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Danse, Chant, Percussions et flûtes ethniques des pays d’Oc. Choc-croisée-rencontre de création contemporaine et de vocabulaires chorégraphiques et mélodiques ancestraux; des musiques traditionnelles à la performance d’improvisation, Beach Bougnats vous emmène sur des territoires inexplorés d’une danse populaire, vivante et expressive. Spectacle inédit, parfaitement original, à la portée de tous.

Avec Christian Frappa (danse), Michel Bachevalier (percussions) et Henri Maquet (Flûtes, chants), c’est un palabre à trois sur le mouvement musical, sur tout ce qui groove dans les musiques traditionnelles, sur tout ce qui s’y explore par le son et par le mouvement.
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Transes musicales, Joutes de groove, Contes sonores & Improvisations


Le Duo Maquet-Bachevalier : de la musique de haut vol pour toutes les oreilles. Leur musique festive reprend des thèmes de tradition orale et réexploite leurs gooves : rondeaux, polkas, farandoles, bourées y sont transcendées jusqu’à l’ébourifement !!!

En puisant dans le trésor du patrimoine des musiques des Pays d’Oc et en assaisonnant ces produits bio d’une sauce jasante, improvisatoire et scénarisée, le surprenant duo jongle avec les métriques obsédantes et les accents sonores de musiques populaires à la fois subtiles et puissantes.

D’un côté batterie de percussions multiples, de l’autre chant ou flûtes de roseau, se répondent, s’inspirent, s’emballent et racontent une musicalité vive, saisissable, sur le fil, toujours en suspense dans des scénarios et des dénouements inattendus. C’est un concert-performance, haletant et sur l’instant, une cuisine faite sous vos yeux, conviviale et délectable.
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Depuis 3 ans, Henri Maquet découvre, assemble, expérimente, des mélanges sonores inédits : rencontres de sons acoustiques roots (flûtes en roseaux, violons qui grincent, voix rocailleuse) et d’instruments-machines électroniques (looper, petits synthés, effets, applis téléphone,...).

Au-delà des sons, ce sont aussi les styles qui se rencontrent, le groove rural des musiques traditionnelles et les sons urbains des musiques électroniques se fondent en une force commune, qui porte l’énergie et le mouvement musical dans des formes nouvelles et à la fois familières.

De ces rencontres inédites est né DELTA SÒNIC, un projet de solo spectacle homme orchestre du 3ème millénaire, pour la scène ou les performances. Ce projet se produit sur les scènes, dans les caves et sur les places depuis 2 ans. Il se transforme à chaque rencontre, s’amplifie à chaque découverte. Il était temps de poser une partie des 50 pièces nées de cette aventure, pour en faire un bel album à s’écouter en boucle.

L’enregistrement à débuté le 4 mars 2015 avec une semaine de résidence chez Lucien Massuco (ingénieur son) dans le village de Coaraze (06) avec David Fauci, fidèle sonorisateur du projet depuis ses premières sorties publiques. Ange B du célèbre duo Fabulous Trobadors a participé au morceau «Calamèu Trònic». Le mixage a été réalisé par David Fauciet le mastering par Olivier Planchard au printemps 2016. La réalisation a donné lieu au pressage d’un album CD 15 titres ainsi qu’un LP vinyle 8 titres. Egalement pour ceux qui ont soutenu le projet en crowdfundinf une micro édition numérique expérimentale sur carte SD et lecteur MP3. La conception visuelle et graphique des différents supports est confiée à Lucie Lux du Collectif artistique TNTB.

La production (enregistrement, mastering, graphisme et conception) est couvert par le soutien de la Région PACA (dispositif d’aide à la création depuis trois ans ; l’aide à l’enregistrement s’inscrit dans cette continuité) ainsi que par l’investissement financier de l’Association Tapenade, porteuse du projet, et enfin par le soutien de contributeurs via la plateforme KissKissBankBank.
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C’est la rencontre d’une électro-pop hypnotique et des musiques traditionnelles, qui puise son souffle dans les sons et les rythmes archaïques des musiques populaires méridionales. Un groove qui embrasse avec générosité la farandole autant que le dancefloor post-industriel. Un One man music show minimaliste pour mieux déployer un éventailmélange inattendu de trouvailles électroniques et d’instruments traditionnels faits maison.

