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Sujet : Breviari d'amor
Sauf
Auteur : Sabrina Cepeda
Tipe : Òbra / Data : 2014-03-06

Ressources en ligne

 L'art roman a produit un très riche bestiaire symbolique, composé d'animaux réels et d'animaux exotiques et fantastiques. Ce bestiaire est particulièrement représenté dans la sculpture des édifices religieux (portails, chapiteaux, corniches, etc.) et dans l'enluminure des manuscrits à contenu représentations symboliques incarnant souvent le combat entre le bien et le mal. De même les « bestiaires » littéraires sont destinés à l'instruction morale des chrétiens. Les animaux y ont des caractères et des mœurs comparables à ceux des hommes. 

Les animaux humanisés sont également présents dans le décor des fables et satires comme le très célèbre ensemble de récits des XIIe et XIIIe siècle regroupés sous le nom de Roman de Renart. À partir du XIIIe siècle, la redécouverte des œuvres d'Aristote produit une approche plus réaliste du monde animal, en particulier dans les encyclopédies. Les livres de chasse donnent également lieu à une importante iconographie relative au gibier et aux animaux sauvages.  


Généralités sur le bestiaire médiéval

 Exposition virtuelle

« Le bestiaire dans l'enluminure médiévale », exposition et dossier virtuel réalisés à partir de l'exposition de manuscrits à la Bibliothèque nationale de France (11 octobre 2005 au 8 janvier 2006). Exposition virtuelle (commissariat : Marie-Hélène Tesnière, conservateur en chef au département des Manuscrits). L'exposition virtuelle propose de nombreuses reproduction de manuscrits, pour la plupart issus des collections de la Bibliothèque nationale de France et de la Médiathèque d'agglomération de Troyes. Peu de manuscrits de provenance méridionale.
Parcourir l'exposition sur le site de la BnF

Répertoire

Liste des bestiaires littéraires du Moyen-Âge sur le site ARLIMA : à consulter en ligne.

Dossier

Tympan sculpté (lion) de Nanteuil-enVallée, Charente. &copy Musées de Poitiers

« Les mystères du bestiaire roman » : un petit dossier sur le bestiaire sculpté dans les édifices religieux de Poitou-Charentes réalisé par le service des musées de Poitiers.



 Thèse 

Juliette GUIGON, Le bestiaire de la sculpture romane : Thèse de doctorat : Médecine vétérinaire : École vétérinaire de Maisons-Alfort : 2004 

Consulter la thèse en ligne

Les bestiaires en occitan

« De las propriotas de las animanças»

XVe siècle, traduction occitane du Physiologus latin (bestiaire chrétien composé en grec à la fin du IIe siècle).
Elle est connue par deux copies :
Cambridge, University Library, Dd XV 29, 2/2 XV (C)
Dublin, Trinity College Library, 261, déb. XVI (D)

 Voir la fiche en ligne sur le répertoire informatisé d'ARLIMA

« Aiso son las naturas d'alcus auzels e d'alcunas bestias. »

2e moitié du XIIIe siècle. Imitation en prose occitane du Bestiaire d'amour de Richard de Fournival (en français, vers 1250). Auteur anonyme, connu par une copie sans doute incomplète présente dans l'un des plus importants chansonniers occitans, le chansonnier dit La Vallière (Bnf, ms français 22543, f. 140 r et v).

Consulter la fiche sur le répertoire ARLIMA 

Consulter le Chansonnier provençal (Chansonnier La Vallière) en ligne sur Gallica

 Chansonnier provençal (Chansonnier La Vallière)
Source: gallica.bnf.fr

 « Breviari d'amor », Matfre Ermengaud (Languedoc, vers 1288)

Le Breviari d'amor est une encyclopédie en occitan dont la plupart des copies sont richement enluminées. Il contient de nombreuses représentations d'animaux réels et fantastiques.

Breviari d'amor, copie N (Bibliothèque nationale de Russie : Ms. Prov. F. V. XIV.1)

Le ms N, sans doute réalisé à Lérida à la fin du XIIIe siècle, est l'un des plus richement enluminés.


Breviari d'amor, copie A (Bibliothèque nationale de France, ms. fr. 857)

Matfré Ermengau , Breviari d'amor et Lettre à sa soeur ; Chansonnier occitan , dit [ chansonnier α ] sur le site de Gallica Source : gallica.bnf.fr


Breviari d'amor, copie B ( Bibliothèque nationale de France, ms. fr. 9219)

Breviari d'amor , Matfré Ermengau Source : gallica.bnf.fr


Breviari d'amor, copie C ( Bibliothèque nationale de France, ms. fr. 858)

Matfre Ermengau , Breviari d'amor ; Matfre Ermengau , Lettre à sa soeur ; traduction du Salve regina ; traduction de la Légende du bois de la Croix Source : gallica.bnf.fr
Mise en ligne : 16/01/2020
Tipe : Òbra / Data : 2017

Le Breviari d’amor (« Bréviaire d’amour » en français) est un vaste poème encyclopédique rédigé par un certain Matfre Ermengaud, juriste biterrois, à la fin du XIIIe siècle.

