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                  <text>QUATRENCO ANNADO, Nô 127.

DISSATE, 7 DE JULIET 4894

Nàutri, li bon Prouvençau,
Au sufrage universau,
Voutaren pèr l'bli
E faren l'aibli.

Vidoun, Vidais,
Segound la vido
Lou journau.

F. MISTRAL.

(Prouvèrbi a't.n&amp;

QUE VAl CREMi TT IRES FES PIÈR MES (7, 1 7, 2 ')

PRES DE L'ABOUNFAMLEr

RURÈU DE REDACIOUN
E D'ABOUNAGE

Un an ............. 10 fr.

Sièis mes ......... 5 fr. 50
Tres mes.......... 3 fr.
Estrangié.......... 12 fr.

Vers

FOLCb DE BARONCELLI,

Lou numerb....... 10 centime

au palais ddu Roure,
EN AVIGNOUN

Baile ddu journau :

FOLCÔ DE BARONCELLI

L' tentat de, L!o n
PREDI J&gt;ÉR NOSTRADAMUS

« carnau » couine se dis en bono lengo de
Prouvènço. En prounounciant carnau à la
franceso., .. avès Carnot. Fan avoua que tout
acô, siegue l'asard, siegue l'engèni de l'astroulà

ou proufèto Nostradàmus, pèr aquéli que
- l'an fe, a previst o predi li grands evenimen, astru o mal-astru, di tèms endevenidou.

L-

Or, au sujèt dôu cop ourrible qu'es vengu
coume un tron estabousi lou mounde e metre
nosto Franco en dôu, la mort dôu presidènt
Carnot, avèn vougu vèire nautre, se, dins li
Centurio dôu famous astroulogue, l'espetacle
en questioun ié sarié menciouna. E veici ço
qu'avèn trouva dintre la Centurio il (Les prophéties de Michel Nostradamus, Lyon, 1566).
Le mouvement de sens, crsur, pieds et mains,
Seront d'accord Naples, LYON, Sicile.
Glaives, feux, eaux puis eaux, nobles Romains,
Plongez, tuez, mort par cerveau débile.

Pèr bèn cournprene acè, fan se metre à la
plaço de l'astroulogue éu-meme que, tres cènt

e tant d'an avans que la causo arribe, vèi,
pereilamoundaut dins la counjouncioun dis
astre, parpaieja à béudre li tra espetaclous dis
auvàri futur.
Le 'mouvement de sens, cceur, pieds et mains,
pèr un ome qu'escrivié Va tres cènts an, rioun

pôu èstre autre que lou materialisme, aquelo
dôutrino brutalo que bouto i man de l'anarchisto la dinamito o lou coutèu.
Seront d'accord Naples, LYON, Sicile, li coun-

jura d'Itàli (aquéli qu'an assaja de venja sus
M. Crispi la repressioun de Naple erré de la
Sicilo) saran d'acord pèr prene soun revenue
à LIOUN.

Glaives, feux, eaux puis eaux, nobles Romains,

acà 's pèr espremi lou grand aparat festiéu
qu'esperavo à Lioun li patrician de la Republico (nobles Romains) : glaives es l'armado,
feux lis iluminaeioun, eaux puis eaux es la
foulo qu'afloco de pertout.
Plongez, tuez : mort par cerveau débile.
Vaqui bèn clar lou sagatage dôu digne e brave
presidènt, dins touto sa rapideta ; e vaqui designado, courre se pôu pas miés, l'estrechour
de cervèu dôu miserable assassinaire.

Mai, me dirés, quau vous a di qu'aquéli
quatre vers d'aqui s'aplicon à- Moussu Carnot
pulèu qu'à-n-un autre persounage ?
Quau me l'a di? ion noum de Carnot es

escri, se voulès ié faire atencioun, en tèsto
meme dôu quatrin. Car enfin qu'es acô, Le
mouvement de sens, senoun la sensualita o lou

de Sant-Roumié, s'es endevengu que trop
just ! Mai qu'es l'asard, senoun lou tuert de
quauco Ièi descouneigudo ?
Loti sottttjadou.

Je m'imagine aussi que si l'on vous laissait faire, vous
arriveriez à résoudre les questions sociales. Vous en trouveriez la solution dans votre gaité fine, dans votre bien-

veillance avisée, dans votre mépris superbe des richesses, dans votre culte de l'antique simplicité. Il ne vous
vient pas à l'esprit qu'il puisse y avoir des classes sociales, et j'ai vu un cantonnier de vos routes poudreuses
s'asseoir parmi vos poètes : il chantait comme eux.
Vous savez le prix de la beauté, et qu'elle est l'unique
bien de ce monde. Vous ne désavouerez pas ce que Fur,
de vous a dit :
L'amour meno e l'art nous ajudo.

/
I

IJ I

I FRANGE

à la voto prouvençalo de Scêus (25 de Jun 1894)
Li félibre de Paris an la bono coustu,,, de douna lduti
lis an la presidènci de sa fèsto en quauque prinucdié di
letro. Es ansin qu'à-de-ring li Michèu Bréal, li Jèli Simon,
li Renan, li Zola, li Coppée enai autre, an agu l'éucasioun
de dire soun vejaire sus la Causo felibrenco. Aquest an s'es
baia ton le à M. Anatèli France e, pèr un franchimand, se
pôu dire que n'i'a gaire, meure en terro souleiouso, que leu
tendrien miés o mandarien plus gai.
Après avé laissa Renan e Florian (qu'aquest es lou saut
de la voto), Anatàli France a di :

Je vous aime beaucoup, vous, vos jeux, vos arts, vos
pensées. J'ai voyagé avec vous. J'ai vu que vous aviez
l'âme libre et généreuse et un sentiment familier du beau.
Vous êtes, sans aucun appareil, les plus somptueux des
hommes. Plutarque dit d'Antoine qu'il avait de la gaieté
dans ses amours, et qu'il mena en Égypte la vie inimitable. Vous aussi vous avez cette vénusté riante et vous
menez la vie inimitable. Mais vous la menez sans une
multitude de cuisiniers et de conducteurs oie choses et
sans y dépenser l'empire du monde. C'est bien plus industrieux. Vos palais d'Orient et vos galères tendues de
pourpre ne vous coûtent que des rimes. La poésie et l'éloquence subviennent à votre train royal.
Je vous ai accompagnés dans vos marches chantantes
à travers les villes. J'ai admiré combien vous aviez le
génie des conquêtes pacifiques. Vous êtes très ingénieux
et très persuasifs. Vous vous assurez dans la puissance
du discours. Cela vous vient des Grecs. Ajax lui-même,
qui pourtant était un peu enclin à la violence, s'aperçut
assez vite de la vertu des idées, et il reconnut, de bonne
grâce, nous dit Sophocle, que la parole est forte parmi
les hommes. Vous êtes les arrière-neveux d'Ajax, fils
d'Oïlée. Il m'a semblé, dans vos marches, que vous n'entendiez rien aux alignements réguliers, et que les caporaux, s'il en était parmi vous, auraient beaucoup à souffrir. Vous alliez à votre fantaisie, vous étiez très buissonniers.

Vous vous dispersiez sur les routes ; mais ce qui est
admirable, c'est que vous vous retrouviez toujours. J'en
ai conclu que vous aviez un égal sentiment de l'ordre et
de la liberté. J'ai vu aussi que vous éti z pacifiques avec
fierté. Si, comme Florian et ses amis, nous pouvions encore nous abandonner aux illusions généreuses, je compterais sur vous, Messieurs, pour convertir à la longue
l'Europe, que, depuis vingt-cinq ans, nous voyons hérissée d'armes, couverte de casernes, de forteresses, irritée
et menaçante. Qui donc, mieux que vous, enseignerait au
monde la joie facile, les arts, les travaux de la terre, la
paix, une paix brillante, animée, agitée de querelles éloquentes, où s'honoreraient également les vainqueurs et

les vaincus? Qui, mieux que vous, élèverait les cités
aux accords de la lyre ?

