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Autour de la loi Deixonne / Philippe Martel
Martel, Philippe
Loi  du 11 janvier 1951  relative à l'enseignement des langues et dialectes locaux, dite loi Deixonne (du nom de son rapporteur Maurice Deixonne, représenté ici), c'est la première loi française autorisant l'enseignement des langues régionales de France.
Philippe Martel fait une étude de cette loi dans son ouvrage  L'école française et l'occitan ou Le sourd et le bègue publié aux Presses universitaires de la Méditerranée.

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Escrivans : Jean Ganiayre
Valentin, Stéphane. Metteur en scène ou réalisateur
Jean Ganiayre lit un extrait de Lo viatge Aquitan (IEO Éditions, 2000), prix Jaufre Rudèl 2001. Écrivain majeur de la littérature occitane contemporaine, (Lo libre dau reirlutz, Dau vent dins las plumas, Cronicas de Vent-li-Bufa, Sorne transluc), Jean Ganiayre nous livre ses expériences et ses influences. Roman policier, mais aussi de cape et d'épée ou littérature fantastique, il y en a pour tous les goûts dans son oeuvre !

Escrivans
est une série consacrée à la richesse de la littérature occitane contemporaine, abordée à travers le regard des auteurs. Produite par l'InÒc Aquitaine en partenariat avec Òctele, cette série se compose de courts portraits filmés dans lesquels les auteurs exposent leur trajectoire, leur démarche artistique, leur rapport à l'écriture et leurs influences.
Chacun de ces entretiens s'accompagne de la lecture, par l'écrivain lui-même, d'un extrait de l'une de ses oeuvres.
La première saison est dédiée aux auteurs de Nouvelle-Aquitaine, un nouveau portrait étant diffusé chaque mois.

[résumé : ÒCtele]
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Jean Larzac
Prêtre et écrivain du domaine occitan contemporain, Jean Larzac est une figure emblématique du renouveau culturel occitan issu des années 1960. Depuis son Anthologie de la poésie religieuse occitane parue en 1972 chez Privat, Jean Larzac s’est notamment illustré dans le monde de l'édition en traduisant la Bible en occitan. De son vrai nom Jean Rouquette, il est le frère d’Yves Rouquette.
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Roland Pécout, un écrivain voyageur / Marie-Jeanne Verny, ReDòc/LLACS
Verny, Marie-Jeanne
L'Université Ouverte des Humanités recense, coproduit (avec ses établissements partenaires) et met librement à disposition des étudiants et enseignants des ressources numériques pédagogiques.

Celle-ci a pour titre Roland Pécout, un écrivain voyageur


"L'oeuvre de Roland Pécout (né en Provence en 1949) s'inscrit dans la renaissance de l'écriture occitane de la fin du XXe siècle.
Cette oeuvre abondante et multiforme dont on trouvera dans ce cours les références bibliographiques complètes, affirme le lien unitaire entre le passé (les racines) et le présent en devenir, entre le territoire (des origines) et le monde. Elle révèle aussi, conjointement, une connaissance intime de la culture occitane orale (contes, proverbes, énigmes...) et de la culture écrite (comme les grands écrivains d'oc que sont Frédéric Mistral, Max Rouquette ou Jean Boudou). Mais elle est aussi nourrie d'une solide culture universelle, notamment des grands mythes antiques dont la figure d'Ulysse est une des principales. Parmi les motifs qui la parcourent, le voyage et l'art (à travers la figure de Van Gogh notamment).
La participation de l'écrivain (entretiens vidéo, dont certains sur les sites qui ont inspiré ses oeuvres et enregistrement des textes) est une des originalités de ce cours."

 Objectif pédagogique :

"Connaître la littérature occitane contemporaine.
Apprendre l'occitan par l'écoute.
Comprendre quelques aspects de la civilisation occitane, notamment dans ses rapports dialectiques à l'ici et à l'ailleurs."



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L'Association internationale d'études occitanes (AIEO)

Créée en 1981, l’Association internationale d’études occitanes (AIEO) rassemble les chercheuses, chercheurs et personnalités actives dans la recherche scientifique en domaine occitan. Couvrant l’ensemble des disciplines des sciences humaines et sociales, l’AIEO structure un réseau d’acteurs scientifiques dispersés dans les universités et organismes de recherche de plus de 25 pays. Elle se donne pour objectif de favoriser et coordonner les recherches en domaine occitan.

