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Viure al país : le plus ancien programme de télévision en occitan
Viure al païs est la première émission de service public en occitan. Née pratiquement avec la création des télévisions régionales en 1981, elle est présentée pendant dix-sept ans par le comédien et auteur occitan Maurice Andrieu. Aujourd'hui, ce sont les journalistes Sirine Tijani et Marius Blénet qui en assurent la présentation. 
En presque quarante ans d'existence, la forme du magazine a évidemment évolué passant de près de 40 minutes dans les années 1980 à 26 minutes à partir de la fin des années 1990. Si à l'origine, l'émission était conçue comme un documentaire « en continu » (sans coupure entre les reportages et les séquences), c'est aujourd'hui une programmation où priment les reportages qui mettent en avant la création actuelle en langue d'oc et les initiatives mettant en valeur la culture et le patrimoine occitans. 
Les émissions récentes sont consultables en ligne sur : https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/emissions/viure-al-pais-0
À la découverte de Mille ans de littérature d'Oc en ligne (Université Ouverte des Humanités)

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Camille Chabaneau

Camille Chabaneau est un philologue et universitaire né et mort à Nontron (1831-1908). D’abord employé des Postes, il s’intéresse aux langues romanes en autodidacte, dont l’occitan. Majoral du Félibrige en 1876, il est nommé en 1878 professeur à l’université de Montpellier alors qu’il n’a pas le baccalauréat.
Il fait partie des fondateurs de la Société pour l’étude des langues romanes et de sa revue, la fameuse Revue des Langues romanes.

Camille Chabaneau fait partie des plus importants philologues occitans de la fin du XIXe siècle, qui permirent de révéler l’importance et l’ampleur du corpus textuel occitan du Moyen  Âge.

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Revue des langues romanes
La Renaissance d'oc se fonde sur la redécouverte depuis de début du XIXe siècle d'un brillant héritage littéraire, celui des troubadours d'expression occitane du Moyen-Âge et de leur influence durable dans la poésie et la pensée européennes.
Cette redécouverte et sa diffusion dans les cercles savants passaient, pour les savants du domaine occitan, par la maîtrise de leurs propres outils de publication, de discussion et de validation académique. Ce sera l'œuvre de la Société des langues romanes, fondée en 1869 dans l'environnement de l'Université de Montpellier, et qui ne va cesser de défendre les positions linguistiques et historiques du camp occitan  sur la scène des débats philologiques français, dominés par Gaston Paris et la revue Romania, qui nie jusqu'à l'existence d'autres langues que la langue nationale, dans un contexte d'ultra-nationalisme général après le traumatisme de la défaite de 1870.
[imatge id=20320]La Société montpelliéraine, dont beaucoup de membres sont actifs au sein du Félibrige, publie le premier numéro de la Revue des langues romanes en 1870. Toujours active aujourd'hui, elle représenta tout au long du XXe siècle un puissant organe de diffusion des connaissances et des sources sur l'héritage linguistique et littéraire occitan tout en aidant à créer une recherche scientifique en domaine occitan, structurée et reconnue internationalement.
Dès le premier numéro qui paraît en 1870, la revue s'inscrit dans la doctrine, ardemment combattue par les philologues parisiens, de la continuité entre la prestigieuse langue de l'écrit du Moyen-Âge, connue grâce aux milliers de textes retrouvés et édités, et la langue contemporaine, alors reléguée au statut de "patois". Ainsi, dès son premier numéro, la Revue des langues romanes publie des textes anciens mais également des textes d'auteurs occitans contemporains comme le provençal Théodore Aubanel ou le carcassonnais Achille Mir. Avec la Revue des langues romanes, tous les grands écrivains de la Renaissance occitane vont désormais être connus et lus dans les universités de France et d'Europe.
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Projet de Statut d’autonomie pour l’Occitanie (VVAP, octobre 1980)
Movement socialista e autonomista occitan "Volem viure al pais"
Ce document est rédigé par le Movement Socialista e Autonomista Occitan — Volem Viure Al Païs (VVAP). Il date de la fin du septennat de Valéry Giscard d'Estaing (1979 et 1980), dans un contexte où la lutte du Larzac joue un rôle de catalyseur dans la prise de conscience de l’identité occitane (avec des slogans comme Volem viure é trabalhar al païs ou Gardarem lo Larzac).

