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Auteur : Sabrina Cepeda
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Littérature occitane (XVIe-XVIIIe siècles), Littérature occitane (XIXe siècle), Littérature occitane (XXe siècle), Poésie, Musique, Linguistique, Histoire régionale, Ethnologie, folklore, Politique, militantisme, occitanisme, Félibrige, Liste non exhaustive, tenant compte des acquisitions 2010-2011 de la partie occitane du fonds Aveyron : BIZOT-DARGENT Magali (1948- ….) BLANC, Jòrdi (1944 - ….) BONY Maurice (1926-....) BOSC Zéfir (Majoral du félibrige) (1927-....) BODON, Joan (1920-1975) BRAYAC Pierre CALELHOU ( Julienne FRAYSSE-SEGURET) ( 1891-1981) CANTALAUSA, Joan de (Louis Combes) (1822-1881)  CROZES Daniel (1958-...) GAIRAL Sergi (1948-...) GERSON, Jean, MOULY, Enric (1896-1981) PORNON Francis PORTALIER Yvonne ROUQUETTE, Yves (1936 - ….) TASTAIRE Aimat (1935- ….) (1)
Tipe : Òbra / Data : 1972
Paroles de Montsegur, chanson de Claude Marti, emblématique du courant de la Nòva Canço, parue en 1972 sur l'album éponyme édité par Ventadorn :

Daissatz-me contar l’istoria
d’un sang begut per ma terra
daissatz-me contiar l’istoria
d’una volontat de fèrre
d’una joventut passada
d’una libertat volguda
del vielh sòmi desperat
d’una libertat perduda

Cinc cents éretz a Montsegur
sabent çò quel viure vòl dire
Cinc cents éretz a Montsegur
Segur i sètz darrièr l’azur
Segur i sètz darrièr l’azur

Vaqui l’ora de los corbasses
per lo camins de Montferrier
vaqui l’ora de los corbasses
grand flume, negre poiridier
del Papa la grand armada
del Rei de França bandoliers
de Dominique los porcasses
Amen, amen, Dies Irae!

Cinc cents éretz a Montsegur
sabent çò quel viure vòl dire
Cinc cents éretz a Montsegur
Segur i sètz darrièr l’azur
Segur i sètz darrièr l’azur

Vaqui l’ora de la desfacha
L’idea brutla sul lenhier
Aqui l’alba de la victòria
Menam vòstra luta avuèi
Minoritas contra l’Emperi
Indian de totas las colors
Descolonizarem la terra
Montsegur, te dreissas pertot !

Cinc cents éretz a Montsegur
sabent çò quel viure vòl dire
Cinc cents éretz a Montsegur
Segur i sètz darrièr l’azur
Segur i sètz darrièr l’azur
Mise en ligne : 16/01/2020
Tipe : Òbra


Association basée au Puy-en-Velay, La Nòvia mène des projets culturels multiformes autour des musiques dites traditionnelles. Son objectif principal est la création d'un collectif de musiciens réunis autour d'enjeux esthétiques communs et cohérents. Son action porte aussi bien sur le management de groupes, la production discographique, la pédagogie et la création d'événements.

La Nòvia produit quelques groupes ayant une préoccupation commune : la recherche de la qualité du son. Pour eux, l'objet enregistré est un moyen de cristalliser des choix esthétiques forts avec la volonté d'obtenir un son respectant la richesse des timbres et de leurs instruments. Pour cela, une attention particulière est portée sur le matériel utilisé lors de la prise de son et sur le support de l'objet final. Loin des canons actuels de la musique compressée, ils cherchent un grain de son reflétant leur goût commun pour la musique sauvage et modale.

Les productions de La Nòvia s'affirment d'ailleurs comme des objets artisanaux, tirés à peu d'exemplaires et sans distributeur. Le graphisme des pochettes est élaboré en collaboration étroite avec les musiciens et les productions de l'association laissent une grande part aux objets uniques : disques vinyles en édition très limitée avec pochettes fabriquées artisanalement. L'association est aujourd'hui devenue un véritable espace d'échange entre musiciens, un lieu d'expérimentation, de discussion et de réflexion autour d'enjeux que sont la communication, la production de spectacles et la diffusion des musiques dites traditionnelles. Elle produit ainsi plusieurs groupes qui travaillent avec le riche matériel que leur offre les musiques traditionnelles, le retravaillent afin d'en faire ressortir des compositions originales respectant toute l'intensité poétique et sonore de ce repértoire.


