye
et St. Aulaire.
OULÎOU
L'olivier. Nous en cultivons en Languedoc une vingtaine
d'espèces, ou de variétés; car.,
selon les botanistes, elles proviennent toutes de X'olivier .sauvage.
Celui-ci donne une huile supérieure,
et il résiste mieux aux gelées ; mais
il ne donne que peu de fruits, qui
sont petits et secs. Ou peut le transplanter, le greffer , le soigner, en
faire un olivier franc , et lui faire
produire d'abondantes récoltes d'olives charnues et succulentes : malheureusement alors il perd , par la
culture , les avantages qu'il avait
étant sauvage.
OULIVA ; Cueillir les olives , ramasser celles qui sont à terre, gauler ceiies des oliviers hauts et scabreux.
OULIVÂDOS ; L'olivaison , saison
où l'on fait la récolte des olives , la
récolte elle-même , ou l'action de
cueillir ce fruit. L'olivaison a été
bovine. Per ouUvddos ; à l'olivaison ,
ou au temps de l'olivaison.
OULIVÂIROS ; Cueilleuses d'olives,
ou oiiveuses.
Ouxi vÊDo ; Une olivette.
* OOLIVIÉ ; Olivier.
* OULÎVO ; Olive.
OÙLO j Marmite de potin , oa

�ní

O U N

de fonte. —» Pot à confiture. —
Jarre à verdet ; et non, urne : terme
consacré aux urnes des anciens
( d n; lescku lies on serrait les cendres des morts ) ou aux représenta'ious qu'en font les peintres et
les sculpteurs, en lat. olla.
OÜXTRE ; Au-delà. Dans certains
endroits voisins d'une rivière, ou
d'un ruisseau , on dit, ana a Voùltrè ; aller au-delà de la rivière ,
ou passer l'eau, du lat. ultra ; audelà.
OUM , ou oun. Voy. Oùmë.
OUMBREN ; Ombragé , à l'ombre,
couvert d'un ombrage, au figuré ,
ou dit un homme soupçonneux ,
et une bête ombrageuse.
OÒMÊ et o'itn ; Un orme, et son
diminutif, ormeau ; jeune , ou petit orme. Un vieux orme ; et non ,
ormeau. Nos poètes préfèrent ce
dernier terme , quelque vieux que
eoit cet arbre ; parce qu'ormeau
rime avec hameau, chalumeau , etc.
ainsi tous les ormes sont pour eux
des ormeaux.
L'orme est un arbre de futaie
qui doune de bon bois de charronnage , dont on fait les jantes des
roues. La piqûre de certains moucherons sur les bourgeons de cet
arbre, y fait croître des galles
creuses , ou des vessies arrondies
qui contiennent une eau qu'on croit
bonne pour les contusions.
La décoction d'une poignée de
l'éeorce des jeunes jets de l'orme eu
sève de ce pays-ci, prise pendant
quelques jours, est un remède
souverain contre la gravelle. Cette
même décoction n'est pas aussi efficace que celle de l'orme pyramidal
contre les maladies cutauées , telles
que les dartres et autres.
OUN ? Voy. Ounts.
OUKCH , ounchoun ; Oing ,
graisse, tache d'huile.
OUNCHA , ounta ; Oindre, oint ,
iiuileux , cr isseux.
OCJHCHÛRO , eunchadûro ; Oac-

OUN
tion , l'action d'oindre, toute sorte
de matières grasses et huileuses. —&lt;
Ce qu'on mange de gras avec du
pain. Ou dit en proverbe, qèmanjlio soun pan san-s-ounchûro , lou
manjho

San

mesuro.

; Une vague de la mer ,
et d'une rivière débordée. Les flots
indiquent peu d'agitation et ne s'appliquent qu'à la mer. Les vagues
proviennent d'un mouvement plus
violent ; onde ne se dit qu'en poésie;
ondée est une grosse pluie subite
et de peu de7 durée. L'digo sor à
bêlos oundàdos j l'eau sort à gros
bouillons.
OUNDÈCOMÊN ; En manière, ea
guise de flots.
OÙNDO, bul, ou bout; Un bouillon,
en parlant de l'eau qui bout. Li jdou
pa q'ûno , ou dos oùndos ; il suffit
d'un, ou de deux bouillons pour les
tisanes des plantes médicinales, lorsque ce sont des racines , ou d'autres parties ligneuses qu'on fait
bouillir. Si ce ne sont au contraire
que des feuilles minces et tendres,
telles que le thé , ou le capillaire ,
il faut les jeter daus le pot qui bout,
le retirer sur-le-champ et le couvrir;
autrement la partie aromatique
qui en fait la vertu , s'évapore en
grande partie. Roulis à bélos oùndos ;
il bout à gros bouillons.
ÔiiNUO , ou Voundo de la porto*
Vov. Soulis.
OUNDRA , oundria ; Orner , pa-&lt;
rer , orné , paré.
OUNGAN ,• Cette année-ci.
OUNGANÂSSO , augmentatif à'oungan. Voy. dougandsso.
OUNGHKN-GRIS ; L'onguent mercuriei, contre la galle et toute sorte
de vermine. Le mercure y est si
divisé , qu'il peut passer , au moyen
des frictions, à travers les pores de la
peau : cette drogue fait périr toute
sorte de vermine.
OUNGLÂDO ; Égratignure ; coup
d'ongle.
OCXGLO ; Ongle est masculin j
OUNDÂDO

�0 U R
Vn ongle long, crochu. Vos ongles
sont fort longs ; et non, longues ,
fautes très-ordinaires.
ÜUNOU. Si Unë pas oiinou ; dédaigner , mépriser , tenir au-dessous
de soi. Së Un pa-s-ounou d'éstrë
imbë ièou ; il dédaigne ma compagnie , il la tient au-dessous de lui ,
comme si elle le déshonorait. Il
croirait se déshonorer d'être avec
moi.
On écrit par deux n, honnête ,
honnêteté , honneur : et par une
seule , honorable , honorer, déshonorer , et honoraire.
O àmo , oùnsos ; Les nœuds , les
jointures des doigts, ou les phalanges. On se sert du mot , joint
pour les pièces de gibier, ou de
volaille qu'on découpe. On dit
plus communément , jointure pour
l'articulation ou jointure des autres os.
Oibiso , vient du Iat. oncia ; un
pouce, ou la douzième partie d'un
pied : il est vrai que dans ce cas ,
notre oùnso, ou once , ne conviendrait pas à l'articulation, mais à
la phalange comprise entre deux
articulations du gros , ou du petit
doigt de la main.
O
ouate , oun , et là ount,
adverbe de lieu ; où. Ountë vdi 'i où
va-t-il ? D'oun vënez l d'où venezvous ?
OÙÎJZÉ. On n'élide pas la voyelle
qui précède immédiatement le mot,
onze : ainsi il faut dire, il n'en
reste que onze ; et uou , qu'onze,
de onze qu'ils étaient; et non d'onze;
sur les onze heures. On dit cependant l'onzième ; et non, le onzième , ni la onzième.
O
À
, ou douriéiros ; Les
bords d'un champ , la lisière d'un
bois, en espgl. orilla. eu lat. ora ;
bord.
OURDUC; De l'orge mondé. Voy.
UNT ,

UR

LIOS

Qruda.

OURDÎMOS;
ORDRE ,

Guenilles, haillons.
andauou,

andaiadou ,

OÜR

ÎT

9

Un andain : espace
que parcourt en largeur la faux
d'un faucheur, ou la faucille d'un
moissonneur en avançant en droite
ligne. C'est aussi la bande de terre
que chaque vigneron , ou journalier
laboure , sans empiéter sur les rang»
de ceux qui sont à ses côtés. On
l'appelle aussi dans quelques endroits, un gein. Sëghi soun oûrdrë;
suivre sou andain , ou son rang.
Le terme andain semble être dit
pour , ondain ; parce que chaque
coup de faux laisse sur un pré des
sillons qui imitent les ondes de
l'eau. — Oûrdrë ; rayon , ou rangé»
de ceps de vigne.
OUREL. Voy. Orlë.
OuRELA ; Ourler, faire un ourlet.
O
. v. 1. Ordure ; d'où
dérive, dourèza.
OuRGHÉNO , ourghino; Sirène.
Canto coum'un' ourghino; elle chante
comme une sirène. — Ourghino;
orgue.
O
; Place , ou marché
au blé.
OURJHÔOU ; Une cruche.
O
, ou ardiol ; Un grain
d'orge : petit bouton'ou pustule qui
vient sur les paupières, en ital.
orcb'olo. en lat. ordeola.
O
; Plein une cruche,
une cruche d'eau.
OU càmbddo ;

CREZIA

URJHARIÉ

URJHÔOD

URJHOULAT

OURJHOULÈ

,

bandélo,

doûrno,

Un cruchon, en lat. urceo~
lus. en ital. orcioletto.
O
; La blette vulgaire des
jardins : espèce d'arroche, propre
à lever les taches d'huile sur le»
étoiles de laine : on les tiotte ave»
la feuille de cette herbe , ou lave
ensuite l'endroit de la tache.
OURLA; Ourler, faire un ourlet.
OuRMARlÉ. Voy. doumêdo.
O
. Ou dit, il est une heure
et un quart ; et non , mie heure
et quart. Deux heures sont sonnées;
et non , ont sonne. A six heures
précises , ou au coup de six heures
souuautes. Y ous venez de trop
dourkë ;

LRKÈT

UKO

�raó

Ol) S

OUS

bonne beure ; et non, trop de aulx, les carottes, les artichauts ,
bonne beure. \ ous arrivez de bonne les asperges, etc. eu espgi. ortoliza,
beure ; et non, à bonne heure ; Voy. Lëgun,
OURXOULAN. v. 1. et n. pr. Jartout autant de gasconisnies.
D'aqvTour'én tdi ; dès ce mo- dinier.
OusTAL et Oilal. Voy. Oustdou.
ment-là. Më fora mouri davanchC'està'oustal ; maison , qu'ont été
oùro ; il abrégera mes jours.
yëzië pa l'oüro ; il n'avait rien de formés , oustalddo , oustalië , ousplus pressé, il lui tardait infiniment. talarié , et les mots français hôtel,
ou oslel , hôtellerie , hôtelier , et
OURSO ; Une housse de cheval.
en v. fr. bostelier, oustil, hoteler ,
OURTALA , et eu v. 1. ourloulan ;
n. pr. Jardinier, eu lat. hortuianus. ostilier, ou osteler; ( loger j, ôf.ge,
ostage, etc.
OLRÏALKCÎO. Voy. (Jurlouldio.
OUSTALADO;
Une famille, un
OLRTB; Petit jardin,
en v. fr.
ménage , et dans le st. fam. une
jardiner.
maisonnée. 11 y a quatre ménages
OLRTÊTO ; Potage aux herbes ;
dans cette maison , ou elle est hadérivé dort.
OURÏIGA;
Ortier, s'ortier. On bitée par quatre familles. Toute la
a guéri des paralysies par la buti- maisonnée est venue dîner chez
ture des orties , ou eu frappant moi. st. fam.
OusTALAiuÉ , ou mazdjhë ; Un
avec des orties les parties affectées.
hameau : assemblage de cinq ou six
OORTÎGO ; L;ortie-grièche , qui
est la plus petite espèce , et la plus maisons , ou cabanes dans la campiquante : la grande qu'on appelle pagne. On dit aussi d'une maison,
romaine , ou pillulaire, donne une i-a Jbss'oustalarië ; il y a beaucoup
filasse dont ou fait de la toile. de logement dans cette maison.
L'une et l'autre est sudorilique. Les Hameau en v. fr. hamel. De là le
semences de la grande sont sou- n. p. du Hamel.
OUSTALE ,
diminutif à'oustal ;
veraines pour les pertes et pour les
craebemeus de sang. Urtica pilu- Maisonnette , ou petite maison. 11
ne peut y avoir d'équivoque dans
lìfora. L.
OURTOUGRAFA ;
Orthographier ; celte dernière dénomination , qu'auet non , ortographer. Une écriture tant qu'on la mettrait au pluriel.
OL'STALIÉ , ouslnLëira ; Casanier,
bien orthographiée. L'orthographe
est la manière d'écrire correcte- casanière. Une femme casanière ,
une bonne ménagère occupée des
ment les mots d'une langue.
affaires de sa maison , retirée dans
OURTOULÍIO , ourtourizo , ou fartdlw , eu v. 1. ortolëza ; Herbes po- son domestique , dans les soins de
tagères , toute sorte de légumes : son ménage.
OUSTÂOU , ostal , ouslal , coco,
et non, jardinage, qui est impropre, ni hortolage, qui est la partie oustil, Logis , maison, eu v. fr.
d'un jardin potager où sont les cou- osteil , dont on a fait hôtel. On dit,
ches et les plantes b.sses : mais on jetais bâtir une maison, et je vais
ne dit ni hortolage, ni hortoiisse, au logis. Les seigneurs et ceux qui
sans l'être, logeaient à Paris dans un
eu parlant de ces plantes.
On comprend sous le nom de lé- hôtel garni, disaient, allons à l'hôtel.
gumes, non-seulement les grains On dit de même un hôtel de ville.
en cosse des piaules légumineuses ; Vov. Mezouu. Avèn un plèn ousBiais toutes les espèces d'herbages, tdou dë rnoûndë ; la maison est pleine
de fruits , de racines potagers ; tels de monde. Faire oustdou né i conque les potirons . les oguous , les gédier tout le monde.

�ous
Le terme oustdou paraît dériver
ïlu Iat. slalio. On voit même dans
Tin ancien titre que l'infinitif, stare
y est pris pour demeure* ( ( Hoc

OVË

t*t

; Pain à cacheter, mteus
que pain à chanter, où l'on sousentend , la messe ; et non , pain,
enchanté , si c'est pour cacheter
J~aclu.ni est in villa sancti JSgidii, une lettre : autrement on dit, uu
in stare Comilis Bermundi ) ; dans la grand , ou un petit pain, pour dire
demeure du comte Bermond. L'an- la messe, ou pour donner la comglais , house, a quelque analogie munion , ou des hosties : mais ce
avec oustdou , dont l'augmentatif dernier terme ne se dit proprement
ést, ouslalas ; grande et vilaine que des hosties consacrées.
maison.
OUTRAFLUM. v. I. Au-delà de la
rivière.
OUSTÂOU -PÂIROULÂOU ; Maison
paternelle ; celle où l'on est hé et
OVELHA. v. \. Brebis. O'-'el/ias
qu'on habité nos ancêtres.
del j'olc ; les brebis du troupeau.

V A

CETTE lettre est muette dans
champ , camp , temps, galop , cep ,
sirop , sculpteur , baptême, baptismal , baptistaire, psaume , psalmiste, psalmodier, psaltérion, loup,
compte , sept , septante , septuagénaire , septentrion , Septimauie ,
septembre , etc.
On la prononce dans , beaucoup
et trop, suivis d'une voyelle, ou
d'une h aspirée : trop heureux ; il
a beaucoup étudié.
PA, o pas. v. I. Pain. Pas ël quai
Jranhën ës parcéuëiaiisa dël cors dël
Senlior ; ( partis nuem frangimus
hortne partkipatio Corporis Domini
est ) ?
P
po ; Pain. Pa sëgnat ;
pain bénit. Mko dë pa ; de la mie
de pain. Pa carëlia ; pain coilleté.

A , OU

En quelques endroits du haut
Languedoc , on appelle, pa dë nobis , le baiser qu'on fait à de nouveaux mariés en leur faisant compliment. Mais ce pa dë nobis ,
signifie paix de noces. C'est de
cette façon que les chanoines , par
Un usage très-ancien ( et autrefois
commun à tous les fidèles ), se donnaient la paix entre eux aux grandes
messes solennelles : usage bien dé-

OtJSTÎo

PAC
nalnré par la plaque de métal qu'on
leur donne à baiser.
PATSALFIO. V. I. Pavillon.
PACAK ; Gueux, homme de néant.
PACHACÀIUE ; Faiseur de mauvais
marchés.
PACHACHA ; Poutoutou : ces deux
termes , qui ont l'un et l'autre la
mesure d'un dactyle , sont inventés
pour exprimer l'action et le bruit
qu'on fait eu mettant par mégarde
le pied dans uu bourbier , ou en
y tombant.
PACHÂCO : Mauvaise querelle.
PACEÏARÂCOS ; Promesses. — Gageures, pr. gajure.
PÀCHO ; Marché , pacte , convention. Aven Ja pdcho ; nous avons
conclu le marché , ou absolument,
nous avons" conclu;
PACHÔLO ; De la boue, de la pâtée
pour la volaille, faite avec du sou et
des herbes cuites. - Tripotage, ou
mélange de choses qui se voient
rarement ensemble dans un mets.
PACIÎOUCA ; Tripoter , brouiller ,
gâter. -- Pachouca -ý patrouiller , ou
remuer avec les pieds , ou les mains
dans de l'eau sale et bourbeuse ,
barboter comme les canes dans uns
mare.
16

�Ì25

P A

PACHODKË ; Chipçtier ; et nou,
chipoteur , tatillon , tatillonne. On
ne t'ait rien avec ce tatillon. C'est
un tatillon , ou un lanternier. On
dit aux en tans , anen , pachoukê ;
allons , petit tatillon , ou petit barbouilleur. On appelle aussi, cognefétu , celui qui se tue à ne rien
faire.
PACHOUKËJIIA ,• Tatilloner , ou
entrer mal à propos daus toute sorte
de menus détails ; chipoter , barguigner.
PÀDË ; Un poêlon à queue. Son
diminutif , padenou.
PADÊLO , padêno, ou sarian ;
Une poêle , qu'on écrit et qu'on
prononce comme un poêle , sorte
de fourneau , et comme poêle , ou
dais portatif.
PADÊLO dë 'as afachâdos , ou sartan castagniêiro ; la poêle aux châtaignes , ou à rôtir les châtaignes.
PADÊLOS dal kûou ; Les fesses.
La pôoit, dit un poète , mëfa tram-

hla las padêlos dal kioul.
PADENA , padënëjha ; Frire , fri-

cassée.
PADËNÂDO , padënëjhddo ; Une
poêle , ou plein une poêle de friture , ou de quelque autre chose.
PAGA. Prononcez les temps de
payer comme, je pai e , tu pai-e ,
il pai-e. Nous pai-ion , vous pai-ié,
i pai-ent. Je paî-rai, tu paî-ra, etc.
en v. 1. pagar. Pac la pèna ; qu'il
«oit puni.
PAGADÔIRË. V. 1. Payable.
*PAGAMËÎÎ. L'honoraire d'un
avocat; le salaire d'un ouvrier, d'un
journalier; le paiement d'une rente;
la solde , ou le prêt d'un soldat.
PAGANÊSMË. V. 1. L'ineircoucision.

( prœputiwn. )
PAGINÉ; Un panier ; et non , paguer. Uu panier à bras n'a qu'une
anse qui va d'un bord à l'autre.
PAGSÉ ; Un épi , ou batardeau :
sorte d'ouvrage qu'on fait dans une
rivière pour en détourner l'eau.
L'épi est fait de deux rangs da

P \

t

pieux et de fascines entrelacées. Le
batardeau, peu différent, est fait de
pieux , d'ais , de terre et de gravier.
Le clayonnage est fait de claies
tissues de gaules et appliquées sur
la berge en talut d'une rivière pour
retenir la terre nouvellement gazonnée , Contre le choc de l'eau ,
et empêcher qu'elle ne s'éboule ,
jusqu'à ce que le talut qu'on a ensemencé de graine de foin , soit
bien gazonné.
PAGHÉ A CÂRBO ; Panier à ar.se ,
ou cueilloir.
PAGKÊIRÂBO , ou pagnêiral dê
castdgnos ; Une pauerée , ou un
panier de châtaignes.
PAGJNÊIRÂIRE ; Un vannier.
PAGMÈIRO ; Grande corbeille ,
grand panier à deux anses. — Panier de boulanger. — Berceau d'osier , ou manne.
PAGNÉ-LON , ou fdissilidou ; Panier long , ou panier à porter différentes charges sur l'épaule : sorte
de manne faite de coton , deux
fois plus longue qu'elle n'est large.
PAGNÉLOUNCÂDO ; Plein un panier long.
PAGNÔTO , ou pagnou ; Gueux ,
mesquin. Paguote eu fr. poltron ,
lâche.
PÂGO ; La paie , ou le prêt des
soldats ; le paiement d'une somme
pour s'acquitter d'une dette. Per la
pdgo ; en revanche. Lorsqu'on parle
d'un troc , on dit : je vous donnerai en échange , për la pdgo. On
dit aussi, i-an douna per la pdgo
dë cos dë baslous ; on l'a payé avee
des coups de bâton. — Pdgo qicon j
régale-nous de quelque chose.
PÂi. Voy. Pdirë.
PÀIRÂJHE ; Paternité, en v. fr,
parage, de haut parage. On appelait , gentilhomme de parage , celui qui l'était par son père.
PAIRAL. Voy. Pdirotddou. Lëngdjhë pdiral; langue maternelle, cell*
du pays natal,

�PAT
; Le beau-père : celui
dont la femme a eu des en fans d'un
autre lit, en est le beau-père ; comme une femme est la belle-mère
des en fan s que son mari a eu d'un
autre mariage. Parâtre n'est pas
fr. ; marâtre est une injure.
PÂIRË , ou pdi. v. Í. Père. Pdirë
de las mainada?, o manadas ; père
de famille ; ( paler familias. )
Les noms , pdirë , mdirë , sôrë,
et frdirë, prononcés à la languedocienne , ne sont plus connus que
parmi les pauvres gens de la campagne du bas Languedoc et des Cevenues. Les artisans du plus bas
étage qui habitent les villes et les
paysans de la campagne qui ont
un peu de fortune , ou qui en ont
eu , dédaignent ces noms comme
avilissans , et disent , en parlant
languedocien, moun piro , ma mêro,
moun frêro , ma sur ; au lieu de ,
moun pdirë , moun frdirë , etc.
Ce changement introduit dans
notre langage, ou cette affectation
d'imiter ce qu'on appelle les honnêtes gens ( qui parlent plus communément français), ne date pas de
bien loin ; elle est une suite du
luxe , ou de la vanité qui gagne
tous les rangs : elle a bien moins
pénétré dans les provinces gasconnes méditerranées , éloignées des
grandes routes et du commerce des
grandes villes l'ancien idiome y
est bien moins altéré ; les mœurs
anciennes , qui vont d'ordinaire de
compagnie avec les bonnes mœurs ,
s'y sont mieux conservées.
Dans le llouergue , entre autres,
et dans les villes même , telles par
ex. que Villefranche , les personnes
de la première qualité ne se distinguent point du bas peuple pour
le langage , et disent encore avec
lui , moun pdirë , ma mdirë , moun
frdirë, ma sôrë ; comme dans les
siècles précédens , où l'on; ignorait
cette bigarrure de termes français,
#u presque français jtels que , pèro,
PÂIRÀSTRË

P A I

-i%

frêro, sur , etc. mêlés avec le pur

languedocien.
On trouve dans lesactes du XIII.®
siècle les expressions suivantes : Lo
pdirë dël viscomtë dë Bëziés. La sôrë
dël réi d'Aragon. Moun pdirë lo
donet à ma sôrë , dit le comte de

Comenge , etc. On disait dans le
même temps , lo San Pdirë , en
parlant du Pape , et la Santa Mdirë
Gléia. Le Pater commençait ainsi :
Lê nostë pdirë që ès ës cels ; et en
faisant le signe de la croix dans un
autre dialecte , on disait : ën nuit
dël paire é Dêou Filfi , etc. : et tm
savetier de ville s'offensera si ou
lui demande , ount ës loun pdirë f
cdou ës ta sôrë ? etc. Voy. Mdirë.
On dit en proverbe , vôou moustra à soun pdirë à fa lous ëfans ;

c'est gros-Jean qui remontre à son
curé.
PiiuË ; Métayer. - Maître-valet.celui qui dans une ferme a autorité
sur les autres domestiques.
PiiRÉ-NouRis ; Père nourricier ;
et nou , père de nourrice.
PÀIRËJHA , mdirèjha ; Aimer ses
père et mère, les secourir , les assister dans leurs besoins. Les Latins avaient un terme pareil dans ,
patrissare; mais il signifiait, ressembler à son père, en avoir les
mœurs , les inclinations. Voyez
Rassëjha.
PÂIRHTAT.

v. K Parenté ; ( eog~

nalio. )
PÂIRËTS. T. 1. ou parë; Muraille,
en Iat. paries.
PÀIRI ; Parrain. — Le plus vieux
d'une maison..
PiiRO. v. I. Ancêtre. Li nostri
pdiro y nos ancêtres. — Pdiro; modèle, en lat. exemplar.
Pi i ROL ; Grand chaudron. Voy.

Pêirôou.
PÀIRON. v. 1. li pdiron ; les parons , les père et mère.
PÀ1R03NÁ1S. v. L Paternités.
PÂ1R0NAL. v. 1.. OU pâirouldou ;
Paternel. JU n'est d'usage que dans,

�ÏIL\

P

A

J

maison paternelle , celle où l'on est né ; formé
de pdirë.
* PÂIROULÂOU ; Paternel. L'ous-

oustdou priirouldou ;

tdou pdirouldou.

Voy. Pêiroulié.
PiissË , Paître; etnou , dépaître:
barbarisme très-commun parmi les
praticiens. On dit au prétérit, j'ai
mené paître, ou j'ai fait paître ;
au futur, je ferai, ou je mènerai
paître. C'est du terme de la b. Iat.
depascere , qu'on a conclu qu'il
fallait dire , dépaîlre.
P ÏSSEL. Voy. PaligO.
P. . ISSELA ; Echalasser. Garnir
une vigne d'écbalas.
PÂISSIÊIRO , ou pêissiêiro : Petite
digue , ou chaussée de moulin pour
y amener l'eau d'un ruisseau. On
a dit d'abord pdissitiro, d'une chaussée faite de pieux , ou de paisseaux;
et ensuite par extension, de celles
qu'on a construit plus solidement
en maçonnerie et qu'on a substitué
aux premières.
PÂISSIÈIRO ; Meule de moulin.
PAISSOO ; Paisson, pâture , ou
brout ; et non , paissance, et encore
moins, dépaissance : termes de coutume qui ne passent pour français
que dans le pays gascon. On doit
dire, droit de paisson, ou droit
de pattre, de faire paître , droit
de pâturage, ou de pacage ; et non ,
de dépaissance.
PÂIZANDARIÉ ; Rusticité , grossièreté.
PAJHÉL ; Un pagel : poisson de
la méditerranée. - Pajhél, Voyez
PilROULTÉ.

Pajhës.
PAJHELA ; Mouler , ou mesurer
du bois de chauffage.
PAJHÊL.0 : Moule , ou mesure de
bois, une voie , une corde de bois ,
ou une pagèle, au figuré ,pajhêlo\
taille, stature. Es de ma pajhêlo ;
il est de ma taille,
PAJHÊLO , ou lâiràou ; Mesure de
,tin.
j^AÍHSQU \ Uu montagnard.

P A*L
, ou pajhél. v. 1. et «.
pr. Paysan , villageois.--.Métayer,
fermier, paysan aisé, propriétaire
d'une métairie. Pdchë pajhës ; riche
tenancier , riche paysan.
On dit. , pajhës dans le Rouergue, où l'on change presque toujours notre « en o, et ce terme y
est un nom commun ou appellatif
qui a toutes les significations précédentes
Ainsi ce qui est vieux langage et
devenu par-là même n. pr. dans
certains cantons ( où l'ancienne
signification est oubliée ) , se conserve dans d'autres avec la même
signification dans le langage courant et ordinaire. V. l'art. Cdou%
PAJHËS

cal , cala.
PAJHËS , dérivé du lat. pagus ;
d'où est formé au pluriel le n. pr.
Pagesi et les suivans.
PAJHÊÏIO , en v. fr. Pagesie,
qu'on appelle aussi villenage , ou
domaine donné à emphythéose. —
Métairie , ou maison de fermier ,
ou de paysan.
PAJHÊZIO ; Paysanne. — Étrangère. Fa la pajhêzio ; se carrer ,
faire le pot à deux anses, ou comme on dit bassement, mettre les
poings sur les rognons.
PAL ; Une perche , une barre.
Voy. Pdou.
PAL, OU plot. v. 1. Tronc placé
à la porte d'une église, en v. fr.
pieu.
PALÂDA ; Le palais : partie supérieure de la bouche.
PALADÂIRE. Voy. Palëjhdirë.
PALADAN , oupalatan. v. I. Homme de journée qui travaille à la
pelle ; dérivé de pdlë.
PALÂDO ; Une pellée , une pelletée de terre , de grain , de sable,
etc. ce qui peut tenir sur le pellâtre d'une pelle. Pellerée est peu
usité, A bclos palddoi ; pelletée à
pelletée, pr. peltée. Boidëga Varjhën
à palâdos \ se rouler sur l'or et
l'argent.

�PAC
. I. et n. pr. Un palis :
clôture faite d'une rangée de pieux,
ou pais , qu'on appelle , palissade
en termes de fortification.
PALAFERNIÉ ; Un palefrenier ; et
non , palefernier.
PALAFICA ; Perdre , égarer. Së
palafica ; tomber rudement, tomber
de haut, se précipiter. S'ës ëntoucon palafica ; il s'est précipité quelque part.
PALAFICA ; Impotent, perclus.
PALÂIGO ; Petite sole : poisson
de mer.
PALALAN, OU palaman ; Montre ,
parade. Fa palalan ; faire parade ,
ou étalage de quelque chose.
PALAMAR , ou palama ; Le jeu
de mail, le mail avec quoi on pousse
une boule , garni à ses deux têtes
de viroles de fer. en v. fr. paie»
mail. Pale était dit pour , boule ;
du lat. pila ; balle, ou boule, eu
ital. palla. Et mail est dit pour ,
maillet : ainsi , jouer au palamar ,
est jouer au marteau de boule , ou
à la boule et au marteau ; car rnar,
ou mart est l'abrégé de marteau ,
et pala-mart est un marteau de
boule.
PALAMARDIÉ ; Loueur de mails
et de boules
Faiseur de mails.
PALÂNCO, ou planco ; Planche à
passer l'eau d'un ruisseau. C'est de
là qu'est tirée l'expression figurée ,
faire la planche.
PALÂOUDA ; Peloter.
PALASTRÂJHO ;
Une penture :
bande de fer qui sert à soutenir
une porte , et dont le collet reçoit
le gond. Il y a des pentures à pivot ,
des pentures flamandes , qui ont
deux bandes repliées en volute. V.
PALÂDO.

T

Paramêlo.
PALEJHA , ou palibra ; Remuer à
la pelle. PaUjho lotis ëscus ; il se
roule sur les écus.
PALËJHÂIRE ; Homme qui travaille à la pelle. Parmi les terrassiers , on l'appelle , chargeur , et
idaas les greniers à sel 7 palayeur ;

PAL

ia5

terme qu'on ne trouve pas dans le
Dict. de l'Acad. mais qui est dans
l'analogie de la chose à exprimer.
PALENC ; De paille. Fën palënc ,
ou ëstablâdo ; fumier d'écurie,
dont la paille fait, la base.
PALÉS. V. 1. Ouvertement, clairement , librement. Iat. palam. Far
palës ; découvrir, lliu , o lehsu no
anava palës vas luseus ; ( Jésus
non palam ambulabat apud Judœos.)
Èmpëro dëgus no parlava à palës
dë lui , për la paor dëls luseus ;
( nemo tamen palam loquebalur de
illo , propler me tu m Judœorum. )
PALÊTO ; Petite pelle. - Férule
de bois , ou de cuir. — Palêio.
Voy. Jkiradoûiro.
PALÊTO ; Palette de chirurgien ,
et non , poêlette : écuelle d'étain ,
dans quoi ou tire le sang : celle
de Paris en contient environ trois
onces.
PALÊTO ; L'omoplate : os de
l'épaule , mince , large et triangulaire. En termes de boucherie , le
paleron : pièce de viande qui euveloppe l'omoplate et dans laquelle
pièce , si elle est de bœuf , on distinguo le premier et le second travers , et la joue de bœuf. Dans le
premier travers est la veine grasse.
PALÊTO DE L'ESTOLMA ; Le bréchet : petit os qui termine le bas
du sternum, ou os de la poitrine, et
qui répond au creux de l'estomac.
Cet os est sujet à se démettre ,
ou se luxer.
PALÊTO , terme de meunier ; Le
lauçoir d'un moulin à tourille ;
ielle de fer emmanchée qui bouche
'abée par où l'eau du hiez s'élance
sur la roue.
. PAL-FÈRÉ. Voy. Pâou-Jêrë.
PALFOU ; Un pieu.
Pin ; Un poêle , un dais portatif , ou absolument, un dais.
Un poêle est aussi un drap mortuaire de cercueil , qu'on met sur
une bière , ou sur une représentation ; c'est-à dire , une espèce à»

�ia6

\

F

Í

PAL

PAL

chevalet qu'on place dans l'église
à un service de mort : c'est celui
aussi que des personnes de distinctiou portent par les quatre coins
dans un convoi funèbre.
Ces personnes de distinction portaient autrefois elles-mêmes le corps
d'un mort d'un rail g distingué :
mais comme c'était trop pénible,
elles firent semblant de le porter
en ne prenant que les coins du poêle
posé sur la bière et en allant de
compagnie à côté des vrais porteurs : eniiu les porteurs de parade,
pour se mettre à l'aise, précédèrent le corps avec leur poêle, qui
ne porte sur rien , et qui n'est plus
l'instrument pour porter quelque
chose.
Il en est de cela comme des dais
et des bannières que des personnes
de distinction portaient autrefois
aux processions , et dout on se contente à présent de tenir un ruban
qui pend du dais , ou de la bannière ; ce qui ne ressemble pas à
des porteurs même honoraires.
Combien de pareilles cérémonies
qui ne signifient rien aujourd'hui,
ar les altérations que le temps ,
inconstance , le caprice y ont apportées , et dont o:i ne reconnaît
l'ancien usage qu'en remontant à
l'origine !
Comment devinera-t-on , si on
n'y, a recours , ce que c'est, par
ex., que le chaperon des consuls ,
ou des docteurs , posé sur leur
épaule; l'aumusse que Içs chanoines
iortaieut tout aussi inutilement sur
e bras ; les trois ou quatre cornes
de leur bonnet autrefois carré, aujourd'hui en pain de sucre ; les
cordons plus ou moins houppés qui
pendent des armoiries des évêques
et des cardinaux , les scapulaires
des religieux , les différentes pièces
des habits sacerdotaux , etc. etc.
PÂLI, en ital. palio.
Observez de bien ouvrir la bouche en prononçant dais : autrement

on l'entendrait d'un dé à coudre •
d'un dé à jouer , ou de l'art, dès ,
ou dés.
PALIÂDO ; Une jonchée de paille,
ou une paiilade : sorte de charivari
qu'on fait à un homme qui s'est
laissé battre par sa femme. On jonche de paille le devant de sa maison;
ou le représente lui-même monté
sur un âne et filant : le tout accompagné de chansons et de huées de
la cauaille.
PALIAR , ou palhar ( différent de
paillard ). v. I. Galopin , petit garçon du peuple , dont le lit ordinaire
est un tas de paille.
PALIÂRGO, OU palias ; Un pailler ,
ou grand tas de paille dressé en
erbier ; du lat. paleœ agger.' Et
e là dérive probablement par corruption le n. pr. Baillarghës.
PALIAS ; Grand tas de paille. —
Voy. Escoubilio.
PALIASSO , paliassiéiro, ou marjêgo ; Paillasse , qui se dit également du matelas de paille, et du
sac , ou de la toile prise séparément , qu'on emplit de paille.
PALIASSOU , ou gruiou, et son
diminutif paliassnunë ; Gueule , cupule , ou calotte de gland , qui
d'abord y est entièrement caché et
à couvert des injures de l'air , lorsqu'il est encore tendrePALIASSOU ; Une jatte de paille ,
un paillon , un panneton , dans
quoi les boulangers mettent la pâte,
pour donner la forme au pain.
Un paillasson en fr. couverture
de paille longue , que les jardiniers mettent sur les couches , pour
garantir du froid les jeunes plantes
de leurs semis. On double aussi de
paillassons les contrevents des fenêtres, pour affaiblir, ou pour rompre le bruit d'une rue.
PALIDRA. Voy. Palëjha.
PALIÉ ; Le fenil ; grenier au foin
et à la paille. Dans bien des provinces on met la paille en meulons
dans une hasse-cour de campagne &gt;

f

�PAL
ctans un champ ,■ et c'est ce qu'on
appelle en fr. pailler , différent du
palier ou repos d'un escalier, écrit
par une seule /. Cette /estmouillée
dans pailler; et non , dans palier,
ni dans pallier, ou déguiser : et
pour la mouiller dans pailler on
fait de âi une diphtliongue languedocienne , comme dans les mots
français ail, mail ; et de plus , l'on
convertit la seconde l en í, dont
on fait une autre vraie diphtliongue avec l'e qui suit, ou comme
si ce mot était écrit , pai-lier, uu
bien , pail-ier : on fait sentir de
cette façon le son de Vi avant et
après I'/ ; c'est l'anatomie , pour
ainsi dire , ou le développement de
cette espèce de prononciation.
PALIÊIRAS. n. pr. augmentatif de
palié ; Grand tas , ou gerbier de
paille.
PAI.IÊIRÊTO , diminutif de paliéiro ; Un cuveau.
PALIÊIRO , ou tiniêircu ; Cuve à
fouler la vendange ; et non , cuvier,
qui se dit de celui où l'on fait
la lessive. Cette sorte de cuve est
inconnue dans les provinces du nord
du royaume, où l'on foule la vendange dans la grande cuve où on
l'a mise d'abord , et après qu'elle
y a fermenté.
PALIÊIRO , ou palhero. V. Palié.
— Paliêiro ; mesure de viu contenant quarante-huit pintes, ou pichés.
PALIËJHA ; Remuer la paille. On
le dit aussi du mouvement des mains
d'un malade à l'agonie. V. Faiêtos.
PALIËJHÂIRË ; Un pailleur , qui
vend, ou qui voiture de la paille.
PALIET ; Une natte de paille , ou
de joue.
PALIÊTO dë fusil, ou clavelê ; La
délente d'un fusil.
PALIÊTO de balom ; La soupape
d'un ballon.
PALIGO , pdissel, ou palissou ;
Un éehalas, un paisseau ; ce deraier est tm terme de province.

PAL

I%J

Quoique nos paligos , nos palissous , ou pdous , diffèrent un peu
par leurs dimensions de l'échalas ,
dès qu'ils servent aux mômes usages , on doit les nommer en français de même. Planta de paligos ;
palisser des ceps.
Un tuteur est un bâton qu'on fiche en terre à côté d'une plante qui
se courbe , pour la redresser en la
liant au bâton.
PÀLIO. Aco toumbé pa en pâlio ;
ce discours , ce mot ne tomba pas
à terre. On dit proverbialement,
fa dë Diou bàrbo de pâlio ; faire à
Dieu barbe de fberre , ou traiter
les choses de la religion avec irrévérence.
PALIOU ; Grande bouteille
de
verre nattée , ou garnie de paille ;
et non, cantine. Paliou est le même
que le n. pr. Palion , ou Paillon.
PALIOUSSAS ; Tas de vieille paille.
PALLËJHA ; Devenir pâle.
PALMOUN ; Le poumon. Palmounisto ; puimonique.
PALO BIÊISSO. Voy. Lâché.
PALO BIRA ; Remuer à la pelle.
Ni-a à palo bira , ou à palâdos ;
il y en a à foison.
PÂLOT ; Rustre , lourdaud , pesant.
PALOÛSO. Voy. Clavëlâdo.
PALP ; Le tact, le toucher , l'attouchement. Aco së counêis al palp j
on le connaît au tact.
PÂLPOS , à palpos ; A tâtons , en
tâtonnant dans l'obscurité. Cërca à
pâlpos, ou à lâstos ; chercher à
tâtons.
PALPUGA , ou palpa ; Palper ,
manier , manier doucement.
* PALTRÂDO ; Chétive couche de
paille, lit en désordre ; du latin ,
pediœ-stratum.
PALTUË. Voy. Chignêiro.
PALUN ; Un marais.
PALUSSA (si) ; Se frotter le dos
par le mouvement des épaules :
mouvement familier aux gueux mangés de vermine , qui se grattent

�PAS
P A W
ï28
de cette façon, à un endroit où la n'a point ôté le son. Pan carëlia ŷ
main ne peut atteindre. V. Grdou- pain qui a des yeux , pain œilleté,
ou qui est bien levé, en lat. punis
mtlia.
PAM , ou pan. y. I. Portion, occulalus. Pan trébouiit. V. Croustolëva. Pan d'un sôou ; un petit pain ,
segrn . t.
PAM. v. 1. et en termes de cadas- un pain mollet. Pan roussë ; pain
tre , Quartier d'une ville, ou d'un de r ecoupes , ou pain bis blanc. Ou
terroir. Lo pam d'Èscurogacho ; le àifa ën moun pan, ën moun vin ; je
l'ai fait sans l'aide de personne ,
quartier d'Ëscuregache.
PAMOULIÊIRO ; Une pauinelière : je l'ai fait à mes dépens, eu latin,
champ , ou terroir à paumelle , ou proprio marte.
On fît dans la b. Iat. du mot pan ,
à escourgeon.
le
verbe apanare ; fournir le pain ,
PAMOÛLO ; Escourgeon , ou paumelle : espèce d'orge à deux rangs ou tout ce qui est nécessaire pour
de barbes , dont le grain sert pour vivre. C'est de là qu'est venu le
les tisanes et pour faire de la bière. terme français apanage ; foui^iiture
C'est un des grains appelés, mars, de pain , ou ce qu'on donnait aux
qu'on nomme aussi dans quelques cadets d'une famille pour vivre.
PAN , mesure de longueur; Un,
rovinces françaises , de la bailempan, qui est l'espace compris
lrge'
L'autre espèce d'orge à plusieurs entre les bouts du petit doigt et du
rangs de barbes , et qu'on coupe pouce très-écartés. Le palme, mepour le faire manger eu vert aux sure d'Italie, approchante de notre;
chevaux, est appelée orge d'hiver, empan , se fait de même par l'étenorge carré , ou à plusieurs quarts, due de la main en écartant le plus
en iat. hordeum polystichum hiber- qu'on peut le pouce du petit doigt.
Cet espace compris entre deux est
num.
plus
ou moins grand selon la lonPAMPALIGOÛSTO , ou pampaligfisso ;
Pampelune. Le nom de cette ville gueur des doigts ; c'est ce qui a
d'Espague est pris vaguement pour- fait la différence des palmes.
Notre empan , comme on en est
un pays éloigné. Të mandarài à
Pampaligoûsto ; je t'enverrai à Can- convenu, a neuf pouces huit lignes,
cale pêcher des huîtres , ou je t'en- ou deux décimètres quarante-huit
millim. et demi. Les huit pans font la
verrai te promener bien loin.
canne de Montpellier. Aghet un pan.
PAMPALIGOÛSTO ; Le pays, ou le
royaume imaginaire de Cocagne , de nas ; il eut un pied de nez.
En français, un pan de muraille,
où l'on vit dans l'abondance de
un
pan de robe , en font une partie
toutes choses et dans une entière
libellé. On dit en proverbe : dou considérable. On dit aussi , une
paf s de Pampaligôsso , q'ë noun po table à six pans , ou exagone, les
prismes à cinq pans de certaines
carêjha trigo s so.
pierres de volcan ; ce qui est la
PAMPARÙGO ; Une perruque. On
dit, prendre ou quitter la perru- mêmechosequ'àsix, ou à cinq côtés.
PAN ; Flan : mot populaire inque ; et uou , prendre ou quitter
venté pour exprimer' la roideur avec
perruque.
laquelle on frappe un coup et pour
PAMPOÙLIO ; Un noyau de griote.
donner à ce mot plus d'énergie.
PAN , ou po ; Le pain. Pan d'eustâou ; pain de ménage, pain de Li bdilët un' aneddo, pan ; il lui
cuisson ; et non , pain de maison , donna une claque , flan.
PANA ; Dérober. Panât, n. pr,
ni pain de cuisine. Pan en tou lou
{ou ; du pain à tout, ou dont ou dérobé, volé.

E

�P

N

A
Í*ANÀDOU ; Voleur.

PANÀDO ; De la panade , ou du
fmin étttié et long-temps mitonné
dans du bouillon.
PANÂJHÉ.
v. 1. La paisson des
pourceaux, b. Iat. pasnagium. Voy.

Banàcko.
PANANNI-PAMANNA :
Clopin-clopant ; expression familière pour représenter l'action de clopiner, de
floeher , ou démarcher avec peine.
PA\AH ; Boiteux.
PANAR. v. I, Dérober. Amassai?

à vos lessaur il cel , ò Idiro noi

Ji'nran , nîf panaran ; ( Uni fures
non effodiunl , nec furániar. )
PANAROÉJHA ; Clocher , boiter ,
clocher des deux anches, clocher
tout bas , ou clopiner. Voy. Boûi-

tóuzcjhà.
PANATÂLIO I La pariétaire , parielaria , L. : plante qui pousse sur

les vieux murs dont elle prend le
liitre qui contribue à ses vertus.
On l'emploie pour les tisanes, les
bouillons et les lavemeus diurétiques. Panaldlio, se dit par corruption de parêtâlio , dérivé de paré ,
du Iat. paries ; muraille.
PANATIÊIRO , ou babar&amp;tà. éü i ta!.
hagarozzo ; La blatte domestique :
gros insecte nocturne très-vite i la
course ; il fuit la lumière et habite
autour des cheminées et des boulangeries : il est brun, plat, large,
la peau en est lisse , il a deux longues antennes , et deux petites cornes à l'anus. Les femmelettes superstitieuses se font un scrupule de tuer
une de ces blattes.
Les kakerlaques , grandes blattes
des côtes de Coromandel , incommodent beaucoup les habitans de
ces côtes : ils en sont délivrés dans
une certaine saison , par l'arrivée
de grosses fourmis à qui on ouvre
tout , et qui font main basse sur
les kakerlaques. Panatiêiro est dérivé , comme le fr. panetière , de
notre mot pan ; du pain que ces
insectes rôïigenti
Si

PAN

129

PANATIÊIRO ; Panier , oit cor^
beille au pain.
PANATÔRI , ou ràoúbatòri ; Vol ,
larcin , de pana.
* PAN-BLAN-D'ÂZË ; Le panicaut
commun , ou chardon - Roland ,
ou à cent têtes -, eryngium campestre , L. : plante (Ant les feuilles
sèches et roides sont hérissées de
piquàns. Ses racines charnues sont
aperitives , néphrétiques , et propres à exciter les règles , à remédier à l'impuissance en la brûlant
lentement dans un trou creusé eu
terre. Elle rend beaucoup de potasse. — On appelle aussi chardon
aux ânes , le chardon lanugineux ;
card'uus eriopharus , L. qui croît au
bord des chemins et dans les lieux
incultes, dont les paysans mangent
les réceptacles comme ceux des
artichauts , et dont les ânes sont
très-friands. On fait avec celles du
panicaut de mer une conserve bonne
pour les ulcères du poumon.
PAN-COUSSIÉ , ou pangoussié 4 le
même que , paheousié. y. I. Un
cuisent' de pain , ou boulanger, h.
Iat. pnneosserius. Coitssië , en v. h
celui qui fait cuire.
PANDOUREL , ou pane! ; Lé paît
d'une robe, le bas d'une jupe, d'une
chemise.
PANÊJHA. On le dit de la fariné *
ou du blé qui fournissent plus ou
moins de pain. Aqdo fartno panéjho ; cette farine foisonne bien ; ét
elle foisonne lorsqu'elle boit beaucoup d'eau : ce qui arrive lorsque
ie blé qui la produit, croît dans
un terrain } ou graveleux , ou sec ;
tel que celui des coteaux , ou des
champs en pentePANEL , ou pandourel. V. Bastos.
Panel dí camisO ; les bouts inférieurs d'une chemise , qui en sont
comme les basques.
PANEL ; Claie à sécher les châtaignes ; elle est faite de gaules entrelacées et fort en usage dans Itf»
Cévennési

�i3o

PAN

P A TT
; Pain de

On
le dit par opposition au pain de
ménage , plus gros de moitié. Panêto est féminin dè,p'anëti et l'un
et l'autre diminutifs de pan.
PAM-FROUMÉN , ou raspélo ; Des
PANÊTO

boulanger.

mâches , appelées aussi, doucette ,

cttc : plante qu'on
On comprend aussi

blanchette , clrl.
met

eu

salade.

sous ce

nom

deux autres

très-différentes
le

laurier

d'eau

fleuri

dont on

plantes

des mâches ; savoir :

, et Je mouron

mange également

quà
Le pan-froSmën

en salade les premières feuilles
poussent en hiver.

la valerianella des botanistes.
; Regrattier de pain :
celui qui vend de la seconde main.
PANIÊIRO ; La panetière ,
ou
havre-sac de berger. — Le panier
au pain. — Panier de boulanger.
Le mot français , panier dérive de
pan, pain, et signifie, vaisseau ou
ustensile propre à tenir ou à porter le pain.
PAJNIS , ou panîsso ; Le panic. en
lat. panicum. Voy. Mi'l.
PANISSIÊIRO. V. 1. et n. pr. Champ
est

PANGOUSSIÉ

de panic.

; Pâle. Pesez sur Va de
Panlë coamo las cendrés ; pâle
comme la mort. L'expression anglaise est sur cela mot à mot comme
la languedocienne.
PÁivos ; Les rousseurs qui viennent au visage et aux mains. Ceux
qui ont les cheveux blonds , ou
roux, y sont plus sujets. La sève
qui dégoutte de la vigne au temps
PANLÉ

pâle.

qu'on la taille est, dit-on,

cosmétique pour

faire

un bon

passer les

très-différentes
tannes , qui sont de petites bulles durcies , et comme une tête
if épingle ; elles s'engendrent dans
les pores de la peau , d'où on les
tire avec la pointe d'un cure-dent.
PAKOULI.Î , OU cloussa. V. Câissa.
PAJNOULIO ; Un gros ventre.
PANOUS ; Tacheté de rousseurs.
rousseurs: elles sont
des

pANOL'ïEíHAitàri veler, escroquer.

; Ventru.
PANSEL ,, ou peissel ; Une rame :
branche d'arbre pour ramer les
pois , les haricots. Un fagot de rames.
PANSIÊIRO ; Écluse , digue, chaussée.
PÂNSO. Voy. Passarîlios.
* PANTACOUSTOS , ou manêtos ;
Le chèvre-feuille, lonicera , L. : arbuste rampant qui vient dans les
haies , et qui fleurit vers la Pentecôte , d'où vient son nom languedocien. Celui qu'on cultive daus les
jardins, dit chèvre-feuille d'Italie, est
le loti, caprijolium ; il se trouve dans
nos haies comme les chèvres-feuille
des bois , Ion. periclymenuin : ce
sont des arbrisseaux sarmenteux
dont les tiges s'entortillent autour
des arbres et des supports qu'on
leur présente ; on en tapisse les
murs , on eu forme des cabinets
de verdure qui sont garnis tout
l'été de belles fleurs grandes et
odoriférantes : il y en a de plusieurs couleurs , blanches , jaunes ,
rouges , panachées. Les amateurs
de fleurs cultivent également des
chèvres-feuille exotiques , entre
autres , le semper virens, le tarlarica qui réussissent très-bien dans
nos jardins.
PANTÂI ; Un rêve , un songe.
Les songes fâcheux , tribtes , ou
eifrayaus , sont une suite d'un embarras d'estomac. Pantdi paraît dérivé du lat. phanlasma.
PANTÂISSA ; Haleter , être hors
d'haleine , respirer avec peine et
avec fréquence , comme les chiens
qui ont couru.
PANTÂIZA ; Piêver. Fa pantaiza ;
faire long-temps attendre , tenir
au filet.
PANTÊRNO ; Pain de terre , ou
l'aristoloche. Voy. Fdoutérno.
PANTÉRNO. Voy. Farfantélo.
PANTIMA , terme de manufacture;
Élargir les fils d'un écbeveau, en
détacher la centaine , soit pour !•
PANSAR

�P

A

o

flécruser, soit pour le mettre à la
teinture.
PANTOUFLA ; Gripper, attraper.
* PANTOUFLÉTO ; Le muile de
veau. Voy. Cacalaca.
PAN rouQÈr ; Homme grossier.
PANTOUQET ; Le jeu de ia patte ;
jeu d'écolier où l'on jette une pièce
de monnaie contre un mur , et où
l'on gagne quand il n'y a que l'extension de la main entre la dernière pièce jetée et l'autre.
PANTOUSÏIÉ. V. 1. et n. pr. de la
h. Iat. pantosserius ; Boulanger.
PANTRÀLTO ; Canaille, bélître.
PÂou ; Un pieu , un échalas. On
n'appelle échalas que ceux qu/on
fait servir pour la vigne ; ou éclialasse avec des genièvres de brin.
Planta un pâou ; ficher un pieu en
terre. Fialddo de pAous ; une palée.
Lorsque les pieux forment une clôture, c'est un palis.
PÂou , pâoiico ; Peu. Entre' troi-è pdou , mesuro li cdou ; rien de
trop, ou il faut en tout un milieu.
Piou (sèn ) ; St. Paul , dont le
diminutif est , Pàoulë, féminin de
Pâoulêto. — Prie». Voy. Pavoun.
PÂOUBER. v. 1. Pauvre. Li pdouver so prezicats ; ( pauperes evangelisantur. )
PiouBRÈiRA.
PÀOUCI-BAL

v. 1. Pauvreté.
; Vaurien , lâche ,

fainéant.
PÀOUBRÂDO, ou drdco ; Lie ou
marc de vendange.
PÂOUFÊRE ; Grande pince de fer,
un levier, un avant-pieu de fer ; la
pi.ice sert à soulever un grand bloc
de pierre, à faire des pesées sur un
rocher, pour le détacher : elle est
pointue par un bout ; l'autre bout,
plus gros , est taillé en pied-dechèvre.

Planta uno vigno doit pnoufSrë ;

lanter une vigne à la barre, ou à
avant-pieu. On plante de même
les saules. Les jardiniers font en
petit la même manoeuvre avec leur
lantoir, qui est une cheville de
pointue,

F

PAO

3I

I

terme de meunier;
L'axe de fer : il est vertical et porte
h sou bout supérieur l'aniüe enchâssée sous la meule tournante.
Le bout inférieur c-1 encaissé dans
une rainure de l'arbre de bois. Voy.
PÂOTiFÊRK,

Candêlo.
PÀOUKÉ ; diminutif de pdou. Un
pàoukëbien peu, très-peu, et

dans lest. fam. un tantinet; et non,
un petit peu : expression familière
à Avignon, et qui ne vaut pas
mieux que le serait celle d'un grand
beaucoup.
PÀOULIA ,

pdouliag , pAoulhan ,

et le diminutif pdoidiaghët ; n, pr.
fort commun en Vêlai ; dérivés du
nom de St.-Paulinien , évèque de
Vehiuimm , ou Fellova , appelé
plus anciennement Rwssio : cette
ancienne ville, aujourd'hui village,
et qui porte le nom de St.-Paulinien , ou Pâouliag , a donné le
nom au \'clai et a é':é le premier
siège des évêques du Puy.
PÂOO-METËN. Voy. k npëri.
PÀOL'Miâ , ou palmié ; Nom des
pèlerins qui reviennent de Jérusalem avec une palme.
PÀouno ; Une balle à jouer au
jeu de longue , ou de courte paume.
Dans le premier on pousse la balle,
( qu'on appelle aussi l'éteuf, ) avec
un battoir. Dans le second, qu'on
appelle absolument, jeu de paume ,
on la pousse avec une raquette.
Paume ne se dit que du jeu ; et
non de la balle : et si l'on dit,
jouer à la paume , faire une partie
de paume , c'est que l'ancienne
façon de jouer, était de pousser
ia balle, comme les eufans le font
encore , avec la main , ou avec la
paume , ou paulme de ia main, en
lat. palma.
Drubié d'iuels coumo dë pàownos j
il ouvrait de yeux grands comm»
des salières.
PAOÓN. Voy. Pavoun.
PÂOUNA (.se); Se panader comme
un paon qui fait la roue.

�ípta

PAO

PÂODPAî Palper, du v.

PAO

1. pdoupo;

la paume delà main , d'où est formé
le verbe, de-&gt;pdoupa ; se démettre
la main.
PÀODPÊRXOS, ou parpelûgos ; Les
paupières. — Les cils des paupières,
OU les poils qui les bordent.
Les paupières , tant inférieures
que supérieures, serventa couvrir
et à garantir la prunelle: les premières ont un autre usage: elles
ont, vers le graad angle .de l'œil,
ou près du nez , un petit trou ouvert pour pomper l'humeur des
larmes qui servent à humecter la
prunelle , laque! le a un besoin continuel d'être liurnectée : ces deux,
trous, dont les bords sont calleux.,
sont ce qu'où appelle les points laçrj maux,
L'Humeur, qui aborde à la prunelle sa.is y séjourner, passe des
points lacrymaux dans le sac lacrymal , et va humecter la menw
bpane pituitaire du nez. Lorsque
ce conduit est engorgé , ou que les
)oints sont bouchés , on a les yeux
nraioVans : ce qui arrive sur-tout
dans la iistule lacrymale.
On dit d'un avare , viou pa që dë
pdoupérlos d'agnsso.
Ou clignote des yeux lorsqu'on
remué trop fréquemment les paupières ; et on les cligne , lorsqu'on
ne les ferme qu'à demi.
Les poissons et les insectes n'ont
point de paupières ; elles leur sont
mutiles, vu le milieu dans lequel
sont les poissous et la consistance
écailleuse des yeux des insectes.
Les grenouilles ont des paupières
transparentes. Dans les oiseaux ,
c'est la paupière inférieure qui clignote et qui couvre presque entièrement l'ceil. C'est tout le contraire
dans l'homme. Les chats ont à
chaque oeil une paupière intérieure,
qui s'avance du grand angle de
î'œiivers le côté opposé et, le couvre
entièrement.
PAQÜO ; LJoe pause, Y. P^Qmçi,

Í

à ) Voy. Palpos.
Pioupu ; pnlpu ; Poupin, potelé,
èharnu ; du v.l. pdpulpo, ou palpo,
eu ital. polpo.
PÂOUQÉT. v. 1. U pâoiiq'et , al
quant ; u peu, ( modicum quid. J
Voy. Pâoukèt.
PÂOUQIS , ou pdo'iqos ; Peu , en
petit nombre. En pdouqis dë mêstiês
on garda l'inoucénso.
I PÀOURAMËN. Ce terme ne se rend
pas toujours par, pauvrement. il·Iourighé pàeuramën ; il mourut misérablement. Më loumbérë bë pdouramsn ; je tombai bien malheureusement. M'en donné tan pdouramën ;
il m'en donna si peu.
PÂOURAS , pâourdsso , augmentatif de, pdourë ; fort pauvre. Il
ressemble un peu à l'ital. povëraçcio,
PiouRE. Moitn pdourë pdirë, devan Dion nié. él ; feu mon père , que
Dieu absolve. Që pdouros rëzous ; de
mauvais propos. De pdourosj dissous;
de mauvaises manières. L'Acad.
dit dans ce sens: de pauvre pain,
de pauvre étoffe, de pauvre chère.
Le mot pauvre est de tout geure.
PAOURE , interjection de compas-&gt;
sion , ou de douleur. Pdourë iêoti !
malheureux que je suis , ou que mon
sort est à plaindre ! Pdourë vous !
que je vous plains ! Pdourë ! câou
sias vous doua ! eh ! qui êtes-vous
donc !
PÁOÏIRET, OU pdourot; Interjection
de tendresse qui répond à l'ital.
povêrino , ou povërello , et à notre
pëcairë, mon pauvre ami, mon
cher enfant, di! pdourêto ; ah ! ma
çhère enfant !
PÂOL'RLÊIRO ; Misère , pauvreté,
PÂOUR'OMË, Cette expression,
qui est familière aux habitans du
Gevandan , n'a point de rapport
aux facultés pécuniaires, ni aux
qualités du cœur ou de l'esprit ,
et ne répond point du tout au français, pauvre homme : c'est un terme
d'affection , qui répond à , mon
MM j mon cher, mon camarada,
PÎOUPOS (

'•

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�P À

o

P A P

i33

Mi , pdourâmë , vëzés bë ; vous santé et misérable. — Pdçu-vdou ,
voyez, bien, mou cher. Il en est de dit en mauvaise part, se prend pour
même de pdouro Jenno , pdonro une personne de mauvaise vie.'
persoâno; ma obère, mon enfant, etc. Açò's un pdou-vdou ; ce n'est pas
Et si ces paysans du Gevaudan grand'chose qui vaille.
PÀOüZA. Fa pdouza lou vi ; Laisparlent k quelqu'un qui soit au-dessus
d'eux., ils corrigent la familiarité de ser rasseoir le vin d'une bouteille
pdour'Amë, en y substituant , moussu qu'on avait secoué. Pdouza lou dôou;
moun ami ; ce qui revient , dans quitter les habits de deuil. Pdouza
leur intention, au , pá'uiirròint ; mais sa coulêro su càoiiqun j passer saf
dans des tennis plus respectueux. quelqu'un sa colère.
Ou dit à fa vérité eu français ,
PÂOûZiADis ; Reposé, tranquille.
d'un ton amical, mon pauvre ami , — Oisif , ou qui se repose depuis
mon pauvre ën ratat; mais c'est de long-temps.
supérieur à inférieur: ce qui est
Plusieurs adjectifs languedociens
bien dilièrent.
ont la même terminaison ; tels entre
autres que , car/jhadis ; qui e.est voiPÂOÛRO. A pdonro ! Interjection
de crainte , ou d'étotinement. A turé , ou qui est portable, fiaradis ;
pdouro ! disfo anara mdoù ! aa ! je fermé , ou fermable. Leva Ils ; levé ,
crains bien que ceci ne tourne mal! on levable. Plëgadis ; pliant , ou
A pdoura ! që sera tout disso', afí ! pliable. Counfessadis . etc.
qu'est-ce que tout ceci deviendra !
PÂOUZÂDQ. Tira h la pdouzddo ;
PÀO'JRO,'féminin de pdourë ; Une
Tirer à la reposée , ou au repos ,
pauvre ; et non, uue pauvresse; le pour les bête.; fauves ; à la remise ,
terme , pauvre , avons-nous dit , pour les pardrix , ou à l'endroit où
étant de tout genre.
elles sa remettent après leur vol.
PÂouauc , et son augmentatif,
PÀOUZAR. v. 1, Mettre au nompdourugas ; Timide , craintif, peu- bre. — Se mettre à table, en lat.
reux , poltron , grand poltron.
( decumbere, discumbere. J Ab los
PÀOOSSIGA,
Voy. Cdoussiga, ou felos ès pâouzals ; il a été mis au
Cdoupiza.
nombre des méchans ; (cum iniquis
PÂQÛTÂDO ; Uue claque, coup
reputatus est. J pdouzans ëssëms
de patte.
( stmid (tisoùmuénles. )
PiotîTAR. v. 1, et n. pr. Homme
PÀouziiàf.iiEN ; Paisiblement.
à grosses et lourdes mains.
PÂOUZINIÌ:IR.OS. Voy, Coùzignéirof,
PÀoqTJSJHA ; Fouler avec la main.
* PÀOJZO ; Repos , intervalle, à
* PÂotTTïRA ; Tirailler.
bêlos-pâouzos ; de temps à autre.
* PiouTO ; Patte. Camina à qalrc Arësta-vous à la pdouzoj arrêtez-vous
pâanlos.
au point de repos,
PÀOUTOU ; La. ttuiu. — pJoui ou.
PAU :ZO-BELO ; Tout beau , arrêVoy. Èspessu.
tez , patience.
PÂOUTRÂDO, ou pnoutro ; La lie
PAPA ,./«/iii, ou pifach ; La poche
du vin, boue , margóuiflìs.
d'une volaille ; le jabot d'an oiseau :;
PÀouTRi ; Fouler, pétrir avec premier estomac dans lequel la
les pieds. — Pdoutri ; patrouiller , mangeaillo est humectée et macérée;
manier malproprement.
ce qui la dispose , au défaut de la
PÂOUÏUT ,• Patu.
au figuré , mastication , à recevoir la digestion
grossier, lourdaud, qui a de gros- dans le gésier.
ses et vilaines mains,
PAPA; Manger, fricasser.
PÀOU-YÂOEJ, ou , trâsso ; ChéPAPAREL ; Celui qu'on appât?
•$jf, malingre, d'une santé langins- avec de la bouillie,

�i?4

PAR

; Fantôme dont on
fait peur aux petits enfans. Voyez
Ronméco.
PAPAROT ; Un petit enfant.
PAPASSAR; Une paperasse, papiers
inutiles.
PAPASSAR ; Affiche placardée aux
coins des rues. Un gran papassar ;
un long et ennuyeux manuscrit.
PAPÉL. n. pr. en espgl. du papier.
PAPET ; De la bouillie pour les
en raus. — Papet, terme de nourrice ; le grand-père.
PAPO-GAI ; Un perroquet, en ital.
papagailo. Papo-gdi n'est guère
usité que dans cette phrase : Semblo aqì lou papo-gdi ; il est là assis
en pape-colas, et colas est dit pour
Nicolas.
PAPÔLO ; De la pâtée pour la
volaiiie et pour les petits oiseaux.
Donna la papôlo ; appâter les chapons , etc,
PÀPOS , jhôgos , ou poûlsës. Voy.
Farinéto.
PAPPABA. Voy. Cascalia.
PAR. Ma par ; Je retiens part,
dit-on à quelqu'un qui a ramassé
quelque chose en notre présence.
Le droit de part est en vigueur
dans certains pays , où les juges
obligent celui qui a fait la trouvaille
de la partager avec celui qui en a
été témoin. On voit un procès de
cetteespèce dans la fable de l'Huître
et des Plaideurs.
PAR. De très par , ûno ; Le tiers.
Dë très par , dos ; les deux tiers.
Dë qalrë par-, itno ; le quart. Dë cin
par , dos ; les deux cinquièmes , etc.
et non , de trois parties , une , etc.
Le français est ici plus court, mais
notre ancien langage n'était pas
familiarisé avec les termes abstraits.
PARA ; Défendre.
Prendre
gardé. Pdro lou bëstidou ; chasse les
brebis , en sous-entendant , de ce
pré , de ce champ. Pdro la boûlo !
gare ! prends garde à la boule.
ÌPdro lasmoûscos; chasse les mouches.
PARA ; Tendre; pdro la man dit
}
PAPARÔOUGNO

PAR
un maître d'école ; donne la main.
Pdro toun fanddou ,; tends ou présente ton tablier. — SU para , ou
s'apara ; se défendre.
PARA ; Fouler une étoffe de laine ,
ou la dégraisser et la blanchir dans
un moulin à foulon.
PARA ; Ecrémer.
PARABANDO ; Un garde-fou
de
pont. Le parapet d'un quai, une
rampe de fer, une balustrade de
bois , ou de pierre d'un escalier,
d'une tribune d'église.
PARABAS ; A bas , ou
à bas la
boutique , dit-on , quand ou entend
le bruit de quelque chose qui tombe,
comme on dit en fi ançais, palatra ,
pour un cheval qui en galopant,
s'abat sous sou cavalier.
PARABASTA , ou parabissa ; Bouleverser, déranger.
PARABASTÂDO ;
Une batelée ,
une grande quantité.
PARABXS-PARABAS ;
Sens dessus
dessous.
* PARADIS , ou pardirë. Voy. ce
mot.
PARÂDO ; Escousse , ou course
qui sertà mieux sauter. Prënèpa rddo;
prendré son escousse , reculer pour
mieux sauter. Voy. Van.
'PARADÔSSOS ; Paradis imaginaire,
faux paradis.
PARADOU ( coutel ) ,• Un paroir,
couteau à parer : instrument avec
lequel les sabotiers donnent la dernière façon aux sabots. — Paradou.
Voy. Pardirë.
PARÂFO. On dit ira parafe ; et
non,une parafe. lia mis son parafe.
PARAFULIA ; Boiser , lambrisser
une couverture de maison.
PARÂIRÈ , paradis , ou paradou.
Mouli pardirë, ou paradis ; moulin
à foulon.
Paradou ; le foulon
lui-même. b. Iat. parulorium ; lieu
où l'on prépare les draps , et batatorium , à cause du bruit des marteaux du moulin.
PARADOU ,

de laine.

Tisseur de couvertures

�PAR

PAÍ
; Une paumelle : sorte
de penture à deux bandes ondées ,
ou bien repliées en rond.
PARÂODLA. V. 1. Parabole.
PARÂOÛLÂSSOS , augmentatif de
pardoulo ; Paroles sales. — Mauvaises paroles, grossièretés, et dans
le st. bas. gueulées. — Pardouldssos;
paroles, ou propos ennuyeux , fastidieux , ou qui n'aboutissent à rien.
PARÂOULÊTOS ; Discours vains ,
frivoles, discours en l'air. —
Paroles emmiellées.
PARÂOULQDS, pdraoulië; Verbeux.
— Babillard. Un ômë pardoulous ,
PARAMËLO

jhamdi noun fourec sajhë.
PARIOCLUN ; Verbiage , abondance de paroles.
PARAR. V. 1. Tendre, présenter.

Qi iëfera à la tua gnouta dëstra ,
paraît l'doulra; présentez-lui l'autre.
PARAT, ou passerou; Un moineau.
PARAVÀKTO. Voy. Parabdndo.
PARAZËW , ou parëiën (sol) ; v.
1.

Sou parisis.
PARCENKIÂSSA.

V.

1.

Participa-

tion.
PARCËNËIAR

, ou

parcënër.

v.

1.

Avoir part.
Us pas , us cors , èm mouls , luit
që d'u pa e,du calits parcënëiam ;

nous ne sommes tous qu'un seul
pain et un seul corps, nous tous
qui participons au même pain et
au même calice.
PARE ; Un mur. On dit un mur
de face ; et non , de façade. H y a
des murs de face antérieurs, postérieurs et latéraux. Un mur orbe est
celui qui n'est percé ni de portes ni
de fenêtres : tels sont la plupart des
murs de pignon. Dans un mur de
pierre de taille, il doit y avoir des
pierres boutisses qui n'ont qu'un
parement et des pierres parpaignes
qui en ont deux. On dit le blanchiment d'une muraille, son écartenient, sou rechaussement, son empâtement.
PARËDA. Voy. Muralla.
PARE

DE FÂISSO

;

Mur de terrasse,

i35

mur de soutènement, ou de revêtement. Lou mestrë dë las parëls.
v. 1. architecte, maître maçon ;
du lat. paries.
PAREDÂLIO ; La pariétaire. Voy.
Panatdlio.
PAREDOU

, diminutif de

parë.

V.

Acol.
PARËL ; Une paire ; et non , un
paire : assemblage de deux choses
qui vont ordinairement ensemble :
telles qu'une paire de souliers, de
bas , de gants : et une chose unique , mais composée essentiellement
de deux pièces séparables ; telles
qu'une paire de lunettes, de ciseaux , de tenailles , etc.
On dit aussi, une paire de poulets ; et dans tout autre cas , une
couple. Une couple d'œufs, de
louis, d'andouilles, de boeufs.
Couple est féminin étant considéré comme un certain nombre de
choses. Par ex. une couple de louis,
uue couple de bœufs. Il est masculin si l'on parle de l'assortiment de
deux personnes unies par l'amour ,
ou par le mariage : c'est un heureux couple. - A liés parëls ; deux
à deux.
PAREKTÀ.THË ; Une parenté.
PARFI ; Afin. Parfi që ; afin que.
PARGA. Voy. Parghëjha.
PARGÂDO ; Une parquée : certain espace de terrain parqué et
amendé par le crottin et le pissat
des brebis.
On fait parquer les vaches, dans
la haute Auvergne , pour détruire
les petites bruyères rampautes qui
nuisent à l'herbe des pâturages. Ces
sous-arbriasaux sèchent et périssent partout où les vaches fientent
eu diarrhée ; et elles ne fientent pas
autrement en broutant dans ce parc
de l'herbe verte.
PARC.AN' , ou përgami ; Du par»
chemin.
PÂRGIÏË ; Un parc à brebis , ou
à vaches : clôture faite avec des
claies soutenues par des fourches ,

�i36
P A Ë
ou avec un long réseau de Corde,
soutenu par des pieux. Vira lou
pdrghë ; changer le parc d'une
place à l'autre. On dit au figuré ,
ai bé d'doutrës pdrghës à vira ; j'ai
bien d'autres affaires, ou d'autres
choses à faire.
PARGHEJHA , ou parga ; Parquer ,
ou faire parquer des brebis : pratique qui procure à ces animaux la
santé , un bon engrais aux terres
à blé , et une belle toison au propriétaire.
PARIA ; Commerce avec quelqu'un. Li Iuseus no an paria ab los
Samarilas ; Les juifs n'ont point de
commerce avec les Samaritains.
PARIÁIRE. V. !. Un co-seigneur,
ou celui qui était en pariage d'un
fief avec un autre seigneur, ou coseigneur ; et non , con-seigneur.
PARAISSES , terme d'agriculture.
Voy. Maliôou.
PARIÉ , ou parîou ; Pareil , égal.
Sou pariés ; ils sont égaux, où de
même force , de même taille. Lou
parié mdnco ; le pareil manque. Si
bouta ëmbë sous pariés ; se mettre
avec ses égaux. Il faut rendre les
portions égaies, pariêiros ; et non,
égaliser.
PARLA , parlan-t'en rëspè ; Sauf
le respect de la compagnie , ou dans
le st. fam. révérence parler. Parla
sidou ; parler bas. Pârlo coumo la
bélo Jhdno ; il babille comme une
commère. Pdrlo li që noun s'ëndormio ; parlez à l'âne, il fera des pets.
Pdrlo së siés bbno cdouso ; si tu es
de Dieu', parle ; si tu es de l'autre ;
va-t-en : espèce de conjuration que
font les poltrons , quiicroient voir
Ou entendre des spectres dans l'obscurité. Aco s'apêlo parla ! c'est parler, cela ! ou voilà|parler comme il
faut. Parla-më d'Andûzo për las b&amp;nos tripos ; vive Anduze pour les
bonnes tripes. Parla-më që sabié
la nouvélo ; le bon de l'affaire, c'est
qu'il savait la nouvelle. A cdou
parlé iëou ? à qui parlé-je ; et non ,

P A R
a qui parle-je ? Qan së pdrlo ! xoyëé
ce que c'est! c'est admirable, c'est
singulier ! Parla dë téslo ; délirer j
avoir des absences.
PARLADÎSSO ; Longs propos ,
longs entretiens.
PARLÂIRË , parlië , parliCfié , parâouriel \ Parleur, jaseur , babillard, indiscret. Jho d'dou parlai'é ;
la sisette ; jeu de cartes.
PARLAMENS. V. 1. Entretiens ,
conversations. Li mal parlamëns
corrompon las bônos costumas ;
( corromplint bonos mores colloquia
prava. )
PRALAZÛROS. V. !. Paralytique.
PARLERI, parleira. y. 1. Causeur 4
causeuse.
PARLUFËJBA , parlatëjha : Chuchoter. — Causer , caqueter.
PARLCFIÉ ; Causeur.
PARU , la parfi ; Petite étendue
de terrain près d'une ferme', ou
maison de campagne où il croît de
l'herbe. Voy. Couder. — Part; terrasse de jardin pour la commodité
de la promenade. — Terrasse de
vigne , de châtaigneraie , etc. pour
retenir la terre des terrains en pente.
Voy. Fdisso.
PARO-FIO ; Un garde-feu : grille
de fer qu'on met au-devant de fâlre
d'une cheminée, pour écarter les
enfansdufeu. — Paro-fio; un écrans
PARO-FRE ; Défense contre le
froid; telle qu'une redingote, oit
un vichoura. Le terme pare-froid
est aussi-bien dans l'analogie de la
langue que ceux de paravent, parapluie , parasol.
PARO-MÔUSCO ; Une émouchette ;
et non, émouchoir, ni caparaçon*'
Voy. Mouscat.
L'émouchette est une sorte de
housse en réseau avec des bouts de
cordes pendans , appelés volettes ,
donton couvre un cheval en voyage,
pour le défendre des mouches.
PAROML. V. I. Paternel. Paronit
leg : ( lex paterna- )
PAROUQIAL , ou parouqié ; Parois^

�9

■■

PAR
sien , qui appartient à la paroisse.
PARPALIEJHA ; Papilloter , se dit
des yeux , lorsque un mouvement
incertain et involontaire les empêche de se fixer sur un objet. Les
yeux lui papillotent continuellement.
PARPALIOU , ou parpaiiol ; Papillon. On confond sous ce nom les
papillons proprement dits , ou papillons de jtkir , et lés phalènes , ou
papillons de nuit : Ceux du ver-àsoie sont du dernier genre : ils
n'ont pas à beaucoup près la légèreté des autres : ils battent de
l'aiie , mais ils ne volent pas ; et
lés grosses phalènes champêtres ne
sont pas plus volantes.
Le célèbre auteur de l'AntiLuerèce n'avait pas été sans doute
à portée de voir celles des vers-àsoie ; il leur fait prendre l'essor au
sortir du cocon , comme on peut
le voir dans ce vers qui peint si
bien d'ailleurs le vol du papillon
de jour. 1
Et sit juris per tecla volans , perquè aeris auras.

Nos papillons d'Europe le cèdent eu beauté à ceux des Indes
qui font les délices des amateurs.
La phalène -, appelée le papillon
paon , est la plus grande de ce
pays-ci. Celle appelée, tète de mort,
a un cri qui a causé quelquefois
des terreurs parmi le peuple.
Il y a des papillons et des phalènes, telle que celle du ver-à-soie,
dont la vie est trop courte pour
avoir besoin d'aucun organe propre à la nutrition : ils vivent neuf
à dix jours sans aucune nourriture,
et meurent de pure vieillesse , comme les cigales. Leur vie de papillon
est cependant leur vraie vie d'iusecte, leur état parfait , celui où
ils ont acquis toutes leurs facultés,
celle sur-tout de se reproduire par
l'accouplement et par la ponte.
* Depuis i'Àbbe de Sauvages ,
l'histoire naturelle a fait beaucoup
2.

P A R

i37

de progrès. L'ordre des lépidoptères
étant extrêmement nombreux , on
a jugé nécessaire, pour les mieux
connaître, de les diviser eu plusieurs classes , familles , genres ,
etc. On n'appelle plus aujourd'hui
papillons que ceux qui formaient
anciennement les quatre premières
classes de Kéauniur. Le papillon
tête de mort, cité ci-dessus, est
un sphinx, comme ceux de la vigne
et de ia tithymale , assez généra-^
leinent connus ; celui du ver-à-soie
et le grand paon sont des bomblx.
Les phalènes diffèrent de ces der*
niers , eu ce qu'elles ont le corps
moins gros et plus velu, la trompe
plus longue et plus sensible ; elles
proviennent des chenilles dites arpenleuses, etc. De plus longs détails
seraient ici déplacés ; mais l'état
actuel de la science demandait au
moins ces quelques mots.
PARPALIOUJSA ; Percer. Lous coucous parpalioùnou ; les cocons percent , les papillons éclosent ; et non,
papillonner, qui est voltiger d'ob^
jets en objets. Voy. Tabanrjha.
PARPEL , lagâgno , ou ciro ; Lât
chassie des yeux qui s'épaissit sur
les cils des paupières. C'est l'humem*
ou ia matière des larmes qui prend
la consistance du pus , soit dans
une ophthalmie , soit pour avoir
croupi pendant la nuit.
PARPELOS , parpèlûgos , et par*
pelêgos. Voy* Pàoapèrlos.
PARPELOUS, laganous , ou cirons ;
Chassieux. Des yeux chassieux. Le
terme , cire ne se dit que de celle
des oreilles.
PARROT , ou përot ; Un agneau ,
un bélier.
PART. V. 1. Au-delà. — A l'écartv
Part la mar, part'iofaim; au-delà
de la mer, au-delà de la rivière»
— Vinets ad tiìía part ; venez à
l'écart, pu retirez-vous à l'écart.
PART-ACO ; D'ailleurs.
PARTÈOO ; Un croc -, un harpin ì
perche de batelier , ou de passeur

�m

PAS
de rivière. On retire avec la gaffe
le bois flotté des rivières, du lat.
pertica. Le dernier c de croc est
muet.
PARTENËMËN dë téro ; Un grand
domaine , une certaine étendue de
terrain. --Département, juridiction.
PARTÊHSO ; Départ. Soûi dè par ■
iênso \ je suis à la veille de mon
départ , ou sur mon départ. Partance et je suis de partance, sont
termes de marine.
PARTI ; Fendre, partager ; et
non, partir cpii vieillit dans ce sens
et qui n'est usité que dans cette
phrase : il partirait une maille eu
deux ; partiriè un pêou ën dous.
Parti la tësto ; fendre la tête. La
têsto më partis ; la tête me fend.
Partager , est faire un certain
nombre de portions. Fendre , est
couper et diviser en long.
PARÏINER , o parsoner. v. 1. Qui
a part. No siats parsoners dels forfaits di léi ; n'ayez point de part
à ses crimes.
PARTIZOU ; Division , séparation.
PARUS ; La crème qu'on tire de
dessus le lait.
PAS , passés. Fa lou pas ; enjamber le ruisseau d'une rue, un fossé,
deux marches à la fois. Prënë sous
quinzë prisses ; l'aire ses quinze tours.
jsòou davan mous passés ; je vais
tout droit devant moi, dit-on à
un curieux indiscret. Et l'on dit
aux enfans qui vont étourdinient :
rëgdrdo davan tous passés ; regarde
à tes pieds. Levo-lë dë davan mous
passes ; été - toi de mon chemin ,
range-toi. idi trouba davan mous
passes ; je l'ai trouvé sur mon chemin.
PAS ; Brèche , ouverture, passage , éboulcmeiit.
* PAS-U'A'ZË ; Le tussilage, tucilago farfara , L. Ses fleurs en infusion sont adoucissantes dans les
rhumes.
PASC 4 DO ; Omelette au lard qu'on
l'ait à pâques.

P A 9;
, diminutif de pascal?
comme, paquet est le diminutif de
pâquier , et tous dérivés de pdsco.
PÂsco, ou pdscos ; La pâque et
pâques. On dit la pâque au singulier , avec l'article , en parlant de
la pâque ancienne et. moderne des
juifs, et en termes d'Écriture-saiute.
Faire la pâque , préparer la pâque.
N. S. mangea la pâque avec ses disciples. Les conciles ont réglé le
jour où l'on devait célébrer la pâque. Les juifs font la pâque , etc.
On met pâques au pluriel sans
article, et ou le fait masculin en
parlant de la pâque des chrétiens.
Faire ses pâques , et s'il y a un;
adjectif, on le met au singulier.
Ainsi on dit, à pâques prochain ;
et non , à pâques prochaines. Pâques sera un tel jour, quand pâques
sera venu. On met cependant l'adjectif qui suit pâques , au pluriel,
et on le fait féminin dans , pâques
fleuries et pâques closes.
Ce ne sera pas le paysan qui
dira, je ferai telle chose à la pâque,
ou c'est aujourd'hui la pâque. Ces
façons de parler ne sont pas dans
son idiome. Ce ce sont que des
demi-lettrés , qui , confondant ces
deux sortes de pâques dont nous
avons parlé , ne manquent guères
de faire ces fautes. Il n'y a pas de
doute qu'il ne faille dire , je ferai
telle chose à pâques , c'est aujourd'hui pâques. Avez-vous fait vos
pâques etc. sans employer l'article que dans les cas rares cidevant marqués.
PASQÈJHA ; Se décarêmer à pâques.
PASQÉTOS ; Pâques closes , ou le
dimanche de quasimodo , auquel
les nouveaux baptisés quittaient la
robe blanche qu'où leur avait donnée
la nuit de pâques en les baptisaut.
PASQIÉ ; Pâquier, adjectif et n.
pr. le môme que , pascal et temps
pascal, ou temps pâquier , dérivé*
de pâques.
PASCALE

�PAS
PASSA. Passat-hier ; avant-hier.
Passa iuêi ; aujourd'hui passe. Passa
lis ; passer sans dire mot , sans
s'arrêter , sans saluer. Passa la
farina ; sasser , bluter la farine. —
Passa ; percé de la pluie. Je suis
percé jusqu'aux os. Qan tout doura
passa ; quand tout sera passé ; et

non , aura passé : parce que passer
est là sans régime. Lorsqu'il est
suivi d'un régime , on met l'auxiliaire , avoir. ïl a passé dans la rue ;
et non , il est passé. Cet héritage
a passé à un tel ; et non , est passé.
Passa un libre; lire un livre d'un
bout à l'autre ; et non , le passer.
PASSÂDO ; Séjour , séance. Le
séjourestd'un, oudequelques jours;
la séance d'une , ou de quelques
heures. Nous y avons fait un long
séjour , ou nous y avons fait une
longue séance ; uno bôno passâdo.
Aqël cape! më farà. encara uno passâdo ; ce chapeau me servira encore
quelque temps. Cadun i-a fa sa
passâdo ; chacun y a passé à son
tour. Tout aquêsto passâdo ; tous

ces jours passés , ou pendant ces
derniers jours.
PASSÂDO ; Passage d'oiseaux. —
Allée de maison, corridor.
Passade en fr. passage. — Donner la passade à un pauvre. Faire
une visite de passade, ou en passant.
PASSADOO ; Passage , trou , ou
trouée à travers un mur, ou une
haie de clôture. — Passadou. Voy.
Ma iras.
PASSADOÙIRO ; Bâton , ou châssis
à passer la farine , ou sur quoi on
fait aller le sas dans une huche.
PASSAR ; Le turbot : poisson de
mer plat. — Passar; la plie : autre
poisson de mer plat.
PASSARILIA ; Séché, sécher , ou
mettre sécher des grappes de raisin- -- Flétrir , faner, rider. Las

annâdos li an passarilia lou moiirë ;

les années lui ont flétri le visage.
PASSARÎJLIOS , ou passurélos ; Du

PAS

iDC)

raisin sec, du raisiu de cabas, plus
usités que des passes , ou de la
panse : un des quatre mandians
pour les collations du carême. Les
meilleures nous viennent de Provence, en lat. uva passa.
PASSATA. V. 1. Le droit de pesade qu'on levait en Albigeois.
PASSA-TËS ; Prescrire.
PASSÈGRF. , ou pësségrë; La pêche,
fruit du pêcher qui s'écrivent l'un
et l'autre comme la pèche du poisson , et pêcher du poisson. La pêche
quitte le noyau ; ce que ne fait pas
le pavie.
Le terme passêgrë, conv ient également à la pèche qui vient de semence et sans culture dans les vignes
et à celles des jardins , ou en espalier. La culture a rendu ces dernières plus grosses , plus colorées,
plus pleines de suc : mais elles ne
sont au fond qu'une variété des
premières : l'une est la pèche des
vignes; l'autre la pêche des jardins.
L'espgl. passega se rapproche
davantage du lat. persica.
PASSEOIUÉ, OU pësségrié.Lc pêcher,
qui s'accentue différemment de pécher ou offenser Dieu.
PASSKJHA , parcourir un endroit.
Së passëjha ; se promener ; et non,
promener. C'est une faute ordinaire
de dire , allons promener, sans régime , ou nous promenâmes tout
le jour ; comme si le jour avait été
delà promenade ; au lieu de, allons
nous promener. Nous nous promenâmes tout le jour. Je me suis
beaucoup promené ; et non , j'ai
beaucoup promené. Ce verbe demande un régime. Ainsi l'on dit
très-bien promener un enfant, un
étranger , ou le mener promener ,
et promener un cheval.
PASSSJHÂDO ;
Promenade, ua
promenoir.
PASSSRAT , ou passërou ; Un moineau ; en st. d'Ecriture-saiute , ua
passereau.
PÀSSERO. Voy. Merli-roubië.

�P A S
Syrie , d'où les Croisés nous apportèrent ses graines. C'est une
des plus beiles plantes de jardin ,
par son port , la forme , la quantité et la durée de ses fleurs. Cette
plante croît dans tous les terrains ,
se sème toute seule , et n'exige presque aucun soin. 11 y en a de toutes
les couleurs , et la culture les rend
doubles.
PASSO-SOULITARIO ; La poisse solitaire : oiseau de chant qui a le
so'i ptssis.
port et la queue du rossignol et la
PASSI ; La maladie des passis :
espèce de phthisie propre aux vers- taille du mauvis, grivelé comme
à-soie : ils ne profitent pas quoi- la grive et le dos cendré. Il loge
qu'ils mangent, ils sèchent et pé- sous les tuiles.
PASSOUER,- Une passoire. Voy.
rissent, en ital. appassire; sécher..
Coula'irë.
PAssïneno ; Flétrissure.
PASTA. On pétrit la farine, on
PASSIO. v. 1. Paisson, pâturage.
Passio alrobara ; ( pascua inveniel, ) corroie le mortier et la glaise. On
gâche le plâtre. Aeoys soun pàirë
PASSIO?. v. 1. Maux, souffrances.
tpu
pasta; c'est son père tout craché,
PASSO-CHIN, OU passo-jhèn ; 1 e ;eu
de coupe-tête , auquel les écoliers st. fam. Sa pa so që së pdsto ; il no
s'échauffent en hiver , en sautant sait pas ce qui se prépare.
Pius on remue la pâte eu la péde distance en distance les uns partrissant et en la jetant de haut
dessus les autres.
rudement, plus on y introduit d'air
PASSO-LIS ; La passe, ou le pertuis d'une chaussée de moulin, qui qui sert à la faire rentier, ou lever,
traverse une rivière et à travers lorsque l'air vient à se raréfier par
la fermentation que le levain occalaquelle les bateaux passent.
PASSO-LIS ; Le radier : rigole de sione : ce qui produit les vides ,
bois , ou de pierre qui sert à faire ou les cellules d'un pain bien levé.
tomber l'eau sur la roue d'un A l'égard du mortier , plus on le
corroie en y mettant le moins d'eau
moulin.
* PASSO-RËS; Gare l'eau, au fig. possible , meilleur il est.
Les terres fortes se corroient ,
ce que l'on jette est pris pour le cri
d'avertissement; on ditî/n passo-rës. lorsqu'on les remue d'abord après
Pissos ; Les passes d'un ruisseau: la pluie qui les a trempées : et les
grosses pierres posées debout de terres corroyées durcissent davandistance en distance sur lesquelles tage en péchant et sont moins perles gens de pied traversent un méables aux racines : les labours
ruisseau qui coupe un chemin de ne doivent avoir lieu , en ce cas j
que pour les terres en friche.
traverse.
PASTÂDO. Voy. Pastoul.
PASSOMANTIÉ ; Un rubanier ; et
PASTADOU. Voy. Glouriêto.
non , pnssemantier : celui-ci fait
PASTARIÉ. V. 1. Cariêiro dë la pasr
tics passemens ; tels que ceux des
habits de livrée, en v. fr. tissotier; tarie ; rue de la boulangerie.
PASTÊCO , on citro; Le faux medérivé du v. fr. ttssot ; tissu.
* PASSO-RÓSO ; Passe-rose , ou lon d'eau , ou melon d'Amérique:
rose de Damas , ahea rosea , £. : fruit potager de la grosseur du
plante bisannuelle % originaire de la melon ordinaire, mais dont l'écorce
tJfo

PAS
; Flétri, fané, passé. Une
feuille flétrie , de l'herbe fanée, une
fleur passée, une pomme ridée.
Lorsqu'au manie une fleur, on la
flétrit avant qu'elle soit passée ;
elle passe lorsqu'elle est trop longtern^fe sur la plante, et à une trop
grande exposition au soleil. Vtsajhè
passi; visage sec, décharné. Lorsque les eufans sèchent par maladie,
on dit qu'ils tombent en chartre ;
PASSI

�PAS

PAS

4

I

I

est lisse , rayée de vert clair sur ! qu'on ne fait guère par le grillage.
PASTIS, ou matajté ; Gros pâté :
un fond vert foncé. Ses pépins
sont d'un beau rouge. On le confit ! enfant joufflu, dodu, et potelé,
mais cacocbvme et stupide. Lorsau moût. Voy. Citro.
Le vrai melon d'eau qu'on mange que pastis se dit d'une personne
cru et sans apprêt, fort commun faite , on le rend par, un gros
en Italie où il est connu sous le pataud.
PASTIS d'dncro ; Un pâté d'encre,
nom à'anguria , a la chair et l'eau
dont il est plein , de couleur de ou une goutte d'encre tombée sur
rose et sucrée : il est très-rafraî- le papier.
PASTIS, V. 1. Accord, convention.
chissant.
PASTIS. Voy.
pastlirgdou.
PASTËNÂRGO , du lat. pastinaca :
la carotte; daucus carota. L. racine Pastis ; terme d'agriculture. Voy.
potagère, charnue, rougeâtre , ou Fougdsso.
PISTISSEIHA , pasiissa , ou -apajaunâtre; ses feuilles approchent
de celles du persil ; ses fíeurs ,sont chouna ; Patiner, ou manier grossièrement et malproprement. On
en ombelle, ou en parasol.
dit aussi, patrouiller. Les cuisiniers
PASTEMÂRGO-SÂOUVÂJHO ; La carotte sauvage , ou le faux chervi , patrouillent la viande.
PASTISSOU; Le bonnet d'électeur :
dont la racine qu'on mange en friture a le goût et l'odeur de la fruit d'une plante cucurbitacée ,
d'une forme singulière et approcarotte des jardins.
chante de celle d'un bonnet d'éPASTEJSGÀ ; Faire paître.
lecteur, ou d'un pâté. On le mange
PASTIÊIRO , ou mach ; La huche,
le pétrin; et non, més à pétrir. par tranches minces en ragoût. V.
La huche est chez les particuliers Cousoûrlo.
PÂSTO; Pâte, qu'on écrit et qu'on
un coffre qui sert à pétrir et à
prononce différemment de patte d'aserrer le pain. Voy. Mach.
On passe la farine chez les parti- nimal. L'a de ce dernier est bref.
culiers dans la huche avec le sas Ou dit îles choses qu'on a fait trop
et sur le bâton à sasser. Les bou- cuire : Ès ën pâslo ; cette viande
langers la blutent avec un bluteau: est en charpie ; ces vermicelles sont
espèce de cylindre creux garni de eu bouillie; ces pois, ces fèves sont
trois sortes de toiles claires et en- en purée; cette compote est en marmelade. Pdslo dë poûmos, pasto
fermé dans un grand coffre.
Le terme més à pétrir est du iPáoubricos ; marmelade de pon.mes ,
français de fabrique gasconne , et d'abricots , etc.
PASTOMOURTIÉ; Un rabot, une
si répandu qu'on n'en connaît preshoue à corroyer : outils de maçon
que pas d'autre.
pour corroyer le mortier. Le r abot
PASTIÊIRO dë mouli ; La huche
d'un, moulin à farine. On appelle est en bois : la houe est un for
aussi pastiêiro la huche d'un tueur large et emmanché comme le rabot,
de cochons, dans laquelle ou éçhaude d'un long bâton.
PASTOUIRO ; De
la bauge , du
ces animaux pour les dépiler.
Ce vaisseau et cette façon de torchis : mortier fait de terre grasse
dépiler sont inconnus dans les pro- humectée et mêlée de pcille , ou
vinces du nord du royaume , où de foin , avec quoi on bâtit dans
l'on grille le poil des pourceaux à les endroits où la chaux est rare ;
un feu clair de paille ; par l'autre comme dans tous les endroits d'un
méthode on arrache les soies jus- terraiu graniteux.
PASTOTJLJ Tas de mortier coiv
qu'à la racine avec l'épidenne ; ce

�i4a

PAT

PAT

royé et prêt à être employé, ce
qu'on eu corroie en une fois.
PASTOUL ; Un patrouillis : lieu
où l'on patrouille.
PASTOUREL, pastourelë, diminutif de pdstrë ; Jeune et gentil berger.
Pastourêlo , pastoureltlo; jeune , ou
petite bergère : termes favoris de
nos poètes.
PASTOURESSO ; Boulangère.
PASTORAL. Voy. PasiurgHou.
PASTORGA ; Pâturer. Les chevaux
pâturent , les brebis paissent. On
dit pâturer et paître ; et non, dépaître.
PASÏURG Â.THË ; Droit de pacage ;
et non, de dépaissauce.
PASTURGÀOU et paslurdou ;
Un
herbage, des pâtures , des pacages,
une varenne : étendue de pays où
il croît de l'herbe qu'on n'a point
semée et qu'on ne fauche pas. On dit
aussi la paisson et le brout d'un tel
champ. Lt un tel a cinquaute arpeus
de pâtures et d'herbages.
PAT , ou pax ; La tique des brebis. Voy. Lëngdsto.
PATA, toûhë, ou toulsa ; Un
pata ; ancienne monnaie , appelée
double. Un double tournois qui valait deux deniers. Le pata existe
encore dans le comtat Venaissin ,
où il vaut un peu moins que le
pata ou double tournois. Në dounariêi pa un pata ; je n'en donnerais pas un double.
PAÏAC, patacs ; Coups de poing,
ou de bâton. — Patac , ouJlasc ; le
bruit d'un soufflet, du grec, patasiein ; frapper.
PATAFLA , ou patajlex , dit-on
vulgairement lorsqu'on entend tomber quelque chose avec éclat , ce
qu'on exprime populairement à Paris
eu disant, quarante-cinq.

, ou potantêio ; La
prétentaine ; et non , perteutaine.
Courir la prétentaine ; courir çà
et là sans sujet, sans dessein.
PATAJNTÈROO ; Homme qui court
à cheval.
PATARI, palarino ; Vagabond,
gueux qui court le pays. .
PATARÔCOS ; Petites nippes , guenilles d'enfant.
PATATOS ; Des topinambours. —
Des pommes de terre : racines , ou
tubercules de deux plantes de différent genre que beaucoup de gens
confondent encore et qui diffèrent
essentiellement de la patate ou
batate.
Le topinambour est du genre des
soleils ( viro-sourël ) dont la tige
haute et droite est terminée par
des fleurs jaunes radiées. La pomme
de terre , du genre des solanées ,
est une plante basse à petites fleurs
purpurines. La batate est un liseron,
seulement connu des botanistes ,
et de ceux qui ont été eu Amérique. Leurs racines sont farineuses
et bonnes à manger ; mais la dernière est meilleur e. Voy. Trùfo,
PATANTÉINO

Tujëro.

PÂTÉ , ou lougdno ; Un lambin.
Voy. Loungdgno.
PÂTÉ ; Scrupuleux, simple, timoré, qui a des peines de conscience sur les moindres choses.
Anas, ses un palë; allez, vous êtes
un bon garçon. Ses uno palêto ; vous
êtes une bonne fille, vous avez trop
de simplicité, vous êtes trop scrupuleuse, vous vous faites des peines
de rien.
* PATÉLËTO ; Patte d'un gousset
ou d'une poche.
PATER ; Un grain de chapelet ou
de patenôtre.
PATER-BLAN ; La patenôtre blanPatatras ,
Avec un fort grand bruit, voilà l'esprit che : prière superstitieuse et ridicule dont ceux qui sont zélateurs
à bas
dit Lisette dans les fol. amoureuses. rromettent le paradis à ceux qui
a disent tous les jours. Il y a peu
PATA: LÉ j Gros enfant joufflu ,
de femmes de ia campagne qui na
cacochyme et stupkle.

Í

�PAT
«adient un

ou ÙKpatcr
de Calêndos , de S-te Anne , etc.
Oraisons pareilles à celles appelées
de trente jours , auxquelles le peuple superstitieux attache sans raison
des effets merveilleux.
* PATER-DË-LA ; Pater de lait :
grain de verre , d'émail , ou d'agathe que les femmes superstitieuses
portent au cou lorsqu'elles sont
nourrices , pour faire monter le lait
au sein , pour en avoir beaucoup,
«t ensuite pour le faire passer.
PATERLOS ; Les fesses.
* PATER.3«ËJHA »" Dire des patenôtres ; marmotter des prières.
* PATER NÈGRE , ou paler bouru ;
Juremens entre les dents.
PATEROU , paleroûno ; Un béat,
une béate.
PATEROU ; Un perot, ou petit
père. — Le frère qui accompagnait
un religieux.
PÂTES , ou patouês. Le mot patois est un terme général qu'on
applique aux differens jargons grossiers et rustiques que parle le bas
peuple , soit dans les provinces, soit
dans la capitale , puisqu'on dit, le
iatois normand , champenois , et
e patois des halles. Mais il paraît
que cette sorte de langage n'est
réputé rustique et grossier que relativement à un autre de même
genre qui est plus pur , plus correct , plus cultivé , que parlent les
personnes lettrées, ou bien élevées.
Ainsi le patois normand, par ex.
est un patois du français ; et il n'est
réputé tel , que parce que ce langage du bas peuple de normandie,
est du français corrompu , ou altéré , et fort inférieur à celui de
la cour et des honnêtes gens de la
capitale : en un mot , c'est un langage dégénéré d'une langue plus
parfaite, mais de même genre , et
qui ont l'un et l'autre une origine
commune.
Il n'eu est pas de même du gas#en , ou languedocien , auquel on

Í

pater-blanc,

PAT
t&amp;
a donné la dénomination de patois
par une suite de l'espèce d'avilissement et d'oubli où il est tombé
depuis environ un siècle, faute dé
culture ou d'encouragement s tandis
que depuis la même époque on s'est
appliqué à perfectionner la langue
française, qui a fait presque éclipser son ancienne rivale , et qui la?
fait de plus en plus dédaigner.
Le languedocien , quoique négligé, et en partie dégénéré, n'er»
est pas moins une langue à part ¥
loin d'être le patois d'aucune autre £
langue aussi bien à soi, que puissent:
l'être aucune de celles de l'Europe »
et qui a ses termes propres , sa syntaxe et sa prononciation entièrement étrangères au français , et?
dont le génie , le tour des phrases'
et des constructions sont si differens de cette dernière langue ,
qu'on les appelle gasconismes ,
lorsqu'ils s'y trouvent mêlés.
« Le nom de patois ne peut con« venir à une langue subsistant»
« ( disent D. Vaissette et M. Court
" de Gebelin ) , depuis plus de
" quinze cents ans , formée sur les
« plus anciennes de l'Europe, plus
&lt;t ancienne qu'aucune de nos
lan« gues modernes, entre autres le
« français , et daus laquelle ort
« trouve tout ce qui constitue
« une langue abondante à certains
« égards , et sur-tout agréable. «
Il n'y a pas de doute qu'il n'a
manqué à ce prétendu patois , pour
devenir la langue dominante dit
royaume, que de s'être trouvé dans
les mêmes circonstances qui ont
favorisé les progrès de la langue
française , ou que nos rois eussent
pris pour la capitale de leur empire
et leur séjour ordinaire , une des
villes de la Langue-d'oc : c'est bien
alors que la Laugue-d'oil eût été
regardée , à plus juste titre , comme
un jargon grossier et rustique. V.
l'art. Rounïari.
PATETARIÉ ; Lambinerie. - Scru-

�V .\ V
mle, simplicité , les petitesses , ou
es minuties de la dévotion. Tout
aco sou pa qé de patLHariés ; ce ne
sont que de vains scrupules , que
des bagatelles , des niaiseries. N'a
pa që de palètariés à diré ; il n'a
que des misères à vous dire.
PATËTJEJHA ; Lambiner ,
agir
nonchalamment, vetiiler, barguigner , l'aire lentement et à diverses
reprises.
PATÊTo-tiN ; Le jeu du pied-debœuf : jeu d'enfant. Ceux qui s'y
amusent mettent les mains , les uns
sur celles des autres : celui qui a la
sienne au-dessous de toutes, dit en
la retirant et en la plaçant sur le
tas des autres, palêto un; celui
d'après dit, en faisant de même,
paléto dons ; et ainsi des autres
jusqu'à neuf: et le dernier à qui
ce nombre échoit dit, en retirant
Sa main , palêlo nòou , tertë mouu
pé de biôoit, et saisit la main de
celui qui l'a au-dessus des autres ,
et qui par celte rencontre doit pa} er
un gage.
PÀTI ; Cour. — Basse-cour. Voy.
Basso-cour.
■ *&lt;
PATÎ ; Souffrir. Pati coûmo las
ptïros ; souffrir le martyre. Lou
podë pa pati ; je ne puis le souffrir.
PATIMÉN ; Souffrance , misère.
PATiii-r-ATOURLO ; Pati-pata , ou
bredi-breda : mots inventés pour
exprimer la trop grande rapidité
de quelqu'un à parier, et pour s'en
moquer.
PÂTO ( Voy. Cdbro. ) ; Sorte de
vermine. — Pdto. Voy. Fdlo.
PATO , terme de maître d'écriture ; Un cadeau : grand trait de
plume hardi. On fait avec beaucoup d'adresse avec cette sorte de
traits , des dessins d'assez mauvais
goût.
PATÔFIO. Voy. Pëtôfio.
PATÔLO ; Une taloche, ou coup
de la main donné sur la tête. —
Un coup de fouet.
PATOUFIÉ ; Conteur de sornettes.

Í

Patoûfws ; sornettes j contes ct«
vieille. Voy. Pìtùfiu et Pëloufw.
PATOUL ; Gargouillis, patroaillis:
lieu où l'ou patrouille. On le dit
d'un bourbier et d'un potage en
désordre. Je ne saurais, dit-on ,
manger de ce patrouiilis. Quantà
patoul! quel margouillis!
PATOULIA , margoulin , mastroulia ; Patrouiller, ou manier quelque
chose malproprement. Les gens délicats ne sauraient manger la viande
qu'on a patrouiilée , ou le potage
dans lequel ou a patrouillé. On dit
aussi , patrouiller dans la boue.
Les enfans se plaisent à patrouiller
dans les ruisseaux des rues.
PATOULIAR ; Le plumitif : papier
original sur lequel on écrit le sommaire des arrêts , des sentences.
PATOULIARIÉ ; Patrouiiiage, saleté.
PATOULIARIÉ ; Un lavoir ; et non ,
une souiiarde : ce terme n'étant fr.
dans aucun sens. Voy. l'art. Souliar. Le lavoir est l'endroit à portée d'uue cuisine où l'on lave la
vaisselle.
PATOULIOUS ; Bourbeux.
PATOCJS ; Celui qui est attaqué
d'une certaine vermine. V. Cdbro.
PATRIFÂSSI; Un mie-mac, maquignonnage , tripotage, manigance:
pratique secrète pour quelque mauvaise vue. On ne connaît rien à
tout ce tripotage , à ce mic-mac. —
Patrifâssi; tracas, embarras.
* PATRIGO , patrifààsi , ou p'èlôfio. Voy. ces mots.
PATRI-PATRA ; Expression qu'on
croit être une imitation du mouvement , ou du bruit que fait un
cheval allant au trot et qu'on rend
en fr. par, tra-tra-tra. Virgile a
exprimé bien différemment le galop
par la mesure de ce vers :
Cuadrupedante putrem sonitu qualit
uitgnla eu ni pum.
,
PATROUJX-FAÜGWET.

cous.

Voy. Bczu-

�V E Ë
dt
f Ë
robe. Cet enfant devient fort, ditPiTÜ. v. 1. La paix.
PATOS , ou pâtis; Pâturage où on , il est temps de le vêtir. Sëcréi
Vont paître les bœufs , les brebis , as pêzës d'âou bon Diou ; il croit
les cochons. On a dans les Ceven- tenir Dieu par lés pieds. Fà lous
nes le pâtis des châtaigneraies pour pézëS ê las mans ; embellit* tlli réles coc hons : après qu'on a ramassé cit , le rendre intéressant par' les
les châtaignes, il en reste encore circonstances et les épisodes qu'on
assez sous la feuille , où ces ani- y ajoute. Sâouta de pé-jhoùn ; saumaux sont habiles à les découvrir. ter à pièds joints. Li passé dê péOn entend en général par pâtis, jhoûn ; il y passa de plein saüt I dé
simple soldat , il devint capitaine)
un mauvais pâturage;
PATUS ; Basse-cour d'une écurie. de plein saut. Troubé sabâto ën.
saun pé ; il trouva chaussure à sort
-- Un chemin.
PAVËS , pavil ; Un pavois : sorte pied. Fa pé-bourdou ; tenir piéd à
de grand bouclier ; une targe de boule, ou être assidu à son travail ^
né point quitter son occupation. Sâ
jouteur.
PAVËSIË ; Soldat armé d'un pà- cdoussa d uh-pé-n'dúuti'è' ; se méchausser.
Vois.
-PÉ-BAÏRË ; Gagner au pied, s'en-*
PAVOUN ; Le paon. pr. pan. : oiseau de basse-cour , dont la femelle fuir. Fa pé-bairë ; mettre en fuite»
* PEBËROU , ou p'ébëriiLù ; Le poiappelée paoue , se prononce, pane,
et les petits paonaux. pr. panaux. vré d'Inde , le poivre de Guinée \
Le paon se perche toujours dans le piment , capsicùm anhhuin , £&gt; i
la nuit sur les endroits les plus ele- plante étrangère cultivée dans nos
vés : il est de bon guet ; du plus potagers. C'est une grande ressourcé
loin qu'il aperçoit quelqu'un dans dans noscampagnes, où l'on mange
là campagne , il se met à crier : son les baies , lorsqu'elles sont tendres *
ramage ou son cri est affreux et ne en salade, en assaisonnement, avec
se rapporte point à son plumage , de la viande , pendant toute la belle
qui est varié, dans les mâles, des saison ; ciii eu confit aussi au viplus belles couleurs. C'est le mâle naigre pour le même usage.
La gousse , ou fruit du pimërit ;
seul qui fait la roue et qui semble
avoir en vue dé la faire admirer et devient, en mûrissant, d'un rougè
de corail ; nom que ce fruit porte
d'en tirer vanité.
PAVOUXA ( se ) ; Se panader : alorsen languedocien ( dë courais) :
marcher avec un air d'ostentation elle est à ce point un des plus vioet de complaisance , comme un lens caustiques : l'ail qui avait mis
paon qui étale la richesse des cou- Horace de si mauvaise humeur ỳ
n'est rien auprès. Une petite miette
leurs dé sa queue.
PAZIÏIËN ; Carreau de terre cuite. suffit pour mettre le feu k la bouche. Nos paysans s'en servent ceVoy. Manu.
PAZIMENTA ; Carreler. Cdmbro pendant en guise de poivre à petite
dose. Les Espagnols en fout une
pazimëntado ; chambre carrelée.
grande consommation;
PÉ ; Pied. Pi; de goilrdo ; pied
PËDËROC , p 'évérélo, 6tt làch dë
bot, ou pied estropié et mal tourné.
Tint pé ; picter : terme de jeu de pûto ; L'éjiurge , l'ésule , ou câtaboule. — Tenir jeu. Tenë pé à cdou- puce , eupnorbia lat/ijris ., L. : estun ; suivre quelqu'un pied à pied , pèce de tithymalé , purgatif liydrainarcher avec lui d'un pas égal. gpgUe : cinq ou six coques d'épurgó
Donna lotis pézës à un éfan ; vêtir suffisent pour purger le plus rohtisté
s
feu enfant, lui donner là premien* porte-faix; Les paysans hé Sè &lt;l«
m

�f EC
fient pas assez rie ce purgatif qu'ils
préfèrent à tout autre, soit parce
qu'il ne leur coûte rieu , soit parce
«ju'il leur est présenté sans apprêt
des seules mains de la nature ,
moins suspecte pour eux que le
plus habile apothicaire.
PËBRA ; Poivrer, au figuré, survendre ; vendre, ou acheter chèrement. Vou lou pébraran , dit-on à
quelqu'un qui va acheter d'une denrée ; on vous la salera.
PEBRÂDO ; Un civet. — Une poivrade : sauce faite avec du poivre ,
du sel et de l'huile.
PÈBRË ( fa ) ; Pester , enrager.
PËBRËJHA; Avoir un goût piquant
comme le poivre.
PÉBRIÂWO. Voy. Frigoûlo.
* PEBRIÉ ; Le gatiiier , vilex ,
agnus-castus , L. ; et non , poivrier :
plante qui ne croît que dans les îles
orientales.
Le gatiiier est un arbrisseau dont
les feuilles ressemblent à celles du
chanvre. Le bouton de ses fleurs
est de la grosseur d'un grain de
poivre , il en a un peu de l'àcreté ;
c'est ce qui lui eu a fait donner
le nom.
On a cru l'infusion de ses feuilles
wopres à éteindre les ardeurs de
a concupiscence : les vestales eu
mettaient, dit - on , des branches
dans leur lit : faible rampai t pour
la vertu de la continence !
PÈBRIÉ. v. 1. Épicier, b. lat. pebrarius ; c'était peut-être autrefois
la principale, ou la seule épiçe
connue.
PEBRIÊIRO ; Boîte à poivre , ou
un poivrier.
PEC , pécQ ; Niais, sot qui fait
l'entendu, — Dë mans fideus ; des
mains engourdies.

Í

PEC
enfant. — Jco sou mous pëcas ; c'est
une croix que Dieu m'envoie , c'est
mon fléau , c'est une pénitence ou
une punition de mes péchés , dit
une mère en parlant d'un enfant
indocile et libertin.
PËCA ; Dommage. Oantë pëca !
quel dommage, par ex. de couper
cet arbre ! Es un pëca ; c'est dom»
mage de laisser perdre telle chose.
Les Italiens disent dans le même
sens , peccato !
PECA. Sê pëca dë cami ; se tromper de chemin ; et non, se manquer. L'ai pëca ; je l'ai manqué.
PECÁIRE o pëcador ; Pécheur. S'il
jhust à pena sera salvats , ël fel, èl
pëcdirë, on aparam ; si le juste se

sauve avec tant de peine , comment
l'impie et le pécheur pourront-ils
subsister !
PECÂIRË. Voy. Pëchdirë.
PÉCH , puéch , ou pioch. V. Pie.
Piech-pêirol. n. pr. montagne pierreuse.
PECHAIRË , pëcdirë, pêcdiréto, ou
lou pâourot ; Interjections de compassion , de tendresse , de dédain,
etc. qui se rendent différemment
en fr. Un tâou ës bë dë plagnë, pëchdirë ! un tel est bien à plaindre ,
le pauvre bomme ! Sës louto amalugdAo , pëchdirë ! elle s'est toute
fracassée en tombant , la pauvre
femme ! Es tan jhoûino , pëchdirë !
elle est si jeune , la pauvre petite !
Që faran aqèlës èjans , pëchdirë !

que deviendront ces pauvres petits1
ehfans ! Pëchdirë ! soin bë maldou ;
hélas ! je suis bien malade. Që vous
pldgnë , pechairë ! hélas i que je
vous plains ! Vèués âici, pëchdirë !
venez ici ma pouponne , venez mon
citer enfant.
PECHÂIRE ,
n'est quelquefois
PKCA. Aco's un pëca dë lou dës- qu'une simple particule explétive.
trassouna ; c'est conscience, ou je A -sa'nën , pëchdirë , démoliras ; eh
me ferais conscience d'interrompre dame, Unissez. Pëchdirë, vou gasou sommeil. On dit aussi dans le mara pa ; vraiment ! ce n'est pas
sens de pëca ; c'est un meurtre de pour vous , vous n'en tâterez pas.
ue pas donner une éducation à cet Qdouqè met, pëchdirë ; quelque ui-

�PEC

P E D

peut-être s'y fierait, à d'autres , etc.
Les paysans de I'Angoumois et
du Poitou , disent , au lieu de pëchdirë , bonnes gens ! eh vraiment,
monsieur , j'avons ben dn mal ,
bonnes gens ! quand j'avons payé
les charges, je n'avons plus rien ,
bonnes gonsl
Le terme pëchdirë répond au v.
fr. le pauvret, la pauvrette , qui
sont les mêmes que les povenno ,
poveretto , poverello , ou les pëchdirë des Italiens.
PECHÂOU ; La poitrine.
PECIAR. v. I. Briser , mettre en
pièces. Os no péxiariils dë lui ; vous
ne briserez aucun de ses os. ( Os
garni

non comminuetis ex eo. )
PÊco ; Manquement , faute , absence. A fat uno gran pico ; il a
fait une grande faute. Fa péco ;

faire l'éeoie buissonnière ,

friper

la classe , ou s'en absenter. — fin
vîgno a prës péco; la vigne a coulé,

c'est-à-dire, les fleurs ont été stériles , ou les grains de la grappe
n'ont point noué ; dérivé de peca ;
manquer.
PÊCO-LÊDRK; Tirailleur,apprenti
chasseur.
PECÓLO , ou pëtnlo ; Crotte , excrément dur et arrondi des personnes constipées , les crottes des lièvres , des lapins , etc., toujours
moulées sous la même forme, et
dures dans l'état de santé de ces
animaux, de même que le crottin
de chèvre , de brebis et des versà-soie. Voy. Cagarôcos.
PÈCOS. di las rnans pécos ; j'ai les
mains gourdes , ou engourdies fie
froid. — Pècos; fautes au jeu de mail.
PEÇOUL , ou pëcôil ; La queue ,
ou le pédicule d'un fruit , d'une
feuille. — Le pied d'un banc , d'une
chaise , d'une table , le pied , la
quenouille, ou la colonne d'un lit.
Jt'siaea un tfan dou pcoul d'a'ou lié ;

attacher un enfant à la quenouille
l'un, lit.

PECOIIE.

47

T

au figuré, grosse jambe,
bras dodu , ou vigoureux. A dë
bos pëcouls ; il a de bons piliers.
PËCOULIF. , diminutif de pëcoul ;
Petit pied de banc.
PÉ-COUQË

,

oupc-ranqët. Snnulft

; sauter à cloche-pied.
PKCOULA ; Fumier de crottin ,
crottin de bergerie.
PËCOUXA ; Lâcher du crottin ; du
lat. pscus.
h pè-couqë

PEIIAS.

Voy. Drapel.

; La grosse violette
plate : sorte de grosse figue peu
délicate.
PÉ-IHÎSCÂOU I composé de deux
mots , pied nu. Des pénitens vont
nu-pieds aux processions. Camino
pé-dëscdou ; il marche, ou il va
pieds nus. A un pé dëscàou ; il a un
pied nu , ou déchaussé ; et non ,
déehaux. au figuré , pc-dëscdou ;
un va-nu-pieds , un pied poudreux.
Les paysans n'appellent le loup,
par superstition , que par le nom
de , pé-dëscdou.
PÈFOU ; Bon drille , bon compagnon.
PÉFOONA ; Se donner du bon
temps.
PÉFOON.ÂRIO ; Raillerie , plaisanterie , bouffonnerie.
PEGA ; Poisser , enduire de poix ,
mettre un emplâtre de poix. Poisser le bétail, le marquer avec de
la poix : ce qui fait pour la toison
un déchet qui n'aurait pas lieu si
l'on imprimait ces marques sur la
tête des moutons , ou des brebis.
PÉGA , ou pëgdou ; Un broc. —
Un pot de vin ; mesure de Toulouse pesant huit livres.
* PÉGADOU ; Marque-de fer qui
sert à marquer les bêtes à laine
avec de la poix.
PEGAL. Voy. DoAreo, ou doûrgo.
PËGAS , ou pig-iumas ; Enialât e
de poix, remède universel des médecins de campagne, ou de ceux à
qui ou donne ce nom.
PKGASSOU ; Petit emplâtre de pois»
PÉ-DË-BIÔOH

�ï4S

P E I

v— pëgassou; terme d'injure

qu'on

dit à de jeunes cordonniers. *
PEGO

P E 1
la butte , ou le monticule sur
lequel l'ancienne yitie et la cathédrale sont baties.
PÈILA , ou pëstèla ; Fermer à clef.
PÈiLADtjRO ; La fermeture d'une
porte , d'une armoire.
PRIÉE , ou pëstel; Le pêne , autrefois le pèle d'une serrure : pièce de
fer mobile qui entre dans la gâche.
Le pêne à ressort y entre de soimême , en poussant la porte et sans
tourner la clef. Le pêne dormant
n'í'ütre qu'avec un tour de clef.
PÈI3JO , particule d'admiration.
Pêino ! qu'aco's beau ; peste, que cela
est beau ! — Pêino ! më fazes mdou.
foin ! vous me faite mal. — La mala
pêino t'ëstoùfë ; la malerage de la
tain» te crève : du grec , peina ;
(a faim.
PÈINÓIRA. v. 1. Saisie.
PÈINORA. v. 1. Caution , gage ,
sûreté , nantissement. Mëtër peinoras ; engager , donner en engagement Rësëmer pêinoras ; retirer ,
racheter une chose engagée.

I gne

; La pois, noire , qu'où tire

des arbres résineux , tels que le pin,
le sapin. On en t'ait chauffer le bois
dans un four dont le foyer est en
pente et par où la poix coule.—La
poix de Bourgogne , avec laquelle ou
fait les emplâtres dessiccatifs. Nëgrë
coumo la pego ; noir comme de l'encre , ou comme du jayet. Poix se
prononce comme pois, légume , et
comme poids, ou gravité.' eu b. br.

PÈGO ; L'asohaltc : sorte de bijtume minéral que la chaleur fait
découler de certains rochers, auquel,
les paysans attribuent de grandes
vertus pour les blessures, pour les
douleurs. Ro de la pégo ; roeber
bitumineux , rocher d'asphalte :
tels pont ceux qui sont près de
(Serras et d'Auzou , aux environs
d'AIais, etc.
PÈGO. Voy. PfgOUS.
PEGO ; Le mécouiuin : excrément
Lp estrans ses pêinoras no sinon
noir et épais qui s'amasse dans les
Intestins du foetus, pendant la gros- dousiis ; que- les étrangers ne soient
sesse, et qu'il rend par le fondement point reçus à plaider , ou écoutés
deux ou trois jours après qu'il est eu leurs demandes , s'ils n'ont point
de répondant/. Cost. d'Al. Ëls frais
né, Voy. ooutddo.
dë la pèinora ; la perception des
PÉGOUMAS ; Un torchon,
fruits d'un bien pris eu engagement.
PEGOUS ; Gluant,. qui se prend
PÈINOBAMEN. v. 1. Engagement,
aux doigts comme la poix.
PÉGOUS , ou pègo ; Un fàdieux, l'action d'hypothéquer.
PKIMORAR. V. I. Saisir. S'è alcuns
un importun , qui est à charge et

dont il est aussi difficile de se débar- homs clerghës , o cavaliers, o doutrës
rasser que de la poix qui tient aux ëslrans dèoura rën d'dici adênan ad
doigts. Açò's un pègoiis ; c'est un alcuns homs d'Ainsi, é clani s'en
f in à la cort, si non adoba, lësë
laeueux, un ennuyeux.
JjC Ciel teut qu'ici-bas chacun ait ses

fâcheux ,
£t lee hommes sera'eut sanj cela trop
hcui-eni.

; Un poisson.
PÊI , apêi , pêissës , p fisses. Voy.

PÉI

Pfei, «au pUt\ La ville du Puy ,
çapitale du Vêlai, en lat. anicium ,
m&gt;M mmi f «t padjurn , ijui désj-

al crésédor, aquël Sri sa persona , a
ën lus cdousqs dëstreinër é pêinorav:
pêro non volem që hom prëndan las
personas das clerghës. Casi. d'Al.
PÈIQÊ ; Puisque.
PÈIRADIS. y. 1. Pierreux

, couvert

de pierres.
PÊIRÂDO ; Une buvée : ce qu'on
fait cuire dans un chaudron pour le
repas des pourceaux } dériyé d

�P E I

P E I

149

; Chemin pierreux. — un Iicben coralloïde. On préfère
la teinture en rouge de l'orseille
pêirddo. "Voy. Artëliddo.
à toute autre, pour colorer l'esprit
PÊIRAL ; Tab]ette d'appui d'une
fenêtre , d'un balcon , d'une rampe de vin des thermomètres, parca
d'escalier. — Pêiral, ou roiwil ; la qu'elle se décompose moins.
PÊiRiÉ ; Maçon , et proprement,
margelle d'un puits : pierre de taille
qui en termine le bord supérieur , maçon qui fait des murs à pierre
ou le haut du parapet. Ou dit , la sèche, ou en torchis, avec du moellon. On les, appelle limousins à
tablette d'une cheminée.
Paris, en v. fr, materou. b. lat.
PÈIRAOU. Vov. Pêiriêiro,
PÊiRÂoi.BO , ou pêiro-blanco ; n, Macerio.
PÊIRIÉ : Un carrier : ouvrier qui
p. Pierre-blanche. Ceux qui portent
ice nom ne se sont pas encore avisés travaille à tirer de la pierre de la
carrière ; et non , traceur, b. lat.
de le franciser.
peirerius. - Pêirië ; tailleur de pierre.
PÊIRË, (San) ; St. Pierre. MosPÊIRIÊIRO , ou pêirdou ; Une carsèn Pêirë ; maître Pierre , qu'on
ne peut confondre , comme en fr. rière ; rocher d'où les carriers et
avec une pierre , en languedocien , les chaufourniers tirent de la pierre,
au moyeu d'un taillant, si c'est de
Péiro , ou calidou.
Le n. pr. Pêirë est devenu sur- la pierre de taille ; ou du pic et de
nom de même que Pdou; Paul,depuis la mine, si c'est de la roche à
qu'ils ne sont plus usités comme moellon.
On lit sur ce sujet dans le Dict.
noms de baptême, ou qu'on les prononce eu languedocien, en parlant de l'Acad. Perrière ; terme usité dans
quelques Provinces : si ce Dictionfrançais.
naire estimable , qui contient bien
PÈIRÉGADA. V. I. Chute de grêle.
Pêirégada dëssëndec dël cel ; il tomba d'autres termes de cette sorte , tels
entre autres que, cadole, copier, cordu ciel une grosse grêle.
rude , jambette , etc. voulait accueilPËIIÏÈLO , ou péirounélo ; La pérelle , espèce de lichen crustacé : lir les termes patois des provinces ,
plante qui s'attache sur les rochers et ceux en particulier des provinces
de nos montagnes en forme de gasconnes , ce ne serait pas une
Croûte mince, blanche et farineuse, petite entreprise : il semble qu'il
qu'on emploie pour les teintures en ne faudrait avoir recours à ces
rouge après l'avoir préparée avec termes étrangers que pour les choses
où la langue française n'en fournît
de la cliaux et de l'urine.
T_.es cueilleurs de pérelle , ou point, et cet ouvrage en contient
pérèle , appelés , péirëlàirës, se ser- beaucoup de cette espèce : mais les
vent pour la détacherd'une ratissoire termes rapportés ci-dessus ne sont
fit d'une poche faite eu forme de pas dans ce cas.
PÊIRIGAL ; Pierraille : menu cailgibecière.
Le terme fr. nérelîe ou pérèle, lou t âge.
PÊIRO : Pierre, caillou : ce derest le même que notre pêirélo, prononcé en français ; il n'a pas d'au- nier se dit proprement de toute
tre origine ; et ce dernier yient de, sorte de pierre arrondie , pour
péiro ; pierre , ou rocher. C'est de avoir roulé dans une rivière. Les
là aussi que dérivent , pérette , pierres sont, dans leur principe le
plus ordinaire , des morceaux détapéronnelle.
L'orseille, plante analogue à la chés des rochers. Il faut en excepter
précédente, et qui sert pour la le caillou appelé en lat. silex , qui
Jejpture fji rouge cramoisi, psi 6st Je plus souvent un, morcgau «av
PÊIRÂDO

�10O

P E I

rondi naturellement et qui n'a pas
fait partie d'un plus grand rocher.
Nous l'appelons, péiro de fio, et nous
comprenons sous ce même uom les
différons quartz et autres pierres
dures qui jettent des étincelles en
les battant avec le fusil.
PEIRO - FRÉiHÂoo ; On appelle
ainsi les marbres dont on détache
du moellon : on en détache de nos
roches vives qui, à raison de leur
densité, sont plus froides que les
autres pierres auxquelles on communique moins de chaleur eu les
maniant.
Tous les marbres peuvent se conTcrtir en chaux ; on peut les rayer
avec la pointe d'un couteau : ceux
où le couteau ne mord pas , tels
que le porphyre, le jaspe, l'agathe,
etc. ne sont pas des marbres, mais
des pierres dures.
PÊIRO-FREIHO ; La grêle dont on
a vu des grêlons de la grosseur d'un
oeuf de poule et au-delà. On a vu de
grosse grêle tomber par un temps
serein.
* PÊIRO-JHIONO ; Espèce de châtaigne. Voy. Castdgrio.
PÈÎRO MAGÂDO, OU rêscôsso. Voy.
Nikr-nikë.
PÈÎRO MÂLO , n. pr. de lieu ;
Mauvais rocher , roche escarpée
et inaccessible.
PÊIRO-PLANTÂDO ; Poteau de
chemin , ou de bivoie : espèce de
cippe sur lequel on écrit le nom du
lieu principal où aboutit le chemin
de la bivoie, ou du carrefour. Les
pierres milliaires ne sont pas à beaucoup près aussi utiles aux voyageurs.
PÈ nio-RASSIF.IRO ; Du moellon:
quartier de pierre brute dure, ou
tendre détaché d'un rocher, et qu'on
emploie pour nos murs de toute
espèce , ou pour le remplage des
murs en pierre de taille.
PÊIRÔLO. n. pr. Chaudière.
PÈIRÔOU , ou pêirol ; Un chaudron.
— Un endroit creux et fait en chaudron. C'est probablement d'une ca-

P E I
vite de cette espèce où une moufette
fait bouillonner l'eau près de Montpellier, que pêirol, ou le boulidou
de Pérols, a pris son nom.
Lou péirAou vôou mascara la sarlan ; la pelle se moque du fourgon,
en b. br. ou gallois, pairer, chau-

dron.
PÊIRÔOU paraît dérivé de, péiro,
ou pierre ; ce qui le ferait croire ,
c'est que dans un canton de là Lombardie , ou travaille au tour une
espèce de marbre appelé serpentine,
en lat. lapis allaris, ou lapis lebetum,
dont on fait des chaudrons et d'autres vases pareils : les ustensiles de
cette espèce auraient-ils été les premiers qu'on eût connu dans ce paysci avant ceux de cuivre?
PÊIROU , pdirou , ou mar ; Maîtresse branche d'un arbre qui est,
pour ainsi dire, le père (pdirou)
des branches subalternes qui poussent d'elle.
PÊIROU , ou péirous ; n. pr. Pierreux. De là le n. pr. Montpéirous ;
montagne pierreuse, et le Pêirou ;
belle place de Montpellier. — Pêirou ;
un banc de pierre.
PÈIROULÂDO; Une chaudronnée.
— Sorte de matelote de poissons
de toute espèce qu'on fait cuire, «t
qu'on mange par régal au bord de
la mer.
PÊIROULARIÉ , ou pêiroidiêtros ;
Chaudronnerie , ou fabrique de
chaudrons. Si c'est un n. pr. de
rue où cette fabrique soit inconnue,
il faut dire, pérolerie ; et non chaudronnerie.
PÈIROULIÉ; Chaudronnier; et
non . poêlier.
PÊIROUNA. Voy. Câissa.
PÊIROUNËN , pêirottnêncho ; Pierreux , pierreuse , de nature pierreuse , pétrifié. Bos pêirounën ; bois
pétrifié, l'éro pêirounéncho ; terre
pétrifiée.
PÈIROUTOUNO ; Pérette. n. pr. de
femme.
PÈIS. v. I. Poitrine.. Lo publicas

�P E I
l·atia son péis , e disia : piétados sias
à mi pëcador.
PÊissË. v. 1. Poisson. No podian
traire lo ret per la mouteza dels
péissés ; (non valebanl trahere rete
prie mullitudine piscium ). De là le
n. pr. Dëspéissés.
PÊISSEL ; Petit pieu. Péissel, ou
pansel ; rame à ramer des haricots.
PÊISSIÊIRO ; Petite chaussée de

moulin, ou celle qu'on fait pour
l'arrosement d'un pré. V. Pdissiéiro.
PJSISSOUSIÉ ; Chasse-marée : voiturier qui porte la marée, ou le
poisson de mer. Le même est quelquefois aussi poissonnier, ou marchand de poisson.
PÊISSODJVIÊIBO. Ce terme répond
au fr. harengèrc, et s'applique à
une femme mal embouchée qui se
plaît à quereller, dire des injures.,
«les grossièretés, des b.... des f....
et autres propos des halles ou des
harèngères.
PÈITA ; Attendre. Pêila'n pdou ;
attendez un moment. Pêito ; impératif de pêita ; cri que les muletiers
font à leurs mulets pour les faire
arrêter ; ce qui répond à, tout beau !
PÈITA a plus de rapport au lat.
■expecta; attends, qu'au grec, pêilo;
( suadeo.J
PÊITRÂOO ,

péitral ,

ou

pe'tral ;

Poitrine.
PÊIÏRÂOU , terme de scieur de
long ; Les anses, ou le joug de la
iartie inférieure de la scie, par où
es scieurs qui sont à terre tirent la
scie de haut en bas. L'un tiro la rêsso
é l'doutré lou péitrdou; l'un tire à dia
et l'autre à hurhaut ; c'est-à-dire,
l'un tire à gauche et l'autre à droite :
expressions figurées tirées du langage des charretiers, chez qui le
dia et le hurhaut, qu'ils crient à
leurs mulets, signifient, à gauche
et à droite : et ces animaux ne s'y
trompent pas ordinairement.
PÉixRiRO , terme de boucherie ;
Poitrine, ou bas côté de mouton :
c'est la partie qui est au-dessous

Ï

PEL
Î5,
du haut côté, ou du brou, et qui
contient les bouts des côtes du carré
du mouton, ou carré de côtelettes.
Le bas côté s'étend depuis le milieu
de la cavité de la poitrine jusqu'au
bréchet.
La poitrine de veau contient les
os cartilagineux appelés tendons.
I-a bâila un santus su la peitrino ;

il lui a donné un grand coup sur
la poitrine. Së tusta la pêitrino ; se
frapper la poitrine.
PEKISI ; Un pique-nique. Faire
un pique-nique, souper à piquenique, pr. pieni.
PÉL ; Peau. Pél dé ser ; une mue
de serpent, ou la surpeau dont ils
se dépouillent comme les vers-àsoie de la leur. Pél d'irdnjhë ; écorce
d'orange. Pél dë poûmo ; pelure de
pomme. On dit de même, pelure de
poire, d'ognon, de fromage, la peau
de la châtaigne, des grains de raisin,
l'écale des pois , etc.
PÈL MÓRTO ; Les durillons despieds et des mains. Une uiélote
est une peau de mouton préparée
avec son poil, et qui sert de vêtement : tel est celui des Cousiots ,
OH paysans des landes de Bordeaux
vêtus comme les prophètes Élie et
Elisée.
Au figuré, uno pél ; un avare ;
un fesse-mathieu.
PÉL , piol, pial, ou pthës. Voy.
Pêous.
PÉL
për la

, syncope de , për lou , ou
; et au pluriel, pës. Pël cami;
sur le chemin. Pës cheslrës ; par
les champs.
Bêjho coiissi san cèsso'a jiiilâelo pe! hët&gt;,
Oiiiufcjho din la piano uno mal' «le
fourniëu.
Jpeii'où

PELA ; Peler , écorcher. Têslo
pèlndo ; tête chauve.
PÊLÂDO ; Ecorchure. — Coup de

fouet, coup d'ét'rivière.
PELÂDO ; Sorte de maladie qui
fait tomber le poil et les cheveux.
PELÂDO ; Le poil , la peau. l a.

�i5a

PEL

PEL

branes blanches qu'on trouve darié
jusqu'au vif , où jusqu'au sang. Il la viande bouillie, sur-tout au quarlui a entamé la peau. V* Pic, uo tier de derrière et à la poitrine de'
mouton. Acû sou pa që dë pëliPclddo.
goùstos ; ce ne sont que dès peaux.
PELAFOUS ; Cossu , qui a beaucoup de cosse. On le dit des fèves 4 On dit d'une personne fort maigre,
et aufiguré, d'un homme fort riche. ës uno pëligoûsto ; elle n'a que la
peau et les os. Acdlo tas peligoâstos ;
PELÀOU ; Avare. - Un gredin ,
lin malotru , un bélître, eu itai. couvre ton sein.
PELIO ; Haillon , chiffon. Sdoutd
spilorco.
PELÀOUDA ; Peloter, battre , mal- sû la pêlio ; houspiller quelqu'un,
au figuré, se jetèr sur sa friperie.
traiter de coups, ou de paroles.
Pdlën , en b. br. Pilyn , daus le
PELATIÉ , dit par corruption de
pëladU. v. L et u. pr. Marchand de pays de Galles;
PELIO
Feu voilage , échauboupeaux.
liires. — Croûte de lait : espèce de
PELEGRÍ 4 pllgri. v. h Étranger,
pèlerin : nom d'une èspèce de châ- gale qui vieut au visage des eufans
taignier , dont lés châtaignes , ap- qui tettent.
PELIÔFOS, OU pëloùfos ; Les écapelées pëlcgrinos \ sont velues et
Ies
des pois , ou la peau qui s'enlève
les plus délicates après les marrons;
de ceux qui cuisent. On dit alors
du iat. peregrinus.
PELÉJIIA ;
Dauber , battre à qu'ils sont écalés.
PfiLtôoû ; Une coque d'oeuf. On
coups de poing.
dit au figuré d'un blanc-bec qui
PKLÉ-NC ; Un pâtis , une plouse.
fait l'olibrius , Jdi pa que dë sourd
PELËÏO , féminin de pilé ; La
d'âoû pëliôou ; il ne fait que d'éSurpeau, l'épiderme.
clore , il sort à peine de la coque
PELFERIT ; Engourdi par le froid.
et il fait l'entendu. — Pëliôou ;
PELIA , ou fata ; Boucher , calfeutrer avec du vieux drapeau un pelure de châtaignes.
PELIOT ; Vieux chiffon, au fitonneau qui s'enfuit.
guré ; le magot : argent que les
PEUA ; Piller. — Maltraiter de
pauvres gens serrent dans un chifparoles.
fon ^ faute d'armoire, ou de coffre;
PELLÂKDRO ; Guenille, chiffon,
JPELIOUS ; Déguenillé.
haillon. Un déguenillé.
PELISSARIÉ. V. I. Pelleterie. CaPELIAROÏ ; Chiffon , du chiffon ,
un viéux drapeau. — Peliarot, pë- ritiro dë la Pëlissariè ; rue de la
liarotdirë ; marchand de chiflbiis , Pelleterie.
PÉLÎSSO ; Les cheveux. — Là
6u fat dire.
peau,
ferma pëlisso ; maigrir.
PÉLICAN ; Un poiloux : homme
PELITIÉ , ou peligantië ; Un fourde néant, un va-nu-pieds. Pélican
est dit par corruption de poblican , reur ; marchand de peaux et de
ou publieain : nom qu'on donuait fourrures. — Un peaussier ; mardans l'Albigeois aux Manichéens , chand qui vend et qui prépare des
peaux en mégie, en v. fr. pelletier.
décriés et haïs. Voy. Bëligan.
PELLEB.V , ou empèla ; Engloutir ,
PELIE , ou pèliët. v. 1. et n. pr.
avaler avidement.
Pelletier.
PELLÊUCÎ ; Fainéantise. Fa là
PELIÊTO ; Petit chiffon, au fipëllëro ; vivre dans l'oisiveté.
guré , rabat , petit collet.
PÈLOS ; Le gratin, ou ta partie
PELIGANÏIÉ. Voy. Pélicié.
de la bouillie qui demeure attachés
PELICOÙSTO, oupëlagoùsto; Peau
de la viande de boucherie : mein- au fond du poêlon.
ëmpourta la pëldde ; il l'a mordu

�P Ë N

P Ë L
PËLOÉFO, OU culèj'o.

