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À propos de la chanson de Védrines
CIRDÒC-Mediatèca occitana

En 1912, à l'occasion d'élections législatives extraordinaires dans la circonscription de Limoux, l'aviateur Jules Védrines inspire une chanson en occitan aujourd'hui encore connue et chantée.

Contexte historique et résumé des faits

Lors d’élections extraordinaires au poste de député de la circonscription de Limoux, suite à l’élection d’Étienne Dujardin-Beaumetz comme sénateur de l’Aude, l’aviateur Jules Védrines a été au coeur d’un scandale politique dont on parle encore aujourd’hui.

Collection particulière

En effet, Charles Toussaint Védrines dit Jules Védrines, né le 29 décembre 1881 à Saint-Denis dans le département de la Seine, arrive le 10 mars 1912 à Quillan à l’occasion d’une fête de l’aviation donnée dans cette ville sur invitation du maire Paulin Nicoleau.

À cette occasion, et après avoir rencontré Ernest Ferroul dans son bureau narbonnais, il décide de se présenter aux élections législatives qui doivent avoir lieu le 17 mars 1912 dans la circonscription de Limoux (en atteste sa lettre de dépôt de candidature validée, datée du 11 mars de la même année). C’est alors que commence dans la Haute Vallée de l’Aude une course électorale en avion.

Jules Védrines se présente face à Jean Bonnail, déjà élu depuis de nombreuses années à différents postes (maire et conseiller général). Quatre autres candidats se sont aussi déclarés mais n’ont obtenu que très peu de voix au final (Jean Vidal, Antoine Garrouste, Jacques Faure et Didier Cousturier). En une semaine Védrines parcourt donc toute la circonscription à l’aide de son avion, distribuant même sa profession de foi en la jetant par dessus bord depuis les airs. Dans chaque ville ou village où il atterrit sont organisées des réunions où un public nombreux l’attend pour écouter ses discours, l’atterrissage de son avion étant en soi un événement. Cette semaine de campagne électorale est donc enflammée : les articles de presse, nombreux et très divisés (en fonction du journal dans lequel ils paraissent), les affiches, les chants et les documents préfectoraux témoignent de la vivacité des échanges et de la ferveur que réussit à soulever Jules Védrines alors que Jean Bonnail était largement pressenti pour être élu. La bataille s’annonce donc serrée. Mais au soir du 17 mars 1912, c’est bien Jean Bonnail, candidat du parti radical socialiste et poulain d'Étienne Dujardin-Beaumetz qui est élu par 7691 voix contre 7002 pour Védrines. Le nombre de voix obtenu par chaque candidat est encore aujourd’hui sujet à caution puisque des chiffres différents apparaissent sur les documents officiels consultables.

Suite à l’annonce des résultats une partie de la population se soulève et s'ensuivent des nuits de débordements et d’agitations.

Ces résultats sont confirmés quelques mois après par la Chambre des députés.


Musique

La chanson dite “Chanson de Védrines” a été écrite sur l’air de la Valse Brune (musique de Georges Krier - partition disponible sur le site www.partitionsdechansons.com). Comme beaucoup d’autres chansons de l’époque les paroles étaient posées sur des musiques connues du plus grand nombre (airs d’opérettes, danses, hymne national etc.)

Paroles

Collection particulière

Plusieurs sources attestent de l’écriture des paroles de cette chanson au moment des faits en mars 1912. En effet, un article du Télégramme daté du 21 mars 1912 ainsi qu’un article de L’Éclair du 22 mars 1912 donnent les deux premiers couplets et les deux premiers refrains de la chanson.

Si la chanson dite “Chanson de Védrines” sur l’air de la Valse Brune est la plus connue, il en existe d’autres sur le même thème et écrites à la même époque. Dans les articles de presse de l’époque, il en est une, publiée dans le Télégramme du 17 mars 1912, qui n’apparaît pas dans le chansonnier prêté par M. Vives et qui avait été composée sur l’air du Se canta.

Le chansonnier prêté par M. Vives contient trente-et-une chansons dont cinq sont en occitan (y compris celle dont le texte est donné ci-dessous). Le chansonnier que nous avons pu récupérer et numériser chez M. Vives, héritier d’un cafetier limouxin, n’est quant à lui pas daté mais il n’est composé que de chansons en l’honneur de Jules Védrines. La version donnée dans celui-ci comprend un troisième couplet et un troisième refrain.

