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                  <text>SEGOUNDO ANNADO, Nô 54.

DILUN, 27 DE JUN 1892

Nàutri, li bon Prouvençau,
Au sufrage universau,
Voutaren pèr l'àli

Vidoun, Vidau,
1egound la vido

oujournau.

E faren l'aiàli.

(Prouvir),bi di nleissouniél

F. MISTRAL.

QUE V Al CREMANT IRES FES PER MES (7',

1`7,

LV9
PRES DE L'ABOUNAMEN

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E D'ABOUNAGE

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Vers

M. DE BARONCELLI,

Baile dôu journau :

M. DE BARONCELLI.

au palais dôu Roure,

Serretàri de la redacioun

EN AVIGNOUN

GRABIÉ PERRII,'R.

Et qu'Estelle, la sueur des fées,
N'égayait jamais tes trophées
Du vol des souvenirs sereins,
Quand avec un bruit de cymbales
Les ailes d'argent des cigales

DISCOURS`D'EMIIE ZOLA
A LA FELIBREJADO DE SCÈUS
(19 de J'un 1892)

Sian mai en fèsto. Voulès pièi pas que renon

li fuiaraco d'Avignoun, li fuiaraco e pousoraco, coundanado de-longo à tira d'aigo treblo

pèr abéura quàuqui viedase ! Mai, aven,
coume dis la cansoun d'Aubanèu,
La grando taule es messo
Soute lis aubre en flour
E la bello jouinesso
A counvida l'Amour.
Li pàuri vièi,
Que soun en purgatbri,
Espinchon de sa bbri
Li jouine que soun rèi !

E, courre apound Areno, « tenen-nous siau
e gai, dintre nosto innoucènci ! ». Adounc, dimenche passa, li félibre de Paris, qu'éli nimai
tirasson pas malancounié, an celebra à Scèus
sa fèsto de tôuti lis an, aquesto fes presidado
pèr Emile Zola. Quand parlas di causo! Au
Roumavage di Troubaire, que se tenguè à-z-Ais

en 1853 (te rapelles, Bourrelly ?) un pouèto
arlaten nous regalavo d'uno pèço en l'ounour
de l'engeniaire Zola, poupulàri à-z-Ais pèr un
canau que i'avié fa.
E' m' ac' Mèste Payan lou troubaire disié :
Pèr respondre à Pourtour que la vile d'Azai
En aquest bèu moumen nous fai,
Me siéu mes dins la tèsto
Que pèr ié faire fèsto,

lé falié 'n pan parla
De soun Canau Zola.

E l'odo s'acabavo pèr l'estrofo que veici :
Gènt d'Ais, counservaran, vbsti fiéu, d'age en age,
Voste sant noum e l'eiretage
Que vôsti man auran proudu
Quand jouïran de tant de fru,
Diran chascun, dansant sus l'erbo umido
« Que moun paire ague au cèu uno eternalo vido
Au constat dôu grand sant Zola
Que nous a d'aigo assadoula ! »

Eh! bèn, quau aurié di que, quaranto an
après, lou fléu d'aquéu Zola, qu'es vuei loti
roumansié ilustre que sabès, enlusirié de sa
paraulo uno de nôstis acampado ! Vès, i'a que
santo Estello pèr adouba d'aquéli causo.
Clouvis Hugues, qu'es toujour que mai en
encho pèr capta, es éu que, dins uno grando
odo, a fa aqui la bèn-vengudo à l'escrivan
subre-valènt :
Qui donc avait dit, puissant maître,
Que ta gloire, espoir du granit,
Dédaignait l'idylle champêtre
-- Pvnnnnns no rQ

Se posaient sur les tambourins?
Notre Mireille est accourue,
La rose et le bluet au front,
Pendant qu'au milieu de la rue
Les poètes dansaient en rond ;
Et te voilà dans notre fête,
Oubliant de quelle tempête
Sera fait ton livre nouveau,
Pour ressusciter ta jouvence,
Aux doux chants de cette Provence
Qui t'ensoleilla le cerveau !

Mai escouten Zola nous parla de Prouvnneo

e di tèms erouï ounte nasquè lou Felibrige,

car avié trege o quatorge an, quand nous
acamperian à-z-Ais; e pôu se dire di proumié
qu'an aplaudi la Reneissènço:
Je sais bien, Messieurs, pourquoi vous m'avez fait le
grand honneur de m'inviter à vos fêtes. C'est que, sous
ma terrible légende d'humeur noire et de brutalité, vous
avez découvert le rêveur attendri qui a toujours cru que
seules, la bonté et la gaieté pourraient un jour sauver le
monde. C'est que vous vous êtes rappelé que j'ai grandi,
là-bas, au pays de lumière, et que j'en ai gardé au coeur
l'éternelle flamme.
Trop de souvenirs heureux chantent aujourd'hui en
moi, toute ma jeunesse renaît et fleurit au milieu de vous.
Jusqu'à dix-huit ans, j'ai poussé comme un jeune arbre,
sous le grand ciel bleu. En ce moment encore, lorsque
je ferme les paupières, il n'est pas, à Aix, un coin de rue,
un pan de vieille muraille, un bout de pavé ensoleillé,
qui ne s'évoque avec un relief saisissant. Je revois les
moindres sentiers des environs, les petits oliviers grisàtres, les maigres amandiers frémissants du chant des
cigales, le torrent toujours à sec, la route blanche où la
poussière craque sous les pieds comme une tombée de
neige. C'était la Grèce, avec son pur soleil sur la majesté
nue des horizons, aux écroulements de grandes roches
fauves. Et cette plaine aride, d'une ligne si classique, je
me rappelle ma surprise et mon regret, lors de mes derniers voyages, en la retrouvant baignée de vapeurs, verdoyante. Eh quoi ! il y avait de l'eau maintenant, il y
avait des arbres, tout s'améliorait donc en notre siècle,
ce n'était plus déjà la terre desséchée ët superbe de mon
enfance !

Non seulement, Messieurs, tout enfant, j'ai été bercé à
ce chant des cigales, mais j'ose dire que je suis un Cigalier de l'avant-veille. Si, jusqu'à ce jour, je n'ai pas pris
ma place parmi vous, cela n'empêche pas qu'il en est peu
ici qui puissent se vanter, comme moi, d'avoir vu naître
le grand mouvement rénovateur de la poésie provençale.
Ce sont vos temps héroïques que je rappelle ; ces choses

datent d'une époque où les félibres n'existaient pas
encore. J'avais quinze ou seize ans, c'était en 1855,
en 1856 peut-être (1), et je me revois, écolier échappé

du collège, assistant, à Aix, dans la grande salle de
l'Hôtel-de-Ville, à une fête poétique, un peu semblable à
celle que j'ai l'honneur de présider aujourd'hui. On lisait
des vers provençaux, on distribuait des prix. Il y avait
là Mistral, déclamant La mort du Moissonneur, Roumanille et Aubanel, sans doute, d'autres encore, tous ceux
1) M. Zola fai errour de dons an. Lou Roumavage di Trou1in 1nr 91 rl--,.+ A' 4833

qui, quelques années plus tard, allaient être les félibres
et qui n'étaient alors que les troubadours. Les pièces de
vers du concours furent imprimées en un volume : Lou
Roulnavàgi dei Troubaire, quelque chose comme « la Fête
des Troubadours ». Je dois l'avoir encore dans ma
bibliothèque. Et c'est pourquoi je me retrouve ici sans
étonnement, comme au milieu de ma famille naturelle,
puisque l'enfant d'autrefois, qui applaudissait au début

