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Auteur : Sabrina Cepeda
Sujet : Mathématiques
Catégorie : Sons
License : Licence ouverte
Tipe : Article biografic / Data : 2014-10-09

Georges Gibelin est né en 1922 dans le 04. Résistant, instituteur, d’abord membre du Félibrige puis adhérent de l’IEO, ce syndicaliste de sensibilité communiste s’intéressa aussi à l’histoire et à la littérature (Bellaud de la Bellaudière notamment).

Éléments biographiques

Né à La Palud sur Verdon (04) le 16 avril 1922 dans une famille modeste, d'un père menuisier-ébéniste et d'une mère agricultrice. Tous deux parlaient provençal à la maison, mais s'appliquaient à parler français à leur fils. Son père était compagnon, il avait fait son tour de France, séjourné un temps à Paris et adhéré à la franc-maçonnerie. Il avait transmis à son fils certains secrets de compagnons dans l’art de l’ébénisterie que Georges Gibelin pratiquera toute sa vie. Sa mère, quant à elle, lui avait transmis l'amour des plantes et de la nature.

  Après sa scolarité primaire à l'école de La Palud il partit à l’internat du lycée Gassendi à Digne assez tardivement. Sa santé étant plutôt délicate, sa famille cherchait à le protéger autant que possible.

Il devait entrer à l'école Normale d'instituteurs à la rentrée 1941. Mais Pétain venait de supprimer ces écoles, aussi avait-il continué ses études au lycée Gassendi en tant qu'élève-maître. Il y a découvert la philosophie qui l’a passionné. Après le bac, en juillet 1943, il a été envoyé aux chantiers de jeunesse à Nyons. Il a été affecté à la fonction de secrétaire du commandant. Ce fut pour lui l’occasion de donner des cours de provençal et de faire de l'alphabétisation pour des compagnons des chantiers.

En novembre il eut une permission et rentra à La Palud. Mais la menace d'un départ en Allemagne pour le STO se précisait. Aussi ne retourna-t-il pas à Nyons. Ne pouvant pas rester à La Palud car il avait été dénoncé, il partit se cacher à Riez, où il resta jusqu'à la Libération. Dans la mesure où sa santé le lui permettait, il participa à la Résistance, dont son père était un animateur à La Palud où il fabriquait notamment des faux papiers. Georges Gibelin participa avec lui à cette activité (plusieurs centaines de faux papiers fabriqués). Après la Libération il fit un an de formation en 1944-1945 à l'école Normale de Nice. Il suivit parallèlement des cours de philosophie à la faculté. Sa licence de philosophie obtenue, il choisit de rester instituteur, puis directeur d'école.

  Pour son premier poste d'instituteur il fut nommé aux Chauvets, hameau situé dans la montagne à une dizaine de kilomètres de La Palud, à la rentrée 1945. Il y resta 3 mois avant d’être affecté aux Mujouls (06) pour la fin de l'année scolaire. Il se maria en juillet 1945. Sa fille naquit en 1946, son fils en 1951. À la rentrée 1946 sa femme et lui obtinrent un poste double à Roquefort-les-Pins où ils restèrent jusqu'en 1951. À la rentrée 1951 ils furent nommés à Grasse. Mais entretemps Georges Gibelin avait été atteint de tuberculose et était en congé de longue maladie. Il reprit l'école, mais rechuta quelques années après. Il termina sa longue carrière de pédagogue passionné en tant que directeur de l'école Saint-Claude à Grasse. Il s'était engagé fortement dans la défense de l'école laïque et du métier en militant au Syndicat National des Instituteurs.

C’est au début des années 1980 qu’il adhère au Parti Communiste dont il n’était jusque-là qu’un compagnon de route, empêché peut-être par son appartenance à la franc-maçonnerie… Il avait coutume de dire à ses amis que son rang dans la loge de Grasse lui permettait de tenir la dragée haute à certains notables politiques locaux qui n’étaient pas exactement de son bord… C’est ainsi qu’il avait pu continuer les rencontres occitanes de Grasse, commencées en 1978 sous le mandat du communiste Georges Vassalo, lorsque la mairie tombe aux mains d’Hervé de Fontmichel...