En voici sa transcription et sa traduction :

  Occitan : graphie de l'auteur Occitan : graphie classique Français
Titre Bédrino (aire de la Balso bruno) Védrines (aire de la Valse Brune) Védrines (air de la Valse Brune)
Couplet 1 Et qu’es aco que s’entends dins las brumos
Qu’es aquel bruch ?... Es un aousel sans plumo
Qué fa teuf-teuf… Qué rounflo… Qué fumo
Mounto descend et biro coumo bol.
Le cap lebat, nostré poplé frissouno
Serco d’aysels qué pot estre a quel fat
Mé coumo ben de debets Carcassouno
Cant à plein gargalhol
E qu’es aquò que s’entend dins las brumas
Qu’es aquel bruch?... Es un aucèl sens pluma
Que fa tuf-tuf... Que ronfla... Que fuma
Monta descend e vira coma vòl.
Le cap levat, nòstre pòble frissona
Cèrca dels uèlhs que pòt èsser aquel fat
Mas coma ven de devers Carcassona
Canta a plen gargalhòl
Qu’est ce qu’on entend dans les brumes
Quel est ce bruit ? C’est un oiseau sans plume
Qui fait tuf-tuf… Qui ronfle… Qui fume
Monte, descend et tourne comme il veut.
La tête levée notre peuple frissonne
Cherche des yeux qui peut être ce fou
Mais comme il vient de vers Carcassonne
Il chante à pleins poumons
Refrain 1 Ah ?... ço qué brounzino
Y lé courachous Bedrino
Qu’arribo sur sa machino
Coumou passérat,
Pareil à l’esclaïré
Aqui es a soun affaïre !
Quilhat amoun naut din l’aïré
Filo coumou rat.
Ah?... çò (Aquò) que bronzina
Es le coratjós Védrines
Qu'arriba sus sa maquina
Coma un passerat,
Parièr a l'esclaire
Aquí es a son afaire !
Quilhat amont naut dins l'aire
Fila coma un rat
Ce qui bourdonne
C’est le courageux Védrines
Qui arrive sur sa machine
Comme un moineau
Pareil à l’éclair
Là il est à son affaire
Perché là-haut dans les airs
Il file comme un rat.
Couplet 2 Dins le cel bleu et lis coumouo glaco
Aïtats amis aquel punt dins l’espaco
Que paüc à paüc groussis et se desplaço
Qu’aïgidomen escalado tant naut
Es un utis faït de boues et de télos
Per le mena cal pas estre nigaut
Cresé qu’un joun crebara las estelos
Nostre soulel tant naut !
Dins le cèl blau e lis coma una glaça
Gaitats amics aquel punt dins l'espaci
Que pauc a pauc grossís e se desplaça
Qu'aisidament escalada tant naut
Es un utís fait de boès e de telas
Per le menar cal pas èsser nigaud
Cresi qu'un jorn crebarà las estèlas
Nòstre solelh tant naut !
Dans le ciel bleu et lisse comme la glace
Regardez amis ce point dans l’espace
Qui peu à peu grossit et se déplace
Qui habilement escalade si haut
C’est un outil fait de bois et de toile
Pour le conduire il ne faut pas être sot
Je crois qu’un jour il crèvera les étoiles
Notre soleil si haut !
Refrain 2 Le balent Bedrino
A chabal sur sa machino
Dins l’ether pur qué brounzino
Filo coumou rat.
Pareil à l’esclairé
Aqui est as soun affairé
Es quilhat se ten en l’airé
Coumou passerat
Le valent Védrines
A caval sus sa maquina
Dins l'etèr pur que bronzina
Fila coma un rat
Parièr a l'esclaire
Aquí es a son afaire
Es quilhat se ten en l'aire
Coma un passerat
Le vaillant Védrines
A cheval sur sa machine
Dans l’éther pur qui bourdonne
File comme un rat.
Pareil à l’éclair
Là il est à son affaire
Il est perché, il se tient en l’air
Comme un moineau.
Couplet 3 Si les anciens que soun morts à la guerro
Ou dins le leit se lebaboun de terro
Elis can pas jamai saput ço quéro
Que de boula sariou al desespouer.
Lai mas sul cap d’aban pareil miraclé
Estabousit un frissoun dins lé quer
Samagaîrou en criden y lé diablé
Que descend dé l’infer.
Si les ancians que son mòrts a la guèrra
O dins lor lèit se levavan de tèrra
Eles qu'an pas jamai sauput çò qu'èra
Que de volar serián al desesper
Las mans sul cap davant parièr miracle
Estabosits un frisson dins le cuèr
S'amagarián en cridant es le diable
Que descend de l'infèrn.
Si les anciens qui sont morts à la guerre
Ou dans leurs lits se levaient de terre
Eux qui n’ont jamais su ce que c’était
De voler seraient au désespoir.
Les mains sur la tête devant pareil miracle
Stupéfaits, un frisson sur la peau
Se cacheraient en criant c’est le diable
Qui descend de l’enfer.
Refrain 3 Ah ?... ço que brounzino
Y le moutur de Bédrino
Qu’a chabal sur sa machino
Filo coumou rat
Pareil à l’esclaire
Aqui es a soun affaïré
Semblo que nado dins l’aïré
Coumou passerat.
Ah?... çò (Aquò) que bronzina
Es le motor de Védrines
Qu'a caval sus sa maquina
Fila coma un rat
Parièr a l'esclaire
Aquí es a son afaire
Sembla que nada dins l'aire
Coma un passerat.
Ce qui bourdonne
C’est le moteur de Védrines
Qui à cheval sur sa machine
File comme un rat.
Pareil à l’éclair
Là il est à son affaire
On dirait qu’il nage dans les airs
Comme un moineau.