Le texte se présente sous la forme d’un essai dans sa première partie. La deuxième, quant à elle, résulte de la fusion d’un texte de loi organique commentée — semblable au statut d'autonomie de la Catalogne qui est rédigé la même année — et d’un programme politique argumenté. Les deux parties sont introduites par des préambules explicatifs.

Le texte est résolument « socialiste », dans le sens anti-capitaliste du terme, et « autogestionnaire » dans un appel à une « voie occitane au socialisme » dans un logos de libération nationale, tout en mesurant le propos puisqu'il propose non pas l’indépendance mais la création d’une Occitanie autonome au sein de la France. On retrouve dans la première partie, elle-même divisée en deux, d’abord un argumentaire sur l’existence du peuple occitan, une « nation en marche », en comparaison avec la France, puis une explication sur le pillage, par secteur, de l’Occitanie par l’État et les multinationales.

La deuxième partie, elle aussi divisée en deux, propose d’abord une description des institutions de la future région autonome, son fonctionnement et sa composition, avant de présenter le programme politique en trois sous-parties :  
- « décider au pays » sur la forme et le financement que les institutions devraient prendre au sein même de la communauté autonome
- « travailler et contrôler au pays » sur la forme de l’économie et de ses secteurs
- « vivre mieux au pays » sur les droits politiques, sociaux, culturels et économiques.

Le document conclut son propos sur l’urgence de la mise en place d’un tel programme et de ces propositions, qui « prendront toutes leurs dimensions dans les mouvements sociaux qui les ont provoqués ». Il insiste enfin sur le fait que « la lutte pour l’autonomie des peuples de France est la forme historique actuelle de leur libération ».
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Jean Boudou, Écrivain (exposition)
Rouquette, Yves (1936-2015)

Loin de tous les préjugés que l’on peut encore porter sur une littérature en langue dite régionale de France, l’universitaire allemand Georg Kremnitz a sans doute le mieux exprimé la situation dans laquelle se trouve l’œuvre, exceptionnelle à plus d’un titre, de l’écrivain rouergat Jean Boudou (Joan Bodon en occitan) : 

« Boudou est l’un des plus grands écrivains du monde moderne. S’il avait écrit dans une langue majoritaire sa voix serait perçue de partout. » Dans l’exposition l’écrivain Yves Rouquette écrit de l’œuvre de Joan Bodon que « la langue d’oc au XXe siècle n’a pas d’œuvre à présenter au monde de plus forte, plus poignante, plus tonique dans sa sincérité amère, plus esthétiquement concertée aussi… » 

Joan Bodon, dont l’œuvre ne cesse de résonner par son extraordinaire marginalité et universalité à la fois, écrivain de l’inhumaine condition, apparaît pour tous ceux et toutes celles qui le découvrent comme un géant indéniable de la littérature contemporaine.

Joan Bodon écrit pour exister dans une vie qui n’a pas de sens, tout comme l’Histoire. Mais Bodon écrit aussi pour être lu, dans une langue simple, claire, évidente et directe. 

Exposition conçue par Yves Rouquette, Patrick Divaret et Patrice Baccou en 1993 pour le Musée de Saint-Laurent-d’Olt en Aveyron. Elle a été réactualisée en 2016 par le CIRDOC. 

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Le bon soir des moundis : injures et invectives dans le divertissement populaire occitan toulousain du XVIIIe
Escarpit, David