Vous vouliez les louanges d'un barbare. Ne vous offensez point si elles passent sur des lèvres un peu rudes. Et
laissez-moi dire très mal ce que je pense très bien. Vous
êtes artistes et poètes. Vous l'êtes facilement. Et cela est
divin. Votre poésie ressemble à ces eaux
..si pures et si belles

Oui coulent sans effort des sources naturelles.

Et elle a cela d'unique en notre temps, qu'elle vit et
qu'elle est mêlée à la vie. Elle coule à vos fêtes avec vos
vins parfumés. Un savant vous l'a dit ici même : vous
parlez un latin vivant.
J'ai eu la joie d'entendre vos poètes : votre langue provençale a les sons de la lyre antique. Les mêmes Muses
et les mêmes Charites ont regardé Virgile et Mistral.
Avec tant de raisons de vous enorgueillir, Messieurs,
vous n'avez point de superbe. Vous êtes comme les Grecs,
qui craignaient la Némésis des dieux, c'est-à-dire l'inévitable châtiment des pensées et des actions démesurées.
Ce qu'il y a de beau, de bon, d'heureux en vous, pieusement, vous en rapportez le mérite à votre terre natale.
Il est vrai qu'elle est faite pour nourrir les plus belles
formes et les plus belles pensées.
Un jour, j'ai vu dans votre beau pays d'Arles, j'ai vu
un olivier si aimable que j'ai été tenté de l'honorer comme

un dieu, selon la coutume payenne, et de suspendre, à
son feuillage argenté, des Eros d'argile et des bandelettes
de laine.
Il n'est pas possible que tous les pays soient l'ouvrage

d'un même dieu. Les disparates sautent aux veux: évidemment le Mont-Blanc n'est pas de la même main que
les collines de l'Arno. Nous devons croire aux demiurges.

Il y en eut beaucoup, et chacun d'eux travailla selon
son esprit et ses goûts à la création d'un morceau du
monde. Celui qui fit la Provence était artiste.
C'était un demiurge d'une âme élégante, qui s'entendait mieux qu'un autre à la finesse des tons et à la sobre
volupté des lignes. Vous devez à la terre qu'il a aménagée pour vous votre âme fine, claire et chantante. Aussi
l'aimez-vous chèrement. Et vos villes, vos villes romaines
et sarrasines, quels joyaux ! Vous les chérissez d'un coeur
ardent et jaloux.
Je vous en félicite. C'est cette piété envers la ville qui
a produit dans le monde les plus belles formes de la vie,
les plus pures merveilles du génie humain, Athènes, Flo-

rence. Vous êtes attachés à la petite patrie, et cet attachement ne fait point de tort à la grande. A votre exemple, Français du Nord, du Centre, de l'Ouest, de l'Est, aimons notre ville; que notre patriotisme local soit le centre
et l'axe de notre patriotisme français. Écoutons la cité natale qui, de sa voix forte et charmante comme le son des
c,-loches,!nous dit :

a Voyez, je suis vieille, mais je suis belle. Mes enfants
pieux ont brodé sur ma robe des tours, des clochers, des
pignons dentelés et des beffrois. Je suis une bonne mère;
j'enseigne le travail et tous les arts de la paix. Je nourris
mes enfants dans nies bras. Puis, leur tàc`:e faite, ils vont,

BMVR - Alcazar - Marseille

�L AIOLï
Ii s uns après les autres ,loran=r à mes pieds, sous cette
herbe oir parlent les moutons. Il passent. ',rais je reste
pour paner leur s ouvanir. Je suis; leur tncmoie. C'est
pourquoi ils nie doivent tout, car l'homme n'est l'homme
que parce qu'il se souvient. Mon manteau a été déchiré
et mon sein percé dans les guerres. J'ai reçu des blessu
res qu'on disait mortelles. Mais j'ai vécu parce que j'ai
espéré. Apprenez-moi donc cette sainte espérance qui
sauve la patrie. Pensez en moi pour penser au-delà de
vous-méme. »

L'autre jour, Ion Cambralo emé leu Galejoun èron entaula à la beveto que prenien la verdo, quand tout-d'uncep quaucun demando l'ouro.
Cambraio sort sa mostro e fai

- Es dos ouro e dès.
- Oucho ! ié fai Galejoun, quinto poulido mostro !...

quant te costo, 50 franc?
- Oh ! mai qu'acb.
- Quant, alor ?
- Me costo sèt mes de presoun.

LI

IS

NIÉ D

L. S.

LA CA

G0

Vous parle de vint an e mai : degun nous pensavian que

pèr leu biais d'uno machine, qu'a de vélo couine aquéli
d'un moulin de vènt, se pousquèsse meissouna e liga li
blad que se pbu pas miés.
En aquéu tèms nous alestissian,quand venié meissoun,
e nous parlavian pèr s'ensôuca de dous en dons, emé
chasco sôuco Hosto ligareilo, que venié faire uno pountannado dins aquéli grand clans de la Camargo. E aqui,
pas-pulèu que li blad avien fini de faire l'ambricot, falié
vèire aquéu mounde que sourtié de tôuti li constat, pèr
veni sus la plaço d'Arle se louga pèr faire la meissoun.
En passant dins li carriero de la vile, s'entendien quila
li martelet sus la Tourre dis Areno, acù nous countentavo
e nous pensavian qu'en devinant leu vènt la logo sarié
bono ; pièi, une les sus la place, esperavian li pelot, que
li couneissian rèn qu'à si grand capèu, em' à si pichet
favourit gris. Une fes qu'avian proun pacheja pèr prene li
blad à pres-fa vo bèn à la journado, nous mesclavian emé
li Gavot qu'èron vengu dôu constat d'aut, e vers li dos
ouro clé tantost noua vesias, à l'entour de la Piramido,
qu'aquéli que cercon de travai e prègon Diéu de n'en ges
trouva.

Dins aquéli grand camin pôussous, venien li ligarello
emé si grand panié-barradis, pourtant li causo necessàri :

de moussèu d'amadou, de baume dôu coumandour, se
pèr mal-astre nous erian coupa. E nàutri, au glin-glan de
nbsti dedau de cane, leu voulame dins la badoco, leu
safre dins un debas de femo, filavian tôuti en cors entre
li dous Rose pèr coupa leu blad qu'esperavo plus que
leu moumen d'èstre mes en garbeiroun.
Las dôu camin, nous pausavian soute li frais e, tout en
respirant l'ôudour di cantarido, se parlavo di fort meissounié. N'i'avié que countavon avé couneigu leu long
Gaspard de Sisteroun, meissounant au tarabast : tôuti li
clous cep de voulame, toumbavo une gavello pèr faire sa
garbo. Un autre avié couneigu leu Panto de Pertus, uno
pato gaucho se voulès, menant sa sôuco tout soulet, soun
coulègo estènt malaut. Mai clins li blad aleira, meissounant à la claieto, trouvé soun orne dins Tardién de TrencoTaie, qu'une annado, clins li terre dôu Grand-Roumiéu,

leu Trenco-taien Ion leissè à mitan camin. Li ligarello
tambèn countavon li siéuno - e se parlavo, en aquelo
epoco, de Garcino de Redessan qu'uno annado, dins li
blad fougous, se sentiguè de liga li garbo en dos sôuco de
meissounié. E, mau-grat que meissounèsson au pougnet,
ié tenguè pèd : ère talamen diligènto pèr passa leu haine
que ié vesias après elo toujour uno garbo en l'èr.