Renseignements au sujet de la création de la chanson

Selon un article paru dans le Télégramme du 27 mars 1912 les paroles de cette chanson auraient été écrites par Gabriel Buche, félibre narbonnais, plusieurs fois récompensé pour ses poèmes, aux Jeux Floraux de Toulouse et de Béziers. Il était aussi le président de la Cigalo Narbouneso.

Néanmoins, d’un autre côté, selon le témoignage que nous avons pu obtenir de M. Louis Vives, détenteur du chansonnier manuscrit contenant la version donnée ci-dessus, il paraît impossible que cette chanson ait pu être écrite par une personne qui ne serait pas de Limoux.

Le mystère demeure donc sur l’identité de l’auteur de ces paroles. Pour le moment aucune preuve formelle n’a pu être découverte confirmant l’une ou l’autre des hypothèses.

Aujourd’hui

Un peu plus de cent ans après, la mémoire de ces événements reste très vive. Il n’est pas rare qu’une sortie du carnaval de Limoux s’en inspire par exemple ; il a par ailleurs été le sujet du spectacle présenté lors du festival limouxin Cuivrée spéciale de 2012 par des enfants des écoles de la communauté de communes. Des articles sont aussi parus dans la presse locale à l’occasion du centenaire de la venue de Védrines dans l’Aude. Un mémoire de recherche de master 2 sur ce sujet a aussi été soutenu en 2014 : "L'afaire Védrines" e autres.
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Lenga d'òc/Lengo d'o : Lo CERCO, coliças dau futur Museon Arlaten / Tè Vé Òc
Tè Vé Òc. Producteur
Émission du 25 novembre 2016

À Arles, le Museon Arlaten est en plein travaux. Un chantier qui dure depuis 2007 et qui promet une ouverture de la structure d'ici 2019. Vous ferez une visite partiale du bâtiment du CERCO, avec les commentaires de Patrice Gauthier, chargé de mission en langue d'oc.  Le CERCO est le Centre d'Étude, de Restauration et de Conservation des Œuvres qui abrite derrière ses murs plus de 30 000 objets de valeur ethnographique. Quel avenir attend le Museon et ses publics ? Comment fonctionne la phase restaurative des collections ? Vous en saurez plus dans ce reportage d'Amy Cross.
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Lenga d'òc/Lengo d'o : La fèsta de la Sant Loís a Seta / TèVéÒc
Tè Vé Òc. Producteur
Émission du 21 octobre 2016

La ville de Sète, connue pour sa tielle au poulpe, fêtait en 2016 les 350 ans de sa fondation. Mais pas uniquement ! Il s'agissait aussi de la 274e édition de ses joutes, aussi emblèmatiques de Sète que sa cuisine. Nombre de choses caractérisent Sète et son histoire. Bâtie par le roi Louis XIV, la ville portuaire se porte encore bien. Entre atmosphère familiale et événement de poids : la Fête de la Saint Louis et ses joutes.
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Lou cabanoun : casounetto prouvençalo
Bibal, Étienne (1808-1854)
Lou Cabanoun (Lo Cabanon en graphie classique) est la chanson la plus célèbre d'Etienne Bibal (1808-1854), chansonnier marseillais.