Voyez

Pë-

PELTIRA

, ou

è'spéouiira.

i53
Voyes

Péoutira.

litfos.

PËLDCA ; Picoter , becqueter,
V. Pelons.
croquer çà et là des grains sur une
PËI.OÛIROS ; Peint es : peau dégoûtante des viandes. - Peaux flas- grappe de raisin. On ie dit au
ques et pendantes des vieilles gens. propre des oiseaux, en italien ,
pélucar.
— Pëioùiros dë pêzës- V. Pèltfjos.
PESÂBLË. Ce terme ne se rend
PELOCQET , ou pâlongfiët ; Poiloux , ou misérable , ebétif, de en fr. par, pénible , qu'en parlant
des ouvrages qu'on fait avec peine:
Lasse et vile condition.
on ne le dit jamais des personnes
PËLOUS , pëlovfo , péloâfrë ) La
coque , le hérisson , la gousse , ou et très-rarement des lieux.
Aqël orné ës bë. pëndblë ; cet hom'
la bogue des châtaignes , hérissée
de piquans ; on dit aussi dans me est laborieux , il ne craint point
quelques provinces françaises , la la peine, il est infatigable ; et non ,
bourre ,ou le pclon des châtaignes. pénible. Ses bë pëndblë ; vous preLe terme hérisson , quoique im- nez bien de la peine. Et par compropre , est plus usité dans ce pays- pliment , vous êtes bien bon de
ci ; c'est une raison pour le préfé- prendre cette peine. Açò's un païs
rer , d'autant mieux qu'on n'en pëndblë; c'est un pays montueux ,
connaît point d'autre à Paris, pour escarpé , où l'on ne va , où l'on
n'aborde qu'avec beaucoup de facette enveloppe des châtaignes.
Le petit quadrupède appelé pro- tigue et où les travaux sont péniprement hérisson , ressemble beau- bles. On dit cependant , un checoup à l'enveloppe dont nous par- min pénible où l'on ne va que
lons ; il est de même hérissé de difficilement. Et en poésie, un pépiquans , lorsqu'il est roulé en nible sillon.
* PEJÎÂDO , ou pëzdde. Voy. ce
boule. Ce petit animal, qu'on prendrait pour un oursin, ou hérisson mot.
PENAR, V. 1. Punir. Pënat ; puni.
de mer , est fort di lièrent du porePËNAR ; Espèce de sabre , ou
épic.
La maturité fait bâiller le héris- coutelas.
PËNARIÉ. v. 1. et n. pr. Peine,
son des châtaignes et détruit en
même temps l'adhérence de ces travail.
PENCHE , ou pîgno ; Un peigne ;
dernières au hérisson ; en sorte
que le plus léger mouvement de et non , une peigne. Pénc/iës de las
l'air , ou de la pluie les fait tomber. grâssos pûios ; peigne clair , peigne
Le chaton femelle des châtai- à démêler. Bë las picholos pûios ;
gnes porte dans toute sa longueur peigne fin ou à décrasser. Penche
beaucoup de germes de gousses, bërcddo ; peigne édenté. Lorsqu'on
ou de hérissons : il n'y a que les nettoie les peignes , ou eu ôte les
devis ou trois plus bas qui nouent, peignures , ou les cheveux que le
ou qui retiennent, dans les meil- peigne a détachés.
On dit, les peignes d'un carleures années.
PELOUS est dit pour , péoulovs ; deur de laine , et les sérans d'un,
Poilu, ou hérissé de poils, en espgl. chanvrier.
PENCHÉNÂDO ; Un coup de peipeloso.
gne. - Un coup d'étrillé;
PEI.OUS. v. 1. et n. pr. en v. fr.
PENCHÉS ; Les dents de la roue
poiloux, sale, vilain, malpropre.
de champ d'un puits à roue : elles
PEI.OIÌSTÎOU ; Petite huître qui
sont perpendiculaires au plan de
tient à une plus grosse.
PELOÙFRÉ

, OU

pëbis.

�Ï54
P E N
P E N
la roue et s'engrènent dans les fuPENDÎLIO ; Un croc , ou crochet
seaux, de la lanterne.
à pendre de la viande.
PENCHIGJXÉ dë candi ; Un chanPÉNDÎSSÎOU; Pendaison. La mala
vrier, un filassier ; et non , un pëndissîou ti végno ; puisses-tu être
peigneur : artisan qui sérance , ou pendu !
qui peigne le chanvre , et qui l'haPENECA , pënëkëjha , ■ ou rëvënta ;
bille , ou le met en paquets , pour Peiner , avoir de la peine , être à
le rendre propre à être vendu et l'étroit, souffrir , avoir du mal.
filé. Le cliiinvrier a deux sortes de
PEKÊCOS ; Figues sèches, figues
séraus, l'un à dégrossir et l'autre de cabas et figues de Marseille, en
à aíílner le peignon , ou la poignée lat. caricœ.
de chanvre qu'il tient à la main.
PENËDËNZA. V. 1. Pénitence , rePENCHÍGKE. eu v. fr. canebassicr; pentir. No jero pënëdënza sobre la,
d'où est formé le terme canevas, lajhêssa e la no-castetat ; ils ne fien ital. canapa ; chanvre.
rent pas pénitence de leurs impuPE-\CIIIN'A , ou pigna ; Peigner.
retés.
Pënchina dë cdndi ; sérancer du
PË_\ËDËR. v. 1. Se repentir. Pëchanvre, ou passer la poiguée de nëdets vos ; ( penitemini. )
filasse sur les sérans. Pënchina à
PÉ-NËGRË ; La charbonnière ,
rebous dë pêou ; peigner à rebrousse oiseau du genre des bergeronnettes,
poil. Fa pè/iciiina las dëns ; jouer ou hoches-queae : elle a les pieds
de la mâchoire.
et le bec noirs , de même que le
PENCHINÂDO ; Le cardère à fou- plumage de dessus. Tout le dessous
lon , ou dipsacus, L. ; le chardon est blanc.
à bonnetier. Il y en a deux espèPÉ-IVÊGRË ; Le cu-blanc , oiseau
ces : celle qu'on cultive pour les du genre des fauvettes, ou motamanufactures de laine et dont ou cilla : il a deux grandes taches noiapplique les tètes hérissées de petits res aux tempes , le tour du cou bai,
crochets, à une palette, pour tirer le le croupion blanc, la queue blanpoil des peluches, des molletons : et che et noire. Il niche dans les
celle des champs, dont les écailles terriers abandonnés des lapins, en
de la tête sont droites et point lat. œnantlie vitijlora.
crochues. On dit cette dernière esPEISË , ou pënous ; Les petons :
pèce bonne pour arrêter les accès terme de nourrice. On appelle
de fièvre.
ainsi par mignardise les pieds des
* PENCHÎN'ÂIRË ;
Cardeur de enfans. Tes jolis petons , dit-on. —
laine.
Pénës , diminutif de pës ; pieds
PENCHIJNÍLIO ; Le champignon
d'agneau , ou de chevreau qu'on
denté, ou en hérisson, genre de met eu ragoût.
champignon à chapiteau , différent
PËJNÉXRA ; Penser ,
réfléchir.
des laminés et des fistuleux et dont Pënëtrâve p'aqi; je ne portais pas
le dessous est hérissé de pointes jusque-là mes vues.
charnues et pendantes ; il est bon
PENHORA , pëgnora, ou pënhs. v.
à manger- Les botanistes rappellent, 1. Engagement ; (pignus. )
Jinigus Uerinaccus , cscidenlus , crasPEKJHADÎSSO. Voy. Pëndissîou.
sus , albus.
PEHJHO-COL ; Figue à col tors :
PÉJMMGOULA , ou pindoula ; Penfigue mûre pendante, au figuré ;
diller , être suspendu. $è pëndi- torticoli, hypocrite, ou faux dévot.
gçula ; se suspendre par les mains
PEÍNJHODRLA. Voy. Pèndigoula.
à nue barrei
PENNEJHA , ou pénëjka ; GainbilPESMÍMPO. V. lian de rasin. Jer , ruer. Les enfaus qu'on remué

�P E O

PEP

i55

S Pâtre gambillent. On ne peut drait sur un œuf, dit-on d'un avare.
emmâillotter cet enfant, il ne fait Cërca dë péous ëmb'un iAou : cherque gambiller.
cher des taches dans le soleil, des
PÈwo. Vàou pa la péno ; ce n'est fautes où il n'y en a pas. Ce que
pas la peine de. . .. Si? n'avén la les Latins rendaient, par , nodum
pêno ; si nous sommes en vie.
ire . scirpo querere. Fat à rëbous dé',
PESO DE RIBAN ; Le pêne d'une
peou ; esprit de travers , caractère
pièce de ruban, ou les restes du fil rebours. Cna pa un péou dë ma
de la chaîne qu'on ne peut tisser , testo që li pinti ; je n'ai pas veinei
et qui demeurent attachés à l'en- de mon corps qui y tende. Pêou
suble.
roûjhë ; un rousseau , ou quia le poil
Pino DE POR. Voy. Sai , ou sa'i. roux. Péou fonludis ; poil folet. On
PENOUN ; Un lobe , se dit spéciadit, des cheveux crêpés ; et non t
lement du poumon et du foie de crépus. Le Dict. de l'Acad. dit ceporc. Avén manjha un pënoun dë pendant : Les Nègres ont les cheJêjhë dë por ; nous avons mangé
veux crépus,
une pièce de foie de porc.
PÊOU ; Brin de quelque ebose.
PÊHRÉ. V. l.^Prendre.
Péou dë jhiouver ; un brin de persil.
PENSA ; Penser , qu'on prononce
— Pêou dë lach ; le poil, ou la fièvre
comme , panser une plaie. Le verbe éphémère des femmes nouvellement
penser n'est pas réciproque. S'ou accouchées. Pêou d'uno lamo; paille
pênso bë ; il le pense bien. Iêou më
dans la lame d'un couteau , une
pënsavë ; je faisais réflexion ; et
glace dans une pierre précieuse. -non , je me pensais. Tcou ës boassu Pêou ; (il , ou séparation naturelle
quë noun sou pênso ; tel est bossu
dans une pierre de taille , et sujette
qui ne s'en doute pas.
à se fendre par là. Fdi pa un péou
PËNSÎOU ; Rente
foncière ; et cCâouro ; il ne fait pas le moindre
non , pension , qui est impropre. soufïle de vent. Tira un pêou ; couLa rente foncière est une redevance cher un sarment pour le proviannuelle , en vertu d'un bail à io- gner , etc. '
caterie perpétuelle, ou d'un conPÊOULÎNO ; Race , ou engeance
trat à rente perpétuelle : ce qui est pouilleuse.
différent d'un bail emphythéotique.
PÊOULIO ,■ Lien de cheveux , ruPënsîou , du lat. pensiiatio ; paieban de fil.
ment.
PÊODLU , ou pialu ; Velu. Velu
PÉNSIODÎÏÂRI ; .Rentier :
celui comme un ours , ou comme la fable
qui paie une rente foncière ; et représente les satyres.
n&lt; n, pensionnaire, qui est impropre.
Les endroits de la peau humaine
PiNTl ; Puni, attrapé. — Pênti ;
qui paraissent les plus nus, ont tous ,
fâcher , punir , faire repentir , à la réserve de la paume de la main,
causer du déplaisir. Soûi bë pënti ; de la plante des pieds et d'une parje suis bien puni.
tie du visage , de petits poils , ou
PËNTS , peits. v. 1. Pire ; ( pejus ,
ce qui en est la racine. Nous ne
deterius. ) No vos aiustats ë melh ,
différons à cet égard de l'orangmdis ën pév.ts ; ( non in melius conoutang que du plus au moins.
veni/is , sed in deterius ) ; vos asPÈOUTIRA , ou ëspéoutira ; Tirer
semblées vous nuisent, au lieu de les cheveux.
vous être utiles.
PÉPELOU , ou poupëlou ; Le bout
PÈOÜ , pel , piol ; Cheveu de la
de la mamelle , ou absolument le
tête. Poil de quelque autre partie bout, et proprement le tétin , lorsdu corps. Partirià un pêou ; il ton- qu'on ne parle que de la feBajee*

�i56

PBR ACO

PER

PER

On tliE le mamelon pour les deux
sexes, et la tète , ou le trayon, ou
le bout du pis d'une vache , d'une
chèvre , etc. Peprfou dérive de
poupa.
Les mamelons de l'homme et généralement de tous les quadrupèdes
mâles semblent n'avoir d'autre usage
o\i d'autre iiu que de marquer l'identité d'espèce avec leurs femelles.
11 V a bien d'autres parties dans les
animaux , sur-tout dans les insectes , qui n'ont pas eu peut-être d'autre destination , telles sont entre
autres les ailes de certaius insectes
qui ne volent jamais et qui ue sauraient le faire : ce sont comme
les livrées et l'uniforme du genre ,
ou de l'espèce qui les distingue.
PÉPEZUC ;
Célèbre statue en
pierre qu'on voit à îiéziers, et qu'on
croit représenter nu vaillant capitaine qui sauva cette ville du ravage
des Anglais. Ou la pare chaque
année it la fête de i'usceasiou , et
elle est toujoore le sujet de quelque
divertissement.
PEU ; Sot, égaré. Voy. Poe.
PEPIAJHE ; Radotage , affaiblissement de l'esprit.
PEPIDEJHA ; Avoir la pépie. Être
souvent, ou longuement malade.
PEPÎHO ; La pépie : maladie des
poules dont ou croit vulgairement
que la langue soit le siège : pour la
guérir ou éeorche eu conséquence
cette partie cartilagineuse; ce qui
n'est qu'ajouter un nouveau mal à
celui que soulfrent ces animaux.
Ou croit avec plus de raison que
la pépie est oeuasionée par des poux
que les poules ont à la tête, et dont
il est aisé de les délivrer avec quelques gouttes d'huile de poisson ,
ou d'esprit do térébenthine , qui
tue subitement cette vermine. iJepittos. Voy. Pupidos.
PÊPUM féminin de pepi ; Une bégueule , une pecque : iujure des
jialles.

PER

ACO

D'AQI

; Pour cela , à'

cause de cela.

PER-ACO-PA-MSN ;
Cependant,
quoi qu'il eu soit.
PER AFÍ QE ; Afin que, ou pour
que ; et non , à celle tin que.
PÉR Âisso. v. 1. C'est pourquoi ;
( propterea. )
PERALÜOU ,
ou pêrdoudon ; Un
péraldon : petit fromage de lait de
chèvre sec et piquant , propre aux
Cevennes. Pline vante les fromages
de cesmontagnes.Üoít-on l entendre
du péraldou, ou plutôt du roquefort ï
Pëialdou est conoiupu de , pebraldou , dérivé de pébrë , à cause de
son goût .piquants.
PER AMOR QE ; A cause que ,
parce que. — Për amor dë iêou ; pour
«l'obliger , pour me faire plaisir.
Për amor dë vous ; à votre considération. Për amor d'disso. v. 1.
c'est pourquoi.
PÉ-RANKE. Voy. Pê-eoukë.
PER-AQI ; La la , tout doucement:
c'est ce1 que répond un malade à
qui on demande des nouvelles de
sa sauté , qui n'est pas encore bien
rétablie ; ou bien celai à qui on
demandé si ou l a bien régalé , bien
accueilli , etc.
PERAS ; Le poirier sauvage, dont
le bois sert aux ébénistes pour les
ouvrages de marqueterie, et aux
graveurs en bois. Cet arbre est
appelé bésir dans quelques provinces : de là dérive le nom des
poires de bési.
PERÂSSO ; Fruit du piras ; Poire
sauvage , poire d'étrauguillon , dont
le goût et sûr et revêche.
PERAT ; Du poiré. — Confiture
de poire.
PER AVENTURA, V. 1. Têms quê
për aventura ; il craignit que peutêtre ....
PERBALÈJIIE ; Privilège.
PERBOULI ; Faite blanchir quelque légume dans l'eau bouillante ,
y faire prendre un ou deux bouil; Pourtant, néanmoins. lons.

�PER

P E R

i57

PËR CANT TEMPS,
V. I. Tant ' gence, pardon. Gazagnar la përdo ;
que , durant le temps. Për cant gagner l'indulgence. £n përdo ; en
tintas viou ; ( quandiu vivit. ) rémission.
PERDONAR un dëoûlë. v. 1. RemetPERCÂNTO ; Pour ce qui est de....
tre
une dette.
Ou quant à....
PERDOIJNA ; Pardonner , se dit
PERÇAS ; Recherche , perquisition , fréquentation , poursuite, en des choses et jamais des personnes.
v. fr. pourchas. Un dit Jeu proverbe, Ainsi ou dit très-bien , je lui ai
in jliens de toun brasjdt toun pir- pardonne , et l'on sous-entend ,
cas ; ne fréquentez que vos pareils. cette olfense ; et non , je l'ai parPEaCASSA ; Rechercher, poursui- donné , ni je le pardonne ; mais je
le lui pardonna. 11 ne pardonnerait
vre, en v. fr. pourchasser.
pas à sou père ; et non , il ne parPERCATÔRI ; Le purgatoirs.
donnerait pas son père.
PERCÉ ; Pour cause.
Nota que dans cette formule,
PÈRCO , ou pêr%o ! interjection ,
Peste ! Pêrco ! q'aco's bel ; peste ! vous me pardonnerez , le , me ,
que c'est beau. Mato pe'rco! q'aco's est au datif et que, la faute à parcdou ; malepestc ! que c'est chaud. donner est sous-eutendue : cette
formule au reste est pour le moins
PERCURO ; Procuration. Penudéplacée
, lorsqu'on acquiesce à la
rdirë ; procureur.
demande qu'on nous fait. Par ex.
PERDIGAL ; Un perdreau.
un tel est-il chez vous? oui, il y
PEROIGÔLO; Une papillote, ou
aigrette : espèce de duvet que por- est ; et non , vous me pardonnerez,
tent les semeuces de certaines plan- il y est.
PERDOUNABT.Ë. Les fautes et ceux
tes , telles que les chardons , les
pissenlits , les scorsonères , etc. qui les commettent sont excusables :
Lorsque la semence est mûre , le mais il n'y a que les fautes qui
thalamus , c'est-à-dire , le lit oii soient pardonnables ; et c'est mul
elle tient se rétrécit eu séchant, parler de dire , monsieur est paret se détache par là des semences; donnable ; au lieu de , il est exles aigrettes eu s'épanouissant pré- cusable.
PERDRE. Aqëlo boâto për ; ce tonsentent au vent une plus grande
surlace , et alors le moindre sou/.(e neau s'en va. — Lou perdre blait ,
les emporte au loin avec la semence. lou pérdrë roùjhë; les vidanges des
C'est un des moyens que l'Au- femmes.
PERDE is , terme de boucherie ;
teur de la nature a établi pour répandre les semences qui sont per- Un pouuio.i de mouton.
PERORIS , ou pèi'lie ; Perdrix. La
lées sur les ailes de leurs papillotes.
barteveiie est une grosse perdrix,
11 y a dans chaque genre déplante
des mécanismes particuliers pour rouge ùu Dauphiué.
PERÉL ; Certain mal qui vient
une pareille hi.
au sein des nourrices.
PERDIGOÙJÛO ; Le perdrigon. Une
PERELÜOS. V. 1. Dangereux, pésprune de perdrigon. Les prunes
sèches , et en particulier les per- rilleux.
PEUËNGO ; Biset : espèce de pidri gons secs, sont appelés pruueaux.
Ceux, tle Lasalle, arrondissement du geon sauvage dont la chair est plus
Vigau , sont aussi estimés que ceux noire que celle des autres espèces,
* PEKËTO , diminutif de përo ;
de liriguolesPetite poire. Les jardiniers appelPEROIO ; Perte , dommage. Aco
J"ec sa përdio ; cela causa sa perte. lent aussi përèlos , ou cougourdèto ,
PfüXüU , pcrdonaiisa. v. 1. iudal- uue espèce de papou eu forme de

�m

PER

poire blanche à coque solide qu'ils
cultivent par curiosité comme les
fausses oranges, ou oraugins à
écorce unie, ou verruqueuse , jaune,
ou à bandes ; quelques giraumons ;
les bonnets d'électeur , etc.
PÉRËTO , përot , ou pdirot ; Un
petit père, un perrot, un moinillon.
Moun pérëto ; mon clier petit papa.
PÉKEZÎNO, përuino , ou përouino ;
Poix-résine , ou résine , la colophane. Résine est un mot générique qui se dit des substances huileuses , épaissies et inflammables,
gui , dans leur état de liquidité ,
découlent de certains arbres et qui
durcissent ensuite à l'air.
On distingue les résines des
gommes en ce que celles-ci sont
solubles à l'eau , et que les résines
ne se dissolvent que dans les huiles essentielles et l'esprit de vin.
Nous appliquons principalement
le mot , përëzïno à la colophane
dont on fi'otte les archets des violons : elle est le résidu de la distillation de l'huile de térébenthine.
PERÊZO. Më Jài përêzo ; la paresse me tient , je ne puis gagner
sur moi, sur mon indolence , de
faire telle chose ; je ne me sens pas
de faire telle chose , le cœur ne
me le dit pas.
PËRÊZOS ; (ials, durillons ; écailles de la peau durcies qui viennent
aux genoux, et aux coudes de ceux
qui s'appuient fréquemment sur ces
parties. Il s'en forme à la longue
dans toutes les autres parties de la
peau exposées à de fréquentes compressions ; elies détournent peu à
peu le cours des humeurs qui les
vivifiait; d'où résultent les cals,
les durillons.
L'histoire remarque que St. Jacques le Mineur se prosternait si
souvent le visage contre terre , que
la peau du front lui durcit comme
celie d'un chameau.
PKRIV.OS ; Gringuenaades : grains
de morve desséchés qu'on détache

PER
des narines. — On donne l'un et
l'autre nom aux ordures de même
volume , qui s'attachent au bord de
l'anus des personnes malpropres.
PËRFËRI , ou përvouga ; Crépir ; ■
et non , recrépir : appliquer du
mortier sur un mur brut de moellon , ou de cailloux, pour le rendre
plus uni.
Lorsque cette première couche
est bien dressée, on plaque du mortier clair avec un balai , et c'est
ce qu'on appelle , bourder.
PERFKRIMES ; Un crépi. — La
crépissure d'un mur, ou l'action de
le crépir ; et non , crépissage, barbarisme. On fait entre les trumeaux
d'un mur de face des tables de
crépi, revêtues souvent d'un hourdage.
On confond quelquefois le crépi
avec l'enduit. Le premier laisse des
inégalités qui se rencontrent dans
le mortier appliqué , ou même raclé avec la carne de la truelle : au
lieu que dans i'enduit, on rend la
surface du mortier unie et lisse ,
en y passant le plat de la truelle.
Voy. Aliza.
PJÉRFILÙRO ; Du
vieux galon.
Marclian dè përfdàro ; marchand
de vieux galons d'or et d'argent.
L'argent du galon d'or est estimé ,
parce qu'il a très-peu d'alliage : car
d'ailleurs for qu'il contient disparaît à la fonte.
Quelques auteurs écrivent parfilure , et parfiier ; termes qui ne se
trouvent point dans le LMct. de
l'Acad. pas plus que , pouriilure.
PËRFOJHÈIRÉ , ou prrfaché; Entrepreneur d'un ouvrage à la tâche;
ce qui est différent de , tache ;
salissure.
PfiRGAMixiÉ ; Parcheminier.
PÉRGO , ou Idto ; Perche.
PÉRI , ou âourëza ; Sali , g-tté.
Salir,tacher. S oui touto përido; me
voilà toute salie. Aqëi c/ii fungous
m'a përi loûlo ma rdoubo ; ce chien
crotté m'a gâté entièrement ma robe.

�PER
PERICLÂDO ; Orage ,
PERICLE ; La foudre

FER

t£§

tempête.
quadrupèdes , et que les chiens ea
, celle qui particulier digèrent les os dont ils
tombe avec la grêle. Dëssaro péri- extraient les sucs nourriciers. De
clés ; expression poétique ; fou- là la couleur blanche de leurs exdroyant, qui lance la foudre : épi- créinens.
thète de Jupiter.
PÊRIÉ est dit pour , péiriè , à
PÈRIDÎLIOS , ou përadilios ; Pe- cause du gravier, ou petites pierres
lures d'ail, ou d'oguoiî.
dont il est rempli.
PERIDCRO ; Salissure : elle s'en
PERIGOLAR. v. 1. Être en dangerva plus aisément qu'une tache. Ce
PERILIA; Risquer , courir risque-.*
n'est pas une tache , dit-on , ce Aqël maldou përilio ; ce malade est
n'est qu'une salissure. On fait re- en danger , ou sous-enteud, de
venir la couleur de l'écarlate salie mourir ; et non , il est dangereux.
de boue, ou tachée de pluie, aveç Péricliter se dit plutôt des choses
de la dissolution ds crème de tar- que des personnes.
tre : sel qui ne se dissout qu'à l'eau
PERÎLIOS. Voy. Përidllios.
chaude.
PERLIC ; La perdrix. Cal eslrê
PERIÉ ; Poirier. Sâouta dë la pla moussu për croumpa la përlic
t
cdbro doit përiê ; faire des coq-à- dit Goudculi.
l'âne ; se jeter sans transition sur
PÈRMENA. Voy. Passëjha.
un autre propos que celui dont on
PERMIÉ ( moun ) , dit-on à cerparle : chose fort ordinaire dans les tains jeux : je retiens date. Au jeu
disputes de controverse, qu'on a de cartes et de dés on dit, jouons
avec quelqu'un de mauvaise foi ; à qui aura la primauté. Soui pérqui ne fait que des objections, qu'il imé ; j'ai la primauté.
accumule l'une sur l'autre, sans
PERMIÊIR13 , ou primnic. Frúcho
vouloir suivre une seule réponse , përmicirè-ico ; fruit hâtif, fruit dans
ordinairement plus longue que l'ob- la primeur. Les fruits hâtifs vienjection.
nent avant le temps ordinaire, par
PERIÉ ; Le gésier des oiseaux , certaines circonstances : ceux de
leur second estomac : il est muscu- la primeur sont ceux qui, sans être
leux. La mangeaille déjà préparée hâtifs , viennent les premiers. Les
dans la poche membraneuse appe- guignes sont plus chères dans leur
lée, jabot, est digérée dans le gésier. primeur et encore demi-vertes, que
La digestion se fait dans cer- lorsqu'elles sont mûres et de meiltains animaux au moyen d'un dis- leur goût. Certains vins ne sont
solvant qui divise les alimens et bous que dans la primeur. Il ne
les met en bouillie. Elle s'opère faut pas les laisser vieillir.
dans d'autres par la trituration, ou
PERMIÊIUES ; Printanier.
le broiement.
PER-M0, OU pèr-nlor. V. Për amor.
Les oiseaux de cette dernière
PER MÒIO, OU për moi; En vérité,
espèce ont besoin d'avaler du gra- certainement : sorte de jurement
vier ; et ceux qui en manquent , très-ancien dans ce pays-ci. V. h'òio.
comme la volaille qu'on élève dans
PERXA; Fendre, couper, diviser
une chambre, ne fout que languir. en long. Lou loupi ës përna ; le pot
Le gésier est couvert d'un muscle est fendu. Cul jùsso curis për përna.
vigoureux capable des plus fortes aqëlo Jûsto ; il faut bien des coins
contractions et des plus grands ef- pour fendre cette pièce de bois.
forts.
PËRÎNÊTO, ou pérëto; Villageoise
C'est au moyen d'un dissolvant alfubléc d'un couvre-chel, où d'un,
que la digestioa se fuit daus les bavûlet.

�i6o

P E R

PES

percé. De là le n. pr. Pd\co-përtAzû\
PËRNO ; Un couvre-chef, ou ba'
volet : coiffure de villageoise. — roche percée. Mdou-pertus. en v. fr.
Lan ge des en fans au maillot.-Fiente. maupertuis ; mauvais trou, et le fr.
pertuisane ; arme propre à percer.
PERNO-BATRË ; Se débattre des
11 faut dire, rAco-përtuse ; et non ,
pieds : mourir.
roque-pertiiis ; ce qui n'est pas la
PERO, ou ëmpëro. Pourvu que.
même chose , sans compter l'alliage
— Cependant.
informe du gascon et du v. fr. dans
PÉRÔ. Voy. Pèrëlo.
rôco, ou roque-pertuis.
*PÉRO; Père. Grand'péro; aïeul.
PERÛCO. Li bailël ano përûco \ il
*PERO; Poire. Vërëto1 petite poire,
lui
fit une verte réprimande. Voy.
diffère de pe'rëio, petit père, par
Pamparûgo.
l'accentuation du premier e.
* PËRUINO. Voy. Përëzlno.
PER ocs ; Pour la dernière fois.
* PËRDS ; Poire sauvage, d'où est
PÈRPÀOÜS, Jhouga as përpdous
ëntèroiirnpus ; jouer aux Coq à-l'ànc. venu le n. pr. Pérussi, famille qui
portait des poires dans ses armes ;
PERPELS ; Les paupières.
et le nom de lieu , Pérusso , qui inPËF.PÉLÛCOS. Voy. Pdotipcrlos et
dique qu'il y avait dans ces quartiers
êsperpelvga.
PsRrËssAR. v. 1. Méditer. Aqurslas des përits en quantité.
PËRVÊIRË. v. I. Prêtre ; (sacerdos.)
causas përpessa; méditer ces choses.
PERVÊIRIAL ;
Sacerdoce. Riais
,e
PËRPÊTIO ( Santo) S.
Perpétue.
përvêirial • sacerdoce royal. ( regale
— Une bigotte.
PËRPRÈNE;
Prendre, entre- sacerdotium.')
PÉRVOÜGA. Voy. Prcfëri.
prendre'.
PËS ; Poids. Loti gran pës, lou
PËRPRENDRË. v. 1. S'emparer, se
picho pës ; le côté fort, le côté faisaisir ; ( occnpare. ) Përqë nëg/wis
ble d'une romaine, d'un peson ; et
la téra perprën ; ( ut quid terrant
non , le grand et le petit poids.
occupât. )
PESCA ; Pêcher, ou prendre du
PËRPRËS; Surpris, interdit.—
poisson. Pêcher un seau , ou toute
Occupé.
autre chose tombée dans un puits.
PËRPRËZOS ; Entreprises.—Faux— Mrun soulié pesco ; mon soulier
bourg.
perce l'cau. Lou ja'on manda pisca ;
PERQË ; Pourquoi. San dîrë përqë
il faut l'envoyer à Cancale pêcher
ni përqë no ; sans dire pourquoi ni
des huîtres $ c'est-à-dire , l'envoyer
comment.
promener.
PËR-QI'N-AMOÛN ; Vers là-haut,
Le premier e de pêcher du poissans déterminer le lieu.
son , et de pêcher , arbre fruitier ,
PÈRRE ; Haillon , lambeau , gueest long. Il est bref dans pécher
nille.
contre la loi de Dieu. Il en est de
PÉRRË ; Révérence , salut. Fa lou
même dans pêcheur de poisson et
pérrë; saluer, et proprement, faire
pécheur impénitent.
le pied-derrière.
PESCÂIRÔOU ; L'alouette de mer ;
PÉRROU : Homme gaillard, plaiet non , pie , ou bécasse de mer :
sant , un drôle de corps.
oiseau qui fréquente nos rivières et
PERTÂOU ; Parce que, afin de,
qui est très-vite à la course. Il pond
à cause.
ses œufs comme l'autruche dans le
PERTOCCA; Concerner, toucher,
sable avec lequel il les recouvre ;
regarder.
et laisse à la chaleur du soleil à les&gt;
P.ERTCS. v. 1. et n. pr. Trou, en
faire éclore.
v. fr. pertuis.
L'alouette de mer est blanche
PEUÏLZAR. V. i. Percer. Përluza;

�PËS

PËS
dessous , comme la plupart des oiseaux , et châtain par-dessus. Elle a
un collier et,des moustaches noires , le front mi-parti de blanc et
de noir. Elle est haut montée, et
n'a à chaque pied que trois doigts
liés par une membrane i elle ne
pond ses œufs que dans les étés
secs, qu'elle semble prévoir par
un instinct refusé à l'homme : le
débordement des rivières ferait
périr sa nichée. Elle passe ici lu
belle saison , comme l'hirondelle ,
et part, comme elle , aux approches
de l'hiver, en lat. cAanadrius.
PESCAIUÉ ; Pêcherie. Garíéiro dë
la Péscarié.

16*

Nous risen , nous cantan amasso,
E për viourë pu doussomën (
Dia ion rëmouli cTuno lasso
Tëneu nëgat lé pëssomën.

Le mot pëssa-mën est formé du
v. 1. pessa et du lat. mens, et partant signifie la même chose qua
pensée-pensée, oumens-mens. Voy»
l'art. Macdri.
PÉSSAMËNTOUS

,

Ou pëssomënlousi,

qui a du souci, qui en prend ; qui
pense à tout ce qu'il y a à faire,
dans un ménage.
PESSAR.

V.

1.

{cogitari, meditari.)

Ou disait autrefois , së pessar. De
là nos expressions , së sounjha , së
pensa , et s'ou pc'nso. Ce terme est
très-correctement réciproque dans
le vieux et le moderne languedocien ; nous le traduisons mal en
français. Më pessi ; je pense. Vos

PESCAJHOU ; Beignet ,
ou pâte
frite à la poêle.
PESCIËIRO. Voy. Tëskiêiro.
PËSIUÉ ; Vivier : bassin où l'on
pessats ; ( pùlatis. ) Eli pëssero ;
nourrit du poisson.
(putaverunt. )
PESQI PA ; Point du tout, ce n'est
PÉSSÊGRË. Pëssëgrié. Voy. Paspas cela , oh , pour cela , non.
ségrë , passëgrié.
PESSÂ ; Choyer , soigner et bien
PËSSIGA. V. 1. Mettre en pièces*
nourrir. On le dit des nourrices
PÊsso. Ou dit ironiquement, a '
qui donnent de la bouillie à leurs
la bèito pisso dë cabinë ; ah ! le bon.
nourrissons.
PÈssÂ ; L'âme , la pensée ; ( ani- sujet. Pêsso , pour pièce , est du
ma , mens. ) Aniaras Dëou de tota languedocien bâtard , ou du frantua pêssa ; tu aimeras Dieu de toute çais un peu déguisé. ]Nous avons
ton âme. Corromputs pèr pêssa ; beaucoup de ces termes, et le nonv
( mente corrupti. ) Aias ën pi'ssa ; bre s'en accroît tous les jours par
souvenez-vous ; ( in. mente liabe. ) notre commerce avec les Franchi-*
maus.
PESSAMÉN , pëssomën , pënsamën :
PÊSSO DË LA CROUS ; Le gras-»
Peine, souci , chagrin, inquiétude.
Xf'ave's pa jhës dë pëssamën ; vous double , terme de boucherie ; par^
n'avez souci de rien. Ses pa për tie de la panse du bœuf, ou ligaviourë , avês tro dë pëssamèn ; vous ment eu croix de son premier venne vivrez pas long-temps , vous tricule , ou de celui qui est au-desprenez trop de soucis. Cënt ëscus sus du réseau.
PÈSSO DË LA GÂLIO ; Autre mor-1
dë pëssamën pagou pa un digne de
dêoutës ; le chagrin ne paie pas la ceau du gras-double.
PÊSSO DE SOULIÉ ; Une hausse ï
plus petite dette. Tou li fdi pëssamën ; tout le peine. Më fdi pëssa- pièce que les savetiers attachent
mën dë l'ai ana ; je ne me sens au bout d'une semelle usée.
PESSU , ou pëssuc. Voy. Ëspêsstit
pas , je n'ai pas la force, ou le
PËSSU ; Une pincée. Un pèssu dë
courage d'y aller. L'di tira d'un
bel pëssamën ; je l'ai tiré d'un grâno ; une pincée de graine de
grand embarras. Ea espgl. pëssa- j vers-à-soie : c'est comme on prend
í uuc pincée , ou prise de tabae.
niienio.

*

•H

�PET

PET

\6Ï

PËssttGA ; Pincer. Di tari tfav'iè
lascars amazèrâdos , on pouiiio pa
lou pëssuga ; il avait les chairs si

fermes , qu'on ne pouvait le pincer.
Voy. Espëssuga. eu espgl. pecilgar.
en lat. pelle.ni sugere.
PËSTËL. Pëstëla. Voy. Pêilë et
péjla.

, ou pësieil.
Trissadou.

PËSTËL

,Voy.

PËSTENKNCIÀ.

V.

1.

v.

1.

etn. pr. '

Peste.

Famé

peste.
et n.
pr. Boulanger, boulangère , le
même que pistrë , qui fait au pluriel pistôri ; l'un et l'autre n. pr.

ê

pëstënëncia ; la faim et la
PÉSTRE., pëstourisso. v. 1.

Li pêstrë qè jdou lou pan à vênârë, devon gazanhar lo Irëzë dénier,
ê non plus ê së contrarën fasian ,
greumens sidou pënats pels sëiners
ë li cossols. Cost. d'Al.

,

PÉ-SU-FIÉLIO ; Terme de sorcellerie et formule des prétendus sorciers qui vont au sabbat. La route
ordinaire est le tuyau de la cheminée : on met un pied sur la crémaillère comme sur un étrier , on
prononce pê-su-fiëlio , le sorcier
disparaît, et tout est dit.
Les sorciers des autres provinces
se transportent au sabbat en chevauchant un manche à balai, qui
est une monture moins périlleuse.
Fa. pé-su-fiélio ; disparaître à la
manière des sorciers.

Xioutiâité' dëlonyal âoiira fa pé-su-iiélio.
La Didon de Lc-rgoin.
PËTA ; Craquer, se dit d'une
poutre trop chargée, au figuré, fa
péta sa noublesso ; se targuer de
sa noblesse , faire sonner haut sa
condition. Fa pëta un effo ; lâcher
un ef. Pëtë frë ; nargue de l'hiver ,
ou que le froid vienne, que la bise
souille, je m'en moque. C'est ce
qu'on dit quand ou est bien garni.
Fa pëta un dire ; entonner un air ,
une chanson. Fa pëta soun fouë ,
faire claquer son fouet. Fa. pëta
J'ujhigan ; fuir.

; Une mine de carrier Í
de chaufournier, ou de mineur,
pour briser et faire sauter des blocs
de rocher. La mine , ou pëtar, est
un trou fait dans le rocher avec
l'aiguille de mineur , et chargé de
poudre à canon qui fait une grandi
explosion , lorsqu'on y met le feu.
On dit , faire une mine et la fair«
jouer ; et non , un pétard.
PETAR ; De la corde à fouet, oa
du fouet qu'on attache au bout
d'une fronde, ou d'un fouet de
poste pour les faire claquer.
Un pétard en fr. est une sorte
d'artifice qu'on applique à une porte
de ville assiégée , pour la briser.
C'est aussi de la poudre à canon
bien serrée dans les replis d'un papier.
PÉTARDA ; Faire jouer une mine.
— Miner un rocher, ou le percer ,
pour y faire une mine ; et non ,
pétarder.
PËTARDIÉ ; Un mineur : métier
dangereux aux mineurs imprudens.
PETÂRDO. Voy. Brounzidou.
* PËTAREOU , ou tribë ; Le lieu
où les lapins vont fienter , comme
s'ils s'étaient donnés le mot. C'est
la même affectation des chiens de
pisser à une borne.
PËTARÙFA ; Homme sans conséquence. M'ënchdoulë coumo dë pëtarùfa ; je m'en soucie comme de
Jean de vert.
PËTAS ; Pièce : petit morceau
d'étoile , ou de toile pour rapiécer
un habit , ou une chemise. Lorsque ces pièces sont vieilles et usées,
ce sont des lambeaux, des guenilles, des haillons, en espgl. pePËTAR

daço.
PËTASSA; Rapiécer, mettre des
pièces à du linge , à des habits. On
dit, rapiécer, lorsqu'on bouche des
trous proprement ; et rapetasser,
lorsqu'on rapièce grossièrement de
vieilles hardes. On dit plutôt, selon
l'Acad. rapiéceter que rapiécer.
PEXASSA , au figuré ; Rhabiller ,

�PET
rectifier, tâcher de justifier , de
diminuer une faute, ou de l'excuser.
PETASSÂOU , ou pëlassal ; Un
grand coup , l'action de frapper ,
et pour ainsi dire , frappement.
épuras dë pëtassâous ; tu seras rossé:
è pëtassâous su sa Jcnno ; et de* rosser sa femme, et coups de bâton
trotter. Un rettë pctassal ; un rude
coup de bâton ; du grec , patassein ; frapper.
PËTASSARIÉ , ou pëtassâjhë ; Ilapiéeetage ; l'action de rapiécer , ou
de rapiéceter. Aco's pa që dë pëtassâjhë ; ce n'est que du rapiécetage.
PETASSOU , diminutif de pëtas ;
Petite pièce. — Unrayaudeur, un
fripier. — Un arlequin.
PETASSUN, Voy. Pëtassarié.
PETÊGA ; Travailler , peiner ,
faire de grands efforts pour se tirer
d'un embarras.
PETÊGO ; JNoise , bruit, grabuge.
— Embarras , inquiétude.
PÈTÉJHA ; Craquer , lorsqu'on
parle d'une pièce de bois qui commence à rompre sous le poids dont
elle est chargée. — Pétiller , pour
les étincelles du feu appelées gendarmes. Le laurier craque au feu,
le sel y décrépite.
PËTELÊGO , ou pëtêgo ; Démangeaison , ou envie démesurée de
dire , ou de faire quelque chose.
On dit aussi , les pieds lui brûlent
d'aller eu tel endroit. Les mains
lui démangent de toucher, de frapper , etc. — Pëlêgo ; grand désir de
manger que ressentent les gourmands quand ils voient les viandes
sur la table. Lous iolsli fan pëlégo;
ils les dévorent des yeux.
PETÉT , pëtéto ; Délicat, qui
aime ses aises et à se mitonner.
PETÊTO ; Jeune fille. Acoulis las
pëlétos; il court après lesjeunes filles.
PÉTIMA. Voy. Vëziada.
PÊTO ; Crotte , boue détrempée ,
ordure qui s'attache au burd des
robes et des habits, les mouches
de boue dont on a été éclaboussé,

PET

im

la erotte qui s'attache au poil des
bœufs , des brebis , des barbets.
Pêlos dë magna ; du crottin de
ver-à-soie. Un bon ver a toujours
le crottin dur au derrière. Cêrtos,
aco sou pa që dë pêtos ; vraiment,
ce n'est pas du fretin, ou voilà qui
n'est pas de paille, ou peu de chose.
PETÜFIO , patrigo , ou pëtoufiun ;
Une médisance , une tracasserie ;
et non , un plat, ni un pot-pourri :
discours, ou rapports qui tendent
à jeter du ridicule sur quelqu'un ,
ou à Se brouiller avec un autre.
M'a fat aqèlo pëtôfto ; il m'a fait
cette tracasserie.
Madame de Sévigné emploie le
terme pétofe : mais c'est chez elle
un terme de coterie, qu'elle avait
pris en Provence, et que l'éditeur
n'a pas manqué de mettre en ca-ractères italiques.
Tout languit, tout est mort sans la
tracasserie ;
C'est 1« ressort du monde et l'âme de
la vie.
Gresset.
PËTÔFIOS

; Sornettes , entretiens

inutiles.
PÈÏOUFIÉ ; Tracassier , rapporteur , flagorneur, daubeur. Les daubeurs , dit la Fontaine , ont leur
tour d'une ou d'autre manière.
PETOUFIÉJHA ; Faire des tracasseries , ou des rapports indiscrets ;
et proprement , dauber quelqu'un.
PÉTOÙIRÉ ; Tracas , trouble „
bruit , désordre , embarras.
PËTOUNEJHA, ou rëpoutëga -,
Pétiller comme le sel qu'on jette
sur le feu. Pëtounëjha , au figuré ,
se dépiter , regimber , murmurer ,
répliquer. — Ciabauder , criailler ,
être eu colère , répondre avec emportement , du lat. petonare.
PÈÏOÛZO. Voy. Ratë.
PETROLI ; Huile de pétrole, du
lat. petrœ olcum : huile minérale
noire, forte, d'une odeur de bitume.
Le pétrole de Gàbian, arrondissej-meut de Béïievs, est très-reüommti&gt;

�P E Z
Voy. Pcbirous.
PEZÀDO. v. 1. Les revenus de la
paix. : ancien droit domanial établi
pour la trêve de Dieu,
PEZÀDO , ou pëzagddo ; La trace ,
ou l'empreinte du pied sur le sable ,
la neige, ou la poussière, en espgl.
pizada. en grec , pttza.
PEZÀDO ; Une pesée : quantité
de ce qu'on pèse eu une fois, il
faut faire plusieurs pesées. - Pëzddo;
l'action de peser.
PËZÀDO ; terme d'architecture ;
Le giron d'une marche d'escaliers ;
et non, foulée. Cette marche a un
)ied de giron; c'est-à-dire, de
argeur. Foulée et foulées, termes
de chasse.
PEZÀJIIË , ou piàjhë. v. 1. Droit
de passage, h. lat pedagium, pedaiicum ; droit qu'on percevait sur les
chemins. Le latin semble faire dériver ce droit de , pes ; pied , au
lieu que, péage , le même que ,
payage , dérive de payer. Dar
pezdjliè ; donner, ou payer le péage.

P E Z

i64

PËVËRÊTO.

Í

Donam që li ho.'iië d'Alest non
devon ën alcun luecs en la tera dels
sêinors pësajhê ni guidajhê • mes en
tols luecs aion pleniera franqësa lur
penonas é lur causis. Cost. d'Al.
PÈZË

; Pois. On dit en proverbe:

së pu rës noun vêzës , estaco t'as
pêzës ; si tu n'as point de chapon ,

sois content de pain et d'ognon.
Pézës groumans ; des pois goulus ,
ou de bonne cosse,
PEZÈG-XO ; La paille des pois.
iVoy. Pëziêiro.
PÉZËL ; Le pêne d'une pièce de
toile , ou les bouts de til de la chaîne
attachés à l'ensuble, lorsque la toile
est ôtée de dessus le métier. On
pend au plancher des paquets de
raisin avec du hi de pêne des tisserands.
PEZEL ; Les volettes d'une émouchette : petits cordons qui en peudent tout autour,
PEZÉROUS , Petits pois, diminutif
de fHh

PËZIÊIRO, OU pëzegno;

Un champ

de pois.
PÉZIL. V.

1. Péril, danger.

PEZONER. V. 1. Piéton.
PEZOCL. On regarde

comme un
signe de mort prochaine dans un
hôtel-Dieu, lorsque les poux abandonnent le corps d'un malade, et
qu'ils se répandent sur les draps.
Est-ce le refroidissement du corps
qui fait retirer cette vermine ; ou
bien le suc qu'elle en tire changet-il de nature , et lui devient-il contraire aux approches de la mort ?
11 n'y a guère d'animal qui n'ait
une espèce de poux qui lui est particulière : on en trouve jusque sur
les poissons et sur les insectes ; le
Créateur semble y avoir établi un
droit de subsistance pour les petites
espèces parasites. Voy. Niêiro.
PËZOUL RËVËNGU ; Un gueux revêtu. Escourjharié un pëzoul ; il tondrait sur un œuf.
PËZOULIË ( fa ) ; Faire de vains
efforts pour se venger, ou pour
témoigner son dépit ; en faire de
petits dans l'impuissance d'eu faire
de grands.— Contester opiniâtrement et contre toute raison. JNous
n'avons en français que des équivalons sur l'expression , fa pëzoulië;
et cet inconvénient est attaché aux
traductions de toute espèce.
PËZOULIÊIRO ; Un pouiller, on
un pouillis ; terme de mépris qu'on
dit d'un lieu habité par de pauvres
gens , par des gueux, que la négligence encore plus que la misère ,
rendent sujets à cette vermine. On
le dit aussi d'une méchante hôtellerie ; lou cabarë das trës pëzouls.
PÊZOULÎNO, péoulino; Vermine.
— Race, engeance pouilleuse.
PEZOULÎINO; Les pucerons: insectes
qui s'attachent aux feuilles et aux
bourgeons des arbres et des plantes
potagères, qu'ils sucent au moyen
d'un aiguillon qu'ils y enfoncent.
Ce sont les poux des plantes dont
les différentes espèces ont différens

�P 1 A

P I
pucerons (Jhi les sucent, comme
elles ont différentes chenilles qui
les rongent.
Les fourmis vont à la piste de
ces insectes pour recueillir une liqueur mielleuse dont ils se déchargent par l'anus et sur laquelle les
abeilles vont grappiller, pour augmenter leur provision de miel. C'est
mal' à propos qu'on met sur le
compte des fourmis le dégât que
font les pucerons sur les feuilles des
arbres fruitiers qu'ils font bosseler,
recroqueviller et quelquefois mourir
par leurs piqûres. Les fourmis ne
vont point rôder sur les plantes où
il n'y a point de pucerons.
Nos jardiniers comprennent aussi
sous le nom vague de pëzoulino ,
les punaises des arbres, telles que
celles de l'oranger et du mûrier :
genre d'insectes différent des pucerons et des vraies punaises , connu
sous le nom de gale-insectes.
PEZOULÎTÎO ; Branches chiffonnes,
ou très-menues branches inutiles
dont on nettoie un arbre eu l'émondant.
PÉZDC ; Pesant.
Pi , ou pignê ; Le pin : arbre de
futaie, résineux, toujours vert et
dont les feuilles sortent deux à deux
d'une gaine. Il donne par incision
une résine qui reçoit différons noms
selon les apprêts par où elle passe.
Les jeunes plants des arbres résineux , tels que le pin , qu'on tire
d'un semis pour les transpîantei ,
reprennent très—difficilement , à
moins qu'on ne les plante eu hiver
avec la motte gelée.
Amai Ì ciras tal&gt;ëT së n'as pa la lagàgno,
Duval.t Ions pigues tl'al uâûu rie la mountagno.
Be;goiu.

i65

nue , ressemblante à un ver de
terre : le pic l'introduit dans les
fourmilières des trous-d'trrbre , pour
en tirer les fourmis , son mets favori. Avant de se servir de ce hameçon , il frappe à coups redoublés
le bois sec et caverneux d'une branche, ou d'un tronc d'arbre pour
attirer au dehors les fourmis, qui
s'accrochent à sa langue : dès qu'il
la sent bien garnie, il la retire et
fait son repas.
Ces oiseaux ont des taches carrées
de deux couleurs disposées alternativement, comme les cases d'un
échiquier , sur le bord antérieur de
leurs ailes pliées. On peut reconnaître encore ce genre d'oiseaux a
la disposition de leurs doigts , qu'ils
ont deux devant et deux derrière ,
comme les perroquets et les autres
oiseaux qui ont un besoin particulier de se bien accrocher. La manœuvre des pics eu frappant du bec
exige cette disposition. Voy. Rate.
Le grand et le petitpic varié sont
de la même espèce : ils sont mouchetés l'un et l'autre de blanc et
de noir , et le mâle a le sommet de
la tête rouge.
Pi DË-COL-DË-SÉR. V. Founiighic.
PIÂDO. Voy. Pezàdo.
PiÂJHË; Péage, b. lat. pedagium,
pesagium, du lat. pes ; comme qui
dirait, droit sur les pieds, ou sur
les passans ; car il y eu avait sur
tout au temps du règne féodal. \ oy.
Pézajhc,
PJ AL A : Peler écorcher. Fa un fré
që pidla : il fait un froid cuisant.
La rdsco Va pialâ ; la teigne lui a
pelé la tète. — Piali, n. pr. dit. par
corruption de pijla ; ou bien c est

le même que pelé.
PiÂLO, ou piale. v. 1. et n. pr.
Pi ; Le pic-vert: oiseau de la taille Voy. Pizo.
PJÂLOS ; Auges de pierre sceld'un merle et dont le plumage est
vert et la tête d'un rouge ponceau. lées dans les marchés: mesures puNous avons quatre espèces de pics: bliques de grains dont les vendeurs
on les distingue des autres oiseaux et les acheteurs sont obligés de se
par leur langue très-longue et char- servir, et sur lesquelles on ne tire

�I6&lt;T

PIC

point chaque année un droit d'échantillonnage.
PiALOir ;
Un étai, ou un éiançon : grosse pièce de bois qu'on met
pour soutenir une muraille qu'on
sape, ou qu'on reprend par-dessous
œuvre. Ou en met aussi pour soutenir le plancher d'une maison dont
on veut rétablir un mur.
PIALOO ; Un étrésillon : pièce de
bois qu'on met entre deux ais , ou
des dosses appliquées contre les
terres, dont on craint l'éboulement,
quand on creuse, par ex. un puits ,
ou les londoniens d'une maison. On
met aussi des étrésilions entre deux
murs de maisons vis-à-vis l'une de
l'autre , pour soutenir celui des
deux qui déverse , en attendant
qu'où le jette à bas. L'étrésillon a
une position à peu près horizontale ;
l'étai l'a ou droite, ou inclinée.
PIÂNCHO ; La liqueur bachique ,
ou le vin.
PIASTKO ; Pièce de deux liards.
Une piastre en fr. monnaie d'Espagne ; elle est d'argent et vaut six
livres dix sous de notre monnaie.
PIBOUÉS, terme d'argot ; Du piot,
ou du vin.
PIBOUL. Voy. Pivou.
PJBOULÂJDOS ; Champignons de
souche qui viennent communément
par touffes au pied des vieux peupliers et dans une partie morte :
car ces plantes ne s'engendrent que
dans les végétaux morts, ou pourris.
Pic ; Un coup d'épée de la pointe,
ou un coup d'estoc.
Pics K i'ATACS ; Coups donnés et
reçus. — Force coups.
Pic. Aco s lé pic ; c'est là le hic ,
ou le point , ou la principale difficulté , c'est le nœud de l'aflaire.
Pic; !&gt;ec. Pic,ou pëlddo; expression
usitée dans cette façon de parler :
J'en tirerai pied, ou aile ; c'est-àdire , quelque chose, en espgl. pico;
bee. Pelâdo ; poil.
Pic; Un. lardon, au figuré, un
brocard.

P ï C
PrcA ; Frapper , cogner, chasseE
un clou , cogner contre un mur.
Së pica, ou së tusta la têsto ; se
cogner la tête. Pica uno dâlio ;
rebattre une faux. Aco's lou pica,
de la dâlio ; c'est là le nœud de
l'affaire. Pica lou martel ; heurter ,
ou frapper à la porte. Câou pico ?
qui frappe? qui heurte là? An pica
trës coi ; on a heurté trois coups.
Las oùros picou ; les heures sonnent.
Qanl'oûro pico ?&gt;quelle heure est-ce

qui sonne ? et non , qui frappe.
Qant a pica d'oûros ? combien de
coups l'horloge a-t-elle sonné ? Sou
très oâros picddos ; il est trois heures
sonnées.
PICA. en v. fr. baculer , ou frapper avec un bâton ; d'où est formé
le n. pr. bacular; frappeur.
PlCA ; Grenu. Dë fouzëls picas ;
Des cocons grenus et comme chagrinés : ce qui est opposé à, cocons
satinés.
PICADIS; Train de vie.
PicADîsso ; Frappement, ' bruit
qu'on fait en frappant, fréquens
coups de marteau.
PICAGNA ; Chercher noise, ou
querelle. — Picoter. Voy. Capigna.
PICAGMOUS ,

capigné , capigndir'e;

Mutin , querelleur.
PlCAREL , cagarel, ou sûsclë ; La
meudole : poisson sec de la méditerranée, qui, à cause de sa salure,
pique fort la langue.

PXCASSA

; Becqueter , de l'espgl.

pico ; bec.
PICASSA, ou pigalia ; Tacheté de
diverses couleurs.
PiCASSAL, pigassal, ou picassdou ;
Coup, ou impression que fait un
corps sur un autre en le frappant,
le perçant, le divisant.
PlCASSOü.

Endura lou picassou ;

Essuyer une grosse pluie.
PICATA ; Tiqueté , tacheté, moucheté , grivelé. On le dit sur-tout
des oiseaux tiquetés, lorsque les
taches ne sont que de petits points.
Les oiseaus griyelés out des taches

�ï» c

I
•allongées, telles que celles des
grives : ces taches, quelquefois de
forme singulière, sont toujours au
bout d'une plume et constantes dans
les individus de la même espèce des
champs ; elles peuvent servir à les
caractériser: l'éducation domestique
qui change les naturels, les fait
souvent varier. Moucheté se dit plus
communément des quadrupèdes. On
dit, picoté de la peti te-vérole.
PICAZOU , ou pruzichè ; Picotement: impression incommode causée
sur la peau paï l'acrimonie des humeurs.
PICHÀROU

,

pichéro,

picharôlo ,

©u dournèt. Voy. Dourkè.
* PJCHÉ, pichéro ; Mesure de vin
qui est la même que la pinto. Voy.
ce mot. Fiché est le nom du pot qui
contient la pinte ; mais il y a des
pichés ou pots de différentes grandeurs, en espgl. pichel de estanno ;
pot d'étain.
PicHîîio; Un ivrogne, un buveur
de profession.
PICHO , pichou , pichoun ; Petit,
petit garçon. Pichoutë, diminutif
de picho ; tvès-petit. Pichoulas ;
grand garçonC'est au moyen du terme, petit,
qu'on rend en fr. presque tous nos
diminutifs languedociens , tant les
n. pr. que les noms communs ; par
ex. Andrëzë. ; le petit André. Augusiinë; le petit Augustin. Uno poussélo ; un petit ais. Uno tdouléto ; une
petite table , très-différente d'une
tablette, etc.
Nos diminutifs suivans n'ont rapport qu'aux sentimens du cœur,
sans aucun égard à l'âge ou à la
taille. Moun amighë ; mon cher ami.
Ma sourêto ; ma petite sœur. Ma
cousinélo ; ma chère cousine , ou ma
petite cousine ; et ainsi de ma petite
femme, mon petit homme, etc.
On disait autrefois au lieu de petit,
petiot, devenu n. pr. comme il est
arrivé à un grand nombre de terMies dont la signification est tom-

3* I E
167
bée d'abord en désuétude, et ensuite
dans l'oubli.
PICHOULÎNOS ; Les picholines :
sorte de petites olives confites dans
de la saumure. Comme c'était l'espèce que l'on confisait le plus
commuaément, cet apprêt a pris
chez nous le nom de, pichoulino ,
diminutif de picho : l'Acad. en a fait
fort à propos le français, picholinu.
PIDÔ ; Une engrêhue : sorte de
petit point fort étroit qu'on metà
une dentelle.
PICO-CROÛSTOS ; Couteau dont on
se sert pour chapeler la croûte d'un
pain. — Pico-croûstos ; vieux braquemar , ou épée rouillée.
PICO-POUL ; Jispèce de raisin.
PicorocLiÉ, ou belicouqié. Voy.
Fanabrêgou.
PICOPOÛI.O, ou bëlicôco; La micocoule , fruit du micocoulier ; et
non, alizier ; la micocoule, qui n'a
presque que le noyau et la peau ,
est douce et bonne à sucer plutôt
qu'à manger. —Pic.opoùlo , sorte de
raisin blanc à petits grains.
Picou ; Un pic : instrument de
mineur , ou de carrier, pointu et
acéré. — Picou; la feuille de sauge:
outil de labour pour les terrains
pierreux. Il est plus large par le
milieu et pointu par le bout.
PÎCOURÊLO ; Une serpette.
*PICOUTA: Tacheté, marqué de
la petite-vérole. Voy. Pigouia.
PlÉ , piech , piêi, pioch, ou pio.
v. 1. et n. pr. h. lat. podium ; Montagne, colline, monticule, et en v. fr.
pui. C'est de la que vieunent les n.
pr. le Puy-de-Dôme, la ville du Puy,
le Pié St. Loup, le Fié des Fabres
et les suivans.
PIECH-AGU. n. pr. Mont-pointu ,
ou Montaigu.
PIECH-ÂOCJ , oupichdou , le même
que Pujhdouli , ou pujlwl, dont
l'augmentatif est, Pujhoulas, ou
pujholas, tous u. pi', haute montagne , très-haute montagne.

�i6S

P î E

PIECH-ÂOUROUX.
n. pr. Mont
venteux.
PIÊI , ou péi ; Le Puy : ville capitale du \elai. en l it. anicium.
Mons anicii, et plus récemment,

podium.
PIÊI , púi, péi, piéisso, piêissos,
pêissës , apêi , apêissos ; tantôt ,
après, puis, ensuite. Ou farèn piêi;

P I G
; Piètre , chétif, "misérable. Ou disait en v. fr. s'apiétrir, ou se gâter , se corrompre.
Pictro mino ; pauvre , ou chétive
mine.
PIÉTROMËN ; Pauvrement, mesquinement, piètrement.
PIFACH ; jabot. Voy. Papa.
PiFÀou ; Gros joufflu , un gros
pilFre.
PÎFRÉ ; Fifre , flageolet. Touca
d'dou pifrë; jouer du flageolet, au
figuré, ronger son frein, croquer
le marmot, regarder faire sans être
de la partie.
PIGAL , pigdlio; Bigarré, marqueté.
PIGALIA ; Bigarrer de diverses
couleurs.
Pi&amp;Âsso ; Une houe. Uh est aspirée : outil de labour dont le fer
est un carré long et large , emmanché et recourbé comme celui d'une
pioche. On se sert de la houe pour
remuer la terre en la tirant à soi :
c'est à peu près le même outil que
notre àissàdo—jhardiniëiro. Houer
vigne, ou la labourer à la houe,
en b. br. pighel.
PIGÂSSO , pigassou. Voy. Pi&amp;lo,

nous ferons cela tantôt ; et non,
puis. Ou véirën piêi ; nous verrons
cela ensuite. É piêi ? après ? dit-on
d'un ton d'interrogation , pour engager quelqu'un à poursuivre sou
récit ; et non, et puis.
PIÊI ; Le pis d'une vache, d'une
chèvre , ou les mamelles des animaux. La vache a plusieurs trayons,
par où coulent les jets de lait.
PiÊi-QUË ; Tandis que. Piêi që
min souvênê ; taudis que je me Ìe
rappelle. Piêi që li sên ; tandis que
nous y sommes après , ou que nous
avons la main à la pâte.
PIÉJHA , ou pijha ; Étayer, étançonner. Voy. Apialouna.
PIEJHO , ou pijho ; Un étai, un
étançou. Voy. Pialou.
PIÉLO , ou piélat, et par corruption , piala ; n. pr. qui paraît avoir
siguiiié , large montagne, ou longue colline.
* PIÉLO. V oy. Pizo, Pilo, Pialo.
PIÉLOUN, on pialoun ; Colonne.
PIÉ - JIËJHAN. n. pr. Montagne
moyenne entre deux autres. On
aurait dit en v. fr. moyen mont ,
comme on a dit, moyen-vie.
PIÉREDOUN , ou mont-rëdoun ; n.
p. Montagne ronde.
PIÉROTO , diminutif de Pierre ;
Pierrot, en b. lat. petrumeulus.
PiÊsso ; Une vigne , une terre à
blé. Quoiqu'on dise en fr. une pièce
de terre , ce serait mal parler de
dire, je vais à ma pièce ; au lieu
de, à ma vigne, à mon champ , etc.
PIÉTA ; Pitié, compassion. Aco jâi
piéta; cela fait compassion, ou pitié.
PIÉTADOUS ; Tendre , compatissant , qui a des entrailles..

PJÉTRË

piouléto.

* PlGNA. Voy. pënchina. On dit
au fig. d'un arbre bien taillé, ës

bien pigna.
PIGNA , terme de magnaguerie :
garni. Dë fouzëls bë pignas; des rameaux bien garnis de cocons. Së
pîgnou bë ; les rameaux se garnissent bien: figure tirée des écailles
d'une pomme de pin appelée prgno,
qui sont serrées et comme entassées
l'une sur l'autre.
PIGNASTRË ; Têtu, opiniâtre ; et
non , opignâtre.
PiGNASïRÎJHE ; Opiniâtreté, entêtement, marque d'un petit esprit.
PIGJMEIRËDO. Voy. Pinëdo.
PIGNEL. Voy. Ilroutël.
PIGNO ; Pomme de pin qui renferme des pignons sous des écailles
qu'on n'ouvre qu'en les faisant biea

�P I G
«hauffer , si la maturité ne les a
pas fait encore bâiller.
L'oiseau appelé, le bee-croisé,
espèce de gros pinson , se nourrit
de pignons de la pomme de pin,
après les avoir cassés : son bec robuste est admirablement ajusté pour
écarter les écailles ; manoeuvre qui
serait impossible à tout autre oiseau.
On dit d'un homme dur à desserrer, ës sara coum'unopîgno vêrdo.
PIGWOL. n. pr. diminutif de pigrio;
Petite pomme de pin. — Pomme
de sapin.
PIGNORAR. v. 1. Voy. Peinorar.
PIGISOURIÉ ;
Galopin , jeune
garçon qu'on envoie faire des commissions.
PIGÓTO, OU picôto ; La petite-vérole : maladie qui n'a rien de commun avec une autre de même nom
et dont elle semhleêtre le diminutif.
Un grain, ou bouton de petitevérole sur un des points lacrymaux,
le bouche , et produit un larmoiement incurable, si on n'a eu soin
de déterger souvent le petit ulcère
et d'y introduire une petite sonde
pendant que la cicatrice se formait.
L'inoculation, un des grands présens qui ait été fait à l'humanité,
prévient cet accident et sur-tout la
mort ; sur quoi M. de la Condamine , en démontrant les avantages
de cette opération, a eu raison de
dire , que tous les siècles à venir
envieraient au nôtre cette découverte. La nature nous décime , ditil , l'art nous millésime.
* Communiquer la petite-vérole
dans la saison la plus favorable ,
la rendre plus bénigne par des remèdes préparatoires , était déjà un
grand bienfait pour l'humanité. On
a fait depuis quelques années une
découvertebien plus importante encore,dans la propriété qu'a la vérole
des vaches (Cowpox)àe préserverde
lapetite-véroie. L'opinion populaire,
chez les paysans qui soignent ces
animaux, et quelques essais qu'ils

P I G

i%

avaient faits, engagèrent le docteur
Jeûner à étudier cette maladie ; il
confirma le fait par des expériences
multipliées : elles ont été répétées
partout, et l'inoculation de la vaccine a généralement remplacé celle
de la petite-vérole.
L'analogie reconnue entre cette
dernière maladie et le claveau,
donna l'idée à quelques vétérinaires
d'employer ce moyen pour préserver
les troupeaux de cette maladie : les
expériences faites à Alfort paraissent décisives- Un troupeau de mérinos vacciné a été garanti de la
contagion, quoique communiquant
avec d'autres qui eu étaient atteints.
Quelques agriculteurs inoculent le
claveau même à leurs bêtes à laine,
lorsque cette maladie règne dans
le pays, et qu'elles sont exposées
à sa terrible influence ; ils ont au
moins l'avantage que présentait
l'inoculation de la petite-vérole ,
de disposer, par un régime approprié, les individus soumis à
l'opération.
PIGÔTO} La clavelée , ou le claveau ; maladie des brebis, le plus
souvent mortelle.
PIGOUTA , ou picouta ; Marqué ,
ou gravé de petite-vérole. On dit
dans le st. fam. il est tout grêlé.
Il est tout cousu , tout cicatrisé ,
lorsque les cicatrices sont considérables , comme dans la petite-vérole
confluente. On évite cette difformité en humectant fréquemment le
visage, avec de l'eau tiède , au temps
de l'éruption; en y tenant un linge
mouillé ; en perçant les pustules
dès qu'elles sont mûres ; et en laissant tomber les gales d'elles-mêmes,
sans prévenir leur chute , malgré
les démangeaisons qu'elles causent,
et sur-tout en appliquant des vésieatoires aux jambes.
PIGOUTOUS;
Un malade de la
petite-vérolef, pris ou attaqué de
cette maladie.
PÎGRË ; Paresseux ; du lat. pigcf.
3A

�i7o

P I M

'
PiGRÎ.raË ; Paresse.
PiiHA ; Etayer,étançonner. Pijho:

étai , étauçon.
* PÍJHÓDN ; Pigeon. On achète
une paire lie pigeons ; on sert dans1
un plat urie couple de pigeons. V.
Parcl. On prétend que lorsque les
jeunes pigeoussont tournés du même
côté dans le nid , ce sont deux mâles ou deux femelles , et qu'ils se
tiennent opposés la tête de l'un à
la queue de l'autre lorsqu'il y a la
paire dans une nichée.
PIJHOUJNIÉ ; Un colombier, un
volet, ou pigeonnier. Le colombier
est à pied et isolé. Le volet, ou fuie ,
est une simple volière dans quelque endroit d'une (maison. Tout le
monde peut avoir des volets. Le
colombier supposait un droit de
fief. Le volet est aussi l'ais qui est
à l'entrée de la volière et sur lequel les pigeons prennent le soleil.
PILA. V. I. Porte. Lou pila St.
Jhtli ; La porte St.-Gilles ; du grec ,
pule , ou pyle ; porte. Pela signifie
aussi en grec , auge de fontaine.
PILHAR , ou pnliar ; Un 'galopin ;
dérivé de la paille sur laquelle il se
couche.
PILIAR dë mouli d'ôli.Y. Choûrou.
PILIO-PILIO ;
La gribouilieUe.
Jouer à la gribouillette ; c'est jeter
à terre une pièce de monnaie , qu'on
abandonne à la canaille qui s'v jette
dessus, et se bat à qui í'aura.
On dit aussi , jeter son cœur à la
gribouillette. Tout ës à la pilio-pilio;
tout est au pillage dans cette maison , dans cette province.
PÎLO. Voy. Pizo, et Ooâirë.
PILOT , piloirtët ; Une pile , un
tas, un petit tas.
* PÎLOUN ; Pilon, français déguisé. Voy. Pds:o.
- PiMËN ; Toute sorte de nourriturc exquise. Acos dë pimën ; c'est
du nectar , c'est du nanan. st. fam.
PnipA (së) ; S'attifer, st. fam.
se pimper n'est pas fr. , quoiqu'on
áLse, uc( homme pimpant.

PIN
; Orner , ou charge**
de colifichets.
PIMPALIÊTO ; Colifichets , clinquant.
PiMPANÊLO ; Pimprenelle. Voy.
PIMPALIA

Frâissine'to.
* PlMPAJNÊLO ( la grando ) ; La
pivoine , pœonia ojficinalis , L. :
plante originaire des montagnes de
la Suisse , qui produit une grands
et belle fleur cramoisie, qui devient
double par- la culture.
Les deux espèces qu'on appelle
mâle et femelle , sont mal à propos
nommées ainsi, puisque leurs fleurs
renferment des pistils et des étamines. La pivoine à feuilles fines,
P. tenuifolia, L., est une troisième
espèce distincte.
Le nom de cette plante vient ,
dit-on , de Pœon, médecin de Pluton , qui l'employa pour guérir ce
dieu, blessé par Hercule. Depuis
lors la pivoine a une très-grande
réputation , et elle a réellement des
vertus qui la rendent recommandable contre les convulsions , l'épilepsie, la paralysie, et toutes les
maladies nerveuses ; mais il ne
suffit pas pour guérir de porter au
cou un collier ue grains faits avec
sa racine, comme le pratiquent quelques gens superstitieux.
PiMPARÊLO ; La pâquerette , ou
marguerite, qui vient dans les prés
et qui fleurit au temps de pâques.
Voy. Margaridelo.
PIMPOUNA ; Dorloter, délicater,
traiter trop délicatement.
PiNATÊLos; Anciennes pièces de
six blancs du nom de Pinatel , officier de la monnaie qui fut pendu
ensuite pour en avoir fait de fausses.
PLXCAT ; Pincé , épuré.
PixcHotî , ou ëspinchou ; Lorgnerie , action de lorgner. Fa pinchou ;
regarder du coin de l'œil, épier à
la dérobée et d'un endroit d'où
l'on ne peut être aperçu. Ceux qui
lorgnent , ou qui épient de cette
façon, disent, pinchou; ce qui signi-

�P I

o

fie, je vous vois quoique vous ne
me voyiez pas , ou que vous ne vous
en doutiez pas.
PÍJNCHOUKA. Voy. Espincha.
PIKBOULA. Voy. Pëndigoula.
PuÍEBe , ou pignêirêdo ; Bois ,
ou Foret de pins , appelée une pinée
dans quelques provinces françaises.
PiivÊLO dë rasin. Vov. Lian.
PiKKA ail tëmplë. v. I. Le liant
du temple.
PIN-PAN ; Pif-paf : mots inventés pour exprimer l'action de frapper quelqu'un , et pour donner au
discours plus d'énergie. Li bdilet
dous soujlfs , pin-pan ; il lui appliqua deux soufflets, pif-paf. st. fam.
ou populaire.
PINQET. Voy. Jhintët.
PiMSAR. Voy. Kinsou.
PINSOU ; Un filou.
PISTA ; Cliopiner , s'enivrer.
PINTA ; Peindre.
C'est de ce
verbe qu'a été formé le nom de la
poule appelée , pintade, ou peinte ,
dont le plumage est tacheté de
deux ou trois couleurs.
PÎXTO. La pinte d'Alais, pesaut
environ quatre livres poids de table,
vaut un lit. neuf décil. et répond à
la quarte, ou au pot de Paris de
même poids, ou qui contient deux
pintes mesure de Paris, ou quatre
livres poids de marc. Ce qui fait
entre ces deux mesures une petite
différence.
PINTOÜ ; Demi-pinte , ou chopine.
PIOCH. Voy. Pie, ou piech. A
cddo coùmbo sé trobo un pioch ; ou
trouve des difficultés partout.
PIÔI. Voy. Piêi.
PlÔEO, mandiro, dëstrdou . dpio ;
Une hache, une cognée. Aspirez
17/ du preinier mot , sans quoi il
semblerait qu'il n'est question que
de cette même lettre.
La cognée est l'outil dont on se
Sert pour fendre , eu pour cquarrir
une poutre ; telle est celle des
CLarpentiers et des scieurs de long :

P 1 O

I

I

7

elle a un large fer et un long manche : on s'en sert à deux mains :
dalat. securis cuneata ; hache faite
en coin.
La hache , plus petite , a le fer
et le manche pins coài ts ; on la
tient d'une seule main pour dégauchir une pièce de bois, pour émonder un arbre , etc. Le manche entre dans lVil de l'une et de l'autre. Il y a des haches k marteau,
OU piôlo tëstùdo. Accìsfat â la piôlo;
c'est fait k la serpe , ou grossièrement, b. lat.hapiola; surnom donné
k Boudouin , comte de Flandre.
Happiola , diminutif de apio , ou
hapio.
PIOT , Un dindon. Piôlo ; une
dinde,-ou poule-d'Iude. Prêné la
pióto ; s'enivrer.
PÎOCCEL ; Virginal.
*PÎOUCEL4JKE ; La virginité. On
appelle encore ainsi les coquilles
nommées porcelaines par les naturalistes.
PiOüLA. Voy. Piouta.
ProuLEL ; Appeau, ou sifflet pour
appeler les cailles.
PîorLKTA , ou fioulëta ; Attirer.,
piper , prendre k la pipée.
PIOCLÈTO ; Un hachereau , une
hachette.
Píoü-i'iou ; Pi-pi : cri des poussins, au figuré, fa piou-piou ; faire
parade de force dans uue grande
faiblesse, faire bonne contenance
dans un état de langueur ; du lat.
pipio.
On dit dans un sens différent ,
fdi ioujhour piou-piou ; il a toujours
quelque fer qui loche. Le proverbe
dit : piou-piou , ioujhour viou ; un
pot fêlé dure long-temps.
PÎOCSSA ; Pincer.
PîOUTA , ou pioula ; Pioler , pépier. Les pouies-d'lnde piolent, les
poussins et les moineaux pépient,
au figuré , piouta; crier, cri^iiicr.
— Geindre ; en parlant do quelqu'un qui se plaint de quelque iuiirmité , on dit, toujour piouto ; il

�PIR

P I S

d'une pinatèle , ou de six blancs ,
ou cinq liards.
PIROUTÈLOJ Pièce de trois blancs.
Pis ; Urine , pissat. Sënlis à pis;
cela sent le pissat. Ës tou pis ; il
est tout trempé de pissat. Voy. Pissdgno.
Le proverbe , Entré la mercV ê
lou 'pis y lou bel ëjan së nouris , se
dit communément du temps où l'enfaut est au maillot , et convient
tout aussi-bien à celui qui le précède dans le sein de sa mère : la
matrice, en effet, dans laquelle le
fœtus ou l'enfanta végété quelques
mois , est placée , comme on sait,
entre deux dégoûtans viscères , la
vessie et le boyau gras : ce qui
équivaut, ce semble , aux deux
énergiques termes du précédent proverbe : c'est l'origine de l'homme
et de la brute ; c'est celle du glorieux gentilhomme qui se dit, haut
et puissant seigneur, et celle de
l'humble artisan que ce seigneur
dédaigne : la fin de ces deux derniers êtres , si diflereus en apparence , y est encore assortie ; leur
cadavre infect et hideux étant également sujet, dans la tombe ou dans
\\terre, à la pourriture et aux vers.
PiScOüÀüo ; Marmaille.
Toutes i peidon fa paiâoulo ,
PISSA ; Jaillir. Lou san pîsso ; le
3i la pruzou tions nen as pois ,
sang jaillit quand on a piqué la
Qau perites é lebrâoua en lâoulo ,
veine; une nourrice fait jaillir son
Cubussou à cjairc pipots.
Goudoulu lait. _d pissa vèrgoûgno ; il a bu
toute honte.
PIQËTO ; Une serpe , une serEu parlant d'une charge , ou d'un
pette. — Piqéto ; espèce de petite
emploi qui était occupé par un
olive.
mauvais sujet, lequel est souvent
* PIQÉTO. Voy. Trëmpo.
remplacé par un autre qui est pire
PÎRË , ou piri ; Très , beaucoup ,
infiniment. Es pire që poidi ; il est et qui l'ait regretter le premier , on
très-gentil. Sou pirë që bels ; ils sont exprime cette alternative par ce
fort grands. l'dimi pîrë; je l'aime dicton énergique, mais peu honnête , Pun i pîsso, l'doutrë i edgo ;
beaucoup , etc.
PiaÒL ; Un fat , un écervelé. cela va de mal en pis.
PISSA, v. I. Depuis peu. en v. fr.
Garo lë pirol ; voyez ce fat.
piéça.
PIROO , et par corruption , piéPISSADOO ; Bassin de chambre,
ron ; Un blanc : ancienne monnaie
valant cinq deniers. Pêsso dë ires bassin de nuit, bassin de gardepiérous ; pièce qui était la moitié i robe , pot dé chambre. Pissadou
ne fait que geindre. Coùro ris,
coùro ploùro ; tantôt il rit, tantôt
il pleure.
PÎOUTÂIRË ; Inquiet, criailleur.
PÎOUZE. Voy. Nièïro. Piouzous ;
plein de puces.
PIPA ; Fumer du tabac , prendre
du tabac en fumée ; et non , piper,
qui signifie , au propre , prendre
des oiseaux à la pipée ; et au figuré,
beaucoup plus usité , tromper, filouter.
PIPERÂIRË , ou pêbrié. v. L Epicier.
PIPÊTO ; Pipe à fumer.
PIPI , terme de nourrice , qu'on
dit également eu français ; Le besoin de pisser. Faire le pipi.
PÎPO , ou pipan ; Pipe : grande
futaille à mettre du vin. Lou mdou
dé pipo ; l'ivresse. Mdou dë pîpo
bous biré ; puissiez-vous tomber
ivre mort !
Ou dit dans le sens de pipe à
fumer , vdou pa uno pipo dé laba ;
il ne vaut pas un ognon. Në dounariii pa uno pipo dë taba ; je n'en
donnerais pas un clou à soufflet.
PIPOT ; Petit tonneau. — Petit
homme trapu. Jlwuga à qatrë pipots ; jouer à pet-en-gueule.

�PIS

PIS
grê'za ; pot de chambre enduit de

tartre, ou tartareux. L'urinai est
«ne bouteille de verre à large goulot recourbé à l'usage des malades.
PISSADOU ; Un pissoir : lieu destiné pour y faire de l'eau, sur un
petit tas de sable, au coin d'unecour.
PISSADOUNÀDO ; Une potée d'urine.
PISSÂGNO , ou pis ; Urine , pissat. Urine est plus général et se
dit en particulier de l'urine humaine. On dit, du pissat de chien ,
de chat, de cheval, etc. Le ternie,
pissat, marque aussi un rapport à
de l'urine sale , corrompue et
propre à gâter ou tacher une étofï'e.
On dit qu'un pot de chambre ,
ou qu'un enfant sent le pissat ,
qu'une robe eu a été tachée : et
l'urine humaine est du pissat, lorsqu'elle est corrompue.
L'urine la plus limpide devient
bientôt nébuleuse , et ensuite trouble, pour peu qu'elle séjourne daus
un vase , pendant les grandes chaleurs de l'été , et même au temps
de la gelée : il s'y forme, avec de
la boue, une matière glaireuse et
du gravier , qui n'est d'abord
qu'une cristallisation des sels que
l'urine contient.
Ce sont là les matériaux du tartre des pots de chambre et des calculs qui se forment dans les voies
uriuaires , lorsqu'elles sont relâchées , que l'urine y séjourne trop,
et que le moindre grain solide,
desceudu des reins , présente un
noyau , ou une base à des molécules terreuses, ou cristallines.
La boue est la matière des pierres de la vessie appelées crétacées ,
formées par couches parallèles et
concentriques. Des molécules cristallines qui nagent dans l'urine ,
sont les éléinens des pierres appelées murales , à surface raboteuse :
il s'en forme un groupe de cristaux
divergens du centre à la circonférence ; sorte de calcul qu'aucua

t73

dissolvant connu n'entame , et dont
on ne peut être délivré que par
l'extraction.
De célèbres lithotomistes ont observé, que ceux qui ne font usage,
iour leur boisson ordinaire, que de
a bière, ne sont pas sujets au calcul.
PISSARÀDO ; Grande quantité d'urine. — La tache, ou la marque
que fait l'urine sur le drap de dessous lorsqu'on a pissé au lit.
PISSOCOT , ou pissogot ; Le potiron rouge : champignon vénéneux.
Voy. Massoparën.
PISSQ-FRE ; Uu cacochyme. —
Personne d'un tempérament froid
et flegmatique.
PISSOL , ou pissAou ; Jaillissement.
Lou san rajliâbo a bel pissol
le
sang coulait à gros bouillons.
* PISSOLIÉ ; Pissenlit, leontodon
taraxactim , L. : très-bon fourrage
pour les animaux ; aliment fort
sain pour l'homme , soit en salade,
soit assaisonné comme les épinards ,
estimé en médecine comme amer ,
fébrifuge , vulnéraire , apéritif.
Un pissenlit se dit également
d'un eufant sujet à pisser au lit.

Î

Pissolié , jài bugddo din toun lié.
*

PISSO-PÂLIO

;

Crible à 'large

voie.
PISSOÛRLË ; La pissote d'un cuvier
à lessive. — Un petit jet, uu filet
de liqueur.
Une pissotière.
PISSOURLEJIIA ;
Pissoter : cette
fontaine ne fait que pissoter , ou
ne jette qu'un filet d'eau. C'est une
vraie pissotière.
PISSOLS , pissoûzo ; Pisseux , enfant qui seut le pissat.
PISTOLA, V. 1. Epître , lettre. Sa

ên las pislolas dé Pdottlé alcanlas
cdousas, greus , o gréou , pér tin—
tmdkmèn ; il y a dans les lettres de

Paul quelques endroits difùcïles à
entendre. Vov. Greu.
PISTOLA Idouzdblë. v. 1. Lettre
de recommandation.
pisiré , pistrésso , pispislourisso. y. 1. et a. pr.

PISTÔRI ,

touris

r

�i74
P I T
Boulanger, boulangère, du latin ,
pislor. eu v. fr. tatamasier ; d'où
dérive peut-être le nom de talmouse.
PiSïOULÂDO ,

OU

pistoulètddo ;

Coup de pistolet. — Pistoidddo ;
revenue ; terme de jeu de quilles.
PISTOCLETEJHA , verbe fréquentatif; Tirailler des coups de pistolet, comme il arrive aux. noces de
village. — Faire le coup de pistolet.
PlTAJVCÊTO {fa ). Voy. Jhintél.
PÍTASCIÉ ; CX:ice de religieux,
autrefois chargé dans un monastère
de distribuer à chaque religieux
la pitance , ou la portion de mets
avec le pain et le vin pour un
repas.
* PITAUCIÉ ; Se dit d'un mets
appétissant, d'un fromage piquant
avec lequel on mange beaucoup de
paiu.
PITAKSÂ ; Ménager, ne mettre ,
ne donner, ou ne prendre d'une
chose quelconque que fort peu, ou
comme ou dit, que chiquet à chiqtiet.
PiTAîisÂ,ou coumpanfjha-. Manger
du pain avec les mets d'un repas
et en manger betucoup plus à proportion que du mets ; eu sorte qu'on
ménage ce dernier et qu'il ne serve
qtte de vchioule au pain, qui doit
être, selon les règles d'une saine
diète , la principal aliment. Les eriíìius friands fout tout le contraire.
PIXÀASO : Ce terme qui répond
a» lut. obsoniurn , ou pulnienluin ,
li'eit u point de propre en fr. quoiqu'on le rende dans quelques pro\iiices par celui de, compain , ou
jiousse-pain , très-expressifs l'un et
l'autre , et qui, pour cette raison ,
devraient être adoptés. Pildnso se
prend pour toute sorte de mets
qu'où a coutume de manger avec
«kr pain : ce qui ne répond pas au
français pitance; il faut donc pour
les phrases suivantes recourir à des
termes équivaleus. Manjho soun
pet» .snn pildnso ; il mange son pain
gec j ou il 11e mange rieu avec.

PIT
Ènihë dé pitânso ; il le mange avec
quelque chose. Jfa/herë pu d'âoutro
pitânso ijë dëfoûrmo; je n'eus d'au-

tre mets , ou pour tout mets , que
du fromage. On dirait dans uuë
communauté : on ne me donna pour
toute portion que du fromage.
Douna-li de pitânso ; donnez-lui de
quoi manger avec son pain. Il a
du pain , donnez-lui de quoi manger avec. A de pan , dë vi, é dë
pildnso ; il a du paiu, du viu et
de la viande.
* Ou a mal traduit la question
que N. S. faisait à ses apôtres , num
quid habetis pulmentariurn ? par ces
mots : Avez-vous de quoi manger ?
Si les disciples avaient du pain ,
qui faisait alors comme aujourd'hui
le fondement du repas, ils avaient
de quoi .manger ; mais ce n'était
pas de quoi il était question : le
Sauveur leur demandait s'ils avaient
ce qu'on mange avec du pain ; de
la pitance , telle que le poisson qu'ils
pouvaient avoir péché.
Le mot pitânso tire son origine
de la b. lat. pitaitsia, ainsi dit de
pictansla, ou portion monastique
de la valeur d'une picle , ou pitte^
monnaie des comtes de Poitiers,
( piclaventium ) qui valait le quart
d'un denier. Ou disait aussi, malles
piclavkeei ; mailles poitevines.
Pitance en français est la portion
de pain, devin et de viande qu'on
donne à chaque repas dans les
communautés. Ce terme n'a point
d'autre sens dans les expressions ,
double pitance, retrancher la pitance, etc. Pitanserius, ou le pitancier était d'abord un office chez les
moines, et fut ewiiite une dignité.
PÎTO. v. 1. Une pitte :
petite
monnaie de cuivre qui valait la
moitié d'une obole , ou le quart
d'un denier. On a dit pitte pour,
picle. Voy. l'article ci-dessus.
PlTOT. Voy. Goujhar.
PITOLÉ; Jeuâc
homme, petit
garçoa.

�P 1 %
, ou apilrassa ; Faire ,
dire, agencer maladroitement quelque chose, la gâter.
PÎTRË ; Le poitrail des bœufs ,
leur fanon , ou la peau flasque qui
leur pend sous la gorge. — Pitre.
Voy. Piétrë.
PITROU ; Solive : pièce de charpente qui forme et qui soutient un
plancher.
PIVÊOÛ. Voy. Gargaliol.
Pivou , ou piboul ; Le peuplier.
Nous ne connaissons que deux
espèces de peupliers indigènes, ou
du pays ; savoir , le blanc , appelé
aussi l'orme blanc , ou doubo , populus alba , L. qui donne du bois pour
la menuiserie et pour la sculpture:
et le noir P. nigra, qui est celui
qu'on élague pour affourer les troupeaux eu hiver avec les fagots de
ses menues rames , et dont les jeunes bourgeons sont enduits de ce
qu'on appelle en pharmacie l'onguent populeum.
Nous avons aussi le peuplier
tremble, dont les feuilles sont dans
une agitation continuelle au moindre
souffle de vent. P. trèmula , L.
Le peuplier qui nous est venu
depuis quelques années d'Italie, a
la feuille du peuplier noir, et le
bois du peuplier blanc. Il est beaucoup plus beau en France qu'en
Italie , parce qu'il est sans culture
dans ce dernier pays : il ne paraît
pas que, malgré celle qu'on y donne
en France, on en tire autant de
profit que de notre peuplier blanc.
PIZA; Battre les châtaignes
qu'on a séché à la fumée. On les
met dans un sac que deux hommes
frappent sur un billot debout.
Pizan iuéi; nous battons aujourd'hui,
en ital. piggiare. en espgl. pizzar ;
fouler aux pieds.
C'est de cette dernière façon
qu'on brise l'écaille, ou la peau
des châtaignes sèches dans quelques endroits de l'Italie et des Ceveunes : 011 les foule avec des solos,
PlTBASSA

PLA
1-5
voy. ce mot, chaussure garnie de
pointes de fer. Pizdda ; en espgl. ;
la trace du pied : ce qui appuie
l étymologie que nous donnons au
mot, piza ; fouler aux pieds. Dans
d'autres endroits on se sert d'un
instrument appelé mdsso , qui est
une espèce de batte garnie en
dessous de pointes d'un bois dur ,
avec laquelle ou frappe sur les
châtaignes.
PIZÀDOS ; Le battage des châtaignes , ou l'action de les battre,
ou de les fouler. Për pizddos ; à
la saison du battage.
PIZADOU {sa) ; Sac à battre les
châtaignes.
PIZAIRE ; Batteur de châtaignes.
Souco dê ydzdire ; billot à battre les
châtaignes.
Pizo ,/7í'e7o, ou pidlo ; Auge de
pierre, auge de fontaine, auge à
abreuver , auge à huile ; et non ,
pile, qui ne se dit que de celle
d'un pont, ou d'une pile délivres,
de planches , etc.
PLA, OU bê ; Bien. Jec? s pla fa;
c'est bien fait. Aco's pla bo ; c'est
fort bon. Pla bo l'an pagat ; on
vous l'a baillée belle. O pla ; oui
vraiment.
PLACAR ; Armoire pratiquée dans
l'épaisseur d'un mur.
Un placard, en français, est un
écrit, ou un imprimé qu'on affiche
dans les carrefours: c'est aussi un
écrit injurieux pour quelqu'un , et
qu'on affiche de même. On le dit
encore d'un certain assemblage de
menuiserie pour la décoration d'une
porte d'appartement.
PLAG. V. 1. Plaidoyer. — Cause,
différent, procès. — Audience.
PLÂGKS , plané, ou plani ; Plaindre avec compassion. — Regretter.
Plaindre et regretter ne sont pas
synonymes. On plaint un mourant
qui souffre ; on regrette un homme
mort. Ainsi c'est parler peu correctement de dire d'une personne dangereusement malade : je la regrette

�i76
PLA
bien ; au lieu de, je la plains bien.
PLAGNOL , ou pluniol ; n. pr.
Petite plaine.
PLÀI? Quoi? comment? plait-il ?
ou que vous plaît-il ?
PLÂIDÉJBA; Plaider. —Hésiter,
balancer , être indécis , indéterminé sur un parti à prendre , lanterner, marchander. On dit en
proverbe, dans le seus de plaider :
Qê pldidé/ho , malavêjho , tou so (Jé
manjho li amaréjho.

PL.ÂIGAR,

V. 1. OU

pldidèjha;V\s\-

der. Plàigar dënan arbirës ëlëguts ;
plaider devant des arbitres qu'on a
choisis.
PLÁIJHA. V. 1. Cautionner, être,
ou se fendre caution pour quelqu'un,
en v. fr. pleige ; caution.
PLAMENS. V. 1. Sur-le-champ , ou
dë plano. Adobar plats leus plamens ;

terminer sur-le-champ un différent
de peu de conséquence.
PLAN ; Plainte, gémissement ,
lamentation. Sous plans më trdoucou
lou cor ;
ses plaintes me percent
le cœur.
PLAN , Doucement, posément,
lentcmeBt. Plan-pian; bellement,
tout doux, tout beau. Ana plan;
marcher doucement, sans faire du
bruit. — Aller à petits pas. Parla
plan ; parler bas , à voix basse ,
baisser la voix.
PLAN, pla; Plaine, petite place,
plateau.
PLAN ; Plain , uni. Plan coumo
la man ; uni comme une glace.
PLANAS, plandsso , augmentatif
de plan ; Grande et large plaine : de
même que, plané , planêio, ou
pluniol, petite plaine, eu est le dim.
PLANAS ; Une friche, un vacant
en plaine.
PLÀNCA. V. 1. plâneo, ou pos ;
Une planche.
* PLANCHAR ; Grande planche ,
augni. de ptdncho, qui est un mot
fi ançais déguisé : le vrai mot languedocien qui répond à planche ,
est, pos.

PLA
PLANCHOU

, ou

planchoun ;

Un.

gerbier.
PLANKÊTO ; Une chaufferette ; et
non , uu chauffe-pied.
PLANKÊTO dëbdrdo ; Un marchepied de barde , qui tient lieu d'étrier pour les femmes assises sur
la barde.
PLÁNO ; La plie : poisson de mer
plat comme le turbot. — Piano ,
plaine.
PLAN-POUN ; Une poiguée , ou
plein la main.
PLANSAR ; Un blanc-bec : jeune
homme sans expérience : ils sont
ordinairement enclins à décider sur
tout, et à ne douter de rien. —
Plansard, au propre ; jeune plant
d'arbre.
PLANSOÜ
Un chêneau ,ou jeune
chêne-vert de belle veuue, ou de
ceux qu'on écorce pour faire du
tan. Plansou dë salzë ; un plantard
de saule. Plansou dë castagne ; jeune
plant de châtaignier.
PLANSOU ; Lin poteau. — plansous , ou plonsous ; jeunes plants
de choux.
Un plançon en fr. est un plantard de saule et d'autres arbres qui
reprennent sans racines, ou de
bouture. On dit, plauçonner , ou
planter de bouture.
PLANTA. Ou dit planter un champ
en plein ; et non, complanter, barbarisme , de même que comptant
et complau tatiou : ces termes prétendus français , qui ne sont usités
que dans les provinces gasconnes,
sont traduits de la b. lat. complautum , complantare.

PLANTA un clavel ; Ficher , ou
mettre un clou , le chasser à coupsv
de marteau. Lë planté soun ëspdza
din lou vêntrë ; il lui donna un coup
d'épée dans le ventre. On dit au
figuré, planta dë sdouzés ; foudre
du plomb.
PLANTA dë gdrbos , terme d'airier ; Dresser des gerbes à l'aire
pour les fouler , ou y faire trotter

�PLA
fies chevaux. Arriva qè pWnlO ;
vogue la galère, ou arrive ce qui
pourra. Li planté su lou nas që. . .
il lui planta au nez que....
PLANTÂDO ; Un plant d'arbres ,
ou une plantation ; et non , comptant , quoique l'Acad. admette ce
terme pour un plant de vigne composé de plusieurs pièces de terre ;
ce qui ne répond pas à ce que
nous entendons par plantâdo.
On dit de même , un plant pour
un seul jeune arbre planté ou à
planter : c'est pour éviter les équivoques que les agriculteurs , en
pariant de l'assemblage de plusieurs
arbres plantés près à près dans un
même champ, emploient le terme
plantation , qui n'était propre qu'à
celles des cannes à sucre, ou aux
plantations de 'tabac en Amérique.
PLANTÂDO ; Une airée de froment, d'avoine, etc. ou la quantité de gerbes de ces grains qu'où
dresse en une fois à l'aire pour les
faire fouler.
PLANTÂJHK , érbo dë las cin costos ; Le plantain à large feuille ,
plantago lalifolia , L. : plante vul-

néraire, astringente. On eu fait des
tisanes pour les pertes , pour les
crachemeus de sang.
PLANTIÉ , ou planto ; Un plantat, ou plutôt un nouveau , ou un
Jeune plant de vigne.
PLÂNTO , au figuré , uno bélo
planto d'ômë ; Un beau brin d'homme , ou uu homme de belle taille.
Planto dë pigôto ; un graiu, ou un
bouton de petite-vérole.
PLANTO-VIT. V. h et n. pr. Vigneron , ou planteur de vignes ;
( fitis sator. )

PLE
PLÂOUCHOU

173

( couloumh ) ; Pigeon

patu. De là le n. pr. plochu ,
ou plauchu ; patu.
PLASTROUN , terme de cordonnier ; Un pàton :p etite pièce de
cuir fort, dont on renforce en dedans le bout de l'empeigne des
souliers : ce qui est très-propre à
produire des cors.
PLATLOD ; Un madrier : sorte
d'ais fort épais : ce qui est différent du français , plateau, qui est
le fond d'une grande balance fait
d'un bout d'ais carré.
PLATÎNO , terme de charcutier ;
Une flèche de lard ; et non , platine , terme d'armurier. C'est sur
les flèches de lard qu'on coupe les
lardons, les bardes de la volaille ,
les griblettes des brochettes.
PLATISSÂOU D'ÈSPÂZO 5 Un coup
de plat d'épée.
PLATOU ; Un petit plat. — Une
petite emplâtre.
PLATRARIÉ ; Plâtrage , du plâtrage , ouvrage de plâtre ; et non ,
plâtrerie.
PLATS , ou plag ; Cause, procès,
en v. fr. plaid. Plats leu , ou lêou ;
affaire de peu de conséquence, ou
facile à terminer. — Plats ; v. 1.
place publique.
PLE. PUno ; plein, pleine, se
prononce comme plain , plaine ,
ou uni , unie. On dit en bon languedocien , un plën capel , un plën
pagné ; et l'on traduirait en fort
mauvais français , par un plein chapeau, un plein panier : au lieu de,
plein un chapeau , plein un panier.
On dit de même, j'avais tout
plein mes poches d'argent, ou j'en
avais plein mes poches ; et non ,
mes pleines poches. N'aviêi mas
plênos mans ; j'en avais les mains
pleines. Mous plën souliës; mes souliers en étaient remplis. Ses poches
étaient pleines de jujubes ; aviè sas

PLANÏOULIÉ ; Un semis de châtaigniers , de mûriers , d'oguons ,
de choux , de poireaux , etc.
PLANTUN , terme de jardinier ;
Jeune plant de différens herbages
que les jardiniers vendenl , ou plënos pôchos dë dindoûlos.
qu'ils destinent à garnir des planPLEC ( à ) Abondamment , à foiches.
son. - Parfaitement.

2.

23

�i78
PLËC

sieurs
étoffe.

PLO

, ou plës ; Un pli , on plu- I
doubles qu'on fait à une

PLËCHA ; Lier , serrer avec une
bande. Plëcha wio pldgo ; bander
une plaie.
PLÊCHO ; Une bande, un bandeau , un voile , uu fichu.
PLEGA

un libre, plègajous iuels ;

Fermef un livre, fermer les yeux..
Plëga lou jhinoul ; fléchir le genou.
Se pléga ; se coiffer, se mettre à
sa toilette. Plëga lous brassés ; croiser les bras , être à ne rien faire.
Plëga boutigo ; détaler à la fin de
la fournée, ou d'une foire. Un tdou
plego, dit-on d'un malade ; un tel
tire à sa fin. Foughé Uou plëga ; il
ne traîna pas , il fut bientôt troussé,
st. fam.
PLEGA Varjhëntarié ; Serrer l'argenterie d'un ménage. Plégas tout
aco ; serrez tout cela. Plëga las ëspânlos ; hausser les épaules , plier
les épaules ; on les hausse pour marque de mépris , de pitié , d'improbation : on les plie pour marque
de soumission, de résignation.
PLÉGALUS ; Souple , flexible ,
pliant. Cadie'iro plegadisso ; chaise
pliante. Plëgadis ; facile à plier.
PLÉGO , terme de jeu de cartes ;
Une main , une levée ; et non, plie ,
qui est un poisson de mer. A fa sa
plégo ; il a fait sa main. — Lou jho
dë plégo nia télo ; le jeu de la toile.
PLEJHAS , ou ploujhas , augmentatif de plêjho ; Grosse, ou longue
pluie , une averse ; pluie qui vient
tout à coup, et de peu de durée.
PLÊJHO , ou plnjho. pr. plui-e ;et
non, pìu-ie. Plòjho mënûdo , ou dë
menùdo ; de la bruine.
PLÊTI Î' Plaît-il ? ou que vous
plaît-il Ì C'est sur la dernière syllabe, il, qu'il faut appuyer. Lijdou
Jâirë pléli en lou; il faut qu'on soit
avec lui à plaît-il, maître.
PLO ; Carrefour, place, plaine.
De là le a. pr. plos ; plaines. —
Plo; bellement, tfoucemeut.

; Plainte.
; Pleuvoir ;et non, ple&gt;
voir. On dit au présent , il pleut ;
au prétérit, il plut, qui n'est distingué du prétérit de , plaire , que
parce que ce dernier est long. On
dit d'un ouvrier qui au lieu de
travailler s'amuse à regarder , ëscouio së plôou ; il écoute d'où vient
le vent. Et d'un moulin qui ne va
que par éclusées ; c'est un écoute
s'il pleut. Cette dernière locution,
s'applique aussi à une chose qui
n'arrive que rarement.
PLOUJHA , ploujhâdé. V. Plëjhas.
PLOOJEÎKO. Voy. Plouvinëjhddo.
PLOUJHOUS , ploujhinous ; Pluvieux. - Trempé de la pluie.
PLOTJMA ; Plumer ; et non , |pleumer. Plouma dë castdgnos , dë râbos, etc. peler des châtaignes , des
raves. Plouma un amourié, effeuiller
entièrement un mûrier. Plouma la
cdmbo d'un âeubrë ; écorcer la tige
d'un arbre : l'écorcher , lorsque
c'est par accident qu'il s'en enlève
une partie de l'écorce ; le peler
par méchanceté. Las galinos si
ploûmou ; les poules se déplument
au temps de leur mue. Fài un frë
që ploûma ; il fait un froid cuisant.
PLOUMADÎLIOS ; Pelures de châtaignes , de pommes , de poires.
PLOUMÂDO ; Les plumes détachées d'une volaille, au figuré ,
dépouille , riche succession.
Tésto ploumâdo ; tète chauve.
PLOUMÂDOS ; Châtaignes fraîches
écalées, ou pelées.
PLÓUIVÍAR ; Un balai de plumes.
-- Toriffie de plumes sur la tête des
mulets et sur celle des femmes
coiffées à la grecque.
PLOÛMAS ; Du bois pelard , une
bûche de pelard : bûches de chêneaux, ou jeunes chênes écorcés.
PLOUMBÈOU d'ëspdzo ; Le pommeau d'une épée.
PLOÎ'MET. n. pr. en v. fr. plomet;
Niveau de plomb.
PL,OÚMO Í Plume ; et non , pieuPLÔJÏCHO
PLÔOURÈ

�PLU
me, dont les parties sont, la barbe
et le tuyau. On prépare ce dernier,
en le passant sous m cendre chaude,
pour le dépouiller d'une pellicule
et pour le durcir. Ou appelle ,
pennes les grandes plumes des ailes,
dont celles appelées , bouts d'ailes,
«ont les meilleures pour écrire.
PLOURA. On dit, je pleine; et
non, je me pleure. Ce verbe n'est
point réciproque , à moins qu'on
ne soit soi - même l'objet de ses
pleurs, et alors on dirait, je pleure
sur moi-même, pleure sur toi-même.
On larmoie lorsqu'une maladie des
yeux est la cause du larmoiement.
So që méstrë volon é variés plouron ,
son dë L·grfmos pëi dùdos.
PLOÛRÂIIÌÎÍ 5
ou plouro-ndcos. ;

Un pleurard.
PLOUVISÉJHA

; Bruiner ; et non,

brouiiier.
PLOÛVIMËJHÂCO , plouvlno ; De
la bruine; et non, brouine : menue pluie qui ne tombe pas de
haut ; telle est celle des brouillards,
qui se résolvent eu pluie. Il ne
tombe guère que de la bruine sur
les hautes montagnes. A fat uno
plouvinëjhddo ; il a fait une petite
rosée. Ce n'est que de la bruine.
PLUÜA , cluga , euga ; Fermer les
yeux , les bander comme aux jeux
de colin-maillard et de clignemusette, où l'on dit : cdou plùgo ?
qu'il faut rendre par , à qui est-ce
à faire ? c'est à moi à faire ; ou
sous-entend , par ex. colin-maillard;
ce qui est la même chose que ,
à qui est-ce à se boucheries yeux?
C'est à moi à me les boucLu-, ou
à faire colin-maillard. Pluga cdoueus ; boucher les yeux à quelqu'un ,
les lui bander.
PLUGA , paraît être
dit pour ,
plëga ; fermer , en sous-entetidant,
les yeux. Combien de termes dont
une seule lettre changée fait disparaître l'origine !
PLUGHK , clukël , cvghët , ou rësCBunduda ; Le jeu de cli gue-nj usette,

P O G

179

ou cache-cachette , auquel les enfans s'amusent. Il y en a un de la
troupe qui a les yeux fermés , tandis que les autres se cachent ; c'est
à lui à les découvrir , et d'en saisir un qu'il met à sa place, en v. fr.
se musser, se cacher en se tapissant. De là le mot mussette , ou
musette.
PLÛGOS , crilos , cûgos ; Les antoques , ou lunettes des chevaux ; calottes de cuir avec quoi on bouché
les yeux des chevaux de manège ,
et de ceux qui foulent le grain, soit
pour empêcher que la tête ne leur
tourne , ou que n'étant pas distraits
par des objets , ils aient moins de
peine à marcher long-temps par un
chemin circulaire autour d'un centre. Tels sont encore Jes chevaux
attachés au brancard d'un puits à
roue , qui ont les yeux bouchés de
même.
Ces antoques , ou lunettes , sont
différentes des œillères des chevaux de carrosse , qui ne les empêchent pas de voir , et qui leur
garantissent les yeux des coups de
fouet. Elles sont différentes aussi
des flaquières des mulets, ou de ces
larges plaques de cuivre jaune,
rondes , minces et grossièrement
ciselées , qui leur pendent sur les
yeux , pour les garantir de la neige
que le vent y pousse sur les hautes
montagnes. Les flaquières empêchent seulement les mulets de voir
de côté ; ils n'eu vont que plus
droit leur chemin.
PLUGOUS (dë), dë Cllgous, à CU.kët;

A tâtons , les yeux fermés , ou à
l'aveuglette.
PLUMAIET ; Un volant à jouer.
PLUJIBAR. V. 1. Etre enfoncé dans
l'eau, être submergé. Èn dissi që
per pdouc no ptutnbaro ; en sorte
qu'il s'en fallait peu qu'ils ne coulassent à fond.
POBLE , o pobol.
v. 1. Le peuple.
PÓCHO. On dit bien , mettre la

�*i8o

PON

main dans la poche lorsqu'on parle
vaguement ; mais il faut dire , j'ai
mis la main dans ma poche ; et
non, à la poche, ni dans la poche.
Je mettrai ce papier dans ma poche;
et non , à la poche , gasconisme
fréquent. Dites : il a mis son mouchoir dans sa poche , il était tombé
de sa poche.
PODER. V. 1. Pouvoir , puissance.
In cant lur poder seria ; autant
qu'il leur sera possible.
PODERÓS, poént, ou poèt. v. I.
Puissant. — Possesseur. Poderós
l'en farë ; je l'en ferais jouir.
PODERÓS, T. t. Possible. No poderós ; impossible. Si es causa poderosa ; s'il est possible. A Deu
tolas causas so podërosas ; tout est
possible à Dieu.
POIAR. v. 1. Monter. Poiaduro ;
qui montera. Amix poia sobiras ;
( amice ascende superius. )
PÔILO ; Une truie. — Le fessier.
&gt;-- Le bat-cul d'un mulet.
PÔILO ; Une fainéante.
PÔILO , Jlasqëto , OU fldsco ; Une
poire à poudre.
PÔIKAR. v. 1. S'étudier , s'appliquer , travailler.
* PÔIKS. v. 1. Le moment, l'instant.
Pôis. v. 1. Un point, un petit
trait , un accent. Pus léous es lo

cels é la tëra périr, që dë la legs
us póis cazër ; ( facilius est cœlum
et tarram prœterire , quàm de lege
unum apicem cadere. )
PÔISAR. v. 1. Percer. Pôiso lo last
de lui ; il lui perça le côté.
Pôiss-QE. v. 1. ( ubi , poslquam. )
Mais pôiss që la jë venc ; ( ast ubi
vend Jides. )

Pôix. v.

Cochon.
Un poulin.
POLJHË , ou ponfhë , n. pr. corrompu de l'italien poggio ; Tertre ,
monticule.
POMÂDA. V. 1. Du cidre. Nobëoura
POLI.

1.
V. 1.

ni vi ni pomâda ; ( vinum et ciceram non bibel. )

Peu

LEYADIS;

Un pont-levis.

POR
Póoii ; La peur. Q'ave's pôou ?
de quoi avez-vous peur ; et non ,
qu'avez-vous peur ?
PÔPA. v. 1. La mamelle.
POPAR. V. 1. Téter. Murtri los
ëfan që. popavon ; il égorgea les
enfans à la mamelle. Bënëzect ës lo
vëntrë që të portée, è las popas që
popest.
POPÔOU. Garo lë pop&amp;ou. Voy.
Babâou.
'
POR. v. 1. Après. Por jhuisi j

après le jugement.
PÔRË ; Un poireau, pr. poreau.
PÔRÎÉ , o pàrjhë. v. 1. Portique,
parvis d'une église. Éro iuit d'u
corajhë èl pôrjhë dë Salomó ; ( erant
omnes unanimiler in portictt Salomonis ) ; un portique est en parti-

culier celui qui est ouvert de trois
côtés au-devant d'une église.
PÓRJHÈ ; Porche , passage étroit
à l'entrée d'une maison.
* POR-MARI ; ou pourkë dë mer ;
Cabiai, on cochon - d'Inde , diffère du cochon par sa conformation comme par ses mœurs. Il
marche très-mal, parce que ses
pieds sont fort longs ; mais il nage
et plonge fort bien ; il s'apprivoise
facilement et coûte peu à nourrir :
plusieurs personnes en élèvent par
curiosité seulement , car sa chair
est un mauvais manger.
PORT'ESFRÂI , ou ësparnal, au
propre ; Epouvautail , ou haillon
qu'où met au bout d'un bâton dans
une chènevière pour en écarter les
oiseaux.
PoRff'ËsFRÂi, au figuré; Personne
laide ou hideuse à faire peur.—
Un rabat-joie, et proprement, un
porte-épouvante ; tel que le pédant,
portem- de tristesse, de Rousseau.
PORT'ESPÂZO ; Homme d'épée ,
homme en épée ; et par dérision
un spadassin , un traîueur d'épée ;
et non, uu porte-épée, qui est la
partie d'un ceinturon où i'épée est
accrochée.
PORXO-FÂI. On dit à Paris, un

�POU

POU

181

erocheteur, et plus communément, ne peut rumine,' , etc. Le remède
un porte-feix eu province, où les est un bâillon, que ia brebis mâche
pour s'en délivrer : et cette inasticrocliets sont peu contins.
Pos, possës, post, ou poste ; cation la guérit en la faisant baver
ou saliver.
Planche , ou ais.
POUCEL , ou lachën ; Petit pourPOSCOLÂDO ; Éclat de rire. Voy.
Caca Ins.
ceau , cochon de lait, du lat. poreellus ; et lachën, du lat. lactaneus;
PÔSTO ; La ponte des oiseaux. —
dë lach.
La pousse des arbres.
POUCELA ; Cochonner. La truie
POSTOURÎSSO ; Bouiangère.
POT , ou pout ; La lèvre , son
a cochonné.
diminutif, poutèt , ou poutou ; pePOUCELÀDO ; Cochonnée, portée
tite lèvre. — Un baiser qu'on fait de cochons : ce qd'une truie t'ait de
en rétrécissant , ou rapetissant petits eu une portée. Le nombre en
les lèvres. Bail a sul pot ësqer ; est ordinairement mesuré sur le
mater, humilier. Ktrè sus pots de nombre des pis de la truie.
PÒÜCELET ; Un goret.
qâoucus; rire au nez de quelqu'un.
POTO , ou poiijrë ; Le poumon
* PoucELiimo ; Matrice d'une
de mer de Rondelet, la méduse truie.
de mer de Linneus. La gelée de
POUCÊLO ; Une jeune truie qui
mer de Réaumur : espèce d'or- n'a point porté.
tie de mer errante, ou qui flotte
POL'CHA ; Pocheter des olives ,
au port de Cette ; elle s'y soutient des jujubes; fruits qu'on croit de
à fleur d'eau et avance par uu meilleur goût, Iofsqu'ils ont été
mouvement de systole et de dias- pochetés.
tole bien sensible.
POUCHÂDO ;
Plein une poche.
Ce zoophyte , d'une matière géla- Ne porto dë plènos pouchddos ; il
tineuse, a la forme d'un champignon, en porte plein ses poches, ou ses
ou d'un parasol. Le chapiteau est poches pleines ; et non , ses pleines
bordé d'une frange pendante de poches.
même matière et de couleur, pourPoucHOÎr, ou pouchô; Un bours'on,
pre. Il y en a de, petits et de grands, un gousset.
on les touche impunément ; niais
POOCHOU ; Sorte de vaisseau qui
si l'on porte d'abord après les sert à mesurer le vin , et qui condoigts aux )eux ou à la bouche , tient la moitié d'une piute.
on y sent une forte cuisson ; ce
Pouciou; Toitou étableà cochon.
qui a fait donner à celte singulière Vlot corrompu de , porciou. en lat.
production le nom d'ortie de mer : oorèinum ; en sous - entendant ,
elle n'est pas cependant une produc
scabulum. ) en v. fr. sou: d'où sont
tiou fortuite, puisqu'elle se rep/o
armés nos, soude , et à la sou.
duit régulièrement sous la même
POUCRAS , ou bi-poucras ; De l'hyforme organisée , et qu'elle a w, poçras qu'on fait avec du vin, du
mou venien t propre qui la faitavançai sucre et de la cannelle.
PÔTO ; Le thym. Voy. Frigoiii'
POUDA ; Tailler la vigne, former
POTS. V. 1. Un puits. — Us pots;
la tète d'un jeune arbre fruitier,
uu point, une virgule.
receper la tète d'un osier francPOUCE , ou poucèt ; L'asthme des
en espgl. jiodar, en lat. putare t
brebis ;. maladie qui les fait périr qu'ois prononçait, poutare.
si l'on n'y apporte un prompt rePOUDÂIRË ; Vigneron qui taille
mède : le ventre s'enfle , la respi-" la vigne.
ration est très-iréqueute, l'animal
PouDàDoûiRo ; Serpe à tailler ht

�i8a
POU
vigne. Le dos de cet outil porte
un tranchant eu saillie appelé, le
talon, cpii sert à couper les pé—
treaux des ceps, ou les rejetons
qui poussent de terre, et les chicots de bois mort.
POUDAR, ou bariassié ; La grande
serpe à tailler les haijs et les charmilles d'un jardin : elle est emmanchée d'un long bâton, et le 1er est
grand comme celui d'une faucille.
POUDAZOUS ; Saison où l'on taille
la vigne , l'action de la tailler. Për
pouriazous ; au temps de la taille.
PoUDÉ, ou
coutel poudadou ;
Serpette à greffer, à émonder, à
tailler ; et non , couteau courbe :
instrument de chirurgien qui sert
aux amputations.
POUDÈ; Pouvoir, autorité, crédit.
POUDE , Verbe neutre, pouvoir,
dont les temps sont, podë; je puis.
Podès ; tu peux ; et non , tu pus
( temps du vegaf puer. ) Po ; il peut;
et non , il put ( temps du verbe
puer.) Poiighérè,poi'ghérës, poughet;
je pus , tu pus , il put. Poughen ,
poughés poughêrou ; nous pûmes ,
vous pûtes, ils parent. Që poughêrë,
që poughêssës , që poughèsso ; que je
pusse, que tu pusses, qu'il pût;
et non, que je pus, que tu pus, etc.
Cainiuë tan që pôdë ; je marche
du mieux que je puis, ou aussi
vite que je puis. Courissian tan që
dé Diou poudian ; nous courions à
toutes jambes , ou autant que Dieu
nous donnait de forces. Pico tan
që po ; il frappe de toutes ses forces.
S'èn vdi tan që'po , en parlant d'un
malade; il tire à sa fin. Plhou tan
që po ; il pleut à verse.
Cette expression, tan që po ,
(qu'il ne faut pas traduire, comme
on voit, littéralement ) nous est
commune avec les Anglais, qui
disent de même : Lt rains as fast
as can pour ; il pleut autant qu'il
peut, ou à verse.
POUDÎLIOS, ou rëboudun ; Les
émondures 7 les menus brins, les

POU
scions et les branches qu'on retranche d'un arbre avec la serpette,
ou avec la hache, soit en le taillant, soit eu l'émondant. Poudiliosy
les sarmens qu'on coupe sur uu sep
de vigne.
Pou DO ; Serpe à couper les ronces,
emmanchée d'un bâton long de
quatre à cinq pieds : son fer, beaucoup plus petit qae celui du poudar,
est uu peu plus grand que celui du
poudë, ou serpette.
POUDRIÉ ; Magasinier, qui aie
dépôt de la poudre à canon. —
Cauonnier , pointeur , boute-feu.
POUDROUER; Houppe à poudrer les
cheveux ; et non , poudroir.
POÛEBES , poulpos; Orties de mer.
Voy. Pôto.
POUGNADIÊIRO , ou pougnêiro ;
Petite mesure de grains contenant
environ une poignée ; ce qui revient à environ le demi-litron de
Paris. Unepougnêiro est, dans certains endroits , un boisseau. L'une
et l'autre mesure dérive pourtant
de pougnddo ; poignée.
POUGNADOURÊSSO. n. pr. de lieu,
qu'on croit répondre au lat. pugna,
durícia ; reste à savoir ce que c'est.
POUGNAL , ou pougnàou ; Un couperet de cuisine.
POUG-KAT, pougnâdo;Une poignée.
POÙGNÉ , ou pi'në ; Pondre: se
dit des animaux ovipares , tels que
les oiseaux , les tortues, les lézards,
les couleuvres , les limaçons, etc.
Le froid empêche les poules de
pondre ; elles ne pondent pas non,
plus pendant la mue. Farié créirè
që las càlos pougnou d'iôous ; il ferait croire que les vessies sont des
lanternes, st. fam.
POÙGNÉ , ou podgni; Piquer. Les
abeilles et les ronces piquent. Le
proverbe dit ; ësplgno që noun poun
qan ndi, ëscassoptno pougnira /lia.'
mai'
POUGNËDÎSSO ; Un point : douleur
vive qu'on sent au côté , ou ailleurs.
*POÛGMËDÙRO j Piqûre d'abeiilv

�POÜ
de guipe , de frelon, de puce ,
de scorpion, etc. L'eau fraîche appliquée sur une piqûre d'abeille ,
est, selon M. de Réaumur, le meilleur de tous les remèdes. Voy.
Pouncliou.

Le venin de l'abeille, de la guêpe,
et du scorpion, ressemble beaucoup
à celui de la vipère. D'après les
expériences de Fontana, il y a une
grande analogie entre ce dernier
venin et la gomme arabique ; ils
se dissolvent dans l'eau et non dans
l'alcool : ils sont précipités sous
forme de poudre blanche sur laquelle
les acides et les alcalis ont peu d'action ; ils ne s'unissent point aux
huiles volatiles. Chauffes, ils se
boursouflent sans entrer en fusion,
et ne s'enflamment que lorsqu'ils
sont noirs , etc. Ces rapports entre
des substances si différentes prouvent combien nous sommes encore
peu avancés dans l'analyse des substances compliquées.
On dit piqûre ; et non, morsure de serpent, quoique ces reptiles mordent et ne niquent pas :
c'est d'après l'ancien préjugé où
l'on était qu'ils avaient un aiguillon
au bout de la langue et de la queue:
c'est ainsi queies représentent quelques peintres ; mais s'il a existé
tle pareils serpens, l'espèce en est
perdue, ou n'est pas connue.
POUGJSÉIRO. Voy. Pougnadiéiro.
PODGNEJHA , terme de boulangerie; Fouler la pâte avec les poings:
c'est ainsi que l'on pétrit celle de
seigle et de paumelle, qui doit être
ferme et dure : au lieu qu'on brasse
largement celle de froment, ou
touselle, qui doit être molle.
La pâte des macaronis d'Italie
est si dure, qu'il faut une grosse
et longue barre pour la fouler à
dusieurs reprises sur une table ;
a barre , ou le levier tient par une
charnière à la table, où un homme
remet à chaque coup la pâte sous
lu levier, taudis qu'un autre ouvrier

f

POU

IÎS

fait jouer celui-ci en y appuyant de
tout le poids de son corps.
POÛIRË ; Le pus , le sang cor*
rompu qui.sort d'une p'aie.
POÛITRÉ ;
Un gros piffre , un
gros poussif , une grosse crevée;
termes d'injures. Siés vëngu bë
poûitré; tu est devenu bien piffre,
ou tu t'est bien empiffré, st. fam.
Àcad.
POÛITRÔLOS; Les gros boyaux ;
tels que le còlon et le rectum , ou
boyau gras. C'est de poûitrôlos que
dérive poûitré.
* Pouizou . pris du fr. poison.
Voy. Péri.
POUJHË , ou poujhét
n. pr. di;
minutif de, piech , dont on a fait,
piécliél, pouchët, et ensuite , poujhë,
un tertre, un monticule. C'est le
poggiolo italien , diminutif
de
poggio ; montagne.
PotrjHKzo ; Ancien nom adjectif
de différentes monnaies du temps
de St. Louis. Malio poujhëzo , ou
maille du Puy ; très-petite monnaie
que faisaient battre les évêques du
Puy. Pogesius , b. iat. est le même
que podiensis ; et podium, ou pogium , est un des anciens noms de
la ville du Puy. Voy. Piêi.
Il y avait aussi des sous pou/hés
et des pittes poujhëses ; les pittes
valaient la moitié d'une maille , et
celles-ci la moitié d'un denier.
D'après certain^ auteurs, lapougès»
simplement dite, valait la moitié
d'une pitte , oti le quart d'une obole,
ou le huitième d'un denier : les deniers , et même les liards, n'existent presque plus dans les monnaies
en circulation.
Poux , pouliqët, ou galët \ Un.
cochet, ou jeune coq.
POULÂCRÉ , ou pouàcrë ; Salope,
dégoûtant. Polacro. en ital.Polonais.
Aurions-nous eu à nous plaindre
autrefois de ceux de cette nation,
pour que poulâcrë fût devenu che«
nous une injure ?
POULÂSÏKK
Un gros poulet.

�i84

POU

POU

un petit : petitement, du peu de chose, soif
par régime, soit par tempérance,
poulet.
POULBÊRO , pouls, ou poi/i ; Pous- soit euiiu par indigence.
Poi ÚDUHJS, OU poulidou ; Beauté ,
sière. Poulberous ; poudreux.
gentillesse.
POULÈJHE. Voy. Tirâlo.
Polil.iDO. V. TJirou et Wouslélo.
POULÈJHO, pbulvéjho; Gigogne,
POULINA ; Pouliner , mettre bas
ou bascule de puits : instrument
uu ânon , un pouliu. En fr. une
qui sert a la campagne a pui.-u
l'eau dans un puits peu prolo.i.i. eu pouline est une cavale nouvelicineut
lat. lollenum pnlei. C'est u,;.
née.
POÛLIKÂDO ; Une échappée, une
portée sur une fourche où elle fait
escapade d'ecoiior, ou d'un jeune
l'office du levier ; elle po; te
même à un de ses bouts une perche libertin qui s'échappe de la maison
où tient un seau ; l'autre boui, pius paternelle pour aller courir la campagne, pr. ïs d'escapade.
près du point d'appui , ou
Une équipée est une action téfourche, est charge d'une grosse
pierre , d'un poids égal a celui uu méraire, indiscrète, extravagante.
seau plein d'eau, qu on tire facile- Cette femme a quitte sou mari sans
dire mot : elle a t'ait là une belle
ment par ce moyen.
équipée.
POULI , ou brdvë ; Gentil, joli.
POULINAS ; Chiure de pouie, ou
Le joli est au-dessous du beau. Les
gascons ne sont pas les seuis a de quelque autre gros oiseau. Ou dit
dire d'un somptueux édifice , tel , aussi chiure de mouche (cagadùro) ;
par ex. que la façade du Louvre, dérivé de pouie. La fiente de pigeon
qu'il est fort joii ; .;u lieu de , fort ou la coiombiue , s'entend de la
chiure de ces oiseaux.
beau. Eu espgl. pulido.
POULOUMAS; De la ficeile. Elle difPOULI; Lu àrion, uu bourriquet,
fère de la corde à fouet, ou lignélo,
le petit d'une àuesse.
POULI ; Lin pouhti : le petit d'une en ce que la ficelle n'est que d'un
jument. Le proverbe dit, qe noun brin tords, et que la corde à fouet
travdlio pouli , Iravâlio roussi. Lou est de deux ou plusieurs brins, dont
pouli dé Pëiênas ; poulin artificiel chacun a été tordu séparément, et
qu'on promène en triomphe à Pé- qui sont ensuite réunis pour ne faire
zeuas le jour de l'ascension , à l'imi- qu'un brin, en b. lat. polomarium.
POULOUMO; Une palombe: pigeon
tation du Camel de Béziers.
sauvage, plus petit que le ramier..
POULIS dë moult a"ùli ; Les clefs
d'un pressoir à huile : pièces de Il a le bec et les pieds rouges, la
charpente de trois pouces d'équar- tète d'un bleu pâle, le jabot rourissage, qu'on place dans la coulisse geâtre , la poitrine et le ventre
des pieds droits ou jumelles, tantôt cendrés, de même que la queue,
dessus , tantôt dessous le mouton , dont la pointe est noire, en lat.
selon qu'on veut abaisser, ou élever columba turricola sexatilisPOULOUM. n. pr. masculin depouce dernier.
P o u L i A ; Pouiller , dire des loùmo.
POULS ; Souffle, haleine , respipouilles, ou des injures.
POULIDAMËN ; Doucement, belle- ration Tenëlou pouls ; retenir son
ha ici ne.
Se taire , garder un
ment.
POOXIDË , ponlidéto, dimin. de profond silence.
POULS ; Poussière. Fa dë pouls ;
pouli ; Gentil, gentille.
faire élever de la poussière.
PouLiDETAMEN ; Petitement.
POULSA ; Souffler , respirer. A
Fiaurë pouiidëlaméii ; vivoter, vivre

Poulaslrou, poulastroun;

(

�POU
fout endura san poulsa ; il a tout
souffert sans souffler. Se poûlsos ,
t'anfli ; si tu souffles , je te donne un

soufflet.
, ou pdpos. V. Farinélo.
Pouxsous , ou poulberous ; Poudreux.
POULTRI; Fouler aux pieds.
* POULTROUN , du franc, poltron.
Voy. Pësso.
POUMARÊEO, féininindepoumarë,
dont le diminutif est, poumdirol;
Une pommeraie, en lat. pomarium ;
lieu planté de pommiers ou d'arbres
fruitiers : uu verger , est le seul
ternie usité.
Les noms de cette espèce, tels que,
POÛLSËS

nougarë, nougariido\Jigarë,ji^arëdo;
prunarë , prunarëdo ; vërnë , vërnédo , etc. ont perdu leur signifi-

cation propre et ne sont plus que
noms de lieux , ou de personnes.
POUMÊTOS ; Des séuelles , baies
de l'aubépine.
POUMÊTOS dë doits clAssës, ou
arjhèirolos ;L'azerole, fruit de l'azerolier : il y en a de rouges et de
blanches, de la grosseur d'une corme
et d'un bon goût. Àulieu de pépin ,
elles ont deux ou trois osselets ligneux. C'est le mespilus apii folio
laciniato des botanistes.
PoiiMiÉ ; Un cui-pomme : ustensile en fer-blanc, ou eu poterie,
pour cuire les pommes au foyer.
* POUMIÉ , ou poumiêiro; Pommier.
POUMO , oucouré ; terme de boucherie ; Le coeur du bœuf, ou du
mouton. Ce viscère est renfermé
dans une poche membraneuse appelée , péricarde ; les oreilles du
cœur sont placées à l'orifice de ses
deux ventricules , à celui de l'aorte
et à celui de l'artère pulmonaire.
* POUMO D'AMOUR ;
Pomme
d'amour, moreile, tomate. Solanum
lyaopersieum, X. Plante originaire
de l'Amérique méridionale, cultivée
dans tous les jardins potagers du
Languedoc. On fait de ses fruits
2.

POU

18S

dïfférens ragoûts, et une sorte de
gelée que l'on conserve pour donner
aux sauces le même goût piquant
et agréable.
* POUMO DE TËRRO. Moreile tubéreuse,- Parmeutiôre. Solanum tuberosum , L. Voy. Patato , Tufëro.
POUMO-RÔSO ; La pomme d'api
de la grande espèce , qui ne vaut
pas celle de la petite.
POUMOUWÎSTO ; Pulmonique ; et
non , pulmoniste.
POUMPÈIRË ; La pomme de rambour, d'un très-gros volume. Elle
est fondante à la manière des pommes ; c'est-à-dire que, cuite au
foyer , elle se met en bouillie.
POUMPE , Jlamddo , ou poûmpo ;
Galette , morceau de pâte aplatie
qu'on fait cuire à i'eutrée de la
gueule du four.
POUMPES ; Anneaux d'or et d'argent que les femmes portaient autrefois et qui étaient relevés tout
autour de petites bosses.—Poumpéts-f
espèce de coiffure ancienne.
POUMPI ; Frapper rudement.
Poumpi la porto ; heurter à une
porte. Poumpi dë pézës; frapper du
pied de dépit, de colère, de douleur ;
se dépiter.
POUMPÎDO ; Grand coup , bruit ,
frappement.
POUMPIL ; Le mollet, le gras de
la jambe.
Pouix , adverbe de négation ;
Point, pas , nullement. Noua bâti
poun ; je n'en veux point.
POUM ; Poiut de couture. Poun.
dë dissdtë ; couture à longs points ,
ou faite négligemment et à la hâte.
POUNCHA ; Piquer, aiguillonner i
Pounchddo ; coup d'aiguillon.
POUÏNCHE ; Un pointai , ou un
étai ; pièce de bois qu'on met debout
pour soutenir une poutre qui plie ,
ou les solives d'un plancher.
POUNCHEJHA ; Poindre. Le soleil
commence à poindre ; pounchëjho.
Ceux que nous attendions commencent à montrer la tête au haut de
24

�•i86

POU

lu colline ; pouitchëjhuu. On le ctît
aussi du blé qui commence à pointer, ou à poindre, et du poil qui
commence à poindre au menton
d'un jeune homme.
PouivoHETod'a'ou jhour; La petite
pointe du jour.
PCBJNCHO d'à ou jhour; Le point du
jour ; l'aube qui précède l'aurore ,
que les poètes désignent par ses
doigts de rose , parce qu'elle est de
cette couleur.
PotiNCHO , ou tésfo ; Jeu d'eufant
qu'ils font avec une épingle qu'ils
tiennent entre le doigt iudex et le
pouce , et dont ils donnent à deviner le bout qui se présente le premier, eu disant: Pouncho,ou iêsto ?
est-ce la pointe , ou la tète?
POÙNXHO , terme d'agriculture ;
Une piocliée: Donna dos poùnchos dë
trênco ; donner deux piochées. Une
piochée est la quantité ou la profondeur de terne que la pioche
remue en une l'ois.
Quand ou défonce un champ et
qu'on le défriche par tranchées , ou
par piochées, on etdèvela première
qui a été soulevée dans toute la
longueur de la tranchée , avant de
faire une seconde piochée ( dans
la même trauohée) qu'on enlève fle
même avec la pelle et qu'on met de
Còté'.
Ce qu'on a fait avec la pioche ,
on le fait également au louchet dans
un terrain plus pénétrable. Uno
■poûncho de luclië ; un trait de louchet , un fer de louchet , une louchetée. Douna dos poùnchos dë luche; défoncera deux fers de louchet.
POÙNCÎIO d'dou col ; Un fichu de
mousseline. Poûncho dë téslo ; uu
mouchoi r ou demi-mouchoir de tête.
PoèNCHO. On dit des fredaines
d'un jeune homme : Fàou që, fnjlie
sa poûncho ; il faut que jeunesse
se passe.
PoùNCiiou ; Un aiguillon pour
piquer, et faire avancer un âne.
PouHcaou , ouftssou j L'aiguil-

P O

u

Ion d'une abeille, d'une guêpe»
etc. Ces mouches portent à l'anus
un aiguillon creux et barbelé , à
travers lëqnél elles font coulerune
liqueur caustique dans la plaie que
l'aiguillon a faite. Lorsqu'on chasse
une abeille dans le moment de la
piqûre, l'aiguillon reste dans la
plaie qui eu devient plus douloureuse et plus long-temps à guérir,
et l'abeille en meurt : un moment
de patience de plus, elle aurait retiré son aiguillon , eu repliant les
barbelures qui s'opposaient à sa
sortie. Ceux qui châtrent les ruches souffrent patiemment ces
piqûres.
* L'alcali volatil et la chaux vive
délayée, arrêtent promptement la
douleur et l'enflure causée par la
piqûre des abeilles: si l'on n'eu a
point, le remède le plus sûr , dit
M. Lombard, est de se presser la
peau pour en faire sortir la petite
goutte de venin , et de se laver la
plaie avec de l'eau fraîche.
D'autres mouches , telles entre
autres que le taon, portent à la
bouche leur aiguillon , qui est un
appareil de plusieurs lames si roides, si affilées, qu'elles percent du
premier coup le cuir épais d'un
cheval, d'où il sort sur-le-champ
une goutte de sang qu'elles sucent:
car ces mouches ne piquent pas,
comme les précédentes , par méchanceté , ou par vengeance , mais
pour avoir de quoi vivre.
Parmi les muuches à miel et les
bourdons, les femelles et les ouvrières , nommées aussi mulets ou
neutres, sont armées d'un aiguillon ;
fes mâles sont sans défense : on
peut les prendre impunément.
P'iuacnotiA-A ; Piquer , aiguillonner.
PouNcnu , p^unchûdo. au figuré,
Malin, (Mustique , mordant, pointilleux , satirique , enclin à pincer.
PouanAK. v. 1. Tarder.
POUHJHA. Voy. Poûgnë.

�POU
PouOTOu ; De la galette. Voyez
fougasse
PoUNTANIÉ , OU pountiê. V. L Cl
n. pr. Commis aux ponts , b. lat.
pontanerius , pour percevoir les
droits de passage, b. lat. pontanagium , ou ttloneum pontiun: ; pontanier. en v. fr. batelier.
POUPÎTË ; Un pouceau, ou petit
pont.
PorPA ; Sucer , téter. Poupo pla ;
il tetee bien.
POI'PEL , poupelët ; Le bout de
la mamelle , ou absolument , le
bout. PoupL'l dë bâco ; le trayon
d'une vache. Voy. Pépilou , le même
que le diminutif , pëpële ; dérivé
de poupa.
POUPÊTO ; De la bouillie pour
les petits enfans.
POÙPO , terme de charcutier ; Le
filet extérieur du porc , celui qui
règne le long du dos de chaque
côté de l'épine. Les tueurs de cochons appellent, filë , le filet intérieur qui répond aux reins, en iat.
pulga ; la partie la plus charnue
des animaux.
POUPÔIO , ou pouptito ; Une poupée. Les poupées de carton qu'on
donne aux eu fa us sont du genre
des bimbelots , ouvrage des bimbeiotiers.
* POUPOUN ; Poupon.
POCPOON ; Un melon, en latin ,
pepo.
POUPOTOA; Mitonner, choyer,
dorloter, prendre grand soin de
ce qui regarde la saute , les aises
d'une personne.
* PotRÂco ; L'asphodèle. Voy.
'Alapêdo.
POURÂDO ; Durée. Para pa lAngo
pourâdo: il ne sera pas de longue
dur' e , ou il mourra bientôt.
POURADO ; Gain , profit, en lat.
porismn. On dit en proverbe : Cliambriéiro rilourttàdo, soùpo réertonfado,
noiin fan jhamdi bono pourâdo.
POURCÂDO; Troupeau de cochons.
—. Cochounét.
\

POU
POURCÎÌRÔLO.

i87

v. I. Toit à cochons. — Bourbier où les pourceaux
se vautrent, b. iat. porcheria. en v..
fr. porcherie.
POURCARIÉ ; Viande de porc. —
Cochonnerie , saleté , ordure.
POURCAS ; Un gros pourceau.
POURCATIÉ ; Marchand de cochons. — Charcutier, ou celui qui
vend de la viande de porc frais ,
ou salé.
POLRCHÔS. Voy. Coutelas.
Pûuucîso , ou pourcâdo ; Troupeau de cochons.
POURÈTO ; De la pourète : menu
plant de mûrier , arraché du semis
pour le mettre plus au large et
l'élever dans la pépinière.
PODRGA ; Cribler. V oy. Mounda ;
du lat. purgaré.
POÜRGOS ; Criblures. Voy. Grapéssës.
POURIDOU ; Fosse à fumier.
POUR i HA ; Apporter , donner ,
faire passer. Pnurjhe më l'ëscoujelo j
donne-moi le réchaud.
POURKE ; Du pore frais.
PotRKÊIRARGUES, n. pr. en lat„
Porcii ager.
POURKÊIF.ÔLO. v. 1. et n. pr. Recherche, en v. fr. pourquerre ;
chercher de tous côtés. — Pourkèit ôlo i toit à cochons.
PouRiaÉ , pourhiëiro ; Gardeur ,
gardeuse de cochons , porcher ,
porchère.
POURKÎJHE ; Saleté, malpropretéPOURTA. L'on dit , poi 1er , lorsqu'on ne marque pas le terme où
l'on va. Les porte-faix portent jusqu'à quatre cents livres pesant. L'on
dit apporter,, lorsque le tenue où
l'on apporte est indiqué. Appoitezmoi un verre d'eau ; et non , portez-moi , etc. Et rapporter, pour
une chose déjà emportée et que l'on
rapporte. Rapportez -moi ce livie
que je vous ai prêté , et reportez
à ..monsieur un tel cet autre qu'il
me prêta hier. — Ce champ rapporte
tant ; et non , porte taijt,

�'i88

P 0 U

PO

u

PouRTA entre brasses ; Porter à
bras. /Jim pourlan Vnoulrë; le fort
portant le faible. Lou pourlaras
pa en paradis ; tu ne porteras pas
le péché en terre ; c'est-à-dire , tu
ne le porteras pas loin. On dit
d'un homme franc , porto soun cor
su la man ; il a le cœur sur les

sionnal, les guichets , ou les volets
d'une armoire. Guichet se dit aussi
d'un passage étroit.
POURTAUIÉ. v.
1. Commis aux
portes des villes , pour percevoir
les droits d'entrée, b. lat. porlane-

lèvres.

pourtal

POÛRTÌIÎLÊ ; Portatif, ou qu'on
peut porter aisément. Porter n'est
français que pour les rentes portables à tel endroit. Un habit sale
et déchiré ne peut être porté , un
honnête homme ne doit pas le porter ; et non , il n'est pas portable.
POURTALË , au pluriel, pour! aies,
diminutif de pourtâou , ou pourtal ;
Un guichet.
PoiJRTALlÉ , pourtaliëiro. V. I. et
n. pr. Portier, portière d'une porte
de ville ; charge supprimée , ou devenue inutile dans plusieurs villes
considérables où la mode est venue
d'en abattre les portes et les murs
pour laisser à l'air une plus libre
entrée ; mais on donne aussi aux
bêtes farouches la facilité de venir
de nuit attaquer les habitans ; et,
d'un autre côté, l'on favorise l'évasion des voleurs et des assassins.
U est vrai que le commerce et
la population augmentant de jour
en jour dans certaines villes , rendent nécessaires de nouvelles habitations autour de leurs murs , ou des
faubourgs, qui exigeraient de temps
à autre de nouvelles enceintes , qui
deviendraient elles-mêmes inutiles
aux faubourgs subséquens.
P0URTA7.1F.IR0.
Voy. Pourlâou.
— Poin taHéïro ; Portière , ou rideau de porte.