FUIETOUN DE }I.'Aiib.&gt;t

15

LA MMGRO ENTRE-PRESSO
DE L'EMPERAIRE CATOULI
Traclucho dôu latin d'Antofliaa3 Aregnan.
Environnant l'armado, counnavon de pertout
Aquéli pèd-terrous se batien intrepide.
Li fasien, vous responde, marcha li rèng sarra.
Entre que se n'escorte quaucun, a leu mau-tèms.
Éli vùuton leu camp, dins la niue leu revihon,
E i'avié l'Emperaire qu'èro proun esfraia.
Fai bon envahi l'enemi quand der:
Tout orne es pres à l'imprevisto.
Pèr lis Espagnbu mort e li Lansaquenet,
La patrie, verai, pudissié qu'empestavo.
Fore de Prouvènço, leu comte de Tèndo
E nùsti païsan, en fasènt guerre dur,
Cassèron e boutèron ansin l'Emperadou.
Emé grand trufo chascun d'eu se moucavo.
Souvènt galoupavo, pèr orte, à chivau,

Que vitamen li païsan leu fasien courre.
E 'nsin en Terro Novo, fugènt, se sauve lèu.
Quand l'Espagne rugis, la Franço la peloto.

Uno les avé di tôuti aquéli bèlli causo, nous enanavian

dies aquéli mas eseounda soute li frais. E aqui, li ràfi
dôa mas nous aui"nt fa, la bin-vengudo, nous auavon
faire vèire la cabano cle sa,,1no ounte devian faire. E sus
la pain, li terne d'un constat e lis orne de l'autre, s'erian
pas treboula pèr li mouissau, au tant de la machoto, uno
quingeno de niue de file, dourmian aqui, liuen de nùsti
vilage, coume de benurous.
L'endeman, qu'ère tout-bèu-just l'aube, leu balle nous
venié reviha e alor, lins de grand drain, nous enanavian

à la clarta dis estello vers la meissoun que nous esperave. Lou menaire de bande se groupavo mounte leu capoulié venié de faire la fendudo; dis un is autre, prenian
nôsti distànci e tant que leu soulèu s'ère pas fa vèire, ni
meissounié ni ligarello, aguessias pas pùu que diguessian
leu mot ! Mai uno fes avé pouncheja de la man d'eila dôu

Ventour, leu menaire de bande se reviravo devers sa
chourmo en nous cridant dôu plus liuen que leu poudian
vèire : « Aro que sian un de mai, fasen nu pau baudin !»
Etôuti li meissounié, leu voulame en l'èr, leu capèu à la
man, em' un clinamen de front saludavian leu soulèu.
Uno passade après, nous adusien l'anchoio que, quouro
li blad menaçavon d'èstre espôussa, la manjavian de dre.
Un part plus tard, l'iùu en coco pèr leu grand-béure que
se fasié pèr que la batudo fuguèsse pas tant longe. Mai
quand venié sus leu cep de miejour, vesian veni, devers
la drain qu'erian vengu Ion matin, leu chourlo que nous
adusié sus uno saumo branco la soupe de faveto. Au bèu
mitan de l'estoublo, nàutri, asseta sus dos garbo en crous,
erné la calour que toumbavo d'aploumb, dôu tèrns que
li voulame se souleiavon, esperavian pas que la soupe

de favo, tant renoumado pèr nùsti rèire, reprenguèsse
niai soun boni : netejavian li platet clins un vira d'iue.
L'atrouvavian tant bond que s'arrapavo i rougnoun. Uno
les qu'avian douna leu béa à nùstis estrumen, fasian un

pichet penequet, pièi leu baile nous cridavo de s'ana
groupa. Alor, mai ardit que jamai, meissounant voulountous emé Ion brut dôu vènt-larg, qu'eigrejavo la seisseto
brusido, au cri-cri di grihet que cantavon dins lis estoubloun, nous-àutri, countènt, cantavian en Cor nbsti can-

soun, e li ligarelio, tout en quichant li garbo, respoundien au refrin.
De vôuto en vùuto leu baile passavo emé la damo-jano
e bevian leu vin serina pèr nous leva fou goust de l'ama-

run. Uno les pièi avé manja l'ensalado, que l'avalavian
emé leu vin pur, i'avié d'aquéli mousco ounte 1i plus fort
se fasien vèire. Res voulié resta darrié ; emé li cep de
soulèu qu'avien pica sus leu cabassbu, n'i'a que se sarien batu, sènso leu pelot que venié tout apasima.
Ansin meissounavian li vint jour emai mai, mounte degun vuei ié met plus li pèd ; adusian tôuti lis an quàuquis escut de cinq franc - que li poudian pourta
sus la paume de la man ! Desempièi, couine volon dire,
leu prougrès a tout chanja ; e li pàuri voularne, endourmi
dins si badoco, soun esta mes i fèrri vièi.

Chariouu nié".

AuParadou.

Manjo-Paure, en se counfessant, demandé au prèire se
poudrié pas, en mourènt, pourta si sôn em' éu.
- Ah ! nàni, ié respoundeguè aquest, pèr-ço-que à
l'endré qu'anarés se foundrien.
L. S.

AU SALOUN PARISEN
VI

JsI.`sT®
Coumençarai pèr dire que i'a rèn d'estraourdinàri au
Saloun d'esculturo d'aquest an. L'estatuo qu'a belèu leu
mai d'espressioun es 1'Echo enchanteur, de Pezieux, de

En marchant à l'arrié, l'armado vai sarrado ;
A travès la campagno, caminon pavourous.
Tout pregant Diéu devoutamen, noste païs
Que leu vèi retira, i é canto aquésti saume
« Que Prouserpino te fagne roumpre leu côu,
0 Satanas ! fugisse , e noun revèngues plus !
Li Serre qu ' i mourtau despènson li destin,
Que poscon lèu coupa li béa de la tiéu vido 1
V a i- t' en à la m al o ou ro , sènso jamai tourna ,
Qu'as tacha la Prouvènço bèn inutilamen ! »
Jamai prenguè, la Franço, meiéu resoulucioun
Que quand leu leissè se despoudera.
Ni vile, ni pais, ni gènt, perdegué rèn,
E gagné la guerre, sènso manda 'n cop.
Faguè l'Emperadou se counsuma soulet,
E de proun richesse leu descouquihè.
Pèr de long païs leu faguè marcha
Emé tout-pien de peno e d'ànci.
lé taguè sourti mai que d'un péu blanc :
Relenquis, la desfacho, e abrèujo li jour ;
La joie, elo, counservo, e douno la sauta ;
L'orne alègre, toujour viéu de lùnguis annado.
Éu ère vengu prene, censa, toute la Franco
Emé nùstis ase e cabre fouirouso ;
E'm'acb noun ausè nous donna la bataio :
Fuguè 'n orne fla, un orne couard.
Pèr nous-autre, éro ni proun ardit ni proun fort

Lioun, croumpa pèr la vile de Paris. Fa pièi la Dansarello, de S. Laini, qu'es d'une finesse reunarcablo.

Citarai, dies la note patrioutico, loti rneuuumen de
Cordonnier, en brounze, à la memùri de M. Testelin,
l'ourganisaire de la defenso naciounalo lins leu Nord en
1870; loti chivalié Bayard, en gip, de P. Rambaud, emé
leu bèu group de mabre : Au champ d'honneur, de Carlès, de Gimount (Gers).

Pau Aubert, d'à-z-Ais, a uno poulido terre cuecho
(chatouno que tèn sa tourtourello), em' un bust en mabre
plen de fine espressioun : Espièglerie.

Fraire e serre, de M. Delhomme, de Tournoun-susRose, es un group agradiéu e gracions : leu fraire, en
sourtènt clé l'escolo, a pres sa pichoto serre e la porto

dins si bras.
Es bèn lino peréu la Muse (le la source de Jan Hugues de
Marsiho, assetado sus leu hachas de la font.
Un autre marsihés, Enri Lombard, a retra une Ninfo
cassarello que tèn soun arme d'une man e, de l'autre, li
bano d'un cèrvi.

