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Auteur : Sabrina Cepeda
Sujet : Compositeurs de chansons
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Tipe : Article biografic / Data : 2014-10-09

Georges Gibelin est né en 1922 dans le 04. Résistant, instituteur, d’abord membre du Félibrige puis adhérent de l’IEO, ce syndicaliste de sensibilité communiste s’intéressa aussi à l’histoire et à la littérature (Bellaud de la Bellaudière notamment).

Éléments biographiques

Né à La Palud sur Verdon (04) le 16 avril 1922 dans une famille modeste, d'un père menuisier-ébéniste et d'une mère agricultrice. Tous deux parlaient provençal à la maison, mais s'appliquaient à parler français à leur fils. Son père était compagnon, il avait fait son tour de France, séjourné un temps à Paris et adhéré à la franc-maçonnerie. Il avait transmis à son fils certains secrets de compagnons dans l’art de l’ébénisterie que Georges Gibelin pratiquera toute sa vie. Sa mère, quant à elle, lui avait transmis l'amour des plantes et de la nature.

  Après sa scolarité primaire à l'école de La Palud il partit à l’internat du lycée Gassendi à Digne assez tardivement. Sa santé étant plutôt délicate, sa famille cherchait à le protéger autant que possible.

Il devait entrer à l'école Normale d'instituteurs à la rentrée 1941. Mais Pétain venait de supprimer ces écoles, aussi avait-il continué ses études au lycée Gassendi en tant qu'élève-maître. Il y a découvert la philosophie qui l’a passionné. Après le bac, en juillet 1943, il a été envoyé aux chantiers de jeunesse à Nyons. Il a été affecté à la fonction de secrétaire du commandant. Ce fut pour lui l’occasion de donner des cours de provençal et de faire de l'alphabétisation pour des compagnons des chantiers.

En novembre il eut une permission et rentra à La Palud. Mais la menace d'un départ en Allemagne pour le STO se précisait. Aussi ne retourna-t-il pas à Nyons. Ne pouvant pas rester à La Palud car il avait été dénoncé, il partit se cacher à Riez, où il resta jusqu'à la Libération. Dans la mesure où sa santé le lui permettait, il participa à la Résistance, dont son père était un animateur à La Palud où il fabriquait notamment des faux papiers. Georges Gibelin participa avec lui à cette activité (plusieurs centaines de faux papiers fabriqués). Après la Libération il fit un an de formation en 1944-1945 à l'école Normale de Nice. Il suivit parallèlement des cours de philosophie à la faculté. Sa licence de philosophie obtenue, il choisit de rester instituteur, puis directeur d'école.

  Pour son premier poste d'instituteur il fut nommé aux Chauvets, hameau situé dans la montagne à une dizaine de kilomètres de La Palud, à la rentrée 1945. Il y resta 3 mois avant d’être affecté aux Mujouls (06) pour la fin de l'année scolaire. Il se maria en juillet 1945. Sa fille naquit en 1946, son fils en 1951. À la rentrée 1946 sa femme et lui obtinrent un poste double à Roquefort-les-Pins où ils restèrent jusqu'en 1951. À la rentrée 1951 ils furent nommés à Grasse. Mais entretemps Georges Gibelin avait été atteint de tuberculose et était en congé de longue maladie. Il reprit l'école, mais rechuta quelques années après. Il termina sa longue carrière de pédagogue passionné en tant que directeur de l'école Saint-Claude à Grasse. Il s'était engagé fortement dans la défense de l'école laïque et du métier en militant au Syndicat National des Instituteurs.

C’est au début des années 1980 qu’il adhère au Parti Communiste dont il n’était jusque-là qu’un compagnon de route, empêché peut-être par son appartenance à la franc-maçonnerie… Il avait coutume de dire à ses amis que son rang dans la loge de Grasse lui permettait de tenir la dragée haute à certains notables politiques locaux qui n’étaient pas exactement de son bord… C’est ainsi qu’il avait pu continuer les rencontres occitanes de Grasse, commencées en 1978 sous le mandat du communiste Georges Vassalo, lorsque la mairie tombe aux mains d’Hervé de Fontmichel...