Ce projet unique et atypique chemine et conquiert son public depuis 3 ans, de festivals de musiques du monde, en bals traditionnels en passant par les scènes de musiques actuelles, l’assemblage d’esthétiques qu’il propose fait l’unanimité. L’aspect performance et jongle d’instruments du concert rajoute à la joyeuse découverte de ce musicien surprenant, une dimension artistique supplémentaire. L’assemblage à la fois maitrisé et spontané d’éléments qu’on aurait cru disparates se marient musicalement des manières les plus heureuse et développent alors un discours inédit. Puisant dans l’esthétique des musiques du monde, des musiques urbaines et des musiques populaires traditionnelles des pays d’oc, ce solo réalise leur rencontre en de puissantes densités sonores contemporaines. Surfant sur les frontières floues des pratiques traditionnelles et des rapports homme/machine des musiques électroniques, ce concert est également une porte ouverte aux rencontres intergénérationnelles et au mélange des publics.


«En route pour un voyage sonore inimaginé : Débrouille talentueuse, perception minutieuse, inventivité décuplée, l’art de réconcilier les temps et de déjouer les espaces, sensibilité aux aguets, créativité insondable et subtil mélange entre le structuré et l’essence du poétique : s’égarer, rêver, voyager, un grand jeté entre hier et demain, tout en gardant le goût des détours et cheminements sonores improbables et maîtrisés. Identité artistique unique, mystérieux et pourtant si proche. Moderne et bien au-delà.» - Géraldine Amar
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Sandra Hurtado-Ròs
Pour le plaisir de redécouvrir quelques beaux chants de Noël de l'Occitanie et de la Catalogne interprétés en langue d'oc et en catalan, accompagnés aux instruments anciens, vielle à roue, vièle, tympanon, guiterne, cornemuse, chalumeaux, harpe.
C'est un témoignage essentiel du folklore. Les musiciens qui portent ce projet, fins praticiens et connaisseurs des musiques savantes et profanes occitanes, sinscrivent dans une démarche musicale de re-création, sous la direction de Sandra Hurtado-Ròs. Cet enregistrement est un hommage à Cécile Marie et à Françoise Dague qui ont tant œuvré à la promotion de ce répertoire. 

Gérard Zuchetto (source).
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Musicien poly-instrumentiste, musicologue, ethnomusicologue, luthier, compositeur, pédagogue, chanteur, organisateur de festival et de rencontres…

Henri Maquet est un musicien polyvalent tous azimuts, au service d’une culture vive et bio-dynamique. Élevé aux sources musicologiques et aux répertoires populaires des pays d’Oc, il distille sa créativité par les chemins de la recherche, de l’empirisme et de la spontanéité.

Il présente son travail depuis 1994 sur les scènes avec différentes créations et formations, dont, entre autres : Ventadis, Mont-Joia, Duo Maquet Bachevalier, Pagan, Projet Caitos, Talabrène, Collectif Tapenade, Polyphonic System, Bal Pop Tronic (collectif Freesson), avec Benjamin Mélia ainsi que Claude Guerre … en solo également avec ou sans boucles samples et effets. Il a trois albums à son actif : Li tambourado de l’Amour de Th. Aubanel , Terraire Nòu, #1.

Ainsi que deux festivals : ZinZan , Le Chant du Roseau.
Henri Maquet est aussi agitateur de bals imprévus, MC de carnaval, conférencier subversif, ambianceur d’atelier vocal, …

RÉFÉRENCES

Le travail d’Henri Maquet est reconnu depuis de nombreuses années dans le milieu des musiques traditionnelles. Tout d’abord par Jan-Mari Carlotti qui le soutient très tôt et l’implique dans des créations de l’Association Mont- Joia (Noëls de Provence et de Catalogne). Le Muséon Arlaten, le Musée Départemental de l’Arles Antique ainsi que les archives Départementales Gaston Deferre lui ont confié plusieurs créations (concerts-conférences).

