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La course Camarguaise
CIRDÒC-Mediatèca occitana

La course camarguaise est un sport traditionnel notamment pratiqué dans le Gard et l'Hérault où les participants tentent d'attraper des attributs primés fixés à la base des cornes d'un taureau Camargue. A l’instar de la course landaise, elle ne nécessite pas de mise à mort de l’animal, un boeuf de race Camargue. Bien distincte des autres activités tauromachiques, ce sport fait pleinement partie du patrimoine et des traditions provençales.

1/ Pratique actuelle

Raseteur tentant de décrocher un attribut - Crédit photo. : Olivier Calleriza

La course camarguaise bénéficie depuis quelques années d'un dynamisme spectaculaire, ainsi plus de 900 courses sont organisées chaque année, du mois de mars à novembre, sur l'ensemble de son aire de pratique qui comprend l'Hérault, le Gard, les Bouches-du-Rhône ainsi que le Vaucluse. Toutes les courses se déroulent toujours sur le même schéma, dans le respect des règles traditionnelles.

La course commence par une capelada, où les participants à la course, les raseteurs, entrent dans l'arène pour saluer le public. L'entrée se fait toujours sur l'air d'ouverture de Carmen de Georges Bizet (1838-1875). Une sonnerie de trompette jouant l'èr di biòu retentit alors pour annoncer l'arrivée du taureau dans l'arène. De forme circulaire, l'arène est entourée de barrières au-dessus desquelles les raseteurs doivent pouvoir bondir pour échapper à la poursuite du taureau. Une seconde sonnerie se fait entendre : elle annonce le début de la course.

Pendant quinze minutes environ les raseteurs vont alors tenter de décrocher les attributs fixés à la base de des cornes ou sur le dos du taureau : cocarde, glands et ficelles qui doivent être décrochés dans cet ordre. Chaque attribut décroché rapporte un nombre de points déterminé au raseteur.

Abrivada dans les rues d'Aigues-Mortes - Crédit photo. : Olivier Calleriza

En marge de la course, l'abrivada et la bandida sont incontournables. L'abrivada désigne l'arrivée des taureaux dans l'arène, accompagnés depuis les champs par les gardians de la manade à cheval. En fin de course, lors de la bandida, les taureaux sont ramenés aux prés dans les mêmes conditions. Des attrapaires suivent le cortège cherchant à immobiliser les taureaux ou les faire échapper dans les rues.

2/ Histoire du sport

Si l'on retrouve trace d'activités tauromachiques dès l'Antiquité, les premières mentions de course camarguaise remontent à 1402 avec l'organisation d'une course de taureau à Arles donnée en l'honneur de Louis II, comte de Provence. Les courses taurines ont continué à être pratiquées dans les villes et villages, lors des fêtes. Tous les volontaires étaient alors autorisés à participer et à faire acte de bravoure en allant décrocher des récompenses fixées sur les taureaux lâchés dans les rues de la ville ou du village.

 Lansargues (Hérault) course de taureaux sur la place publique - Coll. Archives municipales de Marseille (33Fi3436)

La course camarguaise telle qu'on la connaît aujourd'hui s'uniformise et se codifie dans le courant du XIXème siècle, notamment sous l'égide de l'écrivain et manadier Folco de Baroncelli, proche de Frédéric Mistral.  


Les taureaux autrefois lâchés dans les villes et villages reviennent dans les arènes, les fleurs et foulards fixés sur le taureau sont remplacés par des cocardes, des primes sont créées pour celui qui ira décrocher l'attribut, enfin les jeunes participants aux courses s'habillent de blanc et deviennent raseteurs : la course camarguaise était née.

Il faudra attendre 1975 pour que naisse la Fédération Française de la Course Camarguaise qui règlemente aujourd'hui l'ensemble des courses.

3/ Acteurs

 Médias :

Fédération Française de la course camarguaise

La Fédération française de la course camarguaise (FFCC) est une association française loi de 1901 fondée le 2 septembre 1975 organisant les trophées taurins. La fédération est agréée par le Ministère de la jeunesse, des sports et de la vie associative français depuis décembre 2004. La fédération recense 2 865 licenciés en 2012.

Consulter le site de la FFCC

4/ Lexique

De nombreux mots du lexique ne sont pas traduits ou ne rendent pas leur valeur d'origine. Certains ne sont pas traduits et simplement prononcés « à la française ».

Abrivado ou abrivada : littéralement élan, hâte. Traduit par « arrivée » ou employé tel quel dans l'usage moderne.

Bandido ou bandida : retour des taureaux aux prés après la course. Littéralement bannir, exiler.

Capelado ou capelada : salut, littéralement « coup de chapeau »

Èr di biòu : air des taureaux

Manado ou manada : troupeau

5/ Ressources

Les sports traditionnels ont fait l'objet d'un projet d'inventaire dans le cadre de la convention de 2003 de l'Unesco sur le patrimoine culturel immatériel. Une fiche d'inventaire complète sur la course camarguaise est téléchargeable sur le site du Ministère de la Culture et de la Communication

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Las Rapatonadas reviennent : 35e fête des contes dans le Cantal
Isabelle Galliez
L'Institut d'Études Occitanes du Cantal organise la 35e edition de la fête du conte et de l’oralité sous le signe du Rapaton (prononcez "Rapatou"), petit diable farceur et figure emblématique des contes occitans de Haute-Auvergne.

Un voyage....ou plutôt des voyages, en compagnie de sept conteurs à l'imagination sans frontières.

Las Rapatonadas investissent Aurillac et une dizaine de communes du Cantal du 7 au 15 novembre 2015

Journée professionnelle le 13 novembre :

À l'occasion de sa 35e édition, Las Rapatonadas organisent leurs 3e Journée professionnelle vendredi 13 novembre au théâtre d'Aurillac. De 9h à 17h, 11 conteurs présenteront un extrait de spectacle (20 min environ).