Dins lis Adiéu d'une andoureto, M. Charpentier, de
Bouleno, a fa provo de pouësio coume de gàubi ; soun
estatuo es bèn giblado, e la councepcioun dôu sujèt sort
de l'ourdinàri.
Louis Baralis, de Touloun, nous mostro, dins un group
en gip, un terre-novo qu'a sauva 'n jouvènt que se ne-

gave e que se laisse ana sus éu d'une façoun bèn naturalo.

Enri Cros, de Narbouno, éu, represènto l'Istbri de
l'aigo, en pasto de vèire, bas-relèu pèr uno font. Atrove
rèn de bèn artisti à-n-aquéu gènre : pamens fai d'efèt,
de liuen.
La Cigale, en gip rousen, de Barbaroux, de Marsiho,
que mande un bais i proumié rai dôu soulèu, es forço
espressivo, couine peréu la Japouneso de Leoun Des-

champs.

Dins l'Alegourio de J.-B. Amy (bas-relèu), se vèi une
figure d'enfant, encastrado clins l'ournamentacioun, qu'es
lino e vivènto ; mai aurian vougu juja leu felibre parisen
sus uno obro mens ingrate, sus soun Tambour d'Arcolo,
que dison parlant !
Un autre félibre de Paris, Enri Bouillon, clins un group
en brounze, a retra l'Amour fugissènt la tnisèri, une chute

pauro endourmido sus un banc e que leu jouine diéu

espincho en passant, d'un èr de desden.
Es lino e poulido peréu la Fielarello de mabre dôu tonlounen Guglielmo, que debano soun escagno emé sa drolo
à si pèd.
Li Rasin an fourni à Maurise Bouval, de Toulouso, leu
sujèt d'une estatuo lino e gracieuse.
Un autre group agradiéu es aquéu de L. Marqueste,
un autre toulousen, Li proumnie pas : la maire sourrisènto
fai camina soun drouloun, risènt peréu. La pauro Gigalo,
jalado quand vèn l'ivèr, dôu meme, es estado croumpado
pèr l'Estat.
Dins leu meure gènre, i'a 'n bas-relèu en gip, de Pigalio, de Marsiho, qu'es plen d'espressioun e qu'es esta
menciouna : uno bono grand que fai signa leu felen
asseta sus si geinoun au noum dôu Paire...
Le Vengeur, d'Adbufe Finet, de Grenoble, menciouna

tambèn, es, de meme, bèn vivènt, e leu Mouise de

M=mlo Elisa Bloch es superbe e s'ameritavo miés qu'une
simple mencioun.
J. Labatut, de Toulouso, a eisecuta pèr leu Capitbli un
group représentant leu comte Ramoun VI counfiermant li
privilège de la vile : la tèsto es belle, e leu gèste peréu.
Acabaren la revisto dis obro de gènre pèr ton mounumen de Teodor Aubanel. Lou bust dôu pouèto es sus un
socle, e uno Arlatenco, que dèu retraire la pouesio prouvençale, ié porge un rampau d'ôulivié. L'obro es d'Estève
Leroux e me sèmblo un pau nuso; fan espera que restara

pa'nsin e que s'apoundra quàuquis ournamen à la coulouno ; li moutiéu mancon pas dins l'ohro d'Aubanel :
quand sarié qu'une branco flourido de miôugranié !
Aro, passaren i retra, valènt-à-dire i bust.
Aquéu de Mounsegne Bourret, de fondés, pèr Louis
Bertrand, es gaire fignoula, mai proun espressiéu.
Un di meiour es aquéu d'Amilcare Cipriani, de dono
Clouvis Hugues, bèn campa, ciné leu regard fièr, soute
Ion grand capèu.

La caro de MYl'"O A. G., d'Andriéu Allar, de Touloun, es

L'a rebuta, la Franco, pèr mile petarrado.
Tôuti van, tourna-mai, l'estima mens que rén,
E n'a pèr la guerre plus ges de vertu.
A
poudra n ' en faire, Marot, de gai roundèu:
Pùu, en roundelejant, se trufa de sa fugo !
Mai veici courue parlon li dôutour de la guerre ,
Meme Lucan, aquéu famous pouèto
En voulènt matabla quau te vèn agarri,
d
d e l'embarra d ins uno fourtaresso.
En Franco ère vengu pèr ié douna bataio,
Cujant de la venci pèr sa bravuro....
Mai, que noun abourdavo, du, noste camp calant !
La Franço emé joie l'aurié aculi
E i'aurié fa donna quauco bono ensacado.
Éro segur de prene, aqui, Ion mau-toustèms.
I fôrti fourtaresso, que i'a clins Ion païs,
Aurié degu dôu-mens prouva que mouvié guerre.
Mai leu mai que n'a fa, d'assaut, es au bufet,
D'escala i bàrri estènt trop perihous.
Es esta sage, enfin, d'ana pas mai avans :
Vau mai la vergougno que la malo mort.
Soulamen, pùu pas dire qu'em'éu a la vitôri,
N'aguènt agu bataio qu'emé li païsan.
E que noun fagne escriéure un mot d'aquesto guerre,
Qu'envergougna sarié de tôuti.
L'a pas, aquesto guerre, paire farci d'ounour:
L'ounour un cop lesa, l'orne BMVR
éu-meme- degruno.
Alcazar - Marseille

�L'Ô
AILI
quàsi masculine ; la dono de V. Brugairolles, de Gange,
es mai feino, e ]ou jouvènt de Leoun Nicolas, de la Grau,
a d'espressioun.
Lou medaioun en gip de Veran Girard, d'Avignoun es
assas.vivènt, e menciounarai peréu dos tèsto d'estûdi :
uno de sounjaire, de Miquèu de Tarnousky, de Nice, ; e
l'autre d'Emile Hugoulin, d'à-z-Ais, en terro cuecho, que
retrais un fouine pescadou.

Acabarai ma revisto en saludant emé plesi la taro

simpatico dôu coulègo Vitour Delbergé, dôu Calèl, emé

sa tèsto d'artisto sus un cbu de brau, degudo au cisèu
d'Antbni Bourlange, de Vilo-Novo-sus-Lot.

Lou 28 de jun, un bèn-dire pèrl'amo
dôu majourau Louis Roumiéux s'es di à la parrbqui de
N.-D. dôtr Moant, E i'avié tôuti lis ami de hosto regreta
caloge.

S'es fourma 'n coumitat pèr auboura
no toumbo au regreta pouèto prouvençau Fèlis Lescure.

Lis ami e amiraire d'aquéu pause e gènt felibre, denantoura dins sa fleur, podon manda sa souscripcioun
à M. Louis Astruc, demeurant à Marsilio (105, carriero
de Lodi), que s'es carga dôu rabaiet.
L'Aibli dounara la listo di souscrivèire.

N'i;nie . - Lou revit de l'abat Delacroix, entitula
E'm'acb, mi bràvi legèire, dirai, couine leu regreta
Roumaniho : belle finido !
Vole pas clava, pamens, sènso prega lis artiste de noun

me garda rancuro s'ai pas trata sis obro emé la sciènci
e leu gàubi d'un critique de proufessioun : un autre an
trouvaran quaucun de mai espert que iéu pèr li juja. Ai
cerca subre-tout à metre en lumiero la pichoto patrio,
tout en fasènt ounour à la grando, e, de-segur, degun
voudra reproucha i Felibre de faire obro marrido, en
presènci dis evenimen que vènon d'adoulenti L cor e de
jita la Franco clins loir dim.