En 2008, il crée le Festival ZinZan, reconnu par les artistes des Pays d’Oc. Sam Karpienia (Dupain) et Laurent Cavalié (Du Bartàs) disent de cet évènement dans Mondomix qu’il s’agit du meilleur festival des pays d’Oc. La même année, sortie de l’album Li Tambourado de l’Amour de Théodore Aubanel par Henri Maquet & le Collectif Tapenade. Ce premier opus signe la volonté d’une création pleine de perspectives nouvelles et à la fois ancrée dans son héritage. Le disque est accueilli avec succès dans le milieu des musiques traditionnelles, et reçoit les «Bravos !» de Trad Mag, ainsi que le Coup de Coeur Benjamin Minimum, rédacteur en chef de Mondomix.

En 2010, il participe à la tournée Noëls des Gitans de Provence auprès de la Compagnie Rassegna. En 2011, il crée Le Chant du Roseau, rencontres transversales sur la facture instrumentale entre luthiers, botanistes, musiciens, acousticiens, sociologues... Cet évènement, ancré dans le territoire, proposant une vision à la fois culturelle, environnementale et durable, monté en partenariat avec les Parcs Régionaux des Alpilles et de Camargue, est le premier projet inter-Parcs en France. Il a été reconnu au Congrès 2011 de la Fédération des Parcs Régionaux comme meilleur projet innovant. Reconnu également comme pédagogue, Henri Maquet travaille depuis de longues années comme enseignant ponctuel ou formateur avec le Conservatoire des Musiques du Pays d’Arles, le Centre de Formation des Musiciens Intervenants de l’Universté de Lille III, l’Association ETC, le Festival Les Suds à Arles, le Collectif FREESSON, les musées, les Parcs, les médiathèques,...

Depuis 2013, il travaille au côté de Manu Théron sur la création Polifònic System, avec Ange B (Fabulous Trobadors) et Clément Gauthier. En 2015, il participe à la tournée Noëls de Provence et du Languedoc avec le Cor de la Plana et Aymé Brees. Depuis 2014 au sein du Collectif FREESSON, il travaille au côté de Jankenpopp et Tapetronic, artistes électro-numériques reconnus. Leur projet en trio, Bal Pop Trònic, refonde les répertoires traditionnels sur des bases électros tout en se réappropriant les codes et conventions des bals traditionnels.

Depuis 2013, son projet solo, DELTA SÒNIC, révèle l’ouverture de ses créations sonores et sa capacité à manipuler les codes et les outils sonores. Pour ce seul projet : En 2014, il fait l’ouverture du Festival des Hautes Terres, ainsi que la première partie de Lo Jo au Nomad Café (Marseille), ... En 2015, il fait l’ouverture du Festival MIMI (Marseille) où il a été particulièrement remarqué et joue pour la Nuit des 20 ans du festival des Suds à Arles, au Vivat (l’Armentière), Showcase à Babel Med, en direct à France Inter pour l’émission Comme un Bruit qui court, à l’occasion de l’inauguration de la Maison de la Radio, au Hublot à Nice,...

La première moitié de 2016 a été consacrée au mixage, mastering et auto-production de son album, #1. Dès octobre , une tournée de sortie (Paris, Nice, Marseille, Aix, Arles,...) accompagnera la diffusion de cet album. A noter également, sa participation au projet et à la conférence « ACOUSMATIC OC » de Benjamin Minimum présentée à Babel Med en 2016.
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À propos de la chanson de Védrines
CIRDÒC-Mediatèca occitana

En 1912, à l'occasion d'élections législatives extraordinaires dans la circonscription de Limoux, l'aviateur Jules Védrines inspire une chanson en occitan aujourd'hui encore connue et chantée.

Contexte historique et résumé des faits

Lors d’élections extraordinaires au poste de député de la circonscription de Limoux, suite à l’élection d’Étienne Dujardin-Beaumetz comme sénateur de l’Aude, l’aviateur Jules Védrines a été au coeur d’un scandale politique dont on parle encore aujourd’hui.

Collection particulière

En effet, Charles Toussaint Védrines dit Jules Védrines, né le 29 décembre 1881 à Saint-Denis dans le département de la Seine, arrive le 10 mars 1912 à Quillan à l’occasion d’une fête de l’aviation donnée dans cette ville sur invitation du maire Paulin Nicoleau.