Ce monument de la littérature didactique occitane, constitue une œuvre unique au sein des encyclopédies du Moyen Âge. Composé en Languedoc entre 1288 et 1292 environ, dans le contexte de l’après-Croisade contre les Albigeois et la disparition de la lyrique des troubadours, Matfre Ermengaud tente avec ce poème encyclopédique de 34.597 vers de concilier deux conceptions opposées de l’amour : celle des clercs, l’amour de Dieu, et celle de la fin’amor des troubadours, l’amour des amants et des Dames.

Avec le Breviari d'amor, Matfre Ermengaud livre la seule œuvre encyclopédique connue qui conçoit le monde moral et physique à travers la notion de l’amour. Le plan de l’œuvre est tout aussi original : après une somme de savoirs théologiques et d’histoire religieuse organisée autour d'un arbre généalogique de la conception du monde « l'Arbre d'amor », les 7.000 derniers vers forment un curieux traité sur la fin’amor des troubadours, le « Perilhos tractat d'amor de Donas » (le traité des danger de l’amour des Dames).

L’Arbre d’amor, placé à la suite du Prologue, est l’arbre généalogique de l’Amour qui prend racine avec Dieu et Nature puis se ramifie en diverses variétés entre droit de nature et droit des gens. Source : Ms. L, British Library, Royal 19-C1, f. 11. Source : www.bl.uk

Avec 24 copies et versions conservées (12 complètes et 12 fragments), auxquelles il faut ajouter une dizaine de traductions en prose en catalan et en castillan, le Breviari d’amor compte parmi les œuvres occitanes les plus connues et diffusées au Moyen Âge avec les chansons de troubadours.

Le nombre et la richesse des enluminures de beaucoup de copies en ont fait des pièces recherchées par les grands collectionneurs de l’époque moderne, expliquant aujourd’hui leur localisation dans plusieurs bibliothèques nationales européennes.

1. Autres appellations de l’œuvre :

< Bréviaire d'amour (traduction française du titre)
< « Perilhos Tractat d'amor de Donas » (titre de partie : deuxième section du Breviari d'amor, v. 27252-34597)
< « Dregz de natura comanda » et « Dregz es donc quez ieu espanda » (titres de partie : deux chansons de Matfre Ermengaud sur lesquelles s’ouvrent souvent les manuscrits) 

La chanson de Matfre Ermengaud « Dregz de natura comanda » avec mélodie ouvre le manuscrit N (Bibliothèque nationale de Russie, Prov. F. V. XIV.1) Source : e-corpus.org

2. Les manuscrits :

Le Breviari d’amor est connu par un vaste corpus de 24 copies (12 complètes, 12 fragments de copies différentes) auquel il faut ajouter des versions traduites en prose en catalan (7 copies, 3 fragments et un extrait) et en castillan (une copie).  Aucune traduction ne contient le « Perilhos tractat d'amor de Donas ».

Toutes les copies complètes sont de grand format, avec un texte sur deux colonnes. La plupart contiennent de nombreuses miniatures exécutées d'après les indications de l'auteur. 

La très grande majorité des copies ont été effectuées en Languedoc, sauf D et N (Catalogne). Elles sont toutes du XIVe siècle et sur parchemin, à l’exception de D et I, sur papier, et qui sont sans doute postérieures (fin du XIVe, voire XVe siècle).  

Suivant la tradition érudite pour l'étude des chansonniers occitans, les différents manuscrits du Breviari d'amor font l’objet d’un classement par sigles. On inscrit par convention les sigles des différentes versions du Breviari d'amor en italique pour éviter la confusion avec ceux désignant des chansonniers. Ces sigles ont été attribués par Gabriel Azaïs, premier éditeur du Breviari d'amor, et complétés par Clovis Brunel puis Peter Ricketts au fur et à mesure de la découverte de nouveaux fragments.

Selon Peter Ricketts, le groupe des manuscrits DGHIMN correspond aux copies les plus fidèles à l'original. Le manuscrit M (Escurial, San Lorenzo, S.I.3) se distingue « par la qualité de son texte et par la fidélité des autres manuscrits à son égard » (P. Ricketts, t. V, 1976). Il sert aujourd'hui de base à l'édition du texte. 