Pour en savoir plus sur l'association, ses groupes et ses artistes : http://www.la-novia.fr/

Mise en ligne : 16/01/2020
Tipe : Centre de ressorsa / Data : 2013

Présentation de l’établissement :

La médiathèque d’agglomération du Grand Narbonne est la médiathèque de lecture publique de la ville et de l’agglomération, lieu de culture, d’information et de loisirs, lieu de rencontres et d’animations, d’accès libre et gratuit, et la bibliothèque historique de la ville en conservant les fonds patrimoniaux de l’ancienne Bibliothèque municipale.

Héritière d’une longue histoire, possédant un très riche patrimoine culturel, Narbonne figure parmi les capitales historiques et culturelles du Languedoc. Reflet de la richesse de la vie artistique, savante et culturelle de la ville depuis le Moyen Âge, la Médiathèque d’agglomération de Narbonne possède un fonds patrimonial remarquable composé de 20 000 livres anciens, 10 incunables, 293 manuscrits, 37 atlas et 137 cartes et plans.


La Bibliothèque de Narbonne fut créée en parallèle de la Commission archéologique, par arrêté de M. Tessier, préfet de l'Aude, du 21 octobre 1833. La Bibliothèque et la Commission archéologique héritaient des collections bibliographiques et artistiques nationalisées pendant la Révolution. Dès 1792 des mesures avaient été prises par les administrations locales et départementales pour la création d'une bibliothèque publique. L’arrêté de 1833 visait à fonder un musée et une bibliothèque publique qui devaient réunir « tous les ouvrages publiés par des auteurs qui sont nés à Narbonne ou dans l'arrondissement ou qui y ont passé leur vie ; tous les ouvrages imprimés à Narbonne depuis l'introduction de la typographie dans cette ville ; tous les ouvrages concernant la biographie des Narbonnais qui se sont distingués à quelque titre que ce soit : l'histoire civile, politique et religieuse du pays... » [note : Patrimoine des bibliothèques de France. Tome 7, p.152.

Les collections occitanes de la Médiathèque d’agglomération du Grand Narbonne :

Hormis le fonds Paul Albarel (voir ci-dessous), les collections occitanes de la Médiathèque du Grand Narbonne sont dispersées au sein des fonds patrimoniaux en tant que documentation régionale.

Fonds ancien et moderne :

Les livres et manuscrits hérités des confiscations révolutionnaires et les nombreux dons et legs de personnalités narbonnaises au cours des XIXe et XXe siècles ont formé une importante documentation régionale, dont une partie en occitan ou d'étude sur la langue et la littérature occitanes. Ces ouvrages sont répartis entre le fonds ancien (imprimés occitans antérieurs à 1945) et moderne (postérieur à 1945). Les fonds anciens et modernes conservent une centaine d’imprimés occitans constituant un fonds de documentation générale sur la linguistique et la littérature occitanes en Languedoc, œuvres d’écrivains régionaux, dictionnaires anciens, études dialectologiques, revues littéraires, etc.

Manuscrits occitans :  

La Médiathèque du Grand Narbonne conserve quelques manuscrits anciens en occitan, pour la majorité du XVIIIe siècle.

- ms 71 : « Recueil de pièces originales concernant les ville, vicomté, sénéchaussée et archevêché de Narbonne. » (contient quelques documents administratifs ou notariaux en occitan, XIIIe siècle). Voir la notice dans le CCFR.

- ms 207 : « Remarques sur l'ancien alphabet languedocien ou narbonnois celtique et sur l'antiquité de notre langue » (attribué au Chevalier Viguier de l'Estagnol. XVIIIe siècle). Voir la notice dans le CCFR.

- ms 208 : « Odyssée d'Homère, en vers burlesques patois » (XVIIIe siècle). Voir la notice dans le CCFR.

- ms 214 : « Paraphrases sacrées en langage narbonnois composées en l'année 1750 »(XVIIIe siècle). Voir la notice dans le CCFR.

- ms 218 : « Tragedia del glorios prothomartir sant Esteve. Signé : doctor Puig, medicus » (XVIIIe siècle). Voir la notice dans le CCFR. 

Fonds privés :

La Médiathèque de Narbonne conserve la bibliothèque et les archives privées du médecin et félibre audois Paul Albarel.