À cette occasion, et après avoir rencontré Ernest Ferroul dans son bureau narbonnais, il décide de se présenter aux élections législatives qui doivent avoir lieu le 17 mars 1912 dans la circonscription de Limoux (en atteste sa lettre de dépôt de candidature validée, datée du 11 mars de la même année). C’est alors que commence dans la Haute Vallée de l’Aude une course électorale en avion.

Jules Védrines se présente face à Jean Bonnail, déjà élu depuis de nombreuses années à différents postes (maire et conseiller général). Quatre autres candidats se sont aussi déclarés mais n’ont obtenu que très peu de voix au final (Jean Vidal, Antoine Garrouste, Jacques Faure et Didier Cousturier). En une semaine Védrines parcourt donc toute la circonscription à l’aide de son avion, distribuant même sa profession de foi en la jetant par dessus bord depuis les airs. Dans chaque ville ou village où il atterrit sont organisées des réunions où un public nombreux l’attend pour écouter ses discours, l’atterrissage de son avion étant en soi un événement. Cette semaine de campagne électorale est donc enflammée : les articles de presse, nombreux et très divisés (en fonction du journal dans lequel ils paraissent), les affiches, les chants et les documents préfectoraux témoignent de la vivacité des échanges et de la ferveur que réussit à soulever Jules Védrines alors que Jean Bonnail était largement pressenti pour être élu. La bataille s’annonce donc serrée. Mais au soir du 17 mars 1912, c’est bien Jean Bonnail, candidat du parti radical socialiste et poulain d'Étienne Dujardin-Beaumetz qui est élu par 7691 voix contre 7002 pour Védrines. Le nombre de voix obtenu par chaque candidat est encore aujourd’hui sujet à caution puisque des chiffres différents apparaissent sur les documents officiels consultables.

Suite à l’annonce des résultats une partie de la population se soulève et s'ensuivent des nuits de débordements et d’agitations.

Ces résultats sont confirmés quelques mois après par la Chambre des députés.


Musique

La chanson dite “Chanson de Védrines” a été écrite sur l’air de la Valse Brune (musique de Georges Krier - partition disponible sur le site www.partitionsdechansons.com). Comme beaucoup d’autres chansons de l’époque les paroles étaient posées sur des musiques connues du plus grand nombre (airs d’opérettes, danses, hymne national etc.)

Paroles

Collection particulière

Plusieurs sources attestent de l’écriture des paroles de cette chanson au moment des faits en mars 1912. En effet, un article du Télégramme daté du 21 mars 1912 ainsi qu’un article de L’Éclair du 22 mars 1912 donnent les deux premiers couplets et les deux premiers refrains de la chanson.

Si la chanson dite “Chanson de Védrines” sur l’air de la Valse Brune est la plus connue, il en existe d’autres sur le même thème et écrites à la même époque. Dans les articles de presse de l’époque, il en est une, publiée dans le Télégramme du 17 mars 1912, qui n’apparaît pas dans le chansonnier prêté par M. Vives et qui avait été composée sur l’air du Se canta.

Le chansonnier prêté par M. Vives contient trente-et-une chansons dont cinq sont en occitan (y compris celle dont le texte est donné ci-dessous). Le chansonnier que nous avons pu récupérer et numériser chez M. Vives, héritier d’un cafetier limouxin, n’est quant à lui pas daté mais il n’est composé que de chansons en l’honneur de Jules Védrines. La version donnée dans celui-ci comprend un troisième couplet et un troisième refrain.