Il partageait son engagement politique et citoyen entre Grasse et La Palud, où il avait été élu en 1977 adjoint au maire communiste. Il participe activement à la renaissance du village, et en particulier à la restauration du château qui est devenu propriété communale à ce moment-là. Il organise des manifestations et crée des associations intercommunales pour que le pays des gorges du Verdon résiste aux convoitises, préserve son site et revitalise ses activités productrices.

Engagement dans la renaissance d'Oc

C’est au Lycée Gassendi que Georges Gibelin commence à étudier le provençal, à écrire des poésies et des textes en provençal. Il participe à des pièces de théâtre et des chorales en provençal. Il s'inscrit au Félibrige au sein duquel il rencontra Robert Lafont auquel le lia une amitié jamais démentie. Robert Lafont avait coutume de le désigner parmi ceux qu’il appelait les « grands instituteurs », ces enseignants issus du peuple et avides de culture et d’esprit critique.

Après la guerre Georges Gibelin adhéra à l'IEO. Il créa en 1976 et anima durant de nombreuses années la section de l'IEO des Alpes Maritimes et celle de Grasse. D'ailleurs ces sections portent son nom, de même que la MJC dont il fut un président passionné.

Dans les années 1970-1990 il était de toutes les Universités Occitanes d’Été, comme de toutes les Rencontres Occitanes d’Été (organisées successivement à Apt, Arles, La Motte du Caire). En 1979-1981, lors des débats dans le sein de l’IEO entre tendance « Alternative » (principalement animée par Robert Lafont) et « IEO non-dependent », plutôt liée à Yves Rouquette, Georges Gibelin, comme la majorité des occitanistes de Provence, choisit la tendance « Alternative » et participa activement à la campagne. Après le double échec de la tendance « Alternative » (AG d’Aurillac 1980 et Montauban 1981), il participa à la fondation des Obradors Occitans, créés justement à Grasse et organisa, pendant l’été 1981, une fête de soutien des Obradors à La Palud. Il participa à la rédaction de la revue pédagogique des Obradors Occitans : Practicas (Montpellier). Courant 1981, il fit partie des occitanistes qui rencontrèrent à Octon, dans l’Hérault, le Ministre de la Culture Jack Lang. De 1978 à 1985, il organisa les Rencontres Occitanes de Grasse, (une semaine de stages, cours, ateliers, conférences) qui réunit des Occitanistes de plusieurs régions.

Il participa activement à la page « Mesclum » du journal La Marseillaise avec Claude Barsotti. Il y tenait la chronique d'onomastique « Que signifie votre nom ». Cette chronique remporta un grand succès auprès des lecteurs. Ses nombreux articles ont été rassemblés dans un ouvrage publié par les éditions Tac-Motifs à Grasse Que signifie votre nom ? Etude onomastique des noms de famille originaires des pays d'oc.

Il a publié de nombreux contes en occitan ainsi que des études historiques et d’histoire littéraire (voir bibliographie). Il a travaillé à plusieurs études sur l'histoire locale, encore inédites, sur les mariages dans la région du Verdon, sur les échanges commerciaux…

Il a publié de nombreux articles dans diverses revues occitanes : « La question linguistique au sud au moment de la révolution française » dans la revue Lengas, « coma Provença passet sota lo poder francés » Annales de l'IEO 1978 ; « L'occitanisme en Provence » Amiras n° 20...

Passionné par le personnage et l’œuvre de Bellaud de La Bellaudière, son compatriote de Grasse, il aimait à le présenter dans les ateliers des écoles et universités occitanes qui étaient, dans les années 1970-1980, des lieux de formation fréquentés par des centaines de stagiaires. Il organisa en 1988 un colloque sur Bellaud de la Bellaudière à Grasse. Il rassembla les actes du colloque et rédigea une biographie de Bellaud publiée par Tac-Motifs.

Il réalisa de nombreuses études non publiées sur la Révolution Française, le troubadour Boniface de Castellane...

Il anima des émissions de radio, sur Radio Agora, une série d'émissions sur Christophe Colomb, sur Radio Rougon au sujet de « L’éphémère seigneur de Caille ».