PoüRTÀSEL,

OU

po'irlninu ; Un

guichet : petite porte qui fait partie
d'une plus grande. Quand une porte
de ville est fermée, on passe par
le guichet. Il en est de même du
guichet d'une prison , de celui d'une
porte cochère , d'une boutique. Ou
■dit aussi, le guichet d'un confies-

rius.
POCRTÂOU

,

pourtaliëiro

,

OU

, dont on a fait les n. pr.
Portai et Portail ; Porte cochère ,
porte de cour, de basse-cour, porte
de ville, la grande porte d une
maison ; et non , portail , qui se
dit de la façade entière d'une
église, où se trouve la principale
porte, avec les ornemens d'architecture et de sculpture qui l'accompagnent.
Une poterne estime fausse porte
d'une place forte, pour faire des
sorties secrètes dans les fossés.
* POURTOULÂIGO ,
ou bourtoulâigo ; Le pourpier, portulaca oleracea, L. : plante grasse potagère.
Le pourpier est astringent , rafraîchisant et un assez bon mets en
ragoût et en salade , dont les estomacs faibles doivent se priver.
On confit ses jeunes tiges dans le
vinaigre. L'espèce appelée, pourpier
doré est plus agréable à la vue que
le pourpier vert : ses graines sont
une des quatre petites semences
froides ; quelques personnes attribuent beaucoup de vertus à cette
plante. Selon d'autres, son suc,
son sirop, son eau distillée , n'en
ont pas plus que l'eau de rivière
filtrée.
Pous , poûsso , ou poulhêro ; Poudre , poussière. On dit au figuré ,
jeter de la poudre aux yeux , ou
éblouir. Et mettre de la poussière
sur le papier , ou n'être bon à rien.
Pous ; Le pouls que les médecins tâtent , ou le battement des
artères , et en particulier celui qui
se fait au poignet , par où les médecins exercés connaissent , aux
diiférens battemens , bien d'autres
maladies que la fièvre*

�POU
Pous ; La tempe. Les coups aux
tempes sont dangereux, parce que
l'os y est beaucoup plus mince «pie
les autres os de la tête ; mais aussi
il est bien moins expose par les
chutes , que ne le sont le frontal
et l'occipital, qui , en revanche ,
sont l'un et l'autre fort épais. Pous ,
du lat. puisas ; battement.
Pous ; Ëfïloresceïicc du vert-degris , ou la rouille verte qui se
forme sur les feuilles de cuivre dans
les manufactures de vert-de-gris de
Montpellier. Rasclti la pous d'dmt
venle ; décaper les feuilles de cuivre , ou en ratisser le vr.i t-de-griá.
Pous , ou pont ; Puits.
POUS A I.ÂNCO , OU Vëlië dépolis.
Voy. Poulòjho.
Pous A RÂNCO , pous roudié, ou
seigno ; Un puits à roue. On dit
pous à.rcnco, par corruption de
pouzar ago: puiser de l'eau , ou un
puiseur d'eau.
Cette machine hydraulique consiste en une lanterne, ou sorte de
pignon à jour garni de fuseaux ,
dans lesquels s'engrènent les dents
de la roue dentée ; ce qui fait tourner la grande roue de champ , dont
l'axe horizontal est commun avec
la roue dentée. La grande roue de
champ porte sur ses longues chevilles en saillie le chapelet garni de
ses godets, lesquels versent dans
l'auge l'eau qu'ils puisenttour à tour
au fond du puits. Voy. Sasségçu.
POUSSA , ou poulsa ; Respirer.
POUSSA. On dit à quelqu'un qui
manie imprudemment des armes .
se i ou diable vou ponssâvo ; VOUS li&lt;
savez pas ce qui peut vous pousser
PoussÀno ; Un heurt , une se
coasse , un coup de coude ; et popu
lairement, poussée , dans cette expi ession. Donner la poussée à quel
qu'un , ou le poursuivre vivement
car d'ailleurs, poussée en françai Ì
ne se dit, que de la poussée d'une
voûte, d'un contrefort, etc.
POUSSADOU ;
Un cognoir, uu

POU

i8fc

chassoir : outil de tonnelier ; coin
de bois dont ces artisans se servent pourchasser les cerceaux avec
le maillet. Poussadou , ou répoussadou; cheville à repousser les clous et
le bout d'un manche de mail cassé.
POCSSEJHA ;
Faire élever , ou
exciter de la poussière.
PoussStJsso ; La porcelaine :
légère maladie de la peau sur laquelle i! se fait une éruption vésiculaire , telle que celle des piqûres
des moucherons /accompagnée de
démangeaison , et qui disparaît en
peu de temps.
POUSSES , boulòfos , et obéis; La
balle du blé ; pellicule de la nature et de la couleur de la paille,
ou l'enveloppe du grain de froment
et de l'avoine , etc. La paiile d'avoine qu'on crie dans les rues de
Paris pour les oreillers et les paillasses des petits enfans au maillot,
est de la balle d'avoine. — Pousses ;
menue paille réduite presque en
poussière pour avoir' été long-temps
remuée dans une paillasse. — De la
poussière, de paille.
POUSSES ; De la pousse , ou du
grabau de châtaignes ; débris de
leurs peúux provenu du battage des
bajanes , ou châtaignes sèches.
POUSSÊTO ; Le mamelon.
* POUSSE TO , diminutif de Pos.
Voy. ce mot.
POUSSIÊIRO , en termes de chasseur ; De la cendrée ; le plus menu
plomb à giboyer, pour la chasse
aux polits oiseaux.
Poussiou dti pal mou n ; L'asthme.
— Poussiou. \oy. Pouciou.
POUSTA; Une soupente : retranchement d'ais soutenu en l'air
■ntre deux planchers et pratiqué
dans une boutique , pour faire
coucher les ouvriers , ou les gardons île boutique. Voy. Tristrt.
POUSTA ; Plancher;
du latin,

p.osiltftn.
PiUSTADË ; Petite soupente.
POUSTAN

, terme collectif ; Des

�ïỳo

POU

p

R k

planches. Fosso poustan ; bsaacoap
de planches.
PoiisTÊnos ; Des atelles : terme
de chirurgie ; minces et petits ais
employés clans les fractures des os ,
pour les tenir en état, lorsqu'on
les a remis en place ; ce qui suffit
our que les bouts cassés appliqués
Y un à l'autre se réunissent et fassent calus.
Les six articles précédens sont
dérivés du v. 1. pos , ou poste ;
planche ou ais.
PouSTËMÉJHA , OU pouslumëjha ;
Apostumer , jeter du pus , ou absolument , jeter , lorsqu'on parle
d'un apostume.
POUSTIL , ou laliadou, dérivé de
pos ; Planche. Voy. Taliadou.
POUTÂJHE ; Du bouillon ; et non,
du potage. On donne du bouillon
à un malade à qui on interdit le
potage : ce dernier terme, qui est
synonyme de soupe , est plus usité
iarmi les honnêtes gens, chez qui
'on dit , manger le potage , le
dresser, nu potage à l'eau , il n'y a
pas assez de bouillon à ce potage.
Dë vi cdou coumo dé poulâjhë ; du
vin chaud comme bain.
POUTARÂDO ; Une potée , et dans
le st. fam. une cassolette.
POUTAÏU , ou poutâro ; Grosse
lippe : terme d'injure , dérivé de
pot , ou pout.
POCJTET ; Petit baiser ; dérivé de

, ou boulkdirë. ; Apothicaire , dont la profession est
appelée , pharmacie. On dit, l'apothicairerie d'une communauté , et
l'apothicairesse d'une maison religieuse. Les apothicaires font des
quiproquo ; et non , des équipioco. pr. kiproco. Voy. Bouticdirë.
POUTÔTO , pétôto , ou poupôio ;
Uue poupée d'enfant. On appelle
aussi poupée , un doigt empaqueté
de linge , pour quelque mal , et la,
poupée d'une coiifeuse.
* PoiiTOu , ou poutët; Un baiser,
dérivé de pot; lèvre. Dans le pays
de Galles, poccyn, signifie un baiser.
PouTOÔNO et son diminutif poutounélo ; Mignonne.
POUTOUNÈJHA , verbe fréquentatif; Baisoter : dérivé de pot.
POUTOURAS; Grand broc qui sert
à tirer le vin à la cave. — Mesure
d'un pot devin, pr. bro. Poutouras
est corrompu de potaras , augmentatif de pot.
PouTRoÛLio; Lie, ou ce qu'il y
a de plus grossier dans une liqueur.
POUVERIN ; Quille de poudre à
canon en pâté sèche. Pulvérin en
fr. est de la poudre fine en grain ,
pour amorcer un fusil.
POUTROUNCAN , ou palrdco, terme
de inépris ; Un emplâtre , se dit
d'une personne qui n'a ni santé,
ni vigueur , et qui n'est pas capable d'agir. Aco'sun pdourë poutroun-

pout.

can , un poulrouncan dë Vënizo ;

Í

POUTIUGA.

{së) ; Se droguer, se

médicaincnter, prendre des remèdes. Ce terme - ci est générique :
les circonstances le déterminent à
la signification de lavement.
POUTÎKGO ; Un remède , un lavement ; ce dérhîèr terme est moins
usité dans ce sens , que celui de
remède. Pouttngos ; drogues médicinales , inédicamens, médecines ,
purgations ; et non , purges , gros
barbarisme très-fréquent parmi les
ecclésiastiques qui ont fait uu certain séjour à Âvigaoa.

POUTIGÂIRË

c'est un pauvre emplâtre de Venise.
PoUZADOU ; Ull pOUSoil* , 011 Ufie
cuiller à huile : ustensile en ferblanc pour puiser l'huile d'nnejarre.
POZESTAT. v. 1. dit pour , podestat ; Pouvoir , puissance.
PRA , prad, ou prat ; Uu pré ;
et non , prè. Pra sëcdou ; un sècheron ; pré qui n'est arrosé que par
la pluie. L'herbe de la meilleure
qualité qu'on a semée dans ces prés,
se convertit en une laiche dure que
les chevaux dédaignent, lorsque le
semis se fait dans une terre francisa.

�P R E
PftADEl , pradûo, prddelë*prddo,
■pradou , diminutifs de pra , ou
prad ; Petit pré, ou coin de pré.

Les trois premiers diminutifs ne
sont plus que des n. pr. de lieu.
Pradel est le nom d'un village. Pradéio, celui d'une petite ville du
Vivarais ; l'un et l'autre tirent leur
nom des prairies qui les entourent.
On disait en v. fr. preau , pour
ietit pré , et ce nom est resté à
a cour de la conciergerie de Paris,
qui était un petit pré : c'est aussi
le surnom du célèbre Boileau Despreaux.
PRADINAS , péjoratif de prad ;
Grande et vilaine prairie.
PRADO; Prairie: suite de plusieurs prés dans le voisinage d'une
rivière, en v. fr. prée. Prado est le
même que , Prade , n. pr.
PRATICOUS ; Industrieux.
PREBOST. V. 1. Gouverneur, lat.

Î

prœses.
PRËBOSTAT. V. 1. Prétoire. No
intrero en prébostnt , qè no j'osso
l'dissadi ; ( ut non contarninarentur.)
PRECARI (san) ; St. Priest , St.
Prist , St. Prix, en lat. Prœjectus.
Voy. Prêt.

; Entreprise à forfait, —
Tâche , entreprise à la lâche ,• et
non, prix'fait, qui est impropre.
L'entreprise à forfait est celle
que font les ouvriers pour quelque
ouvrage dans lequel, outre la main
d'oeuvre , ils font des fournitures
dont le prix est convenu en bloc,
sans le mettre à chaque pièce. J'ai
fait , dit-on , un forfait pour la
serrurerie de ma maison : ce qui
est réciproque pour les ouvriers
qui font l'entreprise. Et, d'un autre
côté, un forfait est un crime.
Un marché à la tâche , est celui
qu'on fait en gros pour la seule
main d'oeuvre d'un ouvrage qui est
tout de même nature : comme pour
défricher un champ , pour faire
tant de trous de mûrier , etc. sans
igard au nombre de journées que
PRÉFA

PRE

i9t

les ouvriers y auraient employées.
Fdou jôirë ma vigno à préfa ; je
fais labourer ma vigne à la tâche.
Vâi travaliaà soun préfa ; il va travailler à sa tâche, di près un préfa ;
j'ai pris un ouvrage à la tâche.
On ne peut rendre , préfa , dans
aucujie de ces phrases, par l'expression , prix fait , qui n'est française
que lorsqu'on parle d'une chose
dont le prix est fixé par l'usage,
et qui n'est même usitée que dans
cette façon de parler : c'est uu prix,
lait , comme de petits pâtés.
PRKFACHÉ ; Ouvrier , ou entrepreneur d'un ouvrage à la tâche.
PRËFËR-I ,OU përvouga.\oy. Perjëri et Përjërimën.
PRÉFIJDI dë sanc. v. 1. ( pro/luvium sanguinis. )
PRËGÂIRIA. v. I. Prière. Iunis è
prëgdirias , sërvia dë nuits é dé dias ;
( jejuniis et obsecrationibus serviebat die ac nocle. )
PRÉGALIOS ; Longues
PRÉGAR. V. 1. Prier.

prières.
Préc të qg

m'ëscusës ; je vous prie de m'excuser. Empër aisso eu vos pne ; ( obsecro itaque vos. )
PRËGHIÊIRO.

V.

1.

Prière.

dë rëstoiblê, ou'uit
San. J.haqë. Voy. Bërjhêirounêto.
PRÊI ( srn î , ou Préits , Prest ;
PRÉGO-ÛÌOU

St. Prix, St. Prié.
PIÎEXDA. V. 1.
PRÊKÉ. Prën'ù

(prandium ^cœna.)
la mësso ; recevoir

la prêtrise, être fait prêtre ; et non,
prendre la messe ; ce qui n'est ni
français ni honnête. Voy. Mësso.
Prënë la bënodissiou ; recevoir la
bénédiction , y aller assister. On
reçoit, aussi les cendres, et on ne
les prend pas. ïfë prëndriê pa d'arjkèn ; il ne donnerait pas sa part
aux chiens, st. fam.
PRËSRE. v. 1. Prendre. Prënlo \
(toile. ) Prënsus ; ( sustulit t J
Pr.E^s, ou preins. Femna preins.
v. 1. femme enceinte ; du Iat. prœgnans. — Prëns ; gros , rempli.
PRESSA. Voy. Dëslrtgnë.

�ip

PRE

PRËNSÂIRË. V. 1. Preneur.
PREKSO ; Un marc : la quantité

de marc de vendange qu'où met
en une fois sur la maie d'un pressoir , ou le plancher sur lequel on
met le tas de la vendange dont on
a tiré la mère-goutte. Ai agu dos
prënsos ; j'ai eu deux, marcs , ou
deux tas. Le vin du premier marc
est le meilleur.
PRÊ.NSO ; Serre, ou l'action de
pressurer , ou de serrer. Lorsqu'on
presse la même pile de marc à plusieurs reprises , on dit , donner la
première, la seconde serre. Les
mêmes expressions s'emploient poulie pressurage des olives.
PRÊJNSO , ou dëstrë ; Pressoir de
vendange. Voy. Dëstrë. eu espgl.
prénsa ; pressoir. Souc de prtnso ;
le mouton : gros madrier engage
par ses deux bouts daus les vis du
pressoir ; il porte sur le couvercle ,
et celui-ci sur la pile du marc.
PRÊÎSSO-BRÔCOS ; Un avare, un
fesse-mathieu.
PRESSOIO ; Femme enceinte. —
Ventrue.
PKEOJÏ. V. 1. Profond. Sëran jhitat
i las tenébras pus preondas.

PREONDEZA. V. 1. Profondeur.
"PREÏ'AOU , ou përpdou ; Gros

instrument de fer avec lequel les vidangeurs débouchent la conduite
des latrines obstruées.
PREPUCIS. V. 1. ïncirconcision.
Cil concisió nient es, ël prepucis nitnt
ës ; ce n'est rien d'être circoncis ;

ce n'est rien de ne l être pas.
PRES. V. 1. Un prisonnier. - Prës\
pris , enlevé. Es pres él cel, é se à
la desiras ; ( hssumptus est in cœlum
et sedet ad de.rteram. )
* PKESEN et cadèou. Prësën dë
noco , prësën de boudin , bel cadèou ,

etc. sont îles mots et des expressions patoises, ou du français avec
la prononciation languedocienne.
IVous en avons conservé plusieurs
de ce L urepour répondre au reproche faiv » l'auteur d'avoir oublié

P R E
beaucoup de mots que nous employons habituellement, tandis qu'il
ies laissait au contraire couune
n'étant point languedociens.
PiiESESTÊíRAME^.
v. 1. Manifeste.
PRÉSSEC Voy. Passégrë. Prëssêghié. Voy. Passégrié.
PRESTA. On doit dire à table :
faites-moi passer ie pain , la salière ,
etc. ; et non, prêtez-moi le pain, etc.
Açò's un pre\ta à paga pa jhamdi ;

c'est un prêté à ne jamais rendre.
PRESTI ; Pétrir. Prestidûro ; uu
pétrin.
PRÉTENDU ; Un accordé, une
accordée ; celui et celle qui sont
engages l'uu a l'autre pour le mariage.
PREVÊIRÈ , o përvëirë. v. 1. Prêtre. Prevëirë dë [oupiter ; ( Sacerdos
Jovts. )
PiifiVÊlRÂJHÉ, é përvêiria.

v.

1.

Sacerdoce.
PRESEZENSA.

v. 1. Prudence.
cas, tenir compte.
n'est pas fier, il
est honnête , affable, humain.
PREZA ; Lstimé , ou apprécié ;
d'où est forme le ternie suivant.
PREZAJHE , terme de cadastre ;
Présage, ou estimation d'un champ,
d'une maison. Ou doit dire , je
suis pour ma maison tant en présage : terme qui n'a rieu de commun
avec le français , présage , ou augure , qui est un signe pour juger
de l'avenir.
PREZICA , ou sermonna, v. 1. Prêcher. Li pauber so présicats ; (pau-

PiiEzA ; Faire
Si prèzo pa ; il

peres evangelisantur. )
PREZICADOU , prezicador.

v. 1.
Prêcheur, prédicateur ; frère prêcheur, ou Dominicain , appelés ,
Jacobins , à Paris. Lorsque prèzicadou est un n. pr. de lieu, on ne
le ebauge pas.
PRÈZO ; Prise d'eau : chaussée de
moulin. La prise d'eau est plus éloignée des moulins que les chaussées
ordinaires. Ce n'est souvent qu'un

�P R 0

P R I
lxA^rdeau , pour détourner l'eau
d'un mlsseau.
PRKZOU. Voy. Cah
PRIGOUST, prifoun, prioun ; Profond, en v. fr. prious.
PRIM ; Mince , fin , délié , grêle.
On ne dit mince que d'un corps
considéré selon son épaisseur ;
grêle, lorsqu'on le considère selon
son épaisseur et sa longueur. Les
termes fin et délié se disent quelquefois dans le sens de grêle , mais
ils expriment quelque chose de plus
menu. Un ais mince , un fil délié ,
une plante grêle. Ce dernier s'accentue de même que grêle , météore
dont les grains sont appelés grêlons, b. br. prim ; menu. On dit en
proverbe : Fialo-prim , mourighë dë
fan ; jialo-gros visqë tou l'an.
PRIMACHÔLO ; Plante étiolée ;
c'est-à-dire , grêle , menue, élancée , pour avoir été semée dru. C'est
ainsi qu'on sème le chanvre , dont
les brins sont, par ce moyen, longs,
droits et sans brandies, et la filasse
plus fine.
PRIMACHÔLCS ; Défaut d'égalité
dans le fil qui n'est pas uni, dont
certaines parties sont trop fines ,
d'autres trop grosses.
PRIMÀÏRIAS. V. I. Prémices.
PRIMÂMES ; Chichement, avec
trop d'épargne et d'économie. —
Primamën ; de près , avec exactitude. Li vdou pa tan prirnamën ; je
n'y regarde pas de si près.
PRIMER-ËJSJHËNËRAT ; Premierné ; ( primogenitus. )
PRIM-FILO ; Une coquette , une
mijaurée.
PRÎMO ; Le printemps. — Primo ;
une jeune truie qui n'a pas encore
porté , ou qui n'a porté qu'une fois ;
du lat. primipara.
PRIMOU ; Mesquinerie, avarice.
— Primeur.
PRIMOUTE.THA. V. Espëpissouna.
PRIMOUTIÉ ; Avare, qui regarde
de trop près.
PRIN , au figuré ; Avare, tenace.
2.

Y§%

*~ Économe , ménager ; vertus plus
voisines de l'avarice que de la prodigalité.
PRIOUN. V. I. Profond. La villa,
era tornëjhada dë valais priouns ;

la ville était entourée de fossés profonds.
PRÎOUSSËS ; Épreintes , fausses
envies d'aller à la selle.
PRIVA ; Les lieux , les commo-*
dités d'une maison , les latrines
d'un hôpital, d'une communauté.
Les excrémens passent de la lunette
sur laquelle on s'assied , par les
boisseaux de poterie qui forment
la condui te ou chausse d'aisance,
et tombent dans la fosse où est la
gadoue , d'où les vidangeurs la retirent.
On dit aussi le retrait, le privé ,
le lieu secret, le cabinet d'aisance
où l'on va à la selle ; et non , à selle
et à la garde-robe ; c'est-à-dire , le
cabinet de la chambre à coucher ,
où l'on tient la table de nuit , la
chaise percée, etc.
PRIVAT, V. 1. Ami, familier ,
personne de la maison. Sè mostrég/iën amics é privats ; ils se firent
connaître pour être des nôtres.
Gbrëm bë à lots ; mas maiormën als
privais dë la jë\ faisons du bien à

tous ; mais sur-tout à ceux qui sont
entrés par la foi dans la maison du
Seigneur ; ( maxime ad domesticos
fidei. )
PRIVAT, V. 1. Homme du pays ,
par opposition à un étranger. Tan,
los èstrainers, që los privats ; tant
les étrangers que les gens du pays.

Si alcuns hom privat, o ëslratns
captalier , o dêoutêirën Jug la villa.
d'Alest ; lë crëzêirë lo puesca pënrë
é mëter ën Jérës ; ëntrë që aia ada~
bat so që dêou. Cost. d'AU
PRO , ou prózè'. v. I. Prudent. Pus
pro ; ( prudeniior. )
PRO , ou prou, v. 1. Profit. —■«

Beau.
PROAR.

v.

1.

Essayer. ■&gt;? Prouver.

Proat ; prouvé, essayé

�Í94

P R O

P R O

me on prend aujourd'hui celui ct&lt;îi
conseillers des assemblées municichain , proche purent.
Donsclla d'onar që sia donada pales, qui ont précédé celles des
ën dol non puesca lianar perlo marit parlenieiis. Les barons, ou premiers
ììè për la moller ; si non o fasia vassaux , étaient aussi appelés ,
ab cosel dë sos parens; o si a quel boni homines , ou pros-ômés ; et les
eron mort, ab cosel dë sos propdans femmes de1 ce rang , pros-femnas.
Pros , eu v. fr. preux, ou vaillant.
•valla la liananscc. Cost. rí'Ai.
PROU Í proùn, ou pro ; Beaucoup.
PHOBDAJÌAMEN. v. f. ProchaineProu, dans ce sens, était autrefois
ment.
PROFECH, OUprojisg. v. jtJ Profit, français , et il eu est resté l'expression , peu , ou prou.
avantage.
PROU , ou pro ; Profit; Bon prou
PROFEITAR. V. 1. Avancer ; (proJicere. ) Li ënganador vrofeito ën ; von fdsso ; grand bien vous fasse.
pëits ; les hypocrites se fortifient de On disait même en fr. proficiat,
plus en plus dans le nia!, lie no ; ou pro-faciat. N'a pa fa dëzëmpièi
prqfeita ; ( nihil proficimus, ) Që j soun prou ; depuis cet accident il
prof itera ad èls ? à quoi cela leur n'a pas porté santé , ou il s'en est
j toujours ressenti. Në Jara pa jhaservira-t-il Í'
PROFÈITOS , profêitablë. v. 1. ' rixâi soun prou ; il n'eu reviendra
I ja niais.
Utile.
PROUBAJHINA ; Provig:ier. Voy.
PROFÊIT. V. 1. Utilité..
PRÒÍSMABÍO,prôismalo ; Prochain. , Ca bussa.
PROCBÂJHO , on prcûvo. V. Cabus.
V. 1. E las prâismalas vilas ; ( in
! P Ruuc.uRA f Un desservant : prêproximas civitates. )
PROÏSME, V. 1. Le prochain. Ama- • tre q ui sert une paroisse en l'abras lo tuo' proismë , ën disso coma sence du curé. Le terme pro-curé
tu metéis ; vous aimerez votre pro- n'est u silé que dans le pays gascon.
PRO' JÊ '.O ; Fable, conte de vieille,
chain comme! vous-même.
conte ài dormir debout.
PROOJNDÈZA. V. 1. Profondeur.
PROUI-'ÊCHE ; Binet de fer-blanc ,
PROP. V. 1. Presque, eu lat. pene.
ou gâ ;e-bout pour bru 1er un bout
PROP ; Près , auprès , proche.
de eh andeile. du lat. proficio. Voy.
PLIOPÊKRE. v. 1. Envahir.
PROS. V. 1. Vaillant, en v.- fr. Èspâi ~gnë.
Psi IUITECH ; Profit, avantage.
preux, b. lat. firdbusï Le mot. proPRI )UÎJTE ; Vif, bouillant. — Embitas répondait au fr. prouesse ; ce
qui n'est pas la Signification ordi- porté.
PRO U3TITÛD0 ; Vivacité. - Emde ce terme lat. Cependant
nan~*e , la valeur et la probité porten le&amp;t.
la proue».,
PROIJVk CHÉ. Voy. Prouf'chë.
pair.
doivent
aller u«.„.
Pno'jvKi CHÊIRO ; Provençale.
„
.
terme,
qu
ou
PAOS-OMES. V. I. v&gt;v....
\J\ .
* F'K'jiiviïsco ; La pervenche ,
a rendu par, prud'hommes , WWj vinca 'Major 1-» '■ cette plante, qui
fiait les priudpaux ou les notâ mes
Tait de belles Heurs bl. ues , serait
d'un lieu, le, gens de bien etav kivji» reçhercj iée que la pervenche
probité -,, sages et vaillans , qu on de Madagàscat', vinca rosea , si elle
appelait dans la b. lat. born nòmi- était aussi raro. Elle était regarnes i contrais qual non puesco hom.
dée comme le symbole de la joie.
Tën dire ; ou gens sans reproche,.
Elle est astringente , vulnéraire ,
Ils assistaient aux plains , aux fébrifuge, bonne contre les toux
assemblees : on prenait leur avis opiniâtres et daus l'esquinancie.
pour ie jugement des auau'ys , comPROBDATÍ,

OU

vropdan. v. 1. Pro-

Ì

�P U D

P R U

195

, terme de pa-:
lais ; Une provision. On lui a ad-,
jugé une provision de mille francs,
par une seutenCe provisoire ; et
non, une provisionnelle , ni un
provisoire.
Pnorvo. v. 1. Vov. Cabus.
PROYEZER. V. 1. ( Providere. )

; Démanger. On dit en
proverbe : Noun si cal pa grata ,

Provezem

Púio.

PROUVTSIOUNÊLO

bona ;

les

bos ;-

( promdentes

) nous tâchons de l'aire le

bien.
; L'ormin de3 prés-,
La totito-bùno
(voy. ce mot ) est une plante du
même genre : elles ont les mêmes
propriétés; la dernière est afoniatique. Les brasseurs mettent de
ses semences dans la bière pour lui
donner du montant.
PRLÊSME. v. 1. Proche.
PRUNAIRÓJLO. n. pr. diminutif de
* PRIJDAMS

sàlvia ve.i benaca , L.

prunai êdo.
PRUMARÈDO. n. pr. Une prunelaie : lieu planté de pruniers. Ces
termes ont si fort vieilli comme
noms appelîatifs , qu'ils ne sontplus usités que comme aï pr.
PRUÍÍÉT , synonyme de prunarêdo, et u. pr. lat. prunelum.
PRU.X'O de boâissou ; Prunelle ,
fruit du prunellier. Dis vi dé prû/io ;
du vin de prunelles , qu'on appelle
aussi du vin de lirétigni, qui fait
danser les chèvres.
PRU;\O mèdicindou ; Le petit damas noir : léger purgatif.
PRUIVO rousicio ;
Prune de la
Magdelcine.
PRI S ; Le fd d'un outil tranchant,
celui d'un couteau. Douna lou prns;
donner le fd. A bon prus ; ce rasoir ,
ce couteau sont bien affilés. Ou dit
dans le même sens, affûter un becd'âne , un ciseau , uu fermoir de
menuisier. — Au figuré , bouta en
prus ; mettre eu appétit. Appuyez
sur IV d'appétit, et ne prononcez
pas apti.
PRUZÊÎÎ , pruzénto ; Hargneux ,
hargueuse , qui ne peut rien souffrir.

PRUZI

laleou që Von se prus.
PRUZÎJHE, pruziéiro ; Démangeaison , prurit.
PUÂT-, ou puiat ; Un vilain râtelier en parlant des rangs de dents
d'une bouche. Dérivé de pûo. Voy.
PUCH.

v.

Haut , noble. Puch é
Noble , haut et
puissant seigneur N. C'est pour se
déguiser sa misère , sa faiblesse ,
sa bassesse , son néant , que l'homme se pare de ces titres fastueux.
PUCHOL. n. pr. dit par corruption de pujhol ; le même que , pujhnou et pididou , OU piech-âou ;
haute montagne.
PUDESSÍJNO ; Puanteur, infection.
Puni , Puer , sentir mauvais.
Pudis à vi; il sent le vin ; et non T
à vin , gaseonisine toulousain.
On appelle punais ceux dont le
nez sent mauvais , soit à cause d'un
ulcère au fond de cet organe, soit
à cause de la morve qui s'y corrompt par un trop long séjour ,
comme dans les camus.
Les temps du verbe puer , sout :
je pue , tu pues , il pue ; pudissé ,
pudisses , pudis. Nous puons, vous
puez , ils puent ; pudissén , pudisses ,
pudissou JNouspuyions, vouspuyiez,
ils puyiaient; pudissian , pudissias ,
piidissiéh. Je puerai, tu pueras , il
puera ; pudirdi, pudiras , putlira.
Que je pues ; qà pudighisSe. Je puerais ; pudirieï.. J'eusse pué ; douriêi
pudi , etc.
Pardoulos pudou pa ; parole ne
pue pas. Put q'ëii vardiro ; il pue
comme un rat mort, ou comme un
bouc.
Puni ; Un putois : espèce de belette d'un poil mêlé de jaunâtre et
de uoir. Le putois a itì museau blanc,
le cou jaunâtre, le corps long ,
effilé , assez semblable Îraillftars à
la fouine. La puanteur de cettebêle)
fauve l'a fait appeler » pudL
1.

poderós senhor N-

�196

PUG
; Le térébinthe , ou pistachier sauvage , pistacia terebinthus, L. : arbrisseau" résineux. Celui
qui cr:4t h Chio donne par incision
la térébenthine estimée , qui porte
le nom de cette île. On tire aussi
de la térébenthine de plusieurs autres espèces d'arbres résineux. La
térébenthine de Denise découle du
mélèze ; celle dite de Strasbourg,
se tire du sapin. La feuille du térébinthe est vulnéraire. Nos térébinthes portent de longs cornets rouges et pointus. Ce sont des gales
creuses occasionées par la piqûre
de pucerons ailés : elles sont pleines
de ces insectes et d'une liqueur
gluante et mielleuse, qui est leur
déjection , qu'on croit être vulnéraire.
Le pistachier, pistacia vera , L.,
est une espèce de térébinthe qui a
les deux sexes sur deux pieds diiféreus. On le cultive dans plusieurs
jardins du Languedoc. Un seul
mâle suffit pour féconder plusieurs
femelles , s'il est planté au milieu
d'elles. Lorsqu'elles sont trop éloignées , on cueille des fleurs mâles
prêtes à s'épanouir : on plonge leur
tige dans un petit vase, ou bien, on
les entoure de terre fraîche et on les
suspend entre les branches de ces
femelles, qui avorteraient sans cette
précaution. On peut aussi faire sécher les fleurs mâles , et répandre
ensuite la poussière de leurs étamines sur les fleurs femelles.
PUDIS ; Le bois puant, en latin ,
anagiris fetida : arbrisseau qui croît
aux environs de Saint-Gilles.
PUDIS ; Espèce de cormier, en
lat. sorbus torminalis.
PUECH , ou pech ; Montagne, de
là le n. pr. del puéch ; du pui.
PCG , puig ; Puits , puts. v. 1.
montagne, latin , mons. Ml pug dë
Sina ; la montagne de Sinaï. Doncs
comënsaraii à dire, puig cazets sobre nos montagnes ; tombez sur
nous.
* PODIS

P U N
i PUGNI ; Poindre, commencer ï
poindre , ou à paraître.
PuîAR. v. 1. Monter; (ascendere.}
Doi homi pujhero ël temple që orêsso'
us Fariseus , é doulrë publicas. Deux
hommes montèrent au temple pour
prier , etc. Puias sa ; ( ascendite
hue. ) Puiec Piirë ën sobiranessa, qê
orel ; Pierre monta au haut de la
maison pour prier. Pujhet ël pug ;
( ascendit in montent. ) Puiant lui
ë la navëta , Sëgiro losos descipols;
Jésus monté dans la barque, ses
disciples le suivirent.
Puio , ou pûo ; Pointe. — Dent
de peigne : il y a de quoi frissonner , pour des oreilles tant soit peu
délicates , d'entendre dire , j'ai
coupé les pues de cette peigne ; au
lieu de , j'ai cassé les dents de ce
peigne.
C'est cette espèce de français
qu'on entend de la bouche des enfans de bonne maison ; parce que
leurs parens les obligent, pour les
mettre sur le ton des honnêtes gens,
de parler une langue dont ils ne
peuvent leur donner des leçons ni
des exemples , ayant eux-mêmes
manqué dans leur jeunesse d'un bou
instituteur.
Pênchë dë las grossos pâios ; peigne a démêler. De las pichôlos pùios\
peigné à décrasser, peigne fin.
Le côté opposé aux dents de certains peignes , en est le dos. Les
larges dents du bout du peigne,
en sont les oreilles ; la partie du
milieu de ceux qui sont à deux rangs
de dents , en est le champ.
Pûios de rastel ; Les dents d'ua
fauchet. en espgl. puict ; pointe ,
épine.
PuisSAS. V. I. ( amplius. ) Dêgus
puissas no viro ; ( ne min» m amplius
viderunl. ) — Puissas ; après que.
Puissas qan rëssucitarei ; ( sed postquam resurrexero. )
Puw , ou poung ; Le poignet.
PUMIAL. v. 1. Poignard.

PuwAizié j Claie j ou aatte

�P U 7

PUR
aux punaises , ou à prendre les punaises.

J

Pos.

$3

T

Plus.

L'arma pus ès ,
qèi maniar , él cor , qel vestiment ;
{plus est anima quàm cibus , et corpus quàm vestimentum. )
Pusc. v. 1. Je puis. Puscan ; qu'ils
V. 1.

PUNNÂIZOUS ; Plein de punaises ,
entiché de punaises.
PONTIÉ , puntiéiro V. Drëchurië.
puissent.
PUPÎDOS , ou pëpidos, ou putanië ;
PUTÂIRIA. v. 1. Prostitution. CoEnvies : pellicules qui se détachent
de la racine des ongles à mesure rompec la tera ë la sua putâiria ;
que ceux-ci croissent. Les envies elle a corrompu la terre par 6a
sont dans une partie toute nerveuse prostitution.
PUTAMERS. v. 1. Les fornicateurs.
et très-sensible. Il est quelquefois
dangereux de les arracher lors- Als putaners sëra estanh ardën dê
foc é dë sol per.
qu'elles tiennent au vif.
PUTAMIÉ. v. 1. Putassier : terme
PUT-PUT ; La huppe , oiseau appelé put-put , soit à cause de sa dont les honnêtes gfcns évitent de se
puanteur, soit à cause de sou cri servir, quoique syuonjme, on peu
qui semble imité dans put-put. V. s'en faut , de celui de fornicateur.
A l'égard des termes puldiria , puLupëgo.
PDBÊZI , ou pulbêzi ; Une pleu- taner , ou put unie, nous ne croyons
résie ; et non , pleuvresie : maladie pas que l'opinion y ait attaché auCausée par l'inflammation de la plè- trefois aucune idée d'indécence.
PUTÔFI ; Oégit , dissipation. —
vre , ou de la membrane très-mince
qui tapisse la cavité de la poitrine Fa putôfi ; finir mal, faire une mauvaise fin.
et les visoères qu'elle renferme.
PuzÂou ; Le galetas , le grenier,
Quoiqu'on trouve dans quelques
auteurs pleuvresie et pleure , cepen- le plus haut étage d'une maison ;
dant l'usage le plus reçu est de il y a cette différence entre le galetas et le grenier , qu'on loge dans
dire , pleurésie et plèvre.
le galetas , et que le grenier sert à
PÛRJHO , ou pùrgo ; Une purgation ; et non , une purge , qui est serrer différentes choses : formé de
deux mots , pus dou ; plus haut.
un barbarisme.

Q

Q A N

's trouve sous la lettre k les comme casimodo et cadraturc.
Que et qui se pronouccut comme
articles dont la première lettre pouvait absolument ( à ne consulter eue et cui dans quinquennal, quesque le son ) les faire ranger sous ture, équifatiou, quinquagénaire,
équestre, quinquagésime, liquéfaccette lettre-ci.
La syllabe qua , se prononce en tion : mois, liquéfier , se prononce
français comme coua dans, qua- comme , likéfier.
QAH li sërës ; Tandis que vous
dragésime , quadragésimal, quadrangulaire , quadrature du cercle, aurez la main à la pâte, ou que
quadrige, quadrilatère, quadrupède, vous serez en train ; et non , quan J
quadruple , quadrupler , le quan- vous y serez : car il ne s'agit pas
quam d'une thèse, équateur. Ce- daiis cette phrase d'un lieu où l'on
pendant la quasimodo et la quadra- doive aller, mais d'une chose it
ture d'uue moutre , se prononcent l'aire, ou k dire»

�,9S

Q E

cogné ; Quel ? lequel?
Quanië që stégu ; quel que ce soit.
Quanië és ion miliou ? lequel est le
meilleur? et pour le féminin , qdnio
et cdgno ? laquelle ?
QÂNTË , on

QANTË-CA\ ; Tout aussitôt, surle-champ.
QAR ; Quartier , quarteron. Donnez-moi un quartier de cette pomme;
et non, un quart. Cela pèse une
hvre et un quarteron; et non, une
livre et un quart : encore moins ,
mie livre et quart, ni cinq quarts.
Ou dit une heure et un quart j et
lion, une heure et quart.
QARTÀIROU ; Un quarteron: quatrième partie d'un cent et d'une
livre. On ne dit pas un quart de
viande , -niais un quarteron , trois
quarterons. La pinte d'Àlais se
divisait autrefois en quatre quarterons , dont un quarteron fait la
pinte d'aujourd'hui, pr. cartron.
QARTEMÉ ; Un quartiuier, qu'on
appelle à l'aris uu commissaire de
quartier. Dites quartiuier ; et non,
quurtenier.
Q ÍRTO ; Mesure de grains ; une
quarte, moitié de la mine et le
quart du setier , ou septier, et la
seizième partie de la saimée. Voy.

Sdournâdo.
* La quarte est aussi une mesure agraire , la seizième partie de
la saimée de terrain. V. Sdournâdo.
On écrit par , qu , une quarte,
mesure, quarteron, un quart, lièvre
quarte , pousser une quarte , quartier ,
quarte-major ,
quarante,
quatorze, quadrer.
Et l'on écrit par un c, carte à
jouer, carte de géographie , Cartier ou marchand de cartes à jouer,
un carré, tin carreau , carrément,
carrelet, carrure , cadre.
QATRË dë ckifro ; Un quatre de
chiffre.
QÉ ? interrogatif , hem ?
Ces
deux, syllabes, që, et hem, pour
faire répéter ce qu'on n'a pas entendu j ne sont pas de personnes

QIC
bien élevées. 11 est mieux, si l'on
parle à ses égaux f de dire, comment ? comment donc ? et de prendre avec ses supérieurs quelque
tour respectueux pour les engager
a redire la même chose.
QE, se rend aussi par, combien,
de quoi , dont. Qe costo aco? combien cela coùte-t-il, ou absolument,
combien cela ? Q'avez poou ? de
quoi avez-vous peur ? Li donou so
q'a dé bëzoon ; on lui donne ce dont
il a besoin , etc. et non, que coûte
cela ? qu'avez-vous peur ? ou lui
donne ce qu'il a besoin.
QÈRBO ; Ause de chaudron ou de
panier. — Qerbo ou qerbos; les nerfs
du cou. Voy. Têndos.
QERBOS ; Charpente, ou carcasse
d'un panier et de tout autre ouvrage,
de vannerie. Ou dit au figuré, n'a
që la pel é las qerbos ; il n'a que
la peau et les os.
QÊRË ; Quérir. Voy. JCèrca.
QESTA, attestas , ou quislas. v. I.
Tailles , impôts. On disait questas
é tollas ; questas, pour les impôts
volontaires: toltas, pour les impôts
forcés. Un seigneur avait sur ses
vassaux le droit de queste et de
tolte.
QË-Z-ËS-QË-Z-ES ? Devinez ce que
c'est : expression qu'on emploie eu
proposant une énigme à deviner.
Madame de Ssvigué dit, en parlant
du rhumatisme : devinez ce que
c'est, mon enfant , que la chose du
monde qui vient le plus vite et qui
s'en va le plus lentement. Et elle
ajoute: jetez-vous votre langue au
chien ? ce qui est notre , avés prou

man 'jha dë jàvos?
* QICHÉ ; Targette.
QICON , ou coucon ; Quelque
chose. Qicon m'ou disié; le cœur me
le disait, ou j'en avais un pressentiment. Ou jarën coussi qicon ;
nous le ferons d'une façon ou d'autre. L' azëngarâi coussi qicon ; je
l'ajusterai d'une certaine façon ; et
nou, comme quelque chose.

�Q 1 N
, diminut, de qicon ;
Quelque petite chose. Un pauvre
dit : douna-më qicoumë ; ce qui signifie , un petit morceau de pain , uu
pauvre liard , etc.
QILIA ; Dresser les quilles. —
QiUa , debout, planté, perché.
QïNàouT ; Gueux , coquin.
QINCALIÉ. Ce terme ne signifie
pas chez nous , un quincaillier; mais
tantôt un mercier, tantôt uu bijoutier.
Les gros marchands merciers
vendent toute sorte d'étoffes de soie
d'or et d'argent, des rubans, des
passemens , etc.
Les merciers en détail, qui sont
nos quincailliers, sont ceux qui étalent aux foires , aux marchés toute
sorte de menue mercerie , des couteaux , des ciseaux , des peignes ,
des boucles , des tabatières , etc.
Ce qu'on appelle eu français ,
un quincaillier , vend toute sorte
d'ustensiles, d'iustrumens de fer ,
de cuivre jaune , etc.
On appelle marcelot , un petit
mercier qui porte dans les rues et
à la campagne de menue mercerie
dans des balles , ou des manuettes
pendues au cou.
* QmcÂi.io ; Quincaillerie.
QII\QA;NÊLO , ou qinqinêlo ; Cession de bien. Fa qinqinêlo ;'-faire
banqueroute : abandonner ses biens
à ses créanciers.
Cette cession était appelée quinquannellc à cause des lettres de
répit pour cinq aus , en lat. quinquennium , accordées par le prince ,
ou par le juge à des débiteurs qui
avaient mal fait leurs affaires : au
bout duquel temps, si le débiteur
n'avait pas le moyeu de payer, on
l'exposait nu sur une pierre; ce qui
Te pratiquait autrefois à Montpellier
devaut le juge du petit-scel , d'où
est venue cette façon de parler,
mousim lou cùou , pour dire, faire
banqueroute.
QïiSQiNÉLAÎKË ; Banqueroutier.
QICOCMË

QUE

r99

; Le pinson.
QIKTALËN; D'un quintal, du.
poids de cent livres. — Fort pesant.
ûno coùjho qintalêuco ; citrouille
d'un cent pesant. Roumdno qintalênco ; romaine qui pèse un quintal.
* QuvTALiÉ. On appelle ainsi,
pendant l'éducation des vers-à-soie,
ceux qui cueillent la feuille de
mûrier à tant par quintal.
QÎ^TÂOU. Le quintal, à Alais.
— 4i,589 kilogr.
QIOPPE , ou aqi ambë ; Particule
expiétive : dame ! vraiment!
QISTA ; Quêter. Qistâirë ; quêteur. Qisto ; quête , cueillette.
QISTOU , ou qistan ; Frère quêteur.
QITA. Ce terme se prend souvent , à Montpellier, pour , laisser
quelque part à dessein , ou par
oubli , un des meubles qu'on porte
ordinairement avec soi, tel qu'un
couteau, une clef, une montre , uu
mouchoir, ai qita ma clàou su la chamignêiro ; j'ai laissé , ou j'ai oublié
ma clef sur la cheminée ; et non ,
j'ai quitté , etc.
Ou quitte des personnes, sa place,
le grand chemin, etc. Quitter signifie aussi, ôter de dessus soi quelque
chose qui fait partie du vêtement,
et de plus , lâcher , céder, se désister , etc.
QÎTE à rëcoummënsa ; Sauf à recommencer.
Qulis v. I. Comme, lat. quasi.
QUALQUË-QUAL. v. 1. Quiconque,
qui que ce soit.
Q A L - L U N serai ab vos. v. 1.
* QSNSOU

(qtiandiu vobiscum ero.}

QUAR.

v. 1. parce, que, mais.
t. Une obole ; (

QUARTER, V.
drans. )
QUE

rt

që.

v. 1. Afin que.

quaTrës

passée lehsu daqi ; që ëssênhet é prëziqcs ë las cintas dë lor. ( Abiit Jésus
inde ; ut doceret

et predicaret

in

civilatibus eorum. )

QUERELLAR, V.
lor së quëréliayo;
inviceni, )

Í. (

loqui. ) Ëntrl

( loquebantur ad

�aoo

QUE

Q U I

QCIIRA. v. 1. Calice. Za in arêlrp.
v. 1. Demander. Es qì
quira é iuië ; ( est qui quœrat et En quira e ën cênërisca së foro pënëdils ; ( olim in cilicio et cinere penijudicét. )
terent. )
QUIGNA ës quesla parola ? ( quid
est hoc verbum ) ?
QÛERËR.

R
R A
Upr re ou un er, substantif masculin.
Cette consonne a, comme les
voyelles, un son permanent; c'està-dire, qu'on peut faire durer le son
qui lui est propre, autant que la
respiration peut s'étendre : ce son
continué peut s'exprimer par une
suite d'r ou de re, rrrrrrrr, etc.
ou plutôt par le son du même r
prolongé, en roulant la voix dans
le gosier, où cette consonne se
forme, au moyen probablement du
roulement de la luette.
La même remarque peut avoir
lieu sur trois autres consonnes,
savoir, sur 1'/, le /', et l's, ou sur
le fe, le je , et le se , dont le son
peut être prolongé de même : ce
qui ne peut convenir aux autres
consonnes telles que , be , pe, etc.
dont le son est momentané: car,
dès qu'on prononce be , par ex. il
faut s'arrêter après un premier ,
pour en prononcer un second ; ou
si l'on continue, ce ne sera que
le son sourd de l'e féminin, dans
lequel le son propre au b ou au p
n'entreront pour rien , et ne s'y
feront pas sentir.
Dans le discours familier, on fait
IV final muet, dans les infinitifs des
verbes en er et en ir , tels que
chanter, aimer, finir , sentir, et
dans, plaisir, mouchoir, loisir,
repentir, danger, monsieur, toujours , et semblables, qu'on prononce comme chanté, aimé, fini,
jsenti, plaisi, mouchoi, loisi, etc.
RA, ou ras, al ras ; Auprès, tu

R A B
v. 1. lez. Rade vous ; auprès de YOUS&lt;
Ra-d'âzë ; voisin d'un âne.
RA ; Animal quadrupède. On ne
met pas communément de différence
entre le rat et la souris ; on appelle
rat l'un et l'autre : ce sont pourtant
deux espèces très-distinctes, ne fûtce que du côté de la taille ; celle de
la souris, après toute sa croissance,
est toujours de beaucoup inférieure
à celle dû rat. Voy. Gari et Furë.
Empêila coum'un ra ën très nôzës ;
empêché comme une poule qui n'a
qu'un poussin.
RABANEL ,
ou cdbanel ; Feu de
joie, feu de la St. Jean.
RABAMÊLO ; Une grillade de châtaignes. Rabanélo , est dit pour,
rabinélo , dérivé de rabina.
RABASXÊNCO, OU srfio; L'ombre .poisson de rivière du genre des
truites.
RABANIS. n.pr. en v.fr.Rabaniste;
homme à rabat.
RABAF , ou ravat ; Vieux mouton,
mouton à laine pendante et frisée.
RABAS ; Un putois : quadrupède
qui ressemble à la fouine et qui
pue lorsqu'il est irrité. Voy. Pudi.
— Rabas. Voy. Tdi.
RABASSIÉ ; Un pic : outil de labour.
RABÂSSO ;
Truffe : champignon
souterrain , qui croit dans les chênaies , et que les pourceaux découvrent à l'odeur , beaucoup mieux
que l'homme par le simple coup
d'œil.
RABASSOT , rabassâoudo ;
Courtaud , courtaude , trapu, trapue ;
de taille courte, grosse et entassée-

�R A B
RABASTÂIRË. Voy. Rambalidirë.
RABASTËJHA ; Troubler, importuner , tracasser , ravauder.
RABASTINA; Griller, rôtir sur le
gril , rissoler. Fizdjlië rabastina ;
liâlé, brûlé du soleil , flétri , desséché, doubrii rabastina ; arbre broui
par la gelée.
RABÂSTO,- Un sommier: pièce de
charpente de moyenne grosseur,
entre la poutre et la solive. —
Rabdstos ; traverses du plancher
d'une charrette, sur quoi portent
les pieux qui retiennent les ridelles.
Voy. Rd ichés.— Rabdsto. V.Rccdtë.
RABÂSTOS ;
Débris du iiiage de
la soie , tels que les côtes , les frisons , les bassinés, les restes des
cocons filés, ou la dernière pellicule ; ce qui fait les strasses proprement dites. Ces débris paient ordinairement les frais du tirage.
RABAT , ou ravat. \oy. Rabas. —
Rabat ; mouton malingre.
RABATÊJHË ; Le reliage des futailles.
RABÂTOS ; Troupeau de brebis
qu'on mène paître de la plaine sur
les montagnes des Cevenues pendant les chaleurs de l'été.
RÂBE, ou rdji ; Raifort: racine
potagère , qu'on appelle 'à Paris
rave ; de bonnes raves : ce qui
n'est point équivoque à Paris et
le serait dans nos provinces, en
lat. rap ha nus, dont le goût est peu
différent du radis. Voy. Râbo.
Le jus de raifort est un vomitif: cependant sa substaucc charnue,
teile qu'on la mauge crue à la
croque-au-sel, est un diurétique
et un aliment qui excite l'appétit.
RABÊIREN ; Galet, ou pierre roulée de rivière. Rabêirën est le même
adjectif que, riberol; n. pr. et en
fr. riverain. CVst aussi ce que
signifie le nom des châtaigniers
appelés, rabéirës ; c'est-à-dire, châtaigniers riverains, ou voisins des
rivières.
RAÎJEJMA ;
Guéer, baigner un
•3

R

A

sot

B

cheval, le promener dans l'eau
pour le rafraîchir. — Guéer le linge,
le remuer dans l'eau avant de le
tordre.
RABËNT ; Roide,
rapide, vite.
RABIDOT, rabigot, ou rai'idét; L'os,
ou l'osselet de la jointure d'un gigot
de mouton, en v. fr. le garignon:
c'est Vastragalus, ou le talus, avec
, quoi jouaient les anciens Romains.
Octavien Auguste gagna, dit-on,
plus de cinquante mille écus à ce
)eu, qui est aujourd'hui celui des
enfans et de la canaille. Jhougd nou
rabidot , ou à bëdin-bcdos ; jouer
aux osselets. Ce jeu est représenté
dans les peintures tirées u'fitfrcùlanum.
Le terme garignon serait préférable à celui d'osselet : terme générique , ou commun à plusieurs
sortes d'osselets ; au lieu que le
terme garignon distinguer.it l'espèce d'osselet qui répond au lat.
aslragalus.
Pareil défaut ( c'est-à-dire , d'employer uu terme générique , au lieu,
d'un nom propre , ou spécifique )
se rencontre entre autres dans les
mots fr. blé et cerise. Le premier
ne s'entend à Paris que de l'espèce
de blé que nous appelons touselle
et on n'y applique ie second qu'à
l'espèce de cerise qu'on y apporte
principalement de Montmorency,
et qui n'a par. d'autre nom à soi,
comme en ont la guigne, la griote ,
la courte-queue , la merise, etc.
qui sont des espèces de cerises.
RABIÊIRO ; Un champ de raves,
ou une ravière. On dit en Normandie, une navière , d'un champ
semé de navets ordinaires, ou vrais
navets. Le n. pr. Nàvié est le masculin de naviare.
RABIGOUTA ; Jouer aux osselets.
* HABILLEUR. Voy. Rispet.
RABINA ,• Brider, rissoler , laisser
surprendre au feu ce qu'on ne voulait que faire cuire. Cette côtelette
est rissolée. La viande rissolée ne
26

�202

R A E

BAC

sauraitse manger. «- Rabiria; roussir
le linge en le repassant.
RABIN A ; Le rissolé d'une pièce
rôtie. — Le gratin d'un potage
mitonné , d'une cassole cuite au
four, du résiné, ou de tout autre
mets qui a pris trop de cuisson
Ct qui est attaché au fond d'un plat.
RABINEL. n. pr. dérivé de rnblna.
RABIÎVO SÀRDO ; Avare qui met
si peu d'huile dans la poêle à frire
des sardines, qu'il les brûle , au
lieu de les frire.
RABISS^NA ; La fane d'une rave ,
d'un navet.
RÂBO ; La rave proprement dite ,
ou navet rond, la vraie rave du
Limousin, ou le turneps des anglais:
racine potagère peu connue à Paris
où l'on n'a dans ce genre que le
navet : en sorte que si l'on y demande des raves, vrai nom fr. de
nos rdbos , ou l'entendrait du raifort qu'on a vu à l'article ràbë.
Cette racine fort commune dans
nos provinces, l'est beaucoup plus
eu Limousin ; c'est de là que Rabelais en appelle les habitans, des
mâches-rabes. Aeri's un mérea dé
rdbos ; c'est un marché comme de
raves. Sera damna couinuno râbo ;
il sera damné comme Judas. Râbo
est ici dit pour , arabe : dicton dont
l'origine remonte au temps où les
Sarrasins, ou Arabes ravageaient
cette province.
RABROUSTÈRI. Voy. Rèboustêri.
RÍBRUGAT ; Raboteux, noueux ,
inégal. On le dit des arbres rabougris.
RABEJGAS r rabugassit ; Rabougri.
Voy. ÇharmnotfS.
RABUZA ; Radoter. — Rabuza ,
ou ana ën ràbuian ; empirer, devenir pire , reculer au lieu d'avancer
en quelque art, dans quelque
science.
RACA , rê'gland , boiitëlia , ou ranuga ; Grappiller. On le dit au
propre des grappes de raisin, et
par extension, des châtaignes, des

olives et autres fruits qui ont
échappé aux cuei'leurs. De là le
terme de Rabelais : raco-denare ;
mendiant, quêteur, avare, et racadunage ; avarice , vilainie.
RACA; Vomir, rendre gorge.
RACÂBO , ou draeddo ; Un avi-nage ; manière d'abreuver le fond
et l'intérieur d'un tonneau, en y
répandant du surmoût tout chaud,
ou de l'eau dans laquelle on a fait
bouillir du marc de raisin Fa uno
racddo ; ayiner, ou abreuver uu
tonneau.
RACADÙRO; Grappillage ; ce qu'on
trouve en grappillant. Les mots grapiilcr, grappillage, grappilleur,sont
formés de grappiilon. Voy. Soungië.
RACÂIRE , raediro ; Grappilleur,
grappilleuse.
RÀCAHËT , terme de mépris. V.
Tracanët.
RACÉT. Voy. Rëprin.
RACH , et par corruption, ra.
Voy. Rajhôou.
RACO ; Le marc de la vendange :
les marcs qui n'ont point été pressurés, font une bonne piquette, ou
de la buvande, qui est rafraîchissante et diurétique, sur-tout celi»
de la première cuvée.
Rico. V. Grapo, du ht. racemus.
RÀCO

DIGMEIROUS , OU

raCO

dëndro; Un pince-maille, dérivé
de raca ; grappiller.
RADABLÉ ; Riotte , bardelle. —
Radablë. Voy. Rëdâblë.
* RA D'ÀIGO. Vov. Ra-grioûlë.
RADEL ; Un radeau.
/
RADÊLOS , ou rëdéios ; Les ridelles
d'une charrette.
RADOULËT ; ; Plis , rouleau. —
Dë radoulëts ; en roulant.
RA -noLRjiÊiRË; Le. loir, le mulot.
RAËNCIOX. V. I. Rançon', rédemption. Raencion , et rançon dérivent
du lat. redemptio ; mais le premier
s'en rapproche davantage, et c'est
sur lui que rançon paraît avoir été
formé. Le terme rédemption n'est
d'usage qu'en parlant, de celle que

�R

à

G

3V. S. nous a procurée , et pour colle
des captifs des côtes de Barbarie.
RAFAÎŒLO , Le raifort sauvage,
le crau dont la racine râpée lient
lieu de moutarde.
RAFAR : Mulet qui a cinq ans
passés. — Au figuré, un vieux
reitre, un vieux froptattiit, vieux
rodrigue: termes de mépris, st. failli

RAI

2o3

il plonge comme un canard, vit
de poisson et est bon à manger.
Ri-GRiotiLE , ou ra-ldounié ; Le
lii'oii , espèce de loir, plus petit que
le rat, plus gros que la souris: il
n'a presque pas de poil à la queue,
à la réserve d'un toupet qui la termine. Il est blanc sons la gorge et
sous le ventre , et il a des taches
RAFASTIGTÌOIÏS , OU raflSilllOllS ;
noires sous les yeux. Le froid l'enFantasque, délicat, difficile à coa- gourdit et rien no le réveille que
tenter, dédaigneux.
la chaleur. Sou nom paraît formé de
RAFATÀLIO, terme de jardinage;
celui de rat et du lat. glis, gliris:\oiv.
Les herbages communs et de peu
Des écre visses pendues ça et là
de valeur.—Rafatdlio, ou rafalun; dans un jardin font fuir, dit-on,
le rebut d'une déni ée, la racaille. parleur odeur , les loirs et garanIl a vendu ce qu'il avait de meilleur; tissent les fruits du ravage de cet
ce -qui lui reste n'est que de la animal.
racaille.
RÂi ; Un rais, ou rayon de roue
11ÀFE. Voy. Rdbë.
de voiture, de charrette.
RAFI , ru fat; Havi, desséché.—
RÂl. Aco rai ; cela est aisé, rien
Ridé, chiffonné, ratatiné. — Moisi. de plus facile. Ce terme est, selon
Bdft lou nas; dédaigner, faire la M. Astruc, d'origine celtique,
mine comme le rat du bon Horace. i RÂIDA ; S'échapper, se dérober,
RAFIDÛRO; Plis, rides.
s'en aller sans rien dire.
RAFIÉ ; Marchand de verre amRÂIL
Babil , conversation. De
;
bulant qui va dans les campagnes, là le terme rdlio.
RAFIT£, ou repolis; Unsouillel,
RAIMACH; Un coupe-pâte. Voy.
un horion , une gourinade.
Râsclo.
RÀFO ; Engin, ou grande corRÂISÂOU , ou rêinâou ; en fi*.
beille de marchand de verre am- Rainaud ; n. pr. formé du lat. rebulant, qui de là est appelé rnfic. ginaldus ; royal : cette origine est
RÀFO ; Petite tablette triangulaire
assez belle pour ne pas défigurer
de paysan suspendue- par un clou ce nom, en lui substituant celui
à sa cuisine, sur luqnelle il place de rainokl.
un verre à boire pour les étrangers
RAIJNÊTO ; La raine verte , ou le
de distinction.
graisset : petite grenouille verte
RAFO ; Paquet qu'on porte derqui se perche sur les buissons et
rière le dos. — Manière de porter qu'on croit mal à propos venimeuse.
ce paquet. Pourta en ràfo ; porter Sa peau , à la vérité, est enduite
à travers les épaules, comme les d'un mucilage amer. On disait en
soldats portent leur havre-sac.
vj. fr. raine pour une grenouille ,
RAGASSOU , ou ragach ;
Goujat du lat. rana. Le graisset a un cri
d'armée ; valet de cavalier, eu kal. fort enroué. On appelle grenouilragaz:o ; jeune garçon.
lère ., les endroits humides , ou
* RAGO ; Trapu , gros et court.
marécageux qu'habitent les graissets
RAGUIOULË; Le rat d'eau: quaet les grenouilles.
drupède amphibie, de la taille et
RÂIJVÊTO ; Petite crécelle , ou
du poil du rat : il a d'ailleurs eu moulinet de bois avec quoi les enfans
petit, les oreiiles , les dents et la font du bruit aux offices de la setête du castor ; il habite les rivières, maine sainte.

�2o4-

R A J

R A N

tro ; le soleil darde trop, en itaf.
RAIÔOU; Royaliste, sobriquet des
Cevi nnois , qui leur fut donné sous il raggio del sole.
RAJHÔOU , rajhol , rach ; Le jet ,
les Valois , à cause du zèle qu'ils
montrèrent pour les intérêts du roi le coulant d'une fontaiue qui tombe
leur souverain , et du courage avec du haut d'un tuyau , ou d'un chélequel ils s'opposèrent aux entrepri- neau. On dit un filet, lorsque la
ses des Anglais , qui occupaient source est peu abondante. Prënë
le Guienne. Ce nom, que le peuple l'digo d'dou rajhôou ; prendre l'eau
regarde comme une injure , devrait du jet, ou du coulant de la fontaine
être aujourd'hui , comme il le fut et ne pas puiser dans l'auge , ou
dans le bassin où l'eau se rend.
autrefois , un titre d'honneur.
RAJHÔOU , rajhol dë ribiêiro ; Le
RÂÏSSËJHA ; Être en différent ,
contester. — Hésiter , balancer , fil , ou le courant de l'eau, le milieu d'une rivière : c'est vers le
marchander. — Rechigner.
RÂisso ; Le cri, le gémissement milieu des rivières que se trouve
le courant et la plus grande vitesse
d'un essieu de roue qui n'est pas
de l'eau qui n'est pas dans cet enyraissé. au figuré : mena dë rdisso.
; droit sans quelque légère vague :
Rechigner, se dit de ceux qui se
i ces vagues y sont plus sensibles ,
plaignent d'être contraints à faire
à raison de la plus grande pente
quelque chose qui leur déplaît.
et de la profondeur de l'eau.
RÀIVASSÉJHA ; Rêvasser.
Lorsque l'eau d'une rivière tombe
RAJHA ; Couler , jeter. La fon
du haut d'un rocher, le rajhôou
rdjho ; la fontaine coule. Rdjho coumo
est une cascade ; et si la Irauteur
ta cnmbo ; elle jette gros comme la
de la chute et la quantité d'eau
jambe. Moïse (it jaillir l'eau du rosont considérables, la cascade porte
cher.
Rajha , en parlant d'un
apostume ; jeter , suppurer. Cet le nom de cataracte.
RAJHÔOU , terme de charpentier ;
abcès commence à jeter. Cette plaie
Fuseau de la lanterne d'un puits à
fine toujours.
RAJHA ; Larmoyer. Sous iuels li roue.
RAJHODLËT ; Un filet d'eau.
Tdjhou ; il a les yeux larmoyans,
RÂLio , ou rail ; Conversation
il larmoie.
enjouée , propos joyeux , entretien
RAJHA, ou ëscampa; Fuir: on le
familier et badin. Ses dë tan bôno
dit d'un vaisseau d'où une liqueur
rdlio ; vous êtes de si bonne coms'échappe par une fêlure. La boûto
pagnie , dit-on à quelqu'un d'une
râjo ; le tonneau fuit, ou s'enfuit ;
bumeur gaie, d'un bon commerce ,
et non, répand, ou se répand: une
qui fait mine de prendre congé et
liqueur ne se répand que par les
bords du vaisseau qui la contient, qu'on veut retenir.
RAM. v. 1. Branche , rameau. Co
comme d'un broc trop plein. Voy.
ia li ram dé lui es tënder é las fuiBonj ha.
has nadas , prop es l'ësliou ; ( cura
RAJHÂDO, rajhâoulddo ; Un filet.
jam ramus ejus tenorfuerit et folia
:
Rajhddo d ôli ; un filet d'huile.
nata, scitis quia prope est (estas.)
IÎAJHAL ; Ravin creusé par une
Për la no crëzënsa so frait li ram ;
ravine. — Précipice.
( propler incrediiHtatem fracti sunt
RAJHAR. v. 1. Luire , rayonner,
rami. ) Lon dimerghë das rams ; le
dérivé de rdjho.
dimanche des rameaux. Voy. RamRÂJHO; Rayon de lumière, rayon
pan.
de soleil. — Le soleil lui-même. La
RAN ,
ou ramts. v. I. Airain.
rdjho bënio d'ëspëli ; le soleil comRamts sortants , o cimbol lindouts y
mençait à paraître. Lu rdjho jîsso

�R A M
ao5
R A M
(œs son an s, tint cimbah.irn tinnienfs.) massddns, Ou à ëscoutddos ; il pleut
RAMA ; Pousser ,
pousser des par grandes ondées, au figuré , uno
feuilles, se garnir de feuilles. Lom -amaisàdo iê cos ; une volée de
amonriês an bè ra ,\a ; les mûriers coups de bâton.
R.MASSES; De la ramée : fagots
sont bien feuilles cette année ; et
selon l'Acad. sont bien feuillus , ou de ramée sèche pour affouier le
se sont bien garnis île feuilles ; et bétail pendant l'hiver. On tapisse
non , sont rainés, ni feuillis ; de- aux jours de fête les églises de village avec de la ramée de buis.
■ rivé de ram.
K.AMBAI , ramboul, ou naridos ,
RAMA ramâdo.
ûssos rarnndos ;
sourcils touffus, ou bien garnis. Le champeuil, comme on l'appella
La qùio ramâdo das eskifôous ; la eu Champagne ; ou le rapin , en
queue en panacbe des écureuils , Picardie : filasse de chanvre de
rebut mêlée et tortillée, dont on
ou garnie de longs poils.
ne retire qu'une étoupe grossière.
RAMADETO; Petite averse de pluie.
RAMBAL, au figuré; Embarras,
RAMÂDO ; Une feuillée. en v. fr.
une ramée : couverture de bran- tracas , embrouillement , et dans
ches avec leur feuille verte , pour le st. fam. brouillamini. Tout as ëa
mettre à couvert du soleil et se rambal ; tout est en désordre.
RAMEAU A , ou rambtdia ; Mêler ,
procurer de l'ombrage.
et au figuré , tracasser , brouiller ,
RAMÂDO ; Chambre , ou cabinet
de feuillée qu'on dresse dans un se mêler mal à propos dans quelchamp de foire pour y vendre du que ail'aire.
RAMBAUADO. Sëmëna à la rambavin. — Une jonchée de feuillages.
tiddo ; semer à pleines mains , ou
• RAMÀDO, OU rdmassddo de pléjho;
Une averse, une ondée de pluie, eu à terre perdue ; par opposition à
la semaille en rayon , ou grain à
espgl. endërainar ; verser.
RAMÂIZ'A , ou ramdouza , rëgrain.
RAMBALIÀIRË ,
rabasiâirë , ou
mdiza , ou rëmâouza , ou acala ;
Adoucir , apaiser , calmer , faire rambdlio-pagnés ; TYacassier.
RAMBALIOUS ; Embarrassant, qui
cesser. Voy. Amdiza.
ÍÍAMAS ,
augmentatif de râmo ; occupe beaucoup d'espace , qui est
Grosse branche d'arbre. C'est de d'un grand . volume avec peu de
ramas qu'a été formé le français , matière.
RAMBOÜRA ; Rabrouer ; et non ,
ramasser, qui a signifié, entasser :
ce qu'on fait avec certaines rames rembourrer , terme impropre.
RAMBUXIAT ; Embrouillé , mêlé
d'arbre qui ont été les premiers
balais et qui le sont encore dans confusément ; se dit du fil , des
les campagnes. C'est du même terme cheveux. Voy. Èmboidia.
RAMKIHA ; Donner à la vigne ,
qu'a été formé le suivant.
à un champ à blé une première
RAMASSA ; Ramasser , ou traîner
et voiturer sur la neige, au moyen façon.
RAMEL ; Un rameau ; ramel dë
d'une ramasse , comme on le prati
que pour les voyageurs et pour les lourtjhéiro ; enseigne de bouchon ,
marchandises, au temps des neiges, ou de taverne. Cette enseigne varie
sur les montagnes des Alpes , où selon les lieux.
RAMÉLA. Voy. Ènramela.
les premiers traîneaux furent de
RAMELËT ; Petit rameau. — Bougrosses branches d'arbre , ou raquet. Ramelët mnundi ; le bouquet
massés , pluriel de ramas.
toulousain de Goudouli , célèbre
RAMASSÂDO , bourassddo , ou labdssi ; Ondée de pluie. Plôou à ra- poëte gascon , dont le recueil de

�ao6

R A M

poésies porte ce titre. — Ra.-nelè't,
au figuré', bal, danse , fête.
RAMÎLIO ; Des ramilles , de la
bourrée. Des ramassis , menues
branches qui restent dans un bois
après qu'on en a levé les fagots et
le gros bois. — Ramilio , au figuré ,
de l'argent.
RÀMO ; De la ramée fraîche,
pour le bétail. — De la feuille de
mûrier. Ana a la râmo ; aller à la
ramée, ou aller couper des rameaux
pour le bétail, ou aller cueillir de
la feuille pour les vers-à soie.
RAMO-COUNIL ; Asperge sauvage,
asparagus sylvestris , L- : plante
dont les branches sont tortillées ,
anguleuses, et les feuilies très-menues, roides et piquantes. Ses jeunes pousses, bonnes à manger, ont
le même goût que l'asperge des jardins et rendent l'urine tout aussi
puante.
L'Académie dit : Corrude ; espèce
d'asperge sauvage : les botanistes
cependant ne connaissent en France
d'autre asperge sauvage , que la
seule espèce que nous venons de
décrire. Corrude sera apparemment,
comme ramo-counil , un nom de
province.
On fait chez nous , avec un paquet de cette plante, un bon filtre ,
qu'on met dans une cuve de la vendange et au-devant du trou de la
cannelle , pour donner l'écoulement
au vin.
Asperge est féminin. De bonnes
asperges. Le nom ramo-counil est
le même que , ramée de conil , ancien nom fr. des lapins, en lat. cuniculus ; d'où était formé en v. fr.
conilière , ou garenne.
RAMOUN. n. pr. Raimond. Mè'zárò
d'doii conté RaméUn ; mesure de vin
de Raimond V , comte de Toulouse : elle était d'un cinquième
plus grande que les autres ; ce qui
ajoutait à la vénération qu'on portait à ce prince. Cette mesure euste
encore 4aus quelques endroits.

RAM
RAMOÛNDÎUO

, ou rëboundun.

V.

Poudilios.
RAMPAS , ou rampdou ; Le laurier. — Rameau bénit de pâques
fleuries. Rampan, dans ce dernier
sens, parait composé de ram ; rameau , et de pan ; pain , à cause
des pains bénits qu'on suspend à
ces rameaux le jour de pâques
fleuries.
Le laurier ressemble beaucoup
au cafier par ses feuilles et par son
fruit : on fait avec ce dernier , de
l'huile de laurier très-bonne pour
les douleurs rhumatismales.
On enveloppe le lard de rameaux de laurier , pour le garantir
des teignes: précaution très-inutile.
C'est peut-être de cet usage , ou de
celui de cuire le jambon avec des
feuilles de laurier, qu'est venu le
dicton : Aco vdi coumo rampan à,
bacou ; cela vient comme mars en
carême.
RAMPEL ; Rampeau. On fait rampeau au jeu des trous , ou de la
fossette, lorsque les deux conteadans fout le même point.
RAMPELA ; Rouler , ou rappeler,
terme de tambour : manière de battre la caisse en roulant.
RAMPELIS ; Coquin. - Mesquin.
— Rampant.
RAMPUMÉN ; La quantité suffisante d'alimens qu'on prend à un
repas. — di mamjha moun ramplimën •
j'ai suffisamment mangé ; je suis
rassasié ; j'en ai ma suffisance.
Acad.
RÂMPO ; Une crampe ; et non ,
grampe : roideur subite et convulsive d'un muscle avec une vive douleur. La crampe prend quelq uefois
aux doigts , sans douleur , ensuite
d'une situation gênée dans ces parties.
RAMPÔGNO ; Différent , noise ,
querelle. An toujkour ënsën cdouco
rampôgno ; ils ont toujours q lelque
démêlé , quelque maille à partir.
Cërca rampôgno ; chercher noise.

�RAN
RAMPÔGNO ; Ruses , détours. Fa
la rampôgno ; finasser , chercher

des détours pour venir à ses fins,
en v. fr. rampones ; railleries. Ramponuer ; blâmer , injurier.
RAMPÔINO ; Ressentiment, ou
reliquat de fièvre.
RAMPOUGNA ,
ou rampouna ;
Gronder , quereller.
RAN, ou ranc ; Roche , rccacr.
Jýal ran, n. pr. du rocher, ou de
la roche ; et non, de roche.
RANC , rdnco , ou garel. v. I. Boiteux, dont le diminutif est rankët.
Voy. Rankët.
RANCARÊDO ; Rocher calciné , ou
émié , qui se brésiiie, qui s'en va
en écailles, ou eu pièces , lorsqu'il
est exposé aux injures de l'air.
RÂNCHÉS ; Les pieux des ridelles
d'une charrette : il y en a quatre
fichés , ou dans les traverses du
plancher , ou dans des anneaux de
fer cloués au brancard : ils servent
à tenu- les ridelles debout.
* ÍCANCIÏKO ; Rancune; du latin,
rancuna.

, ou ranciiro ; Plainte ,
querelle , différent.
RANCÛRÂ (se) ; Se plaindre , se
fâcher, en v. 1. rancurarsë.
RANDAI.MA , ou rantlura ; Environner , entourer , clore de haies
«èches , ou vives.
RANDÂLMË , ou randûro ; Haie ,
clôture faite d'épines , de ronces.
Voy. Baragnddo.
RÂNDO , randico. Voy. Randdlmë.
RANDOURËJHA : Rôder , courir ,
errer ça et là ; dérivé de randotdë;
coureur , rôdeur.
' RANDOUN. n. pr. en v. fr. randou ;
Force , courage.
RANDÙRO. Voy. Randdlmë.
RANGHIL ; Difficulté de respirer,
enrouement. — Le râle de la mort.
RANKEJIIA , ou
ranqëiar ; Clocher , boiter.
RANKËT : Boiteux , diminutif de
ranc. Sâouta à pé'rahqëi ; sauter à
/
cloche-pied.
RANCÔRA

R A O

2cvj

; La grenouillette :
plante grasse à fleur jaune : espèce
de renoncule des champs.
RANSUN ; Du rance , du lard
rance.
RANTÉLA , ran félons ; Couvert
de toiles d'araignée ; du lat. araneo}
RANOÔNCLES

tela.
RAN-TÊLO ; Toile d'araignée, au
figuré, Abés dë ranlêlos daban lous
els ; votre esprit est préoccupé ,
vous avez un bandeau devant les
yeux.
RANX. V. 1. Boiteux. Voy. Ranc.
RÂou , ou rdoufelous ; Rauque ,
enroué. Parla râou ; avoir la voix
enrouée , parler enroué. Acad.
Piîou ; Du rôt , du rôti. Viande
rôtie à la broche.
RÂOUBATÔRI ;
Vol , larcin. —
Chose volée.
RÂOUBIR. v. 1. Ravir. Alams no
rdoubira dicelas dë la mia ma ; personne ne les ravira de mes mains.
RÂOUBO. Fa uno rdoubo nidou taliddo ; faire une cote mal taillée ;

c'est-à-dire , arrêter un compte ,
conclure un marché en rabattant
quelque chose de part et d'autre ,
sans trop examiner en détail.
RÂOUBO , ou rëcdië , terme de
vigneron ; L'endroit du champ où
les ouvriers quittent leur souquenille et posent leur provision. Anën
à la rdoubo ; allons boire. V. Rëcdtë.
L'ancien terme, rdoubo, ou robe,
se prenait pour toute sorte de meuble , de vêtement, d'ustensile , de
provision, etc. et c'est encore sa
signification, en ital. roba. De là
le verbe dérober, ou enlever quelqu'une de ces choses.
RÂou cous ; Rauque. Voy. Rdou,
RÂOUFÉL , ou roufel ; Le râle ,
ou le râlemeutde la mort. Les chats
font une espèce de râle pour témoigner leur satisfaction lorsqu'on les
caresse, en b. br. roukel.
Râle est aussi le nom de deux
oiseaux : le râle d'eau et le râle
de genêt.

�2o8

R A. O

RAS

envie de dormir. A dë rdoumlâoi dS
; Râler , avoir le
son; il roupnlequelquefois. La fielio
râle. On commence à râler , soit
aagu un'òro ràovmido ; la feuille de
lorsque la poitrine s'emplit , soit
mûrier a été furieusement brouie.
lorsque le malade ne ptnit expecRAOUZA. Voy. Grëza.
torer des flegmes qui se présenRÀODZA ; Rogner , ôter , retrantent au haut de la trachée et qui
cher.
— Rissoler.
gênent sa respiration. L'apoplexie
RÀOÜZO; Lie, tartre.Voy. Grëze.
est accompagnée de râle. — RdouRiouzous ; Plein de lie, bourJëlëjha ; avoir le son d'une cloche
beux.-- Tartareux.
fêlée.
RA PELA ; Se rappeler quelque
RÀOOFËLOL'S ; Qui a le râle. Bonis
chose ; et non , de quelque chose.
râoufuloùzo ; voix cassée ,- et non,
Je ne me rappelle pas cela ; et
casse; voix rauque. CampAno rdounon ; je ne m'en rappelle pas , ni
Jeloùzo ; cloche fêlée qui sonne
je ne me rappelle pas de cela.
creux.
RAPELLAIRE ; Appeau.
RÂOUG3ÍA ; Pressentir. Lou cor
RAPU&amp;A. Voy. Raca.
tnë rdongno ; j'ai un pressentiment.
RAPUGO ; Une raile de raisin. V.
RÂOLJHA ;
Enrager. Rdoujlio ,■
Gr/tpo. ■— Rapiigo ; une grappe de
rage.
raisin , ou ie raisin entier : du celtiRÂOUJHOUS. v. l.et n. pr. Euragé,
que, rap.
qui a la rage.
RAQEJHA ; Nettoyer les rafles de
RÂOURËJHA
, ou rdouzalëjha ;
ra.siu pour le.-, employer à l'aire le
Avoir la voix rauque.
verdet. Rciqejhdiro ; celle qui nettoie
RÀOOKÎJHE , ou rdoukilijhë ; Enles
rafles.
rouement , et non, enroueure. pr.
RAS. On dit bien , un poil ras ;
enroument.
mais non pas , couper ras , pour
*RÀOîijMAS , rdoumë, ou rdoumo;
raser. Ras de tiiro ; rez terre. CouUn rhume.
per un arbre rez pied, rez terre, ou
RÂOLMAZÎLIOS ; Reliefs de table,
a rase terre. Pi dë ras de cûvo ; vin
ce qui reste des viandes servies.
de mère goutte. Plë dë ras en bêrlo ;
RÀoinn ; Roussir, roussi; faire
plein bord à bord , ou entièrement
devenir roux au feu. On roussit le
linge, une étoffe , du papier , eu plein.
Mais si l'on parle d'une mesure
les approchant trop du feu. Aco
de choses solides , on dit qu'elle
sën lou rdoumi ; cela sent le roussi,
est rase , si ce qu'elle contient ne
ou le brûlé.
déborde pas ; et qu'elle est comble,
RÂOUMI ; Griller , flamber. On
lorsqu'il déborde.
flambe une volaille plumée, pour
RASCAGÍNA ; Égratigner. Rascaen griller les petits poils, qui sont
gnadùro ; égratiguure.
différeus des plumes , et par où les
RASCALA , ou rascalia ; Écaler
oiseaux se rapprochent des quades noix, ou des amandes , en détadrupèdes. — Rdoumi ; rissolé.
cher le brou , ou i'ecale ; c'est-à- ^
RÂotiMi ; Brouir. La gelée , le
dire , l'écorce charnue extérieure.
vent, certaines rosées brouisseut
L'écale des noix sert pour les teinles feuilles des arbres.
tures en fauve : couleur pareille à
RÀOUJIÎDO. On dit au propre , la
ceilequi s'attache aux doigts de ceux
roussissure du linge ; le grillage
qui font des cerneaux.
d'une volaille , la brouissure des
RASCALA : Tondre, raser la tête.
arbres, ou des feuilles ; et au figuré,
RASCALÀOU ; Prune de
damas
râounûdo dë fëbrë ; une atteinte de
noir , ou absolument , du damas
fièvre. Râoumido de son ; une légère
RÂOÛFËLËJHA

�RAS

RAS
áioir : petite prune d'un violet fonce',
commune et peu délicate.
RASCALÂOÛ , Une noix sèche.
RASCÀOUT ; De' la cendre chaude.
RASCAS ; Large croûte , ou gale
de grosse teigne. — RasCas ; brut,
piquant , rude.
RASCAS , ou rascdsso ; Une pierrée , chaussée de ruisseau , ou de
ravin : sorte de mur de terrasse
pour retenir la terre que les ravines entraînent. On les t'ait avec de
grosses pierres posées de champ et
bien talutées.
On revêt d'une pierrée les chaussées de terre qui bordent une rivière.
RASCÀSSO , qui est le féminin de
rascas, se prend aussi pour un arceau
de maçonnerie pratiqué au-dessus
d'une porte ou d'une fenêtre , pour
en décharger le linteau en pierre
de taille.
RASCÀSSO , en term.es de ponts et
chaussées ; Un arrêt. Voy. Régôlo.
RASCÀSSO ; La scorpèue : poisson
de la méditerranée.
RASCLA. On dit ratisser une allée,
des navets , racler du parchemin ,
rascla la pare ; frotter contre le mur
en marchant. Rascla ; raser , toucher légèrement eu passant. Rascla
un péi ; écailler un poisson. Rascla
la chaniignéiro ; ramoner une cheminée. — Rascla ; s'enfuir, s'échapper sans dire mot.
Au figuré , rascla de canêlos ;
garder les manteaux. Rdsclo m'aqëlj
foin de celui-là !
RASCLÂDO ; Atteinte légère, ou
passagère de maladie. Rasclàdo dé
goûlo ; ressentiment de goutte. Rasclàdo, au propre; coup de racloir,
coup de grille. — Rude secousse.—
volée de coups de bâton.
RASCLÂDQ ( louzêlo ) ; Froment
ou touséllë à épi ras ou sans barbe,
en lat. triticum hiberniirti arislis carens. Les environs de Paris ne
sont aen.es que de cette espèce de
froment.
KASCLAUÛRO; Ratissure.
2..

ao£

; Moudre par éclusées : amasser l'eau pour un moulin
qui ne peut moudre que de cetta
façon.
RASCLÂOUZADO ; Une éclusée : la
quantité d'eau que le bitz, ou
bassin d'un moulin contient pour
en faire tourner la meule.
RASCLAOUZO; Chaussée de moulin
qui sert à élever l'eau d'un ruisseau
ou d'une rivière et à en diriger la.
pente vers le moulin.
Une écluse est un clôture faite
de terre , ou de maçonnerie, ou
de bois , sur une rivière, ou sur
un canal, ayant une ou plusieurs
portes pour retenir, ou pour lâcher l'eau.
L'écluse se prend particulièrement pour la porte d'un canal qui
sert à élever l'eau, lorsqu'on la
ferme, ou à la mettre de niveau
avec l'eau d'une écluse supérieure:
telles sont celles du canal de Languedoc.
RASCLÀODZO ; Une retenue , ou
légère chaussée de bouc, ou de
fumier, qu'on fait dans uue rue
pour y amasser l'eau lors d'un
incendie.
RASCLÉ , ou rasclêto ; Un racloir
de jardin, une ratissoire de tonneau,
celle d'un ramoneur.
RASCEE ; Un teigneux, une tète
pelée ; celui à qui la teigne , ou
quelqu'autre maladie a fait tombée
les cheveux.
RASCLE ; Un
bouquin , ou le
mâle d'un lièvre.
RÀSCLO de la pasliéiro, ou rdimals.
Un coupe-pâte : ustensile de fer qui
sert à détacher la pâte du pétrin.
Ratissoire des tonneaux.
RÂscLO-cHAMiGNÊiao ; Un ramoneur ; terme formé de ramon, Voy.
RASCLÂOUZA

Raspal.
RÀSCO ; La teigne de la tête , la
grosse teigne, gale ou teigne plate
et sèche, en v. fr. la rachc, ou la
raiehe. en b. br. ; rasch j gale,
teigne.

37

�RAS
sTo
RAS
RÂsco ; La cuscute , ou l'épiBASPALIËJHA , raspëla, ou èspira.
thyme , plante parasite qui ne Suinter. — S'enfuir. On le dit d'un
pousse que des filets rougeâtres et tonneau d'où le vin s'échappe par
qui s'entortillent dans d'autres plan- une fente imperceptible.
tes basses sur lesquelles la cuscute
RÂSPË ; Du râpé : vin qui passe
se nourrit, en s'y appliquant inti- sur le râpé.
mement par des suçoirs ou petites
RASPÎSO ; Un fauebet, ou râteau
racines.
à dents de bois.
La cuscute qui croît et qui s'enRASSJDO , ou lêtrou ; Le gros létortille sur le thym s'appelle, épi- zard vert.
thyme. C'est un purgatif doux. Un
RASSÂDO ; Race , séquelle, pale donne pour les obstructions du renté.
foie.
RASSËGA ; Scier. Voy. Rëssa.
RASCOUS ; Teigneux. — Rude au
RASSËGÂIRË ; Scieur de long. V.
toucher ; on appelle rascoûzos , les Rëssâirë.
bajanes qui ne sont pas entièreRASSÊGO. Voy. Résso.
ment dépouillées de leur pellicule
RASSËJHA , ou racëjha ; Chasser
intérieure.
de race , ressembler à ses père et
RASKÎLIO ; Râpure, ratissure, ce
mère ; tenir de ses parens , pour
qu'on ôte en ratissant ; de la sciure, les qualités bonnes ou mauvaises
ou ce que la scie détache. De la du cœur , de l'esprit ou du corps,
)oudre à buis pour mettre sur en lat. patrissare.
'écriture.
RÂsso. En rdsso ; en bloc. Fa\
RASOS. V.I. Le droit. Voy. Razou.
rdsso ; prendre en bloc ; le fort ,
RASOSAR. T. 1. Défendre, allécomme on dit, portant le faible.
guer. Voy. Rëzouna.
RASTAGÂGSO ; Le bois mort des
RASPAL , balach, baldcho ; Un ravieux arbres : ce qui est différent
jnoa, un balai usé : balai de menus de mort-bois, ou des arbres de peu
scions, ou brins d'arbres , ou faits d'usage , ou de service ; tels que
de buissons , ou arbustes , tels que les marseaux , les épines, les genos filaria, nos genêts. Les ramons nêts , etc.
servent à balayer les plus grosses
On appelle plus proprement ,
ordures d'un pré et à entasser dans rasiagâgna , les troncs d'arbres et
line aire la menue paille et la balle toutes les matières ligneuses qu'une
du blé : c'est apparemment avec de rivière débordée entraîne , et en
pareils balais qu'on ratissait ancien- particulier les menues broutilles ,
nement la suie des cheminées , les pailles, les fœtus qu'elle dépose
avantì'incroducuoiì des ramoneurs ; sur ses bords , lorsqu'elle décroît
d'où ce nom, et celui de rampuer, et que.!!? laisse , en rentrant dans
tirent leur origine.
son lit, sur les diiï'éreus corps
RASPAL ; Les épis qui restent à
qu'elle avait rencontré dans la stal'aire après qu'on a dressé les ger- gnation.
biers. — Raspal. Voy. Rambal.
La rastagdgno marque partout ,
Proujéto raspal ; Prophète de après l'inondation , la hauteur à
malheur , faux prophète.
laquelle l'eau s'était élevée. RastaRASPALIA; Balayeravec un ramon,
gdgno , du lat. stagnalio ; débordeou amasser en un tas, nettoyer, ment , inondation.
au figuré; rafler, faire rafle, faire
RASTEL; Un fauebet , un râteau:
place nette , emporter tout, s'em- le fauchet, instrument de faneuse
parer de tout. Raspalia ; balayé , et d'airicr il est tout de bois et à
âettoyé, enlevé.
deux ranjjs de dents : il sert à

{

�RAS

RAT

su

Amasser les brins d'Iierbe, ou de
RASTOTTLTA ; Charmer, arracher
foin qui restent dans un pré , après le chaume. Les paysans de la Chamque les faneurs ont dressé les mou- pagne pouilleuse , n'ont pas d'autre
lons , ou veillotes.
ressource que le chaume pour faire
Le râteau, proprement dit, n'a du feu.
qu'un rang de dents, qui sont le
RASTOULIÂIRË ; Celui qui coupe,
plus souvent de fer. Les jardiniers ou qui arrache le chaume.
s'en servent pour unir, ou aplanir
RATA; Rongé des rats, ou des
la terre d'une planche, le sable souris ; et non , raté , synonyme
d'une allée , ou à rassembler ce qui de , manqué.
la dépare , pour l'enlever.
RATADÛRO; Rongeure , ou manRASTEL , ou rastëliê ; L'épine, ou
geure de rats , de souris.
les vertèbres d'un animal, auxRA-TÂOOPIÉ , ou ra-bûfou. Voy.
quelles tiennent les côtes , comme Ra-grîoulë.
les dents d'un fauebet.
RATE, ratatë , mëllngrë , ëscaloLes vertèbres sont liées entre bacou, oapëtoûzo; Le grimperau,
«lies par des ligamens qui s'affais- ou torche-pot : oiseau presque aussi
sent dans l'homme , lorsqu'il est petit que le roitelet : le seul oiseau
long-temps debout, et qui se re- d'Europe qu'on puisse confondre
mettent en s'enflant lorsqu'il est avec le grimperau : celui-ci grimpe
couché : ce qui ajoute à la taille par sauts et par bonds sur les tiges
quelques ligues de plus le matin des arbres où il chasse des insectes
■quand on se lève, qu'on n'avait avec son bec effilé et un peu reôn se couchant.
courbé ; il a le dos grivelé de roux,
RASTEL ; L'échinée d'un porc,
de blanc et de noir , le ventre
morceau d'échinée. — Carré de cô- blanchâtre , la queue fourchée et
tefettes de mouton.
dont le bout est roide.
RASTELA ; Faucheter, si on se
On trouve ce dernier caractère
'sert du fauebet : râteler , si on dans les oiseaux qui gravissent à
Unit un terrain avec un râteau.
la manière des grimperaux ; tels
RASTËLÂDO ; Un coup de râteau,
que les pics auxquels la roideur des
ou de fauchet. Une fauchetée, ou plumes de la queue sert de point
ce qui tient de foin, ou de paille d'appui , lorsqu'ils renversent la
aux dents d'un fauchet. On dit au tête pour donner des coups de bec :
figuré , une râtelée d'injures, j'en sans cet appui ils perdraient l'équidirai ma râtelée , ou je dirai libre- libre.
ment ce que j'en pense.
RATÊIRÔOU. Voy. Moûissë.
RASTËLÂIRO ; Une faucheteuse ,
RATÊLO ; La rate des bœufs , des
une faneuse.
moutons.
RASTËLIÊ ; Un porte-manteau :
RATÊTOS , ralounos , ratos , ra*
ais garni de plusieurs chevilles , tounétos ; Les queuottes des petits
pour y suspendre des habits. On enfans, terme de nourrice : ce sont
dit eu français , un beau râtelier les deux dents incisives du milieu
de dents, plutôt qu'un dentier.
de la mâchoire, tant celles du haut
RASTIJNCLE. Voy. Resiinctë.
que celle du bas : elles poussent
RASTOUBLA ; Semer sur le chaules premières aux enfans et resme , semer deux années de suite semblent , par leur nombre et leur
le même champ. Rastoubla ; ramas- situation, à celles des rats, d'où est
ser le chaume.
tiré le diminutif, ratêtos. Vëjhan.
RASTOÛBLË , ou rastoul. V. Rëstas ratêtos ; voyons tes petites gufj»
teûbty et Ghifiouy
Inottes. pr. knote.

�3I2

RAT

R A Z

Habité par les rats. Valu tient avec une boulette de cire , ot*
ratie ; pierre souterraine. Longue de plomb , recouverte d'un papier
tranchée remplie de pierres et de brouillard et d'une feuille de lierre ,
caillou ta ges qu'on recouvre de terre, pour détourner les humeurs et leur
et qui sert d'égout aux eaux crou- donner par-là un libre écoulement.
!
pissantes d'un champ et leur donne On préfère la feuille de Iierre, parce
qu'elle
est
large
,
lisse
et
pliante,
un écoulement dans un fossé où la
et que , conservant long-temps sa
pierrée aboutit.
Ou fait de pareilles pierrées , fraîcheur , elle entretient par-là
pour rassembler plusieurs fdets celle de la plaie.
La fontanelle est l'ouverture du
d'eau et les amener à une fontaine ;
haut
du crâne des petits enfans,
auquel cas la pierrée doit être assise
sur un lit de glaise au défaut d'un dont les os n'achèvent de croître et
de se rejoindre dans cette partie ,
tuf, ou d'un rocher.
que quelques mois après leur naisRATIÉ , au figuré ; Léger, inconssance.
tant , capricieux.
RÉVALADIS. Voy. Rèbaladis.
RATIÉ ;
La crécerelle : oiseau
RAVALÊTO. Voy. Rêbaléto.
de proie qui fréquente les vieux
RAVÀLIO , ou vêirou ; De l'alebâtimens, dont le cri précipité est,
vin,
de la blanchaille, du fretin : pepri-pri-pri, qu'elle ne cesse de répéter en volant, et qui effraie les tits poissons de différentes espèces,
petits oiseaux , sur lesquels la cré- soit de celles qui ne deviennent
jamais plus grosses, soit de celles
cerelle fond comme une flèche.
qui, ne faisant que de naître , sont
RATIÊIRO ; Une ratière , une soude nature à grossir.
ricière.
RAVALIOU , ou rabaliou ; Récolte
RATI&amp;AS ; Atteinte, ressentiment
de quelque maladie ; une bouffée de de raves. Voy. Râbo.
RAVALIOU , ou vara!. Tou vâi a.
bèvre ; c'en est un reste , ou une
ravaliou ; tout s'en va à vau-l'eau.
légère attaque.
Laissa tout à ravaliou ; laisser tout
IJATO-1'£.XÀUO , ou rato-pëno ;
3\om très-expressif de la chauve- traîner.
RAVIDAS. Voy. Charpinous.
souris. INons en avons deux espèRAMOS, OU ravAizë. v. 1. Enragé.
ces , dont l'une a le museau feuilleté/ Le nom de chauve peut leur Leu ravios ; loup enragé.
RAVISS.ÂNO ; La viorne des haies,
être venu de leurs ailes et de leurs
à large feuille : plante sarmenteuse,
oreilles nues.
On voit dans les cabinets des bon aliment pour les chèvres.
RAZA , terme de maçon ; Arraser
curieux, des chauves-souris étrangères de la taille ordinaire d'un un mur, ou mettre les assises de
chat. On mange à l'île de Bourbon pierre sur un même niveau. L'arrates animaux volans comme un bon sement d'un mur est la dernière
assise arrivée à la hauteur de la
gibier.
Rdto-pënddo est un terme métis, plinte , ou cette moulure plate à
ou composé de deux langues; sa- laquelle aboutit l'égout du chapevoir : du languedocien , rdlo ; fe- ron d'un mur de clôture.
RAZA ; Receper. On recèpe les
melle du rat, et pcnâdo , du latin,
perches
d'un saule et les gaules
•pennalus : ailé, rat ailé.
d'une souche de châtaignier , en
RATOUÉRO , ra'tôri , ou coustic ;
Un cautère ; et non , une fonta- les coupant de fort près sur la sounelle ; petite plaie qu'où fait avec che , sans laisser de chicot. — Rasa y
la pierre à cautère et qu'on entre- couper bas et de près.
RATIÉ:

�R A Z

RAT.
, terme de mesureur de
grains ; Rader ; et non , raser. On
rade les grains , eu faisant glisser
la radoire sur la mesure , pour retrancher ce qui déborde. On rade
les noix en l'y faisant rouler.
R
; Ensevelir un mort. Voy.
RÀZÀ

AZA

Suzdri.
R
, ou razoûiro ; Une
radoire, ou racloire : rouleau qui
sert à racler une mine, ou une
quarte de blé, de châtaignes , et
de choses qu'on vend à mesure rase.
On appelle mesureur , et dans
l'ancienne gabelle , racleurs , ceux
qui radaient avec la radoire.
R Â
à ) o raz-à-ios. v. 1. En
bas. Me tè à r.azâios; jetez-vcus d'ici
en bas; (mille le hinc deorsutn. )
R
, ou capêirou ; L'épervier ;
et non , Pépréyier : filet de pêcheur
fait en long cône , dont la base
est bordée d'un chapelet de blomb.
Lorsque le pêcheur se dispose à le
jeter à l'eau , il met en paquet
tout le bas du filet sur l'épaule gauche, en guise de chaperon, et le
jette de la main droite ; en sorte
que la base du filet s'ouvre en tombant, et qu'elle embrasse un grand
espace circulaire : il le retire an
moyen d'une corde attachée au
haut', ou à la pointe du filet, que
le pêcheur tenait de la main gauche.
R
; Effleurer , raser , passer tout auprès , côtoyer , marchei
sur les bords d'un champ.
R
; Racine, Razic dë cuiêisso .
l'aine : partie du corps humain .
qui est entre le haut de la cuiste
et le bas-ventre.
R
raziéro : Rampant , rampante.
R
1. Enraciné, (radiAZADOÙIRO

AZ

IOS (

AZAL

AZEJHA

AZIC

AZIÉ ;

AZI&amp;AT.

caius. )

V.

&gt;

; Du raisiné. — Razima ,
ou moustdrdo ; du raisiné aiguisé
avec une petite dose de moutarde.
Le raisiné est sujet à se chancir si
on ne l'a fait ébouillir , ou diminuer de deux tiers.
RAZIMA

RAZIMA

2i3

, terme d'agriculture. V.

Rima.

. Voy. Rimieiro.
Manjha dë razin ; manger
du raisin. Manjha un razin ; manRAZIMIÊIRO

RAZIN.

ger une grappe de raisin , ou absolument , une grappe; et non , manger un raisin. J'ai été manger des
taisins à sa vigne , j'y ai mangé
quatre grappes ; et non , quatre
raisins. Elle avait sur la tête un
panier de raisinset des grappes dans
les mains.
On voit par ces exemples que
l'usage est d'emplover le terme,
raisin quand on parle en général,
et qu'autrement , on dit grappe ,
lorsque , par les circonstances , ce
dernier terme n'est pas équivoque,
ou qu'il est déterminé aux grappes
de raisin.
Les espèces ou variétés des raisins , n'ont pour la plupart d'autre
nom en français que celui sous lesquels ils sont connus dans le pays ;
ainsi on dit , de la clarette , de la
coupade, ou oeillade, le maroquin,
i'espiran , etc.
RÀzo. Voy. R-'bo.
R
1. Compte. Pdouzar la.
razA ; faire rendre compte.
R
csiricha. v. 1. Le droit écrit.
R
. v. 1. Avocat.
R
1. Droits , impositions,
de là le verbe razouna, ourëzouna;
payer les droits , ou les impositions.
R
Fa la razou ; faire la mesure, selon le droit et la raison. —
Donner ce qui est juste et raisonnable. Razou vient peut-être aussi du
1. rasio, et du verbe rado. V. Rëzou.
R
7V7 dë rasouér ; toile
de réseaux, ou de carrés en réseaux,
ou en dentelle , mêlés alternativement de carrés de toile unie , employés dans le dernier siècle à des
garnitures de lit, des tapis de
table et de toilette.
R
; Une racloire , pour
le grain et les châtaignes , une radoire pour les mesureurs de sel.
AZÔ.

V.

AZOS

AZONADOR

AZOS.

V.

AZOU.

AZODÉR.

AZOÛIRO

O

�4ri

RE B
R E B
) ; Soutenir son r'êvaUlo ; jeter une pierre terre à
droit , se defendre , répliquer.
terre : c'est de cette façon qu'on
RÈ , rés , ren ; Rien, et en v. fr.
jette un galet sur la surface de l'eau
rén. Rë (jë Diou ; rien que Dieu ; pour faire des ricochets. Lou jho dë
devise ou cri de guerre de la maison rebaléto , ou dë rëskinlêto ; le ]feu
de Périgord : c'est sans doute la d'écorche-cu. Au figuré, dërëbalêlo;
même pensée plus développée dans ventre à terre , avec toute sorte
(se vers de l'Athalie de Racine :
de soumission, en se traînant ventre
Je crains Dieu cher Abuer , et n'ai à terre.
point d'autre ctainte.
RËBÂOÛSSA ; Retrousser. On dit
RÈBA , ou riirë sourël ; La réver- retrousser son chapeau , retrousser
bération , celle du soleil ; et non , le bras jusqu'au coude. V. Rëbounda.
REBÂTRË ; Réverbérer. Les rayons
rabatj, ni rebat. — Rèba. V. Pantâisa.
La réverbération est la réflexion du soleil réverbèrent tout le jour
de la lumière et de la chaleur : celle contre ce mur. — Në rëbdtë quinze ;
du soleil est quelquefois plus ar- j'en rabats de moitié.
RËBEC ; Mauvais violon de village.
dente que la chaleur directe de cet
REBECA. On ne dit pas , rebéquer;
astre : celle du miroir ardent brûle
à de grandes distances. C'est par mais se rebéquer contre quelqu'un ,
la réverbération qu'on fait fondre ou répondre avec fierté à quelqu'un
les métaux des cloches à un feu, à qui on doit du respect. Rëbêqës ?
tu oses répartir ? tu raisonnes ? tu
ou un four de réverbère.
RABAT est un terme de jeu de répliqueras encore?
REBECÂIRË, rëbëcàiro; Raisonneur,
quilles et de jeu de paume , et le
petit collet des ecclésiastiques, qui, raisonneuse qui se rebèque. On
dans son origine, était le haut du dit aussi au féminin, rëbëcùso ;
col de la chemise rabattu sur l'habit. raisonneuse, qui épilogue surtout,
qui a toujours la dernière parole,
RÊBÂIRÉ; Rêveur.
REBAGNO; Etre humide, ou le qui trouve à redire, et vis-à-vis des
personnes à qui elle doit des égards.
devenir.
Vous êtes une petite raisonneuse :
REBALA, OU tirassa ; Traîner quelqu'un. Votre robe traîne. Sê rèbala; ce qui est bien près d'une petite
se traîner à peine. Laissa tou rëbala ; insolente.
REBËNS. Voy. Grapdssës.
laisser tout traîner dans une maison.
RËBËRTA ; Piessembler. Rëbërt»
Së rëbala, au figuré, ramper devant
quelqu'un, se mettre ventre à terre, Cupidoun ; on le prendrait pour
Cupidon.
en espgl. rèsbala ; glisser.
RÉBERTAR. V. 1. Se souvenir. RëREBALADÎS , ou rëvaladis ; Tintamare, bruit qu'on fait en traînant bërta të ; souviens-toi.
RÉBÊRVËLIA lous ëls ; ou s'ëspërquelque chose. —Train, embarras,
remue-ménage. I-a dë rëbaladis ; il pëluga ; Ouvrir les yeux, les frotter
y a du train dans cette maison; en s'éveillant.
REBIEIRÂOU. Voy. Rctbêirën.
ce qui se prend en mauvaise part.
Qantë rëbaladis! quel train! quel
RËBIFA ; Requinqué , retroussé ;
le premier des personnes , le second,
tracas !
REBAEÂDO ; Femme livrée à la
des choses, en v. fr. rebi fer.
canaille et au plus honteux liberRËBILIA ; Raccommoder ,
ratinage. C'est ce qu'on appelle dans piécer un habit, une chemise,
rapiéceter des meubles ; et non ,
le st. b. une gourgandine.
' RËBALETO '( dë ), ou dë rëvaUto ;
rhabiller, qui est babiller uae s»,
Terre à terre. Jhita una péi'ro dë coude íoiêi
RAZOUNA

( sü

�R E B
RËBILIÂJHE;

Rhabillage, raccommodage, rapiécetage. Au figuré,
a fat un bon rèbiliâfhë ; il a fait
une bonne carrelure de ventre, st. b.
RËTURAL; Fâcheux retour.
RÈBISCOULA, ou rëviscoula ; Ravigoter, ragaillardir. Un peu de
liqueur ravigote l'estomac. Aco m'a
tou rèbiscoula ; cela m'a remis, ou
ranimé le coeur, ou me l'a tout
réjoui, rèbiscoula. Au propre, reprendre vie. en lat. reviviscere.
RËBLA ; Bloquer , ou remplir de
biocaille, faire le remplage d'un
mur. — ômë rëbla ; gros homme
Jbien râblu.
RËBLÂJHË ^rëblarië; Le remplage,
le blocage d'un mur.
RÊBLË , Le râble d'un lièvre.
RÊBLË ; Caillou : réblës ; de la
biocaille, du blocage: pierres de
remplage , telles que du caillou ,
de menu moellon, du cailloutage,
de la pierraille pour remplir les
vides que laissent les grosses pierres , ou l'espace entre les paremens d'un mur, ouïes reins d'une
voûte.
RËBÛRCÂDO. V. 1. Hébété. Sën rêlorcddo ; sans intelligence, lat.
sensus oblusus.
REBOUFA. Voy'. Rëfoufa.
RËBOÛLO , ou rcbouUto : ( féminin de rëboul, n. pr. ) terme de
tripière ; La caillette, quatrième
ventricule du bœuf et des autres
animaux rumiuans : c'est de là
que les alimens tombent dans
leurs intestins. On fait avec la caillette des chevreaux la pressure
qui caille le lait.
La caillette et le livre d'un jeune
veau, passent chez les cuisiniers
sous le nom de fraise de veau ;
différente de la vraie fraise ou du
mésentère, qui est une membrane
graisseuse à laquelle les boyaux
tiennent, et qui a la forme d'une
fraise antique que portent encore
les cent-suisses.
La manaeuille des animaux ru-

R E B

ar5

mmans ne leur remonte à la bouche que des deux plus hauts ventricules.
REBOÛLO , ou rèjhistel ; Le gra-*
terou. Voy. Rëjhistel.
REBOTJMBËLAT; Ajusté. — Rebondi,
Voy. Moûjlê.
RËBOUMBILA ;
Parer , ajuster ,
requinquer.
REBOUSDA , rèbâoussa , régussa,
ou rèvèrga ; Trousser. — Elaguer
le pied ou la tige d'un arbre.
RËBOÛKDRÈ : Enfoncer, enterrer.
— Ensevelir, du lat. reponere.
REBOUSDUN ; Les élagures d'un
arbre.
RËBOUEDUT
Enterré, enfoncé ,
r
enseveli.
RÉSOUS , ou rèbe's. Ês fat à rëbous dë pêou ; c'est un esprit rebours. Ou dit aussi, il prend tout
à rebours, il fait tout à rebours $
et nou , au rebours. Lou rèbous
d'un dra; lecontre-sens d'une étoife,
dont le poil est couché d'un autre
côté. La simple mouillure fait redresser ces poils, et cause un»
nuance différente de ce qui n'est
pas mouillé.
REBOUSTÊRI ; Repas qu'en donne
à ceux qui ont assisté au convoi
d'une personne morte à la campagne.
; Retroussé. Remanches jusques au
•
RËBOUTAR. V. 1. Repousser.
RËBOUTIGBA. Voy. Fougna.
REBOUTILIA lotis iols ; Tourner
les yeux , ou la prunelle des yeux,
comme il arrive dans la pâmoison;
et populairement , rebouiiler les
yeux comme un chat qui se meurt.
RËBRÉC ; Haillon, vil reste de
quelque chose.,
REBRËGA; Chiffonner, bouchonner , froisser , faner.
RËJJUCÂDO (dë); Par contre-coup.
RËBUSSUN A ,
ou rëvëssina ; Redressé , retroussé. Une queue redressée , uu nez retroussé.
REBOUSTILIA

trousser ses
coude.

�at6

REC

REC

mettre par-dessus : doubler la dose
d'un mets, tel que du potage, y
revenir. Rëcdokca las boùlos; achever de remplir les tonneaux. V. Ulia.
RECÂOUKILIA ('*/) ; Se remettre,
âigos an tafor crescut lë rec mâiral,
l'établir ses affaires, se remplumer.
tjë lès pdourës roussis nan jhusqos
Rëcdoukilia ; refait, rétabli. Recoal péitral.
Dans d'anciens cadastres de cer- quillé, en fr. signifie autre chose.
RECAPTA, V. I. Becéler.
tains domaines du bas Languedoc
RECÀPTË, OU rëçâtê. v. 1. Ordre
qui confine la méditerranée , on
sûreté. Donar rëcdplë: donner ordre,
exprime ces contins de la façon
mettre remède, pourvoir.
suivante :
RECASSA ; Prendre de bond, ou
D'dou cousta aVdoit marin, confrounde
volée ce qu'on jette. -- Recevoir,
tan la Barbariô , rc'c al mié ; c'estrecueillir avec la main , avec un
à-dire , du sud confinant les côtes
chapeau, ce qu'on laisse tomber
de Barbarie , un ruisseau entre
d'une fenêtre, ou du haut d'un
deux : et ce ruisseau est la mer.
Est-ce bien sérieusement , ou a-t- arbre.
REC AT A , ou rëcalouia ; Serrer,
on prétendu dire une plaisanterie':'
ramasser quelque chose qui trahie
RECABALA ; Remonter, ou meubler de nouveau une ferme de et qui peut servir.
REC. AT A ; Soigner quelqu'un ,
campagne ; l'équiper de ce qui est
l'équiper, le rapiécer, pourvoir à
nécessaire pour la faire valoir. Au
ses besoins. Li jàou uno finfib për
figuré, se rëcabala, se remettre
lou rëcala ; il lui faut une femme
sur pied, s'équiper , rattraper ce
pour avoir soin de lui.
qu'on avait perdu. 25?« bè rëcabala;
RECATA , ou rëcapia ; Recéler le
il est fort à son aise.
vol de quelqu'un , donner retraite
RECABALA ; Bien loti, bien parà des personnes qui ont intérêt de
tagé. Soúi pa mâou recabala '. nie
yoilà bien loti 1 Sids bë rëcabala ! te se cacher.
RECATA ( sê' ) ; Se pourvoir de
voilà bien avancé ! c'est-à-dire , eu
bardes , se rapiécer. — S'établir ,
pire état qu'auparavant.
ou se marier.
RËCALIBA, ourëcaliva ; Rallumer ,
RECATADOU , ou rëcatdirë ■ Recese réchauffer. Au figuré,se ranimer.
Aco rëcalibo ; cela revient de plus leur.
RËCÂTË , ou rëcdptë ; Ménage ,
belle , cela se ráhimc. On le dit
économie , soin, attention pour que
d'une querelle assoupie, d'une amirien ne se perde dans un ménage.
tié refroidie , d'une haine ralentie
Vioùrè dë rêcdtë\ vivre d'économie.
et qui reprend de nouvelles forces.
RECÂTÉ; qu'on appelle aussi la raMadame de Sévigné dit dans le sens
bdsto, la rdoubo, et louprénë; Provide rëcaliba : il ne s'est jamais vu
sion de bouche; le boire et le manger
d'amour reprendre terre comme
qu'un journalier porte aux'ebamps,
celui-là.
qu'il pose dans un coin avec la veste
RËCALIBA ; Avoir une rechute ,
qui lui est à charge pendant le trafaire une rechute ; et non , tomber
vail :1e tout sous la garde, le plus sou-i
en rechute ; et encore moins , revent, d'un petit chien qui ne laisse
chuter , barbarisme. Rëcaliba est
point approcher d'étranger : c'est
formé de , caliou , ou rëcaliou.
dans ce coin , à l'abri du vent, que
RECALI BÂEO ; Rechute.
le journalier va prendre ses repas
RÉCALÎOU. Voy. Calibddo.
et se délasser. Ana doit rècâtë. ou
REOÂOUCA
ou rëchdouclia ; Rc-

; Ruisseau , i'eau qui coule
au milieu des rues. Rac mâiral ;
ruisseau principal, grand ruisseau
où aboutissent de pius petits. Lus
REC

�REC
à râoubo ; aller boire. Pourta souri,
rëcdtë ; porter son besoin , son
nécessaire. 5a Jeiino li Jài soun
rëcdtë ; sa femme lui apprête à
manger, a soin de sou ménage.
RECATOUS ; Soigneux , ménager,
économe.
RECEBEMËNTS. V. 1. Acception.
RECETA , terme de marchand de
cocon» et de laine ; Éplucher les cocons, oter.'avant deïes peser ét deles
recevoir, ceux qui sont de rebut,
tels que les fondus, les peaux, les
chiques. On dit éplucher; et non,
réceter, ni recepter, ni faire la
réccpte, qui est impropre.
RECÊXO. Fa là rëcèio. V. Recela.
Marchandho de rècèto; marcnaiîdise
bien conditionnée , et de qualité
requise.
RECHÛTO. Voy. Rëcaliba.
RECOBRAMËJV. v. 1. Rachat, lat.
redcmplio.
RECÔBRË. A patl.ë dë rëcvbrë ; à
faculté de rachat, du lat. recuperaré.
RÈCÔIRE. Aqël AU rëcii ;
cette
huile écorche ou picote le gosier.
On dit aussi d'un ragoût, qu'il
prend à la gorge. Ou peut le dire
de même de l'huile forte.
RECONTAR. V. 1. Imputer. Abraani
r^tzic a Deu, èfo rëcontat à lui à
dritora ; Abraham crut tout ce
que Dieu lui avait dit, et sa foi
lui fut imputée à justice. Bënâourat
ës Ió bar al qual lo Senlior no rëconlet lopëcat; ( beatus vir qui non
imputavit Dominus peccalum.
RÉCOÎMXRATS. V. 1. boiteux, lat.
claudus.
RËCÔNTRË ; Hasard , rencontre.
Un meuble de hasard. Va agit de
rëcôntrë; il a eu cela de hasard ;
et non, d'hasard, dou permië'rëcoiUrë ; à la première occasion ; et
non , au premier , ni à la première
rencontre. Së lou rëcôntrë ou Jajsùi ;
si le hasard le faisait. Un michan
rëcôntrë; un fâcheux accident, une
fâcheuse rencontre.
2.

REC

ai7

; Un jeune apprenti.
RECODLA ; Roucouler. On le dit
du gémissement du pigeon et de
la toutereile.
RECOMBOLIT ; Rétabli.
RECOUMAHDASSÎOUS. Complimens.
Ldoujhëcoumo dë rëcoumandassiouSf
léger comme la plume.
RECOCNTRA ; Réussir dans quelque entreprise. A bë rëcountra tous
magnas ; il a bien réussi aux verSà-soie. Il faut dire: c'est par hasard que je me trouvai là ; et non,
que je me reneonirai là ; parce
qu'on ne se rencontre pas soi-même.
S'aco së rëcôntro ; si l'occasion le
fait, ou si elle se présente.
RECOUPÂMES ; Un accès , un redoublement de fièvre , de folie, etc.
RECOURDA (së) , ou brékbà ; Se
ressouvenir , se rappeler quelque
chose ; et uon , de quelque chose.
RECOÙRÉ , terme de ramasseuscs
de châtaignes ; Rechercher, repasser , revenir sur ses pas , pour
ramasser de suite avec plus d'exactitude , afin de n'y plus revenir.
RECROUSTILIOUS ; Des reliefs de
table.
RECUIÊCFIO , ou broûsso ; Fromage frais de caillebottes: masse
de lait caillé qu'on tire du petit-lait
bouilli : les parties caseuses , s'en
détachant par la cuisson , se grumèlent : c'est de la réunion de ces
grumeaux, assaisonnés avec du sucre
et de l'eau de fleur d'orange , qu'on
fait le fromage de caillebottes.
RECURA, ou rëmôuridu ; Fmonder
la tête d'un arbre, eu couper les
branches inutiles , les branches
chiffonnées. Recura, se dit pour les
branches; rëbounda, pour la tige;
sagata , pour les patreaux du pietL
Oh dit indifféremment en français,
pour les trois, élaguer, ou émonder.
On élague les grosses branches avec
la serpe ou avec la hache ; on émoude
les menues avec la serpette.
RÉCURA, OU i-ëcurat ; Gentil,
propre.
RECOÜCHOO

�»ì8

îl E D

RED

RKCURÂDO;

Retranchement ,

déchet.
RÉCIIRÂDO, terme de magnaguerie ; Mortalité des veru-à-soie, épidémie qui diminue ou fait périr un
bon nombre de ces insectes , qui
éclaircit les tables où ils sont couchés. Aqulo maldouliê a fat uno
JArlo rëcurddo ; cette maladie a
beaucoup éciairci les vers, a causé
un grand déchet.
RKCUU/,IRË ; Un émondeur.
RËCURÂJHË ; Eniondage , l'action
d'émonder , de nettoyer un arbre
des branches mortes, ou chiffonnes ,
de celles qui se nuisent pom" être
trop serrées.
RECURUJV, oupoudilios;Les émondes , les élagures , l'abatis des menues branches ; et non , les moudices.
RECURUN , ou rèmoundun ; Le
rebut des grains, des fruits dont on
a pris ce qu'il y avait de meilleur.
RÈDÂBLK ; Le fourgon, ou râble
d'un boulanger, pour tirer la braise
du four. Le râble est tout de bois.
Le fourgon a au bout d'un long
inanche de bois une plaque de fer
recourbée.
REDAMKN ; Très-fort, beaucoup,
infiniment. Nous trigo rëdamën ; il
nous terde beaucoup.
RËDDÉ ; Roide. pr. rède ; et de
même , roidir et ses temps , et sou
dérivé roideur, se prononcent comme rèdir , rèdeur ; je me rèdis ,
vous vous rèdissez ; ils se rédissent,
etc. mais cette prononciation n'est
que pour le discours familier. Mëna
riddë ; mener vite. Tusta réddë ;
frapper fort.
REDDRK ; Lasser , mettre sur les
dents , rendre de fatigue. Soûi rëdu;
je me rends , je n'eu puis plus , je
suis rendu. Rtddrë un cldval ; outrer un cheval par une trop longue
course. Fou rêddriéi ; je vous lasserais.
RËIJDU ; Rendu de fatigue , mis
sur les dents.
(

; Une bart : lien de
quelque jeune jet d'arbre , ou d'arbrssseau pliant qu'on tord des deux
bouts pour lier un fagot, du latin ,
tortus , retortus. en v. fr. harcèle ,
riorte. De là, harceler, pour tourmenter.
Rtìnou ; Le redoul, ou plante aux
corroycurs, coriaria , L. .-arbrisseau
doiit la tige est droite , les feuilles
pareilles à celles du myrte à large
feuille , et le fruit une petite mûr»
noire.
Ces mûres sont un des plus funestes poisons de notre continent :
ceux qui ont l'imprudence d'en manger sur l'appât des mûres ordinaires , tombent dans la léthargie , et
de là dans des accidens d'épilepsie ,
suivis, dans quelques heures, de la
mort, pour peu que la dose des
mûres ait été considérable : et eu ce
cas les vomitifs , les caïmans, les
acides y deviennent inutiles.
Le bétail qui rumine n'est pas
entièrement à l'abri des effets du
redoul. Les chèvres qui en broutent simplement les jeunes pousses
des feuilles , tombent dans une maladie dont les symptômes sont singuliers , et elles ne s'en ressentent
tout au plus que vingt-quatre heures : nous en avons vu une qui ,
dans cet état, tenait pendant quelques minutes un pied de derrière
en l'air , tordait la tète de côté sur
un des flancs , se roulait ensuite à
terre , etc. Les bergers n'y font
rien, et c^s animaux guérissent
sans aucun remède.
Une première expérience né les
rend pas plus avisées pour l'avenir ,
si ou les ramène au même pâturage. Mais si FeiFet de ce poison
est , connue il est probable , de
troubler ces animaux au point qu'ils
n'aient aucun souvenir des accidens
qu'il leur a causé, il n'est pas
étonnant qu'ils ne s'en défient pas,
ou qu'ils s'exposent de nouveau à
brouter le redoul.
RËDÔRTO

�Il E F

'H E F

3T

Les feuilles et les branches de de haut en bas dans une cheminée 9,
Cet arbrisseau serveut aux tanneurs lorsque la bise souffle.
dans quelques endroits à apprêter
RËFOURFUH ;
Surabondance ,
leurs peaux ; et aux teinturiers, énorme quantité.
pour les teintures eu noir. C'est
XEFREJHÁ ; Refroidir ; et non ,
aussi un bon engrais pour les terres, rafroidir.
lorsqu'on fait pourrir cette plante
REFRESCA ; Rafraîchir , ou rendre
hachée et mêlée avec d'autre fu- frais.
mier dans une fosse.
REFRESCA dë Unjhë ; Essaoger du
REDOUGHA ; Rogner. Rëdougnalinge avant de le mettre à la lessive :
dùros ; rognures.
c'est un léger blanchissage qui n'est
REDOULA , ou rulla ; Rouler.
que préparatoire. - Rëfrësca ; aiREDOUI.ET ; Roulade : action de
gayer , ou guéer du linge ; c'est-àrouler de haut en bas , ou de se dire , le remuer dans l'eau avant de
tourner d'un côté et d'autre sur le tordre ; c'est encore le laver
l'herbe , ou sur un lit. — RedoulH ; dans de l'eau claire pour en faire
plis. — Rouleau.
sortir le savon.
REDOUN ; Rond, d'où sont forREFRESCA uno boûto ; Rincer un
més lesn. pr. can-rëdoun , chambou- tonneau. Rëfrësca un véirë; friuguer
rëdoun , mount-rëdoun , pië-rëdoun, un verre , y jeter simplement de
etc.
l'eau dedans et dehors en l'agitant,
IÎKDOi^bi ; Arrondir , rendre lorsqu'il est déjà rincé. — Bouta à
rond.
rëjrësca ; mettre quelque chose raRÉDOÓÎÍDO , féminin de rëdoun ;
fraîchir ; et non , à rafraîchir.
Rouleau de toile, pièce de toile. —
RËFRËSCADOU ; Seau à rafraîchir,
Un potiron.
ou dans lequel on met du vin raREFACHA ; Rhabiller , ou habiller
fraîchir.
une seconde fois.
RËFRËSCÂJHË ; Linge, ou lessive
REFASTIGOUS ; Délicat , dédaiessangée à laquelle on a donné un
gneux, difficile sur le mander, léger blanchissage pour ôter ce
fantasque : du lat. fastidiiim.
qu'il y avait de plus sale avant de
RËFÔIRE. Voy. Majhënca.
la mettre au cuvier. Blan dë rëREFOUFA , rlboufa , ou rëspëssa ; frëscâjhë ; premier
blanchissage ,
Regorger: on ledit d'une liqueur ou un simple savon.
qui se répand lorsqu'on l'entonne
REFRESCADÛRO ; De la rinçure de
dans un vaisseau dont le goulot verre , ou de tonneau. — Du laest trop étroit, et qu'on la verse en vage. Les domestiques à qui on
trop grande quantité ; en sorte que donne du vin trop clair , ou trop
l'air du dedans n'a pas d'issue pouf trempé , disent, aco's pa që dë rës'échapper à mesure que la liqueur frëscadûro dë boutn ; ce n'est que
en prend la place. Lou vi rHfoùfo ; du lavage , ou de la rinçure.
le vin regorge, il déhorde , il se
REFEKSRÊRI ; Réprimande , corrépand. Rjoufa dë bës ê d'ounous ; rection. IÀ bnilêrou un rtfrëskêri ;
regorger de biens et d'honneurs.
on le rinça , ou le tanca.
REFOUFA , se dit encore du refouRËFUDAMÉîfs. v. 1. Réprobation ,
lement de l'eau qui trouve un obs- ou l'action de rejeter.
tacle dans sa course et se replie
RÉFUDAR ; Rejeter. — Refuser.
sur elle-même. L'eau d'une rivière Refudar la parâoido dë Tien ; rejeter
se refoule à la pile d'un pont, à ou anéantir la parole de Dieu.
un rocher qu'elle rencontre. Lou
RÉFUDÀDO viro la Jê. v. 1. ( rc~
/un rëfoitfb ; la fumée se refoule probus circa Jidem. )

�S20

.

RËFCDAT

R E G

R E G
sais.

v.

I.

; Aise, état commods
et agréable. Farâi tco à la rëgalddo;
je ferai cela à mon aise, à loisir.
REGALÎDO

Sens ré-

prouvé. Liûurëc ëls Veu en refudat
sens ; Dieu les livra à leurs sens,
dépravés.
KÍFUT. v. 1. Carta dë rëfat ; acte
de divorce.
REGA;
Rayer, faire des raies
avec une plume, avec un couteau.
Rega ; planter en rayons.
REGACH, ragach , rëgaeUou ; Un
goujat, en italien , ragazzo ; jeune
gai çou.
REGACHA ; Regarder en arrière,
lat. i elrospieere.
REGACHA ; Muer : se dit des poules qui changent de plumes.
REGAGNA ; Rechigner.
REGAGNA l·is dëns , au figuré;
Tenir tête à quelqu'un , lui montrer les dents, témoigner par des
réponses fermes qu'on ne le craint
pas. Regagna lus dens , au propre;
montrer les dents , soit par un défaut naturel des K'vres, soit par
une mauvaise habitude.
Mais le sens figuré précédent de
regagna , est pris des chiens qui
menacent de mordre en grondant à
la fois et en montrant les dents, en
esngT. resgag/iar; grincer les dents.
REGAGNA : Tendre, montrer. RëÌagna lou /duu ; présenter le derrière. On dit aussi, tendre en avant
un gros ventre.
REGAGINADOMÉN ;
De mauvaise
grâce , en rechignant.
RÉGAGNAS ; Un rire moqueur.'
REGAGNÂT ; Hagard, farouche ,
rechigné.
RÉGAWNOO ; Réveillon , ou collation zprès !e souper. — Rëgagnou.
"Vov. ËÇmrrnrn.
REGALA ; Vomir, rendre gorge.
On dit en proverbe : rnrin/no çàt
që hnu rigatnru's ; mange chat :
mais il te faudra rendre gorge :
on le dit contre ceux qui premiem
quelque chose injustement. Voyez

Jtegovia.
REGALA, on rëganta; Regretter
la houue chère. Voy. lioumia.

RLGAL'.DO. Bcourë à ta rëgalddo.

Vov.

Gargdto.

KEGA'.IA

;

Regorger.

Lë sol rë-

gâlio del sanc a'avio bëgnt.