Le Bon soir des moundis est un texte de poésie burlesque en occitan, assez énigmatique, construit en vers irrégulier comme un inventaire des insultes et vœux de malheur. Il est daté du milieu du XVIIIe siècle, imprimé en feuillet et connu par un seul exemplaire conservé à la Bibliothèque universitaire de l’Arsenal (Toulouse-1).
Ce type de document à diffusion populaire est assez rare dans les collections publiques. Il appartient cependant à un corpus foisonnant de textes burlesques et carnavalesques qui composent une grande part de la littérature occitane de l’époque moderne (XVIe-fin XVIIIe siècle) dont Toulouse est un des principaux foyers autour du très célèbre poète Godolin (1580-1649).
Peu connu, décrit par le savant Jean-Baptiste Noulet dans son Essai sur l’histoire littéraire des patois du midi de la France au XVIIIe siècle (Paris : J. Techener, 1859, p.172) come contenant un « tissu d’ordures et d’injures dégoûtantes, en usage, ce semble, parmi le bas peuple, à la fin du XVIIIe siècle » on le percevra aujourd’hui au contraire comme un témoignage précieux de la langue populaire des Toulousains, de leurs divertissements et de leur humour dans une culture collective fortement imprégnée de carnavalesque.
Le feuillet contient au dos un autre texte en français intitulé « Pour les femmes » (et non “Contre” comme le prétend Noulet) qui est un argumentaire de défense des femmes, arguant leur nature égale voire supérieure à l’homme.

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Description du document

Le bon soir des moundis. Tust, Tust, quié-là ? [Toulouse] : [s.n.], [17..]

Ce feuillet contenant deux textes imprimés au recto et au verso est connu par un seul exemplaire relié avec d’autres brochures en occitan dans un recueil provenant de la collection de l’érudit et bibliophile occitaniste Frix Taillade (1819-1901) dont la bibliothèque a été acquise en 1906 par la bibliothèque de l’université de Toulouse. Il est aujourd’hui conservé dans le fonds ancien de l’université de Toulouse. (Bibliothèque universitaire de l’Arsenal - SCD Toulouse-1 ; cote : Resp 35341-3/26)
Ce document occitan toulousain est imprimé sur un feuillet recto-verso de format moyen (390 × 185 mm) pouvant s’apparenter à de la production populaire de colportage qui proposait à la vente ambulante des ouvrages imprimés à faible prix. Cette pratique a grandement œuvré à la bonne diffusion de nombreuses œuvres entre le Moyen ge et le XXe siècle. Les œuvres de Pèire Godolin, Jasmin, Mesté Verdié et certains almanachs félibréens ont notamment été assez largement diffusés grâce au colportage.
Sans date ni nom d’auteur ou d’imprimeur, il a été daté postérieur aux années 1720-1730 du fait de la mention du « pape de Hollande ». Il est possible de voir dans ce terme une allusion au schisme provoqué aux Provinces-Unies (actuels Pays-Bas) par le prélat catholique Dominique-Marie Varlet (1678-1742), évêque in partibus de Babylon, excommunié en 1725 pour avoir administré des sacrements aux Provinces-Unies alors qu’il était relevé de ses fonctions, et en opposition aux ordres du pape. Refusant de se soumettre au Saint-Siège, Varlet fonde alors une église catholique schismatique à Utrecht, qui sera plus tard connue sous le nom d’Église vieille-catholique ou Union d’Utrecht.

Contenu

Le recto contient « Le bon soir des moundis » (le bonsoir des Toulousains), suivi du sous-titre « Tust, Tust, quié-là ? » (toc, toc qui est là ?). Le verso contient un autre texte, en français celui-là, intitulé « Pour les femmes ».

Le bon soir des moundis se compose de deux parties. La première est une liste d’injures populaires en occitan. Plusieurs d’entre elles ne manquent pas de verve, certaines relève presque de l’absurde : Capèl de ressegaire, que le mèstre non val gaire (Chapeau de scieur, dont le maître ne vaut pas grand-chose), Visatge de pautrada, fisionomia mancada (Visage d’étron, physionomie manquée), Frut d’espital, enfant de còr de Marselha (Fruit d’hôpital, enfant de chœur de Marseille), Visatge de cuèr bolhit, visatge de trenta-sièis faiçons (Visage de cuir bouilli, visage de trente-six façons)...