Né à La Palud sur Verdon (04) en 1922. Résistant, instituteur, d’abord membre du Félibrige puis adhérent de l’IEO, ce syndicaliste de sensibilité communiste s’intéressa aussi à l’histoire et à la littérature (Bellaud de la Bellaudière notamment).
Mise en ligne : 17/01/2020
Tipe : Fons documentari
Présentation du producteur :

La bibliothèque municipale de Bordeaux, véritable conservatoire des oeuvres patrimoniales, est un outil efficace de diffusion de la lecture au plus près de vous avec la grande bibliothèque centrale Mériadeck, 9 bibliothèques de quartier et une bibliothèque mobile, accessibles gratuitement. Des professionnels accueillent et conseillent les lecteurs, et un programme varié d’activités culturelles est proposé dans l’ensemble des bibliothèques. Un accueil spécifique est réservé aux personnes handicapées. L'Espace Diderot dispose de matériels adaptés : imprimante braille, vidéo agrandisseur. Sur bordeaux.fr, accédez à votre dossier lecteur et au catalogue des collections. Consultez livres et cours en ligne.

Présentation du contenu :

Le fonds d'imprimé de la bibliothèque de Bordeaux Le fonds d’imprimé présente de nombreux ouvrages en occitan, dispersés à l'intérieur du fonds.

Importance matérielle :
Elle concerne au moins plusieurs milliers de pièces voire plusieurs dizaines de milliers.

Couverture Temporelle :
Moyen-Âge- XXe siècle.

Supports représentés dans le fonds :
Manuscrits/Tapuscrits, Monographies Imprimées, Périodiques (presse et revues), Enregistrements sonores, Documents audiovisuels, Documents iconographiques

Accroissement :
Fonds ouvert (peut connaître des accroissements)

Accès

Identifiant du fonds :


Instruments de recherche :
Patrimoine des bibliothèques de France. 6, Catalogue collectif des fonds occitans des Bibliothèques publiques de Bordeaux / Ministère de la culture et de la communication, Direction du livre et de la lecture ; [réd.] par Christian Bonnet.... - Bordeaux (Bibliothèque municipale) : Société des bibliophiles de Guyenne, 1992 (33-Bègles : Impr. centrale). - 423 p.-XXXIII p. de pl. ; 26 cm + additions et corrections (8 p.) catalogue en ligne de la Bibliothèque de Bordeaux : http://www.bordeaux.fr/ebx/portals/ebx.portal?_nfpb=true&_pageLabel=pgIndexBibliotheque&_pathEbx=/cgi-bin/abwebp.exe/L2/T1/G14

Conditions d'utilisation

Conditions de consultation :
Pas de restrictions.

Conditions de reproduction :
Pas de restrictions.
Mise en ligne : 16/01/2020
Tipe : Fons documentari
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La bibliothèque municipale de Bordeaux, véritable conservatoire des œuvres patrimoniales, est un outil efficace de diffusion de la lecture au plus près de vous avec la grande bibliothèque centrale Mériadeck, 9 bibliothèques de quartier et une bibliothèque mobile, accessibles gratuitement. Des professionnels accueillent et conseillent les lecteurs, et un programme varié d’activités culturelles est proposé dans l’ensemble des bibliothèques. Un accueil spécifique est réservé aux personnes handicapées. L'Espace Diderot dispose de matériels adaptés : imprimante braille, vidéo agrandisseur. Sur bordeaux.fr, accédez à votre dossier lecteur et au catalogue des collections. Consultez livres et cours en ligne.

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Fonds Itié-Latresne : fonds d'archives privées des familles (telles que les Pontac) qui se sont succédées au château de Latresne situé sur la rive droite de la Garonne tout près de Bordeaux. L'ensemble de ce fonds couvre une période allant du 13° au 18° siècle, il contient, outre les documents du captalat de Latresne des papiers de feudistes et aussi quelques éléments extérieurs à Latresne ; nombre de ces documents, notamment pour la partie ancienne, sont donc écrits en gascon. Fonds traité en partie.

Importance matérielle :
Elle concerne au moins plusieurs milliers de pièces voire plusieurs dizaines de milliers.

Couverture Temporelle :
XIIIe- XVIIIe siècle.