Il partageait son engagement politique et citoyen entre Grasse et La Palud, où il avait été élu en 1977 adjoint au maire communiste. Il participe activement à la renaissance du village, et en particulier à la restauration du château qui est devenu propriété communale à ce moment-là. Il organise des manifestations et crée des associations intercommunales pour que le pays des gorges du Verdon résiste aux convoitises, préserve son site et revitalise ses activités productrices.

Engagement dans la renaissance d'Oc

C’est au Lycée Gassendi que Georges Gibelin commence à étudier le provençal, à écrire des poésies et des textes en provençal. Il participe à des pièces de théâtre et des chorales en provençal. Il s'inscrit au Félibrige au sein duquel il rencontra Robert Lafont auquel le lia une amitié jamais démentie. Robert Lafont avait coutume de le désigner parmi ceux qu’il appelait les « grands instituteurs », ces enseignants issus du peuple et avides de culture et d’esprit critique.

Après la guerre Georges Gibelin adhéra à l'IEO. Il créa en 1976 et anima durant de nombreuses années la section de l'IEO des Alpes Maritimes et celle de Grasse. D'ailleurs ces sections portent son nom, de même que la MJC dont il fut un président passionné.

Dans les années 1970-1990 il était de toutes les Universités Occitanes d’Été, comme de toutes les Rencontres Occitanes d’Été (organisées successivement à Apt, Arles, La Motte du Caire). En 1979-1981, lors des débats dans le sein de l’IEO entre tendance « Alternative » (principalement animée par Robert Lafont) et « IEO non-dependent », plutôt liée à Yves Rouquette, Georges Gibelin, comme la majorité des occitanistes de Provence, choisit la tendance « Alternative » et participa activement à la campagne. Après le double échec de la tendance « Alternative » (AG d’Aurillac 1980 et Montauban 1981), il participa à la fondation des Obradors Occitans, créés justement à Grasse et organisa, pendant l’été 1981, une fête de soutien des Obradors à La Palud. Il participa à la rédaction de la revue pédagogique des Obradors Occitans : Practicas (Montpellier). Courant 1981, il fit partie des occitanistes qui rencontrèrent à Octon, dans l’Hérault, le Ministre de la Culture Jack Lang. De 1978 à 1985, il organisa les Rencontres Occitanes de Grasse, (une semaine de stages, cours, ateliers, conférences) qui réunit des Occitanistes de plusieurs régions.

Il participa activement à la page « Mesclum » du journal La Marseillaise avec Claude Barsotti. Il y tenait la chronique d'onomastique « Que signifie votre nom ». Cette chronique remporta un grand succès auprès des lecteurs. Ses nombreux articles ont été rassemblés dans un ouvrage publié par les éditions Tac-Motifs à Grasse Que signifie votre nom ? Etude onomastique des noms de famille originaires des pays d'oc.

Il a publié de nombreux contes en occitan ainsi que des études historiques et d’histoire littéraire (voir bibliographie). Il a travaillé à plusieurs études sur l'histoire locale, encore inédites, sur les mariages dans la région du Verdon, sur les échanges commerciaux…

Il a publié de nombreux articles dans diverses revues occitanes : « La question linguistique au sud au moment de la révolution française » dans la revue Lengas, « coma Provença passet sota lo poder francés » Annales de l'IEO 1978 ; « L'occitanisme en Provence » Amiras n° 20...

Passionné par le personnage et l’œuvre de Bellaud de La Bellaudière, son compatriote de Grasse, il aimait à le présenter dans les ateliers des écoles et universités occitanes qui étaient, dans les années 1970-1980, des lieux de formation fréquentés par des centaines de stagiaires. Il organisa en 1988 un colloque sur Bellaud de la Bellaudière à Grasse. Il rassembla les actes du colloque et rédigea une biographie de Bellaud publiée par Tac-Motifs.

Il réalisa de nombreuses études non publiées sur la Révolution Française, le troubadour Boniface de Castellane...

Il anima des émissions de radio, sur Radio Agora, une série d'émissions sur Christophe Colomb, sur Radio Rougon au sujet de « L’éphémère seigneur de Caille ».