; De la réglisse.
; L'entre-deux des fesses , ou la raie qui les sépare.
RÉGANÊLO; Regard, aspect, exposition. Ero à la reganélo d'âou
sourël ; il était exposé aux rayons
et à toute l'ardeur du soleil.
■ '
RF.GANS. V. I. Courroie. Èstregab
RÉGALÎSSO

REGAKÊLO

regans ; ( loris aslrie.trs. )

1

REGANTA ; Regretter, se repentir trop tard. Fricdssos toun bë ,
fou rëganlaras un jhow ; tu dissipes
ton bien, tu le regretteras un jour.
Voy. Rnumia.
REGANTA , terme d'airier ; Fouler
de nouveau la partie du grain qui
dcmeiire couvert de sa balle , pour
l'en détacher.
REGÀOIÎGNA; Rechigner, ou montrer par l'air du visage, de l'humeur , de la répugnance.
REGÀOUGNA : Rnlancerquelqu'iiu,
le rabrouer, le rebuteravec rudesse.Rfgdougna est dit pour , rëgagna ;
etse dit'au propre des chiens qui
repoussent avec un cri menaçant
tout ce qui les approche lorsqu'ils
rongent un bon os , qui est pour
eux nu trésor.
lìEGAOUGNÀDO ;Rrusquerie, brusque incartade , rebuffade.
REGÂOUSSA , ou rëgassa ; Regarder de travers , ou d'un œil dédaigneux. — Se rëgassa ; rechigner ,
taire quelque chose en rechignant.
— Faire une grimace de mépris.
— Rfgdoiissa tous iels; montrer le
blanc des yeux , comme il arrive
dans la pâmoison.
(IFGÀOÎISSA, ou rëgassa : Regarder de bien près. D'âou për lou se
rëg/îsso ; il regarde de toutes parts.
REGÍ I SSA f së ) ; brailler les
yeux, ou retourner de dedans en-

�R E G
dehors les paupières , de façon que
les yeux paraissent éraillés.
REGÂOUSSÂDO ; Regard eifrayaiit.
Voy. Règàcugnddo.
REGARDA , ou lènghëjha ; Langue ver un cochon , pour découvrir
les grains , ou boutons de ladrerie
qu'il aurait à la racine de la langue. La maladie du fi est aux bœufs
cequela ladrerie est aux pourceaux.
REGARDA IRË , ou lënghëjliâirë ;
Un langueyeur depourceaux: charge
qui s'achetait dans quelques endroits
et qui donnait à un langueyeur le
titi e de conseiller du roi.
Les langueyeurs jettent un cochon par terre et l'y retiennent
malgré ses eiforts, au moyen d'un
bâton qu'ils lui mettent à travers
la gueule : ce qui leur donne la
facilité de lui tirer la langue, à la
racine de laquelle se trouvent les
grains de ladrerie , lorsque cet animal est atteint de cette maladie, qui
ne rend pas sa chair malfaisante,
quoiqu'elle la fasse dédaigner et en
diminue le prix. V. Grdno dë por.
REGARD AIRE ; Inspecteur.
REGARDËLO , regardions , ou regardons ; Regards. Dina dë rëgardèlos ; dîner des yeux, ou eu regardant les antres manger : mauvaise
chère dout ou menace les enfans
pour quelque faute : et cette façon
de les punir contribuerait autant à
leur sauté qu'à leur amendement,
si la tendresse maternelle n'éludait
la punition en cachette.
REGASSA lous iols ; Regarder d'un
air meuaçant , avoir un regard fa
rouche. Se rëgassa ; regarder avidement. Voy. Rëgdoussa.
REGAZARDONÂIRE. V. 1. Rémunérateur.
RËGAZARDONANSA. V. 1. Récompense , rétribution.
REGAZARDONAR.
V. 1. Rendre ,
donner, récompenser.
RËGHEJHA ; Sillonner.
RÉGHÊRGHË , ou rël&amp;pi • Rude ,
fâcheux, revécue, qui a un abord

R E G

sap

repoussant. — Éssë rëghêrghë ; rebuter.
RÉGHËRGHILIA , ou reghlltu ; Ragaillardir , réjouir. — Prendre de
l'embonpoint.
REGHJNNA , ou rëminga. ; Ruer.
Les mulets sont enclins à ruer. On
le dit également des personnes qui
lancent le pied en arrière. Rëghinna,
au figuré ; regimber.
On ditaussi, se ruer, ou se jeter
sur quelqu'un , et ruer des pierres.
REGHINNÂDO ; Ruade ; cette mule
va par sauts et par ruades.
RËGRTMNÂIRË ; Sujet à ruer.
REGLANA. Voy. Raca.
RÈGLE, terme de maître d'écriture ; Un transparent ; et non , une '
transparence.
RÉGLÉ ; Un directoire , un bref,1
et dans le st. fam. un guide-âne :
Livret qui marque aux ecclésiastiJ
ques l'office qu'ils doivent dire chaque jour.
* REGT.Ë ; Un thermomètre. Lorsque l'abbé de Sauvages mit cet instrument de physique entre les mains
des Magridgùiers■', il lui donna ce
nom de , rëgle , plus à leur poriée ,
et qui exprimait d'ailleurs son usage,
puisqu'il réglait la température la
JJIUS convenable aux diil'érens âges
des vers-à-soic. Au lieu de chiffres
et de degrés que ses aides n'.:uraient pas compris , il traçait sur
l'instrument des lignes de différentes couleurs correspondantes aux
i6.e, 20.e , 24.6 , 2o.e , 32.e degrés de l'échelle en 80 parties; et.
if leur avait appris qu'à tel âge,
dans telle maladie , dans telle circonstance , il fallait que la liqueur
ihermométrique fût sur la ligne
rouge, par exemple , ou bien entre
la jaune et la noire , etc.
RÈGO ; Trait fait avec une plume,
un crayon , etc.
RÈGO; Sillon que fait le soc d'une
charrue. Le sillon est plus profond
que la raie que fait la même charrue. Ou laboure quelquefois tout

�32î
R E G
un champ par sillons espacés l'un
de l'autre de deux pieds ; de façon
que la terre se relève entre eux en
bahut, ou en une éminence qu'on
appelle , billon. Rêgo. en v. fr.
roye.
RÈGO ; Labour à la charrue-.
Tiquna dos rêgos; faire deux labours
l'un sur l'autre en sens contraire.
RÈGO, en termes de jardinier;
Un rayon. Les plauch.es, ou carrés
de jardin sont divisés par rayons.
Planta é sëmëna à rêgo.; planter et
semer en rayon. — Azâiga à rêgo ;
arroser à rigole et par immersion.
Les rayons d'une planche de potager ont un côté beaucoup plus
en talus que le côté opposé. Ce
premier côté, tourné au midi et sur
lequel on sème , est Fados du rayon.
RÈGO , ternie de jeu. Ténë rêgo ;
tenir pied à boule.
RKGÔLO , ou bèzaliêiro ; Rigole
pour conduire l'eau , pour y détourner celle d'un canal et en arroser un pré.
REGÔLO , en terme de jardinage ;
Un arrêt, obstacle qu'on met à l'eau
de la pluie sur une allée en pente ,
pour prévenir les ravins que l'eau
pourrait y creuser. Ces arrêts, qu'on
fait d'espace en espace dans une
direction oblique à l'allée , sont
construits avec une file de gazon
qui déborde de quelques pouces
sur l'allée.
On fait ces arrêts sur les chemins
publics en pente avec une file de
pierres , appelée rasedsso.
RËGOISÎËSSÉ. V. L Reconnaître.
RËGOR, OU rëcor; Tardif, agneau
de l'arrière-saison, celui qu'une
brebis met bas dans un âge où communément elles ne portent plus : ils
sont ordinairement maigres , chétifs
et malsains. On le dit au figuré
des eut ans nés sur le déclin de l'âge
de leur mère, en lat. cordus.
RÉGOUBILIA ; Recourbé.
RËÏOULA ;
Couler , dégoutter.
L.a suzou U règoûlo d'âou fron ; la

R E I
sueur lui dégoutte du front. — "Vomir, rendre i orge.
REGOULA ; Ltre rassasié jusqu'au
dégoût.
RËGOÛLÎJHË , au propre ; Dégobilfis. au figuré; bondissement de
cœur. Aco jâi vëni lou rëgoûlîjhë ;
cela fait bondir ou soulever le cœur.
Avalisco ! aco fdi rëgoûlîjhë ; fi !
c'est une horreur.
RËGOULUMAT ?&gt; ou ëngrâoumoulit,
ou rëtroussit ; Recroquevillé.
RËGOÛMAS ; Grimace que fait un
habit par une mal-façon, ou celle
d'une pièce mal cousue , mal appliquée.
RËGOUKFLA; Refluer, déborder,
regorger. L'Acad. dit aussi regonflerRÉGOÛSFLË ; Le regonflement ; et
non , le regonfle des eaux. Le r©*
gonflement de l'eau d'une conduite
de fontaine fait souvent crever les
tuyaux, lorsqu'ils sont ou de plomb,
ou de terre cuite , ou que la conduite fait le siphon renversé. A dë
bë à rëgoûnjlë ; il regorge de biens.
REGOCRBAÎÎ.
Cami rëgourdan :
nom qu'on donne dans les cadastres
à une ancienne voie romaine dont
on voit des restes dans les Cevennes et qu'on croit avoir été faite
par l'empereur Gordien, dont le
nom est désigné, quoique défiguré,
dans celui de , rëgourdan.
RSGOUP.TILIA ; Entortiller. Voy.
Agrâouiouni.
REGRË ; ou rigrè ; Sorte de romance , ou chanson d'amour dont
l'air et le sujet sont pîatitifs et
que nos paysans chantent d'une voix
traînante , sous la fenêtre de leurs
maîtresses.
REGUSSA. Voy. Rëbâoussa.
RÉIADOR. Y. 1. ( dominalor. )
RBXATOO,OU rcinët. V. Bâcha rino.
RÈlNÂJiiÉ ; La royauté du repas
des rois, ou de la fête de l'épiphauie. Il se prend aussi pour îa
repas que donne le roi de la fève.
Puga lou rêinajhë ; payer la royauté*

S

�R E J
ou

le repas
reina ge.

de,

etc.

et

'
non,

R E J

«S

Les matières liquides , ou comme
liquides , rejaillissent, lorsqu'on les
KÊIÎÎËTO, poumo riinëlo ; Pomme
jette avec force sur un corps solide;
de rainette.
Les corps durs et élastiques jetés
* RËINËTO. Voy. fidinito.
de même sur un corps solide, bonRÊI-PETI , Baccharfrto.
dissent.
RÊIRË , (méréirë; Derrière, ou
REJHÌSCLÌDO, ou rëjhisclë ; Rejailarrière. Sdi ëréirë ; ci-derrière, ou lissement , éclaboussure.
Une
par le passé. Açò's tcujliour à rêirë; fiaquée d'eau , ou une certaine
c'est toujours à recommencer.
quantité de ce liquide jeté avec
RÊÎRË-BOUTIGO ;
Une arrière- impétuosité. Les baigneurs se jetboutique , ou un magasin.
tent par passe-temps des flaquées
RÊIRË-GRAN ; Hisaïeul, bisaïeule.
d'eau l'un sur l'autre à la rivière.
Ma rêirë-tanto ; nia grand'tante.
RËJHISCLÀDO , ou rësisclâdo ; Une
RÊIRË-POUN ;• Un arrière-point :
ondée , pluie subite et de peu de
terme de couturière. Coudre à ar- durée.
rière-point, tels que ceux qu'on
REJHÎSCLË. On dit au propre et
fait sur les pjiguets des chemises. au figuré : Nai agu d'âou rëjhisclë j
RÊiRË-souREL, ou rëbal ; La ré- j'en ai eu des éclaboussures.
verbération du soleil : un coup de
Le verbe rejaillir étant impersoleil dont la chaleur est réfléchie sonnel , ne se trouve qu'aux troipar un nuage : cette chaleur est sièmes personnes des temps suivans.
dangereuse pour les animaux ^et Il rejaillit, ils rejaillissent, il rejailpour les végétaux.
lissait , ils rejaillissaient, il rejaillit,
RÊIRË-TÂOULË ; Le retable d'un
ils rejaillirent, ils ont rejailli, il
autel.
rejaillira , ils rejailliront, rejaillis ,
RÊISDAR,
O reisder)
Eveiller; rejaillisse/., qu'il rejaillisse.
( suscitaré. )
Reissederole ; v. 1"
On dit la réflexion de la lumière;
( suscilaverunt eum. ) É reissddo së le bond ou le réfléchissemeut d'une
dë nuit ; et se levant dans la nuit. boule d'ivoire ; la réverbération de
Riix PÂOIS ; Le roitelet. — Of- la chaleur ; et en termes de peinficier, lat. regulus". Era aqui us rêix ture, le reflet, qui est une réverbépâous dal quai us fil êra maldoutës ; ration de lumière ou de couleur que
( erat ibi regulus cujus filius infw- fait un corps sur un autre.
mabatur. )
* REJHISTEL ; La garance des teinRÉJHÂOUCHOIÏ;
Le par-dessus , turiers , rubia linclorum, L. : plante
la bonne mesure, la réjouissance. rampante et rude au toucher, qui
REJHËTAL ;
Sorte de filet de croit naturellement dans le midi de
pêcheur.
la France, et que l'on y cultive
REJÎIISCLA ; Rejaillir , si c'est de
pour la teinture. Originairement la
l'eau ; éclabousser , si c'est de la garance cultivée était la même que
boue en pâte liquide , ou quel- la garance sauvage. La première
qu'autre matière pareille. L'aigo a est plus vigoureuse, plus grande et
rej/dscla; l'eau a rejailli tout autour. a de plus fortes racines. Les graines
On dit aussi éclabousser, en par- qu'on nous apporte de la Hollande
lant de l'eau , lorsqu'il y a un et de la Turquie asiatique, sont les
rapport avec une personne , ou une plus estimées. Pour former une gachose éclaboussée. zt/'« toi: rëjlûscla; r incière, il faut un terrain profond,
H m'a tout éclaboussé , soit qu'on frais, substantiel , meuble et suslait été avec de l'eau, ou avec de ceptible d'être arrosé, afin que les
1* b iue.
racines puissent pivoter, s'éteudre et

�R E J

R E L

aa4

prendre plus d'accroissement. Nous pour les rats et pour les sonris :
renverrons ans ouvrages d'agricul- sorte de piège composé de deux
ture ceux qui voudront connaître la mâchoires armées de pointes, qu'on
manière de semer, de planter, de tend sur un léger appui, ou avec
soigner la garance, de cueillir et un appât, et qu'un ressort fait
détendre, pour prendre et serrer
de sécher sa racine.
La garance est àstringentectapéri- fortement entre les deux mâchoires
tive; c'est un bon fourrage, sur-tout l'animal qui a donné dans le piège.
REJHOUGNE; Serrer, eu fermer,
pour les vaches ; sa racine a la propriété de teindre en rouge les os et ranger, mettre une chose en place.
les seuls os de la volaille, et des Réjhoun ; serré, ajusté, rangé.
RËKIÉÏO ; Un galet: pierre mince»
autres animaux qui en ont mangé
pendant quelque temps. Elle donne plate, arrondie , du bord des rivièun rouge qui n'a pas la vivacité de res. — Le galet est aussi un jeu où
l'écariate, mais qui est de plus de l'on pousse une espèce de palet sur
durée. C'est le plus ancien rouge une longue table.
REKIHQILIA ; Requinqué ,
paré,
des teinturiers après celui du pourpre : c'est aujourd'hui la couleur des avec alïèctation. — Etre plus paré
habits des soldats anglais, suisses, et que l'âge et la condition où l'on est
de quelques autres nations, et celle ne le permettent. On dit se requindes anciennes tapisseries, qui ont quer, et une vieille requiuqhée.
REKÎSTO. Marcliandiso dë rëkisto;
très-peu perdu après trois ou quatre
cents ans. Le kermès lit tomber la Marchandise de requise, ou celle
garance, et fut remplacé lui-même qui est recherchée. C'est aussi une
par la cochenille, principal ingré- marchandise de défaite, ou qu'on
dient de l'écariate , qui l'emporte , débite aisément. Le proverbe dit :
par sou éclat, sur tous les autres Fdio pàou visto, es dë rëqîsto.
RÉLÂI ; Rebord. Le rebord d'une
rouges.
Ou dit le pourpre, pour désigner cheminée en est la corniche qui est
la couleur ; et la pourpre , pour au-dessus de la tablette. -- Rêidi de
l'habillement et la dignité royale et fënîstro ; la tablette d'appui d'une
fenêtre. Rëldi d'uno porto ; l'imposte
cardinale.
d'une porte ciutrée.
RËJHISTEL , ou rêboûlo ; Le graRËLIISSA ;
Abandonné. Rëlâisteron, en lat. aparine: plante rampante, dont les tiges et les feuilles sddo ; v. 1. une veuve. On appelait
sont hérissées de petits crochets qui aussi , rèlaissâdo , les femmes de
se prennent aux habits des passans, ceux qui, se faisant prêtres, prod'où elle a été appelée, philcintropos. mettaient de vivre ensemble comme
C'est un sudoriiique employé dans frères et sœurs.
RÉLÂMBL; Relâèhe, soulagement.
l'épilepsie : elle est propre à écurer
la vaisselle, et porte deux petites Donna m'un pdou dë rëidmbi, laisaczcoques jumelles, sèches et globu- moi respirer un moment.
RKI.HAR (se), v. 1. S'allier, se
leuses.
liguer. No si volghat rëlliar amuêl,
RËJHISTRË. On écrit et on prononce plus communément régître, il ne voulut pas se liguer avec lui.
i, RELIO; Un soc de charrue, ou la
enrégîtré , etc. que registre, enrefer qui ouvre et qui sillonne la terre.
gistré , etc.
Dans l'épreuve du fer chaud, en
REJHITÂDO ; Rricole. Dë rëjhitâdo;
usage dans nos provinces au onzième
par bricole.
REJIÏÎTAL ; Un traquenard pour et douzième siècles, il fallait, pour
prendre les bêtes fauves ; un traquet être innocent d'un crime donc ou

�REM
était accusé, ou avoir raison dans
un procès , marcher nu-pieds,
sens se brûler, sur neuf socs de
charrue rougis au feu , et posés surle-champ à terre à la file l'un de
l'autre.
RELIO. Voy. Palastrdjhn.
- RELÓJHE ; Une horloge ; et non,
un horloge: il est féminin —RelAjkë
d'orriirë ; l'anneau ou le crochet en
S d'une charrue , auquel ou attache
le timon.
' RELÓPIV Voy. Rëghêrghë.
REM. Voy. Rêmn.
REMANDAR, ou plutôt, rëmëndar.
v. 1. Réparer, satisfaire.*
RËMANDRE. v. 1. Demeurer, rester. Rëmandrèn fiéh ë. leyah ; nous
vous demeurerons fidèles et loyaux.
REMÂOUZA , ou rëmniza ; Adoucir , apaiser, calmer , faire cesser.
REMARCHE ; Truhle : filet de pêGhcur attaché au bout d'une perche.
REMAS. V. I. Temps du verbe rëmaniè. Lo vënt remets i le veut calma. ( cessavit ventus. )
RËMASUJXA , ou rëmëmbrar ; Rappeler à la mémoire, faire ressouvenir.
REMENA ; Redire, rabâcher ,
chanter la môme gaine. Fdi pa quou
rëmeiia ; c'est toujours la même
chanson. — Ou reméndvë dëzëmpiéi
un an ; j'avais cela eu tête depuis
une année.
REMENA un couver ; Remuer, ou
rechercher une couverture de maiS son, y remettre de ta tuilç, ra gréer
les solins , les ruilées, les arêtiers.
On dit de même remanier , 'ou rechercher un pavé de rue.
REMENA ; Remuer une liqueur en
rond , ou circulairement.
REMENA lou kiou ; Tortiller le
derrière en marchant par une affectation , ou une habitude ridicule.
Ceux qui en marchant balancent
alternativement les épaules de l'avant à l'arriére , et cela pour piaffer, se fout autant moquer d'eux,
que ceux qui donnent dans le pré3.

R E M
22?
cèdent ridicule, et sont les derniers
à s'apercevoir de l'effet désavantageux que ces affectations , ou
ces habitudes produisent. Voy. «Sï,
ou sic ; un tic.
La cigàlo rëmëno lou kiou ; la Cigale en chantant agite continuellement le derrière , ou sou abdomen :
et c'est ce qui produit les ondulations de son chant. Lous c/u's rëmenou la cûio ; les chiens remuent
la queue , et les poissons hors dô
l'eau frétillent la même partie. Lous
dousselës reménou las âlos ; les petits oiseaux trémoussent des ailes ,
lorsque la mère leur apporte la becquée. Lou gai rëmêno l'dlo ; le coq
bat de l'aile, lorsqu'il coquette auprès des poules.
RËMÈNA ( un ) ; Un remaniement,
ou la recherché d'un toit, ou d'un
pavé de rue.
REMËNDA uno t'igno ; Faire des
provins. -- Remënda uno boûlo ; réparer un tonneau , y remettre des
douves. — Remënda un plautië ;
remplacer les arbres morts d'une
plantation, du lat. emendarc.
RËMENTÎDO ; Remords, repentir.
REMÊZI. n. pr. San fiiHUiix St.
Remi.
REMIRA ; Considérer avec attention.
RÊMO , ou rem. Ou dit une ramo
sur mer, et un aviron sur les rivières. Les matelots et la chiourme
d'une galère, voguent avec lu rame.
Les bateliers et les passeurs d'eau
rament avec l'aviron. La pelle de
l'un et de l'autre instrument est la
partie plate qui trempe dans l'eau :
c'est un levier de la seconde espèce.
RËMÔIRË ; Faire le dernier labour
pour semer un champ , après lequel
û ne reste plus que recouvrir.
UEMÔIRÉ J Enlever , ôter. du lat.
remûver'è'.
RËMODI.IA ; Mouillé , humecté
de nouveau. Fasségrës rëmoulias ;
pèches sèches et ramollies daus du
vin.
23

�2-Ï6

II E M

; Aridité du bien ,
désir insatiable d'avoir et d'acquérir , mêlé de jalousie.
REMOULINA ; Pirouetter. — Tournoyer. Ou le dit de l'eau d'un biez
qui s'engouffre par le fond dans le
radier d'un moulin ; ce qui produit
à la surface stagnante de l'eau des
tourbillons creux, ou en entonnoirs
•renversés.
RËMOULIS ; Les
tournoiemens
d'eau , les tourbillons qui se forment au-dessus d'un moulin qui est
en jeu , ou qui tourne , et au-dessous
des arrières-becs des piles d'un
pont.
RÉMOULU , ou arrëmouli ; Avide,
insatiable : c'est l'avidité de ceux
qui ont , comme on le dit, les
jeux plus gros que le ventre, ou
celle du chien de jardinier, qui ne
veut manger , ni laisser manger
les choux.
REMOUNDA. Voy. Récura. Rëmounclun. Voy. Rêcuruii.
REMOUJNFFLIÏÎA ;
Réprimander ,
miîtiner.
REMOUNFIÛNO ;
Réprimande ,
mercuriale. Votre père est en colère , vous allez essuyer un orage ;
RÉMOUI.ÎJHË

àourës la rëinounfrino.
REMOUMTA. Un pdou dë vi më
rëmônto ; un doigt de vin me ravigote , me réjouit le cœur. Soûi lou
rëmounta , dit-on , lorsqu'on a pris

un verre de liqueur ; je suis tout
refait, ce bouilkm m'a tout restauré.
Cënt ëscus më rëmountariên ; cent
écus me remettraient sur pied, me
i»iettraient sur le trône. Lou vi rëííiònto Cëslouma ; le vin fortifie
l'estomac. Lou lach rëmônlo la pêlirino ; le lait rétablit une poitrine
affectée. Aqëlo plëjho a remounta
lous blus ; cette pluie a remis les
blés. Crêirië dë më rëmounta ; il
croirait de faire ma fortune.
Le terme remonter ne peut convenir à aucune de ces façons de
parler ; et il est ridicule de dire ,
cela me remonte. Remonter signifie,

REN'
monter de nouveau. On refflonl*
une compaguie de cavalerie, en la
remettant en équipage de chevaux ;
on remonte ou l'on rassemble les
pièces d'une machine démontée, etc.
REMOUNTASSÎOU ; Fortune , richesse. Aco's la remountassîou d'dou
païs ; c'est la richesse ou un Pérou
pour le pays. Aco sërié ma rëmounlassiou ; ce serait une fortune pour
moi.
RÉMOUQA ; Remorquer ,
terme
de marine. — Répartir , répliquer
vivement.
REMOUS ( ténê ) ; Tenir quelqu'un
en crainte et dans le devoir.
REMOUS ; Précieux , renchéri. —
Réservé.
RÉMUDA ; Un rassis , ou un relevé : terme de maréchal. On fait
un rassis , ou on rassied un fer de
cheval, lorsqu'on remet les clous
qui y manquaient et qui faisaient
locher le fer. Deux rassis , dit-on ,
valent un fer.
RÉMUDA. v. 1. Changer.
REMUDA dë jharman ; Cousin issu
de germain ; et non, remué de germaiu , qui est populaire.
REMULIA ; Être moite. Soûi remulla dë suzou ; je suis tout moite
de sueur.
RÉNA ; Gronder , murmurer secrètement , grogner. Ce dernier se
dit au propre des cochons, qai
s'impatientent de sortir de leur toit,
quand l'heure approche de leur donner le large ; et au figuré , de ceux
qui témoignent leur mécontentement par des plaintes sourdes, des
cris mal articulés, en espgl. rena ;
querelle.
RENA ; Pleurer,
se chagriner
sans sujet et en traînant un cri
plaintif : ce qui est proprement
geindre. Les enfans gâtés ont coutume de geindre ou de pleurer à
note basse, pour la moindre chose.
Dë që rénès ? qu'est-ce que tu as à
geindre ? en espgl. rennir j dire la
note basse.

�REN
RSríABiÉ ; Un usurier.

BEN

327

; Juron , jurement, renieRÉHADÍVO ( cébo ) ; Ognon de
ment , blasphème , imprécation.
l'arrière-saison ; ceux qui renais- Fa lou rënec ; jurer , renier.
sent , pour ainsi dire, ou qui reRËNËGA, ne signifie pas, renier,
poussent du germe des vieux ognons ou abjurer sa foi, sa religion ;
qu'on avait laissé en terre par ouMi mais, jurer, ou dire des jurons ,
ou à dessein ; ils ont, à la fin de pester , sacrer , faire des imprécal'automne, la fraîcheur des ognons tions ; et de plus , dire des paroles
du printemps.
sales, telles que les 15., et deux
RËJSÂIRË. Voy. Rênous.
ou trois espèces de F. Rënëgâvo
RËMÂOÛBI ; Veuf, qui a épousé
coum'un fol ; il jurait comme un
une veuve.
païen , ou comme un possédé.
RËÎSDIÉ ; Fermier. — Locataire ;
REKÉGÂIRË ; Jureur, homme mal
et non , rentier. Un fermier, ou embouché.
un métayer , tient une métairie ,
RËNGHÊTO ; File , ou suite de
ou à ferme, ou à moitié de fruits ; choses , ou de personnes disposées
et un locataire tient une maison à en long l'une après l'autre. Ana dë
loyer.
rënghêto ; aller à la file. Cap dë
Le terme rentier est là impropre, rënghêto ; chef de file. — Jhouga à
et se dit de celui qui tient à rente rënghêto ; jouer à la mérelle.
foncière ( voy. Pènsioundri, ) ou
RËKGLÔRO , ongloro , ënglora
T
de ceux qui ont des rentes consti- lagrëmuzo , rigolou, ou pêtinglôro ;
tuées sur un corps, ou sur une Un lézardeau , le petit lézard gris
communauté, ce qui est la signi- des murailles que les en fans prenfication la plus ordinaire de ce mot; nent à la main , et dont la queue
telles sont les rentes sur le clergé, se coupe facilement et se reprosur un hôtel - de - ville , etc. Ëm- duit de même.
manda un rëndië ; donner congé à
On voit dans des cabinets d'hisun fermier, à un métayer , à un toire naturelle , des lézards vola us
locataire ; et non , les renvoyer.
d'Amérique , plus petits que nos
Le terme languedocien , rêndié lézardeaux gris auxquels ils ressemsignifiait, rendeur ; ce qui ne con- blent, aux ailes près. Ces ailes qui
vient pas aufr. rentier, qui, bien sont membraneuses, ressemblent à
loin de rendre, est celui à qui on celles des papillons ; c'est ce qu'on
rend , ou à qui on paie une rente. a pu appeler dragon volant , la
RÊMDO ; La ferme , le fermage ,
seule espèce qui ait probablement
ou le prix de la ferme d'une mé- existé, et qui certainement n'a rien
tairie , ou d'un champ. — Le loyer de plus effrayant qu'un papillon
d'une maison ; ce que rendent au ordinaire.
propriétaire un fermier , ou un loLes naturalistes comptent uns
cataire. Donë cën fran dé rêndo , vingtaine d'espèces de lézards , pardit un fermier ; je donne cent fr. mi lesquels sont compris le seps ,
de fermage ; la rêndo d'uno aunddo; qu'on prendrait pour un serpent,
Je fermage d'une année. Un loca- le caméléon et le crocodile, le plus
taire dit, pdghë uno fôrlo rêndo ; grand des lézards : ces deux derje paie un gros loyer , je suis pour niers en ont tous les caractères , et
beaucoup de loyer ; et non , de les salamandres en approchent beaurente.
coup.
RËJNËBRË ; Espèce de patience à
RÊNO ; Plainte, soupirs d'un mafeuille étroite, en lat. lapathum fo- lade , pleurs traînans d'un enfant
gâté. — Rêno ; le cri des gondji
lio açuto rubro. Voy. Romêrbë,
RËNEC

�REP
228
d'une porte , de l'essieu d'un cha- '
riot, et de tout frottement des pièces d'une machine gui produit un
son aigi e ou aigu.
RENOUS , rendiré ;
Grondeur ,
hargneux, pleurard.
RÉNOVER, v. 1. Créancier ; ( fenerator. )
RENS , o rëms ; Rames. Tout aro
s preparat, vélos, rëns é courdâjhês.
REPÀOU. Dëmouras en répdon ;
finissez. Ldissa-më dë rêpâou ; laissez-moi en repos. Rëpdou d'éscalié ;
palier.
REPÂOUZAR. V. 1. Se mettre à table, lat. discumbere. Adonc rëpâouzero li baro , për nombrës ën disso
Coma. V. mila ; ( discubuerunt ergo
viri numero quasi quinqué milita. )
REPAPIA ; Radoter. Rëpapia aurait-il signifié originairement , redevenir enfant? Ce terme parait
être un verbe réduplicatif dont le
simple est , papia , dit par corruption de, papa , terme favori des
enfans. Si de papa ou a fait un
verbe pour dire, être enfant , rëpapa, ou rëpapia , aura signifié ,
redevenir enfant , ou tomber en
enfance, comme il arrive aux
vieillards qui radotent , et de qui
on n'est pas étonué d'entendre des
propos d'enfant. Rëpdpio soun sadoul ■ il radote du matin au soir.
REPAPÎJHE ; Radotage , radoterie.
REPARO. Voy. Rep nu.
REPASSA , au figuré ; Frotter,
houspiller , charger de coups, d'où
est formé , repassddo ; volée de
coups.
REPÊNRÈ. V. 1. Convaincre, en
lat. arguère.
RÉPÉTA ;
Regimber , ruer. —
Murmurer, se lebéquer. Répétai,
qui se dit au propre des animaux ,
parait être un mot compose: dont
les primitifs sont, pë , et rêirë ;
pied en arrière, dont on a fat,
re-peta. Le français , regimber ,
qu'on a dit pour , rejamher , paraît avoir une origine pareille.

REP
, ou rëpoutis. 2VV'.\ rJà
pët: ; c'est vous-même qui mentez ,
ou vous mentez doublement.
REPETIÉ. Voy. Revendâirë.
REPETIT ; Le roitelet.
RÉPIT ; La répétition d'une horloge , ou les heures qu'elle répète
ou sonne une seconde fois ; et non ,
le répit ni le'répic. Espërën lou
rèpi ; attendons la répétition. Lou
rëpi sòno ; la répétition sonne.
Répit en fr. est la même chose
que délai ; et repic est un terme
de jeu de piquet.
REPICA ; Sonner
une seconde
fois, se dit d'une horloge. - Repica
dë boûlos; relier des tonne uix , y
mettre de nouveaux cerceaux, et
chasser les anciens à coups de
maillet.
REPINSO : Une pince : terme de
tailleur et de couturière pour femme : pli large et plat qu'on fait
aux habits et au linge trop amples ,
pour les rétrécir. Faire une pince
à une veste trop large, ou la remplier.
REPIQËT. V. 1. Carillon des cloches. (Jant aghêron dàuzi las campiinos sonar al rëpiqët ; quand on
eut entendu les cloches carillonner.
REPLEGA : Se recroqueviller , se
dit des feuilles des arbres que le
froid, la sécheresse , les piqûres
des pucerons font bosseler.
REPOTIS; Horion : coup déchargé
rudement sur le visage.
REPOUMPI. Voy. Ressounii.
REPOUMPÎDO ( dè ) ; Par bricole.
RET'OÜNCHOU ;
Le raiponce :
plante qui est une des salades d'hiver répandue dans les champs. Cimpanuhi renunculus , L.
REPOU I'EOA ; Marmotter , murmurer. — Pester , se plaindre , se
fâcher. — Répliquer brusquement.
• RÊPOUNTI , ou rëspounti ; Mentir doublement. Voy. RèpêU.
RÉPRIMA , terme de jardinier ;
Unir le terrain : seconde façon
qu'où donne . à une planche de
REPETÍ

�RES
jardinage après le premier labour.
REPRIT* , rëpdro, ou griôou ; Les
recoupes : son dont on a tiré la
fleur, et qui contient beaucoup
de farine: les boulangers le font
remoudre ; ce qui produit, après
qu'on l'a ressassé, les recoupètes,
son beaucoup moins chargé de farine et dont on tire l'amidon.
REPRIH. Voy. Rëvîoùrë.
REPROCHES ; Rapports d'estomac,
Ordinairement aigres et désagréables
REPROÉR. y. 1 Opprobre. Un aissi
fé noslrë Sënhor à mi, ëls dias ëls
quais gardée oslar lo jnéu rëproër
entrais homs ; c'est hvgrâee que le
Seigneur m'a faite en ce temps, où
il a bien voulu me tirer de l'opprobre où j'étais devant les hommes.
REPROOCH/V; Donner des rapports,
ou des vapeurs qui s'élèvent dans
la bouche d'un estomac dérangé.
■Aqëlës rdbës më rëprôcliou: ces raves,
ou ces raiforts me donnent des
rapports ; et non , me reprochent.
RËQËT , ou rëket, diminutif de
rec ; Petit .ruisseau.
REQIËTO ; Galet: pierre propre
à faire des ricochets. Voy. Rekiêto.
REQTNQTLIA. ypj. Rëkinqiha.
REQ'STO. V. 1. Vérifié, examiné,
recherché. Voy. Rèkisto.
Totas las mésuras dë los merca■diês dë la villa dAlest, una vêguda
in l an, sian réqistas ë që sidou
legals é liais ; é që li Bailon d'els
Seinars për sagramën sidou tënguts
d aisso a far abs los p'ros òmé's de la
villa, ëablor somoiiomên. Cost. d'Ah
REQERENSA.
V.
1.
Requête,
demande. Saben që nos aven la&gt;
rëqërënsas las quais requerém de
•lui ; (scimus qnoniam habemus pelitiones quas postidamas ab en) : riòttí
savons que nous avons déjà reçu
l'effet des demandes que nous lui
avons faites.
RÉS , rést, et en v. I. for ; Une
'tresse , une corde, ou un chapelet
d'ognous , ou d'aulx : les aulx, ou
■les ognons y sont attachés par la

RES

229

fane tressée avec du glui, ou paille
longue : ils sont-attachés sur deux
files jumelles qui tiennent ensemble. La tresse , ou corde d'ognons
approche de la torche de Paris,
où l'on vend l'ognon à la torche,
à la glane , ou botte, et au boisseau.
RÉS , ou resl, est l'abrégé dn lat.
restis; corde, en espgl. rislra. Pline
dit dans ce sens , restis alliorum ;
une corde , ou cordée d'aulx.
11 y a vingt-cinq ognons attachés
sur deux rangs à une double tresse,
et douze de ces tresses jumelles font
ce qu'on appelle une balle.
RES , rë et rën ; Rien. Aco fdi
pa dë rës ; cela ne fait rien ; et
non, de rien , ni en rien. Ses pa.
friougu dë rës ; il ne s'en est presque
rien fallu ; et non, presque fallu de
rien. Il ne s'en faut rien ; et non,
de rien. Il n'eut rien de plus à nous
donner ; et non, rien plus à nous
donner.RËSCAT. V. I. Recouvrement,
rachat.
RÉSCLÂOU; Clos. Can rëscldou ;
champ clos. Pra rëscldou ; pré cios.
RESCI.ÂOÛZA ; Ceindre, clore.Une
écluse , une chaussée , sont comme
des clôtures, des enceintes faites k
l'eau d'un étang, d'une rivière. V.
Rascldouzo.
RÉSCONDRË ; Cacher, lat. condere.
RESCOS , rascos , ou rëscoudu ,
et rëscosl ; Caché. En rëscosl , dë
rëscosl : v. I. eu cachette.
Tu con oraràs , intra ën ta cambra
« cla'oa lo uiss , ë ora to paire en
■ëscost ; é teus pdirë qi vë që rëscost
-ëndra o h lu. Dëguna cdousa no ës
■uberta qê no sia dêsaiberta , ni
'•ëscosta që no sia seioubûela.
RËSCOCJÎDOBS (dë) , nu d'êsconndoun ; En cachette , à la dérobée ,
en catimini, lat. reconditus. en vénitien , in scondon.
RËSCOUNDÔDO- Voy. Plughê.
RËSCOTJJVSÂLIO ; Trésor, ou autre
chose cachée.

�23o

RES

RÊscocsTiÊiRO ; Une caclietíc.
Voy. Soutiêiro.
RËSKINLA ; Glisser , patiner sur
la glace. Après l'art de voler, ou
de s'élever en l'air comme les oiseaux , rien n'égale celui de patiner , ou de s'élancer sur la glace
avec des patins, ou des soles de
bois garnies eu dessous dans leur
longueur d'une verge de fer carrée,
saillante sur le devant et recourbée
en haut. b. br. riscla, ou risklein ;
glisser.
RESKTNLÂDO ; Une glissade faite
à dessein , ou par mégarde.
RËSKINLADOU; Une glissoire,lieu où l'on glisse par passe-temps ;
et non , un glissoir. — Un pas
glissant.
RitsKijvLÊTO (jhouga à ) ; Jouer
à écorche-eu.
RKSKINLOUS (dë); En glissant.
'Ana dê rëskinlous ; glisser, se traîner sur le derrière.
RESPËSSA. Voy. Rëfoufa.
RESPET, OU pîiiar ; Du
fouet;
«le la corde à fouet, dont les charretiers et les cochers garnissent
le bout de leur fouet.
RËSPIÉ ,- Piquette ,
ou buvande
&lt;le la seconde cuvée.
RESPONDRÉ ,
terme de vnagnaguerie ; Commencer à éclore, ou
à répondre. On dit que la graine
des vers-à-soie répond , lorsque
des vers commencent à en éclore.
RËSSA , ou rëssëga ; Scier,
du
grec , ressein ; fendre.
RESSA ; Gratter , ou racler à une
porte de jardin de campagne , avec
un instrument qui tient lieu de
marteau , tel qu'on en trouve aux
jardins des environs de Montpellier.
RËSSADOU ; Le baudet des scieurs
fie long : petite poutre ordinairement fourchée par un bout qui
pose à terre, et dont le bout opposé est, élevé sur un chevalet,
( espèce de tréteau ) ou sur une
chèvre: la bille ù scier porte sur
le baudet.

RES
, ou rëssëghiè ; Scieur,
scieur de long. Ces artisans, qui
sont des environs de la ChèzeDieu en Auvergne, sont ordinairement vêtus de bure l'hiver et l'été ,
ils sont par bandes de trois : ils
tringlent leur bille équarrie ; c'est
à-dire, qu'ils y tracent des traits
avec un cordeau trempé dans la
couleur rouge ou noire : ces traits
parallèles servent à guider la scie
et règlent l'épaisseur des pièces.
RESSÂIRËS ; Sorte de moucherons
qui, par de petits vols qu'ils font
alternativement et pendant longtemps de bas en haut et de haut
en bas, imitent le mouvement des
scieurs de long.
RËSSÂOTJSSILIA ; Un éveillé , un
escarbillard.
RESSAZIONDAR. V. 1. Se rétablir ,
prendre des forces. É sia ressaziondats ab vos ; et que je prenne avec
vous quelque repos ; ( et réfrigérer
RËSSÂIRË

vobiscum. )
RESSË ; Une scie à main , propre
à scier une branche d'arbre de
moyenne grosseur.
RÉSSË&amp;A , rëssëgar. y. 1. Scier.
Voy. Rëssa.
RËSSËGÂOU ; Scie à débiter, avec
laquelle ou scie en deux pièces une
bûche de bois à brûler.
RESSÊGO. Voy. Rcsso. Rëssëghiè.
n. pr. Vov. Réssdirë.
RESSÈGRE ; Retoucher , rechercher , revenir sur ses pas. On recherche à la pioche les endroits
qu'on n'a pu labourer ayee la charrue. — Rëssegrë. Voy. Estërassa.
RËSSËJHA; Côtoyer , passer par
les bords d'uu champ.
RESSËMBLADOR. v. 1. Imitateur.
Rëssëmblar; imiter.
RÉSSIDËRAR. V. 1. Éveiller.
RËSSIÉ , ou rassié ; Celui qui
nourrit le bétail d'autrui, pour le
seul profit du fumier.
RËSSÎLIA , eu raskilio ; La sciure
du bois.
Risso ; Scie. Rcsso dë man. Vojf.

�RES
j&amp;ssëgô'ou. Grando ressò dë mëmisiê;
scie à refendre. L'alumelle est au
milieu de l'affût comme dans celle
à scier de long , et on la tend de
même avec des coins.
L'un tiro la résso, l'doutré lou péitrdou. Voy. Péilrdou,
RÊsso ; Le racloir d'une porte
de jardin.
RESSÔOU ;
Carrelure de vieux
souliers ; et non, ressemelage :
ressôou dë sabdtos ; raccommodage
de souliers.
RESSOULA ; Carreler, ressemeler,
raccommoder des souliers. Bôtos
réssoulddos ; bottes carrelées, raccommodées.
RESSOULA , terme de cucilleur de
feuille ; Cueillir à poignées, effeuiller , ou dépouiller un scion en un
coup de main ; le cueilleur empoigne le bas du scion, et en tirant í soi , il en détache en un
coup toute la feuille. 11 doit emporter au même temps les mûres
qui, sans cette attention, nuiraient
à la deuxième pousse des feuilles.
RËSSOUN. Voy. Rëssountimën. —
L'écho, pr. l'éco.
RESSOUNSA; Raccourcir. - Rogner.
RESSOUNTI, rëpoumpi, ou rëtrouni,
Retentir , résonner.
RÉSSOUNTIMËN , ou rëssoun ; Le
frémissement d'une cloche, le résonnement d'une voûte, le retentissement de l'air causé par la
•chute d'un corps , ou par quelque
bruit pareil à celui du tonnerre.
Quand ce canon a tiré, il s'est fait
un grand retentissement dans tout
le vallon. Rëssoun , ou rëssountimën , est le son renvoyé. Aqëlo
glêio n'a pa dé rëssoun ; cette église
ne résonne pas.
PIESSOL'RTI. Lorsque le verbe fr.
ressortir , ne signitie pas, sortir
de nouveau; mais, être dans la dépendance, ou le ressort d'une juridiction , on ne le conjugue pas
Comme sortir, et l'on dit, je ressortis, nous ressortissons , je res-

RES

25t

sorlissaîs , je ressortirai, qu'il res-,
sortisse ; et non , je ressors , nous
ressortons, etc.
RESTA; Tarder. Jvét pla rëst&lt;t
à vëni ; vous avez bien tardé à venir ; et non , resté. Et de même,
on tarde bien à sonner la messe j
et non, on reste bien, etc.
RESTA ; Loger, demeurer. Ounté
rëstas ? où logez-vous ? où demeurez-vous ? et non , où restez-vous ;
gasconisme très-ordinaire. Rester
ne signifie jamais loger, ni demeurer dans un lieu , ou y avoir .
son habitation : et l'on observera
qu'il y a cette différence entre ces
deux termes , qu'on ne loge qu'en
passant, et qu'on demeure stablement dans une maison où l'on a
fixé sa demeure.
On dit très-bien , un tel a été
dix ans à Paris ; il logeait chez
un ami, qui demeurait dans la
rue St. Honoré ; et non, un tel
a resté dix ans à Paris ; il restait
chez un ami restant, ou qui restait à la rue St. Honoré ; où l'on
remarquera qu'outre la faute de
mettre, rester pour loger, ou pour
demeurer , c'eu est une autre encore
de dire demeurer , ou demeurant
à la rue St. Honoré ; au lieu de ,
dans la rue St. Honoré : car être
à la rue , c'est n'avoir pas de
maison.
Le terme rester n'est pas moins
déplacé dans bien d'autres phrases,
telles que, vous me restez devoir
un écu ; au lieu de , vous me redevez un écu, ou vous êtes en
reste , après compte fait, d'un écu ;
ou bien , reste que vous me devez
encore un écu.
Cette maison , quoique vieille,
ne reste pas d'être solide : dites ,
ne laisse pas d'être solide. Quoique bien las , dit-on encore , je ne
resterai pas de marcher, au lieu
de , je ne laisserai pas de marcher,
ïl faut dire de même , j'ai été , ou
j'ai mis un mois à faire cet ouvrage;

�a3a

RES

et non , j'ai resté un mois à le faire,
etc. , etc.
Le verbe rester n'est français
que dans ces occasions-ci:
i.° Ce qui
reste d'une chose
dont on a ôté une partie ; c'est
tout ce qui me reste de mon argent. 2.0 Lorsqu'il signifie , demeurer après le départ des personnes avec qui l'on était ; ils sont
partis et je reste, ou je suis resté.
3.° Être arrêté dans un lieu audelà du temps qu'on s'était proposé;
.et enfin, être dans un étatcontraint,
daus une inaction forcée. La lassitude t'a fait rester en chemin.
Lorsque rester est français, il
faut le rendre par l'auxiliaire, être;
et non , par avoir, l-a dëmoura
për las courdûros ; il y est resté
pour les gages ; et non , il y a
resté, etc. Je suis resté seul ; et
non , j'ai resté seul ; et de même :
il est resté seul dans la même place.
La lie est restée au fond. Tout cela
est resté dans l'oubli. Ma bourrique
est restée dans le bourbier, etc.
RËSTANCA; Étauclier, ou arrêter
l'écoulement d'une chose liquide.
RÉSTÀNCO. V. 1. barre qu'on met
en travers et derrière une porte,
ou une fenêtre, pour les bâcler
ou les fermer : ancienne fermeture
plus solide et à meilleur marché
que les serrures. — Resld/ico tout
ce qui sert à retenir, à arrêter,
b. 1. stanga.
RESTANSO ; Pause , interruption ,
cessation d'une action.
RÉSTÎNCLË ; Le leutisque: arbrisseau des landes des environs de
Montpellier, doutle bois est renommé pour les cure-dents. On tire la
résine appelée mastic des lentisques
du Levant.
Reste à savoir si le lentisque de
nos landes est la même espèce de
végétal sous lequel un des vieillards
de l'hist. de la chaste Suzanne dis ut
s'être caché, et que les traducteurs
ont appelé , IcnlUcus : ce n'est pas

RET
que le lentisque, n'étant chez nous
qu'un arbrisseau, ne puisse être dans
un climat plus chaud, un arbre de la
taille d'un grand chêne, sous lequel
l'autre vieillard disait s'être caché
de même, ou s'être mis à couvert :
mais ii y a une grande incertitude
sur l'exacte correspondance entre
les noms de beaucoup de végétaux
et môme d'animaux, et des minéraux des anciens auteurs , et ceux
que leur ont appliqué les interprètes
faute de caractères suffisans ciiez les
premiers pour mettre ces derniers
sur les voies.
RÉSTINCLIÊIRO ; Lande couverte
de lentisques.
RÉSTOLH. V. 1. Paille, lat. stipula.
Voy. Rëstoûblë.
RËSTÔLOS ;
Reliefs de table,
restes d'un festin.
RÉSTOCBLA. Voy. Rastoubla. —
Rëstoubla ; semer sur le chaume ,
ou semer sur le même champ deux
années de suite.
RESTOÙBLÉ ;
L'étoule , et dans
quelques provinces françaises ,• le
rastouble: herbes mêlées avec le
chaume qui restent dans un champ
après la moisson et qui sont une
pâture pour le bétail. J'èro en
rëstoùblë ; un champ en chaume.
— Terre en jachère, en lat. stipula.
RESTOÙBLÉ. Voy. Glijhou.
RÉSTOULIA. Voy. Rasloulia.
RESTOUSTI. Voy. Ressounti.
RËSUIDAR. v. 1. Rejeter, réprouver. Eslablëm që falsosas sidou rë~
suidadas ê tormëntadas. Cost. d'Al.
RÉTALIA; Circoncire. Rëlaliado;
circoncis , ou celui à qui on a
coupé le prépuce : un juif.
RET ALS ;
Roguures d'une étoffe,
ou d'un habit, plus usité que , retailles. Le terme, pièce marque un
rapport aux trous qu'elles bouchent;
et de plus, on ne le dit que des
morceaux d'étoffe usés. Ainsi il
faut dire à un tailleur : rendez-moi
les rognures de mon habit ; et
non, les retailles, ni les pièces.

�RET
RETAÏ.Sdëpêiro

dë tâlio; Les re-

coupes de la pierre de taille.
RETÈNAI. , terme de marine ;
Amarre, lien, corde pour amarrer;
câble pour attacher au port un
vaisseau.
RETÊNÉ , terme d'agriculture ;
Nouer. On le. dit des arbres fruitiers dont les fleurs n'ont pas coule'.
RÈTINTA, OU rêtéçnë; Reteiudre,
teindre une seconde fois.
RETIPA. Voy. Rétrdirë.
RETIRA ( se ) ; S'étrécir.
Lou
kiuér së rëtiro ; le cuir s'étrécit au
feu. La toile neuve rapetisse au
blanchissage, et une étoile à la
teinture. Un dit, le feu a grésillé,
ou raccorni ce parchemin ; l'a fa
retira. On dit aussi, ce taitetas est
tout grippé pour avoir été mouillé.
RE TIRA ; Recevoir , loger, accueillir. — Donner retraite, asiie,
refuge. — Donner l'hospitalité.
RETIRÂDO ; Logemeat, hospitalité , charité qu'on, exerce eu recevant , eu logeant un pauvre passant ( ce qu'il faut faire cependant
avec prudence ). Douna la relirâdo ; donner le couvert à quelqu'un , exercer l'hospitalité.
RETIRÂDO ; Un pied à terre pour
un étranger, qui arrivant dans une
ville, au lieu d'alier dans une auberge, va descendre ou mettre
pied à terre chez un parent, ou
un ami, où il est sûr d'être accueilli.
C'était dans les temps où les
auberges des villes n'étaient que
peu ou point connues ; ce qu'on
appelait le droit d'hospitalité des
anciens , de la classe des honnêtes
gens ou des plus riches : droit,
ou plutôt honnêteté qui existe encore dans les pays isolés ou peu
fréquentés; tel, par ex. que la Sicile
où, sur une première recommandation, un étranger parcourra toute
cette île presque sans débourser.
RETIRÂDO ; La retraite, l'heure
où l'on se retire. Battre la retraite. I

R E V

a33

, terme d'airier ; Fa.
uno retirâdo ; ramener la balle du
blé au tas.
RETORNAR ë servitul. v. 1. Asservir. ( in servitutam redigere. )
RETOUNDÎLIOS , ou rëtoundils.
Voy. Secoussilios.
RETOUR ; Un renvoi ; et non ,
un retour, lorsqu'on parle d'un
cheval ou d'une voiture. Un calechou dë retour ; une chaise de renvoi: voiture qui s'en retourne à vide,
ou chargée, du lieu où elle était
allée , et pour lequel on l'avait
d'abord louée : elle n'est de retour,
que lorsqu'elle sera revenue au li ;u
d'où elle était partie. Je suis venu par
un reuvoi, et je m'en retournerai
de même ; et non, par nu retour.
RETRACH; Portrait d'une personne fait au pinceau.
RETRÀ IRÉ ; Portraire : tirer au
pinceau le portrait de quelqu'un.
RETRÀIRE iuzizi. v. 1. Porter un
jugement.
RETRÂIRË, ou rèiipa; Tirer , ressembler. Jqëlo coulou rclrâi su lou
jliàounë ; cette couleur tire sur le
jaune , ou est approchaate du
jaune. Rëtipa, dérivé de trpus ;
image , ressemblance. Relrdirë. eu
ital. ritrallo ; portrait, image ; et
ritrarre ; ressembler.
RÈTRÂIRE. V. 1. Reprocher. Li
rëlrdzou; ils lui reprochent. Rétrazèmën ; v. I. reproche, insulte.
RÉTROUJST. Voy. Ressounti.
RETROUS ; Débris du foin et de
la paille tombés à terre du râtelier , ou de la mangeoire d'un
cheval.
RETROUSSIT ; Retors. Au figuré,
un homme retors , ou lin, rusé,
artificieux. — Uno triélio rèlroussido;
une vieille ratatinée.
RETTAMËN ; Extrêmement.
RETTÈ ,
particule superlative.
A l'âourêlio rëtiojino ; il a l'oreille
ou l'ouïe très-fine.
REVÉLIÉS ;
Les réveillcurs de
Toulouse , que les capitouls étaRETIRÂDO

3o

�s34

K E V

blirent an nombre de quatre en
l5i8, à la persuasion d'un prédicateur zélé pour la dévotion aus.
ânies du purgatoire. Ces réveilleurs , qui doivent marcher toutes
les nuits dans les rues de Toulouse , depuis une heure jusqu'à
cinq, sonnent une clochette et
chantent à haute voix :
lîéveillf7-vous, gens qui dormez;
Priez Dieu pour les trépassés.
RËVËLIOU ; Le réveillon , ou la
médianoche de la nuit de Noël :
- collation qu'on fait au retour de la
\ messe de minuit.
RËVÉND.ÀIRË ,
ou mangounié ;
Regratlier, ou marchand de regrat;
et non, revendeur. Rêvénddirë di
pourqë ; charcutier de porc frais.
Rëvènddiro dëjrûcho ; une fruitière,
ou marchande de fruit. Les regrattières font aussi le regrat des herbes ;
niais les marchandes sont celles qui
ont cueilli les légumes dans leur
j «rdin.
Le terme revendeuse n'est usité
rn français qu'en parlant des fenir:es qui portent des bijoux à vendre
cans les maisons, et qu'on appelle
revendeuses à la toilette, ou poulie; petites marchandes de fruits,
d'herbes, etc. qui voutdans les rues.
On dit aussi revendeuse de vieilles
Lardes.
RË\ÉNDARIÉ ; Le regrat. Faire le
regrat , ou faire dans une boutique un petit commerce en détail, de
sardines, de fromage , de merlucbe , etc. ou vendre des légumes,
du sel, du charbon , des châtaignes , etc. à petites mesures.
Les ternies regrat et regrattier
se disent plus particulièrement du
regrat du sel ; mais il s'applique
également au petit commerce des
autres denrées qu'on achète dé la
seconde ou de la troisième main
chez un marchand, ou une marchande qui tiennent boutique.
RËVÈJNGUT

, en termes de cui-

EEV
sine : Refajt , blanchi : se dit de
la viande qu'on fait revenir sur la
braise, ou dans l'eau chaude. Pëzoul
révéiii·ii ; un gueux revêtu.
REVEJNI {Ja ) ; Faire blanchir,
ou refaire. On refait, ou on fait
suer une pièce de bœuf dans une
casserole avant de l'apprêter. Fa
rêvèni las érbos ; blanchir , ou faire
amortir les herbes entre deux plats
sur un fourneau.
On dit , dans un autre sens : Pè'r
vou révèni ; pour revenir à notre
propos , ou à ce que nous disions j
et non , pour vous revenir : ce qui
ne signifie rien.
RËVËJNI cdoucus ; Faire reprendre à quelqu'un ses esprits , le ranimer ; et non , le revenir. Ce verbe
n'est jamais actif. On dit re veninà
soi ; je le fis revenir à lui. Revenir
de mort à vie ; et non , en vie.
Le verbe revenir n'est pas synonyme de retourner. Ou revient d'un
lieu où l'on était allé. Va-t-en chez
le boulanger, et reviens bientôt ; et
l'on retourne dans un endroit d'où
l'on était venu une autre fois. Le
boulanger t'a donué de mauvais
pain, reiournes-y. J'ai été ce matin
a l'église, il n'y avait point de messe,
je m'en suis revenu; et non, je m'en
suis retourné.
lîi:\ i: VI A ; Prendre beaucoup de
peine. Voy. Penëca.
REVÉRENCIÂOU ; Révérencieux ,
ou faiseur de révérences.
RËVERGA; Troussé, relevé. Voy.
Ri'bounda.
REVERTA, ou rëlerta ; Ressembler. Rëverio soun pdirë ; il ressemble à son père ; et non , il semble
son père.
R E v É s ,
ou rëvéssâdo ; Une
averse, une ondée : pluie de peu
de durée. — Rêvez. Voy. Rivëssûro.
RE\ESSA ; Être pire. Un inou ës
mivlian, sa souôrë rëvêsso ; sa sœur
est pire encore.
REVESSÊTO {nada dë); Nager
sur le dos, ou à la renverse. Les

�Il E V
nageurs se délassent par cette façon
de nager, lorsqu'ils sont fatigués
de celle qui est ordinaire.
BSVÉSSINA. Voy. Rëbvssinâ.
KEVÊSSO { man ) ; Arrière-main.
Un soufflet de l'arrière-main. Ou le
dit par opposition à ceux de l'avantmaiu. — Rëvêsso ; renverse, tomber
h la renverse.
RfivfisSÛRO ( fi la); Faire la couverture ; et non, la couverte, ni
la découverte : replier le drap du
ch'evot sur la couverture. On fait
le lit le matin, et la couverture
avant le coucher.
RÉVÎOUDA. Voy. Rebiscoula,
RËVÈZI ; Jeter au sort. Révèzi à
la pdlio coûrto ; tirer à la courte
paille.
RÉVÎOURÉ ; Le regain des prés ,
le rejet de la feuille de mûrier, ou
la seconde pousse qu'on occasione
en la cueillant. On appelle aussi
regain , un second essaim d'abeilles
de la même ruche et dans la même
saison. Nous avons eu des regains
dans nos ruches.
RETIRA ;
Relancer quelqu'un ,
lui rabaisser le caquet, le rabrouer.
Coumo vou lou rëviiéré! comme je
vous le relançai ! comme je lui
rivai son clou ! L'a bë rëvira ; il
lui a bien rendu le change. — Së
rëvira dë cami ; rebrousser chemin,
revenir sur ses pas.
RÈVIRÂDO; Retour, accès subit
de certaines maladies. — Rëvirâdo ;
reliquat de maladie.
RE\ 1ROUJÜAMEN. v. 1. Tour, circuit.
REVIRONAR. V. 1. Parcourir, entourer. Us hom plantée sa vinha è
rëvirot/ec la dë seb, e fos un cros ;
{ homo plantavit vineam, et sape
circumiledit eam et fodit lacum. )
RËVISCÔTO , Détour,
adresse,
subtilité pour éluder des poursuites,
ou une difficulté, pour échapper
à un péril. M'a fat uno rëviscôto ;
il m'a donné d'un détour , une défoite, une échappatoire.

R E Z

a35

; Tourbillonner. On
le dit du vent qui se réfléchil contre
quelque obstacle, ou des vents
contraires qui se choquent, et qui
soulèvent en tourbillon de la poussière.
REVOULCMA ; Ramasser, rassembler. — Envelopper. Së rëvottluma ;
s'accroupir, se mettre en un peloton, du lat. revolvere. — Rcvouluma ; mettre en désordre.
RÉVOULUMÀDO; Monceau, amas
de quelque chose. Rcvoulumâdo
d'âouro ; une bouffée de vent. Rëvnulumâdo de (un ; un tourbillon
de fumée. Uno rëvoulumddo dë
moundë ; un gros pelotou de personnes , une troupe de gens assemblés. L'd/go vëriië à bëlos rcvoidumâdos ; l'eau venait à différentes
reprises.
* REVOULUN ; Tourbillon.
REVOULUJN ; Bruit, fracas , vacarme. I-a aqi dë rëvoulun ; il y a
là de la bagarre.
RÈZE , ou lagasl ; Le ricin , la
tique des chiens ; et non , la tic :
insecte du genre des acarus ; il est
gris et de la grosseur d'un pois, ou
plutôt comme une fève du palmachristi: il s'attache aux oreilles des
chiens et y tient si bien , qu'on a
peine à l'en détacher. De ià l'expression , tên coumun rézè ; cela
tient comme teigne , ou comme
poix. Së confia coum'un rc'zë ; s'enfler , s'enorgueillir.
Le ricin , ou pignon d'Inde est
la fève d'une plante de même ncm ,
qu'on appelle vulgairement pnlmachristi, lequel pignon ressemble un
peu à la tique : c'est un vomitif
qui a le goût de l'amande et qui
n'est malfaisant que quand ou en
inange trop.
RÈZBMER. V. 1. Racheter.
RËVOÛI.UMA

Le jorjags iém la colpa laquai
espera rèzèmer për denier.1,; un mal-

faiteur ne craint point de commettre
un délit dont il espère d'être quille
pour de l'argeu^.
s

�236

EIA.

B I 15

sans culture dans les terrains humides et marécageux. Le souchet doREZEMTIO. V. 1. (remissió.)
mine parmi ces sortes de plantes.
REZOU, on razou. Açò's la razou;
RIBAMTA , ou ënribanta ; Orné ,
c'est juste. Fa la razon ; faire le
poids , la mesure , ce qui est juste ou garni de rubans.
RIBAFVTIÉ ; Un rubanier ; et non,
et raisonnable. — Dë rëzous trdottca'dos ; propos insensés , extrava- passementier.
RIBÂOUDARIÉ. v. 1.
Commerce
gans , tels que ceux des fous. —
Pitoyables ou mauvaises raisons , charnel et illégitime.
RIBÂOUTO. n. pr. le même que,
mauvaises excuses.
Vosto rëzou ës bèno ; vous avez haute rive , et que le n. pr. Riveraison , vous dites d'or. Aco's uno saltes ; telles que sont certaines
boiio rëzou ; c'est bien dit, c'est berges du bord des rivières , et les
bien pensé. Dizés aqi dë pnouros falaises du bord de la mer , qui
rëzous ; vous tenez là de bien mau- sont ou des terrains ou des rochers
vais propos. — An agit ënsén dë taillés à pic, ou bien escarpés :
rëzous ; ils se sont pris de paro- effet du choc des vagues de la mer,
les, ils ont eu quelque altercation, qui vient battre contre dans les
quelque démêle, des paroles vi- tempêtes.
RIBAS' , augmentatif de ribo ;
ves, etc.
Grand talus de gazon, pente proRËZOUIVA ( së ) ; Dire ses raisons.
— Se défendre par bonnes , ou fonde et escarpée, sorte de précimauvaises raisons , faire bonne pice.
RIBË ; La trépointe d'un soulier,
contenance , montrer les dents à
quelqu'un. Rëzouiut lou b,ë d'dou terme de cordonnier : bande , ou
rnéstrë; prendre les intérêts du lanière de peau souple qu'on met
maître, les défendre contre quel- au milieu de la couture de la semelle
qu'un. — Rrzouna uno marchandizo; avec l'empeigne.
RlBÊiROL , rihéirólo. v. 1. et n.
dire ou offrir un prix honnête, ou
raisonnable. — Rczouna lotis drës ; pr. Riverain ; celui dont les champs,
payer les droits, ou taxes impo- ou l'habitation sont auprès , ou le
sées, discuter à quoi elles se long d'une rivière.
RIBEJHA. Voy. Counfrounta.
montent. Rezotina qdoucun; prendre
RiBiÈiRo. Il n'est pas toujours
le parti, la défeuse, les intérêts
vrai qu'on doive appeler fleuve les
de quelqu'un.
rivières qui portent leur nom jusREZOISADOU ; Un défenseur, un
protecteur , un appui , personne qu'à la mer. Les fleuves sont de
qui prend nos intérêts , qui est en grandes rivières.
RIBLA ; River un clou. On dit
état de les soutenir , de les faire
valoir. Les filles et les femmes qui au figuré , li riblérë sous clavels ;
font un mariage peu assorti à leur je lui rivai sou clou ; et non , ses
âge , à leur fortune , a leur situa- clous. — Ribla ; battre le pavé, l'ention , allèguent pour excuse le be- i'yncer avec la hie.
RTBLO : Hie , ou demoiselle : ins6oi:i d'un rëzniinui.'ou.
liEzocii *.DOU , ou rëzouniê. v. I. trument de paveur.
RIBLOU ; De la blocaille.
Un pr ocureur.
R?BO , râzo , ou dbro ; Un talus
REZOIDAR. V. 1. Rejeter, blâmer ,
de verdage, ou de gazon : terrain
improuver.
élevé en (errasse au bord d'un
R;AL Vov. Rio *.
lli issos ; De la laîche : foin peu champ nuqucl le talus tient lieu de
délicat qui vient naturellement et mur et d'un mur bien plus solide ;
RËZËMTDO

; Racheté , rédimé.

�R ï B
êt non - seulement moins dispendieux, mais qui rapporte du profit.
Le terme douve , qu'on trouve dans
quelques auteurs, n'est plus usité.
RÎBO ; Une haie. — Lisière d'un
champ.
RÎBO , se prend aussi
pour la
mauvaise herbe qui croît sur les
talus préeédens, laquelle est ordinairement sèche , dure et qu'on
appelle verdage de talus, dont les
ânes s'accommodent. C'est dans ce
sens qu'on dit en proverbe : aqelo
rîbo n'ês pa pêr aqël âzë ; ce n'est
pas viande pour cet oiseau , ou ce
n'est pas pour lui que le four chaude.
Së i-a uno bôno rîbo, un azë la
mânjlin ; s'il y a un bon emploi,
c'est un plat sujet qui l'obtient.
RÎBO , se prend eu général pour
le bord de quelque chose , celui
d'uu pré, d'un lit, d'une table,
d'une rivière : mais ou dit plus
proprement, la lisière d'un bois,
d'une forêt, d'uu champ ; le rivage de la mer; la rive droite, la
rive gauche d'une rivière ; et en
parlant ainsi, ou est censé avoir le
visage tourné vers le courant de
la rivière, ou regarder le côté
d'aval.
RÍBO , du lat. ripa ; d'où l'on a
fait , riparia , et de celui-ci en b.
lat. riberia , ribiera. De là le fr.
rivière, eau rivière, ou ribière ;
c'est-à-dire, eau qui coule entro
deux rives, ou celle qui ne coule
que le long d'une seule ; comme la
rivière de Gènes , ou la mer qui
còfoie l'état de Gènes.
RÎBO-ÏAUÀOO; Escarpement d'ur
rocher , d'une montagne , bei j.,&lt;
d'une rivière , d'un fossé , ou le
bord élevé et taillé à pic. Les fa
laises sont sur le rivage de ia mer .
ce que sont les berges sur le bord
de certaines rivières, il faut taluter
les berges de celles-ci et les gazonner, pour empêcher que l'eau
ne les sape avec plus d'avantage.
C'est daus les berges de certai-

R T K
3
2 7
nés rivières que se logent les vers
et les nymphes des mouches appelées éphémères : espèces de demoiselles dont la vie n'a que deux ou
trois heures de durée ; et dans cet
intervalle elles jouissent du spectacle de la nature, elles volent , s'accouplent , pondent et meurent : un
jour entier serait pour elles une
très-longue vie , un âge décrépit :
faible image de la vie plus longue
de l'homme comparée à l'éternité.
RÎBOT. n. pr. diminutif de rîbo ;
Petite rive.
RIBOUJM-REBAIHE; Bongré, malgré.
RIC-MASIAR. v. I. Festin , repas
splentlide. Itfaniaya cada diè rie
maniar ; ( le mauvais riche ) faisait
tous les jours de magnifiques repas.
RÎÉJHA ; Griller une fenêtre.
RIÊJHE ; Une grille de fer ; untreillis.
* îiiFLA ; Riper une pierre de
taille avec la ripe.
Riï'LO. De riflo , ou dë rdjlo, OU
bien , dë brico , ou brôco ; D'une
façon ou d'autre.
RÍFLO ; Meuble de cuisine d'un
paysan : sorte de tablette à mettre
une lampe à pied et les cuillers du
ménage ; comme la tablette appelée , rdfo , est destinée à mettre
les verres, les tasses et autres ustensiles pareils. De là , quand une
maison est dépourvue de tout, on
lit , qu'il n'y a ni rijlo , ni rdfo , et
juand elle a été pillée , ou dit de
nême qu'on n'y a laissé &gt;d rijlo ,
m rdfo , ou qu'on n'y a rien laissé.
RÏG-ÂOU, ou rigal. Voy. Roubdou
7
ou Roubal.
RlGOLOU. Voy. Rënglôro.
RIGOT. v. 1. et n. pr. Tresse de
cheveux , chevelure. S'arranca lé
rigot ; s'arracher les cheveux.
RIGOULA, ou arigoula ; Soûler,
rassasier.
RIGOULISTIS ; Régals ; grande
chère, ripaille.
RIKÊTO; Collation, rafraîchisse,
meut.

�238

RIO

, ou ruma ; Brmer , ou
\ trop cuire, eu v. fr. rimer.
RIMA ( lou ) ; Le gratin : ce qui
s'afl;&gt; he d'un mets au fond d'uu
plat, ou au-devant d'un pot où l'on
a fait trop de feu.
RIMA , dit par svncôpe de , razima : terme d'agriculture ; Fleurir,
)ousser des grappes de fleurs. On
e dit des oliviers. An bë rima ; ils
ont bien fleuri , la floraison a été
abondante.
Les fleurs de ces arbres sont en
forme de petites grappes , appelées
en languedocien , razin , ou razi- ;
d'où est formé, rima, syncope de,
razima ; de même qu'on dit , rimiiiro , syncope de , razimiéiro.
RlMlÊlRO , ou razimiéiro ; Une
lambrucbe, une vigne haute, un
hautain : sorte de treille , ou de
cep de vigne qu'on fait élever au
)lus haut des arbres où il étend ses
ongs sarmens. Les grappes ont un
goût de lambrucbe, que la taille ne
corrige pas même sur des ceps
francs.
Les vignes, en plaine de Toscane,
ont leurs ceps montés , comme au
temps de Virgile , sur de petits arbres de cinq à six pieds de tige,
dont on recèpe les rejetons de trois
en trois ans : elles ne produiraient
pas , assure-t-on , d'aussi bonnes
grappes, si elles étaient basses ,
comme elles le sont sur les coteaux
du même pays.
RIOJHK. Voy. Rfijhë.
RIÔSTOS. Voy. Jhazênos. — Riostos. Voy. Escùtos.
RIÔTO ;
Querelle , mauvaise
humeur.
Rîou , rial. v. !. Russdou ; ruisseau. Otralë riou ; au-delà du ruisseau, en v. fr. rieux ; d'où le n.
pr. du Rieux. Les diminutifs de
Riou, sont :
RÎOUSSË , rivalel , rivoulê, rigou/ë. en lat. rivulus ; Petit ruisseau.
Les composés de riou, sont : riouRIMA

Í

{

R T S
mâlo ; mauvais ruisseau; rlou-tor;
ruisseau tortueux. Can-riou ; champ
voisin d'un ruisseau , etc.
RIQËT ; Le grillon.
RIRE, OU rfoë; Rire. Fariê rirë
las pëiros ; il ferait rire un tas de
pierres. Li traghet un gran rirë ;
il partit d'un grand éclat de rire.
Ris-t'ën Jhan , që ta mdirë fricàsso j
ris-t'en Jean , qu'on te frit des œufs.
S'ësponchiga dë rirë ; se pâmer de
rire. On dit d'un habit vieux, coumënso à rirë ; il commence à montrer la corde.
Le verbe, rire, ne se met en
fr. avec le pronom réciproque , se,
que lorsqu'il signifie, se moquer.
11 se rit de vos projets , je me ris •
de vos menaces. L'un së rizié ,
fâoittrë së plourâvo ; l'un riait et
l'autre pleurait ; et non , l'un se
riait , etc.
Prênë për rirë. : entendre raillerie.
Ou prén pa për rirë; il n'entend
pas raillerie là-dessus.
RÎRË , au figuré ; Frémir. L'digo
d'dou ioupi coumënso à rirë ; l'eau
du pot ne bout pas encore , elle
commence à frémir.
Ris; Le riz. Ou nomme aussi ,
ris ; la petite joubarbe à graiu
d'orge. L'espèce dont la feuille est
arrondie et aigrelette , est une
plante potagère appelée, tripe-madame, en lat. sedum tereti-folium.
RISPËT ; Un renoueur , un rhabilleur : chirurgien de campague
qui , sans aucun apprentissage ,
remet les os rompus ou disloqués.
La pratique , la force , un peu d'adresse , la prévention du public et
le bon marché , donnent la vogue à
ces renoueurs et à ceux dont le métier étant de briser les os, sont
crus , par cela même, avoir plus
d'adresse pour les rajuster.
ïl suffit pour les fractures simples
de présenter les parties des os cassés , bout à bout l'une contre l'autre , et de les tenir en place au
moyen d'atelles et d'un bandage ;

�R O
la nature fait le reste. Le suc nourricier et ossifiant que fournit le
périoste , forme un bourlet solide ,
qui embrasse en dehors comme une
virole les deux bouts cassés et les
lie ensemble : ce qui est cassé d'ailleurs , ne se rejoint jamais , suivant
l'observation de M. Duhamel.
Kispo ; V ent glacé , bise froide.
Il fait une bise qui coupe j du grec ,

ROI
rocca; château fortifié, en v. lr.

ferté ; châteaux qui au temps du
gouvernement féodal furent bâtis
sur des rochers au sommet des montagnes , et que des temps plus heureux ont ramené dans la plaine. Ces
rochers et leurs châteaux ont fourni
à bien des familles cette quantité
de surnoms qui se composent des
noms de rôco , ou de roche.
ripe ; ( lurbo venli. )
RÒDO, ou roudë dë cêoitclës ; Botte,
Ilispo ; Pelle à feu, ou de feu.
ou molle de cerceaux. Rôdo dë teiRISTANTUR , et ouristanlur ; Un gno. Vov. Pouzarâuco.
olibrius ; homme qui tranche de
RÔDOU ; Tour, circuit, rond,
l'important , qui fait l'entendu , circonférence , étendue circulaire.
qui prend un air avantageux ; chez Un rôdou d'trbos ; un rond , ou un
qui cependant ce n'est que grimace cercle de verdure. A tan dë rôdou ;
et ostentation , et rien au-delà.
il a tant de circonférence, au fiRÎSTE ; Un grand manteau : ce
guré , aco vdi à rôdou; cela va à
terme vient de reitres , cavaliers point, cela tourne au mieux. Lou
allemands , qui portaient de ces fardi v'éni a rjïdou ; je l'amènerai au
manteaux quand ils vinrent dans point qu'il faut. Figure tirée des
cette province en 15yG.
criblures du blé qu'on ramène au
RITE ; La cane : femelle du camilieu du crible en donnant à cet
nard , oiseau aquatique. Cane s'é- instrument un mouvement circucrit différemment de canne , ou laire , par lequel les criblures , plus
roseau. Rita est le nom du canard. légères que le blé , sont chassées
Rirou, ou rêitou ; Curé, ou recpar ce dernier de la circonférence
teur.
du crible à son centre , et s'y arranRIVÂIRIEL ; Rivage.
gent en rond , ou à rôdou.
RÎVATEL ; Petit ruisseau.
RÒI ; Gai , joyeux. Ês en roi ;
RÏZË ; Le ris , le rire ; l'action
il est en goguettes , ou eu bella
de rire.
humeur.
RÎZÉS ; Racines ; du grec, riza;
Rôi ; Roi. Nous avons dit dans
RIZOULIÉ ; Rieur , goguenard.
notre discours préliminaire , qu'il
Ro , róco , roca ; Rocher , roche. y avait tout lieu de croire que,
— Bloc de pierre ; grosse pierre. dans l'origine des langues et de
Roukë en est le diminutif. Roucas, l'écriture, les lettres avaient dans
l'augmentatif. Ses composés deve- la prononciation fa valeur qui leur
nus n. pr. sont, roco-ful , ou rôco- est propre , ou celle qu'on leur
joiilioùzo ; roche feuillée. Rôco- donne en les épelant séparément.
cërviiiro ; roche aux certs. RòcoD'après ce principe, il y a toute
mdouro ; roche brune , telles que
apparence que le terme , roi de cet
celles des volcans. Rôco- l'âouro ; article, prononcé à la languedoroche venteuse. Rôco-pcrlùzo ; ro- cienne , ou en faisant la tenue sur
che ,&gt;ercée. R.jc'doulo, ou roucdoulo; l'o , et donnant à 1'/ le son qui lui
haute roche , ou ro-hault , et ainsi est naturel, signifiait , roi. en lat.
de i-ico-pldno , de ròco-du , de ràco- rex, qu'on prononçait à la française,
vdiro , etc.
roué, sans y faire sonner d'i.
L'on remarquera que rôco signiLa prononciation que nous donfiait souvent , comme l'italien , nons à ce terare se trouve dans le

�240

R O II

ROM

refrain d'un ancien noëlprovençal,
où il est dit, en parlant de l'Enfant-Jésus : ôi, ôi, ôi : mai ri. fan
n'és tau poidi, sëmbPun rôi ; cet enfant est si beau, qu'on le prend pour
un roi.
On disait de même , rôine, qu'on
écrivait royne , de même que roy
par un y grec ; comptant bien de
caractériser par cette voyelle étrangère la prononciation de la diphthongue, ôi, et de toutes celles qui
sont composées d'une voyelle quelconque suivie d'un i : c'est ainsi
qu'on écrit encore aujourd'hui l'île
de Geylau, le bey d'Alger, eic.
qu'on prononce à la languedocienne
en faisant sonner \'i qu'on lie avec
la voyelle qui précède, pour avertir qu'il ne faut pas prononcer Cèlan et bè , qui ferait la prononciation française moderne de ces mots
écrits par un c.
C'est probablement l'origine de
l'emploi de ly grec dans bien des
mots où il n'a d'ailleurs d'autre
valeur que celle d'un i simple , qu'il
était plus naturel d'employer.
ROIA. v. 1. Gale, ulcère. Plë dé
roia ; ( ulceribus plenus. )
ROJO. v. 1. Rouge. La mar roia ;
la mer rouge.
Rôio : Débauche , réjouissance.
Fa la rôio ; faire la débauche.
RÔIRË ; Manger , avaler. Noun
pot pa rôirë ; il ne peut avaler un
morceau.
RÔIRË

, ou roijf)ê; Un chêne. V.

Roûvë.
RÔITS. v. 1. Rouge , rubicond.
Lo cel ës roils ; ( rubicundum est

cœlum. )
RÔJHË ; La fraise , tei me de boucherie : en termes d'anatomie , le
mésentère ; membrane graisseuse
et glanduleuse à laquelle tiennent
tous les boyaux. Le terme, fraise
et pris d'ailleurs par les cuisiniers
pour les di.ierens estomacs du veau
et ;e l'agneau.
RoMAziLAS. v. 1. Restes ;

reliquix. )

1

v. I. buisson. Dë romest
non së vëndimia razins. On ne coupe
pas des grappes de raisin sur ua
buisson. •
RONSES. v. I. bois ti.illis.
ROM SA (së) ; Se jeter, s'élancer.
Voy. Rounza.
Ros , ou rouai ; La rosée.
* liôso ; Une rose. Voy. Rousié.
— Rose dérive de Rosalie.
Rosso ; Une herse.
RoTiRi C San j ; St. Rustique ,
évêque de Clermont.
Rou , ou tout ; Rompu, cassé ,
fêlé. On dit d'uu pot fêlé , cdnto
dou rou ; il sonne te cassé , il sonne
creux : et si l'on parle d'une personne qui ait la voix cassée , on.
dit qu'elle parle comme un pot cassé.
Les parties d'une chose fêlée sont
déjointes , et non séparées. Les
pièces d'une chose brisée sont en
plus petits morceaux quecelles d'une
chose qui n'est que cassée.
ROUAJSES ;
Monnaie valant un
sou , que Aï. de Roban , chef des
révoltes , faisait battre à JNismes
ROMEST.

en 1622.
RoiiB ; Un tronc d'arbre.
ROUBAL , ou roubdou ; Le rougegorge : oiseau delà taille d'un
moineau, et du genre des hochesqueue ; il a la gorge couleur de
rouille, tirant sur le souci.
ROU-BARBEL. n. pr. qui peut avoir
signifié rocher aux barbeaux, ou
sous lequel on pêche ces poissons.
On dit ,rou-barbel, pour ro-bai bel;
comme 011 dit rouc-douto, pour rocdouto , ou roco-douio.
ROUBÎMO; Une robine, ou canal
de rivière. — Robine, ou canal de
dessèchement pour les terrains marécageux.
; Hérissé de rochers.
, augmentatif de ro. C'est
de loucan qu'est formé roucanlin;
v. 1. habitant des rochers.
ROÛCÂOUTO. 11. pr. dit pour rocodouto , ou rocalte. Le changement
de ro eu rou est ordinaire dans les
ROÜC.UROL
ROUCAM

�ROU

.4

ROU
2 1
de bouts d'ais carrés ; l'autre, qui
est*horizontale, porte des alluchons
creusés eu cuiller.
ROUDE ; Le hérisson , ou la petite roue dentée d'un puits à roue,
qui s'engrène avec les fuseaux de
la lanterne.
ROUDE
dë cêouclës. Voy. Rôdo.
RounË ; Une girandole : pièce
tournante d'un feu d'artifice. On
appelle aussi girandole, le tirage ,
ou le départ à la fois d'environ
quatre mille fusées volantes, qui
se fait à Rome la veille et le jour
de la fête de St. Pierre.
ROUDEL; Rouleau de parchemin,
b. 1. rolulus , liber rotularis. eu lat.
volumen , du verbe volverc ; déplier:
forme des anciens livres , bien
moins commode que celle d'audhair.
jourd'hui. De là Te fr. rôle et enIl faut alors se mettre au régime, rôler, ou enregistrer dans le rôle ,
recourir à la saignée , diminuer ou dans le rouieau.
l'inflammation , amollir la peau,
ROUDELA ; Rouler. *
la percer le plutôt possible, et
ROUDELEJHA ; Rôder, battre le
donner issue au pus dès qu'il est pavé.
formé. On dissipe souvent le mal
ROEDÈLO. On dit une rouelle de
dès le commencement, dit M. veau, de mouton, de saucisson ,
Tissot, en trempant le doigt pres-' de thon; et non ruelle, qui est
que continuellement, pendant le une rue étroite , ou bien l'espace
premier jour , dans de l'eau pins étroit entre un lit et une muraille.
que chaude.
La rouelle de veau et cH.le de
Le second a de panaris est long , mouton se prennent dans le naut
prononcé à la languedocienne; il et vers la noix du gigot.
est bref en français.
RoüDií: , ou rodiè.y. 1. et n. pr.
ROUDAMËN de tësto ; Un vertige,
Faiseur de roues ou charron, déplus usité que tournoiement, ai un nomination prise, de l'ouvrage des
roudamën dë tësto, ou la tësto më charrons, qui demande le plus
rfido ; il m'a pris un vertige , ou d'intelligence. Le nom lui-même
bien la tète me tourne.
du fr. charron, est pris de char
RouDfT ; Ceint, entouré. —Ron- ou chat iot , de même que celui
dat ; champ en éteule , autour de charpentier , dérive da lat. carduquel ou fait trois ou quatre raies, pentum. — Pous roudic; puits à roue.
sur lesquelles on jette quelques
RouDiLiA ; Regarder auLour de
grains pour marquer qu'on veut soi , tourner les yeux d'un côté
garder l'herbe du champ, et em- et d'autre, en lat. circumspic.ere.
pêcher les troupeaux, étrangers d'y
RouDou ; Le sumac ! arbre, ou
entrer.
arbrisseau semblable au petit corROUDE ; Roue de moulin; il y
mier. Les tanneurs seserveut de ses
en a de deux, sortes ; 'l'une, qui feuilles pour préparer leurs peaux;
est verticale, est garnie d'aubes ou et les teinturiers, pour les teintures
noms composés de ro ou de r&amp;co&gt;
RoirCARlÉ. Voy. Rancarêdo.
RóUDA. Voy. Roudamën.
RouDAlUE, labourâirë, ou batëdis;
Un pan iris : iufl.unmation et abcès
qui se forment au bout des doigts ,
et qui tournent autour de l'ongle:
on y sent de vives douleurs , des
élancemens, des battemeus d'artères
lorsque le panaris apostume.
Les bout des doigts, destinés plus
particulièrement au sentiment du
tact, sont des parties toutes nerveuses , et partant très-sensibles.
Ces apostumes sont plus douloureux et d'une tout autre conséquence , lorsque l'inflammation se
fait dans la gaine du tendon, ou
bien entre le périoste et l'os, que
lorsque ce n'est qu'entre cuir et

�•4*

R 0 Ü

en noir, en lat. rus mirti/olîa.
ROOFLA ; Ronfler. — Sangloter,
pousser des sanglots.
RODFLËJHA ; Renifler.
ROUGAGKA; Ronger. Lé péssomën
që lë rëgngno.
RODGAGHOU ; Un vielleur,
ou
joueur de quelque chétif i us i ru meut.
ROUGAZOUS ; Les
rogations ; et
lion , rogaisons.
RoûGKo ; La gale ordinaire ; la
rogne , ou gale invétérée. On prononce , noix de gale , comme la
gale , ou pustules des galeux. —
Roûgno , au figuré , une corvée,
un os à ronger.
RouGJN'oujNÂDo; La selle, en terme
de cuisine, ou le filet du mouton audessus du rognon : c'est la partie
antérieure ou le plus près de la tête
d'une longe qui contient les rognons,
ou les reins, et la partie de l'épine
du dos qui répond dans le bœuf à
l'aloyau.
La longe est la partie du derrière de ces animaux , qui s'étend
depuis les côtes jusqu'à la queue
exclusivement.
C'est dans les reins que se fait la
sécrétion ou séparation de l'urine
avec le sang : elle s'y amasse dans
le bassinet , d'où elle est apportée
par les uretères dans la vessie.
Les reins sont aussi le premier
îiége du calcul de la vessie : c'est
là que se forme le premier noyau ;
il s'accroît dans la vessie, paf l'addition de plusieurs couches l'une
6ur l'autre ; dans les pierres crétacées et terreuses , par les grains de
sable dans les calculs arenacées ;
et par la cristallisation des aiguilles , dans les pierres murales.
ROUGNOUNAL ; La hanche, ou le
côté.
ROUGHOOS ; Un galeux.
Dêoals
rougnous ; dette verreuse.
lioùiRE , rourë , ou rouvre. Voy.
Moûvë.
RofrlRÊDO. Voy. Rouviêiro.
Roures , ou roujhël ; Le rouge

R O Ü
dont les femmes se barbouillent'
le joues , pour se dissimuler à ellesmêmes et aux autres leur pâleur.
On dit rouge, et non rouget, qui
est un poisson de mer.
Le mot fard est un terme générique qui s'entend du blanc et du
rouge , mais plus particulièrement
du blanc. Les femmes qui font le
plus parade du rouge , n'oseraient
avouer le blanc, quelque apparent
qu'il soit : il est moins honteux
d'être pâle ou jaune , que d'avoir
une nuance trop foncée de brun.
RouJHEîHA ; Paraître rouge, tirer
sur le rouge.
ROUJHÊTO. Voy. Sôfw.
ROUJHIJVA ; Faire du bruit,
comme les roues d'un chariot qui
ne sont pas graissées.
RoujHiNOLis ; Rougeâtre.
ROUKÉ , et son féminin rouhêlo,
diminutif de ro, ou roc ; petit rocher,
petit bloc de roche. — Pierre plate
de grès , par lits , de quelques pouces d'épaisseur , d'où l'on tire de
larges dalles pour paver ou carreler
les appartemens.
ROUKÉ ; Un rochet de dévideuse
ou de moulinier de soie : grosse
bobine à deux rebords, collerette de
pèlerin. — Camail d'évêque.
ROUKIÉ. n. pr. dérivé de rôco ,
signifiait un carrier ou mineur qui
détiiche des roches. C'était le même
aussi qu'habitant des rochers ,
comme nous disons encore , merle
roukié ; merle qui fait son nid dans
les rochers.
ROÙL ; Un gros tronc d'arbre. —
Un rouleau. Roui dë télo ; pièce de
toile en rouleau.
ROULIA ; Battre , rosser, rouer
de coups.
RODLIOO, ou rouvilious; Rouiilé,
couvert de rouille.
ROUMAN; Romain. Ce terme, en
tant que nom pr. doit être rendu
par Roman ; et non , Romain. St.
Roman.
ROUMAN , est aussi le nom d'une

�ROU

ROU

«43

ancienne langue qui se forma précision des termes , jointe à
principalement dans nos contrées toutes les grâces du style. C'est le
des débris du latin, lorsque cette jugement qu'eu portait un ancien:
laugue-ci vint à s'altérer et à se auteur catalan, dont Ducange rapcorrompre par le commerce forcé porte le passage suivant.
des anciens habitans du pays avec
" Es tan gracioso , dit cet auteur,
les peuples du nord de l'Europe , « en parlant de notre Roman , tan
sur-tout avec les Visigots et Iss « cortësa'no ; sentênlioso , é dolce q'è
Bourguignons , qui se répandirent « non ai lenguá qê ab mas breous
comme un torrent dans la province « parolas diga mas , é meliors conRomaine ou Narbonuaise ; brûlant, " ceptes ; tenint ën tot una viva
ruinant , saccageant partout sur « semblansa ab sa mare la tina. n
leur roule , et où ils finirent par
Nous avons dit notre Roman en
s'établir à demeure , et y régner citant ce passage : il est certain eit
paisiblement.
effet que cet ancierç langage est le
C'est relativement à l'origine que même , à quelque chose près, ou
ce langage tirait principalement des qu'il fait le fond de celui qui nous
Romains , qu'on l'appela Roman ; est propre, et qui, d'âge eu âge,
c'est-à-dire , Romain , langue ro- s'est perpétué jusqu'à présent dans
mance , ou romancière , et enfin notre province , et plus ou moins
langue torte , ou roman rustique ; dans les provinces voisines : c'est ce
c'est-à-dire , latin corrompu ou que répète plusieurs fois Dom Vaisaltéré ; et il l'était si fort dès le sette dans l'Histoire de Languedoc.
dixième siècle, que le peuple n'en- Ce savant bénédictin était bien en.
tendait plus celui des livres , et état d'eu juger , étant natif de cett»
qu'il cessa dès-lors d'être langue province , où il avait long-temps
vulgaire.
habité ; et personne d'ailleurs
Ce latin dégénéré sous les Visi- n'ayant eu d'aussi fréquentes occagots , fut plus connu ensuite dans sions que lui de comparer notr»
nos provinces méridionales, sous idiome avec d'anciens titres ou
le nom de langue provinciale , ou des pièces écrites dans la langueT dei
provençale ; soit parce qu'elle avait troubadours.
pris naissance dans la Gaule narLe passage précédent, qui est
bonnaise , appelée province Ro- en roman de Catalogne , justifie
maine , ou absolument province : aussi la remarque du même auteur;
soit à cause de la célébrité que lui savoir , que cette langue prenait
donna , au XII.e siècle , Raimond différentes formes, selon les pays où
de Saint-Gilles , aomte de Tou- celle des Romains avait été mêlé»
louse , qui étant devenu maître de avec un idiome étranger. Il parait que
cette même province , qui s'éten- le roman de notre province l'empordait encore plus à la droite qu'à tait sur celui des autres du côté de,
la gauche du Rhône, protégea et cette forme , si l'on en juge par
encouragea par ses bienfaits ceux l'accueil distingué que les princes
de ses sujets qui cultivaient ce nou- voisins faisaient à nos troubaveau langage, sur-tout les trou- dours , qu'ils attiraient à leur cour,
badours , ou les poetes, qai con- et dont ils étaient avides d'entendre
tribuèrent le plus à en étendre le les chants et les vers.
nom et la réputation.
La langue de ces poètes fut conCe fut du temps de ce prince nue aussi chez les peuples du nord
que le Roman se perfectionna au des Gaules , qui vivaient sous la
jioint j qu'on y remarquait déjà la domination des Francs ; mais ellft

�244
ROU
(ut d'abord sur le pied de langue
étrangère à l'usage des gens rte lettres , ou tles personnes d'un certain
rang, puisqu'il y en avait des maîtres , et qu'on l'apprenait comme
le latin ; c'est ce qu'on peut con jecturer d'après ces vers du roman
de Guariu.

y

A l'école il fut quant il fu pelis ;
Tant &lt;je il sot rohians et la;îai.
Notre langage, avait le droit d'aînesse sur celui qui était propre aux
Francs , ou sur le français , qui
commençait à peine , et qui n'était
qu'un jargon barbare , lorsque le
roman était une langue déjà formée et très à la mode.
Dom Vaissette et les auteurs de
la nouvelle diplomatique , en ont
trouvé des monumens dès le neuvième siècle, taudis que ceux du
français sont, disent-ils , tout au
plus du onzième , et que la plus
ancienne pièce qu'ils ont pu trouver est une traduction française des
homélies de St. Bernard , faite
dans le douzième siècle.
Mais l'ancienneté n'était pas le
seul titre qui relevât notre roman
vis-à-vis du français : cette langueci s'était formée dans les provinces du nord de la monarchie , : où
les Francs, peuple féroce et plus
belliqueux que;lettré, étaient en
plus grand nombre que les Gaulois
ou que les -.Romains d'origiue: le
latin même de ces derniers n'avait
pas, à beaucoup près, lorsqu'il était
vulgaire chez eux, la pureté de celui
de la province rom ine ; le langage
qui résulta de ce latin avec le jargon
des Francs, dût se ressentir de la
barbarie tudesque.
Notre roman, au contraire, prit
naissance dans une province dont
les habitans étaient presque tous
Romains , ou de mœurs ou d'origine;
ils en avaient depuis long temps les
droits; ils en avaient pris les arts èt
la politesse i ils en parlaient la ian-

R O U
gue, au rapport des auteurs, comme
dans Rome même: le roman en était
une imitation; il était tout naturel
qu'il eu approchât de près du côté
des agrémens et de la délicatesse.
Mais telle est la vicissitude des
choses d'ici-bas; la langue française
devenue, par les circonstances les
plus favorables, celle de l'Europe,
a été portée à tiil point de perfection rai la met de pair avec celles
d'Athènes et de Rome ; taudis que
le roman, ou notre languedocien,
qui eût dédaigné autrefois de lui
être mis en parallèle, est aujourd'hui à Paris dans la classe des
jargons , et tout au plus des jargons
agréables. Voy. les articles l'aies ou
palouës, et Troubadours ; O, oc.
ROUMANÂJHË. Voy. Roumovdjhë.
ROOMAKÉL, ou dôrg/ië; Orouge,
substantif féminin; mie belle oronge:
le plus délicat des champignons, ou
le moins malfaisant ; il est de la
nombre ise famille des laminés. Le
dessus du chapiteau est d'un orange
vif tirant sur le rouge d'écarlate ;
le dessous est couleur de jonquille
clair , ou lavé. II porte de plus,
vers le milieu du pied , un collet, ou
anneau blanc.
Il est aisé de confondre, au premier coup d'ceil, ce champignon
avec une autre espèce de même
genre , qui est un poison mortel -,
et la ressemblance est si grande ;
qu'on a fait quelquefois cette méprise. On reconnaîtra cette dernière esp'ce aux caractères suivans.
Ce champignon vénéneux , de la
forme et de la taille de l'oronge,
a de plus le dessus de son chapiteau de la même nuance de rouge
orangé; mats le dessous, ou les
lames sont blanches ; de plus le
dessus est pat semé de petits flocons blancs, qui faisaient partie
de sa coi fié: eniin le pied manque
de l'anneau , qui en général est un
bon garant de la salubrité des
champignons lamines.

�ROU
Roûjkë coum'un roumanel ; ronge
comme une écrevisse, ou comme
.un chérubin. Roumanel paraît être
le même que romain. Ou disait,
boulé roumanel ; champignon romain. Cette espèce en effet est
connue aux environs de Rome.
. ROUMANIE ; Un balancier: artisan
qui fait les balances et les romaines.
ROUMANIS ; Romarin , rosmarinus
ojficinalis, L. Lou dimer^hë dus
roumanis ; le dimanche de la sexagésimc , auquel les jeunes gens de
certains villages portent de grand
matin du romarin à la porte des
jeunes filles de leur connaissance.
ROUMÂNO; Romaine, ou peson.
Lou gran pes, lou picho pes dë la
roumdno ; le côté fort, le côté
faible de la romaine. Il y a trois
crochets à une romaine. Ou accroche à celui du bout la chose
qui doit être pesée : le suivant ,
ou celui du milieu qu'on tient à
la main, ou qu'on accroche à une
barre , est le. point d'appui du côté
fort ; et. Je troisième , le point
d'appui du côté faible.
ROUMATÎCO ; Rhumatisme. Lorsque la même douleur attaque la
hanche, e!est une seiatique.
ROÙMÈ , ou roumec ; Une ronce.
— Une épine.
ROUMÊCO , .baragrigno , faraindouco.^paparoûgno, grafagndoudo,
etc. L'ogre, le. moine bourru , la
barbé bleue : fantômes eifrayans
dans l'opinion des femmelettes, el
pareils au babdou que les nourrices
font mal à propos redouter au\
enfans pour les faire taire ; ce qui
remplit leur esprit de terreurs, dont
ils ont peine de se défaire dans un
âge plus avancé.
ROUMEQAS , ou rounzas ; Un hallier, ou une touffe de fonces.
ROUMÉSTAN. n. pr. Serait-ce le
même que Roinanie , ou Gaule romaine, que les anciens auteurs donnaient à la première Narbounaise ,
dontle Languedoc faisait une grande

ROU
partie ? La Natolie portait autrefois
le nom de Roumeslan.
RouMi ; Mûre de ronce.
ROUMIA ;
Ruminer. Toutes les
bêtes à corne ruminent ; c'est-àdire , qu'elles font venir la mangeaille de l'estomac à la bouche,
pour la mâcher à loisir, lorsqu'elles
n'ont rien de mieux à faire.
On dit au figuré pour reprocher à quelqu'un la trop bonne
chère qu'il fait, ou roumiaras ; tu
jeûneras un jour de ce que tu as
de trop aujourd'hui, ou ce que tu
as de trop te manquera un jour.
p^os pa mnnjha ? roumio ; tu ne
veux pas manger ? ronge ta litière.
Voy. Rëganta.
Roustfon ; Pèlerin qui va à Rome,
et dans le st. fam. un romipète. en
v. fr. romier, ou romieu ; n. pr.
du lat. romeus.
ROUMOVA.THÉ ,
ou roumanajhë ;
Pèlerinage à Rome en conséquence
d'un vœu, ou d'une simple envie
de courir ; formé du lat. romeevagus.
i ■■
ROUMPËDÙRO ; Fracture d'os.
RÛUMPRÊ , ou ësfata; Essarter,
ou défricher un champ , en arracher le bois, les racines , les
pierres, pour le rendre propre à
être ensemencé.
RouMPèDO ; Un défrichement,
une novale : terre nouvellement
ouverte, ou défrichée et mise en
valeur.
ROUN ; Le turbot : poisson de
mer. en lat. rhombus.
ROUNA ; Gronder , clabauder.
ROUNCA ; Ronfler, b. br. roncha.
en grec, renco , roncaso.
ROUNCA; jeter, lancer. Rounca
për sol ; jeter par terre.
ROUNCADÎSSO ; Ronflement.
ROUNCÂIBE ; Ronfleur.
ROUNDËLËJHA

;

Rôder.

, ou rëna ; Geindre ,
gémir , pleurer à demi , ne pleurer
que d'un œil, par grimace, par
habitude 7 sans sujet raisonnable.
RouNDINA

�»4«

ROU

ROU

—- Roundina ; gronder ,

quereller

par mauvaise humeur.
ROUJVDINÁIRE ; Uu pleureur , et
dans le st. fam. un pleurard.
ROCJNDÎNO ;
Plainte , gémissement ordinaire aux enfans gâtés,
qu'on appelle par dérision , roundino-pan-cdou.
ROUKDINOUS;

Grondeur, inquiet.

Un biel roundinous.
ROÛNDÔTO ; Le lierre terrestre,
ou la terrèche : plante annuelle
rampante qui croît dans les endroits
humides ; elle a une odeur forte et.
désagréable. Sa feuille arrondie et
crénelée est un béchique incisif trèsrecommandé pour les maux de poitrine, pour le crachement de sang,
pour les pertes. On le prend eu guise
de thé.
ROUNFLA; S'ébrouer : on le dit
des chevaux. Rounjldvo cado cop lé

foc per las nazicos.
ROUNFLÉ ( à ) ; A foison , abondamment. N'a à roûnjlë ; il en re-

gorge , il fait litière d'argent, il
en a à gogo. st. fam. il se roule
Sur les écus. Azdiga à roùnjle ; inonder les plantes qui souffrent de la
sécheresse.
ROUMGA ( si) ; Se défier, se douter , soupçonner.
ROUNSIN. v. 1. Cheval de vilain ,
cheval de service. Les dextriers
étaient des chevaux destinés pour
les joutes ; les coursiers , de moyens
chevaux pour la guerre ; les palefrois , des chevaux de cérémonie
pour les dames , dont les montures
ordinaires étaient des haquenées.
ROUMSA, ou rounza. en v. 1. rousar : Jeter. Lou rounset pel sol ; il
le jeta par terre. Dë las Jënèstros
dë las mdisos lor an rounsat tan dé
calhdoits é d'digas bol/tentas. Hist.

des Albigeois.
Së rounza su Vënëmi ; se jeter à
corps perdu sur l'ennemi. —Rounza;
vomir. L'digo tëbëio fa rounza.
líounzAS, rounzié , on roumëgas ;
Une ronçaie, un, ronceroi ? un

hallier , ou une touffe de rônce*.
RoùszÈ, ou roumec ; La ronce :
arbuste propre à fournir des bouchetures pour les vignes : ses mirres sont rafraîchissantes. On fait
bouillir les tendrons, ou sommités
herbacées de la grande ronce, pour
des gargarismes dans les maux de
gorge.
Il y a une espèce de ronce sans
épines que les botanistes ont appelée , pour s'égayer , la ronce de St.
François : l'histoire de ce Saint
rapporte , qu'il se roula nu sur des
ronces, pour réprimer uue tentation de la chair.
ROUPÎLIO ; Vieux manteau , guenille de mendiant. -- Une souquenille : habit de travail.
Une roupie, en fr. est la goutte
d'humeur que le froid , ou la vieillesse font distiller du nez. C'est
aussi une monnaie des Indes orientales.
ROÛRË. Voy. Rouvë.
* RousÊ ro , diminutif de ròso ,
d'où vient le fr. rosette, s'entend
comme eu français d'un ornement
d'architecture, d'une petite pièce
ronde de métal qu'on met aux manches de couteau pour retenir la
rivure des clous, d'un nœud de rubans. On appelle rousëto, un enfant ou une servante qui porte le
nom de Rose , les fleurs du rosier
de Bourgogne , etc.
* RousiÉ ; Rosier : arbrisseau
très-connu par la perfection , l'éclat , la couleur et le parfum de
ses fleurs , auxquelles ou compare
tout ce qu'il y a de beau, de riant
dans la nature : la fraîcheur , la
beauté , les grâces, la jeunesse ,
le teint de la vierge , le plaisir
pur , etc. Chantée par tous les
poètes , depuis Anacréon et Sapho,
Bernard lui prête une âme et l'appelle, reine de l'empire de Flore. Eu
effet , dans un parterre, au milieu,
de cent autres espèces de fleurs »
c'est la rose que nous préférons*

�R O Ü
r a un

grand nombre d'espèces
de rosiers. Redouté , le plus habile
des peintres de fleurs , et F. Didot,
qu'il suffit aussi de nommer, ont
associé leurs taîens pour nous les
faire connaître ; ce que nous avons
TU de leur ouvrage est digne d'eux;
c'est annoncer qu'il est parfait.
ROUSSE , ou roussët, diminutif
de roux. Dë pan rousse ; du pain
de recoupes : paiu blanc ordinaire
de la seconde qualité que font les
boulangers.
ROUSSE , ou majliôou ; Un jaune
d'oeuf. — Un louis d'or. — Roussët.
n. pr. qu'on rend en français par,
Rosset, quoique la voyelle ou soit
très-française.
ROUSSEGA ; Traîner. V. Rcbala.
ROUSSEGÍDO ;
Traînée , trace
qu'où fait avec ce qu'on traîne.
Roussëgddo dë Vardii ë ; légère trace
que fait sur le chemin le bois de
la^charrue renversée sur le joug ,
lorsqu'on va labourer un champ.
ROCISSËGADOU ; La partie de la
charrue qui fait cette trace. Cette
situation de la charrue renversée
est décrite dans ce vers de Virgile :
ÍI

Aspice aratra jugo ri'ferunt suspensa
juvenci.
ROUSSEL , roussêlo , diminutif de
rous et n. pr. Rousseau, qui a le

R O B

s47

roussignoulë , se disent au figuré,

de quelqu'un qui a une belle voix,
que l'on compare à celle du rossignol. Chacun sait que c'est l'oiseau
dont le chant est le plus harmonieux , le plus varié, le plus éclatant.
ROUSSILIA , ou rouvifia ; Rouillé.
Roussi'.io. n. pr. Rouille.
ROUSSILIOU. n. pr. Morceau de
fer rouillé.
* ROUSTI ; Rôti. Se dit des campagnes brûlées par le soleil du Languedoc.
* ROUSTÎDO , ou afachâdo ; Châtaignes rôties. Dë roustidos që fiîmou ! cri des femmes qui vendent
par les rues des châtaignes rôties.
ROUSTÎDO ; Lue rôtie au vin et au
sucre ; c'est une tartine , lorsqu'on
étend, sur une tranche de paiu , du
beurre , ou du fromage mou , ou
de la marmelade, etc. C'est un ramequin , lorsqu'on étend sur le
pain certaines parties délicates des
animaux , cuites , hachées menu ,
et assaisonnées de civette , de persil , etc.
ROUSTUÏS , ou rdoumi ; Odeur
de roussi , ou de rissolé : odeur
désagréable de cuir, de corne, ou
d'étoffe brûlées.
ROUT ; Rot : ventosité de la
bouche , qu'où ne souffre pas plus
dans le monde , que celle qu'on
laisse aller du côté opposé.
ROUTÉE , ou
routé ; Rompre ,
casser , briser. Voy. Coupa.
RoûvÉ , rôirë, roùrë ; Un chêne,
un chêne-blanc ; du lat. robur. b.
lat. rover, casnus. en v. fr. rouve ,
quêue. en itai. rovere. C'est de li
que dérivent les n. pr. du Roure
et de la Rovère. Les maisons de
ces noms portent en conséquence
un chêne dans leurs armoiries; quer-

poil roux. Ou le dit aussi des cheveux blonds.
ROUSSÊÏO , terme de boulangerie;
Les recoupettes. Voj. Rëprin.
ROUSSETO. Voy. Co-roùjho.
Roussi ; Cheval,monture. Roussi ;
vieux cheval, ou rosse.
ROUSSIÊIRO ; Le verdier des haies,
«n lat. ehloris luteola : oiseau du
genre des moineaux : il a le dos
roux tirant sur le jaune, le ventre
est jonquille ; le bec pointu , conique, les narines très-près du plu- cus robur , L.
mage et surmontées d'une petite
ROUVÊIROL , rouvéirôlo ; petite
écaille. On ne peut le confondre chênaie , diminutif de ,
qu'avec l'ortolan.
ROUVIÊIRO , ou
rouvëdo ; Une
* Roussx;.'òüi;, et son diminutif rouveraie, une chênaie, eu v. fr.

�H»

R O U

une rouvroie : lieu planté de chênes - blancs. Rouvêdo et rouvroie
ne sont aujourd'hui que des n. pr.
IíouvÊmòou , ou rouveirol, et au
fém., rouvêirôlo. n. pr. diminutifs
de rouviéiro ; Hosquet de chênes.
ROUVIL ; Fruit avorté , rouillé,
chétif, entiché. Aco's pa qëdë rouvil ; ce n'est que du fretin , du
fruit de rebut.
ROUVIL , ou roubil ; La rouille
des métaux.-La margelle d'unpuits.
*ííouviLiA, ou roubilia ; Rouiller.
Voy. Desroubilia.
ROUZA ; Rouir le chanvre. Rouzadou ; un rutoir.
ROUZAR. v. 1. Voy. Rounsa , ou

rounza.
RouzÉGA. Voy. Rouziga. — Rouzêga. Voy. Aclapa.

; Rongeure , maugeure : l'endroit d'un drap, ou d'un
pain rongé , ou mangé.
ROÜZEGOU. Voy. Rouzigou.
ROOZÊLO , ou parpel ; Le coquelicot , le pouceau : plante annuelle
à fleur rouge , d'où la couleur appelée , ponceau tire son nom. Les
feuilles tendres du coquelicot sont
une bonne plante potagère. La (leur
est recommandée contre la coque*
luche , ou toux opiniâtre.
ROUZÊLO , est un diminutif de
rose. C'est comme si l'on disait eu
ital. rosella ; petite rose.
ROUZÈN ; Ardent. — Rouge.
ROUZÊRGHE ; La patience, dont
il y a une espèce à très-i randes
feuilles, qui est une piaule potagère.
La patience sauvage est purgative. Sa racine entre dans les bouillons apéritifs. On ne distingue la
patience d'avec l'oseille longue ,
qu'en ce que la première n'est point
aigre, ou qu'elle l'est très-peu.
La rhubarbe qui croît en Tartarie est une espèce de patience,
de même que le rapoutic , dont la
racine imite par sa couleur la racine
de la rhubarbe.
ROUZIGA, -rouziga ; Ronger
un
ROUZBGADÙRO

R U B
os, ronger ses ongles. Rouziga lou
pan ; mordre dans le pain. Rouziga.
qnoucus ; gruger quelqu'un , être
sur sa croûte.
ROUZIGARIÉ ; Mangerie.
au figuré , exactions par lesquelles on
ruine les pauvres gens. On invente
tous les jours de nouvelles mangeries. Acad.
RODZIGOÜ ; Un trognon de pomme , de poire , etc. ou ce qui reste
du cœur de ces fruits, après qu'on.
a mangé tout autour. — Rouzigou ;
reste du pain où l'on a mordu. Je
ne veux pas , dit-on, manger ses
restes ; sous rouzigous.
j
ROUZIHA ; Bruiner. Rouzino ; il
bruine.
ROUZÎNO. Voy. Përuino , ou përëzino.
ROZILHAR.
ROZILHS.

v. 1. Rouiller.
v. 1. Houille. Amassats

h vos tëssdour él cel o rozds ni arnas noV dëstroziran , ni lâiro noV
fùiran niï1 panaran ; où il n'y a ni

rouille , ni vers qui les consument,
ni voleurs qui les déterrent et qui
les dérobent.
Rôzo ; Espèce de pomme d'api
qui ne vaut pas celle qui est connue
sous ce nom à Paris.
RUBÂRBO ;
De la rhubarbe de
fromage : sorte de mets qui n'a
rien de commun avec la drogue
médicinale de ce uom : on le prépare avec les ratissures du fromage
appelé de Roquefort; qu'on ratisse
à plusieurs reprises dans les caves
de ce nom , avant que la croûte se
forme.
Ces ratissures étant pétries ensemble et assaisonnées avec du vinaigre , de l'eau-de-vie , des clous
de girofle et du sel piles , se conservent dans des pots bien bouchés,
où elles acquièrent en vieillissant
un goût piquant qui les rend trèsappétissantes ; et c'est ce qu'on appelle , clans le pays, de la rhubarbe,
sans doute à cause de la vertu
qu'elle a d'exciter l'appétit.

�R U I

R U M

249

construction d'un autre bâtiment.
Le mot ruine , en français , se
conde.
met au pluriel pour signifier, non
* RUBÎSSO ; L'adonis : plante.
RUDEJHA ; Rudoyer ,
dire des les gravois , mais les restes d'un
duretés , traiter avec hauteur , avec bâtiment, et principalement la partie qui est encore debout : ce sont
rudesse, pr. rudoaié.
ces ruines qui font le sujet de cerRUDELA ; Dégringoler, descendre
tains tableaux ; et c'est dans ce sens
avec précipitation les montées.
que La Fontaine dit :
RÙDO ,• Lajrue , ruta gravevl'ns ,
"L, : plante que les médecins recommandent do porter sur soi dans les Les ruines d'une maison peuvent se
réparer :
maladies contagieuses. Elle dissipe
Que n'est cet avantage
les vapeurs hystériques et provoPour les ruines du visage.
que les évacuations du sexe.
RDL,- Rouillure. - Crasse du visage.
RUFA ; Froncer , rider. — RechiRÜLIA ;
Grimacer , froncer :
gner.
terme de couturière. On le dit
RUFADIS : Froncement.
d'une pièce mal appliquée , trop
RIJFE ; Raboteux , rude au toucher , hérissé de poils , plein d'as- froncée et qui grimace.
RUIXA , ou rëdoula ; Rouler , et
pérités.
dans le st. fam. dégringoler. Lis
RÜFO ; Ride , plis , froncement ,
fagké rulla lous ëscaliés ; il lui lit
froissement d'une étoffe.
* RuiSA ; Ruiner , ruiné. Lou dégringoler les montées.
RuixÂno , rëdou'ct , OU Puila~
j/iio l'a ruina ; es dëjhà ruina.
Ruiwo. Ce terme se prend dans doûiro ; Roulade , l'action de rouler
un sens vague et général pour les de haut en bas. au figuré , fa lai
décombres , ou les débris d'un bâ- ruHddo; finir certains ouvrages oit
timent, et sous ce nom l'on com- l'on a travaillé plusieurs ensemble,
prend les gravois , les plâtras , les et les finir par un régal que le maître donne aux ouvriers ; ce qui a
pierres ; et non, les ruines.
L'on comprend plus particuliè- lieu à la fin des vendanges , du tirement sous le. nom languedocien , rage de la soie et de la récolte des
ruino , les menus débris de mortier châtaignes.
RÙLLË , rùllo ; Plein comme un
d'un mur démoli : ce sont ces débris qu'on appelle en français gra- œuf; se dit de quelqu'un qui a le
vois , et que les maçons de Paris ventre trop plein.
RÙLLË ; Le rôle des trois perappellent par corruption gravas.
Ou dit , enlever les gravois , dé- sonnes mises dans chaque échelle
combrer une place embarrassée par au rang des consuls qu'on doit élire.
RULLÊ ; La meule d'un moulin
les gravois. Les rues où l'on bâtit
sont encombrées de gravois ; et à monder, ou moulin à gruau.
RULLÊ ; Le moulin lui-même.
non, de ruines.
Le même terme français se prend Cette meule rouie sur elle-même
aussi pour la partie la plus gros- et sur sa carne , et décrit en rousière du plâtre qui reste après qu'on lant une circonférence autour d'un
l'a sassé. On dit dans ce seus , centre : telle est celle aussi du mou*
lin à écraser les olives.
battre les gravois.
RUMA , rumèga , ou rima ; Rôtir ,
Les décombres sont dans un sens
plus particulier , les plus gros mor- rissoler.
RUMADÛHO ; Brûlure , le brûlé
ceaux de pierre , ou oie plâtras qui
peuvent servir, ou entrer daus la du pain.
Sa
s..
RUBËS ,

ruMso ; Rubicond , rubi-

�a So
IÍÚJVA.

R U S

v. I. Combat. De là le
n. pr, Rune.
Riùos ; Les rides du visage.
IIUPA ; Rider, hérisser; Acofa
rupa lé pul del cap ; cela fait dresser les cheveux sur la tête.
Ruse ;Ecorce. au figuré , habit,
justaucorps.
RUSCÂDO; Lessive. Fa la ruseddo;
faire la lessive. Rusca; lessiver ,
faire la lessive.
ROsco ; L'écorce des arbres,
celle des jeunes chênes propre à
tanner les peaux et les cuirs.
Lorsqu'on parle de cette dernière écorce comme marchandise
de tannerie , on la met au pluriel ,
et l'on dit, faire les écorces, les
vendre ; les écorces viennent bien
cette année, etc.
Rosco ; Le tan , ou l'écorce brisée et moulue dans un moulin à tan.
On met le tan par lits alternativement avec les peaux qu'on tanne
dans une fosse à tan. C'est par ce
moyen que le cuir devient fort
et que les peaux de veau ou de
mouton acquièrent de la consistance et de la souplesse , en se pénétrant des sels et des huiles , qui
abondent dans l'écorce beaucoup !
plus que dans le bois , et qu'on
détrempe au moyen de l'eau dont
on remplit la fosse.
Les pêcheurs marseillais tannent
leurs filets avec de la poudre d'un
gros gland qu'on tire d'Espagne ;
ce qui les rend d'un plus long service et moins sujets a pourrir.
Rûsco ; La tannée ,• c'est le nom
qu'on donne au tan qui a déjà
servi dans les fosses et qui n'est
plus bon qu'à brûler, ou à faire
des mottes à brûler ; et non, des
taurbes. Voy. Moàto.

RUS
Il se forme *ur la" tannée longtemps exposée à l'air et après les
Joies d'été, une végétation appeéc, fleur de tannée , qui est une
plaque de matière jaune, molle, et
de la nature du champignon , dont
elle a l'odeur : elle est employée
en médecine.
A voir cette affectation des champignons , de croître sur les débris
des végétaux pourris , ou qui commencent à le devenir , on serait
tenté de croire à cet axiome péripatéticien. (Corruptio unius est gencralio alterius. )
Le terme rûsco , et les trois suivans qui en sont formés , dérivent
du celtique , ruse, en b. br. ruske-n ;
écorce. Rtiisg , en gallois.
RUSKË; Coin à écorcer. - Moulin
à tau.
RUSKËTHA
Ecorcer un arbre %
pour les tanneries.
RUSKEJHÀIRË ; Un écorceur : on
n'écorce les chênes que vers le
mois de mai , lorsqu'ils sont en
pleine sève , après une pluie qui a
trempé la terre , et qui fournit un
surcroît de sève. Les écorecurs
commencent par tauuer ( saba ) le
pied de l'arbre , avant d'y introduire le coin à écorcer.
RUSKIÉ ; Cuvier de lessive , ou
à lessive. Voy. Tino.
RUSSE ; L'épervïer : oiseau de
proie, en lat. accipiter columbarius.
11 est l'ennemi des pigeons.
RussÊou ; Du cuir , ou de la
corne brûlée dont la fumée est un
anti-hystérique. Les femmes du
menu peuple emploient ce parfum
contre les vapeurs de cette espèce.
Aco sën lou russêou ; cela sent la,
savate brûlée.

Í

�t\5t

S

UNE

es , substantif féminin.
Nous n'avons point en languedocien de mots qui commencent par
une Î, suivie d'une autre consonne.
Le défaut d'habitude à cet égard
nous fait trouver en conséquence
une sorte de rudesse dans la prononciation des mots français qui
commencent par , se , sp , sq , si ;
tels que , scrutin , scandale , scorbut , scapulaire , spectacle, spectre , spirituel , spirale , squelette ,
stable, statut, studieux., stomachique , style , stupéfait, et semblables , que nous prononçons d'une
manière qui nous paraît plus naturelle ; savoir , en faisant précéder
l'í d'un e : c'est ainsi que nous
prononçons les mots précédens ,
escrutin , escandale , espectacle ,
espectre , estatue , estudieux , etc.
prononciation vicieuse , difficile à
corriger , à moins d'une attention
particulière et d'un exercice fréquent.
La manière dont on fait épeler
l'í dans les écoles contribue beaucoup à la faute dont nous parlons :
on y serait moins exposé , si l'on
s'était accoutumé, en épeiant cette
lettre , à dire , se , au lieu de esse ,
ou esso ,qui est la méthode vulgaire.
On retranche depuis long-temps
l'í de bien des mots où elle entrait,
sans être prononcée : tels étaient ,
par exemple , ëstancer , escrire ,
eschaulfer , esclair , Nismes , pasque , pastre , pasquier , etc. qu'on
écrit et qu'on prononce , élancer ,
écrire , éclair , (échauffer, JSJines,
pâques, etc. en marquant d'un acpont aigu , ou d'un chevron la
voyelle suivie autrefois d'une Í ; et
les languedociens ont un erand
iijjiiita^e dans celte accentuation j

S A
ils n'ont, le plus souvent qu'à consulter la prononciation de leur
idiome , qui répond aux termes
dont l'i doit être muette.
ïl n'en est pas de même des mots
! sui vans, où il faut garder l'í, même
\ dans la prononciation : tels sont ,
! esturgeon , escacher, escompte,
escompter, espalmer , solécisme,
; catéchisme , les villes de Sens,
j de Klreims , d'Alais , bourgue' mestre , palastre , bas d'estame ,
îles vents d'est, d'ouest, ustensile,
! cataplasme , puisque , presque ,
! jusque , etc. Il y a bien des perI sonnes qui, croyant prononcer d'une
Ì façon plus coriecte , disent, caté! chiihe , prèque, juque, puique , etc.
i Ce qui est fort éloigné de la bonne
prononciation.
L'Í se prononce en français avec
la prononciation du zède , lorsqu'elle
est entre deux voyelles ; comme
dans , misère, confiseur. Et si on
en excepte les trois mots suivans,
transiger, transition , transitif,
où l'.v a le son du z , partout ailleurs cette lettre garde toujours le
son qui lui est propre , ou son sifflement ; comme dans, persuader ,
persécuter , persuasion , etc. (Quelques languedociens prononcent cependant , mal à propos , contis=eur,
et persécution.
SA , ou sap ; Le sapin : arbre
résineux et de haute futaie. Ses
feuilles , qui sont simples et plates ,
ressemblent à celles de l'if, et sortent une à une d'une gaine : ses
pommes coniques se réfléchissent
en haut. 11 vient sur les mo.-itagueï
des pays froids, eu lat. tíbies.
SA. Voy. Sup.
SA , ou sas. v. 1. Sain ; latin ,
sanus. I\o a obs al sas di tnêjhásf

�áSs

S A. B

S A B

mais als maldoulës ; ce ne.sont pas fruits qui ont perdu leur suc pour
ceux qui se portent bien , mais les avoir été trop long-temps gardés.
malades qui ont besoin de médecin. Irânjhë sabat ; orange sans suc.
SABATARIÉ. n. pr. de rue, ou de
SA ; Un sac. Sa dé véri ; sac à
malice. Les expressions sac à ble quartier d'une ville ; La sabaterie ;
et sac à terre , ne sont pas syno- et non , la savaterie ; parce que
nymes de sac de blé et sac déterre : c'est un n. pr. qu'il ne faut pas
dans les premières , on considère changer, et que d'ailleurs ce nom
les sacs relativement à leur desti- ne répondait pas autrefois à un lieu
nation : on les considère dans les où l'on ne f ît que raccommoder ou
autres , comme contenant du blé rapiécer les vieux souliers ; mais
et de la terre. Il faut en excepter à ce que nous entendons aujoursac à poudre , qui se dit également d'hui par le mot cordonnerie, où
de celui qui en contient, comme l'on faisait principalement du neuf.
C'était au temps ou les souliers
de celui qui en est vide.
Toûmbo counüun sa dë bla ; il simplement dits, étaient appelés,
tombe lourdement comme un bloc , en français, des sabates, ou sabatous. Voy. les articles, Courdougné,
pu comme une masse.
Subalié , et Sabdto.
SABA , en ter mes d'écorceur et
SABATÊLO , diminutif de sabdto ;
de greffeur ; Tanner. Ou tanne les
Petit
soulier.
jeunes tiges et les branches de chèSABATÉLO ; La sabatèle : chamneaux qu'on veut écorcer, en les
frappant a plusieurs reprises de pignon bon à manger et d'un genre
haut en bas avec la panne, ou le particulier. Le dessus de son chados de la hache, pour introduire piteau est d'un brun foncé et écailplus aisément le coin à tanner en- leux ; le dessous , qui caractérise
ce genre, est à réseaux ou à fostre l'écorce et le bois de l'arbre.
On tanne un rameau, ou scion settes , en losanges rangées régude franc pour greffer eu flûte, en lièrement autour du pied , d'où
tordant l'écorce du scion d'une elles partent comme d'uu centre
main qui l'empoigne, tandis qu'on en portion de cercle , et vont aboule tient fixe de l'autre. On ne sau- tir au bord du chapiteau. Ce desrait tanner un scion , que lorsqu'il sous devient jaune lorsque le chamest en pleine sève , ou que les plus pignon vieillit.
SABATIÉ.
Il n'est fait mention
hauts bourgeons commencent à
dans les anciens actes que des terpoindre.
mes sabatié , sabatarié et sabdto ,
SABA , au figuré ; Rosser , assompour exprimer ce que nous rendons
mer de coups.
aujourd'hui par les tenues , corSABA. Voy. Tara.
donnier , cordonnerie et souliers ;
.SABÂOUT ; Un savantasse : ternie
d'injure qu'on dit de celui qui af- et parmi nos noms pr. languedofecte de paraître savant, et qui n'a ciens , autrefois noms communs ou
appellatifs, on ne trouve que , saqu'un savoir confus.
SABARNÂOU ,
OU
adoubdirë de batié et sabatarié. en b. lat. sabaxouliés ; Savetier de campagne qui terius , sabateria ; et dans nos cava d'un village à l'autre , ou save- dastres en languedocien , où l'on
tiec ambulant des villes, qui établit marque le nom et la profession des
pour peu de temps son atelier aux personnes , on y trouve, par ex. ,
Jhan cabet sabatié , et la carièiro
coins des rues.
dë la Sabatarié. Voy. Courdougné.
SABAT ; Battu, daubé , assommé.
Le mot français-languedocienj
&lt;— Sabat, se dit aussi de certains

�S A B
courclougnê, est de nouvelle fabrique , de même que le français , cordonnier , sur lequelle premier a été
calqué ; et il deviendra peut-être
lui-même un ri. pr. lorsqu'un nouveau nom l'aura fait oublier.
SABÂTO , sabâta ; La chaussure ,
que nous appelons dans notre idiome du nom français , soudé , n'en
avait point d'autre anciennement
que celui de sabdto , ou sabate ; ce
qui paraît eutre autres par le proverbe : a trouba sabdto in soun pé ;
il a trouvé chaussure à son pied.
Les sabatés, ou insabatés , vaudois.
Le terme soulier, qu'on ne trouve
dans nos anciens titres que pour
signifier toute autre chose , est luimême plus récent en français dans
sa signification actuelle. C'est du
mot sabdto , malentendu, qu'on
a fait dans cette dernière langue
celui de savate , ou vieux soulier ,
quoique notre sabdto s'entendît absolument d'un soulier ; et non,
d'un soulier usé. Aussi le proverbe
disait-il : touto sabdto divin groûlo.
en espgl. çabato , soulier.
L'origine du terme sabâta se
trouve naturellement dans les deux
parties dont il paraît être composé :
savoir , sa, ou sac , et bdto , ou
pied d'animal : en sorte que sa bdto ,
ou sac de bdto, est le même que
sac, ou étui de pied ; ce qui convient ou ne peut pas mieux au
soulier, ou à l'usage qu'on en fait.
C'est de là aussi que le ternit
français , sabot , a peut-être ét."
formé ; car nous avons quelque rai
son de croire que la syllabe bot ,
ajoutée à pied dans le mot français,
pied bot, en était autrefois un synonyme , comme il y a bien des
exemples d'un pareil assemblage ;
( Voy. l'article Macari. ) et partant
sabot, ou sa-bot , serait encore le
sac ou l'étui du pied. Ce qui vient
à l'appui de ce soupçon , est qu'il
y a quelque rapport entre bol et
son féminin botte , chaussure de

S A B

a53

cuir qui a la forme d'une jambe
et d'un pied.
Nous dirons, par occasion , qu'on
ne voit que des brodequins et point
de souliers dans une boutique de
cordonnier représentée dans les
peintures d'Hciculanum. Le nom lat.
calceus ne s'appliquait peut-être
qu'aux brodequius.
SABATOUS ; Gros et vilains souliers. — Chaussons de peau, ancien
nom français des souliers.
SABÉ, ou sabèr ; Science , savoir,
érudition. — So ës à sabër ; c'està-dire , ou savoir, qu'on rendait
autrefois par , c'est à savoir ; comme on disait encore , on fait à
savoir. Sabié pa për qê ou prênë ;
il ne savait à quelle sauce manger
ce poisson, st. fam.
SABÉ.V ; Savant , sachant. Non
sabën ; ignorant.
SABER , sdonbêr , ou sauber. v. I.
Savoir. Deous o sab ; ( Deus scit. )
No vulhas août sabër , nias lëin ;
( noli allnni sapere sed. lime. J Eu
sei që lu ës sanli dë Deu ; ( scio te
esse sanclum Dei. )
SABER-MAL , sabër-si-mal. v. 1.
fctre fâché , trouver mauvais. Lo
princë dë la sinagoga sabié li mal.
SÍBI ; sabio ;
Sage , prudent ,
avisé. Sabis dë drëgs o dë dreilura.

v.

légistes , savans en droit.
, ou cadersabi ; Le genévrier sabine.
SABISÉN. Voy. Sâbi.
SABLAS ; Grand amas de sable ,
banc de sable, ensablement formé
par le courant d'une rivière ou par
le vent, qui, dans quelques côtes
de l'océan , ensevelit , ou couvre
à peu des villages entiers.
r^eu
iiëourë coumun sablas ; boire comme un trou, ou comme un templier.
SABLAS ; Sablière , ou carrière de
sable qu'on tire du milieu des terres. On dit une saisonnière , lorsque , au lieu de sable ou d'arène ,
qui est un menu gravier très-propre
1.

* SABÎNO

�s 5*4
à bâtir

5 A B

, la carrière contient, du
sablon plus menu que le sable , et
avec lequel on fait les enduits, ou
l'on sablonne la vaisselle d'étajn
pour la bien écurer.
SABLIÉ ; Un sable , ou horloge
de sable ; et non , sablié , qui est
le nom de l'ouvrier qui tire le sable
d'une sablière ou d'une saisonnière.
SABO ; La sève. Sâbo marsënco ,
sdbo d'agoust ; la sève de mars et
celle d'août.
La sève qui suinte de certains
arbres, tels que les chêneaux qu'on
vient d'écorcer, a une tendance à
s'organiser d'elle-même , et forme
sur la partie nue , ou écorcée du
bois , de nouvelle écorce très-distincte du bouriet de nouveau bois
qu'elle recouvre ; en sorte qu'il est
très-probable que la partie inférieure qui devient bois , aurait été
changée eu écorce , si elle avait
été à l'exposition de l'air.
Il y a tels chêneaux qui , étant
mis à nu par un temps humide et
par une sève abondante, se recouvrent ainsi d'une nouvelle écorce et
d'une croûte de nouveau bois , et
continuent de vivre sans se ressentir autrement de cette opération,
qui les fait ordinairement sécher
et mourir.
* L'observation précédente dérangera un peu les idées de ceux qui
veulent tout expliquer par des germes et par leur développement , au
lieu d'avouer qu'il y a dans la végétation des mystères où l'on se
perd , si l'on n'a recours , comme
les plus ignorans , à l'action immédiate du créateur.
SABOO ; Le savon. On le fait avec
de l'huile épaissie par un sel alcali,
tel que la soude, avec lequel on fait
bouillir l'huile. Il nettoie le linge
et le décrasse par l'affinité qu'il a
avec la graisse , qu'il dissout et
don il se charge : i'cau aidée du
frottement fait le reste.
SABQUHÂDO ; De l'eau de savon.

SAC

I

— Sahonniido ; savonnage , ou action de savonner. On dit , eau de
savon ; et non , savouuade , ni eau
savonnée. Mettre le liage à l'eau
de savon , à la saboiinddo. Bâilo-li
uno saboiinddo ; savonne cette chemise, donues-v un ou deux savonnages. Aco s'en anara ëmb'uno saboiinddo ; cela s'en ira avec un
savonnage.
SABOUNÂIRO ; Lavandière , blanchisseuse. Taplafiverçoûmo Vëstioùt
las saboundiros van al riou.
SABOÜRA ; Assaisonner un potage
avec du savouret. — Saboura ; savourer : goûter avec attention et
avec plaisir.
SABOURUN , saboura!, sabourial ;
Du savouret, que Rabelais appelle,
du viel savouriados : os rance et
décharné de porc salé , dont les
pauvres gens de la campagne assaisonnent leur potage : assaisonnement qu'ils préfèrent à celui de la
viande fraîche, pour laquelle ils
ont même du rebut. -- ''Sabourun :
terme d'injure. Qê v6ou aqël viel
sabourun? que demande cette vieille
rance ?
SABOURUT; Fin, rusé.—Malicieux,
trompeur.
SABOUTI ; Secouer, ébranler. —
Secoué , moulu, ou extrêmement
fatigué d'une monture , ou d'une
voiture.
SABRUIÉJHO. Voy. Sagriéjho.
SABTÉ , saptë , satc. v. 1. Samedi ;
dans l'ancienne loi , le jour du sabbat ou du repos.
fëdam qëls jhussieus , én pëna dë
lur cors, non auson ën publiqë apurer lo jorn dël mercrës saings , n'il
vënrës, n'il sabies saings , dënan
nostrë pascan. Cost. aVAl.
(Jets bë far als sabtës ; ( licet
sabbatis benefacere. )
SACA ; Fourrer, mettre dedans.
Au propre, mettre dans un sac.
— Saca ; jeter. Saca aldi ; jeter loin.
Saca dë cos ; battre , frapper.
SACÂBO , ou gaeal f une &gt;ckée

�SAC.

S A G

255

«n sac, plein un sac. Une sachée perdu. Trabdlio coumun sdcrë ; il
de châtaignes. De là est le terme travaille comme un galérien: en
peu usité, un saccage, pour une lat. sacer ; méchant, exécrable,
grande quantité ; et le droit de dévoué à la mort.
saccage dans les marchés au blé.
SACRËJHA ; Ne parler que par
b. 1. sacamenlum,
sacre, comme les soldats et les
* SACÂJHÉ, de saca ; Mettre dans charretiers , qui sacrent tout indifun sac. Manjhia soun sacâjhé ; man- féremment et pour lesquels cepenger son soù. Un sacdjhë dë nôzës; dant il n'y a rien de sacré.
une bonne récolte de noix.
SACRËSTÀNO ; Une sacristine ; et
SACAL; Un coup. As a'out dë sa- non, sacristaine : barbarisme où il
cals ; tu as été battu.
est naturel de tomber par l'anaSACAMÉN ,
ou sacoman. y. 1. logie qu'il a avec le masculin saVoleur, brigand, coupe-jarret, cristain.
bandoulier , mauvais garnement. —
D'une autre part la mère sacristine .
Criard , babillard.
Trois fois pâlit , soupire quatre fois.
SACAMAN ; Créancier dur, inGressettraitable , qui vexe sou débiteur.
SACAMÂJNDO ; Coureuse. C'est îe
SACRO-MOUN-AMO (un) ; Un ju*
féminin du mot allemand, sac-man ; reur, un déterminé. Voy. Sdcrë.
homme de sac. en ital. sacco manno.
SADOLAMËN del vëntrë ; v. 1.
SACAMAKUÉJHA; Vivre licencieu- ( ventris saturatio. J
sement, ou dans le désordre. Faire
SADOLAR. V. 1. Rassasier.
le métier de voleur, vexer quelSADOS. V. 1. Saison.
qu'un pour en avoir de l'argent.
SADOTJL ; Soûl. pr. sou. Lous
SACAT ; Plein
un sac. Sacat pdourës manjhon pa lur sadoul ; les
d'aglans; un sac de glands.
pauvres ne mangent pas à demi
SAco , féminin et augmentatif leur soûl. Es sadoul që crêbo ; il est
de sac ; Une bâche , ou grand sac soûl à crevér.
à mettre de la laine, du coton,
SADOTJLÂDO ; Rassasiement.
Fa
des strasses , etc. I-a manjha sdcos uno sadoulddo ; manger son soûl
é mdcos ; il s'est ruiné dans cette de quelque chose.
entreprise ; il y a mangé le vert
SA-ËN-RÊIRË. v. 1. Par le passé.
et le sec.
SAFI ;
Jiourgeon, ou bouton
SA COL , ou cabussdou ; La poche qui vient au visage. Nas tou safi j
des manœuvres : petit sac demi- nez bourgeonné.
plein de paille dont les manœuvres
SAFRANA ; Jaunir avec du safran.
se coiffent comme d'un capuchon, et — Sajrana ; barbouiller. Li-an saqui forme sur leurs épaules un cous- frana loumoûrë; on lui a barbouillé
sinet sur lequel le fardeau porte.
*le visage.
SACOPCUTRAS ;
Un salope. —
SAFRANIÉ ; Marchand de safran,
Nigaud sans esprit, sans adresse. au figuré, un banqueroutier. On
SACRAMÈN ( un sën ) Un ostensoir: peignait autrefois en jaune les maiterme qui manque, comme bien sous des banqueroutiers et de ceux
d'autres , dans le Dict. de l'Acad. : dont les biens étaient confisqués
mais les fautes d'omission sont plus avec note d'infamie.
pardonnables dans cette sorte d'ouSAGAIGNA ; Charcuter : découper
vrages que celles de commission. avec peine et malproprement. —
SACRE ,
ou sacripan ; Jureur , Tracasser, harasser.
blasphémateur , scélérat. Crido
SAGAN, OU sagat ; Le sabbat, au
cpum'u/i sdcrë : il çrie comme un figuré j bruit, train , tapage. Sagan

�256

S A G

, ou íngní «/ magat; désordre , con fusion, mélange de
toute sorte de gens. — Faghét sagan é magan ; il lit le diable à quatre.
è magan

Din aqël oustàou i-a sagat é magat ;

S A I
n. pr. mala-sàgno, et par corruption , malachdgno, ou malachdno.
* SÂGNO., Ëscoûbo dë sagno.
SAGOUGNA; Secouer, tirailler.
SAGOULIA , ou chambouta ; Gargouiller. On le dit de l'agitation
d'une liqueur et du bruit qu'elle
fait dans une bouteille , ou tout
autre vaisseau qui en est à deinipleiu et qu'on remue.
SAGRAMEN. V. 1. Serment, jurement , promesse. Sagramen dë calumpnia ; serment qu'on n'accuse
point à faux.
SAGRIÉCHO , ou sabruiêcho ; La
sarriette vivace , la sarriette annuelle : plante aromatique et l'assaisonnement des fèves.

il habite dans cette maison toute
sorte de gens, en lat. saga, ou sagana ; fameuse sorcière, et magus;
magicien.
SAGAN ; Peine , tout ce qui donne
de l'inquiétude et du souci.
SAGATA ; Drageonner le pied d'un
arbre ; couper les drageons avec
la panne d'une pioche.
SAGATA ; Poignarder. — Percer
de plusieurs coups de couteau un
animal, comme le pratiquent les
bouchers juifs, pour leur viande de
SAGROUNLA, OU assagrounla ;
boucherie, afin qu'il n'y reste point
Ébranler.
de sang , dont il leur est ordonné
SÂi ; Ici dedans, et en v. fr.
dans l'ancienne loi de s'abstenir.
céans. Sdi i-a pa dëgits ; il n'y a
SAGATA, au figuré; Presser vipersonne ici. Diou sdi sié ; salut
vement , solliciter , tarabuster.
qu'on fait dans une maison à la
SAGATÂDO; Secousse.
famille, en v. fr. Dieu soit céans.
SAGÂTO ; ou jhémmo ; Un draVoy.
l'art. Diou.
geon , un pétreau , un surgeon ;
SAÏ, ou pêno ; La panne d'un porc.
rejeton du pied, ou des racines
Un sdi ; un pain de panne de porc.
des arbres; la plupart sont enraLe paysans s'en servent comme de
cinés ; tels que ceux des pruniers ,
savouret , pour assaisonner leur
dont les racines tracent fort loin et
potage , sur-tout celui qui est aux
poussent des surgeons d'espace en
raves ou aux choux. Ils ne trouvent
espace. J/titadë sagdlos; drageonner.
môme la panne bonne , que lorsSAGNA ; Garnir ou empailler des
qu'elle est passablement rance : ce
chaises. Voy. Sdgno.
qui est alors du vieux oing , difféSAGNÉ; Nattier: ouvrier qui fait
rent cependant de celui avec lequel
de nattes, qui travaille eu jonc et
on graisse l'essieu des roues , lequel
en paille , qui emploie les autres
se change en cambouis lorsque le
feuilles des plantes comprises sous
frottement de l'essieu d'une roue l'a
le nom suivant :
rendu
noir.
SAGNO. Ou comprend sous ce»
On ne peut enlever les taches de
nom les feuilles longues et eflilées
cambouis que par deux opérations.
propres à garnir les chaises : telles
Il faut d'abord enlever le noir et la
sont la laiche , le grand souchet,
graisse , en lavant l'étoffe avec de
et la masse-d'eau, il faut rendre
l'huile d'olive, tout comme on lavecependant le mot, sdgno, par le
rait avec de l'eau une salissure ordita me vague de jonc : plante diiïénaire : ou détache ensuite l'huile et
rente des précédentes, mais plus
les restes de graisse avec du savon ,
connue. On ne su pique pas, dans ou de fiel de bœuf, ou de la terre
le langage ordinaire, d'une préci- à, foulon , selon que l'étolfe est de
sion si exacte.
soie , ou de laine. Le même proL est de tégm qu'est formé le
/

�S A t

SAL
fcêdë réussit pour les taches fraîciiés
de peinture à l'huile, eu b. br. sayn.
en b. lat. saginwn. en lat. sagina.
SAIÉT. v. 1. La ville de Sidon.
tysïnghén en Saiet ; ( venimus Sidonem. )

SÀLÀDOU,

J

2?»

saladoûira ; Un saloir:

table , ou vaisseau qui sert à faire
la salaison d'un porc.
Un saloir est aussi une boîte
pendue au coin d'une cheminée de
cuisine, dans laquelle on garde le
sel à l'abri de l'humidité.
SALADRÊLO ; Graine de l'oseille
longue.
SALADRUÊGNO. Voy. Saraduégnôt
SALÂÎHE ; Salaison des porcs *
temps ne la salaison.—Viande de
porc pour la salaison. L'usage des
salaisons, s'il u'est corrigé par un
grand exercice, donne le scorbut.
SALAJHÊ. n. pr. Commis qui
levait le droit de salage sur Îe3
marchands de sel.
SALBA ; Sauver , garantir , tirer*
du péril, mettre en sûreté. C'est
de salba , ou sdouva , que dérivent
les noms de diiféreus dialectes ,

SÀIKË ; Sans doute , peut-être ,
apparemment. Siës sdikë neci ? tu es
fou peut-être ? doubë sdikë ; oui
sans doute. Si au lieu de faire la
tenue sur l'a de sdikë , ou la faisait sur Vi , comme s'il était écrit ,
saîkë, ce serait le nom d'une saïque;
yaisseau turc , propre à porter des
.marchandises.
SAIOÛ , ou saioul ; Jaquette, ou
robe qu'on donnait, au commencement de ce siècle, aux jeunes garçons , avant de leur donner la
culotte, du grec, sagos.
SÂISSÊTO : Froment de la plus
belle qualité , ou la touselle à petits
grains , qu'on sème dans le comtat
Venaissiu : elle foisonne beaucoup
plus que la touselle ordinaire ,
donne plus de son , beaucoup ■ de
fleiir de farine et un paiu très-blanc.
Il y a une seissette à gros grain.
Voy. Séissêto.
SAJHEL. V. 1. Sceau, scel, empreinte, ou cachet. Sajhela ; sceller.
— Confirmer, affermir.
SAKËJHA ; Secouer un sac de blé
pour l'entasser.—Secouer quelqu'un.
SAKÊTO; Un sachet, sac à cueillir
la feuille de mûrier, ou absolument,
sac à cueillir , que les cueilieurs
attachent à leur ceinture;
SAL. V. 1. Sauf, assuré.
SALA ( dë pichá J ; Du salé, tel
que la poitrine de porc gardée dans
de la saumure. Voilà, dit-on, du
bon salé ; et non, petit salé, qui
est en fr. de la chair; d'un jeune
cochon nouvellement salée;
SALABÎDO. Voy. Mëlêto.
SALÂDO , ou digo-sdou ; De la
saumure; et non, de l'eau - sel,
barbarisme. — Salada ; salaison ;
l'action de saler les viandes. —
Viande salée«

salbdirë , sdouvdirë , salbàjhë , sal—
Vaché , sdoubdjhë , salbassiou , salvassîou , sdoubassiou , salbë , sdouvë , etc.
SALBÂIRË

,

salvdirë,

sdoubdirè't

v. h etn. pr. Sauveur, défenseur4
protecteur , garant, b.lat. salvator^
servaior. en v. fr. sovère.
SALBÂJHË

,

salvdjhë ,

sdoubdjhë*

1. et n. pr. en b. lat salvapientum ; Salut, protection , défense *
immunité. Le même mot, salva—
mentum , signifiait aussi, selon Ducange , redevauce pour droit de
protection ; et dë plus , un domainé
sous la sauve-garde du princé *
appelé à cet égard , salvator : c'est
le vrai sens du mot fr. sauvage en
tant que n-. pr. dans le langage et
le pays gascon : on peut le conclure
d'après la règle, qu'il faut prendre
daus le langage du paysl'étymologiâ
des noms originaires de ce thème
pays : Or, on ne connaissait anciennement sur le nom en question qiiô
ceux de l'ancien languedocien salbdjhë, ou sdoubdjhë $ sur lesquels
a été calqué le salvamèníüm précédent de la hi lat; Ce qui est difV.