Histoire

La recherche internationale en domaine occitan a déjà une longue histoire quand est créée l’AIEO en 1981 et trouve ses racines dans le développement des études romanes (romanistique ou philologie romane) dès le début du XIXe siècle en Allemagne, puis en France autour des travaux et publications de François Raynouard dans les années 1820-1830, puis à partir des années 1870 avec Gaston Paris et Paul Meyer autour d’une école de philologie romane parisienne et bien sûr, en Occitanie, avec la Société des langues romanes de Montpellier et la Revue des langues romanes. [imatge id=21052]
À la fin du XIXe siècle les études romanes, au sein desquelles la langue et la littérature occitanes du Moyen  Âge constituent un passage obligé, sont un domaine d’étude universitaire largement international qui se développe dans tous les pays européens.

[imatge id=21626]Le développement de la philologie romane comme champ de recherche international contribua fortement à la reconnaissance du mouvement de renaissance occitane de la seconde moitié du XIXe et début du XXe siècle, autour du Félibrige notamment, en participant à la reconnaissance de l’occitan comme langue, auréolée d’un prestigieux passé littéraire et en fournissant des connaissances et matériaux linguistiques et culturels utiles pour sa revitalisation contemporaine. Pour autant, le mouvement savant d’un côté et le mouvement littéraire et militant renaissantiste de l’autre, restent relativement étanches.
Dans les années 1950, les chercheuses et chercheurs qui partout dans le monde travaillent sur la matière occitane prennent l’habitude de se réunir tous les trois ans dans une ville de l’espace occitan (Avignon, Aix, Bordeaux, Nice, Montpellier, Montélimar, etc.) dans le cadre de « Congrès de Langue et littérature d’oc et d’études francoprovençales ».
En 1981, ce Congrès se tient en Belgique, à Liège, et il est décidé de créer une association ayant pour objectif la promotion des études occitanes dans l’ensemble des disciplines des sciences sociales et humaines, et réunissant d’une part les universitaires travaillant dans ces disciplines, d’autre part des non-universitaires ayant fait preuve de leur compétence.
L’AIEO va accueillir à sa création une partie importante des intellectuels et chercheurs issus du mouvement occitan, mis en minorité de l’Institut d’estudis occitans, qui rompt ainsi en 1980 (Assemblée générale d’Aurillac) avec son activité de production et diffusion de la recherche pour se consacrer aux enjeux de socialisation par l’action militante.
Signe de la disparition d’un organisme occitan d’échange savant et de diffusion des connaissances, une section française de l’AIEO est jugée nécessaire et créée en 1988. [imatge id=21627]

L’AIEO réunit ainsi au sein d’une seule organisation intégralement dédiée à la recherche scientifique et la diffusion des savoirs universitaires les acteurs de la recherche internationale issue de la romanistique et des sciences humaines et sociales et les acteurs directement impliqués dans les mouvements de pensée et d’action occitanistes, faisant ainsi converger deux branches historiques du mouvement de renaissance occitane initié au XIXe siècle.

Liste des Présidents et présidentes de l’AIEO

[imatge id=21628]1981-1990 : Peter Ricketts (Royaume-Uni)
1990-1993 : Q.I.M. Mok, (Pays-Bas)
1993-2005 : Georg Kremnitz (Autriche)
2005-2014 : Walter Meliga (Italie)
Depuis 2014 l’AIEO est présidée par Rosa Maria Medina Granda (Université d’Oviedo, Espagne).

Réalisations

Fidèle à ses missions originelles l’AIEO organise tous les trois ans un grand congrès international qui permet d’établir un panorama de la recherche et des savoirs actuels en domaine occitan, et en publie les actes. Elle organise également des congrès et colloques intermédiaires sur des thèmes et problématiques ciblés. [imatge id=21629]

En 2011 l’Association déclarait 435 membres répartis dans 22 pays et 5 continents.

L’AIEO permet un échange permanent d'informations sur l’actualité de la recherche et des publications scientifiques en domaine occitan et promeut la « matière occitane » comme champ de recherche scientifique concernant de nombreuses disciplines.
La mise en relation de chercheuses et chercheurs spécialistes, souvent isolés au sein de leurs universités ou groupes de recherche par leur spécialité en domaine occitan, a également permis de faire émerger, en dehors de l’association, de grands projets collaboratifs pour l’étude du domaine occitan, particulièrement dans le domaine de l’informatisation des données et outils de recherche : Concordance de l’occitan médiéval (COM), Grop d'Iniciativa per un Diccionari Informatizat de la Lenga Occitana (GIDILOC), ou encore le projet d’informatisation du Corpus textuel des troubadours.