Né à La Palud sur Verdon (04) en 1922. Résistant, instituteur, d’abord membre du Félibrige puis adhérent de l’IEO, ce syndicaliste de sensibilité communiste s’intéressa aussi à l’histoire et à la littérature (Bellaud de la Bellaudière notamment).
Mise en ligne : 17/01/2020
Tipe : Article biografic / Data : 2015-05-01
Le premier album de Djahlekt propose sous la maxime "En anglais, en français ou en occitan, le message est le même, il se propage en chantant..." un reggae à la croisée des musiques du monde, du reggae roots et du ragga. Ils présentent notamment dans cet album une reprise d'Englishman in New York de Sting dans une version reggae occitane.





Mise en ligne : 17/01/2020
Tipe : Fons documentari
Présentation du producteur :

La bibliothèque municipale de Bordeaux, véritable conservatoire des oeuvres patrimoniales, est un outil efficace de diffusion de la lecture au plus près de vous avec la grande bibliothèque centrale Mériadeck, 9 bibliothèques de quartier et une bibliothèque mobile, accessibles gratuitement. Des professionnels accueillent et conseillent les lecteurs, et un programme varié d’activités culturelles est proposé dans l’ensemble des bibliothèques. Un accueil spécifique est réservé aux personnes handicapées. L'Espace Diderot dispose de matériels adaptés : imprimante braille, vidéo agrandisseur. Sur bordeaux.fr, accédez à votre dossier lecteur et au catalogue des collections. Consultez livres et cours en ligne.

Présentation du contenu :

Le fonds d'imprimé de la bibliothèque de Bordeaux Le fonds d’imprimé présente de nombreux ouvrages en occitan, dispersés à l'intérieur du fonds.

Importance matérielle :
Elle concerne au moins plusieurs milliers de pièces voire plusieurs dizaines de milliers.

Couverture Temporelle :
Moyen-Âge- XXe siècle.

Supports représentés dans le fonds :
Manuscrits/Tapuscrits, Monographies Imprimées, Périodiques (presse et revues), Enregistrements sonores, Documents audiovisuels, Documents iconographiques

Accroissement :
Fonds ouvert (peut connaître des accroissements)

Accès

Identifiant du fonds :


Instruments de recherche :
Patrimoine des bibliothèques de France. 6, Catalogue collectif des fonds occitans des Bibliothèques publiques de Bordeaux / Ministère de la culture et de la communication, Direction du livre et de la lecture ; [réd.] par Christian Bonnet.... - Bordeaux (Bibliothèque municipale) : Société des bibliophiles de Guyenne, 1992 (33-Bègles : Impr. centrale). - 423 p.-XXXIII p. de pl. ; 26 cm + additions et corrections (8 p.) catalogue en ligne de la Bibliothèque de Bordeaux : http://www.bordeaux.fr/ebx/portals/ebx.portal?_nfpb=true&_pageLabel=pgIndexBibliotheque&_pathEbx=/cgi-bin/abwebp.exe/L2/T1/G14

Conditions d'utilisation

Conditions de consultation :
Pas de restrictions.

Conditions de reproduction :
Pas de restrictions.
Mise en ligne : 16/01/2020
Tipe : Fons documentari
Présentation du producteur :

La bibliothèque municipale de Bordeaux, véritable conservatoire des œuvres patrimoniales, est un outil efficace de diffusion de la lecture au plus près de vous avec la grande bibliothèque centrale Mériadeck, 9 bibliothèques de quartier et une bibliothèque mobile, accessibles gratuitement. Des professionnels accueillent et conseillent les lecteurs, et un programme varié d’activités culturelles est proposé dans l’ensemble des bibliothèques. Un accueil spécifique est réservé aux personnes handicapées. L'Espace Diderot dispose de matériels adaptés : imprimante braille, vidéo agrandisseur. Sur bordeaux.fr, accédez à votre dossier lecteur et au catalogue des collections. Consultez livres et cours en ligne.