En voici sa transcription et sa traduction :

  Occitan : graphie de l'auteur Occitan : graphie classique Français
Titre Bédrino (aire de la Balso bruno) Védrines (aire de la Valse Brune) Védrines (air de la Valse Brune)
Couplet 1 Et qu’es aco que s’entends dins las brumos
Qu’es aquel bruch ?... Es un aousel sans plumo
Qué fa teuf-teuf… Qué rounflo… Qué fumo
Mounto descend et biro coumo bol.
Le cap lebat, nostré poplé frissouno
Serco d’aysels qué pot estre a quel fat
Mé coumo ben de debets Carcassouno
Cant à plein gargalhol
E qu’es aquò que s’entend dins las brumas
Qu’es aquel bruch?... Es un aucèl sens pluma
Que fa tuf-tuf... Que ronfla... Que fuma
Monta descend e vira coma vòl.
Le cap levat, nòstre pòble frissona
Cèrca dels uèlhs que pòt èsser aquel fat
Mas coma ven de devers Carcassona
Canta a plen gargalhòl
Qu’est ce qu’on entend dans les brumes
Quel est ce bruit ? C’est un oiseau sans plume
Qui fait tuf-tuf… Qui ronfle… Qui fume
Monte, descend et tourne comme il veut.
La tête levée notre peuple frissonne
Cherche des yeux qui peut être ce fou
Mais comme il vient de vers Carcassonne
Il chante à pleins poumons
Refrain 1 Ah ?... ço qué brounzino
Y lé courachous Bedrino
Qu’arribo sur sa machino
Coumou passérat,
Pareil à l’esclaïré
Aqui es a soun affaïre !
Quilhat amoun naut din l’aïré
Filo coumou rat.
Ah?... çò (Aquò) que bronzina
Es le coratjós Védrines
Qu'arriba sus sa maquina
Coma un passerat,
Parièr a l'esclaire
Aquí es a son afaire !
Quilhat amont naut dins l'aire
Fila coma un rat
Ce qui bourdonne
C’est le courageux Védrines
Qui arrive sur sa machine
Comme un moineau
Pareil à l’éclair
Là il est à son affaire
Perché là-haut dans les airs
Il file comme un rat.
Couplet 2 Dins le cel bleu et lis coumouo glaco
Aïtats amis aquel punt dins l’espaco
Que paüc à paüc groussis et se desplaço
Qu’aïgidomen escalado tant naut
Es un utis faït de boues et de télos
Per le mena cal pas estre nigaut
Cresé qu’un joun crebara las estelos
Nostre soulel tant naut !
Dins le cèl blau e lis coma una glaça
Gaitats amics aquel punt dins l'espaci
Que pauc a pauc grossís e se desplaça
Qu'aisidament escalada tant naut
Es un utís fait de boès e de telas
Per le menar cal pas èsser nigaud
Cresi qu'un jorn crebarà las estèlas
Nòstre solelh tant naut !
Dans le ciel bleu et lisse comme la glace
Regardez amis ce point dans l’espace
Qui peu à peu grossit et se déplace
Qui habilement escalade si haut
C’est un outil fait de bois et de toile
Pour le conduire il ne faut pas être sot
Je crois qu’un jour il crèvera les étoiles
Notre soleil si haut !
Refrain 2 Le balent Bedrino
A chabal sur sa machino
Dins l’ether pur qué brounzino
Filo coumou rat.
Pareil à l’esclairé
Aqui est as soun affairé
Es quilhat se ten en l’airé
Coumou passerat
Le valent Védrines
A caval sus sa maquina
Dins l'etèr pur que bronzina
Fila coma un rat
Parièr a l'esclaire
Aquí es a son afaire
Es quilhat se ten en l'aire
Coma un passerat
Le vaillant Védrines
A cheval sur sa machine
Dans l’éther pur qui bourdonne
File comme un rat.
Pareil à l’éclair
Là il est à son affaire
Il est perché, il se tient en l’air
Comme un moineau.
Couplet 3 Si les anciens que soun morts à la guerro
Ou dins le leit se lebaboun de terro
Elis can pas jamai saput ço quéro
Que de boula sariou al desespouer.
Lai mas sul cap d’aban pareil miraclé
Estabousit un frissoun dins lé quer
Samagaîrou en criden y lé diablé
Que descend dé l’infer.
Si les ancians que son mòrts a la guèrra
O dins lor lèit se levavan de tèrra
Eles qu'an pas jamai sauput çò qu'èra
Que de volar serián al desesper
Las mans sul cap davant parièr miracle
Estabosits un frisson dins le cuèr
S'amagarián en cridant es le diable
Que descend de l'infèrn.
Si les anciens qui sont morts à la guerre
Ou dans leurs lits se levaient de terre
Eux qui n’ont jamais su ce que c’était
De voler seraient au désespoir.
Les mains sur la tête devant pareil miracle
Stupéfaits, un frisson sur la peau
Se cacheraient en criant c’est le diable
Qui descend de l’enfer.
Refrain 3 Ah ?... ço que brounzino
Y le moutur de Bédrino
Qu’a chabal sur sa machino
Filo coumou rat
Pareil à l’esclaire
Aqui es a soun affaïré
Semblo que nado dins l’aïré
Coumou passerat.
Ah?... çò (Aquò) que bronzina
Es le motor de Védrines
Qu'a caval sus sa maquina
Fila coma un rat
Parièr a l'esclaire
Aquí es a son afaire
Sembla que nada dins l'aire
Coma un passerat.
Ce qui bourdonne
C’est le moteur de Védrines
Qui à cheval sur sa machine
File comme un rat.
Pareil à l’éclair
Là il est à son affaire
On dirait qu’il nage dans les airs
Comme un moineau.