2.1 Manuscrits complets ou lacunaires :

A – Bibliothèque nationale de France, ms. français 857.

Languedoc, XIVe siècle. 

Consulter le manuscrit en ligne sur Gallica.

B – Bibliothèque nationale de France, ms. français 9219

Languedoc, XIVe siècle. Importantes lacunes.

Consulter le manuscrit en ligne sur Gallica.

C – Bibliothèque nationale de France, ms. français 858.

Languedoc, XIVe siècle. Rapport étroit avec L (Londres, British Museum, Royal 19.C.1).

Consulter le manuscrit en ligne sur Gallica.

D – Bibliothèque nationale de France, ms. français 1601.

Catalogne, fin du XIVe ou XVe siècle. Le manuscrit commence au v. 3355 et se termine au v. 31461. Il a été exécuté en Catalogne et semble être postérieur aux autres.

Consulter le manuscrit en ligne sur Gallica.

F – Vienne, Österreichische nationalbibliothek, cod. 2563.

Languedoc, milieu du XIVe siècle. 

Consulter le manuscrit en ligne sur le site de la Bibliothèque Nationale d'Autriche.

G - Vienne, Österreichische nationalbibliothek, cod. 2583.

Languedoc, XIVe siècle. S’ouvre avec les deux chansons de Matfre.

Consulter le manuscrit en ligne sur le site de la Bibliothèque Nationale d'Autriche.

H – Lyon, Bibliothèque municipale, ms. 1351.

Début XIVe siècle. Lacunes importantes.

Consulter le manuscrit en ligne sur la Bibliothèque virtuelle des manuscrits médiévaux bvmm.irht.cnrs.fr

I – Carpentras, Bibliothèque Inguimbertine, ms. 380.

Fin du XIVou XVe siècle Nombreuses lacunes.

Manuscrit non disponible en ligne.

K – Londres, British Museum, Harley 4940.

Languedoc. XIVe siècle. Le texte complet.

Voir la notice et quelques f. numérisés sur le site de la British Library www.bl.uk

L – Londres, British Museum, Royal 19.C.1

Languedoc, début du XIVe siècle. Le manuscrit commence avec les deux chansons de Matfre.

Voir la notice et quelques vues numérisées sur le site de la British Library www.bl.uk

M – Escorial, Real Biblioteca del Monasterio de San Lorenzo del Escorial, S.1 n°3.

Languedoc, XIVe siècle. Texte complet. La manuscrit commence avec les deux chansons de Matfre.

Manuscrit non disponible en ligne.

N – Saint-Petersbourg, Bibliothèque nationale de Russie, Ms. Prov. F. V. XIV.1.

Lerida (Catalogne), Fin du XIIIe siècle. Texte complet. S’ouvre sur les deux chansons de Matfre.

Voir la notice et quelques f. numérisés en ligne sur le site e-corpus.org


2.2 Extraits :

O – BnF, ms. français 1745, f. 130-134.

Agde (Languedoc), XIVe siècle. Extrait.


2.3 Fragments :

a – Paris, BnF, fr. 14960

b – Paris, BnF, nouv. Acq., fr. 11198

c – Paris, Archives nationales, AB XIX, 1745 pièce 6

d – Toulouse, AD haute-Garonne, H. St Sernin 6

e – Nîmes, AD du Gard, liasse 1 F83

f(i) Cambridge, BU, Add. 2709 (anc. Béziers, Bib. Soc. Archéol.)

g – Labarthe-Bleys (Tarn), Archives du château, coll. De Faramond

h – Aix-en-Provence, AD Bouces-du-Rhône, 301 E 25 et 301 E 26

k – Vienne, AM, M.220

l – Albi, Bibl. Rochegude 4

m – Vacqueyras, AM, GG16

n – Cahors, Médiathèque, Fonds ancien et Quercy, 146

 

2.4 Traductions en prose et en catalan

Complets ou lacunaires :

E – Paris, BNF, esp. 353

P – Madrid, BN, res. 203
Consulter le manuscrit numérisé

R – Barcelone, BU, ms. 72

S - Paris, BNF, esp. 205
Consulter le manuscrit numérisé

U – Londres, Brit. Lib., Yates Thompson 31

V – Barcelone, Bibl de Catalunya, ms 266

(Y – Barcelone, Biblioteca d'El Palau, ms. IV)

Extrait :

X – Londres, Brit. Mus., ad. ms. 16433

Fragments :

a – Gand, Bibliothèque de l'Université, 3284]

z – Barcelone, Bibl. De Catalunya, ms. 1486

 

2.5 Traduction en prose en castillan :

T – Chicago, Bibl. Univ., ms 63
Consulter le manuscrit numérisé

Mise en ligne : 17/01/2020