L’association est aujourd’hui particulièrement engagée pour la promotion de la recherche en domaine occitan auprès de jeunes chercheuses et chercheurs afin d’en renouveler le dynamisme : création des prix de master (Pèire Bèc) et de thèse (Peter Ricketts), soutien à la constitution et aux activités d’une association des Joves Cercaires en Domeni Occitan (JCDO).

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La Setmana : pour le droit de s’informer en occitan
Grosclaude, David
Créée par David Grosclaude en 1995, La Setmana est le premier journal occitan indépendant et professionnel, il n’est l’organe d’aucun parti, association ou mouvement. Il est édité par la société coopérative Vistedit qui publiera aussi les magazines Plumalhon et Papagai destinés aux enfants. Le journal a pour ambition de couvrir l’ensemble du territoire de l’Occitanie et de donner la parole à toutes les sensibilités. La Setmana se veut « un journal occitaniste, mais sans frontières », il fait une large place aux autres cultures minoritaires d’Europe et aux questions de politique linguistique.

Le N°1 du 18 mai 1995 s’ouvre sur l’élection de Jacques Chirac à la Présidence de la République et fait un bilan linguistique de quatorze années de mitterrandisme avec, entre autres, un article de Robert Lafont. Max Rouquette signe l’éditorial de ce premier numéro.

La Setmana tire à plus de mille exemplaires, sa maquette et son contenu évoluent, la couleur apparaît en 2003, le nombre de pages augmente progressivement. Á partir 2008, une version en ligne est disponible afin de trouver une place à l’hebdomadaire occitan dans les nouveaux modes d’accès à l’information qui mettent en crise l’ensemble de la presse papier.

Après 23 ans d’existence le journal cesse de paraître en juillet 2018, victime de réalités économiques compliquées pour la presse en général et plus dures encore pour la presse occitane, situation précipitée par la fin des aides publiques.

La Setmana a joué un rôle important dans la diffusion de la langue en démontrant qu’il est possible d’écrire sur n’importe quel sujet en occitan. Par son style journalistique et ses sujets d’actualité il a contribué à l’évolution de la langue occitane comme langue de communication et d’information possible dans le monde contemporain.
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Auger Gaillard, poète de Rabastens
Escarpit, David (1980-....)

Sa vie, son œuvre (synthèse)

Auger Gaillard (vers 1530-1595) était originaire de la ville de Rabastens, entre Gaillac et Toulouse, à la limite des actuels départements du Tarn et de la Haute-Garonne. Il était issu d’une famille d’artisans charrons, métier qu’il exerça lui-même avant d’entrer brièvement dans les ordres. Ayant quitté son monastère, il se convertit au protestantisme et s’engage comme soldat dans le contexte des Guerres de religion. Retourné à la vie civile, vers 1576, il retrouve son métier de charron à Rabastens, tout en exerçant comme ménétrier, chansonnier et musicien auprès des grandes familles rabastinoises. Parti s’installer à Pau, il rédige son testament le 25 mai 1595 et meurt sans doute peu après.
Auger Gaillard est une figure originale dans le contexte de la Renaissance littéraire occitane, marquée notamment par l’émergence d’une littérature religieuse (traductions des psaumes) et d’une poésie savante (avec la figure du Gascon Pey de Garros) et pour la première fois, engagée dans un discours identitaire en faveur de la culture des pays d’oc (ce qui n’est pas le cas d’Auger Gaillard). C’est également la période qui voit se développer le genre des noëls en langue occitane.

L’œuvre poétique d’Auger Gaillard

Auger Gaillard a laissé huit ouvrages dont quatre seulement sont véritablement parvenus jusqu’à nous. Deux nous sont connus par des extraits et des fragments, et deux enfin sont totalement perdus. Il s’inscrit dans un genre d’inspiration populaire, une poésie volontiers farcesque, grivoise et burlesque, qui a pour cadre le quotidien. Cet aspect stylistique, Gaillard le revendique lui-même dans un de ses sonnets en français.