de vos maîtres, n'a eu. quà grandir pour que vous
l'asseyiez à cette place d'honneur, en toute simplicité et
en toute bonhomie.
Pourtant, il ne faut pas que je me fasse plus Provençal
que je ne le suis. C'est très laid de mentir, même quand
on vient de là-bas. Je ne suis donc pas très sûr d'avoir
toujours approuvé la belle vigueur des poètes qui dressaient la langue provençale en face de la langue française,
comme une sueur jumelle, avant un droit éga1, exigeant
le partage de l'empire. J'ai tant combattu, j'ai frappé si
longtemps à droite et à gauche, au hasard des polémiques, que j'ai perdu la mémoire de mes massacres. Oui,
il se pourrait que, dans quelque coin d'un journal oublié,

je me fusse montré sceptique. Les langues meurent
comme les hommes, les unes de maladie, les autres de
leur belle mort. Mais le talent, le génie, vivent immortels, même quand la langue est morte ; et il y a eu, dans
cette résurrection imprévue, dans cette splendeur dernière de la langue provençale, d'admirables poètes que
j'ai toujours aimés du bel enthousiasme de mes vintg
ans. Ils ont véritablement recréé une langue, élargi une
littérature, laissé tout un ensemble d'oeuvres classiques
et de grande époque. N'est-ce donc rien, cette ardeur
victorieuse, cette volonté toute-puissante qui fait jeter
un tel éclat au flambeau près de s'éteindre ? Et, si je
crois au nivellement de toutes choses, à cette unité logique et nécessaire, où tend la démocratie, je n'en suis
pas moins pour l'enquête ouverte partout, je suis pour
que les Bretons nous parlent de la Bretagne, pour que
les Provençaux nous parlent de la Provence, car eux
seuls peuvent nous en parler à plein cceur, et en sachant
au moins ce qu'ils disent. Aussi, voyez les groupes se
multiplier, les enfants de chaque province se réunir :
il n'est pas de cadres plus naturels, de sympathies sociales mieux réparties, d'oeuvres écrites documentées avec
plus de soin. Cela jusqu'au jour, - hélas ! encore si
lointain, - ce jour rêvé du retour à l'àge d'or, où toutes
les forces collectives se seront fondues dans la grande

patrie, où il n'y aura même plus de frontières, où la
langue française aura certainement conquis le monde !

Et il y a encore une chose, Messieurs, dont il faut
vous remercier : c'est d'oser être gais dans un temps où
la gaieté manque littérairement de distinction. Sans vous

inquiéter des sourires, vous faites des choses qui perdraient de réputation des gens du Nord : vous couronnez
des bustes, vous tenez des cours d'amour, vous dansez
des farandoles, vous donnez des fêtes au peuple. On vous
a vus, à Meudon, fêter Rabelais ; on vous voit ici fêter
Florian et Aubanel. On vous a vus, à Orange, ressusciter
les spectacles de l'ancienne Grèce, au milieu d'un con-

cours de foule immense. On vous a vus chevaucher
jusque dans les Pyrénées. On vous a vus partir de Lyon,
en bande folle et sacrée, traverser de votre vol de poètes
libres Beaucaire, Tarascon, Arles, Marseille, Toulon, Can-

nes, Grasse, Antibes, pour aller vous abattre à Nice,
comme emportés par un vent de joie. La France est à
vous, vous ne craignez pas d'y promener l'éclat de vos
rires, les fleurs galantes des réjouissances de jadis. Et,
je le répète, c'est très brave, cela. D'abord, vous vous
amusez, ce qui est bien quelque chose. Ensuite, vous
faites honte à ceux qui ne s'amusent pas, vous sonnez le

BMVR - Alcazar - Marseille

�L'AIÔLT

2

réveil de toutes les énergies et ale lente la santé de
notre race.
Ah ! la gaieté, la gaieté sainte qui ne va guère sans la
bonté, c'est elle qui est véritablement la force de la vie !
Je sais combien il est démodé et ridicule de faire appel
à la vieille gaieté française : la jeunesse d'aujourd'hui

hausse les épaules et répond avec quelque bon sens

qu'on ne peut pas être gai. quand on n'a pas des raisons
pour l'être. Mais il en est de la gaieté comme de l'amour,

il faut aimer et être gai pour comprendre. La gaieté,
c'est l'allègement de tout l'être, c'est l'esprit clair, la
main prompte, le courage aisé, la besogne facile, les
heures satisfaites, môme lorsqu'elles sont mauvaises.
C'est un flot qui monte du sol nourricier, qui est la sève
de tous nos actes. C'est la santé, le don de nous-mômes,
la vie acceptée dans l'unique joie d'être et d'agir. Vivre

et en être heureux, il n'est pas d'autre sagesse peutêtre. J'en parle du reste, messieurs, avec le grand regret
d'un homme qui n'a guère la réputation d'être gai. J'en
parle comme un souffrant parle de la guérison, je voudrais ardemment que la jeunesse qui pousse fût gaie et
bien portante. Je n'aurai, moi, que l'excuse d'avoir beaucoup travaillé, avec la passion des forces de la vie. Oui,
j'ai aimé la vie, si noire que je l'ai peinte. Et quelles
montagnes ne soulèverait-on pas, si, avec la foi et le
travail, on apportait la gaieté !

Brave, Zola! E, vous pariant ni dôu discours
de Pèire Laffile, ni di brinde galoi de Sextius
Michel, de Tony Révillon, de Louis Brès, d'E.

Lintilhac, de Jan Bayol, ni de tant d'autre,
nimai di cansoun prouvençalo de noste Aguste

Marin, clavaren sus aquello bello dicho dôu
mèstre, en disènt - es de sesoun - couine li
rneissounié quand lou Soulèu se lèvo : « Cam-

barado, un de mai! »

G. DE M.

Après sant Jan
Un jour i'es un an (i blad).

TNT JOITR DE MAI
Dons parpaioun fasien l'amour ;
Ti n'en souvènes, digo, Estello ?
E manjavian de regardello...
Car passan nouéstei pu bèu jour
En calignage e farfantello.
Prenguères Ion mascle, subran,
Coumo jalouso, pèr leis alo !
Lou regardères, tu, pourpalo,

0 ma rousello, en ti virant,
Crento de iéu, qu'aviéu fringalo.
Ai 1 las ! pecaire, fernissié...
E la parpaiouno, alassado,
Pèr sei cloues alo tirassado,
Assajavo, de man en pié,
De faire en l'èr uno passado.

Lou poulit boues de Vau-Creissoun,
Aquéu jour de Mai èro en fèsto.
M'aviés di : Zôu ! vène à la lèsto,
Moun calignaire ! qu'as besoun
De faire bouiroun de ginèsto.

Iéu, vouliéu euli qu'uno flour ;
L'as escoundudo : èro trou bello...
Ti n'en souvènes, digo, Estello?
Dons parpaioun fasien l'amour,
E manjavian de regardello.
Paris, Mai, 1892.

AGUSTE MARIN.