La seconde est intitulée « Passen as souhaits » (passons aux souhaits) et énumère des souhaits absurdes et burlesques. Là encore, les souhaits en question ne souffrent pas de la comparaison avec les insultes qui les précèdent, au niveau de la richesse imaginative, loufoque et fantaisiste : Te soèti las perpelhas coma una bòta de rafes (Je te souhaite les paupières comme une botte de radis), Te soèti las dents e la machoara rengadas coma las nòtas de musica (Je te souhaite les dents et la mâchoire rangées comme les notes de musique). Nous nous rapprochons parfois quasiment de l’ambiance d’un tableau de Jérôme Bosch : Te soèti que tas costèlas serviscan de cabana al diable per se metre a l’abric del solelh (Je te souhaite que tes côtes servent de cabane au diable pour se mettre à l’abri du soleil), Te soèti que quand te mocas, te mocas la cervèla (Je te souhaite que quand tu te mouches, tu te mouches la cervelle), Te soèti que Lucifèr te trigosse per de vinhas podadas de frèsc, juscas que siás en brotons (Je te souhaite que Lucifer te trimballe à travers des vignes taillées de frais jusqu’à ce que tu sois en boutons). Le cauchemar n’est pas loin derrière le bouffon, et l’œuvre s’enrichit d’une dimension presque inquiétante de par la fantaisie absurde et débridée de l’imagination dont elle fait preuve. Même le décor familier de Toulouse devient fantasmagorique : Te soèti que le dòma dels Carmes e des Recolets te serviscan de pendents d’aurelhas (Je te souhaite que le dôme des Carmes et des Récollets te servent de boucles d’oreilles), Te soèti quatre caissals coma le Pilièr d’Orleans (Je te souhaite quatre molaires comme le Pilier d’Orléans).

Au terme de trente-six souhaits se trouve une Respounso (réponse), qui se limite, en une dizaine de lignes, à d’autres insultes ainsi qu’à une série de bon soir dans le même esprit. Le tout se clôture par la sentence amix eron, amix sion (ils étaient amis, qu’ils soient amis).
Nous n’en savons pas plus sur l’identité des deux interlocuteurs ni sur leur querelle.

Le texte français imprimé au verso du feuillet porte le titre Sur les femmes, sans davantage de précisions. S’il serait quelque-peu exagéré et anachronique de le qualifier de féministe, c’est néanmoins un texte qui plaide - en apparence - l’égalité entre hommes et femmes, voire même la supériorité de celles-ci sur la gent masculine : “De plus l’origine et le nom de la femme, selon l’Écriture sainte, est plus noble que celui de l’homme”. Le moins que l’on puisse dire est qu’il est en rupture totale de ton et d’atmosphère avec la partie occitane du recto. Faut-il y voir un éloge carnavalesque ? L’inversion des valeurs étant une des bases de Carnaval, il est possible que le plaidoyer en faveur de la prise de pouvoir des femmes dans la société relève en réalité du même esprit subversif et provocateur que la partie occitane.Il s’agirait alors de ce qu’on appelle en rhétorique une antiphrase.

Un petit trésor de littérature burlesque occitane de l’époque moderne

Si ce type de documents est rare aujourd’hui dans les collections publiques, cela ne veut pas dire qu’ils n’étaient pas nombreux dans la production imprimée de diffusion populaire, en particulier à Toulouse, qui fut depuis la fin du XVIe siècle un foyer de littérature burlesque, satirique et populaire d’expression occitane.
Il est malheureusement difficile de reconstituer le rôle et la « vie » que pouvait avoir un tel texte dans le Toulouse du XVIIIe siècle. Son format, son support et son contenu invitent à penser qu’il ne s’agit pas d’écrits pour êtres lus mais sans doute dits ou joués. S’agit-il d’un texte carnavalesque ? On sait l’importance du carnaval dans l’ancienne Toulouse, connu par de nombreux écrits, depuis Godolin au XVIIe siècle. Plusieurs passages semblent directement inspirés du grand poète populaire toulousain Godolin, des noms sont tirés de ses œuvres, comme Ramonet l’Asclaire (Raymond le fendeur de bûches) à moins qu’il ne s’agisse de folklore toulousain qu’avait exploité Godolin dans ses œuvres. Nous savons que Godolin a repris plusieurs personnages de l’imaginaire local, comme Tòcasòm.
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Plusieurs lieux emblématiques de Toulouse sont cités dans le Bon soir des moundis, comme le couvent des Carmes, celui des Recollets et celui des Cordeliers, ou encore l’église de la Dalbade, le quartier Arnaud-Bernard (la Naubernat), le « pont » et ses « lunes », comprendre le Pont-Neuf (les « lunes » étant sans doute les six dégueuloirs dont il est percé), ou encore le Pilier d’Orléans, célèbre pilier de la cathédrale Saint-Étienne au pied duquel est enterré Pierre-Paul de Riquet.
Certaines de ces insultes seront reprises par le farceur bordelais Meste Verdié (1779-1820) dans sa farce Cadichoune e Mayan (1819) indiquant une certaine diffusion de ce texte, par voie écrite ou orale.