Présentation du contenu :

Fonds Itié-Latresne : fonds d'archives privées des familles (telles que les Pontac) qui se sont succédées au château de Latresne situé sur la rive droite de la Garonne tout près de Bordeaux. L'ensemble de ce fonds couvre une période allant du 13° au 18° siècle, il contient, outre les documents du captalat de Latresne des papiers de feudistes et aussi quelques éléments extérieurs à Latresne ; nombre de ces documents, notamment pour la partie ancienne, sont donc écrits en gascon. Fonds traité en partie.

Importance matérielle :
Elle concerne au moins plusieurs milliers de pièces voire plusieurs dizaines de milliers.

Couverture Temporelle :
XIIIe- XVIIIe siècle.

Supports représentés dans le fonds :
Manuscrits/Tapuscrits

Accroissement :
Fonds ouvert (peut connaître des accroissements)

Accès

Identifiant du fonds :


Instruments de recherche :
Patrimoine des bibliothèques de France. 6, Catalogue collectif des fonds occitans des Bibliothèques publiques de Bordeaux / Ministère de la culture et de la communication, Direction du livre et de la lecture ; [réd.] par Christian Bonnet.... - Bordeaux (Bibliothèque municipale) : Société des bibliophiles de Guyenne, 1992 (33-Bègles : Impr. centrale). - 423 p.-XXXIII p. de pl. ; 26 cm + additions et corrections (8 p.) catalogue en ligne de la Bibliothèque de Bordeaux : http://www.bordeaux.fr/ebx/portals/ebx.portal?_nfpb=true&_pageLabel=pgIndexBibliotheque&_pathEbx=/cgi-bin/abwebp.exe/L2/T1/G14

Conditions d'utilisation

Conditions de consultation :
Pas de restrictions.

Conditions de reproduction :
Pas de restrictions.
Mise en ligne : 16/01/2020
Tipe : Fons documentari

Histoire du fonds

Les origines de l'imprimerie puis maison d'édition Aubanel remontent à 1744, avec l'installation à Avignon d'Antoine Aubanel (1724-1804) comme imprimeur, fondateur d'une maison qui se transmit de père en fils sur six générations pendant plus de deux siècles.

Laurent Aubanel, son fils (1784-1854) donna un grand essor à l'entreprise en adjoignant une librairie et une fonderie de caractères, et en la spécialisant dans l'édition des livres religieux.

Ses deux fils, Charles et Théodore Aubanel lui succédèrent à la tête de l'imprimerie et de la maison d'édition, désormais connue sous le nom d'Aubanel frères.

Théodore Aubanel (1829-1886) eut également une activité littéraire de poète et dramaturge ; il est un des fondateur du félibrige.

Jean Théodore-Aubanel (1865-1942), fils unique de Théodore, s'attacha à diffuser hors de France la production de sa maison ; un réseau de représentants et de traducteurs, et une nouvelle ligne éditoriale élargie du religieux à la littérature moderne et à la psychologie appliquée, accrut la renommée d'une maison d'édition qui s'ouvrit à la publicité et aux méthodes commerciales.

Édouard Théodore-Aubanel (1901-1970) son fils, appelé aux affaires dès 1926, humaniste et bibliophile, poursuivit la tradition éditoriale en publiant littérature, histoire régionale et ouvrages de langue ; propagateur du latin vivant, il organisa des congrès et publia la série de Vita latina. Il crée à côté de l'imprimerie de la place Saint-Pierre un musée consacré à l'histoire de l'édition et de l'imprimerie, ainsi qu'au souvenir du poète Théodore Aubanel.

Laurent Théodore-Aubanel (1943-2000), son fils, lui succéda en 1970 et s'efforça de moderniser l'entreprise ; au cours de ces dernières années, la production des éditions Aubanel est restée fidèle à la littérature et à l'histoire régionale mais les difficultés économiques et la concurrence entraînèrent la fermeture de l'imprimerie en 1992. Le musée fut fermé en 1999 à la suite de la liquidation de l'entreprise.