LA F ISTO DE DIEU
Me sèmblo, en enregant aquéstei ligno, que siéu encaro

enfantoun e me fai fa bouqueto ! Me vese escalant lou
roucas dei Cbauvinet emé inoun pichot fraire, pèr ana
cuï uno grosso canestello de ginèsto. Me sèmblo que lei,
môuse, aquélei flour d'or 1 Qunto joio avian (lins l'amo,
quand arribavian clavans un ginestié bèn espandi ! Oh!

coumo nouéstei pichbtei manoto si despachavon e coumo
sabian bèn passa lei pivello entre lei det, pèr que ici flour
fuguèsson pas espôutido ! N'avian, de gàubi, pèr empli
nouesto canestello 1 Peréu, vès, leis àutrei pichot e pichoto
qu'èron tambèn vengu subre aquéu coutau (que si pourrié
bateja un cantoun dôu Paradis), èron pièi jalons de vèire
que nouéstei four semblavon pas estado toucado. Quand
avian proun cuï de petarello, davalavian dôu taire de la
vilo, cuian encaro de flour de grato-cuou e de maiosebo que sènte tant bouen. Tant nous arribavo, en pas-

sant davans Ion bastidoun dôu Pèire de l'Espitau, de li
rauba sei fueio de roso ! Mesclavian tout acb emé nouesto
ginèsto. Ah 1 coumo acb 'ro bèu ! Aurian pas touca à-n-un
grafien pèr tout l'or dôu mounde, niai, ci flour pèr la
fèsto de Diéu, acb nous semblavo tout naturau ; mai
passado la fèsto, n'aurian pas rauba uno pèr cènt cebo 1
En arribant à l'oustau,-descendian nouesto canestello
à la croto, pèr que lei flour si passiguèsson pas, e pièi

anavian encb déu Bibo, niounte noueste paire si fasié
barbia. Sobre qu'erian arriba, nous fasié asseta sus un
tabouret aut coumo uno cadiero, e leu brave Bibo, avans
de nous faire de papiboto, empoumadavo nouéstei péu
bloundinet emé de poumado que sentié Ion jaussemin.
Quouro lei papillote èron facho, leis esquichavo uno
après l'autre em'ïmei moucheto caudo ; e quand la besougno èro finido nous disié : «Avisas-vous de pas trou
boulega la tèsto, si deman voulès èstre bèn poulit. Y. E si leu fasian pas rebeca dons cop.

Lou lendeman, avans que nouesto bono maire nous
abihèsse, moun traire en pastrihoun, iéu en pastoureleto, anavian faire un tour de vile pèr coumta loi pausadou. Ah ! coumo n'i'avié de bèu ! Tôutei lei carriero
niounte devié passa la proucessioun èron garnido de
bèllei vano blanco Biné de lènguci franjo. Cadun si deletavo de sourti dôlrgardo-raubo ço qu'avion de plus bèu.

Aquélei que noun avien proue de vano pèr garni leu
davans de seis oustau, li boutavon de linçbu bèn blanc,
e subre aquélei linçbu li esplingavon de pichot bouquet
de roso, de ginèsto, de garanié, de -girôuflado, de jausserein, de serengat, enfin de tôutei aquélei bèllei flour
que s'espandisson (lins la Prouvènço, soute lei poutoun
dôu Soulèu, sènso que l'orne se n'ôucupe ; mai peréu,
qunte perfum an li flour de noueste païs !
Au mitan d'aquélei carriero tant bèn parado, tôutei

lei vint pas rescountravian un autar que lei gènt dôu
quartié avion fa. N'i'avié de pichoutet qu'èron de veritàblei bijout. Aqui, qu avié fourni Ion Crist, qu avié pourgi
la panto, qu lei candelié, qu lei vas, qu Ion tapis ; cadun
adusié ço qu'avié de plus poulit, e d'aquelo façoun lei
capelle greiavon au mitan dei carriero coumo pèr miracle. Li avié pièi lei grand : aquélei n'en dounavon, de
fastigàgi, pèr lei faire. Me rapelle que sus la Plaço de la
Coumuno n'en fasien un subre la fouent e qu'avié facilamen uno autour de segoundo estànci ; mai èro magnifi.
E aquel autre, que lei sôudard faguèron, au pourtau dôu
Soubeiran, emé de fusiéu e de baiouneto, èro-ti grandes !

LI T ABI HH PROUVTNCAU
AU SALOUN DI CHAMPS-ELYSÉES
Article tresen.

SALO N° 15.

88. - Port de Cassis

pèr M. Baton, deja nouma. (V. sale n° 8, tablèu 87).

Gaire de cèu, perqué li mountagno soun auto e leu
cadre pichounet. Au pèd di colo, la vile emé sis oustau
blancas e si téulisso roujo. Un camin que vai en jitado
jusqu'à la mar que, elo, bluio e tranquilo, reflechis leu
port e sis alentour. Lou toue generau es un pau uni, un
pau palinèu, mai fan bèn dire que Cassis, en plen soulèu,
pbu pas èstre autramen.
1703. - Soirée d'automne; - coteau de Provence
pèr M. Yarz (Eimound), de Toulouso. -- Foro councours.
Un camin s'enanant dôu constat de la mar, emé d'aubre
de chasque taire, à drecho ; à gaucho de couler talanien
bèn acoulouri que se pourrié pas crèire qu'es un pincèu

que lis a pinta; de roure crèisson (lins lis asclo dôu
coutau ; (lins leu founs, Fa de coulineto que Ion sero
rènd un pau blavo em' un toua viôulet di mai agradiéu ;
pièi la mar azurino fai vèire soun pichoun mourroun coume

pèr dire que l'artiste noun l'a pas ôublidado. - Eh!

bèn, aquelo vesprado d'autouno es uno obro de proumicro man : acb 's d'une vibracioun de coulour estra-

ourdinàri ! Lou jo di pinturo n'a ges de mistèri pèr
M. Yarz, qu'a'no maniero toute siéuno de faire de bèu
tablèu ! - Poulit, poulit, poulit 1

1704. - Le Soir

pèr M. Yarz, deja nouma, memo sale. - Foro councours.

Au proumié plan, la mar tranquilo. Au founs, alor,

Mai tenès, ai de lagremo plen leis uei, en sounjant
qu'aquélei garbo de baiouneto, après, an pouscu servi

coumeun ridèu, uno renguiero de meisoun aussouludamen

per tua de pàurei malurous qu'avien pas mai fa de man que

oustau ouate la mar s'atrovo, uno tiero de batèu de

l'enfantoun que vèn de naisse. Oh ! quouro vendra leu
jour ounte tôutei leis armo saran aboulido ! ounte la
souleto armo que l'orne n'aura de besoun sara 'n coutèu
pèr si coupa de pan ! Lou veiren pas, aquéu bèu jour,
m.-ai fasen de vol pèr que nouéstei felen fou vegon.

Après agué fa nouesto tournado, lampavian lèu à
l'oustau, e nia maire nous boutavo noueste desabihè.
Vese encaro moun fraire emé soun capèu flouca sus la
tèsto, sa biasso sus l'espalo, sa cougourdo pendoulado
au taire, seis esclop pinta de la contour de l'arc-de-sedo,
soun bastoun, entourtou'a de riban e de flour, à la man :
e iéu, erné moun coursàgi de sedo negro garni de bloundo
emé de ganse de riban rouge, moun coutihounet de tulo
blanco emé sa garlando de flour au debas, e de pichbtei
rouseto courdurado d'en pertout ; pièi ma fielouo au
cafre, garnido de la bavo dei coucoun blanc emé soun
pichot fus tant bèn tourneja. Oh! qu'ère belle ma fielouo !