Es li dôutrino d'aquéli que se fan glbri d'escafa li

counfin entre li pople en renegant soun païs, que coungreion li Caserio !
Derraba dins li cor tout respèt, tout amour
Plus de Diéu ni d'autar; ni nacioun, ni famiho!
Plus rèn qu'un nivoulas san, lént dins la brumour :
La vaqui, la vaqui, l'obro di « sèns-patrio ! »

Eh ! bèn, en fàci d'aquélis aberracioun, nàutri, li Felibre, que sian pamens de libertàri, sarren-nous que mai
e perseguissen nosto Coco santo, qu'es d'arriba à la fraternita di pople en prenènt pèr baso l'amour dôu fougau
e de la terre meiralo car l'amour dôn brès relargo l'amo
e ié fai sourgenta tôuti li nbbli sentimen
ue.

]Lueiaea

Go que countènto leu mai li'femo
De n'en vèire de plus laide qu'éli.
Segound pres

r6C d

DE SCÈUS

Gj, 3 r

Segound pres

yjp

DE SCÈUS

-e-

-o-

A re Houri lou mes d'amour,

La naturo n'es toute urouso
Car sous rèi, leu soulèu, desnouso
De garbo d'or sus cado /tour.
Dins l'aire qu'es plen (le senteur
S'ausis de cansoun melicouso ;
Anen, ite ! moun a7nourouso,

Cargo ta raubo de couleur.
Espacen-nous dins li draiolo

tenguè coumpagno au coumpousitour de Mireille, quand
Gounod ié venguè acaba soun opera). Es en cercant de
viôuleto, dins leu quartié di Jardin, que Gounod atrouvè
leu fres e delicious Cor di Magnanarelle.
et4s. - Lou 10 de jun li felibre escarlimpavon à
Magali, la poulido barraqueto de l'amistous felibre Soulet,
pèr festa leu sucés de l'Arircana Cetùr'i de 1894 e pèr se
counseia sus l'espelido dôu de l'an que vèn.

Se faguè d'abord grand ounour au goustous court-

Un sounet sus leu mes de Mai !
i1 U41.

OUVELUI
.%gg. - A l'ôucasioun di tres joio que M. Charle
Martin, noste juge counsulàri e soun fiéu, escoulan au

coulège de La Sèino, an davera au gaiardet dôu félibrige
de Paris, hosto Escolo de Lar a fa un rejauchoun d'ami.
Lou brave moussu de Berlu, que n'es leu cabiscbu d'ounour, a caudamen coumplimenta MM. Martin, paire emai

fiée, pèr leu bèl eisèmple que dounon - de fidelita à
nosto lengo.

E d'abord que noun a vincu ni pouscu vincre

La Franco, qu'éu s'envague escoundre souri Empèri
« La niue plôu, leu matin tourna-mai l'espetacle :
Cesar a parteja l'empèri 'mé Jupin. »

Es leu cep de retraire, eici, uno noublesso
Que dins la Crestianta sèmpre enfleure la Franco.
Antan, un Rèi de Franco, que n'èro Emperadou,
Vouguè faire trachi nosto le de crestian.

Au mounde l'apelavon que ton grand « Char'.esmayne ».
Coume ère, éu, francés, la rage cm' éu triounflo.
Counquistè tôuti lis Espagne ; pièi après,

Li counvertiguè tôuti à nosto santo fe.
Avans éu, l'Espagne, toute Sarrasine,
Noun avié de trevanço rèn qu'emé li Jusibu.
E n'es panda fini, soun pas bateja tôuti,
Car manco pas de Mouro e d'esclau à Granado.
En Espagno, faudra que tournen bataia,
Pèr adurre au Sant Crist li Sarrasin Marran.
Acb 's escri, prouva pèr que-noun-sai de libre :
Espagne, tu noun pos nega qu'acil 's verai....
E tu, de tout acb, linon de nous rèndre gràci,
Voudriés, pèr de grand bèn, nous donna de grand man.
Oh ! l'ingrate nacioun ! pitre crudèu, avugle
Acû 's avé pièi trop d'ingratitude !
Te rebelles au contre de la Franco ta Dame.
L'ingrat, souvèn-te-n'en, noua prouspèro jamai.
Aviso que vas faire : la Franco t'amounèsto,

siho ;

segound pros à L. Martin, dôu coulège de La

Sèino ; mencioun à J. Roux, dôu coulège de Carpentras.
Traducioun en prouvençau de « La Cigale et la. Fourmi »
(pèr lis escoulan) : 11 pros à J. Vincent, dôu licèu de

Marsiho ; segound pros à P. Cardon, de l'escolo libre
d'Aile, em' à L. Martin, dôu coulège de La Sèino ; mencioun 1 à B. Maupas, de l'escolo de Coumbo-Rouget,
à-n-E. Gautier e G. Blanc, de l'escolo libre d'Aile, à
Baffier, dôu coulège de Carpentras e à M. Gilles, de Tarascoun ; mencioun 2 à-n-Eleno Perbosc, de CoumboRouget, em' à A.' Huge, dis escolo d'Arle.
Lou felibre Enri Giraud a davera la medaio vermeialo

pèr Ion tèmo francés

:

Salut aux dames de la Cour

d'Amour.

ir-eego. - Don Sigismound Bouska, sôci dôu félibrige, vèn de faire parèisse la traducioun bouèmio dôu
Sounni de sant Jean d'En Jacinto Verdaguer. Vesès que
veste longe d'O, gràci au bon beneditin, se fai de mai en
mai coumprene à bèn linon e bèn aut.

e

pulàri.

Pièi la sesiho se douvriguè pèr uno haine pouësio de
Bastide de Clauzel, leu felibre de Cournoun-Terrau, cour,-

vida pèr li Cetbri e qu'ère esta nouma presidènt de la riqueto. Aquelo pouesio entitulado : A iilagali de St Cla
pareira dins l'arrnana venènt.
Soulet legiguè lf letro d'aquéli qu'avien pas pouscu
veni : Castelnau, Jouveau, Coste, Dufour, Destrech, etc., e
apoundeguè un brinde i coulabourairedel'Armana.
Bessière largué sa pouésio à l'Armana Cetôri, Rottner
soun bèu discours sus Troubadours e felibres, Galibert
souri Rampèl estrambourdant pèr lis escrivan de Ceto
que voudran manda quaucarèn à l'Armana, G. Therond
charrè à tuerto-limbusto di pèis, di vin, di cliato e quau
saup de que mai ?
Pièi mai, sus la terrasse de Magali que regarde la vile,
l'estang e la mar, se beguè, se cantè, se diguè de pouësio, de conte, de galejado fin-qu'à la niue.
Hôu ! quau voudra saupre tout ce qu'adoune se diguè
qu'alestigue lèu-lèu si Bouge sbu pèr croumpa l'Ap;pana
Ceièri de 1895, que caupra tout.
- L'Union des abeillistes méridionaux
L.a
duerb un councours felibren, en tout parla dôu Miejour,
sus aquésti dos lèmo : un Sounet à Jano d'Arc e uno Odo
àl'ounour de Pelrarco e de Vau-Cluse.
Li pète fau que se mandon, dins li forme abitualo, à
M. leu secretâri de la dicho soucieta à La Matou di Ban
(2, rue des Chantiers;, vèn de metre à man l'empressioun

Pèr tu fanai, o ma poulido,

Proso en lengo d'O, sus li eaugnan : 11 pres à C. Martin
segouncl pres à F. Pigot.
Traducioun en prozwençau de l'ode "S d'Ourâci (pèr lis
escoulan) : 1 pros à Jourdan-Trabaud, dôu licèu de Mar-

bouioun tant bèn alesti pèr L Bessière, Ion felibre pou-

- M. E. Rolland, directeur de La lllélusine

Que sus li flous bevon l'eigai;
Iéu d'aquéu tème, lame ravido,

Enri

Un intéressant detai se ié trovo menciouna(d'après li
remembrante de l'ourganisto Iltis qu'à Sant-Boumié

(Erau).