Modalités d'entrée :

Achat

Accroissement :

Fonds clos

Fonds complémentaire :

 

Description du fonds

Papiers de famille (XVIIIe-XXe s.) :

Fonds Théodore Aubanel : papiers personnels, correspondance, manuscrits littéraires, publications (1850-1980).
Fonds Jean-de-la-Croix Aubanel : correspondance (1885-1940).
Fonds Édouard Théodore-Aubanel : correspondance d'auteur sous le pseudonyme Drucker, ouvrages, dossiers Vita latina (1940-1970).
Musée Théodore Aubanel : activités, commémorations (1946-1995).

Fonds de la maison d'édition et imprimerie Aubanel :

Papiers de la société, correspondance commerciale (1774-1980), comptabilité (1766-1980), fonderie de caractères (1767-1859), imprimerie et librairie (XIXe-XXe s.), correspondance éditoriale et manuscrits d'auteurs (XIXe-XXe s.), épreuves d'impression (XIXe-XXe s.), fournisseurs (1910-1980), dossiers d'exploitation de la méthode Borg (1930-1985), catalogues et publicités, coupures de presse (1850-1950), production imprimée de livres et publications (fin XVIIIe s. -1995).

Dates extrêmes :

1766-1995

Langues représentées dans le fonds :

Occitan (languedocien, provençal)

Français

Importance matérielle :

127,00 ml

Supports représentés :

Manuscrits

Périodiques

Monographies imprimées

Documents iconographiques

Pour le consulter

Identifiant du fonds :

83J

Instruments de recherche disponibles :

Inventaire sommaire disponible en ligne 

Ressources en ligne

 

Conditions d'utilisation

Conditions de consultation :

Fonds en cours de classement - Voir les conditions de consultation sur le site des Archives départementales du Vaucluse

Conditions de reproduction :

 

Mise en ligne : 11/02/2020
Tipe : Article biografic / Data : 2019

Gustave de Galard et les estampes occitanes

Éléments biographiques


Le comte Philippe-Gustave de Galard (L'Isle-Bouzon, actuellement Gers, 1779 - Bordeaux, 1841) est issu d'une ancienne famille de la noblesse gasconne de Lomagne. Troisième fils du marquis Joseph de Galard et de Marie Suzanne Vignes-Sainte-Croix - issue d'une vieille famille bordelaise - il est destiné comme fils de gentilhomme à la carrière des armes, et envoyé à l'école militaire de Sorèze.
Né dans un milieu royaliste profondément catholique, il se voit obligé, pendant la Révolution, de vivre une vie de clandestinité. Son père est guillotiné en 1793, ses biens de famille confisqués, sa mère arrêtée tandis que son frère aîné sert dans l'armée des Princes, l'armée contre-révolutionnaire des nobles émigrés.
Galard émigre et restera hors de France pendant neuf ans. Il passe successivement en Espagne, puis dans l'île antillaise de Saint-Thomas, alors sous gouvernement danois.. Selon son biographe Labat, il semble qu’il se soit alors vu contraint de pratiquer la peinture comme ouvrier, avant de se lancer dans la peinture artistique. Galard vit quelques temps encore aux États-Unis, à Philadelphie, puis en Angleterre et en Suisse, avant de rentrer en Europe lors de l’amnistie des émigrés en 1802.
Il s’installe à Bordeaux, dans le quartier élégant des Quinconces, au numéro 9 de la rue de Condé. Il s’y établit définitivement comme artiste-peintre et graveur, avant de s’initier en 1815 à la lithographie, technique moins onéreuse que la peinture à l’huile, qui lui permet de réaliser des oeuvres destinées à un public plus populaire. Ses talents de portraitiste lui confèrent une certaine renommée locale.
Gustave de Galard est surtout connu pour son œuvre de peintre des mœurs et de la vie populaire bordelaise, popularisée par l’édition de ses œuvres en gravure et lithographie. Entre 1818 et 1835, il publie une série de recueils de gravures et de lithographies sur la vie quotidienne et le patrimoine architectural de la région bordelaise, souvent accompagnés de textes descriptifs d’Edmond Géraud, fondateur de la revue la Ruche d’Aquitaine.
En 1838 il commence à être exposé au Salon, à Paris. En 1895-96, Gustave Labat, un érudit bordelais, édite chez Féret à Bordeaux le catalogue de ses œuvres, même s’il semble qu’un grand nombre encore à ce jour n’ait pas été répertorié et se trouve dans des collections privées.

