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"Subrevida c’est la « survie » et mon premier 33 tours 30 cm, produit dans un premier temps à compte d’auteur, dans un précoce souci d’indépendance. Il est enregistré du 22 au 30 décembre 1977, puis mixé les 2, 3 et 4 janvier 1978, au studio TANGARA à Toulouse, tout près de la barrière de Paris. Ce studio est alors, si mes souvenirs sont exacts, une sorte de garage aménagé où officiait François Artige, preneur de son et talentueux futur Guitars Doktor de la place toulousaine et au-delà. Il joue de la cithare dans cet album où Gérard Benassayag – qui entre autres avait été un temps le bassiste de Michel Polnareff et d’Esther Galil – intervient à la basse électrique, au violoncelle, aux percussions et aux chœurs, au cours du mixage également, pour seconder François, et se charge des arrangements. Philippe Didillon y joue du piano et de la guitare (électriques et acoustiques), des percussions. De la guitare jazz de Richard Abad  jaillit le chorus de la chanson-titre : « Subrevida ». Dominique et Eva Coste, ainsi que Colette Lacoste, assurent dans la bonne humeur les chœurs dans la dernière chanson, « Yabumbé », sans doute aucun la plus déjantée de l’opus. Bien sûr, je chante et joue de la guitare acoustique, sur des textes à moi (dont un que je cosigne avec l’ami Gégé Benassayag) ou des poèmes de Léon Cordes, Jean Boudou, Dominique Décomps, Jean Rigouste. Enfin, last but not least, René Roux, dit « Doudou », qui sera connu plus tard sous le pseudonyme de Paul Personne, m’accompagne à la batterie (son premier instrument, me confie-t-il) et à la guitare électrique : il faut écouter son solo dans « Montpelhièr », sur la face B, il déchire vraiment !

Ce premier LP – qui est encore vendu et écouté de nos jours – est une belle aventure humaine et, s’il n’est pas toujours bien enregistré ni bien chanté (c’est l’époque où François fait ses premières armes, avec peu de moyens, et moi aussi !), il dégage une grande sincérité et beaucoup de force, de vitalité. En tout cas, c’est ce que l’on me dit souvent : « ce disque a la pêche ! ». Sa première version, couverture blanche, référencée CC78006 (« CC » pour Choravox Corélia), contient cinq photos du Sénégalais Michel Bocandé, prises lors d’une fête du Front autogestionnaire où j’ai été invité à chanter, vraisemblablement en 1977. La pochette et l’encart intérieur sont fabriqués à la fameuse Imprimerie 34 de Toulouse, de laquelle je suis proche en ce temps-là.

« Subrevida » sort donc en 1978, j’en assure moi-même la promotion et la diffusion (pas facile !), puis il ressort quelques mois plus tard sous le label Revolum (sis au 32 rue Pagès à Toulouse), grâce au soutien de Rosine de Peyre et Michel Berthoumieux, deux aventuriers de la culture occitane qui croient en moi comme ils croient en beaucoup d’autres …

Je ne connaissais rien, alors, au monde de la chanson, de la musique, au monde tout court. Je me suis jeté à l’eau, de l’énergie et du désir à en revendre. Je n’ai pas de regrets, au contraire. Mais que sont tous ces copains et amis devenus ?"

-Éric Fraj

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Éric Fraj, né en décembre 1956, est un chanteur qui interprète des pièces essentiellement en occitan, mais aussi en castillan et en catalan. Il a commencé sa carrière à Bordeaux en 1971. Chantant des poèmes de grands auteurs, comme Joan Bodon, André du Pré ou José-Maria Caballero Bonald qu'il met en musique à la guitare, et parfois des textes à lui, sa musique s'oriente vers des couleurs méditeranéenes et sa voix emprunte au chant lyrique.

Il vit dans la région toulousaine, à Muret, où il enseigna l'occitan et la philosophie.