Télcharger le programme complet

Informations sur le site de l'IEO Cantal
 
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Bufa lo Cerç e raja l'Òrb = Souffle le Cers et coule l'Orb / Hélène Morsly
Morsly, Hélène. Metteur en scène ou réalisateur
Maremar. Producteur
Beauron, Guillaume. Compositeur
Réalisé en 2015 dans le cadre du programme d'éducation artistique et culturelle Los Passejaires de Pesenàs (Les Arpenteurs de Pézenas), ce film introspectif d'Hélène Morsly livre une réflexion poétique sur l'appartenance culturelle et l'ouverture sur le monde. Les poèmes de Joan Bodon, interprétés par les élèves du lycée Jean-Moulin de Pézenas, et les films du fonds Michel Cans (collections CIRDÒC) viennent illustrer ce « road-movie » bilingue occitan-français.

Un film réalisé dans le cadre d’une résidence au lycée Jean-Moulin de Pézenas, mise en place par Languedoc-Roussillon Cinéma et lo CIRDÒC-Mediatèca occitana, financée par la DRAC LR, produit par l’association Maremar.
Un supplément a été réalisé en parallèle autour de ces archives, réunissant des entretiens avec Michel Cans, Benjamin Assié, directeur du CIRDÒC, le témoignage de personnes filmées dans les années 1960 ou d'habitants des villages filmés.

Visionner le supplément ...E filma Miquèl Cans...


Le mot de la réalisatrice


« Travaillant sur les questions de cultures et d’appartenances populaires, la marge est étroite et le risque de se retrouver enfermée aux côtés de défenseurs d’une identité excluante est toujours présent. Mais « c’est sur la lisière qu’est la liberté », dit le poète Joan Bodon. Jean-Luc Godard le dit autrement et pareillement : « ce sont les marges qui tiennent le cahier ». Alors restons sur ces marges en répétant sans cesse que la question des racines est multiple, que les appartenances dans une vie sont nombreuses, que le multiple ne s’oppose pas à l’un mais l’enrichit. C’est quelquefois lassant mais c’est la seule voie possible, la répétition.

La chance pour ce projet autour d’archives filmées, pour l’extraire de ce risque de passéisme, c’était de se mettre à l’ouvrage avec des lycéens. À Pézenas en l’occurrence, que Michel Cans a filmé par trois fois.

L’écueil pour ce projet, c’était de le travailler en occitan. De coller de l’occitan à des images en noir et blanc. Il fallait donc éviter dès le départ ces deux chausse-trappe : le rapport au passé et à une langue que d'aucuns croient morte.

Il a fallu mettre de la vie là-dedans, de la vie d’aujourd’hui, de la musique et du désir. Et oui, en occitan, en affirmant cette langue joyeusement et collectivement.

J’ai donc proposé aux lycéens de seconde en option occitan de travailler à partir de poèmes de Joan Bodon qui disent ce monde de l’après-guerre, ces fêtes et ces auberges. Poète majeur, comme Rouquette, dont malheureusement il faut souligner, parce qu’il écrit en occitan, qu’il est universel et important. Les voix des lycéennes et lycéens soutiennent toute la bande son du film,

Et il a fallu que je m’y mette... car je ne parle pas l’occitan. C’est un regret et un appauvrissement. L’appauvrissement de ma génération intermédiaire entre ce monde ancien et cette fausse modernité. Mais je le comprends un peu et j’en garde l’accent. Et je le défends, évidemment, farouchement puisque c’est l’accent de ma mère et de ce monde dont je viens. J’ai donc pris la parole dans ce film, en français ET en oc, en profitant de ce « retour » à l’école avec une enseignante d’occitan très motivée qui m’a aidée en cela, Marie Coulange.

Prendre la parole pour dire ce à quoi je tiens, ce territoire et ce lien. Passage entre les images d’hier et celles d’aujourd’hui, comme un poème filmé, sonore, musical dans lequel s’entrecroisent, se mêlent des paroles diverses, des bouts de poèmes de Bodon lus par les lycéens, des phrases issues des projections des films.

Cette mise en forme sonore a été subtilement effectuée par un musicien, Guillaume Beauron, originaire du Bassin de Thau, installé désormais en Irlande et sensible, comme moi, à ces questions de territoires et d’identités. »
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Lo Cobreto. - 1935, n°176 (Febriè), Onnado 16
Vermenouze, Arsène (1850-1910)
Lo Cobreto. - 1935 - N° 176
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Lo Cobreto. - 1935, n°177 (Mars), Onnado 16
Vermenouze, Arsène (1850-1910)
Lo Cobreto. - 1935 - N° 177
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Lo Cobreto. - 1935, n°178 (Obrièu), Onnado 16
Vermenouze, Arsène (1850-1910)
Lo Cobreto. - 1935 - N° 178
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Lo Cobreto. - 1935, n°179 (Mai), Onnado 16
Vermenouze, Arsène (1850-1910)
Lo Cobreto. - 1935 - N° 179
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Lo Cobreto. - 1935, n°180 (Jun), Onnado 16
Vermenouze, Arsène (1850-1910)
Lo Cobreto. - 1935 - N° 180
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Lo Cobreto. - 1935, n°181 (Julit), Onnado 16
Vermenouze, Arsène (1850-1910)
Lo Cobreto. - 1935 - N° 181
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Lo Cobreto. - 1935, n°182 et 183 (Ost et Setembre), Onnado 16
Vermenouze, Arsène (1850-1910)
Lo Cobreto. - 1935 - N° 182/183
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