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Auteur : CIRDÒC-Mediatèca occitana
Sujet : Légendes -- Languedoc (France)
Sauf
Auteur : Sabrina Cepeda
Tipe : Practica festiva
L’ASE MARTIN
« Sur la fontaine de Gignac, Molière a (parait-il !) écrit : « Avide observateur, qui voulez tout savoir, Des ânes de Gignac, c’est ici l’abreuvoir ». L’homme de théâtre me ramène ici à ma simple situation d’animal... alors qu’à Gignac, l’Âne, je suis tout un symbole, comme le prouve la « Fête de l’Âne », établie le jour de l’ascension, pour me payer une dette de reconnaissance qui m’est bien due, en raison du service que j’ai rendu à la population du village... En fait, moi, l’Âne de Gignac, je suis un peu l’Oie du Capitole... »

LEGENDE
Vers le milieu du VIII ème siècle, à l’époque des invasions sarrasines, la ville de Gignac faillit être envahie par les guerriers maures. La nuit de l’Ascension de l’an 719, alors que ceux-ci s’apprêtaient à donner l’assaut, les habitants furent tirés de leur sommeil par les cris discordants d’un âne qui se mit à braire avec une puissance dont on ne l’aurait pas cru capable. La résistance fut aussitôt organisée du haut des remparts et la ville fut sauvée... Dès lors, l’âne devint l’animal totémique de Gignac. Et chaque année, cet événement est célébré le jour de l’Ascension, autour de l’Âne Martin...

Quand l’âne sort il est entouré de nombreux « mignons ». L’un d’eux tient d’une main la queue de l’âne, qui est en fait un pan de la robe, et décrit de l’autre main une foule de mouvements, en cadence avec la musique. Un autre mignon fait avancer l’âne en lui présentant un tambourin rempli d’avoine, et orné de rubans et de fleurs, tout ceci en exécutant des pas de danse en marche arrière... pendant que l’Âne essaie de lui attraper le tambourin en tendant la tête et en faisant claquer ses mâchoires !

En même temps que la fête de l’Âne a lieu, à Gignac, un spectacle de combat appelé « Sénibelet ». Ce spectacle, dont l’origine du nom est incertaine, commémore la résistance héroïque des habitants de Gignac face aux envahisseurs sarrasins : un homme représentant un sarrasin, porte un lourd casque de métal sur sa tête, elle même protégée sous le casque par plusieurs bonnets de coton. Il a pour arme un long bâton de bois d’alisier, représentant une épée, dont il se sert pour attaquer ses adversaires. Ceuxci, représentant les Gignacois, ont pour armes des racines de trentanel, arbuste provenant des garrigues environnantes, avec lesquelles ils frappent le sarrasin, cherchant à le renverser par la tête. Ils portent sur leur dos un coussin en paille pour se protéger des coups violents donnés par le sarrasin.
Mise en ligne : 17/01/2020
Tipe : Practica festiva
LO BUòU
« Moi, je suis l’un des animaux totémiques les plus impressionnants : loin du Coucaïrous débonnaire, des Poulains joueurs ou du Chameau placide, je fais presque peur avec mon énorme tête surmontée d’une immense paire de cornes, ma gueule qui s’ouvre largement, et mes puissantes mâchoires qui reprennent le rythme du tambour en claquant bruyamment : clac / clac / clac-clac-clac (1, 2, 1-2-3). Mon origine serait liée au culte de Mithra (Orient ancien), qui avait dompté et sacrifié un taureau, du sang duquel étaient nées toutes les créatures vivantes. Je symbolise donc aussi la renaissance après la mort. »
LEGENDE
En 59 de notre ère, une famille pauvre venue des environs de Béziers vint s’installer sur les bords de l’Etang de Thau. Elle se mit à défricher la plaine, à l’endroit appelé « Los Murgos », vivant là de son travail et de la pêche, très abondante à cette époque. Une solide paire de boeufs l’aidait dans sa tâche.
Grâce à un travail acharné, la famille connut bientôt l’aisance, puis la richesse... Lorsque les deux boeufs furent morts, on conserva la peau du plus beau, qui fut étalée sur un support en bois, en souvenir de cette bête courageuse. Et cette dépouille fut promenée chaque année pour les grandes occasions... Lorsque la peau primitive fut usée, on construisit un mannequin colossal, bien plus grand qu’un vrai boeuf, recouvert d’une toile brune. On lui tailla une tête de bois avec des cornes. Ce boeuf est, depuis, de toutes les fêtes et de toutes les manifestations...
Dans l’animal totem, 8 à 10 hommes peuvent se loger pour le mouvoir. L’un d’eux est chargé uniquement d’actionner la tête et les mâchoires de la bête au moyen d’une gaule.
À l’extérieur, le meneur (ou cornac), armé d’un long aiguillon, commande l’animal et décide des figures à exécuter. Le Boeuf parade uniquement dans la ville pour les deux corsos fleuris et pour la fête votive, qui a lieu le 19 août, et où il est toujours en tête du cortège. Il ouvre officiellement cette fête qui va durer trois jours, durant lesquels il anime par sa présence toutes les animations et défilés à travers la ville.
La course du Boeuf dans les rues de Mèze est imprévisible : à tout moment, il peut courir et même foncer sur ceux qui se mettent en travers de son passage ! Avec ses larges cornes, il éloigne les plus hardis qui veulent s’opposer à lui. Il est aussi capable de ruades, de trémoussements, de pas de danse, scandés par la musique qui l’accompagne...
Cet animal fort apprécié de la population rend aussi visite aux balcons des maisons, où lui sont jetées des pièces de monnaie qu’il récupère dans sa gueule ouverte...
Le dernier soir de la fête a lieu « la mort du Boeuf », qui doit mourir pour mieux renaître... Le sacrifice a lieu sur l’Esplanade. L’animal effectue d’abord sa course au milieu des badauds, monte dans le kiosque pour danser, s’amuse à faire éclater dans sa gueule des ballons gonflés...
Puis le meneur exécute quelques passes de corrida à l’aide d’une muleta fictive, et soudain, il transperce la tête du Boeuf avec une épée postiche... le Boeuf tremble, vacille, d’un côté, de l’autre... et tombe raide mort, dans une marre de sang répandu pour l’occasion, sous les « bravos » de la foule...
Avant sa mise à mort, le Boeuf initie les enfants à la « mort symbolique » : il les avale par sa gueule béante, et les fait passer dans son ventre... d’où ils ressortiront quelques instants plus tard, pour renaître plus forts et plus sains...
Cet héritage de l’initiation au culte de Mithra (où le sang du boeuf répandu sur l’initié le faisait naître une seconde fois) n’est plus qu’un jeu : il faut voir les enfants se bousculer pour être les premiers avalés ! Ils plongent tête la première dans la gueule du Boeuf et sont récupérés à l’intérieur de la structure par les porteurs...
Mise en ligne : 17/01/2020
Tipe : Practica festiva
Dins lo vilatge de Beçan se debana, dempuèi fòrt longtemps, un curiós ritual a l'entorn de l'Ase.
A l'apròcha de Sant Laurenç (10 d'agost), la populacion, venguda nombrosa, es al rendètz-vos per qualques jorns de fèsta. L'Ase, l'animal emblematic de la vila dançarà d'oradas. De la glèisa a la carrièra, de placetas en ostal de retirada, d'elegits de la comuna a la comunautat, l'ase parada en faire ressondir los còrs d'aqueles que lo fan viure.