U

�»58

S A L

férent de selvage ; habitant des
bois, du lat. silva.
SALBAJHUN. Voy. Sdouvajhun.
SALBASSÍOU. Voy. Sdoubassiou.
SÂLBÉ. Voy. Sâouê. N'a pas sâlbë
që li anghës ; il n'est plus ne'cessaire
que tu y ailles. N'a pas sâlbë ; il
n'est plus temps.
SALCISSIÉ ,• Charcutier qui vend
du boudin , de la saucisse. — Salcissié ; salope, malpropre.
SALÊÎROU. Voy. Salsêirou.
SALËJHA. Voy. Assalëjha.
SALHËN. n. pr. du lat. saliens ;
Montant.
SALI ; Sortir, en espgl. salir. —
Sali ; chasser , mettre dehors. M'an
Sali dëforo ; on m'a chassé.
SALI , ou salis ; Grenier à sel.
SALÎDO ; Sortie, issue. Aqël oustdou a dos salîdos.
SALIÊJHK. Voy. Ariéjhê.
SALISIÉ , saliniéiro ; Salière.
SALLA , saila , sarda ; Couvrir ,
envelopper. Së salla d'un mantel ;
s'affubler d'un manteau. lôous sallas,
ou issallas ; des œufs pochés.
SALLE ; La housse d'une mule
de charrette. Voy. Bourdsso.
SALMITS ; Le rendez-vous du jeu
de cligne-rnussette.
SALM. V. 1. Psaume, pr. saume.
'Liber dë salms ; \. 1. le psautier.
SÂLO, la sdlo , las sdlos. en fr.
Salle , les salies ; v. 1. et n. pr. de
Tilîages et de hameaux. : originairement , petits prieurés , hospices,
obédiences dépendans d'un monastère , qui envoyait dans ces maisons , devenues prieurés , un ou
plusieurs religieux, pour prendre
soin du temporel.
Les habitations que ces religieux
y construisirent furent appelées ,
celles , ou cellules , du lat. cella.
C'est sous le nom de celle, que'
ces petits prieurés , ou hospices
soi t encore connus dans le nord du
royaume ; on a changé dans nos
provinces le c de ce nom en une s.
Ou a écrit d'abord sella, et par

SAM
• corruption , salla ; et enfin , salo $
et sale, lorsqu'il n'y a eu originairement qu'une cellule ; et sdlo ,
lorsqu'il v en avait plusieurs. Navacelle vient de nova-cella.
C'est la même origine du terme f
salle ; pièce d'un appartement et du
nom du château qui donna le surnom à St. François de Salles.
C'est de sdlo , ou salle , qu'ont
été formés les n. pr. diminutifs Sa*
lello , Salêto , Salëzoun , ou Salazoun , SaUndro , ou Salindro , de
même que , Salëndrénco, qui se dit
du territoire dépendant de La Salle.
Ou voit par plusieurs passages
rapportés par Ducange, que sala,
b. lut. était pris aussi pour toute
soi'te de maison, et qu'on 1 appliqua
ensuite à ce qui en faisait partie .*
de plus, que par, sala publica, on
entendait le palais où l'on rendait
la justice et d'où partaient les lois;
et que c'est de là que la loi saliqua
tire son nom.
SALO-TOUPI ,
ou coucouniè ; Un
tâte-poule. Ou le dit par dérision
d'un homme qui se mêle trop des
petits détails du ménage, qui sont
le département des femmes.
SAL-PRES , ou saou-prës ; Du porc
frais. Voy. Sdouprës.
SALS. V. 1. Le sel. La sais à ri
no valy etc. le sel n'est bon à rien,
etc. Le genre féminin de notre
sâou , qui est pour nous une occasion de solécismes , date de loin.
SALSÂ , ou solsd ; Goûter d'une
sauce.
SALSÈIROON ; Une salière.
SALVAGNARGHES , ou sâouvlgndrghës. n. pr. du Lit. salvii ager ;
Métairie de Salvius.
SAI.YÂIÉS. V. 1. Mel saIvdiés ; miel
sauvage.
SALVÂIRË ,
o sdoubdirë. y. I.
Sauveur. Salvdirëën août; ( hosanntt
in excelsis'. )
SALVA.THE. Voy. Salbàjhë.
SAMBOUTI, ou sabouti ; Secouer,
ébranler.

�S A. N

SAN
SANHS , ou sanch.
SANIE; DU sang

*59

v. I. Saint.
SAMBOUTOMËN , ou samboutimën ;
d'agneau, ou
Secousse, ébranlement.
SAMBU, ou sahuc. Voy. Coulou- de chevreau qu'on frit à la poêle.
SANI.A. Voy. Salla.
brigué.
SANNA ; Saigner. — Egorger ou
S AMP A ; Sans doute.
couper
la gorge. Les chirurgiens
SÂMPO ; Un égout.
saignent. Les bouchers et les asSAN, oasën, au féminin , sdnlo ,
ou se'nlo; Saint, sainte. Et le di- sassins égorgent : ce serait parler
minutif, sânlê; petit saint. Touto très-improprement de dire, saigner
la sdnto dë la neit ; pendant toute un mouton. On dit, mon nez saila nuit. Tout lou san cldmë o"don gne , ou je saigne du nez ; et non,
le nez me saigne , quoiqu'on dise
jhoun ; toute la journée. Për san
Jltan, persan Pêirë , për sën-t-An- très-bien au figuré, le cœur me
tòni ; à la St. Jean , à la St. Pierre, saigne quand je vois un pauvre
k la St. Antoine. On sous-entend, soutfriri Aco f ai sanna lous ieuls ;
le cœur vous saigne , ou vous
à la fête.
SAN, OU sanh;
Le sang. San fend, quand on voit de pareilles
choses. Qan më sannarias ; quand
batu ; une ecchymose, pr. ékimose.
vous me tueriez , dit uu débiteur ,
SANA ; Guérir. — Sana lous dëje ne puis encore vous satisfaire.
hdssës ; boucher les trous des bas.
Sannarias
puléou uno pêiro ; vous
SANA. Voy. Crèsta. Sandirë. Voy.
tireriez plutôt du sang d'une pierre,
Crêstdirë.
ou vous tireriez aussitôt de l'huile
SANADÛRO ; Reprise, rentraiture ,
d'un mur. Mademoiselle "xnie telle
couture de ce qui est rentrait.
s'est fait saigner ; et non , faite
SANAR. V. 1. Guérir. Sanc, o
sanec los që avia obs dë sanamën; saigner. Le verbe , fait, est là inil guérissait ceux, qui avaient be- déclinable. Es pâourë qe snnno ; il
est pauvre comme un rat d'église.
soin d'être guéris.
SANNÂDO dë la cavüio ; Saignée
SANC , o sanoc. v. 1. Le sang.
Sanc dë boxs ; le sang des boucs. du pied.
SANNADOU; Le bout saigneux:
SANCER ; Sain , entier , où l'on
terme de boucherie. C'est, dans un
n'a pas touché, lat. sincerin.
mouton , ou uu veau , l'extrémité
SANFLOURA ; Prendre l'élite, ou
la fleur d'une chose, et laisser le du quartier , du côté de la gorge,
reste : écrémer, prendre le dessus où il demeure toujours du sang,
d'un panier de fruits, le déparer, et dans lequel se trouve la plaie
choisir ce qu'il y a de plus beau. qu'on fait en égorgeant. — Sannadou ; couteau de boucher.
SANFRËSQIN. Voy. Frusqin.
SANNADOU ; Une écorcherie, une
SANGHINÂDO ; La sauie qui découle des plaies ; sang délayé dans tuerie : lieu et dépendance d'une
quelque humeur qui le rend d'un boucherie où l'on tue ies byeufs
rouge sale. Le pus est plus épais et les moutons. On dit écotcherie,et non, écorehoir.
et plus blanchâtre que la sanie.
SANNADOU est aussi le banc à
SANGHINÊDO. V. 1. et n. pr. Lieu
couvert de sanguiniers, ou cor- écoreher , sur lequel ou égorge les
nouillers femelles, b. lat. sangui- moutons.
SANNÂIRÔLO ; La sangsue: ver
netum. Voy. Courgné sdnglê.
des eaux dormantes dont il y a
SANGLOU , ou sënglou. du lat.
plusieurs espèces. On fait lâcher
Singullus. Voy. Choukë.
prise à la sangsue, qu'on a apSANGLOUTA, ou sënglouta ; Avoir
pliquée sur quelque partie du corps,
le hoquet.

�S A. N
26o
en lui ■jetant sur la queue un peu
de sel.
SAKNÈTO; Lancette de chirurgien.
.— Sahnêtv. Voy. Douzil. Boula la
sannêto ; mettre du vin en perce.
SANNOUS; Sanglant, ensanglanté,
saignant, sèigneux. Une plaie toute
sanglante. Avoir le nez seigueux,
une chemise ensanglantée, la bouche saignante, le visage tout en
sang.
SAN-WS ;
Uniquement , seulement. Jhougarèn ùno partido sanpus ; nous ne jouerons qu'une partie.
fions dimë san-pm ; je vous aime
uniquement.
SANSI , ou sounsi ; Fouler aux
pieds.
SANSÔGNO , ou sampôgno ; Une
cornemuse. — Chanson ou musique monotone, traînante et désagréable. Ac'os toujhour la mémo
sansôgno ; c'est toujours la môme
chanson , ou sur la même note.
\AcJoscouni'un pat a dinsûnosansâgno;
c'est comme une fraise dans la
gueule d'un loup, ou un grain de
millet dans la gueule d'un âne. en
jtal. zampagna ; une vielle.
SANSÔGNO; Le fanon des bœufs:
peau qui leur pend sous 4a gorge ,
comme la poche vide d'une cornemuse.
SANSÓGNO. Voy. Sannairolo. —
Voy. Sôgno.
SANSÔGNOS , ou barbòlos ; Barbes
de coq; deux caroncules, ou appendices rouges et charnus qui
pendent sous la tête, ou le menton
des coqs. Voy. Galiëlos.
SANSOUGHA ; Importuner par des
instances , des sollicitations. —
User de longueurs inutiles, tarder.
•» Corner aux oreilles.
SANSQUGNÂIRË, OU sampougndirii ;
Joueur de cornemuse, b. lat. joculator. eu v. fr, jongleur.. La cornemuse , qui est aujourd'hui l'instrument des meneurs d'ours, faisait
autrefois, même dans les grandes

viües i les délices des fêtes j et í'ou \

SAN
était probablement ravi de cette
mélodie dans un temps où l'on n'eu
connaissait peut-être pas de meilleure.
SANSOOGHÂIRË ; Importun, ennuyeux par des redites continuelles.
SAKSOUGNARIÉ ; Redite, répétition ennuyeuse.
SANSOUGNES ,
ou pëndils ; Les
glands , ou les pendans des chèvres , des brebis et des pourceaux :
deux appendices charnus, couverts
de poil , de la longueur et de
la grosseur du petit doigt, qui
pendent sous la gorge de quelques
individus de ces animaux. Ce ne
sont point des excroissances monstrueuses , puisqu'elles viennent régulièrement deux à deux, de la
même forme et aux mêmes endroits.
Ces glandes ne constituent pas
d'ailleurs une espèce particulière
daus les animaux précédons, mais
une variété.
SANSURA ; Presser ,
solliciter,
importuner.
SAWSÙRO ; Une sangsue. Voyea
Sannairàlo. au figuré, un importun.
* SANTA , pris du fr. Santé.
SANT ALEGRIN ; Homme maigre,
leste. — Un gueux , un mendiant,
du lat. alacris.
SÀNTO, sdnlë. Uno sdnto brizéla;
une pauvre petite miette. Un sdntë
dignêirou ; un pauvre petit denier.
Les mendians qui se servent de ces
expressions , sdntë et sdnto , ne
prétendent pas de se donner un air
de piété, ni de sanctifier l'objet de
leur demande ; mais marquer iminblëment à combien peu elles se portent , pour engager à les accorder.
SANTO PA. ,.. Juron étranglé ,
ou arrêté à mi-chemin , comme
celui de ce vers : Par la mort....
Il n'acheva pas , etc. Santo pa ,
se dit pour marquer l'étounement ^
la surprise, l'indignation.
SÂNTOS ; Un grand coup sur la
poitrine , ou ailleurs. S'ës bdila uu
rade sdutus côn.tro la pare ; il s'est

�SAO
donné un rude coup contre la
muraille. Cette expression est tirée
de l'usage où sont les bonnes gens
de se frapper la poitrine au coup de
la clochette qu'on sonne au sanclus
de la messe , où il est question
d'adorer, et non de se frapper la
poitrine.
On dit aussi , espéras doit sântus ',
attendez au bout pour dire amen.
L'espéré don sântus ; voyons comment cette affaire finira pour lui,
comment il s'en tirera, s'il en sera
bon marchand.
SÀou ; Le sel, le sel marin , ou
salant, dont il y a plusieurs variétés , qui ne diffèrent que par la
nature des lieux d^ù on les tire,
ou par la manière de les tirer : tels
sont le sel gemme , ou fossile ; le
sel de fontaine ; celui qui se sépare
du salpêtre dans les salpêtrières ;
celui de la soude dans les creusets
des verreries, etc.
Li coûrou coum'à la sdou ; on y
court comme au feu.
Ou disait autrefois en v. fr. sau,
&gt;our sel ; et il en est resté en fr.
es termes, saunier, faux-saunier,
saunage, saumure, saumâtre, etc.
et dans ces mots la syllabe, sau
est notre sdou , écrit dans le. génie
de l'orthographe française , où l'on
supposait que la voyelle u se prononçait comme ou. Voy. à la suite
de l'art. Mdou-bérna.
C'est de sdou que dérivent les
mots fr. sauce, saucer, saucisse,
saucière, etc.
.
SÂOL'BÀJHJS, ou sâouvàjkë; Salut,
protection, sauve-garde. Voy. Saibdjhë.
SÂOUBASSÎOU ,
OU snouvassiou ;
Salut , félicité éternelle, à ma
sdoubassiou ; sur mon âme, ou
proprement, sur mon saint , ou
ma part de paradis : serment
accompagné d'imprécation sur soimême et de 1G plus grande des
imprécations : toutes choses défendues par la loi de Dieu.

Í

SAO
SÂOUCÎNO,

a6i

ou sousstno. n. pr. et
et v. fr. socine ; Boutique, en lat.
socinum.
SÂoucissô , ou sdoucissot ; Un
saucisson , un cervelas ; et non ,
saucissot : dérivé dp sdou.
SÂOUCLÊTO , ou dissadou ; Une
serfouette.
* SÂouco ; Un sillon.
SÂOUDA ;
Sonder. Dëssdouda ;
dessouder. On soude le fer-blanc,
l'étain , le plomb , l'or et l'argent,
et l'on brase le fer et le cuivre. Le
borax , qui est uu sel, et la résine
employés dans la soudure, servent
à la rendre plus coulante, et à la
faire mieux pénétrer.
S\omo, ou sôoudo ; La soude :
sel alcali tiré des cendres du tali ,
on du salicot : plantes imprégnées
de sel , et qui croissent sur les
côtes de la méditerranée , dont les '
terres et les végétaux sont salés.
La soude aide à la fusion du sable
dans les verreries , et l'une et l'autre
se convertissent en verre. La plus
belle soude est celle qu'on fait avec
la barille : plante qui croît aux environs d'Àlicante.
Les deux termes fr. souder et
soude, qui répondent à sdouda et
sáouda , paraissent en avoir été
formés. Ou a dit d'abord, sauder
et saude ; et ensuite , par corruption , souder et soude. Voy. cidessus l'art. Sdou,
SÂouGjiiî , ou sdounié, n. pr.
Saunier , débitant de sel, et celui
qui le fabrique.
*SÀCL'GUAS ; Le gaînier, ou arbre
de Judée ; cercis siliquastrum , /..
SÀOUKENO : Jeune dorade : poisson de la inéditerranée , long d'environ un empan. Le même poisson
est appelé dorade lorsqu'il est d'une
coudée de long ; et on l'appelle
méjane , lorsqu'il est d'une taille
moyenne, comme le nom mëjhâno^
ou moyenne le désigne,
SÂOUMA v. 1. Ànesse. U poli dë
sàonflia U quai négus hom anc «#

�ÎCÎ

sec ;
nullus

SAO

( pulliis

asinœ

SAO

supra

homo adlwc non

ijitem

sedil. )

1. Une charge de
bête de somme. On disait, una sdouSÂOUMÂDA. V.

mada dë pdlas , de cdoulcts, dë pêis;

une somme, ou charge de pelles,
de choux., de poissons , etc. et une
somme d'argent était sans doute
une charge d'argent : elle était
très-grande à Laeédémone. De là
l'expression , somme totale.
SÂOUMADÀDO ; Une saumée de
terrain. Ou divise la saumée de cette
espèce eu quatre setiers , ou séterées, le setier eu deux mines, la mine
en deux quartes , la quarte en quatre boisseaux, le boisseau eu six
destres et uu quart. Le destre est la
dernière de ces divisions , dont
voici la contenance pour Alais.
La saumée est un carré de 4°
arpens de long et de large , ou en
tout sens , taisant 1600 arpens
carrés, 2100,69 toises carrées, 4°o
destres carrés. — 79 ares 79,999
centiares : eu nombres ronds =
79,8 ares.
Le setier, quart de la saumée, a
20 arpens eu tout sens , ou 4oo arpens carrés. = 5:25,1706 toises carrées , ou 100 destres carrés. ~ 19
ares 9a centiares.
La miae , ou émine , huitième
partie de la saumée , a environ 14
arpens en tout sens, ou 200 arpens
carrés, ou 262,586 toises carrées ,
ou 00 dextres carrés. = 9 ares 97,0
cen tiares.
La quarte, seizième partie de la
saumée , a 1 o arpens en tout sens ,
ou ioo arp. carrés , ou 131,2934
toises carrées , ou 20 destres carrés. ~ 4 ai'es 98,75 centiares.
Le boisseau , quart de la quarte
et la soixante-quatrième partie de
la saumée, a 5 arpens en tout sens,
ou 28 arpens carrés, ou 32,8a
toises carrées ou 6 destres 1 /4 carrés. =: i are 24,69 centiares.
Le de Ivc, quatre-centième partie
de la saumée , a 2 arpeus eu tout

sens, ou 4 arpens carrés. — 5,25
toises carrées, zz 19,95 centiares.
L'arpent, qui n'est pas la mesure
ordinairement connue sous ce nom,
mais le compas des arpenteurs,
comprend entre l'ouverture de ses
deux pointes 9 pans ou empans. Et
l'empan a 9 pouces 2 lignes. Voy.
Ai pan. zz 2,4834 décimètres.
La saumée, mesure d'une surface
de terrain, a donc plus du double
de contenance que l'arpent de Paris,
qui n'a que 900 toises carrées.
SAUJIÂDO ; Une saumée : mesure
de grain , de châtaignes , de gland,
etc. contient 4 setiers ; le setier ,
deux mines; lamine, deux quartes;
la quarte , quatre boisseaux. Ainsi
la saumée, mesure de grains ,
contient 16 quartes, ou 64 boisseaux : ce qui fait la charge, Ou
la somme d'une bête de somme,
du lat. summa. b. 1. summata ,
somata , salmata ; charge de cheval.
On disait en conséquence, une saumée debois, une saumée devin, etc.
En nouvelles mesures ,
déc.

lit.

La sahnée
20 5,909
Le sétier
5 1,477
L'émine
2 2,709
La quarte
1 2,86)
Le -boisseau
o 3,217
Ces valeurs sont celles d'Alais ,
d'après les dernières t .bles de comparaison des mesures du département du Gard ; elles varient d'une
ville à l'autre : et dans le même lieu,
les mesures des châtaignes, quoique
portant les mêmes noms , n'ont pas
les mêmes valeurs. Voy. Mesuro.
La saumée du blé appelé touselle
en Languedoc et froment à Paris,
pèse communément 4oo livres poids
de table ; le setier, 100 livres ; la
mine, 5o livres; la quarte, 25 livres;
le boisseau , 6 livres \]^.
SÂOUMALIÉ , ou sdoumalié ; Voiturier , muletier , ânier ; celui qui
conduit les bêtes de somme. —n
Sdoumatié \ bête de soniuie.
\

�SAO
SÂOCMIÊ ; Grosse , ou maîtresse
poutre. — Grande et large pierre
de taille. — Un ânier.
OAOUMILIOU , sáoumirat ; Anon ,
diminutif de sâoumo.
S Â o u M o ; Ànesse , dérivé de
somme.
Sâoumo dë léro ; un
éboulis de terre.
SÀOUN , o saun. v. 1. Sommeil.
Menat dë saun ; endormiSÂOUWIÉ. Voy. Sâotigné.
SÂOUPICA ; Saupoudrer , poudrer
de sel ; dérivé de sdou.
* SÂOÛPIGJVÀGO ; La jusquiame ;

hiochiamus niger , L.
SÀOUPRË ; Savoir. Cdou sa s'aco
U Jara piazë ? que sait-on si cela
lui plaira !' Sàouprë së vëndra ; c'est

à savoir , ou reste à savoir s'il
viendra. Ne sa dë Ion ; il en sait
long. Encâro noun sdi ; encore
ne sais je. Sabë pa që li Ja ; je n'y
saurais que taire. Sabë që në vôou
dire ; j;en sais quelque chose , je
le sais par ma propre expérience.
Sa që në vôou dire ; il est au t'ait ,
»1 n'est pas apprenti , il sait ce
qu'en vaut l'aune.
SÂOUPRÉ-DÎRË ; Savoir , pouvoir
dire ; et non , savoir à dire. Më
séouprias-ti dirë ? Pourriez-vous
me dire si... M'ou sdouprës à dirë;
vous m'en direz de nouvelles , vous
m'en rendrez compte , ou vous me
ferez savoir ; et non, vous me saurez
à dire, qui est un galimatias et une
mauvaise imitation de l'italien, vi
sapro dir.
SÂOUPRË-MÂOÛ

{së); Être fâché,

S tL O
SÂOUHËL.

i63

v. 1. et n. pr. Tête

éventée.

SÂOURËT ; Maquereau fendu par
le dos, salé et poivré , pour être
mangé frais. Saur et sauret ; en
v. fr. salé et séché à la fumée ;
dérivé de sâou.
SÀODRËNCA ; Préparer un maquereau de la façon précédente. Sdou-

rënga dë cougoûrlos ; couper menu
des courges longues, les mettre dans
un pot avec de l'ognon, du sel et
de l'huile, pour en l'aire un potage ,
sur lequel on râpe du fromage.
Sdourënga d'ëspinars ; mettre cuire
des épinards tout entiers dans une
casserole , avec du sel et de l'huile.
S À o Ü R E N G À D o dë cougoûrlos ;
Potage fait de la façon précédente.
SÀOURI ou sauri. v. I. et n. pr.
Salé et fumé. Sdouri est un participe du verbe sâouri; saler et fumer,
dérivé de sdou. en v. fr. saulri ,
saulrir, ou saur et sauret.
SÂOURIÎÏGA ; Fricassé au sel et à
l'huile. — Apprêter au sel, assaisonner avec du sel.
SÂOUSSÂIROUS ; La bacile , ou
crispe marine : plante du bord de
la mer, dant les feuilles charnues
sont bonnes en salade.
SOUSSELÊGHÉ , ou catiou ; Chatouillement.
SÂOL'SSÊTO (fa); Faire la trempote : tremper du pain ou du biscuit
dans du vin. — Faire la soupe au
perroquet.

SÂoussiÉ ; Une saussière : dérivé
de sdou.

SÂOUSSÔLOS. Voy. Châouchôlos.
se piquer, savoir mauvais gré ,
SÂOUSSOÛIRO ; Le kali, ou soude
prendre en mauvaise part. Më sa
dont
ou tire le sel alcali pour les
mdou ; il me fâche, par ex. de n'avoir pas su votre maladie. S'ën verreries et les savonneries.
SÀOOTÂIRO ; Un rigaudon.
sâoupra mdou ; il vous en saura
SÀOUTAREL. Voy. Brêfco ; jeu.
mauvais gré. Më sâoupra mdou
SÀouTARÉLEJHA; Sautiller, faire
dë vous qita : j'aurai bien du regret
de
petits sauts.
dé , etc. Më sâoupëghé mâou ; il
SÀOUTËT , ou saltët ; Petit saut,
fut fâché contre moi ; et non, il
bond.
nie sut mal , etc.
SÂOUTO-BÂRI ; Un écervelé, un«
SÂOUPRES , ou sal-prës ; Du porc
tête
folle.
irais. Voj. Pourkë,

�a64

SAO
Voy. Tràouco-

SÂOUTO-BARTAS.

boragnddo.
SÂOUTO-BORC

,

ou boùcos. Voy.

• Lëngoûsto.
n. pr. Voy. Salvâirë.
; Bêtes fauves,
telles que l'ours, le loup, le blaireau , le renard, la genette, etc.
SÂoirVAJHuif ; Sauvagine, odeur
de sauvagine. On appelle aussi sauvagine , les oiseaux, aquatiques d'un
goût et d'une odeur désagréable de
marée. Sén lou sâouvajhim ; cela
sent la sauvagine , et ces étangs
sont pleins de souvaghie.
SÂou\Ë. M. pr. du lat. salvus, ou
salvatus ; Sauf, sauvé , hors de
danger.
SAOUVJÉGNA, OU sâouvcgnatghes \
n. pr. en lat. salviniacum, salulis
locus ; Lieu ,de salut. On le disait
aussi d'une sorte d'avoine, b. lat.
SÂOUVÂIRË.

SÂOÛVAJHÎKOS

Salvacatia.
SÂOU\ER ; Terme corrompu de
sôouver ; au propre, terre verte,
en lat. solum viride : elle paraît de
cette couleur, lorsqu'il est tombé
une si grande quantité de certains
fruits de couleur verte ; tels que
des noix, des olives , des amandes,
etc. que la terre en est couverte
et qu'elle paraît verte. On dit alors,
ës tomba dë pèros që jâi sâou-ver ,
ou sôouver.
C'est de là que viennent les expressions de l'article suivant, prises
clans le sens de quantité prodigieuse.
Plèou qëjdi sdouver ; il pleut horriblement. A toumba dë grélo që
Jdi sôouver ; il est tombé une grande
quantité de grêle.
Acojdi sdouver ; c'est épouvantable. Sâouver, qui est pris ici dans
un sens différent de sôoucer, a u.ie
autre origine, de même que le
mot suivant qui en est formé.
SÂOUVERTOUS; Solitaire, désert,
effrayant: lieu qui inspire des sentimeus tristes, ou une espèce de
terreur : tels que les quartiers d'une
ville inhabités, une forêt, loin de

SAO
toute habitation, et tous les endroits
où l'on n'est pas en sûreté , où l'on
ne peut attendre aucun secours
contre les brigands, les voleurs,
les assassins. Sdouvertous semblerait signitier, secourable : il a cependant une toute contraire signiiication.
Le sdouver du premier de ces
exemples se rapporte assez bien
avec l'anglais shower ; ondée , et
to shower ; pleuvoir à verse.
SÂOUVETA, ou sah'ëtat ; n. pr*
b. lat. salvitas ; Salut, sûreté , assurance, eu v. fr. sauveté , immunité accordée par un prince à unes
église, à un monastère : c'étaient,
dans le temps du gouvernement
féodal, des lieux d'asile que la férocité du soldat respectait, lorsque
la trêve de Dieu était expirée , ou
qu'elle ne mettait pas le particulier
à couvert des brigandages et des
malheurs de la guerre.
SÀOÜVÉZOU. V. 1. et n. pr. Salut*
SÂODVip ; La sauge , salvia ojficinalit, L. sous-arbrisseau, dont les
feuilles et la fleur prises en une légère décoction sont un bon stomachique et un excellent céphalique.
Salvia à salvando, disent les auteurs et l'ancien proverbe : qui a
la sauge a son jardin, t'ait la figue
au médecin. Qui moriturhomo, dit
l'école de Salerne , cui salvia crescit in horto. Ou voit par ces témoignages le cas qu'on a fait de
tout temps de cette plante, qui
serait plus recherchée que le thé ■&gt;
si elle nous venait d'aussi loin.
SÂOUVJO BOUSCÂSSO. Espèce
d'herbe à la mèche , à fleur jaune,
phlomis herba venti , qu'on appelle
absolument sauge depuis quelque
temps , quoiqu'elle soit d'un genre
différent ; elle lui ressemble d'ailleurs par sa vertu.
SÀOUZÊ, sdouzët ; diminutif dé
sdouzë -, Petit saule. L'élévation de
la voix sur IV final très-fermé
d'un mot, et marqué d'un chevron t

�S A. R
est la marque d'un diminutif. LV
final de sâouzë ; saule , est un ë
très-fermé féminin : il est masculin
dans le diminutif sâouzë.
SÂODZË , sâlzë; Saule, salix vilellina, L. un plan tard de saule est une
perche de saule d'environ huit pieds
de long, qu'on fiche en terre pour
la faire reprendre, au figuré, planta
dë sdouzës ; bayer aux corneilles ;
et lorsqu'on parle des ouvriers qui
croisent les bras au travail, on dit
fondre du plomb. Es aqi planta
coumun sâouzë ; il est là fiché
comme un échalas.
SÂOUZËDO ; Une saussaie : champ
couvert de saules, pr. sossé. Voy.
F'ijhêiro.
SAP.

Voy. Sa.
Touli'u, serré, ramassé:
on le dit des plantes et des branches d'arbres touffues.
SAPÎNO ; Planche de sapin. On dit
d'une personne languissante et attaquée de la poitrine , sèn la sapîno ;
1
elle sent le sapin , ou la bière faite
de ces planches : et les femmelettes
ont la barbarie de le dire assez haut
pour le faire entendre au passant
attaqué de ce mal.
SAQÈJHA , ou sakëjha ; Secouer,
agiter , tourmenter.
SAQËLA ; En outre, d'ailleurs. For
poidi saqëla ; fort gentil d'ailleurs.
— Nonobstant cela , malgré cela.
El m'dimo pa , saqëla Vdimi ; il ne
m'aime pas, malgré cela je l'aime.
SAQËT ; Sachet. Saqët dêpëbrë ;
cornet de poivre. Saqët dë pôtos ;
sachet de senteur, ou un sultan.
Voy. Sakëto.
SARA ; Fermer une porte ; une
armoire. Sarat-ë-sëgu ; très-certain, très-ferme.
SARA ( së ) ,• S'approcher , s'avancer. L'on dit de la foule, l'on
po pa s'ën sara ; l'on ne peut y
aborder: et en parlant de la cherté,
l'on ne saurait y atteindre.
SARA lou mërea ; Conclure , ou
arrêter le marché.
SAPA;

2.

)

S A. R
26»
; Étreinte , serre , ser-,
rement, l'action de serrer.
SARÂDO , terme de couvreur et
de maçon ; Une ruilée : enduit
de mortier en talus et d'environ
un pied de hauteur, qui bouche les
joints d'uue couverture de maison
avec un mur. La ruilée jette sur le
toit l'eau de la pluie qui coule du
mur.
Les solins et les arêtiers sont des
espèces de sarddo. Un solin est un
enduit de mortier qu'on fait le long
et sur la crête d'un mur de pignon,
pour retenir la tuile et boucher le
vide qu'elle laisse sur ce mur : le
mur de pignon d'une maison est
celui qui va en pointe et qui soutient de ce côté une couverture à
deux ésrouts.
Un arêtier est un enduit qu on
met le long des angles, ou des
arêtes d'une couverture en pavillon, ou en croupe, aux endroits
qui répondent aux arêtiers de la
charpente.
SARADUEGNO , ou sarajhuêgno ;
La chélidoine , ou éclaire ; chelidoiiium majus, L. : plante dont le suc
laiteux est jaune et un peu caustique : on dit qu'il détruit les restes des poireaux qui viennent aux
mains , mais après qu'on les a
coupés jusqu'au vif, avant de "appliquer.
SAP.ADÛRO. Voy. CacJiadâro.
SARALIÈJHA ; Tourmenter une serrure, y remuer inutilement la clef
pour ouvrir, ai saralièjha un bon
briou; j'ai fait long-temps des efforts
pour ouvrir avec la clef.
SARALIËTO , diminutif de sarâlio.
Au figuré , un gâte-métier : homme
de très-minces talens.
SARÂLIO ; Serrure , dont les principales parties sont un pêne, qui.
entre dans la gâche ; un ressort
double ou simple; le foucet qui
couvre le ressort ; un canon et une
broche, pour conduire la clef; des
gardes ou petites lames de fer qui
SARÂDO

�S A R
«a66
S A R
entrent clans les dents et les fentes pas , ou qu'elle ne fasse pas de
bourlet. du lat. sarcire ; rapiécer.
du panneton de la clef, etc.
SARCIDÙRO ,
ou sarcido ; Une
Tcfutes ces pièces sont enfermées
dans la cloison, et attachées sur rentraiture , une reprise : couture
le palastre qui en est la pièce exté- de ce qui est rentrait, ou repris.
rieure. L'écusson couvre l'entaille A lou visdjhë tout dë sarcidûrns $
dont le bois est percé, pour taire il a le visage tout cousu, ou cicapassage à la clef. L'entrée de la trisé de la petite-vérole.
SARCIÊIRK; Rentrayeur, qui renclef est bouchée dans les malles
par un cache-entrée. On peut ouvrir trait les étoffes.
SARDIGNÂOU ; Filet de la pêche
avec le bouton le premier tour des
serrures à ressort. Celles à pône- aux sardines.
SARDOUS. Voy. Ddoufinën. Sardormaut ne s'ouvrent qu'avec la
clef. Les serrures forées sont celles doûno. Voy. Ddoufiiténco.
SARDOUS. Voy. Calu.
dont la clef est percée : elles ne
SARET ,• Bonnet de femme. Coifs'ouvrent que d'un côté, les bénarfure de nuit.
des de deux.
SARGHÎNO , ou sdrgo ; Sorte de
Les serrures carrées, celles à
bosse simple , ou à verrou , sont i drap grossier. Voy. Tirantêino.
SARGOÛTA ; Tirailler , houspiller,
les moindres de toutes : on emploie les premières pour les malles, ; secouer , chiffonner. Lous ëscouliés
les coffres , les bahuts ; les autres I s'ësqlssou ën së sargoutissën ; les
servent à fermer les caves , les écu- ! écoliers se déchirent à force de se
ries : les unes et les autres ferment tirailler. - Sagoulido ; rude secousse.
SARIDÉJHO ; La clématite brûau mo} eu d'un moraillou, ou d'une
auberonnière. Le mora i lion est une lante, ou caustique; clematis vilalba,
bandé de fer , et l'auberonnière une L : plante sarmenteuse des haies ,
large plaque. Sur l'une et l'autre appelée aussi l'herbe aux gueux.
est rivé l'auberoii , qui entre dans C'est avec ses feuilles cpie les meula serrure, à travers lequel passe dians , vagabonds de profession ,
le pêne pour la fermer. On dit que se frottent aux bras ou aux jambes
la serrure est mêlée, quand les pour y produire des ampoules, des
gardes sont brouillées ou forcées. écorchures , cju'ils ont soin d'enSARCÉLO ; Une sarcelle. Oiseau tretenir , et qui leur sont d'un bon
de rivière plus petit et plus délicat revenu.
SARJHAN , ou garafat ; Instruqne le canard, auquel il ressemble.
SARCI ; Rentra ire , reprendre : ment de tonnelier ; un cal fat. Fer
terme de couturière. Ou reprend, de huit à neuf pouces de longueur ,
ou on rejoint une toile, un bas de coudé des deux bouts , qui sert à
soie pour en boucher les éraillures, deux fins : premièrement, à reteles crevasses. Reprendre une maille, nir un cerceau du bord , ou de la
ou le trou d'un bas , c'est en re- barbe d'un tonneau , tandis qu'on,
joindre les bords avec un fil de le tire d'un côté opposé avec le
tirtoir , et qu'on le chasse avec le
même espèce.
On dit, reutraire , reprendre à maillet. Le tonnelier s'en sert aussi
la coupe, pour le drap, ou quel- pour calfater avec de vieux linge
qu'auLe étoile épaisse dont on re- le tour du fond ou du jable.
SARJHAN; Un huissier ou sergent.
joint If.w bords coupés ou déchirés.
On rentrait aussi deux pièces de Officier de justice cjui porte les
drap eu les joignant boni a bord: assignations. — Surjhan , en v. 1.
en sorte que la coulure ne paraisse serviteur , esclave ; du lat. serviens*

�S E

S A V
On d'sait en v. fr. sergent-Dieu ;
serviteur de Dieu.
SARJHA.NS ; Des gendarmes : étincelles qui s'élancent du charbon
qu'on allume , et qui se divisent ea
pétillant loin du l'eu.
SARJIALIO ; Un lézardeau.
SÀRO ; Paix , calme, tranquillité.
Tèiji sdro ; se tenir coi.
SÂRO , impératif de sara ; Approche , avance. Cri que fait le
portier d'une porte de ville avant
de la fermer.
SARO-PIASTROS , ou saro-patas ;
Un pince-maille, avare.
SAROU ; Une panetière de berger.
SARPATÂNO ; Sarbacane. — Femme qui s'en prend à tout.
SARTAN , ou padèlo ; Une poêle.
Côirë d'iôous à la sarlan ; frire des
œufs, pocher des œufs. Le blanc
de l'œuf frit, fait au jaune une espèce de poche. Lou péiróou vôou
mascara ta sarlan ; la poêle
se
moque du fourgon, du lat. sarlago.
SARTRE, V. I. Tailleur ; et aujourd'hui , tailleur de campagne
qui va travailler chez les particuliers, en lat. sartor : de là sartrintiin , ou sarlinuin , b. lat. boutique
de tailleur.
SARTRÊSSO ; Couturière en drap.
SASSIS ; Grand intervalle , ou
espace de temps. D'dissi h un sassis ;
dans quelque temps d'ici. I-di dëruoura un bon sassis ; j'y ai demeuré
bien du temps. Voy. Briou.
SATA. Voy. Assala.
SÂTÉ , ou saptë. v. 1. et n. pr.
Samedi. Ou dit encore dans quelques endroits de la province éloignés des villes , sdtë , vëndrë , merghë , etc.
SATRUSSAR. V. 1. Ecraser; ( conterere. )
SAÙC

Voy.

, ou

sa/tuc, sdouqiê , sambu.

Coidoubrignë.

SAVI ; Venez ça , un mot : particule pour appeler. Les italiens
exprimeut la même chose par ,_/«4&gt;msctb

S.ÁVI
savant.

,

savia ;

aty

Prudent , habile ,

Ea ëssem penrei

lës savis

ë la guis cosia dë lor ; ( comprehen—
dam sapieules in
SAXOBELÂDO

astutia

eoritm. )

; Une séquelle , une

kyrielle.
SE; La soif. — Së; si : conjonction. — Si ; sec.
SE. V. I. Sein. Fo portats ël sç
a"Abraham ; ( Lazare ) fut porté au
sein d'Abraham.
SE. V. 1. Siège, trône, lat. sedes.
La

së dë D avi ;

(

sedes David. )

En aviro la së ; ( in circuitu sedis. )
Dëpauset

los poderosos dë la sé

, e

eissausset los umils ; ( deposuit pott.ntes de sede ,

et

exallavit humi-

les. )
SE , pronom qui est réciproque
dans les phrases languedociennes
où il se rencontre, mais qui cesse
souvent de l'être dans celles du fr.
qui y répondent : ce qui est une
source de fautes. Exemples :
Së véi bë që sës pas don Jë ; On
voit bien que vous n'êtes pas au
fait. Së counoûi bë që ses cëvënôou ;
il paraît bien que vous êtes du pays
des Cevennes. S'en ptnso pa mën ;
il n'en pense pas moins. Së ploùro
d'aqi aqui ; il pleure tout aussitôt.
Un ânjliou s'ës aparëscu ; un auge
a apparu. Së soun disputa ; ils ont
disputé. S'ës toumba ; il est tombé.
Së ris coum'un nëci ; il rit comme
un nigaud. La campdno s'douzis
d'dici ; on entend d'ici la cloche.

Ciiou a trouba la cldou që s'ës për-

; qui a trouvé une clef qu'on
a perdu ; et non, qui s'est perdue.
On observera cependant qu'il n'y
a d'autre défaut dans ce dernier
exemple, et dans celui de campdno,
que de n'être pas usités : car quoique le mot clef, nominatif de perdue, soit une chose inanimée et
incapable d'action , cependant ce
verbe étant du nombre de ceux
qu'on appelle réflectit-passii's , il
peut admettre le pronom réciproque , se.
dùdo

�268

SEC

S E G

SËCUTJ ; Homme sec et décharné,
Ainsi on dira très-bien : cette
histoire se raconte différemment ; phthisique, enfant tombé en chartre.
parce qu'on peut tourner, se ra- au figuré , importun , ennuyeux ,
conte, en passif et dire : cette his- que les italiens appellent sàccalorë ;
et au superlatif, seccalorë solentoire est racontée différemment.
Il faut dire de même : le ma- nissimo, ou sëccatorë di prima riga.
SECUTA ; Poursuivre.
riage entraîne après soi des embarSEDA , ou sëdassa ; Passé, au sas.
ras ; et non , après lui , qui ne se
dit ordinairement que des person- — Sëila, ou pan iëda ; pain de seines , et ainsi de toutes les choses gle dont la farine a été sassée ; du
pain passé. C'est avec du seigle
inanimées.
SEB. V. 1. Une haie. Rëvironar de montagne qu'on fait cette sorte
de pain très-appétissant.
dë scb ; entourer d'une haie.
SEDAS ; Tamis de soie ou sas.
SEBÉLLIR. V. 1. Ensevelir. SëbelSEDEIANS. V. 1. Sitiens. Eu darei
lido ; enseveli.
SËBE&gt;' , ou subën ; Un furoncle , al sëdëiant dë la font dë l'diga dë
ou un clou ; et non , un fleuron. vida dë grat ; je donnerai gratuiteTumeur inflammatoire qui vient ment à boire de la fontaine d'eau
dans les parties charnues. Son di- vive à celui qui a soif.
SËDEIAR ; Avoir soif. Quai sëdëia,
minutif', sëbënckou , ou sëbëncou ;
da
lui à beourë ; donnez à boire à
petit furoncle.
celui qui a soif.
SËCA ; sécher.
SÉDÊLO. V. 1. Un fer maillet.
SECÂDO ; Sécheresse.
Ruban garni de perles , ou façonné
SECADOD ; Un éteudoir où l'on
étend le linge , et où l'on met sé- d'or et de soie que les filles portaient autrefois sur leur coiffure.
cher les figues , les pèches , etc.
* SËDO ; La soie. Un vesit dë
SECAL ; L)u bois mort : branches
d'arbre sèches, telles qu'il y en a sëdo ; un cochon.
SÈDOU ; Lacs de crin , ou nreud
sur les vieux arbres qui se coucoulant pour prendre les oiseaux.
ronnent.
— Lacs ou corde pour abattre les
SÊCO ; Chute.
SECODER. v. 1. et sëcoûdrë , ou chevaux fougueux qu'on ne peut
sëcoûtrë ; Secouer. Sëcodër la pol- ferrer autrement. Le c de lacs est
•vërë dëls pét ; secouer la poussière muet.
SËDOU ; Un séton. Cordon fait
de ses pieds. — Sëcoûdië ;• plaquer ,
appliquer un coup. Win voie së- de plusieurs fils dont les maréchaux
coûdrë un bo ; je veux lui appliquer se servent dans quelques opérations,
un coup bien serré. Li-ën sécoudrdi ; en passant le séton à travers les
chairs d'un cheval.
je le rosserai.
SEGA ; Couper le blé, moissonSËCOÛDRË ; Jeter, lancer, jeter
par terre. Sëcoûdrë al c/o/;jeter dans ner , faire la moisson. On dit scier,
la fosse, ou mettre au tombeau. dans les provinces du nord du
SECOUS , et en v. 1. sëcos ; A royaume où la faucille est sensil'aide , au secours , au meurtre , blement dentée , ou faite en scie ,
à l'assassin , à la garde. On dit à et où l'on a des outils propres
Paris , au guet. Crida âou secous ; pour eu aiguiser les dents. Il faut
appeler du secours, crier à la garde. dire ici couper , le tranchant de
nos faucilles étant uni comme celui
SECOUSSÎLIOS. Voy. Eloucdlios.
SECOUTI. Voy. Sabouli, ou Sa- d'un couteau.
Le terme moissonner, ou faire
grounla.
l'août,
est plus général que l'exSECRETA, V. 1. Décrets, statuts.

�SEC,
pression couper le blé , et signifie
de plus, le serrer. Si ce terme ,
faire l'août, pouvait s'appliquer à
nos moissons, il signifierait encore,
battre le blé, ou le fouler. Opérations qui suivent immédiatement
chez nous la moisson ; au lieu que
le battage est renvoyé à l'hiver
dans les provinces du nord du
royaume, pr. oût, oûteron.
SËGÂDOS , sêgos , ou mêissou ; La
moissou , ou l'action de moissonner. -- La saison où l'on moissonne.
Le terme l'août, synonyme de moisson , ne peut convenir à nos provinces méridionales , où l'on moissonne dès le mois de juin. On dit
la moisson ,• et non , la métive.
On voit par les exemples des
expressions précédentes , scier les
blés , faire l'août, aoûteron , etc.
le discernement qu'on doit faire
de celles qui, étant très-bien appliquées dans un pays , seraient quelquefois très - impropres dans un
autre.
SËGÂIRË; Moissonneur, aoûteron , coupeur ou scieur de blé ; et
non , métivier. Ën espgl. segador ;
en v. fr. seguier, coupeur ou scieur.
Sega , ségddos et sëgâirë dérivent
du lat. secare ; couper.
SEGÂIROL ; Crécerelle : oiseau
de proie qui niche dans de vieilles
murailles.
SEGAL ; Du seigle. C'est de ce
terme qu'est formé celui de conssëgal, dit pour con-sëgal , ou mélange deseigleavec d'autres grain,-.
Voy. Coussëgal.
SEGALA ( tërâirè dë ) ; Terrain
seigle, b. lat. sigalonid ; terre légère , ou sablonneuse , ou graveleuse : telle est en général celle
des Cevennes. Le"terrain a seigle
est dit par opposition au terrain
à froment, qui est une terre forte.
SEGAT. Voy. Ablazi.
SEGAZOÜS , ou sëgo. V. Sëgddos.
SEGHÊNTRË. V. 1. Après. Sëgfiêntre m. dia s ressussitara. ( Post

S E G

a69

tres dies resurget. ) Sëghêntrê qcl
batran; ( post quant Jlngelluveriiil.)
SËGHÊNTRÊ (dë) ; Derrière, l-'di
dë sëghêntrê mi diable ; ( vade reiro
satnnas. )
SËGHI , ou sëgrë ; Suivre. Coumo
seg , ou coumo s'en seg , o sec ;

comme il suit, ou comme il s'ensuit.
SËGHÎDO ; Suite , traînée. Sëghido dë polbèro ; traînée de poudre.
SÈGHIÉRA. v. 1. Sécheresse.
SEGHIO , sëghiou , sio , sëghël,
sëgal, ou sial ; Diiférens noms du

seigle ordinaire, ou seigle d'hiver.
Le pain de seigle est rafraîchissant
et laxatif. Ou fait avec la pâte de
ce grain des cataplasmes émolliens
et résolutifs.
SEGHIOL, sêghio et sëghël ; Autres noms du seigle.
Bëjho tië ín scgîuoì roussi ia iongo espigo,
Tio couílâíio dë gro së courho dë i'^iigo.

Péïrot.
SËGHI R. v. 1. Suivre. Qi voira sëghëntrë më vènir , abneghës si mësëis ë prënga sa croisé sega mi. Dix
us à lui , ségrei të a qualqë loc anaras, e dix ad à outré , siée më.
SÊGLAR. V. I. Séculier. Sëglars
indicis ; des procès sur les aflaires

de ce monde.
SÈGLE. v. 1.Siècle. Lifdh d'aquest
sêgle noceio e so livrais à nossas ;
f fdii hujus sœculi nubunt et trahintur ad nu plias.
SEGNA ; Bénir , jeter de l'eau bénite. — Së segna ; faire le signe de
la croix. Pan segna , digo sëgnddo ;
iu pain bénit, de l'eau bénite. V.

ienëzët.

T

; Un bénitier.
sègnal. Vov. Signdou.
SÈGNÉ ; Maître. — Seigneur. On
donne dans certains de nos cantons , aux vieux artisans et aux
journaliers , le titre de sêgnë. Sêgnë
Bërtoumion , sêgnë Jhon. On leur
dit de même, sêgnë grm ; digas ^
SEGNADOD
SËGNÂOU ,

�27o
Sêgnë

SEG

S E I

parlez - donc, notre
tnaitre ? ou , si c'est un supérieur
qui adresse la parole, sêgnë gran ,
revient à bon homme , comme :
bon homme , qu'y a-t-il pour votre
Service ?
On appelle sêgnë domus , l'aumône qu'on fait le jeudi-saint dans
quelques, abbayes.
Anciennement les enfans disaient
à leur père , sêgnë pdirë ; ce qui
est encore en usage en Italie, où
les enfans des plus bas artisans ,
comme ceux de la première condition , ne parlent à leurs paréos
que par signorpd trë, signora mddrë.
SÉGJVÉ dérive du lat. senex ou
senior , le plus ancien et le mieux
établi des titres, celui qui convient
le mieux à l'homme. C'est de là
qu'on a formé le français , senieur,
et ensuite, seigneur.
SEGNURÈSSO. en v. I. sënhorêssa ;
Dame qui possède une seigneurie ;
et non, seigneuresse ; barbarisme
qu'on entend de ceux qui rougiraient d'en faiie en latin. C'est la
dame d'un tel lieu ; la dame du
village.
SEGON. V. 1. Suivant, sequens.
Prëgnvo që al sëgon sâblë , etc.
( rogabat ut sequenti sabbato , etc. )
C'est l'étymologie du fr. second ,
( qu'où prononce cegon ) , qui est
celui qui suit immédiatement le
n'emier. Le second est le môme que
e latin sequens , ou suivant.
SÊGOS ; Le temps de la moisson.
Tfdou. sêgos ; vers le temps de la
moisson.
SEGOUXT. V. 1. Scion. Sëgounl
që vëziiirë sëra ; selon qu'il paraîtra , ou qu'on le jugera à propos.
SËGOUNDÂRI ; Le vicaire d'une
paroisse.
SËGRË , siègrë, ou sëghi ; Suivre.
SEGÜ; Sûr, ou certaiu ; et non,
seur. Dë sigû ; assurément. On dit
en interrogeant , dë sëgû ? assurément ? et non, sûr ? Li assatët un
#njlé sara-t-ë-sëgû ; il lui appliqua

un soufflet bien serré, st. fam. —
Scgù ou sëgur ; ferme , stable. De
là le n. pr. Pêi - Segur ou PiéiSegur ; le même que le fr. Puisegur.
Voy. Piéi.
SÊlGNO. Voy. Pouznrnnco.
SÊIGNER.
V. 1. Ce
terme est le
titre original d'où l'on a formé
ceux de sire et sieur ; et eu y joignant le pronom possessif mies ,
mon , ou en a fait, par des ehangemens et des additions de lettres,
messer, messire; mmsën, monsieur,
monseigneur. Voy. l'art. Miës.
SÈINER; Senieur, seigneur, dérivent du lat. senior ; vieillard ,
comme nous l'avons déjà remarqué.
La vieillesse a été dans les temps
les plus reculés , la première et
l'unique dignité : c'était celle qu'avait , au temps des patriarches , un
père dans sa famille , représentée
depuis par les princes , les évêques,
les seigneurs , les magistrats : elle
est prise dans la nature et dans
la supériorité que doivent donner
les lumières , la prudence , la sagesse et les autres qualités acquises
par une longue suite d'années ;
qualités inhérentes, ou propres au
sujet , bien plus estimables que
celles qui lui sont étrangères ; telles
que la naissance, les emplois,, la
fortune , que le basarà donne et
que les médians possèdeut plus
souvent que les bons.
On sait le respect qu'on portait
à Rome , dans les beaux temps de
la république , à la dignité des
vieillards; l'accueil distingué qu'on
faisait à ceux de cet âge , qui, sans
autre titre , se présentaient daus
une assemblée. C'était le titre des
prêtres , des sénateurs qui tirent
de là leur nom , puisque ceux de
prœsbus ou presbiler et senior, ou
senator , sont des synonymes de
celui de vieillard.
C'est une leçon , soit dit en passant , pour les jeunes comme pour
les vieux njoaseigneiu-s ^ ( meut

i

gran ?

�SEL
S E M
a-t
, dont les mœurs , la con- pareilles planches tracées par la
duite , ou même les airs dégagés, charrue avant de semer.
ou trop cavaliers , jurent avec lu
Le dedans de ces planches est
sérieux , la gravité et la décence labouré par de simples raies, beauque leur titre doit leur inspirer.
coup moins profondes que les silSÊIRÈ. v. 1. et siéirè , siéia ; Aslons pris dans le second sens: ceuxseoir , s'asseoir. Sobrë se ; (sedit ci servent à fixer l'étendue sur lasuper. ) Prëghel lui Fëlip që pujhes quelle le grain doit tomber , afin
é sëghës ab hui ; ( rogavil Philip- qu'il soit jeté uniformément dans la
pum ut ascenderet et sederet se- planche , et nou au-delà dans les
eum. )
planches voisines, qui, étant semées
On se trompe souvent sur les à leur tour , recevraient sur leur
temps de ce verbe. Il faut dire : bord double quantité de grain , si
je m'assieds , nous nous asseyons , le semeur ne s'était pas renfermé
je m'asseyais , je m'asseyerai, as- dans les bornes de chaque planche.
sieds-toi , asseyez-vous , que je Dans les champs ensemencés à bilm'asseye, que je m'assisse ; et non, ions , il y a de profonds sillons de
je m'assois , nous nous assoyons , deux en deux pieds.
assoyez-vous , je m'assoierai, que
On fait aussi, pour I'égout des
eaux , des sillons ou raies profonje m'assoie, etc.
SÊISSÊTO ; Gros
froment qu'on des,'qui croisent souvent les presème en Sicile et en Barbarie. La mières , et qui se dirigent diagocassure de ce grain , qui est d'un nalement à la pente du terrain.
tissu compacte et serré comme
SELIOU , diminutif de sêlio ; Seau
celle du mais , n'est point blan- à traire le lait.
che et farineuse comme celle de
SKi.ou.x ; Salon , ville de Prola touselle et de la saissette : la vence , célèbre par le tombeau de
pâte n'en est point ductile , ou ne Nostradamus.
se lie pas ; cependant le pain qu'on
SËMA uno tîna , ou un tindou ;
en fait est roux et de bon goût. Tirer le moût d'une cuve trop
C'est avec ce grain qu'on fait la pleine, pour y remettre de la venpâte des vermicelles et des maca- dange, en ital. scemare ; diminuer.
ronis ; qu'on fait aussi de ris dans Serait-ce de sëma que dériveraient
quelques endroits.
sëmdott , sërnalou , sëmaliés ?
SÈITÂIRË.
\'oy. Rëssdirë. Sêito.
SËMALIÉS ; Bâtons aux cornues.
Voy. Rèsso.
Porto lous sëmaliés ; porte les bâSSJHÉ-MART. en lat. sigillum-matons.
riœ. Voyez Êibo dë la roumpëSËMALOU , ou cournudel , dimin.
dûrode sëmâou ; Un baquet, cuvier de
SÊLIO. Voy. Jhérlo. du lat. situla;
bas-bord. On appelle baquetures ,
.-seau.
chez les marchands de viu , le vin
SJSLIOU ; Un sillon : ce terme se
éventé qui tombe dans le baquet
prend , ou pour une longue bande qu'on metsousla camielled'un muid,
de terre dans un champ à blé, ou ou sous la table où l'on mesure le
pour les raies profondes qui sépa- vin.
rent ces bandes et les distinguent
SËMÂOU , sèmal, ou
cournàdo ;
l'une de l'autre. Dans ce pays-ci , Une cornue , une tinc, une tinette,
les sillons pris dans le premier sens, une benne, un benot , un banneau ,
sont une espèce de planche à blé une comporte : différens noms
de huit à neuf pieds de largeur : qu'on doune à ce vaisseau , selon
et tout un champ est divisé en de les différentes proviuces françaises
senior )

�a7a

S E M

S E N

SËMËNA , un së'aëna ; Champ nonoù on l'emploie pour charrier le
vin et la vendange , et tirer le Tellement ensemencé. — Lou sëmëna;
le grain jeté en terre , un semis
moût d'une cuve.
Pour empêcher que le vin qu'on d'arbres , tels que de mûriers , de
j porte ne se répande par le branle châtaigniers , d'arbres fruitiers ,
ou par les- secousses du transport, ou de forestiers, au figuré , lou.
on y met un nageoir , qui est uu levarâi d'âou sëmëna ; je le relèverai
tetit bout d'ais , ou un carré de du péché de paresse.
SEMENAUOU (sa) ; Sae à semence.
iége qui flotte sur le vin.
SEMENÂJHE ; La semaille, 4ou
SEMBLA ; Sembler. — Ressembler.
Ces deux, verbes , que nous ren- l'action de semer.
SÉMËNCÔNTRE; La barbotine , ou
dons par un seul , out une signification différente : ressembler, mar- la poudre aux vers ; et non, semenque une comparaison entre deux contra. La barbotine est une plante
choses qui ont ensemble beaucoup du Levant du genre des auranes,
de rapport : sembler , se prend dont la semence en poudre est un
toujours pour, paraître. Ainsi c'est bon vermifuge ; et non , contreune faute dédire: cet homme sem- vers.
SËMËNÎLIOS ; Les semailles.
ble à un tel ; et c'en est une douSEMENSÎLIOS ; Menues semences,
ble de dire, il semble un tel ; au
menues graines.
lieu de, il ressemble à un tel.
SEMONS, V. I. Averti. De là le fr.
SËMBLÂNSA. V. 1. Similitude ,
comparaison. En sëmbldnsa parlii semonce.
SËN , sën , sënë. v. 1. et sënso ,
a vos ; je vous parlai en paraboles.
sënsé, san ; Sans : particule excluSÉMEEA ; Ressemeler , faire ressemeler , mettre des semelles ; et sive. Ou a fa sënso pëno ; il l'a fait
non , semeler, qui n'est pas fran- sans peine.
SËN ; Sens , bon sens , raison.
çais , quoiqu'il semblerait qu'on, pût
le dire des premières semelles mi- Lou sën dë Vëfan ; l'état d'enfance.
ses à des souliers usés : mais on Es dou sën dë Vëfan ; il est tombé
sait qu'en fait de langage , l'usage eu enfance. Pdrlo për lou sën qè-z-a;
doit l'emporter sur les raisons de il n'a pas plus d'esprit que cela , ou
conmiuice. Vou porté mous sou- ce propos est une preuve de son
liés , sëmèla më lous ; .je vous ap- peu de bon sens. N'a pa tou lou sën
porte mes souliers, ressemelez-les- që li châou ; il n'a pas du bon sens
moi ; et non , semelés me les, ni de reste. Më Varias vëni ën pdou dê
sën ( tour de phrase espagnol ) ;
ressemelez me les.
SEMËEÂJHE ,
ou rëssëmëlâjhë ; vous me feriez perdre l'esprit. Ou
Une caixelure de souliers ; et non , dis dë tou soun sën ; il le dit sérieusemelage, ni ressemelage. On met sement , tout de bon , de la meilune carrelure , ou des semelles neu- leure foi du monde. Aco sën vdi
ves à de vieux souliers qu'on res- à sën dë liouro ; cela devient à rien,
eela va à vau-l'eau. Në boutas san
semelle.
sën ; vous en mettez sans raison,
SEMENA. On dit, semer à pleines
mains , ou à terre perdue , par op- sans mesure. Agas mái dé sën q'ël ;
position à, semer à rayons , ou , à montrez-vous plus sage que lui. N'a.
la main , et grain à grain , ou avec pa lou sën dë counoùissé ; il n'a pas
les semoirs de nouvelle iuvention. l'esprit de connaître.
SENÂDO. V. 1. Sensé. No sënddo ;
La seconde façon de semer est plus
longue , mais bien plus avantageuse insensé. De là le verbe for-sënar ;
extravaguer, d'où l'on a tiré le fr.
que l'autre.

Í

�S E Tf

S E N

forcené , qu'on aurait dû orthographier forsené.
SSNARI ( sën ) ; St. Nazaire. en
lat. Nasarius.
SENCER, V. 1. Sain, qui n'est pas
gâté, en lat. sincerus ; net, sain.
SËNCHA. V. 1. Sanglé , ceint,
ceindre, sangler.
SËHCHË ; Ceinture.
SËNCIAT ; Sensé. Sensiadomën ;
sensément.
SËNCIO : Science, savoir, connaissance.
SENECHÂOIT. Ce terme se prenait
pour le sénéchal , pour sa dignité
et pour la sénéchaussée, ou le tribunal du sénéchal. Il faut dire ,
mon affaire est à la sénéchaussée ;
et non, au sénéchal , comme on
le dit tous les jours. Le sénéchal
était autrefois le premier officier
de la couronne , et au-dessus du
connétable.
SËINECHAS. V. 1. et n. pr. Sénéchal. La France fut divisée en
baillages , pour les provinces où le
droit coutumier était établi; et eu
sénéchaussées , pour celles qui
étaient régies par le droit écrit.
* SËNËGRE , ou sinêgrë ; La tri—
goneile , feuugrec , ou foin-grec :
bon fourrage' pour les bestiaux,
sur-tout pour les bœufs. Les Egyptiens en mangent les jeunes pousses,
sous le nom de hellée , crues ou
cuites. Ses graines grillées et pilées,
mises dans l'eau avec un peu de jus
de citron, font une boisson agréable et rafraîchissante dans ces climats brûlans. Elles sont aussi
employées en médecine pour des
fomentations , des lavemeus , des
emplâtres ; il suffit de les faire digérer dans l'eau chaude pour eu
obtenir un mucilage très-abondant.
La trigonelle corniculée et la trigonelie de Montpellier , sont des
plantes légumineuses du même
genre.
SEÍSÍEPIO, OU sënêpo ; Le serein, le
froid, les injures, ou l'intempérie
a.

de l'air pendant la nuit. Endura,
la sënépio ; souffr ir le froid, être
exposé aux injures de l'air , comme
le sont ceux qui passant les nuits
au bivouac, pr. biv.&lt;; .
SENEPÎOU , ou sëramphu ; La
rougeole ; et non , le seuepon. en
espgl. sërampione.
SENËT , diminutif de sën ; L'intelligence des petits eufans.
SENEÏ ; Sénat , ou conseil des*,
femmes. — Assemblée médisante.
SÈNGLËS. v. 1. Chacun , chaque.
Fo iaiat dë sënglës ; ( judicatnm est
île si&amp;gulis. ) Èn sënglas cioulats ;

dans chaque ville.
* SENGLO , du fr. Sangle.
SËNGLOU. Voy. Choiikë. en lat.
singultus. en v. fr. souglout.
SENHAR. V. 1. Faire signe. Adoncas sënhe'c ad aquisl Simon-Pëi.ë ;

alors Simon-Pierre lui fit signe.
SÉNHER. V. 1. Maître, seigneur.
SENHORËIAR , o sënhorëzar. v. I.
Dominer, traiter avec empire ,
commander, se rendre maître. Sën—
horêiec d'ambos ; ( dominatus ar.iborum. )
SËJNHORIA portar, v. 1. 'Primatunt
gerere.
SENHORIL. V. 1. Seigneurial. Sënhoril Cëna. ( Dominica Cœna. )
SENËS. v. 1. Sans. Sënës mi, r'è
no podest far ; ( sine me nihit po~
testis facsre. )
SËNËS partida, v. L expers , pour
ex pars ; Qui n'a point de part.
SÉNIL

; Le serin : petit oiseau de

chaut.
SËNIQIÉ

du lat.

; Gaucher : corrompu

siniòier.

SENTSCLË ;
L'arroche puante :
plante qui croît parmi les légumes
des jardins.
SEITON. V. 1. Si ce n'est que , à
moins que.
SENSERIGÂLIO. Voy. Lardiêiro.
SENTAT , o sëëntat. v. 1. Sainteté.
SÉNTÉRIOS ; La dyssenterie.
SENTI. Së sëntis, dit-on d'une
jeuue fille ; elle est déjà graude
3^

�tó4

S E O

fille , c'est-à-dire , dans l'âge de
puberté, où l'on commence à avoir
du tempérament : temps orageux
des passions, qui arrive bien plutôt
dans les pays chauds ; tels que les
îles de Bornéo et de Java , où les
filles sont nubiles dès l'âge de huit
atiSj On dit de môme des garçons ,
il est grand garçon.
Se sentir, en français, est connaître ses forces-, son courage, la
noblesse de son origine , etc.
On dit : cet homme sent le vin ,
l'ail, etc. et non , au vin , à l'ail.
Sentir , dans cette phrase , est un
ternie équivoque , et peut s'entendre dans un sens ou actif, ou passif ; c'est-à-dire , de celui qui a
une odeur de vin pour en avoir
bu, et de celui dont l'odorat en
est affecté.
SENTÎDO ; Odorat. — Sentiment.
rA bôno
sénlido ; il a le nez bon.
JV"'«i agu sëntido ; j'en ai su quelque chose ,■ et populairement, j'en
ai eu vent.
SENTINÊLO ; Une sentinelle ; et
non, un sentinelle. On le dit du
fantassin qui fait le guet et de la
fonction qu'il exerce. Es ën sëntinêlo ; il est en sentinelle , ou eu
faction. Les sentinelles sont tirées
de la troupe qui a monté la garde :
la sentinelle est sous les armes , et
la troupe est toute prêté à s'y mettre.
Un planton , est une sentinelle
sans armes à une porte de ville ,
pour empêcher les soldats d'aller
en maraude dans le temps des venda u ges.
Les vedettes sont, dans la cavalerie , des sentinelles à cheval.
Lorsqu'une armée est proche de
l'ennemi , on appelle bivouac la
garde extraordinaire qu'on fait pendant la nuit pour la sûreté d'un
camp : faire le bivouac ; passer la
nuit au bivouac, pr. bivac.
SEJJU ; Sensé.
SÊÒC , ou cêou ; Le suif avec
quoi ou fait les chandelles : c'est

SER
l'espèce de graisse qui se fige et
qui durcit bientôt ; différente de
celle de la nature du lard, dans le
mouton même , la chèvre et le
bœuf.
Aoutréjhan që sia ën arbirë dëls
cossols ën quai luec si funda lo sêou
defora la villa. Cost, d'Al.
SÊOU ; Su , ou connu, v. 1. dou
sêou dë tot lo monde ; au vu et au

su de tout le monde , ou en public.
v. 1. sien. Voy. Siou.
SÉOUDA ; Payer, donner le salaire. Sèoudddo ; salaire.
SEPA ; Receper. On recèpe les
jeunes scions d'un châtaignier étèté
qui fournit des rameaux à greffer.
Le mot français, sepée , dérive de
sëpa ; recepé, dont le diminut, est
sëpadét ou sapadët. — Sëpa. Voy.

— Sêou.

Sapa.
SEI'IO ; La sèche : poisson de mer,
du genre des calemars et des polypes , qui n'a ni écailles, ni nageoires : il a des bras garnis de
suçoirs, et répaud au besoin une
liqueur noire qui , le couvrant d'un
nuage , le dérobe aux attaques de
l'ennemi.
La sèche diffère des autres poissons de ce genre par un os blanc ,
ovale, opaque et très-léger, delà
longueur du corps de l'animal :
c'est dans cet os tendre que les orfèvres moulent de petites pièces.
SEPOC. Voy. Cëpou.
SEPS. V. 1. Menottes de fer. —
Seps. Vov. Cêou.
SEQESTRÂJHE ;
Séquestre ; et
non, séquestrage. Le terme séquestre, se dit également du dépôt eu
main tierce d'une chose litigieuse,
et de la personne chargée de ce
dépôt par autorité de justice. On
a ordonné le séquestre de cette
terre , et n'a* tel a été établi séquestre. Fotighet ëttlêva coum'un sëqëstrdjhë ; il fut enlevé comme ua
corps-saint.
SÉR , ou serp ; Un serpent, une
[ couleuvre. Pel dë sèr ; mue , ou

�SER

SER

3

5

7
dépouille de serpent. Son aug. est élévation que le tertre ; celui-ci est
serpalas ; grosse couleuvre.
plus élevé que la butte. Une colCe que l'Histoire-Sainte rapporte line ou une côte est une longue suite
du serpent qui séduisit Eve , a pu de terrains élevés comme les buttes,
contribuer à la terreur qu'inspire ou les tertres qui bordu.it ordinaila vue de ce reptile; terreur qui est rement une rivière, ou une plaine.
beaucoup augmentée par l'éduca- Sé'rë ; en espgl. siéra, montagne;
tion et par les préjugés publics. Il serra, colline, b. lat. ccrreium.
est certain cependant que toutes les
La formation des montagnes et
espèces de serpens connus dans ce des rochers calcaires qui contienpays-ci , à la réserve de la vipère nent dès coquillages fossiles, est de
( très-dangereuse ) , et d'une autre beaucoup postérieure à la création
espèce , qui est de taille effilée du inonde.
et de couleur jonquille, et dont les
SËRÊ ; Serein, temps clair et
morsures sont des égratignures sans serein. On dit en proverbe : sërê
conséquence ; aucune autre n'est dë vêsprê , bel lën dëau êstrë ; une
maltaisante et ne fait pas même belle soirée annonce un beau lenmine de mordre : on peut sans au- demain.
cun charme les prendre et les maSERÉNA; Exposer à la fraîcheur
nier impunément.
ou à la rosée de la nuit.
Il en est de même de la sala* SERÉNÂDO ; Sérénade.
mandre , du lézard , du crapaud ,
* SERÊNGA dë cêbos ; Roussir des
les plus pacifiques des animaux qui ognons au beurre ou à l'huile.
n'ont ni venin , ni malice, comme
SERÈNO; Le serein, la rosée du
oa le leur attribue.
soir. Voy. aigagndov.
On a aussi mal à propos la mêrrie
SEREZIN ; Le serin : oiseau de
antipathie pour les limaces, les chaut.
chenilles et les autres insectes sur
SERIGAT ; Espèce d'oiseau de
le compte desquels on reviendrait proie.
si on les connaissait, et si l'on
SE RM A ; Tremper. Dë vi sèrma ;
essayait de se familiariser avec eux. Du viu trempé , qu'on appelle dans
SER. V. 1. Sieur, sire, et en anglais,
les pensions des collèges, de l'abonsir. Ser fait partie de mes-ser , le dance. C'est du lavage, quand on
même que mes-sire.
y met trop d'eau, eu ital. semare ;
SER. V. 1. Valet.
diminuer.
SÉR, OU vesprë; Le soir.
SÊRMO DE LIGNADA. V. 1. GénéaSÉRÂDO, OU vësprddo; Soirée,
logie.
veillée.
SERNÂUO. Voy. Lêtrou.
SÉRAMPÎOU. Voy. Sënëpîou.
SERNE ; Sasser , tamiser.
SERBE, V. I. Moutarde ( sinapi. )
SERNIN. Voy- Cëi né.
Së dourës fë en aissi co'l gra dë la
SERO, sëro, ser ; S:.)ir. Sulser;
sêrbë dirrts ad aquël pugtraspassa sur le soir, à sëro ; hier au soir ;
d'aissi, à traspassarà.
et non, hier à soir, ni hier soir,
SÊRBO , ou sêrvo ; Garde, conqui est l'italiénisnte , ieri sera.
servation , durée dans le même état. Roujhë dë sêro , bel lën ëspêro ;
SÉRK, ou sera ; Mont, montarouge du soir, blanc du matin ,
gne. Mont ne se dit guère en prose fait la journée du pèlerin.
que lorsqu'il fait partie d'un n. pr.
SEROR , o ;or. y. I. Sœur. Sëror
Le mont Etna , le mont Athos, dë lui ; Ç cjtts soror. )
le mont Cénis, etc.
SEROUDELIO, OU sënoudêlio ; La
La montagne est une plus grande seroudclie, ou le seigle de mars,

�276

SER

SET

n'en impose pas plus que le trèsavec quoi on fait du bon pain sur humble serviteurde la tin des lettres.
nos montagnes, où l'on digère
SERVOS ; Pots à confitures, pots
mjeux que dans la plaine. On sème à olives , .à cerises et autres fruits
ce grain en mars, et on le recueille confits, soit à l'eau-de-vie, soit à
aussitôt que celui qu'on a semé
la saumure.
l'hiver qui a précédé.
SES ; Sans. Sës fi ; sans fin , ou
SERi&gt;ATANo:Une sarbacane. Parla
infini.
■për serpatdno ; parler par des perSES. V. 1. Cens. Moneda del sës;
sonnes interposées, ou par inter( numisma sensus. )
prète. — Biélio serpatdno ; vieille
SES , o sëë. v. I. Siège, trône.
entremetteuse.
Eu sêi on ëstete , on és la sës dë SataSERPATAS , augmentatif de serp ;
nàs ; je sais où vous habitez, et que
Gros et long serpent.
c'est le siège de Satan.
SERFATIÊIUO ; Repaire, ou retraite
SÊsco. Voy. Sâgno, ou Bouêzo.
de serpens et d'autres reptiles.
— Sêsco. Voy. Èsco.
*SEHPOUL, OU serpoulét ; Le serSESKIÂ , ou sagnd ; Garnir de
polet ; thymus serpdium, L. Voy.
jonc, ou de paille.
Frieoûto.
SESSOU ; Un gousset : petit carré
SERS. V. 1. Le soir. Co fo sers ën
de toile cousu à l'aisselle d'une
dicela dia. ën la u dels sdbtës ; ( cum chemise , pour en lier les manches
sera esset die illo, una .sabbalorum. ) avec le corps : le gousset qui réSERS ; Le vent d'occident.
pond à l'aisselle , en prend la sueur,
SERTI; Servir. Dtqë sërtts
që c'est de là qu'on dit, sentir le
parlés ? à quoi bon ces propos ?
gousset.
OH , vous avez beau dire.
SESSOUS. n. pr. du lat. sessorium;
SER.VAJNS; Raisins de garde, ou
Siège.
qui se conservent plus long-temps
* SÉSTIÉ ; Le setier est le quart
fiais que les autres.
de la salmée. Voy. Sdnnmddo.
SERVICIÀOU ; Garde : femme qui
SESTIÊIRÂDO dë têro ; Un setier
sert les malades , ou les accouchées. de terrain ; c'est-à-dire , autaut de
SERVIES, V. 1. et n.pr. Serviteur,
terre labourable qu'il en faut pour
en v. fr. sergent.
semer un setier de grain. On dit
SEKVTSSI. V. 1. Obéissance, lat.
Un setier ; et non , séterée. Le setier
obsequium.
de terre est à Montpellier de
SERVIT UR ; ftévérence. Fàzês sërdestres , et à Nisines , de ÏOO.
vitur ; saluez , faites la révérence.
SESTIÊIRÂDO dë têro ; Un arpent.
On pousse pour la faire, un pied
SESTIÊIRAL. V. 1. Mesure de grain,
en arrière ; ce qui ne signi lierait creusée dans une pierre scellée dans
rien , si ce n'était un commence- un marché au blé. — JVIesure de liment de génuflexion ; il en portait quides. Cal që tavêrniers vin vëndon
même autrefois le nom, et la géà son sèstêiral. Cost. d'Al.
nuflexion était apparemment toute
SÊSTRE; Chose: expression vague
entière dans son origine , car on pour suppléer à un nom propre
abrège tout, on tronque tout; il qui ne se présente pas à la mémoire.
ne nous reste que, des échantillons. ai bis
sêstrë
lou counoûissës
Cette inclination de la révérence pa ? ës bezi dë, etc. j'ai vu...
qui rabaisse le corps de ceux qui chose...;, ne le connaissez-vous pas?
la font, leur- donne pour cela même
il est voisin de, etc.
une posture humble, qui prévienSET A , sëtia. Voy. Assëla. Sëtadrait en leur faveur : mais ce n'est
loti, qu'ëslago pa drëch ; asseyes
qu'une humilité de cérémonie, qui

�S I
le, qu'il ne se tienne pas debout.
ShïÌNïo ; Soixante-dix On dit
de même soixante-onze , soixantetreize , etc. Le mot septante n'a
guère lieu qu'en parlant de la version des septante, pr. setantè.
SÊTI. V. 1. Siège : terme générique qui comprend tous les meubles faits pour s'y asseoir. Ou le
dit aussi des bancs de pierre, de
bois, des sièges de gazon , de ceux
des cochers , d'un siège d'aisance ,
d'une stalle , etc.
Li Fariseus aman las primas sèlis
ëls maniars , ê las primiéiras cadièiras ê las sinagogas ; ( Pharisœi
amant primos recub'Uus in cœnis et
primas calhedras in synagogis. )
SÉTI DE BOÛTOS ; Le chantier
des tonneaux dans une cave.
Séli dévîlo ; le siège d'une ville,
ou d'une place assiégée.
SEMTÎKO ; Un appuie-pot : ustensile de cuisine fait de fer , ou
de terre cuite en demi-cercle ,
qu'on met derrière un pot au feu ,
de peur qu'il ne se renverse.
SETOUS. Voy. Assëlous, et d'as-

sëlous.
SEZËR. V. I. S'asseoir. Sfzëns ëssënhava èls ; ( Sedens docebat eos. )
Se à la destra dë la séé dë Deu ; il

est assis à la droite du trône de
Dieu.
SËZÎLIO, OU sëzido ; Tenue , constance , persévérance. N'a pa jhës
dë sëzîlio ; il n'a point de tenue, i;
ne tient point en place. Les esprit
faibles n'ont point de tenue , ils
changent à tout moment. La jeunesse est iuquiète , elle ne peut
tenir en place.
Si, fin , sic : Un noeud d'arbre
dans une planche, ou toute autre
pièce de bois , où le nœud arrête
la scie ou la varlope , et èbrèche
quelquefois ce dernier outil. C'est
la partie intérieure d'une branche
recouverte par beaucoup découches
ligneuses , sous lesquelles le cœur
de la branche ,a eu le temps de

S I B'
277
durcir par l'obstruction de ses vaisseaux.
Les marbriers et les tailleurs de
pierre appellent clous , les endroits
de la pierre plus durs que le reste.
Ces clous sont, dans le marbre ,
des pétrifications eu pierre dure;
et dans la pierre de taille , des coquillages pétrifiés en caillou.
Si. V. 1. Oui. Si ès; oui cela est.
Si , ou sic ; Tare , vice. Cadun
a soun si ■ chacun a ses défauts -—
Si ; un tic. On dit, un tel a le tiède hausser de temps à autre une
épaule , de secouer un bras , de
faire telle grimace , etc. — C'est
son tic de répéter à tout propos et
sans rime ni raison, un mot favori,
uue certaine phrase, d'entrelajder
vingt fois le mot de monsieur dans
un court récit qu'il fera même à
une femme , etc.
SIAL , ou sëshiol. \oy. Séghiou.
SIÂOÛ ; Calme , tranquille.
Coi. Lou tën es sidou ; le temps est
tranquille , il ne souffle pas de
vent. Estas à sidou ; chut , paix S
taisez-vous , ne parlez pas de cela,
ne parlez pas ainsi. Calcn sidou ;
taisons-nous. Le terme, coi n'entre
que dans ces façons de parler. Se
tenir coi, demeurer coi. Sidou , du
grec, siopao ( sileo. ) Siopé ; tacitement , en silence.
SiÂou ,■ Doucement, sans bruit.
Parla sidou ; parler bas.
SIAVET ( toù ) ; Bellement, avec
modération.
SiBiÉ. Voy. Cibiè.
SIÏÎLA ; Sifflér.
.- Corner. Las
dourélios më siblon ; les oreilles me
cornent ; c'est lorsqu'on sent un
bourdonnement , un bruit confus.
Lorsqu'on y sent un battement ,
c'est ce qu'on appelle le tintoin des
oreilles.
SiBLÂno ; Coup de sifflet. Sibladûro ; sifflement.
SIBLAMËN d'dourélios; Un bruissement d'dreilles.
SIBLË ; Sifflet. En termes d'agri-

�S I G

s i rr

culture, «ne greffe en flûte. Issarta
dou sibU ; greffer en flûte : façon
dont on greffe le mûrier, le châtaignier, etc.
il n'y a que tles personnes peu
instruites qui trouvent qu'il est égal
de dire, greffer au sifflet, ou en
flûte. Le terme, sifflet n'étant pas
usité dans cette opération , il vaudrait autant dire, greffer au fil te:
une simple transposition des mûmes
termes défigure souvent le sens
d'une expression ; à plus forte raison lorsqu'on en substitue de noureaux qui n'ont pas accoutumé de
se trouver ensemble.
Si sus dëcreslâirë ; Sifflet de chaudronnier , fait comme celui du
dieu Pau.
S i B L o ; Une sible : rond , ou
cercle fait d'une planche élevée sur
une perche et marquée de lignes
circulaires, qui sert de but à ceux
qui s'exercent à tirer de l'arc , ou
de l'arquebuse.
SICA. , si'c.ip, ou sicat. Voy. Cica.
Sicoùso. Voy. Foumigo.
S:Éiou ; Petite 3ssietlc.
SÎFÉ. Cette expression , qu'on
cmplayait autrefois pour affirmer
le eu»traire de ce qu'un autre aurait
d;t,n'est plus du bel usage. Je crois
que tu n'as pas été à l'école , dit
un père à son fils : vous me pardonnerez, doit dire ce dernier; et
non , si fait, j'y ai été. Si fait ,
qui est le même qu'une chose faite ,
équivaut à nue affirmation , comme,
non fait , à un négation.
SiriîË ( Sën ) ; St. Symphorien.
S.GALA, ou Stfatèjka ; Éblouir.
Jjcrns iots më sigaliijhou : j'ai les yeux
éblouis.
SiGBfÂOtr, ou sè'gnaou ; Un sein ,
un signe: tache naturelle sur la
peau de ceux qu'on appelle nésmni-qués.
SiGNOCLA. Voy. Jhnngoula.
S' &gt;ÜCG»A ; Importuner , incommoder.
SlGr.OKÉs , oa sagramën ; Ser-

ment , jurement. Fario sïgromêrt
që.... je jurerais que....
SIMBEL : Un appeau , une chanterelle : oiseau que les oiseleurs
mettent dans une cage , pour attirer par son chant d'autres oiseaux.
L'oiseleur est celui qui prend les
oiseaux ; l'oiselier est celui qui les
vend et qui les élève en cage.
Les pigeons en plâtre , ou en
faïence qu'on attache au haut des
pigeonniers , servent d'appeau pour
ces oiseaux domestiques.
SIMBEL , au figuré ; Occasion ,
cause , sujet.
Suions ; La lisière d'une toile.
Son féminin , simoàsso ; la lisière
d'un drap. F'a coum'uno aimoíísso ;
lâche , ou mou comme de la chiffe.
Simous , ou cimous ; ce qui est à
la cime, ou au haut d'une pièce de
drap ou de toile. • en ital. cimossa.
SIMOUSSÂ ; Bander, lier un enfant
au maillot , avec une bande qui
est le plus souvent faite d'une
lisière.
SIMPLARDARIÉS ; Niaiseries, badineries.

a78

SlMPLARDEJïiA ,

simplëjha ;

S'amuser à des choses de néant.—
Faire le nigaud.
* SIMPLE ;
Un niais. En français , simple se dit d'une personne
sans déguisement et sans malice ;
des fidèles qui, étant sans lettres ,
n'ont qu'une connaissance fort
bornée des dogmes de la religion.
On dit dans ce sens , la foi des
simples.
SiMFLÎmË, ou simplêtal ; Nigaude rie.
SI&gt;"KA ; Signer. On signe une
lettre et on signe à un contrat, pr.
ci-gné.
SîKJiÊ ; Seing. Faire soun sinnê ;
faire, ou mettre son seing.
SÎNSÊ ; Le signet d'un livre; et
nou , l'indice, pr. si-nè.
SiHKB ; Signe, marque. Qnn las
fhirounditos razêgou tou sôou, açò's
sînnë dé plijho ; c'est signe de plaie,

�S I o
SIS
l'jg
quand les liirondelles volent bas et et spongieux et impénétrable à
terre à terre.
l'eau , pris dans un certain sens ;
SÎJNSE ; Geste de frapper , geste
ce qui rend cette écorce propre à
menaçant. Fa lou sinnê ; menacer en faire des bouchons.
du geste ou de la main. Se fas tou
L'écorce intérieure , qui est lisinnê, farâi lou co\ si tu fais mine gneuse comme les écorcea ordinaide me frapper , je te frapperai. res , reste en place et sert à favoFat&gt;hé lou sinnê ; il leva la main , riser la production d'une nouvelle
ou le bâton pour le frapper.
écorce qui se forme pu-dessous
SIKÓ. v. I. A moins que.
et qui est également double ; ,1'une
Smous ; Noueux , ou nouailleux. tendre, légère et spongieuse , et
L'érable et les autres arbres qu'en l'autre ligneuse.
élague de temps à autre, sont nouailOn dépouille ainsi plusieurs fois
leux. Siiious est formé de sin; noeud le même pied de chêne de son
d'arbre.
écorce spongieuse , ou du vrai
SÎJNSO ; L'amadou : sorte de mèliège , dans l'espace d'environ un
che faite avec l'agaric du hêtre. siècle de vie. C'est un arbre des
On dit de bon , et non, de bonne pays chauds ; il y en a au bois de
amadou.
1 Eterelle, dans la basse Provence ,
Siou , siouno , ou séou , séouno ; entre Fié jus et Canne.
Sien , sienne. Cadun lou siou n'ës
SinÊsso , forlo sirésso ; Femme
pa tro ; à chacun le sien, dco's absolue, maîtresse femme, qui a
siou i c'est à lui. Aqêl ômë ês tou l'esprit de gouvernement, qui tient
siou ; cet homme est tout concentré le haut bout dans un ménage , qui
en lui , il n'est occupé que de lui- sait commander et se faire obéir.
même. — 11 s'aime uniquement :
SlRltEN , ou rnanoul. V. Gavel.
auquel cas on est ordinairement
SIRVEN , o sirvënts. v. 1. Servisans rivaux. N'ai rës d'al sêou , né teur, intendant d'une maison, client,
èl rës dal niêott ; je n'ai rien à lui , valet. Fisel sirvënts ; ( Jidelis serou qui lui appartienne, ni lui rien vus. ) A tjël që es maier dé vos sera
à moi. — Aco's bë siou , ou a&lt;fo voslrë sirvëns. Si alcuns vol primer
l-amërilo ; c'est bien employé.
éssër sera à tots dërers , è dë irasSÎOULA , ou siscla ỳ Glapir en
Lots sirvënts.
chantant.
SIRVÉBT est le vrai
n. pr. de
SÎOULA; Pousser un cri aigu et
ceux de ce pays-ci, qui, pour franperçant, tel que le font les jeunes ciser leur nom, signent , Silvain :
filles qui folâtrent avec de jeunes terme qui n'est point dans l'anagens, dont elles excitent les aga- logie de notre langue et qui ne
ceries , en faisant semblant de s'en signifie rien dans le languedocien
défendre.
ancien, ni moderne. Aussi les paySÎODLA ; Chanter d'un ton de
sans prononcent constamment ,
fausset, ou d'un ton de voix forcé. S.rvën : c'est le seul même qu'où
SîeuLË , sisclë , ou sisclal ; Cri trouve dans nos anciens actes eu
aigu et perçant ordinaire aux jeunes langue romance du XII.e siècle.
filles.
SIRVËATA, ou serventa, v. 1. Nos
SÎOURË, ou sûvê ; L'arbre du
no êm Jll dë la sirvênta ; mas dë
liège, son écorce. L'arbre est une la Franca ; ( non sumus Jilii anespèce de chêne-vert qui a deux ci llœ , sed libères. )
sortes d'écorces : l'extérieure qu'on
SISCLÂ. Voy. Sioula. Siscll. Y.
détache et dont on fait des plan- Sioulë.
ches de liège , est d'un tissu id^er
SiscLËT ; Un ioquet de porte.

�aSo

S O D

S O B

Dë las sobiranessas dal cel ( à sumSÎSTRE ; Le memxi à feuille d'amis cœlorum. )
net : plante hystérique des hautes
SOBIRAS. V. 1. ( superius. ) Amix
montagnes et des pays froids.
poia sobiras ; ( amice ascende supeLe sistre eu fr. instrument de rius. ) Sobre , ou ( super , ) est la

musique qui passa des Egyptiens
aux Grecs et aux Romains.
SÍ VALS. v. 1. Du moins ; (saltem.}
Sivals oumbra di lui a oumbrës ; sou
omhre du moins couvrait quelqu'un d'eux.
SIZÂMPO ; Air glacial. Voy. Si-

racine des quatre articles précédens.
SOBSOIMNAÏS. v. 1. Surnommé.
SO3OLÏURA. v. I. Sépulture.
SOBRAR, V. I. Être de reste. Cu-

liro xii. cojrës dë Jranhëmëns që
sobro dël r. pas ; ( collegerimt duodècim cophinos fragmentorum ex
quinqué pariibus quce super fuesampo.
SLIAR. V. 1. Délier. Vsquex dë
runt. )
vos no slia so bous , o so azë dë la
SOBRAT, V. 1. Vaincu; (superatus.)
grépia êl mëna abêourar.
SOBRE, V. 1. Sur , dessus. SobrèSo. Voy. Cros.
digt ; susdit. Sobrënom ; surnom.
So. v. 1. Je suis, ou c'est moi. — Sobriquet. Sobre-poiant ; excel£ eissa oradix lor ; aias Je , eu so ,
lent.
no vulhas tëmër ; ( et slatim dixit
Sobrënomnats ë nos. v. 1. ( conillis, habele Jiduciam ; ego sum , numeratus in nobis. )
nohte timere. )
SOBRÉPUIAMÉN de passa ; RavisSo , ou sos ; Son, bruit. Sera en vissemeut d'esprit , extase ; ( mentéra dëstressa dë jhënt pér la cofësio tis excessus. ) ( super ascensió mendël so dë la mar ; ( erit in terris tis. ) Cazec sobrë lui sobrëpuiamën
pressura gentium , prœ confusione dë passa ; ( cecidit super eum mentis excessus. ) Foro compits d'ëstosonitus maris. )
So , ou co ; Ce ; ( quod. ) So që bosimën ë dë sobrëpuiamën dë pessa j
dënan avia promis ; ( quod aule ( repleti sunt slupore et exlasi.)
SOBRE QË TOT. V. 1. Mais enprorniserat- )
SOBEIRAN , sobiran, ou soubéiran.
core , plutôt ; ( imo. )

v. 1. et n. pr. Souverain , principal.
Sobêiran senhor ; souverain seigneur. La careira so'oêirana ; la
grand'rue , la priucipale rue d'une
ville , la haute rue. La péira sobêirana anglar ; la principale pierre
de l'angle.
SoBEiRAsros. v. 1. Le haut ou la
partie la plus élevée de quelque
chose. Dë las sobiranos entro dëiots ;
( à summo usque deorsum ) ; depuis
le haut jusqu'en bas. Pâou traspas-

1. ( SubítÒ. )
v. 1. Qui se répand par-dessus ; ( supereffluens. )
SoBREVlXEKS ab OSt. V. I. ( SUSoBRÈTANAMËif. V.

SOBREVERSANS.

perveniens cum exercitu. )
SÔBRO. Voy. Cdbrë.
SOBRO±\TDAMEHTS.

tion.

SOBROMDAR.

v. 1.

V.

1. Inonda-

Inonder. So-

brondat ; inondé.

SÓBROS. v. 1. Restes. Dë sobros ;
de reste. Lous frâirês an tën dê
sadas las sobiranus parts ; ( Paulm sobros ; les moines ont du temps de
peragratis superioribus pariibus. )
reste.
Albirant sobiran à si Vus Pâoutrë ;
SOBTOSAMËN. v. 1. (de repente.)

(superiores sibi invicem arbitrantes.) Soblozamen jo fait sos dël cel ',
Sobirana appvllansa ; ( superna vo- (facliis est de repente de cœlo sonus.)
catio. ) Pujhero ë las sobiras , o
SODÂDA. v. 1. Salaire. Soddda dê
sobiraneras ; ils montèrent en une pêcat ; ( stipendiant peccati. ) So
dado est le môme que , sou donne.
haute chambre.
SOBIRAKESSA.

v. 1. Supériorité.

�sor.

SO?i
aSc
Delà la fr. solde , soldat, soudoyer. dohlë sàllèr ; éehafaud à double
So-lMS. v. 1., Dit-il. So-dison ; étage. Le terme solier ou soulier,
n'est jamais pris dans les anciens
disent-ils.
titres languedociens pour une chausSOE.W v. 1.- Souvent, '( swpe. )
SOË.MIERAME^T. V. 1. Fréquem- sure. Voy. Sabâlo.
SÔLO; Semelle de bas et de sabot.
ment.
— Le pied , la plante du p e l. l'ode
So Ës A SABËR ; C'est-à-dire.
SÔFIO, ou roujhêto. Voy. Raba- pa tira sôlo ; je ne puis mettre nu
pied devant l'autre. Ou dit en fr.
nêneo.
SOFRACHA. V. 1. Besoin , nécessité. la s de , ou le dessous du pied d'un
SÔGUO , ou sansôgno ; Discours cheval : ce terme se prend aussi
traînant, chanson sur un air lan- pour une certaine étendue de champ
guissant ; telles que sont les an- qu'on sème successivement par anciennes romances de nos vieux pay- nées. Ou divise un domaine en trois
sans , et les chansons des nourrices soles.
* SÔLO ; Nom d'une sorte dé
pour endormir ieurs nourrissons.
chaussure à semelles de bois , arSÔGRË ; Beau-père. S/igro , sôgra,
ou suëgra ; belle-mère, du latin , mées de pointes de fer dentelées ,
qui servent à blanchir les châtaisocer , socera.
SOL ; Aire à battre le blé. Lou gnes dans quelques cantons des
sol de la réndo ; Faire de la ferme. Cevennes. Voy. Piza.
SOLPER. V. I. Soufre. Il y en a
SOLADOR. v. 1. B urbier. ( volutabrum. ) La porca lavada ël sola- de minéral et de fondu.
SOLS. V. I. Seul. O eu sols ; ( aut
dor dël brac ; le pourceau la vé s'est
vautré de nouveau dans la boue. ego solus. )
Soi.VER. v. 1. Délier. Sols lui ;
SOLADIJRA. v. 1. Tache , ordure.
il le délia. Qëno sia sauta la legs ;
De là le fr. souillure.
SOLAR. V. f. Tacher , salir. Sa- ( ut non solvalur legs. )
SOJIIAR. v. 1. Songer, avoir des
lats ; sali. Avivas aicela gpiíela salada laaual ës mortal, de solar dé- songes. Li vestri velh somiaran somis ; vos vieillards auront des rérive , souiller.
Soi.AS. V. 1. ou soldas ; Douceur, vélations en songe; ( seniores vessoulagement, consolation , allége- tri somiàa somniabunt. )
SOAIIS. v. 1. Songe, rêve.
ment. 'Avilit mout fort soulas ;
SOMOKOMEN , ou somonimën ; Seayant une puissante consolation.
monce , avertissement, sommation.
Solas, n. pr.
So3X , ou som ; Somme , sommeil.
SOLBRÉ ; Mouiller , tremper. L'a
solbuidin t'dtga; il l'a trempé dans Ou ne dit pas iudilféremmeut l'un
pour l'autre, ai fat un bon son
l'eau.
J'ai fait un bon somme ; j'ai été
SOI.ER. v. I. Avoir de coutume.
éveillé au premier somme ; j'ai fait
SlCo so'ia ; ( sicut consueverat. )
la nuit tout d'un somme ; et non ,
SOLER. v. I. (cœnaculwn.) Chambre haute, salle à manger. U gran sommeil. Lou son m'arâpo ; le somsolerapurelliat; (cœnaculu-n grande, meil , ou l'envie de dormir me
stratutn. ) Eran avondessas lampe- prend, di un son që lou vézë cnùrë ;
je suis accablé de sommeil, âi son ;
ZHS ël soler ; ( eranl làmpades copiosœ in cœnactdo. ) On eran aius- j'ai envie de dormir ; et non , j'ai
sommeil. On dit cependant faire
tadi ; où ils étaient assemblés.
un Jbon sommeil et faire un bon
SOLESA. v. 1. Solitude.
somme.
SOLIER , ou soulier, v. 1. et n. pr.
On repose sans dormir , en
Plancher. — Etage. Èscafold à
36
a.

�ata

sos

S O O

fermant simplement les yeux assis ,
ou étendu sur un fauteuil ; on roupille ou l'on sommeille , lorsqu'on
ne dort qu'à demi : ce qui est opposé à bon ou profond sommeil.
Sou. v. 1. Songe. È son ; en
songe. — Pendant le sommeil.
Sôou ; Monnaie. Ou écrit et on
prononce, sou.
Sôoo , ou sol ; Terre. - Carreau,
plancher. Toumba âou sôou , ou pel
sol ; tomber à terre , ou par terre ;
tomber sur le carreau , si c'est dans
un appartement qu'on tombe , car
On ne tombe pas sur le carreau au
milieu d'un champ. Lou sôou n'es
pa trdouca ; le plancher n'est pas
percé. Un. sôou dë jlû ; un plancher
de plâtre.
Il y a eette différence entre un
plancher et un plafond , que le
premier se dit de la partie , soit
haute , soit basse , d'une chambre ,
qui originairement étaient planchéiées ou faites de planches, et qui
le sont encore pour la plupart dans
les campagnes; et que le plafond,
qui est en plâtre , ne se dit que
de la partie haute , qui est ellemême la partie inférieure d'un
plancher supérieur.
Lorsque dans un grand édifice ,
tel qu'une église ou un palais , le
plancher est en menuiserie , on
l'appelle lambris. Les lambris des
appartenions du Louvre.
Notre sôou ne répond pas au sol
français , qui s'entend du terrain
considéré selon ses qualités : ce
sol est ferme , on peut y bâtir. Sol
se prend aussi pour fonds. Je suis
maître du sol ; et pour l'emplacement d'une maison ; le sol de cette
maison coûte tant. Un tel a bâti
sur le sol d'autrui
Notre sôou , le suelo espgl. le
sol fr. et le solum lat. ont probablement une origine commune.
Sôou. v. 1. temps du verbe impersonnel, soulié. en v. fr. souloir;
avoir coutume. Coumo sôou ; comme

! il a coutume ; et non , de coutume»
du lat. soleo, solet.
SÓOÜCO, ou ënrëgddo. V. Sëliout
terme d'agriculture. ,
SÔODDO , ou sâoudo.
SOPKRLO ; A l'envi l'un de l'autre.
Son. V. 1. Sœur. La sor dë les
mdirë di lui; sa tante maternelle.
SÔRBO ; Corme et sorbe, l'un et
l'autre féminin , selon l'usage le
plus reçu. L'Acad. fait corme masculin ; c'est probablement une faute.
Les sorbes , fruit du cormier , sont
astringentes dans leur maturité ,
ou lorsqu'elles sont molles, ét peuvent convenir dans le cours de
ventre.
SÔRË , sor et sur ; Sœur. La sôrë
d'al rêi d'Arago ; la sœur du rot
d'Aragon. La ma drêcho ës sôrë dë
ïësqêro ; la main droite est sœur
de la gauche.
Dans les mots dont la première
voyelle est un o suivi d'un r , comme dans sôrë, on est assez dans
l'usage de faire précéder l'o de la
voyelle ou , et l'on dit eu conséquence , souôrë , ouôrt , pouôr f
pouôrë, louôro , gouôri , nouôro , etc.
au lieu de sorë , ort, por , pore ,
toro , gôri, nôro , etc. ; mais cet
usage n'est reçu que chez les habitans des montagnes , ou des lieux
éloignés des grandes routes, et peu
exposés à l'abord des étrangers ,
où l'ancienne prononciation s'est
mieux conservée.
SÔRGO
( tenë ) ; Tenir tête ou
compagnie à quelqu'un pour la
conversation , y fournir , y payer
son contingent. Së voulés barjha ,
ma jênno vou têndra sôrgo ; ma
femme ne vous cédera pas en babil. Bêou tro spuvën , podë pet li
tenë sôrgo ; je ne pourrais parier
avec lui , ou lui tenir tête.
SORT. V. I. Sourd. LÀ sort douzon ;
les sourds entendent.
Sos. v. 1. Le son , ou bruit ;
( sonus. )
SOSPEDAIS.

v.

1.

Rayi. Lo pol·lÇ

�sou

SOU

sospèdats en douziënlo ; le peuple était ravi de l'entendre ; ( suspensus erat. )
SOSTËNËR. v. 1. Supporter. Sostënec las costumas dê lor ; il sup-

283

SOTMËS , sotméssës. v.
Les sujets
d'un prince.
Sou , ou souc; Un billot de cuisine à couper de la viande. Dor
coum'un sou ; il dort comme un loir.
Pico coumo sus un sou ; il frappe
comme sur une bête morte.
SOUBATËJHA, ou sabouti ; Secouer,
ébranler-, donner des claques.
SOÛBARBÂOU , ou soubdrbo ; Coup
de main donné sous le menton.
SOÛBÊIRAN. Voy. Sobéiran.
SODBRA : Ménager. Sobro tou so

qui croissent dans sa substance ;
car il n'en vient point dans le vif
de l'arbre. Les champignons du
peuplier , du mûrier, et tous ceux
de ce genre qui ont un anneau au
pied , ne sont pas vénéneux , ou
sont réputés bons à manger.
SOUCAS, augmentatif de souc %
Grosse souche d'arbre.
* Souci ; Fleur et couleur souci :
la plante indigène qui porte ce nom
est le calendula arvensis , L.
SOUCIASSO ; Souci, inquiétude.
SOUCIANSO (ën) ; En repos , tranquillement , sans bouger de la
place ; ce qui est bien différent du
soucianso précédent.
SOUCIL ; Trompeur.
SOUCLÂMË , ou arcoucel. Voy.

që po din soun oustdou.

l'auras.

; Être de reste. Lou pan
i-asoubra ; il a eu de pain de reste.
Toulisôbrë; il a tout à foison, il
regorge de biens. On dit en proverbe : Së jhoûin'ómé sabié , ë viel

Soûco ; Un cep de vigne : on
dit , mes ceps sont trop hauts ; et
non, mes souches , etc. terme générique qui convient à toute sorte
de souches d'arbres , ou à la partie
du tronc qui reste en terre après
qu'on a coupé l'arbre.
Pica la soûco ; battre le cep. On
désigne par ces mots une superstition commune dans certains cantons de la province ; le petit peuple
y a recours lorsqa'un enfant maigrit, malgré tous les remèdes : on
croit que c'est l'effet d'un sort ; et
pour le lever, on couvre un cep
de vigne de quelques bardes de
l'enfant malade : on attend à ifu
samedi sur le minuit pour frapper
à grands coups avec un bâton de
figuier sauvage sur cette espèce de
poupée , dans la persuasion que ce
sont autant de coups qui portent
sur la sorcière qui a jeté le sort,
et qu'on force à le lever par ce
moyen.
Soûco dëpizâirê; Billot a battre
les châtaignes, ou le bloc des batteurs de châtaignes.
Soun , soudë, sudë, soûdo ; Toit à
cochons, en v. fr. sou, ou seu à
pourceaux. De là l'expression i*r

porta leurs mœurs.

1.

SOUBRA

poudië , so që li manco li soubrarië;

il aurait de reste ce qui lui manque.
— I-an fa soubra uno Jilio dë milo
fran ; il n'a tenu qu'à lui d'épouser

une fille avec une dot de cent pistoles , on lui a offert un parti de
cent pistoles. Ses bë soubra ; vous
en avez bien de reste pour refuser
telle chose.
SOUBRAZA ; Fourgonner la braise
d'un feu pour y donner de l'air.
,Voy. Escarbouta.
SOÛBRO , soûbros, ou sobros ;
Restes de ce qu'on a bu ou mangé.
Bêourë las soûbros dë qdoucus ; boire
sur les restes de quelqu'un , ou sans
rincer le verre. La desserte de la
table est pour les domestiques ; les
restes, pour les chiens ou pour les
chats, ai prou tën dë sbbros ; j'ai du
temps de reste, en lat. quod super
est.
SOUCARÉL (boulé) ; Champignon
de souche : ceux qui viennent par
touffes au pied d'un tronc d'arbre
laort, ou dans un côté mort, et

�84

2

SOU

jurieuse, à la sou ! qu'on crie h
quelqu'un qui aura fuit quelque
cl osa de malhonnête ; ce qui est
le m une que, avec les cochons.
ïA-st aussi ce qu'une porchère
dit. k son troupeau , soude, soiuie !
à l'étable.
SouiRAGNA. Voy. Roumia.
SOCFRAJUE , ou son/rdito; Souffrance. Aco më fdi snufrdjhc ; telle
chose me manque, j'en suis en souffrance. Fdi pa soiijràjhë à di-gus ;
il ne fait faute à personne, il ne laisse
personne dans la peine. Un tdou
më fdi soufidjhc ; je suis fâché de
l'absence d'un tel , sa présence me
serait nécessaire» Soufr.ijhë ; et souJ'rdilo , en v. fr. soufre té , besoin ,
nécessité. Nous avons soufreté de
vous en ce pays.
SOÛFRO, ou siiëfro; Le surdosd'un
cheval de trait, bande de cuir
qu'on lui met sur le dos, pour soutenir les traits et le brancard ; c'est
aussi la corde qui soutient les deux
b illots d'une charge de mulet.
SOÙGAGNA; Faire un rire moqueur.
Soûl, sinn, ou soun ; Je suis ,
verbe auxiliaire.
SOÛIRO , et son péjoratif, soûirdsso ; Une louve , un loup. -- Une
truie. — Au figuré , une femme de
mauvaise vie. On crie comme une
ipjMDS.au loup, à la soûiro! ou à
ïn bétso !
VSOÙISSIDA ; Presser, solliciter.
SOLKE, soukèlo ; Petite souche de
bois, petit bloc de bois, ou de
racine d'arbre.
SOL'KE; Le par-dessus, la bonne
mesure, la réjouissance : ce dérider est un terme de boucherie :
les bouchers donnent, par ex. dix
livres de viande et demi livre de
soumet , ou de réjouissance , qui
sera ou un os, ou de la viande de
reliut, qui passe au même prix que
Je reste ; ce qui n'a rien de réjouissant.
Le par-dessus et la bonne mesure,

S

o u

ou le comble, sont dans les autre»
professions une libéralité du marchand, et n'entrent point en ligne
de compte. Ou dit le par-dessus ,
pour les choses qui se comptent ou
qui se pèsent; et la bonne mesure,
pour les grains.
m'a donné cela
pour le comble , ou la bonne mesure.
Soi'LA , ou sottkta ; Ressemeler
des souliers. — Calmer, apaiser.
SOULÂDO; Une jonchée d'herbes,
de fleurs, de fruits, etc. A brandi

11

lou përié, a fách uno soulddo dë
përos ; il a secoué le poirier et la

terre a été couverte de poires. —
Uno soulddo dë gdrbçs ; une airée .
ou une jonchée de gerbes dressées
à l'aire pour y être foulées,
SOCLÀBO ;
Abatis , dégât. —
Tuerie , boucherie. Uno soulddo dë
mors} une jonchée de morts. SouIddo dê nêou ■ une chute considérable de neige, du lat. solum; terre.
SOL LA IRA. Voy. Sourëlia.
SOLLÂIRÔOU. v.. 1. et n. pr. du
lat. solarium ; Lieu exposé au soleil
au bautd'unemaison : c'est le même
que notre souréliadou ; abri où l'on
prend le soleil.
Le sqlarium de la b. lat. qui répond à notre sonhìiròon , se prenait
aussi pour un plancher de plâtreT
pour une chambre plancheiée. Et
ce qu'on appelait, solarium invannalitm, était un étendoir, un bclveder, une terrasse couverte au
baut d'une maison , et eu v. fr.
un solier. David était sur une tarrasse pareille à celles qu'on voit à JNa|&gt;les
et dans les pays chauds, lorsqu'il
aperçut l?etusubé se lavant sur la
sienne; (in solario. )
SIÏULAS, oit colas ; Assurance, contre la [leur, compagnie qu'on fait
à quelqu'un pour le rassurer, ou
l'empêcher d'avoir jieur. Fa soldas;
tenir, ou faire comjiiignie à quelqu'un qui est peureux. L'ou i asI sure les personnes qui vont de nuit

�sou
en les accompagnant, ne fût-ce que
de la voix r ou par quelque bruit
qui leur fasse connaître qu'on u est
ius ioin , qu'on est prêt à venir à
eur secoui's.
C'est dans ce sens qu'on dit
qu'une paire de pistolets rassure un
voyageur ; li fdi soldas. Un homme
qui va seul dans les ténèbres ,
chante pour se rassurer pf* së fa
soidas. Ou dit aussi, un flo d'âme
jâi soldas; face d'homme fait vertu.
Li passerë la gnué sans soldas é
sans póou ; j'y passai la nuit sans
peur.
En v. fr. soîas , solais ; assistance , secours. — Plaisir , joie ,
consolation. C'est le sens qu'avait
soins du temps de St. Bernard.
SOULASSIA ; Se récréer , se promener.
SOULATIÉ ; Batteur de blé : journalier qui bat le blé à l'aire.
SOULDÎTO ; Femme de soldat ;
et non , -soldate.
SOULUATOÜ , souldatoúno ; Jeune
fds , jeune iille de soldai. Ce sont
des exemples de termes languedociens qu'on ne rend en français
que par une périphrase : il y en a
de milliers de cette espèce ; et lorsque ces phrases sont consacrées
par l'usage, ii n'est pas permis d'en
taire de nouvelles , ou de nouveaux
termes.
SOULÉ ; Avoir coutume. Ce verbe
est si défectueux ,- qu'il n'a que
ces deux autres temps, sôou et soulié ; il a coutume, il avait coutume ; et non , de coutume.
SOULÉ ; Seul. J'ai pris seul cette
ferme ; et non , en seul. Un tei
commande eu chef ; et non , en
seul.
SouxÊDnË, soulëdras; Le vent
d'ouest. — Le vent qui suit le cours
du soleil, et qui est occasioaé par
la raréfaction que cet astre produit
dans l'air.
SOULËLIÂDO. Voy.
Sourëliddo.
Souleiiudou. Voy. Sourëliadoui

Í

SOU
SOULELIÉ

;

85

Ï

Le plus haut étage

d'une maison.
SOULEHOCIS , ou sourëlious ; Serein. Tout aqëstë mës ës esta sou—
lëlious ; il a fait tout ce mois-ci un
beau soleil
SOULFJVCO ; Nom de la fête qui ,
en quelques endroits, se fait après
la moisson.—Soulènco.N. Paliddo.
SOULE_\GHÉT ; Le filet : ligament
au-dessous de la langue, qui peut ,
lorsqu'il est trop court, empêcher
les en fans de téter , et ensuite de
parler. C'est le cas de le couper ;
mais , pour peu que l'enfant puisse
téter , on diffère cette opération
jusqu'à ce qu'il soit sevré , à cause
de la difficulté d'arrêter l'hémorragie , et du risque que l'enfant
n'étouffât en avalant sa langue.
C'est ce qui arrive à ceux dont
le filet est trop long. C'est de cette
façon que les Nègres des colonies,
excédés par les mauvais traitemensj trouvent le moyeu de se
défaire, sans qu'il paraisse aucun
mouvement qui décèle leur désespoir , ou leur frénésie.
SOULÊOU , ou soullêou ; Bondissemeut, ou soulèvement de ccour ,
envie de vomir. Ace mi foi vëni lou
soulêou ; cela me donne des nausées,
des envies de vomir.
SOULETA ; Carreler, raccommoder des souliers. — Mettre des semelles à des bas.
SOULÊTO ; Semelle pour des souliers , ou poLV des bas.
SOULETAJHE : Carrelure, ou remonture de souliers.
SOULFINA ; Flairer, fleurer. On
flaire , en recevant l'odeur par
l'odorat ; on fleure en l'exhalant,
en la répandant. Un chien flaire la
piste. Un œillet fleure ou sent bon.
On flaire passivement, on fleure
activement.
SOULFIKA, au figuré; Pressentir»
prévoir.
SOULIA. Voy. Sourëlia.
SoouARj souliardo; Un saiope^

�sou

sou

«ne salope; et non, un salop. Salope de son, etc. On dit cependant, il
se dit pour le masculin et pour le sent son enfant de bonne maison.
Les pronpms soun et sa, qui, dans
féminin. On dit aussi, un souillon,
une petite souillon qui tache, qui les dialectes languedociens, sont pris
engraisse ses habits. — Un souillon au singulier, répondent quelquefois
est encore une servante dont l'etn- au pluriel dans l'idiome provençal:
)loi est de laver la vaisselle. Soud- ce qui occasione de fréquens soléard, ni souillarde ne sont français cismes eu français. Aqëlës éfàn âien aucun sens, et partant sont des moun soun pdirë. Aqëslës ëstûtioun
proun bè sa Hssou ; ces en fans aibarbarismes. Voy. Palouliarié.
ment leur père, et ceux-ci étudient
SOULIER. Voy. Solier.
SOULIS , ou cuél ; Le seuil d'une bien leur leçon; et non , son père,
orte : la pierre, ou la pièce de ni sa leçon, etc.
SOUNA , ou fa un cris ; Appeler ;
ois qui en forme le bas et sur
laquelle portent les pieds-droits. et non , sonner, qui ne se dit que
Le seuil est opposé au linteau, qui d'une cloche, ou d'une sonnette.
Voy. Ëskinla. Il est convenu chez
est le dessus des portes carrées.
les paysans des Cevennes , qu'on
SOULOUMBRA ( së ) ; Se mettre à
l'ombre, ou à l'abri du soleil, du ne doit dire, apëla , que pour les
animaux ; et souna, pour les perlat. sublus timbrant.
SOULI'RA ; Soufrer. Soulprê ; du sonnes : ils disent en conséquence,
apélo lou chi , et sòno lou pâstrë.
soufre, lat. sulfur.
On dit, vêpres sont sonnées,
SOÙLTRÉ. v. 1. De-çà, en de çà,
et par de-çà. Soultrë lou Rôzë ■ eu quatre heures sont sonnées ; et non,
ont sonné. Et l'horloge a sonné dix
de-çà du Rhône, lat. dira.
heures ; et non, a frappé , etc.
SOUMËS , ou piêi ; Le pis d'une
Souna à balan ; sonner en branle,
vache ou d'une chèvre.
ou à volée.
SOUMÊISSO , soumëssou, ou prouSOUNADÎSSO ; Bruit importun, ou
vdino. Voy. Cabus. Soumëssa ; protintamarre des cloches.
TÌgner en est formé.
SOUNÂOO ; Coup de cloche ; et
SOTJMÏA , ou sounjha ; Faire un
songe, ai soumia d'digos trëbous ; non , sonnée. La prêmiëiro sounddo;
le premier coup d'une messe , d'un
j'ai songé d'eau bourbeuse.
convoi. An fa ta dargnéiro sounddo ;
SOUMIGA ; Sangloter.
SOUMOUSTA ; Tirer le surmoût ; on a sonné , on a fait le dernier
c'est-à-dire, le vin qui n'est ni coup.
SOUNÂDO; Cri pour appeler dans
cuvé , ni pressuré. — Soumouslas ;
rendre du moût. Les raisins, dit- la campagne quelqu'un qui est fort
on , n'ont pas rendu du moût cette éloigné. Voy. ALuca.
*SOUNÂIRE; Sonneur de cloches;
année. — Soumousta ; foire du surînoût, et au figuré , écrémer, ôter et non, clocheron.
SOUNÂLIO -, Clochette de brebis
la fleur de quelque denrée.
SOUN; Le bout, l'extrémité, le qui leur pend au cou. L'Acad. dit
fond de quelque chose, du lat. sum- aussi sonnaille. Lous pdslrës parlou
dë soundlios ; il souvient toujours à
mum.
SOUN ; Son : pronom possessif. Fâi Robin de ses flûtes.
SOUNCI ; Morfondu. Së sounci ; se
dë soun. ëntëndu ; il fait l'entendu.
Fdi dë soun impërtinën , dë soun in- morfondre.
SOUNCI ; Fouler aux pieds. Voy.
tandan , dë soun abiVômë ; il fait
l'impertinent, il tranche de l'homme Trëpi et Câoupiza.
SOUMCÎDO ; Pression.
d'importance , etc. et non, il fait

Í

E

�'SOU
SOÔNCO , ou sunkë, adverbe qui
Se rend différemment dans les exemples suivans.
Entré amis tou-t-ës coumun sm'mco
las jênnos ; tout est commun entre
amis , à là réserve des femmes. N'a
pa pu rès di , soûnco që vêngas ; il
n'a rien dit autre, si ce n'est, que
vous vinssiez. Dêgus n'ës pa cdouso
d'aco soûnco tu ; personne n'est cause
décela que toi. Acosëra pa soûnco
après solél couls ; ce ne sera qu'après
le coucher du soleil. Sëra pa d'iuêi,
ni dëman, soûnco après dëman ; ce
ne sera ni aujourd'hui, ni demain,
mais après-demain. N'ës pa aqil ,
ni aqèl, soûnc' aqêl ; ce n'est ni
celui-là, ni celui-ci; c'est celui-là.
Pa ëncdro, ni mdi è'ncdro , soûnco-sâro ; pas encore, ni encore; à présent, etc.
Ceux qui sont accoutumés à l'expression , soûnco , et à d'autres pareilles propres aux languedociens ,
ne sauraient s'accommoder quelquefois de celles qu'on peut employer
pour les rendre en français. Il est
vrai qu'il a dans les termes d'une
langue qu'on s'est rendue familière,
des idées accessoires qui en font
l'énergie, et qu'on ne trouve pas
toujours dans la traduction; mais
il arrive aussi que l'habitude fait
mettre des énergies sur les termes
les plus simples et qui en sont le
moins susceptibles.
SoDNGLË , chabri&amp;lo , mouissèlo ,
lambrô, ou dlo dë razin ; Un grapillon, ou partie d'une grappe :
rin qui en est détaché. Nëvolëpa
qu'un sounglë ; je n'en veux qu'un
brin, ou un grappillon ; et non ,
une aile. Sounglë paraît être le dimin. de soun ; bout. Un petit bout.
SODMJHA ( së J ; Penser. Mësoûi
sovnjha ; j'ai pensé , j'ai fait réflexion ; et non , je me suis songé.
Ce verbe n'est point réciproque ;
et lorsqu'il est pris pour penser,
il est toujours neutre. Je songeais
à cela; et non , je songeais cela.

y

sou

*%

Songer, ou faire un songe, verbe
neutre , se construit quelquefois
avec la préposition1, de : j'ai songé
d'eau bourbeuse. lêou më sounjhdvë%
je me disais à moi-même.
* SoûSJHË , ou rdivë ; Songe ,
rêve : mots français avec l'orthographe languedocienne.
Soirasoôiiio ; Le salicot : plant*
grasse du bord de la mer , qui sert
à la composition du verre.
•Soi .NT , sunto , ou soûgno , sbno%
Qui n'a point de cornes. V. Bounlo.
SOUPA. Nous relèverons , à la
faveur de ce terme, un pléonasme,
ou une redondance aussi ordinaire
que vicieuse. Je ne soupe jamais le
soir , dit-on ; au lieu de , je ne
soupe pas , étant fort inutile d'ajouter , le soir, ce repas ne se faisant
pas dans un autre temps. Il en est
de même de , je ne déjeûne jamais
le matin. C'est encore un pléonasme
de dire , entrez dedans , et sortez
dehors , puisqu'il n'est pas ordinaire
d'entrer dehors et de sortir dedans,
si ce n'est dans le langage de certains étrangers.
SOUPÂDO.

Avèn uno soupâdo ;

nous avons du monde à souper ; et
non , une soupée. Le souper fut gai,
quoique peu nombreux.
SOÛPAMÎL ; Petit souper.
SOUPÉJHA ; Bassiner une plaie
avec un linge trempé dans du vin
chaud ou quelqu'autre liqueur ; ce
qu'on appelle en termes de chirurgie ; fomenter , ou faire une embrocation. du grec breco ; mouiller.
SOUPÊTOS, ou pan ; Des ricochets.
On les fait avec des galets plats,
auxquels on fait faire plusieurs
bonds sur la surface de l'eau, en y
lançant les pierres presque parallèlement à celte surface.
Le mouvement du galet est composé de l'horizontal, que la maia
y imprime ; et du vertical , qui
est celui de sa pesanteur : celui-ci
fait tomber le galet à chaque bond
sur l'eau , qu'il frappe de biais ;

�S O

u

*88
SOU
hâler. On dit en proverbe : Që pcr
l'horizontal le relève et le fait saucalêndos së sourâlio , per pâscos crëter tant que dure son impulsion :
mara sa légno ; Noël a sou pignon,
à mesure qu'il s'affaiblit, les bonds
et piques son tison.
sont plus courts et plus bas.
SoURELLÂDO , OU SOulëliddo \
SOUPIÉ ; Mangeur de soupe, qui
Rayon de soleil. Ajach uno sourëen mange volontiers et beaucoup.
liddo ; il a fait un bon rayon de soSOUPLE , soupléch , souploch et
leil , ou le soleil a paru quelques
soustou ; Couvert, ou abri contre
inomens. Aqêlo fdrdo a bësatin tVuno
la pluie. Sén à souple ; nous somsourêliddo ; cés hardes ont besoin
mes à l'abri de la pluie.
de quelques rayons de soleil.
SOUPLÉJHA ( së J ; Se mettre à
On dit aussi de ia vendange ,
couvert de la pluie. Souple et souqui a besoin pour achever de mûpUjha expriment en un seul mot
rir , de quelques degrés de plus de
un abri et une espèce particulière
chaleur: A bézoun d'uno sourêliddo ;
d'abri. Il est dérivé de plêjho, et
expression qu'on applique au figuré
composé de sous-ple'jho.
à uue jeune personne d'esprit et
SOÛPO ; Soupe ou potage. Soûpo
de bon sens, qui u toute la maturité
goitjádó ou coujido ; potage mid'un âge avancé : Li manco pa uno
tonné. Talia la soûpo ; dresser le
potage. Soûpo lizo ; potage sans Sourêliddo.
SOURELIADOU , ou souldiròou ; Un
garniture. Soûpo dë malâouté ; poétendoir : lieu exposé au soleil au
tage de santé. On dit , un potage
haut d'une maison et destiné pour
aux choux , aux navets , une soupe
y mettre sécher le linge. — Abri
au lait ,■ et non , une soupe de
pour prendre le soleil. On appelait
choux , de navets, ni une soupe de
en b. lat. solarium turris , Ta terlait, etc. On appelle aussi, soupes,
rasse du plus haut d'une tour.
des tranches minces de pain.
SOURETO ; Ma petite ou chère
SOCR ; Noir , obscur.
sœur.
SOCRÂSTKOS ; Sœurs consanguiSOURËTOS j Les jumelles d'une
nes , si elles ont le même père et
différentes mères : sœurs utérines , machine.
SouRJHI. Vov. Acampa.
si elles ont la même mère et un
SOURÎLÌOS. Voy. Gdspo.
père différent. Sourrìstros ou JrdiSOUROUPA , ou soupa ; Humer ,
rdstre se disent par manière d'insucer, en v. fr. super.
jure.
SOURRA ; Donner, desserrer des
SOURBIÉ ; Le cormier, plus usité
coups.
que sorbier : arbre qui produit des
SOURTI ; Sortir. Ce verbe est
cormes : petit fruit à pépin. Le bois
rarement actif en français ; il faut
de cormier est employé aux oualors rendre notre sourù par un auvrages de menuiserie et du tour.
tre terme. Cdou më sourdra dë mou:i
SOURBIÈIRO ; Lieu planté de coroustdou1 qui me chassera de ma
miers.
maison , ou m'eu fera sortir P SourSOURBIN , ou cadë mourvis. Voy.
tissës aqêl ëjau ; emportez cet enMoitrvis.
fant , mene/.-le dehors ; faites sortir
SouHOÂcNO ; Un sourdeau qui
cet enfant ; et non , sortez cet enn'entend qu'avec peine.
fant. On dit cependant, sortir un
SOLRDÎJHE ; Surdité.
cheval de* l'écurie. Soi" lissés aco
SOURËLIA ; soiddira , assoulëlia ;
d'àou placar ; tirez cela de l'arHàlé , noirci , brûlé du hâle. Së
moire ; et non , sortez , etc. Mas
sourëlia ; prendre le soleil, s'expoboâcsts sou toidos sourlidds j j' .i les
ser , se chauffer au soleil. — Se

�sou
lèvres toutes enlevées, ou soulevées.
Sê polira pa .sourd d'aqi ; il ne
pourra pas se tirer de la. Fodé pa
sourd m-ouii bras d'agi ; je ne puis
dégager de là mou bras. L'dt sourd
dë /6ro ; je l'ai mis dehors. M'oun
pe'ro me bol sourd dat eoulèj/ië; mou
père veut me retirer du collège.
Li sourtirës pa aco del cap ; vous ne
lui ôterez pas cela de l'esprit. Sourd
un réndé ; donner congé à un locataire. Sourd un pënsiotindri ; faire
dég icrpir un rentier. Sourd d'dou
jho ; dégoter. On dit à un limaçon ,
sor tas banëtos ; montre tes petites
cornes. Sourtàs lou chival ; faites
sortir le cheval , ou raettez-lc hors
de l'écurie. On dit d'un prédicateur : Sës bë sourd dë soun sërmou ; il s'en est bien tiré. Finno
sourtido dë coûcho ; femme relevée
de couche.
SOUSCA, souskëna ; Sangloter ,
pousser des soupirs , souiller. —
Patienter , attendre. — Ranimer.
SOUSPEZA , ou sounpeza; Soupeser.
SOLSSE ; Sale, malpropre» en
ital. sozzo.
SOUSSELA ; Chatouiller.
SOUSSELËGQS, soitssetcghi ; Chatouillement.
SoesTA ; Pardonner, passer une
faute. A'/» volé pa soiisla ûno ; je
ne lui en veus point passer.
SOUSTA
Donner du temps à un
débiteur. L'êi scustd trës mézës.f je
lui ai donné un délai de trois mois.
— Sousta; épaulé, soutenu, di lou
rêi dë troûnjlë sausta ; j'ai le roi de
trèfle gardé, du lat. sublus slare.
SousTÊLo. v. 1. et a. pr. en v. fr.
Soustel ou sostel ; subtil. Soustèle ;
subtile. Sousteleté , subtilité , finesse.
SoUSTÊNE ( Së ). Âqèlo fili'o së
souslén be; cette tille se maintient
bien pour son âge : on le dit de
celles qui sont d'un âge avancé et
qui n'ont plus de prétention à la
jeunesse ; et encore ne faut-il point
le leur dire en face.

SOU

aS9

SOUTÊNÊIRIS;

Nourrice d'emprunt
qui donne le premier lait,en attendant la nourrice à demeure.
SoiisTO; Crédit. Prëni à soûsto j
prendre à crédit.
SOUSTOS : La corde à garrotter :
elle fait partie de l'agreil d'un bât
de mulet.
SoUSTOU. VoV. Soupir.
SOUSTRA ; Faire la litière a des
chevaux, à des bœufs.
* SOUSÏ'KE et s'ôuUràou ; Manière
de prononcer des mots qu'on croit
moins obscènes que lorsque les deux
S sont remplacées par une F initiale.
SOÎISTRE ; Litière qu'on fait à des
animaux, au figuré , fa soû^trë
d'arjhën ; prodiguer , répandre l'argent comme une chose vile , faire
litière d'argent, du lat. subslerno.
SOUSTREJHA ; Dire des paroles
obscènes, ne parler que par JJ. et
par F.
SousTRËJHÂlflË ; Homme mal embouché.
SOÙSÏRËS ,
terme de foulon ;
Pl·ineaes, ou bordages de l'auge à.
fouler les draps , et qui y servent
dédoubla gc. On dit , selon la place
que ces ais occupent : soûstrë bas ,
soiUttè coustié ; et pour les planches
du fond , lou grau sinistré.
SOUT ; Toit à cochons. V. Soud.
SOUT , ou jhout ; Sous , dessous.
Sout un doubl é , soûto la flassddo ;
sous un arbre , sous la couverture.
SOUT. V. I. Terminé; (absolutus.)
SOUTA , terme de vignerou ; Couder un avantin , ou une crossette
au fond d'une fosse et les couvrir
de terre.
SOUTARA; Déterrer , déterré.
SouxiÈiRo ; Une conserve , une
cache à châtaignes ou à marrons.
Une cachette est une petite cache.
Soutiêiro , est le même que sousterre.
SOUVÊKË. 3-f ën souvint ; je me
le rappelle ; et non, je m'en rappelle.L'on se rappelle quelque chose;
et non, de quelque chose. Vdoulrês

37

�SUR
je vous prends
à témoin , ou vous êtes témoins
comme un tel, etc.
SOVKKDEIRAMSN. v. I. Fréquemment. Eu darei es!usi neiss aver
vous è'n souvéngo ;

vos sOvêndeiramën ; ( dabo operant
fréquenter habere vos. J
SOVENDÊIRO. v. 1. Fréquent, assidu. Prëghêira sovêndeira ; Prière
assidue ou persévérante.
SPICT. v. 1. Trait, javelot.
STREIMER. V. f. Jeter par terre ;

( allidere. )

Su. Voy. Suc.
SuÂous. v. 1. Doux. Lo meus ios
ës sudous , él mêou Jdi

ës léons ;

mon joug est doux , et mon fardeau est léger.
SUAVESSA. v. I. Douceur ; ( mansuetudo. )
SUBÉ , ou suvet ; Mot arabe qui
se prend pour toute sorte d'affeçtion sopoi euse , et sur-tout de l'espèce d'apoplexie appelée , carus.
Le malade qui en est attaqué , à
force d'être appelé , secoué et pincé,
se réveille d'un sommeil profond ,
remue quelque membre , sans rien
répoudre , et retombe bientôt dans
son premier assoupissement. On
comprend sous le nom de i'ifc '• , le
carus , l'apoplexie , la léthargie , le
coma, etc.
SJBO; Trappe ou fosse à prendre
un loup. — Toute sorte de cavité ou
de trou profond, b. lat. suda; fosse.
SUBRA ( if/?);.St. Gyprien.
SUBRE ; Sur , dessus, éi qita ma
clâou sûbrë ma pórto ; j ai laissé tenir ma clef à ma porte ; et non ,
sur ma porte ; supposé qu'on l'ait
laissée dans le trou de la serrure.
Ma Jênno ës sabré fa l'ejan ; ma
femme est à la veille d'accoucher.
SUBRËCÊOU ; Un ciel de lit, un
dais dans une chambre de parade ;
et non , un surciel.
SUBREOEN ;
Une surdent ; et
non, un surdeut. Les dents œillères sont plus sujettes aux surdents
qus les autres.

S U F
Cette propriété convient particulièrement à la vipère : elle a une
provision de surdeuts dans les alvéoles des dents œillères , ou canines de la mâchoire supérieure ,
qui sont celles avec quoi elle mord
et répand sou venin. Ces dents ,
qui sout mobiles dans l'alvéole ,
sont sujettes à se démettre et à
tomben ; elles avaient besoin d être
remplacées.
SUBREFUZO , OU supèrfâzo ; Soupe
à l'ognon , ou à l'ivrogne, faite à
la hâte. On fait cuire à la poêle
de l'ognon avec de l'eau , de l'huile,
au s;:l et un filet de vinaigre.
SUBRE-JHOUR ; Le milieu du jour,
le beau du jour. Ou l'entend communément , depuis neuf à dix heure i du matin jusqu'à trois ou quatre
heures du soir.
SUBRE-PÊLIS ", Un surplis, b. lat.
super pellicium ; ainsi nommé, selon Durand , parce que les chanoines le portaient sur leur robe
de fborrnre.
SUBREPES ; Une surcharge, l'excédent du poids, le comuJe , la
bonne mesure. Pèr subrëpès ; par
"Surcroît.
SUBRE SËMÀTÎO ; Les jours Ouvrables , mieux que les jours ouvriers.
SJBROS ; Poids, charge, fardeau.
SUBKOONDA ; Surnager, ouuager
dessus. — Regorger.
Suc , su , ou sùco ; La tête , le
sommet de la tête. Bôno sùco et
mdiouno mdisso; bonne tête et meilleure dent. C'est de sùco , précédé
de t'a privatif, qu'est formé le verbe
assuca ; assommer, ou casser la
tête, en i tal. zuccu ; courge.
SUC-É-MUC. Aco noua a ni suc ni
mue; cela n'a ni rime ni raison.—
Cela n'est bon à rien.
SUDDET.

v. 1. Il ajouta.
n. pr. en v. fr. Soudre ;
gentilhomme, notable d'une ville.
SUÊGRO. Voy. Sogrê.
SUFREN , ou Sijre ( sën ) ; Saint
Sifroi, évêque de Veuasque, dont
SÜDRE.

�S U J
le sie'ge fut transporté à Carpen

tras. St. Suffren , n. pr.
SUFRËNSA. v.l. Patience. Sufrënsa
aias ; ayez patience. La sufrënsa
ës à vas bèsonhasa ; ( patientia vobis necessària est. )
SuFRIABLE. V. 1. Qui pCUt SOllffrir ; ( passibilis. ) Si Ciist fa sûfriables ; si le Christ a souffert.
* SUFRO ; Dossière d'un harnais
de charrette.
SÜITO, ou nichoûlo ; La chouette :
oiseau de nuit, de la taille d'un pigeonneau. Elle a le corps ramassé
et arrondi, le dessus de la tète plat,
le bec couleur de vert de jade ,
l'iris de l'œil pérldot ; il s'élargit
subitement en l'ombrageant seulement de la main. La jambe et le
pied couverts, sont d'un duvet blanchâtre.
SUJHÉ , ou sujhié- v. 1. et n. pr.
dérivé, de sûjho. On donnait ce
nom aux. teinturiers pour le brun,
dont la suie était la drogue principale , comme le brun était la couleur la plus ordinaire dans l'antique
simplicité de nos pères.
SOJHIÉ et sûjho ; L'un et l'autre
languedociens , ont entre eux un
rapport qui indique que le premier
est formé du second, et qu'ils n'ont
rien en même temps de commun
avec le terme fr. sujet.
C'est par là qu'il faut juger de
la signification d'un ancien terme
devenu n. pr. de nom commun qu'il
était autrefois; c'est-à-dire, qu'il
faut consulter le langage du pays
dont ce terme est, pour ainsi dire,
natif, et le rapporter avec celui du
même idiome , avec lequel il a une
sorte de consanguinité.
SÙJHO ; La suie : elle est le produit de la fumée qui porte daus
l'air et le long du tuyau d'une cheminée une grande quantité de particules huileuses et inflammables ,
que le feu détache du bois et que
la flamme ne peut pas toutes consumer ou dissoudre*

SUR
3r&gt;r
; Syncope de su tau , on su
la. Soi' cap , sut' têoulal ; sur la tête,
sur le toit.
SUP, oacaln, ou tûclë; Un myope :
celui qui a la vue courte et qui ne
voit bien les objets qu'au moyeu
d'un verre concave. La prunelle des
myopes est trop convexe; le foyer
dë la lumière est en de-çà de la rétine ou de la corroïde' : le verre
concave corrige ce défaut.
C'est tout le contraire dans les
vues presbytes, ou celles qui ne
distinguent les objets qu'à un certain éloignemcnt.
'SiiPA (së), ou s'as sup a; Se rencontrer tête à tête, se heurter contre
quelqu'un, en se rencontrant à l'improviste, au tournant d'une.rue, à
une porte où l'un se présente pour
entrer et un autre pour sortir ; ou
bien lorsque deux personnes, pour
s'éviter, se détournent deux ou trois
fois de suite à droite et à gauche ,
mais tous les deux à la fois du même
côté, en se bouchant mutuellement
le passage sans le vouloir, et lorsqu'elles sont le plus empressées
d'avancer.
Nous s'en sup asémb'.un taon ; nous
avons été près de nous donner de la
tête l'un contre l'autre avec un tel.
SLPEL ; Butté, petit tertre.
SUPELÀDO ; lîronehade.
SUQET , diminutif de suc; Petite
tête.
SUR. v. 1. Tyr. íin contrada s dë
SOT

Sur é Saie't ; ( in fines Tjri et Sidoniorum. )
S u R Â o u ;
imprévu.