Supports représentés dans le fonds :
Manuscrits/Tapuscrits

Accroissement :
Fonds ouvert (peut connaître des accroissements)

Accès

Identifiant du fonds :


Instruments de recherche :
Patrimoine des bibliothèques de France. 6, Catalogue collectif des fonds occitans des Bibliothèques publiques de Bordeaux / Ministère de la culture et de la communication, Direction du livre et de la lecture ; [réd.] par Christian Bonnet.... - Bordeaux (Bibliothèque municipale) : Société des bibliophiles de Guyenne, 1992 (33-Bègles : Impr. centrale). - 423 p.-XXXIII p. de pl. ; 26 cm + additions et corrections (8 p.) catalogue en ligne de la Bibliothèque de Bordeaux : http://www.bordeaux.fr/ebx/portals/ebx.portal?_nfpb=true&_pageLabel=pgIndexBibliotheque&_pathEbx=/cgi-bin/abwebp.exe/L2/T1/G14

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Pas de restrictions.
Mise en ligne : 16/01/2020
Tipe : Ressorsa ensenhament / Data : 2016-2017
Les enseignants participant au projet Erasmus + Parcours TICE : l'EDD dans nos langues ont choisi de consacrer la première année du projet à la découverte et la prise en main des outils TICE nécessaires à la réalisation des jeux numériques. Ce sont donc les enseignants qui ont conçu la première série de jeux et les scénarios ludiques pour chaque cycle, basés sur la thématique du développement durable.

Les enseignants souhaitant utiliser ces jeux dans leur classe trouveront ici des ressources complémentaires :
01 - le texte et l'audio de l'histoire de Ponina abelha / Abelha pichòta / Petite abeille / Piccola ape dans ses différentes versions linguistiques (Occitan aranais, occitan languedocien, italien, français) ; une fiches d'exploitation réalisée par le groupe des enseignantes bilingues et la conseillère pédagogique départementale en Langue et Culture Occitanes de Lozère ;
02 - le texte et l'audio de l'histoire multilingue d'Ursulet
 

01 - Narration : Petite abeille



02 - Narration : Ursulet



Revenir à l'accueil du Talhièr

Tipe : Ressorsa ensenhament
Christian Jean,  conseiller pédagogique TICE et référent numérique pour la circonscription Mende-ASH Lozère, a assuré au long du projet la coordination TICE des formations et des productions.
Vous pouvez retrouver ici son intervention Serious games : de la typologie, mise en place et évaluation (assurée lors du séminaire de Carcassonne), sous différents formats :

- en vidéo (première partie d'lintervention uniquement)


- enregistrement sonore intégral :



- présentation au format .pdf consultable et téléchargeable ci-dessous.

Revenir à l'accueil du Talhièr

Tipe : Ressorsa ensenhament / Data : 2018
La maleta pedagogica  Paroles de pays/Paraulas de país : escapada occitana, concebuda e editada per la seccion Auvernhe–Borbonés–Velai de l’Institut d’Estudis Occitans, permet d’abordar los rudiments de l’occitan per d’activitats ludicas.

Destinada a apujar los ensenhaires, los animators sòcioculturals e los mediatecàris dins lors activitats amb d’enfants a comptar de 7 ans, mai amb un public familhal, la maleta a per tòca de sensibilisar a la presencia de l’occitan, compausanta del patrimòni immaterial d’Auvèrnhe e de Velai, mas tanben de la quita cultura occitana e de ne donar lo gost.

Per facilitar l’utilizacion per d’animators pas expèrts en lenga occitana, aquqela maleta s’acompanha d’un libret pedagogic mas tanben de fichièrs sonòrs. Per permetre a totes de los descobrir, l’IEO Auvernhe-Borbonés-Velai a causit de los partejar aquí, sus la Maleta d’Occitanica. La maleta pedagogica complèta se pòt crompar alprèp de l’Ostal del Libre e de l’IEO Auvernhe-Borbonés-Velai.  

Jòcs e devinalhas

Devinalha : qu'es aquò ?




Vocabulari per jogar a las 7 familhas (Occitan lengadocian)




Battre  les cartes : Mesclar las cartas
Distribuer les cartes : Donar las cartas
La pioche : La pesca
Piocher : Pescar
Pioche ! Pesca !
Bonne pioche : Bona pesca
Mauvaise pioche : Meishanta pesca

Dins la familha de, voldriá...
Dins la familha de, me cal...
Dins la familha de, demande...