Il a également créé de nombreux spectacles mélangeant théâtre et musique. En 2000, il a interprété le rôle du troubadour Jaufre Rudel dans L’Amour de Loin, un spectacle écrit et mis en scène par le guitariste Vicente Pradal.

En 2010, il crée le spectacle Pep el Mal, basé sur l'histoire de son propre grand-père, immigré valencien (Alcoi) à Lavelanet, et qui transmis le goût du chant et des langues à son petit-fils.

Éric Fraj se produit régulièrement avec des musiciens, comme Guillaume Lopez, Jean-Raymond Gélis...

Éric Fraj a annoncé en 2017 son ultime création, Rdv, mais ne cessera cependant pas de chanter, à la demande.
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En 2010, Peiraguda sort un petit disque 2 titres (inédits). Ils sont accompagnés pour l'occasion par Lo Còr daus Òmes.
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En 2004, deux nouveaux venus apparaissent dans un groupe Peiraguda reformé : François Paoli à la basse et Jacques Gandon à la guitare.
Le cinquième album original est enregistré "a l'ostal" par Jacques Gandon. La pochette est tirée d'un tableau de l'artiste périgourdin Pascal Magis.
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1997, les cd ont remplacé les vinyles. Novelum, l'Institut d'Etudes Occitanes de la Dordogne propose à Peiraguda d'éditer une compilation de ses deux derniers disques : La dama pijoniera et De mai en mai. Gérarld Wagner, qui a fait quasiment toutes les pochettes de disque ainsi que le lettrage utilisé par le groupe, réalise encore la maquette de cette compil'. La sortie de l'album sera l'occasion d'un concert important au théâtre de Périgueux, et sans doute la dernière apparition de Jean Laguionie à leurs côtés.
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En 1986, avec De mai en mai de Peiraguda, l'électricité entre dans les guitares avec l'arrivée de Jean-Marc Pernon. Ce quatrième album est produit par Benoit Hutin et enregistré par Michel Coustillas. Gérarld Athanase introduit pour la première fois des synthétiseurs dans le son du groupe, en particulier sur la chanson Vièlhs batèus. Le mois de mai est omni-présent sur l'album, jusque dans son titre. Il célèbre la tradition des "mais" en Périgord mais évoque aussi les regrets de l'après 81. Jean Laguionie intervient à l'accordéon sur plusieurs morceaux (Plantem lo mai, Mila cançons).
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Le troisième album de Peiraguda est un marqueur de l'époque : des enfants de Calandreta (alors en cours de création) y chantent dans une ambiance familiale et les membres du groupe sont (encore) confiants dans la victoire du combat pour les langues régionales, suite aux élections de 1981...
C'est cet album qui contient le plus de titres aujourd'hui encore joués par le groupe. Il marque aussi le dernier travail de Jean-Louis Garrigue, fondateur de Peiraguda, avant son départ. Le titre La dama pijonièra restera quelques temps au hit parade des radios locales, nouvellement créées.

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Raiç est le deuxième album de Peiraguda, produit par Ventadorn. Bernard Gilet amène son violon, son accordéon, sa contrebasse et sa culture folk qui donneront l'ambiance générale de ce deuxième disque. Des chansons comme La Pendula, Raiç ou Campesino accompagneront longtemps le groupe.
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Lo leberon est le tout premier disque enregistré par le groupe Peiraguda. Après avoir vu Peiraguda, groupe alors complètement inconnu, en concert à Albi, René Zerbi le gérant du label Ventadorn leur propose ce premier album.
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Prod'Oc est une association de loi 1901, destinée à assurer la promotion et la communication de Peiraguda, de Joan Pau Verdier et du groupe Opossum Incertain. Elle s'est également occupée du spectacle "Ya du Brassens dans l'air". Ce spectacle hommage à Georges Brassens était proposé par Joan Pau Verdier, Jean Bonnefon, Patrick Salinié, Jacques Gandon et François Paoli. Prod'Oc est présidée par Michel Lassalvetat. Son siège est situé à La Borie haute à Berbiguières. (24)
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