Consulter la fiche Narbonne (Aude). Médiathèque, Fonds Albarel [fiche d’inventaire]

Informations pratiques et instruments de recherche :

Informations pratiques, conditions de consultation et de reproduction, catalogue informatisé des collections sur le site de la Médiathèque du Grand Narbonne : www.lamediatheque.com

Mise en ligne : 16/01/2020
Tipe : Fons documentari
Présentation du producteur :

La bibliothèque municipale de Bordeaux, véritable conservatoire des oeuvres patrimoniales, est un outil efficace de diffusion de la lecture au plus près de vous avec la grande bibliothèque centrale Mériadeck, 9 bibliothèques de quartier et une bibliothèque mobile, accessibles gratuitement. Des professionnels accueillent et conseillent les lecteurs, et un programme varié d’activités culturelles est proposé dans l’ensemble des bibliothèques. Un accueil spécifique est réservé aux personnes handicapées. L'Espace Diderot dispose de matériels adaptés : imprimante braille, vidéo agrandisseur. Sur bordeaux.fr, accédez à votre dossier lecteur et au catalogue des collections. Consultez livres et cours en ligne.

Présentation du contenu :

Le fonds d'imprimé de la bibliothèque de Bordeaux Le fonds d’imprimé présente de nombreux ouvrages en occitan, dispersés à l'intérieur du fonds.

Importance matérielle :
Elle concerne au moins plusieurs milliers de pièces voire plusieurs dizaines de milliers.

Couverture Temporelle :
Moyen-Âge- XXe siècle.

Supports représentés dans le fonds :
Manuscrits/Tapuscrits, Monographies Imprimées, Périodiques (presse et revues), Enregistrements sonores, Documents audiovisuels, Documents iconographiques

Accroissement :
Fonds ouvert (peut connaître des accroissements)

Accès

Identifiant du fonds :


Instruments de recherche :
Patrimoine des bibliothèques de France. 6, Catalogue collectif des fonds occitans des Bibliothèques publiques de Bordeaux / Ministère de la culture et de la communication, Direction du livre et de la lecture ; [réd.] par Christian Bonnet.... - Bordeaux (Bibliothèque municipale) : Société des bibliophiles de Guyenne, 1992 (33-Bègles : Impr. centrale). - 423 p.-XXXIII p. de pl. ; 26 cm + additions et corrections (8 p.) catalogue en ligne de la Bibliothèque de Bordeaux : http://www.bordeaux.fr/ebx/portals/ebx.portal?_nfpb=true&_pageLabel=pgIndexBibliotheque&_pathEbx=/cgi-bin/abwebp.exe/L2/T1/G14

Conditions d'utilisation

Conditions de consultation :
Pas de restrictions.

Conditions de reproduction :
Pas de restrictions.
Mise en ligne : 16/01/2020
Tipe : Òbra
Fonds de lettres manuscrites conservées par l'Académie des Sciences Lettres et Arts de Marseille

Ludovic Legré es eissut d’una anciana familha borgesa marselhesa compausada gaireben sonque de comerciants. S’inscriurà pas dins la tradicion familiala puèi que farà d’estudis de drech fins a venir avocat. Es tanben poèta e istorian mas subretot botanista. Es en seguida de son expertesa que mantunas plantas rejonheràn l’erbari etnografic del Museon Arlaten. Porgirà tanben son expertesa scientifica per la redaccion del diccionari provençal-francés de Mistral, Lou Tresor dóu Felibrige. Serà tanben secretari de l’Acadèmia de Marselha fins a 1904, e cal notar que pairinarà Mistral per son intrada dins la dicha acadèmia. Dintra en relacion amb Mistral per sa cosina, maridada al fraire ainat de Teodòr Aubanel, Joseph, pròche de Mistral.

Afogat de poesia e de lenga provençala, Legré a fòrça correspondut amb Mistral. Es mai especialament un dels organizators màgers del passatge que Mistral faguèt a París per fin de promòure Mirèio (1859). S’aprend dins la letra de Frederic Mistral a Ludovic Legré del 10 d’agost de 1858 que Mistral prevesiá d’i rescontrar Georges Sand, çò que se faguèt pas. Es Alphonse de Lamartine que l’introduirà dins lo mitan parisenc. Legré aguèt tanben una influéncia sus la causida de la ciutat de Cassís per tela de fons del segond poèma de Mistral, Calendau (1867). S’aquò es pas clarament dich al dintre de lor correspondéncia, Mistral o senhala a Paul Meyer dins una letra escricha en 1900 : “C’est lui [Legré] qui me donna l’admiration de Cassis et de son littoral, lors de ma poursuite d’Esterelle dans les strophes de Calendau.”