Renseignements au sujet de la création de la chanson

Selon un article paru dans le Télégramme du 27 mars 1912 les paroles de cette chanson auraient été écrites par Gabriel Buche, félibre narbonnais, plusieurs fois récompensé pour ses poèmes, aux Jeux Floraux de Toulouse et de Béziers. Il était aussi le président de la Cigalo Narbouneso.

Néanmoins, d’un autre côté, selon le témoignage que nous avons pu obtenir de M. Louis Vives, détenteur du chansonnier manuscrit contenant la version donnée ci-dessus, il paraît impossible que cette chanson ait pu être écrite par une personne qui ne serait pas de Limoux.

Le mystère demeure donc sur l’identité de l’auteur de ces paroles. Pour le moment aucune preuve formelle n’a pu être découverte confirmant l’une ou l’autre des hypothèses.

Aujourd’hui

Un peu plus de cent ans après, la mémoire de ces événements reste très vive. Il n’est pas rare qu’une sortie du carnaval de Limoux s’en inspire par exemple ; il a par ailleurs été le sujet du spectacle présenté lors du festival limouxin Cuivrée spéciale de 2012 par des enfants des écoles de la communauté de communes. Des articles sont aussi parus dans la presse locale à l’occasion du centenaire de la venue de Védrines dans l’Aude. Un mémoire de recherche de master 2 sur ce sujet a aussi été soutenu en 2014 : "L'afaire Védrines" e autres.
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L'association Tapenade créée en 2000, travaille à la valorisation du patrimoine régional populaire et traditionnel en Provence par l'intermédiaire d'actions pédagogiques, de collectes et de documentation du patrimoine oral. Également cette valorisation est portée au travers de créations musicales, de représentations de spectacles vivants, ainsi que par l'organisation d'évènements tels que le festival ZinZan ou Le Chant du Roseau, ainsi que des concerts, conférences et balètis.

Selon les projets, l'association Tapenade peut proposer :

Fabrication d’instruments : En argile, en roseau ou en papier, sous forme d’atelier participatif, de démonstration ou d’exposition ; également sous forme de conférence illustrée.

Chant : atelier ou stage orienté sur la pratique collective du chant. La pédagogie est basée sur l’ancrage du chant dans la mémoire corporelle, sur l’expression de la langue et de la danse. Possibilité d’associer à l’atelier de danse, sur le répertoire de chant à danser.

Danse : initiation aux danses de balèti traditionnelles et populaires du sud de la France. Possibilité d’un atelier spécialisé sur la bourrée auvergnate en accompagnement du spectacle Beach Bougnat. Possibilité d’associer à l’atelier de chant, par le chant à danser.

Conférences concert : Plusieurs sujet et formes possibles dont Le Roseau et la musique, Sociologie et histoire des instruments des pays d’Oc, Carnaval et Fêtes en Provence, Démonstration organologique, … possibilité de s’adapter.