e coumo ère faroto en la relucant l Moue capelet èro
peréu bèn poulit : èro de pain de ris e avié, autour de
la testiero, uno courouno de flour. Quand nouesto teleto
èro fache, retournavian encb dôu Bibo, que nous desfasié
nouéstei papiboto, e alor vous dise qu'acb ! Degun poudié
èstre tant urous que neutre.
Pamens, anessias pas crèire que fuguessian lei soulet:

n'i'en mancavo pas, (lins noueste païs, de bèu mignot
pimparra pèr la fèsto de Diéu. Leis un èron abiha'n sent
Jan-Batiste, ciné sei bèu bras e sei cambeto nuso. Uno
pèu d'agnèu, blanco coumo la nèu e bèn frisado, li servié
de camiseto ; un bastoun em' uno pichoto trous foucade
d'une man, e de l'autre un poulit agneloun clafi de coucarde. Li avié pièi lei fleuriste abiha 'n angeloun emé sei
mignbtei canestello ciafido de ginèsto - que jitavon toutde-long dôu camin e que tout Ion mounde si regalavo de
li teni pleno. Li avié tambèn aquéu que representavo leu
Bouen Diéu, emé,sa raubo roujo, sa crous sus l'espalo e
sa couronne d'espino sus la tèsto 1 Sei long péu frisa li
toumbavon au mitan de l'esquino, e tout fou mounde ère
esten en Ion vesènt passa. Pièi venié lei chatouno deis
escolo, abihado de blanc e tenènt caduno dintre sei man
uno pichoto bandiero bluio. Venié pièi leis escoulan, lei
fiho de la coungregacioun, lei fremo, loi penitènt blanc,
blu e gris. Cado counfrarié avié souri Couer e tôutei eautavon noun si pbu miés. La musico fasié peréu ausi sei
plus poulit moussèu, e 'nterin que la proucessioun pas-

savo, tôutei lei gènt, que fourmavon un bàrri long dei
carriero, jitavon lei canestello de flour de ginèsto sus la
tèsto dei mignot. Aurias di uno plueio d'or; n'èron

embourgna e lei carriero apaiado

!

Falié Ion mens cinq

ouro pèr faire leu tour de vile, car leu Sant Sacramen
noun poudié passa davans lei pausadou sènso que Ion
prèire dounèsse la benedicieun. Pièi quand la proucessioun rintravo (lins la glèiso, li avié de que se li estoufa
dôu mounde que li avié.
Lou mèstre-auar ère tout alumina, e n'i'avié, de eaudelié orné de candelabre, emé d'encèns, emé, de flour !
E aquéu Couer de la coungregacioun dei fiho que cantavon tôutei coumo d'ourgueno ! Coumo fasié gau de leis
auei ' Tout leu mounde si cresié d'èstre aqui en Paradis.
LAZARINO DE MANOSCO.

autentico e s'alignant graciousamen. Au pèd d'aquélis
tôuti dimensioun. E pièi, pèr un efèt magi, tout acô se
reflèto (lins lis oundulacioun dis erso ounte, peréu, leu
cèu, lôugieramen azura, met sa tencho crepusculàri.
Noun, i'a rèn de tant armounious coume aquéu pichot
tablèu 1 Es de la memo man que leu 1703, une man que
joun à l'amour d'un bèu coulourun un talènt remarcable ! Va fan crèire, car la Soucieta dis Ami dis Art n'a fa
l'aquesicioun. Osco pèr nosto belle Prouvènço e osco pèr
leu pintre !
SALO No 17.

1648. - Le Che7miin du Marché ; - Vaucluse
pèr M. Vayson (Pau), de Gordo (Vau - Cluso) .

Foro councours.
Nàni, acb 's pas de crèire ! 0 que camin ! que camin !
De bèsti emé de gènt, aqui n'en manco pas... Oh ! li bèu
môutoun, un troupèu que n'en finis plus ! N'i'a que fan :
« mè ! » e tôuti s'esquichon lis un contro lis autre. Au
mitan uno maniero quihado sus un ase cacalejo em' un
pacan. Elo tèn (lins si man un coufin plen de prouvesioun ; pendu au-davans dis ensàrri, i'a de galino em' un
gau superbe. Eu ié dèu dire quaucarèn de galant, car elo
ié sourris. 0 qu'es bèu emé soun capèu, sa blodo bluio,
soun carnié e sa daio sus l'espalo ! Mai acb fai pas Ion
comte d'aquéu carretié que fouito li chivau de sa carriole
ounte bramon, esfraia, li vedèu e li vaco. Mai, marnas,
anas faire cabossa aquéli païsano que porton de douire
sus la tèsto ! Darrié lis agnèu, vènon li bibu emé leu
gardaire de l'avé, e quand li bèsti s'escarton dôu camin,
vite, vaqui Labrit que cour en japant jusqu'au claut de la
colo. Pièi, (lins li clapié, un roure gigant espandis soun
ramage, pièi un autre plus mistoul_in crèis à constat emé
li bartalai e d'àutris erbo. A gaucho, d'abord de rountau
ounte sagatejon de tousco e de varage verd ; pièi, embrumado d'aube, uno solo souloumbrouso em' uno grosso
bastide au frountau, e darrié, leu mount Ventour à la
cimo. Lou jour que pounchejo jito la vido e la joio sus
aquel amirable païsage. E, sus leu camin, tout acb bramo,
japo, quilo e charro ; es un chamatan dôu diable; que
durara jusqu'au Marcat ! - Acoulouri de man mestresso,

aquéu tablèu es l'obro d'un talènt que sènt sa forço.
Quand un pintre manejo li pincèu emé tant de gàubi,
me vèn pas à l'idèio de ié cerca de péu à la tèsto, e
s'atrouvas que leu camin es trop clapeirous, eh ! bèn,
prenès la paleto... car es au pèd dôu cavalet que se vèi

l'artiste ! - Se i'a de generau que menton bèn de la
patrie, vous, pintre Vayson, mentes bèn de Vau-Cluso ;
miés : de neste bèu Miejour !
SALO N° 18.

473. - Culture des fleurs au Cap d'Antibes en février.
pèr M. Dameron (Emile-Charle), de Paris. Foro councours.

De flour au mes de febrié, que n'en dias, mi bèu Parisen ? Aqui, au proumié plan jusqu'à mié-tablèu, de
clot de flour de la Flore prouvençalo, de toute espèci, de
toute coulour, embeimant, enjouliant aquéu charmant
endré. Un ridèu d'ôulivié au-davans d'Antibo anant

jusque en bas de la mar, pièi un pichot riban de mar
blavinello. Au founs, de colo viôuleto embrasado à la

cimo. Eicito, uno famiho d'ôulivié à pège plen de nous, à

De èroula pain proue grau.

branco grisarello, emé, à si pèd, un ai carga de si

bu.

BMVR - Alcazar - Marseille

�L'AIOLI
nasto sus l'esquino. Proche de l'ase, uno jardiniero met
fi flour dins li gourbeto, animant leu païsage pèr sa
gènto prestanco.
Cadre large e gracious, vai, siés
brihant coume fou soulèu que dardaio sus ta culturo en

e superbe, l'obro d'un artisto soucitous de souri talènt e
de sa glôri ! Autambèn, pèr donna à Sain provo de simpatio, L'Aiàli se fai un plesi de publica eici souri retra.

verdure, o mai que verdo ! Au pèd d'aquelo muraio, uno
font ounte un drouloun emplis si courge. - Se metès
leu nas sus la telo, que vesès ? De tros de pinturo ! Mai
se vous escartas soulamen de quàuqui pas, oh ! alor, es
un miracle ! - Acô, es ço qu'apellon pinta à la façoun

flour!

de Corot, de Roussèu, de Daubigny ! - Bèu pintre, au
mes de mai de 1893 - se sian pas mort pèr la dinamito

SALO N° 21.

1428. - Le fort Saint-Jean; - Marseille,

-

vous reveiren !
(Countuniara..

pèr M. Richebé (Ouràci), d'Argié.

Bello Marsiho, t'amon li pintre ! Es l'intrado dôu fort
Sant-Jan dins un cadre grand courre uno pajo de L'Aiàli.

ANTONIFS ADAM.

Davans saut Jan plueio ben s do,
Ap/ ès sant Jan plueio lnaudicho.

Aqui loir fort tout enrousa, se dreissant sus fi roco, e
vaqui de batèu vougant dôu taire de la vièio darso. La
mar es bluio e la vile aparèis (lins lou founs placado
contro un cèu Lie lôugieramen gris au-dessus dis oustau.