Eveil

brusque et

SURIN (Sën); St. Séverin, évêque de Cordeaux.
SÜRJIIE ; Le suint ou suin : sueur
huileuse qui transpire de la peau
des moutons et des brebis. Aco sentis
lou sûrjhë ; cela sent le suin. L'accentuation met de la différence
entre ce terme et surjki. Un surget,
terme de couturière.
SURJHO , adjectif de Idno. Lánt

�sep

S Ü

z

S U

z

sùrj/w ; De la laine en suin , ou de changer quatre fois de linge ;
et non , j'ai sué quatre chemises ,
dans son suin , ou laine crue.
Les teignes n'attaquent poi.it les ni j'ai changé quatre chemises. SUZA
étoffes , ou les pelleteries qu'on au- I ânero ; suer sang et eau , ou exrait frottées avec une toison de cessivement. — Peiner , fatiguer.
brebis dans son suin : cette huile Fa suza la fiélio ; faire ressuer la
animale, d'une odeur forte et dé- feuille de mûrier, a vaut de la servir
sagréable, garantit les toisons elles- aux vers-à-soie, lorsqu'elle est trop
mêmes , qui , sans ce préservatif, pleine de suc.
SUZÂRI ; Suaire , ou linceul dans
seraient rongées sur le dos de la
bête, dans les longs repos de l'hiver lequel on ensevelit un mort. Bouta
et l'obscurité de la bergerie, deus dou suzâri ; ensevelir, ou envechoses qui invitent les teignes à lopper un mort d'un linceul : terme
synonyme de suaire , et qui, dans
ronger.
La laine avec son suin , est un ce cas, ne doit pas être appelé drap.
très-bon topique pour fondre les Mettre au suaire, n'est pas franglandes eni'ées de dessous l'aisselle: çais. On voit par la qu'on ensevelit
les morts avant de les mettre dans
elle les résout en l'y appliquant
long-temps, et elle en prévient la la bière et dans la fosse, ou de les
serrer de bandelettes pour les einsuppuration.
SUBMOÙMO ; Lalivèche des mon- baumethens.
Ensevelir, signifie aussi vaguetagnes, dont les semences ont,
dit-on, la propriété d'engraisser les ment dans le st. soutenu et en termes d'Écriture-Sainte, enterrer un
chevaux.
mort. Ou le dit aussi dans le même
SURPRENE, snrprës ; Havir, havi.
st. des corps abîmés , ou péris.
Un trop grand feu havit une pièce
Les habitans de Lisbonne furent
de viande qu'on fait rôtir ; c'estensevelis sous les ruines de leur
à-dire, qu'elle est crue en dedans
et rôtie sur la surface. Ou dit aussi, ville, et une grande partie daus
la viande havitàuu trop grand feu. les eaux de la mer.
On voit, par l'évangile de St.
SUSQETOU ; Sur-tout , principaJean , chapitre 20 , verset 7 , que
lement.
le suaire était un linge particulier
SOXTÂ ; Hâter , diligenter, faire
séparé du linceul et qu'il servait
dépêcher. — Sutla. Voy. Supa.
à couvrir, ou envelopper le visage
SUTÏO ; ifâte, précipitation.
et la tête d'un mort, dont le reste
SÙVE ; Le liège, eu lat. suber.
du corps était enveloppé du linceul.
Voy. Siouré.
SUZÂRI. v. 1. Mouchoir. ( sudaSUZA ; Suer. Ce verbe est neutre:
rium. ) Si sobr' e.l languenls fosso
ainsi, c'est un grossier solécisme
portais li suzâri ë las centhas dë
de dire , suer une chemise, au lieu
Pâoul, las langors së parlissou dë
de la mouiller, ou de la tremper
de su sueur j autrement il semble- lor ; ( si super langnidos deferentur.
rait que la chemise serait sortie a corpere ejus sudaria et semi cincdu corps par la sueur, et qu'on tia, recedebant ab eis langores. )
ïl paraît que le terme suza , suer,
suerait une chemise comme ou sue
est. la racine de suzâri; et que le
sang et eau.
linge appelé en lat. sudarium, que
Ai suza aqistë visprê quatre canous rendons eu français par, moumisos ; j'ai mouillé , ou j'ai tremp»
cette après ciiuee, de ma sueur, choir , faute d'un terme plus propre, était principalement destiné
quatre chemises ; on bien, la sueur
autrefois
à essuyer la , sueur comme
ni'u obligé dans cette apiès-dinée

�s u z

S U Z

,3

2c

la manipule des prêtres : en sorte blement employé à la fois à s'esque ea .i!est probablement que par suyer le visage et à se torcher le
accident et secondairement (ju'on nez ; car il est a présumer qu'on
s'est mouché dans tous les temps et
l'employa à se moucher.
On remarquera en outre que le chez toutes les nations civilisées»
fiançais n'a point de ternie propre quoique avec plus ou moins de
qui réponds à celui de sudarium , luxe, oit de propreté.
LSUZOU ; Odeur de
gousset. —
ou linge pour essuyer la sueur ; et
que le in tin n'en a point de propre Sueur.
SÜZOUN: Nom abrégé de Susanue.
pour celui de , mouchoir, eu tant
que ce litige sert à se moucher. Le ' Sezèto en est le diminutif.
suduitun des latins étant proba-

TAB
Ï^ES habitans des lisières du
Gevaudan avec l'Auvergne ont un
Tadouci qui leur est particulier, et
qu'on ne trouve, que nous sachions,
dans aucune autre langue moderne.
Il a un son composé du t ordinaire,
et de notre ch dont nous avons parlé
dans les remarques qui suivent le
discours préliminaire : ils ne le font
sonner que devant 1'/, comme dans
mati , calin , patin, qu'ils prononcent comme, malchi, calchin , etc.
mais il eu est de cette consonne
comme du lh anglais ; il faut l'entendre prononcer, et l'on a encore
bien de la peine à le sa'nir.
TA , ou boudousou ; Bouchon de
liège , ou de quelque autre matière:
tampon de fusil, de cruche à huile,
de canonnière Je sureau , la broche
d'une cannelle tie muid: les tampons
sont d'étoile , de linge , debois, de
paille , de papier , etc. en b. br. taf.
TA ; Si, tellement, de telle sorte.
Ta p!a ; aussi-bien..
* TABA n'est certainement pas un
moi languedocien , puii'pi'il-n'y a
que 260 ans qu'il nous est connu.
Les Espagnols trouvèrent cette
plante dans l'île Tabaeo, et lui en
donnèrent le nom. En I56Î, Jean
JVicot, notre ambassadeur en Portugal , l'introduisit en France, où

T A B
elle fut d'abord connue sous le nom
d'herbe Nicolientie. Ce Nicot était
de Nismes, et par conséquent notre
compatriote : il était l'auteur du
premier Dictionnaire de la langue
française. Nous espérons qu'on ne
trouvera pas son nom et cet article déplacés dans celui-ci.
TABAN ,• Un taou. pr. ton : mouche grise et longue dont la bouche
est armée d'un aiguillon vigoureux,
qui, du premier coup, tire du sang
aux chevaux , malgré l'épaisseur
et la dureté de leur cuir : il habite
en été dans les bois et les châtaigneraies voisines des routes
fréquentées par les chevaux et les
mulets, dont il est le fléau.
TABAN , ou labar ; Le bourdon t
espèce de grosse abeille dont le
corps velu est arrondi , ramassé
et ordinairement de deux couleurs.
Les mâles ont un aiguillon au derrière : ces mouches se nourrissent y
comme l'abeille , du suc mielleux
des fleurs , sans en faire comme
elle de provision, en ital. lafano.
TABANËJHA ; Bourdonner , faire
un bruit sourd pareil à celui des
bourdons lorsqu'ils volent. — Au
figuré , errer , voltiger à l'aventure ça et là sans dessein , ou pou?
se dégourdit les jambes»

�29Í
TABIOU ;
TABAKIÉ.
TABAZA ;

TAC

Nigaud.
v. I. Tiberiade.
Posséder , agiter. Lou
diable lou tabdzo ; le diable le berce
ou le possède. — Tabaza ; noircir,
barbouiller, au figuré , dénigrer.
TABASTÊLOS ,- Espèce de tarabat
avec quoi les en t'a us font du bruit
aux offices de ténèbres.
■ T A B E , tambë , atabë ; Aussi ,
aussi-bien , de même. Souri Ômë la
bat, tabë lou vôou qita; son mari la
bat, aussi le veut-elle quitter- Tabë
ou fariéi ; je le ferais de même.
TABEL. Voy. Tavel. — Tabel ;
an dizeau. — Crête de la terre relevée sur le bord des fossés.
TABI-CALIOL ; Un bœuf.
TABIO ; Aïeule , grand'mère. en
lat. atavia.
TABÔ ; Cri de guerre des écoliers
qui se battent à la fronde. Il est
dit par corruption , de ténbo ; ne
lâche pas.
TABOÙISSA ; Frapper rudement à
coups de poing : ce qui est différent
de tapoter.
TABOULIË , diminutif de ta ; Un
petit ragot, un gros courtaud.
T A b o u R i ; Tambourin , petit
tambour.
TACA ,• Tacher , salir , faire une
tache. La feuille de mûrier est sujette à être tachée ou brouie.
TACAN ; Avare, vilain. — Bélître ,
coquin. Tacan dë pas; coupe-jarret.
TACAKDARIÉ ; Taquinerie.
TACIIA-MOUYEH ; Tâcher, ou faire
en sorte ; et non tâciier moyen :
galimatias pareil à celui de, voyous
voir.
TACHA dé souliés ; Garnir de clous
des souliers.
TACHÈTO ; Basque d'un corps de
jupe. — Sorte de penture.
TACHÊTOS ; Sorte de petits clous
nommés à Paris , clous à lates ;
mais ces lates sont inconnues dans
nos rovinces. Au figuré , fa dë
iachêtos ; greloter de froid.
TÂCHO, ou tacan ; Clou, ou cabo-

T A F
cbe à mettre sous les souliers et leS
sabots : gros clou très-court et à
large tête. Au figuré, pica dé lâchos ;
claquer des dents, b. 1. tacanatus ;
garni de clous, du gaulois , tach',
clou, en espgl. tachuela : petit clou."
TACO ; Une tache d'huile , de
graisse , de cambouis. Enlever les
taches d'un habit , «u le dégraisser.
— Tdco ; une salissure de boue ,
de terre, ou de quelque autre chose
qui s'en va aisément. Ce n'est pas
une tache , dit-on , ce n'est qu'une
salissure.
On dit au figuré-, tdco d'oli; c'est
ineffaçable, c'est pour toujours, cela
ne s'oublie pas. Moun fanddou es
tou dë tdcos : mon tablier est tout
taché. L'a de tache d'habit est
bref ; il est long dans, prendre à la
tâche.
TACO-DIÜÉL ; Une taie ; et non,
une tache. Le miel ou le sucre en
poudre, ont souvent réussi pour dissiper les taies. On y souffle le sucre
avec un tuyau.
TACOU ; Pièce de cuir, que les
cordonniers attachent sous un talon
de bois.
TACOUWA, OU tapouna ; Remettre
des talons à des souliers.
TACODNÂIRÈ, OUgroulié;Savetier.
TAFAGMOUS ; Des guenilles.
TAFANÀRI -, Le derrière , les fesses. Qatite tafanâri !
TAFATAS ; Taffetas, pr. taftas.
C'est l'étoffe nommée cendal chez
les anciens.
TAFO dë la néon ; La blancheur ,
ou l'éclat de la neige. Blan coûtno
la lâjo dë la nèou ; blanc comme
nei ge.
TAFOR ; Pousse , tire bien fort,
courage : cri des manouvriers pour
s'exciter mutuellement à tirer un
t'ardeau, ou à quelque autre ouvrage
pénible. Tafor est dit pour , bien
fort.
TA FUR A ; Fureter. — Tarabuster,
inquiéter. Aco më. tajdro ; cela
m'inquiète , me chicane • et non ^

�TAL
chiffonne. Lou diable lou lajùro ;
le diable le berce , dit-on d'une
personne inquiète , agitée.
TAFUREL ,• Gai , vif , éveillé.
Til , ou rabas \ Un taisson , un
blaireau : animal quadrupède qui
se terre et qui a la vie très-dure.
Tiio ; Tante: sœur de père ou
de mère, eu v. fr. tayon, tayonne.
TAYÔLO Í Longue et large ceinture de soie ou de fleuret, en réseau
et en couleur. Taiôlo , ou tavaiôlo,
est dérivé de tavela.
TÂISSARIÉ , ou •tissounarié ; Tisseranderie. — Le métier de tisserand. — La rue qu'ils habitent. Si
c'est un ri. pr. de rue , dites la Tisserie, et à Paris, la Tisseranderie.
TÀissÉ. Voy. Téissë.
TÂISSIÉ, ou téissié. n.pr. Tisseur.
3\om affecté aux artisans qui font
des étoffes de laine ou de soie.
TÂissouNiÊiRO ; Trou de blaireau. — N. pr. féminin de tdissounié, dérivé de tdi, ou tâissou ;
blaireau.
TiiTO ( fa la ) ; Se bercer , se
dandiner en ma reliant, chanceler :
on le dit des en fans qui commencent à faire quelques pas, ou qui
apprennent à marcher.
TÂIUT , taût, ou tahut ; Bière ,
cercueil. Voy. biêro.
TÂIZA ; Se taire. A tâiza-vous !
expression d'admiration ou d'étorenement sur quelque chose qu'on
entend dire : est-il possible ! c'est
admirable , c'est étonnant. A tdisavous , n'est quelquefois, selon le
ton , qu'une particule explétive.
TAL ; Le tranchant d'un couteau,
d'une cognée , etc. — Tal ; une
entaille , une hoche faite sur du
bois ; une taillade sur quelque partie du COi'ps. di un lal à moun dé ;
j'ai une coupure au doigt. Au figuré,
di lou tal bira ; je n'ai point d'appétit. Tal vira , ou bira , est au propre le tranchant d'un outil rebouché.
TAL, terme d'agriculture ; Tranchée. Bubri lou tal ; ouvrir la
Hie

TAL

39S

tranchée. A tal duber ; à tranchée,
ou par tranchée. — A bel lal ; de
suite, sans choix , indifféremment.
à tal dë canêlo ; à bord du tonneau.
TALABASSIÉ , ou talvassié : Gros
lourdaud , homme grossier. Fus talabassié ; fuseau fait grossièrement.
TALABRENA ; Bariolé de différentes couleurs, dérive de ,
TALABRÊJNO , ou bldndo ; La salamandre , le mouron, ou le sourd ;
et non, le soufle : reptile amphibie;
il y en a de noires qui vivent au
fond des eaux croupissantes.
La salamandre , la plus grosse et
la plus connue, est celle qui habite
les prairies humides et traversées
de rigoles d'eau ; elle a sur un fond
noir de grandes taches irrégulières
d'un beau jaune citron. C'est cell«
qui fait le sujet des emblèmes fabuleux de la salamandre qui vit
au milieu des flammes : c'était celui
que prenait François I.er ; erreur
fondée sur ce que ce reptile distille de plusieurs glandes , qui rendent sa peau raboteuse , une liqueur
gluante et laiteuse , qui éteint la
première braise sur laquelle on le
jette; ce qui ne le garantit que pour
quelques instans à un feu médiocre.
La salamandre qu'on redoute , et
dont on craint même d'approcher,
n'a rien pour nuire, ou pour se
défendre ; elle n'en témoigne pas
même d'envie : ses jambes la servent mal pour s'échapper , elle va
à pas de tortue. Il en est de même
de quelques autres reptiles qui ne
sont pas plus malfaisans, et qu'on
écrase fort injustement ; comme les
grands en place en usent envers les
petits qui leur déplaisent, ou contre
lesquels ils sont prévenus.
TALAMËN f bë ) ; Oui vraiment,
oui assurément; et non, bien tellement. Bë që talamën ; sans doute,
assurément, yèndrës-til bë që talamën ; viendrez-vous? assurément.
— A dë pardoulos bë që talamën ; il
est très-verbeux. Qnntës trou ? érou

�*&lt;j6

TAL

be që talamën , ou bë që noun dé
Dion , ou bë që jhamdi mai ; il y en

avitit sans nombre.
TALAMUS; Nom des anciens registres consulaires d'un hôtel de ville,
ou de toute autre communauté de
village. Ou l appelle ainsi du lat.
thalamus ; lit, ou couche, parce
qu'à la suite de ce mot en titre,
on ajoute : où sont couchées les
délibérations, etc.
TALAR , ou tatlar. v. 1. Couper,
tailler. Trastots âibres që no fa bo
fruit sera tdilats ^ mes él Joc. Tala
la , per &lt;/e nëgueis la te'ra për prën ?

Coupez-le , pourquoi occupe-t-il
encore la terre i'
TALASTRE ; Hasard. Për taldstrê ;
par hasard, par aventure. Taldstrê
est composé de , lal , et d'astre.
TALEN ; Désir , envie. — Envie
de manger , appétit, eb espgl. talënto. en v. t'r. eatalenté, désireux ,
et maltalent ; mauvaise volonté.
Crëdi mor dë talën , et noun bêou
që vinddo.
TALÊOU

aussitôt.

; Aussi-bien. — Tout
TaUou që më sounarës

vëndrdi.
TALIA , së talia lou dë ; Se couper à un doigt, s'y faire une eutaille , une coupure ; et non, se
tailler le doigt. On dit couper la
viande ; et non, la tailler. Les cuisiniers la tailladent quelquefois ,
pour la faire mieux cuire.
Le terme, tailler est plus particulièrement allécté à la taille des
arbres et de la vigne. On dit la coupe
d'un habit et des pierres , ou dit
cependant tailler la pierre ; mais
couper un habit. Les couteaux,
les ciseaux coupent bien ; et non ,
taillent bien.
TALIA tous abëls ; Châtrer les
ruches , en retrancher les gâteaux
dont les abeilles peuvent se passer.
TALIÂDO ; Un taillis , un bois
taillis dont on fait de temps à autre
des coupes réglées. Taillis ; et non,

taHUf,

TAL
, Une soupe , ou tranche mince de pain. Boulet dos , ou
très laliâdos din tou pouldjhè; il mit
deux ou trois soupes dans le bouillon.
TALIADOU , ou boujhet ; Un trauchoir, un hachoir, mieux que,
tailloir ; ustensile de cuisine ; ai»
carré sur lequel on coupe , ou l'on
hache la viande , les herbes , etc.
TALIAIRE ; Collecteur de taiiie.
TALIANS , ou ëslalians ; Grandi
ciseaux, de tailleur.
TALIBÂOOT ; Gros lourdaud.
TALIBOURNAS '; Grossier , maladroit.
TALIO ; Taille de boulanger , ou
de boucher : bâton de saule refend*
en deux pièces, dont l'une, appelée
là souche , demeure chez le marchand, qui eu délivre au bourgeois
l'aütre pièce appeilee, l'échantillon.
Ou appelle ce bâton, tdlià , du languedocien , talia ; couper , faire
une entaille , ou une coche.
C'est de là qu'est pris le nom de
taille , ou de l'imposition levée sur
les terres , ou sur les personnes ,
selon que la t.ille est réelle ou
personnelle. L'origine du nom et
de la chose remontent au temps'
du gouvernement féodal , où il
était rare de savoir écrire : en sorte
que lorsqu'un vassal apportait à sou
seigneur le paiement de certaines
impositions, ce dernier faisait des
hoches sur les deux parties d'un
bâton retendu , dont il donnait une
au vassal à qui elle teuait lieu de
quittance.
Nous avons connu des paysans de
la vieille roche , qui ne constataient pas autrement entre eux le
prêt de sommes considérables. De
pareilles tailles étaient pour eux
d'aussi bons contrats , quoique non
contrôlés , que ceux qu'on passe
par-devant notaire.
On dit , soûi trop for dë tdlio ; je
suis trop imposé.
TÂLIO-CEBO ; La Courtiltère ou
le taupe-grillon : gros insecte , bug
TALIÂDO

�T A t,
itPun pouce , armé de deux mains
tomme ceîies des taupes , et pour
les mêmes usages ; c'est-à-dire ,
)our creuser des galeries et couper
es plantes potagères dont le taupegrillon se nourrit.
On appelle cet insecte '{ dans
quelques provinces , un vèrrot, un
taille-pré , ou une taupe-volante :
elle ne vole cependant pas, ni ne saurait le faire, ses ailes étant trop
courtes et trop disproportionnées à
îa pesanteur de son corps. L'exemple de la courtilière i, comme celui
tie l'autruche, démentent le dicton,
que tout ce qui porte plume ou aile
fut créé pour voler.
TALIO-PORË. VOJ. Cur'dourêlio.
TALIO-SOÔPO. Voy. Coupo-pan.
TAU ou est en général une parlie de quelque chose bonne à manger , et coupée avec un instrument
tranchant. Ce ternie se rend différemment en fr. On dit, un morceau de lard ou de salé ; une tranche de pâté, de jambon , de saucisson , de fromage ; une rouelle
d'orange , de concombre ; un quartier de pomme ou de poire. Pour
tout le reste, on dit : voulez-vous
de l'anguille, du brochet, de la
saucisse? plutôt qu'un tronçon.
On dit cependant, un bout de saucisse , et de boudin.
TALÔCHO ; Une férule donnée
sur la main. Taloche en fr. est un
coup de plat de la main donné sur
la tête.
TALÒS ; Lourdaud, maladroit.
TALÒS ; Un trousseau de clefs ,
et le morceau de bois qu'on attache quelquefois à une clef, pour
qu'elle risque moins de s'égarer.
TALOS ; Perte , dommage, malheur. És pla faim ; c'est bien dommage. — Talos , se dit aussi d'un
homme carnassier , ou grand mangeur de viande.
TALOUNA ; Hâfoler , parler avec
vanterie et avec exagération. — Se
Bloquer de quelqu'un,
s.

Í

T A M

297

TALÒUHÁIIO ; Vanterie , ostentation , fûiifaroîinade.
TALOUNË ; Talon de soulier d#
femme.
TALODSSARIÉ ; Bêtise -, balourdise.
TALPAL ; La taupe. Talpèjhat j
plein de taupinières.
TALPOUN ; D'abord, dès que ,
aussitôt que.
TALUSSA , aiulussa ;
Taluter ,
donner le talus à un mur ; et non ,
talusser. On taiute les bords d'un
étang , la berge d'une rivière ,
celle d'un fossé , d'une chaussée ,
dont le talus a plus de pente que
n'en a un glacis.
TALVIRA Ì Émousser , ou reboucher le tranchant d'un outil.
* TAMARÎSSO ; Le tamaris, famarix, L. ■ arbrisseau du voisinage
de la iner , auquel on attribuait
autrefois plusieurs vertus médicinales et qu'on n'emploie guère aujourd'hui que pour bois de chauffage.On appelle aussi cet arbrisseau
tamarin de France ou d'Allemagne.
Il est sans doute inutile de dire ici
qu'il n'a aucun rapport avec le ta^
marin des Indes, dont le fruit ou
la pulpe est employé en médecine.
TAMBOUR DE MÂSCO , ou dë bdsco;
Tambour de basque.
TAMBOURGNÉ ; Un tambour : terme qui se dit également de celui
qui bat la caisse , et de la caisse
elle-même.
TAMBOURKËJHA ; Battre îa caisse.
— Tambouriner, qui se dit des petits enfans à qui des petits tambours
servent de jouets.
TAMPA ; Fermer, boucher, arrêter. Fënêstro tampddo ; fenêtre
fermée. Si. tampa las dourêlios ; se
boucher les oreilles. Voy. Tapa,
TAMPADOU. Voy. Tancadou,
TAMPÂI , ou tampal ; Carillon.
TÀMPO - estampo, ou goúrgo }
Bassin, réservoir d'eau pour les
arroseniens. On dit , une pièce
d'eau pour un jaixlin de propreté,
où il y a des fontaines jaillissantes.

�a «
9

TAS
: Planches de fermeture,
celles des boutiques de perruquier,
et autres : formé de tampa.
TAMPOUNA , ou ja la tampoûno ;
Faire la débauche, ou faire carrousse. Acad.
TAMPOÛNO , tanldro. Fa la tampoûno ; chanter la tocane , être
échauffé de tocane , qui est du vin
de mère goutte.
TAN. Cet adverbe languedocien
ne se rend pas toujours par tant.
S'en tan ë tan ; nous sommes à deux
de jeu. Për tan që li lou dighë ;
j'ai beau le lui dire. Pico tan që
jio ; il frappe de toutes ses forces.
Gna tan mai ; il y en a bien davantage, ou au-delà. Tan sën sërié së...
autant en serait arrivé si.... ou il
n'a pas tenu à lui que cela n'arrivât. Tan li vâou ; bien lui en prend.
Tan-t-é quan ; sur-le-champ , dès
que. Tan-fa-tan-ba ; tant tenu tant
payé.
* TANARÎDO ; La
tanaisie vulgaire à fleur jaune , tanaceium vulgai e , L. : plante d'une odeur forte,
bon vermifuge. Les paysans l'employaient contre la maladie des
bœufs. La menthe-coq , ou menthe
d'Espagne , est la tanaisie baumière, ainsi nommée à cause de
sou odeur agréable, ou parce qu'on
en fait un baume contre les plaies
et contusions ; les paysans s'en servent contre les vers et pour exciter
les règles.
TANAR'DO : La cantharide : petit
scarabée volant , dont le fourreau
flexible des ailes est d'un vert doré.
Il vit le plusÀSouvent • u le frêne.
La mauvaise odeur qu'il répand,
ou les pai ties volatilles qui s'exhalent de sou corps, peuvent faire de
fâcheuses impressions sur ceux qui
les manient sans précaution. On
sait que la poudre de cantharide"
est la base des vésicatoires qu'on
applique pour réveiller le sentiment,
ou pour détourner les humeurs.
TÂMTOS

Soufris coûmo las tanaridos ; U souf-

TAK
fre beaucoup. Tanaridos est prisí
daus cette expression pour , chenilles : il a du mal, ou il est malheureux comme les chenilles.
TANAT. \oy. Bracana.
* TANBË , ditanbë ; Aussi-bien»
TANC ; Brou , ou écale de noix.
- Chicot d'arbrisseau coupé, qui
sort de terre et contre lequel on
heurte. — Tanc ; le heurt. A prés
un tanc ; il a heurté.
TANCA : Fermer , bâcler , arrêter eu dedans une porte au moyen
d'une barre mise en travers : sorte
de fermeture qui a précédé celle
des serrures. On tire 11 barre d'un
trou comme d'un étui pratiqué dans
l'épaisseur d'un mur. en espagnol,
estangare.
Le pel së diess'al cap £ !ë gouslé së lânco.
TANCA ,
ou atanca ; Arrêter ,
attendre. Tanco të ; attends. -- Va ,
ne t'embarrasse pas. Tanca, dérivé de,
TÂNCO , ou tancadou ; Barre de
porte qu'on met derrière et en
travers , pour la bâcler, en ital.
slanga.
TANIÉ. Voy. Mëniè.
TANRK , diminutif de tanco ; Petite barre de porte, ou de fenêtre.
TÂNOS. Voy.
Calos. — Tdnos ;
plumes naissantes des petits oiseaux.
TÀNsÈs , tdnsos , pluriel de tan.
Jhamâi noun vëghêrë tânsës a"6mës ;
je ne vis jamais tant d'hommes.
Tânsës që sian ; tous tant que nous
sommes.
TANTA-CARÔOU ; A foison.
* TANTARAVEL ; Le
houblon ,
humnhis lupalus , L. : plante grimpante qu'on appelle aussi vigne du
Nord, parce qu'on l'emploie à faire
la boisson de ces pays et qu'on l'y
cultive en grand comme nous cultivons la vigne dans le Midi.
Il n'y a que trois siècles que les
Anglais transplantèrent le houblon
de Flandre chez eux ; aujourd'hui
ils eu recueilleut, non sculemeut

�TAN

T A O

S99

pour leur consommation , qui est pres aux bourreliers et donnent la
très-considérable, mais ils en ex- première préparation au parchemin
portent beaucoup, tandis que nous et au velin.
avons trop négligé cette culture ,
TÀou. Dites , monsieur un tel ;
et que nos brasseurs sont obligés et non , monsieur tel.
d'eu acheter de l'étranger.
TÀOÜLA. v. 1. Banque. — PlanLes soins qu'exige une houblon- che. — Banc , ou table de marchand
nière , la récolte , la dessiccation de foire.
des fruits , sont décrits dans tous
TÂOULÂ ; Verser : se dit d'une
les livres d'agriculture.
voiture, d'une charrette.
On appelle aussi tantaravel, les
TÂOULÂDO dë jinnos ; Plein une
asperges des champs.
table de femmes. — Tdoulâdo dë
TANTÂRO ( ja la ) ; Passer la
cêbos ; une . planche d'ognons.
nuit à se réjouir à table.
TÂOUTEJHA ; Rester long-temps
TAN-T-É QAN; Aussitôt, d'abord.
à table ; en v. 1. étaler de la marTANTIS , tantes. Voy. Tânsës ,
chandise sur une table , à un martânsos.
ché , à une foire.
TAHTO - LÊOU ;
Bientôt, dans
TÂOULÊTO ,■ Petite armoire qui
peu.
s'ouvre à deux battans.
TÂNTOS; Chancellement d'un peTÂouLiÉ ; Banc de pierre ; et
tit enfant qui s'essaie à marcher. non , tablier, qui fait partie de
Voy. Tdito.
l'habillement des femmes. Tablier
TAJÎTÔS. SU lou tantôs ; l'aprèssemble être le masculin de table j
dîuer, sur le soir ; et non , sur le comme tâoulié l'est de tdoulo.
tantôt. Tantôt en fr. se prend pour
TÀouLiÉ ; Le comptoir d'un marun court intervalle , soit du soir , chand. C'est dans ce sens qu'on
soit du matin , mais dans la même dit de quelqu'un qui a été obligé
journée où l'on parle. J'irai tan- d'abandonner sou commerce , la
tôt; c'est-à-dire , dans peu. J'y ai truêjho a toumba lou tdoulié ; un
été tantôt, ou il n'y a que fort peu. tel a mis à bas. Voy. Triôjho.
Une certaine gazette , dont le réTÂODLO ; Table. Tâoul'à mandacteur était gascon , disait : L'en- jhia , tdoulo dë 'jhio , tâoulo de gnué,
nemi reprend le tantôt un poste tdoulo dë marbre, tdoulo d'-ôstë ;
d'où il avait été chassé dans la eslrë à la prëmiêro tdoulo à l'école ,
matinée ; au lieu de , il reprend ou au cabaret , sont des traducl'après-midi , etc.
tious du français. Tdoulo dë /hardi ;
TANUR ; Tanneur. — Corroyeur.
une planche, u9t carré de jardin.
— Peaussier. — Mégissier. Le tanTÀOUPÂDO; Une taupinière : monneur tanne les cuirs dans une fosse ceau de terre qu'une taupe élève
à tan; Le corroyeur corroie les du déblai de ses galeries.
peaux déjà tannées ; c'est-à-dire ,
TÂOUPE-TÂOU-MAN ; Sitôt dit ,
qu'il les graisse , les assouplit et sitôt fait , ou aussitôt fait que dit.
leur donne le dernier apprêt pour
T.ÂOUPÊTO ; Taupette , ou petites
être mises en œuvre dans l'art de bouteilles de liqueur , telles que
la cordonnerie. Les peaussiers tei- celles de Montpellier , qui contiengnent eu différentes couleurs les nent environ un demi - setier de
peaux passées en mégie ; les mé- Paris.
gissiers passent les peaux en blanc
TiouPiiiRO ,■ Uue taupière : sorte
pour être en état d'être employées de piège à prendre les taupes.
par les gantiers et les peaussiers.
TAOUPIÊLROU de je ; Une vciilote
Ils apprêtent aussi les peaux pro- de foin.

�3oo

TAP

, on talj&gt;onn ; Dès que , ou aussitôt que.
TÂOUTAS ; Bourbier , patrouillis.
TAP , ou tépi ; Argile ou glaise
jaune ou bleuâtre. Celle des souterrains de Montpellier est traversée de veines de mercure.
TAP DE Ro ; Tuf: matière terreuse durcie qui tient plus de la
nature de la pierre que de la terre,
et qui s'éruie à l'air. — Tap ; un
sot, un lourdaud.
TAPA ; Boucher. Les flacons à
bouchon de cristal sont les seuls,
dit M. Daubantou , qui empêchent
l'évaporatiou des liqueurs spiritueuses. L'esprit de vin s'évapore
à travers les bouchons de liège
les miens mastiqués et coiifés de
parchemin. Me tapas lou jhour ;
vous me bouchez le jour. Tapa una
boùto ; étancher un tonneau qui
s'enfuit. On dit aussi , calfeutrer
une porte , calfater une barque.
TA-PÂOU ; Si peu , non plus. L'ai
soùi pa-z-ana ta pâou ; je n'y ai pas
été non plus. Ta-pâou Val vouliéi
pa-z-ana ; aussi n'y voulais-je pas
aller.
TAPARÀS , ou ctslrë. Voy. Cis.
TAPAREL ; Gros bâton. — Lourdaud.
TAPERIÉ ; Un câprier cultivé,
arbuste , eàpfiaris spinosa , L.
TAPÊRO ; Câpre : bouton confit
de fleur de câprier.
TAPIN ; Une tape : coup demain.
TAPIN A; Taper, frapper, donner des coups.
TÁPIO , Torchis. Paré dë tâpia ;
mur de torchis. — TVpio , ou tapié;
hutte, cabane, en espgl. tapia.
TAPO-KÍOIJ ; Le gratte-cu! : fruit
de l'églantier. Counjitùro dë tapokiou ; conserve de cynorhodon ,
dont on coauait la vertu astringente et qu'on fait avec le grattecul. Vby. A 'alanctè et Kinaredoun.
T.ÀOUPOÜN

,

tóonpoun

T A R
sant. Il consiste à faire des"calottes
d'argile molle, qu'on lance sur une
pierre , pour faire crever la calotte
avec explosion. Le même jeu est
exprimé ailleurs par ces paroles-ci :
Gna pa ni trdoti ni boudtssou ? etc.
TAR ; Petit poisson de rivière.
TAR.

V.

I. O

fol é tar d'e cort

ô hommes dépourvus d'intclligeuce,
et cœurs tardifs à croire ! ( ò slulli
et tardi corde. )

TARA ; Cordé , se corder : défaut
auquel certaines raciuej potagères
et charnues sont sujçiieti. Les panais , les salsifis , les scorsonères
se cordent , lorsque le cœur qui
était charnu , durcit et devient filamenteux et presque iigueux.
TARA , ou saba ; Cotouné , se
cotonner. Les raves, les raiforts,
les pommes, les oranges même se
entonnent ; c'est-à-dire , deviennent
mollasses , spongieux , sans goût;
et cette tare commence par le cœur.
On dit dans un autre sens , qu'une
étoffe et que la tête d'un nègre sa
cotounent.
TARA , larâdo, se dit de toute
marchandise dont on a rabattu ,
en la pesant, la tare ou le poids
de l'emballage et tout ce qui a
servi à la peser; ainsi tant , est
distraire du poids de la marchandise celui de ce qui a servi à la
peser.
TARA; Vicieux, gâté , corrompu,
ou qui a quelque tare.
TARABASTEJHA , ou
tarabasta ;
Ravauder, tracasser, aller et veuir ,
s'agiter pour peu de chose.
TARABASTÊLO : La crécelle de
l'office de ténèbres.
TARABASÏJÍRI , ou tarabas ; Tracas , vacarme. C'est du tarabat ,
sorte de crécelle avec quoi on
réveillait ci-devant les religieux
pour l'office de minuit , que tarabastéri dérive.
TARABOUL , ou traboul ; Un déTÀFO LIL0C-TÂP0 ï OU tipo-ldpo ;
Jeu d'enfant qu'où exprime par ces vidoir.
TARÂIRE , ou taradoùiro j Uue
mêmes paroles qu'on dit ea le fui-

�TAR
bondonnière ; espèce de grande
tarière pour percer le bondon des
tonneaux : elle a une légère amorce.
- C'est aussi une cuiller à creuser
les sabots : instrument peu différent
de la bondonnière.
TARÍ ir.ôou ;
Grande manne
d'osier ronde et ventrue. On appelle en général , mannes , les panie*s qui n'ont point d'anse qui
traverse d'un bord à l'autre , quelque forme qu'ils aient d'ailleurs.
Manne s'écrit connue la manne
des apothicaires , et l'une et l'autre
se prononcent comme, mane. C'est
la règle générale pour les doubles
n , de n'en prononcer qu'une ,
parce que la première, faisant partie
d'une voyelle nasale , perd le son
qui lui est propre : nos languedociens cependauc ne manquent guère
de le lui rendre.
TARAL ( ven J; Vent de terre.
. TARARAGNO. Voy. Iragnddo.
TARAJHÂDOS , ou térajhddos ;
Levées de terre, terrasse.
* TARÂOU; Taraud : outil à faire
des vis , ou à tarauder. Tardouda.
TARÍsco ; La tarasque : dragon
artificiel imité d'après un animal
fabuleux : on le porte à Tarascon
à une procession à la fête de S.te
Marthe, en espgl. t'arasca ; fantôme.
TARÀSCO , au figuré ; Vieille
édeutée, ou décharnée. — Une
vieille avare.
TARAVEL , ou bartaval. V. Barutel.

; Tarabuster.
, ou (amiou ; Légume
qui vient dans l'arrière-s;usou :
tardif.
TÂRGA. v. 1. Une targe : ancien
bouclier.
TÍRGO ; Trogne, bonne mine,
mine fière , démarche assurée ,
prestance. Foro dë largo ; décon- j
certé, décontenancé. C'est de Idrgo, j
ou targa, qu'est formé le fr. se
targuer, ou se prévaloir , tirer]
avantage avec ostentation.
TARAVELA

TARDIVAL

TAR
TARIDA

3os

; Quereller. — Agacer „

harceler.
TARNAGAS , ou margnsso ; Genre;
d'oiseaux dont les espèces ont la
sommet de la tête plat, le bout
du bec , ou de là mâchoire supérieure un peu crochu, avec une*
echancrure à chaque côté ; ce qui
est le caractère des oiseaux car»

Uassiers.
TARNAGAS (lou gran) ; La grande
pie - grièche. Elle est de taille
moyenne entre le merle et la piegrièche rouge. Tout le plumage du
dessous est blanchâtre ; tout le
dessus cendré ; les ailes et la queue
noires. Elle Varie son chant de bien
de façons, pour attirer les oiseaux
de sa taille , auxquels elle donue
la chasse, en lat. collurio ma/or.
TARNAGAS dë la tésto roùjho ; La
pie-grièche à tête rouge , mâle de
la suivante : elle est, comme sa femelle , un peu plus grosse qu'un
moineau. Eile a le dessous du corps
blanc , une large tache noire autour des yeux. Le dos brun foncé
avec un demi-cercle blauc. Le derrière de la tête roux vif et foncé
approchant du rouge.
TARNAGAS tërën ; La petite piegrièche , la pie-grièche variée , ou
pie-grièche grise , femelle de la
pie-grièche à tête rouge. Elle a
tout le dessus du corps écaillé de
brun sur un fond blanc. C'est en
partie par ces caractères qu'elle
diffère de l'écorcheur , qui a tout le
devant blanc sans tache : de plus,
ia pie-grièche grise a une tache
blanche au coin des yeux, en lat.&lt;
collurio parvus , ou pica-greca ; d'où:
«é nom , pie-grièche a été formé»
Lorsque la petite pie-grièche niche, aucun oiseau de proie, pour
si gros qu'il soit, n'ose approcher
de son nid, au moins impunément;
sa tendresse , ou sa sollicitude pour
ses petits lui inspire un courage
fort au-dessus de ses forces , ou
de sa taille : .elle s'4Uacs avec fiv

�3o*

T A 11

reur et arec de grands cris contre
l'oiseau ennemi, et donne la chasse
aux plus hardis. Aussi la fauvette
«t d'autres petits oiseaux timides qui
connaissent son humeur guerrière ,
recherchent son voisinage pour
faire leur nid et pour se mettre
en (sûreté sous cette sauvegarde.
Cette humeur querelleuse a donné
en général 'aux. pies-grièche une
réputation si bien méritée de méchanceté , que leur nom français
est devenu une injure pour certaines femmes : cependant leur nom
languedocien se prend au masculin pour un butor , ou un nigaud;
injure d'une espèce différente de
la méchanceté.
TABNÂOU ; Un gros , ou
une
dragme : huitième partie de l'once.
Le gros pèse trois deniers et le denier vingt-quatre grains. Dragme
et scrupule sont termes de pharmacie, en lat. ternalis.
TÀRO ,
terme d'agriculture ;
L'état de la vigne en sève ;ên tàro.
J^igno en tàro , se dit encore de
la vigne en fleur.
TAROU ; Cruchon à huile.
TARALIA. Voy. Tarida.
TARALIOU ; Piocheur , pionnier ;
manœuvre qui porte de la terre.
TARAJNGOULÂUO ; Une batelée ,
ou une grande quantité.
TARTANÎS-TARTANAS , ou carlaniscarlanas ; Le jeu de colin-maillard.
Jkouga à tarlanas ; jouer à coliumaillard. Le principal acteur qui
porte le nom du jeu , a les yeux
bandés. On lui crie : gare le pot au
noir, lorsqu'il est eu danger de stcogner la tête, en cherchantà prendre *[ueiqu'un à tâtons.
TARTÀIVO, ou tarlanas; Le milan :
oiseau de proie de la taille d'un
dindonneau qui fond sur la volaille
et sur le gibier. Il a le vol pesant.
Tout le plumage du dos est châtain,
la cire du bec, ou le bourlet charnu
que la plupart des oiseaux de proie
•ut à la racine du bec, est de cou-

T A S
leur jonquille, de même que ses jambes et ses pieds. Ses paupières sont
cillées ; l'inférieure est cotonnée
de blanc ; la supérieure nue ; les
écailles des jambes sont comme
celles des poules.
TARTÂNO ; Une buse.
Il y a une autre espèce de tartan*
qui a la cire du bec noire , les
jambes courtes, écaillées et recouvertes par les plumes de la cuisse.
Tartane ; grand bateau de la méditerranée.
TARTARÂSSO , terme d'injure ;
Vieille grogneuse.
TARTARIÊJHÊ ; La cocrète des
prés, ou crête-de-coq , ou la pédiculaire des prés à fleur jaune , rhinanthus crista^alli, L. : plante décriée dans quelques cantons où on
l'appelle, la mauvaise voisine, parce
qu'elle fait périr , dit-on , toutes
celles qui sont autour , ce qui est
une accusation qui nous a paru
dépourvue de fondement.
TARTÎFLES ; Des topinambours.
— Des pommes de terre. Voy. Patdtos. Të dounardi dë tartijlës ; je
te donnerai des nèfles : c'est ce
qu'on répond d'un ton de mépris
ou de raillerie à une demande indiscrète.
TARTÎFLES , est dit par corruption de l'allemand , kartojjël j
pomme de terre , qui, dans la prononciation allemande, se rapproche
beaucoup de notre tartijlës.
TARTIFLÉJHA ; Fatiguer , importuner. — Lanterner , barguigner.
Dë që më ven tariijlejha ? qu'est-ce
qu'il vient me lanterner?
TARZAR. V. 1. Tarder.
TÂsco ; Droit de champart. Ce
droit , bien désigné par sou nom ,
eliam-part, attribuait au seigneur
une partie des gerbes d'un champ
qui était en sa censive.
TASSELA ; Tavelé , moucheté ,
tacheté.
TASSÊÏOS ;
Les basques d'u»
habiti

�TAT

T E F

3o3

tanìé. Voy. iMínié.
TA-TA-TA ; Tarare : interjectioa
TASSIGNÉ ; La viorne : arbrisseau
familière de dédain , pour marquer
dont les feuilles sont cotonnées, qu'on se moque de ce qu'on entend
les jets droits et flexibles : ils por- dire et qu'on ne croit pas.
tent des baies d'un beau .rouge :
TATIHAS; Badin. — Sot, badaud.
elles sont astringentes et bonnes
TAÛT , ou tahut. Voy. Ataût.
pour les gargarismes : on fait rouir
TAVAIÔLO. V. TeUtp dë batéjha*
ses brandies pour en faire de la
TAVEL ; Pile de planches , dm
glu ; viburnum lynus , £.
bois à brûler, de bois de char* TÀsso , du fr. Tasse dont on a pente, etc. Chantier. Les bûche»
changé la terminaison. Le mot tâsso sont rangées avec ordre daus una
est languedocien quand il signifie pile , ou un chantier : elles sont
taux ou taxe.
pêle-mêle dans un tas.
TASSODNAT , ou tassddo ; Plein
TAVELÂT , ou stapat ; Bariolé de
une tasse : une tasse.
différentes couleurs.
TASTÂIRË ; Un tatillon ; homme
TAVÊLO ; Ruban , galon de diirrésolu qui balance à se détermi- verses couleurs.
ner à quelque chose ; homme qui
TAVI , lâvio ; Aïeul , ou grandcherche femme.
père. Aïeule , ou grand'inère. dis
TÍSTO ; L'essai pour une prolat. atavus , atavia.
vision d'huile , ou de vin dont on
TAVILIOU, OU tavilion. v. 1. et n»
porte une petite bouteille pour les pr. Ouvrier , manouvrier. b. lat.
goûter, â/anda-më la tâsto ; en- tavilio , operarius.
voyez-nioî une petite bouteille pour
TÈBË ; Moite : on le dit de la
l'essai , ou pour goûter.
moiteur du corps , ou d'une légère
TÂSTO ( à ) ; A tâtons.
sueur. I
TASTOU d/ëstevë ; Reste de pâte
TÉBÊS, tëbêzo ; Tiède, digo tëbêzo%
dont on fait de la galette , ou une de l'eau tiède, du lat. tepeo.
fouace qui imite grossièrement la
TÉC ; Stupide.
figure d'un homme. Voy. Ëstévë.
TECH , ou té ; Une goutte. Las
TASTOVI; Courtier des marchands
roupie qui pend au nez. Ne volé pet
de vin , un gourmet. — Officier q'un tëch , ou un santé tëché ; je n'env
chez le roi qui , dans les repas de veux qu'une larme, dit-on à celui
cérémonie , fait l'essai du vin. — qui verse d'une liqueur.
Tastovi ; n. pr. dont on n'a franTËCH ; Gouttière , ou canal par
cisé encore qu'une partie. Au lieu où les eaux pluviales d'un toife
de tastovi, on dit taste vin : il faut coulent, ou tombent à la rue.
espérer que, pour achever la traTECHA ;
Dégoutter , tomber
duction , on tlira un jour, tâte-viu. goutte à goutte. Dégoutter est fort
TASTOUNËJHA ;
Tâtonner ; différent de, dégoûter , ou ôter
chercher à tâtons, dans l'obscu- l'appétit, en espgl. técho ; toit d'où
curitô. au figuré , tâtonner ; pro- l'eau dégoutte.
céder avec timidité, avec incerTÈco ; Gousse de certaines graititude , faute de lumières.
nes, du lat. técha.
TASTOUNËJHÂIRE ; Tâtonneur. —
TEDÉ, ou bëdë ; Petit-petit : terme
Celui qui manie indiscrètement les de berger, pour appeler ses moutons.
bras d'une femme.
TÊFLE ; Gros morceau , grosse
TASTUQEJHA; Tâter avec la main,
pièce. Téjlë dë pan ; une bribe , un.
tâter souvent à une, ou à plusieurs gros mor ceau , ou un chanteau de
choses.
pain ; et non, un chiffon de pain.
TATAROT. Voy. Coucoumë.
TSjBUË ; Un buffle , ua gros aoàTASSIÉ

,

OU

�3o4

TEL

TEM

mal. — Un homme joufflu. — Un coriace. Dë car lélioûzo; de la
viande fibreuse et coriace.
soufflet sur la joue.
TÊLO D'OUSTÂOÛ ; Toile de méTÉFL0 ; Un soufflet. Li bdilet dos
nage qu'on fait filer et fabriquer
ifffis ; il lui appliqua deux soufflets.
pour SQa usage ; et non , toile de
* TEGINE ; Teindre, est synonyme de tënchurn. Le premier se dit maison.— Télo crûzo ; toile écrue,
plus particulièrement des étoffes, non lessivée , non blanchie. —
et le second des meubles ou autres Porto dé télo ; porte battante , ou
qui se referme d elle-même.
objets.
TËMER. V. 1. Craindre. Eu so,
TEIL ; Le tilleul , ou tillot : arno vulhas iëmër ; ( ego sum , nolite
bre dont on prend les fleurs en
limere. ) No vulhas dont sabër , mas
guise de thé pour les vapeurs.
tèm ; ( noliallum sapere , sed lime.)
TÈIRALS. v. I. Frère de lait, en
TÊMO ; Quinte , caprice , bizarlat. vollaclaneus. Manahe'n tèirals
rerie
, qui prend tout d'un coup.
d'en Erodë. cartener ; Manahen ,
La têmo lou prën ; sa quinte le prend.
frère de lait du seigneur Hérode
— Fa têmo ; penser à quelque chose.
le Tétrarque.
TÉMOUS ; Qainteux , fantasque.
TÈIRALS. v.
1. Contemporain ,
TEMPÊIRA ; Tremper. A bë tém.
ou de même âge ; ( coœvus. )
pêira ; la pluie a bien trempé la
TËISSÈ ; Tisser , plus usité que ,
tistre : fabriquer une étoffé , un terre , ou l'a bien abreuvée , il a
tissu sur un métier. Cette étoffe plu abondamment.
TEMPERI ; intempérie de l'air.-est bien tissée.
TÊissË, ou laissé. Fa tdissé, ou Tempête, tapage.
TEMPIÉ , ou trémpié; Pluie abonfa cala ; faire taire , rendre coi,
dante qui pénètre bien avant ou
imposer silence, couper le sifflet.
qui trempe suffisamment le terre ,
— En imposer à quelqu'un, le ranpour faire venir les foutaines , ou
ger à son devoir.
pour les faire grossir. A fa un boit
TEISSÈIRË , ou têissêdrë ; Tissetëmpié ; la pluie a bien trempé la
rand , ouvrier qui fait de la toile.
terre.
TÊISSOUSIÉ. Voy. Tdissounié.
TËMPLÈJHO ; La jointure de la
TÊISSOU1NAR1É. V. Tdissounarié.
jambe.
TÈLÂDO ; Une pièce de toile ; et
TË.VIPOCRÀ ; Temporiser , attennon, une toile.
dre
, patienter.
TËLADRA. Voy. Tiranteino.
TËMPOURI : Finir son
temps,
TELATIÉ , ou filatié ; Tisserand.
sa journée, son année : on le dit
— Marchand de toile.
des ouvriers , des apprentis , des
TËLÊTO ; Obscurcissement de la
domestiques , qui finissent le temps
Tue dans les moribonds dont la
pour lequel ils sont engagés , qui
cornée devient trouble , opaque et
travaillent ou qui servent jusqu'au
comme s'ils ne voyaient qu'à trabout. N'a pa tëmpouri ; il n'a pas
vers un voile. A la tëlêto ; la vue
de ce malade se trouble. — Tèléto. fini sou temps.
TE.MPOURI ; Durer au chaud, au
Voy. Crëspino.
froid , au vent , à la pluie. iJon po
TËLÊTO dë balëjha , ou lavaiolo ;
pa tëmpouri; on ne saurait tenir,
Lange de parade dont les sagesdit un journalier , contre ce froid &lt;
femmes couvrent les enfans qu'elles
portent à l'église pour être baptisés. on n'y peut durer.
TEMPOURÎOU , ou lëmporivo ; Qui
TELIÊIROS ; Les
ridelles d'une
est de saison. Për lëmpouriou ; au
charrette.
temps propre , au point qu'il faut.
TELIOLS ; Filamenteux , fibreux,

�TER

T EN

-

m

; Saison, f.as lënlpoû- [
La dernière édit. du Dict. de
ros ; les saisons : par où l'on en- | l'Acad. ou celle de iyüb, a fait
tend aussi , les quatre temps ,' ou des changeuieus sur la valeur de
saisons de l'année , que l'église a ces termes et sur bien d'autres. H
Consacré au jeûue et à la pï'ièré. faut s'en tenir à cette autorité, la
Un ancien proverbe dit : që noun plus respectable en fait de langage;
jliuno las têinpoûros, din Vinfer ba- a moins qu'on n'ait de très-fortes
darà la goûlo. — Têmpoûrc , est raisons de douter de la légitimité ,
aussi la saison propre aux semailles ou de l'exactitude de ses décisions.
et aux autres opérations de l'agriTfexE ; Tenir , Qan tënén dé lu no,
calture. en cspgl. temporas.
OU d'dod mes ? quel quantième de
' TÉMPRÍIÏSA1. V* L Modèstia,
lune , ou de mois avons-nous ? et
TENAL. Mdgrè cown'un
ténáì ; non, combien tenons-nous de lune?
maigre comme un cent de clous , Tenen qatorzë dë lâno ; c'est aujoursec comme un hareng. Tenal signi- d'hui le quatorzième de la lunej
fiait peut-être , des tenailles. Nous Il faut dire de même , le carême
avons de termes pareils , qui tout finira bientôt ; en voilà cinq separtie de locutions'reeues , et dont maines de passées ; et non , fio&amp;i
la signification est perdue , ou peu en tenons cinq semaines. J'ai lu
connue. C'est le sort des idiomes la moitié de ce livre ; et non *
qui n'ont pas été cultivés.
j'en tiens la moitié;
TÈSCH' Peint, participe du verbe,
TÈiNE PÉ dou jho ; Piétér. Têni
tégnë.
pé à qdotwus ; marcher1 avec quelTÊNCHO ; De l'encre , faute liqu'un d'un pas égal, le suivre pied
queur pour teindre. Écrire avec de à pied. Sabè pa dêqe mè ten //ë...-.
bonne -encre ; et non , de la bonne je ne sais qui me tient, ou à quoi
encre.
il tient que^je..... Fazez^më tênë
* TSSCHÜRA ; Teindre.
nco ; faites-moi passer telle chose ,
-' * TENCHURIÉ ; Teinturier;
eu parlant d'une chose peu éloignée,
*TgjscHch\ó; Teinture. V. Ti»nh comme d'une salière , lorsqu'on est
;
* TÊNCO ; La tanche : poisson de
à table; et non, faites-moi atteindre-,
rivière;
.
.
ni tenir, etc. ni passez-moi, etc.
TÈSDTL. Voy. fJco. ■
On dit très-bien cependant, faire
TÊNDIOS , ou tèndilins , terme de
tenir des lettres , des hardes ^ etc.
laboureur ; Deux verges ordinaire- et cela signifie, faire rendre des
ment de fer qui passent à travers lettres , faire que des hardes soient
Je sep d'une charrue et qui le lient remisés, etc. Tênëdëdick; répéter.
«vec le mancheron.
TEJNÈCO : Ce terme se prend pouf
TÊNDO. Voy; Tê.nlo.
tout ce qui pendille , comme de la
TÊNDOS d'dou col; Les muscles,
roupie qui pend au nez, les ehan-*
'les tendons du cou. On dit aussi, delies de glace qui pendent aux
les nerfs , ou tendons du jarret. toits , ou des gouttières , etc.
" ' TÊJVDROU ;
Tendreté : et non,
TÉNÊNCIOS ;
Maintien * contë^
tendreur : qualité de ce qui est ten- uance. Garda sas lënêncios ; avoir
dre. On dit , la tendreté d'un un air grave et sérieux, un ait4
gigot ; d'un pigeon. Acad. Ten- apprêté i ou de cérémonie. N'a pa
dresse ne se dit que de la sensibilité j/iés dé tënincios ; il n'a point de
à l'amour, ou à l'amitié&gt; Tendre maintien} il est déconténaucéi Urt
ne se dit point substantivement éventail , tm sac à ouvrage soulacomme dans cette phrase : cette gent beaucoup les jeunes personnes*
Yiiiude est d'un grand tendre.
qui ne savent où. mettre- leurs braSi
TEMPÚLÍRO

3.

�Ío6

TEN

T E 0

Constance, fermeté, ranîir des ardeurs du soleil d'été ,
solidité , tenue. Lou ten n'a pa jhës et sur les rues par où doit passer
de tënëzou ; le temps est variable. la procession de la Fête-Dieu. Dites,
TËNGÎIËH-TËNGHEN ; Tenant-te- tendre des toiles ; et non , tenter,
nant ; ou bien , tiens , et je tiendrai. qui est très-impropre,
TËNTATI. Cela est bien tentant ;
C'est ce que disent les écoliers qui,
voulant troquer but à but quelque et non, tentatif, barbarisme.
TËNTKNA , ou atënlëna ; Amuser
bagatelle, se défient l'un de l'autre
et conviennent, en disant, tcnghën- de paroles, tenir à quelqu'un le
tënghën , de se nantir réciproque- bec dans l'eau , le tenir au filet.
TÊSTO , ou ííndo ; Une banne,
ment , mais seulement à demi de
une toile à couvrir les rues pendant
ce qu'ils veulent troquer.
la canicule ; et non, une tente , ni
TËNGÛDOS ; Lieux où l'on a coutume d'aller et de se tenir , ou un ciel , ni un sur-ciel. Ces toiles
qu'on fréquente ordinairement. sont faites de plusieurs lés cousus
Ountë sou sas tëngîuios ? où est- à coté l'un de l'autre.
Une tente en français est une
ce qu'un tel fréquente ? où se tientil ordinairement ? où fait-il ses as- espèce de pavillon de toile ou de
sises? où tient-il ses séances? etc. coulil à l'usage des troupes qui
campent : elle les met à l'abri prinTÉSHRA. V. 1. De l'encre. Jso vol
ghi për tenhra, ni për âouzel •ës- cipalement de la pluie.
Tente se prononce comme tante,
erioûrë à tu ; je n'ai pas voulu vous
écrire par la voie de l'encre ou de sœur de père ou de mère.
TÈou, tiouno ; Tien , tienne.
la plume.
dici ma par , aqi la têouno ; voici
TËNÎLIOS ; Des tellines; et non,
tenilles : coquillage de mer bon à ma part, voilà la tienne.
TèouxA, ou têoulissa; Couvrir
manger: il se tient sous le sable du
rivage couvert d'un peu d'eau , une maison de tuiles, mettre la tuile
d'où il allonge un tuyau à travers à une couverture de maison.
TÈOULA ; Verser : se dit d'une
le sable pour humer l'eau, ou pour
voiture qui se renverse sur un côté.
respirer.
XEQÙLÀ , ou pélassa. Ciel téoula ;
TÉJNRE. V. 1. Tenir. T&amp; so që as ;
cisi! pommelé.
( tene quod habes. )
TÈOULA , têoulado , ou
couver ;
TËNS QË mou ÂJHO ; AncienneLe toit, ou la couverture d'une
ment , au temps jadis.
TÈHSO , ténsos;
Tumulte, dis- maison. 11 y a des toits eu appentis,
pute ,
contestations , troubles , ou à un égout ; en dos d'âne, ou
à deux égouts ; eu croupe, ou à
combat de paroles.
trois égouts et en pavillons , ou à
TENSONAMËN. V. L Combat.
quatre égouts, ou pentes. Le comTENSONAR; Combattre, disputer,
contester. La bona ténso tènsonêi ; ble est la plus haule partie d'un
( bonum certamen cerlavi. ) Lo sera toit : il est couvei t de tuiles faîdel Sënhor no cové sënsonar ; 'ser- tières, plus grandes de moitié que
vum Domini non oportet litigaré ) ; nos tuiles creuses ordinaires.
TÈOLLE , OU tioulë ; U]1C tuile ;
il ne faut pas qu'un serviteur de
et non , un tuile , solécisme ordiDieu s'amuse à contester.
naire. Croumpa dë têoulës ; acheter
TENTA; Encre. Éscriout,no ab
lënta ; écrit, non avec de l'encre. de la tuile, Jeoulë canela ; tuile
creuse, ou en gouttière. On place
TJOTÀ ; Tendre des toiles. On
les tend, dans les pays chauds , au- la tuile sur les toits par enehevaudevant des maisons pour les ga- çbure : la. partie découverte estTËNËZOU;

�TER
TER
807
appelée le pureau. Notre tuile en
TERAGNAS J Rocher pourri , ou
gouttière porte immédiatement sur pierre morte : roche qui se calles chevrons, ou jazènes. La tuile cine , qui se gerce à l'air , ou qui
plate des provinces et' du nord du s'en va en miettes et en écailles ;
royaume est accrochée sur des lat- c'est un limon durci qui n'est point
tes , et a beaucoup plus de pente. pénétré de sucs cristallins , ou péOu dit de quelqu'un dont le trifians, qui font la solidité , ou la
crédit est ruiné : Troubariè pa dé dureté des pierres.
Joc sus un têoûlë.
TËRÂÏRÉ , ou teradou ; Le terTÊOCLEL. Voy. Trêsioûlo.
ritoire d'une paroisse , la banlieue
TÊOULÊTO , ou trioulë ; Le trèfle d'une ville, ou l'espace sur lequel
rulgaire à tleur pourpre, qu'on s'étend une juridiction, b. lafc.
sème pour les prairies artificielles; terador.
trifolium pralense , L. Les trois
On confond le territoire avec le
lobes de sa feuille se rapprochent terroir. Celui-ci est une terre conl'un de l'autre au coucher du soleil; sidérée selon ses qualités relativede façon que le lobe du milieu ment à l'agriculture. On dit dans
sert de toit aux. deux côtés qui se le premier sens : on a publié le
joignent.
ban des veudanges pour le terriTE00LÉ-VIS. Tèoulâdo à têoûlë VIS; toire ; et dans le second, le terroir,
Toit à claire-voie; et non, à tuile- ou le sol est gras , humide , sec ,
vue, ni à claire-vue: l'air et quelque sablonneux.
peu de jour passent à travers nos
Le terme terrain se dit de la
couvertures de tuiles en gouttière. terre considérée par rapport aux
TÊOULIÉ; Un tuilier; et s'il fait ouvrages qu'on y fait ou qu'on
des briques et des carreaux, c'est pourrait y faire , et par rapport
un briquetier.
à quelque action qui s'y passe. Ma
TÊouLiÊiRO ; Une tuilerie : lieu maison occupe un beau , un grand
où les tuiliers font de la tuile. Une terrain : connaître le terrain , le
tuilerie doit avoir une halle, ou sonder , le disputer. Le terrain est
bâtiment couvert et percé de plu- glissant , inégal.
sieurs embrasures par où l'air ou le
TKRÂIRË-LOUBÂOU ; Terre
vent passent, pour donner du bâte mêlée de rochers qui présentent
et faire sécher à l'ombre la tuile. aux racines des veines , des caviOn établit les tuileries et les bri- tés , où elles se conservent fraîqueteries dans le voisinage d'une ches.
glaisière.
TËRÂIRË bravên ; Qualité de
TÈOLLÎSSA , ou tdoulissa. v. 1. terre argileuse et marécageuse :
Un échafaud.
telle qu'elle est dans les fonds où
TÊOULISSA. Voy. Têoula.
les eaux croupissent , ou bien où
TÊOULÎSSO ,• Couverture de mai- elles ont croupi.
Son , faite avec de la tuile.
TÉRAJHÀDO ; Transport de terTÊOUXO ; Fourneau de cardcur res neuves , pour engraisser , ou
de la i ire.
terrauder les terres maigres.
TÊOUNË , téougnë , ou fréoulë ;
TÉRALÂDO , tëralié , ou tërddo ;
Mince, amenuisé , émincé ; et non , Du terreau ; fumier pourri et réduit
Aminci, lat. tenUis.
en terre noirâtre dans quoi on sème ,
TERÂDO dë bla ; Une pièce de ou on cultive des plantes délicates
t)lé. -r Tërddo dë fdvos ; un champ ou précieuses.
de fèves. On dit de mime , un
La terre qu'on trouve à environ
eliamp de pois*
un pied de profondear d.ms les

�T E R
3o8
T E K
bois , les landes , les forêts ( qui le font les en fans en se jouant sur un
n'ont jamais été défrichés ) est las 3é sable..— Éparpiller la terre
un yrai terreau, Cette sorte de des taupinières.
TEKIOOSSI ; Bruit, tracas, tumulte.
terre , appelée aussi végét de , est
TKHIGOUSSA. Voy. Trigoussa.
distinguée de la terre hanche par
TERIRAGSO ; Une araignée.
une couleur foncée que lui ont donné
TERÎNO ; Bassin de garde-robe,
les débris des feuilles pourries qui
ou
de chaise percée. — Bassin des
s'y sonteutassées pendant des sièclesmalade : il est plat, évasé , haut de
TERALÀDO d1 al bla ; La terre qui
passe à travers le crible, lorsqu'on trois on quatre pouces ; on le fait
glisser dans un lit sous un malade*
nettoie le blé,
Une terrine en fr. est un vaisseau;
TÊ8AHÉ ; Potier de terre ,
de terre creux, dont la base est large
faïencier.
et qui va eu s'élargissant par le
TERÂLIO ; De la poterie , vaisselle de terre : celle de Saint- haut : il sert aux usages de la cuiQuentin, village -de "arrondisse^, sine.
TERME ; lîorne d'un champ , d'un
nient d'Uïés , très en usage dans
héritage
; et non , terme, quoique
les pays voisins parmi le peuple ,
les statues du dieu qui, chez les
réunit à la solidité , la légèreté.
Romains , portaient ce nom , servisTEÎIALIOUS ; Un terrassier ; jourpalier qui porte la terre dans des sent à cet usage : c'est de là sans
doute que notre, terme tire sou nom.
paniers.
•
Planta dë têrmës , ou ierméjha. ;
TERÂOU. Voy- Tarai.
ÏEHASSO : Un étendoir , un bel- aborner un champ.
Les limites désignent une étendue
veder : celui-ci est une pièce en
haut d'un bâtiment qui a vue sur en longueur. Les bornes sont des
la campagne : c'est un étendoir, points d'où l'on part , pour régler
lorsqu'il est destiné à y mettre les limites : lorsqu'on plante une
pierre qui doit servir de borne , on
sécher du linge.
Une terrasse est une élévation de l'accompagne de dens. autres mointerre faite de main d'homme , et dres pierres plates, appelées tésoutenue par des murs et des con- moins , qui distinguent une borne
tre-forts : on les construit pour la de tout autre pierre plantée , et
commodité de la promenade , ou qui servent à marquer l'angle quo
pour faciliter la culture d'un ter- le champ fait à cet endroit. Voy.
Ghitloiirl. eu b. br. termau'; borne.
rain en pente,
Terme eu fr. est le temps préflx
C'est aussi un ouvrage de maçonnerie eu forme de galerie décou- du paiement que doit faire un ferverte , ou une plate-forme au haut mier , ou un locataire r ainsi ou
d'une tour , d'une maison , qui n'a dit, le terme de St. Jean, de la
pas d'autre couverture qu'un corroi St. Antoine. La fin du terme approche , il est échu, il tomhe en tel
de mortier.
TERA-TREIIOX,, v. 1. ou tero-trë- temps»
Mais eu parlant de la durée du
moul ; Tremblement de terre.
service d'un domestique, ou de la
TERCÊIRÓLO ; Un tierçou : tonneau contenant six setiers , ou le demeure d'un locataire , on ne di&amp;
pas qu'ils sout à terme ; mais , ca
tiers d'un inuld.
domestique a fini son année , il est
TARE; Un terré: bonne espèce
de raisin de garde-, ou qui se cou- au bout de son année ; il a fait son
serve long-temps dans sa fraîcheur. temps. Ce fermier finit son bail; il
ça çst au bout, sa feraic. expire v»a
TEREJHA; jRewiugr Ui terre, cornue

�TES
tel jour ; et non , il est à terme.
TERMBJBA , terme d'arpentage ;
Aborner un champ.
TERMÊZVAL
Leschamps , lacamiagne.— Les lieux, circonvoisins,
es environs , les lieux d'alentour.
TÊRO , en terme d'agriculture ;
Une terre à blé , une pièce de hié,
Uti champ ; et non , simplement ,
une terre, di sétnëna ma têro ; ]'ai
semé mon champ : ma pièce de
terre , ma pièce de blé ; et non ,
ma terre ,• ce qui signifierait , un
domaine d'une étendue considérable , une terre seigneuriale ; au
lieu qu'on ne prétend parler que
d'un petit champ , ou d'une partie
d'un domaine.
l-a un bon Joan dë léro ', cette
terre a beaucoup de fonds. Nëfara
têro; il en mourra de chagriu. Lorsque , pour faire pièce à quelqu'un ,
on jette en l'air une pierre qui peut
tomber sur lui , oa dit : So që
tômbo d'âou ciel fdi pa mdou à la
têro ; le bien de Dieu ne fait pas
de mal.
TÊRO labourivo ; Terre labourable , terre propre à être lahourée ,
terre prête à recevoir la semence.
— Terre eu labour , ou terre cultivée et qui n'est point en friche ; et
pon , terre labouriye , barbarisme.
TÉRO-GRÊPO ; Espèce de chicorée
sauvage. Voy. Grêpo.
TEROUN. v. 1. et n. pr. Un tertre:
petite élévation de terre. Un monticule : et non , une monticule , solécisme fréquent. Têroim est un
diminutif de léro. en espgl leron ;
motte de terre, en b. lat. turonus ;
colline ronde et pointue.
TERSÈR. v. I. Frotter , essuyer ;
du latin', iergere, abstergere. 7'ers
los pes dë lui ab los svus^ cabeh ;
elle lui essuya les pieds avec ses
«çheveux.
TÊRTE ; Mince , léger.
TÉS ; Un têt de pot cassé. Fragment d'un pot de terre , d'une
jfoiençe , d'un verre. Ççuson sert lou

Î

TES

Jô3

tès ; on «eut une odeur de pot
brûlé. — Tés ; pot-de-chambre.
TÉS , ou test ; Le crâne, en lat.
testa.
TESCOU ; Le coin de la charrue
qui assujettit le maucheroû à la,
queue du soc ; en sorte que si ca
coin vient à lâcher ou à manquer ,
la charrue se démonte.
TÈSCUN ; La trame, au propre
et au figuré : fil que la navette du
tisserand porte à travers la chaîne
d'une étofiè ou d'une pièce de toile.
Le fil de trame est euvidésur une
canette ^ espèce de bobine , ou
épauliu de roseau , qu'on loge dans
la poche d'une navette, du lat. texo.
TESKIÊIRO,OU pësciéiro ; Le pivot
d'une porte de campagne , ou montant de bois qui tient lieu de gonds
et de pentures , et sur lequel s'assemblent les traverses eu queue
d'aronde,
TESSOU , ou nouridou ;
Jeune
pourceau d'un an pour mettre a.
l'engrais. — Cochou de lait.
TESSOUNA ; Cochonner , ou mettre bas des pourceaux.
TÉSSODNÂDO, ou poureddo ; Cochonnée. — Troupeau de cochons.
TEST , ou têsto ; Texte. Lou lesta,,
dë Mouho ; le texte du Peutateuque , ou la loi de Moïse en rouleau,
telle que les juifs la gardent dans
leur synagogue et dans une espèce
de tabernacle fort orné.
TESÏ , ou tes , qui fait au plut
riel, tësses , ou téstis. Fa dë téssës ;
casser , briser.
TESTEJHA ; Remuer la tête..—
La montrer, ne paraître que par
le haut de la tête. Voy. Capëjka.
TÈSTJEIRO ; Le chevet, le chantourné d'un lit : pièces qui fout
partie d'un bois de lit; elles sont
entre le traversin et le dossier. La
chevet sert à retenir le traversin ;
le chantourné est le couronnement
du chevet. — Tësliêiro ; la têtière,
d'une bride de chev.al.
TÎSito. Parla q\ë téjfp } d.éjirer ,

�Si»

TEÏ

battre la campagne. Tèni têsto ;
faire tète à quelqu'un. Fa coucou
de têsto ; imaginer , inventer. Dire
dë têsto ; réciter par cœur ou de
mémoire. A. bòno' têsto ; il a de la
mémoire. — Pinlûro dë têsto ; dessin , ou tableau de fantaisie. Toumba
testo përmiëiro; tomber la tête la première. Têsto dë sënglas ; la bure d'un
Sanglier, ai de ma têsto ! ah la tête !
'f ESTOU. v. 1. et n. pr. Uu testo i : ancienne monnaie de France.
Les testons turent fabriqués pour
la première fois sous Louis XÍÍ ;
ils valaient dix sous ! leur valeur
niouta jusqu'à 24 s0lls ; 011 'es appela testons , parce qu'ils portaient
sur le revers les têtes des rois.
Les testons d'Italie valent aujourd'hui 3i sous de notre monnaie.
TESTÜ; Uu têtu. Gros marteau
de maçon pour démolir un mur et
pour équarrir et briser un moellon.
Tfisruuo (.piôlo) ; Hache à marteau.
TÉT. v. 1. Toit. Qi sëra cl têt;
qui sera sur le toit.
TETA ; Téter. On dit d'un enfuit, il a tété de quatre laits; et
non , il a fait quatre nourrices. Uë
iita , terme de nourrice ; du nanan.
— THa ; manger des châtaignes
fcouiiíies. — Teta ; la mamelle.
TETÂDO. Voy. Alëssâdo.
TETÂIRÉ ; Téteur. Cet enfant est
«n rude teteur.
TETÂIRE , terme d'agriculture ;
Branche gourmande.
TETAREL, tetarêlo; Une téteuse,
qui l'ait métier de téter les femmes
que le lait incommode, et qu'elles
cherchent à faire perdie. — Le
hochet des petits eu fans.
TEriÊiRo Une théière; et non ,
thfitière : vaisseau connu pour faire
infuser le thé. Thétière pourrait
être pris dans la prononciation pour
la têtière d'une bride de cheval,
ou pour têtière ; bonnet d'enfant,
uoique la syllabe tê soit longue
ans ces derniers termes.

S

TET
C'est le plus souvent pour évite?
toute équivoque qu'est fondée la
raison du choix d un terme préférahlement à un autre qui serait plus
convenable ou plus analogue à la
chose dont on parle. V. Cajêtié.
TETINÀRDO ; Une grosse marnelue ; et par dénigrement, une grosse
tripière.
TETÎNO ; Les honnêtes gens disent toujours le sein ou la mamelle
d'une femme , et même le sein
droit, le sein gauche , selon l'Acad.
La délicatesse de la langue ne souffre pohftt d'autre terme dans le discours ordinaire. Ou dit, cet homme , cette femme ont été blessés
sous la mamelle."
TÈTÎHO dë càbro , dë vdco , dê
fédo ; Le pis d'une chèvre ou d'une
vache , d'une brebis, en tant que
ces parties donnent du lait pendant
la vie de l'animal ; mais lorsqu'on
les considère comme viande de
boucherie et bonne à manger, on
dit, une tétine de vache, une tétine de truie, etc.
* TÊro , ou câoudëto ; Châtaigne
bouillie, marron bouilli qu'on mange
comme en tétant ; aussi dit-on en
les offrant : voulês Lëta? —É dëcdoudëtos (jê fâmou! crient les femmes
qui eu vendent dans les rues. Es
fia coum,uno têto. ; il n'a pas plus
de force qu'un linge mouillé.
TÈTO - LÊBRÊ , OU
cdoulichou ;
Le compagnon blanc, en lat. lychnis
sylvestris alba simplex : plante des
champs, remarquable par les calices
de ses fleurs, qui sont de petites
vessies renflées qu'on fait claquer
par jeu en s'en frappant le front. Sa
racine charnue pivote profondément, et rompt facilement eu l'arrachant : si on en laisse en terre
un bout de trois ou quatre pouces,
il sort de ce bout coupé trois ou
quatre nouvelles branches à plus
d'un pied de profoudeur : propriété
singulière qui rend cette plaatc di£&gt;
fieila à détruire^

�T 113

T I G

3ti

@n garnit le potage à la campaTinÈRi ( Sën ) ; St. Tibère on
gne avec les jeunes pousses du cdou- Tiberge ; mais si on l'entend d'une
lichou , ou compagnon blanc.
paroisse de l'ancien diocèse d'Agde,
TÊzo , ou tèzas ; Torche de bois on dit Saint-Tiberi.
de pin ou de sapin ; bâtons de
TIBËL; Gâteau, le gâteau des rois.
torche: copeaux ou éclats longs et
TIBLÂDO; Une truellée. A» figuré,
menus de bois de pin, qui servent une bonne tapée, ou grande cuilà éclairer les paysans des montagnes lerée de potage.
du Gevaudan et duVivarais pendant
TÎBLO ; Une truelle : instrument
les longues soirées d'hiver: ils allu- de maçon.
ment leur tèze, qu'ils placent debout
TICOL ; Une colline.
dans un trou, à un coin de l'âtre de
TIÈIRO ;
Rang, ordre, suite.
la cheminée ; elle y brûle long-temps Une allée d'arbres , un rang de
aussi facilement, et jette même plus pieux , de ceps de vigne, de choux,
de clarté qu'une lumière ordinaire, de céleris , de soldats à l'exercice ,
sans qu'il soit besoin de la pencher etc. Tiêiro, ou amplo dë c/g«o,
eu bas pour en ranimer la ilamme. Vov- Cavalious.
On coupe ces torches au bas du
ÏIERSA ,
terme d'agriculture ;
pied d'un vieux pin , à un ou deux Donner une troisième façon à la
pieds au-dessus de terre, où l'arbre vigne.
abonde tant en résine, qu'on l'y voit
TÎFO-TÂFO ; Terme inventé pour
figée et entremêlée avec les libres exprimer la palpitation du cœur ;
du bois.
lic-tac. Soun cor li fasié, tifo-tafu;
TÊzo parait dériver et être le le cœur lui palpitait, ou lui faisait
même que le tœdo des auteurs la- tic-tac. st. fam. —Qan sa lifo-ldfo
tins , dont l'usage s'est perpétué lou prën; quand son vertigo lui
jusqu'à nous : c'est de là que les prend. — Sa lêngo li fâi lijo-ldfo ;
poetes et les. peintres ont pris le la langue lui demaude de parler.
flambeau ou le brandon qu'ils metTIGA'ÂSSO; Une teiguasse; et non',
tent dans les mains des êtres fabu- tignasse. Tigndsso dë candi ; perleux qu'on appelle l'Hymen et
ruque de chiendent ; vieille et laide
l'Amour.
perruque.
TÊzo; Chasse, qu'on fait au
TIGÎÎÎSSO est corrompu du fr.
,filet , des petits oiseaux.
teignasse , et celui-ci dérive de la
TIBA, ou libla ; Tendre , étendre
teigne : maladie de la tête dont elle
en tirant. Tdm imo côrdo ; tendre fait tomber les cheveux et la rend
une corde. 3'iba lou linjhë ; dél iter hideuse. La perruque couvre ces
on dérider le linge à la rivière ou défauts : c'est probablement une de:s
à l'étendoir, lorsqu'il est essoré raisons de son invention ; et les
ou à demi-sec. Se tiba ; se serrer teigneux avaient au moins le plus
la taille, serrer son corps de jupe grand intérêt de s'en couvrir.
pour la faire paraître , s'ajuster,
TiG^îíiRÎou,
tighairdou. Voy.
îïfcfl, au figuré, ou tiba Cartel ; Palìêì'-o.
trépasser: le corps s'étend le plus
TíGNOS , ou cidoûlos : Les engesouvent en roidissant au moment
lures qui viennent aux mains ou
de la mort. — Tiba l'artèl ; se aux pieds. Les mules sont des enpanader , piaffer, marcher avecuu gelures qui viennent aux talons.
air d'ostentation.
L'eau - de - vie camphrée , on
TIBADÛRQ ; Tension. — Ajujtel'acide muriatique appliqués sur les
Baent , parure.
engelures avant qu'eiles soient creTlB.ÔHÉ. Voy. Co'ijlâjhë.
vassées ou entamées, les font que t-

�TIN
T I IN
TINDÊLO ; Tranche, telle qu'uirô
quefois disparaître en peu de temps. !
tranche de jambon.
TÎGNO ; La teigne blanche , que
TINDÊLO ,
ou Uco ; Fossette :
quelques médecins appellent croûte
de lait ; gale ou croûte qui vient sorte de piège à prendre les petits
au visage, et sur-tout au front des oiseaux.
TINDOUL ; Un chantier ; pièces
en fan s nouveau-nés. On dit alors
qu'ils jettent leur gourme : expres- de bois sur qu«i on assied les tonsion affectée à la gourme des jeunes neaux dans une cave.
TINDOUTS. v. L Tintant, lat. Tinchevaux. Cette sorte de teigne passe
d'elle-même sans aucun remède ; niens. Ram sortants , o cimbol tinen cela elle est bien diil'érente de douts ; ( œs sonans , oui Cimbalunt
la grosse teigne de l'article Masco. tinniens. )
TINÊIROL ; Chais, ou cellier où
TiGNOUN ; Le tignon , ou la
partie des cheveux des femmes qui l'on fait le vin.
TINEL dë tnouli d'Ali ; La cuve où
est derrière la tête. — Toute la coiffure des femmes du peuple. On dit l'huile se rend en sortant des cabas1
tignon ; et non chignon , qui est ou du pressoir : on y enlève l'huile
le derrière du cou séparé du tignon sur l'eau où elle surnage. — Tinél}
par la nuque , ou le creux qui est cuvier de la lessive. — Tinél. Voy.TroutiatJ'otìii o , ou paliéiro.
au haut du cou.
TINEL. v. I. Tourillon , ou donTILIA ; Etre visqueux ou tenace
jon. Uno lor c un tinel dél castel
comme de la glu.
an dèrocat ; on abattit une tour et
TILIENT ; Visqueux , tenace ,
un donjon du château.
gluant.
TINÊTO ; Petit cuvier à lessi ve.
TIN; Le teint, le coloris du
Visage. — Le sou de l'argent, celui ---- Tinèto ; le cornet d'une écritoirè
de poche. Lorsque ce vase à tenir
des cloches.
l'encre ne fait point partie d'une
TXNÀDO , ou tinalâdo ; Une cuvée,
écritoirè, on 1' ppei'j encrier.
plein une cuve de vendange.
II y a des encriers de faïence ,
TIN AL , ou ttnàiié ; Cellier qui
"est au rez-de-chaussée d'une mai- des encriers à lampe, ou bouteilles
de verre, qui ont à la hase uu bec
son.
par où on les emplit, et où l'on
TINÂOU , tinal, ou cubai ; Cuve
à cuver, ou absolument, cuve ; et trempe la plume.
TÎNO ; Cuvier de lessive , ou
non , cuve viuaire.
T i H D A ; Tiuter ,
résonner. absolument, Cu.ier. Le trou dont
Tinda léjlajhoulët ; toucher du fla- il est percé en est la pissote.- Oh
augmente la capacité du cuvier eh
geolet.
relevant les bords du charrier avefc
TINDAL ; Sonnerie , coup de
cloche. — ]\T,àourë/i très tindals ; de petites douelles. On dit en plainous en parlerons , nous en dirons santant à un homme qui demande
à voir une femme en couche : vêu
trois mots ensemble.
TINDAMKN d'douréüo ; Le tin- jhitaran din la tîno. Crovait-on
touin : bruit dans les oreilles , autrefois que ce fût une espèce
comme si l'on entendait des clo- de souillure pour un homme , et
qu'il eût besoin de se purifier?
ches tinter.
TÎNO d'dou
Ussiou , terme de
TINDÀODREL ; Son aigu et perçant
de la voix. - Tinddourel; un piailleur. tanneur ; Le plein : fosse où l'on
met d'abord les peaux avec de la
TINDÂOUREL , ou rivâiràlo; Galet:
pierre plate du bord des rivières , chaux détrempée, pour les dépiler,
et ensuite les décharner, avant de
propre à faire des ricochets»
Sia

�T I N
ïes tanner dans la fosse au "tan.
TÎINO dé Vudou , terme de tannerie ; La fosse au tan : on y prépare,
dans le tan du chêne, ou d'autres matières végétales moulues ,
le cuir des semelles, les peaux des
empeignes et les basanes qu'on a
tirées du plein, et qui ont été décharnées.
TL\o dë mouli ; Une tonnelle ou
cuve de moulin à farine, dont la
roue horizontale, qui porte les alluchons, tourne dans une tonnelle.
TINTA ,
ou dinda ; Résonner,
tinter. Un louis faux ou fêlé ne
tinte pas. On tinte les cloches pour
les messes basses.
TINTA ; Teindre.
TINTÀINO , ou lintêino ; Quintaine : ancien jeu qui tire sou nom
de Quintus ou óuiniánùs, son inventeur : espèce de joute à cheval,
où l'on jouait à qui jeterait plus
loin un dard.
TIMTÂÌHO ; Joute sur l'eau. —
Espèce de mât de beaupré couché,
ou fort incliné sur la proue du
bateau de joute. C'est au bout de
ce mât que se place le jouteur, et
d'où il est très-rare que la moindre secousse ne le culbute dans
l'eau, et n'excite, de la part des
spectateurs, de grands éclats de rire:
ce qui est le principal divertissement de ces sortes de fêtes. —
Fa la linlâino; chanceler, perdre
l'équilibre et culbuter dans l'eau.
Tintdino est corrompu de quintaine
de l'article précédent.
TINTAMÂRO ; Vertigo, fougue,
emportement. Qan sa lintanuiro
l'ardpo ; quand son vertigo lui
prend. Së sa tintamâro li lou dis ;
si sou caprice le lui suggère, si
cela lui vient en fantaisie.
TINTÊINQ ;
Caprice , humeur ,
fantaisie.
TIN-TIN ; Le tintement des cloches , le son d'une pièce de monnaie qu'on fait tinter. Les métaux
qui tintent lorsqu'ils ne sont que

TIR

3i3

fondus , perdent beaucoup de leur
son lorsqu'ils sont battus h chaud
ou à froid.
TÎNTO ; De l'encre.
TiouBfi ; Le tuf des fontaines
qui incrustent tous les corps qid
se trouvent sur leur passage. —
Les congélations pierreuses et les
stalactites des grottes , ou des
caves gouttières.
Le tuf des fontaines, d'une nature
terreuse , est spongieux et léger,
s'il se forme a l'air , où it est similement humecté par une eau cou-,
ante : il est au contraire d;;use
et pesant, s'il plonge entièrement
dans l'eau. L'une et l'autre espèce
est propre à faire des ouvrages eu
rocaille, pour orner des grottes,
des cascades, etc.
Les congélations qui se forment
dans les grottes des rochers calcaires sont d'une matière cristalline
et séléuiteuse : ce^n'est point de
l'eau pétrifiée , comme le croit le
vulgaire. L'eauvêst seulement le
véhicula des molécules , qui donnent l'accroissement à ces concrétions par des couches extérieures
ajoutées l'une sur l'autre.
TIQÊTOS. Voy. Triqëtos.
TIRA. Ce verbe se rend différemment en français. La fon tiro ; la
fontaine coule. Ma roumâno tiro
cranlo b'onros ; ma romaine pèse
quarante livres, ai uno boûto që tiro;
j'ai un tonneau en perce ou en
vidange. Tirad'âigo, puiser de l'eau.
Aqëlo Ulo tiro tan dë pans ; cette
pièce de toile a tant d'empans de
portée. Soun rouddirë tiro ; son panaris jette ou suppure. A ënedro un.
mes à tira ; il a encore un mois à
courir pour être au bout de son
année. Lou lun a tira toulo la snué ;
la lampe a brûlé toute la nuit. Tira
tous anounciés; publier les bans de
mariage. T&lt;ras vostè capel ; ôtez
votre chapeau; il m'a ôté, et non
tiré son chapeau. Tira d'érbos;
sarcler. A bel tira ; sans cesse, cou.

Í

' 4o

�5i|

TIR

ti.üieÜcment. Tiro-të d'aqi ; retiretoi (te ià. Tira cámi'; poursuivre
son cliemin. Omises tira lou tën ?
qu'est devenu le temps ? On tire
une perdrix; et non, à nue perdrix.
TIRADIS ,
tiradisso ; Ce qu'on
tire souvent. Pous tiradis ; puits ou
l'on puise fréquemment.
* TÏRADOU -, Tiroir.
TIRADOU ; Atelier de fdage de
soie , où on la tire de dessus le
cocon , et dans lequel il y a un ou
plusieurs tours à tirer, ou à filer.
Voy. Tirâjhë.
TIRADOU ; Escroc, qui a coutume
d'attraper quelque chose par artilice.
TlRAGÂSSO, OU roundinâirë ; Un
pleurard. — Celui qui traîne désagréablement la parole, tels que
Certaine pauvres eu demandant l'aumône , et les enfans en épelant leur
leçon.
TIRÂIRÉ , oufirairo ; Tireur ou
fileur de soie ; fîreuse ou lileuse
de soie : celui ou celle qui la déride de dessus le cocon au moyen
de l'eau chaude. — Tirâirë ; un
poulieur : ouvrier qui, dans certains
ouvrages , est attaché à la poulie ,
ou qui est chargé de tirer des
fardeaux au moyen de la poulie.
TIRÂJHS ,
ou Jilatûro, termes
de manufacture; Le filage de la soie ;
et non, fila tin è', ni tirage, quoique ternies adoptés par l'Acad.
Tirajhë , est l'action , ou la manière
de tirer ou de hier la soie de dessus
le cocon: ce qui répond au français
filage , comme filme en français
est la qualité de ce qui est filé:
la filure de cette laiue est trop
grosse.
Filatûro et tirâj/ië, sont termes
synonymes : ils seraient français ,
à la terminaison près, s'il n'y eu
avait poîntd'autréi reçuspai l'usage;
te! que le mot filage, qui signifie ia
même chose. Un tel tait un filage
considérable. — Chival dë tiràjhë ;
ciicval de trait.

TIR
L'Académie dit aussi au MO? ^
filature : lieu où le tirage du cocon
est suivi du moulinage de la soie ;
ce qui n'est pas exact, à beaucoup
près. Le lieu où l'on tire la soie ,
et celui où on la mouline, outre
qu'ils n'ont rien dé commun, sont
séparés de plus par le dévidage.
Ou appelle le lieu où l'on'tire ,
tiradou ; et celui où l'on mouline,
mouli dë sído : deux ateliers fort
différens.
Ou voit , par l'exemple de ces
méprises , et de quelques autres
que nous avons pris la liberté de
relever dans le Dict. de l'Acad.,
que le rédacteur de cet excellent
ouvrage , qui n'a pu voir ou savoir
tout par lui-même, a donné quelquefois trop de confiance à des mémoires peu exacts ou peu fidèles.
TlRAA'TÊlNO , ou téladra ; De la
tirctaine: étoffe dont la chaîne est de
fil, et la trame de laine. On dit
aussi par mépris, en parlant d'une
mauvaise étoile , aco's pa që de tirantêino ; ce n'est que de la chiffe,
en v. fr. tirelaine. Elle a pris, diton , son nom de la ville de Tyr.
TIRASSA ; Engendrer , produire ,
entraîner après soi.
* TIRASSETO; La renouée, plante.
TIRASSO ; La traînée : espèce de
chasse au loup.
TIRÂSSO ; Hersé. — Tirâsso ou
mach ; traîneau : meuble d'une
ferme de campagne , pour traîner
du fumier, des pierres, etc. suf
un terrain où les voitures roulantes
ne sauraieut aller, b. 1. tragula,
traga.
Line tirasse en fr. est une sorte,
de filet pour prendre les oiseaux,
et f on dit tirasser, ou chasser à
la tirasse. — Tirasser ou traîner
en longueur. Tirasser aux cailles.
Acad.
* TIRASSOIIN ; Polisson.
TIRÊTOS , terme de couturière
pour femmes ; Petites bandes de
toile consues à la doublure du corps

�T I R
d'une robe, pour bien faire la taille.
Des tiròtes.
TIRGOOSSA. Voy. ffigòussa.
TIRLÁJNCÍS ,
ou ah'mg/iis ; Prétextes pour diíFé: er , pour traîner
eu longueur.
TÎRO ; Dilièrent , débat. Dë qan
ses dë lira ? de combien est votre
différent , ou de combien différezvous du pris, de celte marchandise ? ou de quoi s'agit-il entre
VOUS ?
5'«'«
dë très fran de tiro ; il
s'en faut d'un éeu que nous soyons
d'accord, ou que nous fassions
marché.
TIRO-SRÂZO ; Un fourgon de boulanger.
TIROLANCÉ , ou tirlancè ; Un
bilboquet ; instrument pour faire
jouer les enfaus , ou pour aider aux.
personnes désœuvrées a tuer le
temps, dont elles ne connaissent
ni le prix., ni l'emploi.
TlRÔLO, poulëj/ië, ou carëlo; Une
poulie ; et non , polie : on fait cette
faute et bieu d'autres de cette espèce, entre autres de dire, toselle
pour touselle : on les fait , disonsnous , d'après le préjugé que la
voyelle ou sent le patois , et partant
qu'elle est ignoble ,^qu'il faut la
changer en o , pour faire un terme
français ; et l'on ne fait pas difficulté de porter ces changemens dans
les noms propres , au hasard de les
rendre méconnaissables.
La poulie est composée d'une
chape et d'un rouet qui tient à la
chape , au moyen d'un boulon de
fer : ce rouet , qui tourne sur le
boulon, reçoitla cordedanssagorge.
Les poulies doubles qui servent
à élever de grands fardeaux, avec
peu de force, mais dans un temps
plus long, sont appelées des moufles daus les ateliers des maçons et
des charpentiers , et des palans
dans les ports de mer.
TiRo-LÔNGo; Délai, retard. Aro
fdiuno grando tiro-ldngo ; cela fait
toîiier l'aliaire eu longueur.

j TIRO-PÊOU ; Tiraillement de cheveux : l'action de tirer les cheveux
ta quelqu'un. Gregnë lou tiro-pêou ;
j*ai ies cheveux très-sensibles, je
souffre quand on me les tire. Jhouga
à tiro-pêou ; se prendre aux cheveux , pour se ' disputer quelque
ciiose qu'on a jeté à terre ; comme
lorsqu'on jette à la gribouiliette des
tlragées, ou de l'argent à une troupe
de polissons. Voy. Pdio-pilio,
TiRO-PÊous ; Tètes de bardane.
Vov. Lampoûrdo.
Tiiio-oi-poT ; A l'envi, à l'envi
l'un de l'autre.
TÎROS ; Les tirans de la viande
«e boucherie : tendons blancs, flexibles et difficiles à couper.
Tisso ; Manie , tic , habitude. —
jasio', forte envie. — Prinéèn tisso;
prendre eu grippe , ou en aversion. Il s'est pris de grippe contre
un tel , il l'a à la dent, il a une
dent contre lui.
TÎT£ ; Le tou-tou, terme de
nourrice , pour dire , uu petit oiseau , un petit chien.
TîTO-SÔlO-GORJHO-SOLIS , OU litansóio-gorjho-lis ; Le fils de la poulè
blanche. C'est ce qu'on dit de quelqu'un extrêmement heureux eu toutes choses : c'est le fils de la poule
blanche.
TÎTO-TÎTO ; Petite, petite ; cri
pour appeler la volaille. Tito, est
une contraction de, petite.
TITOULB ; Le point qu'on met
sur les (. — Les accents. Boula Vous
tiloulàs ; mettre les accents , les
points et les virgules , accentuer.
TIÏOUREL , tilourélo , ou coucourel, coucourêlo. Voy. Tuustou, ioustoûno.
TOÂLA. v. T. Voy. Toudla.
Toc; Coup de marteau, au figuré , na un toc ; il est un peu fju.
:
TOC É-TOC ; joignant, tout proche. Toc-è-toc la grau glêio ; joignant la grande église , ou la cathédrale.
TÔCBOCÏ; Fou, imbécile.

�|i6

T O II

TOR

Tôco ; La touche : bûchette dont torchon pour laver la vaisselle.
les en fans se servent pour toucher ... ToRiGA- v.l. Femme stérile. Viules lettres qu'ils épèlent. Es à là ran lidias ës quals diran bcnauradaS
toco ; il est à la croix de par-Dieu. las torigas é li vëutrë që no jhêr-.
TÒCO. Sé counoùissou dë lòngo mëno, é las popas që no alaitaro J
ideo ; ils se connaissent de longue C beatœ stériles et ventres qui non
genuerunt et ubera que non lactamain , ou depuis long-temps.
Tôco , ou loucaclou ; La touche, verunt. ) No era fdh ad Elisabet ,
ou le but au jeu de mail : pierre që era ioriga ; parce qu'elle était
qne !a boule doit toucher ou appro- stérile. Alégra lé loriga , që nà
cher le plus pour gagner la partie. èfantas.
TORMÈNTADOR. v. 1. Exécuteur
TÔCO-TÔCO ( sèn ) ; Nous sommes côte à côte, ou à côté l'un de de la justice.
TORMÂDO a nient, v.l. ( ad nihil'autre.
Tôco-sËîf , ou toea-sënt ; Un lum redactus )
TORNÊLO , o lournélo. v. 1. Toutocsin : ce qui est mot à mot, un
frappement de cloche : du verbe , relle , ou petite tour. La tornêlà
tôco ; frappe , et de sèn ; dérivé du dël rëlôjhë.
TÔRO ; L'aconit à fleur jaune T
lat. sigrwm ; cloche, en v. fr. toÔu tue-loup , acohilum lycoctonum ,
quer ; frapper , toucher.
Tôco - TOU - pu ; Un ivrogne. L. : plante alexitére des hautes monToca , ou touca-lou-pu ; trinquer, tagnes , et poison auquel le bétail
ne touche pas, par un instinct refusé
boire du vin pur.
aux hommes , qui n'ont connu que
TÔGNO ; Antoinette. — Stupide ,
par l'expérience les vertus bonnes
grossière.
ou nuisibles des plantes. Les aniTOLÂSTRÉ ; Heureux hasard.
maux qui ne peuvent faire part,
TOLRË. v. 1. Oter, enlever. Tôti;
enlevé. Tolta ; chose volée ou en- comme l'homme , de leurs expélevée. Tolla la malvasia costuma ; riences à leurs semblables , sont
doués sans doute d'un sentiment
abolissant un usage vicieux.
exquis , qui leur tient lieu d'expéTOLTA. v. 1. Levée de tailles. —
rience, d'essai et de raison.
Prêt forcé.
* Le napet, aconituin napellus , L.
C'est de tolta , ou toile qu'a été
formé le fr. mal-lolte , ou maltôte ; est une plante du même genre et
exaction , ou perception d'un im- tout aussi dangereuse , qui croît
pôt injuste, en v. fr. inal-tolu ; mal sur les montagnes de l'Esperou, de
levé , ou mal pris, et de là le nom l'Aigoual, delà Lozère, etc. Quelde maltôtier, dont l'engeance n'est ques personnes la cultivent dans
les jardins , $ cause de la beauté
pas perdue.
de ses fleurs bleues en forme de
TOLUS ; Tombe : pierre sépulcrale qu'on met sur la fossed'un mort. casque ( d'où vient le nom de bonTÔA'i.'n. pr. Antoine. — Nigaud. net de jeitque lui donnent les SuisSon diminutif, tougnë : le petit ses ) ; mais on devrait l'eu bannir,
Antoine. Son péjoratif, tougaas ; puisqu'elle peut causer de graves
accidens , du moins dans les pays
grand benêt, grand imbécile.
chauds : car, daus le Nord, les poiTôoui'ouu. Voy. Tdouvoun.
TOPÉ. V. 1. Heurt.
Far topé à sons végétaux n'ont pas des qualités
la pêira ; heurter contre la pierre. aussi délétères , et l'on assure que
les Suédois mêlent des feuilles d'aTOR , ou torrè. v. 1. Une tour.
conit dans leurs salades , pour aiTOR ; Le froid , la gelée.
guiser leur appétit.
TÙRCO ; Lavette : petit bout de

�TOR
On prétend que les Gaulois trempaient leurs flèches dans le suc de
l'aconit , et que leurs blessures
étaient mortelles. On se sert de la
racine du lycoctonum pour empoisonner, les loups , d'où vient sou
nom vulgaire.
On a essayé l'emploi de l'aconit
en médecine. C'est uu remède qui
peut être pire que le mal.
TÔRO; Le cormier des oiseleurs :
arbre des pays froids , qui donne
de beaux bouquets de baies couleur d'écarlate, dont les oiseaux
sont friands et avec quoi les oiseleurs les appâtent : cependant les
gens du pays où ces arbres croissent regardent ces baies comme un
poison, en lat. sorbtis aucuparia.
TÔRO ; La chrysomelle de l'osier
franc : scarabée rouge tacheté de
noir , qui répand au loin une odeur
forte et puante.
* TÔRO , ou canilin , Chenille.
Voy. Êrùço. Il y a un ver appelé
tôro qui fait périr les branches de
certains arbres dont il cerne un
anneau de l'écorce, comme s'il
voulait la couper : c'est de toura
que vient son nom.
Il paraît qu'on a donné en général le nom de tôro aux plantes
et aux insectes en qui on a soupçonné une qualité malfaisante, dont
il fallait se délier. C'est probable
ment ensuite de cette idée défavorable que, pour exprimer l'amertume de quelque chose, on dit,
a ma coumo la tôro ; amer comme
fiel.
TOROBODL ; Un dévidoir.
TÔRO-LÔRO ; Un hautbois.
TÔRÛU ; Un tronçon : tranche
d'un corps cylindrique , ou approchant de cette forme. — T&amp;rou ; ut)
rondin : grosse pièce de bois en
grume , ronde et entière. Les mots
toura et touradoùiro en dérivent.
TÔRTRE. v. 1. Tourterelle. U par
dë lôrtrès ,• une couple de tourterelles.

TOU

Si|

TosA. v. I. Jeune fille ; (W'7 , .)
TJO rex dix h l'a
lôs'i , quer à mi
qant vols é donarfi o a lu ; le rot

dit à la jeune fille : demandez-moi
ce que vous voudrez et je vous le
donnerai.
TÔSSE ; Tordre , donner le tords
au fil, à la soie. — Câbler de la
corde, de la ficelle, tordre une
barre de fagot. — Po oa se tôsïë ;
il ne saurait se courber , se baisser. — Tou'ssés-vous ; rangez-vous
de côté. Se tôssr la cavilio : se donner, ou prendre une entorse au
pied.
TOST-TEMPS. V. 1. Toujours.
TÔSTO ; Une tartine au beurre,
du lat. lorreo, tostus ; brûlé.
TOT. Dë tot en tot ; entièrement.
TOTA OR A. v. I. Toujours.
TOTAS VÉS , o totns vechs. v. I.Toutelbis , ou cependant.
TOT-JÍÏORN , o lots temps, o tota
ora. v. 1. Toujours.
Tou , touat, ou grun ; Un égout ,
un cloaque de ville; et non, uu
aquédue. Cloaque ,s dans le sens
d'égout, ne se dit qiie des cloaques
des anciens Romains. Un aquéduc
est ht conduite de grande construction d'unie eau pure de fontaine,
ou de ruisseau , qu'on amène dans
une ville, ou dans quelque maison
de campagne : tels sont les aqueducs du Pont-du Gard, du château
de Cascrte, au royaume deJNaplcsj
de la fontaine de Saint-Clément,
à Montpellier, etc.
Lorsqu'on parle des cloaques des
anciens, on les fait féminins : la
cloaque de Rome. Mais si c'est un
iieu destiné à recevoir les immondices, on dit : il est tombé dans un
cloaque; il pue comme un cloaque.
Tou; Tout. Dë per tou ; partout,
de toute part ; et nou , de partout.
Lou tén es ëmbara dë për tou ; le
temps est pris partout. Né vén dë
për tou ; il en vient de toute part ;
et non , de partout. S'ën pldgnoa.
dë për lou on en fait partout desr

�|fjS

T O Ü

TOÜ

Plaintes. Notre dë për tou est un du flageolet, et au figuré, ronger
îtaliénisme , ou le da per tutto des son frein, se passer de quelque
italiens. Le bas peuple de Paris dit òhosa en enrageant. Ou dit sonner
ou donner du cor , sonner de la
de même : tout partout.
Tou DESPROUVEZI ; Dépourvu de trompette , ou absolument sonner.
tout. Es tou stou ; il n'est occupé Toco bë ; il sonne bien , il joue bien
que de sa personne. Tou cour é tou du violon. Touca un menughë ; jouer
nël ; en un mot comme en mille. un menuet. Se li toucâvès ; si tu en
En lou që sié°o moun frâirë ; quoi- tâtais. Aco tôco va aco ; ce n'est
que mon frère, ou quoiqu'il soit pas cela , ce n'est pas de quoi il
mon frère. Dë pan ën tou lou tou ; s'agit.
ToucA, en v. fr. Troque.] De
du pain à tout, c'est-à-dire, le son
là est formé le fr. bistoquet.
avec la farine.
Tou , terme du jeu de cîigneTOUCA , participe ;
Frappé de
mussette. Ês lou ? dit-on. Est-ce crainte , ou absolument frappé. -tout ? ou est-ce fait ? On répond, Touca ; un peu fou, ou qui a un
Tou ; oui, c'est fait.
grain de folie.
TouÂLA , o todla. v. 1. b. lat.
TOUCÀDO dë pors ; Troupeau de
tobalea ; Linge , nappe , linceul. codions.
TOUCADOU ; Meneur , ou conducJosep évélopec lo cors dë Iehsu ën
toudla inonda , é pdouzee lo ë un teur de bétail, qui le touche ou le
inonbnën talat, ën quai anc lun/is chasse devant soi. — Un aiguillon.
hom no fora. ( Joseph involvit corTOUCANTËS ; Puisque , quasi. —
pus Jesu in sindone munda et posuit Par exemple , ou c'est comme qui
ni monumeiito exciso , in quo non- dirait : aco ës toucanlès ; c'est comme qui dirait.
dum quisquam positus fuerat.
TOUCHIN , ou touchis ; Un touchin
TOUÀLIO
toualiou ; La nappe,
la serviette qu'on met sur une table, ou un coquin. On appela de ce nom
en ital. tovaglia. Bien de nos ter- une troupe de gens Je la campagne
mes pareils à touàlio ne sont plus du des environs de iMismes, qui, excébel usage dans les villes : ce n'est dés du poids des impôts qu'ils porpas là aussi qu'on parle purement taient presque seuls, prirent les
le languedocien ; les anciens termes armes et commirent toutes sortes
y sont devenus , depuis un certain de pilleries dans ies maisons des
temps , ceux d'une langue étran- riches.
Ce fut vers la fin du XIV.e siègère , qu'on est tout étonné d'entendre , et dont on rit comme d'une cle , et pendant les troubles de la
minorité de Charles VI , que les
plaisanterie.
Estrëmas vôslo touàlio; achevez touehins, après avoir infesté la
de vous habiller, dit-on , pour aver- Langue-d'oc , ravagèrent de même
tir quelqu'un d'une façon honnête la Langue-d'oui ; c'est-à-dire presde serrer uu bout de chemise qui que toute la France. On traitait ,
sort de sa culotte. Le pro'verbe dit : dans ce temps-là, de touchis les
à candlio J'iou pa touàlio. eu v. fr. liabitans de Venezobre , parce
touaille , ou tavayole. en b. br. qu'ayant reçu chez eux ces brigands,
toal. et dans la b. lat. loballia , ou ils semblaient par-là les favoriser.
tobalea ; toile , toilette , la nappe Ménard, Hist. de Nismes.
TOUCHINARIÉ ; Coquinerie. Toud'un autel.
TO'-CA, en v. I. tocar ; Toucher. chinat ; rébellion.
* TOÛFO ; Une moufette : exhaiOn dit : toucher l'orgue ; et non,
de l'orgue. Touca d'dou pîfrë ; jouer laisoa qui se «wnifest» dans les

�TOU

TOÜ

pi

9
m'ncs et les souterrains profonds la main, qu'il aime les bons ouvriers,
qui ont peu d'accès avec l'air exté- leur enseigne les filons , et châtie
rieur.
les paresseux. Ils l'appellent en
Il y a des moufettes dans les- France le petit mineur, et en Allequelles le gaz acide carbonique magne , Berg-menle. Il est certain
domine , qui éteignent les lumières que l'apparition de ces feux est un
et asphyxient les hommes et les ani- indice du voisinage de quelque filon.
maux ; c'est ce gaz qui est produit
ToÙFO , gabou , Ou boubouràdo ,
par la vapeur du charbon , la fer- en termes de magnaguerie ; Chamentation du vin , qui se dégage leur suffoquante, coup de chaleur
delà fameuse grotte du chien , etc. forte et subite qui suryient dans les
Il y en a d'autres qui s'enflam- ateliers des vers-à-soie ; elle relâment , font explosion, renversent che les libres de ces insectes, les
et tuent tous ceux qui s'y trouvent rend lauguissans et les fait périr ,
exposés. Le gaz hydrogène , qui si on n'y apporte un prompt red'ailleurs n'est pas plus propre que mède. Ce qu'on appelle un temps
l'acide carbonique à entretenir la vaiu est un diminutif de la touffe.
respiration et la combustion , est le en grec , tuphos ; fumée , vapeur.
principal élément de ces dernières
TOUGAI.IOCJ , ou loualiou ; Sermou fettes.
viette du paysan.
Pour diminuer les accidens cauTOUKEJHA. ; verbs fréquentatif.
sés par ces vapeurs , pour les chas- Voy. Pastisséjha.
ser du fond des mines et y faire
TOULIÂOO , ou moutijlnoit; Un gros
circuler l'air extérieur , on prati- joufflu , un gros poupard : ce derquait des puits d'airage, et divers nier s'applique particulièrement aux
ventilateurs : ces moyens étaient petits enfans dodus et de beaucoup
insuflisans. M. IL Davy , habile d'embonpoint. Toulidoudo , et son
chimiste , imagina, il y a six ans, augmentatif touiidoudâsso ; une
nne lanterne qui, en éclairant les grosse joufflue , une grosse maman ,
mineurs , ne permet pas à l'hydro- une grosse gagui. st. fam.
gène de s'allumer. Après l'avoir
TOCLIPAN ; La tulipe : fleur qui
soumise à toutes les épreuves , on nous vient, dit-on , de Turquie.
l'adopta dans l'exploitation des houi ITODLOÛIROS , touroûiros , et toulères d'Angleterre, où les moufettes zoûiros ; Des forces : espèce de
étaient très fréquentes auparavant ; grands ciseaux à tondre le brebiset
et il serait bien* à désirer que son les drops; elles sont à ressort et d'une
usage devînt général , quoiqu'il y seule pièce. Une paire de forces.
ait des mines dans lesquelles on n'a
TouLzit; Un double: petite monjamais observé de détonations : je naie de Toulouse, la même qu'un
n'en ai entendu citer qu'une qui pala , et qui valait deux deniers.
eut lieu aux environs d'Alais , il
TOUMIIA; Tomber. Ce verbe,
y a quarante à quarante-cinq ans ; neutre en français , est le plus souses eiièts , dit-on, furent terribles. vent actif en languedocien, ce qui
Les flammes qu'on voit quelquefois est une source de fautes à l'infini.
paraître et courir dans les mines
Toumba un ousldou, ûno parë,
et surles terrains qui en renferment, un lié; Abattre une maison, jeter
sont également dues à une combi- à bas une muraille, mettre par
naison du eaz hvdrogèiie. Les mi- terre un lit ; et non , tomber. L'a,
neurs superstitieux croient que c est tnumba ; il l'a jeté par terre, il l'a
un esprit sous la forme d'un petit terrassé. Toumba la làoulo ; renkornme barbu avec une lanterne à verser une table. Toumba las croûzësj

�3ao

TOU

TOU

abattre les croix. Më toumhê ; il me le vendre. On dit aussi, l'abattfe
d'une volaille.
jeta par terre , il me renversa.
Au lieu d'abattis, dites issues ,
Avés toumba qicon ; vous avez
laissé tomber quelque chose. Sa pour les agneaux, les chevreaux et
tabatière lui tomba des mains ; et autres jeunes bêtes.
TOUMBÂDO ; Le mou.
non, vous avez tombé, etc. M'an
TOUMBÂDO, terme de peseur; Le
toumba qicon su ma têsto ; on ma
fait ou laissé tomber quelque chose trait, ou l'excédent du poids que le
sur la tête ; et non, on m'a tombé marchand donne à chaque pesée ; ce
quelque chose sur ma tête. Sé qui l'oblige à vendre plus chèrement
toumba ; tomber , tomber à terre ; ce qu'on achète en détail, ou par
étnon , se tomber. Vous êtes tombé, plusieurs, pesées.
TOUMBÂDO ;
Afïluence , abord.
je suis tombé ; et non , vous vous
êtes tombé, ni je me suis tombé. Me Fa uno grando toumbddo ëmb'aqël
toumbarài, lé tqumbaras ; je tombe- '■ ïoujhis; il y a uu grand abord d étrangers à cette auberge. Avës agit
rai, tu tomberas, etc.
Tfo u M B A dé soun Ion ; Tom- iuêi ùno bôno toumbddo ; il vous, est
ber à plate terre , ou tout à venu aujourd'hui beaucoup de chaplat. Aco s toumba ën prouyèrbi ; lands , dit-on à un marchand. Aco's
cela est venu en proverbe. Lou noun la toumbddo dë per tou : cette boui-ës toumba ; le nom lui en est resté. tique est le rendez-vous de tous les
Aco toumbê pa en pdlio ; cela ne environs , tout y aboutit ; les chatomba pas à (erre. Las man më ton- lands y abordent, y aboutissent de
hou d'dou fié ; je ne me sens pas toute part.
TOÛM3ADÙRO ; Une chute.
les mainsdu froid qu'il t'ait. Toumban
TOUMBAREL ; Sujet à tomber. Fus
lou cas : si le cas y échoit. On dit
à nue vente : La tdoulo tôtnbo ; le toumbarel ; Fuseau qui tombe frétapis brûle. Toumba ën rëchûto ; quemment , ou dont la coche ne
avoir une rechute. Li po pa toumba ; peut retenir le fil. On voit dans
il ne peut attraper l'air de cette notre adjectif toumbarel, l'étymologie du substantif français tomchanson.
A toumba dë vi su sa cazdco ; il bereau , ou cette voiture faite à
a répandu du vin sur son habit. bascule, qui tombe à chaque fois
Cette écuelle est trop pleine , pre- qu'il la faut décharger. On dit
nez garde de répandre , et non, de tombereau ; et non , tumbereau.
TOUMBA RELAT ; JJlein un
tomtomber le bouillon. Voupagardiqan
lou mes loumbara ; je vous paierai à bereau, ou la charge d'un tombel'échéance du mois. Ce paiement reau. Un tombereau de pierres ,
écherra , et non échoira , ni tom- de sable, etc.
TOÚMBO; Un
caveau d'église,
bera. Une tuile lui est tombée sur la
tête ; et non , lui a tombé sur , etc. où l'on met les corps morts ; et
Ils sont tombés dans l'embuscade; et non , tombe , ni tombeau.
Une tombe, en français, est
non, ils sont tombés dans, etc. etc.
Tôumhan-lëvdh; A grand'peine, une pierre sépulcrale , ou une
grande table de pierre ou de métal,
cahin-caha, si bien que mal.
dont ou couvre une sépulture , ou
TOUMB.ADO , ou léousses, terme de
boucherie ; L'abattis d'un bœuf ou bieu la pierre qui couvre l'entrée
d'un mouton : il comprend tous les du caveau. C'est sur celle qui couviscères , avec les pieds, la tête et vre une fosse qu'on met les épitout ce qu'on sépare du corps de tapbes.
Un tombeau, ou un sépulcre,
l'animal ayant de le dépecer et de

�TOtì
(fesl uii monument d'architecture ou
de sculpture , élevé à la mémoire
d'un mort, à f endroit où il a été
inhumé.
On n'emploie le mot sépulcre
que lorsqu'on parle de ceux, des
anciens. Dans le. style ordinaire
on dit la sépulture ou la tombe.
Un cénotaphe est ; selon la force
de ce terme composé du grec, un
tombeau vide, construit à demeure,
en pierre ou en marbre.
Un sarcophage* terme composé
de même de deux mots grecs, ne
se dit aujourd'hui que d'une décoration passagère, représentant un
tombeau en toile ou eu carton,
pour le jour du service : il était
destiné autrefois , d'après l'étymologie grecque de ce uom, à consumer les chairs d'un cadavre.
Le terrain des fosses de certaines églises de Toulouse , où l'on
enterrait avant la défense qui eu
a été faite ( et qui ne tiendra pas
long-temps ), est une sorte e:é sarcophage, en ce qu'il dessèche les
chairs des cadavres, qu'il en prévient la pourriture, et semble, en
quelque façon, les corroyer.
Ceux de cette espèce qu'on voit
debout, nus et en deux longues Bies,
dans la cave de l'église des cordeliers de^la même ville, sont des
inondes plates, blanchâtres, approchantes de la nature du carton,
et supérieures , à certains égards, à
celles d'Egypte, auprès desquelles
celles de notre cru figureraient mieux
dans uu cabinet d'histoire naturelle.
Une représentation est un chevalet couvert d'un poêle, ou drap
mortuaire, qu'on place au milieu
d'une église, lorsqu'on y fait un
service pour les morts.
ToiiMo ; Une jonchée : fromage
mou , ou récemment caillé. La
jonchée devient dans peu fromage,
après qu'on l'a tirée de la faissciiqffl
ou de ia forme a faire le fromage,
et qu'on Ì'a mise sur de la paille

T OU
3a !
longue, pour achever de s'y égoutter.
Voy. Frouuidjlte.
* TOUMO. Ou appelle ainsi la fleur
de la boule-de-neige. Viburnum opulus -stei dis , L.
TpùjiPLÈj Grande et profonde
fosse d'eau d'une rivière : t'abîme
est plu? profond encore. Le gbuffré
est l'endroit où l'eau tournoie et
ehgtputjt ce qui surnage. V. Cour.
foüjibfizoijs ; Toudailles, ou la
toute des brebis ; l'action de les tondre , la saison où on les tond, en v.
fr. toudoison.
TODKDRK ; Tondre* le bétail à
laine, faire la tonte des brebis,
abattre , et non , faire la toison
expression pour le moins impropre.
La toison est la laine qu'on a tondue.
Falié vèni qan touudian , dit-on
eu proverbe : les paresseux paient
l'amende. Açò's loundu't ; c'ést une
affaire faite. Voy. Aou.
ToioDúno, mislras, où pdpo ;
Une milioque : petit pain dé millet
ou de maïs , cuit à l'eau , pesant
et indigeste ,• on l'appelle gaude
dans quelques provinces.
TOUJÎDUFÈOU ; Tondu , ras. —
Échevelë.
TOUAÊTO ; Toiuette, ou Antoinette , féminin de tôni.
TOÙNO ; .Uue tonnelle ou berceau
de verdure, dont là charpente est
ie plus souvent de treillage,- et non
tonne, qui siauiiie une grande fiïtaille.
TÒÜPÍ ; Un pot, tin pot au feu,
avec quoi on fait bouillir la viande.
Tou/d mèjhdnciê ; uu pot moyen ,
ou de moyenne capacité. Lou toupì
vesso; le pot répand ; et non , vci'se.
— Tbitpi, aii ligure, sot, imbécile.
Aêci coùtri uii ionpi ; sot comme ùnt
panier, toupinas ; grand nigaud-.
ToupiaÂDÓ , ou toupïna ; Plein
un pot, une potée.
* TocpiAÈL , ioupïnélo -, Sot ,
imbécile.
Tourijxo; Pot à faire nicher dè%
moineaux.

■i*

'

�fji

TOU

; Un tour , ou métier à
tirer lu soie, qui comprend le fourneau , le banc, la roue, et le va
et vient.
TOUR ; Le grand tour à filer la
laine , dont la roue tourne par la
seule impulsion de la main sur les
rayons: elle porte sur un montant, et
celui-ci sur un des bouts d'un banc,
à l'autre bout duquel est la broche,
soutenue par deux marionnettes de
jonc, ta iileusc pousse d'une main
la roue, et tient du doigt index,
de l'autre la plauque , ou loquette
de laine, dont le iil va s'assembler
ou se pelotonner sur la cannettede
la broche.
TOURA ; Geler. Tourddo ; gelée.
TOURA ; Scier eu travers un billot,
ou untronc d'arbre, dérivé àctôrou.
TOUHADIS , Froid , ou gelé.
TOURADOÙIRO, ou loúvo ; Le passepartout des scieurs de long. Scie
qui n'est qu'une simple alumelle,
dont les dents ne sont point dévoyées , et qui porte pour manche
un bâton d'environ u:i pied à chaque bout : telle est celle avec quoi
on seie la pierre de taille, dérivé
de lôrou.
TOUR AL ; Un tertre , uu monticule. — Un lit de gazon.
TOURAS ,
ou drçaucét ; Fièvre
éphémère, autrement dite, le poil;
maladie à laquelle sont sujettes les
nouri iecs elles nouvelles accouchées.
TOURCAJ JNettoyer, torcher, pr.
nétoa-ié.
TOUHDRË ; La petite
grive de
gui, là grive de vigne ordinaire ,
ou le mauvis; et non, tourdre, dit
par corruption du lat. turdus, et
qui n'est pas français, quoiqu'on
s'obstine à le dire et à le prétendre.
La grive de vigne ordinaire, ou
le mauvis, a le dessous de l'aile
orangé pâle, le ventre blanc, là
gorge et la poitrine tachetées sutun fond jaunâtre. Ses œufs sont
d'un vert bleuâtre, tachetés. La
chair de cette grive est délicate.
TOUR

T O Ü
C'est le tardas viscivoruS , ou turdttS
simhlidler dictas des auteurs.
TOURÎGO , ou tùrgo ; Brebis bréhaigyie, ou stérile qui n'a jamais
porté.
TOURII. ; Soupe à l'ognon.
TOCRÎLIO ; Tourelle , ou petite
tour.
TOURÎLIO ;
Moulin à tourille :
petit moulin à farine que l'eau d'un
ruisseau fait tourner , et dont la
roue horizontale , qui porte les allâchons, n'est point enfermée dans
une tonnelle, comme celles des
moulins à tonnelle des rivières.
ToÛRjnË. Voyez Tourdrè. Gris
coum un toûrjhc ; gris comme une
grive.
TOURVIJÉXTÎNO; La térébenthine,
qu'on emploie pour faire des emplâtres , et dont on fait la colophane. — L'esprit de térébenthine
qui sert à faire des vernis , et à
garantir des teignes les étoffes. On
tire la térébenthine ordinaire du
pin et du sapin. Voy. Pudi.
TOURNA ;
Remettre en place.
Tournas aco d'alant cro ; Remettez cela à sa place.
TOURNA ; Rendre ce qu'on nous
a prêté ; et non , tourner.
TOURNA ; Derechef, en v. 1. dë
recap. Tourna fa; refaire, ou faire
de nouveau. Tourna jhita -} jeter de
plus belle. Tourna biourë; revivre
ou ressusciter. Es tourna malâo.i; il
est redevenu malade. Ês tourna
toumba ; il est retombé. Tourna dire,
ou tourna toujhour për un carni; rabâcher, redire les mêmes choses,
tomber dans de fréquentes redites.
tourna rnëna ; ramener. Vou dise ê
voit toumë dirë ; je vous le dis et
vo is le répète. Tou tourno për un ;
cela revient au même. Tourna viiii;
revenir. Së tourna vira ; revenir sur
ses pas. Tourna vou vira ; venez çà,
Li femme aux œufs, ou l'homma
au bois.
Revenir et retourner ne sont pas
synonymes. Je n'ai pas trouvé un

�TOU
fel chez lui ; il fautque j'y retourne';
et non , que j'y revienne. J'ai quitté
Paris , et je n'y retourne pas. je
pars aujourd'hui , et je reviens
demain ; et non , je- retourne. S'en
tourna ; s'en retourner, s'en aller.
Tourna bous-ën ; retournez-vous-en.
Soâi tourna për vau ja sdouprë ; je
suis revenu pour vous apprendre.
Vous reprenez cet enfant d'une
faute , et il la retourne toujours
faire.
TOURNA, n. pr. en v. fr. torna ;
Duel , bataille.
TOURNE; Rouetàfderlelin, la soie
et le coton. Cet instrument n'est
pas portatif comme la quenouille,
avec laquelle on peut filer , garder
le bétail, et faire d'autres choses
qui laissent la liberté des mains :
mais on fait en revanche avec le
rouet trois fois plus de fil 7 lequel
est eu même temps plus uni et
mieux tords.
TOURNIÎJHA; Tourner et façonner
au tour des ouvrages de bois et
d'ivoire.
TOURSËJHA ; Tourné , ou fait au
tour ; et non , tournoyé. On dit
dans un inventaire : plus , une table
à pieds tournés. On le dit par
opposition à , pieds de menuiserie,
ou à celles dont les pieds sont faits
au rabot et à la varlope.
TouiîNÊJHA , ou tornijha. V. 1.
Ceindre , entourer, f^illa torncjhada
de valais priouns ; ville entourée de
profonds fossés.
TocR«£njÈi.o ; Course , tournée.
TOURSÊLO, ou tornêlo; Tourelle,
ou tournelle, ou petite tour. Il y
avait autrefois des tourelles ou douions sur les portes des villes , et sur
les tours des châteaux, dont quelques-unes existent , au haut desquelles on plaçait une sentinelle dans
des temps de trouble, pour découvrir de loin l'ennemi.
C'est de tourneile que dérive le
français , chambre de la tourne!ie&lt;:J^
tourai 3 masculin de tourélo , et qui

T O U
3aB
sont l'un et l'autre des diminutifs
de tour}.
TOCRSIÉ et tournâirê. v. 1. et n.
pr. Champion de tournois , ou de
batailles faites par jeu de plusieurs
contre plusieurs, comme les joutes
sont des duels d'un contre un..
TOURNILIOU ; Un tourneur ,
ouvrier qui façonne des ouvrages
au tour : machine dont les pièces
principales sont deux poupées affermies par leurs queues dans la rainure d'un banc , au moyen de deux
clavettes , et t'ont le haut porte des
pointes, sur lesquelles roule la pièce
à tourner ; la lunette qui porte ie
mandrin dans le tour en l'air ; le
support qui soutient l'outil ; l'archet
d'où pend la corde tortillée à la
pièce , et que la marche fait
jouer , etc.
TOURKO-BUDELS ; La baguette des
tripières avec quoi elles retournent
les tripes , pour les vider et les nettoyer.
TOÔRNOS ; Pietour. I-a rendu Un
dë tournes ; il lui a donné tant de
retour , en parlant d'un troc. Au
figuré , rendre las tournas ; rendre
la pareille.
TOUROÛFLË ; Le •guilledou : lieu
de débauche. Couri lou louroùjlé •
courir le guilledou. PU' ipuroüjlé ;
à l'abandon.
TOUROUN ; Du touron , ou nougat
blauc : dérivé du lat. loneo ; griller , à cause des amandes grillées
ne cette sorte de confiture.
. TOURRA , ou tourri ; Sécher au
feu , rôtir , griller, torréfier, du
lat. iorreo.
TOURROL d'dotizbio ; Bûche , ou
plutôt rondin de chêne-vert.
TOURT.Î. V oy. Dourdà.
TOURTEJHA ; Boiter , clocher en
marchant , clopiner.
TOURTELS ; Sorte de beignets
cuits à la poêle.
TOURTILIÂDO ; Gâteau' fa it de
fine pâte avec du sucre et des cents.
ToTjRïiLiou ; Uu colifichet , im

�3 24

TOU

T O 17

eranuelin : sorte (le pâtisserie- en
forme,de collier , faite, comme la
précédente, avec de la fleur de
farine , des œufs et du sucre. —
Tmtrtilt'oits non sAeré : espèce de ce
cpi'on appelle à Paris , petit-métier,
on gaufres {úntes , carrelées et percées au milieu. Tourtiliou, diminut,
de toûrla.
On appelle en français , tortillon,
une espèce de coussinet de linge
tortillé en rond , que les femmes
mettent sur la tète , pour y porter
nu fardeau : façon de porter affectée à ce sexe.
TOURTIS ; Du torchis. Muraille
faite de torchis.
TOURTISSA : Bâtir de torchis,
Fa^oter, mettre en mauvais ordre.
— Hourder.
. ToÒRTO. Pa de tnârto ., ou pa
hruskià : un pain ; et proprement ,
uu pain de m-;nage. — Du pain bis.
b. lat. torta ; comme faite au tour,
ou eu anneau : ancienne forme des
pains qui subsiste dans quelques
endroits.
C'est du terme toûrlo , on torta ,
qu'où a fait les diminutifs toiiriiliou
Ct tourteau, en v. fr. touteau , on
petit, pain , qui n'est plus usité que
dans le blason, et qui ligurcrait
très-bien dans les armoiries d'un
boulanger, Lisco de loùrto ; tranche
de pain.
,
ToúuTO-noûsso ; Une tarte qu'on
fait à la crème , ou à la trangipaue ; et non , une tourte , qui est
line autre espèce de pâtisserie. V.
Crátnttldo. en v. 1. torta et son- diminutif torlella.
T-

TOTJRTOUMLIA, lonrtotn'ilia. VQJ.
jin linirlivUin.

TouRToèaiA ; Tordre,garrotter ,
entourer d'une grosse corde, au figuré , tourmenter , donner la torture , tracasser,
TapRTOÚLlÈíRO, ou tonrtourtéiro:
Câble des charrettes qu'on bande
au moyen d'un moulinet, on d'une
barre , pour assujettir et garrotter

sut- une charrette.
ou 1-vi-doùio ; La
tourterelle, dont le mâle est appelé,
un tourtereau. Cet oiseau, considéré
comme un mets , est aussi appelé
un toiirtre. On nous servit un plat
de bons tourtrei,
TOUSWRA ; Tondre, raser. - Goudronner : terme de blanchisseuse,
TOUSSEJHA ; Tousser fréquemment.
Torssi, ou tbssè ; Tordre. Toussi
le pot ; tordre la bouche : faire la
grimace. — Toussi ; tousser.
TOLSSÎDO , ou èstôsso ; Une entorse , une foulure. — L'action de
tousser.
TOUSSIT ; Le tords du fil.
Tocs TEMPS , ou toitè'ms. v. 1,
Toujours.
TOIJSTOU , toiistoûno ; Poupon ,
pouponne , la petite fanfun, la petite mignonne.
TOU.STOUNET , touslounêlo , dirai-,
nutifs de toustou.
TOUT , o lould. v. t. Oté, enlevé:
temps du verbe tolrë. La vita di lui
des

ballots

TOUBTOÛRO ,

sera toùta de ta lêra ; ( tolletur de
terra vila ejus. ) à aqucls që no a ỳ
néiss aco që a séru tout de lui ; ( et
qui non habet , eliam quod habet
tolletur ab eo. )
TOUTIS, toutes , toutsës , toutsos)

Tous.
* TOÙTO-BÔSO ; La toute-bonne,
Sàlvia sclarea, L. Voy. Pructùtnë.
TOUTOÜRO ; Prune grosse, lon-

gue , d'un rouge brun , bonne à
manger eu confiture, ou en marmelade.
TOC7.FXIF.IRO ; Champ à froment
ou à touselle ; et non , toselle :
terme qui n'est, ni français ni languedocien , et dans lequel on change
sans raison la voyelle ou en la
vovelle o ; car si c'est pour donner
à ce ternie un air de français qu'on
fait ce changement, , ces voyelles
sont aussi françaises l'une que l'autre et n'ont rien à se reprocher a,
cet égard,

�TRA

TRA
C'est ce qu'ignorent sans doute
ceux qui font ces changeinens dans
les n. pr. languedociens pour les
rendre français : nous pourrions
en donner bien des exemples , contre lesquels la raison et le bon goût
ne cesseront de réclamer.
TOUZÊLO ; Blé froment, ou absolument du blé, du froment, et enfin
de la touselle ; terme adopté par
l'Académie, et qu'il faut préférer,
iour ne faire aucune équivoque,
ursqu'on parle aux personnes de
ce pays-ci, pour qui le terme froment signifie une espèce différente :
le terme , blé est d'ailleurs un nom
de genre , et ne marque. pas assez
pour nous quelle espèce de blé.
11 paraît que la raison de cette
adoption du mot touselle faite par
l'Académie , est qu'on a cru que
c'était un grain différent de ce qu'on
appelle à Paris du blé ordinaire ,
ou blé-froment, puisqu'on la définit
ainsi : sorte de grain qui se cultive

Í

dans plusieurs provinces.

On peut ignorer à Paris la signification d'un terme languedocien
et italien ; il n'est pas moins vrai
cependant que cette sorte de grain
n'est autre que le blé, ou le froment, on le blé-froment ordinaire
qu'on cultive au nord comme au
midi du royaume ; le seul même
qu'on voie dans ies champs aux
environs et aux portes de la capi
taie , où l'on ne fait les différente
sortes de beau pain et en particulier
celui de Gonesse, qu'avec de la
touselle toute pareille à celie de nos
provinces.
Nous en distinguons deux espèces ; la principale est la touselle
rascalddo , ou à épi l'as, en latin ,
trilicum hibernum

aris fis

carens :

l'autre espèce a des barbes, mais
plus rares, plus courtes, plus écartées que celles du froment appelé
barbu. Voy. l'art. Froumên.
TRABA ;
Entraver, mettre des
&lt;eptr,avps, embarrasser. Aco ënirdbo

3a5

loti canti ; cela embarrasse le chemin. Si traba. Voy. Entravaca. du
lat. Irabs ; poutre mise, par ex.

en travers d'un chemin. Le mot
éntravaca , ou entrabaca et le fr.
entraver et entraves , ont la même
origine,
ÏRABÂDO ; Une travée ; terme
de charpenterie. du latin , Irabs ;
espace entre deux poutres d'un
plancher, ou d'une couverture de
maison. On appelle , entrevous,
l'espace entre deux soliveaux. Les
ais d'eutrevous sont enchâssés entre deux solives sur la poutre ,
pour boucher les trous que laissent
les solives entre elles. — Trabddo;
le plancher supérieur d'une cham-*
bre. L'usage des solives se perd ;
et leur nom , comme celui de travée, sera un jour oublié et deviendra n. pr.
TRABAL U gazi. y. 1. Attaquer un
testament.
TRABALHAR. V. 1. ( tribidare. ) ;
Affliger. C'est de là que dérive le
fr. travailleur.
TRABALIADOU. Voy. Travaliadou.
TRABALIÀIRË ; Laborieux, infatigable.
TRABASTA ; Tourner , pencher.
Un bât de mulet, trabdsto , lorsqu'il penche plus d'un côté que d'un
autre , ou qu'il se retourne avec sa
charge sous le ventre de la bête ,
faute de l'avoir bien sanglée.
TRABÂSTO , terme de couturière ;
Un bâti à demeure : bâti à grands
points de couture qu'on laisse dan*
certains endroits d'une robe auxquels ou veut faire prendre un pli.
TRABATEL ; Solive, soliveau.
TRABATÊLOS , ou trabalels ; Un
croc-en-jambe. Fa trabalels à qdou-i
cun ; donner le croc-eu-jainbe.
TRABI , ou Ira-vi. y. 1. Carrefour,
fourchure de chemin. Voy. Trîbë,
TRABOUL, ou trëzoul; Un dévidoir,
TRABOULIA ;
Dévider , réduira
ou mettre eu pelote le fil d'une fo
sée, ou d'u», écheyeaii.

�$i6

TRA

; Nigaud , maladroit.
TRABUCA. Voy. Bruca.
TRABUCÂDO ; Chute , faux pas ,
heurt du pied contre une pierre.
TRABUCÂDO. v. 1. Tombé eu ruine.
TRABUC

Rêiré ëiidificarêi las edousas Irabucâdas di lui • ( reedijicabo diruta
ejus ) ; je rétablirai la maison de
David, j'en réparerai les ruines.
* TRABUNA : Une cloison de planches , un galetas.
* TRACANA , terme de manufacturier de soie ; C'est envider une
deuxième fois ce qui l'avait été mal
une première.
TRACANÉ ; Le trantran du jeu,
le trantran du négoce , ou les
moyens pour y réussir.
TRACAJ\Ë ; L'amble : sorte d'allure du cheval ; et non, l'ambre ,
qui est une résine fossile. — Tracané•'; un trotte-menu ; personne de
petite taille et de courte jambe.
TRACH ; Mouvement, soin, intrigue.
TRACH. v. 1. Javelot. — Trach.
Voy. MoiUto.
TRACH ; Jeté , lancé , participe
du verbe , traire.
TRACH ; Traite , distance. Bal
dich al fach , i-a gran trach ; les
choses ne sout pas aussitôt faites
qu'on les dit.
TRACHA ( së ) ; S'aviser , prendre garde, faire attention.
TRACHAR. V. 1. Avoir soin. lat.
Curar s.
TRACHEL

TRA

Il semble cependant que trachel est
corrompu de tachel , diminutif de
tache ; petite tache.
TRACHER trachérë. v. 1. Traître.
C'est de tracher qu'on a fait en v.
fr. d'abord, tracherie, et ensuite
tricherie , ou petite friponnerie.
TRAFJÈGA , ou i'rojëga ; Frelater,
frelaté.
TRAFËGAR ; Brouiller, bouleverser. — Tourmenter.
TRAFËGOUS ; Brouillon : se dit
de ceux qui se mêlent des choses
où ils n'ont que faire , et de celui
qui touche indiscrètement à tout ,
et qui dérange tout dans une maison^ Le fr. brouillon a un autre
sens plus connu.
TRÀFI ; Tracas , trsuble , désordre. Tfdimi pa lous trdfi ; je n'aime
point les tripotages, les tracasseries,
l'embarras des affaires. Loti trdfi
d'un oustdou ; le tracas d'un ménage. Jco's un trdfi; c'est un opéra.
TRAFICA ; Ravauder , tracasser.
— Fréquenter un endroit.
TRAFÎCHO ; Clou de poids : grand
clou de cinq à six pouces de long
et dont la tête est triangulaire. Le
lat. fixorius clavus répond mieux
que le fr. au languedocien trajicho.
TRAFICAR, V. 1. Percer, lat. transfiy.ere. C'est de là qu'a été formé
notre trajicho , dont le nom est
très-énergique.
TRAHI , ou vënci ; Venir à bout
de couper avec les dents , ou de
mâcher quelque chose de dur, ou
de coriace. Podë pa irai , ou trahi
la croùslo ; je ne saurais mâcher la
croèite.
TRAÎDOU ;Le gosier : l'œsophage ;
conduit par où les alimens passent
de la bouche dans l'estomac.
TRAÎM. Voy. Rambal. Traîna. V,
V

; Paquet , ou poupée
de laine ou d'étoupes ; tels que les
cardeurs , ou les filassiers l'habillent
pour être filée à la quenouille. —
Trachcl de nèou ; flocon de neige.
Quelques personnes disent une
tâche d'étoupes ; mais ce terme qui
est générique se dit d'un ouvrage
quelconque qu'on donne à faire et Rambalia.
TRAÎDOURÎCI ; Trahison.
dont on fixe le prix, et le temps
TRÂIÎÎO MALUR ; Méchant , scédans lequel il doit être fait. On
&gt;eut ire dans ce sens à une li- lérat.
TRAIRE, V. 1. Tirer , ôter , jeter ,
euse : vous fderez pour la tâche de
Yotre veillée uu paquet d'étoupes. arracher. Jdenc Pdirë avens glaù

Í

�T r,

A

irdis lo è fëric lo sirvënt dë Vët'êsqr;
alors Pierre qui avait une épée,
la tira et frappa un des gens du
grand-prêtre. Trdirë de péiros ; tirer de la pierre d'une carrière.—
Tirer, ou jeter des pierres contre
quelqu'un. Trdirë dë fw ; faire du
feu avec un fusil et de l'amadou,
battre le fusil. Aqêlo péiro trdi de
fio; cette pierre étincelle, ou jette
du feu. Trdi dë néon ; il tombe de
la neige. Trdirë d'êrbos ; tirer ou
arracher des herbes.
TRÁIRE-MÂOU ; Etre en peine de
quelqu'un. Trdi pa m don; il est en
sûreté, il n'y a rien à craindre pour
lui. Es pa de mdou trdirë ; il n'est
pas à plaindre. Mdou-trdirë. en v.
IV. empirer. Voy. Mdou-trdirë.
TRÂITOTS , traltots , ou trastugs.
v. I. Tout, tout le monde, chacun.
De là le fr. trétous, qui est populaire.
TRÂLTO ,
ou liban dë pous à
rdneo ; La traille d'un puits a roue :
sorte d'enlacement qui porte des
godets , ou des barils , qui composent avec la traille le chapelet d'un
puits à roue. La traille est faite de
longs sarmeus de vigne sauvage,
ou de lambruche tressés, ou entrelacés. Lorsque cet enlacement est
fait avec de la corde de jonc , on
l'appelle en fr. comme en languedocien , liban.
Le terme traille paraît être dit
par corruption de tre'lio , ou longs
sarmeus de vigne , qui tenaient
lieu de cordage aux endroits où
ceux de chanvre étaient peu communs ( Voy. l'art. Trèiia ) ; en sorte
que le mot trdlio a été pris depuis
dans le sens de câble , comme dans
l'article suivant.
TRÂLIO ; Câble , ou corde de bac
ou de pont volant.
L'Académie, qui fait un article
du mot traille ( qui est notre trdlio
francisé ) , le définit ainsi : nom
qu'on donne à des bateaux qui servent à passer las .grandes rivières.