Mise en ligne : 16/01/2020
Tipe : Òbra

Lo Boeci es un poèma allegoric, parafrasi en lenga occitana del tractat estoïcian e neoplatonician Consolatio philosophiae del filosòf e òme poliric latin Anicius Manlius Severinus Boethius dich Boèci (480-524). Es estat probable compausat en Lemosin a l'entorn de l'An Mil. Aqueste poèma sus la vida de Boèci es conegut per un manuscrit fragmentari de 258 vèrns decasillabas conservat al dintre d'un recuèlh de manuscrits del fons ancian de la Bibliotèca d'Orleans.

Lo fragment del Boeci es gaitat, amb la Canso de sancta Fides de Agen , coma una de las òbras literàrias mai ancianas compausadas en lenga occitana.

Autras versions del títol :

Lo manuscrit ne comportant pas nat element de títol, los diferents editors e critics an fargat mantes títols desempuèi la debuta del sègle XIX. Lo títol Boèci es al jorn d'anuèch adoptat coma títol convencional (títol unifòrma).

Fòrmas desjitadas :

Poème en vers romans sur Boèce (F. Raynouard, 1817)
Boèce (P. Meyer, 1872)
Boecis (V. Crescini, 1926)
Fragments de la Vie de Boèce en langue romane

Exemplaris conservats :

Lo Boeci es conegut per una sola còpia fragmentària copiada al cap d'un recuèlh de tèxtes religiós conservats a la Bibliotèca d'Orleans : « Jérémie et Ézéchiel, suivis de sermons, du Cantique des cantiques et d'un fragment de la Vie de Boèce en langue romane ». Lo poèma comença al mitan de la pagina 269 e s'acaba a la pagina 275 per un mot picat. Los 21 primièrs vèrs (pagina 269) son d'una escritura pus arcaïca que lo demai del fragment.

Provenença :

Lo manuscrit proven de l'abadia de Saint-Benoit-sur-Loire (abadia de Fleury), que sa bibliotèca compausa una importanta partida del fons ancian de la Bibliotèca d'Orléans, transferit al cors de la Revolucion francesa.

Mencionat al sègle XVIII per l'abat Lebeuf dins l'una de sas «  Dissertations sur l’histoire civile et ecclésiastique de Paris », es descobèrt per François Raynouard en 1813 dins las colleccions de la Bibliotèca d'Orléans.

Descripcion del manuscrit :

Al dintre d'un recuèlh, pergam, 275 p. (XIe s.). Lo Boeci es estat copiar al cap del manuscrit (p.269-275) sus de fulhets daissats blancs.

Identificant (còta) :

Bibliotèca municipala d'Orléans, ms. 444 (anciana còta : n° 374).

Descripcion detalhada :

Veire la descripcion completa del manuscrit dins lo Catalòg general dels manuscrits de las bibiotècas publicas de Frància (sul siti del Catalòg collectiu de Frància : ccfr.bnf.fr) :

http://ccfr.bnf.fr/portailccfr/jsp/index_view_direct_anonymous.jsp?record=eadcgm:EADC:D18013076

Estudi :

1. Contengut del Boeci 

Lo Boeci es un poèma inspirat del tractat De Consolatione Philosophae, redigit per Boèci dens la siá preison de Pavia, aprèp que siague estat empreisonat en 520 per Teodoric lo Grand, rei ostrogot d'Italia e eretièr de fach dels emperadors romans d'Occident. Lo fragment conservat, que n'evòca pas que la debuta de la De Consolatione Philosophae constituïs sens dobte lo començament d'una òbra plan mai voluminosa. Inicialament tractat de morala estoïciana influenciada pel neoplatonisme, pintrant de faiçon allegorica lo consolament aportat al filosòfa engabiat per la Filosofia, que dialòga amb èl en abordant de concèptes tals que lo patiment, lo consolament, lo determinisme, la libertat, la providéncia, la justícia o la vertut. Boèci serà esecutat en 524 al cap de quatre annadas de detencion.