- Acô? un pichot tablèu que lis iue arregardon erré

L

plesi..

AIRE FRANÇO

N

SALO Nu 22.

604. - Le Pont de Saint-Cassien, près Cannes,
pèr M. Dubufe !Pau)., de Paris.

SALO No 26.

D'abord, un gros aubre despampa, erré de nous e de
branco d'un toun negre, ounte s'entourtouion d'èurre
qu' escale, tè, mai que n'en vos ; à drecho, i'a tambèn
un aubre un pan mens gros erré, au pèd, une tiero d'arbuste gris ; pièi, d'un aubre à l'autre, un pont à dos
d'ase em' uno cascadello d'aigo que ié passo dessouto.

679. - Le Sentier des Saules, en Provence ; - paysage,
pèr M. Firmin (Glande), d'Avignoun.
Sus leu davans, de mate ('erbo verdejanto au pèd di
sause que, éli, aligna courre de sôudard, s'envan jusque
au founs de la telo, pièi se devinou embarra pèr de bouscage grisejant. Li sause soun bèu, desfuia à gaucho e

Au founs, de couhno verdo e terrouso que van en moun-

tant dins un cè.u grisonnant e blu. - Pèr aquéli calour,
fané bon se metre à l'abri d'un pont tant poulit !
SALO N° 23.

2. - Route de Sainte-Garde (Provence!,
pèr M11mo Adam (Manny), de Crest (Droumo).

Uno routo emé d'oustau de chasque constat s'enanant
en belle perspeitivo sus un cèu blu ennivouli de blanc.
La vigne dôu bon paire Nouè se rampego sus leu davans
de quàuqui meisoun. Au mitan de la route empôussie-

SALO N° 28.

502. - En Provence,

pèr M. Decànis (Teoufile), de Marsiho.

Uno medaio de segoundo classo a couronna aquéu
tablèu. Brave aquéu pintre marsihés 1 - Un camin à
gaucho, ounte Gamine un escabot (Pavé emé soun pastre ;

uno route, boudiéu ! em'un soulèu d'infèr, que dardaio,
va fan vèire ! tout acô au pèd d'une colo encimelado de

Gènt de Gordo,
Gènt de cordo.

double - qu'escound, mai gaire, gaire, leu libre 'que
Lauro tèn clins si man. Es vestido d'un coursage rose
em' uno garnacho blavenco. Subra sa raubo, à gaucho,
ié pènjo uno ôumourniero. L'espressioun, certo, es
pouëtico, e leu cantaire de la font de Vau-Cluse siguè
pas man parteja ! Petrarco, moun bèu, aro li coumprene,
ti pouësio ! car leu pintre a retra ta bello ispirarello
em' un charme que fai ligueto.
SALO N° 25.

13. - Sur les hauteurs de Saint-Christophe, près Grasse,
pèr M. D'Andon (Francés), de Grasse.

Au proumié plan, d'erho rousso e daurado, d'ounte
sorton quàuqui pèiro grisasse. De drecho e de gaucho
i'a de pendis de colo fasènt un valoun que s'enfounso
dins uno couleur bluiasso un tant-sié-pau viôuleto. A
gaucho uno coulino e, à drecho, uno lengueto de mar.
Cèu emé de nivage arrousenti e caud. Aspèt uno brigo
triste, mau-grat que la terre siegue estrassado proun
pintourescamen.

1439. - Le Capuchon du Moine ; - forêt de l'Estérel,
environs de Saint-Raphaël

(Var!,' - pèr M. Riou

(Edouard), de St-Servan (Costo-dôu-Nord).

« Mi fraire, aquest matin, en venènt de Bouniéu, ai
rescountra 'n orne que m'a di :
- Eh ! bèn, paire Françoun, ounte èi qu'anas mai
precha ?
- Vau à Gordo, j'ai respoundu.
- Anas à Gordo ! dis, aquéu païs de voulur, de bregand, d'assassin, que se passo pas semano que noua se
ié coumete quauque mal-adoubat ! Anas au tribunau
d'At, toujour de gènt de Gordo ; anas is assise de Carpentras, toujour de gènt de Gordo ! Escoutas, paire
Françoun : se counvertissès li Gourden, vès, iéu vous
donne un merle blanc !
Avès ausi, mi fraire, reprenguè leu predicadou, couine
li gènt vous traton ? Arien, couine se pertout i'avié pas
de marridi gènt ! couine se pertout, parai? se fasié pas
de man !... Eh ! bèn, aquéu merle, leu tène! Es pas
verai, bràvi gènt de Gordo, que me voudrés manteni iéu ?
Se i'a, entre vous-autre, quàuqui malurous pecadou,
saran fi proumié de veni, e dounaran leu bon eisèmple. »
Aquel eisbrdi ex-abrupto empougnè quatecant l'auditbri sousprés. Lou paire Françoun, partènt d'aqui, veguè,
toute la semanado, s'esquicha li Gourden autour de sa
cadiero e faguè, leu sant orne, uno meissoun de Diéu
coume jamai se i'èro fa.
Lou paire Nicolas, qu'a vist à l'obro cinquante an
aquéu moudèste messiounàri de nosto lengo prouvençalo,
acabo coume eiçb soun raconte toucant : Si, comme autrefois, le peuple canonisait les saints, le P. Françon aurait
déjà des autels. - F. M.

Lramon e que van la tèsto pendènto. Au mitan, carga,
leu pause ! un ase mena pèr un pastre agouloupa dins sa
capo. Dôu cèu, aqui, n'en toumbo d'aigo ! uno raisso
aclapant leu pastre e l'ai e li môutoun ! Pamens, Bila, un
esclargissun. La chavano durara pas. - Va sabe, acb, es

-

un sujet espinous e, l'an que vèn, leu pintre n'en chausira
un autre.

809. - Dans le Parc ; - dernières fleurs,

pèr M. Grivolas (Antbni), d'Avignoun.
Uno medaio de tresèimo classo es decernido au bon
pintre avignounen A. Grivolas. 0 li galant pincèu que
pinton de tant poulidi flour ! Eiçb es fi darriero que
s'espandisson dins leu pare, mai couine souri belle e
fresco ! coume se destacon sus leu verd dis aubre ! Lou
cadre es un panèu ôubloung em' uno andano que s'enfounso aguènt, de chasque caire, de gros bouquet de
flour à drecho e, à gaucho, au pèd dis aubre, dins un
gazoun que verdoulejo. Lis efèt de tencho soun d'une
man esperto à li trouva, e es un chale de bada, coume
peréu de senti aquéli flour darrierenco !
939. - Chèvres broutant des Genêts,

I-'lueio de jun
Emborgno tout coume de fum.

pèr M. Jourdan (Teoudor), de Seloun.

Li FL

0 qu'es poulit aquéu tablèu emé sa coulino tant souleiouso ! E aquelo autre colo, em' un pau d'oumbro,
escleirado en tres rode au frountau ! E aquéli cabre que,
couine d'afamado, desbrouton la ginèsto à fleur d'or ! E
leu pastre que lis arregardo faire, urous de vèire soun

bestiàri manja ! E leu cèu, - un cèu radions de clarta
miejournalo ! - couine esgaio aquéu païsage magnifi!
0 Prouvènço ! coume t'amo aquel artisto de Seloun !
coume t'a presse sus leu viéu, e fi cabre, e toun pastre,
e toun cèu, e fi colo, e fi pin, e fis erbo, e fi ginèsto
- Ah ! Moussu Jourdan, veste tablèu van soun pesant

1490. - Matinée brumeuse à Avignon; - Décembre,

1183. - Soleil couchant; environs de St-Marcel (Marseille!,
pèr M. Maury (Francés), de Marsiho.