L'auteur , ou le rédacteur des
articles pareils à celui-ci ; c'est-àdire , purs languedociens , a été
presque toujours mal servi pour
l'intelligence de ces rnêji^es termes.
Ce n'est pas aux bateaux qu'on
donne le nom de traille ; mais ait
câble tendu tout au travers d'une
rivière dont le passear ou le batelier s'aide pour la traverser avec
son bac.
Il n'est pas possible que les auteurs lexicographes sachent par euxmêmes tous les sujets des articles
qu'ils traitent. La dernière édition
du Dict. de l'Acad. où l'on voit
de pareilles méprises, n'en est pas
moins un ouvrage très-estimable;
et nous serions fort heureux si
celui-ci pouvait racheter de même,par le très-grand nombre de ses
articles , ce qu'il y aura de faible ,
ou de défectueux dans quelquesuns; mais nous en sommes bien éloignés , et nous sentons que nous
avons tout autrement besoin que
l'Académie , ou le rédacteur de son
Dictionnaire, de l'indulgence des
lecteurs à cet égard ; d'autant plus
que notre collection ayant été augmentée d'environ un tiers par des
articles qu'on nous a communiqués,
et dont le terme languedocien nous
est étranger , nous ne pouvons garantir leur exacte correspondance
avec le français qu'on y a joint,
n'ayant pas été à portée d'en juger,
'f RAMBLA ,011 trëmoula. L'expression , që fa trambla , familière aux
toulousains , est prise pour le plus
haut degré de comparaison. Ad'ëspri qe fa trambla; il a de l'esprit
intiiiiuieiit.. DëspëHso që fa trambla;
il fait une horrible dépense. A dë
bë që fi trambla; il est excessivement riche. I-a d'digo që fa trambla ; il y a un abîme d'eau , etc.
Le peuple et bien des honnêtes
gens rendent tout uniment leur ,
qëfa trambla, par , qui fait trembler ; faute de siavoir mieux dire ,

�3a8

TRA

TRA

ou de se douter du ridicule de cette bler. La main, la tête lui trembletuV
Cet ivrogne chancelle , cette table
traductioiii
Aco fa trambla , se rend en vacille.
* TRANTAKEL ; Le bourgène, ort
général par, c'est étonnant, c'est
l'aune noir ,frangida rhamnus , L.
prodigieux , c'est affreux, etc.
TRANTO , OU trantus. Érë ëii
Trâmblê që qicon vous arivë; je
tremble de peur que quelque chose trâ . lo ; j'étais eh balance si je fene vous arrive ; et non, que quel- rais telle chose. lia été long-temps
en balance s'il prendrait ce parti.
que chose vous arrive.
TRÂOC. v. 1. Poutre, du latin,
TRAMES, V. I. Député , envoyé,
trabs. Pérqë vés la pailla ël ulh dë
du lat. transmissus.
TRAMÉS ; Soumis. Lë vostrë tra- to frdirë, è dël trdou q'ës èl teu no
mes é humil servidor*

Députer , envoyer. -- Faire passer. — Tramèlrë
à pêt celsis ; renvoyer bien loin, ou
aux calendes. Prëgats lo Senhor që
traméta obrers ë la sua màisso. V. h
priez le maître dé la moisson qu'il
y envoie des ouvriers.
TRÂMOS ; Le peignon , ou piimon ; terme de cardeur de laine :
îaine grossière et pleinedebouchons
qui s'arrête au bas du peigne et
qu'on sépare de la laine fine ; celleci devient, par cette séparation , de
l'étain , dont le poil, plus net et
plus long , a plus de force pour
en faire la chaîne des étoffes.
Le poil du peignon , plus court,
ou plus coupé, est moins fort, ou
moins lié ; lorsqu'il est filé , on
l'emploie pour la trame des étoffes.
On dit trame ; et non , trème, tant
au propre qu'au figuré.
TRAMPOUN; Buveur : homme qui
ne fait que chopiner.
TRAX. Voy. Tro, ouTron. Trana.
Voy. Trouna.
TRANCHO-LÎSCOS ; Homme sur les
avis duquel on se conduit , ou l'on
se décide. Aco's soun trancho-lîscos;
c'est son conseil , c'est sou mentor.
TRANDOE , ou irantol ; Une balançoire.
TRANDODLA ( së ) ; Se balancer.
-- Trembler.
TRAINSTEJHA ; Ravauder , tracasser. — Anouer en lisant.
TRAUTALIA , tranioula , òu trantaleissaj Chanceler, vaciller , tremTRAMETRE,

V.

1.

cossirasl ( quid vides feslucam in
oculo fralris tui , et trabem in
oculo tuo non vides ? )

; Trou. Nous appliquons
vague à l'oeil d'une cognée, à la douille d'une pelle, à la
bobèche d'un chandelier ,
d'une

ce

TRÂOU
terme

lanterne ,

aun. yeux du fromage ,

à la lumière d'un
lules d'un gâteau

canon ,
de miel

appelle

un espace

qui

trouée ,

aux
, etc.

celOn

vide ,

perce tout à travers d'un bois ,

une grande ouverture dans
seur d'une haie.

l'épais-

Trdou dë pribat;

d'un privé.
TRÀOCCA ; Percer, Trâouca uno
boûto ; mettre un tonneau en perce.
la lunette

Trâouca uno clâou ; forer une clef;
A trâouca uno dën ; il a percé une
dent à cet enfant. A las mans trdoueddos ; c'est un panier percé,, l'argent lui fond entre les mains. Uë-^
zous trdoucâdos ; propos insënsés;
TRÂOUCÂBLE.

V.

1.

Qu'on

Pus tràaucâblë ; plus
çable ; ( penetrabilior. )
percer.

TRÂOUCARIÉ;

Un

peut

perv

terrier de lapin.

TRAOCCO - BARAGNÂno ; Un piljeune libertin de la lie du

lard :

peuple,

qui va

en maraude

les campagnes , qui vit de

de rapines,
de clôture

dans

vols et

en franchissant les murs

,
ou les haies. Ès fa.
couinun trâouco-baragnddos ; il est

: et quand
n'a égard qu'à un accoutrement
sale et déchiré , on dit : il est fait
comme un brûleur de maison*
TRÀOUCOLIUOT ; Le jeu de la grv
fait comme un polisson

on

�ï R A.

T R A

329

Louillette. — Fa irdoucolibot ; s'en tion du mot trépassé. Voy. Trasaller sans rien dire , faire giiie. passa.
TRASSA ; Passer , suffire , durer
st. fa m.
pendant quelque temps. Val q'aqêl
TRÀOUKILIA ; Criblé , tout percé
de petits trous , percé comme un pdou dé bla nous trdssë l'annddo ;
crible. — Plein d'yeux comme le il faut que ce peu de blé nous passe
pain bien levé. Trdoukiiia un tstètfo\ l'année, ou dure jusqu'au bout de
déchiqueter une étoile , y faire l'année.
TRASSA ; Percer , pénétrer. La.
diverses taillades. Trdoukilia ; percé
pl&amp;jho l'a trassa : la piule l'a percé.
des vers.
— 'Trassa. ; fouiller , tirer de la
TRÂOULA ( se) ; S'enfuir.
TftÂouM. V. Trèpi. Trdoupidiré. pierre d'une carrière.
TRASSÂIRÉ , ou Irassur ; Un carVoy. Troulidirë.
rier. Voy. Péirié.
TRAPADOU ; La trappe d'un bac :
TRASSAR. V . 1. No trassera aquesta
espèce de pont ou de marchepied
en talus , pour aborder à un bac. jhénéraao ; cette génération ne passera pas. Trassara est le même quû
— Palier , ou repos d'escalier.
tras-sara ; sera derrière.
TRAPET ; Trapot, trapu : homme
TRASSARIÉS , ou trdssos ; Guecourt et gros. Sou diminutif trapéië ; petit homme trapu ; et non , nilles. Voy. Trdsso.
TRASSÊGRÉ; Suivre, suivre à la
trapet.
piste, aller derrière.
ÏRAPOU ; Cassole , ou terrine au
TRASSHOCN J Philtre amoureux,
riz , ou au gruau.
qu'au suppose donner de l'amour.
TRAQET ; Petit poignard. Traquet, en français, est fespèce de Il est dérivé de , trasségrë ; suivre
après, ou derrière. Douna ditraspiège de notre article llejliital:'
seguri ; donner 1111 charme , ou de
ÏRAS , ou darrè. \oy. Dciras. du
la poudre pour se faire suivre , ou
lat. traus; au-delà.
pour faire courir les tilles après
TRASCALAN , ou trëscalan ; Le
mille-pertuis commun , hypericum soi. Un tel, dit -on , a ,ui caractère
perjoralum, L. rplante ligneuse dont pour se faire aimer des femmes.
TRASSËJHA ; Ravauder , tracasser
les fleurs jaunes sont vulnéraires,
résolutives , et entrent dans la thé- dans une maison, s'occuper à ranriaque. On les emploie aussi pour ger des bardes, des meubles.
TKASSER. v. 1. Avaler. Trassels
les pertes, pour le crachement de
lo ciunel ; vous avalez un chameau.
sang.
TRÀSSO, adjectif de choses vieilLes feuilles de mille pertuis , vues
à travers le jour , paraissent per- les , usées , et de peu de valeur.
cées de plusieurs petits trous qui ne Un trdsso dë càpel ; un vieux chasont autres que des glandes trans- peau. Trdssos de groiilos ; de mauparentes qui conticnne.it l'huile es- vaises savates , de vieux souliers.
sentielle de la plante dont elles font Aco sou pa që de trdssos ; ce n'est
toute la vertu et la rendent odo- que de la vieillerie , de la friperie.
rante, en espgl. liascala ; passer à Un trdsso d'orne ; UU homme cliétif,
travers. V. Trëscalan , Erbo dé Sl- sans force , sans vigueur. Sodi dJ
trdsso ; je suis tout malingre , tout
Jhian.
TRASPAssADOR.v.l.Transgresseur. lâche , tout débiffé , d'une santé
Traspassador dë la lux; trunsgres- bien chétive. — papié de trdsso ; du
papier brouillard, eu ital. strassa ;
seur de la loi.
guenille, en anglais , trash ; rebut,
TRASPASSAKS ; Les passans , ou
passais au-delà : c'est la significa- friperie.
43
da

�33o

TRA

TIUSSDZOU.
T R A

s

T

Voy. Trëssuzou,
; Le galetas, du grec.

trislegon ; ( lertia contignatio. )
TRAST ; Usé. Aco's un trast ;

c'est.uue patraque, ou un homme
hors de service. Voy. Trdsso.
TRAST ALOUS ; Renfort d'un talon
de bas , usé dans cette partie , ou
derrière le talon.
TRASTALOUS ; Talonnière : morceau de cuir ou de chapeau, dont
les sabotiers se servent pour empêcher que leurs bas ne s'useut trop
tôt au talon , ou que le sabot ne
les blesse.
TRASTËS. Voy. Trassariés.
TRASTËT, OU très tat. Voy. Tristët.
TRASTORNAR, V. 1. Ren verser. —
Pervertir. Repulëro lui, ëjoro trastornadi dë loi" corajkës ; ( repulerunt
euni et aversi surit' a cordibus suis. )
Trastornat ; perverti.
TRASTORNEMEÎÎ. V. 1. Perversion.
— Subversion.
TRASTOTS. V. I. Tous.
TRAVALA ; Avaler. — Descendre.
Travala lou vi à la câvo ; faire
descendre un tonneau de vin à la
cave, -y Travala ; baisser , abaisser.
Travala toit fols; fermer la paupière , ou commencer à s'endormir.
TRAYALIAUOU , ou brassië ; Journalier , manouvrier , homme de
journée, ou travaillant.à la journée , qui laboure ou remue la terre
à la maille , à la boue , au louehet.
Ce même homme est chez nous
vigneron , lorsqu'il failles différentes cultures de la vigne : mais
cette dernière dénomination exprimerait imparfaitement l'état de
notre, t. avaliadou, qui est employé
dans les différentes saisons à d'autres espèces de travaux , outre
que les vignerons et le* laboureurs , proprement dits , ou comme
on l'entend dans les provinces du
nord du royaume, sont des gens
aisés qui ont un talent.
Le terme travailleur , de même
que celui de piounier , uç couyieu-

T R A
nent qu'à ceux qui, dans un camp,
remuent la terre pour les tranchées.
L'expression , travailleur de terre
ne se trouve nulle part chez les bons
auteurs. Celie de fossoyeur ne se
dit que de ceux qui font des fosses
pour les morts, ou des fossés autour
d'un champ. Le terme, manœuvre
n'est usité qu'en parlant d'un aidemaçon , et manœuvrier, que pour
celui qui entend la manœuvre des
vaisseaux.
Reste que journalier , ou homme,
de journée, les seuls qui répondent à travaliadou , sont des noms
génériques qui se disent des pauvres gens qui, n'ayant ni métier ,
ni commerce , ni bien , ni industrie,
se louent pour diltérens travaux ,
et vivent du travail de leurs bras
au jour la journée. On dit : dans
telle paroisse il n'y a qu'une douzaine de vignerons ou de laboureurs,
et les autres sont des journaliers ,
qu'on emploie à faucher , à piocher , à moissonner , vendanger ,
etc.
TRAVENICÀDO. v. I. Vexé.
TRAVÉS ; Colline , coteau , penetrant de montagne. — Dë través ;
de côté. Aqëlës që venou dë través ;
les collatéraux.
TRAVESSAN, terme de menuisier ;
Une traverse : pièce de bois d'un
châssis, ou de quelque autre assemblage de menuiserie qu'on met eu
il
travers , pour en assembler
, ou
pour en affermir d'autres.
TRAVESSÊTO ; Une ruelle : rue
étroite, petite rue qui eu traverse
une grande , ou qui ne fait qu'y
aboutir.
TRAVESSIÉ , ou travëssan ; Un
traversin; long.oreiller qui s'étend
de toute la largeur du lit et sur
lequel repose la tête. ■
TRA\ ÈSSO ; Rue de traverse qui
aboutit à deux autres parallèles plus
larges , ou plus longues. — Chemin de traverse plus court que la
rouU ordiuain»-.

�T R E
; Le vent du nordouest , ou simplement d'ouest. La
dénomination languedocienne sem ble supposer que la direction du
nord au sud , est la grande et la
principale route des vents , que
celle de l'ouest croise comme une
grande rue est croisée par une
ruelle : aussi le vent de nord-ouest
est-il appelé mistrdou, ou majhistrâou ; c'est-à-dire , le maître , ou
principal vent.
TRAVITS. V. 1. Tributs, impôts.
TRAZANA , ou Irëzana ; Pleurer ,
crier à pleine tête , se pâmer, à
force de crier : on le dit des en fans
au maillot, qui, étant enchaînés ,
n'ont que leurs cris pour faire connaître leurs besoins, ou leur malaise, qui seraient bien moindres, s'ils
étaient en liberté. Fa trazana ; faire
dépiter , ou désespérer un enfant.
TRAZANA , viendrait-il de l'ancien terme , nhan ; peine ; et ahauer: peiner, et au superlatif, trèsahaner ?
TRAZANA; S'ennuyer, trouver le
temps long , s'impatienter dans
l'attente.
TRAZEIRË, outrè'zéirë. v. 1.Traître.
TRËBALHADOR ; Ministre de la
justice ; ( exaclôr. )
TRËBALHANTS , o trèhalanis. v. 1.
Etre dans la peine, dans Paffliction ; ( tributari. ) O fiam trebaTRAVESSO

ïliadi ; ( sive tribulamur. ) No me
trëbals ; ( non me torqueas. ) No
vulhas trëbalar ; ne prenez. pas tant

de peine.
, ou trêve, en lat. trevi—
n. pr. d'un hameau et d'une
iaroisseà l'extrémité occidentale de
'arrondissement d'Alaîs : autrefois
maison de campasse de Tonance
Féréol, ce préfet (les gaules de qui
les généalogistes tirent l'origine de
la maison régnante de nos rois.
Voy. Tribë.
TRËBIRA. Voy. Trëvira.
TRËBOUX , trëboûlo ; Trouble :
in vin , de l'eau trouble, la trêTRÊBÉ

dum ;

Í

T R E
33 r
troubler, rendre trouble.
TRËBOULA ; Troubler. Voy.
Entrëbouû. — Trëboula; affliger.
TRËBOULÉRI , ou trëboutët ; Un
éveillé , jeune homme vif et gai.
TRËBÔDI.I {pa) ; Pain trop fermenté , ou levé , et que le levain a
gagné ; pain aigre. — Trëbouli. Voy.
boul ;

Croûsto-lëva.

; Troubler. Aco m'a
cela m'a troublé la tête.
TRËBOULTNO ; De l'eau , ou du
vin trouble. Aco's pas që dë trëboulino ; ce n'est que de la baissière,
ou des eiFondrilles.
TRËDOOLA , ou tridoula ; Grelotter , trembloter de froid.
TRËFOULI , ou trëfouriy Griller,
pétiller , mourir d'envie de faire
ou de dire quelque chose, tànghis
që tréfoulis ; il se dépite d'attendre.
La Fontaine dit à ce sujet :
TRËBOULI A

trëboulia ;

La fVmrcie du pondeur se retire chez elle:
L'autre grille déjà de conter la nouvelle.
TRËFOULI , ou plutôt , trëfouri ,
viendrait-il du lot. furere ? Voy.

Trëpo-trëpo.
TRËGAN , turgan et bullarot ; Le
goujon: poisson blanc de rivière.
TRÊILUS , ou trëlus ; La pleine
lune. Sëmblo lou trêilus ; il a un
visage plein de lune. Roùjhë coum'un
trêilus; rouge comme un chérubin.
TRÊILUS , ou trëlus, serait-il le
même que, très-luisant, la lune
en son plein luisant beaucoup plus,
à raison de toute l'étendue de son
disque éclairé ; ou peut-être ce nom
est-il le même que triple lumière,
ce qui aurait quelque rapport avec
la triple Hécate, ou cette divinité
de la fable qui était lune dans le
ciel, Diane sur la terre, et Proserpine dans les enfers ?
TRËJHI ; Le port, le transport
d'une marchandise. — Le trac, ou
l'allure des mulets.
TRËJHIRIÉ; Voiturier, muletier.
TRËJHITA: Se remuer, s'agiter,
se démener, sautiller.

�33^

THÉ
; Folâtrai

TREjniT.îiRÉ

T R E
v

'f- —

Voltigeur, danseur de corde.
TREL , ou dïtlrë ; Pressoir. Tri!
courcdis pél vi; pressoir ambulant
de vendange. — Trël pè.l Ali -, pressoir à huile, en lat. torcular. b. tat.
trolium , ou trallum. en v. fr. trollis,
troil, et trevil.
C'est de trolium qu'on a fait ,
tro'iar ; pressurer la vendange ,-et
le languedocien , trouliu ; la fouler.
Le n. pr. Tolluts , ou' trottas et
ïroui ias, répondrait-il à la vendange foulée, ou pressurée, ou
au fouleur , ou au pressureur ?
TRELEPA ; Frétiller , démanger.
Sous dès li trètépou ; les doigts lui
démangent de toucher-, de frapper.
.Voy- Tièpo-trëpo.
TRELEPA ; Ti •••ssailîir de joie.
TRELIA; Croiser, enlacer ; d'où
dérivent les mots, trclidon, trdlio,
Ou tiaille, et les mots fr. treille et
treiiîis, dont on mouille IV.
TRELIÂOU ; Corde de jonc , ou
liban ; corde de ti ! le. La corde de
jonc est faite avec les feuilles d'une
plante gramiiiée d'Espagne. Celle
de tille l'est avec des lanières de
l'écorec intérieure de tilleul. Les
premières cordes qui portèrent le
nom àclrldidou, furent faites probablement avec des sarmens sou)les et menus de treille, ou de
ambruche avec quoi on fait encore
les tresses des chapelets des puits
à roue. Voy. Trdlio.
TRËTJAS , trëlidssës , augmentatif
de trelio ; Treille d'arbre ; cep de
vigne haut monté sur un arbre,
vigne haute, ou un hautain. On
voit dans le Modenois ^et aux environs de Naples, de ces vignes
montées sur des peupliers blancs
qui joignent leurs sarmens avec
ceux de pareilles vignes des peupliers voisins ; ce qui produit dans
de longues routes, de magnifiques
enfilades de festons chargés de belles

Í

grimpes.
TRËLIAT.

\oy.

Trëlias.

Voy. Ofghéto.
; S'impatienter. Trëlimt
dë sdouprë ; je suis impatient de
savoir. Aco më fasié trëlima ; cela
me faisait perdre patience. Voy.
TRËLIKTO.

TRELIJIA

Trrfmli.
TRÉLUC.

Voy. Treillis.
, ( en parlant de la
lune ) Être en son plein , y entrer.
A' trèluca ; c'est aujourd'hui pleine
lune, au figuré , ës gras që treldce ;
il a un visage plein de lune.
TRELUZI; liutreluire. — Briller,
reluire.
TDREMÏÉJHO. Voy. Ëntrëmiêjho.
TBÊMÎZO ; Les trémois : menus
grains qu'où sème en mars.
TRÉMOLOS, V. \. Tremblant.
TREMOUL;
Le tremble:' espèce
de peuplier. Trëmoulël, en est le
diminutif.
TRËMOCLA ; Trembler, trembloter. Trémolo ; il tremble. La têro
TSËLUCA

ën trëmnulan al bru de sas arniddos.

Goudouli.

%
ou trëmols ; Tremblement, de terre.
* TREMOUN. n. pr. de tram ; Audelà : et nions ; montagne. Soulêoa
tremoun ; soleil couchant.
TREMPA. On dit, mettre tremper
du litige ; et non, mettre à tremper.
* TREMPAMSN; Immsrsion.
TREMPÉ , ou trëmp ; Trempé, ou
extrêmement mouillé. Soni tou.
trempé ; je suis tout en nage , tout
en sueur, tout dégouttant de sueur,
tout trempé de sueur ; et non, je
suis tout trempe , qui est du français dans le goût de, je suis tout
en île. S i jhakëlo ës tmilo trêmpo ;
son corset est tout dégouttant.
Arivë ton trémpë ; il arriva tout
trempé de la pluie , tout dégouttant d'eau.
On étend sur la grève, aux grandes chaleurs de l'été et par un beau
soleil, le linge tout dégouttant d'eau
et sans le tordre , pour y donner
de laroideur, comme s'il avait été
empesé : ou le remplit par-là d'une
TREMOULTS,

�T R E

T R E

333

plus grande quantité de molécules Lo prínceps dëls prëvêires trënqet
cristallines et séléuiteuses qui se las suas vëstiméntas ; le prince des
trouvent dans l'eau la plus pure ; prêtres déchira ses vêteinens.
elles produisent cette roideur dans
T
; Une pioche. Tréncole linge séché promptement.
lárgo ; sorte de houe. Trënhitô ; ua
T
Voy, Têmpié.
piochon, diminut, de trénco. Voy.
T
l'oûio ) ; Tonneau Aissddo jhardiniéiro.
à piquette.
T É
Â
. Voy. Trënkiêiro.
T
digddo ; De la piT
. ; Une tresse-, une cadequette , de la buvande , de la bois- nette- Pjatsës ën trënet ; cheveux en
son. Pàouré coûmo la trémpo ; pau- cadenetle. De là le n. pr. du Trénel.
vre comme un rat d'église. Es
T
; Cadenette de cheveux
hjatiga coirm un pnour'amè që coûlo tressés , ou nattés.
Sa. trémpo ; il se démène comme
T
; Piocher, travailler
à la pioche.
une corneille qui abat des noix.
T
; Piocheur, qui
T
; Transformer, convertir, métamorphoser. — Trêmuda; essarte à la pioche. Ou l'appelle,
pionnier dans les travaux d'un siège.
soutirer le vin , le transvaser.
T
1. et n. pr. Une
T
; Le temps que l'enfant
demeure devant le feu en liberté tranchée : terme de fortification.
et sans être emmaillotté. — Le reT
, ou trénco-Vâigo ;
muage , ou l'action de remuer un Une crevette d'eau ou de fonenfant au maillot; c'est-à-dire, le taine : insecte qui nage sur le côté
nettoyer, changer la couche et les dans les fontaines fraîches, ou dans
langes. Es à saglrëmûdo ; sa mère les puits d'eau vive et de source.
La crevette est du genre des écreva l'emmaillotter , ou le remuer ;
visses et devient rouge de même
il est sans maillot devant le feu.
T
; Tresser , tordre. Voy. dans l'eau bouillante. Lorsqu'on
Entrena.
jette un petit oiseau dans les fonT
; Un treillage. — Un taines qui fourmillent de crevettes,
elles en font en été un joli squeclayonnage du bord des rivières.
T
, ou trinca ; Rompre , lette en moins de vingt-quatre
casser. On dit l'un et l'autre poul- heures, en rongeant toutes les chairs
ies choses fragiles ; mais celles sans toucher aux ligamens qui lient
qu'on casse le sont davantage. On les os entre eux.
Le vulgaire est persuadé que si
rompt avec elfort, on casse d'un
coup. On rompt une branche d'ar- l'on avalait un de ces insectes , on
bre , on casse un verre, de la ressentirait de vives tranchées. De
faïence, etc. Voy. Coupa.
là le nom de irënkiêro.
T
; La tresse d'un pressoir
T
; Tranchée de colique,
les tranchées des femmes prêles à à vendange : elle retient err état la
accoucher, ou dans le travail de pile du marc contre la pression des
l'enfantement. C'est de trënca que différentes serres.
dérive le fr. trancher et tranchée.
T ËHTAKEL. Voy. Cdnto-përdris.
T
I. Coupure, scisT ÈNTO N ("marcha suV) ; Marsure , déchirure.
cher avec fierté , piaffer : expresT
I. Tranchant.
sion tirée d'un jeu de cartes.
T
I. Couper. — DéT
, ou fouligtîoudëjha ; Fochirer. Së la tua ma t'ëscanilaliza, lâtrer , sauter, gambader , se jouer
trëncala-të ; ( si manus tua scanda- comme les jeunes chiens , ou les
lisât teabscinde eam~) ; coupe-la. petits chats qui se jouent avec les
RÉNCO

REMPIÉ.

REMPÎÊIRO

(

ÎÎ

REMPO,

OU

NCO-L'

IGO

RENEI

RÉNETO

RENKÉJHA

REIMUDA

RËNKEJHÂIRÉ

RËMODO

RËNKIÊIRO.

RËNKIÊIRO

RËNA

RENAT

RENCA

RENCÀDO

RÊNO

RÉNCAMËN. V.

R

R

RENCANT,
RENCAR,

V.

V.

REPA

-U

V.

�$34

T R E

souris , ou arec une boule de papier. Lous êfans irëpou tou lou
jhom; les en (ans se jouent et gambadent toute la journée. Un cheval
fringant se joue de son frein ; trêpo
ëmbi la brido. Les enfans qui commencent à jouer ensemble en viennent à se quereller et à se battre.
TREPA est proprement, batifoler,
terme populaire. Viendrait-il du
grec , trepo , trepein ; se tourner,
ou du celtique , tripa ; danser? d'où
paraît être dérivé le lat. tripudiare.
en v. fr. tréper ; passer le temps.
TREPADOU ; Lieu où les enfans
se jouent et où ils prennent leurs
ébats. Trêpalous, n.pr. signifieraitil un pareil lieu d'assemblée pour
les louveteaux? mais Ducange , au
mot de la b. lat. trespallum , ajoute
(locus ubi rei torqnenlur) ; lieu des
exécutions, en v. fr. trepail jce qui
est bien différent.
TREPËJHA , verbe fréquentatif de
trêpa et de trépi.
TREPI ; Piétiner , fouler aux
pieds. An trépi aqêl jë ; on a foulé,
ou piétiné l'herbe de ce pré. Quand
on veut avoir de l'hachée , ou des
vers de terre pour amorcer le poisson , il suffit de piétiner un petit
espace d'une allée de jardin où l'on
voit des marques de ces vers ; et
ils se bâtent de sortir de terre :
on les fait bien plutôt sortir en y
jetant de l'eau de chaux.
TRËPIL ; Terre foulée , ou piétinée.
TRÉPO-CHIVAL; Plante des champ:
dont il y a de.ix espèces de menu
nom ; l'une aj pelée , echinopus :
l'autre , le chardon de Malte à
fleur jaune et à feuille de roquette.
TREPO-TUEPO ; Mot inventé pour
exprimer la vivacité du désir , ou
de l'envie qu'on a de quelque chose.
Sous pêzës li fan trëpo-trcpo ; il a
une envie démesurée d'aller , ou
les pieds ui brûlent d'aller. Sa lêngo
li jâi trëpo - trêpo ; la langue lui
frétille de parler. Et l'on dit dans

T R E
ce sens , les mains lui démangent
de battre, de frapper. Frétiller se
dit au propre du mouvement des
poissons hors de l'eau, et de celui
de la queue des chiens pour témoigner leur joie , ou leur satisfaction.
TRKPOUNTIN. Voy. Tripoulin.
TRÊSCA ; Sauter, se réjouir en
faisant des sauts , des bonds, en
grec , tresco, en espgl. triscar.
TRËSCALAN ; Le mille-pertuis, ou
l'herbe de St.-Jean. V. Trascalan.
Les gens de la campagne de certains cantons de notre province
cueillent la graine de cette plante
à la St.-Jean ; ils la font passer
trois fois par les flammes au feu
qu'on fait au même jour en l'honneur de ce saint, eu disant à chaque fois à voix haute : Sên Jhon
la grdno. Cela fait , ils forment des
croix des branches de cette plante
et de sa graine , qu'ils attachent
aux portes de leur maison, à celles
de la bergerie , de l'étable , etc.,
comme un préservatif contre toute
sorte de maléfice.
Ainsi l'on peut dire que le mot
trëscalan de cette cérémonie , apparemment très-ancienne , vient du
lat. ter , et du grec calein \ appeler
trois fois : puisqu'on invoque en
pareil nombre St.-Jean par ces
mots : Sën Jhon la gâno , ou la
'iròno !
TRËSCAN. Voy. Armas.
TRËSCOL. V. 1. et n. pr. appliqué
utretois à une triple colline , ou
à une habitation au-delà d'une montagne, ou d'une colline, du latin,
rans collem.
TRËSCOULA ; S'en aller sans être
aperçu. — Disparaître, passer outre , et proprement , passer la colline , ou par de-làla montagne. Lou
sourël a trëscoula ; le soleil a passé :
on sous-entend , au-delà de la montagne : il n'est pas encore couché ;
mais la montagne le dérobe. Un.
tnou a trëscoula ; un tel a passé
la colline, il est au-delà , on ne 1«

�T R E
Voit plus. L'iber a trëscoula ; l'hiver

T R E

535

certain d'anciennes habitations : eÉ
est passé.
selon la forme ou la nature des tui*
£■ TRËSCOULA ; Suinter.
lots , un antiquaire pourrait conTRËSPASSA; Enjambée par-dessus,
jecturer quels en ont été les habifranchir un fossé, le passer eu tans et vers quel siècle.
sautant , faire une enjambée sur
TRÉSTOULIÊIRO ; Champ, ou ter*
quelque autre endroit moins large, rain sec et stérile ; tel que celui des
tel qu'un ruisseau de rue qu'on en- terres argileuses dans le voisinage
jambe eu temps de pluie.
desquels ou établit des tuileries, et
TRËSPASSA est proprement, passer
oiiles tuilots , ou les débris des
par delà, en lat. transgredí. C'est différentes fournées sont communs.
ce qu'on a d'abord enteudu par le
TRËSTUT,OU tráilots. v. I. Tous»
mot trépasser, ou par celui de Trëstut poént ; tout-puissant.
trépas, qui est le grand passage
TREVA, OU trivar ; Aller , vede la vie à la mort. -- Lou trépasse nir ; fréquenter un lieu , rouler
dé ioùto la iéslo ; je le passe, ou dans un pays. Un tel ne fréquent»
je suis plus haut de toute la tête. plus chez nous ; s\!i trévo pa pus.
TRESPLOUMBA ; Surplomber.
Lous senglas trèvou din la gnué ; les
TRESPOÙGKÉ , terme de coutusangliers rôdent pendant la nuit.
rière ; Piquer une jupe, ou une On diten proverbe : Cdou sën trévo,
courte-pointe. — Trespoûgnë. Voy. sëndëvén.eii gallois, tréfa ; habiter
?
Surci.
TREVA se dit plus particulièreTRËSPOURTA. L'amour lou trisment des esprits , des revenans
porto ; il est passionnément amou- ou de ce qui êu a l'apparence. Cou-t
reux, ou transporté d'amour, ou cou i trêvo ; il y a des revenans
il aime à la fureur. Lou mâou lou dans cette maison , elle est infestée
trêspôrto; cette douleur le met hors par des lutins , il revient des esprits
de lui-même , ou dans un état des daus ce vieux château, il y revienb
plus violens.
une bête noire : c'est ce qu'on dit
TRÉSQI ; Le trusquin : outil de
pour effrayer des personnes simmenuisier pour marquer les pièces ples , des esprits crédules. Trëva,
de bois.
est celtique et signifie habiter. V.
TRËSSOL ;
Le pur froment , le Fanlas'i et Gripë.
meilleur blé.
C'est dans un autre sens qu'on,
TRËSSUZOU
Sueur , moiteur dit : aqil mdou tréi^o dèzémpiéi ;
froide et subite causée par l'idée cette maladie règne depuis ce tempsd'un mal réel , ou apparent. La là. On appelle une maison hantée ,
sueur de la mort, au figuré, më celle où l'on dit qu'il revient des
Jdi vëni la trëssuzou ; il me met suri esprits, en langage celtique, trevia ;
les épines , il me donne le cauche- effrayer.mar, il m'ennuie à périr.
TRËVËLI ; Elimé , examiné , se
TRESTIMJSLA ; Dégringoler.
dit d'une étoife , ou d'une toile
TRESTOÚLO , ou teoulo ; Un tuiextrêmement usée qui n'a , pour
lot : morceau de tuile cassée, en b. ainsi direque l'áuié, Aqëlo camiso
br. trestl. en lat. mensula. en espgl. coumënso d së trëveii ; cette chemise
trastegadura ; tuile.; I restoûlo parait commence à s'élimer.
corrompu de tris-tcoulë , ou tëoulëTREVIRA, OU trêbira ; Faire pâlir
tris ; tuile brisée et comme pilée. de peur, ò'ê trèvira ; s'alarmer ,
Les tuilots fréquents dans une s'émouvoir, s'épouvanter. Më soûi
grande étendue de champ désert lou Irëvira ; j'ai été tout ému , tout
et inhabité, sont uu indice assez bouleversé. Së tri vira j changer de

�33(5

T R I

T R I

visage , soit de peur , soit de sur- d'herbe , ou de foin dans les bois ,
prise. — Trevira ; bouleverser , met- dans les champs où les loups ont
tre tout sens dessus dessous. — coutume de pisser, ou de lienter ,
et où les chiens prennent la piste
Trevira ; troublé , effaré.
de ces bêtes fauves ; ce qu'on ap* TREVIRAMEN ; Épouvante , efpelle tribéjha.
froi.
Les chiens ont aussi leurs tribës ,
TREZANKA; Prescrire, être presqui se rencontrent comme ceux des
criptible.
loups dans des plateaux , ou cols
TRÊZOS ; Fosse d'un pressoir à
de montagnes où il croit du gazon
huile. Voy. An/ers.
et où aboutissent différens sentiers :
TRIA. Ce terme a deux sens di fférens, trier et éplucher. On trie ce qui revient au trivium , ou carreen choisissant et mettant à part ce fours du précédent article , si ou
qu'il y a de meilleur et bissant ce n'aime mieux le faire dériver du
qui est de moindre valeur. On grec, tribos. en lat. semita , via.
épluche, au contraire , lorsqu'on trita ; sentier battu.
Le bétail n'a garde de toucher
ôte le rebut , ce qu'il y a de mauvais , de gâté dans une denrée , à l'herbe salie de pissat des tribes ,
dans une marchandise , et c'en qui se conserve par là dans toute
sa hauteur ; tandis qu'elle est fort
sont les épluchures.
courte partout à l'eritour. Les chiens
TRIA de bajhânos ; Eplucher des
châtaignes bajanes. — Tria dou dë ; s'arrêtent aux tribes qui leur sont
affectés ; ils les flairent pour les
trier sur le volet.
reconnaître ; et tout de suite l'envié
TRIA Çsë); 'Faire divorce, se
siéparerd'habitation, faire ménage, leur prend de lever une j inbo de
ou bande à part. — Tria sas nUi- derrière et d'y pisser contre, quoiqu'ils n'en aient que peu ou point
ros; s'épucer. Sous pëzouls; s'épouiller. Le.; chiens s'épueent au soleil, besoin.
TRICHO-HÎCHO , OU truco-pèlùco ;
et les oiseaux s'y épouillent.
TRIÀCO. Ecrivez et
prononcez Trique-nique; chose de néant, ou de
peu de valeur.SC'est un habit, dit-on,
thériaque.
de ;trique-nique.— Tricho uidio;
TRIADOU ; Place où chaque particulier d'un hameau sépare et re- un vétilleur. du lat. trica;, nugœ.
TRICHOT ; Fripon.
tire sur le déclin du jour son bétail,
TRICO n Jeu de paume, ou tripot.
qui a été gardé en commun avec
TRICOT ; Un rondin , ou gros et
celui d'autres particuliers, b. lat.
court bâton ; et non , trique. Gourtrialorium ; le trioir d'un hameau.
din est populaire.
TRIÂLIO , trial , Iriùn ; Les épluTlUGOàz'OS , oil garamdclios ,
chures , le rebut d'une denrée après
qu'on en a fait le triage , ou le Chaussettes de toile, des bouses ;
choix de ce qu'il y avait de meil- des housettes : espèce de bas de
leur ; et non , triaille , terme qui toile qu'on serre avec des cordons :
ancienue chaussure , avant l'invenne se trouve nulle part.
tion des bas au métier.
TRÎBË , trèbë , trdvi , Irêvë , triOn appelle aussi en fr. gamache,
biés , trivics , tribâsso ; Tout autant
ou trique bouses , des guêtres, ou
de n. pr. et synonymes de lieux ,
bas de drap qu'on met par-dessus
et les mêmes que le trivium lutin ,
c'est-à-dire, des carrefours où abou- les autres, eu b. br. trie lieuson \
tissent trois ou quatre chemins, en guêtres , brodequins.
TRIDO, Urido , ou Uri-tirU Vov,
ital. trebbio. Voy. Crouzadou.
Cên-ciriiù
TRÎBS ( Voy. Pëtaréou.); Touffe

�T R t
TRIGÂ (se) ; Se bâter. — S'impatienter. Nous trigo; il nous tarde.
TRÎGA. y. 1. Délai , retardement.
Far triga ; tarder. Lo sponso fasën
triga , agro son ; comme l'époux

tardait à venir ( les vierges ) s'assoupirent.
TRIGNOUN. Voy. Drignoun.
TRÎGO; Impatience dans l'attente
de quelque chose.
TRIGÔS ; Bruit, tapage. Lën dal
trigôs ; loin du bruit, — Trigôs , ou
trimai ; fatigue, travail fatigant.
TRIGOLLET , ou tridoulet ; Le
train , la coutume, l'allure ordinaire. — Trigoutët ; un freluquet.
TRIGOÜSSA , têrigoussa , ou éslrigotissa ; Tirailler quelqu'un , l'entraîner malgré lui, traîner ce qu'on
ne peut porter, au figuré , peiner ,
tracasser. Mëjàou trigoussa lou lou
jhour ; je suis obligé d'agir, de tracasser toute la journée. On dit en
proverbe : dou païs de PampaligAsso,
që noun po carëjha trigùsso.
TRIRÊTOS , ou criqe'tos ; Des cli-

quettes: instrument de polisson, fait
de deux galc?s longs et plats , ou
de deux fragmens de côtes de bceuf,
qu'on fait battre en les tenant entre
les doigts. On obligeait autrefois
les lépreux , ou més'eaux de nos
maladreries , de faire du bruit avec
des cliquettes , pour avertir les passans de ne pas les aborder.
C'est ainsi que, dans l'ancienne
loi, on obligeait ceux qui étaient
attaqués de la même maladie, de
crier de loin qu'ils étaient impurs.
— Trikéto. Voy. Trukêto.
TRILHAR. V. 1. Fouler. No Haras
la boca à bou trilhant; vous ne tiendrez, point la bouche liée au bœuf
qui foule le grain. C'est de irilhar
qu'a été formé notre troulia ou
troulha.
TRILLE : Maigre. - Étrillé.
TRIMA ; Peiner , fatiguer, tra-

vailler , marcher avec peine.
TRIMAL ; Course. — Train. -Fatigue, travail,
a

TRI

337

TRIK ; Train. Mâou en trin ; in-&lt;

disposé, languissant.
TRINCA, en v. fr. trincar. Voy.
Trënca.
TRINCÂIRË

, ou trëncdirë ; Celui
qui casse , ou qui brise. Casseur
et briseur ne sont usités que-dans
ces locutions : casseur de raquettes ,
et briseur d'images ; ce qui répond
à iconoclaste.
TRINC'AMÊLLOS. au figuré ; Un
brôuillou , un fendeur de naseaux ,
un rompeur de portes ouvertes.
TRINCAMËN ; Souci, inquiétude,
peine d'esprit, etc.
TRINCO-TÂLIO

, OU tréneo-tâlio ;

Village près d'Arles , où l'on ne
payait, dit-on, point de taille. Son
nom est le même que taille rompue.
On marquait autrefois cet impôt sur
un bâton refendu appelé taille ;
d'où l'impôt a pris le rom: le viliaga
en ayant été exempte;, le bâton sur
lequel on le marquait avec des
boches , devenu inutile, fut rompu ,
OU trenca.

TiuNco-TÀLio ; La renouée :
plante rampante : poligonum con-'
volvidus, L.
TRÎNFLA , ou trimjla ; Triom-

pher, faire vanité de quelque chose.
— Ravir , charmer. Aco's bel që
trimjld ; c'est beau à ravir.
TRÎNFLË , ou trimjlë ; Un triomphe. — Une triomphe , où Un atout
dans certain jeu de cartes, ai dous
trînflë ; j'ai deux atout.
TRINTANÊLO. Voy. Canlo-përdris.
Tnìo ; Choix , élite.
TRIÔJHO, oulriuëjho ; Une truie.
On appelle laie , la femelle du sanglier. On dit au figuré , la triôjho
a t'oumba lou lâouliê ; le marchand
a mis bas , ou fermé la boutique ;
ce qui arrive le plus souvent par
le mauvais ménage d'une femma
libertine, ou une triucjho , qui abusô
de l'argent du comptoir, ou tâoulié.
On dit encore : la chambriêiro a.
souna la Iriôjho ; ce qui est l'a même
chose que, Ja gourèlo. V. Gourêto*

�333
TRIOT.

TRI

; Pressoir banal de ven- I
dange. Voy. Ti\l.
TRIPE ; Le diable. F&lt;t tripe ;
faire rage , faire le diable à quatre , se dépiter, trépigner de dépit,
etc.
TRIPIÉ ( coutel ) ; Couteau de
tripière à deux tranchans. Au figuré,
celui qui souffleté froidet le chaud,
qui dit du bien et du mal de la
même personne , selon les circonstances , ou selon qu'il en parle à
ses amis , ou à ses ennemis.
TRIPO-KÎOULÂOU ; Le boyau gras ,
le boyau culier , dans lequel les
excrémens s'amassent et se moulent. Il aboutit à l'anus.
Tnîpo-Lîzo ; La partie supérieure
d'un des gros boyaux appelé colon
par les anatomistes : c'est le premier au-dessous des boyaux grêles :
il sert d'enveloppe ou de sac aux
saucissons et aux cervelas.
TRIPOU ; Petit boudin noir.

T R t
vient entre les plantes potagères ;
ajsfne média, L.
TRISSO - MESÒ' ; Trotte-menu ;
tels que les souris que La Fontaine
appelle , la gent trotte-menu.
TRÎSSO-MOÙTOS ; Un brise-motte:
outil de jardinier , espèce de maillet it long manche. — Celui qui
en fait usage.
TRISSOU , irissadou , ou pëstël ;
Lin pilou, eu grec , tribeus. en lat.

pislillum.

TRISTAS ; Un peu triste. On ne le
dit que des personnes dout la tristesse nous touche : idée qui n'esfc
attachée qu'à tristas.
TRISTKT, trastêt , ou tri'stët ;
Une soupente : retranchement d'aïs
soutenus en l'air et pratiqué dans
une cuisine, ou une boutique , pour
loger des domestiques. La soupente
est une dépendance de la pièce où
elle est prise ; elle n'en occupa
qu'une partie de la hauteur , elle en
reçoit le jour et de plus la commuT-.'OD picndrio sa mon rufâilo
nication avec le reste de la maison,
Për cin tripous që ptuloim dol.
en lat. translega , ou tristega ;
Goudouli.
cubiculum siiperius. On donne à la
soupente le nom de pousta et de
TRIPOUTADIS , ou tripoutarié ;
tris tat , quoique ce dernier soit
Tripotage.
plus alïëcté à î'eutre-sol. Voy. Mié
TRIPOOTIN ; Farceur , bateleur ,
bouffon, du lat. irìpùdíp. — Tripon- soulié.
TUIUÊ.THÈTO , ou barbûto ; Un
liri ; petit homme gros et rebondi.
TRIPS. v. 1. Tribu. Tug li tribs ; cloporte : insecte qui habite les
endroits humides sous des pierres,
( omnct Iribtf's, )
TRIS ; Pilé, pulvérisé, fin, menu, du bois, du fumier, Il fuit la lumière
mis en poudre. — Têro trisso ; terre et ne sort que de nuit. Son corps
meuble, du lat. Irilum. - Tris ; exté- ellyptique est couvert d'écaillés
nué , pauvre , qui manque de toute dures , comme le tatou d'Amérique ; il le replie au moindre choc ,
chose.
TRISSA ; Piler, broyer , égruger, et l'arrondit en une boule , comme
mettre eu poussière, au figuré , le hérisson , pour se dérober à
l'ennemi eu roulant , s'il est sur
trissa ; manger avec appétit.
T R T S S A T , ou brisai ; Menus tin terrain en pente.
Le cloporte est recommandé pouf
débris de pierres cassées.
TIUSSÈTO ; La pioi geline , ou le diviser la lymphe et pour purifier
mouron blanc : plante iucrassante le sang. On l'appelle en patois lorrecommandée pour les ulcères du rain , pourchïs St '. Antoine.
TiuiitjHO. Voy. Triôjho.,
poumon. Son usage le plus ordiTRÏUN, ou transâlios. Il est synonaire est pour les petits oiseaux à
qui on la donna à manger. Elle nyme de trialu); mais tràmse prend

�T R I

TRO

339

du pays ( comme on les y oblige
dans quelques diocèses ), au lieu de
se piquer de beaux discours français , tissus d'allusions , de figures
et de termes abstraits , ce qui est
triplement du latin pour le peuple ;
c'est-à-dire , pour la très-grande
partie de leur auditoire , qu'ils
devraient avoir principalement en.
vue , et pour qui le français , nous
ne saurions trop le répéter, est une
langue au moins presque étrangère:
ils pourraient, avec du travail, se
rendre égalemeut éloqueus dans cet
idiome populaire ; et ce ne serait
point de l'éloquence perdue, ou des
discours en l'air.
L'évangile, dit un savant et pieux
auteur , est plus pour les pauvres
et les simples que pour les beaux
esprits , ou les gens de lettres ; et
des ministres de l'évangile appréhendent , pour ainsi dire , de se
faire entendre des simples , de peur
de n'être pas* admirés des savaus.
Que si nos prédicateurs languedociens n'ont pas le talent de s'énoncer sur des su,ets de morale
dans leur idiome propre, ce qui
demanderait do 1'ex.ereiec et un
certain travail, ils devraieut du
moins en garder l'accent, et ne pas
courir après celui des purisici.s,
qui rend leur français moins accessible au peuple : avantage que ne
peuvent avoir dans ce pavs-ci les
prédicateurs des provinces françaises qui prononcent naturellement
bien , et qu'on entend par cela
même fort mal.
TIUVIÉS. Voy. l'étyinologie de ce
terme à l'article tribls, où l'on trouvera celle de Trévous , n. pr. de
ville, qui originairement a signifié
comme iriviês; carrefour où aboutis(jan voidés d'dou Iriuit ?
C'est un avis , soit dit en pas- sent trois voies ou chemins.
TKO. v. 1. Tro à la fi ; jusqu'à la
sant , dont devraient profiter nos
prédicateurs languedociens , qui se fin. Sias fizel tro h la mur; (esta
rendraient plus utiles, même dans fidehs usque ad mortem. ) Tro à-zles villes , s'ils s'appliquaient à ins- aro ; ( usque adhuc: )
TRO. v. 1. Trône. Sa sénés latruire familièrement dans l'idiome

plus particulièrement pour les épluchures de bajanes , ou celles qu'on
met au rebut pour être gâtées , ou
brisées : on dit épluchures ; et non ,
triaitle, qui n'est pas français, ni
triage qui est impropre. Ou enlève
par le triage ce qu'il y a de plus
beau, ou de meilleur ; et par les épluchures ou ôte le rebut. Qan vendes
lou triun ? combien vendez-vous les
épluchures des bajanes ? ou absolument , combien les épluchures ?
Mais on doit se rappeler sur cela
ce que nous croyons avoir touché
ailleurs ; savoir , qu'il est du bon
sens, et nous osons dire de l'honnêteté, de se mettre à la portée de ceux,
à qui l'on a à parler : le premier
et l'unique but du langage étant de
se faire entendre ; si ou ne le peut
eu employant les expressions françaises , il faut sans contredit se servir des ternies propres à l'idiome
du pays qu'on habite , où l'on est
né et qu'on ne peut ignorer , quelque étrangers que ces termes soient
au français, quelque bigarrure que
ce mélange produise : et dans
le cas présent du discours familier
de la conversation , il faut dire ,
combien vend-on le triun? et réserver le terme épluchures pour les
français ou franchimans qui n'en
sauraient point d'autres.
Nous supposons cependant qu'un
languedocien qui s'exprime ainsi ,
aurait fait voeu de 11e pas parler sa
langue maternelle , de peur de gâter
sou français; au hasard de ne se faire
entendre qu'à demi de ceux qui
n'entendent qu'à demi le fiançais :
car autrement il serait plus naturel
et plus raisonnable de dire à un
marchand de la denrée eu question:

�34o

TRO

jhessa dënan lo tro de Deu; (sine
macula surit ante ironum Dei ; ) ils

sont purs et irrépréhensibles devant Dieu.
TRO, tran , ou tron ; Le tonnerre.
— Le bruit du tonnerre ; la foudre,
qui est féminin au propre , et masculin au figuré. La foudre est tombée dans uii tel endroit. Ce héros
est un foudre de guerre.
Il s'élève de terre des exhalaisons sèches qui ne troublent pas
la transparence de l'air , et qui peuvent s'électriser et s'enflammer avec
une forte explosion ; d'où il arrive
qu'il tonne par le temps le plus serein en apparence : et de plus , que
si ces exhalaisons s'enflamment en
s'élevant, le tonnerre s'élèvera de
terre et n'y tombera pas : ce qui
est confirmé par les observations.
TP.O ; Trop. Entré tro-t-é-pdou
xnëzûro II cdou j rien de trop, ou
bien , ü faut en tout un milieu.
Tro sou trop ; trop est trop. Vous
venez de trop bonne heure ; et
non , trop de bonne heure.
TROCO-PELDDO ; Chose de néant.
Jhëns dé troco-pëlddo ; gens sans
conséquence. Mimo de troco-pelûdo ;
vers ou rimes pitoyables.
TllOFEGAT. Voy. Trafigat.
TROIA. V. 1. Truie.
TROKÊIRË , tros , trous, v. f.
Tonnerre. Dël tro issian fosers é
■vols dë troncirë ; il sortait du trône
des éclairs , des voix et des tonnerres. ( De throno proçedebanl Julgura et voces , et tonitrua. )
TROPIS, tropos; Eu trop grande
quantité. Sou venguts, mes ti opis ;

ils sont venus , mais ils étaient trop
de monde.. Din-z-aqët ousldou las
filios sou tropos ; il y a trop de filles
dans cetlc maison. £ tropos áo.uXics;
Y. 1. et beaucoup d'autres.
TROQE. v. 1. Jusqu'à ce que.
TROS , bouci ,, ou fio ; Pièce, morceau , éclat , fragment. Tros dë
eouqi; coquin fielfé. On,dit de même
eu anglais : a pièce of knave ; ce

TRO
qui est mot à mot, pièce de coquin.
Tros ilë gaular ; gourmand achevé.
Tros dë pan ; an quignon, ou un
morceau de pain. Dë tros métis ;
de la même façon.
TROUBA ; Trouver , inventer. —
Faire des vers, ou s'appliquer à la
poésie ,• genre de littérature qui
demande te plus de génie inventif „
ou de talent d'inventer.
THOUBADOU ; Facile à trouver ,
ou trouvable.
TROUBÂIRIÉ : ou troubadour ;
Trouveur, inventeur. — Poète, en
v. fr. Jongleur , qui accompagnait
d'un instrument le chant de ses
poésies ou de celles d'autrui.
TROUBADOUR est te nom qu'ont
donnait aux poètes de nos provinces
qui vivaient dans le onzième et douzième siècles, qu'il ne faut pas confondre avec des poètes provençaux
venus quatre cents ans après , et
dont nous avons vu un recueil de
poésies imprimé à Aix, sous le titre
de poètes troubadous, fort diiïérens
des anciens poètes de ce nom , les
pères de la poésie des langues modernes , formées des débris de la
langue latine. Ceux-ci furent appelés
provençaux , du nom général des
habitans de la Gaule narbonnaise ,
appelée absolument Provincià, d'où
l'ou forma le nom de Provence.
Mais ou comprenait alors sous ce
nom presque tonte la partie de de-çà
la Loire, e'est-à-dire, environ la
moitié du royaume , qu'on divisait
par-là eu France et en Provence:
division fondée sur les idiomes des
peuples de-ces deux parties de la
monarchie ; savoir: d'un côté, le
franc , ou tudesque ; et de l'autre ,
le roman, ou provençal.
Cette division subsiste encore
aujourd'hui aux menus égards ,
c'est-à-dire par rapport au langage ,
d'après lequel ou distingue à Paris
les habitans des provinces gasconnes , de ceux des provinces que
nous appelons françaises, ou dont

�TRO
îe français est la latigite yulgairê*:
en sorte que, pour désigner un canton de ces dernières , nous disions
autrefois, dë las partida s deFransa;
et aujourd'hui, qu'il est du côté ou
du pays de France , comme si nous
n'en étions pas nous-mêmes.
Nous ajouterons que ces deux
idiomes occasionèrent au treizième
siècle une autre dénomination dans
ces deux mêmes, parties : celle du
nord du royaume fut appelée la
langue d'oil, ou de oui ; et celle
du midi, la langue d'oc. Ce ne fut
que quelque temps après que ce
dernier nom ( le seul des deux qui
soit resté ) fut resserré dans les
limites de la province qui le jfcrtë
aujourd'hui, comme celui de Provence fut borné à cette partie qui
en a retenu le nom.
C'est d'après la division générale
du royaume en France et en Provence, que les anciens auteurs,
entre autres Pierre le vénérable ,
placent Nismes , Montpellier , Maguelonne et A lest e¥i Provence, ou
dans la marche de Provence; c'est
dans ce sens que les Albigeois
étaient appelés les hérétiques provençaux, et que , dans l'ordre de
Malte , la langue de Provence prit
ce nom, de ce que les hospitaliers
fondèrent leur première maison au
lieu de Saint-Gilles, compris alors,
ainsi que tous les autres domaines
des comtes de Toulouse, dans ce
qu'on appelait la Provence en général. Saint-Gilles en Provence ,
est-il dit partout dans les anciens
titres. &gt;
On voit par cet éclaircissement,
que nous avons jugé à propos de
donner au sujet des troubadours ,
que la patrie de ces poètes , qu'on
appelait provençaux , n'était pas
pour cela limitée dans la provence
d'aujourd'hui, à l'exclusion des
proyinces voisines ; il s'en faut
même beaucoup, au rapport de
l'auteur de l'histoire de Languedoc :

TRO

»{$

ce savant bénédictin qui avait parcouru d'anciens manuscrits de la
bibliothèque royale, qui contiennent
la vie et les ouvrages des anciens
troubadours, eut occasion d'y voir
que le plus ancien, et celui quia
donné l'origine à la poésie dite
provençale, était un duc d'Aquitaine ( Guillaume IX ) , qualifié de
bon troubadour ; mais de plus ,
que sur cent dix de ces poètes ,
dont il est fait mention dans ces
recueils , à peine y en avait-il dixhuit de la Provence proprement
dite, taudis qu'on en Çompte trois
fois autant du Languedoc d'aujourd'hui , parmi lesquels il y a plusieurs toulousains.
Le même auteur prouve encore.,
par de bons témoignages , que la
poésie provençale , prise dans le
sens général précédent, étail beaucoup plus cultivée dans le Languedoc proprement dit , que dans les
provinces voisines , et en particulier , celle qui porte aujourd'hui le
nom de Provence.
II n'y a rien en cela qui doive
surprendre. On convient en effet
que la poésie provençale ne fut
jamais aussi florissante dans nos
provinces qu'au douzième siècle :
temps auquel le fameux Raimond
de Saint-Gilles ( Raimond V ),
comte de Toulouse , dominait de-puis les Pyrénées jusqu'aux Alpes ;
ce prince que les auteurs du temps
appellent, à cause de L'étendue de
ses états , le comte provincial oa
provençal ( titre qui faisait allusion
d
la division dont nous avons
,&gt;arlé ), faisait gloire de protéger,
plus qu'aucun autre, ceux qui s'adonnèrent à la poésie ; il était naturel que Toulouse où il tenait sa
cour , et que son ancien patrimoine,
le Languedoc, qucnous distinguons
dans ce moment de la langue d'oc',
fût le séjour le plus fréquenté par
les troubadours et le centre de la

poésie provençale.

�34*

TRO

Il est aisé de voir, d'après ce que
nous venons d'exposer, dans quel
sens on doit entendre ce qu'on dit
communément, que la gloire d'avoir donné naissance à la poésie
riuiée , française et italieune , est
due à la Provence. On ne saurait
en disconvenir , en prenant ce
dernier nom dans l'étendue générale qu'il avait autrefois ; mais si
l'ou considère la Provence et le
Languedoc dans le sens limité que
l'une et l'autre province ont aujourd'hui , il est certain que cette
gloire est principalement due au
Languedoc , malgré l'illusion que
peut faire le nom de l'autre province , sa voisine : il en serait avec
plus de raison jaloux, si ses anciens poètes avaient plus respecté
les moeurs dans leurs productions ,
ou si leur muse , pl«s retenue , ou
moins licencieuse , n'eût point sali
leurs fabliaux d'obscénités révoltantes.
TROUCIIA ,ou chmirta. V. Dounla.
TROÜCHÀDO ; Omelette faite avec
des œufs , de la mie de pain et
du sucre.
* TKOÙCHO ; Truite.
TROUGJNO. t'a la. troúgno ; faire
la mine , ou la moue , témoigner
son mécontentement par l'air du
visage. Trogne, en fr. signifie tout
«luire ciiose,
TROLLIA ; Fouler la vendange,
au figuré ; patrouiller dans l'eau ,
dans la boue, eu lat. tribulare. —
Troulia , ou dëslrêgnë ; pressurer.
Troulia lous nougalious ; pressurer
les noix, dérivé de tròil. V. TcHTROULIADIS ; Patrouillage, saleté.
TROULXADOU , trouliadoûiro , ou
paliêiro ; Une fouloire ; cuve à feuler la vendange. Le jus qui s'exprime de lui-même des grappes
foulées , est le vin de mère goutte.
Le Surmoût est le vin tiré de la
cuve, sans avoir été cuvé ni pressuré , mais seulement foulé. Le
moût est du vin doux et nouYelle-

T R O
ment fait. Ces définitions del'Aead.'
laissent des incertitudes , et c'est
un reproche qu'on peut faire à beaucoup d'articles de ce Dictionnaire.
TROUL·IADOU. du lat. trulla ; vas
vinarium.
TRQULIADOÛJRO ; Mouliu à foulon pour les draps ; une fouloire.
TROULIÂIRJÎ ; Fouleur de vendange.
* TROULIÂJKË ; Foulage de la
vendange.
TROUMPËTA ; Sonner de la trompette. — Publier, ou crier à son de
trompe. Trompeter ne se dit que
pour publier un ajournement à son
de trompe , ou à cri public. Un tel
a été trompeté pour la dernière
fois.
TRODMPÉTÂIRE ; Un trompette,
ou celui qui sonne de la trompe :
il met les lèvres dans le bocal pour
emboucher cet instrument ; le son,
passe par les branches et sort par
le pavillon. On orne de banderoles
les trompettes de la cavalerie , et
ou les pend au cou avec le bandereau.
TaouMPËTOtié' canêlo : Une flûte
à l'ognon.
TROUMPIL , ou boudùfo; Un sabot
à jouer : jouet d'enfant. Loa brànlë
d'aou trouinpil ; des coups de fouet.
TROUMI'O - viLÉN ; Une happelourde : fausse pierre précieuse. On
ledit aussi des personnes qui n'ont
qu'une belle apparence.
TROUKA, OU trana ; Tonner. On
peut connaître à quelle distance est
la nue dans laquelle il tonne, par
l'intervalle qu'il y a entre l'éclair
et le bruit du tonnerre : il suffit
pour cela de savoir que le son parcourt 170 toises en une seconde.
On peut appliquer cette mesure
temporaire à des distances de lieux
fort éloignés , mais en vue l'un
de l'autre , et dans l'un desquels
ou tirerait un coup de canon , eu
observant l'intervalle de la furo.de
au bruit.

�t R 0
TROTINADÎsso

; Bruit fréquent du
tonnerre. — Bruit continu qu'il fait
pendant un orage où il tombe de
la grêle.
TROUJMÂDO ; Orage : ils sont annoncés par de gros nuages noirs et
isolés qui s'élèvent lentement de l'horizon par un temps calme et chaud ,
et qui ressemblent à des montagnes.
L'orage n'éclate et ne gronde guère,
que lorsque la nue estsurlezénitd'un
lieu: il tombe alors de grosses gouttes
de pluie quelquefois mêlée de grêle.
Un nuage de cette espèce poussé
par le vent, passe rapidement avec
un bruit continu sur une bande de
terrain d'une ou de deux lieues de
longueur, où il laisse les marques
de son passage , par le dégât qu'il
y cause. Acos pa që dë trounddo ;
ce n'est qu'une pluie d'orage.
TROUNFLA. Voy. frinfla.
TROUNFLË. Voy. Trînjlë : terme
de jeu de cartes , où l'on dit, quelle
est la triomphe ? La triomphe est
pique. On dit un triomphe , quand
on parle de la victoire , ou d'une
ancienne cérémonie qui la suivait,
etdonton honorait un triomphateur.
TRODPÉLÀDO ; Troupe de gens
assemblés : grande quantité de choses. On rend ce terme par cent,
par mille , ou par , beaucoup. Nous

TEU
TROTÍSSEL dë cáou ;

chou. Voy.

3.0
Trognon de

Calos.

; Faix ou charge de
bête de somme , lié dans un gros
drap, oahourrën. Uno troûsso dë
* TROÛSSO

jë, dë Jiëiio ; unn hèno troûsso.

; Tapage.
; Un coup donné, ou reçu.
— Prënë truc; prendre mal. Prènra.
truc; il lui arrivera malheur. —
Trucs é patacs ; coup sur coup, dus
grec , truco ; brise , et patassëin ;
frapper.
, TRUC. Voy. Trucat.
TRUCA ; Frapper , donner des
coups , heurter contre. Së truca ;
se cogner, se donner un coup ,
heurter contre un mur.
TRUCAL ; Une butte, un tertre,
un monticule. La butte est plus
basse que le tertre ; celui-ci est
une petite montagne isolée et entourée de plaines, en v. fr. taquet ;
petite hauteur.
La colline est une côte élevée
au-dessus de la plaine, ou une longue suite de terrains élevés : c'est
ce qu'on appelle aussi , un rideau.
On dit un monticule ; et non, une
monticule , solécisme fréquent.
TRUCO-TÂOULIÉ ; Fainéant, vaurien , batteur de pavé. Ou le dit aa
propre d'un ivrogne qui heurte à
dighét uno troupèlâdo dë nouvelos ; droite et à gauche, et à qui les enil nous débita cent nouvelles ; uno fans crient .* à moi muraille ! déiroupélddo dë mëssôrgos ; il nous rivé de truca.
lâcha mille mensonges. Éi uno irouTRUÉJHÊTO. Voy. Trktë/hëto.
példdo d'afas ; j'ai beaucoup d'af* TRUÊJHO. Voy. Triô/ho.
TRUFA ; Huer. Së trufa ; se mofaires; et non , une troupe de nouvelles , de mensonges, d'affaires. quer , ou populairement, se gausser
Le mot troupe et celui de troupeau, de quelqu'un. Ou dit en proverbe :
ne se disent que des êtres animés. që së trûfo, Dion Ion bûfoélou fdi
Le premier s'applique aux person- vira coum'uno hâoudùfo ; Dieu punit
nes , et l'autre aux animaux.
les railleurs, ou les moqueurs sont
TROUS , ou (ros ; Tonnerre.
moqués. Dindonneau dit dans BaTROUSSA ; Boiteux, éreinté , qui
belais : hélas , hélas , comment
boite des deux côtés. — Troussa ; vous vous savez bien trufer des paucasser.les jambes, plier les pattes vres gens !
En espgl. trufar, en allemand t
d'un levraut, d'une volaille en les
habillant, ou les disposant à être trufand. b. lat. trufa ; fraus /ocuí.
Trucarc, iriifari; Madère t,
mi i en broche.
TROUTÂJHË

TRUC

�344

T RU

TUE.

La roquille se divise encore
deux mesures , appelées poissons ,
mais seulement pour l'eau-de-vie,
le ratafia, etc.
TRULH. V. 1. Pressoir, lat. torcular. Bastic un trulh ; il fit un pressoir. ( Fodit tor-cular. )
TRULLË, bufantë; Un gros trullë;
un gros ventru. Sëniblo un trullë j
il est rond et ventru comme une
Citrouille. Si trullë dérivait de trulh-7
pressoir , on aurait voulu signifier
par là une grosse masse. D'ailleurs
trullus en b. lat. se dit d'un édifice de forme ronde, telle que la
partie convexe d'un four ; et trullum, était un édifice couvert d'une
voûte en calotte ou en dôme : c'est
le nom qu'on donnait à une salle
du palais de Constantiuople voûté
de même , et où l'on tint le concile
appelé in trullo. Serait-ce de là
qu'où aurait appelé trullë la rotondité d'un ventre , ou l'embonpoint
d'une personne toute ronde do
graisse ?
TRUM , ou iront ; Tonnerre. —
Obscur , sombre.
TRUMÍDO. Voy. Trounâdo.
TRUMÂOUT ; Homme à
mine
noire et sinistre , homme dangereux. — Mauvaise humeur.
TRÜQET , truqel ; Tertre. Voy.
Trucal. — Paga truqët ; payer compnégros.
TROFO-TRUFAN ; Sans faire sem- tant.
TRUQETO. Voy. Trukéto.
blant de rien.
TUADOR. v. 1. Tuteur. Li tuadors
TRUKËTËJHÂIRË. Voy. Fouliëtë-

, ou trufandiè ; Moqueur , railleur. Trufa et trujâirë
npus viennent, dit-on , des Gots :
ceux-ci les tenaient sans doute des
Grecs , dans la langue desquels trupheïn signifiait , subi.innare ; se
moquer : il serait difficile de trouver un terme français qui eût une
origine plus ancienne et des alliances aussi étendues.
TRUFAMÂNDO ; La garde - robe,
la santoline, le petit cyprès , saniolina thamœ-cyparieiàs, L. : sousarbrisseau d'une odeur forte , qui
croît dans les laudes de Provence
et des environs de Nismes et de
Narbonne. On croit la santoline
propre à écarter par son odeur les
teignes des étoffés : de là son nom
de garde-robe , peu mérité.
TRUFARIÉ, OU trûfos ; Moquerie,
plaisanterie.
TRÙFË; Contre-cœur, ou plaque
de contre-cœur de cheminée.
* TRÛFO ; Truffe cryptogame ,
assez connue pour qu'il soit inutile
d'en parier ici. Nous dirons seulement que les paysans cevennois
appellent les pommes de terre, trûfos ; et pour distinguer les truffes
proprement dites, dont ils ne fout,
cas qu'autant qu'elles se vendent
bien , ils les nomment de trûfos
TRTJFÀIRË

jhâirë.

, ou trikêto ; Huitième
•partie de la pinte d'Alais , qui répond à la coquille de Paris , contenue huit fois de même dans la
pinte de la même ville. Notez cependant qu'entre la truquette et la
roquille, il n'y à qu'un rapport de
parties aliquotes , et non de volume , la roquille étant plus petite de
moitié que la truquette. Il en est
de même de la miëjlio avec la chopine , et de la fouliéto avec le demisetier. Voy. l'art. Fouliéto.
TRUKÊTO

dë tëstamëns.
TUBÂ ; "Fumer , donner de la
fumée- — Tùba ; fumée.
TUBOS ; Brouillard.
TécLË. Voy. Calu , ou Sup.
Tùco ; Courge.
Tête , bon
sens. Bono tûco ; bonne caboche.
TUCOULËT ; La pointe ou le sommet d'une montagne. — Butte, petit
tertre.
TUDA ; Eteindre.
TUDEL , ou lutel ; Tuyau de cheminée.
TUËJHA. Voy. Tutëjha.

�' T U R
; Toux feinte.
TUKF.RO ; Pomme rie terré, ou
truite rouge. Voy. Pàtdto.
Turo ; Tète de cochon , hure de
sanglier.
TiiiAîTuer. pr. je tùrai, vous
tûrez, il tûra , nous tûrous , etc.
TUIADOU, (mafachomën ; Tuerie
où l'on tue les bœufs , les moutons,
et où l'on habille la viande de boucherie.
TOIÂIRS : Tueur de cochons.
TULIN; Le tarin : oiseau de chant
plus petit que le chardonneret et
du même genre. Il a le dos vert
foncé , la queu? et les ailes bariolées de jaune et de noir , le sommet de la tête noirâtre ; tout le
reste du corps, à la réserve du basventre, jonquille ; les jambes cour-,
tes et couleur de chair, en latin ,
citri/iella.
Te M A , ou turta ; Gosser, doguer. Voy. Dourtla.
TUPEL , tuqel ; Tertre , coupean,
sommet de montagne.
TUPI , ou a tupi ; Calmer. —
Eteindre.
TUQET; Petit duc : sorte de hibou.
TURAS ; Motte de terre. Tùro ;
gazon.
TORBIN ; Une toupie.
Ttir.JÉ ; Crasse.
TORGAK ; La lotte : poisson de
rivière qui ne pèse pas au-delà de
demi-livre , et qui est aussi délicat
que la truite. La lotte a deux barbillons à la mâchoire supérieure ,
et un à chaque angle de la bouche ;
six osselets à la nageoire de l'anus ;
le dos roux tacheté de noir. Ses
eeufs sont , dit-on, un poison pour
la Volaille.
TÔKGO, ou tourigo: Brebis bréhaigne ou stérile , et celle qui n'a jamais porté. On dit bréhaigne par
opposition à portière , ou brebis
portière , ou celle qui a déjà porté.
TURLUCA , ou tréluca ; Passer ,
finir i disparaître.
TURO. Voy. Jurai.
TUFÍÎGO

T U T

345

*ToRQËTO. V. Érbodëlàgrâvê'lo*

Ti s e , ou tustddo ; Heurt, choc,
coup donné en heurtant.
TUSTA ; Frapper, heurter quelqu'un , ou eoiitre quelque chose. -■•
Heurter doucement à une porte.
TtiSTA ; Tâtonner, chercher à
tâtons. On dit d'un homme difficile
dans le choix d'une femme , tùsto
për ton; il heurte à toutes les portes.
TUSTA ,
Ànonuer , en lisant ;
broncher, en prêchant ; hésiter et
se brouiller, en parlant.
TUSTÂDO. Voy. Tust.
TCSTAOC, tustal, tustassat ; Un.
cor ■ , de rwdes coups. £ tustâous
d'ana ; et coups de poing de pleuvoir , et coups de bâton trotter.
h tustâous su sa. Ji'nno ', et de frapper à grands coups sur sa femme.
Voy. Pëlassâou. dérivé de tusta.
TUST ET ; Heurtoir , marteau de
porte.
TUSTË - SALÛSTRK ( à ) , OU de
tastê-'ên-busié , on chatoun-botoun *
A la bonne venue , au hasard , à
boule vue , ou inconsidérément,
à l'étourdie. On nppeile Un hurluberlu, st. fam. celui qui agit ainsi»
TuSTO-BÂRI. V. Tr!ico-tdoidiés%.
■ TUTEJHA , tuëjha ; Tutoyer, pr»
tu-toa-ié.
C'est un rafinement de politesse
italienne qui a introduit dans les
langues modernes l'usage de parier
au pluriel , en ne s'adressant qu'à
une personne, à qui, au lieu de tu,
on dit vous , comme si on parlait à
plusieurs. Cet usage n'était point
connu dans les siècles précédons ,
qui se ressentaient en cela de celui
de la langue latine , qu'on avait
cessé de parler depuis moins de
temps : on y tutoyait , comme che2
les Grecs - chez les Romains et
comme encore aujourd'hui dans les
langues orientales , les personnes
du plus haut rang» comme il paraît
par plusieurs• anciens titres, même
du treizième siècle , dont noU)
avons rapporté divers exemples j

44

�Uê

TUT

T U T

et il aurait été ridicule de parler un inférieur d'être tutoyé en lafi&gt;
guedocîen par son supérieur, que
alors autrement.
Daus des temps plus voisins des s'il l'était en français. C'est même
nôtres , on vers le commencement de la part du supérieur une marque
du dernier siècle, on tutoyait Dieu de bonté. La raison en est que la
en français , même en prose , dans première de ces deux langues est ,
les livres de piété à l'usage des comme nous l'avons remarqué ailcatholiques , quoique ce ne fût plus leurs , celle de la familiarité et de
alors que le st. du langage familier la cordialité. Le français au contraire a communément pour nous
et ordinaire.
Depuis ce temps-là le tutoiement, un ton plus sérieux, plus imposant,
même dans lest, soutenu de la prose, et, si on peut le dire, un air plus
et vis-à-vis des personnes à qui on austère : aussi un languedocien se
doit du respect , n'est plus passé fâchera, menacera , jurera enfin
dans l'usage ordinaire des peuples plutôt en français que dans son
civilisés , que comme une gr; " iè- idiome, s'il veut èVhaler sa colère
reté et un défaut d'éducatioa, ou et en faire craindre les effets.
TUTEL , ou canel ; Tuyau.
comme une licence autorisée dans
TUTET ; Guet, sentinelle. Fa U
le st. sublime de la poésie, et que
les quakers seuls ont prise dans le lutët ; Regarder par un trou , être
aux écoutes. Voy. Ëspincha.
st. de la conversation.
TÙTO ; Gîte ,
trou , repaire ,
Dans les mœurs de notre province , il est moins choquant pour tanière.

U

voyelle.

U
J L y a bien des mots dans lesquels
la voyelle u ne se prononce pas ,
tels que , sanguin , sanguinaire ;
d'autres où l'on ne l'écrit même
plus depuis quelque temps, tels que,
vide , vider , et leurs dérivés. L'u
ne sert dans les pr emiers qu'à donner un son rude à la consonne qui
le précède. C'est par raison d'étymologie qu'on le conserve dans les
mots suivans où il est muet : tels
sont , que , quelque , quelqu'un ,
quarante, quasimodo, etc. qu'on
prononce comme, ke, kéke , kekun,
karante , kasimodo, etc.Ou comme ,
qé , qcqe , qequti , etc.
Ou observera que la syllabe un
est une voyelle nasale dans laquelle
on change le son de Vu et de \'n
pur , et qu'on les prononce comme
eun partout où elle fait une syllabe
séparée , comme dans , importun ,

U B A
quelqu'un, les Huns, Melun, alun,
etc.
Quelques languedociens prononcent mal à propos l'u dans certains
mots comme la voyelle eu , et disent plcume , vin peur, cela est
seur , au teurc , obscueur, etc. au
lieu de plume, vin pur , cela est
sûr , un turc , etc. , et comme la
peur d'un mal jette quelquefois dans
un pire , ils diront au contraire,
le cur peur, au lieu de , cœur pur.
U , i, es. v. 1. Un. CI pàuqët ;
encore un peu de temps. Questi Irë
so, u ; ( isti 1res unum sûril. ) Oràls
l'u per l'âoulrë ; priez l'un pour
l'autre.
UBA, ubac, ou avës ; Le revers
d'une montagne , ou le côté exposé au nord. A l'ubac ; au nord.
Voy. Avës, dont Avézo, n. pr. est
le féminin.

�r

U L I
; Le huitième d'une livre
etd'un pèga. Uchâou ;demi-chopiue.
UCHÂOU.n. pr. d'un village entre
Nismes et Mont[.&gt;ellier, dont le nom,
dérivé de uÊch ;liuit, tire peut-être
son origine d'une distance où il est
de huit mille de quelque endroit
principal.
UCHÉ , ou huché ; Huissier , de
l'ancien terme huis ; porte.
UÉCHOS. Voy. Vizou.
UÊI, oiiéi, béi, aouéi. Voy. luéi.
UÈL , iuel, iol ; L'œil. A uels bèzèn.i ; à vue d'œil, c'est-à-dire, en
public.
UFER, OU in fer ; L'enfer. Që JhuUCHÂOU

piter m ëniëvëlisÈo dëdin CuJ'er d'un
co dë trou. Goudouli.
UFLA ; Enfler, boursoufler. UJla
lé gargaliol ; enfler le gosier. Uno
malûoutië i-a ufla Ions els; une ma-

ladie lui a boursouflé les yeux:.

V.

.ËJla
ÛFLË coum'un oûirë ; Enflé comme
un ballon.
ÜGTÍÉ ; Oindre.
Ugnêlrê ; corroyenr, baudroyeur.
ÜGJVO , ou íìgna ; Espèce de bon
raisin blanc dont le grain est sphérique. GoHiimetle parle d'une excellente espèce dont le nom, engenia,
a de l'analogie avec notre ligna ,
ou ûgnë.
UITÂNTO; Quatre-vingt. Ce dernier mot se termine par un t quand
il est seul , ou qu'il est suivi d'un
autre nombre, comme quatre-vingtdeux, quatre-vingt-trois livres dixhuit sous : il se termine par une s
quand il est suivi d'un autre nom
qui n'est pas un nom de nombre ;
ex. quatre - vingts écus , quatrevingts pistoles.
ULH , ulhs. v. 1. L'œil. Ulh avis
e no vëzets ; vous avez des yeux et
vous ne voyez pas ; et non , vous
n'y voyez pas. Si lo tem ulhs ës

simple , lots lo teus cor ës luzènls.
ULIA, ou azulia ; Remplir ; et

non, servir, une pièce de vin. On
remplit uu tonneau de temps à au-

M

i

?&gt;i:

tre dans les deux ou trois premiers
mois qu'on l'a empli de vin nouveau,
à cause du déchet qui se fait par
i'évaporalion , pour si bien que le
tonneau soit bouché.
Cette évaporatioïi est plus considérable dans un temps humide par
un vent de sud , et lorsque le baromètre est fort bas ; elle est presque nulle , lorsque le vent de nord
souffle : ce qui est un phénomène
remarquable.
* Dans quelques provinces on se
sert du mot français houlier ; et
dans d'autres où le bondon est appelé ceuil, ou dit œuiller.
ULIA est le même que oulia ; garnir d'huile , en remettre à mesure
qu'elle se consume. C'est la première signification de ce terme ,
qu'on a appliqué ensuite au vin
qu'on remet et dont on remplit un
tonneau. Remplir est emplir de nouveau. C'est faute de savoir que
remplir est le terme propre, qu'on
lui substitue celui de servir , qui
n'est pas usité dans le sens à'ulia.
ÚLIÍDO. Voy. Coupddo. — Coup
d'œil, regard.
ULIÂJHE ; Le remplage, ou remplissage d'un muidj le vin de remplage.
ULIÀOO ; Dent œillère : il y en
a deux à chaque mâchoire. On les
appelle aussi dents canines , à cause
de quelque ressemblance à celles
des chiens.
Les dents canines , ou celles qui
en tiennent lieu , ou qui leur ressemblent , prennent différens noms
dans les différens animaux : on les
nomme défenses , dans le sanglier
et le babiroussa ; crocs , dans le
mâtin et le cheval ; moral, et communément dent , dans l'éléphant ,
la vache-marine, l'hippopotame, qui
fournissent l'ivoire.
ULIÂOU. Voy. Élidou.
ULIË ; Petit œil, œil à lacet :
terme de couturière.
UMXLS. y, 1, Huiable.

�3/F8

Us s

UNI

1. Cantique. È die
Vumnë ; et ( hyrano dicto. )
UN, Euv. fr. mig. pr. enn. Lorsque cette syllabe est suivie d'un
nom qui commence par une voyelle,
Y n est liquide ; l'un et l'autre, pr.
Lu-ué l'autre ; autrement elle se
prononce sourdement : l'un contre
l'autre, j'en veux un, etc.
Lous ai eountas un për un ; je les
ai comptés un à un. Aco m'es tout
un ; cela m'est égal. Ton tourna
për un ; cela revient au même.
UN , fait au pluriel languedocien,
ps , «770* ; tissés , ù.ssos; non-seulement dans les expressions pareilles
à, lous us é lous douli es, mais lorsqu'on veut exprimer une chose
composée de deux ou de plusieurs
pièces qui concourent au même
eflèt. Ainsi ou dit, us cisêous , ûiws
ou ùssos tënâlios ; des tenailles : us
gans ; une paire de gants ; us chapelés ; un chapelet. — Dëniouras ën
ûnos ; demeurez, en repos.
Panui ge , dans Rabelais, dit fort
improprement, et par une mauvaise imitation de notre languedocien dont Rabelais avait appris à
Montpellier quelques termes : uuos
messes et unqs vêpres bien sonnées,
sont à moitié dites.
On dit eu interrogeant : qan-t71/70 , ou qan-t-ûsso ? laquelle t Et
en regardant par ex. une fusée volante, q*n-t-ùno ! qu'elle est belle 1
qu'elle es.t brillante ! voyez à quelle
hauteur elle s'élève 1
.Nous rapporterons sous cet article des gascouismes qui sont épars
dans d'autres. On dit en fr. une
heure et un quart ; et non , une
heure et quart. M, un tel , M.me
une telle ; et non , M. tel, M.nle
telle. Ce champ a rapporté cette
année six ou dix pour un ; et non, il
a fait d'un six , d'un dix, etc L'un
për Vâoutrë ; à l'ehvi l'un de l'autre ,
ou par émulation , de concert,
UNITAS dëjélonia. \. \. Un monde
d'iniquité; ( miversitas itiiquitatis, )
CJMHÉ.

V.

, ou07/jita.- v. 1. Ignominie.
Portan la onla di lui ; portant son
ignominie. — Onia , ou ounta. V.
Ounclia.
UPO-I.ANLÊRO ; Haut le pied , diton aux enfans qu'on fait sauter ,
en les tenant par les mains.
UBAT ; Heureux, fortuné. Bënurat ; bienheureux.
URSÎJN ; Hérisson.
-T Oursin :
crustacé de la mer.
Us, i. v. 1. Un; La us : l'un. La
7/77/7 ; l'autre. La us dés xn ; l'un
des douze. Us après us isjian ; ils
sortaient l'un après l'autre, i. bar
era è/erms dëls pes ; ( vir quidam
erat infirmas pndibus. ) Elisabet
ronceub î./ils, etc. Elisabeth conçut un fils.
/ USBREC. v. 1. Guirasseï P'estidi
la usbrec, ( Ibricam induti. )
USCLA ; Flamber., griller. On
flambe à un feu clair le poil ou le
duvet d'une volaille plumée , avant
de l'apprêter. S'uscla lous néons ,
on las ussos : se griller les che "eux
ou les sourcils. S'uscla ; se hâier
au soleil,
USCL\; Grillé, brûlé , roussi ,
noirci par le feu. A. lou mdpu d'un,
eut uscla, vdou mâi që noun par&amp;i ;
il en est de lui comme d'un chat
qui a le poil brûlé , il vaut mieux
qu'il n'a d'apparence. — Uscla ;
hâlé.
UsCLÂDO , OU UScloilS \ Rois OU
landes incendiés. — Usclddo ; le
hâle qui noircit le visage. Crëgnissë
l'usclddo ; je crains le hâle. — Je
crains la brûlure.
TJSCLAR- V. 1.
Brûler. Usclat ;
brûlé. Mèlh ës noceiar që ëssër usclat; ( rfièlius est nubere quant nri. )
US-SNJHËRDRAT. v. 1. (unigenilus);
Fils unique,
USQUEX. v.
1. Chacun ; ( unus
quisque. ) Aissi co usquex avia ;
selon les facultés d'un chacun.
Uss, o uiss.. v. 1. Porte. Torneo
la pêira dë l'uiss; ( advolvit lapidem
ad oslium manumenli. ) Tu con aras
UNTA

�II V A.
U Z k
34f
entra en ta cambra è clàou to uiss, ! pas pénible, et il vous est avantaé ora lo pâirë èn réscost ; ( cum geux ; ( mihi non pigrum , vobis
oraveris , intra in cubiculum tuum j autem necessarium. )
. et clamo ostio ora palrem tuum in i
UVERNÂIRËS ; Cochons d'un an
absronilito. )
qu'on achète pour les engraisser
USSA , ussëjha ; Froucer les sourpendant l'hiver, ou Vuv*r.
cils , souri ;'!er , rider le iront.
UZA. Oê uza villa ; de la même
T 'i-so , lîssos ; Les sourcils : ainsi I ville.
nommés , à cause de leur situation
UZÂJHÉS. v.
1. Tribut. Bonar
au-dessus des cils des paupières. Fa Vuzdjhës ; payer le tr ibut.
Vûsso ; faire la mine, se refrogner.
LÍZANSA. v. 1. Exercice. Corporal
Fmunzi las ûssas ; froncer les sour- uzansa à pàouqël es projêiloso ; les
cils , rider le Iront.
exer cices corporels servent à peu
LÍVALHíiS. v. I. Ro-uvalhos à më, de chose.
mas à vos bezonhoso y il ne m'est
UZAR. v. 1. Jouir.

V

V

V,

A

G

ou u consonne ; et non , vë.
; L'a , ou le a. Un Vîou
v'a regla ansin ; ' Dieu l'a ainsi ordonné.
VA. V. I. Vain , vide, inutile. —
Affamé. Èn va ; en vain. Eu no
coicghi ë va; je n'ai pas couru en
vain. Los famolens umplec dë bës,
éls manents laissel vas ; ( esuricntes
implet'it bonis et divites dimisil
inanes. )
VA-PARLANS. V. I. Conteur de fables ; ( vaniloquus ).
VARKK. n. pr. dit pour Fabrë par
le .changement très-fréquent de i'J
eu y, dont les sous ont entre eux
beaucoup d'analogie. EtJabre vieojt
du lat.y«i/;&lt;;r ; forgeron , d'où dérivent encore le fr. le Fèbre , et
son composé, or-t'èvre.
VABRELIO ( la ) ; n. pr. qui paraît être dit pour fabrëlio , diminutif du lat. fabrica. On a dit
d'abord fabricella, fabrilia et vabrilia ; petite forge,
VACACÎOU , Profession ,
talent.
-— Compétence. Aco's pa sa vacacîou ; ce n'est pas son métier. Cadun
a sa vacacîou ; chacun a son talent.
Aco's pa dë vofto vacacîou j ce n'e^t
VA

V A C
pas de votre compétence , ou de
votre ressort.
VACÀIRIALS, bacdirials. Voy. Vachèirous. Les giboulées de mars arrivent ordinairement à l'entrée du
printemps, sur-tout lorsque le soleil
outre dans le signe du l.iureau. Les
noms précédons tirent leur origine
de vaco, vache.'
VACÂKSO ; Congé, — Vacance.
On donne congé dans les petites
écoles, une ou deux fois la semaine,
lit l'on ne donne les vacances qu'à
la lin de l'année scolastique. On.
dit les vacances des collèges, et
plus ordinairement, les vacations
des cours royales et des autre tribunaux inférieurs. Aven dirnêcrë vacdnso ; nous avons congé ; et nonr
vacance mercredi.
VACHARÎNO. ,Voy. Bacharino.
VACITÈIROU ;
Vacher, gardeur
de vaches.
VACHÊIRQUS , bacheirous , oweavatfés ; Les saints grèleurs, les saints
vendangeurs : tels que St. George,
St. Marc, S.te Croix, St. Jean, St.
Médard ; dont les fêtes sont décriées
parmi le peuple , à cause des pluies ,
des tjrÇles ; 4§s orages qui souvejat

�S5o

V A I

V Y E

les accompagnent de près ou de loin. •compressions , elle y rampe, pour
Ceux qui croient être mieux au ainsi dire, sur le ventre : elle aie
fait de cette rubrique, distinguent corps plat et si dur , qu'on ne
les cavaliès des vachtirous , et ap- l'écrase que difficilement : elle a de
pliquent ce dernier nom aux quatre même la vie si dure, qu'elle vit
derniers jours de mars et aux trois long-temps après qu'on lui a coupé
premiers d'avril ; ce qui fait sept la tête.
vacheirvus, tout aussi mal famés
M. de Réaùmur a observé sur
que les -cavalMs, qu'on place aux cette mouche deux particularités
derniers jours d'avril et dans ceux remarquables ; savoir , qu'elle est
du commencement de mars , dans vivipare , et que la mouche qu'elle
lesquels ces fêtes se rencontrent.
met bas est, au sortir de sa mère,
■ VACO DEBAJNÀDO ,
au figuré; tout aussi grosse qu'elle : ce qui est
Bête épaulée"; par où l'on entend bien différent des mouches ordiune fille qui s'est laissée séduire, naires, qui passent par l'état d'œuf,
ou qui s'est déshonorée.
de ver, et de chrysalide , où elles
VACOS , ou véiras ; Des maqueacquièrent par degrés le volume
reaux: taches rousses, ou brunes qu'elles doivent avoir et qu'elles
qui viennent aux jambes de ceux ont en entier au moment qu'elles
qui les approchent, en hiver, trop deviennent mouches, sans croître
près du feu. Voy. Viira.
davantage.
VÂGHB, etvaghë; Eh, vite, alCeux qui sont à portée des chelons , dépêchons. — A la bonne vaux doivent se défendre avec
grand soin de la mouche dont nous
heure, j'y consens.
VÂI-É-YEN ; L'aller et le retour.
parlons , au cas qu'elle vint à voler
jFVíi' loti vai-ê-ven din un jhour; il vers eux , de peur qu elle ne leur
Va et il revient dans un jour.
entre dans l'oreille , d'où il serait
VÀIGHE , ou vëight• ; Nonchalant, difficile de la tirer. Voy. Mousco.
VÂIROTJLÊTO ; La rougeole ,
négligent, paresseux, et vaigas ;
grand nonchalant.
maladie des petits en fans.
VÂiuHTJHE , ou veigarié; InsouVAISSLVO. Voy. ÌUdìgo.
ciance , nonchalance , paresse ,
VAKIÊIRO. V. 1. et n. pr. en v. fr.
crasse.
une vacherie ; Champ ou ferme où
l'on nourrit un certain nombre de
VÂI-L'ÂI-VÂI ; Personne lente,
morne , pesante.
vaches.
Etable à vaches.
VÀIRA , ou bdira. Voy. Vë'ira.
Vachère , ou gardeuse de vaches.
VAL , ou vâou ; Vallon , vallée.
ViiRE. v. I. Vert, verdâtre. —
De différentes couleurs, en v. fr. Val, ou vâou ne sont usités que
vair , adjectif qui convient à diffé- dans leurs composés : c'est le sort
rentes mouches appelées moùscos des termes de l'ancien langage qui
vâiros.
ne se conservent guère que dans les
On l'applique aussi à la mouche n. pr. tels sont Valabri, Valabrëgo ,
des chevaux, quoique brune. Cette Valdourio, Valeraôugo, Vâougran,
mouche, qui est Yliippobosca des VdoucrAzo, etc. (Voy. ces mots. )
Où l'on remarquera qu'on met
naturalistes , n'a que quatre pattes
et deux ailes simples dont elle fait ordinairement val, lorsque le nom
rarement usage : elle vit et fait son qui suit commence par une voyelle,
séjour ordinaire sous la queue et et vâou, lorsque ce nom commence
entre les cuisses des chevaux, des par une consonne.
y
On disait autrefois vau en fr.
ânes, etc. Comme elle est exposée
dans ces parties à de fréquentes qui est notre vâou écrit selon l'or-

�T A

ÎJ

tbògraphe des sons. Ainsi le n. pr.
Beauveau est le même que notre
béou-vdou , ou beau-vallon. Vdourëas ; vallée rovale.
La vallée est plus étendue , le
vallon plus resserré. L'un et l'autre
est une étendue en longueur resserrée , ou bordée par des collines , oii des montagnes.
VALA , ou balai ; Ruisseau entre
deux collines ou deux montagnes
par où l'eau des pluies et des fontaines coule. On dit, un ravin, lorsque c'est une ravine qui l'a creusé.
La ravine est un petit torrent occasioné par l'eau de la pluie qui a
coulé avec impétuosité sur un terrain en pente : elle a dû creuser
d'autant le ravin que la pente a
été plus grande et le terrain plus
mobile , tel que celui de sable, ou
de gravier. Les ravines supposent
originairement des pentes et des
inégalités préexistantes sur la surface du globe : les pluies n'eu
auraient jamais produit sur une
surface plane.
VALA se dit d'un grand et d'un
petit ruisseaux.
VALA; Une tranchée
faite de
main d'homme , pour fortifier une
place, pour défricher un champ ,
ou pour donner l'écoulement aux
eaux. Passa à vala , ou jëlz'a ; fouiller un ehamp par tranchées, le
défoncer , l'etfronder par des tranchées d'environ deux pieds de profondeur. Fa dël'ôbro lou vala; faire
de la terre le fossé. Voy. Roûmpré.
VV'ALABRÊGO. n. pr. de lieu , pourrait signifier , vallée ou vallon des
rixes , des querelles : ( V oy. B/cgo. )
origine prise dans l'idiome, moins
odieuse et plus naturelle que celle
qu'on donne par plaisanterie au lieu
qui porte ce nom.
VAI-ABÎU. n. pr. qui paraît être
d'origine celtique et que les Romains
rendaient par , ualUs-bHgia.
VALADA, OU valadé/lia ; Fossoyer :
entourer un champ de fossés. Ce

VAL

351

n'est que dans ce sens , on celui de
faire des fossés , ou des fosses ,
que fosseyer est français. V. Fôirë,
* VALADIÉ. n. pr. Un homme qui
creuse des fossés.
VALÂOURIO. n. pr. dit par corruption de val dàuro, ou val dë
Vdouro; Vallée venteuse, on vallon
du veut.
Le nom de valâourio est celui
d'une rue qui ne ressemble en rien
à une vallée , et encore moins une
vallée venteuse : mais il faut observer sur cela qu'une rue, ou tout
autre endroit aura pris quelquefois
son nom d'un particulier qui l'habitait , lequel le tirait lui - même
d'un lieu auquel le nom était trèsbien adapté : ce qui est une observation à faire pour les significations des noms propres transportés des lieux aux personnes , et
réciproquement, des personnes aux
lieux. V oyez cependant une autre
étymologie de ce nom à l'article
âourio.
VALA-RATIÉ ; Uns pierrée. Voy.
Ratië. On dit ratié, à cause de
l'habitation que les mulots , ou rats
des champs y peuvent faire.
VAL-BORG^O. n. pr. de lieu ; Vallon obscur , à cause de la proximité
et de la hauteur des montagnes qui
resserrent le vallon et qui interceptent les rayons du soleil , surtout en hiver, pendant une grande
partie du jour. Voy. l'art. Bôrgno.
VALË , ou balë ; Valoir. Së fa
valë ; procurer. Fa mdou valë ; se
faire haïr , se taire mésestimer.
Tan U vâou, ou bë fin val ; bien
lui en prend. Vâou pa uno pipo dë
taba ; il ne vaut pas un ognon.
Vâàudrié mai démolira ën rëpa'ou ;
tu ferais mieux d'être tranquille.
A për aqéslo në vdou qinsë ! ah
pour ie coup celui ci enlève la
paille !
* V'ALKSSO : Valeur.
V'ALÉR.&gt;.OUGO. n. pr. Vallon de
l'Éraut : rivière des Cevennes qui

�35a

VAN

coule de la montagne de I'Espéroit,
et qui prend sa source d'un quartier «de cette montagne appelé
VOrt-Diou ; ( hnrtus Dei ) ; jardin
de Dieu : célèbre autrefois par les
simples et les autres plantes que
les botanistes y allaient cueillir.
On dit Valéraugue.
VALËRÎSCLO. n. pr.de lieu qu'on
croit répondre au lat. vallícula , ou
à vallícula clausa.
VALÊSTRË , nom corrompu de
mal-estrë; nom de la prison de l'ancien hôtel de ville de Montpellier.
VALÊTO. il. pr. diminutif de val ;
Petite vallée, b. lat. vallon-cellus.
en v. fr. vaucel. du vaucel. De là
le n. pr. La Valète.
VALIËM ; Diligent, actif, laborieux, expéditif ; et non , vaillant,
quoique ces qualités puissent contribuer à la vaillance, faliêntijhë en
est formé.
VALIGHIÊIRO. n. pr. de lieu , dit
pour, val áighiêiro , ou val àigoûso ; ( vallis aquaria ) ; vallon
aqueux.
* VAN ; Instrument d'agriculture
généralement couuu , qui sert à
nettoyer les grains et les légumes
des balles, des pellicules et autres
particules légères mêlées avec eux.
Ce n'est point le ventilabrum. V.
Vëntadoiuro.
V AN , ban, ou courëgûdo ; Escousse , ou secousse ; course qui
sert à mieux sauter et à s'élancer
avec plus de force et d'agilité : c'est
dans cette occasion que l'on recule
( comme on le dit au propre ) pour
mieux sauter. l'rënë lou van ; prendre son escousse. Il a sauté ce fossé
sans preudre son escousse.
Prendre sou élans ou son élan,
son essor , ou son élancement, sont
des expressions impropres ; car
élans est l'action de celui qui s'élance , et non, la course préparatoire qui sert mieux à pr endre soir
élans , ou à s'élancer. Élan est
une bête sauvage du nord de l'Eu-

V A N
rope. L'élancement est un sentiment douloureux. L'essor est, aupropre, l'action d'un oiseau qui
s'élève en l'air , ou qui s'échappe
d'un endroit où il était retenu. Et
l'on dit en ce sens , au figuré ,
d'un jeune homme qu'on tient dans
la contrainte : s'ës doana lou van j
il a pris l'essor.
Gran van ê picho co , est l'équivalent de la montagne qui , après
un graird bruit et un grand tracas ,
accoucha d'une souris. Apologue
qu'on peut appliquer aux exordes
ue certains orateurs maladroits qui
pr omettent beaucoup plus qu'ils ne
tiennent.
VAN a d'autres
significations.
Douna lou van ; élargir- le bétail ,
lâcher un oiseau, élargir un prisonnier, lâcher la bonde d'un étang,
la cannelle d'un tonneau, l'eau d'un
réservoir.
* VAN, ou ban , s'entend du ban
des vendanges. An. donna lou ban ;
on a publié le ban des vendanges»
VAN. Ou farës tou d'un van ; vous
le ferez tout de suite , ou d'un même
coup et err même temps. — Mêmbrës
tou d'un van ; pièces de plaiu-pied.
Lous bouta lou d'un van; n'en faire
qu'une pièce , ou les faire communiquer l'un avec l'autre, eu per çant
un mur qui les séparait.
VAN. Un marghë Ion a mai dë
van; "un long manche dans certains outils a plus de coup , et celui
qui s'en sert a plus d'avantage. Ce
balai n'a point de coup ; n'a pa.
jhës dë van. — l ës intra tou d'un
van; il y est eutré tout de go. st.
fam. En van , ou èn l'an ; en tr ain.
JV'a pa van dë canta ; il n'est
pas en train , ou en humeur de
chanter. Orr dit d'une personne de
petite taille, ou de basse stature,
n'a pa jhes dë van ; elle ne peut
atteindre à r ien.
"VAN est aussi un temps du verbe
irrégulier ana , par lequel orr peut
rendre la plupart des significations

�VA ÎÍ
du mot van , qui dérive probablement de ce Verbê et qui se rend
par , ils vont»
* VANA ; Vanner , et vanáirè ;
Ouvrier qui se sert du van , dérivent de ce dernier mot que nous
avons pris vraisemblablement des
franchi ma ns, ainsi que Puáagé de
l'instrument. Nous avions auparavant eu Languedoc un autre moyen
d'éventer les grains que nous continuons d'employer , quoique nous
reconnaissions l'utilité du van dans
tien des cas , particulièrement lorsque , après avoir séché , battu et
criblé nos châtaignes , il faut en
séparer les débris des pellicules et
de cette bourre floconneuse qui formaient leurs enveloppes. Cep opérations se font dans la clédoy ( V.
ce mot. ) pendant que les bajHéttSs
Conservent un reste de chaleur.
Dans les autres occasions et pour
nettoyer le blé à l'aire, nous préférons nous servir du vent, soit en
laissant tomber !e grain d'une certaine hauteur sur Un drap , soit
en le jeta ut en l'air, avec nos vêntacha/iros. ( Voy. ce mot. )
VASÍ"XO,OU bArrèlo ; Le vanneau :
Oiseau de la grosseur du pluvier
et qui porte sur la tète une huppe
ïioire.
\ AIOTALO , dit pour , véottntéto ,
qui est l'inverse de malavas, corrompu de malo-val, et qui signifient l'un et l'autre, mauvais vallon,
ou ruisseau ; vallon escarpé , solitaire, d'un aspect triste,ou hideux,
en lût. mala vallis.
VAA'MAJ.ÊTO , diminutif de caftmâlo : Petit et mauvais vallon.
VÂNO ; Une courte-pointe ; et
non , contre-pointe ; une couverture de coton , couverture de Naples. Le mot couverture est uu
nom générique qui s'entend e tout
ce qu'on met sur les draps d'un lit
pour se couvrir»
On dit courte-pointe ; et non -,
Contre-pointe : ce n'est parf que
a.

V A 0

_ 35|

cette couverture ne soit piq'uëe
point contre point, mais paiee
qu'elle l'est à coni'ts poiuU. Les
anciens pourpoints l'étAîentue même
et tiraient de là leur nom.
VANOU , diminutif de i&gt;&lt;f»«t ; Urt
couvre-pied , petite couverture pi-»
quée.
V

ANTAL,OU

vantrto'i.

V.

Fatulnnni

; Vanité, vanteiie ,
jactance. -- Louange.
VANTÊTO ; Fanfaron h gascon t
homme plein de jactance.
VANTOCÉR, ou bantrtl ; Un éventail pour s'éventer; et non , se vanter. On dit au pluriel éventails ,
et l'on y fait sonner iï.
On appelle , monture , et plus
ordinairement encore , le bois d'un
éventail , lés petites flèches , ou
bâtons sur quoi le papier, le cauepin , ou le vélin sont collés, de
quelque matière que soient ces bâtons : ou dit, le bois de mou éven-"
tail.
Le papier ordinaire des .éventails
est du papier h la serpente. Tous
les bâtons sont réunis au bout dit
manche par une broche rivée ; et
la rivure retient le plus souvent
deux rosettes de nacre» Les maîtres tabletiers font la mouture da
l'éventail , les évcntaillistos les garnissent et les plient.
VÂOUCIÎÔZO. n. pr. Vallée pro^
fonde. -— Vallée croisée par un
chemin.
VÀOUGÂLGO , qu'on traduit par î
valgalgue : ce qui a peut-être si^
gnitié , vallée des Gaulois ; fvallii
Gallnrum. )
YÌOUMÂGNO, ou Valmagne ; n*
pr. de lieu ; Grande vallée. Val*
magne est le nom d'une ancienne
abbaye entre Béziers et Narbouue»
. VJÎOUM.ÎGKO &lt; fonmâgno, touré*
tndgno , etc. indiquent l'ancienne
prononciation du gn mouillé comme
dans Cbarlemagne : lettres qu'on
mouille de même encore eu Italie
dans la prononciation du lutin i Ce
4â
VANTASSIOU

�354

V A R

qui fait présumer que c'était celle
des anciens Romains : leur langue
ayant été plus long temps vulgaire
en Italie que partout ailleurs , a dû
se perpétuer , au moins quant à la
prononciation, et se conserver plus
long-temps sans altération dans ce
centre de la plus pure latinité.
VÂOUGHË. en fr. vaugué. On
pourrait penser que ce n. pr. de
lieu signifierait vallon du gué, ou
auprès duquel on passe une rivière
à gué ; mais on doit tirer les étymologies de l'idiome propre au lieu
dont ou parle : or , on n'a jamais
dit dans ce pays-ci, gué, en latin ,
vadum ; mais gas , ou quelque autre
terme différent de gué. On disait
anciennement, vâoughë , diminutif
de vdou ; petite vallée : on en a
fait, vaugué.
VÂOCGRAN , ou valgran , n. pr.
qui a la même signification que
val-mdgno, ou vàou-mâgno ; Grande
vallée.
VÂOUTRËS , ou bous tîous ; Vous ,
plutôt que , vous autres. Ses bous
âous ouroûzës ; vous êtes heureuï.
* VARÂIRÈ , ou limbôrou ; La varaire , veralrum , L. : il y en a
plusieurs espèces sur les hautes montagnes du Languedoc. La noire et
la blanche sont confondues sous le
nom d'ellébore blanc , et l'on prétend que ces plantes sont l'ellébore dont les anciens faisaient un
si grand usage. Les maréchaux font
des sétons avec ses racines, l'emploient comme émétique, en font
des lotions pour guérir la gale et
faire périr la vermine des animaux.
Réduites en poudre, c'est un violent
sternutatoire , dont on en fait
usage contre l'hydropisie , les maladies vénériennes, et la manie,
mais c'est un remède très-dangereux. Suivant Liunœus , la seule
odeur de ces plantes fait quelquefois vomir ceux qui les arrachent.
C'est de varâirë qu'est formé le
verbe ënvardira. Voy. Marsiourë.

\

VAS

Y ARAL , vardjhë , vardlio : Mêlée , trouble , désordre , confusion.
Laissa, tout ên varal ; laisser tout
eu voie, laisser tout traîner dans
une maison. Tout es ën varal ; tout
est en désordre et sens dessus
dessous, en espgl. varaja ; brouilierie, mêlée.
VARALIA ; Rôder. - Fureter. Varalia se dit au propre des chiens
de chasse qui quêtent ou qui suivent bien à la piste. On dit au figuré, tous co de poun varaliavou;
les coups de poing trottaient. Lou
baslou varaliara ; ou fera jouer
mari iu-bâ ton.
VARLË ; Un valet de labour , un
valet de pied d'un prince , un valet
de bourreau. Il est , à Paris, plus
honnête et plus obligeant d'appeler,
laquais plutôt que valet , les domestiques subalternes d'une personne de distinction. Je suis laquais
de monsieur un tel, dira sans détour celui qui sera à son service ;
et le même s'offenserait si on lui
disait qu'il en lut le valet.
Domestique est un terme plus
général qui s'étend à tous ceux
des deux sexes qui sont attachés
au service d'une maison , qui y
reçoivent des gages ou des honoraires , quelque rang qu'ils y tiennent.
Le nom de valet, ou varlet ,
était anciennement le même qu'écuyer ou damoiseau , et répondait
à celui de nos pages. Ou les appelait en b. lat. au douzième siècle,
valeti, ou vasleti , syncope de vasseleti; fils de vassal ou de chevalier,
en fr. varletsou sergeans ; c'est-àdire , servans : et ce service, différent de celui de nos pages, était
tout militaire.
VAROU ; Bourgeon : élevure , ou
bube qui vient au visage.
VAS. v. 1. Vain. Hom-vas ;{inanis
/tomo. )
VAS. v. 1. Auprès , chez. Mil ans
vas lo Senhor, aissi co us dias ; mille

�V E D

V E í

555

ans sont comme un jour aux yeux force , ou par violence , à un mur.
L'éboulement est la chute de la
du Seigneur. Eu parli aco qè vi valo mèou paire; é vos faits aquela.-, chose qui s'éboule , et I'éboulis est
câousas ijê vis vas lo vostrè■'; (quod ;a chose éboulée.
VEDEL. Yoy. Tripo-kiouldoti.
vidi apud patrem loquor ; et voVEDF.LA ; Vêler ,
mettre bas un
quœ vidistis apud patrem veslrum
veau. La vache a vêlé.
facitis. )
VEDÊLA. V. 1. ou védêlo ; Génisse.
VÂso ; Un pot à mettre des -fleurs.
Un pot de basilic, un pot d'oeillets : Cénrês dë la vëdéla ; les cendres de
etc ; et non , vase : terme généri- la génisse.
VEDIL ; Du ptayon, des rouettes :
que qui ne s'applique en particulier
qu'aux grands vases de poterie à menus brinsd'osier. Le terme ptayon
mettre des orangers ou des arbustes se prend aussi pour des brins de
étrangers, ou à ceux qui, étant glui , ou paille longue , qui servent
moindres , sont de faïence et ornés. comme l'osier à accoler la vigne
Les autres qui sont petits, ou sur des échaias , et pour lier les
moyens et portatifs , sont appelés viettes sur les ceps , ou sur la perchée , ou pour palisser un espalier.
des pots.
VEDIL, et ses dérivés, vëdîlio ,
VEC. V. 1. Voici,
voilà. En,
( ecce. ) Vec te ; voici. Vec lor; les vëdiiia , ont du rapport au latiu
voilà. Vec vos l'âmê ; ( ecce homo. ) vitta ; bandelette, ou ce qui sert
Vec lë eu so ; ( ecce adsum. ) Vec à lier.
VEDILIA ; Lier ta vigne , ou les
të që eu so la sirvë/ila dë Deu, sia
Jdit a mi èëgon la tua pardoula ; viettes , les abaisser sur la perchée
voici la servante du Seigneur , qu'il ou sur la tête du cep; accoler les
sarmens à l'échalas.
me soit fait selon votre parole.
VEDÎI.IO, OU bëditio ; Le cordon
VEC , temps du verbe vèzër , réombilical, ou absolument le cordon".
pond à , voyez.
Les femelles des animaux qui metVECH. V. 1. Fois. Totas veclt ;
tent bas , coupent avec les dents
toutefois.
le cordon sans le lier, et il n'en
VECHIGOUS ; Fantasque , capriarrive aucun accident : les enfans
cieux.
périraient, si l'on manquait à faire
VÉCHING ; Chagrin. — Démancette ligature. Voy. Èmbpunlgou.
geaison.
VEGÂDO , vëgddos , ou jegddos ,
VEDAR. V. 1. Défendre , empêet en v. 1. vëgdda ; Fois. A vëgddos,
cher. Iat. vetare.
ou à bëgddos ; parfois , quelquefois ,
VÉDEL ; Un veau. Vêdël tourna ;
du veau retourné. -- Vëdël ; veau, de temps à autre, âoutras vegádus;
ou éboulement d'un mur de ter- autrefois. Totas las vègâdas ; toutes
rasse , dont il est tombé un pan les fois. A la vëgdda ; à la fois.
për ttrta vëgdda ; une fois.
et la terre qu'il soutenait avec.
VÊl , abé'i , et Un. Voy. luit.
On a dit probablement autreVÉIA. V. 1. Zèle, ardeur, émufois , un vau, dont le sens est le
même que celui de l'expression , à lation. Complils &lt;/&lt;?, véia ; transporvau-l'eau , qui se rend aussi par , tés de colère. — Pleins de jalousie.
VEIÀIRE. V. 1. Apparent, visible.
aval , ou à val, et qui signifie , en
bas : en sorte qu'un veau , ou plu- Era véidirë ; il était visible. Veidirë
tôt , un vau , serait le même qu'une so dënan ils ; ( visi surit anlà eos. )
VEIAMSA.
V.
1. Vengeance.
A
chose mise à bas ou par terre.
Une brèche s'entend plus com- vëiansa ; pour la peine ; ( ad virtmunément d'une ouverture faite à diclam, )

�35fi

V E J

VEL

Voy. Vdighijhë.
VÈ..1A , ou hdironla : Pourner ;
et 110:1, varier, so dit du raisin.
ion rnzin is ferirà ; le raisin est
tourné ou comme.;ce à tourner ,
à rougir, à prendre'couleur ; ci
non , à varie!-, malgré l'étytuoiogie
du iat. variuiv.
VibRA ; Un m&lt;quereau : poisson
de mer sans écaiiles et tout tae'ie'.é
de noir, du Iat vailiegnius ; bigarré,
pr- macrò.
VÉIRAT ; Plein un verre,
un
verre d'eau ou de vin.
VÊIRE , vésë, ou vizir ; Voir. /
véirë
voir, ou voir clair; et non,
y voir. N'y vgtt pa ; je ne vois
pas claii', dit quelqu'un qui sort
d'une maison dans la nuit; et non,
je n'y vois pas,. / vezes-ti ? voyezvous clair:' / vëzê ; je vois cLir,
11 ne voit pas plus loin que son
nez; et non, il n'y voit pas, etc.
gaseonisine très-fréquent.
Louis \1 V disait à l'abbé B.'ueis,
(un de no.&gt; compatriotes; : Comment
•pous trouvez-vous de vos yeux ?. —
Sire, mon neveu dit que jj vois
mieux depuis que je porte des !unt ties. Un parisien aurait répond 1,
que je vois plus clair.
Il ue suffit pas d'ouvrir les yeux
pour voir, il faut y regarder: il
en est de même de l'ouïe, on a
beau entendre si 011 n'écoute p is.
Yroir et regarder ue sont» pas plus
synonymes qu'écouter et eu tendre.
* VEÍRE- Nfi ja vhre ; s'eutoud
pour , donner du chagrin,
VEJHAÌM-\ÊIRE : Vovons ; et nou,
voyons voir : pléonasme ridicule.
féirën dë pu liuen ; nous verrous.
yèzë aco d'iici en Jôi o ; je voij
cela d'ici. ]\7'ës pa a'./i për vdi ou
véirë ; il n'est pas là pour rien , ou
pour enfiler des perles, st. fum.
SÉ Diou nous fdi la grdsso de l'ai ou
véirè ; si Dieu nous prête vie , ou
s'il nous conserve d'ici à ce lempsJà. Cdou a ' jhamdi vis ! À-t-Oll ja-

moquez-vous I Vené më vélrS ; venea
ma voir. Se pu CAS noun vézës, atdco
l as pezrs ; si tu n'as point de
chapon , sois content de pain et
d'oguoij. l'eziêi pa l'ouro de.... il
me tardai) infiniment de
VtiiuÈuto ; Une verrerie ; et
non, une verrière.
VE-ROU , ou r'avdlh ; Du frai ,
du fretin , de l'alevin , de la poissonnaille: ujenu poisson , ou peuple
pour peupler un étang. Le vairon
est une espèce de poisson de rivière
de la ta,lie de ceux qu'on appelle
du frai, mais'qui ne grossit pas
davantage. Ou dit d'un petit mangeur , ventre dë vêiron.
VÈiROUtf ; Ënvirou.
VEIRTJN. n. pr. le même probablement que celui d'un saint natif
du Gevaudaii , appelé Véran, ou
St. Verain. Le nom de P"iirun est
fort commun eu Gevaudan.
VËISSEL ; Une tonne. V. fíoutar,
— Vèissílo ; futailles, ou vaisseaux,
de douves. Voy. Fûs(n.
VELET ÀISSI. v. 1. Le voici. VëlëU
là ; le voilà.
VEI.HA, O velnás. v. 1. Veille.
VELHEÎIR, V- I. Vieillir.
VELHLKA,
v. 1. Vieillesse.'Vétusté.
VEI.IA : Chômer : on le dit do
certaines choses qu'on met tremper,
comme par ex. des olives dans de
la saumure. Ou dit de celles que
l'eau ne couvre pas , qu'elles chôment. Un moulin ' chôme aussi ,
ou vélio , lorsqu'il manque d'eau ou
de blé.
VELU ; Passer la soirée ou la
veiilée , ou l'après-soupée quelque
part ; et non, veiller. Quntë passas
la vcliâdo ? Où passez-vous la veillée? où allez-vous à la veillée ? où
passe.-vous la soirée ? et non , où
veillez-vous ? Ou dit la veillée dans
le village, ou chez les artisans;
et la soirée chez les honnêtes gens.
VET. MJOII ;
Un veilloir ; table

mais vu pareille chose ! ou , vous

de cordonnier.

VfclGÂRIÉ.

�V E T*
, ou balandra* de pous;
Une bascule de puits.
VEIJE famouliU doufo] Les voiles
d'un moulin à vent. (Voy. Vélos )
VELIÈTO , ou vëliôÎo ; Lin lampion : il y en a de fer-blanc , qu'on
met dans les lanternes d'écurie : il
y eu a de cuivre jaune , qu'on
place dans la bobèche d'un chandelier. Un lampion est aussi le
vase de verre d'une lampe d'église,
où il est suspendu par trois chaînettes , et dans lequel on met de
l'huile et nu lumignon flottant.
VELIÔLO; Lampe de verre, qu'on
place dans la bobèche d'un chandelier, coin me les lampions de cuivre.
VELOS de mouli; Les ailes ou les
voluns d'un moulin à veut. Ou dit
ailes pour les quatre votâns pris
ensemble , et l'an ue dit pas une
aile , mais un volant.
VELOUTÉ ; «billet d'Inde , d'une
odeur désagréable, et de couleur
orangé fonce et velouté. La fleur
appelée rose-d'lude, beaucoup plus
grande et de couleur citron, est
une espèce du m'nie genre de
l'œillet d'Lule : et l'une et l'autre
se cultivent dans les jardins.
VELS , i'c//i&gt;. v. 1. Vieux, vieillaid , prêtre , ancien , sénateur.
fols dë la mâiso d'Israël, noidats :
( Se/tiotes domus /irael, audile ; )
Sénateurs du peuple, écoutez. Lo
vels homs ; le vieil homme Eu so
vels e ma moler anec e sos dias .
je suis vieux et ma femme e*'.
avancée en âge,
VES'CÉR. V. I. Vaincre. No ruinais èssitr vëugulS d'hi mal ; mai
vents té mal ën bë ; rie vous laisst.
pas vaincre par !e mal: mais travaille' à va ne:e le mal p'af le Lin .
VWïCtfT'S î'Ea oriRESS.; Convaincu par témoins. — jj vfnculs :
Jes déboutes , les pr* dans.x
VEKDÈMIADOU;
Panier à vendange, „
VENDËZQU. Y. I. Vente , contrat
VËTTÉ

de vente,

VEN
357
, ou berêgno. Për vëndfriios ; aux vendanges.
YEMHSSOJN ; Vente.
VENDUES, v. 1. et divinârts ; Ven
dredi. en lat. dies veneris, p'éndrês
est l'ancien nom de Vénus dans ce
pays-ci : témoin notre port de
Vendres, sur la médilen anée ,
appelé par les anciens géographes ,
Portús Veneris.
VENEL. n. pr. b. Iat. venuh'. : Sentier.— Rue étroite, eu. v. fr. venelle: enfiler la venelle.
VÉ,NGÙDOS ;
Venues. Lou san
souri ié de la véno à bëlos Çthgùdpîiy
le sang sortait par saillies. Lnigo
Vdi ìntntvò à bélos vënsûdos ; Peau
y entrait par ilôts, plouvié h bélés
véngûdos ; il pleuvait par pndéès.
VESI. Volë véni à Vas t'oust dou j.
je veux aller chez vous ; et nou ,
venir. Nous irons demain dinar
chez vous; et non, nous viendrons.
Cependant celui qui invite dit trèsbien, venez demain dîner., etc.;
et les priés , nous viendrons quand
vous l'ordonnerez. Attendez-moi ,
j'irai avec vous à la promenade ; et
non, je viendrai. Fnou paq'anad
véni; je ne fais qu'aller et revenir.
Ve'n dë veni; il ne fait que d'arriver;
et non, il vient de venir. Prêiië dco
de la par rjë vén ; je prends cela de
la part d'où il vient. Fa veni, amener. On dit, M. . nous est venu
.oir; et M.ile est venue nous voir.
Les languedociens disent comuunément venir, pour devenir. Jl
lent maigre en été, au lieu de ,
i devient, etc. pendra pa gran;
i ne deviendra pas grand, ou il ne
«i'átjaira pas ; et uon , il ue viendra
jas grand.
VEA'I. V. I. Lazrr vêi fora; (Lazare
veni foras,) Lo fdfi dë l'ômë no venc
qëjos sërvit à lui, mai që èl servits,
Vrnghëro issfms; (convenerunt.)
\'Ësîzo. Venise. Sërviêto a la.
vënizo ; serviette ouvrée, serviette
damassée. Poutrouncan dë Vënizo;
emplâtre de Venise. V. Poutrouncan,
VESDÎMIOS

�358

VEN

, signifie quelquefois ,
venir à bout.
VËNJHÂIRÉ ; Vengeur, fvindex.)
VÉNIHA

VENO. Gna pa veno 4ë moan cor
qè li soûnjlië ; il n'y a pas veine de

mon corps qui y tende.
VENUES, V. (. Voy. Féndrës.
VENTA ; Venter , ou éventer le
blé , le jeter en l'air avec la pelle ,
ou avec la fourche à éventer: opération qu'on fait à l'air lorsque le
vent souffle. On sépare par ce
moyen le grain d'avec la balle et la
menue paille, que le vent emporte
au-delà du tas de blé. On dégrossit
l'ouvrage de cette façon , plus expéditive que celle du van ; on l'achève
avec le crible.
Cette séparation se fait en Angoumois, indépendamment du veut ,
par la manière de jeter le grain
mêlé avec la balle. On le jette avec
force au-delà du tas , par une direction oblique et on le fait éparpiller
eu l'air en un demi-cercle, avec un
tour de main qu'on donne à la pelle :
par cette manœuvre, la menue pierraille , plus pesante , va au-delà du
grain ; la balle , plus légère, tombe
en de-rà , et le grain demeure net
entre-deux.
VENTADOÛIRO ; Fourche à éventer , ou à venter le blé , un éveutoir à blé. en lat. vênttlabrurn ; différent de la machine appelée , ventilateur; nom qu'on pourrait donner
au mauouvrier qui se sert de la
fourche à éventer.
Notre vëntadoûiro, répond exactement au venidabrum de l'Ecriture-Sainte et des auteurs latins des
pays méridionaux chez qui cet instrument d'agriculture est aussi répandu qu'il est expéditif, pour séparer dans les aires de ces pays le grain
d'avec sa balle , et où l'on profite
du plus petit souffle de vent des
nuits d'été , lorsqu'on n'en rencontre que peu ou point pendant le jour.
Cet usage du venidabrum , ou
de notre pelle à éventer , ne pouvait

VER
avoir son application dans les parties septentrionales de la France où
l'on bat en grange en hiver , et où
l'on ne nettoie le blé qu'au moyen
du van : aussi les traducteurs français , pressjue tous de la capitale ,
qui donne le ton, et aux environs
de laquelle ou ne connaît pas d'autre instrument, ont tous unanimement traduit le latin venidabrum par
le français, van ; et ventilaré par
vanner, en accommodant sur cela ,
comme sur bien d'autres choses , à
leur langage et à leurs usages, les
pratiques très-différentes des autres
paysVÉNTO-BRËN ; Un fanfaron.
VENTOULES ; Zcphir, ou souffle
léger.
Y ÈNTRÂLIO ; Les entrailles. Ce
terme se prend ici pour tous les
viscères , ou toutes les parties enfermées dans les cavités de la poitrine
et du bas-veutre du corps de l'homme
et des animaux.
VENTRE. TOU jâi vëntrë ; on fait
ventre de tout. Ana dè vëntrë ; aller
du ventre ; et non , de ventre. Il
est mieux encore de dire, aller à la
garde-robe, ou à la selle ; et non ,
à selle, ai lou vëntrë cura ; j'ai le
ventre plat, ou vide.
VENTRÈSCO ; De la poitrine de
porc , ou la partie d'un lard où se
trouve l'entrelardé qu'on met dans
une purée aux pois, au figuré ;
panse , bedaiue.
VÊOU, ou béou ; Voile, ou mouchoir de tête.
VÊpuzE, véouzo , ou bêouzo ;
Veuf, veuve et non, vève , ou
vuve. — yêousë ; privé, dépourvu,
vide.
VÊouzo ; Scabieuse des jardins;
scabiosa alro-purpurea, L. : fleurd'un
cramoisi foncé.
VER ; Du fourrage vert. Vouna
lou ver; mettre un cheval au four"
rage vert.
VER,
OU
vèrgnë ; L'aune , le
veine, le vergue ; betula aulnus} L·

�VER

VER

359

arbre qui se pîait auprès de l'eau. plus courtes que les pieds et couleur
On écrit aune, arbre, comme aune, de' safran.
On met le martinet-pêcheur desmesure de trois pieds sept pouces; et
l'un et l'autre se prononcent comme séché parmi les hardes, pour les
one ; mais l'ó , ou Y au est long préserver des teignes par son odeur,
dans le prémier , qu'on écrivait de là le noin d'arnié; dérivé d'drno;
autrefois aulne. Le terme vergne teigne.
VËRDUIÎ ; vërdou, ou vërdoun, et
n'est pas usité. C'est de ver que dérivent les ni pr. Verueuil, Vernon , vërdâoulo; Le bréant, ou bruan , le
verdier, le sérant : oiseau de chaut,
la Vergne. en b. br. guerne.
L'éeo.rce de l'aune sert pour les espèce de pinson ; il eu a la taille :
teintures en noir. On fait avec son son plumage est d'un vert d'herbe ;
il a le bec conique, plus gros, plus
bois des sabots de résistance.
court que celui du pinson. La feVËRAMËN-VËRAMËN ; die à vos ;
V.
1. Amen-amen dico vobis ; en melle a le ventre et la poitrine jonquilles. Le mâle a au ventre des
vérité, en vérité, je vous le dis.
VERBOÛISSE, ou brëzëgou; Le petit nuances de rouille, et Iat. anthus,
houx , le houx frelon ; plante dont Jlorus, ou embërisa.
VÊRË , ou vërou ; Un verrat ;
les feuilles roides et piquantes ne
tombent pas, et portent à leur revers cochon mâle et entier. — Veri , o
une grosse baie d'un beau rouge. vërës. v. Í. venin. Voy. Vëri.
Les tiges entières servent de gouVKRËMOCS. Vov. Pfrinous.
nllon aux chapeliers , pour mouilVËRGÂ ; Bariolé de différentes
er la cape, ou le feutre des cha- couleurs.
peaux.
VERGÍDO ; Le fouet d'un fléau
La racine du petit houx est apé- à battre le blé : il tient au manche
ritive et bonne pour désobstruer. par le nœud fait d'un bout de nerf
Elle est aussi diurétique , ou pour de bœuf.
provoquer les urines. Verboûissë ,
VËRGÂDO ; Raie , bande. La gre'lo
est le même que buisson vert.
lòmbo për vërgddos ; la grêle d'oVËRDË ; Du verdet , moins usité rage suit eu tombant une bande ,
ou file de terrain d'une longueur
que vert-de-gris.
VERDÊJÍÌA ; Paraître vert , être
considérable, sans endommager ce
verdoyant, qui est plus de la poé- qui est à droite ou à gauche de la
sie que de la prose. Soun visdjhë bande.
vërdêjho ; il a le teint verdâtre.
VÉRGONHA. v. I. Honte , confusion. La vërgonha. dë tua nudeza j
VËRDËLIAIV , ou vërdëlhan ; v. 1.
la honte de ta nudité.
et n. pr. Verdoyant.
VËRDIÉ. V. 1. et n. pr. Un verVËRGOSHAR. v. 1. Rougir , avoir
honte , avoir du respect. Fo vërger. — Un garde-bois.
VËRDIÉ, vërdë , ou armé ; Le gonhats dë pessa ; ( mente confusa
martin , ou martinet^pêcheur , ou est. ) No tëmia Deu, ne ômë no
pivert d'eau : oiseau de la taille vëngognava ; il ne craignait point
du merle , qui vit de poisson et Dieu , et il ne se souciait point des
sent la marée. Le plumage du dos hommes.
et du croupion est d'un bleu vif, luiVÊRCrO ; Gaule ; et non , verge.
sant , tirant sur le vert-de-gris. La Les gaules des taillis de châtaignier
tête et le haut des ailes sont tique- servent à faire des cerceaux ; on
tées de la même couleur sur un fouette les écoliers avec des verges.
bleu foncé. Le dessous du corps
VERGOÚGSÓ. Fa vërgoûgno ; faire
bai, ou alezan brûlé. Les jambes honte. A pissa vergoû-no ; il a ha

f

�3Go

V E

11

toute honte. Aco'suno vè'rgoûgno!
c'est une chose honteuse ! Vêourias
ave vërgoûgno ! vous devriez rougir
de honte. Açò's pa qèdé vërgoûgno ;
ce n'est que par mauvaise honte.
VËRGOLGKOCS; Timide, honteux,
qui a une certaine pudeur naturelle. Êro tou vei'gougnous ; il était
tout honteux, en v. fr. vergogneen lat. verecundia.
VËRI ; Venin. — Poison : le venin
des bêtes venimeuses , le poison
qu'on tire des plantes et des minéraux- au figuré, sa dë vëri, ; sac à
malice.
VERI , ou vërë dë nùzë ; Le brou,
du écale de la noix, qu'on ôte de
dessus la coquille , quand on fécale.
On couiit les noix tendres avec le
brou. La décoction de ce dernier
jetée à terre en fait sortir les vers :
lorsqu'on en frotte un cheval, on
le garantit pour ce jour-là des piqûres des mouches.
VERIENC.V. 1. De verre\(vitreus.')
Ë vi co mar vérienca ; je vis comme
une mer de verre.
VERINÀDOS ; Les élevures des
lèvres et du visage : gaies , ou pustules qui s'y forment et qu'on guérit en les oignant de pommade ordinaire. Aqel véirë i-a fa véni de
vèrinàdos ; ce verre, qui n'était pas
Bel, lui a fait enlever les lèvres.
On attribue le plus souvent ces
gales à des causes imaginaires.
YËRLNEJHA. Voy. Espira.
VËRIMOUS , ou verënous ; Venimeux , vénéneux. On dit d'un insecte , ou d'un reptile qu'ils sont
venimeux ; et d'une plante, qu'elle
est vénéneuse.
VÊRJHE. v. 1. Vierge. Së la P'é'rjhë nocëiaia , nopéca ,■ ( si nupserit
yirgo, non peccavit.) Las vër/hës
Jddas ; les vierges folles.
VERMÊIRO , ou vcrgltiêiro \
La

dot d'une tille : ce terme, défiguré
dans bien des endroits, pourrait
bien être en dernière analyse, vërkkiOra -, comme ou le prononce daus

TER
d'autres : or vërgfiiè'irq n'est paí
bien loin de virgiiiéfe qui se rapproche du lat. vií-go ; ülle , d'où
on aurait fait dans la h. Iat. virgueria , pour signiiier-ee qui appartient à une tille, sou apanage , sa
dot.
Mais il est plus simple de prendre vëriciêiro dans l'acception de la
b. iat. vercheria ; terme qui , dans
un ancien titre cité par Ûueange ,
signifie une portion de champ, ou
d'Héritage , ou un fonds de terre( Volumus quod qui liabent vineas,
horlos , vel Vercherias , etc. ) Voy.
Bërldêiro.
C'est aussi du lat. vëretteria que

dérive le n. pr. la Verchère, la
même que la Berchère.
VERMA , ou abërma ; Diminuer ,
retrancher, amoindrir^, raccourcir,
rapetisser. L'digo vêrmo ; l'eau de
la rivière baisse, la rivière décroît.
Lous //tours vêrmou ; les [Qurà décroissent après le solstice d'été.
Une corde mouillée s'accourcit en
grossissant. Verma Ions gdjhés ; retrancher des gages. Verma pelisso)
maigrir, en "espg. mermar.
VERMA ; Ebouillir , ou diminuer
à force de bouillir, tfiâ toupi a Irô
vërma ; le pot est trop ébouiili, il
faut le remplir J( Valounga. ) Ne
faites pas tant ébouillir cette sauce.
VERMA est formé de vérmë ; ver
de terre : insecte qui s'accourcit
dans un instant des trois quarts de
sa longueur; ce qu'il fait pour amener sa queue vers sa tête, qui de ce
point d'appui s'élance en avant et
reprend toute sa longueur, en v.
fr. amermer.
VËRMÉ. Le ver qui perce le bois
est appelé artison. La plupart des
vers qui ss nourrissent de fruits,
de la substance des plantes , de la
chair corrompue des animaux , se
changent en chrysalides, et de là
eu différentes espèces de mouches
ou de scarabées.
Le ver de terre, peu connu sou*

�VES

te

nom de lombric , et que les
pêcheurs appellent de l'achée, demeure toujours sous lu même forme:
c'est le ilièmc qui s'engendre dans
le corps humain ; il est hermaphrodite , et de plus, il ne meurt pas
pour avoir été coupé en deux : on
ïie fait par là que le multiplier
comme le polype d'eau douce ,
pourvu Cependant que la saison
soit chaude , et que les bouts coupés trouvent une bonne teri-e pour
se cacher et s'y nourrir.
Le célébré Linné a observé une
ascaride terrestre et aquatique dónt
les oeufs avalés sont l'origine du
Ver solitaire, appelé aussi ie ruban,
ien lat. tœnia , auquel les brebis et
les chiens, qui boivent partout ,
sont très-sujets.
Nus coum'im vêrmë ; nu comme
la main. Tùia lou viSrriiê ; faire le
premier déjeûné ; ouvrir de bon
matin l'appétit : cette façon de parler semble faire aiiusion au ver
isoli ta ire .
VERMÈNO. Voy. liërbênô.
VÉUMÉSOUS 5 ou vfnnèna ; Véreux , rongé ou piqué dés versi
Chi brêgbus a las âouhëlios vtrmëhoùzos; chien hargneux á les oreilles
déchirées.
VERMÎLIO. V. I. CoulcUr d'écarlate ; ( coccirieus. )
VERMII.ÎOTJ ; Le
kermès , Ou
graine d'écarlate : gai le-i ri secte
qu'on cueille sur un arbuste qui
'croît dans liús landes ; ce qui fait
Un objet de "commerce propre à
notie province. Voy. Agàou'ssës.
VEKAE , masculin de vërii&amp;dd ,
i'un et l'autre ut pr. et vëYriëdo en
V. 1. est én fr. line aunaie : lieu où
croissent les aunes. De là le ri. pr.
de l'Aunaie.
VERMSSÈÍÍ. v. 1. Printamcr. Son
féminin , vernisséneo est le nom
d'une figue hâtive. Voyez. Dourfdéwôx
VÈRO , Ou vêro-primo, ou la prifao ; Le printemps.
31

, ou viro. v.
che , matras.
VÊRO

1.

SGt
Dard , flè-

V ERTAOÉR. V. 1.
OU
vërladié ;
Véritaule , qui île ment pas ; ( vel-ax. )
VERTEL ; où bërtël ; Un pesòn dë
fuseau : bouton dje verre ou de bois
qui sert de volant au fuseau ^ pour
le faire tourner plus long-temps;
en v. fr. vertillon. du iatiu vartiadum.
VERTÉLÉT^ÒU bër'lëtët. V. Í. eê
n. pr. Une fnible. Voy. Bignou.
Y ERTÉLiA i Se fonuer eu ud
bou ton.
VERT-ESPERO ; Faux espoir, douràs ûno rdoabu dë vê\ t-éspéro , diton à un enfant ; in auras une robe
de, je t'en souhaite, ou bien uné
robe à pàques , ou mardi, s'il fait
beau ; c'est-à-dire , rien du tout.
VERTL'RIOLS , ou bërtttrious : Robuste , ou vigoureux. Le premier
sé'dit des animaux , le dernier
s'applique plus particulièrement aux
' plantes'.
VfiBVâsds ; Vertevèles : anneaux
de fer qui retiennent un verrou.
VÉS.' V. 1. Coutume, habitude.-fus. Voy. f ëgddo.
VÉS , ou d'nius ; Vers. Vis aqët
èiidrë ; vers cet endroit.
VESC. V. 1. Voy. Jìnois:
VESCOMTE, V. 1. Proconsul. -Vicomte.
VESPIÉ ; Un guêpiér : nid dé
guêpes, formé île plusieurs rayons
horizontaux l'un sur l'autre j et
liés entre eux par le milieu: Lé
plus haut est le plus large , et met
les rayons inférieurs à couvert dé
la pluie .- ils sont faits de ca'i tort
fort mince dont les guêpes prennent la matière sur l'ecorce intérieure, ou le liber pourri des arbres et sur le papier dés vitres;
Ces rayons n'ont de cellules qu'en
en bas;
Les guêpiers de Càyeiiiîé., soiïfc
enfermés dans de graudés boitéà
de carton de la fabrique dtís §ûéttëê

�36a

VES

de ce pavs-là , et très-bien faites :
ils sont suspendus à une branche
d'arbre ; ce qui met ces mouches
industrieuses à l'abri de toute au-,
tre insulte que de celle, des naturalistes : elles ne laissent qu'un petit
trou au bas de la boita , par où
elles communiquent au dehors, et
qu'il est facile de garder.
On dit au figuré , boulëga lou
■vëspié ; réveiller le chien qui dort ,
c'est-à-dire, exciter imprudemment
une querelle.
VÊSPO ; La guêpe : elle est carnassière et frugivore : la variété
des mets dont elle s'accommode,
et qu'elle trouve en toute saison ,
la dispense de faire , comme la
mouche à miel , des provisions
dans !a belle saison pour les temps
fâcheux : elle vit au jour la journée , ou sans souci du lendemain.
— Vè^po , au figuré ; maligne, eu
lat. vespa.
VESPKË , ou bêsprë ; Le soir. Dë
vésprè ; ce soir. 1er dou vésprë ; hier
au soir ; et non , hier soir, ni hier
à soir. Diou vou doué boa, vêsprë ;
bonsoir : on le dit sur le déclin
du jour , comme dans la nuit : de
même qu'on dit, bonjour , pour
toute la journée, avant, comme
après-midi ; ce qui est contraire à
l'usage languedocien , où l'heure
de midi sépare strictement à la minute le bonjour du bonsoir, en v.
fr. bon vespre.
Y ÊSPROS , ou bèspros ; Les vêpres. Aller à vêpres ; et non , aux
vêpres ; à moins qu'on ne détermine quelle sorte de vêpres , auquel
cas on dit, aux vêpres de la paroisse , aux premières vêpres d'une
fête.
Le terme vêpres , ou l'office de
vêpres , au pluriel, vient du latin ,
vesperœ , où l'on Sous-entcnd, horœ,
ou liorce vespertina. C'était à six
heures du soir qu'on les disait anciennement.
Y ESSA; Se répandre par les Lords.

Une liqueur se répand d'elle-même
d'un vaisseau trop plein. Lou toupi
i'ésso ; le bouillon , ou l'eau du pot
se répand ; et non, le bouillon ni
le pot verse , ( car verser est toujours actif ) ni le pot fuit ; ce qui
supposerait que le pot fût fêlé , et
que le bouillon fuirait par-là ; ce
qui ne serait pas le cas du , toupi
vesso.