Tu, cassaras li parpaiolo

Vènço, Mai 4894.

Gounod cru pais de Mireille, que s'es legi l'autro semano
à l'acadèmi nimesenco, vèn de parèisse en empressioun.

Paillas, e au Pastre de Gigna ; mencioun 3 à J. Soulet ;
mencioun 4 à R. Martin ; mencioun 5 à J.-B. Menut.

d'un ôubrage entitula La flore populaire. Aquéli que
s'interèsson à-n-aquéu travai d'aqui soun prega de ié
manda li noum prouvençau o vulgàri di plante que
counèisson, emé li dire e li prouvèrbi que se ié podon
rapourta.
Mai l'autour de la Flore poupulàri en questioun fara
bèn, avans tout, de pesca dins Lou tresor déu félibrige,
car aqui J'a de toute erbo de sant Jan.

eèue= - Voici li pros decerni i Jo Flourau dôu
félibrige de Paris (seicioun prouvenealo) :

Pouësio sus leu troubaire Catelan : 1e0 medaio à P.
Cheylan ; 21, medaio à l'istitutour Carles.
Pouësio sus leu mes de Mai: l' pros au gendarme Dayma;

segound pres à-n-Enri Giraud ; tresen pres ex-lequo à
F. Jouveau e A. B. Crousillat; mencioun 1 à S. Amalbert,
à A. Autlieman e à P. Gourdou ; mencioun 2 à Jouffran-

La Franco toujour sara la tiéu maire :
A la Franco toujour dèves boisa li piado
E l'adoura d'ageinouioun.
Quau donne poudié te rèndre, digo, un plus grand service

Que de la man di diable te despegoula 'nsin'?
Res autre que la Franco, au mounde, t'a sauvado,
E se te fiscs d'elo, tu saras bèn toujour ;
E, leva d'èstre pire qu'un tan o qu'une serp,
Tu noun sanas ingrate : lis ingrat, res lis amo.
Sian tôuti emé leu Crist, viven tôuti ami
L'Espagne pèr la Franco fuguè facho crestiane.
l'a 'n prepaus que pamens restarai pas de dire,
Que, quand ié pènse, i boute leu rire me n'en vèn.
En fugènt, quand l'armado se retournavo à tras,
Leissant leu païs, dins sa retirado,
Adounc tôuti li vile, pèr ouate el' passavo,
Se ié defendien, lis arme à la man.
A sis ordre degun voulié plus ôubeï;
Lou popie reputavo Cesar autant que rèn.
De-,un dôu païs à-n-éu se rendié,
E, tau qu'un reinard, cadun leu couchavo.
E coume noun poudié fourra li grôssi vile,
Pas proun pouderous pèr se n'empara,
Dôu mau-despié, de la desesperanço,
E dôu mourbin que ié crèbo leu cor,
Éu souvent assiejavo li pijounié trauca,
E li petardavo emé si boumbardo.

Desempièi quauque tèms se
parlavo forge d'une campagne
entamenado pèr quàuqui parisen contre, li course de biôu à
l'espagnolo.La mort de M. Carnet a derroumpu, pèr un moumen la batèsto, mai es de
crèire que recoumençara de plus belle are que tout sara
apasima clins la poulitico. Nous sèmblo, qu'entre-tèrns,
avèn Ion devé de donna aqui-dessus nosto idèio de prouvencau. E d'abord, s'es verai que li parisen qu'an pres à
cor aquéu pres-fa, vogon faire passa clins tout Ion Nord
une peticioun demandant l'aboulicioun di . course de
mort, clins leu Miejour, peticioun que noua sana signado
que pèr de franchimand, ignourènt sus leu sujèt, e prevengu contre nous-autre, vous dirai tout-d'une que, sènso
calcula, e pèr devé de miejournen, emai sarian, couine
particulié, enemi di course espagnole, devèn unidamen
nous auboura e faire bàrri de car. Dequ'es aquelo fagoun
insoulènto de faire ! Lou Nord nous a leva pau-à-pau, à
nous-autre li proumié libertàri d'Europe, tôuti nôsti

liberta, nous a tua nosto literaturo, rions a tua li tres
quart de néstis us, e, aro que poste pople, après quatre
cènts an de mort, a l'èr, clins de païs que J'a, de

s'aganta 'n pau trop, coume se ié revenié 'no idèio de si
dre, à-n-un jo que ié sèmblo èstre sa liberta darriero e
do leu vougué defèndre, malan-de-Diéu ! leu Nord s'encoulèro à la visto d'aquéu darrié degout de sang viéu e,
ardit ! demande coume un sont curie, sènso agué jamai vist

tua un bibu, mai pèr-co-que, dins leu Miejour, n'i'a qu'amon de n'en vèire tua, que sènso proucès ni jujamen,
acb s'abouligue à jamai. Dôu rèsto, se quàuquis-un, à
Paris, que souri de baile, an counsenti à signa aquelo ridicule peticioun, n'i'a d'àutri, - que tambèn n'en soue, qu'an coumprés go que n'èro e qu'an sachu se n'apara.
E voici coume Madame Juliette Adam, clins la Nouvelle
Revue, i'a refusa soun noum :
Quand vous aurez obtenu des charcutiers de campagne
qu'ils ne saignent plus les cochons, qui prolongent leurs cris
et leur agonie pendant un temps horrible, sous les yeux du
moutard villageois;

Quand nous serons devenus légumards et qu'on n'assommera pas tous les jours : vaches, bufs, moutons, etc., je
m'attendrirai volontiers sur les taureaux qu'on tue. Si les

E'm'acb n'en pousquè ges proue pèr la forço,
0 bèn se li prenié, n'èro qu'à vide sauve.
Fourcauqueiret, Castruei, placeto de pau vain,
Pertus e Tres e Ion bourg de Rians,
Alen, Souliés, la vile bataiero,
La Tourie dôu Muei, bèn fourtificado,
Coume fau s'aparèron, emé d'arme, de fusto,
E sènso bournbardo lis aurié pas presse.
La Tourie noun avié soulamen que quinge ome,
Gènt de parade, qu'acb 'ro un je pèr éli,
Meme ié tirant contre la grosso artiharié.
Pamens l'aurié jamai empourtado de forgo.
« Rendès-vous, ié diguè, vous perdounarai tout
Tout leu mounde sana, sènso rèn cregne, sauve. »
Pèr juramsn sacra counfiermè sa paraulo,
E mile e mile cep éu juré pèr leu Crist.
Li sôudard, se cresènt que ié disié verai
E qu'à sa proumesso noun defautarié,
Rendeguèron la tourre, se boutant à merci,
E ié remeteguè chascun sis arme....
Après, vouguè plus teni sa paraulo,
E subran li faguè pendoula pèr leu cùu.
Éu l'ôusservo pas mau, leu Titre dôu Digèste
Sus li pache e la rubrico di sarramen !
Dequé i'a de meiour, de plus bèu pèr un ome
Que de serva sa le ! Pbu, aro, plus rèn èstre.

;La fin au nu°merô xenènt.J

BMVR - Alcazar - Marseille

�p

L'AIoLI

4

de zouavo pountificau, ni de bandiero de Patay, pas mai que

spectacles des courses espagnoles pouvaient faire de tous les
Méridionaux des patriotes farouches et (les défenseurs passionnés de leur sol comme nos voisins, je ne m'attendrirais
même plus.

sus ma man !

- Eh! bèn, aro, se disien fi rampelaire de la fèsto, sian pas
poulit? Que faudra faire pèr apastura aquéu pople ! S'encaro
avian noste Espariat !

Signa: JULIETTE ADAM.