Galard et l’occitan


Par ses séries de gravures et lithographies sur la vie populaire bordelaise et la présence de la langue locale dans ses œuvres, Gustave de Galard mérite de figurer parmi les personnalités de la pré-renaissance occitane (fin XVIIIe-milieu du XIXe siècle). Galard fait en effet partie de ce Romantisme des pays d'oc qui se situe à la croisée des chemins entre la révélation par leurs œuvres d’une pratique de la langue occitane très prégnante dans la vie et l’identité locale, et la redécouverte savante de l’histoire et des grands écrits occitans du Moyen Âge (troubadours, « geste » de la croisade contre les Albigeois, etc.).

À Bordeaux, Galard était l’exact contemporain de Jean-Antoine Verdié dit Mèste Verdié (1779-1820), écrivain, poète et chansonnier gascon de Bordeaux, véritable figure tutélaire de la culture populaire bordelaise. Galard a vécu à Bordeaux en même temps que Verdié triomphait avec ses farces en occitan et francitan. La preuve du lien qui unit les deux hommes est donnée par le premier biographe de Galard, Gustave Labat qui, en 1898, cite plusieurs vers de Verdié avant de préciser ceci : « L’aimable et bonne Mme de Sermenson, qui connaissait meste Verdié sur le bout des doigts, s’amusait à nous réciter ces vers quand nous allions, en compagnie du peintre Eugène Claveau, passer la journée avec elle dans sa ravissante propriété de Bouliac, sur le point culminant du coteau, près de la vieille église romane, et elle ajoutait : “Vous riez, n’est-ce pas ? Eh bien ! vous auriez pleuré de les entendre dire par Gustave de Galard, tant il y mettait de sentiment et d’expression”. » 1

Galard, gascon de naissance, n’était donc pas insensible à la production occitane du Bordeaux de son temps et semblait donc bon connaisseur des œuvres de Verdié. Nous savons en outre que Galard eut au moins une connaissance commune avec Verdié, il s’agit du polygraphe et écrivain bordelais Edmond Géraud (1775-1831). Poète exclusivement francophone d’inspiration romantique, tourné vers l’esthétique des ruines, des épopées du passé, Géraud, ainsi que le souligne Philippe Gardy, manifeste une sensibilité pour l’Occitanie médiévale que l’on redécouvrait précisément à son époque.
Galard introduisit de l’occitan à plusieurs reprises dans ses œuvres, sous la forme de petites légendes directement placées sous les gravures, indiquant ce qu’est en train de dire le personnage représenté, et devant donc être distinguées des commentaires, en vis-à-vis, de Géraud. Nous en trouvons une dans son premier recueil de 1818-19, Recueil des divers costumes des habitants de Bordeaux et des environs, dessinées d’après nature... où la planche n° 4 montre un jeune laitier en costume béarnais qui annonce Layt ! (lait). Dans L'Album bordelais ou Caprices (1823), la planche 19 montre une marchande de sardines qui proclame « Daoüs Rouyans, daoüs Rouyans tout bioüs ! » (des sardines, des sardines vivantes), tandis que la 20 représente une vendeuse de paille de maïs des environs de Macau, au nord de Bordeaux, qui annonce « Qui baoü dé la paillé dé blat d’Espagne ? » (qui veut de la paille de maïs ?). Dans l’Album départemental, ou Bordeaux et ses environs, réalisé avec le lithographe bordelais Légé, la planche 12 montre une marchande de vin qui proclame : « Aquet n’es pas baptisat !! » (celui-là, il n’est pas « baptisé », ainsi qu’on désigne le vin frauduleusement coupé d’eau), tandis que la 15 montre une dispute de femmes du peuple, l’une jetant du sable dans les yeux de l’autre en lui criant : « Baqui per tu !! » (voilà pour toi). Philippe Gardy a consacré un chapitre de son ouvrage sur Verdié à l’étude des correspondances entre les oeuvres respectives de Verdié et Galard2

 Galard peut être considéré comme le versant pictural de l'œuvre de Verdié, avec son inscription dans la réalité locale et son goût pour la représentation de personnages et de scènes populaires dont certaines font directement écho à des scènes de Verdié. Mais, comme Verdié, il possède également des liens avec les milieux savants qui, à cette même époque, commencent à penser l'histoire des pays d'oc.