Cette chanson, la première d'une longue série vantant les joies de la vie au cabanon et le bien-vivre méridional, rencontra un grand succès à sa sortie, la première édition est très rapidement épuisée et doit être retirée à 6000 exemplaires.

Cette chanson est composée sur l'air de La Fuite de l'Amour (Ah !plus d'amour tu nous causes de larmes.) de Pierre-Jean de Béranger (1780-1857), dont la partition est  consultable sur Gallica.
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Patrimoine et création culinaire
Bras, Mireille. Conférencier
Marqués, Vicent. Conférencier
Nogués, Gerard. Conférencier
Colomero, Roberto. Conférencier
La cuisine est typiquement ce liant qui existe entre le patrimoine et l'évolution, la recherche permanente et la recréation. Elle est ce sel tout à la fois immatériel et matériel qui relève son terroir, son territoire, ainsi que la culture de toutes les communautés qui y vivent. Elle dépasse le cadre de notre stricte alimentation vitale, pour atteindre, de plus en plus dans nos représentations, le statut de bien culturel immatériel, à sauvegarder, transmettre et faire connaître. La cuisine comme art ? Elle naît, comme tout art, de l'intention, se construit dans la rencontre et prospère dans le partage. Elle permet en tout cas tous les mélanges, toutes les audaces, et toutes les transdisciplinarités. Sans oublier que cuisine et culture subissent les mêmes phénomènes : standardisation, uniformisation... Voilà, servis sur un plateau, et pour mieux les analyser, des questionnements sur notre rapport au lieu, au local, à la matière première, au travail, au temps, et au(x) sens...

Lors de cette table-ronde enregistrée le 03/07/2016 à Castelnaudary dans le cadre du Forum Eurorégional Patrimoine et Création, Mireille Bras (auteur), Gerard Nogués (directeur adjoint de la Fundació Institut Català de la Cuina i la Cultura Gastronòmica), Vicent Marqués (auteur) et Roberto Colomero (Président de l'Espaci Occitan dels Aups - Valadas Occitanas) présentent les différentes initiatives liées au patrimoine culinaire sur les territoires catalans et occitans.
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Lenga d'òc/Lengo d'o : Estivada de Rodés 2016 / Tè Vé Òc
Tè Vé Òc. Producteur
Émission du 30 septembre 2016

Retour sur l'Estivada 2016, une édition de transition réduite en longueur, aprés la prise en main par la municipalité de Rodez. Avec des absences remarquées, mais aussi de bons moments : toujours les balètis qui regroupent énormément de monde, des rencontres littéraires, des concerts, du cinéma et du théatre occitan avec une représentation appréciée de Molière d'Òc.


L'équipe de Tè Vé Òc
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« Plus le futur interpelle, plus l'archaïsme répond » : les animaux de la fête occitane / Claude Alranq
Alranq, Claude (1947-....)
Conférence de Claude Alranq sur les animaux totémiques en Languedoc et le sens anthropologique qui sous-tend les rituels festifs.
Claude Alranq, acteur, conteur, auteur, metteur en scène, artisan du renouveau du théâtre méridional d'expression français et occitane depuis 1968, a été aussi enseignant-chercheur spécialiste de l'ethno-scénologie française et de l'histoire du théâtre des minorités en initiant notamment la première licence professionnelle artistique en France (2000) :  « ACTEURS -SUD » (interculturalité, transdisciplinarité, patrimoine culturel immatériel). Il collabore aujourd'hui à de nombreuses recherches et actions pour la transmission du patrimoine culturel immatériel et à son actualisation dans le domaine du spectacle vivant.
 
Conférence enregistrée en plein-air le 03/07/2016 à l'occasion du Forum Eurorégional Patrimoine & Création de Castelnaudary.
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Musica tradicionala, collectatge e reinterpretacion / Daniel Loddo, Céline Ricard
Loddo, Daniel (1954-....)
Ricard, Céline (1970-....)