Au proumié plan, uno ribo dôu Rose em' un camin au
mitan, pièi de broutiero e bourdigaio que se miraion dins
l'aigo. A l'autre ribo, s'alignon, coume un ridèu, de lônguis
aube desfuiado. Pièi, vès-aqui leu Rose carrejant planplan sis oundo. Au founs leu Palais di Papo emé si Courre
e si clouchié. Desèmbre a mes sus la vile d'Avignoun
soun mantèu embruma em' un cèu aplana que rouginejo
à l'ourizount. - Mai, en despié de la brume e mau-grat
la fre, leu pintre, em' un grand talènt d'ôusservacioun, a
jita dins souri païsage uno prefoundo sciènci di couleur.
Aquel ivèr sus li bord dôu Rose - ounte an nisa li proumié felibre, aquelo ciéuta papale enmantelado de neblun,
d'erbo, de drain, de cenlino,
tout aquel ensèmble d'aubre,
d'aigo, de vile, de cèu, de clouchié e de tourre, mai-quemai bèn acoulouri, fan d'aquéu cadre uno obro gracieuse

Veici comme coumencè sa proumiero predicanço

pèr M. Gibert (Amadiéu), de Marsiho.
Uno route e, dessus, un troupèu de môutoun que

Un bans de roco dins leu bos de l'Esterèu. Dre dins
leu cèu, leu Capouchoun dôu Mouine. A si pèd, en dessouto, un troupèu de môutoun desbreuto lis erbo fèro,
garda pèr un pastre en limousine. De l'autre taire, en
roucassouiro. de coulet bèn escleira que fujon clins leu
bas dôu baus, embarra pèr d'àutri colo. l'a de pin tôuti
entrigassa au proumié plan e leu cèu caufo tout acb ! Un cadre plen d'esfrai e bèn pinta.
pèr M. Saïn (Pau-Jan-Marie), d'Avignoun.

a

tros de la Prouvènço que m'es de bon de regarda.

routas que mounton dins lis erbo fèro. Au cèu, quàuqui
niéulo que courron, mai un soulèu que caufo en trasènt
sus leu païsage si rai d'ocre daurado. Se vèi, Moussu
Decànis, que tenès la Prouvènço au bout de veste pincèu !
763. - Troupeau surpris par l'orage,

Lauro l'Avignounenco, graciousamen escleirado, leu
visage ispira, legis li sounet de Petrarco. L'ôuvalo de sa
taro es sevèro e sis iue negre grand dubert regardon leu
cèu. Negre tambèn li dous bendèu que i'encadron fou
front. Souri piés, à mita nus, laisse vèire un pessègue

tl

enfuia à drecho. Loura cèu esclairo bessai pas proun aquéu
païsage. Crese qu'acô fugue un part terne. Pamens, es un

verd e, en bas, de coumbo baumeludo. A drecho, de

pèr M. Pagès (Alfred), de Clarmount-d'Erau.

'

Aquéu paire Françoun predicavo jamai qu'en lengo
prouvençalo. Me souvèn de l'agué vist e ausi quand ère
enfant, à Nosto-Dame de Lumiero - ounte ma pauro
maire me menavo en roumavage. Couchavian (lins la
glèiso en pregant e contant, agrouva sus li bard. Pièi
finissian pèr nous endourmi. Mai tout-d'un-cep nous
destressounavo uno voues broundo que cridavo :.Feino,
fiho, pichot, anen, don, revihas-vous ! que vous anan faire
beisa la Santo Vierge negro ! E, autant que me souvèn,
vesian un pichot prèire à figure rustico s'avança dins la
glèiso en nous turtant emé leu pèd, e'm'acb à bèu bôudre
beisavian la madouno que leu paire Françoun pourtavo
entre si man.
Lou paire Françoun, quand èro jouine, avié agu garda
lavé. E dison que, de les, talamen la voucacioun i'èro
vengudo de bono ouro, mountavo sus un amelié e aqui,
toute la batudo, fasié de sermoun à si fedo. Tau saut
Francés d'Assise predicavo is aucèu, i cigale e i peissoun.
Un jour leu paire Françoun èro vengu precha lou
jubilèu à Gordo, e sabès que se dis :

drecho ensouleia, e plen d'oumbro aquéli de gaucho. -

1306. - Laure lisant les poésies de Pétrarque,

t

qu'ère poupulàri clins Vau-Cluse couine ges.

rado, i'a de personnage que manchon. Lis oustau de
Acb 's acb, Madame ! vaqui bèn uno route de Prouvènço,
e longe-mai n'en pintés !

1

Un venerable prèire, leu R. P. Nicolas, de l'ordre
dis Oublat o bessiounàri de Prouvènço, qu'es esta éu
peréu predicadou prouvençau, vèn de publica 'ne noutiço
sus leu bon paire Françoun `, qu'es mort aquéstis an e

d'or, e, de Paris, emouciouna e lis iue esmeraviha, vous
cride : brave ! brave ! brave !

Uno bastide sus un mourre emé d'aubre que s'entravacon, pièi uno colo souloumbrouso, mita negro, mita
grise. Au mitan, dins leu calabrun, uno bourdado d'àutris aubre. Cèu trauca pèr un soulèu que desparèis pau
à pau. - Trop de malancounié, sèmblo me dire quaucun
qu'espincho aquéu tablèu.
SALO No 30.

721. - La Fontaine du Cours ; - Provence,
pèr M. Gagliardini, deja nouma, sale 30, no 720.

Fore councours.
Aqui, d'oustau, clins uno carriero d'Arle ouate bessai
nosto Mirèio a passa pèr ana à la messe. Assetado sus
de cadiero, charrant, davans la porto, de poulidis Arla-

tenco. De chatouno van e vènon. Eici, à drecho, uno
muraio em' uno terrasso au-dessus leissant escapa de

R P URRI ®

Plouvié, plouvié de fueio de rose, nevavo, nevavo de
fleur d'amelié subre ladraio douloureuse ouate caminave

descaus, au mitan dis ourtigo e di caiau que mi pèd

1

mata e ensaunousi ie leissaven de làrgi piado de sang.
E li fueio de rose plouvien.
Es uno Fado armouniouso e blouse que voulastrejant
sus ma tèsto e me fasènt l'accoumpagnado à travès l'aire,
leissavo toumba de souri faudau la bono plueio, la plueio
de fueio de rose e la nèu di flour d'a: eelié.
E li flour d'amelié nevavon.
E talamen cirudo ère la plueio rose e blanco que l'aire
n'èro tout ernbausema, e que d'à cha pau empliguè toute
la drain ; pièi s'ainoulounè, s'arnoulounè en un espés tapis : lis ourtigo e li caiau despareiguèron dessouto, e mi
pèd alassa e ensaunousi n'en fuguèron plus mata.
Plouvié, plouvié de fueio de rose.
E dins uno drain de triounfle, rn'acaminère em' alegrio
vers noua sai quente prefa que la Fado armouniouso me

moustravo à l'ourizount, la Fado, la belle Fado rose e
blanco courue uno aube pantaiado, la Fado, la FadoEnfant vers qu s'enauravon mi geste e mi desir en amour.
Nevavo, nevavo de flour d'amélié.

...Mai tout d'un tèms s'abauquè la plueio ; li perfum
escampavo sus ma drain fugiguè dôu cèu... E countunière
moun Gamin, adoulenti... Lou tapis de flour lentamen
se passiguè ; pièi li rose e li flour d'amehé se pourriguèron e fuguèron lèu plus qu'un erre e pudènt fumié ounte
toumbère à la fin, matrassa, mourènt, li bras en trous, en
trasènt un grand crid que la Fado-Enfant, que la Fado
armouniouso entendeguè pas...

virouiejèron plus à moun entour, e la Fado que lis

Marius ANDRÉ.