1↑1     LABAT, Gustave, 1898. Gustave de Galard, sa vie, son oeuvre     (1779-1841), supplément. Bordeaux, Féret ; Paris,     Libraires associés, pp.9-10.

2↑GARDY, Philippe, 1990. Donner     sa langue au diable. Vie, mort et transfiguration d’Antoine     Verdié, Bordelais, suivi d’un Essai de bibliographie des oeuvres     gasconnes et françaises d’Antoine Verdié par François PIC.     Montpellier,     S.F.A.I.E.O. ; Église-Neuve-d’Issac, FÉDÉROP
Mise en ligne : 17/01/2020
Tipe : Son documentari / Data : 2015-07-25
Dins l'encastre de la programmacion literarià del CIRDÒC a l'Estivada 2015 e del Forum euroregional "Patrimòni e creacion" (Euroregion Pirenèus-Mediterranèa), la taula redonda Occitania, Catalonha, Baleares : Itineraris literaris ensajava de questionar las relacions entre las literaturas occitanas e catalanas.

Taula redonda enregistrada lo 25/07/2015 per Ràdio Lenga d'Òc.
Per de rasons de respècte del dreit de la proprietat intellectuala, los extraches cantats per Eric Fraj, son estats copats per la mesa en linha del document.

Mise en ligne : 17/01/2020
Tipe : Ressorsa ensenhament / Data : 2016-2017
Les enseignants participant au projet Erasmus + Parcours TICE : l'EDD dans nos langues ont choisi de consacrer la première année du projet à la découverte et la prise en main des outils TICE nécessaires à la réalisation des jeux numériques. Ce sont donc les enseignants qui ont conçu la première série de jeux et les scénarios ludiques pour chaque cycle, basés sur la thématique du développement durable.

Les enseignants souhaitant utiliser ces jeux dans leur classe trouveront ici des ressources complémentaires :
01 - le texte et l'audio de l'histoire de Ponina abelha / Abelha pichòta / Petite abeille / Piccola ape dans ses différentes versions linguistiques (Occitan aranais, occitan languedocien, italien, français) ; une fiches d'exploitation réalisée par le groupe des enseignantes bilingues et la conseillère pédagogique départementale en Langue et Culture Occitanes de Lozère ;
02 - le texte et l'audio de l'histoire multilingue d'Ursulet
 

01 - Narration : Petite abeille



02 - Narration : Ursulet



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Tipe : Ressorsa ensenhament / Data : 2016-06-06
Dans le cadre de la programmation littéraire du CIRDÒC à l'Estivada 2015 et du Forum eurorégional "Patrimòni e creacion" (Eurorégion Pyrénées-Méditerranée), la table-ronde Occitanie, Catalogne, Baléares : Itinéraires littéraires tentait d'interroger les relations qu'entretiennent les littératures occitanes et catalanes.

Table-ronde enregistrée le 25/07/2015 par Ràdio Lenga d'Òc.
Pour des raisons de respect du droit de la propriété intellectuelle, les extraits chantés par Eric Fraj ont dû être coupés pour la mise en ligne du document.

Mise en ligne : 17/01/2020
Tipe : Ressorsa ensenhament
Christian Jean,  conseiller pédagogique TICE et référent numérique pour la circonscription Mende-ASH Lozère, a assuré au long du projet la coordination TICE des formations et des productions.
Vous pouvez retrouver ici son intervention Serious games : de la typologie, mise en place et évaluation (assurée lors du séminaire de Carcassonne), sous différents formats :

- en vidéo (première partie d'lintervention uniquement)


- enregistrement sonore intégral :



- présentation au format .pdf consultable et téléchargeable ci-dessous.

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