Conférence de Daniel Loddo et Céline Ricard enregistrée le 10 juillet 2010 à l'occasion de la 34Université Occitane d'Été de Nîmes, qui avait pour thème annuel Creacion e occitanitat et dont le thème de cette journée était Creacion musicala e poëtica.
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COMDT, Fonds Marinette Aristow-Journoud
Ficat, Marion

Histoire du fonds

Éducatrice et conseillère technique et pédagogique nationale d’arts et traditions populaires au sein de l’Éducation Nationale, Marinette Aristow-Journoud est une élève de l’anthropologue et pédagogue Marcel Jousse, qui lança les études sur l’anthropologie du geste.

Tout au long de sa carrière Marinette Aristow-Journoud chercha à mettre en application les travaux de recherche de Marcel Jousse sur le rapport du geste avec les mécanismes de la connaissance et de l’expression. Elle suivit les principes de son professeur en prenant comme base de travail des témoignages oraux, recueillis sur un terrain délimité. C’est notamment dans ce cadre qu’elle réalise des campagnes de collectage sonore et enregistre des événements musicaux. 

Modalités d'entrée :

Don en 1994

Accroissement :

Fonds clos

Description du fonds

Le fonds Marinette Aristow-Journoud comprend des enregistrements sonores réalisés dans le cadre de son travail de pédagogue. Il est tout d’abord constitué de commentaires, comptines, formulettes ou jeux de doigts enregistrés dans le cadre de l’élaboration de méthodes autour du jeu, du geste et du rythme, à destination des enseignants.

Le fonds contient également des enregistrements issus de stages de collectages organisés à destination de pédagogues sur les territoires du Pays Basque, Bigorre, Couserans, Gévaudan et Rouergue. Pour les territoires pyrénéens, on trouvera également une série de collectages sonores réalisés dans le cadre de missions anthropologiques. Enfin, de nombreux enregistrements et captations de groupes de musique et chanteurs du monde entier ont été réalisés au cours ou pour les besoins de stages pédagogiques autour des musiques, danses et traditions orales.

Dates extrêmes :

1956-1970

Langues représentées dans le fonds :

 Français, Occitan (Languedocien, Gascon), Basque mais aussi Suédois, Russe, Kikongo, Arabe et Néerlandais.

Importance matérielle :

 36 enregistrements sonores et 14 films, pour une durée totale de 16:25:59.

Supports représentés :

 - Documents sonores

 - Documents audiovisuels

Pour le consulter

Identifiant du fonds :

 

Instruments de recherche disponibles :

Détail de l'inventaire et accès aux documents numérisés sur le portail documentaire du COMDT

Fonds décrit dans le Répertoire national des bibliothèques et fonds documentaires (RNBFD)

Conditions d'utilisation

Conditions de consultation :

Fonds consultable sur place

Conditions de reproduction :

 Reproduction soumise à autorisation

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À propos de l'histoire du Teatre de la Carrièra / Catherine Bonafé
Bonafé, Catherine
Avec Mort et résurrection de M. Occitania, La guerre du vin ou encore Tabò ou la dernière Sainte-Barbe, Lo Teatre de la Carriera, théâtre Populaire Occitan, fondé en 1968 par Claude Alranq, a mis en scène la vie languedocienne. En tant que théâtre de combat, il part des problèmes quotidiens, les traite en étroite collaboration avec les travailleurs et les restitue dans un théâtre d’images, de mouvement et de couleurs qui puise ses racines dans la richesse culturelle occitane ; théâtre qui, selon la tradition languedocienne, bondit du conte à la farce, de la farce à la tragédie.
Plus de 400 représentations ont été données, dont la majorité dans des villages, pour rencontrer le public populaire dans son cadre habituel de vie. Mais loin de réduire le travail à un localisme chauvin, la profondeur culturelle de cette démarche régionale saisit l’homme dans son intimité et place son propos au rang de l’intérêt universel.
En 2016, Catherine Bonafé s'est rendue à la Mediatèca du CIRDOC pour consulter les archives du Teatre de la Carrièra. En tant qu'ancien membre de la compagnie théâtrale, elle a accepté d'apporter son témoignage sur l'historique de la compagnie et sur les documents accesibles au sein du fonds d'archives.
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