* Petites annales de la Congrégation des Missionnaires Oblats
de Marie Immaculée (Mai 1892'.

BMVR - Alcazar - Marseille

�L'AIÔLI

4

L'ESCOLO IL791LIOUSINO
Atrouvan dins L'Écho (le la Corrèze aquesto letro qu'En Fèlis Gras vèn d'escriéure i felibre de l'Escolo
Limousino

Mi bon felibre,
M'agrado de vèire li fiéu de la noblo e ilustro terre dôu
Limousin se reviha à l'idèio felibrenco.
L'obro magistralo d'un di plus grand de nosto reneissènço, la bello obro epico de noste mèstre e majourau
En Jousè Roux a tra la bono semenço clins fou païs glou-

rious de Bernat de Ventadour, Arnaud de Maruelh,

Gaucem Faidit, Geraud de Borneil Savane de Mauleoun,

Bertrand de Born e tant d'àutri que faguèron resplendi
la pouësio dins li siècle de niue dis age-mejan.
Sias de la raço di valènt, e bèn segur mantendrés aut
e fièr leu drapèu felibren ounte es escri :
« Tout pèr leu Bèu ! »
Vous mande em' estrambord l'auto urisacioun de vous
coustitui en escolo, e aprove, à defaut dôu Sendi d'Aquitàni, lis estatut que vous remande signa.
Mi bon felibre, vous embrasse e vous baie en chascun
dons poutounfreirenau.
Lou Capoulié,

Fèlis GRAS.

I felibre : Nlonjauze, de Nussac, Marcel Roche, Ernest
Rupin, S. Santy, Charles Teissier, Pierre Verlliac, foundadou de l'Escolo Limousino.

A l'auriôu, figo maduro.

Un mèstre tambourinaire bèn couneigu 'n Prouvènço,
Louis Arnoux, di Peno, qu'avié galoubeteja dins tôuti
nbsti gràndi fèsto, e à Paris e à Flourènço, vèn, pecaire,
de mouri. Avié 53 an.

Le roman provençal d'Esther par Crescas du Caylar, médecin
juif du XIV' siècle, publica pèr MM. A. Neubauer e P. Meyer,
34 pajo in-8^ (tira de la revisto Romania, Paris). Es un precious tros de nosto anciano literaturo, que s'es trouva, escri

en caratère ebriéu, dintre li vièi papié dôu grand-rabin de
Loundre. La bello Estèr, que noumon peréu Nerto dins li
famiho jusiolo de Prouvènço, es aqui uno les apelado Esterela,
coume la fado de l'Esterèu.

Uno tragèdi prouvençalo d'Estèr, à l'usage peréu di Jusiôu
d'aquésti païs, e empremido en 1774, ère estado reeditado en
1877 pèr M. Sabatier, de Nimes.

Les proverbes de pion pays natal, pèr Mounsegne A. Ricard,

de la.Ciôutat. Li prouvèrbi e moutet prouvençau, particuliè
à-n-aquelo vilo, soun aqui acampa e esplica couine se dèu,
tau, pèr eisèmple, aquest :

Sceaux pèr J. Froissart.
- Dins LA DÉPÊCHE de Toulouso : Le jeune félibrige, pèr
X. de Ricard.
- Dins LE PATS de Paris : En Provence, à l'ounour de
Marins André e de la Rèino di Felibre, pèr M. Kreutzberger.
- Dins LE PETIT MARSEILLAIS : Responso d'Aguste Marin,
au noum di felibre federalisto, à l'article de LA CORNEMUSE
Vive la décentralisation pèr J. Gautier... Tant à tant, la targo
es belle : quiche sus la tintèino !
Dins LE MONDE ILLUSTRÉ : La chevelure d'or des Baux
enté leu raconte de la Santo Estello.
- Dins LA CAMPANA DE MAGALOUNA : La tourtoureleta pèr

A. Rigaud ; A la qu'aime pêr M. Rigal, etc.

A la Cioutat
Amon mai tout que la mita,

Lou grand abounde di matèri nous 6ubligo
tourna-mai de re'manda au numerô venènt la
seguido de noste interessant fuietoun " ;&lt;.i
aaiemôri d'un gnarro " pèr Batisto

que s'aplico, dôu rèstq, peréu i gènt dôu Coumtat emai
à-n-aquéli de Carpentras.

Es à Viollet-le-Duc qu'Avignoun dèu la restauracioun de si
barri, Carcassouno aquelo de sa Ciéuta, Toulouso aquelo de
sa glèiso Sant-Sarnin. A-n-aquéu titre signalan la patrioutico

Bonnet.

publicaciouu Viollet-le-Duc et Alphand au siège de Paris, escricho pèr Massilion-Bouvet, un prouvençau de Sant-Savournin

EN PARTÈNT PÈR L'ARMADO

que fugué l'escoulan emai leu secretàri de l'ilustre architèite
(Paris, librairies-réunies, 1892).

Pèr si vinto-vue jour quand partiguè Dodb,
Dideto ié diguè : Vos teni ta pèu liso
E pas senti leu gus ? mete dins ta valise

Pins LA CIGALO D'on de Mount-Pelié : La Santo Estello,
article vigourous de Jan Fournel ; Marius André, noutiço
biougrafico e literàri pèr Jan Soulèu; 11PONAON, La galère
d'or, dos bèlli pouësio de M. André ; Brinde d'Arnavielle,
Brinde de Marsal, au festin de Santo Estello ; Espelido de
l'Escolo Audenco pèr G. Jourdanne ; Remembranço pèr F.
Jouveau.

Aquéu saboun dôu Mikado.
Fabricant: Fèlis EYDOUX. - MARSIxo.

Se vènd dins t6uti li bons oustau.

- Dins LA REVUE INDÉPENDANTE : Le jeune félibrige, le manifeste des trois, pèr Albert Savine.
- Dins LA PROVINCE : La fête des rois, étude de meurs provençales pèr P. Mangin.

Se l'autour de l'opera de Galatèio canto ansin : « Lou
vin, leu vin es un tresor divin! » es que, de-tout-segur, a
tasta lou vin de

- Dins L'HOMME DE BRONZE d'Arle : La marco, un article
marcant de C. Auzière; Record d'amour pèr F. Maritan, emé
quàuqui quatrin de la Cravenco.

L'0 USTAU MALAURENT

- Dins LE SOLEIL Du MIDI : La pichouno avuglo, à la santo
melnôri de l'abat Dassy, pèr L. Foucard.

ROUVENÇALO

4370ULEGADISSO

proumiero coumunioun, Lou dilua de Pandecousto, pèr Lou
Peirin.
- Dins LA LIBRE PAROLE de Paris : Félibres et cigaliers à

(Aigo-ardènt de la Jamaïco, Rum, etc.)

- Dins L'ECHO DE LA CORRÈZE : Brivo, pourtal de Miejour

L'abile e amistous musicaire prouvençau G. Ilorel vèn
d'ôuteni, au councours de meloudio dôu « Piano-Soleil », à
Paris, uno auto recoumpènso pèr sa coumpousicioun « Apothéose de Pétrarque ». Fai gau à L'Aidli, que M. G. Borel es un

di prouinié qu'an saluda sa neissènço, de pousqué ôufri à
l'autour de Vau-Cluso e de tant d'àutri delicious moussèu de
musico prouvençalo si courau coumplimen. Aquéli, fai vèire,
que noun ôublidon la Prouvènço e que s'ispiron d'elo podon
intra valentamen dins leu round.