Montre tes cartes : Fai veire tas cartas
Pose ta famille : Pausa tas cartas / Installa ta familha
Elle est complète / Elle n'est pas complète : Es completa / Es pas completa
À toi / à moi : Tè, a tu / a ieu
J'ai gagné : Ai ganhat
J'ai perdu : Ai perdut
Tricher : Trichar


Conte : Plamponhèt



Conte kamishibai : Lo Boquin de la rabèira

Adaptat d’un conte publicat dins Contes et légendes de Saint-Vincent de Salers, Jean-François Maury, edicion Ostal del libre.

« Un jorn, i aviá un òme que voliá menar lo boquin a la fèira d'a Bleila. Partiguèt de bon matin, mès quand arribèt davant una rabèira, lo boquin partiguèt dins la rabèira, e ne’n voliá pas pus sortir... »



Comptinas e vira-lengas

La Ronda del Neciàs



Una me dòna



Truca-me la man



Un jorn qu'aviá sabor



Maleta pedagogica Escapada occitana : credits

Concepcion, causida dels tèxtes e dels jòcs : Institut d’Études occitanes Auvergne, Bourbonnais, Velay. Mercés a Patric Alet, Pascal Aumaître, Christian Bonnet, Fèliç Daval, Josiane Guillot, Didier Huguet, Catherine Liethoudt, Hervé Quesnel, Joan Ros per lors contribucions.
Dessenhs : Franck Watel (EURL Doublevébé, Vals-le-Chastel, Haute-Loire) per lo memory, la carta d’Occitània e los personatges per colorar (ficha n° 2) ; Georges Sarre, per lo jòc de las 7 famihas e lo kamishibaï.
Realizacion : èredejeux
Fichièrs sonòrs : tèxtes dits per Fèliç Daval, Josiane Guillot, Didier Huguet et Hervé Quesnel. Valorizacion numerica : CIRDÒC.

Escapada occitana a beneficiat del sosten de la DRAC Auvernhe, de la Region Auvernhe e de la Region Auvernhe-Ròse-Alps.
Mise en ligne : 02/04/2020
Tipe : Ressorsa ensenhament / Data : 2016-2017
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Aquesta aisina qu’ei un repertòri audio de quauquas comptinas peu cicle 1 bastit a partir deus enregistraments hèits dab los escolans deu cicle 3 de la Calandreta de la Dauna a Peçac.

La tòca d’aqueste tribalh qu’ei de perméter aus grans de har passar la lenga orau aus petits. Atau, los petits que poden préner apuèg suus grans tà aquesir la lenga orau gascona.

L’aisina que’s compausa de 20 enregistraments audios e deus tèxtes de las comptinas.
Las comptinas perpausadas que son :
- Açi la man
- Adiu diluns
- Nadau nadalet
- Careleta porceleta
- La Comptina de carnaval
- Sénher escargòlh
- Soritzina
- Patapim patapam
- Poma de reineta
- Los Sèt Dias
- Verd e blu
- La Fusada
- Gatamina
- Formuletas
- Monsurs los ors
- Per aquera carrereta
- Quan tres aulhas van tau camp
- Qu’èi duas mans
- Lo Lop
- Cinc sens

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Escotar/telecargar las comptinas

Mise en ligne : 17/01/2020
Tipe : Eveniment / Data : 2016-07-07 20:00:00
Le 7 juillet, venez fêter 40 ans d'Université Occitane d'Été à Nîmes dans le cadre du Total Festum.

Et après une soirée de "caminada" et de danse, rendez-vous dès le 8 juillet au centre Agora (2 impasse Jean Macé) pour assister à l'édition 2016 de l'UOE.

Au programme conférences, tables-rondes, mais également cabaret littéraire, siestes radiophoniques et spectacles en soirée. 

Pour découvrir le programme jour par jour, c'est ici. 

Découvrir et télécharger le programme :

Programme UOE

Mise en ligne : 17/01/2020
Tipe : Eveniment

Jules Mathieu est un chansonnier originaire de Gagnières (Gard). Célèbre localement, il est devenu un personnage emblématique, dont les chansons et histoires se sont racontées et transmises dans les familles. Il était encore présent il y a quelques années dans la mémoire des habitants de la région, comme en témoignent certains enregistrements des Enquêtes en Pays de Cèze réalisées en 1995 et 1997 par Valérie Pasturel.