- Espariat? mai es aqui : leu trouvarés dins la moulou-

Se, diferentamen, nous leissavon tranquile, aquéli d'amoundaut, e que venguèsson pas fourra soun nas aqui
mounte lis arregardo pas, vous diriéu que li courso de
mort, - estènt que fan, quàsi toujour, veni d'Espagno li
bibu que se ié tuio, - an bèn, vis-à-vis de nbsti manado
camarguenco, de gros incounveniènt ; vous diriéu qu'aquéli courso déurien èstre reglado pèr de lèi especialo e
que certàni vilo, souleto, pèr certàni resoun que quauque
jour vous debanarai, n'en déurien agué leu mounoupôli,
e qu'enfin fau, à tout prés, que counserven nôsti supèrbi

nado. -

e valènti courso prouvençalo, ounte li cop de fèrri, quand
se vai espéra, valon, fiche, li cop d'espaso. Mai acù 's d'afaire que devèn refila entre nous-autre, prouvencau, que

A la fèsto felibrenco de Scèus, Madamo Nancy Vernet a declama de Clouvis Rugues un calourènt pouèmo entitula Prouvènço. L'atour Duparc, de l'Oudeon, i' es esta amirable dins si
recitacioun de Mistral e de Gelu. Nous souvenèn, déu rèsto, de
l'estraourdinàri sucés d'aquel artisto, quand au Martegue, pèr
Santo Estello, diguè tant magnificamen ton cent quatren de

Cercon Espariat, leu trovon (noun sèns peno, es verai, car
es pas plus aut qu'un tap), leu quihon, en plen èr, à la ca-

diero prechadouiro ; e zôu ! vaqui moun boustigoun qu'emé
sa grosso voues dôu trou arengo e catouliso aquéu mouloun
de pople. Au-lié de la bandiero de Patay, qu'es pas vengudo,
es la bandiero prouvençalo qu'Espariat fai flouta dins fou mistrau que boufo. Lou pople béu au prouvençau coume à la font
de l'evangèli. Li capelan de Niço e de Frejus ié veson plus e,

basto, noun laisson parti leu pichot vicàri d'Aup sènso que
rague debita, emé la fogo que sabès, soun gai recit de Sent
Aloi e l'Espouscado mistralenco.

i' entendèn quaucarèn, sènso que lis àutri nous vèngon
garça 'n taire !

eo Dins LA CROIX DE PROVENCE : Li magnan pèr un Eiraguen.
. Dins LA GAZETTE DE FRANCE : La fête de Sceaux e li

felibre de Paris, pèr C. Maurras.

.,_ Dins LA REVUE DU MIDI : Gounod au pays de Mireille pèr

A. Delacroix ; Loa sermon (le Moussu Cugnas pèr A. Maffre
A-n-elo pèr P. Dumas.
Dins LE Mois CIGALIER : La mort déu pouèto Louis Boumiéux pèr F. Troubat ; Nécrologie (Louis Roumiéux) ; Les fêtes
de Sceaux pèr « une cigale d'or».
Dins LA CISAMPO : L'escolo de tambourin pèr F. Garbier;
Lou félibrige e M. Rousselot pèr M. Raimbault ; Lei mouissalo
de sent Cassian pèr M. Bertrand.
- Dins LA CORNEMUSE : La mort de Louis Roumieux pèr
J. G. ; Li dounado pèr B. Bonnet ; La Provence et les Provençaux
aux salons des Champs-Elysées pèr R. Gineste ; L'arc-de-sedo
pèr M- J. Gautier.
Dins LE JOURNAL DU COMTAT : Marrido annado pèr Lou
Peirin; Li gran d'or de la semano pèr Mèste Rapuguet.
..-. Dins LA SARTAN : Lou pelerinàgi pèr La Sinso ; Lou calèu

pèr L. Margayan; Lou reinard e leu groupatas pèr L. B.
eoe Dins LE COSMOPOLITE: Le théâtre antique d'Orange et
ses représentations modernes pèr un felibre; bibliougrafio, Marineto I:èr L. Duc.

Calendau.

Dins la revisto LEMouzi: countüni de la Grammaire

A Lunèu, li dimenche 17 e 24 de Jun, li bibu de M.

Gràci à Pau Areno

Dijbu, dôu Pichot-Badoun, an fa ffbri dins dos courso de
coucardo.
A-n-aquéu sujèt, Mèste Dijbu nous prègo de dementi
fourmalamen li journau qu'an di que si bibu avien cour-

soun nouvèu presi-

dènt e un pan, devèn
fou dire, à la sesoun
estivenco, leu darrié
diva de la Cigalo de

regu au Vigan e à Nimes. Li courso de Lunèu soun li

Paris a représ fou

proumiero e souleto qu'agon encaro facho d'aquest an.

bon biais e li cansoun dôu terraire.

Aguste Marin a di sa Margarido de Prouvènço e la bloundino
Estello (Mero Irma Perrot n'a canta de tôuti fi meno : Plciu e
souleio de P. Areno, Janeto dou coutihoun verd de Gras, Lis
estello d'Aubanèu, Li tres aucelet, Madamisello Liseto, un lieluguié de delice.

En Arle, dimenche que vèn, 8 de Juliet, sièis brau
dôu Du de Veragua saran mata pèr Fabrilo e El Marinero.

Ourrias.

limousine de l'abat Roux emé, coume d'abitudo, quàuqui tralans eigrinèu d'aquéu brave majourau contre la Roco d'Avignoun.
w' Dins LE GRIL : La fèsto des grils pèr A. Moulong; Le peut

e l'ese pèr un gagne-petit de la Loumagno.
Dins Lou CASCAVÈL : Sègo-sigo pèr un felibre soucia-

listo ; Palado de terre sus leu paure Roumiéux pèr GaietMalan ; En Ceze pèr C. Cavalié.
e
Dins Lou CALÈL : L'embarras de la Glôrio pèr Pau Froment ; Lou curat de Minerbo pèr Margarido Sol.
..o&gt; Dins L'Ecao DE LA CORRÈZE : Lou roussinholet pèr Na
Margaret aGenes ; Lou poutounier pèr Eusèbi Bombal.

Dins LA VEU Da CATALUNYA : nouvelun tradu de l'Aiôli

;

vesito de Marius André à la redacioun de La Feu de Catalunya.

-e--

&amp;BOULEGADISSO `ROUVENÇALO

-

La NOUVELLE REVUE (15 de jun) a publics, de Léon Daudet,

Voulès de veste pèu counserva la finesse?
Voulès que flaire longo-mai
Coume la rose au mes de Mai?
Au saboun Mikado paupejas-vous, jouinesso

-e-

un fervourous article sus nosto reneissènço au sujèt de La
terre provençale dôu majourau Mariéton - de laqualo leu

Au tiatre franco-prouvençau d'Arle : JIGÈ LOU nÔFI, vaude-

vilo ounte fai tripet l'amusant coumique Paly.

valènt autour di Horticoles fai un eloge merita.

Fabricant : Fèlis EYDOUX.- MARSIxo.

A Gap (empremarié felibrenco de Richaud, carriero de

Vèn de parèisse leu segound voulume dôu diciounàri Français-Occitanien de Piat. Tôuti li felibre qu'an souseri encô de
Madamo Roumanille, carriero Sant-Agricô, 19, en Avignoun,
podon retira, à parti d'aro, l'eisemplàri que i'es reserva.
Lou Ares d'aquel ôubrage es pourta à 30 franc; mai pendènt
un mes encaro la librarié de Roumanille lcu leissara à nôsti
leitour au pres di souscrivèire : valènt-à-dire à 21 fr. li dons
voulume.

ENGUÈNT DE ROSO

Au grand councours dubert en Catalougno pèr faire, souto
lou titre Corona poetica, un recuei à l'ounour de Nosto-Damo
de Ripoll, s'es manda cinq pouësio en parla de Prouvènço
que saran messo dins leu libre.

Se vènd dins tôuti li bons oustau.