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Catharros e crousats : 1213-1963 / Jules Ponsolle
Ponsolle, Julo (1902-1998)
Ce petit opuscule de 13 pages est en réalité un seul long poème de Jules Ponsolle (1902-1998), félibre originaire de Rieux-Volvestre, au sud-ouest de Toulouse, responsable de l'Escòlo deras Pireneos, école félibréenne des Pyrénées centrales, active jusqu'en 1999 .
Brodant sur le thème de la croisade albigeoise (1208-1244), Jules Ponsolle développe un propos militant, sur des thématiques sociales et occitanistes. Le texte, divisé en strophes, est illustré de deux linogravures du peintre ariégeois Jacques Fauché (1927-2013).
Il est suivi d'un lexique occitan.

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Programme de la journée béarnaise / Chorale Déodat de Séverac
Programme d'une journée consacrée au répertoire chanté béarnais en occitan, par la chorale Déodat de Séverac de Toulouse, le dimanche 5 mars 1922 à la salle du Jardin royal, à Toulouse.

La chorale rend hommage, par son nom, au compositeur Déodat de Séverac (1872-1921), originaire de Saint-Félix-Lauragais, qui connut la gloire sans jamais renier ses origines languedociennes. Il composa d'ailleurs sur des textes occitans et catalans. Fondée peu avant le décès du compositeur, le 14 mai 1921, la chorale était présidée par le félibre et médecin Camille Soula (1888-1963). Elle est alors dirigée par le musicien et homme politique catalan Josep Fontbernat i Verdaguer (1897-1977). Sans surprise, elle était orientée vers le répertoire occitan. Cette journée béarnaise est placée – sans surprise non plus – sous le triple patronnage des poètes Simin Palay (1874-1965) et Michel Camelat (1871-1962) ainsi que du félibre béarnais Jean Casassus.

Le programme n'est pas qu'occitan : sont d'abord interprétées trois chansons catalanes, dont deux du compositeur de sardanes Enric Morera i Viura (1865-1942), puis six chants béarnais (précédés d'une conférence de Simin Palay). Trois œuvres françaises de la Renaissance et une traduction française d'un choral de Jean-Sébastien Bach clôturent le programme.



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Programme des fêtes de l'Escole Gastou-Fébus, les 22 et 23 août 1909 à Salies-de-Béarn
Programme des fêtes de l'Escole Gastou-Fébus, organisées les 22 et 23 août 1909 à Salies-de-Béarn.
L'Escole Gastou-Fébus est une école félibrenne béarnaise fondée en 1896 à Pau par Simin Palay (1874-1965) et Michel Camelat (1871-1962), figures centrales du Félibrige gascon pyrénéen. On appelle « école » (escòla en graphie occitane classique) une association affiliée au Félibrige, dont les membres sont félibres.

Comme c'est généralement le cas pour les fêtes félibréennes, l'évènement se compose d'une série de spectacles de chants et de danses occitans en tenues traditionnelles du pays. S'ouvrant par la réunion du bureau de l'association, le premier jour voit se succéder un apéritif-concert, puis des représentations de pièces de théâtre en occitan. Le deuxième jour a lieu la Cort d'amor, le concours de poésie et de chant occitan, caractéristique des félibrées.

Notons la présence de Léonce Lacoarret dit Al-Cartero (1861-1923), le médecin-poète gascon auteur de la célèbre chanson sociale Los Pica-talòç.


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