S'aquel tèxte occitan es l'imitacion d'una òbra morala fòrça celèbre a l'Edat Mejana, Robèrt Lafont e Crestian Anatole an fach remarcar que son autor fai pròva d'un projècte poetic « L'autor occitan a mesclat ad aquel tèxte de tradicion clericala de notacions mai popularas qu'apartenen a la legenda del sant. A susquetot daissat anar la siá imaginacion a descriure l'escala simbolica qu'apareis a Boèci pintrada sul vestit de Dòna Filosofia. N'es pas tan solament un clèrgue, mes un poèta de mestièr ». De fach, en parafrasant un tèxte allegoric mas tanben parcialament autobiografic, l'autor se plaça a meitat-camin entre un trachat de filosofia morala reformulat e una agiografia de Boèci, gaitat segond la tradicion crestiana coma un sant de la Gleisa catolica, ben que ne siasque pas jamai estat canonizat.

2. Lo Boeci o l'acta de naissença de la literatura occitana :

La majora part dels istorians de la literatura occitana an fach del Boeci una de las pus ancianas òbras d'expression occitana als costats de la Canso de sancta Fides de Agen. L'espelida de l'occitan coma lenga d'escritura se desrotla dins un processus long, pauc perceptible dins la documentacion, que s'opèra entre los sègles VIII e XI. Lo Boeci tanben coma la Canso de sancta Fides marcan una virada dins la mesura on la lenga occitana i es autonòma,

A l'encontra dels documents anteriors, onte lo conflicte amb lo latin es de conéisser. Lo cas de l'espelida de la scripta occitana es original. « Paradoxalament, la primièra de las escrituras aital mesas al ponch ne foguèt pas administrativa mas poetica. D'efièch, la primièra carta que sa redaccion es fondada sus l'emplec autonòme e exclusiu de l'occitan es datada d'abrial de 1102. D'autras cartas presentan a de datas mai ancianas de fragments que, negats dins lo latin, se daissan identificar coma romans, mas dins un frasat general que ne s'es pas desmarcat de l'usatge del latin. (…) Aital, son mai que probable lo poèma sus Boèci e la cançon de santa Fe que constituïssen a l'entorn de l'an Mil la primièra afirmacion neta de la romanitat d'òc de cap a la tradicion escricha latina.

A partir d'aquel temps, la lenga occitana coma lenga d'escritura, de pensada emai de creacion se vai desvelopar al ponch que mens d'un sègle pus tard, amb Guilhèm IX e los primièrs trobadors, lo rapòrt de fòrça entre lo latin e l'occitan aurà bassaculat en favor de la segonda per l'innovacion poetica. A prepaus del fragment del Boèci, Robèrt Lafont escriu : « siam a las sorças d'una literatura novèla, desjà mestressa de sa fòrma. »

Notam çaquelà que lo Boeci dubrís davantatge la via ad una pròsa religiosa d'expression occitana que non pas a la lirica dels trobadors « que s'opausaràn tanplan a l'anciana cultura latina coma a la novèla creacion poetica clericala. ». D'efièch, los tòpos de la Fin'Amor n'apareisson encara pas cap de briga dins aquela òbra noirigada dels dialògs de Platon e de la pensada de sant Augustin, que se restacla clarament a la cultura de l'Antiquitat crestiana.

3. La datacion de l'òbra :

La datacion del Boeci a balhat lòc a belcòp d'especulacions dempuei lo sègle XVIII onte Cort de Gibelin (Discours préliminaire du Dictionnaire étymologique de la langue française, 1773-1782), lo fasiá remontar al sègle IX.

La majora part dels especialistas s'acòrdan çaquelà sus la datacion propausada tanlèu lo sègle XIX per François Raynouard puèi Paul Meyer, aquò's a dire entre la fin del sègle IX e mai probablament lo primièr tèrç del sègle XI segond l'estudi lingüistic fòrça ponchut de Vladimir Rabotine, que sas conclusions son confirmadas per los critics posteriors (René Lavaud et georges Machicot, 1950 ; Christian Anatole et Robèrt Lafont, 1970). L'estudi de Vladimir Rabotine, que conclús a l'anterioritat del Boèci sus la Chanson de Sainte Foi d'un vintenat d'annadas, conforma que lo fragment en occitan sus Boèci es plan « lo mai ancian monument literari de la lenga d'òc ».

L'estudi de la lenga del poèma permet de l'atribuïr ad un autor del virat lemosin, probable un clèrgue de l'abadia Sant-Marçau-de-Lemòges, grand foguièr d'escrich religiós d'expression occitana. La còpia anuèch conservada a la Bibliotèca d'Orleans es probable estada realizada dins la meteissa abadia avant de rejónher la libreria de l'abadia de Saint-Benoit-sur-Loire.