Spectacle Hélène Truchot : Possibilité d’un accompagnent pédagogique par le Museon Arlaten.
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Danís Chapduelh
Es pauc de dire que los elements son al centre de l'espectacle atipic ofèrt pels dos Laurenç dins « De l'aire a l'aiga ». Lo primièr Laurenç, es lo Cavalié, acordeonista suau, cantaire, fretonaire de maissa d'ase entre autras percussions que aquí tòrna posar a una de sas fonts mai aimadas : lo colectatge. Son rajar natural e cascalhant de nòtas encadenadas e d'envoladas vocalas jazzy tròba un resson particulièr dins las pintruras de Laurenç Bonneau, qu'afialèt sos pincèls tant sus de retraches e de paisatges qu'en benda dessenhada.
 
Aquí se tròba a pintrar en dirècte, essencialament en negres aigats sus de fuèlhas blancas, en seguir los tèxtes e las compausicions lançadas pel seu companh musicaire, que ven aital colorar l'ensemble. Colorar ? Veire. Sèm un pauc al-delai d'aquò e çò que se dessenha lèu es mai que mai una percepcion, un sentit, fin finala una fantasmagoria generala. Una « cosmogonia » lengadociana, ont los mites tòrnan prene plaça et ont son las estelas qu'escrivon l'anar del Monde. Al centre d'aquesta cosmogonia, l'òme, evidentament, amb sa tendéncia, segon lo sens del vent, a se virar en lop o en diable per el-meteis. Trempat de las pluèjas lavacièras, usat pel vent cèrç, sembla plan frèule dejós un cèl sovent negre, mas aquò seriá oblidar un pauc lèu que lo rebat que remanda al monde, l'ombra qu'eslonga sul paisatge es sorna, escura, creis e s'espandís coma un cancèr en seguissent los vai e vèni de las ondadetas dins las lacas saladas. Aclapat a la Clapa, cèrca d'escapas en bàs, dins lo monde del dejós, a s'enfonilhar dins son interior, dins sos sòmis, dins sa cosmogonia personala. L'i crotza los estatjants d'una mitologia oblidada, als noms sortits dels corredors del Temps, e que lo foton defòra d'aquel monde vièlh que coneissiá pas pus. Remandat encara l'òme serà, a sos embelinaments terrèstres, a la fèsta e al vin, a la carn e a la lutz, guidat per sas fams, esperant la fin del delavaci e de rais de solelh tròp passadisses.
 
Aquí una part, una part sonque, de çò que se pòt veire e sentir dins l'espectacle dels dos Laurenç, aquel dins la lutz e aquel dins l'ombra, que desplegan a totes dos un univèrs complet, barrat, e contengut dins un ponhal, coma la sal qu'òm escampa pel canton. Servit per de tèxtes en occitan d'el, de Joan-Maria Petit o encara Joan Bodon (per una interpretacion nòva de la Cançon de la Fièira), Laurenç Cavalié perfuma lo tot de tròces de collectatges a l'imatge de l'espectacle : caloroses, plasents, convivials, poetics, contemplatius, d'una malenconiá fosca que vesina amb las flambas de l'esperit de fèsta. D'aquel temps Laurenç Bonneau asaiga -es lo cas d'o dire- la tela, fa s'embeurar lo papièr de largas sompas negras qu'asondan pertot a l'entorn. Nerviós, lo trach de pincèl es pegós, estacat a una estranha realitat qu'exstís conhada entre totas las nuàncias d'un negre pregond. Se ditz que, a cada representacion, los dessenhs, fachs a l'instint e a la sensacion, cambian un pauc. Mas de biais inexplicat qualques uns tòrnan totjorn, en particulièr una cara usclada de vièlh, a l'encòp dura e doça coma o pòdon èsser, familièra als Laurenç, mas pas sonque. Coma la subervivença d'un mite...o d'una umanitat.
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Laurent Cavalié
Laurent Bonneau
Ce spectacle est issu d’une rencontre entre deux artistes posant chacun un regard singulier sur l’Occitanie. Après avoir collecté la mémoire de gens d’ici pendant des années, le compositeur et musicien Laurent Cavalié a vu son travail transformé et nourri, vers un univers sensible qu’il partage aujourd’hui avec l’artiste et auteur de BD Laurent Bonneau, mettant en lumière une somme de paysages intérieurs. L’occasion d'embrasser cette richesse qui nourrit nos imaginaires respectifs.
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