à BOURDÈUS, Carriero Casemajor, 46.

pèr Jasmin ; Santo Estello pèr J. P. ; Delai leu riboter, bourrèio
poupulàri ; uno letro prouvençalo de Fèlis Gras.
- Dins L'AUTORITÉ de Paris : L'évolution félibréenne pèr
Jean Balva, au sujèt d'un travai de P. Mariéton sus lou meure
tèmo.
- Dins LA SARTAN de Marsiho : Misè .Dedoun la partisane
pèr L. Foucard ; Malandro d'amour pèr Louis Roux; L'Estiéu
pèr Lazarino de Manosco ; La proumiero cigale pèrP. Mazière;
Souleiado de jun pèr B. Artou.
- Dins LA VIE PROVENÇALE de Touloun : La cigale pèr

Es forço de crèir-, peréu, que se l'Oustau Malaurent
aguèsse eisista, es en soun bon vin de vigne, qu'esbrihaudo dins leu got coume leu rubis, que vous caufo
lou cor e vous fai peteja l'esperit, que leu Bon Diéu
aurié chanja l'aigo di nbvi de Cana.
Moussu Malaurent acepto de representant dins tôuti li
vile mounte n'a encaro ges, e se pou dire qu'es un plesi
de faire d'afaire em'éu.
S'adreissa, pèr rensignamen, au burèu de l'Aiàli.

Sextius Michel; Lou jeu de Sont Laurens pèr Janet leu pantaiaire ; La lengo de Prouvènço pèr Lauret.

Dintre aquèli qu'an gagna li joie, i Jo Flourau de Scèus, remarcan li noum d'Anfos Michel, de F. Troubat, de F. Lescure, de M. Bourrelly, de J. Gaffas, de F. Estre, de R. Mistral,
de V. Silhol e de J. Bournel, qu'an tôuti agu de proumié pres.

7

LA REVUE EELIEREENNE

ENCÔ NU BhJOVTIÉ C. RARANIT

AVIcWN0N

à Paris, 14 bis, rue des Minimes
beloio d'art, en argènt
Se trovo la MEIDAIO FELIEREXCO, veritablo
l'Estelle di sèt rai, de l'autre

bruni, pourtant en relèu, d'un constat la Pervenco emé
la Cigale enté de mot misterious. Es un simbèu astra, un galantoun porto-bonur, que
se pou rèn ôufri. de mai requist à-n-uno dame.
La M)EnAI® souleto : 6 fr. ; - mountado en epingolo : '' fr. ; - emé
brassalet assourti, tout en argènt dôu proumié titre : 1 Fi fr. ; - emé cadeneto pèr
mostro, tout en argènt peréu : 1 :3 e 16 fr. - e 12 sou de mai pèr reçaupre franc
de port.

Erian estouna, despièi Long-tèms, qu'en terro de Prouvènço, ounte noste soulèu
amaduro e sucre tant de clareto, dins li claretiero de Dio, d'Eirago e de CastèuReinard, e de muscat tant fin dins li muscadeliero de Baumo, - i'aguèsse pas dins
leu negbci un champagno-prouvençau. Esperavian....
Gràci à l'ounourable oustau de M. G.-A. PALL.N, poudèn dire qu'esperan
linde, amistous,
plus, car tenèn. En efèt, i'atroubaren, à parti d'aro, un vin ounèste,fai
parti leu tap
regale de noço e de festin, vin capitàni, viéu coume la poudro :
digne
d'avé
pèr
lusènto
marco
l'Estello de
coume un canoun li boulet, finalamen vin
la belle co.
faire Moussa :

LOU VIN D'OR

Mai... es pas lzesoun de ![ou

MOUSSO TOUT SOULET.

.

En miejo-caisso
o mié-panié

de 6 fiole, o 12 miéji-fiole,
o 24 quart de fiole.

de 12 fiolo, o 24 miéji-fiole,
En caisse
o 24 quart de fiole.
o panié
En double caisse de 25 fiolo,o 50 miéji-fiole,
En double panié o 50 quart de fiole.

port, gare d'Avignoun, embalage perdu. Se
page en tricho à 90 jour, sènso escomte, o

bèn 15 jour 2 /. Li dre d'intrado e

A LA COCA IDou PER®L7

sage
A toun apetis se vos douna d'ale
E se vos donna de joio toi-in cor,
Quand vas au cafè, laisse la verdalo
E pren leu Vin d'or, e béu leu Vin d'or.

La meiouro di bevèndo pèr remounta l'estourna, famous pèr donna de toun, pèr faire
digeri, pèr adouba la voues; superiour en tout

Eneô de Louis FERBER e fiéu,

de

à Lioun, plaço St Pothin, 14

regio arregardon leu croumpaire.

A l'arribado, li fiole dèvon èstre sougnou
samencouchado dins un cadré fresqueirou s.!

!

r

FOÜ,,,j]D .no EN 1876
1, en AVIG 'OLT1
D , â lia ear ries o Grand®-aunari
ARCAT E DE GOU\'FIANÇO

(,ougio.

au vin de Quinquina e agradiéu en bouco
courre leu vin de Castèu-Nbu.
Pèr béure, o Mariàni,

Toun vin, bon restaura,
Que s'es assaboura
Dins li soulèu estràni,
Pèr béure risoulet
Toun vin de capitàni,
Esperaren pas, nàni,
D'avé l'estouma blet.
Se vènd e. fr. la boutiho, à Paris,
balouard Haussmann, 41, farmaclo Mariani.

SOURCES MIREILLE
Tonique, Digestive, léeCUIStituante

//
73/

OUSTAU BÈN COUNEIGU PÈR VÈNDRE A BON 1lI

Grande variela de counservo de vialldo erré de pèis. - Counservo auJ
t ülairre. - Ligaour de teille aieno. - Entre-paus de saboun, car-salado,

VIN MAIANI

un aperitiéu plus fin que tôuti li
Madèro - e qu'a fa dire à-n-un vièi

T
PRÉS
Grand Mousseux, Muscat de Provence, carte or............ la fiolo, 33 fr.
-- 2frfr. 50
Extra dry (goût an-lais). .
Grand Mousseux du Comtat, mi-sec
(goût
français)
....
Nôstis espedicioun soue facho franco de
S'ESPEDIS

En Avignoun, empremarié di fraire SEQUIN.

SETENCO ANNADO. - Publicacioun literàri, franco prouvençalo, souto Ici direicioun
de Pau Mariéton, cancelié dôu Felibrige, pareissènt leu 15 de chasque mes.
Un an : 10 fr. 6 mes : 6 fr. - Burèu e amenistracioun, à Paris, 9, rue Richepanse.

Co

PALUN

PROPRIÉTAIRES

Lou gerènt : GRABIÉ PERRIER.

- Dins lis ECHOS DE TAMARIS : Soute l'aubero pèr Lazarino
de Manosco ; Maria de Magdala pèr Ag. Gautier.
Dins LA CHRONIQUE DE VAUCLUSE (Carpentras) : La

S MOUSSEUX

I. -A.
Marco depausado.

- Dins LE GRIL de Toulouso: Pregario pèr J.-F. Court;

La grano de patarauco pèr Poupo-gril.

EAU DE TABLE
Par excellence
c
SOUVERAIN.

!

.j

I

_

l

cix l'Estomac

La caisse cle bo bcuteirc°,15 ir. prise à vals
AD- iF1STtEA'ï'10_i

?AV_SI'S:8,rueS`-Augustin, Paris
,.. , lac o}

% ,arhé
Demandas

la mai amoureuse di Pipo, en racine de
bruse.
s Desayes.
Se troue en Avignoun, au Inagain

BMVR - Alcazar - Marseille

�</text>
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              <text>Marin, Auguste (1860-1904)</text>
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              <text>André, Marius (1868-1927)</text>
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              <text>Baroncelli, Folco de (1869-1943)</text>
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          <name>Contributeur</name>
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