Las Obros considéré comme le premier recueil d’Auger Gaillard, a été imprimé en 1579 à Bordeaux. Elles contiennent 49 poèmes, dont 40 en occitan et 9 en français. Disponible sur Gallica, cette édition a été rééditée en fac-simile en 2014 chez Chapitre, avec un système d’impression à la demande.

Lou Libre gras (1581), interdit par le consistoire de Montauban, ne nous est pas parvenu, si ce n’est par des fragments publiés ultérieurement dans Lou Banquet.

Recoumandatious (1582 ou 1583) est un ouvrage dédié au roi Henri III et à son favori le duc de Joyeuse, dont deux exemplaires nous sont parvenus. Gaillard y fait œuvre de courtisan, cherchant des subsides pour financer l’impression de son ouvrage suivant, Lou Banquet.

Lou Banquet (1583), imprimé à Paris, principale oeuvre de Gaillard, qui reprend plusieurs extraits de ses ouvrages antérieurs (dont 25 des Obros et 3 du Libre gras, par ailleurs perdu), auxquelles il ajoute 88 oeuvres inédites, dont 79 sont en occitan. Les styles abordés sont des plus variés.
L'Apocalypse ou Révélation de Saint-Jean (1589), ouvrage imprimé à Tulle chez Arnaud de Bernard, regroupe plusieurs textes en français et en occitan. Si le livre complet est perdu, plusieurs fragments en ont été retrouvés, notamment à la bibliothèque de Pau, et il a été possible de reconstituer le livre, du moins en partie. On ignore s’il y avait des parties supplémentaires. M. Soulice, bibliothécaire de la BM de Pau a publié en 1874 dans la 2e série, tome 3 du Bulletin de la Société des Sciences, Lettres et Arts de Pau (pp. 22-44) un fragment qu’il a retrouvé.
Ce texte est disponible sur Gallica  et a été réédité en fac-simile chez Chapitre, avec impression à la demande.
C’est André Nègre qui, dans son édition de 1970, propose la première version “complète” restituée de L’Apocalypse d’Auger Gaillard.

Description du chateau de Pau (1592), ouvrage perdu.

Les Amours prodigieuses d’Augier Gaillard, sans lieu d’impression, 1592.  [imatge id=20942]
Ernest Nègre suppose qu’il a été imprimé à Pau où Gaillard était censé se trouver à cette époque, mais rien ne permet d’étayer cette hypothèse.

Le cinquième livre (1593 ?) : Ce livre n’est connu que par le témoignage de l’érudit et juriste palois Gustave Bascle de Lagrèze (1811-1891), qui prétendait en posséder le seul exemplaire. Les inventaires de sa bibliothèque à son décès n’ont cependant pas permis de localiser l’ouvrage, dont il cite plusieurs vers en français et en occitan. Ces extraits, publiés par Ernest Nègre, sont tout ce que nous connaissons du livre.
Signalons que, selon Nègre, Auger Gaillard avait intitulé cet ouvrage ainsi parce qu’il le considérait comme son cinquième, et les Amours prodigieuses comme son quatrième. Il ne semble donc pas avoir compté dans sa bibliographie la Description du chateau de Pau, ouvrage de circonstance, ni les Recoumandatious, recueil d’éloges au roi et à son favori en vue de recueillir des fonds.

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Jacmelina
Influencée par la chanson militante catalane, la poésie des troubadours ou la bossa nova, la chanteuse toulousaine Jacmelina fait partie du mouvement de la nòva cançon, qui prendra son essor dans les années 1970. Elle sortira ainsi trois disques long format et deux singles sur le label Revolum, dans lesquels elle interprète notamment des textes d’auteurs occitans comme Bernard Manciet ou Maurice Andrieu dans un style des plus solennels.
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Pampaligòssa (La Talvera)

Contenu bientôt disponible

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Canta se gausas

Canta se gausas (« chante si tu oses », référence indirecte à la devise du prince des Pyrénées Gaston Fébus) est un groupe vocal bigourdan basé à Bénac, entre Tarbes et Lourdes.
Composé de Marc Mathédaré, Mathieu Junca-Laplace, Sylvain Bégarie et Bastien Miqueu, le groupe pratique le chant polyphonique gascon pyrénéen, élément majeur du patrimoine vivant et immatériel de Bigorre et du Béarn.

Le groupe a sorti un premier CD, Fidéu, en 2017.

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