La fèsta de Sant Laurenç es la fèsta locala de Beçan. Cada annada, se debana sus cinc jorns, dimenjada inclusa. Las sortidas de l'Ase constituisson los moments fòrts, d'ont lo segond nom donat a la fèsta : « La fèsta de l'ase ». L'animal es al centre de las festivitats e es d'alhors pas qu'a l'escasença de Sant Laurenç que la populacion pòt profechar de sa preséncia. Fòra de qualques evolucions, lo public assistís a un programa qu'a un encastre identic segon lo jorn.
Aital los beçaneses e los toristas veson la primièra dança de l'ase a 17h picanta, lo dissabte pròche del jorn de Sant Laurenç. La jornada de dimenge es plan emplenada mas los moments fars son aqueles : de la benediccion e de la messa en preséncia de l'ase e plan segur la remesa dels ramelets que la joinessa i met a l'onor la municipalitat. Lo diluns e lo dimars, las jornadas un pauc mens protocolàrias, recampan la populacion a l'entorn de l'ase a travers de diferentas animacions. Lo darrièr jorn de la fèsta l'animal aurà lo dreit de se repausar mas es lo moment que lo pichòt ase serà de la partida per finalizar l'eveniment.
Mise en ligne : 17/01/2020
Tipe : Practica festiva
Lo Carnaval de Montblanc e son animal-totèm « Lo Polin » dit qualques còps e dempuèi pas gaire de temps « Lo Testut ».
Lo Carnaval de Montblanc es un rendètz-vos que los montblaneses vòlon pas mancar. Lor Polin i pòrta sa folia al mièg de las « enfarinadas » e dels cants.

Lo Carnaval de Montblanc, se debana sus dos jorns entre la fin del mes de març e la debuta del mes d'abril.
Lo Polin dança al Carnaval en foncion de las generacions que lo fan viure, dels periòdes de l'istòria. Es menat a viure e desaparéisser regularament : d'annadas que lo Carnaval se fasiá sens el e d'annadas sens Carnaval tanpauc. Mas lo Carnaval tòrna totjorn e ven caçar l'ivèrn dels montblaneses amb en tèsta dels « carnavalièrs » : lo Polin. Bèstia salvatja de domdar, que fa çò que vòl, çò que li balhèt son escais de « Testut ». Es qualques còps acompanhat d'una replica miniatura : lo Polin dels enfants.
Mise en ligne : 17/01/2020