Frouvènço), L'ILIADO D'OUMÈRO revirado en parla dis Aup pèr

En F. Pascal : Gant XII, la bataio ddu betrri.

-o-

Demandas

Dins Lou SANT-JANEN : La Sant-Pèire au Martegue pèr L.
Pila ; Viàgi à Bras pèr fou Carpourau; Lou cachimbau pèr G.
Bénédit; Misé Fourniero pér P. Mazière ; La gamello pèr J.-B.
Faure ; iYM'an fa tort ! pèr J. Clavèu.
Dins leu JOURNAL DE CETTE: Mort de Louis Roumieux
pèr A. Cros.
'o Dins 10u MÉMORIAL D'Aix : Granulaire de la langue des
félibres par le prof. E. Iioschioitz, article de P. Vidal.
ur Dins LES PETITES ANNALES DE PBOVENCE : Les félibres
chez eux, Frédéric Mistral à Maillane, pèr Albert Espanet.

-e-

Lou 14 de jun, au Pichot Mount-Martre, qu'es uno devoucioun dis enviroun de Grasse, i'avié grand roumavage. E s'èro
anouncia pertout que i'aurié aquest an M. fou generau Char-

rette emé si zouavo pountificau, emé pièi la famonso bandiero
de Patay pourtant leu Cor Sacra de Jèsu. Tambèn figuras-vous
fou mounde : i'avié mai de 5,000 gènt. Soulanien de generau,

ou 4&amp;Chiibau xm sihés

la mai amourouso di Pipo, en racino de
bruse.

S'atrovo en Avignoun, au magasin Deshayes.
Lou gerènt: FOLCÔ DE BARONCELLI.

{

En Avignoun, empremarié Francés SEGUIN.

EN VÉNDO

Coumtadou.de Rensignamen Coumerciau
CREB. EN 1883

FOUNDA EN 1879
&lt;c Pour être sûr de ne pas laisser échapper un journal qui l'aurait nommé, il était
abonné à l'Argus de la Presse, qui lit, découpe et traduit tous les journaux
OUNDO du monde et en fournit les extraits sur n'importe quel sujet. »
D'ESCLA
Pouèmo prouvençau
Rector flot (ZITE, p. 7(e 323).
L'Argus de la Prèsso fournis is artisto, literatour, sabènt, pouliticaire, tout ço que
d'En Marins André
em' uno prefàci d'En Fèlis GRAS. parèis sus soun comte dins li journau e revisto dôu mounde entié.
L'Argus de la Prèsso es lou coulabouradou endica de tôuti aquéli que preparon un
Costo : CINQ franc. oubrage, estùdion uno questioun, s'ôucupon d'estatistico, etc., etc.
S'adreissa i burèu de l'Argus, 155, carriero Mount-Martre, Paris. - Telefone.
Ddu mente autour : Pidu e souL'Argus legis :i,000 jourau pèr jo ur.
leio, recuei de pouësio, 3 fr. 50.

LA GLORI

Auciau lUssié

EN AVIGNOUN

ARGUS DE LA PRÈSSO

A LA LIBRARIÉ ROUMANILLE
en Avignoun

-

M. P. Gautier se tèn pas pèr quite vis-à-vis de soun

abonna, pèr leu mandadis di rensignamen que demando.
S'uno moudificacioun se proudus dins la situacioun di
persouno sus liqualo a douna de rensignamen, autant-lèu
prevengu se fai un plesi, à titre gracions, de n'assabenta
si cliènt.
Adrèisso à gràtis, sus demando, de cartabèu emé de
buletin pagable à mesuro que soun emplega.

VINS MOUSSEUX

_(x

'Lie

CALO

POUNDA.DO EN 1876

Co

M. G.-A. PALUN
PROPRIÉTAIRES

1, à la carriero Grando-Saunarié, 1, en AVIGNOUN
OUSTAU BÈN COUNEIGU PÈR VÈNDRE A BON MARCAT E DE GOUNFIANÇO

AVIGNON

Erian estouna, despièi long-tèms, qu'en terro de Prouvènço, ounte noste soulèu
amaduro e sucro tant de clareto, dins li claretiero de Dio, d'Eirago e de CasteuReinard, e de muscat tant fin dins li muscadeliero de Baumo, - i'aguèsse pas dins
leu negùci un champagno-prouvençau. Esperavian....

Grando varieta de counservo de viando emé de pèis. - Counservo au
vinaigre.
Liquour de touto meno. - Entre-paus de saboun, car-salado,

-

bougto.

Basin e bevèndo. - Sucre pèr vendémi.
Espedicioun franco de port e d'embalage.

Gràci à l'ounourable oustau de XI. G.-A. PALUX, poudèn dire qu'esperân

plus, car tenèn. En efèt, i'atroubaren, à parti d'aro, un vin ounèste, linde, amistous,
regale do noço e de festin, vin capitàni, viéu coume la poudro : fai parti lou tap
coume un canoun li boulet, finalamen vin digne d'avé pèr lusènto marco 1'Estello de
la bello co.

Mai... es pas besoun de lou faire moussa :
MOUSSO TOUT SOULET.

PRES COURRENT
rand Mousseux, Muscat de Provence, carte or............

3 fr.
3 fr.
2fr 50
eût français)
Nôstis espedicioun soun facho franco de

Gr..nd Mousseux du Comtat, Extra dry (goût anglais)..
S'ESPEDIS :
En miejo-caisso
o mié-panié

En caisso
o panié

S

de 6 fiolo,o 12 miéji-fiolo,
o 24 quart de fiole.

de 12 fiole, o 24 miéji-fiolo,
o 24 quart de fiole.

En doublo caisso 22 de 25 fiolo,o 50 miéji-fiole,
En double panié o 50 quart de fiolo.

A LA COCA DÔU PEROU
la frolo,

TM"-sec ( a

port, garo d'Avignoun, embalage perdu. Se
page en tracho à 90 jour, sènso escomte, o

bèn 15 jour 2 /. Li dre d'intrado e

1

regio arregardon ton croumpaire.

A l'arribado, li fiole dèvon èstre sougnousamen couchado dins un endréfresqueirous.

La meiouro di bevèndo pèr remounta l'estouma, famous pèr douna
de toun, pèr faire digeri, pèr adouba la voues, superiour en tout au vin
de Quinquina e agradiéu en bouco coume lou vin de Castèu-Nôu.
Pèr béure, o Mariàni,
Toun vin, bon restaura,
Que s'es assaboura
Dins li soulèu estràni,

Pèr béure risoulet
Toun vin de capitàni,
Esperaren pas, nàni,
D'avé l'estouma blet.

Se vèndIl. fr. la boutiho, à Paris, balouard Haussmann, 41, farmaclo
Mariani.

BMVR - Alcazar - Marseille

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              <text>&lt;a href="http://occitanica.eu/omeka/items/show/3755"&gt;Acc&amp;eacute;der &amp;agrave; la fiche corpus de &lt;em&gt;l'Ai&amp;ograve;li&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;</text>
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              <text>Baroncelli, Folco de (1869-1943)</text>
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              <text>Riéu, Charles (1846-1924)</text>
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              <text>Duc, Lucien (1849-1915)</text>
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      <name>Occitanica</name>
      <description>Jeu de métadonnées internes a Occitanica</description>
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          <name>Portail</name>
          <description>Le portail dans la typologie Occitanica</description>
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              <text>Bibliotèca</text>
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          <name>Type de Document</name>
          <description>Le type dans la typologie Occitanica</description>
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          <name>Catégorie</name>
          <description>La catégorie dans la typologie Occitanica</description>
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          <name>Contributeur</name>
          <description>Le contributeur à Occitanica</description>
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              <text>Bibliothèques de Marseille</text>
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      <name>Fulheton (premsa)=Feuilleton (presse)</name>
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