, On verse une liqueur en épanchant ou en inclinaut le vase qui
la contient : c'est ainsi qu'on verse
à boire , et que les chimistes disent,
verser , par inclination ; et non ,
par inclinaison : de plus , on verse
une liqueur à dessein , on la répand ordinairement par hasard ,
par maladresse ; et elle ue se répand, que lorsque le vase qui la
contient est trop plein. V. Houjha.
VESSARO ; Le vesceron',
ou la
vesce sauvage , qu'on écrit différemment de vesse, et qu'on prononce de même. La vesce et le vesceron sont des plantes légumineuses
lampantes qui croissent dans les
blés ; vicia sepium , L.
VESÏI : Yêtu. Un vëstit, ou un
rnsc ; un habit, un vêtement. Dë
bos vësti ; du bois en grume.
YESTI DÉ SÈDO , ou culiou ; Un
cochon , un porc , un pourceau.
Cochon se dit pour tous les âges ;
pourceau , seulement lorsque l'animal est grand ; et porc , pour la
viande de porc. Du porc frais.
Le cochon, tout domestique qu'on
le dit , est la bêle féroce la plus
redoutable pour les petits enfans :
elle les dévoie, lorsqu'elle les trouve
seuls et à sa portée. :\os campagnes
fournissent de temps à autre d'affreux, exemples de cette voracité ,
qu'on n'apprend qu'en frémissant ,
et qui ne rendent pas plus précautionnées les mères qui occasionent de pareils accidens , par des
négligences qui leur préparent des
remords et des regrets pour le reste
de leur vie.

�T E Xt

; Mesure de grains :
sixième partie d'une quarte , et douzième d'une mine.
VETO ; Du padou , appelé aussi ,
ruban de fleuret : ruban étroit et
grossier fait avec du fleuret , ois
til tiré des sirasses ou capiton de
la soie, du lat. filla.
VETO. Voy. Cabilié.
VÊTS. V. 1. Fois. (II vets, o vëgddas; trois fois.
VËZÂIRË. v. 1. Clair , visible ,
apparent. Sëgon që vëzdiré sëra as
cossols ; comme il paraîtra bon aux
consuls , ou comme bon leur semblera.
VÊZE ; Voir. — Regard. Voyez
P~êirë.
Y ËZËDOU ; Visiteur : celui qui
va voir , ou qui fait une visite. —
Un prétendu qui visi te sa prétendue.
VÉZËMiltRË , vënèbrë , ou bënôbrë.
n. pr. de lieu qui paraît être d'origine celtique , et que les Romains
rendaient par , Ficenobi igium.
VËZÉR. V. 1. Voir ^prendre garde.
Monts iust cobëzëjlièro vëzér so që
veze's , é no o viro ; plusieurs justes
ont désiré de voir ce que vous
voyez , et ils ne l'ont point vu.
Afsmavan vëzér vësio ; (exisltmabant
videre visionem ) ; ils pensaient que
ce n'était qu'une vision. Ung bel
vëzer ; un beau coup d'oeil.
VEZI ; Voisin. Lorsqu'on appelle
quelqu'un du peuple dont on ignore
le nom , on le traite de vëzi ou vé%ino : ce qui est un nom d'honnêteté qui ne signifie aucun voisinage.
D'gas, vézi ; parlez donc , l'hounne.
Ce que les italiens rendent par,
novizzo , novizza.
YEZIA, OU bëziat ; Délicat, ou
douillet avec affectation. Aro's un
■vëzia ; c'est un père douillet , il
fait le mignard. Si vous m'aviez
vu faire, dit M.ME de Sévigné ,
la malade et la délicate! Fdi la
Dëziddo ; c'est une minaudière ,
elle ne cesse de minauder, elle fait
fUt sucrée.. Un parla vëzia un lauVÏSTIZOU

V I A-

363

gage mignard et affecté. Fa lou
vezia ; faire le mignard. Un ëfan
vëzia ; un enfant gâté, en italien ,
vezzozo. j-j ;,, . . ..
YEZIAOA, ou , pëlima; Choyer,
mitonner , mignarder ; et non ,
mignoter. Së veziada ; se mitonner ,
se dorloter , se. traiter avec trop de
délicatesse. Vëziada un ëfan ; déiicaler un enfant , l'élever avec
trop de complaisance, en ital. eezzëghiarë.
VËZIADOMËS ; Mignardement.
VËZIADÛRO ; Mignardise , délicatesse affectée. N'es pa malâou që
dë vëziadûro ; il n'est malade que
de trop d'aise , que de mignardise.
Je pleurais moins par chagrin que
par mignardise, dit Marivaux. Ou
ditd'un cheval fringant, crêbodë vëziadûro ; il gambade , il folâtre de.
tropd'aise, ou d'embonpoint. N'aoïi*
riez pa tan dë vëziadûro f së. . . ; tu
n'aurais pas tant d'envie de rire,
si. ... . Aco n'a pa që dë vëziadûro ;
cela ne demande qu'à rire , qu'à
jouer. La vëziadûro lou gdgno ; il
commence à s'enorgueillir. Rëghip.no dë vëziadûro ; ce n'est que
de gaillardise que ce mulet rue.
YËZINËJHA ,• Voisiner.
Vi , ou lou sanlë vinë ; Le vin.
Fi dë dëstrë ; ou dë prénso ; vin de
pressurage. Fi dë prùnos ; vin de
prunelles. Fi ëscàouda ; viu poussé.
Agël vi a dë vën ; ce vin sent l èvent.
/J Jardi donna lou vi ; je lui ferai
donner pour boire.
VIAGER, V. 1. ( promptus. )
Sia
tols hom viacer ad douzir ; que tout
homme soit prompt à entendre. Li
pè -dë lor viacer ; ( veloccs pedes
eorum. )
VIACERAMËS. v. 1. Promptement.
VIASS. V. 1. Tôt, au plutôt.
VIAZAMËS. v. 1. ( staliin. ) Fiazamén viro ; ( conjestim viderunl. )
VIÂJHË. Un vidjhë, ou un co
i-avié un rêi ; il y avait une fois un
roi. Un doiilrë vidjhë ; un autre
fois. Fa un vidjhë blan ; aiier à faux,

�364

VI B

dans un endroit, ou faire une course
inutile. A fat un vidjhë btctn ; il
est revenu avec sa courte honte,
en espjgL boh'er s« ën blanco.
' VIAÏHEJSA , verbe fréquentatif ;
Etre souvent en voyage:
. VI'AT.X. n. pr.
lé même que
Fila : témoin, Fin for, qu'on proponce dans cette pefite ville, Falajfor , dérivé de 'villa ; nv-t-drie ,
'étvmologie plus naturelle que de
tirer ce nom de viola ; petit sentier, ou dp via lata, grande et large
R
Vôi'è. ' '" '"
' OH'&lt;:,' '' .
VIARDA, ou hiflrcht ; Se dérober ,
s'éehapp'er d'une compagnie, partir
sans dire adieu, du Iat.' xva.
VIBRA, V. I. et n. pr. La vipère.
Èn 'jlièndrnmëii dë vibras ■ race de
vipères.
!&lt;'■''•&gt;}.'■'■"'■■ 4V"
On distingue la vipère des antres
serpens à^a taille Courte et ramassée
relativement à sa grosseur ; le dessus
de sa tète est plat et marqué de taches
noires qui imitent une sorte de fleur
de fis. De plus, le bas de ses mâchoires, ou la partie postérieure
de sa tôte, est saillante et fait sur
ïe coc nu ressaut, pins marqué que
dans ios serpens.
La vipère fut des morsures dangereuses par ses dents òeillèrps supérieures. Ces dents üstuleuse: lancent
le venin au fond de la plaie qu'elles
X&gt;nt fait : elles sont faciles a se détacher ; mais elles se remplacent au
besoin par «Vautres, qui croissent à
leur base dans une espèce ù'alvéoie
membraneuse qui contient la bave
ou la liqueur venimeuse ; elle l'est
plus ou moins, selon .que la vipère
est plus ou moins irritée.'
VIBRE ; Le castor : il est synonyme du bièvre fr. en lat. Jiher ;
quoiqu'on en fasse communément
deux animaux diíiérens, faute de
le connaître. Certains auteurs enchérissent encore sur cette erreur^
jeu confondant le bièvre avec la
loutre , comme étant le même ani(P»aj : i} est certain que ie bièyre,

V I B
eu notre vlbrë, est aussi différent
de la loutre qu'un chien puisse
l'être d'un chat. 'Voý. Loûiro.
On ne ferait pas de pareilles
bévues , si l'on se donnait la peine
d'èxaminér par soi-même : mais il
est ràfe qu'on soit à portée de faire
cet examen: il est d'ailleurs plus
court de copier les fautes auxquelles^
l'impression et un nom imposant
donnent du crédit.
■ Le castor a, comme notre vlbrë,
les pattes du derrière en nageoires
ou palmées , comme des oies ; les
paties de devant, plus petites de
moitié, ressemblent à celles du
blaireau : la queue est un large
ovale aplati et nu, ou sans poil,
mais éeai lieux.
Ce caractère essentiel de la queue,
qui distingue, d'une manière palpable, le castor de la loutre, so
trouve , de même que les autres ,
dans les vibres de nos rivières de
Cèze, du Gardon et du Rhône,
comme dans ceux des rivières du
Canada :- ceux-ci sont seulement de
plus petite taille, à en juger par un
easfcqr en vie que nous avons vu a
Pans au jardin du Roi: observation
qu'on a faite pour d'autres animaux
communs aux deux continens.
Les castors ou vibres de ce paysci n'auraient pas'moins d'adresse à
construire et à bâtir des chaussées
sur nos rivières queeeqx du Canada,
s ils pouvaient vivre en société dans
un pays aussi habité que le nôtre î
leur sûreté exige dp vivre en reclus
et de ne travailler à~aùciiu Ouvrage
qui puisse les déceler.
Les jeunes, castors sont un manger
délicat. Les religieux, qui fout une
perpétuelle abstinence de viande ,
mangent sans scrupule de cet amphibie : il y a cependant grande
apparence que le quartier de devant
est gras, tandis que celui de derrière
est viande maigre : ils font'en ce cas
gras et maigre avec la viande dtj
même animalj et la queue, qui esj

�V I G

VU

36$

VIGHER. v. I. ( villkus ) ; L'éco-7
jan vrai lard tir. poisson , leur sert à
nome d'une maison de campagne,
(apprêter l'un et l'antre.
le fermier.—Lïutendant d'une terre,
VÎCE se prend le plus souvent
pour, ruse, esprit, «dresse. A agit d'un seigneur. Dix lo vigher entré se:
lou vlcë dë.... il a eu la ruse ou që farêi (je la meus Sjinhor toi de mi
l'esprit de faire telle' chose. Le la vigâiria ? Jôirë no pusc , mëndicar
terme vice, dans les mreufs simples vergognarei ; eu soi qëjarti; l'écode la campagne, où cette eipressi«n nome dit en lui-même : que ferai-je,
est en usage, ne présente pas l'odieux puisque mou maître m'ôte l'admiqu'on y attache communément, et nistration de son bien? je ne puis
ion n'y donne ce nom qu'à ce qui bêcher la terre, j'ai honte de menn'approche que de loin du yice pro- dier: je sai bien ce que je ferai, etc.
VIGHTÉ ; Viguier. Ce terme , qui
prement dit.
n'est connu que dans les provinces
Vltii. v. 1. Ruse, adresse. Iat.
gasconnes, était le même dans son
versutia. Lo quai sâou lo vici d'ëls;
origine que vicaire , on substitut
{qui cognoscens versutiam illoritm ).
des vicomtes : ceux-ci tenaient euxVID.ÂO-J ; Vidal, n. pr. du lat.
Filais ; Vital : nom d'un martyr mêmes la place , ou étaient vicaires
des comtes pour rendre la justice:
du Gevaudan.
fonction la plus noble de la souveVIDÂSSO ; Vie pleine de misères.
Çu'ës aco qu'aqéslo vuldsso ! qu'est- raineté, dont ils tiraient leur éclat
et leur dignité, et dont le nom,
ce que cette' risérable viê-ci !
dans ceux qui le portent aujourVIEL ; V ieux. Vieil est du v. fr.
et il en est resté l'exp.ëssion de d'hui, n'est qu'un vain titre, dont
l'Ecriture-Sainte : le vieil homme, ils se parent, et qui cependant ne
qui signifie autre chose que, homme signifie rien.
VIGNÂOU. n. pr. b. Iat. vinearius.
vieux , et par où l'on entend la concupiscence et toutes les inclinations en v. fr. vignau ; Garde-vigne ,
qui portent à l'amour déréglé des improprement appelé , messier. V.
Bagne.
créatures.
V ÎGNO. On dit des nouveaux
És viel coum'un ban ; il est vieux
comme les rues. Fiel-castrat ; v. 1. mariés : Fôlou gagna la vigno dé'
moussu d'Usés ; ils se promettent
eunuque; (wliops.)
la vigne de l'abbé, et leurs espéVÏEUË ; Vieillot, ou qui comrances sont presque toujours vaines.
mence à avoir l'air vieux.
ico's la vigno dë ma tânto, që moun
VIELIUÎÎ , viélijhê ; Vieillesse ,
vétusté. Ce dernier ne se dit que rmnclë n'i-a pa rês ; j'ai pris ces raides choses inanimées. Un bdtiineni sins dans la vigne de mon oncle ,
est la première en sortant du viltombé en vétusté. — Fiéliun ; vieillage.
lerie, vieilles bardes, vieux meu
VIGNÔLQ, v. I,
et n. pr. dimití,
bles , ce n'est que de la vieil'erie.
Cet homme ne se meuble que de i.lá vigne ; petite vigne. — vignoble.
VÎJHËS ; Jeunes brins ou scions
vieillerie.
i'osjers , ou d'oseraie. Ces scions
VTGAG NÉ ; Coureur , vagabond .
ont un mélange d'osiers, de saulibertin. Fi^ngnè est dit pour, vicales à feuille étroite et de peuplier
tiié ; du Iat. virus; rue, quartier.
ViGAGMË.niA; Battre le pavé, qu'on coupe pour les ouvrages de
vannerie , ou pour faire des batarcourir le guilledou.
deanx sur une rivière. Pagnié dë
VIGÂIRTA. v. I Ferme, adminisvîjhës ; panier d'osier, en ital? ri'c/j
tration. — Viguerie.
,yiG.ÂuaUft; Administrer un bien. du lat vincire ; lier..

�36(5

V I L

VuHËlRO. en v. 1. vils, fighers ;

une oseraie ; et non , une vigère ;
barbarisme familier aux personnes
de tous les ordres. Dans un ancien
cadastre languedocien on trouve
fréquemment, en parlant des tertains le long d'une rivière, vils et
sdouzédo , qui sont les oseraies et
les saussaies ; les premières sont
toujours basses, les autres deviennent des arbres.
VIJHOULA ; Flatter , caresser ,
•ajoler quelqu'un pour son héritage.
V i L A. n. pr. en v. fr. Vilain ;
e'est à-dire , roturier , paysan, du
lat villa ; métairie. Tan noble qè
vila porlira capas négras mâissantns.
VILAN'ÂJHO. v. 1. et n. pr. Villenage : domaine , ou héritage possédé en roture.
VILAINIÉ. Ce terine-ci ne signifiait autrefois que paysanne , lille
de roturier ; c'est aujourd'hui une
injure atroce du bas peuple.
ViLARE , ou vilarët, diminutif de
vila , ou vd'.a ; Hameau composé
de dix à douze maisons, en b. Iat.
villare^ ou villula. en v. fr. hainel.
VILARS. n. pr. Viendrait-il du
lat. villa arsa , maison de campagne brûlée ? Il y en avait beaucoup
lors de l'invasion des barbares.
VILÉN. En prenant vilén , comme
eu fr. vilain , pour un avare , on
dit : qan t-wi vilén s'aldrgo , ton
li vdi; il n'est chère que de vilain.
Les paysans de certains cantons
n'osent nommer le diable par sou
nom ; ils l'appellent , lou vilén ;
injure approchante de celle ci-devant , vila nié.
VILLËZA. v. 1. Vieillesse. Elisabet
conceub i. fd è sa villêza ; Elisabeth
conçut un fds dans sa vieillesse.
VÎLO. On dit de quelqu'un : il est
en ville , lorsqu'il est simplement
sorti de sa maison. Il est à la ville,
lorsqu'il est de retour de la campagn Et lorsqu^on est à la campagne on dit : je vais à la ville ; et
quand on est à la ville et qu'on

V I

o

ne fait que sortir du logis , on dit :
je vais en ville.
VINÂJHK ; Le vin du marché. Pagarés lou vindjhé ; vous payerez le
vin du marché. Pdgo lou vindjhé ;
paye chopine. Si c'est pour un habit neuf, on dit : il faut rabattre
les coutures jusqu'à ce que celui
qui le porte ait payé le vin : ce qui
est diiiérent du pot de vin d'un
bail à ferme, qui est une somme
d'argent dont on fait présent à celui
qui passe le bail. — Fa lou vindjhé ;
faire entre amis une collation , un
petit régal, b. Iat. biberagium. en v,
fr. vinage; droit que certains seigneurs avaient sur les vignes.
VIH.ÂSSO. Voy. Rdco.
VINÉTO, agradêlo ou digrêto \ \Jèpinc-vinette , berberis vulgaris ,L. :
Arbuste épineux dont les petites baies
longues, aigrelettes , d'un beau
rouge et en grappes, serventa faire
une conserve estimée. On disait eu
v. fr. viuet, viuette ; pour aigrelet,
aigrelette.
VINOLÊ.NSA. v. 1. Ivrognerie.
VlNOUREJHA

, OU

vinoutejha ; Btl-

voter : boire souvent et à petits
coups.
VINS , biedssos ,
ou amarinous ;
Osiers.
Vio-vio ; Tirez , crie-t-on à un
chien pour le chasser, en ital. via
via ; allons , dehors.
VIOE ; Sentier, en ital. viola ;
diminutif de via. Voy. Care'irôou.
Vîou , ou viu ; v. 1. Vivant, en
vie.
* Vîou , veut dire aussi, vif.
VlOÔXA. v. I. Harpe. Caramel ,
o vioûla ; la flûte, ou la harpe. Iat.
tibia aut cithara
VIOÔXADOR.

v. 1. Joueur de harpe;

( citharedus. )
VÍOÜXAR.

v. 1. Jouer de la harpe.
; La violette : viola
odorata , L. : plante suffisamment
connue , ainsi que ses propriétés.
ViouLiÉ ; La giroflée. Il y en a
de plusieurs couleurs. La giroiléc
* VÎOULÊTO

�V I R

Y I R
de

36?

l'année des jachères. A /a*
boùcos e tous iuëls viras ; il a la
bouche et les yeux de travers. Tal
vira ; le tranchant d'un couteau ,
rebouché , ou émoussé. On dit : un
habit retourné, des souliers de veau
retourné ; et non , dè veau tourné.
VIRA ; Interpréter , donner un
bon, ou un mauvais sens. Ou viro
tou ; il tourne tout en mal, il envenime les propos les plus innocens ,
il rapporte ce qu'on lui dit tout d«
travers. Vira-vous ; venez-çà , diton à celui qui n'a pas voulu donner sa marchandise pour ce qu'on
lui en offrait et qui continuait son
chemin. A vira campdno ; la tête
lui a tourné ; et non , il a tourné
l'esprit. Vira-vous d'aqi aqi, sën
souvén pa pus ; tournez la main, il
ne s'en souvient plus. Vira lou je ;
faner le foiu. N'a pa sdoupëgu vira;
il a mal pris son tournant, dit-on
d'iin cocher , ou d'un charretier
qui heurte à un coin de rue.
VIRA ( së ) ; Etre ému de crainte ,
de frayeur. Souri sait së viré; son
sang se glaça , il se fit chez lui une
révolution subite. Lou diablë viri
Vdstrë ; termes d'impatieuce qui reviennent à , peste ! foin ! ou , au
diable ! et qui répondaient autrefois au lat. DU omnem avertanl ! que
les dieux détournent ce malheur !
ce qui est un reste de l'opinion où
l'on était autrefois chez nous sur
( omnem viclum quem habuit misit. ) la prétendue influence dès astres.
VIRA , ou
bira ; Tourner, reAjoutons enfin , à propos de vira ,
tourner. Din-z-un vira de man ; ce qu'on raconte au sujet d'une
dans un tourne-main , ou dans un pierre d'un poids énorme , qui, par
tour de main. Dëqë viro '} dit-on sa forme singulière, invitait les gens
au jeu de cartes ; de quoi retourne- avides de trésors , ou les simples
1-11? ou , quelle esl la retourne ?
curieux à la retourner : après bien
Viro dé cur ; il retourne, ou il du travail et des sueurs , on en vint
tourne cœur. Fa vira lou cruvâlë ; à bout, et l'on trouva gravés sur
faire tourner le sas. Es pouri à son revers ces mots :
frtouto dë vira ; il est mort depuis si
long temps qu'il est prêt à revenir. Vira mè voulièi, që daqël consta nië
Sr vira dë toùtës biais ; s'y prendre
de toutes les façons. Vira la têro;
VÍRADO ; Le tournant d'un chelever les guérets ; première façon min , eu d'orne rue. Prénc la virddo^

faune et simple est appelée aussi ,
\iolier. Le terme giroflée s'applique
à la plante et à la fleur ; mais en
parlant de la plante , on dit : un
pied de giroflée , plutôt qu'un giroflier : ce dernier nom s'applique
particulièrement à l'arbuste des
Moluques qui porte le clou de girofle ; et non , gérofle. Ce clou est
le calice de la fleur de cet arbuste.
Ou lait avec la fleur de giroflée
jaune simple, qui croît sur les
vieux, murs, une conserve propre à
aider les évacuations des femmes
dans le temps de l'accouchement.
Il y a une espèce de giroflée à
fleur double appelée quarantin, qui
fleurit quarante jours après qu'elle a
levé de terre, pr. carantén , carante ; et non, crantén , ni crante.
\ ÎOULOOWA ; Jouer du violon.
VÎOULOUNAIRE; Joueur de violon,
un violon : ou les appelait autrefois ,
ménétriers. L'on donne encore ce
nom à un violon, ou plutôt, racleur
de village.
VÎOURE ; Vivre fait au prétérit,
je vécus; et non, je véquis, qui
n'est plus usité. Et à l'impératif
du subjonctif, que je vécusse; et
non , véquisse.
VÎOURE. v. 1. Le vivre, ce qui
est nécessaire pour vivre. Iat. vklus.
Tot so viourë që ac mës ; cette femme
a donné de son indigence même
tout ce qui lui restait pour vivre ;

�y i 7J
§68
V ï R
prendre bien le tournant. Fa las î
* VIROUN- VIRÊTO ; Le bec-dé-'
virddos ; terme de berger ; ramener i grue. Voy. Açuhèio.
VIRO-SOUKËL ; Un soleil, vulgaiíes brebis écartées , les rassembler
en un pelotonce que font admi- j rement, tournesol , hclianlhiis anrablement bieu certains chiens de j nuus , L. : plante dont la fleur à
■ fleuron et radiée, ëst lapins grande
berger.
ViKÂDo ; Émoîioii, secousse. À qu'il y ait eu lìuròpe : elle suit le
mgu un' brovirâdo ; il a eu une rude cours du soleil en se peucha ut du
secousse , si l'on parle d'une ma- côté de cet astre. Ses semences
ladie violente et de peu de durée. ! sont adoucissantes. On en tire par
I expression une huile bonne à màttVIRÂGO. V.oy. Jhiuél.
VIRÂIRO : Une tourneuse de tour \ ger. C'est un bon grain pour là
j volaille.
à tirer la soie.
Le vrai tournesol est une planté
VÎRO ; La retourne : terme de
'eu de cartes. De quelle couleur est d'un genre différent. V. Mâowêlo.
ViRo-vôouTo ; Détour, contour.
a retourne ? la retourne est pique.
VIRÔ. v. 1. Environ ,
autour , — Sinuosités d'une rivière, d'un
vers ; virô si, virô lui ; autour de chemin. — Tour de danseur de
soi, autour de lui. Virà la quarta corde.
* VIRTOÙL ; Tourbillon de vent;
vèjhilia dé la nôit lèhsu vmic à soi
du lat. ver/en.
descipols anants sobre mar.
Vise. Voy. Mn vis.
VIROGÂOU ; Un soufflet pour rë\ ISPIA , ou bispia. v. 1. Évèché
lancer un galánt indiscret, ou peu
respectueux.. Li bailêt un virogâou ; palais episcopal.
VÍSPRK , ou vispróus. V. liisprë;
elle le relança avec un soufflet.
VlRO-GARDAR. V. 1. ( circumspi- éií lat. asper , son diminutif- rt?bere ) ; es gàrdaks airo sè ; regar- prou ; petit lutin, au féminin j visproûno.
dant autour de soi.
VIROLEISGA ( si ) ; Se fourcher
VisTÂiio ; Une visité.
VISTO-POURTA
la langue , ou vaciller en parlant.
OURTA.. v. 1. En vue
S'ês ■vii o-léiiga
la langue lui á ëxposé à la
Ift vue'.
VriSTouH as L'IOL. Voy. Vizou.
fourché.
ViTORíÁR. v. 1. Triompher $ remVIRO-PASSA ( se ) ; Se rouler à
terre en luttant et se retournant porter la victoire.
ViTURÍN ; Un cocher ; et dans
pour prendre le dessus sur son adce pays-ci , tin voiturin.
versaire.
VIZÀJHÉ. Oh dit an figuré , coupd
ViRO-lPÂsso d fa la ) ; Faire la j
roue : tour d'adresse de saltiuban- ( loii vizdjhè ; brusquer quelqu'un ^
lui rompre en visière; Voy. Coupa:
ijue. — Faire la culbute.
VlZÉ. Voy. Gavel.
* VIROÜ. Voy. Birou.
VIZÊTO , ou bizilo ; Une vis. EsVlRODLA, OU fa la viroùlélo. V;
cáliés en vizêto ; une montée en vis
Vambalôto.
VIROULKT ; Une tournette ; jouet ou en limaçon.
Vizooi Ou viitoun dë l'iol, oii
d'enfant : gros bouton , ou sorte
de pesoa enfilé d'un brin de balai uêchos ; La pupille , ou la partie du
pointu auquel on imprime un nloii- ' milieu de l'œil qui paraît noire , et
veinent de rotation par le bout op- ' qui est entourée de l Iris : elle est
&gt;osé, pour faire tourner à terre ronde dans la plupart des animaux ;
elle est ën fuseau daus les chats
e peson sur cet axe.
VIROULKT. Voy.
Crubalë, ou pendant le jour , et ce n'est qu'un
iilet au grand jour. L'iris en se cou-'
Ëémoulis.

Ì

Í

�V ou

tractant, ou en se dilatant , rétré- J
cit ou élargit l'ouverture de la prunelle , selon que les yeux sont plus
ou moins blessés de la lumière,
ou qu'ils ont besoin d'une quantité
de rayons plus ou moins grande.
Vïzous. Voy. Bizous.
VODAR. v. 1. Vouer, promettre.
VOLCAÎNT, OU v'olgans. v. 1. Vide;
( vacuus , induis , inops. ) Laissero
lo volcant ; ils le renvoyèrent les
mains vides; (dimisserunt inanem.)
VOLER, V. 1. Vouloir.
VOLTO ; Façon qu'on donne à la
terre.
VOLVER. v. 1. Renverser. La pêiro
Ja vôouta, o voûta ; la pierre fut
renversée.
VÔOUTIS ; Qui cherche des détours.
VÓOÜTO. Uno vòoulo ; une fois ,
une séance. Cadun i-a fa sa vAouto ;
chacun y a passé à son tour. Donna
uno viouto ; retourner , ou tourner
dans un sens différent du premier,
en ital. vola.
VÔtO , bùlo , OU majhë Jéslo ;
Fête patronale, fêle locale : fête
de patron d'une église de campagne,
où l'on va le plus souvent en conséquence d'un vœu. La vôta dë Rocofor ; la fête patronale de N. D.
de lioquefort ; et non , fête votive :
expression faite à plaisir , qu'on
n'entend que dans ce pays-ci , et
qui n'est d'usage en fr. que dans
l'expression de messe votive , ou
messe de dévotion.
VÓTO se rend aussi par le ternie
dévotion, dans cette façon de parler : aco's uno bélo volo ; cette église
est une dévotion célèbre.
VOUCÂBLË. Ce terme , pris poulie nom d'un saint, patron d'une
église, se rend par le mot , titre.
Cette église , dit-on , est sous le
titre ou l'invocation d'un tel saint ;
et non , sous le vocable , etc.
VOUGHE ; Boule de volée, petite
boule de mail pour les coups de
Volée.
4

VOU

S6(&gt;

VoCLA ; Dégringoler. Li farâi
voula lous è'scaliès ; je lui ferai dégringoler les montées.
VOULÂDO ; Vol, volant. Tira à.
la voulâdo ; tirer en Volant ou au.
vol. Un tel tire bien en volant.
Apprendre à tirer en volant ; et
non , à la volée , qui n'est français
que lorsqu'il signifie , inconsidérément. On dit aussi au figuré : pour
lui parler il faut le tirer en volant ;
et non, à la volée ; lou prénë à ht
voulâdo. — En termes de jeu de
paume , prënë à la voulâdo ; prendre de volée.
VOULÂDO d'âoassél ; Le vol d'un
oiseau, et une volée , ou bande
d'oiseaux. Le vol de l'hirondelle est
vif. On a vu aujourd'hui une volée
d'étourneaux.
VoíiLADóu ; Un volant : morceau de liège, ou de bois eniplutné,
qu'on pousse avec line raquette, on
bien avec une palette de bois. On
dit, jouer au volant à coup taillant*
VouLAhou ( doussel ) ; Oiseau
dru, ou prêt à voler hors du nid.
Lorsqu'on parle des jeunes oiseaux
de proie, on dit en termes de vé^*
nerie , des oiseaux déniaisés.
VOULAN , ou ouldmë ; Faucille
de moissonneur.
VOUI.ASTRE.IHA , ou voulëtëjha ,
ou alatèjha ; Voltiger ; et non, \o*
leter, qui vieillit : verbe fréquentatif; voler à plusieurs reprises *
faire de petits vols , comme les
oiseaux blessés , les papillons , etc.
VOULDOÙIRA ( së. ) Voy. Bouca ,
ou boucassa,
VOULE ; Vouloir. On dit en proverbe : që tout ou voou , (ont oli per;
on hasarde de perdre en voulant
trop avoir, ou bien , qui serre trop
l'anguille la perd. Se Dìou-z-ou vòouf
s'il plaît à Dieu, ni âouzi la fnêssOt,
së Dioii-i-ou vàott ; j'ai , grâces h
Dieu , entendu la messe. Foutes ptt
qc fago frë qan lômbo de nêou ? Coill»
meut ne ferait-il pas froid , qilaridl
il neige ? Gîta j së vûulés ; il y 6Ii

�ì-jo
V O T3
V 0 %
a honnêtement ou médiocrement. I patois. Nous ne l'avons mis dans ce
Es p'i i se vailles , danjhëirqus ; abDictionnaire, comme ie» prêcëdeaa
solument parlant, ou à tout pren- j et beaucoup d'autres, qu'afiii qu'on
dre, ce malade n'est pas en danger. ! ne nous reproche pas de les avoir
VOULOUÎVTA , boulounta, ou voide
oubliés ; beaucoup de gens confoncâouam , verbe actif. V. Boulounta. dant ie patois du Languedoc avec
* VOULUR et voulùrdo ; Voleur,
la langue d'oc. Dans celle-ci une
voleuse.
» voûte s'appelle, uno crólo, V. ce mot.
* VoùToest uu mot français avec
V ozi ( sen J ; St. Evode , évêque
la terminaison languedocienne, ou [ du Puy.

X
X

X

Jx , ou xé. Un grand ix ; et non ,
isco. .
Nous avons retranché Vx de notre alphabet, parce qu'il peut êtit:
supplée par d'autres consonnes dont
il est toujours composé da;is diiiërens mots.
L'IJ: a un son composé , tantôt
du g et du z , comme dans examen ;
tantôt du c dur et de l'y fort , ou
sifflé, comme dans taxe, Auxerroià : q&gt; auéfois, enfin , il a la
■yaieur di deux ss , comme dans

A'ixerre , TSruxelle, Saint-Maixant,
Aix , Cadix , etc. ; en sorte qu'il
faut prononcer les mots préceüen3
comme , egzamen , Aucserrois,
tarse , Ausserre , Brusselle , etc.
Les languedociens donnent à cette
consonne une quatrième prononciation , savoir : celle du tede simple qu'ils font sonner ainsi dans ,
examen, éxempt , éxemple, ézil,
etc. au lieu qu'il faut prononcer
comme egzamen, egzeinpt, egzemple , egzfl , etc.

I

J'Y grec est une lettre fort inutile dans l'orthographe des sons ;
et lorsqu'on n'a point d'égard à
Fétymòíògie des termes , il ne tients
jamais que la place d'un i dans le:,
mots fi ançais ; tels, par ex. que,
payer , royaume, envoyer, moyen,
etc. lesquels réduits au son des lettres prononcées , peuvent être rendus de cette façon , pé-ier, roaÎHume , envoa-ier, moa-ien , etc. ;
et non , euvo-ier , mo-ien , etc.
Lorsque l'y grec est seul en fr.
il est adverbe relatif , comme
dans , y est-il ? et l'on ne doit
l'employer que lorsqu'il sert à mar-

quer un lieu , ou une chose. C'est
une faute , comme nous l'avons
remarqué à l'art, fiife , de s'en
servir dans d'autres occasious , et
dire, par ex. y voyez-vous ? à quelqu'un qui sort à la rúe pendant
une nuit obscure , et de répondre,
je n'y vois pas, ou je n'y vois
goutte ; au lieu de , voyez-vous
clair ? je ne vois pas clair , je ne
vois goutte.
L'expression je n'y vois pas supposerait un endroit dans lequel on
voudrait voir, ou bien un objet
qu'on chercherait des yeux, dans un
lieu obscur ; auquel cas on dirait

�ZOU

Irès-bien à celui qui chercherait ,
' voyez - vous quelque chose ? et
_ui-mênie répondrait correctement,
je n'y vois rien. Voit-on clair dans
celte cave ? Oui , ou y voit clair.
Au lieu que , dans les précédens
exemples, y voyez-vous , et je n'y
vois, goutte , il n'est question que
d'une simple privation de lumière,
sans aucun rappoi t direct au lieu.
C'est ainsi que Notré-Seignear dit
dans l'Évangile, les aveugles voyent;
je suis venu afin que ceux qui ne
voyent pas , voyent ; et que ceux
qui voyent, deviennent aveugles ;
et qu'on dit que les yeux sont faits
pour voir, et non , pour y voir.
Ou fait la même faute sur le
verbe entendre. On ne doit le faire
précéder de l'adverbe y , que lorsque entendre signifie, comprendre :
on dit très-bien alors, s'il est question , par ex. d'une démonstration
de géométrie ; il y entend quelque
chose , ou il n'y entend rien.
Mais lorsque entendre a rapport
au sens de l'ouïe , un homme qui
aurait l'oreille dure parlerait peu
correctement, s'il disait ; je n'y

Î

j
I

j
;
i
,

;
i
;
'
i

3 i

7
entends pas ou je n'y entends rien
de cette oreille ; au lieu de, je
n'entends pas , etc. L'oreille est
faite pour entendre ; et non , pour
y entendre.
L'/ languedocien qui répond à l'y
grec , est quelquefois un pronom
relatif et répond au datif fr. à lui.
Ex. : Id ai donna , ou U àidi ; je
lui ai donné , ou je lui ai dit ; et
non , j'y ai donné, j'y ai dit. Fazês-i
mous coumpliméns ,- faites-lui , et
non , faites - y mes complimens.
Ceux qui évitent ces fautes tombent quelquefois dans celle de mal
placer cette voyelle, en traduisant
trop littéralement leur idiome dans
les exemples suivans : Manda mi
li, ou manda m'i. Il faut dire , envoyez-y moi ; et non , envoyez-moi
zy,ni envoyez-m'y. Ména me li,
atëndé mi h ; je vous prie de m'y
mener , de m'y attendre , et non,
menez-m'y, attendez-m'y , ni même,
menez-y moi, ni attendez-y moi :
quoique ces dernières expressions
soient correctes. Il faut dire aussi,
transportez-vous-y , et au singulier,
transportes-y-loi.

z
z

z o u

I

JES languedociens nomment cette ! noncer, par ex. perzécation , au lieu
lettre i-Mo , et la font féminine. On : de, persécution , et de dire , coudit en français , un zède ; et mieux fisseur , au lieu de , confizeur.
encore un ze.
ZAZEMEN. V. I. Couche, iat. ronLorsque la lettre s se trouve dans cubilus. D'u sazimin
d'une même
les mots français entre deux voyel- couche ; ( ex uno càhcubitv. )
les , elle a le son du s.
serait
Zou , ou grêgo. Ces mois , dits
plus simple d'y employer cette der- d'un ton interrogatif, répondent à :
nière lettre , et de faire siffler Vs veux-tu voir ? ou bien à , faisonspartout où il se rencontrerait : les nous telle chose i' Si celui à qui le
tersomies de notre province, et zou s'adresse répond zou lui-mAnae-,
es étrangers, seraient moins expo- c'est comme s'il disait, va. j'j consés à prendre le change , et à pro- sens , je le veux. Voy. Grégo.

11

Í

Fí N.

�/

4.

�RECUEIL
DE PROVERBES , DE MAXIMES ET DE DICTONS
LANGUEDOCIENS ET PROVENÇAUX.

A.

A fach coûmo varie dë Marot, që
Âouro drècho , jhës d'abri ; à
n'âoublidé rës, që dë dir' adîou.
pâour' ômë , jhës d'ami.
A fâouto dëbiôou, l'onfâi l'âoura
A bonamassâirë, bon ëscampâirë.
j l'âzë.
A bon chin, bon os.
A bon dëmandâirë, bon rëfusâirë. I A fâouto dë sâjhë, boûtou fol
A bôno bugadiêiro , mânco jha- ". ën cadiêiro.
Afatiga , coûmo pâour'ômë që
Sîiâi pêiro.
coûlo sa trêmpo.
A bon varie , âourêlio d'âzë.
A fol, fortûno.
A boùco barâdo , noun ëntro
A grosso bêstio , gros mourâou.
moùsco.
Aigagnâou dë mai , fâi tou bêou,
Abrîou, abrîvo.
A cadë sëgnou nouvel, cadë pioch ou lâl.
Aigo courën, noun ës ôro ni
Es un castel.
* A cado coûmbo, së trob' un pudën.
Aigo é pan, vîdo dë can.
pioch.
Aigo, fun , michânto frèmo, é
A cadun, lou sîou n'ës pa tro.
fio ; fan fujhi l'ômë dë tou lio.
A canâlio , fâou pa touâlio.
Aigo trëboûlo më nëgaras pa t
A chival manjhâirë , cabêstrë
përqë
të passarâi pa.
cour.
Aima , é èstrë ai ; ëspëra , é
A capëlan nus , lou bë li fus.
noun vëui ; êstr'âou lié , é noun
A car dë chin, sâousso dë lou.
Aco s'acôrdo coûmo lou manifi- dourmi, soun trës câouzos që fan
mouri.
cat à maimos.
Ai manjha dë lèngo dë ca , dîzë
Aco's à përpâou coûmo câoufolié
tou so që sâbë.
d'ëstîou.
Ai që vâi mâou , qan la galîno
Aco's lou dëman dë Simounë.
Aco's soun biâi, coûmo boutêlio fâi lou gàou.
Aitan côsto bë batu , që mâou
qan bâvo.
Acourda-vous, é farës plôourë. batu.
Aitan dë frë , coûmo dë sën.
Aco vou vâi , coûmo la pêiro à
Aitan fâi aqël që tén , qu'aqël
l'anel.
Aco vou vâi, coûmo lou bas à l'âzë. q'ëscôrjho.
Aitan që poûgnës la bêstio, âiA dû roûvë, dû cougnë.
A fach bëzoûgno dë mounîno , tan camîno.
A jhëns bâous, campâno dë fûsto.
pâou é mâou.
A jhëns malâiroûzës , lou pan
A fach lou viâjhëd'âou courbatas.
A fa coûmo las pûtos } a maDjha mouzis âou four.
A l'ami j lou sëgré, o« lou rëgre^
soun boa pau pennié,

�374

A M ï

A

A l'âzë sadoul, lou bla i-ës vêsso.
Amour dë nôro , amour dë jhênA la candêlo, la dôno ës pu bêlo. drës, ës uno bugâdo san cêndrës.
A la câso dë Pêirouuêlo , cadun
Amour dë sëgnou , oûtnbro dë
î-a soun ëscudêlo.
boûissou.
A la fin së sâoupra , câou a
Amourdë sôrë, vâou pa un pôrë ;
manjha lou lar.
amour dë frâirë , vâou pa gâirë.
A la frêmo coum'à la bârco ,
Amour é râsco ,rëgardopa ountë
toujliour i-a à faire câouco rëu.
s'atâco.
A las gran portos , boûfou las
A Nadâou , âou fio ; à pâsco,
grandes âouros.
âou ro.
A las jhëns dë cour, tout ës cour.
Ana vous ën ën Agounës, pa é
A la sounâlio, la bêstio së cou- peros i troubai'ës ; lou mati pêros é
Boùi.
vi ; lou dîna pêros é pa ; lou subrëA la têsto é as pés , së counoûi, jhour pêros toujliour; é la sêro
dôno, câou. ses.
toujhour pêro.
A l'ën tourna , së prën lou pan
An dë nêou ? an dë bë.
cournu.
Anëu plan, acampën bë.
A l'ënvieli, l'ënfadëeî.
Anën plan, é rëcontrarën mâî
Aliâuso fâcho për lou bë, jha- dë jhëns.
v
mâi noun pourté cap dë bë.
* An lous cas l'on aprën , sodis ,
Aliët é pan, rëpas dë pâizan ; à bëgoula.
aliët é car , rëpas dë ricbar.
Au sia dis lou râinar das raAl mai merd'on boulêgo, al mâi zins.
pudis.
Ansin vâi lou moûndë ; l'un së
A l'ômë dôno ta filio ; é noun à fâi la bârbo , é l'âoutrë së fâi toûnCani ni à vîgno.
drë.
,
A lou mâou dë la câmbë ; la fuAn vëndimia avan las crîdos.
mêlo vâou mâi që lou mâsclë.
Aou dëbasta , së vêzou las caA lou mâou dë las galînos , që chadûros.
tan ml fa frë , tan mâi bêvou.
Âou foun d'âou sa, së trôbou las
A lou mâou d'uniôou cuié, doum- brîzos.
mâi së cuié, doummâi së fâi dû.
Âoujhourd'âou jhujhamën, âita»
A l'oustàou i-a rën , së dëfôro vâoudra la mêrdo coûmo l'arjhën.
noun vën.
Âou jhuec é âou vin , l'ômë së
A lou vêntrë cura , coûmo lou fâi couqin.
kîou d'un capcl.
Âou kîou së counoûi qan las dëns
A lou mâou dë cat uscla , vâou pënchînou.
tnâ që noun parêi.
Âou loujhis , âou cagnar, cadun
A mâou dë cor , ôli dë soûco.
i ës për sa par.
A mâou dë têsto, ëstoupâdo dë vi.
Âou mës dë jhulië , ni fêuno ni
A mari jhalous, la bâno âou fron. câoulë.
Amb'ël sëniou noun bôlios parti
Âou moûndë gna pa jhës dë soulas pêros ; car lé sëniou prëtidra las , që noun sié sëghi d'un ëlas.
las pu madùros , é të roumpra lé
Âou pu for , la pëlio.
çap ën las pu dûros.
Âou tën që cânto lou couqu ,
A michant oubrié, jhës dë bos lou mati mol , lo vêsprë dû.
outissës.
Aou trabal që noun s'abrîvo, ës
Ami dë cadun , ami dë dëgun. dë carôgno touto vivo.
Ami që noun vâlio , coutel që
Àouzi-dîrë, vâi për tou.
noun tâlio, së lou perdes, noua
A pâou vi, bêou përniié ; à pâoiï
t'en cbilio.
pan , prën las brkos.

�A

%

E

A parâoulos loûrdos , âourêlios
Soùrdos.
A picho cabâou, tou li vôou mâou.
Après bon vi , bon coûissi.
Après la fêsto , lou fol rêsto.
Apres la mor, lou mêjbë.
Après lou dan , fols së fan sâjhës.
Apres picbé, bêourën foulièto.
Apres trës jhours, l'on s'ënnuéjho
dë fènnës , d'ôstës , é dë plêjhos.
Apres un acampâirë , vën un ëscampâirë.
Apres rastêou , fâou pa feûrcas.
Aqël âzë ës bë malàou, a dëssus
un bel ëmplâstrë.
Aqël që câouqë bë croûmpo ,
s'oun lou pâgo pa bë, së troûmpoAqël që së mûdo, Dlou l'ajhûdo.
Aqi omit ës lou gâou, fâou pa
që la galîno cântë.
Arco dë siënso , voùido dë consiënso.
A rën , fâou pa sâousso.
A rës manda, fâou pa mëssâjhë.
Arjhën dë fènno é bën dë campâno , noun flouris ni noun grâno.
Arjbën fâi prou ; més bë pâsso
tou.
A rud' âzë , rud' âzënié.
A San Martin , tâpo toun vin.
A San Michèou , lous goustas
môntou âou cèou.
A San Tournas , côi toun pan ,
lâvo tous dras.
A San Lue , lou frë ës âou suc.
A San -1 - Andrîou , soudis lou
frëch , âisi soûi iêou.
A's la coulêro d'âou pasticié , që
Coucbâvo las gnêiros ëmb'un âslë.
A" toiijhour pët ou foûiro.
A Toussan , l'ouliv'à la man.
A trës fës , sou lûclios.
A trouba lou bla cher, a carga
dë vi.
A viélîjhë , rëpapîjhë.
A viêlio câto , jhoûino râto.
A viêlio miôlo , mors d'âoura.
A vilén , carbounâdo d'âzë.
Âzë dë mijbé , n'ës jbamâi bë
e-mbasta.

BON
B

375

Badalia po pa mënti , së noun
vôou manjba , vôou dourmi.
Bâilo garda la fêdo âou lou , é
la galîuo âou râinar.
Bâti' un iôou, për avëdr'un biòou.
Barbie sênso glôri , noutâri sêns'
ëscritôri, pëlicié sênso pieu, noun
vôlou un cascavêou.
Bârbo dë bëlitrë , facb h pëtassës.
Bârbo d'ëspoussêto, mourë d'ëscâoufo-lié.
Bâvo coum'un magna.
Bëat që d'âou bë d'âou trui fâi
soun apëudrissâjlië.
Bëat që tén , durbec q'ëspêro.
Bë dë campâno , së flouris noun
grâno.
Bë dous sérës së rëcontrou, qan
dous boussus s'atrôbou.
Bë ës vërta so që l'on dis , q'ën
tou tën favou vâou ardits.
Bêlo à la candèlo , lou jhour ou
gâsto tou.
Bêlo ës la castâgno , dëdin ës la
magâgno.
Bêlo fênno , michant'ëspîgno.
Bêlo fênno , mirai dë nêcis.
* Bel' ômë à la cariêiro , porto pa
dë pan à la paniêiro.
liêlos proumêssos fan lous nêcis
jhouioûsës.
Bën mâou aqis , n'ës pa ëritâjhë.
Bën vén , qan garsou nâi ; s'ûno
filio vén , bën s'en vâi.
Bêou tën d'iver, santa dë viel
ômë , proumêssos ë jbëntiliômë;
qâou s'ën fizo n'ës pa sajb'ônië.
Bë pâou vôou l'âzë , që noun
pôrto soun bas.
Bë râouba , së flouris , jhamâi
noun ës grana.
Bë sa l'ômë viel, Jiië li côsto.
Bë ës nêci lou ra , q'ëmb'un soul
trâou së fizo.
Bêstiâou jhoùvë, fâou që trêpëBêstios vênou, bêstioss'ëntôrnou.
Bë vëndra lêou , që tro dëmôro.
Blêdo têndro , ës dë bon plëga,
Bgn bru , yàou bon yi.

�376
CAN
Bon ca tourn' à l'oustâou.
Bon couvidâirë , fâimanjha malâoutë.
Bon lëgat , pâourë tëstamën.
Bon mantel, bon capel, bôtos
&lt;îë bôno pel, é chival dë bôno
râsso ; fan cami qin tën që fâsso.
Bon mëstié vâou uno barouuié.
Bôno jhournâd' a fa , që dë fol
s'ës délivra.
Bôno frêmo , marido têsto.
Bôno miôlo , michânto bêstio.
Bôno têro , michan cami.
Bon tën, bon bouvié é bon sëmëna , fan lou can bën ëngrana.
Bos vér é pan câou , fan la ruino
d'un oustâou.
Bos vér , fài fio câou.
Bout' aqël' ëspîgo à ta glêno.
Boutarié pa la man âou së për
tm pëzoul.
Boutas dous fol ënsën , âou cap
dë l'an sërau trës.
Boutas la man âou pagné, që
sou toutës dë loubatous.
Bouvié san bârbo, fâi l'âiro san
gârbo.
Bram dë sâoumo moûnto pa âou
eiel.

G
Cadë eouzigné, fâi sa sâousso.
Cadë jliardinië lâouzo sous pôrës.
Cadëmëaëstrirel, a soun baratel.
Cadë por a soun San-Marti ; cadë
Couqi , soun michan mati.
Cadë toupi , trobo sa cabucêlo.
Câdo fâtq , a soun sën.
Cadun sentis , ountë li prus.
Cadun voudra man j ha la mêrdo
«mb'un culié d'arjhën.
Cadun vôou vira l'âigo à soun
moulin.
* Calêndos jhalâdos , ëspîgos
grauâdos.
Calignâirë dë brën , ëscâoufa
coûmo la cadêuo d'un pous.
Cal laissa courë l'âigo jhoul'pon.
Cal pa s'ëstêudrë mâi që sa ilassâdo.
Caaâlio ës lêon d'acôrd.

COU
Gâou rêndos , ou fazêndos»
Câouos lâidos é bë parâdos.
* Câou vënta qaa l'âouro boûfb.
Carêssos dë chis , amour dë pûtos, bôno chêro d'ôstë ; noun së
po fa që noun côstë.
Carga d'ârmos , carga dë pôou.
Câro d'ëspitâou , cùou dë misé'
ricôrdo.
Cassâirë é jhougâirë , noun pôdou që mâou-trâirë.
Castel dë car , s'abouris lêon.
Cat ëmmantelat , noun prënghet
jhamâi rat.
Câzo bastîdo , vîgno plantâdo, 6
filio nourîdo.
Cën-t-ëscus dë lâghis, pâgomi pa
un pata dë dêoutës.
Cêrco l'oûrnbro, coum'un âzë
vërmënous.
Chambriêiro nou vélo , éëscoûbo
nôvo fan l'oustâou nët.
Chambriêiro rëtournâdo é soûpo
rëcâoufâdo , noun fâi jhamâi bôno
pourâdo.
Chêro de castel , creba dë rîrë
é mouri dë fan.
Chi brëgous , a las âourêlios vërmëaoùzos.
. Chis é ëfans counoûissou që bë
li fan.
Chu , që la mâirë coûo.
Clar d'ëmbas, mountagn'ëscûro,
plêjho ségùro.
Co-dë-pé d'êgo, n'ëstroupié jhamâi roussin.
Conte arëstat, ës mié pagat.
Coucël dë motillé ës piclio ; që
noun lou prën ës un cho.
Coûchouloulëbriédavanla lêbrë.
Coûmo cânto l'abat, atâou rëspon lou clerjha.
Coûmo las jhën , l'ëucën.
Coûmo las poûmos , ûno gâsto
l'âoutro.
Cour sërmoun , é Ion dina.
Coûrtolêngo , é lôngos âourêlios.
Couvit dë Mounpëlié , couvida
à l'ëscalié.
Couzignêiro lambrêto , fài la
sâousso anjâi la fiêto.

�D E

D I N

377

Dëmandas a Matîou , q'ës pu
D
mëntur që iêou.
:
Dë marido fênno gardo të , é dë
D'âici à cëu-t-ans sërëu toutes la bôno noun tën tizës.
Dë michan pagadou, fâou prêuë
fcôrnis.
D'âou dich âou fach, i-a grau la pâlio à la flou.
Dë pâou fet , pâou dë nouvêlos.
trach.
Dë porto barâdo , lou diablë s'en
D'doucels dë ribiêiro é d'ëstang,
prën lou dariés , lâisso lou davàn. tôrno.
Dë prou pâlio , pâou grau.
D'âoucels , dë chis , d'ârmos ,
Dëqë fazës à vôstos fèbrës ?
é d'amours ; për un plëzi, mîlo
Dë San Mikêou à Martrou , i-a
doulous.
D'âou tën, ni dë sëgnourié, noun un mës labouradou.
Dë sarjhan noun faghës toun
si câou douna malincounié.
D'âou tën që lou chi pîsso , la counipàirë ; së noun të fâi mâou,
të lou fera fâirë.
lêbrë s'ëu fujhis.
Dësarjhënta , coûmo la crous das
D'aqi d'oun dêou sourti lou lun,
capouchins.
sourtis iou fun.
Dë sëgnou, dë ribiêiro é dë gran
D'aqi oun noun pêuso l'ômë ,
cami, fâi mâou êstrë vëzi.
sourtis la lêbrë.
Dëstrëcti âou brëu , largan à la
Davau sâjhë ni après fol , noun
farina.
pâssës âigo, ni fangas mol.
De tùlo vîdo , tâlo fi ; dë bôno
Dë bêlo fênno é flou dë mâi, ën
têro , bon toupi.
un jhour la bêouta s'ëu vâi.
Dë tâou pan , të farâi tâlo soûpo.
Dë bën servi é lou sàouprë êstrë ,
Dë tâou të f izës, dë tâou të
après varlë , l'on dëvéu inêstrë.
Dë bou oûro poun l'ëspigno, gârdës.
Dë tou pêou , bôno bêstio.
qant a ëvêjho dë bë fa.
Dë toûtës ës ai é qita , që noun
Dë bon plan plânto ta vîgno ,
dis rës që la vërta.
dë bôno râsso prën la Hlio.
Dë toûtës të fâghës, dë toûtës
Dë câou ës l'âzë, që l'ëmbâstë.
Dë câou sera l'âzë , që lou lèvë të gârdës.
Dë toûto niêno dë mêstiés, i-a
për la coûo.
Dë carëstié noun ëmpîighës toun dë bos é dë pàourës ouhriés.
Dëtrasloumêstrë , së fâi !a fîgo.
gragnié.
Dë trës grans , dous courbas ;
Dë gran ëssu , gran bagua.
Dëgun noun vôou ëstaca lou cas1 dë tres pichous , dous glorious.
Dë viel lëbrié, bôno câsso.
cavêou âou ca.
Dîgo më ën câou vâi, të dirai
Dë jhëns dë Côvênos , noun faghës padênos , që trâoucâdos sou. câou ës.
Dilijhênso , pâsso sit nso.
Dë jhoùin' avouca , ëritâjhë
Diu la rasciâouzo d'un mouli ,
'perdu ; dë jhoûinë mëdëei, cëmëusës pa jhamâi près dë balênos,.
têri boussu.
Din lous gros gours , së pêscou
Dë la pâsto dë moun counipâirë,
lous gros pêis.
bôno fougâsso a moun tiliôou.
Din pâou d'oùros , Dîou laboûro.
Dë la têro , fa lou vala.
Diu-z-un èmiuodë prësounstou,
Dë laut ës la pas , Dtou d'al cel
gna pa për un pata d'abillê/.o.
î abîto.
Dm-z-nn ort sëmëua dë proucës ,
Dë lant n'y a rës , lou rêi n'a
raromén së culis uno flou d'umispas dë tâlio.
,
Dë Ion pais , lôngos nouvêlos. tàuso.
48
2.

�3*8

D U W

E TN

Dîou dôno lou frëeh , suivan la
râoubo.

D'un sa dë carbougné, noun po
sourti farîno blâuco.

Dion nous gârdë dë viélioabàrcos , é dë nouvels capitânis.
Dîou le dônë dë sëu , é à iêou
d'arjhën.

E

Efan nascut , Dîou l'a pascut.
Ëfan noui i dë vi, fênno që pârlo
lal.i, fagliêrou jhamâi bôno fi.
Dîou vou gârdë dë mâou, é dë
Èi'ans sén , ëfans dëvënén.
frë qan fara câou.
* El foc, fênnos amouroùzos , é la
Dîou vou gârdë dë qatrë câouzos: mar, sou trës câzouos daiijhëiroûzos.
dë bon sala san moustârdo , .d'uuo"
Ëmbë d'arjliën , së fâi lou côntë.
chambriêiro që së fârdo , d'un
Ëmbë fêou , nouu së prêuou
vnrlë që së rëgârdo , é d'un pâourë mouscos.
rëpas që târdo.
Ëmbë lou soulèou , ëstêlos nouu
Dis blau , é fài nêgrë.
lûzou.
Disputa la pel avan d'ave l'agncl.
Ëmftë tambourins, noun së prêDizou që për dourmi sëgu , n'ës nou lêbrës.
rës dë tal q'un bêutrë dû.
Ëmb'un mari chivâou, bon ësDôno ban ëstâvo , mâou cër- përou.
càvo , trouba l'a.
Ëmb'un ômë riche , sa fênno li
Dôno fougassièiro , al cap dë lan mourir, ; ëmb'un pâour'ômë , sa
manjbé sa bërkiêiro.
miôlo.
Dôno Gàio me plâi bë ; niés që
En abrîou , cânto lou coucu s'ës
jli imâi noua më sié rës.
vîou.
Dôno pi'in-tiâlo mourighé dë fan,
Ën âigo pûro , bârco sëgùro.
dôno fiaîo-gros visqé tou l'an.
Ën câou Dîou vôou bë , la triuôDôno që noun
mâujho , lou jho fâi dë poucels.
bèourë la ma u ten.
Ën câouzos fâchos , lous coucëîs
Dôno viâno , që fài lous è'fan sou prêzës.
sau-z-ômë.
Ën cën fran dë proucés , gna pa
Dêrmë lé cat, vélio lé rát.
për un pata d'amour.
D'ôi'o vâco , ôt ë vëdel.
Ën fadëjhan , l'on fài soun dan.
Douksu dë fônno môrto , dûro
En four câou , noun crêissou
jhusqu'à la pôrto.
êrbos.
Doummài lou tiiâblë a , doumËn iver, për tou plôou ; é l'ësmâi voudrié avë.
tiou , ountë Dîou vôou.
Douna la fâouto dë l'âzë à la
Ën iver, noun qitës toun mantei,'
Lârdo.
ni për ôro , ni për bel.
Doua pu-z-âou moùnto la inou* Ën jhëns de toun bras fâi toun
nîno , doua mâi môstro lou kîou.
perças.
Dous bos jhoursà l'ômë sus têro,
* Ëutr'amis tout ës coumun, souu^
qan prën uioutié é qan l'ëntêro.
co las fênnos.
Dous fols së trôbou jhamâi dë
Ënjhincoits comno lou kîou d'un
mémo pëusâdt».
por , që së bâro san courëjlious.
Dubris lous iuels coum'un crësËn maguêio , ou ën têro pëndëu ,
lâirë.
noua boûtës toun arjiiën.
D'nuo mi'n lou srâlo é dë l'àouËn oustàou dë lou, nouu boûtës
i
.
"
tro lo'»
mato.
ta car.
L'un ) man lou fran édë l'àouti o
Ëa tën siâou, cadun ës marigné;
tro la pêiro.
Ëa têro de barotin, nouu plantés
Dîou vou dônë lou bas , piêi që
voulés la sêlo.

*

�E S

E S

3-79

Ës coûmo lous cas , q'âoumâi
toun bourdoun ; é se lou plantes ,
nouu lou plantes prigoun.
m&gt;ujhou , àoumâi rênou.
Ën têro dë Pâpo , ëstën ta câpo.
Ës coum'un tëstou râougna ; las
Ën têro që flâirë , noun boûtës lètrns H mâncou.
Ës cura , coum'un brus.
toun arûirë.
Ëntrë dos verdos , ûno înadûro.
Ës das ëfans de Zëbëdêo , sa
Ëntrë ëfansécadels , couuoûissou pa so "që dëmândo.
që li fa bel.
Ës das ëscouliés dë pônto , që
Ëntrë fîlios é capëlans , sabou van à 1 ëscôlo tau që sâbou pu rës.
pa oun manjharan lur pan.
Ësdas mëdëcis dë liëzûcou , dësËntrë fîlios é ëscoubîlios, pou- cubris lous malâous për lous fa
rién pa êstrë tro liuen dë l'ous- suza.
tâou.
Ës dëglëzi, coum'uno viêlio sëËntrë la dâîio é lou votiîan , lou mâoU.
paîsau mor dë fan.
Ës d'ei tëmouén dë Paliar , që
Ëntrë la pés é la trêve , Marti vênou sênso lous ana qêrë.
përdé sas ègos.
Ës dë la mêno de Pêtrë-jhan ,
Ëntrë la mêrdo é lou pis , lou n'intrarien vingt-é-qatrë diu-z-ûno
bel ëfan së nouris. ,
cougoûrlo.
Ëntrëinën që sou câous , së ploûËs dë râsso dë ciffâla , vîou dë
mou.
1 er u aou tën.
Ëntrë Pâscos é Pantacoûsto , fâi
Ës dë râsso d'ëstoarnel, âimo
toun dësser- d'une croûsto.
l'oulîvo.
Ëntrë San Pêirë é San Pâou ,
Ës ëfan d'oimjhoûros , âouzis
planto lou pôrë é lou clou.
mié-jliOLir.
Ëntrë trop é pâou , mëzûro li
Ës ëmboulia , coum'un gai ën
câou.
d'ëstoûpos.
Ën trian , bêlos figos s'ën van.
Ës ëaiploumâdo coum'uno miôlo
Ës abilla dë gris , coum'uu âzë. limouniêiro.
Ës a taira, couino pâour'ômë që
Ës ën chânso, sa fênno fâi l'acoûlo sa trêmpo.
mour.
Ës afara , coûmo la crêsto d'un
Ës ëndinna, coûmo la crêsto d'un
gai.
.
;
;
;
Es apriessa , coum un azë de vënËs ën fatigo , coum'un courdoudûmi.
gné që n'a qu'uno foûrmo.
. •
Ës bë grâsso la galino , që së
Ës ëntravëssa , coûmo bâro dë
pâsso dë sa vëzîno.
pôrto.
Ës bë michànto la tëmpêsto ,
Ës ënvinassa , coum'uno cousë qiqon noun rêsto.
goûrlo.
Ës bën ami dë l'oustâou , që së
Ësèsfrounta, coûmo bërgan dë
tôrco âou foundâou.
bos.
Ës camus , coûmo fîgo ën cabasËsëstringa , coum'un galapàstrë.
sâdo.
Ës fach as couinplimëns , couËs carga d'arjhën , coum'un gra- m'un biôou à mounta un ëscalo.
pâou dë ploûmos.
Ës hl d'un âzë , un' oîtro d'âou
Ës catiou ; prën las moûscos ëm- jhour brâmo.
b'un fiou.
Ës fol, që jhîsclo.
Ës cêouclàio d'anels , coum'uao
Ës gran piéta d'un pâourë chi ,
boûto.
që n'a jiiis dë mâirë.
Ës gras , coum'uno grazî'io.
lis coûmo l'âzë d'âou moûiuié ,
s'arêsto en toutes Jas portos.
Es groussié, coûmo pan d'ôrdi.

�3So ;
F A
Ës ino'ncën , coum'un diable dë
qatr'ans.
Es mâou rëscoundu, që mostro
l'ëskîno.
Ës matinié, coum'un fournie.
Es nascu âou bourdel , tou lou
moûndë sou sous parëns.
* Ës pa tou dë vêirë l'ëscârpo ,
për l'avedrë , fâou bagna i'ârpo.
Ëspëliarié un pëzoul, për n'avë
la peî.
Ëspëlio më , dis l'oulivié , të vëstirài.
Ëspîgno poun , é roûuzë ësfâto ;
Gavot ës fi , Âouvërgna pâsso.
Ëspîgno që noun poun qan nâi,
noun poun jhamâi.
Ës pla garda so që Dîou gârdo.
* Ës pu carga dë vîcës , q'un capëlan dë bënëiicës.
Ës pu fol , që l'âigo noun ës
Ion go.
I Ës rënous , coûmo câto bôrgno.
Ës loud'uno pêsso, coum'un ëscio.
Ës toujhour ën l'er, coum'uno
cadàoulo.
Ës tro viel , dévié pa tah lèou
naisse.
Ës un âzë ou un arë,qansin mascâro la pare.
Es un ân jlië à manlèva, é un âzë
à rêndrë.
Ës un mâou gran, dë grans servi ;
ës un pu gran mâou , lousdëssërvi ;
lou boriur ës d'oun lous counoûissë.
Ës uno mîno ; li mânco rës që
lou miâoula.
Ës nno pâouro annâdo , qan lous
çapëlan lâourou, é las pûtos fiâlou.
Es vê'rgonguous, coumo triuêjho
që porto un lëvan.

F A O
Fa fài dé* tou bos.
Fa l'âzë , për man j ha dë hré'n.
Faghësbc.é nouu mâou , âoutrê
sermon noun vous câou.
Fâi bon sâouprë rën , l'on aprëti
toujhour.
Fâi coûmo lou cl) i d'âou dèimié ,
tén d'amén.
Fâi dina ëmbë dë bânos dë cagarâoulo.
Fài d'uno moûsco un clëfan.
Fâi d'uno pâlio un palié.
Fâi la sâowsso à l'âoussel, san-zavèdrë vis la ploûmo.
Fâi lou malâoutë , për manjha
un iôou.
Fâi lou pous côutro la ribiêiro.
Fâi mâou pissa à la cariêiro ,
ton lou moûndë vou vêî.
Fài më siéto, iêou të farâi taliadou.
Fài parla d'él, coûmo lou cabrié
dë Nîmes*.
Fâi rire dë chi, që pâsso pa las
dëns.
Fâi so që dêvës, é vêngo so që
poura.
Fâi so që po , coûmo Roubin ëa
dànso.
Falié vëni qan toundian , âouriés
agu dë lâuo.
' Fan coûmo las pûtos , manjhou
lou bon pan përmié.
Fâou ëscusa lou vi, é castia la
boutêlio.
Fâou fa jho që dûrë.
Fâou fa , ou lâissa fa.
Fâou manjha uu'ëmtno dë sâou
ënsëa , për counoûissë l'imou d'as
jhëns.
Fâou pa cou pa lous lardous, a van
dë prêuë la lêbrë.
Fâou pa croumpa cat ën sa.
F
Fâou pa dire mâou d'âou jhour ,
FaChariés ni plous, noun sou që nouu sié passa.
rëmêdi de doulous.
Fâou pa ëscourjha tou so q'ës
Fa crida dë vi é vendre dë vi- mâigrë.
nâigrë.
Fâon pu lêou regarda lou marFa d'âigo d'mel.
chan , që la marchandîsos.
Fa dë l'emino, sëstié ; é dë la
Fâou që l'oustâou së pêrdë pèc
mâlio, dignié.
câouco goutiêiro.

�F I L
Farié d'iuels ëmb'un cat.
Farié tëta un biôou viel.
Farìiìo fresc» , é pan têndi'ë,
ajhûàou un oustâou à dëssêûdrë.
Fazés dë bë à Bërtran, vou lou
rendra ën cagan.
; , Fa vou dë ségnoun'ës pa ëritâjhë.
Fêbrës cartânos, noun fan souna
campânos.
Fêbrë dë biôou , qan-t-ës sadoul
soun vêntrë li dôou.
Fêbrë galioufârdo , qan-t-ës sadoûlo trâmblo.
Fêdo aptivadâdo , dë tro d'agnels
ës tët.ido.
Fêdo countâdo , lou lou l'a manjhâdo.
Fêdo që biâlo , pér un moucel.
Fênno dàouràdo , ës lêou counsoulâdo.
Fênno dë bë é dë bôno mîno ,
noun vâi pu liuén që la galîuo.
Fênno fâi , ou dësfâi l'oustâou.
Fênno niaiâouto é që sié grosso,
a un das pêzës din la fôsso.
Fênno mûdo , fougiié jhamâi
batûdo.
Fêiiiio q'a un bon mari, âou irisâjhë ou pôrto për ëscri.
Fênno që côi é fâi bugâdo , ës
xméjho-fôlo , ou ënrajhâdo.
Fênno së plan , fênno së dôou ;
fênu'ës malâouto qan-t-ou vôou.
Fênno troutiêiro , foughé jhamâi
bôno mâinajhêiro.
Fîgos é sërmous , à pâscos pâssou sëzons.
Fîlios d'ôstës, é fîgos dë cami ;
se nouu sou tastâdos uë vêsprë , ou
I sou dë inati.
Fîlio d'ôstë é dë bouché, ajhës
për gâou që 1 es noun të sié.
Fîlio d'ôstë , é figo dë canton ,
sou pu lêou madùros që dë sëzou.
Fîlio ës coûmo la rôzo , ës bêlo
qan-t-ës ëdôso.
Fîlio madûro , pôrto l'ëfan à la
cëntûro.
Fîlio pâou vîsto , ës dë rëqîsto.
Fîlio poulido san-z-abis , mâi dë
calignâirës që dë maris.

G R O

38»

Fîlio q'agrâdo, ës mita maridâdo.
Fîlio që prën , së vën.
Fîlio q'ëscoûto, vîlo që parlamênto , sou lêon prêzos.
Fîlios që sou à marida , michan
troupel à garda.
Fîlio që vôou êstrë prëzâdo , ni
vîsto , ni visitâdo.
Fîlio san crênto , vâou pa un
brou dë mênto.
Fîlio troutiêiro é fënêstriêiro,
raromën bôno mâinajhêiro.
Fisa vous ën castâgnos câondos,
vou petaran din la man.
Fol dëmâudo councël, që noun
lou crêi.
Fols dësirou , sâjhës acâmpou.
Frëch ëmbë frëch, fan lous ëfans
jhalas.
Frisa , coum'un câoulè'.
Fujhi, pôdës; ëscapa , nou.
Fujhié la plôjho , é s'ës jhita
din lou vala.
Fujhié lou fun , é s'ës jhita din
lou fio.

G
Gâgno d'âou pé coum'un amoulâirë.
Galînos që van për l'oustâoH , së
noun bêcou , bëcat âou.
Gâouzis uno caudêlo , për cërca
un mouchou.
Gârdo qan l'âouras ; së noun ,
t'ëu pëntiras.
Garis un mâou , é në fâi dous.
Glout ën couzîno, soun parié
noun dësîro.
Gna miliou ami, që la boûsso.
Gna pa dë mâi ëmpacha , q'aqëlqé tén la co dë la sartan.
Gna pa d'ôli san crâsso.
Gna pa pu. michânto pourtadûro,
që la mêrdo qan-t-ës madûro.
Goûto à goûto, l'âizîno s'ëgoûto.
Grândo sartan për fricassa ; ëmboûrdo prîmo për tamiza ; uno moulié dcspënsiêiro, an lêou voûida
uno pagnêiro.
Grâsso vâco, fâi lou vëdel foûirous^
Grosso boûsso, rës d'arjhëiv

�-33a

J H O

L A

I

L

I-a châous é châous.
lêou m'en tênë âou përgarni,
&lt;|ës pu for që lou papié.
lêou nouu sâbë ni chîfro , ni
mîfro , niés eu d'arjhëa farëu lou
conte.
Iujiiûros dë vi s'âoubiidou.
Iôi ës San Rouber , që së lêvo
de sa plâsso la pér.
loi ës S&lt;ìiito Couluûmbo , që së
lêvo dë sa plâsso i'i rëtoûrnô.
Izabêou , së noun sés bêlo ,
vôstë noua ës bêou.

Jh
Jliamâi amourous vërgougnous ,
noun agliét bel' amigo.
Jhamâi cat miâoulâirë , nouu
fougiiet bon cassàirë.
Jiiamài dëman , noun fougbét
ricbë.
* Jhamâi fâou dire d'aqëll'âigo
;
nouu bêourâj.
Jhamâi lou dargné, noun gagné
la coûsso.
Jham'd noun sës fa bugâdo, që
nouu së sié essutrâclo.
Jîiamai noun nie coustaras cin
sôous , për dëvëui bâou.
Jliainài vén mâou për l'un ^ që
noun sié bë për l'àoutrë.
Jhamâi un pëca noun vëughë soul ;
4 soul ës ësta, që n'a jhamâi pëca.
Jhau é Jhau , partissou l'an.
Jhan\ié dë plôjho chîcbë, fâi
lou pajhës richë.
Jhanvié fài lou pëca , é mars ës
ënculpa.
Jhëns dë ghéro é dë niariuo,
sou toûtës dë mémo farîno.
Jhîto lou mârghë après la dëstrâou.
Jhoûinêsso përëzoûzo , viéliesso
nëcëssitoûso.
Jhour passa, jhour gagna.
Jhout l'âigo , fan ; jhout nêou ,
pan.

La boûsso fournîdo , fâi la dôno
ëstourdido.
La cansou dë mêstë Filiber , që
tout ou vôou , tout ou pér.
La carêto tiràsso lou; buôous.
La civàdo , fài lou roussi.
La dôno pot é àouzo, qan soun
mari la lâouzo.
La fênno é la têlo , mâou së
câousis à la candêlo.
La fênno é lou ris , ën âigo së
nouris.
La fênno ës coùmo la castâgno ,
bêlo dëfôro , dëdiu ës la magâgno.
La fourtûno dë moussu Maudâri,
dë cura dëvênghé sëgoundàri.
La lêngo n'a jhës d'os, més fài
tan pu bel cros.
La màiuâdo dë mêstë Michâou ,
tan mâi gna , tan mën vâou.
La marîno rotqho , âpuro ou
plôjho.
La matiuâdo , fâi la jhournâdo.
La mer fài dë riches é dë pâourës.
La musico é l'istrumën, lâisso
l'ômë ountë lou prën.
La nêou dé ioch jhours , màirë
dë la têro ; é ioch jhours ëu lài ,
mâiràstro.
La pâsto crémo lou four.
La pés ës la fèsto dë Toussans ;
é la ghêro, la fêsto das mors.
La pés fài l'arjhën ; é l'arjhën ,
la ghêro.
La ploûmo é lou can, fan counoûissë l'àoucel.
La pu pichôto rôdo d'âou châri ,
fài mâi dë bru që las âoutros.
La râto që n'a rës q'un trâou ,
ës lêou prêzo.
La l ichêssod'un pâour'ômë, s'en
vâi coûmo l'âigagnâou âou sourël.
La roujhêirôlo d'âou mati, mârco
la plêjlio âou dê&gt;parti.
La sarpiliêiro, vâou mâi që îa
marchandîzo.
La triuèjho fài lou mâou5 é Ions
poucels ou pâghou.

�LOU
La vertu enrichis l'ôinë pàourë.
La vërtu ës coûiiio l'ôli, vâi
toujliour dessus.
La vîgno dë ma t;!nto , tou lou
moundé i-a par.
La viguo oë moussëu Fraucës ,
bèlo môstro é pâou dë razins.
Lâdrë Cüum'uií por.
L'àigo gàsto lou vi, las carèto.:
Ions cauiis , é tas fènnos l'ômë.
L'amitié popa vëni tou d'un càirë.
L'amour fà&lt; dansa lous âzës.
L'amour, leu fun é la tous, së
rëscoûndou pas eu tous.
L'an dë las grôssos nmêllos , qc
las trës fasien un sëstié.
Languis, q'ëspêro.
Làoui iôou, l'igo maduro.
L'arjhën fâi canta lous bornis.
Lar viel, bôno soùpo.
Las âimos das poùitrouus , noun
taliou , ni noun poûgnou.
. Lascliambriêii'os n'an qSiïi màou,
që dizou lou sc'eré de l'ouitâou.
Las fàoutos d'âou mëdëci, la
tèro las cuébro.
Las lennos é lous ëfans, sou
tâous që lous âmes lous fan.
Las l'ilios fàou pa që parlou , që
lou íio noun siégo acata.
Las foùicos sou për lous malâiroûzè's.
Las gaîlnos àouran màou tëa ,
lous ràinars së councèliou.
Las galinos l'an lous uôous për
lou bc.
Las lôngos parâoulos , fan lous
jbours cours.
Las mans fangoâzos , fan rnanjLit lou pan bl&amp;D.
Las pèiros van as clapas.
Las përniiêiros së përdoùnou ;
las dos àoutros së bastoûnou.
Las pichoimos moûseos , fan
pëta lous grosses âzës.
Las soûliros d'âou llàscou dë las
bugadièiros, garîssou las i'èbi es.
L'uzë , àimo mai la pàiio që
l'or.'
L'àzë dë Granûri , që meurighé
dë i'ëutrigo.
...

383

L'àzë dë niountâgao , pôrto lou
vi é bèou l'àigo.
L'avai îsso dë ma tânto, që ploorâvoqan fazié tan dë gnoch.
Lèngo mùdo , foughé jhamâi hs.~
tûdo.
L'ësperànso, ës lou pan das misërahlës.
* L'ësplgno poun dë bon' oûro,
qan a ëavêjno dë bë fa.
,
Leva mati , n'aviélis pa ; douna
as pàourës , n'apâouris pa ; prëga,
Dion , ùëstoûrbo pa.
L'i-a mai à fâirë à la couô, q'à
toûto la bêsti.
L'i-ës avis âou râiuar , që cadun
jhôgo dë sor.n ar.
L'ioou dë niouu vëzi, ës pu bel
që l.m mîoi:.
L'ôbra, lâouzo lou mêstrë.
L'ômë âimo l'ômë, é i-ës ouficious, acëta l'avancions.
L'ômë ës ëndignë d'ôm'éstrë , që
dë sa fêtiuo noun ës mêstrë.
L'ômë n'a rërou ni bon sën , q';&gt;
sa fênno fài tou sabën.
L'ômë qau-t-ës pla marida , sa,
pa so që Dlou i-a douna.
Lon coûmo la crêuio.
L'on counoûi lou mêstrë à l'onbrâ;!ië , é souvëti lou cor âou vizâjhë.
Lon d'cskîno , prin dë boulël,
râsclo m'aqël.
Lôngos amours, lôngos doulours.
L'ou trobo pa dos lêbrës âois
mémo jbas.
Lou barbié dë sàouzë , fài la
bârbo , é dôno à bêourë.
i,ou barbié piétadous, fài la plag»
vërmënoùzo.
Lou basti, ës jhouîousamën s'apâouri.
Lou bë noun ës counëscu , që
jhùseo që sié perdu.
Lou biôou fài la grânjbo , mé la
mânjlio.
Lou bon ôstë , s'avié dë liëchs 1
Lou bon pà.sti'ë, fài lon bonavë.
Lou ca gioumat) , fài lu eliauibiiéiro avisâUo.

�384

L O U

Lou cami ës bèou , mé la bêstio
ës loûrdo.
Lou ehi d'âou jhardinié , noun
vôou manjha lous câous, é toujhour
rêno.
Lou chi dë mêst' Alari, jhâpo à
la lûoo.
Lou coust, fâi perdre lou goust.
Lou crouinpa , ënsêgno lou vêndrë.
Lou cura d'âou Bor, âro më vëzés, âro noun më vëzés.
Lou dëstrëch mâou-adrëcb, që
lou mêno a prou pêno.
Lou diablë të côpë lou col, që
«îë las câmbos gaririés.
Lou fio ës miéjho vîdo.
Lou foursë câoufo për la boûco.
Lou gras sa pa dëqë vîou lou
mâigvë.
Lou lâoura é l'ëspargna , ramplîssou la grâivjho dë bla.
Lou liech. câou , fâi manjha la
soûpo frêjbo.
Lou mânco dë sërvîcë , ës lou
pâirë d'âou vîcë.
Lou mâou d'âoutrui rën lou sâjhë
urous.
Lou mâou vën à cliiyal , é s'ën
tôrno à pé.
Lou miliou bâri de la vîlo, ës
la pés.
Lou mouli dë Rians , bêlo toumbâdo, é goûto d'âigo.
Lou mounastié ës pâourë, qan
las moûnjhos van glëua.
Lou mourtié sën toujhour l'alië.
Lou pâirë a fa las amassadoùiros,
é lou fil las ëscampadoûiros.
Lou pan san-z-ounchûro, s'ën
vâi san mësùro.
Lou parla cla, Diou lou mândo.
Lou pèirôou , vôou mascara la
sartan.
Loupërmié, âou mouli ëngrâno.
Lou përmiéco, tômbo pa l'âoubrë.
Lou plës që prën la canêlo , tous
tën é jhamâi li dùro.
Lou prou , së pêrdé për lou pâou.
Lou proh dë Cassët, që dounâvo
très fêdos nëgros për uuo blânco.

L Y
Lou ra ës bë bâou , që së fîzo
tou d'un trâou.
Lou san po pa mënti.
Lou sëcous dë Pêzo , trës jhours
après la batâlio.
Lou tën vëndra, é ës vëngu , që
mourdrâi câou m'a mourdu.
Lou trabal vën pa das ôssës ,
més das boucis grôssés.
Lou tro bëu êstrë dëmëscounoûi.
Lou trou é l'ëliâou, sëra tout un.
Lou tuié , për li gara la fèbre.
Lous chis dë Moûro, qan n'aviën
pa dëqë manjha , së moussigâvou,
l'un l'âoutrë.
Lous chis é lous groumaus , noun
vôlou që carmautran.
Lous chis s'ën van d'aqi oun lia
jhis dë pan.
Lous chivals coûrou, élous âzës
prënou.
Lous ëscapoulouus , fan ana la
boutîgo de rëqîouioun.
Lous ëstoûrnels sou mâigrës, qan
van tro-t-ën troûpos.
Lous garsous bë nouris é mâou
vëstis ; las fîlios mâou nourîdos é
bë vëstidos.
Lous jhoûinës mëdëcis fan lous
cëmëntêris boussus.
Lous jhours crêissëns, sou jhours
couzëns.
Lous mêstres d'ëspâzos, câcbou
toujhour câouqë cop.
Lous përmiés , sou lous miel
vënguts.
Lous pëssamëns, la pôou, la râivarié, s'ataeou âou lié dë broudarié.
L'un ba lou boûissou , l'âoutrë
prên la lêbrë.
L'un i pîsso, l'âoutrë l'i câgo.
Lunêtos, adîou tiliêtos.
Lûuo blânco , jSournâdo frânco.
Lûuo mërcrûdo , fènno bëcûdo ,
dë cent ans ëu cëut gna tro d'ûno.
Lûno pânlo, l'àigo davâle.
Lûno roûjho , l'âouro së boûjho.
L'j farié crèirë që las câtos poûgnou d'iôous.
L'y sëra tant âouzi, q'un pâour
ônië âou councêou.

�M E M
M
Ma boûsso ës dë pèou d'âou diâ-

h\ë, la ci'ous li po pa ista.
Mâi dëspëu l'ëstrë që lou làrjhë.
M à i dùt'o înaîur, q'aqël që l'adus.
Mai fan parâoulos âou sâjhë , që
cos âou fol.
Mâi gâgno lou lârjhë, që lou
dëstrë.
Mâi më sou mas dëu , që mous
parën.
Mâi ni voulons , abrîou pîéjhous,
fan lou pajnës orgulious.
* Mâi tôco la pël , që noun pa
la canfiso.
Mâi vìou pîou-pîou, që dono që
fcën vîou.
Mâirë piétadoûso, fâi la fîiio
rascoûzo.
* Mâlo ës la tampèsto , së noun
qicon tèsto.
Maujh'ëmbë iêou, couch'ëmbë
iêou , é noun të fizës pa dë iêou.
Mânjho coum'un dëstrûssi.
Mâou avisa , pâgo la Ièdo.
Mâoudë têsto, vôou mënêstro.
Mâou dë vëzi , counfôrto amâi
garis.
Mâoti-vesti, vâi për abris.
Mâou-vougu , mita pendu.
Mar âourous , abrîou jbiscous ,
é mâi pîéjhous , fan ana lou pajhës
jhouîous.
Marca âou nas coum'un moutou
d'âou Oêri.
Marchan dë vin , marcha» mësqin ; marchan dë bla , marchan
danna ; marchan d'ôli , marchan
jhôii.
Marchandise) prësëntâdo , mita
dounâdo.
Maiïda-më ma mêro , që tan prin
Fiâlë.
Mandas , n'an q'un mes dë bon
tën.
M:;rkio bêstio, për doussou.
Mëdëci dë las ëseiâtos , ou dë
las tôros.
Mëmôrio dë couuil.

a

N E S .

385

M'en dëvié dés, m'en a rendu
ûno.
Môou ën boûco , fêou ën cor.
Mëssàjhë dêou pa mâou Uâirë.
Mëssourghie , coum'un lébrié.
Miehau pagadou , pago miel q'ua
bo ; pâgo dos fës.
Micliánto couuípâgao, fâi ëndura
niagâgno.
Miehânto sëzou , qan-t-un loub
mânjho l'âoutrë.
Miel jhûjho câou vêi, që câou
crêi.
Môrto la bêstio , mor lou vëri.
Moucel bë par ta j ha , faghé jhamâi mâou.
Moucêou ëndavala, n'a pu jhis
dë gous.
Mouliédë înarinié, uimaridâdo,
ni niié.
Moûrgo që dânso, tâduîo që
brândo,.' fêtìtío që pârlo lati, faghêrou ] ha mai bôno fi.
Mouririë pu Iêou l'âzë d'un
pâour'ômë.
Moussën Jhan, për coumpâgno.
së bagnâvq ëmbë las àoucos.
Moussu lou bâiië ! ia eampâuo ës
roûto. — Që la roùto, la pâjhé.
Më vôstë fil ou a fach. — La fâou
impâouza.

w
Nâdo sëgu ,q'ës apiala d'âou mëntou.
N'âi që dë gais ; vëzi, gârdo tas
galînos.
iTa j'hes dë fòrso q'à las dëns.
N'a pa bë së , që l'àigo noun bêou.
N'a pa lâissa sa lèngoâou coûissi.
N'a pa që fa dë sai'tan , a tou frieassa.
Nëcëssita , fâi la vielio trouta.
N'ës pa bastar , që lous sîou
sêmblo.
N'espa bon crëstian , q'un ëmîno
dë cêndrës noun mânjho dm l'an.
N'ës pa ëscapa, që i ëbâlo la
côrdo.
N'ës pa pourqîé , që sous pois
gârdo.

49

�386

NOU

N'ës pa tan pichoboùissou, q'uno
fës d'âou jbour noun t'âgo d oûmbro.
N'ës pa tar , qan Diou ajiiûdo.
Nët ou mâou nët, tout ëngrâisso
lou pourqët.
Ni ën t'ilio parliêiro, ni ën vîgno
prés dë cariêiro , ni ën can prés
dë ribiêiro, ni ën oustâou prés dë
couvën , noun ëmplêghës toun arjhën.
Ni miôou , ni mouli , ni four për
vëzi.
Ni për tor, ni për rëzou, noun
të boutés ën prizou.
Ni pûtos për ploura , ni rufian
për jbura, tën fâou pa-z-ëstouna.
Ni tro fìiios , ui tro vìgnos.
Nòzê , filio , castàgno, sa râoubo
cubris la magàgno.
Nostës pâii ës êrqu têouliés, countavou à miliés ; n'âoutrës pagan ën
brícos.
Noublêsso san-z-arjbëu , ës un
lun san-z-òli.
Noun dë câou nâissës ; més én
câou tu nâissës.
Noun dëmândës bë davantâjbë,
q'a.^ëi që fâou për toun usâjbë.
Noun ës âouccl , ni râto-pënâdo.
Noun ës grâsso la bëcâsso , së
për iou hé noun li pâsso.
Noun fâou q'un co , për tuia un
soùissë.
Noun l'âi ânës , é nom) t'ënfangaras.
Noun l'i-a pire trùfos , që las
vërtadiêiros.
Noun l'i-a milioûro vënjliênso ,
që lou mësprës é iou silêuso.
Noun m'apêlës bënurâda , q'oun
siêgo môrto , ou ënlërâdo.
Noun më cambiës pa , për aqël
që noun couuoùissës,
Noun po sali d'âou sa , që so
që l'i-a.
Noun së dis mâou , cjë noun l'i
siego un pâou.
Noun si pôdou couuoûissé dë
Uuén lous mëlouus é las fênnos.
Noun të rigos dë inoun Uôou ,

PAN
që qan lou mîou sëra viel , Ion
tîou sëra nôou.
Noun tëtêngos pa-z-ibërnat,q'oun
la lûno d'abrial âjlio tralucat.
Noun vôou vira, ni amoula.
Noun i-a tan michânto cavîlio,
që d'âou bos mémo.
Noun i-a tâlo pougnëdùro , që
d'un pëzoul rëvëngu.
* Noun si cal pa grata , ta lêoa
që l'on së prus.

o
Obro dë gnué , vëngoûgno dë
jbour.
Ôbro fâcho , li fâi gâou.
Omë dë pâlio, vâou fênno d'or.
Ômë rous , é fcnnq barbûdo ,
jhamâi dë prés noun lous salûdo.
On n'ës jhamâi rîchë , s'ounnon
mêsclo lou bë d'âoutrui ëmbë lou
siou.
Or, vi, ami é sërvitou ; lou pu
viel ës lou miliou.
Ou a prés à la capëlîno , ou qilara âou suzâri.
Oûmbro d'ômë, vâou cën fênnos.
Ountë cârtos pârlou , bârbos câlou.
Otmtë la câbro ës ëstacâdo, fâou
që li rouzîghë.
Ount'ës lou fio , ës la calou.
Ou përmié , ou daigné, pûtos
tômbou ën câitivié.
Ourghiel é grâisso, Dîou l'abâisso.
Ourghiel é pâourëta, ës un moûstrë tou pasta.
Oustâou d'adultèro, jhamâi noua
prouspêro.

P
Paciênso , lâissë brûla soun ous&gt;tâou.
Paciênso , mëdëcîno daspâourës.
Pagamën dë mounîuo, sâous
gambàdos.
,
Pâgo so që dêvës, é gariras d'âoi*
mâou q'as.
Pan dë labour , pan dë sabour.

é

�PER
Pan dë pëi'ëzous, ës pasta d'âigo

!

frèjho.
Pan frës , prou fîlios, éhos ver ,
boûtou l'oastâou ën dësér.
Pâou dë càouso dëstoûrbo un
michan-t-oubrié.
Pâou manjha pôrto dësfêci.
Pâou pa , pâou vi ; pâou trabal
fara Marti.
Pâou parâouios , prou bëzoûgno.
Pâou parla , prou ëscouta.
Pâou vâou I'âzë , së noun porto
lou bas.
Pâou vîgnos , pâou fîlios

P I C
387
Pë&gt;êzo, vos d-; fâvos?— Oi.~
Pôi to 1' seudêio. — N.' vôlë pa jh s.
Për fa un bon toupi, fâou bé
bâtrë l'at jhêlo.
Për intra eucoulêro , fàou sourti
dé rezou.
P r la fan é lous cos , lou loub
sor d âou bos.
Për la Mad lêno la nôzë ës plêno,
lou razin vêira , la figo madùro ,
lou bla-t- strêma.
P r l'amour d'âou biôou , loub
lou lìco l'arâiré.
Pu- lous ftnians, toutes jhours

é bë
sou fêstos.
tëngûdos.
Për iné fa mêou , las moùscos
Pâourë , câoucîou , é malâirous ,
m'au manjha.
noun sou sujhés à l'ënvëjhous.
Për natûro, câsso cbi.
Pâouriêiro , fài coûrë cariêiro.
Për prêuë un toun , azârdo nno
Pâo'iriêiro , fài l'ômë impourtun.
Pâouriêiro , mëno lâgno.
mëlêto.
Për pûtos é pé'r chis , toujhour
Parâouios de fêimo, bussîno d'âzë.
Parâouios dë sôros, lou mati noun l'i-a broulis.
Për rël'ourma so që vâi mâou ,
sou vêros.
Parâouios vôlou, ëscris dëmôrou. coumênso tu për toun oustâou.
Për sè'n Luc , à l'ëscôlo mâouParëns sans amis, farînosan tamis.
Pares blàncos , papiés dé fuis. ësttuc.
Për sen Lu , sëmêno mol ou dû.
Pârlo-H , që noun s'eudôrmio.
Për sën Vincën , cêssou las plôParlarias d'or , s'avias lou bé
jhos
é vêuou lous vé'ns.
îhàounë.
Për tan rëscos që sié lou fio ,
Parlas à l'àzë, vou fara de p'es.
Parlas plan, iiliêtos , q'à câdé toujhour fûmo.
Pé'r tou i-a uno lêgo dë michan
boùissou i-a d'âourëliètos.
Pàries tro', n'àouras pa ma miôlo. camin.
Për tro parla , ou për tro mu,
Pâflo bë à soun àizé , q'à lous
(l'on ës souvën për fol tëngu.
pèzes câous.
Për tro prouinêtr'à soun vëzi ,
Partirié un pêou al mié.
Piérot aghet lou mâon-mati.
Partis pa lou jbour qVmbâsto.
Për tro sabë , lou râinar përdé
Pas à pas l'on vâi bë liuén.
Passa miéjhour, troûmpo qo po.
Pàstr- s senso bastou ; jnëHtiIÎCIIIL: s -nsb laqâi, aco noun vâou
uuo co d'âi.
' P::ca viel, prnitènso jhoûvë.
Pêiro à pêiro , se fan clapiés.
Pêh'o trâcho , é càouso dîcho ,
ës êitan q'uno càouso èscrîchó.
Pêiro trâcho, lou diable l'a fâcho.
Pêiro trâcho , es d • mâou rëtêné.
Per avé l'oustàou net tou l'an ,
ni fênno ni cap lan.

Për bë fa, l'on ës rëprës.

sa co.
Për un perdu , cën rëcoubras.
Për un pë , ou uno bëssino , rëfuzës pa ta vëzîno ; në prendras
uno dëtras lou pioch, që n'âoiu'a
fa set ou loch.
Për vîourë bë sëgu , prênghës
pa pu grándo që tu.
Pëscâirë dë lîgno , cassâirë dë
cardounîlio , aghet toujhour pâouro
cousîno.
Picho dina bën atëndu ,

douna mé

bë

vendu.

n'es

pa

�388

PRO

QAN

Picho fâi , é bë lia.
Pudis , comno un nis dë lupêgo.
Picho gazan, ramplis la boûsso.
Pu prés m'ës la car, që la cauifso.
Picho mërcié , picho pagué.
Pûtos prësêntou mêou , é lou
Picho-t-ômè toumb'un gran fan bêourë fêou.
roûvë.
Picho pounchou , pougnë un
gros âzë.
Q
Pichôto bêstio ës toujhour pouQ'a agu la farînô , aghë lou brën.
lino.
Q'a bë dina , crêi lous âoutrës
Pichôto cousîno , fâi l'ouslâou sadouls.
grau.
Q'a bëgu lou vi , bûghë l'àigo.
Pichôto fôdo, semblo jhoûvë.
Q'a bon vëzi, a bon niasti.
Pichôto pêiro , véu à poun à
Q'a boutigo,noun li fâou bastido.
gran bastimën.
Q'a sin sôous é sieis në dëspëti,
Pichôto piêjho d'abrîou , fâi bêlo li fâou pa boûsso për l'arjhëu.
sëgâdo d'ëslîou.
Q'a d'arjhën, a dë capels é das
Pichôto ribiêiro , fâi lous grans pu bels.
gours.
Q'a dë gros bos, a d'ëstêlos.
Pioa-pîou , so që trôbë ës miou.
Q'a grdrido padêlo, é pi'in tamis,
Piou-pîou, toujhour vîou.
é fêuno dëspënsiêiro , môstro lou
Plâgo d'arjhën , n'ës pa mour- kîou nus për cariêiro.
tâlo.
Q'à Nadâou së sourêlio, à pâsPlôjho niënûdo , bâgno pu for. cos créino sa lêgno.
Ploûmos ë parâouios , l'âouro
Q'a pâou gâ; bos , a Iêou lia.
las emporto.
Q'a prouces , a bësoun dë trës
Pioûmo de nouticâirë , cham- boûssos : uno dë paciênso , uno d'abriêiro dë loujhis, tou lou moûndë mis , é l'âoutro d'arjhën.
s'ën servis.
Q'a tën, é tën ëspêro ; tën li
Plous dë fênnos , sou Iêou cssns. mûuco.
Pors dëiicas , noun vênou jhamâi
Qu'à vint ans noun po, qu'àtrënt'
gras.
ans noua sa, qu'à crânto noun a,
Por rëgbinnous , n'acâmpo pa qu'à cinbânto së pâouzo paj sabë
grâisso.
paqë pot espéra.
Pouriés pourta set candêlos, që
Q'âimo sa vëzîno a gros avantâjhamâi noun më faràs [an.
jhë ; la vêi sou vën, san fâirë viàjlië.
Piëgas vilén , mën ne fara.
Qant an fa d'âou baralë, lou
Prësta , gâsto ; louga , ëntrëtén. trâzou për las parés.
Prësën âou fol , prësén perdu.
Qan câoucus se vôou perdre , tou
Prou d'ans é bârbos grisos, sou l'i ajhûdp.
dë pâouros marchandizos.
Qan coumâirës së couroûsson,
Prou d'ëians, é pâou dë bla , las vërlas së descuèbrou.
rén lou mâinnjîië ëstouufl.
Qan Diou vôou, për tou plôau,
proudîghë à bëourë soun vi , fài
Qan ësniou de vêsprë, troûmpo
jhamâi m foui', ni mouli.
lou varie é lou mêstrc.
Prou dë broundilios, fan un fâi.
Qan jhoûinêsso vêlio, é vièliesso
Prou pên'o , é pâou pan.
dor , ës siuno de mor.
Prou rëfuzàirë , n'ës pa troumQan l'abé tën loiuijhéiro, lous
pàirê.
moùinés pôdou ana âou vi.
Prouvizîou fâcho për sëzou , é
Qan la candeloûzoluzêrno, crânto
gouvernâdo coûnio fâou , ëntrëtén jhours après ivêrno.
î'oustâou.
Qan la cigâlo cânto ën sétèmbrë,

�Q E
3S&lt;j
Q à O
Qâou béou ama , po pa ëscupi
noun croûmpës b!a për rëvêndrë.
Qan i'âoubrë ës toumba, tou li dous.
Qâou ës rougnous , që së grâtë.
coure à las brâucos.
Qâou fë noua a, fë noun dôno.
Qan l'âouro boûfo, cal venta.
* Qâou li fâi , n'a lou mâi.
Qan lou ca i-ës pa, lous garis
Qâou noun tâi qan pôou , noun
dùnsou.
Qan la côrgno ës vëirâdo, la fâi qau vôou.
Qâou për l'àzë é rëcôbro lou
dôno dêpu fa sa fusàdo.
Qan l'ôme porto lous pêzës à la bas , n'a pa tou perdu.
Qâou sëu trèvo , sën dëvén.
man é lous iols à la cëntûro, po
Qâou së mësûro , së counoûi ;
dirë q'ës prés dë sëpuliûro.
Qan lou cbi dor , lou loub vêlio. qâou së counoûi, pâou së prêzo.
Qâou ruaulêvo é rend , d'al sîou
■Qan lou diâblë poughé plis fa dë
vîou.
mâou , së faghet armîto.
Qâou n'a q'un iuel , lou tén bë
Qan lou passëgrié ës ën flou ,
jbour é gnué de mémo loungou. cher.
Qâou për âzë së lôgo , për âzë
Qan lou pâirë dôno âou fil, ris
lou pâirë , ris lou fil : qan lon fil dëou servi.
Qâou s'ëmbârco , n'a pa toujhouf
dôno âou pâirë, ploûro lou fil,
bel tën.
ploûro lou pâirë.
Qâou tfe'n , tén ; é durbé q'ëspêro.
Qan lou pàourë dôno au ricbë ,
Qâoucûno li sëra coûrto.
lou diâblë së ris.
Që bâizo dos boûcos , l'uno 11
Qan lou pioeli dë Sën-Loup prë'n
soun capel, lou pàstië po prênë put.
Që bat sa fênno , trobo prou
soun niante).
Qan lou soulëdrë s'amôou , dûro d'ëscûzos.
Që bë é mâou po pa sufri , à
très jhours , ou nôou.
Qan plôou su lou cura, dëgoûto graus ounous po pa vëni.
Që bë li fâi , lous iols li trâi.
su iou vicâri.
Që bë mânjho é bi bêou, fagh'âiQan pùto fialo, mëstrêsso sërvis ,
é noutàri dëmâudo qan tënén d'âou també so që së dêou.
Që bë më vôou , mou dis ; që
niés,- aco vâi mâou për toutës très.
Qan sërâi mor , më tarés dë pou- mâou më vôou , s'ën ris.
Që bë s'apâro, à I'oustâou tôrno.
tâjhë.
Që bën ëscoûto , bë rëspon.
Qau-t-un bastar fàibë,ës d'avanQë bën ës , noun së bouiêghë.
tùro ; qan iâi mâou, ës dë nalûro.
Që bêou âou biche , bêou tan
Qan-tuno lôbrë prën un chi , ëf
côntro natûro ; (|an-t-uno fèuno fài që vôou.
Që bo Iou crômpo , bo lou bêou.
bë, ës për avantûro
Që boûto ën buiêiro un oustâou ,
Qâou a fach é noun po fàirë , ës
uë
fài Iêou un ëspitâou.
prtfza e noun pa gairê.
Që brûco et noun tômbo, avânso
Qâou a facu un pagné , farié bë
cami.
uno bonàsto.
Që cânto, soun mâou ëncânto.
Qâou âimo Marti, âimo soun cbi.
Që crêissë dë bën, crêissë dë
Qâou a lou loub për soun coumpâirë , mono lou chi për cantous é pëssamën.
Që crën lou bastou , n'a që lou
për câirë.
bastou për mêstrë.
Qâou a mâou, noun po rîrë.
Që crômpo pan , noun li vêî
Qâou ës esta moûinë é abé , sa
goûto ; q'a farîno, l'i vêi d'un iuel ;
toutës lous vîcës dë l'abadié.
q'a bla , li vêi dë dous.
Qâou ëspêro, langhis.

�39o
Që

Q E

crômpo san-z-arjhën , âou
Q" mâou noun pênso , ës lêon
lio dë crounipa , vën.
troumpa.
Që d'âoutrui vôou parla , së rëQë më lavagno mâi që noun
gârdc , é së tàisara.
foulié, ou troumpa m'a, ou troumpa
Që dë cat nài, dë rat së pâi.
më voulié.
Që dëmôro ëu las galiuos, aprën
Që miel noun pot êstrë , ëmbë
à grata.
sa fênno së coûchë.
Që dêou pourta lou bas , nài
Që n'âouzis q'utio përsoùno ,
ëmbë las cênglos.
rráóuzts rës.
Që dë rës noun së mèsclo, dë
Që në dis , n'âouzis.
tout a pàouzo.
Që noun a cor, aghë dë câmbos.
Që dëmôro jhout soun couver,
Që noun a da.|hën ën boûsso,
së rës noun gâgno , rës noun për.
aglië dë mêou à ia boûco.
Që Diou për vicâri servis, për
Që noun bouto rëmâdi d'oûro ,
vicàri vâi ën paradis.
arivo Iou tën që së ploûro.
Që Diou vôou bë prëga , à la
Që noun dêou rës, é n'a rës,
mer dêou ana.
ës mita rîchë.
Që d'uu ës ësprouva , dë cënt
Që noun fôjho qan pôou , fôjho
ês acusa.
pa qan vôou.
Që fâi so që noun së dêou, li
Që noun jhûuo las tëmpoûros,
véu së që noun vôou.
din l'inlër badarà la goûlo.
Që fâi la fusâdo, la dëbâno.
Që noun mânjho à tâoulo, mânQë fâi sous at'as për përcurâirë,
jho ountë Iou ca miâoulo.
vâi à l'ëspitâou ën përsoùno.
Që noun mostro, noun vën.
Që fèdo
fâi, lou loub la
Që noun po-t-êstrë vîoulounâirë,
mânjho.
siégo siblâirë.
Që fênno é sâoumo mêno, n'ës
Që noun prën gârdo à las pipa san pêno.
cliôtoscâousos, las bèlos li mâncou.
Që fiàlo gros é ëscâouto mol,
Që noun râoubo, jhamâi n'a
a lêo i fusâuo» fâcho. 1
râoubo.
Që fol li mândo , après l'âi ânë.
Që noun sâoupra câousi , ën
Që gârdo dë soun pan , ne mânjhoûvè s'atâqë.
jho lou lëndëinan.
Që noun sa soun mëstié , sârë
Që l'a fach , që lou pôrtë.
boutîgo.
Që la mort d'âoutrui dëzîro ,
Që noun sëmêno , noun rëcueil,
lôngo côrdo tiro.
é që mânjho la sëmêuso , càgo la
Që iàouro ëmb'ùno sâoumo, noun pâlio.
po avêdrë bon gara.
Që noun sëra prou for , siégo
Që lêngo a, à Roùmo va.
prou fi.
Që li fài, li piën.
Që noun së rëscon das ëfans ,
Që mâi rëssàou dë Diou , mâi
ës për tou dëscuber.
li viro lou kîou.
Që noun trabâiio pouli, trabâlio
Që manêjho las pêiros , ës dan- roussi.
jhêirous &lt;lë së cacha lous dëts.
Që uoun vênto qan fâi d'âouro ,
Që mânjho por, mânjho sa mor.
qan vouclrié vënta së pâouz.0.
Që mânjho soun capitâou , prën
Që noun vôou sembla Iou loub ,
lou cami dë l'ëspitâou.
që dë sa pol uoun së vëslighë.
Që mâouâouzis, mâourëspon.
Që noui is nëboûdos é nëbous ,
Që mâou noun fâi, mâou noun
nouris loûbos é loubatous.
pênso.
Që pâgodë vèsptë, dêou pa rës
Që më dêou, më demando.
dë mati.

�Q E S
Që pâirêjho e mâirejhq, fai pa
rës që noun dôoujho.
Që pâou gâgno é gros dëspè'n,
li fâou pa boûsso për l'arjhëu.
Që pâou sëmtuo , pâou rëcuiel.
Që pârlo coum'un malâou, fisa
noun t'en câou.
Që pàt tis é s'ëngâno , n'a bôno
sëmmâno.
Që pâsso davan Iou four, dêou
saluda la pâlo.
Që për Diou dôno soun bën ,
noun l'amëudris dë rè'n.
Që përdoûno, Diou li doûno.
Që ës përmië âou mouli, , përmie cngrâno.
Që përmié pâgo, dargnié foi.
Që pêr , pèco ; që respon, pâgo.
Që pêr lou siou , pêr Iou sën.
Që pêr la iënno et qînzë sôous,
ës gran dâoumàjhë de i'arjhën.
Që pêr soun bë , pêr soun sën.
Që pêr un cbi é recôbrë un ca ,
a toujhour uno bêstio dë qatrë pêsës.
Që pëtâsso, soun tën pâsso.
Qëpisso ela, fài la figo àoumêjhé.
Që plaidêjho malâoutêjho , é tou
so që mânjho amarêjbo.
Që po viourë din sa dëmôro,
noun cerqë d'afàirës dëfôro.
Që prën à soûsto , prou li coûsto.
Qëprën filio de caslel, fâou qu'à
sa tâoulo boute qatrë clavels.
(^ë presto , souvën së crêsto.
Që qito fâbrë për fabriliou , pêr
sa pêno é soun carbou.
Që râoubo l'âouco d'âou sëguou ,
al cap dë cën-t-aus rëgoûlo las
ploûmos.
Që r âoubo për lous âoutrës, ës
pënjba për së.
Që râcubo un iôou, râoubara un
biôou.
Që rës noun sa, dë rës noun pârlo.
Që respon , pâgo.
Që rëvêîio lou cbi që dor, së
lou moussigo, n'a pas tor.
Që sa moulié noun onôro, ël
mémo së désounôro.
Që sa por që soun ëspêcios ? soun
pâirë u'êro pa pouticâirë.

39i

Që s'aqîto , tài cabâou.
Që së càousso d'un viel groulié,
mânjho dë pan dë bouhuijbé, së
fizo tou d'un cousigné, bouto soun
trin ën câitivié.
Që së coûcho ëmbë d'ëfans,
mordons së lêvo.
Që të coûcho en së, ën sauta
së lêvo.
Që së fizo dë vàrlë, varlë dëvën.
Që së fâi riche tou d'un co, san
frâoudo noun së po.
Qe së grâto ouutë li prus , fâi
pa tor à d&lt; gus.
Që së marido për amours, a
bôuos gnuechs é micbans jhours.
Që së marido për amours, së
rëpëntis Iêou për doulours.
i^ë së marido dë coûcho, së
repentis dë lëzë.
Që së marido, së brîdo.
Që simêuo ën poussiêiro, fâgo
forto la gai biêiro.
Që sëmêuo trop-ëspës , voûido
soun gragué dos tes.
Që së uêgo, rëgardo pa so që
bêou.
Q'ëscupis âou ciel bâgno sa câro.
Q'ës ëstima sâjbë ,po bë foulëjha.
Që s'ëntoûrno . d'al mié cami ,
n'ës pa danna.
Qe servis à Piol ; voudrié vêirë
soun mêstrë avûglë.
Që servis lou coumun , servis
dëeun.
Që se son merdous, së torqe.
Që s'ëssûgo âou davantâou , ës
bën ami dë l'oustâou.
Që së trûfo, Diou lou bûfb , é
Iou fâi vira coum'uno boudûfo.
Që së véstis d'âou bë d'âoutrui,
âou mitan dë la cariêiro së dëspôlio..
Q'ës fat qan nâi , ton jbour li
dûro.
Që soulë së concêlio , soulë së
rëpëntis.
Që soun liuen aqëlês që nous coûcho u !
Q'ës pâourë , ës lâdrë.
Q'ës përëzous à tâoulo, ës un*
pâouro cadâoula.

�392

Q E

Q'ës rcnouma dë së leva mati,
pouï'ié dourmi jhusq'à miéjhour.
Q'ës riclië , ës ounoura.
Që tar dènto, tar dësparênto.
Që tar së lêvo , tou bë li fu.
Që të fâi, fài-li , që të ghîgno,
gbîgno-li.
Që tôco d'un pé , nâdo sëgu.
Që toujhour prën é rës noun
dôno , à la fi lou mouudë l'abandôuo.
Qe tout ou vôou tout ou per.
Që trabâlio , Diou li bâlio.
Që trabâlio , mânjho la pâlio ; që
fâi rën , mânjho lou brën.
Që trabàl io san mësuro j trabâlio
san sën.
, Që tro-t'ës bo, ës mita nèci.
Që tro së mirâlio, pâou fiâlo.
Që vài crôuto toutës , vâi crôuto
së.
Që vâi d'ëscoutous , âouzis sas
doulous.
Që vâi ën nôssos sans cstrëcouvida , së rëtôrno san-z-avë dina.
Që vâi plan , vâi san ; që coûrë ,
se fën lou moûrë.
Që vêi crëma la pôrto dë soun
vëzi, dêou avë pôou për la sîouuo.
Që vêi ëfan , noun vêi rës.
Që vêi l'é'spîllo é noun la prën ,
iou cap d'un'oûro s'ëu rëpëu.
Që vîoura, vêira.
Që vôou dë bon' âigo , âne à la
fou.
Që vôou ën toûtos pêiros soun
coutel aguza , en toûtos âigos soun
chival abèoura , à la fi dë l'an n'a
q'uno coutêlo é q'uno rôsso.
Që vôou fa sa filio sâoumëto ,
fâou q'âou vilâjhë la mêto.
Qe vôou pêissous , së bâgnë las
oûnglos.
Që vôou ëu oustâou r ;gna ,noun
dêou râouba, ni c'aligna.
Që vôou lou bel teu , fâou që
l'espêrë.
Që vôou rëlôjhë mantènë, viel
oustâou ëntrëtènë , jhoûino fênno
countënta , é pâourës parëas ajhuda, es toujhour à rëcoumëusa.

SAO
Qe vôou trouba la carènîo coûrto»
manlêvë à piga për pâscos.
Qe vôou tuia iou chi dë souu
vizi , dis q'ës fol.
Që voudra gari,dighë soun mâou.
Që vous a câoussa , vou dëscâoussë.
Qicon dira clari.
Q'a bëgu la mar , po bêourë
lou Rôzë.
Qu ës ami d'âou vighié , fêbrës
cartânos âi sarjhans.
Qu uoun sera d'un bon oustâou ,
s'ën fâsso.
Qu pênso êstrë lou miés gari ,
që tirâsso uno îëcalibâdo.

R
Râinar që dor la matinâdo , n'a
pa la gôrjiio ëmploumâdo.
Ràmo coûrto , vëudîmio lôngo.
Râoubo pëtassâdo, fâi sa passàdo.
Râoubo pëtassâdo , vâou mâi që
pûto rëparâdo.
Râsso dë loubatous , vâou pa rës
lou miliou.
Râsso, rassêjho ;mêno , mëuêjho.
Rêgo tôrto , bon bla pôrto.
Rëmêuo lou kîou , coum'uno cigilo.
Rënous , coum'uno tirôlo.
Richèsso, inêno ourghiel, é pâouriêiro , lâgno.
Rôdo coum'un por malâoutë.
Roûjhë dë sêro , bël tën ëspêro.
Roûjhë dë mati , ëscoumpisso
lon cami.
Roundino-pan câou.
Roundîno coum'un chi që vêi
iatra cat ën couziuo.

S
Sabatié fài toun mèstië.
Sacâdos dé carbougué, së mascârou l'uno l'âoutt'O.
Sîljhe noun crêi, që su bon gâjhë.
Santa san-z-arjhen, ës miéjho
malâoutié.
Sâouto miguâou, sétu noun sâoutes , ni iêou âi ta pâou.

�S O
393
S E
Së
pu
rës
noun
vêzës
,
atâco
Saras l'estable,la bêstio ës prêzo.
t'as pêzës.
Savian d' pan , bé sâoutai-ian.
Së rëtîro coûmo car dë fëdo.
Së boulêgo coum'un âzë mor.
Sérié bë câou, së noun l'èmpouSét cassâirës , sét pëscâirês , é
sét tâisserans , sou viu-t-é un pâàur' gnâvo.
Sërié bôno à planta su rôco,
artizans.
arâpo bën.
Sëcré, coum'un cascavel.
Sërvîcë dë gran Sëgnou , ëscalié
Së cubris d'un sa bagua.
Së fâi pa un pët à la coûmbo , dë vêirë ; a fa dë vous , noun vous
po vêiré.
q'âou ciel noun rëssoûnto.
Së sërvis dë la pâouto d'âou ca,
Së fâou pa mâi alounga , që la
për tira las castâgnos d'âou fio.
couvertûro noun dûro.
Së sés riché , diuas dous cos.
Së fëbrié noun fëbrêjbo , din
* Së sias vëngu qan toundian ,
tous lous mës dë l'an âourêjho.
Së foun ën dëvoussîou, coum'un aôurias agu dë lâno.
S'ës nëga din-z-un culié d'âigo.
fruchau âou sourêou.
Së tén coum'uno lëngâsto.
Së i-a uno bôno rlbo , un marit
Së vêi bë à tous iuels që ta têsto
âzë arîbo.
Së jhoûinêsso sabié , së viëliêsso n'es pa cuiêcbo.
Së vôou bouta d'âou rën das gros
poudié, so qe li mânco li soubrarié.
Sé la bârbo blânco fasié lou sâ- chivâous , é po pa adëza à la grùpi.
Së vos fa un afàirë , vâi-li ; së
jhë , las eâbros va dêourien êstrë.
Së la mar boulissié trës oûros, noun la vos , mando-li.
Së vos troumpa toun vëzi, plânto
i-âourié bé dë pêissous cuiés.
Së lavagnas fênnos é goûtos , l'amourié gros , lou fighié mani ,
é fumo toun pra à Sau-Marti.
boutas Iou tio à las ëstoùpos.
Së voulés vîoure bësëgu , vous
Së lou sourel lusis , n'âi pa bëcal pa diré à clëgus q'ajbas bon
zouu dë lûno.
Sêm!)lo dôno Bëatris, që pôrto vi, ni fênno bêlo, ni foss'arjhen
din l'ëscarcêlo.
las patënôtos, é jhamâi las dis.
Sibla à tâoulo , canta âou lié, ës
Sêmblo lou cliival dë Pouiàdo ,
un sînnë dë foulié.
që dourmié tou drë.
Siés pëgous , coûmo las moûscos
Së më vëndié un iôou , crêirièi
d'âou mës d'aoûs.
qu'âourié leva lou roussë.
Siés tout espri , é tou gôrjho ,
Sën é jaouvëu, pôdou pa vëni
cëmëntëri dë pan blan.
tout ënsen.
Siou mênti , crous dë pâlio.
Séu jhën dë marino , tou so
So që Dîou gârdo es be garda.
q'avén lou pourtan su l'ëskîno.
So qëdîzës apouncbai'iépa'n fus.
S'en van las j liens, s'ën van lous
So që lou bëghi adus , lou subëns.
zâri l'ëmpôrto.
Së noun plôou , dëgoûto.
So që lou fol fâi à la fi, lou sâSë për trabalia l'on dëvënié rîchë,
lous âzës pourtarien lou bas d'or. jhë Iou fâi, Dîous ën prëmié.
So që mêstrë vôou ^ é varié ploûro,
Sé plôou , fara fângo.
Së plôou për San-Lâourën », la sou dë grûmos përdùdos.
So qe noun côi për tu, lâissos
plôjlio vén bë à tën ; së plôou për
JNôsto-Dâmo , cadun cncâro l'âmo ; ou crëma.
So që noun es à la fialoûzo, së
së plôou à Sau-Bertoumîou , boùfo
trôbo âou fus.
li lou kîou.
So që pôdës fa iuêi, noun lou
Se prèu à l'àigo , qan la pâsto ës
mandés à dëman.
ttiôlo.
5o
2.

�394

TAN

So që së vêi, së po pa rëscôndrë.
So q'uiel noun vêi , cor noun
dôou. Ou disait eu v. fr. ce que
euls ne voit, cuers ne duet.
Soûbi'os fan ounou.
Sou dë bôtos dë fë , i-a që !ous
âzës që s'i arëstou.
Sou dë fiuèssos courdurâdos ën
dë fiou blan.
Sou dé jhâissos , që noun las
vôou , las lâisso.
Sou d'ùno ràsso, që lou miliou
n'a jhamâi rës vàougu.
Soûi bon chival dë troumpêto ,
m'ëstoûnë pa për lou bru.
Soûi ista nouri din lou bos , las
bêstios më fan pa pôou.
Soûi malâirous ën fricassâdos,
noun trôbë që d'ôssës.
Sou l'oûmbro d'un âzë , lou chi
êntro âou mouli.
Sourël dë Mountâouban , që fâi
suza lous bartâssës.
Sourêlio é plôou , couino Diôu
vôou.
Sous iuels fan fôsso cîro, âourën
bon mërca dë las candèlos.
* Souvén tômbo që tro galôpo.
Sou vën un jhëntiliômë dë pâlio ,
mânjho un paizau dë fë.
Suivan las jhëns , lous encens.
Suivan la râoubo , Diou dôno
lou frë.
T
Tan bâdo agassou , që bel'agâsso.
Tau dé têsto , tan dë jhëns.
Tan grâlo câbro, që mâou jhài.
Tau ìu 'i l'on remêno la mêrdo ,
é tan mâi pu.
Tan prigoun noun së fài lou
fio, që lou fiin noun salîgo.
Tan pu riche , tan pu chiche.
Tan që lou malâou vîou , ëspêro.
Tan që riras, noun mouriras.
Tan që voudras , ami ; més qe
la boûsso noun tôqës.
Tan vâi l'àzë âou mouli , që sa
lou cami.
Tau vâou bë batu j që mâou batu.

TER
Tan vâou un ëscu d'or, q'ua
ëscu dé pâiio.
Tan vâou vënta âissi, coum'à
l'àiro.
Tâou a drë , q'ës couodanna.
Tâou a pëssamën dë fariuo , q'a
prou dë pan cuié.
Tâouchânjho ,qc noun mëlioûro.
Tâou counsëntis, që s'en pëntis.
Tâou crêi d'avêdr'un iôou âou
ilo, që gna pa që lou crouvel.
Tâou crêi péta , që câgo.
Tâou dôno lou couneël, që dôno
pa las ajhûdos.
Tâou ës fol, që noun sou pênso.
Tâou las , tâou ëspêrës.
Tâou më dêou, që më dëmândo.
Tâou mëuâsso , q'a bêlo pôou.
Tâou n'a rës që la dëbastâdo ,
qe tén lon proucés gagna.
Tâou pênso douna , që prën.
Tâou pênso fa pôou që tûio.
Tâou pênso ghilia Gliilio , qe
Ghiiio lou gliilio.
Tâou ris d'un iuel, që d'âou cor
ploûro.
* Tâou së crêi sëgu që rëskilio.
Tâou trabâlio , që noua sa për
câou.
* Ta p!a l'iver coûmo l'ëstîpu,
las bugatliêiros van al riou.
Tar crido l'âoucel, qant ës prés.
Të faran dé tâou pan , soûpo.
Tëmpêsto d'âissâdo , noun gasté
jhamâi vîguo.
Tén l'aie , coum'un cahussâirë.
Tén lous qâtrës êtlës ; fiu , fol,
fat, fantasti.
Tën perdu , jhamâi së rëcôbro.
Tën që sé lêvo de gnoch , pâsso
pa lou pioch.
Tên tous pêzës câous é ta cërvêlo , pisso souvëu për la gravêlo,
é dë toun cor câsso lou veu , së tu
vos vîourë loungamën.
Të prus aqi ountë të gratës.
Têro dë noutâri, noun frutifiari.
Têro dessus é pêiro mêsclòs.
Têro dë turulûro , qan plôou ,
vén dûro ; qan fâi sourël , véu
môloj qan fâi d'âouro , s'euvôlo.

■

�U TN
Têro nëgro fâi bon b!a , é la
blânco lou fài granat.
Testo dë fol noun blanqis.
Tirarié dë san d'uno pêiro.
Tou bon chiva! brûco.
Tou cami vâi à la vilo.
Tou chi që jbâpo moussîgo pa.
Tou fâi vêntrë , înâi që fâi êntrë.
Toujhour dûro pa lou mâou-tën.
Tou|hour l'àigo vâi âou mouli ,
é la pêiro âou clapas.
Toujhourlou mourliësën asaliës.
Toujhour ou vêirës ; à pâour'
ômë , vîgno dë grës , é fuinâdo dë
codons.
Toujhour proumctrë é noun tênë,
es lou fat ëntrëtênë.
Toujhour uno lôco ës un pêi.
Tou poucel ës bel.
Toutës lous maris që sou countëns , dansarien su lou cûou d'un
vèirë.
Tout aco vâi për coumpâirë é
për coumâirë.
Toutës lousbiôous dë la camârgo
pourien mouri , që noun m'en vëtidrië uno bâno.
Tou vâi për ëscudêlos.
Toûto sabâto , dëven groûlo.
Toûtos las fës q'ëlîousso, trôno pa.
Trabal, ës trësor.
Trës câousos sou âoudioûsos : un
riebë avaricious, un pâourë ourgulious , é un viéliar qan-t-ës paliar.
Tro dë pasturo à l'àzë, qan në
fâi litiêiro.
Tro-t' é noun prou , dos câouzos
dë fôro sëzou.

V A O
395
Un fougbé pëujha, për dirë la
vërta.
Un marchan ës coum'un por,
lon po pa dirë qé siëgo gras, q'oun
siégo mor.
Un ômë dë pâlio vâou mâi q'uno
fênno d'or.
(J n ômë parâoulous , jhamâi noun
fougbé sàjhë.
Ùn ômë q'ës mâou - marida ,
vâoudrié mâi që foughés nëga.
Un oustâou n'ës pa cabâou, més
lou câou.
Un pâou d'ajhûdo fâi gran bë.
Un përëzous , për un pas në fâï
dous.
Un picho sa ës Iêou plë.
Un plazë ës përdu, qan-t'un
ingra l'a rëssâoupu.
Uno bôno frêmo , uno bôno câbro , uno bôno miôlo , sou trës
marîdos bêstios.
Uno câouzo bë coumënsâdo ës
mita-fâcho.
Uno lôngo côrdo Üro , që d'âoutrui la mor dësîro.
Uno man lâvo l'âoutro , é toûtos dos lou visâjhë.
Uno pichôto moûsco, fâi répéta
un gros âzë.
Un rëcouncilia ënëmi noun fougbé jhamâi bon ami.
Un service n'ës jhamâi perdu,
soun un vilén l'a rëssâoupu.
V

Vâou mâi ami en plâsso q'arjhën
ën boûsso.
Vâou mâi cala , që mâou parla.
Y âou mâi carëstié dë plâsso,
U
q'aboundânso d'où s tâou.
Vâou mâi dirë , âi që farâi ! që
Un avërti , në vôou dous.
Un bë-fa rëproucha , ës dos fës noun pa , âi që fazën!
Vâou mâi dire, âri ,qe mëna lou
paga.
Un bon nadâirë à la fi së nêgo. câri.
Vâou mâi dirë , pdourë iêou, që
Un co d'âou jhour, las trîpos
pâourë n'âoutrës.
gourgoûliou.
Vâou mâi êstrë âoucel dë miUu ës l'armazi , l'âoutrë lou tiliêiro, q'âoucel dë vouliêiro.
radou.
Vâou mâi êstrë prés d'un caUn fio dë fênno vêouzo, uno
gâirë që prés d'un capusâirë.
broukêto é dos pâlios.

�396

V I

Vâou mâi fa ënvêjho që piéta.
Vâou mâi fil couroussa , që jhêudrë bën amâiza.
Vâou mâi jhouga à la sëgûro,
që d'ëspëra à l'avantûro.
Vâou mâi la sâousso që lou pêissou.
Vâou mâi lica , që moussiga.
Vâou mâi moûsso, që pa rës.
Vâou mâi pâsso, që trâou.
Vâou mâi plëga, që roûmprë.
Vâou mâi sabë, q'avë.
Y âou mâi sëzou , që lâourazou.
Y âou mâi tênë , q'éspëra.
Vâou mâi tênë un passërou ,
q'ëspëra un capou.
Y âou mâi tira , q'ëscupi.
Vâou mâi touca uno bôno pél,
q'uno miehâuto car.
Vâou mâi un âoucel à la man ,
q'uno gânto ën l'er.
Y âou mâi un capel, që dos côifbs.
Yâou mâi un fâi bë lia, që dous
mâou ëstacas.
Vâou mâi un që sa, që dous që
cêrcou.
Y âou mâi un tén , që dous tu
l'âouras.
Vâou mâi un té, q'un ëspêro.
Yâou mâi s'ajhudadë sas viélios
âizînos,që në manlëva dë sas vëzînos.
Vâou pa las brâios d'un pënjba.
Varié fidel, varlë d'âou ciel.
Vën grec, pléjb'âou bec.
Vëstissés boûissouu , semblarà
baroun.
Yëzia coum'un pëzoul dë viélio.
Yido dë castel, prou rîrë , é pâou
manjha.
Vidoun vidâou , suivan la vîdo
lou jhournâou.
Viéliesso , malâoutié dë natûro.
Y iélios amours é viel chaînas ,
prountamën sou rècalibas.
Viel mëdëci , jhoûinë barbié ,
ricbë boulicâirë.
Vi escampa vâou pa d'aigo.

Y
Vîgno près, ës san prés.
Vîoudë parpêlos d'agâsso é dë
përidîlios d'alië.
Vioulêtos dë fëbrié, për dâmos
é për cavaliés.
Yîvo l'amour mâi që iêou dînë.
Vôou ënsëgna soun pâirë à fa
d'ëfans.
Vôou fa coumo lous gran chis ,
pissa crôuto las parës.
Vôou fa crêirë që las galinos fan
lous iôous për lou bé.
Vôou fa Micbêou l'ardi.
Y ôou parla francës ; mé lou gavo
i-ëscâpo.
Vôou mouri vêsti coum'un aglan.
Vos pêrdrë tous dignés i' fâi fa
ta bëzoûgno qan noun li siés.
Vos troumpa marchan? prësêntoli gazan.
Voudrié lou mêou aniâi las
brëscos.
Voulés arësta un fol ? cargas-li
uno fênno âou col.
Voulés ? ana - ië. Voulés pa ?
manda-ië.
Vous parlas tro , n'âourëz pa
ma têlo.
Vous âouzîssë, pourtas d'ësclos.

Y
Y-a bë dë difërëuso êntrë Jhan,
é moussën Jhan.
Y-a câoucus , é câoucus.
Y-a di lou mou dë Sânto Clâro.
Y-a dë vila gué âou bastou.
Y-a jhis dë carëtié, që sa carêto
noun rëvêssë.
Y-a jhis dë vîcë që las fênnos é
las mounînos noun sâchou.
Y-a mâi dë tën që d'ôbro.
Y-a trës mênos dëjhëri q an përmissiou dë tou dire., ëfaus , fols ,
é ëmbriâis.
Y van coûmo las fêdos à la
s âou.

FIN DES PROVERBES.

•

�ESSAI DE COMPARAISON
DE

L'IDIOME

LANGUEDOCIEN

ACTUEL

AVEC LA LANGUE DES TROUBADOURS;

aiteiié à Jïb.r £ a. n&gt;. £
PAR M. RAYNOUARD,

OFF.

DE Li LÉG.

D'HONNEUR, SECRET. PERPÉTUEL DE L'ACADÉMTE FRANÇAISE,

MEMBRE DE CELLE DES INSCRIPTIONS ET BELLES LETTRES,

etc.

=^»e*©^^'@^®#©=;©«&lt;s&amp;=

IJ

E

titre du Dictionnaire Languedocien annonce que l'on y donne

l'explication de bien des termes, de la langue Romance, ou de Vancien
Languedocien. Il sera utile d'indiquer quelques-uns des rapports de

l'idiome actuel du Languedoc avec la langue romane , telle qu'elle
a été parlée ou écrite du temps des troubadours, et encore assez
long-temps après ces poètes.
Le fonds de la langue est resté à peu-près le même, quant à la
grammaire, et quant à l'acception des mots; mais c'est principalement dans les désinences qu'existent des diiférences produites soit par
la suppression de la consonne finale ou par son changement en diphthongre , soit par le changement de la voyelle finale en une autre
voyelle ou eu une diphthongue, etc. D'autres différences ont été Peifet
du changement des voyelles intérieures, telles que Po, Pu en ou, etc.
Je me bornerai à faire connaître quelques-unes de ces différences.
SUBSTANTIFS ET ADJECTIFS.
Suppression de l'fi final dans les mots suivans :
Candèliè , s'écrivait autrefois
Fournie'
Premiè,
Carnassié ,
T&gt;u ,
Sëgu
Ama ,

,

Candelier.
Foin nier.
Premier.
Carnassier,
Dur.
Sëgur.
Amar.

Suppression du T final dans :
rApeti

, qui s'écrivait autrefois

Brandi ,
Bla,

jtpëlit.
Brandit.
Blat.

�(398)
Changement de L final en OU.
Tal, Sal, Mal, Cal, etc. ont produit Tdou Sdou, Milou, Cdou.
1
Fel, Bel, Mel,
Féou, Bênu, Méou.
Fil , Abril ,
; . . fiou , Abriou.
Sol,
Sòou , etc.

Changement de l'O final en OU.
Du mot Espero ,
De l'article Lo
Changement de

est

Vu

venu

Esperou.
Lou, etc.

final en OU.

Le prénom, Ieu, a été changé en léou.
Le substantif, Trau,
Trdou , etc.
Changement de VA final en O.
Les Substantifs féminins et les Adjectifs féminins, autrefois terminés
en A , le sont actuellement en O.
Ora, a produit
Riba ,
Ruina ,
Vila ,

'. Ouro.
Ribo.
Ruino.
Filo , etc.

On trouve dans le Dictionnaire des mots tels que, Card, Frditura,
Frèvoleza , annoncés comme appartenant au vieux langage, et conservant par conséquent l'A final qui caractérisait la plupart des Substantifs et Adjectifs féminins.
L'A est resté dans les prénoms et articles ma , ta, sa, la, etc.

VERBES.
Suppression des Consonnes finales dans les désinences des verbes.

Les infinitifs romans ont leur présent en AR , ER, IR, RE; ils l'ont
de même en français (i), en italien, en espagnol, eu portugais. Ce
présent de l'infinitif avait autrefois la même terminaison eu languedocien. Dans la plupart des auteurs qui ont écrit depuis les troubadours , et dans un grand nombre d'articles de ce Dictionnaire, l'-J?
final manque souvent : il faut donc que les personnes qui chercheront
■dans cet ouvrage quelque verbe ancien , soient averties de celle suppression.

(0 AR a été changé en ER français, mais d'après une modification conîtante
et unifoime.

�L'Abbé de Sauvages a cependant conservé ce R dans plusieurs
présens d'infinitifs et notamment :
En AR ' -£ Albirar, Azorar, Embl-ar, Esgardar, Esquivar, Laouzar^
7 Paouzar, Pregar, Retornar, Tensonar, Estar, Tarzar. etc.
Descuber , Franher, Nozer , Espenher , Rezemer , Sezer^

En ER : | Sostener , Témer , Saber , Vèncer , etc.
En IR : Auzir, Espandir, etc.

En RE : Bëourë, Atëndrë, Dire, Roumprë , Prënrë, Traire, Rirë, etc.
On trouve dans le Dictionnaire Languedocien les deux verbes auxi-&gt;
iiaires Âver et Rjer selon leur forme primitive , et selon l'usage nouveau,
Avë et Esse ; ainsi que
et Sabër , etc.
Ainsi, il faut se souvenir de l'i? íiual, et suppléer à cette désinence
caractéristique de tous les infinitifs des langues de l'Europe latine (i),
lorsqu'on rencontre dans le dictionnaire des infinitifs^ tels que :
AVÏ&amp;Î

En AR : Cava , Cërca , Parla, Retira , Toumba , etc.
En ÈR : JXdissê, Prênë , Rëtênë , Voutë , etc.
Eu IR : Culi, Apradi, Senti, Vëni, Dourmi, Mouri, etc.
Les participes passés et les Adjectifs verbaux romans, sont presque
tous terminés eu T au masculin , et en D A au féminin.
AR , fait al, ada ; ER , RE, font ut, uda; IR, IRÉ, font i&lt; j iJa.

L'idiome actuel languedocien supprime le T final des participes et
des adjectifs verbaux au masculin, quoiqu'au féminin il conserve ie D A.
Dans les citations que le Dictionnaire fuit des passages de l'ancien
langage, on trouve ce T final :
AT :
IT :
UT :

Aparêlhat, Grënjhat , Sobrat, Tavelai, etc.
È'spoutit.
Ëmbëgut, Nascut, Pascut, Toundut, Crëscut.

Ainsi, quand on trouve Cabi, Passi, Nouri, Vësli, etc. , il faut se
souvenir que c'est par une prononciation abusive que le T a été supprimé.
Il a été aussi supprimé dans les troisièmes personnes du singulier du
prétérit simple ; ou trouve encore dans quelques passages du Dictionnaire : Aghêt, Foughêt , Fachêt, Ldissét, etc.
Ï2M final des premières personnes des pluriels des verbes a été
changé en
on lit dans le recueil des proverbes, Anën , Acampen,
Reneountrarên , Béourën , mais on trouve aussi des exemples de l%i
final : Èstablëm, aux mots Chizcijkë, Jhussieux, etc.; Vëdam , aux mots
Obrar, Sabtë ; etc., Disent aux art. Emblar, Mazel, etc. ; Donam,
à l'art. Molrë, etc.
IV":

(i) (1 y a des dialectes, sur-tout en Italie, çjui suppriment pareîHeni«at
l'R final de i'iufiaitif.

�Uoo.)
A, des troisièmes personnes des verbes au singulier, a été changé
en O.
D'Ana, de Parla, sont venus Amo, Parlo, etc. ; et les AN et ON
du pluriel, ont produit OU : d'Aman et à'Amon , est venu Amou.

' SUBSTANTIFS, ADJECTIFS ET

VERBES.

Changement de l'O et de Vu intérieurs en OU.
Au
On
Au
On

lieu de:
disait :
lieu de :
disait :

Counfrounla, Moxm , Coâila, Coumunal, etc~
Confronta, Mon, Coita, Comunal, etc.
Coumoula, Paouza , etc.,
Cumular, Paouzar , etc.

Ces indications, qui pourraient être beaucoup plus nombreuses,
suffiront, sans doute, pour faire reconnaître les rapports identiqués de
l'idiome actuel du Languedoc avec la langue des troubadours.

ERRATA
DU

A l'article

DICTIONNAIRE

BARBO

, chevelure ,

DESROUBILLA

,

LANGUEDOCIEN.

lisez

chevelu.
DESROÜBÏLIA.

DoMAISELO ,

DoUMAISÉLO.

ESCUMA , cela ,
PAU-BLAN-D'ÂZË

de la.

, ligne i3 ; après impuissance , mettez un
point; et ligne ta, après terre, mettez une virgule.
PILOUIÎ , pàsso , lisez.
pêsso.

RABILLEDR
SEDO

/.. RABILIUR.

,

, Yestt,

t

resti.

�����</text>
                </elementText>
              </elementTextContainer>
            </element>
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        <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
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                <text>Ce set contient les imprimés numérisés par le CIRDÒC issus des collections  des partenaires d'Occitanica</text>
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      <name>Dublin Core</name>
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              <text>Dictionnaire languedocien-français : contenant un recueil des principales fautes que commettent dans la diction et dans la prononciation françaises, les habitans des provinces méridionales connues autrefois sous la dénomination générale de la langue d'Oc ; suivi d'une collection de proverbes languedociens et provençaux / par l'Abbé de Sauvages. - Nouv. éd., rev., corrigée, augmentée de beaucoup d'articles et précédée d'une notice biographique sur la vie de l'auteur. Volume 2</text>
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              <text>Dictionnaire languedocien-français [volume 2] (H-Z) / par l'abbé de Sauvages </text>
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              <text>Diccionari lengadocian-francés [volum 2] (H-Z) / per l'abat de Sauvages</text>
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              <text>Boissier de Sauvages, Pierre Augustin (1710-1795)</text>
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              <text>&lt;p&gt;Le second volume du &lt;em&gt;Dictionnaire languedocien-fran&amp;ccedil;ais&lt;/em&gt; de Boissier de Sauvages contient &amp;agrave; partir de la page 273 un important &amp;laquo; Recueil de proverbes, de maximes et de dictons languedociens et proven&amp;ccedil;aux &amp;raquo;.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;Voir aussi :&lt;/strong&gt;&lt;a href="http://www.occitanica.eu/omeka/items/show/3320"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://www.occitanica.eu/omeka/items/show/3317"&gt;Dictionnaire languedocien-fran&amp;ccedil;ais [volume 1] (A-G)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</text>
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              <text>Boissier de Sauvages, Pierre Augustin (1710-1795). Auteur</text>
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              <text>Hombres-Firmas, Louis-Augustin d' (Baron ; 1776-1857). Éditeur scientifique</text>
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              <text>Vignette : http://www.occitanica.eu/omeka/files/fullsize/08756dabc8953ff9dde2195fe803ba57.jpg</text>
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              <text>&lt;a href="http://occitanica.eu/omeka/items/show/3321" target="_self"&gt;Le Dictionnaire languedocien de Pierre-Augustin Boissier de Sauvages&lt;/a&gt;</text>
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      <name>Diccionari occitan-francés = dictionnaire occitan-français</name>
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