Né le 10 mars 1863 à Gagnières, Jules Mathieu écrit de sa plume : « Je suis né dans une modeste maison de campagne qui sert d'abri et de refuge, depuis son origine, aux voyageurs pauvres. Je suis le huitième enfant d'une famille nombreuse, simple et sans éclat, où je fus élevé chrétiennement. » Après avoir peu fréquenté les bancs de l'école, Jules Mathieu devient berger puis agriculteur. En 1897, il décide de se lancer dans le négoce des vins et ouvre un commerce de gros qu'il nomme... « Le Gros ».


Pendant ces années, il prend des cours de musique et fréquente assidûment la Philarmonique de Gagnières où il joue de l'alto. Depuis son enfance, il aime rédiger de courts textes ou chansons. La politique, les événements marquants de l'année, les fêtes des villages, de la région mais aussi les aléas du quotidien sont pour lui une source d'inspiration inépuisable.


Afin de s'assurer une source de revenus complémentaires, Jules Mathieu finit par publier ses chansons - rédigées aussi bien en occitan qu'en français - et par les vendre. Il parcourt ainsi les fêtes et foires des Cévennes, seul ou accompagné d'un musicien, afin d'entonner ses airs et d'en vendre des feuillets. On sait également qu’il commercialisait sa production dans toutes les Cévennes et même au-delà grâce à des chanteurs ambulants.



Passionné par l'actualité et la marche des événements, aussi bien localement que dans le monde, notre chansonnier se lance dans la politique. Il se présente en tout à 37 élections, locales, sénatoriales et même présidentielles. Il sera élu à plusieurs reprises au conseil municipal de son village d'origine, Gagnières.

« Je me suis occupé sérieusement de la Politique. J'ai affronté trente-sept fois, officiellement, la lutte des élections, depuis les élections locales jusqu'à l'Élection Présidentielle avec Poincaré, Deschanel, Millerand, Doumergue, Doumer et Lebrun. Malgré mes bons programmes moraux, libéraux, économiques, toutes mes réunions publiques et contradictoires (je me suis toujours défendu seul, sans l'appui de personne), j'ai subi trente-trois échecs. Aussi, je crois détenir le record des Vestes Électorales du monde entier. »


Pour autant, loin de considérer la politique comme un simple loisir, il prend son engagement au sérieux. Il organisera ou participera à de nombreuses réunion politiques à chacune de ses candidatures et n'hésitera pas se déplacer dans toute la France pour faire campagne, toujours accompagné de ses feuillets de chansons d'actualités, vendues à l'unité. Cet engagement sera une de ses plus grandes sources d'inspiration et l'occasion pour lui de publier de nombreuses chansons, aussi bien sur des sujets politiques qu'à propos de ses adversaires ou des résultats aux élections.

Jules Mathieu obtient une voix aux élections sénatoriales du 7 janvier 1912 auxquelles, député suppléant, il n’était pas lui-même appelé à voter. Il fait aussitôt imprimer des Remerciements au vaillant Électeur qui a bien voulu m'honorer de sa confiance au scrutin de ballottage, chanson immédiatement vendue sur la place publique et comprenant ces vers : « Le geste est beau et vous fait grand honneur... Il en faudrait beaucoup des électeurs comme vous... »


Durant plusieurs années, Jules Mathieu conciliera ses activités politiques, de négoce et de chansonnier sans en privilégier aucune, s'inspirant de chacune de ses expériences pour alimenter les autres.


1923 sera l'année de sa « Grande Plaisanterie », au cours de laquelle il réussit à se faire rendre les honneurs réservés aux chefs d'État. Il réussit en effet à se faire passer pour le président Millerand lors d'une cérémonie officielle à Gagnières. Profitant du retard du convoi présidentiel, notre chansonnier entre dans la ville avec son costume des grandes occasions dans un modèle de voiture semblable à celui utilisé par le président Millerand, décoré pour faire bonne mesure de drapeaux tricolores. La voiture et Jules Mathieu arrivent à Gagnières avant le convoi présidentiel et reçoivent les honneurs de la foule amassée pour acclamer l'arrivée du président Millerand. Découvrant rapidement la supercherie, les forces de l'ordre arrêtent Jules Mathieu qui, furieux d'avoir manqué une bonne occasion de vendre ses chansons, sera relâché le soir même après le départ du véritable président.