Edicions e reviradas :

1/ RAYNOUARD , François. Choix des poésies originales des troubadours, t. II, Paris, 1817. 
Aussi : RAYNOUARD (François), 
Fragment d’un poème en vers romans sur Boece…, Paris, 1817.

Primièra edicion completa del tèxte e revirada francesa.

En linha sus Occitanica : consultar lo document.

2/DIEZ, Friedrich. 
Altromanische Sprachdenkmäler, Bonn, 1846, p. 39-72. 

3/ BARTSCH, Karl, 
Chrestomathie provençale, Elberfeld, 1868.

4/ MEYER, Paul, 
Recueil d’anciens textes bas-latins, provençaux et français, Paris, 1877, 23-32 

En linha sus Gallica : consultar lo document. 

5/ HÜNDGEN, Franz, 
Kritische Ausgabe des altprovenzalischen Boëthiusliedes unter Beifügung eines Commentars, Oppeln 1883.

Edicion jutjada « pauc satisfasenta » per Vladimir Rabotine.

6/ CRESCINI, Vincenzo. 
Manualetto provenzale per uso degli alunni delle Facoltà di Lettere, Verona ; Padova, 1892, p. 1-5. 

7/ APPEL, Carl. 
Provenzalische Chrestomathie, Leipzig, 1895, p. 147-151.

8/ BARTSCH, Karl. 
Chrestomathie provençale, 6e éd. entièrement refondue par Eduard Koschwitz, Marburg, 1904.    

9/ BOSELLI, Antonio. 
Il Boecis in antico provenzale secondo la lezione dell'apografo orleanse, Roma, 1903.

10/ LAVAUD, René, MACHICOT, Georges. 
Boecis : poème sur Boèce (fragment), Toulouse, Institut d’Études Occitanes, 1950.

Edicion novèla mai revirada francesa literala.

Mise en ligne : 16/01/2020
Tipe : Centre de ressorsa / Data : 2014
A l'origine bibliothèque municipale, la médiathèque intercommunale d'Oloron couvre aujourd'hui par sa documentation locale, le territoire de la ville et de ses environs (vallées avoisinantes, Aspe, Ossau et Barétous), et concerne d'une façon générale, le Béarn et son département, ainsi que dans une moindre mesure, la région.

Voir les fonds de la Médiathèque intercommunale du Piémont oloronais
Mise en ligne : 16/01/2020
Tipe : Òbra
Si dès sa création en 1864 l'opéra Mireille de Gounod n'eût pas le succès escompté, il fit pourtant, dès l'invention des premiers supports d'enregistrement (1877 pour les cylindres phonograpiques et 1887 pour le disque), l'objet de plusieurs enregistrements et édition de disques.

Illustrant le glissement du grand opéra lyrique voulu par Gounod à l'opéra-comique tel qu'il fut considéré par la presse à sa création, les divers enregistrements phonographiques ne laissent à entendre que les grands airs, occasions pour leurs différents interprètes de faire démonstration de leur virtuosité.
Voici une sélection d'enregistrements "primitifs" de grands airs de cet opéra, classés en suivant le déroulement de l'action.
Mise en ligne : 16/01/2020
Tipe : Òbra
Un ensemble de documents graphiques nous permettent de voir plus précisément ce que donnait l'opéra Mireille sur scène. Créé sur la scène du Théâtre Lyrique en 1864 par Charles Gounod sur un livret de Michel Carré il est adapté de l'oeuvre Mirèio de Frédéric Mistral.
Mise en ligne : 16/01/2020
Tipe : Òbra
La partition de Mireille fut composée durant les quelques mois que Charles Gounod passa en Provence en 1863. La partition originale évolua beaucoup lors des répétitions, notamment à la demande de l'interprète principale, Mme Miolan-Carvalho. 

Créé le 19 mars 1864 sur la scène du Théâtre Lyrique à Paris, cet opéra ne remporta pas dès le départ un franc succès ce qui précipita encore les remaniements amenés à la partition. La fin jugée trop tragique fut supprimmée et l'opéra initialement prévu en 5 actes n'en comporta plus que deux. 

Par la suite les différentes créations amenèrent leurs lots de modifications si bien, qu'en 1939 lorsqu'on voulut rejouer la version originale de l'opéra, on ne retrouva pas certaines des partitions originales.

Les différentes éditions de partitions peuvent ainsi nous donner une idée de l'évolution de la pièce et de sa composition musicale.
Mise en ligne : 16/01/2020
sus 3