Jusqu'à sa mort, le 14 novembre 1937, Jules Mathieu rédigera une pléthore de chants, dont certains sont encore connus et chantés dans la région.


Pour aller plus loin...

Ecouter des extraits des enquêtes en Pays de Cèze évoquant Jules Mathieu : 


Quelques chansons de Jules Mathieu :


A propos de sa candidature aux élections législatives d'avril 1928 :

« Un jour que la méro Lagasso

Venié de faire soun mercat,

Troublé al mitan de la plaço

Un pichot paquet bien plegat.

Ero uno poulido vesto.

Boudiou, diables de quaou sara ?

En la veguent lo bel Ernesto

Se mes de suito a cridar :


Es la vesto, es la vesto

Daou cansounié renouma.

Es la vesto, es la vesto

Bien propo por la carga.

Es pas coumo la d'Ernesto

Touto pleno de caca.


Lou Jaousetou tout bas murmuro :

Aquelo vesto, on sap pas

Pourriè ben estre a la mesuro

Daou Tourrès, daou Fernand Vallat.

Ginesto dis ; es la daou Julo,

Siei be sur de pas me troumpar,

Dimenche aou souèr veirés su gulo

Quand couneitra lou resultat ! »


A propos de sa défaite aux élections législatives de 1914 :


« Valetto al parlament – Vivo la Soucialo !

Mé...lou Mathiou lou guetto.


As pas rien dit, mestre Valetto

Despiéi qu'as passat députat

Auriès-ti la lengo mudetto

A la tribuno as pas mountat

Vitamen mes-ti a l'oubratge

Contento un paou tous electurs

Travaillo e fagues pas tapatge

Condus-te en vrai amatur.


Defen la classo oubrieiro

Toutis lous electurs

Couriès pas per carrieiro

Penso as travaillurs

Agis ou fais ta mallo

Faudriè pas nous rasar

D'Alès a Peiramalo

Pourriès pas pus passar. »


En 1914, à propos de l'« impôt sur les célibataires » :


« Paourés celibataris

De que vous an fach

Nostre parlamentaris.

Se soun ben rebiffa,

Vous an vota uno taxo

Qu'es pas de vostre goust.

Fagués pas la grimasso,

>Aro, marida-vous.

 

Sur l'ai dès tra la la la

Vous faou vitamen Marida,

Dévénés vité amouroux,

Marida vous.


A propos des « Décrets-lois » de 1935 :


« Laval l'Aouvergnassou

M'envoia una centura,

N'ai fach una chancon

Vai pas à ma mésuro.

Es à cran, ia dès traou

Mé sarro trop, ou senté,

Mé geino, me fait maou,

Mé coustipo moun ven... trè.


Ceint... tu... ro,

Ceint... tu... ro !!!


La centura a Décrets

Me vait pas e m'ennuia

Sens estré trop discret

Grujo moun porto-fuilha

Ia talament dé traou

La sarré, aco mé piquo,

Mêmo m'i rèn malaou

Mé donno la couli...quo.

(au refrain)


La Dernière chanson rédigée en 1933 (qui ne fut pas la dernière) :

« Je suis vieux je prends ma retraite,

J'ai besoin de me reposer. Je ne fais plus de chansonnettes,

Je ne veux plus en composer.

J'en ai créé des multitudes

Sur des airs de toutes façons, Fatigué, j'en perds l'habitude,

Et j'ai bien payé ma rançon.»


«Le chansonnier Jules Mathieu à Paris, distribuant ses oeuvres sous son grand parapluie, rédigée à l'occasion de sa visite à l'Exposition internationale des Arts et Techniques de 1937 :

« Me voici à la capitale,

Dans l'enclos de l'Exposition,

Très belle, internationale.

J'y distribue mes chansons.


Sous mon pa pa pa

Sous mon pa pa ra

Sous mon pa pa ra

Mon parapluie

Sous mon pa pa pa

Sous mon pa pa ra

Sous mon pa pa ra

Sous mon parapluie. »

Mise en ligne : 16/01/2020